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<title>La Chronique Agora</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com</link>
<description>La Chronique Agora est une lettre e-mail quotidienne unique en son genre, mêlant informations sur la finance et l'économie, conseils d'investissement, réflexions sur la marche du monde, et bien d'autres choses encore ! Rédigée par Philippe Béchade, Bill Bonner (auteur des best-sellers L'Inéluctable faillite de l'économie américaine et L'Empire des dettes) et toute leur équipe, La Chronique Agora distrait et passionne ses lecteurs depuis 2002. </description>
<language>fr</language>

<category>Finance</category>
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<title>La Chronique Agora</title>
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<title>Crises financières : comment ont-elles été gérées dans le passé ?</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091121-2298.html</link>
<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 20:16:40 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[Warren Hading]]></category>
<category><![CDATA[Panique de 1920]]></category>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[Japon]]></category>
<category><![CDATA[plans de relance]]></category>
<category><![CDATA[Irving Fisher]]></category>
<category><![CDATA[Herbet Hoover ]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
<meta content="text/html; charset=iso-8859-1" http-equiv="Content-Type" />
<p>"Qui sème l'emprunt récolte le chagrin".<br /><br />Cette citation est librement adaptée d'une petite phrase de Benjamin Franklin. Elle ne nous a pas été remise en mémoire par l'actuel président américain. Non, le <em>Telegraph</em> de Londres la rapportait de la bouche de Cheng Siwei, un "membre éminent de la hiérarchie communiste". <br /><br />La roue tourne. Les Anglo-Saxons ont oublié ce qui rend une économie prospère. Les Chinois, eux, s'en sont souvenu. <br /><br />La preuve ? Il y a quelque temps, il suffisait de chercher Warren Harding sur Wikipédia et le premier article que vous trouviez ne concernerait pas le 29e président des Etats-Unis, mais un alpiniste du même nom. Fallait-il vraiment s'en étonner ? L'histoire n'est qu'une longue liste de désastres par ordre chronologique. Les historiens adorent les calamités, et ceux qui en provoquent ont droit à leurs plus hautes louanges. Il en va de même pour l'histoire financière : les personnages les plus admirés sont ceux qui aggravent le plus les choses. <br /><br />On peut affirmer sans trop de risques qu'aucun employé de la Réserve fédérale ou de la Maison Blanche n'a de photo de Warren Gamaliel Harding sur son bureau. Cependant, si les présidents américains étaient notés selon leur capacité à faire face à un désastre financier, Warren G. Harding pourrait être une célébrité. Son visage serait sculpté sur le Mont Rushmore. Son portrait ornerait les billets de 100 $. Harding a été le dernier président américain à gérer honnêtement une crise financière majeure. Depuis, tous ses successeurs ont essayé de s'en sortir par le biais de l'escroquerie. <br /><br />Lorsque Harding a pris ses fonctions en 1921, la Panique de 1920 faisait grimper le chômage américain de 4% à près de 12%. Le PIB s'était effondré de 17%. A l'époque comme maintenant, les subordonnés du président le poussèrent à intervenir. Herbert Hoover, secrétaire au Commerce US, voulait se mêler de la situation -- comme il le ferait dix ans plus tard. Mais Harding résista. Pas de renflouages. Pas de plans de relance. Pas de politique monétaire. Pas de politique budgétaire. Harding avait une meilleure approche : il réduisit les dépenses gouvernementales et partit jouer au poker. <br /><br />"Nous tenterons une déflation intelligente et courageuse, nous lutterons contre l'emprunt gouvernemental qui aggrave le mal et nous nous attaquerons aux dépenses gouvernementales élevées avec toute l'énergie et les moyens dont dispose la capacité républicaine... ce sera un exemple permettant de stimuler l'épargne et l'économie au niveau individuel."<br /><br />"Mettons en place... une campagne nationale contre l'extravagance et le luxe, pour un réengagement envers la simplicité, envers le mode de vie prudent et normal qui représente la santé de la république". <br /><br />En moins d'une décennie, les opinions de Harding se virent reléguées au rang d'objets de collection. Mais en 1921, il considérait encore que le monde était moral -- dirigé non pas par l'homme, mais par Dieu. Ce n'était pas là le résultat de longues études ou de réflexions profondes de sa part. Harding était probablement aussi idiot que tout le monde le dit. Comme l'a souligné Keynes, les politiciens sont toujours inféodés à un (ou plusieurs) économiste mort. Au moins Harding était-il sous l'emprise des bons économistes.<br /><br />"Aucun statut promulgué par l'homme ne peut abroger les lois inexorables de la nature", annonça-t-il. "Notre tendance la plus dangereuse est d'attendre trop de choses du gouvernement"...<br /><br />Harding ne fut pas le premier à considérer l'économie comme un ordre "naturel"... que l'on perturbe à ses risques et périls. Un taoïste nommé Zhuangzi, qui vivait à peu près à la même époque qu'Alexandre, observa : "l'ordre apparaît spontanément lorsqu'on laisse les choses suivre leur cours". <br /><br />Plus tard, des économistes écossais, notamment Adam Smith et Adam Ferguson, approfondirent cette idée. Smith, comme Harding, considérait que l'économie était dirigée par la main invisible de Dieu. Ferguson envisageait les marchés comme un "ordre spontané" qui était le "résultat de l'action humaine, mais non l'exécution d'un quelconque plan humain". <br /><br />Cette même idée de base mena Irving Fisher -- le plus grand économiste des années 20 -- à élaborer sa théorie sur les dépressions et la dette-déflation. Après que les gens ont emprunté, ils doivent rembourser. Les krachs suivent les booms, il n'y a pas à sortir de là.<br /><br />Warren Harding n'a peut-être jamais été la lueur la plus vive éclairant le Bureau Ovale, mais intuitivement, il comprenait que les bonnes politiques macro-économiques sont plus le produit de la vertu que du génie. La dette engendre des problèmes -- inutile d'aller plus loin.<br /><br />Keynes arriva quelques années plus tard. Keynes était un génie ; tout le monde le disait. Il avait réponse à tout. La nature ? Le gouvernement pouvait faire mieux. La dette ? Pas besoin de s'inquiéter, disait-il. Pourquoi ne pas simplement laisser le capitalisme se débrouiller ? Sans intervention gouvernementale, les choses ne feront qu'empirer, déclara Keynes. <br /><br />Mais Harding avait déjà prouvé que Keynes avait tort. Il fit exactement le contraire de ce que Keynes recommandait. Au lieu d'augmenter les dépenses gouvernementales, il les réduisit. Il divisa le budget national par deux ou presque. Il réduisit également les impôts... et diminua la dette nationale de près d'un tiers.<br /><br />A l'époque, le Japon luttait contre la même dépression. Mais il n'avait pas Harding à sa tête. Les dirigeants nippons de l'époque devancèrent Keynes, essayant de freiner la correction en utilisant les contrôles de prix et autres interventions gouvernementales. Il en résulta un ralentissement interminable qui dura jusqu'en 1927 et se solda par une crise bancaire. Aux Etats-Unis, pendant ce temps, le chômage était redescendu à 6,7% en 1922. En 1923, il avait diminué plus encore -- à 2,4%.<br /><br />La leçon échappa complètement aux économistes mondiaux. Lorsque la crise suivante frappa, une décennie plus tard, ils se tournèrent vers Keynes. Bien entendu, le monde se révéla être moral, en fin de compte. Ils obtinrent ce qu'ils méritèrent.<br /><br /><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a><br />La Chronique Agora <br /></p>]]></description>
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</item>
<item>
<title>Chine, Etats-Unis et Europe : tous victimes du yuan</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2294.html</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 10:27:53 GMT</pubDate>
<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
<category><![CDATA[yuan]]></category>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[euro]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" />
<p>Normalement, une monnaie reflète la vigueur de l'économie d'un pays. Vous êtes bien d'accord avec moi ? D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle le dollar s'enfonce. Logique.</p>
<p><strong>Mais voilà. Les Chinois veulent faire fi de cette logique implacable </strong><strong></strong><br />En ce moment, l'économie chinoise carbure à toute vitesse. Son PIB 2009 est attendu en hausse de 8,4% et devrait atteindre 9% l'an prochain. La production industrielle du pays s'envole en octobre de +16,1% (+14% déjà en septembre) et a déjà retrouvé son rythme d'avant-crise ! Les ventes de détail grimpent de +16,2%. Le consommateur chinois se met à consommer ! Une bénédiction pour la Chine jusqu'ici tributaire de ses seules exportations pour générer de la croissance.</p>
<p><strong>Bridé, enchaîné, ligoté</strong><strong></strong><br />Assis sur une économie tout feu tout flamme, le yuan devrait donc logiquement grimper contre toutes les autres devises, dollar, euro et yen en tête. Mais voilà, il reste volontairement et désespérément <u>arrimé au dollar</u> et se déprécie donc au même rythme que le billet vert. Il est donc fortement sous-évalué contre toutes les monnaies régionales et ne cesse de se déprécier contre l'euro.</p>
<p><em>Parenthèse : dans toute cette histoire, l'euro et l'Europe sont les GRANDS PERDANTS. Parce qu'ils se prennent la dépréciation du dollar <u>ET</u> du yuan en pleine face...</em></p>
<p>Et malheureusement pour nous, les conséquences d'un yuan sous-évalué sont énormes.</p>
<p><strong>Impossible de sortir de la crise dans ces conditions</strong><strong></strong><br />Soyons francs.</p>
<p>Un yuan sous-évalué entraîne une délocalisation des industries occidentales et par voie de conséquence chômage en Occident. Voilà bien longtemps qu'on le dit.</p>
<p>Mais surtout, il nous empêche, nous autres Occidentaux, de sortir de la crise. Surtout en Europe. Comment exporter quand vous avez un désavantage compétitif aussi important à gérer ? Comment limiter les importations chinoises si compétitives et si destructrices parfois pour nos industries locales concurrentes ?</p>
<p><strong>Impossible de rééquilibrer la "planète économie"</strong><strong></strong><br />Et comment, dans ces conditions, résorber les grands déséquilibres économiques mondiaux si dangereux pour l'avenir économique mondial (déficit commercial américain et gigantesque matelas de réserves en dollars en Chine) ?</p>
<p>Avec des Chinois qui sont assis sur un matelas de 2 300 milliards de dollars et qui financent (à contre coeur !!) le train de vie des Américains ; et des Américains aussi dépendants de la Chine en termes de financement que le drogué de son héroïne.</p>
<p>Le tout sur fond de dollar déclinant qui peut à tout moment finir par faire imploser ce fragile équilibre imposé...</p>
<p><strong>Impossible d'empêcher la formation de superbes bulles en Chine</strong><strong></strong><br />Les Chinois seront eux aussi victimes de leur monnaie. Parce qu'en arrimant le yuan au dollar, ils limitent fortement leur indépendance en matière de politique monétaire. Et en ayant un yuan sous-évalué, ils créent de nouveaux déséquilibres :</p>
<p>La masse monétaire chinoise s'inscrit déjà en hausse de +29%. Là-bas aussi, on crée de la monnaie <em>ex nihilo.</em></p>
<p>Et la Chine a déjà attiré 150 milliards de dollars de capitaux, avide de rendements délirants.</p>
<p>Conséquence ? L'indice de Shanghai a gagné 75% depuis le début de l'année, les marchés actions s'envolent, et les prix de immobilier atteignent des records fous. Nous avons là deux beaux spécimens de bulles. La spirale haussière sur les actifs est en place et s'auto-entretient.</p>
<p>Mais ce n'est pas tout...</p>
<p><strong>Face à l'inévitable surchauffe, la Chine DEVRA frapper</strong><strong></strong><br />Entre un yuan maintenu "ras les pâquerettes", les plans titanesques de relance chinois et la stimulation massive de la consommation intérieure sous toutes ses formes -- <em>pour prendre le relais des exportations</em> --, nous courons droit à la surchauffe. C'est inévitable.</p>
<p>Face à l'envolée (déjà bien réelle) du prix des actifs, la Chine devra remonter ses taux pour "lâcher la vapeur". Probablement au premier semestre 2010. La Fed, elle, ne pourra remonter ses taux aussi rapidement. Le différentiel de rendement mènera à la hausse du yuan contre le dollar.</p>
<p>D'un point de vue fondamental et long terme, je m'attends à une baisse du dollar et à une hausse du yuan. La tendance est inévitable. Seul le timing est incertain.</p>
<p><strong>Le risque ? L'inflation</strong><strong></strong><br />La dépréciation du dollar et la réévaluation du yuan aideront à réduire les excès (excédents, déficits). Mais cette tendance de fond sera aussi source "d'inflation importée" aux Etats-Unis. Inflation par les prix des biens et produits chinois importés.</p>
<p>Encore une source d'inflation !?, me direz-vous. Eh bien oui.</p>
<p>Il y a déjà l'inflation liée à la hausse à venir des prix des matières premières (importées elles aussi).<br /><br />Et puis il y a l'inflation qui sera "voulue" par nos autorités monétaires et politiques pour faire "partir en fumée", "pas trop douloureusement", nos endettements massifs constitués.</p>
<p>Et maintenant l'inflation importée depuis la Chine, du fait de la hausse des salaires et des prix suite à revalorisation du yuan contre le dollar...</p>
<p><strong>Un argument de plus en faveur des </strong><em><strong>bulls</strong></em><strong> sur l'or</strong><strong><br /></strong>Car rappelez-vous : l'inflation est destructrice de valeur pour les actifs "papier". Une raison de plus de détenir un peu d'or physique dans une optique long terme. Sait-on jamais... </p>
<p>En attendant, l'or cotait ce matin 1 144 $ l'once, contre 1 025 $ il y a une dizaine de jours... Et cotait 690 $ il y a quelques mois.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2294.html</guid>
</item>
<item>
<title>La Chine est menacée par le dollar... et par une bulle de croissance</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2295.html</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 11:17:20 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[foreclosure]]></category>
<category><![CDATA[crise de l'immobilier]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[euro]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Nous anticipions depuis plusieurs semaines le développement de formations orageuses dans le secteur des prêts immobiliers aux Etats-Unis. La structure dépressionnaire qui se dessine sur l'écran radar des banques spécialistes des crédits hypothécaires est bien pire que ce que nous redoutions. En effet, le taux de défaillances (retards de paiements + saisies/ventes) atteint le score jamais observé depuis les années 1930 de 14,4% au troisième trimestre. Et cela empire de semaine en semaine depuis le quatrième trimestre. </p>
<p>Le taux de défaut de remboursement durant plus de 90 jours s'élève à 9,6% -- contre 7% au plus fort de la crise financière de l'automne dernier. Le nombre de <em>foreclosure</em> (expulsion des propriétaires pour cause de créances irrécouvrables) a progressé de 4,5% de juin à fin septembre, contre 4,3% au deuxième trimestre -- qui était déjà un des pires de l'histoire en la matière. </p>
<p>C'est typiquement le genre de statistiques dont Wall Street affecte de se moquer éperdument tandis que les médias économiques n'y consacrent même pas une ligne, sauf les jours de publication des enquêtes trimestrielles -- sans trop s&rsquo;appesantir sur la question. Mais il y a une excellente raison pour expliquer cette omerta !</p>
<p>Ce qui se prépare pour l&rsquo;été 2010 est du même acabit que ce qui pendait au nez des banques depuis l'été 1997. L'occultation systématique -- voire la négation éhontée -- du problème des créances douteuses jusqu'à l'effondrement du système en octobre dernier avait permis aux initiés, tels Goldman Sachs, de mettre en place des stratégies de couverture qui se sont avérées de véritables mines d'or... et des puits sans fond pour les contribuables. </p>
