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	<title>Le blogue de Joseph Facal</title>
	
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		<title>Une nouvelle aventure</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/une-nouvelle-aventure/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour ! Désormais, ce blogue déménage à une nouvelle adresse : http://blogues.journaldemontreal.com/facal/ C’est la poursuite de la même aventure, mais dans un autre véhicule. Je fais le pari que les habitués de ce blogue accepteront de m&#8217;y suivre et que de nouveaux adhérents se joindront à notre club de discussion. Je garderai les bonnes habitudes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour !</p>
<p>Désormais, ce blogue déménage à une nouvelle adresse : <a href="http://blogues.journaldemontreal.com/facal/">http://blogues.journaldemontreal.com/facal/</a></p>
<p>C’est la poursuite de la même aventure, mais dans un autre véhicule. Je fais le pari que les habitués de ce blogue accepteront de m&#8217;y suivre et que de nouveaux adhérents se joindront à notre club de discussion.</p>
<p>Je garderai les bonnes habitudes de ce blogue. J’y mettrai régulièrement du contenu nouveau et interviendrai avec modération dans les débats lancés par mon billet du jour.</p>
<p>Les règles de base resteront les mêmes. Vous connaissez aussi mes thèmes de prédilection.</p>
<p>Bon, je pense que c’est tout pour l’instant. Allez, venez me retrouver dans mes nouveaux quartiers.</p>
<p>À bientôt.</p>
<p>J. Facal</p>
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		<title>RIP pour le RIP</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/rip-pour-le-rip/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 12:47:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Que vaut cette idée de permettre des référendums demandés par des citoyens qui seraient parvenus à recueillir un nombre prédéterminé de signatures ? Ces référendums d’initiative populaire (RIP) existent dans de nombreux pays. Si le mécanisme est bien balisé, il permet, sur des questions très précises, un approfondissement salutaire de la démocratie. S’il est mal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que vaut cette idée de permettre des référendums demandés par des citoyens qui seraient parvenus à recueillir un nombre prédéterminé de signatures ?<span id="more-965"></span></p>
<p>Ces référendums d’initiative populaire (RIP) existent dans de nombreux pays. Si le mécanisme est bien balisé, il permet, sur des questions très précises, un approfondissement salutaire de la démocratie. S’il est mal balisé, il peut être retourné contre l’intérêt général par des groupes de pression.</p>
<p>Quand les militants péquistes caressent cette idée, c’est évidemment dans l’espoir de parvenir à déclencher un référendum sur la souveraineté. Et c’est là que ça ne marche plus.</p>
<p>J’étais ministre des Affaires intergouvernementales quand le tandem Chrétien-Dion a voulu changer les règles du jeu référendaire au Québec. J’ai étudié tous les cas d’accession à l’indépendance dans l’histoire moderne en dehors des situations de décolonisation. Je continue à m’intéresser passionnément à cette question.</p>
<p>Très nombreux, ces cas incluent notamment la Norvège (1905), l’Irlande (1938), les États issus des éclatements de l’URSS et de la Yougoslavie au début des années 90, l’Érythrée (1993), le Kosovo (2008), le Sud-Soudan (2011) et d’autres encore.</p>
<p>Chaque cas est différent, mais il n’y a aucun cas où un pays est né après que les leaders indépendantistes aient renoncé à assumer leurs responsabilités. Cela se comprend aisément quand on y pense.</p>
<p>Faire sécession est une des décisions les plus engageantes qu’un peuple peut prendre. Il faut donc qu’il ait une grande confiance dans ses leaders et que ceux-ci la justifient en étant à la hauteur de la tâche. Un leadership branlant ne suscitera jamais, au sein du peuple, la confiance, la volonté et l’opiniâtreté nécessaires pour quitter un pays et en fonder un autre.</p>
<p>Un vrai chef se met à la tête de ses troupes, montre la voie, donne le ton, comme Jacques Parizeau en 1994. Il n’attend pas que d’autres fassent le boulot à sa place. Quand le destin d’un peuple se joue, on ne met pas le contrôle des opérations entre les mains de pétitionnaires qui auront souvent plus d’enthousiasme que de jugement.  </p>
<p>Je comprends le dilemme du PQ. S’il prend le pouvoir en espérant tenir un référendum, mais sans en avoir la certitude, il doit très rapidement décider s’il priorise la gouvernance ou le référendum.</p>
