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	<title>LE QUOTIDIEN D&#039;ALGERIE</title>
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		<title>Ali Yahia Abdenour : Que les courageux se lèvent et appellent au rassemblement !</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 13:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien du Mois]]></category>

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		<description><![CDATA[Ali Yahia Abdenour. Militant des droits de l’homme «La lutte pour la succession de Bouteflika est ouverte» El Watan le 20.05.13 Leader historique de l’opposition, Ali Yahia Abdennour estime que le moment est venu de «libérer l’Algérie de la dictature et l’installer définitivement dans un Etat de démocratie». En appelant Bouteflika à «passer la main», [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Ali-Yahia-Abdenour1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-28006" alt="Ali Yahia Abdenour1" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Ali-Yahia-Abdenour1.jpg" width="400" height="341" /></a>Ali Yahia Abdenour. Militant des droits de l’homme</h4>
<h1>«La lutte pour la succession de Bouteflika est ouverte»</h1>
<div><a title="Taille du texte normale" href="http://www.elwatan.com/actualite/la-lutte-pour-la-succession-de-bouteflika-est-ouverte-20-05-2013-214390_109.php#"><img alt="Taille du texte normale" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a><a title="Agrandir la taille du texte" href="http://www.elwatan.com/actualite/la-lutte-pour-la-succession-de-bouteflika-est-ouverte-20-05-2013-214390_109.php#"><img alt="Agrandir la taille du texte" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a></div>
<p>El Watan le 20.05.13<a title="Diggit" href="http://www.digg.com/submit?phase=2&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Factualite%2Fla-lutte-pour-la-succession-de-bouteflika-est-ouverte-20-05-2013-214390_109.php" target="_blank"><img alt="" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a></p>
<p>Leader historique de l’opposition, Ali Yahia Abdennour estime que le moment est venu de «libérer l’Algérie de la dictature et l’installer définitivement dans un Etat de démocratie».<br />
En appelant Bouteflika à «passer la main», le vétéran défenseur des droits de l’homme est convaincu que «le crépuscule qui s’étend sur le pouvoir entrevoit l’aube de la démocratie».</p>
<div id="texte">
<p><em><strong>- Le président Bouteflika est absent pour raison de maladie. Dans quelle mesure cela pourrait avoir des incidences sur le fonctionnement des institutions et surtout sur l’avenir politique immédiat ?</strong></em><br />
La transparence est demandée sur l’état de santé du Président, qui demeure un mystère. Le pays est entré, depuis 2005 (début de sa maladie) dans une phase d’instabilité. Le verbiage officiel relatif à sa maladie trouve peu de poids auprès de l’opinion publique. Pour le FLN et le RND, il se trouve, après son hospitalisation à Paris  au Val-de-Grâce en 2005, dans une remarquable condition physique et en très grande forme concernant ses facultés intellectuelles, disposant de toute son énergie et de sa vigueur. Qui dit mieux ? Le pouvoir est caractérisé par le mensonge officiel. Bougherbal, sénateur désigné du tiers présidentiel, peut dire ce qu’il veut, d’autres ont dit pire que lui, mais pas en tant que professeur de médecine. Non, non et non, trois fois non. La dignité humaine, il ne faut cesser de la proclamer et de la défendre, de la protéger toujours davantage.  Appolon, le dieu grec de la beauté, de la lumière et des arts, amoureux de Cassandre lui accorda le droit de prédire l’avenir. Comme elle se refusa à lui, pour la punir, il décida que personne ne croirait à ses prédications. Et depuis tous les cassandres ne font que prêcher dans le désert. Pour Blaise Pascal, «l’homme est ainsi fait que tout est organisé pour qu’il oublie qu’il va mourir, surtout s’il a déjà un pied dans la tombe». On cache la vérité, on la travestit. Mais il n’y a pas qu’Alger, la capitale, il y a aussi l’Algérie profonde qui scrute le ciel. Les astres sont taquins, les boules de cristal s’embuent et les voyantes disent que la fin du pouvoir se dessine, s’annonce, et le futur président ne sera pas un ancien du système politique, mais un homme de la génération d’indépendance — pourquoi le ciel et même le septième ciel élimine les femmes — qui tiendra les commandes du pays, va réformer en profondeur les institutions politiques  et refaire une nouvelle architecture administrative. Il ne faut pas s’égarer et revenir à la maladie du Président, car ce qui se joue à présent conditionne l’avenir du pays.</p>
<p><em><strong>- Le Président a-t-il encore la capacité physique de diriger le pays ?</strong></em><br />
Il faut écouter Fidel Castro qui renonce à exercer le pouvoir. Parce qu’il ne peut rien contre la biologie qui le prive de ses moyens physiques : «Je trahirais ma conscience si j’occupais une responsabilité qui requiert mobilité et dévouement total, ce que je ne suis pas physiquement en état de fournir.»</p>
<p>Les Algériens éprouvent l’étrange sensation que le pays est laissé en déshérence à cause de la maladie du Président. Le pays est mal géré et du pire ne peut émerger le meilleur. Le pouvoir échappe de plus en plus au Président. En réalité, ce sont les fonctionnaires qui dirigent le pays, mais ils ne savent pas dans quel sens s’orienter, car il faut un sens. Que chacun d’eux se demande ce qu’il faut faire pour l’Algérie, avant de dire ce que l’Algérie peut faire pour lui. C’est le niveau zéro de la politique. Peut-être, il est temps de dire stop, non à cette politique. L’ouverture et le renouveau sont indispensables. Le Président démissionnera-t-il de toutes ses fonctions en raison de sa maladie grave et durable, prévue par l’article 88 de la Constitution ? Il est arrivé à ses limites, il ne peut pas rebondir. Il doit démissionner en raison de sa maladie.</p>
<p>La lutte pour la succession est ouverte, tout est bloqué, aucune initiative n’est prise alors qu’il suffit de lire et relire Machiavel qui est le livre de chevet du DRS pour trouver la solution.  Si elle consiste à garder le système politique. Il faut répéter avec force  ce que nous disons depuis un certain temps dans le calme et la pondération parce que la rigueur est nécessaire quand on exprime une position politique : le Président doit partir parce qu’il n’a pas la capacité physique nécessaire pour assurer ses fonctions. Il doit passer la main parce que la maladie rend indispensable son retrait. Le rejet d’un 4e mandat est profond et massif. Sans agressivité dans la forme, mais sans ambiguïté sur le fond, le président doit partir. Il ne faut pas hésiter à plagier la formule célèbre de Cromwell : «Au nom de Dieu, monsieur le Président partez.»</p>
<p><em><strong>- Quel bilan faites-vous justement des trois quinquennats de Bouteflika ?</strong></em><br />
Il faut exercer un droit d’inventaire sur les trois quinquennats sur le plan économique et social.  L’Algérie va sortir de cette période de détresse ce qui est un espoir à la mesure du désespoir. Renverser la régression de 15 ans, ce qui est aussi un espoir. A quoi sert la richesse de la nation ? A améliorer le sort du peuple ou à enrichir les clans au pouvoir. Il faut dessiner à la fois une analyse sans complaisance de la situation sociale et économique du pays et une image originelle de ce qui peut être la situation à prendre pour transcender la situation actuelle. L’Algérie est coupée en deux : celle des riches toujours plus riches et celle des pauvres de plus en plus nombreux. La pauvreté qui s’installe avec son lot de misères est le destin d’une partie sans cesse croissante du peuple. Les actes de suicide se multiplient. Le chômage est un drame humain doublé d’un désastre économique. Au nom des souffrances sociales qui s’accumulent, il y a le chômage qui s’aggrave, l’inflation à deux chiffres par certains produits qui réduisent à la misère des centaines de milliers d’Algériens qui souffrent de la faim sans fin alors que les riches se gavent jusqu’à l’indigestion. La misère épuise parfois le sens de la vie et les suicides se multiplient. La justice sociale est l’un des éléments fondamentaux de la cohésion sociale. La situation est explosive de par les inégalités sociales criantes. Les grandes disparités des revenus peuvent tourner à la violence à partir de n’importe quel prétexte. Une étincelle suffirait à déclencher l’incendie. Le pouvoir ne prend pas en compte la dimension politique des nombreuses grèves qui se déroulent dans le pays. Il a démontré son insuffisance dans le domaine social. Mais aussi dans celui de l’économie. L’ultralibéralisme tolérant à tous les excès complaisants, à tous les abus imposés par le président est porteur non seulement d’une injustice sociale mais d’inefficacité économique. C’est une nécessité politique et une exigence éthique de recenser les maux qui affectent et les défis qui guettent la société. Le pouvoir a du mal à contenir les revendications sociales non satisfaites qui engendreront des émeutes. Le ministre de l’Intérieur engage l’épreuve de force contre les syndicats autonomes.</p>
<p><em><strong>- Sous la poussée des insurrections qui ont secoué certains pays arabes, le pouvoir avait décidé d’engager des «réformes politiques». Deux ans après, quel jugement portez-vous sur cette démarche ?</strong></em><br />
