<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title>detective.blogs.liberation.fr - Derniers articles</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/</link><description>Les dernières actualités du site detective.blogs.liberation.fr</description><atom:link href="http://detective.blogs.liberation.fr/feeds/" rel="self"></atom:link><language>fr</language><copyright>Zinnia</copyright><lastBuildDate>Sat, 25 Jul 2015 17:09:57 +0000</lastBuildDate><item><title>Tuer beaucoup et de manière spectaculaire pour être célèbre
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/07/25/tueries-de-masse-pourquoi-surtout-aux-etats-unis/</link><description>&lt;img src="http://m0.libe.com/blogs/cache/06/c9/06c910b8496a279e50644f9037fa14c6.jpg" alt="Tuer beaucoup et de manière spectaculaire pour être célèbre" /&gt;&lt;p&gt;La recherche de la célébrité à tout prix pourrait expliquer la multiplication des meurtres aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jeudi soir, dans un restaurant de Manhattan, j’écoutais l’éminent psychiatre légiste &lt;a href="http://www.forensicpanel.com/Michael_Welner.html" target="_blank"&gt;Dr. Michael Welner&lt;/a&gt; parler des tueurs de masse devant un petit groupe d’enquêteurs professionnels. Au même moment, &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/2015/07/24/un-homme-a-ouvert-le-feu-jeudi-soir-dans-un-cinema-de-lafayette-en-louisiane-faisant-deux-morts-et-n_1353491" target="_blank"&gt;un homme ouvrait le feu dans un cinéma de Louisiane&lt;/a&gt; tuant deux spectatrices. Le portable du télégénique Dr. Welner s’est mis à sonner: à peine avait-il fini le tour des plateaux télé après &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/2015/07/19/l-auteur-de-la-fusillade-de-chattanooga-decrit-comme-depressif_1350389" target="_blank"&gt;la fusillade du Tennessee&lt;/a&gt; de la semaine dernière qu’il était déjà de nouveau sollicité. Le rythme des mass killings, ces tueries de masse par un seul individu est étourdissant aux Etats-Unis. Pourquoi le phénomène est-il distinctement américain?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img src="http://m0.libe.com/blogs/cache/6e/0a/6e0a2cfcd0f9da05058fbe70edcdd077.jpg"/&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="image-legend"&gt;Michael Welner fait souvent la tournée des plateaux de télévisions pour intervenir après un meurtre de masse. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le psychiatre ne rentre pas dans les débats politiques sur le contrôle des armes à feu. Il est de ceux qui estiment qu’avant toute chose, &lt;em&gt;«people kill people»&lt;/em&gt; et que ces actes sont des «choix délibérés», plus courants aux Etats-Unis que dans d’autres pays occidentaux. Pourquoi? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dr. Welner dénonce avant tout le culte de la célébrité aux Etats-Unis. Non seulement les Américains valorisent la célébrité à des degrés ahurissants, mais les meurtriers de masse, de Charles Manson au jeune terroriste de Boston, Djokhar Tsarnaev, se retrouvent glorifiés, &lt;a href="http://www.deathandtaxesmag.com/202315/rolling-stones-long-history-of-putting-killers-on-covers/" target="_blank"&gt;en couverture du magazine &lt;em&gt;Rolling Stone&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; inspirent chansons et films hollywoodiens. Le carnaval médiatique est tel que les auteurs de tueries deviennent des noms familiers, ont leurs groupies, leurs collectors. Plus le crime est choquant, note le Dr. Welner, plus le criminel est célèbre. Le psychiatre s’en prend à la culture populaire américaine dans laquelle les meurtres peuvent être perçus comme des expressions de masculinité et dans laquelle &lt;a href="http://www.officer.com/article/10249728/psychology-101-the-mind-of-a-shooter" target="_blank"&gt;«masculinité» est trop souvent associée à «destruction&lt;/a&gt;». &lt;a href="http://piersmorgan.blogs.cnn.com/2013/11/26/michael-welner-on-influential-media-violence-killers-used-to-be-presented-as-monsters-and-now-they-are-presented-as-people-we-can-relate-to/" target="_blank"&gt;Dans cette interview télévisée de 2013&lt;/a&gt;, il s’en prend aux séries comme &lt;em&gt;Breaking Bad &lt;/em&gt;ou &lt;em&gt;The Sopranos&lt;/em&gt; qui banalisent les tueries de masse. Les médias, dit-il, ne peuvent pas peindre l’inhumanité au cœur des grandes infamies. 
Dans le restaurant rempli d’anciens policiers, devenus pour certains détectives privés, beaucoup hochaient la tête.&lt;em&gt; «En rentrant le soir du travail, je me sentais parfois seul au monde, avec l’impression que personne d’autre à New York était conscient de l’ampleur de l’horreur des meurtres commis au quotidien,»&lt;/em&gt; a remarqué un ancien détective de police. Un autre a soulevé la question de Isis, et de ce phénomène de meurtriers de masse déterminés, soutenus par un réseau organisé avec une logistique inquiétante. Mais en bon Américain, Dr. Welner a fini sur une note optimiste: &lt;em&gt;«Le fait que ces tueries de masse sont un phénomène tout spécialement américain est la preuve que ces crimes sont évitables,« &lt;/em&gt;a-t-il déclaré.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Et vous, qu’en pensez-vous? Comment déjouer le plan d’un individu foncièrement déterminé à détruire des vies, que ce soit en France ou aux Etats-Unis? &lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Sat, 25 Jul 2015 17:09:57 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/07/25/tueries-de-masse-pourquoi-surtout-aux-etats-unis/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/admin.blogs.liberation.fr/2015/07/25/c983cbc7d0f24ace8d683ed10979c6b4.jpg" length="944713" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>FIFA: enveloppes de billets et porteurs de valises, comme au cinéma
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/05/30/fifa-quand-les-etats-unis-imposent-leur-loi-et-publient-les-actes-daccusation-en-toute-transparence/</link><description>&lt;img src="http://m0.libe.com/blogs/cache/24/55/2455bf5489195feb02f038b544a17a58.jpg" alt="FIFA: enveloppes de billets et porteurs de valises, comme au cinéma" /&gt;&lt;p&gt;Curieux et nerds anglophones peuvent lire l’intégralité des actes d’accusation du rapport FIFA, publiés par le ministère de la Justice américain sur son site.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après les mafieux de Brooklyn, les barons de la drogue et wannabe terroristes du Queens, Loretta Lynch a tapé fort avec le dossier FIFA, constitué tandis qu’elle était procureure fédérale du district Est de New York. Même si, aux Etats-Unis, le «soccer» reste, malgré son succès croissant, un sport encore très féminin pratiqué par les lycéennes et les Latinos, le scandale a fait la une de la presse U.S. La conférence de presse de mercredi avec l’aigle américain a été reprise sur toutes les chaines d’info et le «Fifagate» n’a pas fini d’alimenter les talk-shows sportifs, politiques ou financiers puisque &lt;a href="http://www.justice.gov/opa/pr/nine-fifa-officials-and-five-corporate-executives-indicted-racketeering-conspiracy-and" target="_blank"&gt;de nombreuses banques et marques sportives de légendes seraient impliquées plus ou moins directement&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img src="http://m0.libe.com/blogs/cache/10/33/1033102583d3d565ab04e2e2c4258c5b.jpg"/&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="image-legend"&gt;Sepp Blatter, le président de la FIFA, lors de la cérémonie d’ouverture du 65e congrès de la Fédération internationale de football, le 28 mai 2015, à Zurich.  Fabrice Coffrini / AFP. 
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les Américains raffolent des justiciers dotés d’une vision extensive de la loi américaine et de son application... Aux Etats-Unis, le Ministère de la Justice, qui emploie quelque 120 000 professionnels, se sent redevable auprès des contribuables et au nom de la transparence, publie &lt;a href="http://www.justice.gov/opa/file/450211/download"&gt;l’acte d’accusation en ligne&lt;/a&gt;.  &lt;em&gt;«Combien de moyens existent pour dissimuler des pots-de-vin?» &lt;/em&gt;s’interroge le blog sportif Deadspin avant &lt;a href="http://screamer.deadspin.com/how-many-ways-can-you-hide-a-bribe-the-best-of-the-fif-1707221505" target="_blank"&gt;de recenser les passages&lt;/a&gt; évoquant des échanges d’enveloppes remplies de cash, une circulation agitée de porteurs de valises ou encore, des caméras dissimulées dans des porte-clefs de voiture (gadgets très employés par les détectives privés là où la loi l’autorise...) Pour une étude des mécanismes de l’enquête, tous les documents en anglais sont téléchargeables en format .pdf en bas de &lt;a href="http://www.justice.gov/opa/pr/nine-fifa-officials-and-five-corporate-executives-indicted-racketeering-conspiracy-and" target="_blank"&gt;ce communiqué&lt;/a&gt;:&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.justice.gov/opa/file/450211/download" target="_blank" type="application/pdf; length=12847210"&gt;Webb et al. Indictment&lt;/a&gt; (12.25 MB)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.justice.gov/opa/file/450221/download" target="_blank"&gt;Daryan Warner Information&lt;/a&gt; (320.77 KB)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.justice.gov/opa/file/450226/download" target="_blank"&gt;Daryll Warner Information&lt;/a&gt; (2.26 MB)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.justice.gov/opa/file/450216/download" target="_blank" type="application/pdf; length=3127719"&gt;José Hawilla et al. Information&lt;/a&gt; (2.98 MB)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.justice.gov/opa/file/450231/download" target="_blank"&gt;Charles Blazer Information&lt;/a&gt; (4.45 MB)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.justice.gov/opa/file/450251/download" target="_blank"&gt;Les circuits de l’argent sale&lt;/a&gt; (490 KB)&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Sat, 30 May 2015 16:50:35 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/05/30/fifa-quand-les-etats-unis-imposent-leur-loi-et-publient-les-actes-daccusation-en-toute-transparence/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/admin.blogs.liberation.fr/2015/05/29/a699d7fe53114a85bd0b7f325a89b973.jpg" length="40675" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>Vers une «Uberisation » des détectives privés?
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/05/05/vers-une-uberisation-des-detectives-prives/</link><description>&lt;img src="http://m0.libe.com/blogs/cache/ba/f0/baf08852aeaa6c0376898228ce5e164e.jpg" alt="Vers une «Uberisation » des détectives privés?" /&gt;&lt;p&gt;Une start-up de Washington est en train de semer la discorde parmi les détectives privés américains conscients de son existence: FlimFlam a crée une application  pour iPhone qui permet de commander de la filature sur le pouce.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Besoin &lt;em&gt;&lt;/em&gt;d’un privé pour suivre votre épouse une heure ou
deux en fin d’après-midi? Pour faire une petite vérification de pré-embauche?
Pour s’assurer que la nounou surveille votre enfant au parc au lieu de bavarder
non-stop au téléphone? Il suffit de remplir un formulaire ultra-simplifié et
d’attendre pour les photos et vidéos. Coût: 35$ de l’heure, à en croire le site de 
	&lt;a href="https://flimflam.com/" target="_blank"&gt;FlimFlam,&lt;/a&gt; soit moitié
moins que ce que la plupart des enquêteurs privés américains (hors métropoles)
facturent de l’heure. (1)
	&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Faut-il se
réjouir de l’émergence d’une application capable de rendre les services d’un
détective privé accessibles à un plus grand public? Le jeune entrepreneur-enquêteur
Brian Willingham, très porté sur les nouvelles technologies, 
	&lt;a href="http://www.diligentiagroup.com/latest-news/uberization-private-investigators/?utm_source=Diligentia+Group+Newsletter&amp;amp;utm_medium=email&amp;amp;utm_campaign=360c5a1c33-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&amp;amp;utm_term=0_51abadc95a-360c5a1c33-422856809" target="_blank"&gt;se dit «fasciné» par ce modèle&lt;/a&gt;: il estime que&lt;a href="https://flimflam.com/" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt; FlimFlam peut démystifier et simplifier l’accès aux
privés. Trop de citoyens songent à employer un détective mais n’osent pas ou ne
savent pas par où commencer. En qui faire confiance? Combien le service va-t-il
me couter à la fin? Comme pour Uber, FlimFlam promet la garantie d’un
intermédiaire neutre, un service au consommateur et un remboursement à 100% en
cas de litige.