<p>Selon la priorité qu’il choisit, c’est l’autre qui en souffre. Ceux qui prétendent le contraire en ressortant le vieux cliché de la marche et de la gomme à mâcher ne savent pas de quoi ils parlent.</p>
<p>La préparation du référendum de 1980 aurait pu être meilleure si autant de chantiers n’avaient pas été ouverts avant. À l’inverse, en 1995, beaucoup de décisions de gouvernance étaient reportées à l’après-référendum ou auraient dû l’être, comme les fermetures d’hôpitaux.</p>
<p>Ce dilemme se règle de deux façons. Vous promettez que vous tiendrez un référendum et vous le faites, comme en 1976 et en 1994, ou vous promettez qu’il n’y en aura pas, comme en 1981. L’électeur doit savoir, au moment de l’élection, si son vote lui achète ou pas un référendum. C’est une exigence éthique.</p>
<p>Un chef se conduit comme un chef ou il ne mérite pas de l’être.</p>
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		<title>Une triste vieillesse</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/une-triste-vieillesse/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 21:03:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Je pèserai mes mots, car beaucoup d’entre vous êtes personnellement touchés par la délicate question que je vais aborder. Les derniers chiffres dévoilés par la banque CIBC sur l’endettement des Québécois sont tout simplement hallucinants. Le tiers des ménages a atteint la limite maximale d’endettement, qui est d’avoir des dettes totales représentant 160 % du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je pèserai mes mots, car beaucoup d’entre vous êtes personnellement touchés par la délicate question que je vais aborder.<span id="more-963"></span></p>
<p>Les derniers chiffres dévoilés par la banque CIBC sur l’endettement des Québécois sont tout simplement hallucinants.</p>
<p>Le tiers des ménages a atteint la limite maximale d’endettement, qui est d’avoir des dettes totales représentant 160 % du revenu disponible. Notre endettement privé moyen est maintenant égal à celui des Américains au moment du krach immobilier de 2008.</p>
<p>Nos habitudes ont radicalement changé depuis 30 ans et pour le pire. En 1980, les gens épargnaient en moyenne 20% de leur revenu disponible. Aujourd’hui, on n’épargne plus que 5 % de celui-ci. Depuis 20 ans, les dettes de consommation, excluant l’hypothèque, ont augmenté deux fois plus que le revenu personnel direct.</p>
<p>Traditionnellement, les jeunes ménages qui se lançaient dans la vie étaient les plus endettés. Maintenant, cette spirale de l’endettement maximal est largement le fait de gens de 45 ans et plus qui devraient être en train de préparer leur retraite.</p>
<p>Ils vivent comme s’ils étaient éternels ou comme s’il n’y avait pas de lendemain. Ils se préparent des vieux jours très sombres et s’illusionnent complètement s’ils pensent que le reste de la société et les régimes publics de pensions leur viendront en aide.</p>
<p>Leur réflexe premier sera évidemment de blâmer les autres : les bas taux d’intérêt qui facilitent l’emprunt, les banques qui disent que nous sommes plus riches que nous le pensons, la publicité qui fait naître des envies supposément irrésistibles, etc.</p>
<p>Il y a du vrai là-dedans. Mais vous me voyez venir : où est passée la responsabilité individuelle ? Tout est-il toujours de la faute des autres ?</p>
<p>Où est passée la prudence de nos ancêtres, qui savaient dire non, savaient penser au lendemain, savaient se passer de gadgets inutilement coûteux, savaient que pouvoir impressionner les voisins ne dit rien sur la vraie valeur d’une personne ?</p>
<p>Ce problème a des implications plus larges qu’on ne voit pas toujours.   </p>
<p>Pourquoi est-il si difficile au Québec de prendre des décisions politiques de bon sens élémentaire, comme le retour des péages ou moduler les tarifs des garderies selon les revenus des usagers ?</p>
<p>C’est notamment parce que, pour des gens pris à la gorge par leur endettement, la moindre hausse du coût d’un service public resserre encore le nœud autour de leur cou. Ils seront donc farouchement contre.</p>
<p>Être coincé financièrement oblige à penser à court terme.  Forcément, des enjeux qui exigent de penser à long terme sembleront moins prioritaires. Réparer des écoles, défendre votre langue ou faire un pays seront des questions très abstraites quand vous voyez le postier venir déposer une enveloppe dont vous connaissez l’angoissant contenu.</p>
<p>Et c’est toute la collectivité qui s’en trouve perdante.</p>
