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<title>La Chronique Agora</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com</link>
<description>La Chronique Agora est une lettre e-mail quotidienne unique en son genre, mêlant informations sur la finance et l'économie, conseils d'investissement, réflexions sur la marche du monde, et bien d'autres choses encore ! Rédigée par Philippe Béchade, Bill Bonner (auteur des best-sellers L'Inéluctable faillite de l'économie américaine et L'Empire des dettes) et toute leur équipe, La Chronique Agora distrait et passionne ses lecteurs depuis 2002. </description>
<language>fr</language>

<category>Finance</category>
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<title>La Chronique Agora</title>
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<title>La Banque centrale australienne croit en la reprise malgré la dépression chronique</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091107-2260.html</link>
<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 19:06:48 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<description><![CDATA[<p>&#9642; La Banque centrale australienne a été la première à crier victoire. Elle a augmenté son taux directeur de 0,25%, signalant la fin de la crise. La Banque centrale européenne s'est agitée sur son siège et a vaguement menacé d'augmenter son taux elle aussi. Mais les Américains sont restés dans leurs tranchées. Bill Dudley, gouverneur de la Fed de New York, a annoncé que même si l'économie se remet, il faudra lui passer pour le corps pour toucher aux taux américains.</p>
<p>Alan Greenspan lui-même pense qu'une reprise est en cours.</p>
<p>"C'est à cela que ressemble une reprise", a déclaré le Maestro. Inutile d'en dire plus, selon nous. Il a fallu que la plus grande bulle financière de l'histoire lui explose à la figure pour qu'Alan Greenspan s'aperçoive de son existence. Aujourd'hui, nous tentons de démontrer que Greenspan est toujours aussi myope.</p>
<p>"Beau temps pour les consommateurs américains, les Etats-Unis sont en solde", déclare une dépêche sur Yahoo!Finance. "Les remises sont incroyables", ajoute un blogueur connu sous le nom de Frugal Rhode Island Momma. Dans tout le pays, les commerçants ne vantent plus les mérites de leurs produits ; ils en vantent le prix. McDonald's fait la promotion de ses "repas à un dollar". Les hôtels ont réduit leurs tarifs de 20% au cours de l'année passée. Les maisons ont baissé de 30% environ depuis 2006. Les vendeurs cassent les prix et veulent que les acheteurs le sachent. "Vendu 365 000 $ en 2006 -- désormais à 195 000 $", peut-on lire couramment dans les annonces immobilières.</p>
<p>Le monde -- ou du moins la zone comprise entre le Rio Grande et le 49ème parallèle -- est déflationniste. L'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis est négatif ; voilà 59 ans qu'il n'avait pas chuté aussi rapidement. Les ménages ne consomment que si l'on baisse les prix. Le programme "<em>Cash for Clunkers</em>" a réduit les prix des nouvelles voitures de 20% environ. Dès qu'il a pris fin, il en a été de même pour les ventes automobiles. La plupart des nouvelles ventes de maisons peuvent être attribuées à des crédits d'impôts -- qui réduisent l'apport initial de 20% au moins. Ce programme devrait prendre fin en novembre.</p>
<p>Et voilà que la Maison Blanche s'inquiète de l'emploi. Le chômage est censé être un indicateur retardé, mais cette fois-ci, il semble avoir purement et simplement abandonné la course. Or les élections du Congrès américain sont proches. L'administration Obama envisage de soudoyer les entreprises avec un crédit d'impôts de 3 000 $ pour les pousser à embaucher. Si le travailleur moyen coûte à son entreprise 40 000 $ environ, cette mesure réduirait le coût de l'emploi de 7,5%.</p>
<p>La situation ressemble de plus en plus à l'ère Roosevelt. A la fin de cette année, tous les emplois américains créés durant la période de bulle -- 2002-2007 -- auront été éliminés, ce qui représenterait la première décennie sans croissance de l'emploi depuis les années 30.</p>
<p>En général, durant une récession, les grandes entreprises réduisent leur personnel. Ensuite, lorsque l'économie se reprend, les petites entreprises ne tardent pas à réembaucher. Mais nous ne vivons pas une récession d'après-guerre ordinaire. Cette fois-ci, privées de capitaux comme de clients, les petites entreprises n'ont pas une chance de survie. Et dans ces conditions, une authentique reprise n'a guère plus de probabilités de durer.</p>
<p>La demande réelle s'est évanouie, les ménages essayant de rembourser leurs dettes. Cela ne changera pas de sitôt -- en tout cas pas tant que le gouvernement sabote la vraie reprise. Fournir du <em>cash</em>-pour-ci et du <em>cash</em>-pour-ça est une solution coûteuse, surtout lorsque les recettes fiscales chutent. L'argent doit venir de quelque part. Il s'avère que les autorités l'empruntent aux personnes mêmes qui tentent de reconstruire leurs finances personnelles. Sur les 1 600 milliards de dollars que le gouvernement américain empruntera cette année, le plus grand contributeur est le secteur privé, qui verse à hauteur de 700 milliards de dollars. Au lieu d'être utilisé pour stimuler une réelle reprise -- en fournissant du crédit aux petites entreprises et aux consommateurs -- cet argent est absorbé par le gouvernement américain et gaspillé.</p>
<p>Les banques sont elles aussi ravies de jouer le jeu du gouvernement. Elles peuvent emprunter à vue auprès de la Fed à seulement un quart de pour-cent annualisé. Sauf que prêter aux petites entreprises est un travail difficile. C'est risqué. Pourquoi se donner tant de peine ? Le Trésor américain leur donnera 4% si elles prêtent au gouvernement à long terme. Pour les banques, c'est quasiment de l'argent gratuit. Tant les banquiers que les politiciens y trouvent leur compte -- avec une plus grande partie de l'économie sous leur contrôle.</p>
<p>Pendant ce temps, l'économie réelle vacille. "L'assèchement du crédit entrave la reprise", résume le <em>Wall Street Journal</em>. Les Etats-Unis doivent créer un million et demi de nouveaux emplois chaque année simplement pour suivre la croissance démographique. Actuellement, on trouve 15 millions de personnes sans emploi... plus quelques centaines de milliers de nouveaux chômeurs chaque mois. Si cette reprise dure assez longtemps, il ne restera plus une seule personne au travail dans tous les Etats-Unis.</p>
<p>Même si l'économie se stabilisait, elle laissera des millions de personnes au chômage de manière plus ou moins permanente. Ajoutez à cela les personnes travaillant à temps partiel, et celles qui cherchent un emploi depuis si longtemps qu'on ne les compte même plus, ainsi que leurs familles -- et on a un quart de la population sans argent à dépenser. Voilà pourquoi ce ralentissement n'est pas près de prendre fin. Tout comme le Japon dans les années 90, nous devrons peut-être vivre avec cette dépression pour le reste de nos jours.</p>
<p>Meilleures salutations,</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a><br />La Chronique Agora</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091107-2260.html</guid>
</item>
<item>
<title>Fièvre indienne sur l'or</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2256.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 12:50:17 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[or]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[Banque centrale indienne]]></category>
<category><![CDATA[S&P 500]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Après avoir passé une semaine à tenter de comprendre comment faire tourner un ranch en pleine nature sauvage ici, en Argentine, et après avoir passé quelques jours avec nos vieux cow-boys, <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/DougCasey.html" target="_blank" title="Doug Casey">Doug Casey</a>, Rick Rule et Porter Stansberry... nous voilà de retour dans la civilisation.</p>
<p>Attendez... vous appelez ça la "civilisation" ? D'après moi, ça ressemble plus à Bulle Land !</p>
<p>L'or se dirige vers les 1 100 $ l'once...</p>
<p>Les obligations sont faibles... le dollar aussi...</p>
<p>Couper ici</p>
<p>&#9642; En parlant de vieux amis, Marc Faber a dit qu'il était haussier sur le dollar. Il pense que le dollar est survendu et qu'il pourrait gagner 10% sur le dernier trimestre.</p>
<p>Mais la Fed a annoncé hier qu'elle allait maintenir des taux bas pour une "période prolongée". Il n'y a donc aucun signe d'un quelconque changement radical de politique qui pourrait faire remonter le billet vert.</p>
<p>Nous allons devoir attendre que la bulle éclate !</p>
<p>Le pétrole dépasse les 80 $...</p>
<p>Les Républicains gagnent les élections...</p>
<p>Faites donc la fête comme si on était en 2006...</p>
<p>Le Dow Jones remonte aussi... tout comme les marchés du monde entier... entraînés par les actions asiatiques. La Chine explose... avec un marché boursier qui grimpe quatre jours de suite...</p>
<p>&#9642; <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2258.html">Comme nous le dit aujourd'hui</a> <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/DanDenning.html" target="_blank" title="Dan Denning">Dan Denning</a>, la hausse de l'or arrive au moment où la Banque centrale indienne fait ce qu'il faut. Les banques centrales ont besoin de réserves. Et d'un point de vue historique, la seule réserve sur laquelle une banque centrale peut compter, c'est l'or. Amasser des dollars dans votre coffre-fort &ndash; au lieu d'y mettre de l'or &ndash; c'est comme compter sur une réserve de salades pour vous faire tenir une année de mauvaises récoltes. Imaginez ce qui se serait passé si Pharaon avait constitué une réserve de radis au lieu d'une réserve de céréales ? Ces sept années maigres auraient été bien plus maigres qu'elles ne l'ont été.</p>
<p>Les Chinois ont vu ce qui se passait quand on comptait sur le dollar en tant que réserve. Vous vous retrouvez coincé. Parce que vos réserves peuvent flétrir très vite.</p>
<p>Les Indiens ont une bien meilleure idée &ndash; ils achètent de l'or.</p>
<p>Voici ce qu'en dit Bloomberg :</p>
<p>"<em>L'or a atteint un niveau record après que la Banque centrale indienne a acheté 200 tonnes du métal au Fonds monétaire international, intensifiant ainsi les spéculations sur d'autres achats officiels</em>".</p>
<p>"<em>Cela va encourager les autres pays et les autres investisseurs -- surtout les Indiens, qui sont de toutes façons de gros acheteurs -- à sauter dans le marché</em>", a affirmé Leonard Kaplan, le président de Prospector Asset Management à Evanston, dans l'Illinois.</p>
<p>&#9642; La Banque de Réserve indienne a payé 6,7 milliards de dollars pour les lingots qu'elle a achetés entre le 19 et le 30 octobre. C'est "<em>le plus gros achat de la part d'une banque centrale sur une période aussi courte que nous avons connu depuis au moins 30 ans,</em>" a déclaré Timothy Green, auteur des <em>Ages de l'Or</em>. Le seul événement comparable à celui-ci, ce sont les achats réguliers des Etats-Unis entre les années 30 et les années 40.</p>
<p>"<em>C'est un achat refuge</em>",a expliqué Frank McGhee, "<em>l'or s'éloigne du dollar, ce qui peut le rendre encore plus haussier</em>".</p>
<p>Le métal a surperformé les actions et les obligations cette année en fonçant vers son neuvième bénéfice annuel. Le S&P 500 a augmenté de 15% en 2009 jusqu'à avant-hier, alors que les bénéfices sur les bons du Trésor américain à 10 ans ont baissé de 5,7%.</p>
<p>L'or pourrait atteindre une moyenne de 1 125 $ en 2010, "<em>avec une demande d'investissement solide appuyée par un environnement de taux d'intérêt réel négatif et de probables achats de la part des banques centrales</em>", ont déclaré dans un rapport les analystes de Desjardins Securities Inc. basés à Toronto.</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2258.html">L'or passe des poches de l'Occident à celles de l'Orient</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2256.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'argent des plans de relance n'atteint pas l'économie réelle</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2257.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 11:36:45 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Warren Buffet]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<category><![CDATA[BCE]]></category>
<category><![CDATA[Berkshire Hathaway]]></category>
<category><![CDATA[PIB US]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; La mécanique du <em>carry trade</em> est repartie de plus belle au lendemain du <em>statu quo</em> monétaire de la Fed. Ben Bernanke n'a pas dévoilé un seul élément nouveau pouvant inciter les cambistes à anticiper la prochaine mise en oeuvre d'une "stratégie de sortie de crise" qui équivaudrait à une réabsorption des liquidités en excédent. Et pourtant elles concourent à la formation d'une cascade de nouvelles bulles spéculatives.</p>
<p>La plupart des économistes s'accordent aujourd'hui sur le fait que les milliers de milliards de dollars injectés dans le système financier il y a un an sont littéralement confisqués par les brasseurs d'argent et n'irriguent qu'au compte-goutte l'économie réelle.</p>
<p>La Fed continue de faire comme si elle était dupe alors que la croissance des bonus (+40% en 2009) est inversement proportionnelle (par un facteur 10, c'est historique) à celle de l'emploi et de la consommation des ménages.</p>
<p>Si le PIB américain a rebondi, ce n'est pas parce que les banques ont rouvert les vannes du crédit mais bien parce que le Pentagone et les diverses agences qui veillent sur la sécurité nationale ont continué de dépenser sans compter, avec la bénédiction du Congrès et de la Maison Blanche.</p>
<p>Les opérations de soutien au secteur automobile ou aux achats de biens immobiliers ne constituent que des injections ponctuelles d'adrénaline directement dans le coeur du système économique. Mais dès que les effets se dissipent, le pouls de la croissance redevient extrêmement faible.</p>
<p>Le département du Commerce ne trompe personne en tapotant en cadence sur le stéthoscope -- et en révisant par exemple le mode de calcul du PIB -- pour faire croire que le malade possède un coeur de jeune homme prêt à se relever pour aller courir un marathon.</p>
<p>&#9642; Wall Street fait mine d'y croire, le coup de blues de mercredi soir est oublié et les indices américains -- attendus en progression de 0,6% -- n'ont pas tardé à déjouer une nouvelle fois tous les pronostics. Ils ont gagné d'entrée de jeu 1% puis 2% (en moyenne) au bout d'une heure de cotations, avec un Dow Jones qui tutoyait les 10 000 points et un Nasdaq grimpant de 2,4% à la mi-séance.</p>
