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		<title>Le souffle. Dominique Rolin.</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 14:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Un homme âgé s’affaiblit lentement et dans un état semi-conscient rêve sans cesse de celle qui l’a laissé veuf. Le souffle est le sien, qui n’en finit pas d’être le dernier. Pendant ce temps, qui s‘étire sur des mois, et jusqu’à sa mort, leurs cinq enfants s’agitent, nouent des relations avec d’autres, et entretiennent la &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2025/11/23/le-souffle-dominique-rolin/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Le souffle. Dominique Rolin.</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<p>Un homme âgé s’affaiblit lentement et dans un état semi-conscient rêve sans cesse de celle qui l’a laissé veuf. Le souffle est le sien, qui n’en finit pas d’être le dernier. Pendant ce temps, qui s‘étire sur des mois, et jusqu’à sa mort, leurs cinq enfants s’agitent, nouent des relations avec d’autres, et entretiennent la vie de leur fratrie par des disputes et des réconciliations, chacun suivant <em>« son chemin secret au long duquel il est impossible de se perdre ».</em></p>



<p>Le roman qui a valu à Dominique Rolin le <strong>prix Fémina en 1952</strong> surprend par la manière dont elle nous décrit les sentiments de ses personnages, particulièrement ceux des cinq enfants de la fratrie. Ils paraissent à la fois exacerbés et ambigus. Exacerbés, car les liens sont forts mais ne sont pas exempts de colères et de gifles allègrement distribuées. Ambigus car les sautes d’humeur sont telles que le lecteur a de la peine à se faire une idée de la réalité de ces sentiments. C’est que chacun tente de concilier rapports aux autres et vie intérieure : <em>« Elle avait posé sa main sur le bras de Florent et elle tenait aussi la petite main de Luc. C’était en les touchant ainsi qu’elle pouvait le mieux s’éloigner d’eux pour protéger son rêve intérieur ».</em></p>



<p>Simplice, installée dans une vie bourgeoise, ne trouve son bonheur que dans l’enfantement : mari et enfants déjà faits ne l’intéressent guère. Laure, l’aînée célibataire, reporte un désir inassouvi sur un peintre brutal et sans sentiments. Olympe, soucieuse de son autonomie, peut-elle se laisser manipuler par Barnabé ainsi qu’il opère avec ses marionnettes ? Jérôme, passionné de nature, épouse-t-il l’agricultrice Constance pour elle-même ou pour la terre ? Valentin, trop souvent nommé <em>« le doux Valentin »</em>, peut-il vivre avec Norine dont les goûts de luxe vont à l’encontre de ses possibilités ?</p>



<p>Chacun et chacune tente de vivre ses rêves alors qu’ils ne peuvent être partagés. Le mensonge semble être le moyen, qui a ses limites, de vivre malgré tout ses relations : <em>« Il s’ingéniait à provoquer d’autres mensonges, puis d’autres, d’autres encore ; à chaque mensonge il se sentait devenir plus sûr de lui ».</em></p>



<p>Rares sont les personnages du roman qui sont dans le vrai, telle Lilou, que Valentin a quitté, et qui dans une belle scène ouvre son sac à main comme elle ouvre son cœur.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Le pays où l’on n’arrive jamais. André Dhôtel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[magadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 20:23:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[Roman d’initiation qui flirte avec le merveilleux, ce prix Fémina 1955 nous entraine dans une série d’aventures qu’André Dhôtel justifie pleinement dans son texte : « Quand on raconte des histoires, on attend toujours une autre histoire, et Gaspard, le lendemain et les jours suivants, tout en vaquant à ses besognes, attendait qu’une histoire lui vînt de &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2025/10/24/le-pays-ou-lon-narrive-jamais-andre-dhotel/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Le pays où l’on n’arrive jamais. André Dhôtel</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<p><strong>Roman d’initiation qui flirte avec le merveilleux</strong>, ce prix<strong> Fémina 1955</strong> nous entraine dans une série d’aventures qu’André Dhôtel justifie pleinement dans son texte : <em>« Quand on raconte des histoires, on attend toujours une autre histoire, et Gaspard, le lendemain et les jours suivants, tout en vaquant à ses besognes, attendait qu’une histoire lui vînt de la ville et de la maison d’Hélène ».</em></p>



<p>Ainsi se succèdent les rencontres entre Gaspard, jeune garçon qui semble attirer les catastrophes sur lui, et des personnages aussi pittoresques les uns que les autres. Il a une mission : aider Hélène à retrouver sa mère et le grand pays, le pays enchanteur, avec les bouleaux et les palmiers, le lac et la terre noire. Les enfants suivent leur instinct, ou leur désir du moment, en laissant de côté les arguments des adultes. Lorsqu’ils sont en situation difficile, apparaît le magnifique cheval pie qui intervient toujours au bon moment pour faire avancer l’histoire, le cheval <em>« qui regardait les uns et les autres avec ses yeux de rêve ».</em></p>



<p>Il n’est pas le seul animal que les deux complices croisent au cours de leurs pérégrinations : l’ami Théodule retrouve l’ouïe grâce à l’ours, qui balance <em>«  sa tête à droite et à gauche comme s’il mélangeait des pensées »</em>. Les enfants vont-ils retrouver leurs parents et le grand pays ? Les parents, peut-être, mais qu’est-ce que ce grand pays ? <em>« Le grand pays recule sans cesse au fond de l’espace et du temps. C’est le pays où l’on s’éloigne toujours ensemble, et l’on ne parvient en un lieu désert que pour en trouver d’autres plus beaux ».</em></p>



