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<title>La Chronique Agora</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com</link>
<description>La Chronique Agora est une lettre e-mail quotidienne unique en son genre, mêlant informations sur la finance et l'économie, conseils d'investissement, réflexions sur la marche du monde, et bien d'autres choses encore ! Rédigée par Philippe Béchade, Bill Bonner (auteur des best-sellers L'Inéluctable faillite de l'économie américaine et L'Empire des dettes) et toute leur équipe, La Chronique Agora distrait et passionne ses lecteurs depuis 2002. </description>
<language>fr</language>

<category>Finance</category>
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<title>La Chronique Agora</title>
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<link>http://www.la-chronique-agora.com</link>
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<title>Une conjoncture boursière qui plaît aux traders</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090704-1945.html</link>
<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 12:31:18 GMT</pubDate>
<dc:creator>Françoise Garteiser</dc:creator>
<description><![CDATA[<p>** Décidément, il n'y en a que pour les traders, en ce moment ! </p>
<p>Après <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1944.html">la claque</a> qu'ont subie les marchés cette semaine, les investisseurs fondamentaux se sont réfugiés dans... hé bien, dans pas grand-chose, sinon les idées de très long terme et l'or. </p>
<p>Et pendant ce temps, les adeptes des allers-retours, warrants, turbos et autres VIVG (véhicules d'investissement à grande vitesse, voilà que j'imite le <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20070313-209.html">Mogambo Guru</a>...), s'en donnent à coeur joie tandis que les marchés "font du yo-yo", pour reprendre le terme utilisé par <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/MarcDagher.html" target="_blank" title="Marc Dagher">Marc Dagher</a> dans un récent message de son service, <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/TBT/WTBTK702/landing.html">@TurbosTrader</a>. </p>
<p>Aux Publications Agora, on n'a pas attendu les circonstances actuelles pour s'intéresser à toutes les possibilités du trading... et toute une gamme d'événements se prépare dans les semaines et les mois qui viennent pour vous aider à en profiter. Commençons par le commencement avec...</p>
<p>... la toute première journée de formation en France entièrement consacrée au FOREX ! Vous pourrez y retrouver votre spécialiste du marché des changes, Jérôme Revillier -- ainsi que de nombreux autres intervenants. Il y aura même un invité de marque : un des plus célèbres traders sur devises à Londres. Il tradera en temps réel tout au long de la journée -- quelle meilleure manière d'apprendre que de regarder faire un expert ? </p>
<p>Cet événement exceptionnel se déroulera le 10 juillet... et aussi incroyable que ça puisse paraître, l'entrée est GRATUITE. Les places sont limitées, et risquent de partir très vite -- d'autant que le 10 juillet n'est plus très loin : n'attendez pas pour <a target="_blank" href="http://www.institutdelabourse.fr/conference/formconfforex?refer=agora">réserver la vôtre</a> ! <a href="http://www.institutdelabourse.fr/conference/formconfforex?refer=agora"></a></p>
<p>Toujours le 10 juillet, vous pourrez retrouver <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/MarcDagher.html" target="_blank" title="Marc Dagher">Marc Dagher</a> en vidéo sur nos sites pour une interview exclusive ; il vous donnera son sentiment sur les marchés actuels -- qui n'ont pas fini d'en faire voir aux investisseurs, si vous voulez mon avis. Marc vous expliquera aussi comment en profiter au mieux, grâce à une forme d'investissement dont il connaît toutes les ficelles. Restez à l'écoute...</p>
<p>Enfin, réservez d'ores et déjà quelques jours vers la fin septembre, cher lecteur, car nous sommes en train d'organiser une session de formation exceptionnelle : elle vous permettra de découvrir les bases de l'analyse technique -- et de faire ainsi du trading en toute simplicité, en prenant des décisions claires et informées. </p>
<p>Que vous soyez débutant tenté par le trading ou trader averti souhaitant rafraîchir un peu ses connaissances... cette journée est pour vous. <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/MarcDagher.html" target="_blank" title="Marc Dagher">Marc Dagher</a> sera une fois encore de la partie, ainsi que David Furcajg, que vous avez peut-être croisé de temps à autre dans les colonnes de <a target="_blank" href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/">l'Edito Matières Premières & Devises</a>.</p>
<p>Marc et David vous feront partager leurs connaissances, que vous pourrez ensuite mettre en application grâce à des exercices, des simulations, des jeux, etc. D'autres détails viendront prochainement, dans la mesure où nous sommes en train d'affiner le contenu de cette journée... mais je voulais vous en parler dès maintenant, afin que vous puissiez vous organiser si cette formation vous intéresse. </p>
<p>Vu les circonstances boursières du moment, je pense que le trading est l'une des meilleures armes pour lutter contre les pertes et les moins-values... à condition de vous doter des outils adaptés -- et nous espérons pouvoir vous y aider. </p>
<p>Meilleures salutations, </p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/FrancoiseGarteiser.html" target="_blank" title="Françoise Garteiser">Françoise Garteiser</a> <br />La Chronique Agora</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1944.html">L'emploi US donne une grosse claque au CAC 40</a></li>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20070313-209.html">L'inflation veut manger vos enfants</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090704-1945.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'épargne US nuit à la consommation... et à la reprise économique </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1941.html</link>
<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 09:56:32 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[rebond boursier]]></category>
<category><![CDATA[épargne US]]></category>
<category><![CDATA[faillite personnelle]]></category>
<category><![CDATA[consommation US]]></category>
<category><![CDATA[reprise]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Tout se déroule exactement comme nous le pensions. Le marché boursier se comporte comme attendu. L'économie est sur les rails. Même les politiciens font ce qu'ils pensaient faire. </p>
<p>* Commençons avec le plan de relance/renflouage/usines à gaz/sottises. Comme prévu, il a échoué. C'est-à-dire que l'économie empire, au lieu d'aller mieux. Le plan n'a pas réussi le test que lui imposaient ses propres créateurs. A l'époque où l'équipe Obama présentait ses arguments pour une loi sur la relance économique, elle avertissait que sans renflouage, le chômage américain dépasserait les 8% en 2009. "Approuvez cette loi aujourd'hui", déclarait Ben Bernanke à peu de choses près, "sans quoi il n'y aura peut-être pas de lendemain pour l'économie américaine". </p>
<p>* Le Congrès américain s'est donc diligemment mis à la tâche : il a ajouté quelques fantaisies au projet de loi, puis l'a approuvé. Nous voilà à la mi-2009, et le taux de chômage atteint déjà 9,4%.</p>
<p>* Il était évident, même à l'époque, que les ronds-de-cuir de l'administration n'avaient pas la moindre idée de ce qui était en train de se passer. Il ne faisaient que deviner ce que ferait l'économie et profiter de la situation pour distribuer encore plus d'argent que les contribuables n'avaient même pas encore gagné. </p>
<p>* Comme prévu, les dépenses n'ont pas amélioré les choses ; en fait, elles les ont probablement aggravées -- en retardant le processus de destruction, et par conséquent le processus de reconstruction créative également. </p>
<p>* Nous nous souvenons de notre autre prévision : lorsque le renflouage échouera, ils en trouveront un autre. Et donc, dans le <em>New York Times</em> cette semaine, on trouvait David Leonhardt poussant les politiciens à commettre des actes encore plus absurdes :</p>
<p>* "L'économie pourrait vraiment avoir besoin de plus d'aide", dit-il.</p>
<p>* Oui, elle aura besoin de plus d'aide. Surtout si on lui inflige sans arrêt le genre d'aide qu'on lui donne actuellement. </p>
<p>* Le marché boursier agit plus ou moins comme nous le pensions, lui aussi. Le grand rebond a commencé le 9 mars. Il dure depuis près de quatre mois, maintenant ; il devrait approcher son sommet... et commencer à retomber. Il suffit de regarder un graphique du Dow depuis mars -- c'est exactement ça. Comme un boulet de canon, les cours ont grimpé... et leur courbe semble désormais s'incurver pour retomber sur le sol. </p>
<p>** Et il y a les faillites personnelles ! Selon le <em>Los Angeles Times</em>, le taux de faillites personnelles grimpe en flèche en Californie du Sud.</p>
<p>* En avril, selon David Rosenberg, de Gluskin Sheff, les autorités ont injecté 121 millions de dollars (annualisés) de stimulants dans l'économie de consommation -- notamment en réductions fiscales et en augmentations des allocations. En mai, les mesures de relance s'élevaient au total à 163 millions de dollars. Pourquoi tant de faillites alors que les autorités distribuaient tant d'argent ? </p>
<p>* La réponse, déclare Rosenberg, c'est que les consommateurs ne dépensaient pas l'argent ; ils l'épargnaient. Les dépenses de consommation ont augmenté d'un milliard de dollars en avril seulement -- en dépit des 121 milliards de stimulants. En mai, elles ont grimpé de 25 milliards, malgré une "relance" se montant à six fois cette somme.</p>
<p>* Pendant ce temps, le taux d'épargne américain, qui n'était que de 0,2% en mars 2008, a explosé à près de 7% en mai 2009.</p>
<p>* Pas de dépenses de consommation, pas de ventes. Pas de ventes, pas de revenus. Pas de revenus... pas de continuation de l'activité.</p>
<p>* Pas d'entreprises, pas de nouveaux emplois. Pas de nouveaux emplois, pas de reprise économique. </p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1941.html</guid>
</item>
<item>
<title>Gaz naturel : achetez dès maintenant !</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1942.html</link>
<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 12:51:09 GMT</pubDate>
<dc:creator>Chris Mayer</dc:creator>
<category><![CDATA[gaz naturel]]></category>
<category><![CDATA[pétrole]]></category>
<category><![CDATA[énergie]]></category>
<category><![CDATA[matières premières]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Maintenant que les cours boursiers sont remontés de 40% par rapport à leur baisse du mois de mars, presque personne ne se rappelle pourquoi on s'inquiétait autant. Par contraste, maintenant que le prix du gaz naturel a chuté de 40% au cours des sept derniers mois, presque personne ne se souvient de ce qui faisait craindre une pénurie d'énergie.</p>
<p>- M. le Marché est sur le point de remédier à cette amnésie collective.</p>
<p>- Les investisseurs vont à nouveau se souvenir des raisons pour lesquelles ils vendaient des actions en mars dernier, et ils vont aussi se souvenir de ce qui les poussait à investir autrefois dans le gaz naturel.</p>
<p>- Les cours boursiers ont gagné du terrain au cours des derniers mois, même si l'économie n'a pas progressé. Les principaux indices sont remontés de près de 40% mais de nombreuses actions ont augmenté bien plus que ça. 17 des 33 actions que j'ai recommandées à mes lecteurs ont gagné plus de 50% depuis les baisses du mois de mars. Huit ont augmenté de plus de 100% et une de plus de 200%.</p>
<p>- Des rebonds importants tels que celui-ci n'ont rien d'inhabituel, même dans le pire des marchés. Vous avez certainement déjà lu quelque part que la Bourse est remontée de 41% au début des années 30, après le krach de 1929. Mais ce rebond n'a rien donné, la Bourse est retombée encore plus bas, et a lutté pendant des années pour s'en remettre.</p>
<p>- Je ne dis pas que nous sommes en train de revivre 1930, mais je préfère vous mettre en garde contre l'excès de confiance. Les investisseurs devraient couvrir leurs positions après ce rebond récent... et devraient s'aménager une marge de sécurité. Je pense que le gaz naturel peut être un bon créneau dans lequel s'abriter.</p>
<p>** Pour dire les choses simplement, le gaz naturel est super bon marché. La plupart des autres matières premières -- y compris le pétrole -- sont remontées, mais le gaz naturel est resté embourbé. En effet, le ratio prix du brut/prix du gaz naturel a atteint 18/1 récemment, un ratio que l'on n'avait plus vu depuis 1990.</p>
<p>- Le pic de ce ratio est dû à deux facteurs simples : les prix du pétrole augmentent, les prix du gaz n'augmentent pas. Les cours de ces deux sources d'énergie ont généralement tendance à se suivre de près. Mais les prix du pétrole et du gaz naturel ont divergé de façon radicale ces six derniers mois.</p>
<p>- Cette tendance a fortement déplu aux producteurs de gaz naturel, ainsi qu'à ceux qui ont investi dans les actions du gaz naturel. Dans ce marché, où presque tout se reprend, les actions de la plupart des entreprises productrices de gaz naturel n'ont manifestement pas bougé. Mais le passé n'est pas forcément un prologue. Je n'ai pas vu de meilleure occasion d'acheter des actions du gaz naturel depuis de nombreuses années.</p>
<p>- Permettez-moi de vous expliquer tout ça avant que vous ne cliquiez sur la touche "effacer" pour cet e-mail.</p>
<p>- Les prix du gaz naturel devraient remonter, et ce pour deux raisons :</p>
<p>1. Les recherches de gaz naturel sont rapidement réduites, ce qui va mener à une pénurie.<br />2. La politique écologique va créer une importante nouvelle demande en gaz naturel.</p>
<p>- Commençons par reconnaître que le prix du gaz naturel a chuté parce qu'il y en avait trop. Nous sommes en récession, après tout. La demande industrielle en gaz naturel a chuté, elle a même traversé le plancher, et se retrouve maintenant à la cave. Mais la technique pour lutter contre les prix bas, ce sont les prix bas.</p>
<p>- Les producteurs diminuent la production, et donc l'offre. Le nombre de forages a décliné. Il a chuté plus rapidement qu'en 1981/82, la pire baisse depuis la Grande Dépression -- laquelle, aujourd'hui encore, fait frissonner les anciens producteurs de gaz naturel. Pendant ce temps, les taux de diminution du gaz de schiste -- qui a tant participé à l'offre de gaz ces dernières années -- vont de 60% à 75% -- ce qui signifie que le flux de gaz venant de ces puits va chuter d'autant durant la première année.</p>
<p>** Autre point : le coût marginal de production de gaz naturel, pour la grande majorité de producteurs de gaz naturel, se situe quelque part entre 6 $ et 8$ les 30 000 m3.</p>
<p>- Les coûts de production sont un repère important pour les prix du gaz naturel. Le prix du gaz naturel dépend généralement du "coût décaissé" de la production. Aucun producteur ne fait de bénéfices en dessous des coûts décaissés. Donc l'offre chute. Inversement, quand les prix du gaz gravitent autour du coût de production marginal, l'offre augmente, et met donc une certaine pression sur les prix.</p>
<p>- En ce moment, le prix <em>spot </em>du gaz naturel est en dessous des 4 $ -- juste au niveau des "coûts décaissés" de l'industrie, mais bien en dessous des coûts marginaux. En résumé, l'offre en gaz naturel va bientôt diminuer.</p>
<p>- Prenez de l'avance ; achetez des valeurs du secteur du gaz naturel dès maintenant.</p>