<p>Les chiffres du jour ont certes été bons aux Etats-Unis, mais ils ne l'étaient guère en Europe hier matin -- les opérateurs se sont empressés de l'oublier. La réaction euphorique des places européennes à des éléments extérieurs laisse songeur...</p>
<p>Elles ont en effet repris 3% sur les plus-bas du jour -- ce genre d'écart en <em>intraday</em> n'est pas banal. Ce n'est certainement pas le <em>statu quo</em> de la Banque d'Angleterre et de la BCE qui ont pu doper de la sorte les cours de Bourse après un repli initial de 1,5%.</p>
<p>Le CAC 40 est ainsi repassé en moins de cinq heures de cotations de 3 617 points à 3 728 points avant d'en terminer sur une hausse confortable de 1,05% à 3 708 points. L'Euro-Stoxx 50 affichait d'ailleurs une performance parfaitement identique.</p>
<p>L'ampleur du mouvement s'expliquait cependant en fin d'après-midi par l'ajout du "facteur dollar". En effet, le billet vert rechutait en fin d'après-midi sous les 1,49 euro.</p>
<p>C'est la preuve que les marchés parient de nouveau sur la persistance d'une surabondance des liquidités durant de longs mois encore. Ce qui permet de réactiver les mécanismes du <em>carry trade</em> : avec une vente de dollars à découvert et des achats de toutes les autres classes d'actifs offrant une meilleure rentabilité (matières premières, portefeuilles boursiers, <em>junk bonds</em>, etc.).</p>
<p>Les opérateurs interrogés en direct depuis Wall Street affirmaient que leur optimisme s'alimentait d'abord de la contraction du chômage. Il a en effet chuté de 20 000 en données hebdomadaires fin octobre, au plus bas depuis janvier avec un total de 512 000. Des chiffres qui semblent de bon augure à la veille des chiffres officiels de l'emploi publiés cet après-midi.</p>
<p>&#9642; Il est difficile de ne pas écarquiller les yeux en découvrant la spectaculaire hausse de la productivité américaine au troisième trimestre 2009. Hors secteur agricole, elle a crû à un rythme annualisé à peine concevable de 9,5% aux Etats-Unis, alors que les analystes attendaient en général une hausse de l'ordre de 7%.</p>
<p>Illustrant le principe du <em>do more with less</em>, cette progression étourdissante s'explique par une chute de 5% du nombre d'heures travaillées alors que la production a augmenté de 4%. Cela signifie que la masse salariale distribuée se contracte fortement, ce qui risque de peser sur la consommation -- un phénomène qui affecte la plupart des pays développés.</p>
<p>De ce côté-ci de l'Atlantique, les derniers chiffres d'Eurostat parus jeudi matin révèlent que le volume des ventes du commerce de détail a fondu de 0,7% en septembre 2009 dans la Zone euro et de 0,4% dans l'Union européenne. Sur les 12 derniers mois, l'indice des ventes de détail a reculé de 3,6% dans la Zone euro et de 2,5% dans l'UE.</p>
<p>Vous conclurez qu'il n'y a pas de quoi se réjouir et que rien de tout cela ne préfigure une véritable reprise économique en V ! Même Jean-Claude Trichet -- qui se voulait un peu plus optimiste au sujet de la conjoncture lors de la conférence de presse tenue hier -- évite soigneusement de laisser penser qu'un tel scénario constitue une hypothèse de travail pour ses collègues de la BCE.</p>
<p>Il n'a pas manqué en revanche de souligner que l'activité sur les marchés semblait se normaliser. Les échanges interbancaires ont retrouvé une bonne fluidité, la confiance semble revenue et le risque d'une nouvelle crise systémique comparable à celle de l'automne 2008 apparaît plus qu'improbable.</p>
<p>Il aurait fallu qu'il ajoute : tant que la Fed maintiendra le robinet des liquidités grand ouvert !</p>
<p>&#9642; Et c'est là que ressurgit ce paradoxe qui ne cesse d'interpeller l'épargnant/contribuable sur le dos duquel tout semble reposer. Le marché redoute plus que tout au monde la matérialisation des premiers signes d'embellie sur le front de l'emploi et de la consommation car cela annoncerait la fin de l'argent gratuit. A moins que la Fed ne décide de provoquer ouvertement la Chine en donnant le feu vert aux marchés pour qu'ils se livrent à un massacre en règle du dollar, ce qui serait terriblement dangereux.</p>
<p>C'est ainsi que Wall Street et les places européennes ont continué de grimper cet été en dépit de signaux contradictoires. La presse et les opérateurs interrogés mettaient l'accent sur les "bonnes nouvelles économiques" mais les indices ne grimpaient jamais autant que lorsqu'un chiffre pourri venait se glisser au milieu de chiffres plus encourageants.</p>
<p>Wall Street veut bien d'une "reprise" mais à condition qu'elle soit laborieuse, fragile et surtout très lente. Infiniment lente de telle sorte que l'argent demeure gratuit le plus longtemps possible, afin aussi que les spéculations tous azimuts alimentées par les flux financiers dégagés via le <em>carry trade</em> puissent se dérouler dans des conditions de visibilité optimales.</p>
<p>Le pari sur une amélioration de la conjoncture n'est qu'un alibi. Les marchés espèrent tout le contraire, à l'image de ces patients qui après un grave accident deviennent accros aux antidouleur. Leur seule crainte est que leur médecin -- ou le bon docteur Bernanke -- leur annonce un beau jour une guérison complète et l'arrêt de leur traitement.</p>
<p>D'ailleurs, à part Warren Buffet, qui vient de s'acheter un réseau ferré pour 44 milliards de dollars, aucun financier de Wall Street n'investit ses excédents de <em>cash</em> dans "l'économie réelle".C'est bien trop aléatoire, beaucoup trop long et très mal vu de la part des agences de notations.</p>
<p>La preuve, Berkshire Hathaway risque de perdre sa notation triple A suite au rachat de la compagnie de chemin de fer Burlington Northern Santa Fe. Encore une preuve que la logique des marchés déraille !</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2257.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'or passe des poches de l'Occident à celles de l'Orient</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2258.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 12:22:49 GMT</pubDate>
<dc:creator>Dan Denning</dc:creator>
<category><![CDATA[or]]></category>
<category><![CDATA[Inde]]></category>
<category><![CDATA[Chine]]></category>
<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
<category><![CDATA[FMI]]></category>
<description><![CDATA[<p>Ca alors ! La Chine s'est fait coiffer au poteau par l'Inde, qui est repartie avec 200 tonnes d'or du FMI. Je vous l'accorde, l'Inde a dû payer 6,8 milliards de dollars en échange du métal jaune. Mais comme la Chine accumule l'or en tant qu'actif de réserve (dans chaque ménage ET à la banque centrale), tout le monde pensait que c'était dans la poche pour la Chine. Eh bien non !</p>
<p>Il se passe plus de choses qu'il n'y paraît dans cette histoire. La vente d'or du FMI faisait partie d'un plan visant à se décharger de 403,3 tonnes d'or. Ils en sont à la moitié, et vont utiliser l'argent récolté pour se financer et prêter aux pays en voie de développement (et peut-être au Royaume-Uni et aux Etats-Unis s'ils se retrouvent à sec). Mais que se passe-t-il d'autre ?</p>
<p>Par le passé, les grosses ventes d'or &ndash; principalement faites par les banques centrales européennes &ndash; noyaient le prix de l'or et le maîtrisaient. Pourquoi ont-ils vendu ?</p>
<p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" color="#ebdfd3" size="3">__________________________</font></p>
<p><strong>Les choses bougent pour l'or : profitez-en !</strong><br />Dans les circonstances actuelles, l'or représente sans aucun doute <em>LA</em> meilleure solution pour vous protéger contre le chaos qui engloutit les marchés actuellement.</p>
<p>Nous sommes sans doute sur le point de connaître la plus grande hausse du cours de l'or de toute l'histoire des marchés... une hausse qui a <u>toutes les chances</u> d'emmener le métal jaune <strong>jusqu'à 2 000 $</strong>... voire au-delà.</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMKB07/landing.html">Continuez votre lecture</a> pour découvrir pourquoi... et surtout pour savoir exactement <em>comment vous positionner pour en profiter !</em><em></em></p>
<p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" color="#ebdfd3" size="3">__________________________</font></p>
<p>Les dirigeants des banques centrales ont pensé qu'ils avaient trop d'or sur leurs bilans qui ne travaillait pas assez. En d'autres termes, ces banquiers modernes vous disaient : "L'or ne rapporte pas". Ils ont donc pensé qu'il était "prudent" d'échanger leurs réserves d'or contre des actifs qui rapportent des intérêts, comme les bons du Trésor. Jusqu'à maintenant, cela s'est révélé être une très mauvaise opération&hellip;et cela devient encore pire puisque l'or atteint des plafonds de plus en plus élevés.</p>
<p>Néanmoins, les dirigeants des banques centrales des pays occidentaux continuent à se débarrasser de leurs réserves d'or en les vendant aux dirigeants de banques centrales des pays orientaux&hellip;</p>
<p>La Banque centrale indienne est désormais l'heureuse propriétaire de 557 tonnes d'or. Ce qui en fait le dixième plus gros détenteur d'or parmi les banques centrales. Mais ce n'est sûrement pas terminé. L'or ne représente que six pour cent des réserves de change de l'Inde. Cela peut encore augmenter sans problème.</p>
<p>Mais n'oubliez pas la Chine. La Chine est à la tête de 2 300 milliards de dollars de réserves de change. Dont 70% &ndash; soit 1 600 milliards de dollars &ndash; sont en dollars américains. Elle possède un peu plus de 1 000 tonnes d'or. Cela représente moins de 2% de ses réserves de change et fait de ce pays le septième plus gros détenteur d'or. En réalité, le fonds indiciel de l'or négociable en Bourse (NYSE : GLD) possède plus d'or que la Chine. La France, l'Italie, le FMI, l'Allemagne et les Etats-Unis composent le top cinq.</p>
<p>Ce que cela implique, c'est que la Chine pourrait doubler (et doubler encore) ses réserves d'or il ne représenterait encore que moins de 10% de ses réserves de change. Comparez donc ça aux 66% de l'Italie, 69% de l'Allemagne, 70% de la France et 77% des Etats-Unis, d'après les chiffres officiels. Alors, quel est le problème ?</p>
<p>La menace de voir les banques centrales européennes remettre de l'or sur le marché sera toujours présente. Les banques centrales européennes viennent même de renouveler un accord sur cinq ans (qui implique le FMI) qui consiste à vendre, par an, un maximum de 400 tonnes de l'or qu'elles détiennent. Elles ont accepté de le faire pour se décharger de leur or de façon méthodique.</p>
<p>Mais nous ne serions pas surpris de voir les Européens ne pas réussir à vouloir vendre leur or. Notre bon vieux collègue de Londres, Adrian Ash (maintenant chez <a target="_blank" href="http://or.bullionvault.fr/">Bullion Vault</a>) est à la réunion annuelle de la London Bullion Market Association à Edimbourg. John Reade, analyste chez UBS et également présent à cette réunion, a dit que le représentant de la Banque centrale européenne, Paul Mercier, avait admis que les détenteurs d'or officiels ne seront plus des "vendeurs nets d'or". </p>
<p>Comme nous l'avions prédit plus tôt cette année, les banques centrales européennes préfèreraient stocker leur or plutôt que de le vendre sur un marché en hausse. Il y a peut-être un prix auquel elles accepteront de vendre, pour rembourser les dettes gouvernementales. Mais psychologiquement, le fait que les banques centrales veulent conserver l'or et non le vendre est assez important. </p>
<p>Cela montre également comment la balance du pouvoir économique mondial penche de plus en plus vers l'Orient. C'est vrai, les banques européennes peuvent encore déverser de l'or dans le marché pour noyer le prix. Mais entre les ETF, les banques centrales acheteuses en Inde et en Chine, et le citoyen lambda dans les rues de Pékin, de Bombay et d'ailleurs, il y a désormais plus d'acheteurs d'or que de vendeurs.</p>
<p>Et si nous ne nous sommes pas trompé quand nous avons dit que le Crise Financière Mondiale se transformait en Crise de la Dette Gouvernementale, alors les arguments en faveur de l'or sont d'autant plus solides. Cela explique pourquoi les <em>futures</em> aurifères ont pris 3% du jour au lendemain et l'or a atteint un nouveau plafond à 1 084,90 $ mercredi.</p>
<p>La seule inquiétude ? Il y a tant de gestionnaires de fonds de couverture et d'experts qui chantent la même chanson : long sur l'or et court sur les bons du Trésor américain. Cela fait penser à un "marché encombré". En tant que contrarien, vous avez de bonnes raisons de craindre de devenir rapidement une victime.</p>
<p>Néanmoins, à long terme, la fin du Super Cycle de la monnaie fiduciaire pourrait aboutir à la remonétisation de l'or. C'est ce à quoi on assiste en ce moment. Et c'est sûrement ce que l'on va voir pendant encore quelques années. Cela devrait également bénéficier aux autres métaux précieux, et évidemment, aux actions sur les métaux précieux.</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2256.html">Fièvre indienne sur l'or</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2258.html</guid>
</item>
<item>
<title>Mettez de l'engrais dans votre portefeuille</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2259.html</link>
<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 13:49:19 GMT</pubDate>
<dc:creator>Ingrid Labuzan</dc:creator>
<category><![CDATA[engrais]]></category>
<category><![CDATA[potasse]]></category>
<category><![CDATA[agriculture]]></category>
<category><![CDATA[PotashCorp]]></category>
<category><![CDATA[Agrium ]]></category>
<description><![CDATA[<p>Certains ont fait une croix sur les bijoux, d'autres sur les vacances, certains sur les vêtements. La crise oblige à revoir les budgets. Mais que se passe-t-il lorsqu'on est contraint de couper dans l'essentiel ? C'est le dilemme auquel ont dû faire face les agriculteurs : fallait-il poursuivre les achats d'engrais, matériaux chers mais bénéfiques aux récoltes ?</p>
<p>La réponse a été non, comme le prouve la chute de 70% des exportations de potasse, important composant des engrais, au cours des six premiers mois de 2009. Pourtant, il n'est pas envisageable que cette réduction se poursuive. </p>
<p><strong>Rendement et rentabilité passent par les engrais</strong><br />Parlons simplement en termes d'offre et de demande. Il faudra doubler la production agricole mondiale d'ici à 2050, afin de nourrir toute la population. La croissance démographique, voilà le premier facteur qui va tirer les activités agricoles au cours des décennies à venir. A cela s'ajoute un autre élément : l'évolution des habitudes alimentaires.</p>
