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	<title>InternetActu.net</title>
	
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	<description>InternetActu.net est un site d'actualité consacré aux enjeux de l'internet, aux usages innovants qu'il permet et aux recherches qui en découlent.</description>
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		<title>A lire ailleurs du 13 au 20 juin 2013</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2013/06/20/a-lire-ailleurs-du-13-au-20-juin-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2013 08:41:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[. Microsoft contraint de faire marche arrière sur sa Xbox One &#8211; LeMonde.fr
Connexion internet obligatoire et interdiction de se prêter des jeux avait fait se déchainer les critiques autour de la nouvelle console de Microsoft. La firme de Seattle annonce finalement faire marche arrière.
. OpenWeatherMap
Open Weather Map propose un service de météorologie gratuit. Deviendra-t-il l&#8217;Open Street Map&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/19/microsoft-contraint-de-faire-marche-arriere-sur-sa-xbox-one_3433037_651865.html#ens_id=1233369">. Microsoft contraint de faire marche arrière sur sa Xbox One &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Connexion internet obligatoire et interdiction de se prêter des jeux avait fait se déchainer les critiques autour de la nouvelle console de Microsoft. La firme de Seattle annonce finalement faire marche arrière.</p>
<p><a href="http://openweathermap.org/">. OpenWeatherMap</a><br />
Open Weather Map propose un service de météorologie gratuit. Deviendra-t-il l&#8217;Open Street Map ou le Wikipédia de la météo ?</p>
<p><a href="http://www.theatlanticcities.com/jobs-and-economy/2013/06/map-iphone-users-any-city-and-you-know-where-rich-live/5961/">. Cartographiez les utilisateurs d&#8217;iPhone de n&#8217;importe quelles villes et vous saurez où vivent les gens riches &#8211; The Atlantic Cities</a><br />
Emily Badger commente des cartes qui visualisent 3 milliards de tweets géolocalisés réalisés par le gourou de la datavisualisation, Eric Fischer. En regardant la géographie des tweets par types de smartphone, la journaliste est frappé de la correspondance de certains téléphones (Blackberry, iPhone&#8230;) avec les plus riches artères des villes. Rien d&#8217;étonnant. Juste une illustration. Les cartes : <a href="http://www.mapbox.com/blog/visualizing-3-billion-tweets/">http://www.mapbox.com/blog/visualizing-3-billion-tweets/</a></p>
<p><a href="http://hbr.org/2013/06/e-mail-not-dead-evolving/ar/1?utm_campaign=Socialflow&#038;utm_source=Socialflow&#038;utm_medium=Tweet">. L&#8217;e-mail n&#8217;est pas mort, il évolue &#8211; Harvard Business Review</a><br />
Très intéressante infographie sur les usages de l&#8217;e-mail, notamment au travail. Nous envoyons en moyenne 11500 e-mail par an. 42% des e-mails qui nous arrivent (hors spam que nous ne voyons pas : nous n&#8217;en voyons que 8%) sont essentiels ou critique. Il demeure l&#8217;outil principal de nos modes de travail en collaboration. Et nous passons environ 111 jours de travail (50%) de notre temps avec eux : 22% de ce temps à chercher, archiver ou gérer, 15% à lire et 13% à en écrire. Il sert principalement à échanger des documents, envoyer des informations à des groupes&#8230;</p>
<p><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2013/06/19/sizing-up-big-data-broadening-beyond-the-internet/?smid=tw-nytimesbits&#038;seid=auto">. Dimensionner les Big Data, et élargir leur impact au-delà de l&#8217;internet &#8211; NYTimes.com</a><br />
Le parcours du jeune mathématicien Jeffrey Hammerbacher de Wall Street à Facebook puis à Cloudera (une start-up qui conçoit des outils logiciels pour les scientifiques de données) et désormais à la médecine, où il travaille désormais à explorer les données médicales et génétiques pour modéliser de nouveaux traitements, illustre bien comment la science des données se répand dans toutes les strates de la société. Le marché explose. Les Etats-Unis auront besoin de 200 000 analystes d&#8217;ici 2020. Reste que nous ne connaissons pas encore les règles que la société devra adopter pour la collecte et l&#8217;utilisation de ces vastes ensembles de données. Les Big Data demeurent un terme vague, souligne Steve Lohr qui désigne un ensemble de technologies, une révolution potentielle et la manière dont nous prendrons des décisions à l&#8217;avenir. Mais les Big Data sont le descendant de la &#8220;gestion scientifique&#8221; de Taylor qui n&#8217;a pas accompli toutes ses promesses. Et les Big Data promettent elles aussi des inconvénients comme la discrimination statistique, la surveillance&#8230; Mais les perçées pourraient également être colossales. D&#8217;ici une dizaine d&#8217;année, le coût d&#8217;un test génétique devrait être celui d&#8217;un test sanguin. En combinant l&#8217;information génétique avec les antécédents médicaux, nous construirons des modèles plus sophistiqués&#8230;</p>
<p><a href="http://business.time.com/2013/05/01/time-tech-40-the-ten-most-influential-tech-ceos/slide/danah-boyd-nyu-ed-note-she-spells-her-name-lower-case/">. TIME Tech 40 : les 40 esprits les plus influents des technologies &#8211; TIME.com</a><br />
40 américains qui donnent le pouls de l&#8217;avenir des technos.</p>
<p><a href="http://www.necessaryandproportionate.net/">. Principes internationaux sur l&#8217;application des droits de l&#8217;homme aux surveillances de nos communications</a><br />
L&#8217;Electronic Frountier Foundation et 13 autres associations non gouvernementales signent une déclaration et des principes pour encadrer la surveillance. Les principes reposent sur la légalité, le but légitime, la nécessité, l&#8217;adéquation, la proportionnalité, l&#8217;autorité judiciaire compétente, la régularité de la procédure, la notification des utilisateurs, la transparence, le contrôle public, l&#8217;intégrité des systèmes de communication, des mesures de sécurité pour la coopération internationale et une garantie contre les accès illégitimes.</p>
<p><a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2013/06/19/prism-nsa-doctorow">. PRISM NSA : pourquoi nous devrions nous sentir concernés, par Doctorow &#8211; Framablog</a><br />
&#8220;A partir de quand la surveillance peut-elle nuire ?&#8221; questionne Cory Doctorow. Le documentaire Naked Citizens &#8211; <a href="http://www.journey.webbler.co.uk/?lid=65226&#038;bid=2">http://www.journey.webbler.co.uk/?lid=65226&#038;bid=2</a> &#8211; montre ainsi plusieurs cas effrayants de policiers alertés par des ordinateurs que quelqu’un pouvait préparer des actes délictueux, et qui ont alors interprété tout ce qu’ils apprenaient par la suite comme des preuves de délit. Quand Mery a laissé passer un train sans embarquer, l’opérateur a décidé que son comportement était alarmant. Il a été arrêté, a fait l’objet d’une perquisition et on lui a demandé de justifier chaque bout de papier de son appartement. Un gribouillage de traits aléatoires a été interprété comme un plan de la station de métro. Même s’il n’a jamais été reconnu coupable, Mery est toujours sur la liste des terroristes potentiels huit ans après et ne peut obtenir de visa pour quitter son pays. Une fois qu’un ordinateur signale un suspect, tout le reste de sa vie devient louche et presque un faisceau d’indices. </p>
<p>&#8220;Si les innocents n’ont rien à craindre de l’espionnage de leur vie privée, alors pourquoi son propre gouvernement exige-t-il la mise en place d’un système sans précédent de tribunaux secrets, où l’on pourrait entendre les preuves de l’implication des services secrets britanniques dans des enlèvements illégaux et des actes de torture ? Apparemment, la confidentialité est absolument essentielle pour les puissants mais sans intérêt pour le reste d’entre nous.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.slate.fr/life/74165/transhumanisme-clone-numerique-esprit-immortalite">. Transhumanisme: devenir immortel grâce aux clones numériques de l&#8217;esprit | Slate.fr</a><br />
Pour Martine Rothblatt de United Therapeutics Corp &#8211; <a href="http://www.unither.com">http://www.unither.com</a> &#8211; &#8220;l&#8217;objectif de la technologie est de mettre fin à la mort&#8221;. Martine Rothblatt veut créer des clones d’esprit, ou «mindclones». Il s’agirait d’une version numérisée et immortelle d’esprit humain, qui serait créée à partir d’un fichier (&#8220;mindfile&#8221;) de dépôt de personnalité et gérée par un logiciel (le &#8220;mindware&#8221;). La société qui développera ce système en premier &#8220;aura mille fois le succès de Google&#8221;, prédit-elle.</p>
<p><a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323949904578539983425941490.html">. Votre nouveau secrétaire est un algorithme &#8211; WSJ.com</a><br />
RelatelQ &#8211; <a href="https://www.relateiq.com">https://www.relateiq.com</a> &#8211; est un logiciel qui se propose de regarder votre vie numérique pour vous en faire ressortir ce qui semble important. L&#8217;algorithme de RelateIQ recueille constamment des signaux de données pour déterminer si les relations de travail avec des partenaires internes ou externes se refroidissent et si l&#8217;utilisateur doit prendre des mesures. Sociometric Solutions utilise une méthode proche pour améliorer les conversations. tenXer &#8211; <a href="https://www.tenxer.com">https://www.tenxer.com</a> &#8211; gère les modifications de code et les heures passées en réunion pour aider à mieux maîtriser sa productivité. Yesware &#8211; <a href="http://www.yesware.com">http://www.yesware.com</a> &#8211; tente d&#8217;améliorer la productivité par e-mail. Chez RelateIQ, les programmeurs tentent de toujours mieux cerner les tendances, comme le temps moyen qu&#8217;il faut pour qu&#8217;une personne puisse répondre et quels types de ponctuation et de phrases provoquent généralement des réponses. Ils tentent également de détecter le sarcasme et les mots qui sont habituellement associées à des questions importantes. Ces données peuvent révéler, par exemple, si une relation stagne ou progresse. Reste que dans des environnements de communication très complexe, le défi de ces outils est également complexe. L&#8217;apprentissage machine peut provoquer des erreurs, des mauvaises interprétations, des recommandations qui semblent venir de nulle part. Promesse ou illusion ?</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/17/new-york-s-apprete-a-reguler-les-armes-3d_3431685_651865.html">. New York s&#8217;apprête à réguler les armes &#8220;3D&#8221; &#8211; LeMonde.fr</a><br />
La ville de New York introduit une loi pour interdire la création, la vente et l&#8217;usage des armes créées numériquement, sous le prétexte qu&#8217;elles sont indétectables (car faites de plastique).</p>
<p><a href="http://urbanchoreography.net/2013/06/10/richard-sennet-the-stupefying-smart-city/">. Richard Sennet: la stupéfiante ville intelligente &#8211; Urban Choreography</a><br />
Donovan Gillman revient sur une récente conférence de Richard Sennett sur le thème de la ville intelligente où il explique que la surveillance et l&#8217;exclusion par les technologies (telles que mises en place à Masdar dans les Emirats Arabes Unis et New Sondgo en Corée du Sud) risquent surtout de créer profondément ennuyeuses, alors que c&#8217;est la diversité, l&#8217;ouverture et la complexité qui améliorent la qualité de vie urbaine. &#8220;Une meilleure utilisation des technologies se concentrera davantage sur la coordination que sur la commande, sur un système évolutif ouvert plutôt que sur un système stable et fermé.&#8221; Le risque des technos dans la ville est de réprimer l&#8217;informel au nom du contrôle cohérent, alors que les processus sociaux informels sont le génie des villes, la source de l&#8217;innovation et le fondement d&#8217;une vie sociale excitante.</p>
<p><a href="http://politiquedunetz.sploing.fr/2013/06/declaration-de-dependance-du-cyberspace/">. Déclaration de dépendance du cyberspace &#8211; Politique du Netz</a><br />
&#8220;Le monde physique est réel aussi. Prétendre qu’il y a là deux facettes indépendantes de la réalité même si nous circulons sans cesse de l’une à l’autre en ne faisant rien de plus que vivre est au mieux étrange et au pire schizophrénique.</p>
<p>Quand dans Internet il n’y avait que des groupes de discussions, des canaux IRC et des sites webs avec des gifs animés qui disaient « Envoyez moi un mail », les deux mondes semblaient distincts et indépendants. Mais à présent, regardez autour de vous.</p>
<p>La moitié des appareils de la pièce où je suis sont connectés à Internet d’une manière ou l’autre. Bientôt vos plantes auront des comptes Twitter qui vous diront quand les arroser. Nous empilons les couches de données sur le monde physique. Ces données nous connectent et nous repèrent sur cette boule de poussière qui roule dans l’espace. Votre téléphone ne se contente pas de vous dire comment se déroule les manifestations en Turquie et au Brésil mais sait aussi parfaitement où vous êtes et vous permet d’éviter de manger dans ce joli petit resto pour préserver votre estomac.</p>
<p>Internet n’est pas fait d’idées ou d’éther. Il est fait de câbles de métal et de fibres de verre ou plastique. De même que nous sommes coincés dans nos corps de chair, Internet est essentiellement coincé dans des datacenters, des usines à données. C’est une perspective différente sur la réalité, qui ouvre d’autres manières de communiquer. Certaines sont formidables et d’autres sont horribles (les forums je pense à vous). Elle augmente exponentiellement nos capacités humaines en nous permettant de voir un nombre quasi infini de vidéos de chatons.</p>
<p>Le cyberespace dépend du monde physique de même que le monde physique, nos infrastructures et industries, ont désormais besoin d’Internet pour fonctionner. Le cyberespace et le monde physique sont entretissés et il est temps d’arrêter de les regarder comme des ennemis.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.forbes.com/sites/adamtanner/2013/06/17/the-web-cookie-is-dying-heres-the-creepier-technology-that-comes-next/">. Les cookies meurent, mais la technologie qui va leur succéder fait peur &#8211; Forbes</a><br />
Les cookies, ces petits mouchards électroniques qui se fixent à votre navigateur sont en panne. De plus en plus d&#8217;utilisateurs les refusent ou les gèrent, et les téléphones mobiles les utilisent peu. Annonceurs et éditeurs cherchent à implanter une autre technique : celle de l&#8217;empreinte digitale observant les caractéristiques de votre ordinateur, de votre navigateur (plugin et logiciels installés, taille de l&#8217;écran, fuseau horaire, polices et autres caractéristiques machines qui s&#8217;échangent par devers nous) comme forme de signature unique. Une technologie plus efficace et plus pérenne. De nouvelles start-ups se lancent sur ce créneau comme <a href="http://www.tapad.com">http://www.tapad.com</a> ou <a href="http://adstack.com">http://adstack.com</a>. Et leurs promoteurs de défendre avec une belle naïveté la valeur de leurs technos&#8230;</p>
<p><a href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/recherche-innovation/intelligence-economique/221174654/prism-signifie-entreprises-f">. Ce que Prism signifie pour les entreprises françaises | Le Cercle Les Echos</a><br />
Pour Fabrice Epelboin, la surveillance massive de la NSA fait porter de gros risques aux entreprises qui prennent un risque inconsidéré, si elle détient un savoir faire industriel particulier ou si elle participe à des appels d&#8217;offres, si elle utilise des programmes aussi anodin que Lotus ou Windows (sans parler des offres de Cloud computing, des logiciels de travail collaboratif comme SalesForce, etc.). Le Cloud souverain que prône la ministre de l&#8217;économie numérique est un leurre plus qu&#8217;une réponse. Aux entreprises de revoir en profondeur les risques qu&#8217;elles prennent à l&#8217;heure de l&#8217;état des révélations, selon que vous ayez ou non quelque chose à cacher au gouvernement américain, à ses alliés, à ses intérêts économiques.</p>
<p><a href="http://management.fortune.cnn.com/2013/06/10/big-data-nsa-spying-is-not-even-an-effective-strategy/">. L&#8217;espionnage par la NSA des Big Data n&#8217;est pas une stratégie efficace &#8211; CNN Money</a><br />
Faire sortir du sens des Big Data est loin d&#8217;être évident, rappelle Francis Gouillart auteur de &#8220;La puissance de la cocréation&#8221;. Les petites données, les données locales ont beaucoup plus de valeurs.</p>
<p><a href="http://www.smartplanet.fr/smart-technology/nice-et-cisco-inaugurent-le-premier-boulevard-connecte-laboratoire-urbain-de-linternet-des-objets-26577/">. Nice et Cisco inaugurent le &#8220;premier boulevard connecté&#8221; &#8211; SmartPlanet.fr</a><br />
Dans le centre de Nice, le boulevard Victor Hugo a été équipé de 200 capteurs en haut des lampadaires, dans la chaussée, sur de containers, pour collecter en temps réel des données sur la circulation, la propreté ou encore l’état de l’environnement. Le but, développer des solutions de stationnement intelligent ; des économies d&#8217;énergie par l&#8217;ajustement de l&#8217;éclairage au trafic ; d&#8217;améliorer le ramassage des ordures ; de mieux mesurer l&#8217;environnement.</p>
<p><a href="http://www.newyorker.com/online/blogs/elements/2013/06/why-monopolies-make-spying-easier.html?mbid=social_retweet">. Pourquoi les monopoles rendent-ils l&#8217;espionnage plus facile ? &#8211; New Yorker</a><br />
La structure de l&#8217;industrie de l&#8217;information passe souvent inaperçue, mais elle a un effet énorme sur la facilité avec laquelle le gouvernement (et ces sociétés géantes) espionnent les citoyens, estime Tim Wu, professeur de droit à Columbia et ardent défenseur de la neutralité du net. En racontant l&#8217;histoire de la surveillance, Tim Wu pointe qu&#8217;elle est toujours plus facile dans les économies sous monopole. Quand une ou quelques entreprises dominantes détiennent un pouvoir sur une partie de l&#8217;industrie de l&#8217;information, les agences de renseignement ont tendance à leur demander une coopération ou un partenariat. &#8220;Si vous voulez moins de surveillance, la réponse alternative au contrôle politique est une plus grande concurrence dans les industries qui manipulent et stockent l&#8217;information&#8221;. La volonté de surveillance et d&#8217;espionnage des Etats est une constante, mais c&#8217;est la structure et la conception des industries de l&#8217;information qui la rende plus ou moins possible. Ce qui signifie des lois contre la concentration plus vigoureuses et pour les utilisateurs, de favoriser la diversité des opérateurs.</p>
<p><a href="http://ht.ly/maGGi">. Facebook dope le don d&#8217;organes &#8211; Huffington Post</a><br />
Depuis mai 2012, Facebook permet à ses utilisateurs d&#8217;annoncer sur leurs profils qu&#8217;ils sont inscrits sur les listes de donneurs d&#8217;organe. Et depuis cette nouvelle fonctionnalité, les listes de donneurs d&#8217;organes à travers les Etats-Unis ont enregistré l&#8217;arrivée de 21 fois plus d&#8217;inscrits. Les réseaux peuvent-ils être un moteur des changements sociaux ?</p>
<p><a href="http://thesocietypages.org/cyborgology/2013/06/18/standingman-the-meme-for-the-masses/?utm_source=twitterfeed&#038;utm_medium=twitter">. #Standingman : le mème des masses &#8211; Cyborgology</a><br />
La performance de l&#8217;artiste militant turc Erdem Gunduz, dernier mème en vogue. #Standingman comme une nouvelle forme de contestation politique récursive. En reproduisant le mène, vous ne devenez pas seulement une audience, vous encourager les autres à perpétuer le mème.</p>
<p><a href="http://truth-out.org/opinion/item/16880-the-case-of-the-brutal-savage-poirot-or-clouseau-or-why-steven-pinker-like-jared-diamond-is-wrong">. Pourquoi Steven Pinker comme Jared Diamond ont tord &#8211; Truth-out</a><br />
Pour Stephen Corry, dans leurs livres respectifs, Jared Diamond et Steven Pinker (&#8220;The better angels of our nature : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Better_Angels_of_Our_Nature">http://en.wikipedia.org/wiki/The_Better_Angels_of_Our_Nature</a> ) se trompent. Nos ancêtres n&#8217;étaient pas en état de guerre permanent. Ils n&#8217;étaient certainement pas aussi violents qu&#8217;ils le présentent. Et au final, leur démonstration qui veut que la violence ait déclinée sur le long terme n&#8217;est pas très documentée.</p>
<p><a href="http://wearemakers.org/">. We Are Makers | A short film on the Maker Movement</a><br />
Documentaire de 17&#8242; sur le mouvement maker.</p>
<p><a href="http://www.schneier.com/blog/archives/2013/06/evidence_that_t.html">. La NSA pourrait stocker du contenu vocal, pas seulement des métadonnées &#8211; Bruce Schneier</a><br />
Bruces Schneier fait part de doutes sur le fait que la NSA ne stockerait et enregistrerait que des métadonnées d&#8217;appel téléphonique.</p>
<p><a href="http://www.roughtype.com/?p=3441&#038;utm_source=feedly">. La transparence commence chez soi &#8211; Rough type</a><br />
Nicolas Carr félicite Facebook d&#8217;avoir fait un appel à ce que les demandes que la société reçoit du gouvernement soient plus transparentes aux citoyens. Bravo, raille Nicolas Carr. Nous souhaitons tous une image complète de comment les données sont collectées et utilisées. Mais pourquoi les géants de l&#8217;internet attendent-ils une permission pour le faire ? Eux-mêmes sont-ils si &#8220;transparents&#8221; avec l&#8217;usage qu&#8217;ils font de nos données ? Quand est-ce que Facebook nous proposera des rapports de transparence sur ce qu&#8217;il fait de nos données, comment il les stockent, les collecte, comment il les cède, partage&#8230; Ce serait effectivement un très bon point de départ !</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/view/516226/so-you-wanna-be-an-android/">. Ainsi vous voulez devenir un Androïd ? &#8211; Technology Review</a><br />
Antonio Regalado revient sur la grand-messe transhumaniste, Global Future 2045, financée par le millardaire russe Dmitry Itskov, où se pressait les grands noms de la robotique, de la singularité et du transhumanisme, qui côtoient les grands programmes de recherches américains et les grandes sociétés de l&#8217;internet&#8230; Ces gens qui ne veulent pas mourir !</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/view/516056/deleting-memories/">. Effacer la mémoire &#8211; Technology Review</a><br />
Pour Athru Caplan, la possibilité d&#8217;effacer les mauvais souvenirs de quelqu&#8217;un, notamment s&#8217;il a subit un souvenir traumatisant, est une promesse formidable (voir le reportage dédié à ce sujet de la Technology Review : <a href="http://www.technologyreview.com/featuredstory/515981/repairing-bad-memories/">http://www.technologyreview.com/featuredstory/515981/repairing-bad-memories/</a>). Mais avant d&#8217;être trop enthousiaste de nombreuses questions éthiques doivent être examinées. Est-ce que ces systèmes (qu&#8217;ils utilisent des drogues ou des trucs cognitifs) peuvent avoir des conséquences sur d&#8217;autres pans de la mémoire ? Ces recherches doivent s&#8217;intéresser non seulement aux dangers pour la santé des patients, mais aussi à ce qui constitue leur identité et leur personnalité. Est-ce que ce que nous allons gagner en permettant d&#8217;effacer des souvenirs va compenser ce que nous allons perdre ? Ce que nous apprenons de nos erreurs, de l&#8217;adversité est une part primordiale de ce qui nous constitue. Ce qui nous rend modeste, humble, introspectifs, empathiques, prudents, réfléchis, vertueux est conduit par la mémoire d&#8217;expériences dérangeante, peu plaisante ou honteuse. Nul n&#8217;apprécie se souvenir de ses échecs et erreurs, mais ils nous permettent de devenir meilleurs. </p>
<p><a href="http://qz.com/92551/worlds-first-commercial-cyborg-scuttles-onto-kickstarter/">. Le premier cyborg commercial est sur Kickstarter – Quartz</a><br />
Le premier cyborg commercial vient de se lancer sur Kickstrater. Il consiste en un appareillage électronique qui se branche sur le système nerveux d&#8217;un véritable cafard et que l&#8217;on commande depuis son téléphone mobile, pour faire se déplacer l&#8217;animal à notre guise : <a href="http://www.kickstarter.com/projects/backyardbrains/the-roboroach-control-a-living-insect-from-your-sm">http://www.kickstarter.com/projects/backyardbrains/the-roboroach-control-a-living-insect-from-your-sm</a> , basé sur le système Roboroach : <a href="http://backyardbrains.com/products/roboroach">http://backyardbrains.com/products/roboroach</a> qui n&#8217;engendre parait-il pas de souffrance à l&#8217;insecte puisqu&#8217;il fonctionne par impulsion électrique.</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/515726/a-password-so-secret-you-dont-consciously-know-it/">. Un mot de passe si secret que vous ne le connaissez pas consciemment &#8211; Technology Review</a><br />
Des chercheurs travaillent à des mots de passe que seul votre inconscient pourrait connaître, comme par exemple notre habileté à jouer à un jeu, qui est toujours personnelle. L&#8217;idée consiste à s&#8217;appuyer sur l&#8217;apprentissage implicite, c&#8217;est-à-dire à un apprentissage de modèles sans aucune connaissance consciente des modèles appris. L&#8217;étude : <a href="http://bojinov.org/professional/usenixsec2012-rubberhose.pdf">http://bojinov.org/professional/usenixsec2012-rubberhose.pdf</a></p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/view/515751/thinking-of-running-an-open-innovation-contest-think-again/">. Vous pensiez lancer un concours d&#8217;innovation ouverte ? Réfléchissez-y encore &#8211; Technology Review</a><br />
Pour Randall S. Wright, responsable du bureau des relations aux entreprises du MIT, les concours d&#8217;innovation gagnent en popularité dans les entreprises. Mais rares sont ceux qui apportent des idées que l&#8217;entreprise saura mettre en oeuvre. L&#8217;innovation nécessite avant tout des gens obsédés, passionnés&#8230; Les entrepreneurs ne doivent pas penser que les gens intelligents travaillent ailleurs, mais doivent se recentrer sur le paradigme qui dirige leur entreprise. Ni l&#8217;iPhone, ni la Ford T n&#8217;ont été le résultat d&#8217;un concours&#8230; Ils devraient plutôt porter leur attention sur les discours internes différents.</p>
<p><a href="http://www.atelier.net/trends/articles/esante-fabricants-doivent-renforcer-cyber-securite-appareils-medicaux_421406">. eSanté : les fabricants doivent renforcer la cyber-sécurité des appareils médicaux | L&#8217;Atelier</a><br />
&#8220;La FDA a publié en complément d&#8217;une alerte un document indicatif, faisant office de guide aux fabricants d’appareils électroniques médicaux qui recommande de fabriquer des appareils médicaux mieux protégés contre les éventualités de cyber-attaques. Le document met l’accent sur la nécessité de prendre en compte ces problématiques dès la phase de design des appareils, déterminante pour identifier et réduire les risques. Le renforcement des processus d’authentification des utilisateurs, la fermeture automatique des cessions, des contrôles robustes avant la mise à jour des logiciels, et l’établissement de procédures de rétablissement et de sauvegarde des données sont au cœur des recommandations.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.economist.com/blogs/democracyinamerica/2013/06/surveillance-0">. Surveillance : nos gouvernements devraient-ils en savoir moins que Google ? &#8211; The Economist</a><br />
Est-il acceptable pour Google d&#8217;utiliser les connaissances dont il dispose sur les contenus de vos e-mails ou de votre navigation pour vous vendre de la publicité mais pas transmettre des informations au gouvernement quand il demande des correspondance entre telle ou telle action en ligne ? The Economist se révèle très critique sur le projet européen visant à demander le consentement spécifique des utilisateurs pour accepter les cookies. En fait, pour The Economist, la fouille quotidienne de nos comportements est tout simplement normale. Oui, nous n&#8217;avons pas mis en place une architecture juridique pour préserver notre vie privée de n&#8217;importe qui. Est-ce une raison pour ne pas chercher à la mettre enfin en place ? Finalement, ces sociétés ont construit leur empire en-dehors de réelle régulation, trouvant les interstices du droit pour évoluer et développer leurs services.</p>
<p><a href="http://www.newyorker.com/reporting/2013/06/24/130624fa_fact_lepore?currentPage=all">. Le prisme, La vie privée à l&#8217;âge de ce qui est public : The New Yorker</a><br />
Jill Lepore rapporte l&#8217;histoire du militant l&#8217;italien en exil à Londres, Giuseppe Mazzini, qui en 1844 a porté plainte contre le gouvernement britannique et la poste anglaise qui ouvrait son courrier pour le surveiller.</p>
<p><a href="http://www.dailymail.co.uk/news/article-2150281/REVEALED-Hundreds-words-avoid-using-online-dont-want-government-spying-you.html">. Quelques centaines de mots à éviter si vous ne voulez pas être espionné &#8211; Mail Online</a><br />
Le Mail Online dresse la liste des mots &#8220;interceptés&#8221; par la NSA dans son programme d&#8217;écoute. Si cela était si simple, ce pourrait être drôle, puisque rien n&#8217;est plus facile que d&#8217;obfusquer un mot : <a href="http://finalbossform.com/post/36092067912/the-obfuscation-of-culture-how-to-hide-your-shit">http://finalbossform.com/post/36092067912/the-obfuscation-of-culture-how-to-hide-your-shit</a></p>
<p><a href="https://www.lenergieenquestions.fr/precariter-un-outil-qui-revolutionne-la-lutte-contre-la-precarite-energetique/">. Precariter : un outil qui &#8220;révolutionne&#8221; la lutte contre la précarité énergétique | L&#8217;énergie en questions</a><br />
ERDF a mis au point un outil de lutte contre la précarité énergétique baptisé &#8220;Precariter&#8221; qui compile données publiques et données privées d&#8217;ERDF sur la mesure de consommation électrique des ménages. &#8220;Les données n&#8217;auront pas de caractère individuel et ne concerneront que des groupes de personnes&#8221; pour distinguer des zones de difficulté. Nouveau Dashboard territorial, mais va-t-il vraiment nous apprendre quelque chose ?</p>
<p><a href="http://www.numerama.com/magazine/26270-domotique-une-maison-controlee-par-la-pensee.html">. Domotique : une maison contrôlée par la pensée &#8211; Numerama</a><br />
A Lille, Joffrey Dislaire a construit sa propre maison basse consommation entièrement pilotable par une solution domotique, à laquelle il a greffé une interface neuronale, via un casque Emotiv. Une fois calibré, le système comprend les ordres pour allumer ou éteindre la lumière.</p>
<p><a href="http://www.voxeu.org/article/high-home-ownership-driver-high-unemployment">. Le développement de la propriété conduit-il à un chômage élevé ? Vox</a><br />
Le taux élevé d&#8217;accession à la propriété dans le monde occidental est-il une raison du chômage important ? s&#8217;interroge l&#8217;économiste Andrew J. Oswald. Corrélation ? Causalité ? Le taux de propriétaire semble en tout cas un puissant prédicteur du taux de chômage, estime l&#8217;économiste. Et un doublement de la propriété est associé à un doublement du taux de chômage à long terme&#8230; L&#8217;intuition des auteurs de l&#8217;étude est que le marché du logement exerce des externalités puissantes sur le marché du travail.</p>
<p><a href="http://www.gamification.co/2013/06/07/happyplaytime-and-the-gamification-of-female-masturbation/">. La gamification de la masturbation féminine peut-elle lui ôter son refus social ? Gamification Co</a><br />
Happy Play Time &#8211; <a href="http://www.happyplaytime.com">http://www.happyplaytime.com</a> &#8211; est un jeu pour apprendre aux femmes à découvrir leur plaisir, estime sa conceptrice Tina Gong. Derrière le jeu, l&#8217;idée est de lever un tabou.</p>
<p><a href="http://www.theatlantic.com/business/archive/2013/06/the-tyranny-of-most-popular-lists/276847/">. La tyrannie des listes &#8211; The Atlantic</a><br />
Les classements faciles nous aident à naviguer dans un monde complexe en limitant et ordonnant nos options. Mais la commodité a un coût, rappelle Derek Thompson. Sur TheAtlantic, la liste des articles les plus populaires du moment est bien souvent là où se retrouve les gens. L&#8217;internet n&#8217;a pas inventé les listes, les tops et les recommandation. Les listes ont un effet placebo, elles ne nous disent pas ce que nous devons lire ou écouter, mais ce que nous devons aimer. Les classement nous dupent, nous faisant apprécier des choses que nous n&#8217;aurions pas forcément apprécier si elles n&#8217;avaient pas été dans ces classements.</p>
<p><a href="http://www.reporterre.net/spip.php?article4399">. Le cyberespace utilisé contre la liberté &#8211; Reporterre</a><br />
Reporterre revient sur l&#8217;écoute massive de la NSA. Certes, l&#8217;espionnage et la surveillance a toujours existé, mais le processus de fusion intégrale entre Etat et groupes commerciaux est inédit qui engendre un changement de nature du phénomène de surveillance de masse qui modifie la manière même de penser les questions de pouvoir, d&#8217;action politique et de démocratie. En étant capable de surveiller le monde en dehors de toute logique territoriale, c&#8217;est la nature même de l&#8217;Etat qui est en train d&#8217;évoluer. La seule solution, armer les contre-pouvoirs, imposer la transparence et renforcer la protection des droits des citoyens.</p>
<p><a href="http://meta-media.fr/files/2013/06/MetaMediaFTV5_IntDEFScreen-3.pdf">. Meta Media n°5 (.pdf)</a><br />
Le nouveau Meta Média d&#8217;Eric Scherer de France Télévision est paru&#8230; Et il est tellement foisonnant que nul ne saurait le résumer.</p>
<p><a href="http://blogs.hbr.org/cs/2013/06/dont_let_paper_paradigms_drive.html?utm_source=Socialflow&#038;utm_medium=Tweet&#038;utm_campaign=Socialflow">. Ne laissons pas le paradigme du papier guider notre stratégie numérique &#8211; Harvard Business Review</a><br />
Pour Karen McGrane, nous devons accepter que l&#8217;avenir du web n&#8217;est pas de glorifier le document imprimé. Les Google Glass ou Siri montrent que l&#8217;avenir pourrait être à d&#8217;autres interfaces et donc d&#8217;autres formes de contenus. Jusqu&#8217;à présent, la page était le conteneur fondamental. L&#8217;avenir des appareils connectés est dans le morceaux plus que dans les pages et le contenu devrait de plus en plus se séparer de sa présentation. Et pour cela, nous allons avoir besoin de nouveaux outils de publication mieux capables de s&#8217;adapter aux supports.</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2013/06/17/acteurs-de-leur-maladie_3431569_1650684.html">. Devenir acteur de sa maladie &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Avec l&#8217;internet, les patients s&#8217;arment et s&#8217;organisent pour mieux gérer leur maladie et forcer le dialogue avec le monde médical. </p>
<p><a href="http://www.millenaire3.com/Revue-M3.1371.0.html">. Revue M3 &#8211; Millenaire3</a><br />
Le 5e numéro de Millénaire 3 est en ligne et parle de la société urbaine et de l&#8217;action publique.</p>
<p><a href="http://publications-sfds.fr/index.php/stat_soc/index">. Statistique et Société</a><br />
Nouvelle revue scientifique pour analyser les rapports de la statistique et de la société, produite par la Société française de statistique.</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/16/la-revolution-des-drones-civils-est-en-marche_3430395_3234.html">. La révolution des drones civils est en marche &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Les drones de demain seront civils. L&#8217;espace aérien américain leur sera ouvert dès 2015 et devrait principalement se développer dans l&#8217;agriculture de précision et la sécurité publique (catastrophe, feux&#8230;)&#8230; Mais une 30 aine d&#8217;états américains travaillent aussi à des législations spécifiques pour les limiter. En France, le marché devrait être plus confidentiel.</p>
<p><a href="http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/06/cyberutopianism_should_not_be_a_dirty_word.html">. La cyberutopie est-elle vraiment une mauvaise chose ?- Slate Magazine</a><br />
Pour Ethan Zuckerman, extrait de son livre &#8220;Rewire&#8221;, la cyberutopie est intrinsèque au développement de nouvelles technologies. L&#8217;arrive d&#8217;une nouvelle technologie apporte toujours avec elle une vague d&#8217;enthousiasme visionnaire qui anticipe l&#8217;avènement d&#8217;un ordre social utopique. Mais, reconnaît Howard Rheingold, il nous faut des utopies pour faire changer les choses. Taxer de cyberutopisme le fait de croire que l&#8217;internet conduit inexorablement à une meilleure compréhension globale entre les gens et entre les peuples n&#8217;est-il pas un objectif défendable ? L&#8217;enthousiasme certes ne suffit pas, mais il nous oblige à prendre nos responsabilités pour arriver à ces objectifs. &#8220;L&#8217;homme n&#8217;est pas la créature des circonstances, les circonstances sont les créatures des hommes&#8221; disait Benjamin Disraeli. Croire que les gens peuvent utiliser la technologie pour construire un monde qui soit plus juste, équitable et inclusif n&#8217;est pas seulement défendable. C&#8217;est pratiquement un impératif moral, estime Zuckerman.</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/06/17/rage-contre-la-machine.html">. Rage contre la machine | Classe éco</a><br />
Pourquoi le niveau de vie baisse-t-il ? La faute à la crise ? Non, son origine lui est antérieure estime Alexandre Delaigue. La stagnation de la démocratisation scolaire alors que la technologie nécessite toujours une meilleure formation explique l&#8217;accroissement des écarts de rémunération. La diminution de la fiscalité des plus hauts revenus sans redistribution est l&#8217;autre explication. Mais surtout, la technologie est venu bouleverser le rapport au travail en permettant une surveillance inédite des individus, permettant de moins avoir à motiver les salariés. Pour Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, l&#8217;évolution des technologies joue aussi un rôle en rendant les compétences plus rapidement obsolètes, en concentrant les gains sur un petit nombre de personnes et en biaisant les gains au bénéfice des détenteurs du capital des entreprises. Demain, l&#8217;automatisation pourrait accroître ce phénomène en automatisant des tâches jusqu&#8217;à présent qualifiées et donc continuer à diminuer l&#8217;apport éducatif. &#8220;Si ces tendances se confirment, il sera bien difficile de compter sur l&#8217;éducation et la formation pour assurer le revenu du plus grand nombre. Il ne restera que la fiscalité, en particulier la fiscalité du capital, et un niveau de redistribution plus élevé qu&#8217;aujourd&#8217;hui, par exemple sous la forme d&#8217;une allocation universelle. En tout cas, il serait particulièrement hasardeux d&#8217;espérer que la sortie de crise viendra rétablir la situation pour les salariés&#8221;, conclut Alexandre Delaigue.</p>
<p><a href="http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/06/la-cour-des-comptes-et-la-recherche.html">. La Cour des comptes et la recherche &#8211; Sylvestre Huet</a><br />
Belle lecture critique du rapport de la Cour des comptes sur le financement de la recherche &#8211; <a href="http://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/Le-financement-public-de-la-recherche-un-enjeu-national">http://www.ccomptes.fr/Actualites/A-la-une/Le-financement-public-de-la-recherche-un-enjeu-national</a> &#8211; qui montre que le financement de la recherche n&#8217;a pas augmenté en 10 ans, et est loin d&#8217;atteindre les objectifs de 3% du PIB promis. Qui pointe les limites du Crédit d&#8217;impôt recherche, qui a surtout permis l&#8217;optimisation fiscale que de l&#8217;investissement supplémentaire. Les dépenses de recherche privées demeurent faibles et ont peu bénéficier à l&#8217;industrie au profit des services et de la finance, plus aux grands groupes qu&#8217;aux PME. La part des équipes françaises dans les financements européens s&#8217;écroule.</p>
<p><a href="http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/06/16/comment-les-grandes-marques-influent-sur-nos-cerveaux/">. Comment les grandes marques influent sur nos cerveaux &#8211; Passeur de sciences</a><br />
Comment nos sens sont-ils trompés par nos pensées.</p>
<p><a href="http://tedglobal.blog.lemonde.fr/2013/06/13/tedglobal-2013-trois-idees-pour-reprendre-la-main-sur-leconomie/">. Trois idées pour reprendre la main sur l’économie | TEDGlobal Edimbourg 2013</a><br />
Pour le physicien du Cern, Didier Sornette, les systèmes économiques ne reviennent jamais à l&#8217;équilibre après un choc, alors que nos modèles économiques nous disent le contraire. L&#8217;instabilité reste au coeur de nos systèmes économiques. Il nous faut renoncer à l&#8217;illusion d&#8217;une machine à créer de l&#8217;argent perpétuel. </p>
<p>Annette Heuser, elle, propose de lancer une agence de notation à but non lucratif, l&#8217;Inrca, pour rendre l&#8217;évaluation plus transparente. </p>
<p>Pour l&#8217;économiste britannique Mariana Mazzucato, auteur de &#8220;The Entrepreneurial State&#8221;, il n&#8217;y a pas d&#8217;un côté le secteur privé et de l&#8217;autre le public en matière d&#8217;innovation. L&#8217;algorithme de Google a été financé par l&#8217;Etat. Ce sont les Etats qui financent la recherche à long terme. &#8220;Il faut que les Etats apprennent à récupérer les fruits de ces prises de risque, en prenant des parts dans les entreprises qui sont créées, dans les brevets déposés. &#8220;Imaginez si l&#8217;Etat américain percevait une royalty à chaque fois que vous utilisez votre iPhone&#8221;. </p>
<p><a href="http://tedglobal.blog.lemonde.fr/2013/06/12/daniel-suarez-les-robots-tueurs-avenir-de-la-guerre-cauchemar-pour-lhumanite/">. Daniel Suarez : les robots tueurs, avenir de la guerre, cauchemar pour l’humanité | TEDGlobal Edimbourg 2013</a><br />
A Ted, l&#8217;écrivain de SF Daniel Suarez en a appelé a une mobilisation internationale contre les drones de combats et à un traité international contre leur prolifération. Selon lui, il faut renoncer à ce le fantasme d’une guerre d’automates et créer un système immunitaire autour de la société civile. Les outils sont à portée de main : une plaque d’identification cryptolographique sur chaque drone créé, une carte en temps réel indiquant la présence de drones, des drones « civiques » susceptibles de prévenir les individus quand ils sont tracés. </p>
<p><a href="http://tedglobal.blog.lemonde.fr/2013/06/16/tedglobal-2013-la-fin-du-regne-de-lhomme-blanc/">. La fin du règne de l’homme blanc &#8211; TEDGlobal Edimbourg 2013</a><br />
Flore Vasseur tente de tirer un bilan de la dernière édition de Ted Global qui se tenait la semaine dernière à Edimbourg, sur fond de faillite de notre économie, de la technologie et de notre mode de société. &#8220;L’idée que la liberté et le développement économique vont de concert ne tient plus. C’est une illusion de l’Occident. Dans les pays en développement, la démocratie passe après le niveau de vie&#8221; estime l&#8217;économiste anglaise Dambisa Moyo. Nous sommes à la fin du règne de l&#8217;homme blanc. Et notre nouveau défi est de comprendre ce que signifie être connecté et ce que signifient nos présupposés, les manipulations dont nous sommes l&#8217;objet, renforcés par un monde connecté. </p>
<p><a href="http://blog.marklor.org/post/2013/06/14/Ras-le-bol-du-collaboratif">. Ras le bol du collaboratif &#8211; error 404</a><br />
Pour Julien Breitfeld, l&#8217;économie du partage demeure une économie du vol, de la prédation des externalités positives : des plateformes fermées et privées s&#8217;approprient le code, les contenus, les services que d&#8217;autres créent. &#8220;Rien de partagé, et rien de nouveau : il y a ici juste une substitution d&#8217;une activité autrefois dédiée à l&#8217;entreprise par une activité individuelle, sans le cadre réglementaire existant.&#8221; Il y dénonce aussi l&#8217;économie du faux investissement. Le crowdfunding ne permet au souscripteur que de ne rien recevoir en contre-partie, ni dividende, ni action&#8230; ni toujours produit. Il réinvente la souscription et le bénévolat, pas vraiment autre chose. &#8220;Cet engouement pour le financement participatif s&#8217;explique en grande partie par la frilosité des acteurs traditionnels à jouer le jeu du risque.&#8221; L&#8217;économie du partage n&#8217;est pas le retour du lien social ou une correction du système capitaliste, mais un système qui sert le déclassement économique. Le plus souvent, cette nouvelle économie cherche surtout à s&#8217;affranchir des législations en vigueur, en créant et renforçant une asymétrie qui joue au détriment du collectif. </p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2013/06/14/la-boite-a-outils-antidelocalisation-de-montebourg_3430213_3234.html">. La boîte à outils antidélocalisation de Montebourg &#8211; LeMonde.fr</a><br />
&#8220;Pour aider les entreprises à faire leurs calculs, les services de Bercy ont mis au point un logiciel d&#8217;aide à la décision, appelé Colbert 2.0, sur le modèle de ceux développés en Suède et aux Etats-Unis par Barack Obama, dans le cadre de sa politique de &#8220;reshoring&#8221; (relocalisation).</p>
<p>A travers 50 questions, qualitatives et quantitatives, celui-ci sera capable, assure-t-on chez M. Montebourg, de dire en quarante-cinq minutes quelles sont les raisons pour lesquelles l&#8217;entreprise doit rester ou venir en France.</p>
<p>&#8220;Cela donnera une feuille de route aux chefs d&#8217;entreprise, avec un renvoi vers une liste d&#8217;aides dont ils peuvent bénéficier et de contacts à qui s&#8217;adresser, ce sera très opérationnel&#8221;, explique M. Ragot, qui a travaillé durant six mois à la mise au point de ce logiciel, avec l&#8217;économiste El Mouhoub Mouhoud, professeur à Dauphine et spécialiste du phénomène des délocalisations.</p>
<p>En cours de test, ce calculateur devrait être accessible gratuitement sur Internet à partir de mi-juillet.&#8221;</p>
<p>Autre outil mis à disposition des entreprises : une base de données recensant les caractéristiques des 320 bassins d&#8217;emploi que compte la France. &#8220;Tout sera répertorié, prix du foncier, taille des tuyaux d&#8217;alimentation en eau, puissance électrique disponible, niveau des taxes locales&#8221;, assure-t-on à Bercy.</p>
<p>Objectif : être capable d&#8217;orienter très vite vers deux ou trois sites les entreprises qui veulent s&#8217;installer dans l&#8217;Hexagone. &#8220;Il existe en France des endroits où on trouve la même concentration de services et d&#8217;emplois qualifiés que là où s&#8217;épanouissent les Mittelstand allemands, mais ils restent souvent méconnus &#8220;, déplore M. Ragot.</p>
<p><a href="http://www.mediassociaux.fr/2013/06/13/facebook-lance-ses-hashtags-pour-reconquerir-les-annonceurs-et-augmenter-son-inventaire-publicitaire/?utm_source=twitterfeed&#038;utm_medium=twitter">. Facebook lance ses #hashtags pour reconquérir les annonceurs et augmenter son inventaire publicitaire &#8211; MediasSociaux.fr</a><br />
Le lancement des hashtags s’apparente donc à une manoeuvre très habille de Facebook pour augmenter son inventaire publicitaire, explique Frédéric Cavazza, à la fois sur les hashtags génériques (ex : “FathersDay“) mais surtout sur les hashtags de marque qui vont forcer les annonceurs à payer pour être certains que leur page officielle sorte en première position et pour éviter se faire squatter. Suis-je en train de parler de racket des annonceurs ? Libre à vous de vous forger votre propre opinion. Dans tous les cas de figure, on ne peut pas reprocher à Mark Zuckerberg de chercher à diversifier les revenus publicitaires, car après tout, les investisseurs le réclament.</p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/donnees-personnelles-l-imbroglio-europeen-et-la-relance-du-cocoricloud-39791351.htm">. Données personnelles : l&#8217;imbroglio européen et la relance du cocoricloud &#8211; Zdnet.fr</a><br />
Antoine Duvauchelle assistait aux débats sur les données personnelles qui avait lieu mardi à l&#8217;Assemblée Nationale, quelques jours après le scandale Prism. Fleur Pellerin, ministre de l&#8217;économie numérique a vanté les mérites d&#8217;un cloud à la française pour garantir la sécurité des données &#8211; mais sans répondre sur la question de la surveillance. Pour Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil, il nous faut réformer notre système juridique. Plusieurs textes sont en court de préparation, dont la loi numérique prévue pour 2014. D&#8217;ici là, le règlement européen sur les données personnelles pourrait changer la donne, sauf qu&#8217;il est extrêmement débattu par un intense lobbying des sociétés de l&#8217;internet. Pour la présidente de la Cnil, ce texte demeure important et doit affirmer des principes avant d&#8217;autres débats, notamment dans le cadre du traité transatlantique (TTIP). Mais de nombreuses questions se posent encore : comment bâtir des conditions de consentement explicites ? Comment permettre la pseudonymisation ? &#8230;</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/featuredstory/515926/how-technology-is-destroying-jobs/?utm_campaign=socialsync&#038;utm_medium=social-post&#038;utm_source=twitter">. Comment la technologie détruit l&#8217;emploi &#8211; Technology Review</a><br />
&#8220;C&#8217;est l&#8217;un des sales secrets de l&#8217;économie : les progrès technologiques font croître l&#8217;économie et créent de la richesse, mais il n&#8217;y a pas de loi économique qui dise que tout le monde en bénéficiera.&#8221; En d&#8217;autres termes, dans la course contre les machines, certains vont gagner alors que d&#8217;autres vont perdre.</p>
<p><a href="http://colin-verdier.com/valley-politics-gauche-portee-par-entrepreneuriat/">. #ValleyPolitics ou la gauche portée par l’entrepreneuriat | L&#8217;Âge de la multitude</a><br />
Nicolas Colin revient sur l&#8217;histoire des liens entre l&#8217;industrie et la politique aux Etats-Unis pour montrer comment la Silicon Valley s&#8217;est alliée avec les Démocrates, contre les banquiers de la Côte Est. </p>
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		<title>Pour une autre innovation</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jun 2013 05:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication interpersonnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Confiance et sécurité]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme le dit Bluetouff, le scandale Prism c&#8217;est effectivement comme si on se réveillait d&#8217;une gueule de bois qui a duré 12 ans, comme si il nous avait fallu tout ce temps pour digérer l&#8217;amère poussière de l&#8217;effondrement des tours du World Trade Center.  
Les scandales Prism et Verizon ne posent pas seulement la question de la surveillance d&#8217;Etat, mais&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://reflets.info/prism-la-theorie-du-gros-zizi/">Comme le dit Bluetouff</a>, le scandale Prism c&#8217;est effectivement comme si on se réveillait d&#8217;une gueule de bois qui a duré 12 ans, comme si il nous avait fallu tout ce temps pour digérer l&#8217;amère poussière de l&#8217;effondrement des tours du World Trade Center.  </p>
<p>Les scandales Prism et Verizon ne posent pas seulement la question de la surveillance d&#8217;Etat, mais de la surveillance tout court, celle dont nous sommes l&#8217;objet à l&#8217;heure des très grandes masses de données, des Big Data, des algorithmes et des traitements. Ce n&#8217;est pas seulement la confiance dans nos Etats qui est cause, mais également la confiance dans les grands opérateurs de l&#8217;internet et dans nos fournisseurs d&#8217;accès. C&#8217;est la confiance dans une société organisée par et pour la surveillance. Nous avions déjà du mal à accepter que ces entreprises utilisent nos données par devers nous, qu&#8217;ils analysent nos e-mails et nos requêtes pour nous proposer de la publicité, <a href="http://www.internetactu.net/2012/04/26/les-limites-du-ciblage-publicitaire-personnalise/">sans même qu&#8217;on puisse s&#8217;en extraire</a>. Comment peut-on accepter que les Majors de l&#8217;internet transmettent des informations, nos échanges privés, au gouvernement, demain à l&#8217;administration fiscale, à votre assureur, à votre voisin&#8230; </p>
<p><a href="http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-nsa-un-ami-qui-nous-veut-du-bien-2013-06-14">Comme le soulignait très bien Eric Sadin dans les Matins de France Culture</a>, le problème repose bien sur l&#8217;indifférenciation de la récolte des données. </p>
<p><a href="http://techcrunch.com/2013/06/09/waiting-for-prometheus/">Devin Coldewey pour TechCrunch</a> rappelle que les murs virtuels d&#8217;internet n&#8217;ont pas été construits pour protéger nos données, au contraire, il n&#8217;ont pour but que de transmettre de l&#8217;information. Et si nous avons trop transmis de données, c&#8217;est parce que c&#8217;était la seule option. Nous ne rêvions pas d&#8217;une boîte de Pandore, mais d&#8217;un coffret, avec une serrure dont nous aurions la clé.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/prometheus_fire.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/prometheus_fire.jpg" alt="Prométhée apporte le feu  aux hommes, tableau de Heinrich Fuger, 1817" title="Prométhée apporte le feu  aux hommes, tableau de Heinrich Fuger, 1817" width="540" /></a><br />
<i>Image : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prom%C3%A9th%C3%A9e">Prométhée</a> apporte le feu (la connaissance) aux hommes, tableau de Heinrich Fuger, 1817, conservé au Palais du Lichenchstein, via <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Heinrich_fueger_1817_prometheus_brings_fire_to_mankind.jpg">Wikimedia Commons</a></i>.</p>
<p>Et nous voici à rêver d&#8217;un Prométhée pour nous délivrer de notre dépendance servile à nos dieux. Quelle sera la technologie qui donnera aux gens la même confiance dans la sécurité de leurs données que les murs de leurs maisons ? Nous avons ouvert la boîte de Pandore, et désormais, il nous faut trouver le moyen de la refermer. </p>
<p>Alors, comment arrête-t-on cette machine ? Face au manque de perspective qui nous est donné, on se dit que l&#8217;avenir est à une autre innovation. Une innovation respectueuse de nous, de chacun d&#8217;entre nous. Une conception qui intègre le respect des utilisateurs (<i>privacy by design</i>), qui respecte nos identités, nos noms, et les croisements qui sont fait de nos données. L&#8217;avenir est au consentement explicite. A l&#8217;abandon de nos noms et de nos identifiants uniques. Ni nos vrais noms, ni nos identifiants ne peuvent ouvrir l&#8217;accès à tous les services que nous utilisons. <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/12/pourquoi-stocker-toutes-nos-vies-sur-des-serveurs-aux-etats-unis_3428857_651865.html">Comme le dit Jérémie Zimmermann</a>, porte-parole de la <a href="http://www.laquadrature.net/fr">Quadrature du Net</a>, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet : </p>
<blockquote><p>&#8220;nous sommes à un moment charnière de notre histoire, et nous devons questionner notre rapport, en tant que société tout entière, à la technologie. D&#8217;un côté, nous avons des technologies qui sont faites pour rendre les individus plus libres, par l&#8217;ouverture et le partage des connaissances : ce sont les logiciels libres (comme GNU/Linux, Firefox ou Bittorrent), les services décentralisés (que chacun fait tourner sur son serveur ou sur des serveurs mutualisés entre amis ou à l&#8217;échelle d&#8217;une entreprise, institution, etc.) et le chiffrement point à point (qui permet aux individus de protéger par les mathématiques leurs communications contre les interceptions).</p>
<p>De l&#8217;autre, nous constatons la montée en puissance de technologies qui sont conçues pour contrôler les individus, voire restreindre leurs libertés en les empêchant d&#8217;en faire ce qu&#8217;ils souhaitent. Je pense à ces pseudo &#8220;téléphones intelligents&#8221; qui ne sont ni des téléphones (ils sont avant tout des ordinateurs qui savent également téléphoner), ni intelligents, car en réalité ils permettent de faire moins de choses que des ordinateurs traditionnels et sont conçus en réalité pour empêcher à l&#8217;utilisateur de choisir d&#8217;où seront installés les programmes, d&#8217;installer les programmes de son choix, ou même d&#8217;avoir accès pour le comprendre au fonctionnement des puces cruciales qui permettent d&#8217;émettre ou recevoir des données&#8230; Si l&#8217;on devait appeler cela de &#8220;l&#8217;intelligence&#8221;, cela serait peut-être au sens anglais du mot, pour parler de renseignement, d&#8217;espionnage&#8230; car de tels appareils semblent être conçus pour espionner leurs utilisateurs.</p>
<p>De la même façon, ces services massivement centralisés sont par essence, par leur architecture, faits pour aspirer toutes les données personnelles possibles et imaginables. Ce sont les modèles économiques de ces entreprises qui sont basés sur le fait d&#8217;entretenir un flou entre vie privée et vie publique&#8230; Toutes ces technologies ont en commun de maintenir l&#8217;utilisateur dans l&#8217;ignorance&#8230; Dans l&#8217;ignorance du fonctionnement même de la technologie (parfois en habillant cela de &#8220;cool&#8221;, comme Apple qui vous vend l&#8217;ignorance, comme du confort, de la facilité, etc., au travers de produits il est vrai assez bien conçus, quoique fragiles&#8230;).</p>
<p>En réalité, signer un contrat avec une de ces entreprises sans comprendre les réalités sous-jacentes qu&#8217;implique l&#8217;architecture de nos outils de communication et le fonctionnement de nos appareils revient un peu à signer un contrat sans savoir lire. Je suis convaincu que la connaissance de la technologie (ou à l&#8217;inverse son ignorance) est la clé qui nous permet de basculer d&#8217;un environnement où l&#8217;on est sous contrôle à un environnement ou l&#8217;on est plus libre car l&#8217;on retrouve le contrôle de la technologie.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;humain qui doit contrôler la machine, et jamais l&#8217;inverse. Cette promesse, c&#8217;est celle du logiciel libre, c&#8217;est celle des services décentralisés, c&#8217;est celle du chiffrement. Mais toutes ces technologies ont en commun de nécessiter un effort actif de participation de la part de l&#8217;utilisateur&#8230; Eh oui, la liberté a un prix !&#8221;</p></blockquote>
<p>Nous devons reprendre possession de nos données, de nos identités. La vie privée, son respect, doit être intégrée dès la conception. Mon Kindle, mon Fitbit doivent pouvoir être déconnectés. Je dois pouvoir les utiliser sans qu&#8217;ils n&#8217;envoient d&#8217;information à celui qui me fournit le produit : ma casserole n&#8217;envoie pas de données à son fabricant (pour l&#8217;instant) et c&#8217;est très bien ainsi. Et si demain cela doit changer, je dois pouvoir dire non. Je dois pouvoir choisir le silence des puces, sans que ce choix signifie que je n&#8217;ai pas le droit d&#8217;acheter la casserole. Si j&#8217;achète un produit qui produit des données ou si j&#8217;accède à un service qui en produit, je dois pouvoir en bénéficier sans que le service lui n&#8217;y accède si je ne le désir pas. Je dois pouvoir choisir que l&#8217;opérateur qui les administre n&#8217;enregistre pas de données dessus, les effaces dès qu&#8217;elles ont servies. De même, pour le service en ligne que j&#8217;utilise, je dois pouvoir régler le niveau de confidentialité de mes données. En rester maître. Faire que l&#8217;option par défaut soit qu&#8217;elles soient à moi, plutôt qu&#8217;au service que j&#8217;utilise. Nous devons tous avoir le choix de ne pas céder nos données contre l&#8217;accès au service. Nous devons pouvoir utiliser des services sans nécessairement qu&#8217;ils collectent une information dont nous ne voulons pas qu&#8217;ils disposent, même à des fins respectueuses de nos libertés, comme nous le promettent faussement toutes les CGU. L&#8217;opt-in doit être la règle. </p>
<p>Nous devons imaginer <a href="http://www.internetactu.net/2007/10/22/personnalisation-sans-identification/">une personnalisation sans identification</a>. Partout, <a href="http://www.internetactu.net/2009/10/26/critiques-du-web%C2%B2-44-que-faire-face-a-la-puissance-des-donnees/">nous devons limiter la collecte, comme le rappelle l&#8217;Electronic Frontier Foundation</a>. Qui a besoin de notre nom, de notre vrai nom ? De notre date de naissance ? De notre e-mail ? Diminuer la collecte est le meilleur moyen de limiter l&#8217;identification et la réidentification. Notre fournisseur d&#8217;électricité a-t-il besoin de connaître notre nom ? Et, s&#8217;il en a besoin, a-t-il le droit de l&#8217;utiliser ? Ce fournisseur d&#8217;énergie doit avoir accès au total de notre consommation pour nous facturer, mais pas nécessairement au détail de celle-ci, qui lui donne alors accès à des informations précises sur les appareils électroménagers que nous utilisons voir même si j&#8217;ai un solarium électrique pour faire pousser du canabis&#8230; C&#8217;est un peu comme si le fisc avait accès aux tickets de caisse de toutes mes dépenses et en en faisant la somme pouvait constater que celles-ci dépassent mes revenus annuels déclarés&#8230; Devrons-nous autoriser ce croisement au prétexte qu&#8217;il sera possible demain ?  Que j&#8217;ai accès à ce détail me paraît normal. Que lui y ait accès ne me le paraît pas. </p>
<p>Nous devons réguler les croisements de données, qui se font aujourd&#8217;hui totalement librement via API et autres mashups. Ces croisements sont certes un formidable vivier d&#8217;innovation, mais ils demeurent aujourd&#8217;hui négociés par la seule bonne volonté des acteurs de l&#8217;innovation. En France, les croisements de données ne sont par principe pas autorisés, mais ils se glissent dans l&#8217;évolution des techniques comme on l&#8217;a vu dans les exemples que nous avions évoqué dans les questions <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/03/lemploi-a-lepreuve-des-algorithmes/">d&#8217;emploi</a> ou de <a href="http://www.internetactu.net/2013/03/13/a-qui-les-algorithmes-preteront-ils-de-largent/">crédit</a>&#8230; Nos relations sociales ne doivent pas pouvoir être accessible à tous. Certains types d&#8217;extraction et de croisement de données doivent être interdits. </p>
<p>Si notre IP est vraiment une donnée personnelle, alors nul autre que nous ne doit avoir le droit de la conserver, de la stocker, d&#8217;y accéder, quelque soit la durée. Celle-ci doit être anonymisée et <a href="http://www.technologyreview.com/news/514676/how-to-mine-cell-phone-data-without-invading-your-privacy/">obfusquée</a> par nature et sa durée de conservation limitée au seul temps du service. </p>
<p>Nos échanges, nos profils, nos réseaux relationnels doivent devenir éphémères et cryptés. </p>
<p>On a essayé de croire que la régulation technique et la bonne volonté des acteurs suffirait. Ce n&#8217;est pas le cas. Nous avons besoin de durcir les règles, de redevenir radical, de nous réarmer techniquement. </p>
<p>Une autre innovation est possible. L&#8217;avenir est en tout cas à elle, pas à celle qu&#8217;on a connu jusqu&#8217;alors. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/2013/06/13/lutter-contre-la-surveillance-armer-les-contre-">Entre 100% de sécurité et 100% de vie privée</a> (pour autant que ce débat doive rester aussi radical, car les corrélations ne nous apporterons pas 100% de sécurité, ni les technologies 100% de vie privée), nous devons d&#8217;abord choisir la vie privée, parce que la vie privée est la seule à pouvoir garantir notre sécurité.  </p>
<p>Hubert Guillaud</p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/algorithmie/" title="algorithmie" rel="tag">algorithmie</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/big-data/" title="big data" rel="tag">big data</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/confiance-numerique/" title="confiance numérique" rel="tag">confiance numérique</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/securite/" title="sécurité" rel="tag">sécurité</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/surveillance/" title="surveillance" rel="tag">surveillance</a><br />
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		<title>Distinguer la société des mythes par l’analyse des réseaux sociaux</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2013/06/18/distinguer-la-societe-des-mythes-par-lanalyse-des-reseaux-sociaux/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 05:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[analyse des réseaux]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[humanités numériques]]></category>

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		<description><![CDATA[Les réseaux sociaux sont à la mode, mais ils ont toujours existé, et les mathématiques s&#8217;y intéressent depuis quelques années déjà&#8230;
Mais peut-on utiliser la théorie des réseaux pour examiner des rapports sociaux très anciens, et, en allant plus loin encore, concernant des univers au moins partiellement imaginaires ? Et que peut-on en tirer ?