<p>[NDLR : Notre spécialiste des matières premières, Sylvain Mathon, n'a pas attendu le déclin des cours pour s'intéresser au gaz naturel. Il a déjà une belle valeur du secteur en portefeuille... et nul doute qu'il se positionnera sur d'autres titres tout aussi prometteurs dans les semaines et les mois qui viennent : pourquoi ne pas l'accompagner sur la voie des profits ? Il suffit de <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MAP/WMAPK702/landing.html">continuer votre lecture...</a>]</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1942.html</guid>
</item>
<item>
<title>Voitures électriques et batteries au lithium, la course à l'énergie propre</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1943.html</link>
<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 11:33:52 GMT</pubDate>
<dc:creator>Jean-Claude Périvier</dc:creator>
<description><![CDATA[<p>Par Jean-Claude Périvier (*)</p>
<p><strong>En attendant la <em>pole position<br /></em></strong>Qu'en est-il donc du marché<strong> </strong>des voitures électriques ? Il est à vrai dire encore balbutiant, et progressera par étapes. Ainsi, plusieurs entreprises (Vinci, Veolia, France Télécom, La Poste...) ont conclu un accord pour un achat groupé de 100 000 véhicules sur cinq ans. Ce projet est suivi de près par le gouvernement. Le secrétaire d'Etat Luc Chatel s'intéresse en effet au dossier afin d'assurer une industrialisation rentable.</p>
<p>Le rôle des pouvoirs publics est d'ailleurs essentiel, car <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/DEP/WDEPK704/landing.html">il faut prévoir les infrastructures pour recharger les batteries</a>. L'opération est d'envergure, parce qu'il faut des normes communes, une standardisation, le tout dans un contexte européen. Les Etats-Unis ne sont pas en reste dans cette préoccupation, qui pourrait s'inscrire dans les plans de relance dédiés aux infrastructures.</p>
<p>Un million de Toyota Prius se sont vendues dans le monde l'année dernière. Un vrai succès pour cette voiture hybride, la seule réellement à s'imposer à l'heure actuelle. Le débat qui a fait rage entre partisans de véhicule hybrides et ceux du tout électrique semble aujourd'hui un peu dépassé. Il est probable que les deux types cohabiteront mais avec des finalités différentes, le tout électrique étant plutôt réservé aux citadines.<strong></strong></p>
<p>Reste que le marché américain est toujours le leader, et l'accélération pour les véhicules électriques ou hybrides vient de la politique de l'administration Obama, favorisant délibérément les énergies propres et donc les véhicules verts du futur proche.</p>
<p><strong>Le point de passage obligé<br /></strong>Vous l'avez compris, tous ces véhicules ont un point commun : celui de nécessiter une batterie, la plus performante possible. Hormis les composantes d'habitacle et de confort, c'est la qualité de la batterie qui fera la différence<strong> </strong>et qui influencera le choix des acheteurs.</p>
<p>Bien évidemment, quand on parle de source continue d'énergie, il existe plusieurs sortes de batteries, suivant l'application que l'on en fait : batteries pour téléphones, pour ordinateurs portables, ou batteries du futur pour stocker l'électricité produite par les énergies renouvelables, solaires ou éoliennes. Disposer de ce dernier type de batteries est la préoccupation des fournisseurs de réseaux électriques, comme ABB, que nous avons déjà mis en portefeuille. </p>
<p>Actuellement, les faveurs des industriels vont aux batteries lithium-ion, qui ont l'avantage d'un faible poids, ce qui est un élément important pour une automobile.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le lithium-ion ?<br /></strong>Des <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090616-1895.html">piles au lithium</a> sont utilisées depuis de nombreuses années dans les différentes applications grand public. Mais l'utilisation du lithium-métal avec des électrolytes liquides dans des batteries pose des problèmes en nombre de cycles d'utilisation et en sécurité d'usage. Les industriels ont donc conçu les batteries au lithium des appareils électroniques grand public à base d'ions lithium insérés dans un autre matériau : les problèmes mentionnés précédemment sont partiellement évités au détriment de l'énergie spécifique (Wh/kg).</p>
<p>Le groupe Bolloré, à travers sa filiale Batscap, s'est démarqué par une innovation qu'il est le seul à promouvoir : la batterie LMP<strong> </strong>(Lithium Métal Polymère). Sans entrer dans les détails techniques, c'est une batterie totalement recyclable, solide, dont l'électrolyte est un polymère solide conducteur des ions lithium. Les recherches menées permettent au groupe d'estimer que cette nouvelle batterie stocke cinq fois plus d'énergie qu'une batterie traditionnelle, à poids équivalent.</p>
<p>Qui l'emportera dans cette course à l'énergie propre ? En tout cas, les recherches vont bon train dans le monde entier. Et les industriels français se démènent bien dans cette course pour disposer des technologies les plus prometteuses. La société que j'ai recommandée ce mois-ci à mes lecteurs en fait partie... alors <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/DEP/WDEPK704/landing.html">n'attendez pas pour la découvrir</a> !</p>
<p>Meilleures salutations, </p>
<p>Jean-Claude Périvier<br />Pour la Chronique Agora</p>
<p>(*) Parallèlement à sa carrière dans le conseil aux entreprises et l'intelligence économique, Jean-Claude Périvier s'intéresse à la Bourse et à l'investissement depuis 1986. Analyste de talent, il excelle à détecter et anticiper les tendances futures... pour en déduire les meilleures opportunités de gain dans sa toute nouvelle lettre d'information, <em><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/DEP/WDEPK704/landing.html">Défis & Profits</a></em>.</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1940.html">Après la crise, rechargez vos batteries (1)</a></li>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090616-1895.html">Lithium : investissez sur le nouveau pétrole</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1943.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'emploi US donne une grosse claque au CAC 40</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1944.html</link>
<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 10:24:53 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[CAC 40]]></category>
<category><![CDATA[pétrole]]></category>
<category><![CDATA[Alcatel-Lucent]]></category>
<category><![CDATA[emploi US]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Nous avions inauguré la <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1938.html">Chronique du 2 juillet</a> par cette affirmation quasi prophétique : "Paris avait entamé le premier semestre sur une hausse de 4,1%, le second démarre de façon tout aussi encourageante mais cela ne préjuge en rien d'une continuation du mouvement ascensionnel au-delà du 6 ou 7 juillet"... dont acte puisque le CAC 40 a rechuté de 3,13% hier. </p>
<p>Il efface ainsi avec une déconcertante facilité les 2,5% de gains engrangés la veille pour en terminer très précisément au plus bas du jour, à 3 116 points. Il est peut-être encore trop tôt pour pronostiquer un enfoncement définitif et sans appel du support court terme des 3 120 points car les volumes ne traduisent pas plus que la veille des prises de positions massives -- à la vente cette fois-ci. </p>
<p>Il ne s'est échangé que 2,7 milliards d'euros (contre 2,66 milliards mercredi). Si nous n'avons pas été convaincu par certains aspects techniques du <em>rally</em> haussier marquant l'entame du troisième trimestre 2009, nous ne serons pas davantage impressionné par l'ampleur des écarts à la baisse de jeudi compte tenu de la faible activité globale sur le marché parisien. </p>
<p>Mais la versatilité du marché n'a pas fini de susciter notre étonnement. 39 valeurs du CAC sur 40 avaient clôturé en hausse (sauf Alcatel-Lucent) le 1er juillet ; la totalité d'entre elles s'inscrivaient en territoire négatif ce 2 juillet -- et le même titre Alcatel-Lucent finit lanterne rouge avec une perte de 5,75%. Pernod Ricard et Essilor ont reculé au minimum de 0,9%, Alstom et Carrefour chutaient de 1,15% malgré des nouvelles encourageantes et Crédit Agricole (cinquième du classement) lâchait pas moins de 1,4%. </p>
<p>Cette volte-face tendrait à prouver que le marché se fourvoie parfois dans ses anticipations... mais ce cas de figure est plutôt rare. Nous avons plutôt le sentiment que les 2% gagnés en moyenne par les places européennes mercredi, c'était du bonus, l'heureux effet de réinvestissements en début de semestre. </p>
<p>** Les achats initiaux n'ont d'ailleurs pas été poursuivis ce jeudi, alors même que beaucoup de cours devenaient très bas en fin de séance. Une façon de placer les liquidités à moindre frais pour ceux qui seraient demeurés acheteurs dans l'âme... mais la preuve est faite qu'ils ne sont plus très nombreux ! </p>
<p>Nous ne sommes pas sûr qu'il faille compter sur eux pour éviter une rupture à la baisse que nous pressentons comme imminente. Le CAC 40 a échoué une nouvelle fois dans sa tentative de débordement des 3 200 points et rechute précisément sur les 3 116 points, c'est-à-dire au contact de son plancher de clôture du 23 juin dernier. </p>
<p>Il pourrait s'agir d'une belle opportunité de rebond en direction des 3 220 points. Cependant, les indicateurs de force relative du marché parisien invitent à faire preuve de la plus grande prudence. </p>
<p>Tous les éléments techniques à notre disposition plaident sans ambiguïté en faveur de la confirmation d'un mouvement de correction en direction des 3 000/3 025 points dans un premier temps, puis 2 840 points à un horizon plus éloigné -- mettons fin juillet. </p>
<p>Il existe très peu de cas où le CAC 40 ait échappé à une rupture baissière alors qu'une "tête/épaules" était aussi parfaitement bien dessinée tandis que la "ligne de cou" (3 100 points en l'occurrence) se trouvait directement menacée. </p>
<p>Cela fait maintenant une bonne quinzaine de jours que le CAC 40 oscillait sans direction entre 3 120 et 3 220 points alors que la tendance sous-jacente moyen terme a cessé d'être haussière dès le 2 juin dernier, il y a très exactement un mois jour pour jour. </p>
<p>** Si le pétrole pouvait constituer un indicateur avancé de l'orientation de Wall Street durant la période estivale, il y a tout lieu de s'alarmer de la rechute de 4% du baril sous les 67 $ jeudi soir sur le NYMEX. Il n'y a pas de "tête/épaules" en vue comme sur le CAC 40 ou le S&P 500 (qui s'apprête à enfoncer les 9 020 points)... mais c'est en réalité bien pire puisque l'or noir vient de matérialiser un splendide triple sommet sous les 73 $. </p>
<p>La cassure du support oblique moyen terme, situé vers 70 $, pourrait préfigurer une rechute jusque sur le palier des 60 $. Cela représenterait une correction classique d'environ 20% qui nous apparaît transposable aux principaux indices de référence américains, asiatiques et européens. </p>
<p>** Le scénario idyllique d'un printemps économique symbolisé par un foisonnement de bourgeons de croissance va devoir être réécrit dans l'urgence si l'on se focalise sur le catalyseur du mouvement de correction qui a marqué la journée de jeudi, c'est-à-dire le rapport mensuel sur l'évolution du marché du travail aux Etats-Unis. </p>
<p>Cette fois-ci, il n'est pas nécessaire de lire entre les lignes comme nous aimons le faire lorsque les marchés s'enferment dans leur bulle pour mieux s'isoler d'une réalité qui a tout pour leur déplaire. L'économie américaine a en effet détruit 467 000 emplois en juin (contre 365 000 à 380 000 anticipés). L'embellie du mois de mai, qui avait dopé les places boursières le 5 juin dernier, tourne court. </p>
<p>Les suppressions de postes ont été beaucoup plus nombreuses que prévu dans le secteur des services : 244 000 contre 107 000 en mai. L'industrie manufacturière vu disparaître 136 000 postes contre 156 000 le mois précédent -- c'est "moins pire" mais l'hémorragie demeure sévère. La construction est à -79 000, l'intérim -118 000... et le plus surprenant, c'est que même le secteur de la santé perd des emplois (-21 000 contre +40 000 en mai).</p>
<p>La seule relative "bonne surprise" provient du taux de taux de chômage : il augmente de seulement 0,1%, à 9,5% contre 9,6% attendus... mais cela reste le total le plus élevé observé depuis août 1983. Depuis le début de la récession en décembre 2007, les Etats-Unis ont perdu 6,5 millions d'emplois et le taux de chômage a plus que doublé. </p>
<p>L'orientation du marché du travail est très négative pour la consommation : le recul de l'emploi en volume (-0,4%) se double d'un recul de la durée moyenne du travail (-0,3%) et d'une stagnation du salaire horaire. La masse salariale versée aux ménages au mois de juin se contracte même de 0,7%... Heureusement que les prestations sociales et les baisses d'impôts ont contrebalancé ce phénomène, sinon les ventes de détail auraient pu dévisser. </p>
<p>Nous vous avions alerté il y a une bonne dizaine de jours sur le fait que les investisseurs n'entendaient plus les bonnes nouvelles : ils ont totalement occulté le rebond de 1,2% des commandes industrielles au mois de mai -- il s'agit pourtant de leur plus forte hausse depuis juin 2008. </p>
<p>La hausse de l'ISM manufacturier n'induit pas encore des embauches d'intérimaires... Du coup, le redressement de l'activité industrielle aux Etats-Unis comme en Europe a toutes les chances de se poursuivre sans rebond de l'emploi à court terme, les multinationales poursuivant leur stratégie de délocalisation de la production et d'externalisation des "fonctions support". </p>
<p>Il se peut également que la prudence l'ait emporté de façon un peu trop brutale en cette veille de long pont de l'<em>Independance Day</em> aux Etats-Unis. Les opérateurs invoquent des perspectives de rebond économique plus chaotiques -- sursaut technique à la mi-2009 avant une rechute en fin d'année -- et plus éloignées dans le temps. Le consensus semble repousser l'échéance d'un an, ce qui confirme le scénario de la reprise en "W" qui nous évoquions lundi.</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a>,<br />Paris</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
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<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1938.html">AIG et les CDS pourraient précipiter la chute des marchés</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1944.html</guid>
</item>
<item>
<title>AIG et les CDS pourraient précipiter la chute des marchés</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1938.html</link>
<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 11:26:38 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[AIG]]></category>
<category><![CDATA[Janet Yellen]]></category>
<category><![CDATA[CAC 40]]></category>
<category><![CDATA[emploi US]]></category>