<p>Il faut 7 kg de céréales pour produire 1 kg de viande. Viande qui entre de plus en plus dans les menus des pays en voie de développement, comme en témoigne l'exemple de la Chine. La consommation de viande y a été multipliée par deux depuis 1985 et elle pourrait encore bondir de 50% d'ici à 2020, selon JP Morgan. Augmenter le rendement des terres cultivées est donc un enjeu essentiel pour les agriculteurs, surtout que les stocks de matières premières agricoles sont déjà à des niveaux bas, donc menaçants.</p>
<p>Or les engrais sont indispensables pour augmenter les rendements : 1 $ investi en engrais rapporte 3 $ à l'agriculteur. Preuve, également, que cet "ingrédient" est indispensable : il fait l'objet de politiques protectionnistes. Ainsi, il y a presque un an, le bureau de Shanghai du <em>Washington Post </em>révéla que la Chine avait adopté une série de mesures, après la flambée des matières agricoles et l'apparition de la sécurité alimentaire comme enjeu de premier plan pour les Etats. "L'une des mesures les plus extrêmes à avoir été prises fut celle d'imposer de nouvelles taxes d'exportation, afin d'empêcher les denrées essentielles telles que les engrais et les grains de quitter le pays."</p>
<p><strong>Concentration en vue chez les producteurs</strong><br />Parmi les éléments de base des engrais se trouvent les phosphates ou encore la potasse. Des composants extraits de mines. Or les barrières à l'entrée de cette activité sont élevées. Il faut 10 ans pour exploiter une nouvelle mine. Ne s'improvise pas mineur qui veut. Résultat : les grands acteurs du secteur se lancent certes dans des projets de nouvelles mines, mais aussi, et surtout, dans la course aux rachats.</p>
<p>Chacun lorgne son voisin, surtout que les besoins devraient exploser en 2010, selon Bill Doyle, un des dirigeants de PotashCorp, le premier producteur mondial de potasse. Les agriculteurs qui n'ont pas utilisé d'engrais cette année ont épuisé leurs terres et vont avoir besoin de beaucoup de fertilisants pour améliorer leurs prochaines récoltes. </p>
<p>PotashCorp dit ne pas vouloir se lancer dans de grandes acquisitions cette année, mais suggère la possibilité de renforcer les positions qu'il détient déjà dans plusieurs autres fabricants d'engrais : Arab Potash Company (Jordanie), Israel Chemicals Ltd, Sociedad Química y Minera de Chile (Chili), Sinofert Holdings Ltd (Chine).</p>
<p>L'Australien BHP Billiton scrute également les entreprises et cherche à racheter un producteur d'engrais. En ce moment, son intérêt se porterait sur Mosaïc, société également convoitée par le Brésilien Vale. Agrium, qui affiche une belle performance en Bourse, s'est lancé dans une offre hostile de rachat de CF Industries Holdings.</p>
<p>Bien qu'il ne soit pas toujours facile pour les investisseurs de débrouiller les fils tissés entre proies et prédateurs, il n'en demeure pas moins que le moment est idéal pour se positionner sur ce secteur qui a été pénalisé par la crise.<br />[Découvrez les conseils d'Ingrid pour investir dans ce secteur <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/DEP/WDEPKB01/landing.html">en continuant votre lecture...</a>]</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091106-2259.html</guid>
</item>
<item>
<title>Fraude au PIB : ne vous laissez pas tenter par les marchés actions</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091105-2253.html</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 10:14:04 GMT</pubDate>
<dc:creator>Nos Rédacteurs Agora</dc:creator>
<category><![CDATA[PIB US]]></category>
<category><![CDATA[immobilier]]></category>
<category><![CDATA[consommation des ménages]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Il s'est passé une chose intéressante la semaine dernière. Jeudi, le gouvernement américain a annoncé les chiffres du PIB pour le troisième trimestre. Les résultats ont fait remonter toutes les attentes et ont entraîné les investisseurs dans une frénésie d'achat. Le S&P 500 a terminé la journée avec une augmentation de 2,3%.</p>
<p>Mais vendredi, les investisseurs se grattaient la tête d'une main... et cliquaient sur le bouton "vendre" de l'autre. Apparemment, "l'homme de la rue" ne s'en sort pas si bien... même si partout autour de lui, on annonce une amélioration de l'économie. Selon le ministère du Commerce, les dépenses des consommateurs ont chuté de 0,5% au mois de septembre, et le marché immobilier patauge toujours.</p>
<p>&#9642; "La construction de nouvelles maisons est 74% en dessous du sommet qu'elle a atteint en janvier 2006," déclare Forbes. "La chute est bien plus grave que la baisse de 46% en 1981, et plus encore de celle de 60% entre 1986 et 1991."</p>
<p>Il y a maintenant près de 20 millions de maisons inhabitées aux Etats-Unis. Cela fait un sacré chiffre.</p>
<p>Vendredi, au moment de la clôture, les investisseurs avaient perdu tous leurs bénéfices de jeudi...et même un peu plus. Comment est-ce possible ?</p>
<p>"Ne croyez pas à l'augmentation du PIB", déclare notre collègue <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/DanDenning.html" target="_blank" title="Dan Denning">Dan Denning</a>. "Les gros problèmes de l'économie &ndash; trop de dettes, trop d'effets de levier, trop d'interventions du gouvernement &ndash; sont toujours présents. Ils n'ont pas disparu du jour au lendemain. Nous préférons vous prévenir : se laisser entraîner dans les actions maintenant par les chiffres du PIB des Etats-Unis est une très mauvaise idée.</p>
<p>"Bien sûr, nous pourrions avoir tort," continue Dan. "Peut-être que les actions vont encore augmenter de 20%. Ou de 30%. Ou de 50%. Mais c'est peu probable. Il est plus probable que la récession soit terminée, mais que la Dépression ne fasse que commencer."</p>
<p>"Elle a commencé parce que ce que montrent en réalité les chiffres du PIB des Etats-Unis, c'est un secteur privé en plein retrait, dont les revenus diminuent, les actifs perdent en valeur et le coût d'entretien de la dette augmente. Le secteur public s'est engouffré dans cette énorme brèche, armé de son arsenal de programmes inefficaces et idiots qui donnent l'illusion d'une activité économique, mais qui en réalité, empêchent l'économie de se débarrasser de sa capacité excessive et de ses mauvaises dettes (ces deux choses qui font obstacle à une véritable reprise)."</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091105-2253.html</guid>
</item>
<item>
<title>L'or, refuge contre la déflation</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091105-2254.html</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 11:56:26 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[inflation]]></category>
<category><![CDATA[Nouriel Roubini]]></category>
<category><![CDATA[or]]></category>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Parmi les paradoxes qui intriguent nos lecteurs -- et ils ont bien raison de nous questionner sans relâche sur nombre de sujets sensibles qui rebutent la plupart des medias économiques --, il y a la hausse de l'or sur fond de scénario déflationniste.</p>
<p>L'heure de remettre notre ouvrage sur le métier a effectivement sonné hier avec <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMKB05/landing.html">un nouveau record historique inscrit par l'once d'or à 1 097 $</a> et la parution d'une nouvelle interview de Nouriel Roubini qui prédit une sévère vague de déflation "à la japonaise" d'ici 2012 aux Etats-Unis.</p>
<p>Les commentateurs admettent bien volontiers que le métal précieux fait office de substitut au dollar, un rôle que le pétrole joue de façon non moins évidente depuis 2005/2006.</p>
<p>Cela signifie que l'or noir peut grimper en totale déconnexion par rapport à la demande mondiale en matière énergétique, son cours étant inversement proportionnel à la masse de dollars en circulation -- ou qui serait appeler à circuler sur la base du taux de croissance des déficits américains anticipé d'ici 12 ou 24 mois.</p>
<p>Il faut cependant se méfier des violents retours de balancier sur le marché des matières premières lorsque certains opérateurs influents décident que la hausse n'est plus tenable, car trop déconnectée de la demande réelle. C'est bien évidemment parce qu'ils comptent matérialiser de gros écarts à la baisse avant de ressortir leurs études sur le <em>peak oil</em>, le peu de substituts économiquement viables aux énergies fossiles dans les pays développés ou la courbe de progression des importations indiennes et chinoises à l'horizon 2020/2030.</p>
<p>Tout cela est bien connu et rythme le graphique en montagnes russes de l'or noir depuis 30 ans. L'inflation n'a en revanche toujours pas refait surface en Occident depuis les années Greenspan, en dépit d'une surabondance de liquidités qui a permis de gonfler successivement plusieurs bulles d'actifs -- la dernière en date était celle des actions ces six derniers mois.</p>
<p>&#9642; L'inflation dont rendent compte les statistiques officielles semble en fait étroitement corrélée à l'évolution des salaires moyens en Europe comme aux Etats-Unis -- le pouvoir d'achat n'augmente plus depuis les années Reagan pour les classes moyennes &ndash; par rapport à la courbe des revenus distribués. Celle-ci continue de progresser à un rythme plus soutenu que la croissance, grâce aux dividendes, ristournes fiscales, bonus et autres primes discrétionnaires.</p>
<p>L'explication fait grincer beaucoup de dents : de récentes études ont démontré que 80% de la richesse supplémentaire créée aux Etats-Unis depuis 2001 a été captée par les 5% de citoyens les plus riches. Et plus de 50% de cet excédent l'a été par les 1% les plus fortunés.</p>
<p>Il en résulte une fracture sociale majeure dont la meilleure expression est la relative sagesse des prix de "ce qui se consomme" (grâce surtout aux importations massives de produits à bas coût de production en provenance des pays émergents) et une inflation galopante du prix des "actifs" (immobilier et dérivés de crédit, actions, matières premières, marché de l'art, métaux précieux...).</p>
<p>C'est ainsi que la plupart des contribuables ne parviennent pas à faire le lien entre une déflation "statistiquement prouvée" (de l'ordre de -1,5% ces 12 derniers mois) et une perte régulière de pouvoir d'achat. Cette dernière résulte du coût exorbitant du budget immobilier (que ce soit pour acheter ou louer), de la hausse des taxes locales et foncières, des frais médicaux ou scolaires.</p>
<p>Ce qui précède constitue une double incitation à ne pas consommer : si les prix doivent encore chuter, pourquoi acheter dès aujourd'hui. Si les salaires continuent d'être renégociés à la baisse, tandis que les frais incompressibles augmentent, il serait plus prudent de ne pas faire de folies. Et c'est sans compter sur la rareté du crédit et l'impératif du désendettement qui frappe la plupart des ménages confrontés à une situation de <em>negative equity</em> sur la valeur de leur logement.</p>
<p>&#9642; Nouriel Roubini a donc raison : la paupérisation d'une immense majorité d'Américains pourrait se traduire par un processus déflationniste de longue haleine et un changement radical des (mauvaises) habitudes de (sur)consommation. Il faut y ajouter le poids de la dette par contribuable. Elle a plus que doublé depuis 2003 avec le début de la guerre sans fin contre le terrorisme puis le récent renflouement du système financier américain -- pour un coût de 3 500 milliards de dollars.</p>
<p>Les rédacteurs ont également raison d'anticiper l'établissement de nouveaux records absolus sur l'or, non pas comme outil de lutte contre l'inflation mais bien comme refuge en cas d'incapacité de la Fed à préserver la valeur du dollar. La déflation signifie en effet une baisse des recettes fiscales : moins de TVA, moins de charges prélevées sur une masse salariale en contraction, moins d'impôts sur les bénéfices avec des marges sous pression, etc.</p>
<p>Nous attendons avec un certain scepticisme la confirmation de la reprise économique si le moteur de la consommation ne repart pas aux Etats-Unis, et alors que le coût des déficits pourrait bientôt ne même plus dépendre des taux pratiqués par la Fed mais bien du coût de l'argent sur le marché des capitaux.</p>
<p>&#9642; La Fed se retrouve bel et bien confrontée à une alternative sans solution satisfaisante. Soit elle augmente les taux avant le second semestre 2010 et elle tue l'embryon de croissance obtenu à coup de subventions publiques. Soit elle maintient les taux très bas et les détenteurs de dollars s'en débarrasseront à la première occasion -- dès que Ben Bernanke annoncera qu'il vient d'autoriser le rachat des bons du Trésor dont les étrangers ne veulent plus. Ce qui aboutira de toute façon à une hausse du coût du financement de la dette américaine.</p>
<p>Nous faisons donc le pari que les marchés n'auront pas le loisir de se réjouir très longtemps d'un maintien intégral du <em>statu quo</em> en matière de stratégie monétaire de la part de la Fed.</p>
<p>Un consensus se dessinait même hier en faveur d'un communiqué qui confirmerait la perspective de taux demeurant "très bas très longtemps", sans que Ben Bernanke ne change une virgule par rapport aux <em>minutes</em> publiées à la mi-octobre.</p>
<p>&#9642; Wall Street affichait à la mi-séance des performances moins ambitieuses que celles observées en Europe (+1,9%) en fin d'après-midi. Le Dow Jones gagnait à peine 1,1%, le S&P 500 0,9% et le Nasdaq se contentait de 0,6%. A Paris, la journée de mercredi fut de celles qui rappellent les bouffées d'euphorie des mois estivaux avec un gain de 2,4% pour le CAC 40 et un retour au-dessus des 3 670 points.</p>
<p>Le moral des investisseurs s'est nettement raffermi hier à mesure que le dollar affichait des disposions inverses. Il a rechuté de 0,8%, ce qui favorise en théorie les valeurs exportatrices. Ceci a permis de digérer le recul surprise de l'activité dans les services aux Etats-Unis -- un chiffre publié à 16 heures -- avec un score de 50,6 (contre 50,9 en septembre) au lieu des 51,5 espérés.</p>
<p>Même constat avec l'enquête mensuelle d'ADP. Elle a dévoilé la suppression de 203 000 emplois en octobre (au lieu de 190 000 anticipés) outre-Atlantique. Cela n'a guère indisposé les investisseurs qui auront surtout noté que le chiffre des licenciements au mois de septembre à été fortement revu à la baisse. Le parti pris en faveur du verre à moitié plein est de retour... mais cela ne durera pas si les marchés réalisent que le caddie du consommateur américain reste lui... à moitié vide.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091105-2254.html</guid>
</item>
<item>
<title>Vous en rêviez. Le CFD est enfin opérationnel. Et il est fait pour vous</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091105-2255.html</link>
<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 13:12:49 GMT</pubDate>
<dc:creator>Nos Rédacteurs Agora</dc:creator>
<category><![CDATA[CFD]]></category>
<category><![CDATA[Contrat Financier pour Différence]]></category>
<category><![CDATA[effet de levier]]></category>