<p>Pour gagner gros, il faut nécessairement que la manoeuvre demeure confidentielle. Il n&rsquo;a, semble-t-il, pas été très difficile de convaincre une nouvelle fois la presse et la télévision de regarder ailleurs -- ou de déployer un écran de fumée comme durant 18 mois, de mars 2007 à septembre 2008 -- pendant que les plus malins se préparent au pire, qu'ils savent inéluctable. </p>
<p>&#9642; Les chiffres évoqués plus haut sont divulgués au lendemain même d'une rechute de 10,6% des mises en chantier de logements neufs. Elles affichent le total le plus faible depuis la création de l'enquête mensuelle en 1970 ! Sans oser évoquer brutalement un scénario de reprise en W -- avec une rechute imminente du PIB américain --, certains économistes et stratèges commencent à évoquer timidement une reprise en U. </p>
<p>C'est un formidable raccourci conjoncturel concernant les neuf derniers mois. La seconde branche (ascendante) du premier V n'existerait donc qu'à l'état d'embryon -- nous obtiendrions alors un J inversé -- et la tendance serait déjà à la dérive latérale de la croissance.</p>
<p>Si vous supposez -- comme nous le faisons sans relâche depuis juin dernier -- que la politique de taux zéro risque de déboucher sur l'éclatement d'une ou plusieurs bulles d'actifs (sans avoir eu le moindre effet positif sur l'emploi et la consommation), vous ne tarderez pas à envisager que le scénario économique des 12 ou 18 prochains mois s'apparente à un L. Mais nous avons cette année une affection particulière pour le J inversé qui évoque pour nous le Japon des années 1990 à 2000.</p>
<p>&#9642; La journée d'hier pourrait avoir constitué un tournant majeur -- l&rsquo;emploi du conditionnel reste de mise. Les signaux de faiblesse de la conjoncture -- peu importe qu&rsquo;ils aboutissent à la formation d&rsquo;un L ou d&rsquo;un W -- aux Etats-Unis semblent de nouveau considérés comme des facteurs baissiers pour le compartiment actions.</p>
<p>Rappelons-nous que chaque mauvaise nouvelle était jusqu'à présent saluée comme la garantie d'un maintient de taux zéro par la Fed, offrant aux marchés des liquidités gratuites mais également la possibilité de gagner indéfiniment de l'argent en spéculant contre le dollar.</p>
<p>La corrélation négative des actions par rapport au rebond du dollar a mis 48 heures à se matérialiser mais c'est maintenant chose faite. L'euro recule vers 1,4850. Il a perdu 1% en 48 heures avant de se redresser vers 1,4890 jeudi soir et la monnaie unique se rapproche de la base du canal haussier, inauguré à la mi-mars dernier -- le seuil de rupture se situant vers 1,48/1,4780.</p>
<p>Le CAC 40 rechute ainsi très nettement en deçà du seuil des 3 800 points (-1,77% à 3 760 points) et l'Eurotop 100 dévisse de 1,6% sous les 2 150 points. Cela faisait également très longtemps que le Nasdaq avait affiché une perte supérieure à 2% au bout de deux heures de cotations. Le S&P 500 s'est quant à lui replié de 1,7% à 1 091 points, dans le sillage des indices européens. </p>
<p>Le bilan boursier de la semaine s'annonçait légèrement négatif à la veille du week-end mais le mois de novembre demeure largement gagnant -- de +6% pour le Dow Jones. Wall Street accoucherait ainsi d'une neuvième progression mensuelle consécutive pour un gain historique et réellement sans précédent de 60% dans l'intervalle.</p>
<p>&#9642; Les marchés -- tout comme nos lecteurs -- ne manquent pas de s&rsquo;interroger à juste titre (et vu les enjeux pour le dollar) sur les tenants et les aboutissants de la visite de Barack Obama en Chine. Il avait fait avant une escale au Japon puis à Singapour, en évitant soigneusement de faire une halte à Taïwan.</p>
<p>Depuis pratiquement une demi-douzaine d'année, l'empire du Milieu est le principal créancier de l'Amérique et ses réserves libellées en dollars représentent sous une forme ou une autre un total qui avoisine les 1 600 milliards de dollars -- comme le rappelait <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2286.html">mardi dernier</a> <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a>.</p>
<p>Ce n'est pas très agréable de perdre par exemple 20% de pouvoir d'achat en moins de neuf mois pour financer les achats de pétrole et de matières premières. La Chine contourne cet écueil en pratiquant chaque fois qu'elle le peut le troc. Un procédé qu'elle a systématisé de la façon la plus officielle avec le Brésil ainsi qu'avec de nombreux pays africains.</p>
<p>Le yuan, non-convertible, étant arrimé au dollar, la baisse de ce dernier confère un avantage commercial incontestable à la Chine. Le problème de l'évaporation de la valeur du billet vert affecte surtout les autres pays de la Zone Asie et l'Europe.</p>
<p>&#9642; La Chine ne doit plus seulement se préoccuper de la santé économique de son principal client -- qui ne l'est peut-être plus vu le poids économique de la Zone euro et des pays de l'UE -- mais également de l'économie mondiale en général.<br /> <br />Une trop forte instabilité des changes nuirait immédiatement au commerce international. La Chine, premier exportateur de la planète au coude à coude avec l'Allemagne, aurait tout à y perdre tant les mesures de relance actuelles -- Pékin a ouvert en grand les vannes du crédit -- alimentent une surévaluation de la Bourse et de l'immobilier.</p>
<p>Un passage à vide relatif au niveau de la croissance &ndash; avec une rechute de 8,5 vers 5% par exemple -- aurait des conséquences dévastatrices, compte-tenu des effets de levier dont les banques ont doté les spéculateurs sur l&rsquo;immobilier et les chefs d&rsquo;entreprises.</p>
<p>&#9642; La Chine d'aujourd'hui ressemble beaucoup -- en termes d'exubérance -- au Japon du début des années 90 ou aux dragons d'Asie à l'entame de l'été 1997.</p>
<p>L'explosion d'une bulle de croissance n'est donc pas un scénario hautement improbable dans la mesure où il existe une fracture sociale colossale entre la Chine des villes et celle des campagnes.</p>
<p>L'inégalité de la répartition des richesses créées reste flagrante. Elle ne cesse de s&rsquo;accroître et ne se résorbera que très lentement. Certainement pas assez vite pour que la demande intérieure se substitue à un fléchissement des importations occidentales si la reprise actuelle devait s'évanouir à cause du marasme provoqué par un dollar trop faible.<br /> <br />L'empire du Milieu est parvenu jusqu'ici à cheminer sans commettre de gros faux pas sur la voie du milieu... mais des vents contraires soufflant trop fortement contre la valeur du billet vert pourraient rompre le subtil équilibre que Pékin tente de préserver.</p>
<p align="center"><strong>Bruits de couloir, rumeurs, infos en avant-première... et profits de pros !</strong><br /><strong>Tous les jours, retrouvez le Téléphone Rouge de <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a> au</strong><br /><font size="6"><strong><font color="#ff0000">0899 88 20 36</font></strong><font color="#ff0000"><strong>*</strong></font></font> <br /></p>
<p align="right"><em><font size="1">*1,35 euro + 0,34 euro / minute.<br />Pour la Belgique : composez le 902 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute.<br />Pour la Suisse : composez le 901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2  CHF / minute.</font></em></p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2286.html">Un système monétaire fondé sur le dollar est fragile</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2295.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'immobilier US nous fait douter de la reprise</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2296.html</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 12:03:06 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[: immobilier américain]]></category>
<category><![CDATA[mises en chantier]]></category>
<category><![CDATA[pétrole]]></category>
<category><![CDATA[assouplissement monétaire]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
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<p>&#9642; Qu'est ce que c'est que cette étrange reprise ?</p>
<p>Une enquête a montré que seulement 1 travailleur sur 10 a vu son revenu augmenter. C'est le taux le plus bas depuis 1946.</p>
<p>Nous avons appris il y a trois jours que la construction a plongé en octobre. Il se construit 11% de maisons en moins par rapport au mois dernier. Sur les habitations collectives, les chiffres sont pires -- moins 35%.</p>
<p>Pourquoi la construction serait-elle en baisse au moment même où l'économie reprend soi-disant des forces ? Eh bien, les constructeurs se sont demandés ce qui arriverait aux maisons une fois qu'ils auraient fini de les construire. Le nouveau crédit d'impôt sur les maisons devait expirer ; ils n'étaient pas sûrs que les politiciens seraient assez idiots pour le renouveler.</p>
<p>Ils n'auraient pas dû s'inquiéter. Les politiciens ne ratent jamais une occasion de faire quelque chose d'idiot. Depuis la fin du mois d'octobre, le Congrès et le président Obama ont signé une extension du crédit d'impôt sur l'immobilier. Jusqu'en avril prochain, au moins, les primo acquéreurs vont avoir droit à un crédit d'impôt de 8 000 $.</p>
<p>On pourrait penser que cela réveillerait les esprits dans le secteur de la construction résidentielle. Mais les nouvelles d'hier nous disent que les demandes d'hypothèques s'effondrent -- même avec des taux d'intérêt plus bas.</p>
<p>Pourquoi les taux d'intérêt baissent-ils ? Eh bien, là encore, c'est l'oeuvre des hommes politiques. L'assouplissement monétaire a pris fin. Ce qui signifie que la Fed n'achète plus la dette du Trésor US -- elle n'a plus besoin de le faire. Mais ses achats de titres adossés aux hypothèques continuent. Ce programme va durer jusqu'au mois de mars prochain.</p>
<p>Pourtant... l'immobilier ne coopère pas.</p>
<p>&#9642; Cette nouvelle n'a pas eu beaucoup d'impact sur Wall Street. Tout ce que l'on peut dire, c'est que les investisseurs ont semblé hésiter ces derniers jours.</p>
<p>Les actions sont doucement tombées avant-hier, avec le Dow Jones qui a perdu seulement 11 points. Le pétrole est resté à 79 $. L'or est monté à 1 141 $. Et l'euro est resté à 1,49 $.</p>
<p>Les investisseurs doivent encore croire à ce que le <em>Washington Post</em> appelle la "reprise tiède". C'est comme de trouver un corps dans la rue. Vous prenez son pouls et vous découvrez qu'il n'est pas vraiment à température ambiante. Il est tiède, pas vraiment vivant. Pas vraiment mort.</p>
<p>Encore trop vivant pour être enterré mais trop faible pour continuer à danser.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2296.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le potentiel de hausse du maïs n'est pas terminé</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2297.html</link>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 12:25:36 GMT</pubDate>
<dc:creator>Nos Rédacteurs Agora</dc:creator>
<category><![CDATA[trading sur les matières premières]]></category>
<category><![CDATA[cours des céréales]]></category>
<category><![CDATA[maïs]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
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<p>&#9642; Je suis trader de matières premières. Mais ça ne signifie pas que je m'attends toujours à ce que les prix des matières premières augmentent. En réalité, il faut souvent parier CONTRE les matières premières si vous voulez faire une bonne affaire. Mais ce n'est pas le cas en ce moment. La plupart des matières premières sont dans un marché haussier, et il n'est pas trop tard pour en profiter.</p>
<p>Dernièrement, la Bourse a beaucoup alimenté les gros titres grâce à des performances étonnamment solides depuis mars dernier. Les prix des matières premières ont flambé eux aussi. Les tendances macro-économiques favorables alimentent à la hausse les deux marchés.</p>
<p>L'indice S&P 500 a augmenté de plus de 50% depuis ses plus-bas de mars. L'indice CRB des prix des matières premières a récemment dépassé la barre des 280 pour atteindre de nouveaux sommets -- une hausse de près de 40% depuis les plus-bas de l'année dernière. </p>
<p>Par conséquent, peu importe ce que disent les tristes données économiques américaines, la Bourse et les marchés des matières premières affirment qu'une forme de reprise est en route.</p>
<p>&#9642; Je n'ai pas d'opinion sur ce que vont faire les actions, mais je suis assez confiant sur le fait que les prix des matières premières vont continuer à monter pendant les années à venir. Ceci dit, de nombreux marchés des matières premières ont déjà annoncé des bénéfices si importants au cours des derniers mois que certains investisseurs pourraient hésiter à monter à bord.</p>
<p>Je comprends cette crainte, mais les investisseurs doivent garder en tête que les matières premières ne se comportent pas toutes de la même manière. Même si beaucoup d'entre elles ont beaucoup augmenté cette année, certaines matières premières n'ont que très peu progressé. Le maïs fait partie de ces traînards, et je pense qu'il va se rattraper.</p>
<p>Mes récents voyages de recherche m'ont emmené jusqu'à la côte ouest pour rendre visite à des connaissances rencontrées au mois de juillet pendant la Convention nationale du marketing de la volaille -- oui, c'est comme ça que je m'amuse !</p>
<p>&#9642; Ce que j'ai appris à cette convention de la volaille, c'est que la plupart des participants et des professionnels présents pensaient que le maïs à 3 $ était bien trop bon marché et que les prix du maïs allaient bientôt grimper. Je fais confiance à ces gars-là. Après tout, c'est leur boulot de connaître les coûts de consommation pour que l'oeuf aille de la poule à votre assiette. Mais leur perspective haussière pour le maïs était une opinion minoritaire à cette époque.</p>
<p>A la mi-été, quand s'est déroulée cette convention, la culture du maïs allait apparemment traverser les mois d'été en grande forme, sans que rien ne semble pouvoir faire baisser les bons rendements. Par conséquent, les prix du maïs tournaient autour de leurs plus-bas sur plusieurs années.</p>
<p>Mais en réalité, le "gang des volaillers" avait raison de penser que le maïs était trop bon marché. Et les graphiques des prix du maïs de l'été précédent ont confirmé l'énorme potentiel des cours. Bien que je m'appuie toujours sur l'analyse technique, j'ai appris il y a longtemps à ne pas ignorer les informations fondamentales importantes. Au prix très bas de 3 $ le boisseau, le potentiel de hausse du maïs semble bien plus élevé que le risque de perte.</p>
<p>&#9642; C'est la raison pour laquelle, j'ai vivement encouragé mes lecteurs à prendre position à la hausse sur le maïs. J'utilise les options pour jouer directement les matières premières -- les options permettent de limiter les risques, tout en offrant de grandes opportunités de bénéfices.</p>
<p>J'ai alors recommandé une option sur six mois sur le maïs, qui devait tirer des bénéfices de n'importe quel mouvement vers le haut. L'opération précise que j'ai recommandée a coûté à peine plus de 1 100 $ à initier. Je m'attendais à ce que le maïs atteigne les 4 $ le boisseau d'ici la fin de l'année. Il se trouve qu'il a atteint cette cible à la fin du mois d'octobre, ce qui a fait plus que doubler la valeur de ma recommandation.</p>
<p>Voilà à quelle vitesse les options sur matières premières peuvent varier -- un rebond de 25% du prix du maïs a fait doubler les options sur le maïs. En utilisant les options, j'ai pu maximiser mes potentiels de bénéfices et grandement limiter mes risques.</p>
<p>&#9642; La manière dont les choses se passent sur des actifs comme l'eau, les projets d'usines, les rendements, les exportations ou les problèmes de récoltes, c'est que l'information n'arrive pas à tout le monde au même moment. Les fermiers ou les semenciers utilisent sur les marchés les informations qu'ils obtiennent de l'intérieur, avant tout le monde. Souvent les graphiques de cours reflètent ces "connaissances d'initiés".</p>