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		<title>Remonter la pente ?</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/remonter-la-pente-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 12:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[L’accalmie au PQ le laisse tout de même en troisième place dans les intentions de vote. À quelles conditions une remontée est-elle envisageable ? Premièrement, les chicanes sur la place publique devraient idéalement cesser. Mais les bonnes résolutions à cet effet n’ont jamais été tenues. Certes, les médias traitent la moindre crise d’urticaire d’un militant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’accalmie au PQ le laisse tout de même en troisième place dans les intentions de vote. À quelles conditions une remontée est-elle envisageable ?<span id="more-960"></span></p>
<p>Premièrement, les chicanes sur la place publique devraient idéalement cesser. Mais les bonnes résolutions à cet effet n’ont jamais été tenues. Certes, les médias traitent la moindre crise d’urticaire d’un militant local comme une déclaration de Jacques Parizeau. Il reste qu’il est compréhensible que le peuple n’ait qu’une confiance limitée dans un groupe aussi désordonné.</p>
<p>Deuxièmement, il faut tourner la page sur les questions de leadership. Les militants devront accepter que Madame Marois ne tire pas son parti vers le haut. Les dernières semaines ont cependant fait ressortir ses plus grandes qualités et il n’est pas impossible qu’elle ait gagné, sinon l’affection, du moins le respect d’un plus grand nombre de gens.</p>
<p>Troisièmement, critiquer la CAQ et le PLQ ne suffira pas. Le PQ devra déterminer très précisément quelle sera l’offre politique qu’il soumettra aux Québécois.</p>
<p>Malheureusement pour lui, on ne se réinvente pas en quelques mois. Sur des enjeux cruciaux comme l’économie, l’éducation ou la santé, le PQ est largement perçu comme le défenseur de façons de faire qui sont de plus en plus sévèrement critiquées par nos concitoyens.</p>
<p>En général, les électeurs n’ont ni patience ni intérêt pour les sermons idéologiques sur la gauche et la droite. Ils voient des écoles remplies de moisissures, des élèves qui décrochent, des hôpitaux dont les délais d’attente sont inacceptables, des services publics qui ne sont plus à la hauteur des impôts exigés.</p>
<p>À tort ou à raison, le PQ est vu comme aussi responsable de cela que le PLQ. Sur ces questions, peu importe ce que le PQ proposera pour l’avenir, la confiance des gens ira probablement, par défaut, à la CAQ. Nombre de gens se disent que cette dernière ne ferait pas pire et qu’elle mérite sa chance.</p>
<p>Les seuls thèmes où le PQ est incontestablement le plus crédible et le plus digne de confiance sont la langue, l’identité et la défense des intérêts du Québec. Sur ces questions, le PLQ est couché par terre et la CAQ laisse clairement voir que ses priorités sont ailleurs.</p>
<p>Au lieu de s’éparpiller, le PQ doit miser prioritairement sur ces thèmes, les seuls où il peut marquer des points parce qu’ils sont sa marque de commerce depuis longtemps. Encore faut-il qu’il ait des positions fortes et nettement distinctes de celles des autres formations. Il doit donc cesser d’avoir peur de la critique des milieux qui resteront toujours ses ennemis irréductibles.</p>
<p>À défaut de pouvoir réaliser la souveraineté, que le PQ se rende au moins utile dans la défense de ce qui fait l’essence de la nation québécoise. S’il n’est même plus bon pour cela, alors qu’il cesse de nous emmerder avec ses psychodrames, ses rivalités mesquines et ses vaporeuses prétentions à faire de la politique autrement.</p>
<p>Un journaliste pour qui j’ai le plus grand respect m’a déjà dit que, si la souveraineté du Québec ne se réalisait pas, le PQ n’aurait que lui-même à blâmer pour son manque de maturité. Cette phrase m’a toujours hanté.</p>
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		<title>Le parachute ne s’est pas ouvert</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/le-parachute-ne-sest-pas-ouvert/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 11:36:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas qui a communiqué à la presse les allégations qui ont écarté Gilles Duceppe du jeu politique. Il y a cependant deux choses dont je suis absolument certain. La première est que cette tentative de putsch, car c’est exactement de cela qu’il s’agissait, n’allait nulle part. Dans ce genre de circonstances, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas qui a communiqué à la presse les allégations qui ont écarté Gilles Duceppe du jeu politique. Il y a cependant deux choses dont je suis absolument certain.<span id="more-957"></span></p>