<category><![CDATA[spreads]]></category>
<description><![CDATA[<p>Vous pensez que Total va gagner 2% aujourd'hui ?</p>
<p>Vous aimeriez investir 10 000 euros sur ce trade que vous débouclerez ce soir pour tenter de gagner 200 euros. Mais vous n'avez que 1 000 euros à disposition ?</p>
<p>Eh bien avec les CFD, avec seulement 1 000 euros vous pouvez prendre une position de 10 000 euros sur Total. C'est possible. Et ça peut devenir rapidement très rentable.</p>
<p>Explications...</p>
<p><strong>Une transaction sur marge<br /></strong>Les CFD ou "Contrat Financier pour Différence" permettent de profiter des variations de cours d'un sous-jacent (une action, un indice, une matière première, une devise...) sans pour autant détenir physiquement la valeur.</p>
<p>La position est prise par votre intermédiaire financier. Les CFD sont donc des transactions sur marge.</p>
<p>Donc si Total gagne 2%, vos 1 000 euros (qui vous permettent de prendre une position de 10 000 euros) auront rapporté 200 euros (10 000 euros x 2%). Soit 20% par rapport à la mise réelle de 1 000 euros.</p>
<p>Vous n'investissez donc pas la totalité du montant sur la transaction (10 000 euros) mais engagez seulement une couverture (ou marge) de 1 000 euros.</p>
<p><em>In fine</em>, seule la différence résultant de la position, à savoir dans notre cas le gain de 200 euros, sera créditée sur votre compte.</p>
<p>Cette marge est le montant minimum de garanti qui doit être sur votre compte -- il est toutefois vivement conseillé d'avoir des liquidités supérieures à la marge requise. Celle-ci est variable : elle est en général de 10% pour les actions (soit un effet de levier de 10) mais passe par exemple sous les 5% pour les matières premières ou les devises (soit un levier minimum de 20).</p>
<p><strong>L'effet de levier vous aide à tirer profits de petits mouvements, en immobilisant un capital réduit<br /></strong>Prenons un autre exemple concret. C'est toujours mieux qu'on long discours.</p>
<p>Les cours de l'or ont rebondi dans la nuit à New York et la société aurifère Barrick Gold a dévoilé hier après clôture des résultats supérieurs aux attentes du marché. Aussi, fort d'une configuration graphique attrayante, une prise de position sur le titre Harmony Goldvous semble pertinente à l'ouverture pour jouer une hausse de la valeur ce jour.</p>
<p>Vous souhaitez prendre position à hauteur de 5 000 euros sur l'action Harmony Gold. L'action valant 8 euros vous en achetez 625 en CFD (625 x 8=5 000 euros).</p>
<p>La marge requise (levier) étant de 10% vous n'immobilisez seulement que 500 euros. Et non 5 000 euros.</p>
<p>Votre anticipation s'avère exacte et à 16h, l'action vaut 8,40 euros, soit une progression de 5% depuis votre entrée. Vous revendez vos CFD à ce cours pour un montant total de 5 250 euros (625 x 8,40 euros).</p>
<p>Vous encaissez donc 250 euros, pour une mise effective de 500 euros. Soit un rendement brut de 50% par rapport aux 500 euros immobilisés. Simple, non ?</p>
<p><strong>Pourquoi le CFD est l'outil de spéculation le plus complet qui soit. De loin<br /></strong>Maintenant, je vais vous convaincre que les CFD, de par leur transparence et leur simplicité, sont les outils de spéculation les plus complets du marché.</p>
<p>Premier point de ma comparaison : les produits dérivés de type warrants, turbos ou certificats.</p>
<p>1. D'une part, les <em>spreads</em> de cotation sur CFD sont très réduits et correspondent en général aux <em>spreads</em> de marché du sous-jacent. Il n'y a donc ici plus d'écartement de fourchette "<em>bid/ask</em>" intempestive ou de retrait inexpliqué du teneur de marché.</p>
<p>2. Ensuite, avec les CFD, on ne parle plus de valeurs temps, de volatilité implicite, ou encore de barrière désactivante... Ils sont très simples dans leur fonctionnement.</p>
<p>3. Par rapport au SRD maintenant nous avons, pour la défense des CFD, un large choix de sous-jacents (plus de 6 000 sous-jacents accessibles via les CFD &ndash;&ndash; indices, actions, devises, matières premières... &ndash;&ndash; contre seulement 120 pour le SRD), un taux de financement des positions 25% moins cher, et enfin pas de liquidation mensuelle ou de droit de garde...Qui dit mieux ?!</p>
<p>Voilà qui vous permet d'adopter n'importe quelle stratégie pour vous adapter aux conditions de marché. Tous les CFD peuvent être vendus à découvert &ndash;&ndash; contrairement aux titres physiques qui sont parfois "interdits à la vente à découvert". Vous pouvez ainsi jouer les tendances baissières comme haussières ce qui, avec les retournements et la volatilité actuelle, est un avantage certain</p>
<p><strong>Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !</strong><br />Avec le CFD, il vous faut IMPERATIVEMENT maîtriser votre risque. </p>
<p>Car si le potentiel de gain est très important, le potentiel de perte, si vous ne gérez pas bien votre risque, est à la hauteur. Donc il vous faudra toujours TOUJOURS protéger vos positions avec des ordres stop adéquats pour couper vos positions si le marché partait dans le mauvais sens. Une gestion rigoureuse du risque s'impose.</p>
<p>Reprenons notre exemple :</p>
<p>Si Total perdait 3% dans la journée, vos 1 000 euros (qui vous permettent de prendre une position de 10 000 euros) auront généré une perte de 300 euros (10 000 euros x 3%). Soit 30% par rapport à la mise réelle de 1 000 euros.</p>
<p>Et cette perte sera débitée de votre compte.</p>
<p>Mais si vous aviez mis un stop à 1% en dessous du cours d'entrée sur Total, vous auriez pu limiter votre perte à 100 euros.</p>
<p><strong>Jouez le potentiel en blindant le risque<br /></strong>Vous l'aurez donc compris, une fois votre compte CFD ouvert, avec l'appui d'un bon conseiller et d'une plateforme réactive, il ne vous aura jamais paru aussi simple de gagner de l'argent en Bourse !</p>
<p>Dans les semaines à venir, je m'engage à vous le prouver noir sur blanc. Preuves à l'appui !</p>
<p>En attendant, et pour ceux qui sont intéressés, vous pouvez en savoir plus en venant à la conférence sur le trading et les CFD qui se tient le 13 novembre à Paris. Pour en savoir plus, cliquez ici :</p>
<p>[En attendant, et pour ceux qui sont intéressés, vous pourrez en apprendre plus lors du CFD Day qui se tient le 13 novembre à Paris. Au programme de cette journée de formation gratuite, des conférences consacrées exclusivement aux CFD et la présence exceptionnelle d'un invité de marque : <strong>John Bollinger</strong> -- LE concepteur des célèbres bandes de Bollinger utilisées sur les plus  grandes places financières de la planète. Pour assister à cette journée et rencontrer un des grands maîtres à penser des marchés boursiers, <a target="_blank" href="http://www.institutdelabourse.fr/conference/formconfcfd2009?refer=agora">il suffit de vous inscrire gratuitement au CFD Day...</a>]</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091105-2255.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le début d'une nouvelle ruée sur l'or ?</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091104-2250.html</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 09:35:27 GMT</pubDate>
<dc:creator>Chris Mayer</dc:creator>
<category><![CDATA[or]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[reprise économique]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Je crois que nous en sommes encore au début de ce qui pourrait devenir une ruée sur l'or. Alors qu'il y a beaucoup de gens qui parlent de l'or et que le prix de l'or est proche de son niveau record, cela reste un actif peu possédé.</p>
<p>Seule une petite partie des investisseurs possède de l'or. Très peu d'institutions en possèdent. Maintenant que nous avons des données sur l'or qui battent tous les records du marché sur 10 ans, ce métal va beaucoup plus attirer l'attention.</p>
<p>Je pense que cette attention va tôt ou tard l'amener à un prix de 2 000 - 3 000 $, facilement -- peut-être plus. Jusqu'à maintenant, l'or est resté relativement stable depuis 2000. Dans la dernière ligne, la phase de folie, il y a toujours un mouvement brusque et explosif avant que tout se termine. Nous n'en sommes pas encore là.</p>
<p>Pour ce qui est de faire redescendre l'or, je pense qu'une bonne reprise économique pourrait le faire dérailler pendant un temps, mais tant que le dollar américain continue à atteindre de nouveaux planchers, je pense que le prix de l'or va continuer à monter.</p>
<p>La plupart des gens voient l'or comme une couverture contre l'inflation. Pour moi, c'est plus que ça. L'or est surtout un bon pari contre la solvabilité des émetteurs de devises papier.</p>
<p>En d'autres termes, comme la solvabilité du gouvernement américain s'affaiblit -- la faute aux dettes et aux déficits importants -- l'or va être un actif solide... et les actions aurifères devraient être une bonne façon d'extraire l'essence de vos bénéfices sur l'or. Si l'or esquisse le moindre recul, je serai acheteur.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091104-2250.html</guid>
</item>
<item>
<title>Warren Buffett s'offre la BNSF </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091104-2251.html</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 12:58:53 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<category><![CDATA[Banque centrale d'Australie]]></category>
<category><![CDATA[US Bancorp]]></category>
<category><![CDATA[Warren Buffett]]></category>
<category><![CDATA[BNSF]]></category>
<category><![CDATA[fret]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; La dynamique baissière est clairement enclenchée sur les principales places financières mondiales depuis 10 jours -- sauf peut-être à Shanghai, qui continue de faire grimper les PER vers des sommets rivalisant avec ceux observés au Japon au début des années 90. L'inversion de polarité est si profonde qu'aucune bonne nouvelle ne semble parvenir à redonner du tonus aux indices boursier.</p>
<p>Les commentateurs, qui y perdent leur latin, invoquent un phénomène de fait accompli. Ce dernier s'imposerait à chaque fois que les indices démentent les anticipations haussières induites par des éléments d'actualité jugés favorables -- et nous confirmons qu'ils le sont aujourd'hui... bien plus qu'en période estivale où Wall Street s'envolait de 2% ou 3% à partir de rien.</p>
<p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" color="#ebdfd3" size="3">__________________________</font></p>
<p><strong>Les choses bougent pour l'or : profitez-en !</strong><br />Dans les circonstances actuelles, l'or représente sans aucun doute <em>LA</em> meilleure solution pour vous protéger contre le chaos qui engloutit les marchés actuellement.</p>
<p>Nous sommes sans doute sur le point de connaître la plus grande hausse du cours de l'or de toute l'histoire des marchés... une hausse qui a <u>toutes les chances</u> d'emmener le métal jaune <strong>jusqu'à 2 000 $</strong>... voire au-delà.</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMKB03/landing.html">Continuez votre lecture</a> pour découvrir pourquoi... et surtout pour savoir exactement <em>comment vous positionner pour en profiter !</em></p>
<p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" color="#ebdfd3" size="3">__________________________</font></p>
<p>Tant que les marchés grimpaient, tout le monde se réjouissait de l'aubaine -- et peu importaient les raisons qui rendaient beaucoup plus riches tous ceux qui faisaient gonfler leurs bonus avec l'argent des contribuables. Ces derniers semblaient d'ailleurs s'estimer assez heureux avec les quelques miettes sucrées (des gains virtuels auxquels il leur est interdit de toucher) qui s'accumulaient sur le relevé mensuel de leur plan d'épargne-retraite "401(k)".</p>
<p>C'était une hausse gouvernée par les liquidités -- du type de celles qui dégagent de fortes vapeurs d'alcool et provoquent une griserie qui engendre toutes les audaces. Cependant, une rumeur se répand selon laquelle la Fed aurait résolu d'éloigner le bol de punch : même si elle s'en saisit avec délicatesse et commence à le siphonner discrètement, les organisateurs de l'orgie haussière savent exactement à quoi s'attendre. D'ici peu, la fête sera moins folle !</p>
<p>Les marchés ont commencé à se dégriser très tôt mardi martin ; le mal aux cheveux a perduré jusqu'en début d'après-midi. Les places européennes, en repli initial de 1,2%, perdaient 2,5% en moyenne à l'heure du déjeuner -- avant de rebondir pour des raisons qui ont un rapport très direct avec le titre de cette chronique... et que nous gardons pour la fin.</p>
<p>Le CAC 40 (-1,5%) a terminé vers 3 584 points, après avoir inscrit un plancher en séance à 3 550 points. C'est une performance légèrement moins négative celle de l'Euro-Stoxx 50 -- qui abandonne 1,8% dans le sillage des valeurs financières.</p>
<p>Les banques souffrent depuis un mois d'une accumulation de petits désagréments qui s'apparente par certains aspects au développement des symptômes pré-grippaux. Elles sont victimes de courbatures (suite à un effort haussier un peu trop violent ?), et la conjoncture commence à les faire toussoter.</p>
<p>La croissance aux Etats-Unis et en Europe pourrait s'avérer moins forte que prévu en 2010, de l'aveu même des conseillers de la Maison Blanche... Mais ce qui commence véritablement à donner des maux de tête aux marchés, c'est l'impression que l'environnement monétaire pourrait devenir moins favorable à l'échelle planétaire.</p>
<p>&#9642; La Banque centrale d'Australie a rehaussé mardi matin, pour la deuxième fois en à peine un mois, son taux directeur de 0,25% (à 3,5%)... et elle indique clairement que ce n'est pas terminé. Même si la conjoncture australienne est en avance sur le cycle des pays développés (grâce à la flambée des matières premières non agricoles), ceci laisse craindre que la Fed revienne sur sa politique d'assouplissement quantitatif pour défendre le dollar.</p>
<p>A ce questionnement s'ajoute l'annonce de pertes plus lourdes que prévu chez UBS. Le groupe helvétique a enregistré une perte de 564 millions de francs suisses au troisième trimestre, signant son quatrième trimestre de suite dans le rouge. En Angleterre, les banques nationalisées il y a un an continuent de perdre de l'argent. Elles vont devoir procéder à de nouvelles augmentations de capital (Lloyd's, notamment) puis réduire encore leurs effectifs.</p>
<p>De nombreuses banques américaines pourraient être confrontées à des difficultés de trésorerie, d'après un haut responsable de la Fed. Il va devenir beaucoup plus difficile de procéder à des appels au marché cet automne alors que de nouvelles vagues de pertes se profilent dans le secteur du crédit immobilier pour 2010 et 2011.</p>
