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	<title>La Pensée Multiple</title>
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	<description>Carnet de Voyages de Brice Challamel</description>
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		<title>C&#8217;est une question d&#8217;amour</title>
		<link>http://www.lapenseemultiple.fr/2016/02/cest-une-question-damour/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2016 17:06:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[Après 13 ans passés à construire et développer Act One, mon agence de conseil dédiée à l'innovation collaborative, je m'apprête à rejoindre Google le 31 mai prochain. Ghislaine, les enfants et moi-même allons déménager pour cela à Mountain view en Californie, où je serai "Experience Designer" pour Google for Work.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chers tous,</p>
<p>Après 13 ans passés à construire et développer Act One, mon agence de conseil dédiée à l&rsquo;innovation collaborative, je m&rsquo;apprête à rejoindre Google le 31 mai prochain. Ghislaine, les enfants et moi-même allons déménager pour cela à Mountain view en Californie, où je serai &laquo;&nbsp;Experience Designer&nbsp;&raquo; pour Google for Work. Il s&rsquo;agit de la partie de Google qui regroupe l&rsquo;ensemble des technologies utiles dans un environnement de travail : Gmail, Drive, Chrome, Android, etc. <span id="more-1466"></span></p>
<p>Ghislaine rêve, depuis que je la connais, de vivre en Amérique et d&rsquo;y travailler sur des projets de nutrition et de santé digitales, et les enfants y trouveront un environnement au sein duquel s&rsquo;épanouir dans une double culture. Quant à moi, mon travail consistera à comprendre et influencer l&rsquo;impact des nouvelles technologies développées par la R&#038;D de Google afin de concevoir, en amont de leur lancement, des expériences qui démontreront de façon concrète et enthousiasmante comment elles vont changer le monde.</p>
<p>Ces derniers jours, nombreux sont ceux parmi nos amis ou notre famille proche au courant de ce projet, qui nous ont interrogé sur les raisons pour lesquelles nous avons décidé, Ghislaine et moi-même, d&rsquo;abandonner des carrières réussies et le bonheur de la vie parisienne. Alors oui, nous allons tout risquer et voici pourquoi.</p>
<p>Partir en Amérique n&rsquo;est pas une question de technologie pour nous, c&rsquo;est une question d&rsquo;amour.</p>
<p>Chacun aura compris, à présent, qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune chance de réussir à combattre des bombes avec des bombes, et de l&#8217;emporter finalement dans la guerre contre la terreur avec des instruments de terreur. La seule réponse durable à ceux qui tuent pour diviser les hommes est de rassembler les hommes dans la paix. Pas uniquement dans leurs loisirs, au sein desquels ils trouvent naturellement le confort de valeurs communes avec leurs proches, mais aussi 10 heures par jour, 300 jours par an, dans l&rsquo;environnement de travail au sein duquel ils s&rsquo;efforcent, entre étrangers, de transformer la réalité dans laquelle nous vivons.</p>
<p>Toute organisation humaine a une mission qui contribue à rendre le monde meilleur et la technologie, telle que nous la voyons Ghislaine et moi, leur permet d&rsquo;atteindre ces objectifs dans la compréhension mutuelle et la paix. Nous avons à cœur de permettre aux gens de partager leurs émotions, leurs goûts, leurs données, leurs idées, leurs contrats, leurs méthodes, leurs sentiments, leurs réussites et leurs rêves de manière à se sentir plus proches les uns des autres, quelle que soient la distance, la culture, les croyances ou tout autre élément de leur identité qui les sépare. Pour bien comprendre notre perspective sur ce sujet, souvenez-vous que nous nous sommes rencontrés nous-mêmes il y a 8 ans sur Internet et que nous sommes aujourd&rsquo;hui entourés de beauté et d&rsquo;amour&#8230;</p>
<p>Ghislaine rêve d&rsquo;accomplir cela en les rassemblant autour d&rsquo;un bon plat, d&rsquo;un bon vin et d&rsquo;une bonne conversation, en mettant au service de chacun d&rsquo;eux les avancées de la technologie et les découvertes récentes en matière de nutrition. Pour ma part, les expériences que je conçois aujourd&rsquo;hui dans le cadre des ateliers d&rsquo;Act One et que je m&rsquo;apprête à métamorphoser au sein de Google, sont avant tout destinées à faire collaborer les gens de manière à ce qu&rsquo;ils découvrent leurs idées respectives en temps réel, avec transparence, et un sentiment global de plaisir, de fierté et d&rsquo;appartenance à chacune de leurs interactions via Google for Work.</p>
<p>A terme, nous espérons et croyons que nos efforts en Amérique permettront aux hommes et aux femmes du monde entier de se comprendre et de s&rsquo;entendre un peu mieux, que ce soit à table autour d&rsquo;un bon repas ou au travail lorsqu&rsquo;ils collaborent. Cette responsabilité ne nous est pas confiée par un patron ou par un client, mais par nos enfants. Ne les décevons pas, et n&rsquo;oublions jamais pourquoi nous faisons cela. Car partir en Amérique n&rsquo;est pas une question de technologie pour nous, c&rsquo;est une question d&rsquo;amour.</p>
<p>Affectueusement,</p>
<p>Ghislaine &#038; Brice</p>
]]></content:encoded>
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		<title>It&#8217;s about love</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Feb 2016 17:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[After 13 years building and developing Act One, my consulting agency dedicated to collaborative innovation, I am about to join Google on May 31st. Ghislaine, the children and I are going to move for this to Mountain View, California, where I will be “Experience Designer” with Google for Work.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dear All,</p>
<p>After 13 years building and developing Act One, my consulting agency dedicated to collaborative innovation, I am about to join Google on May 31st. Ghislaine, the children and I are going to move for this to Mountain View, California, where I will be “Experience Designer” with Google for Work. That is the part of Google which handles all the technologies useful in a working environment: Gmail, Drive, Chrome, Android, etc. <span id="more-1447"></span></p>
<p>Ghislaine has been dreaming, for as long as I have known her, to live and work in America on digital nutrition and health, while the children will find there an opportunity to blossom in a double culture. As for myself, my work will be to anticipate and influence the impact of the new technologies developped by Google’s R&#038;D so as to design, prior to their launch, experiences that demonstrate in a concrete and thrilling way how they are about to change the world.</p>
<p>These last days, several among our closest relatives and friends who knew about this project have wondered why we decided, Ghislaine and I, to leave successful careers and the bliss of parisian life. So yes, we are going to risk everything, and this is why.</p>
<p>Going to America is not about technology to us. It&rsquo;s about love.</p>
<p>Everyone must have understood, by now, that there is no way we can fight bombs with other bombs, and eventually win a war on terror with tools that create terror. The only sustainable answer to those who kill to divide people is to unite people in peace. Not only during their leisures, when they naturally find the comfort of common values among friends, but also 10 hours a day, 300 days a year, in the working environment where they spend most of their adult lives and struggle among strangers to change the reality in which we live. </p>
