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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10frenchfull.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" gd:etag="W/&quot;DU4EQH8zfCp7ImA9WxFaFk4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372</id><updated>2010-07-20T16:58:21.184+02:00</updated><title>Le klariscope</title><subtitle type="html" /><link rel="http://schemas.google.com/g/2005#feed" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/posts/default" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.klariscope.com/" /><link rel="next" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false&amp;orderby=published&amp;v=2" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version="7.00" uri="http://www.blogger.com">Blogger</generator><openSearch:totalResults>429</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/Klariscope" /><feedburner:info uri="klariscope" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId>Klariscope</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><feedburner:feedFlare href="http://www.newsgator.com/ngs/subscriber/subext.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FKlariscope" src="http://www.newsgator.com/images/ngsub1.gif">Subscribe with NewsGator</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.bloglines.com/sub/http://feeds.feedburner.com/Klariscope" src="http://www.bloglines.com/images/sub_modern11.gif">Subscribe with Bloglines</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FKlariscope" src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif">Subscribe with Netvibes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://fusion.google.com/add?feedurl=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FKlariscope" src="http://buttons.googlesyndication.com/fusion/add.gif">Subscribe with Google</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://www.pageflakes.com/subscribe.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FKlariscope" src="http://www.pageflakes.com/ImageFile.ashx?instanceId=Static_4&amp;fileName=ATP_blu_91x17.gif">Subscribe with Pageflakes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare href="http://add.my.yahoo.com/content?lg=fr&amp;url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2FKlariscope" src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/my/bn/intatm_fr_1.gif">Subscribe with Mon Yahoo!</feedburner:feedFlare><entry gd:etag="W/&quot;C0EDRn88eip7ImA9WxFaEEs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-7501393170816281559</id><published>2010-07-13T17:24:00.009+02:00</published><updated>2010-07-14T00:54:37.172+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-07-14T00:54:37.172+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="pleyel" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="LSO" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="grrr" /><title>Un dernier LSO avant l'été</title><content type="html">&lt;a href="http://sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=6670"&gt;16 juin 2010, 20h - Salle Pleyel&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ter_E%C3%B6tv%C3%B6s"&gt;P. Eötvös&lt;/a&gt;, direction ; M. Pollini, piano&lt;br /&gt;Johann Sebastian Bach / Anton Webern : Ricercare - Fugue pour six voix BWV 1079/5&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Helmut_Lachenmann"&gt;Helmut Friedrich Lachenmann &lt;/a&gt;: Double&lt;br /&gt;Johannes Brahms : Concerto pour piano n° 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis septembre dernier, traîne dans mon inbox le ticket électronique pour ce concert, tout en bas de la page, tenant compagnie à des messages antédiluviens auxquels je n'ai pas répondu, mais qu'un sentiment de culpabilité diffus m'empêche d'archiver. Je suis donc extrêmement soulagée de l'imprimer, enfin, mais un peu triste d'assister au dernier (ouin!) concert de la saison parisienne du LSO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je n'apprécie guère les tickets électroniques. Avec raison :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¤A l'entrée de la salle de concert, 19h40 : " Désolée Madame, le lecteur de code-barres ne fonctionne pas, pouvez-vous demander l'édition d'un ticket en bonne et due forme à l'accueil invités ?"&lt;br /&gt;¤A l'accueil invités , 19h45 (il pris d'assaut par des invités , je dois patienter) "Ce n'est pas ici, c'est au guichet places payées"&lt;br /&gt;¤Au guichet 'places payées', 19h53 (idem) : "Mais Madame, je n'ai pas besoin de vous éditer un ticket, ma collègue peut entrer manuellement le numéro qui figure sur le ticket électronique".  Cloué sur place par mon terrifiant regard de sorcière, ce jeune homme n'insiste pas et m'imprime derechef un ticket. Je me dirige enfin vers la salle de concerts, mortifiée, avec la désagréable sensation d'être le dindon de la farce. J'imagine que M. Boulez (assis au milieu du rang G) n'a pas eu ce genre de petits soucis, lui, on ne le fait galoper comme une poule sans tête dans le hall. Humpf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;J'attends le début du concert en grommelant. Soudain, je sursaute. Sur scène, les chaises ne sont pas disposés comme d'habitude. Une estrade à chef, au milieu, côté parterre. Jusque là, tout va bien. Entourée d'un rang d'une demi-douzaine de chaises. Soit, pourquoi pas. Par contre, entre le premier et deuxième rang de l'orchestre, une gigantesque zone démilitarisée de plusieurs mètres de large. En fin de compte, je ne comprends pas très bien pourquoi. Les solistes - des vents, cherchent-ils à se venger des cordes et les reléguer le plus loin possible ? Mystère. En attendant, je constate que je ne suis pas mûre pour la musique contemporaine : &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=7NFSBj6ZntA"&gt;le Ricercare&lt;/a&gt; est meilleur que du Webern pur jus, mais moins attachant que du vrai Bach. A réessayer plus tard.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TDzhTYcT_jI/AAAAAAAABiI/zzRWg3t54Ko/s1600/Lso_16juin.png"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 400px; height: 327px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TDzhTYcT_jI/AAAAAAAABiI/zzRWg3t54Ko/s400/Lso_16juin.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5493513368580128306" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La disposition des chaises est encore plus étrange pour le Double de Lachenmann. Le chef trône, seul, au beau milieu du praticable, éloigné de cinq ou six mètres des musiciens, assis sur deux rangées de chaises (la zone bleue du schéma disparaît). Quant au Double, mon oreille de béotien ne perçoit guère qu'une succession de "Crouic ! &lt;span style="font-size:78%;"&gt;Frr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;rrr&lt;/span&gt;rrr&lt;span style="font-size:130%;"&gt;rr&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;rr&lt;/span&gt; ! Tgadazouip ! Plop ! Cronch !" que définit ainsi dans la &lt;a href="http://sallepleyel.fr/pdf/note_programme/np_6670.pdf"&gt;note de programme &lt;/a&gt;: "La musique d’Helmut Lachenmann met en crise les conventions et les habitudes d’écoute avec une radicalité sans précédent. Il édifie un univers unissant son et bruit dans une conception nouvelle d’une surprenante beauté, exploitant des aspects cachés du matériau sonore. Avec Double, (...) un seul corps sonore réagissant aux mauvais traitements avec toute sa corporéité : résonance, frémissement, respiration, pression." Ne trouvez vous pas cette description délicieusement mallarméenne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus sérieusement, les sons émis par les instruments -maltraités en effet, sont d'une beauté rugueuse étrangement fascinante, mais, après une page ou deux, toutefois, je me lasse - je jette un coup d'oeil indélicat sur la partition des seconds violons : le morceau fait trois pages (un mouvement allègre mais pas trop d'une symphonie de Beethoven fait deux-trois pages, pour comparaison). La fin approche. L'espoir m'envahit. Horreur et damnation ! Les partitions s'avèrent scotchées en accordéon ! La partie de second violon ne fait pas trois pages, mais cinq ! Non ! Sept ! Heureusement, l'oeuvre s'achève sur un vigoureux Scronch! salvateur avant une éventuelle huitième page - soit l'équivalent d'une bonne symphonie, assez dodue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La direction de Péter Eötvös est néanmoins impressionnante : dans ce magma de criiiic, dzing et tigadaplouf, il a une gestuelle extrêmement précise, fluide, où chaque changement de mesure, chaque piège est indiqué sans risque de confusion. Impossible pour les pupitres de manquer leurs entrées. Le chef est manifestement dans son élément. Du coup, je m'interroge : va t'il savoir diriger du Brahms ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui et non. Personnellement, j'adorerais jouer sous sa direction : les gestes sont clairs, les entrées lipides. Le rêve. Ceci dit, je peux affirmer sans grand risque de me tromper que 95% des musiciens du LSO sont capables de jouer le concerto en dormant, yeux bandés, et pourquoi pas à l'envers, pour pimenter un peu l'exercice. Bref, je doute que le pupitre de violoncelles ait réellement besoin qu'on lui indique les entrées, surtout sur ce concerto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a trois protagonistes sur scène, nez dans le guidon, pédalant chacun dans sa direction : P. Eötvös dirige comme si le LSO était un orchestre amateur, Maurizio Pollini me semble jouer le concerto avec un certain détachement, voire un soupçon de second degré, pas déplaisant, mais en totale opposition avec l'orchestre, à fond les ballons, entraîné par son (génial) premier violon : les musiciens manquent s'envoler de joie sur les fortissimo, et jouent les parties d'orchestre avec une passion ébouriffante. Pour la part, je suis déçue par ce mélange un peu trop expérimental, mais le public ne partage pas mon opinion : les musiciens sont récompensés par une chaleureuse &lt;span style="font-style: italic;"&gt;standing ovation&lt;/span&gt;. Pendant ce temps, je me drape dans mon mécontentement et me dirige vers la station de métro, tout en me maudissant jusqu'à la cinquième génération pour avoir omis de réserver des billets pour le concert du lendemain - complet : &lt;a href="http://sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=6671"&gt;le concert des gamins&lt;/a&gt;, encadrés par des musiciens de mon LSO adoré, dirigés par mon &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/02/lso-sir-jeg.html"&gt;Sir John Eliot vénéré &lt;/a&gt;!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-7501393170816281559?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/CkT4H0gDlmQ" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/7501393170816281559/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=7501393170816281559&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7501393170816281559?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7501393170816281559?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/CkT4H0gDlmQ/un-dernier-lso-avant-lete.html" title="Un dernier LSO avant l'été" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TDzhTYcT_jI/AAAAAAAABiI/zzRWg3t54Ko/s72-c/Lso_16juin.png" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/07/un-dernier-lso-avant-lete.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;C0QESX0yeSp7ImA9WxFbE0k.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-7717452043324651752</id><published>2010-07-05T13:50:00.000+02:00</published><updated>2010-07-05T16:48:28.391+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-07-05T16:48:28.391+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="ensemble millésime" /><title>Quand les arts s'en mêlent, Auditorium Saint-Germain</title><content type="html">Mardi 29 juin - 19h30&lt;br /&gt;Auditorium Saint-Germain&lt;br /&gt;Entre autres : &lt;a href="http://camille.lc.perso.neuf.fr/"&gt;Ensemble Millésime&lt;/a&gt;, Marc Korovitch (direction), Lionel Speciale (cor)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TCxhN27GdiI/AAAAAAAABiA/xzYRrFVOI50/s1600/Millesime.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 334px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TCxhN27GdiI/AAAAAAAABiA/xzYRrFVOI50/s400/Millesime.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5488868936567387682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a quelques jours, nous étions quelques uns à recevoir un mail de mon chef d'orchestre préféré, non pas pour nous suggérer de bosser la &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/pastorale-tu-parles.html"&gt;Pastorale&lt;/a&gt;, mais pour nous suggérer d'assister à la création de l'Aigle de la Providence. Vous remarquerez l'habileté du personnage, qui s'est délicatement abstenu de nous préciser que  cette création s'inscrivait dans un programme 100% contemporain, à l'indice de Boulez dangereusement élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept de la soirée est particulièrement astucieux : pratiquement tous les compositeurs des pièces jouées sont vivants, la plupart sont même dans le public. Quant aux musiciens, beaucoup sont de (très bons) amateurs, encore au conservatoire, certains sont toutefois des proto-pros, ou de très jeunes pros. C'est l'occasion rêvée pour découvrir de nouvelles têtes - un peu avant tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vie et présents, quelques compositeurs disent quelques mots à propos de leur œuvre. Dans certains cas, c'est extrêmement intéressant et enrichit l'écoute de l'œuvre ; mais d'autres compositeurs, c'est réellement dommage, ne résistent pas à l'appel du pipeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai particulièrement aimé le poème mis en musique par &lt;a href="http://tatianacatanzaro.art.br/Frances/Biographie.html"&gt;Tatiana Catanzaro&lt;/a&gt;, pour un trio soprano, flûte et violoncelle, en particulier pour l'utilisation à la fois forte et saugrenue de la voix chantée, ainsi que la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Disco Toccata&lt;/span&gt; de &lt;a href="http://www.guillaumeconnesson.com/"&gt;Guillaume Connesson&lt;/a&gt; pour violoncelle et clarinette, délicieusement guillerette et inventive. Et franchement, qui peut résister à l'association de deux instruments au son aussi chaleureux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous étions là (en formation trio, d'ailleurs : un pianiste, un altiste, une violoniste) pour acclamer le chef d'orchestre préféré des Concerts Gais, évidemment, avec son ensemble &lt;a href="http://camille.lc.perso.neuf.fr/"&gt;Millésime&lt;/a&gt;. Ensemble peu orthodoxe, certes, puisque ce n'est ni une raisonnable formation Mozart, ni une pléthorique formation Mahler, mais une formation Stravinsky. Plus précisément, une&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Histoire_du_soldat_%28Stravinski%29"&gt; formation Histoire du Soldat&lt;/a&gt;. Un jour, j'avais demandé naïvement pourquoi Stravinsky avait choisi ces instruments en particulier : je m'attendais à de grandes théories d'orchestration, et non pas à cette réponse laconique 'Stravinsky était radin comme un écossais'.&lt;br /&gt;En attendant, l'association violon-clarinette-basson-trompette-trombone-contrebasse-percussions sonne excellemment bien. Ce qui ne gâche rien, A. Girard est un orchestrateur doué et semble exploiter à merveille les sonorités des instruments à disposition : il n'a toutefois pas pu résister au plaisir d'ajouter un corniste, il a bien raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce est en six mouvements (si je me souviens bien), et, nous explique le compositeur, joue sur l'opposition entre un aigle de la providence atemporel, détaché et le tohu-bohu du quotidien. De fait, certains passages me font penser à Gerschwin, et je m'attends plus ou moins consciemment à entendre l'un ou l'autre des instruments klaxonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je savoure le plaisir de pouvoir écouter ces très talentueux musiciens avant qu'ils ne deviennent connus : je me sens privilégiée comme si j'avais pu écouter Bob Dylan (en vrai) en 1960.. Mais il faut se rendre à l'évidence : après deux heures de musique contemporaine, je sature un tantinet : il est temps de chercher où grignoter et se désaltérer (ou superviser l'avancement du match du soir pour d'autres).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-7717452043324651752?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/dIjt8lbGofc" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/7717452043324651752/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=7717452043324651752&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7717452043324651752?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7717452043324651752?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/dIjt8lbGofc/quand-les-arts-sen-melent-auditorium.html" title="Quand les arts s'en mêlent, Auditorium Saint-Germain" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TCxhN27GdiI/AAAAAAAABiA/xzYRrFVOI50/s72-c/Millesime.JPG" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/07/quand-les-arts-sen-melent-auditorium.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CkINQX8yeyp7ImA9WxFUGU4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-7552536558969572442</id><published>2010-06-30T21:00:00.009+02:00</published><updated>2010-06-30T22:43:10.193+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-30T22:43:10.193+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="inde" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Chaurasia à Branly //  Je raconte ma vie.</title><content type="html">Musée du Quai Branly, dimanche 6 juin 2010, 17 h&lt;br /&gt;Hariprasad Chaurasia, bansuri accompagné de Rakesh Chaurasia &amp;amp; Henri Tournier, bansuri&lt;br /&gt;+ &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabl%C3%A2"&gt;tabla &lt;/a&gt;&amp;amp; &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pakhavaj"&gt;pakhawaj&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TCuj-OL-uXI/AAAAAAAABhw/A3yeBjenH5I/s1600/bansuri.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 266px; height: 163px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TCuj-OL-uXI/AAAAAAAABhw/A3yeBjenH5I/s400/bansuri.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5488660860236642674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je dois à &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hariprasad_Chaurasia"&gt;Hariprasad Chaurasia&lt;/a&gt; d'être revenue d'Inde avec quelques flûtes ou &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bansuri"&gt;bansuri &lt;/a&gt;dans mes valises: après tout, elles ne coûtaient guère que 100 ou 200 roupies, et ces flûtes ont un son beaucoup plus rond, plus chaleureux, que les flûtes en métal. Si les instruments en métal sonnaient mieux que les instruments en bois, il y a longtemps d'aileurs que l'on auraient industrialisé la production de violons en acier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première étape, se procurer un instrument : mission accomplie dans un petit commerce près de la station &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dadar"&gt;Dadar&lt;/a&gt;. Après enquête, j'avais identifié un professeur de flûte dans les environs, un peu plus au Nord. Je me rappelle bien plus des jus de pommes que j'achetais à un jus-de-pomme-wallah avant les cours que de mes leçons : un truc délicieux, entre le smoothie et la "kompot" russe. En tout cas, avec beaucoup de patience, mon prof m'avait exceptionnellement autorisé à prendre des notes pendant ses cours, et souriait avec commisération alors que je lui massacrais une version simplifiée de &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=_xzJdo2o55w"&gt;Hanswadhani &lt;/a&gt;(ou Hansdhwani, l'orthographe n'est pas figée)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines de mes connaissances indiennes s'étaient persuadées (à force de me voir fréquenter assidûment les salles de concert du coin, je suppose) que j'étudiais avec Hariprasad 'Hari-ji' Chaurasia. Ainsi j'ai du en détromper plus d'un :" non, non, je n'étudie pas avec Hari-ji". Toujours est-il que j'ai une affection particulière pour ce vieux monsieur, que je n'ai jamais rencontré, mais auprès de qui j'aurais étudié dans une vie parallèle, apparemment. Ceci dit, que l'on croie que je sois l'élève de Chaurasia, c'est un immense compliment, je trouve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, il me paraît criminel de manquer un de ses concerts. Bien que je n'aie pas réussi à mettre le bout du nez dehors pour sa master-class de la veille, c'est avec émotion que je m'approche du musée Branly. Je salue l'instinct marketing de &lt;a href="http://www.chant-indien.fr/"&gt;Flo Comment-Naik, professeur de chant hindoustani&lt;/a&gt;, qui distribue ou fait distribuer, des flyers à l'entrée du jardin du musée. Je grogne quelques instants contre la note de programme, grandiloquente et vague "musique sacrée &amp;amp; bambou céleste" et puis quoi encore ??