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	<title>InternetActu.net</title>
	
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	<description>InternetActu.net est un site d'actualité consacré aux enjeux de l'internet, aux usages innovants qu'il permet et aux recherches qui en découlent.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 Feb 2010 09:43:52 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Comment l’internet transforme-t-il la façon dont on pense ? (1/5) : un réseau d’humains et de machines enchevêtrées</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2010/02/09/comment-linternet-transforme-t-il-la-facon-dont-on-pense-15-un-reseau-dhumains-et-de-machines-enchevetrees/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 09:43:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Communication interpersonnelle]]></category>
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		<description><![CDATA[&#8220;Comment l&#8217;internet transforme-t-il la façon dont vous pensez ?&#8221;, telle était la grande question annuelle posée par la revue The Edge à quelque 170 experts, scientifiques, artistes et penseurs. Difficile d&#8217;en faire une synthèse, tant les contributions sont multiples et variées et souvent passionnantes. Que les répondants soient fans ou critiques de la révolution des technologies de l&#8217;information, en tout&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Comment l&#8217;internet transforme-t-il la façon dont vous pensez ?&#8221;, telle était <a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html">la grande question annuelle posée par la revue <em>The Edge</em></a> à quelque 170 experts, scientifiques, artistes et penseurs. Difficile d&#8217;en faire une synthèse, tant les contributions sont multiples et variées et souvent passionnantes. Que les répondants soient fans ou critiques de la révolution des technologies de l&#8217;information, en tout cas, il est clair qu&#8217;internet ne laisse personne indifférent. </p>
<p><em>&#8220;Une nouvelle invention a émergé, un code pour la conscience collective qui nécessite une nouvelle façon de penser&#8221;</em>, <a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html#brockman">explique John Brockman</a>, l&#8217;éditeur de <em>The Edge</em>. <em>&#8220;Le cerveau collectif externalisé est désormais le cerveau que nous partageons tous ! Cela ne concerne pas l&#8217;informatique. Ni ce que signifie d&#8217;être humain &#8211; en fait, cela défie nos hypothèses préférées sur ce point précis. Cela concerne ce que nous pensons.&#8221;</em> L&#8217;internet nécessite-t-il de penser autrement ?</p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/theedge.png" alt="theedge" title="theedge" width="580" height="677" class="alignleft size-full wp-image-9428" /></p>
<h3>L&#8217;internet change la façon dont nous décidons</h3>
<p><a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html#hillis">Pour le physicien Daniel Hillis</a>, le réel impact de l&#8217;internet a été de changer la façon dont nous prenons des décisions. En permettant à des systèmes complexes de s&#8217;interopérer, de plus en plus, ce ne sont pas des êtres humains qui décident, mais un réseau adaptatif d&#8217;humains et de machines enchevêtrées. <em>&#8220;Désormais, la programmation consiste à relier ensemble des systèmes complexes, sans comprendre exactement comment ils fonctionnent&#8221;</em>, précise-t-il en montrant comment nos systèmes désormais se branchent sur d&#8217;autres données que les concepteurs du système ne maîtrisent pas. <em>&#8220;Si nous l&#8217;avons créée, nous ne l&#8217;avons pas vraiment conçu. L&#8217;internet évolue. Notre relation au réseau est similaire à notre relation à notre écosystème biologique. Nous en sommes codépendants, et pas entièrement maîtres.&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Nous avons incarné notre rationalité dans nos machines et leur avons délégué nombre de nos choix et de ce fait nous avons créé un monde au-delà de notre propre compréhension.  Ce siècle commence avec une note d&#8217;incertitude. Nous nous apprêtons à vivre une crise financière causée par la mauvaise conception informatique des risques de notre système bancaire, nous débattons du changement climatique autour de ce que les ordinateurs prédisent des données. Nous avons lié nos destinées, pas seulement entre nous tout autour du monde, mais à nos technologies. Si le thème des Lumières était l&#8217;indépendance, notre propre thème est l&#8217;interdépendance. Nous sommes maintenant tous reliés, les humains et les machines. Bienvenue à l&#8217;aube de l&#8217;intrication.&#8221;</em></p>
<p><a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html#mayerm">Pour Marissa Mayer de Google</a>, <em>&#8220;l&#8217;internet n&#8217;a pas changé ce que l&#8217;on sait, mais ce que l&#8217;on peut trouver&#8221;</em>. <em>&#8220;L&#8217;internet a mis l&#8217;ingéniosité et la pensée critique à l&#8217;avant-garde et a relégué la mémorisation des faits à l&#8217;exercice mental ou au divertissement. Par l&#8217;abondance de l&#8217;information et la nouvelle emphase sur l&#8217;ingéniosité, l&#8217;internet créé le sentiment que tout est connaissable ou trouvable  &#8211; pour autant que vous pouvez construire la bonne recherche, trouver le bon outil ou vous connecter aux bonnes personnes. L&#8217;internet améliore la prise de décision et une utilisation plus efficace du temps. </p>
<p>(&#8230;) La question importante n&#8217;est peut-être pas de savoir comment l&#8217;internet change la manière dont l&#8217;on pense, mais plutôt comment l&#8217;internet apprend lui-même à penser.&#8221;</em></p>
<p>Pour la professeure de psychologie à l&#8217;université de Stanford, Lera Boroditsky, <a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html#boroditsky">l&#8217;internet augmente notre champ réceptif</a>, comme l&#8217;ont fait jusqu&#8217;à présent tous les outils humains. De nombreuses recherches ont montré que l&#8217;homme s&#8217;adapte de manière spectaculaire à la façon dont il utilise le monde. Les chauffeurs de taxi londoniens ont ainsi un hippocampe plus développé que la moyenne à mesure qu&#8217;ils gagnent en connaissance pour manoeuvrer dans les rues de Londres alors que l&#8217;hippocampe est une partie du cerveau très impliquée dans la navigation justement. Jouer à des jeux améliore l&#8217;attention spatiale des gens et la capacité à suivre des objets&#8230; La plupart des technologies d&#8217;ailleurs ne se présentent pas comme telles, elles semblent juste des extensions naturelles de nos esprits, comme l&#8217;écriture, le langage ou la capacité à compter. <em>&#8220;Pourtant, être capable d&#8217;écrire les choses, de dessiner des diagrammes, et autrement externaliser le contenu de notre esprit en quelque format stable a considérablement augmenté nos capacités cognitives et communicatives.&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Plus que de modeler la façon dont on pense, l&#8217;internet modèle la façon dont comment on pense qu&#8217;on pense&#8221;</em>, ironise la chercheuse, comme une réponse en forme de boutade à la question posée. </p>
<h3>Un modèle de conception</h3>
<p>Pour Neil Geshenfeld, le directeur du <a href="http://cba.mit.edu/">Centre pour les bits et les atomes</a> de l&#8217;Institut de technologie du Massachusetts, l&#8217;initiateur des FabLabs, <a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html#gershenfeld">ce sont les idées originales que les pionniers ont mis dans l&#8217;internet qui sont le plus intéressantes</a>. Comme l&#8217;interopérabilité, l&#8217;évolutivité, le principe de bout en bout, les standards ouverts&#8230; Ces idées simples comptent plus que jamais, d&#8217;autant que l&#8217;internet est désormais nécessaire dans des lieux où il n&#8217;a encore jamais été. Elles devraient se répandre chez tous les ingénieurs&#8230; Mais force est de constater que ce n&#8217;est pas encore le cas. </p>
<h3>L&#8217;internet nous empêche de le comprendre</h3>
<p>Pour Neri Oxman, architecte et chercheuse au MIT, fondatrice du laboratoire de <a href="http://www.materialecology.com/">Materialecology</a> (<a href="http://materialecology.blogspot.com/">blog</a>). Dans &#8220;Funes ou la mémoire&#8221; (<em>Fictions</em>, 1974), Jorge Luis Borges évoque l&#8217;histoire d&#8217;un homme victime d&#8217;un accident qui le laisse avec une forme aiguë d&#8217;hypermnésie, c&#8217;est-à-dire qui le dote d&#8217;une mémoire hypertrophiée et d&#8217;une précision exceptionnelle. Les souvenirs de Funes sont si précis qu&#8217;il est capable de reconstituer les évènements qu&#8217;il n&#8217;a jamais connu et que le temps pour les reconstituer est égal au temps qu&#8217;il a fallu pour les vivre. Tant et si bien que Funes n&#8217;est plus capable de déduire, résumer ou comprendre ce qu&#8217;il éprouve. Les choses sont ce qu&#8217;elles sont, à l&#8217;échelle 1 : 1. <em>&#8220;Le web est l&#8217;hypermnésie humaine&#8221;</em>, <a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html#oxman">constate l&#8217;architecte</a>&#8230; <em>&#8220;Une anthologie inépuisable de toutes les choses enregistrées&#8221;</em>. Dans une autre nouvelle, Borges exploite une idée similaire en décrivant un empire où la cartographie atteint une telle précision qu&#8217;elle est devenue aussi importante que le royaume qu&#8217;elle dépeint. La différence, l&#8217;échelle, est remplacée là encore par la répétition. <em>&#8220;Le web est un autre modèle de la réalité, à moins que la réalité ne devienne un modèle du web ?&#8221;</em>, explique Neri Oxman. Les cartes en lignes sont en passe d&#8217;offrir la même exubérance que la navigation physique&#8230; Ce qui n&#8217;est pas sans conséquence. <em>&#8220;Les modèles sont devenus la réalité même qu&#8217;on nous demandait de modeler.&#8221;</em> </p>
<p><em>&#8220;Si l&#8217;on croit que la matière de la production intellectuelle, que ce soit dans les arts ou la science, est guidée par la capacité critique à modeler la réalité, à mesurer l&#8217;information et à s&#8217;engager dans la pensée abstraite, où allons-nous à l&#8217;âge de l&#8217;internet ? (&#8230;) L&#8217;instanciation de l&#8217;internet inhibe la nature cognitive de la pensée créative et réfléchie.&#8221;</em> En nous empêchant de prendre du recul sur lui-même par son instanciation constante, l&#8217;internet nous empêche de le comprendre.</p>
<h3>Pour le comprendre, il nous faut inventer une nouvelle science</h3>
<p><em>&#8220;Au milieu des années 1700, Samuel Johnson avait observé qu&#8217;il y avait deux sortes de connaissances : ce que vous savez et ce que vous savez où chercher&#8221;</em>, <a href="http://www.edge.org/q2010/q10_print.html#saffo">explique le prospectiviste Paul Saffo</a> (<a href="http://www.saffo.com/">blog</a>). L&#8217;imprimerie a été l&#8217;outil de la révolution du savoir et de la connaissance et le <em>Grand dictionnaire de la langue anglaise</em> de Johnson en fut un parfait exemple. Désormais, l&#8217;important devient de savoir où obtenir ce que nous cherchons : c&#8217;est ce que les machines nous permettent. <em>&#8220;Les calculatrices électroniques n&#8217;étaient pas de simples substituts aux règles à calcul d&#8217;antan : elles ont rendu le calcul pratique et accessible à tous. L&#8217;internet change notre manière de penser en donnant le pouvoir de chercher au plus banal des utilisateurs. Nous avons démocratisé la manière de trouver le savoir de la même manière que l&#8217;édition du 18e siècle a démocratisé l&#8217;accès aux connaissances.&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;L&#8217;internet a changé notre façon de penser, mais s&#8217;il doit devenir un changement pour le mieux, nous devons ajouter un troisième type de connaissance à la liste de Johnson : la connaissance qui nous importe.&#8221;</em> L&#8217;explosion de l&#8217;impression a développé une nouvelle discipline du savoir : celle de l&#8217;organisation de la connaissance. De la même manière, <em>&#8220;il nous faut apprendre à savoir ce qui importe&#8221;</em>, explique Paul Saffo en en appelant au développement d&#8217;une nouvelle science. </p>
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		<title>A lire ailleurs du 01/02/2010 au 08/02/2010</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 04:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[

Les données ouvertes, futur eldorado du journalisme &#8211; La voix du dodo
Retour sur la présentation de Valérie Peugeot de Sofrecom  sur le web de données du 28 janvier dernier. Qu&#39;est-ce que c&#39;est ? A quoi ça sert ? Où on en est ? Pourquoi ça bloque ? &#8230; en vidéo.


