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	<title>Les dossiers de SecondSexe</title>
	<link>http://www.secondsexe.com/magazine/-Dossiers-.html</link>
	[<description>Retrouver tous les dossiers du Magazine SecondSexe.</description>]
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		<title>Sous le voile de coton : comment la culotte a vol&#233; aux femmes leur libert&#233; </title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Jusqu'&#224; la fin du XIX&#7497; si&#232;cle, les femmes vivaient sans culotte. Le sexe libre, ventil&#233;, vivant &#8212; comme depuis des mill&#233;naires. La culotte, contrairement &#224; ce que l'on croit, n'a rien d'un attribut f&#233;minin ancestral. Elle est une invention tardive, impos&#233;e au nom de l'hygi&#232;ne, de la pudeur et du progr&#232;s. En r&#233;alit&#233;, elle fut l'un des outils les plus efficaces pour infantiliser, contr&#244;ler et d&#233;s&#233;rotiser le corps des femmes. Quand les hommes invent&#232;rent la pudeur des femmes Tout commence avec les hygi&#233;nistes, (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Seconde-peau-.html" rel="directory"&gt;9. Seconde peau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH120/arton3405-65273.jpg&quot; width='150' height='120' style='height:120px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la fin du XIX&#7497; si&#232;cle, les femmes vivaient sans culotte. Le sexe libre, ventil&#233;, vivant &#8212; comme depuis des mill&#233;naires. La culotte, contrairement &#224; ce que l'on croit, n'a rien d'un attribut f&#233;minin ancestral. Elle est une invention tardive, impos&#233;e au nom de l'hygi&#232;ne, de la pudeur et du progr&#232;s. En r&#233;alit&#233;, elle fut l'un des outils les plus efficaces pour infantiliser, contr&#244;ler et d&#233;s&#233;rotiser le corps des femmes.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand les hommes invent&#232;rent la pudeur des femmes&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout commence avec les hygi&#233;nistes, des hommes persuad&#233;s de mieux savoir que les femmes ce qui &#233;tait bon pour leur sant&#233;. Sous couvert de &quot;propret&#233;&quot; et de &quot;moralit&#233;&quot;, ils ont prescrit le port de la culotte comme on impose un m&#233;dicament. Une ordonnance vestimentaire qui pr&#233;tendait prot&#233;ger, mais qui visait surtout &#224; enfermer.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ironie du sort : les premiers &#224; s'en offusquer furent&#8230; d'autres hommes. Les conservateurs y voyaient une menace : la culotte f&#233;minine brouillait les fronti&#232;res du genre, risquait de &quot;masculiniser&quot; les femmes. Dans les milieux religieux, c'&#233;tait encore pire : &#233;voquer la culotte, la fabriquer, la porter, tout cela relevait presque du blasph&#232;me. Le simple fait de penser au v&#234;tement qui fr&#244;le la vulve devenait ind&#233;cent.&lt;br/&gt;
Autrement dit : les hommes d&#233;battaient entre eux du tissu qui allait bient&#244;t s&#233;parer les femmes de leur sexe &#8212; sans leur demander leur avis.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les femmes, elles, r&#233;sistaient&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les femmes du peuple n'en voulaient pas. Inconfortable, ch&#232;re, contraignante, la culotte &#233;tait un luxe absurde qui entravait les gestes et compliquait la lessive. Les femmes des champs et des ateliers avaient d'autres priorit&#233;s que de &quot;prot&#233;ger&quot; leur sexe des regards invisibles. Et surtout, elles savaient instinctivement que ce v&#234;tement qui collait au corps n'avait rien de lib&#233;rateur : il rempla&#231;ait la libert&#233; par une couche de tissu.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les f&#233;ministes, par contre, se sont divis&#233;es. Certaines, comme Elizabeth Stuart Phelps ou Madeleine Pelletier, ont vu dans la culotte (et le corset) une nouvelle cha&#238;ne patriarcale. D'autres, comme Susan B. Anthony ou Hubertine Auclert, ont tent&#233; d'y voir un outil d'&#233;mancipation pratique. Mais toutes avaient compris que les v&#234;tements n'&#233;taient pas neutres : ils disaient la place qu'on assignait au corps f&#233;minin &#8212; entre pudeur forc&#233;e et contr&#244;le social.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mode, ce cheval de Troie du patriarcat&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La m&#233;decine n'a pas suffi &#224; imposer la culotte. Le f&#233;minisme non plus. C'est la mode qui a fait le travail. Paul Poiret et les grands couturiers du d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle ont compris le filon : ce qui se vend, ce n'est pas la sant&#233;, c'est le d&#233;sir. Ils ont donc travesti la contrainte en raffinement, l'enfermement en &#233;l&#233;gance.&lt;br/&gt;
La culotte devint alors d&#233;sirable. Les magazines f&#233;minins en firent un symbole de modernit&#233;, de luxe, de f&#233;minit&#233;... tout en coupant litt&#233;ralement les femmes de leur sexe.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, c'est la guerre qui a scell&#233; le sort de la libert&#233; f&#233;minine. Pendant la Premi&#232;re Guerre mondiale, la culotte s'est impos&#233;e dans les usines, dans les champs, dans les uniformes. La femme nouvelle &#8212; celle qui travaille, qui bouge &#8212; devait &#234;tre &quot;pratique&quot;, porter un pantalon et pour cela, il fallait une culotte. Le corps devait se faire fonctionnel, disciplin&#233;. Le tissu rempla&#231;ait la peau.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;volution &#224; l'envers&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, ce qui avait commenc&#233; comme un instrument de contr&#244;le s'est travesti en symbole d'&#233;mancipation. Mais derri&#232;re le discours de progr&#232;s, la r&#233;alit&#233; demeure : la culotte isole les femmes d'elles-m&#234;mes. Elle neutralise la vulve, anesth&#233;sie la sensation, met &#224; distance le d&#233;sir.&lt;br/&gt;
Et lorsque le collant est venu s'y ajouter, le lien entre le sexe et le monde s'est d&#233;finitivement referm&#233;. Ce n'&#233;tait plus la femme libre et sensuelle des si&#232;cles pass&#233;s &#8212; c'&#233;tait la femme propre, disciplin&#233;e, socialement acceptable. Une femme qui ne sent plus, qui ne s'&#233;coute plus.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rouvrir la br&#232;che&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, quelques marques de lingerie &#233;rotique r&#233;inventent les culottes ouvertes, celles qui laissent respirer, sentir, fr&#244;ler. Ce n'est pas un hasard. Ces pi&#232;ces ne sont pas de simples jeux sexuels : elles ravivent un savoir ancien, une libert&#233; perdue.&lt;br/&gt;
Elles r&#233;concilient le corps f&#233;minin avec lui-m&#234;me, sans barri&#232;re de coton ni injonction hygi&#233;nique.&lt;br/&gt;
Avant de les juger ces sous-v&#234;tements provocants, il faut peut-&#234;tre se demander si, au fond, ils ne sont pas plut&#244;t un geste politique ?&lt;br/&gt;
Refuser la culotte, c'est refuser le contr&#244;le. C'est dire non &#224; des si&#232;cles d'enfermement textile, &#224; cette injonction d'&#234;tre propre, sage, couverte. C'est renouer avec une m&#233;moire oubli&#233;e du corps libre, du sexe vivant, du plaisir sans entrave et les culottes ouvertes sont peut-&#234;tre le souvenir vibrant d'un temps o&#249; les femmes n'&#233;taient pas coup&#233;es d'elles-m&#234;mes &#8212; et une invitation &#224; retrouver, un jour, le go&#251;t simple et subversif de l'air sur la peau. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1419 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L463xH600/-3-5da8e.jpg' width='463' height='600' alt=&quot;&quot; style='height:600px;width:463px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Beducation ou les joies du bon sexe</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Beducation-ou-les-joies-du-bon.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Clitoris</dc:subject>
		<dc:subject>Penis</dc:subject>
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		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Ejaculation</dc:subject>
		<dc:subject>Point G</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique sexuelle</dc:subject>

		<description>Le premier mot qui me vient &#224; l'esprit, c'est &quot;Bravooooo&quot;, avec beaucoup de O, parce que c'est vraiment bien. Depuis dix-sept ans que SecondSexe.com est en ligne, il nous est peu souvent arriv&#233; de nous dire qu'un nouveau site pouvait apporter quelque chose de novateur &#224; la sexualit&#233; des gens. Il nous est encore plus rarement arriv&#233; de penser que nous allions nous-m&#234;mes b&#233;n&#233;ficier d'un enseignement. C'est pourtant ce qui s'est pass&#233; avec le site Beducated.com, qui propose toutes sortes de cours en ligne (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Ejaculation-+.html" rel="tag"&gt;Ejaculation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Point-G,17-+.html" rel="tag"&gt;Point G&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Libido,18-+.html" rel="tag"&gt;Libido&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Pratique-sexuelle-+.html" rel="tag"&gt;Pratique sexuelle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L125xH150/arton3395-4bab0.jpg&quot; width='125' height='150' style='height:150px;width:125px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le premier mot qui me vient &#224; l'esprit, c'est &quot;&lt;strong&gt;Bravooooo&lt;/strong&gt;&quot;, avec beaucoup de O, parce que c'est vraiment bien.&lt;br/&gt;