<p>En d'autres termes, un graphique des cours fournit une indication précoce qu'un marché va passer en mode haussier, avant même qu'une information largement diffusée ne confirme l'augmentation des prix. Par conséquent, quand vous associez l'analyse technique aux informations de ceux qui travaillent dans ce secteur, vous pouvez largement augmenter vos chances de réussite. </p>
<p>Après une brève correction, le maïs est de nouveau en hausse et se vend juste au-dessus des 4 $ le boisseau. Pour l'instant, je reste dans cette bonne opération.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2297.html</guid>
</item>
<item>
<title>Lien énergie-eau : une opportunité d'investissement à saisir dès maintenant avec Nalco</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2290.html</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 09:46:13 GMT</pubDate>
<dc:creator>Chris Mayer</dc:creator>
<category><![CDATA[Nalco]]></category>
<category><![CDATA[pétrole]]></category>
<category><![CDATA[eau]]></category>
<category><![CDATA[BrightWater]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Pour la décennie à venir, je crois sincèrement que la plupart des bonnes opportunités d'investissement vont émerger des quatre ressources naturelles suivantes : l'eau, l'agriculture, l'or et l'énergie. Et certaines de ces opportunités seront une combinaison de plusieurs ressources. L'une des combinaisons les plus étonnantes est celle que j'appelle le lien énergie-eau.</p>
<p>Il faut de l'eau pour produire de l'énergie et de l'énergie pour produire de l'eau potable. Ce lien crée beaucoup de possibilités de bénéfices. Parfois, elles ne sont pas si évidentes. Mais souvent une entreprise qui possède les compétences en matière de traitement d'eau possède également les compétences en matière d'énergie. Le lien entre l'eau et l'énergie est au moins aussi ancien que la méthode qui consiste à pomper de l'eau dans les puits de pétrole pour en accroître la production.</p>
<p>Mais le lien entre ces deux liquides précieux est en train de changer.</p>
<p>Jetons un oeil à l'un des liens les moins évidents...</p>
<p>&#9642; Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais deux tiers du pétrole découvert reste dans le sol. Le taux de récupération est de seulement 35%. Et si nous pouvions récupérer plus du pétrole que nous avons déjà découvert ?</p>
<p>Si le taux de récupération passait à 50%, la quantité de pétrole récupérable dans le monde augmenterait de 1 200 milliards de barils. Selon l'AIE, cela doublerait les réserves confirmées d'aujourd'hui. Une telle quantité de pétrole ferait briller l'oeil d'un vieux pétrolier cynique, et ferait même palpiter son coeur. En réalité, de nombreux gros cerveaux bouillonnent nuit et jour pour tenter de régler ce problème. </p>
<p>"C'est la récompense du prochain demi-siècle," a déclaré Howard Mayson, vice-président du secteur technologie chez le géant britannique du pétrole, BP, cité dans le <em>Wall Street Journal</em>. BP repose énormément sur les méthodes de récupération assistée. Ces méthodes visent à améliorer le taux de récupération du pétrole.</p>
<p>Comme le rapporte le <em>Wall Street Journal</em> :</p>
<p>"La récupération assistée est vitale pour les plus grosses entreprises pétrolières, comme Exxon Mobil Corp. et BP, qui subissent une énorme pression de la part des actionnaires pour continuer à augmenter la production et avoir accès à de nouvelles réserves. Mais c'est difficile quand les entreprises sont exclues d'endroits riches en pétrole, comme le Moyen-Orient ou la Russie. Alors ils comptent de plus en plus sur les gisements existants, dont certains produisent du pétrole depuis déjà des décennies."</p>
<p>C'est comme essorer une éponge plus fort pour en extraire tout ce que vous pouvez. La bonne vieille méthode, c'est simplement de remplir le réservoir d'eau. L'idée étant de créer suffisamment de pression pour qu'il soit plus facile de pomper le pétrole. Ce n'est pas très efficace, mais cela fonctionne un certain temps. Mais il devient aussi plus difficile de s'assurer un approvisionnement en eau. C'est la raison pour laquelle les entreprises pétrolières achètent des droits de captation d'eau à l'Ouest. En ce moment, l'extraction d'huile de schiste consomme énormément d'eau. </p>
<p>&#9642; Plutôt que d'utiliser de l'eau, certaines entreprises remplissent les réservoirs de dioxyde de carbone. Les entreprises ont pour habitude de stocker du dioxyde de carbone dans de vieux réservoirs inutilisés. En se servant de cette méthode de récupération du pétrole assistée, ils peuvent utiliser ce dioxyde de carbone. BP utilise cette méthode dans son réservoir de Prudhoe Bay, et c'est efficace. Les taux de récupération sont de 60%. Maintenant, Prudhoe Bay, que l'on pensait dans les années 1980 voir cesser d'extraire du pétrole dans les trente ans à venir, semble reparti pour encore cinquante ans.</p>
<p>Le <em>Wall Street Journal</em> décrit une autre méthode utilisée par BP : "remplir les réservoir de polymère qui gonfle comme du pop-corn quand il entre en contact avec les pierres chaudes, et fait ressortir plus de pétrole des recoins difficiles à atteindre."</p>
<p>Le nom de ce polymère, c'est BrightWater. Une entreprise possède un brevet sur ce matériau et s'en sert à bon escient. Cette entreprise, c'est Nalco Holding (NLC : NYSE), une entreprise que j'ai recommandée il y a plusieurs mois. BP utilise BrightWater en Argentine et au Pakistan. "BP affirme que le pétrole supplémentaire produit grâce aux nouvelles technologies au cours des vingt prochaines années sera quasiment équivalent à la découverte d'un nouveau gisement majeur", rapporte le <em>Wall Street Journal</em>.</p>
<p>&#9642; "Nalco ?", dites-vous, "Mais Nalco n'est elle pas l'une des plus grandes entreprises du monde en matière de purification de l'eau pour les industries ?". C'est ce que nous voulons dire quand nous parlons de lien énergie-eau. Les deux sont étroitement liées. Et Nalco est assis entre les deux.</p>
<p>L'année dernière, le secteur services en énergie de Nalco était en excellente position. Les ventes ont augmenté de 17%. Au quatrième trimestre, les ventes avaient augmenté de 23% malgré le plongeon du prix du pétrole. C'est dans ce secteur que se situe la récupération de pétrole assistée.</p>
<p>Le PDG Eric Fyrwald a fait quelques commentaires sur son entreprise lors d'une conférence trimestrielle. "Nous sommes en discussion avec beaucoup d'entreprises pétrolières," a-t-il dit. "Nous pensons que comme le prix du pétrole augmente, la récupération de pétrole assistée est une excellente opportunité de croissance, temporairement retardée."</p>
<p>Le retard est dû au fait que de nombreuses entreprises pétrolières ont radicalement réduit leurs budgets d'exploration et de production l'année dernière, quand les prix du pétrole et du gaz étaient en chute libre. Mais il semble inévitable, en voyant la vitesse à laquelle les gros réservoirs de pétrole se vident, que le secteur de la récupération de pétrole assistée prenne une grande place. Evidemment, la récupération de pétrole assistée n'est qu'une des choses très intéressantes que Nalco fait en matière de lien énergie-eau. Ce n'est pas pour rien que Berkshire Hathaway de Warren Buffett en est le plus gros actionnaire.</p>
<p>Nalco est un achat à long terme. </p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2290.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les marchés en baisse après les chiffres de l'immobilier US</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2291.html</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 10:19:00 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[immobilier américain]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[Obama]]></category>
<category><![CDATA[Hu Jintao]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" />
<p>&#9642; Nous l'avions annoncé dès <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091113-2278.html">vendredi dernier</a> et nous l'avons de nouveau largement argumenté mercredi midi sur le <strong>Téléphone Rouge </strong>(0899 88 20 36 au tarif de1,35 euro + 0,34 euro / minute. Pour la Belgique : composez le 902 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute. Pour la Suisse : composez le 901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2 CHF / minute), deux logiques s'affrontent désormais sur les marchés. </p>
<p>Soit les très mauvais chiffres publiés mercredi aux Etats-Unis continuent d'alimenter la mécanique du <em>carry trade</em> (chute du dollar, hausse de toutes les autres classes d'actifs). Soit ils amènent une révision des perspectives bénéficiaires des entreprises sur fond de croissance anémique et les marchés jugeront que les actions sont largement survalorisées. </p>
<p>Et comme vous l'avez souvent lu dans nos Chroniques, peu importe que les taux restent voisins de zéro, tout le monde constate que les effets réels sur la relance sont quasi nuls. Cela avait déjà été le cas au Japon dans les années 90, cela sera encore le cas en 2010 alors que les banques américaines se préparent -- très discrètement -- à subir l'impact d'un second tsunami de créances douteuses liés aux prêts Alt-A, <em>prime</em> ou jumbo. </p>
<p>La vague sera probablement encore plus puissante que la première car les prêts en déshérence sont en moyenne de taille bien supérieurs aux <em>subprime</em>. Les pertes sur la valeur des biens pris en hypothèque sont largement supérieures à ce qu'elles étaient fin 2007 début 2008 lorsque l'éclatement de la bulle du crédit a tourné à la catastrophe. </p>
<p>&#9642; Les deux thèses économiques en présence semblent afficher une force de conviction égale comme le démontre la stagnation du CAC 40 vers 3 828 points dans des volumes qui ne dépassent pas les 2,9 milliards d'euros. C'est la preuve que la hausse du début de la semaine ne traduit pas de vague d'achat massive mais plutôt un retrait tactique de la part des vendeurs. </p>
<p>Le <em>statu quo</em> a effectivement prévalu sur l'ensemble des places européennes. Si l'Eurotop 100 a lâché 0,25%, l'Euro Stoxx 50 grappillait 0,1% dans le sillage de Francfort (+0,15%) et de Madrid (+0,65%). Amsterdam lâchait 0,5% et Milan 0,2%. </p>
<p>Des écarts aussi faibles en réponse à une désillusion aussi forte que celle provoquée par les mises en chantier de logements neufs aux Etats-Unis au mois d'octobre, voilà qui apparaît bien singulier. Les mises en chantier dévissent en effet de 10,6% -- à 529 000 au lieu de 600 000 anticipées.</p>
<p>Les permis de construire ont de leur côté reculé de 4% à 552 000 (au lieu de 580 000 anticipés en octobre), après un score de 575 000 en septembre -- au lieu de 573 000 annoncés initialement par le département du Commerce américain. </p>
<p>Sur les 12 derniers mois, les mises en chantier et les permis de construire ont reculé de 30,7% et de 24,3% respectivement. Les niveaux que nous observons sont les plus bas depuis le début des années 70 -- et même 1968 pour les nouveaux dépôts de dossiers de construction. </p>
<p>&#9642; La réaction des marchés fut légèrement négative sur le coup. Le CAC 40 a rechuté doucement de 3 850 points vers 3 830 points, soit les mêmes extrêmes en séance que la veille -- drôle de coïncidence ! Les pertes de la fin de l'après-midi découlaient d'un repli plus lourd que prévu de Wall Street avec un Nasdaq en baisse de 0,85% et un S&P en chute de 0,5% vers 17h00. </p>
<p>Cette consolidation des indices américains n'impressionnait pas toute une catégorie de stratèges et de gérants qui continuent de prétendre, tels des robots n'ayant que des algorithmes en guise de grille de lecture du réel, que les actions ne sont pas surévaluées puisqu'elles sont encore à 30% de leur zénith d'octobre 2007. Comme si ces niveaux pouvaient constituer une référence alors qu'ils ont marqué le point culminant de toutes les erreurs de jugement en termes de valorisation du marché et d'anticipation de la conjoncture économique. </p>
<p>Les inoxydables optimistes au look de premiers de la classe -- dont le jugement et les réflexes ont été forgés lors du grand marché haussier de 2003 à 2007 -- sont convaincus que les riches heures de Wall Street sont de retour et que le <em>carry trade</em> va continuer de booster les actions durant encore six à neuf bons mois, histoire d'aller taquiner les records historiques. </p>
<p>Ils se disent convaincus que si le dollar repasse d'ici quelques heures ou quelques jours sous le plancher psychologique des 1,50 euro, cela devrait déclencher un nouveau <em>rally</em> haussier à Wall Street. Les paris sur un Dow Jones à 10 500 points et un S&P 500 à 1 220 points restent ouverts d'ici vendredi (journée des "trois sorcières"). </p>
<p>&#9642; Les principaux détenteurs de dollars sur cette planète vont-ils observer sans réagir une camarilla de spéculateurs influents laminer la valeur du billet vert pour faire exploser le compteur de leurs bonus avant que les bulles qu'ils gonflent depuis la mi-juillet n'éclatent un beau matin ? Et pendant ce temps là, le Trésor américain fait le trottoir à Pékin pour tenter de maintenir l'économie américaine à flot ! </p>
<p>Certains de nos lecteurs se demandent à juste raison si le voyage de Barack Obama en Chine n'a pas constitué pour Hu Jintao l'occasion de lui délivrer discrètement un message au sujet de la valeur du dollar. Et si nous avons une petite idée de la teneur dudit message. </p>
<p>Notre réponse est sans ambiguïté négative. Tout ce que nous savons de façon sûre, c'est que Macao a détrôné Las Vegas en nombre de machines à sous et de chiffre d'affaires sur les tables de jeu. Que les deux premières banques du monde en termes de capitalisation sont chinoises. Et que les habitants du pays sont devenus les premiers acheteurs de voitures au monde. </p>
<p>Ce qu'ils vont faire de leurs énormes excédents de dollars -- à part en dépenser une partie le plus vite possible -- nous n'en savons rien. Deviner ce que le successeur du Grand Timonier a pu dire au président du plus grand pays débiteur de la planète relève du supplice chinois. </p>
<p>Cela ne nous a pas dissuadé de plancher sur ce sujet crucial, mais l'espace nous manque et nous y reviendrons en détail demain, c'est promis.</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091113-2278.html">Le léger rebond du dollar prend les spéculateurs de court</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2291.html</guid>
</item>
<item>
<title>En Chine, Barack Obama essaie de sauver le dollar</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2292.html</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 11:13:14 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[Obama]]></category>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[Hu Jintao]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
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<p>&#9642; Le voyage d'Obama en Chine fait les gros titres de tous les journaux. Le <em>Financial Times</em> nous raconte même "ce qu'il aurait dû dire". Selon le quotidien, le président américain aurait dû dire aux Chinois qu'il n'allait pas entraîner les Etats-Unis dans une crise dans le seul but de protéger les dollars possédés par la Chine.</p>
<p>"Nous ne vous avons pas demandé d'amasser tous ces dollars," voilà comment Obama aurait pu le formuler. "Ce n'est pas de notre faute si le dollar baisse et que vous perdez de l'argent."</p>
<p>Obama aurait peut-être dû citer les paroles immortelles d'un ancien ministre des Finances américain, John Connolly : "C'est peut-être notre dollar, mais c'est votre problème."</p>
<p>Chez <em>USA Today</em>, les rédacteurs s'inquiètent surtout des droits de l'homme. Le journal doit s'imaginer quelques années en arrière, à l'époque de Woodrow Wilson ou George W. Bush, quand les Etats-Unis s'étaient noblement lancés dans une mission visant à sortir l'humanité entière du péché et de la faute. De fait, M. Obama a dit que tous les êtres humains avaient des "droits universels", y compris le droit à une presse libre. Les dirigeants chinois se sont dit que c'était exactement le genre de choses que sa population n'avait pas besoin d'entendre. Alors ils ne l'ont pas mentionné dans leurs propres journaux. Le président américain aurait tout aussi bien pu parler tout seul.</p>