<p>La première est que cette tentative de putsch, car c’est exactement de cela qu’il s’agissait, n’allait nulle part. Dans ce genre de circonstances, un appui ne vaut rien s’il ne se manifeste pas ouvertement.</p>
<p>Quand vos seuls appuis déclarés sont le SPQ, des chefs syndicaux extérieurs au parti et vos anciens collaborateurs qui veulent reprendre du service, c’est mal parti. Ultimement, c’est la loyauté ou non du caucus qui est déterminante.</p>
<p>La seconde est que, s’il est vrai que Madame Marois a commis des erreurs et affiché ses limites, les péquistes n’auraient pas fait une bonne affaire en la remplaçant par Gilles Duceppe.</p>
<p>L’ex-chef du Bloc a indéniablement de très grandes qualités. C’est un coureur de fond, un bûcheur, un travailleur discipliné et rigoureux qui maîtrise très bien ses dossiers. Il a remarquablement servi le Québec à Ottawa.</p>
<p>Piètre orateur, Gilles Duceppe ne soulève cependant pas les foules. Il est certainement passionné par la cause du Québec, mais cette passion est toute intérieure et n’est pas contagieuse. Les souverainistes ne cessent pourtant de dire qu’ils recherchent cette émotion qui pourrait servir d’étincelle.</p>
<p>Les ex-députés du Bloc qui ont évoqué l’autoritarisme de sa direction sont trop nombreux pour avoir tous tort. C’est un doux euphémisme de dire que les députés péquistes auraient vécu un choc culturel majeur. À 64 ans, Monsieur Duceppe n’avait pas non plus la moindre expérience de gouvernement. </p>
<p>Jadis, quand les proches de Jacques Parizeau orchestrèrent le putsch qui emporta Pierre-Marc Johnson,  une différence philosophique profonde opposait les deux hommes : le souverainisme résolu du premier était fort différent du nationalisme tiède du second.</p>
<p>Monsieur Duceppe, lui, avait totalement endossé la «gouvernance souverainiste» proposée par Madame Marois. S’il avait été cohérent avec lui-même, il aurait gardé le cap. Sinon, qu’aurait-il proposé d’autre ? Un référendum perdu d’avance sitôt élu ?</p>
<p>Sur les questions linguistiques et identitaires, son «interculturalisme» est identique à la philosophie du très accommodant rapport Bouchard-Taylor.</p>
<p>Bref, si  Madame Marois n’a pas modernisé le PQ comme je l’aurais souhaité, il m’est impossible de conclure que Monsieur Duceppe aurait même voulu le faire.</p>
<p>Les sondages qui montrent que le PQ ferait mieux avec Monsieur Duceppe sont probablement illusoires, car ils comparent une réalité, celle du leadership de Madame Marois, avec une situation hypothétique et idéalisée. La dernière fois que Monsieur Duceppe a affronté un électoral réel, on a vu le résultat.</p>
<p>Les problèmes du PQ dépassent la question du chef. Ils découlent du surplace du projet souverainiste et de l’incapacité à articuler un discours qui reflète les préoccupations concrètes de nos concitoyens.</p>
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		<item>
		<title>Ri-di-cu-le</title>
		<link>http://www.josephfacal.org/ri-di-cu-le/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 11:33:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette idée ridicule d’un pacte électoral entre Québec solidaire et le PQ me fait penser à ces gens coincés au trentième étage d’un immeuble en proie aux flammes et qui décident de se jeter par les fenêtres. Qu’une idée aussi saugrenue puisse être sérieusement envisagée par des gens intelligents illustre à quel point la peur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette idée ridicule d’un pacte électoral entre Québec solidaire et le PQ me fait penser à ces gens coincés au trentième étage d’un immeuble en proie aux flammes et qui décident de se jeter par les fenêtres.</p>
<p>Qu’une idée aussi saugrenue puisse être sérieusement envisagée par des gens intelligents illustre à quel point la peur de la défaite peut transformer un acteur politique en une véritable poule sans tête.</p>
<p>Imaginons un instant que, dans certaines circonscriptions, QS ne présente pas de candidats contre le PQ et appelle à voter pour ce dernier, et que le PQ fait la même chose au profit de QS dans d’autres circonscriptions.</p>
<p>Premièrement, il est naïf de penser que les clientèles respectives suivraient docilement le mot d’ordre. Je connais des tas de nationalistes pragmatiques qui voteraient pour la CAQ plutôt que de donner leur vote aux illuminés de QS.</p>
<p>Deuxièmement, on ne déplace pas des humains comme des pions sur un échiquier. Imaginez le potentiel de chicanes quand il faudra dire à un individu qu’il doit se désister au profit de son adversaire d’hier après avoir labouré une circonscription pendant des années. </p>
