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	<title>Laspic.eu</title>
	<link>http://www.laspic.eu/</link>
	<description>anthropologie sociale, politique et informatique</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Laspic.eu</title>
		<url>http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L30xH30/siteon0-e5814.png</url>
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		<title>Configurer une pédale de retranscription sous Ubuntu</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/laspic/~3/6ZdS89r-5kg/080-configurer-une-pedale-de-retranscription-sous-ubuntu</link>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laspic.eu/atelier/080-configurer-une-pedale-de-retranscription-sous-ubuntu</guid>
		<dc:date>2012-02-02T15:24:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>

<category domain="http://www.laspic.eu/atelier/">Atelier</category>

		<dc:subject>Planet-Libre</dc:subject>
		<dc:subject>GNU/Linux uniquement</dc:subject>
		<dc:subject>Entretien</dc:subject>
		<dc:subject>Expérimentation</dc:subject>
		<dc:subject>Laboratoire</dc:subject>

		<description>Que faire d'une pédale de retranscription dont le constructeur ne livre aucun pilote pour les plate-formes GNU/Linux ? Dans la mesure où, aujourd'hui, tous les produits proposés dans le commerce à un prix accessible en sont démunis, il faut bien s'en accommoder. Voici comment je suis parvenu à mes fins avec ce modèle que j'ai acquis, et qui nous servira donc d'exemple : l'USB Foot Switch II de la marque Scythe (dont la réputation n'est plus à faire pour le matériel hardware tout au moins). Préambule (...)

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&lt;a href="http://www.laspic.eu/140-laboratoire" rel="tag"&gt;Laboratoire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>Que faire d'une pédale de retranscription dont le constructeur ne livre aucun pilote pour les plate-formes GNU/Linux ? Dans la mesure où, aujourd'hui, tous les produits proposés dans le commerce à un prix accessible en sont démunis, il faut bien s'en accommoder. Voici comment je suis parvenu à mes fins avec ce modèle que j'ai acquis, et qui nous servira donc d'exemple : l'<a href="http://www.scythe-usa.com/product/input/009/ScytheUSA-ProductUSBFoot2.html" class='spip_out' rel='external'>USB Foot Switch II</a> de la marque Scythe (dont la réputation n'est plus à faire pour le matériel hardware tout au moins).</p></div>
		<div class='rss_texte'><dl class='spip_document_99 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:150px;'>
<dt><a href="http://www.laspic.eu/IMG/jpg/usb-2foot-switch2-view2_150.jpg" title='JPEG - 26.6 ko' type="image/jpeg"><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L150xH113/usb-2foot-switch2-view2_150-40e84-b36a0.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG - 26.6 ko' style='height:113px;width:150px;' /></a></dt>
<dt class='crayon document-titre-99 spip_doc_titre' style='width:150px;'><strong>Version avec deux pédales</strong></dt>
</dl>
<h3 class="spip">Préambule</h3>
<p>Pour information, si je mets de coté mon ressentiment pour cet absence complète (et scandaleuse) de pilotes, de sources, d'indications pour l'installation du matériel sous GNU/Linux, je suis très satisfait du produit que j'ai entre les mains. Le constructeur n'a pas fait le choix du moindre coût, l'ensemble est fait de métal ce qui lui confère son poids (le support ne glisse pas sur le sol) et le sentiment d'un objet solide. Coté pratique, les pédales réagissent bien sous les pieds, les ressorts sont bien réglés, d'où un ressenti de précision à l'usage. Il faudra bien sûr voir à plus long terme pour l'usure. Qu'améliorer ? Peut-être la longueur du câble USB aurait pu être augmentée.</p> <p><strong>Les lignes qui suivent ne sont pas un tutoriel</strong> en bonne et due forme comme j'ai pu peaufiner sur d'autres sujets, mais plutôt une suite de notes que je conserve ici avant tout comme aide-mémoire, qui ainsi pourront peut-être en l'état servir comme pistes de réflexions pour un utilisateur avancé qui s'est donné le même défi. Attention, certaines manipulations qui vont suivre sont très sensibles pour votre système, <strong>il est donc vivement recommandé de ne rien entreprendre que vous ne sachiez réparer</strong>.</p> <p>Enfin, on considère à partir de maintenant que la pédale est au moins reconnue par le système lors de son branchement. C'est à dire que :</p> <ul class="spip"><li> la commande « lsusb » affiche bien le nouveau périphérique branché : <div style='text-align: left;' class='spip_code' dir='ltr'><code>jonathan@computer:~$ lsusb<br /> Bus 001 ...<br /> ... <br /> Bus 005 Device 002: ID 0426:3011 Integrated Device Technology, Inc.</code></div></li></ul>
<ul class="spip"><li> et/ou l'appui sur la pédale provoque une action. Par exemple ici, la pédale n°1 produisait le symbole « & », et la pédale n°2 le symbole « é ».</li></ul>
<h3 class="spip">Une fausse piste</h3>
<p>La pédale n'est pas reconnue autrement que comme un clavier ordinaire. Lorsque qu'une pédale est appuyée, un signal nommé <i>keycode</i> est envoyé pour interprétation au système, qui lui attribue une action : afficher un caractère. Ici, la commande « xev » nous apprends que :</p> <ul class="spip"><li> la pédale n°1 correspond au <i>keycode</i> 10, c'est à dire le symbole « & » ;</li><li> la pédale n°2 correspond au <i>keycode</i> 11, c'est à dire le symbole « é ».</li></ul>
<p>Pourquoi les <i>keycodes</i> correspondant par défaut aux pédales ne diffèrent pas de ceux du clavier, je n'en sais rien. Mais en l'état le système ne fait pas la différence entre le clavier et les pédales : peu importe qui provoque le <i>keycode</i> (la touche du clavier ou la pédale), le résultat sera le même.</p> <p>On ne peut donc pas se contenter d'attribuer (avec la commande <i>xmodmap</i>) une autre action à ce <i>keycode</i> : on réattribuait alors toutes les touches fonctionnant avec ce <i>keycode</i>, et donc concernerait également les touches correspondantes du clavier. Ce qui reviendrait à retirer du clavier les caractères « & » et « é ».</p> <p><strong>La solution est donc de forcer les pédales à utiliser un autre <i>keycode</i> </strong>, et de préférence un qui nous arrange.</p> <h3 class="spip">Étape 1 : patcher <i>udev</i> pour permettre la redéfinition des touches</h3>
<p>Qu'est-ce que <i>udev</i> ? Simplement le gestionnaire de périphérique. En l'état, il n'autorise pas la personnalisation des <i>keycodes</i> associés aux touches des claviers. On trouvera sur <a href="http://www.thenautilus.net/SW/xf86-input-evdev/en" class='spip_out' rel='external'>cette page</a>, un patch pour corriger le gestionnaire de périphérique en ce sens (merci !).</p> <p>Voici comment procéder (<a href="http://www.mythtv.org/wiki/Remapping_remote_control_key_codes_greater_than_255" class='spip_out' rel='external'>source de ce mode d'emploi</a>) :</p> <ul class="spip"><li> Installer les paquets nécessaires : <code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo apt-get install git-core build-essential xserver-xorg-dev xutils-dev libtool autoconf</code></li><li> Télécharger le patch (attention dans la dernière commande à modifier « 2.6.0 » par votre version <i>udev</i>) : <div style='text-align: left;' class='spip_code' dir='ltr'><code>$ git clone git://www.thenautilus.net/xf86-input-evdev<br /> $ cd xf86-input-evdev<br /> $ git pull git://www.thenautilus.net/xf86-input-evdev code-remap-2.6.0</code></div></li></ul>
<ul class="spip"><li> Assembler le patch :
<div style='text-align: left;' class='spip_code' dir='ltr'><code>$ ./autogen.sh<br /> $ ./configure<br /> $ make<br /> $ sudo make install</code></div></li></ul>
<h3 class="spip">Étape 2 : indiquer au serveur X comment utiliser ce patch</h3>
<p>Pour indiquer au serveur X comment utiliser ce patch, nous allons éditer le fichier d configuration <i>xorg.conf</i>. Or, dans nos systèmes récents, il n'y a plus de fichiers de configuration du serveur graphique, tout est automatique. Nous allons donc commencer par forcer la création de xorg.conf, pour pouvoir ensuite le modifier.</p> <p>Pour générer un fichier <i>xorg.conf</i> (<a href="http://doc.ubuntu-fr.org/xorg#comment_regenerer_un_nouveau_fichier_xorgconf" class='spip_out' rel='external'>source</a>) :</p> <ul class="spip"><li> Quitter la session graphique en cours avec la combinaison de touche CTRL + ALT + 1 ;</li><li> S'identifier et entrer la commande pour arrêter le serveur graphique :
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo service lightdm stop</code></li><li> Générer le fichier de configuration : <code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo Xorg -configure</code></li><li> Sauvegarder le précédent (au cas où, sait-on jamais) :
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo cp /etc/X11/xorg.conf /etc/X11/xorg.conf.bak</code></li><li> Copier le nouveau fichier à l'endroit approprié :
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo cp ~/xorg.conf.new /etc/X11/xorg.conf</code></li><li> Et enfin relancer la session graphique :
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo service lightdm start</code></li></ul>
<p>Dans <i>xorg.conf</i> maintenant (<a href="http://www.mythtv.org/wiki/Remapping_remote_control_key_codes_greater_than_255" class='spip_out' rel='external'>source</a>) :</p> <ul class="spip"><li> ajouter ces lignes à l'endroit adéquat, en remplaçant si nécessaire :
<div style='text-align: left;' class='spip_code' dir='ltr'><code>Section "Files"<br /> ModulePath "/usr/local/lib/xorg/modules,/usr/lib/xorg/extra-modules,/usr/lib/xorg/modules"<br /> EndSection</code></div></li></ul>
<ul class="spip"><li> Redemarrer X et tester la prise en compte du patch :
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ grep evdev_drv /var/log/Xorg.0.log</code></li></ul>
<p>La dernière commande doit montrer que le pilote <i>evdev</i> se charge depuis <i>/usr/local/lib</i> et non plus <i>/usr/lib</i>.</p> <h3 class="spip">Étape 3 : créer un nouveau périphérique spécifique aux pédales</h3>
<p>Fixer le nom du nouveau périphérique dans le gestionnaire <i>udev</i> (<a href="http://doc.ubuntu-fr.org/evtouch" class='spip_out' rel='external'>source</a>) :</p> <ul class="spip"><li> Lister les noms des périphériques disponibles :
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ cat /proc/bus/input/devices</code></li><li> Repérer le paragraphe concernant les pédales, puis noter le contenu du champ « Name », par exemple ici « MKEYBOARD » :
<div style='text-align: left;' class='spip_code' dir='ltr'><code>I: Bus=0003 Vendor=0426 Product=3011 Version=0110<br /> N: Name="MKEYBOARD"<br /> P: Phys=usb-0000:00:1a.2-2/input0<br /> S: Sysfs=/devices/pci0000:00/0000:00:1a.2/usb5/5-2/5-2:1.0/input/input5<br /> U: Uniq=<br /> H: Handlers=sysrq kbd mouse1 event5 <br /> B: PROP=0<br /> B: EV=120017<br /> B: KEY=ff0000 0 0 3800000 0 e0b0ffdf 1cfffff ffffffff fffffffe<br /> B: REL=103<br /> B: MSC=10<br /> B: LED=1f</code></div></li></ul>
<ul class="spip"><li> Éditez une nouvelle règle en ouvrant :
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo gedit /etc/udev/rules.d/10-local.rules</code></li><li> et en ajoutant la ligne suivante, tout en prenant soin d'ajuster le champ « Name » récupéré précédemment :
<code class='spip_code' dir='ltr'>SUBSYSTEM=="input", KERNEL=="event*", ATTRS{name}=="MKEYBOARD", SYMLINK+="input/switchpedal"</code></li></ul>
<p>Puis on teste :</p> <ul class="spip"><li> Redémarrer le serveur X, et entrer la commande suivante, d
<code class='spip_code' dir='ltr'>$ sudo evtest /dev/input/switchpedal</code></li><li> Des évènements similaires à ceux ci doivent alors s'afficher lors de l'appui sur les pédales :
<div style='text-align: left;' class='spip_code' dir='ltr'><code>Event: time 1328189746.362018, type 1 (Key), code 2 (1), value 0<br /> Event: time 1328189558.814009, type 1 (Key), code 3 (2), value 1</code></div></li></ul>
<ul class="spip"><li> Noter les numéros qui suivent le « code », ici « 2 » et « 3 », ce sont les <i>keyscans</i> à quoi nous allons attribuer des <i>keycodes</i>, aussi compliqué que cela puisse paraître. </li></ul>
<h3 class="spip">Étape 4 : informer X de ce nouveau périphérique</h3>
<p>À nouveau dans <i>xorg.conf</i> :</p> <ul class="spip"><li> Dans la section <i>"ServerLayout"</i>, ajouter : <code class='spip_code' dir='ltr'>InputDevice "switchpedal" "SendCoreEvents"</code></li><li> Créer une nouvelle section "InputDevice" en ajoutant ces lignes :
<div style='text-align: left;' class='spip_code' dir='ltr'><code> Section "InputDevice"<br /> Identifier "switchpedal"<br /> Driver "evdev"<br /> Option "Device" "/dev/input/switchpedal" <br /> Option "event_key_remap" "2=168 3=172"<br /> EndSection </code></div></li></ul>
<p>C'est maintenant presque terminé. Dans cette section, nous indiquons à X à quoi doivent correspondre les <i>keyscans</i> récupérés précédemment. Ici, nous associons à l'aide de l'option <i>event_key_remap</i> :</p> <ul class="spip"><li> la pédale n°2 (keyscan = 2) à la touche PreviousTrack du clavier (keycode =172) ;</li><li> la pédale n°1 (keyscan = 3) à la touche PlayPause du clavier (keycode = 168) ;</li></ul>
<p>Pour connaître les <i>keycodes</i> correspondant à <strong>votre</strong> clavier (un peu obscur, mais on y arrive) :
<code class='spip_code' dir='ltr'>cat /usr/share/X11/xkb/keycodes/evdev</code></p> <h3 class="spip">Conclusion</h3>
<p>Ainsi, vous avez maintenant deux touches indépendantes de deux claviers différents qui provoque la même action du système. Si seulement nous avons eu des pilotes fournis par le constructeur, ceci n'aurait-il pas été plus simple ?</p> <p>Il ne vous reste plus pour la transcription à trouver le lecteur audio qui pourra être commandé par les raccourcis globaux que vous aurez soigneusement configuré. Pour information, le logiciel open source minimaliste <a href="https://launchpad.net/transcribe" class='spip_out' rel='external'>Transcribe</a> a fonctionné "out-of-box" avec les <i>keycodes</i> des touches multimédia configurés précédemment.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p><strong>Édit du 14 février, bonus :</strong> Voici pour information quelques projets d'intérêt en cours d'avancement, qui tentent à leur façon de résoudre le problème des pédales de retranscription sur les systèmes libres :</p> <ul class="spip"><li> <a href="http://code.google.com/p/footpedal/" class='spip_out' rel='external'>Footpedal</a>, un "pseudo-driver" pour configurer sous GNOME les pédales de marque VEC et autres compatibles (voir même auto-construites) ;</li><li> <a href="http://www.parinux.org/content/interface-usb-pour-une-pedale-de-transcription" class='spip_out' rel='external'>Interface USB pour une pédale de transcription</a> (voir commentaire ci-dessous) : compte-rendu du développement d'un prototype de pédale libre et de son interface USB (code source et instructions disponibles).</li></ul>
<p><strong>Édit du 8 mars :</strong> je constate une faille notable dans cette mise en œuvre, la pédale ne fonctionne plus dès lors qu'une mise à jour du noyau est effectuée. La meilleure solution semble encore d'effectuer à nouveau l'étape 1 ici décrite, et de redémarrer la machine pour que tout rentre dans l'ordre. Je crains qu'il n'y ait malheureusement pas mieux... :(</p></div>
		<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?a=6ZdS89r-5kg:RaC0V6uUv6c:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?a=6ZdS89r-5kg:RaC0V6uUv6c:I9og5sOYxJI"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?d=I9og5sOYxJI" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?a=6ZdS89r-5kg:RaC0V6uUv6c:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?i=6ZdS89r-5kg:RaC0V6uUv6c:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a>
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	<feedburner:origLink>http://www.laspic.eu/atelier/080-configurer-une-pedale-de-retranscription-sous-ubuntu</feedburner:origLink></item>
	
	
		
			<item>
		<title>[Bibliographie] Le blogging scientifique</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/laspic/~3/uyOh091J1Kw/645</link>
		<guid isPermaLink="false">http://laspic.hypotheses.org/645</guid>
		<dc:date>2012-05-04T15:02:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Chibois</dc:creator>



	<category domain="http://www.laspic.eu/blog/">Blog</category>


		<description>Constituée de trouvailles qui ne sont – en bonne partie – pas de mon fait, cette liste de référence est par nature collaborative. N'hésitez donc pas à apporter votre pierre à l'édifice, et participer ainsi à en parfaire l'exhaustivité. Les commentaires vous sont ouverts… Nota du 7 mai 2012 : Récemment (et hâtivement) entreprise1, cette bibliographie est – en l'état – hautement perfectible. Néanmoins, (...)