Une équipe de chercheurs brésiliens,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les réseaux sociaux sont à la mode, mais ils ont toujours existé, et les mathématiques s&#8217;y intéressent depuis quelques années déjà&#8230;</p>
<p>Mais peut-on utiliser la théorie des réseaux pour examiner des rapports sociaux très anciens, et, en allant plus loin encore, concernant des univers au moins partiellement imaginaires ? Et que peut-on en tirer ?</p>
<p>Une équipe de chercheurs brésiliens, menée par Pedro J. Miranda, a eu l&#8217;idée de &#8220;cartographier&#8221; <a href="http://arxiv.org/abs/1306.2537">les relations existant entre les différents personnages de l&#8217;Odyssée</a>, nous explique la <a href="http://www.technologyreview.com/view/516081/the-remarkable-properties-of-mythological-social-networks/"><i>Technology Review</i></a>.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/odysseus.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/odysseus-300x222.jpg" alt="Le départ de l'Odyssée" title="Le départ de l'Odyssée" width="300" height="222" align="left" hspace="6" vspace="6" /></a>Une relation, précise le magazine, existe quand deux protagonistes se rencontrent pendant l&#8217;histoire, quand ils se parlent directement, quand ils mentionnent un personnage à un troisième, ou quand il est très clair qu&#8217;ils se connaissent. Miranda a ainsi pu repérer 342 personnages, possédant environ 1 700 relations. A noter que les figures outrancièrement mythologiques ne figuraient pas dans l&#8217;analyse. </p>
<p>Principal constat, le &#8220;réseau social&#8221; présente bien certaines des capacités des réseaux sociaux &#8220;réels&#8221;. Autrement dit, poursuit la Technology Review, c&#8217;est tout d&#8217;abord un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tude_du_petit_monde">&#8220;petit monde&#8221;</a>. Pour mémoire, on appelle les réseaux en &#8220;petits mondes&#8221; des systèmes où il n&#8217;existe qu&#8217;un nombre très réduit de &#8220;degrés de séparation&#8221; entre les différents membres du groupe. Le réseau de l&#8217;Odyssée est également &#8220;légèrement hiérarchique&#8221; (certains membres sont plus importants que d&#8217;autres) et il se montre résilient face aux attaques. Autrement dit, un mort ou deux (et il y en a beaucoup dans le poème) ne font pas s&#8217;effondrer tout le système de relations. Qu&#8217;en déduisent les chercheurs ? Que l&#8217;auteur anonyme de l&#8217;Odyssée, officiellement Homère (à moins, comme le pensaient des écrivains comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Butler_%281835-1902%29">Samuel Butler</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fille_d%27Hom%C3%A8re">Robert Graves</a>, qu&#8217;il ne se soit agi d&#8217;une femme !), s&#8217;est probablement inspiré de phénomènes historiques réels. Il serait en effet difficile pour le créateur d&#8217;une fiction pure d&#8217;arriver à constituer un réseau de personnages aussi réaliste&#8230;</p>
<h3>De l&#8217;Iliade aux héros Marvel</h3>
<p>Cette expérience n’est pas la première effectuée sur des &#8220;réseaux mythiques&#8221;. En fait, elle s’inspire d&#8217;une autre recherche, <a href="http://iopscience.iop.org/0295-5075/99/2/28002/pdf/0295-5075_99_2_28002.pdf">menée par Padraig Mac Carron et Ralph Kenna sur d&#8217;autres textes mythologiques</a>.</p>
<p>Ces auteurs ont exposé leurs travaux dans <a href="http://nestor.coventry.ac.uk/research/appmath/staff/MacCarronKenna.pdf">plusieurs papiers plutôt académiques</a> ainsi que dans un article du <i>New York Times</i>, intitulé <a href="http://www.nytimes.com/2012/09/09/opinion/sunday/the-social-networks-of-myths.html?_r=1&#038;">&#8220;Si Achille avait eu Facebook&#8221;</a>. </p>
<p>Pour les auteurs, les réseaux sociaux authentiques possèdent plusieurs caractéristiques : tout d&#8217;abord, comme on l&#8217;a vu, ils fonctionnent en &#8220;petits mondes&#8221;. Ensuite, ils doivent se montrer &#8220;assortatifs&#8221; (pardon pour ce néologisme, mais il semble bien qu&#8217;il n’existe aucune traduction en français) : autrement dit, qui se ressemble s&#8217;assemble, les gens ont tendance à se grouper par affinités. Par exemple remarquent les chercheurs, <i>&#8220;les gens les plus populaires ont tendance à s&#8217;associer avec d’autres personnalités populaires&#8221;</i>. Enfin, les réseaux sociaux sont &#8220;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_de_la_th%C3%A9orie_des_graphes">libres d&#8217;échelle</a>&#8220;, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;ils répondent à la loi de puissance : un petit nombre d’éléments concentre le plus de relations, compte le plus d&#8217;&#8221;amis&#8221;. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/18822737.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/18822737.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-300x200.jpg" title="image extraite du film Beowul" alt="Image extraite du film Beowulf" width="300" height="200" align="right" hspace="6" vspace="6" /></a> Kenna et Caron ont donc choisi deux épopées fameuses fortement soupçonnées de posséder un fondement historique. <i>L’Iliade</i>  et le conte anglo-saxon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beowulf"><i>Beowulf</i></a>. Dans le premier cas, on sait depuis <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Schliemann">Schliemann</a> que bon nombre des événements relatés s&#8217;enracinent dans un terreau historique. Même chose pour <i>Beowulf</i>, quoique le personnage central de cette saga soit, lui, considéré comme intégralement fictif. La troisième histoire est d&#8217;origine irlandaise, elle se nomme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tain_Bo_Cuailnge"><i>Tain Bo Cuailnge</i></a> et traite d&#8217;un conflit entre les provinces du Sud et de l&#8217;Ouest de l&#8217;ile, l&#8217;Ulster et Connaught.</p>
<p>Le caractère réel du <i>Tain</i> est contesté. L&#8217;histoire a été rédigée au Moyen Age en trois versions, mais daterait des premiers siècles de l&#8217;ère chrétienne. Certains pensent que ce récit corrobore certains témoignages romains sur la situation de l’Irlande à l’époque, mais d&#8217;autres considèrent le document comme intégralement fictif. </p>
<p>Les auteurs ont également comparé les récits mythiques à des univers ouvertement fantastiques &#8211; Harry Potter, ainsi que la Compagnie de l&#8217;anneau. Ils se sont aussi inspirés de <a href="http://www.nature.com/news/2007/070820/full/news070820-12.html">travaux plus anciens</a> sur le réseau social des super héros de Marvel. </p>
<p>Ils ont pu constater que tous les réseaux sociaux, réels ou imaginaires, possèdent la caractéristique &#8220;petit monde&#8221;; c&#8217;est vrai de <i>l&#8217;Illiade</i> et de <i>Beowulf</i>, mais également d&#8217;Harry Potter et du Tain. Ils possèdent aussi un équilibre structural, de type &#8220;les ennemis de mes ennemis sont mes amis&#8221;. Mais <i>l’Iliade</i> comporte également la caractéristique assortative, ainsi que <i>Beowulf</i>, à condition toutefois d&#8217;éliminer du réseau le personnage principal. </p>
<p>La cas du <i>Tain</i> est beaucoup plus ambigu. Il n&#8217;est pas &#8220;assortatif&#8221;, à l&#8217;instar d&#8217;ailleurs d&#8217;Harry Potter.<br />
Son authenticité est donc beaucoup plus sujette à caution. Mais pourtant tout espoir n&#8217;est pas perdu. En effet, et ce, contrairement à la plupart des réseaux sociaux &#8220;fictifs&#8221;, le <i>Tain</i> est bel et bien &#8220;libre d&#8217;échelle&#8221;. Mais avec des bizarreries. En effet expliquent les auteurs, les six personnages du <i>Tain</i> sont beaucoup trop bien connectés. Cela donne à cette épopée, selon eux,des caractéristiques à la fois réelles et fictionnelles. Pour <a href="http://iopscience.iop.org/0295-5075/99/2/28002/pdf/0295-5075_99_2_28002.pdfhttp://iopscience.iop.org/0295-5075/99/2/28002/pdf/0295-5075_99_2_28002.pdf">Kenna et Caron (.pdf)</a>, <i>&#8220;Le réseau social de l’histoire complète ressemble à celui de l&#8217;univers Marvel, indiquant peut-être qu&#8217;on a affaire à l&#8217;équivalent d&#8217;un &#8220;comics&#8221; de l&#8217;âge de bronze&#8221;</i>. En revanche, si on retire les liens faibles (déterminés par une unique rencontre) existants entre certains des 398 personnages de l&#8217;épopée irlandaise et les six personnages principaux, ont retrouve des attributs réalistes analogues à ceux existant dans Beowulf et dans l’Iliade. En conséquence, il est possible qu&#8217;il se cache derrière cette histoire un fond authentique.</p>
<p>Les théories du réseau nous permettront-elles de percer le mystère des grands mythes de l&#8217;humanité ? Peut-être, aideront-elles les auteurs des sagas de demain à créer des relations encore plus réalistes entre les personnages. Quel est le degré d&#8217;assortativité du <i>Game of Thrones</i>, au fait ? </p>
<p>Rémi Sussan</p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/analyse-des-reseaux/" title="analyse des réseaux" rel="tag">analyse des réseaux</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/culture/" title="culture" rel="tag">culture</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/humanites-numeriques/" title="humanités numériques" rel="tag">humanités numériques</a><br />
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		<title>Le paradoxe de Twitter en diplomatie</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 08:21:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier de la Porte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La lecture de la semaine provient d&#8217;un site du nom de Apuntes internacionales, qui réfléchit sur l&#8217;état et l&#8217;avenir des médias. Il reçoit des contributions en langues anglaises et espagnoles. Le texte que j&#8217;ai traduit a été écrit par Jorge Heine (@jorgeheinel), professeur dans l&#8217;Ontario, ancien ambassadeur du Chili en Afrique du Sud et en Inde. Il s&#8217;intitule &#8220;Le paradoxe&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture de la semaine provient d&#8217;un site du nom de <a href="http://www.apuntesinternacionales.cl/">Apuntes internacionales</a>, qui réfléchit sur l&#8217;état et l&#8217;avenir des médias. Il reçoit des contributions en langues anglaises et espagnoles. Le texte que j&#8217;ai traduit a été écrit par <a href="http://www.cigionline.org/person/jorge-heine">Jorge Heine</a> (<a href="https://twitter.com/jorgeheinel">@jorgeheinel</a>), professeur dans l&#8217;Ontario, ancien ambassadeur du Chili en Afrique du Sud et en Inde. Il s&#8217;intitule <a href="http://www.apuntesinternacionales.cl/la-paradoja-de-twitter-en-diplomacia/">&#8220;Le paradoxe de Twitter en diplomatie&#8221;</a>.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/i-ea6f7b278cb6e31cb7a88a386b2c29b7-515x313-2.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/i-ea6f7b278cb6e31cb7a88a386b2c29b7-515x313-2.jpg" alt="e-diplomacy hub de l'AFP" title="e-diplomacy hub de l'AFP" width="540" /></a><br />
<i>Image : le <a href="http://ediplomacy.afp.com/#!/">e-diplomacy hub de l&#8217;AFP</a>, pour surveiller l&#8217;activité diplomatique sur Twitter.</i></p>
<p>Jorge Heine commence par noter que les relations internationales et la conduite de la politique extérieure évoluent sous l&#8217;effet des nouvelles technologies et que &#8220;dans ce cadre, Twitter est une plateforme-clé. Elle nous permet de comprendre ce que j&#8217;appelle, explique l&#8217;auteur, le paradoxe de Twitter dans la praxis diplomatique : d&#8217;un côté, tout usager de Twitter doit essayer de se montrer le plus drôle, le plus provocateur ou le plus imprévisible possible pour augmenter le nombre de followers. Car à plus grande provocation, plus grande réponse, donc plus grand nombre de followers, et donc plus grande diffusion du message. D&#8217;un autre côté, il s&#8217;agit de l&#8217;antithèse des pratiques diplomatiques établies. Non seulement l&#8217;humour est rare en diplomatie (surtout par écrit), mais il aurait tendance à être contreproductif. La provocation est considérée comme un acte peu amical, voire directement hostile. Et l&#8217;imprévisibilité est la dernière chose que les gouvernants désirent dans leurs relations extérieures. A cela s&#8217;ajoute la nature compressée et spontanée des échanges sur Twitter (les 140 caractères des messages qui les rendent si attirants et stimulants), qui va à l&#8217;opposé du caractère étendu et réfléchi du télégramme diplomatique.<br />
Compte tenu de ces inconvénients qui se sont manifestés dans le scepticisme de beaucoup de chancelleries quand Twitter est apparu en 2006, comment expliquer que la plateforme ait autant &#8220;pris&#8221; dans la communication diplomatique ?&#8221;, se demande Heine.</p>
<p>Là, l&#8217;auteur donne plusieurs exemples de comptes Twitter de diplomates qui sont à la fois très suivis et très alimentés : <a href="https://twitter.com/carlbildt">celui de Carl Bildt</a>, le ministre des Affaires étrangères suédois, qui twitte sur des sujets très variés. Celui de l&#8217;ancien vice-ministre des affaires étrangères indien, <a href="https://twitter.com/ShashiTharoor">Shashi Tharoor</a>, qui lorsqu&#8217;il remplissait ces fonctions a adressé quelques messages provocateurs qui lui causèrent d&#8217;ailleurs souci.</p>
<p>Pour Jorge Heine, &#8220;le cas le plus emblématique est celui de <a href="https://twitter.com/McFaul">Michael MacFaul</a>, ambassadeur des Etats-Unis en Russie. Moscou n&#8217;est pas la destination diplomatique la plus facile pour un diplomate américain. Le manque d&#8217;accès aux moyens de communication traditionnels, et donc de possibilité pour toucher l&#8217;opinion publique russe n&#8217;est qu&#8217;un des obstacles rencontrés. Cependant, l&#8217;ambassadeur MacFaul, qui parle russe, a plus de 48 000 followers. Twitter lui donne une présence dans un pays qui ne lui en offre pas d&#8217;autre forme.</p>
<p><a href="https://twitter.com/JonBenjamin19">Jon Benjamin</a>, ambassadeur du Royaume-Uni au Chili a plus de 15 000 followers, est un autre bon exemple. Il twitte la plus part du temps en espagnol. Il fait montre d&#8217;un humour très britannique, il participe au débat public, même sur les sujets les plus controversés. Et ses followers chiliens regrettent son départ précipité pour une autre destination, après quatre années dans le pays.</p>
<p>Ainsi, les préventions initiales au sujet des dangers que représentait pour les diplomates de mettre dans une phrase courte et caustique la première chose qui leur venait à l&#8217;esprit se sont-elles révélées infondées. Même s&#8217;il y a eu des cas de gaffe, cela n&#8217;a pas diminué la popularité croissante de Twitter parmi les diplomates.</p>
<p>Et cela tient aux changements qui ont affecté la diplomatie elle-même, le passage de ce que j&#8217;ai appelé, dit Jorge Heine, une &#8220;diplomatie de clubs&#8221; à une &#8220;diplomatie de réseaux&#8221;. C&#8217;est-à-dire le passage d&#8217;une diplomatie traditionnelle, limitée à peu d&#8217;acteurs, en majorité gouvernementaux, se faisant portes closes, et destinée à signer des accords, à un modèle très différent. La &#8220;diplomatie de réseaux&#8221; implique de se destiner à un nombre largement accru d&#8217;acteurs, la plupart non gouvernementaux, parfois en public, essayant d&#8217;augmenter les flux et échanges entre pays, au-delà de la signature des accords. Les technologies numériques multiplient de manière exponentielle le nombre d&#8217;acteurs impliqués, l&#8217;augmentation de la diplomatie publique, autre expression de la diplomatie de réseau (et avec laquelle il ne faut pas la confondre), va de pair.</p>
<p>Cela ne signifie pas pour autant que l&#8217;usage de Twitter en diplomatie soit facile. Le danger de faire des gaffes reste présent, avec les conséquences que l&#8217;on sait. Les mots (surtout s&#8217;ils sont écrits) sont comme les flèches : une fois lancés, impossibles de les retenir. Les chancelleries en sont conscientes, et plusieurs ont réglementé l&#8217;usage de Twitter, en le limitant à une catégorie de fonctionnaire.&#8221;</p>
<p>Mais quoi qu&#8217;il en soit, &#8220;les changements produits par les nouvelles technologies lors de ces dernières décennies ont été si radicaux que même une profession traditionnelle et marquée par des pratiques et des coutumes centenaires comme la diplomatie ne peut pas s&#8217;y soustraire.&#8221;</p>
<p>Xavier de la Porte</p>
<blockquote><p>Xavier de la Porte (<a href="https://twitter.com/xporte">@xporte</a>), producteur de l’émission <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile">Place de la Toile</a> sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.</p>
<p><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4645698" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>
<p><a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-nsa-prism-et-consorts-quoi-de-neuf-2013-06-15">L’émission du 15 juin 2013</a> revenait bien sûr sur la surveillance organisée par la NSA en compagnie de notre ex-collègue Jean-Marc Manach (<a href="http://twitter.com/#%21/manhack">@manhack</a>), désormais rédacteur en chef du <a href="http://levinvinteur.com/">Vinvinteur</a> sur France 5, animateur du <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/">Bug Brother</a> et auteur de <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2916571396/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=2916571396&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">La vie privée, un problème de &#8220;vieux cons&#8221; ?</a></i> et de <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B007W4P8J0/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=B007W4P8J0&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Au pays de Candy : enquête sur les vendeurs d’armes de surveillance numérique</a></i> ; ainsi que de Jérôme Thorel, journaliste indépendant, auteur et documentariste, collaborateur à <a href="http://www.zelium.info/">Zelium</a> et <a href="http://reflets.info/">Reflets.info</a> et auteur de <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2707174211/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=2707174211&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Attentifs ensemble !, L&#8217;injonction au bonheur sécuritaire</a></i>.</p></blockquote>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/participation/" title="Participation" rel="tag">Participation</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/pdlt/" title="pdlt" rel="tag">pdlt</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/politique/" title="politique" rel="tag">politique</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/reseaux-sociaux/" title="réseaux sociaux" rel="tag">réseaux sociaux</a><br />
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		<title>A lire ailleurs du 1er au 13 juin 2013</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 13:34:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l&#8217;information ? &#8211; Framablog
&#8220;On peut difficilement enseigner la liberté avec des outils qui cherchent à dominer. Ça va être compliqué d’utiliser des outils qui sont faits pour ne pas être partagés pour apprendre à des élèves à partager. Ça va être compliqué d’enseigner à des élèves comment il&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2013/06/11/francois-elie-education-conference">Conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l&#8217;information ? &#8211; Framablog</a><br />
&#8220;On peut difficilement enseigner la liberté avec des outils qui cherchent à dominer. Ça va être compliqué d’utiliser des outils qui sont faits pour ne pas être partagés pour apprendre à des élèves à partager. Ça va être compliqué d’enseigner à des élèves comment il faut protéger ses données en utilisant des réseaux sociaux qui sont faits pour justement les capturer. Bref apprendre l’ouverture avec ce qui est fait pour fermer, c’est compliqué.&#8221; François Elie.</p>
<p><a href="http://www.blogdumoderateur.com/les-gens-ne-lisent-pas-les-articles-en-entier-sur-le-web/">. Etude : c&#8217;est confirmé, on ne lit pas les articles en entier sur le web &#8211; Le blog du Modérateur</a><br />
&#8220;Sur les réseaux sociaux, on a tendance à vouloir briller par les articles que l’on partage, pas par ceux que l’on lit&#8221;</p>
<p><a href="http://thenextweb.com/insider/2013/06/12/nsa-director-claims-that-phone-and-internet-tracking-programs-have-stopped-dozens-of-potential-terrorist-attacks/">. Le directeur de la NSA affirme que les surveillance ont permis d&#8217;éviter une douzaine d&#8217;attaques &#8211; The Next Web</a><br />
Le directeur de la NSA, le Général Keith Alexander, a défendu hier devant le Capitole son programme de surveillance PRISM dont l’existence a été révélée au grand jour la semaine dernière. Selon lui, le programme aurait permis de prévenir des &#8220;douzaines d’attaques terroristes&#8221;, &#8220;à la fois ici et à l’étranger&#8221;.</p>
<p>Peu avant, le Président Obama avait précisé qu’une attaque terroriste à New York en 2009 avait été évitée en partie grâce à PRISM. D’autres avancent que le rôle du programme aurait été superflu dans l’affaire.</p>
<p><a href="http://blog.mondediplo.net/2013-06-12-Sauter-l-echelon#forum">. Sauter l&#8217;échelon &#8211; Les blogs du Diplo</a><br />
Thibault Henneton revient sur le programme de surveillance massif américain. Si le monde entier se sent concerné, nous sommes là seulement face à une confirmation de l&#8217;immense portée des grandes oreilles américaines. C&#8217;est désormais à nous tous que s&#8217;adresse le dilemme de la raison d&#8217;Etat et son incitation au panoptique. Mais ces outils savent-ils, peuvent-ils prédire le passage à l&#8217;acte ? Notre seul réaction est-elle de nourrir le troll ? De tester les limites du prisme, comme le propose Troll the NSA <a href="http://trollthensa.com">http://trollthensa.com</a> ?  </p>
<p><a href="http://blog.makezine.com/2013/06/12/a-faire-french-fab-labs/">. Á FAIRE: French Fab Labs &#8211; Make Magazine</a><br />
Dale Dougherty rédacteur en chef de Make Magazine raconte son tour des Fab Lab parisiens et comment il perçoit l&#8217;émergence du mouvement en France.</p>
<p><a href="http://thenextweb.com/insider/2013/06/06/dont-believe-the-hype-heres-whats-wrong-with-the-sharing-economy/?utm_source=feedburner&#038;utm_medium=feed&#038;utm_campaign=Feed:+TheNextWeb+(The+Next+Web+All+Stories)">. Ne croyez pas la mode : voici ce qui ne va pas avec l&#8217;économie du partage &#8211; The Next Web</a><br />
Pour Milo Yiannopoulos, fondateur de The Kernel, qui s&#8217;exprimait récemment à la conférence LeWeb à Londres, l&#8217;économie du partage n&#8217;est pas le partage, explique-t-il dans une charge couillue et libérale. Ni Airbnb ni Uber ne proposent du partage, c&#8217;est de nouvelles formes locatives. L&#8217;économie du partage n&#8217;est pas une économie non plus, c&#8217;est le contraire. Cela favorise un comportement de &#8220;sauterelles&#8221;. L&#8217;économie du partage est dangereuse : des gens conduisant sans permis ni assurance peuvent vous proposer de vous emmener quelque part. L&#8217;économie du partage est une mauvaise politique. Elle ne fonctionne que pour les gens riches. Les systèmes de consommation collaboratifs ne sont pas nouveaux et n&#8217;ont jamais été autosuffisants. Et ceux qui dirigent l&#8217;économie du partage n&#8217;en partage pas vraiment les richesses. Elle ressemble à une secte, qui est livrée avec un bagage politique qui est l&#8217;antithèse de l&#8217;esprit d&#8217;entrepreneuriat. Waou ! Ca troll sec !</p>
<p><a href="https://www.eff.org/deeplinks/2013/06/86-civil-liberties-groups-and-internet-companies-demand-end-nsa-spying">. 86 groupes pour les libertés civiles et sociétés internet demandent la fin de l&#8217;espionnage par la NSA &#8211; EFF</a><br />
<a href="https://www.stopwatching.us">https://www.stopwatching.us</a></p>
<p><a href="http://prism-break.org/">. Sortir de Prism &#8211; PRISM BREAK</a><br />
Le centre d&#8217;action de l&#8217;Electronic Frontier Foundation publie sur une page les alternatives libres aux outils qu&#8217;on utilise pour s&#8217;extraire du programme de surveillance de données de la NSA.</p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2013/jun/10/apple-google-giants-nsa-revelations">. Yahoo, Google, Facebook et d&#8217;autres : une question de confiance- The Guardian</a><br />
Pour le Guardian, l&#8217;affaire des fuites autour du programme Prism de la NSA risque de provoquer une grave crise de confiance pour les sociétés d&#8217;internet impliquées. Si les utilisateurs acceptent &#8211; pas toujours très bien &#8211; que ces entreprises utilisent nos données pour faire de la publicité, le fait qu&#8217;elles transmettent des informations au gouvernement ou à l&#8217;administration fiscale aura bien plus de mal à passer, estime Viktor Mayer-Schonberger. Pour Greg Nojeim du Centre pour la démocratie et la technologie à New York, ces entreprises phares de l&#8217;internet, pionniers de l&#8217;ouverture, doivent exiger de divulguer plus d&#8217;information des renseignements qu&#8217;ils sont contraints de fournir. &#8220;Le niveau de secret entourant les procédures légales en vigueur sape les libertés que nous chérissons tous&#8221; a estimé Larry Page, le PDG de Google, tentant de se présenter en parangon de vertu ! Le comble !</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/06/05/a-quoi-servent-les-tablettes-a-l-ecole_3424237_1473688.html">. A quoi servent les tablettes à l&#8217;école ? &#8211; LeMonde.fr</a><br />
&#8220;Alors que Vincent Peillon tentera une nouvelle fois, le 10 juin, de convaincre qu&#8217;il lance bien plus que le énième &#8220;plan numérique&#8221;, les conseils généraux, eux, continuent leur distribution de machines aux collégiens. Comme hier ils offraient un dictionnaire ou une calculatrice !&#8221; Mais, rappellent les études internationales, équiper un enfant d&#8217;un ordinateur personnel n&#8217;augmente pas sa réussite scolaire estime une étude du National Bureau of Economic Research américain : <a href="http://www.nber.org/papers/w19060">http://www.nber.org/papers/w19060</a> Pour les chercheurs, l&#8217;Etat doit faire preuve de prudence et être réaliste quant à l&#8217;efficacité des politiques visant à réduire l&#8217;écart numérique entre élèves des familles favorisées et les autres. L&#8217;étude, après distribution d&#8217;ordinateurs à 1123 enfants sur deux ans n&#8217;a observé aucun effet sur les notes des élèves. L&#8217;étude montre que les enfants ont passé un peu plus de temps sur leurs devoirs que ceux privés de matériel, mais pas assez pour que cela ait un impact. Ceux qui n&#8217;ont pas bénéficié d&#8217;ordinateurs ont passé en moyenne 4,2 heures sur un écran pour jouer ou communiquer, ceux qui en ont eut un y ont passé 2h30 de plus chaque semaine. &#8220;L&#8217;ordinateur n&#8217;est pas un outil d&#8217;approfondissement du travail ni un outil de culture&#8221;. Les inspecteurs généraux qui ont analysé les effets en France du plan &#8220;Un collégien, un ordinateur portable&#8221; du département des Landes ont fait la même observation. Reste à savoir si ceux deux heures de plus à surfer, jouer ou communiquer sont finalement bénéfiques autrement pour les enfants ?</p>
<p>Sur le blog éducation du Monde : <a href="http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2013/06/08/pourquoi-lecole-francaise-a-tant-de-mal-a-passer-au-numerique-2/">http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2013/06/08/pourquoi-lecole-francaise-a-tant-de-mal-a-passer-au-numerique-2/</a> Maryline Baumard complète son propos en revenant sur les expériences françaises, sans conclure là non plus. Si tout le monde a envie du numérique à l&#8217;école, reste à savoir comment l&#8217;utiliser autrement pour que ce ne soit pas seulement un faux outil de changement ou une mode.</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2013/06/11/en-france-la-dgse-est-au-c-ur-d-un-vaste-programme-de-surveillance-d-internet_3427837_3210.html">. En France, la DGSE est au cœur d&#8217;un vaste programme de surveillance d&#8217;Internet &#8211; LeMonde.fr</a><br />
La France dispose-t-elle d&#8217;un programme de surveillance massif proche de celui mis en place par l&#8217;Agence américaine de sécurité nationale (NSA) ? La réponse est oui. La direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français agissant au-delà de nos frontières, examine, chaque jour, le flux du trafic Internet entre la France et l&#8217;étranger en dehors de tout cadre légal. Laurent Borredon et Jacques Follorou pour Le Monde, signalent néanmoins que ce programme est restrictif, les demandes doivent provenir d&#8217;un membre d&#8217;un service antiterroriste, sa requête doit être dûment justifiée et ne concerner qu&#8217;un seul objectif et adressée à la CNIS, qui a traité 30 000 demandes en 2012. Une autre possibilité existe en passant par le GIC, qui a traité 197 000 demandes entre 2011 et 2012, dont 70% évoquent la sécurité nationale. </p>
<p><a href="http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2013/06/10/nothing-to-hide.html">. Comment échoue la logique du rien à cacher &#8211; Zephoria</a><br />
Chaque mois d&#8217;avril, danah boyd, comme bien de ses concitoyens, doit remplir sa déclaration d&#8217;impôt. Comme chacun d&#8217;entre nous elle le fait au mieux, tente de ne rien oublier&#8230; Et pourtant, si l&#8217;organisme des impôts américain décidait de faire un contrôle, ils trouveraient certainement quelque chose : oubli, erreur de calcul, etc. &#8220;La possibilité d&#8217;un contrôle est donc intimidant et effrayant, non pas parce que j&#8217;ai quelque chose à cacher, mais parce que prouver qu&#8217;on est innocent prend du temps, de l&#8217;argent, des efforts et de l&#8217;émotion.&#8221; Et c&#8217;est justement ce qui lui arrive en ce moment, suite à un déménagement. Et il est difficile de rassembler des documents qui le prouve. Si le gouvernement utilisaient les données de son opérateur téléphonique, il pourrait le voir pourtant. Mais le gouvernement via Prism utilise les données pour créer de la suspicion, pas pour confirmer l&#8217;innocence des gens. Le cadre de la présomption d&#8217;innocence est important pour les libertés civiles, même si cela signifie que certains criminels échapperont à la justice. Ces cadres demandes aux gouvernements de prouver que quelqu&#8217;un a fait quelque chose de mal. Parce qu&#8217;il est facile de susciter des soupçons. Malgré cette protection, chaque année, des innocents sont condamnés à la prison et parfois même condamnés à la peine de mort. Si quelqu&#8217;un à intérêt à vous déclarer coupable, alors il peut d&#8217;autant plus facilement peindre ce portrait de vous s&#8217;il a suffisamment de données. Les gens se sentent souvent à l&#8217;abri de la surveillance de l&#8217;Etat parce qu&#8217;ils n&#8217;ont rien fait de mal. Et pourtant, si vous rencontré les auteurs de l&#8217;attentat de Boston, peut-être serez vous soupçonnés, poursuivis par les médias, comme on l&#8217;a vu durant cette affaire. La société génère des soupçons sur ceux qui ne lui ressemble pas : pauvres, étrangers, ou ceux qui ont une fois différente&#8230; Ceux qui ne sont pas comme nous sont suspects et cela renforce le désir de les espionner.<br />
Ce qui se déroule avec le programme Prism soulève une question essentielle à la construction de notre société. Ces questions ne peuvent pas être balayées par le fait que soi-même nous nous sentions innocents. Un état de surveillance va produire plus d&#8217;individus suspects. Pour danah boyd, la question est de savoir si oui ou nous nous croyons encore à des freins et contrepouvoirs au pouvoir. Est-ce que votre perception de votre sécurité vaut la marginalisation de personnes qui n&#8217;ont pas vos privilèges ?</p>
<p><a href="http://www.johndcook.com/blog/2013/06/10/a-statistical-problem-with-nothing-to-hide/">. Le problème statistique du &#8220;rien à cacher&#8221; &#8211; The Endeavour</a><br />
Pour le statisticien John D. Cook, le problème avec l&#8217;argument du rien à cacher suppose que les innocents ne seront pas inquiétés. Autrement dit, il suppose qu&#8217;il n&#8217;y aura pas d&#8217;erreurs ou si c&#8217;est le cas qu&#8217;elles seront résolues rapidement et facilement. Imaginons qu&#8217;un message sur 10 000 échangés soit incriminant. Sur 300 millions de personnes, c&#8217;est alors 30 000 personnes qui peuvent être incriminés ! 30 000 personnes qui devront interrompre leur repas pour répondre aux questions d&#8217;un agent ou passer quelques semaines en prison. Une démonstration pour montrer que la &#8220;cause probable&#8221; ne suffit pas. Pour John Cook, il faut exiger des scientifiques, des statisticiens d&#8217;avoir une hypothèse au départ qui est le seul moyen de trouver quelque chose. Et que si cette hypothèse n&#8217;est pas au niveau d&#8217;un mandat de perquisition, alors elle ne vaut rien.</p>
<p><a href="http://wmbriggs.com/blog/?p=8278">. Vous aussi avez quelque chose à cacher &#8211; William M. Briggs</a><br />
Le statisticien William M. Briggs revient sur le fait que la plupart des gens n&#8217;ayant rien à cacher, ne se sentant coupables de rien, n&#8217;expriment pas vraiment de crainte face aux écoutes dont ils pourraient être l&#8217;objet. Mais nul n&#8217;est innocent aux yeux de son ennemi, rappelle William Briggs. Vous avez acheté un livre sur le Moyen-Orient, fait un appel téléphonique à proximité d&#8217;une mosquée, une mauvaise blague après un incident, vous avez rejoint une organisation du Tea-Party locale, renouvelé votre adhésion à la NRA&#8230; Donc vous pourriez vous auto-radicaliser&#8230; Tout peut se retourner contre vous, et c&#8217;est peut-être encore plus le cas à l&#8217;ère des corrélations. &#8220;L&#8217;information est un pouvoir : il est la pierre angulaire de la politique&#8221;. Jusqu&#8217;à présent, la perquisition devait être motivée par une cause probable, soutenue par un serment ou une affirmation. Désormais, une recherche &#8220;raisonnable&#8221;, une cause &#8220;probable&#8221; suffit. Dans la masse de données que chacun d&#8217;entre nous produit, nous pouvons toujours trouver quelque chose si on le cherche. Finalement, le plus surprenant, c&#8217;est que malgré ses algorithmes, ses espions, ses corrélations, Edward Snowden est passé inaperçu !</p>
<p><a href="http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/06/10/prism-mais-ou-la-nsa-stocke-t-elle-ses-donnees/">. PRISM – Mais où la NSA stocke-t-elle ses données ? | Big Browser</a><br />
Quelle est la puissance de traitement de la NSA ?</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/06/10/bataille-d-informations-autour-de-l-outil-de-surveillance-prism_3427534_651865.html">. Bataille d&#8217;informations autour de l&#8217;outil de surveillance &#8220;Prism&#8221; &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Les révélations contradictoires autour du programme Prism sèment le doute sur le fonctionnement du programme de la NSA et du FBI. Quel est l&#8217;état réel de la collaboration ? A quelles informations les officines nationales ont-elles réellement accès ? Pour Antoine Devauchelle de Zdnet.fr, il n&#8217;y a rien de bien nouveau en matière d&#8217;écoutes, même si, l&#8217;article concède un changement d&#8217;échelle : <a href="http://www.zdnet.fr/actualites/prism-rien-de-nouveau-au-pays-d-echelon-39791227.htm">http://www.zdnet.fr/actualites/prism-rien-de-nouveau-au-pays-d-echelon-39791227.htm</a></p>
<p><a href="http://alternatives.blog.lemonde.fr/2013/06/02/bon-plans-bricolage-bricoler-jardiner-et-sentraider-entre-particuliers/">. Pouvoir d’achat: le bricolage entre particuliers fait recette | Même pas mal</a><br />
Anne-Sophie Novel fait le tour des solutions de bricolage collaborative.</p>
<p><a href="http://www.slate.fr/life/73451/porno-internet-influence-sexualite-jeunes">. Le porno sur Internet influence-t-il la sexualité des jeunes? | Slate.fr</a><br />
Dans quelle mesure l’omniprésence de la pornographie en ligne affecte-t-elle le développement sexuel des enfants et des adolescents? Les scientifiques sont unanimes: on n’en a pas la moindre idée. Peut-on conduire des recherches sur ces causalités, questionnent les chercheurs. Ou doit-on poser les questions différemment ? Qu&#8217;est-ce que la pornographie pour eux ? Nos préjugés nous conduisent à la trouver intrinsèquement plus dangereuse que celle des générations précédentes (qui étaient pourtant considérer avec tout autant de dangerosité). Les enfants estiment néanmoins que c&#8217;est souvent l&#8217;incapacité des adultes à parler de ce que c&#8217;est qui les pousse en premier vers ces images.</p>
<p><a href="http://www.klaire.fr/2013/06/10/ivre-hadopi-adopte-le-label-pur-foutage-de-gueule/">. Ivre, Hadopi adopte le label PUR foutage de gueule | Klaire fait grr</a><br />
Klaire a testé pour nous les plateformes de téléchargement légales recommandées par la Hadopi, une à une, patiemment. L&#8217;ensemble est délicieusement drôle et montre combien cette vingtaine de sites accrédités ont un catalogue indigent et une structure technique défaillante. Pour du Label, c&#8217;est du label !</p>
<p><a href="http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2013/06/lacher-le-prism-pour-lombre.html">. Ne pas lâcher le PRISM pour l&#8217;ombre &#8211; Affordance.info</a><br />
Olivier Ertzscheid revient sur Prism et les révélations d&#8217;Edward Snowden sur les écoutes dont nous sommes les victimes. Une affaire qui pointe l&#8217;impasse dans laquelle nous conduit l&#8217;idéologie de la transparence. Pour Olivier Ertzscheid, le contrôle des Etats a toujours existé. Son renforcement et son omniprésence est à la fois conjoncturelle (nous avons accès à des tonnes de données plus facilement) et structurelle (il est le pendant de la perte de contrôle sur la société). A la question politique du contrôle s&#8217;ajoute celle, plus éthique, de la bienveillance. Dans une société au sein de laquelle l&#8217;essentiel des écosystèmes informationnels sont consubstantiellement des dispositifs de sur-veillance qui instrumentalisent à leur seul profit des logiques de sous-veillance, la question de la bienveillance dans le pilotage desdits systèmes doit être posée avec force et détermination. Il n&#8217;est plus temps de se perdre en conjectures sur la capacité desdits acteurs ou systèmes à réguler eux-mêmes l&#8217;empathie ou le respect de la vie &#8220;privée&#8221; dont ils pourraient nous donner gage.</p>
<p><a href="http://www.lecompas.fr/doc/compasetudes7_juin2013.pdf">. Les enjeux du vieillissement (.pdf) &#8211; Le Compas</a><br />
La dernière note d&#8217;étude du Compas observe les projections de développement de la population âgée en France à l&#8217;horizon 2060. Comment alors répondrons-nous aux questions de l&#8217;isolement ? De la pauvreté ? Et les auteurs d&#8217;esquisser une carte du vieillissement de la France et de leur richesse.</p>
<p><a href="http://www.rue89.com/2013/06/09/glenn-greenwald-blogueur-defie-big-brother-243132">. Glenn Greenwald, le blogueur qui défie Big Brother | Rue89</a><br />
&#8220;La façon dont les choses sont censées fonctionner est la suivante. Nous sommes censés à peu près tout savoir d’eux : c’est pour cela qu’on parle de service public. Eux sont censés à peu près ne rien savoir de ce que nous faisons : c’est pour cela qu’on nous appelle des individus privés.</p>
<p>Cette dynamique, la base d’une société saine et libre, a été inversée de manière radicale. Maintenant, ils savent tout de ce que nous faisons, et construisent sans cesse des systèmes pour en savoir plus. Pendant ce temps, nous en savons de moins en moins sur ce qu’ils font, puisqu’ils construisent des murs de sécurité derrière lesquels ils travaillent.</p>
<p>C’est ce déséquilibre qui doit prendre fin. Aucune démocratie ne peut être saine et efficace si les actions les plus importantes de ceux qui détiennent le pouvoir politique restent totalement inconnues de ceux auxquels ils sont censés rendre des comptes.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.la27eregion.fr/Un-labo-pour-l-Etat-retour-sur-la">. Un labo pour l&#8217;Etat : retour sur la journée &#8220;Labo Public Ephémère&#8221; &#8211; La 27e Région</a><br />
Anna Lochard pour la 27e Région revient sur le Labo Public Ephémère, une journée de configuration du futur laboratoire d&#8217;innovation publique annoncé par Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l&#8217;Etat. Une journée d&#8217;échange différente pour faire émerger des consensus plus que des prises de position fortes ou alternatives. </p>
<p><a href="http://www.agence-nationale-recherche.fr/informations/actualites/detail/arp-futurprod-rapport-final-en-ligne/">. ARP FUTURPROD : rapport final en ligne &#8211; ANR &#8211; Agence Nationale de la Recherche</a><br />
L&#8217;atelier de réflexion prospective sur les systèmes de production du futur, initié en 2011 par un groupe de 35 experts, a rendu son rapport de conclusion : <a href="http://cluster-gospi.fr/IMG/pdf/Rapport_final_-_ARP_-_V6.pdf">http://cluster-gospi.fr/IMG/pdf/Rapport_final_-_ARP_-_V6.pdf</a> Les rapporteurs ont identifié 10 enjeux de recherche :<br />
- Développer de nouvelles technologies intelligentes<br />
- Développer les outils pour concevoir et organiser les systèmes de production<br />
- Développer de nouvelles compétences professionnelles<br />
- Produire et distribuer dans les chaînes logistiques du plus près des marchés au monde entier<br />
- Produire de façon éco-efficiente<br />
- Produire en assurant sécurité et santé au travail<br />
- Concevoir des fonctionnalités plus que des produits<br />
- Inventer de nouveaux dispositifs de collaboration<br />
- Améliorer la responsabilité des entreprises<br />
- Supporter l’innovation participative<br />
 Réindustrialiser la France demande de répondre à ces défis concluent les auteurs. Nous avons besoin d&#8217;une approche systémique pour transformer les systèmes et pas seulement les optimiser. </p>
<p><a href="http://www.businessinsider.com/22-maps-that-show-the-deepest-linguistic-conflicts-in-america-2013-6">. 22 cartes qui montrent la profondeur des conflits linguistiques américains &#8211; Business Insider</a><br />
Intéressante série de cartographies de l&#8217;Amérique qui montrent comment la prononciation de mots peut varier d&#8217;une région à une autre. </p>
<p><a href="http://techcrunch.com/2013/06/09/waiting-for-prometheus/">. En attendant Prométhée &#8211; TechCrunch</a><br />
Pour Devin Coldewey que nous apprend le scandale Prism ? Que le gouvernement a outrepassé son rôle sécuritaire ? Est-ce que cela n&#8217;a pas toujours été le cas ? La question n&#8217;est-elle pas plutôt de se poser celle de l&#8217;équilibre des pouvoirs informationnels ? Les murs virtuels d&#8217;internet n&#8217;ont pas été construits pour protéger nos données, au contraire, il n&#8217;a pour but que de transmettre de l&#8217;information. Et si nous avons trop transmis de données, c&#8217;est parce que c&#8217;était la seule option. Où est passé le Napster de la vie privée ? Nous ne rêvions pas de la boîte de Pandore, mais de son coffret, quelque chose sur lequel nous aurions la main sur la serrure qui permet d&#8217;y accéder. Et nous voici à rêver d&#8217;un Prométhée pour nous délivrer de notre dépendance servile à nos dieux. Quelle sera la technologie qui donnera aux gens la même confiance dans la sécurité de leurs données que les murs de leurs maisons ? </p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2013/06/09/opinion/sunday/douthat-your-smartphone-is-watching-you.html?_r=0">. Votre téléphone vous surveille &#8211; NYTimes.com</a><br />
Pour Ross Douthat, les révélations d&#8217;Edward Snowden doivent nous rappeler les propos de Bruce Schneier : ce n&#8217;est pas que l&#8217;Internet a été pénétré par l&#8217;état de surveillance, c&#8217;est que l&#8217;Internet, en effet, est un état de surveillance.</p>
<p>Mais relativise Ross Douthat, pouvons nous projeter dans l&#8217;état policier totalitaire d&#8217;Orwell pour autant ? Si ce modèle est utile pour comprendre comme l&#8217;internet de la surveillance va agir dans les systèmes autoritaires, l&#8217;est-il pour l&#8217;Amérique ? L&#8217;Amérique n&#8217;est pas en train de se transformer en l&#8217;Allemagne de l&#8217;Est. &#8220;Pour nous, l&#8217;âge de la surveillance est plus susceptible de dériver vers ce Alexis de Tocqueville décrit comme &#8220;despotisme doux&#8221; ou ce que James Poulos, le chroniqueur de Forbes, a surnommé &#8220;l&#8217;état policier rose. &#8220;Notre gouvernement va profiter d&#8217;extraordinaires pouvoirs potentiellement tyranniques, mais la plupart des citoyens seront suivis sans se sentir persécuté ou sous la contrainte.&#8221;</p>
<p>Plutôt qu&#8217;un climat de peur omniprésente, la surveillance a surtout un effet sur les marges du discours politique. Pour nombre d&#8217;Américains, l&#8217;abandon de sa vie privée pour la surveillance va ressembler à un compromis raisonnable, surtout quand il n&#8217;y a aucune alternative, autre que la déconnexion. &#8220;Assurez-vous simplement que vous n&#8217;avez pas quelque chose à cacher&#8221;, conclut un peu facilement l&#8217;éditorialiste. Sauf que nul ne sait ce qu&#8217;il doit cacher car nul ne sait que montre le programme. Et que ce que l&#8217;on peut révéler aujourd&#8217;hui, sera-t-il ce qu&#8217;on devra cacher demain ? Intéressant, mais il est un peu facile finalement de légitimer aussi facilement la surveillance. </p>
<p><a href="http://www.lepoint.fr/technologie/zimmermann-faire-confiance-a-google-ou-facebook-c-est-etre-a-poil-sur-internet-10-06-2013-1678994_58.php">. Zimmermann : &#8220;Faire confiance à Google ou Facebook, c&#8217;est être à poil sur Internet&#8221; &#8211; Le Point</a><br />
Jérémie Zimmerman de la Quadrature du Net revient sur les révélations d&#8217;Edward Snowden : &#8220;Il y a de toute façon une différence entre les interceptions ciblées se faisant sous contrôle de l&#8217;autorité judiciaire dans le cadre d&#8217;une enquête précise et les interceptions massives qui sont réalisées en toute impunité, surtout lorsqu&#8217;elles concernent les citoyens non américains. Le chiffon rouge de la &#8220;cyberguerre&#8221;, tout comme la menace terroriste servent d&#8217;épouvantail aux autorités pour décrocher des budgets militaires monstres et faire voter des lois toujours plus intrusives, donnant à la NSA et au FBI des pouvoirs quasi illimités, sans aucune forme de contrôle par les citoyens. La question est d&#8217;autant plus préoccupante lorsque ces pouvoirs s&#8217;étendent aux citoyens non américains, qui ne sont donc pas protégés par la Constitution américaine.&#8221;</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/09/un-ancien-employe-de-la-nsa-derriere-les-revelations-sur-les-ecoutes-numeriques_3426888_3222.html">. Surveillance d&#8217;Internet : un ancien employé de la CIA à l&#8217;origine des fuites &#8211; Le Monde.fr</a><br />
&#8220;Le Washington Post et The Guardian ont rapporté jeudi que le renseignement américain utilisait deux programmes secrets : l&#8217;un permettant la récolte depuis 2006 des données d&#8217;appels téléphoniques aux Etats-Unis via l&#8217;opérateur Verizon, et d&#8217;autres vraisemblablement ; l&#8217;autre, nommé Prism, visant à intercepter les communications d&#8217;internautes étrangers se situant hors des Etats-Unis sur neuf grands réseaux sociaux, dont Facebook. Le NSA américain a demandé l&#8217;ouverture d&#8217;une enquête pénale sur l&#8217;origine des fuites. Celles-ci accusent Edward Snowden, qui, dans un entretien pour le Guardian, a expliqué son geste : &#8220;Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d&#8217;Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde avec ce système énorme de surveillance qu&#8217;il est en train de bâtir sécrètement&#8221;. Snowden a trouvé refuge à Hongking. Washington devrait proposer une requête d&#8217;extradition, pour ce nouveau &#8220;soldat Manning&#8221;.  </p>
<p>Le scandale Verizon, qui a éclaté après les révélations du Guardian sur la saisie automatique des centaines de millions de données téléphoniques de citoyens américains, pourrait bien constituer la première étape d&#8217;une série de révélations sur les pratiques d&#8217;espionnage des communications opérées dans le plus grand secret par l&#8217;Etat américain. Le quotidien britannique affirme, en effet, dans son édition de vendredi 7 juin, que l&#8217;Agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI ont ainsi accès aux serveurs de neuf géants américains de l&#8217;Internet, dont Microsoft, Yahoo!, Google et Facebook, pour y surveiller les activités d&#8217;étrangers, rapporte encore leMonde en détaillant l&#8217;affaire : <a href="http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/07/le-fbi-a-acces-aux-serveurs-des-geants-d-internet_3425810_3222.html">http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/07/le-fbi-a-acces-aux-serveurs-des-geants-d-internet_3425810_3222.html</a></p>
<p><a href="http://www.lesinrocks.com/2013/04/28/actualite/christian-salmon-lhomme-politique-est-peut-etre-en-train-de-disparaitre-11388596/">. Christian Salmon : &#8220;L&#8217;homme politique est peut-être en train de disparaître&#8221; &#8211; Les Inrocks</a><br />
&#8220;L’Homo politicus fait sans arrêt appel au volontarisme et au potentiel des individus. Il a recours à la rhétorique de la rupture et du changement. Il rejette l’expérience passée pour affirmer sa foi vide en un avenir hypostasié mais sans projets, sans vision. Le changement se suffit à lui-même. “Le changement, c’est maintenant !” “Yes we can !”… C’est l’apologie du changement pour le changement. La posture du volontarisme est la forme que prend la volonté politique lorsque le pouvoir est privé de ses moyens d’agir. Si cette volonté n’a plus les moyens de s’exercer, le volontarisme ne peut pas être suivi d’effet. Il faut donc qu’il redouble d’intensité, qu’il s’affiche avec plus de force pour se recrédibiliser, démonstration qui va accentuer encore le sentiment d’impuissance de l’Etat.&#8221; Christian Salmon, auteur de &#8220;La cérémonie cannibale : de la performance politique&#8221;.</p>
<p><a href="http://makethingsdostuff.co.uk/">. Make Things Do Stuff</a><br />
Le Nesta, l&#8217;organisme de l&#8217;innovation britannique, vient de lancer une campagne intitulée Make Things Do Stuff pour aider les gens à comprendre la transition numérique et les accompagner pour aller des technos numériques à la réalisation de choses concrètes. </p>
<p><a href="http://sms.hypotheses.org/782">. Mondes sociaux – Les pétitions politiques en ligne</a><br />
Les sites de pétition en ligne ont renouvelé cette forme de mobilisation contemporaine, estime Robert Boure pour le site Mondes Sociaux. Que revèle-t-elle du fonctionnement de la société politique ? Et l&#8217;auteur de faire l&#8217;analyse du dispositif : du site, de l&#8217;appel, des médiations et des usages de la signature</p>
<p><a href="http://sms.hypotheses.org/125">. Mondes sociaux – Comprendre les réseaux personnels</a><br />
&#8220;On sait que leur taille varie selon le critère que l’on se donne pour les délimiter : en moyenne, nous « connaissons » quelques milliers de personnes par leur nom, nous pourrions mobiliser une ou deux centaines de personnes pour nous présenter à quelqu’un que nous ne connaissons pas, nous échangeons régulièrement avec une trentaine de personnes et nous ne faisons des confidences qu’à trois ou quatre proches. La plupart des études de réseaux personnels portent sur les relations les plus régulières (20 à 50 personnes selon les méthodes d’enquêtes utilisées).</p>
<p>Que nous apprennent-elles ? Elles permettent d’abord de savoir que les réseaux ont une structure spatiale. Alors même que l’on peut entretenir des liens forts avec des personnes à l’autre bout du monde, entre deux tiers et trois quart des personnes avec lesquelles nous sommes en relation résident dans la même aire urbaine. Beaucoup de ces relations sont fragiles : elles disparaissent ou s’endorment lorsque nous partons nous installer ailleurs. Seuls les liens forts (famille, amis proches) résistent. Les relations locales se recréent au fil du temps et il faut environ deux ans pour reconstituer un réseau local similaire à celui de personnes installées depuis longtemps. Constitué de nouveaux liens, ce réseau présente une structure semblable au réseau antérieur.&#8221;</p>
<p>Les études de réseaux personnels permettent aussi de comprendre que les relations ne naissent pas par hasard : la plupart se construisent dans des contextes collectifs (famille, études, travail…) ou concernent des personnes qui nous sont présentées par une connaissance. On sait aussi que la taille des réseaux varie avec le niveau social : plus on est favorisé par l’éducation ou le revenu, plus on a de relations. Ces relations sont en outre marquées par une homophilie assez forte : on fréquente davantage ceux qui nous ressemblent par l’âge, le niveau d’études, le genre… Si l’on cumule les différences dans la taille des réseaux avec les effets d’homophilie, on constate que les plus favorisés bénéficient plus des réseaux que les autres car ils ont plus de relations et que ces relations peuvent procurer plus d’aide. Les effets d’homophilie peuvent être interprétés comme une ségrégation douce fabriquant de l’entre soi par le jeu des affinités et de la sociabilité. Cette ségrégation est plus marquée dans les grandes villes que dans des contextes ruraux où la densité des réseaux est également plus élevée. Tout se passe comme si, lorsque la densité de population s’accroît, les contraintes relationnelles sont plus faibles (on a plus de choix dans l’établissement des relations), ce qui favorise les affinités et donc les réseaux personnels socialement plus homogènes. Par ailleurs, en ville, les personnes que l’on fréquente dans le cadre d’activités différentes ont moins de chances de se connaître, ce qui explique la densité plus faible des réseaux.</p>
<p>Les caractéristiques fondamentales des réseaux semblent toutefois évoluer peu : par exemple, le nombre d’intermédiaires nécessaires pour joindre quelqu’un pris au hasard est du même ordre sur les médias électroniques que dans les années 1960. Il reste que les médias « sociaux » rendent les réseaux personnels de plus en plus explicites, ce qui conduit les personnes à les gérer de façon plus réflexive. </p>
<p><a href="http://www.slate.fr/story/71747/espagne-logement-cloud-housing">. Avec le &#8220;cloud housing&#8221;, l’Espagne tente de réinventer le logement &#8211; Slate.fr</a><br />
Le Cloud housing, c&#8217;est payer son logement selon l&#8217;usage qu&#8217;on en a. C&#8217;est aussi un projet responsable, environnemental et social assurent ses promoteurs. L&#8217;immeuble fonctionne comme une entreprise qui se charge de gérer l&#8217;ensemble des charges et services nécessaires, négocie les meilleurs tarifs et s&#8217;assure du bon fonctionnement de la communauté. Les espaces communs peuvent inclure une garderie, un garage, un espace buanderie avec machines à laver et à sécher, un garage avec voitures et vélos à partager, une bibliothèque, des salles de sport, de jeux, ou encore des potagers installés sur le toit. Dans le projet de cloud housing, ce sont plusieurs immeubles qui sont gérés sous le même modèle. Chaque famille dispose de son propre appartement, mais peut facilement en changer, dans le même édifice ou n&#8217;importe quel autre édifice dans le pays fonctionnant en cloud housing. Le cloud housing offre une flexibilité qui s&#8217;adapte aux changements constants de notre vie personnelle et familiale. Les habitants ne paient ni un loyer ni un crédit, mais un «paiement par usage», une mensualité calculée chaque mois selon l&#8217;utilisation de l&#8217;espace et des services.</p>
<p><a href="http://www.deskmag.com/fr/public-subvention-coworking-financement">. L&#8217;acteur public doit-il vraiment financer les espaces de coworking? &#8211; Deskmag</a><br />
&#8220;L&#8217;acteur public est désormais prêt à participer au financement des espaces de coworking, notamment par le biais d’appels à projets ou de partenariats. Mais du côté des espaces, comment parvenir à rester indépendant, et éviter d&#8217;être sous perfusion de subventions publiques? Espaces, porteurs de projets et acteurs publics tentent le rapprochement et peut-être verra-t-on même un jour de nombreux fonctionnaires migrer vers ces espaces et boire leur café matinal avec des entrepreneurs. Mais en attendant de telles rencontres, Deskmag a interviewé trois espaces pour comprendre comme la sphère publique parvient à s&#8217;intègrer dans la dynamique du coworking.&#8221;</p>
<p><a href="http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/06/05/des-chercheurs-creent-de-faux-souvenirs-de-guerre-chez-des-soldats/">. Des chercheurs créent de faux souvenirs de guerre chez des soldats | Passeur de sciences</a><br />
Lors d&#8217;un debriefing de soldats 2 mois après des combats, les expérimentateurs ont évoqués avec détail une attaque à la roquette la veille du Nouvel an. 7 mois plus tard, en revoyant les soldats, ceux qui avaient le plus souffert du stress sur le terrain ont assuré avoir été présent lors de cette attaque. Implanter un nouveau souvenir chez quelqu&#8217;un de stressé, finalement, rien de plus facile. </p>
<p><a href="http://www.latimes.com/business/technology/la-fi-tn-fitocracy-fitness-app-games-20130531,0,4358644.story">. Jouer pour rester en forme avec Fitocracy &#8211; latimes.com</a><br />
Des entrepreneurs new-yorkais ont eu l&#8217;idée de réunir les approches des réseaux sociaux et du jeu vidéo dans une application mobile dédiée à la pratique sportive. Fitocracy &#8211; <a href="https://www.fitocracy.com/">https://www.fitocracy.com</a> -, déjà téléchargée par un million d&#8217;utilisateurs, transforme l&#8217;activité physique en un jeu dans lequel on peut gagner des points, passer au niveau supérieur, gagner des badges. Plutôt que de valoriser la performance pure, Fitocracy se concentre sur la notion de progrès, en encourageant les utilisateurs à en faire &#8220;juste un peu plus&#8221;. Selon Brian Wang, directeur de la start-up, &#8220;nous aidons (les utilisateurs) à célébrer les petites victoires et à se sentir toujours plus motivés.&#8221;</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2013/06/03/ask-fm-affole-les-ados-en-quete-de-cyber-frissons_3422791_3224.html">. Ask.fm affole les ados en quête de cyber-frissons &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Ce réseau social, le plus underground du moment, connaît un succès fulgurant : 1,3 million de Français, dont la moitié sont âgés de moins de 17 ans selon Médiamétrie, sont allés y faire un tour en mars, soit quatre fois plus<br />
qu&#8217;en octobre 2012. C&#8217;est déjà le troisième réseau social en temps passé (trois quarts d&#8217;heure par mois) en France, derrière Twitter (1 heure) et Facebook (5 heures). </p>
<p>Lancé à Riga (Lettonie) en juin 2010, Ask.fm affiche un principe simple : &#8220;Les personnes communiquent entre elles principalement en posant et en répondant à des questions&#8221;, explique le cofondateur Mark Terebin. </p>
<p>Même si la majorité des messages publiés parlent musique, flirt et copinage, &#8220;pour chaque membre, le nombre de réponses reçues est comptabilisé, et un classement est publié, explique Pascale Garreau, responsable du programme Internet sans crainte. Il faut donc faire du trash pour être remarqué et générer des réponses.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.ecrans.fr/Xbox-One-Microsoft-vous-regarde,16420.html">. Xbox One : Microsoft vous regarde- Ecrans</a><br />
Xbox one, la nouvelle console de jeu de Microsoft, favorise la connexion permanente pour jouer. Mais surtout, intègre la Kinnect, la caméra qui détecte les mouvements et va s&#8217;en servir pour filmer les utilisateurs à des fins &#8220;d&#8217;analyse&#8221;. Le but surveiller le nombre de spectateurs&#8230; A quelle fin ? On ne le sait pas encore très bien. La vidéosurveillance arrive dans la chambre des enfants et dans nos salons. </p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/01/le-succes-de-la-location-saisonniere-2-0_3421998_3234.html">. Le succès de la location saisonnière 2.0</a><br />
300 000 des 500 000 locations de vacances réalisées en France en 2011 ont été effectuées par l&#8217;intermédiaire d&#8217;Internet.</p>
<p><a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2013/06/05/du-droit-a-violer-la-vie-privee-des-internautes-au-foyer/">. Du droit à violer la vie privée des internautes au foyer &#8211; Bug Brother</a><br />
&#8220;Les sites web que vous visitez, les recherches que vous faites sur Google, une bonne partie de ce que vous partagez sur Facebook en particulier, et l’Internet en général, sont des données personnelles qui relèvent de votre vie privée.</p>
<p>Pour autant, le Conseil de l’Europe estime que cela relève de ce que vous faites dans votre « foyer », et qu’il n’y a donc pas matière à inclure vos activités en ligne et sur les réseaux sociaux dans le champ d’application de la « directive européenne sur la protection des données personnelles »… et donc d’exiger de Google, Facebook &#038; Cie, tout comme aux entreprises de marketing direct, de respecter votre droit à la vie privée.&#8221; Jean-Marc Manach revient sur l&#8217;importante opération de lobbying des acteurs des données américains sur le projet de directive européenne sur la protection des données personnelles et de l&#8217;enjeu du &#8220;consentement explicite&#8221;.</p>
<p><a href="https://www.gov.uk/designprinciples">. Gov.uk &#8211; design principles</a><br />
Le nouveau site du gouvernement britannique expose ses principes de conception. </p>
<p><a href="http://qz.com/91036/the-sharing-econ-isnt-sharing-its-wealth-with-you/">. L&#8217;économie du partage ne partage pas sa richesse avec vous &#8211; Quartz</a><br />
Pour Scott Smith, dans l&#8217;économie participative, les utilisateurs acheminent la marchandises et les plateformes fournissent les étagères. Les plateformes de l&#8217;économie collaborative se construisent en dehors du droit qu&#8217;elles tentent de modifier à leur profit. Mais le fossé se creuse entre celles qui promettent de favoriser l&#8217;éclosion de micro-entrepreneurs et celles qui bénéficient de ce nouveau mode de mobilisation des actifs. Pour Scott Smith, le public finalement demeure assez sceptique face à ces services qui ne connaissent pas le succès qu&#8217;ils se prêtent. Il y a de la place pour de nouveaux entrants, qui traiteront mieux les communautés d&#8217;utilisateurs qu&#8217;ils exploitent.</p>
<p><a href="http://www.peripheria.eu/blog/human-smart-cities-manifesto">. Le manifeste des villes intelligentes humaines &#8211; Periphéria</a><br />
&#8220;Dans une ville intelligente humaine, les gens ne sont pas obligés d&#8217;adopter des technologies sélectionnées et achetées par leurs gouvernements mais sont encouragés à composés leurs propres services. Les initiatives de co-création sont au coeur du concept de villes intelligentes humaines pour stimuler le développement local, la création de nouveaux modèles économiques et de nouveaux produits, services, solutions et applications. Les grands défis de notre époque exigent non seulement des technologies innovantes, mais surtout une transformation des comportements de masse qui ne peut être atteint que grâce à l&#8217;implication citoyenne et la cocréation.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/05/12/5597.html">. Pourquoi les enfants de profs réussissent-ils mieux que les autres ? &#8211; L’instit’humeurs</a><br />
Lucien Marboeuf revient sur la thèse d&#8217;Annie Da Costa-Lasnes qui explique pourquoi, effectivement, les enfants d&#8217;enseignants réussissent mieux à l&#8217;école que les autres. &#8220;Il y apparaît entre autres très clairement que la réussite scolaire n’est seulement fonction de l’école et de l’enseignement pratiqué (lequel ne doit en aucun cas se dédouaner) comme on voudrait trop souvent le faire croire, et de plus en plus, mais qu’elle relève essentiellement de l’éducation parentale et familiale au sens le plus large et le plus noble.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/05/22/ameliorer-le-langage-des-parents-durant-les-premieres-annees-de-lenfant-pour-favoriser-sa-future-reussite-scolaire.html">. Améliorer le langage des parents durant les premières années de l’enfant pour favoriser sa future réussite scolaire &#8211; L’instit’humeurs</a><br />