<category><![CDATA[CDS]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Paris avait entamé le premier semestre sur une hausse de 4,1%, le second démarre de façon tout aussi encourageante mais cela ne préjuge en rien d'une continuation du mouvement ascensionnel au-delà du 6 ou 7 juillet. <br /><br />Le rendez-vous du 30 juin avec les 3 218 points s'était soldé par un lapin : les habillages de bilans avaient tourné court pour cause de chute de l'indice de confiance des consommateurs américains. Cependant, le CAC 40 sort moins de 24 heures plus tard un gain de 2,44% de son chapeau. Il s'en est fallu de 0,03% supplémentaires pour que l'indice phare affiche symboliquement un score positif sur l'année 2009. <br /><br />Nous ne sommes pas de fétichiste du CAC 40 : nous remarquons que le SBF 120 arbore une hausse de 1,1% tandis que le SBF 80 (valeurs moyennes) revendique une envolée de 8,9% et que le CAC Small 90 affiche un tonitruant +32%. <br /><br />Nous mettrons éventuellement l'euphorie de ce 1er juillet sur le compte d'un effet d'inertie dans le droit fil d'un second trimestre de rattrapage tous azimuts : les chiffres macroéconomiques du jour (certains étaient très attendus) n'avaient rien de particulièrement encourageant. <br /><br />Mais circonstances obligent et vu de l'extérieur, le marché a choisi le verre à moitié plein : il n'a pas percuté sur les dernières déclarations de Janet Yellen (présidente de la Fed de San Francisco, en Californie -- un état américain qui a dépassé le stade technique de la faillite). <br /><br />Mme Yellen réaffirme que le principal péril pour les Etats-Unis demeure la déflation tandis que la reprise sera "si lente qu'elle frustrera beaucoup d'investisseurs". <br /><br />** Pour dissiper l'illusion d'un moral des opérateurs revenu au beau fixe, il suffit de s'intéresser quelques secondes aux volumes négociés sur le CAC 40 : 2,66 milliards d'euros. Cela traduit plutôt l'absence de pression vendeuse que l'existence d'une vague de liquidités attendant la première séance du second semestre pour s'investir. <br /><br />La hausse a pris une tournure essentiellement technique à partir de 16h, dans le sillage de Wall Street. Un véritable <em>rally</em> haussier s'est déclenché à Paris lors du débordement des 3 205 points, testés en vain lundi puis mardi. <br /><br />Le CAC 40 a réalisé une échappée belle en culminant vers 16h30 à 3 233 points (+3% à 0,05% près), avec 39 titres en hausse et une seule exception : il s'agit de nouveau du titre Alcatel Lucent qui effectuait un cavalier seul à la baisse de -0,9%.</p>
<p>** Les indicateurs publiés mercredi après-midi aux Etats-Unis n'ont pas été perçus comme alarmants mais ils ne contenaient pas de bonnes surprises non plus. <br /><br />D'après l'enquête mensuelle ADP National Employment, le secteur privé américain a supprimé 473 000 emplois au mois de juin, un chiffre globalement en ligne avec le consensus du marché. En revanche, ADP a revu à la baisse le nombre des emplois supprimés dans le privé en mai, de 532 000 à 485 000. <br /><br />L'activité dans le secteur manufacturier s'est encore contractée mais à un rythme moins rapide au mois de juin. L'indice ISM manufacturier rebondit à 44,8, contre 42,8 en mai... une amélioration conforme aux estimations des analystes. <br /><br />Wall Street ne peut toujours pas compter sur le concours du moteur immobilier car les dépenses de construction sont reparties à la baisse en mai aux Etats-Unis, avec un repli de 0,9% alors que les économistes prévoyaient un petit tassement de 0,5%. <br /><br />** Pour l'heure, l'hypothèse de travail demeure une stabilisation du marché de la "pierre" (aux Etats-Unis, il s'agirait plutôt de celui de la charpente en bois et des cloisons creuses) et l'extinction progressive des foyers de pertes sur les dérivés de crédit. Ceci dit, les avertissements d'AIG sur de nouvelles lourdes pertes dans le secteur des CDS devraient rapidement dissiper cette illusion. <br /><br />Mais après avoir compté pour zéro toutes les créances adossés aux prêts à risque consentis aux particuliers, un retour à une vision moins apocalyptique a permis aux obligations <em>high yield</em> d'offrir un retour sur investissement de 23% au deuxième trimestre 2009.</p>
<p>Attention cependant, près des deux tiers des emprunts restructurés ces 12 derniers mois se retrouvent malgré tout en défaut de paiement. C'est une situation sans précédent depuis 1929... et le taux d'incidents sérieux sur leurs prêts Alt-A (emprunts classiques à taux variables de faible qualité) a pratiquement triplé en un an puisqu'il s'élevait à 2,9% au premier trimestre contre 1,1% à fin mars 2008.</p>
<p>Nous avons souligné que s'il fallait comparer les deux bombes à retardement des <em>subprime</em> et des Alt-A, nous avons vu exploser une camionnette au beau milieu de l'été 2007 -- mais nous redoutons qu'il s'agisse cette fois-ci d'un semi-remorque... et l'onde de choc risque de faire voler en éclats pas mal de vitres du côté des supergéants de la finance fusionnés façon "haut fourneau" en fin d'année 2008. <br /><br />** Nous lisons beaucoup d'études qui, s'appuyant sur la conviction que "le pire est passé", soulignent que même après un rebond de 33% à 50%, les cycliques et les bancaires n'ont jamais été aussi bon marché. Compte tenu de la gratuité de l'argent au jour le jour aux Etats-Unis, il est facile de démontrer que la prime de risque sur les actions est optimale. <br /><br />Alors que les premiers résultats trimestriels vont commencer à déferler au lendemain du long pont du 4 juillet, de nombreux experts estiment que les prévisions de bénéfices demeurent trop "conservatrices", s'agissant d'entreprises suffisamment exposées sur les zones de forte croissance économique de l'Asie du Sud-Est. <br /><br />Ils se réjouissent d'annoncer que le PER 2009 du S&P 500 s'établit autour de 15 à 16 fois les profits sur la base d'une réévaluation des chiffres publiés au premier trimestre -- le pire des 30 dernières années. <br /><br />Mais en réalité, même en ne retenant qu'une hypothèse basse de 13 fois (soyons fous), ce serait une valeur moyenne bien supérieure à ce qui a toujours été observé par le passé lorsque l'économie mondiale était en récession -- sans insister sur la contraction de 5% du PIB en Europe et aux Etats-Unis, ce qui constitue une première historique depuis trois générations.</p>
<p>** Pas cher le marché américain ? C'est ce que semblait indiquer l'entame de la première séance du second semestre, le Dow Jones gagnant jusqu'à 1,5%. Toutefois, après une première heure prometteuse, les indices US ont entamé une lente décrue régulière jusqu'au coup de cloche final qui vit Wall Street en terminer pratiquement au plus bas du jour.</p>
<p>Le Dow Jones Industrial affiche au final une hausse de 0,68% à 8 504 points. Il clôturait ainsi juste au-dessus des 8 500 -- mais dans des volumes étriqués, avec moins de 200 millions de titres échangés, soit une activité très inférieure à la moyenne des cinq dernières séances du premier semestre. <br /><br />Pas de vague d'achat massive et pas de suivi dans les initiatives. Le Nasdaq se contentait de +0,58% à 1 845 points ; il ne parvient pas à franchir les 1 854 points sous lesquels il avait ricoché par deux fois successivement les 29 et 30 juin. Le Standard & Poor's 500 affichait un score encore plus modeste de +0,4% à 923 points. <br /><br />Rien de très spectaculaire en définitive ? A peu près rien en effet... sauf la confirmation d'une sérieuse alerte au mini-krach sur AIG qui s'est effondré de -9% puis -12,8% puis -22% successivement lundi, mardi et mercredi. Outre la difficulté de céder certaines filiales à un bon prix, des rumeurs de lourdes pertes récurrentes dans le secteur maudit des CDS refont surface. </p>
<p>S'agissant d'AIG, le second semestre ressemble étrangement à l'entame de l'année 2009 : le marché sera-t-il bientôt rattrapé par le même syndrome ?</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a>,<br />Paris</p>
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<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1944.html">L'emploi US donne une grosse claque au CAC 40</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1938.html</guid>
</item>
<item>
<title>La chute du PIB britannique contredit le rebond boursier</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1939.html</link>
<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 11:58:50 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[années 30]]></category>
<category><![CDATA[krach]]></category>
<category><![CDATA[crise économique]]></category>
<category><![CDATA[PIB britannique]]></category>
<category><![CDATA[rebond]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Cette semaine, nous nous sommes rendu à une cérémonie de remise des prix dans le secteur de la presse magazine en Grande-Bretagne. La version britannique de <em><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MWF/WMWFK703/landing.html">MoneyWeek</a></em> était nominée dans la catégorie "meilleur magazine hebdomadaire économique".</p>
<p>* C'était une soirée de prestige... avec des centaines d'invités en smoking et en robes de soirée. Il y avait aussi des <em>girls</em> -- habillées dans le style des années 20... entre le Gatsby le Magnifique et les Ziegfeld Follies : des robes courtes et moulantes avec des franges scintillantes... des chapeaux à plume... Les filles servaient le champagne et dansaient.</p>
<p>* "Je vois [qu'on] a choisi le thème des années 20", a commencé le maître de cérémonie. "Bon sang, mais qu'est-ce qui ne va pas chez vous ? Vous ne savez pas ce qui est arrivé après les années 20 ? Les années 30 !"</p>
<p>* On n'a pas l'impression d'être dans les années 30... pour l'instant. Demandez à l'homme de la rue, il vous dira ce qu'il a entendu à la télévision : le pire de la crise est passé. </p>
<p>* "29 juin (Bloomberg) -- Les plus grandes sociétés de courtage obligataire de Wall Street affirment que le pire pourrait être passé pour les investisseurs en bons du Trésor américain après que les titres gouvernementaux ont affiché leurs plus grandes pertes semestrielles depuis au moins trois décennies".</p>
<p>* "Les 16 principaux distributeurs, qui commercent directement avec la Réserve fédérale et sont obligés d'enchérir aux ventes de bons du Trésor, prévoient que le rendement du T-Bond à 10 ans, terminera l'année quasiment inchangé, à 3,58%, en hausse par rapport aux 2,21% de la fin 2008, selon une étude de Bloomberg News".</p>
<p>* Les actions continueront de grimper jusqu'en 2010, déclare John Dorfman. La phase de "gestion de crise" est derrière nous, ajoute Jeff Immelt. </p>
<p>* Mais tout ça ne fait que nous rappeler... 1930. Réveillons les fantômes, juste pour pouvoir se moquer d'eux :</p>
<p>* "Le printemps... marque la fin d'une période de graves inquiétudes... l'économie américaine revient progressivement à un niveau de prospérité normal". Julius Barnes, directeur des Etudes économiques nationales de Hoover, le 16 mars 1930.</p>
<p>* "Nous approchons désormais la fin de la phase de déclin de la dépression". <em>Harvard Economic Review</em>, 15 novembre 1930.</p>
<p>* En 1930... tout comme en 2009... le citoyen moyen pensait que la crise était passée.</p>
<p>* "Hé bien... cette dépression n'était pas si terrible", se disait-il.</p>
<p>* Il n'y a que deux forces dans la nature -- l'expansion et la contraction, la hausse et la baisse, l'amour et la haine/crainte. Toutes ces forces doivent rester équilibrées. Est-il possible que l'expansion de crédit qui a commencé après la Seconde Guerre mondiale et duré jusqu'en 2007... faisant passer le ratio dette/PIB US de 150% environ à 360%... se soit contractée en l'espace de 24 mois ? Les erreurs de la Bulle Epoque ont-elles déjà été corrigées ? Les bilans des banques sont-ils revenus à l'équilibre ?</p>
<p>** Pendant ce temps, l'économie poursuit son oeuvre... corrigeant... affinant... amputant... jetant... détruisant les illusions des années de bulle... pour rééquilibrer les choses.</p>
<p>* "La morosité des consommateurs américains entrave la reprise immobilière", commence un article de Reuters. Un autre article, de MarketWatch, mettait cette morosité sur le compte de "tristes perspectives en matières d'emploi". </p>
<p>* L'immobilier et l'emploi sont les deux pierres angulaires de la richesse de la classe moyenne américaine. S'ils ne peuvent soutenir le poids d'une économie en construction, il y a peu de chance de voir une reprise profonde aux Etats-Unis... ou  dans le reste du monde.</p>
<p>* "La semaine dernière, j'ai animé une réunion de prêteurs hypothécaires", continua le MC de la soirée. "Ils ont réuni tous les prêteurs hypothécaires de Grande-Bretagne encore debout. J'avais de la peine pour ce pauvre type. Tout seul, comme ça..."</p>
<p>* "De nos jours, quand quelqu'un entre dans une banque et dit... 'j'aimerais vous voir au sujet d'un prêt'"... le banquier lui répond : 'parfait, combien pouvez-vous nous donner ?'"</p>
<p>* En Grande-Bretagne, les prêts hypothécaires nets sont à leur plus bas niveau depuis qu'on a commencé à enregistrer des statistiques sur le sujet, en 1993. Et les nouvelles d'hier nous apprenaient que l'économie britannique s'effondre plus rapidement que le pensaient les gens. Au premier trimestre, le PIB britannique a chuté de 2,49%.</p>
<p>* En Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis, l'économie réelle décline alors même que les investisseurs, les analystes et les commentateurs pensent voir une reprise. Ils pensent qu'une hausse des cours -- les actions américaines ont grimpé de 40% depuis le 9 mars dernier -- prédit et précède la croissance économique. Les actions, disent-ils "anticipent". </p>
<p>* Les gens sont prêts à croire n'importe quoi. Si les actions anticipaient la direction de l'économie, elles ne se seraient jamais échangées à des niveaux aussi élevés en 2007. De toute évidence, elles n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait. Et c'est pareil aujourd'hui. </p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1939.html</guid>
</item>
<item>
<title>Après la crise, rechargez vos batteries (1)</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1940.html</link>
<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 12:53:23 GMT</pubDate>
<dc:creator>Jean-Claude Périvier</dc:creator>
<category><![CDATA[voiture électrique]]></category>
<category><![CDATA[batteries]]></category>
<category><![CDATA[lithium]]></category>
<category><![CDATA[lithium-ion]]></category>
<category><![CDATA[Bolloré]]></category>
<description><![CDATA[<p>Par Jean-Claude Périvier (*)</p>
<p>Vincent Bolloré n'est pas un enfant de choeur. Celui qui était considéré, il y a une trentaine d'années, comme le "gendre potentiel idéal" a su construire un empire. Il a fait preuve de flair et de discernement, ce qui lui a permis d'engranger des plus-values faramineuses sur Vallourec, par exemple, et sur d'autres investissements.</p>
<p>Si, jusqu'à maintenant, il a plutôt fait des "coups", à la différence de Warren Buffett, il n'en est pas moins observé, un peu comme le sage d'Omaha, car sa réputation de réussite financière est devenue légendaire.<strong></strong></p>
<p>Bien avant les autres, Vincent Bolloré a manifesté un intérêt pour la voiture électrique, et sa conviction est telle qu'il n'hésite pas à mettre les moyens pour réaliser son objectif. 450 millions d'euros d'ici 2012, crise ou pas crise. Lesquels s'ajouteront aux 150 millions déjà dépensés sur ce projet.</p>
<p>Pour cette voiture électrique, qu'il sera sans doute le premier à sortir en France, Bolloré n'a pas lésiné : il s'est associé à l'Italien Pininfarina pour la carrosserie et pour la production, tandis qu'il se réserve la fabrication de batteries dans une usine d'un coût de 200 millions, située en Bretagne. La voiture, sera commercialisée en location-vente, et Bolloré espère en vendre 1 000 la première année et 15 000 par an la quatrième année. La batterie, de type lithium-polymère, offrira 250 km d'autonomie et il faudra environ cinq heures pour la recharger, pour un coût de cinq euros</p>
