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  <title>www.maglm.fr</title>
  <link>http://www.maglm.fr/</link>
  
  <description>Lire &amp; Sortir
Culture, cinéma, arts décoratifs, lecture, peinture, photographie, expositions ...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 22 May 2013 07:03:15 +0200</pubDate>
  <copyright>Tous droits réservés.</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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    <title>Chagall, Entre guerre et paix. Musée du Luxembourg</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/04/07/Chagall-Entre-guerre-et-paix</link>
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    <pubDate>Sun, 19 May 2013 20:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Peinture et arts graphiques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins%2C%20peinture/chagall_entre_guerre_et_paix.png" alt="La danse, Chagall" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="La danse, Chagall, avr. 2013" /&gt;En une centaine de peintures, dessins et
gravures,l'exposition du Musée du Luxembourg donne une idée de l'intensité de
l’œuvre de Marc Chagall (1887-1985).&lt;br /&gt;
Intense est également, au sens physique, l'exposition. Le manque d'espace entre
les œuvres et le manque de recul pour les admirer sont évidents, dans un espace
inadapté à l'accueil d'un public fourni.&lt;br /&gt;
Malgré ces réserves, la qualité et la variété des œuvres montrées raviront les
amateurs de Chagall et conquerront aisément les autres. D'autant que
l'exposition est l'occasion de voir, outre des œuvres conservées dans les
musées parisiens, un grand nombre d'autres venues de musées européens et
américains ou encore prêtées par des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le parcours est chronologique&lt;/strong&gt;, au service de son
propos : montrer les contrastes du travail de Chagall au fil des
événements qu'il a traversés tout au long du XXème siècle, qu'il s'agisse de
son histoire personnelle ou des soubresauts de l'histoire contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si sa première exposition a lieu en 1914 à Berlin, &lt;strong&gt;sa
trajectoire d'artiste commence en 1910 à Paris&lt;/strong&gt;, où il est venu étudier
et où il rencontre les artistes de &lt;em&gt;La Ruche&lt;/em&gt; : Soutine, Léger,
Delaunay, Archipenko, Zadkine...&lt;br /&gt;
A partir de 1914, son retour en Russie, et notamment dans son village de
Vitebsk est marqué par un resserrement des liens avec ses racines juives, par
son mariage avec Bella Rosenfeld, par la révolution de 1917 et bien sûr par la
Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
Ces deux premières périodes, parisienne puis russe, montrent une césure forte.
Alors que les premiers tableaux affichent des sujets gais et des couleurs d'un
éclat presque insolent, ceux des années russes sont beaucoup plus graves, voire
sombres. Des figures du judaïsme apparaissent (rabbin, juif errant), mais
également des soldats blessés et des populations en fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1923, Chagall revient à Paris, où il se consacre à différents travaux,
notamment d'illustration à la demande du marchand d'art Ambroise Vollard :
&lt;em&gt;Les âmes mortes&lt;/em&gt; de Gogol, les &lt;em&gt;Fables&lt;/em&gt; de La Fontaine. La
commande d'&lt;strong&gt;illustration de la Bible&lt;/strong&gt; sera pour lui l'occasion
de se rendre en Palestine. Une partie de l’œuvre éblouissante qu'il en tirera
est exposée ici. Elle témoigne de la grande simplicité et de l'immense
humanisme avec lequel l'artiste a abordé les grands épisodes bibliques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la Deuxième guerre mondiale, il trouve refuge aux Etats-Unis. Les
massacres commis en Europe, qui ne sont pas sans lui rappeler les pogroms subis
par les Juifs dans la Russie tsariste de son enfance, lui inspirent des
tableaux montrant des scènes tragiques d'exodes et de villages en flammes.
Chagall mêle des éléments juifs tels le châle de prière ou le chandelier à sept
branches à des représentations de la crucifixion, symbole de la souffrance
humaine.&lt;br /&gt;
En 1944, il est en outre frappé par le deuil de son épouse Bella. Les années
suivantes, il ne cessera de la représenter dans des scènes pleines d'amour et
de tendresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins%2C%20peinture/chagall_musee_luxembourg.png" alt="Songe d'une nuit d'été, Chagall" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" title="Songe d'une nuit d'été, Chagall, avr. 2013" /&gt;&lt;strong&gt;Après la Guerre,
comme nombre de peintres, il s'installe sur la Côte d'Azur.&lt;/strong&gt; La lumière
du Midi insuffle à sa peinture des couleurs de plus en plus éclatantes, dont
les immenses toiles du &lt;a href="http://www.maglm.fr/post/2008/04/05/Le-Musee-national-du-Message-biblique-Marc-Chagall"&gt;musée du
Message biblique&lt;/a&gt; - à aller voir à Nice - seront évidemment les œuvres les
plus emblématiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’œuvre de Chagall s’accommode assez mal des descriptions. C'est une
peinture à la fois du détail (il mêle tant de motifs sur une même toile), d'une
large inspiration narrative (qu'il s'agisse de son histoire personnelle ou de
la Grande histoire, y compris biblique) mais aussi d'imagination (la puissance
onirique est souvent très forte). C'est une peinture figurative - mais
affranchie de toutes les lois de la représentation - et très allégorique.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Elle a une place particulière dans l'histoire de la peinture du XXème
siècle&lt;/strong&gt;, à l'écart de toutes les écoles, mais aussi, à voir
l'enthousiasme (partagé) des visiteurs, dans l'intimité de ceux qui l'admirent,
touchés par son souffle poétique, spirituel et humaniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Chagall, Entre guerre et paix&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.museeduluxembourg.fr/fr/"&gt;Musée du Luxembourg&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
19 rue de Vaugirard - 75006 Paris&lt;br /&gt;
TLJ de 10h à 19h30 et le dimanche de 9h à 20h&lt;br /&gt;
Nocturne le lundi et le vendredi jusqu’à 22h&lt;br /&gt;
Ouverture exceptionnelle jusqu’à 22h les samedis du 23 mars au 20 avril&lt;br /&gt;
Fermeture le mercredi 1er mai&lt;br /&gt;
Entrée 11 euros, TR 7,5 euros&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 21 juillet 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Images :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Marc Chagall, La Danse, huile sur toile, 1950-1952, Paris, Centre Pompidou,
Musée national d’Art moderne / Centre de création industrielle, dation en 1988
© ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL ® © RMN-Grand Palais / Gérard Blot&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Marc Chagall, Songe d’une nuit d’été , 1939, Musée de Grenoble © ADAGP,
Paris 2013 / CHAGALL ®&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>De l'Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/04/02/De-l-Allemagne%2C-1800-1939.-De-Friedrich-%C3%A0-Beckmann</link>
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    <pubDate>Sun, 12 May 2013 14:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Peinture et arts graphiques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins%2C%20peinture/Carus_de_l_allemagne_louvre.jpg" alt="Carl Gustav Carus, Haute Montagne" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Carl Gustav Carus, Haute Montagne, avr. 2013" /&gt;&lt;em&gt;De
l'Allemagne&lt;/em&gt; : le titre, emprunté à celui d'un ouvrage de Mme de Staël
annonce clairement l'intention de l'exposition. Il s'agit, à travers la
présentation d’œuvres picturales significatives du XIXème et du début du XXème
siècles, d&lt;em&gt;'étudier&lt;/em&gt; les spécificités de l'art germanique. Le visiteur
est là autant pour comprendre et apprendre que pour regarder et éventuellement
admirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une démarche intellectuelle, dont le visiteur profane se demande les parts
respectives qu'elle emprunte à la vision française de l'art allemand et à la
perception de l'art propre au peuple germanique.&lt;br /&gt;
Toujours est-il que cette approche, au demeurant fort intéressante et
instructive, laisse assez peu de place aux notions d'esthétique, de style, de
représentation et de technique, bref aux questions directement liées à la
peinture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En trois parties successives, les commissaires se sont attachés à mettre en
lumière &lt;strong&gt;les trois grandes thématiques&lt;/strong&gt; qui ont travaillé l'art
allemand au fil de cette longue période qui va des derniers rayons du XVIIIème
siècle au sombre entre-deux-guerre du XXème siècle : &lt;strong&gt;les rapports
à l'histoire, à la nature, à l'humain.&lt;/strong&gt; Si globalement l'on part du
fameux tableau exécuté en 1786-1787 par Tischbein, &lt;em&gt;Goethe dans la campagne
romaine&lt;/em&gt;, prêt du Städel Museum de Francfort, pour finir avec ceux de
Beckmann à la fin des années 1930, le parcours n'est pas purement
chronologique, car les deux premières thématiques ont transcendé les recherches
artistiques allemandes tout au long du XIXème siècle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui frappe le plus à la visite de l'exposition est &lt;strong&gt;la recherche
d'une identité nationale&lt;/strong&gt; qui semble avoir obsédé les peuples
germaniques longtemps politiquement morcelés (le statut d'Etat-Nation ne date
que de 1871), et ce particulièrement à travers l'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette quête passe en premier lieu par &lt;strong&gt;l'interrogation continuelle de
l'histoire&lt;/strong&gt; afin d'y retrouver le creuset de la culture
germanique : Grèce classique, catholicisme romain, peinture italienne,
Moyen-Age vu comme l'époque de l'unité religieuse d'avant la Réforme et
symbolisée par la cathédrale gothique, maîtres anciens allemands. Ce retour aux
origines réelles ou supposées se retrouve - outre le tableau d'ouverture déjà
cité, assez programmatique - dans des tableaux religieux, mythologiques, des
scènes présentant de glorieux chevaliers, ou encore des ruines antiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la recherche de l'unité nationale passe aussi par &lt;strong&gt;une approche
très particulière de la nature&lt;/strong&gt; et une grande réflexion autour de la
peinture de paysage. Pour certains, la peinture doit refléter la connaissance
scientifique de la nature. Pour d'autres, les artistes doivent représenter le
paysage allemand dans sa spécificité, ce qui passe par la représentation d'une
nature portant les traces du passé commun : forêt abritant les héros