<p>Troisièmement, QS exigerait des concessions sur le plan des engagements électoraux pour voler au secours du PQ. Le programme de QS aurait un succès bœuf si on le lisait à voix haute dans un festival d’humour, mais il est dangereux et irresponsable si on a la moindre expérience de ce que c’est que gouverner.</p>
<p>Il prévoit notamment d’augmenter  les impôts et la place de l’État dans nos vies, de créer de nouvelles sociétés d’État, de plafonner le REER à 10 000 $ par année, et de se rapprocher des gouvernements «progressistes» d’Amérique latine (Cuba ?, Venezuela ?).</p>
<p>On y dit également «qu’aucune tenue vestimentaire ne doit empêcher l’exercice» des fonctions d’un employé de l’État, ce qui est une façon tordue de dire que l’on permettrait le port de signes religieux. Le PQ s’allierait à une formation qui contredit toutes ses prises de position récentes là-dessus.</p>
<p>Quatrièmement, en se déportant plus à gauche, le PQ donnerait encore moins envie de rentrer au bercail à tous ceux qui l’ont quitté ces dernières années, déçus de voir le peu de place accordée aux questions de prospérité économique et d’assainissement des finances publiques.</p>
<p>Cinquièmement, le radicalisme économique et social de QS, où l’on retrouve des gens qui se disent encore marxistes-léninistes en 2012, se double d’une grande tiédeur sur la question de la souveraineté. QS est tellement souverainiste que son seul député a soutenu le NPD lors des élections fédérales. La raison d’être du PQ serait encore plus diluée par cet étrange compagnonnage. </p>
<p>Sixièmement, cette alliance donnerait encore plus de poids à ceux, au sein du PQ, qui pensent déjà comme QS, notamment les zigotos du SPQ, et qui lui ont déjà fait tant de tort.</p>
<p>Certains voudront enrober cette idée stupide d’un vernis de justification noble. Ils soutiendront que cette nouvelle «patente à gosse» est une alliance «progressiste» qui servirait les intérêts du Québec. Mais ils ne tromperont personne. La panique est l’unique mère de cette sottise.</p>
<p>Que le PQ ait d’immenses problèmes, c’est l’évidence. Qu’il doive tenter quelque chose de différent pour se redresser, je veux bien. Mais ce n’est surtout pas en s’engageant dans cette voie qu’il y parviendra.</p>
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		<title>Les premières turbulences</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 13:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Juste avant Noël, je vous avais dit que le plus dur commençait pour la CAQ, dont l’avion traverse maintenant ses premières zones de turbulence. Le dernier sondage Léger Marketing montre une petite baisse de 4 points des appuis à la CAQ et laisse peut-être entrevoir une lutte à trois moins prévisible qu’on ne le croyait. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Juste avant Noël, je vous avais dit que le plus dur commençait pour la CAQ, dont l’avion traverse maintenant ses premières zones de turbulence.</p>
<p>Le dernier sondage Léger Marketing montre une petite baisse de 4 points des appuis à la CAQ et laisse peut-être entrevoir une lutte à trois moins prévisible qu’on ne le croyait. Ce n’est qu’un coup de sonde isolé, mais il est porteur d’un double enseignement.</p>
<p>Trois Québécois sur quatre, du jamais vu, disent que cela va mal. Le PLQ et le PQ peuvent difficilement incarner ce profond désir de changement. Cette tendance lourde est formidablement favorable à Monsieur Legault, qui est au bon endroit au bon moment.</p>
<p>Les appuis de la CAQ sont cependant terriblement fragiles. La moitié de ses sympathisants disent qu’ils pourraient encore changer d’avis, et 40 % d’entre eux admettent que leur vote est moins un appui à un quelconque projet identifiable qu’une protestation contre les deux partis traditionnels.</p>
<p>Ce n’est rien d’étonnant. C’est toujours par une colère assez désarticulée que commencent  les grands réalignements.</p>
<p>Ce premier fléchissement a sans doute trois principales raisons.</p>
<p>Le sondage a été effectué du 11 au 12 janvier, soit deux jours seulement après la défection de François Rebello. Les transfuges ne sont pas un phénomène nouveau et on devrait examiner chaque cas séparément.</p>
<p>Mais la volte-face de Monsieur Rebello semble avoir été beaucoup plus mal accueillie que d’autres changements d’allégeance : on y a vu infiniment plus d’opportunisme que quoi que ce soit d’autre.</p>
<p>Cet incident a peut-être accrédité la perception, qu’on est libre de partager ou pas, que la CAQ attire une quantité appréciable de «guidounes», comme l’ont durement écrit Richard Martineau et Éric Duhaime, essentiellement motivées par l’appétit de pouvoir ou le besoin de sauver leurs sièges.</p>