Depuis dix-sept ans que SecondSexe.com est en ligne, il nous est peu souvent arriv&#233; de nous dire qu'un nouveau site pouvait apporter quelque chose de novateur &#224; la sexualit&#233; des gens. Il nous est encore plus rarement arriv&#233; de penser que nous allions nous-m&#234;mes b&#233;n&#233;ficier d'un enseignement. C'est pourtant ce qui s'est pass&#233; avec le site &lt;a href=&quot;https://app.beducated.com/login/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Beducated.com&lt;/a&gt;, qui propose toutes sortes de cours en ligne pour &lt;strong&gt;am&#233;liorer la vie sexuelle, quel que soit le type de sexualit&#233;, l'&#226;ge, le genre et les go&#251;ts&lt;/strong&gt;. Le champ d'exploration est si vaste qu'il inclut les libidos mal assorties, les danses &#233;rotiques, les massages tantriques, le BDSM, comment avoir d'autres relations qu'en couple... Bref, &quot;you name it, they have it&quot;, autrement dit, il y a bien plus que tout ce &#224; quoi on pourrait r&#234;ver.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Fond&#233; en 2017 par Mariah Freya et Phil Steinwebern, un jeune couple de munichois qui craignait de voir leurs amours s'&#233;tioler, le site serait le Netflix de l'&#233;ducation sexuelle, mais nous, on trouve &#231;a bien mieux fait : au lieu de tomber toujours sur le m&#234;me type de contenus, ici on est &#233;bloui.e.s par la navigation qui permet de d&#233;couvrir une tr&#232;s large vari&#233;t&#233; de conseils, sous forme de vid&#233;os, images anim&#233;es, Power Point ou encore PDF t&#233;l&#233;chargeables. Le couple propose &quot;des formations en ligne pour toutes sortes de techniques et de pratiques li&#233;es &#224; la vie amoureuse. Des massages sensuels aux entra&#238;nements du plancher pelvien, en passant par des choses plus complexes&quot; dans le but d'aider &quot;couples et individus &#224; am&#233;liorer leur bonheur sexuel.&quot;&lt;br/&gt;
Pour monter le site, Mariah a d'abord suivi une formation pour devenir Sex Coach, Phil s'est concentr&#233; sur la tech, et ensemble ils ont mont&#233; une plateforme qui r&#233;unit plusieurs dizaines de sp&#233;cialistes &#224; travers le monde proposant des milliers de contenus, lesquel.le.s ont tou.te.s pour principale qualit&#233; de prouver que tout ce qui touche &#224; la sexualit&#233; est parfaitement NATUREL (en capitales, car c'est vraiment le mot qui d&#233;finit le mieux les prouesses du site). Il n'y a ni donneurs de le&#231;ons, ni l&#233;g&#232;re mise &#224; distance du professeur qui sait, face &#224; l'&#233;l&#232;ve qui ignore, ni personne g&#234;n&#233;e par ses actes ou ses propos, ni personne qui jouait dans un film porno 5 minutes avant. Il n'y a que des gens comme vous et moi, sauf qu'ils et elles en savent bien plus que nous.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Parmi les exemples notables, les enseignements de Libby Sheppard, &quot;coach en intimit&#233;&quot;. Cette sp&#233;cialiste du toucher intime, aborde ses &lt;i&gt;sujets&lt;/i&gt; &#224; travers une approche qui m&#233;lange la sexologie et tantra, et qu'elle fasse d&#233;monstration du massage du p&#233;nis (une heure) ou de la vulve (une heure &#233;galement, mais tous ses cours ne sont pas forc&#233;ment aussi longs), son positionnement &#224; la fois neutre et tendre met imm&#233;diatement &#224; l'aise. Ensuite, elle r&#233;v&#232;le une &lt;strong&gt;pl&#233;thore de mouvements &#233;trangers au commun des mortels&lt;/strong&gt;, qui donnent envie d'avoir imm&#233;diatement sous la main un cobaye pour tester les effets de ces gestes inexplor&#233;s.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
La navigation exemplaire fonctionne bien s&#251;r par sujets, mais aussi par minutes disponibles : 4h40 pour faire des exercices de Kegel (tron&#231;onnables, quand m&#234;me), un massage tantrique du p&#233;nis de 2h30, 100 minutes pour devenir femme fontaine, huit minutes pour am&#233;liorer sa technique de pipe, ou six minutes pour comprendre comment avoir plusieurs orgasmes d'affil&#233;e, &lt;strong&gt;on peut choisir en fonction du temps dont on dispose&lt;/strong&gt;. Le site est pour l'essentiel en anglais, parfois en allemand ou en fran&#231;ais, mais il y a une IA multi-langues, bas&#233;e sur ChatGPT, qui peut tout &#224; la fois traduire toutes sortes de contenus (textes ou vid&#233;os), et aider &#224; trouver rapidement un contenu pr&#233;cis, accompagner, aider, conseiller....&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Selon l'&#233;tat d'esprit ou le partage d'int&#233;r&#234;t avec les partenaires, le site s'examine seul.e ou &#224; deux, permettant de &lt;strong&gt;consulter tous les meilleurs sp&#233;cialistes &#224; travers le monde depuis chez soi&lt;/strong&gt;. Un besoin confirm&#233; par une r&#233;cente &#233;tude de la start-up faite cette ann&#233;e aupr&#232;s de 1 885 personnes : 60% des personnes interrog&#233;es sont insatisfaites de leur vie sexuelle (dont 52% de femmes), 57 % parce qu'ils ou elles souhaitent des rapports sexuels plus fr&#233;quents, 40 % parce qu'ils aimeraient avoir plus d'assurance sexuellement. Enfin, une personne sur cinq se plaint de ne pas avoir la m&#234;me libido que son partenaire, un probl&#232;me qui &#224; long terme peut faire exploser le couple pour de mauvaises raisons, mais Beducation a des solutions a proposer dans ces cas-l&#224; aussi.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
La plateforme se lance sur le march&#233; fran&#231;ais et il &#233;tait temps. Pour rappel, L'Inserm (Institut national de la sant&#233; et de la recherche m&#233;dicale), l'ANRS (Association nationale de r&#233;adaptation sociale) et Sant&#233; publique France ont r&#233;cemment publi&#233; une enqu&#234;te sur les pratiques sexuelles des Fran&#231;ais et des indicateurs d'activit&#233; sexuelle ont diminu&#233;. &lt;strong&gt;La fr&#233;quence des rapports sexuels sur un mois diminue d'ann&#233;e en ann&#233;e&lt;/strong&gt;, passant de 8,6 en 2006 &#224; 6,0 en 2023 pour les femmes, et de 8,7 &#224; 6,7 sur la m&#234;me p&#233;riode pour les hommes. &lt;strong&gt;Ce n'est jamais bon signe&lt;/strong&gt; : le sexe est bon pour le coeur, il renforce le syst&#232;me immunitaire, r&#233;duit les risques de cancer de la prostate chez les hommes, am&#233;liore le sommeil, diminue le stress gr&#226;ce &#224; la lib&#233;ration d'ocytocine, endorphines, dopamines et autres hormones bienveillantes, et mille autres choses encore, mais ce &#224; quoi nous sommes particuli&#232;rement attach&#233;es &#224; SecondSexe, c'est &#224; quel point l&lt;strong&gt;e &lt;i&gt;bon&lt;/i&gt; sexe met de bonne humeur&lt;/strong&gt;.&lt;br/&gt;
Voil&#224; pourquoi on s'excite tant aujourd'hui sur l'arriv&#233;e de Beducation.&lt;br/&gt;
Le site propose plusieurs types d'abonnements, mensuels ou annuels, les m&#234;mes contenus &#233;tant accessibles dans les deux cas. Pour mettre en app&#233;tit, de courts extraits sont disponibles sur leur &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/@Beducated&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;chaine Youtube&lt;/a&gt;, dont deux exemples ci-dessous :&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/cjph5o97op4?si=HPXguP4XqTOW5VK-&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/ZhIitylq3x0?si=y7dJXMAhVSw9wD5R&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &quot;La Femme Damne&#769;e&quot;, Nicolas Francois Octave Tassaert,1859&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et les fesses, alors ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Et-les-fesses-alors.html</link>
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		<dc:date>2023-07-21T07:04:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique sexuelle</dc:subject>
		<dc:subject>Nu</dc:subject>
		<dc:subject>Fesse </dc:subject>

		<description>On ne parle pas assez des fesses, ces joues magnifiquement &#233;rog&#232;nes qui, lorsque mass&#233;es, laissent mieux circuler le sang dans le bassin, augmentant en retour l'excitation sexuelle. Ainsi caress&#233;es, p&#233;tries, pinc&#233;es, fess&#233;es, ou autres, se d&#233;clenche une lib&#233;ration d'endorphines dans tout le corps, dont la merveilleuse ocytocine, dite &quot;hormone de l'amour&quot;. Bien qu'il soit impensable d'avoir en t&#234;te un manuel de techniques pour porter l'autre &#224; l'extase (peau contre peau, les sensations l'emportent et c'est (...)