&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques ralouilleries plus tard, le concert commence, par un raga dont je ne suis pas sûre d'avoir saisi le nom. &lt;a href="http://djac.baweur.over-blog.com/article-23634854.html"&gt;Djac&lt;/a&gt;, de son côté, s'amuse à identifier les cycles rythmiques ("oh! du teental ! euh... un cycle à 10 temps. 11 et demie peut-être. humpf. pas tout compris"). Plus tard, Chaurasia s'amuse à nous faire deviner le Raga qu'il s'apprête à jouer "vous allez tous le reconnaître, sisi, c'est très connu !" glousse-t'il. En tout cas, il s'agit de Haswadhani,  raga que je crois, il affectionne particulièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hariprasad Chaurasia, qui fête ses 72 ans demain, est un immensissime musicien. Mais, l'âge venant, sa maîtrise du souffle s'érode un peu: quelques frottements et crachouillis se laissent entendre, certes, mais il reste un sens du phrasé, une musicalité ! Mes aïeux ! Chaque note est parfaitement à sa place, chaque phrase est énoncée avec une justesse, un phrasé, qui me laissent pantois. Malgré leur son nettement supérieur, ni Rakesh Chaurasia ni Henri Tournier ne me paraissent posséder à ce point ces qualités de musicien.  Pour l'anecdote, à un moment, ils reprendront une phrase jouée par Chaurasia en ... tierces parallèles ! Je n'ai pas l'habitude d'entendre des accords en musique indienne, j'en suis toute chose. Brrr, c'est extrêmement dépaysant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la sortie du concert (comme chaque année à la même époque), je me dis qu'il faut absolument que je 'inscrive aux &lt;a href="http://www.citedelamusique.fr/francais/evenement.aspx?id=11134"&gt;cours de tabla dispensés à la Cité de la Musique&lt;/a&gt;. Depuis le temps que j'en parle..&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire aussi : &lt;a href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/06/04/les-verites-immuables-de-chaurasia-le-maitre-de-la-flute-indienne_1367803_3246.html"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://sarod.free.fr/?p=2187"&gt;Débloque-Notes&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://metreya.blog.lemonde.fr/2010/06/06/musique-indienne-chaurasia-le-maitre-du-vent/"&gt;Bisogna Morire&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-7552536558969572442?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/oojwGn_b0UA" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/7552536558969572442/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=7552536558969572442&amp;isPopup=true" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7552536558969572442?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7552536558969572442?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/oojwGn_b0UA/chaurasia-branly-je-raconte-ma-vie.html" title="Chaurasia à Branly //  Je raconte ma vie." /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TCuj-OL-uXI/AAAAAAAABhw/A3yeBjenH5I/s72-c/bansuri.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/06/chaurasia-branly-je-raconte-ma-vie.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUMMSH8-eSp7ImA9WxFUFEU.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-2038965301759509369</id><published>2010-06-24T23:35:00.014+02:00</published><updated>2010-06-25T19:38:09.151+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-25T19:38:09.151+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="MC93" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="opéra" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Mirandolina à la MC93</title><content type="html">Jeudi 24 juin 2010 - MC93 Bobigny&lt;br /&gt;Mirandolina, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bohuslav_Martin%C5%AF"&gt;Martinu&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solistes de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris : &lt;a href="http://olivia.doray.free.fr/bio.html"&gt;Olivia Doray&lt;/a&gt; (Mirandolina), &lt;a href="http://www.alexandreduhamel.book.fr/"&gt;Alexandre Duhamel&lt;/a&gt; (le Chevalier misogyne), &lt;a href="http://www.vincent-delhoume.fr/"&gt;Vincent Delhoume&lt;/a&gt; (le comte), &lt;a href="http://www.arop-opera.com/en/Commun/AtelierLyrique_DamienPass.asp?From=Particuliers"&gt;Damien Pass&lt;/a&gt; (le marquis de Forlimpopoli), &lt;a href="http://www.opera-bastide.com/stanislas-de-barbeyrac.php"&gt;Stanislas de Barbeyrac &lt;/a&gt;(le gentil Fabrizio), &lt;a href="http://www.carolgarcia.es/files/Biographie.pdf"&gt;Carol Garcia&lt;/a&gt; (Ortensia), &lt;a href="http://www.opera-bastide.com/aude-extremo.php"&gt;Aude Extremo&lt;/a&gt; (Deianira) et &lt;a href="http://www.arop-opera.com/en/commun/AtelierLyrique_Manuel-Nunez-Camelino.asp?From=particuliers"&gt;Manuel Nunez Camelin&lt;/a&gt; ( le malicieux larbin du chevalier).&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.ostinato.fr/"&gt;Atelier-Orchestre Ostinato&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(je ne mentionne pas le reste de l'équipe, la chroniquette est suffisamment longue comme ça)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;C'est la toute première fois que je viens à la MC93 : comme beaucoup de parisiens, même d'adoption, je souffre du syndrome je-ne-passerai-pas-le-périph. Et c'est dommage : la MC93 est agréablement située sur une place ombragée, d'appétissantes effluves émanant du bar-restaurant traversent le hall jusque la mini-librairie. Le staff me paraît plus détendu et souriant que dans les salles que je fréquente d'ordinaire. Le café, moins onéreux (1€10) - et excellent. La salle, plus intimiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais venue avec des a priori positifs, et j'en ressors deux heures plus tard enchantée, ayant passé un excellent moment. De manière générale, je n'ai pas eu l'impression de simplement écouter de la musique, mais vraiment d'assister à un spectacle complet, aussi divertissant et captivant qu'un roman de cape et d'épée ou qu'un blockbuster (bien fait). Il faut souligner que le matériau de base est succulent - je veux lire la pièce dare-dare, les chanteurs s'en donnent à cœur joie, leur enthousiasme est communicatif, et les décors et costumes ne sont pas en reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pièce est enthousiasmante : Goldoni connaissait son métier, et Martinu a très bien su exploiter son matériau de base. Pour faire simple, Mirandolina (charmeuse et très contente de l'être) prend un malin plaisir à rendre chèvre son entourage masculin, dont son employé, le sympathique Fabrizio, et les clients de son auberge : le désargenté et touchant Marquis de Pomdapi, un riche comte, et le Cavaliere, qui ne parvient pas à m'être antipathique malgré sa misogynie, alors qu'il affirme à qui veut l'entendre que les femmes ne sont que des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;'infirmità insupportabile' &lt;/span&gt;(aïe). Ceci dit, le traitement que lui réserve Mirandolina lui donne raison.&lt;br /&gt;A l'opéra, il m'arrive assez souvent d'avoir l'impression que le texte n'est guère qu'un prétexte oiseux pour faire chanter à la soprano de service de longs et volubiles arias, ce n'est absolument pas le cas ici : l'intrigue avance, hop hop hop, inutile de s'attarder un quart d'heure sur un détail de l'intrigue, ou sur une demi-phrase. Le texte est pétillant et drôle ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;je te porterais de l'eau avec les oreilles&lt;/span&gt;" assure Fabrizio). Mon attention est complètement happée, je suis presque déçue quand les spectateurs sont lâchés à l'entracte, j'ai terriblement hâte de connaître la suite et découvrir comment cette chipie de Mirandolina va se dépêtrer des ennuis dans lesquels elle s'est fourrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique, le jeu des acteurs, les costumes sont complètement au service de l'histoire, les costumes, par des détails bien choisis soulignent sans emphase, mais efficacement, les particularités des caractères : le pyjama et les pantoufles du marquis de Perlimpipino sont ternes et élimées, au contraire des vêtements du comte - qui ne manque de rien. L'arrivisme de l'une des roturières cherchant à passer pour une grande dame est soulignée par de surprenantes mais magnifiques bottines roses à brides (je veux les mêmes !). Quand au valet, il ne chante que très peu, se rattrape par des mimiques un peu chapliniennes qui font bien rire le public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de surcharge en ce qui concerne les décors : une porte de service avec hublots côté jardin, une porte-tambour d'hôtel côté cour. Il serait certes plus simple de passer à coté de ces portes (puisqu'il n'y a pas de mur de part et d'autre desdites portes), mais les chanteurs empruntent héroïquement ces portes, ce qui donnera lieu à quelques gags (le pauvre valet coincé dans la porte-tambour avec ses valises), y compris quand ils ont les bras chargés de mobilier, de vaisselle, de soupe, de divers éléments de décor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait de devoir manger, boire, boxer, pousser des transats ou servir des bières / kir /verres de vin rend le spectacle vivant, mais ne semble pas empêcher les chanteurs de chanter leur rôle. Leurs voix sont plus magnifiques les unes que les autres, et singulièrement bien adaptées aux personnages joués. Pas d'affectation, pas de cabotinage, l'opéra est chanté et joué avec  une spontanéité, un naturel rare. Ayant un faible pour les voix graves, j'ai été particulièrement émue par le baryton chaud et très légèrement rocailleux -juste ce qu'il faut - d'Alexandre Duhamel (le chevalier), le baryton-basse de Damien Pass (le marquis débonnaire sans-le-sou), ainsi que par la merveilleuse voix d'Aude Extremo, dont j'ai regretté la concision du rôle. Soit dit en passant, Stanislas de Barbeyrac (Fabrizio) a une voix à chanter des &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=IkhoWR_5gac"&gt;Dalla sua Pace&lt;/a&gt; à retourner l'estomac. Olivia Doray a une voix merveilleuse et assure un rôle costaud sans faillir, sauf les récitatifs, qui contrastent avec ceux des ses collègues, plein de naturel et d'aisance. Un petit souci d'accent tonique, peut-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique de Martinu est de celles qui détraqueraient le célèbre &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/archives/2009/10/26/15579879.html"&gt;cher-et-tendro-mètre&lt;/a&gt; de Zvezdo, autrement dit, elle a un indice de Boulez à peu près égal à zéro*. Néoclassique, certes, proprement orchestrée (pas d'instruments barbares aperçus dans la fosse), elle évolue organiquement pour mieux souligner les moment cruciaux de l'intrigue ou les émotions des personnages, sans jamais tomber dans le caricatural ou le facile (pas de zim-boum-boum bayadérisants).&lt;br /&gt;A force de me rincer les oreilles avec de généreuses doses de &lt;a href="http://www.klariscope.com/search/label/LSO"&gt;LSO &lt;/a&gt;et d'&lt;a href="http://www.klariscope.com/search/label/orchestre%20de%20paris"&gt;Orchestre de Paris&lt;/a&gt;, je suis entre temps devenue un peu difficile : de ce que j'entends de la fosse, le niveau individuel des musiciens est très bon, par contre l'orchestre dans son ensemble manque un tantinet d'homogénéité (quelques aigus un peu criards) et souffre de petits soucis de mise en place et d'équilibre. Pas assez de répétitions, peut-être? La partition de Martinu renferme peut-être plus d'embûches qu'il n'y paraît depuis mon fauteuil ? Mystère et boule de gomme. Ceci dit, ce type de structure professionnalisante est archi-intéressant, et si l'existence d'orchestre comme celui-ci peut contribuer à développer les productions d'opéras à tarif accessible, je n'ai qu'un mot à dire : youpi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon métro du retour, je me demande pourquoi un opéra aussi divertissant, fin et économique (peu de changements de décors, 7 chanteurs, orchestre raisonnable) n'est créé en France que 50 ans après son écriture. Y'a vraiment des choses qui m'échappent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, filez le voir fissa. (rappel : &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/06/mirandolina-creation-francaise-tarif.html"&gt;tarif réduit à 15€ pour les lecteurs du klariscope&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* L'indice de Boulez mesure la non-écoutabilité d'une oeuvre : Flûte Enchantée : 0/10, la plupart des compositeurs ircamiens : entre 9 et 10 /10. C'est complètement subjectif, je sais. M'en fous.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-2038965301759509369?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/34R24OZ5aZ8" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/2038965301759509369/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=2038965301759509369&amp;isPopup=true" title="4 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2038965301759509369?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2038965301759509369?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/34R24OZ5aZ8/mirandolina-la-mc93.html" title="Mirandolina à la MC93" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>4</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/06/mirandolina-la-mc93.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUcCRXwyfyp7ImA9WxFVEUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-2379657295013687814</id><published>2010-06-10T11:26:00.002+02:00</published><updated>2010-06-10T12:51:04.297+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-10T12:51:04.297+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="concerts gais" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="gentil prof" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="blablabla" /><title>Quelques premières fois</title><content type="html">Cette année, pratiquement tous mes week-ends ont une thématique musicale. Certains sont remplis à craquer de &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/01/week-end-musical.html"&gt;mémorables &lt;/a&gt;moments &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/un-petit-week-end-de-mai.html"&gt;musicaux&lt;/a&gt;, d'autres se sont avérés d'authentiques ratages : comme celui où je suis restée à la maison avec pour toute compagnie de violents maux de tête, ratant ainsi l'intégrale des morceaux de violon les plus injouables interprétés par Gentil-Prof, ainsi qu'un Menu Plaisir mémorable dans une maison avec jardinet et puits - très pratique pour y jeter des piccolos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le week-end dernier, le fil conducteur a été '&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Première Fois&lt;/span&gt;'. Une première fois laisse toujours un souvenir impérissable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jouer du crin-crin dans un château idyllique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La formation 'musique de chambre' des Concerts Gais avait été réquisitionnée pour accompagner un pique-nique bio en banlieue parisienne. Après avoir déjoué les embûches du Transilien (comment peut-on honnêtement prétendre se repérer à Gare du Nord?!), nous sommes arrivés dans un petit coin de verdure paradisiaque autour d'un petit château délicieusement bordélique et chaleureux : des pianos à porte-chandelles dans les couloirs ! Nous avons été nourris, rafraîchis, dorlotés, applaudis, re-nourris (oooooh, cette anchoïade), en contrepartie de quoi nous avons joué un extrait d'un Brandebourgeois, du Mozart aux chandelles, et du Vivaldi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mon premier concert-déchiffrage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ceci représente un véritable rite de passage dans la vie d'un musicien amateur, je pense : jouer une œuvre en concert sans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;jamais &lt;/span&gt;l'avoir regardée.  Je me rappelle encore le premier contrôle d'histoire où je suis arrivée les mains fermement enfoncées dans les poches. Ce jour-là, j'ai ré-écrit la célèbre bataille Napoléon-Bismarck, et ses conséquences terribles sur les relations franco-allemandes au XXè siècle. Ce jour-là, pas de risques inutiles : il s'agit de concert-déchiffrer un petit Vivaldi, pas trop de dièses, de bémols, pas de galopades à la main gauche, pas de risques inutiles, et un co-pupitre solide (ouf). Mais quand même, l'irrésistible plaisir d'avoir bravé un interdit et pris quelques risques. Wouh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Répétition de musique contemporaine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Djac et moi sommes réquisitionnés pour accompagner des petits apprentis-guitaristes sur &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=1qxSwJC3Ly0"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dust in the Wind&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de Kansas. Astucieusement, j'assigne à &lt;a href="http://djac.baweur.over-blog.com/"&gt;Djac &lt;/a&gt;la partie de violon (plus fournie), et me garde la partie d'alto, plus facile. La première répétition a lieu samedi matin, et bingo! Djac n'est pas disponible. Au bord de la panique (on va m'entendre ! je n'ai pas de co-pupitre! Y'a des doubles-croches! des trucs à contre-temps!), je songe sérieusement à faire faux bond, sans réussir à trouver d'excuses suffisamment convaincantes pour manquer cette répétition.&lt;br /&gt;Quel choc culturel !&lt;br /&gt;" On reprend à &lt;a href="http://www.guitweb.com/page6/majeur2.php"&gt;SUS4&lt;/a&gt;!" dit le guitareux.&lt;br /&gt;" euh? " répond le violoneux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" On reprend xxx mesures après le petit encadré "PONT"?" suggère le violoneux&lt;br /&gt;" On reprend après deux tours de pont", traduit le guitareux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, je jouais un morceau postérieur à 1925 &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ET&lt;/span&gt; sans le support d'un co-pupitre au son suffisamment ample pour me couvrir pour la toute première fois. Brrr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En contrepartie, le concert de l'&lt;a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=6477"&gt;orchestre Colonne de mardi dernier&lt;/a&gt; est complet (arg! c'est la première fois que je n'arrive pas à avoir de place. Tant mieux pour eux, certes, mais j'aurais bien aimé y assister, il paraît que c'était super). Et vendredi soir, j'aurais dû écouter &lt;a href="http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=6655"&gt;un concert dirigé par Claudio Abbado&lt;/a&gt; : concert annulé. Tout se paie, tout se paie..&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-2379657295013687814?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=Dl4R3cRDuA0:BBBo8HefkT0:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=Dl4R3cRDuA0:BBBo8HefkT0:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/Dl4R3cRDuA0" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/2379657295013687814/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=2379657295013687814&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2379657295013687814?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2379657295013687814?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/Dl4R3cRDuA0/quelques-premieres-fois.html" title="Quelques premières fois" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/06/quelques-premieres-fois.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0ANSHczeyp7ImA9WxFWFkg.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-8588858319575739668</id><published>2010-06-04T14:40:00.010+02:00</published><updated>2010-06-04T15:56:39.983+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-04T15:56:39.983+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="suggestions" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="opéra comique" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="MC93" /><title>Mirandolina ! (Création française ! Tarif très très réduit  !)</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TAj_mVSRZII/AAAAAAAABho/KE42_-OB0qc/s1600/mirandolina_mc93.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 280px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TAj_mVSRZII/AAAAAAAABho/KE42_-OB0qc/s400/mirandolina_mc93.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5478909980710102146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un opéra, donné pour la toute première fois en France, à un tarif accessible, sans qu'il y ait besoin de réserver 15 mois à l'avance. J'oubliais : une distribution de qualité, accompagné par un orchestre des plus intéressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nope, ce n'est pas un canular. Parlons peu, parlons bien:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;QUI, QUOI :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mirandolina &lt;/span&gt;de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bohuslav_Martin%C5%AF"&gt;Martinů&lt;/a&gt;.