<p>Le refus de Monsieur Legault d’accoler la moindre étiquette à son parti risque aussi de venir renforcer cette perception qu’un mouvement qui est ce que chacun veut qu’il soit contiendra forcément beaucoup de gens dont les convictions sont ondoyantes ou inexistantes.</p>
<p>Également, à partir du moment où un François Rebello, qui se dit toujours souverainiste, et une Marlene Jennings, une ultrafédéraliste multiculturaliste qui a soutenu l’inique Loi sur la clarté de Stéphane Dion, envisagent de loger sous le même toit, il y a peut-être aussi des électeurs qui se demandent quel genre d’enfant cette étrange union pourrait produire. La nature même d’une coalition est d’être hétéroclite, mais l’élasticité a des limites. </p>
<p>Enfin, cette soif de changement vient de conduire à l’élection d’une députation néo-démocrate extraordinairement faible. Beaucoup d’électeurs regrettent déjà leur choix irréfléchi, même s’ils ne l’avoueront pas.  Certains commencent peut-être à se dire qu’il est parfois préférable de regarder la marchandise plus soigneusement avant de passer à la caisse.</p>
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		<title>La famille</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 13:17:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Un ami m’a posé une question très embêtante : si les sondages sont presque aussi mauvais pour le PLQ que pour le PQ, comment se fait-il que l’hémorragie n’a lieu que chez les péquistes ? La question part d&#8217;un constat indéniable : le parti de monsieur Legault attire en effet beaucoup de gens qui furent actifs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un ami m’a posé une question très embêtante : si les sondages sont presque aussi mauvais pour le PLQ que pour le PQ, comment se fait-il que l’hémorragie n’a lieu que chez les péquistes ?<span id="more-948"></span></p>
<p>La question part d&#8217;un constat indéniable : le parti de monsieur Legault attire en effet beaucoup de gens qui furent actifs dans les milieux fédéralistes, mais aucun député de l’actuel caucus libéral n’a encore fait défection. Aucun n’a même confié publiquement qu’il «réfléchissait à son avenir». Du côté du PQ, on se demande plutôt qui sera le prochain.</p>
<p>Cette discipline de fer du caucus libéral, que tous les chefs péquistes envient secrètement, m’a toujours fasciné. En privé, je ne doute pas que ça brasse. En public, pas un poil ne bouge ou presque.</p>
<p>Il arrive certes qu’un député libéral dise publiquement quelque chose qui dévie de la ligne. Mais dès que ça chauffe vraiment, on serre les rangs et le parti passe en premier.</p>
<p>Si le député est en profond désaccord, il ne se représente pas à l’élection suivante, ou il démissionne en invoquant sa vie privée ou le besoin de «relever de nouveaux défis». Mais il ne part pas en crachant dans la soupe et, surtout, il ne passe pas dans le camp ennemi.</p>
<p>Dans les milieux souverainistes, on aime dépeindre les libéraux comme un ramassis d’opportunistes. Pourtant, dans l’état actuel des sondages, il n’y a qu’une vingtaine de sièges garantis au PLQ. Si les députés libéraux étaient si opportunistes, ils s’inventeraient des excuses pour filer à la CAQ.</p>
<p>Cette ultra-loyauté n’est pas nouvelle. Lors de la terrible crise interne qui secoua le PLQ au moment de l’échec de Meech, il y a vingt ans, un seul député, le modeste Jean-Guy Saint-Roch, quitta le caucus. Seule une poignée de jeunes autour de Mario Dumont et de Jean Allaire claqua la porte.</p>
<p>Une partie de l’explication est qu’au PLQ, on a un culte du chef beaucoup plus fort qu’au PQ. Chez ce dernier, quand la souveraineté ou la perspective du pouvoir semble s’éloigner, le chef n’a plus de poignées pour retenir son monde.</p>
<p>Le gros de l’explication est cependant qu’au PLQ, le prix à payer si on part est plus lourd et la récompense est plus forte si on reste.</p>
<p>Dans la famille libérale, les liens sont tissés de façon très serrée. On s’entraide beaucoup. On se renvoie l’ascenseur. On n’oublie pas celui qui a des difficultés passagères. On lui trouvera quelque chose – une nomination dans l’appareil d’État, un emploi dans l’entreprise d’un ami, un contrat &#8211; pour l’aider à passer au travers. Les libéraux prennent plus soin de leur monde que les péquistes.</p>
<p>En revanche, celui qui quitte la famille libérale est brutalement renié et voit un tas de portes se fermer devant lui, et pas seulement dans le milieu politique. Il y pensera donc soigneusement et restera dans la famille.</p>
