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	<title>Infogramme</title>
	
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		<title>Projet 995: Bibliothèques modulaires intelligentes</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 21:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Infogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Meubles]]></category>
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		<description><![CDATA[Parmi les choses améliorables de ce monde, on peut sans doute compter le mobilier de bibliothèque. Le mobilier d&#8217;un lieu détermine pour beaucoup l&#8217;ambiance qui s&#8217;y trouve: c&#8217;est donc un aspect fondamental à ne pas négliger. Si on souhaite que les usagers de bibliothèques se sentent bien, il faut leur créer un contexte agréable et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les choses améliorables de ce monde, on peut sans doute compter le <a href="http://www.carrmclean.ca/CategoryGroupBrowser.aspx?CategoryID=679">mobilier de bibliothèque</a>. Le mobilier d&#8217;un lieu détermine pour beaucoup l&#8217;ambiance qui s&#8217;y trouve: c&#8217;est donc un aspect fondamental à ne pas négliger. Si on souhaite que les usagers de bibliothèques se sentent bien, il faut leur créer un contexte agréable et chaleureux, et éviter les meubles austères et intimidants. Les étagères métalliques peuvent sans doute se distinguer par leur bas prix et leur durabilité, mais avouons qu&#8217;elles évoquent davantage l&#8217;entrepôt que le «salon urbain».</p>
<p>À Montréal, les tables de travail ergonomiques en bois de la Grande bibliothèque, conçues par <a href="http://www.dallairedesign.com">Michel Dallaire</a>, ont de quoi séduire. Hélas, les bibliothèques noires et imposantes qui meublent les étages contrastent, par leur lourdeur, avec l&#8217;ambiance chaleureuse du mobilier en bois clair et des superbes <a href="http://www.beaubois.ca/ebenisterie-architecturale/actualite-33-la-grande-bibliotheque-de-montreal-un-defi-hautement-technique.cfm">chambres de bois</a> qui composent l&#8217;architecture de la bibliothèque.</p>
<p>J&#8217;ai eu l&#8217;occasion de repenser à tout cela l&#8217;automne dernier, lors d&#8217;une séance de design participatif à laquelle j&#8217;avais été invité, pour un projet de nouvelle bibliothèque dans un arrondissement montréalais. La question du mobilier a été abordée, en particulier sous l&#8217;angle de la nécessaire flexibilité de l&#8217;aménagement intérieur. Mais aussi, avec la croissance des habitudes de lecture de livres numériques, on peut prévoir une diminution progressive des livres physiques, et donc du rayonnage. Comment les bibliothèques s&#8217;adapteront-elles à cette évolution, dont l&#8217;importance et la rapidité sont imprévisibles?</p>
<p>Sans doute inspiré par <a href="http://www.infogramme.org/index.php/2011/12/23/the-ultra-flexible-library/">The Uni</a>, j&#8217;ai proposé que l&#8217;on développe un concept de tablettes emboîtables. En décomposant ainsi le mobilier, on se donne un degré de liberté supplémentaire: la hauteur des bibliothèques peut diminuer ou augmenter dans le temps&#8230; et dans l&#8217;espace, permettant un aménagement à la fois flexible et dynamique.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3288" title="Bibliothèque modulaire" src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2012/01/bibmodulaire.png" alt="" width="600" height="436" /></p>
<p>Je n&#8217;ai pas la prétention d&#8217;avoir inventé le concept de bibliothèque modulaire: il en existe déjà <a href="http://www.google.ca/search?q=modular+shelving&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hl=fr&amp;tbm=isch&amp;source=og&amp;sa=N&amp;tab=wi&amp;ei=BjgLT9KRFILy0gHzvumqBA&amp;biw=1263&amp;bih=783&amp;sei=CDgLT53BFOje0QHrpfC_AQ">de toutes les sortes</a>, par exemple <a href="http://treetothee.com/modular_shelves.html">celle-ci</a> que je trouve très bien. L&#8217;idée est d&#8217;adapter et déployer ce modèle en bibliothèque, et d&#8217;en profiter pour créer des meubles plus fonctionnels et esthétiques.</p>
<p>Dans le contexte d&#8217;une bibliothèque, on pourrait doter chaque tablette d&#8217;une puce RFID à laquelle on assignerait un numéro correspondant à sa position dans la séquence. Ainsi, chaque tablette connaîtrait celle qui la précède et celle qui la suit, ce qui permettrait de les agencer rapidement dans le bon ordre. Ceux qui font de la mise en page verront un parallèle avec les <a href="http://help.adobe.com/en_US/InDesign/6.0/WSa285fff53dea4f8617383751001ea8cb3f-6f99a.html">boîtes de textes liées entre elles</a> qui permettent au contenu de circuler de manière fluide.</p>
<p>Enfin, dans les bibliothèques où les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Radio-frequency_identification#Libraries">livres sont dotés de puces RFID</a>, on pourrait imaginer que les tablettes disposent de capteurs leur permettant essentiellement de <em>connaître leur contenu</em>. Sur un petit écran disposé sur le côté, on pourrait afficher automatiquement l&#8217;intervalle des cotes Dewey correspondant aux livres présents sur la tablette. Ayant cela en place, on pourrait même se passer complètement de l&#8217;étiquetage sur la reliure des livres, réglant de ce fait même une autre abomination esthétique!</p>
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		<title>Projet 996: Un monde miniature collaboratif</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 05:58:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Infogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Mille idées de projets]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est le genre de projet qui existe peut-être déjà dans un coin reculé de notre vaste monde. Mais au cas où on aurait oublié de générer ce croisement entre Minecraft, Second Life, l&#8217;impression 3D et ce classique hobby qu&#8217;est le maquettisme, voici l&#8217;idée en quelques lignes. Nous avons d&#8217;abord besoin d&#8217;un espace pouvant accueillir au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2012/01/12.jpg" alt="" title="" width="600" height="462" class="alignnone size-full wp-image-3218" /></p>
