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	<title>joël vacheron</title>
	
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	<description>joël vacheron</description>
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		<title>#ratio</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 12:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>joel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Q&A]]></category>

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		<description><![CDATA[Au nº 5 de l’Avenue de France à Lausanne se trouve :ratio, une agence web de conseil en ergonomie et en expérience utilisateur fondée en 2009 par Yann Ringgenberg, Simon Farine et Mirweis Sangin. En l’espace de quelques années, la petite agence s’est rapidement positionnée comme l’un des acteurs romands de référence. Actif dans tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Au nº 5 de l’Avenue de France à Lausanne se trouve :ratio, une agence web de conseil en ergonomie et en expérience utilisateur fondée en 2009 par Yann Ringgenberg, Simon Farine et Mirweis Sangin. En l’espace de quelques années, la petite agence s’est rapidement positionnée comme l’un des acteurs romands de référence. Actif dans tous les secteurs, :ratio dispense des conseils avisés aussi bien pour répondre aux désidérata d’une personne pour son site que pour définir les stratégies complexes d’une multinationale.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">De quelle manière votre collaboration a-t-elle débuté ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">:ratio : Nous travaillions chez Electron Libre où nous nous sommes vite aperçus qu’il y avait peu de spécialistes en matière de user experience. Malgré une demande toujours plus évidente, cette partie conception était généralement éludée ou exécutée à la va-vite par les project managers ou les développeurs. Du même coup, les projets réalisés en Suisse romande étaient esthétiques et techniquement impeccable mais on sentait le manque de réflexion autour des expériences de l’utilisateur: Quels étaient ses besoins ? Comment allait-il s’en servir ? Comment distinguer les informations contingentes des informations importantes ? Notre collaboration est née de cette volonté d’apporter des réponses précises à ces questions. Nous avons vite compris que nous avions fait le bon choix, car nous avons d’emblée eu beaucoup de mandats.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Dans quelle mesure votre nom exprime-t-il votre approche ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Lorsqu’on développe des projets, on apporte une attention particulière à l’équilibre entre les objets, entre les divers composants d’une page. On recherche la bonne respiration, on établit des équilibres entre les divers éléments en présence, il s’agit toujours de trouver les bons rapports. En géométrie, le ratio c’est le nombre d’or, mais c’est aussi la raison. Notre but vise donc également à comprendre comment des utilisateurs font fonctionner leur intellect, à trouver leurs manières de penser et d’agir. Cela résume très bien ces différentes manières de créer des interfaces entre l’humain et la machine.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Quelles ont été les influences qui ont permis de spécifier votre approche ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Illustration, design graphique ou design d’objet, toutes les méthodologies en matière de user experience Web existaient sous des formes diverses. Par exemple, au début du XXe siècle, la production en masse d’armes ou d’uniformes impliquait toutes une gamme de questions liées aux usages. A partir des années 90, quelques personnalités charismatiques, comme Jacob Nielsen, ont commencé à créer des liens avec le Web. Le champ s’est beaucoup démocratisé tout au long des années 2000, même si la Suisse est restée un peu à la traine en matière d’ergonomie, de design ou d’architecture de l’information. Il y avait une place à prendre et cela nous a poussés à nous spécialiser dans ce domaine, à travers des publications, des blogs spécialisés ou la participation à des symposiums. Nous avons également eu la chance de travailler sur des projets pionniers en matière d’apprentissage à distance, en particulier pour l’Université de Lausanne vers la fin des années 90. Cela a constitué une étape cruciale pour comprendre les besoin de l’apprenant.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Qu’est-ce qui définit une expérience d’utilisateur idéale ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Pour définir l’expérience de l’utilisateur, on essaie tout d’abord de définir quelles sont les intentions d’un visiteur lorsqu’il visite un site. D’une part, la qualité de son expérience est relative à sa facilité à atteindre ce but et nous devons construire les outils qui l’aideront dans cette tâche. D’autre part, il s’agit également d’offrir des applications qui poussent les utilisateurs à être proactifs. Le grand avantage du web reste son pouvoir englobant, les gens oublient le monde extérieur. Le graal pour une interface vraiment applicative, c’est de parvenir à plonger l’utilisateur dans cet état intermédiaire entre l’immersion totale et une simplicité purement fonctionnelle.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Quelles sont ces techniques ou les outils que vous mobilisez pour atteindre cet équilibre ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Nous suivons plusieurs méthodes en matière de user research. La première étape, certainement la plus importante, c’est d’être à l’écoute. On passe beaucoup de temps à comprendre les besoins du client et les spécificités de son entreprise. Dans un second, il s’agit d’aller à la rencontre des utilisateurs et, pour cela, il existe de nombreuses méthodes. La plus classique consiste à analyser les comportements des utilisateurs à travers des interviews ou en analysant les statistiques de fréquentation du site. Pour parvenir à organiser un site, il est essentiel de savoir comment les gens se le représentent. Ce n’est qu’une fois que nous avons définis les besoins du client et des utilisateurs, que nous passons à la conception. Des dizaines d’outils permettant de faire des prototypes interactifs, sans faire de codes, sont apparus durant ces dernières années. Cela permet de réaliser un artefact stable pour confirmer ou infirmer des hypothèses. Nous avons à notre disposition diverses méthodes pour spécifier les moyens de rangement et d’organisation. Avec un peu de temps et d’argent, il est possible d’avoir une application ou un site Web assez fonctionnel en utilisant des outils facile d’accès. Nous construisons couche après couche, en allant du plus abstrait au plus concret, chaque étape définissant la suivante.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">En plus de faciliter l’élaboration de maquette, quels sont les avantages de ces nouveaux outils ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Ce sont des modèles largement initiés par les startups et ils permettent également de travailler en mode « Guérilla », car on passe très vite du papier aux prototypes. En une semaine, on peut faire déjà deux ou trois itérations sur un même produit. Par exemple, pour les applications mobiles de la RTS, nous avons tout de suite fait des prototypes sans code afin de tester la fonctionnalité. Nous sommes également descendus dans la rue pour demander l’avis des passants. Parmi les outils, il ne faut pas oublier notre cerveau ! Quelquefois il est aussi bon de faire confiance à son intuition et de réfléchir en fonction de sa propre expérience. C’est pourquoi nous capitalisons beaucoup sur les projets et les recherches que nous avons déjà réalisés.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">De quelle manière gérez-vous les étapes de développement ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Nous collaborons très étroitement avec une grosse agence de développement qui applique une méthodologie agile. Cela nous permet de travailler en itérations très courtes. On se rencontre chaque semaine pour faire des ajustements. On ne peut pas se permettre de créer des projets qui ne peuvent pas être mis en oeuvre à cause de soucis techniques, du budget ou des délais. Ce dialogue est important et rassurant car chaque partie dispose à tout moment de toutes les informations pour rectifier ou trouver les meilleures solutions. On a besoin de partir dans la conception, on ne fait que très rarement du simple conseil.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Pourriez-vous présenter des exemples de projets récents ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Par exemple, la Fédération Internationale de Bastketball (FIBA) organise diverses compétitions dans le cadre, notamment, des championnats du monde ou des jeux olympiques. Ils représentent également toutes les catégories de ce sport dans le monde entier. Cela génère une multitude de sites différents et leur challenge consiste à tout rassembler dans un seul site permettant de faire la promotion du basket auprès d’un large public, tout en répondant aux attentes des spécialistes.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">D’autres exemples dans le domaine administratif ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Nous travaillons également sur la restructuration du réseau intranet du CHUV. Actuellement, chaque service possède son propre intranet et il s’agit de tout rassembler sur un même réseau. C’est une machine extrêmement complexe de 8 000 personnes et il fallait parvenir à développer une architecture qui permette à tout le monde de retrouver facilement les informations qui leur sont utiles. Cela a nécessité beaucoup d’entretiens avec  le personnel hospitalier, les médecins, les techniciens, etc., ainsi que des analyses poussées des statistiques, un tri des cartes ou la création de prototypes interactifs.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Dans le domaine de la culture ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Nous avons également beaucoup de mandats culturels, notamment lorsqu’il s’agit d’épauler des agences de communications sur des projets complexes. C’est le cas de la Fête de la Cité, du festival Belluard, du Théâtre de Vidy ou de la Fête de la Danse. Cela nous a permis de beaucoup apprendre sur ces milieux et sur les différents types de publics. Pour le festival de la Cité, par exemple, on a travaillé en particulier sur les points de contact entre le spectateur et le festival. Aussi bien sur les écrans placés dans la rue pendant le festival, que sur le site Web et sur l’application mobile. Il fallait définir une cohérence entre ces trois supports et remettre en contexte les besoins de l’utilisateur lorsqu’il est en face d’un grand écran, sur un ordinateur de bureau ou sur une application mobile.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Avez-vous d’autres exemples ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Nous travaillons également souvent avec des startups qui n’ont pas forcément les fonds nécessaires pour avoir des spécialistes dans le domaine de l’expérience user. Ils ont les idées, le business model, la vision, mais ils n’arrivent pas à tout concrétiser dans une interface. Ils ont besoin de spécialistes pour les aider à matérialiser leurs idées. C’est ainsi que nous avons été invités à collaborer avec Paper.li ou Webdoc (renommé Urturn). Notre rôle consiste souvent à apporter une dimension pragmatique à des projets qui sont portés par de grandes ambitions. Un projet Web est toujours compliqué, parce qu’il regroupe des gens et des univers très différents : notre rôle consiste à faciliter les dialogues. Nous devenons rapidement des conseillers privilégiés et il est fréquent que les collaborations se prolongent une fois le projet terminé. Notre grande force reste d’être des traducteurs car, grâce à nos diverses expériences, nous comprenons aussi bien le langage du designer que celui du graphiste et du développeur.