Les surprises des pratiques des 8-18 ans &#8211; Bloc-notes&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="s-delicious">
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<h3><a href="http://www.lavoixdudodo.info/2010/02/05/les-donnees-ouvertes-futur-eldorado-du-journalisme/" title="A lire (lien externe)">Les données ouvertes, futur eldorado du journalisme &#8211; La voix du dodo</a></h3>
<p>Retour sur la présentation de Valérie Peugeot de Sofrecom  sur le web de données du 28 janvier dernier. Qu&#39;est-ce que c&#39;est ? A quoi ça sert ? Où on en est ? Pourquoi ça bloque ? &#8230; en vidéo.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/02/04/Les-surprises-des-pratiques-des-8-18-ans" title="A lire (lien externe)">Les surprises des pratiques des 8-18 ans &#8211; Bloc-notes de Jean-Michel Salaün</a></h3>
<p>Jean-Michel Salaün revient sur une étude de la Kaiser Family Foundation sur les pratiques des médias des 8-18 ans aux Etats-Unis. Le temps d&#39;exposition aux médias reste toujours élevé (4h29 en moyenne en 2009) au profit de la télé surtout. Télé pour laquelle si la pratique diminue, le visionnage différé augmente.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.culturemobile.net/usages/nouvelles-pratiques/democratie-electronique-01.html" title="A lire (lien externe)">Vers la démocratie électronique &#8211; Culture Mobile</a></h3>
<p>Culture Mobile consacre un dossier à la participation et à la démocratie électronique à l&#39;occasion du Colloque de l&#39;association Décider Ensemble qui se tenait à l&#39;Assemblée Nationale en juillet 2009.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://novovision.fr/?Dans-ce-nouveau-Web-de-masse-vous" title="A lire (lien externe)">Dans ce nouveau Web de masse, vous êtes plutôt hacker ou bien consommateur ? &#8211; novövision</a></h3>
<p>&quot;Bref, il ne s’agit pas d’« annoncer la fin du Web 2.0 », mais de se désintoxiquer de son idéologie et du regard biaisé qu’elle conduit à porter sur le Web. Pour enfin voir ce nouveau Web de masse tel qu’il est : 1,7 milliards d’internautes aujourd’hui, dont l’écrasante majorité n’envisage pas d’utiliser cet outil autrement que comme un consommateur, une toute petite minorité choisissant plutôt de l’utiliser… comme un hacker…&quot;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.wired.com/magazine/2010/01/ff_newrevolution/all/1" title="A lire (lien externe)">Dans la prochaine révolution industrielle, les atomes seront les nouveaux bits &#8211; Wired Magazine</a></h3>
<p>Chris Anderson pour Wired revient sur la révolution du Do It Yourself, en tenant de montrer que la prochaine révolution industrielle portera sur la fabrication d&#39;objets réels. Allons-nous tous devenir des ingénieurs-bricoleurs ?</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2010-02-02/cle-usb-nkm-lance-idenum-l-identification-sans-mot-de-passe/1387/0/419692" title="A lire (lien externe)">NKM lance IDéNum, pour en finir avec les &quot;1001 mots de passe&quot; &#8211; LePoint</a></h3>
<p>IdéNum est une clé USB permettant de s&#39;identifier sur tous les services en lignes (publics et privés) afin de mettre fin au cauchemar des mots de passe. Mais le projet a pour l&#39;instant quelques handicaps, souligne LePoint. Payant pour l&#39;utilisateur, il n&#39;est pas sûr et certain que tous les services aient besoin d&#39;un identifiant unique pour fonctionner&#8230; &quot;Il est possible qu&#39;IDéNum fasse un flop aussi retentissant que Moneo&quot;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.nt2.uqam.ca/recherches/dossier" title="A lire (lien externe)">La ville numérique II &#8211; Laboratoire NT2</a></h3>
<p>Quels sont, dans les villes imaginaires, les éléments clés qui participent à l&#39;imaginaire de la ville ? Décodage d&#39;oeuvres artistiques pour comprendre la ville dont on rêve&#8230;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.pop-up-urbain.com/si-les-gamers-cartographiaient-le-monde/" title="A lire (lien externe)">Si les gamers cartographiaient le monde &#8211; pop-up urbain</a></h3>
<p>L&#39;expérience vidéo-ludique a certainement influencée notre perception de l&#39;espace, explique Philippe Gargov en montrant que Google Street View n&#39;aurait certainement pas existé si les développeurs n&#39;avaient pas été bercés à la vue subjective. Comment la cartographie doit s&#39;inspirer de notre culture vidéoludique !</p>
</p></div>
</div>
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		<title>Les internautes sont la nouvelle chienlit</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2010/02/05/les-internautes-sont-la-nouvelle-chienlit/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 10:42:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Marc Manach</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
&#8220;Paradoxalement, la situation était moins désespérée dans l’ancienne RDA dans la mesure où ses habitants connaissaient leur « big brother », à savoir la Staatssicherheit (STASI), et qu’ils disposaient du « droit à l’insurrection », alors que nous sommes aujourd’hui non seulement confrontés à une multitude de « petits brothers » impossibles à localiser, mais que, en outre, nous ignorons&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>
<img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/150px-Stasi_2.0.svg_.gif" alt="Stasi 2.0" title="Stasi 2.0" width="130" class="alignnone size-full wp-image-9329" hspace="3" vspace="3" align="right" />&#8220;Paradoxalement, la situation était moins désespérée dans l’ancienne RDA dans la mesure où ses habitants connaissaient leur « big brother », à savoir la Staatssicherheit (STASI), et qu’ils disposaient du « droit à l’insurrection », alors que nous sommes aujourd’hui non seulement confrontés à une multitude de « petits brothers » impossibles à localiser, mais que, en outre, nous ignorons délibérément la menace que ces derniers font peser sur les libertés individuelles.&#8221;
</p></blockquote>
<p>Le propos d&#8217;Alex Türk, président de la CNIL, est quelque peu outrancier : le &#8220;<em>droit à l&#8217;insurrection</em>&#8221; existe aussi en démocratie. Il n&#8217;empêche : le parallèle à le mérite de la concision. Pour mieux apprécier la solennité du propos, on notera également qu&#8217;il fut tenu dans l&#8217;enceinte de l&#8217;Assemblée nationale, à l&#8217;occasion de l&#8217;<a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-oecst/09-10/c0910008.asp">audition</a> du président de la CNIL par l&#8217;Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.</p>
<p>Ce 15 décembre 2009, Alex Türk voulait sensibiliser les députés à l&#8217;importance du &#8220;<em>droit à l’oubli</em>&#8220;, d&#8217;autant plus fondamental que &#8220;<a href="http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article/2/pas-de-liberte-sans-droit-a-loubli-dans-la-societe-numerique/">dans notre société numérique</a>&#8220;, il n&#8217;y a pas de liberté d’expression, non plus que de liberté d’aller et venir, sans vie privée ni droit à l&#8217;oubli.</p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/f5000000.gif" alt="Vigilance : indicateurs civiques" title="Vigilance : indicateurs civiques" width="130" height="182" class="alignnone size-full wp-image-9304" hspace="3" vspace="3" align="left" />Dans l&#8217;ex-RDA, on se méfiait de ses voisins, conjoints, amis ou membres de sa famille qui, tous, pouvaient être des informateurs de la Sécurité d’État (Staatssicherheit, dite Stasi). L&#8217;abolition de la vie privée permettait de contrôler, sinon les pensées, tout du moins leur expression. Aujourd&#8217;hui, note Alex Türk, les citoyens sont &#8220;<em>soumis à un double traçage : un traçage physique à travers la vidéosurveillance ou encore la géolocalisation ; un traçage temporel à travers les réseaux sociaux et les moteurs de recherche</em>&#8220;. </p>
<h3>Edvige &ne; Facebook</h3>
<p>Pour autant, on ne peut pas mettre aussi facilement sur le même plan &#8220;<em>traçage physique</em>&#8221; et &#8220;<em>traçage temporel</em>&#8220;, vidéosurveillance et réseaux sociaux : d&#8217;un côté, les traces sont enregistrées par des dispositifs de contrôle et de suspicion; de l&#8217;autre, elles sont conservées par des logiciels de service et de communication.</p>
<p>La vidéosurveillance, tout comme la géolocalisation, la biométrie, les fichiers policiers, &#8220;<em>listes noires</em>&#8221; et autres technologies de surveillance, ont pour objet de dissuader fraudeurs, délinquants et criminels d&#8217;opérer -voire de les identifier.</p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/f2300000.gif" alt="Je participe, ils profitent" title="Je participe, ils profitent" width="130" height="178" class="alignnone size-full wp-image-9311" hspace="3" vspace="3" align="right" />Les réseaux sociaux, tout comme les blogs, forums et autres chats ont, eux, pour objet de nous permettre de nous y exprimer. Les moteurs de recherche, services et sites web ont, quant à eux, pour fonction de nous rendre service, de nous aider à nous repérer, et nous déplacer, dans la masse de données disponibles sur les réseaux et dans les bases de données. </p>
<p>En résumé, nous avons donc d&#8217;un côté des traitements de masses qui recherchent à lutter contre une minorité de déviants, aux comportements &#8220;<em>non autorisés</em>&#8220;, de l&#8217;autre, des traitements personnalisés qui cherchent à faciliter l&#8217;accès au savoir, aux services, et donc l&#8217;exercice de nos libertés (d&#8217;expression, de circulation, etc.) dans la société de l&#8217;information.</p>
<p>Mettre sur le même plan &#8220;<em>traçage physique</em>&#8221; et &#8220;<em>traçage temporel</em>&#8221; revient donc à comparer des technologies d&#8217;exclusion qui visent à identifier les déviants, avec des technologies d&#8217;inclusion qui proposent aux citoyens de participer à la vie de la société. </p>
<p>Les premières relèvent d&#8217;une logique &#8220;<em>top down</em>&#8221; très hiérarchisée : les données sont collectées à notre insu, ou nous y sommes contraints, forcés, par des agents de sécurité répondant aux ordres de personnes situées au sommet de la pyramide de pouvoir. </p>
<p>Les secondes, a contrario, relèvent d&#8217;une approche &#8220;<em>bottom up</em>&#8221; (ascendante) et décentralisée : nous entrons nous-mêmes les données nous concernant, soit pour les partager avec la communauté, soit pour obtenir en échange la réponse à l&#8217;une de nos questions. </p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/f2000000.gif" alt="Retour à la normale" title="Retour à la normale" width="130" height="173" class="alignnone size-full wp-image-9300" hspace="3" vspace="3" align="left" />Les mettre sur le même plan procède au mieux d&#8217;une incompréhension totale de ce qui différencie technologies de surveillance et de communication, au pire d&#8217;un douteux amalgame politique visant à justifier les premières au nom des secondes et, par exemple, l&#8217;existence du fichier Edvige au motif que nombreux sont ceux qui renseignent leurs profils Facebook. </p>
<p>Daniel Kaplan a déjà eu l&#8217;occasion de rappeler à quel point ce rapprochement était <a href="http://www.internetactu.net/2008/09/05/facebook-edvige-les-rapprochements-hasardeux/">hasardeux</a>, les informations inscrites (à notre insu) dans les fichiers policiers relevant d&#8217;un &#8220;<em>principe de soupçon</em>&#8221; , alors que ce que l&#8217;on publie (volontairement) sur les médias sociaux relève a contrario de la liberté d&#8217;expression, sinon d&#8217;un désir d&#8217;être vu. Par ailleurs, et comme je l&#8217;avais écrit dans <a href="http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/">La vie privée, un problème de vieux cons ?</a> : </p>
<blockquote><p>
&#8220;De même que le port d’une mini-jupe ou le fait de bronzer les seins nus ne sont pas des incitations au viol, l’exposition ou l’affirmation de soi sur les réseaux ne saurait justifier l’espionnage ni les atteintes à la vie privée.&#8221;
</p></blockquote>
<h3>Une vision &#8220;moranoïaque&#8221; de l&#8217;Internet</h3>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/68aff_infolibre-217x300.jpg" alt="68aff_infolibre" title="68aff_infolibre" width="130" class="alignnone size-medium wp-image-9294" hspace="3" vspace="3" align="right" />Il n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas anodin de remarquer que c&#8217;est depuis la polémique suscitée par la création du fichier Edvige, durant l&#8217;été 2008, que la question du &#8220;<em>droit à l&#8217;oubli</em>&#8220;, et des menaces en terme de vie privée que représenteraient les réseaux sociaux en général, et Facebook en particulier, ont émergé. </p>
<p>En décembre dernier, France 2 consacrait ainsi un &#8220;<em>Envoyé spécial</em>&#8221; à la <a href="http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage-bonus&#038;id_article=1106">Planète Facebook</a>. Las : comme le <a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/12/15/894-pourquoi-la-tele-diabolise-facebook?">souligna</a> André Gunthert, &#8220;<em>ce premier reportage de la télévision publique consacré aux réseaux sociaux restera comme l&#8217;un des symptômes les plus achevés des incompréhensions de la société française</em>&#8220;, suscitant des dizaines de réactions, billets et commentaires outrés de ce reportage à charge confinant à la diabolisation de l&#8217;internet en général, et des médias sociaux en particulier : </p>
<blockquote><p>
&#8220;Qu&#8217;a appris le téléspectateur? Que Facebook capte toutes vos données privées, y compris vos préférences sexuelles, et les partage avec ses 150 millions de membres. Qu&#8217;il sert à des gamines de 14 ans à s&#8217;exhiber et à trouver de la drogue. Qu&#8217;il fâche les couples et leur permet de s&#8217;espionner. </p>
<p>Mais le meilleur est gardé pour la fin. Derrière Facebook, nous susurre-t-on, se dissimule en réalité un complot planétaire: une gigantesque collecte de données, susceptible d&#8217;être vendue à la CIA, voire livrée à un fabricant de robots-mixers. Si l&#8217;on doutait encore, une caméra filmant la couverture du livre d&#8217;Orwell en apporte la preuve: Facebook = Big Brother. CQFD.&#8221;
</p></blockquote>
<p>De retour sur le plateau, <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/toutes-les-questions-que-nous-posons-sur-facebook-sont-legitimes_720606.html">Jérémie Drieux</a>, l&#8217;auteur du reportage, concluait d&#8217;ailleurs d&#8217;un laconique : &#8220;<em>si on veut préserver sa vie privée, il ne faut pas s’inscrire</em>&#8220;.</p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/f1000000.gif" alt="Une jeunesse que l&#039;avenir inquiète trop souvent" title="Une jeunesse que l&#039;avenir inquiète trop souvent" width="130" height="160" class="alignnone size-full wp-image-9296" hspace="3" vspace="3" align="left" />Comme le remarquait Fabrice Epelboin sur <a href="http://fr.readwriteweb.com/2008/12/08/analyse/envoye-special-sur-facebook-1ere-partie-lecture-critique/">RWW</a>, &#8220;<em>dans le même esprit, si vous ne voulez pas mourir au volant, il ne faut pas conduire. Si vous ne voulez pas périr dans les flammes lors d’un crash aérien, il ne faut pas prendre l’avion, et pour éviter tout accident domestique, évitez la cuisine.</em>&#8221; (voir, aussi, les réactions d&#8217;Eric Delcroix sur les <a href="http://www.ed-productions.com/leszed/index.php?reaction-a-facebook-sur-envoye-special">z&#8217;ed</a>, de Vincent Glad sur <a href="http://bienbienbien.net/2008/12/08/le-reportage-sur-facebook-de-france-2-en-youtube-live-blogging/">BienBienBien.net</a>, ou encore le mur du <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=44645886947">groupe Facebook</a> consacré à l&#8217;émission).</p>
<p>David Abiker, dans la foulée, <a href="http://davidabiker.typepad.fr/mon_weblog/2008/12/facebook-envoyé-spécial-la-moranoïa-et-la-femme-adultère.html">inventait</a> le concept de &#8220;<em><a href="http://davidabiker.typepad.fr/mon_weblog/2008/12/moranoïa-moranoïaque-ca-y-est-je-déponse-le-concept-à-linpi.html">moranoïa</a></em>&#8220;, jeu de mot entre paranoïa et le nom de famille de la secrétaire d&#8217;Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, Nadine Morano, initiatrice d&#8217;une campagne de prévention contre les dangers de l&#8217;internet : </p>
<blockquote><p>
La Moranoïa, mot que j’invente pour l’occasion, c’est la peur des nouvelles techniques de communication. On parlera de Moranoïaque pour qualifier celui qui craint qu’internet ne dévore les enfants ou le rende aveugle ou provoque de mauvais résultats sportifs. </p>
<p>Dans les années 20, la femme adultère était représentée allongée voluptueusement sur un sofa un téléphone dans une main. C’était sur des cartes postales. C’était la façon dont la société se la représentait. Et c’est bien sûr le moyen de communication révolutionnaire de l’époque, le téléphone, qui était responsable de cette émancipation qui ne pouvait que donner des cornes au mari. </p>
<p>La technologie fait peur, surtout quand elle permet d’être plus libre.
</p></blockquote>
<h3>La fabrication d&#8217;un nouvel ennemi</h3>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/68affic_ortfcrs-210x300.jpg" alt="La police vous parle tous les soirs à 20h" title="La police vous parle tous les soirs à 20h" width="130" class="alignnone size-medium wp-image-9297" hspace="3" vspace="3" align="right" />En mars, un article de Libération, <a href="http://www.liberation.fr/societe/0101553055-les-detectives-prives-a-l-heure-de-facebook">Facebook, le meilleur ami du détective privé</a>, suivi, en avril, d&#8217;un autre du Figaro, <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/03/01016-20090403ARTFIG00007-facebook-ou-myspace-une-mine-d-or-pour-la-police-.php">Facebook ou MySpace : une mine d&#8217;or pour la police</a>, se plaisaient eux aussi à amalgamer Facebook et fichiers policiers, avec des arguments imparables : </p>
<blockquote><p>
«Facebook est très efficace, bien plus utile que les fichiers policiers comme Edvige. La Cnil ne nous met pas des bâtons dans les roues</p>
<p>Les gens racontent toute leur vie en détail. Et le plus fou: les informations sont exactes, la plupart ne mentent même pas.»
</p></blockquote>
<p>Si l&#8217;on peut comprendre que les criminels cherchent à mentir aux officiers de police judiciaire qui les interrogent, les internautes ont, par contre et aussi étonnant que cela puisse paraître, effectivement tendance à raconter la vérité -leur vérité- lorsqu&#8217;ils parlent à leurs amis…</p>
<p>Il ne se passe quasiment pas une semaine, depuis un an, sans que l&#8217;on apprenne, dans les médias, qu&#8217;un internaute n&#8217;a pas été recruté, ou bien qu&#8217;il a été licencié, parce que son ex-futur employeur avait découvert, sur son profil Facebook, une photo de lui (ou d&#8217;elle) les fesses à l&#8217;air, ou en train de faire la fête alors qu&#8217;il s&#8217;était déclaré en arrêt maladie. De temps à autre, des faits divers plus ou moins sordides révèlent également que l&#8217;on peut aussi être agressé, voire même assassiné, &#8220;<em>à cause de Facebook</em>&#8220;. </p>
<p>Lit-on jamais, dans le même temps, &#8220;<em>assassinée à cause d&#8217;un couteau</em>&#8220;, &#8220;<em>mort à cause d&#8217;une Peugeot</em>&#8220;, &#8220;<em>violée à cause d&#8217;un bistrot</em>&#8220;, &#8220;<em>licencié à cause d&#8217;une photo</em>&#8221; ? </p>
<p>Un peu de rigueur intellectuelle suffirait pourtant à requalifier les faits, et expliquer que ces faits divers médiatisés à l&#8217;envi n&#8217;ont pas eu lieu &#8220;<em>à cause de Facebook</em>&#8220;, mais à cause de la légèreté ou de l&#8217;inconscience de certains de ses utilisateurs, et plus encore du fait de la jalousie, de la bêtise ou de l&#8217;agressivité de leur employeur ou agresseur.  </p>
<h3>Des pédo-nazis à la nouvelle chienlit</h3>
<p>Il est si facile d&#8217;accuser l&#8217;internet en général, et les réseaux sociaux en particulier, de tous les maux. Et cela fait quinze ans que cela dure : la toute première émission de télévision consacrée, en France, à l&#8217;internet, en décembre 1995, se fit ainsi fort de <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2008/12/08/les-pedophiles-sont-sur-le-net-nous-aussi-et-tant-mieux/">rappeler</a> qu&#8217;&#8221;<em>outre quelques sites amusants comme celui du Louvre ou de la bibliothèque du Congrès, on ne trouvait guère sur l’Internet que des pirates, des néonazis et des pédophiles</em>&#8220;. </p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/68aff_ortf.jpg" alt="68aff_ortf" title="68aff_ortf" width="130" class="alignnone size-full wp-image-9295" hspace="3" vspace="3" align="right" />Depuis, on ne compte plus le nombre de reportages diabolisant ainsi le Net, accusé de faire le lit des &#8220;<em><a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/09/04/linternet-et-les-pedo-nazis-le-best-of/">pédo-nazis</a></em>&#8220;.</p>
<p>Depuis les attentats de septembre 2001, il faut bien évidemment aussi compter avec les terroristes, même s&#8217;il n&#8217;a jamais été établi que les kamikazes du 11 septembre aient utilisé le Net pour préparer leur forfait (voir &#8220;<a href="http://www.transfert.net/a7413">Terrorisme : les dessous de la filière porno</a>&#8220;). </p>
<p>On ne saurait non plus oublier les &#8220;<em>pirates</em>&#8220;, soi-disant responsables de la crise que traverse l&#8217;industrie musicale. Et depuis le scandale du fichier policier Edvige, et la prise de conscience que l&#8217;abus de fichiers et de surveillance peut nuire à la démocratie, il faut aussi désormais compter avec une nouvelle menace, ou plutôt un nouveau chiffon rouge : ceux qui montrent leurs fesses sur Facebook&#8230;</p>
<p>Leurs fesses, mais pas seulement : surfant sur cette vague somme toute conservatrice et réactionnaire, nous assistons également, depuis un an, à un festival de tirs à vue accusant le Net d&#8217;être &#8220;<em>la pire saloperie de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité</em>&#8221; (<a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/10/21/le-net-est-la-plus-grande-saloperie/">Jacques Séguéla</a>), de &#8220;<em>tout-à-l&#8217;égout de la démocratie</em>&#8221; (<a href="http://www.numerama.com/magazine/13345-Pour-Denis-Olivennes-Internet-est-le-tout-a-l-egout-de-la-democratie.html">Denis Olivennes</a>), sans oublier cette <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/47913-frederic-lefebvre-internet-mafia-drogue.htm">inénarrable saillie</a> de Frédéric Lefebvre, qui voulait ainsi prôner la labellisation des sites web : </p>
<blockquote><p>
&#8220;L’absence de régulation financière a provoqué des faillites. L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? </p>
<p>Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde. [...] La mafia s’est toujours développée là où l’État était absent ; de même, les trafiquants d’armes, de médicaments ou d’objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait leur nid.&#8221;
</p></blockquote>
<p>Le point d&#8217;orgue fut probablement la diffusion, sur leMonde.fr, de la désormais célèbre <a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/09/11/qu-a-vraiment-dit-brice-hortefeux_1238863_823448.html">vidéo</a> du dérapage de Brice Hortefeux qui, pour sa défense, expliqua qu&#8217;il ne se moquait pas des arabes, mais bien des Auvergnats. </p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/f2200000.gif" alt="Attention, la radio ment" title="Attention, la radio ment" width="130" height="162" class="alignnone size-full wp-image-9306" hspace="3" vspace="3" align="left" />Alors qu&#8217;elle avait été filmée par des journalistes de Public Sénat, et diffusée sur le site web du quotidien Le Monde, les soutiens du ministre de l&#8217;Intérieur n&#8217;eurent de cesse de <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/53034-brice-hortefeux-declarations-anti-internet.htm">s&#8217;en prendre à l&#8217;internet</a> et au &#8220;<em>fonctionnement malsain de la Toile</em>&#8220;, pour reprendre l&#8217;<a href="http://www.france-info.com/france-politique-2009-09-13-l-ump-et-le-gouvernement-font-bloc-derriere-le-ministre-de-l-342310-9-10.html">expression</a> de messieurs Devedjian et Besson, Jean-François Copé <a href="http://www.numerama.com/magazine/13907-jean-francois-cope-veut-un-debat-sur-internet-et-les-libertes.html">appelant</a> quant à lui de ses voeux à &#8220;<em>un débat public sur Internet et la liberté</em>&#8220;, <a href="http://www.slate.fr/story/10839/la-liberte-et-internet-par-jean-francois-cope-hadopi-menaces">au motif</a> que &#8220;<em>l&#8217;absence de règles est l&#8217;anarchie et la loi du plus fort</em>&#8220;. </p>
<p>Le plus en verve fut probablement Henri Guaino, la plume de Nicolas Sarkozy, qui, <a href="http://www.numerama.com/magazine/13901-henri-gaino-s-en-prend-lui-aussi-a-internet.html">interviewé</a> sur France Info, enchaîna les diatribes :</p>
<blockquote><p>
&#8220;Je trouve que nous entrons dans une société étrange où l&#8217;on ne peut plus rien dire, plus rien faire. La transparence absolue, c&#8217;est le début du totalitarisme, le comble du totalitarisme : il n&#8217;y a plus d&#8217;intimité, de discrétion, on est toujours surveillé, toujours contrôlé (&#8230;) il faut juste faire attention de ne jamais rien dire.</p>
<p>Internet ne peut être la seule zone de non-droit, de non-morale de la société, la seule zone où aucune des valeurs habituelles qui permettent aux gens de vivre ensemble ne soit acceptée. Je ne crois pas à la société de la délation généralisée, de la surveillance généralisée, c&#8217;est la pire des sociétés qui soit.&#8221;
</p></blockquote>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/181-237x300.gif" alt="La chienlit, c&#039;est lui" title="La chienlit, c&#039;est lui" width="130" class="alignnone size-medium wp-image-9314" hspace="3" vspace="3" align="right" />Ironie de l&#8217;histoire, le ministre de l&#8217;Intérieur venait précisément, la veille de la diffusion de la vidéo sur leMonde.fr, <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/09/15/hortefeux-fustige-la-videosurveillance-dont-il-a-fait-lobjet/">de se faire l&#8217;avocat</a> de la société de surveillance, en présentant son plan de déploiement de la vidéosurveillance : </p>
<blockquote><p>
 &#8220;Je suis naturellement attaché à la préservation des libertés individuelles. Je le dis clairement, et chacun peut le voir, la vidéo, c’est de la protection avant d’être de la surveillance. Les caméras ne sont pas intrusives, elles ne sont pas là pour épier, mais pour protéger. </p>
<p>Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmés ! Instaurer la vidéo-protection, c’est identifier les fauteurs de troubles, c’est décourager les délinquants ; c’est, surtout, veiller sur les honnêtes gens.&#8221;
</p></blockquote>
<p><a href="http://www.internetactu.net/2009/10/21/la-valeur-sociale-de-la-vie-privee/">Depuis Daniel Solove</a> on sait pourtant que la vie privée ne se résume pas à la négation de la tension entre le fort et le faible.</p>
<h3>De la chienlit à la novlangue</h3>
<p>Evoquant la montée en puissance de la société de surveillance, Alex Türk avait tenté de résumer la situation comme suit : &#8220;<em>Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous… Vous êtes en plein dedans !</em>&#8220;, avant de préciser que &#8220;<em>Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde orwellien</em>”.</p>
<p>L&#8217;an passé, la CNIL a <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/01/21/en-2008-la-cnil-a-constate-83-derreurs-dans-les-fichiers-policiers/">révélé</a> que plus d&#8217;un million de personnes sont enregistrées comme &#8220;<em>suspectes</em>&#8221; dans le plus important des fichiers policiers, alors qu&#8217;elles ont été blanchies par la justice. Les contrôles qu&#8217;elle a effectués dans ce même fichier ont révélé un taux de 83% d&#8217;erreurs. </p>
<p>La question n&#8217;est pas de savoir si l&#8217;on a quelque chose à se reprocher : le problème, c&#8217;est que même innocent, on peut être fiché, et considéré comme suspect. Ainsi, le FNAEG, fichier des empreintes génétiques créé initialement pour répertorier les criminels sexuels, a depuis été étendu aux simples suspects de plus de 130 crimes et délits. Résultat : <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/10/08/objectif-ficher-ladn-de-toute-la-population/">plus de 75%</a> des 1,08 millions de personnes qui y sont fichées au n&#8217;ont pas été condamnées, et sont donc toujours présumées innocentes de ce dont elles ont été suspectées. </p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/68aff_crsviolent-247x300.jpg" alt="68aff_crsviolent" title="68aff_crsviolent" width="130" class="alignnone size-medium wp-image-9293" hspace="3" vspace="3" align="left" />Un rapport parlementaire, commandé à la suite du scandale Edvige, a <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/05/13/comment-legaliser-les-fichiers-policiers/">révélé</a> que le nombre de fichiers policiers avait augmenté de 70% ces trois dernières années, et que <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/09/19/le-quart-des-58-fichiers-policiers-sont-hors-la-loi/">le quart</a> de ces 58 fichiers étaient &#8220;<em>hors la loi</em>&#8220;. La proposition de loi des députés, qui visait à mieux encadrer ces fichiers, a été &#8220;<em><a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/11/27/fichiers-policiers-les-gros-godillots-de-lump-et-de-la-cnil/">enterrée en grande pompe</a></em>&#8221; par le gouvernement. </p>
<p>Un mois auparavant, Brice Hortefeux venait de créer <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/10/18/adieu-edvige-bonjour-edwige%c2%b2/">deux nouveaux fichiers</a> en remplacement du défunt Edvige. L&#8217;un d&#8217;entre eux servira expressément aux enquêtes administratives effectuées pour jauger la &#8220;<em>moralité</em>&#8221; d&#8217;un certain nombre de salariés. Policiers, gendarmes, convoyeurs de fonds, contrôleurs RATP, employés dans les aéroports ou les autoroutes, arbitres de pelote basque, entraîneurs de lévriers&#8230; <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2008/12/06/futurs-fonctionnaires-ou-potentiels-terroristes/">Plus d&#8217;un million de personnes</a> sont concernées. Or, il suffit d’être “<em>suspecté</em>”, non pas d’avoir perpétré un “<em>acte</em>” délictueux, mais d’avoir adopté un “<em>comportement</em>” contraire “<em>à l’honneur</em>” ou “<em>aux bonnes moeurs</em>” pour y être fiché&#8230; et licencié.</p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/190-224x300.gif" alt="Sois jeune et tais toi" title="Sois jeune et tais toi" width="130" class="alignnone size-medium wp-image-9316" hspace="3" vspace="3" align="right" />Pendant ce temps-là, Brice Hortefeux et ceux qui le soutiennent tentent d&#8217;assimiler l&#8217;internet à une &#8220;<em>société de surveillance</em>&#8220;&#8230; et la notion de &#8220;<em>vie privée</em>&#8221; est <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/01/28/le-monde-entier-enterre-la-vie-privee/">réduite</a> au seul &#8220;<em>droit à l&#8217;oubli</em>&#8221; sur l&#8217;internet, incarné par ces adolescents qui, s&#8217;exprimant sur Facebook, risquent de voir leurs propos archivés par Google pendant des années&#8230;</p>
<p>Il y a un mot pour qualifier cela : c’est de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue">novlangue</a>, du nom donné à cette &#8220;<em>simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à empêcher l&#8217;expression de pensées hétérodoxes ou critiques</em>&#8220;. </p>
<p>On ne retient généralement de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_%28roman%29">1984</a>, le roman de George Orwell, que la seule société de surveillance. O, la Police de la pensée de Big Brother ne “<em>surveille</em>” pas pour “<em>surveiller</em>“, mais pour se maintenir au pouvoir, ce pour quoi elle cherche à contrôler les mots, les pensées. </p>
<p>La question de la “<em>vie privée</em>” est politique : il n’y a pas de libertés sans vie privée, et le sujet est autrement plus intéressant, important et vital pour nos démocraties que ces <a href="http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/">histoires d&#8217;ados qui montrent leurs fesses sur Facebook</a>…</p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/108-207x300.gif" alt="Nous sommes tous indésirables" title="Nous sommes tous indésirables" width="130" class="alignnone size-medium wp-image-9313" hspace="3" vspace="3" align="left" />Problème : les internautes sont la nouvelle chienlit. Pas tous les internautes, certes : ceux qui se contentent d&#8217;y faire leurs courses n&#8217;ont rien à craindre. Ceux qui, par contre, s&#8217;en servent pour s&#8217;exprimer sur les réseaux sociaux, blogs, forums, et y témoigner, notamment, de leurs mécontentements, ceux-là font peur. Parce qu&#8217;ils osent s&#8217;attaquer de front à ceux dont le métier, ou la fonction, est de porter la parole publique, sinon de maîtriser, voire façonner l&#8217;opinion.  </p>
<p>Il y a quelques années, l&#8217;internet faisait peur aux journalistes, l&#8217;internet allait tuer la presse. Puis ce fut le tour des industriels et professionnels de la musique, habilement relayés par bon nombre d&#8217;intellectuels et de politiques, dont les postures de commandeurs sont débattues sur le Net, et remises en question, et qui ne goûtent pas du tout ce genre de contradiction venue d&#8217;&#8221;<em>en bas</em>&#8220;, venue du &#8220;<em>peuple</em>&#8220;. </p>
<p>Mais contrairement aux années 60-70, la &#8220;<em>jeunesse</em>&#8221; ne cherche pas particulièrement à défier le conservatisme de la génération d&#8217;avant : en ce XXIe siècle, ce sont les &#8220;<em><a href="http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/">vieux cons</a></em>&#8220;, hostiles aux libertés associées à l&#8217;internet, qui se mettent à agresser ces &#8220;<em><a href="http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/">petits cons</a></em>&#8221; d&#8217;internautes.</p>
<p><a href="http://fr-fr.facebook.com/jean.marc.manach">jean.marc.manach</a> (sur Facebook), <a href="http://twitter.com/manhack">manhack</a> (sur Twitter).</p>
<p><em>Illustrations : <a href="http://achard.info/mai/">affiches</a> de mai 68, à l&#8217;exception du &#8220;<a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Stasi_2.0.svg">Stasi 2.0</a>&#8220;, utilisé en Allemagne, depuis 2007, pour <a href="http://allemagne-et-plus.a18t.net/?p=24">dénoncer</a> la société de surveillance et l&#8217;inflation des mesures sécuritaires proposées par le ministère de l&#8217;Intérieur.</em></p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/economie-de-lattention/" title="économie de l&#039;attention" rel="tag nofollow">économie de l&#039;attention</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/communaute/" title="communauté" rel="tag nofollow">communauté</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/identite/" title="identité" rel="tag nofollow">identité</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/identites-actives/" title="identités actives" rel="tag nofollow">identités actives</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/innovation-sociale/" title="innovation sociale" rel="tag nofollow">innovation sociale</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/non-usage/" title="non-usage" rel="tag nofollow">non-usage</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/participation/" title="Participation" rel="tag nofollow">Participation</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/politiques-publiques/" title="politiques publiques" rel="tag nofollow">politiques publiques</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/reseaux/" title="réseaux" rel="tag nofollow">réseaux</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/reseaux-sociaux/" title="réseaux sociaux" rel="tag nofollow">réseaux sociaux</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/surveillance/" title="surveillance" rel="tag nofollow">surveillance</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/web-20/" title="web 2.0" rel="tag nofollow">web 2.0</a><br />
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		<title>André Gunthert : “Internet est une révolution de la consultation plus que de la production”</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 09:21:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Identité numérique]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a 4 ans, nous rencontrions André Gunthert, directeur du  Laboratoire d&#8217;histoire visuelle contemporaine (Lhivic),  pour évoquer avec lui la révolution Flickr. Depuis, le web 2.0 s&#8217;est largement installé, même s&#8217;il a aussi largement montré ses limites, notamment à transformer tout un chacun en producteur de contenus, d&#8217;images, de vidéos, de textes&#8230; Il n&#8217;est pas étrange qu&#8217;aujourd&#8217;hui, ce ne&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Il y a 4 ans, nous rencontrions André Gunthert, directeur du  <a href="http://www.lhivic.org/info/">Laboratoire d&#8217;histoire visuelle contemporaine (Lhivic)</a>,  <a href="http://www.internetactu.net/2006/06/08/flickr-lune-des-choses-les-plus-importantes-qui-soit-arrive-a-la-photographie/">pour évoquer avec lui la révolution Flickr</a>. Depuis, le web 2.0 s&#8217;est largement installé, même <a href="http://novovision.fr/?+-web-2-+">s&#8217;il a aussi largement montré ses limites</a>, notamment à transformer tout un chacun en producteur de contenus, d&#8217;images, de vidéos, de textes&#8230; Il n&#8217;est pas étrange qu&#8217;aujourd&#8217;hui, ce ne soit plus tant la manière dont on produit des images qu&#8217;il nous intéressait d&#8217;interroger, <a href="http://www.internetactu.net/2010/01/20/comment-consultons-nous-les-images/">que la manière dont on les consulte</a>. </p>
<p>Le web créatif des amateurs est-il en train de céder le pas face au web des industries culturelles ? Chacun à leur mesure, Hadopi comme l&#8217;iPad d&#8217;Apple, <a href="http://culturevisuelle.org/totem/396">&#8220;un outil tout entier dédié à la consultation&#8221;</a>, n&#8217;en sont-ils pas les premiers symboles ? </p></blockquote>
<p><strong>InternetActu.net : Le contenu généré par l&#8217;utilisateur (User generated content, UGC) est-il vraiment le &#8220;trésor&#8221; du web 2.0 ? Qu&#8217;est-ce qui est plus important finalement sur YouTube, les quelques vidéos créées par les amateurs ou cette transformation radicale de la diffusion ?</strong></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/cinemadoc/4297452846/"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/02/gunthertparRoubinet.png" alt="André Gunthert par Didier Roubinet" title="André Gunthert par Didier Roubinet" width="336" height="501" class="size-full wp-image-9282" hspace="6" vspace="6" align="left" /></a><strong>André Gunthert :</strong> Sur YouTube, le modèle dominant n&#8217;est pas celui de la création de contenus. Sur Youtube, nos enfants ne produisent pas de vidéos. Ils sélectionnent des contenus. Leur usage principal : c&#8217;est le visionnage. </p>
<p>Les chercheurs ont tendance à considérer la production plutôt que l&#8217;activité de consommation. Ils n&#8217;observent pas beaucoup non plus l&#8217;espace du partage, qui se situe entre les deux et dont le signalement, tel qu&#8217;il se pratique sur Facebook ou Twitter, est certainement l&#8217;activité majeure. On construit nos identités numériques par du signalement d&#8217;articles, de vidéos, d&#8217;images. C&#8217;est du flux qu&#8217;on transmet. Les deux activités les plus importantes ne sont donc pas du ressort de la production. On est resté avec l&#8217;idée que les nouveaux outils numériques facilitaient la réalisation d&#8217;images &#8211; et c&#8217;est vrai -, mais ce n&#8217;est rien par rapport à la révolution de la diffusion. </p>
<p>Cette dimension de la consultation est essentielle, d&#8217;autant qu&#8217;elle ne s&#8217;effectue plus comme autrefois. La différence avec les médias traditionnels est qu&#8217;on y est actif : ce que l&#8217;on trouve &#8220;personne&#8221; ne l&#8217;a trouvé pour nous. </p>
<p><strong>InternetActu.net : Longtemps, pour consulter les contenus nous avons eu besoin de les collectionner&#8230;</strong></p>
<p><strong>André Gunthert :</strong> Mes enfants ne ressentent pas le besoin d&#8217;accumuler les contenus. Jeune étudiant, la Bibliothèque nationale était mon deuxième bureau, j&#8217;y allais presque tous les jours. J&#8217;achetais très peu de livres, seulement les ouvrages récents. Un jour, je rends visite à un ami à Fribourg, qui avait une très belle bibliothèque. Il était loin de tout, il avait besoin d&#8217;un outil de référence. La conservation des contenus, que nous percevons comme un réflexe naturel est en réalité dicté par un contexte, qui peut évoluer.</p>
<p>Pour les images, la situation d&#8217;abondance est très nouvelle. La volonté de rassembler tous les livres existe depuis Alexandrie. Il y a eu des pinacothèques, mais il n&#8217;y a jamais eu de BNF des images. YouTube ou Google Images offrent des ressources auxquelles nous n&#8217;avons jamais eu accès. C&#8217;est bien une révolution de la consultation plus que de la production.</p>
<p>Cette réflexion est liée aux transformations de la période récente et notamment au déplacement de l&#8217;investissement social du grand public de l&#8217;espace institutionnel vers l&#8217;espace personnel. Dans les années 1960, les modèles sociaux ont le vent en poupe : les partis et les syndicats sont les modèles d&#8217;organisation de la société, alors que la famille, jugée conservatrice, est dévalorisée. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est l&#8217;inverse. La famille est au premier rang de l&#8217;investissement social. Le succès de Facebook s&#8217;explique si l&#8217;on prend en compte ce grand déplacement de la confiance ou de la défiance selon le point de vue où l&#8217;on se place. Tous les éléments en perte de vitesse sont marqués du sceau des institutions, alors que tout ce qui est marqué du sceau du personnel est valorisé&#8230; Et toute l&#8217;économie du signalement de Facebook est circonscrite à cette dynamique. Ce ne sont pas tant les capacités particulières de Facebook qui font son succès, que ce qu&#8217;il valorise : le local, la dimension personnelle, le groupe d&#8217;amis comme nouveau noyau social. </p>
<p>Dans cette dynamique, l&#8217;image est bien sûr située du côté de la culture privée. L&#8217;image est l&#8217;une des choses qu&#8217;on n&#8217;apprend pas à l&#8217;école. Elle se situe du côté du modèle de l&#8217;investissement personnel : l&#8217;explosion de l&#8217;image ne s&#8217;explique pas seulement parce que c&#8217;est une ressource abondante, facile à produire, mais surtout, parce qu&#8217;elle est pour chacun de nous quelque chose d&#8217;intime et de proche. Elle appartient à notre culture personnelle, celle, &#8220;sauvage&#8221;, que nous avons construit nous-mêmes, comme nous construisons ce que nous cherchons sur Google. Le fonctionnement sémantique de l&#8217;image est plus fluide, moins fixé que la transmission du langage ou d&#8217;autres formes d&#8217;information codée. Cela tient en partie à la dimension sémiotique particulière de l&#8217;image, mais surtout au facteur culturel. Tout ce qui appartient à la culture sauvage bouge, circule. Les significations véhiculées par l&#8217;image ont un grand caractère de fluidité, de plasticité. L&#8217;image est un outil pour jouer, pour produire du sens second, de la dérivation&#8230; La contrepartie, c&#8217;est le risque de la mécompréhension, la mésinterprétation&#8230; La plasticité de l&#8217;image comporte en elle-même une ambiguïté native, qui favorise par exemple la publicité ou à la propagande&#8230; La question de notre environnement numérique interroge en profondeur le passage d&#8217;un espace personnel, devenu si dense, à un espace public, devenu multiple. </p>
<p><strong>InternetActu.net : Paradoxalement, est-ce que l&#8217;abondance de contenus ne signe pas la fin de leur conservation ?</strong></p>
<p><strong>André Gunthert :</strong> On n&#8217;a jamais tout conservé. La photo est d&#8217;ailleurs un très bon exemple : on a perdu bien plus d&#8217;images qu&#8217;on n&#8217;en a gardées, et c&#8217;est probablement tant mieux. Pourquoi ? Parce qu&#8217;on ne peut pas appliquer les mêmes critères à la production familiale ou privée qu&#8217;à l&#8217;oeuvre d&#8217;art. L&#8217;image a différentes fonctions et notamment certaines qui sont de consommation rapide et périmable. Il faut remettre en contexte nos usages des images.</p>
<p>On s&#8217;aperçoit alors qu&#8217;il y a de nombreux cas où l&#8217;image ne sert que de façon très provisoire&#8230; Il y a plusieurs usages de l&#8217;image comme il existe différents types de mémoire (moyen, court et long terme). L&#8217;usage récent de photographier le numéro de sa place de parking est un exemple d&#8217;information qui n&#8217;a aucune pertinence à long terme. L&#8217;erreur est d&#8217;appliquer des raisonnements liés aux modèles de l&#8217;archive à des activités qui n&#8217;ont pas vocation à en générer. Sur Facebook on poste beaucoup d&#8217;images. Mais on en détruit aussi beaucoup. L&#8217;usage de la photo sur Facebook est un usage relationnel. Une fois qu&#8217;elle a rempli sa fonction (créer du lien, une fonction qui dure entre 24 et 72h), elle n&#8217;a plus lieu d&#8217;être.</p>
<p>Bien sûr, pour les lettrés, comme les blogueurs, le reflexe de la conservation et de la collection est dans nos gènes. On a commencé à réfléchir avec des bibliothèques&#8230; La collection, c&#8217;est les Lumières, la naissance du British Museum, c&#8217;est-à-dire le moment où on transforme les cabinets de curiosité en réserves de savoir, en corpus organisés, en outil culturel. Ce sont des collectionneurs qui ont inventé l&#8217;histoire, l&#8217;archéologie. Notre rapport au savoir et à la politique se transforme à partir de là. Cette organisation du réel se perpétue, mais une autre logique se superpose :  celle d&#8217;une consommation immédiate et très rapide des contenus. </p>
<p>J&#8217;ai perdu successivement 5 ou 6 bases bibliographiques composées avec <a href="http://www.zotero.org/">Zotero</a>, perdant avec dépit plusieurs milliers de références. Mais je me suis rendu compte que je ne les consultais pas. Nous subissons une pression du présent, qui mange le passé. Tout se passe comme si l&#8217;offre de nouveaux contenus était de toute façon plus importante que le reste. Notre comportement par rapport à l&#8217;archive se modifie. Parmi mes collections, les DVD que j&#8217;ai achetés depuis 10 ans sont probablement ceux que j&#8217;ai le moins reconsultés. Comme pour la technologie, où le meilleur modèle est toujours celui d&#8217;après-demain, notre attention est en permanence sollicitée par la promesse, ce qui s&#8217;articule mal avec la mobilisation de nos désirs passés. Nos collections prennent la poussière, s&#8217;étiolent et meurent sans même qu&#8217;on s&#8217;en aperçoive.</p>
<p>Ajoutons que dans les discussions que nous avons aujourd&#8217;hui sur l&#8217;archive, la vision qu&#8217;on a de la conservation est souvent idéalisée. Il faudrait aussi rappeler la dimension contraignante de l&#8217;archive. La réalité de l&#8217;archive, c&#8217;est le contrôle de son accès. Notre nouvelle situation, celle de l&#8217;accès permanent, pose de nombreux problèmes, mais ce qu&#8217;elle nous ouvre en termes de ressources est sans commune mesure avec l&#8217;état antérieur. Pour l&#8217;instant, ce qu&#8217;on a gagné avec internet est plus précieux que ce que l&#8217;on a perdu. </p>
<p>Chez les plus jeunes, je constate que l&#8217;idée de collection est étrange. L&#8217;idée d&#8217;acheter des choses pour les garder les surprend. Ils ont du mal à comprendre l&#8217;utilité de l&#8217;archive: ils vivent sur l&#8217;idée de l&#8217;abondance des contenus, de la disponibilité permanente et  perpétuelle des images, orientée vers le futur et non pas vers le passé. Il y a des serveurs qui, magiquement, maintiennent disponibles un contenu désirable&#8230; Le contenu de demain sera toujours plus désirable que le contenu de la veille, et si tu ne trouves pas ce que tu cherches, tu as toujours à ta disposition un contenu de remplacement. Sur Youtube, il y a toujours une réponse. La sérendipité est comme une pertinence seconde, qui vient se substituer à la réponse exacte. </p>
<p><strong>InternetActu.net : Ce que vous décrivez à une conséquence&#8230; Le monde est restreint à ce qui est disponible. Ce qui ne l&#8217;est pas n&#8217;existe pas&#8230; </strong></p>
<p><strong>André Gunthert :</strong> Oui, la question est bien celle de la disponibilité. Pour exister aujourd&#8217;hui dans l&#8217;espace culturel, il faut exister dans cet écosystème là. </p>
<p><strong>InternetActu.net : Vous dessinez la problématique d&#8217;une histoire de la consultation d&#8217;internet&#8230;</strong></p>
<p><strong>André Gunthert :</strong>  La consultation est difficile à décrire. Alors que la production est souvent interprétée à partir d&#8217;une observation au cas par cas, sur le modèle de l&#8217;oeuvre, la consommation est mesurée globalement, de façon statistique. Je pense que le paysage de la consultation ne pourra apparaître qu&#8217;à partir d&#8217;une observation beaucoup plus rapprochée et plus précise. Sur mon blog, j&#8217;essaie d&#8217;enregistrer des exemples en contexte: <a href="http://culturevisuelle.org/totem/253">Comment nos enfants, en faisant des recherches sur Youtube, lui adressent leurs rêves</a> ? Pour eux, c&#8217;est déjà un réflexe évident.</p>
<p>Il y a là de nouvelles problématiques à créer. On peut regarder le développement de jeux sociaux. La visualisation en commun de  vidéos à succès, dans un contexte amical ou familial, par exemple. Typiquement, c&#8217;est la tante qui n&#8217;a pas vu ses neveux depuis longtemps, et qui leur propose de regarder ensemble des vidéos sur son ordinateur. A la manière des jeux de cartes Panini qu&#8217;on échangeait dans les cours de récréation, il y a là un nouveau rituel social, un équivalent du conte de fées raconté au coin du feu ou de la prière avant de s&#8217;endormir. Les vidéos (vidéo gags, hits, publicités originales&#8230;) servent de monnaie d&#8217;échange pour fabriquer du lien social. On échange de petits objets qui ne coûtent pas cher mais, dont la consommation en commun est précieuse, sur le modèle anthropologique du don contre-don. </p>
<p>Bien sûr, comme le soulignait le sociologue Sylvain Maresca, <a href="http://culturevisuelle.org/viesociale/390">dans un récent billet évoquant la non-utilisation d&#8217;écran photo connecté par certains membres d&#8217;une famille</a>, l&#8217;installation d&#8217;une nouvelle culture ne se fait pas sans exclusion. La culture est un combat identitaire, qui ne va pas sans perte ni sans douleur. </p>
<p><strong>InternetActu.net : Et la mémoire alors ?</strong></p>
<p><strong>André Gunthert :</strong> Le discours sur la perte des données numériques est un leurre. Nous avons aujourd&#8217;hui un problème de trop-plein, de tri et de sélection. Ce dont on a besoin c&#8217;est d&#8217;une bonne gestion de l&#8217;oubli. La discussion sur le droit à l&#8217;oubli initiée par la secrétaire d&#8217;Etat à l&#8217;économie numérique est mal posée, mais elle demeure une bonne question face à l&#8217;univers numérique qui par défaut conserve tout&#8230; Ce qui est vite ingérable. Gmail propose de conserver par défaut tous nos mails. Tout y est accumulé, mais le tri s&#8217;effectue grâce à notre mémoire réelle: par ce dont on arrive à ce souvenir. Ce qu&#8217;on a oublié, c&#8217;est ce qui n&#8217;était pas important. C&#8217;est parce qu&#8217;on ne l&#8217;a pas oublié qu&#8217;on sait comment retrouver un vieux mail d&#8217;il y a trois ans !</p>
<p>Nous avons trop de mémoires numériques. La bonne réponse n&#8217;est pas la mémoire, mais l&#8217;histoire. L&#8217;histoire, c&#8217;est ce qui reste quand on a fait le tri, ce qu&#8217;on a jugé important, ce qui fait sens.</p>
<p>L&#8217;une des réponses que j&#8217;ai développées sans m&#8217;en rendre compte avec <a href="http://www.arhv.lhivic.org/">ARHV</a> puis <a href="http://culturevisuelle.org">Culture Visuelle</a>, c&#8217;est de faire l&#8217;histoire en cours de route, d&#8217;essayer aussi vite que possible d&#8217;interpréter, de fixer une signification, de focaliser sur les éléments symptomatiques&#8230; Produire du sens est une réponse efficace en termes de gestion de l&#8217;information.</p>
<p>L&#8217;important, ce n&#8217;est peut-être pas les collections de photos qu&#8217;on amasse, mais l&#8217;acte de produire la photo. Comprendre pourquoi prendre une photo est important au moment où on la prend, plutôt que pour sa pseudo-valeur mémorielle. Ce sont les nouvelles questions qui s&#8217;ouvrent à partir de l&#8217;observation des outils d&#8217;aujourd&#8217;hui. </p>
<p><em>Propos recueillis par Hubert Guillaud, le 27 janvier 2010. </em></p>
<p><em>André Gunthert est maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il dirige le <a href="http://www.lhivic.org/info/">Laboratoire d&#8217;histoire visuelle contemporaine (Lhivic)</a>, première équipe de recherche française consacrée aux </em>visual studies<em>, qu&#8217;il a créé en 2005. Il a fondé en 1996 la première revue scientifique francophone consacrée à l&#8217;histoire de la photographie, </em>Etudes photographiques<em>, qu&#8217;il a dirigée jusqu&#8217;en 2008. Ses travaux actuels portent sur les nouveaux usages des images numériques et les formes visuelles de la culture populaire. Il a lancé récemment <a href="http://culturevisuelle.org">une plateforme de blogs consacrée à la culture visuelle</a>, sur laquelle il tient <a href="http://culturevisuelle.org/icones/">son propre carnet de recherche</a>, qu&#8217;il faut compléter par <a href="http://culturevisuelle.org/totem/">son bloc-note personnel</a>. </em></p>
<p><em>Image : André Gunthert lors d&#8217;une récente intervention présentant Culture Visuelle, <a href="http://www.flickr.com/photos/cinemadoc/4297452846/">par Didier Roubinet</a>.</em></p>
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		<title>Soyons sérieux, jouons! (2/5) : les nouvelles formes de jeu</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2010/02/02/soyons-serieux-jouons-25-les-nouvelles-formes-de-jeu/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 09:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Education et formation]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu]]></category>
		<category><![CDATA[Services]]></category>