<p>Jon Greenlee, le directeur associé à la supervision du secteur bancaire de la Réserve fédérale, a effectivement déclaré ce lundi devant des membres de la Chambre des représentants que les banques américaines restaient sous la menace de pertes liées aux prêts immobiliers et que nombre d'entre elles n'avaient pas le capital nécessaire pour y faire face.</p>
<p>D'après les calculs des spécialistes des crédits à remboursement ajustable, l'année 2010 pourrait s'avérer la plus redoutable de l'histoire des Etats-Unis en matière de défauts de paiement. Sont notamment concernés sur les "ARM" (5/25 ou 5/35 ans) et les "Alt-A" (prêts à "géométrie variable").</p>
<p>&#9642; La menace d'un nouveau déferlement de dettes toxiques se profile pour les 18 à 24 prochains mois ; la FDIC se démène donc pour adosser les établissements à risques à des groupes bancaires bénéficiant du soutien des contribuables via la garantie du TARP.</p>
<p>Prenez US Bancorp, par exemple. Malgré l'étendue de ses propres difficultés d'avant-crise, cette banque vient encore de racheter neuf banques locales d'un coup, pas plus tard que vendredi dernier (le 30/10/09).</p>
<p>Au total, plus de 16 milliards de dollars d'actifs de banques en faillite ont été absorbés depuis un an par US Bancorp... Un exemple éclairant parmi tant d'autres ; il prouve que si les conduites à risque prolifèrent tous azimuts depuis un an, elles sont largement encouragées par la FDIC, avec la bénédiction de la Fed et du Congrès américain.</p>
<p>&#9642; Warren Buffett avait donné l'exemple l'an passé en faisant son marché dès le printemps 2008. Il avait racheté des banques irlandaises... mais il s'en était mordu les doigts. Il avait récidivé au milieu de l'automne en rentrant en force dans le capital de Goldman Sachs, ce qui s'est avéré beaucoup plus payant -- mais le sage d'Omaha constate que l'économie réelle commence tout juste à redémarrer.</p>
<p>Il est donc encore temps de prendre le train de la croissance en marche. C'est ce que Warren Buffett a entrepris en se proposant de faire l'acquisition de la compagnie de fret ferroviaire Burlington Northern Santa Fe Corporation (BNSF) pour un montant total d'environ 44 milliards de dollars (soit 77,5% du capital que sa holding Berkshire Hathaway ne possédait pas encore), dette de 10 milliards de dollars incluse.</p>
<p>Les titres Burlington Northern ont ainsi flambé de plus de 20% pour s'établir à 97,5 $ -- tout près du prix proposé qui est de 100 $ "tout rond" par action.</p>
<p>C'est un investissement écologique et "citoyen" selon Warren Buffett... mais c'est aussi un pari sur l'avenir du fret ferroviaire et donc sur le rebond de l'activité aux Etats-Unis. Souvenez-vous que nous avions souligné en septembre dernier que le tonnage de charbon transporté cet été avait reculé de 5% -- alors que l'industrie américaine était censée retrouver sa vigueur des années 2000.</p>
<p>Pour l'heure, Warren B. et Berkshire Hathaway viennent de s'offrir un beau jouet grandeur nature d'une valeur de 44 milliards de dollars. C'est un investissement qui doit pouvoir s'amortir sur du long terme... à condition que la finance spéculative ne transforme de nouveau l'économie en un vaste jeu vidéo où seuls comptent les réflexes à la microseconde de traders hypnotisés par leurs écrans.</p>]]></description>
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</item>
<item>
<title>Le gaz de schiste américain, avenir du secteur énergétique ?</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091104-2252.html</link>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 15:46:59 GMT</pubDate>
<dc:creator>Sylvain Mathon</dc:creator>
<category><![CDATA[brut]]></category>
<category><![CDATA[shale gas]]></category>
<category><![CDATA[pétrole]]></category>
<category><![CDATA[secteur énergétique]]></category>
<category><![CDATA[gaz de schiste]]></category>
<description><![CDATA[<p>Dans cette conjoncture morose, il y a aux Etats-Unis encore un secteur qui fait figure d'ultime Eldorado énergétique... Imaginez un peu : il y aurait l'équivalent de 80 millions de barils de brut sous New York !</p>
<p><strong>Pour le récupérer, il faut casser la roche, encore et encore...</strong><br />Le gaz naturel conventionnel, quand il n'est pas issu de l'extraction du pétrole, provient de gisements piégés dans de vastes anfractuosités d'une couche rocheuse (le réservoir), où il est en général mélangé à de l'eau ou de l'huile. Une fois que vous avez trouvé un gisement, il n'y a plus qu'à percer un trou et à extraire.</p>
<p>En revanche, <strong>le gaz de schiste</strong> (<em>shales</em>) lui, est réparti en minuscules quantités, sur de vastes et denses massifs rocheux, piégé dans des fissures millimétriques, ou bien imprégnant un composé intermédiaire entre la matière organique et le minéral, le kérogène. Bref, il y en a beaucoup, mais dans des concentrations très faibles. Pour le récupérer, il faut casser la roche, encore et encore...</p>
<p><strong>On connaît depuis longtemps l'existence de ces incroyables gisements, mais...</strong><br />Mais leur exploitation semblait jusqu'ici difficile et non-rentable. Et puis, dans les années 90, la diminution des réserves classiques a renouvelé l'intérêt pour ces ressources. Tout a commencé quand Mitchell Energy -- rachetée depuis par Devon Energy -- a commencé l'exploitation du Barnett Shale, au Texas.</p>
<p><strong>Jusqu'à ce que le progrès technologique s'en mêle</strong><br />Il existe deux techniques de pointe : le <strong>forage horizontal</strong>, qui consiste à creuser un trou en L, afin de se "promener" sur toute l'étendue du gisement. Et les procédés de <strong>fracturation</strong> (nitroglycérine, gaz à haute pression, azote liquide), qui facilitent la circulation du gaz en brisant la roche.</p>
<p>C'est dans les années 2000 que les extracteurs ont découvert leur combinaison, qui, appliquée aux <em>shales</em>, se révèle très efficace. Aujourd'hui, les taux de récupération restent encore faibles (20% contre 75% pour le gaz conventionnel), mais suffisants pour l'exploitation commerciale.</p>
<p><strong>Des réserves de gaz qui deviennent soudainement accessibles</strong><br />Dopés par le souci de l'indépendance énergétique sous le gouvernement Bush, <strong>les </strong><em><strong>shales </strong></em><strong>sont en plein boom</strong>. A l'exception du charbon, industrie très polluante, c'est la seule ressource énergétique encore abondante en Amérique du Nord</p>
<p>L'Agence américaine à l'énergie estime déjà les réserves prouvées de gaz schisteux récupérable aux Etats-Unis à 267 TCF (<em>trillions of cubic feet</em>, 1 TCF équivalant à 28,3km3), soit davantage que les réserves prouvées de gaz conventionnel.</p>
<p><strong>Ce gaz du "troisième type" pourrait atteindre 18% de la production nationale...</strong><br />Selon un scénario "raisonnable", publié dans son rapport 2009, l'extraction de <em>shale gas</em> devrait <strong>quadrupler d'ici 2030</strong>, pour atteindre 18% de la production nationale... Mais la vérité, c'est qu'on ne sait pas trop où cela s'arrêtera !</p>
<p>"<em>Selon un rapport commandité par l'industrie</em>, signale le <em>Wall Street Journal</em><em>, </em>"<em>les Etats-Unis disposeraient de plus de 2 200 TCF de gaz directement accessible, de quoi satisfaire 100 années de consommation au rythme actuel</em>" !</p>
<p>-  Le Marcellus Shale, qui inquiète les New-Yorkais, contiendrait à lui seul 500 TCF de gaz -- l'équivalent de <strong>80 </strong><strong>millions de barils de pétrole</strong> --, même si tout n'est pas récupérable.<br />- Pour le Haynesville Shale, en Louisiane, il s'agirait de 200 TCF. Les gisements de Haynesville et de Barnett sont les deux fers de lance de Chesapeake Energy, que nous avons en portefeuille et que je vous ai présentés dans les numéros 29 et 8 de <em><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MAP/WMAPKB03/landing.html">Matières à Profits</a></em>.</p>
<p><strong>A n'en pas douter, les gaz schisteux sont le "sujet chaud" du moment</strong><br />Le domaine a vu émerger une génération de <em>juniors</em> prometteuses -- Antero, Dominion, Talisman --, aux côtés de leaders indépendants des <em>shales</em> tels que Pioneer Energy, Devon Energy, Chesapeake ou encore, les Texans de Range Resources corp. dont le cours a quasiment doublé depuis le début de l'année. Sans parler des géants du secteur, comme Exxon, BP ou Texaco, qui suivent le dossier de près.</p>
<p><strong>...Et les cours s'en ressentent</strong><br />Dès lors, faut-il s'étonner de cette décorrélation appuyée entre le cours du <em>natty</em> et celui du pétrole ?</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091104-2252.html</guid>
</item>
<item>
<title>Faillite de CIT... et future crise obligataire pour l'Etat-providence ? </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091103-2247.html</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 11:51:06 GMT</pubDate>
<dc:creator>Dan Denning</dc:creator>
<category><![CDATA[CIT]]></category>
<category><![CDATA[faillite]]></category>
<category><![CDATA[secteur bancaire]]></category>
<category><![CDATA[obligations souveraines]]></category>
<category><![CDATA[Etat-providence]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Ce week-end, le CIT Group Inc., avec 71 milliards de dollars d'actifs, est entré en lice pour la cinquième plus grosse faillite de l'histoire des Etats-Unis. CIT est la dernière victime en date de la crise du crédit, qui n'est apparemment pas encore terminée. CIT est un prêteur commercial auprès des PME qui s'est retrouvé dans l'incapacité de rembourser sa dette. N'étant pas une banque de dépôt, CIT doit financer la croissance de ses actifs par le biais de la titrisation et de l'emprunt, deux choses plutôt difficiles à obtenir ces temps-ci.</p>
<p>La mise en faillite sous "Chapitre 11" de CIT l'autorise à passer par une restructuration sous la protection des tribunaux. Les détenteurs d'obligations pourraient s'en sortir sans trop de casse. En revanche, le Trésor américain a déjà perdu 2,3 milliards de dollars de l'argent du TARP qu'il a injecté dans l'entreprise. Et les plus gros perdants, ce sont les petites entreprises qui ne vont pas recevoir de financement. C'est une mauvaise nouvelle pour l'économie réelle.</p>
<p>&#9642; L'un des résultats des taux bas de la Fed, c'est que les banques américaines se sont approvisionnées en bons du Trésor américain pour stabiliser leurs bilans. Nous vous avons dit que cela risquait de mettre de nouveau les banques en danger, <strong>si</strong> la valeur de ces bons était réduite de façon radicale par les forces du marché. On risquerait alors d'avoir un autre effondrement des nantissements bancaires qui pourrait, s'il était très important, entraîner un effondrement de la valeur. L'insolvabilité redevient un problème.</p>
<p>Mais ne sous-estimez pas la capacité de la bulle obligataire à durer plus longtemps que ce que tout le monde pense. Les dirigeants fédéraux se réunissent cette semaine et ne vont certainement rien changer. Acheter des bons du Trésor et des titres adossés à des créances hypothécaires -- avec des réserves nouvellement créées (assouplissement quantitatif) et qui peuvent toujours être étendues -- n'est qu'une formalité. Alors les baissiers obligataires comme votre chroniqueur (qui pense aussi que les bons du Trésor américain sont une bonne opération à court terme) devraient-ils rester sur leurs gardes ?</p>
<p>Oui !</p>
<p>&#9642; Une nouvelle régulation a été passée par la Financial Services Authority britannique [équivalent de l'AMF française, ndlr.] afin de mettre en place de nouvelles règles de trésorerie pour les actifs des banques. Pour résumer, la FSA peut exiger des banques qu'elles détiennent un certain pourcentage d'actifs pouvant être rapidement liquidés pour lever des fonds si besoin est. Des actifs dont la qualité de crédit est basse (des <em>junk bonds</em> ou des obligations d'entreprises moins bien notées) pourraient ne pas faire l'affaire.</p>
<p>Ce que cela signifie -- si on lit entre les lignes -- c'est que les seuls actifs qui peuvent correspondre aux nouveaux critères de la FSA sont les obligations souveraines. Cela rend peut-être les actifs bancaires plus faciles à liquider. Mais nous ne dirions pas que détenir plus d'obligations gouvernementales rend les actifs des banques plus sûrs, ou que cela améliore la position du capital dans le secteur financier.</p>
<p>En réalité, ces nouvelles exigences fournissent surtout au gouvernement un moyen de forcer les banques à avaler les nouvelles émissions obligataires. Plutôt que d'avoir à trouver des créditeurs parmi les nations émergentes qui ont un bon niveau d'épargne, les gouvernements des Etats-Unis et du Royaume-Uni auront un marché captif dans leur propre secteur financier. Les banques se gaveraient ainsi progressivement d'obligations souveraines -- à condition que les agences Moody's, Fitch ou S&P n'aient pas baissé le degré de solvabilité des Etats-Unis et du Royaume-Uni.</p>
<p>Cela ressemble bien à un nouveau geste vers la nationalisation du secteur financier, mais de façon très intelligente. Et cela ne dérange sûrement pas beaucoup les banques en ce moment. Echanger des obligations gouvernementales contre de l'argent nouvellement imprimé par la Fed était une opération quasiment sans risque qui a permis de soutenir les bénéfices des banques pour le premier semestre. C'est donc une bonne opération.</p>
<p>Mais sur une perspective plus large, comme l'ont dit Nial Ferguson et Ken Rogoff ce week-end, cela signifie que la crise financière pourrait bientôt devenir une crise de la dette gouvernementale. Jusqu'à maintenant, les pertes des entreprises financières ont été transférées au secteur public. Mais cela n'a pas résolu le problème. Cela l'a simplement déplacé sur une scène plus grande... et le spectacle continue.</p>
<p>Nous pensons que cela marque <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/LIM/WLIMKB01/landing.html">le début de la fin du Super Cycle de la monnaie fiduciaire</a>. Une crise de la dette gouvernementale revient à dire que le modèle de financement de l'Etat-providence est brisé. Seulement, dans le cas présent, il n'y a pas d'organisation plus importante pour renflouer l'Etat-providence.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091103-2247.html</guid>
</item>
<item>
<title>Terres rares, des poudres fluorescentes explosives pour votre portefeuille </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091103-2248.html</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 12:55:49 GMT</pubDate>
<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
<category><![CDATA[poudres fluorescentes]]></category>
<category><![CDATA[terres rares]]></category>
<category><![CDATA[écrans LCD]]></category>
<category><![CDATA[yttrium]]></category>
<category><![CDATA[terbium]]></category>