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Vous mettez également à profit votre rôle de passeur dans les cycles de conférences que vous organisez régulièrement ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Nous avons pas mal d’autres occupations qui nourrissent notre pratique et notre réflexion. Nous donnons des cours au SAWI sur les questions touchant à l’ergonomie, à l’expérience de l’utilisateur et aux diverses méthodes de communication en réseaux. Depuis un an et demi, nous co-organisons UX Romandie, une réunion mensuelle centrée sur des thèmes touchant au user experience. Ces rendez-vous réunissent environ 40 personnes par mois et, par le biais de workshops, de conférences ou de présentation d’un ouvrage, nous alternons les formats. Cela nous a permis d’inviter des personalités comme Steve Krug, l’auteur de ‘Don’t make me think’, Nicolas Nova ou Karen Mcgrane qui nous a permis d’évoquer le ‘Content Strategy’. Nous participons à des symposium en Europe et aux Etats-Unis, mais avec UX Romandie notre but est de rassembler un public de connaisseurs, pas nécessairement de spécialistes. Le seul moyen qu’on a aujourd’hui de continuer à s’améliorer, c’est de se tenir informé.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Quelles sont les transformations les plus récentes en matière de User Experience ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Même si cela était prévisible depuis longtemps, le mobile a véritablement explosé en 2012. Le moment de bascule a peut-être eu lieu lors des Jeux Olympiques à Londres où, pour la première fois, les visites du site avaient lieu d’abord à partir d’équipements mobiles. Cette tendance est sensée se généraliser en 2014 et les clients demandent désormais d’être consultables sur tous les écrans. Le cliché, c’était de se dire « un site mobile s’adresse à quelqu’un qui se promène dans la rue ou attend son bus ». On se rend compte maintenant que 70% des recherches faites depuis un mobile ont lieu à domicile ou au bureau. Le mobile est de plus en plus utilisé depuis le canapé du salon.</div>
<p><strong><span id="more-4227"></span>Au nº 5 de l’Avenue de France à Lausanne se trouve :ratio, une agence web de conseil en ergonomie et en expérience utilisateur fondée en 2009 par Yann Ringgenberg, Simon Farine et Mirweis Sangin. En l’espace de quelques années, la petite agence s’est rapidement positionnée comme l’un des acteurs romands de référence. Actif dans tous les secteurs, :ratio dispense des conseils avisés aussi bien pour répondre aux désidérata d’une personne pour son site que pour définir les stratégies complexes d’une multinationale.</strong></p>
<p><strong>De quelle manière votre collaboration a-t-elle débuté ?</strong></p>
<p>:ratio : Nous travaillions chez Electron Libre où nous nous sommes vite aperçus qu’il y avait peu de spécialistes en matière de user experience. Malgré une demande toujours plus évidente, cette partie conception était généralement éludée ou exécutée à la va-vite par les project managers ou les développeurs. Du même coup, les projets réalisés en Suisse romande étaient esthétiques et techniquement impeccable mais on sentait le manque de réflexion autour des expériences de l’utilisateur: Quels étaient ses besoins ? Comment allait-il s’en servir ? Comment distinguer les informations contingentes des informations importantes ? Notre collaboration est née de cette volonté d’apporter des réponses précises à ces questions. Nous avons vite compris que nous avions fait le bon choix, car nous avons d’emblée eu beaucoup de mandats.</p>
<p><strong>Dans quelle mesure votre nom exprime-t-il votre approche ?</strong></p>
<p>Lorsqu’on développe des projets, on apporte une attention particulière à l’équilibre entre les objets, entre les divers composants d’une page. On recherche la bonne respiration, on établit des équilibres entre les divers éléments en présence, il s’agit toujours de trouver les bons rapports. En géométrie, le ratio c’est le nombre d’or, mais c’est aussi la raison. Notre but vise donc également à comprendre comment des utilisateurs font fonctionner leur intellect, à trouver leurs manières de penser et d’agir. Cela résume très bien ces différentes manières de créer des interfaces entre l’humain et la machine.</p>
<p><strong>Quelles ont été les influences qui ont permis de spécifier votre approche ?</strong></p>
<p>Illustration, design graphique ou design d’objet, toutes les méthodologies en matière de user experience Web existaient sous des formes diverses. Par exemple, au début du XXe siècle, la production en masse d’armes ou d’uniformes impliquait toutes une gamme de questions liées aux usages. A partir des années 90, quelques personnalités charismatiques, comme Jacob Nielsen, ont commencé à créer des liens avec le Web. Le champ s’est beaucoup démocratisé tout au long des années 2000, même si la Suisse est restée un peu à la traine en matière d’ergonomie, de design ou d’architecture de l’information. Il y avait une place à prendre et cela nous a poussés à nous spécialiser dans ce domaine, à travers des publications, des blogs spécialisés ou la participation à des symposiums. Nous avons également eu la chance de travailler sur des projets pionniers en matière d’apprentissage à distance, en particulier pour l’Université de Lausanne vers la fin des années 90. Cela a constitué une étape cruciale pour comprendre les besoin de l’apprenant.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui définit une expérience d’utilisateur idéale ?</strong></p>
<p>Pour définir l’expérience de l’utilisateur, on essaie tout d’abord de définir quelles sont les intentions d’un visiteur lorsqu’il visite un site. D’une part, la qualité de son expérience est relative à sa facilité à atteindre ce but et nous devons construire les outils qui l’aideront dans cette tâche. D’autre part, il s’agit également d’offrir des applications qui poussent les utilisateurs à être proactifs. Le grand avantage du web reste son pouvoir englobant, les gens oublient le monde extérieur. Le graal pour une interface vraiment applicative, c’est de parvenir à plonger l’utilisateur dans cet état intermédiaire entre l’immersion totale et une simplicité purement fonctionnelle.</p>
<p><strong>Quelles sont ces techniques ou les outils que vous mobilisez pour atteindre cet équilibre ?</strong></p>
<p>Nous suivons plusieurs méthodes en matière de user research. La première étape, certainement la plus importante, c’est d’être à l’écoute. On passe beaucoup de temps à comprendre les besoins du client et les spécificités de son entreprise. Dans un second, il s’agit d’aller à la rencontre des utilisateurs et, pour cela, il existe de nombreuses méthodes. La plus classique consiste à analyser les comportements des utilisateurs à travers des interviews ou en analysant les statistiques de fréquentation du site. Pour parvenir à organiser un site, il est essentiel de savoir comment les gens se le représentent. Ce n’est qu’une fois que nous avons définis les besoins du client et des utilisateurs, que nous passons à la conception. Des dizaines d’outils permettant de faire des prototypes interactifs, sans faire de codes, sont apparus durant ces dernières années. Cela permet de réaliser un artefact stable pour confirmer ou infirmer des hypothèses. Nous avons à notre disposition diverses méthodes pour spécifier les moyens de rangement et d’organisation. Avec un peu de temps et d’argent, il est possible d’avoir une application ou un site Web assez fonctionnel en utilisant des outils facile d’accès. Nous construisons couche après couche, en allant du plus abstrait au plus concret, chaque étape définissant la suivante.</p>
<p><strong>En plus de faciliter l’élaboration de maquette, quels sont les avantages de ces nouveaux outils ?</strong></p>
<p>Ce sont des modèles largement initiés par les startups et ils permettent également de travailler en mode « Guérilla », car on passe très vite du papier aux prototypes. En une semaine, on peut faire déjà deux ou trois itérations sur un même produit. Par exemple, pour les applications mobiles de la RTS, nous avons tout de suite fait des prototypes sans code afin de tester la fonctionnalité. Nous sommes également descendus dans la rue pour demander l’avis des passants. Parmi les outils, il ne faut pas oublier notre cerveau ! Quelquefois il est aussi bon de faire confiance à son intuition et de réfléchir en fonction de sa propre expérience. C’est pourquoi nous capitalisons beaucoup sur les projets et les recherches que nous avons déjà réalisés.</p>
<p><strong>De quelle manière gérez-vous les étapes de développement ?</strong></p>
<p>Nous collaborons très étroitement avec une grosse agence de développement qui applique une méthodologie agile. Cela nous permet de travailler en itérations très courtes. On se rencontre chaque semaine pour faire des ajustements. On ne peut pas se permettre de créer des projets qui ne peuvent pas être mis en oeuvre à cause de soucis techniques, du budget ou des délais. Ce dialogue est important et rassurant car chaque partie dispose à tout moment de toutes les informations pour rectifier ou trouver les meilleures solutions. On a besoin de partir dans la conception, on ne fait que très rarement du simple conseil.</p>
<p><strong>Pourriez-vous présenter des exemples de projets récents ?</strong></p>
<p>Par exemple, la Fédération Internationale de Bastketball (FIBA) organise diverses compétitions dans le cadre, notamment, des championnats du monde ou des jeux olympiques. Ils représentent également toutes les catégories de ce sport dans le monde entier. Cela génère une multitude de sites différents et leur challenge consiste à tout rassembler dans un seul site permettant de faire la promotion du basket auprès d’un large public, tout en répondant aux attentes des spécialistes.</p>
<p><strong>D’autres exemples dans le domaine administratif ?</strong></p>
<p>Nous travaillons également sur la restructuration du réseau intranet du CHUV. Actuellement, chaque service possède son propre intranet et il s’agit de tout rassembler sur un même réseau. C’est une machine extrêmement complexe de 8 000 personnes et il fallait parvenir à développer une architecture qui permette à tout le monde de retrouver facilement les informations qui leur sont utiles. Cela a nécessité beaucoup d’entretiens avec  le personnel hospitalier, les médecins, les techniciens, etc., ainsi que des analyses poussées des statistiques, un tri des cartes ou la création de prototypes interactifs.</p>
<p><strong>Dans le domaine de la culture ?</strong></p>
<p>Nous avons également beaucoup de mandats culturels, notamment lorsqu’il s’agit d’épauler des agences de communications sur des projets complexes. C’est le cas de la Fête de la Cité, du festival Belluard, du Théâtre de Vidy ou de la Fête de la Danse. Cela nous a permis de beaucoup apprendre sur ces milieux et sur les différents types de publics. Pour le festival de la Cité, par exemple, on a travaillé en particulier sur les points de contact entre le spectateur et le festival. Aussi bien sur les écrans placés dans la rue pendant le festival, que sur le site Web et sur l’application mobile. Il fallait définir une cohérence entre ces trois supports et remettre en contexte les besoins de l’utilisateur lorsqu’il est en face d’un grand écran, sur un ordinateur de bureau ou sur une application mobile.</p>