<p>C&#8217;est le genre de projet qui existe peut-être déjà dans un coin reculé de notre vaste monde. Mais au cas où on aurait oublié de générer ce croisement entre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Minecraft">Minecraft</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Life">Second Life</a>, l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Imprimante_3D">impression 3D</a> et ce classique hobby qu&#8217;est le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maquette">maquettisme</a>, voici l&#8217;idée en quelques lignes.</p>
<p>Nous avons d&#8217;abord besoin d&#8217;un espace pouvant accueillir au moins quelques tables solidement ancrées. Notre communauté verra en ces tables autant d&#8217;îles luxuriantes, où on observera la naissance et le déclin de mondes fantastiques et de civilisations complexes.</p>
<p>Sur ces tables, on installera des structures bien physiques mais dont le sort sera entièrement laissé entre les mains d&#8217;une communauté virtuelle. Oeuvre artistique élaborée, expérience de vivre-ensemble miniature, ou pure folie?</p>
<p>Sur le web, on pourra acheter des terres au pied carré. Le propriétaire d&#8217;un lot pourra, s&#8217;il le souhaite, concevoir un modèle 3D de la structure qu&#8217;il aimerait y ériger, et nous en assurerons l&#8217;impression et le positionnement. S&#8217;il préfère, il pourra nous faire parvenir sa création par la poste, et nous l&#8217;installerons soigneusement. </p>
<p>N&#8217;ayons pas d&#8217;illusion: nous recevrons de tout et n&#8217;importe quoi, et notre somptueux monde ressemblera peut-être davantage à un marché aux puces qu&#8217;au travail minitieux de maquettistes passionnés.</p>
<p>Tout comme ses équivalents virtuels, ce monde physique disposera de sa propre économie. Les propriétaires de lots pourront les revendre à gros prix, ou essayer de générer des revenus en y érigeant de gros panneaux publicitaires.</p>
<p>Pour explorer cet univers, on permettra aux internautes d&#8217;y conduire des voitures téléguidées disposées de webcams, ou encore de se propulser en mini-deltaplanes. Ce ne sera sans doute pas un monde où il fera bon vivre, mais ce ne sera pas banal.</p>
<p>Pour ajouter une dimension supplémentaire, l&#8217;ensemble de cette installation &#8212; les tables, les maquettes, les petites voitures, les imprimantes 3D, les deltaplanes, les caméras, et tout le personnel &#8212; sera continuellement en exil, en tournée à travers musées, festivals et plateaux de télévision, sous les regards d&#8217;une humanité séduite par ce petit monde évolutif et incontrôlable.</p>
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		<title>Ma présentation de l’automne dernier sur les espaces émergents</title>
		<link>http://www.infogramme.org/index.php/2012/01/08/presentation-espaces-emergents/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 04:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Infogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Espaces émergents]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant la publication de mon article dans le dernier numéro du Bulletin des bibliothèques de France, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de partager mes réflexions sur les espaces émergents et les bibliothèques publiques, lors de deux conférences: une donnée dans le cadre d&#8217;une conférence-midi à l&#8217;EBSI le 16 novembre, et une seconde, adaptée de la première, donnée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant la publication de <a href="http://www.infogramme.org/index.php/2012/01/02/espaces-physiques-et-pratiques-emergentes/">mon article dans le dernier numéro du Bulletin des bibliothèques de France</a>, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de partager mes réflexions sur les espaces émergents et les bibliothèques publiques, lors de deux conférences: une donnée dans le cadre d&#8217;une conférence-midi à l&#8217;EBSI le 16 novembre, et une seconde, adaptée de la première, donnée en guise de conclusion du <a href="http://murmitoyen.com/73924">Colloque sur les espaces émergents</a>, que je coorganisais avec <a href="http://twitter.com/sroux">Simon Emmanuel Roux</a> à l&#8217;occasion du <a href="http://milieuxdoc.ca">Congrès sur les milieux documentaires</a> le 30 novembre dernier.</p>
<p>Voici la présentation originale:</p>
<p><iframe src="http://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/10174598" width="600" height="500" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>Et le schéma, sans doute incomplet, qui positionne les différents espaces d&#8217;accès au savoir et à la culture, et qui sert de fil conducteur à la présentation:</p>
<p><a href="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2012/01/espacesemergents.png"><img src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2012/01/espacesemergents.png" alt="" title="Espaces d'accès au savoir et à la culture" width="600" class="alignnone size-full wp-image-3209" /></a></p>
<p>Autant à l&#8217;EBSI qu&#8217;au Congrès des milieux documentaires, le sujet a suscité un vif intérêt et de passionnantes discussions: je n&#8217;aurais pu espérer meilleure réception! Au plaisir de continuer à participer à cette réflexion collective en 2012!</p>
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		<title>Espaces physiques et pratiques émergentes</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 18:23:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de BBF]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>
		<category><![CDATA[Coworking]]></category>
		<category><![CDATA[Espaces émergents]]></category>
		<category><![CDATA[Fab Labs]]></category>
		<category><![CDATA[Living Labs]]></category>