<p><strong>L’écriture enchanteresse</strong> de Dhôtel nous fait suivre les tribulations de Gaspard, Hélène et leurs compagnons, et peut transformer les cauchemars en beauté : <em>« Cette tour avait l’énormité d’un cauchemar, mais à mesure que les regards la suivaient dans sa montée vers le ciel, on était égaré par une beauté qui n’appartenait plus à la terre »</em>. Mais le roman est aussi <strong>un hommage à la littérature</strong> : <em>« n’importe quelle histoire, si vous y songez bien, n’est jamais qu’une histoire de gens qui s’entretiennent, se querellent ou se saluent longuement pour prolonger leur réunion sur une terre où tout semble passager et où tout s’enfuit au fond du temps. »</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>L’œuvre au noir. Marguerite Yourcenar</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 07:53:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’œuvre au noir apparaît comme le Fémina le plus prestigieux de l’histoire du prix. Paru en 1968 il se lit toujours avec le même intérêt, soutenu par la curiosité que nous manifestons pour le protagoniste mis en scène et par le sentiment de pénétrer, grâce au talent de Marguerite Yourcenar dans une période de l’histoire &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2025/08/04/loeuvre-au-noir-marguerite-yourcenar/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">L’œuvre au noir. Marguerite Yourcenar</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<p></p>


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<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="199" height="311" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/08/l_oeuvre_au_noir.jpg" alt="" class="wp-image-7602" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/08/l_oeuvre_au_noir.jpg 199w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/08/l_oeuvre_au_noir-192x300.jpg 192w" sizes="(max-width: 199px) 100vw, 199px" /></figure></div>


<p><em>L’œuvre au noir</em> apparaît comme<strong> le Fémina le plus prestigieux de l’histoire du prix. Paru en 1968 il se lit toujours avec le même intérêt</strong>, soutenu par la curiosité que nous manifestons pour le protagoniste mis en scène et par le sentiment de pénétrer, <strong>grâce au talent de Marguerite Yourcenar</strong> dans une période de l’histoire qui a vu naître les fondamentaux de notre monde moderne.</p>



<p>Zénon est un personnage fictif, mais comme l’explique l’autrice, il résume nombre de ces hommes qui ont fait le XVIème siècle européen&nbsp;: l’imprimeur Dolet, les médecins Vésale et Paré, les ingénieurs Cardan et de Vinci, les philosophes Bruno, Campanella et Paracelse. L’intérêt de ces savants n’était pas réduit à la discipline qui peut les résumer aujourd’hui, et certains ne dédaignaient pas la recherche alchimique, comme Zénon lui-même, l’œuvre au noir étant la première étape du processus alchimique.</p>



<p>Ce qui pouvait les réunir était une intense curiosité à partir du moment où l’on prenait une distance à l’égard de certains des principes de l’Église catholique. Zénon défend une sorte de réalisme scientifique qui peut éviter les controverses embarrassantes : <em>« Suis-je cet âne (…) pour risquer de me faire brûler à petit feu sur une place publique en l’honneur de je ne sais quelle interprétation d’un dogme, quand j’ai en train mes travaux sur les mouvements diastoliques et systoliques du cœur, qui m’importent beaucoup plus ? »</em></p>



<p>Cette passion de la découverte ne l’empêche pas de <strong>réfléchir sur l’utilité sociale des inventions techniques, et en cela nous pouvons l’apprécier selon des réflexions tout à fait contemporaines</strong> : <em>« Mais une méfiance l’avait pris dans ces rallonges artificielles à ajouter aux membres de l’homme. (…) Peu importait surtout qu’on trouvât moyen d’enregistrer la parole humaine, qui déjà ne remplissait que trop le monde de son bruit de mensonge ».</em></p>



<p>Ceci dit cette volonté de comprendre ne va pas sans quelques mouvements d’impatience vis-à-vis des conservatismes de l’époque : <em>« La révolte qui vous inquiète était en moi, ou peut-être dans le siècle », </em>répond Zénon au chanoine qui veut le protéger. Car le médecin est condamné au bûcher, accusé de divers méfaits, qui semblent se résumer surtout au pêché d’incroyance.</p>



<p>On ne peut oublier la précision de l’écriture de Marguerite Yourcenar, <strong>et la réussite heureuse de bien des formules</strong> : <em>« Rentré chez lui, il s’était dit qu’il était temps de tâter à son tour de la rondeur du monde ».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Bonheur d’occasion. Gabrielle Roy </title>
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		<dc:creator><![CDATA[magadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jun 2025 12:35:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ce prix Fémina 1947 nous est venu de l’autre côté de l’atlantique. C’est en effet à Montréal que l’autrice nous fait vivre la condition ouvrière, au moment où la deuxième guerre mondiale débute sur le continent européen. Si le roman n’évite pas toujours un ton quelque peu misérabiliste, il nous fait comprendre comment le Québec &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2025/06/15/bonheur-doccasion-gabrielle-roy/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Bonheur d’occasion. Gabrielle Roy </span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<p>Ce <strong>prix Fémina 1947 </strong>nous est venu de l’autre côté de l’atlantique. C’est en effet <strong>à Montréal</strong> que l’autrice nous fait vivre la condition ouvrière, au moment où la deuxième guerre mondiale débute sur le continent européen. Si le roman n’évite pas toujours un ton quelque peu misérabiliste, il nous fait <strong>comprendre comment le Québec a pu si rapidement changer de régime démographique</strong>.</p>