	&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Sans surprise,
les enquêteurs privés ayant débuté leur carrière à l’époque du télécopieur sont
plus méfiants. Aux réunions de détectives, les pros de la vieille école (look répandu: chemise hawaïenne, queue de cheval poivre et sel, sonnerie de portable «Panthère Rose») pestent depuis des années
contre les géants scandinaves de la surveillance qui ont envahi et bouleversé
le marché américain. Ces grandes firmes ont raflé les contrats auprès des grandes
compagnies d’assurance et emploient les agents de recherche privés en
sous-traitants, à des taux horaires misérables. Une appli comme FlimFlam va
forcément agiter la carotte d’un gros volume
de travail pour attirer des pros certifiés à de tels prix. 
	&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Tout va bien jusqu’au dérapage
&lt;/h3&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Perso,
en fan et utilisatrice fréquente de Uber, AirBnB et autres révolutionnaires de
l’économie de partage, j’aime le principe de transparence, de responsabilité et de
redevabilité, comme le système de critiques et de recommandations. Tout le
monde se comporte mieux pour collectionner les bons points, très bien. Jusqu’aux
dérapages. En dehors des gros problèmes évidents (est-ce que qu’un stalker
armé, au casier judiciaire bien garni, peut demander de localiser son ex à
partir d’un téléphone volé à un citoyen respectable?) je me demande qui va bien
vouloir accepter de travailler pour le réseau. A New York, où le coût de
fonctionnement est particulièrement élevé, les détectives mènent un parcours du
combattant pour être licencié par l’état et doivent, en plus, appliquer une TVA
sur leurs services. Et vraiment, FlimFlam n’est pas un bon nom. «Flim-Flam» veut dire «arnaquer.» Et vous connaissez peut-être l’expression en anglais «to go up in flames?» Oui, qui s’embrase et part en fumée!
	&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La plupart des
privés qui s’expriment sur l’émergence de FlimFlam estiment que les clients du
service ne seront pas une grosse perte. Ils évitent déjà de
travailler avec le grand public et favorisent les pros: avocats, entreprises,
municipalités. Les clients exigeants privilégient un service
plus personnalisé. Des compagnies d’assurance séduites par les sirènes des discounters scandinaves de la
filature sont déjà retournées auprès de petites agences pour un service de qualité. On peut choisir d’être optimiste et se réfugier derrière le vieil adage 
	&lt;i&gt;«You get what you pay for.» &lt;/i&gt; Les clients réguliers et de qualité (car l’appréciation va dans les deux sens) aiment avoir le numéro perso de leur détective attitré, sur qui ils peuvent compter pour les écouter, répondre à leurs demandes en toute confidentialité. &lt;/span&gt;&lt;i&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;/p&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ceci dit, le toujours astucieux Brian
Willingham a tout à fait raison de souligner que le secteur de l’enquête de droit privé est 
	&lt;a href="http://www.diligentiagroup.com/latest-news/uberization-private-investigators/" target="_blank"&gt;«hautement inefficace et mérite un petit chamboulement»&lt;/a&gt;. Avec
des dizaines de milliers de détectives solo entrepreneurs, dispersés dans tous les
Etats-Unis, on imagine l’impact d’une appli qui permettrait de localiser et
de communiquer avec des sous-traitants et autres collègues de confiance, rapidement
et efficacement, surtout dans les métropoles pour une assistance immédiate en langues étrangères, une recherche dans une base de données particulière, un renfort sur une filature en jogging dans Central Park... Bref, toutes les situations dans lesquelles l’union de tous ces talents mal coordonnés peut faire la force.  
	&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;(1) Nous avons tenté de communiquer avec FlimFlam mais notre appel a été transféré à un répondeur... Toute mise-à-jour 
	sera bien entendu signalée.
	&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Fri, 29 May 2015 15:51:25 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/05/05/vers-une-uberisation-des-detectives-prives/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/admin.blogs.liberation.fr/2015/05/29/6328c4002d6c49e391eb8a2bb55ca0e7.jpg" length="47473" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>Uber et le mythe des enquêtes d'embauche
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/03/16/uber-et-le-mythe-du-background-check/</link><description>&lt;img src="http://m0.libe.com/blogs/cache/9f/dc/9fdcd63206bf78f8ea3ab8bad4c54005.jpg" alt="Uber et le mythe des enquêtes d&amp;#39;embauche" /&gt;&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, la sécurité des passagers est la bataille du jour dans la guerre que mènent les lobbies de taxis contre les services de  voiturage avec des chauffeurs, soumis à différentes enquêtes de pré-embauche inimaginables en France.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Passagers agressés, insultés, violés: les incidents impliquant des chauffeurs privés Uber semblent se multiplier aux Etats-Unis, du moins, à la &lt;a data-mce-href="http://www.latimes.com/local/lanow/la-me-ln-uber-driver-sexual-assault-20150203-story.html" href="http://www.latimes.com/local/lanow/la-me-ln-uber-driver-sexual-assault-20150203-story.html"&gt;une&lt;/a&gt; des &lt;a data-mce-href="http://www.nydailynews.com/news/crime/uber-vows-improvements-driver-arraigned-rape-charges-article-1.2049341" href="http://www.nydailynews.com/news/crime/uber-vows-improvements-driver-arraigned-rape-charges-article-1.2049341"&gt;médias&lt;/a&gt;.
 A dire vrai, il n’existe pas de statistiques solides comparant les 
risques encourus par les passagers de voitures Uber et ceux de taxis ou 
de limousines «traditionnelles». Le leader des services de voiturage, 
Uber, basé à San Francisco, s’est toujours vanté de trier ses chauffeurs
 au peigne fin («&lt;em&gt;We have the safest rides on the road!&lt;/em&gt;») Aux Etats-Unis, le service impose 1 Dollar de frais supplémentaire (surnommé le «&lt;em&gt;Safe Rides Fee&lt;/em&gt;») sur certaines courses pour financer des enquêtes «approfondies» sur ses chauffeurs privés. Mais ces «&lt;span class="DiagPlWs_error" data-mce-style="background-color: red;" rel="background-color: red;"&gt;background&lt;/span&gt; checks» sont-ils vraiment poussés? Pourquoi certains conducteurs passent-ils &lt;a data-mce-href="http://pando.com/2014/01/06/exclusive-uber-driver-accused-of-assault-passed-zero-tolerance-background-check-despite-criminal-history/" href="http://pando.com/2014/01/06/exclusive-uber-driver-accused-of-assault-passed-zero-tolerance-background-check-despite-criminal-history/"&gt;au travers&lt;/a&gt;? La semaine dernière, un groupe de députés démocrates a demandé aux services Uber, Lyft et Sidecar &lt;a data-mce-href="http://techcrunch.com/2015/03/10/congress-presses-uber-and-lyft-on-driver-background-checks/" href="http://techcrunch.com/2015/03/10/congress-presses-uber-and-lyft-on-driver-background-checks/"&gt;de muscler leurs enquêtes de pré-embauche&lt;/a&gt; tandis que le magazine &lt;em&gt;The Atlantic&lt;/em&gt; s’interroge: &lt;a data-mce-href="http://www.theatlantic.com/technology/archive/2015/03/are-taxis-safer-than-uber/386207/" href="http://www.theatlantic.com/technology/archive/2015/03/are-taxis-safer-than-uber/386207/"&gt;les taxis sont-ils plus sûrs que Uber?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, Uber confie ses enquêtes &lt;a data-mce-href="https://gigaom.com/2014/12/10/heres-the-problem-with-the-way-uber-vets-drivers/" href="https://gigaom.com/2014/12/10/heres-the-problem-with-the-way-uber-vets-drivers/"&gt;à la compagnie Hirease&lt;/a&gt;,
 censée vérifier les antécédents judiciaires et criminels de chaque 
candidat. Il faut savoir que les «background checks» sont courants et 
communément acceptés aux USA où le contenu des casiers judiciaires et 
criminels tombe, en grande partie, dans le domaine public. Cet accès 
inimaginable en France ne veut pas dire que ces enquêtes sont faciles à 
effectuer: de fait, elles sont souvent superficielles de par la nature 
du système judiciaire américain, ultra-complexe et très décentralisé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le
 système fédéral coiffe celui des 50 Etats, qui ont chacun plusieurs 
tribunaux, et chapeautent d’autres tribunaux au niveau des comtés et des
 municipalités, sans oublier les structures particulières au 
«Commonwealth» de la Côte Est ou aux «paroisses» de Louisiane. Or, moins
 de 40% de ces documents publics sont accessibles en ligne. Pour 
vérifier sérieusement si un candidat chauffeur Uber, appelons-le Joe 
Sixpack, n’a pas collectionné les amendes pour excès de vitesse ou n’a 
pas été condamné pour coups et blessures, il faut envoyer un enquêteur 
fouiller les archives de multiples tribunaux. Si Joe Sixpack a déménagé 
et changé de ville, de comté ou d’état ces sept dernières années, les 
recherches doivent être démultipliées. Et si Joe a commis un méfait loin
 de son lieu de résidence… On ne le saura peut-être jamais. Sans rentrer
 dans les détails, chaque recherche est soumise à de nombreuses 
variantes. L’accès aux casiers change beaucoup en fonction des états: 
par exemple, certains ne permettent pas de prendre en compte les 
arrestations n’ayant pas abouti à une condamnation. Ainsi, contrairement
 à ce que veulent nous faire croire des sites internet promettant des 
recherches d’antécédents aux Etats-Unis pour 49$, il n’existe pas de 
grande base de données unique permettant des vérifications en quelques 
minutes (note aux Français(es) qui font du dating en ligne avec des 
Américains et veulent se «rassurer» avant de prendre un billet d’avion… 
Ne gaspillez pas votre argent!)&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Le chauffeur n’avait pas de bras gauche
&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Uber aurait commandé plus de 2 
millions de «backgrounds checks» depuis sa création, forcément moins 
pointus que des enquêtes individuelles à 1000$ ou plus, effectuées par 
un cabinet de détective privé. Dans certaines municipalités, comme à Los
 Angeles, les taxis se targuent d’avoir un meilleur système de filtrage 
des candidats. Ils utilisent LiveScan, un service qui analyse les 
empreintes digitales des chauffeurs et les stocke dans une base de 
données numérique nationale gérée par le FBI et le Ministère de la 
Justice. Une ressource truffée d’erreurs et pas toujours bien mise à 
jour, &lt;a data-mce-href="https://gigaom.com/2014/12/10/heres-the-problem-with-the-way-uber-vets-drivers/" href="https://gigaom.com/2014/12/10/heres-the-problem-with-the-way-uber-vets-drivers/"&gt;dit Uber&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De
 fait, il n’existe pas de système parfait et, bien sûr, par définition; 
un «background check» ne garantit rien: un candidat sans boulet 
judiciaire peut se mettre à commettre des méfaits peu après ses débuts 
au volant. Les employeurs ont aussi besoin d’écouter leurs clients: 
récemment à New York, un chauffeur de limousine a causé la mort d’un 
célèbre journaliste américain dans un accident: &lt;a data-mce-href="http://nypost.com/2015/02/12/bob-simons-driver-likely-hit-gas-instead-of-brake/" href="http://nypost.com/2015/02/12/bob-simons-driver-likely-hit-gas-instead-of-brake/"&gt;Le chauffeur avait perdu l’usage de son bras gauche depuis des années&lt;/a&gt; et ses passagers se plaignaient régulièrement!