(&lt;a href="http://www.mc93.com/public/artistik/saison/18_mirando/index.htm"&gt;le synopsys est délicieux et marivaldien à souhait&lt;/a&gt;) par l'&lt;a href="http://www.operadeparis.fr/cns11/live/onp/L_Opera/l_Atelier_Lyrique/index.php?lang=fr"&gt;Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris&lt;/a&gt;, avec l'&lt;a href="http://www.ostinato.fr/"&gt;Orchestre-Atelier OstinatO&lt;/a&gt;. Martinů est à la mode ce printemps ; personnellement, je ne m'en plains pas car le peu que je connais est splendide. Quant à l'Orchestre-Atelier OstinatO, je ne peux qu'en dire le plus grand bien - mais &lt;a href="http://www.journal-laterrasse.fr/focus_desc.php?men=5&amp;amp;code=ostinato_154&amp;amp;numero=154"&gt;d'autres le font bien mieux que moi&lt;/a&gt; (une sorte de Concerts Gais pour jeunes pros, en somme). De jeunes chanteurs, accompagnés par de jeunes musiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;OU :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;à la MC93 de Bobigny (sur la ligne 5, à un jet de pierre de Paris), cf. &lt;a href="http://www.mc93.com/public/infos/acces/index.htm"&gt;plan&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;QUAND :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;les 24, 26, 28 et 30 juin 2010 à 20h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;COMBIEN :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, adressons tous en chœur un grand merci à l'énergique équipe de communication de la MC93, qui vous propose un tarif &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;réduit &lt;/span&gt;pour Mirandolina : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;15&lt;/span&gt;€ au lieu de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;25&lt;/span&gt;€ (!!!), l'équivalent d'une place pour Avatar et un Coca-light.  Pour cela, il suffit d'appeler la MC 93 &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;( 01 41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h ) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;et de signaler que vous bénéficiez du tarif réduit en tant que lecteur du klariscope, puis de vous munir d'un justif pour retirer vos places.*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;POURQUOI :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- parce que ce sont de jeunes professionnels qui ont monté ce spectacle (non pas des routards blasés avec 612 Traviata-s dans les pattes),&lt;br /&gt;- parce qu'on ne sait pas quand sera donnée la prochaine Mirandolina à Paris. Et quand elle le sera, ce ne sera pas à Bobigny, mais à Bastille, peut-être, il faudra réserver un an à l'avance et multiplier par 5 ou 8 le tarif. Ou travailler dans une entreprise où le CE est dynamique - et mélomane.&lt;br /&gt;- Martinu, c'est &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/martinu-schnittke-beethoven-pleyel.html"&gt;bien&lt;/a&gt;. &lt;a href="http://palpatine42.free.fr/blog/post/2010/06/04/ca-manquait-juste-de-Lola"&gt;Très bien&lt;/a&gt;. &lt;a href="http://wanderer.blog.lemonde.fr/2009/12/13/mariss-jansons-dirige-smetana-martinu-brahms-a-londres-12-decembre-2009/#xtor=RSS-32280322"&gt;Très très bien&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Goldoni"&gt;Goldoni &lt;/a&gt;aussi.&lt;br /&gt;- parce que c'est bientôt l'été (i.e. la fermeture de nos salles de concerts préférés), et qu'il faut faire le plein de concerts avant la traversée du désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;MAIS ENCORE :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- le &lt;a href="http://www.divshare.com/download/11588379-c73"&gt;pdf à télécharger qui explique tout&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.mc93.com/public/artistik/saison/18_mirando/index.htm"&gt;tout sur Mirandolina&lt;/a&gt; sur le site de la MC93.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* on propose d'imprimer ce &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/06/mirandolina-creation-francaise-tarif.html"&gt;billet&lt;/a&gt;, qui fera ainsi office de justif'. Faites donc, mais n'oubliez pas de préciser à votre imprimante de n'imprimer qu'une page ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-8588858319575739668?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=hUZa8230g8Q:I7XEPm0hlCE:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=hUZa8230g8Q:I7XEPm0hlCE:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/hUZa8230g8Q" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/8588858319575739668/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=8588858319575739668&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/8588858319575739668?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/8588858319575739668?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/hUZa8230g8Q/mirandolina-creation-francaise-tarif.html" title="Mirandolina ! (Création française ! Tarif très très réduit  !)" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/TAj_mVSRZII/AAAAAAAABho/KE42_-OB0qc/s72-c/mirandolina_mc93.JPG" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/06/mirandolina-creation-francaise-tarif.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CkAARHg_eyp7ImA9WxFWFE8.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-2735561619383349003</id><published>2010-06-01T21:16:00.004+02:00</published><updated>2010-06-01T21:32:25.643+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-01T21:32:25.643+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="blablabla" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="grrr" /><title>Deux personnes qui écrivent tellement mieux</title><content type="html">Il y a quelques mois, j'ai ébauché une &lt;a href="http://www.klariscope.com/2009/10/pourquoi-le-lso-est-non-seulement-le.html"&gt;mini-râlouillerie&lt;/a&gt; contre le Modèle Standard de la Biographie de Musicien. Depuis, &lt;a href="http://jeremydenk.net/"&gt;Jeremy Denk&lt;/a&gt; a écrit une &lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/2010/05/25/jetlagged-manifesto/"&gt;note brillantissime&lt;/a&gt;, qui décortique le pourquoi du comment de la médiocrité du &lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/2010/05/25/jetlagged-manifesto/"&gt;Modèle Standard de la Note de Programme&lt;/a&gt;. Drôle, pertinent et divinement bien écrit (mais quand revient-il à Paris?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, je voulais écrire un peu à propos de &lt;a href="http://www.senat.fr/leg/ppl09-423.html"&gt;ceci &lt;/a&gt;et de &lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000801164&amp;amp;dateTexte="&gt;cela&lt;/a&gt;, mais Maître Eolas vous épargne les affres ce &lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/05/24/Haut-les-masques"&gt;jeu de l'oie juridique ici&lt;/a&gt;. Pour faire court, mon blog est n'est que passablement anonyme, mais il est important pour moi que mon nom complet n'y figure pas. J'aurais l'air de quoi, si mes collègues pouvaient trouver ce blog, hein ? D'autant plus que certains d'entre eux pensent que '&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.klariscope.com/2009/10/un-peu-de-cochonneries-sur-le.html"&gt;mettre des coups d'archet&lt;/a&gt;'&lt;/span&gt; est une pratique sexuelle déviante ? Je tiens à ma réputation ! (&lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100529.OBS4670/anonymat-des-blogueurs-quand-le-senateur-cachait-son-identite.html"&gt;oups, au fait&lt;/a&gt;)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-2735561619383349003?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/fjdpNJW7T_k" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/2735561619383349003/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=2735561619383349003&amp;isPopup=true" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2735561619383349003?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2735561619383349003?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/fjdpNJW7T_k/deux-personnes-qui-ecrivent-tellement.html" title="Deux personnes qui écrivent tellement mieux" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/06/deux-personnes-qui-ecrivent-tellement.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUIDQn8yeSp7ImA9WxFWFUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-4194598707217891909</id><published>2010-05-21T17:14:00.006+02:00</published><updated>2010-06-03T13:12:53.191+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-03T13:12:53.191+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chambre philharmonique" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cité de la musique" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Chambre Philharmonique &amp; D. Guerrier - Cité de la Musique</title><content type="html">La Chambre Philharmonique, Emmanuel Krivine (direction), D. Guerrier (cor)&lt;br /&gt;Cite de la Musique - jeudi 20 mai - 20h&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carl Maria von Weber, Ouverture du Freischütz&lt;br /&gt;Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour cor n° 4&lt;br /&gt;Ludwig van Beethoven, Symphonie n° 6 "Pastorale" (oui, &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/pastorale-tu-parles.html"&gt;celle-ci!&lt;/a&gt;)*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais voir pour la toute première fois la Chambre Philharmonique qui, dit-on, fonctionne selon un 'système &lt;a href="http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/arts-spectacles/086192/combien-gagnent-les-musiciens.html"&gt;démocratique quasi chinois'&lt;/a&gt; (ce n'est pas moi qui le dit), un peu comme ces &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/archives/2010/03/10/17183472.html"&gt;loustics-ci&lt;/a&gt;, je suppose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réjouis de revoir, de réécouter plutôt, des têtes connues : chez les premiers violons en particulier, &lt;a href="http://www.sofronitsky.com/fr/projets/laszlo-paulik.html"&gt;L. Paulik&lt;/a&gt;, l'excellent premier violon solo d'&lt;a href="http://www.orfeo.hu/"&gt;Orfeo&lt;/a&gt;, LE orchestre baroque hongrois** (qui, il y a très longtemps, m'avait régalé d'un &lt;a href="http://www.orfeo.hu/content.php?state=view&amp;amp;concert_id=331"&gt;Don Giovanni&lt;/a&gt; dont je me rappelle avec délices), chez les cors, le cor solo de l'Orchestre de Paris, connu pour ses interventions à l'Orchestre du Chantier. Et d'autres que j'ai l'impression d'avoir vu ici-et-là, en formation orchestre ou musique de chambre, à force de rôder dans des salles de concert. Manifestement, il s'agit d'un orchestre de solistes et/ou chambristes de haut-vol. Certains musiciens sont munis d'instruments modernes, d'autres de choses plus anciennes, en particulier les vents et les cuivres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S_6gKltqYRI/AAAAAAAABhg/3ATRYe4O94k/s1600/cor.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 256px; height: 166px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S_6gKltqYRI/AAAAAAAABhg/3ATRYe4O94k/s400/cor.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5475990300711870738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;David Guerrier (une sorte de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Guerrier"&gt;légende ambulante&lt;/a&gt;) a choisi de jouer le concerto avec un instrument qui pourrait bien être un cor naturel (si je ne m'abuse, pas de pistons, pas de palettes, autrement dit, un être humain normalement constitué doit pouvoir en tirer au maximum quatre notes, dont trois fausses). Je le vois de dos depuis mon siège, et c'est réellement impressionnant de le voir jouer de la main droite pour ajuster la hauteur des notes - d'ordinaire, un corniste ne se sert de sa main droite que pour mettre/ôter la sourdine/feuilleter son magazine***. Le timbre de l'instrument varie - la note de programme précise que c'est une des caractéristiques du cor naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaleureusement acclamé, David Guerrier rejoue une généreuse partie du dernier mouvement - et pourtant, il y a de la note ! C'est toujours aussi parfait, même si parfois cela me semble être l'équivalent cornistique d'une piste noire abondamment boisée, verglacée et pentue. Je laisse traîner mes oreilles à droite et à gauche pendant la pause - beaucoup de cornistes dans l'assistance, évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Pastorale, le soliste revient dans l'orchestre, ayant troqué son cor pour une trompette  - Gentil-Prof, si vous vous rappelez, avait refusé de jouer la 4è symphonie de Schubert avec nous après le &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/02/mieux-que-lorchestre-du-concertgebouw.html"&gt;concerto de Beethoven&lt;/a&gt;, préférant distraire son élève depuis le public avec moult pitreries (évidemment). A sa décharge, il faut mentionner que la &lt;a href="http://imslp.info/files/imglnks/usimg/6/6f/IMSLP36601-PMLP01595-Beethoven-Op068.Trumpet.pdf"&gt;partie de trompette&lt;/a&gt; de la Pastorale n'est pas &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/pastorale-tu-parles.html"&gt;monstrueuse&lt;/a&gt;, contrairement aux parties de violons de la 4è de Schubert : &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/pastorale-tu-parles.html?showComment=1273753806634#c1957151105332915881"&gt;n'est-ce pas&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.richardcotman.com/etnobofin/2010/04/mais-il-est-ou-finalement-mon-ploum/"&gt;Richard &lt;/a&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis là pour faire du repérage  - en particulier ce qui concerne la partie des seconds violons, bien sûr. Les cordes - en effectif raisonnable, &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/martinu-schnittke-beethoven-pleyel.html"&gt;contrairement à la veille&lt;/a&gt;, ronronnent, les vents gazouillent - il y a une énergie surprenante pour un effectif aussi réduit. Mais bon, c'est un orchestre de solistes (c'est d'ailleurs assez rigolo de voir les violons du fond donner, eux aussi, les départs). C'est magnifique, enthousiasmant, et un peu inquiétant. Il y a manifestement beaucoup, beaucoup de notes. Arg. Mais qu'est-ce qu'on va se faire plaisir à la jouer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* ce n'est pas une coïncidence, je profite en effet de ce concert pour faire du repérage. Verdict : les seconds sont gâtés - on a une partie aussi (si ce n'est plus) importante que les premiers. Na. Revers de la médaille : ca tricote de partout. Je crois que je connais désormais mon programme pour cet été. "Tu pars en vacances ? Nan. Je bosse ma pastorale."&lt;br /&gt;** Comment peut-on être étourdi au point de nommer un orchestre baroque 'Orfeo' ?? C'est introuvable sur google. D'ailleurs, je suggèrerais volontiers à la personne qui décrochera &lt;a href="http://www.cnsmdp.fr/recrutement/poste-directeur.pdf"&gt;ce poste &lt;/a&gt;de créer un module 'Comment nommer intelligemment son orchestre/quatuor/ensemble de musique de chambre'.&lt;br /&gt;*** je caricature..&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-4194598707217891909?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=ooY8QYgx3iE:bqUtDXQNdqw:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=ooY8QYgx3iE:bqUtDXQNdqw:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/ooY8QYgx3iE" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/4194598707217891909/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=4194598707217891909&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/4194598707217891909?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/4194598707217891909?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/ooY8QYgx3iE/chambre-philharmonique-d-guerrier-cite.html" title="Chambre Philharmonique &amp; D. Guerrier - Cité de la Musique" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S_6gKltqYRI/AAAAAAAABhg/3ATRYe4O94k/s72-c/cor.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/05/chambre-philharmonique-d-guerrier-cite.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUIMRH4zfSp7ImA9WxFWFUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-7272513788176458976</id><published>2010-05-21T08:50:00.001+02:00</published><updated>2010-06-03T13:13:05.085+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-03T13:13:05.085+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="pleyel" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="orchestre de paris" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Martinu, Schnittke, Beethoven - Pleyel</title><content type="html">Orchestre de Paris&lt;br /&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hartmut_Haenchen"&gt;Hartmut Haenchen&lt;/a&gt;, direction - &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabea_Zimmermann"&gt;Tabea Zimmermann&lt;/a&gt;, alto&lt;br /&gt;mercredi 19/05/2010 20:00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bohuslav Martinu, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9morial_pour_Lidice"&gt;Lidice &lt;/a&gt;(Mémorial pour &lt;a href="http://www.google.fr/search?q=lidice&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;aq=t&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;amp;client=firefox-a"&gt;Lidice&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Schnittke"&gt;Alfred Schnittke&lt;/a&gt;, Concerto pour alto&lt;br /&gt;Ludwig van Beethoven, Symphonie n° 5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai récemment réalisé avec stupeur que j'ai pratiquement délaissé l'Orchestre de Paris cette année, pourtant un de mes &lt;a href="http://www.klariscope.com/search/label/orchestre%20de%20paris"&gt;orchestres-chouchou&lt;/a&gt; : l'oubli est réparé (un peu) avec ce concert, dont le programme est mitonné aux petits oignons : deux œuvres relativement rares, qui font toutes deux des clins d'œil à la 5è de Beethoven, nous signale la note de programme. Quant à la 5è, elle est si connue que, finalement, on ne l'entend pas si souvent..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perspective d'écouter du Schnittke me rend un peu anxieuse : Schnittke a le don de me vriller les tripes, et mes tripes sont facilement vrillables. Bref. Contre toutes mes attentes, le Martinu m'affecte particulièrement : quelque chose d'immensément douloureux, mais très digne dans cette belle pièce paisible, résignée me parle - quand l'œuvre se termine, j'ai l'œil humide et la gorge serrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me remets de mes émotions alors qu'une petite armée de techniciens s'affairent sur le plateau : pour le concerto, pas de violons - il faut donc installer les altos à la gauche du chef, les violoncelles à la place des altos, et les contrebasses à la place des altos, c'est-à-dire à la droite du chef, tout près. Corollaire : la &lt;a href="http://www.orchestredeparis.com/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=288"&gt;fantastique alto solo&lt;/a&gt; de l'Orchestre de Paris, la maître-à-penser des altistes de France et de Navarre, celle qui ne se trompe jamais*, occupe enfin la place qui lui revient de droit : la chaise du premier violon solo, à droite du chef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est rejointe par sa consœur, Tabea Zimmermann (quelle allure! quelle classe!), pour le concerto de Schnittke. Elle a une présence époustouflante, un son clair, riche, assuré, tel qu'elle pourrait jouer n'importe quoi et tétaniser son audience. Un ami croisé à l'entracte regrette toutefois qu'elle n'ait pas choisi une couleur plus 'Chostakovitch' pour le concerto - je suppose qu'il voulait dire par-là quelque chose de plus rugueux, douloureux ? En tout cas, je me régale ; au lieu de me morfondre à écouter l'orchestre se déliter, la pièce se déconstruire (cette ambiance de fin du monde est redoutablement éprouvante) je peux savourer le son magnifique de son alto - comme un violon magnifiquement joué (mais en tellement mieux) et me laisser porter par son jeu enchanteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour de l'entracte, chacun reprend sa place. L'effectif de l'orchestre** me paraît plus adapté à du Bruckner/Malher qu'à la 5è de Beethoven, mais qu'importe ! Ça marche aussi avec du gros son. Depuis mon arrière-scène bien-aimée, on profite tellement bien des effets de spatialisation qu'a mitonné Beethoven : on pourrait presque &lt;span style="font-style: italic;"&gt;voir &lt;/span&gt;les vents s'échangent des petits motifs, ou les envoyer vers les cordes et vice-versa. Dans le fugato - pris à toute allure , j'ai l'impression de voir la musique tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, d'un pupitre de cordes à l'autre. C'est certainement une des spécificités les plus attachantes de cette partie de la salle Pleyel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'orchestre est au taquet (comment ne le serait-on pas ? Il y a tant de petites choses réjouissantes à jouer dans cette symphonie ! Des petits pianissimos plein de retenue ! De grands fz et fffffff jouissifs ! Et cette montée en tension depuis la deuxième moitié de l'Andante !). Au plaisir de l'écouter se superpose le souvenir des émotions ressenties la dernière fois que j'ai eu l'occasion d'en jouer un extrait, et je n'arrive ainsi plus du tout à me contenir pendant le 4è mouvement : je bondis sur mon fauteuil, tape des pieds, lance de grands coups de menton décidés pour les accords de fin, éprouvant ainsi la patience de mes voisins, qui ne semblent pas m'en tenir rigueur - merci.