<p>&#9642; La Chine est le grand sujet du jour. Dans les média du monde entier, on assiste à une effervescence en ce qui concerne la "romance", la "relation historique" entre les deux titans. Certains journalistes y voient de l'amour. D'autres de la jalousie. Et d'autres encore de la rivalité.</p>
<p>A <em>La Chronique Agora</em>, nous ne résistons pas à la romance. Donnez-nous "une cigarette avec une trace de rouge à lèvres, un ticket d'avion pour une destination romantique...", et nous voilà sur un nuage. Mais nous ne voyons pas beaucoup de romantisme dans ce lien entre les Etats-Unis et la Chine. Ce que nous voyons, ce sont ces choses qui font le plaisir des psychologues et ennuient le reste du monde -- la perversion, l'interdépendance et les jeux de pouvoir.</p>
<p>Vu de l'extérieur, les deux géants se chamaillent au sujet de l'argent, comme n'importe quel autre couple. Les Etats-Unis accusent la Chine d'être radine, de maintenir sa devise à un niveau trop bas et de trop épargner. La Chine accuse les Etats-Unis d'être dépensiers, de détruire son propre pouvoir d'achat en dépenses absurdes et imprudentes.</p>
<p>"Le président américain n'a pas suivi le script", clame un des gros titres du <em>Financial Times</em>. Les économistes américains pensent que la Chine devrait faire monter la valeur du yuan. Cela ferait immédiatement baisser la valeur, d'un point de vue local, des milliers de milliards d'actifs en dollars que la Chine détient comme réserves. Cela rendrait également les produits de la Chine moins compétitifs sur le marché mondial.</p>
<p>M. Obama n'était pas censé en parler pendant son voyage. Ce serait comme de parler des problèmes d'alcoolisme de votre mari le jour de votre anniversaire de mariage ; cela gâcherait la fête.</p>
<p>Apparemment, Obama n'a pas pu s'en empêcher. Ou peut-être a-t-il pensé que les Américains seraient heureux de l'entendre donner son avis aux Chinois.</p>
<p>&#9642; Comment le président américain peut-il savoir à quel prix doit être le yuan ? Un dollar qui plonge est bon pour les Américains. Pourquoi ne serait-il pas bon pour les Chinois ?</p>
<p>Un yuan fort contribuerait à "rééquilibrer" l'économie, disent les économistes qui croient savoir de quoi ils parlent. En résumé, les Chinois produisent trop et les Américains consomment trop. Un yuan plus fort aurait d'énormes conséquences -- un pouvoir d'achat plus important pour les Chinois (et donc une augmentation de la consommation en République Populaire) et une augmentation des prix des exportations chinoises (et donc une baisse de la consommation de l'autre côté du Pacifique). Avec un yuan plus fort, les économies anglo-saxonnes seraient capables de produire et de vendre plus de choses aux Chinois, et de faire pencher l'économie américaine du côté de la création et de la production de capitaux.</p>
<p>Les dirigeants chinois ne sont pas idiots. Ils savent qu'ils ont une population "flottante" de près de 150 000 personnes à la recherche d'un emploi. Ils savent que s'ils ne trouvent pas le moyen d'occuper ces gens, ceux-ci vont leur causer des ennuis. Des ennuis que les dirigeants chinois veulent à tout prix éviter.</p>
<p>&#9642; "Vous croyez que vous avez des problèmes," aurait pu répondre le président Hu Jintao à M. Obama". Savez-vous qu'il y a près de 200 millions de Chinois qui vivent encore avec seulement un dollar par jour ? Observons les faits. Vous êtes assis là à Washington, à discuter confortablement du montant de la sécurité sociale et des assurances chômage à donner aux Américains. Nous n'avons ni le temps ni l'argent nécessaire pour ce genre de choses. Il y a trop de Chinois. Ils ne gagnent pas assez pour se permettre le genre de cadeaux que vous offrez à votre peuple du berceau au cercueil. Nous devons les faire travailler ; il n'y a pas d'autre moyen."</p>
<p>"Qui plus est, nous ne voyons pas vraiment pourquoi nous devrions payer pour vos erreurs. Ce n'est pas notre économie qui a explosé. Ce n'est pas notre industrie financière qui a vendu des maisons à des gens qui ne pouvaient pas les payer. Ce ne sont pas nos consommateurs qui ont dépensé plus qu'ils n'avaient et se sont couverts de dettes."</p>
<p>"C'est celui qui est endetté qui est censé payer, pas le créancier ! Nous sommes le créancier !"</p>
<p>&#9642; Derrière toutes ces disputes superficielles, ces accusations et ces plaintes, il y a pourtant une relation malsaine. Il faut savoir donner et prendre. Mais les Etats-Unis ne font que prendre. La Chine ne fait que donner. Et maintenant, des deux côtés, les autorités publiques font la même erreur. Aux Etats-Unis, ils essayent désespérément d'inciter les Américains à prendre plus pour continuer sur la mauvaise voie. Ils proposent toutes sortes de choses pour pousser les consommateurs à consommer encore plus. Et leur solution à la menace de la dette, c'est de contracter encore plus de dettes.</p>
<p>En Chine, pendant ce temps, les autorités essayent désespérément d'inciter la population à donner plus pour produire plus. Ou, au moins pour construire plus d'usines et d'équipements avec lesquels ils pourront produire plus de biens.</p>
<p>Aux Etats-Unis, les dépenses des consommateurs représentent près de 70% de l'économie. En Chine, la création de capital fixe aurait engendré 70% de la croissance du pays en 2008 et pas moins de 90% au premier semestre de cette année.</p>
<p>C'est ça la formule d'un mariage heureux ? Sur les deux dernières années, cette relation d'interdépendance a échoué. Paul Krugman a écrit dans le <em>New York Times</em> que nous avions assisté au " plus gros effondrement du commerce mondial de toute l'histoire."</p>
<p>Mais aucune des parties n'a appris quoi que ce soit. Celui qui prend propose maintenant de prendre encore plus. Et celui qui donne propose de donner plus.</p>
<p>Voir un conseiller conjugal ne leur servirait à rien. Ils doivent divorcer. </p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2292.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'or, la nouvelle bulle de la Fed ?</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2293.html</link>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 13:32:36 GMT</pubDate>
<dc:creator>Simone Wapler</dc:creator>
<category><![CDATA[or métal]]></category>
<category><![CDATA[Banque centrale]]></category>
<category><![CDATA[Inde]]></category>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[FMI]]></category>
<category><![CDATA[backwardation]]></category>
<description><![CDATA[<p>Allons, mon titre est volontairement provocateur. Ne boudons pas notre plaisir, puisque l'or caracole à 1 100 $ l'once et frise les 740 &euro;. Deux événements importants se sont produits ce mois-ci, ce qui explique cette hausse. La poussée actuelle du métal jaune semble robuste et il pourrait bien tester les 1 600 $ d'ici quelques mois.</p>
<p><strong>Les Banques centrales acheteuses d'or</strong><br />L'or du FMI n'a pas longtemps traîné sur le marché. L'Inde d'abord a soufflé 200 des 403,3 tonnes. L'Inde comme la Chine veut se doter d'une Banque centrale respectable et, de nos jours, respectable signifie des réserves en devises qui ne risquent pas de couler comme le dollar englouti par le puits sans fond de la dette.</p>
<p>Mais la vraie surprise est venue du Sri Lanka. "Naturellement, l'or émerge comme l'actif le plus logique", a déclaré Ajith Nivard Cabral, directeur de sa Banque centrale. Eh oui, l'or : pas l'euro, le yen ou le franc suisse...</p>
<p>Au premier rang des Banques centrales détentrices d'or, on trouve les Etats-Unis (8 133,5 et 77,4%), l'Allemagne (3 408 et 69,2%), l'Italie (2 452 et 66,6%), la France (2 445 et 70,6%). La Chine ne possède que 1 054 tonnes, soit 1,9% de ses réserves et souhaite passer à 2,5% ce qui représente un appel d'air potentiel de 388 tonnes. Elle se fournira très probablement sur son marché intérieur auprès de ses propres minières. </p>
<p>C'est autant de moins pour nourrir l'offre. Avant son achat au FMI, l'Inde possédait 358 tonnes d'or soit 4% de ses réserves monétaires ; maintenant ce taux s'élève à 6%.</p>
<p><strong>L'or loué ou objet de "swaps" pourrait être rapatrié</strong><br />Ces achats d'or prouvent deux choses. La première c'est la poursuite du processus de remonétisation de l'or. La remonétisation avait d'abord commencé dans le public. Les Banques centrales sont maintenant obligées de l'acquérir à un prix élevé. </p>
<p>Ensuite, celles qui avaient pour habitude de louer leur or vont commencer à vouloir le rapatrier. Ce sera des pressions de plus sur le marché.</p>
<p>Rappelons le principe du <em>lease gold</em>. Au temps où l'or était méprisé, les Banques centrales le prêtaient. C'est-à-dire qu'elles approvisionnaient des grossistes en or (cas du prêt) ou d'autres Banques centrales (cas du swap). Dans ce contrat, le receveur d'or fournit des devises et des intérêts. Mais sur le plan comptable l'or n'est pas censé avoir quitté la Banque centrale prêteuse.</p>
<p>Par la suite, ce genre d'accord était indéfiniment prorogé... Mais aujourd'hui la donne a changé.</p>
<p><strong>L'or physique plus cher que l'or papier</strong><br />C'est le deuxième événement majeur du mois. Le prix de l'or au comptant a dépassé celui des contrats à terme. Une configuration technique de <em>backwardation</em>, qui, pour les spéculateurs avertis, est plus haussière que baissière lorsqu'elle concerne les métaux précieux.</p>
<p>Début novembre, ce phénomène était si fort que le cours au comptant (1 045,70 $ l'once) était supérieur aux cours des contrats de novembre, décembre, février, avril, juin et août.</p>
<p>Concrètement, cela signifie que les acheteurs sont prêts à payer plus cher l'or livré et palpable que l'or papier des contrats, même si les prix de ces contrats sont eux-mêmes à la hausse.</p>
<p><strong>Le point essentiel à retenir</strong><br />L'or semble entrer dans une poussée similaire à celle de 2005 ou de 2007. Dans ce cas, <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMKB21/landing.html">un cours de 1 300 $ à 1 600 $ dans trois mois est possible. </a></p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091119-2293.html</guid>
</item>
<item>
<title>Comment remettre l'économie sur les rails ? En corrompant les consommateurs</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091118-2287.html</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 10:26:29 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[taux de chômage]]></category>
<category><![CDATA[inflation]]></category>
<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
<category><![CDATA[Japon]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" />
<p>&#9642; Les Etats-Unis ont le taux de chômage le plus élevé de toutes les grandes économies. Même la France -- historiquement, une économie avec des taux de chômage très élevés -- est à 9,5% de chômage, alors que les Etats-Unis sont à 10,2%.</p>
<p>En ce qui concerne l'inflation, le taux d'inflation le plus bas parmi les grandes économies est celui du... Japon. Après vingt ans de déflation en va-et-vient, le Japon est de nouveau sur les rails, avec une inflation de MOINS 2,2%. Mais l'inflation est également négative aux Etats-Unis, à moins 1,3%. </p>
<p>Les Etats-Unis et le Japon annoncent tous deux une croissance de PIB positive, comparé à l'Europe, qui est encore en récession. Mais à travers le monde -- si ce n'est peut-être dans les pays du BRIC -- la croissance est faible et hésitante.</p>
<p>&#9642; Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont deux économies de consommation. Pas de consommation = pas de croissance. Mais comment faîtes-vous pour que des gens qui ont trop consommé consomment encore plus ? Ils savent qu'ils ne peuvent pas se permettre de continuer à dépenser. Et ils savent qu'en continuant à s'endetter, ils ne font qu'aggraver la situation. Comment faire ?</p>
<p>Il faut les soudoyer !</p>
<p>Vous leur donnez plus d'argent, sous forme d'assistance chômage exemple. Ou vous leur offrez un crédit d'impôt quand ils achètent une nouvelle maison. Ou vous accordez aux entreprises d'importantes réductions d'impôts. Dans le dernier plan de relance, par exemple, le gouvernement a fait les trois -- y compris offrir à Pulte Homes un remboursement d'impôts de 450 millions de dollars. </p>
<p>A la <em>Chronique Agora</em>, nous n'avons jamais rien eu contre les réductions d'impôts. Mais avec un déficit de 13% du PIB, nous allons peut-être faire une exception. D'une façon ou d'une autre, quelqu'un va devoir payer pour les gros efforts de relance entrepris par le gouvernement. Les contribuables. Les détenteurs d'obligations. Les détenteurs de dollars. Tous ceux cités précédemment.</p>
<p>&#9642; Le week-end dernier, à Singapour, le président Obama a annoncé à la foule qu'il ferait en sorte que Ben Bernanke reste à distance de ses hélicoptères. Les Chinois sont les plus gros détenteurs de bons du Trésor US au monde. Les Japonais sont deuxièmes. A eux deux ils financent une bonne partie des dépenses actuelles des Etats-Unis. Naturellement, le président des Etats-Unis a très envie que les liquidités continuent d'affluer. Il a donc dû rassurer les plus gros créanciers de son pays en leur disant que leurs prêts aux Etats-Unis seraient remboursés en bon ordre... et en bonne devise.</p>
<p>La Chine à elle seule possède 2 300 milliards de dollars en réserve, la plupart en billets verts. Evidemment, les Chinois veulent se diversifier pour se débarrasser du dollar. Mais ils sont pris à leur propre piège. S'ils se détournent du dollar, ils amoindrissent sa valeur, et donc la valeur de leurs propres réserves. Qui plus est, les Etats-Unis sont encore le client numéro un de la Chine. Ils ont besoin de vendre aux Américains. Et pour ça ils doivent empêcher leur devise de trop augmenter contre le dollar. Un yuan plus élevé rendrait leurs produits plus chers comparés à ceux des autres exportateurs.</p>
<p>Donc, le cycle infernal continue. L'Amérique crée les dollars. Les étrangers les acceptent comme s'ils avaient de la valeur. Et ils auront de la valeur, du moins tant qu'ils les accepteront.</p>
<p>&#9642; Dans les années 1990 et 2000, les journaux ne cessaient de publier des articles décrivant l'Amérique comme un endroit exceptionnel. Son économie était si dynamique, ses entrepreneurs si intelligents, son système financier si hautement évolué et flexible. Qu'est-ce qui aurait pu mal se passer ?</p>
<p>Tout !</p>
<p>Et maintenant nous allons lire tout un tas d'articles décrivant à quel point l'Amérique est un endroit horrible.</p>
<p>"Le rêve américain a besoin d'être réparé" est un précurseur du genre. Le <em>Financial Times</em> d'avant-hier se concentre exclusivement sur les rigidités du système américain. Il fut un temps où un jeune Américain pouvait commencer en bas de l'échelle et arriver tout en haut à force de travail. Il n'avait besoin que de chance et de motivation. Mais aujourd'hui, selon les chercheurs de la Brookings Institution, les gens restent en bas. Si vous êtes né pauvre aux Etats-Unis, vous avez plus de chance de rester pauvre que si vous étiez né en Grande-Bretagne, au Danemark, en Suède ou dans une dizaine d'autres pays.</p>
<p>Que s'est-il passé ? Les auteurs ne le disent pas. Alors nous allons le faire. Le succès engendre l'échec. Quand une société devient riche, de plus en plus de gens trouvent le moyen de détourner le système. L'élite obtient des crédits d'impôts, des tarifs et des lois de protection. </p>
<p>Chaque nouvel impôt sur le revenu empêche les arrivistes de rejoindre les rangs des riches. Chaque couche de la bureaucratie empêche les nouveaux compétiteurs d'avancer... et maintiennent les pauvres dans la pauvreté. </p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091118-2287.html</guid>
</item>
<item>
<title>La production industrielle américaine est en berne</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091118-2288.html</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 11:13:48 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<category><![CDATA[Ben Bernanke]]></category>
<category><![CDATA[Alan Greenspan]]></category>
<category><![CDATA[Donald Kohn]]></category>
<category><![CDATA[production industrielle]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