<p>Every human organization has a mission that eventually contributes to make a better world and technology, as we see it Ghislaine and I, enables them to reach their goals in mutual understanding and peace. We care for people to share emotions, tastes, data, concepts, contracts, methods, feelings, achievements and dreams so as to feel closer to each other, however far apart they are in distance, culture, beliefs or any other element of their identity. To fully understand our perspective on this, please remember that we met on the Internet 8 years ago, and are today surrounded by beauty and love&#8230;</p>
<p>Ghislaine dreams of doing this by gathering them around good food, good wine and good conversation, while leveraging the benefits of technology and the latest findings in nutrition. As for me, the experiences I design with Act One already, and that I am about to take to the next level with Google, are meant to make people collaborate in ways that make them discover each other&rsquo;s ideas in real time and complete transparency with pleasure, pride and a deep sense of togetherness every time they get a chance to interact on Google for Work.</p>
<p>Eventually, we hope and believe our efforts in America will make people around the world understand and care for each other a little bit more, whether it is at their table dining or at work collaborating. This endeavour is entrusted to us, not by a boss or a client, but by our children. May we not fail them, and never forget why we do this. Because this is not about technology to us, it&rsquo;s about love.</p>
<p>Kindest regards,</p>
<p>Ghislaine &#038; Brice</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Interview sur mon nouveau livre par la Journaliste du jeu !</title>
		<link>http://www.lapenseemultiple.fr/2013/01/interview-sur-mon-nouveau-livre-par-la-journaliste-du-jeu/</link>
		<comments>http://www.lapenseemultiple.fr/2013/01/interview-sur-mon-nouveau-livre-par-la-journaliste-du-jeu/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 27 Jan 2013 20:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Innovation]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon nouveau livre Multipliez vos Idées est sorti en librairie depuis 4 jours maintenant et la carte de la Journaliste m'a posé quelques questions sur l'origine de l'ouvrage, son fonctionnement et ses résultats concrets ! Impossible de ne pas lui répondre et, comme elle sort de mon imagination, impensable de lui mentir. Voici donc ce que nous nous sommes dits... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mon nouveau livre <a href="http://www.amazon.fr/Multipliez-vos-idées-Familles-Créatives/dp/2100587544/" target="_blank">Multipliez vos Idées</a> est sorti en librairie depuis 4 jours maintenant et la carte de la Journaliste m&rsquo;a posé quelques questions sur l&rsquo;origine de l&rsquo;ouvrage, son fonctionnement et ses résultats concrets ! Impossible de ne pas lui répondre et, comme elle sort de mon imagination, impensable de lui mentir. Voici donc ce que nous nous sommes dits&#8230; <span id="more-1395"></span></p>
<p><img class="size-full wp-image-1403 alignleft" alt="Journaliste" src="http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/Journaliste.png" width="300" height="541" /></p>
<h3>Pourquoi as-tu écrit ce livre ?</h3>
<p>J&rsquo;ai écrit ce livre en 2003, alors que je venais de me mettre à mon propre compte en reprenant l&rsquo;agence <a href="http://www.actone.net/" target="_blank">Act One</a>, spécialisée dans les démarches d&rsquo;innovation. Mon ami et mentor Luc de Brabandère, célèbre auteur de livres sur l&rsquo;innovation et Vice Président du Boston Consulting Group où je travaillais auparavant, est venu me rendre visite. Je lui ai montré le jeu des 7 Familles Créatives et nous y avons joué ensemble&#8230;</p>
<p>Il était très enthousiaste et m&rsquo;a proposé de rédiger, sous forme de livre, une méthode complète reposant sur le jeu. Il l&rsquo;a ensuite présentée à <a href="http://www.dunod.com/auteur/brice-challamel" target="_blank">Dunod</a>, qui était son éditeur, en leur proposant d&rsquo;en rédiger la préface. Quelle belle proposition de sa part et quelle formidable opportunité de faire connaître les méthodes d&rsquo;innovation ludiques que j&rsquo;aime tant !</p>
<h3>À qui ton livre s&rsquo;adresse-t-il ?</h3>
<p>A toute personne qui souhaite accomplir un changement et veut le faire à la fois en ayant une méthode rigoureuse et néanmoins en prenant du plaisir et en s&rsquo;amusant. Il est édité dans une collection professionnelle, et les exemples du livre sont donc liés à l&rsquo;environnement économique : résoudre des conflits dans une équipe, monter son entreprise, se faire connaître en profession libérale, etc. Mais ces compétences ne disparaissent pas soudainement lorsque l&rsquo;on rentre chez soi.</p>
<h3>En quoi est-il différent des autres livres sur l&rsquo;innovation ?</h3>
<p>A ma connaissance, c&rsquo;est le seul livre à proposer un outil intégré avec le jeu des 7 Familles Créatives ! Mais il est aussi basé sur une méthode à la fois simple et fiable, utilisée sur des centaines de cas d&rsquo;entreprises et enseignée aussi bien à Sciences-Po Paris qu&rsquo;à HEC. Or 10 ans après avoir été mise au point dans sa version initiale, si elle n&rsquo;avait pas fait ses preuves cette méthode n&rsquo;existerait plus&#8230; et Act One non plus d&rsquo;ailleurs !</p>
<h3>Pourquoi y a-t-il un jeu dans le livre ?</h3>
<p>Le jeu en général n&rsquo;est pas un phénomène anodin. C&rsquo;est une pratique universellement répandue parmi les espèces animales qui ont une enfance. Les chiots et les chatons jouent beaucoup, tout comme les dauphins ou les mésanges ! Le jeu est l&rsquo;outil que la nature a donné à la vie animale pour s&rsquo;affranchir des interdits, explorer de nouveaux modes de pensée et d&rsquo;action afin d&rsquo;innover et de s&rsquo;adapter. C&rsquo;est, en fait, tellement lié que nous pourrions même nous demander quelle méthode d&rsquo;innovation ne repose pas sur une forme de jeu&#8230;</p>
<h3>Comment le jeu fonctionne-t-il ?</h3>
<p>C&rsquo;est très simple, les cartes sont des personnages qui servent à changer de perspective sur un sujet en posant des questions ou en proposant des solutions différentes de celles qui nous viennent naturellement. Par exemple, si j&rsquo;avais tiré la carte du Bébé pour conduire cet entretien au lieu de la tienne, celle de la Journaliste, les questions auraient été très différentes !</p>
<h3>Pourquoi se limiter à ce jeu alors qu&rsquo;il existe tellement de méthodes différentes ?</h3>
<p>Bien qu&rsquo;il repose sur un seul outil, le livre aborde la plupart des méthodes existantes : les cartes sont en effet bien souvent des prétextes à une exploration des différentes méthodes de créativité et d&rsquo;innovation. Par exemple, la carte de Freud amène à parler des méthodes associatives comme le Brainstorming. Celle de Léonard de Vinci permet d&rsquo;aborder les analogies, qu&rsquo;il utilisait afin d&rsquo;inventer des machines volantes en s&rsquo;inspirant des oiseaux, des feuilles ou des graines qui tourbillonnent dans l&rsquo;air.</p>
<h3>Pourquoi avoir réalisé une deuxième édition du livre plutôt que de le réimprimer ?</h3>
<p>Près de 10 ans après son lancement initial, le livre s&rsquo;était très bien vendu et nous avions fait plusieurs réimpressions avec l&rsquo;éditeur, mais il y avait deux aspects que je souhaitais améliorer. Le premier était la méthode, qui avait beaucoup évolué en particulier lors des centaines d&rsquo;utilisation en cas réel que nous en avions fait au sein d&rsquo;Act One ! J&rsquo;avais notamment compris l&rsquo;importance de bien construire les questions en amont de la démarche avant d&rsquo;avoir des idées et de bien travailler leur mise en œuvre en aval après les avoir finalisées. L&rsquo;autre aspect que je souhaitais améliorer était le jeu de cartes : je voulais en faire un jeu paritaire et plus représentatif de la diversité de notre société en termes d&rsquo;origines culturelles et ethniques.</p>
<h3>Est-ce comme ça que tu as eu l&rsquo;idée de ma carte ?!?</h3>