&lt;br /&gt;Le public est au taquet aussi ! Une généreuse partie du public applaudit chaleureusement à la fin des premiers et deuxième mouvements - et mes paumes brûlent d'envie d'applaudir - comment pourrait-on ne pas avoir envie d'applaudir ? &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/music/2010/mar/08/classical-music-applause-rule-obama"&gt;Ces accords finaux sont faits pour déclencher un besoin irrésistible de frapper dans ses mains&lt;/a&gt;, c'est physique. Je dois retenir une envie terrible d'applaudir après un solo de basson, mon &lt;a href="http://www.orchestredeparis.com/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=344"&gt;bassoniste préféré&lt;/a&gt; est de service, et j'aime le basson, surtout chez Beethoven.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre à la maison, traversant Paris dans les traces d'un des cuivres de l'orchestre (qui manifestement est un voisin (coucou!)) qui finit par me regarder d'un œil inquiet après avoir remarqué mes regards insistants et curieux en direction de sa boîte à instrument. Soyez rassurés, je n'ai jamais agressé d'instrumentistes, ni volé d'instruments de musique - même si j'ai parfois été tentée.&lt;br /&gt;----&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* Elle ne se trompe jamais. Si vous aviez l'impression un jour qu'elle s'est trompée, cela signifie sûrement que le reste de l'orchestre s'est plantée. Axiome : ABC ne se trompe jamais. (physiquement impossible)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;** Huit contrebasses ! Une dizaine de violoncelles et altos ! Foultitude de cordes ! Chez les vents et cuivres, l'effectif reste raisonnable.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; L'effectif réduit, c'est pour le concert du lendemain !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-7272513788176458976?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/rhVakP7C2Jk" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/7272513788176458976/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=7272513788176458976&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7272513788176458976?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7272513788176458976?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/rhVakP7C2Jk/martinu-schnittke-beethoven-pleyel.html" title="Martinu, Schnittke, Beethoven - Pleyel" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/05/martinu-schnittke-beethoven-pleyel.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUEERXkzeip7ImA9WxFWFUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-5432948135566899023</id><published>2010-05-20T08:54:00.003+02:00</published><updated>2010-06-03T13:13:24.782+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-03T13:13:24.782+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="pleyel" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Patricia Petibon - Pleyel</title><content type="html">&lt;a href="http://sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=6575"&gt;Venice Baroque Orchestra&lt;/a&gt; - Salle Pleyel&lt;br /&gt;Andrea Marcon, direction - Patricia Petibon&lt;br /&gt;mardi 18/05 2010 20:00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une collègue - dont le mari souffre actuellement d'une maladie tussigène, me propose en début de semaine une place pour le récital de Patricia Petibon. Je suis partagée : ce mardi, l'Orchestre du Rail donne son concert de printemps (Miss S. , oui, celle qui m'a recrutée pour l'Orchestre du Chantier, celle grâce à qui tout a commencé, en fait partie ! Vive les orchestres amateurs !), les Dissonances font une &lt;a href="http://www.citedelamusique.fr/francais/evenement.aspx?id=10169"&gt;petite démonstration de climatologie&lt;/a&gt; à la Cité de la Musique ..&lt;br /&gt;Par curiosité (car je n'aurais pas pris spontanément de billet pour ce concert), j'opte pour Petibon. Après tout, un programme 100% baroque ne peut pas être foncièrement mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment dirais-je. Patricia Petibon est une soprano. Oserais-je assener des lieux communs et des généralisations à l'emporte-pièce ? Osons ! Personnellement, je me sens plus d'atomes crochus avec les barytons, et les altos. Même si j'ai eu le plaisir de rencontrer des sopranos très fréquentables, j'ai parfois entendu des jugements hâtifs sur les soprani "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;elle en fait des caisses ... une diva ... sans jamais arrêter de minauder ... centre de l'attention&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;Pas totalement incongru dans le cas de Patricia Petibon. C'est une très belle femme, un peu dans le style de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christina_Hendricks"&gt;Christina Hendricks&lt;/a&gt; (Mad Men), et elle en est parfaitement consciente. Elle changera deux-trois fois pendant le concert de robe rouge, l'agrémentant soit d'un haut-de-forme en satin rouge, soit d'une couronne à fanfreluches qu'elle fait tournoyer, soit de colliers - très gros et très brillants. Elle joue beaucoup la comédie (la salle a beaucoup ri quand elle a déshabillé le chef, drague dans le public tout en chantant, se roule par terre), ce qui donne une petite ambiance de cabaret à ce récital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux pas profiter vraiment du concert : je suis au premier balcon, au tout premier rang, certes, mais elle chante la tête légèrement penchée en avant, pour le parterre, le son peine à grimper vers les hauteurs de la salle. Bref, trop de théâtre, pas assez de musique. Mes voisins de droite sont particulièrement agacés par les choix d'ornementation de Patricia Petitbon, qu'ils trouvent un peu faciles, voire vulgaires. Du coup, moi aussi (je suis très influençable). Mais l'ornementation est&lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/2006/11/27/naughtiness/"&gt; un sujet de débat inépuisable&lt;/a&gt;, n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;Par contre, elle chante le bis (l'inévitable &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=mhcfUrG5fzY"&gt;Lascia ch'io piangar&lt;/a&gt;) avec une sobriété remarquable, qui permet enfin de savourer sa voix : chaude, timbrée, somptueuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a toujours quelque chose à apprécier à Pleyel ! Ce soir-là, c'est le violoncelle. Je laisse mon oreille vagabonder : mon attention est immédiatement happée par le premier violoncelle - sa partie n'est pas passionnante (&lt;a href="http://imslp.info/files/imglnks/usimg/1/12/IMSLP17698-Handel_Concerti_Grossi.pdf"&gt;une partie de violoncelle baroque, que voulez-vous&lt;/a&gt;), mais il prend tellement de plaisir à jouer chaque note, à la vivre, fût-ce un ploum ! Son son est rond, velouté, puissant, pertinent. C'est fabuleux. Je suis fascinée - et un peu perplexe (passer deux heures à écouter la partie de basse de pièces baroques ? voilà autre chose), et fixe son archet, comme un chat guettant des moineaux à la fenêtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une chose est sûre : il faut que je passe fissa-fissa à l'alto, pour jouer moi aussi des parties de basse - ou presque. Vite, vite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire aussi : &lt;a href="http://palpatine42.free.fr/blog/post/2010/05/19/la-vie-en-rosso"&gt;Palpatine&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://opera.forumpro.fr/generalites-f3/recital-patricia-petitbon-pleyel-18-05-2010-t6338.htm"&gt;ForumOpera&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;-----&lt;br /&gt;Le programme :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Georg Friedrich Haendel, Concerto grosso en sol majeur Op.VI n°1&lt;br /&gt;Alessandro Stradella,San Giovanni Battista "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Queste lagrime e sospiri&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Alessandro Scarlatti, Griselda "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Se il mio dolor t'offende&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Antonio Vivaldi, Concerto pour flûte traversière Op.X n°1 RV 433 Michele Favaro&lt;br /&gt;Georg Friedrich Haendel, Giulio Cesare "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Piangeró la sorte mia&lt;/span&gt;", Ariodante "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Neghittosi, or voi che fate&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georg Friedrich Haendel, Alcina extrait : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah! Mio cor&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Antonio Vivaldi, Concerto pour violon Op.VIII n°5 RV 253 "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La tempesta di mare&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Georg Friedrich Haendel, Alcina "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tornami a vagheggiar&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Antonio Vivaldi, Concerto RV 157 en sol mineur&lt;br /&gt;Alessandro Scarlatti, Sedecia re di Gerusalemme extrait, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Caldo Sangue&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Antonio Sartorio, Giulio Cesare in Egitto, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quando voglio&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-5432948135566899023?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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K. Rhodes&lt;br /&gt;Danseurs et corps de ballet de l'Opéra de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un ballet à Garnier, ça se mérite&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;Vous avez (cochez la bonne réponse)&lt;br /&gt;- de l'argent &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;et&lt;/span&gt; de la chance : vous réservez une place pour une représentation,&lt;br /&gt;- de la chance &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;et&lt;/span&gt; du temps : vous dégotez une invitation pour la générale, arrivez TRES en avance pour trouver un siège d'où vous pourrez voir une portion raisonnable de la fosse et de la scène&lt;br /&gt;- de la chance uniquement : vous dégotez une invitation pour la générale et explorez les 5è loges, où l'air se raréfie, et d'où on voit un demi-mètre carré de scène. J'opte finalement pour une place debout, au fond du poulailler - mais en face de la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On souffre - mais en silence !&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(comme les danseurs)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Au bout d'un demi-acte, la plante de mes pieds hurle de douleur, mes vertèbres couinent, mes mollets grincent des dents. Je répète inlassablement mon mantra spécial-poulailler "je-n'ai-pas-mal, j'empile-mes-vertèbres-et-me-tiens-archi-droite-JE-N'AI-PAS-MAL". Après tout, mon sort est plutôt enviable: j'aurais pu être garde à Buckingham Palace, ou altiste : les ploum du deuxième et troisième actes vous transforment irrémédiablement les trapèzes en compote*. Mes voisins admettent souffrir aussi : les sièges du fond du poulailler sont manifestement taillés pour cisailler cuisses et lombaires, et calibrés pour permettre aux genoux du voisin de derrière de mieux taquiner vos omoplates.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le poulailler est solidaire  !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Au premier entracte, des hordes de spectateurs (les malheureux des quatrième et cinquième étages) se ruent pour occuper qui un coin de marche, qui un strapontin laissé vacant. On se met d'accord pour garder les places les uns des autres : je garde les sièges de mes voisins et doit montrer les crocs alors que deux jeunes femmes lorgnent avec convoitise MA demi-marche : je manque arracher le nez d'une d'entre elles (qui s'avère être altiste à Colonne). Mes voisins reviennent, me proposent gentiment de m'asseoir à leur place puis prennent une option pour moi sur un siège qui se libère ! Après que chacun a trouvé place, une excellente ambiance s'installe dans ce coin de poulailler, et les entractes passent en un clin d'œil à discuter gaiement chefs d'orchestre, ploums, chorégraphies, strapontins, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Disney + Bollywood + Minkus = La Bayadère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;¤ le scénar':&lt;br /&gt;Le scénario semble directement inspiré d'un Bollywood standard : un prince (ou un guerrier ?) et une bayadère sont amoureux. Deux vilains moustachus - riches et puissants, complotent contre eux. Il s'avère que le guerrier devrait plutôt épouser une princesse : la Bayadère s'énerve. Mais elle sous-estime la perfidie de la princesse et de son papa, qui cachent un serpent venimeux dans un bouquet de fleurs qui lui est offert. Elle meurt (mais continue de danser depuis l'au-delà, ouf). Notons toutefois que dans des Bollywood, les fameux intermèdes chorégraphiés s'intercalent dans l'histoire : dans ce ballet, tout le scénario - excepté la mort de la Bayadère, est exposé pendant le premier acte. Le deuxième acte est réservé aux numéros exotiques :&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=9CnAc8Hj-Rc"&gt; l'Idole Dorée&lt;/a&gt; (arg, ces bonds), le numéro de bhangra ! (Personnellement, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=e34qxvJcnv0"&gt;ces joyeux bonds &lt;/a&gt;me rappellent énormément mes cours de bhangra - enfin, dans la mesure où ils sont passés par la moulinette d'un chorégraphe classique, évidemment. &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=F44J24DeAZA"&gt;Voyez plutôt&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;¤ décors et accessoires :&lt;br /&gt;des palais, des lustres, des saris brodés en veux-tu en voilà : le gamine de cinq ans qui sommeille en moi est toute chose. Quant aux accessoires, les décorateurs se sont fait plaisir : un éléphant à roulettes, un tigre en peluche capturé et ligoté en coulisses par de vaillants danseurs, et le reste à l'avenant.&lt;br /&gt;¤ la musique :&lt;br /&gt;Minkus a tout donné pour le premier acte - la musique et le scénario s'accordent particulièrement bien. Par la suite, ça se dégrade : Minkus a recours à la recette typiquement elgarienne**, dite du "Plaf-ploum-ploum" : un plaf de grosse caisse - voire de cimbale sur le premier temps, deux ploums (seconds violons et altos, typiquement, pourquoi pas les cors, aussi ? ) sur les deuxième et troisième temps, pendant que les premiers violons et les vents jouent une mélodie écœurante comme une tartine banane - beurre de cacahuète.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S_GvoHVS2sI/AAAAAAAABhU/0YmxWjUi9jM/s1600/Plaf_ploum_ploum.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 366px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S_GvoHVS2sI/AAAAAAAABhU/0YmxWjUi9jM/s400/Plaf_ploum_ploum.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5472348125929855682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;D'après &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/La_Bayad%C3%A8re"&gt;Wikipédia&lt;/a&gt;, Nureev avait souhaité utiliser l'orchestration  originale de Minkus pour sa production du ballet : il fit ainsi un  aller-retour à Saint-Pétersbourg pour copier les partitions et  n'aurait photocopié, par erreur, que les moitiés inférieures des  partitions. Ainsi, Minkus ne serait peut-être pas le seul coupable quant à ces  ignobles plaf-ploum-ploum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et le troisième acte ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après deux premiers actes franchement bollywoodiens, un acte pour les  fins connaisseurs : tutus blancs et variations techniques (je  suppose). L'orchestre joue depuis deux bonnes heures, et pourtant le  premier violon est sollicité pour un long et difficile passage soliste.  Itou pour le corps de ballet, qui fatigue, je crains : au loin, un tutu vacille et  manque s'effondrer, quelques instants plus tard une jeune fille chute  mais se relève instantanément. Leur professionnalisme - et leur résistance à la douleur, m'impressionne. Quelles autres disciplines artistiques exigent un tel engagement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et encore après ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je vais récupérer quelques musiciens à la sortie des artistes.  L'atmosphère est à la fois un peu 'glamour' (M. XXXXX  attend sa copine dans une Jag' aux vitres &lt;u&gt;très&lt;/u&gt; fumées, un danseur  rejoint ses copains en trottinant-bondissant d'un air altier) et déroutante : les musiciens, reconnaissables à leur boîte à instrument, s'en vont les uns après les autres ; les danseuses (qu'on reconnaît à leur 1m20 de gambettes et leurs joues creuses) sortent et disparaissent dans les rues environnantes. En fait, il y a tout bêtement une atmosphère de sortie de taf.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;br /&gt;* le ploum est terriblement douloureux, au niveau des épaules, surtout. Il vaut mieux un trait injouable que des pages et des pages de ploums. Mon record s'élève à quatre pages de ploums (à la fin, je m'écroule en hurlant de douleur). Pour une Bayadère, il faut compter une bonne cinquantaine de pages de ploums. Faites-moi penser à rédiger une chroniquette à ce sujet, un jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;** Elgar est le maître incontesté du plaf-ploum et par extension, du plaf-ploum-ploum (la même chose en ternaire).&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-519735130539833033?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=0nJoHbhcM80:VXN5QS486-I:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=0nJoHbhcM80:VXN5QS486-I:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/0nJoHbhcM80" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/519735130539833033/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=519735130539833033&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/519735130539833033?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/519735130539833033?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/0nJoHbhcM80/bayadere-opera-garnier.html" title="Bayadère (Opéra Garnier)" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S_GvoHVS2sI/AAAAAAAABhU/0YmxWjUi9jM/s72-c/Plaf_ploum_ploum.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/05/bayadere-opera-garnier.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEEGSX04fip7ImA9WxFQFko.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-3827785709583130977</id><published>2010-05-12T16:05:00.009+02:00</published><updated>2010-05-12T17:03:48.336+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-05-12T17:03:48.336+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="orchestreries" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="concerts gais" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="n'importe quoi" /><title>Pastorale, tu parles.</title><content type="html">Il paraîtrait qu'éventuellement, dans un futur raisonnablement pas trop lointain, nous serions amenés à jouer ça : (cf. image ci-dessous).&lt;br /&gt;Ca, c'est-à-dire :&lt;br /&gt;- des heures à écrire / copier / gommer / recopier des coups d'archet,&lt;br /&gt;- des heures à essayer des doigtés qui ne marchent pas,&lt;br /&gt;- des heures passées à jouer et rejouer d'ignobles traits (sans jamais arriver à 75% du tempo officiel) et j'en passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-q2AT80DmI/AAAAAAAABg8/fFtzQP3LmUA/s1600/beeth_6_1ermvt-violon2.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 512px; height: 229px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-q2AT80DmI/AAAAAAAABg8/fFtzQP3LmUA/s400/beeth_6_1ermvt-violon2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470384813866487394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, le trombone 1 joue ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-q18JmBLII/AAAAAAAABg0/ldq7xAqH32E/s1600/beeth_6_1ermvt-tombone1.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 513px; height: 242px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-q18JmBLII/AAAAAAAABg0/ldq7xAqH32E/s400/beeth_6_1ermvt-tombone1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5470384742367046786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je vous dis que notre chef d'orchestre est tromboniste d'origine, vous en déduisez quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;(p***, j'aurais du faire du trombone)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-3827785709583130977?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/sMZ2QM_Cnhk" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/3827785709583130977/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=3827785709583130977&amp;isPopup=true" title="8 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/3827785709583130977?