<description><![CDATA[<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2246.html">Hier</a>, nous parlions ampoules à incandescence et ampoules fluocompacte. Aujourd'hui, nous regardons ce que cela signifie pour vos investissements...</p>
<p><strong>Des poudres fluorescentes magiques...<br /></strong>La lampe fluocompacte est un tube fluorescent qui émet de la lumière. Ces lampes basse consommation sont remplies de gaz et de poudres fluorescentes. Ces poudres indispensables et irremplaçables sont des terres rares. Il faut savoir que nos terres rares deviennent fluorescentes quand on les fait réagir aux ultraviolets, aux rayons X ou plus simplement aux rayons gamma.</p>
<p>Donc pas de lampes fluocompactes sans terres rares.</p>
<p><strong>Un marché de 21 milliards de dollars<br /></strong>Cette caractéristique fluorescente des terres rares est aussi utilisée dans les écrans plats de télévision <strong>LCD ou plasma</strong>. On trouve dans les écrans plats une grande quantité de matière fluorescente.</p>
<p>Rien que dans le secteur des téléviseurs LCD, les ventes se sont élevées en 2006 à plus de<strong> </strong><strong>21 milliards de dollars</strong>. La croissance des ventes de LCD a été de 73% entre 2005 et 2006 et de 40% entre 2006 et 2007 !</p>
<p><strong>Croissance annuelle de 150% !<br /></strong>Le LCD représente 71% des écrans plats vendus dans le monde. Mieux ! On s'attend à l'explosion des ventes d'écrans plats LCD <strong>grand format, voire géants</strong>. L'institut de recherche Display Research table d'ici à 2011 sur une croissance annuelle de 150% des ventes d'écrans plats LCD de taille supérieure à 50 pouces.</p>
<p><strong>Terbium, yttrium, europium, gadolinium...<br /></strong>Voilà qui est un facteur de soutien important à la demande en terres rares : dans le domaine des écrans plats, c'est surtout l'yttrium, dont on aura besoin. Mais aussi du cérium, du terbium, de l'europium et du gadolinium.</p>
<p>A en croire les experts de l'institut de recherche BCC Research, la demande en terres rares pour le domaine de l'éclairage et de la fluorescence devrait croître de 13% par an, dans les années à venir.</p>
<p><strong>Pourtant, un mur gigantesque se dresse devant nous<br /></strong>La Chine produit 97% des terres rares. Or aujourd'hui, elle veut les garder pour elle et quasiment cesser ses exportations. Comment vont faire nos industriels ? Sachant que ces terres sont <strong>irremplaçables</strong> dans les iPod, iPhone, PDA, voitures hybrides, voitures normales et dans tant d'autres applications à forte croissance ?</p>
<p><strong>Ce mur est une opportunité<br /></strong>Ces derniers se reporteront vers les <strong>quelques rares minières</strong><strong> </strong><strong>occidentales</strong> qui produisent des terres rares. On les compte sur les doigts de la main. Et je vous recommande de vous y intéresser si vous avez un peu de temps devant vous. Le jeu pourrait en valoir la chandelle...<br />[NDLR : C'est même une chandelle qui pourrait grimper jusqu'à 500% de gain : ne manquez pas le coche ! <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/STERA/W990KB02/landing.html">Tout est expliqué ici...</a>]</p>Autres articles sur le m&ecirc;me th&egrave;me :
<ul>
<li><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2246.html">Des poudres fluorescentes explosives pour votre portefeuille (1)</a></li>
</ul>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091103-2248.html</guid>
</item>
<item>
<title>CIT... pas assez bancaire pour ne pas faire faillite !</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091103-2249.html</link>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:48:11 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<category><![CDATA[CIT]]></category>
<category><![CDATA[secteur bancaire]]></category>
<category><![CDATA[immobilier US]]></category>
<category><![CDATA[indice ISM]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Le mois de novembre a démarré sur une note indécise à Wall Street. Les marchés américains n'ont pas répliqué dans son intégralité le rebond technique des places européennes -- malgré une série de statistiques conjoncturelles que nous n'avons aucun mal à classer dans les catégories "honorable" ou "satisfaisante".</p>
<p>N'y voyez pas une touche d'humour au second degré comme celle qui avait accompagné la publication d'une hausse de 3,5% du PIB américain. Rappelons qu'il ne serait resté que le tiers de ce score sans les commandes du Pentagone et la "prime à la casse" du secteur automobile avec l'opération "<em>Cash for Clunkers</em>".</p>
<p>Non, croyez-nous... les chiffres du jour étaient tout simplement bons. La hausse initiale de 1,5% des indices américains n'impliquait pas que les acheteurs aient fermé les yeux sur des éléments fâcheux ou ignoré des composantes démentant le tableau idyllique auquel les marchés feignaient de croire.</p>
<p>Pourtant, quelque chose a grippé la mécanique haussière après moins d'une heure de cotation. Wall Street a entamé une glissade linéaire qui a duré près de trois heures ; elle a ramené le Nasdaq Composite vers les 2 030 points et le S&P 500 vers les 1 030 points (-0,6%)... avant que les vendeurs ne relâchent la pression et permettent aux indices de ne pas ajouter un nouveau repli de 0,5% aux 2,5% perdus vendredi dernier. Mais le rebond de la dernière heure est demeuré timide puisque le S&P grappille 0,65% et le Nasdaq 0,2% (il clôture juste en deçà des 2 050 points).</p>
<p>&#9642; Le petit grain de sable qui a semé le trouble après le net regain initial, ce pourrait être l'annonce du dépôt de bilan de la holding de tête du groupe financier CIT (fondé en 1908), spécialisé dans le financement des PME, très impliqué dans le commerce de détail mais également partenaire privilégié des artisans aux Etats-Unis.</p>
<p>Le groupe, qui vient d'être placé sous la tutelle d'un juge, est présent dans une cinquantaine de pays et revendique 71 milliards de dollars d'actifs -- dont 65 milliards d'encours de prêts.</p>
<p>Déjà mis en grave difficulté par la crise à l'automne 2008, CIT avait bénéficié d'une injection de 2,33 milliards de dollars le 31 décembre 2008 -- un joli cadeau de Nouvel An sous forme d'achat d'actions préférentielles souscrites par le TARP ! Cette annonce était toutefois passée relativement inaperçue car l'Amérique était alors obnubilée par la découverte du scandale Madoff et des 65 milliards de dollars volatilisés dans la nature. Remarquez l'équivalence de la dette de CIT et le montant global de la fraude Madoff... soit très exactement 10% du coût de la faillite de Lehman Brothers.</p>
<p>Se retrouvant de nouveau au bord de la faillite au début de l'été dernier, CIT avait réussi à trouver le 21 juillet trois milliards de dollars pour tenter de tenir encore quelques semaines.</p>
<p>La FDIC s'est refusée dès l'origine à prendre en charge ce dossier "non bancaire", qui ne relève pas de son autorité sur le plan formel. L'activiste financier Carl Icahn s'est alors proposé de garantir le principal d'un prêt de six milliards de dollars... contre une prise de pouvoir qui ne faisait pas l'unanimité parmi les principaux créanciers du groupe, lesquels n'avaient pas l'intention de le suivre en "remettant au pot".</p>
<p>C'est ainsi que Wall Street a appris dimanche -- sans grande émotion, rassurez-vous -- que CIT allait se classer à la quatrième place des plus grosses faillites de l'histoire des Etats-Unis (derrière Lehman, WorldCom et General Motors).</p>
<p>&#9642; Un an après le krach systémique traité à coup de centaines de milliards de dollars du contribuable, le principe du "<em>too big to fail</em>" ["trop gros pour faire faillite", ndlr.] n'a pas bénéficié à CIT. La principale explication qui nous vient à l'esprit c'est que cet établissement n'appartient pas au sérail, et ne relève pas de la compétence de la FDIC.</p>
<p>La seconde explication, c'est que le mal est déjà fait pour la clientèle (des centaines de milliers de commerçants et d'artisans). Les dégâts collatéraux ne peuvent déjà plus être prévenus ni limités pour les emprunteurs à court de trésorerie.</p>
<p>Quelques chiffres vont suffire à vous édifier : CIT avait émis près de 36 milliards de dollars de nouveaux crédits en 2007, moins de 20 milliards en 2008... et six milliards en 2009. Cela fait une activité de financement -- majoritairement du crédit à court terme -- divisée par six en deux ans.</p>
<p>&#9642; CIT n'avait pas le statut "élite de la finance" qui ouvre droit aux liquidités de la Fed. Et si jamais Ben Bernanke avait décidé de faire une exception, il se pourrait que la Réserve fédérale se soit abstenue à la veille de sa réunion bimensuelle qui début ce mardi.</p>
<p>Certains stratèges s'attendent à un changement de tactique -- en particulier à l'annonce d'une possible mise en sommeil progressive des modes d'intervention non conventionnels tels que l'assouplissement quantitatif (plus prosaïquement, la monétisation de la dette).</p>
<p>Le robinet qui déversait les liquidités gratuites depuis décembre 2008 pourrait commencer à se refermer... Surtout que les marchés financiers se sont empressés de regonfler une série de bulles d'actifs, telles de gigantesques bombes à eau dont l'enveloppe ne serait plus très loin d'exploser si la Fed n'y prenait pas garde.</p>
<p>Accusée d'avoir provoqué le gonflement de la bulle du crédit immobilier de 2003 à 2006 par l'application d'une politique monétaire trop laxiste, elle pourrait avertir que ce scénario ne se répètera pas cette fois-ci. Cependant, avant de relever le loyer de l'argent -- au risque d'alourdir le coût de la faramineuse dette américaine --, elle pourrait commencer par éponger les liquidités en excédent.</p>
<p>Voilà qui signifie moins d'argent en circulation sur les marchés et une appréciation du dollar qui ne serait pas du goût de Wall Street. Rien n'a encore été annoncé officiellement mais une série de corrections "paradoxales" s'est matérialisée depuis le 21 octobre. La dernière en date remonte au milieu de la séance de lundi (avec un écart linéaire de -2% en l'espace de trois heures de cotation) comme nous vous l'avons décrit en tout début de Chronique.</p>
<p>&#9642; Wall Street avait en effet de quoi justifier un rebond de belle facture avec une hausse de trois points de l'indice ISM. L'Institute for Supply Management dévoile un indice d'activité remontant vers 55,7 ce mois-ci, contre 52,6 au mois de septembre.</p>
<p>Il s'agissait du troisième mois consécutif de croissance, sur fond de vigueur des nouvelles commandes. Il a été assorti d'une amélioration sur le front de l'emploi se traduisant par le rappel de certains travailleurs temporaires ou des réembauches comme chez Caterpillar (annonce remontant au début de la dernière semaine d'octobre).</p>
<p>Les promesses de ventes dans le secteur immobilier américain ont également grimpé pour le huitième mois consécutif en septembre, selon une enquête publiée par la National Association of Realtors (de 6,1% en rythme séquentiel à 110,1).</p>
<p>Par rapport à septembre 2008, les promesses de vente affichent une augmentation de 21,2%, soit un record de hausse annuelle. Celle-ci résulte toutefois d'un <em>rush</em> ponctuel avant la date d'expiration du crédit d'impôt de 8 000 $, prévue pour la fin novembre. Les dépenses de construction aux Etats-Unis affichent en revanche un repli de 12,1% par rapport à la même période en 2008, même après le rebond de 0,8% du mois de septembre.</p>
<p>De tels chiffres peuvent apparaître contradictoires ; une partie du mystère a été résolue lors de la publication d'articles de presse évoquant de nombreuses fraudes visant à capter la ristourne fiscale sans avoir réellement contracté de crédit.</p>
<p>N'oubliez pas cette maxime helvétique pleine de bons sens : chaque fois que vous découvrez une statistique ou des profits trimestriels apparaissant trop beaux pour être vrais, c'est que c'est effectivement trop beau pour être vrai... ou bien ?</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091103-2249.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le désendettement des Etats-Unis passera-t-il par l'hyperinflation ? </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2243.html</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 11:09:41 GMT</pubDate>
<dc:creator>Bill Bonner</dc:creator>
<category><![CDATA[déficit US]]></category>
<category><![CDATA[inflation]]></category>
<category><![CDATA[hyperinflation]]></category>
<category><![CDATA[désendettement]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Un sujet a fait les choux gras de la presse financière récemment : le projet "<em>Cash for Houses</em>" ["de l'argent pour des maisons", ndlr.]. Le gouvernement américain offre un crédit d'impôt de 8 000 $ à tout acheteur de maison neuve. Mais dans la mesure où les acheteurs n'achètent pas tous à cause dudit crédit, pour le gouvernement américain, le coût réel de chaque maison neuve achetée dépasse largement les 8 000 $. Pour chaque maison achetée grâce à cette mesure, les contribuables ne paient pas moins d'un quart du coût total de l'acquisition.</p>
<p>On parle maintenant d'étendre et d'augmenter ces mesures d'incitations. Il y aura bientôt un projet "<em>Cash for Everything</em>", de l'argent pour tout.</p>
<p>Cela semble fou, mais beaucoup d'économistes pensent qu'il faut encore plus de plans de relance. Le prix Nobel Paul Krugman, par exemple. Et Richard Koo, dont nous vous avons déjà parlé. Ils ont vu ce qui s'était passé au Japon. Et ils voient que l'économie réelle ne reprend pas comme ils pensaient qu'elle reprendrait. Ils affirment à présent que les Etats-Unis pourraient vivre une "décennie perdue" si l'on ne continue pas à relancer l'économie de façon artificielle.</p>
<p>Combien de temps va-t-il encore falloir relancer et renflouer l'économie américaine ? Jusqu'à ce que les consommateurs se soient désendettés, disent-ils. Combien de temps cela va-t-il prendre ? Peut-être encore cinq ans, d'après nos calculs... peut-être plus.</p>
<p>&#9642; Mais attendez... le problème c'est l'excès de dettes, c'est bien ça ?</p>
<p>Oui.</p>
<p>Et la seule façon pour le gouvernement de continuer à renflouer l'économie, c'est de s'endetter encore plus, c'est bien ça ?</p>
<p>Oui.</p>
<p>Le déficit budgétaire américain n'atteint-il pas déjà les 1 600 milliards de dollars... soit 11% du PIB... son montant le plus élevé depuis la Deuxième Guerre mondiale ?<br /> <br />Oui.</p>
<p>Alors, quel est l'intérêt ? Le secteur public ne va-t-il pas devoir lui aussi se désendetter ?</p>
<p>Bingo !</p>
<p>Comment le secteur public peut-il y parvenir ?</p>