<p>Absolument ! La première carte de chaque famille représente une forme de curiosité et la première carte du jeu est donc le curieux de la famille des Métiers : le journaliste. Or je voulais une égalité de représentation entre hommes et femmes, c&rsquo;est donc rapidement devenu LA journaliste et&#8230; te voilà : tu es l&rsquo;une des 20 nouvelles cartes du jeu, qui en compte 36 au total !</p>
<h3>De façon plus générale, quelles sont tes sources d&rsquo;inspiration pour les personnages ?</h3>
<p>Ma première source d&rsquo;inspiration, ce sont les personnes que je rencontre et qui me passionnent par leur gentillesse, leur intelligence et leur sincérité. Une anecdote peu connue : la famille des loisirs est constituée des 5 premières personnes qui ont rejoint <a href="http://www.actone.net/equipe/" target="_blank">l&rsquo;équipe d&rsquo;Act One</a>. Mes deux Directrices Associées y sont notamment présentes sous les traits de la Voyante pour Suzanne Lafont et de la Danseuse pour Florence Picard !</p>
<h3>Quel est ton personnage préféré dans le jeu ?</h3>
<p>Mais c&rsquo;est toi bien entendu ! Je le dis à tous les personnages, et tu le sais. Mais cette fois-ci, c&rsquo;est vrai&#8230;</p>
<h3>Sérieusement&#8230;</h3>
<p>D&rsquo;accord. Sérieusement, mon personnage préféré est l&rsquo;avocat de l&rsquo;ange. Il représente une vision du monde optimiste et constructive car il cherche toujours le bon côté d&rsquo;une idée, que ce soit la sienne ou celle de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. C&rsquo;est le personnage que j&rsquo;invoque lorsque ma chaudière tombe en panne, mais aussi dans les cas les plus difficiles et les plus graves qui nécessitent de s&rsquo;ouvrir à toutes les possibilités. Il m&rsquo;aide à adopter la doctrine de Voltaire, qui disait &laquo;&nbsp;j&rsquo;ai choisi d&rsquo;être heureux parce que c&rsquo;est bon pour la santé !&nbsp;&raquo; et pour cela à valoriser toutes les propositions qui me sont faites et toutes les personnes qui m&rsquo;entourent.</p>
<h3>Qu&rsquo;avez-vous réalisé à l&rsquo;aide de cette méthode et du jeu pour les clients d&rsquo;Act One ?</h3>
<p>Il est très délicat de parler des résultats obtenus avec nos clients au sein d&rsquo;Act One, pour deux raisons : la première est qu&rsquo;il s&rsquo;agit souvent de projets confidentiels. La seconde est que le jeu est un outil utile mais les idées restent celles de nos clients et il est très important que ce soient eux qui en reçoivent le crédit. Parmi les réussites que nous pouvons mentionner néanmoins, avec l&rsquo;accord des équipes concernées, il y a le formidable <a href="http://www.lapenseemultiple.fr/2010/10/le-monde-au-bout-des-doigts/" target="_blank">eGo de Gemalto</a> ou encore <a href="http://www.actone.net/reussites/success-story-lapplication-iphone-de-total/" target="_blank">l&rsquo;application Total Services</a> qui est bien utile aux automobilistes français.</p>
<h3>Qui d&rsquo;autre a réussi des projets grâce à cette méthode et au jeu ?</h3>
<p>Beaucoup de lecteurs du livre ! J&rsquo;en ai reçu de nombreux témoignages au fil des ans et j&rsquo;en découvre quelquefois auxquels je ne m&rsquo;attendais pas du tout&#8230; Par exemple, j&rsquo;ai appris en discutant avec elle que la gardienne de mon immeuble avait réussi à arrêter de fumer en utilisant la méthode du livre et des cartes, que je lui avais offert. C&rsquo;est bien simple, à chaque fois qu&rsquo;un lecteur ou une lectrice m&rsquo;envoie un mot pour me faire part d&rsquo;une réussite liée au livre, ça met un grand rayon de soleil dans ma vie !</p>
<h3>Est-il possible d&rsquo;en lire un extrait pour se faire une idée avant de se lancer pour de bon ?</h3>
<p>Oui, un extrait comprenant les 27 premières pages du livre est accessibles <a href="http://www.dunod.com/document/9782100587544/Feuilletage.pdf" target="_blank">sur le site de Dunod</a> et <a href="https://www.facebook.com/multipliezvosidees/app_249605948390196" target="_blank">sur la page Facebook du livre</a>. Cet extrait est d&rsquo;autant plus intéressant qu&rsquo;il comporte le plan détaillé de l&rsquo;ouvrage et un démarrage rapide intitulé &laquo;&nbsp;10 idées en 3 minutes&nbsp;&raquo;. Il donne parfaitement le ton de ce que seront le jeu et la méthode pour en tiret profit. Si, après avoir lu ce passage, on n&rsquo;est pas convaincu&#8230; C&rsquo;est sans doute qu&rsquo;il faut passer à autre chose !</p>
<h3>Et si on est convaincu, où l&rsquo;acheter ?</h3>
<p>Le plus simple est de passer par une librairie, toutes celles qui ont un rayon management proposent Multipliez vos Idées. Sur Internet, il est disponible dans toutes les grandes librairies en ligne comme <a href="www.amazon.fr/Multipliez-vos-idées-Familles-Créatives/dp/2100587544/" target="_blank">Amazon</a>. On peut aussi se le procurer directement auprès de <a href="http://www.dunod.com/entreprise-gestion/entreprise-et-management/efficacite-professionnelle/multipliez-vos-idees-0" target="_blank">Dunod</a>. Enfin, si une entreprise souhaite en acheter un grand nombre, elle peut me contacter en appelant Act One et nous lui proposerons des conditions privilégiées avec l&rsquo;aide de l&rsquo;éditeur&#8230; Voire même une couverture sur mesure à partir de 800 à 1000 exemplaires !</p>
<h3>Merci !</h3>
<p>Merci à toi&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Last Ray of Light</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2012 05:08:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Où]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le Mexique et la Suède, cap sur l'Estonie pour cette troisième "histoire d'une photographie". Un voyage symbolique s'il en est, puisqu'il s'agissait aussi de notre lune de miel avec Ghislaine. Et comme vous pouvez le constater, l'épouse idéale (pour moi) n'a choisi ni de se prélasser à la plage, ni d'arpenter les musées d'une capitale européenne mais d'explorer à mes côtés les contrées enneigées du bout du monde. Littéralement ! ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après le Mexique et la Suède, cap sur l&rsquo;Estonie pour cette troisième &laquo;&nbsp;histoire d&rsquo;une photographie&nbsp;&raquo;. Un voyage symbolique s&rsquo;il en est, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agissait aussi de notre lune de miel avec Ghislaine.</p>
<p>Et comme vous pouvez le constater, l&rsquo;épouse idéale (pour moi) n&rsquo;a choisi ni de se prélasser à la plage, ni d&rsquo;arpenter les musées d&rsquo;une capitale européenne mais d&rsquo;explorer à mes côtés les contrées enneigées du bout du monde. Littéralement ! <span id="more-1371"></span></p>
<h3>La quête du bout du monde</h3>
<p>Il y a quelque chose d&rsquo;intime, et bien souvent d’inexplicable, dans ce qui nous fait rêver d&rsquo;un &laquo;&nbsp;ailleurs&nbsp;&raquo;. Nous évoluons, pour la grande majorité d&rsquo;entre nous, dans une dizaine de lieux essentiellement : notre logement, ceux de nos amis et de notre famille, la crèche ou l&rsquo;école de nos enfants, notre lieu de travail, quelques cafés ou cinémas de proximité, une salle de sport&#8230;</p>
<p>Nous sommes libres, certes, mais nous ne faisons au fond qu&rsquo;un usage très limité de cette liberté, au regard du nombre infini de possibilités qui s&rsquo;offrent quotidiennement à nous. Notre vie est un petit théâtre dont le décor ne varie guère.</p>
<p>En vacances cependant, c&rsquo;est une toute autre affaire. Le monde nous tend les bras et le décor tombe pour révéler soudain l&rsquo;immensité des territoires à explorer ! Mais pour aller où ?</p>
<p>Pour ma part, je rêvais de l&rsquo;Estonie depuis mes années d&rsquo;étudiant. Dans le cadre de la préparation des concours, la Russie était encore au programme et notre professeur nous avait recommandé de bien connaître au moins un des pays de l&rsquo;ex bloc soviétique pour en illustrer le concept.</p>