 Etant basée aux Etats-Unis, Uber sait que ses passagers ne manqueront 
aucune chance de tenir la compagnie responsable de tous les incidents 
possibles. Même les utilisateurs internationaux sont prêts à naviguer sur le
 système judiciaire américain. En janvier, une femme qui a accusé un 
chauffeur Uber en Inde de l’avoir violée &lt;a data-mce-href="http://www.bbc.com/news/world-asia-india-31052849" href="http://www.bbc.com/news/world-asia-india-31052849"&gt;a lancé une action en justice en Californie&lt;/a&gt;, où est basé le quartier général d&lt;span class="DiagPlWs_error" data-mce-style="background-color: red;" rel="background-color: red;"&gt;e Uber&lt;/span&gt;. En réponse, Uber
 Inde a annoncé un renforcement de ses enquêtes de pré-embauche tandis 
que des chapitres locaux d’Uber aux Etats-Unis, comme Uber Chicago, 
dévoilent de nouveaux &lt;a data-mce-href="http://blog.uber.com/newsafetyinitiativeschi" href="http://blog.uber.com/newsafetyinitiativeschi"&gt;programmes d’audit&lt;/a&gt; en temps réel des courses. Mais au-delà des annonces, les consommateurs attendent &lt;a data-mce-href="http://consumerist.com/2014/12/18/uber-reportedly-revamping-security-wont-say-exactly-what-its-doing/" href="http://consumerist.com/2014/12/18/uber-reportedly-revamping-security-wont-say-exactly-what-its-doing/"&gt;davantage de mesures concrètes&lt;/a&gt; de la part du nouveau chef de la sécurité globale, Phil Cardenas. &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Fri, 29 May 2015 15:52:37 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2015/03/16/uber-et-le-mythe-du-background-check/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/admin.blogs.liberation.fr/2015/05/29/ee4df702aa144b568363073ebdb3e03c.jpg" length="100531" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>Les drones divisent les détectives privés américains
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/10/07/les-drones-divisent-les-detectives-prives-americains/</link><description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/10/07/6a014e8bdb625c970d01b7c6ee5dbe970b-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="Drone" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/10/07/6a014e8bdb625c970d01b7c6ee5dbe970b-320wi.jpeg" title="Drone"/&gt;&lt;/a&gt;Après les médias et leurs prémonitions angoissantes &lt;a href="http://detective.blogs.liberation.fr/prive/2013/05/des-d%C3%A9tectives-aux-commandes-des-drones.html" target="_self"&gt;de détectives privés déployant des nuées de drones espions&lt;/a&gt; au dessus de nos têtes pour le compte d’époux, de patrons ou de rivaux, c’est au tour des enquêteurs privés de tirer la sonnette d’alarme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’à récemment, les aéronefs autopilotés étaient perçus comme des assistants très intéressants pour prendre de la hauteur dans certaines enquêtes: incendies, accidents aériens, recherches de personnes disparues en milieu rural… Les drones permettent de prolonger des surveillances à moindres frais au-dessus de chantiers ou d’usines. Les propriétaires les apprécient pour garder un œil sur les zones de livraisons de marchandises et régler le ballets des véhicules par exemple. Une récente expérience m’a appris que ces drones sont pratiquement invisibles et inaudibles, même dans des paysages désertiques, tout en offrant d’incroyables angles de vue et de magnifiques images très stables. Or de plus en plus, des détectives américains construisent et manient leur Unmanned Aerial Vehicle (UAV), intégrant «la surveillance par drone» dans leur offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est le cas d’Olwyn Triggs, une enquêtrice privée près de New York, qui se confiait cet été &lt;a href="http://nypost.com/2014/07/13/private-eyes-using-drones-to-nab-scammers-cheating-spouses/" target="_self"&gt;au New York Post&lt;/a&gt;. Elle devait placer sous surveillance un homme soupçonné de fraude à l’allocation handicap. Celui-ci vivait reclus dans son ranch à la campagne. Il avait mis en place des pancartes prévenant que tout visiteur indésirable «se ferait tirer dessus.» Le drone a pu se faufiler et filmer le prétendu infirme en train de couper du bois. Toujours dans la région de New York, un autre privé et son drone ont pu filmer, pour le compte d’un propriétaire, un locataire de cauchemar qui organisait des combats de pitbulls clandestins dans l’arrière cour. La vidéo a permis à la police d’arrêter l’individu, au soulagement de tout le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces incursions ne sont pas du goût de tous les détectives privés et les discussions font rage lors des conférences et des réunions associatives dans lesquelles ils se retrouvent. &lt;em&gt;«La profession doit être prête à réagir car nous savons très bien que 5% des détectives va se comporter en voyou»&lt;/em&gt; s’alarmait Paul Jaeb, un directeur d’agence du Minnesota dans &lt;a href="http://americanprivateinvestigator.com/join-paul-jaeb-with-guests-steve-koenig-wayne-edwards-and-tom-herder-for-the-annual-surveillance-roundtable/" target="_self"&gt;son podcast The Americain Private Investigator&lt;/a&gt;, le rendez-vous mensuel des enquêteurs américains. Il appartient au camp des professionnels dédiés au &lt;em&gt;«respect des attentes raisonnables en matière de vie privée:»&lt;/em&gt; si quelqu’un a érigé une barrière étanche de 3 mètres de haut, un détective n’a pas le droit de monter un périscope pour le surveiller, alors pourquoi se permettre d’utiliser un drone?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même podcast, un enquêteur du Maine, rompu aux surveillances en milieu rural, &lt;a href="http://www.lawyersinvestigatingservice.com/index.shtml" target="_self"&gt;Alan Goodman&lt;/a&gt;, s’adresse à ses confrères: &lt;em&gt;«Ne me jetez pas de tomates à la figure, mais nous, les détectives, devons militer pour la défense de la vie privée… La technologie avance, et bientôt de nouvelles batteries permettront aux drones de voler des heures et des heures sans bruit aucun… La vie privée des gens n’est pas respectée et nous allons nous faire botter le cul comme jamais auparavant.»&lt;/em&gt; Il voit déjà des clients tirer parti du flou juridique actuel pour contourner les détectives et lancer les drones filmer n’importe qui, n’importe comment. Comme les GPS auparavant, les outils les plus révolutionnaires tombent invariablement entre de mauvaises mains; des lois restrictives sont votées et tous les détectives américains se retrouvent pénalisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lobbies de détectives privés et d’agents de sécurité prédisent un grand débat sur les drones, national et au niveau des Etats après les législatives, en 2015, ce qui coincidera avec l’ouverture du ciel américain aux drones civils à usage commercial.&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:33 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/10/07/les-drones-divisent-les-detectives-prives-americains/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/10/07/6a014e8bdb625c970d01b7c6ee5dbe970b-320wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>New York, Kenneth Thompson, le justicier contre Louis Scarcella, le flic ripoux
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/06/01/devenu-procureur-de-brooklyn-lancien-avocat-de-nafissatou-diallo-mene-son-projet-innocence/</link><description>&lt;img src="http://m0.libe.com/blogs/cache/8f/2f/8f2fdeeda1a098dc009731d384fe6f52.jpg" alt="New York, Kenneth Thompson, le justicier contre Louis Scarcella, le flic ripoux" /&gt;&lt;p&gt;Dans notre &lt;a href="http://detective.blogs.liberation.fr/" target="_self"&gt;dernier billet&lt;/a&gt;, nous avions tiré notre chapeau au talent et à la générosité de deux enquêteurs privés de New York qui ont permis&lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/2014/04/09/un-americain-innocente-apres-25-ans-de-prison_994534" target="_self"&gt; la libération très médiatisée de Jonathan Fleming, innocenté après 25 ans passés en prison&lt;/a&gt; pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. Bien entendu, cet homme de Brooklyn ne serait pas libre sans la volonté du District Attorney de Brooklyn, un fonctionnaire élu qui représente le gouvernement (1). Il a décidé d’écouter les «privés» venus présenter leur contre-enquête et a ordonné un réexamen du dossier.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il se trouve que ce District Attorney, élu en novembre dernier, n’est autre que Kenneth Thompson, l’ancien avocat de Nafissatou Diallo, sorti victorieux de &lt;a href="http://www.liberation.fr/affaire-dsk-arrestation-new-york-agression-sexuelle,100041" target="_self"&gt;l’affaire new yorkaise de DSK&lt;/a&gt;. Kenneth Thompson est controversé. Ses liens avec des associations noires radicales et son penchant pour la publicité, mis à profit pendant l’affaire DSK/Diallo, ne sont pas du goût de tous. Mais son projet actuel mérite d’être noté comme l’un des plus ambitieux du genre aux Etats-Unis: &lt;a href="http://nypost.com/2014/05/26/brooklyn-da-reviewing-90-past-cases-mostly-murders/" target="_self"&gt;dans la foulée de la libération de Jonathan Fleming, le procureur a ordonné un réexamen de 90 dossiers&lt;/a&gt;, principalement des meurtres jugés dans les années 80 et 90. &lt;em&gt;«Personne ne fait cela à cette échelle»&lt;/em&gt; a remarqué Samuel Gross, professeur de droit à l’Université du Michigan qui &lt;a href="https://www.law.umich.edu/special/exoneration/Pages/about.aspx" target="_self"&gt;recense toutes les exonérations aux Etats-Unis&lt;/a&gt;. Les critiques diront que Kenneth Thompson n’avait guère le choix: 60 dossiers seraient liés à un seul et même détective de police désormais retraité de la NYPD, &lt;a href="http://gothamist.com/tags/louisscarcella" target="_self"&gt;Louis Scarcella&lt;/a&gt;. Le scandale mijote, inévitable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il sera intéressant de voir dans quelle mesure des détectives privés seront appelés à la rescousse. Aux Etats-Unis, les enquêteurs privés travaillent couramment pour des institutions judiciaires (à des tarifs plafonnés à 40$ de l’heure par la &lt;a href="http://www.justiceadmin.org/faq/Training%20Modules/InvestBilling1.pdf" target="_self"&gt;Justice Administrative Commission&lt;/a&gt;). Les enquêteurs qui ont permis la libération de Jonathan Fleming ont raconté les coulisses de leur contre-enquête, lors d’un récent dîner de détectives dans la banlieue de New York. Le travail de Bob Rahn et Kim Anklin est détaillé &lt;a href="http://managementresources.wordpress.com/2014/02/26/the-wrongful-conviction-of-jonathan-fleming-part-one/" target="_self"&gt;sur leur blog&lt;/a&gt; et résumé dans cette chronique par la journaliste &lt;a href="http://dianedimond.net/private-investigators-as-heroes-of-justice/" target="_self"&gt;Diane Dimond&lt;/a&gt;, mais voici les leçons que j’ai tirées de leur présentation:
1. Pour être innocenté, il faut avoir une famille derrière soi. Jonathan Fleming serait encore en prison si sa mère n’avait pas eu la persévérance de contacter plusieurs détectives privés au fil des ans. Les premiers sont revenus bredouilles, ce qui ne l’a pas découragée de solliciter ob Rahn et Kim Anklin qui ont finalement sauvé son fils.