<p><strong>Avez-vous d’autres exemples ?</strong></p>
<p>Nous travaillons également souvent avec des startups qui n’ont pas forcément les fonds nécessaires pour avoir des spécialistes dans le domaine de l’expérience user. Ils ont les idées, le business model, la vision, mais ils n’arrivent pas à tout concrétiser dans une interface. Ils ont besoin de spécialistes pour les aider à matérialiser leurs idées. C’est ainsi que nous avons été invités à collaborer avec Paper.li ou Webdoc (renommé Urturn). Notre rôle consiste souvent à apporter une dimension pragmatique à des projets qui sont portés par de grandes ambitions. Un projet Web est toujours compliqué, parce qu’il regroupe des gens et des univers très différents : notre rôle consiste à faciliter les dialogues. Nous devenons rapidement des conseillers privilégiés et il est fréquent que les collaborations se prolongent une fois le projet terminé. Notre grande force reste d’être des traducteurs car, grâce à nos diverses expériences, nous comprenons aussi bien le langage du designer que celui du graphiste et du développeur.</p>
<p><strong>Vous mettez également à profit votre rôle de passeur dans les cycles de conférences que vous organisez régulièrement ?</strong></p>
<p>Nous avons pas mal d’autres occupations qui nourrissent notre pratique et notre réflexion. Nous donnons des cours au SAWI sur les questions touchant à l’ergonomie, à l’expérience de l’utilisateur et aux diverses méthodes de communication en réseaux. Depuis un an et demi, nous co-organisons UX Romandie, une réunion mensuelle centrée sur des thèmes touchant au user experience. Ces rendez-vous réunissent environ 40 personnes par mois et, par le biais de workshops, de conférences ou de présentation d’un ouvrage, nous alternons les formats. Cela nous a permis d’inviter des personalités comme Steve Krug, l’auteur de ‘Don’t make me think’, Nicolas Nova ou Karen Mcgrane qui nous a permis d’évoquer le ‘Content Strategy’. Nous participons à des symposium en Europe et aux Etats-Unis, mais avec UX Romandie notre but est de rassembler un public de connaisseurs, pas nécessairement de spécialistes. Le seul moyen qu’on a aujourd’hui de continuer à s’améliorer, c’est de se tenir informé.</p>
<p><strong>Quelles sont les transformations les plus récentes en matière de User Experience ?</strong></p>
<p>Même si cela était prévisible depuis longtemps, le mobile a véritablement explosé en 2012. Le moment de bascule a peut-être eu lieu lors des Jeux Olympiques à Londres où, pour la première fois, les visites du site avaient lieu d’abord à partir d’équipements mobiles. Cette tendance est sensée se généraliser en 2014 et les clients demandent désormais d’être consultables sur tous les écrans. Le cliché, c’était de se dire « un site mobile s’adresse à quelqu’un qui se promène dans la rue ou attend son bus ». On se rend compte maintenant que 70% des recherches faites depuis un mobile ont lieu à domicile ou au bureau. Le mobile est de plus en plus utilisé depuis le canapé du salon.</p>
<h5><a href="http://8ratio.ch/fr/">www.8ratio.ch</a></h5>
<p><span style="color: #ffffff;">.</span></p>
<p><em>Propos recueillis par Joël Vacheron</em></p>
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		<title>#MarcKremers</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 11:54:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Q&A]]></category>

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		<description><![CDATA[Primé régulièrement pour ses collaborations avec de grandes agences internationales,Marc Kremers reste un observateur particulièrement prospectif en matière de cultures numériques et de direction artistique. La création du thème Syndex pour Tumblr a marqué un chapitre important. Une année après son lancement, ce thème continue à être plébiscité par des utilisateurs de tous horizons. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Primé régulièrement pour ses collaborations avec de grandes agences internationales,Marc Kremers reste un observateur particulièrement prospectif en matière de cultures numériques et de direction artistique. La création du thème Syndex pour Tumblr a marqué un chapitre important. Une année après son lancement, ce thème continue à être plébiscité par des utilisateurs de tous horizons. En passant le cap des 2000 installations par jour, il a surtout permis à Marc Kremers de prendre conscience de l’impact énorme de cette visibilité sur sa carrière. Freemium ou Premium ? Agence ou indépendance, son parcours offre un panorama particulièrement éclairant des choix et des dilemmes qui surgissent lorsqu’on retrouve son nom sur des millions de pages tumblr.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Comment avez-vous été amené à vous lancer dans la production d’un thème pour Tumblr ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">J’ai toujours aimé collectionner des images et c’est d’ailleurs pour cela que nous avons fondé le site pionnier as-found.net en 2006. À cette époque, il n’y avait pas encore beaucoup de sites spécialisés dans les images vernaculaires. La situation a depuis changé radicalement avec l’arrivée des sites de reblogging, en particulier tumblr. C’est fou de voir les changements survenus en l’espace de sept ans dès qu’on touche à des questions de curation, d’échange ou d’archivage d’images. J’avais également réalisé quelques blogs et j’aimais bien l’idée de présenter les images sous la forme de « moodboards » numérique, avec un design extrêmement simplifié. L’idée était de faire quelque chose qui réduise les options au minimum, un peu comme dans la philosophie de Apple. Même si les utilisateurs en veulent plus, il faut toujours leur donner le minimum afin d’éviter de faire un produit qui perd totalement son efficacité. L’idée était de faire une seule chose, mais le faire très bien. Il n’y avait aucun thème dépouillé et j’ai très vite compris qu’il y avait une place à prendre. En plus, il n’y avait pas vraiment d’outils de tri ou de recherche ce qui rendait l’archivage un peu inutile. Je voulais créer un thème qui puisse être vraiment utile pour toute personne intéressée par l’art, la typographie, le design, ou toutes formes de pratiques qui reposent sur un répertoire de documents visuels.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">JV: Comment se sont passés le développement et le lancement de Syndex ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">MK: Cela m’a pris à peu près trois mois de développement à temps partiel. Je travaillais le soir en regardant Mad Men avec mon amie. Les trois premières versions n’étaient pas vraiment concluantes, mais la quatrième était parfaite. Je l’ai envoyée à Tumblr dans l’idée de la vendre $20. Mais leur réponse a été: « Écoute, on aime beaucoup mais nous ne donnons pas un statut premium la première fois. Il te faut d’abord construire une réputation avec nous ». À cette époque, il y avait déjà environ 36000 thèmes disponibles. Comme ils ont vu d’emblée le potentiel, ils m’ont accordé plus de visibilité. Après huit heures, il y avait déjà 600 installations. J’étais super impressionné! Depuis, ça n’a jamais cessé et Syndex pourrait devenir un des thèmes tumblr les plus utilisés. En l’espace d’une année, le thème a été installé près de 800’000 fois, cela fait plus de 2000 installations par jour! Même une année après son lancement, il bénéficie toujours de son côté cool. Le thème a beaucoup de succès auprès de fans de Justin Bieber ou de One Direction.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Qu’est-ce que cela a impliqué dans l’évolution de ta carrière ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Je travaille depuis de nombreuses années sur des gros projets web et ce sont en général des agences qui me mandatent en tant Creative Director ou consultant sur des questions techniques. En 2011, j’ai notamment travaillé sur le lancement de la nouvelle Bettle. Le budget était énorme et le résultat plutôt extraordinaire, ce qui a valu à la marque de récolter une belle brochette de récompenses. Le problème c’est qu’une fois le buzz passé, tout s’arrête et le site est remplacé. Il en va de même avec le site que j’ai réalisé pour Cindy Sherman pour le MoMa. Ces projets ont une durée de vie limitée et c’est toujours dommage de s’investir à fond dans des projets dont on sait d’emblée qu’ils seront remplacés les mois suivants. Cela m’intéresse de moins en moins de jouer uniquement ce rôle de fournisseur de services et Syndex m’a permis d’explorer une autre option qui s’inscrit dans la longueur et pour ma carrière c’est un outil de promotion extrêmement puissant et totalement gratuit. Mon nom est visible sur des millions de pages et cela draine énormément de trafic sur mes propres projets.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Quels genres de propositions est-ce que cela génère ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">De tout et toutes les propositions ne sont pas intéressantes. On peut perdre beaucoup de temps simplement à répondre aux requêtes. Mais il y a ponctuellement des clients ou des personnalités importantes qui me contactent. J’ai récemment été mandaté pour développer en exclusivité des thèmes premium pour un gros site suédois d’e-commerce lancé par un des fondateurs de Spotify et un autre de Tumblr. Actuellement, je travaille sur la version 2.0 qui s’adressera plus directement à des usages encore professionnels, notamment en proposant un mode de rangement non chronologique. Je travaille également sur une version totalement remaniée pour wordpress, tout en développant des systèmes similaires disponibles dans des prix oscillants entre $20 et $100. L’autre chose un peu curieuse c’est toujours curieux de voir apparaître son nom sur des sites pornos ou franchement de mauvais goût. Mais ça fait partie des surprises plutôt amusantes de ce type d’aventures.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Comment est-ce que cette soudaine renommée se traduit-elle dans votre organisation de travail ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Actuellement, je travaille sur dix projets simultanément et cette dimension personnalisée pose passablement de problèmes logistiques. Les personnes que vous connaissez vous associent intimement à vos réalisations et s’attendent à vous voir débarquer à toutes les séances, à vous entendre répondre au téléphone. C’est un peu un passage difficile, car je ne peux pas faire tout tout seul et il est fort possible que je prenne un nom plus générique pour pouvoir me profiler comme une agence. Je suis le premier à défendre l’éthique de partage Open Source et à apprécier les avantages que me procure ce thème. Mais au bout du compte, il est nécessaire de penser business.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Pensez-vous que tumblr va durer ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Le phénomène tumblr ne va jamais disparaître, car ces images jouent via Internet le même rôle que les vêtements ou les bijoux dans la rue. Ces images nous disent : « regarde ce que je porte et avec quoi je le mélange ». Ce sont des marqueurs identitaires puissants, en particulier pour les plus jeunes. Je ne vois pas pourquoi, cela ne devrait pas continuer à grandir. Les personnes sont en train de scanner de nouvelles images, de dénicher de nouvelles références et les tumblr sont souvent les premiers éléments de ces grosses machineries. Mais ce qui m’a le plus étonné c’est la diversité des utilisateurs qui vous disent: « c’est exactement ce que je cherchais ». Cet engouement pour quelque chose de minimal était totalement imprévisible et c’est très intéressant de voir comment les gens se l’approprient. J’essaye de développer un peu cette dimension communautaire à travers Facebook ou le site syndex.me où l’on peut voir les diverses transformations. Tout cela provoque quelque chose d’un peu atemporel, où des éléments du passé, du présent et du futur se mélangent continuellement. S’il fallait définir les contours esthétiques contemporains, ils auraient la forme d’un tumblr.