A Providence, aux Etats-Unis, la ville a décidé d&#8217;améliorer la qualité du langage entendu par les jeunes enfants, en se basant sur des recherches qui montrent son impact sur le développement cognitif des enfants. Comment ? Par un programme qui permet d&#8217;enregistrer les propos pour les mesurer. L&#8217;idée, aider les familles défavorisées à faire attention au langage. Pour Lucien Marboeuf, professeur des écoles, qui tient le blog l&#8217;Intit humeurs pour France Info, cette initiative publique fondée sur des travaux de chercheurs cherchant des solutions éducatives originales est typiquement ce dont nous sommes trop souvent incapable en France ou l&#8217;on pense trop souvent que la réussite scolaire est l&#8217;affaire exclusive de l&#8217;école.</p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/comment-google-est-devenu-un-des-rois-du-lobbying-39791026.htm">. Comment Google est devenu un des rois du lobbying &#8211; Zdnet.fr</a><br />
Zdnet revient sur un article du New York Times &#8211; <a href="http://www.nytimes.com/2013/06/03/business/susan-molinari-adds-to-googles-political-firepower.html">http://www.nytimes.com/2013/06/03/business/susan-molinari-adds-to-googles-political-firepower.html</a> &#8211; sur le développement du lobbying de Google, qui désormais s&#8217;intéresse autant aux Républicains qu&#8217;aux démocrates. Parmi les combats menés par la firme, la vie privée, l&#8217;immigration&#8230; Google est la huitième entreprise de lobbying américaine et a consacré 16,5 millions de dollars en lobbying. Son bureau dédié est passé de 5 personnes en 2007 à 35 aujourd&#8217;hui.</p>
<p><a href="http://www.presse-citron.net/chez-fiverr-les-competences-prennent-de-la-valeur">. Chez Fiverr, les compétences prennent de la valeur &#8211; Presse-Citron</a><br />
&#8220;En 2010, au lancement de Fiverr &#8211; <a href="http://fiverr.com">http://fiverr.com</a> -, cette plateforme de mise en relation entre prestataires et clients pour des petits boulots à 5 dollars, certains affichaient leur scepticisme sur la pérennité et la pertinence du concept. D’autres exprimaient leur malaise face à la multiplication de ce type de services, craignant une dévalorisation supplémentaire de certains métiers intimement liés à l’économie du Web.</p>
<p>Trois ans après, la donne semble avoir quelque peu changé. A la veille de la publication d’une nouvelle version profondément remaniée, Fiverr n’est plus juste un petit site pour prestataires du web (ou d’autre chose) en mal de contrats qui bradent des retouches Photoshop ou des blasts SEO pour arrondir leurs fins de mois à coups de 5 dollars. C’est devenu une plateforme incontournable et solide qui permet à des centaines de milliers de personnes dans le monde d’entrer en relation pour bosser ensemble&#8221;, explique Eric Dupin pour Press-Citron. La preuve : avec la nouvelle version, les prestations vont pouvoir monter jusqu&#8217;à 500 euros. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514886/the-quantified-brain-of-a-self-tracking-neuroscientist/">. Le cerveau quantifié d&#8217;un neuroscientifique &#8211; Technology Review</a><br />
Russell Poldrack &#8211; <a href="http://www.poldracklab.org/people/">http://www.poldracklab.org/people/</a> &#8211; neuroscientifique à l&#8217;université du Texas à Austin mesure son humeur et ce qu&#8217;il mange. Deux fois par semaine, il scanne son cerveau dans IRM et une fois par semaine son sang. Le but de cette étude de soi &#8211; <a href="http://myconnectome.org/wp/">http://myconnectome.org/wp/</a> &#8211; : comprendre comment les réseaux de neurones se comportent et se transforme dans le temps et comment notre alimentation a un impact sur eux. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514856/technology-that-knows-when-to-hand-you-a-hankie/">. Quand la technologie sait vous tendre un mouchoir &#8211; Technology Review</a><br />
BeyondVerbal &#8211; <a href="http://www.beyondverbal.com">http://www.beyondverbal.com</a> &#8211; a développé une technologie qui reconnait votre humeur juste en écoutant votre voix. Le but, permettre aux interfaces de s&#8217;adapter à votre état émotionnel, comme le font déjà Simple Emotion &#8211; <a href="http://www.simpleemotion.com">http://www.simpleemotion.com</a> &#8211; ou Affectiva &#8211; <a href="http://www.affectiva.com">http://www.affectiva.com</a>. Beyond Verbal analyse la modulation de voix et propose un modèle capable de détecter l&#8217;émotion avec 80% de précision.</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/view/515566/are-your-grades-written-in-your-genes/">. Votre scolarité est-elle inscrite dans vos gènes ? &#8211; Technology Review</a><br />
Une étude publiée par Science &#8211; <a href="http://www.sciencemag.org/content/early/2013/05/29/science.1235488">http://www.sciencemag.org/content/early/2013/05/29/science.1235488</a> &#8211; montre qu&#8217;un gène pourrait avoir des effets sur votre capacité à rester sur les bancs de l&#8217;école. Les chercheurs ont cherché des corrélations dans les données génétiques de 125 000 personnes et leur niveau d&#8217;étude. Trois variants d&#8217;ADN spécifiques (chacun étant associé à un gène différent) ont été mis en avant. Mais chacun ne pouvait expliquer que 0,02 % de la différence entre le nombre d&#8217;années où une personne est restée à l&#8217;école. La réussite scolaire est dont bien plus fortement influencée par d&#8217;autres facteurs que notre ADN, même si pour le responsable de l&#8217;étude, Nicholas Timpson, l&#8217;étude montre tout de même que si les effets génétiques sont très limités, ils sont tout de même présents. </p>
<p><a href="http://www.roughtype.com/?p=3371&#038;utm_source=feedly">. Les robots tueurs autonomes arrivent &#8211; Rough Type</a><br />
Nicolas Carr revient sur le rapport des Nations Unies sur l&#8217;arrivée des robots tueurs autonomes (Lethal autonomous robots ou LAR) : <a href="http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/23/47">http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/23/47</a> Des systèmes d&#8217;armes qui, une fois activés, permettent de sélectionner et d&#8217;engager des cibles sans intervention humaine. Si ces systèmes n&#8217;ont pas encore été utilisés dans les conflits, ils sont dès à présent près à le faire. Pour le rapporteur Christof Heyns rapporte Carr : &#8220;Ce rapport est un appel à une pause&#8221; Car une fois que les LAR seront déployés, il sera certainement trop tard pour limiter leur utilisation. Nos sociétés sont-elles capables de peser les coûts et les enjeux d&#8217;une telle technologie et choisir comment les utiliser ?</p>
<p><a href="http://www.economist.com/news/technology-quarterly/21578518-sensor-technology-microphones-are-designed-capture-sound-they-turn-out">. Nos micros comme capteurs &#8211; The Economist</a><br />
Nos micros servent à enregistrer le son, mais comment peut-on le traiter ? On peut mesurer la hauteur, l&#8217;amplitude et la fréquence de la parole pour détecter le stress, comme le fait l&#8217;application StressSense. D&#8217;autres l&#8217;utilise pour capter les battements du coeur afin de recueillir des informations sur l&#8217;état physique du porteur et ont développé MusicalHeart, qui analyse le rythme cardiaque et recommande des chansons pour se calmer (plutôt que des médicaments). SpiroSmart mesure lui le volume d&#8217;air qu&#8217;une personne peut expulser de ses poumons. Un autre projet utilise le son pour reconnaître les mouvements de la main dans l&#8217;air : le smartphone produit un son inaudible et en déduit la position des mains de l&#8217;utilisateur en en écoutant les échos. Autre application&#8230; VoiceActivation Snapdragon permet de réveiller un gadget en mode veille au son d&#8217;une commande vocale&#8230;</p>
<p><a href="http://thesocietypages.org/cyborgology/2013/06/05/google-maps-cant-kill-public-space-a-belated-reply-to-evgeny-morozov/?utm_source=twitterfeed&#038;utm_medium=twitter">. Les Google Maps ne peuvent tuer l&#8217;espace public &#8211; Cyborgology</a><br />
David Banks répond à la tribune d&#8217;Evgeny Morozov dans Slate &#8211; <a href="http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/05/google_maps_personalization_will_hurt_public_space_and_engagement.html">http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/05/google_maps_personalization_will_hurt_public_space_and_engagement.html</a>. Si les cartes sont toujours politiques, le processus de sélection a toujours été à l&#8217;origine des cartes. Si Banks reconnait que l&#8217;imprévisibilité est nécessaire dans l&#8217;espace urbain, il soutient que Google ne fait pas assez pour que la personnalisation de ses cartes lui permette de s&#8217;intégrer à nos vies sociales quotidiennes. Les cartes sont très bonnes pour transformer les idées abstraites en entités visibles, tant et si bien qu&#8217;on les confond souvent. Mais elles ne sont pas que des représentations du monde, elles sont aussi des outils pour le façonnner. Délimiter son espace permet aussi de l&#8217;exploiter autrement. Faire ressortir les pistes cyclables plutôt que les autoroutes de sa carte, permet de démultiplier les activités liées au vélo. Google ne transforme pas l&#8217;Amérique en banlieue, comme le soulignait Thomas Hugues, ce sont les systèmes des grandes organisations humaines qui engendrent des techniques et des bureaucraties de taille et de forme similaires. Nos villes construites pour la voiture et les ordinateurs ont beaucoup en commun, que ce soit dans la banlieue comme dans les grandes métropoles. Nous devrions plutôt nous préoccuper de ce que les actions de Google produisent, estime Banks. Et le vrai enjeu est de savoir si Google nous permettra de partager et échanger nos cartes personnalisées&#8230;</p>
<p><a href="http://wikileaksactu.wordpress.com/2013/06/02/la-banalite-du-ne-faites-pas-le-mal-de-google-par-julian-assange/">. La banalité du &#8220;ne faites pas le mal&#8221; de Google, par Julian Assange | Wikileaks Actu</a><br />
Julian Assange revient sur le livre &#8220;Le nouvel âge digital&#8221; publié par Eric Schmidt, le PDG de Google, et Jared Cohen, le patron de Google Ideas, ancien conseiller de Condoleeza Rice et Hillary Clinton. Pour Assange, le livre illustre la nouvelle définition de la puissance globale des Etats-Unis dans la fusion entre le département d&#8217;Etat américain et la Silicon Valley. Le livre fait &#8220;la propagande du rôle de la technologie dans le remodelage des peuples du monde&#8221;, nouvel ersatz de la superpuissance dominante mondiale. Le livre est une tentative pour Google de se positionner en tant que visionnaire géopolitique, la technologie diffusant son progrès sur toute la surface de la terre. &#8220;La démocratie est insidieusement remplacée par des technologies de surveillance et de contrôle rebaptisée avec enthousiasme &#8220;participation&#8221; prolongeant notre ordre mondial de domination et d&#8217;oppression. Un livre finalement très proche de la vision du monde du département d&#8217;Etat américain. Google qui avait commencé comme une expression de la culture californienne, est devenue l&#8217;expression du pouvoir le plus traditionnel. Mais Assange n&#8217;est pas d&#8217;accord avec cette vision, comme il l&#8217;expliquait dans Cypherpunks : L’avancement de la technologie de l’information mise en exergue par Google annonce la mort de la vie privée pour la plupart des gens et fait glisser le monde vers l’autoritarisme. Une lecture essentielle pour &#8220;connaître son ennemi&#8221;.</p>
<p><a href="http://www.dangoldstein.com/papers/goldstein_mcafee_suri_annoying_ads.pdf">. Le coûts des publicités ennuyeuses (.pdf)</a><br />
Intéressant article de recherche sur la publicité, qui tente de mesurer pourquoi certaines publicités ennuient les utilisateurs et leurs effets sur leur navigation (et le taux de clic, bien sûr). Les publicités ennuyeuses sont souvent des publicités animées, contrairement à ce qu&#8217;on pourrait penser. Et que celles-ci ont un effet direct sur l&#8217;abandon du site et bien sûr sur le taux de clic.</p>
<p><a href="http://www.web-strategist.com/blog/2013/06/04/report-corporations-must-join-the-collaborative-economy/">. Rapport : les entreprises doivent participer à l&#8217;économie collaborative &#8211; Web-Strategist</a><br />
Pour Jeremiah Owyand, consultant au group Altimeter, les clients des entreprises vont demain utiliser les technologies non seulement pour partager des médias et des relations, mais des produits et des services, comme le montre l&#8217;essor de l&#8217;économie collaborative. Pour Altimeter, la prochaine phase du business social est dans le collaboratif et nécessite de redéfinir la relation acheteur-vendeur, d&#8217;adopter sa nouvelle chaine de valeur. Le rapport : <a href="http://www.slideshare.net/Altimeter/the-collaborative-economy">http://www.slideshare.net/Altimeter/the-collaborative-economy</a></p>
<p><a href="http://www.bastamag.net/article3073.html">. Détroit, laboratoire du monde d&#8217;après le néolibéralisme &#8211; BastaMag !</a><br />
&#8220;Détroit est-elle entrée malgré elle en transition ? Pour Grace Lee Boggs, la ville a été pendant des décennies le symbole international de l’industrialisation avant de devenir celui de la dévastation du capitalisme. Aujourd’hui confie Grace, « nous créons une société post-industrielle, une nouvelle civilisation. En sortant de chez moi, vous pouvez regarder autour de vous et voir seulement une ville en ruine. Ou bien, regarder Détroit et vous dire, voici notre futur ». Ce qui se joue à Détroit inspirera-t-il d’autres parties du monde frappées du même mal, qu’il se nomme austérité ou récession ?&#8221;</p>
<p><a href="http://www.theverge.com/2013/6/4/4392996/fitness-tracker-data-platforms-launch-giving-users-control#ubi">. Libérez votre Fitbit : une API humaine libérera-t-elle vos données de santé des seigneurs des données ? &#8211; The Verge</a><br />
Les dispositifs de mesure de soi ont du mal à parler entre eux et les utilisateurs ont du mal à mixer les données provenant de ces dispositifs. Des développeurs tentent de passer outre, comme ceux de Quantify.io : <a href="http://www.quantify.io/">http://www.quantify.io/</a>. Echaudé par ces difficultés, le programmeur Naveen Selvadurai a annoncé lancer une API personnelle : <a href="http://x.naveen.com/post/51808692792/a-personal-api">http://x.naveen.com/post/51808692792/a-personal-api</a>. Andrei Pop lance lui, l&#8217;API humaine : <a href="http://humanapi.co/">http://humanapi.co/</a>. Reste à voir comment ces agrégateurs de données personnelles fonctionneront réellement et si ils seront aussi facile à utiliser qu&#8217;ils le promettent. En tout cas, ces exemples montrent que les développeurs souhaitent faire bouger le statut quo des outils concurrents. </p>
<p><a href="http://korben.info/comment-extraire-en-donnees-structurees-les-infos-contenues-sur-des-pages-web.html">. Comment extraire en données structurées les infos contenues sur des pages web | Korben</a><br />
ConvExtra &#8211; <a href="http://convextra.com">http://convextra.com</a> &#8211; permet en quelques clics d&#8217;extraire des données structurées de n&#8217;importe quelle page web.</p>
<p><a href="http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130523.OBS0424/l-imprimante-3d-en-libre-service-en-france-c-est-maintenant.html?goback=.gmr_112627.gde_112627_member_243803061">. L&#8217;imprimante 3D en libre service en France, c&#8217;est maintenant &#8211; Obsession</a><br />
Le distributeur de fournitures de bureau Top Office propose un service d&#8217;impression 3D dans ses magasins.</p>
<p><a href="http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/education-le-gouvernement-lache-le-logiciel-libre-03-06-2013-1675889_506.php">. Éducation : le gouvernement lâche le logiciel libre &#8211; Le Point</a><br />
Le gouvernement a dévitalisé samedi un amendement phare du projet de loi sur la refondation de l&#8217;école, qui devait garantir au logiciel libre une place de choix dans les appels d&#8217;offre.</p>
<p><a href="http://www.theatlanticcities.com/arts-and-lifestyle/2013/05/how-one-man-making-europes-street-furniture-more-interesting/5731/">. Trouver de nouveaux usages amusants des infrastructures ennuyeuses de nos villes &#8211; The Atlantic Cities</a><br />
Le designer Thor ter Kulve s&#8217;est amusé à détourner le matériel urbain pour le réinventer : poubelles transformées en cheminées, jeux d&#8217;eaux urbains, balançoires improvisées, éclairages transformés&#8230;</p>
<p><a href="http://ethnographymatters.net/2013/05/13/big-data-needs-thick-data/">. Les Big Data ont besoin d&#8217;épaisseur &#8211; Ethnography Matters</a><br />
Pour Tricia Wang, les Big Data ont besoin de Thick Data, d&#8217;épaisseur. Comment les ethnologues du numérique doivent-ils s&#8217;intéresser aux Big data, trop souvent présenté comme un moyen &#8216;objectif&#8221; de comprendre notre monde&#8230; ? Pour elle, il faut répondre à ce défi en observant l&#8217;épaisseur des données, et ce d&#8217;autant que les Big Data valorisent les données quantitatives au détriment des données qualitatives, chères à l&#8217;ethnologue. Pour répondre à cela, il est plus important encore de collecter et analyser des histoires (les données épaisses, qualitatives). Montrer une réaction émotionnelle est souvent plus convaincant que montrer des données, rappelle la sociologue. Et de militer pour une complémentarité des genres, l&#8217;un éclairant l&#8217;autre. </p>
<p><a href="http://www.microsoft.com/en-us/news/Press/2013/May13/05-27SocialToolsPR.aspx">. Bring your own service : les employés veulent accéder à des outils sociaux au travail, malgré les restrictions de leurs entreprises &#8211; Microsoft</a><br />
Selon une étude de Microsoft et d&#8217;Ipsos, 40 % des employés pensent que les outils sociaux les aident dans leur travail, qu&#8217;importe si, pour y accéder, ils passent outre les politiques de leurs entreprises.</p>
<p><a href="http://www.numerama.com/magazine/26144-les-mariages-nes-sur-internet-durent-plus-longtemps.html">. Les mariages nés sur Internet durent plus longtemps &#8211; Numerama</a><br />
Une étude &#8211; <a href="http://www.pnas.org/content/early/2013/05/31/1222447110.full.pdf#page=1&#038;view=FitH">http://www.pnas.org/content/early/2013/05/31/1222447110.full.pdf#page=1&#038;view=FitH</a> &#8211; financée par le site de rencontre eHarmony (hum) &#8211; basée sur un échantillon de 19 000 personnes mariées entre 2005 et 2012 montre qu&#8217;1/3 des mariages aux Etats-Unis sont désormais issus de rencontres réalisées en ligne et que celles-ci paraissent plus solides que les mariages issus de rencontres réelles. </p>
<p><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2013/06/04/most-parents-show-little-concern-about-childrens-media-use-survey-says/?smid=tw-nytimesbits&#038;seid=auto">. La plupart des parents montrent peu d&#8217;inquiétudes sur l&#8217;utilisation des médias de leurs enfants &#8211; NYTimes</a><br />
Selon un sondage américain &#8211; <a href="http://web5.soc.northwestern.edu/cmhd/wp-content/uploads/2013/05/Parenting-Report_FINAL.pdf">http://web5.soc.northwestern.edu/cmhd/wp-content/uploads/2013/05/Parenting-Report_FINAL.pdf</a> &#8211; réalisé par l&#8217;université Northwestern, la plupart des parents manifestent peu d&#8217;intérêt pour l&#8217;utilisation de la technologie par leurs enfants, contrairement à ce que rapportent les médias. 78% des parents ne font pas états de conflits avec leurs enfants pour l&#8217;utilisation des médias électroniques quel qu&#8217;ils soient.</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2013/06/04/science/israeli-start-up-gives-visually-impaired-a-way-to-read.html?ref=world&#038;_r=0">. Aider les déficients visuels à lire &#8211; NYTimes.com</a><br />
Alors qu&#8217;on se demande encore à quoi serviront les Google Glass, OrCam &#8211; <a href="http://www.orcam.com">http://www.orcam.com</a> &#8211; propose d&#8217;ajouter une caméra sur des lunettes pour aider les déficients visuels à déchiffrer le monde via la reconnaissance textuelle et la synthèse vocale, rapporte John Markoff pour le New York Times.</p>
<p><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2013/05/29/august-a-new-high-tech-smart-lock-from-yves-behar/?smid=tw-nytimestech&#038;seid=auto">. La mise à jour de la serrure &#8211; NYTimes.com</a><br />
Le designer Yves Béhar qui a travaillé sur de nombreux projets technologiques comme l&#8217;OLPC, s&#8217;apprête à lancer August &#8211; <a href="http://www.august.com">http://www.august.com</a> &#8211; une serrure commandée via son smartphone, commercialisée à 199$.</p>
<p><a href="http://www.numerama.com/magazine/26088-valls-cible-les-traces-exploitables-sur-internet-contre-le-terrorisme.html">. Valls cible les &#8220;traces exploitables&#8221; sur Internet contre le terrorisme &#8211; Numerama</a><br />
&#8220;Le ministre de l&#8217;intérieur Manuel Valls a fait savoir qu&#8217;il souhaitait intensifier la recherche préventive d&#8217;individus susceptibles d&#8217;intenter des actes terroristes, en faisant de la surveillance sur Internet &#8220;une priorité&#8221; des services de police. Il désigne des &#8220;traces exploitables&#8221; sur Internet. Lesquelles ?&#8221;</p>
<p><a href="http://simplystatistics.org/2013/05/29/what-statistics-should-do-about-big-data-problem-forward-not-solution-backward/?utm_campaign=website&#038;utm_source=sendgrid.com&#038;utm_medium=email">. Qu&#8217;est-ce que les statistiques peuvent faire pour les Big Data ? &#8211; Simply Statistics</a><br />
Pour Jeff Leek, les spécialistes de Big Data et de la statistique ont un rôle à jouer dans nombre de domaine de recherche. Or, le fait que nous puissions désormais collecter des données facilement fait que l&#8217;on peut mesurer et étudier des choses qu&#8217;on ne pouvait faire avant. La solution statistique est devenue une solution pour nombre de champs de recherche et leur permet de travailler sur des données et des problèmes qu&#8217;ils ignoraient jusqu&#8217;alors, comme c&#8217;est déjà le cas dans le domaine de la génomique. Mais pas seulement estime Jeff Leek, les Big data devraient avoir des effets rapides sur l&#8217;imagerie médicale, la visualisation de données&#8230;</p>
<p><a href="http://www.authueil.org/?2013/05/29/2164-audition-de-marcel-gauchet">. Audition de Marcel Gauchet &#8211; Authueil</a><br />
Autheuil revient sur une récente audition de Marcel Gauchet sur le thème des religions et de la République&#8230; &#8220;Pour une partie grandissante de la population, la religion est devenue quelque chose d&#8217;étrange et d&#8217;étranger. Non seulement ils ne comprennent plus les références et les symboles, mais le fait même d&#8217;être croyant leur est étranger. Cela s&#8217;accompagne d&#8217;une très grande tolérance envers les croyances, même les plus farfelues, tant qu&#8217;elles restent de l&#8217;ordre de l&#8217;intime, et d&#8217;une très grande intolérance pour les manifestations et l&#8217;expression des croyances dans l&#8217;espace public. &#8221;</p>
<p>Il a ensuite développé une vision de l&#8217;islam très intéressante. Il commence par noter que l&#8217;islam en France est une religion culturellement marginalisée, très inorganisée et s&#8217;adressant à des pauvres. L&#8217;islam est une religion qui n&#8217;a pas de moyens, qu&#8217;ils soient matériels, intellectuels ou &#8220;sociaux&#8221;. Il faut ajouter à cela de grandes divisions internes, la communauté musulmane étant davantage structurée par le pays d&#8217;origine des immigrants que par des aspects religieux. Une situation qui ne peut que s&#8217;améliorer à l&#8217;avenir. Un futur où l&#8217;islam sera élaboré par des musulmans acculturés à l&#8217;Occident.</p>
<p><a href="http://qz.com/90461/why-everything-geeks-think-they-know-about-kickstarter-is-wrong/">. Pourquoi tout ce que les geeks pensent être vrai sur Kickstart se révèle faux &#8211; Quartz</a><br />
Christopher Mims fait le point sur les nouvelles orientations de Kickstarter. Le succès de la levée de fonds des montres Peeble (10 millions de dollars) a déclenché une révolution dans le secteur, plusieurs industriels se lançant depuis dans la montre intelligente&#8230; On aurait pu croire que Kickstarter allait aussi profiter de ce nouvel élan. Et bien non. Les dirigeants ont changé les règles de présentations des produits. Ils ne veulent plus de gadgets qui ne soient pas dans un stade de développement avancé. Kickstarter veut des produits moins risqués et plus cohérents. Ils demandent désormais que les lanceurs de produits soient plus clair sur l&#8217;état de développement de ceux-ci et qu&#8217;ils soient accompagnés d&#8217;un prototype montrant les fonctionnalités actuelles du produit, pas seulement d&#8217;infographies. Le but : éviter les échecs. Le risque, éloigner le projets techno au profit des projets artistiques de Kickstarter, comme ce fut le cas avec la montre Boddie qui s&#8217;est retrouvée sur Indiegogo. Les alternatives se multiplient comme Quirky ou Crowd Supply&#8230;</p>
<p><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/29/vie-numerique-hyperconnexion-fantasme-ou-realite_n_3351447.html">. Vie numérique : une étude souligne le grand écart entre le discours et la pratique &#8211; Huffington Post</a><br />
Notre vie numérique n&#8217;est pas en opposition frontale avec notre vie réelle, soutiennent les chercheurs du cabinet Discours et pratiques dans une étude pour la Fédération française des télécoms. Notre quotidien est parsemé de petites déconnexions ponctuelles et nécessaires, rappelle la sociologue Joëlle Menrath. &#8220;Le décalage est total entre un discours très négatif et pathologisant quant aux nouvelles technologies, et la réalité des pratiques,&#8221; résume la sociologue Laurence Allard. Les utilisateurs jonglent en fonction des interlocuteurs et des situations. C&#8217;est de ce travail de vigilance de soi dont chacun cherche à se déconnecter. &#8220;Les individus se demandent sans cesse comment faire en sorte de pratiquer de façon équilibrée tous ces services et c&#8217;est de là que provient le sentiment de fatigue&#8221;.</p>
<p>&#8220;Avec le numérique, le hors-champ s&#8217;impose comme la scène principale,&#8221; précise Laurence Allard. Ce qui ne se voit pas, ce SMS qu&#8217;on envoie, ce statut que l&#8217;on publie ou ce tweet qu&#8217;on s&#8217;apprête à envoyer est plus important que le lieu où nous nous trouvons et ce que nous y faisons. Faut-il en conclure que le numérique nous déroberait à la réalité? Loin s&#8217;en faut, car le numérique serait davantage vécu comme une extension, un prolongement de la vie réelle que comme une dimension qui se substituerait à l&#8217;autre. Comme le résume Laurence Allard, &#8220;c&#8217;est le hors-champ du numérique que de participer à la vie réelle&#8221;. </p>
<p>N&#8217;en déplaise aux détracteurs de la vie connectée, celle-ci serait également loin d&#8217;appauvrir nos relations sociales. La dématérialisation des biens culturels aidant, c&#8217;est une véritable culture de l&#8217;échange qui s&#8217;est déployée à côté de celle de la distribution marchande. Partager un article du HuffPost sur votre mur, mettre à disposition de ses amis des films téléchargés, &#8220;la liste des pratiques culturelles digitales est longue,&#8221; relèvent les chercheurs. Et ce sont bien de nouvelles interactions qui se développent autour de l&#8217;échange de contenu.</p>
<p><a href="http://www.zerogeography.net/2013/05/mapping-controversy-in-wikipedia.html">. Cartographier la controverse dans Wikipédia : Zero Geography</a><br />
Les articles controversés ne sont pas les mêmes d&#8217;une édition l&#8217;autre de la Wikipédia, même si la religion, la politique et le football sont partout les thématiques qui font débats. Mais également, hormis le conflit israélo-arabe, se sont partout des articles liées à la géographie nationale qui sont d&#8217;abord en débat.</p>
<p><a href="http://www.newscientist.com/article/mg21829196.000-smart-map-tracks-people-through-camera-networks.html">. Une carte intelligente qui suit les gens via les réseaux de caméras de videosurveillance &#8211; NewScientist</a><br />
Utiliser le réseau de caméras de vidéosurveillance pour identifier et localiser les gens dans des intérieurs, via un algorithme qui combine reconnaissance faciale, positionnement et identification des vêtements. La carte du maraudeur&#8230; C&#8217;est fait !</p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/tv-connectee-les-consommateurs-ne-connectent-pas-leur-tv-a-internet-39790960.htm">. TV Connectée : les consommateurs ne connectent pas leur TV à internet ! &#8211; Zdnet.fr</a><br />
Alors que la plupart des téléviseurs vendus dans le monde sont connectables à internet très simplement, une récente étude du cabinet Analysys Mason et un bilan d’étape réalisé par l’Atelier BNP Paribas démontrent que les constructeurs ont encore de gros efforts à réaliser pour conquérir le marché : améliorer l&#8217;offre de contenu et plus encore les interfaces utilisateurs.</p>
<p><a href="http://www.forbes.com/sites/jjcolao/2013/05/09/can-a-crowdsourcing-invention-company-become-the-best-retailer-in-the-world/">. Une entreprise financée par la foule peut-elle devenir le meilleur détaillant du monde ? &#8211; Forbes</a><br />
Forbes revient sur Quirky &#8211; <a href="http://www.quirky.com">http://www.quirky.com</a> &#8211; une &#8220;démocratie capitaliste&#8221; qui chaque semaine propose à l&#8217;évaluation de sa communautés 15 innovations originales, qu&#8217;elle aidera à financer et commercialiser. </p>
<p>Mais distribuer les innovations via ses seuls membres ne suffit plus. Le PDG de Quirky, adoré par les capitaux risqueurs, souhaite se lancer dans la fabrication de magasins en dur pour renforcer la vente des produits. Pas sûr qu&#8217;il sera simple demain, avec des magasins physiques de s&#8217;adapter aux changements du secteur&#8230;</p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/google-glass-pas-de-reconnaissance-faciale-pour-le-moment-39790948.htm">. Google Glass : pas de reconnaissance faciale, pour le moment &#8211; Zdnet.fr</a><br />
&#8220;Google a officiellement exclu d’autoriser la fonction de reconnaissance faciale pour ses lunettes connectées, du moins pas avant que des règles de confidentialité spécifiques ne soient mises en place.&#8221;</p>
<p><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2013/06/01/why-big-data-is-not-truth/">. Pourquoi les Big data ne sont pas la réalité &#8211; NYTimes.com</a><br />
Pour Kate Crawford, qui détruit 6 mythes des Big Data : &#8220;Nous avons besoin de penser comment nous naviguerons dans ces systèmes. Pas tant individuellement qu&#8217;en temps que société&#8221;.</p>
<p><a href="http://www.wired.com/opinion/2013/06/forget-glass-these-are-the-interfaces-of-the-future/?cid=co8525634">. Oubliez les Google Glass, voici les interfaces du futur &#8211; Wired.com</a><br />
Pour David Gelernter, nos interfaces changent peu. L&#8217;achitecture des immeubles de bureaux a plus évoluée que nos bureaux, qui demeurent pareils à ceux des années 60. Nos interfaces portables (lunettes, montres&#8230;) n&#8217;ont pas changé par rapport à leurs précurseurs analogiques. Pourquoi nos ordinateurs se ressemblent-ils tous, jusque dans les matières dont ils sont fait ? Matériel et logiciel doivent être conçus ensembles, estime Gelernter. Pourquoi nos téléphones ont-ils besoin d&#8217;un écran ? Pourquoi ne sont-ils pas incorporés dans nos portefeuilles ? A l&#8217;heure des écrans tactiles nos bureaux ne doivent-ils pas évoluer aussi ?</p>
<p><a href="http://www.pcinpact.com/news/80121-decret-sunshine-entre-labos-et-medecins-l-avis-cnil.htm">. Décret Sunshine entre les labos et les médecins : l’avis de la CNIL &#8211; PC INpact</a><br />
Le décret sunshine est censé lever le voile sur les liens entre laboratoires et médecins en obligeant la publication sur un site internet dédié des cadeaux fait par les laboratoires aux médecins. La Cnil recommande que ce site exclue les robots et que chaque fiche soit verrouillée par un captcha. Deux mesures pour tenter d&#8217;équilibrer le rapport entre vie privée et transparence. Pour Marc Rees, rédacteur en chef de PC Inpact : &#8220;Moralité ? Le patient pourra connaître les petits cadeaux faits par tel labo à son médecin de famille. Il saura s’il existe un contrat entre l’un et l’autre mais jamais son détail. Enfin, il ne pourra connaître ce contrat si son cher médecin a facturé ce labo. Ce captcha rendra surtout impossible le traitement automatisé des dizaines de milliers de fiches à venir pour qui voudrait esquisser l’état des liens de tel labo avec le secteur de la santé.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.telerama.fr/monde/une-autre-ecole-est-possible,98151.php">. Une autre école est possible &#8211; Télérama.fr</a><br />
Toute proportion gardée, de plus en plus de parents font sortir leurs enfants du système scolaire classique pour des écoles alternatives ou un enseignement à domicile. Les enfants acceptent de moins en moins ce qu&#8217;on leur impose, le décalage entre l&#8217;institution scolaire et eux s&#8217;accentue. Vers la fin de l&#8217;école ?</p>
<p><a href="http://computationalculture.net/computational-culture">. Computational Culture</a><br />
Une revue sur l&#8217;étude logicielle et la culture informatique. </p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/05/22/pour-faire-des-economies-fermons-la-cour-des-comptes.html">. Pour faire des économies, fermons la cour des comptes | Classe éco | Francetv info</a><br />
On connait le schéma : les rapports (même excellents) sont enterrés par les suivants sans que rien ne se passe. En fait, rappelle Alexandre Delaigue, le problème des rapports est d&#8217;apporter des solutions simples à des problèmes parfois plus complexes, ils proposent une explication d&#8217;un phénomène par des mesures qui ne sont pas toujours adaptées. &#8220;Mesurer le résultat de mesures globales est un défi considérable. Tout le monde loue aujourd&#8217;hui le &#8220;modèle finlandais&#8221; d&#8217;éducation, mais oublie que les performances de la Finlande ont été très moyennes jusqu&#8217;à la fin des années 90. Les spécialistes considèrent aujourd&#8217;hui que les performances résultent de mesures commencées il y a parfois 50 ans. On est bien loin du temps du politique.&#8221; Dans l&#8217;industrie phamarceutique, on procède par l&#8217;expérimentation aléatoire pour savoir si un médicament est utile ou non. La procédure expérimentale présente un potentiel énome pour améliorer les politiques estime Jim Manzi dans &#8220;Uncontrolled suprising trial&#8221;. Pourrait-on appliquer une logique expérimentale à l&#8217;école ? L&#8217;essai sur les internats d&#8217;excellence en France a montré ses limites. &#8220;Comme le montre Manzi, l&#8217;expérimentation apprend la modestie. Elle conduit à constater qu&#8217;il est très difficile d&#8217;obtenir de vraies améliorations, que les vrais progrès sont incrémentaux : les grands bonds en avant, le plus souvent, n&#8217;existent pas.&#8221; &#8220;A force de répéter ce processus &#8211; rapport, discussion, décision, absence de résultat, nouveau rapport &#8211; on finira peut-être par comprendre que l&#8217;on ne s&#8217;y prend peut-être pas très bien pour améliorer nos politiques publiques.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/06/03/panneaux-solaires-le-protectionnisme-inutile.html">. Panneaux solaires : le protectionnisme inutile &#8211; Classe éco | Francetv info</a><br />
Les tarifs douaniers n&#8217;ont ni conséquences positives ou négatives. Aux Etats-Unis, la fermeture des frontières aux panneaux solaires chinois n&#8217;a pas développé la production sur le territoire, mais déplacé les fournisseurs (Malaisie, Taiwan&#8230;).</p>
<p><a href="http://www.harvardlawreview.org/issues/126/may13/index.php">. Harvard Law Review : May 2013</a><br />
La Harvard Law Review revient sur la problématique de la vie privée et de la technologie avec les meilleurs spécialistes du sujet.</p>
<p><a href="https://www.ilikecinema.com/movies">. I Like Cinema</a><br />
I like Cinema est un service qui permet aux particuliers de proposer une projection d&#8217;un film du catalogue dans un cinéma à proximité. Une autre manière de faire du service urbain&#8230; </p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/02/tres-cheres-donnees-personnelles_3422477_3208.html">. Très chères données personnelles &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Yves Eudes pour le Monde nous fait entrer dans les coulisses des négociations du Data Protection Regulation, le projet de règlement européen sur les données personnelles visant à améliorer la protection des données personnelles des européens en montrant l&#8217;intense lobbying des sociétés de l&#8217;internet pour amender cette réglementation.  &#8220;Plus de 80 % des propositions d&#8217;amendements arrivant de l&#8217;extérieur proviennent des entreprises, et principalement des géants de la Silicon Valley.&#8221; Il estime que, à la longue, le travail des lobbies s&#8217;avère efficace : &#8220;Ils sont si nombreux et si actifs que le même message semble arriver de partout à la fois. Cela crée une ambiance diffuse, qui influe sur l&#8217;état d&#8217;esprit général.&#8221; Selon lui, de nombreux députés du groupe PPE (centre droit), qui étaient favorables au DPR en 2012, sont devenus hésitants, ou hostiles. Les députés verts et socialistes, qui souhaitent au contraire un durcissement du projet, se retrouvent sur la défensive.</p>
<p><a href="http://wiki.ethique-big-data.org/index.php?title=Accueil#Exemples">. Charte éthique &#038; Big Data</a><br />
La charte Ethique &#038; Big Data est une co-construction dans le cadre d’un groupe de travail mixte piloté par l’APROGED et de CAP DIGITAL et réunissant des partenaires académiques et industriels. Son objectif est de fournir des garanties concernant la maintenabilité des données, leur traçabilité, leur qualité, l&#8217;impact sur l&#8217;emploi, réduire le risque juridique. &#8220;La création, la maintenance, la diffusion et l’utilisation de données de toutes sortes est un enjeu économique majeur. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de données démographiques, personnelles, de relevés de capteurs, de documents, thésaurus, ontologies. Ces bases de données sont essentielles à la création et la maintenance de nouveaux services. L&#8217;apparition du Cloud computing, de l&#8217;Open Data et du Big Data rendent ces questions particulièrement sensibles. Cependant, l&#8217;utilisation ou la réutilisation des données se heurtent trop souvent à des freins qui en empêchent l&#8217;exploitation optimale : provenance parfois opaque (en particulier dans les cas de « crowdsourcing »), traçabilité inexistante, protection intellectuelle incertaine, une qualité difficile à évaluer a priori.</p>
<p>Dès lors, sécuriser la création de données est un facteur de compétitivité. Cette charte vise à harmoniser les rapports entre producteurs, fournisseurs et utilisateurs de données sur le plan du respect des lois, de celui de l&#8217;éthique, et garantir la confiance dans les rapports entre l&#8217;ensemble des acteurs impliqués.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.laviedesidees.fr/L-adieu-a-la-caisse">. L&#8217;adieu à la caisse &#8211; La Vie des idées</a><br />
L&#8217;automatisation des services se déploie dans de nombreux secteurs : banques, cinémas, administrations publiques. Une enquête sociologique menée par Sophie Bernard dans &#8220;Travail et automatisation des services : la fin des caissières&#8221; démontre que cette tendance conduit à une intensification du travail des agents concernés. En passant du travail séquentiel classique de la caisse au travail simultanée de surveiller plusieurs caisses automatiques, les caissières ont moins de contrôle sur leurs rythmes de travail et doivent être plus disponibles encore. &#8220;Si le corps du travailleur est pratiquement libéré de toue contrainte, son esprit doit par contre être entièrement disponible&#8221;. La mise au travail des clients renouvelle la frontière du travail, le rapport de pouvoir et est source de nouvelles tensions, notamment en renforcant leur rôle de contrôle. A compléter avec l&#8217;ouvrage de Marlène Benquet, &#8220;Encaisser&#8221;, dont le prologue est accessible en ligne : <a href="http://www.contretemps.eu/lectures/lire-marl%C3%A8ne-benquet-encaisser-prologue">http://www.contretemps.eu/lectures/lire-marl%C3%A8ne-benquet-encaisser-prologue</a></p>
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		<title>Lutter contre la surveillance : armer les contre-pouvoirs</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 05:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Confiance et sécurité]]></category>
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		<description><![CDATA[&#8220;Il y a quelques jours nous avons appris que la NSA, l&#8217;agence nationale de sécurité américaine, avait reçu tous les enregistrements des clients de l&#8217;opérateur téléphonique américain Verizon pour une période de trois mois à compter d&#8217;avril&#8221;, commence le spécialiste de la sécurité Bruce Schnier (@schneier) dans un article pour The Atlantic intitulé &#8220;Ce que nous ne savons pas sur&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i>&#8220;Il y a quelques jours nous avons appris que la NSA, l&#8217;agence nationale de sécurité américaine, avait reçu tous les enregistrements des clients de l&#8217;opérateur téléphonique américain Verizon pour une période de trois mois à compter d&#8217;avril&#8221;</i>, commence le spécialiste de la sécurité <a href="http://www.schneier.com/">Bruce Schnier</a> (<a href="https://twitter.com/schneierblog/">@schneier</a>) dans un article pour <i>The Atlantic</i> intitulé <a href="http://www.theatlantic.com/politics/archive/2013/06/what-we-dont-know-about-spying-on-citizens-scarier-than-what-we-know/276607/">&#8220;Ce que nous ne savons pas sur l&#8217;espionnage des citoyens est plus effrayant que ce que nous savons&#8221;</a>, réagissant aux <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2013/jun/06/nsa-phone-records-verizon-court-order">premières révélations du <i>Guardian</i></a> sur le programme de surveillance des écoutes de Verizon (auquel s&#8217;est ajouté celui du programme de surveillance des contenus hébergés par les Majors de l&#8217;internet via le programme Prism, <a href="http://www.washingtonpost.com/investigations/us-intelligence-mining-data-from-nine-us-internet-companies-in-broad-secret-program/2013/06/06/3a0c0da8-cebf-11e2-8845-d970ccb04497_story.html">révélé par le <i>Washington Post</i></a>). </p>
<p>Les enregistrements provenant de Verizon concernent tout sauf le contenu vocal, rappelle Schneier : qui appelle qui, la localisation des appels, leur durée&#8230; &#8220;Ces métadonnées&#8221; permettent au gouvernement de suivre les mouvements de tout le monde durant cette période et de construire une image détaillée de qui parle à qui. Ce sont exactement les mêmes données que le ministère de la Justice américain a recueillies récemment sur les journalistes d&#8217;Associated Press  (<a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/05/14/benghazi-irs-ap-les-affaires-qui-fragilisent-barack-obama_3200459_3222.html">voir les explications du Monde.fr</a> et comme le rappelait Chris Soghoian de l&#8217;Union pour les libertés civiles américaines dans <a href="http://www.theverge.com/2013/5/16/4336994/metadata-matters-how-phone-records-and-obsolete-laws-harm-privacy">un article de <i>The Verge</i></a>, il y a des catégories entières d&#8217;informations pour lesquelles les métadonnées peuvent être aussi sensibles que les contenus).</p>
<p>L&#8217;ordre de la NSA à Verizon a commencé quelques jours après que les auteurs de l&#8217;attentat de Boston aient été capturés par la police, souligne Schneier, qui pointe le fait que nos démocraties ont besoin d&#8217;une plus grande transparence sur les activités de sa police. </p>
<blockquote><p>&#8220;Nous ne savons pas beaucoup de choses sur la façon dont le gouvernement espionne, mais nous savons certaines choses. Nous savons que le FBI a émis des dizaines de milliers de <a href="https://www.eff.org/issues/national-security-letters">lettres de sécurité nationale</a> ultra secrètes (ce sont des demandes d&#8217;information demandées par le FBI aux opérateurs téléphoniques et fournisseurs d&#8217;accès, NDE) pour collecter toutes sortes de données sur les personnes &#8211; nous pensons que cela concernerait des millions de personnes &#8211; et en a abusé pour espionner les utilisateurs de services de cloud computing. Nous savons qu&#8217;il peut recueillir <a href="http://www.schneier.com/blog/archives/2012/11/e-mail_security.html">un large éventail de données personnelles</a> d&#8217;internet sans mandat. Nous savons également que le FBI a intercepté les données de téléphones portables, toutes, sauf les contenus vocaux, depuis les 20 dernières années, sans mandat et peut utiliser un micro sur certains téléphones classiques &#8211; sans doute uniquement avec mandat.&#8221;</p></blockquote>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/tumblr_mo3lmdHuOm1sumx0go1_1280.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/tumblr_mo3lmdHuOm1sumx0go1_1280.jpg" alt="" title="tumblr_mo3lmdHuOm1sumx0go1_1280" width="540" /></a><br />
<i><a href="http://obamaischeckingyouremail.tumblr.com/image/52498105224">Image</a> extraite du blog <a href="http://obamaischeckingyouremail.tumblr.com">&#8220;Obama is checking your e-mail&#8221;</a> (Obama contrôle vos e-mails), une réponse parodique aux révélations récentes.</i></p>
<blockquote><p>&#8220;Nous savons que la NSA dispose de nombreux programmes nationaux de surveillance et d&#8217;extractions de données, ayant des noms de code comme <a href="http://www.wired.com/threatlevel/2011/05/new-yorker-on-thomas-drake/">Traiblazer</a>, <a href="http://www.activistpost.com/2012/09/stellar-wind-secret-nsa-domestic-spying.html">Stellar Wind</a> et <a href="http://www.slate.com/blogs/future_tense/2013/02/28/deep_state_book_uncovers_details_on_ragtime_domestic_surveillance_program.html">Ragtime</a> &#8211; utilisant délibérément différents noms de code pour des programmes similaires pour contrecarrer la surveillance et cacher ce qui se passe réellement. Nous savons que la NSA construit <a href="http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/06/10/prism-mais-ou-la-nsa-stocke-t-elle-ses-donnees/">une énorme installation informatique dans l&#8217;Utah</a> pour stocker toutes ces données et dispose de réseaux informatiques plus rapides pour traiter tout cela. Nous savons que le cyber commandement américain emploie 4000 personnes. </p>
<p>Nous savons que le département de la sécurité intérieure américain collecte également une <a href="http://online.wsj.com/article_email/SB10001424127887324478304578171623040640006-lMyQjAxMTAyMDEwMzExNDMyWj.html">quantité massive</a> de données sur les personnes et que les services de police locaux organisent des &#8220;centres de fusion&#8221; pour collecter et analyser ces données <a href="http://www.judicialwatch.org/blog/2012/10/dhs-covers-up-failures-of-u-s-counterterrorism-centers/">pour dissimuler les ratés de ce programme</a>. Tout cela fait partie de la militarisation de la police. </p>
<p>Rappelez-vous en 2003, quand le Congrès américain a refusé les fonds pour le décidément sinistre programme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Information_Awareness_Office">Total Information Awareness</a> ? Il n&#8217;est pas mort. Il a juste changé de nom et a été divisé en plusieurs petits programmes. Nous savons que des entreprises <a href="http://www.ba-consultants.fr/articles/divers/245">font une énorme quantité d&#8217;espionnage</a> pour le compte du gouvernement : de toutes parts.  </p>
<p>Mais si nous savons tout cela ce n&#8217;est pas parce que le gouvernement est honnête et disponible, mais principalement par le biais de trois canaux de retour : les allusions par inadvertance ou les aveux catégoriques d&#8217;officiers du gouvernement lors d&#8217;auditions ou d&#8217;enquêtes, les informations recueillies par des documents gouvernementaux dans le cadre de la législation sur la liberté d&#8217;information, et par les actions des dénonciateurs et lanceurs d&#8217;alertes. </p>
<p>Mais il y a bien plus de choses que nous ne savons pas, et souvent ce que nous savons est obsolète. Nous en savons un peu sur le programme Echelon de la NSA grâce à une enquête européenne de 2000 et sur les plans du Département de sécurité intérieure concernant le Total Information Awareness de 2002, mais beaucoup moins sur la façon dont ces programmes ont évolué. Nous pouvons tirer des déductions sur les installations de la NSA dans l&#8217;Utah sur la base du montant théorique de données provenant de diverses sources comme le coût des infrastructures de calcul et les exigences de puissance de l&#8217;installation, mais ce sont au mieux des approximations. Pour l&#8217;essentiel, nous sommes complètement dans le noir. </p>
<p>Et ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;il faut. </p>
<p>Le gouvernement américain est dans une frénésie du secret. Il <a href="http://www.bradleymanning.org/news/the-scale-of-american-overclassification">surclassifie</a> plus d&#8217;informations que jamais. Et nous apprenons, encore et encore, que notre gouvernement qualifie régulièrement des choses, non pas parce qu&#8217;elles ont besoin d&#8217;être secrètes, mais parce que leur libération l&#8217;embarrasserait. </p>
<p>Savoir comment le gouvernement espionne nous est important. Non seulement parce que l&#8217;essentiel de cet espionnage est illégal &#8211; ou, pour être aussi charitable que possible, basé sur de nouvelles interprétations de la loi &#8211; mais parce que nous avons le droit de savoir. La démocratie exige des citoyens bien informés afin de fonctionner correctement, <a href="http://www.theatlantic.com/politics/archive/2013/05/transparency-and-accountability-dont-hurt-security-theyre-crucial-to-it/275662/">la transparence et la responsabilité</a> sont des éléments essentiels de cela. Cela signifie savoir ce que notre gouvernement fait pour nous, en notre nom. Cela signifie savoir ce que le gouvernement fait dans les limites de la loi. Sinon, nous vivons dans un <a href="http://frank.geekheim.de/?page_id=128">état policier</a>.&#8221;</p></blockquote>
<h3>Protéger les dénonciateurs</h3>
<p><i>&#8220;Nous avons besoin de dénonciateurs. </p>
<p>Faire fuiter l&#8217;information sans se faire attraper est devenu difficile. Il est presque impossible de maintenir la vie privée à l&#8217;ère d&#8217;internet&#8221;</i> (<a href="http://www.internetactu.net/2013/03/21/pouvoir-et-internet/">comme le disait Schneier dans un récent article pour CNN dont nous avions rendu compte</a>), explique-t-il en évoquant Bradley Manning et Wikileaks ou <a href="http://www.newyorker.com/strongbox">la plateforme sécurisée du <i>New Yorker</i></a> pour lui communiquer des informations compromettantes et <a href="http://www.wired.com/opinion/2013/05/listen-up-future-deep-throats-this-is-how-to-leak-to-the-press-today/">en pointant vers les solutions existantes</a> pour faire fuiter des informations de la manière la plus discrète possible, comme <a href="http://www.whistleblowers.org/index.php?option=com_content&#038;task=view&#038;id=984&#038;Itemid=173">le fait le Centre national des lanceurs d&#8217;alerte américain</a>.</p>
<blockquote><p>&#8220;La fuite d&#8217;information est également très dangereuse. L&#8217;administration Obama a lancé une guerre contre les dénonciateurs, les poursuit &#8211; à la fois légalement et par l&#8217;intimidation &#8211; plus que ne l&#8217;a faite toute autre administration précédente. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Klein">Mark Klein</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Andrews_Drake">Thomas Drake</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Binney_%28U.S._intelligence_official%29">William Binney</a> ont tous été persécutés pour avoir exposé les détails techniques de notre état de surveillance. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bradley_Manning">Bradley Manning</a> a été traité cruellement et inhumainement &#8211; <a href="http://www.wired.com/threatlevel/2012/03/manning-treatment-inhuman/">et peut-être torturé</a> &#8211; pour avoir organisé la fuite des secrets du département d&#8217;État. </p>
<p>Les <a href="http://www.nytimes.com/2013/05/26/us/leaks-inquiries-show-how-wide-a-net-is-cast.html">actions</a> de l&#8217;administration Obama contre l&#8217;Associated Press, sa persécution de Julian Assange et sa poursuite sans précédent de Manning pour &#8220;intelligence avec l&#8217;ennemi&#8221; démontre dans quelle mesure il est prêt à aller pour intimider les dénonciateurs &#8211; ainsi que les journalistes qui leur parlent.</p>
<p>Mais la dénonciation est essentielle, et doit être d&#8217;autant plus étendue dans un gouvernement-espion. Elle est nécessaire pour le bon gouvernement et pour nous protéger contre les abus de pouvoir.&#8221;</p></blockquote>
<p>L&#8217;enjeu que pointe très bien Schneier ici vise à la protection des lanceurs d&#8217;alertes, même si toute la difficulté consiste à les définir. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_d'alerte#Protection_juridique_des_lanceurs_d.27alerte">On voit bien que les législations nationales et internationales s&#8217;interrogent et évoluent sur ce point</a>, passant de la reconnaissance à l&#8217;élargissement du champ d&#8217;application de la loi. Ce que montre Schneier c&#8217;est qu&#8217;il faut activement continuer ces travaux. </p>
<h3>Mieux surveiller les surveillants</h3>
<blockquote><p>&#8220;Nous avons besoin de plus de détails sur la pleine mesure des capacités d&#8217;espionnage du FBI. Nous ne savons pas qu&#8217;elles sont les informations qu&#8217;il recueille systématiquement sur les citoyens américains, les informations supplémentaires qu&#8217;il recueille sur ceux des diverses listes de surveillance, et les justifications juridiques qu&#8217;il invoque pour ses actions. Nous ne savons pas ses plans pour la collecte des données à l&#8217;avenir. Nous ne savons pas ce que recouvrent les scandales et les actions illégales passées ou présentes. </p>
<p>Nous avons également besoin d&#8217;informations sur les données que la NSA rassemble, que ce soit au niveau national ou international. Nous ne savons pas combien il en recueille subrepticement, ni combien en s&#8217;appuyant sur des arrangements passés avec diverses sociétés. Nous ne savons pas combien de fois il utilise des outils pour craquer des mots de passe ou des données cryptées ni combien de fois il exploite les vulnérabilités de systèmes existants. Nous ne savons pas si délibérément il insère des portes dérobées sur les systèmes qu&#8217;il veut tracer, que ce soit avec ou sans la permission des éditeurs de systèmes de communication.</p>
<p>Et nous avons besoin d&#8217;informations sur les types d&#8217;analyses que ces organisations réalisent. Nous ne savons pas ce qu&#8217;ils éliminent rapidement au point de collecte, ni ce qu&#8217;ils stockent pour une analyse ultérieure &#8211; ni combien de temps ils stockent. Nous ne savons pas le genre de profilage de base de données qu&#8217;ils réalisent, ni la réalité de l&#8217;étendue de l&#8217;analyse des réseaux de caméras de surveillance ou de drones, combien de fois ils effectuent une analyse comportementale, ou comment tracent-ils massivement les relations des personnes qui sont sur leurs listes de surveillance. </p>
<p>Nous ne savons pas quel est l&#8217;ampleur de l&#8217;appareil de surveillance américain aujourd&#8217;hui, que ce soit en terme d&#8217;argent, d&#8217;employés, ni du nombre de personnes surveillées ou la quantité de données recueillies. La technologie moderne permet de contrôler largement plus de personnes qu&#8217;il ne pourrait jamais être fait manuellement &#8211; les révélations récentes sur la NSA démontrent qu&#8217;elle pourrait facilement surveiller tout le monde.&#8221;</p></blockquote>
<p>Schneier, ici, pointe très bien du doigt que la surveillance organisée par nos gouvernants doit être plus transparente. Cela ne signifie pas que nous devions tout savoir, mais que celle-ci doit être mieux encadrée qu&#8217;elle ne l&#8217;est. L&#8217;enjeu n&#8217;est pas de savoir ce qu&#8217;ils font, mais jusqu&#8217;où ils vont, ou pour le dire autrement, que la classification des actions ne doit pas signifier la classification des bilans ou des méthodes. On pourrait dire que l&#8217;action de la police devrait être plus transparente, mais en fait il faudrait plutôt dire qu&#8217;elle ne peut pas être totalement obscure. </p>
<h3>Face à la montée de la surveillance, la dénonciation est la seule arme des citoyens</h3>
<blockquote><p>&#8220;La dénonciation est la réponse morale à une activité immorale accomplie par ceux qui sont au pouvoir. Ce qui est important ici, ce sont les programmes et les méthodes, plus que les données concernant le public. Je comprends que je demande aux gens de s&#8217;engager dans un comportement illégal et dangereux. Faites-le avec soin et faites avec le plus de sécurité possible, mais &#8211; et je parle directement à vous, personne travaillant sur un de ces secrets ou de ces programmes illégaux &#8211; faites-le.</p>
<p>Si vous voyez quelque chose, dites quelque chose. Il ya beaucoup de gens aux États-Unis qui apprécieront et vous admireront.</p>
<p>Pour le reste d&#8217;entre nous, nous pouvons vous aider en protestant contre cette guerre contre les dénonciateurs. Nous devons forcer nos politiciens à ne pas les punir &#8211; enquêter sur les violations et non sur les messagers &#8211; et veiller à ce que des personnes injustement persécutées puissent obtenir réparation. </p>
<p>Notre gouvernement met son propre intérêt avant les intérêts du pays. Cela doit changer.&#8221;</p></blockquote>
<p>Face à la montée de la surveillance, la dénonciation est la seule arme des citoyens. Cela signifie donc que nous devons l&#8217;armer légalement. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/9780300172331_p0_v1_s260x420.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/9780300172331_p0_v1_s260x420.jpg" alt="Nothing to hide" title="Nothing to hide" width="200" hspace="6" vspace="6" align="right" /></a>Le juriste américain Daniel Solove, spécialiste de la vie privée (voir <a href="http://www.internetactu.net/2009/10/21/la-valeur-sociale-de-la-vie-privee/">La valeur sociale de la vie privée</a>), auteur de <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0300172338/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=0300172338&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Rien à cacher : le faux compromis entre vie privée et sécurité</a></i> est allé dans le même sens que Bruce Schneier en réagissant à ces affaires dans <a href="http://www.linkedin.com/today/post/article/20130610082630-2259773-president-obama-s-flawed-defense-of-surveillance-4-responses">un article pour Linked-in</a>. Dans cet article, il répond <a href="http://thehill.com/video/administration/304165-obama-defends-nsa-programs-as-striking-right-balance">à la défense que le président Obama a fait de ces programmes</a>. </p>
<p><i>&#8220;Certes, le président a déclaré qu&#8217;on ne pouvait pas avoir 100% de sécurité et 100% de vie privée et aucun inconvénient et que le gouvernement devait faire des choix. C&#8217;est certainement vrai, mais, s&#8217;il y a des compromis à faire, le débat reste toujours jeté comme un choix entre tout ou rien. En fait, le problème de ces programmes n&#8217;est pas qu&#8217;ils réduisent la vie privée, mais de savoir si ces programmes sont soumis à une surveillance appropriée, à une responsabilisation et une transparence suffisante.&#8221;</i> </p>
<p>Solove répond ensuite aux arguments d&#8217;Obama qui a rappelé que le Congrès et les juges avaient voté des lois autorisant ces programmes. <i>&#8220;Le fait que le Congrès et le pouvoir judiciaire aient été impliqués ne signifie pas automatiquement qu&#8217;il y ait une surveillance adéquate&#8221;</i>, répond Solove. Dans les années 70, le Congrès américain avait mené une enquête sur la surveillance faite par le gouvernement et avait publié un rapport qui faisait la chronique des violations du droit par les agences du gouvernement, pointant du doigt notamment la surveillance injustifiée du FBI sur Martin Luther King. Mais depuis, le Congrès n&#8217;a pas réitéré pareille enquête. Or, pour s&#8217;engager dans une surveillance adaptée, il devrait mener une enquête de ce type au moins tous les 10 ans, estime le juriste. </p>
<p>Ensuite, rappelle Solove, <i>&#8220;le contrôle judiciaire de ces programmes de surveillance est souvent minime et fait en secret. Il n&#8217;existe aucun moyen pour le public d&#8217;évaluer les programmes si tout est clandestin. Enfin, nous ne devrions pas faire confiance au gouvernement. Ce devrait être l&#8217;inverse : le gouvernement devrait nous faire confiance. Dans une démocratie, le gouvernement sert la volonté du peuple, et le gouvernement doit toujours avoir à justifier ce qu&#8217;il fait. Les gens sont le patron ultime, or nous ne pouvons pas évaluer ce que le gouvernement fait sans transparence.</p>
<p>Bien sûr, parfois le secret est nécessaire pour une période de temps, mais il devrait être utilisé avec plus de parcimonie. Comme je le décris dans mon livre, d&#8217;innombrables gouvernements ont eu recours au secret par le passé, mais la plupart du temps pour des raisons inutiles ou pour couvrir des erreurs ou des abus.&#8221;</i> </p>
<p>Selon la loi, les numéros de téléphone et les durées d&#8217;appels reçoivent beaucoup moins de protection que leurs contenus. Mais c&#8217;est là une grave lacune de la loi estime le juriste. Les numéros que l&#8217;on appelle révèlent beaucoup sur nos activités privées, il permet de connaître l&#8217;identité de vos relations et de supposer certaines choses en se basant sur la fréquence des appels, rappelle encore Solove. </p>
<p>Enfin, Barack Obama a justifié le fait que certaines informations soient classées secret défense, afin que les terroristes ne soient pas au courant et n&#8217;adaptent pas leurs mesures en fonction. Pour Solove, ce sempiternel argument selon lequel la transparence aide les terroristes n&#8217;est pas clair. <i>&#8220;Révéler les paramètres de base, les méthodes, les principes des diverses formes de surveillance ne rendrait pas la surveillance inefficace&#8221;</i>, avance le juriste. Ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on dispose de la liste des techniques de sécurité utilisées par une banque qu&#8217;on va trouver la solution pour la cambrioler. Si on en possède les plans détaillés et toutes les informations relatives, peut-être. Mais peut-être y a-t-il une différence entre la transparence totale et l&#8217;information exacte et nécessaire ? </p>
<blockquote><p>&#8220;Au minimum, les affirmations selon lesquelles les programmes de surveillance doivent être gardés secrets doivent être remis en cause&#8221;, conclut Solove. &#8220;Et même plus, le public a besoin de savoir ce que fait le gouvernement. Sans cette transparence, il n&#8217;existe aucun moyen pour le public d&#8217;évaluer le gouvernement. La démocratie ne fonctionne pas sur la confiance aveugle.&#8221;</p></blockquote>
<p>Ce que nous disent en tout cas ces deux éditorialistes, c&#8217;est que la surveillance des gouvernants est primordiale et que celle-ci doit être organisée, encadrée et régulièrement revisitée. Et ce d&#8217;autant plus que les moyens de surveillance se démultiplient et sont plus accessibles. Les citoyens doivent avoir accès aux méthodes, aux techniques, aux bilans&#8230; Pas aux actions peut-être, mais celles-ci doivent être mesurées et évaluées. La technologie donne au renseignement une puissance sans précédent. En retour nous devons exiger que le bilan qui nous en est livré soit lui aussi plus puissant, afin que nous puissions mieux armer la régulation et nos contre-pouvoirs. </p>
<p>Hubert Guillaud</p>

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		<title>L’impression 3D, pilier de la prochaine révolution industrielle ?</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 07:09:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie et marchés]]></category>
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		<description><![CDATA[Révolution industrielle d&#8217;un nouveau genre ou mode sans conséquence ? Le réel impact de l&#8217;impression 3D reste flou. Dans un article de Wired, Carl Bass (@carlbass, Wikipédia), CEO d&#8217;Autodesk, se penche sur les avantages et les limites de cette technologie. 