<p>La famille trop nombreuse, avec dix ou douze enfants par famille, apparaît comme la source essentielle de la pauvreté. Florentine, l’aînée des Lacasse, est serveuse dans un restaurant. Comme son père Azarius, qui rêve toujours de trouver <em>« une meilleure job »</em>, elle espère s’évader de la condition familiale que sa mère tente, comme elle le peut, de préserver d’une misère plus grande encore. Florentine rencontre un client du restaurant, jeune homme ambitieux qui se donne les moyens, par l’étude, d’ascension sociale.</p>



<p>Une soirée suffit pour qu’elle se retrouve enceinte, mais elle avait été abandonnée par Jean dès le lendemain. Il n’était pas question qu’il sacrifie son ambition pour une relation durable. Par ailleurs les malheurs s’accumulent&nbsp;: le petit frère Daniel meurt d’une leucémie, la mère part à la recherche d’un nouveau logement, car les Lacasse sont chassés du leur, et elle-même attend son treizième enfant&nbsp;!</p>



<p>La famille évite la catastrophe gare à la guerre qui se déclare à des milliers de kilomètres. C’est le moment en effet où le gouvernement canadien propose un engagement dans l’armée aux hommes du pays. Le père, l’aîné des garçons, et un amoureux de Florentine, qui fera un mari d’occasion, répondent favorablement, soit par intérêt économique, soit par désir de défendre la France : <em>« Si France périssait, déclara-t-il, ça serait comme qui dirait aussi pire pour le monde que si le soleil tombait ».</em></p>



<p>Mais la guerre apparaît aussi comme une solution au chômage, ainsi pour Pitou qui se retrouve avec un fusil entre les mains : <em>« Pitou ne se désolerait plus d’être un chômeur. Pitou gagnait enfin sa vie, sa vie légère d’oiseau qui demandait si peu (…) Pitou avait entre les mains son premier instrument de travail ».</em></p>



<p>Si l’écriture sort d’une certaine banalité, c’est grâce <strong>aux dialogues, qui ont la saveur du parler populaire montréalais </strong>et de ses expressions : <em>« Et v’là betôt cinq ans qu’il est sorti de l’école à coups de pied dans la bonne place et pis qu’y cherche. C’est-y de la justice ça ? (…) Et v’là not’ Pitou qui fume comme un homme, mâche comme un homme, crache comme un homme, mais y a pas gagné une tannante de cenne de toute sa saprée vie. Trouves-tu ça beau toi ? Moi, je trouve ça laite, ben laite ».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Claude. Geneviève Fauconnier</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 10:31:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Goncourt]]></category>
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					<description><![CDATA[Étonnant roman, qui ne paraît pas son âge (il a obtenu le prix Fémina en 1933), qui a pour titre, rareté dans le genre, le prénom de la narratrice. Quant à l’autrice, elle est la sœur d’un lauréat du Goncourt 1930, « Malaisie » et, comme lui, rattachée au mouvement littéraire appelé « groupe de Barbezieux ». Des textes &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2025/04/14/claude-genevieve-fauconnier/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Claude. Geneviève Fauconnier</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="955" height="1414" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/04/claude_fauconnier.jpg" alt="" class="wp-image-7590" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/04/claude_fauconnier.jpg 955w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/04/claude_fauconnier-203x300.jpg 203w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/04/claude_fauconnier-692x1024.jpg 692w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2025/04/claude_fauconnier-600x888.jpg 600w" sizes="(max-width: 955px) 100vw, 955px" /></figure></div>


<p><strong>Étonnant roman, qui ne paraît pas son âge</strong> (il a obtenu le <strong>prix Fémina en 1933</strong>), qui a pour titre, rareté dans le genre, le prénom de la narratrice. Quant à l’autrice, elle est la sœur d’un lauréat du Goncourt 1930, « Malaisie » et, comme lui, rattachée au mouvement littéraire appelé <strong>« groupe de Barbezieux ».</strong></p>



<p>Des textes de statut différent composent le récit (cahier bleu, agenda, bloc-notes), habileté littéraire qui donne un parfum de vérité autobiographique : <strong>le lecteur adhère à cette histoire</strong> racontée par Claude, basée pourtant sur une origine familiale plutôt mélo. Une jeune femme meurt en mettant un enfant au monde, Philippe, alors qu’une voisine vient d’accoucher d’un enfant mort-né. Philippe remplace l’absent au sein de la famille déjà nombreuse de madame Dévereux, et devient ainsi un « frère de lait » pour Claude.</p>



<p>Plus tard, Claude, éprise de nature, choisit de devenir l’épouse d’un paysan. Mais elle vit durement cette condition&nbsp;: de nombreux enfants à élever, et un travail à la ferme de plus en plus prenant au fur et à mesure des difficultés liées à l’exploitation agricole. Philippe, parti du pays depuis plusieurs années, revient, et travaille à la ferme de Claude et de son mari. Philippe et Claude se rendent compte que leurs sentiments ont évolué, qu’ils ne sont pas seulement liés par des relations entre «&nbsp;frère et sœur&nbsp;». Hélas, le mari s’en aperçoit aussi.</p>