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p> </p>
<table style="border: 1px solid silver;padding: 0pt 5px;width: 80%;margin-left: auto;margin-right: auto">
<tbody>
<tr>
<td>
<p style="text-align: center">Constituée de trouvailles qui ne sont – en bonne partie – pas de mon fait, cette liste de référence est par nature <strong>collaborative</strong>. N'hésitez donc pas à apporter votre pierre à l'édifice, et participer ainsi à en parfaire l'exhaustivité. Les commentaires vous sont ouverts…</p>
<p style="text-align: center"><span style="text-decoration: underline">Nota du 7 mai 2012 :</span></p>
<p style="text-align: center">Récemment (et hâtivement) entreprise<sup>1</sup>, <strong>cette bibliographie est – en l'état – hautement perfectible.</strong> Néanmoins, je pense qu'elle propose un premier état des lieux tout à fait honorable, et pourra peut-être déjà venir en aide à ceux pour qui le <em>blogging scientifique</em> est un sujet d'interrogation nouveau.</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: left"><span style="text-decoration: underline">Édit du 7 mai (16h) :</span> Antoine Blanchard (merci !) me signale <a href="http://www.citeulike.org/user/Enro/tag/science-blog">sa propre bibliographie sur le sujet</a>. Très complète concernant les références peer-reviewed.</p>
<p style="text-align: center"> </p>
<h3>Articles & ouvrages</h3>
<p>Blanchard Antoine, « Ce que le blog apporte à la recherche », <em>in</em> <em>OpenEdition Press</em>, Cléo/OpenEdition, 2010, p. 157-166. URL : <a href="http://press.openedition.org/172">http://press.openedition.org/172</a>.</p>
<p>Chartron Ghislaine, « Une économie renouvelée de la publication scientifique », <em>in Perspective documentaire en éducation</em>, 62, 2006. URL : <a href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00117798/en/">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00117798/en/</a>.</p>
<p>Dacos Marin et Mounier Pierre, « Les carnets de recherche en ligne, espace d'une conversation scientifique décentrée », <em>in</em> <em>Lieux de savoir, Gestes et supports du travail savant</em>, Albin Michel, vol. 2, 2010. URL : <a href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00439849">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00439849</a>.</p>
<p>Drouin Josée Nadia et Lapointe Pascale, « Science, on blogue ! Le nouveau monde d'Internet », <em>Éditions Multimondes</em>, Québec, 2007. Présentation sur : <a href="http://multim.com/titre/?ID=221">http://multim.com/titre/?ID=221</a>.</p>
<p>Gallezot Gabriel et Le Deuff Olivier, « Chercheur 2.0 ? », <em>in Les Cahiers du numérique,</em> vol. 5, n°2, 2009, p. 15-32. URL : <a href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00396278/en/">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00396278/en/</a>.</p>
<p>Gunthert André, « Why Blog ? », <em>in</em> <em>OpenEdition Press</em>, Cléo/OpenEdition, 2010, p. 167-171. URL : <a href="http://press.openedition.org/174">http://press.openedition.org/174</a>.</p>
<p>Mounier Pierre, « L'édition électronique : un nouvel eldorado pour les sciences humaines ? », <em>in</em> <em>OpenEdition Press</em>, Cléo/OpenEdition, 2010, p. 149-156. URL : <a href="http://press.openedition.org/169">http://press.openedition.org/169</a>.</p>
<p> </p>
<h3>Blogs & carnets de recherche</h3>
<h4 style="padding-left: 30px"><em>Pourquoi bloguer ?</em></h4>
<p>Dacos Marin, « Comment mieux faire connaître mes recherches ? », [En ligne] <em>Blogo Numericus</em>, 2009. URL : <a href="http://blog.homo-numericus.net/article10288.html">http://blog.homo-numericus.net/article10288.html</a>.</p>
<p>Ertzscheid Olivier, [En ligne] <em>Affordance.info</em>.</p>
<p style="padding-left: 30px">« To blog or not to blog », 2006. URL : <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2006/01/to_blog_or_not_.html">http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2006/01/to_blog_or_not_.html</a>.<br />« Pourquoi créer un blog … », 2011. URL : <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2011/06/pourquoi-creer-un-blog-.html">http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2011/06/pourquoi-creer-un-blog-.html</a>.</p>
<p>Jenkins Henry, « Why Academics Should Blog… », [En ligne] <em>Henryjenkins.org</em>, 2008. URL : <a href="http://henryjenkins.org/2008/04/why_academics_should_blog.html">http://henryjenkins.org/2008/04/why_academics_should_blog.html</a> (Synthèse sur <em>Affordance.info</em> [fr], URL : <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2008/04/les-universitai.html">http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2008/04/les-universitai.html</a>).</p>
<p>Zineddine Aboubekeur, « Dix bonnes raisons pour tenir un carnet de recherche! », [En ligne] <em>Analyse du discours numérique</em>, Hypothèses.org, 2012. URL : <a href="http://metablog.hypotheses.org/1">http://metablog.hypotheses.org/1</a>.</p>
<h4 style="padding-left: 30px"><em>Notions & définitions<br /></em></h4>
<p>Dacos Marin, « La conversation silencieuse », [En ligne] <em>Blogo Numericus</em>, 2009. URL : <a href="http://blog.homo-numericus.net/article191.html">http://blog.homo-numericus.net/article191.html</a>.</p>
<p>Le Maitre Jade, « Question: qu'est-ce qu'un blog scientifique ? », [En ligne] <em>Jadelemaitre.fr</em>, 2012. URL : <a href="http://www.jadelemaitre.fr/2012/02/question-quest-ce-quun-blog-scientifique/">http://www.jadelemaitre.fr/2012/02/question-quest-ce-quun-blog-scientifique/</a>.</p>
<p>Mounier Pierre, « Pacte autoblographique », [En ligne] <em>Blogo-Numericus</em>, 2005. URL : <a href="http://blog.homo-numericus.net/article5.html">http://blog.homo-numericus.net/article5.html</a>.</p>
<h4 style="padding-left: 30px"><em>Analyses</em></h4>
<p>Blanchard Antoine, « Ce que le blog apporte à la science », [En ligne] <em>Internet Actu.net</em>, 2008. URL : <a href="http://www.internetactu.net/2008/10/29/ce-que-le-blog-apporte-a-la-science/">http://www.internetactu.net/2008/10/29/ce-que-le-blog-apporte-a-la-science/</a>.</p>
<p>Chibois Jonathan, [En ligne] <em>Les Espaces Réflexifs – <em>Écrire publiquement</em></em>, Hypothèses.org, 2012.</p>
<p style="padding-left: 30px">« Écrire (publiquement) pour penser », URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/1738">http://reflexivites.hypotheses.org/1738</a>.<br /> « Le carnet réflexif (I). Montrer la science en train de se faire », URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/1781">http://reflexivites.hypotheses.org/1781</a>.<br /> « Le carnet réflexif (II). Donner corps à sa pensée », URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/1842">http://reflexivites.hypotheses.org/1842</a>.<br /> « Le carnet réflexif (III). Une forme nouvelle de récit ethnographique ? », URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/1752">http://reflexivites.hypotheses.org/1752</a>.<br /> « Le carnet réflexif (IV). Penser en réseau, écrire en réseau », URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/2050">http://reflexivites.hypotheses.org/2050</a>.<br /> « Le carnet réflexif (V). Être lisible plutôt que lu », URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/2057">http://reflexivites.hypotheses.org/2057</a>.</p>
<p>Ertzscheid Olivier, [En ligne] <em>Affordance.info.</em></p>
<p style="padding-left: 30px">« Les blogs de chercheurs peuvent-ils sauver le journalisme scientifique ? », 2007. URL : <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/10/les-blogs-de-ch.html">http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/10/les-blogs-de-ch.html</a>.<br />« Science 2.0 : renouveau de la recherche et/ou de l'échange scientifique ? », 2012. URL : <a href="http://www.affordance.info/mon_weblog/2012/05/science-20-renouveau-recherche-echange-scientifique.html">http://www.affordance.info/mon_weblog/2012/05/science-20-renouveau-recherche-echange-scientifique.html</a>.</p>
<p>Faury Mélodie, « Le “carnet” de recherche »<em>, </em>[En ligne] <em>L'infusoir</em>, Hypothèses.org, 2011. URL : <a href="http://infusoir.hypotheses.org/1984">http://infusoir.hypotheses.org/1984</a>.</p>
<p>Giraud Frédérique et Faury Mélodie, « Le carnet de thèse », [En ligne] <em>Les Espaces Réflexifs</em>, Hypothèses.org, 2012. URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/641">http://reflexivites.hypotheses.org/641</a>.</p>
<p>Henry Julie, « Les commentaires : espace et outil de réflexivité, ou occasion d'exprimer ses marottes ? », [En ligne] <em>Les Espaces Réflexifs</em>, Hypothèses.org, 2012. URL : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/316">http://reflexivites.hypotheses.org/316</a>.</p>
<h4 style="padding-left: 30px"><em>Témoignages</em></h4>
<p>Ertzscheid Olivier, « C'est l'histoire d'un blog. », [En ligne]  <em>Affordance.info</em>, 2009. URL : <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/10/cest-lhistoire-dun-blog.html">http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/10/cest-lhistoire-dun-blog.html</a>.</p>
<p>Gunthert André, « Culture Visuelle: quand la recherche rencontre le web », [En ligne] L'Atelier des icônes, Culture Visuelle.org, 2011. URL : <a href="http://culturevisuelle.org/icones/1460">http://culturevisuelle.org/icones/1460</a>.</p>
<p>Paveau Marie-Anne, « Le doctorant 2.0. L'infusoir et Enklask à Paris 13 », [En ligne]<em> La pensée du discour</em>s, Hypothèses.org, 2012. URL : <a href="http://penseedudiscours.hypotheses.org/8240">http://penseedudiscours.hypotheses.org/8240</a></p>
<p>Verdeil Éric, « Comment je blogue », [En ligne] <em>Rumor</em>, Hypothèses.org, 2011. URL : <a href="http://rumor.hypotheses.org/2249">http://rumor.hypotheses.org/2249</a>.</p>
<p> </p>
<h3>Conférences & interventions</h3>
<p>Broudoux Evelyne et Chartron Ghislaine, « La communication scientifique face au Web2.0 : Premiers constats et analyse », H2PTM'09 – Rétrospective et perspective – 1989-2009, septembre 2009. URL : <a href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00424826">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00424826</a>.</p>
<p>Dacos Marin, « Le blogging scientifique », Journée d'étude Médiadix / Urfist Paris – Le web 2.0 : nouveaux services ou effet de mode ?, décembre 2010. URL : <a href="http://vimeo.com/26049692">http://vimeo.com/26049692</a>.</p>
<p>Hank Carolyn, « Scholars' Blogs or Scholarly Blogs? Perceptions and Implications for Promotion, Reward and Preservation », avril 2012. URL : <a href="http://www.slideshare.net/carolynhank/scholars-blogs-or-scholarly-blogs-perceptions-and-implications-for-promotion-reward-and-preservation">http://sils.unc.edu/events/2012/carolyn-hank</a> (Diaporama : <a href="http://www.slideshare.net/carolynhank/scholars-blogs-or-scholarly-blogs-perceptions-and-implications-for-promotion-reward-and-preservation">http://www.slideshare.net/carolynhank/scholars-blogs-or-scholarly-blogs-perceptions-and-implications-for-promotion-reward-and-preservation</a>).</p>
<p>Mounier Pierre, « Le blogging scientifique », Université d'été de l'édition électronique ouverte, 2009.  URL : <a href="http://leo.hypotheses.org/2604">http://leo.hypotheses.org/2604</a> (Diaporama sur : <a href="http://www.slideshare.net/piotrr/le-blogging-scientifique-2307847">http://www.slideshare.net/piotrr/le-blogging-scientifique-2307847</a>).</p>
<p> </p>
<h3>Radio & Podcasts</h3>
<p>De la Porte Xavier, « Spéciale édition numérique », <em>Place de la toile</em>/France Culture, 16 octobre 2009. URL : <a href="http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile%E2%94%8209-10-speciale-edition-numerique-en-nouvelle-diffusion-2009-10-16">http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile%E2%94%8209-10-speciale-edition-numerique-en-nouvelle-diffusion-2009-10-16</a> (Podcast disponible sur : <a href="http://leo.hypotheses.org/2856">http://leo.hypotheses.org/2856</a>).</p>
<p>Dumoulin David et Galan Jean-Marc, « To blog or not to blog ? », <em>Recherche en cours</em>/AligreFM, 25 novembre 2011. URL : <a href="http://www.rechercheencours.fr/REC/Podcast/Entr%C3%A9es/2011/11/25_To_blog_or_not_to_blog.html">http://www.rechercheencours.fr/REC/Podcast/Entr%C3%A9es/2011/11/25_To_blog_or_not_to_blog.html</a>.</p>
<p> </p>
<h3>Presse</h3>
<p>Delpas Claire, « Quand les scientifiques se mettent à bloguer…», <em>Science Actualité.fr</em>/La Cité des Sciences, 2009. URL : <a href="http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/enquete-as/wl/1248100298666/quand-les-scientifiques-se-mettent-a-bloguer/">http://www.universcience.fr/fr/science-actualites/enquete-as/wl/1248100298666/quand-les-scientifiques-se-mettent-a-bloguer/</a>.</p>
<p>Glenn David, « Scholars Who Blog », <em>The Chronicle of the Higher Education</em>, 2003. URL : <a href="http://chronicle.com/article/Scholars-Who-Blog/26716">http://chronicle.com/article/Scholars-Who-Blog/26716</a>.</p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote">en vue de ma participation au carnet collectif <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/">Les Espaces Réflexifs</a> en avril 2012</li></ol></div>
		
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		<title>Aux origines de l'interactivité</title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Chibois</dc:creator>



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		<description>Dans le tout premier numéro de la revue Interfaces numériques (dont j'ai effectué le compte-rendu pour la revue Lectures) se trouve un article intitulé « Interaction et interactivité. De l'iconique au vidéoludique et des ethnométhodes aux technométhodes » d'Étienne-Armand Amato et Étienne Perény1, qui est intéressant sur plusieurs points. Je me contenterai pour le moment de ne revenir que sur leur analyse des (...)

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Dans le tout premier numéro de la revue Interfaces numériques (dont j'ai effectué <a href="http://lectures.revues.org/8143">le compte-rendu</a> pour la revue Lectures) se trouve un article intitulé <em>« Interaction et interactivité. De l'iconique au vidéoludique et des ethnométhodes aux technométhodes » </em>d'Étienne-Armand Amato et Étienne Perény<sup>1</sup>, qui est intéressant sur plusieurs points. Je me contenterai pour le moment de ne revenir que sur leur analyse des différentes formes historiques de communication avec les ordinateurs. Voilà qui nous éclaire sur la variété des positionnements possibles que sont susceptibles d'adopter les individus dans leur relation à l'ordinateur.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2012/05/2886481611_7902c8b8cb.jpg"><img class='size-medium wp-image-744' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L300xH235/2886481611_77fe7-5224b.jpg" alt="" width='300' height='235' style='height:235px;width:300px;' /></a><p class="wp-caption-text">L'interactivité du jeu vidéo : le game play</p></div>
<p>Du point de vue du vocabulaire, en guise de rappel, l'usage veut que le terme d'interaction désigne la communication entre sujets humains, et l'interactivité les échanges entre humains et non-humains, tout particulièrement les objets numériques. Dernière chose, je découvre ce domaine de recherche depuis peu, il n'est pas impossible que – en dépit de mes efforts de rigueur – je pêche parfois par approximation lexicale, merci d'avance pour votre indulgence.</p>
<p><strong> Généalogie des premières interactivités<br />
</strong></p>
<p>Alan Turing en 1950, dans son célèbre test (éponyme) proposait à des individus un jeu textuel de questions-réponses, invitant chacun à deviner si son partenaire de jeu était ou non simulé par une machine. Ici se trouvent les fondements la notion actuelle d'interactivité, où l'on imagine envisageable une relation de conversation avec un sujet artificiel dans un rapport d'égalité. Malgré ces travaux pionniers, les décennies 1950 à 1970 furent essentiellement celles de « l'informatique de puissance ». Avec des périphériques d'entrée et de sortie distincts, les machines à calculer obéissaient à des instructions données au système par un jeu de carte perforées, ensuite récupérées en sortie pour analyse des résultats. « En l'occurrence, il n'était nullement question d'interactions homme/machine »<sup>2</sup>, au sens où la relation demeurait purement <em>instrumentale</em>.</p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 245px"><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2012/05/interactivité.png"><img class=' wp-image-771 ' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L235xH238/interactivit75bc-686a9.png" alt="" width='235' height='238' style='height:238px;width:235px;' /></a><p class="wp-caption-text">Rapide croquis de la généalogie de l'interactivité</p></div>
<p>La fin de la décennie 1970 voit s'associer les deux technologies que sont l'ordinateur et la télévision. L'écran cathodique, support d'une image convenant aussi bien à l'entrée et à la sortie des informations, devient un périphérique central. De la sorte, émerge timidement une l'<em>informatique interactive</em>, comme une seconde lignée concurrente, en coexistence avec le mode d'interaction textuel jusqu'ici en vigueur. Le mode conversationnel, où l'on dialogue avec la machine dans un langage spécifique par l'écriture de lignes de commandes, n'est pour autant réellement remis en cause, il restera largement dominant en continuant son évolution vers une plus grande accessibilité, jusqu'à donner en France le fameux le Minitel et ses boutons SUITE et RETOUR.</p>
<p>Le début des années 1980 voit naître les interfaces graphiques utilisateurs (dans le jargon : les GUI), vite adoptées dans un mouvement initié par <em>Macintosh</em> et <em>Windows</em>. À ce moment, l'image affichée par l'écran s'enrichit nettement, le terminal textuel cède la place au graphisme qui tente de reproduire métaphoriquement le bureau physique (les répertoires, la corbeille), en vue de favoriser un usage “intuitif” basé sur le langage gestuel et visuel. Le principe du GUI doit cependant son succès à la souris, laissant à l'utilisateur le choix des actions à effectuer par désignation et sélection. Une interactivité nouvelle s'installe alors, qualifiée de “réflexe”, du fait de la transformation de la main humaine en flèche de pointage. Il faudra néanmoins attendre la fin de ces années 80 pour que l'informatique iconique, basée sur les interfaces graphiques, supplante l'informatique conversationnelle, basée sur le dialogue textuel. Une interactivité forte et véritablement iconique ne pouvait se faire sans une qualité d'image suffisante.</p>
<p><strong>Les deux régimes de l'interactivité aujourd'hui</strong></p>
<p>À la fin des années 1980 intervient une bifurcation, les jeux vidéo développant leurs propres exigences d'interactivité (<em>gameplay</em>) emprunteront durant une vingtaine d'année un chemin distinct à celui de l'informatique interactive. Cette distinction des genres est une distinction des usages. Deux mondes différents, où la nature de l'interactivité diffère : d'un coté on trouve l'<em>effectuation</em> propre à l'informatique vue comme outil ; de l'autre coté, l'<em>instanciation</em> où le sujet traverse l'écran dans une visée plus ludique.</p>
<table style="width: 430px;height: 62px;margin-left: auto;margin-right: auto;border-collapse: collapse" border="0">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center"><strong>Effectuation</strong></td>
<td style="text-align: center"></td>
<td style="text-align: center"><strong>Instanciation</strong></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
<td></td>
</tr>
<tr style="text-align: center;border-bottom: 1px solid silver">
<td>Sujet distancié/extérieur</td>
<td>↔</td>
<td>Sujet intégré/immergé</td>
</tr>
<tr style="text-align: center;border-bottom: 1px solid silver">
<td>Interprétation d'instructions en vue d'une transformation</td>
<td>↔</td>
<td>Médiation d'informations en vue d'une simulation</td>
</tr>
<tr style="text-align: center">
<td>Face à une image interagie</td>
<td>↔</td>
<td>Dans une image opérable</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>L'effectuation caractérise aujourd'hui une forme bien particulière du rapport interactif, celui du régime instrumental, caractéristique des activités utilitaires dont l'utilisation professionnelle d'applications de conception assistée par ordinateur (C.A.O) est un exemple. L'idée d'effectuation sous-tends que le sujet humain ne quitte pas la position initiale d'extériorité face à un écran. Dans ce face-à-face, les impulsions humaines ne sont pas tant méditée et relayées, que véritablement interprétées, transformées. La transmission d'instructions, déclenchant le changement d'état d'une matérialité objective, produit des résultats singulièrement et fortement perceptibles, participant à créer chez l'utilisateur un sentiment de pouvoir, lui-même confirmé par la réussite de chaque paire d'action-réaction.</p>
<p>L'instanciation, correspond de son coté à cet état où le sujet se trouve métamorphosé sous une autre forme et dédoublé au sens de cette image où il peut évoluer sous la forme d'un avatar. Dans cet univers figuré , l'être humain est instancié, c'est-à-dire actualisé et localisé, par une perception visuelle et auditive artificielle en quasi-temps réel, comme s'il était projeté en lieu et place de ce qui se voit. « L'avatar favorise le sentiment d'avoir traversé l'écran et de ne plus être uniquement présent dans le monde originel, en pure extériorité avec vis-à-vis de l'image »<sup>3</sup>. L'instanciation, plus qu'une incarnation, est pour le sujet un décentrement de lui-même au profit d'une instance, au sens cognitif et informatique, qu'il investit imaginairement et pragmatiquement.</p>
<p>Il ne faut néanmoins pas comprendre cette distinction effectuation/instanciation comme une antinomie. Dans la mesure où toute expérience d'instanciation commence par un rapport frontal et instrumental avec l'ordinateur (en tout les cas le sujet est face à l'écran avec une souris dans la main), l'effectuation être considéré comme le degré premier de l'interactivité (et le rapport conversationnel originel le degré zéro).</p>
<blockquote><p>En termes d'interactivité et par rapport à l'effectuation, cette corporéité agissant dans un cybermonde – celle de l'avatar qu'il faut piloter et soigner – institut un rapport profondément inédit. En effet, il se déroule et s'envisage depuis une double perspective, à la fois extérieure, car frontale et instrumentale (effectuations opérées par le joueur) et intérieure, avec un avatar ancré au cœur du monde (instanciation du joueur lui-même dans sa créature). Cette singularité autorise une action simultanément située et contextualisée dans le réel et le simulé, sous-tendue par des conversions constantes de l'un à l'autre.<sup>4</sup></p></blockquote>
<p>La distinction entre ces deux régimes s'avère pour moi utile en ce qu'elle qualifie le positionnement qui est celui que j'observe auprès des utilisateurs à l'Assemblée nationale. Vraisemblablement, les assistants parlementaires et députés se positionnement avant tout dans une interactivité effectuative avec l'ordinateur, du fait de leurs usages numériques quotidiens proprement instrumentaux. D'après les données d'entretiens, il ne semble de toute façon pas envisageable que l'ordinateur puissent être perçus/conçus/utilisés autrement que comme des outils. D'où un certain nombre de questionnements nouveaux : quelles traces peut-on trouver de cela dans les débats parlementaires récents ? Les usages instanciatifs ne peuvent-ils être retrouvés que dans les jeux vidéos ? Quelle place un service comme Facebook, largement utilisé en politique, donne-t-il aux utilisateur, effectuatifs ou instanciatifs ?</p>
<p> </p>
<p><em>Crédit photo : «<a href="http://www.flickr.com/photos/mr_wood/2886481611/"> myself playing “kwik snax” »</a> de Mr Wood (CC-by-nc-nd). Begining of 90′s @ smena-symbol – photo by my father</em></p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote"><em>in</em> Elénie Mitropoulou, Nicole Pignier (dir.), « De l'interactivité aux interaction(s) médiatrice(s) », Interfaces numériques, n° 1, 2012.</li><li class="footnote"><em>Op. cit.</em>, p. 21</li><li class="footnote"><em>Ibid</em>., p. 26</li><li class="footnote"><em>Ibid.</em>, p. 27</li></ol></div>
		
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		<title>~ Interlude réflexif ~</title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Chibois</dc:creator>