2. Pour être innocenté, il faut un réseau d’enquêteurs et d’avocats dévoués, prêts à travailler ensemble sur votre dossier pour presque rien.
3. Pour innocenter un condamné, il faut… se rendre sur les lieux du crime, ce que le détective de la police de New York n’avaient pas fait. Bob Rahn et Kim Anklin ont grimpé sur le balcon d’où un témoin oculaire disait avoir vu Jonathan Fleming. Leur constat: la distance était telle que c’était physiquement impossible de distinguer quoi que ce soit. Par ailleurs, la témoin oculaire avait, de ses propres aveux, oublié ses lunettes ce soir-là... Et elle avait fumé du crack.
4. Pour faire libérer un condamné, il faut réussir à se faire écouter par le/la District Attorney. Il/elle doit avoir la volonté d’agir et de prendre le risque politique qui va avec, puisque les procureurs de district sont souvent élus par les résidents de leur District.










&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/06/01/6a014e8bdb625c970d01a73dcc555f970d-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="Unnamed-1" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/06/01/6a014e8bdb625c970d01a73dcc555f970d-320wi.jpeg" title="Unnamed-1"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;
&lt;a href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/06/01/6a014e8bdb625c970d01a73dcc555f970d-pi.jpeg"&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lors de ce repas de détectives privés, Bob Rahn et Kim Anklin ont montré des photos de Jonathan Fleming: son premier selfie à la sortie de prison; son premier match des Brooklyn Nets. Leur client est toujours souriant, plein de gratitude. Les enquêteurs ont sommé leurs confrères d’accepter des enquêtes du même genre: &lt;em&gt;«Cette enquête est la plus satisfaisante de ma carrière»&lt;/em&gt; a déclaré Kim Anklin. Elle a toutefois ajouté: &lt;em&gt;«Avant, je perdais le sommeil en songeant à mon client, mais maintenant, c’est pire: combien de gens sont actuellement en prison, dans la même situation?»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Photo: &lt;a href="http://managementresources.wordpress.com/2014/04/09/our-client-jonathan-fleming-is-free/" target="_self"&gt;The Memobook&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(1) Aux Etats-Unis, il n’y a pas de juge d’instruction comme en France. C’est le District Attorney qui instruit les enquêtes à charge et tente de réunir les preuves qui vont contre l’accusé.&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Fri, 29 May 2015 15:58:32 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/06/01/devenu-procureur-de-brooklyn-lancien-avocat-de-nafissatou-diallo-mene-son-projet-innocence/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/admin.blogs.liberation.fr/2015/05/29/34e853c8fd4e47679d9f350db195a51c.jpg" length="67120" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>A Detroit, le chef de la police invite chacun à s'armer
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/aux-etats-unis-debrouille-toi-tout-seul-ou-avec-ton-detective/</link><description>&lt;p&gt;&lt;a href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/6a014e8bdb625c970d01a73db5aecf970d-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="Detroitpolicechief" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/6a014e8bdb625c970d01a73db5aecf970d-320wi.jpeg" title="Detroitpolicechief"/&gt;&lt;/a&gt;Honnêtes citoyens, pour vous protéger contre les criminels, gardez une arme à feu chez vous car vous ne pouvez pas compter sur votre police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’où vient ce conseil? Du chef de la police de Detroit, pardi. James Craig est en poste depuis neuf mois dans la capitale américaine de la criminalité. Il n’y va pas par quatre chemins: «&lt;em&gt;A mon arrivée à Detroit, j’ai constaté que la police met en moyenne 50 minutes pour répondre aux appels d’urgence. Quand elle répond tout court.»&lt;/em&gt; a reconnu James Craig &lt;a href="http://video.foxbusiness.com/v/3020904057001/citizens-helping-to-reduce-crime-in-detroit/?playlist_id=2891469744001#sp=show-clips" target="_blank" title="James Craig The Independents"&gt;dans ce talk-show télévisé&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scandaleux? &lt;em&gt;«Regrettable»&lt;/em&gt;, admet James Craig, mais &lt;em&gt;«des réformes positives ont été engagées et des résultats se font sentir,« avec les moyens du bord»&lt;/em&gt; puisque Detroit a été déclaré en &lt;a href="http://www.liberation.fr/monde/2013/10/23/detroit-en-faillite-la-justice-pour-decider-si-motor-city-peut-restructurer-sa-dette_941805" target="_blank" title="Libe Detroit en faillite"&gt;faillite financière&lt;/a&gt;. En attendant d’hypothétiques progrès, il encourage les &lt;em&gt;«honnêtes gens»&lt;/em&gt; de Motor City à garder un &lt;em&gt;gun&lt;/em&gt; à la maison. Il dit avoir eu une prise de conscience dans le Maine, où les habitants sont nombreux à garder un fusil de chasse dans le placard, ou un revolver dans le tiroir de la table de nuit. &lt;em&gt;«&lt;/em&gt;Quand «&lt;em&gt;les bons éléments d’une communauté» sont armés,&lt;/em&gt; dit-il,&lt;em&gt; les criminels sont dissuadés et vont sévir ailleurs…&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/6a014e8bdb625c970d01a73db5b067970d-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="___French_Artist_murdered_in_Detroit____1458920002_3855372_ver1.0_640_480" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/6a014e8bdb625c970d01a73db5b067970d-320wi.jpeg" title="___French_Artist_murdered_in_Detroit____1458920002_3855372_ver1.0_640_480"/&gt;&lt;/a&gt;Sans lancer de débat sur les mérites de cette théorie ou la définition de «bons éléments» votre dévouée (contribuable aux Etats-Unis…) est stupéfaite d’entendre un tel message d’un chef de la police. James Craig a le mérite d’être franc et semble déterminé à prévenir et voire à résoudre les meurtres dans sa ville, y compris celui du &lt;a href="http://www.freep.com/article/20140328/NEWS01/303280015/Bilal-Berreni-23-painted-worldwide-why-French-artist-found-shot-dead-Detroit-" target="_blank" title="Bilal Berreni Detroit Free Press"&gt;jeune artiste français aventureux Bibal Berreni, alias &lt;/a&gt;&lt;a href="http://vimeo.com/87666508"&gt;Zoo Project&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.freep.com/article/20140328/NEWS01/303280015/Bilal-Berreni-23-painted-worldwide-why-French-artist-found-shot-dead-Detroit-" target="_blank" title="Bilal Berreni Detroit Free Press"&gt;, retrouvé assassiné dans un terrain vague&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la police de Detroit est déjà débordée par &lt;a href="http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201401/02/01-4725100-e-u-chute-du-nombre-dhomicides-dans-les-grandes-villes-en-2013.php" target="_blank" title="Meurtres a Detroit en 2013"&gt;333 dossiers de meurtres en 2013&lt;/a&gt; et engagée à réduire son temps d’intervention honteux, quand la famille de Bilal Berreni peut-elle espérer obtenir des réponses?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’après &lt;a href="%20http://www.policeforum.org/assets/docs/Critical_Issues_Series/policing%20and%20the%20economic%20downturn%20-%20striving%20for%20efficiency%20is%20the%20new%20normal%202013.pdf" target="_blank"&gt;cette étude&lt;/a&gt; du Police Executive Research Forum, la société américaine s’adapte à la nouvelle réalité: les polices américaines ne traitent déjà plus des missions traditionnelles comme les vols de voiture, les fraudes courantes ou les affaires de harcèlement. Ce mois-ci, le frère d’une étudiante disparue à New York a lancé une campagne internet pour financer le recrutement d’un agent de recherches privé: &lt;em&gt;«La NYPD (police de New York) a été formidable,&lt;/em&gt;» &lt;a href="http://www.gofundme.com/840ci8" target="_blank" title="Go Fund Me Jiwon Lee"&gt;écrit Matt Lee&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;«mais on comprend bien qu’ils aient beaucoup d’autres responsabilités. Nous aimerions engager un enquêteur privé pour accélérer la recherche et en faire une priorité.»&lt;/em&gt; Si une étudiante volatilisée n’est pas une priorité pour la NYPD, alors quoi?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/6a014e8bdb625c970d01a511aa99c5970c-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="Vidocq_BD" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/6a014e8bdb625c970d01a511aa99c5970c-120wi.jpeg" title="Vidocq_BD"/&gt;&lt;/a&gt;Avoir recours à un enquêteur privé est formidable en soit (impossible dans de nombreux pays, dont la Slovaquie, où le métier de détective privé est illégal (cf. l’interview du détective &lt;a href="https://twitter.com/PhilipBecnel" target="_blank" title="Twitter Phil Becnel"&gt;Phil Becnel &lt;/a&gt;à ce sujet dans le podcast &lt;a href="http://americanprivateinvestigator.com/join-api-host-paul-jaeb-with-returning-guests-rich-robertson-phil-bencnel-and-alan-goodman/" target="_blank" title="Phil Becnel in podcast The American Investigator"&gt;The American Private Investigator&lt;/a&gt;.) Après tout, la profession est née d’un besoin réel. Elle est apparue officiellement en France au 19e siècle en réaction à l’incapacité des pouvoirs publics. Accéder à une police privée permettait aussi de se protéger contre la &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.histoire.presse.fr/livres/naissance-de-la-police-privee-detectives-et-agences-de-recherche-en-france-1832-1942-01-04-2000-6423"&gt;«néfaste omnipotence vers laquelle tendrait à s’acheminer l’État»&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Mais leurs services n’étant pas à la portée de tout un chacun, de nombreux enquêteurs privés américains font comme leurs partenaires avocats: ils consacrent une partie de leur temps à fournir des services bénévoles ou à tarif très réduit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://dianedimond.net/private-investigators-as-heroes-of-justice/" target="_blank" title="Diane Dimond Private Investigators"&gt;&lt;em&gt;«Les détectives privés deviennent des mercenaires des combats pour la justice,»&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; écrivait récemment la journaliste d’investigation Diane Dimond. Le 7 avril, à Brooklyn, après 25 ans en prison pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, Jonathan Fleming a été exonéré grâce au travail quasiment bénévole de deux enquêteurs privés, Bob Rahn et Kim Anklin of &lt;a href="http://www.nysleuth.com/"&gt;Management Resources Ltd.&lt;/a&gt; Dans l’Indiana, Gary Dunn, a mis en place &lt;a href="http://investigatinginnocence.org/" target="_blank" title="Investigating Innocence"&gt;Investigating Innocence&lt;/a&gt;, un réseau d’enquêteurs privés spécialisés dans les contre-enquêtes pénales. A Minneapolis (Minnesota), le remarquable &lt;a href="http://www.parentalabduction.org/bio_page_wunsch.htm" target="_blank" title="Ed Wunsch"&gt;Ed Wunsch&lt;/a&gt; a résolu des dizaines d’enlèvements d’enfants sans faire payer un sou aux familles. Une générosité qu’il peut se permettre grâce aux revenus de &lt;a href="http://www.commercialreports.org" target="_blank" title="Commercial Reports"&gt;son activité commerciale&lt;/a&gt;, faut-il le rappeler?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces clients qui font bouillir la marmite appellent le détective à l’aide quand la police reste sourde. Ed Wunsch racontait qu’une fois, la femme d’un très bon client s’est fait accrocher en voiture par un chauffard. Coût des réparations: plus de 2500 Dollars. Un témoin avait noté la plaque d’immatriculation du Nebraska, mais la police locale n’a même pas essayé de rechercher le propriétaire au-delà du Minnesota. Grâce au détective, le chauffard a été identifié et son assurance contactée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce problème de tôle froissée est loin des préoccupations des résidents de Detroit dans leur capitale du crime, mais les questions sous-jacentes sont les mêmes: jusqu’où peut-on, doit-on se débrouiller tout seul? Comment obtenir de l’aide? Sur qui compter?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.twitter.com/frenchPI"&gt;@frenchpi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:33 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/aux-etats-unis-debrouille-toi-tout-seul-ou-avec-ton-detective/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/04/28/6a014e8bdb625c970d01a73db5aecf970d-320wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure><category>Actualité</category><category>Weblogs</category></item><item><title>Le roi du «Revenge Porn» doit-il sa chute à une maman détective?