mythiques, fleuve, tombes druidiques... Pour tous, l'importance accordée au
paysage est en soi une marque de l'identité germanique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après les tableaux tantôt &amp;quot;scientifiques&amp;quot;, tantôt sublimes (dispute aux
sommets enneigés de Friedrich, Koch et Carus), tantôt romantiques des
paysagistes allemands, &lt;strong&gt;la dernière partie de l'exposition&lt;/strong&gt;,
intitulée &lt;em&gt;Ecce homo&lt;/em&gt; (allusion à l'ouvrage de Nietzsche mais aussi aux
nombreuses représentations de la Passion du Christ entreprises à partir de la
première Guerre mondiale) ramène à &lt;strong&gt;de tristes réalités.&lt;/strong&gt; Le
nationalisme allemand a débouché sur la Grande guerre (au départ souhaitée par
certains artistes à titre de souveraine Apocalypse), ses atrocités et ses
conséquences durables. Puis à la faveur de la dépression économique ajoutant à
l'humiliation de la défaite, le nazisme est venu se nourrir de ce penchant
nationaliste pour aboutir aux conséquences que l'on sait.&lt;br /&gt;
Les œuvres issues de ces périodes font froid dans le dos. Partout, le sacrifice
voire le martyre, partout des gueules cassées, des corps estropiés, des âmes
perdues. Le noir et blanc domine ; les couleurs ne sont plus qu'au service
de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la première salle, l'on avait admiré la douceur du carton d'Overbeck
&lt;em&gt;Italia et Germania&lt;/em&gt;, la solide tranquillité d'un &lt;em&gt;Apollon parmi les
bergers&lt;/em&gt; de Schick, la grâce italienne d'une &lt;em&gt;Vierge à l'enfant&lt;/em&gt; de
Carolsfeld. Dans la dernière, c'est &lt;em&gt;L'enfer des oiseaux&lt;/em&gt; de Beckmann,
l&lt;em&gt;'Ecce homo&lt;/em&gt; de Corinth, la terrible série de gravures sur le thème de
la guerre d'Otto Dix. Et, encadrant le tout, dans la rotonde qui à la fois
introduit et clôt l'exposition, une monumentale gravure sur bois d'Anselm
Kiefer.&lt;br /&gt;
Tout cela est le plus souvent aussi magnifique qu'impressionnant, mais empreint
d'un sérieux tel que cette gravité-même risque d'apparaître comme la
caractéristique essentielle de l'art allemand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;De l'Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.louvre.fr/expositions/de-l-allemagne-1800-1939-de-friedrich-beckmann"&gt;
Musée du Louvre&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
TLJ sf le mardi de 9 h à 18 h, nocturnes les mercredi et vendredi jusqu’à
21h45&lt;br /&gt;
Entrée exposition, 12 €, billet jumelé collections permanentes et exposition,
15 €&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 24 Juin 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/04/02/De-l-Allemagne%2C-1800-1939.-De-Friedrich-%C3%A0-Beckmann#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'Art Nouveau, la Révolution décorative</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/04/21/L-Art-Nouveau%2C-la-R%C3%A9volution-d%C3%A9corative</link>
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    <pubDate>Sun, 05 May 2013 20:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Arts décoratifs et étoffes</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Arts%20d%C3%A9coratifs/E-Grasset_Salon-des-Cent.jpg" alt="Art Nouveau, Eugène Grasset" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Art Nouveau, Eugène Grasset, avr. 2013" /&gt;Pas moins de deux cents oeuvres sont
réunies à la Pinacothèque de Paris jusqu'au 8 septembre 2013 pour rendre
hommage à l'Art Nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouvement moderniste des arts décoratifs apparu à la toute fin du XIXème
siècle et disparu dès les années 1910, l'Art Nouveau fut éphémère,
international et couvrit de nombreux domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier d'entre eux, sur le plan historique, fut l'architecture, avec
l'Hôtel Tassel conçu par Victor Horta à Bruxelles en 1893. Puis se furent les
meubles, les objets d'art décoratif, la sculpture, les bijoux...&lt;br /&gt;
Revues et affiches en assurèrent une large diffusion, de même que la fameuse
galerie Bing ouverte à Paris en 1895 sous le nom &lt;em&gt;&amp;quot;Art Nouveau&amp;quot;&lt;/em&gt;, sans
compter les Expositions Universelles, dont celle de 1900 à Paris. Car si à
Londres, aux Etats-Unis, à Bruxelles, en Italie, à Vienne ou encore en Espagne,
se développèrent, sous différents noms, des mouvements décoratifs en rupture
avec les conventions jusqu'alors en vigueur, Paris constitua l'une des vitrines
les plus importantes de l'Art Nouveau. La capitale était alors un centre
artistique majeur, doté d'un grand savoir-faire en matière d'artisanat et de
commerce de luxe et qui en outre bénéficiait des productions de tout premier
plan issues de la ville de Nancy, notamment d'Emile Gallé et de Louis
Majorelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'ayant de cesse d'être oublié puis redécouvert, conspué et admiré depuis
son apparition, le style Art Nouveau est aujourd'hui bien connu : ce sont
des lignes courbes, asymétriques, légères, associées à des formes organiques et
naturelles. Les matériaux utilisés sont aussi variés que le bois, le verre, le
fer, l'émail, les pierres précieuses, la nacre... Les couleurs, qu'il s'agisse
de vert, de bleu ou de violine sont toujours raffinées. Les motifs les plus
récurrents sont les végétaux, certains animaux comme la libellule ou le paon,
mais aussi bien sûr la femme aux courbes marquées.&lt;br /&gt;
La Pinacothèque met d'ailleurs en avant l'aspect sensuel et même érotique de
l'Art Nouveau, avec des sculptures et des affiches représentant des femmes aux
longues chevelures déployées et aux corps en partie dénudés exaltant leur
sensualité dans des mouvements d'une liberté exacerbée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Arts%20d%C3%A9coratifs/Hector-Lemaire.jpg" alt="Art Nouveau, Hector Lemaire" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" title="Art Nouveau, Hector Lemaire, avr. 2013" /&gt;A l'image de celles-ci, l'ensemble
des œuvres présentées au fil du parcours sont d'une extraordinaire beauté.
Elles réunissent les plus grands noms du mouvement Art Nouveau et, à
l'exception de l'architecture, tous les domaines de création.&lt;br /&gt;
L'on y voit par exemple des céramiques d'Eugène Grasset, des appliques de René
Lalique (&lt;em&gt;Les Blés&lt;/em&gt;), des boucles de ceinture de Piel, des vases de
Gallé, de Muller ou encore de Daum, des affiches d'Alphonse Mucha
(&lt;em&gt;Job&lt;/em&gt;, reproduite aussi sur émail), sans oublier bien sûr des meubles
de Majorelle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après les expositions du Musée d'Orsay &lt;a href="http://www.maglm.fr/post/2007/01/12/Autour-de-1900-%3A-un-ensemble-Art-nouveau-La-donation-Raspail"&gt;
en 2006&lt;/a&gt; puis &lt;a href="http://www.maglm.fr/post/2009/11/22/Art-Nouveau-Revival.-1900.-1933.-1966.-1974"&gt;en 2009&lt;/a&gt;,
l'exposition de la Pinacothèque de Paris constitue une mine incontournable pour
tout amateur d'Art Nouveau, un courant décidément revenu en grâce ces dernières
années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'Art Nouveau, la Révolution décorative&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.pinacotheque.com/index.php?id=48"&gt;Pinacothèque de
Paris&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
28 place de la Madeleine - Paris 8ème&lt;br /&gt;
TLJ de 10h30 à 18h30, nocturnes les mer. et ven. jsq 21 h&lt;br /&gt;
Entrée 12 euros (TR 10 euros)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 8 septembre 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En parallèle, la Pinacothèque de Paris présente une exposition dédiée à
Tamara de Lempicka&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Images :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Eugène Grasset, Affiche pour le Salon des Cent, 1894, Pochoir 64,2 x 50,2
cm Collection privée © Arwas Archives Photo Pierluigi Siena&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Hector Lemaire / Manufacture nationale de Sèvres, Le rocher aux pleurs c.
1900 Biscuit de Sèvres 42 x 33 x 24 cm Collection Victor et Gretha Arwas ©
Arwas Archives&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/04/21/L-Art-Nouveau%2C-la-R%C3%A9volution-d%C3%A9corative#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Fables au théâtre de Belleville</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/04/27/Fables-au-th%C3%A9%C3%A2tre-de-Belleville</link>
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    <pubDate>Sat, 27 Apr 2013 13:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Théâtre</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Th%C3%A9%C3%A2tre/.belleville_fables_m.jpg" alt="Fables, au théâtre de Belleville" style="display:block; margin:0 auto;" title="Fables, au théâtre de Belleville, avr. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;em&gt;Fables&lt;/em&gt; de la Fontaine se picorent. Consommées ainsi, elles sont
aussi très bonnes. Tel est l'enseignement du délicieux spectacle donné jusqu'au
9 juin au Théâtre de Belleville, à destination de tous les publics, par la
Compagnie Tàbola Rassa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici deux compères à l'humour irrésistible, Jean-Baptiste Fontanarosa et
Olivier Benoît, parfaitement complémentaires (le jeune naïf et le mûr rusé) qui
interprètent des bouts de &lt;em&gt;Fables&lt;/em&gt; avec une simplicité, une inventivité
et un comique rares.&lt;br /&gt;
C'est avec trois fois rien - un carton, une ficelle, un plumeau, un pipeau... -
qu'ils s'attaquent bravement au Grand Siècle, coupant le texte et le ponctuant
hardiment, mais toujours le respectant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ballon de baudruche se fait grenouille, une boîte de lait vache, un grand
carton âne... les déguisements sont à l'avenant - le bonnet de laine fait la
brebis - et cette économie de moyens crée une grande poésie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des intermèdes musicaux ponctuent un spectacle au rythme parfait, musardant
à l'occasion, trépidant parfois, et là aussi le lien entre les époques se fait
très naturellement : ici quelques pas de danse de Cour, là un clin d’œil
(léger) au disco, plus loin une chanson de troubadours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du &lt;em&gt;Meunier, son fils et l'Ane&lt;/em&gt; aux &lt;em&gt;Animaux malades de la
peste&lt;/em&gt; en passant par le &lt;em&gt;Le Coq et le Renard&lt;/em&gt;, pour ne citer que
trois des meilleurs morceaux, c'est près d'une quinzaine de &lt;em&gt;Fables&lt;/em&gt; que
les talentueux comédiens évoquent, restituant merveilleusement l'esprit
moqueur, si juste et si fin de Jean de la Fontaine, ciseleur de mots dénonçant