Le &#8220;paradoxe de la complexité&#8221;
L&#8217;impression 3D repose sur des principes totalement nouveaux, en contradiction avec l&#8217;usinage traditionnel. En effet,&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Révolution industrielle d&#8217;un nouveau genre ou mode sans conséquence ? Le réel impact de l&#8217;impression 3D reste flou. <a href="http://www.wired.com/opinion/2013/05/an-insiders-view-of-the-hype-and-realities-of-3-d-printing/">Dans un article de <i>Wired</i></a>, Carl Bass (<a href="https://twitter.com/carlbass">@carlbass</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Bass">Wikipédia</a>), CEO d&#8217;<a href="http://www.autodesk.com/">Autodesk</a>, se penche sur les avantages et les limites de cette technologie. </p>
<h3>Le &#8220;paradoxe de la complexité&#8221;</h3>
<p>L&#8217;impression 3D repose sur des principes totalement nouveaux, en contradiction avec l&#8217;usinage traditionnel. En effet, il n&#8217;existe pas de limite à la complexité d&#8217;un objet. Il n&#8217;est pas plus difficile d&#8217;imprimer un objet sophistiqué qu&#8217;un autre basique. <i>&#8220;Les autres techniques de fabrication, perfectionnées par des années d&#8217;industrialisation, continuent à se battre contre la complexité géométrique, tandis que les imprimantes 3D peuvent réaliser avec la même facilité les formes les plus intriquées ou un simple cube&#8221;</i>. Bass pointe <a href="http://www.iijiij.com/2012/12/30/the-achilles-heel-of-3d-printing-015281">un article de Peter Friedman publié dans l&#8217;<i>Innovation Investment Journal</i></a> qui analyse encore plus finement ce rapport entre la complexité et l&#8217;impression 3D. En fait, plus l&#8217;objet à réaliser se révèle complexe, moins cela coûtera cher. Ce que Friedman nomme le &#8220;paradoxe de la complexité&#8221;, exprimé ainsi : <i>&#8220;plus grande complexité = plus de vides et plus importants = moins d&#8217;encre = prix plus bas.&#8221;</i> Autrement dit, contrairement à la réalité industrielle classique, plus un objet est tarabiscoté, plus sa structure est complexe, moins il demande de matière première, &#8220;d&#8217;encre&#8221; (qui peut être du plastique, du métal, etc.). </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/133799283_8e9ab4cd6e_z.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/133799283_8e9ab4cd6e_z.jpg" alt="" title="133799283_8e9ab4cd6e_z" width="540" /></a><br />
<i>Image : les délinéaments complexes d&#8217;une lampe réalisée via la technique de l&#8217;impression 3D par l&#8217;artiste <a href="http://www.bathsheba.com/">Bathsheba Grossman</a> lors de la Maker Faire d&#8217;avril 2006 <a href="http://www.flickr.com/photos/42614915@N00/133799283/">et photographiée par Mary Mactavish</a>. La complexité n&#8217;a pas besoin nécessairement de beaucoup de matière. </i></p>
<p>Mais pour autant, l’impression 3D fait face à des difficultés inédites, car si elle <i>&#8220;n&#8217;est pas gênée par la complexité, elle est contrainte par le volume&#8221;</i>. En effet, remarque Bass, tout tend à augmenter de façon dramatique en fonction de la taille de ce qu&#8217;on veut matérialiser. En fait, tout est porté au cube ! Ainsi, explique-t-il, <i>&#8220;si je veux doubler la taille d&#8217;une impression, cela coûtera huit fois plus cher et l&#8217;opération durera huit fois plus longtemps (c&#8217;est-à-dire deux au cube). Si je veux imprimer quelque chose de trois fois plus gros, cela reviendra vingt-sept fois plus cher et exigera vingt-sept fois plus de temps (soit trois porté au cube)&#8221;</i>. </p>
<p>Selon l’article de Friedman, le problème du temps et de la taille est fondamental et tend à annuler l&#8217;avantage de la complexité. </p>
<p>Pour lui <i>&#8220;la combinaison de l&#8217;avantage principal et du plus grand inconvénient de l&#8217;impression 3D, c&#8217;est-à-dire une gestion économique de la complexité combinée avec une réalisation intrinsèquement lente (et de petite taille) sont précisément à l&#8217;opposé (ou en tout cas mal adaptés) aux impératifs pour lesquels les processus industriels sont actuellement optimisés : simplicité quantité et vitesse. </p>
<p>Peu importe le niveau de sophistication que doit posséder un produit fabriqué en masse, la plupart des systèmes créant ces composants sont générés par un équipement travaillant à des débits énormes. L&#8217;automation industrielle classique consiste essentiellement à fabriquer un très grand nombre de choses simples, très rapidement (et correctement).&#8221;</i></p>
<h3>Quel avenir pour les imprimantes 3D ?</h3>
<p>Carl Bass tente ensuite de repérer les prochaines tendances. Ici, son pronostic n&#8217;est pas très surprenant. L&#8217;avenir est à l&#8217;impression 3D de composants électroniques, mais aussi biologiques. On cherche ainsi à <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bX3C201O4MA">imprimer des organes à l&#8217;aide de cellules (vidéo)</a>, et Bass de mentionner <a href="http://www.wired.com/wiredscience/2012/10/printable-life-forms/">l&#8217;équipe de Venter qui cherche à imprimer de l&#8217;ADN</a>. </p>
<p>En revanche, Bass ne parle pas d&#8217;une autre recherche à mon avis porteuse d&#8217;avenir, qu&#8217;est l&#8217;autoassemblage. C&#8217;est une belle chose d&#8217;imprimer des composants d&#8217;un objet, c&#8217;en est une autre de créer des systèmes complexes à partir de ces composants. En ce sens, la &#8220;biomprimerie&#8221; pourrait se révéler plus importante que prévu, et pas seulement pour les applications médicales. La particularité des éléments organiques étant en effet de s&#8217;assembler aisément dans l&#8217;eau. Du coup, le tissu vivant ne serait pas seulement une application possible et un peu extrême de l&#8217;impression 3D. Au contraire, le vivant serait le matériau le plus adapté à cette technique, le plus &#8220;naturel&#8221; bien davantage que la résine ou les plastiques&#8230;</p>
<p>Autre champ de recherche mentionné par Bass, l’application de la 3D à l&#8217;architecture. Il cite bien entendu le fameux projet, <a href="http://www.internetactu.net/2013/06/04/apres-la-smart-city-la-living-city/">déjà mentionné dans nos colonnes</a>, d&#8217;impression d&#8217;une base lunaire à l&#8217;aide de la <a href="http://www.d-shape.com/">D-shape</a> créée par l&#8217;architecte Enrico Dini, &#8220;<a href="http://www.themanwhoprintshouses.com/">l&#8217;homme qui imprime des maisons</a>&#8220;. Mais il note un détail intéressant concernant ce système. Celui-ci nous montre, explique-t-il, qu&#8217;on peut passer d&#8217;un type de machine reposant sur sur ce qui est fourni (&#8220;l&#8217;encre&#8221;, c&#8217;est-à-dire le plastique, ou le métal) à un autre utilisant ce qui est disponible (dans le cas de D-shape, la poussière de lune ou le sable). Et Bass d&#8217;affirmer qu&#8217;on a déjà trouvé le moyen de hacker une imprimante 3D pour lui faire accepter des déchets comme matière première (il ne cite pas sa référence, mais peut-être s&#8217;agit-il de <a href="http://www.wired.co.uk/news/archive/2013-01/19/filabot">la filabot</a> qui permet de fabriquer du fil de plastique à partir de déchets de plastique). Et de se demander quel sera l&#8217;impact de l&#8217;impression 3D en matière de recyclage. </p>
<p>Bass cite aussi d&#8217;autres projets analogues, celui de l&#8217;architecte <a href="http://blog.makezine.com/2012/05/01/ecological-3d-printing-research-team-interview/">Ronald Rael</a>, par exemple, et de son <a href="http://www.rael-sanfratello.com/?p=1154">&#8220;siège limace&#8221;</a>, qui n&#8217;utilise pas d&#8217;imprimantes 3D géantes comme peut l&#8217;être la D-Shape, mais une &#8220;ferme d&#8217;imprimantes&#8221; qui génère des composants de petite taille, assemblés par la suite pour produire des objets beaucoup plus grands. </p>
<p>Bass mentionne aussi les recherches de  <a href="http://www.bkhoshnevis.com/">Boris Behrokh Khoshnevis</a> à l&#8217;université de Californie du Sud, créateur de <a href="http://www.contourcrafting.org/">Contour Crafting</a>, dont les procédés d&#8217;impression sont susceptibles de réaliser des maisons complètes. Ici, il ne s’agit pas non plus d&#8217;une imprimante 3D géante, mais plutôt d&#8217;un bras robot doté d&#8217;une capacité de déplacement très large (<a href="http://www.youtube.com/embed/-yv-IWdSdns">voir vidéo</a>).</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/-yv-IWdSdns" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>L&#8217;imprimante 3D, pilier de la prochaine révolution industrielle ?</h3>
<p>Reste la grande question : l&#8217;impression 3D offrira-t-elle la &#8220;troisième révolution industrielle&#8221; annoncée ? Permettra-t-elle une revitalisation de l&#8217;activité industrielle dans nos contrées ? </p>
<p>Pour Bass, il reste du chemin à parcourir pour en arriver là. La première étape, selon lui, consiste à passer du pur prototypage à une production limitée. La production d&#8217;objets à partir d&#8217;impression 3D concernera d&#8217;abord la création en petite quantité d&#8217;artefacts de &#8220;grande valeur&#8221;, comme des prothèses ou de la bijouterie. </p>
<p>L&#8217;impression 3D favorisera-t-elle la renaissance du tissu industriel occidental (Bass parle bien sûr des USA, mais on peut je pense sans trop extrapoler appliquer ses arguments à l’Europe) ? A ses yeux, même l&#8217;adoption de cette nouvelle forme d’industrialisation ne permettra pas de récupérer les emplois perdus. De plus, les futurs métiers devront être beaucoup plus spécialisés, impliquant une bonne connaissance du numérique et des logiciels. </p>
<p>Quelle sera la place du &#8220;do-it-yourself&#8221; dans un futur proche ? Chacun deviendra-t-il son propre industriel ? Ou cela restera-t-il, malgré tout, un secteur réservé aux professionnels ? Bass n’aborde pas directement la question, mais pointe <a href="http://www.wired.com/business/2013/05/3d-printing-hits-its-industrial-stride-while-the-diy-market-slows-dramatically/">vers un autre article qui donne matière à réflexion</a>. Il y est question d&#8217;un rapport annuel de <a href="http://wohlersassociates.com/index.html">Wohlers Associates</a> sur l’état de l&#8217;impression 3D. On y apprend que le marché global de cet écosystème technologique est en expansion, ayant atteint 2,2 milliards de dollars en 2012, à comparer au 1,7 milliard gagné en 2011 (soit une progression de 25% environ). Sur cette somme, les imprimantes low cost ne totalisent que 40 millions de dollars, soit 6,5% de la production. Plus inquiétant, le marché des imprimantes individuelles est en train de ralentir. De 2008 à 2011, la progression a été de 346% par an. Cette année, on s&#8217;est contenté d&#8217;un petit 46%. Selon Wohler, <i>&#8220;il ne s&#8217;agit pas de systèmes de niveau professionnels, et ils ne sont pas si faciles à utiliser. Je ne vois pas une famille moyenne employer une imprimante 3D pour fabriquer des composants.&#8221;</i> </p>
<p>C&#8217;est dans les domaines ultras spécialisés, comme la médecine ou l&#8217;aérospatiale que s&#8217;annoncent les profits les plus juteux. Du reste, toujours selon Wholers, des sociétés &#8220;DIY&#8221; comme Makerbots tenteraient aujourd&#8217;hui de &#8220;monter en gamme&#8221; et toucher un marché professionnel. </p>
<p>Si Bass et les autres ont raison, l&#8217;impression 3D va probablement s&#8217;installer dans le paysage industriel, mais pas de la manière &#8220;révolutionnaire&#8221; qu&#8217;on pourrait espérer. N&#8217;oublions pas toutefois que les vrais changements se font par des combinaisons de technologies : la convergence entre biologie synthétique, autoassemblage et impression 3D (<a href="http://www.internetactu.net/2013/06/04/apres-la-smart-city-la-living-city/">telle que présentée dans notre article précédent</a>) pourrait s’avérer beaucoup plus transformatrice que l&#8217;impression 3D prise isolément.</p>
<p>Rémi Sussan </p>

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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 05:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;essentiel de la seconde édition de la conférence Quantified Self Europe a pris la forme d&#8217;une succession de présentations personnelles interrogeant les métriques que chacun produit de soi. Tentons d&#8217;en produire un peu de sens critique, malgré la grande diversité des expériences relatées. 
La mesure peut-elle changer les comportements ?
Jakob EG Larsen (@jakobeglarsen) est professeur associé au département d&#8217;informatique&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;essentiel de la seconde édition de la conférence Quantified Self Europe a pris la forme d&#8217;une succession de présentations personnelles interrogeant les métriques que chacun produit de soi. Tentons d&#8217;en produire un peu de sens critique, malgré la grande diversité des expériences relatées. </p>
<h3>La mesure peut-elle changer les comportements ?</h3>
<p><a href="http://oaklab.org/">Jakob EG Larsen</a> (<a href="https://twitter.com/jakobeglarsen">@jakobeglarsen</a>) est professeur associé au <a href="http://www.imm.dtu.dk/English.aspx">département d&#8217;informatique de l&#8217;université technique du Danemark</a> et coorganisateur des rencontres du QS à Copenhague. L&#8217;année dernière, <a href="http://www.internetactu.net/2011/12/08/quantified-self-23-des-outils-au-service-de-soi/">il nous avait présenté son scanner de cerveau pour smartphone</a>, cette année, il revenait sur une tout autre expérimentation, qu&#8217;il mène dans le cadre de l&#8217;université, le projet de <a href="http://www.sensible.dtu.dk/?page_id=1030">Sensible DTU</a>. </p>
<p>L&#8217;idée est de proposer aux étudiants qui le souhaitent des téléphones mobiles équipés d&#8217;une application qui mesure leur activité physique et leurs interactions sociales, <a href="http://personalinformatics.org/chi2013/larsen">QS Spiral</a>. Le système analyse beaucoup d&#8217;informations comme les téléphones captés à proximité du téléphone du porteur, les activités vocales, sociales ou par e-mail (sans s&#8217;intéresser aux contenus), la localisation&#8230; Une expérimentation qui vise à faire réfléchir les étudiants sur leurs comportements, car le but du projet est surtout de concevoir une interface qui rende certaines informations plus transparentes tout en ayant une influence sur le comportement des étudiants afin qu&#8217;ils le modifient. L&#8217;expérience vient de débuter et n&#8217;a pas encore amassé suffisamment d&#8217;informations pour rendre des premières conclusions. Via son application, Jakob EG Larsen cherche à pousser la mesure de soi dans ses extrémités : peut-elle être un outil de transformation de soi, un outil <a href="http://www.internetactu.net/2010/04/07/letude-des-comportements-peut-elle-permettre-de-les-changer-14-le-progres-a-besoin-detre-mieux-gere/">d&#8217;économie comportementale</a> ?  </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/AchieveMint.png"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/AchieveMint.png" alt="" title="AchieveMint" width="540" height="299" class="alignright size-full wp-image-20123" /></a></p>
<p>Luca Foschini est venu présenter <a href="http://www.achievemint.com/">Achieve Mint</a>, une place de marché pour les activités de santé. Les services sociaux pourraient-ils encourager les gens à utiliser des applications préventives en rémunérant les bonnes pratiques qui nous maintiennent en forme et en bonne santé ? Achieve Mint permet de récupérer les données de nombreuses applications de santé et donne des récompenses à ceux qui les utilisent sous forme de points. La gamification des exercices de santé incite les gens à les utiliser et à les utiliser plus souvent et plus régulièrement, constate le directeur de la recherche d&#8217;Achieve Mint. Inspiré par <a href="http://mayoresearch.mayo.edu/mayo/research/center-for-individualized-medicine/">les études de Mayo Clinic</a>, Luca Foschini espère parvenir à convaincre un service de remboursement de soins à son projet&#8230; afin que les utilisateurs soient récompensés de leurs efforts à prendre soin de leur santé, d&#8217;une manière préventive. Reste bien sûr à trouver les partenariats institutionnels capables de prolonger et financer cette vision. Est-ce que demain, la mesure de soi et les résultats de santé préventifs qui en découlent pourront recevoir le soutien des politiques publiques et comment ? </p>
<h3>L&#8217;interprétation des chiffres en question</h3>
<p>Pour <a href="http://www.sublime.org/">Robin Barooah</a>, malgré les efforts de la science, notre humeur demeure assez mystérieuse. <a href="http://www.eurekalert.org/pub_releases_ml/2011-09/aaft-q090111.php">Selon une étude récente du collège européen de neuropsychopharmacologie</a>, 38% des adultes européens disent souffrir d&#8217;un trouble psychologique menant à des déséquilibres de l&#8217;humeur. Selon lui, nous devrions porter plus d&#8217;attention à notre humeur. Mais qu&#8217;est-ce que l&#8217;humeur ? L&#8217;humeur décrit un état émotionnel à court terme, par rapport au tempérament, à l&#8217;émotion ou à la personnalité qui décrivent des modèles à plus long terme. <i>&#8220;L&#8217;humeur est une variable de nos sentiments eux-mêmes inclus dans d&#8217;autres variabilités&#8221;</i>. C&#8217;est quelque chose d&#8217;éphémère tant et si bien qu&#8217;il est facile d&#8217;oublier quand elle débute ou quand elle prend fin. Certaines personnes peuvent changer d&#8217;humeur très rapidement. Or si le contexte est important, il n&#8217;est pas le seul paramètre à influer sur l&#8217;humeur, estime Robin Boorah. </p>
<p>L&#8217;humeur influe sur nos décisions et a des conséquences sur nos choix immédiats. De plus, nous avons tendance à être plus attentifs à notre mauvaise humeur qu&#8217;à notre bonne humeur. Comme c&#8217;est un état passager, nous n&#8217;en avons pas le souvenir : qui peut dire quelle était son humeur la semaine dernière ? </p>
<p>En 2008, Robin Barooah était au bord du désespoir. Il souffrait d&#8217;une forme de dépression le rendant paranoïaque et suicidaire. C&#8217;est alors qu&#8217;il a commencé la pratique de la méditation en tenant un journal des sessions, de leurs durées et de leurs effets sur son humeur via un simple calendrier Google. Il a créé une ligne de temps des entrées de son journal&#8230; Mais il demeurait difficile d&#8217;en extraire du sens, voire d&#8217;avoir envie de se plonger dans ce retour rétrospectif sur soi. Il a tenté de corréler son journal de méditation à l&#8217;enregistrement de ses humeurs, mais c&#8217;était difficile. Est-ce qu&#8217;il avait tendance à plus changer d&#8217;humeur quand il méditait moins ? Le nombre de changements d&#8217;humeur fréquent était-il lié à un stress particulier ? En dévoilant ses doutes face aux données, Robin Boorah montre bien l&#8217;une des limites de la mesure et de l&#8217;interprétation des chiffres&#8230; Se mesurer ne signifie pas être capable de corréler ou d&#8217;analyser les données accumulées. L&#8217;enseignement qu&#8217;il en a retiré ne peut s&#8217;appliquer à personne d&#8217;autre qu&#8217;à lui, rappelle-t-il comme le font si souvent les quantifiés. La connaissance de soi à travers les nombres ne conduit pas à une connaissance universelle. Tous les parcours sont singuliers. Et celui de Robin l&#8217;est également. En mars 2012, il subit un traitement expérimental dans le cadre <a href="http://www.beckleyfoundation.org/category/research/mdma/">du programme de recherche lié aux drogues mené par le professeur Ben Sessa à Beckley</a> qui l&#8217;a singulièrement transformé. Sa pratique de la méditation s&#8217;est stabilisée. Son humeur également tant et si bien qu&#8217;il a arrêté de la suivre. </p>
<p><a href="http://www.joncousins.com/">Jon Cousins</a> (<a href="https://twitter.com/joncousins">@joncousins</a>) a également toujours eu des problèmes d&#8217;humeur. Malgré une dépression à 22 ans, il a toujours vécu avec. C&#8217;est seulement il y a 7 ans, à cinquante ans, alors que ses changements d&#8217;humeur devenaient intolérables, qu&#8217;il a été diagnostiqué comme souffrant de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_bipolaire">troubles bipolaires</a>. Son psychiatre n&#8217;arrivant pas à l&#8217;aider, il lui a demandé de suivre ses humeurs, sans lui donner d&#8217;outils pour le faire. Il a utilisé le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Affect_measures">lexique PANAS</a> pour créer un jeu de cartes pour décrire son humeur, qui lui a donné l&#8217;idée de créer <a href="https://www.moodscope.com/">Moodscope</a>, un outil en ligne pour catégoriser son humeur et y associer des éléments de contexte, des mots-clefs ou des explications. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/8734245769_e9df1e61d6_z.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/8734245769_e9df1e61d6_z.jpg" alt="Jon Cousins" title="Jon Cousins" width="540" /></a><br />
<i>Image : Jon Cousins dans la salle de QS Europe 2013 <a href="http://www.flickr.com/photos/cubicgarden/8734245769/"> photographié par Ian Forrester</a>.</i></p>
<p>Moodscope c&#8217;est désormais 36 000 utilisateurs et 1,4 million d&#8217;enregistrements d&#8217;humeur par jour. Lui-même a enregistré son humeur durant 7 ans. Il a rassemblé les mots clefs des jours où son humeur était la meilleure et ceux où son humeur était la pire, pour constater très lisiblement combien ses proches étaient la raison de sa bonne humeur et combien sa relation avec sa collègue et la start-up qu&#8217;il avait lancée finissaient par lui miner le moral. Alors que le lancement avait été passionnant, la routine de l&#8217;administration du projet le lassait. Il a donc démissionné de Moodscope pour se lancer dans un nouveau projet.</p>
<p>Le designer <a href="http://www.lucamascaro.info/">Luca Mascaro</a> (<a href="https://twitter.com/lucamascaro">@lucamascaro</a>) a eu une belle idée qui aurait plu au réalisateur Michel Gondry. Celle de mesurer ses rêves. On passe plus de 23 ans de nos vies à dormir, rappelle-t-il. Or, chacun de nos rêves est unique. Ce sont à la fois des images, des pensées, des sensations qui nous occupent durant notre sommeil, mais également des pensées qui disent des choses de nous. Peut-on corréler la conscience à l&#8217;inconscience ? </p>
<p>Pour y parvenir, Luca Mascaro avait besoin d&#8217;imaginer un outil très créatif. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il a conçu <a href="https://www.dreamboard.com/">DreamBoard</a> (<a href="http://www.slideshare.net/lucamascaro/me-myself-and-i-a-dream-tracking-tale">voir sa présentation</a>). Pendant un an, il a utilisé cet outil pour raconter ses rêves. Mais plutôt que d&#8217;utiliser des informations narratives, il a plutôt favorisé des données structurées afin de pouvoir mieux mesurer les 210 rêves qu&#8217;il a notés. Il enregistre ainsi son humeur, la couleur, son émotion, les lieux où se déroulent ses rêves, les protagonistes&#8230; Un outil, assez fascinant, qui donne effectivement l&#8217;impression de pénétrer un autre monde. Pour autant, si Luca Mascaro montre qu&#8217;on peut tenter de mesurer ses rêves, il demeure plus difficile de les orienter, d&#8217;influer sur eux. La mesure ne permet pas toujours l&#8217;action.</p>
<p><iframe src="http://fr.slideshare.net/slideshow/embed_code/15959438" width="540" height="356" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" style="border:1px solid #CCC;border-width:1px 1px 0;margin-bottom:5px" allowfullscreen webkitallowfullscreen mozallowfullscreen> </iframe>
<div style="margin-bottom:5px"> <a href="http://fr.slideshare.net/lucamascaro/me-myself-and-i-a-dream-tracking-tale" title="Me, myself and I: a dream tracking tale" target="_blank">Me, myself and I : a dream tracking tale</a> par <a href="http://fr.slideshare.net/lucamascaro" target="_blank">Luca Mascaro</a></div>
<p>Le designer <a href="http://www.baresi.org/">Giorgio Baresi</a> (<a href="https://twitter.com/giorgiobaresi">@giorgiobaresi</a>) (<a href="http://www.internetactu.net/?s=baresi">que nous avions déjà entendu l&#8217;année dernière</a>) a développé un application pour suivre ses objectifs, sur le modèle de <a href="https://www.didthis.com/">DidThis</a> ou <a href="https://www.beeminder.com/">Beeminder</a>, baptisée <a href="http://intheflow.it/">InTheFlow</a> en référence au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Flow_(psychologie)">concept</a> développé par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi. Il a tracé son humeur de septembre 2011 à mars 2012&#8230; Mais il n&#8217;a rien découvert dans les résultats de ces données. Son déménagement par exemple, moment toujours éprouvant, était invisible dans ses mesures. <i>&#8220;La mesure de soi n&#8217;est qu&#8217;un miroir qui ne renvoie que ce qu&#8217;on lui montre&#8221;</i>. </p>
<h3>La mesure de soi sert-elle seulement à démontrer ses propres convictions ?</h3>
<p><a href="http://plewis.info/">Peter Lewis</a> est encore étudiant et il s&#8217;est demandé si la méditation pouvait l&#8217;aider à faire ses exercices de mathématiques. Une seule étude a montré des effets positifs de la méditation sur la mémoire de travail, mais rares sont les études qui s&#8217;intéressent à la méditation. Peter a fait une étude sur 24 jours. Il accomplissait une séance de 10 minutes de méditation basée sur la respiration, avant de s&#8217;atteler à résoudre une cinquantaine de problèmes d&#8217;arithmétique via une application dédiée. Il constate qu&#8217;avec la méditation son temps de réponse aux exercices s&#8217;améliore et que les erreurs sont moins nombreuses. Mais pour six collègues qui ont fait le test avec lui, les résultats ne sont pas là. Certains sont même à l&#8217;opposé des siens. Qu&#8217;en déduire alors ? Peter semble déçu que le miroir que le QS lui renvoyait ne soit pas celui qu&#8217;il souhaitait démontrer. Mesure-t-on autre chose que ce qu&#8217;on veut voir apparaître, que ses propres convictions, <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/22/la-mise-en-chiffre-de-soi-12-qui-sont-ceux-qui-se-mesurent/">comme le soulignaient Anne-Sylvie Pharabod, Fabien Granjon et Véra Nikolski dans leur étude pour la revue <i>Réseaux</i></a> ? </p>
<p>Le designer et développeur <a href="http://jngrt.com/">Jan-Geert Munneke</a> de <a href="http://www.sense-os.nl/">Sense OS</a> (<a href="https://twitter.com/jngrt">@jngrt</a>) a un problème de ronflement, visiblement impressionnant. Pour le résoudre, il a décidé de mesurer son sommeil et notamment son activité pendant son sommeil. Le plus difficile a été de trouver un moyen de traiter le son enregistré pendant la nuit et de le corréler aux capteurs de mouvements et de sommeil dont il s&#8217;était paré. D&#8217;après ses résultats, ses ronflements ne semblent pas liés à la qualité de son sommeil, mais plutôt à son activité physique nocturne. Pas un instant dans sa présentation Jan-Geert Munneke n&#8217;a exprimé la possibilité de traiter son ronflement médicalement (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronflement#Traitements">alors que des solutions existent, même si elles ne semblent pas toutes satisfaisantes</a>). Jan-Geert Munneke semble avoir développé un impressionnant dispositif technique pour mesurer ses ronflements à la fois bille en tête et à tâtons, cherchant des corrélations là où il n&#8217;y a peut-être pas lieu d&#8217;en trouver. Face à une telle énergie déployée pour s&#8217;investiguer soi-même on se retrouve parfois désarmé par la candeur de la réponse de l&#8217;auto-suivi. Comme si on pouvait être plus intéressé à se diagnostiquer qu&#8217;à se soigner, à chercher des corrélations qui n&#8217;ont peut-être pas lieu d&#8217;être&#8230; </p>
<p>Charalampos Doukas est bidouilleur et un spécialiste de l&#8217;internet des objets (<a href="http://blog.buildinginternetofthings.com/">blog</a>). Il s&#8217;est équipé d&#8217;un fitbit pour s&#8217;amuser et se motiver à délaisser un peu son écran. Sa principale motivation était de sortir promener son chien&#8230; jusqu&#8217;à ce que celui-ci meurt. L&#8217;auto-discipline n&#8217;est pas toujours suffisante pour se motiver à prendre soin de soi. D&#8217;où l&#8217;idée, facile à mettre en place pour ce hacker, de trouver le moyen de se forcer à atteindre son objectif en s&#8217;autopunissant si celui-ci n&#8217;était pas accompli (<a href="http://fr.slideshare.net/CharalamposDoukas/doukas-io-tqs">présentation</a>). Il a donc utilisé des prises <a href="http://www.belkin.com/us/wemo">Wemo</a> qui s&#8217;actionnent à distance via une application mobile par exemple pour les configurer afin qu&#8217;elles coupent l&#8217;alimentation électrique de certains appareils domestiques s&#8217;il n&#8217;avait pas accomplit son quota de pas quotidien. </p>
<p><iframe src="http://fr.slideshare.net/slideshow/embed_code/21109439" width="540" height="356" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" style="border:1px solid #CCC;border-width:1px 1px 0;margin-bottom:5px" allowfullscreen webkitallowfullscreen mozallowfullscreen> </iframe>
<div style="margin-bottom:5px">  <a href="http://fr.slideshare.net/CharalamposDoukas/doukas-io-tqs" title="My personal experiment on QS and IoT for Motivation" target="_blank">My personal experiment on QS and IoT for Motivation</a> de <a href="http://fr.slideshare.net/CharalamposDoukas" target="_blank">Charalampos Doukas</a></div>
<p><a href="http://blog.buildinginternetofthings.com/2013/01/28/combining-quantifiedself-with-iot-for-effective-motivation/">Via un hack de Fitbit</a>, il lui était possible par exemple d&#8217;empêcher l&#8217;éclairage de sa console de jeu, de couper son accès internet, de couper l&#8217;alimentation électrique de son frigo, bref de créer une plateforme pour générer ses propres punitions personnelles. Charalampos Doukas reconnaît pourtant que, pour lui, cela n&#8217;a pas été suffisant pour le motiver. Au final, il n&#8217;a pas plus marché avant qu&#8217;après avoir mis en place son système de punition. Il reste convaincu que son expérience souligne que la motivation à se mesurer, à faire attention à soi, demeure le point faible de la quantification. Et malgré son contre-exemple personnel, il semble persuadé d&#8217;être sur la bonne voie. Pourtant, voilà longtemps que l&#8217;on sait que la punition n&#8217;est pas un moteur de la motivation&#8230; Cela ne semble pas entamer la naïveté de la démonstration.  </p>
<p>Finalement, quitte à être naïf, <a href="http://carlosrizo.com/">Carlos Rizo</a> (cofondateur de <a href="http://myhealthcareinnovation.com/">My Health Care innovation</a> est peut-être plus lucide. Nombre d&#8217;entre nous cherche à changer son comportement en recevant des messages en ce sens de nos applications. Nous voulons sourire plus souvent, mieux dormir, penser à remercier, respirer, méditer, boire plus d&#8217;eau&#8230; Et si nous procédions à l&#8217;inverse, explique-t-il. Si c&#8217;était à nous de subvertir nos outils pour faire ce que l&#8217;on souhaite faire. Carlos Rizo fait sa démonstration d&#8217;un simple exemple. Pour entraîner sa mémoire, pour nous aider à utiliser avec plus d&#8217;attention nos smartphones, peut-être qu&#8217;une action simple consiste à changer souvent de mots de passe. Voilà une technique simple, gratuite, disponible pour tous qui nous rappelle que nous devons ralentir, nous souvenir. D&#8217;autres habitudes de ce type ne seraient-elles finalement pas plus saines pour notre santé que d&#8217;attendre les sollicitations de nos appareils ? </p>
<h3>De nouveaux outils, de nouvelles métriques ou de nouvelles relations ?</h3>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/8734199239_acff4ddcdc_z.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/8734199239_acff4ddcdc_z.jpg" alt="Eri Gentry sur la scène de QS Europe 2013" title="Eri Gentry sur la scène de QS Europe 2013" width="540" /></a><br />
<i>Image : Eri Gentry sur la scène de QS Europe 2013, <a href="http://www.flickr.com/photos/cubicgarden/8734199239/">photographiée par Ian Forester</a>.</i></p>
<p>Les frontières de la mesure de soi sont en permanences repoussées par de nouveaux outils de mesures, estime <a href="https://twitter.com/erigentry">Eri Gentry</a>, qui s&#8217;occupe de <a href="http://biocurious.org/">BioCurious</a> à San Francisco, en nous dressant un panorama d&#8217;outils de mesure de soi non invasifs dans le domaine de la santé. On trouve désormais des dizaines d&#8217;outils pour mesurer sa santé via son smartphone. Si on trouve facilement des kits pour analyser son urine en ligne (<a href="http://www.amazon.com/Rapid-Response-Strep-A-STR-15S25-Strips/dp/B001DD04SQ/?tag=biohayours-20">Rapid Response strep-A test kit</a> et <a href="http://www.amazon.com/Response-Parameter-Urinalysis-Reagent-Strips/dp/B001EUAXZM">Rapid Response 10 parameter Urinalys</a>), <a href="http://www.linehq.com/showcase/piddle">Piddle</a> et <a href="http://uchek.in/">Uchek</a> sont des applications dédiées. Le principe ne consiste pas à uriner sur son téléphone, mais sur une petite languette de papier que le téléphone analyse en enregistrant ses changements de couleur, pour mesurer son taux de glucose par exemple. Sur le même principe, <a href="http://www.biosense.in/touchb">TouchHb</a> est un test d&#8217;hémoglobine. <a href="http://www.alivecor.com/">Alive Cor</a> ou <a href="http://www.zensorium.com/tinke/">Tinke</a>, permettent quant à eux de mesurer ses battements cardiaques juste en apposant son doigt sur un appareil dédié ou en portant son téléphone près de son coeur. <a href="http://www.visimobile.com/">VisiMobile</a> ou <a href="http://www.scanadu.com/scout/">Scout de Scanadu</a> détectent d&#8217;autres signaux vitaux comme la température ou la pression sanguine. <a href="http://acehearing.hk/">AceHearing</a> mesure ce qu&#8217;on écoute pour tester la qualité de la sienne. <a href="http://reticue.com/RetiCue/Welcome.html">eyeMitra</a> et <a href="http://web.media.mit.edu/~pamplona/NETRA/">Netra</a>, développé au MIT, sont des outils de diagnostic de la vue. Ou encore le <a href="http://www.op-innovations.com/en/node/95">TrueSenseKit</a> d&#8217;Open Path, un minuscule capteur de quelques centimètres qui permet de mesure l&#8217;activité encéphalographique ou cardiaque et qui se porte à même la peau. Ou encore, comme l&#8217;expliquait Renate Zwiksen dans une autre présentation, le capteur <a href="http://www.bio-clip.com/">Bioclip</a>, un capteur de doigt qui permet de mesurer l&#8217;évolution de sa pression artérielle, précieux indicateur de santé pour prévenir les attaques cardiaques, qui vise demain à remplacer des capteurs plus encombrants et plus chers comme le <a href="http://atcormedical.com/sphygmocor.html">Sphygmocor</a>, le <a href="http://www.skidmoremedical.com/">Vicorder</a> ou le <a href="http://www.complior.fr/">Complior</a>&#8230; </p>
<p>Enfin, Eri Gentry évoque les tests génomiques comme ceux de <a href="http://www.talking20.com/">Talking20</a> ou <a href="https://www.23andme.com/">23&#038;Me</a>, voir désormais sa flore bactériologique avec <a href="http://ubiome.com/">uBiome</a> et de les partager avec d&#8217;autres.</p>
<p>Les téléphones mobiles seront-ils les moteurs de la prochaine révolution médicale ? Ce qui est sûr, c&#8217;est qu&#8217;à voir le développement de ces applications, la frontière entre la médecine et la mesure de soi semble en train de s&#8217;effacer, au profit d&#8217;appareils toujours plus simples, accessibles et bon marché. </p>
<p>Pour <a href="http://www.marcoaltini.com">Marco Altini</a> (@marco_alt) d&#8217;<a href="http://www.actlab.ele.tue.nl/">ACTLab</a> (<a href="http://fr.slideshare.net/marcoalt/the-future-of-wearable-sensors-from-quantifying-behavior-to-quantifying-health">présentation</a>), nous sommes entourés de systèmes qui nous mesurent, mais aucun n&#8217;est un parfait capteur d&#8217;activité ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un &#8220;bon&#8221; comportement, qu&#8217;un comportement sain capable de mesurer notre activité physique quotidienne et nous indiquer si elle est suffisante ? Quelles sont les métriques de notre santé, outre le poids, le nombre de pas réalisé, la durée de notre sommeil ? Nous avons besoin de trouver des métriques plus adaptées, estime le chercheur, d&#8217;apporter plus de contexte pour développer des métriques de la santé plus adaptées et développer de meilleures réponses comportementales. </p>
<p>Et effectivement, bien des discussions de cette seconde édition de QS Europe portaient sur les métriques elles-mêmes. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on mesure vraiment ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un pas ? Lesquelles sont &#8220;valides&#8221; (et validées par qui ?) ? Jusqu&#8217;à quel point sont-elles interopérables ? C&#8217;était là les questions que posaient <a href="http://davidandre.com/">David Andre</a> (<a href="http://www.twitter.com/dandre">@dandre</a> de <a href="http://www.bodymedia.com/">BodyMedia</a>, un outil qui s&#8217;intéresse à agréger les outils de nos capteurs. Quand on souhaite croiser les données provenant de tous ces appareils, on se rend compte que les champs ne sont pas toujours compatibles. Rien que la façon dont deux outils de mesure de pas ou de sommeil enregistrent le temps pose des problèmes et cela s&#8217;accentue avec la grande diversité des enregistrements. Au final, faire de l&#8217;analyse de données s&#8217;avère plus difficile qu&#8217;on ne le croit. Les outils de médecine personnelle ont besoin de modèle de données, d&#8217;interopérabilité&#8230; Pour David Andre, la communauté du QS a encore besoin d&#8217;organiser ses données, pour que celles-ci soient plus centrées sur les gens que sur les appareils, et donc de comparer que de mesurer. </p>
<p>La salle était émue à mesure que s&#8217;élevait la voix tremblante de <a href="http://www.riggare.se/">Sara Riggare</a> (<a href="https://twitter.com/SaraRiggare">@sarariggare</a>) qui était <a href="http://www.internetactu.net/2011/12/01/quantified-self-13-mettre-linformatique-au-service-du-corps/">intervenue l&#8217;année dernière pour évoquer son combat contre la maladie de Parkinson</a>. <i>&#8220;Le temps du patient n&#8217;est pas celui du soin&#8221;</i>, rappelle Sara Riggare <a href="http://www.riggare.se/2012/10/20/healthcare-vs-selfcare/">qui montre graphiquement</a> qu&#8217;elle n&#8217;a passé qu&#8217;une heure dans l&#8217;année avec son neurologue, alors qu&#8217;elle a passé 8765 heures à prendre soin d&#8217;elle, à se soigner. <i>&#8220;Or une maladie chronique est une bataille contre le temps&#8221;</i>, déclare-t-elle, la voix grave et chevrotante. L&#8217;état général de Sara Riggare ne semble pas s&#8217;être amélioré en un an. Au contraire. Elle tremble, a du mal à tenir debout. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/sararigare.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/sararigare.jpg" alt="Sara Riggare" title="Sara Riggare" width="540"  /></a><br />
<i>Image : le sourire de Sara Riggare, avec ses oreilles de <a href="http://www.necomimi.com/">Necomimi</a> qui bougent selon votre état d&#8217;esprit, photographiée par <a href="http://www.flickr.com/photos/37996583811@N01/8730228016/">Rain Rabbit</a>.</i></p>
<p>La maladie de Parkinson a des implications motrices et non motrices. Elle entraîne des rigidités, des lenteurs, des tremblements, des démarches&#8230; Mais les implications sont également psychologiques, souligne celle qui est devenue chercheuse sur sa maladie : troubles du sommeil, douleurs, problèmes de digestion, de cognition&#8230; Sara continue à surveiller les effets de sa complexe médication sur elle (elle ne prend pas moins de 6 médicaments par jour, plusieurs fois par jour). Avec l&#8217;aide de Caspar Addyman, chercheur au Centre de développement cognitif de l&#8217;université de Londres rencontré l&#8217;année dernière à la conférence, elle a travaillé au développement d&#8217;<a href="https://www.umotif.com/">une nouvelle application de santé dédiée à cette maladie</a> &#8211; et à la faire financer et tester par plusieurs patients, afin de mesurer l&#8217;évolution des problèmes mécaniques liés à la maladie. Ses recherches sur elle-même lui ont montré que les variations suite à ses prises de médicaments étaient plus complexes qu&#8217;elle ne le pensait. A mesure que la maladie gagne du terrain, Sara se rend compte combien Parkinson est une maladie complexe et combien elle aurait besoin de mesurer bien d&#8217;autres choses que ses tremblements et ses médications pour la comprendre : son sommeil, son stress, l&#8217;impact sur ses capacités de réflexion et de mémoire&#8230; Dans ce combat quotidien, Sara semble avoir trouvé beaucoup d&#8217;entraide dans la communauté du Quantified Self, qui est venue l&#8217;aider à développer des applications, à chercher des financements pour son combat contre la maladie. En osant être venue partager ses idées aux rencontres du QS, Sara Riggare n&#8217;a pas trouvé les outils pour se guérir, mais assurément des gens pour la soutenir.</p>
<p>Parmi ces gens qui se cherchent eux-mêmes, quitte à parfois se perdre dans les chiffres, finalement, le plus important n&#8217;est-il pas que parfois, ils trouvent autre chose qu&#8217;eux-mêmes&#8230;  C&#8217;est assurément la plus belle leçon de la communauté. </p>
<p>Hubert Guillaud</p>
<p>A lire, la première partie du dossier : <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/22/la-mise-en-chiffre-de-soi-12-qui-sont-ceux-qui-se-mesurent/">La mise en chiffre de soi (1/2) : qui sont ceux qui se mesurent ?</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/quantifiedself/">nos archives sur le thème du QS</a> ou leur compilation sous forme de livre numérique : <a href="http://www.publie.net/fr/ebook/9782814506114/de-la-mesure-a-la-demesure-de-soi"><i>De la mesure à la démesure de soi</i></a>.</p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/quantifiedself/" title="quantifiedself" rel="tag">quantifiedself</a><br />
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		<title>Google+ : bienvenue dans la Matrice</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 06:55:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier de la Porte</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Communication interpersonnelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[La lecture de la semaine est un post du blog techno publié sur le site du Guardian, par Charles Arthur (@charlesarthur), journaliste. Son titre : &#8220;Google+ n&#8217;est pas un réseau social, c&#8217;est Matrix&#8221;.