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/3827785709583130977?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/sMZ2QM_Cnhk/pastorale-tu-parles.html" title="Pastorale, tu parles." /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-q2AT80DmI/AAAAAAAABg8/fFtzQP3LmUA/s72-c/beeth_6_1ermvt-violon2.JPG" height="72" width="72" /><thr:total>8</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/05/pastorale-tu-parles.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;Dk8CQXo-fyp7ImA9WxFXEUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-1451250052716118056</id><published>2010-05-11T16:59:00.009+02:00</published><updated>2010-05-18T08:41:00.457+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-05-18T08:41:00.457+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="orchestre colonne" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Un petit week-end de mai</title><content type="html">&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vendredi 7 mai - 20h30&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Orchestre  Colonne, Église de la Trinité&lt;br /&gt;Dachez, Paysages d'Ombre&lt;br /&gt;Beethoven,  9è Symphonie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flûte, me voici reléguée tout derrière un pilier. Dès que le premier violon s'occupe des la de ses collègues, je profite de la diversion pour me ruer droit vers les premiers rangs, comme un G.I. courbé en deux derrière une haie normande. Je fais mienne une chaise du troisième rang. L'église arrondit le son des cordes pour le Dachez, c'est superbe. Par contre, l'acoustique est plus fantaisiste pour le Beethoven: je profite pleinement des cordes, alors que le son des cuivres et des bois, qui peinent à se faire entendre, part se balader derrière l'autel, tournicote autour du confessionnal, s'attarde dans les hauteurs avant de se décider à parvenir à nos  oreilles, un peu en retard, donnant lieu à une houle harmonique assez étrange.&lt;br /&gt;A réécouter avec les mêmes, mais ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Samedi 8 mai - 20h&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Sainte Chapelle&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.solistesfrancais.com/les-artistes/violon/94"&gt;P. Hamel&lt;/a&gt; (violon), &lt;a href="http://www.solistesfrancais.com/les-artistes/violoncelle/86"&gt;D. Harlé&lt;/a&gt; (violoncelle), &lt;a href="http://www.solistesfrancais.com/les-artistes/clavecin/88"&gt;J.C. Rouger&lt;/a&gt; (clavecin)&lt;br /&gt;Cinq  sonates : Corelli (Folia), Albinoni, Vivaldi, Tartini (Trille du  Diable)&lt;br /&gt;En attendant le début des hostilités, je médite sur la légende selon laquelle il y aurait dans la  sacristie un panneau "ne montez pas le volume du micro, cela fait s'effondrer les vitraux, les boules !" (sic)*. Un clocher voisin essaie d'empêcher le  violoncelliste d'entamer son Vivaldi. Après quelques dings, il s'apprête à  poser l'archet, mais, damned, ce carillon a encore quelques  dongs en réserve. Plus tard, le public essaie d'empêcher  Gentil-prof-excellent-soliste-des-Concerts-Gais de jouer la Trille du  diable (peur de la damnation éternelle?), qui doit expliquer, écartant légèrement le  pouce et l'index, qu'il reste 'encore un peu' à jouer. La trille du  diable (i.e. l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonate_des_trilles_du_Diable"&gt;invention du marketing&lt;/a&gt; musical) et ses cabrioles acrobatiques font leur effet, boostant ainsi les ventes des C.D. proposés à l'issue du concert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dimanche 9 mai - 13h-20h&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un jardinet dans le 20è, des oiseaux, un chat, des musiciens, des muffins au chocolat et vin rouge.&lt;br /&gt;On s'empiffre tout en se trémoussant (ça swingue, ce truc en si  de J-S). Un merle spécialisé en sonneries SFR nargue un  chat, qui essaie de déconcentrer &lt;a href="http://djac.baweur.over-blog.com/"&gt;Djac&lt;/a&gt;, occupé à tenir à bout de bras un &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xm0ss_music"&gt;Brandebourgeois  &lt;/a&gt;coquin joué par des musiciens qui font la grève de la compte.  Il me faut, toutes affaires cessantes, venir à l'aide d'un &lt;a href="http://twitter.com/klariscope/status/12364849903"&gt;dinosaure &lt;/a&gt;coincé au premier étage.   J'avoue compter en croches : on se paie ma tête "mais tu comptes en  croches ?!?". Et alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dimanche 9 mai -20h&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Zvezdo joue sous la direction de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ton_Koopman"&gt;Ton Koopman&lt;/a&gt; ! Hiii ! Malheureusement,  l'appel de la pile de repassage a été plus fort que celui du la 415. Et  pourtant, c'était &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/archives/2010/05/08/17830320.html"&gt;tentant&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* on m'a sûrement raconté ce bobard pour tester ma crédulité. C'est réussi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-1451250052716118056?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=mo0XbNdC_70:b29OW90YgEA:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=mo0XbNdC_70:b29OW90YgEA:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/mo0XbNdC_70" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/1451250052716118056/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=1451250052716118056&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/1451250052716118056?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/1451250052716118056?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/mo0XbNdC_70/un-petit-week-end-de-mai.html" title="Un petit week-end de mai" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/05/un-petit-week-end-de-mai.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CU4FSHc4fCp7ImA9WxFQFkw.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-1087779167071800536</id><published>2010-05-07T10:58:00.010+02:00</published><updated>2010-05-11T23:38:39.934+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-05-11T23:38:39.934+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="n'importe quoi" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Carte postale de Cologne (bis)</title><content type="html">&lt;a href="http://www.sommerblut.net/?page_id=1778&amp;amp;event_id=125"&gt;Concert d'ouverture du festival Sommerblut&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;Musikhochschule Köln, 2 mai - 16h&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.rainbow-symphony-cologne.de/"&gt;RSC&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://web.me.com/fafg/Les_Concerts_Gais/Accueil.html"&gt;Concerts Gais&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.the-wanderers.info/index.php?id=514"&gt;Wanderer&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.myspace.com/kwaggawerk"&gt;Kwaggawerk&lt;/a&gt;, et bien d'autres,&lt;br /&gt;Peer Gynt (Grieg), Liste de Schindler (J. Williams), Belle of the Ball (L. Anderson), &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=AfyAQut2OcE&amp;amp;feature=related"&gt;Entrée des Boyards&lt;/a&gt; (J. Halvorsen),  &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=LYV1KDog170"&gt;Pomp et gnagnagna #2&lt;/a&gt; (Elgar), etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-PWZwHWQqI/AAAAAAAABgU/jDBaA4ra-w4/s1600/orchestre_youpi.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-PWZwHWQqI/AAAAAAAABgU/jDBaA4ra-w4/s200/orchestre_youpi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5468450110458708642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Raccord (Concert - 120')&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'orchestre est un peu sonné, à la suite de ces &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/05/carte-postale-de-cologne.html"&gt;deux jours et demi&lt;/a&gt; de répétition, mais content. A ma place, j'ai une vue imprenable sur mon chef de pupitre, et peux glisser des âneries à l'oreille de &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/archives/2010/05/03/17778323.html"&gt;Zvezdo&lt;/a&gt;. A portée de main, mon gobelet écologique, que je remplis régulièrement de café, ma co-pupitre m'appelle d'ores et déjà la 'KaffeeJunkie'.  Sur le pupitre, à côté de l'indispensable crayon, mon &lt;a href="http://www.langenscheidt.de/katalog/reihe_langenscheidt_lilliput-woerterbuecher_73_0.html"&gt;Langenscheidt-Lilliput&lt;/a&gt;, sans lequel il me serait impossible de mener un &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-PWaEup7mI/AAAAAAAABgc/M9Kp3uqclPs/s1600/gobelet_allemand.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 200px; height: 156px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-PWaEup7mI/AAAAAAAABgc/M9Kp3uqclPs/s200/gobelet_allemand.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5468450115992284770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;semblant de conversation avec qui que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'entrée des Kwaggawerk (Concert - 90')&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Légèrement angoissée, nous attendons l'arrivée des Kwaggawerk. Depuis deux jours, le chef prend un malin plaisir à nous terroriser, mentionnant à l'envie ces cinquante cuivres et percussionnistes qui nous rejoindrons pour Aquarius. Je regrette de ne pas avoir dévalisé le rayon boule Quiès de la pharmacie la plus proche. Trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sursaute quand, sans crier gare, ils font leur entrée avec la discrétion coutumière des cuivres. Les Kvaggawerk sont manifestement ravis de jouer avec un orchestre symphonique : pour mieux exprimer leur joie, ils jouent le plus fort possible. L'oreille collée au biniou, je n'ai aucune idée du son qui en sort. Je jurerais qu'un Mirage est en manœuvres dans la salle de concert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le concert&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Roi de la Montagne - Peer Gynt&lt;/span&gt;  : une quinzaine de secondes a du suffire pour jouer tout le morceau, nous l'avons joué bride abattue, en moins de temps qu'il n'en faut pour dire 'Dans l'antre du roi de la montagne'. La sensation d'avoir frôlé la vitesse de la lumière est grisante. Peut-être ai-je même rajeuni un peu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Les Wanderer&lt;/span&gt; : Après la chanson de Solveig, changement drastique de tonalité. Les quatre Wanderer font leur apparition, en complet-veston et chapeaux, et se lancent, a cappella, je vous prie, dans un généreux remix de morceaux plus ou moins connus. Ils font preuve d'un enthousiasme irrésistible et la salle (y compris les quelques officiels des premiers rangs) se retrouve très vite à hurler/chanter/rire/pleurer de rire. On m'explique plus tard, dans le train du retour, qu'il s'agissait de l'Eurovision ('mais enfin, tu ne sais pas que &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Poup%C3%A9e_de_cire,_poup%C3%A9e_de_son"&gt;Poupée de Son a gagné l'Eurovision 65 ?!&lt;/a&gt;'), et que le Te Deum n'est pas tant du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc-Antoine_Charpentier"&gt;Charpentier &lt;/a&gt;que le générique de l'émission.&lt;br /&gt;Bon. Un peu froissée d'être passée à côté, je beugle néanmoins avec enthousiasme d'énergiques 'Huuaarrh' pendant la reprise d'une chanson qui aurait été la lauréate Eurovision 2006. Étonnée que l'orchestre soit aussi calme alors que le public est tout feu tout flamme, je me retourne : mais c'est la fête au fond ! Tous les cuivres sont debout, hurlent, chantent et dansent, alors que les violons sont assis, sages comme des images. Je déserte aussitôt le pupitre pour aller me dandiner chez les cornistes, qui me réservent un accueil des plus chaleureux : vive les cornistes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;Liste de Schindler&lt;/span&gt; L'orchestre plombe quelque peu l'ambiance avec la Liste de Schindler, une musique belle mais désespérante, où se passent des choses très étranges harmoniquement. Puis la faction française de l'orchestre file à la gare : un peu dépités de ne pas avoir joué la Sérénade de Bourgeois (un adorable morceau aux mesures délicieusement bancales en 11,12, ou 13 croches) ou Belle of the Ball, nous nous récompensons en fredonnant ces piécettes dans le wagon-café du Thalys, et en élaborant d'inventives suggestions de programme pour le prochain concert des Concerts Gais : la Valse Triste à toute vitesse en bis ? La Machine à écrire (qui aura le droit de troquer un violon contre une &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=g2LJ1i7222c"&gt;Remington)&lt;/a&gt; ? L'entrée des Boyards, mais à l'envers ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-1087779167071800536?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=7WxpcRjxh8I:Zi8S0s5gkFQ:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=7WxpcRjxh8I:Zi8S0s5gkFQ:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/7WxpcRjxh8I" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/1087779167071800536/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=1087779167071800536&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/1087779167071800536?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/1087779167071800536?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/7WxpcRjxh8I/carte-postale-de-cologne-bis.html" title="Carte postale de Cologne (bis)" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S-PWZwHWQqI/AAAAAAAABgU/jDBaA4ra-w4/s72-c/orchestre_youpi.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/05/carte-postale-de-cologne-bis.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;Dk4FRnYyfCp7ImA9WxFRGEQ.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-8476442962653979493</id><published>2010-05-03T10:57:00.015+02:00</published><updated>2010-05-03T15:55:17.894+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-05-03T15:55:17.894+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="concerts gais" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="n'importe quoi" /><title>Carte postale de Cologne</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S96gaeYxULI/AAAAAAAABfs/yuZ1l7ApXBE/s1600/kolsch.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 46px; height: 107px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S96gaeYxULI/AAAAAAAABfs/yuZ1l7ApXBE/s200/kolsch.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466983374368362674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Arrivée à Cologne. Nous filons droit vers la brasserie la plus proche pour un premier déjeuner allemand. Je sirote ma Kölsch à une table de cornistes.&lt;br /&gt;" Tu comprends, Peer Gynt est en mi, je le lis donc en fa, mais j'utilise des doigtés de si b, car j'ai fait de la trompette, auparavant. Ce qui est dommage, car le Peer Gynt sonne nettement mieux sur le cor en fa. Par contre, K., il a un cor inversé et doit utiliser des doigtés de si b pour jouer sur son cor en fa."&lt;br /&gt;Ben voyons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S96jjX5bLzI/AAAAAAAABf0/Vt3mvKw1EMg/s1600/310px-caspar_david_friedrich_032.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 84px; height: 104px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S96jjX5bLzI/AAAAAAAABf0/Vt3mvKw1EMg/s200/310px-caspar_david_friedrich_032.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466986825779982130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Morgenstimmung (Peer Gynt)&lt;br /&gt;Chez les premiers violons, ca grimpe stratosphériquement haut, vers les neiges éternelles du haut de  la touche. J'en soupçonne certains d'être pris de vertige. De retour en plaine, ils nous confient s'être aventurés à un ou deux centimètres de la grande faille Touche-Chevalet .&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, je grimpe vaillamment jusqu'à la sixième, puis réalise avec effroi que je ne sais pas redescendre : comme un petit chaton coincé dans un peuplier, je miaule plaintivement et attends les pompiers/la fin du morceau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;L'amie de ma logeuse "Vous &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(les Français)&lt;/span&gt; êtes absolument lamentables en langues étrangères. Je ne sais pas comment des gens aussi  intelligents peuvent parler aussi mal l'anglais ou l'allemand. J'ai  moins de difficultés à comprendre les Indiens."&lt;br /&gt;Ouch !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Je tombe sous le charme du chef d'attaque des seconds violons, un altiste, pour qui le violon est un hobby : son allure de dandy mâtinée de vacancier et d'inspecteur Gadget (cette canne en bois/parapluie télescopique!) m'enchante. &lt;a href="http://www.oper-frankfurt.de/de/page60.cfm"&gt;Altiste à l'opéra de Francfort&lt;/a&gt; dans la vraie vie, il se vante de pouvoir jouer la Flûte à l'envers. Chiche ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;F., le premier violon des Concerts Gais, est un traducteur-né. Après de longs pourparlers avec le premier violon allemand "&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;Dass der  Bogenstrich alles unterscheide, haben wir schon in dem vorhergehenden  Hauptstücke eingesehen. Das gegenwärtige wird uns gänzlich überzeugen,  dass der Bogenstrich die Noten belebe; dass er bald eine ganz modeste,  bald eine freche, bald eine ernsthafte, bald eine scherzhafte, itzt eine  schmeichelnde, itzt eine gesetzte und erhabene, itzt eine traurige,  itzt aber eine lustige Melodie hervorbringe und folglich dasjenige  Mittelding sey, durch dessen vernünftigen Gebrauch wir die erst  angezeigten Affecten bey den Zuhörern zu erregen in den Stand gesetzt  werden. Ich verstehe, wenn der Componist eine vernünftige Wahl trifft",   &lt;/span&gt;il résume "Il  dit, que .. euh .. même si vous n'êtes pas sûrs de vous, jouez ! On y va !"&lt;br /&gt;D'accord !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Stage de contretemps. Oh, que de cruauté !&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S96lx8CeyxI/AAAAAAAABgE/eS4hT7LGOOs/s1600/contretemps_a_gogo.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 504px; height: 90px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S96lx8CeyxI/AAAAAAAABgE/eS4hT7LGOOs/s400/contretemps_a_gogo.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5466989275023067922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, le &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=iALIoyPrkA4"&gt;ternaire au tempo supraluminique&lt;/a&gt;, ce n'est pas encore ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;L'oreille gauche de ma co-pupitre est située à une trentaine de centimètres du piccolo. Lequel est très content d'explorer l'ultime frontière de son instrument  "je joue un  contre-si!!", mais a la délicatesse de nous lancer un  regard d'excuse après chaque note. Le son du piccolo détruit tout sur son passage et les  neurones ne  repoussent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L. le contrebassonniste (qui a un son magnifique, rond et velouté, très éloigné de l'habituel prrrout) fait une gamme. Le bâtiment vacille. On m'explique que l'&lt;a href="http://www.spiegel.de/panorama/0,1518,611081,00.html"&gt;effondrement des Archives colognaises&lt;/a&gt; a été causé par un piccoliste et un contrebassonniste travaillant un duo (la municipalité aurait étouffé l'affaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;J'ai pu utiliser &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/04/petit-lexique-lusage-du-second-violon.html"&gt;tout le vocabulaire&lt;/a&gt; préalablement étudié. Mais j'apprends de nouveaux mots à foison : &lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.musikerchat.de/cgi-bin/ultimus/fachbegriffe/musik.pl?id=1055"&gt;Geigenfleck &lt;/a&gt;(je dois expliquer à un jeune allemand, que non, les Français n'ont pas de tache-de-violon, peut-être ne travaillons-nous pas assez l'instrument?), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Karajankomplex  &lt;/span&gt;(j'aime sincèrement la langue allemande).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-8476442962653979493?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=FRXTxy977mI:U-v6rsILiWI:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=FRXTxy977mI:U-v6rsILiWI:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/FRXTxy977mI" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/8476442962653979493/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=8476442962653979493&amp;isPopup=true" title="6 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/8476442962653979493?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/8476442962653979493?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/FRXTxy977mI/carte-postale-de-cologne.html" title="Carte postale de Cologne" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://3.