<p>La plupart de mes camarades avaient choisi la Tchécoslovaquie ou la Yougoslavie. Des contrées dont le nom n&rsquo;existe plus et où il faudra absolument que je me rende un jour aussi ! Mais je m&rsquo;étais intéressé à ces trois petits pays qui semblaient se cacher dans un recoin de la carte comme les trois petits cochons qui ont peur du grand méchant loup.</p>
<p>Et j&rsquo;ai rapidement compris qu&rsquo;en effet leur existence même était menacée par la politique d&rsquo;émigration massive du puissant voisin russe : les républiques baltes étaient déjà un décor d&rsquo;intrigues et de merveilles pour l&rsquo;autre théâtre, non plus celui de la vie mais de l&rsquo;imaginaire !</p>
<p>Or rêver de contrées lointaines conduit inéluctablement à rêver d&rsquo;y aller &laquo;&nbsp;pour de vrai&nbsp;&raquo;. Trois contrées de contes de fées dont les noms riment et dont la culture résiste depuis des siècles à l&rsquo;assimilation ne peuvent pas laisser indifférents : La Lituanie, la Lettonie et l&rsquo;Estonie devaient passer pour moi du fantasme à la réalité !</p>
<p>Ce dernier pays en particulier, car il est le plus au nord, une terre de forêts sauvages et d&rsquo;étendues enneigées immenses qui nous a d&rsquo;ailleurs valu des promenades épiques avec de la neige jusqu&rsquo;au torse. Des heures de marche dans l&rsquo;ombrage des grands conifères d&rsquo;Europe du Nord pour déboucher soudain sur des clairières spectaculaires sculptées par le soleil couchant&#8230; comme celle-ci :</p>
<p><img class="aligncenter" title="brice-challamel-winter-is-coming" alt="Winter is Coming - photographie par Brice Challamel - photograph by Brice Challamel" src="http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/brice-challamel-winter-is-coming.jpg" width="1305" height="870" /></p>
<h3>Attraper l&rsquo;horizon</h3>
<p>Qu&rsquo;est ce qui se passe à la dernière seconde de l&rsquo;éternité ? Que verrions-nous si nous étions au bord de l&rsquo;infini ? Ces questions, que se posent tous les enfants, restent tapies dans l&rsquo;imaginaire des adultes et je me dis souvent que ce sont elles, en réalité, qui nous entraînent secrètement à faire toujours &laquo;&nbsp;un pas de plus&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Non contents d&rsquo;être dans une contrée lointaine et merveilleuse, Ghislaine et moi voulions en voir le bord, en attraper l&rsquo;horizon !</p>
<p>Or le bord de l&rsquo;Estonie &#8211; sa côte Nord en l’occurrence &#8211; ressemble aux créneaux d&rsquo;un mur d&rsquo;enceinte médiéval, dont les creux furent autrefois les lits de glaciers immenses et disparus depuis des millénaires&#8230; Et les hauts sont jonchés d&rsquo;anciennes bases militaires russes lorgnant sur la Finlande et aujourd&rsquo;hui encore inaccessibles !</p>
<p>C&rsquo;est donc sur l’un des creux de ce littoral atypique que fut photographié Last Ray of Light. La terre y portait les profondes cicatrices du passage des glaciers, qui avaient laissé dans leur sillage d&rsquo;immenses blocs de pierre, entraînés depuis les montagnes lointaines comme de simples graviers par cette prodigieuse puissance naturelle.</p>
<p>L&rsquo;une des règles d&rsquo;or de la photographie est de ne jamais viser le soleil. Ce que je fis donc en priorité ! Mais comme je ne voulais pas perdre le bord de mer, il m&rsquo;a fallu faire un long détour pour atteindre l&rsquo;angle idéal sans laisser de traces de pas dans la neige.</p>
<p>J&rsquo;ai ensuite positionné mon appareil photo sur un trépied en position basse, à 40 cm du sol environ, pour accentuer la perception des reliefs de la glace&#8230; Et pris plusieurs dizaines de photographies avec des angles et des expositions différentes pour rassembler tout le matériau dont j&rsquo;aurai besoin en post-production.</p>
<p>Je voulais en effet élargir le champ et donner une impression d&rsquo;immensité qu&rsquo;aucun grand angle ne permet réellement d&rsquo;atteindre et qui nécessite donc des assemblages panoramiques. Cette photo est en effet le rassemblement de trois prises de vues verticales : [][][].</p>
<p>Il y avait aussi la question de la lumière. La neige renvoie une lumière très intense, en particulier avec un soleil de face, et l&rsquo;ombre des &laquo;&nbsp;plaies de glace&nbsp;&raquo; était d&rsquo;autant plus sombre. Pire encore, le rocher qui formait l&rsquo;élément essentiel de l&rsquo;architecture de ma photographie était à contre-jour et n&rsquo;aurait formé qu&rsquo;un gros point noir comme une tache d&rsquo;encre sans une exposition très lente et donc totalement surexposée.</p>
<p>Inversement, pour garder le contrôle du soleil de face, j&rsquo;ai attendu qu&rsquo;il atteigne la lisière des arbres et soit donc légèrement adouci par la filtration naturelle des branches, et baissé l&rsquo;exposition de 8 diaphragmes, quasiment à la limite technique de l&rsquo;appareil en l&rsquo;absence de filtres obscurcissant &#8211; qui ne peuvent malheureusement pas être utilisés pour des assemblages panoramiques comme celui-ci, car l&rsquo;appareil bouge lorsqu&rsquo;on les retire pour réaliser les clichés surexposés. </p>
<p>Près de 30 photographies différentes ont donc été nécessaires à la création de celle-ci. Elle semble pourtant bien naturelle, n&rsquo;est-ce pas ? C&rsquo;est parce que notre œil fait normalement ce travail, comme en témoigne la persistance rétinienne lorsque nous fixons un mur blanc après avoir regardé le soleil de face. Et notre vision périphérique fait le reste en nous donnant un sentiment d&rsquo;immensité bien supérieur à ce que notre regard couvre effectivement.</p>
<p>Last Ray of Light est une photographie &laquo;&nbsp;ironique&nbsp;&raquo; dans la tradition de la peinture hollandaise réaliste du XVII° siècle : un travail considérable qui semble se soumettre à la réalité, mais qui la domine en fait dans une sourire secret. Car une mouche sur le bord d&rsquo;un plat, ou des nuages figés en dentelle sur le ciel bleu, nous y rappellent que notre réalité est éphémère mais que notre art est éternel.</p>
<p>A très bientôt, chers amis, pour la suite de ce merveilleux voyage&#8230;</p>
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		<title>Calligraphy</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Nov 2012 17:11:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Quoi]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à l'article du mois dernier sur l'histoire de Daydreamer, je vous propose de suivre cette-fois-ci un chemin très différent : une promenade solitaire qui m'a conduit à une image simple d'herbes hautes reflétées dans l'eau d'un lac et intitulée Calligraphy. Cette photographie a en effet été réalisée lors d'un voyage professionnel en Suède, à l'occasion duquel j'ai repoussé de trois jours la date du retour et loué une chambre d'hôte pour profiter de la région de Svartådalen, la "Vallée de la Rivière Noire"...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à l&rsquo;article du mois dernier sur <a href="http://www.lapenseemultiple.fr/2012/10/daydreamer-2/" target="_blank">l&rsquo;histoire de Daydreamer</a>, je vous propose de suivre cette-fois-ci un chemin très différent : une promenade solitaire qui m&rsquo;a conduit à une image simple d&rsquo;herbes hautes reflétées dans l&rsquo;eau d&rsquo;un lac et intitulée Calligraphy.</p>
<p>Cette photographie a en effet été réalisée lors d&rsquo;un voyage professionnel en Suède, à l&rsquo;occasion duquel j&rsquo;ai repoussé de trois jours la date du retour et loué une chambre d&rsquo;hôte pour profiter de la région de Svartådalen, la &laquo;&nbsp;Vallée de la Rivière Noire&nbsp;&raquo;&#8230;<span id="more-1341"></span></p>
<h3>Le but est dans le chemin</h3>
<p>Je n&rsquo;avais pas de destination précise lors de ce voyage, pas de compagne ou de compagnon de route, de guide ou même de carte ! Je voulais simplement me promener dans la nature, un système GPS indiquant ma position même hors de portée des réseaux de téléphonie mobile.</p>