&#8220;Presque tout le monde (moi inclus, dit Charles Arthur) a mal compris ce qu&#8217;était Google+. A cause de ressemblances superficielles avec des réseaux sociaux comme Facebook ou&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture de la semaine est un post du <a href="http://www.guardian.co.uk/technology/blog">blog techno</a> publié sur le site du <i>Guardian</i>, par <a href="http://www.guardian.co.uk/profile/charlesarthur">Charles Arthur</a> (<a href="http://twitter.com/charlesarthur">@charlesarthur</a>), journaliste. Son titre : <a href="http://www.guardian.co.uk/technology/blog/2013/jun/04/google-plus-the-matrix">&#8220;Google+ n&#8217;est pas un réseau social, c&#8217;est Matrix&#8221;</a>.</p>
<p>&#8220;Presque tout le monde (moi inclus, dit Charles Arthur) a mal compris ce qu&#8217;était Google+. A cause de ressemblances superficielles avec des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter &#8211; on peut devenir &#8220;ami&#8221; avec des gens comme Facebook, on peut &#8220;suivre&#8221; des gens qui ne vous suivent pas, comme dans Twitter -, on a pensé que Google+ était un réseau social, et on l&#8217;a jugé sur ses bases, en concluant qu&#8217;il ne fonctionnait pas vraiment : un faible engagement et peu d&#8217;impact sur le monde extérieur. Si Google+ était un réseau social, force serait de constater qu&#8217;avec ses 500 millions de membres &#8211; soit près de la moitié de Facebook ce qui est colossal &#8211; ce serait un échec : on entend rarement parler de ce qui se passe sur Google+, et on reçoit peu de lien nous invitant à aller y voir.<br />
La raison de ce constat est simple, pour Charles Arthur : Google+ n&#8217;est pas un réseau social. Google+, c&#8217;est la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Matrix">Matrice</a>. Oui, la Matrice de <i>Matrix</i>, celle qui sait tout ce que vous pensez et fabrique ce que vous voyez et vivez.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/matrix460.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/matrix460.jpg" alt="Image tirée du film Matrix" title="Image tirée du film Matrix" width="540" /></a></p>
<p>Réfléchissez à ceci : si vous créez un compte Gmail, vous aurez automatiquement un compte Google+. Et même si vous n&#8217;en faites rien, le compte Google+ vous pistera dès que vous vous enregistrerez dans votre compte Google. Sur Google Maps, c&#8217;est Google+ qu&#8217;on vous propose pour enregistrer un lieu (ou le partager), et pour d&#8217;autres fonctionnalités, on vous demandera de passer par voter compte Google+. Vous pouvez évidemment utiliser Youtube sans votre compte Google+, mais si vous voulez agir sur Youtube, en commentant par exemple, il faudra vous enregistrer. Même chose pour Google Drive, Google Shopping, etc. Google+ veut que vous vous enregistriez, pour pouvoir tout voir, et tout enregistrer.</p>
<p>La raison pour laquelle Google+ n&#8217;est pas un réseau social, c&#8217;est que le fait d&#8217;avoir des amis ou de suivre des gens n&#8217;est qu&#8217;une excroissance accidentelle de son but véritable : être une paroi invisible entre vous et le web, une paroi qui voit ce que vous faites, l&#8217;enregistre et le stocke pour un usage futur.</p>
<p>C&#8217;est là que la Matrice entre en jeu. La prochaine fois que vous chercherez quelque chose, ou consulterez une carte, ou naviguerez sur Youtube, vous verrez ce que Google considère comme les résultats les plus pertinents (et bien sûr les publicités les plus pertinentes). Si vous fréquentez les sites climato-sceptiques, une recherche sur le &#8220;changement climatique&#8221; fera remonter dans les premières positions les sites qui contestent le changement climatique. Quoique vous cherchiez d&#8217;ordre politique, sexuel ou philosophique, si Google+ le voit, il le renverra un jour vers vous. C&#8217;est le phénomène aujourd&#8217;hui classique de la <a href="http://www.thefilterbubble.com/">&#8220;bulle de filtre&#8221;</a>.</p>
<p>Bien sûr, poursuit Charles Arthur, dans le monde post-Google+, les résultats les plus pertinents sont de plus en plus ceux qui pointent vers des contenus qui sont la propriété de Google. L&#8217;idée de la Matrice, c&#8217;est qu&#8217;il y a de moins en moins de choses à l&#8217;extérieur de la Matrice. Alors, évidemment, des gens ont remarqué cela. On a vu des mouvements de développeurs se mobiliser pour éviter ces biais introduits par Google dans la recherche et la Commission européenne a menacé Google d&#8217;une action en justice s&#8217;il ne changeait pas ses procédés.</p>
<p>Pour mieux comprendre, Charles Arthur invite à passer par les métaphores. Pour décrire Google+, <a href="http://stratechery.com/2013/the-tragic-beauty-of-google/">le blogueur Ben Thompson a parlé de &#8220;piège à mouche&#8221;</a>. Mais, selon le journaliste du <i>Guardian</i>, la meilleure métaphore <a href="http://www.asymco.com/2013/04/10/making-rain/">est celle utilisée par Horace Dediu</a>, celle de la pêche, voici comment Horace Dediu la déploie : &#8220;Google veut gagner de l&#8217;argent en possédant un gigantesque flux constitué de données, de trafic, de requêtes et d&#8217;informations indexés. Google a besoin que ce bassin soit immense pour générer le plus de revenus possible. Il faut donc imaginer ce volume comme une rivière, ou mieux comme un  bassin de rivière, un gigantesque bassin de la taille d&#8217;un continent. Le business de Google est d&#8217;attraper un poisson à l&#8217;embouchure de cette rivière, juste avant qu&#8217;il ne la quitte pour entrer dans l&#8217;océan. C&#8217;est le moyen le plus efficace parce que c&#8217;est là où le courant est le plus fort et où construire un filet est possible&#8221;.</p>
<p>Pour filer la métaphore, reprend Arthur Charles, on pourrait dire que Google+ place des radio-émetteurs sur tous les poissons. Il est alors plus facile de savoir où ils vont.</p>
<p>Maintenant que vous savez tout cela, la question est : est-ce que vous êtes à l&#8217;aise avec cette idée ? Personnellement, dit le journaliste, j&#8217;ai toujours trouvé étonnant le choix de rester à l&#8217;intérieur de la Matrice.</p>
<p>Alors, pilule bleue ou pilule rouge ?&#8221;.</p>
<p>Xavier de la Porte</p>
<blockquote><p>Xavier de la Porte (<a href="https://twitter.com/xporte">@xporte</a>), producteur de l’émission <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile">Place de la Toile</a> sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.</p>
<p><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4641346" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>
<p><a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-technologie-et-magie-2013-06-08">L’émission du 8 juin 2013</a> avait pour thème notre rapport magique à la technologie en compagnie de <a href="http://www.lescahiers.eu/auteurs/vincenzo-susca/">Vincenzo Susca</a>, maître de conférences en sociologie de l&#8217;imaginaire à l&#8217;Université Paul Valéry de Montpellier. Il dirige la revue <i><a href="http://www.lescahiers.eu/">Les cahiers européens de l’imaginaire</a></i> qui a consacré <a href="http://www.lescahiers.eu/node.php?pageid=3&#038;numero=3">son numéro 3 à la &#8220;technomagie&#8221;</a>.</p></blockquote>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/pdlt/" title="pdlt" rel="tag">pdlt</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/reseaux-sociaux/" title="réseaux sociaux" rel="tag">réseaux sociaux</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/science-fiction/" title="Science-fiction" rel="tag">Science-fiction</a><br />
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		<title>A lire ailleurs du 1er au 6 juin 2013</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2013/06/06/a-lire-ailleurs-du-1er-au-6-juin-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2013 07:37:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[. Le succès de la location saisonnière 2.0
300 000 des 500 000 locations de vacances réalisées en France en 2011 ont été effectuées par l&#8217;intermédiaire d&#8217;Internet.
. Du droit à violer la vie privée des internautes au foyer &#8211; Bug Brother
&#8220;Les sites web que vous visitez, les recherches que vous faites sur Google, une bonne partie de ce&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/01/le-succes-de-la-location-saisonniere-2-0_3421998_3234.html">. Le succès de la location saisonnière 2.0</a><br />
300 000 des 500 000 locations de vacances réalisées en France en 2011 ont été effectuées par l&#8217;intermédiaire d&#8217;Internet.</p>
<p><a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2013/06/05/du-droit-a-violer-la-vie-privee-des-internautes-au-foyer/">. Du droit à violer la vie privée des internautes au foyer &#8211; Bug Brother</a><br />
&#8220;Les sites web que vous visitez, les recherches que vous faites sur Google, une bonne partie de ce que vous partagez sur Facebook en particulier, et l’Internet en général, sont des données personnelles qui relèvent de votre vie privée.</p>
<p>Pour autant, le Conseil de l’Europe estime que cela relève de ce que vous faites dans votre « foyer », et qu’il n’y a donc pas matière à inclure vos activités en ligne et sur les réseaux sociaux dans le champ d’application de la « directive européenne sur la protection des données personnelles »… et donc d’exiger de Google, Facebook &#038; Cie, tout comme aux entreprises de marketing direct, de respecter votre droit à la vie privée.&#8221; Jean-Marc Manach revient sur l&#8217;importante opération de lobbying des acteurs des données américains sur le projet de directive européenne sur la protection des données personnelles et de l&#8217;enjeu du &#8220;consentement explicite&#8221;.</p>
<p><a href="https://www.gov.uk/designprinciples">. Gov.uk &#8211; design principles</a><br />
Le nouveau site du gouvernement britannique expose ses principes de conception. </p>
<p><a href="http://qz.com/91036/the-sharing-econ-isnt-sharing-its-wealth-with-you/">. L&#8217;économie du partage ne partage pas sa richesse avec vous &#8211; Quartz</a><br />
Pour Scott Smith, dans l&#8217;économie participative, les utilisateurs acheminent la marchandises et les plateformes fournissent les étagères. Les plateformes de l&#8217;économie collaborative se construisent en dehors du droit qu&#8217;elles tentent de modifier à leur profit. Mais le fossé se creuse entre celles qui promettent de favoriser l&#8217;éclosion de micro-entrepreneurs et celles qui bénéficient de ce nouveau mode de mobilisation des actifs. Pour Scott Smith, le public finalement demeure assez sceptique face à ces services qui ne connaissent pas le succès qu&#8217;ils se prêtent. Il y a de la place pour de nouveaux entrants, qui traiteront mieux les communautés d&#8217;utilisateurs qu&#8217;ils exploitent.</p>
<p><a href="http://www.peripheria.eu/blog/human-smart-cities-manifesto">. Le manifeste des villes intelligentes humaines &#8211; Periphéria</a><br />
&#8220;Dans une ville intelligente humaine, les gens ne sont pas obligés d&#8217;adopter des technologies sélectionnées et achetées par leurs gouvernements mais sont encouragés à composés leurs propres services. Les initiatives de co-création sont au coeur du concept de villes intelligentes humaines pour stimuler le développement local, la création de nouveaux modèles économiques et de nouveaux produits, services, solutions et applications. Les grands défis de notre époque exigent non seulement des technologies innovantes, mais surtout une transformation des comportements de masse qui ne peut être atteint que grâce à l&#8217;implication citoyenne et la cocréation.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/05/12/5597.html">. Pourquoi les enfants de profs réussissent-ils mieux que les autres ? &#8211; L’instit’humeurs</a><br />
Lucien Marboeuf revient sur la thèse d&#8217;Annie Da Costa-Lasnes qui explique pourquoi, effectivement, les enfants d&#8217;enseignants réussissent mieux à l&#8217;école que les autres. &#8220;Il y apparaît entre autres très clairement que la réussite scolaire n’est seulement fonction de l’école et de l’enseignement pratiqué (lequel ne doit en aucun cas se dédouaner) comme on voudrait trop souvent le faire croire, et de plus en plus, mais qu’elle relève essentiellement de l’éducation parentale et familiale au sens le plus large et le plus noble.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2013/05/22/ameliorer-le-langage-des-parents-durant-les-premieres-annees-de-lenfant-pour-favoriser-sa-future-reussite-scolaire.html">. Améliorer le langage des parents durant les premières années de l’enfant pour favoriser sa future réussite scolaire &#8211; L’instit’humeurs</a><br />
A Providence, aux Etats-Unis, la ville a décidé d&#8217;améliorer la qualité du langage entendu par les jeunes enfants, en se basant sur des recherches qui montrent son impact sur le développement cognitif des enfants. Comment ? Par un programme qui permet d&#8217;enregistrer les propos pour les mesurer. L&#8217;idée, aider les familles défavorisées à faire attention au langage. Pour Lucien Marboeuf, professeur des écoles, qui tient le blog l&#8217;Intit humeurs pour France Info, cette initiative publique fondée sur des travaux de chercheurs cherchant des solutions éducatives originales est typiquement ce dont nous sommes trop souvent incapable en France ou l&#8217;on pense trop souvent que la réussite scolaire est l&#8217;affaire exclusive de l&#8217;école.</p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/comment-google-est-devenu-un-des-rois-du-lobbying-39791026.htm">. Comment Google est devenu un des rois du lobbying &#8211; Zdnet.fr</a><br />
Zdnet revient sur un article du New York Times &#8211; <a href="http://www.nytimes.com/2013/06/03/business/susan-molinari-adds-to-googles-political-firepower.html">http://www.nytimes.com/2013/06/03/business/susan-molinari-adds-to-googles-political-firepower.html</a> &#8211; sur le développement du lobbying de Google, qui désormais s&#8217;intéresse autant aux Républicains qu&#8217;aux démocrates. Parmi les combats menés par la firme, la vie privée, l&#8217;immigration&#8230; Google est la huitième entreprise de lobbying américaine et a consacré 16,5 millions de dollars en lobbying. Son bureau dédié est passé de 5 personnes en 2007 à 35 aujourd&#8217;hui.</p>
<p><a href="http://www.presse-citron.net/chez-fiverr-les-competences-prennent-de-la-valeur">. Chez Fiverr, les compétences prennent de la valeur &#8211; Presse-Citron</a><br />
&#8220;En 2010, au lancement de Fiverr &#8211; <a href="http://fiverr.com">http://fiverr.com</a> -, cette plateforme de mise en relation entre prestataires et clients pour des petits boulots à 5 dollars, certains affichaient leur scepticisme sur la pérennité et la pertinence du concept. D’autres exprimaient leur malaise face à la multiplication de ce type de services, craignant une dévalorisation supplémentaire de certains métiers intimement liés à l’économie du Web.</p>
<p>Trois ans après, la donne semble avoir quelque peu changé. A la veille de la publication d’une nouvelle version profondément remaniée, Fiverr n’est plus juste un petit site pour prestataires du web (ou d’autre chose) en mal de contrats qui bradent des retouches Photoshop ou des blasts SEO pour arrondir leurs fins de mois à coups de 5 dollars. C’est devenu une plateforme incontournable et solide qui permet à des centaines de milliers de personnes dans le monde d’entrer en relation pour bosser ensemble&#8221;, explique Eric Dupin pour Press-Citron. La preuve : avec la nouvelle version, les prestations vont pouvoir monter jusqu&#8217;à 500 euros. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514886/the-quantified-brain-of-a-self-tracking-neuroscientist/">. Le cerveau quantifié d&#8217;un neuroscientifique &#8211; Technology Review</a><br />
Russell Poldrack &#8211; <a href="http://www.poldracklab.org/people/">http://www.poldracklab.org/people/</a> &#8211; neuroscientifique à l&#8217;université du Texas à Austin mesure son humeur et ce qu&#8217;il mange. Deux fois par semaine, il scanne son cerveau dans IRM et une fois par semaine son sang. Le but de cette étude de soi &#8211; <a href="http://myconnectome.org/wp/">http://myconnectome.org/wp/</a> &#8211; : comprendre comment les réseaux de neurones se comportent et se transforme dans le temps et comment notre alimentation a un impact sur eux. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514856/technology-that-knows-when-to-hand-you-a-hankie/">. Quand la technologie sait vous tendre un mouchoir &#8211; Technology Review</a><br />
BeyondVerbal &#8211; <a href="http://www.beyondverbal.com">http://www.beyondverbal.com</a> &#8211; a développé une technologie qui reconnait votre humeur juste en écoutant votre voix. Le but, permettre aux interfaces de s&#8217;adapter à votre état émotionnel, comme le font déjà Simple Emotion &#8211; <a href="http://www.simpleemotion.com">http://www.simpleemotion.com</a> &#8211; ou Affectiva &#8211; <a href="http://www.affectiva.com">http://www.affectiva.com</a>. Beyond Verbal analyse la modulation de voix et propose un modèle capable de détecter l&#8217;émotion avec 80% de précision.</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/view/515566/are-your-grades-written-in-your-genes/">. Votre scolarité est-elle inscrite dans vos gènes ? &#8211; Technology Review</a><br />
Une étude publiée par Science &#8211; <a href="http://www.sciencemag.org/content/early/2013/05/29/science.1235488">http://www.sciencemag.org/content/early/2013/05/29/science.1235488</a> &#8211; montre qu&#8217;un gène pourrait avoir des effets sur votre capacité à rester sur les bancs de l&#8217;école. Les chercheurs ont cherché des corrélations dans les données génétiques de 125 000 personnes et leur niveau d&#8217;étude. Trois variants d&#8217;ADN spécifiques (chacun étant associé à un gène différent) ont été mis en avant. Mais chacun ne pouvait expliquer que 0,02 % de la différence entre le nombre d&#8217;années où une personne est restée à l&#8217;école. La réussite scolaire est dont bien plus fortement influencée par d&#8217;autres facteurs que notre ADN, même si pour le responsable de l&#8217;étude, Nicholas Timpson, l&#8217;étude montre tout de même que si les effets génétiques sont très limités, ils sont tout de même présents. </p>
<p><a href="http://www.roughtype.com/?p=3371&#038;utm_source=feedly">. Les robots tueurs autonomes arrivent &#8211; Rough Type</a><br />
Nicolas Carr revient sur le rapport des Nations Unies sur l&#8217;arrivée des robots tueurs autonomes (Lethal autonomous robots ou LAR) : <a href="http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/23/47">http://ap.ohchr.org/documents/dpage_e.aspx?si=A/HRC/23/47</a> Des systèmes d&#8217;armes qui, une fois activés, permettent de sélectionner et d&#8217;engager des cibles sans intervention humaine. Si ces systèmes n&#8217;ont pas encore été utilisés dans les conflits, ils sont dès à présent près à le faire. Pour le rapporteur Christof Heyns rapporte Carr : &#8220;Ce rapport est un appel à une pause&#8221; Car une fois que les LAR seront déployés, il sera certainement trop tard pour limiter leur utilisation. Nos sociétés sont-elles capables de peser les coûts et les enjeux d&#8217;une telle technologie et choisir comment les utiliser ?</p>
<p><a href="http://www.economist.com/news/technology-quarterly/21578518-sensor-technology-microphones-are-designed-capture-sound-they-turn-out">. Nos micros comme capteurs &#8211; The Economist</a><br />
Nos micros servent à enregistrer le son, mais comment peut-on le traiter ? On peut mesurer la hauteur, l&#8217;amplitude et la fréquence de la parole pour détecter le stress, comme le fait l&#8217;application StressSense. D&#8217;autres l&#8217;utilise pour capter les battements du coeur afin de recueillir des informations sur l&#8217;état physique du porteur et ont développé MusicalHeart, qui analyse le rythme cardiaque et recommande des chansons pour se calmer (plutôt que des médicaments). SpiroSmart mesure lui le volume d&#8217;air qu&#8217;une personne peut expulser de ses poumons. Un autre projet utilise le son pour reconnaître les mouvements de la main dans l&#8217;air : le smartphone produit un son inaudible et en déduit la position des mains de l&#8217;utilisateur en en écoutant les échos. Autre application&#8230; VoiceActivation Snapdragon permet de réveiller un gadget en mode veille au son d&#8217;une commande vocale&#8230;</p>
<p><a href="http://thesocietypages.org/cyborgology/2013/06/05/google-maps-cant-kill-public-space-a-belated-reply-to-evgeny-morozov/?utm_source=twitterfeed&#038;utm_medium=twitter">. Les Google Maps ne peuvent tuer l&#8217;espace public &#8211; Cyborgology</a><br />
David Banks répond à la tribune d&#8217;Evgeny Morozov dans Slate &#8211; <a href="http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/05/google_maps_personalization_will_hurt_public_space_and_engagement.html">http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/05/google_maps_personalization_will_hurt_public_space_and_engagement.html</a>. Si les cartes sont toujours politiques, le processus de sélection a toujours été à l&#8217;origine des cartes. Si Banks reconnait que l&#8217;imprévisibilité est nécessaire dans l&#8217;espace urbain, il soutient que Google ne fait pas assez pour que la personnalisation de ses cartes lui permette de s&#8217;intégrer à nos vies sociales quotidiennes. Les cartes sont très bonnes pour transformer les idées abstraites en entités visibles, tant et si bien qu&#8217;on les confond souvent. Mais elles ne sont pas que des représentations du monde, elles sont aussi des outils pour le façonnner. Délimiter son espace permet aussi de l&#8217;exploiter autrement. Faire ressortir les pistes cyclables plutôt que les autoroutes de sa carte, permet de démultiplier les activités liées au vélo. Google ne transforme pas l&#8217;Amérique en banlieue, comme le soulignait Thomas Hugues, ce sont les systèmes des grandes organisations humaines qui engendrent des techniques et des bureaucraties de taille et de forme similaires. Nos villes construites pour la voiture et les ordinateurs ont beaucoup en commun, que ce soit dans la banlieue comme dans les grandes métropoles. Nous devrions plutôt nous préoccuper de ce que les actions de Google produisent, estime Banks. Et le vrai enjeu est de savoir si Google nous permettra de partager et échanger nos cartes personnalisées&#8230;</p>
<p><a href="http://wikileaksactu.wordpress.com/2013/06/02/la-banalite-du-ne-faites-pas-le-mal-de-google-par-julian-assange/">. La banalité du &#8220;ne faites pas le mal&#8221; de Google, par Julian Assange | Wikileaks Actu</a><br />
Julian Assange revient sur le livre &#8220;Le nouvel âge digital&#8221; publié par Eric Schmidt, le PDG de Google, et Jared Cohen, le patron de Google Ideas, ancien conseiller de Condoleeza Rice et Hillary Clinton. Pour Assange, le livre illustre la nouvelle définition de la puissance globale des Etats-Unis dans la fusion entre le département d&#8217;Etat américain et la Silicon Valley. Le livre fait &#8220;la propagande du rôle de la technologie dans le remodelage des peuples du monde&#8221;, nouvel ersatz de la superpuissance dominante mondiale. Le livre est une tentative pour Google de se positionner en tant que visionnaire géopolitique, la technologie diffusant son progrès sur toute la surface de la terre. &#8220;La démocratie est insidieusement remplacée par des technologies de surveillance et de contrôle rebaptisée avec enthousiasme &#8220;participation&#8221; prolongeant notre ordre mondial de domination et d&#8217;oppression. Un livre finalement très proche de la vision du monde du département d&#8217;Etat américain. Google qui avait commencé comme une expression de la culture californienne, est devenue l&#8217;expression du pouvoir le plus traditionnel. Mais Assange n&#8217;est pas d&#8217;accord avec cette vision, comme il l&#8217;expliquait dans Cypherpunks : L’avancement de la technologie de l’information mise en exergue par Google annonce la mort de la vie privée pour la plupart des gens et fait glisser le monde vers l’autoritarisme. Une lecture essentielle pour &#8220;connaître son ennemi&#8221;.</p>
<p><a href="http://www.dangoldstein.com/papers/goldstein_mcafee_suri_annoying_ads.pdf">. Le coûts des publicités ennuyeuses (.pdf)</a><br />
Intéressant article de recherche sur la publicité, qui tente de mesurer pourquoi certaines publicités ennuient les utilisateurs et leurs effets sur leur navigation (et le taux de clic, bien sûr). Les publicités ennuyeuses sont souvent des publicités animées, contrairement à ce qu&#8217;on pourrait penser. Et que celles-ci ont un effet direct sur l&#8217;abandon du site et bien sûr sur le taux de clic.</p>
<p><a href="http://www.web-strategist.com/blog/2013/06/04/report-corporations-must-join-the-collaborative-economy/">. Rapport : les entreprises doivent participer à l&#8217;économie collaborative &#8211; Web-Strategist</a><br />
Pour Jeremiah Owyand, consultant au group Altimeter, les clients des entreprises vont demain utiliser les technologies non seulement pour partager des médias et des relations, mais des produits et des services, comme le montre l&#8217;essor de l&#8217;économie collaborative. Pour Altimeter, la prochaine phase du business social est dans le collaboratif et nécessite de redéfinir la relation acheteur-vendeur, d&#8217;adopter sa nouvelle chaine de valeur. Le rapport : <a href="http://www.slideshare.net/Altimeter/the-collaborative-economy">http://www.slideshare.net/Altimeter/the-collaborative-economy</a></p>
<p><a href="http://www.bastamag.net/article3073.html">. Détroit, laboratoire du monde d&#8217;après le néolibéralisme &#8211; BastaMag !</a><br />
&#8220;Détroit est-elle entrée malgré elle en transition ? Pour Grace Lee Boggs, la ville a été pendant des décennies le symbole international de l’industrialisation avant de devenir celui de la dévastation du capitalisme. Aujourd’hui confie Grace, « nous créons une société post-industrielle, une nouvelle civilisation. En sortant de chez moi, vous pouvez regarder autour de vous et voir seulement une ville en ruine. Ou bien, regarder Détroit et vous dire, voici notre futur ». Ce qui se joue à Détroit inspirera-t-il d’autres parties du monde frappées du même mal, qu’il se nomme austérité ou récession ?&#8221;</p>
<p><a href="http://www.theverge.com/2013/6/4/4392996/fitness-tracker-data-platforms-launch-giving-users-control#ubi">. Libérez votre Fitbit : une API humaine libérera-t-elle vos données de santé des seigneurs des données ? &#8211; The Verge</a><br />
Les dispositifs de mesure de soi ont du mal à parler entre eux et les utilisateurs ont du mal à mixer les données provenant de ces dispositifs. Des développeurs tentent de passer outre, comme ceux de Quantify.io : <a href="http://www.quantify.io/">http://www.quantify.io/</a>. Echaudé par ces difficultés, le programmeur Naveen Selvadurai a annoncé lancer une API personnelle : <a href="http://x.naveen.com/post/51808692792/a-personal-api">http://x.naveen.com/post/51808692792/a-personal-api</a>. Andrei Pop lance lui, l&#8217;API humaine : <a href="http://humanapi.co/">http://humanapi.co/</a>. Reste à voir comment ces agrégateurs de données personnelles fonctionneront réellement et si ils seront aussi facile à utiliser qu&#8217;ils le promettent. En tout cas, ces exemples montrent que les développeurs souhaitent faire bouger le statut quo des outils concurrents. </p>
<p><a href="http://korben.info/comment-extraire-en-donnees-structurees-les-infos-contenues-sur-des-pages-web.html">. Comment extraire en données structurées les infos contenues sur des pages web | Korben</a><br />
ConvExtra &#8211; <a href="http://convextra.com">http://convextra.com</a> &#8211; permet en quelques clics d&#8217;extraire des données structurées de n&#8217;importe quelle page web.</p>
<p><a href="http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130523.OBS0424/l-imprimante-3d-en-libre-service-en-france-c-est-maintenant.html?goback=.gmr_112627.gde_112627_member_243803061">. L&#8217;imprimante 3D en libre service en France, c&#8217;est maintenant &#8211; Obsession</a><br />
Le distributeur de fournitures de bureau Top Office propose un service d&#8217;impression 3D dans ses magasins.</p>
<p><a href="http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/education-le-gouvernement-lache-le-logiciel-libre-03-06-2013-1675889_506.php">. Éducation : le gouvernement lâche le logiciel libre &#8211; Le Point</a><br />
Le gouvernement a dévitalisé samedi un amendement phare du projet de loi sur la refondation de l&#8217;école, qui devait garantir au logiciel libre une place de choix dans les appels d&#8217;offre.</p>
<p><a href="http://www.theatlanticcities.com/arts-and-lifestyle/2013/05/how-one-man-making-europes-street-furniture-more-interesting/5731/">. Trouver de nouveaux usages amusants des infrastructures ennuyeuses de nos villes &#8211; The Atlantic Cities</a><br />
Le designer Thor ter Kulve s&#8217;est amusé à détourner le matériel urbain pour le réinventer : poubelles transformées en cheminées, jeux d&#8217;eaux urbains, balançoires improvisées, éclairages transformés&#8230;</p>
<p><a href="http://ethnographymatters.net/2013/05/13/big-data-needs-thick-data/">. Les Big Data ont besoin d&#8217;épaisseur &#8211; Ethnography Matters</a><br />
Pour Tricia Wang, les Big Data ont besoin de Thick Data, d&#8217;épaisseur. Comment les ethnologues du numérique doivent-ils s&#8217;intéresser aux Big data, trop souvent présenté comme un moyen &#8216;objectif&#8221; de comprendre notre monde&#8230; ? Pour elle, il faut répondre à ce défi en observant l&#8217;épaisseur des données, et ce d&#8217;autant que les Big Data valorisent les données quantitatives au détriment des données qualitatives, chères à l&#8217;ethnologue. Pour répondre à cela, il est plus important encore de collecter et analyser des histoires (les données épaisses, qualitatives). Montrer une réaction émotionnelle est souvent plus convaincant que montrer des données, rappelle la sociologue. Et de militer pour une complémentarité des genres, l&#8217;un éclairant l&#8217;autre. </p>
<p><a href="http://www.microsoft.com/en-us/news/Press/2013/May13/05-27SocialToolsPR.aspx">. Bring your own service : les employés veulent accéder à des outils sociaux au travail, malgré les restrictions de leurs entreprises &#8211; Microsoft</a><br />
Selon une étude de Microsoft et d&#8217;Ipsos, 40 % des employés pensent que les outils sociaux les aident dans leur travail, qu&#8217;importe si, pour y accéder, ils passent outre les politiques de leurs entreprises.</p>
<p><a href="http://www.numerama.com/magazine/26144-les-mariages-nes-sur-internet-durent-plus-longtemps.html">. Les mariages nés sur Internet durent plus longtemps &#8211; Numerama</a><br />
Une étude &#8211; <a href="http://www.pnas.org/content/early/2013/05/31/1222447110.full.pdf#page=1&#038;view=FitH">http://www.pnas.org/content/early/2013/05/31/1222447110.full.pdf#page=1&#038;view=FitH</a> &#8211; financée par le site de rencontre eHarmony (hum) &#8211; basée sur un échantillon de 19 000 personnes mariées entre 2005 et 2012 montre qu&#8217;1/3 des mariages aux Etats-Unis sont désormais issus de rencontres réalisées en ligne et que celles-ci paraissent plus solides que les mariages issus de rencontres réelles. </p>
<p><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2013/06/04/most-parents-show-little-concern-about-childrens-media-use-survey-says/?smid=tw-nytimesbits&#038;seid=auto">. La plupart des parents montrent peu d&#8217;inquiétudes sur l&#8217;utilisation des médias de leurs enfants &#8211; NYTimes</a><br />
Selon un sondage américain &#8211; <a href="http://web5.soc.northwestern.edu/cmhd/wp-content/uploads/2013/05/Parenting-Report_FINAL.pdf">http://web5.soc.northwestern.edu/cmhd/wp-content/uploads/2013/05/Parenting-Report_FINAL.pdf</a> &#8211; réalisé par l&#8217;université Northwestern, la plupart des parents manifestent peu d&#8217;intérêt pour l&#8217;utilisation de la technologie par leurs enfants, contrairement à ce que rapportent les médias. 78% des parents ne font pas états de conflits avec leurs enfants pour l&#8217;utilisation des médias électroniques quel qu&#8217;ils soient.</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2013/06/04/science/israeli-start-up-gives-visually-impaired-a-way-to-read.html?ref=world&#038;_r=0">. Aider les déficients visuels à lire &#8211; NYTimes.com</a><br />
Alors qu&#8217;on se demande encore à quoi serviront les Google Glass, OrCam &#8211; <a href="http://www.orcam.com">http://www.orcam.com</a> &#8211; propose d&#8217;ajouter une caméra sur des lunettes pour aider les déficients visuels à déchiffrer le monde via la reconnaissance textuelle et la synthèse vocale, rapporte John Markoff pour le New York Times.</p>
<p><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2013/05/29/august-a-new-high-tech-smart-lock-from-yves-behar/?smid=tw-nytimestech&#038;seid=auto">. La mise à jour de la serrure &#8211; NYTimes.com</a><br />
Le designer Yves Béhar qui a travaillé sur de nombreux projets technologiques comme l&#8217;OLPC, s&#8217;apprête à lancer August &#8211; <a href="http://www.august.com">http://www.august.com</a> &#8211; une serrure commandée via son smartphone, commercialisée à 199$.</p>
<p><a href="http://www.numerama.com/magazine/26088-valls-cible-les-traces-exploitables-sur-internet-contre-le-terrorisme.html">. Valls cible les &#8220;traces exploitables&#8221; sur Internet contre le terrorisme &#8211; Numerama</a><br />
&#8220;Le ministre de l&#8217;intérieur Manuel Valls a fait savoir qu&#8217;il souhaitait intensifier la recherche préventive d&#8217;individus susceptibles d&#8217;intenter des actes terroristes, en faisant de la surveillance sur Internet &#8220;une priorité&#8221; des services de police. Il désigne des &#8220;traces exploitables&#8221; sur Internet. Lesquelles ?&#8221;</p>
<p><a href="http://simplystatistics.org/2013/05/29/what-statistics-should-do-about-big-data-problem-forward-not-solution-backward/?utm_campaign=website&#038;utm_source=sendgrid.com&#038;utm_medium=email">. Qu&#8217;est-ce que les statistiques peuvent faire pour les Big Data ? &#8211; Simply Statistics</a><br />
Pour Jeff Leek, les spécialistes de Big Data et de la statistique ont un rôle à jouer dans nombre de domaine de recherche. Or, le fait que nous puissions désormais collecter des données facilement fait que l&#8217;on peut mesurer et étudier des choses qu&#8217;on ne pouvait faire avant. La solution statistique est devenue une solution pour nombre de champs de recherche et leur permet de travailler sur des données et des problèmes qu&#8217;ils ignoraient jusqu&#8217;alors, comme c&#8217;est déjà le cas dans le domaine de la génomique. Mais pas seulement estime Jeff Leek, les Big data devraient avoir des effets rapides sur l&#8217;imagerie médicale, la visualisation de données&#8230;</p>
<p><a href="http://www.authueil.org/?2013/05/29/2164-audition-de-marcel-gauchet">. Audition de Marcel Gauchet &#8211; Authueil</a><br />
Autheuil revient sur une récente audition de Marcel Gauchet sur le thème des religions et de la République&#8230; &#8220;Pour une partie grandissante de la population, la religion est devenue quelque chose d&#8217;étrange et d&#8217;étranger. Non seulement ils ne comprennent plus les références et les symboles, mais le fait même d&#8217;être croyant leur est étranger. Cela s&#8217;accompagne d&#8217;une très grande tolérance envers les croyances, même les plus farfelues, tant qu&#8217;elles restent de l&#8217;ordre de l&#8217;intime, et d&#8217;une très grande intolérance pour les manifestations et l&#8217;expression des croyances dans l&#8217;espace public. &#8221;</p>
<p>Il a ensuite développé une vision de l&#8217;islam très intéressante. Il commence par noter que l&#8217;islam en France est une religion culturellement marginalisée, très inorganisée et s&#8217;adressant à des pauvres. L&#8217;islam est une religion qui n&#8217;a pas de moyens, qu&#8217;ils soient matériels, intellectuels ou &#8220;sociaux&#8221;. Il faut ajouter à cela de grandes divisions internes, la communauté musulmane étant davantage structurée par le pays d&#8217;origine des immigrants que par des aspects religieux. Une situation qui ne peut que s&#8217;améliorer à l&#8217;avenir. Un futur où l&#8217;islam sera élaboré par des musulmans acculturés à l&#8217;Occident.</p>
<p><a href="http://qz.com/90461/why-everything-geeks-think-they-know-about-kickstarter-is-wrong/">. Pourquoi tout ce que les geeks pensent être vrai sur Kickstart se révèle faux &#8211; Quartz</a><br />
Christopher Mims fait le point sur les nouvelles orientations de Kickstarter. Le succès de la levée de fonds des montres Peeble (10 millions de dollars) a déclenché une révolution dans le secteur, plusieurs industriels se lançant depuis dans la montre intelligente&#8230; On aurait pu croire que Kickstarter allait aussi profiter de ce nouvel élan. Et bien non. Les dirigeants ont changé les règles de présentations des produits. Ils ne veulent plus de gadgets qui ne soient pas dans un stade de développement avancé. Kickstarter veut des produits moins risqués et plus cohérents. Ils demandent désormais que les lanceurs de produits soient plus clair sur l&#8217;état de développement de ceux-ci et qu&#8217;ils soient accompagnés d&#8217;un prototype montrant les fonctionnalités actuelles du produit, pas seulement d&#8217;infographies. Le but : éviter les échecs. Le risque, éloigner le projets techno au profit des projets artistiques de Kickstarter, comme ce fut le cas avec la montre Boddie qui s&#8217;est retrouvée sur Indiegogo. Les alternatives se multiplient comme Quirky ou Crowd Supply&#8230;</p>
<p><a href="http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/29/vie-numerique-hyperconnexion-fantasme-ou-realite_n_3351447.html">. Vie numérique : une étude souligne le grand écart entre le discours et la pratique &#8211; Huffington Post</a><br />
Notre vie numérique n&#8217;est pas en opposition frontale avec notre vie réelle, soutiennent les chercheurs du cabinet Discours et pratiques dans une étude pour la Fédération française des télécoms. Notre quotidien est parsemé de petites déconnexions ponctuelles et nécessaires, rappelle la sociologue Joëlle Menrath. &#8220;Le décalage est total entre un discours très négatif et pathologisant quant aux nouvelles technologies, et la réalité des pratiques,&#8221; résume la sociologue Laurence Allard. Les utilisateurs jonglent en fonction des interlocuteurs et des situations. C&#8217;est de ce travail de vigilance de soi dont chacun cherche à se déconnecter. &#8220;Les individus se demandent sans cesse comment faire en sorte de pratiquer de façon équilibrée tous ces services et c&#8217;est de là que provient le sentiment de fatigue&#8221;.</p>
<p>&#8220;Avec le numérique, le hors-champ s&#8217;impose comme la scène principale,&#8221; précise Laurence Allard. Ce qui ne se voit pas, ce SMS qu&#8217;on envoie, ce statut que l&#8217;on publie ou ce tweet qu&#8217;on s&#8217;apprête à envoyer est plus important que le lieu où nous nous trouvons et ce que nous y faisons. Faut-il en conclure que le numérique nous déroberait à la réalité? Loin s&#8217;en faut, car le numérique serait davantage vécu comme une extension, un prolongement de la vie réelle que comme une dimension qui se substituerait à l&#8217;autre. Comme le résume Laurence Allard, &#8220;c&#8217;est le hors-champ du numérique que de participer à la vie réelle&#8221;. </p>
<p>N&#8217;en déplaise aux détracteurs de la vie connectée, celle-ci serait également loin d&#8217;appauvrir nos relations sociales. La dématérialisation des biens culturels aidant, c&#8217;est une véritable culture de l&#8217;échange qui s&#8217;est déployée à côté de celle de la distribution marchande. Partager un article du HuffPost sur votre mur, mettre à disposition de ses amis des films téléchargés, &#8220;la liste des pratiques culturelles digitales est longue,&#8221; relèvent les chercheurs. Et ce sont bien de nouvelles interactions qui se développent autour de l&#8217;échange de contenu.</p>
<p><a href="http://www.zerogeography.net/2013/05/mapping-controversy-in-wikipedia.html">. Cartographier la controverse dans Wikipédia : Zero Geography</a><br />
Les articles controversés ne sont pas les mêmes d&#8217;une édition l&#8217;autre de la Wikipédia, même si la religion, la politique et le football sont partout les thématiques qui font débats. Mais également, hormis le conflit israélo-arabe, se sont partout des articles liées à la géographie nationale qui sont d&#8217;abord en débat.</p>
<p><a href="http://www.newscientist.com/article/mg21829196.000-smart-map-tracks-people-through-camera-networks.html">. Une carte intelligente qui suit les gens via les réseaux de caméras de videosurveillance &#8211; NewScientist</a><br />
Utiliser le réseau de caméras de vidéosurveillance pour identifier et localiser les gens dans des intérieurs, via un algorithme qui combine reconnaissance faciale, positionnement et identification des vêtements. La carte du maraudeur&#8230; C&#8217;est fait !</p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/tv-connectee-les-consommateurs-ne-connectent-pas-leur-tv-a-internet-39790960.htm">. TV Connectée : les consommateurs ne connectent pas leur TV à internet ! &#8211; Zdnet.fr</a><br />
Alors que la plupart des téléviseurs vendus dans le monde sont connectables à internet très simplement, une récente étude du cabinet Analysys Mason et un bilan d’étape réalisé par l’Atelier BNP Paribas démontrent que les constructeurs ont encore de gros efforts à réaliser pour conquérir le marché : améliorer l&#8217;offre de contenu et plus encore les interfaces utilisateurs.</p>
<p><a href="http://www.forbes.com/sites/jjcolao/2013/05/09/can-a-crowdsourcing-invention-company-become-the-best-retailer-in-the-world/">. Une entreprise financée par la foule peut-elle devenir le meilleur détaillant du monde ? &#8211; Forbes</a><br />
Forbes revient sur Quirky &#8211; <a href="http://www.quirky.com">http://www.quirky.com</a> &#8211; une &#8220;démocratie capitaliste&#8221; qui chaque semaine propose à l&#8217;évaluation de sa communautés 15 innovations originales, qu&#8217;elle aidera à financer et commercialiser. </p>
<p>Mais distribuer les innovations via ses seuls membres ne suffit plus. Le PDG de Quirky, adoré par les capitaux risqueurs, souhaite se lancer dans la fabrication de magasins en dur pour renforcer la vente des produits. Pas sûr qu&#8217;il sera simple demain, avec des magasins physiques de s&#8217;adapter aux changements du secteur&#8230;</p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/google-glass-pas-de-reconnaissance-faciale-pour-le-moment-39790948.htm">. Google Glass : pas de reconnaissance faciale, pour le moment &#8211; Zdnet.fr</a><br />
&#8220;Google a officiellement exclu d’autoriser la fonction de reconnaissance faciale pour ses lunettes connectées, du moins pas avant que des règles de confidentialité spécifiques ne soient mises en place.&#8221;</p>
<p><a href="http://bits.blogs.nytimes.com/2013/06/01/why-big-data-is-not-truth/">. Pourquoi les Big data ne sont pas la réalité &#8211; NYTimes.com</a><br />
Pour Kate Crawford, qui détruit 6 mythes des Big Data : &#8220;Nous avons besoin de penser comment nous naviguerons dans ces systèmes. Pas tant individuellement qu&#8217;en temps que société&#8221;.</p>
<p><a href="http://www.wired.com/opinion/2013/06/forget-glass-these-are-the-interfaces-of-the-future/?cid=co8525634">. Oubliez les Google Glass, voici les interfaces du futur &#8211; Wired.com</a><br />
Pour David Gelernter, nos interfaces changent peu. L&#8217;achitecture des immeubles de bureaux a plus évoluée que nos bureaux, qui demeurent pareils à ceux des années 60. Nos interfaces portables (lunettes, montres&#8230;) n&#8217;ont pas changé par rapport à leurs précurseurs analogiques. Pourquoi nos ordinateurs se ressemblent-ils tous, jusque dans les matières dont ils sont fait ? Matériel et logiciel doivent être conçus ensembles, estime Gelernter. Pourquoi nos téléphones ont-ils besoin d&#8217;un écran ? Pourquoi ne sont-ils pas incorporés dans nos portefeuilles ? A l&#8217;heure des écrans tactiles nos bureaux ne doivent-ils pas évoluer aussi ?</p>
<p><a href="http://www.pcinpact.com/news/80121-decret-sunshine-entre-labos-et-medecins-l-avis-cnil.htm">. Décret Sunshine entre les labos et les médecins : l’avis de la CNIL &#8211; PC INpact</a><br />
Le décret sunshine est censé lever le voile sur les liens entre laboratoires et médecins en obligeant la publication sur un site internet dédié des cadeaux fait par les laboratoires aux médecins. La Cnil recommande que ce site exclue les robots et que chaque fiche soit verrouillée par un captcha. Deux mesures pour tenter d&#8217;équilibrer le rapport entre vie privée et transparence. Pour Marc Rees, rédacteur en chef de PC Inpact : &#8220;Moralité ? Le patient pourra connaître les petits cadeaux faits par tel labo à son médecin de famille. Il saura s’il existe un contrat entre l’un et l’autre mais jamais son détail. Enfin, il ne pourra connaître ce contrat si son cher médecin a facturé ce labo. Ce captcha rendra surtout impossible le traitement automatisé des dizaines de milliers de fiches à venir pour qui voudrait esquisser l’état des liens de tel labo avec le secteur de la santé.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.telerama.fr/monde/une-autre-ecole-est-possible,98151.php">. Une autre école est possible &#8211; Télérama.fr</a><br />
Toute proportion gardée, de plus en plus de parents font sortir leurs enfants du système scolaire classique pour des écoles alternatives ou un enseignement à domicile. Les enfants acceptent de moins en moins ce qu&#8217;on leur impose, le décalage entre l&#8217;institution scolaire et eux s&#8217;accentue. Vers la fin de l&#8217;école ?</p>
<p><a href="http://computationalculture.net/computational-culture">. Computational Culture</a><br />
Une revue sur l&#8217;étude logicielle et la culture informatique. </p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/05/22/pour-faire-des-economies-fermons-la-cour-des-comptes.html">. Pour faire des économies, fermons la cour des comptes | Classe éco | Francetv info</a><br />
On connait le schéma : les rapports (même excellents) sont enterrés par les suivants sans que rien ne se passe. En fait, rappelle Alexandre Delaigue, le problème des rapports est d&#8217;apporter des solutions simples à des problèmes parfois plus complexes, ils proposent une explication d&#8217;un phénomène par des mesures qui ne sont pas toujours adaptées. &#8220;Mesurer le résultat de mesures globales est un défi considérable. Tout le monde loue aujourd&#8217;hui le &#8220;modèle finlandais&#8221; d&#8217;éducation, mais oublie que les performances de la Finlande ont été très moyennes jusqu&#8217;à la fin des années 90. Les spécialistes considèrent aujourd&#8217;hui que les performances résultent de mesures commencées il y a parfois 50 ans. On est bien loin du temps du politique.&#8221; Dans l&#8217;industrie phamarceutique, on procède par l&#8217;expérimentation aléatoire pour savoir si un médicament est utile ou non. La procédure expérimentale présente un potentiel énome pour améliorer les politiques estime Jim Manzi dans &#8220;Uncontrolled suprising trial&#8221;. Pourrait-on appliquer une logique expérimentale à l&#8217;école ? L&#8217;essai sur les internats d&#8217;excellence en France a montré ses limites. &#8220;Comme le montre Manzi, l&#8217;expérimentation apprend la modestie. Elle conduit à constater qu&#8217;il est très difficile d&#8217;obtenir de vraies améliorations, que les vrais progrès sont incrémentaux : les grands bonds en avant, le plus souvent, n&#8217;existent pas.&#8221; &#8220;A force de répéter ce processus &#8211; rapport, discussion, décision, absence de résultat, nouveau rapport &#8211; on finira peut-être par comprendre que l&#8217;on ne s&#8217;y prend peut-être pas très bien pour améliorer nos politiques publiques.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/06/03/panneaux-solaires-le-protectionnisme-inutile.html">. Panneaux solaires : le protectionnisme inutile &#8211; Classe éco | Francetv info</a><br />
Les tarifs douaniers n&#8217;ont ni conséquences positives ou négatives. Aux Etats-Unis, la fermeture des frontières aux panneaux solaires chinois n&#8217;a pas développé la production sur le territoire, mais déplacé les fournisseurs (Malaisie, Taiwan&#8230;).</p>
<p><a href="http://www.harvardlawreview.org/issues/126/may13/index.php">. Harvard Law Review : May 2013</a><br />
La Harvard Law Review revient sur la problématique de la vie privée et de la technologie avec les meilleurs spécialistes du sujet.</p>
<p><a href="https://www.ilikecinema.com/movies">. I Like Cinema</a><br />
I like Cinema est un service qui permet aux particuliers de proposer une projection d&#8217;un film du catalogue dans un cinéma à proximité. Une autre manière de faire du service urbain&#8230; </p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/02/tres-cheres-donnees-personnelles_3422477_3208.html">. Très chères données personnelles &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Yves Eudes pour le Monde nous fait entrer dans les coulisses des négociations du Data Protection Regulation, le projet de règlement européen sur les données personnelles visant à améliorer la protection des données personnelles des européens en montrant l&#8217;intense lobbying des sociétés de l&#8217;internet pour amender cette règlementation.  &#8220;Plus de 80 % des propositions d&#8217;amendements arrivant de l&#8217;extérieur proviennent des entreprises, et principalement des géants de la Silicon Valley.&#8221; Il estime que, à la longue, le travail des lobbies s&#8217;avère efficace : &#8220;Ils sont si nombreux et si actifs que le même message semble arriver de partout à la fois. Cela crée une ambiance diffuse, qui influe sur l&#8217;état d&#8217;esprit général.&#8221; Selon lui, de nombreux députés du groupe PPE (centre droit), qui étaient favorables au DPR en 2012, sont devenus hésitants, ou hostiles. Les députés verts et socialistes, qui souhaitent au contraire un durcissement du projet, se retrouvent sur la défensive.</p>
<p><a href="http://wiki.ethique-big-data.org/index.php?title=Accueil#Exemples">. Charte éthique &#038; Big Data</a><br />
La charte Ethique &#038; Big Data est une co-construction dans le cadre d’un groupe de travail mixte piloté par l’APROGED et de CAP DIGITAL et réunissant des partenaires académiques et industriels. Son objectif est de fournir des garanties concernant la maintenabilité des données, leur traçabilité, leur qualité, l&#8217;impact sur l&#8217;emploi, réduire le risque juridique. &#8220;La création, la maintenance, la diffusion et l’utilisation de données de toutes sortes est un enjeu économique majeur. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de données démographiques, personnelles, de relevés de capteurs, de documents, thésaurus, ontologies. Ces bases de données sont essentielles à la création et la maintenance de nouveaux services. L&#8217;apparition du Cloud computing, de l&#8217;Open Data et du Big Data rendent ces questions particulièrement sensibles. Cependant, l&#8217;utilisation ou la réutilisation des données se heurtent trop souvent à des freins qui en empêchent l&#8217;exploitation optimale : provenance parfois opaque (en particulier dans les cas de « crowdsourcing »), traçabilité inexistante, protection intellectuelle incertaine, une qualité difficile à évaluer a priori.</p>
<p>Dès lors, sécuriser la création de données est un facteur de compétitivité. Cette charte vise à harmoniser les rapports entre producteurs, fournisseurs et utilisateurs de données sur le plan du respect des lois, de celui de l&#8217;éthique, et garantir la confiance dans les rapports entre l&#8217;ensemble des acteurs impliqués.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.laviedesidees.fr/L-adieu-a-la-caisse">. L&#8217;adieu à la caisse &#8211; La Vie des idées</a><br />
L&#8217;automatisation des services se déploie dans de nombreux secteurs : banques, cinémas, administrations publiques. Une enquête sociologique menée par Sophie Bernard dans &#8220;Travail et automatisation des services : la fin des caissières&#8221; démontre que cette tendance conduit à une intensification du travail des agents concernés. En passant du travail séquentiel classique de la caisse au travail simultanée de surveiller plusieurs caisses automatiques, les caissières ont moins de contrôle sur leurs rythmes de travail et doivent être plus disponibles encore. &#8220;Si le corps du travailleur est pratiquement libéré de toue contrainte, son esprit doit par contre être entièrement disponible&#8221;. La mise au travail des clients renouvelle la frontière du travail, le rapport de pouvoir et est source de nouvelles tensions, notamment en renforcant leur rôle de contrôle. A compléter avec l&#8217;ouvrage de Marlène Benquet, &#8220;Encaisser&#8221;, dont le prologue est accessible en ligne : <a href="http://www.contretemps.eu/lectures/lire-marl%C3%A8ne-benquet-encaisser-prologue">http://www.contretemps.eu/lectures/lire-marl%C3%A8ne-benquet-encaisser-prologue</a></p>
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		<title>Soutenir l’innovation… hétérodoxe</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 05:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Kaplan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Economie et marchés]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation, RD]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[prospective]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Nous rêvions de voitures volantes et à la place, nous avons eu 140 caractères&#8221; (ceux de Twitter ou du SMS) : cette accroche du “manifeste&#8221; d’un fonds de capital-risque américain, résume merveilleusement de qui change dans l’innovation contemporaine &#8211; et par conséquent, le défi que la nouvelle tranche annoncée des &#8220;Investissements d’avenir&#8221; doit relever.
L’innovation dans un monde ultra-connecté devient&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/investissement-davenir_1200pxl_2.jpeg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/investissement-davenir_1200pxl_2-150x150.jpeg" alt="" title="investissement-davenir_1200pxl_2" width="150" height="150" class="alignright size-thumbnail wp-image-20064" hspace="6" vspace="6" align="right" /></a>&#8220;Nous rêvions de voitures volantes et à la place, nous avons eu 140 caractères&#8221; (ceux de Twitter ou du SMS) : cette accroche du “manifeste&#8221; d’un fonds de capital-risque américain, résume merveilleusement de qui change dans l’innovation contemporaine &#8211; et par conséquent, le défi que la nouvelle tranche annoncée des &#8220;<a href="http://investissement-avenir.gouvernement.fr/">Investissements d’avenir</a>&#8221; doit relever.</p>
<p>L’innovation dans un monde ultra-connecté devient continue, écosystémique, agile, protéiforme et parfois militante. Des marchés entiers (ceux des &#8220;biens culturels&#8221;, pour commencer) se reconfigurent autour de nouvelles plates-formes qui favorisent à leur tour de nouveaux modèles économiques, de nouvelles formes de consommation. Des appareils qui tiennent dans la poche en contiennent plusieurs dizaines d’autres : téléphone, baladeur, livres, GPS, caméra, boussole, console de jeu, niveau à bulle, lampe de poche&#8230; <a href="http://www.internetactu.net/2012/10/31/methodes-agiles-la-conception-logicielle-appliquee-au-monde-physique/">Dans le projet Wikispeed</a>, un groupe d’individus dispersé sur tout le territoire nord-américain a conçu et réalisé en 3 mois une automobile autorisée à rouler aux Etats-Unis, et qui consomme beaucoup moins que ses concurrentes. Wikipedia ouvre quotidiennement à des millions de gens l’accès à des contenus encyclopédiques &#8211; et offre à plusieurs dizaines de langues du monde leur première encyclopédie. Des &#8220;entreprises sociales&#8221; s’efforcent de réinventer le crédit aux plus pauvres, le recyclage, l’usage collectif de véhicules ou d’équipements ménagers&#8230; </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/What-Happened-to-the-Future-«-Founders-Fund-Mozilla-Firefox.png"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/What-Happened-to-the-Future-«-Founders-Fund-Mozilla-Firefox.png" alt="Nous rêvions de voitures volantes et à la place, nous avons eu 140 caractères" title="Nous rêvions de voitures volantes et à la place, nous avons eu 140 caractères" width="540" /></a><br />
<i>Image : &#8220;Nous rêvions de voitures volantes et à la place, nous avons eu 140 caractères&#8221;, <a href="http://www.foundersfund.com/the-future">la devise du Manifeste de Funders Fund</a>.</i></p>
<p>Mais tout cela, nos dispositifs de soutien à l’innovation ne savent pas le voir. Par habitude, par facilité, par conviction parfois, ils privilégient d’une manière presque exclusive des projets dont l’innovation technologique constitue le principe directeur &#8211; ce qui n’est le cas d’aucun des exemples qui précèdent, dont, pourtant, on peut difficilement contester le caractère innovant. Personne n’en est vraiment coupable : on fixe des priorités (aujourd’hui &#8220;Le numérique, la transition énergétique, la santé, les grandes infrastructures, les nouvelles technologies&#8221;), des spécialistes condensent leur vision des enjeux sous la forme d’appels à projets, d’autres jugent les projets qui leur arrivent à l’aune de leurs convictions communes&#8230; et tout ce qui sort des clous, les idées en rupture, les &#8220;simples&#8221; innovations de service ou de modèle d’affaire, leur reste invisible.</p>
<p>A côté de l’innovation technologique, qui demeure bien sûr importante, une autre innovation monte en puissance et c’est bien souvent elle qui change la vie et reconfigure les marchés. Pire, la focale technologique peut empêcher de voir cette autre innovation. Prenons l’exemple de la santé : nos formes habituelles de financement de l’innovation sauront-elles reconnaître l’importance des réseaux de patients, l’émergence de la génomique personnelle, la multiplication des dispositifs individuels de mesure, voire d’autodiagnostic ? Ces projets nous dérangent, parfois pour d’excellentes raisons : du coup nos dispositifs publics choisissent de ne pas les voir, au risque de laisser les ruptures se produire sans du tout les avoir anticipées, sans en être acteurs.</p>
<p>D’où ma recommandation sur l’usage des 10 milliards supplémentaires alloués aux &#8220;Investissements d’avenir&#8221; : faites comme d’habitude. Mais sur 90% de cette somme. Réservez-en 10%, juste 10%, pour financer des projets hétérodoxes, dérangeants, inattendus, qui n’entrent dans aucune case. Trouvez le moyen d’en financer beaucoup, d’une manière simple et rapide, avec des petits tickets et des clauses de revoyure. Acceptez autant les projets commerciaux que ceux qui produiront des biens communs ou des produits “libres”, dès lors qu’on peut en attendre un effet de levier économique. Osez cela, puis comparez les résultats. On parie qu’ils vous étonneront ?</p>
<p>Daniel Kaplan, délégué général de la <a href="http://www.fing.org">Fondation internet nouvelle génération</a> (Fing).</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2013/05/30/au-dela-des-technologies-pour-un-soutien-aux-projets-heterodoxes_3421061_3234.html">Cette tribune a été publiée dans le journal <i>Le Monde</i> le 30 mai 2013</a>. </p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/politiques-publiques/" title="politiques publiques" rel="tag">politiques publiques</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/prospective/" title="prospective" rel="tag">prospective</a><br />
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		<title>Après la “Smart City”, la “Living City”</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 05:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un récent article pour Fast Company, le prospectiviste Chris Arkenberg (@chris23, qui tient aussi le blog Urbeing Recorded traitant essentiellement de réalité augmentée), imagine un avenir vertigineux pour nos cités. Selon lui, les frontières entre la biologie et la technologie vont disparaître. Les villes de demain, explique-t-il, pourraient bien s&#8217;élaborer à partir d&#8217;imprimantes 3D, de biologie synthétique et de&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.fastcoexist.com/1681891/cities-of-the-future-built-by-drones-bacteria-and-3-d-printers">Dans un récent article pour Fast Company</a>, le prospectiviste Chris Arkenberg (<a href="https://twitter.com/chris23">@chris23</a>, qui tient aussi le blog <a href="http://www.urbeingrecorded.com/news/">Urbeing Recorded</a> traitant essentiellement de réalité augmentée), imagine un avenir vertigineux pour nos cités. Selon lui, les frontières entre la biologie et la technologie vont disparaître. Les villes de demain, explique-t-il, pourraient bien s&#8217;élaborer à partir d&#8217;imprimantes 3D, de biologie synthétique et de robotique.</p>
<p>Comment se combineront ces trois technologies pour donner naissance à l&#8217;urbanisme du futur ? Arkenberg envisage plusieurs développements. Dans un premier temps, les outils à disposition vont se perfectionner et se standardiser. Puis, dans environ une décennie, la biologie et la technologie commenceront à fusionner. </p>
<p>Dans un avenir plus lointain, notre vision de la construction devrait vraiment changer :<br />
<i>&#8220;Des bactéries seront modifiées pour cibler des matériaux spécifiques, comme le vieux béton. Lâchées dans les cités, elles remplaceront le vieil équipement avec une glu bactérienne structurellement plus intelligente, dotée d&#8217;accès au réseau et de capacités de calcul&#8230; Des ordinateurs cellulaires seront libérés dans les écosystèmes, captant les propriétés chimiques de l&#8217;environnement. Des cuves de bactéries produiront des carburants, des ressources protéiniques, de l&#8217;eau&#8230;&#8221;</i></p>
<p>Au final, nous explique-t-il, <i>&#8220;L&#8217;architecture perdra sa rigidité formelle deviendra plus souple et se rapprochera de la vie telle que nous pouvons la voir à l&#8217;oeuvre dans les végétaux.&#8221;</i></p>
<h3>Imprimer les maisons</h3>
<p>Science-fiction ? Pas forcément. Chris Arkenberg  nous donne quelques exemples de travaux contemporains qui pointent dans cette direction. Côté imprimantes 3D, il cite ainsi les travaux d&#8217;<a href="http://www.themanwhoprintshouses.com/About.html">Enrico Dini</a>, qui a créé un système permettant &#8220;d&#8217;imprimer&#8221; des maisons à partir de sable. Dini, nous explique-t-il, s&#8217;est même récemment associé avec l&#8217;Agence Spatiale Européenne pour <a href="http://www.esa.int/Our_Activities/Technology/Building_a_lunar_base_with_3D_printing">installer sa machine sur la lune</a> afin de produire des bases lunaires utilisant la poussière à disposition sur notre satellite&#8230; On pourrait citer d&#8217;autres applications de l&#8217;impression 3D à l&#8217;architecture, comme les travaux de <a href="http://www.internetactu.net/2011/04/14/limpression-3d-rapproche-lobjet-du-vivant/">Neri Oxman</a>, qui cherche à obtenir de nouveaux types de matériaux hybrides. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/1681327-slide-multi-dome-base-being-constructed.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/1681327-slide-multi-dome-base-being-constructed.jpg" alt="Imprimer des bases lunaires" title="imprimer des bases lunaires" width="540" hspace="6" vspace="6" /></a><br />
<i>Image : Imprimer des bases lunaires, comme l&#8217;imagine le cabinet d&#8217;architecture <a href="http://www.fosterandpartners.com/">Foster</a> et l&#8217;agence spatiale européenne <a href="http://www.fastcoexist.com/1681327/this-3d-printed-moon-base-might-be-the-future-of-space-exploration#1">via FastCoExist</a>.</i></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/2R_6Dg15XsY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Des essaims de constructeurs</h3>
<p>Les drones pourraient aussi jouer un rôle dans la construction des cités. Dans ce domaine, les <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/02/lavenir-de-la-programmation-46-programmer-la-complexite/">systèmes multi-agents</a> pourraient se révéler fondamentaux. Il s&#8217;agirait en effet de générer des &#8220;essaims de robots&#8221; décentralisés capables d&#8217;effectuer une tâche de manière collective. Arkenberg cite le <a href="http://www.eecs.harvard.edu/ssr/projects/cons/termes.html">Termes Project</a>, élaboré à l&#8217;université de Harvard, qui s&#8217;inspire des termites pour réaliser <i>&#8220;un système décentralisé de construction dans lequel les robots coopèrent pour bâtir des structures tridimensionnelles plus larges qu&#8217;eux-mêmes.&#8221;</i> Ces termites électroniques bénéficieront certainement des algorithmes d&#8217;autoassemblage <a href="http://www.internetactu.net/2012/04/18/au-dela-de-limpression-3d-lautoassemblage/">comme ceux utilisés par Skylar Tibbits ou celui élaboré récemment au MIT</a>.</p>
<p><iframe width="540" height="320" src="http://www.youtube.com/embed/t2e4GIZ3W1o" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Des maisons qui poussent</h3>
<p>Reste la biologie synthétique. Arkenberg donne en exemple les travaux de <a href="http://www.syntheticaesthetics.org/residents/federici-benjamin">David Benjamin</a> qui réfléchit à la construction bactérienne : des organismes génétiquement modifiés susceptibles de construire des matériaux durables. Benjamin ne s&#8217;intéresse d&#8217;ailleurs pas uniquement à l&#8217;architecture traditionnelle. Il envisage d&#8217;employer ses techniques &#8220;bactériennes&#8221; pour fabriquer certains composants d&#8217;avion. <a href="http://player.vimeo.com/video/45504767">La vidéo ci-dessous</a> résume les projets de son groupe <a href="www.thelivingnewyork.com">&#8220;The Living&#8221;</a>. </p>
<p>De fait, l&#8217;architecture est dans l&#8217;esprit de bon nombre des pionniers de la biologie synthétique, qui n&#8217;hésitent pas à envisager des &#8220;maisons qui poussent&#8221;. </p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/45504767" width="540" height="320" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe>
<p><a href="http://vimeo.com/45504767">Bio-Computation (2012)</a> from <a href="http://vimeo.com/user824147">David Benjamin</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>Dans leur récent essai, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0465021751/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=0465021751&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Regenesis</a>, <a href="http://www.internetactu.net/?s=george+church">George Church</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ed_Regis_%28author%29">Ed Regis</a> notent : <i>&#8220;Après tout, de petites formes de vie, conduites exclusivement par leur ADN, ont, par elles-mêmes, produit des objets grands et complexes : éléphants, baleine,s ou dinosaures. Un minuscule œuf de baleine fertilisé génère un résultat aussi gros qu&#8217;une maison. Peut-être un jour pourrons-nous programmer un ou plusieurs organismes, qui produiront non plus une baleine mais une véritable maison.&#8221;</i> </p>
<p>Et plus loin, les deux auteurs de citer <a href="http://sidneyperkowitz.net/">Sidney Perkowitz</a>, physicien à l&#8217;université Emory d&#8217;Atlanta : <i>&#8220;Si les bioplastiques devraient constituer la révolution du 21e siècle dans le domaine des matériaux, les maisons qui se développent à partir de graines pourraient bien être celle du 22e&#8221;</i>. </p>
<p>D&#8217;autres biologistes synthétiques envisagent de nouveaux dispositifs susceptibles de changer le paysage urbain. Récemment, un <a href="http://www.kickstarter.com/projects/antonyevans/glowing-plants-natural-lighting-with-no-electricit">projet sur Kickstarter</a> a attiré l&#8217;attention <a href="http://www.wired.co.uk/news/archive/2013-05/9/glowing-plants-kickstarter">des médias spécialisés</a>. Il s&#8217;agirait, à l&#8217;aide des outils de la biologie de synthèse de créer des &#8220;arbres lumineux&#8221; en mesure d&#8217;éclairer maisons et rues. Projet alléchant, mais qui appartient encore à la recherche fondamentale, et qui est peut-être un peu trop jeune pour le <i>crowdfunding</i>, surtout quand les investisseurs se voient promis un  paquet de graines lorsque celles-ci seront disponibles (ils risquent d&#8217;attendre un certain temps&#8230;). Notons tout de même le soutien de George Church à cette initiative et le fait que, parmi ses créateurs, on trouve Amirav-Drory, créateur du <a href="http://www.genomecompiler.com/">Genome Compiler</a>, l&#8217;un des outils de création virtuelle d&#8217;organismes de synthèse (<a href="http://www.internetactu.net/2013/05/28/lavenir-de-la-programmation-56-programmer-le-vivant/">voir sa vidéo dans notre précédent article sur la programmation du vivant</a>). A noter qu&#8217;à l&#8217;heure où j&#8217;écris cet article, le projet a déjà réussi à réunir plus de 392 000$&#8230;</p>
<p><iframe width="540" height="360" src="http://www.kickstarter.com/projects/antonyevans/glowing-plants-natural-lighting-with-no-electricit/widget/video.html" frameborder="0"> </iframe></p>
<p>Trop souvent les spéculations de prospective se concentrent sur une seule technologie (que ce soit la biologie, la nanotechnologie, l&#8217;IA&#8230;), mais restent beaucoup trop larges dans l&#8217;étendue de leurs prédictions, s&#8217;intéressant à l&#8217;avenir de la vie, de l&#8217;univers et du reste. Au contraire, les transformations procèdent de combinaisons de technologies s&#8217;appliquant de façons différentes, pour chaque domaine spécifique, ici la ville. Dans le scénario d&#8217;Arkenberg, c&#8217;est la synchronisation de  méthodes variées, certaines opérant au niveau micro, voire nano, et d&#8217;autres à l&#8217;échelle macro, qui entraîne un résultat qui rappelle certaines des prophéties les plus folles d&#8217;un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kim_Eric_Drexler">Eric Drexler</a>, par exemple &#8211; mais sans avoir à imaginer l&#8217;intervention de technologies complètement futuristes capables de jouer les Deus Ex Machina. On le voit, la plupart des briques de base sont déjà là. Le problème consiste à les faire passer à l&#8217;échelle. </p>
<p>Rémi Sussan</p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/alleger-la-ville/" title="&quot;alléger la ville&quot;" rel="tag">&quot;alléger la ville&quot;</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/ecologie/" title="écologie" rel="tag">écologie</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/biotechnologies/" title="biotechnologies" rel="tag">biotechnologies</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/citelabo/" title="citelabo" rel="tag">citelabo</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/fabrication-personnelle/" title="fabrication personnelle" rel="tag">fabrication personnelle</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/nbic/" title="NBIC" rel="tag">NBIC</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/prospective/" title="prospective" rel="tag">prospective</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/science/" title="science" rel="tag">science</a><br />
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		<title>Internet ne nous séduit pas seulement par ses contenus, mais par sa structure</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 08:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier de la Porte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La lecture de la semaine nous provient de The Atlantic, sous la plume de Megan Garber (@megangarber) et s&#8217;intitule &#8220;comme vous n&#8217;avez pas de lion à fuir, vous avez cliqué sur ce lien&#8221;.