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		<description><![CDATA[Article publié dans le Bulletin des Bibliothèques de France (t. 56, n° 6), dans le cadre du dossier spécial L&#8217;avenir des bibliothèques : vues d&#8217;ailleurs. De nouveaux modèles d&#8217;espaces publics, bien ancrés dans l’espace physique, ouverts sur la communauté et favorisant la collaboration, l&#8217;apprentissage et la créativité, sont en émergence partout dans le monde. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>Article publié dans le Bulletin des Bibliothèques de France (<a href="http://bbf.enssib.fr/sommaire/2011/6">t. 56, n° 6</a>), dans le cadre du dossier spécial </em>L&#8217;avenir des bibliothèques : vues d&#8217;ailleurs<em>.</em></p>
<p>De nouveaux modèles d&#8217;espaces publics, bien ancrés dans l’espace physique, ouverts sur la communauté et favorisant la collaboration, l&#8217;apprentissage et la créativité, sont en émergence partout dans le monde. En parallèle, des initiatives citoyennes de partage de connaissances s’organisent dans nos cafés et nos salles de spectacles, de manière tout à fait autonome des institutions publiques comme les administrations municipales et en particulier, les bibliothèques.</p>
<p>À travers quelques exemples concrets observés à Montréal, nous remarquons plusieurs points communs entre toutes ces initiatives, et nous y voyons de formidables opportunités pour les bibliothèques publiques en milieu urbain.</p>
<h3><em>Église Saint-Marc, rue Beaubien, mai 2011</em></h3>
<p>«Le Mandalab se veut un espace ouvert. Ouvert aux usagers, aux communautés. Un espace ouvert au coeur d’une culture ouverte, et qui invite à être partie prenante du mouvement des biens communs.» C’est ainsi que débutait, le 5 mai dernier, un discours de Monique Chartrand, directrice générale de Communautique, qui consultait sa communauté autour du projet de Mandalab. Communautique offre depuis 10 ans des formations visant à réduire la fracture numérique au Québec, et traverse présentement un virage important. L’organisme réoriente sa mission vers celle de la participation citoyenne et le développement de technologies sociales, et participe ainsi au mouvement mondial des biens communs. Communautique accompagnait jadis les citoyens dans leur <em>apprentissage</em>. Elle les accompagnera désormais dans leur <em>participation</em>. La transition est significative.</p>
<p>Le Mandalab est un des nombreux projets de «livings labs», actuellement en discussion à Montréal. Bien implantés en Europe à travers le European Network of Living Labs (ENOLL), les laboratoires vivants outillent et connectent citoyens,  entreprises et chercheurs autour de projets à visée sociales. Ces projets, ce sont les citoyens qui les proposent et qui les développent, avec le soutien de la communauté.</p>
<p>Les livings labs ne sont pas des bibliothèques, bien qu’ils soient riches en informations et en connaissances, et qu’il s’agissent de véritables lieux d’apprentissage, d’inclusion et de développement des compétences pour tous. Ce ne sont pas des centres communautaires, bien qu’ils permettent aux citoyens d’agir localement et collectivement. Et ce ne sont pas des centres de recherches, bien que des chercheurs, généralement des anthropologues, y mènent de nombreux projets.</p>
<h3><em>ECTO, rue Roy, juin 2011</em></h3>
<p>«Je fais partie de ces nouvelles générations de travailleurs. Ceux qui travaillent dans le confort de leur appartement, gèrent leur emploi du temps en fonction de la météo et de leur envies, et retrouvent dans les Facebook et autres Twitter un regain de relations sociales.» affirmait Aurélie Blanwalhin au moment de son adhésion à la coopérative ECTO. «La coopérative, c’est d’abord un espace d’échange et de partage où les membres s’entraident joyeusement, dans une ambiance qui, parfois, frôle l’euphorie créative. C’est le mix parfait de l’individualisme nécessaire à l’épanouissement personnel et de ce besoin vital de solidarité qui caractérise <em>l’homo modernus</em>.»</p>
<p>ECTO est un des trois principaux espaces de coworking à Montréal. Il propose à ses membres, principalement des travailleurs autonomes, un grand espace ouvert meublé de tables de travail, et offrant un coin cuisine, un salon et une salle de réunion. Il s’agit d’un espace flexible qui peut être rapidement réaménagé en fonction de l’achalandage, et qui accueille fréquemment des événements de toutes sortes.</p>
<p>Le mouvement des coworking, directement lié à l’éclatement des modèles de travail et fortement influencé par la culture numérique qui valorise la collaboration, est né à San Francisco au tournant du millénaire. Aujourd’hui, on en dénombre plus de 400 sur tous les continents, et il est apparent que la demande pour ce type d’espace excède l’offre. À Montréal, de nombreux autres projets sont en discussion.</p>
<p>Mais attention, il ne s’agit pas simplement de bureaux partagés. «Un espace de coworking est une communauté.», écrit Patrick Tanguay, cofondateur du premier coworking à Montréal, Station C. «Sans cet aspect on se retrouve rapidement avec, au mieux, quelque chose ressemblant plus à un centre d’affaire, au pire avec un espace vide.»</p>
<p>Patrick Tanguay a aussi noté le lien à développer entre les bibliothèques et les coworkings. «Le café remporte la palme du travail hors de la maison que les bibliothèques auraient pu occuper» remarquait-il en 2010.</p>
<p>Les espaces de coworking ne sont pas des cafés, même s’ils offrent une ambiance décontractée, et que la machine à espresso y joue inévitablement un rôle central. Ce ne sont pas non plus des bibliothèques, même s’il s’agit d’espaces de rencontre et d’événements, ouverts sur la communauté, qui valorisent l’échange et le partage de connaissances.</p>
<h3><em>Usine C, avenue Lalonde, mars 2011</em></h3>
<p>«Un Fab Lab est un atelier ouvert au public offrant une collection de ressources libres et variées pour fabriquer ses propres objets.» explique Guillaume Coulombe, porteur et instigateur du mouvement au Québec. «Le Fab Lab est un lieu d’entraide et d’apprentissage. Chacun peut y concrétiser son idée d’objet, simple ou intelligent, pour répondre à un besoin personnel ou collectif.»</p>