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/01/24/arrete-par-le-fbi-le-roi-du-revenge-porn-doit-sa-chute-a-une-maman-detective/</link><description>&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/01/24/6a014e8bdb625c970d01a73d5f6597970d-pi.png"&gt;&lt;img alt="Hunter-mooreInstagram" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d01a73d5f6597970d img-responsive" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/01/24/6a014e8bdb625c970d01a73d5f6597970d-120wi.png" title="Hunter-mooreInstagram"/&gt;&lt;/a&gt;Après des mois de suspense, Hunter Moore, l’un des types les plus détestés du Net pour avoir popularisé le «revenge porn» &lt;a href="http://gawker.com/revenge-porn-kingpin-hunter-moore-arrested-by-fbi-1507555135" target="_self"&gt;a été arrêté par le FBI jeudi en Californie&lt;/a&gt; et à en croire les réactions sur Twitter, beaucoup de femmes sourient de contentement. Le jeune homme de 27 ans et son complice hacker Charles Evans ont été mis en examen pour association de malfaiteurs, accès non-autorisé à des ordinateurs protégés, usurpation d’identité… Hunter Moore encourt 50 ans de prison et va faire face à des montagnes de frais d’avocats. Ca sent la fin de règne pour la superstar trash qui avait menti sur la véritable nature de son site phare, le très décrié et Feu &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Is_Anyone_Up%3F" target="_self"&gt;isanyoneup.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit retour en arrière : Hunter Moore, sourcils épilés et biceps tatoués, surgit de nulle part fin 2010 avec son site, Isanyoneup.com, une sorte de bar virtuel pour les «plaqués de l’Internet.» Il propose aux jeunes trompés ou déçus par un(e) petit(e) ami(e) de se venger en montrant à la ronde sexpics et sextapes de leur ex. A la ronde veut dire bien sur, au monde entier, sur Internet. Le site devient un catalogue de selfies érotico-pornos et autres photos compromettantes, de jeunes femmes, surtout, agrémentés de commentaires souvent mysogines. Pire : les photos, publiées sans le consentement des intéressés, sont associées à leur profil Facebook, Instagram, Twitter. &lt;a href="http://www.businessinsider.com/is-revenge-porn-protected-by-the-first-amendment-2013-9" target="_self"&gt;Un cauchemar&lt;/a&gt;, y compris pour les défenseurs de la fameuse liberté d’expression protégée par le Premier amendement de la Constitution des États-Unis. Sous pression, le site ferme en 2012, ce qui n’empêche pas Hunter Moore de sévir &lt;a href="http://gizmodo.com/tag/huntermooretv" target="_self"&gt;ailleurs sur le Web&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le FBI démonte le mythe du  site alimenté uniquement de «revenge porn.« &lt;a href="http://www.thesmokinggun.com/buster/revenge-porn-kingpin-arrested-564319" target="_self"&gt;Il accuse Hunter Moore d’avoir volé des images sexy directement de l’ordinateur de ses victimes.&lt;/a&gt; Selon l’agence fédérale, Moore demandait à Evens de pirater les comptes e-mail de ses cibles préférées, des jeunes femmes «bonnasses.» Il envoyait de l’argent à Evens en échange de photos obtenues illégalement. Ce piratage a été exposé et rendu public pour la première fois par une mère de famille de la région de Los Angeles, Charlotte Laws, qui dit avoir travaillé jadis en tant que détective privé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011, sa fille a vu apparaitre des selfies sexy  sur le site d’Hunter Moore et ne comprenait pas : elle ne les avait envoyés à personne, seulement de son smartphone à son compte e-mail. Mais il y avait ce drôle de type garé toute la journée dans une voiture blanche dehors avec un ordinateur… Humiliée, terrorisée, la jeune femme voit sa vie transformée par la publication de ces photos. Dans son récit, la mère indignée, Charlotte Laws, va voir les agents du FBI qui essayent de la décourager. Réaction de cette maman courroucée: &lt;em&gt;«Vous aidez Scarlett Johansson quand son téléphone est piraté, mais pas une citoyenne ordinaire?»&lt;/em&gt; Plus tard, elle milite et obtient le passage d’une loi anti «revenge porn» en Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://jezebel.com/one-womans-dangerous-war-against-the-most-hated-man-on-1469240835" target="_self"&gt;Le récit de sa croisade&lt;/a&gt; en vaut la lecture, avec l’intervention du collectif Anonymous et l’accélération de l’enquête jusqu’au point d’orgue aujourd’hui.&lt;a href="https://twitter.com/CharlotteLaws" target="_self"&gt; Charlotte Laws savoure la victoire de son «Operation No Moore»&lt;/a&gt;. Emmerdeuse à l’égo démesuré ou héroïne des temps modernes déterminée à venger sa fille, cette enquêtrice dans l’âme a sans aucun doute joué un rôle prépondérant dans la chute du roi du »porno vengeur.« &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo: &lt;a href="http://instagram.com/p/jNbuHNRbT7/" target="_self"&gt;Instagram d’Hunter Moore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:33 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2014/01/24/arrete-par-le-fbi-le-roi-du-revenge-porn-doit-sa-chute-a-une-maman-detective/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2014/01/24/6a014e8bdb625c970d01a73d5f6597970d-120wi.png" length="100000" type="image/png"></enclosure></item><item><title>Hommage à David Sullivan, le détective infiltrateur de sectes
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/11/26/hommage-a-david-sullivan-le-detective-infiltrateur-de-sectes/</link><description>&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/11/26/6a014e8bdb625c970d019b01aefa63970d-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="628x471" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d019b01aefa63970d" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/11/26/6a014e8bdb625c970d019b01aefa63970d-200wi.jpeg" title="628x471"/&gt;&lt;/a&gt;Ce fut une brève rencontre en 2005, lors d’une fastueuse conférence de détectives privés à Las Vegas. &lt;em&gt;«J’aime bien travailler avec des journalistes … En général, ils savent écouter et observer. L’argent n’est pas leur première motivation et ils écrivent des rapports qui se tiennent», &lt;/em&gt;m’avait dit en substance David Sullivan en tendant sa carte: «&lt;a href="http://sullivanpi.com/" target="_self"&gt;Sullivan Associates International&lt;/a&gt;: Investigations et consultations, San Francisco et Rio de Janeiro.» Le quinqua chauve était plutôt singulier, un baroudeur qui n’avait pas le profil courant du privé ancien policier ayant fait carrière dans un seul fief. Il était chaleureux sans être bavard, engageant et drôle sans pour autant faire le malin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses enquêtes de prédilection: l’infiltration de sectes, une spécialité rare. Nous avions parlé de sa propre spiritualité et de &lt;a href="http://www.visitmarin.org/" target="_self"&gt;Marin County&lt;/a&gt;, la région bohème aisée très verte, au nord de San Francisco où pullulent les sectes et les conversions religieuses en tout genre. J’y avais enquêté sur &lt;a href="http://www.theguardian.com/world/2002/jul/16/worlddispatch.usa" target="_self"&gt;le parcours d’un fils de hippies athées devenu Taliban&lt;/a&gt;. Nous avions aussi évoqué l’Ordre du Temple Solaire et le travail imposant de journalistes français (dont Gilles Bouleau) sur &lt;a href="http://www.amazon.com/LOrdre-temple-solaire-French-Edition/dp/2080678426." target="_self"&gt;ce livre-enquête inédit aux Etats-Unis&lt;/a&gt;. Hélas, il a fallu le décès de David Sullivan le mois dernier, à 62 ans, pour que l’étendue de son travail extraordinaire nous soit révélé au grand jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href="http://www.sfgate.com/bayarea/article/David-Sullivan-PI-who-infiltrated-cults-dies-4924222.php?cmpid=twitter" target="_self"&gt;récente nécrologie&lt;/a&gt; du San Francisco Chronicle donne un aperçu de l’incroyable parcours de ce bon vivant devenu détective privé par accident: &lt;em&gt;«David Sullivan a laissé tomber le lycée pour devenir le manager d’un groupe de rock à Mexico. Il a vécu dans une réserve sioux avec un médecin indigène nommé Crow Dog. Il a construit un radar militaire dans la Libye de Kadhafi, a confronté un trafiquant de drogues brésilien renommé dans les favelas de Rio, a castré des taureaux en Bolivie.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publié au lendemain de sa disparition dans l’édition de novembre du magazine Harper’s, un long portrait (&lt;em&gt;&lt;a href="http://harpers.org/archive/2013/11/the-man-who-saves-you-from-yourself/" target="_self"&gt;L’homme qui vous sauve de vous-même&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, non publié en ligne) dévoile pour la première fois comment David Sullivan avait appris les ficelles de son métier à San Francisco, auprès du détective Hal Lipset, célèbre pour ses tout petits micros dissimulés dans des olives de martini. Une fois lancé dans l’étude des sectes, il avait consulté des psychologues comme &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Margaret_Singer" target="_self"&gt;Margaret Singer&lt;/a&gt; pour pouvoir infiltrer les organisations et tenir sur la durée, en dépit des lavages de cerveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sectes de l’Ouest américain sont souvent masquées derrière des entreprises d’apparence anodines, comme des compagnies écolos, &lt;a href="http://www.nytimes.com/2012/02/28/health/nutrition/yoga-fans-sexual-flames-and-predictably-plenty-of-scandal.html?pagewanted=all&amp;amp;_r=0" target="_self"&gt;des studios de yoga&lt;/a&gt; ou des bars à jus de fruits. L’un de ces bars à jus de Marin County abritait la secte Mother Divine Love Foundation, dirigée par un prédateur sexuel. Les parents d’une victime tombée enceinte ont appelé David Sullivan au secours. Faute d’avoir le bon profil pour infiltrer la secte, le détective fouilla le passé du leader et découvrit qu’il était un ancien dealer de drogues de la côte Est, criblé de dettes. &lt;em&gt;«David a appelé le leader pour le prévenir que des mafieux de Caroline du Sud à qui il devait de l’argent étaient en route pour le faire payer. Il a décampé, permettant la délivrance de la jeune fille»,&lt;/em&gt; raconte &lt;a href="http://nathanielrich.com/" target="_self"&gt;Nathaniel Rich&lt;/a&gt;, le journaliste de Harper’s dans &lt;a href="http://hereandnow.wbur.org/2013/11/01/cult-investigator-sullivan" target="_self"&gt;une interview&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Sullivan aimait à rappeler que les leaders de sectes sont rarement aussi charismatiques que ce que l’on croit: &lt;em&gt;«Ils sont des NARCISSIQUES en lettres capitales et souvent de vrais bouffons»,&lt;/em&gt; expliquait-il &lt;a href="http://www.commonwealthclub.org/node/2418" target="_self"&gt;lors d’un forum public en 2010&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;«Ce sont des hommes d’un certain âge, gras et poilus, qui ne se lavent pas. Ils ont souvent un rire bizarre, haut perché, et ils sont tout le temps en rut. Les femmes leaders, en revanche, sont davantage motivées par l’argent et par la domination de leurs recrues.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans cesse à la recherche de détectives undercover, David Sullivan avait recruté et formé plusieurs jeunes journalistes à l’art de l’investigation, &lt;a href="http://harpers.org/blog/2013/10/remembering-david-sullivan/" target="_self"&gt;se souvient l’un d’eux, Steven Cuevas&lt;/a&gt;, aujourd’hui &lt;a href="http://www.kqed.org/radio/about/staff/steven-cuevas.jsp" target="_self"&gt;chef d’une radio à Los angeles&lt;/a&gt;: «&lt;em&gt;J’ai travaillé pour lui à la fin des années 90 sur une enquête undercover dans une secte  [...] et c’est à David que je dois l’acquisition de ma méthode d’interviewer et de reporter.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo Mirissa Neff&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:33 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/11/26/hommage-a-david-sullivan-le-detective-infiltrateur-de-sectes/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/11/26/6a014e8bdb625c970d019b01aefa63970d-200wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>«Garbology» ou l'art raffiné de faire les poubelles