<p>Dans ma vie industrielle, j'ai toujours pensé que l'existence d'une concurrence, gage de celle d'un marché, était essentielle pour qu'un nouveau projet aboutisse. Bolloré<strong> </strong>n'est pas seul. Dassault, à travers la Société de véhicules électriques (SVE) en partenariat avec Heulliez (la société de Poitou-Charentes qui était au bord du dépôt de bilan il y a deux mois) est également en piste. Déjà, une quarantaine de voitures -- base Renault -- ont été équipées et fournies pour tests à EDF, Veolia ou La Poste.</p>
<p>De son côté, Renault a dévoilé le mois dernier un prototype électrique sur la base d'un Kangoo, le "Kangoo be bop Z.E". La commercialisation massive devrait débuter début 2011. C'est un véhicule 100% électrique en phase d'utilisation, doté d'un moteur électrique d'une puissance de 60 chevaux dont le régime atteint 12 000 tr/min, environ le double d'un petit moteur traditionnel. Cette voiture utilisera des batteries lithium-ion fabriquées par la société AESC (<em>Automotive Electric Supply Corporation</em>), coentreprise Nissan-NEC créée il y a deux ans.</p>
<p>Ailleurs dans le monde, on s'active aussi. General Motors (GM), désormais sous la protection de la loi sur les faillites, a un projet avancé de Chevrolet électrique. La compagnie vient même de signer avec le Coréen LG Chem Ltd un accord pour que les batteries lithium-ion lui soient fournies en modules et assemblées dans le Michigan.</p>
<p>Les Japonais sont les plus avancés. Nissan lancera son premier véhicule électrique aux Etats-Unis et au Japon en 2010, et commercialisera massivement ses véhicules électriques à l'échelle mondiale à partir de 2012. Mitsubishi<strong> </strong>commencera à vendre son propre produit, l'i MiEV, dès cet été au Japon, et en 2010 en Europe.</p>
<p>Au titre d'un accord de coopération avec Peugeot, cette dernière commercialisera en France un modèle construit par le Japonais fin 2010. Les autres sont aussi dans le sprint, comme Toyota qui teste déjà ses voitures hybrides en France avec EDF. Mais rassurez-vous, tous les autres sont de la fête : Mercedes, BMW, Ford, Chrysler, etc.</p>
<p>Et les Chinois ? Bien sûr, ils en sont aussi ! La société chinoise BYD a lancé l'année dernière, avant ses concurrents, un modèle hybride, le F3DM, qui permet de parcourir 100 km en mode électrique avant de repasser sur son moteur essence. Le premier modèle tout électrique devrait sortir vers la fin de l'année. Et devinez qui est derrière BYD ? Warren Buffett lui-même, qui a investi 250 millions de dollars, prenant ainsi 10% du capital de la société cotée à Hong Kong...</p>
<p>Nous verrons <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1943.html">la suite</a> dès demain.</p>
<p>Meilleures salutations, </p>
<p>Jean-Claude Périvier<br />Pour la Chronique Agora </p>
<p>(*) Parallèlement à sa carrière dans le conseil aux entreprises et l'intelligence économique, Jean-Claude Périvier s'intéresse à la Bourse et à l'investissement depuis 1986. Analyste de talent, il excelle à détecter et anticiper les tendances futures... pour en déduire les meilleures opportunités de gain dans sa toute nouvelle lettre d'information, <em><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/DEP/WDEPK701/landing.html">Défis & Profits</a></em>.</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
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<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090703-1943.html">Voitures électriques et batteries au lithium, la course à l'énergie propre</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090702-1940.html</guid>
</item>
<item>
<title>Madoff, successeur de Bernanke à la Fed ?</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090701-1934.html</link>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 11:42:34 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<category><![CDATA[SEC]]></category>
<category><![CDATA[Madoff]]></category>
<category><![CDATA[Bernanke]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Pauvre Bernie. Il a été condamné à passer 150 ans au violon. Pourquoi ? Qui a-t-il tué ? Un siècle et demi nous semble un peu excessif pour un crime financier. On pourrait dévaliser trois bureaux de tabac et violer tout un couvent qu'on n'obtiendrait pas 150 ans. Avec un bon avocat, un passé d'enfant battu et un comportement exemplaire sous les barreaux, on serait de retour à l'air libre en 18 mois. </p>
<p>* Mais tous les journaux semblaient ravis. "Enfermé pour la vie !" titrait l'un d'entre eux. Ses victimes voulaient qu'on n'ait aucune pitié pour lui -- et le juge n'en a eu aucune : il a imposé la sentence maximum. Madoff est "extraordinairement néfaste", a-t-il déclaré. </p>
<p>* Justice est faite, non ?</p>
<p>* Nous n'en sommes pas certain. Nous défendons les causes perdues, les cas difficiles et les canailles. En plus, nous ne sommes pas convaincu que Bernie soit extraordinairement néfaste. Il nous semble plutôt tout à fait ordinairement néfaste. </p>
<p>* On dit qu'il a dépouillé les investisseurs de 65 milliards de dollars. La somme est inhabituelle, mais le crime est aussi banal que de la fraude fiscale. Qui est condamné à 150 ans de prison pour fraude fiscale ? Allons donc -- dans les pays civilisés, ce n'est même pas un crime, c'est un simple délit, soumis à amende, non à la prison.</p>
<p>* Mais n'a-t-il pas menti aux investisseurs ? Eh bien oui... il a exagéré les rendements que les investisseurs obtiendraient de son fonds. Mais si on mettait tous les financiers qui font de même en prison, il n'y aurait plus de place pour les cambrioleurs et les hommes qui battent leur femme.</p>
<p>* N'est-il pas le plus grand escroc financier de tous les temps ? Hé bien... c'est le champion en titre pour l'instant, mais les concurrents sont sur ses talons. Le crime de Bernie était d'avoir pris de l'argent aux gens sous de faux prétextes... puis d'être incapable de le leur rendre. En quoi est-ce différent des activités de financement du gouvernement américain ? Rien que cette année, les autorités emprunteront 50 fois plus d'argent que Bernie a réussi à en subtiliser durant ses 20 ans de carrière. Le gouvernement ne peut rembourser qu'en empruntant encore plus d'argent à encore plus de gens. Ce n'est guère différent d'une <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MWF/WMWFK702/landing.html">arnaque en pyramide habituelle</a>. Les gogos finiront par perdre beaucoup d'argent. </p>
<p>* Et lorsqu'on compare les péchés de Bernie à ses vertus, nous ne sommes pas certain que l'homme ne s'en tire pas au moins aussi honorablement que bon nombre de ses accusateurs. Alors que Bernie faisait semblant de rendre ses investisseurs riches, la SEC faisait semblant de les protéger de Bernie. En fait, ni l'un ni l'autre ne faisait vraiment ce qu'il disait. Ce qui revient à dire que tous deux sont coupables d'être ordinairement néfastes. </p>
<p>** Comme nous le soulignions hier, rien n'est plus dangereux que la bonne fortune. Madoff n'était pas extraordinairement néfaste, il était juste extraordinairement chanceux. Il agissait alors que les autorités gonflaient la plus grande bulle financière de l'histoire. Pas étonnant qu'une telle quantité d'air chaud soit arrivée vers lui. Sa chance a pris fin lorsque la bulle a éclaté. Et voilà qu'un tribunal le déclare coupable de fraude et qu'un juge a ordonné qu'on le mette sous les verrous durant une période approximativement équivalente à celle qui sépare la fin de la guerre de Sécession et la démission de Richard Nixon.</p>
<p>* Et pendant que Bernie est à l'ombre, les officiels de la SEC et de la Fed sont encore en liberté. Les deux organisations sont clairement coupables d'abandon et de négligence. </p>
<p>* Mais quelle utilité y a-t-il à garder Madoff en prison ? Il ne représente aucune menace. Au lieu de verser 30 000 $ par an pour le garder enfermé, nous suggérons qu'il soit contraint aux travaux forcés. On devrait le nommer successeur de Bernanke à la tête de la Réserve fédérale lorsque son mandat prendra fin en décembre. Avec Madoff aux commandes, au moins, on ne se fera plus d'illusions sur la sorte de banque gérée par la Fed. </p>]]></description>
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</item>
<item>
<title>A Wall Street, la SIFMA lance une campagne de relations publiques</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090701-1935.html</link>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 09:57:14 GMT</pubDate>
<dc:creator>Eric J. Fry</dc:creator>
<category><![CDATA[Wall Street]]></category>
<category><![CDATA[SIFMA]]></category>
<category><![CDATA[crise financière]]></category>
<category><![CDATA[investissement]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Votre chroniqueur californien est retourné à New York la semaine dernière. L'endroit n'a pas beaucoup changé depuis la dernière fois que j'y suis passé, il y a environ trois mois. Les trottoirs n'étaient pas bondés et les restaurants n'étaient pas pleins. Peut-être que les "jeunes pousses" de la reprise ne sont pas aussi vertes qu'on nous le dit.</p>
<p>- Intéressons-nous maintenant aux nouvelles...</p>
<p>- Une lecture rapide des gros titres de la presse nous a révélé peu de choses importantes. Hmmm... voyons... Un gouverneur du sud des Etats-Unis a publiquement confessé ses péchés et a demandé pardon. Les entreprises de Wall Street ont publiquement nié leurs péchés et ont lancé une énorme campagne de relations publiques.</p>
<p>- "Le plus grand groupe commercial de Wall Street a entamé une campagne pour contrer la secousse 'populiste' qui attaque les banquiers", rapporte Bloomberg News. "Dans les mémos de réunions confidentielles des hauts dirigeants financiers, la SIFMA (Securities Industry and Financial Markets Association) a annoncé avoir entamé ce mois-ci la 'phase d'exécution' d'une opération qui vise à intégrer le changement' et la responsabilité".</p>
<p>- Pour mener à bien cette campagne du "changement" et de la "responsabilité", Wall Street va mettre des dizaines de milliers de dollars dans des sondages, des entreprises de relations publiques et autres gestionnaires d'image.</p>
<p>- Un observateur cynique pourrait être tenté d'en déduire la chose suivante : "oh, parfait, d'abord ces entreprises font exploser l'industrie bancaire américaine, dans le seul but de s'enrichir, puis elles transfèrent une partie de leur renflouement vers des entreprises de relations publiques, uniquement pour rétablir leur réputation".</p>
<p>** Mais ne tombons pas dans le cynisme. Mettons nous plutôt un instant dans les mocassins Gucci de Wall Street.</p>
<p>- Si vous étiez un de ces individus dont l'avidité sans bornes avait participé à mettre l'économie à genoux, ne voudriez-vous pas que le public se concentre sur autre chose ? Et si vous étiez un de ces hommes dont l'égocentrisme avait fait perdre des milliers de milliards de dollars aux investisseurs et fait perdre leur emploi à des millions de gens, ne voudriez-vous pas lancer une campagne "contre la réaction populiste démesurée" ?</p>
<p>- Mener une existence dorée -- financée par le contribuable -- n'est pas aussi facile qu'il y paraît... surtout quand tant de gens se battent pour leur survie. Vous pensez qu'il est facile de continuer à recevoir des salaires de plusieurs millions de dollars quand l'économie lutte encore pour digérer le poison que vous lui avez administré ?</p>
<p>- Mais cette situation nous amène au coeur du problème. Où est donc la gratitude ? Où est la compassion pour ces dizaines de milliers d'employés moyens de Wall Street qui ont perdu leur emploi, afin que les dirigeants puissent continuer à se payer des salaires et des bonus qu'ils ne méritent pas ?</p>
<p>- Le nouvel effort de relations publiques de Wall Street pourrait fonctionner, mais vos chroniqueurs de la <em>Chronique Agora</em> suggèrent une approche alternative. Nous proposons un plan en deux parties, entièrement gratuitement :</p>
<p>1. Virer les entreprises de relations publiques.</p>
<p>2. Arrêter de se comporter comme des crétins.</p>
<p>"La meilleur façon d'entretenir de bonnes relations publiques, c'est agir convenablement", a déclaré un investisseur professionnel, "et non pas gérer son image".</p>
<p>- Pour faire justice à la SIFMA, l'organisation représente 600 entreprises de courtage et de gestion de titres et de capitaux. La majorité écrasante de ces opérations s'effectue de façon honnête et intègre. Les employés qu'elle représente arrivent sobres au travail, travaillent dur pour leurs clients et donnent rarement des coups de pieds à leur chien quand ils rentrent chez eux après une dure journée.</p>
<p>- Malheureusement, la SIFMA représente également des parias comme Goldman Sachs, Citigroup Inc. et JP Morgan Chase. Aucune de leurs activités de renflouement ne serait un problème s'ils ne consommaient pas une telle quantité du capital national, de notre réputation, et surtout de nos opportunités d'investissement.</p>
<p>- Quand nous donnons 170 milliards de dollars à AIG (qui à son tour, donne des milliards à Goldman Sachs, UBS et d'autres), nous n'investissons pas 170 milliards de dollars dans des entreprises capitalistes dynamiques qui pourraient multiplier nos bénéfices en chemin.</p>
<p>- Quand nous jetons des milliards de dollars dans le trou noir de Wall Street, le potentiel en matière d'investissement se résume à "récupérer notre argent" ou à "ne pas perdre un centime". Quel investisseur privé se risquerait à avancer du capital dans de telles conditions ?</p>]]></description>
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<item>
<title>Euro/dollar : séance de rattrapage !</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090701-1936.html</link>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:24:00 GMT</pubDate>
<dc:creator>Nos Rédacteurs Agora</dc:creator>
<category><![CDATA[euro]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[EUR/USD]]></category>
<category><![CDATA[analyse graphique]]></category>
<category><![CDATA[FOREX]]></category>
<description><![CDATA[<p>Par Jérôme Revillier (*)</p>
<p>Je décide aujourd'hui d'offrir une petite séance de rattrapage à ceux qui n'ont pas pu nous rejoindre pour la Journée de l'Analyse Technique. En effet, j'ai exposé à la fin de ma présentation mes prévisions pour la paire phare du marché des changes : l'euro/dollar. C'est un premier point. Ensuite, si vous voulez aller plus loin dans les analyses et apprendre à utiliser la stratégie du triangle que j'ai mise au point, vous pouvez le faire tranquillement chez vous <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/DVD1/W990K702/landing.html">en suivant l'intégralité de la conférence sur DVD</a>. </p>
<p><strong>Entrée dans la quatrième phase pour l'EUR/USD depuis un an<br /></strong>Nous sommes désormais dans la quatrième phase identifiée depuis la crise et la chute de l'euro en été 2008.</p>
<p>- Tout d'abord, l'euro a cédé près de 25% entre la mi-août 2008 et le mois d'octobre.<br />- Puis il a subitement rebondi en décembre pour retourner tester les 1,45. Ce mouvement correctif restait toutefois techniquement très normal suite à la brusque baisse précédente.<br />- Mais les conditions économiques ne s'améliorant pas, le dollar retrouvait la faveur des intervenants en tant que valeur refuge. L'euro revenait ainsi tester le niveau des 1,25 dans le courant du mois de mars.<br />- Depuis nous avons donc attaqué une nouvelle phase avec le retour de l'optimisme sur les marchés et la forte hausse des places boursière, entraînant un gain de près de 15% début juin.</p>