<p>Cette loyauté peut parfois verser dans un favoritisme condamnable et une servilité excessive. Mais cette solidarité des uns envers les autres n’est pas non plus sans une certaine noblesse.  Quand ça va mal, cela fait une différence. On le voit en ce moment.</p>
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		<title>Tous contre un</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 13:17:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[On n’a pas besoin d’être un génie pour deviner ce que libéraux et péquistes vont tenter pour essayer de remonter la pente. Le PLQ misera tout sur le Plan Nord. Le PQ se fera le champion de l’identité québécoise et allumera des lampions pour éviter d’autres défections. Les deux vont aussi tirer à boulets rouges [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On n’a pas besoin d’être un génie pour deviner ce que libéraux et péquistes vont tenter pour essayer de remonter la pente.<span id="more-942"></span></p>
<p>Le PLQ misera tout sur le Plan Nord. Le PQ se fera le champion de l’identité québécoise et allumera des lampions pour éviter d’autres défections. Les deux vont aussi tirer à boulets rouges sur François Legault.</p>
<p>Ce dernier a eu la partie relativement facile jusqu’ici. Son succès repose davantage sur l’impopularité du PLQ et du PQ que sur ses attraits propres.</p>
<p>Je comprends François Legault d’avoir voulu se concentrer sur un petit nombre de propositions prudentes. Mais à partir de maintenant, il sera interpellé sur tout. Il devra donc mettre plus de chair autour de l’os.</p>
<p>En se disant ni de gauche, ni de droite, ni souverainiste, ni fédéraliste, il offre une cible mouvante à ses adversaires, ce qui l’a bien servi à ce jour. Le même homme est traité de «souverainiste de gauche» par Jean Charest et de «fédéraliste de droite» par Pauline Marois.</p>
<p>Son parti est pourtant facile à classer, me semble-t-il. S’il est vrai qu’on peut être à gauche sur certains sujets et à droite sur d’autres, la trajectoire passée de ses principales figures, le rapprochement avec l’ADQ et l’accent mis sur la création de richesse et la performance accrue des services publics ne le classent certainement pas à gauche, en tout cas pas dans le sens que l’on donne traditionnellement à ces étiquettes au Québec.</p>
<p>Sur la question nationale, Monsieur Legault est encore plus facile à situer. À partir du moment où il dit espérer que le Québec devienne «un joueur qui contribue à la fédération» et admet qu’il ne se définit plus comme souverainiste, la cause est entendue.  </p>
<p>Monsieur Legault a parfaitement le droit de changer d’avis. Il se justifie cependant en disant que le peuple ne s’intéresse plus à la question nationale.</p>
<p>Ce n’est pas exact. Un récent sondage CROP-L’Actualité établissait que 70% des Québécois «veulent changer les rapports Québec-Canada», ce qui peut théoriquement se faire par le renouvellement du fédéralisme ou par la souveraineté. Seulement 15% des gens disent vouloir «ne rien changer». C’est comme ça depuis des années.</p>
<p>Qu’un sujet soit devenu moins prioritaire ne veut pas dire qu’il n’intéresse plus les gens ou qu’il ait perdu de son importance objective. Le fond de l’affaire est que les Québécois, tout en voulant des changements sur ce front, craignent une autre défaite référendaire ou un nouvel échec constitutionnel qui ferait encore reculer le Québec.</p>
<p>Nous n’aimons pas l’admettre, mais nous sommes collectivement habités par la peur de l’échec. Plutôt que de vouloir confronter le problème, on fait donc semblant qu’il n’existe plus. Comme dirait l’autre, on se met la tête dans l’autruche.    </p>
<p>***</p>
<p>Bloody !</p>
<p>Cette fois, c’était à Charlesbourg avant-hier. Un pitbull a gravement blessé deux personnes. Génétiquement conçue pour se battre jusqu’à la mort, cette race est responsable d’une part disproportionnée des attaques canines contre des humains.</p>
<p>Celui-ci s’appelait …Bloody ! Qu’est-ce qu’on attend pour interdire une fois pour toutes ces machines à tuer ? N’est-ce pas un cas évident où le droit de propriété devrait être limité ?</p>
<p>Eux aussi</p>
<p>Déplorant «l’incertitude économique», le premier ministre britannique David Cameron dit souhaiter un référendum rapide sur la souveraineté de l’Écosse, tout en s’opposant à cette éventualité.</p>
<p>«Dans les prochains jours, nous allons définir clairement le cadre légal», a-t-il ajouté. Ça vous rappelle quelque chose ?</p>
<p>Haute tension</p>