<p>Cette démarche photographique est beaucoup moins volontariste que celle décrite dans l&rsquo;article sur Daydreamer mais repose sur le même principe : pour faire de belles photographies il faut voir de belles choses. Une partie de la réponse est certainement dans notre propre regards, mais rien ne remplace à mon sens l&rsquo;expérience elle-même que nous choisissons de vivre&#8230; ou de ne pas vivre lorsque nous restons chez nous pour regarder la télévision.</p>
<p>Pour revenir à la Suède, en mi-saison et dans cette province profonde parsemée de centaines de lacs, véritable paradis des amoureux de la nature sauvage, il règne un calme presque surnaturel. On entend littéralement le silence, et le moindre souffle de vent dans les hautes branches devient un événement sonore troublant, tout comme le battement d&rsquo;ailes d&rsquo;un oiseau qui annonce sa venue bien avant qu&rsquo;il apparaisse dans le ciel.</p>
<p>Dans ces conditions, le calme est tel que l&rsquo;eau des lacs est un véritable miroir dans lequel on a parfois l&rsquo;impression que l&rsquo;on pourrait tomber et chuter sans fin. C&rsquo;est magnifique et vertigineux à la fois&#8230; Mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un calme relatif et pas d&rsquo;un calme parfait, ce qui m&rsquo;a valu quelques surprises au moment de la prise de vue.</p>
<p>Au bord des lacs, les herbes hautes ont une élégance particulière que j&rsquo;ai à la fois découvert&#8230; et retrouvé ! Car je me souvenais d&rsquo;une très belle photographie de Carola Onkamo intitulée <a href="http://1x.com/#!/photo/26965" target="_blank">Calm Waters</a> et prise dans cette région :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1178" title="brice-challamel-underworld" src="http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/Calm-Waters2.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<h3>Une infinie patience</h3>
<p>Cette image m&rsquo;a habité tout le long de mon parcours le long des rivages. Et je voudrais ici redire une autre règle de l&rsquo;art qui me semble fondamentale : pour faire des photographies il faut aussi aimer celles des autres et savoir s&rsquo;en inspirer. Je rencontre parfois des photographes qui essaient de s&rsquo;isoler des autres artistes pour ne pas être &laquo;&nbsp;pollués&nbsp;&raquo; dans leur art et j&rsquo;en suis sidéré à chaque fois. Croient-ils donc qu&rsquo;ils sont nés seuls dans la jungle ? Notre regard est le fruit d&rsquo;une éducation et poursuit celui d&rsquo;autres personnes avant nous. Il n&rsquo;y pas à mon sens d&rsquo;art pur mais une grande conversation entre artistes qui s&rsquo;étend sur des siècles.</p>
<p>Ayant enfin repéré un bouquet d&rsquo;herbes hautes qui me paraissait parfait pour la photographie que j&rsquo;avais en tête, j&rsquo;ai rapidement compris que j&rsquo;allais devoir utiliser mon trépied et le caler solidement car le lac était certes calme mais avec de légères ondulations qui déformaient le reflet. Il fallait donc exposer sur une durée d&rsquo;une seconde environ pour lisser le reflet&#8230; mais en une seconde il y avait toujours un petit souffle de vent qui faisait bouger la pointe des herbes hautes et rendait la photo floue.</p>
<p>Après quelques dizaines d&rsquo;essais, à chaque fois que je regardais de près l&rsquo;image agrandie à l&rsquo;arrière de l&rsquo;appareil (vive la photographie numérique pour cela !) j&rsquo;avais soit des photos trop rapides avec des vagues apparentes dans le reflet de l&rsquo;eau, soit des photos trop lentes avec des herbes floues sous l&rsquo;effet du vent. L&rsquo;enfer ! Et comme il faisait froid et humide, je commençais à m&rsquo;engourdir, ce qui n&rsquo;est jamais bon signe.</p>
<p>J&rsquo;ai donc changé de procédé et sorti la télécommande de mon appareil, pour programmer une prise de vue toutes les deux secondes, d&rsquo;une durée d&rsquo;une seconde&#8230; Jusqu&rsquo;à la fin de la mémoire disponible dans ma carte. Plus de 400 fois la même photographie ! Et lorsque je les ai toutes visionnées sur mon ordinateur au retour dans ma chambre d&rsquo;hôte, il n&rsquo;y en avait que 3 qui étaient nettes ! Mais il en aurait suffi d&rsquo;une seule pour me rendre heureux&#8230;</p>
<p>Après quelques retouches simples, destinées à nettoyer le dégradé et à l&rsquo;accentuer légèrement dans les bleus, l&rsquo;image était prête. Calligraphy est de loin la photographie qui m&rsquo;a demandé le plus de temps et d&rsquo;efforts lors de la prise de vue&#8230; et sans doute celle qui m&rsquo;en a demandé le moins lors de la post-production sur Photoshop ! Et quand je la regarde à présent, j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;avoir saisi la signature de la nature, en bas de la grande toile qu&rsquo;elle nous offre d&rsquo;admirer à loisir dès que nous bougeons les pieds et que nous ouvrons les yeux.</p>
<p>Et vous, que voyez-vous dans ces courbes presque abstraites ?</p>
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		<title>Entreprendre</title>
		<link>http://www.lapenseemultiple.fr/2012/10/entreprendre/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Oct 2012 08:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[entreprendre]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
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		<description><![CDATA[Après le décès de Steve Jobs, de nombreuses voix se sont élevées pour s’interroger sur l’avenir d’Apple. Par quel miracle la question se pose-t-elle de savoir comment l’entreprise qui affiche la plus grande capitalisation boursière au monde va survivre à la disparition d’un seul homme ? Ce miracle est si simple qu’il tient en un mot : Entreprendre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après le décès de Steve Jobs, de nombreuses voix se sont élevées pour s’interroger sur l’avenir d’Apple. Par quel miracle la question se pose-t-elle de savoir comment l’entreprise qui affiche la plus grande capitalisation boursière au monde va survivre à la disparition d’un seul homme ?</p>
<p>Ce miracle est si simple qu’il tient en un mot : Entreprendre. Et si complexe que taper ce mot dans le moteur de recherche d’Amazon ouvre une liste de 700 livres en français… Et plus de 40 000 en anglais avec le mot « entrepreneur » !<span id="more-975"></span></p>
<h3>Ni le fruit du hasard, ni celui du talent</h3>
<p>Car entreprendre, ce n’est pas seulement un métier mais un état d’esprit, aussi vital pour une entreprise, quelle que soit sa taille, que l’instinct de survie pour un organisme. Et tout aussi difficile à cerner et donc à stimuler, valoriser ou guérir.</p>
<p>Nous pouvons l’identifier à un homme, comme Steve Jobs pour Apple ou Xavier Niel pour Free. L’incarner dans une culture comme celle de Google ou de L’Oréal. Lui attribuer des lieux comme les Pôles de Compétitivité ou les pépinières d’entreprises. Et nous pouvons enfin lui donner des règles comme le goût du risque ou l’obsession de réussir.</p>
<p>Mais à la convergence de ces quatre dimensions (les hommes, les cultures, les lieux et les règles), nulle recette parfaite pour le succès, aucune certitude de réussir plus souvent ou mieux que d’autres. Sans quoi nous aurions tous appris la recette depuis longtemps et fait fortune en l’appliquant…</p>
<p>Et pourtant, l’esprit entrepreneurial n’est ni le fruit du hasard, ni celui du talent. Nous voudrions parfois croire qu’il existe des entrepreneurs parmi nous comme il existe des magiciens dans Harry Potter. Un petit nombre d’élus, nés avec la grâce et prédestinés à guider une armée de <em>moldus</em> privés du don sacré.</p>
<p>Si tel était le cas, pourquoi 12% du PIB américain serait-il généré par des entreprises dont le fondateur est encore le dirigeant contre 6% en France ? Et sur ces entreprises, pourquoi 24,1% auraient-elles dépassé le cap de 10 employés contre 7,7% en France¹ ? Le hasard ou le talent ne sauraient l’expliquer. Une meilleure fiscalité ? Une meilleure « mentalité » ? Peut-être… Mais c’est un peu court.</p>
<h3>La différence entre Kodak et Nintendo</h3>