-
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Cinq-sens-sexe-.html" rel="directory"&gt;7. Cinq sens &amp; sexe&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Pratique-sexuelle-+.html" rel="tag"&gt;Pratique sexuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-mot53-+.html" rel="tag"&gt;Nu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Fesse-+.html" rel="tag"&gt;Fesse &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3365-0018d.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne parle pas assez des fesses, ces joues magnifiquement &#233;rog&#232;nes qui, lorsque mass&#233;es, laissent mieux circuler le sang dans le bassin, augmentant en retour l'excitation sexuelle.&lt;br/&gt;
Ainsi caress&#233;es, p&#233;tries, pinc&#233;es, fess&#233;es, ou autres, se d&#233;clenche une lib&#233;ration d'endorphines dans tout le corps, dont la merveilleuse &lt;a href=&quot;https://secondsexe.com/magazine/Ocytocine.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ocytocine,&lt;/a&gt; dite &quot;hormone de l'amour&quot;.&lt;br/&gt;
Bien qu'il soit impensable d'avoir en t&#234;te un manuel de techniques pour porter l'autre &#224; l'extase (peau contre peau, les sensations l'emportent et c'est exactement ce qui compte), voil&#224; quelques &quot;recettes&quot; qui, agr&#233;ment&#233;es d'une huile de massage pour &#233;viter de malheureuses frictions, pourront guider vos doigts vers de nouveaux bonheurs : &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour d&#233;tendre les muscles : &lt;br/&gt;
Placez la paume de vos mains en forme de coupe sur chaque fesse. Avec des mouvements lents et circulaires, massez fermement les deux fesses jusqu'&#224; ce que vous sentiez se r&#233;chauffer la peau des fesses de votre partenaire. Au moment o&#249; vous sentirez la tension musculaire se rel&#226;cher, appuyez vos poings fermement au centre de chaque fesse et effectuez un mouvement de rotation lent et doux.&lt;br/&gt;
Vous pouvez &#233;galement vous mettre &#224; califourchon sur le bas du dos de votre partenaire (&#224; la hauteur des &quot;fossettes&quot;), face &#224; ses pieds, et faire glisser les talons de vos paumes de main des fesses vers les cuisses, en exer&#231;ant une pression ferme, mais n&#233;anmoins d&#233;licate.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour mieux pr&#233;parer &#224; la sodomie : &lt;br/&gt;
Recouvrez la raie de ses fesses de votre partenaire d'une quantit&#233; importante d'huile de massage ou de lubrifiant et mettez vos mains l'une contre l'autre, les paumes se touchant, avec vos petits doigts au sommet de la fente interfessi&#232;re. Faites glisser vos mains le long de la raie en exer&#231;ant une pression mod&#233;r&#233;e, vos petits doigts glissant le long du sillon, dans des allers-retours fermes mais d&#233;licats. Laissez-vous allez &#224; des variations : cela stimule la circulation sanguine autant que l'imagination et pr&#233;pare le ou la partenaire aux plaisirs &#224; suivre.&lt;br/&gt;
Toujours dans l'optique de pr&#233;parer &#224; la sodomie, vous pouvez &#233;galement &#233;carter les jambes de votre partenaire et placez votre index et votre majeur sur son p&#233;rin&#233;e (entre l'anus et les organes g&#233;nitaux), effectuez des cercles du bout des doigts pour masser le p&#233;rin&#233;e en exer&#231;ant une l&#233;g&#232;re pression. Si vous sentez que vous pouvez aller plus loin, sugg&#233;rez au partenaire de relever ses fesses (avec un coussin sur le ventre pour plus de confort) et fermez votre poing pour exercer une pression de celui-ci, en faisant de l&#233;g&#232;res rotations. &lt;br/&gt;
Le meilleur vient toujours &#224; la fin :pour stimuler l'anus de votre partenaire, rien n'est plus efficace que le massage par rouleaux des pouces. Mettez vos deux pouces sur le sphincter externe - la zone de l'anus que vous pouvez voir - et bougez-les dans tous les sens, pour d&#233;tendre l'anus et rendre plus agr&#233;able encore la p&#233;n&#233;tration.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel de soit le massage auquel vous vous livrerez, pensez avant tout &#224; caresser le tour de vos ongles et v&#233;rifier qu'ils soient bien lim&#233;s et sans asp&#233;rit&#233;s, afin de ne pas transformer les r&#233;jouissances en inutiles souffrances. Si vous &#234;tes f&#233;tichiste ou hygi&#233;niste, vous pouvez aussi porter des gants en latex, noirs de pr&#233;f&#233;rence ... &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Photo Lucien Clergue, &lt;i&gt;Nu sous Courbet&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Rome Antique et la magie du silphium</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/La-Rome-Antique-et-la-magie-du.html</link>
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		<dc:date>2022-05-18T06:53:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>La folie humaine face aux ressources de la plan&#232;te remonte &#224; loin et ainsi a disparu une herbe aux qualit&#233;s folles, servant de Viagra aux uns, comme contraceptif ou pilule abortive pour d'autres. Le silphium, &#233;galement appel&#233; silphion, laser ou encore &#171; suc de Cyr&#233;na&#239;que &#187;, &#233;tait &#233;galement utilis&#233; en parfum, en tonique, comme rem&#232;de universel (toux, fi&#232;vre, digestion, h&#233;morro&#239;des, morsures, empoisonnement, etc.) et comme condiment sur presque tous les plats qu'ils mangeaient, malgr&#233; un co&#251;t exorbitant (on (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH80/arton3346-82c41.jpg&quot; width='150' height='80' style='height:80px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La folie humaine face aux ressources de la plan&#232;te remonte &#224; loin et ainsi a disparu une herbe aux qualit&#233;s folles, servant de Viagra aux uns, comme contraceptif ou pilule abortive pour d'autres. &lt;br/&gt;
Le silphium, &#233;galement appel&#233; silphion, laser ou encore &#171; suc de Cyr&#233;na&#239;que &#187;, &#233;tait &#233;galement utilis&#233; en parfum, en tonique, comme rem&#232;de universel (toux, fi&#232;vre, digestion, h&#233;morro&#239;des, morsures, empoisonnement, etc.) et comme condiment sur presque tous les plats qu'ils mangeaient, malgr&#233; un co&#251;t exorbitant (on le vendait au poids de l'argent). C'est le suc r&#233;colt&#233; &#224; la racine qui &#233;tait le plus pris&#233;, car plus pur et plus pur et concentr&#233; et Jules C&#233;sar en &#233;tait un fervent utilisateur, conservant pr&#233;cieusement un stock d'une demi-tonne. &lt;br/&gt;
Cependant, 500 ans plus tard, N&#233;ron et ses contemporains ne connurent qu'un seul plant : l'arbuste avait disparu, probable victime d'un changement climatique provoqu&#233; par les humains, entre urbanisation et d&#233;forestation de zones dans une bande de terre en Cyr&#233;na&#239;que, (Libye) o&#249; il poussait. Les efforts pour faire pousser cette plante aux vertus multiples sont rest&#233;s vains : il avait &#233;t&#233; impossible de la faire pousser ailleurs car elle n&#233;cessitait un microclimat sp&#233;cifique &#224; cette bande terre. Lorsqu'il est devenu &#233;vident que la surproduction allait causer la perte du pays, il &#233;tait trop tard, le microclimat n'a pu &#234;tre pr&#233;serv&#233; et la plante s'est &#233;teinte. &lt;br/&gt;
L'ombellif&#232;re, &#171; don pr&#233;cieux de la nature &#187; (Pline) et embl&#232;me du pays frapp&#233; sur les pi&#232;ces de monnaie, a fini par disparaitre des suites d'une agriculture intensive. Mais 2.000 ans plus tard, l'industrie pharmaceutique propose largement plus de deux mille m&#233;dicaments, Viagra, pilule contraceptive ou abortive et autres pour tenter de remplacer ce qui semblait &#234;tre un magnifique cadeau de la nature ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Wonder Woman</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Wonder-Woman.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Fantasme</dc:subject>
		<dc:subject>Sexe &amp; pouvoir</dc:subject>
		<dc:subject>&#192; plusieurs</dc:subject>
		<dc:subject>BD</dc:subject>

		<description>Les femmes n'ont pas plus de super-h&#233;ro&#239;nes sur lesquelles se construire et se projeter, que de pornographie pour veiller sur leur libido. Il y en a une, &#224; laquelle de nombreuses f&#233;ministes actuelles se raccrochent lorsqu'il faut trouver des iconographies sur la puissance des femmes : Wonder Woman. Elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par un homme, le docteur William Moulton Marston, un psychologue multidipl&#244;m&#233; de Harvard, pr&#233;cis&#233;ment dans le but d'aider les femmes : &#171; Wonder Woman &#233;tait de la propagande psychologique pour (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Fantasme,33-+.html" rel="tag"&gt;Fantasme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Sexe-pouvoir-+.html" rel="tag"&gt;Sexe &amp; pouvoir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Partouze,64-+.html" rel="tag"&gt;&#192; plusieurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-mot84-+.html" rel="tag"&gt;BD&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L114xH150/arton3325-22f55.jpg&quot; width='114' height='150' style='height:150px;width:114px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les femmes n'ont pas plus de super-h&#233;ro&#239;nes sur lesquelles se construire et se projeter, que de pornographie pour veiller sur leur libido.&lt;br/&gt;
Il y en a une, &#224; laquelle de nombreuses f&#233;ministes actuelles se raccrochent lorsqu'il faut trouver des iconographies sur la puissance des femmes : Wonder Woman. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par un homme, le docteur William Moulton Marston, un psychologue multidipl&#244;m&#233; de Harvard, pr&#233;cis&#233;ment dans le but d'aider les femmes : &#171; &lt;i&gt;Wonder Woman &#233;tait de la propagande psychologique pour le nouveau type de femmes qui, selon moi, devrait dominer le monde.&lt;/i&gt; &#187; William Moulton Marston &#233;tait un slasheur avant l'heure : avocat, scientifique et enseignant, il avait fait sa th&#232;se sur la d&#233;tection du mensonge selon les variations de la pression art&#233;rielle (raison pour laquelle on le cr&#233;dite comme l'inventeur du d&#233;tecteur de mensonges), &#233;tait consultant psychologue pour Universal Pictures, avec qui il avait fait l'exp&#233;rience de couper la sc&#232;ne finale d'un film pour mesurer le niveau de frustration du public. Il &#233;crivait aussi des sc&#233;narios et partageait avec sa femme Elizabeth Holloway, avocate, la conviction que les femmes &#233;taient plus justes que les hommes. En 1925, ils avaient men&#233; une exp&#233;rimentation pour prouver que les femmes pouvaient &#234;tre des jur&#233;es plus fiables que les hommes. En 1929, il avait co-cr&#233;&#233; une soci&#233;t&#233; de production dont le premier sc&#233;nario portait sur une femme ind&#233;pendante &#233;conomiquement et sexuellement, &#224; une &#233;poque o&#249; certain.e.s pensaient encore que le f&#233;minisme &#233;tait &#224; classifier dans les perversions. La crise a emp&#234;ch&#233; le projet d'aboutir.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1925, alors qu'il &#233;tait mari&#233;, il a rencontr&#233; Olive Byrne &#224; la fac. Il &#233;tait son professeur de psycho, ils sont tomb&#233;s amoureux, il a impos&#233; le polyamour &#224; sa femme et la pr&#233;sence de Byrne dans la maison, sous peine de partir (les deux femmes ont v&#233;cu plus de soixante ans ensemble). Le jour, il travaillait avec Olivia, le soir elle lui faisait d&#233;couvrir des soir&#233;es o&#249; &#171; &lt;i&gt;les filles &#233;taient conduites jusqu'&#224; un couloir sombre, o&#249; on leur bandait les yeux et on leur attachait les bras&lt;/i&gt; &#187;. Ils menottaient par exemple des volontaires pendant qu'elles regardaient un film, pour mesurer leur niveau d'excitabilit&#233;. Il pensait les brunes plus r&#233;actives et notait leur niveau d'agitation pour essayer de comprendre &#224; travers elles les rapports de domination et soumission.