	<category domain="http://www.laspic.eu/blog/">Blog</category>


		<description>Pour toute la durée de ce mois d'avril, je déménage mes quelques valises dans un autre carnet de recherche d'Hypothèses.org, collectif celui-ci : Les Espaces Réflexifs. C'est donc là bas que vous retrouverez mes réflexions, lectures et humeurs du moment, dans une exploration que je propose sur le rôle de l'écriture publique dans le processus de la recherche. &gt;&gt; pour savoir plus précisément de quoi (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p style="text-align: left">Pour toute la durée de ce mois d'avril, je déménage mes quelques valises dans un autre carnet de recherche d'<em>Hypothèses.org</em>, collectif celui-ci : <a href="http://reflexivites.hypotheses.org/">Les Espaces Réflexifs</a>. C'est donc là bas que vous retrouverez mes réflexions, lectures et humeurs du moment, dans une exploration que je propose sur le rôle de l'<em>écriture publique dans le processus de la recherche</em>.</p>
<p style="text-align: left;padding-left: 30px">>> pour savoir plus précisément de quoi il en retourne : <a title="Lien permanent à [Édito d'avril] De quoi le carnet est-il le miroir ?" href="http://reflexivites.hypotheses.org/1696">[Édito d'avril] De quoi le carnet est-il le miroir ?</a></p>
<p style="padding-left: 30px;text-align: left">>> pour y retrouver l'ensemble de mes billets : <a title="Voir tous les articles classés dans 4. Avril 2012. J. Chibois" href="http://reflexivites.hypotheses.org/category/mois-apres-mois/4-avril-2012-j-chibois">4. Avril 2012. J. Chibois</a></p>
<p style="text-align: left">Au plaisir de vous y retrouver, j'espère vous y lire nombreux dans les commentaires !</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2012/04/6678340013_231a39b758.jpg"><img class=' wp-image-686 ' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L300xH201/6678340013_2d629-6662c.jpg" alt="" width='300' height='201' style='height:201px;width:300px;' /></a><p class="wp-caption-text">« Notebook »</p></div>
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		<title>Althabe, la servitude volontaire et l'anthropologie du contemporain</title>
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		<dc:creator>Jonathan Chibois</dc:creator>



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		<description>J'ai rendu il y a quelques jours à la revue en ligne Lectures le compte-rendu de l'ouvrage de Bernard Traimond : « Penser la servitude volontaire. Un anthropologue de notre présent, Gérard Althabe » (2012, Édition Le bord de l'eau). Comme le compte rendu est un exercice somme toute assez formel, puisqu'en considérant l'ouvrage dans son intégralité, on ne peut trop s'attarder sur ce qui en fait la force (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2012/03/althabe.gif"><img class='size-full wp-image-464 alignleft' style='height:216px;width:141px;border: 1px solid black' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L141xH216/althabegif-006a8-83800.gif" alt="" width='141' height='216' /></a>J'ai rendu il y a quelques jours à la revue en ligne <em>Lectures </em>le <a href="http://lectures.revues.org/7668">compte-rendu</a> de l'ouvrage de Bernard Traimond : « Penser la servitude volontaire. Un anthropologue de notre présent, Gérard Althabe » (2012, Édition Le bord de l'eau)<em></em>. Comme le compte rendu est un exercice somme toute assez formel, puisqu'en considérant l'ouvrage dans son intégralité, on ne peut trop s'attarder sur ce qui en fait la force (ou la faiblesse). Je complète donc ici mon compte rendu avec quelques extraits choisis (dans la troisième partie uniquement, vous remarquerez), organisés autour de la question qui m'a le plus intéressé : l'approche anthropologique de la servitude volontaire (et qui accessoirement est aussi le titre de l'ouvrage, bien qu'elle ne soit finalement peu évoquée dans le texte).</p>
<h4>Penser la servitude volontaire</h4>
<p>Où Althabe affirme <em>« explicitement que ces choix scientifiques résultaient de positions politiques, c'est-à-dire morales et arbitraires »</em> (p. 104-106) :</p>
<blockquote><p>Je n'ai pas suivi l'anthropologie marxiste dans la mesure [...] où moi , j'avais toujours cette idée de : il faut construire le sens à partir des gens [...] La position objectiviste et scientiste est ethnocentrique, est raciste et xénophobe. Donc le marxiste l'est aussi. (Cité par Traimond, entretien du 27 avril 2004)</p></blockquote>
<p>Au sujet de la domination dont, <em>« de son propre aveu, il a fait le centre et le moteur de son œuvre</em> » (p. 111-112) :</p>
<blockquote><p>En fait une grande partie des analyses que j'ai pu faire porte sur la manière dont les dominés reconstruisent la domination à travers leurs propres rapports sociaux. En fait c'est quelque chose qui peut-être mis en relation avec la notion de servitude volontaire de la Boétie. La domination se reproduit parce que les gens se réapproprient la domination. (Cité par Traimond, Althabe à l'adresse de R. Hess, 2005 : 276)</p></blockquote>
<p>Plus précisément concernant les mécanismes de cette domination (p. 130-131) :</p>
<blockquote><p>Donc j'avais cette idée que en fait, la domination, elle ne pouvait marcher que si le dominé l'acceptait, la construisait et l'acceptait. C'est une idée qui va me poursuivre sans arrêt. Je vais sans arrêt essayer de savoir  comment fonctionnent les dominations, comment les résistances à la domination sont en même temps des acceptations, etc. (Cité par Traimond, entretien du 27 avril 2004)</p></blockquote>
<p>On en apprendra guère plus dans l'ouvrage sur cette question de la domination et de la servitude volontaire vue par Althabe. Il semblerait néanmoins que l'on trouve ici une des rares analyses réflexives de l'auteur sur ce qui considère être le fil conducteur de son œuvre.</p>
<h4>Vers une anthropologie du contemporain</h4>
<p>L'anthropologie du contemporain est une anthropologie du proche :</p>
<blockquote><p>De son aveu même, Althabe poursuivait l'objectif de comprendre cette servitude volontaire dans diverses sociétés. Un tel projet ruinait l'anthropologie exotique car, si cette attitude se rencontrait au Cameroun, au Congo ou à Madagascar, elle se trouvait également à portée de man, chez nous. Autant l'examiner ici. (p. 132)</p></blockquote>
<p>Un constat partagé engendre une dynamique commune mais non concertée :</p>
<blockquote><p>En 1972, pour avoir participé activement au renversement du régime, Althabe est amené à quitter Madagascar pour la deuxième fois. De ce jour, il considère que l'anthropologie de l'île est l'affaire des Malgaches et qu'il doit désormais se consacrer à l'étude de sa propre société. Remarquons que sans le savoir, il suit quelques mois après une voie strictement parallèle  à celle de Jeanne Favret-Saada qui, elle aussi, quitte l'Afrique du Nord pour enquêter en France. Plus tard Marc Abélès et quelques autres firent de même. Le cas de ces trois anthropologues, parmi d'autres, s'oppose à ceux qui continuent à se réclamer de leurs premières recherches exotiques pour se dispenser d'en entreprendre d'autres, ici ou là-bas. (p. 99)</p></blockquote>
<p>Au sujet d'Althabe et Favret-Saada qui <em>« affirmaient séparément trois paradigmes identiques »</em> (p. 99-100) :</p>
<blockquote><p>1 – Les démarches pour étudier dans le Sud des sociétés souvent sans écriture valent pour celles du Nord, même si l'anthropologue ne dispose pas, ici et là, du même type de sources. [...]</p>
<p>2 -Il n'y a pas de différence fondamentale entre les deux ensembles de société ; il n'y qu'une humanité dans laquelle les ressemblances l'emportent sur les différences. [...]</p>
<p>3 – Dès lors, une connaissance approfondie de la société étudiée fondée sur le partage de la langue et de la vie quotidienne conditionne son étude et son analyse. Chacun peut avantageusement travailler chez soi [...]. Cela permet d'échapper au cancer des relations coloniales.</p></blockquote>
<p>Enfin, sur ce dernier point – les relations coloniales – je ne résiste pas à vous livrer un passage sur le statut du chercheur qui me parle particulièrement (p. 102) :</p>
<blockquote><p>Un ethnologue dans un village africain, compte tenu du passé colonial, avait, jusqu'à ces derniers temps, une position particulièrement confortable, les villageois acceptaient sa présence. Il installait d'emblée un rapport d'autorité, de pouvoir. Rien de semblable quand tu te retrouves dans une HLM : ta position est pour le moins précaire, aucun rapport d'autorité ne peut être établi, il va falloir édifier ta position, donner un sens à ta présence, sinon tu resteras enfermé seul dans ton appartement (Althabe, cité par Traimond, 1977 : 71)</p></blockquote>
<p>Que me reste-il finalement au moment de refermer cet ouvrage ? En anthropologie politique (pour ce que je connais), Althabe est décidément un auteur surprenant. Ses prises de positions anticonformistes offrent un regard original sur un certain nombre de concepts, qui paraissent de fait d'une fertilité nouvelle. À approfondir donc (un de plus !).</p>
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		<title>Réponse à Fred Pailler, #streamingfury2</title>
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		<dc:creator>Jonathan Chibois</dc:creator>



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		<description>Préambule à destination des (rares ?) lecteurs qui trouvent dans cet échange un intérêt : Fred Pailler a répondu à mon dernier billet d'hier « Lire et écrire suffit-il pour utiliser un ordinateur ? » par un long commentaire de mon commentaire. Voici donc la réponse de la réponse. « D'abord je te remercie d'avoir pris le temps de répondre à cette soliloquie qui, en tant que synthèse personnelle, n'était a (...)

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><span style="font-size: x-small"><em>Préambule à destination des (rares ?) lecteurs qui trouvent dans cet échange un intérêt :</em> Fred Pailler a répondu à mon dernier billet d'hier « <a href="http://laspic.hypotheses.org/341">Lire et écrire suffit-il pour utiliser un ordinateur ?</a> » par <a href="http://blog.sociographie.net/post/2012/02/09/streamingfury-%3A-la-mise-au-point-du-r%C3%A8glement-de-compte-du-retour-de-la-vengeance-%21">un long commentaire</a> de mon commentaire. Voici donc la réponse de la réponse.</span></p>
<p> </p>
<p>« D'abord je te remercie d'avoir pris le temps de répondre à cette soliloquie qui, en tant que synthèse personnelle, n'était <em>a priori</em> pas destinée à créer la controverse. Ce souci de préciser ce qui doit l'être est tout à ton honneur, et cela même (et surtout) si certaines mes approximations ont pu paraître grossières, d'autant que non content de me pointer précisément mes erreurs c'est avec pédagogie que tu détailles ton propos. Aussi, je vous prie toi et @politechnicart d'excuser une formulation maladroite qui semblait dire ce qu'elle ne disait pas, la “position idéologique confortable, mais heuristiquement stérile” qualifiant uniquement et exclusivement le “relativisme culturel”, dont je ne vous affuble pas (loin de moi cette idée) même si je me suis autorisé à en pointer le danger (peut-être de façon anxiogène oui). Sur l'ensemble de mon propos d'ailleurs je reconnais avoir manqué de précision jusqu'à commettre quelques sous-entendus déplacés, considérant qu'écrivant pour moi-même (douces illusions) je pouvais prendre le risque de m'exprimer à demi-mots<sup>1</sup>.</p>
<p>Ceci étant dit, je me félicite secrètement de t'avoir (quoique malgré moi c'est vrai) bousculé, car ce second billet regorge de nouvelles propositions tout à fait stimulantes. Alors, fort de cet état de service, et à l'inverse de cette figure du chercheur que tu mentionnes, je ne clôturerai pas la discussion au prétexte que tu possèdes une compétence particulière que je n'ai pas, à savoir une certaine culture philosophique et une bonne avance (sur moi) sur ces questions. Par contre, si l'état de mes connaissances me permet au moins d'évaluer la portée et l'intérêt de ce tu écris, je crains qu'il ne me faille quand même <em>a minima</em> me mettre à niveau. Ainsi, et loin de moi l'idée de te pousser à une quelconque justification académique (comme si le raisonnement ne pouvait se suffir à lui-même), je te serais reconnaissant de me livrer quelques références bibliographiques, non pas que j'ai attendu cet échange pour me pencher sur la question, mais ce que je découvre en te lisant me laisse à penser qu'il existe quelque part une littérature que je n'ai pas su dénicher jusqu'ici.</p>
<p>Quoiqu'il en soit (de mon expertise sur le sujet), il reste encore (ne t'en déplaise) des passages qui me semble mériter d'être éclaircis. Permets moi de me contenter de continuer à les rapporter ici, en attendant d'être en mesure de définir de manière plus éclairée et plus précise mon sentiment sur le contenu de tes deux billets. »</p>
<p> </p>
<blockquote><p>Être néophyte c'est avoir déjà les compétences d'autres machines, d'autres dispositifs. [...] Après, il reste à savoir si ces compétences feront partie ou pas des scénarios d'usages produits par les interfaces [des ordinateurs et du web].</p></blockquote>
<p>Voici qui (sous une banalité troublante) a le mérite de pointer les conditions d'une standardisation des interfaces, soulignant que l'élaboration des scénarios d'usages est avant tout une somme de choix arbitraires. Donc, l'homme doit s'adapter à la machine, et non l'inverse. Ceci me rappelle ce bel article d'Akrich <a href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00081710/en/"><em>« De la sociologie des techniques à la sociologie des usages. L'impossible intégration du magnétoscope dans les réseaux câblés de première génération »</em></a> (<em>Techniques et culture</em>, n°16, 1990, pp. 83-110).</p>
<blockquote><p>Cette valorisation majeure de la compétence technologique/technique participe tout simplement d'une réification de l'objet technique comme “objet” naturel, et de la sorte, évacue l'idée plus pertinente d'objets socio-sémio-techniques co-construit en situation.</p></blockquote>
<p>Quoique jolie, cette formulation « objets socio-sémio-techniques co-construit » est quelque peu opaque (pléonasme ?). Je te concède la nécessité d'emprunter quelques raccourcis pour aller à l'essentiel, sauf que ta formulation n'est ici pas anodine, semblant souligner l'évidence de l'idée. Or, c'est une question qui ne me semble pas du tout aller de soi, et bien que j'en ai une interprétation propre, je serais curieux de savoir ce que tu y dissimules.</p>
<blockquote><p>Si l'idée d'une négociation des usages est une perspective intéressante, elle est suffisamment sur la brèche politiquement pour ne pas devoir être interrogée régulièrement.</p></blockquote>
<p>Veux-tu ici signifier que c'est de cette manière que le problème est posée dans la sphère médiatico-politique ? Alors je me demande s'il serait impossible que cette préférence qui est mienne de considérer les rapports de pouvoir d'usages sous la dynamique de négociations reflète une conception intériorisée issue du terrain, c'est-à-dire une forme de discours d'usagers, emprunts de représentations particulières. Peut-être est-ce une hypothèse à explorer, oui.</p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote">Tes foudres sont à ce titre méritées, d'autant que cela me permet de prendre conscience de l'origine d'un certain nombre de malentendus déjà vécus.</li></ol></div>
		
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		<title>Lire et écrire suffit-il pour utiliser les ordinateurs ?</title>
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		<description>« Internet is a series of tubes » de Eirik Solheim (CC-by-sa 2.0) J'ai lu « Streaming fury : les définitions du streaming et les représentations de ses usage(-r)s » sur le blog de Fred Pailler, et en guise de synthèse personnelle je m'autorise à en reproduire quelques extraits ici (au risque peut-être d'en remodeler outrageusement le propos), agrémentés de quelques remarques, commentaires et (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.flickr.com/photos/eirikso/3055527027/"><img class='size-large wp-image-386 ' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L500xH333/3055527027_4b651-5fdeb.jpg" alt="" width='500' height='333' style='height:333px;width:500px;' /></a><p class="wp-caption-text">« Internet is a series of tubes » de Eirik Solheim (CC-by-sa 2.0)</p></div>
<p> </p>
<p>J'ai lu <a href="http://blog.sociographie.net/post/2012/01/24/Streaming-fury-%3A-les-repr%C3%A9sentations-de-la-technologie-et-les-repr%C3%A9sentations-d-usages">« Streaming fury : les définitions du streaming et les représentations de ses usage(-r)s »</a> sur le blog de Fred Pailler, et en guise de synthèse personnelle je m'autorise à en reproduire quelques extraits ici (au risque peut-être d'en remodeler outrageusement le propos), agrémentés de quelques remarques, commentaires et approbations.</p>
<p>Rappelons en quelques mots ce dont il s'agit : Fred réagit à la <a href="http://www.ecrans.fr/Infographie-les-trois-systemes-d,13911.html">publication sur le site Écrans.fr d'une infographie</a> à visée pédagogique (semble-t-il) distinguant les « trois systèmes d'échanges en ligne », ceci fait suite à l'affaire des serveurs fermés de Mégaupload. Il montre que dans ce document la technologie <em>streaming</em> est présentée de façon abusivement simplifiée ce qui n'est pas du tout anodin : plutôt qu'une description “objective” d'une réalité technique, on a ici affaire à un discours orienté, reflet d'une idéologie diffusée par un certain nombre d'acteurs politiques et commerciaux.</p>
<blockquote><p>« <em>Cet “effet streaming” est avant tout <strong>un discours sur la technique plutôt qu'une description objective de celle-ci</strong>. En somme, ils [les internautes] savent faire la différence entre une représentation d'une procédure technique dans une interface et la procédure technique elle-même. [...]  La différence [...] tient dans ce que veulent bien raconter les interfaces, et comment ces dernières permettent à l'utilisateur de se représenter les activités qu'il mène en ligne, pas dans ce que l'observation de la machine elle-même lui aurait laissé entrevoir »</em></p></blockquote>
<p>Aussi évidente qu'elle puisse être cette notion de <em>discours sur la technique</em>, je trouve lumineuse cette manière de poser linguistiquement une question d'usage (tout est discours). Qui dit <em>discours</em> dit <em>locuteur</em>, et surtout <em>émetteur</em> si l'on tient compte de la relation asymétrique de la relation de communication ici en jeu (les <em>mass media studies</em> auraient certainement un mot à dire sur la question). L'existence de cet émetteur permet une compréhension nouvelle de l'interaction homme-machine, pour peu que l'on se donne la peine de l'identifier. Concernant le <em>streaming</em>, on observe ainsi une incursion des “industries culturelles” au cœur des usages, usant d'approximations sémantiques et d'une “pacification” de l'interface<sup>1</sup> pour influer sur la perception inconsciente de l'univers des usages possibles (et des impossibles) chez les utilisateurs.</p>
<blockquote><p>« <em>Faut-il pour autant blâmer ce genre d'innocence dont font preuve autant l'infographiste que l'admin quant aux interfaces des produits informatiques ? N'est-ce pas un peu geek, ou nerd, ou, pire encore, “ingénieur” et hautain, que de penser que tout le monde devrait savoir que <strong>les interfaces ne décrivent pas forcément clairement ce qu'il se passe dans la machine,</strong> qu'elles sont ou sollicitent des représentations de la technique ou des pratiques qui peuvent être fantasques ou décalées par rapport à ce qu'il se passe dans la machine ? [...] @politechnicart rappelait que l'on observerait des pratiques dans tous les cas, que leur existence ne dépendait pas de la “vérité” des définitions employées quant aux appareils et aux technologies »</em></p></blockquote>
<p>Également, j'adhère entièrement à la métaphore de l'interface qui raconte une histoire, pour qui veut/peut bien la croire. Est-ce pour autant que la dimension fictive du récit offert par l'interface ne peut apparaître qu'aux usagers avertis ? Les utilisateurs novices sont-ils pour autant naïfs au point de prendre pour argent comptant cette vérité servie sur un plateau ? Je ne saurais trop répondre, mais j'ai quand même tendance à me méfier des oppositions trop faciles. Il semble en revanche plus certain qu'une interface bien léchée, sans scories, “naturelle” suscitera moins d'occasions de s'interroger sur la réalité des technologies employées. En ce sens, pacifier les interfaces, c'est imposer une restriction d'usages : en gommant la machinerie, on efface une partie de la marge de manœuvre de l'utilisateur. Il en résulte des usages prévisibles, sécures (sécurisés ?), c'est-à-dire cadrés et normés.</p>
<p>J'ai par contre quelques difficultés à saisir les implications de l'argument rapporté de @politechnicart. Est-ce une manière de signifier que la fin justifie les moyens, c'est-à-dire que peu importe ce qui est raconté aux usagers, et même s'ils sont d'une certaine manière manipulés, que peut-on trouver à dire si ces derniers y trouvent leur compte ? Ou est-ce plutôt un appel à nuancer la question de la vérité, au risque de sombrer dans un relativisme culturel, où rien n'est plus comparable ni analysable, position idéologiquement confortable, mais heuristiquement stérile ?</p>
<blockquote><p><em>« Il faut considérer que <strong>savoir simplement lire et écrire [...] ne suffit pas pour utiliser les ordinateurs et le web</strong>, qu'il faut développer une certaine naïveté/incrédulité (et donc une culture) vis-à-vis des interfaces, ne serait-ce que pour les comprendre</em> »</p></blockquote>
<p>J'approuve, mais en partie car faut-il encore préciser de quel public parle-t-on. Il est clair effectivement que l'utilisateur averti devra faire un effort pour temporairement désapprendre ce qu'il sait de la “vérité technique” pour accéder à la logique de l'interface dont il souhaite se rendre familier, car elle pourra être elle-même totalement opposée à la première. En revanche, cet argument me semble faible concernant l'usager novice, à qui les interfaces user-friendly sont d'abord destinées : tout est justement prévu pour qu'aucune culture ne soit nécessaire pour la mise en œuvre des outils informatiques lambda<sup>2</sup>. Les procédures techniques, le vocabulaire, les concepts informatiques ne tendent-ils pas à singer la vie quotidienne dans le but d'une transition indolore ? Au contraire si pour les usagers novices « savoir simplement lire et écrire ne suffit pas pour utiliser les ordinateurs et le web », c'est justement parce que les interfaces ne sont pas encore suffisamment user-friendly (voir précisément l'exemple d'Itunes qui indique un “fichier manquant”), parce que les designers/ergonomes n'ont justement pas encore atteint cet idéal.</p>
<blockquote><p><em>« Au-delà, donc, du mensonge initial sur la nature du mode de diffusion des contenus en ligne, il existe en plus<strong> une invisibilisation grandissante des zones de l'ordinateur personnel dans lesquels se passent des opérations qui étaient jusque là aisément accessibles</strong>. [...] C'est avant tout un rôle de garde-fou technique : [...] donner accès [...] tout en laissant penser que l'on ne peut pas les manipuler, puisque l'interface ne le dit pas. Hors de l'explorateur de fichiers les fichiers [...] n'en sont pas vraiment, et hors des procédures effectives de manipulation, de copie, de collage de renommage, etc., <strong>les contenus perdent une certaine matérialité documentaire</strong>. [...] Le problème du cloud reste que les [usagers] deviennent autorisés à accéder à leurs propres données (illégalement acquises ou non), plutôt qu'ils n'y accèdent par leurs seules compétences techniques : l'autorisation d'accès s'obtient, la compétence s'acquière. »</em></p></blockquote>
<p>Je me permets ici de couper dans le texte sans lésiner, dans l'espoir de faire apparaître la dimension générale du propos, qui est tout à fait intéressante. Je trouve convaincante cette fin de la démonstration, mais reste un point qui reste encore flou à mes yeux : dans cette aliénation des usagers ici décrite, quelle est la part de servitude volontaire ? Alors que pour ma part j'aurai tendance à penser cet état de fait dans des perspectives négociées (je cède des libertés dont je me moque pour en gagner d'autres qui m'intéresse mieux), Fred semble préférer une perspective mi-bourdieusienne mi-marxiste articulant exclusivement l'analyse sur le rapport domination où la figure de l'usager est écrasée. On se demande alors où est l'usager acteur ?</p>
<p>Enfin, bien que paradoxale, la perte de matérialité des documents immatériels me semble bonne à penser. Mais faut-il croire alors que la matérialité n'est que la manipulabilité ? Si non, que reste-il ? Et que penser de la création de matérialité de documents immatériels (l'exemple type étant le mail important que l'on imprime pour l'archiver) ? C'est un vaste sujet qu'il me reste à explorer…</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration: underline">Édit du 10 février</span>, Fred Pailler publie – fort aimablement :p – sur son blog une réponse : « <a href="http://blog.sociographie.net/post/2012/02/09/streamingfury-%3A-la-mise-au-point-du-r%C3%A8glement-de-compte-du-retour-de-la-vengeance-%21">streaming fury 2 : la mise au point du règlement de compte du retour de la vengeance</a> ».</p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote">Ou ai-je donc piqué cette notion délicieusement hypocrite/perfide/sournoise ?</li><li class="footnote"> Peut-être serait-il bon d'ailleurs de préciser ce qui doit être entendu par “utiliser les ordinateurs et le web”</li></ol></div>
		