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S96gaeYxULI/AAAAAAAABfs/yuZ1l7ApXBE/s72-c/kolsch.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/05/carte-postale-de-cologne.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUEMRXwyeip7ImA9WxFWFUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-3974630844048713883</id><published>2010-04-27T21:57:00.008+02:00</published><updated>2010-06-03T13:14:44.292+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-03T13:14:44.292+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="pleyel" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="LSO" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Un petit troupeau de blogueurs à Pleyel</title><content type="html">London Symphony Orchestra,&lt;br /&gt;John Adams, direction - Jeremy Denk, piano&lt;br /&gt;Salle Pleyel - 16 mars 2010 (oups)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude Debussy / Colin Matthews : Le Vent dans la plaine, Ce qu'a vu le vent d'Ouest&lt;br /&gt;Maurice Ravel : Valses nobles et sentimentales&lt;br /&gt;Igor Stravinski : Concerto pour piano et vents&lt;br /&gt;John Adams : &lt;a href="http://www.boosey.com/cr/news/Adams-City-Noir-heads-features-in-London-and-Paris/11980"&gt;City Noir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d'oublier, quelques lignes sur ce &lt;a href="http://sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=6551"&gt;concert du LSO&lt;/a&gt;  : je crains bien d'être passée à côté des œuvres jouées. Ca arrive, même avec le LSO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais.&lt;br /&gt;MAIS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* John Adams est quelqu'un de bien, très bien. Dès les premières notes de City Noir, je disparais gentiment dans un monde parallèle peuplé de Marilyn-s, de mafieux coiffés de feutre cigare au bec, de dahlias noir, de &lt;a href="http://images.google.com/images?um=1&amp;amp;hl=en&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;rls=org.mozilla%3Afr%3Aofficial&amp;amp;tbs=isch%3A1&amp;amp;sa=1&amp;amp;q=lincoln+1951&amp;amp;aq=f&amp;amp;aqi=&amp;amp;aql=&amp;amp;oq=&amp;amp;gs_rfai=&amp;amp;start=0&amp;amp;social=false"&gt;Lincolns &lt;/a&gt;et autres clichés des 50's : mission accomplie pour M. Adams. Par la suite, je me régale &lt;a href="http://www.earbox.com/posts/65#post"&gt;des&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.earbox.com/posts/64#post"&gt;chroniquettes &lt;/a&gt;qu'il a &lt;a href="http://www.earbox.com/posts/63#post"&gt;rédigées &lt;/a&gt;pendant son séjour en France.&lt;br /&gt;Je prendrais volontiers un café avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Jeremy Denk est un génie. La lecture de ses articles (l'&lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/2009/12/18/whose-brahms/"&gt;achat de Brahms par Monsanto&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/2009/12/10/schuberts-killer-abs/"&gt;les abdos de Schubert&lt;/a&gt;.., lisez aussi le &lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/2010/04/12/joshua-bell-tour-trauma-meatball-edition/"&gt;Joshua Bell Tour Trauma: Meatball Edition&lt;/a&gt;, non! lisez TOUT son blog) suffit à le prouver, mais au piano, il joue avec une aisance et un naturel déconcertants.&lt;br /&gt;Même remarque (bien qu'il semble vénérer &lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/2005/07/07/whats-the-score/"&gt;Schumann&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Le LSO s'est recruté un premier violon hors pair. Si je n'ai pas encore développé les facultés d'observation qui font reconnaître du premier coup d'œil les spécimens exceptionnels, Djac est par contre intarissable sur le sujet.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;'Oh! Ce premier violon ! Impressionnant ! Fabuleux ! Il perçoit chaque intention du chef, puis prend une décision qu'il transmet au pupitre! Ca se voit ! Et l'homogénéité de ces cordes ! Oooooh!'&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et ainsi de suite. Je porte plus d'attention à ce violoniste après l'entracte, et suis en effet impressionnée par la clarté et la précision de ses gestes (&lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/03/dissonnances-gentil-prof-beethoven-la.html"&gt;mesurés, ouf&lt;/a&gt;). Intriguée, je me demande qui peut bien être ce jeune homme, le LSO se fait un plaisir de me renseigner* : il s'agit de &lt;a href="http://romansimovic.com/index.php/Agenda.html"&gt;Roman Simovic&lt;/a&gt; (à suivre, bien qu'il &lt;a href="http://lsoontour.wordpress.com/2010/04/07/a-team-united/"&gt;ait tendance à disparaître&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;M'en fous, dans une autre vie, je &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;serai &lt;/span&gt;au LSO. Na.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi : &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/archives/2010/03/17/17261243.html"&gt;Zvezdo&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* ils sont &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.klariscope.com/2010/02/lso-sir-jeg.html"&gt;fabuleux&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://twitter.com/londonsymphony/statuses/12586407224"&gt;gentils&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.youtube.com/watch?v=_KiI84LSIrw"&gt;talentueux&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://lsoontour.wordpress.com/2009/03/24/from-chicago-to-new-york/"&gt;drôles&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://lsoontour.wordpress.com/2010/02/04/the-mussels-in-brussels-although-we-are-germany-at-the-moment/"&gt;géniaux&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://lsoontour.wordpress.com/2009/09/27/cutting-the-mustard-in-dijon/"&gt;aventureux&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, vive le LSO.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-3974630844048713883?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/VAQp7GbRtcM" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/3974630844048713883/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=3974630844048713883&amp;isPopup=true" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/3974630844048713883?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/3974630844048713883?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/VAQp7GbRtcM/un-petit-troupeau-de-blogueurs-pleyel.html" title="Un petit troupeau de blogueurs à Pleyel" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/un-petit-troupeau-de-blogueurs-pleyel.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DU4MRXk_fyp7ImA9WxFREkQ.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-2455201583337503214</id><published>2010-04-26T11:56:00.003+02:00</published><updated>2010-04-26T18:06:24.747+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-04-26T18:06:24.747+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="blablabla" /><title>Quelques menus plaisirs</title><content type="html">Un délicieux week-end un tantinet absurde où, en vrac, j'ai eu le plaisir de:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- me laisser prendre aux tripes par la performance d'une collègue, qui  récite / danse /mime /évoque de troublants et sibyllins extraits de la  correspondance &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Pasternak"&gt;Pasternak &lt;/a&gt;- &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marina_Tsveta%C3%AFeva"&gt;Tsvetaeva&lt;/a&gt;, réaliser à quel point sa 'vraie'  voix est autrement plus chaude, riche et timbrée que sa voix du taf,&lt;br /&gt;- jouer les Gulliver dans la maquette acoustique d'un endroit que j'ai follement hâte de voir grandeur nature, saluer les petits bonshommes habillés de feutre qui y résident,&lt;br /&gt;- applaudir de talentueux hiphoppeurs en action devant l'Opéra Garnier, vous saurez apprécier le décalage,&lt;br /&gt;- glapir de joie à la réception de mon abonnement Pleyel 2010-2011 &lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;(au milieu de l'arrière-scène pour &lt;a href="http://www.klariscope.com/2009/10/dudamel-en-vrai-ou-pas.html"&gt;Dudamel &lt;/a&gt;: vous vous rendez compte ? hiiiiiiii !)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- écouter, encore un peu, les &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/04/recette-miracle.html"&gt;enregistrements&lt;/a&gt; des premiers concerts des Concerts Gais,&lt;br /&gt;- retrouver les amis de ces fameux Concerts Gais pour une intense session de musique de chambre, égayée de gâteaux, de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Flute_Sonata_%28Prokofiev%29"&gt;Prokofiev&lt;/a&gt;, de grands débats enflammés sur la durée des mesures à compter dans le &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=hZ9qWpa2rIg"&gt;Brandebourgeois&lt;/a&gt;, d'une pièce magyarisante pour deux flûtes et piano de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Franz_Doppler"&gt;Doppler &lt;/a&gt;qui fleure bon tout ce que la Hongrie a exporté &lt;a href="http://images.google.fr/images?q=gulyas&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;hl=fr&amp;amp;tab=wi"&gt;de &lt;/a&gt;plus kitschounet, mais aussi du &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;réjouissant &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=SxxNX-33dDA"&gt;divertimento K.136&lt;/a&gt; de Mozart - et en particulier son &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=456pZBiV0bU&amp;amp;feature=related"&gt;presto-pépère&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, la Hongrie &lt;a href="http://www.ft.com/cms/s/0/e3d687a2-50cb-11df-bc86-00144feab49a.html"&gt;virait à droite toute&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-2455201583337503214?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=4fy3ntuXSKY:HWO_XVLugrU:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=4fy3ntuXSKY:HWO_XVLugrU:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/4fy3ntuXSKY" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/2455201583337503214/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=2455201583337503214&amp;isPopup=true" title="3 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2455201583337503214?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/2455201583337503214?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/4fy3ntuXSKY/quelques-menus-plaisirs.html" title="Quelques menus plaisirs" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>3</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/quelques-menus-plaisirs.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DEIEQn87cSp7ImA9WxFREE4.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-9025409840674522235</id><published>2010-04-23T17:15:00.009+02:00</published><updated>2010-04-23T17:28:23.109+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-04-23T17:28:23.109+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="orchestreries" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="n'importe quoi" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="instruments" /><title>Petit lexique à l'usage du second violon en goguette en Allemagne</title><content type="html">Il fut un temps où je me débrouillais correctement dans la langue de Goethe : je pouvais débiter à la commande des âneries comme "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inflation bezeichnet einen andauernden, signifikanten Anstieg des Preisniveaus  infolge längerfristiger Ausweitung der Geldmenge&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Super.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une dizaine de jours, les contrôleurs du Thalys pourront observer de première main une migration de masse d'instrumentistes des Concerts Gais : Cologne, nous voilà* !  Si je sais pouvoir mimer l'essentiel: 'je vais boire une &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/K%C3%B6lsch_%28bi%C3%A8re%29"&gt;kölsch&lt;/a&gt;', 'où sont les toilettes', '&lt;a href="http://www.schokoladenmuseum.de/"&gt;je veux visiter le musée du chocolat&lt;/a&gt;' '&lt;a href="http://www.beethoven-haus-bonn.de/hallo-beethoven/fullscr_e.html"&gt;où habite Beethoven&lt;/a&gt;?' comment pourrai-je toutefois remplir mon rôle avec dignité si je ne maîtrise pas le vocabulaire du second violon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S9GojyxOIAI/AAAAAAAABfU/WnTJEAGrOzY/s1600/pousse_tire.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 120px; height: 101px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S9GojyxOIAI/AAAAAAAABfU/WnTJEAGrOzY/s320/pousse_tire.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463333155854229506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le coup d'archet ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'archetologie est certainement le passe-temps favoris de nombreux violonistes: un violoniste en bonne santé peut s'interroger des heures durant, "je tire ou je pousse ?" sans se lasser ni trouver de réponse satisfaisante. C'est ainsi qu'une partition propre ornée de signes, cabalistiques certes, mais théoriquement lisibles, devient, au fur et à mesure que le chef de pupitre change d'avis, un torchon :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S9GrO0cZXMI/AAAAAAAABfk/IrELSPdsNf4/s1600/torchon.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 505px; height: 67px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S9GrO0cZXMI/AAAAAAAABfk/IrELSPdsNf4/s400/torchon.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463336094061386946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux coups d'archet indécis s'ajoutent les &lt;a href="http://www.cdlhem.ch/recherche/memoires_bachelor/wary.pdf"&gt;doigtés &lt;/a&gt;qui évoluent jusqu'à devenir d'infâmes gribouillis, les éventuelles indications de nuance, et les notes prises à la va-vite. Maudissons au passage ceux qui entourent rageusement les notes altérées, détruisant à jamais tout espoir de deviner quelles sont les notes qui précèdent, ou suivent, celles-ci.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moralité &lt;/span&gt;: toujours porter ses lunettes en orchestre, ceci permet en outre de réduire - pas totalement - le risque de perdre en œil : un archet (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;der Bogen&lt;/span&gt;) c'est pointu. Ne pas paniquer pour les doigtés, le second violon joue &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;toujours &lt;/span&gt;en première position (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Erste Lage&lt;/span&gt;). Ceux qui&lt;a href="http://www.cdlhem.ch/recherche/memoires_bachelor/wary.pdf"&gt; grimpent vers les cimes&lt;/a&gt;, le font uniquement pour fayoter et obtenir leur 'promotion' (pfff) en premier violon**. Les &lt;a href="http://www.mit.edu/%7Ejcb/jokes/viola.html"&gt;altistes (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;die Bratsche&lt;/span&gt;) allemands&lt;/a&gt; l'ont bien compris, identifiant trois positions : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Erste Lage, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://fr.wiktionary.org/wiki/Notlage"&gt;Notlage&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://en.wiktionary.org/wiki/Niederlage"&gt;Niederlage&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vocabulaire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;* les lunettes : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;die Brille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;* tirer/pousser : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ab-, Auf-strich&lt;/span&gt;. Petit moyen mnémotechnique : '&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ab&lt;/span&gt;' à l'envers devient ba, l'archet doit aller vers le bas (haha), '&lt;span style="font-style: italic;"&gt;auf&lt;/span&gt;' à l'envers: fau, l'archet se dirige vers le (f)haut (hoho).&lt;br /&gt;* à la pointe / au talon : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;an der Spitze / am Frosch&lt;/span&gt;. Le son au talon évoquant plus des croassements que les gazouillis du rossignol, il est tout à fait logique que le talon soit désigné par le vocable &lt;a style="font-style: italic;" href="http://images.google.fr/images?q=frosch&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;hl=fr&amp;amp;tab=wi"&gt;Frosch &lt;/a&gt;en allemand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A, B, C, D &lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;Évidemment, de l'autre côté du Rhin règne un autre système de notation musicale. Qui, en toute objectivité, est bien plus efficace que le nôtre, qui donne souvent lieu à des &lt;a href="http://www.klariscope.com/2008/01/je-suis-surprise-par-la-capacit-dun.html"&gt;conversations complètement absurdes&lt;/a&gt;. En Hongrie en particulier, deux &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Solf%C3%A8ge#Fixed_do_solf.C3.A8ge"&gt;systèmes &lt;/a&gt;de &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Solf%C3%A8ge#Movable_do_solf.C3.A8ge"&gt;notation &lt;/a&gt;coexistent de manière particulièrement astucieuse, on sait immédiatement de quoi on parle. Je me demande ce qu'il en est en Allemagne. En attendant, je ne peux que respecter une langue ou&lt;span style="font-style: italic;"&gt; 'fa dièse'&lt;/span&gt; se prononce tout simplement &lt;i&gt;Fis. &lt;/i&gt;Trois lettres, au lieu de trois syllabes. Bingo.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moralité&lt;/span&gt; : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9signation_des_notes_de_musique_suivant_la_langue"&gt;réviser l'alphabet&lt;/a&gt; avant le départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Corde ? Page ? Sourdine ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une autre angoisse existentielle des violons est liée à la sourdine. Omettre d'installer ou d'ôter la sourdine est un péché mortel. Si un violoneux hurle sur un ton courroucé "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dämpfer!&lt;/span&gt;", il est probable qu'il est requis non pas de jouer à toute vapeur, mais de toute urgence prendre les dispositions qui s'imposent: poser/enlever la sourdine.&lt;br /&gt;Même remarque pour les tournes. Dans les orchestres amateurs, il existe une règle tacite entre deux co-pupitres : celui qui joue tout, joue. Celui qui peine joue les co-pilotes et gère les tournes de pages et les cafés.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vocabulaire&lt;/span&gt; : attention, piège !&lt;br /&gt;die Saite : la corde,&lt;br /&gt;die Seite : la page,&lt;br /&gt;&lt;a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Dampf"&gt;der Dampf&lt;/a&gt; : la vapeur,&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;" id="result_box" class="short_text"&gt;&lt;span style="background-color: rgb(255, 255, 255);" title="un café sans sucre avec un nuage de lait"&gt;ein Kaffee  ohne Zucker mit einem Klecks Sahne, bitte !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; : un café sans sucre avec un soupçon de crème,&lt;br /&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://de.wikipedia.org/wiki/D%C3%A4mpfer_%28Musikinstrument%29"&gt;der Dämpfer &lt;/a&gt;: la sourdine.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moralité&lt;/span&gt; : pas de panique, surtout prendre le temps d'évaluer la situation posément =&gt; tourner une page ? dégainer une corde de La neuve ? Un sucre, deux sucres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Entretenir la conversation ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Si certains sont d'avis qu'en répétition, le silence est de rigueur, les seconds violons savent qu'en réalité, il en est autrement.&lt;br /&gt;Entretenir une conversation en allemand peut s'avérer ardu pour le second violon francophone : quand vous aurez fini de demander le nom de tous les instruments de l'orchestre à votre gentil voisin (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cf. infra&lt;/span&gt;), vous pourrez toujours lui demander '&lt;a href="http://images.google.fr/images?hl=fr&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;hs=yB0&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;amp;q=zeichne%20mir%20ein%20schaf&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;tab=wi"&gt;Zeichne mir ein Schaf'&lt;/a&gt;. Vous paraîtrez raisonnablement cultivé, et votre voisin sera de toute façon trop interloqué pour continuer de discuter.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S9GmX9c9I4I/AAAAAAAABfM/ZL6Umri0kjQ/s1600/Orchester.png"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 507px; height: 372px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S9GmX9c9I4I/AAAAAAAABfM/ZL6Umri0kjQ/s400/Orchester.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463330753540334466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;* Ce sera un magnifique programme en commun avec un orchestre allemand, avec entre autres &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ueWVV_GnRIA"&gt;La Liste de Schindler&lt;/a&gt;, de généreux extraits de Peer Gynt, et diverses ploum-ploumeries.&lt;br /&gt;** ceux-ci n'ont pas compris que l'essentiel de la musique se fait chez les seconds..