<p><strong>Le lecteur est séduit par l’écriture</strong>, ainsi ce beau souvenir d’enfance : <em>« Une glace posée dans l’herbe mirait des cimes d’arbres et, dans le bleu, le passage des nuages en boules blanches. Je me penchais, éblouie, sur ce petit lac effrayant d’être si clair, de creuser un tel infini d’azur renversé à mes pieds. Comme pour boire à une source, je posais ma langue à cette fraîcheur et, appelée par le vertige, heurtais mon nez à son reflet ».</em></p>



<p>Des phrases qui arrêtent la lecture et qui demandent la pause : <em>« Rentrée dans la maison chaude de sommeil où les enfants commençaient à s’étirer, je me sentais ruisselante d’aurore »</em>. Touche  moderne aussi que les réflexions sur l’écriture que fait Philippe à cette paysanne qui tient son journal : <em>« c’est, à rebours, la même pudeur orgueilleuse qui te fait ‘ scribouiller ‘ un journal plutôt qu’une fiction. Mais cette délectation à te raconter ta propre vie, c’est bien le besoin refoulé d’écrire ».</em></p>



<p><strong>Avec  bonheur Geneviève Fauconnier a su donner un roman qu’il serait dommage d’abandonner aux lecteurs et lectrices des années 30 du XXème siècle.</strong></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Silbermann. Jacques de Lacretelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[magadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jan 2025 18:43:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[maglm.fr, votre blog culturel préféré, entame une nouvelle année avec vous et, avec Andreossi, vous livre un nouveau billet du feuilleton sur les prix Femina ! Très belle et heureuse année 2025 et très belles lectures à toutes et à tous ! Mag C’est par ce roman qui a pour thème l’antisémitisme que Jacques de &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2025/01/04/silbermann-jacques-de-lacretelle/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Silbermann. Jacques de Lacretelle</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<p><em>maglm.fr</em>, votre blog culturel préféré, entame une nouvelle année avec vous et, avec Andreossi, vous livre un nouveau billet du feuilleton sur les prix Femina !</p>



<p><strong>Très belle et heureuse année 2025 et très belles lectures à toutes et à tous !</strong></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Mag</em></strong></p>



<p>C’est par ce roman qui a pour thème l’antisémitisme que Jacques de Lacretelle a obtenu le <strong>prix Fémina en 1922.</strong> Il situe l’action aux alentours de l’année 1905, moment du vote de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais aussi, sans que l’auteur y fasse véritablement allusion, lorsque l’affaire Dreyfus voit son dénouement en 1906, avec l’innocence enfin reconnue du capitaine.</p>



<p>Curieusement, sans doute parce qu’à l’époque de la sortie du roman ces événements étaient dans tous les esprits, l’auteur ne contextualise pas les mésaventures du<strong> jeune Silberman victime du racisme de ses condisciples</strong>. Nous restons dans le cadre de relations entre lycéens de familles bourgeoises dont l’un, à l’intelligence brillante, est harcelé à cause de son appartenance religieuse.  C’est le point de vue du narrateur que nous suivons : élève dans un lycée parisien, lui-même de confession protestante, il découvre la haine d’autres lycéens envers le Juif Silbermann.  Il tente d’abord de le défendre, mais finalement s’avouera vaincu par la puissance des normes bourgeoises.</p>



<p>Car ce que veut nous montrer en particulier Jacques de Lacretelle c’est que l’antisémitisme peut aller de pair avec&nbsp; les intérêts de classe. Le père du narrateur est juge, et son épouse, parfaitement à sa place, soigne la promotion de son mari. Le poste de Conseiller à la Cour passera-t-il par l’inculpation (terme d’époque) du père de Silbermann, peut-être compromis dans une affaire de malversation, ou par l’abandon des poursuites si on le conseille en haut lieu&nbsp;?</p>



<p>Le désarroi du narrateur face aux exactions que subit David Silbermann, son opposition première aux valeurs familiales sont bien rendus par l’auteur, qui lance aussi quelques piques aux catholiques harceleurs, tel son ex- ami Robin : <em>« il se comportait avec franchise et insouciance, comme s’il avait la garantie commode que toute faute peut-être remise »</em>. Mais les bons sentiments, au-delà de sa lâcheté reconnue à la fin du roman, sont entachés par des stéréotypes physiques (<em>« une chair jaunâtre, une barbe inculte, un gros nez, de grosses lèvres » </em>caractérisent le père Silbermann) ou idéologiques (<em>« le peuple d’élection, ce n’est pas une divagation de prophète mais une vérité ethnologique qu’il vous faut accepter »</em> fait dire le narrateur au jeune David).</p>



<p>On ne peut s’empêcher de penser que cet ouvrage des années 20 du XXème siècle <strong>annonce les ravages de l’antisémitisme des décennies suivantes.</strong></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Les croix de bois. Roland Dorgelès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[magadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 21:59:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Goncourt]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Barbusse]]></category>
		<category><![CDATA[la guerre de 14-18]]></category>
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					<description><![CDATA[Les croix de bois, ce sont celles que les soldats plantaient hâtivement pour marquer le lieu où ils laissaient les cadavres de leurs camarades morts au cours de la guerre de 14-18. Roland Dorgelès, alors journaliste, mobilisé à 28 ans dès le début des combats, nous a donné un récit sous forme de reportage à &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2024/12/21/les-croix-de-bois-roland-dorgeles/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Les croix de bois. Roland Dorgelès</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<p>Les croix de bois, ce sont celles que les soldats plantaient hâtivement pour marquer le lieu où ils laissaient les cadavres de leurs camarades morts au cours de la guerre de 14-18. Roland Dorgelès, alors journaliste, mobilisé à 28 ans dès le début des combats, nous a donné <strong>un récit sous forme de reportage à la première personne, devenu une des plus fortes œuvres qu’a inspiré la Grande Guerre</strong>.</p>