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Avant de vous établir à Londres il y a quelques années, vous avez grandi en Afrique du Sud. Est-ce que cela a pu avoir une influence sur votre manière d’envisager le web ?</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Je n’ai jamais pensé Syndex sous cet angle, mais c’est en effet très intéressant de voir comme les choses peuvent varier d’une culture à l’autre. Je suis récemment tombé sur un site qui répertorie des objets trouvés sur le eBay chinois et c’est incroyable de constater comme l’ensemble à l’air différent. Cela me semble évident que les contours de cette nouvelle esthétique vont être largement déterminés par des hybridations culturelles, par cette volonté de ressortir de sa zone de confort en matière de références. Il s’agit d’être toujours très innovant, de se positionner dans des secteurs dans lesquels, il y a toujours de la place et le temps pour faire des propositions innovantes. C’est la dimension fascinante de ce secteur d’activités, car il est toujours possible de changer les règles jeu, il faut juste être très fort et chanceux.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">http://syndex.me/ http://tex-server.org/</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Interview by Joël Vacheron</div>
<p><strong><span id="more-4217"></span>Primé régulièrement pour ses collaborations avec de grandes agences internationales,Marc Kremers reste un observateur particulièrement prospectif en matière de cultures numériques et de direction artistique. La création du thème Syndex pour Tumblr a marqué un chapitre important. Une année après son lancement, ce thème continue à être plébiscité par des utilisateurs de tous horizons. En passant le cap des 2000 installations par jour, il a surtout permis à Marc Kremers de prendre conscience de l’impact énorme de cette visibilité sur sa carrière. Freemium ou Premium ? Agence ou indépendance, son parcours offre un panorama particulièrement éclairant des choix et des dilemmes qui surgissent lorsqu’on retrouve son nom sur des millions de pages tumblr.</strong></p>
<p><strong>JV: Comment avez-vous été amené à vous lancer dans la production d’un thème pour Tumblr ?</strong></p>
<p>MK: J’ai toujours aimé collectionner des images et c’est d’ailleurs pour cela que nous avons fondé le site pionnier as-found.net en 2006. À cette époque, il n’y avait pas encore beaucoup de sites spécialisés dans les images vernaculaires. La situation a depuis changé radicalement avec l’arrivée des sites de reblogging, en particulier tumblr. C’est fou de voir les changements survenus en l’espace de sept ans dès qu’on touche à des questions de curation, d’échange ou d’archivage d’images. J’avais également réalisé quelques blogs et j’aimais bien l’idée de présenter les images sous la forme de « moodboards » numérique, avec un design extrêmement simplifié. L’idée était de faire quelque chose qui réduise les options au minimum, un peu comme dans la philosophie de Apple. Même si les utilisateurs en veulent plus, il faut toujours leur donner le minimum afin d’éviter de faire un produit qui perd totalement son efficacité. L’idée était de faire une seule chose, mais le faire très bien. Il n’y avait aucun thème dépouillé et j’ai très vite compris qu’il y avait une place à prendre. En plus, il n’y avait pas vraiment d’outils de tri ou de recherche ce qui rendait l’archivage un peu inutile. Je voulais créer un thème qui puisse être vraiment utile pour toute personne intéressée par l’art, la typographie, le design, ou toutes formes de pratiques qui reposent sur un répertoire de documents visuels.</p>
<p><strong>Comment se sont passés le développement et le lancement de Syndex ?</strong></p>
<p>Cela m’a pris à peu près trois mois de développement à temps partiel. Je travaillais le soir en regardant Mad Men avec mon amie. Les trois premières versions n’étaient pas vraiment concluantes, mais la quatrième était parfaite. Je l’ai envoyée à Tumblr dans l’idée de la vendre $20. Mais leur réponse a été: « Écoute, on aime beaucoup mais nous ne donnons pas un statut premium la première fois. Il te faut d’abord construire une réputation avec nous ». À cette époque, il y avait déjà environ 36000 thèmes disponibles. Comme ils ont vu d’emblée le potentiel, ils m’ont accordé plus de visibilité. Après huit heures, il y avait déjà 600 installations. J’étais super impressionné! Depuis, ça n’a jamais cessé et Syndex pourrait devenir un des thèmes tumblr les plus utilisés. En l’espace d’une année, le thème a été installé près de 800’000 fois, cela fait plus de 2000 installations par jour! Même une année après son lancement, il bénéficie toujours de son côté cool. Le thème a beaucoup de succès auprès de fans de Justin Bieber ou de One Direction.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que cela a impliqué dans l’évolution de ta carrière ?</strong></p>
<p>Je travaille depuis de nombreuses années sur des gros projets web et ce sont en général des agences qui me mandatent en tant Creative Director ou consultant sur des questions techniques. En 2011, j’ai notamment travaillé sur le lancement de la nouvelle Bettle. Le budget était énorme et le résultat plutôt extraordinaire, ce qui a valu à la marque de récolter une belle brochette de récompenses. Le problème c’est qu’une fois le buzz passé, tout s’arrête et le site est remplacé. Il en va de même avec le site que j’ai réalisé pour Cindy Sherman pour le MoMa. Ces projets ont une durée de vie limitée et c’est toujours dommage de s’investir à fond dans des projets dont on sait d’emblée qu’ils seront remplacés les mois suivants. Cela m’intéresse de moins en moins de jouer uniquement ce rôle de fournisseur de services et Syndex m’a permis d’explorer une autre option qui s’inscrit dans la longueur et pour ma carrière c’est un outil de promotion extrêmement puissant et totalement gratuit. Mon nom est visible sur des millions de pages et cela draine énormément de trafic sur mes propres projets.</p>
<p><strong>Quels genres de propositions est-ce que cela génère ?</strong></p>
<p>De tout et toutes les propositions ne sont pas intéressantes. On peut perdre beaucoup de temps simplement à répondre aux requêtes. Mais il y a ponctuellement des clients ou des personnalités importantes qui me contactent. J’ai récemment été mandaté pour développer en exclusivité des thèmes premium pour un gros site suédois d’e-commerce lancé par un des fondateurs de Spotify et un autre de Tumblr. Actuellement, je travaille sur la version 2.0 qui s’adressera plus directement à des usages encore professionnels, notamment en proposant un mode de rangement non chronologique. Je travaille également sur une version totalement remaniée pour wordpress, tout en développant des systèmes similaires disponibles dans des prix oscillants entre $20 et $100. L’autre chose un peu curieuse c’est toujours curieux de voir apparaître son nom sur des sites pornos ou franchement de mauvais goût. Mais ça fait partie des surprises plutôt amusantes de ce type d’aventures.</p>
<p><strong>Comment est-ce que cette soudaine renommée se traduit-elle dans votre organisation de travail ?</strong></p>
<p>Actuellement, je travaille sur dix projets simultanément et cette dimension personnalisée pose passablement de problèmes logistiques. Les personnes que vous connaissez vous associent intimement à vos réalisations et s’attendent à vous voir débarquer à toutes les séances, à vous entendre répondre au téléphone. C’est un peu un passage difficile, car je ne peux pas faire tout tout seul et il est fort possible que je prenne un nom plus générique pour pouvoir me profiler comme une agence. Je suis le premier à défendre l’éthique de partage Open Source et à apprécier les avantages que me procure ce thème. Mais au bout du compte, il est nécessaire de penser business.</p>
<p><strong>Pensez-vous que tumblr va durer ?</strong></p>
<p>Le phénomène tumblr ne va jamais disparaître, car ces images jouent via Internet le même rôle que les vêtements ou les bijoux dans la rue. Ces images nous disent : « regarde ce que je porte et avec quoi je le mélange ». Ce sont des marqueurs identitaires puissants, en particulier pour les plus jeunes. Je ne vois pas pourquoi, cela ne devrait pas continuer à grandir. Les personnes sont en train de scanner de nouvelles images, de dénicher de nouvelles références et les tumblr sont souvent les premiers éléments de ces grosses machineries. Mais ce qui m’a le plus étonné c’est la diversité des utilisateurs qui vous disent: « c’est exactement ce que je cherchais ». Cet engouement pour quelque chose de minimal était totalement imprévisible et c’est très intéressant de voir comment les gens se l’approprient. J’essaye de développer un peu cette dimension communautaire à travers Facebook ou le site syndex.me où l’on peut voir les diverses transformations. Tout cela provoque quelque chose d’un peu atemporel, où des éléments du passé, du présent et du futur se mélangent continuellement. S’il fallait définir les contours esthétiques contemporains, ils auraient la forme d’un tumblr.</p>
<p><strong>Avant de vous établir à Londres il y a quelques années, vous avez grandi en Afrique du Sud. Est-ce que cela a pu avoir une influence sur votre manière d’envisager le web ?</strong></p>
<p>Je n’ai jamais pensé Syndex sous cet angle, mais c’est en effet très intéressant de voir comme les choses peuvent varier d’une culture à l’autre. Je suis récemment tombé sur un site qui répertorie des objets trouvés sur le eBay chinois et c’est incroyable de constater comme l’ensemble à l’air différent. Cela me semble évident que les contours de cette nouvelle esthétique vont être largement déterminés par des hybridations culturelles, par cette volonté de ressortir de sa zone de confort en matière de références. Il s’agit d’être toujours très innovant, de se positionner dans des secteurs dans lesquels, il y a toujours de la place et le temps pour faire des propositions innovantes. C’est la dimension fascinante de ce secteur d’activités, car il est toujours possible de changer les règles jeu, il faut juste être très fort et chanceux.</p>
<h5><a href="http://syndex.me/">http://syndex.me/</a><br />
<a href=" http://tex-server.org/"> http://tex-server.org/</a></h5>
<p><em><span style="color: #ffffff;">.</span></em></p>
<p><em>Interview par Joël Vacheron</em></p>
<p><em><span style="color: #ffffff;">.</span></em></p>
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		<title>Jeu de Paume</title>
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		<comments>http://joelvacheron.net/documents/jeu-de-paume/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 10:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>joel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documents]]></category>
		<category><![CDATA[talk]]></category>

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		<description><![CDATA[Discussion with photographer  Idris Khan and the curator Mathieu Copeland at the Jeu de Paume / Paris .