les travers de l'Homme avec une actualité hélas jamais dépassée...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Fables&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
d'après Jean de la Fontaine&lt;br /&gt;
Mise en Scène Olivier Benoît&lt;br /&gt;
Sur une idée originale de Jean-Baptiste Fontanarosa, Asier Saenz de Ugarte,
Olivier Benoit&lt;br /&gt;
Interprétation Jean-Baptiste Fontanarosa, Olivier Benoit&lt;br /&gt;
Création lumières et son Jorge García / Sadock Mouelhi&lt;br /&gt;
Décor et marionnettes Maria Cristina Paiva&lt;br /&gt;
Production Cie Tàbola Rassa&lt;br /&gt;
Durée 1 h 15&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.theatredebelleville.com/component/k2/item/16-fables"&gt;Théâtre de
Belleville&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
94, rue du Faubourg du Temple - Paris 11°&lt;br /&gt;
Places 20 euros (TR 15 euros, moins de 26 ans 10 euros)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 9 juin 2013, relâches du 8 au 12 mai&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/04/27/Fables-au-th%C3%A9%C3%A2tre-de-Belleville#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>J’avais un beau ballon rouge au Théâtre du Rond-Point</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/04/14/J%E2%80%99avais-un-beau-ballon-rouge-au-Th%C3%A9%C3%A2tre-du-Rond-Point</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Apr 2013 18:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Théâtre</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Th%C3%A9%C3%A2tre/.ballon_route_m.jpg" alt="J'avais un beau ballon rouge" style="display:block; margin:0 auto;" title="J'avais un beau ballon rouge, avr. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pièce écrite par la dramaturge et comédienne italienne Angela Dematté
dresse une fresque historique qui se déroule du début des années 1960 au milieu
des années 1970 en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Margherita Cagol, fille de la petite bourgeoise catholique, entreprend des
études de sociologie - qui s'appelaient alors pudiquement &amp;quot;sciences-politiques&amp;quot;
-, découvre le système de classes et les institutions qui verrouillent la
société, la possibilité d'un combat collectif et aspire à la Révolution.&lt;br /&gt;
Son père, bon fond et ouvert sur son prochain, demeure un conservateur qui
n'entend pas que l'on puisse remettre en cause les valeurs et l'autorité -
notamment celles de l'Eglise - sur lesquelles il a fondé sa vie et l'éducation
de sa fille.&lt;br /&gt;
Mais plus le temps passe, plus Margherita s'enthousiasme pour les luttes
radicales à mener pour transformer la société. De Léniniste, elle évolue vers
le Maoïsme, puis participe à la fondation des Brigades Rouges, où elle laissera
sa vie, tombée sous les balles des carabiniers lors d'affrontements de plus en
plus violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur scène, Richard et Romane Bohringer, complémentaires, sont tout
simplement parfaits : extrêmement justes, ils rendent leurs personnages
tirés d'histoires réelles plus que crédibles.&lt;br /&gt;
Portée par une mise en scène classique et efficace, la pièce, fort bien écrite,
évite le simplisme, la prise de parti facile. Aucun des deux personnages n'a
totalement tort ni raison. Et, ce qui est sans doute le plus beau, malgré les
affrontements incessants et inévitables, jamais le dialogue ne se rompt
totalement. Toujours, la tendresse demeure, et avec elle la tentative de
continuer à se comprendre mutuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin du &amp;quot;gueulard&amp;quot; auquel on pourrait s'attendre, Richard Bohringer montre
tous les questionnements intérieurs d'un père tiraillé entre l'idée qu'il se
fait du bonheur pour sa fille et la réalité où il la voit s'épanouir dans une
lutte altruiste, où elle s'oublie elle-même.&lt;br /&gt;
Romane Bohringer, habitée à 200 % par son personnage, restitue son
extraordinaire engagement et sa foi inébranlable en la Révolution, mais aussi
sa gravité lorsqu'elle voit son père vieillir, au point de devoir lui cacher
certaines choses pour l'épargner.&lt;br /&gt;
A l'image de cette relation forte dans cette période plus que chamboulée en
Italie comme ailleurs, la pièce non dénuée d'une résonance universelle dans
l'affrontement des générations, conquiert vite le public, et finit par
l'émouvoir profondément.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;J’avais un beau ballon rouge&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
de Angela Dematté&lt;br /&gt;
mise en scène Michel Didym&lt;br /&gt;
avec Richard Bohringer et Romane Bohringer&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.theatredurondpoint.fr/"&gt;Théâtre du Rond-Point&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
A 18 h 30, durée 1 h 25&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 5 mai 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Gobelins par Nature, Eloge de la Verdure</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/04/14/Gobelins-par-Nature%2C-Eloge-de-la-Verdure</link>
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    <pubDate>Sun, 14 Apr 2013 14:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Arts décoratifs et étoffes</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Arts%20d%C3%A9coratifs/eloge_de_la_verdure_gobelins.jpg" alt="Gobelins par Nature, éloge de la verdure" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Gobelins par Nature, éloge de la verdure, avr. 2013" /&gt;La Galerie des
Gobelins, en construisant des ponts entre hier, voire même avant-hier, et
aujourd'hui a le chic pour mettre en valeur les œuvres de tapisserie de façon
spectaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, c'est le thème de la flore qui sert de fil conducteur à un
parcours qui n'a rien de chronologique et fait au contraire se choquer les
époques de façon merveilleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les œuvres présentées les plus anciennes remontent au XVIème siècle, où l'on
remplissait entièrement la toile de végétation stylisée, avec notamment des
motifs rappelant les feuilles d'acanthes de l'Antiquité gréco-romaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux siècles suivants, les animaux viennent enrichir l'iconographie, mais
c'est avec l'illustration des saisons que ces représentations ont pris un
souffle plus remarquable encore, où l'on voit les dieux mythologiques régner
sur les mois de l'année. Dans cette veine, les tapisseries élaborées aux
XVIIème et XVIIIème siècles d'après les peintures de Le Brun sont superbes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A côté de ces chefs-d’œuvre, l'on découvre des tapisseries récentes qui,
répondant aux mêmes thèmes végétaux, montrent à quel point cet art n'a rien
perdu de sa splendeur : ici un &lt;em&gt;Jardin bleu&lt;/em&gt; japonisant d'Etienne
Hajdu, là une &lt;em&gt;Lavande&lt;/em&gt; de Pierre Alechinsky, plus loin un graphique
&lt;em&gt;Velvet Jungle&lt;/em&gt; de Jacques Monory, sans oublier de délicats
&lt;em&gt;Nymphéas&lt;/em&gt; de Monet...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours fait également la part belle à des pièces d'exception du
Mobilier National ornées de feuilles et de fleurs, avec par exemple un exquis
canapé lilas de 1930 signé Emile Gaudissart ou encore un ensemble composé d'un
fauteuil et d'un écran de René Piot (1925), d'une richesse chromatique qui n'a
d'égale que la recherche de ses lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, à voir absolument aussi, la &lt;em&gt;Carte blanche à&lt;/em&gt; Éva Jospin, qui
n'a rien à voir avec la tapisserie, mais est reliée au reste de l'exposition
par le thème de la nature. Il s'agit d'une sculpture monumentale de 7 mètres
sur 3, plongée dans le noir si ce n'est un savant éclairage, et représentant
une forêt... en carton... Aussi beau que bluffant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Gobelins par Nature, Eloge de la Verdure - XVIè-XXIè siècle&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.mobiliernational.culture.gouv.fr/fr/accueil"&gt;Galerie des
Gobelins&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
42 avenue des Gobelins 75013 Paris&lt;br /&gt;
TLJ de 11 h à 18h, sauf les lundis, le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er
mai&lt;br /&gt;
Plein tarif : 6 €, tarif réduit : 4 €&lt;br /&gt;
Accès gratuit le dernier dimanche de chaque mois&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 19 janvier 2014&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>The Place Beyond the Pines</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/04/07/The-Place-Beyond-the-Pines</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ec8001d76a1a4be340af24f1cde18b1e</guid>
    <pubDate>Sun, 07 Apr 2013 09:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Cin%C3%A9ma/place_beyond_pines.png" alt="Place beyond the pines, Ryan Gosling" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Place beyond the pines, Ryan Gosling, avr. 2013" /&gt;Le film déroule une
fresque sur deux générations, celle des pères et celle des fils, avec la force
implacable des tragédies antiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici Luke, interprété par Ryan Gosling, dur taiseux au cœur tendre façon
héros de &lt;em&gt;Drive&lt;/em&gt;, cascadeur dans une fête foraine, le plus rapide et le
plus doué sur sa machine infernale. Un jour, Romina, interprété par Eva Mendes
- merveilleuse - vient le voir. Ils ont été amants d'un soir. Elle a eu un
bébé. Il est papa mais à présent elle a un compagnon. Luke veut assumer son
rôle, donner des glaces et de l'argent à son enfant. Comme il n'a que sa moto
pour bien et son effroyable vitesse pour talent, il se met à braquer des
banques. Cela finit par mal tourner ; un flic pas plus âgé que lui le
descend.&lt;br /&gt;
Fin de l'acte I.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le flic (impeccable Bradley Cooper), blessé dans l'affaire et désormais
boitillant, est rongé par la culpabilité - il sait que Luke avait un gosse, du
même âge que le sien. Mais, confiant en la vie et en lui-même, ambitieux, il
avance. Il découvre que ses collègues sont ripoux, les dénonce et se lance avec
succès - et l'aide de son propre père, grand procureur en retraite - dans la
politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dernier acte. Quinze ans sont passés. L'ex-flic a divorcé ; il est en
pleine campagne politique pour un poste de gouverneur. Son fils vient habiter
chez lui, ce qui est plus un poids qu'autre chose. Le gosse de riche s'ennuie
et se défonce pour s'occuper. Il rencontre Jason, adolescent osseux et effacé,
porté aussi sur la fumette. Il le prend sous sa coupe, le domine avec sadisme.