<p>Les laboratoires de fabrication, ou fab labs, sont des ateliers ouverts à tous citoyens, qui pourront utiliser, au besoin sous la supervision d’un responsable, un ensemble d’outils que l’on retrouve habituellement en milieu industriel : découpeuses au laser, imprimantes 3D, fraiseuses, et ainsi de suite. L’objectif est d’encourager l’appropriation citoyenne de notre environnement matériel. On se rapproche en ce sens de la philosophie du Do It Yourself (DIY), très forte aux Etats-Unis.</p>
<p>Initié par le MIT à la fin des années 1990, on en dénombre actuellement une centaine, et le mouvement est depuis un an en plein essor en France et au Québec. Reliés par des écrans de téléprésence, ces espaces invitent à de nombreuses opportunités de collaboration entre des communautés éloignées. Il n’est pas rare que deux équipes, par exemple une en Afrique et l’autre en Europe, participent à distance à des projets, tout en s’enseignant mutuellement certaines techniques.</p>
<p>Les adeptes de fabrication numérique possèdent également leurs propres «catalogues documentaires». Leurs collections, ce sont des plans et des modèles 3D d’objets mis en commun sur des sites tels que Thingiverse, que chacun peut ensuite imprimer localement, adapter et perfectionner. Besoin d’une lampe de poche ? Pas de problème, voici comment le fabriquer. Dans le domaine des objets physiques, la bibliothèque numérique à accessibilité universelle est en pleine croissance.</p>
<p>Les fab labs ne sont pas des ateliers d’artistes ou des espaces industriels, car leur accès est ouvert à tous, et la culture des lieux encourage le dépôt dans le domaine public des concepts qui y sont développés. Ce ne sont pas des bibliothèques, bien qu’on y a accès à une formidable collection documentaire, appelée à prendre de l’ampleur dans ce que beaucoup appellent la révolution microindustrielle.</p>
<h3><em>Bar Populaire, boulevard Saint-Laurent, avril 2011</em></h3>
<p>«L&#8217;idée derrière l’UPop Montréal est d&#8217;offrir un accès au savoir, à la connaissance et à la culture à des gens qui d&#8217;emblée, n&#8217;y auraient pas accès. Une fois qu&#8217;on a terminé ses études et que l&#8217;on est sur le marché du travail, s&#8217;inscrire à l&#8217;université ce n&#8217;est pas forcément évident.» expliquait Marianne Di Croce, une des cofondatrices d’UPop, lors d’une entrevue radio.</p>
<p>UPop Montréal est une université populaire lancée en 2010 comme alternative aux bancs d’école, afin de favoriser l’apprentissage dans un cadre décontracté. Aucun frais d’admission, aucune évaluation, aucun diplôme et aucune obligation d’assister aux cours. C’est l’université réduite à l’essentiel, la transmission et le partage de savoirs entre personnes qui ont soif d’apprendre. Les cours, offerts par des bénévoles, varient d’une saison à l’autre, en fonction de l’intérêt des enseignants et bien souvent, des thèmes qui font l’actualité. Les séances se tiennent généralement dans des cafés, des bars ou même des galeries d’art.</p>
<p>Bien que les 4 universités montréalaises offrent toutes des conférences grand public et des programmes de formation continue, ce type d’événements hors les murs des grandes institutions revêt un attrait différent. À Montréal, l’Université Concordia l’a également compris et a développé un programme «L’Université autrement : dans les cafés», qui organise chaque année plusieurs événements – conférences et discussions ouvertes – dans les cafés environnants du campus.</p>
<p>La formation populaire existe depuis des siècles, et en ce sens les universités populaires ne sont pas un modèle réellement nouveau. Toutefois, dans les dix dernières années, en grande partie suite à l’initiative de Michel Onfray, qui a fondé l’Université populaire de Caen, le concept a grandement gagné en popularité.</p>
<p>Les universités populaires ne sont pas des universités : bien souvent, il s’agit d’organismes ou d’associations indépendantes, voire non-incorporées, qui offrent à tous les citoyens un environnement d’apprentissage sans contrainte. Il ne s’agit pas non plus de centres de formations populaires, comme il en existe dans le milieu communautaire et dans de nombreuses bibliothèques. La structure est souple, et ne s’inscrit pas dans une démarche planifiée de développement local. Cette souplesse et cette légèreté, peut-on argumenter, est la clef de son succès.</p>
<h3><em>Salon B, boulevard Saint-Laurent, septembre 2011</em></h3>
<p>« BookCamp Montréal est ouvert à  toutes les propositions d’ateliers et de conférences. Tous sont invités à proposer un sujet afin de favoriser les périodes d’échanges et de discussions.  Chaque atelier thématique dure environ une heure et commence par une présentation d’une quinzaine de minutes, suivi d’échanges informels.» expliquait l’année dernière Christian Liboiron, un des organisateurs de BookCamp Montréal, l’anticonférence du livre, de la littérature et du numérique.</p>
<p>L’événement, qui se tiendra de nouveau le 30 septembre 2011, a réuni en 2010 plus de 115 personnes issues de toutes les sphères du milieu du livre, du graphiste au programmeur, et incluant l’auteur et le lecteur (les grands oubliés de l’industrie !). Malgré (ou en raison de) l’absence de programme préétabli, la journée a été propice aux discussions et au débat sur les diverses réalités – légales, économiques, philosophiques, littéraires – propre au milieu du livre.</p>
<p>BookCamp n’est qu’une des dizaines d’anticonférences qui se tiennent chaque année à Montréal, et le phénomène existe dans toutes les grandes villes d’Amérique et d’Europe. Ces événements – et leurs cousins les soirées de micro-conférences comme Pecha Kucha et Ignite – offrent des occasions de rassemblement pour de nombreuses communautés, et en particulier celles liées aux mondes du design et du web, où la formule est très populaire. Le modèle est séduisant parce qu’il court-circuite celui de l’autorité prof-élève afin de créer un contexte où chacun vient pour apprendre et réfléchir ensemble.</p>