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		<description><![CDATA[A quoi ressembleront les jeux sérieux de demain ? En effet, il serait bien possible que le &#8220;jeu vidéo&#8221; tel que nous le connaissons ne soit qu&#8217;une forme transitoire, contrainte par une technologie encore immature et limitée dans son concept. De nouvelles formes de jeux apparaissent aujourd&#8217;hui, et certaines d&#8217;entre elles pourraient bien se révéler plus adaptées à des buts&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A quoi ressembleront les jeux sérieux de demain ? En effet, il serait bien possible que le &#8220;jeu vidéo&#8221; tel que nous le connaissons ne soit qu&#8217;une forme transitoire, contrainte par une technologie encore immature et limitée dans son concept. De nouvelles formes de jeux apparaissent aujourd&#8217;hui, et certaines d&#8217;entre elles pourraient bien se révéler plus adaptées à des buts &#8220;sérieux&#8221; que d&#8217;autres : soit parce qu&#8217;elles sont moins onéreuses à réaliser que les jeux vidéo traditionnels, soit parce que par nature elles se prêtent plus facilement à l&#8217;enseignement ou la formation ou suscitent plus aisément la réflexion&#8230;</p>
<h3>On sort de l&#8217;écran</h3>
<p>Depuis la Wii, le corps a cessé d&#8217;être un appendice inutile pour reprendre ses droits. Avec des interfaces adaptées (comme la tablette Wii Fit), des programmes d&#8217;entraînement guident les actions des joueurs dans l&#8217;espace réel. Et bien entendu, cela a donné naissance à toute une nouvelle gamme d&#8217;applications &#8220;sérieuses&#8221;, celles qui se consacrent à la santé.</p>
<p>Mais la Wii n&#8217;est la seule illustration de cette tendance du jeu à envahir le monde physique. Le &#8220;jeu pervasif&#8221; (ou ubiquitaire, voire aussi géolocalisé) en est une autre. Descendant branché des anciennes &#8220;courses au trésor&#8221;, des &#8220;jeux de rôle grandeur nature&#8221;, les jeux pervasifs utilisent des technologies numériques, mais se déroulent dans l&#8217;espace physique et notamment dans l&#8217;espace public. Comme le célèbre &#8220;<a href="http://www.pacmanhattan.com/">Pac-Manhattan</a>&#8221; qui met en scène des joueurs munis de mobiles recréant une version grandeur nature de Pacman. </p>
<p>Pour un collectif comme <a href="http://www.blasttheory.co.uk">Blast Theory</a>, le jeu pervasif, loin d&#8217;être un simple amusement, implique une réflexion sociale et culturelle profonde, particulièrement à cause de l&#8217;emploi systématique de l&#8217;informatique mobile, une technologie utilisée notamment par les moins favorisés : <em>&#8220;les adolescents, les personnes âgées, les SDF, les ruraux, tout le monde utilise des portables. C&#8217;est une puissante force de transformation culturelle&#8221;</em>, <a href="http://www.wired.com/gadgets/wireless/news/2003/12/61721">affirme l&#8217;un des créateurs du groupe, Matt Adams, dans une interview à <em>Wired</em></a>.</p>
<p>Blast Theory organise ainsi des évènements à mi-chemin entre le jeu et la performance artistique, comme <a href="http://www.blasttheory.co.uk/bt/work_cysmn.html">Can you see me now</a>, qui met en scène des &#8220;fugitifs&#8221; essayant à se cacher dans une ville donnée (diverses parties se sont déroulées à Barcelone, Chicago, Rotterdam ou Tokyo) tandis que d&#8217;autres joueurs, connectés à l&#8217;internet, cherchent à les débusquer en suivant leurs mouvements réels tels qu&#8217;ils sont reflétés dans une reproduction virtuelle en 3D de la cité  (<a href="http://vimeo.com/5489402">vidéo</a>).</p>
<p><object width="580" height="380"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5489402&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5489402&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="580" height="380" align="left" hspace="6"></embed></object>
<p><a href="http://vimeo.com/5489402">Can You See Me Now? Tokyo</a> from <a href="http://vimeo.com/blasttheory">Blast Theory</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>Le jeu pervasif a également été adapté à des fins éducatives. Dans la municipalité de Regenbourg en Allemagne, on utilise un tel jeu, Rexplorer (<a href="http://hci.rwth-aachen.de/materials/publications/ballagas2006a.pdf">.pdf</a>), pour initier les touristes à l&#8217;histoire de la ville (<a href="http://www.youtube.com/v/Mf7m97tF3Ls&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;">vidéo</a>).<br />
 <br />
<object width="580" height="380"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Mf7m97tF3Ls&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Mf7m97tF3Ls&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="580" height="380" align="left" hspace="6"></embed></object><br />
 <br />
Chaque joueur se voit confier un smartphone possédant non seulement des fonctionnalités de géolocalisation mais également susceptible de procéder à la reconnaissance de mouvements. Le touriste se promène ensuite dans la ville où il rencontre divers &#8220;esprits&#8221; (personnages historiques) par l&#8217;intermédiaire de son téléphone portable. Pour communiquer avec ces esprits et accomplir ses quêtes, il lui faudra effectuer certains gestes &#8220;particuliers&#8221; avec son portable. Rexplorer est intéressant à plus d&#8217;un titre : parce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un jeu pervasif sérieux, bien sûr, mais parce qu&#8217;il incorpore aussi la gestuelle dans le gameplay, comme le ferait une Wii.</p>
<p>Reste que le principe de ces jeux n&#8217;est pas nouveau et que, s&#8217;il est souvent démonstratif, il peine à convaincre et à s&#8217;imposer, comme s&#8217;en désole le chercheur <a href="http://www.liftlab.com/think/nova/">Nicolas Nova</a> dans son livre sur les <a href="http://www.amazon.fr/Médias-Géolocalisés-Nicolas-Nova/dp/2916571205/internetnet-21"><em>Médias géolocalisés</em></a>: <em>&#8220;dix ans après les premières tentatives, on ne peut que constater la stagnation du domaine. Il est effectivement rare de rencontrer des innovations qui dépassent les scénarios classiques&#8221;</em> (à savoir jeux de rôle grandeur nature, jeux de collecte d&#8217;objets, course d&#8217;orientation&#8230;).</p>
<h3>Vers un retour des jeux de plateaux ?</h3>
<p>Paradoxalement, cette multiplication des nouvelles technologies pourraient signer un retour à de formes plus traditionnelles du jeu. L&#8217;une des grandes pertes causées par l&#8217;avènement du jeu vidéo est la disparition du jeu en tant qu&#8217;objet artisanal voire artistique, comme ces magnifiques échiquiers, tables de backgammon et autres <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Goban">Gobans</a> qui ont été créés tout au long de l&#8217;histoire. Alors que les jeux ont tendance à disparaître derrière nos écrans, les jeux physiques ne sont peut-être pas encore tout à fait mort et les nouvelles technologies pourraient redonner un coup de jeune aux bons vieux damiers, pions et dés (<a href="http://www.internetactu.net/2006/04/21/plateaux-interactifs/">voir par exemple ces quelques propositions de plateaux interactifs</a>). <a href="http://www.hml.queensu.ca/node/249">Des chercheurs canadiens</a> ont ainsi mis au point une technologie, qui, selon les auteurs, pourrait bien signer le retour des jeux de plateaux, ou ouvrir une nouvelle perspective entre les jeux de plateaux et les jeux de figurines utilisés dans nombre de <em>wargames</em>. Il s&#8217;agit de rendre interactifs les petits hexagones en carton qu&#8217;on trouve dans de nombreux jeux, susceptibles, via un système de projection, d&#8217;afficher des images animées et surtout d&#8217;interagir entre eux (<a href="http://www.youtube.com/v/Ec4fYs2FtNo&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;">voir vidéo</a>).<br />
 <br />
<object width="580" height="380"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Ec4fYs2FtNo&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Ec4fYs2FtNo&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="580" height="380" align='right' hspace='6'></embed></object><br />
 <br />
Il deviendrait donc possible de construire dynamiquement, via cette technique ou d&#8217;autres, comme  les systèmes de tables interactifs <a href="http://www.microsoft.com/surface/">Surface de Microsoft</a>, des plateaux de jeux mouvants, capables de se transformer selon les interactions entre ses composants</p>
<h3>&#8220;Ceci n&#8217;est pas un jeu&#8221;</h3>
<p>Une forme particulière de jeu a retenu l&#8217;attention des concepteurs de jeux sérieux. Il s&#8217;agit du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeu_en_réalité_alternée">jeu à &#8220;réalité alternée&#8221;</a> (<em>Alternate reality game</em>, ou ARG).</p>
<p>Le jeu à réalité alternée met en scène une série d&#8217;énigmes à résoudre, de puzzles, de chiffres qui peuvent se trouver sur le web, mais également s&#8217;incarner dans divers objets, être publiés dans des articles de journaux, voire apparaitre dans des e-mails et des coups de téléphone reçus par les joueurs (et parfois parait-il au beau milieu de la nuit). Parce qu&#8217;il embrasse le numérique sans s&#8217;y limiter, le jeu à réalité alternée se révèlera probablement comme une tendance lourde de l&#8217;avenir ludique.<br />
 <br />
Le premier de ces jeux, <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Beast_%28game%29"">The Beast</a></em> avait été lancé en support marketing au film <em>Artificial Intelligence</em> de Steven Spielberg. Lors du générique de fin (au cours duquel clignotaient les mots <em>&#8220;this is not a game&#8221;</em>, &#8220;ceci n&#8217;est pas un jeu&#8221;), on pouvait lire des remerciements à <em>&#8220;<a href="http://bangaloreworldu-in.co.cloudmakers.org/salla/default.html">Jeanine Salla</a>, thérapeute pour machines conscientes&#8221;</em>. Ceux qui avaient la curiosité de googler ce nom se rendaient sur sa page web, appartenant à l&#8217;université de Bangalore, fondée en&#8230; 2021 ! Ceux qui continuaient leur investigation découvraient qu&#8217;un ami de Jeanine Sala, un certain Evan Chan, était mort dans des conditions mystérieuses&#8230; Très vite, le web vit proliférer discussions, recherches et interrogations autour de ce mystère jusqu&#8217;au jour ou une communauté virtuelle qui se nommait elles même les &#8220;<a href="http://www.cloudmakers.org/">cloudmakers</a>&#8221; (faiseurs de nuages)  réussit à cracker le mystère dans son ensemble.</p>
<p>La structure de l&#8217;ARG le rend particulièrement adapté à la création de jeux persuasifs, commerciaux ou militants, comme le montre sa mise en pratique par le groupe <a href="http://www.internetactu.net/2008/01/09/la-realite-alternative-au-service-de-la-musique/">Nine Inch Nails</a>, en soutien à la commercialisation d&#8217;un de leurs albums. Si le jeu pervasif a tendance à brouiller la circonférence du &#8220;<a href="http://www.internetactu.net/2010/01/28/soyons-serieux-jouons-15-prendre-le-jeu-au-serieux/">cercle magique</a>&#8221; en faisant de l&#8217;environnement quotidien un espace pour le jeu, l&#8217;ARG la fait voler en éclats et abolit les frontières entre jeu et sérieux, réalité et fiction.<em>&#8220;This is not a game&#8221;</em>, la formule mystérieuse qui s&#8217;affichait lors du générique d&#8217;<em>Artificial Intelligence</em>, est d&#8217;ailleurs devenu la devise de ce nouveau genre.</p>
<p><a href="http://www.seanstewart.org/interactive/aiintro/">Sean Stewart</a>, un des principaux concepteurs de <em>The Beast</em>,  explique que le jeu à  réalité alternée doit répondre à quatre critères établis par le patron du projet, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jordan_Weisman">Jordan Weisman</a>:</p>
<ul>
<li>1. L&#8217;histoire qu&#8217;il raconte doit être découpée en fragments, qu&#8217;il faudra bien entendu collectionner et mettre en relation.</li>
<li>2. Le jeu doit être coopératif et collectif.</li>
<li>3. Le jeu est plus intéressant si personne ne sait qui en est l&#8217;auteur ni quelles sont ses intentions. </li>
<li>4. Le jeu doit venir vers le joueur, par autant de conduits que possible. Le jeu à réalité alternée s&#8217;impose au joueur. L&#8217;immersion se fait donc dans le sens inverse d&#8217;un jeu vidéo traditionnel.</li>
</ul>
<p>De nombreuses applications &#8220;sérieuses&#8221; du jeu à réalité alternée existent déjà&#8230; et pour cause. Par sa structure même, l&#8217;ARG encourage la recherche d&#8217;informations, le recoupement des données, le goût pour une certaine érudition. C&#8217;est l&#8217;enfant illégitime de Jorge luis Borges qui imaginait déjà en 1940, dans sa nouvelle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tl%C3%B6n,_Uqbar,_Orbis_Tertius">&#8220;Tlon Uqbar Orbis Tertius&#8221;</a>, l&#8217;invasion du monde réel par un flot d&#8217;information traitant d&#8221;un monde fictif, Tlon.<br />
 <br />
Certains ont voulu utiliser cette fibre &#8220;littéraire&#8221; des ARG dans l&#8217;enseignement des humanités. C&#8217;est le cas de  <a href="http://www.nmc.org/user/john-gosney">John Gosney</a>, qui raconte dans son livre <em><a href="http://www.amazon.fr/Beyond-Reality-Guide-Alternate-Gaming/dp/1592007376/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;s=english-books&#038;qid=1264675327&#038;sr=8-1">Beyond Reality : a Guide to Alternate Reality Gaming</a></em> comment il a créé pour sa classe de littérature un ARG spécifiquement destiné à enseigner l&#8217;histoire de la Beat Generation (<a href="http://downloads.gamedev.net/pdf/BeyondRealityCh05.pdf">voir notamment le chapitre (.pdf)</a> de son livre où il présente son jeu &#8220;Route 66&#8243;). Dans cet ARG, utilisant bien sûr les éléments littéraires du cours, les étudiants sont invités, par équipe à &#8220;prendre la route&#8221; à l&#8217;instar de Kerouac, en organisant un voyage virtuel dans différentes villes des Etats-Unis, en visitant divers sites web, et en connectant les informations de manière à obtenir une vision plus complète de leur &#8220;voyage&#8221;. La &#8220;réponse&#8221; à l&#8217;ARG étant, précise John Gosney, leurs devoirs finaux, dans lesquels ils devront expliquer tout ce qu&#8217;ils ont appris lors de leurs expéditions virtuelles.<br />
 <br />
Le jeu à réalité alternée possède une autre fonctionnalité &#8220;sérieuse&#8221; qui retient l&#8217;attention : il est en effet capable de mobiliser, mieux peut être que tout autre jeu, les ressources de l&#8217;intelligence collective. D&#8217;où l&#8217;idée de l&#8217;utiliser pour résoudre des problèmes qui dépassent largement le cadre ludique, comme on va le voir&#8230; dans la prochaine partie.</p>
<p>Rémi Sussan</p>
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		<title>A lire ailleurs du 25/01/2010 au 01/02/2010</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 04:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[

Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe ? &#8211; Apprentis sorciers &#8211; Basta !
Après les OGM, les nanotechnologies s’invitent dans notre assiette : les nano-aliments, traités avec des nano-pesticides et contenus dans des nano-emballages, se multiplient. A la clé : de faramineux profits financiers pour les industriels et des risques environnementaux et sanitaires aujourd’hui impossibles à évaluer. Le tout&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="s-delicious">
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<h3><a href="http://www.bastamag.net/spip.php?article838#nh1" title="A lire (lien externe)">Nanotechnologies : tous cobayes de la nano-bouffe ? &#8211; Apprentis sorciers &#8211; Basta !</a></h3>
<p>Après les OGM, les nanotechnologies s’invitent dans notre assiette : les nano-aliments, traités avec des nano-pesticides et contenus dans des nano-emballages, se multiplient. A la clé : de faramineux profits financiers pour les industriels et des risques environnementaux et sanitaires aujourd’hui impossibles à évaluer. Le tout dans une totale &#8211; et incroyable &#8211; absence de règles et de contrôles.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.bastamag.net/spip.php?article872" title="A lire (lien externe)">« Avec les nanotechnologies, nous entrons dans une société de contrainte, totalitaire » &#8211; Point de vue &#8211; Basta !</a></h3>
<p>Le développement des nanotechnologies amènera-t-il une société de surveillance totale, où le comportement de chaque être humain sera épié et analysé en permanence ? Allons-nous vers une tyrannie technologique, où l’homme-machine sera prisonnier de la société-fourmilière ? Des réflexions portées par le collectif grenoblois Pièces et main d’œuvre, qui fait partie des plus anciens et des plus farouches opposants aux nanotechnologies. Rencontre avec ces militants, critiques du « système technicien », pour qui « la technologie est la continuation de la politique par d’autres moyens, et c’est donc de politique que nous devons parler avant toute poursuite de la fuite en avant technologique ».</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.slate.fr/story/16479/hadopi-loppsi-les-censeurs-du-net-sorganisent" title="A lire (lien externe)">Hadopi, Loppsi: les censeurs du Net s&#39;organisent &#8211; slate.fr</a></h3>
<p>Il eut été plus juste et plus rassurant, touchant au domaine des libertés numériques et de l’usage d’Internet, de commencer par garantir les droits des internautes. Ce n’est pas le parti pris par nos gouvernants…</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.oezratty.net/wordpress/2010/rapport-ces-2010/" title="A lire (lien externe)">Opinions Libres &#8211; Le blog d&#39;Olivier Ezratty</a></h3>
<p>Le rapport d&#39;Olivier Ezratty sur le CES 2010 fait le tour des innovations rencontrées à la grande foire de l&#39;électronique américaine.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/01/28/le-monde-entier-enterre-la-vie-privee/" title="A lire (lien externe)">Le monde entier enterre la vie privée &#8211; Bug Brother</a></h3>
<p>S&#39;en prendre à Google et Facebook est plus porteur et plus facile que de dénoncer les fichiers Edvige, la fin de l&#39;encadrement des fichiers policiers, la démultiplication de la vidéosurveillance (malgré son inefficacité), la démagogie sécuritaire.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.publicdomainmanifesto.org/sites/www2.publicdomainmanifesto.org/files/Public_Domain_Manifesto_fr.pdf" title="A lire (lien externe)">Le Manifeste pour le Domaine public (.pdf)</a></h3>
<p>&quot;Le domaine public, tel que nous l&#39;entendons, est constitué de toute la richesse des informations qui sont accessibles et utilisables sans les obstacles habituellement associés à la protection par le droit d&#39;auteur et le copyright. (&#8230;) Le domaine public est la base de notre compréhension de nous-mêmes, telle qu&#39;elle s&#39;exprime dans notre savoir partagé et notre<br />
culture. C&#39;est la matière première à partir de laquelle de nouvelles connaissances et de nouvelles oeuvres culturelles sont créées. Le domaine public agit comme un mécanisme de protection qui garantit que cette matière première est disponible à son simple coût de reproduction proche de zéro — et que tous les membres de la société peuvent construire en l&#39;utilisant. L&#39;existence d&#39;un domaine public prospère et en bonne santé est essentiel au bien-être social et économique de nos sociétés. &quot;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/27/nouveautes/global-voices-lance-reseau-technologie-transparence/" title="A lire (lien externe)">Global Voices lance le réseau “Technologie pour la Transparence” | ReadWriteWeb France</a></h3>
<p>Les nouvelles technologies d’information et de communication ont donné aux autorités une capacité sans précédent de surveiller nos communications, notre activité en ligne, et même les micros de nos  téléphones portables. Mais Internet donne également aux citoyens de nouveaux outils et des moyens techniques pour mettre les élus face à leurs responsabilités, améliorer la transparence des  gouvernements, et de promouvoir un engagement citoyen plus large et plus diversifié.</p>
<p>Rising Voices, mise en place par Global Voices Online, a lancé un nouveau site interactif et un réseau de chercheurs qui cartographient les projets en ligne visant à promouvoir la transparence, la responsabilité politique, et l’engagement citoyen. Au cours des trois prochains mois, huit chercheurs et huit vérificateurs vont analyser au moins 32 cas pratiques de projets en ligne pour la transparence les plus innovants hors Europe occidentale et Amérique du Nord.</p>
</p></div>
</div>
<div class="feedflare">
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		<title>Soyons sérieux, jouons ! (1/5) : Prendre le jeu au sérieux</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2010/01/28/soyons-serieux-jouons-15-prendre-le-jeu-au-serieux/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 14:05:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Education et formation]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu]]></category>
		<category><![CDATA[Services]]></category>

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		<description><![CDATA[Le jeu sérieux est-il un nouvel Eldorado ? On pourrait le croire en observant le nombre de conférences et évènements consacré au sujet en 2009, ou en regardant le succès remporté par l&#8217;&#8220;appel à projets&#8221; du ministère de l&#8217;Economie numérique lancé sur le sujet.  
Mais le succès des jeux sérieux  n&#8217;est pas pour autant acquis ! Aucun jeu sérieux n&#8217;est&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeu sérieux est-il un nouvel Eldorado ? On pourrait le croire en observant le nombre de <a href="http://www.jeux-serieux.fr/category/manifestation/">conférences et évènements</a> consacré au sujet en 2009, ou en regardant le succès remporté par l&#8217;<a href="http://www.telecom.gouv.fr/rubriques-menu/soutiens-financements/programmes-nationaux/volet-numerique-du-plan-relance/resultats-deux-appels-projets/liste-projets-retenus-serious-game-2217.html">&#8220;appel à projets&#8221; du ministère de l&#8217;Economie numérique lancé sur le sujet</a>.  </p>
<p>Mais le succès des jeux sérieux  n&#8217;est pas pour autant acquis ! Aucun jeu sérieux n&#8217;est encore apparu dans <a href="http://www.jeuxvideo.fr/09-meilleures-ventes-histoire-us-actu-320266.html">le top des ventes</a>. D&#8217;ailleurs, dans cette proposition de jeux sérieux, n&#8217;y-a-t-il pas une contradiction dans les termes ? Le propre du jeu n&#8217;est-il pas de subvertir les catégories sociales en vigueur ? N&#8217;est-il pas plus habité par l&#8217;esprit du carnaval que par celui de l&#8217;école ? Qu&#8217;est-ce qui est &#8220;&#8216;nouveau&#8221; dans ce concept ? Les &#8220;jeux éducatifs&#8221; existent depuis toujours. Et pas seulement depuis l&#8217;<em>edutainment</em> des années CD-Rom, ces jeux parascolaires qui allaient permettre aux enfants d&#8217;apprendre tout en se divertissant &#8211; <em>edutainement</em> dont les actuels promoteurs du jeu sérieux souhaitent d&#8217;ailleurs s&#8217;éloigner.</p>
<p>Qu&#8217;y a -t-il de nouveau, alors ? Avant tout, le jeu devient une activité &#8220;sérieuse&#8221; : autrement dit, elle s&#8217;adresse largement autant aux adultes qu&#8217;aux enfants. Il ne s&#8217;agit plus de faire du parascolaire, de mettre un nez de clown pour faire passer la pilule de la leçon sur le complément d&#8217;objet. L&#8217;actuelle vogue des &#8220;jeux sérieux&#8221; doit beaucoup à la montée en puissance des ordinateurs et à la perfection des simulations. Du coup, le jeu sérieux quitte l&#8217;école pour investir d&#8217;autres domaines. L&#8217;entreprise, bien sûr, mais aussi la santé, voire l&#8217;action militante, car certains de ces jeux ont moins pour ambition d&#8217;éduquer sur un sujet que faire passer des idées : c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle les &#8220;jeux persuasifs&#8221;.</p>
<p>Mais le progrès technologique ne résout toujours pas la difficulté, le paradoxe du &#8220;jeu sérieux&#8221; : une simulation n&#8217;est pas un jeu, comme nous le rappelle <em>Second Life</em> ! Or, la dimension ludique reste nécessaire pour permettre l&#8217;immersion : on ne s&#8217;investira pas dans la meilleure des simulations si l&#8217;on s&#8217;y ennuie à mourir.</p>
<p>De fait, l&#8217;une des conditions fondamentales du jeu est qu&#8217;on y entre de son plein gré et qu&#8217;on peut en sortir quand on le désire. Le seul pouvoir de fascination du jeu est suffisant pour retenir le participant dans ses rets. C&#8217;est la théorie du &#8220;cercle magique&#8221;, formulée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johan_Huizinga">Johan Huizinga</a> dans son classique <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Homo_Ludens">Homo Ludens</a></em>, écrit en 1938. A l&#8217;intérieur du cercle, on est dans le jeu. En dehors, on ne joue pas, quoiqu&#8217;on fasse. A bien y regarder, il semblerait pourtant que le jeu sérieux, par son nom même, constitue une brèche dans le cercle magique.</p>
<p>Pour <a href="http://gamestudies.org/0601/articles/rodriges">Hector Rodriguez</a>, qui consacre un long essai à ce problème dans la revue en ligne <em><a href="http://gamestudies.org/">Game Studies</a></em>, il n&#8217;y a pas vraiment  de contradiction entre jeu et &#8220;sérieux&#8221;. A condition toutefois de ne pas se tromper d&#8217;approche :</p>
<blockquote><p>&#8220;Le premier point de vue consiste à considérer les jeux comme des outils d&#8217;enseignement ou de formation dont le but principal est de rendre le processus d&#8217;apprentissage plus agréable, attirant ou accessible à l&#8217;étudiant. (&#8230;) Le jeu est utilisé uniquement comme un moyen de maximiser l&#8217;efficacité de l&#8217;enseignement. Un exemple de cette méthode est l&#8217;edutainment, &#8220;l&#8217;éducation par l&#8217;amusement&#8221;. Cette approche du jeu sérieux, cependant, ne s&#8217;accorde pas bien avec la théorie de Huizinga selon laquelle l&#8217;intégrité du jeu est pervertie si on l&#8217;utilise pour servir une fonction sociale.&#8221;</p></blockquote>
<p>Mais on peut considérer les choses d&#8217;une manière radicalement différente, en se basant sur : <em>&#8220;la conviction que de nombreuses manifestions de la culture dite sérieuse possèdent intrinsèquement des aspects ludiques. (&#8230;) Jouer peut faire partie du processus d&#8217;apprentissage parce que le sujet qu&#8217;on apprend est, du moins sous certains aspects, essentiellement ludique. Le rôle des jeux sérieux dans le processus d&#8217;apprentissage consiste donc à mettre en lumière la nature fondamentalement ludique du sujet enseigné&#8221;.</em></p>
<h3>Neuroscience du jeu</h3>
<p>De fait, il existe deux façons de prendre les jeux au sérieux. La première consiste à concevoir des jeux dans un but spécifiquement non ludique, éducatif, militant, etc. L&#8217;autre est de reconsidérer les jeux dans leur ensemble, même ceux qui suscitent le plus de méfiance et de mépris, et se demander ce qu&#8217;ils sont susceptibles de nous apporter.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/2009/02/12/le-cerveau-objet-technologique-58-faut-il-exercer-son-esprit-pour-en-avoir/">Les études se multiplient</a> sur les bienfaits psychologiques des jeux, de l&#8217;extension de la mémoire de travail aux capacités visio-spatiales. Tout récemment, <a href="http://sciencenews.org/view/generic/id/47026/title/Tetris_players_are_not_block_heads">une étude sur un groupe de jeunes adolescentes jouant à Tetris</a> aurait même montré que ce jeu aurait la capacité d&#8217;épaissir certaines régions de la matière grise. Tout aussi surprenant, <a href="http://www.msnbc.msn.com/id/4685909/">selon une étude menée en 2004 au centre médical de Beth Israël à New York</a>, <em>&#8220;les chirurgiens qui jouent à des jeux vidéos plus de trois heures par semaine commettent 37% moins d&#8217;erreurs dans la salle d&#8217;opération que ceux qui ne jouent pas. lls sont 27 fois plus rapides en <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coelioscopie">cœlioscopie</a>, et sont capables de suturer 33% plus vite&#8221;</em>.</p>
<p>Mais pour l&#8217;écrivain <a href="http://stevenberlinjohnson.com/">Steven Berlin Johnson</a> (fondateur d&#8217;un des premiers magazines en ligne, <em><a href="http://web.archive.org/web/*/http://feedmag.com">Feed</a></em>, et auteur de <a href="http://www.amazon.fr/Everything-Bad-Good-You-Popular/dp/0141018682/ref=sr_1_3?ie=UTF8&#038;s=english-books&#038;qid=1263755631&#038;sr=1-3/internetnet-21"><em>Everything bad is good for you</em></a>, c&#8217;est-à-dire <em>Tout ce qui est mauvais est bon pour vous</em>), on ne saurait s&#8217;arrêter à ces petites améliorations, certes appréciables, mais qui restent anecdotiques. L&#8217;aspect éducatif du jeu va bien plus loin et est bien plus novateur.</p>
<p>Il raconte comment, un jour alors qu&#8217;il s&#8217;échinait avec difficulté sur une partie de Sim City, son fils de sept ans le regarda jouer et lui dit simplement : <em>&#8220;peut-être faudrait-il diminuer les impôts dans les zones ouvrières&#8221;</em>. L&#8217;enfant avait &#8220;absorbé&#8221;, par simple contact avec le jeu, un savoir économique largement au dessus de son âge.</p>
<p>Pour Johnson, les jeux vidéos modernes développent deux capacités fondamentales dans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui : ils forment à l&#8217;exploration systématique et à l&#8217;élaboration de plans complexes, avec établissement d&#8217;un ensemble de priorités, de sous priorités, etc. Explorer, tester des hypothèses, planifier une tâche&#8230; Ce sont les fondements de la méthode scientifique. </p>
<p>Pourquoi le jeu nous forme-t-il si intuivement à des tâches aussi complexes ? Pour Johnson, la réponse est dans la dopamine. Chaque nouveau succès dans un jeu, chaque ennemi mis à terre, chaque trésor déterré, chaque épreuve gagnée nous donnerait notre &#8220;dose&#8221; de dopamine, molécule dont notre cerveau est particulièrement friand, et nous pousserait ainsi à continuer à jouer !</p>
<p><a href="http://www.psychologyofgames.com/2009/12/27/phat-loot-and-neurotransmitters-in-world-of-warcraft/">Le psychologue et blogueur Jamie Madigan</a> s&#8217;est intéressé de près à cette idée du jeu comme &#8220;dealer de dopamine&#8221; en étudiant particulièrement à la notion de &#8220;butin&#8221; dans des jeux comme <em>World of Warcraft</em>. Vieil héritage de <em>Donjons et Dragons</em>, cette pratique propre à la plupart des jeux de rôles consiste à &#8220;faire les poches&#8221; d&#8217;un monstre qu&#8217;on vient de tuer pour récupérer éventuellement argent ou objets. Selon Madigan, les cellules émettrices de la dopamine s&#8217;activent particulièrement lorsqu&#8217;elles recherchent une récompense, mais elles deviennent quasiment folles lorsque la récompense se révèle totalement inattendue, comme lorsqu&#8217;on découvre sur le cadavre d&#8217;un des monstres une arme magique particulièrement miraculeuse !</p>
<h3>Le jeu est par nature éducatif</h3>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/Vaikuntapali1-256x300.jpg" alt="Vaikuntapali" title="Vaikuntapali" width="256" height="300" hspace='6' class="alignleft size-medium wp-image-9048" vspace="6" align="left" />Pour <a href="http://www.raphkoster.com/">Raph Koster</a>, qui en son temps dirigea la création d&#8217;un des premiers <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/MMORPG">MMORPG</a> (jeu de rôle en ligne massivement multijoueur), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultima_Online"><em>Ultima Online</em></a>, tout jeu est fondamentalement éducatif. C&#8217;est l&#8217;idée qu&#8217;il développe dans son livre, <a href="http://www.theoryoffun.com/"><em>A theory of fun</em></a>. D&#8217;après lui, les êtres humains ont le don de découvrir des <em>patterns</em>, des modèles, des structures&#8230; Ils en voient partout, mais il leur faut un certain temps pour les construire. C&#8217;est cet acte de reconnaitre et manipuler des <em>patterns</em> qui font le &#8220;fun&#8221;. Comme il l&#8217;explique lors d&#8217;une <a href="http://crystaltips.typepad.com/wonderland/2005/03/raphs_keynote.html">conférence</a> :</p>
<blockquote><p>&#8220;Le fun est le feedback envoyé par le cerveau lorsque nous réussissons à absorber une pattern. Nous devons absorber des patterns, car sinon nous mourrons. Donc le cerveau DOIT envoyer un feedback positif lorsque nous apprenons quelque chose. Nous avons tendance à voir l&#8217;amusement comme quelque chose de frivole. Comme la chose qui n&#8217;a pas d&#8217;importance. Et c&#8217;est là qu&#8217;est le point central du jeu sérieux : je suis ici pour vous dire que le fun n&#8217;est pas une chose frivole, mais qu&#8217;il est un aspect fondamental de la nature humaine et nécessaire à la survie. Notre but est donc de sauver la race humaine de l&#8217;extinction.&#8221;</p>
<p>&#8220;Les jeux sont comme des versions cartoons des problèmes les plus complexes du monde réel. <a href="http://www.jeux-internet.com/games.php?titre=snakes-n-ladder">Serpents et échelles</a> ? C&#8217;est de la géométrie euclidienne ! C&#8217;est un espace cartésien. Il possède même des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_de_ver">trous de ver</a>, par tous les dieux ! Qui dans cette salle enseigne la physique ? La théorie des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Supercordes">supercordes</a> ? Jouez à un jeu ! Les jeux sont une distillation des schémas cognitifs. &#8220;</p></blockquote>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/sensor_wheel_190.jpg" alt="sensor_wheel_190" title="sensor_wheel_190" width="270" height="190 hspace="6" vspace="6" align="left" />Du coup, on peut se demander si le jeu ne pourrait pas remplacer purement et simplement l&#8217;éducation traditionnelle. C&#8217;est le pari qu&#8217;ont pris, à New York, <a href="http://www.popsci.com/entertainment-amp-gaming/article/2009-12/new-school-teaches-students-through-videogames">les créateurs d&#8217;une école</a> entièrement centrée sur le jeu vidéo, <a href="http://q2l.org/">Quest to learn</a> (La Quête de l&#8217;apprentissage). Cette institution éduque 72 enfants de niveau collège par l&#8217;intermédiaire de modules ludiques tels Codeworlds (qui regroupe math et anglais), &#8220;Being, space and place&#8221; (&#8221;être, espace et place&#8221;, pratique transversale de l&#8217;anglais et des sciences humaines), ou &#8220;The way things work&#8221; (&#8221;comment les choses marchent&#8221;, consacré aux maths et aux sciences). A noter également la présence d&#8217;un &#8220;module&#8221; dédié à la conception de jeux. C&#8217;est important. Car dans un monde à venir dominé par l&#8217;esprit ludique va s&#8217;imposer la nécessité d&#8217;un nouvel alphabétisme : savoir créer ses propres jeux. Des systèmes comme <a href="http://research.microsoft.com/en-us/projects/kodu/">Kodu</a>, <a href="http://www.alice.org">Alice</a> ou <a href="http://www.internetactu.net/2007/05/23/scratch-un-langage-de-programmation-interdit-aux-grands/">Scratch</a>, qui enseignent aux jeunes de 7 à 77 ans comment concevoir leurs propres jeux vidéos, pourraient bien faire partie du bagage indispensable de l&#8217;honnête homme du XXIe siècle.    </p>
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<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=TvRa21GuvJA:KBNOnJK1DMA:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=TvRa21GuvJA:KBNOnJK1DMA:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=TvRa21GuvJA:KBNOnJK1DMA:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?i=TvRa21GuvJA:KBNOnJK1DMA:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=TvRa21GuvJA:KBNOnJK1DMA:dnMXMwOfBR0"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?d=dnMXMwOfBR0" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=TvRa21GuvJA:KBNOnJK1DMA:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?i=TvRa21GuvJA:KBNOnJK1DMA:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a>
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		<title>De la réalité augmentée à la réalité mixte</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 10:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Interfaces]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2009, les applications de réalité augmentée (Layar, Wikitude&#8230;) ont été à la mode, comme l&#8217;a rappelé de nombreux articles du ReadWriteWeb, qui a fait de la réalité augmentée l&#8217;une des tendances de l&#8217;année 2009. Les applications ludiques, accessibles via l&#8217;iPhone, ont commencé à conquérir le grand public, comme le résume très bien la longue liste des succès dressée par&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2009, les applications de réalité augmentée (<a href="http://layar.eu/">Layar</a>, <a href="http://www.wikitude.org/">Wikitude</a>&#8230;) ont été à la mode, <a href="http://www.readwriteweb.com/tag/augmented%2Breality">comme l&#8217;a rappelé de nombreux articles du ReadWriteWeb</a>, qui a fait de la réalité augmentée l&#8217;une des tendances de l&#8217;année 2009. Les applications ludiques, accessibles via l&#8217;iPhone, <a href="http://www.orange-innovation.tv/dreamorange/?title=vers-une-realite-augmentee-grand-public&#038;p=Portal/document&#038;JDocumentOid=2977">ont commencé à conquérir le grand public</a>, <a href="http://gamesalfresco.com/2009/12/31/best-selling-augmented-reality-games-of-2009/">comme le résume très bien la longue liste des succès dressée par Ori Inbar de l&#8217;excellent Games Alfresco</a>, dont <a href="http://www.parrot.com/fr">les drones de Parrot</a> dévoilé au récent CES sont certainement le dernier emblème en date (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=fLrsu0pDew8">vidéo</a>).</p>
<p><object width="580" height="435"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fLrsu0pDew8&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/fLrsu0pDew8&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="580" height="435"></embed></object></p>
<h3>Les limites de la réalité augmentée</h3>
<p>Bien que peu nombreuses, les critiques n&#8217;ont pas manqué sur ces systèmes. <a href="http://www.fastcompany.com/blog/chris-dannen/techwatch/put-your-phone-down-augmented-reality-overblown?partner=rss">Chris Dannen n&#8217;a pas été tendre avec la réalité augmentée</a> : <em>&#8220;celle-ci n&#8217;améliore pas l&#8217;expérience utilisateur, au contraire, elle l&#8217;a complique !&#8221;</em>, s&#8217;énervait-il. Layar ne changera pas nos vies, expliquait-il, en soulignant qu&#8217;on ne lit pas un magazine face à sa caméra d&#8217;ordinateur, pas plus qu&#8217;on ne marchera pas dans la rue avec nos mobiles tendus sous nos yeux. Les spécialistes du sujet eux-mêmes, lors de la conférence EmTech rapportée par la <a href="http://www.technologyreview.com/computing/23515/?a=f"><em>Technology Review</em></a>, concèdent que &#8220;l&#8217;application tueuse&#8221; va être difficile à trouver. Il faut reconnaître que la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9alit%C3%A9_augment%C3%A9e">réalité augmentée</a>, qui ne fait que projeter des données virtuelles sur une représentation du monde réel, a <a href="http://laboratory4.com/2010/01/the-reality-of-augmented-reality/">de nombreuses limites</a>, comme le signalent bien des observateurs :</p>
<ul>
<li>limites sur les terminaux : nos téléphones sont encore limités pour ce type d&#8217;interaction et si les lunettes de réalité augmentée ou les solutions de projections commencent à être abordables (comme celles de <a href="http://www.3dvisor.com">3DVisor</a>), elles n&#8217;ont pas encore atteint le grand public ;</li>
<li>limites sur la qualité des données de géolocalisation et d&#8217;orientation de nos mobiles qui n&#8217;ont pas été conçus pour la RA ;</li>
<li>limites sur l&#8217;acceptation sociale de la réalité augmentée :  pas sûr que nous voulions tous être regardés demain via des téléphones qui disent de nous des choses que l&#8217;on ne voit pas, <a href="http://www.tat.se/">comme l&#8217;explicite en réaction le projet TAT</a>&#8230; (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=tb0pMeg1UN0">vidéo</a>)</li>
</ul>
<p><object width="580" height="435"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/tb0pMeg1UN0&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/tb0pMeg1UN0&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="580" height="435"></embed></object></p>
<p>Dans le domaine des réalités alternatives, <a href="http://queau.eu/?p=744">sans vouloir quantifier les niveaux de réalité possible, comme nous met en garde Philippe Quéau</a>, c&#8217;est l&#8217;hybridation entre le réel et le virtuel qui semble la plus intéressante à observer. Celle qu&#8217;on appelle la réalité mixte, qui permet à des objets et personnes réelles et virtuelles de coexister et interagir dans l&#8217;environnement de l&#8217;autre en temps réel.</p>
<h3>Les promesses de la réalité mixte</h3>
<p>Les passerelles permettant au monde virtuel de comprendre ce qu&#8217;il se passe dans le réel ou au monde réel d&#8217;agir sur le monde virtuel sont essentielles. Cependant, beaucoup d&#8217;expérimentations travaillent dans un sens ou dans l&#8217;autre.</p>
<p><strong>Déclencher des actions dans le monde réel</strong><br />
<a href="http://www.internetactu.net/?s=Arduino">C&#8217;est l&#8217;intérêt des dispositifs types Arduino</a>. Grâce à des objets commandés via l&#8217;internet, les avatars peuvent déclencher des actions dans le monde réel. <a href="http://myrobbie.com/blog/">Jungho Yeom</a>, du <a href="http://www.ami-lab.org/">Laboratoire d&#8217;intelligence ambiante</a> de l&#8217;université nationale de Singapour, a ainsi développé un système permettant à un avatar touchant un objet de déclencher un éclairage réel (<a href="http://vimeo.com/4625900">vidéo</a>). Un autre développeur utilise Arduino pour commander un ascenseur dans Second Life (SL) et allumer des Leds au-dessus de son écran d&#8217;ordinateur pour lui indiquer quand quelqu&#8217;un entre dans sa maison virtuelle sur SL (<a href="http://www.youtube.com/user/flower200703a#p/a/u/0/kTBkDzGi3rQ">vidéo</a>).</p>
<p><object width="580" height="435"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=4625900&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=4625900&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="580" height="435"></embed></object>
<p><a href="http://vimeo.com/4625900">Communication Between Second Life and Arduino</a> from <a href="http://vimeo.com/user1140739">Jungho YEOM</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>Plus impressionnants sont les travaux d&#8217;Adrian David Cheok du <a href="http://www.mixedreality.nus.edu.sg/">Laboratoire de réalité mixte de l&#8217;université nationale de Singapour</a>, comme ces <a href="http://137.132.145.248/index.php?option=com_content&#038;task=view&#038;id=400&#038;Itemid=199">Huggy Pajamas</a> (voir <a href="http://ipajama.wikidot.com/">le site dédié</a> et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hQ6usrx-GPM">la présentation vidéo</a>). Ce système consiste en une veste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haptique">haptique</a> qui permet à un parent distant de reproduire via l&#8217;internet une embrassade : le pyjama est doté de poches d&#8217;air qui se gonflent pour simuler l&#8217;embrassement, d&#8217;un système thermique pour simuler le réchauffement que produit le câlin&#8230; (voir <a href="http://www.youtube.com/user/mixedrealitylab#p/a/u/1/gf2FFCtq8Yo">la présentation vidéo sur Discovery Science Channel</a>). Une veste qu&#8217;Adrian David Cheok imagine pouvoir adapter aux jeux vidéos, comme il l&#8217;explique <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1fEmExT96Vg">dans une autre vidéo de Discovery Science Channel</a>. Celui-ci projette d&#8217;ailleurs d&#8217;aller plus loin et réfléchit à <a href="http://www.mixedreality.nus.edu.sg//index.php?option=com_content&#038;task=view&#038;id=494&#038;Itemid=36">un système robotique de lèvres</a> permettant de simuler le baiser à distance.</p>
<p><object width="580" height="435"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/gf2FFCtq8Yo&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/gf2FFCtq8Yo&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="580" height="435"></embed></object></p>
<p><strong>Permettre aux mondes virtuels de comprendre le réel</strong><br />
D&#8217;autres travaux au contraire s&#8217;appliquent à permettre au monde virtuel de comprendre le réel. C&#8217;est le cas par exemple des travaux du <a href="http://www.vml.cs.bgu.ac.il/">Visual Media Lab</a> de l&#8217;université Ben Gourion en Israël, relayés par <a href="http://gamesalfresco.com/2009/10/16/ismar-2009-sketch-and-shape-recognition-preview-from-ben-gurion-university/">Games Alfresco</a>. Ici, il suffit de tracer quelques lignes sur le papier pour que les dessins soient reconnus par le système via une caméra et prennent aussitôt formes dans la réalité virtuelle (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=je8SihypYA4">vidéo</a>).</p>
<p><object width="580" height="435"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/je8SihypYA4&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/je8SihypYA4&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="580" height="435"></embed></object></p>
<h3>La réalité mixte pour offrir une expérience complète</h3>
<p>Mais l&#8217;avenir de ces systèmes est qu&#8217;ils s&#8217;interpénètrent. Que les relations entre le réel et le virtuel soient toujours plus fluides.</p>
<p>C&#8217;est ce que montre le <a href="http://www.vtt.fi/?lang=en">Centre de recherche technique VTT en Finlande</a>, où  <a href="http://virtual.vtt.fi/virtual/proj2/multimedia/index.html">toute une équipe travaille à de nombreux projets</a> de réalité mixte. Parmi ceux-ci, le laboratoire travaille à un intéressant programme de <a href="http://virtual.vtt.fi/virtual/proj2/multimedia/projects/mrconference.html">téléconférence en réalité mixte</a>. MRConference est une application de téléconférence qui utilise des technologies de réalité augmentée pour afficher des avatars virtuels dans des espaces physiques et réels, et inversement. Mais surtout, l&#8217;application permet, via des casques de réalité augmentée et une diversité de capteurs (caméra, QR Code&#8230;) de capturer des expressions réelles pour contrôler des avatars (il suffit de faire un geste de la main ou de la tête pour que votre avatar le reproduise par exemple) ou déplacer d&#8217;un mouvement d&#8217;une main réelle des objets 3D, voir de permettre à des avatars d&#8217;actionner la représentation d&#8217;objets réels (vidéos : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=DNB0_c-5TSk">premier exemple</a>, <a href="http://virtual.vtt.fi/virtual/proj2/multimedia/movies/MRConference_2009-03-09-high.wmv">second exemple (.wmv)</a>).</p>
<p><object width="580" height="435"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/DNB0_c-5TSk&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/DNB0_c-5TSk&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="580" height="435"></embed></object></p>
<p><a href="http://mixedreality.tumblr.com/post/177049282/place-a-la-realite-mixte">Comme le dit très bien Hugobiwan Zolnir</a>, l&#8217;un des animateurs de la communauté Second Life francophone, c&#8217;est l&#8217;expérience qu&#8217;on en fait qui donne de la réalité à un environnement, qu&#8217;il soit réel ou/et virtuel. L&#8217;avantage de la réalité mixte est justement <em>&#8220;qu&#8217;elle rompe avec l’opposition des signes physiques et numériques pour concevoir des espaces mixtes offrant une expérience complète.</em></p>
<p>L&#8217;espace de réalité mixte que constitue l&#8217;expérience finlandaise montre bien <em>&#8220;un espace conçu pour que ceux qui s’y trouvent physiquement et virtuellement puissent partager leurs signes (parler par exemple), des stimulus sensoriels, la perception d’objets, une capacité d’action sur un environnement commun.&#8221;</em></p>
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		<title>Vers un grand schisme de l’internet ?</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 07:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance de l'internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le 1er septembre 2006, le nouveau DNS chinois ne passe plus par les serveurs de noms de domaines (DNS) de l’Icann, l&#8217;organisme qui gère les noms de domaines de l&#8217;internet, rappelait récemment la Société européenne de l&#8217;internet : &#8220;Depuis le 1er mars 2006, la Chine applique une réforme de son système de gestion des DNS. L’objectif officiel déclaré est&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 1er septembre 2006, le nouveau DNS chinois ne passe plus par les serveurs de noms de domaines (DNS) de l’<a href="http://www.icann.org/tr/french.html">Icann</a>, l&#8217;organisme qui gère les noms de domaines de l&#8217;internet, <a href="http://www.tic.ird.fr/spip.php?article324">rappelait récemment la Société européenne de l&#8217;internet</a> : <em>&#8220;Depuis le 1er mars 2006, la Chine applique une réforme de son système de gestion des DNS. L’objectif officiel déclaré est de permettre aux Chinois d’accéder à Internet en composant les adresses en idéogrammes, une solution confortable pour les internautes de l’Empire du Milieu&#8230; [Tout donne à penser] que la Chine a décidé de lancer un nouveau suffixe national, pour s’affranchir définitivement de la gestion des noms de domaine Internet par l’ICANN et plus avant de l’emprise du gouvernement américain. Ce schisme fut accompagné par un passage massif à la version IPv6 d’internet et ce dans un temps record de 6 mois.&#8221;</em> </p>
<p>La Chine a donc mis en place un nouveau système de gestion de noms de domaines ou plutôt un deuxième étage, <a href="http://www.laurentbloch.org/spip.php?article168">comme l&#8217;explique l&#8217;informaticien Laurent Bloch</a> : </p>
<blockquote><p>&#8220;un premier niveau accepte les noms de domaines en idéogrammes mais les tronque pour ne donner accès qu’aux sites installés sur le territoire chinois : &#8220;ainsi pour les noms se terminant en “.com.cn”, “.net.cn”, le suffixe “.cn” n’apparaît plus à la fin dans la fenêtre du navigateur. Le résultat est que tout internaute chinois utilisant les idéogrammes est cantonné sur ce sous-réseau, déconnecté de la Toile, et directement contrôlé par Pékin. En tapant son adresse, l’internaute chinois arrive donc en réalité sur une version chinoise du site en question, préalablement aspiré, vérifié et remis en ligne par les autorités.&#8221; Quant à la navigation sur les sites étrangers justiciables du DNS en caractères latins (plus précisément LDH, letters, digits, hyphen), elle est réservée aux personnels autorisés, accrédités, &#8230; et surveillés.&#8221;</p>
<p> &#8220;Le système de censure fonctionne aussi en sens inverse : un site chinois qui veut être atteignable de l’étranger doit en obtenir l’autorisation, afin que son nom soit publié dans le DNS (en caractères latins) visible de l’extérieur, « chaque page marquée d’un lien menant au site du Ministère de l’Intérieur où l’on peut télécharger un certificat ».</p>
<p>L’ensemble du dispositif répond au beau nom de Bouclier doré.&#8221;</p></blockquote>
<p>Ce n&#8217;est pas seulement d&#8217;un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Censure_de_l'Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine">Grand pare-feu chinois</a> permettant la censure et le contrôle de l&#8217;internet dont l&#8217;actualité s&#8217;est souvent fait l&#8217;écho dont il est question ici, mais de la mise en place d&#8217;un nouveau système de noms de domaines. Le DNS chinois ne passe plus par les serveurs racine ondoyés par l’ICANN et la nouvelle structure leur a permis de créer autant d&#8217;extensions qu&#8217;ils le souhaitaient. L&#8217;objectif est le même &#8211; isoler la Chine &#8211; mais la méthode est radicalement différente et à des conséquences sur l&#8217;architecture de l&#8217;internet. Jusqu&#8217;à présent, il s&#8217;agissait de mettre un Firewall entre la Chine et le reste du monde pour bloquer les sites non acceptés.  Mais avec cette nouvelle architecture, il s&#8217;agit de faire en sorte que ceux qui utilisent un navigateur en chinois ne puissent utiliser qu&#8217;une partie du DNS et que ceux qui utilisent un navigateur classique ne puissent pas accéder à l&#8217;autre partie. On a donc l&#8217;équivalent de deux DNS dont une large partie est inacessible à l&#8217;autre. L&#8217;internet chinois n&#8217;est plus une espèce d&#8217;intranet protégé de l&#8217;internet (comme on a en a pour plein de sociétés), mais de deux internet distincts, du moins lorsqu&#8217;on y accède via un même nom de domaine. </p>
<p>Reste à savoir, comme nous l&#8217;explique Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la Fing, si les sites chinois restent accessibles par leurs adresses IPv6 (plutôt que par leur DNS) &#8211; pour ceux qui ne sont pas bloqués par le parefeu chinois. Et si les sites internationaux sont accessibles par leur numéro IPv4 ou IPv6 pour certains &#8211; pour ceux qui n&#8217;ont pas été aspirés et modifiés par les autorités chinoises. <em>&#8220;Ce qui semble sûr c&#8217;est que cette création d&#8217;un DNS alternatif ouvre la porte à beaucoup d&#8217;autres DNS alternatifs, qui ne seront contrôlés ni par les Américains, ni par les Chinois&#8221;</em>. Reste à savoir si on a un réel schisme de l&#8217;internet &#8211; une complète incompatibilité, même en passant par les adresses IP, ce qui semble probable &#8211; ou pas. </p>
<p>Comme le dit encore Laurent Bloch : <em>&#8220;Politiquement, la signification de cette sécession peut se comparer à celle des schismes qui ont rythmé l’histoire du christianisme. Nul doute que la technologie chinoise, qui aux parfums enivrants de l’indépendance associe les avantages pratiques de la censure et de la surveillance, aura des succès auprès de la Russie, de l’Iran et d’autres pays qui utilisent une écriture différente de l’alphabet latin.</p>
<p>Mais cette situation, et ses développements prévisibles, posent un problème grave : l’unité actuelle de l’internet est l’axe autour duquel s’est réorganisée l’économie mondiale, et aussi en partie la culture mondiale ; quelles seront les conséquences de sa partition ? La décision chinoise montre que si tout le monde se félicitait de cette unité tant que l’on en restait aux aspects commerciaux, son aspect culturel n’était pas considéré comme supportable par certains acteurs.&#8221;</em></p>
<p>En tout cas, cet éclairage donne une autre tournure à l&#8217;affaire qui oppose Google et la Chine depuis quelques semaines (voir les analyses de <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/25/a-la-une/google-guerre-chine/">Fabrice Epelboin</a> pour le ReadWriteWeb, <a href="http://lemonde.fr/technologies/article/2010/01/23/washington-et-pekin-s-affrontent-sur-google_1295600_651865.html">Brice Pedroletti</a> pour LeMonde.fr, <a href="http://www.ecrans.fr/Google-Chine,8940.html">Camille Gévaudan</a> sur Ecrans.fr&#8230;). Contrairement à ce qu&#8217;avancent quelques commentateurs respectés comme <a href="http://www.ethanzuckerman.com/blog/2010/01/13/four-possible-explanations-for-googles-big-china-move/">Ethan Zuckerman</a> ou <a href="http://rconversation.blogs.com/rconversation/2010/01/google-china-and-the-future-of-freedom-on-the-global-internet.html">Rebecca MacKinnon</a>, le subit revirement de Google et du gouvernement américain <a href="http://digiphile.wordpress.com/2010/01/21/unresticted-open-internet-access-is-a-top-foreign-policy-for-the-us/">en faveur de la liberté d&#8217;accès à l&#8217;internet</a> (<a href="http://www.ecrans.fr/L-offensive-americaine-pour-un,9012.html">voir le compte-rendu d&#8217;Ecrans.fr</a>)  &#8211; qui devient brusquement une politique étrangère prioritaire -, pourrait bien masquer un bras de fer plus subtil pour éviter la possible dislocation du réseau des réseaux en une multitude de réseaux incompatibles entre eux&#8230; Et cette perspective là gênerait à la fois l&#8217;offre commerciale comme les grandes oreilles de Google et des Etats-Unis. </p>
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		<title>A lire ailleurs du 18/01/2010 au 25/01/2010</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/internetactu/bcmJ/~3/8D7Mz2AbEwE/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 04:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[