Le trouple a dur&#233; jusqu'en 1933, chacune faisant deux enfants. Byrne, journaliste sous le pseudo d'Olive Richard, est rest&#233;e &#224; la maison pour &#233;lever les quatre enfants alors qu'elle appartenait &#224; une grande lign&#233;e f&#233;ministe &#8211; elle &#233;tait la ni&#232;ce de &lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/Margaret-Sanger-celle-qui-a-libere.html&quot; class='spip_out'&gt;Margaret Sanger&lt;/a&gt;, et sa m&#232;re avait aid&#233; cette derni&#232;re &#224; ouvrir la premi&#232;re clinique de contr&#244;le des naissances et &#224; distribuer des contraceptifs. Byrne avait failli perdre sa m&#232;re et pourtant elle s'&#233;tait trouv&#233;e &#224; travers un choix contraire &#224; celui des femmes de sa famille, laissant son flambeau f&#233;ministe &#224; un homme polyamoureux (et qu'aurait-il fait si une des deux femmes avait import&#233; dans le cercle un autre homme, posant les m&#234;mes exigences, accepter ou partir ?). &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 40, les bandes dessin&#233;es &#233;taient d&#233;cri&#233;es &#224; cause de leur violence et les m&#233;dias appelaient &#224; les bannir pour &#233;viter la violence chez les nouvelles g&#233;n&#233;rations, comme aujourd'hui avec les jeux vid&#233;o. Maxwell Charles Gaines, un ancien directeur d'&#233;cole qui avait plus ou moins invent&#233; la bande dessin&#233;e et fond&#233; All-American Comics (devenu ensuite DC Comics), a engag&#233; Marston comme consultant pour redresser la barre apr&#232;s avoir lu dans la presse les commentaires positifs de Marston sur l'impact des comics sur la jeunesse. Gaines ne savait rien de sa vie priv&#233;e, il cherchait juste quelqu'un pour son comit&#233; &#233;ditorial, charg&#233; de valider ses nouvelles sorties et de les assurer d'un label de conformit&#233;. Puisque le reproche principal &#233;tait la violence, le go&#251;t du sang et la maltraitance des femmes, Marston a recommand&#233; de cr&#233;er une super-h&#233;ro&#239;ne. Gaines, qui avait d&#233;j&#224; Superman &#224; son catalogue de succ&#232;s, accepta &#224; condition que Marston l'&#233;crive. Dans le pitch de d&#233;part, en 1941, Wonder Woman a un lasso magique qui force &#224; dire la v&#233;rit&#233; (les vieilles obsessions resurgissent) et de larges bracelets r&#233;sistants aux balles, directement inspir&#233;s de ceux qu'Olivia Byrne a port&#233; toute sa vie. Wonder Woman, &#224; l'image des h&#233;ro&#239;nes de la Gr&#232;ce Antique, avait &#233;t&#233; captive, encha&#238;n&#233;e, et s'&#233;tait &#233;chapp&#233;e avec d'autres. Ces nouvelles femmes lib&#233;r&#233;es et renforc&#233;es par leur autonomie avaient d&#233;velopp&#233; d'&#233;normes pouvoirs psychiques et physiques.&lt;br/&gt;
Le communiqu&#233; de presse disait que &#171; &lt;i&gt;Wonder Woman a &#233;t&#233; con&#231;ue par le docteur Marston dans le but de promouvoir au sein de la jeunesse un mod&#232;le de f&#233;minit&#233; forte, libre et courageuse, pour lutter contre l'id&#233;e que les femmes sont inf&#233;rieures aux hommes et pour inspirer aux jeunes filles la confiance en elles et la r&#233;ussite dans les sports, les activit&#233;s et les m&#233;tiers monopolis&#233;s par les hommes &lt;/i&gt; &#187;. Pour Marston, elle &#233;tait &#171; &lt;i&gt;de la propagande psychologique pour le nouveau type de femmes qui devraient, selon [lui], dominer le monde&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br/&gt;
Dans les premiers dessins faits par Harry G. Peter, elle portait un bustier rouge, une tiare en or, une culotte bleue et des cuissardes rouges. &#202;tre sexy n'allait pas l'emp&#234;cher de combattre le fascisme par le f&#233;minisme en Am&#233;rique, &#171; &lt;i&gt;la derni&#232;re citadelle de la d&#233;mocratie, et des droits &#233;gaux pour les femmes&lt;/i&gt; &#187;.
En 1942, une organisation pour la d&#233;fense d'une litt&#233;rature d&#233;cente blacklista DC Comics, car Wonder Woman &#233;tait trop d&#233;v&#234;tue. Gaines se tourna vers Lauretta Bender, professeur en psychiatrie et psychiatre &#224; New York. Elle &#233;tait sp&#233;cialis&#233;e dans les traumas des enfants et avait d&#233;montr&#233; que, comme les contes de f&#233;es, les super-h&#233;ros aidaient les enfants &#224; surmonter certains traumatismes. Malgr&#233; tout, les critiques continuaient de pleuvoir du c&#244;t&#233; des femmes, tant Wonder Woman &#233;tait ligot&#233;e, encha&#238;n&#233;e, maltrait&#233;e. Dans les sc&#233;narios originaux aujourd'hui disponibles dans certaines grandes biblioth&#232;ques am&#233;ricaines, on peut lire les instructions donn&#233;es au dessinateur sur la fa&#231;on dont les cha&#238;nes devaient &#234;tre mises, autour du cou, sur les poignets, &#224; la hauteur des seins, aux chevilles&#8230; Marston aimait le bondage et avait balay&#233; d'un revers les critiques. Dorothy Roubicek, qui travaillait chez DC Comics et avait invent&#233; la kryptonite pour Superman, alla voir Bender qui confirma son intuition : non, les femmes n'avaient pas d'attrait particulier pour le masochisme et le sadisme. Bender trouvait que l'histoire telle qu'elle &#233;tait, refl&#233;tait une v&#233;rit&#233; : la diff&#233;rence des sexes n'&#233;tait pas un probl&#232;me sexuel ou la lutte pour une sup&#233;riorit&#233;, mais un probl&#232;me de relation entre les sexes. Sur ses conseils, Wonder Woman devint une h&#233;ro&#239;ne &#224; part, dans une histoire &#224; part, et les cha&#238;nes ont &#233;t&#233; remplac&#233;es par des cordes. Marston, dont les liens avec Margaret Sanger n'avaient jamais &#233;t&#233; rendus publics, avait &#233;t&#233; influenc&#233; par son mouvement de contr&#244;le des naissances, par les suffragettes et par le f&#233;minisme. Or toute l'iconographie et les actions de ces mouvements utilisaient les cha&#238;nes, dont il fallait se lib&#233;rer. Sanger n'avait-elle pas dit : &#171; &lt;i&gt;Pendant que les hommes se dressent fi&#232;rement face au soleil, en se vantant d'avoir mis fin &#224; l'esclavage, quelles cha&#238;nes d'esclavage sont, ont &#233;t&#233; ou pourraient jamais &#234;tre pire horreur que les cha&#238;nes sur chaque membre &#8211; sur chaque pens&#233;e &#8211; sur l'&#226;me m&#234;me d'une femme enceinte malgr&#233; elle ?&lt;/i&gt; &#187; En 1928, elle avait aussi publi&#233; un livre, Motherhood in bondage (La maternit&#233; encha&#238;n&#233;e), compilation des milliers de lettres qu'elle avait re&#231;ue de femmes, qu'elle d&#233;crivait comme les confessions de femmes esclaves. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marston a continu&#233; d'insister sur l'importance des cordes, sans rien r&#233;v&#233;ler de l'influence de Sanger sur son personnage. Il est mort en 1947, sans que cela fasse taire la haine des conservateurs. En 1954, un psychiatre a publi&#233; un livre qui l'a conduit au s&#233;nat pour dire &#224; quel point les bandes dessin&#233;es corrompaient la jeunesse et en particulier cette Wonder Woman, dont le f&#233;minisme &#233;tait r&#233;pugnant et n'aidait pas les femmes &#224; trouver leur place au foyer, cette &#171; &lt;i&gt;tendre place de m&#232;re &lt;/i&gt; &#187;. Bender avait beau r&#233;pondre que c'&#233;tait plut&#244;t les m&#232;res de Walt Disney qui &#233;taient dangereuses pour les petites filles, toujours tu&#233;es ou envoy&#233;es &#224; l'asile, elle n'a pas &#233;t&#233; pas entendue. La Comics Magazine Association of America exigea que dor&#233;navant, les bandes dessin&#233;es ne montrent plus ni sexe, ni sang, ni violence, sadisme ou masochisme, &#171; l&lt;i&gt;e traitement des histoires d'amour devra souligner la valeur du foyer et la saintet&#233; du mariage&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre, les femmes ont &#233;t&#233; pri&#233;es de quitter leurs emplois, celles qui r&#233;sistaient on vu leur salaire diminuer. Wonder Woman a connu la m&#234;me vague de creux, devenue tour &#224; tour baby-sitter, mannequin et actrice, cal&#233;e sur son &#233;poque.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Texte extrait de : &lt;br/&gt; &quot;&lt;i&gt;Un matin, j'&#233;tais f&#233;ministe&lt;/i&gt;&quot; de Sophie Bramly &lt;br/&gt;
288 pages &lt;br/&gt;
&#201;ditions KERO (01/03/2019) &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Il y a 100 ans, quand Berlin multipliait les genres </title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Il-y-a-100-ans-quand-Berlin.html</link>
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		<dc:date>2021-09-04T04:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Lesbienne</dc:subject>
		<dc:subject>Homosexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Androgynie</dc:subject>
		<dc:subject>Transgenre</dc:subject>
		<dc:subject>Bisexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique sexuelle</dc:subject>
		<dc:subject>Queer</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