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<p>&#9642; Un peu d'humour pour commencer : voici quelques citations d'économistes et de traders en réaction aux dernières déclarations de Donald Kohn, le vice-président de la Fed. Il a jugé peu probable qu'une nouvelle bulle d'actifs soit en train de se constituer sur les marchés et pense qu'avec des multiples supérieurs à 20 fois les bénéfices anticipés pour 2010, les actions restent correctement valorisées à Wall Street.</p>
<p>Commençons par notre aphorisme préférée : "nous savons déjà avec précision quand la Fed resserrera sa politique monétaire : la réponse est comme d'habitude... beaucoup trop tard !".</p>
<p>Une autre du même tonneau : "un membre de la Fed n'avouerait jamais publiquement qu'il observe la formation une bulle, même si on lui faisait effectuer un saut à l'élastique au-dessus du lac de lave en ébullition du Kilauea [NDLR : volcan en éruption permanente de l'archipel d'Hawaï]".</p>
<p>La dernière phrase n'émane pas d'un anonyme. Nous vous laissons la déguster, ce qui vous laissera le temps de découvrir qui peut en être l'auteur. "La Fed ne peut que faire des suppositions... tout comme l'ensemble des acteurs du marché. Peut-être dispose-t-elle de certaines informations économiques avant la majorité des investisseurs mais elle n'a pas le pouvoir d'en tirer des conclusions sans appel. Son rôle se borne donc à formuler des diagnostics suffisamment vagues, voire envisager des scénarios alternatifs, pour ne pas être accusée de mettre les marchés et les responsables politiques sur de fausses pistes."</p>
<p>En d'autres termes, la Fed n'en sait pas plus long sur ce qui va arriver (ou sur ce qui devrait être fait) que le premier spéculateur venu.</p>
<p>Avez-vous à présent deviné de qui il s'agissait ?</p>
<p>Eh non, il ne s'agit pas de Nouriel Roubini dénonçant l'aveuglement de la Fed et une politique monétaire inadaptée aux circonstances mais taillée sur mesure pour ses amis banquiers qui la financent depuis 1913.</p>
<p>Non, non, cherchez bien : qui peut bien faire l'apologie de discours fumeux et d'une attitude qui illustre cette célèbre réplique d'un des personnages des <em>Mariés de la Tour Eiffel</em> de Jean Cocteau "puisque ces mystères nous dépassent, feignons au moins d'en être les organisateurs".</p>
<p>&#9642; Eh oui, vous y êtes, vous avez reconnu la patte d'Alan Greenspan. C'est bien lui qui avoue s'être trompé à peu près sur tout depuis 1987, sauf sur le constat que les banquiers non plus ne savent pas ce qu'ils font et que leur erreurs coûtent bien plus cher qu'un peu d'inflation.</p>
<p>Une inflation qui a été vaincue non pas par l'action déterminée de la Banque centrale américaine ou l'orthodoxie dogmatique de la BCE mais bien par la chute du Mur de Berlin et l'accès des entreprises occidentales au réservoir presque inépuisable d'une main-d'oeuvre bon marché. Une bénédiction qui n'a fait que s'étendre avec le réveil de la Chine et son accession à l'OMC en décembre 2001.</p>
<p>C'est tout de même la Fed qui a orchestré le transfert de son rôle de maîtrise en matière d'offre d'argent aux marchés, lesquels se sont empressés d'utiliser tous les effets de levier des dérivés de devises et de crédit -- sous l'oeil admiratif d'Alan Greenspan -- pour faire exploser la quantité de liquidités en circulation.</p>
<p>Une politique monétaire laxiste et une absence de surveillance et de régulation ont mené à la catastrophe. La Fed prétend restaurer la situation en faisant encore pire que lors de l'épisode de récession 2001/2003. Elle invite les banques à spéculer encore plus massivement sur toutes les classes d'actifs au détriment du dollar -- sans demander la moindre contrepartie en matière de soutien à l'économie réelle -- et ne fixe aucune limite à ce processus, au prétexte que cela pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la croissance.</p>
<p>Donald Kohn l'expliquait à peine moins brutalement aux marchés ce lundi. Il ajoutait même que s'il se trompait au sujet de la survalorisation des actions et des matières premières, cela valait de toute façon la peine de laisser le <em>carry trade</em> donner de l'oxygène à l'économie -- comme s'il ne savait pas que la spéculation ne soutient principalement que quelques brasseurs d'argent dont les membres de la Fed sont les obligés.</p>
<p>&#9642; Au sujet des bienfaits de la surliquidité entretenue par Ben Bernanke, l'influente analyste du secteur bancaire Meredith Whitney indiquait lundi soir sur CNBC qu'elle ne voyait que des signes de dégradation de la solvabilité des emprunteurs, une multiplication des sinistres et un durcissement progressif des conditions d'attribution de prêts.</p>
<p>Elle affirme ne pas comprendre la flambée des titres de la distribution alors que tout indique que les banques vont moins prêter aux consommateurs, lesquels se montrent par ailleurs moins dépensiers. Elle pense que la stratégie -- d'un glacial réalisme -- de Goldman Sachs est maintenant largement répandue parmi les firmes opérant à Wall Street. Cette stratégie consiste à vendre à découvert les banques régionales (qui font faillite par dizaines chaque mois) pour acheter quelques grosses cylindrées du S&P (qui ont bénéficié de l'argent du TARP).</p>
<p>Il suffirait que, sous la pression des Etats de l'Union qui payent les pots cassés, la Fed et le Trésor apportent un soutien plus franc aux banques locales -- comme ils l'ont déjà fait avec des budgets <em>no limit</em> pour Freddie Mac et Fannie Mae -- pour que la situation se retourne et que d'énormes positions <em>short</em> soient contraintes à des rachats en catastrophe.</p>
<p>Nous avons relevé à ce sujet une bien singulière déclaration dans la bouche de Tim Geithner -- c'était en fin de semaine dernière si notre mémoire est bonne : "Même de grosses institutions financières doivent désormais pouvoir faire faillite, le contribuable ne peut éternellement être appelé à la rescousse."</p>
<p>&#9642; La Bourse de Paris et les places européennes ont consolidé dans le sillage des valeurs bancaires hier. Le CAC 40 s'est replié de 0,9% dans des volumes médiocres (2,8 milliards d'euros), ce qui signifie que l'épisode correctif du jour ne va pas au-delà de simples prises de profits après un gain de 1,3% la veille -- alors que la progression de l'indice atteignait 7% lundi soir depuis le début du mois de novembre.</p>
<p>Les chiffres parus hier aux Etats-Unis n'ont eu que peu d'impact sur le dollar qui oscille depuis 24 heures entre 1,4830 et 1,4870 euro. Le mouvement de rebond du billet vert était largement amorcé avant la publication du PPI et les chiffres de la production industrielle aux Etats-Unis.</p>
<p>Cette dernière n'a augmenté que de 0,1% en octobre, soit nettement moins que prévu par les analystes. Ce ralentissement intervient après une croissance de 0,6% en septembre, révisée après 0,7% en estimation initiale.</p>
<p>Le taux d'utilisation des capacités de production n'est remonté qu'à 70,7% contre 70,5 en septembre (déjouant un consensus supérieur à 71). Dans le secteur manufacturier, l'activité a même baissé de 0,1% et le taux d'utilisation des capacités est resté stable à 67,6%.</p>
<p>Aucune embellie sur le front de l'emploi n'est anticipée alors que les entreprises, qui redoutent une année 2010 difficile, continuent de mettre l'accent sur les gains de productivité.</p>
<p>Voilà une tactique parfaitement conforme à ce que souhaitent les marchés, toute source de marasme économique étant accueillie avec soulagement puisque seul compte à ses yeux le maintien de l'argent gratuit et surabondant par la Fed, la BCE et la Banque centrale nippone.</p>
<p align="center"><strong>Bruits de couloir, rumeurs, infos en avant-première... et profits de pros !</strong><br /><strong>Tous les jours, retrouvez le Téléphone Rouge de <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a> au</strong><br /><font size="6"><strong><font color="#ff0000">0899 88 20 36</font></strong><font color="#ff0000"><strong>*</strong></font></font> <br /></p>
<p align="right"><em><font size="1">*1,35 euro + 0,34 euro / minute.<br />Pour la Belgique : composez le 902 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute.<br />Pour la Suisse : composez le 901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2  CHF / minute.</font></em></p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091118-2288.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le rebond mou des matières premières incite à la prudence</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091118-2289.html</link>
<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 14:14:35 GMT</pubDate>
<dc:creator>Simone Wapler</dc:creator>
<category><![CDATA[pétrole]]></category>
<category><![CDATA[matières premières]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[métaux]]></category>
<category><![CDATA[softs]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
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<p>Depuis un trimestre, les matières premières hésitent et semblent vouloir repartir à la baisse, contrairement aux marchés actions qui restent au beau fixe.</p>
<p><strong>Le pétrole, un poids lourd et une place à part</strong><br />Dans les indices matières premières, le pétrole tient une place prépondérante, puisque c'est lui qui fait l'objet du plus grand nombre d'échanges en valeur dans le monde. Or, les indices composites sont logiquement pondérés en fonction de ce critère.</p>
<p>Il existe plusieurs indices matières premières : le CRB, le plus ancien ; le GSCI Goldman Sachs Commodity Index, fortement pondéré en hydrocarbures ; le SPCI Standard & Poors Commodity Index, assez industriel ; le DJ AIG Commodity Index, très américain ; enfin le RICI, Rogers International Commodity Index. Ce dernier reste notre préféré, car il a le spectre le plus large avec 35 matières premières. Mais même dans celui-ci, l'énergie tient une place importante (près de 45%).</p>
<p>Le pétrole exprimé en dollars a moins bien rebondi que l'indice Nasdaq, par exemple. Il a commencé à remonter en mars, juste un peu après les marchés, mais moins vigoureusement. Sur 12 mois, l'indice actions américain des valeurs technologiques gagne 10%, tandis que le pétrole en perd 30%.</p>
<p><strong>L'or noir se comporte toujours comme un antidollar</strong><br />Pour beaucoup d'intervenants, l'or noir reste un antidollar, une couverture contre l'avachissement du billet vert. Soufflé par la spéculation à crédit jusqu'en juillet 2008, le pétrole a arrêté sa descente aux enfers dès la fin de cette même année, alors que la demande continuait pourtant à baisser. Par la suite, l'OPEP a su ajuster sa production et, face à la baisse du dollar, la spéculation a quelque peu repris.</p>
<p>Récemment, en août, des dispositions ont été prises sur le marché américain du Comex visant à restreindre les positions sur les marchés à terme. Plusieurs ETF (Exchange Traded Funds, qui commercialisent des certificats valant parts de contrats à terme) se sont trouvés contraints de limiter leurs émissions. Début septembre, le pétrole est repassé sous la barre des 70 $.</p>
<p><strong>Les cours des métaux de base pointent seulement vers le restockage</strong><br />Les cours des métaux de base (cuivre, zinc, aluminium, plomb) devraient refroidir les chauds partisans de la reprise en V (croyance qui consiste à penser que le pire est derrière nous et que tout va repartir comme avant). En effet, le cours du cuivre, indicateur d'activité industrielle à cycle court (électronique) comme à cycle plus long (bâtiment), stagne depuis août. Les stocks remontent, confirmant également l'atonie industrielle.</p>
<p><strong>Les produits agricoles reculent fortement, l'inflation n'est pas à l'horizon</strong><br />Les <em>softs </em>agricoles perdent en moyenne 9% depuis le début de l'année et 47% depuis le sommet de l'été 2007. Le comportement de ces actifs est intéressant car les cycles y sont plus courts que pour les métaux ou l'énergie. La demande, peu flexible, dépend d'abord de la démographie et de la météorologie et, dans une moindre mesure, du niveau de vie.</p>
<p><strong>Les trois leçons de ce rebond mou</strong><br />Le recul du cours des matières premières semble d'abord signaler que le rebond constaté dans certaines statistiques économiques tient plus du restockage que d'une véritable activité en expansion. D'ailleurs, ce point est bien confirmé par les inquiétants chiffres du chômage. Ensuite, la récente baisse des matières premières indique que la déflation des actifs est encore à l'oeuvre.</p>
<p>Cela se confirme par les prix de l'immobilier, qui ne repartent pas à la hausse. Enfin, malgré des niveaux de création monétaire jamais atteints et le rebond des cours du pétrole, il semble qu'il n'y ait aucune menace d'inflation à moyen terme (mi-2010).</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091118-2289.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'activité et les ventes de détail aux Etats-Unis sont fort heureusement décevantes</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2284.html</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 12:23:15 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[yen]]></category>
<category><![CDATA[carry trade]]></category>
<category><![CDATA[Ben Bernanke]]></category>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Horreur, malheur, le dollar faisait mine de ne plus vouloir refluer en direction des 1,50 euro et des 89 yens hier matin. Wall Street se contentait donc d'afficher un gain potentiel de 0,6% en pré-ouverture, tout juste suffisant pour retracer les sommets annuels. </p>
<p>Mais, ô surprise, les gains des indices américains ne mettaient que cinq minutes à s'avérer deux fois plus amples qu'attendus et le S&P affichait 1,5% de hausse et un nouveau record annuel de 1 111 points. Une demi-heure après l'ouverture, il grimpait vers 1 113 points à la mi-journée tandis que le Dow Jones s'envolait vers 10 400 points. </p>
<p>Personne n'anticipait une telle euphorie, et pour de bien mauvaises raisons. Ce mouvement n'a fondamentalement aucune justification. Mais ce serait oublier un peu vite que les marchés ont pris l'habitude de se réjouir d'"excellentes mauvaises nouvelles" comme nous l'expliquions <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2281.html">hier</a>. </p>
<p>&#9642; Avant d'aborder les (piètres) chiffres du jour, nous commencerons par évoquer cette désolante étude des économistes du secteur privé américain réalisée pour le compte de la Réserve fédérale de Philadelphie. Ils réduisent de 2,5% à 2,3% leurs prévisions de croissance économique pour le premier semestre 2010. Et ils font un virage à 180 degrés quant à leurs anticipations concernant le marché du travail aux Etats-Unis.</p>
<p>Ils ont calculé que 35 000 emplois seront perdus en moyenne par mois au premier trimestre 2010, alors qu'ils anticipaient symétriquement 50 000 créations mensuelles sur cette période.</p>
<p>Dans la même veine, ils multiplient par deux leurs projections de destructions de postes salariés (à -160 000 contre -80 000) au quatrième trimestre 2009 avec un taux de chômage stabilisé autour de 10,2%. Des chiffres qui sont du miel pour Wall Street et les spéculateurs qui jouent le dollar à la baisse ! </p>
<p>&#9642; Les opérateurs qui jouent la hausse des indices boursiers ne veulent plus entendre parler que de marasme économique, de chômage, de moral des ménages en baisse. Par un magnifique coup de chance ce lundi, deux chiffres viennent également confirmer le risque de tassement du rythme de progression du PIB américain au quatrième trimestre 2009.</p>
<p>L'indice d'activité industrielle de la Fed de New York rechute de 34,6 vers 23,5 et les ventes de détail de septembre sont fortement revues à la baisse à -2,3% contre -1,5% estimé initialement. Le chiffre global depuis le 1er janvier enregistre un plongeon abyssal de 8,2% malgré le rebond de 1,4% du mois d'octobre. </p>
<p>Mais rassurez-vous, c'est une embellie en trompe-l'oeil qui provient de la hausse de 7,4% des immatriculations de voitures neuves -- après -14,3% en septembre. Cette hausse est due à des retards de livraison suite à des lenteurs administratives pendant la constitution des dossiers <em>cash for clunkers</em>. Hors automobile, les ventes de détail n'ont progressé que de 0,2% au lieu des 0,3%. </p>