Le pouvoir qui voulait empêcher que le Printemps arabe ne soit écouté, entendu, suivi et tenant compte des chambardements qui se sont déroulés dans l’espace et dans le temps au niveau planétaire et régional avec la Tunisie, l’Egypte, le Yémen et la Syrie, a engagé des réformes. Le Président s’est adressé aux Algériennes et aux Algériens après près de deux ans de silence dans un discours soigneusement préparé pour lui assurer un impact maximum et gagner la société à sa volonté pour non seulement garder le pouvoir, mais pour rester le maître du jeu, celui qui propose, décide et dispose.</p>
<p>Au-delà du pouvoir, c’est la santé du Président et son aptitude à gouverner qui sont posées. Après une apparition publique, il disparaît durant des semaines pour se reconstituer, car le dopage crée des effets collatéraux. Il a annoncé que les décisions seraient prises en dehors de la commission Bensalah par lui seul comme par le passé dans la solitude de sa conscience. Il veut tout organiser, tout régenter tout contrôler. Il ne demande pas au peuple son avis sur les réformes, il l’ignore.</p>
<p>Il n’est pas à l’écoute des Algériens, ne prend pas en compte leurs revendications, car ils subissent la politique au lieu de la conduire. Et pour employer le poids des mots qu’il faut exprimer, ils n’ont pas le contrôle de leur destin. Une réflexion de Saint Exupéry exprimée dans Vol de nuit  me revient à l’esprit : «Il n’y a pas de fatalité extérieure mais une fatalité intérieure ; vient une minute où l’on se découvre, alors les fautes vous attirent comme un vertige.» Le pouvoir ne doit pas être l’organisateur de l’instance de consultations, mais seulement un partenaire parmi les autres. Les réformes requièrent d’installer à la tête de cette instance une femme ou un homme en dehors du pouvoir, cultivé(e), d’une grande tolérance, apprécié(e) pour sa vision, sa stratégie, sa tactique, ses compétences, sa conviction, sa générosité et son humanisme. La commission Bensalah qui pensait détenir la clef des réformes a servi de facteur en transmettant au Président les doléances de ses interlocuteurs, pour la plupart alliés ou ralliés du pouvoir et partisans du statu quo. Les réformes n’ont rien réformé, ni l’Etat ni le système. Les Algériens qui s’inscrivent dans les réformes initiées par le pouvoir, sachant que la dictature ne se réforme pas, intègrent dans les faits le système politique et le dernier pouvoir qu’il a engendré. Le système politique est le même depuis 1962, et le pouvoir tient à le conserver. Le Président qui est préoccupé par son seul destin personnel ne retient que ce qu’il veut des réformes et les remodèle à sa guise.</p>
<p><em><strong>- Un projet de révision de la Constitution est en cours d’élaboration dans les arcanes du pouvoir. Que peut-on en attendre ?</strong></em><br />
L’Algérie a expérimenté de nombreuses Constitutions en peu de temps pour avoir le respect des règles du jeu qu’elles impliquent ; peu appliquées, elles sont usées et révisées.<br />
Une Constitution se juge à sa capacité de durer et de s’adapter à des situations les plus diverses. Il faut changer le pouvoir avant de changer la Constitution. Rien d’essentiel ne changera dans la Constitution, dans le sens de la démocratie, de la liberté et de la justice, tant que durera ce pouvoir. La révision constitutionnelle est inopportune avant le départ du Président, au pire elle sera dangereuse. La République algérienne démocratique et populaire est établie sur un double mensonge. Elle n’est ni démocratique ni populaire. La prochaine dénomination doit être «République algérienne».</p>
<p>La prochaine Constitution doit consacrer la démocratie juridique, régime du droit et de l’Etat de droit, détentrice de la souveraineté du peuple et de la souveraineté du droit. Trois conditions sont nécessaires pour réaliser la démocratie qui est la libre participation du peuple à la conduite de son destin, des élections libres avec l’alternance ou l’alternative, la séparation des trois pouvoirs, le respect des libertés individuelles et collectives. Depuis Montesquieu et Tocqueville, on sait que la séparation des pouvoirs et leur équilibre est la clef de la démocratie.</p>
<p>Il faut réhabiliter le Parlement et faire de la justice un pouvoir à part entière. L’indépendance et le pluralisme de l’information constituent la base de la démocratie et de l’Etat de droit. La liberté d’expression doit être préservée selon le principe «ni exclusion ni exclusive». L’égalité avec l’homme est une des conditions de la liberté de la femme. Le Conseil constitutionnel qui est la plus haute juridiction, la seule dotée du pouvoir d’annuler les décisions du suffrage universel, est un élément essentiel de l’Etat de  droit quand il contrôle la constitutionnalité des lois, le respect de la hiérarchie des normes juridiques, la primauté du droit. Droits et devoirs additionnés, cela s’appelle responsabilité.<br />
Tamazight est un élément constitutif, une dimension irréductible de l’identité nationale, dont elle est une partie indivisible. Si la culture berbère et la langue qui la véhicule ont triomphé des vicissitudes d’une histoire tourmentée, c’est parce qu’elles sont une réalité irréductible et incontournable, le prolongement de la dignité humaine  qui relève de la libre participation de la personne humaine à la conduite de son destin pour établir ou maintenir ses droits, sa liberté, sa dignité.</p>
<p>Revendiquer tamazight qui a son vocabulaire, sa phonétique, sa syntaxe est un droit. La promouvoir est un devoir. La diversité culturelle et linguistique fait la richesse du peuple et de son unité. La culture c’est l’esprit fécondé par la liberté. La reconnaissance de tamazight comme langue officielle se fera tôt ou tard, sauf que le temps perdu ne se rattrape jamais.</p>
<p><em><strong>- Depuis son arrivée au pouvoir, Bouteflika opère la troisième  révision de la Loi fondamentale. Pourquoi ce recours permanent et «abusif» à la modification de la Constitution ?</strong></em><br />
Les problèmes majeurs relatifs à l’Etat de droit ne viennent pas de l’imperfection de la Constitution, mais de la violation manifeste par le pouvoir de la lettre et de l’esprit de la Constitution. Il y a une violation réfléchie de la Constitution par le renforcement progressif du pouvoir personnel avec les trois révisions de la Constitution faite par le Président et pour lui, il s’est octroyé tous les pouvoirs. L’axiome du Président est le pouvoir pour le pouvoir. La révision de la Constitution du 12 novembre 2008 avait pour objectif de ne pas limiter les mandats présidentiels, de lui confier tous les pouvoirs exécutifs et de ravaler le gouvernement au simple rang de pouvoir exécutant. Il a accaparé le domaine de la compétence du gouvernement. La pensée unique a engendré un homme providentiel à l’esprit monarchique  qui a confisqué la souveraineté populaire et la citoyenneté. Il applique la formule gaullienne : «Le Président décide, le gouvernement exécute et le Parlement soutient.» Le président américain, Obama, a dénoncé, le 11 juillet 2009, au Ghana, «ceux qui utilisent les coups d’Etat et le changement des Constitutions pour rester au pouvoir». Le Président se succède à lui-même sans le peuple, malgré lui et contre lui. Qui peut empêcher le Président d’aller au bout de son ambition,  un 4e mandat ou un mandat à vie. Affairisme, pouvoir personnel et dictature sont les trois piliers du pouvoir. Le Président s’est emparé de l’Etat qui dispose du peuple, garde le pouvoir par les moyens de la dictature. La seule constante de la pratique politique que le pouvoir maîtrise parfaitement est la fraude électorale. Les Algériens ont en mémoire les fraudes massives qui ne mènent pas à la démocratie, mais à la normalisation de la société. La dictature avec son machiavélisme politicien a fait surgir des profondeurs de la nation, après 14 ans d’Etat policier omniprésent et omnipotent qui a dépouillé le peuple algérien de ses droits, un immense besoin de liberté et de justice. Bouteflika doit passer la main. Quitter la scène politique par une fin de règne qui peut être écourtée, parce que la maladie rend indispensable son retrait. Changer le Président plutôt que de se fier aux mensonges de ceux qui parlent de l’amélioration de son état de santé, est une urgence, un impératif.</p>
<p><em><strong>- Des observateurs politiques  voient, dans le déballage des scandales de corruption, une lutte acharnée entre différentes factions du régime. Etes-vous de cet avis ? Quel est l’enjeu que cacherait cette bataille ?</strong></em><br />
La corruption est inséparable de l’exercice du pouvoir. Elle est à tous les niveaux et dans tous les domaines. Ce qui ne peut être étouffé c’est ce grand nombre de prédateurs qui échappent à la justice. Il est temps d’ouvrir un débat sur l’impunité. L’Algérie est le pays des nantis, des privilégiés qui profitent de l’opacité de la gestion des revenus pétroliers pour détourner des sommes importantes, couverts par la justice qui courbe l’échine sous le joug des puissants. Dans un pays où la corruption gangrène la justice, l’impunité demeure reine. La corruption ronge le pouvoir et particulièrement les proches du Président. Deux anciens ministres de la Justice, l’un est ancien président du Conseil constitutionnel, l’autre président en titre, proches du Président sont susceptibles d’être poursuivis en justice pour corruption. C’est une situation intolérable, une banqueroute morale qu’il ne faut pas laisser passer sous silence. Il faut en finir avec l’ère  de la corruption du pouvoir.  Il y a des dirigeants compétents, très nombreux, et des juges au-dessus de tout soupçon, mais le fruit pourri dans le panier gâte le reste. Ils ont des dossiers les uns sur les autres, se tiennent et se conditionnent mutuellement. Le Président, qui n’accepte pas d’être critiqué, contredit, ne supporte ni contradiction, ni rival potentiel, même pas le DRS qui l’a porté au pouvoir et l’a maintenu envers et contre tous en 2004 et en 2009, a perdu la bataille. Il dispose de l’argent – nerf de la guerre – mais le général de corps d’armée, Mohamed Mediène, dit Toufik, a l’arme fatale : les colonels. Après les règlements de comptes, les comptes.</p>