<p>Souvent appelés <em>BarCamps</em>, les anticonférences ont initialement été inspirées par l’événement <em>FooCamp </em>organisé par O’Reilly Media en 2003. Depuis, plusieurs modèles et variantes ont vu le jour, mais ces événements ont en commun d’être organisés par une communauté, pour elle-même, et de permettre à tous de prendre le micro.</p>
<p>À Montréal, les anticonférences se tiennent dans des universités, des centres communautaires, des galeries et des théâtres… mais jusqu’à présent, aucune bibliothèque. Le BookCamp se tient dans un salon funéraire, preuve que la recherche d’espace est toujours un problème.</p>
<p>Les anticonférences ne sont pas des universités populaires, car ce sont des événements ponctuels qui offrent une structure qui se veut horizontale. Ce ne sont pas non plus des colloques ou des congrès, car généralement le programme n’est pas connu à l’avance, et le pouvoir n’est pas entre les mains des organisateurs, mais des participants.<strong></strong></p>
<h3><em>Trois perspectives personnelles</em></h3>
<p>Les espaces physiques et les nouvelles pratiques mentionnées dans cet article ont plusieurs points en commun. Ils ont tous été inventés ou sont en forte croissance depuis les 10 dernières années. Il s’agit de modèles reproductibles et adaptables dans un contexte bien précis. Il s’agit de projets qui émergent et reposent sur la communauté, plutôt que d’êtres des initiatives planifiées par des autorités gouvernementales ou privées. Il s’agit d’initiatives qui invitent à la participation des citoyens, au partage et à la démocratisation du savoir. Et enfin, il s’agit d’initiatives qui s’inscrivent dans l’espace physique, à l’échelle locale, tout en tirant profit du numérique comme outil d’organisation et d’animation de communautés.</p>
<p>Ces espaces physiques et ces projets ont également en commun d’être d’importants catalyseurs et générateurs locaux de connaissances. Dans le cas des Fab labs, un processus de documentation, complètement géré par la communauté, existe déjà. Autrement, la connaissance est tacite, évolutive, mais néanmoins transmise, et offerte, en théorie, à l’ensemble des citoyens.</p>
<p>L’ensemble de ces projets ont émergés et opèrent de manière complètement indépendante des bibliothèques publiques, qui pourtant, seraient des alliés naturels dans ce renouveau d’initiatives communautaires destinées à favoriser l’accès au savoir. Sachant cela, quel rôle les bibliothèques et bibliothécaires peuvent-elles jouer ?</p>
<p>La question demeure ouverte, et j’espère qu’elle suscitera de nombreuses discussions. Voici néanmoins trois perspectives personnelles.</p>
<p>On pourrait imaginer que les réseaux de bibliothèques publiques puissent déployer des bibliothécaires en résidence dans les living labs et fab labs. Ces bibliothécaires, pleinement intégrées, pourraient documenter la connaissance qui se construit dans ces espaces, accueillir et initier les citoyens dans leur découverte de cet univers informationnel, et organiser des activités visant à transmettre et vulgariser auprès du grand public la connaissance qui s’y trouve – qu’il s’agisse de projets à visée sociales ou de collection d’objets numériques qui n’attendent que d’être fabriqués.</p>
<p>Ensuite, les bibliothèques pourraient davantage s’inspirer et collaborer avec les espaces de coworking existants, afin de créer dans les bibliothèques des espaces de travail partagé accessibles gratuitement ou à faible coût aux travailleurs autonomes, étudiants, et autres citoyens à la recherche d’un espace convivial et vivant où mener ses projets. Cela dépasse la mise à disposition de tables de travail à ses usagers. Comme l’indiquait Patrick Tanguay, la valeur ajoutée réside dans la communauté, qu’il faut développer et animer. L’ambiance des lieux est certainement aussi une clef du succès, et les cafés sont en ce sens sans doute davantage une source d’inspiration pour les coworkings que les bibliothèque traditionnelles.</p>
<p>Finalement, les bibliothèques sont des lieux tout naturels pour accueillir des événements  tels que les universités populaires et les anticonférences. La bibliothèque publique, dans sa mission de démocratiser l’accès à la culture, à l’information et au savoir, devrait plus activement soutenir les initiatives citoyennes de partage de connaissances. Le problème est que la plupart des bibliothèques sont aménagées de manière à mettre l’emphase sur la collection documentaire et n’ont par conséquent pas l’espace ou les ressources nécessaire pour accueillir de tels événements. Cela, bien sûr, devrait être planifié dans l’aménagement des bibliothèques.</p>
<p>Il n’en demeure pas moins que ces initiatives offrent, dans les villes où elles sont développées, un formidable contexte pour le milieu des bibliothèques. Les opportunités de travailler en partenariat avec des initiatives locales qui, sans être en concurrence, partagent les valeurs et des éléments de mission avec les nôtres, ouvre la voie, peut-être, à de nouveaux modèles de services pour les bibliothèques à l’ère de la culture du partage et de la dématérialisation.</p>
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		<title>The Ultra-Flexible Library</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 20:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives d'Argus]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèques]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article est d’abord paru dans la revue Argus, vol. 40, no. 2 (décembre 2011). The Uni, a new project recently deployed in New York City, revisits the concepts of mobile and hyper-local libraries. The Uni can be anything – a reading room in a park, a few shelves on a boat, a temporary installation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.infogramme.org/index.php/2011/12/23/the-ultra-flexible-library/uni04/" rel="attachment wp-att-2737"><img class="alignnone size-large wp-image-2737" title="Source: Boston Street Lab" src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2011/12/uni04-1024x462.jpg" alt="" width="600" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><em>Cet article est d’abord paru dans la revue Argus, vol. 40, no. 2 (décembre 2011).</em></p>