&#8220;Une exposition parlée&#8221;, visite de l’exposition par Mathieu Copeland, commissaire de la programmation Satellite 6. La visite sera suivie d’une projection, en présence de l’artiste, de deux vidéos d’Idris Khan, Last 3 Piano Sonatas&#8230;after Franz Schubert (2007 / 11&#8242;) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5>Discussion with photographer  Idris Khan and the curator Mathieu Copeland at the Jeu de Paume / Paris .<span id="more-4236"></span></h5>
<p>&#8220;Une exposition parlée&#8221;, visite de l’exposition par Mathieu Copeland, commissaire de la programmation Satellite 6. La visite sera suivie d’une projection, en présence de l’artiste, de deux vidéos d’Idris Khan, Last 3 Piano Sonatas&#8230;after Franz Schubert (2007 / 11&#8242;) et A Memory&#8230; After Bach&#8217;s Cello Suites (2006 / 6&#8242; 30&#8243;). À l’issue de la projection, Mathieu Copeland et Joël Vacheron, sociologue et journaliste animeront une discussion avec Idris Khan.</p>
<p>Jeu de Paume, Mardi 30 avril à 18 heures.</p>
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		<title>Radical Enlightenment: A Symposium on Cybernetics and the Soul / Palais de Tokyo</title>
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		<comments>http://joelvacheron.net/documents/radical-enlightenment/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 20:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>joel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Documents]]></category>
		<category><![CDATA[talk]]></category>

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		<description><![CDATA[
Invitation by Lars Bang Larsen and Yann Chateigné Tytelman to a symposium at Palais de Tokyo / Paris

Invitation by Lars Bang Larsen and Yann Chateigné Tytelman to a symposium at Palais de Tokyo / Paris

Friday March 15, 2013, 1–11pm
Aurélien Bellanger, D. Graham Burnett, Vincent de Roguin, Lauren
Huret, Alain Kaufmann, Jelena Martinovic, Francis McKee, The Otolith
Group, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Invitation by Lars Bang Larsen and Yann Chateigné Tytelman to a symposium at Palais de Tokyo / Paris</div>
</h5>
<h5>Invitation by Lars Bang Larsen and Yann Chateigné Tytelman to a symposium at Palais de Tokyo / Paris</h5>
<div style="text-align: left;"><span id="more-4005"></span></div>
<p><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Friday March 15, 2013, 1–11pm</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="display: inline; color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;"><br />
Aurélien Bellanger, D. Graham Burnett, Vincent de Roguin, Lauren<br />
Huret, Alain Kaufmann, Jelena Martinovic, Francis McKee, The Otolith<br />
Group, Marco Pasi, Pascal Rousseau, Laurent Schmid, Stig Sjølund,<br />
Suzanne Treister, Joël Vacheron</span></p>
<p>Organised by Lars Bang Larsen and Yann Chateigné Tytelman.</p>
<p>Palais de Tokyo, room 37<br />
13, Avenue du Palais-Wilson<br />
75016 Paris<br />
<a style="color: #3b5998; cursor: pointer; text-decoration: none;" rel="nofollow nofollow" href="http://www.palaisdetokyo.com/" target="_blank">www.palaisdetokyo.com</a></p>
<p>Western Enlightenment was truncated by capital, traditionalism and<br />
instrumental reason.</p>
<p>The radical Enlightenment we never got includes aesthetic and<br />
scientific experiments, counter-cultural movements, as well as entire<br />
modernities that have been disqualified as esoteric.</p>
<p>Historically, a radical Enlightenment placed sharper oppositions<br />
between philosophy and theology, governance and freedom. On crucial<br />
points regarding human rights, colonial issues, democracy and the role<br />
of the church, the radical tendency opposes a moderate Enlightenment.<br />
As Jonathan Israel points out, “Enlightenment ‘progress’ was thus very<br />
wide-ranging and multi-faceted.” (A Revolution of the Mind. Radical<br />
Enlightenment and the Intellectual Origins of Modern Democracy, 2010.)</p>
<p>I<span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">n this context the post-war science of cybernetics presents a</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">critical ambiguity. On the one hand cybernetics—the science of</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">“communication and control in the animal and the machine” according to</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Norbert Wiener—set the bio-political state to work through analogies</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">of brain and computer, cell and transistor, electric circuit and</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">nervous system, and in this way lies at the heart of today’s</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">scientific determinism and administrative utopias. On the other hand,</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">the fact that cybernetics rendered the contour of human life fuzzy in</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">relation to machines, plants and other creatures became a productive</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">point of departure for the artistic creation of new bodies, machines,</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">pleasures, and modes of becoming.</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">The symposium intends to invoke the spirit of a radical Enlightenment</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">by gauging exchanges between art, science and counter-culture. Topics</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">addressed in the seminar include mystical experience and medical</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">experimentation; wayward cybernetics, military theory and network</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">theories; electronic music, television and technologies of</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">conditioning; robotics, trans-humanism and futurology; as well as</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">hermetic philosophies and sorcery.</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">A playful event with a rhythmic structure, the symposium will test the</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">limits of discourse in an attempt to stimulate the nervous system and</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">produce something like an enlightened metabolism in which the soul can</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">be reinstated as a frontier in the regime of positivist physiology.</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /></p>
<p><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;"><strong>Program</strong></span></p>
<p><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;"><strong> </strong></span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">In English excepted when mentioned (F).</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">13.00</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Introduction</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Lars Bang Larsen</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">13.30</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Altered States</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Jelena Martinovic, Cybernetics, Mystical Consciousness and Experimental Science</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">D. Graham Burnett, Sensory Deprivation, Extraterrestrials, and Zoosemiotics</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">15.00</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Esotericism and Counterculture</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Francis McKee, The skin of the soul is a miracle of mutual pressures</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Marco Pasi, Whose lights are you on? Esoteric paradoxes of the Enlightenment</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Tarot card readings by Stig Sjølund (1)</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">16.30</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Interlude</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Lauren Huret, Next station terminus cosmos, freedom freedom</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">17.00</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Cybernetic cults, global communities</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Joël Vacheron, The Whole Earth Catalogue, USCO and the ethos of the</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Comprehensive Designer</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Aurélien Bellanger, La préhistoire des machines (F)</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Tarot card readings by Stig Sjølund (2)</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">18.00</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Screening</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">The Otolith Group, Anathema</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">19.00</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Future Being</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Alain Kaufmann, Economie des promesses technologiques: convergence</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">NBIC et transhumanisme (F)</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Pascal Rousseau, Psychedelia. Une archéologie de la perception magnétique (F)</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Tarot card readings by Stig Sjølund (3)</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">20.30</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Defense Systems</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Laurent Schmid, Brutal Ardour</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Suzanne Treister, HEXEN 2.0</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">22.00</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Music, media theory and conditioning</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Vincent de Roguin, Panoramage &gt; son, dispositions et articles de foi (F)</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">22.30</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Conclusion</span><br style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;" /><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;">Yann Chateigné Tytelman</span></p>
<p><span style="color: #333333; font-family: 'lucida grande', tahoma, verdana, arial, sans-serif; font-size: 13.333333969116211px; line-height: 17.77777862548828px; text-align: left;"><br />
</span></p>
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		<title>Workshop and exhibition (instrumental break)</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 20:57:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>joel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Exhibition of the works made by the students of the School of Photography of Vevey after a workshop lead with Stefan Burger. The show took place in the club Le Romandie / Lausanne.