<p><em><strong>- Comment analysez-vous les rapports de force entre les différents centres de pouvoir ? Le Département du renseignement et de la sécurité a-t-il la main haute sur le pouvoir et d’autres secteurs de la société ?</strong></em><br />
La vraie filière pour accéder au pouvoir passe par l’armée. Porté au pouvoir par l’armée, Bouteflika affirme son autonomie de décision et refuse d’être son otage ou son exécutant. Il veut se libérer des faiseurs de rois qui l’ont fait roi. Il dit qu’il est le seul centre de décision. Il évoque haut et fort que le pouvoir c’est lui et personne d’autre. Il ne se définit pas comme le protégé de l’armée, mais comme son protecteur. Il a instauré le culte de la personnalité, fait orchestrer les éloges qui mettent en relief la justesse de ses décisions, la profondeur de ses analyses, la population ayant seulement le droit de l’applaudir, le devoir de l’acclamer. Il a réduit la télévision à la seule fonction de reproduire ses discours. Il a accentué le système de cooptation et de copinage en vigueur sous le FLN, parti unique. Il ne tolère aucune opposition sauf quand elle se soumet et devient celle du pouvoir.  Les rapports de force ne favorisent pas une issue démocratique. L’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui fait partie de ceux qui mangent le fromage et le dessert après le repas, a parlé un mois après les élections législatives pour dire : «L’échec est collectif.» C’est un aveu d’échec politique, économique, social et culturel. Terminus, tout le monde descend, le Président en tête. Il faut partir ensemble ou les uns après les autres. Les trois leaders de la majorité présidentielle, Belkhadem, Ouyahia et Soltani sont partis.</p>
<p>Le tour du Président est venu. Pour gagner la confiance des masses populaires, il faut donner l’exemple, vivre avec elles et comme elles. L’impertinence, cette forme douce de rébellion, pour peu qu’elle serve une cause généreuse, ouvre un chapitre d’écoute efficace. Heureux ceux qui n’attendent rien du pouvoir, car ils ne seront pas déçus. Des courants profonds et divergents qui ne relèvent pas du secret divisent la société. L’armée est partie prenante dans le jeu politique. Le débat sur elle, qu’il faut ouvrir, car il est le chemin de sortie de crise, fait peur à ceux qui s’en méfient comme à ceux qui s’en réclament, car ce débat est explosif. Un coup d’Etat est toujours la conséquence d’un échec militaire que l’armée n’arrive pas à réparer. Les présidents changent, passent et parfois trépassent, mais l’armée demeure. L’Algérie n’a pas fait l’économie du pouvoir militaire, mais est-ce seulement une étape ? La démission forcée des présidents Chadli et Zeroual pose de manière brutale le problème du rôle politique de la hiérarchie militaire, des décideurs de l’armée. La pérennité du système politique est confortée par la rente pétrolière. Les tensions s’avivent au sommet de l’Etat.</p>
<p>Des courants profonds divisent le sérail. Il y a des différences réelles, profondes stratégiques au sommet de l’Etat. La confrontation, qui n’est pas encore frontale mais diffuse entre l’armée et le Président,  fait d’eux des adversaires déclarés ou virtuels. Le DRS, qui est présent partout et dispose des relais dans la société civile, préserve ses prérogatives politiques. Il détient le pouvoir et exerce son influence sur la vie publique. Il a pris la grave responsabilité, lourde de conséquences de porter à la magistrature suprême, en avril 1999, Bouteflika. Va-t-il participer ou installer une République fondée sur une démocratie juridique qui consacrerait le régime de l’Etat de droit ? La lutte pour la succession de Bouteflika est ouverte, mais tout est bloqué. Aucune initiative n’est prise.</p>
<p><em><strong>- L’aspiration au changement démocratique est puissante chez les Algériens, mais elle n’arrive toujours pas à trouver sa traduction politique. Pourquoi, selon vous, les forces d’opposition démocratique peinent à construire un projet politique capable de rendre possible le changement ?</strong></em><br />
Il règne un climat d’incertitude, de doute et d’interrogations chez les Algériens qui cherchent à réunir une société profondément divisée par ses antagonismes politiques et sociaux, pour dégager une réflexion commune élaborée avec une grande ouverture d’esprit, passage obligé pour rassembler et mobiliser des énergies démocratiques. Des voix écoutées par le peuple doivent parler pour rassembler les énergies populaires qui vont dans le sens du changement démocratique, parce qu’il s’agit d’abord de leur combat qui peut donner un peu de relief à l’absurdité de notre condition et des chances raisonnables de le réussir. Tous ceux qui par des chemins différents partagent les mêmes valeurs, la souveraineté du pays et la citoyenneté et poursuivent le même objectif, la démocratie doivent se retrouver. Le crépuscule qui s’étend sur le pouvoir entrevoit l’aube de la démocratie. Devons- nous subir l’avenir, l’assumer ou le prendre en charge ? Aux dérives graves du pouvoir, il n’y a pas d’autre solution que l’opposition dans un front démocratique. L’opposition est une espérance pour l’avenir. L’obligation politique est de militer ave détermination pour l’avenir. Nous sommes dans une impasse qui perdure et exaspère et nous voulons en sortir. Il est du devoir des Algériens de tout mettre en œuvre pour créer une volonté commune, d’agir ensemble. En tout temps et en tout lieu, la démocratie est un programme commun des opposants. Comment unifier l’opposition qui étale au grand jour ses divisions ? Elle ne doit pas se présenter en ordre dispersé, dépasser ses divisions et réaliser une stratégie commune, un consensus réel et non de façade. Que les courageux se lèvent et appellent au rassemblement. Un courant rassembleur et unitaire, novateur et constructeur, exige la cohésion de la ligne politique. Le pays est malade d’une opposition en miettes et impuissant. C’est la méthode de chacun pour soi et surtout pour moi qui prévaut. Il faut changer de système politique et de pouvoir pour sauver l’Algérie. La jeunesse, qui est une alternative démocratique à la vieille génération politique, est seule capable de transformer la société par sa détermination, sa compétence, la somme de sincérité, d’idéalisme et d’intégrité qui l’anime.</p>
<p><em><strong>- Comment voyez-vous le passage du système autoritaire vers un Etat de démocratie ?</strong></em><br />
Les Algériens n’ont plus confiance en leur système politique constitutionnel qui n’a aucune légitimité démocratique. La verticalité du pouvoir fait du président un pharaon. Il faut avoir le courage et la volonté de faire face aux errements d’un pouvoir dictatorial. Les Algériens se battent et débattent pour la fin de la dictature pour la démocratie, la liberté et la justice. En tant que sujets cherchant à devenir des citoyens, les Algériens doivent se battre toujours par les moyens légaux, pacifiques pour se libérer de la dictature. Rappeler aux Algériens que défendre la démocratie est un acte citoyen.</p>
<p>Il faut libérer le pays de la dictature pour établir la souveraineté populaire et la citoyenneté. La personne humaine ne peut avoir des droits là où elle n’est pas élevée d’abord à la citoyenneté  politique. L’opinion publique doit comprendre, approuver et soutenir l’avenir fait de démocratie, de liberté et de justice, inscrit dans le présent. Le crépuscule qui s’étend sur le pouvoir entrevoit l’aube de la démocratie. Le passage vers un système démocratique se fera par une transition pour éviter la violence. Les acteurs seront les jeunes (filles et garçons). Cela implique d’appeler au pouvoir deux générations de l’après-indépendance issues du militantisme qu’il soit politique, syndical, associatif ou humanitaire. La place de la femme, sa citoyenneté entière et l’égalité de ses droits sont les conditions essentielles de la modernisation. Comme aux moments clés de l’histoire de l’Algérie, ils faut poser des actes forts et fondateurs et installer à la tête du pays un leader ayant des relations fortes avec les Algériens.</p>
</div>
<h5>Hacen Ouali</h5>
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		<title>Depuis quand la santé d’un Président est liée à la sécurité de l’Etat ?</title>
		<link>http://lequotidienalgerie.org/2013/05/19/depuis-quand-la-sante-dun-president-est-liee-a-la-securite-de-letat/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 17:54:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actuel (3)]]></category>

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		<description><![CDATA[In Algérie-Focus Par Abdou Semmar  &#124; mai 19, 2013 4:59   En Algérie, la vie est pleine d’absurdités qui peuvent avoir l’effronterie de paraître invraisemblable. Tout un pays est  suspendu à l’état de santé d’un seul homme. Celui-ci est, certes, Président de la République, mais il demeure un homme, un mortel dont la mort ou la survie [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>In Algérie-Focus</div>
<div></div>
<div>Par <a title="Articles par Abdou Semmar" href="http://www.algerie-focus.com/blog/author/abdou1/" rel="author">Abdou Semmar</a>  | mai 19, 2013 4:59</div>
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</div>
<hr />