Les enjeux d&#39;un réseau global &#8211; Pour la science
Pour la science consacre un numéro à l&#39;internet, avec de nombreuses et riches contributions sur l&#39;odyssée des réseaux.


La quatrième ère informatiquePar Steve Brown, futurologue des TIC chez Intel


Rencontre avec l&#39;ARCEP sur la neutralité du réseau &#8211; le Blog de FDN
Benjamin Bayart, responsable du fournisseur d&#39;accès internet FDN a&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="s-delicious">
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<h3><a href="http://www.dossierpourlascience.fr/ewb_pages/d/dossier-ce-mois-ci.php" title="A lire (lien externe)">Les enjeux d&#39;un réseau global &#8211; Pour la science</a></h3>
<p>Pour la science consacre un numéro à l&#39;internet, avec de nombreuses et riches contributions sur l&#39;odyssée des réseaux.</p>
</p></div>
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<h3><a href="http://www.itrnews.com/articles/99879/quatrieme-ere-informatique-br-steve-brown-futurologue-tic-chez-intel.html?key=de7db565be4ffff1" title="A lire (lien externe)">La quatrième ère informatiquePar Steve Brown, futurologue des TIC chez Intel</a></h3>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://blog.fdn.fr/post/2010/01/12/Rencontre-avec-l-ARCEP-sur-la-neutralit%C3%A9-du-r%C3%A9seau" title="A lire (lien externe)">Rencontre avec l&#39;ARCEP sur la neutralité du réseau &#8211; le Blog de FDN</a></h3>
<p>Benjamin Bayart, responsable du fournisseur d&#39;accès internet FDN a été auditionné par l&#39;Arcep (l&#39;autorité de régulation des communications électroniques) sur la question de la neutralité d&#39;internet et en a livrer la substantifique moelle sur son blog. Pour lui, les deux enjeux de la neutralité sont la concurrence et la liberté d&#39;expression et à travers de nombreux exemples clairs et lumineux, Benjamin Bayart montre combien ces deux enjeux sont loin d&#39;être respectés par nos opérateurs. Quant au déploiement de la fibre en France : &quot;La question n&#39;est donc pas de savoir si c&#39;est rentable, mais de savoir si pour les opérateurs c&#39;est hyper-rentable.&quot;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.aurelieeck.net/blimp.php" title="A lire (lien externe)">blimp</a></h3>
<p>Blimp est un prototype de robot lampe volant et autonome qui se connecte à nos émotions plutôt qu&#39;aux fonctions qu&#39;on lui demande de remplir.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.dailymotion.com/video/xbv935_internet-un-outil-a-double-tranchan_news" title="A lire (lien externe)">Internet : un outil à double tranchant ! &#8211; La Chaine Parlementaire</a></h3>
<p>Jean-Marc Manack et Dominique Cardon évoquent sur La Chaine Parlementaire le droit à l&#39;oubli, les sites sociaux, l&#39;évolution législative contre l&#39;internet&#8230; A déguster !</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/109/" title="A lire (lien externe)">Internet, révolution culturelle &#8211; Le Monde Diplomatique</a></h3>
<p>Le Monde diplomatique publie un numéro de Manière de voir sur l&#39;internet, révolution culturelle. Sommaire.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.hyperbate.com/dernier/?p=8823" title="A lire (lien externe)">Ordinateur raciste &#8211; Le dernier blog</a></h3>
<p>Jean-Noël Lafargue revient sur les déboires d&#39;HP et leurs webcams &quot;intelligentes&quot; qui n&#39;arrivent pas à suivre les visages noirs. Mais c&#39;est pour porter le propos un peu plus loin : car la reconnaissance faciale en est à ses balbutiements. Et d&#39;évoquer les panneaux publicitaires intelligents installés à New York, capables déjà d&#39;identifier non pas des individus, mais des groupes sociaux, culturels ou ethniques a des fins de ciblage publicitaire. &quot;Lorsqu’un tel projet sera réalisé à grande échelle, il y aura bien là une forme de ségrégation (sociale plus que précisément raciste) dans le traitement informatique des individus, puisqu’à l’intérieur d’un même espace urbain, nous seront enfermés dans des clichés socio-culturels. La ville réagira (en termes d’offre de services, d’informations et de droits d’accès) à notre présence selon ce que notre apparence physique, nos vêtements et nos trajets lui enseigneront.&quot; La ville se configurera différemment.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.hyperbate.com/dernier/?p=8582" title="A lire (lien externe)">La génération « post-micro » &#8211; Le dernier blog</a></h3>
<p>La génération des digital natives n&#39;est pas si à l&#39;aise que cela avec l&#39;informatique, explique Jean-Noël Lafargue, qui voit arriver des &quot;étudiants « post-micro-informatique », relativement malhabiles face aux logiciels bureautiques ou de création, auxquels ils ont pourtant eu accès au collège.&quot; Cette nouvelle génération, à l&#39;image de celle que pointait du doigt l&#39;étude sur les jeunes off-line et la fracture numérique &#8211; http://www.ftu-namur.org/fichiers/Jeunes-fracture-num%C3%A9rique.pdf -publiée récemment par la Fondation Travail et Technologie de Namur, a une connaissance de l&#39;informatique limitée aux outils de pure récréation. Pour Jean-Noël Lafargue : &quot;Les outils cessent d’être des vecteurs d’émancipation lorsqu’on n’en a aucune maîtrise.&quot;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.walking-the-edit.net/fr/projet/" title="A lire (lien externe)">Walking the Edit</a></h3>
<p>Walking the Edit est un projet de rencontre entre l&#39;espace urbain et l&#39;espace numérique. A partir de films et de sons collectés sur une ville, les visiteurs peuvent, via leur téléphone mobile, suivrent les traces laissé par d&#39;autres ou construire ses propres parcours via le net.</p>
</p></div>
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<h3><a href="http://www.livescience.com/technology/091229-3d-bioprinter.html?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed:+Livesciencecom+%28LiveScience.com+Science+Headline+Feed%29&amp;utm_content=Google+Reader" title="A lire (lien externe)">Un nouvel objet pour imprimer des tissus humains &#8211; LiveScience</a></h3>
<p>Organovo &#8211; http://organovo.com &#8211; a dévoilé fin décembre la première imprimante organique : une imprimante 3D bio ! La machine permet seulement de cultiver des cellules pour le moment, mais pourrait permettre, un jour, de fabriquer à la demande des tissus ou des organes, estiment ses concepteurs.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.homo-numericus.net/spip.php?article290" title="A lire (lien externe)">Le livre et les trois dimensions du cyberespace &#8211; Homo Numericus</a></h3>
<p>&quot;Si l’on veut élargir la perspective et monter en généralité donc, on pourra considérer l’environnement numérique de trois dimension complémentaires et essentielles, qui en constituent la réalité même : la dimension discursive – le discours, la dimension computationnelle &#8211; le programme, et la dimension réticulaire – le réseau social. Il est dès lors possible d’examiner non seulement le livre numérique, mais finalement tout objet numérique sous l’angle de chacune de ces trois dimensions. Tout objet numérique possède trois faces : il est un programme, il est un discours, et il est aussi un élément du réseau. Les propriétés de chaque objet font que l’une ou l’autre de ces dimensions est plus ou moins développée. Mais la particularité de l’environnement numérique fait, parce que ce sont des dimensions de cet environnement et non des propriétés des objets eux-mêmes, que chaque objet en est doté, à un niveau aussi réduit soit-il.&quot; Pierre Mounier.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.homo-numericus.net/spip.php?breve1001" title="A lire (lien externe)">Le monde de la culture sombre-t-il dans la diabolisation de Google et de l&#39;Internet ? &#8211; Homo Numericus</a></h3>
<p>Pour Pierre Mounier, les stratégies défensives à l&#39;encontre de Google que l&#39;on voit poindre en France semblent vaines puisqu&#39;elles ne peuvent intervenir que dans les limites d’un territoire national. &quot;Google, et aussi l’écosystème dont il tire profit se situe à un tout autre niveau : l’entreprise se définit comme une industrie de traitement de l’information dans sa globalité à l’échelle de la planète. Sa force réside justement dans sa capacité à retrouver l’information pertinente de manière transversale à tous les types documentaires possibles : livres, presse, blogs, mails, groupes de discussion, données de toutes natures, géolocalisées et bien sûr commerciales.&quot; Si des batailles locales peuvent être gagnées, même cumulées, elles ont peu de chance de changer une situation globale où Google n’a pas de véritable concurrent. Et Pierre Mounier de regretter que cette résistance nationale s&#39;appuie sur une mauvaise compréhension de la situation.</p>
</p></div>
</div>
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		<title>Comment consultons-nous les images ?</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 07:10:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archivage/stockage]]></category>
		<category><![CDATA[Communication interpersonnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Image]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>