<p><strong>Zone de turbulences en vue<br /></strong>Après un plus haut au-dessus de 1,43, la paire est entrée dans une phase de consolidation, reflétant ainsi l'hésitation et l'incertitude qui flottent sur les places boursières. </p>
<p>Graphiquement, j'ai identifié une zone comprise entre les deux lignes de support (à 1,3755 et 1,3420), qui me semble déterminante pour la suite de l'évolution de la paire. Ces derniers mois, à chaque fois que la paire est passée dans cette zone, nous avons rencontré une période d'hésitation et de consolidation.</p>
<p>Dans un premier temps, il faut donc surveiller le retour en dessous de 1,3750, qui serait un premier signe de faiblesse pour l'euro et sans doute le début d'une forte zone de turbulence pour la paire.</p>
<p><strong>Un W en attente<br /></strong>Toutefois le niveau de 1,3750 semble solide et maintient donc d'actualité le scénario en W dont j'ai parlé <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/DVD1/W990K702/landing.html">lors de ma conférence</a>. Du coup, nous ne pouvons donc pas encore écarter l'hypothèse d'une hausse vers 1,47 si le plus haut à 1,4303 est franchi.</p>
<p><strong>Et maintenant ? Eh bien... préparez-vous à jouer la baisse<br /></strong>La Fed a annoncé un <em>statu quo</em> sur sa politique monétaire. Elle laisse ses taux directeurs inchangés, et donne la priorité à la résolution de la crise. Cependant, il est très net pour moi que les politiques monétaires et le niveau des taux directeurs vont reprendre leur place de guide sur le FOREX. </p>
<p>Personnellement, je pense que la priorité des gouvernements va rester pendant un temps le retour à la croissance et il y a fort peu à parier que les banques centrales annoncent des resserrements monétaires.</p>
<p>Cependant, la BCE est confrontée de son côté à un fort risque de déflation qui semble devoir condamner une politique monétaire stérile, coincée entre les tensions internes de la gouvernance.</p>
<p>Bref. Au final, la clé pour anticiper les mouvements de devises est désormais de savoir quel pays sera tenté de resserrer la vis monétaire le plus rapidement pour contrer l'éventuelle inflation dû au <em>quantitative easing</em>, mais mettant également en péril une reprise fragile.</p>
<p>Aussi et au risque de vous surprendre une nouvelle fois, je reste très prudent sur la récente hausse de l'euro (qui cotait aux alentours de 1,4070 hier soir), tant que nous n'avons pas franchi les 1,43. Et je conserve ma prévision d'un retour sur 1,3750 puis 1,34 avec un test possible des 1,30.</p>
<p>En attendant des prochaines nouvelles du FOREX, bons trades.</p>
<p>Meilleures salutations, </p>
<p>Jérôme Revillier<br />Pour la Chronique Agora </p>
<p><strong>DERNIERE MINUTE</strong> ! Le <strong>10 juillet</strong> prochain, retrouvez Jérôme Revillier et de nombreux autres intervenants dans le cadre de la toute première journée de formation en France <strong>entièrement consacrée au FOREX</strong> -- avec une succession d'ateliers et conférences uniques. Point fort de cette <em>journée exceptionnelle</em>, un des <strong>meilleurs traders sur devises à Londres</strong> <strong>tradera <u>sous vos yeux</u>, <em>en temps réel</em> tout au long du FOREX day</strong>, et ceci sur l'une des meilleures plateformes de trading, celle de FXCM. Continuez votre lecture <a target="_blank" href="http://www.institutdelabourse.fr/conference/formconfforex?refer=agora">pour tout savoir</a>... mais n'attendez surtout pas pour vous inscrire : <u>c'est <strong>GRATUIT</strong></u> et le nombre de places est limité !</p>
<p>(*) Jérôme Revillier est issu de l'industrie spatiale européenne. Passionné de finance, autodidacte, il a passé plusieurs années à chercher un marché de référence, pour finalement se spécialiser sur le Forex. Cette autoformation financière et son expérience technique lui permettent de dénicher des opportunités originales et parfois à contre-courant de la pensée de la sphère financière. Co-directeur d'une société anglaise de conseil et de développement de systèmes automatisés sur le Forex, il trade également pour son propre compte. Il est l'analyste en chef d'<em>Agora Forex</em>, un service de trading simple et efficace consacré au marché des changes.</p>]]></description>
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</item>
<item>
<title>La fin du TALF pourrait signer la reprise de la crise</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090701-1937.html</link>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:57:04 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Wilbur Ross]]></category>
<category><![CDATA[Warren Buffett]]></category>
<category><![CDATA[récession]]></category>
<category><![CDATA[crise bancaire]]></category>
<category><![CDATA[crise boursière]]></category>
<category><![CDATA[TALF]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Son prénom commence par un W. C'est un milliardaire dont les avis pèsent lourd dans l'inconscient collectif de Wall Street. Mr W, né au milieu des années 30, se montre très sceptique au sujet de la pérennité des "jeunes pousses" dont les médias et les investisseurs se font l'écho. </p>
<p>Mr W redoute un coup de gelée d'ici la fin de l'année. Selon lui, la consommation -- qui représente 70% de la croissance américaine -- risque de caler pour cause de montée en flèche du chômage. A quoi viendra s'ajouter la dévaluation persistante de la valeur du patrimoine boursier et immobilier des ménages américains -- la perte avoisine déjà les 6 000 milliards de dollars en deux ans.</p>
<p>Et Mr W s'y connaît en matière de marché hypothécaire, de bulle du crédit et d'entreprises frappées de plein fouet par des vents économiques contraires. Son prénom est Wilbur (et non Warren) et son nom est Ross (comme le docteur d'une célèbre série télévisée... les cheveux en moins !). Il est de la même génération, à défaut d'être de la même école, que le sage d'Omaha. </p>
<p>Sa spécialité, ce n'est pas la prise de participation minoritaire (comme Warren Buffett) mais majoritaire dans les entreprise qu'il sélectionne. Il s'intéresse non pas à celles qui se portent bien et sont promises à un bel avenir mais à celles qui sont au bord du dépôt de bilan.</p>
<p>Wilbur Ross s'est en effet spécialisé dans la restructuration des entreprises en difficulté, de préférence des foncières avec de la pierre en garantie.</p>
<p>Il s'empare le plus souvent des leviers de commande après avoir lancé un LBO (<em>leveraged buyout</em>, rachat via un prêt adossé à la valeur d'actif qu'il compte extraire après acquisition). Il s'efforce ensuite d'isoler puis de revendre les parties saines au prix fort tandis qu'il renégocie les dettes irrécouvrables avec les banques.</p>
<p>Aujourd'hui, nous sommes prêt à croire Wilbur Ross lorsqu'il affirme que les banques vont devoir encore passer des centaines de milliards de dépréciations sur leurs portefeuilles de prêts immobiliers -- un domaine qu'il connaît mieux que personne, y compris Warren Buffett.</p>
<p>Il sait que les emprunteurs sont aux abois comme jamais depuis la crise de 1929 à 1933... et il constate comme chacun d'entre nous que le taux d'épargne des ménages américains (négatif de 2004 à 2007) est en train de s'envoler vers les 6% en juin. Il pronostique qu'il atteindra 8% à 10% avant la fin de l'année 2009, ce qui va s'avérer un poison mortel pour la consommation.</p>
<p>Il ne voit pas comment le plan de relance voté début février ainsi que le stimulus fiscal qui y est associé vont parvenir à maintenir les dépenses des ménages au niveau actuel (lequel est quasi miraculeux) : l'Etat américain n'a plus les moyens de distribuer de l'argent comme il l'a fait au printemps 2008 (le fisc avait alors "remboursé" 850 milliards de dollars) puis au printemps 2009 (baisses d'impôts touchant les classes moyennes).</p>
<p>La hausse des prestations sociales (pensions d'invalidité, indemnités chômage) coûte très cher au budget des Etats-Unis. Il va falloir que l'Amérique se serre la ceinture et fasse enfin rentrer de l'argent d'une manière ou d'une autre.</p>
<p>** Wilbur Ross affirme -- et il est bien placé pour le faire -- que le système financier américain (basé sur la titrisation des créances) reste en survie artificielle grâce au TALF (<em>Term-Asset Backed Securities Loan Facility</em>), c'est-à-dire grâce au programme de rachat d'actifs de type ABS ou RMBS par le Trésor US et la Fed... qui expire au début de l'automne.</p>
<p>Le milliardaire du New Jersey s'était en effet proposé de participer au programme de rachat d'une partie des dérivés de crédit (notés AA et AAA-) détenus par les banques et en partie garantis par le gouvernement... et Warren Buffett s'était également déclaré intéressé.</p>
<p>Mais Wilbur Ross, compte tenu de ce qu'il observe ces derniers mois, notamment au sujet de la réticence ou de l'incapacité des banques à prêter de l'argent, repousse à fin 2010 l'amorce du véritable rebond de l'économie américaine. </p>
<p>Or chaque mois de décroissance apporte son lot de déficits budgétaires, de contraction des prix de l'immobilier, de nouvelles créances douteuses, de faillites personnelles, d'explosion des défauts de paiement sur les cartes de crédit.</p>
<p>** Peu importe cette triste réalité : la confiance des consommateurs américains ne cessait de grimper depuis cinq mois. Les économistes s'attendaient logiquement à une poursuite de l'amélioration de l'indice du Conférence Board en cette fin de premier semestre où les places boursières tutoient leurs meilleurs niveaux annuels.</p>
<p>Mais les anticipations sont complètement prises à contre-pied car la confiance des ménages s'est brusquement dégradée de 54,8 vers 49,3 : le chômage apparaît de nouveau comme un fléau qui remet beaucoup de projets en cause. Ce chiffre a complètement éclipsé la hausse de l'indicateur d'activité PMI de la région de Chicago (+5 points à 39,9). </p>
<p>Si ce chiffre dépasse légèrement le consensus de Wall Street, il reste bien inférieur au seuil technique des 50. Les nouvelles en provenance du front de l'immobilier demeurent quant à elles déprimantes : les prix ne parviennent toujours pas à se stabiliser aux Etats-Unis.</p>
<p>L'indice S&P/Case-Shiller publié ce mardi a reculé de 0,7% en avril par rapport à mars, après une baisse de 2,1% le mois précédent (soit -18,1% contre -18,7% en rythme annuel). La Californie, l'Arizona, la Floride, le Nevada continuent de subir une forte désescalade des prix immobiliers : San Francisco, Phoenix ou Las Vegas affichent de -28% à -33% sur un an. Dans le même temps, des villes comme Charlotte, Chicago, Cleveland, New York, Portland ou Seattle (jusqu'ici relativement épargnées) ont enregistré une chute record depuis le début de la crise au mois d'avril avec des écarts de -3% à -5% par rapport au mois de mars.</p>
<p>** Toutes ces statistiques expliquent une fin de semestre boursier peu glorieuse. Alors que beaucoup d'opérateurs comptaient encore sur les derniers habillages de bilans pour ramener le CAC 40 en territoire positif par rapport aux 3 218 points du 31/12/2008, les acheteurs semblaient avoir soudain perdu la belle détermination dont ils avaient su faire preuve lundi.</p>
<p>Le CAC 40 a chuté de 1,7% à 3 140 points dans un volume proche de trois milliards d'euros (ce qui demeure assez modeste), avec 34 valeurs sur 40 terminant dans le rouge. La fin du mois de juin se solde par une consolidation généralisée : la Bourse de Francfort a perdu 1,6% et celle de Londres a reculé de 1%. L'Euro-Stoxx 50 lâche 1,5% mais le second trimestre 2009 reste globalement un très bon cru avec une progression de 15% (Paris se contente de +12%).</p>
<p>Si Wilbur Ross a vu juste, les marchés ne tarderont pas à mettre au rencard la légende des jeunes pousses, puis à se chercher un nouveau leitmotiv... A la rédaction des Publications Agora, nous apprécions beaucoup le concept de "vague scélérate"... celle que les marins redoutent lorsque la mer semble trop calme et lorsque l'équipage n'a rien de mieux à faire que de vider les bols de punch les uns après les autres.</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a>,<br />Paris</p>]]></description>
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</item>
<item>
<title>Une nouvelle ère de l'inflation</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090630-1931.html</link>
<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 09:38:21 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[inflation]]></category>
<category><![CDATA[déficits US]]></category>
<category><![CDATA[dette US]]></category>
<category><![CDATA[crise économique]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Nous revenons toujours à la même pensée, ces derniers temps : rien n'est plus dangereux que la bonne fortune. Ou comme le disait le grand philosophe mongol Prança Dantafas : </p>
<p>* "La chance vous donne toujours un bon coup de pied dans le derrière". </p>
<p>* Si vous êtes assez chanceux pour gagner au loto, faites attention à vous. Quasiment tous les gagnants du loto finissent ruinés au bout d'un an ou deux. En fait, nombre d'entre eux sont encore plus ruinés qu'ils l'étaient avant de gagner la loterie. Parce que leur chance les pousse à faire de mauvais calculs.</p>
<p>* La semaine dernière, on racontait l'histoire d'un gagnant dans la presse londonienne. Il avait gagné des millions de livres sterling. Se sentant en veine, il investit dans un certain nombre d'entreprises suggérées par des amis, des parents et des étrangers purs et simples -- et toutes échouèrent. Il épousa une femme bien plus jeune -- qui le quitta ensuite (en emportant avec elle la maison qu'il lui avait achetée). Il investit sur les recommandations d'analystes et de conseillers -- qui se révélèrent naturellement être des idiots. Et il prêta de l'argent à des gens qui, naturellement, ne pouvaient le rembourser. On parlait de lui dans les journaux parce qu'il a été arrêté pour avoir agressé l'un de ses vieux amis en essayant de récupérer une dette (il avait besoin de l'argent pour payer son loyer !)</p>
<p>* Evelyn Adams a gagné la loterie du New Jersey à deux reprises -- en 1985 et 1986. En voilà de la chance ! Elle a gagné 5,4 millions de dollars au total. Mais n'allez pas chercher Evelyn dans une demeure de Beverly Hills ou Palm Beach -- elle vit dans un <em>mobil home</em>.</p>
<p>* "Tout le monde voulait mon argent. Tout le monde tendait la main"... dit-elle. <br /><br />* Ou prenez le cas de William "Bud" Post. Il a gagné 16,2 millions de dollars à la loterie de Pennsylvanie en 1988. Vous pensez qu'il était tiré d'affaire pour le reste de ses jours ? "J'aurais aimé que ça n'arrive jamais. C'était un cauchemar total", dit Post. En un an il avait accumulé un million de dollars de <em>dette</em> et dut se mettre en faillite. A présent, il vivrait d'allocations. </p>
<p>** Niall Ferguson explique dans son livre <em>The Ascent of Money</em> ["L'ascension de l'argent", NDLR.] que c'est la bonne fortune qui a ruiné l'économie espagnole du 16ème siècle. En fait, nous avons déjà abordé ces faits de base dans les pages de la <em>Chronique Agora</em>. Ferdinand et Isabelle ont bouté les derniers Maures hors d'Espagne l'année même où ils ont envoyé Colomb au-delà du vaste océan. Se débarrasser des musulmans se révéla être une perte nette pour les Espagnols : ils emportèrent avec eux l'argent... et plus important encore... des talents commerciaux précieux. Mais lorsque les conquistadors arrivèrent dans le nouveau monde, ils touchèrent le jackpot. </p>