<p><strong><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Etat-de-Droit.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-28004" alt="Etat de Droit" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Etat-de-Droit.jpg" width="380" height="285" /></a>En Algérie, la vie est pleine d’absurdités qui peuvent avoir l’effronterie de paraître invraisemblable. Tout un pays est  suspendu à l’état de santé d’un seul homme. Celui-ci est, certes, Président de la République, mais il demeure un homme, un mortel dont la mort ou la survie ne constitue aucunement une porte de secours pour un Etat déliquescent incapable de faire face aux défis que lui posent l’avenir et le présent.</strong></p>
<p>Une déliquescence qui n’a guère empêché les autorités de poursuivre en justice un directeur de presse pour avoir révélé des informations sur la sacro-sainte santé du Chef de l’Etat.  Hicham Aboud, directeur des deux publications, « Mon journal » et « Djaridati », sera inculpé par le parquet d’Alger pour atteinte à la sécurité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national. La décision est tombée comme un couperet. Hicham Aboud encourt donc de graves sanctions au regard des charges qui pèsent sur lui. Il pourrait même aller en prison. Oui, la prison juste pour avoir publié un article sur la santé du Président. Un crime de lèse-majesté.</p>
<p>De la prison pour toute personne qui ose affirmer que l’état de Santé de Bouteflika s’est gravement détérioré. Cela se passe en 2013 et en Algérie : la personne de Bouteflika est devenue sacrée dans notre pays.  En effet, depuis presque 5 ans, l’Algérie est synonyme de Bouteflika, de maladie, cancer, hospitalisation, Val-de-Grâce et période de repos. L’Algérie est gérée comme une clinique où la maladie fait office de loi. Quant au peuple, il est considéré comme un patient incapable d’être autonome. L’Algérie, un pays stationnaire où le médical détermine tout et s’impose en référence absolue. Et cette hystérie collective autour de la maladie de Bouteflika est devenue presque une religion nationale. Il ne faut donc pas demander des explications, ni exiger des comptes à l’Etat qui cultive le secret autour de la santé du premier magistrat du pays. Un secret inviolable et gare à celui, ou celle, qui ose s’aventurer dans ce domaine miné par l’interdit et la censure. Le parquet d’Alger est intervenu rapidement pour rappeler cette vérité amère aux Algériens. Ni les scandales de corruption, ni les affaires de détournements de deniers publics, ni les révélations fracassantes de la presse italienne sur les scandales Sonatrach 1 et 2 n’ont réussi à réveiller les juges du tribunal d’Alger de leur torpeur. Il leur a fallu de simples déclarations de Hicham Aboud sur France 24 pour se rappeler que la sécurité de l’Etat est un combat à mener. Il leur a suffi qu’un directeur de presse parle publiquement de la détérioration de la santé d’un homme, fut-il président, pour que ces juges se souviennent de l’intégrité territoriale de l’Algérie.</p>
<p>Une intégrité violée à maintes reprises par les corrompus et les corrupteurs qui ont occupé de hautes fonctions dans le gouvernement. Une intégrité foulée aux pieds par ces ministres, députés, militaires et hauts commis de l’Etat avec leurs agissements mafieux. Mais tous ces gens-là, le parquet d’Alger ne semble pas vouloir les inculper. Non, il est très occupé à veiller sur l’état de santé du Chef de l’Etat. Un tribunal médicalisé et sans âme pour un pays sans justice et sans égalité.</p>
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		<item>
		<title>URGENT : le parquet d&#8217;Alger ordonne des poursuites judiciaires contre Aboud Hichem</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 16:49:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Santé de Bouteflika : le parquet d&#8217;Alger ordonne des poursuites judiciaires contre Aboud Hichem El Watan le 19.05.13 &#124; 16h05   Le parquet général près la cour d&#8217;Alger a ordonné  des poursuites judiciaires à l&#8217;encontre d&#8217;Aboud Hichem, directeur de la publication  des quotidiens &#171;&#160;Djaridati&#160;&#187; et &#171;&#160;Mon journal&#160;&#187; pour &#171;&#160;atteinte à la sécurité de  l&#8217;Etat, à l&#8217;unité [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Aboud-Hichem.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-28002" alt="Aboud Hichem" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Aboud-Hichem.jpg" width="402" height="530" /></a>Santé de Bouteflika : le parquet d&rsquo;Alger ordonne des poursuites judiciaires contre Aboud Hichem</h1>
<div><a title="Taille du texte normale" href="http://www.elwatan.com/actualite/sante-de-bouteflika-le-parquet-d-alger-ordonne-des-poursuites-judiciaires-contre-aboud-hichem-19-05-2013-214302_109.php#"><img alt="Taille du texte normale" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a><a title="Agrandir la taille du texte" href="http://www.elwatan.com/actualite/sante-de-bouteflika-le-parquet-d-alger-ordonne-des-poursuites-judiciaires-contre-aboud-hichem-19-05-2013-214302_109.php#"><img alt="Agrandir la taille du texte" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a></div>
<p>El Watan le 19.05.13 | 16h05 <a> <a title="wikio" href="http://www.wikio.fr/vote?url=http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Factualite%2Fsante-de-bouteflika-le-parquet-d-alger-ordonne-des-poursuites-judiciaires-contre-aboud-hichem-19-05-2013-214302_109.php" target="_blank"><img alt="" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a> <a title="Facebook" href="http://www.facebook.com/share.php?u=http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Factualite%2Fsante-de-bouteflika-le-parquet-d-alger-ordonne-des-poursuites-judiciaires-contre-aboud-hichem-19-05-2013-214302_109.php" target="_blank"><img alt="" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a> <a title="Twitter" href="http://twitter.com/timeline/home?status=Lu%20sur%20%40elwatan%20Sant%C3%A9+de+Bouteflika+%3A+le+parquet+d%27Alger+ordonne+des+poursuites+judiciaires+contre+Aboud+Hichem%20http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Factualite%2Fsante-de-bouteflika-le-parquet-d-alger-ordonne-des-poursuites-judiciaires-contre-aboud-hichem-19-05-2013-214302_109.php" target="_blank"><img alt="" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a> <a title="Diggit" href="http://www.digg.com/submit?phase=2&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Factualite%2Fsante-de-bouteflika-le-parquet-d-alger-ordonne-des-poursuites-judiciaires-contre-aboud-hichem-19-05-2013-214302_109.php" target="_blank"><img alt="" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a></a></p>
<p>Le parquet général près la cour d&rsquo;Alger a ordonné  des poursuites judiciaires à l&rsquo;encontre d&rsquo;Aboud Hichem, directeur de la publication  des quotidiens &laquo;&nbsp;Djaridati&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Mon journal&nbsp;&raquo; pour &laquo;&nbsp;atteinte à la sécurité de  l&rsquo;Etat, à l&rsquo;unité nationale et à la stabilité et au bon fonctionnement des institutions&nbsp;&raquo;.</p>
<div id="texte">
<p>&laquo;&nbsp;Suite aux propos tendancieux tenus sur certaines chaînes d&rsquo;information  étrangères, dont France 24, par le dénommé Aboud Hichem, sur l&rsquo;état de santé  du président de la République selon lesquels il se serait dégradé allant jusqu&rsquo;à  déclarer que le chef de l&rsquo;Etat serait dans un état comateux, et compte tenu  de l&rsquo;impact négatif direct de ces rumeurs sur l&rsquo;opinion publique nationale et  internationale et eu égard au caractère pénal de ces propos infondés, le parquet  général près la cour d&rsquo;Alger a ordonné des poursuites judiciaires à l&rsquo;encontre  du concerné pour atteinte à la sécurité de l&rsquo;Etat, à l&rsquo;unité nationale et à  la stabilité et au bon fonctionnement des institutions&nbsp;&raquo;, précise un communiqué  de presse du parquet.</p>
<p>Il est à rappeler que les deux  journaux de cet éditeur  ont été interdits de parution ce dimance suite  à un dossier sur l’état de santé de Bouteflika. Lire la genèse de cette affaire <a href="http://www.elwatan.com/actualite/en-raison-d-un-dossier-sur-l-etat-de-sante-de-bouteflika-monjournal-et-djaridati-interdit-de-parution-18-05-2013-214219_109.php">ici</a>.</p>
</div>
<h5>El Watan avec APS</h5>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La prime du Sud et  les affres de l&#8217;Algérie</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 13:41:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Zoom]]></category>

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		<description><![CDATA[Dou Djamel « L&#8217;histoire humaine devient de plus en plus une course entre l&#8217;éducation et la catastrophe ». H.G. Wells Les Wilayas du Sud et quelques unes de celles des hauts plateaux sont témoins d&#8217;une  série de grèves dans presque tous les secteurs et spécialement celui de l&#8217;éducation, tous niveaux  confondus, du primaire a l&#8217;université. Ce qui [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p dir="RTL" align="center">
<p dir="RTL" style="text-align: left;" align="center"><b>Dou Djamel<a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/université-Blida.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-27999" alt="université Blida" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/université-Blida.jpg" width="720" height="540" /></a></b></p>
<p dir="RTL" align="center">
<p align="center"><b>« L&rsquo;histoire humaine devient de plus en plus une course entre l&rsquo;éducation et la catastrophe ».</b></p>
<p dir="RTL" align="center"><a href="http://www.goodreads.com/author/show/880695.H_G_Wells">H.G. Wells</a></p>
<p dir="RTL" align="center">