&#8220;Vous voici à nouveau sur internet, commence Megan Garber. Vous voilà à nouveau en train de traîner dans le World Wide Web. Mais pourquoi êtes-vous ici ?&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture de la semaine nous provient de <a href="http://www.theatlantic.com/"><i>The Atlantic</i></a>, sous la plume de <a href="http://www.theatlantic.com/megan-garber/">Megan Garber</a> (<a href="https://twitter.com/megangarber">@megangarber</a>) et s&#8217;intitule <a href="http://www.theatlantic.com/technology/archive/2013/05/you-didnt-have-any-lions-to-run-from-so-you-clicked-on-this/276200/">&#8220;comme vous n&#8217;avez pas de lion à fuir, vous avez cliqué sur ce lien&#8221;</a>.</p>
<p>&#8220;Vous voici à nouveau sur internet, commence Megan Garber. Vous voilà à nouveau en train de traîner dans le World Wide Web. Mais pourquoi êtes-vous ici ? Je veux dire, est-ce que vous savez vraiment pourquoi vous êtes ici ? Pour quoi, au final, vous &#8211; nous, puisque moi aussi j&#8217;y suis avec vous &#8211; nous revenons toujours à cet endroit fou, jour après jour ?</p>
<p>Il est facile d&#8217;attribuer le magnétisme continu exercé par le web à la combinaison entre la puissance de la &#8220;relation humaine&#8221; et des &#8220;vidéos de chats&#8221;. Mais ça n&#8217;est pas la seule raison. L&#8217;internet ne nous séduit pas seulement par ses contenus, mais pas sa structure.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/2358247449_bcfae68f19_o.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/06/2358247449_bcfae68f19_o.jpg" alt="" title="2358247449_bcfae68f19_o" width="500" height="355" class="alignright size-full wp-image-20055" /></a><br />
<i>Image : Screen Blast par <a href="http://www.flickr.com/photos/ayton/2358247449/in/photolist-4AoCNM-4BNSep-4DN9p4-4DSphd-4DSpKw-4FCP2B-4H6N32-4JknQZ-4KohMa-4LcnF1-4Lx1Yd-4M4hZA-4MfPBa-4NkSza-4SRvq7-54Fgtt-55s5mF-58Z4jQ-5b69Au-5dv8FF-5f1Wpz-5h9gAo-5j78nv-5j79ec-5oMfCq-5uYPBc-5vQcPJ-5wRQy7-5xPsfx-5zKUYq-5DavZa-5DavZg-5Gy6Ae-5J4zB7-5KHrx5-5KZm2m-5QQpiT-5S4s1C-5SjdjE-5T2Hkk-5U6Tvq-5UcNNV-5Uem8s-5Ukkoh-5Ukuji-5ZU3Rc-61xq3p-62fLBk-62QsNj-62UZtB-63oGRa/">Ayton Gray</a>.</i></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;hypothèse de <a href="http://www.tomstafford.staff.shef.ac.uk/">Tom Stafford</a>, un chercheur en sciences cognitives de l&#8217;université de Sheffield, en Grande-Bretagne. <a href="http://www.livescience.com/34649-why-internet-is-addictive.html">Selon lui</a>, l&#8217;internet offre le même type d&#8217;incitation et de récompense que, par exemple, les machines à sous : vous pouvez appuyer et perdre un nombre incalculable de fois. Mais quand pour une fois vous gagnez &#8211; même le plus minuscule des jackpots &#8211; votre patience est récompensée. La monotonie du geste répété est justifiée par le gain. Vous ressentez un afflux de dopamine. Vous êtes heureux. Eh bien selon Stafford, internet fonctionne un peu de cette façon, en offrant des récompenses cognitives : le potin alléchant ou l&#8217;e-mail sincère comme friandise. La récompense est immédiate et cela ne fait que renforcer l&#8217;attraction de l&#8217;internet. Comme expérience sociologique massive, internet nous transforme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9flexe_de_Pavlov">en chiens de Pavlov</a> : il nous conditionne à répondre, automatiquement et physiquement, à la promesse de récompenses à venir. Les petits trésors que nous trouvons nous remplissent de joie. Quand ils s&#8217;espacent, nous sommes en manque. Et nous savons exactement où les trouver.</p>
<p>Donc oui, la prochaine fois que vous vous demanderez si vous passez trop de temps sur Facebook ou autre, rappelez-vous cela : vous perdez votre temps parce que votre cerveau le veut. Le charisme d&#8217;internet est une fonction provenant non seulement de tout ce qu&#8217;on y trouve de bien, mais aussi de mécanismes de survie proprement humains et adoucis par le temps : des mécanismes qui ont évolué depuis longtemps, en réponse à des ennemis dangereux. Si vous n&#8217;arrivez pas à arrêter de regarder des vidéos de chat, c&#8217;est à cause des lions.</p>
<p>C&#8217;est la théorie de <a href="http://lindastone.net/">Linda Stone</a>, une chercheuse qui a étudié les effets physiologiques de l&#8217;usage d&#8217;internet. Selon elle, une bonne part de notre comportement compulsif vis-à-vis de nos écrans &#8211; et de nos e-mails en particulier &#8211; peut être attribuée à la réponse en fuite ou combat qui trouve son origine quand les premiers hommes devaient échapper à leurs prédateurs. Cette réponse est une fonction de notre système nerveux autonome (une condition appelée aussi neuro-végétative), et nous prépare, comme son nom l&#8217;indique, soit à fuir le prédateur, soit au contraire à l&#8217;attendre et à le combattre. L&#8217;internet, une large plaine dont l&#8217;herbe cache tant de dangers, peut activer la même réponse chez l&#8217;homme contemporain. Dans un même paquet, il offre le combat et la fuite. Lire des e-mails ou être penché sur son écran, explique Stone, mettrait les gens dans une sorte d&#8217;état d&#8217;attente. Près de 80% des gens arrêtent temporairement de respirer, ou se mettent à respirer lentement quand ils vérifient leurs mails ou regardent leur écran. Stone appelle cela <a href="http://lindastone.net/category/email-apnea/">l&#8217;&#8221;apnée de l&#8217;e-mail&#8221;</a>. Et elle l&#8217;attribue au fait que nous anticipons la réponse éventuelle que nous devrons fournir à la lecture de ce que nous découvrons sur notre écran. La surveillance de notre écran, à laquelle nous nous livrons un peu à la manière d&#8217;un drone, révèlera peut-être un mail de notre patron ou le mot d&#8217;un ami. Et, quand cela se produit, nous devrons nous mettre en action pour répondre. Et nous anticipons cela, avance Stone, en retenant notre respiration &#8211; c&#8217;est-à-dire en emmagasinant de l&#8217;énergie &#8211; pendant que nous regardons notre écran. Echelonner sa respiration est, de cette manière, un mécanisme de survie. C&#8217;est le système que nous avons développé, malgré nous, pour évoluer dans l&#8217;environnement inquiétant qui s&#8217;étend devant nous &#8211; un environnement qui, de plus en plus, se révèle être celui de nos écrans.&#8221;</p>
<p>Xavier de la Porte</p>
<blockquote><p>Xavier de la Porte (<a href="https://twitter.com/xporte">@xporte</a>), producteur de l’émission <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile">Place de la Toile</a> sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission. </p>
<p><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4636946" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>
<p><a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-l%E2%80%99art-numerique-existe-t-il-2013-06-01">L’émission du 1er juin 2013</a> avait pour thème &#8220;l’art numérique existe-t-il ?&#8221;, à l&#8217;occasion de la parution d&#8217;un numéro spécial d&#8217;<a href="http://www.artpress.com/">Art Press</a> consacré à cette question. Pour discuter de cette question, Xavier de la Porte recevait <a href="http://www.norbert-hillaire.com/">Norbert Hillaire</a>, professeur à l’université de Nice-Sophia Antipolis, critique d’art et artiste, qui a coordonné ce numéro d&#8217;Art Press ; <a href="http://gsite.univ-provence.fr/gsite/document.php?pagendx=10066&#038;project=lesa">Sylvie Coëllier</a>, professeure d’histoire de l’art à l’université d’Aix-Marseille, où elle dirige le <a href="http://ufr-lacs.univ-provence.fr/lesa/">Laboratoire d’études en sciences des arts</a> ; et <a href="http://cral.ehess.fr/index.php?1409">Jean-Paul Fourmentraux</a>, sociologue, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lille et chercheur associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et auteur de <i><a href="http://lettrevolee.com/spip.php?article1775">L&#8217;oeuvre virale : Net Art et culture Hacker</a></i>.
</p></blockquote>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/economie-de-lattention/" title="économie de l&#039;attention" rel="tag">économie de l&#039;attention</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/cognition/" title="cognition" rel="tag">cognition</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/pdlt/" title="pdlt" rel="tag">pdlt</a><br />
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		<title>A lire ailleurs du 17 au 30 mai 2013</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/internetactu/bcmJ/~3/TfW1MUulZT8/</link>
		<comments>http://www.internetactu.net/2013/05/30/a-lire-ailleurs-du-17-au-30-mai-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 May 2013 05:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Internetactu</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire ailleurs]]></category>

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		<description><![CDATA[. Mary Meeker : l&#8217;avenir est portable, conduisable, volant, et scannable &#8211; LinkedIn
Mary Meeker vient de publier, comme chaque année, son rapport des tendances internet, validé par le cabinet Kleiner Perkins Caufield Byers. 117 pages bourrées d&#8217;informations. Retenons-en une. Sur l&#8217;internet, en 1993, personne ne savait que vous étiez un chien. Aujourd&#8217;hui, tout le monde le sait ! La&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.linkedin.com/today/post/article/20130529152733-13780238-mary-meeker-the-future-is-wearables-drivables-flyables-scannables">. Mary Meeker : l&#8217;avenir est portable, conduisable, volant, et scannable &#8211; LinkedIn</a><br />
Mary Meeker vient de publier, comme chaque année, son rapport des tendances internet, validé par le cabinet Kleiner Perkins Caufield Byers. 117 pages bourrées d&#8217;informations. Retenons-en une. Sur l&#8217;internet, en 1993, personne ne savait que vous étiez un chien. Aujourd&#8217;hui, tout le monde le sait ! La présentation : <a href="http://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/22135327?rel=0#">http://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/22135327?rel=0#</a></p>
<p><a href="http://www.zdnet.fr/actualites/idate-les-operateurs-europeens-doivent-se-reinventer-sous-peine-de-bain-de-sang-39790778.htm">. Idate : les opérateurs européens doivent se réinventer sous peine de &#8220;bain de sang&#8221; &#8211; Zdnet.fr</a><br />
A l&#8217;occasion de la publication de la 13e édition de son Digibook, l&#8217;Idate tire le signal d&#8217;alarme : &#8220;On arrive à un épuisement du modèle télécom européen&#8221;. En France notamment, les approches commerciales sont aujourd&#8217;hui dépassées&#8230;</p>
<p><a href="http://blogfr.dokker.com/la-drh-en-2020-6-predictions-audacieuses/">. La DRH en 2020: 6 prédictions audacieuses &#8211; Le blog de Dokker</a><br />
1-La RH en interne va décroître et le recours à l’externalisation s’amplifier<br />
2-La réflexion stratégique deviendra la nouvelle compétence de la DRH<br />
3-Le pendule va revenir vers le spécialiste<br />
4- La DRH utilisera de plus en plus le décisionnel et le Big Data pour accroître sa valeur dans l’entreprise<br />
5- Gérer du personnel à distance deviendra la nouvelle norme<br />
6- La DRH va devoir émuler le marketing<br />
Article original : <a href="http://new-talent-times.softwareadvice.com/the-hr-department-of-2020-413/">http://new-talent-times.softwareadvice.com/the-hr-department-of-2020-413/</a></p>
<p><a href="https://bonus.ly/">. Bonus.ly</a><br />
Bouns.ly est une start-up américaine qui a imaginé un système de pair-à-pair d’attribution des primes. Une fois le budget prime établi (financier ou non), les personnes évaluent le travail de leurs collègues et les récompensent sous forme de points, le décompte final permet de définir le montant à verser à chacun. L’avantage du système : une meilleure reconnaissance du travail par ses collègues, une répartition plus transparente des primes et au final une communication plus positive.</p>
<p><a href="http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2013/05/google_maps_personalization_will_hurt_public_space_and_engagement.html">. Mes cartes ou les vôtres ? &#8211; Slate.com</a><br />
Evgeny Morozov revient sur la personnalisation des Google Maps annoncée récemment par Google. Annoncent-elles la fin de l&#8217;espace public ? La meilleure façon de conserver la publicité comme pilier de son activité, pour Google, &#8220;est de nous transformer en créatures hautement prévisibles en limitant artificiellement nos choix&#8221;. Mais l&#8217;enjeu n&#8217;est pas que sur les cartes, avec les voitures autonomes et les lunettes de réalité augmenté, Google s&#8217;apprête à modifier profondément la façon dont nous faisons l&#8217;expérience du monde extérieur. Reste que Google mesure mal son impact sur l&#8217;espace public en le traitant de la même façon qu&#8217;il traite les livres ou les prévisions météo. L&#8217;enrichissement de sa base de données plutôt que de notre expérience urbaine demeure le principal objectif de la société. Dans la personnalisation des cartes de Google, ce qui disparait, c&#8217;est bien l&#8217;espace public, cette intrication de différences qu&#8217;évoquait Richard Sennett. Le manque de contrôle est le prix à payer pour vivre dans les environnements complexes, diversifiés, cosmopolites que nous appelons villes. Google préfère la banlieue pavillonnaire.</p>
<p><a href="http://www.wired.com/opinion/2013/05/an-insiders-view-of-the-hype-and-realities-of-3-d-printing/">. Retour sur les mythes et vérités de l&#8217;impression 3D &#8211; Wired.com</a><br />
Pour Carl Bass, les technologies d&#8217;impression 3D ne remplaceront pas les technologies de fabrication ni ne ramèneront la fabrication aux Etats-Unis, mais elles seront utiles pour les produits en série limitée.</p>
<p><a href="http://www.slate.fr/economie/72409/internet-jaron-lanier">. Le gourou du web et hippie Jaron Lanier nous joue-t-il du pipeau? &#8211; Slate.fr</a><br />
Jean-Laurent Cassely pour Slate.fr revient sur le dernier livre de Jaron Lanier, &#8220;Who owns the future&#8221;. Pour Lanier, interne menace la classe moyenne américaine en détruisant plus d&#8217;emplois qu&#8217;il n&#8217;en créé, rejoignant par là, les propos d&#8217;Erik Brynjolfsson dans &#8220;Race against the machine&#8221;. Kodak employait 14 000 personnes, quand Instagram n&#8217;en emploie que 13. Le capitalisme généré par internet est un capitalisme de monopole ou le gagnant emporte tout : &#8220;C’est un type de capitalisme qui est totalement autodestructeur car sa base est trop étroite. C’est un capitalisme du winner-take-all, un capitalisme qui n’est pas durable&#8221;. Pour Lanier, la seule façon de répondre à cela c&#8217;est de rétribuer les créateurs de contenus.</p>
<p><a href="http://www.laquadrature.net/node/6707">. Privacy Alert #1 : le consentement explicite | La Quadrature du Net</a><br />
La Quadrature du Net initie une série de billets pour expliquer les enjeux de la nouvelle législation sur les données que s&#8217;apprête à voter la Commission européenne. Premier enjeu, défendre le consentement explicite : &#8220;Le contrôle des utilisateurs semble être problématique pour les géants de l&#8217;Internet, dont les bénéfices reposent largement sur la quantité de données personnelles qu&#8217;ils collectent. Ils redoutent qu&#8217;un plus grand contrôle donné aux utilisateurs amoindrisse les quantités de données qu&#8217;ils traitent. Ceci nous montre bien comment notre vie privée est considérée par ces entreprises : si leurs activités respectaient véritablement notre vie privée, pourquoi craindraient-elles que nous n&#8217;y consentions pas ? Exiger un consentement explicite ne porterait atteinte qu&#8217;aux entreprises qui ne respectent pas notre vie privée. Les autres, en revanche, ne pourraient que bénéficier du gain de confiance résultant du véritable contrôle donné aux utilisateurs.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.christian-faure.net/2013/05/25/critique-des-demarches-agiles/?utm_source=feedly">. Critique des démarches agiles &#8211; Christian Fauré</a><br />
Christian Fauré fait une critique philosophique des démarches agiles. Il rappelle notamment qu&#8217;à chaque fois que le système technique évolue, il se retrouve en désajustement par rapport aux autres systèmes et que tout l&#8217;enjeu légal et social est alors de procéder à un réajustement. Sauf que la fréquence d&#8217;évolution du système technique s&#8217;est tellement accéléré que ces ajustements deviennent impossibles et que la politique publique a baissé les bras. Serons-nous laissés aux mains du &#8220;marketing stratégique&#8221;, nous demandant de nous adapter sans cesse ? C&#8217;est là que ce situent les méthodes agiles, estime le philosophe, dans l&#8217;ajustement permanent de l&#8217;offre à la demande. Certes, l&#8217;agilité n&#8217;a pas que des défauts, mais certaines choses ne peuvent pas être adaptées aux démarches agiles&#8230; Celles-ci échouent notamment dans le passage à l&#8217;échelle, car plus on multiplie les intervenants, plus le rythme des itérations et la synchronisation nécessaire entre les individus devient ingérable. Le Lean, cet hyper-taylorisme, ne conserve des méthodes agiles que le principe d&#8217;ajustement permanent&#8230; au risque qu&#8217;il tourne en boucle, sans objectif ni enjeux. Le défi des démarches agiles est de savoir comment les articuler avec des logiques à moyen et long terme et avec des logiques de rupture qu&#8217;elles ne savent pas introduire.  </p>
<p><a href="http://www.erwanngaucher.com/article/28/05/2013/ces-fetichistes-du-papier-qui-sont-au-pouvoir/1106">. Ces fétichistes du papier qui sont au pouvoir &#8211; Erwann Gaucher</a><br />
&#8220;Elus, annonceurs, investisseurs&#8230; Ceux qui détiennent les leviers du pouvoir sont en grande majorité des fétichistes du papier. Quitte à créer plus ou moins volontairement un monde médiatique à deux vitesses : le numérique pour les masses, le papier pour les élites.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/view/515371/now-television-advertisers-know-youre-tweeting/">. Désormais les annonceurs publicitaires de la télé savent que vous tweetez ! &#8211; Technology Review</a><br />
Pour Michael Fleishman de BlueFin &#8211; <a href="http://advertising.twitter.com/2013/05/Amplify-TV-commercials-on-Twitter-Premiering-TV-ad-targeting.html?m=1">http://advertising.twitter.com/2013/05/Amplify-TV-commercials-on-Twitter-Premiering-TV-ad-targeting.html?m=1</a> &#8211; il est désormais simple de faire le lien entre les tweets et les émissions de télé. Ne soyez pas surpris si la prochaine fois, une publicité vous tweet en retour !</p>
<p><a href="http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2013/05/paternity_testing_personal_genomics_companies_will_reveal_dna_secrets.single.html#pagebreak_anchor_2">. Qui est ton père ? &#8211; Slate Magazine</a><br />
Daniel Engber nous conte une histoire arrivée à deux frères ayant fait une analyse génomique sur 23andMe et qui leur a montré qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas frères&#8230; Combien de clients sur les 250 000 de 23andMe ont déjà eu cette mauvaise surprise ? Bien sûr, ce type d&#8217;information peut aussi être trouvée ailleurs ou autrement&#8230;  Même si 23andMe demande un double consentement à ses utilisateurs, est-ce suffisant ? </p>
<p><a href="http://www.cbsnews.com/video/watch/?id=50147158n">. Un visage dans la foule : dites aurevoir à votre anonymat &#8211; CBS News</a><br />
CBS News propose une enquête vidéo de son magazine d&#8217;investigation 60 minutes sur la reconnaissance faciale. Glaçant. </p>
<p><a href="http://www.businessweek.com/articles/2013-05-22/inside-googles-secret-lab">. A l&#8217;intérieur du laboratoire secret de Google &#8211; Businessweek</a><br />
Brad Stone pour Bloomberg BusinessWeek livre une longue et passionnante enquête que GoogleX, le laboratoire de Google dirigé par Astro Teller, le laboratoire à l&#8217;initiative des Google glass ou de la voiture autonome. Sans dévoiler beaucoup de secrets autre que donner la parole à un discours d&#8217;innovation assez exaspérant (&#8220;on va changer le monde&#8221;), l&#8217;enquête pointe vers nombre de projets et de partenaires de Google, permettant d&#8217;esquisser la diversité des objets sur lesquels travaille le laboratoire&#8230; sans en révéler aucun.  </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514396/marketing-to-the-big-data-inside-us/">. Miinome propose une nouvelle ère au marketing du Genome &#8211; Technology Review</a><br />
Le profil de vos relations sociales et de vos activités en ligne n&#8217;est qu&#8217;une étape vers la personnalisation Marketing. Miinome &#8211; <a href="https://angel.co/miinome">https://angel.co/miinome</a> &#8211; propose de construire une place de marché autour de notre génome. Le but, vendre notre information génétique aux marketing. Vous portez une intolérance au lactose dans vos gènes, Lactaid, un lait sans lactose, a un coupon de réduction pour vous ! Miinome propose de conserver l&#8217;analyse de votre génome et de vous permettre de l&#8217;échanger avec des entreprises. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514941/home-tweet-home-a-house-with-its-own-voice-on-twitter/">. Home Tweet Home &#8211; Technology Review</a><br />
A San Francisco, Tom Coastes, fondateur d&#8217;une start-up de l&#8217;internet des objets, Product Club, a branché nombre de capteurs de sa maison sur Twitter : <a href="https://twitter.com/houseofcoates">https://twitter.com/houseofcoates</a> Selon lui, l&#8217;arrivée de produits connectés comme la serrure Lockitron &#8211; <a href="https://lockitron.com/preorder">https://lockitron.com/preorder</a> -, le thermostat Nest &#8211; <a href="http://nest.com/">http://nest.com</a> &#8211; ou des objets comme Twine &#8211; <a href="http://www.supermechanical.com">http://www.supermechanical.com</a> &#8211; ou WeMo &#8211; <a href="http://www.belkin.com/us/wemo">http://www.belkin.com/us/wemo</a> &#8211; qui permettent d&#8217;ajouter une connectivité internet à la domotique la transforment. Ma maison est devenue une sorte d&#8217;animal de compagnie qui s&#8217;exprime. Un Tamagotchi.&#8221;</p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/view/514776/second-life-founders-new-virtual-world-uses-body-tracking-hardware/">. Le fondateur de Second Life imagine un nouveau monde virtuel en utilisant des technologies de traçage du corp &#8211; Technology Review</a><br />
Philip Rosedale, l&#8217;inventeur de l&#8217;univers virtuel Second Life, met au point un nouvel univers virtuel dans lequel l&#8217;interaction aura lieu grâce aux données de nos corps et aux gestes&#8230; Son nom, High Fidelity : <a href="http://highfidelity.io/">http://highfidelity.io</a></p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514386/intel-fuels-a-rebellion-around-your-data/">. Intel alimente la rebellion autour de nos données &#8211; Technology Review</a><br />
Intel a lancé la Data Economy Initiative, une étude pluriannuelle dont le but est d&#8217;explorer les nouveaux usages des technologies quand les gens bénéficient directement de leurs propres données, explique Ken Anderson, l&#8217;anthropologue en charge du projet à la Technology Review. Natasha Singer pour le NYTimes &#8211; <a href="http://www.nytimes.com/2013/05/26/technology/for-consumers-an-open-data-society-is-a-misnomer.html">http://www.nytimes.com/2013/05/26/technology/for-consumers-an-open-data-society-is-a-misnomer.html</a> &#8211; revient sur toutes ces sociétés qui collectent des données par devers nous, sans nous y donner accès : données de son club de gym ou données de son fournisseur d&#8217;électricité. Elle conclut également en citant Ken Anderson qui tente de convaincre les entreprises de la valeur de l&#8217;ouverture&#8230; </p>
<p><a href="http://gigaom.com/2013/03/20/even-the-cia-is-struggling-to-deal-with-the-volume-of-real-time-social-data/2/">. Même la CIA bataille avec les Big Data &#8211; Tech News and Analysis</a><br />
Le responsable technique de la CIA Ira Gus Hunt, lors que la conférence GigaOM’s Structure:Data conference revient sur comment l&#8217;agence de renseignement américaine utilise les données. A lire. </p>
<p><a href="http://www.christian-faure.net/2013/05/03/traitement-des-causes-ou-exploitation-des-effets/">. Traitement des causes ou exploitation des effets ? &#8211; Christian Fauré</a><br />
Un marché ne résout rien, ce n’est pas son intérêt, il s’attache à exploiter – le plus longtemps possible – un problème. Car s&#8217;il le résolvait, il n&#8217;aurait plus lieu d&#8217;être. C&#8217;est particulièrement le cas dans le militantisme, où la majorité des propos tenus sont des oppositions à des groupes d&#8217;intérêts opposants, jusqu&#8217;à risque de n&#8217;exister que comme opposant, plutôt que comme force de proposition. Ils se battent sans fin contre les effets. Pour Christian Fauré, si l&#8217;on pousse se paradoxe à son bout, les idéologies ne réalisent que le contraire de ce qu&#8217;elles annoncent. Alors comment changer quand tout le système repose sur des rentes de situations nées de l&#8217;exploitation des effets dont nous souffrons et nous voulons nous défaire ?</p>
<p><a href="http://www.christian-faure.net/2013/05/01/votre-travail-est-il-scalable/">. Votre travail est-il « scalable » ? &#8211; Christian Fauré</a><br />
Scalable signifie “qui peut passer à de très grandes échelles” mais aussi “qui peut bénéficier d’un effet de levier important”. Il est le nouvel eldorado du numérique : un effort minimal pour un bénéfice maximal. Ceux qui ont des métiers non scalables sont ceux qui sont payés directement ou indirectement de leurs temps. Un chirurgien, un boulanger, un consultant, un ouvrier ou un enseignant ne peuvent pas bénéficier des logiques du passage à l&#8217;échelle même si certains peuvent être très bien payer. A l&#8217;inverse, JK Rowling, ceux qui font du cinéma, les traders, ceux qui travaillent dans la conception ont des entrées d&#8217;argent décorrélées du temps de travail : qu&#8217;on vende un livre ou des milliions, la quantité de travail pour le faire est resté la même. Les métiers scalables sont ceux où la disparité des rémunérations est la plus importante. Ils reposent tous sur des métiers d&#8217;écritures. </p>
<p><a href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5848">. Presse web : un rédacteur en chef nommé Google &#8211; Arrêt sur images</a><br />
Pourquoi tous les sites de presse se ressemblent ? Pour plaire à Google, qui a indiqué la disposition de page idéale : <a href="http://www.intestable.org/2013/04/optimiser-son-referencement-dans-google-news-143372089">http://www.intestable.org/2013/04/optimiser-son-referencement-dans-google-news-143372089</a> à laquelle tout le monde se conforme. Quant à la titraille, elle doit faire environ 70 caractères, doit comporter les principaux mots de l&#8217;article et intègre des signes de ponctuation, notamment les deux points. Autre critère de Google News, la nouveauté. Certains sites d&#8217;info publient ainsi des articles avant qu&#8217;ils ne soient terminé et n&#8217;hésitent pas à retitrer ou réécrire le chapeau à intervalle régulier pour faire croire à une mise à jour&#8230; et donc à de la pertinence potentielle. Quant aux articles trop long, le moteur pourra les déférencer de Google News car ils ne correspondent pas à l&#8217;actualité. Au final, 3% des articles proposés par Google News sont des sujets rares, c&#8217;est-à-dire des sujets qui ne sont traités que par 5 sites d&#8217;info ou moins dans la journée ! </p>
<p><a href="http://www.journaldunet.com/economie/communication/dominique-depoortere-freechise.shtml">. Dominique Depoortère (Quinte et sens) : &#8220;Les entrepreneurs peuvent utiliser notre marque gratuitement&#8221; &#8211; JDN Média</a><br />
Après la franchise, voici la freechise. </p>
<p><a href="http://www.data-publica.com/content/2013/01/les-tableaux-de-bord-des-territoires-un-outil-pratique-a-base-de-milliers-dindicateurs-open-data/">. Les Tableaux de Bord des Territoires : un outil pratique à base de milliers d’indicateurs open data &#8211; Data Publica</a><br />
Data Publica revient sur les tableaux de bords des territoires que l&#8217;entreprise à développer pour des partenaires, permettant aux acteurs publics de sélectionner et visualiser les indicateurs publics les plus pertinents pour leur activité.</p>
<p><a href="http://www.challenges.fr/entreprise/20130521.CHA9653/pourquoi-sap-va-embaucher-des-centaines-d-autistes.html">. Pourquoi SAP va embaucher des centaines d&#8217;autistes &#8211; Challenges.fr</a><br />
&#8220;Le géant allemand des logiciels professionnels SAP a indiqué mardi 21 mai vouloir embaucher dans les années à venir des centaines de personnes autistes dans le monde pour travailler dans la programmation ou le test de logiciels. &#8220;C&#8217;est seulement en employant des gens qui pensent différemment et suscitent l&#8217;innovation que SAP sera prêt à faire face aux défis du 21ème siècle&#8221;, considère, dans le communiqué, Luisa Delgado, responsable des ressources humaines chez SAP.</p>
<p>En Allemagne, les entreprises de plus de 20 salariés ont l&#8217;obligation d&#8217;employer 5% de personnes handicapées. En France, cette obligation est de 6% et les autistes entrent dans ce quota, mais font aussi partie de ceux qu&#8217;on embauche le moins, selon l&#8217;association française Vaincre l&#8217;autisme.&#8221;</p>
<p><a href="http://focuscampus.blog.lemonde.fr/2013/05/18/faute-de-donnees-chiffrees-fiables-lenseignement-superieur-se-pilote-a-laveuglette/">. Faute de données chiffrées fiables, l’enseignement supérieur se pilote à l’aveuglette | Focus Campus</a><br />
Combien d&#8217;ingénieurs ont été diplômés en France l&#8217;an dernier ? Estimez-vous heureux si vous obtenez le chiffre approximatif pour 2011. Combien de thèses de doctorat de gestion sont réalisées chaque année sous convention Cifre (Convention industrielle de formation par la recherche) ? C&#8217;est simple : personne n&#8217;en sait rien. Et Jean-Claude Lewandoswki d&#8217;en appeler à des études, des observatoires et des chiffres.</p>
<p><a href="http://www.bbc.com/future/story/20130327-building-bus-stops-via-smartphone">. Infographie : le service de bus vraiment intelligent &#8211; BBC</a><br />
La BBC imagine le service de bus via mobile qui calcule son itinéraire à la demande&#8230;</p>
<p><a href="http://www.pcinpact.com/news/79838-hadopi-comment-supension-sera-retuee-par-decret-en-juin.htm">. Hadopi : comment la suspension sera retuée en juin par décret &#8211; PC INpact</a><br />
&#8220;La seule survie de l’amende, bientôt reclassée dans les sanctions administratives, permettra au CSA, futur héritier d’Hadopi, de mitrailler des prunes de 60 euros à tour de bras, quand aujourd’hui Hadopi n’a pu que péniblement sécréter trois jugements, dont une seule contravention de 150 euros.&#8221; Marc Rees</p>
<p><a href="http://m.vice.com/read/how-are-we-supposed-to-know-what-the-government-does">. Comment sommes-nous supposés savoir ce que fait le gouvernement &#8211; VICE</a><br />
Harry Cheadle livre un belle tribune sur la montée de la sécurité d&#8217;Etat aux Etats-Unis. Les agences d&#8217;espionnages toutes puissantes qui coûtent 75 milliards de dollars par an sans que l&#8217;on sache à quoi cet argent est dépensé. Qui nous menace le plus ?</p>
<p><a href="http://lauer.blog.lemonde.fr/2013/05/21/et-apple-inventa-litaxe/">. Et Apple inventa l&#8217;iTaxe &#8211; Pertes et Profits</a><br />
&#8220;Le Congrès a bien compris qu&#8217;il ne pouvait plus se payer le luxe de fermer les yeux sur les fuites de son système fiscal&#8221; dont Apple est devenu le symbole, maximisant l&#8217;optimisation fiscale globale. &#8220;Maintenant que le constat sur l&#8217;inadaptation de la fiscalité des Etats à la mondialisation est à peu près partagé, reste à réformer.&#8221; Voir également : <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/05/21/apple-accuse-de-detournements-d-impots_3400356_651865.html">http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/05/21/apple-accuse-de-detournements-d-impots_3400356_651865.html</a> Et ce n&#8217;est pas mieux du côté de Google : <a href="http://www.macg.co/news/voir/259931/un-ancien-de-google-denonce-les-pratiques-fiscales-de-la-societe">http://www.macg.co/news/voir/259931/un-ancien-de-google-denonce-les-pratiques-fiscales-de-la-societe</a> Et Paul Jorion de conclure &#8211; <a href="http://www.pauljorion.com/blog/?p=53711">http://www.pauljorion.com/blog/?p=53711</a> &#8211; : En d’autres temps, le fait que l’« optimisation fiscale » n’est pas illégale aurait assuré à Apple une indifférence bienveillante des États à l’égard des techniques auxquelles la compagnie recourt. Les temps ont changé : ce ne sont pas seulement les États-Unis, mais également le Royaume-Uni, l’Australie et l’Union européenne qui poussent ces jours-ci l’« optimisation fiscale » dans ses derniers retranchements. Tim Cook, PDG d&#8217;Apple, s&#8217;est visiblement bien sorti des débats de la commission américaine rappelle le Monde : <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/05/22/apple-face-au-congres-tim-cook-a-reussi-a-defendre-l-indefendable_3415118_651865.html">http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/05/22/apple-face-au-congres-tim-cook-a-reussi-a-defendre-l-indefendable_3415118_651865.html</a> Pour le portail d&#8217;information Quartz, cette audition n&#8217;est que la manifestation d&#8217;un problème qui dépasse largement le cadre d&#8217;Apple : &#8220;Les Etats-Unis sont en train de devenir une économie post-industrielle dont les entreprises les plus florissantes ont plus de clients en dehors des frontières qu&#8217;à l&#8217;intérieur.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.la27eregion.fr/Le-dessous-des-labs">. Le dessous des &#8220;labs&#8221; &#8211; La 27e Région</a><br />
Marre des Labs ? Alors que les annonces de nouveaux laboratoires ne cessent de s&#8217;accumuler, la déception est d&#8217;autant plus grande que leurs ambitions sont bien souvent surévaluées. Si tous pratiques des méthodes comparables (ethnographie, design, technos&#8230;), aucun ne semble avoir la solution sur la durée idéale d&#8217;une transformation. Peu expriment des valeurs, comme s&#8217;ils étaient apolitiques. Tous partagent des questions sur le business model, la mesure de leur impact, la capitalisation de leurs travaux&#8230; Tous ont la même obsession : le passage à l&#8217;échelle.</p>
<p><a href="http://www.privacyfix.com/start">. Privacyfix &#8211; Maîtriser sa vie privée</a><br />
Un outil pour gérer ses paramètres de vie privée sur plusieurs plateformes&#8230;</p>
<p><a href="http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2013/05/2-milliards-dinternautes-1-milliard-de-dollars-100-millions-de-blogs.html">. 2 milliards d&#8217;internautes, 1 milliard de dollars, 100 millions de blogs &#8211; Affordance.info</a><br />
&#8220;Quand Apple décide de retirer un BD de son catalogue c&#8217;est 400 millions de comptes bancaires actifs qui sont immédiatement concernés. Quand Facebook décide de supprimer l&#8217;origine du monde de Courbet pour pornographie ou encore d&#8217;interdire des campagnes de lutte contre le cancer du sein au motif que l&#8217;on y voit un téton, c&#8217;est un milliard d&#8217;individus qui subissent immédiatement ce nouveau code moral sans aucune possibilité de recours. Tel est le risque des jardins fermés du web, des enclosures non plus seulement informationnelles mais &#8220;morales&#8221;. &#8221;</p>
<p><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2012/07/DESCAMPS/47973">. De l’autoroute publique aux péages privés, par Philippe Descamps &#8211; Le Monde diplomatique</a><br />
&#8220;La privatisation des autoroutes illustre le capitalisme de connivence à la française. L’Etat impose le système coûteux du péage, assume l’essentiel des risques, puis organise la captation de la rente par les grands groupes.&#8221;</p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/05/22/la-cour-des-comptes-veut-refonder-la-gestion-des-profs_3415091_1473688.html">. Horaires, salaires : la Cour des comptes critique la gestion des enseignants &#8211; LeMonde.fr</a><br />
La Cour des comptes propose sa refondation de l&#8217;école en proposant de gérer autrement les enseignants : &#8220;Plus une école, un collège ou un lycée accueilleraient d&#8217;élèves en difficulté, plus ils bénéficieraient d&#8217;un nombre élevé d&#8217;enseignants.&#8221;</p>
<p><a href="http://umap.openstreetmap.fr/">. uMap</a><br />
uMap permet de créer des cartes personnalisées avec OpenStreetMap, bref faire ce que permet déjà de faire Google Maps, mais avec des cartes plus détaillées et libres. </p>
<p><a href="http://pandodaily.com/2013/05/20/you-are-your-data-the-scary-future-of-the-quantified-self-movement/">. Vous êtes vos données : l&#8217;effrayant avenir du Quantified Self- PandoDaily.com</a><br />
Michael Carney pour PandoDaily s&#8217;affole de voir des gens partager avec autant de désinvolture des données de santé hautement personnelles avec des constructeurs d&#8217;appareils, sans même sembler regarder les implications potentielles. Or toutes ces données intéressent du monde, comme nos assureurs, nos banquiers&#8230; Nous faudra-t-il arrêter d&#8217;acheter des hamburgers avec nos cartes bancaires pour éviter toute menace d&#8217;augmentation de son assurance santé ? Beaucoup attendent du gouvernement qu&#8217;il protège les consommateurs des atteintes à leur vie privée, mais le plus souvent le législateur se contente de réagir aux problèmes. C&#8217;est donc à chacun d&#8217;entre nous de protéger ses données. Or, quand on regarde les CGU des appareils qui nous mesurent, pour l&#8217;instant elles sont souvent assez favorable au consommateur, mais elles peuvent rapidement être modifiées. Pas tous. Reste que les politiques de confidentialités des outils sont très différentes. Jawbone se réserve le droit de partager les informations des utilisateurs avec des tiers. Nike essentiellement avec les autres services de Nike. Fitbit ne partagera que des données cumulatives ne permettant pas d&#8217;identifier les utilisateurs, mais aussi à des annonceurs&#8230; Peut-être est-il tant de faire le ménage ?</p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2013/may/20/google-nielsen">. Pourquoi Google va écraser Nielsen &#8211; Guardian.co.uk</a><br />
Pour Frédéric Filloux, pourquoi quand il s&#8217;agit de mesurer la valeur commerciale d&#8217;un spectateur unique utilisons-nous encore les méthodes des sondeurs plutôt que celles des outils de suivi numériques ?</p>
<p><a href="http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/05/20/angelina-jolie-et-la-fin-de-lassurance.html">. Angelina Jolie, et la fin de l’assurance &#8211; Classe éco</a><br />
Pour Alexandre Delaigue, le développement de tests génétiques qui déterminent des risques de santé pose un problème sur le fonctionnement de nos sociétés et notamment de l&#8217;assurance. L&#8217;asymétrie d&#8217;information entre la victime du risque et celui qui l&#8217;indemnise ont une influence majeure sur la forme que prennent les institutions.. &#8220;il est fort possible qu&#8217;Angelina Jolie préfigure, dans une cinquantaine d&#8217;années peut-être, un monde dans lequel il sera aussi difficile de trouver des assurances décès, des assurances-santé, que des assurances-divorce aujourd&#8217;hui.&#8221;</p>
<p><a href="http://ungraindesable.blogspot.fr/2013/05/obsolescence-programmee-et-asymetrie-de.html?m=1">. Obsolescence programmée et asymétrie de l&#8217;information &#8211; Un grain de sable</a><br />
Quentin Ruyant revient sur l&#8217;obsolescence programmée pour interroger le concept. La durée de vie d&#8217;un produit n&#8217;est ni visible, ni certaine. Les conditions de production ne valorisent pas cet aspect là du produit et les consommateurs eux-mêmes ne sont pas vertueux. Sans compter que d&#8217;autres aspects viennent biaiser ce marché, comme le fait que les déchets ne soient pas gérés par les entreprises qui les produisent. &#8220;Affirmer que l&#8217;obsolescence programmée est un mythe ne tient que pour peu qu&#8217;on parte du principe indiscuté que le marché tendra nécessairement vers un optimum pour les différents acteurs. C&#8217;est donc un acte de foi.&#8221; Reste que pour y remédier, il faudrait des mesures plus radicales, estime le philosophe : interdire la publicité, rétablir une symétrie d&#8217;information entre constructeurs et consommateurs, obliger les entreprises à gérer l&#8217;intégralité du cycle de vie de leurs produits, voir passer à un système tout-locatif&#8230;</p>
<p><a href="http://blogs.scientificamerican.com/guest-blog/2013/05/20/angelina-jolie-and-the-one-percent/">. Angelina Jolie et le 1% &#8211; Scientific American</a><br />
Pour le docteur Gayle Sulik, la double masectomie d&#8217;Angelina Jolie illustre notre entrée dans un nouveau temps de l&#8217;information médicale. Bien sûr, du fait de la présence du gene BRCA1 et de ses antécédents familiaux, Angelina Jolie a plus de chances que d&#8217;autres de développer un cancer du sein (mais seulement 5 à 10 % des cancers du sein impliquent ce gène), mais seulement une femme sur 600 qui ont cette variante sur leur gène augmentent leur risque de cancer. La médecine ne propose pas de boule de cristal pour savoir si le cancer va se développer, malgré les facteurs de risque : 70 % des personnes diagnostiquées avec le cancer du sein n&#8217;ont aucun facteur de risque connus. En conséquence, estime le docteur Gayle Sulik, de nombreuses femmes surestiment leur risque de cancer du sein. Beaucoup choisissent une double masectomie quand le cancer est détecté dans un sein, sans aucune raison médicale de le faire, autre que le surdiagnostic, le surtraitement et la surabondance de l&#8217;autosurveillance. Les tests génétiques explosent sur ce marché, mais avec plus de 1000 mutations identifiées des gènes BRCA (et d&#8217;autres à découvrir), les profils génétiques et la plupart des options de traitement ne sont pas si simples. On parle assez peu des difficultés post-opératoires des chirurgies de reconstruction mamaire, estime encore le docteur. Recommander les tests génétiques pour les profils à risque, comme le fait la société qui a breveté les gènes responsables du cancer du sein (et oui!), c&#8217;est oublier que la plupart des cancers du sein ne résultent pas de mutations génétiques héréditaires. Angelina Jolie peut recevoir les meilleurs soins. Ce n&#8217;est pas le cas de tous les autres et nous méritons une meilleure information médicale que les convictions de laboratoires cherchant à profiter de nos peurs.</p>
<p><a href="http://blog.laptopmag.com/google-glasshole">. Don’t Be a Google Glasshole : Laptop Mag</a><br />
Molly Klinefelter pour LaptopMag propose une liste de 10 conseils comportementaux pour ne pas devenir un salaud de porteur de lunettes de Google. Où comment la technologie redéfinit l&#8217;étiquette, ce que nous avons le droit de faire ou ne pas faire en société. </p>
<p><a href="http://blog.wolfram.com/2013/04/24/data-science-of-the-facebook-world/">. La science des données dans un monde Facebook &#8211; Wolfram Blog</a><br />
Stephen Wolfram revient sur l&#8217;analyse des données issues de Facebook que les utilisateurs ont autorisés pour regarder la distribution des amis en fonction de l&#8217;âge par exemple, celle du statut relationnel, la répartition du nombre d&#8217;amis selon sa localisation, de quoi l&#8217;on parle en moyenne sur son mur (sport, famille, humeur, philosophie et évènements&#8230;)&#8230; </p>
<p><a href="http://readwrite.com/2013/05/20/blinded-by-big-data">. Aveuglés par les donnés : c&#8217;est les modèles, idiots ! – ReadWrite</a><br />
Par définition, les Big Data ne savent pas prédire les &#8220;cygnes noirs&#8221;, plus nous avons de données, plus il devient difficile de trouver le signal dans le bruit, rappelle Nassim Taleb et plus nous risquons de nous focaliser sur des corrélations erronées. </p>
<p><a href="http://www.marietjeschaake.eu/2013/05/in-defence-of-digital-freedom/">. Pour la défense de nos libertés numériques &#8211; Marietje Schaake</a><br />
La député européenne Marietje Schaake publie une défense de nos libertés numériques afin que l&#8217;avenir ne soit pas une course au cyberarmement au détriment de nos libertés individuelles.  </p>
<p><a href="http://www.wired.com/gadgetlab/2013/05/internet-of-things/all/">. Dans un monde programmable, tous nos objets agiront comme un seul &#8211; Wired.com</a><br />
Pour Bill Wasik, tout comme avec les réseaux sociaux, les préoccupations que font peser un monde de capteurs connectés sur la vie privée sera rapidement compensés par les satisfactions que nous en retireront. Euh&#8230; Un peu court, non ? </p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/technologies/article/2012/05/01/l-optimisation-fiscale-pratique-courante-des-geants-du-numerique_1693534_651865.html">. &#8220;L&#8217;optimisation fiscale&#8221;, pratique courante des géants du numérique &#8211; LeMonde.fr</a><br />
LeMonde, suite à une longue enquête du New York Times sur la stratégie fiscale d&#8217;Apple, revient sur les techniques utilisées par les géants du numérique pour faire de l&#8217;optimisation fiscale. </p>
<p><a href="http://www.theatlanticcities.com/jobs-and-economy/2013/05/suburbanization-poverty/5633/">. La périurbanisation de la pauvreté &#8211; The Atlantic Cities</a><br />
Emily Badger pour Atlantic Cities souligne, qu&#8217;en Amérique, les banlieues s&#8217;appauvrissent plus vite que les centre ville. Or, les programmes pour lutter contre la pauvreté initiés dans les régions urbaines denses auront du mal à se répéter dans les banlieues, comme la question des transports en commun par exemple. La banlieue, l&#8217;autre défi du 21e siècle ?</p>
<p><a href="http://www.fastcodesign.com/1672594/how-google-wins-over-users-by-giving-them-less">. Comment Google l&#8217;emporte en donnant moins &#8211; Co.Design</a><br />
Pour Alan Siegel et irene Etzkorn, auteurs de &#8220;Simple : conquering the crisis of complexity&#8221;, les recherches montrent que souvent le consommateur veut plus de choix. Or, Google qui ne les écoute pas, est en tête du classement des marques&#8230; Paradoxe ou conséquence ? Les gens ont toujours tendance à en vouloir plus, même si ce n&#8217;est pas bon pour eux, estiment les designers. Bien des produits échouent car ils proposent trop de fonctionnalités d&#8217;une manière trop complexe. Une étude récente a révélé que la moitié des gadgets retournés sont effectivement en bon état de fonctionnement, car les clients ne peuvent pas comprendre comment les utiliser et que nul ne passe plus d&#8217;une vingtaine de minutes à tenter d&#8217;en comprendre le fonctionnement. </p>
<p><a href="http://www.theatlanticcities.com/neighborhoods/2013/05/does-living-near-fast-food-restaurants-increase-your-risk-obesity/5630/">. Est-ce que vivre près d&#8217;un fast food augmente votre risque d&#8217;obésité ? &#8211; The Atlantic Cities</a><br />
Oui, surtout si vous êtes noirs ou pauvres, estime une étude : <a href="http://ajph.aphapublications.org/doi/abs/10.2105/AJPH.2012.301140?prevSearch=Reitzel&#038;searchHistoryKey=">http://ajph.aphapublications.org/doi/abs/10.2105/AJPH.2012.301140?prevSearch=Reitzel&#038;searchHistoryKey=</a> Parce que pour eux, alors, la restauration rapide est la meilleure et la plus économique des solutions&#8230;  </p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2013/05/20/business/media/telecoms-big-players-hold-back-the-future.html?pagewanted=all&#038;_r=0">. Les grands acteurs des télécoms freinent-ils notre avenir ? &#8211; NYTimes.com</a><br />
Pour la juriste Susan Crawford, auteur de &#8220;Captive Audience: The Telecom Industry and Monopoly Power in the New Gilded Age&#8221;, les opérateurs télécoms sont devenus des monopoles qui résistent à l&#8217;innovation et surchargent les utilisateurs. </p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2013/may/20/big-data-critics-overlooked-speed-not-size">. Les critiques sur les Big Data sous-estiment le facteur de vitesse &#8211; Guardian.co.uk</a><br />
La vélocité, plu que le volume, détermine de plus en plus le besoin en logiciel et matériel pour les organisations qui font du traitement de Big Data. </p>
<p><a href="http://www.numerama.com/magazine/23430-pas-influent-sur-les-reseaux-sociaux-quechua-ne-vous-embauche-pas.html">. Pas influent sur les réseaux sociaux ? Quechua ne vous embauche pas &#8211; Numerama</a><br />
La marque de sports de montagne Quechua exige que ses candidats au poste de Community Manager aient un &#8220;klout score&#8221; d&#8217;au moins 35. Un indice censé refléter l&#8217;influence personnelle sur les réseaux sociaux. Chez American Airlines, un Klout de 55 vous permet d&#8217;accéder aux clubs Lounge de l&#8217;avioneur : <a href="http://www.psfk.com/2013/05/klout-score-american-airlines-vip.html">http://www.psfk.com/2013/05/klout-score-american-airlines-vip.html</a></p>
<p><a href="http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/theorie-reseaux-lutte-pandemies">. Comment la théorie des réseaux est utile pour lutter contre les pandémies &#8211; Atelier des médias</a><br />
Pour Francis Pisani, comprendre les aspects biologiques des nouvelles épidémies ne suffit pas, il faut aussi comprendre comme elles se répandent. Car c&#8217;est en comprenant la logique des réseaux qu&#8217;on peut mettre en place des quarantaines et des mesures sanitaires efficaces. </p>
<p><a href="http://romainbaro.blog.lemonde.fr/2013/05/17/jeux-video-dans-la-peau-dun-controleur-a-limmigration/">. Jeux vidéo : dans la peau d’un contrôleur à l’immigration | Le blog de Romain Baro</a><br />
Le jeu vidéo Please Papers &#8211; <a href="http://dukope.com">http://dukope.com</a> &#8211; vous invite à incarner un contrôleur au frontière pour vous pousser dans l&#8217;engrenage des décisions et de votre rapport à la fois à la morale et à votre employeur&#8230;.  </p>
<p><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/comment-favoriser-l-innovation-sociale_1248477.html">. &#8220;Comment favoriser l&#8217;innovation sociale?&#8221; &#8211; L&#8217;Express</a><br />
Pour Olivia Lisicki et Louis-David Benyayer, pour favoriser l&#8217;innovation sociale, nous avons besoin de leader charismatiques du secteur, mais plus encore, changer nos façons de concevoir et d&#8217;expérimenter, notamment en s&#8217;appuyant sur la conception innovante (design thinking) et enfin, créer les conditions de l&#8217;innovation, c&#8217;est-à-dire créer une culture organisationnelle qui favorise la prise de risque individuelle</p>
<p><a href="http://journal.adamwestbrook.co.uk/the-web-video-problem-why-its-time-to-rethink-visual-storytelling-adam-westbrook/#section017">. Le problème de la vidéo sur le web &#8211; Adam Westbrook</a><br />
On ne peut pas faire de la vidéo pour le cinéma et la mettre sur YouTube, ce serait comme faire un billet de blog et le mettre sur la télé. Ce qui signifie qu&#8217;il faut faire la vidéo pour le web autrement&#8230; A moins que cela ne signifie qu&#8217;il manque peut-être un outil adapté à ces formes de vidéo, questionne Adam Westbrook. </p>
<p><a href="http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/05/19/rapport-lescure-si-ecoutait-ceux-piratent-culture-242452">. Rapport Lescure : et si on écoutait ceux qui piratent la culture ? &#8211; Rue89</a><br />
&#8220;Les auteurs du blog J’voulais pas pirater, cité par le rapport Lescure, ne font pas que critiquer l’offre légale de contenus, ils ont aussi des solutions.&#8221;</p>
<p><a href="http://blogs.reuters.com/felix-salmon/2013/05/18/how-technology-redefines-norms/">. Comment la technologie redéfinie-t-elle les normes de la société ? &#8211; Felix Salmon</a><br />
La techno a tendance à créer ses propres normes, estime Felix Salmon de Reuters. Et les Goole Glass &#8211; tout comme l&#8217;informatique qui se porte) va transformer les normes sociales de ce que nous considérons comme privé ou public. </p>
<p><a href="http://www.bloomberg.com/news/2013-05-14/how-3-d-printing-could-disrupt-the-economy-of-the-future.html">. Comment l&#8217;impression 3D va bouleverser l&#8217;économie de demain &#8211; Bloomberg</a><br />
Dans un dossier consacré à l&#8217;impression 3D, la rédaction Bloomberg rappelle que 29% des objets issus de l&#8217;impression 3D ne sont pas des prototypes mais ont pour but de devenir des produits finis incorporés dans nos objets, comme c&#8217;est le cas d&#8217;une buze permettant d&#8217;aliment la chambre de combustion des jets de General Electric. L&#8217;avantage principal de l&#8217;impression 3D dans l&#8217;industrie, outre son coût, est de rendre la complexité gratuite, c&#8217;est-à-dire de pouvoir créer des formes qui n&#8217;étaient pas possibles jusqu&#8217;à présent et pour un coût très faible. Reste à faire progresser la certification de ce type de produits. </p>
<p><a href="http://reflets.info/amesys-et-la-surveillance-de-masse-du-fantasme-a-la-dure-realite/">. Amesys et la surveillance de masse : du fantasme à la dure réalité : Reflets</a><br />
Bluetouff revient, dans un billet pédagogique, sur le fonctionnement des outils de surveillance massifs (à l&#8217;échelle d&#8217;une Nation) et leur fonctionnement et notamment sur l&#8217;affaire Amesys. </p>
<p><a href="http://www.bostonglobe.com/ideas/2013/05/18/the-too-smart-city/q87J17qCLwrN90amZ5CoLI/story.html?s_campaign=8315">. La ville trop intelligente &#8211; The Boston Globe</a><br />
Nous sommes déjà en train de construire les métropoles du futur, mais souhaitons-nous vraiment y vivre ? Un nombre grandissant de penseurs des sciences sociales, de l&#8217;architecture, de l&#8217;urbanisme et du design commencent à sonner une note de prudence, estime Courtney Humphries pour le Boston Globe. La ville qui surveille ces concitoyens, même pour des raisons &#8220;utiles&#8221; empiète sur la liberté individuelle et ce d&#8217;autant que ces services seront demain au mains de partenaires privés. Le risque est que ces programmes de ville intelligentes nous détournent également d&#8217;autres solutions, non technologiques. Un changement massif dans les priorités urbaines menées en grande partie hors de la vue du public est en cours. Pour ces critiques, nous devons discuter de l&#8217;avenir de la ville avec les usagers, estime Anthony Townsend auteur de &#8220;Villes intelligentes : Big Data, les pirates citoyens et la quête d&#8217;une nouvelle utopie&#8221;. Selon lui, ce sont les algorithmes de gouvernement qui doivent être mis en évidence plus que les données&#8221;, or les villes sont plus préoccupées d&#8217;ouvrir leurs données que d&#8217;ouvrir les logiciels et les algorithmes des outils propriétaires qui façonnent la ville de demain. &#8220;Ce qui m&#8217;inquiète sont les lois de facto qui sont codées dans les logiciels des villes intelligentes sans examen du public.&#8221; Les attentats de Boston ont montré combien la vidéosurveillance était omniprésente dans nos vies. Que se passerait-il si les sociétés qui les exploitent pouvaient les agréger et les analyser comme l&#8217;a fait la CIA ? Pour Townsend, nous devons nous méfier d&#8217;une approche centralisée des villes. Pour Adam Greenfield, le risque est celui d&#8217;une nouvelle planification urbaine, qui risque d&#8217;être aussi dévastatrice que celle du XXe siècle. Pour Townsend, le bureau des nouvelles mécaniques urbaines créées par la ville de Boston &#8211; <a href="http://www.newurbanmechanics.org">http://www.newurbanmechanics.org</a> &#8211; est un bon exemple de construction d&#8217;un débat citoyen autour de l&#8217;avenir de nos villes, en promouvant l&#8217;innovation citoyenne. Dernière question : comment vit-on dans ces espaces intelligents ? Rob Kitchin mène un projet visant à étudier comment le logiciel affecte la vie à Dublin et Boston : <a href="http://www.nuim.ie/nirsa/people/admin/kitchin.shtml">http://www.nuim.ie/nirsa/people/admin/kitchin.shtml</a></p>
<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2013/05/19/la-france-championne-du-stress-au-travail_3325688_3234.html">. La France championne du stress au travail &#8211; LeMonde.fr</a><br />
Pour Martin Richer, consultant en responsabilité sociale des entreprises et membre du think tank Terra Nova, le stress au travail en France est plus élevé que dans les autres pays européens, tant pour les revenus les plus modestes que pour les revenus les plus élevés. Le manque de reconnaissance est l&#8217;un des facteurs de stress les plus significatifs tout comme l&#8217;insécurité de l&#8217;emploi. </p>
<p><a href="http://donneesouvertes.info/2013/05/20/lopen-data-renforce-t-il-le-risque-de-desintermediation/">. L’open data renforce-t-il le risque de désintermédiation ? | données ouvertes</a><br />
Simon Chignard n&#8217;a pas eu à quitter Google pour trouver les horaires du cinéma. Pour beaucoup d&#8217;acteurs, cette désintermédiation n&#8217;est pas un bon signal. L’open data est-il un facteur d’accélération de cette désintermédiation ? Pour Simon Chignard, le risque n&#8217;est pas nouveau : les désintermédiateurs d&#8217;aujourd&#8217;hui sont les désintermédias de demain. Le groupe Accor vend aujourd&#8217;hui la plupart de ses nuitées sur des sites partenaires, mais l&#8217;ouverture de ses données lui a aussi permis de développer ses propres applications et vendre directement à ses clients. Pour Simon Chignard, chaque cycle techno rebat les cartes de l&#8217;intermédiation. Pour y répondre, il faut identifier les données qui présentent le meilleur ratio de démultiplication de l&#8217;effet réseau par rapport à ce risque. La politique de semi ouverture des données d&#8217;Amazon a renforcé son positionnement plutôt que l&#8217;inverse. En fait, le problème n&#8217;est pas tant la question de l&#8217;intermédiaire que celle du partage de la valeur. </p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2013/may/19/driverless-cars-pilotless-planes-jobs-human">. Voitures autonomes, avions sans pilotes&#8230; restera-t-il du travail pour l&#8217;humanité ? &#8211; Guardian</a><br />
Pour Will Hutton, à la suite du professeur d&#8217;économie Tyler Cowen, nous sommes à l&#8217;aube de la &#8220;Grande stagnation&#8221;. Nous sommes à la fin des grandes &#8220;technologies d&#8217;application générale&#8221; (ces technos qui transforment toute une économie, comme la machine à vapeur, l&#8217;électricité, la voiture &#8230;), sans nouvelles techno pour nous faire avancer, alors que les technos d&#8217;application générales sont de plus en plus robotisées et automatisées. </p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2013/may/18/pros-cons-of-sharenting">. Le Sharenting en question &#8211; The Guardian</a><br />
Les &#8220;sharents&#8221; (néologisme formé du mot parent et share, partage) sont les parents qui bloguent, tweetent et publient des photos de leurs enfants&#8230; Mais comment ce partage parental affecte les enfants à mesure qu&#8217;ils grandissent ? Ne pas différencier ce qui est public de ce qui doit rester privé, demeure un problème, estiment certains psychologues. Les parents qui ne mentionnent pas leurs enfants sur l&#8217;internet ne sont-ils pas en passe de devenir de mauvais parents ? Pour beaucoup, les avantages immédiats du sharenting, l&#8217;emportent sur les inconvénients à plus long terme&#8230; Et le Guardian de recommander deux comportements : restez maître des paramètres de confidentialité &#8211; utilisez par exemple : Adjustyourprivacy.com &#8211; et créez une alerte sur le nom de votre enfant pour apprécier ce que les moteurs de recherche accumulent sur lui. J&#8217;en ajouterais deux : ces partages doivent rester dans un cadre privé et le prénom ne doit jamais être associé au nom. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514676/how-to-mine-cell-phone-data-without-invading-your-privacy/">. Comment fouiller les données des téléphones mobiles sans envahir la vie privée &#8211; Technology Review</a><br />
Des chercheurs de AT&#038;T, la Rutgers University, Princeton et l&#8217;université Loyola ont mis au point un moyen d&#8217;extraire des données de téléphonie cellulaire pour faire des études sur la mobilité sans révéler l&#8217;identité des utilisateurs, en obfuscant les données permettant la réidentification. L&#8217;idée est de faire une représentation synthétique, proche de la représentation des données agrégées, mais sans induire les réels parcours des gens. La solution, utiliser un algorithme différentiel qui calcul le risque d&#8217;identification pour le réduire en altérant les données. L&#8217;idée est d&#8217;introduire du bruit dans le modèle pour réduire la ré-identification, explique Margaret Martonosi de Princeton. Leur méthode a été publié publiquement afin que d&#8217;autres chercheurs puissent l&#8217;utiliser. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/featuredstory/513691/prenatal-dna-sequencing/">. Le séquençage ADN prénatal, la prochaine révolution du génome &#8211; Technology Review</a><br />
Médecins et parents seront-ils demain capables de gérer le déluge d&#8217;information qui arrivera avec le séquençage ADN prénatal ? Nous nous apprêtons à ouvrir la boîte de Pandore, estime le professeur de droit spécialisé en bioéthique de Stanford, Henry Greely. Comment utiliser ces informations pour qu&#8217;elles ne génèrent pas d&#8217;anxiété ? Il va falloir penser une législation qui nous dise ce qui va être autorisé et ce qui ne le sera pas. Bienvenue à Gattaca. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514366/with-personal-data-predictive-apps-stay-a-step-ahead/">. Avec les données personnelles, les applications prédictives ont une longueur d&#8217;avance &#8211; Technology Review</a><br />
Les logiciels capables de nous fournir des informations avant que nous ne les leur demandions sont appelés à nous changer la vie, explique Tom Simonite pour la Technology Review. Les logiciels commencent à pouvoir nous dire qu&#8217;il nous faut partir 10 minutes plus tôt à notre rendez-vous à l&#8217;autre côté de la ville du fait des conditions de circulation&#8230; comme le fait Google Now. Pour Bill Ferrell, PDG d&#8217;Osito &#8211; <a href="http://www.getosito.com">http://www.getosito.com</a> &#8211; , une application concurrente, il nous faut parler désormais d&#8217;intelligence prédictive, mais cela nécessite d&#8217;avoir toujours plus de données personnelles pour affiner la prédiction. Google est ainsi capable de vous signaler des propriétés à vendre lors de vos déplacements si vous avez cherché auparavant ce type d&#8217;informations&#8230; Reste que ces systèmes ont encore du mal à dire ce qui est important à l&#8217;utilisateur : leur indiquer où se trouve le café le plus proche parce qu&#8217;ils en ont déjà pris un dans ce type d&#8217;établissement ou le passage du prochain bus juste parce qu&#8217;ils passent devant un arrêt n&#8217;est pas toujours opportun. </p>
<p><a href="http://www.technologyreview.com/news/514371/augmenting-social-reality-in-the-workplace/">. Comment les capteurs et les données sociales peuvent augmenter nos lieux de travail &#8211; Technology Review</a><br />
Ben Waber, auteur de &#8220;People Analytics: How Social Sensing Technology Will Transform Business&#8221;, revient pour la Technology Review sur comment augmenter la réalité sociale sur nos lieux de travail. Que se passe-t-il quand l&#8217;espace de travail, les murs qui séparent les gens, voir même la machine à café sont déterminés par les données ? Il revient sur un vieux projet du MIT, Augmented Cubicle &#8211; <a href="http://fab.cba.mit.edu/classes/MIT/863.09/people/ben/project4.html">http://fab.cba.mit.edu/classes/MIT/863.09/people/ben/project4.html</a> &#8211; qui avait pour objet d&#8217;influencer la dynamique sociale dans le lieu de travail via une installation favorisant les échanges distants. A l&#8217;heure où les interactions sociales deviennent plus faciles à mesurer, le prochain défi est de trouver comment utiliser ce que nous apprenons des données comportementales pour influence ou améliorer les échanges entre collègues au travail. Ben Waber, à la tête de Sociometrics Solutions &#8211; <a href="http://www.sociometricsolutions.com">http://www.sociometricsolutions.com</a> &#8211; une spinoff du Medialab du MIT dont nous avons souvent parlé, utilise des badges pour monitorer les employés de sociétés clientes. Ces données ont ainsi montré que ceux qui mangent dans des groupes plus nombreux, ont tendance à être plus productifs. Le ton de la voix, la fluctuation de son volume, sa rapidité peut prédire combien une personne sera persuasive dans ce qu&#8217;elle dit. Sachant cela, le travail de Sociometric solutions est désormais de regarder comment peut-on indiquer à quelqu&#8217;un de moduler sa voix pour être plus persuasif ? Comment peut-on organiser des réunions afin quelles permettent de mieux mêler les gens ? Faudra-t-il imaginer demain des machine à café robot itinérantes pour permettre aux groupes de mieux se rencontrer ? Faudra-t-il imaginer demain des robots lents comme SlothBots &#8211; <a href="http://www.arch-os.com/projects/slothbots/">http://www.arch-os.com/projects/slothbots/</a> &#8211; qui viendront subtilement refermer une conversation d&#8217;un groupe des autres travailleurs ? Est-il éthique d&#8217;utiliser des technologies de données comportementales pour persuader et influencer les gens de cette façon ? Une question que Ben Waber laisse ouverte. </p>