<p>Ce <strong>prix Fémina 1919</strong> n&rsquo;est pas sans rappeler <strong>le Goncourt 1916 d’Henri Barbusse, <em>Le Feu</em>.</strong> Nombre de thématiques sont identiques : la vie dans les tranchées, les bombardements, l’attaque, le ravitaillement, la distribution du courrier, l’évacuation des blessés, l’infirmerie, et, souvent, la mort. Même étonnement sur l’équipement des soldats, loin de l’uniforme réglementaire : <em>« le bonnet de fausse loutre du père Hamel, le fichu blanc crasseux que Fouillard se nouait autour du cou, le pantalon de Vairon cuirassé de graisse, la pèlerine de Laguy, l’agent de liaison qui avait cousu un col d’astrakan sur un capuchon de zouave… »</em></p>



<p>Les deux auteurs ne manquent pas de mettre en scène l’exécution « pour l’exemple » du soldat qui dans un moment de faiblesse n’a pas obéi aux ordres. Ici, dans un court chapitre intitulé acidement « Mourir pour la patrie » Dorgelès est très sobre. Car il reste dans le cadre du reportage, il n’a pas besoin d’intrigue, il lui suffit de la guerre comme misérable héroïne. Une guerre où le soldat ignore tout des événements qu’il vit hors des limites de son escouade, une guerre où l’on ne voit rien : <em>« Les betteraves aux hautes fanes et l’herbe folle des champs incultes trempaient les jambes jusqu’aux genoux et tendaient les collets aux pieds pesants. On ne voyait rien. Le monde s’arrêtait à quelques pas, la terre noire et le ciel sombre confondus ».</em></p>



<p>Ces soldats restent des jeunes gens malgré tout, avec leurs blagues, les facéties qu’ils réservent aux crédules (inénarrable soupe au chocolat), les accents de leur région d’origine, la confiance, malgré l’évidence, qu’ils sortiront vivants de l’enfer : <em>« Mourir, allons donc ! Lui mourra peut-être, et le voisin, et encore d’autres, mais soi, on ne peut pas mourir, soi… Cela ne peut pas se perdre d’un coup cette jeunesse, cette joie, cette force dont on déborde »</em>.</p>



<p>Ils découvrent leur héroïsme lorsqu’ils reviennent de la bataille, vainqueurs, et défilent dans le village : <em>« C’était un hommage de larmes, tout le long des maisons, et c’est seulement en les voyant pleurer que nous comprîmes combien nous avions souffert »</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Princesses de science. Colette Yver</title>
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		<dc:creator><![CDATA[magadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 15:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[la guerre de 14-18]]></category>
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					<description><![CDATA[Le roman a été écrit avant la guerre de 14-18 et a obtenu le prix Fémina en 1907. Il a l’intérêt de présenter une thématique forte pour l’époque : celle du choix de travailler ou non pour les femmes « bourgeoises » et éduquées. Les femmes ouvrières ne se posaient pas la question, leur salaire était nécessaire à &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2024/10/06/princesses-de-science-colette-yver/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Princesses de science. Colette Yver</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="656" height="990" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/10/princesses_de_science.jpg" alt="" class="wp-image-7572" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/10/princesses_de_science.jpg 656w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/10/princesses_de_science-199x300.jpg 199w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/10/princesses_de_science-600x905.jpg 600w" sizes="(max-width: 656px) 100vw, 656px" /></figure></div>


<p>Le roman a été écrit avant la guerre de 14-18 et a obtenu <strong>le prix Fémina en 1907</strong>. Il a l’intérêt de présenter une thématique forte pour l’époque : celle du choix de travailler ou non pour les femmes « bourgeoises » et éduquées. Les femmes ouvrières ne se posaient pas la question, leur salaire était nécessaire à la vie de la famille, mais les protagonistes de Colette Yver vivaient dans une société plutôt hostile à leur entrée dans la vie professionnelle.</p>



<p><strong>L’autrice a l’habileté de poser remarquablement bien les différentes options qui s’offraient à des étudiantes en médecine à la fin de leurs études</strong>. Car toute l’action évolue dans le milieu médical. Thérèse est la fille d’un grand patron de la médecine parisienne et se consacre entièrement à un métier qui la passionne. L’intérêt que lui porte un jeune médecin et le penchant qu’elle a pour lui ne la font pas dévier : elle refuse le mariage qui la contraindrait à interrompre sa carrière.</p>



<p><strong>Cette question du choix entre vie professionnelle et vie d’épouse et de mère est présentée selon un éventail de situations</strong> bien intégrées dans le roman : une jeune interne Russe accepte tout de suite le mariage et l’enfermement à la maison du fait de sa pauvreté. Une autre, accoucheuse, gagne difficilement sa vie auprès d’une clientèle pauvre, a plusieurs enfants, et une vie familiale finalement malheureuse. Telle autre, connaissant les difficultés à faire accepter par un homme un travail libéral, préfère garder son métier de médecin, refuse le mariage, et devient la maîtresse d’un grand patron, dans la discrétion.</p>