<p>* Une montagne en particulier, le Potosi, rapporta 45 000 tonnes d'argent pur entre 1556 et 1783. <em>Valer un potosi</em> est une expression qu'on utilise encore en espagnol pour décrire quelque chose valant une fortune. Même avant que l'extraction minière ne commence, les Espagnols s'étaient largement servis dans l'or aztèque et inca. L'or et l'argent-métal étaient de véritables devises, à l'époque. Les métaux précieux entrèrent dans l'économie espagnole et gonflèrent rapidement la masse monétaire... d'abord en Espagne puis dans toute l'Europe. Le coût de la vie en Angleterre, pour lequel on trouve des chiffres, a grimpé de 700% durant la "révolution des prix" entre les années 1540 et 1640.</p>
<p>* L'argent "gratuit" provenant des colonies finançait environ 40% du budget gouvernemental espagnol. Mais même avec des navires apportant toujours plus d'or et d'argent dans les ports espagnols, la couronne se retrouva à court d'argent. En 1557, elle fit défaut sur ses paiements. Puis à nouveau en 1560, 1575, 1596, 1607, 1627, 1647, 1652 et 1662.</p>
<p>* Le gouvernement américain finance à présent la moitié de ses dépenses avec de l'argent emprunté. Cela ressemble au système de financement espagnol dans le sens où l'argent provient de l'extérieur de l'économie elle-même. La différence, c'est que les Etats-Unis doivent encore régler leur financement. L'or espagnol était une véritable devise. Il ne devait pas être remboursé. Il était "monétisé" dès l'instant où il arrivait. </p>
<p>* Le financement américain est plus subtil, plus compliqué. Mais il est rendu possible par une chance extraordinaire. Les Etats-Unis ont la devise de réserve mondiale... et l'économie la plus grande et la plus liquide au monde. Les gens mettent leur argent dans les bons du Trésor américain parce qu'ils sont certains que l'argent sera là pour eux quand ils en auront besoin. Et ils sont habitués à un monde "désinflationniste" ; les taux d'intérêt et les taux d'inflation chutent depuis 25 ans. Dans la mesure où l'économie mondiale traverse désormais une correction déflationniste, le risque d'inflation semble très très lointain. Pour le moment, donc, les Etats-Unis semblent en mesure d'emprunter des sommes quasi illimitées à des taux d'intérêt très bas.</p>
<p>* Tout de même, les dépenses déficitaires du gouvernement américain ne peuvent que déclencher une hausse des prix à la consommation, à un moment ou à un autre. Combien de temps avant que leur chance ne leur donne un bon coup de pied au derrière ? Comment ? Nous n'en savons rien. </p>
<p>* La croissance de la masse monétaire américaine a été relativement constante durant ces 45 dernières années. Puis, sous la pression des programmes de relance/renflouage, elle a explosé. Art Laffer affirme qu'il n'y a aucun sens à comparer la situation actuelle à quoi que ce soit dans notre histoire ; il ne s'est encore jamais rien passé de tel. Il affirme que l'inflation, cette fois-ci, pourrait être bien pire que l'inflation des années 70, lorsque le <em>prime rate</em> a atteint 21,5%. On est dans une nouvelle ère !</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090630-1931.html</guid>
</item>
<item>
<title>Ce qui pourrait faire refluer l'or...</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090630-1932.html</link>
<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 13:20:35 GMT</pubDate>
<dc:creator>Simone Wapler</dc:creator>
<category><![CDATA[euro]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[or]]></category>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<category><![CDATA[obligations US]]></category>
<description><![CDATA[<p>Par <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/SimoneWapler.html" target="_blank" title="Simone Wapler">Simone Wapler</a> (*)</p>
<p>Les dernières semaines ont été agitées pour l'or. Il a atteint 990 $ l'once, pour ensuite descendre aujourd'hui sous 950 $. En euros, sa vie est moins agitée : les 990 $ l'once devenaient 702 euros et les 950 $ l'once 684 euros.</p>
<p>Les anxieux de la parité euro/dollar, ceux qui craignent que la baisse du dollar plombe la montée de l'or, ont ici une preuve supplémentaire que ce n'est pas le cas. L'or a baissé de 4% en dollars et de seulement 2,60% en euros. Dans le même temps, le dollar a progressé de 3,6% par rapport à l'euro.</p>
<p>Depuis le début de la grande tendance haussière de l'or, l'or monte lorsque le dollar flanche. La relique barbare se comporte comme un anti-dollar. Puis, lorsque le dollar reverdit, l'or baisse, mais ne revient pas à son cours initial. Bien entendu, ce raisonnement est valable à long terme.</p>
<p><strong>Ce qui a poussé l'or à 990 $ l'once (702 euros)<br /></strong>La Banque centrale américaine devait placer plus de 100 milliards de dollars d'obligations souveraines il y a deux semaines. Les obligations de court terme, jusqu'à cinq ans, ont trouvé preneurs sans problème. Mais à la fin de cette semaine, les obligations à sept ans et 10 ans ont été boudées par les acheteurs étrangers. Du coup, la frousse s'est emparée des marchés qui ont vendu le dollar et acheté de l'or et du pétrole.</p>
<p><strong>Ce qui a fait refluer l'or sous 950 $ (684 euros)<br /></strong>Mais, par la suite, la faillite de General Motors n'a pas détruit le vent d'optimisme qui souffle sur les marchés, bien au contraire. Tout le monde croit à la mythique "reprise d'ici 2010" vantée par les prévisionnistes de tout poil et les hommes politiques de tout bord.</p>
<p>Les matières premières recommencent à revoir affluer les capitaux spéculatifs, pétrole en tête. Les marchés actions voient affluer les billets fraîchement imprimés par les banques centrales à coups de mesures non conventionnelles. Les marchés ont alors revendu l'or pour se placer sur des actifs plus risqués. </p>
<p>Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, comme disait le Candide de Voltaire. Sauf que... le chômage progresse inexorablement et qu'il semble bien que les plans de relance vont déboucher sur un vide sidéral.</p>
<p><strong>Ce qui pourrait encore faire refluer l'or<br /></strong>Jusqu'à présent, toutes les baisses de parcours attendues par les tenants de l'analyse technique ont été entravées par une péripétie de la crise. Mais dans les deux semaines à venir, aucun événement néfaste ne semble se profiler. La fameuse consolidation tant attendue qui entraînerait l'or sous les 800 $ l'once (la Roche tarpéienne) pourrait donc se réaliser.</p>
<p><strong>Mais ce qui pourrait aussi le faire décoller<br /></strong>A moins qu'une faillite retentissante ne surgisse du côté de l'Europe de l'Est et ne propulse à nouveau l'once vers 1 000 $ (le Capitole)... Pour le moment, les marchés ont décidé de croire à la reprise pour 2010. Mais la montée du chômage n'est pas endiguée, loin de là. La reprise d'activité économique va bientôt (d'ici l'automne ?) apparaître pour ce qu'elle est vraiment : une phase de fin de déstockage, durant laquelle les ménages sont acculés à faire des dépenses qu'ils ne peuvent plus repousser. Lorsque le plein sera fait, l'activité stagnera à nouveau, s'adaptant à la nouvelle demande.</p>
<p>Meilleures salutations, </p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/SimoneWapler.html" target="_blank" title="Simone Wapler">Simone Wapler</a><br />Pour la Chronique Agora</p>
<p>(*) <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/SimoneWapler.html" target="_blank" title="Simone Wapler">Simone Wapler</a> est analyste, journaliste et ingénieur de formation. Elle a déjà contribué à des publications telles que <em>Le Point</em>, <em>Enjeux</em>, <em>Les Echos</em>, <em>Chart's</em>... Spécialisée dans les valeurs industrielles, les matières premières, les énergies, l'or, les minières <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/SimoneWapler.html" target="_blank" title="Simone Wapler">Simone Wapler</a> est passionnée par et les investissements "tangibles".<br />Elle analyse chaque mois le secteur aurifère dans la lettre d'investissement <em>Vos Finances - La Lettre du Patrimoine</em> et elle intervient régulièrement dans l'Edito Matières Premières & Devises ou dans différents rapports d'investissements. <br />Elle est aussi la rédactrice en chef du magazine <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MWF/WMWFK624/landing.html"><em>MoneyWeek</em></a>. </p>]]></description>
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</item>
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<title>La fin du procès Madoff et le silence de la SEC</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090630-1933.html</link>
<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 13:25:18 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Madoff]]></category>
<category><![CDATA[SEC]]></category>
<category><![CDATA[procès Madoff]]></category>
<category><![CDATA[habillage de bilan]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Juuuuustice est faite ! Bernard Madoff a écopé de 150 ans de prison. Le citoyen américain le plus haï du 21ème siècle finira donc son existence derrière les barreaux. Il disposera de tout le temps nécessaire pour tenter de convaincre l'administration pénitentiaire de lui délivrer le champagne millésimé et les douceurs de la mer Caspienne nécessaires à son équilibre métabolique quotidien.</p>
<p>Tout le monde a son avis sur l'affaire Madoff... nous ne serons pas le dernier à vous infliger le nôtre. Nous avions jusqu'à présent traité l'escroc par le mépris, en lui reconnaissant comme seul titre de gloire d'avoir repoussé toutes les limites connues en termes d'arnaque et de trahison de la confiance d'épargnants dont le profil allait du simple restaurateur au prix Nobel de la paix, en passant par son avocat personnel.</p>
<p>Bernard Madoff a procuré à l'humanité une nouvelle unité de mesure (50 milliards d'euros) en matière de désastre financier. Elle est bien plus commode que le Kerviel (cinq milliards d'euros), un peu trop étriqué pour rendre compte de l'ampleur des pertes spéculatives des banques sur les dérivés de crédit (3 000 milliards de dollars selon des estimations concordantes de Paul Krugman et de Nouriel Roubini).</p>
<p>Et que dire des déficits budgétaires accumulés par les Etats-Unis ? Le Trésor US reconnaît que le total se rapproche des 13 000 milliards de dollars, soit 200 Madoff : <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a> n'exagère en aucun cas lorsqu'il évoque -- pour vous alerter -- un facteur multiplicateur de 200 au sujet du <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MWF/WMWFK624/landing.html">schéma de Ponzi</a><strong> </strong>de la dette fédérale américaine.</p>
<p>** Mais revenons-en au procès de l'escroc du millénaire. Notre grand étonnement (le terme est faible) est que les médias et même ses victimes, interrogés quelques minutes après le prononcé de la sentence, ne mettent pas l'accent sur un fait troublant : le système de défense adopté dès son inculpation pour fraude par le sieur Madoff (le "plaider coupable") a justement empêché que soient menées des investigations permettant de faire toute la lumière sur le montage de l'escroquerie.</p>
<p>Les plaignants ne savent pas grand-chose ; ils n'en sauront donc probablement pas davantage sur les possibles complicités familiales -- celles de son épouse, de ses fils, de ses frères qui géraient de nombreuses sociétés du groupe et feignent de tout ignorer... mais qui ne seront pas inquiétés. Idem sur la troublante complaisance de la SEC, qui a délibérément omis d'enquêter malgré l'envoi de renseignements très documentés mettant en évidence une arnaque pyramidale.</p>
<p>Et LA question qui va continuer de tarauder les victimes reste la suivante : où est passé l'argent ? En limitant les procédures d'investigation à l'identification des biens de Bernard Madoff -- et à leur confiscation -- la justice américaine s'épargne (ou même s'interdit) le devoir de traiter l'affaire en profondeur et de mettre en évidence les responsabilités extérieures au clan Madoff.</p>
<p>A en croire la justice américaine, les 150 ans de prison sont censés dissuader les futurs escrocs... Cependant, leurs potentiels complices ont appris du cas Madoff qu'ils ne craignent pas grand-chose tant qu'il subsiste de bonnes raisons de ne pas faire éclater toute la vérité.</p>
<p>La lourdeur symbolique de la sentence pourra peut-être donner bonne conscience à l'Amérique... mais Wall Street n'est pas dupe. Les milieux d'affaires savent qu'il faudrait en passer par une profonde réforme des organes de contrôle pour que cela ne se reproduise plus, sous une forme ou sous une autre.</p>
<p>Nous formulons l'espoir que le grand public gardera quelque temps en mémoire que des rendements miraculeusement élevés, réguliers et sans risque, cela n'existe pas. Il est toujours possible de gagner beaucoup d'argent très vite -- en minimisant les pertes potentielles lors des moments critiques. Malgré tout, la règle intangible pour qui opère sur les marchés est de renoncer à l'illusion du jackpot permanent... même si c'est l'ex-directeur du Nasdaq qui vous affirme le contraire, les yeux dans les yeux, au beau milieu du carré VIP du club le plus huppé de Miami Beach. </p>
<p>Il faut savoir se reposer, prendre du recul, attendre son heure, ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, ne pas user en permanence du même levier... et surtout ne jamais céder à la facilité. </p>
<p>** La journée d'hier constitue peut-être une exception à cette règle car le scénario était cousu de fil blanc. La séance de Bourse s'est soldée par une hausse très prévisible mais essentiellement technique, liée aux habillages de bilans semestriels.</p>
<p>L'hypothèse s'est confirmée au fil des heures alors que le CAC 40 gagnait jusqu'à 2,4% vers 17h dans un marché caractérisé par des volumes plus qu'estivaux : il ne s'est en effet échangé que 2,33 milliards d'euros. Cela signifie simplement que les vendeurs s'étaient mis <em>off</em> pour la circonstance, et que les acheteurs n'ont donc pas eu besoin d'intervenir massivement pour provoquer une progression spectaculaire des cours.</p>
<p>Le peu de densité de l'actualité économique ne justifiait guère l'instauration d'un climat quasi euphorique. Un écart de +2,05% (le CAC 40 tutoyant au final les 3 200 points) va bien au delà du rebond technique prévisible après une troisième semaine de consolidation sur les places européennes (elles ont repris +2% en moyenne).</p>
<p>A Wall Street, les indices américains ont terminé la journée sur un gain de 1% (+0,9% sur le S&P, +1,1% pour le Dow Jones) dans le sillage des valeurs pétrolières. Sur le NYMEX, le baril reprenait de l'altitude (+2,6%) et débordait les 71 $, ce qui a permis à Chevron de prendre 1,4% et à ExxonMobil d'engranger 2,2%.</p>
<p>S'il fallait une nouvelle preuve que la séance de lundi a été placée sous le signe des habillages de bilans semestriels, notez qu'une seule valeur sur les 30 qui composent le Dow a clôturé dans le rouge. Quelle formidable unanimité ! </p>
<p>** Il n'y avait donc rien à jeter, sinon le sieur Madoff en prison... en espérant qu'il ne cherchera pas à meubler les 149 ans, 11 mois et 29 jours qui lui restent à purger en écrivant un livre-confession. </p>
<p>Un livre dans lequel il révèlerait comment il a obtenu que la SEC ne déclenche jamais d'enquête sur sa (non) activité sur les marchés... comment il a pu négocier avec la justice son maintien dans son <em>penthouse</em> à 18 millions de dollars durant toute la durée de l'instruction alors que certains de ses clients ruinés se suicidaient... comment aucun nom -- autre que le sien -- n'est jamais mentionné dans le montage de la fraude... comment l'absence d'audit de ses sociétés par un expert comptable digne de ce nom (sinon une officine fantôme basée à Londres) n'a jamais éveillé le moindre soupçon.</p>