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		<description><![CDATA[Blade Runner ou Minority Report n&#8217;ont pas imaginé que &#8220;la photographie, support privilégié de la mémoire privée, puisse un jour connaître une autre matérialité que celle du tirage&#8221;, explique André Gunthert, chercheur en études visuelles et directeur du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic). Pourtant, &#8220;l&#8217;installation brutale de la photo numérique au sein des pratiques familiales a bouleversé ce schéma immuable&#8221;,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Blade Runner</em> ou <em>Minority Report</em> n&#8217;ont pas imaginé que <em>&#8220;la photographie, support privilégié de la mémoire privée, puisse un jour connaître une autre matérialité que celle du tirage&#8221;</em>, <a href="http://culturevisuelle.org/icones/338">explique André Gunthert</a>, chercheur en études visuelles et directeur du <a href="http://www.lhivic.org/info/">Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine</a> (Lhivic). Pourtant, <em>&#8220;l&#8217;installation brutale de la photo numérique au sein des pratiques familiales a bouleversé ce schéma immuable&#8221;</em>, rappelle le chercheur. En quelques années, nous sommes passés de supports consultables sans intermédiaires (ces <em>&#8220;autels photographiques&#8221;</em> comme les appelle André Gunthert c&#8217;est-à-dire ces espaces de photo ou de cadres photo qui peuplent certains endroits de nos maisons) à des systèmes à lecteurs (ordinateurs, cadres photo connectés, appareils photo, DVD, sites web&#8230;). <em>&#8220;L’essentiel de la mémoire privée s&#8217;est déplacé ailleurs, au sein de logiques de consultation labile, sur internet, par l’intermédiaire des médias sociaux ou d’outils de visualisation transitoires.&#8221;</em></p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/autelphotographiquebladerunner.jpg" alt="L'autel photographique de Blade Runner" title="L'autel photographique de Blade Runner" width="580" class="alignnone size-full wp-image-9087" /><br />
<em>Image : L&#8217;autel photographique de Blade Runner.</em></p>
<p>Des pratiques pourtant encore balbutiantes, rappelle en complément le sociologue Sylvain Maresca, chercheur associé au Lhivic. Car l&#8217;autel photographique moderne est aussi souvent <a href="http://culturevisuelle.org/viesociale/390">un écran vide</a>, comme le montre l&#8217;exemple de non-usage d&#8217;un cadre photo connecté qu&#8217;il rapporte. Comment la nouvelle circulation des images dépossède certains non-utilisateurs des tirages d&#8217;images auxquels ils souhaiteraient pourtant accéder et auquel le &#8220;diaporama en continu&#8221; fourni par nos outils modernes ne répond pas ? </p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/ecranvide.jpg" alt="Un cadre photo numérique éteint" title="Un cadre photo numérique éteint" width="580" class="alignnone size-full wp-image-9088" /><br />
<em>Image : Un cadre photo numérique éteint.</em></p>
<p><em>&#8220;Après avoir étudié le volet de la production des images, nous devons maintenant nous tourner vers l’observation des pratiques de consultation. Je suis en effet persuadé que c’est celles-ci, plus encore que les processus de réalisation, qui ont connu et vont connaître les plus grands changements&#8221;</em>, annonce André Gunthert en commentaire. <a href="http://culturevisuelle.org/icones/338/comment-page-1#comment-331">Et de pointer le changement de pratiques documentaires et mémorielles</a> : la disparition de la pulsion de collection, l&#8217;oubli comme filtre de l&#8217;information, le besoin de repères stables et durables&#8230; <em>&#8220;du côté des plus jeunes, c’est le web dans les nuages qui est la règle, et la collection l’exception&#8221;</em>, <a href="http://culturevisuelle.org/icones/338/comment-page-1#comment-353">explique-t-il encore</a>. <em>&#8220;A quoi bon s’imposer un effort de gestion si ce qu’on désire est toujours disponible ? Je ne dis pas que les </em>digital natives<em> n’auront pas le besoin ponctuel de recourir à l’appropriation, en particulier pour tous les contenus hors consensus, mais le processus qui est en marche est celui du désengagement.&#8221;</em></p>
<p>Désengagement ? Pas seulement. D&#8217;un autre côté, de nouvelles pratiques, comme les usages encyclopédiques et documentaires des plates-formes de partage (type FlickR ou YouTube) redonnent de la valeur à l&#8217;image, explique-t-il dans <a href="http://etudesphotographiques.revues.org/index2832.html">un récent article consacrée à &#8220;L&#8217;image partagée&#8221; publié par la revue <em>Etudes Photographiques</em></a> : <em>&#8220;Comme l’invention de la photographie, la transition numérique pouvait laisser craindre un phénomène de dévalorisation des images. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Le ressort fondamental des plates-formes visuelles, nous l’apercevons désormais, a été un principe de collectivisation des contenus. De ce principe découle un nouvel état de l’image comme propriété commune, qui a transformé fondamentalement les usages. Aujourd’hui, la véritable valeur d’une image est d’être partageable. La réalisation collaborative de la plus importante archive visuelle en est la conséquence directe – et l’un des résultats les plus concrets des usages du web 2.0.&#8221;</em></p>
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		<title>Les 7 bifurcations de la Réalité virtuelle (3/3) : Hommes, machines et jeux</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 07:33:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Interfaces]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[Fin 2007, Rémi Sussan nous offrait une passionnante plongée dans les Mondes virtuels qui a donné lieu à publication d&#8217;un livre aux éditions Fyp : Demain, les mondes virtuels. 
Avec les 7 bifurcations de la Réalité virtuelle, Rémi Sussan s&#8217;essaye à une mise à jour du sujet. L&#8217;occasion de regarder, ce qui a évolué, ce qui n&#8217;a pas bougé. Reprenez&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/demainlesmondesvirtuels-190x300.gif" alt="Demain les mondes virtuels" title="Demain les mondes virtuels" width="130"  class="size-medium wp-image-8919" align="right" vspace="6" hspace="6" />Fin 2007, Rémi Sussan nous offrait <a href="http://www.internetactu.net/2007/09/27/demain-les-mondes-virtuels-111/">une passionnante plongée dans les Mondes virtuels</a> qui a donné lieu à publication d&#8217;un livre aux éditions Fyp : <a href="http://www.amazon.fr/Demain-mondes-virtuels-Rémi-Sussan/dp/2916571310/internetnet-21"><em>Demain, les mondes virtuels</em></a>. </p>
<p>Avec les 7 bifurcations de la Réalité virtuelle, Rémi Sussan s&#8217;essaye à une mise à jour du sujet. L&#8217;occasion de regarder, ce qui a évolué, ce qui n&#8217;a pas bougé. Reprenez votre avatar, nous retournons dans les mondes virtuels ! (3e partie) </p></blockquote>
<h3>Les humains contre les machines</h3>
<p>L&#8217;homme n&#8217;est pas seul dans les mondes virtuels. Il partage ces univers avec des intelligences artificielles. Celles-ci peuvent aller du simple &#8220;assistant&#8221; qui vous salue lorsque vous entrez dans un magasin virtuel au monstre qui cherche à vous éliminer dans <em>World of Warcraft</em>. Toujours est-il que certains chercheurs considèrent la Réalité virtuelle (RV) comme le terrain rêvé pour développer l&#8217;intelligence artificielle. <a href="http://web.media.mit.edu/~jorkin/restaurant/">Dans le &#8220;jeu du restaurant&#8221;</a> deux joueurs miment le comportement d&#8217;un client commandant un repas et de la serveuse qui s&#8217;occupe de lui. Un jeu peu passionnant a priori, mais qui a pour but d&#8217;apprendre au programme à élaborer ses propres comportements et répliques en s&#8217;inspirant des actes de milliers de joueurs : <em>&#8220;Lorsque des animateurs veulent créer un mouvement humain convaincant, ils vont le chercher directement à la source et utilisent la “motion capture“. Ensuite, ils mélangent, superposent ou assemblent ces animations capturées pour en créer de nouvelles. Pourquoi croyons-nous qu’il faudrait procéder différemment pour créer les comportements des intelligences artificielles ? Peut-être obtiendrons-nous des résultats plus crédibles en commençant avec un matériel source, puis en mélangeant, superposant ou assemblant les comportements à l’aide de programmes”</em>, explique son concepteur, <a href="http://www.internetactu.net/2007/03/30/nourritures-spirituelles-pour-personnages-virtuels/">Jeff Orkin, du MIT</a>.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/2007/10/10/demain-les-mondes-virtuels-511-vers-les-agents-intelligents/">De son côté Ben Goertzel</a>, de la société d&#8217;intelligence artificielle <a href="http://www.novamente.net">Novamente</a> envisage, lui, de créer des &#8220;perroquets virtuels&#8221; capables dans <em>Second Life</em> et consorts de retenir les propos des internautes, puis de les partager avec leurs congénères afin d&#8217;augmenter la base de connaissances globale du système : <em>&#8220;des millions de perroquets parlants proliférant sur les mondes en ligne, chacun pouvant communiquer en un anglais très simple (…). Le collectif de perroquets pourrait constamment augmenter sa compréhension du langage en se basant sur les interactions avec les utilisateurs (…). L’idée de remplir le cerveau d’une intelligence artificielle grâce à l’interaction continue avec un grand nombre d’humains est tout à fait dans l’esprit du web. La Wikipedia est un exemple évident de la manière dont la “sagesse des foules” &#8211; convenablement dirigée &#8211; peut donner naissance à une impressionnante intelligence collective.&#8221;</em></p>
<p>Il y a une autre façon de voir l&#8217;opposition entre être humain et machines ou programmes. On peut en effet considérer des programmes comme des humains, ou au contraire voir dans les humains des machines, des agents logiciels aux capacités limitées.</p>
<p>Le premier exemple est celui de la sociologie artificielle. Les chercheurs dans ce domaine créent des univers virtuels sans participants humains, mais peuplés d&#8217;une multitude de programmes, les agents (on appelle ce genre de simulations des systèmes multiagents) dotés d&#8217;un répertoire comportemental limité : par exemple, chercher de la nourriture, se reproduire, ou acheter et vendre. On examine ensuite le comportement collectif de ces agents pour y découvrir des &#8220;phénomènes émergents&#8221; : des comportements qui n&#8217;étaient pas programmés par le système. Par exemple dans <a href="http://sugarscape.sourceforge.net/">Sugarscape</a>, créé par Robert Axtell et Joshua Epstein, on découvre qu&#8217;un marché dans lequel les agents sont libres d&#8217;échanger des ressources aboutit bien vite à un monde où les plus riches s&#8217;enrichissent et les pauvres s&#8217;appauvrissent, et non, comme le pensent les économistes néo-classiques, à une répartition optimale des ressources.</p>
<p>L&#8217;autre voie consiste à étudier les mondes virtuels traditionnels, peuplés d&#8217;êtres humains revêtus de leur avatar. Peut-on &#8220;formaliser&#8221; les comportements collectifs de ces participants comme on le ferait dans le monde réel ? Est-il possible, par exemple, comme le souhaite Robert Bloomfield, de créer des mondes différents, chacun avec son système de règles, l&#8217;un possédant par exemple une économie libérale et l&#8217;autre étant plus dirigiste, puis analyser les comportements sociaux des joueurs pour les appliquer à l&#8217;économie réelle. Dans le même ordre d&#8217;idée, <a href="http://www.internetactu.net/2007/10/25/demain-les-mondes-virtuels-811-la-civilisation-artificielle/">des chercheurs en épidémiologie affirment qu&#8217;une &#8220;épidémie&#8221; sur World of Warcraft</a> (un &#8220;virus logiciel&#8221; contagieux tuant une multitude personnages) a généré les mêmes comportements stéréotypés qu&#8217;une épidémie réelle.</p>
<p>Se pose bien sûr l&#8217;éternelle confusion de la carte et du territoire. Les petits pixels mobiles de Sugarscape reflètent-ils réellement le comportement d&#8217;acteurs économiques. Et les &#8220;avatars&#8221; de World of Warcraft se conduisent ils réellement de manière réaliste en face d&#8217;une épidémie? Ou se contente-t-on de voir ce qu&#8217;on désire voir ?</p>
<h3><em>Paideia</em> contre <em>Ludus</em></h3>
<p>Dans son livre séminal sur les jeux &#8211; <em>Les jeux et les hommes</em> -, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Caillois">Roger Caillois</a> divise les jeux entre <a href="http://www.creative-patterns.com/blog/2009/12/08/quest-ce-quun-jeu/"><em>Païdeia</em> et <em>Ludus</em></a>. <em>Paidia</em> est le terme grec qui désigne le jeu de l&#8217;enfant, sans idées préconçues ni règles. <em>Ludus</em>, en latin, par contre, désigne le jeu type jeu d&#8217;échecs, avec ses règles et ses buts. Les univers virtuels peuvent-ils se contenter d&#8217;être des &#8220;bacs à sable&#8221; comme <em>Second Life</em> ou faut-il instaurer des règles et des buts pour que les usagers s&#8217;y accrochent (<em>World of Warcraft</em>) ?</p>
<p>A première vue, on serait tenté de considérer les mondes de <em>Second Life</em> comme des modèles plus créatifs que les divertissements comme <em>Wolrd of Warcraft</em>. N&#8217;est-on pas libre d&#8217;y développer tout ce qu&#8217;on désire ? Dans un contexte &#8220;sérieux&#8221; en entreprise, par exemple, ils semblent représenter le choix le plus judicieux. On peut les considérer soit comme autre chose que des jeux, soit des jeux de type <em>Paideia</em>, des mondes où l&#8217;on peut élaborer ses propres règles, comme l&#8217;enfant qui crée les siennes au fur et à mesure qu&#8217;il joue.</p>
<p>Mais on a vu à quel point les utilisateurs de mondes virtuels peuvent se montrer conservateurs. Pour les forcer à entrer dans des environnements plus complexes et les amener à considérer les choses d&#8217;un oeil différent (et n&#8217;est-ce pas le but de la RV ?), il est peut-être nécessaire d&#8217;établir des règles et des buts, autrement dit de mettre au point un jeu qui aiderait à l&#8217;immersion et à l&#8217;adoption de nouveaux comportements.</p>
<p>La mésaventure d&#8217;<a href="http://mypage.iu.edu/~castro/">Edward Castronova</a> est exemplaire à cet égard. Celui-ci avait créé le monde d&#8217;<a href="http://www.internetactu.net/2007/12/12/arden-savoir-amuser-pour-pouvoir-experimenter/">Arden</a>, inspiré de Shakespeare, pour y effectuer des expériences de sociologie artificielle. Malheureusement, l&#8217;expérimentation tourna court, faute de participants. Arden, était simplement trop ennuyeux ! <em>“Pas de monstres, ça veut dire pas de fun, pas de fun ça veut dire pas de monde, et pas de monde, ça veut dire pas d’expérimentation.”</em></p>
<p>Le jeu présente aussi l&#8217;avantage de nous forcer à quitter nos références familières pour nous déplacer dans un environnement étranger et nouveau. Même si souvent la nouveauté consiste essentiellement à massacrer du troll. Mais le jeu peut-il être adapté à des activités comme l&#8217;entreprise, ou la formation ? Il se pourrait que le &#8220;jeu sérieux&#8221; qui trouve souvent bien trop vite ses limites en se révélant souvent plus sérieux que jeu, éprouve également ses limites dans son désir de maintenir à tout prix les critères de réalisme et de vraisemblance. Peut-être au contraire le jeu véritablement sérieux sera-t-il celui qui saura mettre le réalisme entre parenthèses pour trouver la bonne métaphore, le bon système de règles capable d&#8217;entraîner les facultés qu&#8217;on souhaite voir se développer chez les participants ? Reste à savoir si le recours à l&#8217;imaginaire dans des contextes où une attitude terre-à-terre et pragmatique constitue la norme quasi obligatoire pourra-t-il s&#8217;imposer aussi facilement ? Les entreprises, les écoles accepteront-elles une irruption de l&#8217;imaginaire et de la fantaisie dans leur univers souvent très codifié ? Car l&#8217;irruption du jeu, du vrai, au sein d&#8217;une institution sociale établie, implique souvent, à l&#8217;instar du carnaval, une subversion des hiérarchies et des valeurs que beaucoup ne seront pas prêts à accepter dans un contexte &#8220;sérieux&#8221;&#8230;</p>
<p>Au final, tous ces couples se réduisent à une unique alternative. Faut-il pousser la technologie du virtuel dans ses ultimes retranchements cognitifs pour explorer des mondes inconnus ou, au contraire, se contenter d&#8217;imiter le réel en l&#8217;enrichissant un peu ? Allons-nous devenir des créatures non humanoïdes, circulant dans un cyberspace construit selon une géographie sémantique, à la cartographie sans cesse mouvante et peuplée d&#8217;intelligences artificielles ? Ou nous contenterons-nous d&#8217;avatars inspirés des pubs télé, nous promenant dans des reproductions numériques de grands centres commerciaux, ces &#8220;mails&#8221; où les adolescents américains aiment tant traîner ? </p>
<p>Où se situe le juste milieu entre la plongée dans une étrangeté complète et la reproduction rassurante des apparences de notre univers familier ? Par delà, n&#8217;est-ce pas finalement la question qui se pose à toute forme d&#8217;art ?</p>
<p>Rémi Sussan</p>
<p><strong>Le Dossier, les 7 bifurcations de la Réalité virtuelle</strong></p>
<ul>
<li>1ère partie : <a href="http://www.internetactu.net/2010/01/05/les-7-bifurcations-de-la-realite-virtuelle-13-cyberspace-ou-metavers/">Cyberspace ou Metavers ?</a></li>
<li>2e partie : <a href="http://www.internetactu.net/2010/01/12/les-7-bifurcations-de-la-realite-virtuelle-23-quest-ce-qui-determine-limmersion/">Qu&#8217;est-ce qui détermine l&#8217;immersion ?</a></li>
<li>3e partie : <a href="http://www.internetactu.net/?p=8927">Hommes, machines et jeux</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Une démocratisation de la vie privée ?</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 08:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Marc Manach</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Communication interpersonnelle]]></category>
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		<description><![CDATA[
&#8220;Il y a 15 ans, quand on arrivait au bureau, on n&#8217;avait aucun contact autre que professionnel. La vie privée restait en dehors du bureau, on ne faisait que travailler.
Et c&#8217;est d&#8217;ailleurs ce que l&#8217;école cherche aussi à apprendre aux enfants : à passer du temps sans leurs parents, à faire autre chose que jouer, et apprendre à se&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>
&#8220;Il y a 15 ans, quand on arrivait au bureau, on n&#8217;avait aucun contact autre que professionnel. La vie privée restait en dehors du bureau, on ne faisait que travailler.</p>
<p>Et c&#8217;est d&#8217;ailleurs ce que l&#8217;école cherche aussi à apprendre aux enfants : à passer du temps sans leurs parents, à faire autre chose que jouer, et apprendre à se concentrer, avec ses rituels à l&#8217;entrée, à la sortie, voire ses uniformes…&#8221;
</p></blockquote>
<p>Cette dichotomie, propre à la bureaucratie moderne, à la révolution industrielle, répondait à un modèle rationnel séparant les sphères professionnelles, et personnelles. Ceux qui ne faisaient pas que travailler ou étudier, qui ne parvenaient pas à focaliser toute leur attention sur ce qu&#8217;on leur demandait de faire, risquaient d&#8217;être mal vus, et sanctionnés. </p>
<p>La montée en puissance des technologies de communication, téléphones portables, ordinateurs &#8220;<em>personnels</em>&#8221; (même et y compris ceux que l&#8217;on utilise au travail), et bien évidemment l&#8217;internet, ont profondément bousculé cette dichotomie entre vie publique et vie privée.</p>
<p>Stefana Broadbent, <a href="http://usagewatch.org/detail.php?idcat=8&#038;id=43">ethnographe numérique</a> qui observe depuis 20 ans l&#8217;évolution de nos usages technologiques, estime ainsi que l&#8217;on assisterait, a contrario des us et coutumes de l&#8217;ère industrielle, à une <a href="http://usagewatch.org/detail.php?idcat=3&#038;id=74">démocratisation de l&#8217;intimité</a> qui permettrait aux gens de briser la solitude dans laquelle les institutions peuvent les enfermer, comme elle <a href="http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/stefana_broadbent_how_the_internet_enables_intimacy.html">s&#8217;en expliquait</a> à la Ted Conférence de 2009 (cliquez sur &#8220;<em>View subtitles</em>&#8221; pour obtenir la version sous-titrée en français) :</p>
<div align="center">
<object width="446" height="326"><param name="movie" value="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf"></param><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="wmode" value="transparent"></param><param name="bgColor" value="#ffffff"></param><param name="flashvars" value="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/StefanaBroadbent_2009G-medium.flv&#038;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/StefanaBroadbent-2009G.embed_thumbnail.jpg&#038;vw=432&#038;vh=240&#038;ap=0&#038;ti=680&#038;introDuration=16500&#038;adDuration=4000&#038;postAdDuration=2000&#038;adKeys=talk=stefana_broadbent_how_the_internet_enables_intimacy;year=2009;theme=what_makes_us_happy;theme=technology_history_and_destiny;theme=unconventional_explanations;theme=speaking_at_tedglobal2009;event=TEDGlobal+2009;&#038;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" /><embed src="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" pluginspace="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" bgColor="#ffffff" width="446" height="326" allowFullScreen="true" flashvars="vu=http://video.ted.com/talks/dynamic/StefanaBroadbent_2009G-medium.flv&#038;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/StefanaBroadbent-2009G.embed_thumbnail.jpg&#038;vw=432&#038;vh=240&#038;ap=0&#038;ti=680&#038;introDuration=16500&#038;adDuration=4000&#038;postAdDuration=2000&#038;adKeys=talk=stefana_broadbent_how_the_internet_enables_intimacy;year=2009;theme=what_makes_us_happy;theme=technology_history_and_destiny;theme=unconventional_explanations;theme=speaking_at_tedglobal2009;event=TEDGlobal+2009;"></embed></object>
</div>
<blockquote><p>
&#8220;Je crois qu&#8217;il y a de nouvelles tensions cachées qui se développent en fait entre les gens et les institutions &#8212; ces institutions que les gens fréquentent dans leur vie quotidienne : les écoles, les hôpitaux, les lieux de travail, les usines, les bureaux, etc. Je vois qu&#8217;il se passe quelque chose, quelque chose que je qualifierais d&#8217;une forme de &#8220;<em>démocratisation de l&#8217;intimité</em>&#8220;.</p>
<p>Les gens sont en train, en quelque sorte, via leurs moyens de communication, de briser un isolement imposé par ces institutions. Ils le font d&#8217;une façon très simple, en appelant leur mère depuis leur lieu de travail, en dialoguant en ligne depuis leur bureau avec leurs amis, en envoyant des SMS sous le bureau.&#8221;
</p></blockquote>
<p>Cadres supérieurs &#8220;<em>accros</em>&#8221; à leur Blackberry ou à leur messagerie (y compris le week-end, en vacances et même au lit), employés pressurés ramenant du travail à la maison… on entend souvent dire que les nouvelles technologies seraient un cheval de Troie, un fil à la patte, ayant entre autres pour conséquence de brouiller les frontières entre les sphères professionnelles et personnelles. </p>
<p>Dans les faits, l&#8217;inverse est encore plus vrai : les nouvelles technologies ne servent pas tant à ramener du travail à la maison qu&#8217;à ramener de la vie privée au travail. Même les plus rétifs aux nouvelles technologies n&#8217;hésitent plus, aujourd&#8217;hui, à communiquer, par téléphone, SMS, courriels, messages instantanés ou réseaux sociaux, avec leurs parents et amis, depuis leur bureau, même et y compris pendant des réunions…</p>
<p>Stefana Broadbent évoque ainsi ces employés qui, travaillant très tôt le matin, ou bien la nuit, téléphonent à leur conjoint, pour lui dire bonjour, ou lui souhaiter une bonne nuit, ceux qui appellent leurs enfants vers 17h pour s&#8217;assurer qu&#8217;ils sont bien rentrés de l&#8217;école, ces expatriés qui, non contents de s&#8217;appeler, via Skype, plusieurs fois par semaine, organisent régulièrement des repas de famille transfrontaliers par webcams interposées ou encore l&#8217;histoire d&#8217;une famille très modeste d&#8217;immigrants du Kosovo, en Suisse, qui ont installé un grand écran dans leur salon afin de pouvoir, chaque matin, prendre leur petit déjeuner avec leur grand-mère, restée au pays :</p>
<blockquote><p>
&#8220;De multiples canaux de communication numériques sont apparus ces dernières années, et sont utilisés par des gens de toutes classes, origines, professions, pour leur permettre de communiquer avec leurs proches en des lieux, situations, et de manières inimaginables il y a encore quelques années.</p>
<p>Les gens ont embrassé cette possibilité d&#8217;intensifier leurs contacts avec leurs êtres chers de façon si rapide et enthousiaste, et sont capables de dépenser une telle proportion de leurs revenus pour cela que l&#8217;on peut raisonnablement penser qu&#8217;un besoin fondamental a été identifié.&#8221;
</p></blockquote>
<p>Stefana Broadbent note à ce titre que &#8220;<em>tous les canaux et moyens de communication développés ces 20 dernières années contribuent à réduire la fracture qui séparent vie privée et vie professionnelle</em>&#8220;, permettant aux gens de pouvoir partager, quasi immédiatement, bonnes et mauvaises nouvelles avec ses proches : </p>
<blockquote><p>
&#8220;Ce besoin d&#8217;intimité et de compagnie en tout temps, le sentiment de pouvoir contacter ceux qu&#8217;on aime à tout moment, de connexion continue avec un petit nombre de gens est particulièrement fort parce qu&#8217;il existe dans des environnements où les individus sont pourtant isolés, même temporairement, du coeur de leur sphère sociale.&#8221;
</p></blockquote>
<p>Dans le même temps, souligne Stefana Broadbent, nombreux sont les sociologues qui, s&#8217;étant penchés sur ces nouveaux usages, &#8220;<em>sont en fait assez déçus</em>&#8221; de découvrir que les gens ne communiquent en fait très régulièrement qu&#8217;avec 5 ou 7 personnes seulement, que si, sur Facebook, un utilisateur moyen a environ 120 amis, il n&#8217;a d&#8217;échanges bilatéraux, en fonction de son sexe (voir <a href="http://www.internetactu.net/2009/04/02/avons-nous-de-vrais-amis-sur-les-sites-sociaux/">Avons-nous de vrais amis sur les sites sociaux ?</a>), qu&#8217;avec 4 à 6 personnes en moyenne, que 80% de nos appels téléphoniques ne concernent que 4 interlocuteurs, et seulement 2 sur Skype…: <em>&#8220;tant de réseaux électriques, électroniques, et sociaux, pour 4 personnes seulement ?&#8221;</em>.</p>
<p>Loin d&#8217;oeuvrer à plus d&#8217;isolement, de se cantonner à une forme de cocooning qui nous désengagerait de la vie publique, Stefana Broadbent y voit plutôt une &#8220;<em>incroyable transformation sociale</em>&#8221; qui, d&#8217;ailleurs, fait peur à énormément d&#8217;institutions, administrations et employeurs : </p>
<blockquote><p>
&#8220;Tous les jours, sans exception, je lis des informations qui me font grincer des dents, par exemple une amende de 15 dollars infligée à des jeunes au Texas, chaque fois qu&#8217;ils sortent leurs téléphones portables à l&#8217;école. Le renvoi immédiat de chauffeurs de bus à New York, vus avec un téléphone portable à la main. Des compagnies qui bloquent l&#8217;accès à la messagerie instantanée ou à Facebook. </p>
<p>Derrière ces questions de sécurité, qui ont toujours été les arguments du contrôle social, ce qui se passe en fait est que ces institutions essaient de décider qui, en fait, a le droit de choisir sur quoi porter son attention, de décider, s&#8217;ils doivent ou non être isolés. Ils essaient en fait de bloquer, dans un sens, ce mouvement vers une plus grande possibilité d&#8217;intimité.&#8221;
</p></blockquote>
<p><a href="http://privacybelgium.be/">Jacques Folon</a>, juriste spécialiste en droit du multimédia et expert auprès de la Commission Européenne et de plusieurs Services Publics Fédéraux belges en matière de protection de la vie privée, de droit de l’Internet et de sécurité informatique, <a href="http://www.entrepriseglobale.biz/2009/08/04/interdire-facebook-au-travail-cest-comme-interdire-le-telephone-2">estime</a> de son côté qu&#8217;&#8221;<em>on assiste exactement au même débat qu&#8217;à l&#8217;arrivée du téléphone dans nos bureaux</em>&#8220;, et qu&#8217;il est vain de vouloir bloquer l&#8217;accès à l&#8217;internet, et &#8220;<em><a href="http://www.slideshare.net/FOLON/rseaux-sociaux-et-rh">aussi idiot</a></em>&#8221; d&#8217;interdire Facebook au travail que d&#8217;y interdire le téléphone :</p>
<blockquote><p>
&#8220;La génération Y est une génération toujours connectée, le jour comme la nuit. Pour eux, la frontière entre vie privée et professionnelle est assez trouble. Quelqu’un de cette génération recevant un email professionnel à 23H00 n’hésitera pas à y répondre. Mais en contrepartie, elle va trouver normal de discuter avec des amis sur Facebook pendant les heures de bureau.</p>
<p>Je compare souvent l’utilisation d’internet à l’utilisation du téléphone. Plein de choses désagréables sont réalisables avec un téléphone. Pourtant, aucune société ne songe à l’interdire.&#8221;
</p></blockquote>
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<p>Il faudra encore attendre probablement quelques années avant que ne se banalise cette &#8220;<em>incroyable transformation</em>&#8221; des rapports entre vie publique et vie privée. Mais on peut raisonnablement penser qu&#8217;elle entrera dans les moeurs et cessera d&#8217;opposer ceux qui, parce qu&#8217;ils embrassent le Net, font peur à qui, eux n&#8217;y sont pas encore, si mal, ou bien si peu, nouvelle &#8220;<em>fracture numérique</em>&#8221; qui sépare ceux que j&#8217;ai pu qualifier de &#8220;<a href="http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/">petits cons</a>&#8221; et de &#8220;<a href="http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/">vieux cons</a>&#8220;.</p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/economie-de-lattention/" title="économie de l&#039;attention" rel="tag nofollow">économie de l&#039;attention</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/confiance/" title="confiance" rel="tag nofollow">confiance</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/e-inclusion/" title="e-inclusion" rel="tag nofollow">e-inclusion</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/identite/" title="identité" rel="tag nofollow">identité</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/identites-actives/" title="identités actives" rel="tag nofollow">identités actives</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/informatique-affective/" title="informatique affective" rel="tag nofollow">informatique affective</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/reseaux-sociaux/" title="réseaux sociaux" rel="tag nofollow">réseaux sociaux</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/securite/" title="sécurité" rel="tag nofollow">sécurité</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/surveillance/" title="surveillance" rel="tag nofollow">surveillance</a><br />
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		<title>A lire ailleurs du 11/01/2010 au 18/01/2010</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 04:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[