Contrairement au premier, Jason ne sait pas encore qui est son père...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tragédie en trois actes a le souffle des grands romans américains et
la réalisation parfaite des grands films de cinéma. Il a des moments lents - on
dirait de germination - et d'autres d'accélération effrénée. Le spectateur a
toujours un temps de retard face à l'action qui entraîne, précipite, étonne. Et
émeut. Car sous trame de thriller, &lt;em&gt;The Place Beyond the Pines&lt;/em&gt; ne parle
que de destinée humaine, de transmission et - là est la véritable tragédie - de
si peu de liberté dans cette Amérique sans âge. Car l'on ne naît pas neuf dans
ce monde à conquérir - l'orphelin laisse un orphelin comme le bien-né assurera
l'avenir de son rejeton - et c'est évidemment le plus universel et le plus
bouleversant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;The Place Beyond the Pines&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Un film de Derek Cianfrance&lt;br /&gt;
Durée 2 h 20&lt;br /&gt;
Sorti en salles le 20 mars 2013&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Eileen Gray au Centre Pompidou à Paris</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/03/24/Eileen-Gray</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6b503de05ea333e6373619fb1cae540e</guid>
    <pubDate>Sun, 31 Mar 2013 21:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Arts décoratifs et étoffes</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Arts%20d%C3%A9coratifs/gray_paravent.jpg" alt="Paravent laque, Gray" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Paravent laque, Gray, mar. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on pourrait peut-être sous-titrer l'exposition &lt;em&gt;&amp;quot;De l'Art Déco au
Modernisme&amp;quot;&lt;/em&gt;, ou encore &lt;em&gt;&amp;quot;Des arts décoratifs à l'architecture&amp;quot;&lt;/em&gt;,
mais ces formules ne suffiraient pas à traduire le souffle extraordinaire qui
se dégage de l’œuvre d'Eileen Gray (1878-1976), dont la rétrospective du Centre
Pompidou permet de se faire une idée d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme beaucoup de jeunes filles de son milieu et de son époque, Eileen Gray
suit d'abord des études d'art à Londres. Un chemin classique qu'elle va très
vite délaisser : passant devant une boutique qui présente des
&lt;strong&gt;laques&lt;/strong&gt;, elle se fait embaucher aussitôt et commence à
s'initier à cette technique très exigeante. Mais pour cette Irlandaise aux
mœurs libres, Londres est bien trop stricte, victorienne : Eileen Gray
fait un voyage à &lt;strong&gt;Paris&lt;/strong&gt; avec sa mère et, à l'instar de nombreux
artistes de toutes nationalités au début du siècle, elle est immédiatement et
totalement conquise par la capitale. Elle s'y installe définitivement dès
1906.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eileen Gray fait alors la connaissance du laqueur japonnais Seizo
&lt;strong&gt;Sugawara&lt;/strong&gt;, collabore avec lui et parfait sa technique. En 1913,
elle expose plusieurs laques au Salon de la Société des artistes décorateurs,
dont le magnifique panneau &lt;em&gt;Le magicien de la nuit&lt;/em&gt; présenté en
ouverture de l'exposition du Centre Pompidou. Le couturier &lt;strong&gt;Jacques
Doucet&lt;/strong&gt; est séduit et lui passe des commandes de meubles et de
lampes ; la presse s'en fait l'écho ; sa carrière est lancée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, avec une amie anglaise, Evelyn Wyld, elle découvre le
&lt;strong&gt;tapis&lt;/strong&gt; traditionnel dans les montagnes de l'Atlas, en apprend
toutes les techniques et, de retour à Paris, parallèlement aux laques,
entreprend la création et la fabrication de tapis.&lt;br /&gt;
En 1922, elle ouvre sa propre galerie, &lt;em&gt;Jean Désert&lt;/em&gt;, rue du
Faubourg-Saint-Honoré. Dans la veine initiée par le mouvement Art Déco, elle
conçoit de véritables ensembles, créant des &lt;strong&gt;décorations d'intérieur de
bout en bout&lt;/strong&gt;, comme la &lt;em&gt;Chambre à coucher boudoir de Mme
Monte-Carlo&lt;/em&gt; exposée en 1923.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec son ami Jean Badovici, bien que dépourvue de formation, elle se lance
enfin dans &lt;strong&gt;l'architecture&lt;/strong&gt;, construisant avec lui la &lt;em&gt;Villa
E1027&lt;/em&gt; près de Menton. Ce sera ensuite la villa &lt;em&gt;Tempe a Pailla&lt;/em&gt;
puis &lt;em&gt;Lou Pérou&lt;/em&gt;, une petite maison dans le vignoble de Saint-Tropez. A
chaque fois, elle conçoit des maisons extrêmement modernes, mais toujours en
prise avec leur environnement. L'organisation des pièces suit le rythme
solaire, les espaces sont conviviaux tout en préservant l'intimité, les
circulations sont libres et le mobilier fonctionnel et léger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Légèreté, c'est le mot qui revient le plus souvent à l'esprit au fil de la
visite de l'exposition. Mais aussi liberté, créativité, mouvement. Si elle
finit par délaisser la laque au profit du bois, du tube d'aluminium, du cuir,
du liège, son inventivité est toujours aussi riche. Les meubles sont souvent
petits, plein d'astuces, de tiroirs, de possibilités de déploiement. Les lignes
sont à la fois géométriques et déliées ; &lt;strong&gt;l'ensemble dégage une
merveilleuse sensation d'équilibre et de perfection des proportions, alors même
que la symétrie est systématiquement bafouée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le dessin moderniste et le fonctionnalisme de ses meubles peuvent les
rapprocher de ceux de Charlotte Perriand et de Le Corbusier, ils s'en
distinguent toutefois fortement aussi : au contraire du mobilier très
ancré dans le sol, très stable de ces derniers, celui d'Eileen Gray a l'air de
flotter, de ne chercher son équilibre que dans la finesse et l'étonnement. On
est dans la grande élégance, celle qui ne donne à voir que &lt;strong&gt;la
miraculeuse simplicité d'un ensemble de lignes en réalité complexe.&lt;/strong&gt; On
est dans l'unique - Eileen Gray n'a pas fait éditer de séries -, et souvent
plus proche de la sculpture que du meuble ; on est, dans le fond, dans une
esthétique qui emprunte beaucoup à la poésie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Arts%20d%C3%A9coratifs/.villa_gray_m.jpg" alt="Villa Eileen Gray" style="display:block; margin:0 auto;" title="Villa Eileen Gray, mar. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Eileen Gray&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.centrepompidou.fr/fr"&gt;Centre Pompidou&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Place Georges Pompidou - 75004 Paris&lt;br /&gt;
TJL sauf le mardi, de 11h à 21h, le jeu. jsq 23 h&lt;br /&gt;
Entrée 13 €, TR de 9 € à 11€&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 20 mai 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Images :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Eileen Gray, paravent en briques, 1919-1922, bois laqué noir, collection
particulière, courtesy Galerie Vallois, Paris © photo :
Vallois-Paris-Arnaud Carpentier&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Villa E 1027, Eileen Gray et Jean Badovici, vue du salon, photographie
rehaussée au pochoir, 1929 Eileen Gray, Jean Badovici « E 1027. Maison au
bord de mer », L’Architecture vivante, n° spécial, Paris, Éd. Albert Morancé,
automne-hiver 1929&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Alceste à bicyclette. Philippe Le Guay</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/02/17/Alceste-%C3%A0-bicyclette.-Philippe-Le-Guay</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Mar 2013 14:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Cinéma</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Cin%C3%A9ma/.alceste_fabrice_luchini_m.jpg" alt="Alceste à bicyclette, Philippe Le Guay" style="display:block; margin:0 auto;" title="Alceste à bicyclette, Philippe Le Guay, fév. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge, la cinquantaine, a interrompu sa brillante carrière de comédien il y
a trois ans et s'est retiré sur l'ïle de Ré. Vêtu d'antiques cache-cols, mal
rasé, sauvage avec délices, il s'occupe de ses problèmes domestiques et
s'adonne à une peinture &amp;quot;du dimanche&amp;quot; avec autant de soin que de
lucidité.&lt;br /&gt;
Voici que Gauthier, ancienne connaissance, acteur de séries télé à succès,
débarque et lui demande de jouer &lt;em&gt;Le Misanthrope&lt;/em&gt;. Non, peut-être, on
verra... l'ours mal léché fâché avec le monde du spectacle (et qui a ses
raisons) est malgré tout bien tenté de renouer avec la scène pour interpréter
ce rôle d'Alceste qu'il connait par cœur. En attendant de se décider, il
propose d'entamer tout de suite les répétitions avec Gauthier...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voilà qui est parti : dans ce paysage de carte postale hors saison,
dans un décor de vieille baraque encombrée, deux immenses comédiens - Fabrice
Luchini et Lambert Wilson - interprètent deux acteurs qui se (re)mettent en
bouche la première scène du &lt;em&gt;Misanthrope&lt;/em&gt;. Comme tous deux se disputent
le premier rôle, ils tirent au sort chaque jour et le perdant doit se contenter
de celui de Philinte.&lt;br /&gt;
Moments suspendus, où seul le texte existe, où l'on s'étripe pour un vers
amputé, pour un mot travesti, où l'exigence envers soi et envers l'autre est la
plus haute... Moments de régal absolu pour le spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais autour d'eux, et avec eux, la vie continue : celle de Paris et de
ses mondanités appelle Gauthier, le microcosme local n'est pas indifférent à la
venue du célèbre interprète du &lt;em&gt;Docteur Morange&lt;/em&gt;, tandis qu'une
irrésistible Italienne croise leur route. La bataille d'égos qui se joue en
répétition et en sourdine autour du rôle d'Alceste se rejoue à bicyclette et
non moins souterrainement pour conquérir la belle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Philippe Le Guay se contente souvent de plans convenus voire
approximatifs, il trousse ici un film plein de qualités et de charmes, dont la
justesse de ton et de point de vue n'est pas des moindres. Ses personnages -
des &amp;quot;caractères&amp;quot; - sont extrêmement convaincants et interprétés à
merveille ; les situations ne le sont pas moins. Le succès, les relations
qui en découlent, l'orgueil, l'argent, la sincérité, l'amour, l'amitié, la
générosité... autant de thèmes fort bien illustrés à travers cette belle
conjugaison du cinéma et du théâtre, souvent cocasse, parfois amère mais jamais
aigre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Cin%C3%A9ma/.alceste_lambert_wilson_m.jpg" alt="Alceste à bicylette de Philippe Le Guay" style="display:block; margin:0 auto;" title="Alceste à bicylette de Philippe Le Guay, fév. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Alceste à bicyclette&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Une comédie de Philippe Le Guay&lt;br /&gt;
Avec Fabrice Luchini, Lambert Wilson, Maya Sansa&lt;br /&gt;
Durée 1 h 44&lt;br /&gt;
Sorti en salles le 16 janvier 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photos © Myriam Touzé / Pathé Distribution&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/02/17/Alceste-%C3%A0-bicyclette.-Philippe-Le-Guay#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/03/04/L-ange-du-bizarre.-Le-romantisme-noir-de-Goya-%C3%A0-Max-Ernst</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Mar 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Peinture et arts graphiques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins%2C%20peinture/Schwabe_La_Mort_et_le_fossoyeur.jpg" alt="L'Ange du bizarre, Musée d'Orsay" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="L'Ange du bizarre, Musée d'Orsay, mar. 2013" /&gt;A travers deux cents
peintures, gravures et sculptures datées de la fin du XVIIIème au début du
XXème siècles, mais aussi des films, &lt;em&gt;L'ange du bizarre&lt;/em&gt; propose une
large vision du &lt;em&gt;&amp;quot;Romantisme noir&amp;quot;&lt;/em&gt;. Ce courant artistique européen est
né en Grande-Bretagne au moment où, au siècle-même des Lumières, la toute
puissance de la raison était déjà battue en brèche. Il s'est déployé au XIXème
siècle, a été réactivé par les Symbolistes et enfin réinterprété par les
Surréalistes dans l'Entre-deux-guerres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la variété des artistes et des époques représentés, une grande unité
se dégage des œuvres. Leur programme commun : mettre en exergue tout ce
qui caché, enfoui, cadenassé, à savoir les vices, les peurs, la part sombre
comme la part irrationnelle de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sujets de ce romantisme-là sont ainsi les anti-héros (Satan en premier
chef), les atrocités tirées de la littérature, de la religion et de la
mythologie, les lieux obscurs voire souterrains, la nuit, le rêve, la magie, la
mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'abord les citations shakespeariennes, comme &lt;em&gt;Les trois
sorcières&lt;/em&gt; de Füssli, tirées de &lt;em&gt;MacBeth&lt;/em&gt;, mais aussi son propre et
énigmatique &lt;em&gt;Cauchemar&lt;/em&gt;, celles de Goethe (&lt;em&gt;Méphistophélès dans les
airs&lt;/em&gt;, une gravure de Delacroix pour Faust), sans oublier bien sûr Dante et
sa &lt;em&gt;Divine comédie&lt;/em&gt;, qui inspire Delacroix (&lt;em&gt;La Barque de Dante&lt;/em&gt;)
mais aussi, plus tard, le sage William Bouguereau. Quant à Géricault, avec son
&lt;em&gt;Radeau de la Méduse&lt;/em&gt;, il &lt;em&gt;&amp;quot;ose ramener l'Enfer dantesque à la
surface terrestre&amp;quot;&lt;/em&gt;, comme le dit joliment un commentaire de l'exposition.