<p>&#9642; Ouf, nous avons bien failli assister à un rebond du dollar alors que les pays asiatiques et l'Europe commencent à se préoccuper d'un scénario de retracement de ses plus-bas des 18 derniers mois. A part payer le pétrole un peu moins cher, ces zones économiques n'ont strictement rien à y gagner puisque les Etats-Unis remboursent leurs dettes en monnaie de singe. </p>
<p>Mais rien ne pourrait être plus utile aux marchés financiers. Sachant que 70% des volumes quotidiens sont des opérations de change (tous couples de devises confondus), tout ce que perd le dollar -- multiplié par des effets de levier gigantesques --, c'est autant de liquidités en plus pour acheter tout ce qui se négocie. A commencer par l'or qui inscrit un nouveau record absolu à 1 134,5 $ l'once. </p>
<p>Et rien n'indiquait jusqu'à ce jour la volonté de quiconque (Fed, Trésor, gérants de fonds de retraite) d'arrêter le processus de gonflement de toutes les bulles d'actifs par le biais de la destruction ordonnée du dollar. L'alibi d'une monnaie faible dopant les exportations américaines a d'ailleurs volé en éclats vendredi avec un creusement de 20% du déficit commercial au mois de septembre. </p>
<p>Très clairement, la glissade du billet vert n'a pour seule vertu que d'enrichir les brasseurs d'argent à une vitesse jamais observée dans l'histoire du capitalisme tandis que les entreprises et les contribuables observent la valse des milliards de bonus. Des bonus dont ils ne touchent que des miettes au travers de la fiscalité -- très allégée depuis les années Bush -- qui s'impute sur ces sommes. </p>
<p>&#9642; Wall Street a réagi un peu négativement peu après l'heure du déjeuner lorsque Ben Bernanke a évoqué sa préoccupation de maintenir la valeur du dollar et de s'assurer de la stabilité du système monétaire. Mais heureusement, personne n'y croit ! Le billet vert n'a enregistré qu'un éphémère rebond vers les 1,4885 euro avant de glisser à nouveau sous les 1,496 euro. Cela a ainsi permis aux indices américains de retrouver un rythme de croisière voisin de 1,5%, comparable à celui de l'Euro Stoxx 50 ou de l'Eurotop 100 en clôture. </p>
<p>Certains commentateurs évoquaient dès lundi matin de bons chiffres d'activité industrielle publiés au Japon. Voilà le genre d'information que les investisseurs occidentaux -- et même Tokyo hier matin -- ont systématiquement ignoré ces derniers mois... mais qui deviendrait soudain le catalyseur inespéré de la hausse.</p>
<p>Le CAC 40, qui avait rouvert sur un gros<em> gap</em> au-dessus des 3 830 points, aligne une neuvième séance de hausse et un gain cumulé de 9% depuis le récent plancher des 3 550 points du 3 novembre dernier. Un rythme de progression digne d'un rebond post-krach boursier. Depuis ses planchers de la mi-mars, l'indice a progressé de 55%. </p>
<p>Le CAC 40 continue d'aligner un nombre record de séances de hausse depuis huit mois. La mécanique haussière découlant du <em>carry trade</em> est implacable, les épisodes correctifs intermédiaires sont soigneusement éliminés afin d'éviter l'apparition de toute indication technique négative. C'est typiquement un marché à choix unique, mû par une pensée unique, et par un consensus baissier tout aussi univoque concernant le dollar. </p>
<p>&#9642; Si nous devions ne mentionner que l'aspect le plus vertigineux dans la hausse des indices boursiers, il y ce principe qui consiste à acheter des titres précisément parce que la Fed, le FMI ou les experts de Bruxelles ne cessent de réitérer leurs doutes au sujet de la vigueur de la reprise.</p>
<p>Les spéculateurs se ruent sur les actions tout en étant pleinement conscients de l'impossibilité pour les entreprises de créer suffisamment de valeur pour justifier leurs niveaux de capitalisation actuels. </p>
<p>C'est une autre manifestation du principe du jeu "le maillon faible". Il consiste à choisir comme adversaire le candidat le plus faible parmi les qualifiés du jour parce qu'il représente la plus faible opposition possible au moment de la finale. <br /><br />Nous vous laissons imaginer le sort réservé aux malheureuses actions lorsque la Chine jugera que le dollar ne doit plus baisser !</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2281.html">Chute du moral des consommateurs américains : rien ne fera chuter les marchés</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2284.html</guid>
</item>
<item>
<title>Moins de dollar, plus d'or : jusqu'où peut grimper le métal jaune ?</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2285.html</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 13:14:27 GMT</pubDate>
<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
<category><![CDATA[Or]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[Short squeeze]]></category>
<category><![CDATA[carry trade]]></category>
<description><![CDATA[<p>Nous avons vu <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2280.html">hier </a>que la demande des Banques centrales des pays émergents faisait flamber l'or vers des sommets jamais atteints. Signe d'un changement de stratégie en faveur de l'or et en défaveur du dollar ?</p>
<p><strong>Changement de stratégie !</strong><strong></strong><br />N'oubliez pas que les BRIC et les pays asiatiques regorgent, ou plutôt croulent sous les dollars. Je parle bien sûr des réserves de change.</p>
<p>Par rapport aux réserves des Banques centrales occidentales, la part de l'or dans leurs réserves est infinitésimale.</p>
<p>Sachant que le billet vert est condamné à se déprécier, les Banques centrales qui sentent la menace sont en train de revoir leur stratégie de gestion des réserves.</p>
<p><strong>Le mot d'ordre est simple : moins de dollars, plus d'or</strong><strong></strong><br />A présent, nous sommes à un tournant. Il y a là un grand potentiel de "rééquilibrage" au détriment du dollar et en faveur de l'or. Rééquilibrage qui se traduirait par des achats d'or sur les marchés. Une tendance imparable, qui soutiendra le cours de l'or.</p>
<p>Et puis, il y a quelque chose encore... qui a aidé l'or à passer violemment de 1 025 $ à 1 108 $ la semaine dernière...</p>
<p><em><strong>Short squeeze</strong></em><strong> sur l'or ?</strong><strong></strong><br />Certains investisseurs sont<em> short</em> sur l'or, c'est-à-dire qu'ils détiennent des positions vendeuses sur l'or. Or comme vous le savez, lorsque vous vendez un actif le jour J pour le racheter ultérieurement, c'est que vous pariez sur sa baisse. L'objectif est donc de déboucler <em>in fine </em>la position en rachetant l'or à un cours inférieur.</p>
<p><strong>Piégés</strong><strong></strong><br />Toujours est-il que si vous êtes vendeur sur l'or et que le prix de l'or se met à flamber comme récemment, vous êtes pris à la gorge et enregistrez de douloureuses moins-values. Les appels de marge font mal... et lorsque les pertes deviennent trop importantes, il devient urgent de couper ses positions. Donc de racheter de l'or. A tout prix.</p>
<p>En faisant cela, le spéculateur amplifie la hausse de l'or.</p>
<p>Eh bien, il semblerait qu'il y ait eu des investisseurs pris au piège la semaine dernière. Et en débouclant leurs positions, ils ont exacerbé le mouvement de hausse de l'once. Hausse sur laquelle sont venus se greffer d'autres spéculateurs, acheteurs cette fois...</p>
<p>Aujourd'hui, je vais m'arrêter là pour... le côté fondamental. Mais j'y reviendrai, parce qu'il y a tant d'autres choses à dire ! Je veux notamment vous parler du <em>carry trade</em> or et du "put de Beijing".<br />Et du point de vue technique ?</p>
<p><strong>Jusqu'où peut aller l'or ?</strong><strong><br /></strong>Dans les tous prochains mois, il devrait être soutenu par l'affaiblissement du dollar. La Fed sera l'une des dernières à mon avis à resserrer ses taux (avec la Banque d'Angleterre), bien après la Zone euro.<br />Graphiquement, l'or est coincé dans un canal haussier depuis septembre. Du point de vue du trading, il est donc possible de prendre position la prochaine fois que l'or viendra tester l'oblique qui sert de support. Surtout si elle coïncide avec la zone support des 1 067 $ - 1 070 $.</p>
<p>En revanche, n'hésitez pas à placer un ordre STOP sous cette zone, autour des 1 064 $. Car la rupture franche des 1 067 $ serait un signal baissier.</p>
<p><strong>Quel objectif à plus long terme ?</strong><strong><br /></strong>Je ne reviens pas sur l'analyse technique de l'or parue mardi dernier dans <em><a target="_blank" href="http://www.edito-matieres-premieres.fr/1047/metaux-precieux/or/once-overlap.html">L'Edito Matières Premières & Devises</a></em>.</p>
<p>Prochain objectif technique : 1 185 $. Pour en profiter, <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMKB16/landing.html">n'attendez plus... </a></p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2280.html">La demande des Banques centrales des pays émergents fait flamber l'or</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2285.html</guid>
</item>
<item>
<title>Un système monétaire fondé sur le dollar est fragile</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2286.html</link>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 13:14:44 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[carry trade]]></category>
<category><![CDATA[or métal]]></category>
<description><![CDATA[<!--CTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dt-->
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" />
<p>&#9642; Nous sommes rentrés d'Amérique du Sud vendredi, bien décidés à nous reposer. Alors nous avons passé le week-end à lire... et nous avons aussi réfléchi un peu. </p>
<p>Ce à quoi nous avons réfléchi, c'est au dollar, et au fait qu'à long terme, il n'a plus aucune chance. Mais à court terme, il pourrait avoir encore suffisamment d'énergie pour mordre le derrière des investisseurs.</p>
<p>La Bourse américaine a augmenté de 73 points vendredi, pour amener le Dow Jones à 30 points en dessous de la ligne des 10 300 points. Pourquoi ce niveau est-il important ? Il ne l'est pas vraiment, en fait. Mais il nous rappelle que nous sommes toujours dans les bornes du rebond. Les grosses chutes du prix des actions sont toujours suivies par des rebonds. Un rebond de 50% sur ce qui a été perdu n'a rien d'inhabituel. C'est ce qui s'est passé après le Krach de 1929, par exemple. Ce qui se passe en ce moment à Wall Street n'a donc rien d'exceptionnel.</p>
<p>Mais ici, à <em>La Chronique Agora</em>, nous ne sommes pas assez intelligents, ou pas assez rapides pour jouer les contre-tendances. Nous voulons des positions d'investissement que nous pouvons oublier pendant plusieurs années. Nous voulons pouvoir faire un long trajet, disons, la route des Incas ou le Hindu Kush. Et quand nous revenons, nous voulons retrouver au moins autant d'argent que quand nous sommes partis.</p>
<p>Nous serions très surpris que les acheteurs en Bourse -- aux Etats-Unis -- aient plus d'argent dans un an qu'ils n'en ont aujourd'hui. Le secteur privé représente encore plus des deux-tiers de l'économie. Et le secteur privé a commencé à dénouer l'effet de levier. Rien de ce qui s'est passé dans les huit derniers mois ne laisse penser que cette tendance va s'inverser de sitôt. Il y a 70 millions de baby-boomers qui ont besoin d'argent pour leur retraite. Ils doivent épargner. Cela signifie réduire leurs dépenses. Et cela signifie moins de revenus pour les entreprises. Est-ce que les actions vont vraiment remonter alors que les revenus des entreprises baissent ? Non.</p>
<p>Nous laissons notre drapeau d'Alerte au Krach flotter au vent, ici à notre quartier général. Nous ne savons pas quand, ni même SI, les prix des actions vont s'effondrer. Mais le jeu n'en vaut pas la chandelle. Les lecteurs de <em>La Chronique Agora</em> devraient se dégager de toutes les actions américaines, hormis celles qu'ils seraient prêts à conserver même en cas d'une correction de 50%.</p>
<p>&#9642; Il y a bien une chose en laquelle nous n'avons pas confiance -- en dehors des politiciens, des défenseurs des actions et de l'eau du robinet -- c'est le dollar. Mais l'histoire est plus compliquée qu'il n'y paraît. Parce que la prochaine baisse des actions pourrait faire remonter le dollar ! Tout le monde parie contre le dollar. Et la plupart des gens pensent qu'il s'agit d'un jeu simple. Mais ce n'est pas le genre de M. le Marché d'offrir un jeu facile aux investisseurs. Il dissimule une carte dans sa manche.</p>
<p>La semaine dernière, le <em>Financial Times</em> rapportait qu'un groupe d'économistes du FMI avait "appelé à la réduction de la demande de réserves en dollar."</p>
<p>C'est une autre manière de dire : trouvez autre chose que des dollars à mettre dans vos coffres forts !</p>
<p>Pourquoi ? Parce qu'un système monétaire mondial qui utilise les dollars en tant que devise de réserve est fragile et vulnérable. Le monde entier se retrouve alors otage des problèmes financiers de l'Amérique.</p>
<p>"Les Etats-Unis, au centre du système, devaient gérer de gros déficits comptables pour répondre à la demande en dollars du monde entier, disaient-ils, alors qu'aucune pression n'était exercée sur les Etats-Unis ou des pays comme la Chine -- qui ont de gros surplus externes -- pour qu'ils ajustent leurs politiques."</p>
<p>Ce geste des économistes du FMI n'est que le dernier effort pour réduire la dépendance du monde au dollar. Tout le monde sait que le dollar est faible. Et tous ceux qui possèdent un certain bon sens veulent s'en protéger. </p>
<p>&#9642; Vendredi, l'or est monté jusqu'à 1 116 $. L'or est le choix évident pour ceux qui veulent se protéger du dollar. Mais nos lecteurs sont prévenus : cela ne signifie pas que le prix de l'or va monter.</p>
<p>A long terme, c'est sûr. Toutes les devises papier rejoindront leur valeur intrinsèque : zéro. Et l'or remontera toujours à sa valeur traditionnelle -- un niveau auquel un homme peut, avec une once, s'acheter tout un tas de costumes, près de 30 bouteilles de bon whisky, un cheval ou un voyage au-dessus de l'Atlantique en classe économique.</p>
<p>Mais les choses qui doivent arriver n'arrivent pas toujours au moment où vous les attendez. Cela peut prendre de nombreuses années -- une très longue récession à la japonaise, par exemple -- avant que l'hélicoptère de Bernanke ne s'emballe. Pendant ce temps, tous ces gros bonnets qui ont emprunté des dollars à la Fed pour parier contre le billet vert vont avoir des problèmes. Ils vont devoir dérouleur leurs positions <em>carry trade</em> à perte... et rembourser des dollars bien plus chers. Ce processus pourrait prendre des années. </p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091120-2295.html">La Chine est menacée par le dollar... et par une bulle de croissance</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2286.html</guid>
</item>
<item>
<title>La demande des Banques centrales des pays émergents fait flamber l'or</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2280.html</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 09:51:52 GMT</pubDate>
<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
<category><![CDATA[Inde]]></category>
<category><![CDATA[or]]></category>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[inflation]]></category>
<category><![CDATA[FMI]]></category>
<description><![CDATA[<p>L'once d'or est revenue de 690 $ fin 2008 à 1 133 $... + 65%.</p>
<p>Rien que sur les 10 derniers jours, l'once a flambé de 1 025 $ à 1 133 $.</p>
<p><strong>Qu'est-ce qui fait flamber l'or</strong><strong><br /></strong>L'incroyable demande d'or des investisseurs qui se ruent sur les ETF et autres trackers ? Sans aucun doute.</p>
<p>La dépréciation du dollar pilotée de main de maître par les Américains ? Absolument. Au moindre signe de faiblesse du billet vert, l'or démarre au quart de tour. Et comme l'euro/dollar est revenu en quelques jours de 1,47 à 1,50, forcément...</p>
<p><strong>Les craintes inflationnistes à venir ? Bien entendu !</strong><strong><br /></strong>La planète finance nage dans un océan de liquidités, et s'y noie avec complaisance et bonheur.</p>