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		<title>[Zotero] Modifier en masse le lien des fichiers attachés</title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Chibois</dc:creator>



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		<description>Zotero autorise le stockage des PDFs numérisés dans un répertoire distinct de celui de la base de données. Cette solution qui a des avantages (limitation du volume de données à synchroniser, et libre organisation son arborescence) présente un inconvénient majeur en terme de fragilité : une infime modification de l'arborescence de travail rendra définitivement obsolète le lien entre vos centaines de (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2012/01/zotero_s.jpg"><img class='size-full wp-image-316 alignright' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L128xH128/zotero_sjpg-a71f-8b0e1.jpg" alt="" width='128' height='128' style='height:128px;width:128px;' /></a><a href="http://www.zotero.org/">Zotero</a> autorise le stockage des PDFs numérisés dans un répertoire distinct de celui de la base de données. Cette solution qui a des avantages (limitation du volume de données à synchroniser, et libre organisation son arborescence) présente un inconvénient majeur en terme de fragilité : une infime modification de l'arborescence de travail rendra définitivement obsolète le lien entre vos centaines de références bibliographiques et leurs documents. Voici quelques notes, conseils et précautions à prendre pour qui souhaite réparer sa base de données.</p>
<h4>Préambule</h4>
<p>Sous Zotero, chaque référence bibliographique peut se voir attaché un ou plusieurs documents, par exemple l'exemplaire PDF de la référence en question. Il existe quatre types d'association, que l'on peut classer en deux catégories. Dans un cas, on archive dans le répertoire de fonctionnement de Zotero la forme et le contenu des données à un instant <em>t</em>  (type ‘Capturer la page courante' et ‘Stocker une copie du fichier'), dans l'autre on se contente d'enregistrer la localisation du document qu'il soit sur internet ou sur le disque dur (type ‘Enregistrer un lien vers la page courante' et ‘Lien vers un fichier').</p>
<p>Officiellement, on nous invite prudemment à préférer le première catégorie d'associations (cf. <a href="http://www.zotero.org/support/fr/attaching_files">Documentation</a>) :</p>
<blockquote><p><strong>Le lien vers les fichiers</strong> <a title="fr:page_white_link.png" href="http://www.zotero.org/support/_detail/fr/page_white_link.png?id=fr%3Aattaching_files"><img src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L16xH16/page_white_lf4f4-4f476.png" alt="" width='16' height='16' style='height:16px;width:16px;' /></a> est fragile : si vous déplacez le fichier de son dossier d'origine ou si vous le renommez, le lien ne fonctionnera plus. Pour un stockage à long terme, <strong>stocker une copie du fichier</strong> <a title="fr:page_white.png" href="http://www.zotero.org/support/_detail/fr/page_white.png?id=fr%3Aattaching_files"><img src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L16xH16/page_whitepn8c79-339f3.png" alt="" width='16' height='16' style='height:16px;width:16px;' /></a> <strong>est préférable</strong>.</p></blockquote>
<h4>Mise en situation</h4>
<p>Je suis de ceux qui ont préféré dissocier la base de données Zotero de l'endroit où sont rangés mes PDFs numérisés, j'ai donc opté pour le principe des liens vers les fichiers, et je me suis précisément heurté au problème évoqué ci-dessus : le jour où j'ai trouvé indispensable de mettre de l'ordre dans l'organisation de mes dossiers de travail, cela n'a pas été au goût de Zotero. Pour remédier à cela, modifier et ainsi réparer les liens qui se sont cassés, il faut agir directement sur la base de données (<a href="http://forums.zotero.org/discussion/3357/batch-editing-of-links-to-pdfs/">source ici</a>).</p>
<p><span style="text-decoration: underline">Attention, si cette opération est simple, elle est cependant très sensible</span> car peut corrompre la base, et rendre tout à fait inutilisable vos données bibliographiques. Il est vivement recommandé de ne rien entreprendre que vous ne sachiez réparer.</p>
<h4>Réparer les liens aux références cassés, mode d'emploi</h4>
<ol>
<li>Effectuez une copie de la base de données (‘zotero.sqlite'), copie qui vous servira à remplacer l'original en cas d'échec et/ou de corruption de la base ;</li>
<li>Téléchargez et installez l'extension <a href="https://addons.mozilla.org/fr/firefox/addon/sqlite-manager/">SQLite Manager</a> pour Firefox, utilitaire qui nous servira à manipuler la base de donnée ;</li>
<li>Vérifiez qu'aucune instance de Zotero ne soit ouverte, et ouvrez votre base de données (qui se situe par défaut dans le répertoire Zotero de votre profil Firefox) avec <em>SQLite Manager</em> ;</li>
<li>Sélectionnez dans le panneau latéral de gauche, la table nommée ‘itemAttachments”. Vous pouvez observer à droite, dans l'onglet ‘Parcourir & Rechercher' que s'affiche une table dont la colonne ‘path' accueille tous les chemins de localisation qu'il va nous falloir modifier. On pourrait les modifier ici manuellement, un par un.</li>
<li>Affichez l'onglet ‘Executez le SQL',  et entrez la commande suivante qui permettra de traiter en un seul lot les chemins toutes les documents attachés :<code></code></li>
</ol>
<p style="padding-left: 60px"><code> UPDATE itemAttachments SET path=REPLACE(path, 'AncienneChaîneDeCaractères', 'NouvelleChaîneDeCatactères');</code></p>
<p style="padding-left: 60px"><em><span style="text-decoration: underline">Note</span> : évidemment vous adapterez les anciennes et nouvelles chaînes de caractères en fonction de votre situation. <em>La commande remplacera au sein du chemin complet uniquement la chaîne que vous spécifierez, laissant le reste tel quel : en somme vous n'aurez modifié que le nécessaire pour retrouver un chemin valide. </em>Ces chaînes peuvent être aussi bien un nom de répertoire qu'un chemin complet. On remarquera qu'on peut ainsi facilement ajouter un niveau d'arborescence au besoin.<br />
</em></p>
<p style="padding-left: 60px"><em><span style="text-decoration: underline">Par exemple</span> : les deux commandes suivantes permettent de résoudre respectivement un changement de nom du répertoire parent d'une part, et le déplacement dans un sous-niveau de l'arborescence :</em></p>
<ul style="padding-left: 80px">
<li><span style="font-size: medium"><em><code>UPDATE itemAttachments SET path=REPLACE(path, 'Doctorat', 'Bibliothèque');</code></em></span></li>
<li><span style="font-size: medium"><em><code>UPDATE itemAttachments SET path=REPLACE(path, '/home/jonathan/Doctorat/, '<code>/home/jonathan/Bibliothèque/</code>Articles/');</code></em></span></li>
</ul>
<p style="padding-left: 30px">Enfin, vous pourrez vérifier que l'opération s'est correctement effectuée en affichant à nouveau l'onglet ‘Parcourir & Rechercher', colonne ‘path'.</p>
<h4>Astuces en bonus</h4>
<ul>
<li>Plutôt que de travailler sur le fichier original de la base de données, il peut paraître judicieux de s'entraîner au préalable sur une copie que l'on pourra supprimer sans risque.</li>
<li>La commande suivante effectue la même opération en mode simulation, très utile aussi pour tester une syntaxe :<br />
<code>SELECT path AS oldPath, REPLACE(path, 'C:\Path\To\Old\Dir', 'C:\Path\To\New\Dir') AS newPath FROM itemAttachments;</code></li>
<li>Au besoin, on trouvera <a href="http://sqlite.perso.sfr.fr/lang.html">ici de la documentation</a> sur la syntaxe à utiliser sous SQLite.</li>
</ul>
</div>
		
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		<title>Le terrain, cet inconnu</title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Chibois</dc:creator>



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		<description>Le 1er et 2 décembre dernier avait lieu le colloque doctoral organisé au sein de l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (IIAC), sous l'intitulé « Terra (in)cognita, terrains contemporains en sciences humaines sociales ». Sous une apparente et surprenante cacophonie, suscité par un défilé d'objets de recherches plutôt hétéroclite, ce colloque doctoral a  remarquablement tenu sa (...)

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		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Le 1er et 2 décembre dernier avait lieu le colloque doctoral organisé au sein de l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (IIAC), sous l'intitulé <em>« Terra (in)cognita, terrains contemporains en sciences humaines sociales ».</em></p>
<p><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2011/12/logo-terraincognita1.png"><img class='size-medium wp-image-269 alignright' style='height:240px;width:226px;margin-left: 10px;margin-right: 10px' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L226xH240/logo-terrain2bd0-110a4.png" alt="" width='226' height='240' /></a>Sous une apparente et surprenante cacophonie, suscité par un défilé d'objets de recherches plutôt hétéroclite, ce colloque doctoral a  remarquablement tenu sa promesse : rappeler qu'entamer une expérience de terrain, c'est avant tout endosser le rôle de l'explorateur. Mais quel est-il cet explorateur d'aujourd'hui quand il s'engage dans une institution parlementaire, dans une chaine de télévision, dans un organisme humanitaire ou encore dans le milieu de l'ufologie ?</p>
<p style="text-align: left">Ni résumé, ni compte-rendu, les notes que je vous livre ici ne prétendent aucunement à une quelconque exhaustivité des débats. Voici plutôt ce que ces discussions ont pour moi évoqué, suscité, et illustré. Je précise malgré tout qu'en dépit de quelques simplifications et extrapolations nécessaires à la reformulation, j'ai fait au mieux pour préserver la cohérence de la pensée de chacun.</p>
<p style="text-align: left"><span style="font-size: x-small"><em>Nota : pour informations, le programme détaillé du colloque doctoral est disponible<a href="http://calenda.revues.org/nouvelle21781.html"> sur cette page</a> ; également vous trouvez <a href="http://archivist.visitmix.com/laspic_blog/1">dans cette archive</a> le livetweet partiel effectué le jeudi soir et vendredi matin ; enfin, vous trouverez <a href="http://www.flickr.com/photos/70288359@N06/sets/72157628303180607/">dans cette galerie</a> les quelques photos effectuées à l'occasion.<br />
</em></span></p>
<p> </p>
<p><strong>« Le terrain virtuel ne doit pas devenir le nouveau graal de la recherche en SHS »</strong></p>
<p>Qui dit terrain contemporains dit de plus en plus terrain virtuel. Les interventions de <a href="http://lamc.ulb.ac.be/spip.php?article283&lang=fr">Marie-Pierre Lissoir</a><sup>1</sup>, ethnomusicologue, et celle de Paolo Stuppia<sup>2</sup>, sur la fabrique des tracts, ont évoqué frontalement le sujet, mais en reconnaissant ne s'y intéresser qu'à leur insu, sans lui accorder une place réelle dans l'analyse. Force est de constater la frilosité et la méfiance générale occasionnée par ces terrains virtuels, que cette crainte de Stuppia reflète :<em> « ne pas se perdre dans l'océan des blogs »</em>. Les manifestations numériques de l'objet de recherche étant dans ces deux interventions considérées comme les conséquences ou l'éclairage d'une réalité physique de terrain, elles sont donc présentées comme secondaires, au risque même d'une opposition sommaire aux terrains dit “réels”. Pour sûr, il aura manqué quelques chercheurs expérimentant ces nouveaux espaces de sociabilité humaine pour nous permettre de nous forger un avis plus équilibré. Stuppia soulève toutefois à demi-mot une question pertinente : dans la mesure où <em>« internet permet au chercheur de ne pas s'exposer »</em>, quelle est la pertinence des données récoltées quand elles sont exemptes d'affects ?</p>
<p><strong>« La terra incognita, ce n'est pas tant le terrain que le chercheur en lui-même. »</strong></p>
<p>Par l'étude du “wayang golek” javanais, cette culture-spectacle de marionnettes,<a href="http://sysav.free.fr/spip.php?article5"> Sarah Andrieu</a><sup>3</sup> pointe de son coté combien la pratique de terrain est un raz de marée de stimuli sensoriels. Le terrain est alors comme un bain dans lequel on est plongé, et où le corps du chercheur est une éponge à données ethnographiques. Un bain culturel qui, en immergeant toute sa personne, est une expérience nécessairement forte en émotions, et d'ailleurs bien trop brève pour permettre des relations construites et donc garantir une solidité de l'observation. À ce titre, le terrain est surtout un lieu où le chercheur fait une apparition fugace. Que penser alors de ces moments où la demande sociale du terrain nous insère malgré nous dans le tissu des relations humaines observées ? Être sommée de choisir son camp dans les conflits, ne pas parvenir à s'isoler sans être sollicitée sans cesse, sont autant situations avec lesquelles il faut finement composer tout en restant au clair avec ses propres objectifs. L'ethnographe qui ne peut s'autoriser à être rustre devient de fait un expert diplomate.</p>
<p><strong>« Utiliser des outils sur le terrain qui sont déjà dans les codes sociaux »</strong></p>
<p>Les réflexions autour de la juste distance ont trouvé un prolongement dans la démonstration brillante d'<a href="http://www.arnaudkaba.toile-libre.org/accueil_032.htm">Arnaud Kaba</a><sup>4</sup>, au sujet de son expérience de terrain en Inde dans les plantations de thé, où l'outil du chercheur détermine son positionnement social. Quand le carnet de terrain ou le magnétophone renvoie le chercheur à une posture aussi floue que virtuelle de doctorant européen, l'appareil photo ouvre des portes inattendues en constituant un rôle d'archiviste et de passeur de mémoire, particulièrement exacerbé quand il effectue et distribue les tirages de ses clichés. Voilà qui pose la question de comment sommes-nous vus sur le terrain, et donc la nature même de ce dernier. Quand les individus refusent d'être étudiés mais demandent beaucoup à échanger, le chercheur doit-il être un “observateur” ou un “échangeur” ?</p>
<p><strong>« Les gens n'ont pas nécessairement envie de nous placer sur un pied d'égalité »</strong></p>
<p><strong></strong><a href="http://clerse.univ-lille1.fr/spip.php?article115">Laurent Bazin</a><sup>5</sup> pointe que la question de la distance importe moins qu'une réflexion sur la nature de la communication élaborée sur le terrain. Il rappelle à juste titre le caractère éminemment transgressif de la démarche ethnographique où le chercheur, en suscitant des situations de communication, provoque des ruptures des positions statutaires sur le terrain. Ce constat simple oblige à adopter un positionnement critique concernant le concept de l'ethnographie. Une telle formulation terminologique a comme travers de sous-entendre une autonomie de la description vis à vis de l'analyse, et donc une neutralité abusive. S'il est impossible de définir ce qu'est une bonne enquête de terrain, une chose est cependant sûre : il ne faut pas chercher à être de bons ethnographes. Le fait que l'ethnographie soit un concept méthodologique réutilisé très largement dans l'ensemble des sciences humaines et sociales devrait nous inciter à demeurer à son égard vigilant.</p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote">Marie-Pierre Lissoir : « Le terrain numérique dans la recherche en ethnomusicologie, le ca de la communauté virtuelle tai »</li><li class="footnote">Paolo Stuppia ; « Le chercheur au cœur de la fabrique des tracts. Du “terrain physique” aux “terrains  virtuels” et vice-versa »</li><li class="footnote">Sarah Andrieu : « Terrain-terra (in)cognita, la redéfiition de l'ethnographe »</li><li class="footnote">Arnaud Kabba : « Faire du terrain exotique à une époque contemporaine. De l'art difficile de garder la bonne distance »</li><li class="footnote">Laurent Bazin a été le discutant de l'intervention d'Arnaud Kabba</li></ol></div>
		