		<description>De 1919 &#224; 1933, il existait &#224; Berlin* un Institut de Sexologie tr&#232;s en avance sur son temps et peut-&#234;tre m&#234;me sur le n&#244;tre, puisqu'il s'int&#233;ressait avec une tr&#232;s grande bienveillance aux sexualit&#233;s dites &quot;interm&#233;diaires&quot;, aux droits des femmes, ainsi qu'&#224; la cause LGBT. L'institution &#233;tait le fruit de la volont&#233; d'un seul homme, Magnus Hirschfeld, influenc&#233; par le travail du dermatologue Iwan Bloch, qui en 1906, avait imagin&#233; un nouveau type d'&#233;tude, la sexologie, mixant sciences m&#233;dicales, sociales et (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH96/arton3322-8dc4b.png&quot; width='150' height='96' style='height:96px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De 1919 &#224; 1933, il existait &#224; Berlin* un Institut de Sexologie tr&#232;s en avance sur son temps et peut-&#234;tre m&#234;me sur le n&#244;tre, puisqu'il s'int&#233;ressait avec une tr&#232;s grande bienveillance aux sexualit&#233;s dites &quot;interm&#233;diaires&quot;, aux droits des femmes, ainsi qu'&#224; la cause LGBT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'institution &#233;tait le fruit de la volont&#233; d'un seul homme, Magnus Hirschfeld, influenc&#233; par le travail du dermatologue Iwan Bloch, qui en 1906, avait imagin&#233; un nouveau type d'&#233;tude, la sexologie, mixant sciences m&#233;dicales, sociales et humaines, pour comprendre la sexualit&#233; humaine, afin de d&#233;mystifier l'exp&#233;rience sexuelle humaine. &lt;br/&gt;
Hirschfeld avait lanc&#233; un &lt;i&gt;Comit&#233; des Sciences Humaines&lt;/i&gt; d&#232;s 1897, pour soutenir les droits des LGBT (lui-m&#234;me &#233;tait homosexuel). Le comit&#233; avait &#233;dit&#233; une revue sur les diff&#233;rentes sexualit&#233;s et Hirschfeld avait &#233;galement mont&#233; une biblioth&#232;que unique en son genre, avec plus de 20.000 livres de litt&#233;rature homosexuelle et &#233;rotique. L'institut avait un ensemble de d&#233;partements : m&#233;dical, psychologique, ethnologique et un bureau de conseils. 20.000 personnes par an avaient recours &#224; leurs diff&#233;rents services (&#233;ducation sexuelle, contraception, MST, &#233;mancipation f&#233;minine ...), et les personnes d&#233;munies ne payaient pas les consultations. Berlin semblait &#234;tre la ville de toutes les utopies sexuelles, o&#249; (presque) tout &#233;tait possible. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car Magnus Hirschfeld d&#233;fendait l'id&#233;e de l'interm&#233;diation sexuelle, une classification o&#249; tous les traits de caract&#232;re existent dans un ordre allant du masculin au f&#233;minin. Selon lui, tous les &#234;tres humains poss&#233;dent des caract&#233;ristiques masculines et f&#233;minines, personne n'est enti&#232;rement masculin ou enti&#232;rement f&#233;minin, mais un peu des deux. Un homme ayant une libido f&#233;minine, par exemple, serait homosexuel, tandis qu'une personne ayant des organes sexuels masculins et des caract&#233;ristiques psychologiques essentiellement f&#233;minines serait probablement transgenre. Il avait m&#234;me &#233;mis l'hypoth&#232;se que les homosexuel.le.s &#233;taient un troisi&#232;me sexe, avec des des caract&#233;ristiques physiologiques distinctes. Il fut par ailleurs le premier &#224; parler de transexualisme et &#224; avoir des transexuels aussi bien dans son staff que parmi ses patients. Plus &#233;tonnant encore : c'est dans son institut qu'on eu lieu les premiers op&#233;rations de changements de genres. &lt;br/&gt;
Hirschfeld a &#233;galement encourag&#233; les services de police de Berlin &#224; limiter les arrestations de travestis, y compris prostitu&#233;.e.s, en cr&#233;ant des cartes de travesti d&#233;livr&#233;es au nom de l'Institut, et bien que les pratiques homosexuelles &#233;taient officiellement interdites dans l'Allemagne des ann&#233;es 30, il aidait les homosexuel.le.s &#224; se regrouper en communaut&#233;s pour s'entraider. &lt;br/&gt;
En 1919, Hirschfeld a m&#234;me co-&#233;crit et jou&#233; dans le film &lt;i&gt;Anders als die Andern&lt;/i&gt; (&quot;Diff&#233;rent des autres&quot;), une trag&#233;die sur un homosexuel victime d'un chantage de la part de son amant. Il esp&#233;rait que ses efforts en faveur de l'homosexualit&#233; conduiraient &#224; une Allemagne plus tol&#233;rante. &lt;br/&gt;
Le lieu &#233;tait suffisamment hors-norme pour attirer des scientifiques et politiques d'Europe, de Russie et des Etats-Unis, curieux d'acc&#233;der aux recherches, ainsi que des personnalit&#233;s aussi engag&#233;es sur la sexualit&#233; f&#233;minine que &lt;a href=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/Margaret-Sanger-celle-qui-a-libere.html&quot; class='spip_out'&gt;Margaret Sanger&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait trop beau pour que cela puisse durer : en 1933, peu apr&#232;s avoir pris le pouvoir, les nazis - fonci&#232;rement homophobes - ont ferm&#233;s les clubs gays et br&#251;l&#233; l'Institut avec toutes ses archives (dont 35.000 photographies documentant des exp&#233;riences sexuelles, des objets sexuels, des oeuvres d'art &#224; caract&#232;re sexuel, et plus de 40.000 biographies). Joseph Goebbels en a fait un grand spectacle de rue, faisant un discours devant un rassemblement d'environ 40,000 personnes. Les nazis auraient aussi possiblement tu&#233; la premi&#232;re personne transexuelle de l'histoire, Dora &quot;D&#246;rchen&quot; Richter et apr&#232;s la Nuit des Longs Couteaux, les gays furent bannis d'Allemagne s'ils n'avaient pas &#233;t&#233; tu&#233;s ou en d&#233;portation. Mais la rumeur dit que de nombreux nazis, y compris des fonctionnaires de haut rang, &#233;taient des patients de l'institut. L'attaque du b&#226;timent pourrait avoir &#233;t&#233; une couverture pour mettre la main sur des dossiers susceptibles d'incriminer certains d'entre eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;anmoins, Magnus Hirschfeld incarnait &#224; lui tout seul ce que Hitler percevait comme les trois plus grandes menaces contre l'Allemagne : il &#233;tait juif, homosexuel, et avait une philosophie politique lib&#233;rale. Il a fui vers la France o&#249; il a tent&#233;, en vain, d'ouvrir un &#233;tablissement similaire. Il est mort &#224; Nice en 1935.&lt;br/&gt;
En 1973, un nouvel Institut ouvrait ses portes &#224; l'Universit&#233; de Francfort sur Main et en 1994, l'Institut Robert Koch de Berlin ouvrait les Archives de Sexologie de Magnus Hirschfeld. Mais il n'est pas certain que ces &#233;tablissements partagent ce m&#234;me point de vue novateur sur la fluidit&#233; des genres ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* La ville de Berlin a eu une longue histoire de tol&#233;rance envers les homosexuels, qui remonte aux ann&#233;es 1800. On comptait plus de 40 bars gays dans les ann&#233;es 1920. L'&#233;chec du Reichstag allemand &#224; inclure les femmes homosexuelles dans le code p&#233;nal a donn&#233; naissance &#224; une communaut&#233; lesbienne particuli&#232;rement dynamique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : extrait du film &lt;i&gt;Anders als die Andern&lt;/i&gt; co-&#233;crit par Magnus Hirschfeld&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Connaissez-vous les Sheela Na Gigs ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Connaissez-vous-les-Sheela-Na-Gigs.html</link>
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		<dc:date>2021-09-02T15:46:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Certaines fa&#231;ades d'&#233;glises et monuments m&#233;ritent que l'on l&#232;ve la t&#234;te : sculpt&#233;es dans la pierre, des femmes nues, accroupies, les jambes &#233;cart&#233;es ouvrent leurs l&#232;vres hypertrophi&#233;es. On trouve ces Sheela Na Gigs en France et en Espagne o&#249; elles auraient vu le jour au XIe si&#232;cle, en Italie et en Norv&#232;ge &#233;galement, mais la plupart de celles qui ont subsist&#233; datent du XIIe si&#232;cle et sont dans les &#238;les britanniques (peut-&#234;tre parce que les eccl&#233;siastiques de l'&#233;poque victorienne aient &#233;t&#233; moins affol&#233;s que les (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L115xH150/arton3324-7a8ea.png&quot; width='115' height='150' style='height:150px;width:115px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certaines fa&#231;ades d'&#233;glises et monuments m&#233;ritent que l'on l&#232;ve la t&#234;te : sculpt&#233;es dans la pierre, des femmes nues, accroupies, les jambes &#233;cart&#233;es ouvrent leurs l&#232;vres hypertrophi&#233;es. On trouve ces Sheela Na Gigs en France et en Espagne o&#249; elles auraient vu le jour au XIe si&#232;cle, en Italie et en Norv&#232;ge &#233;galement, mais la plupart de celles qui ont subsist&#233; datent du XIIe si&#232;cle et sont dans les &#238;les britanniques (peut-&#234;tre parce que les eccl&#233;siastiques de l'&#233;poque victorienne aient &#233;t&#233; moins affol&#233;s que les pr&#234;tres catholiques en France et en Espagne ?). &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Eamonn Kelly, conservateur des antiquit&#233;s irlandaises au Mus&#233;e national d'Irlande &#224; Dublin, elles auraient ainsi &#233;t&#233; appos&#233;es sur les &#233;glises pour rappeler les dangers que repr&#233;sentent les femmes. &lt;br/&gt;