<p>La trajectoire de Thérèse est plus complexe. Son amoureux finit par accepter qu’elle poursuive sa vocation et ils se marient. Un enfant et son décès précipitent l’évolution des sentiments, et tout au long du roman la lutte de Thérèse pour la liberté des femmes de travailler comme les hommes se heurte aux arguments misogynes de l’époque : <em>« A cause de leur lobe frontal moins volumineux, les femmes ne pouvaient rivaliser avec l’homme dans les carrières scientifiques. Ces êtres nerveux, frémissants et vibrants, feraient tort à la science, la compromettraient ».</em> Un autre a une vision plus honnête : <em>« Je ne me vois pas le mari d’une femme médecin. Vous êtes trop forte pour nous, vous nous écrasez de votre sapience ; je serai horriblement humilié d’en savoir moins que ma femme… Et puis j’ai des idées bourgeoises sur le mariage »</em>.</p>



<p>Roman d’une époque, certes, mais qui décrit un milieu qui a laissé des marques pas si lointaines.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Jayne Mansfield 1967. Simon Liberati</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 09:25:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[De ce court roman, on retiendra surtout le premier chapitre, qui décrit dans le détail l’accident de voiture qui a coûté la vie à Jayne Mansfield, actrice américaine déchue des années cinquante : « Une rage qu’aucun signe annonciateur ne laissait prévoir avait coincé sous les zones inférieures du châssis, graisseuses, immondes, le métal étranger, plus fin, &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2024/08/23/jayne-mansfield-1967-simon-liberati/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Jayne Mansfield 1967. Simon Liberati</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" loading="lazy" width="339" height="561" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/08/jayne_mansfield_1967_liberati.jpg" alt="" class="wp-image-7566" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/08/jayne_mansfield_1967_liberati.jpg 339w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/08/jayne_mansfield_1967_liberati-181x300.jpg 181w" sizes="(max-width: 339px) 100vw, 339px" /></figure></div>


<p>De ce court roman, on retiendra surtout le premier chapitre, qui décrit dans le détail <strong>l’accident de voiture qui a coûté la vie à Jayne Mansfield, actrice américaine</strong> déchue des années cinquante : <em>« Une rage qu’aucun signe annonciateur ne laissait prévoir avait coincé sous les zones inférieures du châssis, graisseuses, immondes, le métal étranger, plus fin, féminin, colorié de bleu pâle, sans prendre garde aux froissements, aux déchirures, aux dégâts irréversibles que le contact entre les deux matières infligeait à la plus fragile ».</em></p>



<p>Ensuite il est difficile de se passionner pour un personnage envers lequel l’auteur ne semble pas éprouver beaucoup d’empathie. <strong>C’est en 2011 que le roman a obtenu le prix Fémina</strong>, et le lecteur d’aujourd’hui doit imaginer, davantage que ce que le récit nous en dit, comment le « système hollywoodien » a pu mettre à mal nombre d’actrices de l’époque. Certes il nous fait le tableau des conséquences  sur le physique de Jayne : <em>« Son corps énorme par rapport au diamètre de son petit visage, immobile comme un serpent, ondulait vers le sol fourré de la Bentley. Elle portait une robe noire, déchirée sur les côtés… ou plutôt ouverte en bouche de tragédie. Par les ouvertures sortaient ses flancs gonflés comme des seins ou des fesses ».</em></p>



<p>Mais le côté distant de l’écriture ne nous fait pas vraiment dépasser une vague pitié pour une artiste présentée comme sans talent, davantage victime de sa personnalité psychologique que maltraitée par la production cinématographique d’alors : <em>« L’imposteur, la mythomane qu’une mère rigide et exigeante avait démasquée dès son plus jeune âge trouve dans le star-system le remède à sa faille intime ».</em></p>



<p>Aussi suivons nous les derniers mois de la vie de l’actrice sans grand enthousiasme, comme si nous ne pouvions croire aux sentiments qu’elle a pu éprouver pour ses proches, amants ou enfants, comme s’il n’y avait, derrière cette <em>« artiste de cabaret mal soignée »</em> qu’elle était devenue, aucune vraie personnalité : <em>« Elle comble les vides, elle remplit son rôle (…) pour cacher son absence d’être ». </em> Encore aurait-il fallu partir de l’hypothèse que vivait un être sous les images, et ce ne semble pas être le parti de <strong>Simon Liberati</strong>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Rosie Carpe, Marie Ndiaye.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[magadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 13:40:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Ndiaye]]></category>
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					<description><![CDATA[Si, enfant, on n’a pas été aimé, comment peut-on aimer ensuite ? Telle semble être la question qui traverse ce sombre roman de Marie Ndiaye, primé du Fémina en 2001. Les personnages sordides ne manquent pas dans cette histoire, qui se déroule en deux temps, d’abord dans la banlieue parisienne puis en Guadeloupe. Dans une première &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2024/05/26/rosie-carpe-marie-ndiaye/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Rosie Carpe, Marie Ndiaye.</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<p>Si, enfant, on n’a pas été aimé, comment peut-on aimer ensuite ? Telle semble être la question qui traverse <strong>ce sombre roman de Marie Ndiaye, primé du Fémina en 2001.</strong> Les personnages sordides ne manquent pas dans cette histoire, qui se déroule en deux temps, d’abord dans la banlieue parisienne puis en Guadeloupe.</p>