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		<title>Conférences 2.0 : ubiquité et réalité augmentée</title>
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		<description>Ce billet n'a pas vocation à proposer une analyse technico-culturelle (ce serait peut-être à faire) ou à ouvrir un débat autour du duo technophilie/technophobie (ce n'est certainement pas à faire), mais à partager mon expérience personnelle de la journée d'étude Sciences sociales 2.0, organisée ce 17 novembre à l'ENS de Lyon, à laquelle j'ai assisté assis dans mon salon depuis ma campagne lot-et-garonnaise. (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2011/11/6335415014_9f33fef0a9_b.jpg"><img class='aligncenter size-large wp-image-224' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L500xH175/6335415014_9cac1-c919c.jpg" alt="" width='500' height='175' style='height:175px;width:500px;' /></a></p>
<p>Ce billet n'a pas vocation à proposer une analyse technico-culturelle (ce serait peut-être à faire) ou à ouvrir un débat autour du duo technophilie/technophobie (ce n'est certainement pas à faire), mais à partager mon expérience personnelle de la journée d'étude <a href="http://www.liens-socio.org/socio2">Sciences sociales 2.0</a>, organisée ce 17 novembre à l'ENS de Lyon, à laquelle j'ai assisté assis dans mon salon depuis ma campagne lot-et-garonnaise. Plusieurs outils étaient mis en place pour suivre la journée d'étude à distance : un <em>streaming</em> vidéo en direct<sup>1</sup>, un <em>hashtag</em> twitter<sup>2</sup> et un <em>pad</em><sup>3</sup> , technologies accessibles à distance mais aussi sur place par une connexion Wifi.</p>
<p>Plutôt dubitatif jusqu'à présent sur les gains effectifs pour la recherche en SHS d'une telle machinerie technique, qui me semblait plus participer d'un effet de mode doublé d'une belle leçon de servitude volontaire, cette première expérience m'a laissé finalement surpris quant au potentiel qu'il y aurait à systématiser un tel dispositif.</p>
<h2>Une expérience d'ubiquité</h2>
<p>Mon premier étonnement tient de la qualité technique de la retransmission vidéo qui a permis un plongeon immédiat dans la conférence. Le flux vidéo était sans saccades, et si parfois les images venaient à se bloquer, ce n'était jamais le cas du son, la caméra n'était manifestement pas abandonnée dans un coin : les plans était cadrés. Je n'ai pour tout dire pas eu cette impression désagréable qui arrive parfois quand la retransmission manque de volonté et de moyens, de n'être en tant que télé-participant qu'un public de seconde zone. Au contraire, j'ai trouvé tout à fait appréciable de me trouver face aux intervenants en gros plan plutôt que de les apercevoir du fond d'une salle (j'ai une mauvaise vue), et de disposer tout au long de la journée de mon espace de travail quotidien. Le plus convaincant cependant, c'est<strong> cette possibilité de s'échapper de la conférence, de s'extraire des débats en toute discrétion</strong>. Par exemple un simple clic sur <em>mute</em> permettait que je m'arrête sur un point qui venait d'être évoqué et sur lequel je souhaitais immédiatement me concentrer, ou simplement m'éloigner de mon écran pour faire une pause au moment qui était pour moi le plus opportun.</p>
<p><strong>Plutôt que le sentiment de m'être projeté à distance, l'impression est plutôt celle d'avoir fait entrer la conférence chez moi</strong>, avec tout le confort que le travail à la maison nous offre par les petites manies qu'il nous autorise. Ce sentiment d'être au même moment à la maison et dans une salle de conférence, aussi déstabilisante que soit cette expérience où les lieux se mélangent mais pas les êtres, a atteint son sommet quand une personne<sup>4</sup>  de l'auditoire a pris le micro pour formuler en mon nom une question que j'avais transmise via Twitter. Difficile d'exprimer le ressenti éprouvé quand, les chaussons aux pieds, la couverture sur les genoux et le thé dans les mains, sa propre personne scientifico-académique est mobilisée dans une intervention publique.</p>
<h2><strong>Une expérience de réalité augmentée</strong></h2>
<p>Ces commodités pratiques sont néanmoins sans communes mesures avec le bénéfice intellectuel occasionné. Le <em>pad</em> est tout d'abord un outil étonnant : écrire sur bloc-note individuel ce qui à ses yeux est le plus pertinent de l'intervention paraît bien fade lorsque l'on s'est essayé à un <a title="Pad de la journée d'étude Sciences sociales 2.0" href="http://pad.nozav.org/p/socio2">bloc note rédigé à plusieurs mains</a>. En particulier, les erreurs de compréhension sont pointées et les phrases qui échappent à l'un sont complétées par d'autres. Surtout, ce texte écrit à plusieurs mains fait apparaître à la fin de la journée d'étude <strong>une forme de photographie multi-subjective donnant une image, non pas complète mais pas moins représentative, de ce qui a été dit</strong>. Si cet outil peut être pris en main par les participants à distance, il ne perd aucun intérêt à être utilisé sur place, par et pour les participants physiquement présents. Est-ce l'avenir du compte-rendu de séance ?</p>
<p>Au sujet de ce que ces outils 2.0 apportent de nouveau à l'expérience conférencière, Twitter a une importance tout particulière à mes yeux en ce qu'il autorise de <strong>discuter à “voix haute” avec les autres participants pendant le cours de l'intervention</strong>. <a title="Hashtag #socio2 sur Twitter" href="https://twitter.com/#!/search/%23socio2">Plus que des bavardages se sont des commentaires, des notes, des citations, des liens</a> qui sont échangés autour de la parole de l'intervenant. Il faut l'avoir essayé pour saisir ce que cela a de stimulant que de discuter à plusieurs voix en temps réel autour de ce qui est dit, sans avoir à attendre impatiemment la pause café pour recueillir le sentiment d'un ou plusieurs collègues. À ce titre, la pratique du <a title="Définition du terme" href="http://latetedansleweb.org/component/glossary/Glossaire-1/L/LT-31/"><em>livetweet</em></a> est au moins aussi importante pour les personnes physiquement en présence lors de l'évènement, que pour les personnes absentes à qui l'on effectue un compte-rendu minimaliste.</p>
<h2><strong>Une interactivité bienvenue</strong></h2>
<p>Au final, si ces outils 2.0 participent pour beaucoup à intégrer à l'évènement des participants distants,<strong> ils ont surtout comme intérêt d'autoriser une interactivité nouvelle dans un cadre où les échanges sont encadrés par des codes institutionnels plutôt rigides</strong>, qui construisent un dialogue policé entre les deux entités que sont l'intervenant et le public. Avec des outils comme Twitter et le pad, on permet à chacun de s'approprier le débat, dans une dynamique où la hierarchie des status individuels et des grades scientifiques s'efface.</p>
<p>Plusieurs questions néanmoins se posent. Et une d'entre elles particulièrement importante à mes yeux : quelle proportion des participants n'étaient ce jour là pas branchés sur Twitter, et donc n'avait pas conscience de ce qui se passait sur ce lieu de débat parallèle ? Les conférences 2.0 ne seraient-elles qu'accessibles aux socio-geeks ? Qui a dit fracture numérique ?</p>
<p> </p>
<p><em>Crédit photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/samuel-huron/6335415014/">« panorama : audience + video record + twitter »</a> de Samuel Huron (CC by-nc-nd 2.0)</em></p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote">Communément appelée : retransmission filmée.</li><li class="footnote">Mot-clé, précédé du caractère #, utilisé sur twitter pour catégoriser un message, et lister ainsi tous ceux qui lui sont similaires. Ici : #socio2.</li><li class="footnote">Bloc-note collaboratif</li><li class="footnote">Qu'<a href="http://infusoir.hypotheses.org/">elle</a> soit ici encore et une dernière fois infiniment remerciée !</li></ol></div>
		
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		<title>L'affaire « DoX-UMP » : quand l'actualité éclaire le terrain</title>
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		<description>Ce 8 novembre 2011, de nombreuses données personnelles et détaillées de personnalités UMP ont été mises en accès libre en ligne1, suscitant beaucoup de bruit médiatique autour de qu'on appelé un “vol” d'un fichier par des “cyber-voyous”2. Techniquement, il semblerait que les auteurs de cette fuite aient plutôt constitué une base de données volontairement peu comprométante à partir d'informations aisément (...)

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<p>Ce 8 novembre 2011, de nombreuses données personnelles et détaillées de personnalités UMP ont été mises en accès libre en ligne<sup>1</sup>, suscitant beaucoup de bruit médiatique autour de qu'on appelé un “vol” d'un fichier par des “cyber-voyous”<sup>2</sup>. Techniquement, il semblerait que les auteurs de cette fuite aient plutôt constitué une base de données volontairement peu comprométante à partir d'informations aisément accessibles en exploitant une faille “flagrante” de sécurité sur les sites internet de plusieurs députés. On ne s'intéressera ici ni aux responsabilités des différents protagonistes, ni aux leçons à tirer de cette affaire « DoX-UMP », mais plutôt de <strong>ce que cela révèle du rapport des députés français aux technologies du numérique</strong>. À la lecture du communiqué des auteurs de la fuite (on en trouvera une copie sur <a href="http://reflets.info/fuite-du-fichier-de-lump-un-communique-des-auteurs/">Reflets.info</a>), plusieurs choses me semblent en effet à noter en ce qu'elles éclairent à leurs manières les données que j'ai pu il y a quelques mois recueillir sur le terrain.</p>
<p>Le premier point qui m'interpelle c'est la mise en évidence de <strong>l'importance du jeu des prestations de services, par lesquelles les députés peuvent être amenés à déléguer des attributions de leurs fonctions</strong>. Par l'exemple des sites internet d'élus, c'est ici une superbe illustration des relations ambigües qui existent entre <em>techniques</em> et <em>pouvoirs</em>. La création de site internet étant une profession à part entière, la grande majorité d'entre eux y ont recours aussi bien pour la mise en place technique que pour la gestion à long terme des contraintes matérielles. On trouve des parlementaires qui délèguent en plus à ces prestataires extérieurs l'activité éditoriale du site, c'est à dire la rédaction du contenu proprement politique. Il s'agit d'abord d'une question de compétence, et également le résultat d'une attribution raisonnée de ressources, de façon à éviter le recrutement d'un collaborateur parlementaire pour cette activité spécifique. La gestion quotidienne d'un site étant proprement chronophage et spécialiste, il y a donc une grande part de commodité dans ce type de choix. En ce sens, il faut aussi souligner que beaucoup n'ont pas mis en place cet outil de communication politique par conviction de ses bienfaits mais parce qu'il devient impensable de ne pas exister sur Internet<sup>3</sup>. Ainsi, il n'y a – de ce point de vue – pas de réel enjeu politique à garder la maîtrise de l'outil. Ce parti pris pragmatique conduisant à confier à un tiers privé le support de communication publique de l'élu, s'appuie sur la supposition que forme et contenu sont suffisamment indépendants pour qu'il n'y ait pas d'ingérence d'intérêts privés dans la sphère de l'intérêt général. Voilà qui méritera d'être approfondi.</p>
<p>Le second point remarquable de cette affaire, c'est la mise en évidence d'<strong>un acteur unique auquel les députés de ce groupe font appel pour ce type de prestation</strong>. Cette donnée nouvelle – invisible pour moi sur le terrain – n'est à vrai dire pas une découverte surprenante si l'on tient compte du fait que cette société a fait des personnalités politiques son public privilégié. Il est en effet hautement probable que ses prestations aient été recommandées d'une équipe parlementaire à une autre par un bouche-à-oreilles, ou encore plus simplement par un partenariat négocié par le groupe parlementaire. Notons que l'on retrouve le principe de la commodité qui a présidé au choix de l'intervenant extérieur, lié en plus ici à celui de l'affinité. La première question qui émerge est celle de la dépendance d'acteurs publiques envers un acteur privé, plaçant ce dernier en position de dominance, dans une logique de servitude volontaire. Le second point qu'il conviendra d'examiner concerne la dimension sécuritaire, et particulièrement la pertinence pour un groupe parlementaire de placer tous ses œufs (les données) dans un même panier (la société d'hébergement).</p>
<p>Enfin sur une problématique semblable, que la société d'hébergement soit accusée par les auteurs de la fuite de négligence caractérisée nous intéresse assez peu, sauf en ce que cela laisse entendre une absence de contrôle de la part des clients sur le prestataire concernant – a minima – la qualité du service rendu. Cependant la signature d'un contrat reposant sur le principe de la confiance, on ne peut véritablement le leur reprocher, sauf à considérer que <a href="http://reflets.info/ump-mes-conseils-fr-un-etrange-partenariat/">l'UMP ait délibérément choisit un sous-traitant au rabais</a>. Quant à cette déclaration selon laquelle certains députés confieraient leurs identifiants officiels à un tiers privé, il faut pointer la dimension envahissante de ces objets que sont les identifiants informatiques dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Pour circuler physiquement, le badge suffit à ouvrir toutes les portes autorisées ; virtuellement, il faut presque un badge pour chaque verrou numérique. Au cours d'un entretien, un interlocuteur député me désigna au dessus de lui, d'un air désabusé, une affichette récapitulant tous ses identifiants, fixée au yeux de tous – et donc de moi. Il n'est donc à mon sens <strong>pas du tout improbable que, toujours dans une logique de commodité, submergé par trop d'identifications, quelques députés aient choisi d'en déléguer l'utilisation</strong> pour l'accomplissement de certaines activités effectuées en leur nom, rendant ainsi toute relative la dimension “strictement personnelle” de ces codes.</p>
<p>Il est en définitive encore difficile à ce stade de distinguer dans cette forme de laisser-faire sécuritaire ce qui relève de choix pragmatiques pour des usages efficaces, ce qui relève de considérations économiques supérieures (du groupe) et ce qui relève d'un renoncement technologique. Nous avons ici un exemple qui montre malgré tout, à plusieurs niveaux, comment toutes considérations sécuritaires peuvent être mis à mal par le facteur humain. Ce serait néanmoins une erreur que de faire porter l'entière responsabilité aux députés qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, ne sont pas décideurs des choix technologiques qui les concerne. À leur niveau, cela confirme tout au moins l'hypothèse selon laquelle les élus, dans leur relation aux outils, n'agissent dans le monde numérique pas différemment des autres individus : à savoir, <strong>en tentant pour chaque décision, sur la base des compétences et des savoirs qui sont les leurs, de trouver le meilleur compromis entre efficacité et coûts</strong>. Cette affaire a au moins permis par ses dysfonctionnements de mettre en lumière un certain nombre d'éléments qui m'étaient jusqu'ici invisibles. <em>« Le ratage est heuristique »</em>, comme disait Jean Jamin<sup>4</sup>…</p>
<p> </p>
<p><em>Crédit photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/stianeikeland/3696386615">« Anonymity; and the Internet »</a> de Stian Eikeland</em> (CC by-nc-sa 2.0)</p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote">Voir par exemple l'article paru à ce sujet sur <a href="http://www.rue89.com/2011/11/08/les-donnees-personnelles-dun-millier-de-cadres-ump-piratees-226342">Rue89</a> ou <a href="http://www.pcinpact.com/news/66883-cadres-ump-deputes-senateurs-fuite.htm">PC INpact</a></li><li class="footnote">Propos de Mme Marland-Militello, d'après <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/11/09/les-donnees-piratees-proviennent-du-groupe-ump-a-l-assemblee_1601281_651865.html">LeMonde.fr</a></li><li class="footnote">Source : entretiens semi-directifs effectués au cours de la période 2008-2009</li><li class="footnote">Jamin Jean, « Du ratage comme heuristique ou l'autorité de l'ethnologue », Études rurales, No 101/102, pp 337-341. </li></ol></div>
		
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		<title>La contractualité de la pratique ethnographique</title>
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<p>Il y a un texte d'Abélès qui m'était jusqu'ici inconnu : « Le terrain et le sous-terrain » (2002)<sup>1</sup>. L'auteur y détaille une idée simple que je trouve tout à fait lumineuse, surtout au vu de mes récentes expériences de terrain. Il y souligne le caractère hautement négocié des enquêtes ethnographiques, c'est à dire de toute situation où un individu s'insère dans un monde qui n'est pas le sien en vue d'une entreprise de connaissance. La pratique de l'ethnographie ayant longtemps fonctionné sous le signe de l'évidence et de la spontanéité des interlocuteurs, représentants d'une altérité irréductible,<strong> il est bon de rappeler combien le rapport de l'ethnographe à son terrain procède de l'intrusion</strong>. Ce qui pose problème c'est la passivité supposée dans nombre de travaux anthropologiques de l'objet de recherche face à une présence “dominatrice” du chercheur.</p>
<p>Le caractère négocié de l'enquête ethnographique est particulièrement frappante si l'on s'intéresse aux centres de pouvoir proches, comme le Parlement européen ou l'Assemblée nationale, où <strong>la situation de domination se renverse au profit de l'objet de recherche</strong>. Dans de tels contextes, un premier contrat insitutionnel doit être entériné. Pour entrer « par la grande porte » le chercheur a en effet l'obligation d'obtenir une autorisation officielle, c'est-à-dire obtenir la validation – et donc l'adhésion – des instances décisionnelles de l'institution à son projet. Le badge, ce laissez-passez indispensable pour accéder aux personnes et aux lieux, qui est délivré à l'issue d'un processus de négociation, peut être considéré comme la représentation physique de ce pacte.</p>
<p>Ces formalités administratives accomplies, l'ethnographe est alors en mesure de se confronter aux individus et aux groupes qui l'intéressent. Or, les personnes que rencontre l'ethnographe ne sont pas significativement éloignées de lui en terme de formation et de position sociale. Il en résulte des situations singulières où par exemple, dans le cadre de premiers contacts, un individu va entreprendre de débattre sur l'œuvre de Bourdieu, manière d'évaluer le chercheur sur ses compétences et sa performance. Personne n'est dupe de l'enjeu : <strong>la demande de l'ethnographe est forte, l'ouverture au terrain est conditionnée par l'attitude de ces hôtes</strong>, ces derniers ayant bien souvent conscience du pouvoir qu'ils détiennent. L'attente – positive ou négative – à l'égard du chercheur ne peut pas en ce cas être sous-estimée, d'autant que cette proximité mutuelle pose implicitement le caractère “réappropriable” par l'observé du savoir que va produire l'anthropologue. Que l'interlocuteur accepte ou non de se soumettre au jeu de l'observation, il y aura bien eu une négociation autour de la question de l'accès au terrain et de ses modalités, même si elle est pour beaucoup constituée de non-dits.</p>
<p>En anthropologie, on a usage d'appeler <em>terrain</em> ce moment de l'enquête où l'on tente de s'immerger humainement dans son objet de recherche. Or, la relation en elle-même qui s'institue entre le chercheur et son objet,  souvent escamotée dans le récit ethnographique, fait partie intégrante de ce terrain. C'est un ensemble de processus subtils qui conditionnent la quête d'information, qui ont un impact direct sur la problématisation ultérieure, et qu'il convient d'examiner donc dans une démarche réflexive. En tout état de cause, dans une métaphore qui présenterait ces mécanismes comme sous-jacents à l'entreprise ethnographique, Abélès conclue qu'<strong>il n'y a pas de terrain sans <em>sous terrain</em></strong>.</p>
<p> </p>
<p><em>Crédit illustration : <a href="http://www.clipart-history.com/index.php?id=812&pic=1136">« Surveying »</a>, George Washington , by Calista McCabe Courtenay, 1917.</em></p>
<hr style="color:#EEEEEE" /><ol class="footnotes"><li class="footnote">in C. Ghasarian (dir.), <em>De l'ethnographie à l'anthropologie réflexive. Nouveaux terrains, nouvelles pratiques, nouveaux enjeux</em>, Paris, Armand Colin</li></ol></div>
		
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		<title>Préambule</title>
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		<description>Ouvrons ce carnet sans tambours ni trompettes, cette inauguration n'est pas une naissance mais une continuité. Partageant jusqu'ici mes réflexions et pensées sur une plateforme plus personnelle, j'ai eu envie de participer à l'aventure des carnetiers parce qu'on ne fait pas de sciences sociales quand on reste isolé. Lassé d'observer en spectateur l'épatante émulsion scientifique gravitant autour de la (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_texte'><p style="text-align: center"><a href="http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/527/files/2011/11/182-758x562.jpg"><img class='size-medium wp-image-111 aligncenter' src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L300xH222/182-758x562-a50f-bde4e.jpg" alt="" width='300' height='222' style='height:222px;width:300px;' /></a></p>
<p style="text-align: left">Ouvrons ce carnet sans tambours ni trompettes, cette inauguration n'est pas une naissance mais une continuité.</p>
<p>Partageant jusqu'ici mes réflexions et pensées sur <a href="http://www.laspic.eu/" target="_blank">une plateforme plus personnelle</a>, j'ai eu envie de participer à l'aventure des carnetiers parce qu'on ne fait pas de sciences sociales quand on reste isolé. Lassé d'observer en spectateur l'épatante émulsion scientifique gravitant autour de la plateforme Hypothèses, je n'ai pas résister à y plonger à mon tour.</p>
<p>Je prolonge donc – en publiant dorénavant ici mes réflexions  proprement liées à mes recherches – une démarche que j'ai déjà éprouvé. Écrire régulièrement et publier en ligne, est une méthode de travail étonnamment féconde, en particulier en ce qu'elle oblige à jeter ses idées à plat, et donc à se confronter à soi même. Suis-je le seul pour qui le plus gros obstacle à faire la thèse est soi-même ?</p>
<p>Parce qu'il me semble important de ne pas rompre le cheminement de la recherche, les introductions des quelques derniers billets précédemment publiés ont été ici repris pour donner une idée au lecteur des événements passés :</p>
<ul>
<li>« Élus 2.0, quelques remarques de méthodologie » [26 septembre 2011] :<em></em></li>
</ul>
<p>Le site Élus 2.0 publie ce 21 septembre Les députés et Internet. Profil du député 2.0 et palmarès : une étude « avec un objectif avant tout pédagogique » sur « ce que font les députés sur Internet ». Sur la base du mois de juin 2011, un certain nombre de tendances sont relevées, le tout se soldant – après analyses d'experts – par la conclusion suivante : « si les députés doivent être présents sur Internet, ils ne doivent pas se contenter de faire de la présence. Ils doivent engager des conversations avec les citoyens ». [...] <a href="http://www.laspic.eu/blog/078-elus-2-0-quelques-remarques-de-methodologie">+ Lire le billet</a></p>
<ul>
<li>« S'engager et se mobiliser en ligne » [1 juillet 2011] :</li>
</ul>
<p>Militantisme et TIC, le lien est maintenant établi : plus qu'un mode de communication, l'action politique indépendante se structure sur et au travers de ces outils. Cependant, internet n'est pas pour autant un espace d'action, et si l'on se connecte pour militer, c'est bien qu'il existe une mobilisation en ligne qui lui est spécifique. Comment alors concilie-t-on action de terrain et militantisme numérique ? [...] <a href="http://www.laspic.eu/blog/075-s-engager-et-se-mobiliser-en-ligne">+ Lire le billet</a></p>
<ul>
<li>« La machine à tisser des liens sociaux » [29 avril 2011] : <em></em></li>
</ul>
<p>Nous assisterions donc – à l'aube de ce XXIème siècle – à l'émergence d'une nouvelle génération de militants qui, délaissant les sentiers balisés des structures traditionnelles de type partis politiques ou syndicats, préfèrent donner la priorité aux micro-associations de lutte, aux collectifs, voire même aux individus. L'action politique de type contestataire aurait donc ces dernières décennies comme éclaté, donnant naissance à une multitude d'acteurs singuliers dans le panel des causes dont ils se font la voix, autonomes dans leurs choix, et libres dans leurs actes. Pour autant, ces entités distinctes savent communiquer mutuellement, tisser des liens, et ainsi se fédérer pour faire cause commune. En ce sens, le recours généralisés aux TIC dans ce nouvel âge du militantisme ne semble pas anodin. [...] <a href="http://www.laspic.eu/blog/077-la-machine-a-tisser-des-liens-sociaux">+ Lire le billet</a></p>
<ul>
<li>« Artefacts cognitifs et logiciels libres » [4 avril 2011]: <em></em></li>
</ul>
<p>Voici qu'à plusieurs reprises – au cours de mon inlassable quête bibliographique, alors que je surnageais de textes abscons en gloses aussi pertinentes que soporifiques (c'est dire !) – j'ai eu la surprise de voir émerger à la surface des mots ce terme logiciel libre – ce qui n'est déjà pas si fréquent dans la littérature scientifique – accolé à celui d'artefact cognitif – ce qui est pour le coup carrément étrange. Pourquoi donc associer ces deux concepts, qui en apparence ne semblent pas jouer dans la même catégorie, en un même lieu et même endroit ? Un abyme d'incompréhension s'ouvrant à mes pieds, il m'a semblé urgent de mettre en attente mes incessantes affaires de thésard pour m'atteler immédiatement et intégralement à la résolution de cette énigme théorique. [...] <a href="http://www.laspic.eu/blog/076-artefacts-cognitifs-et-logiciels-libres">+ Lire le billet</a></p>
<p>Au plaisir de vous lire dans les commentaires,</p>
<p>Jonathan</p>
<p> </p>
<p><em>Crédit illustration : <a href="http://www.clipart-technical.com/Inventions/office-equipment/182-758x562.jpg.php"> « The “National” Typewriter »</a>. The Manufacturer and Builder, A Practical Journal of Industrial Progress, Volume XXII, Published in 1890.<br />
</em></p>
</div>
		