<p>Les planches à billets tournent à plein régime, l'endettement des Etats explose et les émissions d'emprunts d'Etat se succèdent à un train d'enfer. Les masses monétaires s'envolent. Nous sommes en train de détruire la valeur de nos monnaies fiduciaires (papier), tout particulièrement le dollar et la livre, à vitesse grand-V.</p>
<p>Quant à l'inflation, ce sera l'arme idéale que les gouvernements seront obligés d'utiliser pour tenter de "résorber" le surendettement des Etats dans les années à venir. Les investisseurs le savent. Et pour se protéger des effets destructeurs de l'inflation ils achètent de l'or pour se protéger.</p>
<p><strong>L'or résiste à la dépréciation monétaire et à l'inflation</strong><strong><br /></strong>Mais ce n'est pas tout. Il y a autre chose encore... qui explique cette hausse soudaine de l'or dernièrement. Deux nouveaux entrants viennent d'entrer dans le club des soutiens à l'or.</p>
<p><strong>Vous avez parié sur la Chine, l'Inde a raflé la mise</strong><strong><br /></strong>Vous vous souvenez des 400 tonnes d'or que le FMI a décidé de vendre cette année ? 400 tonnes qui avaient mis la pression sur les cours de l'or... Eh bien l'outsider indien vient d'annoncer avoir racheté la moitié du pactole, soit 200 tonnes d'or au prix de 1 045 $.</p>
<p>La Banque centrale indienne a donc mis sur la table un "chèque" de 6,8 milliards de dollars pour acquérir cet or.</p>
<p>C'est beaucoup, surtout quand on sait qu'avant l'opération la banque détenait quelque 9,8 milliards de dollars d'or. Sa réserve d'or vient donc de faire un bond de 70%. C'est vous dire à quel point l'Inde est motivée !</p>
<p><strong>Surprise, ô surprise...</strong><strong><br /></strong>Vendredi, c'est la Banque centrale du Sri Lanka qui annonçait à son tour acheter de l'or pour renforcer ses réserves d'or...</p>
<p>Vous voulez que je vous dise ? Eh bien je pense que les annonces de ce genre vont se multiplier dans les semaines et les mois à venir. Notamment en provenance des banques centrales asiatiques. Signe d'un changement en défaveur du dollar ? C'est ce que nous verrons <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2285.html">dès demain...</a></p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2285.html">Moins de dollar, plus d'or : jusqu'où peut grimper le métal jaune ?</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2280.html</guid>
</item>
<item>
<title>Chute du moral des consommateurs américains : rien ne fera chuter les marchés</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2281.html</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 10:57:50 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[indice de confiance des ménages de l'université du Michigan]]></category>
<category><![CDATA[chômage]]></category>
<category><![CDATA[PIB]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Nous ne savons pas si la séparation entre les marchés et l'économie réelle est temporaire ou s'il faut redouter un divorce définitif -- ce serait une grande première historique. Vendredi, il a en tout cas suffi d'un chiffre déplorable concernant la confiance des ménages avec une chute imprévue et bien plus forte que le mois précédent, selon l'enquête de l'université du Michigan, pour que les indices boursiers reprennent 1% en l'espace de 45 minutes -- entre 16h15 et 17h. </p>
<p>Très clairement, il ne s'agissait pas d'une statistique moins pire qu'attendue mais bel et bien négative à tous points de vue. Les marchés ont poussé un gros ouf de soulagement car le moral des consommateurs étant au plus bas, les ventes de Thanksgiving puis de Noël s'annoncent mal.</p>
<p>Un coup de frein potentiel à la croissance (factice) du PIB américain devrait inciter la Fed à rejeter tout projet de stratégie de sortie de crise durant encore de longs mois. </p>
<p>Le dollar devrait donc continuer de se déliter. C'est d'ailleurs ce qu'il s'est empressé de faire vendredi en rechutant de 1,4840 vers 1,4925 euro, à la plus grande satisfaction de Wall Street. La Bourse américaine a réagit exactement de la même façon euphorique qu'une semaine auparavant, à la lecture d'un taux de chômage qui pulvérise la barre des 10%. L'économie américaine a en effet détruit 190 000 emplois -- soit 40 000 de plus que prévu. </p>
<p>Les intervenants qui se succèdent sur les chaînes d'information économique ne prennent même plus la peine de tenter de convaincre les spectateurs que les marchés montent parce qu'ils jouent la reprise. Tout le monde a très bien compris que Wall Street souhaite que la conjoncture demeure morose et incertaine, afin que le dollar continue de baisser et lui permette de maximiser les gains spéculatifs dégagés via le mécanisme pervers du <em>carry trade</em>. </p>
<p>&#9642; Un consensus haussier trop univoque débouche souvent sur une correction. La fin de la séance de vendredi s'annonçait d'ailleurs assez mal à une heure de la clôture en Europe. Cependant, la situation a été sauvée par le très mauvais indice de confiance des ménages américains au mois de novembre. Il a chuté de pratiquement cinq points à 66 alors qu'il était anticipé au pire stable, voire en légère progression à 72 points. </p>
<p>L'Eurotop 100, qui perdait 0,6% vers 16h15, a terminé la séance en assez nette hausse (+0,35%). Le marché parisien, qui avait d'abord abandonné 1% à 3 764 points, refranchissait les 3 800 points, limitant son repli à 0,05%. Ce scénario est des plus improbables et totalement paradoxal du point de vue d'un épargnant peu familier de la logique tordue des marchés en période d'excès de liquidités. </p>
<p>Le CAC 40 clôturait à 3 806 points, ce qui lui permet d'afficher un gain hebdomadaire de +2,65%. L'Euro Stoxx 50 engrange quant à lui 3% -- après un gain de 1,8% la semaine précédente. </p>
<p>Après une réaction épidermique négative vers 16h, Wall Street repartait très brutalement à la hausse. Le Dow Jones gagnait ainsi 1% à la mi-séance vendredi et a effacé avec aisance et dans un climat euphorique (un comble !) ses pertes de la veille pour refranchir la barre des 10 300 points. </p>
<p>&#9642; D'autres "bonnes" mauvaises nouvelles avaient devancé l'enquête sur la confiance des ménages et notamment le net creusement du déficit du commerce extérieur américain (+18,2%). Il s'est établi à 36,5 milliards de dollars, contre 30,8 milliards au mois d'août.</p>
<p>En Italie, la récession est toujours d'actualité avec un PIB en recul de 4,6% en rythme annuel (contre -4,7% au trimestre précédent) et un recul séquentiel de 0,6% par rapport au deuxième trimestre. </p>
<p>Nous pouvons ranger dans la même catégorie des déceptions le PIB français qui n'a progressé que de 0,3% au troisième trimestre 2009 -- au même rythme qu'au trimestre précédent d'après l'Insee. Le consensus tablait sur une hausse de 0,5% : une petite accélération haussière semblait un minimum après les mesures de soutien au secteur automobile. </p>
<p>&#9642; La seule indication un peu plus favorable, c'est que 5 500 postes &ndash; seulement -- ont été détruits dans l'Hexagone entre juin et septembre, contre 85 400 au deuxième trimestre et après un pic de 185 900 au premier trimestre.</p>
<p>Entre le deuxième trimestre 2008 et le deuxième trimestre 2009, ce ne sont pas moins de 456 000 emplois qui ont été détruits, ce qui représente une chute de 2,6% par rapport à la fin du troisième trimestre 2008. </p>
<p>Par secteur, les chiffres du troisième trimestre 2009 recèlent quelques surprises puisque 33 900 postes ont été détruits dans l'industrie, soit une baisse de 1,0% -- après -1,4% au deuxième trimestre et 157 500 emplois supprimés sur un an.</p>
<p>La construction a également vu disparaître 15 100 emplois (-1% et -48 500 sur un an). Le tertiaire cependant se redresse dans le sillage de l'intérim avec une hausse de 37 700 (+8,6%).</p>
<p>Ce rebond survient à la suite d'une hémorragie de 73 600 emplois au quatrième trimestre 2008, de 87 300 au premier trimestre puis de 19 000 au deuxième trimestre 2009. </p>
<p>Les entreprises se contentent désormais de faire appel à des extras pour faire face à des hausses ponctuelles de la demande, sachant que les mesures de soutien gouvernementales n'ont que des effets bénéfiques limités dans le temps. L'intérim, c'est la certitude de pouvoir demeurer efficace sans redouter de devoir gérer un trop-plein d'effectifs si la croissance rechute. </p>
<p>Alors que le rythme des licenciements semble se contracter cette année, le nombre de salariés victimes de mesures de chômage partiel -- ce qui ampute lourdement leur pouvoir d'achat -- se retrouve décuplé en 18 mois. C'est une véritable explosion puisque le score est passé de 30 000 début 2008 à 320 000 au deuxième trimestre 2009. </p>
<p>A croire que la courbe des indices boursiers est arrimée à celle de la précarité de l'emploi !</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a>,<br />Paris</p>
<p align="center"><strong>Bruits de couloir, rumeurs, infos en avant-première... et profits de pros !</strong><br /><strong>Tous les jours, retrouvez le Téléphone Rouge de <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a> au</strong><br /><font size="6"><strong><font color="#ff0000">0899 88 20 36</font></strong><font color="#ff0000"><strong>*</strong></font></font> <br /></p>
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<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091117-2284.html">Chute du moral des consommateurs américains : rien ne fera chuter les marchés</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2281.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le niveau de vie des Américains va baisser</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2282.html</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 12:39:02 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[Kurt Richebächer]]></category>
<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
<category><![CDATA[plans de soutien]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Le Dow Jones a perdu 93 points jeudi dernier. L'or se maintient au-dessus des 1 100 $. Il n'y a aucun signe de panique. Mais nous n'avons pas baissé le drapeau d'alerte au krach : on ne sait jamais.</p>
<p>Nous sommes à Rome. Enfin, à l'aéroport de Rome, en transit pour Londres. Alitalia offre les meilleurs prix pour les vols vers Buenos Aires. Mais l'avion nous a beaucoup déçu. La nourriture était bonne, les hôtesses étaient charmantes mais les fauteuils de la business class ne se baissaient pas complètement. Après les 10 premières heures, c'est devenu très inconfortable. Ah, les pauvres économistes !</p>
<p>Mais si vous voulez être un homme international, comme dirait notre ami <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/DougCasey.html" target="_blank" title="Doug Casey">Doug Casey</a>, il faut supporter quelques contraintes. Pourquoi voudriez-vous être un homme international ? Comme l'observe un autre de nos vieux amis, Marc Faber, voyager est une bonne chose. Vous ouvrez vos perspectives. Et vous réalisez que beaucoup de choses que vos compatriotes trouvent normales sont absurdes pour d'autres. "Plus vous regardez, plus vous voyez," voilà notre dicton.</p>
<p>&#9642; Une des choses que les Américains trouvent normale et prennent pour acquise, c'est qu'ils seront toujours les gens les plus accomplis et les plus riches du monde. Ils le pensent parce que c'est ce qu'ils ont toujours connu. L'économie américaine est devenue la plus importante du monde avant 1900. Les Américains avaient tout ce qu'il fallait pour être les gens les plus riches de la planète. Ils travaillaient dur. Ils épargnaient. Il n'y avait que très peu d'intervention du gouvernement. La révolution industrielle les poussait vers l'avant...et il n'y avait aucun obstacle sur leur chemin. Et ils avaient un dollar qui était "aussi bon que l'or".</p>
<p>Le temps que les enfants du baby-boom naissent, les Etats-Unis devançaient tellement le reste du monde qu'il semblait que rien ne pourrait les arrêter. La liberté d'entreprise garantissait de nouvelles innovations et de nouvelles richesses. La démocratie garantissait un système politique qui s'adapterait aux besoins de l'économie en pleine évolution.</p>
<p>Mais rien ne dure indéfiniment. En vieillissant, l'économie américaine et son système politique sont devenus de plus en plus rigides et de plus en plus coûteux, avec des subventions et des renflouements à tous les niveaux. Les grandes entreprises sont protégées. Des millions de gens sont encouragés à ne pas travailler. Toute l'industrie financière est plongée dans un gros pot de miel. Et toute la population est encouragée à ne pas épargner, mais à dépenser.</p>
<p>Pourquoi s'ennuyer à mettre de côté pour la retraite : il y a la Sécurité sociale. Pourquoi s'ennuyer à mettre de côté en cas de problème de santé : il y a le nouveau remaniement du système médical entrepris par le gouvernement ! Pourquoi s'ennuyer à épargner tout simplement ; le gouvernement a fixé les taux à court terme si bas que vous ne gagnerez rien.</p>
<p>Au cours de nos voyages, nous avons remarqué qu'il y a beaucoup de gens intelligents dans le monde. Et tous transpirent, luttent et s'évertuent à prendre la première place. Vous ne savez jamais d'avance qui va gagner la course, mais vous pouvez être sûr que personne ne va rester premier à jamais.</p>
<p>"Les salaires américains sont disproportionnés", annonce le <em>New York Times</em>. C'est signaler ce qui est déjà évident. Les Américains sont trop payés, comparé aux autres gens dans le monde qui travaillent tout aussi dur, et qui aujourd'hui &ndash; principalement grâce aux dirigeants &ndash; ont autant de capital que nous.</p>
<p>Les salaires vont baisser aux Etats-Unis &ndash; sûrement à cause du chômage et de l'inflation. Par conséquent, le niveau de vie des Américains va lui aussi baisser par rapport au reste du monde.</p>
<p>&#9642; Pendant ce temps, en Allemagne...</p>
<p>Des générations de dirigeants de la Banque centrale allemande ont bien appris la leçon. Ils ont vu ce qui s'était passé quand l'hyperinflation avait atteint des niveaux incroyables dans les années 20. La classe moyenne a disparu en seulement quelques jours. Les gens ont perdu la foi, pas seulement en leur devise, le deutsche mark, mais aussi en l'Allemagne elle-même... et en toutes les anciennes valeurs. En un rien de temps, ils se sont retrouvés avec un Chancelier qui portait un uniforme ridicule, et en route pour l'enfer.</p>
<p>Plus récemment, la dernière génération de dirigeants de la Banque centrale allemande s'est inquiétée à cause de l'euro. Ils n'avaient aucun doute concernant leur propre économie. Ils avaient la colonne vertébrale solide pour protéger leur nouvelle devise. Mais qu'en était-il des Italiens ? Des Grecs ? Des Irlandais ?</p>
<p>Eh bien, ils n'ont plus de raisons de s'inquiéter. Aujourd'hui, le déficit allemand est plus élevé que le déficit italien.</p>
<p>Comment est-ce possible ? Il y a les balivernes habituelles &ndash; les milliards des plans de soutien, le besoin de maintenir les services sociaux alors que les revenus fiscaux baissent, le besoin de renflouer l'Est, etc. Mais la vraie raison, c'est que les vieux économistes allemands sont morts. L'un des derniers était notre collègue <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/KurtRichebacher.html" target="_blank" title="Kurt Richebächer">Kurt Richebächer</a>.</p>
<p>A chacune de nos rencontres, Kurt se plaignait des économistes américains et anglais.</p>
<p>"Ah...vous les économistes anglo-saxons, vous ruinez le monde," disait-il. Kurt refusait d'avoir affaire au Keynésianisme. Ou au monétarisme. Ou à aucune des tendances en économie. De plus, il avait vécu l'hyperinflation allemande, la montée du National Socialisme, la Seconde Guerre mondiale, la partition, et enfin, la réunion. Il savait qu'il n'y avait pas de cadeaux, pas de choses faciles, et pas de panacées. Il savait également que les gens qui promettaient des miracles étaient de dangereux imposteurs. La richesse est le résultat du travail, de l'épargne, de l'innovation, de l'investissement et de la persévérance. Il n'y a pas de miracle. Pas de secret.</p>