Usages et non-usages à Kerourien &#8211; M@rsouin.org
M@rsouin vient de publier un volumineux rapport sur les usages et non-usages des TIC dans le quartier populaire de Kerourien à Brest où se profile une expérimentation d&#39;accès à internet en habitat social à faible coût. L&#39;étude met en lumière la complexité des phénomènes sociaux et cognitifs de la &#34;fracture numérique&#34; et surtout&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="s-delicious">
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.marsouin.org/article.php3?id_article=300" title="A lire (lien externe)">Usages et non-usages à Kerourien &#8211; M@rsouin.org</a></h3>
<p>M@rsouin vient de publier un volumineux rapport sur les usages et non-usages des TIC dans le quartier populaire de Kerourien à Brest où se profile une expérimentation d&#39;accès à internet en habitat social à faible coût. L&#39;étude met en lumière la complexité des phénomènes sociaux et cognitifs de la &quot;fracture numérique&quot; et surtout le hiatus entre les potentialités des outils et ce que les gens en attendent. Plus que l&#39;usage ou le non-usage, l&#39;étude pose la question de la capacité innovatrice de la population, c&#39;est-à-dire comment les habitants s&#39;approprient le projet pour en faire un levier pour réduire la pauvreté sur un territoire fragilisé. Pour développer les usages il faut développer la capacitation (empowerment), c&#39;est-à-dire, comme le dit Amartya Sen : &quot;étendre les libertés réelles dont jouissent les individus&quot;.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://caveat.ouvaton.org/2010/01/09/la-taxe-google-symbole-cache-misere/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+CaveatEmptor+%28CAVEAT+EMPTOR%29" title="A lire (lien externe)">La taxe Google, symbole cache-misère &#8211; CAVEAT EMPTOR</a></h3>
<p>Florent Latrive dénonce le projet de taxe Google, bien moins ambitieux que ceux de licence globale : &quot;La conséquence de l’obstination des gouvernements à ignorer les pratiques de partage culturel du public est toujours la même: misère pour les créateurs et répression pour les internautes.&quot;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://standblog.org/blog/post/2010/01/14/J-aime-Google-mais" title="A lire (lien externe)">J&#39;aime Google ! (mais&#8230;) &#8211; Standblog</a></h3>
<p>Il y a un accord implicite entre Google et chacun de nous, explique Tristan Nitot. C&#39;est : &quot;Laisse moi tout savoir sur toi, et je te laisse utiliser mes services gratuitement&quot;. Or cet accord est implicite. &quot;La plupart des gens ne réalisent pas comment tout cela fonctionne. Ils pensent que c&#39;est gratuit, que c&#39;est une aubaine, qu&#39;on reçoit sans donner. Ensuite, cet accord est déséquilibré. Les utilisateurs ne réalisent pas que leurs données personnelles, leur vie privée, vaut infiniment mieux qu&#39;un peu de temps CPU issu d&#39;un datacenter. Ca rappelle un peu la conquête de l&#39;Amérique, où les colons échangeaient des terres contre quelques verroteries à des indigènes. L&#39;image est forte, je le reconnais, mais elle évoque bien ce marché de dupes, où une des deux parties ignore tout des règles et se fait donc dépouiller d&#39;un bien très précieux qu&#39;elle ne récupérera jamais.&quot;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://blog.culturemobile.net/index.php/2010/01/13/300-videoprojection-greatstreetgames-nightlights" title="A lire (lien externe)">L&#39;expérience augmentée par la vidéoprojection &#8211; culture mobile</a></h3>
<p>La vidéoprojection s&#39;annonce-t-elle comme la nouvelle expérience des installations interactives ?</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.fredcavazza.net/2010/01/13/comment-les-nouvelles-regles-de-facebook-vont-modifier-le-comportement-des-utilisateurs/" title="A lire (lien externe)">Comment les nouvelles règles de Facebook vont modifier le comportement des utilisateurs &#8211; FredCavazza.net</a></h3>
<p>Intéressant contrepoint de Frédéric Cavazza analysant les nouvelles politiques de confidentialités de Facebook, qui explique que ce ne sont pas les données personnelles qui sont le levier de croissance de Facebook, mais sa capacité à gérer la confidentialité. Pourquoi ? Parce que les données publiées évoluent selon les règles de confidentialités des sites sociaux et risque de rendre difficile le ciblage comportemental. Faudra-t-il demain payer pour rendre nos données confidentielles ?</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/13/analyse/facebook-vie-privee-2/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb-france+%28ReadWriteWeb+France%29" title="A lire (lien externe)">Facebook a tort, la vie privée n’a pas dit son dernier mot &#8211; ReadWriteWeb France</a></h3>
<p>La société est-elle devenue moins portée sur la vie privée, comme le résume Mark Zuckerberg de Facebook ? Pas si sûr, argumente Marshall Kirkpatrick. Et de faire référence à une intéressante étude de Chris Peterson, selon laquelle la vie privée est plus liée au contexte qu&#39;au secret. &quot;Si un cama­rade d’école prend une photo de vous en train de boire dans une fête et la montre à vos col­lègue de tra­vail, vous pour­riez pen­ser – à rai­son – que le contexte et la dis­tri­bu­tion sont inap­pro­priés, et que votre vie pri­vée n’a pas été respectée.&quot; Les gens veulent souvent limiter la visibilité de leurs données personnelles et garder la possibilité de contrôler l&#39;environnement dans lequel elles sont dévoilées.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.eclm.fr/fileadmin/administration/pdf_annexe/AnnexeMonnaiesRegionales.pdf" title="A lire (lien externe)">Créer des monnaies régionales pour traiter la crise globale (.pdf) par Bernard Lietaer</a></h3>
<p>Bernard Lietaer, l&#39;auteur et penseur des Monnaies régionales, revient dans cette conférence sur les origines des crises financières et explique comment les innovations monétaires pourraient nous aider à transformer l&#39;économie. Une très bonne synthèse sur le sujet pour ceux qui n&#39;auront pas dévoré son livre : http://www.eclm.fr/index.php?id=32&amp;tx_ouvrage_pi1[fiche]=2664&amp;cHash=2a5e651f6d .</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.labo-nt2.uqam.ca/recherches/dossier/le_flux" title="A lire (lien externe)">Le flux &#8211; NT2</a></h3>
<p>Le laboratoire NT2 vient de livrer une intéressante introduction au concept de flux, plut particulièrement dans l&#39;art hypermédias. Mais ceux qui s&#39;intéressent au sujet pourront y puiser bien des références, dans ce flux, concepteur fondateur de la culture web.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.technologyreview.com/computing/24231/page1/" title="A lire (lien externe)">Une année en robotique &#8211; Technology Review</a></h3>
<p>La Technology Review fait le point sur l&#39;année 2009 dans le domaine de la robotique : sans surprise, c&#39;est la la socialisation des robots est devenu un important champ de recherche.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.businessweek.com/smallbiz/content/sep2006/sb20060927_259688.htm" title="A lire (lien externe)">Comment faire des réunions comme Google ? -Business Week</a></h3>
<p>Marissa Mayer, l&#39;une des vice-présidente de Google, enchaine quelques 70 réunions par semaine. Comment fait-elle ? Comment Google est-il organisé&#8230; Business Week en tire plusieurs conseils : démultipliez les agendas, faites des compte rendus, chaque sujet doit avoir un temps très limité et les durées respectées, délivrez des données et non pas de la politique ou des sentiments, et encore une fois respectez les horaires !</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.nouvo.ch/s-056" title="A lire (lien externe)">Manifestants dans l&#39;oeil du lynx &#8211; nouvo.ch</a></h3>
<p>Les Espagnols de la société Lynce ont créé un logiciel permettant de compter précisément le nombre de personnes dans une foule. Le risque, dénoncent les syndicats, c&#39;est qu&#39;il a aussi le potentiel de visualiser et ficher les gens.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://lemonde.fr/opinions/article/2010/01/11/microcredit-miracle-ou-desastre-par-esther-duflo_1290110_3232_1.html" title="A lire (lien externe)">Microcrédit, miracle ou désastre ?, par Esther Duflo &#8211; LeMonde.fr</a></h3>
<p>La chercheuse Esther Duflo, spécialiste de la pauvreté, revient sur les plus récentes études sur l&#39;impact du microcrédit. &quot;Le microcrédit rend exactement les services attendus d&#39;un bon produit financier : il permet à ses clients d&#39;effectuer des achats importants, pour leur activité ou pour leur ménage, qu&#39;ils n&#39;auraient pas pu engager autrement.&quot; Mais il n&#39;a pas permis de transformation profonde des familles qui l&#39;ont utilisé : pas d&#39;impact direct sur la santé, la scolarisation ou le pouvoir de décision des femmes ! Le microcrédit n&#39;est pas dangereux ou inutile. Mais il n&#39;est pas non plus miraculeux !</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://ow.ly/Vzkp" title="A lire (lien externe)">Facebook France : 15 millions de membres &#8211; Mashable</a></h3>
<p>6 millions en décembre 2008, 15 millions en décembre 2009 ! Facebook ne cesse de progresser en France : 1 personne sur 4 est utilisatrice.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://blog.culturemobile.net/index.php/2010/01/12/326-l-abribus-du-futur-informatif-interactif-et-communautaire" title="A lire (lien externe)">L&#39;abribus du futur : informatif, interactif et communautaire &#8211; culture mobile_le blog</a></h3>
<p>A quoi ressemblera l&#39;abribus du futur ? A un lieu de réappropriation urbaine intelligent, capable d’adapter le nombre de bus en fonction de la demande, répond le MIT.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://cocreation.blogs.com/alban/2010/01/le-mnorlabs-de-la-ville-de-manor-je-veux-le-m%C3%AAme-dans-ma-ville.html?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+Alban+%28alban%29&amp;utm_content=Google+Reader" title="A lire (lien externe)">Le M@norLabs de la ville de Manor&#8230; &#8211; Alban Martin</a></h3>
<p>A Manor, petite ville de 6000 habitants du Texas, dans la banlieue étudiante d&#39;Austin est né le ManorLabs &#8211; http://manorlabs.spigit.com &#8211; une plateforme collaborative citoyenne mise en place par la municipalité. Les contributions permettent aux habitants de collecter des points qui peuvent être échangés contre des gratifications.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://transid.blogspot.com/2010/01/ouverture-des-donnees-municipales.html?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+transid+%28Trans*i*d%29&amp;utm_content=Google+Reader" title="A lire (lien externe)">Ouverture des données municipales l&#39;exemple de Londres &#8211; TransID</a></h3>
<p>Le maire de Londres vient de donner le coup d&#39;envoi du London data store &#8211; http://data.london.gov.uk/datastore/ &#8211; qui totalise déjà quelques 200 &quot;paquets de données municipales&quot;, notamment des statistiques mais également des donnée de transports. Quant aux données horaires des transports de Londres : leur libération est encore en discussion !</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.theinternets.fr/2010/01/10/actu-le-filtrage-par-dpi/" title="A lire (lien externe)">Le filtrage par DPI &#8211; The Internets</a></h3>
<p>Astrid Girardeau revient sur la technologie du Deep Packet Inspection, une technique d&#39;inspection des réseaux, utilisée par des pays peu démocratiques pour contrôler le trafic internet et envisagée pour surveiller le partage de fichier dans l&#39;internet dans les démocraties occidentales. Une technologie pour mieux nous asservir ? http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.m-trends.org/2010/01/mobile-trends-2020.html" title="A lire (lien externe)">Mobile Trends 2020 &#8211; mTrends</a></h3>
<p>mTrends a rassemblé 37 contributions d&#39;experts pour leur faire énnoncer les tendances de la mobilité pour 2020.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.place-publique.fr/spip.php?article5559" title="A lire (lien externe)">La mobilité des Seniors &#8211; Place Publique</a></h3>
<p>Place Publique revient sur l&#39;évolution des besoins de déplacements liés au vieilissement de la population tel que décrit dans la récente étude du Groupement des autorités responsables de transport &#8211; http://www.gart.org/content/download/12054/116929/file/Etude_Gart_Seniors.pdf . Penser à la mobilité des seniors suppose d’envisager de nouvelles formes d’organisation des services et notamment d&#39;envisager des formes de co-production&#8230;</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://labcast.media.mit.edu/?p=117&amp;utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+labcast-sm+%28LabCAST%29&amp;utm_content=Google+Reader" title="A lire (lien externe)">FaceSense &#8211; LabCAST</a></h3>
<p>FaceSense est un projet de l&#39;Affective Computing Group du MIT qui consiste en un logiciel d&#39;analyse des expressions faciales et non-verbales pour mieux comprendre les interactions distantes.</p>
</p></div>
<div class="b-deli">
<h3><a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1999" title="A lire (lien externe)">Les TechnoFlops d&#39;Hervé Le Tellier &#8211; Le Tiers Livre</a></h3>
<p>Les TechnoFlops qu&#39;Hervé Le Tellier propose sur LeMonde.fr ont été en partis rassemblés par François Bon. L&#39;occasion de découvrir les lunettes qui floutent l&#39;agressivité du monde, le boitier qui vous empêche de discuter avec les personnes avec lesquelles vous êtes incompatibles, le stylo qui donne du style à vos écrits ou la bibliothèque pour ne ranger qu&#39;un seul livre !</p>
</p></div>
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<h3><a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/07/a-la-une/fuite-des-cerveaux-les-etats-unis-passent-a-offensi/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed:+readwriteweb-france+(ReadWriteWeb+France)&amp;utm_content=Google+Reader" title="A lire (lien externe)">Fuite des cerveaux : les Etats-Unis passent à l’offensive &#8211; ReadWriteWeb France</a></h3>
<p>Start-up Visa &#8211; http://www.startupvisa.com &#8211; est une initiative du député américain Jared Polis pour offrir un visa américain à toute personne développant une start-up (sous conditions). Une manière originale d&#39;attirer les innovateurs !</p>
</p></div>
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<h3><a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2010/01/08/scanners-terrorisme-sexe-et-demagogie/#xtor=RSS-32280322" title="A lire (lien externe)">Scanners : terrorisme, sexe et démagogie &#8211; Bug Brother</a></h3>
<p>Démagogique la lutte contre le terrorisme ? Certainement si l&#39;on en croit Bruce Schneider : &quot;Si nous refusons d’être terrorisé, de jouer le jeu de cette course à la sécurité, et que nous nous souvenons que l’on ne pourra jamais complètement éliminer la menace terroristes, alors seulement nous serons plus fort que les terroristes, même s’ils réussissent leurs attentats.&quot;</p>
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		<item>
		<title>Le 26 janvier, InternetActu.net est ouvert aux lecteurs !</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2010/01/15/le-26-janvier-internetactu-net-est-ouvert-aux-lecteurs/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 07:54:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqué]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion des 2 ans de la Cantine, où InternetActu a son siège, et pour inaugurer l&#8217;année des 10 ans de la Fing dont InternetActu est le média, la rédaction propose à ses lecteurs de prendre les commandes d&#8217;InternetActu.net !

Image : L&#8217;équipe d&#8217;InternetActu.net au travail lors de la première édition de Lift France (Jean-Marc Manach, Hubert Guillaud, Rémi Sussan),&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion des 2 ans de <a href="http://lacantine.org/">la Cantine</a>, où InternetActu a son siège, et pour inaugurer l&#8217;année des 10 ans de la <a href="http://www.fing.org">Fing</a> dont InternetActu est le média, la rédaction propose à ses lecteurs de prendre les commandes d&#8217;InternetActu.net !</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/loneyss/3646401228/sizes/m/"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/internetactuequipe.jpg" alt="L&#039;équipe d&#039;InternetActu.net lors de la première édition de Lift France par Laurent Neyssensas" title="L&#039;équipe d&#039;InternetActu.net lors de la première édition de Lift France par Laurent Neyssensas" width="580" lass="alignnone size-full wp-image-8990" /></a><br />
<em>Image : L&#8217;équipe d&#8217;InternetActu.net au travail lors de la première édition de Lift France (Jean-Marc Manach, Hubert Guillaud, Rémi Sussan), <a href="http://www.flickr.com/photos/loneyss/3646401228/">photographiée par Laurent Neyssensas</a>.</em></p>
<p>Le 26 janvier de 14h à 18h venez participer à une conférence de rédaction ouverte à La Cantine, 151 rue Montmartre, 75002 Paris (<a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&#038;source=s_q&#038;hl=fr&#038;geocode=&#038;q=Fing,+La+Cantine,+151+rue+Montmartre,+12+galerie+des+Panoramas,+75002+Paris&#038;sll=48.871941,2.339745&#038;sspn=0.077456,0.154324&#038;ie=UTF8&#038;hq=Fing,+La+Cantine,+151+rue+Montmartre,+12+galerie+des+Panoramas,&#038;hnear=75002+Paris&#038;ll=48.870728,2.343017&#038;spn=0.004665,0.009645&#038;t=h&#038;z=17&#038;iwloc=A&#038;cid=6559161135879047698">Plan</a>). Proposez vos idées, vos sujets. Toute l&#8217;équipe sera là pour vous aiguiller, pour vous aider à les angler, à les formuler, pour enrichir vos connaissances des leurs. </p>
<p>L&#8217;équipe ramassera les copies et les publiera dans un numéro anniversaire spécial.</p>
<p>Ce sera surtout l&#8217;occasion de discuter et de se rencontrer. On va essayer de trouver de quoi vous offrir un pot et quelques <em>goodies</em> (si si). Et n&#8217;oubliez que l&#8217;anniversaire de la Cantine <a href="http://lacantine.org/events/remix-la-cantine">c&#8217;est 3 jours d&#8217;évènements (#CantienRMX)</a> et <a href="http://lacantine.org/events/soiree-du-deuxieme-anniversaire-de-la-cantine">une grande soirée d&#8217;anniversaire le 28 janvier !</a> </p>
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<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=likElgaeQqc:n8oa5_ylq6w:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=likElgaeQqc:n8oa5_ylq6w:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=likElgaeQqc:n8oa5_ylq6w:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?i=likElgaeQqc:n8oa5_ylq6w:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=likElgaeQqc:n8oa5_ylq6w:dnMXMwOfBR0"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?d=dnMXMwOfBR0" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?a=likElgaeQqc:n8oa5_ylq6w:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/internetactu/bcmJ?i=likElgaeQqc:n8oa5_ylq6w:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a>
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		<title>Combien d’information consommons-nous ?</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 14:05:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Communication interpersonnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>

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		<description><![CDATA[Les lieux communs voudraient que la télé, la musique et les jeux vidéos nous aient depuis longtemps détournés du monde écrit. Pas si sûr, répondent des chercheurs du Centre pour l&#8217;information globale de l&#8217;université de Californie : nous lisons plus de mots que nous ne le faisions avant les nouvelles technologies. 
Alors que la lecture était en déclin sous la&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/consommationmedia-300x230.png" alt="Schéma de nos consommations de médias dans la journée calculés en temps passé" title="Schéma de nos consommations de médias dans la journée calculés en temps passé" width="300" height="230" class="alignnone size-medium wp-image-8985" hspace="6" vspace="6" align="right" />Les lieux communs voudraient que la télé, la musique et les jeux vidéos nous aient depuis longtemps détournés du monde écrit. Pas si sûr, répondent des chercheurs du <a href="http://giic.ucsd.edu/index.php">Centre pour l&#8217;information globale</a> de l&#8217;université de Californie : nous lisons plus de mots que nous ne le faisions avant les nouvelles technologies. </p>
<p>Alors que la lecture était en déclin sous la concurrence de la télévision, celle-ci reprend du poil de la bête grâce aux nouvelles technologies, explique <a href="http://hmi.ucsd.edu/pdf/HMI_2009_ConsumerReport_Dec9_2009.pdf">l&#8217;étude (.pdf)</a> de <a href="http://art2science.org/">Roger Bohn</a> et James Short sur la quantité d&#8217;information que consomment les Américains &#8211; une étude qui fait bien sûr référence à celle menée en 2000 et <a href="http://www2.sims.berkeley.edu/research/projects/how-much-info-2003/">2003 par Hal Varian et Peter Lyman</a>.</p>
<p>Les Américains ont englouti quelque 3,6 milliards de teraoctets d&#8217;information en 2008, soit 11,8 heures d&#8217;information par jour et par personne (contre 7,4 heures en 1980) : autant dire que nous sommes soumis à un flot d&#8217;information continu. Nous consommons en moyenne, tout média confondu, quelque 100 500 mots et 34 gigaoctets par jours. </p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/evolutiondelalecture-300x230.png" alt="Schéma de l'évolution de la lecture selon le nombre de mots que nous consommons" title="Schéma de l'évolution de la lecture selon le nombre de mots que nous consommons" width="300" height="230" class="alignnone size-medium wp-image-8983" hspace="6" vspace="6" align="left" />La radio et la télévision dominent toujours nos consommations d&#8217;information, en nombre de mots consommés (60 %). Mais les ordinateurs et les jeux vidéos comptent pour 55 % du volume de données que nous consommons à la maison. Un tiers des mots et plus de la moitié des octets que nous consommons sont désormais &#8220;interactifs&#8221;. </p>
<p>La bonne nouvelle est que 36 % de l&#8217;information que nous consommons provient de mots que nous lisons chaque jour, quel que soit le support. Et ce pourcentage est plus important qu&#8217;il ne l&#8217;était il y a 30 ans, quand l&#8217;internet n&#8217;existait pas ! </p>
<p>Via <a href=" http://www.wired.com/epicenter/2009/12/reading-expands-study/#">Wired</a>.</p>
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		<title>Recherche scientifique : l’innovation nait de la liberté !</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 08:28:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation, RD]]></category>

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		<description><![CDATA[Les recherches innovantes sont plus nourries dans les laboratoires qui disposent d&#8217;une grande liberté financière qu&#8217;ailleurs, explique une intéressante étude sur la &#8220;Motivation et la Créativité&#8221; dans la recherche scientifique (.pdf). Cette étude, signée des économistes Pierre Azoulay, Gustao Manso et Joshua Graff Zivin de la Sloan School, l&#8217;école de management du MIT, montre que les scientifiques sont plus susceptibles&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les recherches innovantes sont plus nourries dans les laboratoires qui disposent d&#8217;une grande liberté financière qu&#8217;ailleurs, explique une intéressante étude sur la <a href="http://pazoulay.scripts.mit.edu/docs/hhmi.pdf">&#8220;Motivation et la Créativité&#8221; dans la recherche scientifique (.pdf)</a>. Cette étude, signée des économistes <a href="http://pazoulay.scripts.mit.edu/">Pierre Azoulay</a>, Gustao Manso et Joshua Graff Zivin de la Sloan School, l&#8217;école de management du MIT, montre que les scientifiques sont plus susceptibles de produire des recherches innovantes s&#8217;ils bénéficient d&#8217;objectifs et de subventions à long terme, que s&#8217;ils s&#8217;inscrivent dans des projets à court terme.</p>
<p><em>&#8220;Si vous voulez que les chercheurs se diversifient, explorent de nouvelles directions, alors il est important de prévoir leur horizon à long terme, pour leur donner le temps d&#8217;expérimenter et peut-être échouer&#8221;</em>, affirme Pierre Azoulay <a href="http://web.mit.edu/newsoffice/2009/creative-research-1209.html">au MITnews</a>. Les chercheurs sont arrivés à ces conclusions en comparant différents types de financements de la recherche américaine, l&#8217;impact des articles scientifiques et leur créativité (par la mesure du renouvellement des mots clefs). Leurs résultats montrent que les subventions sur projets produisent moitié moins d&#8217;articles en quantité et en qualité, par rapport aux financements plus ouverts. Une étude qui met en évidence les effets des différents types de financements sur l&#8217;innovation et plaide pour une diversité des approches et des mécanismes et qui devrait en faire réfléchir plus d&#8217;un sur les modalités du financement de la recherche.</p>
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		<title>La généralisation du téléphone mobile transforme-t-elle les comportements ?</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 06:41:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>