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		<title>Élus 2.0, quelques remarques de méthodologie</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>

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		<dc:subject>réseaux sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>haut et fort</dc:subject>
		<dc:subject>Actualité</dc:subject>
		<dc:subject>assemblée nationale</dc:subject>

		<description>Le site Élus 2.0 publie ce 21 septembre Les députés et Internet. Profil du député 2.0 et palmarès : une étude « avec un objectif avant tout pédagogique » sur « ce que font les députés sur Internet ». Sur la base du mois de juin 2011, un certain nombre de tendances sont relevées, le tout se soldant - après analyses d'experts - par la conclusion suivante : « si les députés doivent être présents sur Internet, ils ne doivent pas se contenter de faire de la présence. Ils doivent engager des conversations avec les (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Le site <i>Élus 2.0</i> publie ce 21 septembre <a href="http://www.elus20.fr/etudes/deputes-20-internet/" class='spip_out' rel='external'>Les députés et Internet. Profil du député 2.0 et palmarès</a> : une étude <i>« avec un objectif avant tout pédagogique »</i> sur <i>« ce que font les députés sur Internet »</i>. Sur la base du mois de juin 2011, un certain nombre de tendances sont relevées, le tout se soldant - après analyses d'experts - par la conclusion suivante : <i>« si les députés doivent être présents sur Internet, ils ne doivent pas se contenter de faire de la présence. Ils doivent engager des conversations avec les citoyens »</i>.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Sérieux et soucieux de transparence [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Saluons d'ailleurs cet effort, finalement assez peu fréquent, qui est tout à (...)' id='nh1'>1</a>] les auteurs nous expliquent <a href="http://www.elus20.fr/etudes/deputes-20-internet/methodologie/" class='spip_out' rel='external'>sur une page consacrée</a> quelle méthode a été retenue pour élaborer ce <i>« profil de référence du député 2.0 »</i>, et ensuite pour constituer le palmarès.</p> <p>Voici pour la présentation. La lecture de travail m'inspire plusieurs remarques concernant cette même méthodologie :</p> <ul class="spip"><li> <strong>Contrairement à ce qui est annoncé, ce travail est bien statistique.</strong> Cette étude s'en défend en annonçant se baser sur des <i>« quantités mesurées »</i>. Ceci n'empêche pas cela, son objectif est bien d' « extraire des informations pertinentes d'une liste de nombres difficile à interpréter par une simple lecture » (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Statistiques" class='spip_out' rel='external'>Wikipedia</a>). On travaille avec et sur des chiffres précédemment récoltés, qui sont analysés et triés comme tels, et présentés comme ici au grand public sous la forme d'une part de pourcentages décrivant des tendances et d'autre part d'un palmarès qui n'est rien d'autre qu'un classement ordonné de résultats mathématiques. De la statistique descriptive plus précisément. Que des experts du web [<a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Avez-vous remarqué combien les experts du web (et je passe sur le fait que (...)' id='nh2'>2</a>] nous aident à y voir clair en nous fournissant leurs interprétations [<a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Interprétations à l'emporte-pièce à mon avis, mais c'est mon avis propre et ici (...)' id='nh3'>3</a>] n'y change rien, et c'est d'ailleurs même une bonne idée. D'où la question suivante : pourquoi vouloir autant se démarquer de la science statistique ?</li></ul>
<ul class="spip"><li> <strong>Ce travail statistique est fondé sur un principe accumulatif très discutable.</strong> On nous explique que partants de zéro chaque député voir son score incrémenté selon que : 1/ un outil web 2.0 supplémentaire soit utilisé, 2/ que cet espace soit visité, et 3/ que cet outil soit approvisionné en contenu. La logique retenue par les auteurs est donc la suivante : plus on peut récolter de traces différentes sur un élu, plus il est « député 2.0 ». Logique contestable pour de multiples raisons, en voici particulièrement deux :<ol class="spip"><li> Les élus sont loins d'être égaux en terme de moyens financiers, et donc techniques. Comme la définition du député 2.0 est fondé sur un profil moyen, les élus avec de faibles moyens sont mécaniquement reclus au fond du classement, même s'ils utilisent avec beaucoup de compétence un seul et unique outil web 2.0. <strong>Cette méthodologie entérine le fait qu'avoir beaucoup de moyens, fait de l'élu un bon député.</strong></li><li> Un député qui ne propose aucun contenu mais s'éparpille dans tous les outils web 2.0 disponibles, et se contente d'une chasse aux amis facebookiens ou followers twittiens, sera bien classé. <strong>Cette méthodologie entérine le fait qu'en politique la forme prime sur le contenu, la quantité sur la qualité</strong></li></ol></li></ul>
<ul class="spip"><li> <strong>Ce travail a été effectué à l'insu des députés.</strong> Il ne s'agit pas d'informer ou obtenir le consentement des personnes concernés (bien sûr que non) mais il est problématique que la dimension subjective des données ait été délibérément écartée. Non, l'absence sur Facebook ne signifie pas de façon systématique que les élus « ne comprennent rien aux réseaux sociaux ». Outre la réticence (réelle et observable sur le terrain) des élus à ce type d'outil, ne peut-on pas concéder une possible stratégie de communication privilégiant un support sur l'autre ? Les chiffres ne valent pas grand chose s'il ne sont pas recoupés avec des discours ou des pratiques observées. On peut certes comprendre que la prise en compte de telles données - a fortiori dans un système d'analyse algorithmique - relève du casse-tête [<a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Peut-être y'a-t-il un lien avec le fait que certaines personnes soient (...)' id='nh4'>4</a>], cependant <strong>écarter toutes les raisons non quantifiables des faits de société que l'on se donne à étudier relève d'une simplification drastique de la réalité</strong>.</li></ul>
<p>Tout ceci ne poserait pas un problème majeur si la finalité de cette étude était de vocation un petit peu plus modeste. Ce travail sensé <i>« aider les députés à progresser dans leurs usages Internet »</i> <strong>ne traite à absolument aucun moment d'usages</strong>. Ce sont les outils qui sont au centre de l'analyse, et non les députés. Cette étude n'a comme seul mérite (et c'est déjà pas mal) d'exploiter à grande échelle et massivement les traces, que l'on suppose volontaires, laissées par les députés sur la toile : nous n'avons sous les yeux rien d'autre qu'<strong>une photographie à un instant <i>t</i> de leur positionnement sur les plateformes web 2.0</strong>.</p> <p>En bref, cette étude fournit un résultat erroné, produit grâce des chiffres infondés, qui véhicule un message contre-productif. Voilà l'histoire d'une pseudo-science, ou comment pour une boite de service web créer un buzz à moindre frais [<a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Entendons-nous bien que faire le buzz ne me dérange pas en soit (il est tout (...)' id='nh5'>5</a>].</p></div>
		<hr />
		<div class='rss_notes'><p>[<a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] Saluons d'ailleurs cet effort, finalement assez peu fréquent, qui est tout à l'honneur des auteurs.</p> <p>[<a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'>2</a>] Avez-vous remarqué combien les experts du web (et je passe sur le fait que le terme de spécialiste serait certainement plus juste) tendent à devenir experts de tout, même des sciences universitaires telles que les sciences sociales ou politiques ?</p> <p>[<a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'>3</a>] Interprétations à l'emporte-pièce à mon avis, mais c'est mon avis propre et ici tout à fait hors sujet</p> <p>[<a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'>4</a>] Peut-être y'a-t-il un lien avec le fait que certaines personnes soient formées à ce type de problématiques jusqu'à huit années après le bac, non ? ;)</p> <p>[<a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'>5</a>] Entendons-nous bien que faire le buzz ne me dérange pas en soit (il est tout à fait louable de chercher la meilleure promo pour son travail), c'est le "moindre frais" qui me chagrine plus.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Crédit photo : illustration issue du site <a href="http://www.elus20.fr/etudes/deputes-20-internet/palmares/" class='spip_out' rel='external'>http://elus20.fr - Le palmarès</a> (montage : logo + capture d'écran du 26/09/2011).</p></div>
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		<title>S'engager et se mobiliser en ligne</title>
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		<dc:subject>militantisme</dc:subject>
		<dc:subject>Lectures</dc:subject>

		<description>Militantisme et TIC, le lien est maintenant établi : plus qu'un mode de communication, l'action politique indépendante se structure sur et au travers de ces outils. Cependant, internet n'est pas pour autant un espace d'action, et si l'on se connecte pour militer, c'est bien qu'il existe une mobilisation en ligne qui lui est spécifique. Comment alors concilie-t-on action de terrain et militantisme numérique ? En guise de préalable, précisons que "en ligne" ne signifie pas tant "sur internet" que "par (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Militantisme et TIC, <a href="http://www.laspic.eu/blog/077-la-machine-a-tisser-des-liens-sociaux" class='spip_in'>le lien est maintenant établi</a> : plus qu'un mode de communication, l'action politique indépendante se structure sur et au travers de ces outils. Cependant, internet n'est pas pour autant un espace d'action, et si l'on se connecte pour militer, c'est bien qu'il existe une mobilisation <i>en ligne</i> qui lui est spécifique. Comment alors concilie-t-on action de terrain et militantisme numérique ?</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>En guise de préalable, précisons que "en ligne" ne signifie pas tant "sur internet" que "par le biais d'internet". C'est-à-dire que le plus souvent, cet outil n'est pas utilisé en tant qu'espace d'action, mais avant tout en tant qu'outil de communication. Il s'agit non pas de s'approprier de nouveaux espaces, d'innover dans les modes d'action, que d'utiliser un canal de communication efficace dans des modes d'actions traditionnels. En ce sens, on comprends que l'e-mail soit l'outil numérique le plus utilisé.</p> <p>Le premier atout d'Internet est d'offrir <strong>les moyens d'un militantisme coopératif</strong>, c'est à dire « comme un dispositif simple de mutualisation de données immédiatement accessibles, ressource essentielle de l'action collective. » (p. 86) Le stockage numérique permet de créer des fonds documentaires conséquents, sur lesquels vont s'appuyer les militants pour produire localement des argumentaires, des dossiers ou des tracts.</p> <p>Si bien que pour qui souhaite s'engager dans une cause, les technologies de l'internet sont incontournables, voire obligatoire. Toutes les informations, des plus documentaires au plus pragmatiques, étant échangées par ce canal privilégié, <strong>ne pas se connecter revient à s'auto-exclure de la dynamique collective</strong> :</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« (...) Et là, très vite je me suis rendu compte que j'étais largué parce que je n'avais pas internet. Beaucoup de gens s'échangeait de l'information que je n'avais pas, on me disait : "on te les envoie par courrier" mais je ne recevais rien, je ne les recevais jamais, donc j'en ai eu marre et je me suis dit que j'avais le choix : soit de m'y mettre et du coup pouvoir vraiment participer, soit rester comme ça mais là, ça revenait vraiment à s'arrêter. Je me suis mis à internet à cause de cet engagement et pas du tout par passion pour internet. »</i> (p.85-86)</p>
</blockquote>
<p>Aussi, dans la mesure où c'est un canal de communication ouvert, c'est une manière de diffuser l'information de la manière la plus élargie. On voit ainsi des personnes non-militantes, mais sensible à la cause puisque inscrite sur une liste de diffusion, s'engager ponctuellement pour une cause précise (l'expulsion d'untel sans-papier par exemple). Par le biais d'internet, les structures militantes ont <strong>un accès à un réservoir infini de militants potentiels</strong>.</p> <p>Par contre, c'est un canal qui ne peut se suffire à lui-même, puisque ne peut garantir la présence d'un interlocuteur en face. C'est en effet la conséquence du caractère asynchrone du courrier électronique par exemple : communiquer un message par cette voie n'exige ni la présence effective de l'interlocuteur au moment de sa réception, ni une implication personnelle de ce dernier lors la lecture du contenu. Sur ce plan, la communication orale, directe et personnelle est sans conteste la plus efficace. Ainsi, un militant expérimenté mobilisera ses contacts en usant alternativement ou simultanément de la téléphonie mobile, du fax et des différents outils en ligne :</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« Le recours à internet ne devient véritablement opératoire que si tous les branchements [relationnels] opérés assurent son inscription dans un réseau sociotechnique fonctionnel. »</i> (p. 101)</p>
</blockquote></div>
		<div class='rss_ps'><p>Ces notes de lectures s'appuient surles chapitres « Mondes civiques distanciés et usages d'internet » et « Engagement en ligne et mobilisation » de l'ouvrage <i>L'internet militant</i> de Fabien Granjon (2001). Toutes les citations dans le corps de l'article sont donc, sauf exception explicites, sont celles de l'auteur.</p> <p>Illustration : <a href="http://www.flickr.com/photos/h_de_c/3637601367/in/photostream/" class='spip_out' rel='external'>Where is my Vote ? رای ما کجاست ؟</a> de <i>H de C</i></p></div>
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		<title>La machine à tisser des liens sociaux</title>
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		<description>Nous assisterions donc - à l'aube de ce XXIème siècle - à l'émergence d'une nouvelle génération de militants qui, délaissant les sentiers balisés des structures traditionnelles de type partis politiques ou syndicats, préfèrent donner la priorité aux micro-associations de lutte, aux collectifs, voire même aux individus. L'action politique de type contestataire aurait donc ces dernières décennies comme éclaté, donnant naissance à une multitude d'acteurs singuliers dans le panel des causes dont ils se font la (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Nous assisterions donc - à l'aube de ce XXIème siècle - à l'<a href="http://www.laspic.eu/blog/074-le-renouveau-du-militantisme" class='spip_in'>émergence d'une nouvelle génération de militants</a> qui, délaissant les sentiers balisés des structures traditionnelles de type partis politiques ou syndicats, préfèrent donner la priorité aux micro-associations de lutte, aux collectifs, voire même aux individus. L'action politique de type contestataire aurait donc ces dernières décennies comme éclaté, donnant naissance à une multitude d'acteurs singuliers dans le panel des causes dont ils se font la voix, autonomes dans leurs choix, et libres dans leurs actes. Pour autant, ces entités distinctes savent communiquer mutuellement, tisser des liens, et ainsi se fédérer pour faire cause commune. En ce sens, le recours généralisés aux TIC dans ce nouvel âge du militantisme ne semble pas anodin.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Précisons avant tout que l<strong>es militants n'ont pas attendu de s'organiser en <i>réseau</i> pour que les TIC soient employées à grande échelle</strong> au service de l'organisation de différentes actions : conférences téléphoniques, fax, ordinateurs sont des outils maitrisés depuis quelques années déjà. Ce qui semble une nouveauté par contre c'est <i>« l'émergence de [...] liens qui ne reposent plus exclusivement sur des proximités territoriales, ou des relations verticales telles que celles écoulant d'une affiliation à une organisation »</i> (p. 81). Initialement dédiés à augmenter les performances communicationelles, les TIC servent à présent à l'intégration identitaire, à structurer les modes d'actions, et sont aussi devenus le lieu d'enjeux politiques :</p> <ul class="spip"><li> les listes de discussion - en permettant l'échange des plannings d'activité, des compte rendus de réunion, ou autres consignes ou mots d'ordre - dynamisent la communication interne des structures militantes ; </li><li> le courrier électronique a un rôle de maintien et de renforcement des liens sociaux dans un contexte où les contacts physiques peuvent être rares ou simplement diffus ; </li><li> la téléphonie mobile optimise la flexibilité organisationnelle en facilitant les prises de contact rapides et réactives ;</li><li> les bases de données en ligne sont le support d'espaces coopératifs de mutualisation de données immédiatement et simplement disponibles, où l'expertise de chacun se renforce par un accès égal aux archives militantes, textes de lois...</li></ul>
<p>Ainsi, on constate qu'Internet permet <i>« <strong>un accroissement de l'efficacité et de la productivité militante</strong> »</i> (p. 82), et se présente en cela comme un <i>artefact cognitif</i>. Il permet de<i> « pallier une faible institutionnalisation, compenser une répartition éclatée des acteurs (despatialisation) et valoriser le travail individuel »</i>.</p> <p>Globalement, si l'on observe les modalités de l'action militante d'aujourd'hui, deux tendances peuvent être observées. En premier lieu, <strong>l'échange d'information tends à s'individualiser</strong> : en abandonnant le fonctionnement pyramidale, les entités militantes traditionnelles (ex : syndicats, partis) se voient confisquer la prérogative d'émettre l'information et de la faire circuler. L'usage d'internet comme moyen communication offre à chacun la possibilité de se constituer source d'information, mais permet aussi d'en personnaliser la réception (chacun décide ce qui à ses yeux est pertinent ou non). En second lieu, <strong>l'action militante tends à se globaliser</strong>, si bien que la diffusion transnationale et immédiate d'informations locales permet l'émergence de liens entre personnes et structures militantes qui dépassent les logiques hiérarchiques et de territoire, autorisant de cette façon que des situations vécues localement deviennent le support de causes défendues globalement.</p> <p>Ainsi, d'un certain point de vue, <strong>l'essence de la pratique militante n'est fondée sur rien d'autre que le tissage et l'entretien de liens sociaux</strong>. On comprends alors avec évidence qu'une place centrale soit ici attribuées aux technologies qui facilitent cette entreprise :</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« Dans le monde associatif [...], au sein duquel l'une des opérations principales est le tissage de liens, il n'est pas étonnant de recenser une forte présence des outils de communication en général. »</i> (p. 72)</p>
</blockquote></div>
		<div class='rss_ps'><p>Ces notes de lectures s'appuient sur le chapitre « Réseaux militants constitués et ajustements fonctionnels » de l'ouvrage <i>L'internet militant</i> de Fabien Granjon (2001). Toutes les citations dans le corps de l'article sont donc, sauf exception explicites, sont celles de l'auteur.</p> <p>Illustration : <a href="http://www.flickr.com/photos/triciawang/2138858960/in/photostream/" class='spip_out' rel='external'>The Cell Phone REvolution is Here !</a> de Tricia Wang 王圣捷.</p></div>
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		<title>Artefacts cognitifs et logiciels libres</title>
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		<description>Voici qu'à plusieurs reprises - au cours de mon inlassable quête bibliographique, alors que je surnageais de textes abscons en gloses aussi pertinentes que soporifiques (c'est dire !) - j'ai eu la surprise de voir émerger à la surface des mots ce terme logiciel libre - ce qui n'est déjà pas si fréquent dans la littérature scientifique - accolé à celui d'artefact cognitif - ce qui est pour le coup carrément étrange. Pourquoi donc associer ces deux concepts, qui en apparence ne semblent pas jouer dans la (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Voici qu'à plusieurs reprises - au cours de mon inlassable quête bibliographique, alors que je surnageais de textes abscons en gloses aussi pertinentes que soporifiques (c'est dire !) - j'ai eu la surprise de voir émerger à la surface des mots ce terme <i>logiciel libre</i> - ce qui n'est déjà pas si fréquent dans la littérature scientifique - accolé à celui d'<i>artefact cognitif</i> - ce qui est pour le coup carrément étrange. Pourquoi donc associer ces deux concepts, qui en apparence ne semblent pas jouer dans la même catégorie, en un même lieu et même endroit ? Un abyme d'incompréhension s'ouvrant à mes pieds, il m'a semblé urgent de mettre en attente mes incessantes affaires de thésard pour m'atteler immédiatement et intégralement à la résolution de cette énigme théorique.</p></div>
		<div class='rss_texte'><h3 class="spip">Définir</h3>
<p>En bon universitaire que je suis, le moins que je puisse faire pour commencer, c'est de définir. Logiciels libres, je connais, c'est peu ou prou mon environnement quotidien de travail. Artefacts cognitifs ? Si j'en crois Florence Millerand (2001), s'appuyant notamment sur les propos de Donald Norman (1993) :</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« outil artificiel conçu pour conserver, exposer et traiter l'information dans le but de satisfaire une fonction représentationnelle »</i></p>
</blockquote>
<p>Certes. Et... par exemple ?</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« la carte géographique, le pense-bête fixé au mur »</i></p>
</blockquote>
<p>D'accord. Je commence à comprendre...</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« l'idée [...] consiste à envisager les objets techniques [...] comme partenaires dans l'activité cognitive de celui ou celle qui l'utilise. Ils peuvent ainsi être considérés comme des ressources permettant d'alléger les tâches cognitives d'attention, de raisonnement, de mémorisation, de planification, etc., chez l'usager dans la mesure où ils prennent en charge une partie de l'activité cognitive humaine »</i></p>
</blockquote>
<p>Là. Je pense qu'on y est. Un artefact cognitif ne serait donc rien d'autre qu'un objet remplissant les fonctions d'assistant à la pensée.</p> <h3 class="spip">Contextualiser</h3>
<p>Pour voir émerger les connexions entre artefact cognitif et logiciel libre, il nous faire un petit détour par ce qu'on appelle dans le jargon la <i>culture technique</i>. Sans trop de difficultés, nous pouvons admettre pour qui utilise au quotidien un artefact cognitif la nécessité d'un apprentissage minimum de son mode d'emploi : utiliser une carte géographique nécessitera au moins de savoir lire une légende et interpréter une échelle ; de la même façon utiliser une application de courrier électronique requierra a minima une maitrise du clavier, de la souris et plus généralement d'un environnement logiciel. Il faut aussi prendre en compte sur cette question de l'apprentissage le fait que logiciels et d'interfaces tendent à être de plus en plus "intelligents". Ne serait-il pas vain d'apprendre à effectuer une suite d'opérations que la machine reproduira à notre place (de façon plus performante et plus efficace de surcroît) ?</p> <p>Quel est alors le minimum d'apprentissage nécessaire, l'équilibre juste entre ce que je dois savoir faire et ce que la machine doit savoir faire ? Quel est le niveau suffisant de connaissance à acquérir pour un usage adéquat de l'objet technique ? Ou pour le dire encore autrement, le conducteur d'une voiture doit-il connaître les subtilités de la mécanique automobile pour arriver à bon port ? Ce débat n'est plus tout jeune, mais à peu près toujours autant d'actualité.</p> <p>Globalement, comme nous le raconte Proulx (2002, p. 4) deux conceptions s'opposent :</p> <ul class="spip"><li> dans les années 1980, <i>l'« appropriation adéquate de la micro-informatique supposait la maîtrise d'un minimum de langage de programmation »</i> ;</li><li> aujourd'hui, <i>« un usager tout à fait en maîtrise de l'environnement logiciel pourrait faire l'économie de l'apprentissage de la programmation »</i>.</li></ul>
<p>Ramener cette opposition à une simple question d'époque, ce qui pourrait faire dire que l'évolution technologique explique cette différence de points de vue, serait une simplification grossière, et donc une erreur.</p> <h3 class="spip">Argumenter</h3>
<p>Il ne faut en effet pas omettre que ces automatismes et des interfaces dits "intelligents" ont une autre une caractéristique fondamentale : ils ont été massivement portés - ces dernières décennies - par la dynamique des logiciels propriétaires. Nombre d'artefacts cognitifs numériques prennent de fait aujourd'hui place dans des univers logiciels clos, où les possibilités d'adaptation et de personnalisation sont réduites.</p> <p>Le mouvement de l'informatique libre se constitue en réaction à ce modèle. En revendiquant la disponibilité du code source, il prône un nouveau mode de production et d'échange du savoir, qui rapprocherait usager et concepteurs de façon à ce que ces deux figures finissent idéalement par se confondre. Cette réflexion autour de l'usage et de la conception de l'objet technique peut être vue comme une contribution au débat sur <i>« l'auto-contrôle et la non-aliénation de l'agent humain dans l'environnement numérique »</i> (p. 4). En référence à cela, on peut parler d'une "politisation des usages" :</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« une orientation vers les manières par lesquelles l'usage de l'informatique peut participer à la constitution d'une « vie en commun » et en quoi cet usage d'objets techniques peut favoriser un meilleur contrôle de chaque individu sur sa propre vie. »</i> (p. 5)</p>
</blockquote>
<p>Revenons à la question du niveau d'apprentissage minimum nécessaire par le grand public :</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« Quel niveau d'acquisition de culture technique serait-il nécessaire pour qu'un usager de type "grand public" puisse participer pleinement au mouvement du libre ? Les tenants du logiciel libre tiennent à ce que les usagers ordinaires s'approprient un minimum de connaissances informatiques pour jouir vraiment des retombées du mouvement. C'est ici que des difficultés peuvent surgir au niveau des finalités a priori inconciliables entre le mouvement du libre constitué d'informaticiens et les motivations des pratiquants ordinaires. Il apparaît en effet évident qu'une majorité d'usagers ordinaires ne désirent ni devenir concepteurs de logiciels ni acquérir de manière obligatoire des connaissances techniques dont ils pourraient faire par ailleurs l'économie en faisant usage de logiciels intelligents et performants. »</i> (p.6)</p>
</blockquote>
<p>Si l'auteur est pour sa part pessimiste quant à la réussite de l'informatique libre à intégrer en son sein le grand public, le logiciel libre est par contre convaincant pour ce qu'il apporte aux artefacts cognitifs. La disponibilité du code source permet en effet à chacun de disposer d'outils suffisamment souples qu'ils puissent être adaptés à des contraintes fonctionnelles comme à besoins cognitifs spécifiques.</p> <h3 class="spip">Bonus</h3>
<p><span class='spip_document_97 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:150px;'><a href="http://www.laspic.eu/IMG/jpg/2290308633_927c339f46.jpg" type="image/jpeg"><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L150xH113/2290308633_927c339f46-9da5f-0eb4f.jpg' width='150' height='113' alt='JPEG' style='height:113px;width:150px;' /></a></span></p> <p>Bien que nous ayons maintenant notre réponse à la question initiale - artefacts cognitifs et logiciels libres, quelles relations ? - il est intéressant de poursuivre un brin les propos de l'auteur.</p> <p>Selon Proulx, l'opposition libre/propriétaire semblent progressivement s'effacer :</p> <blockquote class="spip">
<p><i>« la tendance aujourd'hui donnerait lieu à des croisements et hybridations entre les deux approches. Ainsi aujourd'hui, rien n'empêche un artefact cognitif d'offrir une interface programmable par l'usager (exemples : macro-commandes du logiciel Word ; programmation de l'environnement MacOS par Applescript). [...] De manière symétrique, on retrouve de nos jours dans l'environnement du libre, des interfaces possédant un premier niveau de fonctionnement convivial pour l'usager novice (exemples : KDE, Gnome), celui-là se superposant à d'autres niveaux plus avancés supposant une maîtrise de la programmation de la part de l'usager. »</i> (p. 6)</p>
</blockquote>
<p>Et fort de cette hybridation des genres, s'il fallait définir ce qui caractérise encore aujourd'hui le mouvement du libre, il s'agirait <i>« peut-être [de] la problématique de la « transparence » suggérée par Lessig (1999) : les intelligences techniques inscrites dans les artefacts cognitifs peuvent-elles faire l'objet d'une critique conséquente de la part de leurs usagers ou de leurs collectifs d'usagers ? Où se situe la responsabilité éthique des concepteurs en regard des artefacts qu'ils ont créés ? »</i>.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Les deux textes ayant servi à la rédaction de ce billet sont les suivants (dans l'ordre d'apparition) :</p> <ul class="spip"><li> MILLERAND F. (2001), "Le courrier électronique : artefact cognitif et dispositif de communication", Actes du colloque <i>La Communication Médiatisée par Ordinateur : un carrefour de problématiques</i>, [<a href="http://edutice.archives-ouvertes.fr/docs/00/00/15/96/HTML/index.html" class='spip_out' title="HAL-SHS" rel='external'>disponible ici</a>] ;</li><li> PROULX S. (2002), "Les formes d'appropriation d'une culture numérique comme enjeu d'une société du savoir", [<a href="http://www.ac-grenoble.fr/ien.bourgoinashnord/IMG/pdf_es_TUIC_Enjeux_et_modalites_de_mise_en_oeuvre.pdf" class='spip_out' rel='external'>disponible ici</a>].</li></ul>
<p>L'ouvrage dont il est fait référence à la fin du billet est le suivant :</p> <ul class="spip"><li> LESSIG L. (1999), <i>Code & Other Laws of Cyberspace</i>, Basic Books, NY.</li></ul>
<p>Illustrations (par ordre d'apparition) :</p> <ul class="spip"><li> <a href="http://www.flickr.com/photos/8875143@N04/2290399699" class='spip_out' rel='external'>Post-it To-Do 2.0</a> de Lasse Rintakumpu ;</li><li> <a href="http://www.flickr.com/photos/azugaldia/2290308633/in/photostream/" class='spip_out' rel='external'>DSC04034</a> de Antonio Zugaldia.</li></ul></div>
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		<title>Le renouveau du militantisme</title>
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		<dc:subject>militantisme</dc:subject>
		<dc:subject>Lectures</dc:subject>
		<dc:subject>globalisation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le militantisme traditionnel, établi sur le modèle pyramidale, laisse progressivement la place, dans un contexte marqué par la globalisation et les nouvelles technologies de l'information, à un militantisme fonctionnant sur le mode du réseau.&lt;/p&gt;