<p>&#9642; La richesse résulte du travail et de l'épargne, et elle est détruite par la consommation et la dette. Quand vous empruntez de l'argent, vous devez le rembourser. Puis, votre richesse diminue. Vous devez baisser de niveau de vie et piocher dans le capital que vous avez mis de côté les années passées. Vous pouvez essayer d'esquiver et de fuir, mais cela ne fera qu'empirer la situation.</p>
<p>Kurt avait raison.</p>
<p>Mais maintenant Kurt n'est plus là. Une nouvelle génération d'économistes a pris le dessus. Nés après la guerre, ils ne connaissent les temps difficiles que par le biais des films et des livres d'histoire. Ce n'est pas qu'ils ont oublié les vérités d'autrefois ; ils ne les ont jamais apprises. Ils ont suivi des formations à Harvard ou à Chicago et ont étudié des inepties comme l'Hypothèse d'un Marché Efficace et la Théorie du Portefeuille Moderne.</p>
<p>Ils pensent que la clé de la prospérité, c'est de dépenser. Les consommateurs dépensent jusqu'à n'en plus pouvoir. Puis c'est au tour du gouvernement. C'est la raison pour laquelle les Allemands ont un tel déficit. Ils pensent devoir continuer à dépenser &ndash; à tout prix &ndash; pour relancer l'économie. Comme le signalait souvent Kurt, cela n'a aucun sens d'un point de vue théorique et il n'y a aucune preuve que cela fonctionne dans la pratique. A chaque fois que les gouvernements sont intervenus avec de grosses cuillérées de dépenses, ils ont rendu les choses encore plus compliquées. Soit en encourageant le secteur privé à se lancer dans d'autres agissements imprudents qui mènent à l'insolvabilité, soit en bloquant le processus de corrections.</p>
<p>Tout ça c'est du baratin. Angela, vous devriez avoir honte.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2282.html</guid>
</item>
<item>
<title>Encore une autre raison d'acheter (encore plus) d'or</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2283.html</link>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 13:55:23 GMT</pubDate>
<dc:creator>Chris Mayer</dc:creator>
<category><![CDATA[or]]></category>
<category><![CDATA[bulle]]></category>
<category><![CDATA[PIB]]></category>
<category><![CDATA[obligations]]></category>
<category><![CDATA[FMI]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; L'ère du dégonflement de la bulle est arrivée. Mauvaise nouvelle pour l'économie américaine ; bonne nouvelle pour l'or.</p>
<p>Pendant les soixante dernières années, la dette collective a augmenté plus vite que l'économie : de +4,1% annuels pour la dette, contre seulement 2,7% pour l'économie. En résumé, une dette de plus en plus importante a servi à produire chaque dollar de la croissance du PIB.</p>
<p>Et que se passera-t-il si cette tendance s'inverse ?</p>
<p>Pour tout vous dire, je pense que c'est le scénario le plus probable. Le dégonflement des liquidités va prendre un certain temps... et ce ne sera pas drôle.</p>
<p>"Les actifs sur-valorisés d'aujourd'hui vont devenir les actifs sous valorisés de demain, et vice versa," a récemment expliqué QB Partners, un fonds de couverture, dans une lettre à ses actionnaires.</p>
<p>&#9642; A quoi ce nouveau monde va-t-il ressembler ? Eh bien plus de gens vont épargner plus d'argent. Et ils vont se concentrer sur la préservation de cette richesse plutôt que se laisser appâter par des promesses de gain. Nous avons déjà vécu cela. Michael Farrell, le PDG d'Annaly, a affirmé, lorsqu'il s'est exprimé à la conférence de premier trimestre de son entreprise, que l'état d'esprit des gens aller changer comme ce fut le cas dans les années 30 (...).</p>
<p>En tant qu'investisseur, vous gagnerez plus en vous cantonnant à des actifs qui n'affrontent pas la tempête du dégonflement des liquidités. Après tout, il n'y a pas de délai donné pour vendre un actif qui n'est pas survalorisé ; pas de pression. Vous vous demandez donc : "quels sont les actifs les moins bien valorisés ?". QB Partners vous donne la réponse : les actifs concrets et les ressources naturelles.</p>
<p>L'actif tangible le plus sous-endetté pourrait bien être notre bon vieil or.</p>
<p>&#9642; En réalité, il se passe quelque chose d'important dans les marchés de l'or en ce moment. Pendant les années 90 et jusqu'à aujourd'hui, les banques centrales du monde entier étaient des vendeuses net d'or. Les banques centrales des pays européens, par exemple, ont vendu 3 800 tonnes d'or au cours des 10 dernières années. Selon le <em>Financial Times</em>, ces ventes leur ont coûté 40 milliards de dollars, alors que l'or ne valait que 900 $ l'once.</p>
<p>Et bien, dommage pour elles. Mais brusquement, cette habitude récente de vendre son or a changé. L'année dernière, les banques centrales ont vendu seulement 46 tonnes, la quantité la plus faible de ces 10 dernières années.</p>
<p>Comme le rapporte le <em>Financial Times</em> : "Les ventes en Europe ont beaucoup ralenti, la demande vient d'ailleurs désormais, et la crise financière a permis de souligner la valeur de l'or dans des périodes de turbulences." En fait, nous pourrions bientôt voir les banques centrales devenir des acheteurs net d'or.</p>
<p>La Chine a doublé ses détentions d'or cette année, et se retrouve maintenant cinquième dans la liste des plus gros détenteurs d'or du monde. La Chine pourrait être un acheteur d'or pendant plusieurs années, puisque ses détentions sont encore très petites comparées à la taille de ses réserves totales. L'or représente seulement 1,6% des réserves de la Chine, contre une moyenne mondiale de presque 11%. Pour diversifier davantage ses réserves &ndash; ne serait-ce que pour atteindre la moyenne &ndash; il lui faudrait des quantités importantes d'or.</p>
<p>&#9642; Dans un monde post-2008, en plein dégonflement des liquidités, ce sont les actifs peu valorisés qui vont surperformer face aux autres. C'est une nouvelle page pour l'or, qui semble se fortifier un peu plus chaque mois. "Un nouveau chapitre a commencé dans le marché de l'or," affirme le <em>Financial Times</em>. En effet.</p>
<p>Le FMI, qui n'a jamais été connu pour savoir manipuler l'argent de façon raisonnable, vend une grosse quantité d'or. L'Inde en a acheté la moitié. Un certain nombre de banques centrales des marchés émergents augmentent elles aussi leurs détentions d'or. Peut-être que ces banques centrales sont sur une piste intéressante.</p>
<p>Les détentions d'or de la Russie représentent désormais 4% de ses réserves de change, comparé à seulement 2,2% au début de l'année. Les banques centrales plus petites sont rusées elles aussi. Les détentions d'or de l'Equateur ont plus que doublé depuis le début de l'année &ndash; 54,7 tonnes, par rapport à 26,3 tonnes l'année dernière. L'or représente maintenant 32% des réserves de ce pays. Même le Venezuela achète de l'or. L'or représente aujourd'hui 36% de ses réserves, comparé à seulement 23% début 2009.</p>
<p>Alors, qui est l'idiot dans cette affaire ?</p>
<p>Peut-être que les banques centrales voient plus clairement que les autres l'effet que toute cette création de monnaie papier va avoir. Ces derniers mois, nous avons assisté à un boom sans précédent dans les réserves des banques. Les réserves des banques sont à l'origine de la création de monnaie papier. Plus de monnaie papier signifie que la monnaie perd de sa valeur &ndash; le prix de l'or devrait donc monter.</p>
<p>&#9642; Puis il y a ce graphique sur le prix implicite de l'or. A l'époque de l'accord Bretton Woods, les pays devaient avoir un certain ratio d'or adossé à leur devise. Le prix implicite de l'or vise vous montrer combien couterait une once si les devises étaient indexées sur l'or.</p>
<p>Donc, pour les Etats-Unis, le prix implicite de l'or correspond aux titres de la Fed (les réserves de banques) plus l'argent en circulation, divisé par les détentions d'or des Etats-Unis. Sur le graphique, vous pouvez aussi voir le prix de l'or au comptant.</p>
<p align="center"><img height="366" alt="Graphique de l'or" width="457" src="http://www.la-chronique-agora.com/images/091116_or.gif" /></p>
<p>Ce qui compte ici, c'est que vous voyez que les quantités massives de monnaie papier créées n'ont presque pas eu d'impact sur le prix de l'or &ndash; jusqu'à maintenant. L'or est fondamentalement bon marché par rapport à toute la monnaie papier ajoutée au système ces derniers mois.</p>
<p>&#9642; Comme l'écrivent Paul Brodsky et Lee Quaintance du fonds de couverture QB Partners :</p>
<p>"Si l'on tient compte ne serait-ce que d'une minuscule probabilité d'un système monétaire futur qui serait basé sur de l'argent plus honnête, plus concret, alors un rapide coup d'oeil au graphique ci-dessus vous permet facilement de conclure que l'or au comptant est fondamentalement bon marché. Même si c'est encore trop loin pour les intervenants, sceptiques à l'idée un changement si radical dans la politique monétaire, il est raisonnable de conclure que le prix de l'or au comptant et le prix implicite de l'or devraient se retrouver au même niveau d'une façon ou d'une autre dans le futur."</p>
<p>Ils remarquent que le prix de l'or au comptant n'a jamais été si bas comparé au prix implicite de l'or. Pour que l'équilibre soit respecté, l'or devrait se vendre à 16 000$ l'once. Personne ne prédit l'or à 16 000$ l'once. Quoi qu'il en soit, cela vous montre le risque qui existe à détenir de la monnaie papier &ndash; et des obligations &ndash; à l'aube d'une dévaluation massive du dollar. Peut-être que les banques centrales de Russie, du Venezuela et d'Equateur comprennent tout ça mieux qu'ils veulent bien l'avouer, et c'est pour ça qu'ils achètent de l'or.</p>
<p>Il me semble plutôt évident que si vous créez beaucoup de monnaie papier, vous allez détruire la valeur de la devise. Et dans ce cas, il vaut mieux posséder autre chose que des billets.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091116-2283.html</guid>
</item>
<item>
<title>Crise financière, dettes, dévaluations monétaires : l'hyperinflation nous attend au tournant</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091114-2268.html</link>
<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 19:40:28 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<description><![CDATA[<p>Rembourser ses dettes, c'est un peu comme mourir. On essaie  de repousser l'échéance aussi longtemps que possible... mais le crédit éternel  n'existe pas. </p>
<p>La semaine dernière, on apprenait que le constructeur de  yachts Hinckley, basé dans le Maine et en activité depuis 1928, est en train de  couler. Le problème n'est ni technique ni opérationnel. Il est philosophique.  Personne ne se plaint de la qualité des bateaux. Ni même des prix (au cas où  vous vous poseriez la question : ils sont exorbitants). Jusqu'en 1997, la  société naviguait allègrement. Puis les grands pontes du <em>private equity</em> ont pris la barre. Le clan Hinckley, qui gérait la boutique depuis des  décennies, considérait la dette comme une bouteille de whisky. Une petite  goutte de temps en temps ne fait pas de mal. En plus grande quantité, cela peut  vous envoyer par le fond. Durant leurs 70 années de gestion, les Hinckley  n'avaient accumulé qu'un million de dollars de dettes. Mais les nouveaux  propriétaires étaient dipsomanes ; ils ont multiplié cette somme par 20 ou  40 (les chiffres exacts ne sont pas disponibles).</p>
<p>Pendant longtemps, on a traité le non-remboursement des  dettes comme un crime et non comme une simple rupture de contrat. Les gens qui  ne remboursaient pas leurs créanciers à temps étaient considérés comme des  voleurs ; on les mettait en prison. Au Moyen Age, les enfants d'un  débiteur décédé pouvaient eux aussi être envoyés au cachot. A présent, les lois  qui encadrent les faillites permettent aux individus comme aux entreprises  d'entrer en cure de désintoxication. Ils peuvent ensuite arnaquer une nouvelle  fois leurs créditeurs. Ni péché, ni crime, la dette n'est plus qu'un coût de  fonctionnement.</p>
<p>Mais peu de créditeurs sont aussi indulgents -- ou  négligents -- que ceux qui prêtent au gouvernement. Telle est la conclusion  d'un nouveau livre de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, <em>This Time It's  Different</em> ["Cette fois-ci c'est différent", NDLR.]. Les deux  professeurs ont étudié huit siècles de "folie financière". Nous  connaissions déjà leurs conclusions : les emprunteurs sont souvent  perfides, les crises sont généralement insidieuses, et les banquiers sont des  benêts.</p>
<p>Il y a cinq ans seulement, Ben Bernanke observait les eaux  calmes de l'Ere de la Bulle, qu'il avait baptisée "Grande Modération".  Bernanke s'en attribuait tout le mérite. Cette prospérité était due à "des  politiques macro-économiques améliorées", affirmait-il. Rétrospectivement,  il aurait probablement dû dire que c'était de la chance et s'en tenir là. Ses  politiques macro-économiques ont poussé tous les secteurs de l'économie à  emprunter. Inutile de rappeler quels ont été les résultats pour Hinckley.  Encombré de dettes, trop lourd, le constructeur de yachts lutte pour rester à  flot.</p>
<p>Mais qu'y a-t-il de neuf, se demandent Reinhart et Rogoff ?  Partout et toujours, la dette engendre des problèmes. La France a fait défaut  sur sa dette souveraine à huit reprises. L'Espagne en était à six fois avant  1800, puis sept après cette date.</p>
<p>L'Amérique latine, comme le soulignent les auteurs, aurait  été plus sûre pour les banquiers si la planche à billets n'avait jamais  traversé l'Atlantique. Entre l'hyperinflation, les défauts de paiement et les  débâcles bancaires -- sur deux siècles -- les républiques bananières ont  escroqué les banques de milliards de dollars. Dans les années 80, Nicholas  Brady a essayé de secourir les banquiers new-yorkais avec ses "<em>Brady bonds</em>", des obligations  garanties par les Etats-Unis. Les lecteurs de longue date devineront ce qui  s'est passé. En quelques années, sur les 17 pays ayant entrepris une  restructuration de leur dette selon la méthode Brady, sept était plus endettés qu'auparavant.  En 2003, quatre membres du gang Brady avaient une fois de plus fait défaut ;  en 2008, l'Equateur avait fait défaut deux fois.</p>
<p>Même des pays inexistants manquent à leurs engagements. En  1822, "General Sir" Gregor MacGregor émit les obligations d'un pays  fictif qu'il appela Poyais, dont la capitale, Saint Joseph, était décrite dans  le prospectus comme ayant "de vastes boulevards, des immeubles à  colonnades et une splendide cathédrale avec un dôme". Les obligations se  vendaient à des rendements plus bas que ceux du Chili. Mais peu importe que le  pays soit réel ou imaginaire -- aucun ne paie ses dettes.</p>
<p>En ce qui concerne la crise actuelle, votre correspondant  n'offre pas de prédictions, simplement quelques lignes directrices. Durant un  ralentissement économique ordinaire, les prix réels de l'immobilier baissent  généralement de 36% sur une période de six ans. Le PIB <em>per capita</em>, toujours en termes réels, chute en général de 9,3%,  tandis que le taux de chômage grimpe durant cinq ans, avec une augmentation "normale"  d'environ sept points de pourcentage. La situation la plus proche des  circonstances actuelles, qu'on appelle la "Grande Contraction", est  la Grande dépression des années 30. A cette époque, le chômage en Allemagne et  au Danemark dépassait les 30%. L'activité de construction diminua de 82% aux  Etats-Unis. Le Chili vit ses exportations s'effondrer de 90%.</p>
<p>Les recettes fiscales baissent, pendant une crise  économique. Les dépenses gouvernementales enflent (surtout quand les autorités  sont prêtes à faire "tout ce qu'il faudra" pour générer une reprise).  Généralement, selon Reinhard et Rogoff, après un désastre financier, la dette  publique augmente de 86% sur une période de trois ans. Tant la Grande-Bretagne  que les Etats-Unis enregistrent désormais des déficits de plus de 10% du PIB  national. Aucun des deux pays n'a de plan honorable pour réduire ses dettes.  Alors restez à l'écoute. Les défauts gouvernementaux, les dévaluations  monétaires et l'hyperinflation nous attendent au tournant.</p>
<p>Meilleures salutations,</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a><br />   La Chronique Agora</p>]]></description>
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