<p>Dans une première partie, le roman suit Rosie qui a quitté Brive-La-Gaillarde et une famille sinistre pour travailler dans un hôtel. Elle tombe sous l’emprise du gérant, marié, qui lui fait un enfant et l’utilise pour tourner des films pornographiques. Cet enfant, c’est Titi, petit être mal aimé qui inspire l’image d’une méduse : <em>« Il la suivait des yeux avec confiance et gravité, ne sachant pas sourire bien qu’il eût amplement dépassé l’âge d’apprendre à le faire, se contentant de balloter sa tête pesante en fixant Rosie d’un œil solennel, tragique, dilaté de la foi qu’il avait en elle et en elle seule, et cependant, même à elle, ne sachant pas sourire »</em>.</p>



<p>Rosie devient alcoolique, se fait faire un autre enfant sans conscience, qu’heureusement elle perd, et décide de rejoindre en Guadeloupe son frère et ses parents, qu’elle rêve de retrouver un jour comme une vraie famille. Car son frère Lazare, bon à rien de profession, est allé faire fortune là-bas, entraîné par un ami plus que louche.</p>



<p>En Guadeloupe, c’est à l’Antillais Lagrand que le roman s’attache. Sa personnalité tranche dans ce monde de perturbés. Il passe beaucoup de temps à rendre service : <em>« Il se sentait vif et invulnérable, il avait l’impression, généralement jusqu’à midi, que le moindre de ses actes avait un sens et une justification limpides- alors, se demanda-t-il, pourquoi allait-il les chercher ? (…) Pour quelle raison aller, en plus, chercher ces gens qui ne lui étaient rien et dont il découvrait l’existence ? »</em>.</p>



<p>Il aide Lazare, Rosie, il sauve de la mort Titi, que sa mère, pour la seconde fois, a mis en danger. C’est que lui-même est obsédé par l’abandon de sa mère, internée en hôpital psychiatrique : <em>« Il revit sa mère en jaune pointant deux doigts vers lui en feulant : Pschttt !, persuadée qu’il était mauvais, lui, son fils, et qu’elle devait le craindre au point de quitter sa propre maison, de l’y laisser seul (…) »</em>.</p>



<p>Rosie retrouve, béate, une famille bien plus toxique que celle qu’elle a quittée. Et l’autrice nous entraîne, d’une écriture envoûtante, vers un final en droite ligne du roman, où le cynisme l’emporte haut la main.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Deborah et les anges dissipés. Paula Jacques.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[magadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Apr 2024 12:55:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[Deborah, citoyenne américaine, veut assister aux cérémonies de la création de l’État d’Israël, en 1948, mais s’arrête auparavant au Caire. Elle rend visite ainsi aux membres d’une association de bienfaisance juive financée par son père. Sa visite provoque l’affolement de la petite communauté censée utiliser rigoureusement l’argent américain : l’orphelinat pour jeunes filles qui aurait dû &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2024/04/21/deborah-et-les-anges-dissipes-paula-jacques/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Deborah et les anges dissipés. Paula Jacques.</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<p>Deborah, citoyenne américaine, veut assister aux cérémonies de la création de l’État d’Israël, en 1948, mais s’arrête auparavant au Caire. Elle rend visite ainsi aux membres d’une association de bienfaisance juive financée par son père. Sa visite provoque l’affolement de la petite communauté censée utiliser rigoureusement l’argent américain : l’orphelinat pour jeunes filles qui aurait dû être créé n’a jamais existé, les divers membres de l’association ont toujours trouvé mieux à financer, en particulier leurs propres besoins.</p>



<p>Cette intrigue digne du cinéma burlesque a valu <strong>le prix Fémina 1991</strong> à son autrice. C’est que le lecteur s’attache à ses personnages hauts en couleurs, au vocabulaire très imagé, mais aussi peut découvrir le cadre historique, au moment où la nouvelle nation naît dans la violence. Certes l’autrice, qui intervient dans le cadre de son récit, ne veut pas s’engager dans la réflexion politique : <em>« Combien de morts faudra-t-il encore à la liberté pour être libre ? Point de calcul et de méditation qui échappe pour l’instant à ma compétence, chacun son métier, le mien est de raconter cette histoire ».</em></p>



<p>Il n’en reste pas moins que les Juifs du Caire sont victimes d’une grande rafle : <em>« Le commencement de la patrie juive instaurait la fin des juifs en pays arabes »</em>. Avant cela, il a bien fallu que nos associatifs trouvent une solution pour duper Deborah. C’est le policier Klapish qui en a l’idée : transformer le bordel local, occupé par ses « animatrices », en orphelinat pour jeunes filles le temps de la visite de l’américaine. On ne dévoilera pas ici si le stratagème réussit à convaincre, mais on peut assurer qu’on a là l’occasion de situations assez cocasses.</p>