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/09/20/garbology-ou-lart-raffine-de-faire-les-poubelles/</link><description>&lt;p&gt;
&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/09/20/6a014e8bdb625c970d019aff802817970b-pi"&gt;&lt;img alt="RTX13BF4" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d019aff802817970b" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/09/20/6a014e8bdb625c970d019aff802817970b-300wi.jpeg" title="RTX13BF4"/&gt;&lt;/a&gt;On remarque ces
camions-broyeurs en fin de journée à Wall Street à Manhattan ou dans le
«Triangle d’Or» de Washington, flanqués de descriptions publicitaires : &lt;em&gt;«Destruction absolue de documents confidentiels
sous vos yeux dans vos bureaux! Procédé hautement sécurisé! Vos papiers sont
broyés et directement réduits en pulpe prête à recycler!»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fièvre
américaine du «&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Destructeur_de_documents"&gt;shredding&lt;/a&gt;,»
le déchiquetage de documents en bandelettes, est en réponse à ce que les
enquêteurs baptisent ici la «&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Garbology" target="_self"&gt;garbology&lt;/a&gt;,» ou l’art de faire les poubelles. Le b.a.-ba de l’espion industriel est de passer en revue les détritus et de battre les camions déchiqueteurs contre la montre: un expert en fraudes financières rapporte que récemment, des techniciens de surface originaires d’Europe centrale à l’oeuvre dans des entreprises de Wall Street nettoyaient moins qu’ils ne subtilisaient les corbeilles... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même
à l’heure du tout numérique, les poubelles renferment toujours des trésors: des boîtes d’allumettes de restaurants indiquant où la personne sort, des bouteilles vides, des déchets remplis de résidus en tous genres révélateurs d’habitudes de consommation (crucial dans les cas de litiges de garde d’enfants), de projets. Le journaliste Tony Ortega a fait les poubelles d'&lt;a href="http://www.villagevoice.com/2008-07-02/news/trash-talking-with-harvey-weinstein/" target="_self"&gt;un nabab hollywoodien&lt;/a&gt; et interviewé &lt;a href="http://blogs.villagevoice.com/runninscared/2011/10/mark_chauppetta.php" target="_self"&gt;un détective qui fouillait les ordures&lt;/a&gt; pour le compte de l’Eglise de Scientologie. Ce dernier est en froid avec la secte et sait que ses propres poubelles sont certainement sous surveillance. A Los Angeles, le tout Hollywood se souvient du scandale Kerkorian, le richissime producteur de cinéma devenu père à un âge avancé. Grâce à du fil dentaire récupéré dans les poubelles de l’amant de sa femme, &lt;a href="http://abcnews.go.com/Entertainment/story?id=101219&amp;amp;page=1" target="_self"&gt;il a pu déterminer que l’enfant était bien celui du playboy Steven Bing&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les investigateurs américains ont toutes
sortes d’expressions pour décrire l’acte de faire les poubelles :
«&lt;em&gt;Dumpster Dive&lt;/em&gt;» (on visualise la plongée),  «&lt;em&gt;Trash Hit&lt;/em&gt;» (comme si une
recherche dans les poubelles était nette et précise), ou ma préférée, «&lt;em&gt;Garbage
Detail&lt;/em&gt;,» qui évoque l’expertise artisanale derrière l’exercise. Aux
Etats-Unis, c’est presque toujours légal. &lt;a href="http://articles.latimes.com/1988-05-20/news/vw-3824_1_supreme-court" target="_self"&gt;En 1988&lt;/a&gt;, la Cour suprême a statué que tant que
les poubelles étaient sorties de la propriété sur un espace public, elles étaient disponibles aux enquêteurs privés. Mais certaines municipalités
et autre communautés privées ont passé des ordonnances anti-fouilles et il est toujours bon de
vérifier avant de se jeter dans les déchets&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; En France, c’est différent. L’enquêteur &lt;a href="http://www.arnaudpelletier.com/" target="_self"&gt;Arnaud Pelletier&lt;/a&gt;, co-auteur de l’ouvrage de référence &lt;a href="http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100128310" target="_self"&gt;Intelligence Economique, Mode D’Emploi&lt;/a&gt;, évoque la différence culturelle et rappelle que &lt;a href="http://www.arnaudpelletier.com/2011/03/21/intelligence-economique-%E2%80%93-le-maillon-faible-cest-lhomme/" target="_self"&gt;le maillon faible est souvent l’homme&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, une bonne virée en toute légalité nécessite de se renseigner sur le jour de collecte
et de passer au milieu de la nuit, équipé d’une lampe torche, de gants et d’un
petit escabeau, s’il y a besoin d’extirper des sacs poubelles du fond d’une
benne. Les sacs sont photographiés &lt;em&gt;in situ&lt;/em&gt; puis emportés au loin au loin pour opérer le tri en toute tranquilité (&lt;a href="http://writingpis.wordpress.com/2011/06/11/how-to-conduct-a-trash-hit-a-private-investigators-dumpster-secrets/" target="_self"&gt;instructions détaillées en anglais par ce couple
d’avocats-détectives du Colorado&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Rome, à la dernière
conférence de l’&lt;a href="http://www.wad.net" target="_self"&gt;Association Mondiale des Détectives&lt;/a&gt;, un détective européen a
épaté ses voisins de table en révélant que sa firme avait un faux camion de
poubelles rien qu’à elle. Non seulement le camion ressemble à un vrai,
mais il est équipé d’un puissant scanner à l’intérieur. Le recyclage
obligatoire permettant d’aller directement dans la poubelle à papiers, les
détectives peuvent scanner le contenu et replacer le sac rapidement pour plus
de discrétion. Ah, les regards envieux. Même les polices américaines ont besoin de se rappeler régulièrement de faire les poubelles, pour &lt;a href="http://www.policechiefmagazine.org/magazine/index.cfm?fuseaction=print_display&amp;amp;article_id=2105&amp;amp;issue_id=62010" target="_self"&gt;débloquer les enquêtes de trafic de drogues&lt;/a&gt;. Comme le dit l’ex-détective privé de la Scientologie à Boston, &lt;a href="http://www.on-themark.com/" target="_self"&gt;Mark Chauppetta&lt;/a&gt;: détruisez-tout avant de jeter. Il commence à faire frais, faites marcher la cheminée...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo © Reuters&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:34 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/09/20/garbology-ou-lart-raffine-de-faire-les-poubelles/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/09/20/6a014e8bdb625c970d019aff802817970b-300wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>Des détectives aux commandes des drones?
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/05/30/des-detectives-aux-commandes-des-drones/</link><description>&lt;p&gt;
&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/05/30/6a014e8bdb625c970d019102aeffeb970c-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="PIMag" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d019102aeffeb970c" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/05/30/6a014e8bdb625c970d019102aeffeb970c-120wi.jpeg" title="PIMag"/&gt;&lt;/a&gt;Avec l’autorisation prévue des drones civils dans le ciel
américain après 2015, les médias américains un tableau quasi-apocalyptique
de nuées d’insectes mécaniques au dessus de nos têtes. &lt;em&gt;«Les paparazzi font poursuivre les starlettes hollywoodiennes et les détectives
privés épier vos moindres gestes!»&lt;/em&gt; &lt;a href="http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=spy-drones-come-us-we-must-protect-privacy" target="_self"&gt;répètent-ils&lt;/a&gt; &lt;a href="http://blogs.dailynews.com/friendlyfire/2013/03/25/drones-stay/" target="_self"&gt;immanquablement&lt;/a&gt;. De
fait, des enquêteurs privés expérimentent déjà avec des aéronefs commandés à distance, en témoigne la couverture ci-contre de &lt;a href="http://www.pimagazine.com/" target="_self"&gt;PI Magazine,&lt;/a&gt; le magazine des détectives privés américains. Tim
Brennen, directeur d’&lt;a href="http://www.smojs.com/home" target="_self"&gt;une agence du Missouri&lt;/a&gt; a déjà investi dans plusieurs appareils: &lt;em&gt;«Nous les faisons voler pour aider lors de situations
tactiques et nous permettre d’avoir une vue générale de ce qui se passe,»&lt;/em&gt;
explique le détective dans &lt;a href="%20http://www.ky3.com/news/ky3-remotecontrolled-aircraft-landing-in-the-ozarks-20130208,0,6251204.story" target="_self"&gt;ce reportage sur une télévision locale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son agence assiste notamment des forces de polices et des
agences gouvernementales lors de rassemblements, parades et... autres. Les drones peuvent
également s’avérer très utiles dans les enquêtes sur les incendies: une
vue aérienne permet de voir où le foyer &lt;a href="http://www.smojs.com/missouri_drones_private_investigations_springfield" target="_self"&gt;est apparu et comment les flammes ont progressé&lt;/a&gt;. La poignée de détectives qui utilisent déjà des drones
évoquent bien sur l’intérêt de tels appareils dans les affaires d’enlèvements d’enfants
ou pour reconstituer la scène d’un crime. Sauver du temps, de l’argent et
surtout des vies: voici des usages qui passent mieux auprès du public, horrifié par la perspective d’une société de surveillance. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce
détective d’Indianapolis spécialisé dans la détection de spyware, &lt;a href="http://www.iiiweb.net/" target="_self"&gt;Tim Wilcox&lt;/a&gt;, est en
train de faire construire plusieurs drones qui l’aideront dans les enquêtes de
fraudes à la pension d’invalidité. Ce qui veut dire qu’il les utilisera pour compléter
des dispositifs de surveillance, pour filmer de faux invalides en train de repeindre
leur résidence secondaire des heures durant, ou vaquant à leurs occupations
en zone rurale où il est difficile pour un agent, planqué dans un véhicule, de filmer discrètement. La surveillance par drone interposé, que ce
soit par la police ou des détectives, est au cœur de la &lt;a href="http://usatoday30.usatoday.com/news/washington/story/2012-06-19/drone-backlash/55682654/1" target="_self"&gt;«drone-xieté»&lt;/a&gt;
actuelle, ce à quoi Tim Wilcox répond dans la vidéo ci-dessous : &lt;em&gt;«Les gens qui craignent le plus les drones
sont ceux qui escroquent le gouvernement, c’est-à-dire les contribuables, les
personnes comme vous et moi.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réalité, l’usage des drones est une question qui divise aussi les enquêteurs privés. Un investigateur de Virginie, James
Pollock, qui construit lui-même un aéronef au sein &lt;a href="http://www.meetup.com/DC-Area-Drone-User-Group/" target="_self"&gt;d’un club de férus de drones à Washington&lt;/a&gt;, expliquait sur &lt;a href="http://diydrones.com/profiles/blog/show?id=705844%3ABlogPost%3A909711&amp;amp;commentId=705844%3AComment%3A944859&amp;amp;xg_source=activity" target="_self"&gt;ce forum&lt;/a&gt; qu’il ne croit pas dans &lt;a href="http://www.auvsi.org/conduct" target="_self"&gt;le «code de conduite,» de l’association/lobby des drones, AUVSI&lt;/a&gt;, qui affirme &lt;em&gt;«Nous respecterons la vie privée des individus.»&lt;/em&gt; Sur son blog, ce membre de AUVSI estime que l’association est hypocrite d’affirmer
vouloir respecter la vie privée tout en amplifiant le marketing
auprès de sociétés de surveillance. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, de fausses promesses ne
permettront pas de rassurer le grand public, au contraire. Déjà, une trentaine