<p>Mais arrêtons-nous là pour l'instant. Il peut vous apparaître vain de poser trop de questions auxquelles nous n'aurons probablement jamais de réponse. Mais ne jamais s'en poser, c'est faire le jeu des Madoff et des médias qui vous abreuvent de ravissantes légendes économiques modernes pour contribuables naïfs -- et qui n'ont pour principale fonction que de vous détourner des vrais sujets du moment.</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a>,<br />Paris</p>]]></description>
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</item>
<item>
<title>La planification centrale n'est pas une réponse à la crise</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1927.html</link>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 12:04:21 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[bulle boursière]]></category>
<category><![CDATA[plans de relance]]></category>
<category><![CDATA[renflouages]]></category>
<category><![CDATA[crise]]></category>
<category><![CDATA[planification centrale]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Nous avons appris que Ben Bernanke et Tim Geithner s'était précipités à Los Angeles vendredi dernier. S'ils peuvent ressusciter une économie mondiale tout entière... pourquoi pas le "Roi de la Pop" ?</p>
<p>* Les fans sont pleins d'espoir, mais à la <em>Chronique Agora</em>, nous avons une piètre opinion de leurs efforts. Nous admirons les réussites de la science et de la technologie -- mais quant aux travaux des économistes et des banques centrales, eh bien... nous attendrons de voir ce qu'ils donnent.</p>
<p>** Mais reprenons la plus grande illusion de l'Ere de la Bulle -- une illusion si profondément enracinée qu'il faudra plus qu'une bourrasque pour la déraciner.</p>
<p>* Nous parlons de l'idée selon laquelle les bureaucrates gouvernementaux sont mieux placés que le libre-échange pour répartir les capitaux. Tout le monde semble en être persuadé. On permet à une poignée d'économistes -- qui ont échoué à un test critique, puisqu'aucun d'entre eux n'a vu arriver le tsunami boursier de l'automne dernier -- de diriger le flot des milliers de milliards de dollars d'épargne. Ils ont déjà mis en jeu plus de 12 000 milliards de dollars. Pour l'instant, ils nient qu'il y ait besoin de nouveaux "stimulants", mais ça va probablement changer.</p>
<p>* 12 000 milliards de dollars, ça fait beaucoup d'argent. En tenant compte de l'inflation, c'est toujours plus du double de ce que les Etats-Unis ont dépensé durant toute la Seconde Guerre mondiale. Mais il ne s'agit pas uniquement d'argent... c'est l'avenir de l'économie mondiale qui est en jeu.</p>
<p>* En deux mots, les empêcheurs de tourner en rond pensent qu'ils peuvent emprunter jusqu'à sortir de la dette. Si vous affirmez que le principal problème des Etats-Unis est la dette, ils ne vous contrediront pas. Mais ils pensent pouvoir régler ce problème en empruntant des milliers de milliards supplémentaires.</p>
<p>* Nous avons affirmé à de nombreuses reprises qu'ils échoueront. Nous rions en les voyant construire des parcs à chiens... renflouer des entreprises égarées... et verser d'énormes primes aux dirigeants de Wall Street. Mais ce ne sont là que les défauts évidents. Plus en profondeur, dans le coeur sombre et corrompu de l'économiste gouvernemental, se trouve une vanité fatale.</p>
<p>* Nous savons grâce à l'expérience du 20ème siècle que Friedrich Hayek avait raison. Il appelait cela "la Vanité Fatale" : l'idée que les planificateurs centraux travaillant pour le gouvernement sont dépourvus de péché et d'erreur. Il écrivait cela au début du siècle... lorsque le national-socialisme et le communisme étaient encore populaires. </p>
<p>* A présent, nous savons : la planification centrale économique ne fonctionne pas. Partout où on l'a essayée, un désastre s'est ensuivi. Plus les bureaucrates planifiaient, plus ils s'enfonçaient dans le pétrin. Et à présent, nous sommes censés croire que la planification centrale sauvera le monde de l'Ere de la Bulle. Telle est la grande illusion attendant d'être mise à bas. Comme ce sera amusant de la voir s'effondrer !</p>
<p>* Quant à ce pauvre Michael Jackson... qu'il repose en paix. </p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1927.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les plans de relance échouent à relancer la consommation US</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1928.html</link>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 12:20:39 GMT</pubDate>
<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
<category><![CDATA[rebond]]></category>
<category><![CDATA[crise boursière]]></category>
<category><![CDATA[consommation US]]></category>
<category><![CDATA[plans de relance]]></category>
<description><![CDATA[<p>Par <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/IsabelleMouilleseaux.html" target="_blank" title="Isabelle Mouilleseaux">Isabelle Mouilleseaux</a> (*)</p>
<p><strong>A l'automne dernier...<br /></strong>Extraordinaire... A l'automne dernier et jusqu'en début d'année, nous vivions un cauchemar en Bourse. Partout, sur toutes les ondes, dans tous les journaux, la dépression et la déflation faisaient les gros titres. Allons-nous revivre 1929 ? La question était sur toutes les lèvres et hantait les nuits des grands argentiers et responsables nationaux de la planète, tant la crise semblait profonde. Le système financier international a failli imploser et le décrochage des indicateurs économiques a été d'une violence et d'une rapidité inouïes.</p>
<p><strong>Quelques semaines plus tard...<br /></strong>Les marchés actions ont repris quelque 40%, ceux des matières premières 50%. Les investisseurs voient la vie en rose et parient à nouveau sur des actifs risqués. Enfin, banquiers centraux et ministres des Finances nous chantent en boucle le retour tant attendu de la croissance pour fin 2009, milieu 2010. Dopés au valium ? Non. </p>
<p><strong>Alors pourquoi cette soudaine volte-face ?<br /></strong>Imaginez qu'on inonde de billets votre porte-monnaie désespérément vide ; forcément vous retrouvez le sourire. Nous avons eu droit à l'artillerie lourde : des plans de relance nationaux colossaux (6% du PIB aux Etats-Unis !) qui se chiffrent en milliers de milliards de dollars ; des banquiers centraux qui ramènent les taux directeurs à des niveaux historiquement bas pour injecter massivement de l'argent dans le système ; des masses monétaires qui s'emballent et des planches à billets en surchauffe... </p>
<p>A coups de centaines de milliards de dollars, les soucis ont fini par s'évaporer, Wall Street a retrouvé le sourire et les actifs toxiques ont été nettoyés. Alors, il ne faut pas s'étonner de voir les indices de confiance en l'avenir se redresser. La crise ne sera plus bientôt qu'un mauvais souvenir, nous explique-t-on...</p>
<p>Ne serions-nous pas tous anesthésiés par "l'effet magique" des plans de relance ? Pourquoi personne ne se pose-t-il la question de savoir ce qui se passera lorsque tout cet argent injecté aura été absorbé et digéré par le système ? A quoi allons-nous carburer ? Panne sèche ? </p>
<p><strong>Impossible de doubler la mise, vous en conviendrez<br /></strong>Les niveaux des déficits budgétaires des nations sont explosifs. Les optimistes vous diront que d'ici là le moteur qui fait tourner l'économie sera réamorcé et prendra la relève pour tirer l'activité vers le haut. Et si ce n'était pas le cas ? Alors, le rebond magique auquel nous assistons actuellement n'aura été qu'illusion. </p>
<p>Force est de constater que le mécanisme de la pompe est pour l'instant franchement grippé. Pour la réamorcer, il faudrait que la consommation américaine redémarre effectivement. </p>
<p><strong>La consommation américaine est au coeur du système<br /></strong>La consommation américaine est vitale car elle assure 70% de la croissance américaine. Sans elle, pas de croissance viable. Elle fait aussi tourner les ateliers chinois via les importations. Lorsque les ateliers chinois tourneront, les exportations de l'Allemagne &ndash; fournisseurs officiel de machines-outils &ndash; et sa production industrielle afférente, repartiront -- tout comme les exportations japonaises et les pays "matières premières". Ce qui relancera le commerce intra-européen (30% du PIB de la Zone euro est créé par l'Allemagne), à commencer par le commerce avec la France, principal partenaire de l'Allemagne, et ainsi de suite.</p>
<p><strong>Oui, mais voilà...<br /></strong>Les ménages américains sont endettés jusqu'au cou et le chômage frappe dans des proportions considérables. Et il devrait persister. Nos amis étant cigales et leur taux d'épargne insignifiant, ils sont trop souvent pris à la gorge avec leurs échéances. Comble de malheur, leur portefeuille boursier est au plus mal et leur maison, qui a perdu 50% de a valeur, aurait bien du mal à trouver preneur. Les retraités ne sont pas mieux lotis : les économies d'une vie parties en fumée. Et ce qu'on ne leur à pas encore dit, c'est qu'il faudra payer les frasques des plans de relance à coups de taxes qui réduiront un peu plus encore leur pouvoir d'achat d'ici quelques mois.</p>
<p>Alors avant de se ruer dans les boutiques pour dépenser sans compter et relancer la croissance planétaire, les Américains devront se désendetter... Ca peut prendre du temps. </p>
<p><strong>Il va falloir être patient<br /></strong>Quant au violent phénomène de déstockage auquel nous avons assisté, il serait fini, nous dit-on. Place donc au restockage qui va permettre de produire et de faire tourner les usines à l'arrêt. Certes. Encore faut-il qu'il y ait preneur. On en revient à notre consommateur final, celui qu'on licencie massivement mais dont on attend des miracles. Pas de consommation, pas de commandes, pas de ventes, pas de production, pas d'embauches, pas de croissance...</p>
<p>Méfiez-vous du rebond magique orchestré par nos grands illusionnistes. En économie, les miracles sont rares. Scrutez plutôt l'évolution des ventes de détails et des dépenses de consommation une fois l'argent facile disparu... L'avenir est là.</p>
<p>Meilleures salutations, </p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/IsabelleMouilleseaux.html" target="_blank" title="Isabelle Mouilleseaux">Isabelle Mouilleseaux</a><br />Pour la Chronique Agora</p>
<p>(*) <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/IsabelleMouilleseaux.html" target="_blank" title="Isabelle Mouilleseaux">Isabelle Mouilleseaux</a> rédige chaque jour l'<em>Edito Matières Premières & Devises</em> (Publications Agora), une lettre internet gratuite consacrée au marché des matières premières. Passionnée depuis toujours par la Bourse et par tous les marchés financiers, Isabelle s'est spécialisée dans les matières premières et veut permettre à l'investisseur particulier de découvrir et de comprendre l'investissement sur ce marché des matières premières.</p>
<p>L'<em>Edito Matières Premières & Devises</em> est bien plus qu'une chronique quotidienne. C'est un pôle d'activités centré sur les matières premières qui vous donne les moyens de suivre et de maîtriser ces marchés ! Vous pouvez recevoir gratuitement l'<em>Edito Matières Premières & Devises</em> <a target="_blank" href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/inscription.html">en cliquant ici</a>.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1928.html</guid>
</item>
<item>
<title>Pétrole : les prochaines grandes découvertes seront offshore ou ne seront point !</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1929.html</link>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 15:21:09 GMT</pubDate>
<dc:creator>Byron King</dc:creator>
<category><![CDATA[pétrole]]></category>
<category><![CDATA[offshore]]></category>
<category><![CDATA[énergie]]></category>
<category><![CDATA[StatoilHydro]]></category>
<category><![CDATA[AAPG]]></category>
<description><![CDATA[<p>** Les zones d'exploitation <em>offshore</em> -- particulièrement en eaux profondes -- sont la clé de l'avenir du monde en matière d'énergie. Très loin et très profond : c'est là que les dernières grandes découvertes d'hydrocarbures se feront.</p>
<p>- C'est pourquoi dans ma lettre d'investissement, <em>Outstanding Investments</em>, j'ai créé une sorte de "fonds commun de placement" sur l'énergie <em>offshore</em> -- du projet au pipeline. Parmi mes noms préférés, on retrouve la centrale offshore norvégienne StatoilHydro, ainsi que le fournisseur en équipements sous-marins FMC Technologies. Puis il y a le constructeur de plateformes et de pipelines McDermot Intl., ainsi que le fournisseur de services <em>offshore</em> Superior Energy Services.</p>
<p>- Je cherche des entreprises qui peuvent dominer des éléments clés du domaine florissant de l'<em>offshore</em>, et faire de gros bénéfices dans les années à venir. Je pense que vous allez être stupéfaits par ce qui va se présenter.</p>
<p>- J'ai récemment assisté à la convention annuelle de l'Association américaine des géologues spécialisés dans le pétrole (AAPG -<em> American association of petroleum geologists</em>)(certains vont au Salon de l'Auto ; je vais à des conventions de géologues). Je suis membre de l'AAPG depuis 30 ans, et passer du temps dans ces conventions est toujours aussi fascinant. Les salles de réunion et les affichages fournissent toujours les informations les plus récentes en ce qui concerne la recherche de pétrole, de gaz naturel et d'autres ressources énergétiques.</p>
<p>** Un thème a été majoritairement soulevé pendant la conférence de cette année : les eaux profondes. La plupart des gisements de pétrole qu'il reste à découvrir dans le monde se trouvent en <em>offshore</em>, en eaux profondes.</p>
<p>- Le toujours exubérant Marcio Mello, géochimiste brésilien et PDG de HRT Petroleum Co. au Brésil, a emballé la foule avec une discussion sur le potentiel pétrolier de l'Atlantique sud. "Six des 10 dernières grandes découvertes de gisements de pétrole du monde ont été faites en <em>offshore</em> au large du Brésil", a-t-il rappelé. Marcio a ensuite emmené la discussion vers l'autre côté de l'Atlantique sud, et a donné une description ahurissante du potentiel pétrolier en <em>offshore</em> au large de la Namibie.</p>
<p>- "L'<em>offshore</em> namibien est similaire à celui du Brésil", a affirmé Marcio, données et graphiques à l'appui. Puis il a montré ses propres recherches dans les suintements naturels de pétrole au large de la Namibie dont il a, à travers la géochimie, démontré l'immense potentiel en hydrocarbures. "Mais la Namibie", a ajouté Marcio, "est totalement sous-explorée. Vous pouvez donc avancer un peu d'argent pour les concessions et devenir très riches".</p>
<p>- Pour les investisseurs, l'important est de savoir combien des développements en énergie, à travers le monde, vont impliquer des systèmes sous-marins.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1929.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les bourses mondiales se reprennent tandis le chômage de masse augmente</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1930.html</link>
<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 09:38:21 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[bulle boursière]]></category>
<category><![CDATA[plans de relance]]></category>
<category><![CDATA[renflouages]]></category>
<category><![CDATA[crise]]></category>
<category><![CDATA[planification centrale]]></category>