(instrumental break) est une exposition collective organisée par les étudiants⋅es de la formation supérieure en photographie du CEPV (Vevey) qui fait suite à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5>Exhibition of the works made by the students of the School of Photography of Vevey after a workshop lead with Stefan Burger. The show took place in the club Le Romandie / Lausanne.</h5>
<p><span id="more-4010"></span></p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">(instrumental break) est une exposition collective organisée par les étudiants⋅es de la formation supérieure en photographie du CEPV (Vevey) qui fait suite à un workshop mené par Stefan Burger et Joël Vacheron. À partir de cette formule – généralement utilisée pour marquer les parties musicales d&#8217;un morceau de karaoké –, cette intervention envisage différents “temps de suspension“ inspirés par la configuration du Romandie.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Le projet d’exposition a débuté par un workshop théorique et pratique à travers lequel les étudiants⋅es ont explorés les rapports entre musique et mysticisme. Sun Ra, Genesis P-Orridge ou KLF, à partir de quelques figures historiques les questionnements se sont tournés vers les codes de l’idolâtrie, son esthétique et les potentialités de sa mise en scène.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Délaissant les structures d’exposition habituelles, les étudiants⋅es infiltreront les spécificités du Romandie à travers cette exposition collective.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Avec :</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Jean Luc Andrianasolo | Mehdi Benkler | Giacomo Bianchetti | Delphine Burtin | Chloé Cardinaux | Stefanie Daumüller | Léa Favre | Lihuen Galli | Yann Haeberlin | Julie Lovens | Dylan Perrenoud | Simon Rimaz | Sven Stoppani | Valentina Suter | Myriam Ziehli</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Ce vernissage sera également l&#8217;occasion d&#8217;une conférence menée par Thibault Walter, co-directeur artistique et programmateur du LUFF et un DJ set de Mike Arthur Le Trèfle (FlashWorx)</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Jeudi 7 février 2013 | dès 18h30 | entrée libre</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">www.leromandie.ch/expo</div>
<p>(instrumental break) est une exposition collective organisée par les étudiants⋅es de la formation supérieure en photographie du CEPV (Vevey) qui fait suite à un workshop mené par Stefan Burger et Joël Vacheron.</p>
<p>À partir de cette formule – généralement utilisée pour marquer les parties musicales d&#8217;un morceau de karaoké –, cette intervention envisage différents “temps de suspension“ inspirés par la configuration du Romandie.  Le projet d’exposition a débuté par un workshop théorique et pratique à travers lequel les étudiants⋅es ont explorés les rapports entre musique et mysticisme. Sun Ra, Genesis P-Orridge ou KLF, à partir de quelques figures historiques les questionnements se sont tournés vers les codes de l’idolâtrie, son esthétique et les potentialités de sa mise en scène.</p>
<p>Délaissant les structures d’exposition habituelles, les étudiants⋅es infiltreront les spécificités du Romandie à travers cette exposition collective.</p>
<p>Avec : Jean Luc Andrianasolo | Mehdi Benkler | Giacomo Bianchetti | Delphine Burtin | Chloé Cardinaux | Stefanie Daumüller | Léa Favre | Lihuen Galli | Yann Haeberlin | Julie Lovens | Dylan Perrenoud | Simon Rimaz | Sven Stoppani | Valentina Suter | Myriam Ziehli</p>
<p>Ce vernissage sera également l&#8217;occasion d&#8217;une conférence menée par Thibault Walter, co-directeur artistique et programmateur du LUFF et un DJ set de Mike Arthur Le Trèfle (FlashWorx)</p>
<p>Jeudi 7 février 2013 | dès 18h30 | entrée libre  <a href="www.leromandie.ch/expo">www.leromandie.ch/expo</a></p>
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		<title>#Gavillet&amp;Rust</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2013 08:34:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>joel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visual Culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Gavillet &#38; Rust: De Aa à Jay-Z
De la Biennale de Venise 2011 à Jay-Z, David Rust et Gilles Gavillet appliquent leur style distinctif dans tous les registres culturels. Les deux graphistes reviennent sur un parcours marqué par la sobriété et l’humilité.
La Suisse entretient une relation à la fois riche et paradoxale avec le design graphique. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span id="more-4142"></span><span style="text-decoration: underline;">Gavillet &amp; Rust: De Aa à Jay-Z</span></strong></p>
<p><strong>De la Biennale de Venise 2011 à Jay-Z, David Rust et Gilles Gavillet appliquent leur style distinctif dans tous les registres culturels. Les deux graphistes reviennent sur un parcours marqué par la sobriété et l’humilité.</strong></p>
<p>La Suisse entretient une relation à la fois riche et paradoxale avec le design graphique. Depuis plusieurs décennies, des institutions et des acteurs ont exercé une influence déterminante sur les différents codes définissant les évolutions récentes de cette discipline. Toutefois, à l’instar de la photographie dans les années 70, le design graphique reste un art moyen dont l’histoire doit être encore écrite. Officialisée en 2001, l’association entre David Rust et Gilles Gavillet occupe déjà une place privilégiée dans ce processus de reconnaissance.</p>
<p>Leurs premières collaborations remontent à leurs études à l’écal. Ils se découvrent une passion commune pour les perspectives inédites offertes par la création typographique: «Nous avons étudié au milieu des années 90&#8243;, précisent-ils. &#8220;Nous faisons partie de cette génération de designers qui a subitement eu des outils typographiques à disposition. Cela ouvrait de nouvelles perspectives. Nous avons vite compris qu&#8217;il existait des espaces dans lesquels nous pouvions développer et faire circuler nos propres signes sans contraintes.&#8221;  De la généralisation des outils numériques à la reconnaissance du statut d&#8217;auteur, en passant l&#8217;influence toujours plus marquée des musiques populaires, de nouvelles perspectives s&#8217;offraient aux designers. Une rupture s&#8217;était opérée avec les agences et les bureaux de graphisme classiques.</p>
<p>Peter Saville, Neville Brody ou Tomato en Grande-Bretagne, Cornel Windlin à Zurich, des précurseurs avaient démontré qu&#8217;il était désormais possible de développer une démarche à la fois originale et autonome. A ce titre, Gavillet &amp; Rust se souviennent de ce workshop donné par M/M à une époque où Internet était encore balbutiant. “Ils nous avaient parlé du caractère viral des signes typographiques, de leur aptitude à se disperser de manière incontrôlée, sans se limiter à un contexte ou un support précis&#8221;.  C’est dans cette effervescence qu’ils lancent Optimo. Une des premières plateformes de distributions de polices en ligne inaugurée en 1998.</p>
<p>En officialisant leur collaboration en 2001, ils ont d’emblée cherché à s&#8217;inscrire dans le domaine culturel à travers des projets touchant principalement à la création d’identités visuelles et le design éditorial. Ils ne tardent pas à proposer un style transparent distinctif dans le paysage helvétique grâce à des projets comme le club Cargo durant l&#8217;expo.02 ou leur collaboration avec Lionel Bovier dans l&#8217;aventure de JRP | Ringier. Les standards de qualités imposés par la maison d&#8217;édition doivent énormément au travail de direction artistique de Gavillet &amp; Rust. Durant ces dix dernières années, ils ont en effet supervisé la réalisation de la majeure partie publications qui composent cet impressionnant catalogue de plus de 500 titres. Ce travail colossal a été rendu possible grâce à la mise en place d&#8217;un vaste réseau de designers qu&#8217;ils peuvent solliciter en fonction des artistes ou des lieux où se déroulent les expositions. Cette proximité avec les arts contemporains a largement nourri leur inspiration. C&#8217;est le cas par exemple de la relation de confiance qui les lie avec des artistes comme Fabrice Gygi ou Valentin Carron:  “Éditeurs, artistes ou directeurs artistiques, nous avons grandis ensemble, en apprenant nos métiers par la pratique.”</p>
<p>Ils se consacrent également à l&#8217;enseignement et restent attentifs à la réappropriation des signes par les nouvelles générations : &#8220;Notre parcours a été marqué par des rencontres décisives. Nous espéronsjouer ce rôle auprès de certains étudiants, comme c’est le cas de Vincent Devaud qui fait désormais partie du studio ». Sous leurs airs sobres, Gavillet &amp; Rust privilégient l’audace dans une discipline qui semble être toujours plus retranchée dans ses frontières. Durant les années 50 ou 60, un studio travaillait indifféremment pour un musée ou une marque d&#8217;ampoules. Cette perméabilité est de plus en plus rare dans des stratégies de marketing reléguant souvent les graphistes au rôle d’exécutant. Mais ils restent confiants quant aux perspectives qui s’offrent aux designers. A l&#8217;instar de Max Bill, un de leurs inspirateurs, ils sont prêts à mener encore très loin leur penchant pour la transversalité.</p>
<p><em>Par Joël Vacheron</em></p>
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		<title>A review of AUDiNT’s conference for the Sound Development City</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 17:42:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[editorial]]></category>

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		<description><![CDATA[Review of the conference led by Toby Heys and Steve Goodman (AUDiNT) during the residency organised by Sound Development City in London.

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			<content:encoded><![CDATA[<h5><a href="http://joelvacheron.net/sound-culture/audint/">Review</a> of the conference led by Toby Heys and Steve Goodman (<a href="http://audint.net/">AUDiNT</a>) during the residency organised by <a href="http://sound-development-city.com/en/book/">Sound Development City</a> in London.</h5>
<p><span id="more-4202"></span></p>
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		<title>#SteveGoodman #TobyHeys #Audint</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Dec 2012 17:35:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Compte-rendu: AUDiNT: Unsound Histories / Martial Hauntologies.