d’Etats américains travaillent sur des législations pour limiter l’usage des
drones. James Pollock  aimerait voir l’industrie des drones
participer à des efforts humanitaires, en mettant des appareils à
disposition dans les enquêtes de recherche de personnes disparues et en favorisant l’usage des drones dans des missions de reconnaissance. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:34 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/05/30/des-detectives-aux-commandes-des-drones/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/05/30/6a014e8bdb625c970d019102aeffeb970c-120wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>Boston : quand la police enquête avec la souris
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/04/18/appeler-la-police-ou-avoir-le-reflexe-twitter/</link><description>&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/04/18/6a014e8bdb625c970d01901b5f347a970b-pi"&gt;&lt;img alt="RTXYN3U (1)" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d01901b5f347a970b" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/04/18/6a014e8bdb625c970d01901b5f347a970b-300wi.jpeg" title="RTXYN3U (1)"/&gt;&lt;/a&gt;Au lendemain de l’attentat de Boston, j’étais dans une
académie de police du New Jersey pour un séminaire de recherche avancée sur le Net et les médias sociaux. Je suis une telle formation deux fois par an, pour
rester au courant des nouveaux outils de recherche et des modes de
fonctionnement internes des moteurs et des grands réseaux sociaux.Vous connaissiez
par exemple le site d’archives de tweets &lt;a href="http://tweettunnel.com/" target="_self"&gt;Tweettunnel&lt;/a&gt;? Ou la différence entre
Bing et Google quand  on recherche le
profil Facebook de quelqu’un? Bref, tout cela était passionnant, notamment pour
les flics du New Jersey qui sont comme tant d’autres policiers dans le monde:
obligés d’apprivoiser Twitter, Facebook, Instagram, Vimeo, Craigslist, &lt;a href="http://www.snapchat.com" target="_self"&gt;Snapchat
&lt;/a&gt;etc. pour enquêter aussi bien sur les ventes de drogues dans le parking du
fast-food local &lt;a href="http://www.technologytell.com/entertainment/files/2012/05/harold-and-kumar-go-to-white-castle1.jpg" target="_self"&gt;White Castle&lt;/a&gt;, que &lt;a href="http://www.dailydot.com/news/nypd-brownsville-guns-facebook-social-media/" target="_self"&gt;les trafics d’armes&lt;/a&gt; ou, bien sûr, les
attentats terroristes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après le double attentat de Boston, les polices ont dû se
précipiter sur Twitter et Facebook à la recherche de témoignages, de photos et
de vidéos prises par les gens dans la foule, car voici ce que disent les hommes
en bleu: les témoins d’accidents ou de crimes vont d’abord sur les réseaux
sociaux raconter à leurs copains ce qu’ils ont vu. Et, très souvent, ils en
restent là. Peut-être pensent-il avoir fait leur devoir de citoyen en
rapportant les informations sur le web 2.0; peut-être préfèrent-ils ne
pas entrer en contact avec la police… En tous les cas, les enquêteurs ne
peuvent plus compter être prévenus en premier et partent à la pêche aux infos
sans attendre, passent en revue les comptes twitter en fonction de leur
géolocation, analysent &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exchangeable_image_file_format" target="_self"&gt;les données Exif&lt;/a&gt; des photos publiées, contactent Facebook
pour obtenir les infos sur le titulaire d’un compte. A ce stade, ils s’arrachent
les cheveux, car le géant de la Silicon Valley avec ses 980 millions d’utilisateurs
aurait moins de 10 employés chargés &lt;a href="https://www.facebook.com/safety/groups/law/guidelines/" target="_self"&gt;de répondre aux injonctions des autorités
policières&lt;/a&gt;. Voici en tous les cas &lt;a href="http://techcrunch.com/2012/04/06/heres-what-a-facebook-response-to-a-user-data-subpoena-looks-like/" target="_self"&gt;à quoi une réponse positive de Facebook ressemble&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une affaire qui choque et révolte le grand public,
comme l’attentat de Boston, les citoyens font des efforts particuliers &lt;a href="https://twitter.com/MetroMorgan/status/323945521796489216" target="_self"&gt;pour relayer&lt;/a&gt; et répondre
aux appels comme celui de Rick
DesLauriers, agent spécial du FBI nommé en charge de l’enquête: &lt;em&gt;«Quelqu’un
a forcément vu quelque chose.»&lt;/em&gt; Comme le soulignent les policiers du New
Jersey, les réseaux sociaux donnent un surcroît de travail aussi, quand les témoignages
de tous les acabits et les alertes aux paquets suspects se multiplient, sans
parler des fausses confessions (&lt;em&gt;«C’est moi qui l’ai fait!»&lt;/em&gt;) Chaque piste
est passée au peigne fin, et à l’heure qu’il est, de nombreux policiers de New
York, du New Jersey, sans compter des détectives privés bénévoles assistent leurs collègues de Boston dans leur
plongée en apnée dans les réseaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo © Reuters, un message d’appel aux témoignages affiché à Times Square à New York&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:34 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/04/18/appeler-la-police-ou-avoir-le-reflexe-twitter/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/04/18/6a014e8bdb625c970d01901b5f347a970b-300wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>Quand les détectives s'entichent de séries télé
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/02/07/quelles-series-regardent-les-detectives-prives-americains-quand-ils-senfoncent-le-soir-dans-leur-canape-en-ce-momen/</link><description>&lt;p&gt;&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/02/07/6a014e8bdb625c970d017ee84e84d1970d-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="Elementary" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d017ee84e84d1970d image-full" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/02/07/6a014e8bdb625c970d017ee84e84d1970d-800wi.jpeg" title="Elementary-Oct-18-2012-CBS"/&gt;&lt;/a&gt;Quelles séries regardent les détectives privés américains quand ils s’enfoncent le soir dans leur canapé? En ce moment, mon partenaire en enquêtes est accro à &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.cbs.com/shows/elementary" target="_self"&gt;Elementary&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (photo), la nouvelle adaptation moderne des aventures de &lt;a href="http://www.sshf.com/" target="_self"&gt;Sherlock Holmes&lt;/a&gt; avec Lucy Liu en Watson version féminine et Jonny Lee Miller en détective brillant, sexy, tatoué et un peu dérangé. &lt;em&gt;«J’adore l’attirance et la tension entre les deux personnages, la façon dont ils se complètent,&lt;/em&gt;» me dit-il. Etrange, vous avez dit étrange, car je ne sens aucune alchimie entre les deux! Je n’ai pas eu le désir d’aller au-delà du premier épisode mais &lt;a href="http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18617379.html" target="_self"&gt;les spectateurs de M6 peuvent en juger par eux-mêmes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tout dire, les séries télé de détectives m’intéressent pour tout sauf les enquêtes, souvent abracadabrantes: &lt;em&gt;Magnum&lt;/em&gt; est dépaysant, dans le Hawaii des années 80, et le majordome Higgins flanqué de ses dobermans est distrayant à souhait. La série &lt;em&gt;Hercule Poirot&lt;/em&gt; est captivante pour l’interprétation de David Suchet, les tenues de Miss Lemon et l’architecture des années 20. Idem avec les séries policières: on les adopte surtout pour le cadre et les relations humaines. Le couple de policiers au cœur de la série suédo-danoise &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.svt.se/bron/" target="_self"&gt;Bron&lt;/a&gt;/&lt;a href="http://www.dr.dk/DR1/Broen/Broen.htm" target="_self"&gt;Broen&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (Le Pont) est mémorable et je pourrais passer des heures à admirer &lt;a href="http://www.eurovision.tv/save-files/resizes/71/d3/ed/20/1e/ca/9c/a9/c1/b1/f2/c1/ef/df/58/ee/SorenMadsen.jpg" target="_self"&gt;le pont Øresund&lt;/a&gt; entre la Suède et le Danemark, filmé sous tous les angles. Le succès de cette série qui se repasse via clés USB a entrainé la production de remakes &lt;a href="http://www.deadline.com/2012/09/diane-kruger-fx-pilot-the-bridge-starring-role-gerardo-naranjo/" target="_self"&gt;aux Etats-Unis&lt;/a&gt; et en Europe, avec &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/media/2013/jan/10/the-bridge-tunnel-sky-atlantic-remake" target="_self"&gt;un duo franco-britannique uni pour élucider un meurtre dans le tunnel sous la Manche. &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’intérêt d’excellents thrillers comme &lt;em&gt;Bron&lt;/em&gt; réside aussi dans le travail d’enquête de groupe, sur Twitter ou dans les commentaires de blogs, &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/tv-and-radio/tvandradioblog/2012/may/18/the-bridge-bbc4" target="_self"&gt;comme sur le site du &lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (car la Grande-Bretagne n’a pas traîné pour diffuser la série en danois et suédois, sous-titrée en anglais.) Même à l’issue du dernier épisode, quand le meurtrier est identifié, des mystères font l’objet d’enquêtes parallèles et ce &lt;em&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing" target="_self"&gt;crowdsourcing&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; intensifie l’expérience: pourquoi Stefan s’enduit-il de crème hydratante? Pourquoi Charlotte porte-t-elle une perruque? Est-ce que l’amazone policière &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/tv-and-radio/2012/may/12/bridge-sofia-helin-saga-interview" target="_self"&gt;Saga Norén a le syndrome d’Asperger&lt;/a&gt;? A force de traverser le pont, à combien peut-on estimer les frais de péage des policiers? Etc. etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si vous demandez à des détectives américains quelle est leur série préférée, beaucoup vous diront &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=YptkvNhcZnM" target="_self"&gt;Rockford Files&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; («200 dollars plus les frais» en France). La série de 1974 était la première à présenter les dessous de la profession de détective privé avec autant de détails au grand public américain. &lt;br&gt;&lt;em&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Magnum_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" target="_self"&gt; Magnum&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, avec le moustachu Tom Selleck, a popularisé l’expression américaine «P.I.» (prononcer «Pi Aie») qui désigne aujourd’hui les «Private Investigators».) Si vous vous rendez à une conférence de détectives privés, vous constatez que nombreux «P.I.» ont des sonneries de portables inspirées de génériques de séries télé: Dragnet, Peter Gunn… Entre eux, ils observent comment les séries télé influencent leur relations avec leurs clients. Le détective de Los Angeles Jan Tucker affirmait &lt;a href="http://www.voiceamerica.com/episode/63909/the-yuk-factor-investigating-bestiality-and-other-bizarre-acts" target="_self"&gt;dans le podcast P.I. Declassified&lt;/a&gt; que ses clients ont tendance à se confier à lui comme à un psy, sans doute, dit-il, car dans les séries, les clients racontent tous leurs secrets à leur privé dans l’intimité feutrée d’un bureau avec les stores baissés!&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:34 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/02/07/quelles-series-regardent-les-detectives-prives-americains-quand-ils-senfoncent-le-soir-dans-leur-canape-en-ce-momen/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/02/07/6a014e8bdb625c970d017ee84e84d1970d-800wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>Psychologie des escroqueries en série