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		<description><![CDATA[La manière dont on utilise son téléphone mobile a longtemps été influencée par les différences culturelles, explique The Economist, mais &#8220;l&#8217;esprit des machines&#8221; n&#8217;est-il pas en train de réduire ces différences ? 
Si les technologies ont tendances à être mondiales, elles sont aussi des marqueurs de différences culturelles car les usages sont loin d&#8217;être parfaitement homogènes. C&#8217;est le cas des&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La manière dont on utilise son téléphone mobile a longtemps été influencée par les différences culturelles, explique </em><a href="http://www.economist.com/displaystory.cfm?story_id=15172850">The Economist</a><em>, mais &#8220;l&#8217;esprit des machines&#8221; n&#8217;est-il pas en train de réduire ces différences ? </em></p>
<p>Si les technologies ont tendances à être mondiales, elles sont aussi des marqueurs de différences culturelles car les usages sont loin d&#8217;être parfaitement homogènes. C&#8217;est le cas des téléphones mobiles notamment. Tout d&#8217;abord, on ne parle pas d&#8217;eux de la même manière selon l&#8217;endroit d&#8217;où on en parle : on parle de Mobiles en Allemagne ou en Espagne pour désigner des appareils qui s&#8217;inscrivent dans l&#8217;itinérance ; on parle d&#8217;<em>Handys</em>, de <em>Kännykät</em> ou de <em>Sho Ji</em>, en Allemagne, Finlande et Chine pour désigner ses appareils qui tiennent dans la main, soulignant ainsi leur fonctionnalité. Les Japonais parlent de <em>Ketaï</em> pour désigner ces appareils qu&#8217;on peut emporter avec soi. Les <em>Cellular</em> américains traduisent une vision plus technologique. <em>&#8220;Ces distinctions sont révélatrices d&#8217;objets qui, en l&#8217;espace d&#8217;une décennie, sont devenus aussi essentiels au fonctionnement de l&#8217;homme qu&#8217;une paire de chaussures.&#8221;</em>  </p>
<h3>Comment la culture détermine des pratiques différentes ?</h3>
<p>En 10 ans, on est passé de 500 millions de mobiles à 4,6 milliards. Si dans les pays riches on trouve plus d&#8217;abonnements que d&#8217;habitants, force est de constater que plus de la moitié des habitants des pays pauvres sont désormais équipés en téléphones mobiles, donnant une toute autre configuration à la question de la fracture numérique. </p>
<p>Le temps d&#8217;utilisation moyen est en progression : nous sommes passés de 174 minutes de télécommunication par mois en 2000 depuis nos mobiles à quelques 261 minutes en 2009, sans compter l&#8217;explosion de l&#8217;usage des SMS ou <a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2010/jan/08/stuart-jeffries-camera-phones">des échanges d&#8217;images ou de vidéos</a>. Et la révolution des téléphones permettant de se connecter à l&#8217;internet et de télécharger des applications est encore appelée à bouleverser nos modes d&#8217;utilisation de ces appareils. <a href="http://www.morganstanley.com/about/press/articles/4659e2f5-ea51-11de-aec2-33992aa82cc2.html">Morgan Stanley ne vient-il pas de souligner que l&#8217;internet mobile était en train de nous faire entrer dans un nouveau cycle technologique ?</a></p>
<p>Ces tendances mondiales masquent pourtant des différences régionales parfois encore assez contrastées. <em>&#8220;La culture influe sur le mode de vie et le mode de vie influence la façon dont nous communiquons&#8221;</em>, rappelle Vittorio Colao, le patron de Vodafone.  Les technologies sont <em>&#8220;à la fois constitutives et construites par des facteurs historiques, sociaux et des contextes culturels&#8221;</em>, explique l&#8217;anthropologue <a href="http://www.itofisher.com/mito/">Mimi Ito</a>, auteure d&#8217;un livre sur la sous-culture mobile au Japon. Pour elle, le boom des services mobiles au Japon, lancé notamment par l&#8217;i-mode est à relier <a href="http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/">au harcèlement social que subissent les adolescents</a>  : la société japonaise laisse peu de place pour les conversations privées et l&#8217;usage du téléphone en public, même dans les transports en commun, y est très mal vu, quand il n&#8217;est pas puni par la loi. Cela explique en partie le développement de services de données mobiles, d&#8217;autant que l&#8217;écriture japonaise permet d&#8217;afficher davantage d&#8217;information sur un écran de petite taille que les langues qui utilisent l&#8217;alphabet romain.  En 2009, les Japonais ne conversaient en moyenne que 133 minutes sur leur téléphone (bien moins que la moyenne mondiale et même bien moins qu&#8217;en 2002, où ils conversaient 181 minutes en moyenne). Ils compensent par une frénésie textuelle : certains opérateurs ont des moyenne de quelque 1000 SMS par mois par abonnés ! <em>&#8220;Pas étonnant que les adolescents de Tokyo aient été appelés la &#8220;génération du pouce&#8221;.&#8221;</em> </p>
<p>Les Allemands sont également économes : ils parlent en moyenne seulement quelque 89 minutes par mois, mais la raison en incombe surtout au prix des communications mobiles. En revanche, les Américains passent quelque 788 minutes à parler sur leurs mobiles ! Outre le biais statistique (les abonnés paient aussi pour les appels entrants), l&#8217;une des explications repose sur le fait que les conversations téléphoniques sont peu chères et qu&#8217;ils privilégient les transports individuels leur permettant de s&#8217;affranchir des règles sociales. Le record est détenu par les Portoricains (1875 minutes !) grâce à des tarifs imbattables et au fait que le pays soit un noeud du routage des appels internationaux. </p>
<p>Les différences comportementales dans l&#8217;utilisation du mobile ont longtemps été une question de culture, explique la sociologue Amparo Lasèn de l&#8217;<a href="http://www.ucm.es/">université d&#8217;informatique de Madrid</a> et du groupe de recherche <a href="http://www.cibersomosaguas.com">CiberSomosAguas</a> (<a href="http://www.cibersomosaguas.com/blog/">blog</a>) qui a comparé l&#8217;usage du mobile en Europe, montrant que Parisiens et Madrilènes se sentaient plus libres de parler dans la rue dans les années 2000 que les Londoniens. Les comportements sont différents : en Espagne, les utilisateurs désactivent massivement leur messagerie vocale, considérant qu&#8217;il est impoli de laisser un message sans réponse, même si l&#8217;appel dérange. Ces variations reflètent les différences d&#8217;utilisation traditionnelles de l&#8217;espace urbain, estime Mme Lasèn. En Chine également on laisse rarement un appel sans réponse, alors qu&#8217;en Ouzbékistan on ne répond jamais à un appel en public. On note également des différences dans les façons de porter les téléphones explique <a href="http://younghee.com/">Younghee Jung</a>, designer chez Nokia. Les t-shirts des hommes en Inde se sont dotés de poches pour accueillir de petits téléphones, alors que les femmes les portent dans des sacs colorés, plus pour les protéger et prolonger leur valeur de revente que pour être à la mode. Au Japon, on le personnalise aussi facilement qu&#8217;on en change. Les travailleurs en ont d&#8217;ailleurs souvent deux : l&#8217;un privé, l&#8217;autre pour le travail. Les managers latino-américains aussi en ont plusieurs, mais plutôt pour démontrer l&#8217;importance d&#8217;être connecté. </p>
<p>Reste à savoir si ces différences sont en train de céder la place à une culture mondiale et globale ? Si ces différences culturelles vont persister ou au contraire si elles vont avoir tendance à s&#8217;estomper ? </p>
<h3>Vers une globalisation des comportements ?</h3>
<p>Cette question a suscité quelques controverses. Tout le monde n&#8217;est pas d&#8217;accord avec l&#8217;argument de Mimi Ito selon lequel la technologie est toujours socialement construite. <a href="http://comminfo.rutgers.edu/ci/cmcs/director/">James Katz</a>, un professeur de communication de l&#8217;université Rutgers défend l&#8217;idée qu&#8217;il existerait un &#8220;esprit de la machine&#8221; (<em>Apparatgeist</em>, en allemand). <em>&#8220;Indépendemment de la culture, quand les gens interagissent avec des technologies de communication personnelles, ils ont tendance à standardiser l&#8217;infrastructure et à graviter vers des goûts cohérents et des fonctionnalités universelles.&#8221;</em> Le professeur Amparo Lasèn constate également que les différences qu&#8217;elle observait en 2000 en Europe ont eu tendance à s&#8217;estomper (hormis le rejet de la messagerie vocale par les Espagnols). Mais il n&#8217;y a pas que l&#8217;esprit de la machine qui est en cause, modère-t-elle. <em>&#8220;Partout en Europe, les gens font face à des vies de plus en plus complexes et ont besoin du téléphone mobile pour les gérer.&#8221;</em> Pour Mimi Ito également : la vie de plus en plus réglementée des adolescents américains tend à leur faire utiliser les communications textuelles autant que les jeunes Japonais.<br />
Et il y a de fortes chances que cette convergence des comportements se poursuive, notamment parce qu&#8217;il est de l&#8217;intérêt des industriels de trouver des réponses globales. Chez Nokia,Younghee Jung travaille notamment à <a href="http://conversations.nokia.com/tag/younghee-jung/">un projet d&#8217;esperanto des gestes</a> pour contrôler son mobile et trouver un geste internationalement acceptable pour rendre simplement silencieux son mobile quand il sonne. </p>
<p>À long terme, les différences d&#8217;usages nationales vont disparaître, estime <a href="http://www.lsa.umich.edu/umich/v/index.jsp?vgnextoid=5b5a70b668af1110VgnVCM10000096b1d38dRCRD&#038;vgnextchannel=89e86af629641110VgnVCM10000096b1d38dRCRD&#038;vgnextfmt=default">Scott Campbell</a>, chercheur à l&#8217;université du Michigan, mais les différences économiques, elles ne vont pas s&#8217;estomper comme cela. En Afrique les temps de communication vont demeurer prépayés et la pratique du signal pour se faire rappeler devrait perdurer. Plutôt que des différences culturelles, Nokia envisage d&#8217;ailleurs de mieux distinguer ses utilisateurs selon leurs pratiques : entre ceux qui veulent de la simplicité et ceux qui souhaitent des fonctionnalités. Dans les pays pauvres, Nokia développe une gamme de services appelée &#8220;<a href="http://europe.nokia.com/explore-services/life-tools">Life Tools</a>&#8221; allant de l&#8217;information agricole à des services éducatifs&#8230; alors que dans les pays riches les combinés sont plutôt livrés avec des abonnements pour télécharger de la musique. </p>
<p>A croire que certains ont plus à gagner que d&#8217;autre dans cette globalisation des pratiques. </p>
<p><a href="http://www.rferl.org/content/Welcome_To_The_Decade_Of_The_Mobile_Internet/1922364.html">Comme le dit Luke Allnutt, rédacteur en chef de Radio Free Europe</a>, dans un intéressant édito sur la révolution mobile : <em>&#8220;Ce n&#8217;est pas la technologie par elle-même qui a le pouvoir de changer le monde (en bien ou en mal), mais plutôt l&#8217;innovation et la créativité des gens qui l&#8217;utilisent&#8221;</em>.</p>
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		<title>Les 7 bifurcations de la Réalité virtuelle (2/3) : Qu’est-ce qui détermine l’immersion ?</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2010/01/12/les-7-bifurcations-de-la-realite-virtuelle-23-quest-ce-qui-determine-limmersion/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 06:39:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>
		<category><![CDATA[Interfaces]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/demainlesmondesvirtuels-190x300.gif" alt="Demain les mondes virtuels" title="demainlesmondesvirtuels" width="130" hspace=6" vspace="6" align="right" class="size-medium wp-image-8919" />Fin 2007, Rémi Sussan nous offrait <a href="http://www.internetactu.net/2007/09/27/demain-les-mondes-virtuels-111/">une passionnante plongée dans les Mondes virtuels</a> qui a donné lieu à publication d&#8217;un livre aux éditions Fyp : <a href="http://www.amazon.fr/Demain-mondes-virtuels-Rémi-Sussan/dp/2916571310/internetnet-21"><em>Demain, les mondes virtuels</em></a>. </p>
<p>Avec les 7 bifurcations de la Réalité virtuelle, Rémi Sussan s&#8217;essaye à une mise à jour du sujet. L&#8217;occasion de regarder, ce qui a évolué, ce qui n&#8217;a pas bougé. Reprenez votre avatar, nous retournons dans les mondes virtuels ! (2e partie) </p></blockquote>
<h3>Le corps ou l&#8217;esprit ?</h3>
<p>Le casque et le gant de données (<em>dataglove</em>) appartiennent tous deux au folklore <a href="http://www.internetactu.net/2007/10/01/demain-les-mondes-virtuels-311-quelles-interfaces/">des interfaces</a> de la Réalité virtuelle des années 80 : le casque (<em>head mounted display</em>) donne à l&#8217;utilisateur l&#8217;impression de se trouver à l&#8217;intérieur du monde virtuel en immergeant son champ visuel dans les images 3D et en prenant en compte les mouvements de sa tête. Le gant de données, lui, sert à manipuler des objets virtuels (et dans les versions les plus sophistiquées) de les &#8220;ressentir&#8221; (grâce au retour d&#8217;effort et autres possibilités haptiques des dispositifs).</p>
<p>Bien évidemment, il serait stupide d&#8217;opposer littéralement les gants au casque, ils appartiennent au même équipement ! On peut pourtant utiliser ces interfaces comme les métaphores de deux visions différentes de l&#8217;immersion qui traduisent en fait deux conceptions antagonistes de l&#8217;esprit humain.</p>
<p>Le casque est le symbole de la quête de la haute définition. On part de l&#8217;idée que l&#8217;&#8221;immersion&#8221; optimale s&#8217;obtiendra en proposant aux sens, notamment visuels et auditifs, les meilleures résolutions possibles. Le cerveau est représenté comme un &#8220;fantôme&#8221; dans une boîte qui est le corps. Si on réussit à le tromper sur les stimuli venant de l&#8217;extérieur, il agira comme s&#8217;il se trouvait véritablement dans le monde virtuel. C&#8217;est, appliqué à la technologie, l&#8217;idée du &#8220;démon&#8221; de Descartes et le symbole d&#8217;une idéologie qui, pendant des siècles, domina la pensée occidentale : le dualisme corps-esprit. Aujourd&#8217;hui, le film <em>Matrix</em> incarne cette vision d&#8217;un monde illusoire dans lequel des esprits sont entraînés, tandis que les corps restent immobiles et endormis dans un cercueil de métal.</p>
<p>A terme, une telle vision peut conduire à penser que le corps lui-même est un appendice inutile, qu&#8217;il sera un jour possible de &#8220;télécharger les cerveaux&#8221; dans un monde virtuel où ils pourront vivre comme de purs esprits. C&#8217;est l&#8217;idée de &#8220;l&#8217;uploading&#8221; défendue par bon nombre de futuristes Américains comme l&#8217;inventeur et écrivain <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ray_Kurzweil">Ray Kurzweil</a> ou l&#8217;un des principaux fondateurs de l&#8217;intelligence artificielle, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marvin_Minsky">Marvin Minsky</a>.</p>
<p>Sans aller jusque-là, cette tendance s&#8217;exprime dès aujourd&#8217;hui par la quête de l&#8217;interface &#8220;cerveau machine&#8221;, c&#8217;est-à-dire le pilotage direct de l&#8217;ordinateur par les mécanismes cérébraux. Longtemps réservé à la recherche sur les cas de tétraplégie ou de handicaps graves, ce type de technologie commence à concerner le grand public. <a href="http://www.internetactu.net/2008/04/03/quel-futur-pour-les-mindgames/">Les casques Epoc  d&#8217;Emotiv systems et Neurosky</a> se proposent en effet, pour des prix modiques, de permettre à l&#8217;aficionado de jeux vidéos de piloter ses mouvements à partir de ses ondes cérébrales et probablement d&#8217;autres signaux physiologiques (les microsudations de la peau par exemple).</p>
<p>Au contraire, la tendance représentée par le gant de données, inspirée par le psychologue William James au XIXe siècle et aujourd&#8217;hui par le neurologue <a href="http://www.internetactu.net/2006/11/28/philosophie-de-la-wii/">Antonio Damasio</a>, estime que c&#8217;est l&#8217;action dans le monde virtuel qui détermine l&#8217;immersion. C&#8217;est donc en augmentant l&#8217;importance des actions corporelles qu&#8217;on accentuera la sensation d&#8217;immersion. Le succès de la WII, aux graphismes faibles, mais qui favorisent une interaction forte, en est un exemple.</p>
<p>Lehrer explique ainsi en termes neurologiques ce qui nous arrive lorsque nous combattons avec la Wii une pieuvre monstrueuse : <em>&#8220;pour nous préparer à ce combat à mains nues, le cerveau déclenche automatiquement une vague de changements (…) tels qu’accélérer nos pulsations, emplir notre sang d’adrénaline, contracter nos intestins. Lorsque nous commençons à combattre la pieuvre, ces effets sont exagérés parce que nos muscles actifs ont besoin de sang oxygéné. Damasio appelle ce processus la “boucle corporelle” car le cerveau et le corps interagissent sans cesse l’un avec l’autre&#8221;"</em>. </p>
<p>Cette opposition entre deux types de médias d&#8217;immersion, n&#8217;est pas neuve. Déjà, dans les années 60, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan">Marshall McLuhan</a> opposait les médias chauds et froids. Les premiers affirmait-il, nous absorbent dans leur monde par la puissance de leur définition. Le cinéma, par exemple, est un média chaud. A l&#8217;opposé, les médias froids présentent une résolution plus faible, mais encourageant l&#8217;interactivité, c&#8217;est le cas de la télévision dont l&#8217;image est moins bonne, mais qui offre plus de liberté au spectateur que le cinéma (McLuhan écrivait dans les années 60, mais son analyse est encore plus vraie aujourd&#8217;hui, avec les DVD, les télécommandes, etc.). Autre exemple, le téléphone, dont la qualité audio est inférieure à celle d&#8217;une chaine hi-fi, mais qui permet la conversation. Cette spécificité des médias froids par rapport aux médias chauds explique l&#8217;option de Nintendo qui propose, dans les jeux Wii, des graphismes largement inférieurs à ceux des autres consoles. En intégrant l&#8217;action du corps, le constructeur a pu mettre entre parenthèses la course à la qualité graphique.</p>
<p>Si <em>Matrix</em> et l&#8217;uploading apparaissent comme les mythologies de choix pour les adeptes du &#8220;démon de Descartes&#8221;, pour les enfants de Damasio et de l&#8217;esprit incarné, l&#8217;idéal serait une réalité virtuelle susceptible de devenir réelle, de se matérialiser dans notre espace quotidien. C&#8217;est le projet sous-jacent de la nanotechnologie, la création d&#8217;une matière programmable, voire intelligente. Certains imaginent l&#8217;irruption future d&#8217;assembleurs, capables de produire n&#8217;importe quel type d&#8217;objets à partir de molécules disponibles dans l&#8217;environnement ambiant. On en est pas là, mais cette idée est déjà en germe dans les imprimantes 3D, qui savent construire des objets réels à partir de spécifications&#8230; virtuelles.</p>
<h3>L&#8217;art contre &#8220;la vie&#8221;</h3>
<p>Aujourd&#8217;hui, pour créer des mondes ou des objets virtuels, il faut recourir aux services d&#8217;un graphiste professionnel, ce qui en rend la réalisation difficile ou onéreuse, ou se battre sur des &#8220;clip art&#8221; et se contenter d&#8217;univers stéréotypés et peu séduisants. Pourtant, <a href="http://www.internetactu.net/2007/10/17/demain-les-mondes-virtuels-611-repenser-la-fabrication-des-personnages-et-des-univers/">il existe déjà des techniques</a> issues de la géométrie fractale, des algorithmes génétiques ou d&#8217;intelligence artificielle susceptibles de &#8220;faire pousser&#8221; des mondes, des avatars ou des personnages virtuels avec une intervention humaine réduite. Employer des algorithmes mathématiques pour créer des paysages naturels ou des végétaux s&#8217;avère en effet relativement facile. Les concepteurs de jeux vidéos ou de films d&#8217;images de synthèse n&#8217;hésitent pas à recourir à ce procédé. Une autre option consiste à faire appel à ce qu&#8217;on appelle la programmation génétique. L&#8217;idée de base est qu&#8217;un objet, ou un personnage possède un &#8220;ADN&#8221; susceptible de muter et de provoquer un changement de forme. Les productions obtenues par ces techniques algorithmiques sont souvent superbes et très originales, mais leur apparence peu familière risque de décontenancer les internautes, qui préfèreront peut-être avoir à faire à des objets virtuels à l&#8217;apparence plus familière.</p>
<p>On peut aussi s&#8217;adresser à la &#8220;sagesse des foules&#8221;, ce qu&#8217;on appelle également &#8220;le contenu procédural généré par l&#8217;utilisateur&#8221;. Autrement dit, dans un jeu ou un monde virtuel, on donne aux participants des outils simples pour créer leurs propres personnages ou objets, et on leur permet de réutiliser et modifier les éléments créés par autrui. C&#8217;est la voie choisie par Will Wright dans son jeu <em>Spore</em>.</p>
<p><a href="http://agents.media.mit.edu/projects/videogame/">Au Massachusetts Institute of Technology</a>, on essaie d’employer les techniques d’intelligence artificielle pour produire algorithmiquement des décors de jeux vidéo. Il suffit d&#8217;écrire une phrase en langage naturel (<em>“Je veux une table avec un vase dessus”</em>) pour générer automatiquement le graphisme demandé dans un univers 3D.</p>
<h3>Le poulpe contre la pin-up</h3>
<p>Pourquoi cherchons-nous à nous rendre dans des mondes virtuels ? Pour y vivre des expériences qui nous seraient impossibles ou du moins extrêmement difficiles à connaître dans le monde réel, bien sûr. Le pionnier de la réalité virtuelle, Jaron Lanier, a dit <a href="http://www.internetactu.net/2007/11/06/demain-les-mondes-virtuels-911-repenser-ou-modifier-les-avatars/">&#8220;je voudrais être un poulpe</a>&#8220;. Il faisait allusion à la capacité de ces animaux à changer leur couleur selon leur humeur. Lanier rêve d&#8217;avatars capables d&#8217;exprimer de manière directe les pensées de leurs possesseurs. La réalité virtuelle pourrait être un moyen d&#8217;expression de soi, où l&#8217;apparence de notre avatar révélerait notre personnalité.</p>
<p><em>“Si notre capacité à inventer des nouveaux corps ou des mondes devenait un moyen d’expression aussi puissant que le langage et la musique, affirme Lanier, alors il deviendrait possible aux gens capables de se transformer de faire passer des idées et des sensations de manière aussi profonde que le font les grands écrivains ou les grands musiciens…”</em>, explique-t-il.</p>
<p><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2010/01/proteuseffects-300x190.jpg" alt="proteuseffects" title="proteuseffects" width="250" hspace="6" vspace="6" align="left" class="size-medium wp-image-8930" />Mais les recherches de groupes comme <a href="http://vhil.stanford.edu/">l&#8217;Institut VIHL de Stanford</a> montrent au contraire que la plupart des utilisateurs de mondes virtuels sont très conservateurs lorsqu&#8217;ils ont affaire aux avatars. Ils préfèrent traiter avec de grands avatars plutôt que des petits, ne font pas confiance aux avatars androgynes, etc. Il y a donc, dans la création des avatars, une opposition entre la tendance &#8220;artistique&#8221; favorisant l&#8217;expression des aspects singuliers de notre personnalité, et le conservatisme inné de notre cerveau qui réagit en virtuel comme en réel aux images stéréotypées de la séduction. Ainsi, l&#8217;apparence de l&#8217;avatar possède une influence sur son possesseur. Cette propriété ouvrirait éventuellement la voie à des &#8220;psychothérapies&#8221; en monde virtuel. Mais un effet contraire est possible. </p>
<p>En 2009, <a href="http://commstudies.utexas.edu/faculty/jorge-pena.html">Jorge Peña</a>, professeur de communication à l&#8217;université de Cornell, <a href="http://www.physorg.com/news177100524.html">a testé des utilisateurs en leur demandant d&#8217;effectuer un travail en monde virtuel</a>. Certains avatars présentaient une image respectable ou neutre, d&#8217;autres étaient vêtus d&#8217;un manteau noir comme les méchants d&#8217;un mauvais film, ou portaient même un costume du Ku Klux Klan. Les sujets ayant hérité de douteux avatars auraient adopté, davantage que les autres, un comportement antisocial et montré une plus grande tendance à mal se conduire en équipe et à saborder le travail qui leur est assigné&#8230;</p>
<p>Rémi Sussan</p>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 04:00:04 +0000</pubDate>
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Les solutions pour contourner Hadopi de plus en plus qualitatives &#8211; ReadWriteWeb France
Comment contourner Hadopi ? Le ReadWriteWeb liste les solutions et souligne que la mutation des usages est déjà en cours et qu&#39;elle ne va toujours pas se faire au profit des auteurs et des artistes. Hélas.


Réseaux sociaux politiques : tout le monde veut son MyBarackObama.com &#8211;&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="s-delicious">
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<h3><a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/04/usages/comment-contourner-hadopi-solutions-anti-hadopi/" title="A lire (lien externe)">Les solutions pour contourner Hadopi de plus en plus qualitatives &#8211; ReadWriteWeb France</a></h3>
<p>Comment contourner Hadopi ? Le ReadWriteWeb liste les solutions et souligne que la mutation des usages est déjà en cours et qu&#39;elle ne va toujours pas se faire au profit des auteurs et des artistes. Hélas.</p>
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<h3><a href="http://www.meilcour.fr/polito/rseaux-sociaux-politiques-quelques-remarques.html" title="A lire (lien externe)">Réseaux sociaux politiques : tout le monde veut son MyBarackObama.com &#8211; Meilcour.fr</a></h3>
<p>Nicolas Vanbremeersch fait le point sur la floraison des sites politiques sociaux à la veille des régionales : &quot;Les créateurs de possibles, par son ignorance de la sociabilité, et la Coopol, par sa fermeture, ignorent que l’important est ailleurs. Il est là : sur le web non comme outil d’organisation, mais comme territoire réel, comme lieu de rencontre, de circulation des idées, de partage, de mobilisations de pair à pair, sans gros site qui nous mâche le travail.&quot;</p>
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<h3><a href="http://www.toxel.com/tech/2010/01/07/10-futuristic-cell-phone-concepts/" title="A lire (lien externe)">10 concepts de téléphones mobiles du futur &#8211; Toxel.com</a></h3>
<p>10 téléphones qui imaginent demain.de</p>
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<h3><a href="http://eco.rue89.com/2010/01/08/internet-les-trois-failles-de-la-taxe-google-132767" title="A lire (lien externe)">Internet : les trois failles de la &quot;taxe Google&quot; &#8211; Eco89</a></h3>
<p>Taxer les revenus publicitaires des principaux sites&#8230; Pas si simple.</p>
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<h3><a href="http://www.culturemobile.net/usages/paroles-d-observateurs/lestel-machine-mon-animal-01-01.html" title="A lire (lien externe)">Machine, mon animal&#8230; &#8211; Culture Mobile</a></h3>
<p>Peut-on parler d&#39;une &quot;animalisation&quot; de nos technologies ? La relation que chacun tisse avec son ordinateur ou son téléphone mobile, jusqu&#39;à parfois leur parler, n&#39;est-elle pas proche de celle que nous avons avec les animaux ? Ne dit-on pas d&#39;une machine qu&#39;on la domestique ? Peut-on faire un parallèle entre nos traces sur la toile et les traces olfactives, sonores ou visuelles de bien des animaux ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles s&#39;essaye de répondre le philosophe Dominique Lestel.</p>
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<h3><a href="http://www.nytimes.com/2009/12/15/science/15books.html?partner=rssnyt&amp;emc=rss" title="A lire (lien externe)">Un déluge de données ouvre une nouvelle ère informatique &#8211; New York Times</a></h3>
<p>A l&#39;occasion de la parution du &quot;4e paradigme : la découverte intensive de données scientifiques&quot; &#8211; disponible en ligne :  http://research.microsoft.com/en-us/collaboration/fourthparadigm/ -, John Markoff revient sur l&#39;essai collectif publié par des scientifiques de Microsoft sur la science des données. Comment la science est transformée par une nouvelle génération d&#39;instruments capables de produire et capturer des flots de données. Comment les sciences de l&#39;informatique vont-elles redéfinir la science moderne, et ce dans tous les domaines ?</p>
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<h3><a href="http://www.nextnature.net/?p=4267" title="A lire (lien externe)">Les ordinateurs d&#39;HP sont-ils racistes ? &#8211; Next Nature</a></h3>
<p>Les webcams capables de suivres les visages, installées sur les ordinateurs portables d&#39;HP, ne savent pas suivre les visages des noirs&#8230;  La raison, se désole HP : leurs visages manquent de lumières !</p>
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<h3><a href="http://www.pointgphone.com/electromenager-android-10277" title="A lire (lien externe)">Electroménager sous Androïd &#8211; PointGPhone</a></h3>
<p>On peut tout faire avec Androïd, le système d&#39;exploitation de Google, comme se le propose Touch Revolution &#8211; http://www.touchrev.com. Contrôler une machine à laver ou un four à micro-ondes par exemple.</p>
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<h3><a href="http://www.slate.fr/story/15159/facebook-ecole-education-outil-pedagogique-enseignement-reseaux-sociaux" title="A lire (lien externe)">Education : Facebook doit entrer à l&#39;école &#8211; slate.fr</a></h3>
<p>&quot;Fermer la porte de la salle de classe aux médias sociaux ne fera que rendre plus vide de sens le monde virtuel. Il y a 100 ans déjà, John Dewey avait prévenu que quand les enseignants supprimaient les sujets naturels d&#39;intérêt des enfants dans la salle de classe, ils «remplaçaient l&#39;enfant par l&#39;adulte, et ainsi affaiblissaient la curiosité et la vivacité intellectuelles, supprimant l&#39;initiative et tuant l&#39;intérêt». En interdisant les réseaux sociaux à l&#39;école, les enseignants et les directeurs font exactement la même erreur. Ils devraient plutôt s&#39;attacher à rencontrer les jeunes là où ils vivent: sur le web.&quot;</p>
</p></div>
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<h3><a href="http://www.popphoto.com/Features/What-Photography-Will-Look-Like-By-2060" title="A lire (lien externe)">A quoi ressemblera un appareil photo en 2060 ? &#8211; PopPhoto.com</a></h3>
<p>A quoi ressemblera un appareil photo en 2060 ? La photographie sera devenue computationnelle. Elle permettra d&#39;obtenir davantage d&#39;information du capteur, lui permettant de calculer des images plutôt que de les prendre, c&#39;est-à-dire par exemple de pouvoir recomposer des scènes selon des angles qu&#39;on ne &quot;voyait pas&quot;. La 3D sera généralisée (&quot;quand on verra des images 2D nous penserons peut-être que les gens étaient plats&quot;) . Nos capteurs d&#39;images seront des lentilles qu&#39;on pilotera par la pensée, permettant à chacun de personnaliser les images selon son humeur, explique Ramesh Raskar du MIT.</p>
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<h3><a href="http://www.slideshare.net/rashmi/slideshare-zeitgeist-2009" title="A lire (lien externe)">SlideShare Zeitgeist 2009</a></h3>
<p>A quoi ressemblent nos présentations ? L&#39;équipe de SlideShare a publié son Zeitgeist 2009 qui dévoie comment nous concevons nos présentations à travers le Monde. Un regard original sur ce que nous présentons aux autres, et comment nous le faisons.</p>
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<h3><a href="http://www.cnn.com/2009/OPINION/12/29/schneier.air.travel.security.theater/index.html" title="A lire (lien externe)">Bruce Schneier : A quoi sert la sécurité aérienne ? &#8211; CNN.com</a></h3>
<p>Le spécialiste de la sécurité n&#39;y va pas avec le dos de la cuillère : &quot;Malgré les discours craintifs qui clament le contraire, le terrorisme n&#39;est pas une menace totale. Une attaque terroriste ne peut pas détruire la façon de vivre d&#39;un pays, mais nos réactions à ces attaques, elles peuvent faire ce genre de dommage. Plus nous sapons nos propres lois, plus nous convertissons nos bâtiments en forteresse, plus nous réduisons les libertés qui fondent nos sociétés, plus nous faisons le boulot des terroristes pour eux.&quot;</p>
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<h3><a href="http://www.wired.co.uk/wired-magazine/archive/2010/01/features/rebooting-britain-open-democracy-to-the-online-masses.aspx" title="A lire (lien externe)">Rebooter la Grande-Bretagne ! &#8211; Wired</a></h3>
<p>Wired angleterre consacre son dernier numéro à la démocratie électronique en Grande-Bretagne. Après Rebooting America &#8211; http://rebooting.personaldemocracy.com -, est-il tant de rebooter la Grande-Bretagne ?</p>
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<h3><a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/12/03/a-la-une/square-des-fondateurs-de-twitter-lance-service-de-paiement-par-mobile/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb-france+%28ReadWriteWeb+France%29&amp;utm_content=Google+Reader" title="A lire (lien externe)">Square : un des fondateurs de Twitter lance un service de paiement par mobile &#8211; ReadWriteWeb France</a></h3>
<p>Est-ce que la simplicité d&#39;utilisation de Square, micro terminal de paiement qui s&#39;adapte tant aux mobiles qu&#39;aux ordinateurs, en fera un succès ?</p>
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