<p><a href="http://www.facegroup.com/how-stuff-spreads-1-gangnam-style-vs-harlem-shake.html">. Comment les trucs se diffusent : anatomie de 2 mèmes &#8211; FaceGroup</a><br />
Intéressante étude sur 2 mèmes de l&#8217;internet d&#8217;aujourd&#8217;hui : Gangnam Style et Harlem Shake. Comment se diffusent-ils ? Comment leur popularité est-elle différente ? </p>
<p><a href="http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2013/05/17/le-fusil-qui-tire-tout-seul/">. Le fusil qui tire tout seul &#8211;  Triplex</a><br />
Et voilà le &#8220;fusil intelligent&#8221;, l&#8217;arme qui fait mouche à tout coup à plus de 600 mètres une fois que vous lui avez dit sur quoi pointer&#8230; Demain, nous pourrons nous entretuer plus facilement en étant tous tireurs d&#8217;élites ! </p>
<p><a href="http://www.guardian.co.uk/technology/2013/may/16/internet-of-things-privacy-google?CMP=twt_gu">. Les yeux et les oreilles de l&#8217;internet signent-ils la fin de la vie privée ? &#8211; guardian.co.uk</a><br />
Pour le spécialiste de la sécurité, Bruce Schneier, si à l&#8217;avenir, tous nos appareils auront des paramètres de confidentialité, ces paramètres devront se mesurer non pas pour l&#8217;intimité qu&#8217;ils offrent, mais pour ceux qu&#8217;ils nient. Nos données seront enregistrées par les sociétés qui les dispensent, traitées, achetées et vendues sans votre consentement. Vous pensez que vos paramètres de confidentialité vous garderaient que des inconnus apprennent tout de vous, mais ils ne vous protégeront que de ceux qui ne paieront pas pour ce privilège. Le pouvoir est ce qui importe ici : vous serez en mesure d&#8217;empêcher les impuissants d&#8217;envahir votre vie privée, mais vous n&#8217;aurez aucune possibilité d&#8217;empêcher les puissants de le faire encore et encore.</p>
<p><a href="http://neosting.net/actualite/limpact-des-censures-sur-intertnet-sur-les-societes.html">. L&#8217;impact des censures sur Internet, sur les sociétés &#8211; Neosting.net</a><br />
&#8220;Il faut vraiment remettre en question cette façon qu&#8217;à l&#8217;Etat de vouloir empêcher les citoyens de pouvoir accéder à des contenus &#8220;préjudiciables&#8221;, et assumer qu&#8217;ils ne sont pas si préjudiciables, pour se demander ce qui est vraiment préjudiciable, et pour qui cela peut poser problème, parce qu&#8217;il y a énormément de contenus qui peuvent sauver des vies, qui sont vraiment importants, mais qui sont interprétés comme &#8220;préjudiciables&#8221;. Et c&#8217;est ce que nous essayons de déconstruire.&#8221; Jac sm Kee.</p>
<p><a href="http://www.theatlanticcities.com/technology/2013/05/potential-problem-personalized-google-maps-we-may-never-know-what-were-not-seeing/5617/">. Avec les Google Maps personnalisée, nous ne saurons jamais ce que nous ne voyons pas &#8211; The Atlantic Cities</a><br />
Le plus grand atout de nos villes est leur diversité. Peut-on construire des cartes personnalisables qui ne nous orientent que vers des endroits où ils soupçonnent que nous serions heureux ?</p>
<p><a href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202771164102-internet-la-fin-des-mots-de-passe-pour-bientot-567530.php#xtor=CS3-5">. Internet : la fin des mots de passe pour bientôt ? &#8211; LesEchos</a><br />
Un consortium baptisé FIDO Alliance cherche des alternatives technologiques aux mots de passe. Selon lui, la prolifération des codes d’accès, vulnérables, commence à « entraver le développement du Web ». La solution : s&#8217;en passer ! Comment ? Par la biométrie ou par le biais d&#8217;un objet physique. Encore faut-il que les acteurs du web parviennent à s&#8217;entendre sur un projet commun.</p>
<p><a href="http://www.virtualistes.org/Viol-des-donnees-et-apocalypse-a">. Viol des données et apocalypse à venir de la vie privée &#8211; Les Virtualistes</a><br />
Pour Simon Davies, fondateur de l&#8217;ONG britannique Privacy International, &#8220;Non, ça veut dire non&#8221;. Comme dans le cadre du viol, le consentement sur l&#8217;usage de nos données devrait toujours être explicite. Une relation préalable &#8211; même régulière &#8211; ne donne aucun droit à utiliser nos données par devers nous. &#8220;Aujourd&#8217;hui, dans la plupart des activités en ligne, on dirait que quasiment toutes les utilisations de données personnelles sont permises, du moment qu&#8217;elles sont spécifiées dans les CGU ou que l&#8217;utilisateur a été informé&#8221;. Ce n&#8217;est pas ainsi que la protection des données a été conçue et ce n&#8217;est pas une formule viable pour un nouvel âge de l&#8217;information illimité. Le règlement européen pour la protection des données personnelles est devenu un champ de bataille. La corrosion réglementaire est globale. Le pragmatisme triomphe bien souvent sur le principe. Le dialogue entre les Etats-Unis et l&#8217;Europe est en panne. Il est temps de prendre une position plus ferme et plus agressive sur la question de la vie privée&#8230; </p>
<p><a href="http://governingalgorithms.org/2013/05/what-participants-recommend-you-read-before-the-conference/">. Bibliographie &#8211; Governing Algorithms</a><br />
La conférence sur la gouvernance des algorithmes propose une impressionnante web/bibliographie sur le sujet. </p>
<p><a href="http://doc.openfing.org/MesInfos/MesInfos%20-%20cahier%20d%27exploration%20numerique.pdf">. MesInfos : cahier d&#8217;exploration (.pdf) &#8211; Fing</a><br />
La Fing publie une première synthèse de son travail sur le retour des données personnelles aux individus. Quelles formes de création de valeur partagée peut-elle produire ?</p>
<p><a href="http://davidsasaki.name/2013/05/review-rewire/">. Rewire &#8211; David Sasaki</a><br />
David Sasaki revient sur le nouveau livre d&#8217;Ethan Zuckerman, &#8220;Rewire&#8221; sur nos barrières culturelles, politiques et linguistiques, qui montre combien le brouillage des frontières internationales est un processus lent, progressif, inégal. Nous surestimons la mondialisation, prévient Ethan Zuckerman.</p>
<p><a href="http://thenewinquiry.com/blogs/zunguzungu/the-mooc-moment-and-the-end-of-reform/">. Le moment Mooc et la fin de la réforme – The New Inquiry</a><br />
Pour Aaron Bady, la moocification de l&#8217;enseignement supérieur n&#8217;est ni une très bonne chose ni une très mauvaise. Les moocs sont plus une fin qu&#8217;un commencement. Certes, ils ne coûtent pas cher, parce qu&#8217;on enregistre une fois les cours et qu&#8217;on peut les réutiliser&#8230; Leur risque est de solidifier les hiérarchies et le panthéon académique, réifier la connaissance en marchandise. La méthode scientifique est tout l&#8217;inverse.</p>
<p><a href="http://entrepreneur.lesechos.fr/entreprise/financement/actualites/point-de-vue-regulons-le-crowdfunding-mais-ne-le-bridons-pas-10029109.php">. &#8220;Régulons le crowdfunding mais ne le bridons pas !&#8221; &#8211; Les Echos</a><br />
Vincent de Ricordeau, président de la plateforme de financement collaboratif Kiss Kiss Bank Bank, revient sur la proposition de réglementation des plates-formes de financement participatif lancé par l&#8217;autorité de contrôle prudentielle et l&#8217;autorité des marchés financiers &#8211; <a href="http://www.economie.gouv.fr/mise-en-ligne-dun-guide-financement-participatif-crowdfunding">http://www.economie.gouv.fr/mise-en-ligne-dun-guide-financement-participatif-crowdfunding</a> -, les contraignants à des démarches longues, un capital social élevé et surtout une limitation de leurs activités (pas de montant supérieur à 100 000 euros, portant sur 50 % du capital et ne pouvant pas toucher plus de 150 personnes). Le crowfunding a besoin d&#8217;un cadre, pour être plus clair et plus crédible ? Mais doit-elle rester dans le cadre réglementaire des établissements bancaires ?</p>
<p><a href="http://www.newscientist.com/article/mg21829175.900-ai-gets-involved-with-the-law.html">. L&#8217;intelligence artificielle et la loi &#8211; New Scientist</a><br />
Les programmes informatiques pourraient bientôt prendre des décisions de justice&#8230; Le pire est qu&#8217;ils pourraient le faire mieux que les humains. On se souvient d&#8217;une étude  &#8211; <a href="http://www.internetactu.net/2011/05/11/nos-decisions-en-questions/">http://www.internetactu.net/2011/05/11/nos-decisions-en-questions/</a> &#8211; qui soulignait que le jugement des juges était influencé par leur humaine condition. Tom Gordon du Fraunhofer Institute de Munich en partenariat avec la société Init a développé un logiciel pour automatiser les demande d&#8217;aides à l&#8217;agence fédérale de l&#8217;emploi pour les parents avec enfants. Chaque demande est automatiquement analysée par rapport aux arguments de droits. Anna Ronkainen d&#8217;Onomatics en Finlande a elle construit un outil appelé TrademarkNow qui estime les similarité entre marques existantes et nouvelles marques déposées.</p>
<p><a href="http://buzzmachine.com/2013/05/15/selling-ads-by-time-not-space/">. Vendre la publicité par le temps plutôt que l&#8217;espace — BuzzMachine</a><br />
Jeff Jarvis a rencontré le patron de Chartbeat &#8211; <a href="https://chartbeat.com">https://chartbeat.com</a> &#8211; qui monitore l&#8217;activité des internautes et qui estime que le temps d&#8217;exposition à la publicité est la meilleure indication de la mémorisation du message publicitaire. Alors, si on rémunérait la pub non plus à l&#8217;espace, mais au temps passé à la regarder ? </p>
<p><a href="http://www.terminauxalternatifs.fr/2013/04/29/bientot-10-millions-de-tablettes-en-france/">. Bientôt 10 millions de tablettes en France &#8211; Terminaux Alternatifs.fr</a><br />
La France serait au second rang des pays les plus équipés en terminaux alternatifs. On estime que le nombre de tablettes déjà vendues serait de 5 millions et que ce chiffre devrait doubler en 2013 ! 58% des français utiliseraient une tablette plusieurs fois par jours. </p>
<p><a href="http://financialcryptography.com/mt/archives/001430.html">. Financial Cryptography : Vos Skype leur appartiennent</a><br />
Skype transmet les messages que nous échangeons à Microsoft, pour identifier le spam parait-il&#8230; &#8220;D&#8217;abord ils s&#8217;en sont pris aux jihadists, mais je n&#8217;ai rien fait, je n&#8217;étais pas un jihadist. Ensuite, ils s&#8217;en sont pris aux cyberpunks, mais je n&#8217;ai rien fait, je n&#8217;étais pas un cyberpunks. Ensuite, ils s&#8217;en sont pris aux bloggueurs, mais je n&#8217;ai rien fait, je n&#8217;étais pas un bloggueur. Enfin, ils s&#8217;en sont pris à moi, et il n&#8217;y avait plus personne&#8230; &#8221;</p>
<p><a href="http://mashable.com/2013/05/15/gmail-money-wallet/">. Vous pouvez désormais envoyer de l&#8217;argent avec Gmail &#8211; Mashable</a><br />
Et voilà, via Google Wallet, vous pouvez désormais envoyer de l&#8217;argent via Gmail. Forcément &#8220;disruptif&#8221; !</p>
<p><a href="http://www.nesta.org.uk/home1/assets/features/dont_stop_thinking_about_tomorrow_a_modest_defence_of_futurology">. N&#8217;arrêtons pas de penser à l&#8217;avenir : une modeste défense de la prospective &#8211; Nesta</a><br />
Le Nesta britannique publie un court rapport de défense de la prospective alors que les critiques à son encontre n&#8217;ont jamais été aussi fortes. Penser l&#8217;avenir n&#8217;est ni futile ni dangereux. La prospective doit expérimenter plus avant la prospective via les données. Doit favoriser les scénarios plausibles pour se prémunir contre la fragilité. Imaginer et partager craintes et désirs au sujet de demain est un moyen de façonner l&#8217;avenir et d&#8217;innover. </p>
<p><a href="http://cityminded.org/talk/the-successes-and-failures-of-car-sharing-what-is-next">. Les succès et les échecs du partage de voiture &#8211; CityMinded</a><br />
Vidéo et transcription d&#8217;une conférence sur le sujet du partage de l&#8217;automobile. </p>
<p><a href="http://pro.01net.com/editorial/595221/l-academie-des-sciences-publie-des-recommandations-sur-l-enseignement-de-l-informatique-en-france/">. L’Académie des sciences propose d’enseigner l’informatique dès le primaire &#8211; 01net</a><br />
Dans son dernier rapport, l’Académie des sciences préconise de lui accorder une place du primaire jusqu’au lycée au même titre que les mathématiques ou le Français. Il ne s’agit pas d’expliquer aux élèves comment se servir de logiciel comme Excel mais bien de leur apprendre les concepts de base de l’informatique. <a href="http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rads_0513.pdf">http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rads_0513.pdf</a></p>
<p><a href="http://www.fastcolabs.com/3009820/open-company/why-google-invests-in-inspiring-developers?partner=rss&#038;utm_source=twitter">. Pourquoi Google investit dans l&#8217;inspiration des développeurs ? &#8211; FastCoLabs</a><br />
Parce qu&#8217;ils savent que l&#8217;obtention de développeurs enthousiastes s&#8217;appuyant sur la technologie de Google est la clé de la réussite de l&#8217;entreprise, et l&#8217;équipe Google Data Arts est chargée de mettre en valeur le potentiel créatif des outils de Google pour électriser l&#8217;inspiration&#8230; </p>
<p><a href="http://www.theverge.com/2013/5/16/4336994/metadata-matters-how-phone-records-and-obsolete-laws-harm-privacy">. Les métadonnées comptent : comment l&#8217;enregistrement des conversations téléphoniques et les lois obsolètes nuisent à la liberté de la presse et à la vie privée &#8211; Verge</a><br />
Le gouvernement américain via son service fiscal a espionné les lignes téléphoniques des journalistes d&#8217;Associated Press. Sans avoir accès au contenu, l&#8217;administration fiscale a eu accès aux numéros, aux durées des appelles, au localisations (pas au contenu) : voir cet article du Monde pour les explications : <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/05/14/benghazi-irs-ap-les-affaires-qui-fragilisent-barack-obama_3200459_3222.html">http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/05/14/benghazi-irs-ap-les-affaires-qui-fragilisent-barack-obama_3200459_3222.html</a>. Mais rappelle The Verge, il y a des catégories entières d&#8217;informations pour lesquelles les métadonnées sont aussi sensibles que les contenus, estime Chris Soghoian de l&#8217;ACLU. L&#8217;administration peut-elle accéder sans mandats à des données montrant uniquement des métadonnées ?</p>
<p><a href="http://frenchweb.fr/rapport-lescure-qu-en-pense-nicolas-colin-inspecteur-des-finances/115750?fb_ref=recommendations-bar">. Rapport Lescure: qu’en pense Nicolas Colin, inspecteur des finances ? | FrenchWeb.fr</a><br />
Pour Nicolas Colin, coauteur du rapport sur la fiscalité numérique, le rapport Lescure a le mérite de promouvoir la gestion collective et de prendre en compte la contribution des internautes à la création de valeur.</p>
<p><a href="http://www.numerama.com/magazine/25758-la-neutralite-de-google-jugee-dangereuse-pour-la-sante.html">. La neutralité de Google jugée dangereuse pour la santé &#8211; Numerama</a><br />
Un rapport de la Commission sénatoriale d&#8217;enquête sur les Mouvements à caractère sectaire pointe du doigt le rôle de Google dans la visibilité des &#8220;méthodes thérapeutiques non traditionnelles&#8221;, sur lesquelles les sectes s&#8217;appuieraient pour recruter des victimes. Il regrette que les résultats officiels des services de l&#8217;Etat ne soient pas systématiquement mis en avant par le moteur de recherche. Mais plutôt que de demander à Google de fausser les résultats, ne vaudrait-il pas plutôt que les pouvoirs publics adaptent et intègrent le Search Engine Optimization dans leurs objectifs de travail ou modifient leurs méthodes de publications pour améliorer leur référencement ?</p>
<p><a href="http://www.ecrans.fr/BBS-L-Internet-cache-du-monde-de-l,16367.html">. [BBS] L&#8217;Internet caché du monde de l&#8217;ombre &#8211; Ecrans.fr</a><br />
Brillant billet de Laurent Chemla qui montre que c&#8217;est la criminalisation des usages du web qui pousse les utilisateurs vers les espaces en marge du réseau et vers les techniques d&#8217;anonymisation. &#8220;Lorsque le simple citoyen est tracé, traqué, marqué&#8221;, filtré, surveillé&#8230; alors il a le droit (voir le devoir) de se protéger de son mieux et ceci même &#8211; surtout &#8211; s&#8217;il n&#8217;a rien à cacher. Pourtant, rappelle Chemla, les outils d&#8217;anonymisation ne sont pas une panacée, pour naviguer peut-être, mais par pour s&#8217;exprimer. Car quel crédit peut-on donner à un billet anonyme dont rien ne nous permet d&#8217;identifier la source ou de croiser les sources ? Aucun, rappelle Chemla. Les opposants des régimes s&#8217;expriment dont le plus souvent en pleine lumière &#8211; en connaissance des risques &#8211; ou via des ONG qui engagent leur crédibilité pour eux. &#8220;La publication anonyme, dans la lutte contre le totalitarisme, a autant de valeur qu&#8217;un torchon&#8221;. Ce ne sont pas les réseaux anonymisant qui ont permis les révolutions arabes, ce sont d&#8217;abord les téléphones portables et les réseaux sociaux, outils fort peu anonymes. Les réseaux anonymisant servent à se garantir un espace de navigation en dehors de toute surveillance. &#8220;S’il existe un « droit à l’anonymat », c’est dans la consultation du contenu qu’il doit s’exercer, pas dans sa diffusion.&#8221;</p>
<p><a href="http://blog.alpict.com/2013/05/15/une-start-up-depoussiere-le-monde-des-caisses-enregistreuses/">. Une start-up dépoussière le monde des caisses enregistreuses | Alp ICT</a><br />
iKentoo &#8211; <a href="http://www.ikentoo.com">http://www.ikentoo.com</a> &#8211; remplace les caisses enregistreuses par des iPad. </p>
<p><a href="http://www.tommasoventurini.it/web/index.php?page=controversy-mapping">. Cartographie des controverses &#8211; Tommaso Venturini</a><br />
Tommaso Venturini, coordinateur du projet Medialab de science Po a recueilli une brassée de liens pour comprendre les controverses, accéder aux outils d&#8217;exploration &#8211; <a href="http://www.tommasoventurini.it/web/index.php?page=exploring-controversies">http://www.tommasoventurini.it/web/index.php?page=exploring-controversies</a> &#8211; et à ceux permettant de les représenter : <a href="http://www.tommasoventurini.it/web/index.php?page=representing-controversies<br />
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		<title>Théorie du drone : de la fabrique des automates politiques</title>
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		<pubDate>Wed, 29 May 2013 05:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le livre de Grégoire Chamayou, Théorie du drone, est passionnant. Bien sûr, il est passionnant pour son implacable analyse du drone armé et de la façon dont cet &#8220;instrument d&#8217;homicide mécanisé&#8221; transforme la conduite de la guerre. Mais pour ma part, je n&#8217;ai pas lu ce livre comme un ouvrage sur les questions éthiques, psychologiques, sociales, juridiques et politiques que&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/chamayoudrone.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/chamayoudrone.jpg" alt="Théorie du drone" title="Théorie du drone" width="145" height="228" hspace="6" vspace="6" align="right" /></a>Le livre de Grégoire Chamayou, <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/235872047X/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=235872047X&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Théorie du drone</a></i>, est passionnant. Bien sûr, il est passionnant pour son implacable analyse du drone armé et de la façon dont cet &#8220;instrument d&#8217;homicide mécanisé&#8221; transforme la conduite de la guerre. Mais pour ma part, je n&#8217;ai pas lu ce livre comme un ouvrage sur les questions éthiques, psychologiques, sociales, juridiques et politiques que posent cette nouvelle arme de guerre, mais bien comme un livre sur les nouvelles technologies et ce qu&#8217;elles transforment. Et cette lecture-là en change radicalement la portée. Car derrière la fabrique des &#8220;robots léthaux autonomes&#8221;, cette <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2358720054/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=2358720054&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21"><i>chasse à l&#8217;homme</i></a> moderne, on peut comprendre les transformations qu&#8217;induisent la fabrique des automates de notre monde moderne. </p>
<h3>La police des schémas : l&#8217;activité, alternative à l&#8217;identité</h3>
<p>Grégoire Chamayou ouvre son livre par des extraits d&#8217;échanges entre pilotes de drones, <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2013/01/03/un-ancien-pilote-americain-raconte?page=all">comme l&#8217;a raconté l&#8217;ancien pilote Brandon Bryant</a>. Le style mis à part, on se croirait chez Tolstoï, Céline ou Claude Simon, décrivant le grand n&#8217;importe quoi de la guerre. Des gens tentant de raisonner, de rassembler des éléments d&#8217;analyses devant des images floues, illisibles, pour savoir si les formes qu&#8217;ils aperçoivent sur leurs écrans &#8220;méritent&#8221; d&#8217;être éliminées. En fait, nous sommes dans une bataille comme une autre, où les coups et les tirs pleuvent sans raison, déments par nature. Même derrière des écrans, même à des milliers de kilomètres des lieux de combats, la guerre reste la guerre.</p>
<p>Ce que souligne longuement le livre est bien que les drones nous font entrer dans une nouvelle forme de conflits, asymétrique par nature, unilatéral même, qui élimine tout rapport de réciprocité, qui fait de l&#8217;arme du lâche, l&#8217;arme &#8220;humanitaire&#8221; par excellence, mais qui surtout redéfinit le conflit, transforme le droit des conflits armés en droit à l&#8217;assassinat ciblé. La guerre n&#8217;est plus un duel, mais une chasse à l&#8217;homme, une campagne sans fin d&#8217;exécutions extrajudiciaires qui se font en dehors du droit de guerre. </p>
<p>L&#8217;essentiel des frappes ne visent pas des personnalités nommément identifiées, mais avant tout des &#8220;signatures&#8221;, c&#8217;est-à-dire des individus dont l&#8217;identité demeure inconnue, mais dont le comportement laisse supposer, signale ou signe une appartenance à une organisation terroriste ou le port d&#8217;armes. L&#8217;armée se base sur les agissements, sur une &#8220;analyse des formes de vie&#8221; (<i>pattern of life analysis</i>), sur l&#8217;étude des modèles, des motifs, l&#8217;<i>identification des schémas</i> aberrants.</p>
<p><iframe frameborder="0" width="540" height="340" src="http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7344c194a6f677b000072a/51069028947399385c018368/5808876040e04d7384b8780b322349d4?exported=1"></iframe><br />
<i>Vidéo : reportage sur les drones de Loïc de la Mornais, diffusé le 17 janvier 2012 sur France 2 <a href="http://geopolis.francetvinfo.fr/la-guerre-des-drones-inquiete-lonu-12079">dans le cadre de l l&#8217;émission Geopolis</a>.</i></p>
<blockquote><p>&#8220;Tout un chacun a une forme ou un motif de vie. Vos actions quotidiennes sont répétitives, votre comportement a ses régularités (&#8230;). Toute dérogation à la norme que vous avez vous-même établie par vos habitudes, tout écart avec les régularités de votre comportement passé peut sonner l&#8217;alerte : quelque chose d&#8217;anormal, et donc de potentiellement suspect, est en train de se produire. (&#8230;) Cette méthode relève du &#8220;renseignement fondé sur l&#8217;activité&#8221;. De la masse de données collectées au sujet d&#8217;un individu, d&#8217;un groupe ou d&#8217;un lieu, émerge progressivement des &#8220;patterns&#8221;, des motifs repérables. L&#8217;activité constitue une nouvelle alternative à l&#8217;identité.&#8221;</p></blockquote>
<p>Toute anomie, toute irrégularité dans notre comportement signale une menace, déclenche une alerte. Et, au-delà du drone, c&#8217;est bien cela qui est enjeu dans l&#8217;analyse du monde, de nos réseaux de relations, de nos comportements que promet l&#8217;analyse des grandes masses de données régies par les algorithmes, dont le drone est une forme d&#8217;instanciation. Comme le précise Grégoire Chamayou dans <a href="http://www.liberation.fr/monde/2013/05/19/la-guerre-devient-un-teletravail-pour-employes-de-bureau_904153">une interview pour <i>Libération</i></a> : <i>&#8220;Votre mode de vie nous dit qu’il y a, mettons, 90% de chance que vous soyez un militant hostile, donc nous avons le droit de vous tuer. Mais là, on glisse dangereusement de la catégorie de combattants, à celle, très élastique, de militants présumés.&#8221;</i> Comme le souligne encore l&#8217;auteur, l&#8217;ennemi n&#8217;est plus le maillon d&#8217;une chaîne de commandement, mais un noeud, inséré dans des réseaux sociaux. </p>
<p>Le problème est que cette activité produit des images aussi floues que l&#8217;oeil surpuissant des drones. <i>&#8220;Vu du ciel, rien ne ressemble plus à une réunion de militants qu&#8217;une réunion de village.&#8221;</i> Dans les corrélations dont nous sommes l&#8217;objet, nous sommes réduits à des produits de données, des profils imparfaits, un assemblage d&#8217;indices concordants <a href="http://www.wired.com/gadgets/miscellaneous/magazine/17-09/ff_goodenough?currentPage=all">&#8220;suffisamment bons&#8221;</a> (<i>good enough</i>) pour déclencher une réponse&#8230; ou plus précisément ici, une destruction. Mais sont-ils &#8220;suffisamment bons&#8221; ? </p>
<p>Comme le souligne le philosophe, <i>&#8220;la quantité des indices ne saurait se convertir en qualité&#8221;</i> : <i>&#8220;un même schème peut par définition correspondre à divers phénomènes hétérogènes&#8221;</i>. Comment pouvons-nous alors accepter que notre appartenance, que notre identité soient induites de modèles très imparfaits ? C&#8217;est pourtant bien que ce proposent <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/14/big-data-nouvelle-etape/">les corrélations issues des Big Data dont nous sommes l&#8217;objet</a>. Une très imparfaite police de nos activités, une surveillance sociale instruite par des machines, déclenchant des réponses automatisées, dont celle des drones n&#8217;est que la plus radicale. </p>
<p>En fait, le problème n&#8217;est pas l&#8217;imperfection de la surveillance de nos activités. Le problème n&#8217;est pas l&#8217;amélioration des algorithmes, des images, des modèles prédictifs, de l&#8217;identification des schémas&#8230; permettant d&#8217;atteindre et cibler des personnes d&#8217;une façon toujours plus &#8220;juste&#8221;, plus &#8220;fine&#8221;, plus &#8220;exacte &#8220;, plus &#8220;précise&#8221;&#8230; Le problème repose avant tout sur l&#8217;objet de ces surveillances : nos traces, nos activités, nos motifs de vie. Dans le glissement insidieux des opérations de guerre à des opérations de police extrajudiciaire, ce ne sont plus nos identités qui sont en cause, mais nos activités. <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/14/big-data-nouvelle-etape/">Qu&#8217;importe si la corrélation remplace la causalité</a>. Les erreurs commises par les frappes probabilistes sont silencieuses, tout comme ceux qui demain seront discriminés par les algorithmes <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/03/lemploi-a-lepreuve-des-algorithmes/">dans leurs emplois par exemple</a> &#8211; toute proportion gardée. A l&#8217;heure des drones, nous sommes nous-mêmes la cause de notre mort : ce sont les mouvements inappropriés de nos corps, les traces de nos activités qui enclenchent le mécanisme automatique de notre propre discrimination, de notre propre élimination. </p>
<h3>Qui promeut l&#8217;automatisation du monde ?</h3>
<blockquote><p>&#8220;L&#8217;erreur politique serait en effet de croire que l&#8217;autonomisation est en elle-même automatique. Organiser le dessaisissement de la subjectivité politique devient aujourd&#8217;hui la tâche principale de cette subjectivité même. Dans ce mode de domination, qui procède par la conversion de ses ordres en programmes et de ses agents en automates, le pouvoir, de distant qu&#8217;il était, se rend insaisissable.&#8221;</p></blockquote>
<p>Où est le sujet du pouvoir ? interroge Grégoire Chamayou. <i>&#8220;Il est précisément partout où il travaille très activement à se faire oublier&#8221;</i>. Et le philosophe de dresser la carte de la manière dont le pouvoir justifie sa transformation, en requalifiant, recatégorisant les activités à la lumière des évolutions technologiques, <a href="http://www.christian-faure.net/2013/05/10/theorie-du-drone-de-gregoire-chamayou-la-guerre-est-finie">comme le dit très bien Christian Fauré dans son compte rendu du livre</a>. </p>
<p>Chamayou souligne que présenter le processus d&#8217;automatisation du monde comme étant lui-même automatique, inéluctable, masque que ce processus à des agents actifs qui le promeuvent. Et d&#8217;évoquer l&#8217;histoire, la genèse des outils et de leur justification théorique et technique pour expliquer comment se met en place <i>&#8220;un dispositif typique de fabrique de l’irresponsabilité&#8221;</i>. Comment la lâcheté de la non-présence au combat se transforme progressivement en justification humanitaire, faisant passer l&#8217;homicide mécanisé et unilatéral en machines qui <i>&#8220;tuent humainement&#8221;</i>&#8230; </p>
<blockquote><p>&#8220;Plus se répand la légende du robot éthique, plus cèdent les barrières morales au déploiement du robot tueur&#8221;</p></blockquote>
<p>. </p>
<p>Chamayou nous invite à réfléchir à qui construit ce monde ? Qui construit la <i>&#8220;la décision sur les paramètres de décision&#8221;</i> ? Qui fixe la valeur des spécifications des programmes qui commandent aux drones ? A nouveau, le rapport du code à la loi, comme l&#8217;ont mis à jour les travaux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Lessig">Lawrence Lessig</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Zittrain">Jonathan Zittrain</a> reste entier. La technologie a tendance à faire glisser l&#8217;applicabilité du droit dans nos outils, nous désistant de la fabrique de la loi, mais également de la justice des hommes.</p>
<h3>Des outils pour déplacer l&#8217;applicabilité du droit</h3>
<blockquote><p>&#8220;Tant que celles-ci les tuent humainement, c&#8217;est-à-dire conformément aux principes du droit international humanitaire qui régit l&#8217;usage de la force armée, il n&#8217;y a aucun problème. Mais effectivement, où serait le problème ?  Du point de vue de la philosophie du droit, on peut assez vite en repérer deux très importants &#8211; en réalité, rédhibitoires.</p>
<p>Premièrement : doter des agents machiniques du droit de tuer dont jouissent entre eux les combattants à la guerre équivaudrait à mettre l&#8217;homicide sur le même plan que la destruction d&#8217;une pure chose matérielle, ce qui constituerait assurément une négation radicale de la dignité humaine.&#8221;</p></blockquote>
<p>Comment retrouver dans les lignes de codes, la responsabilité d&#8217;un sujet en fuite ? Pour Chamayou la crise des catégories juridiques que pose la fusion de l&#8217;arme et du combattant induit une crise radicale de l&#8217;applicabilité du droit. Cette question des nouvelles formes de responsabilité ne concerne pas que le drone, elle concerne tous les outils technologiques capables de prendre des décisions à partir de données, comme <a href="http://www.internetactu.net/2012/11/08/il-nous-faut-nous-preparer-a-la-route-sans-conducteur/">la voiture autonome</a>, <a href="https://www.diigo.com/user/hubertguillaud/GoogleGlass">les lunettes de réalité augmentée de Google</a>, <a href="http://www.internetactu.net/2011/09/26/que-font-les-programmes-a-la-finance/">les échanges à très haute fréquence sur les machés financiers</a> ou les <a href="http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2013/05/17/le-fusil-qui-tire-tout-seul/">fusils autonomes</a>&#8230; Dans cette fabrique de l&#8217;irresponsabilité, ce qui est en jeu, <i>&#8220;c&#8217;est le mode d&#8217;implémentation de la norme juridique&#8221;</i> et de la norme sociale, une implémentation qui pose d&#8217;autant plus de questions que la technologie elle-même n&#8217;a cessé justement de perturber les catégorisations du droit et de la société. </p>
<blockquote><p>&#8220;Pour faire respecter les limitations de vitesse du Code de la route, on peut soit fixer des amendes et poser des radars, soit installer des limitateurs automatiques de vitesse dans chaque véhicule. Ce sont là deux modes très différents d&#8217;instanciation de la norme : texte-sanction ou contrôle technique intégré. Ou bien dire le droit et sanctionner a posteriori, ou bien &#8220;incorporer les normes éthiques et légales dans le design des armes elles-mêmes&#8221;. Mais là s&#8217;arrête l&#8217;analogie, car le robot tueur n&#8217;ayant plus aucun conducteur à son bord, il n&#8217;y aura plus aucun responsable direct à mettre en cause au cas où quelque chose se produirait.&#8221;</p></blockquote>
<p>Ce qui est en question dans ces machines est bien de mettre à mal la responsabilité individuelle&#8230; Et derrière elle, ce qui est en question, c&#8217;est le fondement même de notre justice. <i>&#8220;La loi promettant de devenir machine, la justice humaine peut bien périr&#8221;</i>. Et c&#8217;est exactement ce qui se passe avec les drones et <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/12/n-importe-qui-peut-etre-attaque-par-un-drone-n-importe-ou-n-importe-quand?page=all">les questions qui se bousculent autour de la légalité des frappes américaines</a>. La guerre contre le terrorisme ressemble à un programme d&#8217;assassinat d&#8217;Etat extralégal. Avec le drone, nous entrons dans une nouvelle forme de violence étatique, estime avec raison Grégoire Chamayou, qui ressemble plus à l&#8217;opération de police qu&#8217;à la guerre. Et le problème est que ces opérations de police ne sont plus délimitées ni par le droit, ni par la justice. <i>&#8220;Prise dans une spirale  sans fin, la stratégie d&#8217;éradication est paradoxalement vouée à ne jamais éradiquer.&#8221;</i> Bienvenue dans la guerre perpétuelle, sans bornes, ni dans le temps, ni dans l&#8217;espace. L&#8217;analyse politique se dissout <i>&#8220;dans les catégories de l&#8217;entendement policier&#8221;</i>.</p>
<blockquote><p>&#8220;Peut-être est-il temps de rappeler qu&#8217;en délimitant géographiquement l&#8217;exercice licite de la violence, la visée fondamentale du droit était de la circonscrire<i>.&#8221;</i></p></blockquote>
<p>Comme l&#8217;optimisation fiscale ou les échanges à haute fréquence, les technologies s&#8217;immiscent dans les failles du droit et modifient non seulement le droit, mais la façon dont la justice s&#8217;établit. </p>
<blockquote><p>&#8220;Le crime le plus substantiel ne réside pas dans une transgression ouverte de la loi, mais dans les replis de son application souveraine.&#8221;</p></blockquote>
<h3>Qu&#8217;est-ce que l&#8217;Etat à l&#8217;heure de la police des schémas ?</h3>
<p>La police des activités semble la première étape à l&#8217;instauration de la police de la pensée, chère à Georges Orwell. Nous entrons dans une chasse à l&#8217;homme préventive, où il s&#8217;agit moins de répondre à des attaques déterminées que de prévenir l&#8217;éclosion de menaces émergentes&#8230; Les automates politiques basés sur les Big Data et les algorithmes imparfaits sont appelés à policer nos sociétés, malgré leurs imperfections et leurs failles. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/oeildudrone.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/oeildudrone.jpg" alt="Oeil du Reaper" title="Reaper Remotely Piloted Air System (RPAS)" width="540"  /></a><br />
<i>Image : l&#8217;oeil du Reaper, <a href="http://www.flickr.com/photos/defenceimages/5589537646/">photographié par le ministère de la Défense britannique</a>.</i></p>
<p>Nous entrons dans l&#8217;ère des panoptiques volants et armés, comme le soulignait <a href="http://abonnes.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/09/26/vivre-dans-la-peur-des-drones_1765872_3216.html">les témoignages du rapport &#8220;Vivre dans la peur des drones&#8221;</a>, <i>&#8220;un enfermement psychique dont le périmètre n&#8217;est plus défini par des grilles, des barrières ou des murs, mais par les cercles invisibles que tracent au-dessus des têtes les tournoiements sans fin de miradors volants&#8221;</i>.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/1160-stealth-wear.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/1160-stealth-wear.jpg" alt="" title="1160-stealth-wear" width="540" /></a><br />
<i>Image : l&#8217;artiste new-yorkais <a href="http://ahprojects.com/projects">Adam Harvey</a> imagine des vêtements anti-drône, <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2013/01/29/des-vetements-anti-drone-pour-echapper-a-big-brother">rapporte </a></i>Courrier International<i>. Pas sûr que cela suffise à nous protéger.</i></p>
<p>Mais ce ne sont pas que les drones qui sont en question à nouveau. Pensons à la vidéosurveillance qui, malgré ses imperfections <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vid%C3%A9osurveillance">comme le soulignent tous les rapports écrits sur ce sujet</a>, n&#8217;empêche pas <a href="http://www.numerama.com/magazine/25736-l-ump-veut-utiliser-les-cameras-pour-surveiller-les-ordures.html">les tenants de la sécurité de proposer d’élargir leur utilisation pour réprimer des infractions punies par contravention</a> : dépôt d’ordures sur la voie publique, stationnement gênant ou interdit, etc. L’enregistrement par caméra (si elle parvient à vous identifier) suffira à verbaliser… L&#8217;enjeu, ici comme ailleurs, est bien celui de l&#8217;autonomisation matérielle et politique de l&#8217;appareil d&#8217;Etat, de sa police qui, comme la CIA, <a href="http://www.rue89.com/2013/05/06/lattentat-boston-relance-debat-flicage-conversations-242090">s&#8217;affranchit de plus en plus des limites du droit en s&#8217;autorisant un espionnage sans entrave, sans mandats</a>. </p>
<p>Nos technologies ne doivent pas transformer nos appareils d&#8217;Etat en <i>appareil</i>, nous recommande Grégoire Chamayou. <a href="http://www.internetactu.net/2013/03/21/pouvoir-et-internet/">Les technologies transforment les rapports de pouvoir</a>, mais nous ne pouvons pas laisser des solutions technologiques résoudre nos problèmes politiques. <a href="http://radar.oreilly.com/2013/04/predictive-big-data-analytics-privacy.html">Quelles limites devons-nous ériger à l&#8217;analyse de la criminalisation de nos comportements ?</a>  Quelle limite imposer au bras &#8211; armé ou pas &#8211; des Etats quand l&#8217;analyse de nos comportements devient sans limites ? </p>
<p>Hubert Guillaud</p>
<p>Pour aller plus loin, n&#8217;hésitez pas à <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-philosophie-critique-du-drone-2013-05-04">réécoutez Grégoire Chamayou sur Place de la Toile</a>. </p>
<p><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4620876" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/algorithmie/" title="algorithmie" rel="tag">algorithmie</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/armee/" title="armée" rel="tag">armée</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/big-data/" title="big data" rel="tag">big data</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/guerre/" title="guerre" rel="tag">guerre</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/politiques-publiques/" title="politiques publiques" rel="tag">politiques publiques</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/prospective/" title="prospective" rel="tag">prospective</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/securite/" title="sécurité" rel="tag">sécurité</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/surveillance/" title="surveillance" rel="tag">surveillance</a><br />
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		<title>L’avenir de la programmation (5/6) : programmer le vivant</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2013/05/28/lavenir-de-la-programmation-56-programmer-le-vivant/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 May 2013 05:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rémi Sussan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>
		<category><![CDATA[bidouillabilité]]></category>
		<category><![CDATA[biotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[complexité]]></category>
		<category><![CDATA[do it yourself]]></category>
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		<category><![CDATA[programmation]]></category>
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		<description><![CDATA[Si nos quatre premières parties ont illustré certaines tendances de la programmation contemporaine, nous sommes restés dans des domaines assez &#8220;classiques&#8221;. De fait, il ne s&#8217;est agi jusqu&#8217;ici que d&#8217;interagir avec des ordinateurs traditionnels, faits de composants électroniques et dont le résultat reste avant tout &#8220;virtuel&#8221;. Dans les deux prochains chapitres, nous allons entrer dans des domaines plus spéculatifs. Peut-on&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si nos quatre premières parties ont illustré certaines tendances de la programmation contemporaine, nous sommes restés dans des domaines assez &#8220;classiques&#8221;. De fait, il ne s&#8217;est agi jusqu&#8217;ici que d&#8217;interagir avec des ordinateurs traditionnels, faits de composants électroniques et dont le résultat reste avant tout &#8220;virtuel&#8221;. Dans les deux prochains chapitres, nous allons entrer dans des domaines plus spéculatifs. Peut-on adapter la logique de la programmation à des systèmes radicalement différents de nos bons vieux PC (ou tablettes, ou smartphones, qui ne sont au final que des PC miniaturisés) pour s&#8217;attaquer à des phénomènes comme le vivant, voire, avec l&#8217;informatique quantique, à la structure de la réalité et de la matière elle-même ? </p>
<p>Programmer le vivant, on en parle depuis un certain temps. La biologie synthétique repose pour une bonne part sur une métaphore informatique, ainsi que nous l&#8217;avons souvent souligné. La question n&#8217;est pas sans soulever diverses polémiques : le code ADN peut-il être comparé à un programme informatique, la cellule à un ordinateur ? Beaucoup objecteront que la métaphore est incorrecte, que l&#8217;ADN reste une molécule inerte si la cellule ne l’utilise pas à bon escient. Que la logique du vivant ne ressort en rien de l’informatique. On n&#8217;entrera pas dans ces débats aujourd&#8217;hui. De toutes façon, on n&#8217;aura la réponse qu&#8217;une fois testées la valeur et les limites de cette métaphore, et si elle se montre en mesure de produire certains résultats efficaces (et pas trop dangereux). </p>
<p>Cet avertissement effectué, voyons donc quelles sont les idées des nouveaux &#8220;programmeurs&#8221; du génome. </p>
<h3>Les principes fondamentaux</h3>
<p>Rappelons les bases de la génétique : au coeur de la cellule se trouve l&#8217;ADN, lequel se subdivise en gènes. Le but d&#8217;un gène est la création d&#8217;une protéine. Ces molécules constituent les briques de l’organisme vivant.</p>
<p>L&#8217;idée de base de la biologie synthétique est de construire autour du gène une série de compilateurs, de langages de haut niveau, voire des systèmes d&#8217;exploitation susceptibles de rendre invisible la structure chimique du gène, pour se concentrer sur sa fonction. Ainsi, <a href="http://www.labster.com/programming-cells-like-computer-code/#.UaG80dhdzH8">comme l&#8217;explique Omri Amirav-Drorydans</a>, créateur d&#8217;un &#8220;<a href="http://www.genomecompiler.com/">Genome Compiler</a>&#8221; dans <a href="http://www.youtube.com/embed/F8qcDQaY8Mw">une vidéo</a>, personne ne code plus ses programmes en utilisant des chaines de 1 et de 0. Pourtant, lorsqu&#8217;on entre dans le domaine de la biologie, il faut continuer à travailler avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Base_azot%C3%A9e">les composants de bases A, C, G, et T</a> ce qui est particulièrement complexe. </p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/F8qcDQaY8Mw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Pour ce faire, les biologistes de synthèse ont divisé l&#8217;ADN en &#8220;parties&#8221;. La  plus importante est la portion d&#8217;ADN qui code une protéine, qu&#8217;on appelle l&#8217;opérateur. Cet opérateur pourra avoir diverses fonctions, par exemple créer une bioluminescence &#8211; même si un gène n&#8217;est pas forcément toujours actif.</p>
<p>Une autre &#8220;partie&#8221; importante est le promoteur, situé en général au commencement du gène. Celui-ci indique le début du codage de la protéine. Il existe deux sortes de promoteurs. Certains ne déclenchent l’activation que s&#8217;il existe un &#8220;activateur&#8221;, une molécule présente au voisinage leur demandant de mettre le gène en route. D&#8217;autres au contraire activent systématiquement le gène, sauf si une molécule dite &#8220;répresseur&#8221; l&#8217;en empêche explicitement. Comme l&#8217;explique <a href="http://www.cs.nyu.edu/shasha/">Dennis Sasha</a> dans son livre <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/0393336832/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=0393336832&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21"><i>Natural Computing</i></a>, le principe de base de la biologie synthétique consiste à construire des circuits en jouant avec les &#8220;parties&#8221;, comme les promoteurs, les répresseurs et les activateurs. On peut, par exemple, construire un <i>feedback</i> négatif, en associant un promoteur réprimé par une protéine X à un gène qui produit ladite molécule. Dans un premier temps, le promoteur activera la production de la macromolécule. Lorsque celle-ci se trouvera en nombre suffisamment important dans la cellule, le promoteur sera alors réprimé, ce qui conduira le gène à ne plus produire sa protéine. A terme cela conduira le promoteur à s&#8217;activer de nouveau, ce qui créera un effet de fluctuation, un peu comme un thermostat, qui chauffe jusqu&#8217;à ce que la pièce ait une certaine température. Il s&#8217;arrête à ce moment, puis reprend sa tâche lorsque l&#8217;air se refroidit.</p>
<p>En combinant ces &#8220;parties génétiques&#8221; de manière plus complexe, on peut construire la plupart des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Portes_logiques">portes logiques</a> telles ET, OU, NON et NON-ET (cette porte, qui donne un résultat vrai si et seulement si au moins un des opérateurs en entrée est FAUX, suffit d&#8217;ailleurs à construire toutes autres portes logiques). Et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alg%C3%A8bre_de_Boole_(logique)">l&#8217;algèbre de Boole</a>, comme chacun sait, est à la base de l’informatique et de la programmation. </p>
<h3>La biologie synthétique &#8220;virtuelle&#8221;</h3>
<p>Ces parties sont donc des éléments chimiques bien réels, qu&#8217;il faut se procurer pour les utiliser dans un labo. Mais si la métaphore informatique est juste, il devrait être possible, en théorie, de travailler virtuellement avec ces &#8220;parties&#8221;, en utilisant un logiciel capable de &#8220;simuler&#8221; le fonctionnement des nouveaux gènes ainsi créés sur son écran. Un amateur pourrait ainsi se livrer à la biologie synthétique, avant d’envoyer ses résultats à un labo en vue d&#8217;une concrétisation&#8230;</p>
<p>De fait, un bon nombre de groupes, commerciaux ou open source, se sont lancés dans la course. <a href="http://openwetware.org/wiki/Computational_Tools">Le projet Open WetWare du MIT</a> énumère quelques-uns de ces programmes. A noter que même Microsoft s&#8217;y est mis avec une application en ligne, <a href="http://lepton.research.microsoft.com/webgec/">Visual GEC</a>. La plupart des programmes de biologie synthétique s&#8217;apparentent à la programmation visuelle ou à la CAO. On choisit ses promoteurs, ses opérateurs, qu&#8217;on place sur un écran via un système de glisser-déposer. <a href="http://www.youtube.com/embed/GWrdyTd6m6I">La vidéo suivante</a> nous montre comment créer un créer un gène activé par la lumière, avec <a href="http://www.tinkercell.com/">Tinkercell</a>. </p>
<p><iframe width="540" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/GWrdyTd6m6I" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>D&#8217;autres systèmes adoptent la forme d&#8217;un langage de programmation plus classique. C&#8217;est le cas par exemple du langage Kera (non disponible sur le web <a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3065592/">mais présenté dans ce papier</a>). </p>
<p>Voici un exemple du code utilisé par ce système :</p>
<blockquote><p>Cell X = new Cell(“E. Coli”);</p></blockquote>
<p>Ce qui signifie qu&#8217;on travaillera sur la bactérie E Coli</p>
<blockquote><p>X.compartment(“nucleus”); </p></blockquote>
<p>Cela veut dire qu&#8217;on effectue ses modifications sur le noyau de la cellule. On pourrait spécifier un autre &#8220;compartiment&#8221; comme le cytoplasme ou les mitochondries&#8230; (les esprits ronchons objecteront qu&#8217;il n&#8217;y a pas de noyau dans une bactérie comme E.Coli ; en fait ici, nucleus, désigne probablement le brin d&#8217;ADN &#8220;central&#8221; de la bactérie). </p>
<p>On choisit alors le gène qu&#8217;on veut transformer :</p>
<blockquote><p>X.selectgene(“g1”);<br />
X.promoter(“replace”, “ACTGCTA”);</p></blockquote>
<p>Et dans ce cas, on remplace le &#8220;promoteur&#8221; par une nouvelle séquence de nucléotides. </p>
<p>Le travail de Kera ne s’arrête pas là. A l&#8217;aide d&#8217;une base de données, le système vérifie si le nouveau &#8220;promoteur&#8221; est compatible avec le gène en question (on ne peut pas associer n&#8217;importe quel promoteur à n&#8217;importe quel opérateur). Il est possible d’établir des conditions, disant que si la nouvelle formule n&#8217;est pas viable, on peut éventuellement effectuer une autre action&#8230;</p>
<p>Première constatation, le code n&#8217;est effectivement pas très difficile à comprendre. En revanche, pas question de s&#8217;y attaquer si on ne connait rien à la biologie&#8230; et on n&#8217;échappe pas à l&#8217;&#8221;assembleur&#8221; de la biologie, les maudites lettres ATCG&#8230;</p>
<h3>Pas encore la démocratisation</h3>
<p>Lorsqu&#8217;on découvre la biologie synthétique, on se prend à rêver d&#8217;un langage parfaitement &#8220;formel&#8221; qui permettrait à quelqu&#8217;un d&#8217;ignorant en biochimie (bref, quelqu’un comme moi) de commencer à &#8220;bricoler&#8221; l&#8217;ADN, au moins virtuellement. Et de penser qu&#8217;il existe un &#8220;hello world&#8221; propre à la biologie synthétique. </p>
<p>J&#8217;ai dû déchanter. </p>
<p>Première observation pour l&#8217;ignorant que je suis, le &#8220;hello world&#8221; n&#8217;est pas là. Trop grande complexité des logiciels ou absence de documentation et de tutoriels destinés aux débutants ? Toujours est-il que la démocratisation de la biologie synthétique promise par ses adeptes semble encore loin. En tout cas pour moi. </p>
<p>Autre point qui semble notable. Outre l&#8217;absence systématique de documentation, beaucoup de programmes ont cessé d&#8217;être développés. C&#8217;est le cas par exemple de <a href="http://www.tinkercell.com/">Tinkercell</a>, qui reprenait lui même les fonctionnalités d&#8217;un système lui aussi disparu, Athena. Cela peut vouloir dire plusieurs choses. Soit ces programmes, très futuristes, sont plus compliqués à élaborer qu&#8217;on ne le pense, soit ils ont été créés en dehors de tout financement, par des enthousiastes, sur leur temps de loisir. Dans les deux cas, on assiste à la naissance d&#8217;un milieu bourgeonnant, mais instable. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/6a0162fff12125970d017ee9cfd5c8970d.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/6a0162fff12125970d017ee9cfd5c8970d-238x300.jpg" alt="Adventures in synthetic biology" title="Adventures in synthetic biology" width="238" height="300" align="left" hspace="6" vspace="6" /></a>Donc, pas question actuellement pour un amateur doué en informatique de se livrer à la synbio sans de bonnes connaissances de la biologie et de la génétique. </p>
<p>La communauté fait pourtant des efforts pour initier les débutants. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Drew_Endy">Drew Endy</a> a ainsi publié un <a href="http://web.mit.edu/endy/www/scraps/comic/AiSB.vol1.pdf">&#8220;comic&#8221;(.pdf)</a> résumant quelques-unes des idées de base de cette nouvelle discipline, et son projet se continue à <a href="http://www.biobuilder.org/">biobuilder.org</a>, un site qui contient de nombreuses BDs et animations pour les <i>newbies</i>&#8230; Ce qui ne signifie pas pour autant que le contenu n&#8217;en soit pas dense !</p>
<p>La programmation du vivant révèle bien d&#8217;autres problématiques que celle de la biologie synthétique, par exemple le champ du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordinateur_%C3%A0_ADN">DNA Computing</a>, un autre domaine qui mériterait à lui seul une longue analyse. Nous y reviendrons&#8230;</p>
<p>Rémi Sussan</p>
<p>Le dossier l’avenir de la programmation est une série au long court :</p>
<ul>
<li>1e partie : <a hef="http://www.internetactu.net/2011/05/03/lavenir-de-la-programmation-16-programmer-une-activite-culturelle/">Programmer, une activité culturelle</a></li>
<li>2e partie : <a href="http://www.internetactu.net/2011/05/24/lavenir-de-la-programmation-26-la-programmation-pour-les-non-programmeurs/">La programmation pour les non-programmeurs</a></li>
<li>3e partie : <a href="http://www.internetactu.net/2012/09/05/lavenir-de-la-programmation-36-programmer-le-langage-naturel/">Programmer le langage naturel</a></li>
<li>4e partie : <a href="http://www.internetactu.net/2013/05/02/lavenir-de-la-programmation-46-programmer-la-complexite/">Programmer la complexité</a></li>
<li>5e partie : Programmer le vivant</li>
</ul>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/bidouillabilite/" title="bidouillabilité" rel="tag">bidouillabilité</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/biotechnologies/" title="biotechnologies" rel="tag">biotechnologies</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/complexite/" title="complexité" rel="tag">complexité</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/do-it-yourself/" title="do it yourself" rel="tag">do it yourself</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/nbic/" title="NBIC" rel="tag">NBIC</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/programmation/" title="programmation" rel="tag">programmation</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/vie-artificielle/" title="vie artificielle" rel="tag">vie artificielle</a><br />
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		<item>
		<title>Comment raconter la vie vécue via les ordinateurs ?</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2013/05/27/comment-raconter-la-vie-vecue-via-les-ordinateurs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 May 2013 08:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier de la Porte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Débats]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[humanités numériques]]></category>
		<category><![CDATA[industries culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[pdlt]]></category>

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		<description><![CDATA[La lecture de la semaine provient du quotidien britannique The Guardian. On la doit à Damien Walter qui est écrivain. Ce texte rejoint quelques-uns des problèmes posés dans l’émission de la semaine dernière consacrée aux ordinateurs au cinéma, mais déplacés dans le champ littéraire : &#8220;Comment raconter la vie quand elle est vécue dans  les ordinateurs ?&#8221;
&#8220;Nous vivons de&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture de la semaine provient du quotidien britannique <a href="http://www.guardian.co.uk/books/booksblog/2013/may/17/write-life-lived-on-computers"><i>The Guardian</i></a>. On la doit à <a href="http://damiengwalter.com/">Damien Walter</a> qui est écrivain. Ce texte rejoint quelques-uns des problèmes posés <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-les-ordinateurs-et-l-informatique-au-cinema-2013-05-18">dans l’émission de la semaine dernière consacrée aux ordinateurs au cinéma</a>, mais déplacés dans le champ littéraire : &#8220;Comment raconter la vie quand elle est vécue dans  les ordinateurs ?&#8221;</p>
<p>&#8220;Nous vivons de plus en plus dans les écrans de nos ordinateurs et de nos smartphones, commence Walter, mais comment faire passer cela dans l’écriture ? Dans <i><a href="http://craphound.com/est/?page_id=1574">Eastern Standard Tribe</a></i>, publié en 2004, Cory Doctorow explorait ce que signifiait vivre dans un monde où nos relations étaient éparpillées sur la planète et nos vies vécues à travers des écrans. Ce roman a précédé de deux ans la sortie de l’iPhone, en 2006, et l’explosion du smartphone et de la tablette qui ont fait migrer des millions de gens, bien réels, dans le genre de vie décrite par Doctorow.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/378516692_c27e89c08b_z.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/378516692_c27e89c08b_z.jpg" alt="Las Manos del Artesano " title="Las Manos del Artesano" width="540" /></a><br />
<i>Image : Comment raconter nos vies depuis les écrans ?, <a href="http://www.flickr.com/photos/juanignaciosl/378516692/">photo de Juan Ignacio Sánchez Lara</a>.</i></p>
<p>Marchez dans un espace public aujourd’hui, de la salle d’attente au café, et remarquez la troublante absence des voix. Nous sommes là, et nous sommes ailleurs. Nos discussions sont médiatisées par les réseaux sociaux et menées via des interfaces tactiles. Le journaliste et chroniqueur de la culture hacker Quinn Norton <a href="http://www.quinnnorton.com/said/?p=721">décrit la crise esthétique que subit l’écriture</a> : <i>&#8220;Comment décrire avec émotion une scène qui implique un ordinateur ? Comment rendre concrète, ou au moins reconstructible par l’esprit de nos lecteurs, les passions vraies et terribles qui traversent les câbles ?&#8221;</i> Dans un monde numérique, tomber amoureux, faire la guerre ou remplir sa feuille d’impôt, est-ce que ça ne ressemble pas ? N’est-ce pas juste se tenir derrière son écran ? Est-ce que rendre ça par l’écriture, comme le dit Robin Sloan, ça n’est pas le plus grand défi pour écrivain d’aujourd’hui ?</p>
<p><i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/1444729942/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=1444729942&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">You</a></i> de <a href="http://austingrossman.dreamhosters.com/">Austin Grossman</a> est un roman qui dépeint des scènes avec des ordinateurs de manière à produire de l’émotion. C’est aussi, sans doute, le premier produit littéraire provenant de la culture du jeu vidéo, et un apport significatif au canon de la littérature geek. Le roman se déroule  la fin des années 90, dans le monde de Black Arts, un studio de game design à succès, à l’intérieur des mondes virtuels créés par le studio. Russel, le personnage principal, a grandi avec les jeux vidéo, mais a choisi d’abandonner son identité de geek pour devenir avocat. Une fois sa carrière flamboyante terminée, Russel retrouve ses amis d’adolescence qui ont fait fortune en créant des jeux pour Black Arts. Le livre s’intéresse à la tentative de Russel et ses amis de construire le jeu ultime, une simulation à ce point réaliste qu’ils puissent y entrer comme dans la vie elle-même, un but que Grossman décrit comme l’équivalent pour la génération <i>gamer</i> de la contreculture : <i>&#8220;C’était notre rébellion. Nous pouvions fuir la réalité elle-même et la brutalité qu’elle suppose, même pour les plus chanceux. Laissez-la tomber, putain, et partez à l’aventure&#8221;</i>.</p>
<p>Le désir d’échapper à la réalité. Pour construire sa propre réalité, une réalité ludique, et dire &#8220;Je t’emmerde&#8221; aux artifices du monde des adultes. Le désir d’être le héros de l’aventure. Tels sont les emblèmes de la culture geek. C’est pourquoi le potentiel d’évasion de l’imagination, et du jeu vidéo qui emplit l’imagination, sont en son centre. Et c’est le même désir d’évasion qui mène des millions d’entre nous à utiliser nos iPhones, à chater avec nos amis en ligne, et nous trouver au cœur d’un monde fabriqué par nous-mêmes en lieu et place des situations de la vie adulte dans les lesquelles nous sommes physiquement présents.</p>
<p>Mais, en réalité, le monde numérique n’est pas du tout une échappatoire. <a href="http://www.theverge.com/2013/5/1/4279674/im-still-here-back-online-after-a-year-without-the-internet">Quand le journaliste Paul Miller a décidé l’an dernier de quitter internet</a>, il exprimait le même désir de se débrancher que nous ressentons face aux 800 mails auxquels nous n’avons pas répondu. Mais tout ce que Miller a découvert après un an de déconnexion, c’est que le fantasme d’un monde dénumérisé nous permettant de redécouvrir une réalité plus riche et plus profonde n’était que cela, un fantasme.</p>
<p>Dans <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/229030820X/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=229030820X&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Neuromancien</a></i>, <a href="http://www.williamgibsonbooks.com/">William Gibson</a> décrivait le cyberespace comme <i>&#8220;une hallucination consensuelle expérimentée chaque jour par des milliards de gens&#8221;</i>. Le cyberespace de Gibson était inspiré des premiers jeux vidéo, mais 30 ans après la publication du livre, il reste la description la plus juste de ce qu’est une vie vécue via l’ordinateur. Comme Gibson l’a dit depuis, le cyberespace n’est pas un autre espace, il n’est pas à l’intérieur de nos ordinateurs. Le cyberespace, c’est la réalité, mais dotée d’une qualité onirique et hallucinatoire supplémentaire : nous pouvons parler à quiconque, à tout le monde et partout.</p>
<p>A mesure que les barrières illusoires entre la vie réelle et la vie numérique s’écroulent les unes après les autres, raconter la vie réelle et la vie via l’ordinateur, va sans doute devenir redondant. Sergey Brin, l’un des fondateurs de Google, promet avec les Google Glass de projeter nos vies numériques directement sur nos yeux. Quand envoyer un tweet par le monde est le même acte que parler à un ami autour d’un café, comment distinguer l’un et l’autre dans la vie, et encore plus dans l’écriture ?&#8221;</p>
<p>Xavier de la Porte</p>
<blockquote><p>Xavier de la Porte (<a href="https://twitter.com/xporte">@xporte</a>), producteur de l’émission <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile">Place de la Toile</a> sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.</p>
<p><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4632588" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>
<p><a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-cryptologie-et-informatique%C2%A0-une-histoire-d%E2%80%99amour-2013-05-25">L’émission du 25 mai 2013</a> avait pour thème &#8220;Cryptologie et informatique : une histoire d’amour&#8221; en compagnie de <a href="http://ufr6.univ-paris8.fr/lit-math/maths/PG/pguillot.html">Philippe Guillot</a>, maître de conférences en mathématique à l’université Paris 8 (Saint-Denis) dont le dernier ouvrage s&#8217;intitule : <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2759808114/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=2759808114&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">La cryptologie, l’art des codes secrets</a></i>.</p></blockquote>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/ecriture/" title="écriture" rel="tag">écriture</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/humanites-numeriques/" title="humanités numériques" rel="tag">humanités numériques</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/industries-culturelles/" title="industries culturelles" rel="tag">industries culturelles</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/lecture/" title="lecture" rel="tag">lecture</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/pdlt/" title="pdlt" rel="tag">pdlt</a><br />
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		<title>Eclairage pour le 21e siècle : les flops technologiques ou le design pour comprendre pourquoi on échoue et comment on réussit</title>
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		<comments>http://www.internetactu.net/2013/05/24/eclairage-pour-le-21e-siecle-les-flops-technologiques-ou-le-design-pour-comprendre-pourquoi-on-echoue-et-comment-on-reussit/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 May 2013 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqué]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi 31 mai à 19h, nous vous convions à la sixième édition du cycle Eclairage pour le 21e siècle organisé en partenariat avec Chroniques de la Rentrée littéraire, InternetActu.net et la Bibliothèque publique d’information.