<p>&#9642; Il y a deux manières possibles : la manière honnête... et  la manière malhonnête. L'Etat américain peut rembourser ses dettes jusqu'à atteindre le niveau auquel elles peuvent être maintenues même si les taux d'intérêt augmentent brusquement. C'est ce qui s'est passé après la guerre de Sécession...après la Deuxième Guerre mondiale... et même pendant les années Clinton. Croyez-le ou non, quand le Département du budget du Congrès américain a fait ses prévisions en 2001, il a vu un budget avec un EXCEDENT de plus de 600 milliards de dollars en 2008. Les excédents étaient banals sous l'administration Clinton. Tout le monde pensait que les choses continueraient comme ça. Au lieu de ça, en 2008, il y a eu un DEFICIT de près de 500 milliards de dollars.</p>
<p>Plus les dettes et les déficits sont importants, plus il devient difficile de les payer de façon honnête. Le gouvernement a atteint le point de non-retour... comme un homme qui est tellement endetté qu'il n'a plus aucun moyen d'en sortir. Puis, une autre crise se produit... soit sous la forme d'une cessation de paiement... soit d'une (hyper) inflation... soit des deux.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2243.html</guid>
</item>
<item>
<title>Le bon PIB US n'aide pas le carry trade euro/dollar </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2244.html</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 13:55:53 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[Goldman Sachs]]></category>
<category><![CDATA[PIB US]]></category>
<category><![CDATA[Fed]]></category>
<category><![CDATA[euro]]></category>
<category><![CDATA[dollar]]></category>
<category><![CDATA[carry trade]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Les marché américains ont renoué vendredi avec un climat de peur qui s'est renforcé  à l'approche de la tombée du jour. Mais même avec des bonbons plein les poches et du chewing-gum pour tenter de canaliser le stress... pas moyen d'éloigner les fantômes de la baisse et la Grande Faucheuse venue moissonner les bénéfices engrangés par les marchés.</p>
<p>La désillusion est considérable, surtout lorsque l'on passe en revue les statistiques et les trimestriels publiés aux Etats-Unis depuis mardi dernier. En effet, il n'y avait pratiquement rien à jeter... à part peut-être le tassement de 0,5% de la consommation au mois de septembre -- qui était tout sauf une surprise !</p>
<p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" color="#ebdfd3" size="3">__________________________</font></p>
<p><strong>Et si vous vous réveilliez 390 euros plus riche demain matin ?</strong> <br />C'est ce qu'on fait les traders qui suivent les conseils de Jérôme Revillier : en jouant la paire livre/yen au bon moment, ils ont pu gagner <strong>près de 270 euros</strong> entre le mardi 27/10 et le mercredi 28/10.</p>
<p><strong>Et ce n'est pas tout ! </strong>Le 27/10 encore, Jérôme et ses lecteurs se plaçaient sur la paire euro/dollar... pour <strong>un gain de 122 euros</strong> <em>en quelques heures</em></p>
<p>Oui, <strong>+390 euros en 24 heures... c'est possible !</strong> Et c'est <em>bien plus simple -- et sûr -- que vous le pensez sans doute</em>. Tenté ? <a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/AFX/WAFXKB01/landing.html">Continuez votre lecture pour tout savoir...</a> </p>
<p align="center"><font face="Times New Roman, Times, serif" color="#ebdfd3" size="3">__________________________</font></p>
<p>La correction de 3% de Wall Street a pris tout le monde de court. Nombre d'acheteurs qui croyaient voler au secours de la victoire des <em>bulls</em> ont le net sentiment d'être tombés dans un traquenard : ils croyaient avoir fait une bonne affaire jeudi en rachetant le marché 4% en-deçà de son zénith annuel.</p>
<p>Il faut dire que CNBC s'était empressé de divulguer un sondage dans lequel les professionnels affirmaient en choeur que les indices boursiers devraient clôturer l'année au-dessus des niveaux médians du mois d'octobre.</p>
<p>&#9642; A Paris, beaucoup d'opérateurs croyaient encore à l'accident de parcours mercredi soir, lorsque le CAC 40 avait enfoncé les 3 745 points en direction des 3 640 points. Les acheteurs avaient repris la main jeudi grâce au PIB américain ; ils la gardaient vendredi matin en l'attente d'une nouvelle série de statistiques américaines qui avaient peu de chance de décevoir.</p>
<p>Alors que l'indice phare flirtait jusqu'à la mi-journée avec les 3 700 points, le marché parisien a entamé une vertigineuse glissade de 3%, sans le moindre rebond intermédiaire. Il a enfoncé au passage le plancher mensuel des 3 630 points (du 2 octobre) pour afficher en clôture un score hebdomadaire de -5,25%.</p>
<p>Ce score apparaît franchement surréaliste compte tenu des bonnes nouvelles dont les commentateurs se sont logiquement réjouis tout au long de la semaine... Mais combien de séances tout au long de la période estivale s'étaient soldées par des gains de 2% et plus sans que les chiffres économiques ou les informations émanant des entreprises ne le justifient ?</p>
<p>Nous avons gardé en mémoire une longue liste d'accélérations haussières matinales de 2% à 3% demeurées inexpliquées à Paris... mais correspondant au déroulement d'un scénario prédéterminé puisque reproduit fidèlement par les indices américains dans l'après-midi (avec ou sans l'appui de statistiques globalement favorables).</p>
<p>&#9642; Nous assistons simplement à une perpétuation de ce phénomène -- mais à la baisse cette fois-ci. Les places européennes ont replongé de 3,05% ce vendredi sans crier gare, effaçant près de deux fois les gains engrangés la veille. Les indices américains (-2,5% en moyenne) ont eux aussi été victimes d'un accès de déprime complètement décarrelé de l'indice PMI de Chicago, ressorti en forte hausse à 54,2 en octobre -- contre 46,1 en septembre.</p>
<p>Le mystère ne s'éclaircissait guère avec la confiance des ménages de l'université du Michigan : il a été révisé à la hausse à 70,6 pour le mois d'octobre, après une première estimation de 69,4.</p>
<p>C'est peut-être là que pouvait résider un petit sentiment de déception puisque le baromètre affichait 73,5 en septembre... Quoi qu'il en soit, ce serait de toute façon un prétexte bien léger pour justifier une chute de 100 points du CAC 40 en l'espace de deux heures de cotations.</p>
<p>Ces chiffres étaient par ailleurs déjà intégrés par les marchés depuis l'annonce, jeudi dernier, d'un rebond de 3,5% de l'activité économique américaine au troisième trimestre.</p>
<p>La faible progression des coûts salariaux (+1,5% seulement au troisième trimestre) induit en revanche une moindre distribution de pouvoir d'achat. Cela génère de sérieuses interrogations au sujet d'un ralentissement de la consommation à quatre semaines du week-end crucial de Thanksgiving.</p>
<p>&#9642; Certains investisseurs bien informés commencent peut-être à intégrer un facteur bien précis : la possibilité que la Fed normalise plus rapidement que prévu sa politique monétaire et commence à réabsorber des liquidités qui circulent en excès sur les marchés.</p>
<p>Il n'échappe désormais à personne qu'une série de bulles se sont formées sur les actions, les <em>junk bonds</em> et obligations à haut rendement, et enfin les matières premières. Sur ces dernières, la demande finale ne justifie pas la hausse... mais les déficits américains plombent le dollar.</p>
<p>Nombre de voix s'élèvent dans l'entourage de Barack Obama mais aussi en Europe pour fustiger le retour des conduites à risque des banques. Elles jouent désormais sur les marchés l'argent que les Etats leur ont avancé afin qu'elles les prêtent aux entreprises et aux particuliers -- ce qu'elles s'abstiennent de faire tant il y d'argent à gagner ailleurs.</p>
<p>Les vendeurs à découvert sur le dollar (<em>carry trade</em> en faveur de l'euro et du huard canadien) craignent que la Fed ne puisse continuer de les laisser agir impunément avant le sommet américano-chinois. L'euro a corrigé de 2% en 72 heures ; le pétrole rechutait parallèlement de 2,5%, à 78,2 $, entraînant dans son sillage les valeurs pétrolières. Elles ont dévissé de 5% en moyenne à Wall Street vendredi soir.</p>
<p>&#9642; A Paris, aucune valeur du CAC 40 n'a fini dans le vert. Idem pour le Dow Jones avec une véritable hécatombe parmi les valeurs bancaires : -7,3% sur Bank of America, -5,85% sur JP Morgan, -4,6% sur Morgan Stanley, American Express... Même Goldman Sachs avait étonné les marchés mercredi en abaissant sa prévision de croissance américaine de 3% à 2,7% -- contre un consensus médian de 3,3%.</p>
<p>Mais 48 heures plus tard, tout se passait effectivement comme si le département du Commerce américain avait publié un PIB de 2,7% au lieu des 3,5% (secrètement) anticipés par le marché.</p>
<p>Le communiqué anachronique de Goldman Sachs aurait-il eu valeur de message codé à l'intention des initiés ? C'est idée nous avait traversé l'esprit mercredi. Elle était devenue une hypothèse jeudi... nous ne sommes pas loin de l'élever au rang de conviction forte depuis vendredi.</p>
<p>Des bruits filtrant de Wall Street indiquent que Goldman Sachs est gros vendeur depuis une semaine. Nous avons toujours du mal à évaluer en temps réel la stratégie d'une firme qui pèse 50% des volumes quotidiens sur le <em>floor</em> -- et qui est donc maître du jeu boursier depuis bientôt neuf mois. Cependant, il est difficilement concevable qu'un mouvement directionnel baissier aussi brutal puisse se développer sans l'approbation tacite du numéro un américain, voir sa totale coopération.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2244.html</guid>
</item>
<item>
<title>Les bénéfices du SandP 500 ne justifiaient pas le rebond </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2245.html</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 11:59:49 GMT</pubDate>
<dc:creator>Eric J. Fry</dc:creator>
<category><![CDATA[S&P 500]]></category>
<category><![CDATA[rebond boursier]]></category>
<category><![CDATA[bénéfices]]></category>
<category><![CDATA[correction boursière]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Vos chroniqueurs ont passé la plus grande partie de leur temps à voyager d'un endroit à un autre ces derniers jours... et peu de temps à observer les aléas de la bourse.</p>
<p>Pendant que <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html" target="_blank" title="Bill Bonner">Bill Bonner</a> salissait ses mocassins Gucci sur les sentiers boueux des Andes, Joel Bowman faisait le trajet Taipei-Sydney en avion, et <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/EricFry.html" target="_blank" title="Eric Fry">Eric Fry</a> (c'est moi) faisait le trajet entre les bureaux Agora de Baltimore, dans le Maryland et son avant-poste à Laguna Beach en Californie.</p>
<p>Donc, de façon collective, vos chroniqueurs ont passé très peu de temps à essayer de comprendre le pourquoi et le comment de la liquidation de ces derniers. Mais ne vous inquiétez pas : ils avaient déjà passé beaucoup de temps sur le pourquoi et le comment de la liquidation, qu'ils avaient évidemment anticipée. Ils se demandaient depuis des semaines quand la longue reprise de Wall Street succomberait finalement à la réalité.</p>
<p>&#9642; En d'autres termes, la correction qui se produit en ce moment était prévue depuis longtemps.</p>
<p>L'économie n'a jamais été aussi solide que l'impliquait la hausse des marchés ; quant à la hausse des marchés, elle n'a jamais été aussi fondamentalement valide que le déclarait CNBC. Selon toutes les apparences extérieures -- et intérieures -- l'économie est toujours aussi pourrie, même si la puanteur s'est un peu dissipée. Pourtant, l'indice S&P 500 a augmenté de 60% par rapport à ses niveaux de mars.</p>
<p>Nous ne sommes pas en train de nous plaindre de ce qu'on nous offre... mais cela ne signifie pas que nous irions jusqu'à parier nos retraites sur les bénéfices que ce que cela pourrait rapporter. De fait, nous pensons que ça ne durera pas longtemps. Ce qu'on nous offre est en réalité un vieux cadeau d'occasion qui ne tardera pas à tomber en poussière.</p>
<p>Le S&P se vend à 140 fois ses bénéfices REELS. Evidemment, les bénéfices de l'année prochaine seront meilleurs, mais probablement pas assez bons pour justifier les prix actuels... c'est du moins ce que nous pensons.</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2245.html</guid>
</item>
<item>
<title>Des poudres fluorescentes explosives pour votre portefeuille (1)</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2246.html</link>
<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 13:03:19 GMT</pubDate>
<dc:creator>Isabelle Mouilleseaux</dc:creator>
<category><![CDATA[poudres fluorescentes]]></category>
<category><![CDATA[terres rares]]></category>
<category><![CDATA[ampoules à incandescence]]></category>
<category><![CDATA[ampoules basse consommation]]></category>
<description><![CDATA[<p>Je vous recommande de lire cet article. Le jeu pourrait VRAIMENT en valoir la chandelle.</p>
<p>Vous allez voir...</p>
<p>Vous avez certainement des lampes à incandescence partout dans votre maison. Vous savez ? Ces lampes qui nous éclairent depuis toujours, dotées d'un petit filament de tungstène qui émet de la lumière et chauffe en même temps.</p>
<p><strong>Eh bien leur mort est gravée dans les textes !<br /></strong>L'ampoule incandescente voit ses jours comptés. L'Australie interdit leur utilisation à partir de 2010. L'Etat de Californie les interdit à partir de 2012.</p>
<p>Une directive européenne prévoit l'abandon total de l'incandescence dans l'Union européenne d'ici à 2012.</p>
<p>Pourquoi ?</p>
<p><strong>90% de gaspillage !<br /></strong>Parce que cette ampoule à incandescence gaspille plus de 90% de l'électricité en chaleur contre seulement 25% pour l'ampoule basse consommation (lampe fluorescente compacte). Cette dernière consomme 75% moins d'énergie que les ampoules à incandescence ordinaires.</p>
<p><strong>L'enjeu est énorme<br /></strong>Quand on sait que "l'éclairage" consomme jusqu'à 19% de la production d'électricité mondiale (selon l'AIE), on comprend vite la taille des enjeux !</p>
<p>Cette lampe offre un bien meilleur rendement que la lampe à incandescence. Une fluocompacte de 25 watts a la même intensité lumineuse qu'une ampoule ordinaire de 80 à 100 watts et sa durée de vie est 10 à 15 fois supérieure à la lampe à incandescence.</p>
<p>Durant sa longue durée de vie, une seule ampoule fluocompacte de 20 watts permet d'économiser 1 000 kWh par rapport à une ampoule classique ! (une centrale électrique consomme 210 litres de fioul domestique pour produire 1 000 kWh d'électricité).</p>
<p><strong>Vous êtes concerné<br /></strong>Etant donné la hausse des tarifs de l'énergie, et sachant que l'éclairage de votre maison représente de 5 à 10% de l'énergie que vous consommez (et payez !), vous optez de plus en plus pour l'ampoule fluocompacte.</p>