Certains historien.ne.s de l'art ont vu des figures grotesques de sorci&#232;res, destin&#233;es soit &#224; mettre en garde contre les p&#233;ch&#233;s de luxure, soit &#224; lutter contre le mal (car depuis dans la Gr&#232;ce antique, certaines croyances voulaient que l'exhibition des organes g&#233;nitaux f&#233;minins effrayerait les d&#233;mons). &lt;br/&gt;
D'autres th&#233;ories existent, plus flatteuses : pour Joanne McMahon et Jack Roberts, elles sont une r&#233;manence de religions pr&#233;-chr&#233;tiennes, honorant la fertilit&#233; et de la D&#233;esse-M&#232;re. La vulve exag&#233;r&#233;e &#233;tant un signe de pouvoir vital et de fertilit&#233;. Ces Sheela Na Gigs &#233;tant &#233;galement sur des fa&#231;ades de ch&#226;teaux et sur des poteaux de porte pourraient accr&#233;diter cette th&#232;se. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Barbara Freitag, ancienne ma&#238;tre de conf&#233;rences en &#233;tudes interculturelles &#224; l'Universit&#233; de Dublin et auteur du livre Sheela Na Gigs, paru en 2004 : &lt;i&gt;Unravelling an Enigma&lt;/i&gt;, a &#233;t&#233; la premi&#232;re &#224; mettre en avant cette id&#233;e. Pour elle, &lt;i&gt;&quot;il s'agissait manifestement de figures qui n'avaient rien &#224; voir avec l'&#233;glise &#224; l'origine. On les trouve principalement dans les zones rurales et nous disposons d'un grand nombre de documents montrant que les gens de ces r&#233;gions ont gard&#233; ces Sheelas au p&#233;ril de leur vie contre les pr&#234;tres, en particulier en Irlande, qui essayaient de les d&#233;truire - et les ont d&#233;truits. Il y a plusieurs d&#233;crets d'&#233;v&#234;ques disant qu'ils devraient &#234;tre arrach&#233;s des murs&lt;/i&gt;&quot;. De ses visites dans certaines communaut&#233;s o&#249; des Sheelas &#233;taient pr&#233;sentes, elle a dit que &lt;i&gt;&quot;la fertilit&#233; &#233;tait toujours le premier mot qui revenait&quot;&lt;/i&gt;. L'une des femmes avec qui elle s'est entretenue lui a racont&#233; qu'au moment de l'agnelage, les agriculteurs pr&#233;sentent encore une brebis &#224; une Sheela dans l'espoir que cela conduise &#224; un printemps fertile. Il s'agit de ph&#233;nom&#232;nes ruraux, car ces gens &lt;i&gt;&quot;comptaient sur les pouvoirs qui donnent la vie (...). &#192; l'&#233;poque m&#233;di&#233;vale, le taux de mortalit&#233; maternelle &#233;tait si &#233;lev&#233; que l'on voulait une grosse vulve pour que l'enfant sorte le plus rapidement possible, car un accouchement long et prolong&#233; pouvait tr&#232;s bien signifier la mort de l'enfant et de la m&#232;re.&quot;&lt;/i&gt; C'est pour cela aussi que les aides &#224; l'accouchement m&#233;di&#233;vales &lt;i&gt;&quot;consistaient &#224; rendre la vulve flasque et grosse - comme mettre du beurre dans le vagin pour aider le b&#233;b&#233; &#224; glisser plus rapidement&quot;&lt;/i&gt;, dit-elle. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me leur nom &#233;trange reste une &#233;nigme. Certain.e.s pensent que &quot;Sheela&quot; pourrait signifier &quot;vieille femme&quot; ou &quot;vieille bique&quot;, tandis que &quot;gig&quot; d&#233;signait les parties g&#233;nitales en argot. Barbara Freitag pense que &lt;i&gt;Gig&lt;/i&gt; &#233;tait de l'argot de l'anglais nordique pour d&#233;signer les parties g&#233;nitales d'une femme. Un mot actuel irlandais, &lt;i&gt;Gigh&lt;/i&gt; (prononc&#233; comme le pr&#233;nom Guy) &#224; d'ailleurs la m&#234;me signification.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Georgia Rhoades, professeure &#224;l'Universit&#233; Appalachian, souligne les similitudes des Sheelas avec des figures comme la &lt;a href=&quot;https://www.liberation.fr/debats/2011/11/21/la-vulve-anti-depresseur-mythique_1811904/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;d&#233;esse grecque Baubo&lt;/a&gt;, qui &#233;tait repr&#233;sent&#233;e avec sa vulve visible et pointe vers plusieurs Sheelas qui ressemblent clairement &#224; des repr&#233;sentations de la masturbation. &lt;i&gt;&quot;Il y en a une &#224; Oaksey dans le Wiltshire et sa vulve descend jusqu'aux genoux et elle sourit, comme si elle c&#233;l&#233;brait quelque chose - et j'aime &#224; penser qu'elle c&#233;l&#232;bre la sexualit&#233; f&#233;minine. Et c'est vraiment la seule d&#233;coration de l'&#233;glise.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la v&#233;ritable histoire des Sheelas est encore pleine d'incertitudes, il est int&#233;ressant de voir que les jugements port&#233;s sur elles sont le reflet des &#233;poques auxquelles elles ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es : tant&#244;t figures mal&#233;fiques &#224; d&#233;truire, tant&#244;t symboles de vie et de fertilit&#233; &#224; c&#233;l&#233;brer. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1394 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L500xH674/Capture_d_e_cran_2021-09-02_a_16-28-36-682e2.png' width='500' height='674' alt=&quot;&quot; style='height:674px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; illustrations : &lt;br/&gt;
Sheela Na Gig du XIIe si&#232;cle sur la fa&#231;ade de l'&#233;glise de Kilpeck, dans le Herefordshire, en Angleterre. &lt;br/&gt;
Sarah Lucas, sculpture &lt;i&gt;Sheela na gig&lt;/i&gt; (2012).&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Margaret Sanger, celle qui a lib&#233;r&#233; les femmes</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Margaret-Sanger-celle-qui-a-libere.html</link>
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		<dc:date>2021-09-02T13:24:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>La pilule a &#224; peine plus d'une cinquantaine d'ann&#233;es, et sans la d&#233;termination invraisemblable de l'am&#233;ricaine Margaret Sanger, je ne sais pas o&#249; nous en serions. Elle est n&#233;e &#224; la fin du XIXe si&#232;cle et a perdu sa m&#232;re lors d'un dix-huiti&#232;me accouchement. Sixi&#232;me de onze enfants survivants, elle a pass&#233; l'essentiel de sa jeunesse &#224; s'occuper de ses fr&#232;res et s&#339;urs. &#192; vingt et un ans, elle &#233;tait infirmi&#232;re. Install&#233;e plus tard &#224; New York elle a embrass&#233; l'activisme de son premier mari et les id&#233;es des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L120xH150/arton3323-5ad58.jpg&quot; width='120' height='150' style='height:150px;width:120px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pilule a &#224; peine plus d'une cinquantaine d'ann&#233;es, et sans la d&#233;termination invraisemblable de l'am&#233;ricaine Margaret Sanger, je ne sais pas o&#249; nous en serions. &lt;br/&gt;
Elle est n&#233;e &#224; la fin du XIXe si&#232;cle et a perdu sa m&#232;re lors d'un dix-huiti&#232;me accouchement. Sixi&#232;me de onze enfants survivants, elle a pass&#233; l'essentiel de sa jeunesse &#224; s'occuper de ses fr&#232;res et s&#339;urs. &#192; vingt et un ans, elle &#233;tait infirmi&#232;re. Install&#233;e plus tard &#224; New York elle a embrass&#233; l'activisme de son premier mari et les id&#233;es des intellectuels.le.s et artistes de gauche que le couple fr&#233;quentait. Son engagement politique s'est m&#233;tamorphos&#233; en un f&#233;minisme radical, et elle a commenc&#233; &#224; publier r&#233;guli&#232;rement des articles dans un magazine local sur toutes les choses essentielles que les femmes devaient savoir de la sexualit&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle avait vu sa m&#232;re avoir des grossesses non voulues &#224; r&#233;p&#233;tition, puis trop de femmes pratiquant des avortements &#224; risques, ne sachant rien des principes contraceptifs de base. Au d&#233;but du XXe si&#232;cle, les Am&#233;ricaines &#233;taient maintenues dans l'ignorance absolue de tout ce qui touchait &#224; la procr&#233;ation. Il existait &#224; l'&#233;poque une loi morale ultra-r&#233;pressive, &#171; &lt;i&gt;Comstock&lt;/i&gt; &#187;, qui interdisait de parler de sexe, d'avoir des contraceptifs, des sex-toys, d'avorter. &#201;tait passible de prison celui ou celle qui publiait des choses qui traitaient de ce tabou, quelle que soit la forme, quelle que soit l'enveloppe. Les rapports sexuels devaient &#234;tre une pratique invisible, absente de la vie publique, m&#234;me par allusions. Avec pour r&#233;sultat d&#233;vastateur des femmes ignorantes de tout ce qui touchait &#224; leur corps, leur sexe, leur sexualit&#233;, et des accidents meurtriers.