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		<div class='rss_chapo'><p>Les dernières dizaines d'années ont été marquées par un militantisme quasi-exclusivement organisé sur un modèle pyramidal. Fondé sur le principe de démocratie, par un processus de délégation des pouvoirs à certaines individualités élues, ce type d'organisation a pour mot d'ordre le rassemblement et l'unification - <i>« Est grand ce qui fait masse »</i> (p. 33) - autorisant ainsi la diffusion de messages unitaires, sommes des expressions individuelles de ses membres. <strong>Ce modèle historique du militantisme moderne tends aujourd'hui à se fissurer</strong>, laissant progressivement la place à une organisation sur le mode du réseau.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>De fait bureaucratique et très hiérarchisé, le militantisme pyramidale a montré ses limites : inertie politique du fait d'un manque de souplesse et de réactivité, également clivage entre militants et représentants élus. Le contexte de la globalisation, avec la multiplication d'enjeux humains dont la politique traditionnelle ne se saisit pas, mais aussi de scandales politico-financiers impliquant les représentants élus, entérine <strong>un décalage grandissant entre la réalité du terrain et les modalités de l'action politique</strong>. En réaction, on observe <i>« une attitude réfractaire à l'encontre des phénomène de domination, de représentation et de pouvoir en général »</i> (p. 37), source d'un ensemble de valeurs nouvelles - souplesse, autonomie et transparence - qui semblent constituer les nouveaux mots d'ordre du militant de l'aube du XXIème siècle.</p> <p><i>« La recherche de nouveaux rapports entre "base" et "sommet" »</i> (p. 38) figure parmi les moteurs essentiels de cette nouvelle dynamique, source de nouvelles pratiques militantes, qui se structurent de façon progressive en opposition avec le modèle historique. Ainsi :</p> <ul class="spip"><li> les petites structures se multiplient, se fédèrent en réseau, impliquant mécaniquement une redistribution de la parole aux militants ordinaires, </li><li> les mandats de représentation se limitent au stricte nécessaire, la légitimité démocratique de chacun (je suis un militant influent car j'ai été élu) a progressivement laissé la place à une légitimité méritocratique (je suis un militant influent car j'ai fait la preuve de ma valeur),</li><li> la figure du militant polyvalent et soumis aux exigences collectives s'efface au profit d'un militant spécialiste et autonome. </li></ul>
<p>Quelles conséquences de ces transformations au niveau de l'individu ? Tout d'abord, l'appartenance dévouée à une entité politique unique laisse la place à l'engagement réversible et circonstanciel, c'est à dire autorisant désormais une libre d'adhésion de chacun aux causes de son choix selon les modalités qui lui sied le mieux. Ensuite, la qualité militante d'un individu n'est plus évaluée à l'aune de sa polyvalence mais à celle de son expérience et de ses compétences particulières, laissant ainsi à chacun la possibilité de se distinguer et de s'affirmer personnellement.</p> <p>Cette nouvelle organisation sur le mode du réseau est donc indissociable d'<strong>un <i>« processus d'individuation »</i> (p.38) des formes d'engagement militant.</strong></p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Ce billet inaugure une série de quelques billets autour de l'ouvrage <i>L'internet militant</i> de Fabien Granjon (2001). S'appuyant sur une enquête ethnographique sur une enquête ethnographique, l'auteur nous propose une analyse politico-technique dont le résultat est plutôt convaincant, illustrant avec succès comment pouvoir et TIC peuvent au quotidien interagir. Un beau travail à vrai dire.</p> <p>Les notes de lecture ci-dessus s'appuient sur les chapitres 1.3 et 1.4 (p. 27 à 38). Toutes les citations dans le corps de l'article sont, sauf exception explicites, sont celles de l'auteur.</p> <p>Illustration : <a href="http://www.flickr.com/photos/95693756@N00/5155103053" class='spip_out' rel='external'>We are not Clowns</a> de Thomas Parisot.</p></div>
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		<item>
		<title>Le déclin de l'État-nation ?</title>
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		<dc:subject>Science du politique</dc:subject>
		<dc:subject>Lectures</dc:subject>
		<dc:subject>globalisation</dc:subject>

		<description>Depuis qu'a débuté la tendance des marchés à s'ouvrir, la figure de l'État-nation s'effrite. Les places financières semblent devenues le cœur des dispositifs de pouvoir, limitant progressivement la marge de décision des gouvernants. Au niveau local, alors que les capacités de régulation étatiques s'amoindrissent, les marchés ont eux une emprise croissante sur le fonctionnement de nos sociétés. L'État-nation est-il donc une forme d'organisation politique vouée à disparaître ? L'intérêt de cette question n'est (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Depuis qu'a débuté la tendance des marchés à s'ouvrir, la figure de l'État-nation s'effrite. Les places financières semblent devenues le cœur des dispositifs de pouvoir, limitant progressivement la marge de décision des gouvernants. Au niveau local, alors que les capacités de régulation étatiques s'amoindrissent, les marchés ont eux une emprise croissante sur le fonctionnement de nos sociétés. L'État-nation est-il donc une forme d'organisation politique vouée à disparaître ? L'intérêt de cette question n'est pas tant de prédire l'avenir qu'une occasion de s'interroger sur la nature des transformations de l'État postcolonial.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Qu'observe-t-on depuis quelques décennies ?</p> <p>Les marchés financiers exercent une forte pression pour limiter les déficits publics, les dépenses sociales, pour favoriser les baisses d'impôts, les privatisations et les dérégulations. En cédant du terrain, l'État perd donc progressivement les moyens de mettre en œuvre ses activités traditionnelles : défense, économie, santé, loi et ordre. À l'échelle locale, la gouvernance des territoires est l'objet d'une concurrence entre entre la sphère économique où l'État n'a plus que peu son mot à dire, et celle de la vie sociale encore sous son emprise.</p> <p>La perte du contrôle de la monnaie pour certains États-nation d'une part, la dimension déterritorialisée des firmes transnationales d'autre part, mais aussi les flux migratoires à grande échelle de travailleurs, rendent de moins en moins pertinente la notion de frontière. Les politiques publiques étant fortement conditionnées par des réalités économiques et financières difficilement maîtrisable à l'échelle des nations, on assiste à une « <strong>désacralisation des souverainetés</strong> ».</p> <p>Un certain nombre d'enjeux économiques et sociaux ne peuvent plus être pris en charge isolément par les États. Par exemple, concernant les questions sécuritaires, des problèmes tels que lutte contre le terrorisme, contre les trafiquants de drogue, contre l'immigration illégale, ou contre la pédophilie, n'a de sens que dans le cadre de collaborations transgouvernementales. L'instauration de politiques supranationales dans les cadres régionalisés semblent incontournables.</p> <p>Cet ensemble d'attaque contre le principe de souveraineté nationale a fait que S. Strange parle de « retrait de l'État » (1996), et d'autres même projettent le décès imminent de cette forme d'organisation. A minima, il est certain que les gouvernements nationaux ont vu leur sphère d'initiative diminuer : « l'État souffre d'une diminution de son pouvoir ».</p> <p>Face à cette situation, on constate aujourd'hui une évolution dans les modes de gouvernance mondiale. L'anthropologie pointe d'ailleurs le caractère non-surprenant d'une telle dynamique, puisque s'est déjà de très nombreuses fois attachée à montrer que « <strong>la formule étatique à laquelle nous nous sommes accoutumé n'est qu'une variété parmi d'autre d'exercice du pouvoir</strong> ».</p> <p>Progressivement, la multiplication des échelles décisionnaires et régulatrices s'imposent comme un modèle dominant (local, régional, globales), donnant ainsi forme à une « gouvernance stratifiée ». Cette dernière est indissociable d'un processus de privatisation, au travers du quel de multiples formes d'acteur non publique investissent le champ de la gouvernance au service d'intérêt privés : ONG, fondations, think tanks, ou même syndicats du crime.</p> <p>En conséquence, <strong>il semblerait qu'on assiste plus à un déplacement de souveraineté, plutôt qu'à un déclin de l'État</strong>. Celui deviendrait postsouverain en prenant place dans un processus plus large de régulation complète et stratifiée, où le lien exclusif entre territoire et État est brisé, ce qui amènera « désacralisation de l'État ».</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Ces notes de lectures s'appuient sur le chapitre « La globalisation et le politique » de l'ouvrage <i>Anthropologie de la globalisation</i> de M. Abélès (2008). Toutes les citations dans le corps de l'article sont donc - sauf exceptions explicites - celles de l'auteur.</p> <p>Illustration : <a href="http://www.flickr.com/photos/43132185@N00/71878108" class='spip_out' rel='external'>Globalicious</a> de Rogiro.</p></div>
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		<title>Autres ateliers SHS</title>
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		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>

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		<description>D'autres lieux proposent comme ici des boites à outils originales, que j'ai l'habitude de fréquenter pour trouver des idées, me tenir au courant de l'actualité... par exemple, je recommande : la Boite à Outils des Historiens le blog des URFIST les fiches SHS du projet PLUME le Biblio Lab et certainement beaucoup d'autres encore... Les suggestions sont bienvenues !