Cette soirée prendra la forme d&#8217;un grand entretien avec Nicolas Nova (@nicolasnova), chercheur en design d&#8217;interaction, membre du laboratoire sur le futur proche, professeur à la&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi 31 mai à 19h, nous vous convions à la sixième édition du cycle Eclairage pour le 21e siècle organisé en partenariat avec <a href="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/">Chroniques de la Rentrée littéraire</a>, <a href="http://www.internetactu.net">InternetActu.net</a> et la <a href="http://www.bpi.fr/">Bibliothèque publique d’information</a>.</p>
<p>Cette soirée prendra la forme d&#8217;un grand entretien avec <a href="http://nearfuturelaboratory.com/pasta-and-vinegar/">Nicolas Nova</a> (<a href="https://twitter.com/nicolasnova">@nicolasnova</a>), chercheur en design d&#8217;interaction, membre du <a href="http://nearfuturelaboratory.com/">laboratoire sur le futur proche</a>, professeur à la <a href="http://head.hesge.ch/">Haute école d&#8217;art et de design de Genève</a>, cofondateur des <a href="http://liftconference.com/">conférences Lift</a>, et auteur de nombreux livres, dont, parmi les plus récents, <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2916571574/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=2916571574&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Les flops technologiques</a></i>, <i><a href="http://curiousrituals.wordpress.com/">Curious Rituals</a></i> et <i><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2361830957/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=2361830957&#038;linkCode=as2&#038;tag=internetnet-21">Joypads, le design des manettes</a></i>. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/flyingcar.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/flyingcar.jpg" alt="" title="flyingcar" width="540" /></a><br />
<i>Image : La voiture volante, exemple d&#8217;innovation toujours promise et qui pourtant ne s&#8217;est pas produite. <a href="http://boingboing.net/2012/05/13/mothers-day-ad-support-the.html">Via BoingBoing</a>.</i></p>
<p>Cette soirée interrogera le rôle de la conception, du design pour comprendre pourquoi les technologies échouent ou réussissent. Pourquoi certains projets connaissent-ils des échecs multiples ? Pourquoi certains produits ne rencontrent-ils pas les usagers ? Pourquoi nos espoirs technologiques sont-ils toujours déçus ou repoussés ? Dans quelle temporalité faut-il se placer pour réussir à transformer l&#8217;essai ? Comment la compréhension de l&#8217;innovation par l&#8217;usager est-elle devenue un élément central à la réussite ? En quoi l&#8217;ethnographie et le design d&#8217;interaction permettent de comprendre l&#8217;usager et de proposer de meilleures réponses à nos besoins ? Comment l&#8217;étude de l&#8217;évolution de nos systèmes sociotechniques et les nouvelles formes de design permettent de poser autrement ces questions ? </p>
<p>Cette rencontre aura lieu le vendredi 31 mai dès 19h dans la petite salle (niveau -1) du Centre Pompidou à Paris. Entrée libre.</p>
<p>L&#8217;entretien animé par Hubert Guillaud, rédacteur en chef d&#8217;InternetActu.net sera filmé et retransmis en temps réel <a href="http://www.bpi.fr/fr/index/debats_en_direct.html">sur la page des débats en direct de la BPI</a>.</p>
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		<title>La mise en chiffre de soi (1/2) : qui sont ceux qui se mesurent ?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 05:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Guillaud</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Communication interpersonnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Confiance et sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération]]></category>
		<category><![CDATA[Identité numérique]]></category>
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		<category><![CDATA[identités actives]]></category>
		<category><![CDATA[lifelog]]></category>
		<category><![CDATA[quantifiedself]]></category>
		<category><![CDATA[wearable]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier numéro de la revue Réseaux, Anne-Sylvie Pharabod, Véra Nikolski et Fabien Granjon signent un intéressant article sur &#8220;La mise en chiffres de soi&#8221; qui s&#8217;est intéressé à une poignée de praticiens de la mesure de soi. 
Ils rappellent que &#8220;la mise en chiffre de soi est une pratique marginale&#8221;, que le partage des données personnelles, enjeu central&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/reseauxpolitiquedesalgos.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/reseauxpolitiquedesalgos.jpg" alt="Réseaux, politique des algorithmes" title="Réseaux, politique des algorithmes" width="148" height="223" hspace="6" vspace="6" align="right" /></a><a href="http://www.cairn.info/revue-reseaux-2013-1.htm">Dans le dernier numéro de la revue <i>Réseaux</i></a>, Anne-Sylvie Pharabod, Véra Nikolski et <a href="http://www2.univ-paris8.fr/cemti/spip.php?article115">Fabien Granjon</a> signent un intéressant article sur <a href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RES_177_0097">&#8220;La mise en chiffres de soi&#8221;</a> qui s&#8217;est intéressé à une poignée de praticiens de la mesure de soi. </p>
<p>Ils rappellent que <i>&#8220;la mise en chiffre de soi est une pratique marginale&#8221;</i>, que le partage des données personnelles, enjeu central pour les promoteurs des outils, est très confidentiel et reste cantonné à des pratiques spécifiques, et enfin que la quantification de soi est avant tout un geste intime et peu stable, qui ne s&#8217;installe pas dans la durée : souvent <i>&#8220;la pratique est ponctuelle, car elle s&#8217;apparente à un diagnostic : une fois l&#8217;évaluation faite, la quantification n&#8217;a plus de sens&#8221;</i>. Si certaines pratiques, notamment celles de performances sportives, peuvent être plus stables, elles ne sont pas forcément très intensives. </p>
<p>Contrairement au discours des tenants du Quantified Self, l&#8217;analyse des entretiens montre que la vision de la quantification comme pratique illustrant un progrès de la réflexivité est à nuancer. Le plus souvent, l&#8217;effet de connaissance apporté par la quantification s&#8217;avère limité, estiment les auteurs. La mesure demeure un diagnostic. L&#8217;information apportée par la mesure et l&#8217;analyse des résultats demeurent le plus souvent restreinte et instable. Les quantifications ordinaires se justifient par une pratique de transparence, mais souvent les quantifiés choisissent ce qu&#8217;ils mesurent : les utilisateurs ont donc tendance à mesurer des choses positives et n&#8217;hésitent pas à les suspendre quand elles deviennent déprimantes. </p>
<h3>Quelles normes partageons-nous ?</h3>
<p>En fait, soulignent avec justesse Anne-Sylvie Pharabod, Véra Nikolski et Fabien Granjon &#8220;plutôt qu&#8217;un mouvement de recul sur soi, de nombreuses quantifications s&#8217;inscrivent dans un mouvement de focalisation de l&#8217;attention, une sorte de &#8220;zoom avant&#8221; sur tel ou tel aspect qui masque la vision globale. Se percevoir autrement accompagne alors un changement de comportement, d&#8217;activités ou d&#8217;état.&#8221; </p>
<p>La quantification de soi est bien plus marquée par une volonté d&#8217;action sur soi que par la recherche d&#8217;une réflexion sur soi. Pour les auteurs, la quantification de soi est une parfaite illustration des formes (technicisées) de l&#8217;individualisme contemporain, où la généralisation de la norme d&#8217;autonomie s&#8217;accompagne de l&#8217;injonction à formuler un projet entrepreneurial de soi. L&#8217;individu doit se contraindre seul pour devenir un individu-projet, gestionnaire et responsable de soi, expliquent-ils. Les outils de la maîtrise de soi banalisent et généralisent des mesures d&#8217;état ou d&#8217;activité qui étaient auparavant réservées au cadre institutionnel. </p>
<p>Mais en se privatisant, la mesure d&#8217;activité ne perd pas toute référence à des conventions, seuils ou objectifs dont la définition collective pose question. <i>&#8220;Le partage du chiffre cache souvent le partage d&#8217;une norme&#8221;</i>. Les auteurs vont même plus loin et dénoncent le risque d&#8217;une standardisation des activités privées, qui rappellent les techniques gestionnaires de l&#8217;espace professionnel.  </p>
<p>De plus, les mesures effectuées de manière opportuniste, parce que les outils existent peinent à trouver leur sens. Et si les utilisateurs parviennent à trouver un usage pour eux-mêmes, la dimension de partage proposée par les outils leur paraît souvent difficile à exploiter. Souvent en fait, ces partages et mises en commun s&#8217;avèrent inutilisables, notamment parce que les personnes n&#8217;enregistrent pas les mêmes choses. Le classement de son niveau d&#8217;activité quotidienne sur Fitbit avec les autres utilisateurs souligne surtout que tous les utilisateurs n&#8217;utilisent pas l&#8217;appareil de la même façon : certains l&#8217;utilisent en continu, d&#8217;autre non, certains que quand ils courent alors que d&#8217;autres l&#8217;utilisent pour mesurer leur marche quotidienne&#8230;</p>
<p>Reste, soulignent avec raison les auteurs, que dans le monde de la quantification personnelle personne ne semble interroger la construction de nouvelles valeurs de références servant de guide aux actions quotidiennes des utilisateurs. Les moyennes issues des algorithmes deviennent des évidences. Nul ne sait dire combien de pas par jour il faut faire pour être en bonne santé &#8211; ni ne sait ce qu&#8217;est un pas et comment les outils de mesures le définissent différemment -, ni combien de temps il faut courir, mais les usages agrégés moyens proposent des tendances et des normes auxquelles beaucoup d&#8217;utilisateurs peuvent être enclins à se conformer. Combien de pas faut-il faire pour être en bonne santé ? Que signifie se conformer à une moyenne globale ? Et Pharabod, Nikolski et Granjon de souligner qu&#8217;il n&#8217;est peut-être pas si simple aux utilisateurs de se projeter dans des outils qui les comparent aux autres : <i>&#8220;la préférence pour un carnet papier ou une feuille Excel incompréhensible pour autrui sont sans doute le signe d&#8217;une résistance des individus à inscrire leurs pratiques personnelles dans l&#8217;horizon d&#8217;une standardisation&#8221;</i>.</p>
<h3>Qu&#8217;est-ce qui fait de nous un &#8220;quantifié&#8221; ?</h3>
<p>Il est dommage que ces questions éminemment intéressantes aient été assez peu présentes à la seconde édition de la conférence <a href="http://quantifiedself.com/2013/05/the-2013-quantified-self-europe-conference-roundup/">Quantified Self Europe</a> qui s&#8217;est tenu à Amsterdam les 11 et 12 mai 2013. Plus que l&#8217;année dernière (<a href="http://www.internetactu.net/2011/12/01/quantified-self-13-mettre-linformatique-au-service-du-corps/">voir notre couverture de la première édition européenne</a> et <a href="http://www.publie.net/fr/ebook/9782814506114/de-la-mesure-a-la-demesure-de-soi">notre livre sur le sujet</a>) cette édition s&#8217;est resserrée sur une succession de présentations personnelles, certes toujours étonnantes et inspirantes &#8211; notamment parce que le mantra auquel doivent répondre les présentateurs (&#8220;Que faites-vous ? Comment le faites-vous ? Qu’avez-vous appris ?&#8221;) sait très bien organiser le storytelling personnel -, mais circonscrites à un cercle d&#8217;utilisateurs avancés ou à ceux qui développent de nouveaux outils de mesure de soi. Les ateliers &#8211; auxquels j&#8217;ai participé &#8211; ont peiné à dépasser l&#8217;enfilade de lieux communs&#8230;  </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/qs2013conference.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/qs2013conference.jpg" alt="" title="qs2013conference" width="540" height="212" /></a><br />
<i>Image : les participants à la conférence Quantified Self Europe 2013, <a href="http://www.flickr.com/photos/erramirez/8727272957/in/pool-2216271@N21">photographiés par Ernesto Ramirez</a>. Qui sont les quantifiés ?</i> </p>
<p>Gary Wolf avait raison de s&#8217;interroger, en introduction de la conférence de savoir en quoi le Quantified Self faisait communauté. Malgré une communauté forte de 19 000 membres déclarés à travers le monde, force est de constater qu&#8217;il est difficile de saisir ce qui la rassemble tant les raisons qui la rassemblent sont pour chacun différentes. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Quantified_Self">Sur Wikipédia, le Quantified Self est décrit comme un mouvement</a>, mais est-ce que cela en est vraiment un ? Et sur quelles bases se regroupe-t-il ?  </p>
<p>Il demeure qu&#8217;à l&#8217;heure des Big Data, les Small data des quantifiés nous rappellent que ce n&#8217;est pas la masse de données qui compte, mais le sens. Si de nouveaux phénomènes émergent avec le volume de données, force est de constater que nos données personnelles les plus proches demeurent celles qui nous sont le plus utiles. <i>&#8220;Le sens et la proximité sont plus importants que la taille&#8221;</i>, soulignait Gary Wolf.</p>
<p>La chercheuse Whitney Erin Boesel (<a href="https://twitter.com/phenatypical">@phenatypical</a>) animait justement un atelier pour savoir qui était absent de cette communauté. Beaucoup de gens se mesurent sans appartenir à la communauté, ni trouver un intérêt à s&#8217;y rattacher. Cette absence doit-elle poser problème à la communauté ? Et, si c&#8217;est le cas, comment y remédier ? Est-ce que venir aux événements du QS suffit à faire appartenance à cette communauté ? Est-ce qu&#8217;utiliser un outil comme Fitbit ou les chaussures de Nike suffit pour faire de vous un quantifié ? Pas vraiment, les milliers d&#8217;utilisateurs de ces outils ne se sentant certainement pas appartenir à une communauté dont ils ignorent la plupart du temps l&#8217;existence. La meilleure réponse est certainement venue d&#8217;un quantifié lui-même : les quantifiés ne sont pas seulement ceux qui sont intéressés par la mesure de soi, mais surtout ceux qui réfléchissent sur le processus et la pratique de la mesure. <a href="http://thesocietypages.org/cyborgology/2013/05/15/you-me-them-who-is-the-quantified-self/">Comme elle l&#8217;explique dans un article pour Cyborgology</a> : <i>&#8220;Beaucoup de gens pourraient acheter un Fitbit parce qu&#8217;ils sont intéressés par le suivi de leur activité physique, d&#8217;autres parce qu&#8217;ils sont intéressés à vous le vendre. Pourtant, seulement quelques-uns seront intéressés à réfléchir sur de nouvelles et différentes façons d&#8217;utiliser un Fitbit, ou en quoi le comptage de leurs pas parle de leur vie, ou comment l&#8217;utiliser pour changer leur expérience du monde ou comprendre ce que cela signifie d&#8217;en utiliser une. Et c&#8217;est pour ces gens là que le Quantified Self est devenu une communauté et un foyer intellectuel.&#8221;</i> Dit autrement, le Quantified Self ne représente bien qu&#8217;une petite partie de ceux qui se mesurent, les utilisateurs avancés, ceux qui expérimentent de nouveaux outils, ceux qui cherchent d&#8217;autres réponses, ceux qui sont prêts à en parler&#8230; Comme l&#8217;exprime encore Whitney Erin Boesel <a href="http://thesocietypages.org/cyborgology/2013/05/22/what-is-the-quantified-self-now/">dans un autre article sur ce qu&#8217;est devenu le Quantified Self désormais</a>, nous sommes passés de &#8220;la collecte des outils de suivis personnels pour se poser de grandes questions&#8221; à &#8220;se poser des questions sur nos outils de suivis et ce que nous faisons avec eux&#8221;. En cela que la communauté mûrie et devient assurément plus critique. </p>
<p>La plupart des gens sont mal à l&#8217;aise à l&#8217;idée de mesurer quelque chose de soi. Tout le monde ne veut pas nécessairement savoir, mettre des chiffres ou au moins du sens sur ses actions quotidiennes. La plupart des gens confrontés à cette question ont peur d&#8217;une exclusion, d&#8217;une discrimination, d&#8217;une standardisation. Bien souvent, leur première question recouvre une profonde incompréhension : &#8220;mais pourquoi faites-vous cela ?&#8221; Dans le format même des présentations auquel sont invités à participer les participants du mouvement, le Quantified Self a tendance à promouvoir des histoires de transformation et si tout le monde aime ce type d&#8217;histoires, tout le monde ne souhaite pas être transformé. L&#8217;ethos du QS n&#8217;est pas la conformité, mais bien la curiosité. </p>
<h3>Comment les données se transforment-elles en action sur soi ?</h3>
<p>Dans un autre atelier consacré au soi dans la donnée, <a href="http://saramariewatson.com/">Sara Watson</a> (<a href="https://twitter.com/smwat">@smwat</a>), chercheuse à l&#8217;<a href="http://www.oii.ox.ac.uk/">Oxford Internet Institute</a>, quand on observe la fréquence des termes sur le site du mouvement, on se rend compte que celui-ci parle surtout de données et de technologies. Mais on y parle assez peu de la relation aux données ? Est-ce que nos données sont une projection de nous-mêmes ? Résument-elles notre identité ? Comment construisons-nous du sens à partir d&#8217;elles ? Comment les transformons-nous en action sur soi ? </p>
<p>Pour Robin Boorah, le soi est une expérience. Le processus de mesure de soi est en lui-même une expérience que nous cocréons. Les données sont un prétexte pour construire une histoire plus qu&#8217;un portrait, estime une anthropologue. Les données ne sont qu&#8217;un outil, un miroir, une grammaire pour inventer un nouveau vocabulaire de son soi, désagrégé, déconstruit par les données. Mais plus qu&#8217;un miroir, le QS n&#8217;est-il pas plutôt un microscope pour dresser son portrait ? La pratique de la mesure de soi consiste plus à se construire soi-même qu&#8217;à donner une représentation de soi, estime Whitney Erin Boesel. La pratique compte finalement plus que les données, souligne Robin Boorah, être attentif à sa propre mesure est finalement presque plus important que ce que les chiffres mesurent. La mesure de soi consiste surtout en une transformation de soi, plus qu&#8217;en une mesure, avec des outils de narration différents, qui changent la grammaire, la façon dont on parle de soi. Reste que les nombres sont devenus une monnaie d&#8217;autorité. Quand on montre des chiffres, on a l&#8217;impression de montrer une vérité, estime encore Robin Boorah, cela crédibilise l&#8217;expérience personnelle. Mais cela ne reste qu&#8217;un moyen de faire de l&#8217;introspection : les romanciers usent une autre grammaire, faite de mots plus que de chiffres, eux. </p>
<p>Mais que créons-nous avec ces mesures de soi ? Que sont ces objets, ces artefacts d&#8217;identité que les quantifiés échangent ? Comment regardons-nous les autres à travers les données ? </p>
<p>Si l&#8217;on place un verre d&#8217;eau vide sous la pluie, il devient un verre d&#8217;eau que l&#8217;on peut boire, souligne un participant. Les participants du QS transforment quelque chose d&#8217;eux-mêmes. Ils appliquent des modèles à un contexte. Ils transforment leur pas en données et l&#8217;interaction avec ces données permet de modifier leur environnement en le comprenant. Reste que ces données n&#8217;ont un sens que personnel, le plus souvent. Elles ont du mal à être utilisées par d&#8217;autres sans la connaissance qui leur est attachée, sans le contexte qui permet de les comprendre. </p>
<p>Incontestablement, conclut Sara Watson, les données sont une médiation, un outil pour se relier à soi. </p>
<h3>Comment peut-on demander à ne pas être tracé ?</h3>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/Screen-Shot-2013-05-13-at-2.18.47-PM.png"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/Screen-Shot-2013-05-13-at-2.18.47-PM-281x300.png" alt="Whitney Erin Boesel portant l'appareil photo Memoto" title="Whitney Erin Boesel portant l'appareil photo Memoto" width="281" height="300" align="right" hspace="6" vspace="6" /></a>A l&#8217;heure de la démultiplication des données personnelles, toutes ne sont pas produites par soi et pour soi, tant s&#8217;en faut. Durant la première journée de la conférence, les organisateurs ont voulu lancer une expérience en armant plusieurs d&#8217;entre eux de la petite caméra <a href="http://memoto.com/">Memoto</a>, un très discret appareil photo qui prend automatiquement une photo toutes les 30 secondes. L&#8217;idée était d&#8217;inviter le public à réagir à l&#8217;avènement des Google Glass qui s&#8217;annonce, à observer les réactions tant des porteurs de l&#8217;appareil que du public. Quelles questions ces outils posent-ils sur notre manière de faire société ? Comment ces outils transforment-ils les relations sociales ? Comment peut-on demander à ne pas être tracé ? </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/image-300x225.jpeg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/image-300x225.jpeg" alt="Les porteurs du Memoto racontent leur journée alors que défile les images qu'ils ont volé" title="Les porteurs du Memoto racontent leur journée alors que défile les images qu'ils ont volé" width="300" height="225" align="left" hspace="6" vspace="6" /></a>Pour les porteurs, racontant leur expérience,  certains évoquent leur sentiment de puissance à enregistrer les autres à leur insu : la cible de l&#8217;image n&#8217;a pas vraiment d&#8217;option. Finalement, ces enregistrements montrent plus les autres que soi et ont tendance à dédouaner leur utilisateur de toute responsabilité, rappelant combien, en fait, <a href="http://blog.kapor.com/index9cd7.html?p=29">l&#8217;architecture est politique</a>, comme le disait Mitch Kapor, ou combien nous sommes responsable de la conception de ces outils, comme le soulignait Adam Greenfield dans <i>Everywhere</i>. Pour un autre porteur, il a été difficile de se souvenir qu&#8217;il portait un tel appareil, notamment en faisant quelque chose de privé. Bienvenue dans l&#8217;ère de la McVeillance, telle que définit par Steve Mann (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Mann">Wikipédia</a>), le pionnier de l&#8217;informatique portée, qui la définit comme le ratio entre la surveillance et la sousveillance et qui sera au programme de la <a href="http://veillance.me/program/">conférence Istas 2013 qui aura lieu en juin à Toronto</a>. Avec ces outils de lifelogging entrons-nous dans une société <i>post-privacy</i> ? L&#8217;assemblée n&#8217;a pas fourni de réponses autres que ses propres interrogations et doutes. Certaines personnes ont reconnu s&#8217;être éloignées des porteurs de la caméra. Beaucoup ne l&#8217;ont pas remarqué. En faisant défiler le flux des photos prises par ce petit objet anodin, on constatait combien toutes ces photos n&#8217;avaient pas grand intérêt. C&#8217;était un peu comme regarder une batterie d&#8217;écrans de caméras de vidéosurveillance sans même savoir quoi y chercher. </p>
<p>Assurément, le problème n&#8217;est pas d&#8217;être surveillé &#8211; nous le sommes toujours dans les lieux publics, ne serait-ce que par les autres -, mais d&#8217;être identifié. Et la surveillance est hélas le premier moyen pour permettre l&#8217;identification. </p>
<h3>Lifelogging : qu&#8217;enregistrons-nous de nous ?</h3>
<p>Pour donner de la perspective à ces questions, les organisateurs avaient invité pour conclure ces deux jours de conférence deux invités qui travaillent sur la question du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lifelogging">lifelogging</a> depuis longtemps. </p>
<p>Depuis 7 ans, <a href="http://www.computing.dcu.ie/~cgurrin/">Cathal Gurrin</a> (<a href="https://twitter.com/cathal">@cathal</a>, qui travaille pour le consortium <a href="http://www.clarity-centre.org/">Clarity</a>, un centre irlandais qui travaille sur les technologies de capteur) porte un appareil qui prend en photo, automatiquement, toutes les 30 secondes, ce qu&#8217;il fait et mène des travaux de recherche à l&#8217;université de Dublin sur ce sujet (<a hef="http://vimeo.com/32054542">voir la vidéo</a> d&#8217;une présentation de son projet faite devant le Dublin City Council Arts Office &#8211; aucune donnée du projet ne sont accessibles en ligne). Le problème est d&#8217;organiser et tirer du sens de cet amas de données, qui totalise 2 millions de photos et 4 millions de coordonnées de géolocalisation. Cela ne peut pas être manuel. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/cathalgurrin.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/cathalgurrin.jpg" alt="" title="cathalgurrin" width="540" /></a><br />
<i>Image : Cathal Gurrin sur la scène du Quantified Self Europe à Amsterdam, <a href="http://www.flickr.com/photos/37996583811@N01/8733813167/in/photostream/">photographié par Rain Rabbit</a>.</i></p>
<p>La plupart des images sont très ennuyeuses, reconnaît Cathal Gurrin. Elles montrent que nous faisons des dizaines de choses différentes chaque jour, mais que pour le comprendre il est nécessaire de traiter automatiquement les données. La plupart des images n&#8217;ont aucun intérêt, mais certaines peuvent avoir beaucoup de sens pour soi, par exemple les images qui prennent en photo quelqu&#8217;un que l&#8217;on rencontre pour une première fois. Mais en fait, reconnaît Cathal Gurrin, il ne regarde pas les images et la majorité d&#8217;entre elles ne sont jamais regardées. C&#8217;est son logiciel qui le fait pour lui et qui tente d&#8217;extraire du sens des 5000 images que son appareil photo prend chaque jour. En fait, seulement 4 % des photos sont intéressantes. 40 % sont inexploitables (trop sombres ou floues) et 56% se prêtent à l&#8217;analyse par le logiciel.  </p>
<p>Depuis 7 ans qu&#8217;il porte un appareil photo autour du cou, Cathal Gurrin a remarqué que le plus souvent les gens ne prêtent pas attention à son appareil. Depuis 2006, celui-ci n&#8217;a déclenché que 4 fois une tension avec un interlocuteur&#8230; Les photos ne font pas vraiment peur aux gens, ceux-ci expriment bien plus d&#8217;inquiétude après l&#8217;enregistrement audio, souligne le chercheur. </p>
<p>Cathal Gurrin explique encore qu&#8217;il n&#8217;a aucun contrôle sur ce qu&#8217;il enregistre. Si au début il faisait attention, il en a vite oublié l&#8217;appareil. Face à la masse de données, naviguer ou faire une recherche dans les photos devient vite impossible. Il explique ainsi qu&#8217;il a peu de chance de retrouver quelque chose en naviguant dans les photos et que le moteur de recherche qu&#8217;il a construit ne rapporte pas toujours des résultats (3 fois sur 4). Ce système a été construit dans un but de recherche inspiré par celles de Gordon Bell. Cathal voulait comprendre ses routines quotidiennes. L&#8217;essentiel de son travail a tout de même été de développer un logiciel adapté, capable de reconnaître des objets ou des personnes, d&#8217;organiser les données, d&#8217;apprendre de son fonctionnement&#8230; Il a fallu apprendre au logiciel à extraire la sémantique des images, à identifier ce que l&#8217;on voit sur les photos, en s&#8217;inspirant des travaux de <a href="http://www.princeton.edu/~kahneman/">Daniel Kahneman</a> pour <a href="http://www.sfu.ca/~kathleea/phil100/lectures/100_08.Last.pdf">caractériser les activités de la vie quotidienne (.pdf)</a>. Il a fallu ainsi identifier et caractériser l&#8217;activité pour mesurer la fréquence de ses interactions sociales ou que la machine soit capable de comprendre s&#8217;il était à la maison ou au bureau rien qu&#8217;en observant son environnement de travail. Il a fallu également comprendre les besoins d&#8217;information de l&#8217;utilisateur, notamment quand il souhaite retrouver des informations particulières. Gurrin a ainsi mis au point un journal quotidien capable de publier un résumé de ses activités quotidiennes les plus saillantes, illustré d&#8217;image. Il a bâti un Foodlog pour identifier les images de ce qu&#8217;il mange. Il utiliser ses images pour construire une frise des couleurs de sa vie, réduisant chaque image à un pixel de la couleur dominante de celle-ci&#8230; <a href="http://doras.dcu.ie/17135/1/ihci_poster_yang.pdf">Il a mesuré ses habitudes à la machine à café (.pdf)</a> en utilisant les API de Face.com pour identifier avec qui il prenait ses cafés. Et pour tout cela, il a mis au point une plateforme, <a href="http://doras.dcu.ie/16881/">SenseSeer</a>. Cathal Gurrin est visiblement prêt pour les Google Glass. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/jan_ate-424x1024.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/jan_ate-424x1024.jpg" alt="" title="jan_ate-424x1024" width="250" hspace="6" vspace="6" align="right" /></a>La game designer hollandaise <a href="http://www.ellisinwonderland.nl/">Ellis Bartholomeus</a> (<a href="https://twitter.com/ellisinwonderla">@elliswonderla</a>) a également accompli <a href="http://www.ellisinwonderland.nl/this-is-what-i-ate/">une expérience de lifelogging à partir de photos</a>. Avec la nouvelle année, elle a pris pour résolution de photographier tout ce qu&#8217;elle mangeait en le partageant sur Facebook. Décider de le faire et le faire a immédiatement modifié son comportement. Elle a préparé ses diners avec plus de conscience et d&#8217;application juste parce qu&#8217;elle devait les photographier. Face aux réactions de ses amis, curieux, elle a décidé de continuer l&#8217;expérience. Elle a étiquetté les images afin de renseigner ce qu&#8217;elle mangeait et où elle en mangeait pour en dresser la cartographie. Quand elle ne pouvait pas prendre de photos, elle a capturé un écran noir, ce qui lui a permis de constater qu&#8217;avec le temps, elle avait tendance à perdre sa motivation ce qui fait qu&#8217;elle a limité l&#8217;expérience a trois mois. Bien souvent, prendre en photo son repas nécessite des efforts voir des explications face aux autres qui vous voient faire. Cela nécessite une motivation forte et des buts clairs et précis.</p>
<p>Sans faire de régime, par cette simple attention, elle a perdu 5 kilos. Ce n&#8217;était pas le but, mais un résultat du fait de prendre conscience de ce que l&#8217;on mange. &#8220;Au moment de manger, j&#8217;étais invité à réfléchir à ce que je faisais. Devais-je prendre ces chips en photo et les partager ? L&#8217;exercice a créé une pression à la fois personnelle et sociale.&#8221;</p>
<p><a href="http://wanderingstan.com/">Stan James</a> (<a href="https://twitter.com/wanderingstan">@wanderingstan</a>), lui, a programmé la webcam de son ordinateur pour qu&#8217;elle prenne automatiquement une photo toutes les demi-heures. Comme les autres lifeloggers, les images issues de ce projet, baptisé <a href="http://wanderingstan.com/lifeslice">tranche de vie</a>, se sont avérées très ennuyeuses. Du fait du contexte dans lequel sont prises les photos, elles lui montrent surtout le temps passé devant son écran. Il a néanmoins tenté de les exploiter pour voir le nombre de fois où il s&#8217;est endormi devant l&#8217;écran, le nombre de fois où il est torse nu face à l&#8217;écran, où il l&#8217;utilise au lit, le nombre de fois où il est avec d&#8217;autres, où il touche son visage, où il est au téléphone&#8230; voir même où il sourit. La pratique, à nouveau, montre la difficulté à exploiter ce type d&#8217;images pour en tirer du sens. Cela n&#8217;empêche pas le programmeur de réfléchir à en faire une application pour que d&#8217;autres l&#8217;utilisent. </p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/8731920832_c260167570_z.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/8731920832_c260167570_z.jpg" alt="" title="8731920832_c260167570_z" width="540" /></a><br />
<i>Image : Stan James présente ses tranches de vies, notamment le nombre de fois où il dort face à l&#8217;écran, <a href="http://www.flickr.com/photos/37996583811@N01/8727486853/in/pool-2216271@N21/">photographié par Rain Rabbit</a>.</i></p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/buster01.png"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/buster01.png" alt="" title="buster01" width="240" hspace="6" vspace="6" align="left" /></a> <a href="http://busterbenson.com/">Buster Benson</a> <a href="https://twitter.com/buster">@buster</a>) est également un pionnier du lifelogging (<a href="https://docs.google.com/presentation/d/1dMKIVojlyctS4I_QOIGRFpjCjW2u2GYMdAEI2IMeTOw/edit#slide=id.gc1dbaf6f_03">voir sa présentation</a>). Il a commencé à se mesurer en 2002, en monitorant son humeur, puis a lancé un site pour créer un journal intime privé, <a href="http://750words.com/">750 mots</a>, puis un jeu social pour améliorer sa santé, <a href="http://healthmonth.com/">HealthMonth</a> avant de lancer un outil pour mesurer et conserver toute son activité numérique&#8230; Mais depuis 5 ans, Buster Benson a pris une autre habitude, celle de prendre <a href="http://www.flickr.com/search/?q=8%3A36pm&#038;w=35034346886%40N01&#038;z=e&#038;s=rec">tous les jours à 20h36 une photo</a>. L&#8217;idée est de prendre une photo d&#8217;une manière quasi automatique (une alarme lui rappelle de prendre une photo) et de la publier en ligne, sans la censurer. Pour lui, la vie privée, n&#8217;est qu&#8217;un effet de bord de l&#8217;absence de connexion. Le but est de capturer quelque chose de soi, sans l&#8217;interpréter (même si souvent il renseigne ses images). En 5 ans, Buster a accumulé 1785 photos. Commencé comme un défi, ce pourquoi il l&#8217;a fait a pris sens avec le temps. Si l&#8217;essentiel des photos est très ennuyeux, certaines ont du sens pour lui. L&#8217;enjeu a bien sûr été de les faire parler, de les renseigner, de dataifier l&#8217;ensemble, lui permettant de mesurer d&#8217;une manière rétrospective quand il sortait, quand il travaillait, quand les photos montraient une activité sociale, sa femme ou son fils. Son but était de capter le passage du temps. Pour autant, il ne sait pas jusqu&#8217;où il mènera ce projet. Il en voit les limites, tout ce que ce fil de photos ne collecte pas, les rêves, les espoirs&#8230; </p>
<p>Ces projets mettent en perspective <a href="https://www.diigo.com/user/hubertguillaud/GoogleGlass">bien des questions qui se posent autour du projet de lunettes de réalité augmentée de Google</a>, mais, sans plus que celles-ci répondent à ce qui anime cet enregistrement compulsif de soi et des autres. Pourquoi le faisons-nous ? Pourquoi le continuons-nous ? Comme si en fait nous amassions seulement des images du monde parce que c&#8217;est possible et facile, sans en voir les conséquences. Qu&#8217;importe si l&#8217;expérience de l&#8217;utilisateur transforme celle de celui qui y est confronté ? La liberté des uns commence là où s&#8217;arrête celle des autres. </p>
<p>Hubert Guillaud</p>
<p>Seconde partie : <a href="http://www.internetactu.net/2013/06/11/la-mise-en-chiffres-de-soi-22-les-chiffres-ne-savent-pas-toujours-repondre/">La mise en chiffres de soi (2/2) : les chiffres ne savent pas toujours répondre</a>.</p>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/corps/" title="corps" rel="tag">corps</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/identites-actives/" title="identités actives" rel="tag">identités actives</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/lifelog/" title="lifelog" rel="tag">lifelog</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/quantifiedself/" title="quantifiedself" rel="tag">quantifiedself</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/wearable/" title="wearable" rel="tag">wearable</a><br />
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 09:56:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier de la Porte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La lecture de la semaine nous provient une fois n’est pas coutume du New York Post. Ce texte m’intéresse pour plusieurs raisons : d&#8217;abord parce qu’il émane de Jaron Lanier (Wikipédia), personnage intéressant, car faisant partie de la cohorte des pionniers de l&#8217;internet devenu très critiques vis-à-vis des tendances contemporaines des technologies. Ensuite parce qu’il réactive sous une forme revendicative&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La lecture de la semaine nous provient une fois n’est pas coutume du <i><a href="http://www.nypost.com">New York Post</a></i>. <a href="http://www.nypost.com/p/news/opinion/opedcolumnists/own_the_future_lbRwt3X22edkwoW2bir7jI">Ce texte</a> m’intéresse pour plusieurs raisons : d&#8217;abord parce qu’il émane de <a href="http://www.jaronlanier.com/">Jaron Lanier</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jaron_Lanier">Wikipédia</a>), personnage intéressant, car faisant partie de la cohorte des pionniers de l&#8217;internet devenu très critiques vis-à-vis des tendances contemporaines des technologies. Ensuite parce qu’il réactive sous une forme revendicative une problématique que nous avons déjà explorée dans &#8220;Place de la toile&#8221;, mais que je trouve politiquement très fertile : l’idée que tout internaute est un travailleur exploité.</p>
<p>&#8220;Hey, les jeunes, commence Jaron Lanier, qu’est-ce qui ne va pas avec vous ? Vous qui êtes si satisfaits de mettre à jour vos statuts, fixés sur l’écran minuscule de votre ordinateur. Levez la tête et regardez un instant l’écran plus large de la vie. Pourquoi est-ce que pendant ce temps-là, votre statut social ne s’améliore pas ?&#8221;</p>
<p>Voilà pour l’adresse un peu brutale, vient ensuite le raisonnement. &#8220;Pour le dire métaphoriquement, poursuit Lanier, la génération qui nous suit se trouve face à deux portes. Derrière la première, se trouvent la richesse et le succès, mais très peu passeront le seuil. Entrer signifie se tenir tout près d’un de ces gros ordinateurs qui contrôlent tout. Peut-être trouverez-vous un boulot chez Google ou Facebook, ou atterrirez-vous dans une boite à Wall Street qui joue le même jeu : recueillir les informations données par les autres pour calculer le chemin qui mènera à la richesse et au pouvoir.</p>
<p><a href="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/LanierparHawk.jpg"><img src="http://www.internetactu.net/wp-content/uploads/2013/05/LanierparHawk.jpg" alt="Lanier par Hawk" title="Lanier par Hawk" width="540" /></a><br />
<i>Image : Jaron Lanier <a href="http://www.flickr.com/photos/thomashawk/4365278153/">photographié par Thomas Hawk</a> lors d&#8217;une conférence à San Francisco en février 2010.</i></p>
<p>La seconde porte, c’est le faux espoir, une sorte de casino. Vous mettrez des vidéos en ligne, vous tweeterez, posterez des photos sur Instagram, vous ferez la promotion de vous-mêmes dans l’espoir de faire partie du tout petit nombre de gens qui le font bien. Mais au fond, vous savez qu’à la fin, c’est toujours la banque qui gagne.<br />
Qu’est-ce qui manque à tout ça ? Une troisième porte. Avant, il y a avait un passage qui menait à une classe moyenne fiable et raisonnablement confiante. Le problème avec les réseaux informatiques, c’est qu’ils ont été explicitement créés pour murer cette troisième porte.</p>
<p>Quand la photographie s’est faite sur pellicule, une entreprise comme Kodak a directement employé 140 000 personnes appartenant à la classe moyenne. Ces gens se sont fait de l’argent avec les produits qu’ils créaient. A l’âge de l’internet, une entreprise comme Instagram peut n&#8217;employer que 13 personnes. Ces gens se font de l’argent avec des contenus que d’autres – c’est-à-dire vous – créent. Instagram a dernièrement été vendu pour 1 milliard de dollars, mais seul un tout petit groupe de gens est devenu riche, avec le travail que nous avons fourni.<br />
Ca n’aurait pas dû se passer comme ça.</p>
<p>L’idée originelle du partage numérique, qui remonte aux travaux de Ted Nelson au début des années 60, s’appelait &#8220;l’hypertexte&#8221;. Nelson savait que la numérisation pouvait ébranler la propriété des contenus ; son plan originel était que chacun reçoive un micropaiement pour toute chose de valeur qu’il mettait en ligne. Il reste le souvenir de l’hypertexte dans le &#8220;HT&#8221; de &#8220;HTML&#8221;. Mais les micropaiements sont, pour la plus grande partie, oubliés. Twitter, Facebook, Instagram, Google, nous leur donnons notre esprit, ils en tirent profit.</p>
<p>Un jour, une nouvelle génération d’Américains, soit vous soit vos enfants, devra trouver un moyen de se faire payer pour ce qu’ils mettent dans Facebook, Instagram, Twitter et le reste.</p>
<p>L’idée semble peut-être étrange, tant nous sommes habitués à donner gratuitement. Mais c’est l&#8217;acte de foi dont les marchés ont toujours eu besoin. Quand les gens commencent à échanger en masse, le marché grossit, tout le monde va mieux et une classe moyenne émerge.</p>
<p>Vous devriez être indignés par la disparition de la troisième porte. Ne vivez pas dans le présent éternel de Facebook. Apprenez l’histoire du monde réel et soyez conscients de ce que vous avez perdu !&#8221;<br />
Voici pour cet appel au soulèvement de Jaron Lanier, soulèvement dont vous aurez compris qu’il est tout sauf révolutionnaire. Il s’agit, en dernier recours, de ne pas rester sur le bord de la route du capitalisme contemporain.</p>
<p>Xavier de la Porte</p>
<blockquote><p>Xavier de la Porte (<a href="https://twitter.com/xporte">@xporte</a>), producteur de l’émission <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile">Place de la Toile</a> sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.</p>
<p><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4628542" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>
<p><a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-les-ordinateurs-et-l-informatique-au-cinema-2013-05-18">L’émission du 18 mai 2013</a> avait pour thème &#8220;les ordinateurs et l&#8217;informatique au cinéma&#8221; Les ordinateurs et l&#8217;informatique au cinéma en compagnie d&#8217;Alexis Blanchet (<a href="https://twitter.com/AlexisBlanchet">@AlexisBlanchet</a>, maître de conférences en audiovisuel et cinéma à l’université de Paris III (<a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-cinema-et-jeux-video-2012-10-20">qui était venu il y a quelques mois parler de son livre sur les jeux vidéo au cinéma</a>) et qui anime le blog <a href="http://jeuvideal.com/">JeuVidéal</a>, d&#8217;Emmanuel Burdeau, <a href="http://www.mediapart.fr/biographie/51815">critique de cinéma sur Mediapart</a>, ancien rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et cofondateur des éditions <a href="http://www.capricci.fr/">Capricci</a>, ainsi que de Jean-Noël Lafargue (<a href="https://twitter.com/Jean_no">@Jean_no</a>), maître de conférences associé à Paris 8 et professeur aux Beaux-arts du Havre, auteur d&#8217;un livre sur les représentations de la fin du monde et qui sur <a href="http://hyperbate.fr/dernier/">son blog</a>, recense notamment <a href="http://hyperbate.fr/dernier/?cat=35">les films qui montrent des ordinateurs</a>.</p></blockquote>

	<a href="http://www.internetactu.net/tag/economie-de-lattention/" title="économie de l&#039;attention" rel="tag">économie de l&#039;attention</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/industries-culturelles/" title="industries culturelles" rel="tag">industries culturelles</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/participation/" title="Participation" rel="tag">Participation</a>, <a href="http://www.internetactu.net/tag/pdlt/" title="pdlt" rel="tag">pdlt</a><br />
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