<p>Les Wilayas du Sud et quelques unes de celles des hauts plateaux sont témoins d&rsquo;une  série de grèves dans presque tous les secteurs et spécialement celui de l&rsquo;éducation, tous niveaux  confondus, du primaire a l&rsquo;université.</p>
<p>Ce qui a amené ces secteurs à entrer dans la chaîne des revendications hebdomadaires c&rsquo;est la prime du sud et ce qui s&rsquo;y rapporte.</p>
<p>Cette prime spécifique est calculée sur le salaire de base et est servie dans les villes du sud et    certaines villes des hauts plateaux.</p>
<p>Je ne vais pas ici discuter des sources et causes de la loi qui institue cette prime , mais le fait est que l’État algérien par le biais de son gouvernement l&rsquo;outrepasse depuis  qu&rsquo;il a consenti des augmentations  de salaires, soit à compter de 2008 et avant.</p>
<p>Bien que les primes du sud se calculent sur la base d&rsquo;une même référence qui est le salaire de base, elles sont  restées assujetties aux anciens  salaires de base et n&rsquo;ont été appliquées qu&rsquo;a ceux désignés comme cadres supérieurs dont    les directeurs exécutifs , walis , chefs de dairas, secrétaires généraux, présidents d&rsquo;assemblées&#8230;etc</p>
<p>Ce qui m&rsquo;a amené à écrire cet article ce n&rsquo;est pas la l&rsquo;existence en double palier des normes qu&rsquo;appliquent les gouvernements algériens. L&rsquo;enseignant et le professeur sont à la queue  de leurs priorités. Mais ce qui m&rsquo;interpelle en tant que professeur  d&rsquo;université et comme citoyen algérien, c&rsquo;est ce souffle et ce mouvement sans précédent que connaît le secteur de l&rsquo;éducation de façon spécifique, en  raison de cette prime. En dehors de la valeur de celle-ci et de la justesse  de sa revendication de même qu&rsquo;en ce qui à trait à l&rsquo;opacité  qui touche au choix du moment ou le problème est posé, bien que son origine  date  de plusieurs années.</p>
<p>Je n&rsquo;aborderai pas la question des salaires et des primes dans tous les secteurs, mais concentrerai mes efforts   sur l&rsquo;enseignement supérieur du fait de  mon appartenance à ce secteur depuis de longues années. De par mon expérience    personnelle, je peux résumer mon  témoignage dans ce qui suit :</p>
<ul>
<li>Depuis plus de deux décennies les réclamations de la famille universitaire représentée par son syndicat, le CNES, se sont concentrées de façon spécifique sur le logement et l&rsquo;habitat. Cela a été longuement le justificatif de nombreux enseignants dans la baisse du niveau pédagogique des cours prodigués et de l&rsquo;absence de recherche scientifique.</li>
<li>Durant ces deux décennies les professeurs d&rsquo;université se sont scindés en trois groupes . Le premier groupe a fait le choix de l&rsquo;émigration pour une raison ou une autre . Le deuxième groupe à choisi de rester en Algérie et de continuer à consentir des dons pédagogiques et scientifiques et n&rsquo;a pas failli ni arrête de faire don de pédagogie et de science, sans tenir compte de salaire ou de crise de logement, la majorité de ce groupe ne s&rsquo;est pas enrôlée dans une activité syndicale ou participé à des confrontations et il leur était loisible d&rsquo;émigrer eux aussi, mais la logique de la majorité d&rsquo;entre eux, de ceux que je connais, est que si une valeur part, elle est remplacée par un élément défaillant.   Le troisième groupe qui constitue hélas la majorité aujourd&rsquo;hui, est composé de gens qui prennent presque tous pour cause de leur insuffisance pédagogique et de l&rsquo;absence de production scientifique de leur part, un seul motif qui est l&rsquo;insuffisance de moyens matériels.</li>
<li>Je peux dire que depuis plus d&rsquo;une décennie le  salaire d&rsquo;un professeur d&rsquo;université et spécialement les détenteurs du diplôme de doctorat, était suffisant jusqu&rsquo;à un certain point, je ne dirais peut pas  qu&rsquo;il pouvait assurer une vie digne mais la limite de la suffisance  était atteinte. Mais depuis les dernières augmentations survenues depuis 2008 le salaire du professeur universitaire et spécialement les détenteurs de diplômes de doctorat (les hauts grades) ce salaire atteint les 20.000 D.A et n&rsquo;est pas en dessous de 11.000 D.A</li>
<li>Depuis plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années le ministère de l&rsquo;enseignement supérieur a mis en place des centaines de laboratoires de recherche scientifique dans lesquels activent des dizaines de milliers de professeurs universitaires et des sommes considérables y ont été affectées, mais selon une statistique que j&rsquo;ai élaborée en recourant à la base de données de l&rsquo;institution américaine (NSF : National Science Foundation) la moyenne de production d&rsquo;un laboratoire unique n’excède pas par année la moitié d&rsquo;un article scientifique publié en dehors des normes de qualité bien entendu.   De même que le ministère à institué une prime mensuelle à tout professeur qui fait partie d&rsquo;un groupe de recherche qui est appelée prime de recherche mais ce qui arrive c&rsquo;est que la majorité des professeurs se sont transformés en chercheurs de cette prime et le concept s&rsquo;est inversé et au lieu d&rsquo;y accéder pour faire de la recherche scientifique beaucoup font de la recherche scientifique pour accéder à la prime et une grande différence existe entre les deux logiques.</li>
<li>Tous les professeurs que j&rsquo;ai connus et qui arboraient le signe de déchéance du niveau de l&rsquo;enseignement et de la recherche scientifique en Algérie n&rsquo;ont pas vu changer leur offre pédagogique et scientifique après que  leurs salaires furent élevés à des multiples de ce qu&rsquo;ils étaient,  bien plus, il y en a parmi eux   qui ont épousé des collègues et le salaire du ménage (professeurs) fait ainsi plus de 300.000 dinars/mois. Encore pire, je connais des professeurs qui n&rsquo;enseignent pas du tout ou enseignent deux heures par semaine, n&rsquo;effectuent aucune recherche scientifique et perçoivent 200,000 dinars par mois..</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>La preuve est que malgré les laboratoire qui ont fleuri un peu partout et sans précédent, la résultante est que l&rsquo;enseignement supérieur et la recherche scientifique ainsi que l&rsquo;enseignement général, n&rsquo;ont jamais connu autant de décrépitude et de recul de niveau comme ils l&rsquo;ont observé durant les deux dernières décennies et surtout la toute dernière. Restreindre la crise de l&rsquo;enseignement au domaine matériel est pour moi une absence de raison et une négation de réalités existantes. Si les salaires et les logements décents pouvaient créer des savants et faire renaître l&rsquo;enseignement, nous aurions constaté un réveil scientifique dans les pays du golfe, puisque le salaire d&rsquo;un professeur là bas peut lui permettre non seulement de  vivre dans l&rsquo;opulence mais d&rsquo;avoir une femme de ménage et un chauffeur ou plus. Et totalement à l&rsquo;inverse de cela je connais des groupes de recherche en Géorgie qui travaillent dans des conditions extrêmes de difficulté et il n&rsquo;existe sur le site de leur travail même pas de chauffage, leurs salaires n&rsquo;excèdent pas ceux de leurs collègues algériens mais leur production scientifique dépasse celui de toute université arabe en qualité et en quantité ( J&rsquo;ai entendu cette information en 2004 de la bouche du coordonnateur de la coopération extérieure du centre international de physique théorique (ICTP) lorsqu&rsquo;il s&rsquo;adressait à quelques professeurs et chercheurs arabes qui se sont plaint de leurs conditions matérielle et de vie).</p>
<p>Je ne suis pas contre le fait de réclamer un salaire et une vie décentes pour l&rsquo;enseignant, je la considère plutôt comme un droit à tout citoyen algérien, de même que je ne prétends pas refuser l&rsquo;augmentation de mon salaire. Je ne suis pas non plus en train d&rsquo;accuser tous mes collègues de recul dans leur travail. Je ne me disculpe pas de carences, également. J&rsquo;ai conscience que la justice est absente dans ce pays et qu&rsquo;il y a dans d&rsquo;autres secteurs ceux qui perçoivent des multiples du salaire d&rsquo;un professeur et de l&rsquo;enseignant alors qu&rsquo;ils ne méritent même pas le dixième de ce salaire. Mais ce que j&rsquo;ai espéré et alors que l’Algérie passe par cette étape grave, c&rsquo;est que les revendications des élites, professeurs d&rsquo;université, professeurs et enseignants, se hissent au niveau de la crise que subit l&rsquo;enseignement en Algérie, par son effritement continuel et accéléré et que leurs demandes se focalisent sur une refonte totale de l&rsquo;organisation de la formation et la sauvegarde de ce qui peut être sauvegardé avant que nous atteignons le seuil de non retour ( Et j&rsquo;affirme que nous n&rsquo;en sommes pas loin) et que tout le monde sache que toute augmentation dans les salaires et primes dans une économie de rente ne peuvent qu&rsquo;être des calmants pour un cancer avancé et que ces augmentations seront rapidement absorbées par   l&rsquo;inflation en quelques années ou quelques mois.</p>
<p>Je crois que beaucoup d&rsquo;enseignants et de professeurs ont constaté par eux même que les dernières augmentations de salaires n&rsquo;ont pas tardé à être totalement ou partiellement absorbées par les augmentations de prix car c&rsquo;est la nature de l&rsquo;économie de rente.</p>