<p>Car l’esprit entrepreneurial n’est pas seulement le fait des entrepreneurs, ils n’en sont que les symboles. Il est présent au sein de chaque entreprise et, dans ces entreprises, au sein de chacun de ses collaborateurs.</p>
<p>C’est lui qui fait la différence entre Moulinex, qui explose en vol au contact de la concurrence des pays émergents et SEB qui, confronté au même défi historique, réveille la flamme entrepreneuriale, innove dans tous les domaines, rachète le numéro un chinois Supor et devient le leader mondial du petit électro-ménager.</p>
<p>C’est lui qui manque à Kodak (fondé en 1881) pour saisir l’opportunité extraordinaire de la photographie numérique mais permet à Nintendo (fondé en 1889) de passer des cartes à jouer aux consoles de jeux vidéo.</p>
<p>Or, à chaque fois, le même constat s’impose : L&rsquo;esprit entrepreneurial ne sert que les dirigeants, trop rares encore, qui cherchent sans relâche à révéler la valeur des hommes et de leurs idées au lieu de les craindre !</p>
<p>Alors que, pour la première fois sans doute dans l’histoire humaine, il existe dans notre société plus de travailleurs qui vivent de leurs idées que de leurs mains, l’esprit entrepreneurial est sans doute la plus grande ressource inexploitée de <em>toutes</em> les entreprises. Pourquoi ?</p>
<h3>Ce qu&rsquo;il faut saisir pour atteindre l&rsquo;autre rive</h3>
<p>Entreprendre vient du latin <em>in-prehendere</em>. De <em>in</em> qui signifie la contrainte, l&rsquo;opposition et la difficulté. Et <em>prehendere</em> qui veut dire ‘saisir’ mais aussi, plus anciennement, ‘atteindre l’autre rive’ ! La même origine que comprendre et apprendre, deux facteurs clés de l&rsquo;esprit entrepreneurial.</p>
<p>Comprendre d’abord. L’environnement, bien entendu, mais aussi et surtout la mission qui est confiée à l’organisation. Quand les opérateurs de chemin de fer ont-ils cessé de penser qu’ils avaient pour mission de transporter des hommes et des marchandises pour se contenter de construire des trains et de poser des rails ?  Nul ne le sait, mais il vole aujourd’hui peu d’avions affrétés par la SNCF.</p>
<div>
<p>Apprendre ensuite. De nouveaux métiers, de nouveaux modes de managements, mais aussi et surtout à renouveler en permanence la manière dont cette mission est accomplie. Car non, les livres ne sont pas nécessaires à l’encyclopédie (adieu Encyclopedia Universalis !) et les CD-Rom non plus (Adieu Encarta !). Ce qui est nécessaire, c’est de se demander encore et toujours comment mieux partager et accroitre la connaissance humaine : Bienvenue à Wikipédia !</p>
</div>
<p>Il ne s’agit ni de hasard, ni de talent mais d’une compétence managériale qui s’apprend et se pratique, comme le respect d’autrui ou la natation. Une qualité humaine qu&rsquo;il faut impérativement saisir pour atteindre l’autre rive…</p>
<div><br clear="all" /></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p title="">¹Source : Statistiques OCDE</p>
<p title="">Article initialement rédigé pour la revue Symbiose &#8211; N°5 &laquo;&nbsp;Regards sur entrepreneuriat&nbsp;&raquo; &#8211; Octobre 2012</p>
</div>
</div>
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		<title>Daydreamer</title>
		<link>http://www.lapenseemultiple.fr/2012/10/daydreamer-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 15:46:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Où]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[hdr]]></category>
		<category><![CDATA[panorama]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque photographie a son histoire ! Et pour inaugurer cette nouvelle section de mon "carnet de voyages" dédié à ces histoires, je vous invite dans une hacienda Mexicaine abandonnée en compagnie de Ghislaine !

Lors d'un voyage au Mexique, nous avons demandé à un guide local de nous concocter un périple de 5 jours dans la jungle (Sierra Gorda) et les montagnes du Nord-Est afin de découvrir des lieux insolites. Et nous n'avons pas été déçus !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque photographie a son histoire ! Et pour inaugurer cette nouvelle section de mon &laquo;&nbsp;carnet de voyages&nbsp;&raquo; dédié à ces histoires, je vous invite dans une hacienda Mexicaine abandonnée en compagnie de Ghislaine !</p>
<p>Lors d&rsquo;un voyage au Mexique, nous avons demandé à un guide local de nous concocter un périple de 5 jours dans la jungle (Sierra Gorda) et les montagnes du Nord-Est afin de découvrir des lieux insolites. Et nous n&rsquo;avons pas été déçus !<span id="more-1156"></span></p>
<h3>Chemins de traverse</h3>
<p>Efrain &#8211; notre guide &#8211; nous a d&rsquo;abord emmené dans des endroits célèbres comme <a href="http://www.lepetitjournal.com/sortir-mexico/61670-sortir.html" target="_blank">Xilitla</a>, qui est en effet un lieu insolite et merveilleux, mais offrant plus de plaisir pour les yeux que pour les objectifs, comme la plupart des monuments &#8211; à moins d&rsquo;être photographe de carte postale.</p>
<p>Peu à peu, il a appris à nous connaître et je lui ai montré d&rsquo;autres photographies que nous avions réalisées pour qu&rsquo;il adapte notre parcours et cherche des endroits plus intimes et plus inhabituels.</p>
<p>Nous sommes alors revenus vers la montagne et son climat aride, en passant par des grottes immenses dont les voûtes effondrées laissaient couler en cascade une abondante végétation &#8211; Et oui, il y a une photographie de cela aussi :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1178" title="brice-challamel-underworld" src="http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/brice-challamel-underworld.jpg" alt="underworld - photographie par Brice Challamel - photograph by Brice Challamel" width="1305" height="870" srcset="http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/brice-challamel-underworld-300x200.jpg 300w, http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/brice-challamel-underworld-1024x682.jpg 1024w, http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/brice-challamel-underworld-930x620.jpg 930w, http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/brice-challamel-underworld-765x509.jpg 765w, http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/brice-challamel-underworld.jpg 1305w" sizes="(max-width: 1305px) 100vw, 1305px" /></p>
<p>Et au cours de la quatrième journée, il a eu une inspiration géniale, totalement inhabituelle mais parfaite pour nous : il nous a raconté qu&rsquo;il connaissait une vieille hacienda abandonnée où personne n&rsquo;allait jamais, appelée Jaral de Berrio et qui appartenait à une ancienne famille de producteurs de Mezcal ayant fait fortune avant d&rsquo;être ruinés ! Un regard nous a suffi avec Ghislaine pour savoir que nous rêvions d&rsquo;y aller&#8230;</p>
<h3>La Hacienda Jaral de Berrio</h3>
<p>L&rsquo;un des aspects les plus intéressants est que cette hacienda est loin de tout et donc très peu touristique malgré son passé prestigieux. En échange de quelques dollars, le gardien a refermé les portes derrière nous à double tours : nous étions parfaitement seuls et tranquilles dans une château de contes de fées tombé en ruine !</p>
<p>Nous sommes restés toute l&rsquo;après-midi dans ce décor surréaliste, prenant des centaines de photographies avant d&rsquo;atteindre la grande galerie, d&rsquo;où <em>Juan Nepomuceno de Moncada y Berrio,</em> propriétaire des lieux et l&rsquo;homme le plus riche du Mexique au début du XIXème siècle, pouvait saluer au balcon toute la population de la ville rassemblée sur la place principale (on voit les clochers de l&rsquo;église sur la gauche à partir de la seconde fenêtre).</p>
<p>Pour bien comprendre, voici <a href="http://adameleyendas.wordpress.com/2010/11/25/mitos-y-leyendas-de-guanajuato-luces-y-ruidos-en-el-interior-de-la-hacienda/" target="_blank">un article avec des photos et une vidéo</a> de cette hacienda qui vous plongera directement dans l&rsquo;ambiance !</p>
<h3>Un panorama HDR</h3>