Apr&#232;s s'&#234;tre occup&#233;e d'une femme de plus, d'une femme de trop, morte sous ses yeux des suites d'un avortement qui avait mal tourn&#233;, Margaret Sanger aurait dit : &#171; &lt;i&gt;J'ai jet&#233; ma sacoche de nurse dans un coin et annonc&#233; que je ne m'occuperais pas d'autres patientes tant qu'il ne sera pas possible aux femmes am&#233;ricaines qui travaillent de savoir comment contr&#244;ler leurs grossesses.&lt;/i&gt; &#187; Elle pensait que pour qu'il y ait un profond changement de soci&#233;t&#233;, il fallait que les femmes, en particulier celles dont les moyens &#233;taient limit&#233;s, soient lib&#233;r&#233;es de toute grossesse non souhait&#233;e. Seule, r&#233;volutionnaire et contre tous, elle a pris le risque incroyable de lancer une campagne pour obliger le gouvernement &#224; revoir sa position. &lt;br/&gt;
En 1914, elle a lanc&#233; un magazine mensuel &lt;i&gt;The Woman Rebel &lt;/i&gt; (la femme rebelle), initiant les femmes &#224; la contraception sous le slogan anarchiste un poil r&#233;vis&#233; &#171; Ni dieux, ni ma&#238;tres &#187;. Les femmes devaient &#234;tre ma&#238;tresses de leurs corps, il fallait limiter les naissances pour &#233;radiquer la mis&#232;re. Sanger avait &#233;galement publi&#233; un pamphlet de seize pages expliquant en d&#233;tail diverses m&#233;thodes contraceptives. Attaqu&#233;e pour avoir os&#233; envoyer son magazine par la poste (la loi Comstock interdisait aussi de poster des documents qui parlaient de sexualit&#233;, les postiers devaient bien se marrer), elle a du fuir vers l'Angleterre pour &#233;chapper &#224; son proc&#232;s. &lt;br/&gt;
L&#224;, influenc&#233;e par Havelock Ellis &#8211; un m&#233;decin qui avait publi&#233; des ouvrages sur la sexualit&#233; &#8211; elle a int&#233;gr&#233; &#224; son discours les notions de d&#233;sir et de plaisir dans les rapports sexuels (notions r&#233;volutionnaires pour des femmes &#224; qui l'on avait appris qu'il fallait se pincer le nez, attendre que cela passe, laisser les maris se soulager en rentrant du travail&#8230;). &lt;br/&gt;
Son premier &#233;poux avait &#233;t&#233; pi&#233;g&#233; par un repr&#233;sentant de Comstock, qui l'avait oblig&#233; &#224; lui pr&#233;senter son texte, La limitation de la famille. Il a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; trente jours de prison, assimilant ainsi pour la premi&#232;re fois les notions de contraception &#224; celles des libert&#233;s civiles. &lt;br/&gt;
Elle devait avoir une force de conviction et un enthousiasme &#233;blouissants, car cela n'a pas frein&#233; les ardeurs de son second mari, qui faisait r&#233;guli&#232;rement passer des lots de diaphragmes en contrebande via le Canada. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1916, elle a ouvert &#224; Brooklyn le premier planning familial au monde, connu d'abord sous le nom d'American Birth Control League, et soutenu financi&#232;rement par la famille Rockefeller. Elle y d&#233;fendait l'id&#233;e que les enfants devaient &#234;tre le fruit de l'amour, du souhait conscient de la m&#232;re et de l'assurance qu'ils puissent &#234;tre &#233;lev&#233;s en bonne sant&#233;. Elle voyageait, publiait, faisait des conf&#233;rences, m&#234;me devant le Ku Klux Klan. Elle ne triait pas, elle allait partout et faisait tout ce qui pouvait permettre de diffuser son message au plus grand nombre de femmes. Elle connaissait parfaitement leurs besoins, recevant d'elles des centaines de milliers de lettres. Elle a ensuite d&#233;ploy&#233; un second centre &#224; Harlem, pour aider les femmes noires dans une Am&#233;rique encore s&#233;gr&#233;gationniste, ce dont Martin Luther King la remercia publiquement.
En 1936, elle a gagn&#233; son proc&#232;s contre le gouvernement am&#233;ricain et commenc&#233; &#224; importer l&#233;galement des diaphragmes. Mais pourquoi s'arr&#234;ter l&#224; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle a initi&#233; des &#233;changes avec le m&#233;decin allemand Ernst Gr&#228;fenberg, un ophtalmologue devenu gyn&#233;cologue et obst&#233;tricien. Inventeur des pr&#233;mices du st&#233;rilet, il est connu aujourd'hui pour avoir parl&#233; de la stimulation du point G, encore si controvers&#233;. Bien que juif, il refusait de quitter son pays &#224; la veille de la Seconde Guerre mondiale. Ayant soign&#233; des femmes de hauts dignitaires nazis, il se croyait prot&#233;g&#233; par elles mais il a &#233;t&#233; emprisonn&#233; en 1937. Margaret Sanger se servit des relations qu'elle avait en Allemagne &#8211; elle s'&#233;tait entretenue avec les autorit&#233;s nazies sur la question du contr&#244;le des naissances &#8211; pour le sortir des prisons allemandes et l'installer &#224; New York. Mais l'Am&#233;rique puritaine n'&#233;tait pas pr&#234;te &#224; accepter le st&#233;rilet, imm&#233;diatement condamn&#233; par les m&#233;decins. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1951 elle a rencontr&#233; &#224; un diner le biologiste Gregory Pincus, sp&#233;cialiste des hormones et de la reproduction chez les animaux. Margaret Sanger, qui continuait de vouloir plus, lui a demand&#233; si un traitement modulant les niveaux d'hormones f&#233;minines pourrait avoir une action contraceptive. C'&#233;tait sans doute possible, mais il fallait des fonds, assez pour financer plusieurs ann&#233;es de recherche. En 1952, elle a emport&#233; dans sa fi&#232;vre la biologiste et riche h&#233;riti&#232;re Katherine McCormick. Pincus, effar&#233; par les histoires folles que lui racontait Sanger sur les souffrances des femmes pour &#233;chapper aux grossesses non d&#233;sir&#233;es, s'est consacr&#233; &#224; plein temps &#224; la t&#226;che. En 1960, apr&#232;s quatre ann&#233;es d'attente, la Food and Drugs Administration a enfin autoris&#233; la commercialisation de la pilule. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout &#224; coup, c'est toute l'histoire de l'humanit&#233; qui a chang&#233; ; les rapports sexuels ont cess&#233; d'&#234;tre les garants de la g&#233;n&#233;alogie et de la d&#233;mographie. Nous sommes entr&#233;s dans une nouvelle &#232;re, ouvrant la voie &#224; une nouvelle forme d'&#233;mancipation f&#233;minine, imbriqu&#233;e dans cette r&#233;volution sexuelle.
Margaret Sanger ne figure pas dans les livres d'histoire, on ne dit pas assez &#224; quel point les effets de cette invention sont r-&#233;volution-naires dans l'histoire de l'humanit&#233;. Je regrette que nous ne jouissions pas assez de cette faramineuse et si r&#233;cente libert&#233; sexuelle (nous nous sommes ouverts &#224; toutes sortes de sexualit&#233;s, mais d'autres sujets, chronophages, nous happent ailleurs), comme je d&#233;plore qu'il n'y ait pas assez d'initiatives pour rappeler aux femmes et aux hommes les b&#233;n&#233;fices de l'amour bien fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Texte extrait de : &lt;br/&gt; &quot;Un matin, j'&#233;tais f&#233;ministe&quot; de Sophie Bramly &lt;br/&gt;
288 pages &lt;br/&gt;
&#201;ditions KERO (01/03/2019) &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La politique du d&#233;sir f&#233;minin</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Le d&#233;sir et le plaisir des femmes - autres que marchandis&#233;s - sont absents des sph&#232;res politiques, m&#233;diatiques et par cons&#233;quent trouvent difficilement leur place dans la sph&#232;re priv&#233;e. Or ils sont essentiels &#224; l'empowerment des femmes. Toutes les &#233;tudes montrent que le plaisir sexuel est primordial dans l'estime de soi et la satisfaction qu'il apporte a un impact profond sur le bien-&#234;tre physique et moral. La chose est naturelle, vitale et essentielle &#224; la sant&#233; et l'&#233;quilibre des humains, (...)