<p><a href="http://www.theuniproject.org/">The Uni</a>, a new project recently deployed in New York City, revisits the concepts of mobile and hyper-local libraries. The Uni can be anything – a reading room in a park, a few shelves on a boat, a temporary installation during a festival, a permanent venue under a bridge.</p>
<p>In its physical manifestation, the Uni is a collection of modular shelves. But two other elements – people and programs – compose the Uni and make it a great model and potential source of local good. I asked a few questions to Leslie and Sam Davol, the founders of the <a href="http://www.bostonstreetlab.org/">Boston Street Lab</a>.</p>
<p><strong>I understand Uni is a project of Street Lab, a non-profit organization in Boston and New York. Can you explain Street Lab&#8217;s mission and tell us a little about its other projects?</strong></p>
<p>We founded Street Lab in Boston right after we moved there in 2006 from New York City. Its mission is to create programs for public space. We experiment, and we think this is a useful role for our small organization. We like new ideas/concepts, but we love things put into action so they can be experienced today. We look for &laquo;&nbsp;lighter, quicker, and cheaper&nbsp;&raquo; ways to improve the public realm and provide public resources. We do this work because we are urban dwellers and care deeply about shared public space and shared public experiences.</p>
<p>The work began as a series of small projects right in our neighborhood of Chinatown. It grew out of a kind of impatience we felt with ideas for improving downtown Boston not materializing fast enough for us and our kids living here. We had the impulse to try to get more visible community activity going, and started showing films in a vacant lot in partnership with a local community development organization. This is now an annual event we do called Films at the Gate.</p>
<p>Our second project—the Storefront Library—was much more ambitious, but started in a similar way. After attending a year&#8217;s worth of community meetings to bring back a library to Chinatown, we proposed using an empty storefront to give people the experience of a library, which would help make planning more effective, test alternative visions for a library, and also try a different kind of advocacy strategy. That turned into a four-month installation of an operating library in a vacant storefront, which made 5,000 donated books, daily newspapers, internet access, computers, and a full calendar of programs, available to the public.</p>
<p>Other projects have included presenting a one-day celebration of home movies called Home Movie Day in an underutilized public room on the ground floor of a downtown office building, and Work in Progress, putting dance rehearsals and a writer at work in a storefront. All of our programs have been free and open to the public.</p>
<p>Although these projects were focused on areas downtown Boston, we always thought about our work as addressing issues facing cities more generally. It&#8217;s about trying to carve out space in the urban environment for more types of experiences like Films at the Gate and using a library—experiences that foster public life and connections—right at street level.</p>
<p><strong>How did you get the idea for the Uni? Was it developed with the clear intent to address an identified social need?</strong></p>
<p>We got the idea for the Uni from our Storefront Library project. What struck us most was the impact the space had on people. It was not just about the books. It was about the kind of place it provided—for public gathering, for other organizations, for educational pursuits, for community.</p>
<p>After the storefront closed, we wanted to develop a new project on this model: a small-scale, flexible institution that every urban neighborhood needs, The name &laquo;&nbsp;Uni&nbsp;&raquo; originally stood for &laquo;&nbsp;urban neighborhood institution,&nbsp;&raquo; which we used as a placeholder name during planning and development to encourage ourselves to think of creating a solution from scratch. We kept hitting dead-ends when we thought along the lines of “shrinking” existing institutions like libraries and community centers, which do similar work at a different scale. And, over time, the placeholder name Uni just stuck.</p>
<p>We asked local architects to help us come up with a physical system that would let us provide books, and host and run programs outside, and be easily portable. We decided to test it first in New York City, where competition for street-level space is strong but where there is also a strong collective mission about the city.</p>
<p><strong>I learned about the Uni from a friend who had heard of your project on Kickstarter, a service you used to collect donations from hundreds of people online. How did your use of social media and the web influence or define the project?</strong></p>
<p>Kickstarter is designed for creative projects that have a defined goal. So it was great for promoting and funding the design. But it also meant that the way we introduced the Uni to the world was through the design and structure. A structure alone of course does not make a reading room. You need a team to run it, books, and program. You need someone to secure the sites, build the relationships, and get the insurance. That&#8217;s the institutional side of the Uni that we&#8217;re also building.</p>
<p>Kickstarter forced us to be out there, communicating as much as possible, with as <ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:16">many </ins>(relevant) activit<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:16">ies</ins> as possible. Friends posted on Twitter and Facebook, which helped spread the word. All this influenced the project in that it set<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:17">s</ins> a standard for communications going forward.</p>