(&lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/04/des-concerts-gais-et-beaux-euphoriques.html"&gt;lire chroniquette précédente&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-9025409840674522235?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/JaAIxcaLgqo" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/9025409840674522235/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=9025409840674522235&amp;isPopup=true" title="6 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/9025409840674522235?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/9025409840674522235?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/JaAIxcaLgqo/petit-lexique-lusage-du-second-violon.html" title="Petit lexique à l'usage du second violon en goguette en Allemagne" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S9GojyxOIAI/AAAAAAAABfU/WnTJEAGrOzY/s72-c/pousse_tire.JPG" height="72" width="72" /><thr:total>6</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/petit-lexique-lusage-du-second-violon.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CEQMR344eyp7ImA9WxFSGE0.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-1673086844159364427</id><published>2010-04-20T22:31:00.004+02:00</published><updated>2010-04-21T00:26:26.033+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-04-21T00:26:26.033+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="concerts gais" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="n'importe quoi" /><title>Recette miracle</title><content type="html">&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous prenez&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;- un temple arrondissant un tantinet le son de l'orchestre sans le noyer,&lt;br /&gt;- un soliste bonne pâte, qui, l'air de rien, s'adapte à l'orchestre (merci!),&lt;br /&gt;- des cordes ronronnant comme un chat devant une jatte de crème,&lt;br /&gt;- un chef irrésistible se pliant au besoin en huit devant un pupitre de schismatiques (chacun a multiplié le tempo officiel par un coefficient de son choix) et réussissant à les ramener dans le droit chemin,&lt;br /&gt;- un quota raisonnable de fausses notes et de couacs,&lt;br /&gt;- un microscopique soupçon de musiciens supplémentaires,&lt;br /&gt;- des vents ronds et tendres comme une brise printanière,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous obtenez&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=8,0,0,0" width="335" height="28" id="divplaylist"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.divshare.com/flash/playlist?myId=11117555-065" /&gt;&lt;embed src="http://www.divshare.com/flash/playlist?myId=11117555-065" width="335" height="28" name="divplaylist" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Beethoven, concerto pour violon, Larghetto &amp;amp; Rondo&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; - Orchestre des Concerts Gais&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si je vous disais qu'en prime, on a réglé son compte à l'Allegro de la 4è de Schubert:&lt;br /&gt;&lt;object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=8,0,0,0" width="335" height="28" id="divplaylist"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.divshare.com/flash/playlist?myId=11117554-152" /&gt;&lt;embed src="http://www.divshare.com/flash/playlist?myId=11117554-152" width="335" height="28" name="divplaylist" type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Schubert, Symphonie #4, Allegro - &lt;/span&gt;Orchestre des Concerts  Gais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ha ! Berlin n'a qu'à bien se tenir !&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Concert du 17/04 - 20h, adorablement et talentueusement enregistré par Nicolas H.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-1673086844159364427?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=9Ai1pm5qdXU:u765aNyUubM:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=9Ai1pm5qdXU:u765aNyUubM:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/9Ai1pm5qdXU" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/1673086844159364427/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=1673086844159364427&amp;isPopup=true" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/1673086844159364427?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/1673086844159364427?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/9Ai1pm5qdXU/recette-miracle.html" title="Recette miracle" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/recette-miracle.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CkcAQno7fCp7ImA9WxFSGEQ.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-6001543634033861268</id><published>2010-04-19T22:42:00.007+02:00</published><updated>2010-04-22T00:47:23.404+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-04-22T00:47:23.404+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="concerts gais" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Des Concerts Gais (et Beaux) euphoriques, joyeux et  passionnés !</title><content type="html">&lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/02/mieux-que-lorchestre-du-concertgebouw.html"&gt;Orchestre des Concerts Gais (&amp;amp; Beaux)&lt;/a&gt;, direction &lt;a href="http://camille.lc.perso.neuf.fr/"&gt;Marc Korovitch&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Concerto pour violon, Beethoven, &lt;a href="http://www.solistesfrancais.com/les-artistes/violon/94"&gt;Pierre Hamel&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Symphonie #4, Schubert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chroniquer un concert auquel on a participé est un exercice particulièrement périlleux, l'oreille et la mémoire étant sélectives, et je ne me rappelle guère que de trois jours passés dans la bonne humeur et la joie, de nuits raccourcies à force de compter des doubles croches et des contretemps avant de s'endormir. Ainsi, une seule chroniquette pour une générale et deux concerts, unanimement salués par un public de connaisseurs dont une jeune mélomane de 3 ou 4 ans qui a du affronter sa phobie des contrebasses, un ancien violon solo de Radio-France (!) et une pléthore d'amis et de collègues enthousiastes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vendredi 15&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ligne 2, 19h15, bondée. Munie d'un stock de partitions dûment réglées, d'un four, d'un violon, d'un pupitre, je joue les sherpa, aussi fière que si j'avais été la première second violon au monde à escalader l'Everest. Je croise le regard d'une grande et belle femme blonde. Qui m'adresse un immense sourire.&lt;br /&gt;Une violoniste ! Avec une boîte à violon blanche !&lt;br /&gt;« -Bonsoir ! Vous jouez où ?&lt;br /&gt;- Pleyel.&lt;br /&gt;- Oh. Vous êtes au National ? Au Philar'?&lt;br /&gt;- Au Philhar'. Nous jouons du Suk et du Szymanovski. Avec Tetzlaff. Et vous ?&lt;br /&gt;- Aux Concerts Gais !» claironne-je triomphalement «Nous jouons le concerto de Beethoven et la 4è de Schubert. Enfin, dans le 4è mouvement, il nous arrive de &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/03/0-125-25-50-la-rentabilite-du-second.html"&gt;faire semblant&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;- ! »&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Samedi et dimanche - Concerts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De ma (courte) vie de second violon, je n'ai jamais été aussi heureuse de travailler un morceau : primo, ce n'est pas du Schumann, deuxio, j'ai le privilège, la joie, l'honneur, la fierté d'accompagner mon propre prof de violon. Qui nous a rejoint très tôt dans les répétitions pour mettre en place le concerto, dont les parties d'accompagnement ne sont pas insurmontables, mais dont la mise en place est épineuse ('je le mets où, mon ploum?').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant pu régler ces difficultés au préalable, on peut pleinement profiter de ce concerto, qui renferme pleins de gâteries pour un second violon un tantinet motivé : d'euphorisants sforzandi, de vigoureuses et sportives séries de croches, et des passages d'une délicatesse inouïe, où l'archet ne peut être manié qu'avec un toucher de félin. Et en particulier un passage que je savoure toujours autant à chaque fois: &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ls6HxvhCsXo&amp;amp;NR=1"&gt;un instant trop court d'une beauté inouïe*&lt;/a&gt; (2'30'' à 3'30''), où, à partir d'un silence presque parfait– une note suraïgue du violon solo, les cors et les violons créent délicatement un univers harmonique et rythmique, dans lesquels ces veinards de bassons jouent la plus jolie ligne mélodique jamais écrite, simple mais redoutablement efficace, ponctuée d'imperceptibles ploum-ploum des seconds.&lt;br /&gt;Et la cadence. &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=CrHz_PfJrm4&amp;amp;feature=related"&gt;Ecoutez plutôt&lt;/a&gt;. (5'17'' - le visage radieux de Perlman qui s'émeut lui-même est magnifique)&lt;br /&gt;Heureusement, les seconds violons peuvent se défouler après ce trop-plein d'émotions accumulées pendant les deux premiers mouvement au cours du troisième avec son lot de batteries, de généreux motifs fortissimo. Avant d'attaquer le tragique et terrifiant Schubert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Schubert.. En janvier, j'avais décrété ne pas aimer Schubert, tout comme j'avais décidé ne pas aimer les champignons quelque vingt-cinq ans auparavant. Si le troisième mouvement ne trouve toujours pas grâce à mes yeux, il me faut bien admettre, après ces concerts, que les trois autres mouvements ont quelque chose de fascinant – une mine joyeuse, un fond angoissé qui ne me laissent pas indifférente, malgré mes réticences.&lt;br /&gt;Quelque part, un sol dièse en particulier me fait de l'œil : il se fait attendre, après de longues batteries de la-s frustrés, procurant une puissante sensation à la fois de satisfaction, d'excitation et d'attente. Le  quatrième mouvement est plus difficile d'accès, alternant des passages burlesquo-forains avec des zones franchement troublées. La partie de second violon n'est qu'un gigantesque trait: bémols à foison, coups d'archets ésotériques, vitesse supersonique. Dans ce genre d'obscénité, je serais tentée de poser gentiment mon violon sur les genoux et feuilleter une gazette dûment dissimulée à cet effet sous les partitions. Mais c'est impossible, car notre partie est certes peu apparente, toutefois nous autres seconds violons détenons manifestement l'intégralité du pouvoir : cette sensation de déséquilibre ? Les seconds ! La marche harmonique ? Les seconds ! La pulsation ? Les seconds ! La tension dramatique? Les seconds !&lt;br /&gt;Dans l'ombre, avec le dévouement et l'abnégation dont seuls des seconds – des altos ou des jedis, à la rigueur, sont capables, nous besognons à toute allure, récompensés par une grisante sensation de pouvoir et la certitude d'être indispensables. Pendant ce temps, les vents et les premiers ajoutent paisiblement les finitions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est certainement pour cela que le chef, malgré nos mises en demeure répétées, nous fait rejouer une généreuse moitié du quatrième mouvement en bis. Deux fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire aussi: &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/archives/2010/04/19/17614930.html"&gt;Zvezdo&lt;/a&gt;, et l'&lt;a href="http://www.richardcotman.com/etnobofin/2010/04/mais-il-est-ou-finalement-mon-ploum/"&gt;inénarrable chroniquette de Richard&lt;/a&gt;, qui est certainement mon mon auteur anglophone favori - bien qu'il possède un Iphone, et qui permet d'entrevoir le monde étrange de la cuivrerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;* preuve qu'écouter un orchestre de l'intérieur est trompeur, je trouve les CG aussi bons que l'orchestre de la vidéo mise en lien, qui n'est guère que le Philharmonique de Berlin. Oups. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-6001543634033861268?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/L7qw11Sb2uw" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/6001543634033861268/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=6001543634033861268&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/6001543634033861268?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/6001543634033861268?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/L7qw11Sb2uw/des-concerts-gais-et-beaux-euphoriques.html" title="Des Concerts Gais (et Beaux) euphoriques, joyeux et  passionnés !" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/des-concerts-gais-et-beaux-euphoriques.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;A0QARXg4fyp7ImA9WxFSE0k.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-4073094762843987585</id><published>2010-04-15T17:40:00.007+02:00</published><updated>2010-04-15T18:35:44.637+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-04-15T18:35:44.637+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="LSO" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>la LSO-philie ne se guérit pas, elle se touitte</title><content type="html">Afin de vous épargner la lecture de toutes les chroniquettes du blog depuis septembre 2009, sachez simplement (c'est important afin de comprendre la chroniquette qui suit) que je suis tombée raide dingue du &lt;a href="http://lso.co.uk/home/"&gt;LSO&lt;/a&gt;, de son flûtiste, de ses gentils percussionnistes souriants, de ses seconds violons passionnés, de leur webmaster, de leur programme Take a Bow, etc*..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Janvier-février&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je passe ces deux mois à me morfondre : le premier tiers provisionnel pointant le bout de son museau à la sortie de l'hiver, la saison des abonnements 2010-2011 approchant à grands pas, il est exclus de flamber: à ce moment, il ne reste plus que des places à 60 à 80€ environ en vente sur le site de Pleyel. Hors budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J-6&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tentatrice comme toujours, la &lt;a href="http://twitter.com/citedelamusique/status/10277857000"&gt;Cité de la Musique me touitte&lt;/a&gt; sournoisement que le LSO joue la semaine suivante Salle Pleyel. Gnnn. &lt;a href="http://bladsurb.blogspot.com/"&gt;Bladsurb &lt;/a&gt;renchérit en me signalant que le soliste est Jeremy Denk, l'excellent et &lt;a href="http://jeremydenk.net/blog/"&gt;très drôle blogueur&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J-4&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En deux heures, je &lt;a href="http://twitter.com/klariscope/status/10369623532"&gt;craque &lt;/a&gt;pour un abonnement à l'Opéra (le superbe DA1, danse contemporaine uniquement), et euh, deux abonnements et demi à Pleyel l'année suivante. Ceci annonce une période de vaches maigres pour les mois à venir. Il est désormais hors de question d'acheter des billets, quelqu'en soit le prix, pour le concert à venir du LSO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J-2 ou 3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs fois, je décroche mon téléphone pour appeler Pleyel. Peut-être leur reste-t'il des places abordables ? Sachant que je ne peux pas me le permettre, je raccroche au bout de deux ou trois sonneries (je faisais déjà ce genre de cascades, toute ado)..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D-Day, H-18h&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je me lamente avec désespoir de manquer leur concert. Heureusement, dans son immense sollicitude, le LSO &lt;a href="http://twitter.com/londonsymphony/status/10563218388"&gt;me touitte un message de consolation&lt;/a&gt;. En français ! Ils sont si attentionnés !&lt;br /&gt;Là-dessus, Richard, &lt;a href="http://www.richardcotman.com/etnobofin/2010/02/le-genie-des-alpages/"&gt;grand lecteur du Génie des Alpages,&lt;/a&gt; me fait remarquer je suis une &lt;a href="http://twitter.com/etnobofin/status/10563915177"&gt;vraie groupie&lt;/a&gt;. En effet, je me considère tout à fait capable de sauter au cou d'un des musiciens de l'orchestre et de poursuivre leur bus de location en hurlant et agitant les bras dans tout les sens. Groupie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8dAJCeOHhI/AAAAAAAABes/5IVG3HO4Rco/s1600/youpi.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 337px; height: 138px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8dAJCeOHhI/AAAAAAAABes/5IVG3HO4Rco/s400/youpi.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460403597236641298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D-Day H-8&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je craque. J'appelle Pleyel. Deux minutes plus tard, j'ai ma place. A tarif réduit et re-réduit grâce à une petite carte magique Pleyel 2009. J'esquisse les premiers pas de ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;danse du LSO&lt;/span&gt;, et commence une tournée des bureaux contiguës au mien, pour annoncer, que, alleluia, j'ai une place pour le concert du soir. Dix minutes plus tard, je les rappelle, le ticket n'est pas débité de mon compte en banque, je suis au bord de la panique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D-DAy H-8 à H-6&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Bon sang de bonsoir, toujours pas débité. Ai-je une place fantôme ? Vais-je me faire refouler à l'entrée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8c9qd-SfGI/AAAAAAAABec/-jMuyqWZRdc/s1600/assurancetourix-+1.bmp"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 141px; height: 172px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8c9qd-SfGI/AAAAAAAABec/-jMuyqWZRdc/s400/assurancetourix-+1.bmp" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5460400873019702370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D-DAy H-4 ou 5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un miracle n'arrivant jamais seul, &lt;a href="http://blog.parisbroadway.com/"&gt;Laurent &lt;/a&gt;m'envoie un petit message pour m'annoncer qu'il ne pourra malheureusement pas se rendre au concert et me lègue ses places. Je lui renvoie un message surexcité où, en substance, je n'arrive absolument pas à compatir à son malheur, et me réjouis égoïstement de récupérer ses places. Je me lance derechef dans une deuxième tournée des bureaux pour annoncer, à grands renforts de bonds et de moulinets de bras, que j'ai deux autres places pour le concert du soir (je commence à soupçonner mes collègues d'avoir envie de me bâillonner puis me ligoter à un arbre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D-Day H-3.5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une équipe de choc est montée : &lt;a href="http://djac.baweur.over-blog.com/"&gt;Djac&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/"&gt;Zvezdo &lt;/a&gt;(qui a hérité de ma place fantômatiquement réglée) et moi irons écouter le LSO le soir-même. Si je fixe méchamment l'horloge de l'ordinateur, elle va peut-être avancer plus vite, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et enfin ....?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;la suite au prochain numéro !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-4073094762843987585?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=hmUDisVpJJI:Z0K5zjrVmV8:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=hmUDisVpJJI:Z0K5zjrVmV8:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/hmUDisVpJJI" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/4073094762843987585/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=4073094762843987585&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/4073094762843987585?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/4073094762843987585?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/hmUDisVpJJI/la-lso-philie-ne-se-guerit-pas-elle-se.html" title="la LSO-philie ne se guérit pas, elle se touitte" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8dAJCeOHhI/AAAAAAAABes/5IVG3HO4Rco/s72-c/youpi.JPG" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/la-lso-philie-ne-se-guerit-pas-elle-se.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;DUIHRXk-cSp7ImA9WxFSF0g.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-5770934300480599829</id><published>2010-04-12T15:16:00.005+02:00</published><updated>2010-04-20T11:58:54.759+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-04-20T11:58:54.759+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="orchestreries" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="concerts gais" /><title>Répétition aux Concerts Gais - où comment rendre un second violon heureux</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8MfzznQigI/AAAAAAAABeU/w13NCHtndyM/s1600/plaf.JPG"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 303px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8MfzznQigI/AAAAAAAABeU/w13NCHtndyM/s400/plaf.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5459242148191832578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Moi, j'aime quand :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- on me parle avec mes mots. Quand on me dit : "Ne jouez pas ces deux accords PwwrrraaaamPllaaaaam, c'est lourd et flou, jouez Palf! Chut! Plaf! Chut! et Ploum!*", je comprends tout, et je me sens utile et musicienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- je suis assise derrière un violoniste qui sait faire des contretemps. Il suffit de bouger le coude en même temps, ça marche tout seul, même dans le cas d'horribles contretemps qui vont à toute berzingue,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- j'aime les cafés gourmands du restau à côté de la salle de répétition. Et leur gratin d'aubergines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pierre, le soliste et gentil-prof, nous fait des suggestions "Ne faites pas un grand coup d'archet pour les Pawouam, pawouam, ca change trop de style avec les notes acérées qui précède. Ca donne une impression de Blouarg (dit'il en tirant la langue (s'imaginer le borborygme de la baleine digérant mal son café gourmand)), appuyez vigoureusement sur la corde, et gardez un archet court, ça reste dans le style". C'est rigolo, constructif, et ça change des "Vous jouez vraiment trop infâme, c'est affreux, jouez joli" que j'ai naguère entendu. Vous n'imaginez pas de quelles âneries les premiers violons solo sont parfois capables ! (j'en ferais volontiers une chroniquette, mais ils sont trop facilement reconnaissables)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* ce chef est manifestement issu d'une école qui ne pratiquait pas le &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/01/le-cradolfege-tm.html"&gt;Crado'lfège&lt;/a&gt;, mais l'Onomat'olfège. Mais ce sont également des gens très recommandables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-5770934300480599829?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
&lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=iFkfyY6xC0U:sWshUDBV28M:yIl2AUoC8zA"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=yIl2AUoC8zA" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?a=iFkfyY6xC0U:sWshUDBV28M:EqJwzxz-MbY"&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/Klariscope?d=EqJwzxz-MbY" border="0"&gt;&lt;/img&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/iFkfyY6xC0U" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/5770934300480599829/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=5770934300480599829&amp;isPopup=true" title="0 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/5770934300480599829?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/5770934300480599829?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/iFkfyY6xC0U/repetition-aux-concerts-gais-ou-comment.html" title="Répétition aux Concerts Gais - où comment rendre un second violon heureux" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8MfzznQigI/AAAAAAAABeU/w13NCHtndyM/s72-c/plaf.JPG" height="72" width="72" /><thr:total>0</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/repetition-aux-concerts-gais-ou-comment.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUAEQ3o4eyp7ImA9WxFWFUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-7177227488688497904</id><published>2010-04-12T10:27:00.007+02:00</published><updated>2010-06-03T13:15:02.433+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-03T13:15:02.433+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="pleyel" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="orchestre nouvelle russie" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Le symphonique orchestre d'état "Nouvelle Russie" à Pleyel</title><content type="html">&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8Lu40ItfgI/AAAAAAAABeM/FN_zUEi8Rok/s1600/choco.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 372px; height: 297px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8Lu40ItfgI/AAAAAAAABeM/FN_zUEi8Rok/s400/choco.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5459188358161726978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.nros.ru/?1"&gt;Orchestre Symphonique "Nouvelle Russie"&lt;/a&gt;, dir. &lt;a href="http://www.yuribashmet.com/0201Biography.htm"&gt;Yuri Bashmet&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Gidon Kremer, violon&lt;br /&gt;Alfred Schnittke,Concerto pour violon n° 4&lt;br /&gt;Piotr Ilitch Tchaïkovski, Symphonie n° 5&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une loooongue journée de répétition d'orchestre ponctuée de cafés, de viennoiseries et de &lt;a href="http://zvezdo.canalblog.com/archives/2010/04/11/17538015.html"&gt;Plaf-Chut! Plaf-Chut ! Ploums&lt;/a&gt; pédagogiques, je craignais avoir atteint l'overdose de musique. Mais il est tout à fait contraire à mon éthique personnelle de gâcher une place de concert. Sauf à la rigueur, si Schumann occupe une place prépondérante dans le programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retrouve au deuxième balcon, à une place très sympathique d'où je vois et entends très bien, à côté d'un jeune couple manifestement peu habitué au cérémonial classique, dont l'enthousiasme et le questionnement est rafraîchissant (et me fait regretter l'époque où toute la cuisine de l'orchestre me paraissait relever de la magie plutôt que euh.. du travail). Entre temps, l'orchestre et Gidon Kremer entrent en scène (mes voisins se demandent s'il s'agit du premier violon - j'adorerais leur raconter mes salades d'orchestre, mes histoires de premiers et seconds violons, la ploumologie, les salaceries des cornistes, mais je crains que cela ne soit malvenu. après tout, on ne m'a rien demandé. Mais je continue de sourire intérieurement, leur curiosité m'émerveille).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Schnittke, comme tout Schnittke qui se respecte, est magistralement mais horriblement désespérant, torturé, cynique. Cette atmosphère de désespoir post-apocalyptique est un peu trop en décalage avec mon humeur post-Schubertienne (la Tragique, comme son nom ne l'indique pas, est très guillerette, même si épuisante du point de vue du second violon standard). A ceci s'ajoute une sensation d' "à quoi bon" : l'orchestre nécessaire pour exécuter cette œuvre est pléthorique, sans que cela ne soit, à mon avis, justifié.  Quelques belles phrases au violon laisse entrevoir le son très particulier des cordes russes et me fait trépigner d'impatience, j'ai tellement hâte d'écouter du Tchaikovski joué par des russes ! Gidon Kremer est un monument de maîtrise - je n'ai même pas perçu l'ombre du soupçon d'une note à côté, il est formidablement impressionnant. Et ce bis, d'une délicatesse à peine marrie par l'exode bruyant d'un contrebassiste (qué?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Tchaikovski par des russes. Voilà 10 minutes que je fixe mon clavier, ne trouvant pas les mots pour décrire cette demi-heure de pur bonheur. vous serez indulgents, car tout ce que je pourrai écrire ne rendra certainement pas justice à leur magnifique interprétation de la symphonie. Si les bois et les cuivres sont bons (mais pas exceptionnels), les cordes sont magistrales : elles ont un son riche d'une rondeur, d'une puissance, d'une générosité qui rappellerait un peu les voix masculines des grands chœurs russes (religieux ou militaire...). Alors qu'elles suivent scrupuleusement le tempo, elles dégagent toutefois une sensation d'excitation qui donne une impression trompeuse d'accélération. Il en est de même pour les nuances : à nuance constante, j'ai une impression de crescendo permanent, qui est juste du à cette tension que l'orchestre sait installer. Et quelle homogénéité de son chez ces cordes ! Quels ffff beaux et clairs malgré la puissance sonore ! Quelle fougue ! Djac me confirme cette particularité du son des cordes russes, sans pour autant en savoir la raison.&lt;br /&gt;Ce sont des musiciens fougueux, certes, mais ils me font une impression très différente des autres orchestres que j'ai qualifié de fougueux cette année : puissants comme le &lt;a href="http://www.klariscope.com/2009/09/un-concert-superbement-ovationne-pleyel.html"&gt;CSO&lt;/a&gt;, certes, mais avec une chaleur et une générosité que (danger, cliché!) j'associe à la musique russe, emballés comme les &lt;a href="http://www.klariscope.com/2009/09/pollini-chailly-et-les-lipsiens-paris.html"&gt;Lipsiens&lt;/a&gt;, mais avec une spontanéité bien particulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le Philharmonique de Berlin est du chocolat noir dégustation 70%, le LSO du délicieux chocolat noir aux amandes, ou aux noisettes, s'adaptant au chef, si un orchestre amateur est un chocolat au lait qui a un peu débordé au micro-ondes, cet orchestre russe est une crème à tartiner aux noisettes et au praliné : riche, gourmand, généreux, sucré. Et on en redemande ! On finit le pot à la cuiller !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi qu'on clot le concert par rien moins que trois bis : un dans le ton, l'ouverture de fête de Chostakovitch, lis-je sur les &lt;a href="http://palpatine42.free.fr/blog/post/2010/04/11/des-nouveaux-russes-ne-jouant-pas-que-du-russe#comments"&gt;commentaires de la chroniquette de Palpatine&lt;/a&gt;, la danse hongroise #1 de Brahms (ce qui met ma voisine en émoi) puis quelque chose de plutôt sud-américain, enjoué et guilleret. Une bonne série de bis un peu kitschounets mais joyeux qui laissent revigoré, et de très bonne humeur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-7177227488688497904?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Klariscope/~4/Vp-DMsE2lzQ" height="1" width="1"/&gt;</content><link rel="replies" type="application/atom+xml" href="http://www.klariscope.com/feeds/7177227488688497904/comments/default" title="Publier les commentaires" /><link rel="replies" type="text/html" href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6022749969857653372&amp;postID=7177227488688497904&amp;isPopup=true" title="2 commentaires" /><link rel="edit" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7177227488688497904?v=2" /><link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.blogger.com/feeds/6022749969857653372/posts/default/7177227488688497904?v=2" /><link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/Klariscope/~3/Vp-DMsE2lzQ/le-symphonique-orchestre-detat-nouvelle.html" title="Le symphonique orchestre d'état &quot;Nouvelle Russie&quot; à Pleyel" /><author><name>Klari</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08576079371241353786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty name="OpenSocialUserId" value="15187123504729733722" /></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://1.bp.blogspot.com/_qzF43ZHyxhI/S8Lu40ItfgI/AAAAAAAABeM/FN_zUEi8Rok/s72-c/choco.jpg" height="72" width="72" /><thr:total>2</thr:total><feedburner:origLink>http://www.klariscope.com/2010/04/le-symphonique-orchestre-detat-nouvelle.html</feedburner:origLink></entry><entry gd:etag="W/&quot;CUAFRXgycCp7ImA9WxFWFUs.&quot;"><id>tag:blogger.com,1999:blog-6022749969857653372.post-5228533899885884562</id><published>2010-04-09T00:20:00.006+02:00</published><updated>2010-06-03T13:15:14.698+02:00</updated><app:edited xmlns:app="http://www.w3.org/2007/app">2010-06-03T13:15:14.698+02:00</app:edited><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="pleyel" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="orchestre colonne" /><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chroniques concertantes" /><title>Orchestre Colonne en mode printanier à Pleyel</title><content type="html">Salle Pleyel - 6 avril 2010, 20h&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_P%C3%A9cou"&gt;Thierry Pécou&lt;/a&gt;, Trémendum pour piano et orchestre&lt;br /&gt;Katchaturian, Concerto pour violon&lt;br /&gt;K(G?)asparov, Morceau magnifique pour violon seul dont je n'ai pas saisi le nom&lt;br /&gt;Stravinski, Sacre du Printemps&lt;br /&gt;Jean-Marc Phillips, violon; Laurent Petitgirard, direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Complètement ra-pla-pla après une nuit passée à regarder les 14 épisodes de Little Dorrit*, je me dirige vers Pleyel d'un pas hésitant, dans un état de conscience altéré (Avenue des Ternes, je me fais la réflexion, à la vue d'une jeune fille en deux-roues, que c'est une drôle d'idée de mettre une Vespa bleu clair avec des collants rouges). Bref, je m'attends à un concert "je-pique-du-nez-je-me-réveille-je-pique-du-nez-je-me-réveille".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La queue devant le guichet est longue comme un jour sans sommeil : je crains à un moment de ne pouvoir obtenir de places, en effet, à la deuxième sonnerie, je suis toujours sans billet. In extremis, je dégote une place, perchée sur mon arrière-scène adorée, pour moins cher qu'une séance de cinéma ! (Merci la politique tarifaire Colonne)&lt;br /&gt;A l'arrière-scène, je retrouve un membre du fan-club de &lt;a href="http://www.klariscope.com/2009/05/gentil-prof-la-sainte-chapelle.html"&gt;Gentil-Prof&lt;/a&gt; / &lt;a href="http://www.klariscope.com/2010/02/mieux-que-lorchestre-du-concertgebouw.html"&gt;Super-soliste des Concerts Gais&lt;/a&gt;: depuis notre point de vue avantageux, nous pouvons observer les faits et gestes de nos &lt;a href="http://www.solistesfrancais.com/les-artistes/violon/94"&gt;poulains &lt;/a&gt;&lt;a href="http://djac.baweur.over-blog.com/"&gt;respectifs&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les musiciens entrent en scène, sous les applaudissements du public. Qui reprennent au moment où le premier violon entre. Mais, il se faufile -hilare, derrière la harpe, se glisse entre deux pupitres... et s'asseoit chez les seconds!  Désarçonné, le public refuse d'applaudir le 'vrai' premier violon quand celui-ci fait son apparition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concert commence avec le Trémendum de Thierry Pécou - qui assure la partie de piano également, ainsi qu'une introduction à la pièce. Sa pièce, inspirée du Brésil, est très joyeuse, enlevée, accessible sans tomber dans le simplisme, agrémentée de beaux rythmes caféinés qui font du bien. J'y trouve quelque de joyeux, qui ne se prend pas au sérieux, qui me réjouit : lors d'une partie énervée de piano, le pianiste abandonne l'usage des doigts pour taper les touches avec poignets, coudes, bras, et se retrouver à quatre pattes dans le piano pour taper des cordes. Quand cette intervention du piano s'achève, les percussionnistes se mettent à siffler énergiquement dans des sifflets de chef de gare.** Que voulez-vous, ça me fait du bien. La partition de Thierry Pécou est manifestement exigeante vis-à-vis des percussionnistes : l'un d'entre eux perd un bout de mailloche, qui fait un looooong vol plané au-dessus des cuivres et des vents, pour aller s'écraser dans un petit glingeloung tout compte fait assez discret chez les altos, sans envoyer ni musicien, ni instrument, à l'hôpital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques remues-ménage d'instruments et de pupitre, on attaque ensuite, le concerto pour violon de Katchaturian. Le soliste est Jean-Marc Phillips, le frère de mon Xavier Phillips adoré. On m'avait prévenue : "le concerto ? Lui, c'est fingers in the nose".&lt;br /&gt;En effet.&lt;br /&gt;Je dirais même plus.&lt;br /&gt;Sidérant.&lt;br /&gt;N'oublions pas que je suis sur l'arrière-scène, d'où on perd un peu (mais pas non plus énormément) de son du soliste. D'habitude. Or, Jean-Marc Phillips est un soliste extrêmement présent : il force l'attention sans agressivité. Même si je dirige mes deux oreilles vers, disons, la partie des altos, la partie soliste reste complètement présente, sans qu'on ait le moins du monde l'impression qu'il force. Katchaturian s'est amusé à écrire des hexadécimoctuples croches qu'il enchaîne avec une facilité déconcertante. A l'entendre, c'est facile, léger, primesautier. A le regarder, je ne vois même pas les doigts de la main gauche bouger, ça va trop vite pour mes petits yeux ensommeillés.&lt;br /&gt;En outre, j'aime beaucoup le sobriété de sa posture : il nous épargne les grandes arabesques et les sauts de biche que certains violonistes jugent nécessaire à l'exécution d'une œuvre. Et ses tournes ! Qu'il prépare avec un soin minutieux, n'hésitant pas, pendant une pause, à légèrement corner le coin de la page pour pouvoir la tourner sereinement peu après, au cours d'un passage énervé.&lt;br /&gt;C'est même musical.&lt;br /&gt;Bref, me voici désormais membre du fan-club des deux frères Phillips.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bis, un magnifique morceau qui lui a composé un copain russe d'origine arménienne - qui est dans le public, Alexandre Gasparov (ou Kasparov), assez long, mais qui me parait durer deux-trois minutes maximum, chaleureusement applaudi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'entracte (que les bassonistes ont passé à potasser leur terrifiant solo), voici le gros morceau de la soirée: le sacre du Printemps. Je m'étonne quelques instants que tant d'orchestres s'amusent à programmer le Sacre du Printemps (les Orféeries le lendemain à Gaveau, l'orchestre de Paris dans quelques jours), quand soudain, je me rappelle qu'avril est un mois printanier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les musiciens s'entassent sur scène, et quand le praticable est rempli, d'autres viennent s'ajouter à eux. Manifestement, ils ont fait appel à tous les copains : cinq clarinettes, huit cors, un petit bataillon de percus... Les musiciens, eux, sont bien réveillés, en particulier les bassons, et prennent à mon avis un plaisir manifeste à jouer, bien échauffés après les deux premières œuvres, bien différentes mais dans un même style. Même si par instants, certains pupitres se courent les uns après les autres, je me délecte à écouter un Sacre du Printemps énergique, enlevé, sans hystérie, où les cordes me frappent par leur assurance et leur présence.&lt;br /&gt;L'orchestration est passionnante, les pupitres s'échangent les rôles,se passent et se repassent des thèmes, au point qu'on a l'impression que les bassons jouent des pizz quand ils reprennent les ploums des cordes, que les violonistes font des schwouchhh de tam-tam et que les trompettes font d'énergiques tire-pousse (à moins que ce ne soit la fatigue qui parle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'anecdote, un magnifique passage en crescendo, ponctué par une intervention plus qu'énergique d'un des percussionistes, laisse place à un silence réparateur, marri par une tourne brutale et grossières des xxxx, qui bien sûr, ne jouent pas immédiatement après. Je marmonne un "les mecs, la tourne!" désappointé, qui fait sourire mon voisin.***&lt;br /&gt;Et merci aux cuivres, qui ont la délicatesse de penser aux spectateurs de l'arrière-scène et de se retourner pour nous saluer. Quand les cordes pensent (enfin) à nous, les cuivres se sont déjà retournés face au parterre, et personne ne regarde dans la même direction. Un joyeux remue-ménage qui clôture sympathiquement ce concert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais globalement, quel régal d'écouter un beau programme joyeux, accessible mais riche. J'en oublie mon manque de sommeil et repars revigorée, au point de proposer à Djac d'aller manger un morceau dans le coin : nous atterrissons au Do-Ré-Mi (pris d'assaut par les effectifs du Sacre) au beau milieu d'une table de cordes, qui sont en train de se fredonner le Sacre :&lt;br /&gt;"Tiens, les pizz du ti-gou-dou-dou-da-da-pim sont tous passés, je n'y arrivais pas en répét' !&lt;br /&gt;- Ah oui ? Moi, j'ai eu du mal au Schlam-pif! Schlam-pif! il manquait le boum-boum-boum sur lequel je me cale".&lt;br /&gt;Ils ne vont pas chanter tout le Sacre, non ? Si. En partant, Djac s'amuse à saluer ses collègues tout en reculant et manque s'écraser contre la boîte à violon de Jean-Marc Phillips.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans laquelle il y a un Guarneri, normalement.&lt;br /&gt;Gloups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, ça me fait quelque chose, d'avoir mangé un morceau dans la même brasserie qu'un Guarneri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*ils ne font qu'une demi-heure, certes. Mais bon. Comment voulez-vous résister à du Dickens ?&lt;br /&gt;** quand je m'étonne qu'on confie les sifflets au percussionnistes et non aux vents, on me répond que les gadgets, y compris les gadgets à vent, sont du ressort des percussionnistes.&lt;br /&gt;***Quand ma co-pupitre adorée et moi créerons Tourne Consulting, nous  embaucherons J-M. Phillips en tant que consultant, et nous ferons un  super chiffre d'affaires avec des clients prestigieux : le LSO, Colonne,  l'orchestre de Paris aussi... Tssss!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6022749969857653372-5228533899885884562?l=www.klariscope.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="feedflare"&gt;
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