<p>J&rsquo;ai espéré aussi que les professeurs d&rsquo;université réclament leur droit à la libre expression et à donner leur avis sur les questions de devenir de l&rsquo;enseignement et du pays et qu&rsquo;ils soient à l&rsquo;avant garde de la nation et qu&rsquo;ils restituent à l&rsquo;université son positionnement en tant que source de rayonnement, de leader de la société et de productrice de pionniers de la renaissance au lieu de la situation de décrépitude scientifique et morale dans lesquelles baignent les universités aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>Je suis convaincu que la crise de l’enseignement et de la recherche scientifique n&rsquo;a jamais été un jour la résultante du recul des salaires ou des conditions de vie seulement mais il y a des causes plus profondes et plus générales que les questions matérielles et qui doivent être classées à mon avis en fin de liste.</p>
<p>Et je peux presque garantir que la majorité des capacités nationales sincères dans le pays et à l&rsquo;extérieur, est prête à donner avec un moindre salaire et dans des conditions de vie matérielles plus mauvaises que celle ou était la famille enseignante durant les années 1990, mais à la condition que ces gens là trouvent un gouvernement qui porte un projet national de société et une vision totale afin de relever le secteur de l&rsquo;enseignement et de la recherche scientifique en Algérie et de sortir ce pays de sa léthargie.</p>
<p>Enfin je dis que je crains  qu&rsquo;après viendront des générations qui nous maudiront et maudiront cette élite d&rsquo;universitaires et de professeurs, De même que je m&rsquo;adresse à mes collègues professeurs en grève qui réclament les primes et augmentations de salaire et tous les collègues dans le pays : Croyons nous que l&rsquo;enseignement est encore une mission ? Nos universités et nos écoles ne se sont elles pas transformées en blocs de ciment pour entasser des centaines de milliers d&rsquo;étudiants et d&rsquo;élèves dont la majorité fait partie de la médiocrité ? Est il raisonnable que le silence des élites soit général alors qu&rsquo;elles voient l&rsquo;Algérie se faire enterrer et ce qu&rsquo;elle a construit durant une certaine période malgré sa modestie, être démoli ?  Et est ce que mes collègues croient que le travail que nous faisons aujourd&rsquo;hui mérite le  salaire  que nous percevons ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et ici, il serait peut être opportun que je rappelle à mes collègues, tout au moins à eux qui possèdent la foi ou au moins des restes de cette foi et qui croient en le licite et l&rsquo;illicite dans le sens religieux et en la baraka, l&rsquo;histoire suivante, peut être qu&rsquo;ils y trouveront un modèle et un ressourcement :</p>
<p>Un homme est venu voir l&rsquo;imam El Chafei et se plaint de son état. Il l&rsquo;informe qu&rsquo;il est employé et travaille pour 5 Dirhams et que son salaire ne lui suffit pas, L&rsquo;imam lui demande d&rsquo;aller réclamer à son employeur qu&rsquo;il diminue le salaire à 4 Dirhams et l&rsquo;homme s&rsquo;exécute bien qu&rsquo;il n&rsquo;aie pas compris les causes. Un certain temps, puis l&rsquo;homme revient et déclare à l&rsquo;imam que sa situation ne s&rsquo;est pas améliorée  et l&rsquo;imam de l&rsquo;inciter à réclamer de son employeur d&rsquo;enlever encore un Dirham, ce qu&rsquo;il fit. Après un certain temps la personne revient vers l&rsquo;imam et le remercie en affirmant que son salaire de 3 Dirhams recouvre tous ses besoins et qu&rsquo;il peut même épargner. Etonné, il réclame des explications à l&rsquo;imam qui lui dit que les 3 Dirhams constituaient son salaire dès le début et les deux Dirhams supplémentaires étaient non seulement indus mais en plus viciaient le salaire justifié et enlevaient la baraka de l&rsquo;ensemble et il à récité le vers suivant :</p>
<p><b>« L&rsquo;impur est adjoint au pur pour l&rsquo;augmenter</b></p>
<p><b>L&rsquo;impur est entré dans le pur et l&rsquo;a dispersé ».</b></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>19 mai 56 : grève des étudiants Algériens à l&#8217;appel de l&#8217;UGEMA</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 21:47:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Infos Nationales]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lequotidienalgerie.org/?p=27995</guid>
		<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160;   &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;   &#160; L&#8217;étudiant Amara Rachid avec  Abane Ramdane et des étudiantes faisant fonction d&#8217;infirmières au maquis. &#160; &#160; Une prière à la mémoire de tous ceux et toutes celles qui se sont sacrifiés pour arracher l&#8217;indépendance, hélas confisquée depuis. &#160; APPEL [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/abane-et-amara-rachid.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-27996" alt="abane et amara rachid" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/abane-et-amara-rachid.jpg" width="720" height="566" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><span style="color: #00ff00;"> </span></p>
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<p><span style="color: #00ff00;"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;étudiant Amara Rachid avec  Abane Ramdane et des étudiantes faisant fonction d&rsquo;infirmières au maquis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #00ff00;">Une prière à la mémoire de tous ceux et toutes celles qui se sont sacrifiés pour arracher l&rsquo;indépendance, hélas confisquée depuis.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>APPEL DE L&rsquo;UGEMA<br />
Etudiants algériens</p>
<p>Après l’assassinat de notre frère Belkacem Zeddour par la police française, après le meurtre de notre frère aîné le docteur Benzerdjeb, après la tragique fin de notre jeune frère Brahimi, du collège de Bougie, brûlé vif dans sa mechta incendiée par l’armée française pendant les vacances de Pâques, après l’exécution sommaire dans un groupe d’otages de notre éminent écrivain Réda Houhou, secrétaire de l’institut Ibn Badis de Constantine, après les odieuses tortures qu’on a fait subir aux docteurs Haddam de Constantine, Baba Ahmed et Tobbal de Tlemcen, après l’arrestation de nos camarades, Amara, Lounis, Saber et Taouti, aujourd’hui arrachés aux geôles de l’administration française, celle de nos camarades Ferrouki et Mahidi, après la déportation de notre camarade Mihi, après les campagnes d’intimidation contre l’Ugema, voici que la police nous arrache des mains, un matin à la première heure, notre frère Ferhat Hadjadj, étudiant en propédeutique et maître d’internat au lycée de Ben Aknoun, le torture, le séquestre pendant plus de dix jours (avec la complicité de la justice et de la Haute administration prévenues de son affaire), jusqu’au jour où nous apprenons, atterrés sous le coup de l’émotion, la nouvelle de son égorgement par la police de Djijelli, aidée de la milice locale.<br />
L’avertissement donné par notre magnifique grève du 20 janvier 1956 n’aura-t-il servi à rien ? Effectivement, avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres ! À quoi donc serviraient ces diplômes qu’on continue à nous offrir pendant que notre peuple lutte héroïquement, pendant que nos mères, nos épouses, nos sœurs sont violées, pendant que nos enfants, nos vieillards tombent sous les balles, les bombes, le napalm. Et nous, «les cadavres de demain», on nous offre d’encadrer quoi ? D’encadrer&#8230; les ruines et les monceaux de cadavres sans doute, ceux de Constantine, de Tébessa, de Philippeville, de Tlemcen et autres lieux appartenant déjà à l’épopée de notre pays. Notre passivité face à la guerre qu’on mène sous nos yeux nous rend complices des accusations ignobles dont notre vaillante Armée de libération nationale est l’objet. La fausse quiétude dans laquelle nous sommes installés ne satisfait plus nos consciences.<br />
Notre devoir nous appelle à d’autres tâches plus urgentes, plus coopératives, plus catégoriques, plus glorieuses.<br />
Notre devoir nous appelle à la souffrance quotidienne aux côtés de ceux qui luttent et meurent libres face à l’ennemi.<br />
Nous observons tous la grève immédiate des cours et examens pour une durée illimitée. Il faut déserter les bancs de l’université pour le maquis. Il faut rejoindre en masse l’Armée de libération nationale et son organisme politique le FLN. Étudiants et intellectuels algériens, pour le monde qui nous observe, pour la nation qui nous appelle, pour le destin héroïque de notre pays, serions-nous des renégats ?</p>
<p>Vive l’Algérie indépendante ! Gloire aux moudjahidine !</p>
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		<title>URGENT : Deux quotidiens, Mon Journal et Djaridati, interdits de parution</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 21:40:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[En raison d’un dossier sur l’état de santé de Bouteflika, Mon journal et Djaridati interdit de parution El Watan le 18.05.13 &#124; 22h19  Les deux quotidiens appartenant à Hicham Aboud, Monjournal et Djaridati, viennent d’être interdit de parution par le ministère de la communication, en raison d’un dossier consacré à l’état de santé de Bouteflika. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/censure.jpg"><img class="alignright size-large wp-image-27993" alt="censure" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/censure-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a>En raison d’un dossier sur l’état de santé de Bouteflika, Mon journal et Djaridati interdit de parution</h1>
<div><a title="Taille du texte normale" href="http://www.elwatan.com/actualite/en-raison-d-un-dossier-sur-l-etat-de-sante-de-bouteflika-mon-journal-et-djaridati-interdit-de-parution-18-05-2013-214219_109.php#"><img alt="Taille du texte normale" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a><a title="Agrandir la taille du texte" href="http://www.elwatan.com/actualite/en-raison-d-un-dossier-sur-l-etat-de-sante-de-bouteflika-mon-journal-et-djaridati-interdit-de-parution-18-05-2013-214219_109.php#"><img alt="Agrandir la taille du texte" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a></div>