L&#8217;enceinte du White Building, le bâtiment où se déroulait leur conférence-performance de Audint, se situe à quelques enjambées du Parc olympique, offrant du même coup une vue imprenable sur l&#8217;éventail des dispositifs mise en place pour sécuriser l&#8217;enceinte. Des rangées de barbelés électrifiés, des &#8220;car stoppers&#8221; imposants, miradors et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Compte-rendu: AUDiNT: Unsound Histories / Martial Hauntologies.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">L&#8217;enceinte du White Building, le bâtiment où se déroulait leur conférence-performance de Audint, se situe à quelques enjambées du Parc olympique, offrant du même coup une vue imprenable sur l&#8217;éventail des dispositifs mise en place pour sécuriser l&#8217;enceinte. Des rangées de barbelés électrifiés, des &#8220;car stoppers&#8221; imposants, miradors et bornes de contrôles, il était impossible d&#8217;ignorer l&#8217;ampleur de l&#8217;agencement militaire qui entoure inévitablement les événements de cette importance. À quelques jours du début des compétitions, cette vision froide de l&#8217;idéal olympique offrait un cadre particulièrement synchrone avec les analyses proposées par Toby Heys et Steve Goodman à travers leur collaboration artistique au sein de AUDiNT (Audio Intelligence).</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Cet acronyme renvoie à une organisation américaine, fondée durant la 2e Guerre mondiale, qui s&#8217;était fixé comme mission d&#8217;explorer les potentielles applications militaires des phénomènes acoustiques. &#8220;Unsound Histories / Martial Hauntologies&#8221; proposait ainsi un retour historique sur diverses stratégies mises en oueuvre durant trois périodes-clés : La 2e Guerre mondiale, la guerre du Viet Nam, ainsi que les applications contemporaines touchant à la lutte antiterroriste. Si les époques et les moyens évoluent, un objectif reste constant. A l&#8217;aide d&#8217;un déploiement de dispositifs, savant de tous bords ont cherché à atteindre la &#8220;3e oreille&#8221;. Ce moment symbiotique qui, en donnant une réalité tangible au son, permet de développer des armes dont l&#8217;impact réél rest foncièrement invisible.</div>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">Cette invitation à prêter une oreille attentive aux bruits des combats est d&#8217;autant plus pertinente que, à l&#8217;heure actuelle, les déploiements militaires semblent plus que jamais se réduire à des agendas médiatique complices. D&#8217;un coin à l&#8217;autre du globe, chaque conflit draine son lot de clichés qui, à force d&#8217;être systématiquement réactivés, finissent par être neutralisés par les ambiguïtés sémantiques de notre régime visuel. En amalgamant subtilement les époques, les lieux et les paysages sonores, Goodman et Heys dressent une cartographie secrète du XXe siècle. Leurs investigations démontrent dans quelle mesure les phénomènes acoustiques constituent une gamme inépuisable de vibrations et de fréquences pour hanter les inconscients.</div>
<p><strong><span id="more-4199"></span>Compte-rendu: AUDiNT: Unsound Histories / Martial Hauntologies.</strong></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">L&#8217;enceinte du White Building, le bâtiment où se déroulait leur conférence-performance de Audint, se situe à quelques enjambées du Parc olympique, offrant du même coup une vue imprenable sur l&#8217;éventail des dispositifs mise en place pour sécuriser l&#8217;enceinte. Des rangées de barbelés électrifiés, des &#8220;car stoppers&#8221; imposants, miradors et bornes de contrôles, il était impossible d&#8217;ignorer l&#8217;ampleur de l&#8217;agencement militaire qui entoure inévitablement les événements de cette importance. À quelques jours du début des compétitions, cette vision froide de l&#8217;idéal olympique offrait un cadre particulièrement synchrone avec les analyses proposées par Toby Heys et Steve Goodman à travers leur collaboration artistique au sein de AUDiNT (Audio Intelligence). </span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><br />
</span><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Cet acronyme renvoie à une organisation américaine, fondée durant la 2e Guerre mondiale, qui s&#8217;était fixé comme mission d&#8217;explorer les potentielles applications militaires des phénomènes acoustiques. &#8220;Unsound Histories / Martial Hauntologies&#8221; proposait ainsi un retour historique sur diverses stratégies mises en oueuvre durant trois périodes-clés : La 2e Guerre mondiale, la guerre du Viet Nam, ainsi que les applications contemporaines touchant à la lutte antiterroriste. Si les époques et les moyens évoluent, un objectif reste constant. A l&#8217;aide d&#8217;un déploiement de dispositifs, savant de tous bords ont cherché à atteindre la &#8220;3e oreille&#8221;. Ce moment symbiotique qui, en donnant une réalité tangible au son, permet de développer des armes dont l&#8217;impact réél rest foncièrement invisible.</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><br />
</span>Cette invitation à prêter une oreille attentive aux bruits des combats est d&#8217;autant plus pertinente que, à l&#8217;heure actuelle, les déploiements militaires semblent plus que jamais se réduire à des agendas médiatique complices. D&#8217;un coin à l&#8217;autre du globe, chaque conflit draine son lot de clichés qui, à force d&#8217;être systématiquement réactivés, finissent par être neutralisés par les ambiguïtés sémantiques de notre régime visuel. En amalgamant subtilement les époques, les lieux et les paysages sonores, Goodman et Heys dressent une cartographie secrète du XXe siècle. Leurs investigations démontrent dans quelle mesure les phénomènes acoustiques constituent une gamme inépuisable de vibrations et de fréquences pour hanter les inconscients.</p>
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		<title>#MatthieuGafsou #Sacre</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Dec 2012 17:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>joel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Visual Culture]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Matthieu Gafsou : Entre le noir et le blanc
Arcanes
Fribourg est un fief crucial de l’autorité ecclésiastique, dans lequel près de 80% de la population est de confession catholique. On peut ressentir cette présence de l’église au quotidien. On y croise encore aisément des moines dans les rues, ce qui est devenu rarissime dans le reste de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;"><strong><span id="more-4160"></span>Matthieu Gafsou : Entre le noir et le blanc</strong></span></p>
<p><strong>Arcanes</strong></p>
<p>Fribourg est un fief crucial de l’autorité ecclésiastique, dans lequel près de 80% de la population est de confession catholique. On peut ressentir cette présence de l’église au quotidien. On y croise encore aisément des moines dans les rues, ce qui est devenu rarissime dans le reste de la Suisse. J’étais vraiment curieux de découvrir les arcanes et les secrets de cet îlot.</p>
<p>Je connaissais déjà l’enquête fribourgeoise et, de manière assez inattendue, j’ai profité de la porosité qui existe entre l’état et l’église. Certains de mes interlocuteurs étaient en effet largement impliqués dans des instances religieuses. Cela m’a donné des entrées et certaines juridictions, notamment l’Évêché, m’ont ouvert leur porte sans réserve. De manière générale, les personnes que j’ai pu croisés dans les monastères ont témoigné d’un réel intérêt dans ma démarche.</p>
<p>Mais cela n’a pas toujours été aussi facile et certaines confréries se sont montrées beaucoup plus sceptiques. Il s’agit d’un univers très ritualisé dans lequel on ne rentre pas sur un simple coup de téléphone et j’ai donc dû m’efforcer à écrire des lettres de présentation pour organiser des rencontres préalables.</p>
<p><strong>Altruisme</strong></p>
<p>Le degré d’adhésion au dogme ressort dans la manière d’être accueilli. Il est arrivé qu’on m’autorise uniquement à rester dans la petite cellule qui sépare l’entrée de l’espace réservé aux moines. Cela indiquait déjà que les négociations allaient être ardues.</p>
<p>Cependant, on ne m’a jamais rien demandé concernant mes croyances, et même si l’ouverture n’est pas la même pour tout le monde, il y a une forme de franchise et une intégrité qui n’est plus de mise à l’heure actuelle. Malgré leur archaïsme, ces divers protocoles possèdent une indéniable touche d’élégance.</p>
<p>Les attitudes des frères étaient souvent en contradiction avec les stéréotypes qui sont facilement convoqués pour évoquer l’église. On prend très vite conscience qu’il s’agit avant tout de gens honnêtes et bons.</p>
<p><strong>Angélisme</strong></p>
<p>La photographie religieuse était très en vogue en Suisse après la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’il était encore bon pour un artiste de s’afficher catholique. « Souffle Divin », par exemple, nous invite à découvrir les activités quotidiennes des frères dans des communautés catholiques de Suisse romande. Ce livre produit une impression fabuleuse, mais mon objectif a d’emblée été de rompre avec les canons de cette tradition qui flirte souvent avec l’angélisme.</p>
<p>J’ai commencé le travail avec une logique quelque peu systématique d’inventoriage en faisant cohabiter des index avec mes images. Je me suis rendu compte de la dimension un peu maniériste et limitative d’une telle approche. La présence de l’Église catholique dans ce canton est si importante, que toute prétention à un recensement exhaustif est inimaginable.</p>
<p>Mise à part la cathédrale de Fribourg, j’ai évité les grands couvents et autres lieux communs. Il m’arrivait de m’arrêter pour prendre des images dès que je croisais un clocher sur le trajet. Grâce à sa durée, une enquête photographique laisse de la place aux surprises.</p>
<p><strong>Iconoclasme</strong></p>
<p>Dès qu’on pénètre un peu plus dans cet univers, on se rend compte que les dynamiques de décisions sont très complexes. Les ordres disposent d’une relative indépendance, car leur autorité directe n’est pas l’Évêché. Comme dans n’importe quelle structure de pouvoir, ils sont la proie à des luttes intestines et de tensions.</p>
<p>Dans certaines situations, on a l’impression de marcher sur des oeufs. Il existe une véritable crainte par rapport aux photographies qui peuvent être véhiculées. À bien des égards, cette retenue est compréhensible, car l’image médiatique du catholicisme a été particulièrement ébranlée ces derniers temps à cause d’événements peu reluisants.</p>
<p>Quand on connait l’adoration que cette religion a toujours portée aux représentations, cette variante contemporaine d’<em>iconoclasme</em> constitue à elle seule un thème extrêmement riche.</p>
<p><strong>Jugement</strong></p>
<p>En regard de sa dimension purement mécanique, la photographie reste un médium pauvre et cette <em>fragilité</em> s’adapte parfaitement au format de l’enquête. La photographie possède cette faculté d’imposer le fait contre son interprétation, tout en nous donnant à voir un peu des deux. Cela permet de construire des langages équivoques et complexes, aussi bien au niveau du sens que du rapport que l’on entretient avec le référent.</p>