Goya est bien entendu de la fête qui, perdant toute foi en l'Homme comme au
reste, dit sans détour tout de l'ambiguïté de l'Homme (&lt;em&gt;Les
cannibales&lt;/em&gt;), son aveuglement (&lt;em&gt;Les sorcières&lt;/em&gt;), son ignorance (la
série des &lt;em&gt;Caprices&lt;/em&gt;), sa cruauté (&lt;em&gt;Les Désastres de la
guerre&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paysagistes montrent une nature nouvelle où, la nuit venue, sous un
clair de lune, tout semble possible. L'Homme recule, ne laissant que des
ruines, qu'encore des montagnes étouffantes ou de profonds gouffres menacent.
Avec les Symbolistes, loin des figures angéliques et victimes des premiers
Romantiques noirs, la femme elle-même devient menaçante, se faisant vampire
avec Munch, nature fatale avec Moreau, incarnant les figures mythologiques de
la Méduse ou du Sphinx.&lt;br /&gt;
Même chez Bonnard les cauchemars viennent nous étouffer (&lt;em&gt;Femme assoupie sur
un lit&lt;/em&gt;), tandis que chez Ensor la mort rôde implacablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liberté créatrice du Romantisme noir sera totalement réinvestie par les
Surréalistes, photographes comme Brassaï ou Hans Bellmer, peintres comme Dali,
Magritte, Masson ou Ernst, qui, à travers des paysages issus des rêves et des
cauchemars, finissent de lâcher la bride à l'imaginaire, affranchis de toute
référence explicite pour mieux représenter le spectre de l'irrationnel et de
l'indicible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins%2C%20peinture/Ranson_La_Sorciere_au_chat_noir.jpg" alt="Le Romantisme noir, Musée d'Orsay" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" title="Le Romantisme noir, Musée d'Orsay, mar. 2013" /&gt;A l'instar des
précédentes, cette nouvelle grande exposition du Musée d'Orsay est superbe,
enrichissante, passionnante.&lt;br /&gt;
Sa scénographie est impeccable : sur des fonds gris et brun sourd, les
œuvres sont précisément éclairées, créant une ambiance clair-obscur homogène
qui fait corps avec le thème de l'exposition. Les cartels des tableaux sont -
enfin ! - rendus lisibles par des lettrages nets. &lt;em&gt;Last but no
least&lt;/em&gt;, le didactisme du parcours laisse la place à la poésie, au détour de
courtes citations, dont la dernière, signée Victor Hugo, est aussi la plus
poignante : &lt;em&gt;&amp;quot;L'homme qui ne médite pas vit dans l'aveuglement. L'homme
qui médite vit dans l'obscurité. Nous n'avons que le choix du noir&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.musee-orsay.fr/fr/accueil.html"&gt;Musée d'Orsay&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
1, rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris&lt;br /&gt;
De 9h30 à 18h les mar., mer., ven., sam. et dim. et jsq à 21h45 le jeu.&lt;br /&gt;
Fermeture tous les lundis et le 1er mai&lt;br /&gt;
Entrée 9 euros (TR 6,5 euros)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 9 juin 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Images :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Carlos Schwabe (1866-1926), La Mort et le fossoyeur, Aquarelle, gouache,
mine de plomb, 76 x 56 cm Paris, musée d’Orsay, RF 40162 © RMN (Musée d’Orsay)
/ Jean-Gilles Berizzi&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Paul Ranson (1861-1909), La Sorcière au chat noir, 1893, Huile sur toile,
90 x 72 cm Paris, musée d’Orsay, RF 2012 6 © Musée d’Orsay, dist. RMN / Patrice
Schmidt&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/03/04/L-ange-du-bizarre.-Le-romantisme-noir-de-Goya-%C3%A0-Max-Ernst#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Des Fleurs en hiver au musée Eugène Delacroix</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/01/27/Des-Fleurs-en-hiver-au-mus%C3%A9e-Eug%C3%A8ne-Delacroix</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Mar 2013 11:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Peinture et arts graphiques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins,%20peinture/.Bouquet_Delacroix_m.jpg" alt="Des fleurs en Hiver, musée Eugène Delacroix" style="display:block; margin:0 auto;" title="Des fleurs en Hiver, musée Eugène Delacroix, janv. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de l'année 1957, alors âgé de 59 ans, &lt;strong&gt;Eugène
Delacroix&lt;/strong&gt; s'installe au 6, rue de Furstenberg dans le 6ème
arrondissement, afin de se rapprocher de Saint-Sulpice dont il est chargé de
décorer une chapelle (la chapelle des Saints-Anges).&lt;br /&gt;
L'artiste, malade, quitte alors la rue Notre-Dame-de-Lorette, où il habitait
depuis 1844 mais désormais trop éloignée de l'église et, derrière l'appartement
de la rue de Furstenberg, fait construire un atelier donnant sur un jardin
privatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grâce à la Société des amis d'Eugène Delacroix créée à l'initiative
notamment des peintres Maurice Denis et Paul Signac, en 1932 les lieux son
sauvés de la destruction pour fonder plus tard un musée, qui en 1971 devient
musée national. Depuis 2004, il est rattaché au Louvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition &lt;em&gt;Des fleurs en hiver&lt;/em&gt; visible jusqu'au 18 mars est
l'occasion de découvrir ou de redécouvrir l'endroit, dissimulé entre les jolies
boutiques d'étoffes d'ameublement de la place.&lt;br /&gt;
A l'intérieur, tout est charmant, intime, présenté avec goût.&lt;br /&gt;
Mêlées à des pièces de la collection permanente, les œuvres choisies pour
l'exposition investissent aussi bien l'appartement que l'atelier de
l'artiste.&lt;br /&gt;
Aux côtés des aquarelles, pastels et tableaux du peintre sont présentées des
œuvres de deux artistes contemporains, &lt;strong&gt;Jean-Michel Othoniel&lt;/strong&gt;,
le célèbre auteur de l'entrée de la station de métro Palais-Royal et le
céramiste &lt;strong&gt;Johan Creten&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble est très réussi car leurs œuvres, non directement inspirées de
celles de Delacroix, mais unies à elles par leur thème, les complètent
merveilleusement en donnant un coup de jeune aux bouquets du peintre
romantique, splendides mais aux teintes quelque peu automnales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les spectaculaires guirlandes en boules de verre miroité de Jean-Michel
Othoniel ne surprennent pas, en revanche l'on découvre les planches de son
&lt;em&gt;Herbier merveilleux&lt;/em&gt; (le livre a été édité chez Actes Sud en 2008),
composées comme des enluminures du Moyen-Age, où chaque fleur ou plante est
accompagnée d'un texte rappelant leur symbolique antique, religieuse ou
laïque.&lt;br /&gt;
Quant aux sculptures de Johan Creten, &lt;em&gt;Odor di femmina&lt;/em&gt;, elles sont
parfois explicitement érotiques et toujours aussi flamboyantes que les plus
beaux bouquets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours est celui d'une visite un peu entre soi, offrant une parenthèse
fleurie au milieu de l'hiver, un moment de calme et hors du temps au cœur de
l'agitation du quartier Saint-Germain-des-Prés, en un mot une délicieuse et
délicate pause romantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Des Fleurs en hiver, Delacroix - Othoniel -Creten&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.musee-delacroix.fr/fr/les-activites/expositions/exposition-temporairedes-fleurs-en-hiver"&gt;
Musée national Eugène Delacroix&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
6 rue de Furstenberg - 75 006 Paris&lt;br /&gt;
Métro : Saint-Germain-des-Prés / Mabillon&lt;br /&gt;
Bus : 39, 63, 70, 86, 95, 96&lt;br /&gt;
TLJ sauf les mardis, de 9h30 à 17h00 (fermeture des caisses à 16h30)&lt;br /&gt;
Billet d’entrée à l’exposition : 7€&lt;br /&gt;
Billet jumelé Louvre - Delacroix valable toute la journée pour la visite de
l’exposition du musée Delacroix et des collections du musée du Louvre : 11
€&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 18 mars 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Image : Corbeille de fleurs,Eugène Delacroix, Palais de Lille
©RMN-GP/ René-Gabriel Ojéda&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/01/27/Des-Fleurs-en-hiver-au-mus%C3%A9e-Eug%C3%A8ne-Delacroix#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La Valise mexicaine. Capa, Taro, Chim</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/03/03/La-Valise-mexicaine-Capa%2C-Taro%2C-Chim-Les-n%C3%A9gatifs-retrouv%C3%A9s-de-la-guerre-civile-espagnole</link>
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    <pubDate>Sun, 03 Mar 2013 14:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Photo</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/photo/Taro__Spectateurs_de_la_procession_funeraire.jpg" alt="La valise mexicaine, Gerda Taro" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="La valise mexicaine, Gerda Taro, mar. 2013" /&gt;Après avoir été présentée
en 2010 à New-York et en 2011 en Arles, &lt;em&gt;La Valise mexicaine&lt;/em&gt; est enfin
dévoilée à Paris, au &lt;strong&gt;Musée d'art et d'histoire du Judaïsme&lt;/strong&gt;,
dans une scénographie sensiblement différente des précédentes compte tenu des
spécificités du lieu très éclaté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le résultat, fort convaincant, est, dans l'intimité des petites salles
propice au recueillement qu'appelle cette rencontre particulière avec
l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emouvante, historique, l'exposition l'est à double titre : non
seulement par l'aventure dramatique qu'elle raconte - celle de la guerre civile
espagnole au dénouement et aux conséquences que l'on sait - mais également par
celle de la fameuse &amp;quot;valise&amp;quot;. Près de 70 ans se sont en effet écoulés entre le
moment où, en 1939, face à la menace nazie, &lt;strong&gt;Robert Capa&lt;/strong&gt; fuit
la France pour rejoindre New-York via un visa Chilien, laissant dans son studio
parisien 4.500 négatifs pris pendant la guerre d'Espagne par lui-même, sa
compagne &lt;strong&gt;Gerda Taro&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;David Seymour dit
Chim&lt;/strong&gt;, et leur redécouverte en 2007.&lt;br /&gt;
Entre ces deux dates, si les longues recherches menées notamment par Cornell
Capa, le frère de Robert et fondateur de l'International Center of Photography
à New-York ont permis de retrouver la valise, elles n'ont pas pour autant
élucidé tous les mystères de son cheminement. En 1975, Csiki Weisz, photographe
d'origine hongroise tout comme Capa écrivait : &lt;em&gt;&amp;quot;En 1939, alors que les
Allemands s'approchaient de Paris, j'ai mis tous les négatifs de Bob dans un
sac et j'ai rejoint Bordeaux à vélo pour essayer d'embarquer pour le Mexique.