<p>L’Iran, qui fait des pieds et des mains pour se doter de la bombe atomique, menace maintenant de bloquer le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier. Ce serait franchir une «ligne rouge» et «nous y répondrions», a assuré Leon Panetta, le secrétaire américain à la Défense.</p>
<p>Tiger !</p>
<p>Quand le dictateur nord-coréen Kim Jong-Il est décédé, peu avant Noël, le régime nous a «informé» qu’en 1994, il avait, à sa première tentative à vie, réussi 11 trous d’un coup au golf,  pour un score total de 38 sur un parcours de 18 trous. Ses 17 gardes du corps ont garanti l’authenticité de l’exploit…</p>
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		<title>Notre monde en 2012</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 13:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph Facal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Montréal et Journal de Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[L’année qui s’amorce sera mouvementée sur la scène politique locale, avec le décollage du Plan Nord, un PLQ et un PQ qui tenteront de remonter la pente et, peut-être, la tenue d’élections générales. Mais trois enjeux internationaux risquent aussi de nous toucher directement. Cet automne, les Américains éliront leur prochain président. Barack Obama est très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’année qui s’amorce sera mouvementée sur la scène politique locale, avec le décollage du Plan Nord, un PLQ et un PQ qui tenteront de remonter la pente et, peut-être, la tenue d’élections générales. Mais trois enjeux internationaux risquent aussi de nous toucher directement.<span id="more-939"></span></p>
<p>Cet automne, les Américains éliront leur prochain président. Barack Obama est très vulnérable : la reprise économique n’arrive pas et une solide majorité de l’électorat pense que le pays va dans la mauvaise direction.  Son principal atout est l’incapacité des républicains à dénicher un candidat de premier plan.</p>
<p>En quoi cela nous concerne ? La sympathie des Québécois pour Obama ne devrait pas nous empêcher de voir toutes les mesures vexatoires imposées par les autorités américaines récemment, comme la fin de l’exemption de la taxe d’entrée aux USA dont jouissaient les Canadiens jusqu’ici, ou les clauses du <em>«Buy America Act»</em> qui font si mal à nos exportateurs.</p>
<p>Si le prochain président est républicain, il n’y a aucune raison de penser que ces mesures seraient levées. On peut par contre être raisonnablement certains que la politique étrangère américaine serait plus unilatérale que si l’administration est démocrate. On demandera au Canada de suivre et Stephen Harper voudra rester le meilleur ami de Washington.</p>
<p>Le second enjeu international qui nous touchera est la situation dans les pays arabes. Les islamistes pourront achever leur mainmise sur l’Égypte, à moins que l’armée ne s’y oppose. Pour les Égyptiens qui aspiraient à la liberté, c’est comme devoir choisir entre la peste et le choléra.</p>
<p>L’Égypte est non seulement le pays arabe le plus peuplé, mais c’est aussi le seul, avec la Jordanie, à avoir signé un traité de paix formel avec Israël. Les islamistes égyptiens, eux, n’entretiennent absolument aucun sentiment amical envers l’État hébreu.</p>
<p>La Syrie est en train de basculer dans la guerre civile. D’autres États de la région pourraient verser dans l’imprévisibilité totale. L’Iran continuera ses efforts pour se doter d’un arsenal nucléaire.</p>
<p>Quand les dernières troupes américaines ont quitté le sol irakien, Barack Obama a déclaré que les États-Unis laissaient derrière eux un Irak «stable, autonome et démocratique». C’était une insulte à l’intelligence. Les attentats terroristes viennent de reprendre. Les autorités irakiennes ont des pieds en argile. Là aussi, une guerre civile n’est pas à exclure.</p>
<p>C’est bien plus que le prix du pétrole qui est en cause. Quand les massacres de populations civiles interpelleront nos consciences, l’Occident sera de nouveau confronté à un terrible dilemme : intervenir ou pas ? Si oui, comment et avec quels objectifs ? Si on en vient là, on demandera forcément aux troupes canadiennes d’enfiler leurs tenues de combat.</p>
<p>Le troisième enjeu international qui nous touchera est la crise européenne. La fin de la monnaie commune est peu probable, mais ce n’est plus un scénario de science-fiction. On voit mieux aujourd’hui qu’il y avait un vice de construction fondamental dans l’édifice : on ne peut avoir une monnaie commune et des politiques économiques divergentes quand on est dix-sept dans le club.</p>
<p>Personne ne sait comment se terminera cette affaire qui pourrait faire plonger toute l’économie mondiale.</p>
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