<p>El Watan le 18.05.13 | 22h19 <a><a title="Diggit" href="http://www.digg.com/submit?phase=2&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Factualite%2Fen-raison-d-un-dossier-sur-l-etat-de-sante-de-bouteflika-mon-journal-et-djaridati-interdit-de-parution-18-05-2013-214219_109.php" target="_blank"><img alt="" src="http://www.elwatan.com/img/trans.gif" /></a></a></p>
<p>Les deux quotidiens appartenant à Hicham Aboud, Monjournal et Djaridati, viennent d’être interdit de parution par le ministère de la communication, en raison d’un dossier consacré à l’état de santé de Bouteflika.</p>
<div id="texte">
<p>Les numéros de dimanche 19 mai des quotidiens Monjournal et Djaridati, ont été saisi ce samedi soir à l&rsquo;imprimerie et interdit de parution, sur décision du ministère de la communication, qui a demandé à l&rsquo;éditeur de retirer les deux pages de chaque numéros, consacrées à Bouteflika.</p>
<p>Selon M Aboud, c’est l’imprimeur qui a alerté le ministère, lorsqu’il a découvert le dossier traitant de l’état de santé du président Bouteflika. M Aboud explique que ce dossier repose sur des informations vérifiées, faisant état de la détérioration de l&rsquo;état de santé du président qui serait dans « un coma profond qui pourrait durer des semaines ».</p>
<p>Le ministère de la communication a demandé à Hicham Aboud de retirer les deux pages, s’il voulait que son journal soit imprimé, ce qu’il a refusé de faire. « Techniquement, il était impossible de remplacer les deux pages, même si on le voulait » nous a déclaré l’éditeur.</p>
<p>Ce dernier trouve ridicule le comportement de l’imprimeur, qui a demandé au responsable de production du quotidien de signer une décharge dans laquelle il est mentionné que c’est l’éditeur qui refuse d’imprimer son journal.</p>
<p>C&rsquo;est le premier acte de censure et de saisie d&rsquo;un journal depuis plusieurs années. Cette situation prouve que le pouvoir ne sait plus comment gérer l&rsquo;information sur la santé du président.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<h5>Mourad Hachid</h5>
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		<title>La Mauritanie en tête des pays arabes en matière de liberté d&#8217;expression (rapport)</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 18:13:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[  Maghreb Emergent samedi 18 mai 2013 16:43 Le Réseau Arabe des Données sur les Droits de l&#8217;Homme a indiqué dans son rapport pour l&#8217;année 2013 intitulé: &#160;&#187; la liberté d&#8217;opinion et d&#8217;expression en Egypte et dans le Monde Arabe&#160;&#187; que la Mauritanie et le Liban occupent la première place en matière de liberté d&#8217;expression au [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<ul>
<li><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Presse.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-27990" alt="Presse" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Presse.jpg" width="131" height="114" /></a>  <a href="http://www.maghrebemergent.info/actualite/breves/fil-maghreb/itemlist/user/1537-maghrebemergent.html" rel="author">Maghreb Emergent</a></li>
<li>samedi 18 mai 2013 16:43</li>
</ul>
<h2></h2>
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<p>Le Réseau Arabe des Données sur les Droits de l&rsquo;Homme a indiqué dans son rapport pour l&rsquo;année 2013 intitulé: &nbsp;&raquo; la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression en Egypte et dans le Monde Arabe&nbsp;&raquo; que la Mauritanie et le Liban occupent la première place en matière de liberté d&rsquo;expression au niveau des pays arabes avec 65% chacun.</p>
<p>Les pourcentages des autres pays arabes ont varié entre 60 et 25%.</p>
<p>Le réseau précise, dans son rapport qui axe sur la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression, qu&rsquo;il a enregistré beaucoup d&rsquo;atteintes dans ce domaine tels que l&rsquo;exécution et l&rsquo;emprisonnement des journalistes, la censure d&rsquo;opinions et d&rsquo;autres actes limitant la liberté d&rsquo;expression.</p>
<p>AMI</p>
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]]></content:encoded>
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		<title>Les règlements de comptes entre gangs du régime se poursuivent !</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 18:05:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Algérie de la "Chekara"]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; http://www.maghrebemergent.info El Kadi Ihsane Algérie &#8211; NumidiaNews TV diffère la diffusion d’une enquête après des menaces de représailles &#160; &#160; La chaine privée algérienne de droit suisse, NumidiaNews TV, affirme avoir réunit dans une enquête de sa rédaction, des éléments «accablants» sur l’empire du transporteur privé Tahkout Mahieddine. La diffusion du sujet est en [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/barbouze1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-27988" alt="barbouze1" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/barbouze1.jpg" width="177" height="183" /></a>http://www.maghrebemergent.info</p>
<p>El Kadi Ihsane</p>
<h2>Algérie &#8211; NumidiaNews TV diffère la diffusion d’une enquête après des menaces de représailles</h2>
</div>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La chaine privée algérienne de droit suisse, NumidiaNews TV, affirme avoir réunit dans une enquête de sa rédaction, des éléments «accablants» sur l’empire du transporteur privé Tahkout Mahieddine. La diffusion du sujet est en stand by après des «coups de fil» menaçants.</p>
</div>
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p>La chaine de télévision privée, NumidiaNews TV, avant dernière née du paysage audio-visuel algérien, promet la prochaine diffusion d’une enquête rédactionnelle sur les pratiques du groupe du transporteur Tahkout Mahieddine, en dépit d’une série de coups de téléphone «que nous avons enregistrés», a affirmé à Maghreb Emergent une source proche de la rédaction qui a souhaité garder l’anonymat. «Nous avons été menacés de disparition pure et simple, d’être brûlés et de voir nos enfants kidnappés», a déclaré cette source, «mais cela ne nous intimide pas. Nous allons diffuser notre enquête très bientôt. D’ailleurs une plainte contre X a été déposée en Suisse par le propriétaire de la chaine Mohamed Khadir». Contacté par Maghreb Emergent, le chargé de la communication du groupe Tahkout (TM), M. Bellounis, a affirmé n’avoir aucun lien avec cette affaire, en particulier avec les menaces reçue par NumidiaNews TV. «Notre patron est actuellement absent et nous nous ne sentons pas concernés par ce qu’affirme cette chaine de télévision», ajoute M. Bellounis.</p>
<p>Deux faits d’actualité auraient, selon la source de NumidiaNews TV, déclenché la décision de conduire une enquête sur le groupe Tahkout : «nous avons reçu la visite d’une délégation de syndicats étudiants qui se plaignaient des conditions de vie. Il a été beaucoup question du mauvais fonctionnement du transport assuré par l’entreprise de Tahkout. Nous avons mis un journaliste sur cette piste et nous avons découvert qu’il y avait un écart inexpliqué entre le nombre de bus revendiqués par TM et le nombre réellement assurés. Le premier est de 6000 et le second de 1800». L’autre évènement qui a poussé, selon cette source, NumidiaNews TV à s’intéresser au groupe TM est le conflit juridique avec l’assureur Alliance assurance «qui nous a appris que le groupe de Tahkout avait déjà un conflit du même genre pour non paiement avec la CNMA et avec la GAM assurance». Notre source ne nous dit pas si elle a enquêté à charge et à décharge dans son travail et si donc elle a sollicité le point de vue de Mahieddine Tahkout sur les différents dossiers évoqués. «Personne ne nous a contacté pour nous écouter», confirme de son côté M. Bellounis, pour le groupe TM.</p>
<p>Une escalade avec l’affaire du kidnapping manqué</p>
<p>Les «investigations» de NumidiaNews TV auraient porté sur les activités à l’international du groupe TM, non connues par le fisc et la Banque d’Algérie, les changements périodiques de registre de commerce du groupe et un supposé trafic sur les vignettes de la flotte de bus. Autant de questionnements sérieux mais assez fréquents dans la presse algériennes sur lesquels le groupe TM devrait pouvoir réagir si l’enquête venait à être diffusée comme promis par la télévision privée. Mais les évènements ont pris la tournure de l’escalade depuis la série de coup de téléphones menaçants la direction de NumidiaNews TV des pires représailles en cas de diffusion du sujet sur TM. Celle-ci a décidé, semble-t-il sous le coup de l’émotion, d’établir un lien entre les menaces de kidnapping et une autre affaire, celle de la tentative de rapt dont a été l’objet le jeune enfant de Hassan Khelifati, le Président du conseil d’administration d’Alliance Assurance, compagnie en conflit avec Tahkout Mahieddine pour une affaire d’impayés. Un bandeau déroulant diffusé sur NumidiaNews TV a affirmé que l’enquête sur la tentative de kidnapping du fils de Khelifati s’orientait vers un transporteur. Une grave accusation que la chaîne a retirée rapidement de son antenne après, selon nos sources, une intervention de la DGSN en charge de l’enquête. Mohamed Khadir le directeur général gérant de NumidiaNews TV est un diplomate algérien qui assurait différentes missions auprès des Nation-Unis, ce qui l’a amené à s’établir à Genève. Le directeur exécutif de NumidiaNews TV à Alger est Samer Riad, un ancien journaliste d’El Khabar. NumidiaNews TV a déboulé dans le paysage télévisuel algérien il y a huit mois, en prenant les fréquences satellitaires de Chourouk TV, passée ailleurs.</p>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>Revisitez l&#8217;Histoire, messieurs les imposteurs !</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 10:05:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Zoom]]></category>