J'ai rencontré un Chilien dans la rue et je lui ai demandé de les déposer à son
consulat pour qu'ils restent en sûreté. Il a accepté&amp;quot;&lt;/em&gt;. Le contenu,
retrouvé chez l'héritière du général Aguilar Conzalez, ambassadeur mexicain à
Vichy sous l'Occupation sera restitué à Cornell Capa en 2007.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/photo/Capa__Exiles_republicains.jpg" alt="La valise mexicaine, Robert Capa" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" title="La valise mexicaine, Robert Capa, mar. 2013" /&gt;L'exposition matérialise
et incarne cette Histoire à double fond. L'on découvre d'emblée qu'au lieu
d'une &amp;quot;valise&amp;quot;, les négatifs étaient en réalité rangés dans trois boîtes, l'une
verte, l'autre rouge - soigneusement compartimentées et succinctement annotées
- tandis que la dernière contenait des bandes de pellicules coupées sous
enveloppe kraft.&lt;br /&gt;
Il a fallu classer, reconstituer l'ordre des prises de vue, les attribuer. Les
photos publiées à l'époque ont constitué une aide dans cette colossale
entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Présentées chronologiquement, les planches contacts sont accompagnées de 70
tirages et de nombreux extraits de presse, le tout éclairé d'explications
contextuelles et de cartes permettant de suivre pas à pas le déplacement du
front. Les moments d'espoir, de rage comme de découragement s'étalent sous nos
yeux, de l'enthousiasme des Républicains en 1936 auprès desquels les
photographes se sont engagés, jusqu'à la défaite finale de début 1939 et
l'exode de près de 500 000 réfugiés dans le sud de la France. Certains moments
sont particulièrement forts, comme celui de la bataille de Brunette en juillet
37, l'une des plus sanglantes, au cours de laquelle Gerda Taro elle-même a
trouvé la mort, ou encore celle du Sègre en 38, dont Capa, rejoint par d'autres
journalistes, notamment Hemingway, a livré son récit le plus approfondi de la
guerre d'Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers les extraits de presse de l'époque, c'est aussi l'évolution de la
place de la guerre civile espagnole dans les médias, tout autant que celle du
photo-journalisme que l'on suit : la couverture devient de plus en plus
large, internationale. Les reportages sont de plus en plus longs et les
photographies de plus en plus abondantes.&lt;br /&gt;
Après la disparition tragique de Taro, ce sera au tour de Capa de trouver la
mort, en Indochine en 54, puis de Chim, à Suez en 56. Tous trois ont non
seulement laissé un travail documentaire exceptionnel, mais encore imprimé au
photo-reportage de guerre une empreinte profonde et durable, dont cette
exposition témoigne admirablement dans un juste dosage de pédagogie, d'hommage
et d'émotion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Valise mexicaine - Capa, Taro, Chim&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Les négatifs retrouvés de la guerre civile espagnole&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.mahj.org/fr/index.php"&gt;Musée d'art et d'histoire du
Judaïsme&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple - 75003 Paris&lt;br /&gt;
Lun., mar., jeu., ven. de 11 h à 18 h, mer. jsq 21 h et dim. de 10 h à 18
h&lt;br /&gt;
Fermé les samedis et le mercredi 1er mai 2013&lt;br /&gt;
Plein tarif : 7 €, tarif réduit : 4,50 €&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 30 juin 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Exposition réalisée par l'International Center of Photography de New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photos :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Gerda Taro, Spectateurs de la procession funéraire du Général Lukacs,
Valence, 16 juin 1937 © International Center of Photography&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Robert Capa, Exilés républicains emmenés vers un camp d’internement, Le
Barcarès, 1939 © International Center of Photography / Magnum Photos&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/03/03/La-Valise-mexicaine-Capa%2C-Taro%2C-Chim-Les-n%C3%A9gatifs-retrouv%C3%A9s-de-la-guerre-civile-espagnole#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bouvard et Pécuchet au Théâtre Lucernaire</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/02/24/Bouvard-et-P%C3%A9cuchet-au-Th%C3%A9%C3%A2tre-Lucernaire</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Feb 2013 11:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Théâtre</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Th%C3%A9%C3%A2tre/bouvard_pecuchet.jpg" alt="Bouvard et Pécuchet au Lucernaire" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Bouvard et Pécuchet au Lucernaire, fév. 2013" /&gt;Publié à titre posthume
en 1881, &lt;em&gt;Bouvard et Pécuchet&lt;/em&gt; est le dernier roman de Gustave Flaubert
(1821-1880).&lt;br /&gt;
Il raconte l'histoire de deux gratte-papiers qui se rencontrent par une chaude
journée d'été. L'un arrivant de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes, ils
s'assoient au même moment sur le même banc devant l'eau couleur d'encre du
canal Saint-Martin. Là, ils partagent leur dégoût des affaires comme du
divertissement, des femmes en particulier (&lt;em&gt;&amp;quot;frivoles et acariâtres&amp;quot;&lt;/em&gt;)
et du genre humain en général. D'accord sur tout, ils conviennent qu'ils
seraient bien mieux à la campagne. C'en est fait : &lt;em&gt;&amp;quot;éprouvant le
charme des tendresses à leurs débuts&amp;quot;&lt;/em&gt;, ils deviennent non seulement amis
mais encore inséparables.&lt;br /&gt;
A la faveur d'un héritage reçu par Bouvard, les deux compères s'installent dans
une ferme normande et mettent leurs rêves à exécution, se lançant
successivement dans l'élevage, l'agriculture, l'horticulture, l'arboriculture.
Ils étudient également la médecine, la chimie, l'astronomie, puis encore la
littérature et la philosophie.&lt;br /&gt;
Hélas, entre inspiration des plus improvisées et consultation aveugle des
encyclopédistes, ils ne mènent à bien aucune de leurs expériences. D'échec en
échec, ils finissent par éprouver l'ennui profond de la campagne et, tous rêves
fracassés, se résolvent à revenir à leur travail de copistes à Paris...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cruelle comédie sur la vanité humaine, &lt;em&gt;Bouvard et Pécuchet&lt;/em&gt; est ici
adapté avec toute la précision, la truculence et la force satirique
flaubertiennes.&lt;br /&gt;
Excellents, Philippe Blancher et Roch-Antoine Albaladéjo ponctuent le jeu
direct d'extraits du récit bien ciselés. Le rythme est trépidant et la mise en
scène inventive. Deux tabourets tournants, deux portants et deux pupitres
métalliques suffisent à recréer tous les décors : les rues de Paris, les
restaurants, les escaliers d'immeubles, puis la maison de campagne et sa
pendule qui égrène les heures, le parc et ses peupliers au balancement
incessant... Tous ces univers-là, ces ambiances, ce quotidien fait
d'enthousiasmes autant que de déceptions, les deux comédiens les restituent
avec beaucoup de malice, faisant de cette terrible farce une interprétation
savoureuse .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bouvard et Pécuchet&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
D'après Flaubert&lt;br /&gt;
Adaptation et mise en scène : Vincent Colin&lt;br /&gt;
Avec Roch-Antoine Albaladéjo et Philippe Blancher&lt;br /&gt;
Et la voix de Edith Scob&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=1163&amp;amp;Itemid=54"&gt;
Théâtre Lucernaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
53 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6ème&lt;br /&gt;
Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 15 h&lt;br /&gt;
Durée : 1h environ&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le spectacle est prolongé jusqu'au 26 mai 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>F. Scott Fitzgerald Carnets</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/02/16/F.-Scott-Fitzgerald-Carnets</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:66422ca4969c22de4d262c6470e70b8c</guid>
    <pubDate>Sun, 17 Feb 2013 14:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Théâtre</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/carnets_fitzgerald_lucernaire.jpg" alt="F. S. Fitzgerald, Carnets, Théâtre du Lucernaire" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="F. S. Fitzgerald, Carnets, Théâtre du Lucernaire, fév. 2013" /&gt;L'entreprise
était ambitieuse : mettre en scène les &lt;em&gt;Carnets&lt;/em&gt; de F. Scott
Fitzgerald, somme aussi hétérogène que touffue.&lt;br /&gt;
Le résultat est plutôt réussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirigeant Alain Sportiello seul en scène, Maria Blanco a fait le choix de
montrer le célèbre romancier et nouvelliste américain à la fin de sa courte
existence.&lt;br /&gt;
Il a alors 44 ans. Pauvre et seul, il survit en écrivant des scénarios à
Hollywood, lui qui méprise le cinéma, lui qui a connu si jeune la gloire de
l'écrivain. C'était en 1920, avec la publication de &lt;em&gt;L'envers du
Paradis&lt;/em&gt; et son succès immédiat, suivi de &lt;em&gt;Gatsby le Magnifique&lt;/em&gt;
cinq ans plus tard. F. S. Fitzgerald menait alors une vie pleine d'éclat et de
frasques avec l'excentrique Zelda, parcourait l'Europe, vivait en France au
rythme des Années Folles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce monde brillant est bien éloigné lorsque le spectacle commence et que l'on
découvre une masse informe sous une couverture, qui va rapidement donner corps
à un homme tour à tour désespéré, colérique, mélancolique, lucide et à
moitié-fou. Fitzgerald évoque les femmes, le sexe, l'argent, le succès, en des
aphorismes tantôt sinueux tantôt cinglants. Il se souvient non sans douleur de
la belle Zelda, de son ami Hemingway ; il théorise sur l'écriture ;
se plaint d'être soumis à un régime si strict qu'on ne lui laisse pas même de
quoi coller un timbre... avant de se jeter sur la bouteille avec autant de rage
que de joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Sportiello incarne F. S. Fitzgerald avec beaucoup de conviction et de
présence, et la mise en scène nous plonge avec une grande efficacité dans
l'univers plein d'amertume d'un artiste ruiné et oublié.&lt;br /&gt;
Un seul regret toutefois : le comédien va vite, très vite, si bien qu'à
certains moments on a un peu de mal à suivre ce texte fragmentaire et parfois
difficile.&lt;br /&gt;
Du coup, l'on ressort du spectacle avec une seule envie : se plonger sans
plus attendre dans les volumineux &lt;em&gt;Carnets&lt;/em&gt; de l'auteur de &lt;em&gt;Tendre
est la nuit&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=1245&amp;amp;Itemid=56"&gt;
Théâtre du Lucernaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
53, rue Notre-Dame des Champs - 75006 Paris&lt;br /&gt;
Du mardi au samedi à 18h30&lt;br /&gt;
Mise en scène : Maria Blanco&lt;br /&gt;
Avec Alain Sportiello&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 30 mars 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Billets de 15 euros à 25 euros&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Tour de piste au Petit Théâtre de Paris</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/02/09/Tour-de-piste</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Feb 2013 12:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Théâtre</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Th%C3%A9%C3%A2tre/TourDePiste_stephane_hillel.jpg" alt="Tour de piste, au Petit Théâtre de Paris" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Tour de piste, au Petit Théâtre de Paris, fév. 2013" /&gt;C'est un seul en scène
interprété par Stéphane Hillel, le directeur du Théâtre de Paris.&lt;br /&gt;
Le spectacle - écrit par Christian Giudicelli - raconte l'histoire d'une vie de
A à Z, celle de Chris, que l'on suit de la naissance à la mort, le tout en une
heure et quart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stéphane Hillel joue Chris bien sûr, mais aussi ses parents, son (unique)
copain Pat', ses petites amies, son épouse, ses enfants... Son parcours
ressemble à tant d'autres : élève brillant, Chris se rêve écrivain avant