<p>La photographie documentaire, en particulier le photojournalisme, cherche avant tout à démontrer des faits. Cependant, après s’être plongé dans cette série, il n’est pas évident de se faire une idée précise de mon positionnement. Certaines images offrent une dimension critique indéniable, mais celle-ci est en grande partie injectée par les modèles eux-mêmes. Les personnes concernées éprouvent quelquefois une gêne en voyant ces images. Ils se demandent : « Est-ce qu’il veut dire du bien ou du mal de nous ? ».</p>
<p>Pour ma part, j’avoue avoir insufflé une petite touche d’ironie. Même si elles ne font pas forcément sourire, certaines prises de vue sont volontairement une peu décalées. Je suis particulièrement satisfait par la dimension équivoque de l’ensemble. Mon but était d’être un enquêteur, non pas un juge.</p>
<p><strong>Mise-en-scène</strong></p>
<p>Les églises sont remplies de cailloux, d’objets, de rituels qui favorisent des conditions de contemplation ou de calme que quiconque peut ressentir. La photographie constitue un outil approprié pour saisir ce type d’ambiances et le lien avec la dimension artistique du projet s’est fait de manière naturelle. D’une certaine manière, tout ce qui touche au religieux s’apparente à l’art.</p>
<p>Ma participation dans le processus créatif était par conséquent minimale, car toute la <em>mise en scène</em> étaient en quelque sorte déjà en place. Lorsque la symbolique religieuse est réinvestie, c’est d’une façon tenue, sans aucune volonté d’orienter a priori le message. Même les évocations les plus allégoriques, comme l’image de baptême, relèvent du coup de chance.</p>
<p>Le principal problème découle avant tout des déséquilibres causés par la présence du photographe. Chaque monastère est guidé par cette idée du calme et du repos et notre proximité parasite inévitablement les principes de cette vie normée.</p>
<p><strong>Narration</strong></p>
<p>Dès le début, mon but a été de développer mon propre langage en disposant d’une palette aussi large que possible. J’avais surtout envie de donner un rythme à la publication finale et c’est peut-être la première fois que le visuel prime dans ma démarche. Ce projet m’a libéré du besoin que j’avais d’être rassuré par la pertinence conceptuelle du travail.</p>
<p>Ces photos sont en quelque sorte du reportage, car c’est l‘église qui se théâtralise elle-même. En ce qui me concerne, j’interviens avec les quelques moyens formels à ma disposition. A savoir essentiellement un travail sur la lumière crue et sur les fonds noirs. Ces compositions en elles-mêmes possèdent déjà quelque chose de très photogénique et je souhaitais jouer avec les transpositions potentielles entre une photographie de reportage et un tableau.</p>
<p>Afin de ne pas tomber dans la surcharge formelle, j’ai adopté une posture neutre pour que l’ensemble renvoie une forme d’évidence et de simplicité. Cela m’a également poussé à éviter de photographier des signes renvoyant trop explicitement au baroque&#8230;. En quelque sorte, j’ai peut-être appliqué une approche protestante de l’Église catholique.</p>
<p><strong>travestissement</strong></p>
<p>Les symboles religieux sont des sujets difficiles à manier, car ils ont été largement convoqués par des artistes contemporains. Combien de fois, des photographes ont détourné la Sainte scène, quelquefois avec brio. Je pense à David Lachapelle ou à Bettina Rheims qui s’inscrivent dans une longue tradition de détournement et de travestissement.</p>
<p>Cette esthétique est tellement omniprésente dans notre régime visuel, en particulier dans l’imagerie publicitaire, qu’il est presque devenu impossible de s’en libérer. On en vient même à l’imiter inconsciemment. Il s’agissait constamment se méfier des codes plébiscités dans la presse ou tomber dans le pastiche.</p>
<p>Nous vivons dans une ère postmoderne et mon travail ne s’inscrit pas dans cette tradition. Ma vision de l’art est beaucoup plus proche de certaines valeurs défendues durant la Renaissance et j’assume tout à fait cette position. Si les symboles religieux sont <em>travestis</em>, c’est parce qu’ils sont isolés, décontextualisés. À mon avis, cela renforce le sens profond de l’objet, car lorsqu’on se confronte à une croix hors de son contexte, nous sommes en quelque sorte contraints de nous concentrer sur leur essence.</p>
<p><strong>Antinomie</strong></p>
<p>Bien que les décors sont quasi inexistants et les lumières un peu trop directes pour évoquer Bruegel, j’avais clairement le caravagisme à l’esprit pour certaines prise de vue. En particulier ces visages très blancs ces fonds très noirs qui excacerbent les analogies avec la peinture. Cependant, je n’ai jamais cherché à faire des citations explicites.</p>
<p>D’autre part, l’église repose principalement sur des couples dichotomiques comme amour / péché, mort / divin et, de manière quelque peu caricaturale, noir / blanc. Ce principe antinomique se retrouve également dans les scènes prises en extérieur. L’ordre y est moins établi, il persiste un peu de chaos, les ambiances sont plus étouffantes. À l’exception peut-être de l’image du pont qui renvoie plus à une idée d’ouverture et d’enchantement.</p>
<p><strong>Enchantement</strong></p>
<p>Nous vivons dans une époque désenchantée et l’art détient ce pouvoir de réenchanter le monde de nous arracher au quotidien, de toucher au mystique.</p>
<p>Je sais que le beau n’est pas forcément à la mode actuellement, mais j’assume pleinement être un réactionnaire à ce propos. Mon travail est souvent guidé par une idée de pureté et j’adhère à cette conception ancienne selon laquelle le juste ordonnancement des choses facilite l’accès au beau. Les architectures équilibrées et le plaisir formel constituent une manière efficace d’entrer dans un discours. Il existe une relation intime entre le sentiment du beau et ce pouvoir accordé à l’église d’élever les âmes.</p>
<p>Cette dimension picturale est essentiel, car elle nous permet d’arracher le référent à la réalité, elle intensifie l’ambivalence du message.</p>
<p><strong>Sacré</strong></p>
<p>Le sacré n’est pas nécessairement propre au religieux. On s’en rend d’autant plus compte lorsqu’on se retrouve plongé dans cet univers. Certaines personnes sont très touchantes, d’autres dégagent une absence totale de compassion ou de poésie. On les sent plus absorbées par des enjeux de pouvoir, alors que le sacré devrait se résumer à cette capacité de s’arracher à l’immanence des choses.</p>
<p>Eliade disait qu’en voulant tuer l’église, on avait reproduit dans notre société de consommation, des schèmes qui sont basés sur le fait religieux tout en ayant perdu leur rapport sacré. Peut-on établir des liens entre l’église, Apple, les <em>botellons</em> ou des flashs mobs ? Il est toujours question de créer des rituels, car le sentiment d’appartenance à une communauté reste essentiel. Toutefois, il s’agit de rites sans sens, désacralisés, sans véritable portée collective. Ces médiations technologiques sont loin des célébrations liturgiques qui imposent une structuration des communautés dans un lieu et un espace spécifique.</p>
<p>En mettant en place des structures inspirées par le modèle religieux, certaines compagnies sont même arrivées à développer une adoration qui relève du sacré, mais qui annule toute possibilité de transcendance. L’église s’est muée en une sorte de miroir déformé qui, malgré son archaïsme, révèle de manière précise les dynamiques qui régissent le monde profane. J’espère que cet aspect se révèle en filigrane dans mon approche ? Ça serait peut-être aller trop loin.</p>
<p><strong>Silence</strong></p>
<p>L’Église catholique se présente pour ainsi dire sous les mêmes auspices qu’il y a un siècle et on sent de manière tangible ce détachement par rapport au temps dominant. J’ai essayé de me détacher autant que possible de l’ici et du maintenant, en évitant notamment d’exposer des références explicites du monde contemporain. Cette sensation est particulièrement prenante dans une société aux rythmes effrénés, où tout est contextualisé, tout est minuté. L’église nous impose cette rupture subite, cette respiration.</p>
<p>Les murs des couvents s’effritent, la relève ecclésiastique n’est pas assurée, on peut percevoir un manque d’argent, le dogme s’adapte avec difficultés aux contraintes actuelles. C’est une sensation terrible et extrêmement poétique.  Tout cela provoque une détresse sourde qui me touche beaucoup. Elle procure le sentiment d’entrer dans ce temps infini qu’est la mort.</p>
<p>Cela ouvre un espace de silence au milieu de tumulte. Lors des repas silencieux, l’absence de parole ne fait plus peur. Le silence devient très vite cet auxiliaire pour se concentrer, pour penser, pour se calmer. Tout au long du projet, j’ai nourri cette volonté de faire une photographie silencieuse&#8230; Mais c’est très difficile de photographier le silence.</p>
<p><em>Propos recueillis par Joël Vacheron et publiés dans </em><a href="http://www.idpure.ch/flip/sacre/index.html?reload">Sacré</a> (idPure, 2012)</p>
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		<title>London in 10 Keywords for Harper’s Bazaar China</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Nov 2012 22:11:56 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[editorial]]></category>

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		<description><![CDATA[London in 10 keywords for the October issue of Harper&#8217;s Bazaar China! Many thanks to Yueshu Jian for this improbable proposal.

The keywords were  British, Design, Royal Family, Gentlemen, Litterature, Media, Music, Symbols, Weather and Sport. And I should mention than despite a longlasting interest in football, I had nothing to say about Beckham&#8217;s panties  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5>London in 10 keywords for the October issue of Harper&#8217;s Bazaar China! Many thanks to Yueshu Jian for this improbable proposal.</h5>
<p><span id="more-3969"></span></p>
<p>The keywords were  British, Design, Royal Family, Gentlemen, Litterature, Media, Music, Symbols, Weather and Sport. And I should mention than despite a longlasting interest in football, I had nothing to say about Beckham&#8217;s panties <img src='http://joelvacheron.net/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Thanks to James, Harry, Mai-Thu, Chica and Laetitia for their tips.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3968" title="2012-11-17 11.50.33" src="http://joelvacheron.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/11/2012-11-17-11.50.33-300x168.jpg" alt="2012-11-17 11.50.33" width="300" height="168" /></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3970" title="HP1" src="http://joelvacheron.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/11/HP1-300x206.jpg" alt="HP1" width="300" height="206" /></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3973" title="HP2" src="http://joelvacheron.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/11/HP21-300x199.jpg" alt="HP2" width="300" height="199" /></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3974" title="HP3" src="http://joelvacheron.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/11/HP31-300x205.jpg" alt="HP3" width="300" height="205" /></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3975" title="HP4" src="http://joelvacheron.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/11/HP4-300x207.jpg" alt="HP4" width="300" height="207" /></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3976" title="HP5" src="http://joelvacheron.net/wordpress/wp-content/uploads/2012/11/HP5-300x203.jpg" alt="HP5" width="300" height="203" /></p>
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