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>D'autres lieux proposent comme ici des boites à outils originales, que j'ai l'habitude de fréquenter pour trouver des idées, me tenir au courant de l'actualité... par exemple, je recommande :</p> <ul class="spip"><li> la <a href="http://laboiteaoutils.blogspot.com/" class='spip_out' rel='external'>Boite à Outils des Historiens</a></li><li> le blog des <a href="http://urfistinfo.hypotheses.org/" class='spip_out' rel='external'>URFIST</a></li><li> les fiches SHS du <a href="http://www.projet-plume.org/" class='spip_out' rel='external'>projet PLUME</a></li><li> le <a href="http://bibliolab.fr/" class='spip_out' rel='external'>Biblio Lab</a></li></ul>
<p>et certainement beaucoup d'autres encore... Les suggestions sont bienvenues !</p></div>
		
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		<title>Les spécificités de l'anthropologie</title>
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		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>

<category domain="http://www.laspic.eu/blog/">Blog</category>

		<dc:subject>Lectures</dc:subject>
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		<description>Je vous propose un petit retour aux fondamentaux : quels sont les apports spécifiques du domaine de recherche que l'on s'est choisi comme famille ? Ici l'anthropologie, qui peine souvent à affirmer son indépendance vis-a-vis de sa grande sœur la sociologie. Rien de nouveau sous les étoiles, ce petit retour à nos premières années universitaires est néanmoins l'occasion de quelques rappels salutaires pour ne pas perdre le cap. :) Quatre points caractérisent l'anthropologie : La rupture méthodologique : (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Je vous propose un petit retour aux fondamentaux : quels sont les apports spécifiques du domaine de recherche que l'on s'est choisi comme famille ? Ici l'anthropologie, qui peine souvent à affirmer son indépendance vis-a-vis de sa grande sœur la sociologie. Rien de nouveau sous les étoiles, ce petit retour à nos premières années universitaires est néanmoins l'occasion de quelques rappels salutaires pour ne pas perdre le cap. :)</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Quatre points caractérisent l'anthropologie :</p> <p>La <strong>rupture méthodologique</strong> : contrairement au botaniste qui étudie une fougère, le chercheur en sciences sociales établit une communication avec son objet d'étude. L'anthropologie défend que cette relation de communication, plutôt qu'un vecteur de subjectivité à bannir au nom d'un idéal de scientificité, est bien au contraire une source riches d'informations sur les comportements sociaux. S'appuyer dans la recherche sur les relations humaines suppose néanmoins sur le plan ethnographique :</p> <ul class="spip"><li> de partager l'existence du groupe social étudié de manière idéalement durable ;</li><li> d'écarter la méthode strictement inductive d'une collecte massive de données factuelles, pour autoriser au contraire l'accès aux données plus affectives, par une imprégnation personnelle « <i> des thèmes obsessionnels, des idéaux, des angoisses de la société étudiée</i> ».
En ce sens, l'ethnographie est d'abord l'expérience d'une immersion totale, où je dois « <i>intérioriser les significations que les individus eux-mêmes attribuent à leurs comportements</i> ».</li></ul>
<p>Le <strong>renversement thématique</strong> : l'anthropologie se positionne dans « <i>une approche résolument micro-sociologique, qui privilégie ce qui apparait comme le plus anodin de nos comportements sociaux</i> », c'est-à-dire l'étude de l'infiniment petit et du quotidien. Yves Winkin, nous dit à ce titre dans son <i>Anthropologie de la communication</i> (200 ?) que l'anthropologie est le champ de recherche qui cherche à trouver dans le particulier l'existence de l'universel, et du point méthodologique procède donc par "<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carottage" class='spip_out' rel='external'>carottage</a>". L'anthropologie n'a donc pas d'objet qui lui soit propre, mais au contraire « <i>une démarche, une mise en perspective particulière, un regard spécifique, susceptible d'être appliqué à toute réalité sociale</i> ».</p> <p>L'<strong>étude de la totalité</strong> comme exigence : « <i>le moindre phénomène humain doit être saisi dans la multitude de ses dimensions</i> », puisque ne pouvant acquérir de « <i>signification anthropologique qu'en étant relié à l'ensemble des phénomènes sociaux dans lequel il s'inscrit</i> ». Méthodologiquement, tout doit être observé, noté, vécu, même si cela ne concerne pas directement le sujet que l'on se propose d'étudier. Dans une formule aussi courte qu'explicite, Mauss a résumé cette idée en ces mots : « L'homme est insécable » (1960).</p> <p>L'<strong>analyse comparative</strong> comme projet scientifique global, c'est-à-dire la recherche des variants et invariants culturels des sociétés humaines par la confrontation des comportements humaines les plus diversifiés, d'une aire géographique à une autre. On retrouve ici la problématique qui fonde le projet anthropologique depuis ces débuts : l'altérité. Notons que cette démarche, aussi noble qu'elle puisse paraître, est cependant très ambitieuse et tout autant exigeante, ainsi rares aujourd'hui sont les chercheurs qui s'engagent dans cette voie.</p> <p>Ces critères ne sont évidemment ni exhaustifs, ni exclusifs : ce ne sont que des points de repères.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Ces notes de lectures s'appuient sur la partie « La spécificité de la pratique anthropologique » de l'ouvrage <i>L'anthropologie</i> de François Laplantine (1987), qui est - je trouve - une excellente introduction généraliste à l'histoire, aux concepts, aux domaines de recherche de cette discipline. Toutes les citations mentionnées sont donc, sauf exceptions explicites, celles de l'auteur.</p> <p>Illustration : <a href="http://www.clipart-history.com/index.php?id=690&pic=728" class='spip_out' rel='external'>Mask-like objects of shell</a>, de Illustrated Catalogue of a Portion of the Collections Made During the Field Season of 1881, Washington, 1884 by William H. Holmes</p></div>
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		<item>
		<title>La veille scientifique automatique pour tous</title>
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		<dc:date>2011-01-17T12:30:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan</dc:creator>

<category domain="http://www.laspic.eu/atelier/">Atelier</category>

		<dc:subject>Level 1</dc:subject>
		<dc:subject>Mode d'emploi</dc:subject>
		<dc:subject>Veille</dc:subject>
		<dc:subject>Modes d'emploi</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Utiliser les flux RSS dans une activité de veille scientifique.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.laspic.eu/atelier/" rel="directory"&gt;Atelier&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.laspic.eu/025-niveau-debutant" rel="tag"&gt;Level 1&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.laspic.eu/051-tutoriel" rel="tag"&gt;Mode d'emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.laspic.eu/133-veille" rel="tag"&gt;Veille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.laspic.eu/137-modes-d-emploi" rel="tag"&gt;Modes d'emploi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded><![CDATA[<img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L250xH235/arton69-f7db2.jpg" width='250' height='235' style='height:235px;width:250px;' />
		<div class='rss_chapo'><p>L'activité qui consiste à se tenir informé dans un domaine de recherche particulier des dernières nouveautés (publications, actualités, évènements...), c'est-à-dire la veille scientifique, n'est rien de très original pour les chercheurs que nous sommes. Les listes de diffusions d'équipe, les sites internet de laboratoires, les revues scientifiques sont autant de sources qui nous informent, sans effort particulier souvent, sur ce qui se dit, ce qui se fait, ce qui s'organise dans son propre champ d'intérêt.</p></div>
		<div class='rss_texte'><h3 class="spip">Pourquoi automatiser la veille ?</h3>
<p>À ces méthodes manuelles, empiriques, le présent article propose une assistance numérique. <strong>Pourquoi chambouler nos habitudes</strong> qui fonctionnent plutôt pas mal, pour y faire entrer les outils numériques ? Faut-il réellement optimiser, rationaliser tout ce processus ? Je vous laisse seuls juges. Je me contenterais d'en indiquer les avantages :</p> <ul class="spip"><li> <strong>l'information vient à soi</strong>, de manière systématique. Si vous aviez pour habitude de parcourir une liste de marque-pages tous les matins dans votre navigateur, notez que votre <i>agrégateur de nouvelles</i> le fera pour vous et vous signalera toute nouveauté dans votre sélection de sites favoris. </li><li> les informations récoltées sont rassemblées en <strong>un lieu unique</strong> dans lequel vous pouvez effectuer des recherches à l'aide de mots-clé. S'il vous est déjà arrivé de ne plus retrouver le support sur lequel vous aviez repéré une annonce de colloque, cela ne vous arrivera plus.</li><li> automatisation est synonyme de <strong>traitement massif de l'information</strong>. Moyennant c'est vrai quelques astuces, il est néanmoins chose facile de scanner l'entièreté du web pour s'assurer de ne pas passer à coté de quelques chose d'intéressant. </li><li> l'information que vous sélectionnez est <strong>immédiatement partageable avec autrui</strong>. Si vous aviez pour habitude de recopier la référence, vos annotations et citations concernant vos trouvailles dans un courriel pour vos collègues, sachez que votre lecteur de nouvelles le fera pour vous par le biais des réseaux sociaux auquel il est connecté.</li></ul>
<p>En bref, le lecteur de nouvelles va chercher l'information pour vous ; il est votre mémoire ; il est infatigable ; et en bonus : il communique pour vous. Dire l'automatisation de la veille résout tous les problèmes serait trompeur, néanmoins c'est l'occasion d'en évacuer l'essentiel des tâches fastidieuses et chronophages.</p> <h3 class="spip">Comment est-ce que cela fonctionne ?</h3>
<p>Considérons que le processus de veille se décompose en trois phases :</p> <ol class="spip"><li> la <i>moisson</i> : recueillir les informations auprès de différentes sources, préalablement identifiées comme potentiellement pertinentes ;</li><li> la <i>sélection</i> : trier les informations, évaluer leur pertinence effectives, pour n'en garder que l'essentiel ;</li><li> l'<i>assimilation</i> : s'approprier et utiliser le résultat de la veille.</li></ol>
<p>Il s'agit ici d'<strong>automatiser la moisson des données</strong>, seule étape qui peut se passer de vous, de votre jugeote et de votre raison... à une condition près bien sûr : avoir au préalable indiqué à votre <i>agrégateur de nouvelles</i> les sources d'information. La veille scientifique ne se limite certes pas à la récolte des données, mais elle en est le moment central, le plus redouté, car le plus long et le plus compliqué à mettre en œuvre. C'est sur ce point précis que l'agrégateur de nouvelles va avant tout nous aider.</p> <p><a href="http://www.google.fr/reader/" class='spip_out' rel='external'>Google Reader</a> est un exemple d'agrégateur de nouvelles, qui constitue un bon outil pour une première approche. Concrètement, <strong>la tâche d'un tel outil est de vérifier pour vous - par exemple une fois par jour - les sites web que vous lui aurez indiqué</strong>. Pour chaque source, deux situations peuvent se présenter :</p> <ul class="spip"><li> rien de nouveau n'a été publié sur le site source, en quel cas Google Reader reste silencieux ;</li><li> un ou plusieurs articles sont nouveaux depuis sa dernière vérification, en quel cas Google Reader importe à votre attention le contenu nouvellement publié (il est donc possible, sauf exceptions, de lire le contenu sans vous rendre sur le site source).</li></ul>
<h3 class="spip">Ce qu'il faut savoir</h3>
<p>Pour vérifier le contenu d'un site source, Google Reader consulte l'adresse internet que vous lui avez indiqué. Ce n'est toutefois pas l'adresse standard du site internet qui est utilisée ici, mais l'adresse d'<strong>un canal spécifique</strong> au travers duquel la source qui vous intéresse diffuse son contenu (sous forme brute, qui sera ensuite mis en page par votre agrégateur comme le ferait n'importe quel navigateur). Ce canal est appelé <i>flux d'information</i>.</p> <dl class='spip_document_89 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:120px;'>
<dt><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L96xH96/120px-Feed-icon-svg-resized-b95bd.png' width='96' height='96' alt='PNG - 25.6 ko' style='height:96px;width:96px;' /></dt>
<dt class='crayon document-titre-89 spip_doc_titre' style='width:120px;'><strong>Logo standard désignant un flux de syndication</strong></dt>
</dl>
<p><strong>Plusieurs normes de flux d'informations existent</strong> comme autant de variantes des règles de diffusion au travers du canal : RSS, RSS 2.0, Atom. Ceci n'a absolument aucune importance pour l'utilisateur que vous êtes : les agrégateurs de nouvelles connaissent toutes ces normes. Simplement, il faut savoir que par abus de langage, on appelle souvent les flux d'informations des <i>flux RSS</i>, ou <i>fils RSS</i>, ou encore <i>liens RSS</i>.</p> <p>On appelle <i>abonnement</i> ou <i>souscription</i> l'action d'indiquer à son agrégateur une nouvelle source, et <i>syndication</i> le procédé général qui consiste à suivre de manière distante et automatisé par le biais des flux d'information l'actualité d'un site internet. Ainsi, cet article aurait tout aussi bien pu s'appeler « la syndication pour tous ».</p> <p>Trois remarques :</p> <ul class="spip"><li> un <strong>pictogramme standard permet d'annoncer la présence d'un flux</strong> d'information (ci-dessus), permettant ainsi un repérage rapide et accès facile à l'adresse RSS ;</li><li> s'il est très rare qu'un site internet ne diffuse aucun flux d'information, il est par contre très fréquent d'en trouver plusieurs pour une même source (par exemple par rubrique, par mot-clé, par type de contenu), ce qui permet à chacun de cibler un peu mieux le type d'information pertinente ;</li><li> certains navigateurs détectent pour vous la présence d'un flux d'information sur la page en cours de consultation (pour Mozilla Firefox, il s'agit de la petite icône à droite de la barre d'adresse).</li></ul>
<h3 class="spip">Mode d'emploi pour votre premier abonnement</h3>
<p><i>Préalable</i>. Si vous ne possédez pas d'adresse électronique Gmail, <a href="http://mail.google.com/mail/signup" class='spip_out' rel='external'>créez en une</a> (gratuitement), cette étape obligatoire pour utiliser Google Reader. Pour accéder à l'interface du "Reader" et ainsi lire vos nouvelles, cliquez sur le lien en haut de la page (au dessus du logo), ou en entrant « <a href="http://www.google.fr/reader" class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'>http://www.google.fr/reader</a> » dans la barre d'adresse.</p> <p>Pour ajouter un nouvel abonnement, plusieurs solutions s'offrent à vous. Premier cas : <strong>vous connaissez déjà le site auquel vous souhaitez vous abonner</strong>.</p> <ul class="spip"><li> Rendez-vous sur la page d'accueil de Google Reader, et cliquez sur le bouton en haut à gauche <i>Ajouter un nouvel abonnement</i>. </li><li> Tapez un mot-clé, par exemple "Calenda" et validez. Vous verrez ainsi s'afficher tous les flux d'information diffusés par ce site ;</li><li> Il ne vous reste qu'à choisir de vous abonner. <dl class='spip_document_94 spip_documents spip_documents_center'>
<dt><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L300xH193/reader-aborss-ffdac.png' width='300' height='193' alt='PNG - 35.1 ko' style='height:193px;width:300px;' /></dt>
<dt class='crayon document-titre-94 spip_doc_titre' style='width:300px;'><strong>Ajouter un nouvel abonnement sur Google Reader</strong></dt>
</dl></li></ul>
<p>Cette solution est rapide mais peu fonctionnelle si beaucoup de flux sont disponibles. Autre situation que vous expérimenterez : <strong>vous souhaitez vous abonner à un site que vous êtes sur le moment en train de consulter</strong> :</p> <ul class="spip"><li> soit vous apercevez le logo symbolisant la présence d'un flux RSS, et vous cliquez dessus. Par exemple pour <a href="http://calenda.revues.org/" class='spip_out' rel='external'>Calenda</a>, un lien se trouve en haut de la colonne de droite, puis vous naviguez dans la multitude des flux possibles, jusqu'à trouvez celui qui vous intéresse. Vous accédez à une page spéciale dont il vous suffit de copier l'adresse, puis de la coller dans Google Reader en utilisant toujours le bouton <i>Ajouter un abonnement</i><dl class='spip_document_92 spip_documents spip_documents_center'>
<dt><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L187xH138/calenda-rss-4d5e2.png' width='187' height='138' alt='PNG - 12.9 ko' style='height:138px;width:187px;' /></dt>
<dt class='crayon document-titre-92 spip_doc_titre' style='width:187px;'><strong>Accès aux flux RSS de Calenda</strong></dt>
</dl></li></ul>
<ul class="spip"><li> soit votre navigateur comme Firefox vous informe de la présence d'un flux, dans la barre d'adresse. Après avoir cliqué sur le bouton et choisi de vous abonner, une nouvelle page apparait dans laquelle il vous suffit ensuite d'indiquer à l'aide du menu déroulant que vous utilisez Google (cocher la case "toujours utiliser" paraît une bonne idée), et enfin validez.</li></ul>
<dl class='spip_document_93 spip_documents spip_documents_center'>
<dt><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L520xH118/Capture-190a0.png' width='520' height='118' alt='PNG - 42 ko' style='height:118px;width:520px;' /></dt>
<dt class='crayon document-titre-93 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Détection du flux RSS par Firefox</strong></dt>
<dd class='crayon document-descriptif-93 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'>(Étape 1)
</dd>
</dl>
<dl class='spip_document_96 spip_documents spip_documents_center'>
<dt><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L450xH121/firefox-validation-486d4.png' width='450' height='121' alt='PNG - 20.6 ko' style='height:121px;width:450px;' /></dt>
<dt class='crayon document-titre-96 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Validation de l'abonnement sur Firefox</strong></dt>
<dd class='crayon document-descriptif-96 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'>(Étape 2)
</dd>
</dl>
<p><strong>Vous voici donc avec votre premier abonnement</strong>, et Google Reader a normalement importé pour vous les dernières nouvelles du flux. Il ne vous reste plus qu'à allonger la liste de vos abonnements, voici quelques idées parmi les sources généralistes :</p> <ul class="spip"><li> le blog de recherche <a href="http://act.hypotheses.org/feed" class='spip_out' rel='external'>Les aspects concrets de la thèse</a> ;</li><li> la revue <a href="http://terrain.revues.org/backend.html?format=rss092numeros" class='spip_out' rel='external'>Terrain</a> ou la revue <a href="http://socio-anthropologie.revues.org/backend.html?format=rssnumeros" class='spip_out' rel='external'>Socio-anthopologie</a> par exemple ;</li><li> concernant les <a href="http://hal.archives-ouvertes.fr/index.php?halsid=rpcl2sj0pu0t7triivosk0ecp5&action_todo=rss" class='spip_out' title="HAL-SHS" rel='external'>archives ouvertes en SHS</a> et les <a href="http://tel.archives-ouvertes.fr/index.php?halsid=g6lt33o4rdca6hu96jiahg7nr4&action_todo=rss" class='spip_out' title="TEL" rel='external'>archives ouvertes des thèses en ligne</a>, quelques astuces <a href="http://act.hypotheses.org/443" class='spip_out' title="ACT" rel='external'>énoncées ici</a> sont nécessaires pour trouver le bon flux qui va bien ;</li><li> vous pouvez aussi vous abonner sur <a href="http://www.laspic.eu/pages-uniques/026-abonnez-vous" class='spip_out' title="Abonnez-vous !">L.A.S.P.I.C</a> (sur ce site même), pour suivre l'actualité notamment des modes d'emploi et autres trucs et astuces ; </li></ul>
<h3 class="spip">Quelques astuces supplémentaires</h3>
<p><strong>Ordonner ses abonnements en répertoires</strong>. Quand vous aurez multiplié les flux, vous éprouverez peut-être le besoin de mettre un peu d'ordre dans vos abonnements. À titre d'exemple, aujourd'hui 98 sources sont syndiquées dans mon agrégateur de flux, rangées dans 9 répertoires. Dans Google Reader, pour créer des dossiers et y ranger vos flux, rendez vous sur la page <a href="http://www.google.fr/reader/settings?display=edit-subscriptions" class='spip_out' rel='external'>Gérer mes abonnements</a>, dont le lien se trouve dans la colonne de gauche au pied de l'encadré <i>Abonnements</i>.</p> <p><strong>Diffuser ses trouvailles</strong>. Au pied de chaque article figurent plusieurs boutons, dont <i>Partager</i> et <i>Partager une note</i>. Le premier vous permettra simplement de faire figurer l'article dans votre <a href="http://www.google.fr/reader/view/user/-/state/com.google/broadcast?hl=fr" class='spip_out' rel='external'>liste de partage</a>, le second vous permettra de faire la même chose tout en vous laissant la possibilité d'y ajouter un commentaire. Cette liste de partage est visible par tous les utilisateurs qui suivent votre activité. Notez la présence d'un menu <a href="http://www.google.fr/reader/view/user/-/state/com.google/broadcast?hl=fr#friends-manager-page" class='spip_out' rel='external'>Paramètres de partage</a> qui vous permettra d'optimiser certains réglages, et aussi de trouver de nouvelles sources. Vous disposez sinon, toujours au même endroit, d'un bouton <i>Email</i> qui vous permets d'envoyer directement à un contact ciblé une information utile. Enfin, un bouton <i>Intéressant</i> vous permet de voter pour un contenu que vous jugez particulièrement bon.</p>
<dl class='spip_document_95 spip_documents spip_documents_center'>
<dt><img src='http://www.laspic.eu/local/cache-vignettes/L417xH36/reader-barrepartage-9a1f7.png' width='417' height='36' alt='PNG - 8.7 ko' style='height:36px;width:417px;' /></dt>
<dt class='crayon document-titre-95 spip_doc_titre' style='width:350px;'><strong>Les boutons de partage sur Google Reader</strong></dt>
</dl>
<p><strong>S'abonner encore plus intuitivement</strong>. Dans la page <a href="http://www.google.fr/reader/settings?hl=fr" class='spip_out' rel='external'>Paramètres</a> de Google Reader, vous trouverez dans l'onglet <i>Extras</i>, un bouton <i>S'abonner...</i> à faire glisser dans votre menu de marque-pages ou de favoris.</p> <p><strong>Si jamais absolument aucun flux de syndication n'est disponible</strong> sur un site, je vous invite à <a href="http://blog.bafouillages.net/2008/08/ponyfish-construire-des-flux-rss-pour-ses-sites-preferes/" class='spip_out' rel='external'>construire vos flux RSS</a> virtuellement (méthode ultra-simple).</p> <h3 class="spip">En conclusion</h3>
<p>Ayant à plusieurs reprises constaté que l'immense majorité des étudiants de mon entourage ne savaient rien de la <i>syndication de contenu</i>, <strong>au point de se demander si je n'inventais pas un nouveau mot à ce moment même où je leur posais la question</strong>, j'ai pris le temps d'écrire ces quelques lignes. Volontairement basique, ce mode d'emploi est rédigé sous la forme de "premiers pas...", et orienté sciences humaines et sociales, de façon je l'espère à encourager tous ceux et celles dont la complexité potentielle d'un tel outil est bien trop rédhibitoire. Au moins, vous saurez maintenant ce que signifient ces mots barbares.</p> <p>Si d'autres astuces vous viennent en tête, n'hésitez pas à les partager ci-dessous ; et n'oubliez pas chaque matin de prendre 10 minutes pour consulter les nouvelles du jour. Avec le café, ce sera parfait... :)</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Illustration : <a href="http://www.clipart-history.com/index.php?id=220&pic=7074" class='spip_out' rel='external'>Section of the Dome of Dunsink Observatory</a>, <i>The Story of the Heavens</i>, by Robert Stawell Ball.</p></div>
		<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?a=EcrvHH4kVjY:rTiW5fS6h3w:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?a=EcrvHH4kVjY:rTiW5fS6h3w:I9og5sOYxJI"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?d=I9og5sOYxJI" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?a=EcrvHH4kVjY:rTiW5fS6h3w:F7zBnMyn0Lo"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/laspic?i=EcrvHH4kVjY:rTiW5fS6h3w:F7zBnMyn0Lo" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/laspic/~4/EcrvHH4kVjY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>


		

	<feedburner:origLink>http://www.laspic.eu/atelier/069-la-veille-scientifique-automatique-pour-tous</feedburner:origLink></item>
	

		
	



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