<p>Mais votre facture d'électricité n'est pas la seule concernée : nous verrons demain en quoi cela représente une opportunité exceptionnelle pour l'investisseur averti...</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091102-2246.html</guid>
</item>
<item>
<title>Du nouveau sur les CFD !</title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091031-2242.html</link>
<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 20:47:45 GMT</pubDate>
<dc:creator>Françoise Garteiser</dc:creator>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Il ne se passe pas grand-chose sur les marchés ces derniers temps -- ou du moins pas grand-chose qui nous intéresse. Je profite donc de l'occasion pour vous donner un peu de nouvelles des Publications Agora -- parce que dans nos bureaux, en revanche, ça déménage ! (Figurativement parlant ; nous restons bien au 88 boulevard de la Villette !)</p>
<p>Je vais faire les choses dans l'ordre chronologique -- et commencer par <strong>une conférence gratuite</strong> qui se déroulera <strong>le 13 novembre</strong> à Paris. Je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises, il s'agit d'une <em>initiation aux CFD</em> offerte par notre partenaire l'Institut de la Bourse.</p>
<p>Petit rappel, les CFD sont des instruments de trading à effet de levier qui -- bien maîtrisés -- peuvent vous rapporter des gains considérables... et qui permettent surtout de jouer simplement et très efficacement une vaste gamme de supports : actions, indices, matières premières...</p>
<p>Je ne vais pas vous en dévoiler trop, mais les Publications Agora devraient prochainement inaugurer un nouveau service de trading sur... les CFD : donc ne manquez pas cette journée d'initiation, vous serez ainsi en parfaite position pour profiter aux mieux de nos conseils !</p>
<p>Pour vous inscrire, <a target="_blank" href="http://www.institutdelabourse.fr/conference/formconfcfd2009?refer=agora">c'est par là</a> -- <strong>et n'oubliez pas, c'est <em>gratuit</em> !</strong></p>
<p>&#9642; Continuons notre voyage dans le futur pour nous arrêter une semaine plus loin, <strong>les 20 et 21 novembre</strong>. A cette date-là, ce sont les équipes Agora et <em><a target="_blank" href="http://www.web-purchases.com/MWF/WMWFKA28/landing.html">MoneyWeek</a></em> que vous retrouverez en chair et en os à l'occasion du <strong>Salon Actionaria</strong>. Ma collègue Nathalie Boneil, responsable éditoriale et <a target="_blank" href="http://www.lebilletdutrader.com/2009101647/indices/cac-40/">tradeuse dans l'âme</a> -- nous a enfin dévoilé le planning de ces deux journées... et il sera chargé :</p>
<p><strong>Le vendredi 20 novembre</strong><br />10h - <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/MarcDagher.html" target="_blank" title="Marc Dagher">Marc Dagher</a><br />Perspectives du CAC 40 : que nous dit l'analyse technique pour la fin de l'année</p>
<p>11h30 - Frédéric Laurent<br />SCPI et assurance-vie : les meilleurs contrats</p>
<p>14h00 - Jérôme Revillier<br />Où sera le dollar à la fin de l'année ?</p>
<p>15h30 - <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/SimoneWapler.html" target="_blank" title="Simone Wapler">Simone Wapler</a><br />L'or en 2010 : toujours 2 000 $ ?</p>
<p>17h00 - <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/IsabelleMouilleseaux.html" target="_blank" title="Isabelle Mouilleseaux">Isabelle Mouilleseaux</a><br />Pourquoi avoir des matières premières en portefeuille ?</p>
<p>Et si vous avez manqué certaines de ces interventions vendredi, pas de panique, il y a des séances de rattrapage :</p>
<p><strong>Le samedi 21 novembre</strong> <br />11h30 - <a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/PhilippeBechade.html" target="_blank" title="Philippe Béchade">Philippe Béchade</a><br />Que nous réserve le marché que nous ne voyons pas ?</p>
<p>14h30 - Jérôme Revillier<br />Où sera le dollar à la fin de l'année ?</p>
<p>16h00 - Frédéric Laurent<br />SCPI et Assurance-vie : les meilleurs contrats</p>
<p>D'autres membres de l'équipe seront sur le stand : n'hésitez pas à venir nous voir, poser vos questions, faire part de vos remarques... Nous serons -- comme toujours -- heureux de vous rencontrer autrement que par le biais d'un écran.</p>
<p>Pour découvrir toutes les informations (et obtenir votre badge d'accès gratuit), <a target="_blank" href="http://www.actionaria.com/Default.aspx">rendez-vous ici</a>. </p>
<p>&#9642; Enfin, je m'apprête pour ma part à vous faire mes adieux pour quelques temps. Je m'envole cette semaine pour le pays du Soleil-Levant -- où je mènerai une enquête diligente, soyez-en certain, sur les signes de reprise (ou non) et la fin (ou non) de la Décennie Perdue.</p>
<p>Je vous retrouverai avec grand plaisir à la fin du mois... et d'ici là, je vous souhaite, cher lecteur, un mois de novembre aussi agréable que profitable.</p>
<p>Meilleures salutations,</p>
<p><a href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/FrancoiseGarteiser.html" target="_blank" title="Françoise Garteiser">Françoise Garteiser</a><br />La Chronique Agora</p>]]></description>
<guid>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091031-2242.html</guid>
</item>
<item>
<title>3,5% de croissance pour le PIB US, faut-il croire à la reprise ? </title>
<link>http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091030-2239.html</link>
<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 09:44:10 GMT</pubDate>
<dc:creator>Philippe Béchade</dc:creator>
<category><![CDATA[PIB US]]></category>
<category><![CDATA[Bernanke]]></category>
<category><![CDATA[croissance]]></category>
<category><![CDATA[reprise]]></category>
<category><![CDATA[immobilier US]]></category>
<description><![CDATA[<p>&#9642; Nous ne nous étions pas trompé en anticipant une bonne surprise à l'occasion de la publication des chiffres du PIB américain au troisième trimestre 2009. Le score de +3,5% s'inscrit dans le haut de la fourchette des estimations les plus optimistes.</p>
<p>Nous n'avons pas eu grand mérite à privilégier ce scénario. Tout d'abord parce que le département du Commerce n'allait pas manquer l'occasion de gonfler toutes les composantes attestant de l'efficacité des mesures de relance (soutien au logement et au secteur automobile). En second lieu parce que la base de comparaison, par rapport à un été 2008 économiquement pourri, était favorable... Et enfin parce que Goldman Sachs avait réduit la veille son estimation à +2,7%, partant d'une hypothèse déjà "prudente" de +3%.</p>
<p>Goldman Sachs anticipe peut-être de quelques semaines sur le chiffre révisé qui sera publié mi-novembre. Cependant, la divulgation d'un abaissement d'objectif de croissance à la veille même de la sortie du chiffre officiel a certainement contribué à plomber la tendance. Cela a poussé les indices américains vers le bas (-2% en moyenne mercredi soir), de telle sorte que l'enfoncement initial de nombreux supports graphiques et techniques ne souffrait plus d'aucune ambiguïté.</p>
<p>Connaissant les liens plus qu'étroits existant entre la Maison Blanche, la Fed et Goldman Sachs, il était déjà étonnant que la banque d'affaire affiche une prévision inférieure de 10% au consensus. L'ultime révision à la baisse à +2,7% (soit 20% sous le consensus) pourrait s'apparenter à une nouvelle tentative de manipulation de la psychologie des non-initiés.</p>
<p>&#9642; Nul doute que certains opérateurs auront su profiter des ventes de capitulation de la fin de séance du 28/10 (l'indice VIX a bondi de 12%) pour ramasser du "papier" dans les meilleures conditions. La question est maintenant de savoir s'il sera pertinent de conserver les positions... ou si le sursaut technique qui se dessine a pour seul objet de mettre en place de nouvelles stratégies de couverture, voire des ventes à découvert.</p>
<p>Beaucoup de thèses se télescopent depuis 48 heures ; le PIB américain ajoute à la confusion. Chaque camp se sentira renforcé dans ses convictions parce que le soutien gouvernemental compte pour les deux tiers du rebond de l'activité tandis que la hausse spontanée serait voisine de seulement 1% à 1,2%.</p>
<p>Les optimistes soulignent qu'un tiers seulement des sommes affectées à la relance ont été dépensées, même si leur efficacité est parfois contestable. Les pessimistes s'attendent quant à eux à un trou d'air au quatrième trimestre du fait de la fin de l'opération "<em>Cash for Clunkers</em>" ; parallèlement, le cadeau fiscal de 8 000 $ offert aux acheteurs d'un premier bien immobilier n'a que très partiellement endigué la dégradation globale du secteur du logement.</p>
<p>&#9642; D'autres statistiques publiées en marge du PIB méritent plus d'attention que le marché ne leur en a accordé ce jeudi. Si le taux d'Américains propriétaires de leur logement progresse légèrement (de 67,4% à 67,6%), le taux de logements inoccupés passe de 2,4% à 2,6% -- mais c'est très inférieur au taux réel une fois comptabilisé les saisies bancaires.</p>
<p>Le nombre de locations vacantes passe de 10,6% à 11,1%. Cela témoigne soit de l'inadéquation des loyers avec les moyens des locataires... soit du fait que les propriétaires se résolvent plus souvent à louer leur bien plutôt que de le brader -- en n'étant même pas certains de pouvoir le revendre.</p>
<p>Il suffit de faire un petit tour en voiture dans la région de Detroit, de Cincinnati, de Phoenix ou de Sacramento pour découvrir en périphérie des villes fantômes où les seuls habitants qui n'ont pas encore déserté sont ceux dans la voiture est tombée en panne.</p>
<p>Les centres commerciaux ayant mis la clé sous la porte, les services municipaux n'étant plus financés, ce sont des quartiers entiers qui sont devenus inhabitables. Même mises aux enchères à 1 000 $, des maisons de six pièces avec jardin paysager sont invendables. Sans plomberie, sans électricité mais avec des squatters ou vandales à tous les étages, cela s'explique aisément... et il faut de surcroît supporter le paiement des taxes foncières et des impôts locaux.</p>
<p>&#9642; Nous n'avons pas pour habitude vous distraire avec des anecdotes, si ce n'est pour renforcer une démonstration d'ordre plus général. Vous avez d'ailleurs certainement deviné où nous voulions en venir : les banques continuent d'afficher dans leurs bilans des biens à leur prix d'achat (ou à la valeur médiane du quartier de référence) lorsqu'elles ne parviennent pas à les revendre.</p>
<p>Des dizaines de milliers de logements n'ont pratiquement plus aucune valeur hypothécaire mais leurs propriétaires légaux (particuliers comme institutionnels) doivent supporter la fiscalité qui leur est attachée. C'est au mieux un foyer de perte, le plus souvent un gouffre vu par un directeur financier !</p>
<p>Il y a surabondance et surstock de logements aux Etats-Unis mais on continue allègrement de construire. Le rebond de 3,5% du PIB découlerait pour une large part de l'augmentation de l'investissement résidentiel : +23,4%... un chiffre qui laisse beaucoup d'observateurs perplexes.</p>
<p>&#9642; S'agissant de la hausse surprise de 3,4% de la consommation (alors que 76% des Américains disent se serrer la ceinture), c'est le contrecoup prévisible des stimuli fiscaux en faveur du logement et de l'industrie automobile.</p>
<p>Mais il ne faut pas confondre hausse des dépenses (qui inclut des éléments ponctuels non récurrents) et consommation (qui dépend du budget d'un ménage au quotidien, après imputation des frais incompressibles).</p>
<p>Il s'agit d'évaluer où se situe aujourd'hui la frontière entre ceux qui pourraient dépenser plus mais qui souhaitent plutôt épargner, sauf effet d'aubaine irrésistible... et ceux qui aimeraient consommer plus (ou mieux) mais qui ne le peuvent pas.</p>
<p>Beaucoup de victimes du surendettement appartiennent à la seconde catégorie. Elles ont peu d'espoir de s'en sortir : la pression sur les salaires continue de s'exercer à la baisse tandis que l'emploi se fait plus rare.</p>
<p>&#9642; Les excellents chiffres bruts du PIB incitent déjà certains économistes à rejeter le scénario d'une reprise en "W". L'activité pourrait certes être moins soutenue au quatrième trimestre mais resterait de l'ordre de 2%, ce qui éviterait la rechute et une mésaventure de type "croissance nulle au premier trimestre 2010 ".</p>
<p>Formellement, nous sommes d'accord avec eux. Les chiffres officiels ne doivent pas rechuter sous la barre des 2% pour des raisons politiques. Même s'il faut écarteler certaines données stratégiques pour leur faire avouer des niveaux de progression fictifs, ce sera fait au nom de l'intérêt général et du retour de la confiance.</p>
<p>Tenez par exemple ces 145 000 allocataires au chômage qui ont miraculeusement disparu des listings publiés jeudi alors que le nombre d'inscriptions hebdomadaires de demandeurs d'emploi est resté stable à 530 000. C'est de la pure fiction statistique, sauf pour les 150 000 personnes en fin de droits -- qui n'existent plus aux yeux des services de l'Etat -- et dont la survie ne repose plus que sur la solidarité familiale ou les organismes caritatifs.</p>
<p>Mais les marchés ne sont pas dupes. Ils se saisissent de n'importe quel prétexte pour grimper parce que la Fed les y incite en déversant dans le système des centaines de milliards d'argent gratuit... Au bout du compte, cependant, les économistes savent parfaitement qu'il faut injecter 3 $ pour créer 1 $ de richesse. Les deux qui restent, c'est de la dette que les bénéficiaires des 1 $ obtenus vont devoir supporter au cours des 10, 20 ou 30 prochaines années.</p>
<p>&#9642; Ben Bernanke, qui a beaucoup étudié le krach de 29, sait qu'à l'image d'un pneu qui éclate, il ne faut pas hésiter à utiliser dans les secondes qui suivent la bombe anti-crevaison pour éviter à la jante de causer des dégâts irréparables tels que le cisaillement de l'enveloppe de gomme et d'acier.</p>
<p>Mais lorsque la déchirure du pneu est trop importante (suite à un accident aussi sévère que celui survenu il y a tout juste un an), le caoutchouc liquide n'a pas la capacité de reboucher le trou. Le pneu n'est maintenu artificiellement en forme que par l'air comprimé qui provient de la bombe, le temps que celle-ci achève de se vider.</p>
<p>Ben Bernanke n'est pas idiot ; il est venu avec un kit de réparation pour poids lourd qui en impose... mais cela ne change rien au fait que le trou n'est pas réparable avec une "solution liquide". Cela va simplement prendre plus de temps -- et coûter plus d'argent au contribuable -- avant que l'évidence d'un échec ne s'impose aux yeux du grand public.</p>
<p>Les marchés savent déjà que la désillusion ne va pas tarder à succéder à l'espoir. Le "pschitt" de la bombe couvre pour l'instant le bruit de l'air qui s'échappe... mais le sol se couvre déjà de mousse blanchâtre. Lorsque les épargnants vont comprendre de quoi il retourne, il sera trop tard.</p>]]></description>
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