<p>We also liked the way in which Kickstarter forced us to set a tight 30-day goal which was ambitious and challenging! That&#8217;s not the way nonprofits typically work. We&#8217;re thinking about keeping that going. In fact, we realize we just met our second, 30-day goal since we were funded on Kickstarter: of being on the ground in Lower Manhattan on September 11.</p>
<p><strong>Is the project also backed by more traditional partners, such as governments or organizations such as libraries?</strong></p>
<p>Not yet. A few individuals donated in a more traditional manner, offline. We&#8217;re now looking to fundraise to cover our ongoing costs and the costs of future deployments in other locations around New York City. These costs are pretty minimal compared to brick-and-mortar institutions.</p>
<p><strong>The Uni consists of 144 open-faced cubes that can be assembled to create structures of various forms, with shelf space. What are some of the most original or interesting use cases you have identified?</strong></p>
<p>Hmm. We have just started using it! But we&#8217;d love to install a few cubes on the Staten Island Ferry.</p>
<p><strong>Your first Uni will be tested in NYC this fall. How will this take place? Is the New York Public Library involved?</strong></p>
<p>We just tested it for the first time for one day, yesterday, September 11, at the New Amsterdam Market in Lower Manhattan. The New Amsterdam Market is a public market dedicated to reviving a market district on the East River Waterfront in Lower Manhattan. The founder/operator was game for letting us set up on that day to provide a small reading room for residents in conjunction with the operation of the market.</p>
<p>We&#8217;ve spoken to the NYPL about the Uni, and hope to find ways to support the public library just as we found ways to support the Boston Public Library with our Storefront Library. We&#8217;ve established a partnership with the Brooklyn Public Library for the times when we&#8217;ll be in Brooklyn, and will be exploring what this means in the coming months.</p>
<p><strong>What are the different professional expertise<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:30">s</ins> involved in this first NYC project?</strong></p>
<p>We&#8217;ve got architects and graduate students of architecture who worked on the design and fabrication. We&#8217;ve got library students helping us with books and also serving as volunteer staff for the Uni wherever it will operate. My background is in museum administration, project management, and cultural planning. Sam is a former legal aid attorney.</p>
<p>The Uni draws upon all of these fields and areas of expertise. However, in some ways, what the public sees/experiences could be said to draw most upon Sam&#8217;s experience touring and performing as a musician (he is the cellist for the band The Magnetic Fields). At the end of the day, we think of the Uni as a kind of performance involving books, librarians and educators of all kinds. And ultimately it&#8217;s about affecting the audience and creating an arc of experience.</p>
<p><strong>How will you measure the project&#8217;s success?</strong></p>
<p>Apropos of the response above: by how people feel about it, and how it makes them feel about their neighborhood, their city, and their fellow man! By what it inspires. All pretty difficult things to measure. However, we&#8217;ll also try to measure success in more traditional ways, including, for example, how many patrons we have, how it impacts organizations <ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:33">that</ins> use it for street-level programming, and what happens to the sites where it locates after it leaves.</p>
<p><strong>Do you plan to deploy Unis elsewhere, in other cities, or countries? Could we imagine a future where Uni structures would be a widespread component of urban space?</strong></p>
<p>We really want to test it fully first. Although we have already had interest from places ranging from New Orleans to Afghanistan! Part of our vision is to create a solid model that can be replicated in other locations.</p>
<p>We think the Uni will work best as a permanent, familiar resource for a city or neighborhood. Or possibly shared between several neighborhoods with a goal of supporting place<ins cite="mailto:H%8El%8Fne%20Audette,%20Ogden%20Conseil" datetime="2011-10-12T17:36"> </ins>making, civic life, or education. That’s what we intend to test in the first Uni for New York City. But we think lots of places could use a Uni, and 2012 will also be about exploring how to create “blueprints” for replicating the Uni structure, collection and team in other locations. For example, in Boston we’re already looking at creating a Uni that would work in support of “turn-around” public schools. We look forward to more conversations about this as we move forward.</p>
<p><strong>Have you planned a future release of the Uni design? Could it be open-sourced?</strong></p>
<p>Yes, we&#8217;d love to consider that once we test and refine. That is the spirit of the Uni—there should be lots of them and lots of things like it in our cities.</p>
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		<title>Projet 997: Ventes éclair de produits culturels indépendants québécois</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 21:52:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Infogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Mille idées de projets]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le merveilleux monde du commerce électronique, le modèle des ventes éclair (flash sales) a le vent dans les voiles, et mérite, à mon avis, qu&#8217;on s&#8217;y attarde. Le concept est le suivant. Il s&#8217;agit de créer une boutique accessible uniquement sur invitation, et d&#8217;y offrir chaque jour une sélection d&#8217;items en vente à grands [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2011/10/5058676626_82ccb4e5da_z.jpg" alt="Flickr / CC / dkrobinson" title="Flickr / CC / dkrobinson" width="600" class="alignnone size-full wp-image-2714" style="display:none" /></p>