<p>L&rsquo;idée m&rsquo;est rapidement venue de réaliser une photographie panoramique pour capturer tout le couloir. Ghislaine avait emmené une petite robe noire d&rsquo;inspiration latine dans son sac, dont elle s&rsquo;est vêtue pour l&rsquo;occasion en mettant de côté son jean et son blouson de baroudeuse. Pour la petite histoire &#8211; et je suis sûr qu&rsquo;elle en parlera dans les commentaires &#8211; il y avait un peu de hauteur depuis cette fenêtre et je n&rsquo;ai donc pu prendre qu&rsquo;une seule photographie d&rsquo;elle sur le balcon de pierre car elle avait le vertige !</p>
<p>Mais une seule suffisait, et j&rsquo;ai ensuite pris le temps de composer tout le reste en prenant de multiples expositions de tous les angles à partir de la position de départ de l&rsquo;appareil, solidement calé sur sont trépied au niveau du montant bas des fenêtres. Les expositions les plus longues permettent de voir le détail des murs (sur-exposition), les plus courtes offrant au contraire une lumière acceptable pour l&rsquo;extérieur (sous-exposition). Une technique photographique appelée <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Imagerie_%C3%A0_grande_gamme_dynamique" target="_blank">HDR</a> et très utiles dans des conditions de luminosité aussi difficiles.</p>
<p>Il restait alors, au retour en France, à traiter toutes ces images pour construire le panorama, fusionner les différentes expositions et affiner les réglages habituels (teinte, luminosité, contraste, niveaux, etc.). Un travail patient qui tient plus de la peinture que de la photographie mais que j&rsquo;apprécie beaucoup. Peut-être suis-je d&rsquo;ailleurs dans le travail de mes images plus peintre que photographe&#8230;</p>
<p>Au final, une photographie qui nous rappelle à Ghislaine et à moi un merveilleux voyage, la belle rencontre avec Efrain, un lieu &laquo;&nbsp;magique&nbsp;&raquo; et qui nous invite enfin autant au souvenir qu&rsquo;au rêve&#8230;</p>
<p>Et vous, que vous inspirent Daydreamer et son histoire ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des frontières ? Je n&#8217;en ai jamais vu aucune. Mais j&#8217;ai entendu dire qu&#8217;elles existent dans l&#8217;esprit de certaines personnes&#160;!</title>
		<link>http://www.lapenseemultiple.fr/2012/10/des-frontieres-je-nen-ai-jamais-vu-aucune-mais-jai-entendu-dire-quelles-existent-dans-lesprit-de-certaines-personnes/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 13:33:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[citation]]></category>

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		<description><![CDATA[Thor Heyerdahl &#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thor_Heyerdahl" target="_blank">Thor Heyerdahl</a></h3>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ivresse de la page blanche</title>
		<link>http://www.lapenseemultiple.fr/2011/02/livresse-de-la-page-blanche/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 17:55:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Rêver]]></category>
		<category><![CDATA[créativité]]></category>
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		<description><![CDATA[L'inspiration nous échappe lorsque nous la cherchons dans l'effort, alors qu'elle nous attend dans les nuages...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est mon problème si je n&rsquo;ai pas d&rsquo;idées. Je suis lessivé, je m&rsquo;étiole.&nbsp;&raquo; confesse Renaud dans <a href="http://www.tvmag.com/programme-tv/article/people/59129/entretien-choc-la-confession-de-renaud.html" target="_blank">un entretien poignant</a> au magazine TVMag cette semaine. Miss Maggie, silence&#8230; Germinal, silence&#8230; Manhattan-Kaboul, silence&#8230; Renaud est cet artiste qui apparaît et disparaît de la scène. Le symbole de nos imaginations lorsque parfois, telles des phalènes autour de la flamme, elles s&rsquo;approchent et se brûlent, puis s&rsquo;éloignent et disparaissent dans la nuit sans trouver la juste distance et, avec elle, la chaleur réconfortante d&rsquo;une source d&rsquo;inspiration durable et sûre.</p>
<p>Mais cette distance existe-t-elle seulement ailleurs que dans nos rêves ? Car il y a, en matière de créativité, un mystère qui résiste à toutes les analyses, un acte de la pensée que ne couvre aucune méthode. Une expérience difficile, et peut-être même impossible, à transmettre : l&rsquo;étincelle initiale, l&rsquo;ivresse de la page blanche.<span id="more-932"></span></p>
<h3>L&rsquo;inspiration et la transpiration&#8230; dans cet ordre uniquement !</h3>
<p>Les grecs l&rsquo;appellent <em>Eurêka</em>, première personne du singulier de l&rsquo;indicatif parfait de euriskein, ‘trouver’. Ce qui signifie qu&rsquo;elle existe pour eux indépendamment de la pensée humaine, telle une veine d&rsquo;or dans la montagne, et que nous devons fournir les efforts nécessaires pour la chercher et l&rsquo;extraire.</p>
<p>Cette conception antique, qui est au cœur même de la philosophie grecque, de son ciel des idées et de sa république idéale, est profondément ancrée dans notre culture aujourd&rsquo;hui encore. Et responsable sans doute de la douleur de Renaud, comme de la nôtre, face au manque d&rsquo;inspiration. Car rien n&rsquo;est moins évident que le lien de cause à effet entre l&rsquo;effort et l&rsquo;apparition d&rsquo;une mélodie ou d&rsquo;une idée neuve.</p>
<p>Beethoven, qui ne vivait que par et pour la musique, se promenait tous les jours dans la forêt pour laisser librement cours à son inspiration, à partir du bruit d&rsquo;un ruisseau ou du chant des oiseaux. Et plus tard, après avoir perdu le sens de l&rsquo;ouïe, il continua de se promener dans les sous-bois pour rêver de ces sonorités disparues&#8230; &laquo;&nbsp;Ce grand sourd, écrivait Victor Hugo, entendait l&rsquo;Infini !&nbsp;&raquo;</p>
<div id="attachment_937" style="width: 214px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-937" title="Beethoven" src="http://www.lapenseemultiple.fr/wp-content/uploads/2011/02/Page-blanche-1-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /><p class="wp-caption-text">Beethoven composant la Symphonie Pastorale, 1834</p></div>
<blockquote><p>« Que je suis heureux, dès que je peux errer dans le taillis, dans les forêts, parmi les arbres, les herbes, les rochers ! Aucun homme ne saurait aimer la campagne autant que moi&#8230; »<br />
Ludwig van Beethoven</p></blockquote>
<p>Aussi lorsque Edison affirme que &laquo;&nbsp;Le génie est fait d&rsquo;1% d&rsquo;inspiration et de 99% de transpiration&nbsp;&raquo;, il les énonce dans le bon ordre et nous aurions tort d&rsquo;inverser sa formule ! S&rsquo;il faut remonter à la Grèce antique pour s&rsquo;en convaincre, observons Socrate. Il fait la guerre en simple soldat. Il danse. Et surtout, ce qui est le plus significatif à mes yeux, il aime les nuages&#8230;</p>
<h3>L&rsquo;importance des nuages et de la contemplation inutile</h3>
<p>La fascination qu&rsquo;exerce la contemplation des nuages sur l&rsquo;esprit des enfants et des adultes qui conservent une part d&rsquo;enfance n&rsquo;est ni un hasard ni une dérive à combattre. Elle s&rsquo;apparente à celle que nous avons pour les rivières, les bords de mer, les feux, les prismes, toutes les formes aléatoires et fluides qui échappent à la raison en réjouissant les sens. Notre plaisir n&rsquo;est pas neutre, il signe un avantage évolutif : dans le chaos apparent nous rêvons des formes qui n&rsquo;existent pas et de ces formes naît l&rsquo;inspiration.</p>
<p>En avançant dans le temps, nous trouvons l&rsquo;invention du code barre par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Norman_Joseph_Woodland" target="_blank">Joseph Woodland</a>, traçant avec ses doigts des traits dans le sable humide des plages de Floride. Woodland cherchait depuis de nombreuses années des codes efficaces comme Beethoven cherchait des mélodies. C&rsquo;était une constante préoccupation, mais c&rsquo;est précisément en se délivrant de l&rsquo;obsession par la contemplation de la mer qu&rsquo;il connût &laquo;&nbsp;l&rsquo;ivresse de la plage blanche&nbsp;&raquo; !</p>