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		<description><![CDATA[Salah-Eddine SIDHOUM La mort du criminel contre l&#8217;Humanité argentin Videla  m&#8217;offre l&#8217;occasion pour dire et rappeler aux aventuriers et autres imposteurs qui ont pris en otage notre Algérie, la considérant comme un butin de guerre : Le tribunal de l’Histoire a irrémédiablement et sévèrement condamné votre système. Dans votre entêtement et votre attachement névrotique au pouvoir, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Algérie6.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-27986" alt="Algérie6" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Algérie6.jpg" width="331" height="292" /></a>Salah-Eddine SIDHOUM</p>
<p>La mort du criminel contre l&rsquo;Humanité argentin Videla  m&rsquo;offre l&rsquo;occasion pour dire et rappeler aux aventuriers et autres imposteurs qui ont pris en otage notre Algérie, la considérant comme un butin de guerre :</p>
<p>Le tribunal de l’Histoire a irrémédiablement et sévèrement condamné votre système. Dans votre entêtement et votre attachement névrotique au pouvoir, vous courez non seulement à votre perte mais à celle de toute la Nation. Oubliez un instant vos containers sur les ports et vos comptes Outre-Méditerranée. Regardez la réalité en face et soyez un moment lucides, le temps d’une courte réflexion. Revisitez l’Histoire. Que sont devenus tous les régimes qui ont fondé leur pouvoir sur l’injustice et le mépris de leurs peuples ? Que sont devenues toutes les dictatures sud-américaines ? Qu’est devenu l’empire totalitaire soviétique, la monarchie iranienne, la dictature chilienne, la folklorique djamahiriya libyenne, le régime policier tunisien ? Que sont devenus les Bokassa, Mobutu, Mengistu, Vidéla, Duvallier, Papadopoulos, Rédha Pahlavi, Ceauscescu, Pinochet, Salazar, Caetano, Stroessner, Marcos, Suharto, Gueddafi, Benali et autres despotes qui avaient terrorisé leurs peuples ? N’avaient-ils pas eux aussi la force des armes et de l’argent ? Et pour certains l’intelligence en plus ? Aviez-vous songé un seul moment au sort que leur a réservé l’Histoire ?</p>
<p>Votre régime est appelé à disparaître. Il durera peut-être encore quelque temps, le temps pour vous de ruminer les illusions de pérennité de votre pouvoir mais aussi et surtout le temps de comptabiliser vos crimes et méfaits contre votre propre peuple, avant de répondre tôt ou tard de vos actes. Dois-je vous rappeler qu’ « Il ne suffit pas de prendre un fusil pour devenir le maître légitime d’un pays ».</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L&#8217;ex-dictateur argentin Videla est mort en prison.</title>
		<link>http://lequotidienalgerie.org/2013/05/17/lex-dictateur-argentin-videla-est-mort-en-prison/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 19:27:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction LQA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Révolte des opprimés]]></category>

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		<description><![CDATA[http://www.lefigaro.fr Par Alice Pouyat Publié le 17/05/2013 à 19:12 &#160; Condamné à la prison à perpétuité pour l&#8217;enlèvement de bébés d&#8217;opposants, l&#8217;ancien général avait dirigé de 1976 à 1983 une junte militaire responsable de la disparition de 30.000 personnes C&#8217;est l&#8217;un des principaux protagonistes et théoriciens de la dernière dictature argentine (1976-1983) qui s&#8217;est éteint, vendredi matin. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<article itemprop="mainContentOfPage" itemscope="" itemtype="http://schema.org/Article">
<div>
<p><span style="font-size: 26px;"><b><a href="http://www.lefigaro.fr/"><a href="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Videla.jpg"><img class="alignright size-large wp-image-27983" alt="Videla" src="http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2013/05/Videla-300x150.jpg" width="300" height="150" /></a>http://www.lefigaro.fr</a></b></span></p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>Par <a itemprop="name" href="http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/17/01003-20130517ARTFIG00659-l-ex-dictateur-argentin-videla-est-mort-en-prison.php#auteur">Alice Pouyat</a></li>
<li>Publié <time itemprop="datePublished" datetime="2013-05-17T19:12:55+02:00" data-ago="il y a  2 heures" data-original="le 17/05/2013 à 19:12">le 17/05/2013 à 19:12</time></li>
</ul>
</li>
</ul>
</div>
<div>
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<figcaption itemprop="description">&nbsp;</p>
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<p itemprop="about">Condamné à la prison à perpétuité pour l&rsquo;enlèvement de bébés d&rsquo;opposants, l&rsquo;ancien général avait dirigé de 1976 à 1983 une junte militaire responsable de la disparition de 30.000 personnes</p>
<div itemprop="articleBody">
<p>C&rsquo;est l&rsquo;un des principaux protagonistes et théoriciens de la dernière dictature argentine (1976-1983) qui s&rsquo;est éteint, vendredi matin. Jorge Rafael Videla, âgé de 87 ans, est décédé, de mort naturelle, à 6h30, dans la prison fédérale de Marcos Paz où il purgeait une peine de prison à perpétuité pour plusieurs crimes contre l&rsquo;humanité.</p>
<p>Fils de militaire, Jorge Videla a peu à peu gravi les échelons de l&rsquo;armée pour être nommé commandant en chef de l&rsquo;institution en 1975. L&rsquo;année suivante, le 24 mars 1976, il prend la tête d&rsquo;un putsch contre le gouvernement d&rsquo;Isabel Peron, aux côté d&rsquo;Emilio Massera et d&rsquo;Orlando Agosti. Pendant les cinq premières années de la dictature, c&rsquo;est lui qui dirige le pays. Commence alors une période sombre qui laisse encore de douloureuses traces en <a href="http://plus.lefigaro.fr/tag/argentine" target="">Argentine</a>.</p>
<h3>Plan d&rsquo;élimination des dissidents</h3>
<p>Pour réduire au silence l&rsquo;opposition de gauche, sans laisser d&rsquo;empreintes de ses exactions, la junte met en place un plan d&rsquo;élimination des dissidents. Selon les associations de défense des droits de l&rsquo;homme, 30.000 personnes ont disparu à cette époque. La plupart sont emprisonnées dans des centres de détention clandestins, puis torturées, avant d&rsquo;être exécutées. Les corps sont jetés dans des fosses communes, des tombes non identifiées, ou jetés à la mer. Dix-huit Français, dont les religieuses Alice Domon et Léonie Duquet figurent parmi les victimes. La persécution des opposants s&rsquo;élargit aussi aux pays voisins. Jorge Videla et les dictateurs du Chili, du Brésil, du Paraguay et de l&rsquo;Uruguay se mettent d&rsquo;accord pour échanger informations et exilés. <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2013/03/06/01003-20130306ARTFIG00569-l-argentine-ouvre-le-proces-du-plan-condor.php" target="">C&rsquo;est la fameuse opération Condor</a>. Parallèlement, la junte organise un crime inouï: le vol de plus de 500 bébés de dissidents, confiés à des militaires ou à des proches. Grâce à l&rsquo;association des Grands-Mères de la place de Mai, une centaine d&rsquo;entre eux ont aujourd&rsquo;hui retrouvé leur véritable identité.</p>
<h3>«Guerre contre la subversion»</h3>
<p>Après le retour de la démocratie, un procès historique contre la junte aboutit à la condamnation à perpétuité de Jorge Videla en 1985. Il est ensuite gracié en 1989 sous Carlos Menem. Mais l&rsquo;ex-président Nestor Kirchner fait annuler les lois d&rsquo;amnistie et rouvre les procès de la dictature. Depuis, les condamnations s&rsquo;enchaînent. En 2010, Videla écope d&rsquo;une peine de prison à perpétuité pour l&rsquo;exécution d&rsquo;opposants. En juillet 2012, c&rsquo;est pour le vol de bébés qu&rsquo;il est jugé.</p>
<figure><img itemprop="contentURL" alt="Videla, escorté dans un couloir du tribunal de Buenos Aires, en 1998." src="http://www.lefigaro.fr/medias/2013/05/17/PHO2aca74a2-bf14-11e2-b619-10dd51ec5622-805x453.jpg" /><br />
<figcaption itemprop="description">Videla, escorté dans un couloir du tribunal de Buenos Aires, en 1998. Crédits photo : DIARIO PERFIL/AFP</p>
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<p>Lors de ce procès, Videla avait lancé une nouvelle provocation, accusant les opposantes qui ont accouché en prison «d&rsquo;avoir utilisé leurs enfants comme boucliers humains». L&rsquo;an passé, ce fervent catholique a bien reconnu certaines de ses exactions. Dans un livre intitulé <i>Disposition finale</i>, fruits d&rsquo;entretiens avec le journaliste Ceferino Reato, l&rsquo;ex-dictateur a admis qu&rsquo;entre «7000 et 8000 personnes» avaient été exécutées. Sans toutefois regretter ce que les généraux ont toujours considéré comme une légitime «guerre contre la subversion», ni rompre le pacte du silence passé avec d&rsquo;autres généraux. Les mères place de Mai, qui recherchent leurs enfants disparus, n&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs pas fêté ce décès. L&rsquo;une d&rsquo;elle, Nora Cortiñas, confie: «Je ne peux me réjouir car il emporte dans sa tombe des secrets trop importants l&rsquo;endroit où nos fils ont été cachés et notre histoire.»</p>
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