<p>Dans le merveilleux monde du commerce électronique, le modèle des ventes éclair (<em>flash sales</em>) a le vent dans les voiles, et mérite, à mon avis, qu&#8217;on s&#8217;y attarde. Le concept est le suivant. Il s&#8217;agit de créer une boutique accessible uniquement sur invitation, et d&#8217;y offrir chaque jour une sélection d&#8217;items en vente à grands rabais pour une durée limitée de 24h ou 48h. Ce modèle contribue à créer autour de la boutique une communauté fidèle et fière de son accès exclusif, chaque jour à l&#8217;affut de nouvelles ventes. Les invitations se répandent grâce aux membres, qui peuvent y attirer leurs amis en échange de rabais supplémentaires. Ceci contribue à faire connaître le service, qui en réalité n&#8217;est pas aussi exclusif et difficile d&#8217;accès qu&#8217;on le laisse croire. </p>
<p>Une dimension importante du succès des ventes éclair est la qualité de la sélection effectuée. Souvent, un commentaire éditorial est fourni pour offrir un contexte et personnaliser la vente. S&#8217;en dégage une présomption, généralement justifiée, de qualité des produits offerts, un autre incitatif à l&#8217;achat. Une confiance se crée entre le vendeur et les acheteurs, qui forment en quelque sorte une même communauté, qui partage des goûts communs relativement spécialisés, et mutuellement à l&#8217;affût autant de bons prix que de bons produits.</p>
<p>Ce modèle est omniprésent dans le secteur de la mode, avec par exemple <a href="http://www.gilt.com/">Gilt</a> et la montréalaise <a href="http://www.prive.com/e">PRIVÉ</a>. Amazon l&#8217;explore également avec sa récente boutique <a href="http://www.myhabit.com/">MyHabit</a>. On voit aussi le modèle apparaître dans d&#8217;autres secteurs, et l&#8217;exemple le plus notable est sans doute <a href="http://fab.com">Fab</a>, qui s&#8217;adresse aux amateurs de design. On y vend toutes sortes de produits, dont, à l&#8217;occasion, des magazines et des livres. Si ça vous intéresse, je vous recommande vivement cette <a href="http://foundation.kr/9/">entrevue avec le fondateur Jason Goldberg</a>.</p>
<p>Voici donc l&#8217;idée que j&#8217;ai rapidement esquissé lors d&#8217;une intervention au <a href="http://bcmtl.org">BookCamp</a> vendredi. Il pourrait être intéressant de tenter la mise sur pied d&#8217;une boutique suivant ce modèle et s&#8217;adressant aux amateurs de culture indépendante québécoise. Notez le choix de cibler le public amateur de culture indépendante en général, et non seulement de littérature. Je crois qu&#8217;il vaut mieux cibler un public très spécialisé (les amateurs de «culture indépendante», un concept qui dépendra grandement de la qualité de la sélection éditoriale effectuée en amont) et offrir une diversité de produits (littérature, musique, etc.), que de choisir une famille précise de produits (les livres) et d&#8217;offrir des produits s&#8217;adressant à des publics différents (jeunesse, adulte, etc.).</p>
<p>Cette boutique de produits culturels indépendants québécois pourrait, j&#8217;ose croire, susciter un certain intérêt et permettre d&#8217;hausser les ventes des livres, albums, films, revues, fanzines, billets de spectacles et autres productions culturelles indépendantes d&#8217;ici, en version matérielle ou numérique. Cela pourrait également servir d&#8217;occasion d&#8217;accroître l&#8217;accessibilité aux produits de nombreux éditeurs et producteurs qui n&#8217;ont pas les moyens, ou l&#8217;intérêt, d&#8217;investir dans une distribution nationale classique.</p>
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		<title>Projet 998: Radio-Fête</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 19:45:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Audette-Chapdelaine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives de Infogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Mille idées de projets]]></category>
		<category><![CDATA[Pas sérieux]]></category>

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		<description><![CDATA[Estimons que prononcer le nom d&#8217;une personne prenne 5 secondes. Il suffirait donc de 18,5 heures pour souhaiter bonne fête, personnellement, à chacun des quelque 22 000 Québécois et Québécoises dont c&#8217;est la fête chaque jour. Ce qui laisse 5,5 heures pour de la publicité et des émissions spéciales. Voici Radio-Fête, la radio qui nomme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-2589" title="Source: CC / Flickr / bisonblog" src="http://www.infogramme.org/wp-content/uploads/2011/10/6198052626_cf1df3a7c7_o.jpg" alt="Source: CC / Flickr / bisonblog" width="600" /></p>
<p>Estimons que prononcer le nom d&#8217;une personne prenne 5 secondes. Il suffirait donc de 18,5 heures pour souhaiter bonne fête, personnellement, à chacun des quelque 22 000 Québécois et Québécoises dont c&#8217;est la fête chaque jour. Ce qui laisse 5,5 heures pour de la publicité et des émissions spéciales. Voici Radio-Fête, la radio qui nomme les fêtés.</p>
<p>Imaginez l&#8217;intérêt d&#8217;un tel média pour l&#8217;industrie des gâteaux, ballons et cartes. Imaginez la quantité d&#8217;auditeurs prêts à payer pour diffuser un souhait personnalisé, ou pour que l&#8217;on mentionne la fête d&#8217;un être cher défunt. Imaginez les captivantes émissions spéciales sur les personnalités connues dont c&#8217;est la fête le jour-même. En cette ère de crise des médias, voilà un modèle d&#8217;affaires audacieux!</p>
<p>La multiculturelle et multilingue Radio-Fête s&#8217;imposera, un souhait à la fois, comme le média consensuel par excellence, jouant un rôle de premier plan sur la scène médiatique québécoise. Tout le monde écoutera Radio-Fête, et Radio-Fête n&#8217;oubliera personne. La radio festive deviendra le point de convergence de toutes les cultures, la solution tant attendue à notre crise identitaire collective.</p>
<p>Qui a dit qu&#8217;il ne suffisait pas de souhaiter?</p>
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