de devenir enseignant, fait la révolution dans les manifs où il rencontre sa
future femme, avant de s'installer bourgeoisement, a deux enfants qui prennent
leur envol avant qu'il ait eu le temps de les voir grandir, a des maîtresses et
son épouse un amant, puis sonne l'heure de la retraite et celle des
petits-enfants, enfin c'est un univers qui peu à peu se rétrécit...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stéphane Hillel passe d'un personnage à un autre en un quart de seconde avec
un talent incroyable, un peu à la façon d'un Philippe Caubère, et c'est
haletant que l'on suit cette vie qui passe à toute vitesse.&lt;br /&gt;
On sourit souvent, des situations jouées avec beaucoup d'humour bien sûr, mais
aussi du &amp;quot;commun&amp;quot;, de l'ordinaire de nos vies que le spectacle souligne.&lt;br /&gt;
Nul cynisme dans ce spectacle, le tout - texte, jeu et direction d'acteur, mise
en scène - est beaucoup trop élégant pour cela. A peine une légère mélancolie
affleure-t-elle face à cette éclatante démonstration du déterminisme social et
de son dénouement : le fils de petit fonctionnaire de province devient
instituteur ; le fils d'ouvrier devient ouvrier ; mais au bout du
chemin... Une gravité vite estompée face à ce Tour de piste fort réussi qui
montre avant tout à quel point elle est belle, et pour chacun unique, cette vie
ordinaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.theatredeparis.com/"&gt;Petit Théâtre de Paris&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
15, rue Blanche 75009 Paris&lt;br /&gt;
De Christian Giudicelli&lt;br /&gt;
Avec Stéphane Hillel&lt;br /&gt;
Mise en scène : Jacques Nerson&lt;br /&gt;
Décors, costumes, scénographie : Claire Belloc, assistée d'Antoine
Milian&lt;br /&gt;
Lumières : Marie-Hélène Pinon, assistée de Lucie Joliot&lt;br /&gt;
Du mardi au samedi à 19 h&lt;br /&gt;
Billets 26 euros (1ère catég.) / 20 euros (2ème catég.)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 2 mars 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les couleurs du ciel. Musée Carnavalet à Paris</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/01/20/Les-couleurs-du-ciel.-Mus%C3%A9e-Carnavalet-%C3%A0-Paris</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:80ef9e703fb742995676734d92806f8e</guid>
    <pubDate>Sun, 03 Feb 2013 17:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Peinture et arts graphiques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/les-couleurs-du-ciel-carnavalet.jpg" alt="Les couleurs du ciel, Carnavalet" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Les couleurs du ciel, Carnavalet, janv. 2013" /&gt;L'exposition présente
quelques cent vingt œuvres, dont quatre-vingt-neuf peintures, des gravures, des
esquisses, et même des tapisseries, qui décoraient les édifices religieux
parisiens au XVIIème siècle et qui furent dispersées à la Révolution puis
envoyées dans les musées de province.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une richesse exceptionnelle, elle réunit tous les plus grands peintres
français de l'époque, nous faisant remonter par le même occasion l'histoire du
Grand Siècle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Très lisible, le parcours commence par trois salles chronologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1585 et 1630, les règnes d'Henri IV puis de Marie de Medicis voient la
ville prospérer tant sur le plan économique que spirituel, avec le mouvement de
la Contre-Réforme catholique, période où s'installent de nouveaux ordres
religieux et où sont construits de nombreux édifices. Le style est encore
marqué par le maniérisme du XVIème siècle, sous les pinceaux de Quentin Varin
et de Georges Lallemant.&lt;br /&gt;
Avec le très pieux Louis XIII puis la régence d'Anne d'Autriche, c'est l'âge
d'or de la peinture religieuse, sous la domination de Simon Vouet qui, après
son séjour en Italie, développe à Paris une peinture monumentale, lyrique, à la
palette claire, tandis que Poussin, Champaigne, Le Sueur ou La Hyre imposeront
une peinture plus sobre aux compositions solides, mouvement appelé &amp;quot;atticisme
parisien&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Enfin, à partir de 1680, avec le règne de Louis XIV qui entreprendra de vastes
chantiers comme celui des Invalides et fera de Charles Le Brun son premier
peintre, vient le temps du classicisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite du parcours est organisée en thèmes : les chapelles privées
dans les églises, les tapisseries, les Mays de Notre-Dame, l'abbaye du
Val-de-Grâce, les Invalides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil de la visite, l'on se laisse porter par le plaisir des yeux comme par
l'émotion suscitée par certaines représentations pleines de sensibilité
invitant au recueillement : ici, la très baroque &lt;em&gt;Adoration des
Mages&lt;/em&gt; de Claude Vignon, là l'éblouissante &lt;em&gt;Apparition du nom divin à
quatre saints&lt;/em&gt; de Simon Vouet, plus loin le touchant &lt;em&gt;Songe d'Elie&lt;/em&gt;
du &amp;quot;janséniste&amp;quot; Philippe de Champaigne, tableau qui ornait le Réfectoire du
Val-de-Grâce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dernière salle, consacrée à la toute fin du Grand Siècle, montre le vide
laissé par Charles Le Brun et Mignard : ces œuvres de moindre facture
laissent à penser qu'avec leur disparition une page faste de l'histoire de la
peinture française a alors été tournée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les couleurs du ciel&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://carnavalet.paris.fr/fr/accueil"&gt;Musée Carnavalet&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
23, rue de Sévigné - 75003 Paris&lt;br /&gt;
Ouvert tous les jours sauf les lundis et jours fériés de 10h à 18h&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu’au 24 février 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Entrée : 7€ / 5€&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.maglm.fr/post/2013/01/20/Les-couleurs-du-ciel.-Mus%C3%A9e-Carnavalet-%C3%A0-Paris#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Edward Hopper au Grand Palais</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/01/13/Edward-Hopper-au-Grand-Palais</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:44e2a3d060b0116c9ccf8f32dfc7d792</guid>
    <pubDate>Sat, 26 Jan 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Peinture et arts graphiques</category>
        <category>exposition</category><category>Grand Palais</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins,%20peinture/.hpper_morning_sun_m.jpg" alt="Hopper, Morning Sun" style="display:block; margin:0 auto;" title="Hopper, Morning Sun, janv. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edward Hopper (1882-1967) présente le paradoxe d'être aussi célèbre que son
oeuvre est peu connue, en tout cas des Français qui n'ont pas eu la chance de
voyager aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;
C'est une raison suffisante pour expliquer le succès de la rétrospective
présentée au Grand-Palais, qui est d'ailleurs prolongée jusqu'au 3 février 2013
avec de grandes plages horaires pour permettre au public le plus large de la
découvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Présentée selon un plan chronologique, l'exposition répond pleinement aux
attentes du spectateur néophyte : elle montre les sources de son travail,
les différentes techniques explorées ainsi que son évolution.&lt;br /&gt;
Mais malgré les différentes étapes parcourues, ce qui frappe à l'issue de la
visite est la grande cohérence de son œuvre. Cohérence des motifs, cohérence de
la manière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Biberonné à la peinture moderne française notamment, avec Degas, Marquet,
Vallotton, Pissarro (dont on peut voir de très beaux tableaux), il s'en
dégagera ensuite pour trouver sa propre voie.&lt;br /&gt;
Malgré tout, les paysages urbains, les scènes d'intérieur et les lieux de
spectacles peints par les impressionnistes et leurs suivants constituent des
thématiques que l'on retrouvera toujours chez Hopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Côté compatriotes, si c'est avec Robert Henri qu'il se forme, sa façon
d'appréhender les sujets sera beaucoup moins marquée par le réalisme que celle
de son maître et de ses contemporains américains (dont des œuvres sont
également exposées).&lt;br /&gt;
Avant de connaître le succès, Edward Hopper travaille dans l'illustration à
titre alimentaire. Bien qu'il n'en retire aucun plaisir, ce travail, après
avoir nourri l'homme, nourrira plus tard l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins,%20peinture/.hopper_summertime_m.jpg" alt="Hopper, Summertime" style="display:block; margin:0 auto;" title="Hopper, Summertime, janv. 2013" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand enfin il peut se consacrer à la peinture, il ne s'empêche pas quelques
embardées du côté de l'aquarelle - qu'il abandonnera, car à la peinture sur le
motif il préfère la peinture d'atelier - et de celui de la gravure. La visite
de l'espace consacré à ce dernier médium est un ravissement. Non seulement
parce que ces gravures sont très belles, mais encore parce qu'elles sont
éminemment &amp;quot;hopperesques&amp;quot; : compositions ultra-travaillées, géométrie au
cordeau, thématiques touchantes, jeux de lumière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces caractéristiques-là se retrouvent bien sûr dans ses tableaux - des
moyens et des grands formats - où il fait en outre claquer la couleur avec brio
- avec de superbes oppositions froid/chaud - et créé des lumières toutes
particulières. Ces lumières-là font beaucoup de &amp;quot;l'ambiance&amp;quot; des tableaux de
Hopper : pointe du jour blafard, nuit froide comme livrée à elle-même,
insolent soleil d'un jour d'été, lumière matinale ou vespérale n'éclairant du
tableau que son mystère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis bien sûr, il y a les &amp;quot;sujets Hopper&amp;quot; : ses maisons, ses
paysages, et surtout ses personnages, vus souvent d'une fenêtre ou d'une
vitrine, pris dans leur environnement quotidien au possible (un café, un
bureau, une chambre), pour ne pas dire dans leur cadre au sens littéral du
terme. Des couples qui s'ennuient à périr et s'ignorent et, plus poignantes
encore, des femmes seules qui lisent ou sont plongées dans leurs pensées. Elles
sont belles, élégantes, et en même temps tellement sincères, comme désarmées,
parfois carrément mélancoliques. On dit qu'elles attendent - elles en ont
souvent l'air - mais peut-être certaines n'attendent-elles pas, contemplant
simplement à travers une fenêtre ouverte ou sur le pas d'une porte la seule
lumière d'un ciel d'été.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edward Hopper&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.grandpalais.fr/grandformat/exposition/edward-hopper/"&gt;Grand
Palais&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
3 avenue du Général Eisenhower - Paris 8ème&lt;br /&gt;
Entrée : Square Jean Perrin&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 3 février 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Horaires :&lt;br /&gt;
Jusqu'au 28 janvier : lun. : 10h-20h, mer., jeu., ven. :
10h-22h, sam. et dim. : 9h-22h&lt;br /&gt;
Puis du 29 au 31 janvier de 9h à 23h et du 1er au 3 février jour et nuit&lt;br /&gt;
Plein tarif : 12 euros, réduit : 8 euros&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Images :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Edward Hopper: Morning Sun, 1952. (Crédits photo: © Columbus Museum of Art,
Ohio)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Summertime, 1943 – Edward Hopper, Delaware Art Museum, Wilmington, USA / ©
Bridgeman 2012&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Canaletto – Guardi, les deux maîtres de Venise</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2012/12/02/Canaletto-%E2%80%93-Guardi%2C-les-deux-ma%C3%AEtres-de-Venise</link>