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;sir et le plaisir des femmes - autres que marchandis&#233;s - sont absents des sph&#232;res politiques, m&#233;diatiques et par cons&#233;quent trouvent difficilement leur place dans la sph&#232;re priv&#233;e. Or ils sont essentiels &#224; l'empowerment des femmes. &lt;br/&gt;
Toutes les &#233;tudes montrent que le plaisir sexuel est primordial dans l'estime de soi et la satisfaction qu'il apporte a un impact profond sur le bien-&#234;tre physique et moral. La chose est naturelle, vitale et essentielle &#224; la sant&#233; et l'&#233;quilibre des humains, indistictement du genre. &lt;br/&gt;
Quel que puisse &#234;tre le degr&#233; de pudibonderie de nos soci&#233;t&#233;s actuelles, on laisse toujours une place naturelle &#224; la sexualit&#233; masculine : on peut plaisanter de la masturbation masculine &#224; la t&#233;l&#233;vision, au cin&#233;ma. La masturbation f&#233;minine d&#233;range encore, les femmes comme les hommes. Lorsqu'elle est abord&#233;e, c'est en g&#233;n&#233;ral &#224; travers les sextoys, simulacres qui perp&#233;tuent l'id&#233;e de la p&#233;n&#233;tration comme point central de la sexualit&#233;. De cette fa&#231;on, les multiples zones &#233;rog&#232;nes du corps de la femme sont contraintes et nulle part peuvent-elles trouver comment se connaitre, &lt;strong&gt;comment s'aimer&lt;/strong&gt; dans tous les sens du terme. Ce ne sont pas les m&#233;dias f&#233;minins qui facilitent la chose, surfant d'injonctions en injonctions. &lt;br/&gt;
Au coll&#232;ge, on limite l'enseignement &#224; la fonction reproductive, aux risques de maladie, et les organes g&#233;nitaux de la femme sont d&#233;crits de mani&#232;re souvent incompl&#232;te : le clitoris vient &#224; peine de r&#233;-int&#233;grer les manuels scolaires. En 4e, seules 49% des adolescentes ont connaissance de cet organe, 14% seulement savent qu'il a une fonction &#233;rog&#232;ne et 10% pensent ne pas en avoir ! Comme les adultes, elles ne savent pas dessiner leur vulve, comme les adultes elle sont peu &#224; connaitre et utiliser le mot. Les gyn&#233;cologues qui, pour la plupart, se soucient essentiellement de la partie reproductive des organes g&#233;nitaux n'en pipent mot (combien de gyn&#233;cologues questionnent leurs patientes sur leur plaisir et leurs orgasmes ?). La science consacre peu d'argent &#224; la recherche sur la sexualit&#233; f&#233;minine et conteste des sujets controvers&#233;s comme l'existence de l'&#233;jaculation f&#233;minine. &lt;br/&gt;
R&#233;sultat ? Nombreuses sont les femmes qui connaissent mieux l'appareil g&#233;nital de l'homme et savent mieux comment le satisfaire que se satisfaire. &lt;br/&gt;
C'est encore et toujours une forme d'asservissement. Maintenir les femmes dans l'ignorance de leur propre corps, fragmenter et diss&#233;quer certains organes sexuels en fonction des marronniers que dictent les comptes Instagram f&#233;ministes comme le faisaient avant eux les m&#233;dias classiques*, leur refuser l'acc&#232;s &#224; leur toute puissance sexuelle qui est avant tout c&#233;r&#233;brale, c'est une fa&#231;on comme une autre de les infantiliser, de les maintenir sous contr&#244;le. &lt;br/&gt;
Or, l'&#233;galit&#233; entre les genres passe en grande partie par la sexualit&#233;. &lt;br/&gt;
Dans le &quot; &lt;i&gt;dictionnaire intime des femmes&lt;/i&gt; &quot;, Laure Adler &#233;crit :&quot;&lt;i&gt;Quand, dans l'inconscient collectif, les hommes n'auront plus le monopole du d&#233;sir, alors on pourra parler d'&#233;galit&#233; de droits. Mais cela passe par la sexualit&#233;. Et donc, d'abord par l'image int&#233;rieure du corps des femmes&lt;/i&gt;&quot;. Sans cela, des institutions culturelles au porno, en passant par le cin&#233;ma ou la publicit&#233;, tout va continuer &#224; maintenir des st&#233;r&#233;otypes de genres, &#224; pr&#244;ner le d&#233;sir masculin comme une n&#233;cessit&#233;, au centre de l'attention, et comme au cin&#233;ma, les femmes resteront assujetties au r&#244;le de s&#233;ductrices et tenues &#224; l'&#233;cart d'une r&#233;alit&#233; pourtant si simple : elles d&#233;sirent. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Imposer des changements dans les sph&#232;res politiques et m&#233;diatiques ne passe pas tant par des cris de r&#233;volte que par la construction de nouvelles images. Pour s'affranchir de cette suj&#233;tion, c'est aux femmes d'exposer leurs d&#233;sirs partout dans la sph&#232;re publique, pour que petit &#224; petit se distille l'id&#233;e que nous nous d&#233;sirons l'un et l'autre &#224; part &#233;gales.
Et nul doute que les hommes y trouveront autant de nombreux b&#233;n&#233;fices que les femmes ... &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &lt;i&gt;Il y a des avantages incontestables &#224; ce que ces comptes, sur les r&#233;seaux sociaux, mettent en avant des aspects peu discut&#233;s de la sexualit&#233; f&#233;minine. Avec comme revers la fragmentation du corps et l'absence de notion du fonctionnement global des individus, &#224; savoir une interd&#233;pendance entre le corps et l'esprit. C'est le cerveau qui est le premier organe sexuel, dans une parfaite &#233;quit&#233; avec les hommes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le pays o&#249; les femmes initient les jeunes gar&#231;ons ...</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Le-pays-ou-les-femmes-initient-les.html</link>
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		<description>L'&#238;le de Mangaia, dont le nom signifie &quot;pouvoir temporel&quot;, se situe dans l'oc&#233;an pacifique. Cette ile, tardivement d&#233;couverte par le capitaine Cook, mettait la famille au coeur de la soci&#233;t&#233;, jusqu'&#224; ce que l'Occident impose les r&#232;gles du catholicisme. Elle met aujourd'hui encore la sexualit&#233; au coeur de l'&#233;panouissement de la population - l'activit&#233; est prise tr&#232;s au s&#233;rieux - et continue de d&#233;marrer tr&#232;s t&#244;t l'&#233;ducation sexuelle des enfants. On encourage les gar&#231;ons &#224; se masturber d&#232;s l'&#226;ge de huit ou dix (...)

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#238;le de Mangaia, dont le nom signifie &quot;pouvoir temporel&quot;, se situe dans l'oc&#233;an pacifique. Cette ile, tardivement d&#233;couverte par le capitaine Cook, mettait la famille au coeur de la soci&#233;t&#233;, jusqu'&#224; ce que l'Occident impose les r&#232;gles du catholicisme. Elle met aujourd'hui encore la sexualit&#233; au coeur de l'&#233;panouissement de la population - l'activit&#233; est prise tr&#232;s au s&#233;rieux - et continue de d&#233;marrer tr&#232;s t&#244;t l'&#233;ducation sexuelle des enfants. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On encourage les gar&#231;ons &#224; se masturber d&#232;s l'&#226;ge de huit ou dix ans, afin qu'ils connaissent mieux leur corps. A 13 ans, ils sont circoncis avec une entaille sur toute la longueur du p&#233;nis, par un homme leur apprenant diverses techniques pour procurer de multiples orgasmes &#224; leurs partenaires, notamment via des cunnilingus. &lt;br/&gt;
Deux semaines plus tard, une femme d'&#226;ge m&#251;r leur permet de passer de la th&#233;orie &#224; la pratique. L'objectif est que les deux partenaires puissent avoir deux &#224; trois orgasmes par nuit. Parce que la femme doit jouir avant l'homme, elle lui apprend &#224; contr&#244;ler ses &#233;jaculations (l'histoire ne dit pas si cette injonction oblige l'un et l'autre partenaire &#224; simuler en cas de ras-le-bol, mais apparemment l'enseignement qu'il.le.s re&#231;oivent leur permet d'arriver tr&#232;s facilement &#224; l'orgasme). &lt;br/&gt;
Les jeunes filles apprennent comment obtenir des orgasmes et sont encourag&#233;es &#224; avoir au moins trois ou quatre partenaires avant le mariage, pour &#234;tre s&#251;res de choisir le bon et savoir quoi attendre d'une relation sexuelle. La libert&#233; est telle que les ados parlent fr&#233;quemment de sexe avec leurs parents, pour qu'aucune zone d'ombre ne subsiste. Il leur arrive m&#234;me d'observer des partenaires plus &#226;g&#233;s qu'eux, pour plus de certitude. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est inutile d'embarquer imm&#233;diatement vers cette terre promise, qui mise tout sur la jouissance f&#233;minine, car il y a un &#233;cueil de taille : la domination masculine r&#232;gne. Les hommes ont plus de partenaires que les femmes, ce qui est une premi&#232;re d&#233;ception, mais surtout, l'anthropologiste Donald Marshal, qui a fait une &#233;tude sur ce peuple &#224; la fin du XXe si&#232;cle, notait h&#233;las que les hommes n'h&#233;sitent pas &#224; tabasser les femmes lorsqu'elles sont r&#233;calcitrantes aux rapports. #mangaiantoo ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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