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/01/17/psychologie-des-escroqueries-en-serie/</link><description>&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/01/17/6a014e8bdb625c970d017d400e0fe1970c-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="Tamar" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d017d400e0fe1970c" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/01/17/6a014e8bdb625c970d017d400e0fe1970c-800wi.jpeg" title="Tamar"/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Comment, cinq ans après
l’arrestation ultra-médiatisée du fraudeur new-yorkais &lt;a href="http://www.liberation.fr/economie/0101576929-le-gerant-et-la-folie-des-grandeurs" target="_self"&gt;Bernard Madoff&lt;/a&gt;, tant de
gens tombent encore dans &lt;a href="http://www.liberation.fr/economie/0101305500-la-pyramide-de-ponzi-une-technique-qui-remonte-aux-annees-folles" target="_blank" title="Chaine de Ponzi"&gt;des escroqueries de type chaîne de Ponzi&lt;/a&gt;? Une vingtaine de détectives privés de l’association &lt;a href="http://spionline.info/" target="_blank" title="SPI"&gt;SPI&lt;/a&gt; se sont retrouvés récemment
dans un restaurant italien de Manhattan pour un remue-méninge avec la
professeur &lt;a href="http://www.tamarfrankel.com/" target="_blank" title="Tamar Frankel"&gt;Tamar Frankel&lt;/a&gt;, en visite de Boston University. Cette dame de 87 ans,
incroyable d’énergie, a analysé des centaines de chaines de Ponzi pour son
livre &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.amazon.com/Ponzi-Scheme-Puzzle-History-Analysis/dp/0199926611/ref=la_B001HPPMSW_1_1?ie=UTF8&amp;amp;qid=1358263725&amp;amp;sr=1-1" target="_blank" title="The Ponzi Scheme Puzzle"&gt;The Ponzi Scheme Puzzle&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Ces arnaques coûtent 10 milliards de dollars par
an à leurs victimes à travers le monde, sans compter les fortunes dépensées dans
les enquêtes policières et privées pour poursuivre les coupables et aider les victimes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/01/17/6a014e8bdb625c970d017d4015c966970c-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="000_Par2454968" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d017d4015c966970c" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/01/17/6a014e8bdb625c970d017d4015c966970c-250wi.jpeg" title="000_Par2454968"/&gt;&lt;/a&gt;Les détectives réunis autour
des plats de tripes et de raviolis avaient tous des clients, des amis ou des
membres de leur famille ayant «placé» de l’argent dans des investissements
bidons (actifs financiers fictifs à la Madoff &lt;em&gt;(photo à gauche)&lt;/em&gt;, mines d’or au Canada, puits de
pétrole dans le Tennessee, chantiers télécom au Canada…) promettant un retour
sur investissement incroyable car impossible: 12% par an net d’impôts comme
Madoff, 100% en trois mois voire en 30 jours! Rien ne sert de mettre en garde les victimes avec le vieil adage
&lt;em&gt;«Quand c’est trop beau pour être vrai…»,&lt;/em&gt; 
a constaté Tamar Frankel, car elles n’écoutent pas. Les détectives peuvent repérer les escroqueries en connaissant bien le terrain. Voici les grands points évoqués:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui est susceptible de
tomber dans ces montages financiers frauduleux?&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priori, tout le monde, y
compris un réalisateur hollywoodien, un prix
Nobel de la paix ou même un détective privé. &lt;em&gt;«Quand des gens comme Elie Wiesel ou
Steven Spielberg investissaient dans le fonds Madoff, je me disais que leur armada
de comptables et de conseillers avait dû enquêter et approuver. En baissant la garde, j’aurais pu les rejoindre»,&lt;/em&gt; confiait un
détective qui fréquente la bonne société new -yorkaise. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réalité, Tamar Frankel
distingue deux grands groupes de victimes: l’un, comprenant des individus de
faibles moyens, désireux d’entrer dans la sphère de personnages charismatiques
qui incarnent le succès. L’autre englobe des individus financièrement
aisés et éduqués, qui pensent être assez sophistiqués pour flairer les
arnaques. Ils aiment prendre des risques et se sentir spéciaux, tout en
chérissant l’idée d’appartenir à un groupe… spécial. Le fraudeur est attentif,
téléphone, appelle ses investisseurs «buddy.» &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les victimes n’écoutent
pas ceux qui leur conseillent de vérifier avant d’investir?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, parce qu’ils font
partie de la famille ou des amis du fraudeur. Les escrocs de type Ponzi
recrutent d’abord parmi leurs proches. A noter que de
nombreuses arnaques commencent en tant que placements légitimes: l’organisateur
rencontre des difficultés financières, essaye de remonter la pente par des
activités frauduleuses et s’embourbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, parce que l’arnaqueur
a tendance, d’entrée de jeu, à «feindre l’honnêteté», en prévenant les
investisseurs qu’il ne peut pas tout leur dévoiler, par souci de la
concurrence ou parce que l’investissement est à la limite de la légalité: le placement
est réservé d’ordinaire à des citoyens d’un autre pays ou aux employés d’une
entreprise. Mais quelle chance, grâce à ce facilitateur, les
obstacles peuvent être contournés. C’est ce que professeur Frankel appelle s&lt;em&gt;afe illegality&lt;/em&gt;, l’illégalité
en toute sécurité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, vérifier les
informations avant d’investir implique de prendre du temps et de risquer de
rater cette opportunité en or! Un détective de l’assistance remarquait que la culture américaine repose sur cette idée de «chances à saisir» pour
réussir dans la vie. Aux Etats-Unis, &lt;em&gt;«the land of opportunity,»&lt;/em&gt; il faut savoir reconnaître sa chance et surtout ne pas la laisser filer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se protéger de telles arnaques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tamar Frankel dit que cela
nécessite d’être honnête avec soi-même. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon elle, la première
règle est de ne jamais décider sur-le-champ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde, de connaître
ses vulnérabilités: &lt;em&gt;«Je me sens seul.» «J’aime être flatté.» «J’ai besoin d’un
rôle social.» «J’ai un besoin viscéral de prendre des risques.» «Je ne peux pas résister aux offres de repas ou de voyage de présentation gratuits parce que je suis radin.&lt;em&gt;» &lt;em&gt;«Je développe facilement des dépendances et je suis accro à ces propositions d’investissements excitants.&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est bien sûr plus facile à dire qu’à faire, surtout chez les seniors. 80% des
personnes victimes d’escroqueries ont plus de 65 ans, et, à en croire une
récente étude américaine, ce peut être dû au vieillissement physique, &lt;a href="http://www.entrepatients.net/fr/sante/actualites/743875-monde-arnaques-les-personnes-agees-sont-plus-sensibles" target="_blank"&gt;car une région de notre cerveau agissant comme un “détecteur intégré d’escroc” perdrait de son
efficacité au fil des ans. &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, Tamar Frankel
notait que la perception du public est différente aux Etats-Unis, ce qui ne
favorise pas la dénonciation agressive des arnaqueurs: on les appelle des
«&lt;em&gt;con artists&lt;/em&gt;», «con» en référence à  &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Confidence_Man" target="_self"&gt;Confidence Man&lt;/a&gt; ou l’homme
de confiance. «Artist» évoque la maestria de l’escroc, qui suscite l’opprobre
mais aussi l’admiration…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo Madoff Timothy A. Clary. Afp. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:34 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2013/01/17/psychologie-des-escroqueries-en-serie/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2013/01/17/6a014e8bdb625c970d017d400e0fe1970c-800wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item><item><title>L'adultère en toute discrétion: un fantasme moderne
</title><link>http://detective.blogs.liberation.fr/2012/11/16/ladultere-en-toute-discretion-un-fantasme-moderne/</link><description>&lt;p&gt;
&lt;a class="asset-img-link" href="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2012/11/16/6a014e8bdb625c970d017ee5360e95970d-pi.jpeg"&gt;&lt;img alt="RTR3ABLM_Comp" class="asset asset-image at-xid-6a014e8bdb625c970d017ee5360e95970d" src="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2012/11/16/6a014e8bdb625c970d017ee5360e95970d-250wi.jpeg" title="RTR3ABLM_Comp"/&gt;&lt;/a&gt;Tandis que l’affaire
Petraeus va de rebondissements en rebondissements, &lt;em&gt;«a gift that keeps
on giving,»&lt;/em&gt; comme disent les Américains, le scandale rappelle au grand public
cette évidence: si le directeur de la CIA ne peut pas garder sa vie
privée secrète, c’est que tout le monde est mal parti. Tous ceux qui ont quelque chose à cacher, en tout cas... Ou non, vraiment tout le monde, à en croire les gauchistes de San Francisco du magazine &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.motherjones.com/politics/2012/11/cia-petraeus-fbi-broadwell-emails-privacy" target="_blank"&gt;Mother Jones&lt;/a&gt;,&lt;/em&gt; tout comme &lt;a href="http://www.forbes.com/sites/kashmirhill/2012/11/14/david-petraeus-why-you-should-be-worried-about-his-privacy/" target="_self"&gt;les libertariens&lt;/a&gt; cités par le magazine Forbes, obsédés par la protection de la vie privée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La leçon de cette
saga est que pour mener des échanges illicites sans se faire prendre, mieux
vaut ne jamais appuyer sur le bouton «envoyer». Vous pouvez utiliser la méthode
du général Petraeus et de son amante athlétique, Paula Broadwell, et communiquer
&lt;a href="http://www.digitaltrends.com/web/petraeus-gmail-affair/" target="_self"&gt;par des brouillons de messages Gmail&lt;/a&gt;. Mais ces précautions sont pulvérisées si
&lt;a href="http://img2.allvoices.com/thumbs/image/609/480/95309893-paula-broadwell.jpg" target="_self"&gt;votre maîtresse&lt;/a&gt; perçoit &lt;a href="http://www.tampabay.com/blogs/media/content/coverage-socialite-jill-kelley-turns-petraeus-affair-real-housewives-tampa-episode" target="_self"&gt;une rivale emperlousée&lt;/a&gt; en Floride et la menace, telle une
ado frénétique.  A quoi  bon passer par des services de mail anonymisés comme &lt;a href="http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2012/11/13/what-petraeus-and-broadwell-could-have-used-instead-of-gmail/" target="_self"&gt;10 Minute Mail, Hushmail ou Tigertext&lt;/a&gt;
si votre complice perd son sang-froid, ou se révèle être un «&lt;a href="http://next.liberation.fr/sexe/2012/11/14/le-piege-a-miel-une-tactique-d-espion-toujours-d-actualite_860428" target="_self"&gt;piège à miel&lt;/a&gt;» et que le FBI peut documenter toute votre
liaison? Oubliez les textos, les e-mails ou les
messages téléphoniques qui peuvent être enregistrés ou gardés, jamais
complètement effacés. C’est très simple, et à la fois très compliqué, de retourner
aux années 60 quand les couples illicites se donnaient rendez-vous à tel endroit
 à telle heure et qu’ils s’y tenaient,
sans s’envoyer des myriades de textos en retard et à bout de souffle. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo Petraeus et Broadwell © Reuters&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Emmanuelle Welch</dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:01:34 +0000</pubDate><guid>http://detective.blogs.liberation.fr/2012/11/16/ladultere-en-toute-discretion-un-fantasme-moderne/</guid><enclosure url="http://m0.libe.com/blogs/detective.blogs.liberation.fr/2012/11/16/6a014e8bdb625c970d017ee5360e95970d-250wi.jpeg" length="100000" type="image/jpeg"></enclosure></item></channel></rss>