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    <pubDate>Sat, 19 Jan 2013 11:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Peinture et arts graphiques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins%2C%20peinture/canaletto_vista_de_la_plaza_san_marco.jpg" alt="Canaletto, vue de la place Saint Marc" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Canaletto, vue de la place Saint Marc, déc. 2012" /&gt;Ce n'est pas dans les
musées français que l'on trouve beaucoup de &lt;em&gt;vedute&lt;/em&gt;, ces vues de Venise
peintes au XVIIIème siècle qui connurent immédiatement un grand succès, jamais
déjugé depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Anglais notamment en furent fous, et la collection de la Reine Elizabeth
II en est riche. Exceptionnellement, elle a prêté au musée Jacquemart-André
quelques uns de ces joyaux. Le reste des œuvres vient d'un peu partout :
la National Gallery de Londres, le Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, le
Louvre, la Frick Collection de New York, la Galleria Nazionale de Parme, le
Szépmúvészeti Múseum de Budapest...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire si l'exposition visible au musée Jacquemart-André jusqu'au 21
janvier prochain est précieuse. Elle vient en outre compléter à merveille
celle, tout aussi belle, organisée au même moment &lt;a href="http://www.maglm.fr/post/2012/09/23/Canaletto-%C3%A0-Venise,-c-est-au-Mus%C3%A9e-Maillol"&gt;au
musée Maillol et consacrée exclusivement au Canaletto&lt;/a&gt;. La présentation de
plus de vingt-cinq tableaux de différentes époques de la carrière de Giovanni
Antonio Canal dit &lt;strong&gt;Canaletto (1697-1768)&lt;/strong&gt;, rapprochés d'une
vingtaine de &lt;strong&gt;Francesco Guardi (1712-1793)&lt;/strong&gt;, ainsi que d'autres
&lt;em&gt;vedutisti&lt;/em&gt; permet d'apprécier &lt;strong&gt;la variété de styles dans le
traitement d'un même genre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la touche texturée, un peu floutée (et ô combien charmante) de ses débuts
&lt;strong&gt;Canaletto&lt;/strong&gt; préfère ensuite un pinceau beaucoup plus net. Mais
toujours il manifeste &lt;strong&gt;une précision incroyable et un sens de la
perspective et de la composition impeccables, tout en privilégiant une palette
claire, magnifiant l'architecture vénitienne sous d'immenses cieux aussi
changeants que ses verts canaux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/Dessins%2C%20peinture/frick_collection_guardi.jpg" alt="Canaletto-Guardi, Musée Jacquemart-André" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" title="Canaletto-Guardi, Musée Jacquemart-André, déc. 2012" /&gt;Si
&lt;strong&gt;Guardi&lt;/strong&gt; a étudié Canaletto, de quinze ans son aîné, comme le
montre l'exposition - il en a réinterprété certains dessins -, il a toutefois
adopté son style propre, avec &lt;strong&gt;des tons plus sombres, plus chauds,
souvent tirant vers le brun. Sa touche est plus rapide&lt;/strong&gt;, comme
davantage dans l'esquisse tout en étant très aboutie. Son traitement de
l'architecture est différent aussi : déjà, ce n'est plus la Venise
éternelle (et si belle !) du Canaletto, Guardi révélant davantage l'âge et la
fragilité de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en enrichissant l'approche du genre, les autres &lt;em&gt;vedustisti&lt;/em&gt;
renforcent la suprématie des deux plus célèbres, dont &lt;strong&gt;on ne se lasse
pas de contempler les œuvres, si évocatrices&lt;/strong&gt; : ici le souvenir
d'une balade ou d'une visite pleine d'émotion, là l'ombre de Proust qui nous
renvoie inlassablement au pavé vénitien et, partout, la beauté riche et
ancienne, menacée mais toujours vaillante de la Sérénissime qui exerce encore
et encore, même par toile interposée, son irrésistible charme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/home"&gt;Musée
Jacquemart-André&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
158 boulevard Haussmann 75008 Paris&lt;br /&gt;
TLJ de 10h à 18h y compris le 25 décembre&lt;br /&gt;
Tous les lun. et sam. nocturnes jsq 21h, sauf les 24 et 31 déc. (fermeture à
18h)&lt;br /&gt;
Nocturnes supplémentaires les 27 et 28 déc. et les 2, 3, 4, 11 et 18
janv.&lt;br /&gt;
Entrée 11 € (tarif réduit : 9,5 €)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 21 janvier 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Images :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Canaletto (Antonio Canal, dit), La place Saint Marc vers l'Est, huile sur
toile, 140,5 x 204,5 cm, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid - © Museo
Thyssen-Bornemisza, Madrid&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Francesco Guardi, Le Canale di Cannaregio, avec le Palazzo Surian-Bellotto,
l'ambassade de France, 49,5 x 77,5 cm, huile sur toile, The Frick Collection,
New York - © The Frick Collection&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Voici Paris, Modernités photographiques 1920-1950</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2012/11/18/Voici-Paris%2C-Modernit%C3%A9s-photographiques-1920-1950</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Jan 2013 11:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
        <category>Photo</category>
        <category>Centre Pompidou</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/photo/voici_paris_krull.jpg" alt="Voici Paris, exposition Centre Pompidou" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Voici Paris, exposition Centre Pompidou, nov. 2012" /&gt;C'est une exposition de
tout premier ordre que propose le Centre Pompidou jusqu'au 14 janvier prochain,
tant la sélection est variée par les artistes représentés, passionnante par ses
thèmes et homogène dans sa qualité.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Trois cents photos organisées en cinq sections&lt;/strong&gt; que l'on
découvre l'intérêt toujours en éveil et le regard émerveillé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Voici Paris&lt;/em&gt; est la présentation d'une partie de
&lt;strong&gt;l'exceptionnelle collection de Christian Bouqueret&lt;/strong&gt;, riche de
quelques 7000 photos - des tirages originaux pour l'essentiel - que le Centre
Pompidou a acquise en 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Embrassant l'une des périodes les plus fructueuses de la photographie, elle
témoigne de &lt;strong&gt;la vitalité de cet art pendant l'entre-deux-guerres à
Paris&lt;/strong&gt;, où les grands photographes français tels que Henri-Cartier
Bresson ou Claude Cahun étaient rejoints par leurs collègues étrangers,
américains (Man Ray), allemands (Germaine Krull, Erwin Blumenfeld), hongrois
(Kertész, Brassaï)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les sections les plus impressionnantes, celle consacrée au
&lt;strong&gt;surréalisme&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;Man Ray et Dora Maar&lt;/strong&gt; bien
sûr mais aussi &lt;strong&gt;Lotar et Blumenfeld&lt;/strong&gt; multiplient les
expérimentations et le jeu. Les corps sont déformés, des parties en sont
découpées et remontées en d'étranges collages ; tout est vu avec un œil
décalé, cherchant la surprise, repoussant les limites, et suscitant chez le
spectateur choc ou amusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Très créatif aussi est le mouvement &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle
vision&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; qui se développe à Paris dans les années 1920 : il
s'agit d'aborder la photographie sans plus aucune référence à la tradition
picturale, et en choisissant les sujets les plus contemporains qui soient,
notamment l'architecture de fer ou de béton. Les prises de vues sont
novatrices, très graphiques, les cadrages chamboulés par plongées et
contre-plongées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/photo/voici_paris_breslauer.jpg" alt="Voici Paris, Centre Pompidou, La Rotonde" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" title="Voici Paris, Centre Pompidou, La Rotonde, nov. 2012" /&gt;La section dédiée à
&lt;strong&gt;la photo documentaire&lt;/strong&gt; rappelle l'importance de la démarche de
tous ceux qui se sont attachés, à partir des an nées 1930, à montrer la réalité
sociale, notamment dans le contexte de crise, avec les travailleurs (par
exemple, &lt;em&gt;Sortant des mines&lt;/em&gt; d'&lt;strong&gt;Aurel Bauh&lt;/strong&gt;), mais aussi
les moments de loisirs, avec l'avènement des congés payés - on rencontre ici
fort naturellement &lt;strong&gt;Henri-Cartier Bresson&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'imagier moderne&lt;/em&gt; regorge de découvertes : ici sont montrés le
travail préparatoire et le résultat final de photographes œuvrant dans
&lt;strong&gt;le monde de l'édition et de la publicité&lt;/strong&gt;. C'était alors le
plein essor de la presse illustrée, mais l'on plaçait aussi des photographies
en couvertures de romans, de pochettes de disques... c'était classe et léché,
parfois somptueux (voir la publicité pour Poiret de &lt;strong&gt;Germaine
Krull&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, une tendance souvent moins valorisée : celle du retour à l'ordre
dans les années 1920-30, en réaction contre les excès du modernisme. Autrement
dit, l'âge &lt;strong&gt;Néo-classique&lt;/strong&gt; de la photo, avec des nus, des
natures mortes, des portraits. Mais le résultat, loin d'être ennuyeux (sauf
peut-être pour certains portraits) est le plus souvent superbe, comme
l'émouvant &lt;em&gt;Masque de pierre&lt;/em&gt; d'&lt;strong&gt;André Steiner.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Voici Paris, Modernités photographiques 1920-1950&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.centrepompidou.fr/fr/Le-centre-pompidou"&gt;Centre
Pompidou&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Place Georges Pompidou 75004 Paris&lt;br /&gt;
Tous les jours sauf le mardi, 11h-21h&lt;br /&gt;
Entrée 11 € (tarif réduit : 9€)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jusqu'au 14 janvier 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Images :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Germaine Krull, Publicité pour P. Poiret, 1926 © Mnam, Centre Pompidou,
Paris, 2011&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Marianne Breslauer, La Rotonde, 1930 © Marianne Breslauer / Fotostiftung
Schweiz&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Richesse, joie et lumière pour 2013 !</title>
    <link>http://www.maglm.fr/post/2013/01/06/De-la-joie-%21</link>
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    <pubDate>Sun, 06 Jan 2013 14:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Mag</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maglm.fr/public/Images/voeux_2013_maglm.jpg" alt="Agrigente" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" title="Agrigente, janv. 2013" /&gt;&lt;em&gt;Essayons
d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple&lt;/em&gt;. C'est avec cette
citation de Jacques Prévert que de sa voix magnifique Jean-Louis Trintignant a
accueilli la Palme d’Or décernée à &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.maglm.fr/post/2012/11/04/Amour.-Michael-Haneke"&gt;Amour&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Mikaël Haneke au
dernier Festival de Cannes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette invitation à la joie, mais aussi à l'élégance, prononcée par un homme
qui sait ce que souffrir veut dire, gardons-la dans notre cœur aussi longtemps
que possible.&lt;br /&gt;
Et n'oublions pas que l'art constitue l'une des plus rafraîchissantes,
enrichissantes, parfois même apaisantes sources de bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle fois c'est à cette source-là que je vous invite en ce début
2013. &lt;em&gt;Maglm&lt;/em&gt; entame sa septième année (et oui !), avec de plus en plus
de lectrices et de lecteurs. En vous abonnant, en revenant régulièrement pour
découvrir les nouveaux billets, parfois en laissant des commentaires, c'est
vous qui faites vivre ce blog !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Merci de votre fidélité chères lectrices et chers lecteurs, et très
bonne année ! Faites-vous plaisir, réalisez-vous, partagez ce que vous
aimez, bref profitez avec joie de la lumineuse et intarissable source des arts
!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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