<p>Si vous cherchez des idées sur un sujet qui compte pour vous, ne descendez pas à la mine pour creuser un filon imaginaire. Laissez-vous porter par la nature, la musique, les photographies d&rsquo;art, les visages d&rsquo;un hall de gare ou les lumières de la ville contemplées d&rsquo;un point haut.</p>
<p>Enfin si, comme moi, vous êtes un Geek qui ne peut plus se passer de son iPad ou de son iPhone, téléchargez <a href="http://itunes.apple.com/us/app/strange-rain/id400446789?mt=8&amp;ign-mpt=uo%3D4" target="_blank">Strange Rain</a>, l&rsquo;une des plus belles applications de l&rsquo;Apple Store, à laquelle je dois des heures de contemplation et d&rsquo;émerveillement. Et cherchez à votre tour des signes dans les nuages, trois mille ans après Socrate&#8230;</br></br></p>
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		<title>Lutter contre la valse !</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jan 2011 15:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Brice]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Evaluer]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
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		<description><![CDATA[Une musique décadente déferle depuis quelques années dans notre pays depuis les contrées d'orient...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une musique décadente déferle depuis quelques années dans notre pays depuis les contrées d&rsquo;orient, lancinante et sournoise, avec son rythme à trois temps et ses accélérations obscènes. Dans son sillage, une danse immorale et dégradante embrase les esprits les plus faibles et compromet la vertu de la jeunesse française.</p>
<p>La valse, puisque c&rsquo;est d&rsquo;elle que je veux parler, menace nos enfants, nos valeurs et notre pays. Allons-nous rester les bras croisés, sans réagir ? Voici mon plaidoyer. Entendez-le, et rejoignez-moi dans la lutte contre la Valse !<span id="more-910"></span></p>
<h3>Quand trop d&rsquo;innovations conduisent à la catastrophe</h3>
<p>Voilà des années que nous assistons à un tourbillon d&rsquo;innovations néfastes, et que les gouvernements successifs, tout occupés à leur prétendue révolution, ne font rien pour les arrêter. Or chacune d&rsquo;entre elles a préparé le terrain pour cette catastrophe morale qui s&rsquo;abat sur nous aujourd&rsquo;hui !</p>
<p>Nous dénonçons depuis des années cette fureur du &laquo;&nbsp;toujours mieux&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;toujours nouveau&nbsp;&raquo;&#8230; Hélas ce n&rsquo;est que maintenant que la société se réveille enfin et réalise le grave péril dans lequel elle s&rsquo;est placée.</p>
<div id="attachment_920" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-920" title="Caricature dénonçant la valse - Gillray, 1810" src="http://www.lapenseemultiple.fr/wp-content/uploads/2011/01/gillray-la-valse-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/2011/01/gillray-la-valse-300x200.jpg 300w, http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/2011/01/gillray-la-valse-1024x683.jpg 1024w, http://www.lapenseemultiple.fr/photographies/2011/01/gillray-la-valse.jpg 1049w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><p class="wp-caption-text">Caricature dénonçant la valse - Gillray, 1810</p></div>
<p>Commençons par la plus insidieuse de ces nouveautés : les parquets. Depuis l&rsquo;installation par Pierre Meunier de cette invention diabolique dans son &laquo;&nbsp;Bal du Nouveau Monde&nbsp;&raquo; en 1806, les salles de fêtes se dotent toutes de ces nouveaux sols en bois lisses qui remplacent la douce terre battue sur laquelle nous aimions sautiller les quadrilles.</p>
<p>Ces parquets, qui permettent de glisser les pieds sans aucun effort, en plus d&rsquo;être laids et d&rsquo;encourager la paresse, rapprochent dangereusement les danseurs qui se retrouvent parfois face à face et se regardent dans les yeux ! Les parquets n&rsquo;ont rien à faire dans les lieux où l&rsquo;on célèbre la jeunesse ! Il est encore temps de les interdire, et pour ceux qui ont déjà été installés, de les brûler.</p>
<p>Les instruments de musique ne sont pas en reste. On voit maintenant de véritables bouffons sans perruque défoncer avec de grands moulinets des bras les claviers de leurs &laquo;&nbsp;pianoforte&nbsp;&raquo;, quand il était si délicat de caresser la corde de nos beaux clavecins d&rsquo;une plume de corbeau coupée pour en détacher une par une les douces notes cristallines&#8230;</p>
<p>Leur spectacle de débauche corporelle sur cet instrument totalement inutile à l&rsquo;orchestre (encore un besoin inventé de toutes pièces par les esprits malades de Pleyel, Erard et Gaveau !) incite les spectateurs à bondir eux-mêmes sur leurs sièges sans aucune retenue. Vous verrez qu&rsquo;un jour, si nous ne faisons rien, les spectateurs arracheront les sièges des salles de concerts pour danser comme des bêtes devant les musiciens !</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;&#8230; Je n&rsquo;étais plus un homme&#8230; Tenir dans mes bras la plus aimable  créature et tourbillonner avec elle comme l&rsquo;orage, à tout perdre autour  de soi&#8230; J&rsquo;ai fait le serment qu&rsquo;une jeune fille que j&rsquo;aimerais, sur  laquelle j&rsquo;aurais des prétentions, ne valserait jamais avec un autre que  moi&#8230; jamais&#8230;&nbsp;&raquo;<br />
Goethe, in <em> Les Souffrances du Jeune Werther</em> (1774)</p></blockquote>
<p>Enfin et surtout, nous sommes victimes de l&rsquo;ouverture des frontières et de l&rsquo;immigration. Le corse, que je refuse de nommer ici tant il est scandaleux qu&rsquo;il prétende diriger la Nation, a fait poster une garde d&rsquo;honneur devant la maison d&rsquo;Haydn à Vienne, pour le protéger d&rsquo;éventuelles mésaventures lors de la reconquête de la ville en 1809.</p>
<p>Saurait-on mieux symboliser l&rsquo;union écœurante  d&rsquo;un noiraud de la méditerranée avec un libertin des pays de l&rsquo;Est ? Nous sommes assaillis de toutes part et le nouveau mélange &laquo;&nbsp;polack, blanc, corse&nbsp;&raquo; fait naître des petits métèques jusque dans l&rsquo;arrière-cour de nos maisons de campagne !</p>
<h3>Le mal vient de l&rsquo;étranger et annonce la fin du monde</h3>
<p>Car voilà : depuis l&rsquo;abolition de la peine de mort sur le bûcher des danseurs en couple au XVIème siècle, véritable point de départ de la décadence morale de l&rsquo;occident, tout va si vite que nous ne savons plus à quoi nous raccrocher. N&rsquo;importe qui peut écrire ses élucubrations dans des livres imprimés, au lieu de patient travail de sélection et d&rsquo;annotation qu&rsquo;accomplissaient les copistes. Chaque pays se dote de sa religion, et le nôtre n&rsquo;en respecte plus aucune. Un jour il y aura des minarets dans Paris !</p>
<p>Et la valse, la valse&#8230; Penser qu&rsquo;un jour ma fille, ma propre fille, puisse avoir à la taille la main odieuse d&rsquo;un homme qui n&rsquo;est pas son mari, qui la regarde de face au lieu de danser à côté d&rsquo;elle, et lui fasse tourner la tête jusqu&rsquo;à la culbuter dans son lit. Je n&rsquo;en souffrirai pas plus !</p>
<p>Alors je vous en conjure, unissons-nous contre ce nouveau fléau et endiguons-le avant qu&rsquo;il ne soit trop tard. Sinon d&rsquo;autres danses suivront, d&rsquo;autres étrangers viendront, d&rsquo;autres nouveautés apparaîtront&#8230; Et nos enfants seront des barbares dépravés qui communiqueront entre eux sans le regard éclairé des parents, publieront leurs propres journaux, iront au spectacle dans des salles obscures voir des couples s&#8217;embrasser sous leurs yeux et forniqueront enfin à toute heure du jour et de la nuit en dehors des liens sacrés du mariage.</p>
<p>Ce serait, littéralement, la fin du monde.</br></br></p>
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