<description><![CDATA[<p>** "Bon, alors, ça va mieux... non ? Le CAC a repris 30%, le système bancaire n'a pas fait faillite et 'ton' or [j'aimerais bien que des piles de lingots dont je vante les vertus défensives soient effectivement ma propriété] est encore loin des 2 000 $ que tu évoquais en novembre dernier".</p>
<p>Certains de mes amis aiment bien me taquiner au sujet de mes anticipations souvent très à contre-courant du consensus médiatique. Ils ne manquent pas une occasion de me prouver que les marchés préfèrent l'optimisme à la déprime, les "jeunes pousses" plutôt que les tapis de feuilles mortes. Je leur rétorque en souriant que cela fait deux ans que les discours officiels à l'eau de rose débouchent sur la ruine des épargnants et le chômage de masse. </p>
<p>Le "copain de 20 ans" -- profession libérale, très belle clientèle et des bureaux dans les beaux quartiers de Paris -- qui me rappelait au moment du café la teneur très sombre de mes propos en début d'année cherchait d'avantage, je l'ai vite compris, à se rassurer qu'à me reprocher mon pessimisme. Peu après notre dernier déjeuner, qui remonte à la mi-janvier, le CAC 40 sombrera de 20% avant de rebondir dans les circonstances que vous connaissez.</p>
<p>Mais si les bourses mondiales ont bien repris entre 30% et 50% sur leurs planchers 2009, cela ne concernait guère mon convive. Il avait en effet liquidé 90% de son portefeuille lorsque je lui avais expliqué -- bien après coup -- les dessous de l'affaire Kerviel ainsi que les raisons de la faillite imminente de Countrywide Financial. C'était il y a un an presque jour pour jour, et c'était un très bon moment pour vendre le marché à découvert.</p>
<p>** Il m'avait expliqué à l'époque qu'il comptait mettre en vente sa résidence secondaire à l'automne (2008) pour en acheter une nouvelle située plus près du lieu de résidence des ses enfants, partis travailler dans la région lyonnaise. </p>
<p>C'est une bien belle propriété, et cela fait maintenant neuf mois qu'elle attend un nouveau propriétaire, amateur de calme et de verdure mais également de vieilles pierres... et de golf (il y a un splendide 18 trous à trois minutes en voiture).</p>
<p>Oui, cela fait neuf longs mois que les acheteurs potentiels déplorent que le prix -- pleinement justifié et fixé plutôt dans le bas de la fourchette -- apparaisse dissuasif aux yeux de leur banquier. Rappelons que l'investissement représente un bel appartement de 100 m2 dans les beaux quartiers de Paris.</p>
<p>Les Anglais qui faisaient encore flamber les prix en 2007 dans la région de Binic/Saint-Brieuc sont en train de plier bagage par dizaines. Des biens immobiliers qui apparaissaient bon marché pour des traders britanniques nouvellement fortunés (la Bretagne, c'était moitié moins cher que le sud de l'Angleterre... et la gastronomie y est incomparable) restent hors d'atteinte pour les "locaux", même dans l'optique d'en faire une résidence principale.</p>
<p>Les banques ne veulent plus prêter sans un minimum de 15% ou 20% d'apport personnel... et 150 000 euros d'économies disponibles, cela représente une grosse somme pour 95% des Français qui cherchent un bien "dans leurs moyens".</p>
<p>Conclusion, les agences immobilières de Saint-Brieuc commencent à baisser un peu les bras. Le problème, ce n'est pas la gourmandise des vendeurs -- ceux qui veulent conclure une transaction acceptent de lâcher du lest -- mais l'absence d'acheteurs solvables dans la gamme de prix en question... car les banquiers refusent désormais de prêter au-delà de 90% du coût d'acquisition. Et c'est sans compter l'épouvantail du chômage qui interdit l'accès au crédit pour bien des professions.</p>
<p>** Cet ami me fit part au cours du même déjeuner des difficultés d'un de ses neveux pour trouver du travail dans le secteur de l'assurance. Il avait passé un an en Allemagne dans la filiale d'un grand groupe français... qui ne disposait pas de poste équivalent en France, malgré des "états de service"  très satisfaisants.</p>
<p>Lorsque nous fîmes la synthèse de nos échanges au moment de l'addition, il finit par convenir qu'à part les cours de Bourse, il n'avait constaté aucune amélioration d'aucune sorte, ni dans le secteur immobilier, ni dans le monde de l'entreprise. L'un de ses clients, gros exportateur de matériel électrique, lui a fait part juste avant le week-end dernier, d'une situation absolument désastreuse en Espagne... où le taux de chômage réel atteindrait 25% de la population en âge de travailler.</p>
<p>Non, à part les titres des articles économiques ou les discours de quelques gérants ouvertement haussiers (mais qui cherchent peut-être à nous revendre du papier au plus haut de la vague), rien ne va mieux dans l'économie réelle. </p>
<p>Oui, nous parlons bien de l'économie que finance -- à contrecoeur -- votre banquier, celle des régimes de retraite au bord de la banqueroute, celle de la Sécu dont le déficit se creuse parce que l'Etat siphonne ses ressources depuis des années, sachant par ailleurs que les recettes fiscales assises sur les salaires et les cotisations des entreprises vont s'effondrer.</p>
<p>Mais rassurez-vous, si vos impôts sur le revenu ou votre patrimoine (ISF) n'augmentent pas, c'est la fiscalité locale qui va exploser en 2009/2010 -- mais personne n'en parle.</p>
<p>De toute façon, les Français, les Européens et les Américains auront bientôt moins d'argent à dépenser : le financement des retraites, des soins médicaux, l'indemnisation des chômeurs de longue durée va coûter de plus en plus cher.</p>
<p>Nous le savons, vous le savez, les marchés le savent (même s'ils sont payés pour faire semblant que tout va bien) -- et c'est peut-être ce qui a conduit à l'inscription d'une troisième semaine de correction consécutive.<br /><br />** Le bilan hebdomadaire de -2,8% à Paris a été alourdi par la chute verticale de Sanofi-Aventis (-8,1% avec des craintes relatives aux effets secondaires du Lantus) ainsi que celle de Peugeot (-5,4% sur un risque d'abaissement de la notation de la dette) et EDF (-2,1% alors que de nouvelles émissions obligataires sont jugées probables).</p>
<p>Le CAC 40, venu tester par deux fois les 3 200 points jeudi puis vendredi matin, a chuté de 1,05% (sous les 3 130 points), soit deux fois plus fortement que la moyenne des places européennes.</p>
<p>Elles ont toutes viré au rouge dès qu'il est apparu évident que Wall Street ne parviendrait pas à préserver les 2% gagnés la veille, malgré des chiffres pourtant conformes ou supérieurs aux attentes. </p>
<p>** Les derniers indicateurs démontrent que les dépenses des ménages américains n'ont progressé que de 0,3% au mois de mai, conformément aux attentes, alors que leurs revenus ont augmenté de 1,4% (principalement grâce à la hausse et à l'allongement de la durée des prestations pour cause de chômage). </p>
<p>C'est l'effet le plus visible des nouvelles mesures gouvernementales dans le cadre de l'<em>American Recovery and Reinvestment Act</em> orchestré par l'administration Obama.</p>
<p>Les économistes qui ne s'intéressent qu'aux revenus du travail anticipaient une petite progression de 0,1% en moyenne (au lieu d'une contraction de -0,1%) ; la masse des salaires versés aux Etats-Unis a reculé de -0,2% en mai en rythme annuel. </p>
<p>Le chiffre le plus spectaculaire et le plus significatif concernait le taux d'épargne des ménages américains : il bondit à 6,9%, à comparer à 5,6% le mois précédent. </p>
<p>Wall Street s'attendait à ce que la hausse de la confiance puis la hausse du revenu disponible dope la consommation. Cependant, il n'en a rien été le mois dernier malgré la forte hausse confirmée de l'indice de l'université du Michigan, révisé en hausse à 70,8 pour le mois de juin, contre 69 en estimation préliminaire.</p>
<p>Dernière preuve de la morosité économique aux Etats-Unis : l'indice des prix PCE hors énergie est ressorti en hausse limitée de 0,1%, contre une augmentation de 0,3% en avril.</p>
<p>Dans un contexte de plafonnement global du compartiment actions depuis le début du mois de mai, chaque jour qui passe accroît le risque de voir la tendance s'infléchir à la baisse sous le poids des ventes de lassitude. Dans 48 heures, les derniers habillages de bilans semestriels seront achevés : il vous reste peu de temps pour liquider vos derniers "bon, alors, ça va mieux !" à l'occasion d'un déjeuner en ville.</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a>,<br />Paris</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090629-1930.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les Chinois hésitent à acquérir des obligations américaines</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090627-1926.html</link>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 09:30:53 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<description><![CDATA[<p>** <em><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/FrancoiseGarteiser.html" target="_blank" title="Françoise Garteiser">Françoise Garteiser</a> étant en séminaire une partie de cette semaine, nous vous proposons un essai de <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a>, extrait du magazine </em><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MWF/WMWFK622/landing.html">MoneyWeek</a>. </p>
<p>Il s'est passé une chose amusante, ces derniers jours. L'envoyé de Wall Street à Washington -- et secrétaire au Trésor US, accessoirement -- s'est rendu à Pékin. Sa mission : convaincre les rusés Chinois d'une chose dont tout le monde sait qu'elle fausse -- que les obligations américaines sont sûres. </p>
<p>Il y a abondance de papier gouvernemental américain en Chine. Les détentions obligataires à elles seules atteignent 768 milliards de dollars. Les autres actifs libellés en dollars entre les mains chinoises rajoutent environ 700 milliards de dollars. En dépit de tous ces terrils qui encombrent les coffres, les Etats-Unis aimeraient que la Chine achète encore plus de charbon.</p>
<p>Sauf que ces derniers temps, les performances de ces détentions en dollars n'ont pas été franchement fabuleuses. Grâce au soi-disant rebond économique, le dollar a chuté par rapport à tout ou presque. Face à l'or, il a perdu 15% à ce jour en 2009. Par rapport au pétrole, on en est à -50%. Par rapport au cuivre, le dollar a perdu 65% de son pouvoir d'achat. Les bons du Trésor US à 30 ans ont chuté eux aussi -- de près de 27% depuis janvier. A vue de nez, la Chine a perdu plus de 200 milliards de dollars à ce jour cette année suite à la chute du dollar et des T-Bonds.</p>
<p>Martin Wolf, dans le <em>Financial Times</em>, annonce que ces tendances sont des signes de progrès. "La hausse des taux des obligations gouvernementales prouve que la stratégie fonctionne", affirme-t-il. Les écarts entre les obligations d'entreprises et les bons du Trésor rétrécissent. Les rendements réels sur les obligations d'entreprise chutent tandis que les rendements des <em>Treasuries</em> grimpent. "Une normalisation", appelle-t-il cela ; les investisseurs prévoient désormais l'inflation plutôt que l'extinction.</p>
<p>La hausse des attentes d'inflation est clairement visible sur le marché obligataire américain, où les obligations indexées à l'inflation se vendent à nouveau à des prix substantiellement plus élevés que ceux de leurs cousines non-indexées. Vers la fin 2008, le marché obligataire anticipait une inflation zéro. A présent, les derniers chiffres impliquent un taux d'inflation positif de 1,6% sur les 10 prochaines années. </p>
<p>Si l'inflation ne se produit pas comme prévu, ce ne sera pas par manque d'efforts de la part de M. Geithner et ses amis. Le déficit américain pour cette année est de 1,84 millier de milliards de dollars. Tous les deux mois, les autorités doivent emprunter l'équivalent de l'intégralité du déficit de l'année dernière, qui battait déjà des records. Et si les prêteurs privés rechignent, la Fed se tient prête à lever la main lors de la prochaine enchère de dette gouvernementale américaine.</p>
<p>Les Chinois s'inquiètent. Ils ont mis pas mal d'oeufs dans le panier que portent désormais Geithner, Bernanke et al. Et si la Team America n'avait pas le pied aussi sûr qu'elle l'affirme ? </p>
<p>"Il serait utile que M. Geithner puisse nous montrer un peu d'arithmétique", a déclaré M. Yu Yongding, décrit comme ancien conseiller à la banque centrale chinoise. </p>
<p>M. Geithner est venu avec des chiffres, bien entendu. Alors que leur déficit est à 12% du PIB, les Etats-Unis ont l'intention de le faire revenir à 3%, a-t-il déclaré. Mais lorsqu'il a annoncé ce solennel bobard à l'université de Pékin, les étudiants lui ont ri au nez. </p>
<p>Les secrétaires au Trésor US n'ont pas l'habitude qu'on leur rie au nez. Il y a près de 40 ans, un secrétaire au Trésor US -- John Connally -- a exprimé le point de vue impérial : "c'est peut-être notre devise, mais c'est votre problème". Même après l'effondrement de l'automne 2008, les Etats-Unis ont continué à croire qu'ils pouvaient repasser aux étrangers autant de papier qu'ils le voulaient.</p>
<p>M. Yu Yongding, précédemment cité, a abordé le sujet sans détour :</p>
<p>"Je voudrais dire au gouvernement américain : 'ne soyez pas complaisants en pensant qu'il n'y a aucune alternative pour la Chine à l'achat de vos obligations... L'euro est une alternative. Et il y a beaucoup de matières premières que nous pouvons encore acheter'."</p>
<p>La Chine couvre ses paris en achetant des actifs qui ne portent pas le sigle du dollar. Tout comme les spéculateurs avisés, elle s'inquiète d'un effondrement des prix nourri par le gouvernement. Ces inquiétudes -- et non un retour à "la normale" -- font remonter le prix de l'or vers les 1 000 $ et le dollar vers les 1,50/euro.</p>
<p>L'inflation, comme le cholestérol, prend deux formes -- une bonne et une mauvaise. La bonne inflation fait grimper les prix des actifs. La mauvaise inflation fait grimper les prix à la consommation. Personne ne se plaint lorsque les prix des maisons et des actions grimpent. Mais lorsque le dentifrice et le pain commencent à prendre le même chemin, c'est le capharnaüm. Les banques centrales ne tardent pas à prendre des mesures pour y mettre fin -- augmentant les taux d'intérêts et resserrant les critères de crédit. Cette fois-ci, c'est différent. Les deux sortes d'inflation sont les bienvenues. L'économiste de Harvard Ken Rogoff déclare qu'il est partisan d'une inflation à 6% "durant quelques années au moins". Cela faciliterait le remboursement des prêts pour les débiteurs. L'économiste John Taylor, de la "loi Taylor" éponyme, donne une autre raison pour laquelle l'inflation serait bienvenue. Il souligne que pour avoir un budget fédéral équilibré aux Etats-Unis -- même d'ici 10 ans -- il faudrait une augmentation permanente des impôts de 60%. "Une hausse de 60% des impôts n'aura pas lieu", écrit-il. "Le gouvernement tentera plutôt de faire jouer l'inflation jusqu'à ce que le problème disparaisse". Même Warren Buffett a annoncé à CNBC que la solution probable aux soucis de l'Amérique était l'inflation.</p>
<p>Yu a rétorqué : "vous ne devriez pas essayer de faire jouer l'inflation pour vous débarrasser de vos dettes"... Mais c'est exactement ce que les Etats-Unis essaient de faire. Jusqu'à présent, ce n'est pas la bonne foi qui protège les actifs en dollars de la Chine. C'est une dépression... et l'incompétence. L'équipe de Geithner tente de créer de l'inflation, mais ne maîtrise pas encore tout à fait le processus. Laissez-leur un peu de temps. </p>
<p>Meilleures salutations, </p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a><br />La Chronique Agora</p>]]></description>
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