<p>Les dialogues entre les complices sont particulièrement savoureux, et les expressions pittoresques présentes quasiment dans toutes les pages, du type <em>« On a beau prendre les précautions nécessaires, sait-on jamais comment le destin vous fait la figue ? »</em>. Ou : <em>« Il pensait qu’il est des gens qui mangent les dattes et d’autres sur lesquels on lance les noyaux »</em>.  Belardo, qui se fait disputer par sa femme : <em>« Ah, Dorette, Dorette, dit Belardo, Dieu n’a pas créé l’homme et la femme l’un contre l’autre, mais l’un après l’autre ! »</em>. Le portrait d’un banquier : <em>« Il avait le menton si doublé que le mendiant imagina qu’il y serrait son argent ».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Le grand vizir de la nuit. Catherine Hermary-Vieille</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Mar 2024 14:11:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous voilà transportés en plein Orient de rêve. Le vieil et miséreux Ahmed nous raconte, dix soirs de suite, sa jeunesse au temps du calife Harun al-Rachid et du vizir Djafar al-Barmaki. C’est qu’il est singulièrement impliqué dans la fabuleuse histoire de ces hauts personnages : il a été l’amant de Djafar et a assisté à &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2024/03/10/le-grand-vizir-de-la-nuit-catherine-hermary-vieille/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Le grand vizir de la nuit. Catherine Hermary-Vieille</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="246" height="415" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/03/le_grand_vizir_de_la_nuit.jpg" alt="" class="wp-image-7549" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/03/le_grand_vizir_de_la_nuit.jpg 246w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2024/03/le_grand_vizir_de_la_nuit-178x300.jpg 178w" sizes="(max-width: 246px) 100vw, 246px" /></figure></div>


<p>Nous voilà transportés en plein<strong> Orient de rêve.</strong> Le vieil et miséreux Ahmed nous raconte, dix soirs de suite, sa jeunesse au temps du calife Harun al-Rachid et du vizir Djafar al-Barmaki. C’est qu’il est singulièrement impliqué dans <strong>la fabuleuse histoire</strong> de ces hauts personnages : il a été l’amant de Djafar et a assisté à la grande passion amoureuse entre Harun et son vizir. <strong>Roman historique,</strong> les considérations politiques ne sont pas absentes de l’œuvre, car le calife, de la dynastie des Abbassides, arabo-musulmans, hisse jusqu’à la gloire la famille des Barmakides, originaire de Perse, par sa relation à Djafar.</p>



<p>Par petites touches dispersées dans son récit, Ahmed nous fais pressentir que cette histoire se terminera mal. En effet, l’intrigue se fait plus piquante lorsque le calife décide de marier sa sœur Abassa à son favori et amant Djafar. A une condition impérative, que ce mariage ne soit jamais « consommé ». Et si les deux hommes ne se sont jamais privés de relations avec des femmes, ils peuvent espérer aller au bout de leur rêve : <em>« Viens, mon beau Djafar, mon frère, dis-moi un poème pour me faire croire au bonheur, pour me faire t’aimer davantage encore et ne t’afflige pas, les femmes sont sans importance ; fragiles comme ces roses, elles passent, le vent de notre vieillesse les balaiera et nous resterons, toi et moi, seuls pour toujours ».</em></p>



<p>Mais Djafar et Abassa pourront-ils résister à leur attrait l’un pour l’autre ? Le caractère autoritaire d’Harun se renforce par son rapprochement avec la religion, et le frère de Djafar, Fadl, s’inquiète : <em>« Grande était maintenant la piété d’Harun ; il fustigeait les impurs, les tièdes, ceux qui enfreignaient en quoi que ce soit la loi du Prophète. (…) Fadl al-Barmaki, l’ami des Shiites, l’homme tolérant, lettré, espérait encore que le calife refuserait d’être un tyran, pas lui, son frère de lait ».</em></p>



<p><strong>L’autrice de ce roman prix Fémina 1981 </strong>sait rendre crédible l’ambiance de cet ancien orient, du moins en ce qu’elle fait écho à nos fantasmes occidentaux. Les parfums, la musique, les couleurs, les fontaines des jardins odorants sont omniprésents : <em>« Les desserts arrivaient, pyramides de sucre, d’amandes et de miel, dorés et blonds dans des plats de vermeil, jattes de dattes et de fruits rares, lait caillé, compotes dans des coupes de porcelaine chinoise bleutée »</em>. Les scènes de la vie quotidienne sont imagées : <em>« Les orangers, les citronniers perdirent leurs fleurs, dans les champs les canaux d’irrigation fendaient une herbe verte, abondante que les chèvres voulaient brouter, écartées à grands coups de bâtons par de jeunes bergers rieurs ».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>La maison des Atlantes, Angelo Rinaldi</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Feb 2024 14:02:11 +0000</pubDate>
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<p>Pas très sympathique le narrateur de <strong>ce roman prix Fémina 1971</strong>. Le témoignage de ce bourgeois plein de ressentiment sur l’enfance pauvre qu’il a vécue, plein de mépris pour cette île qui l’a vu naître, qui s’étend sur ses malheurs de mari délaissé par sa femme pour d’autres hommes plus excitants, n’est pas non plus d’une crédibilité souveraine.</p>



<p>Le parti-pris formel est boiteux&nbsp;: cet avocat de la cinquantaine se sent malade et écrit à un fils bien peu consistant dont le prénom n’apparaît que parfois, pour rappeler à qui s’adresse le récit de ses déboires intimes. Il n’est pas écrivain mais tente de l’être à l’aide de phrases souvent pesantes. Ses jugements moraux paraissent très surannés.</p>



<p>La maison des Atlantes est cet hôtel particulier d’une ville de Corse où travaillait sa mère Saveria comme domestique : il se souvient de <em>« la Saveria qui interroge avidement un instituteur crasseux sur mes succès scolaires, et que je fuis parce qu’elle me fait honte »</em>. Honte d’autant plus exacerbée qu’il vivent tous deux au sein même de cette bourgeoisie qui devient le symbole des vices humains, particulièrement sur le plan sexuel.</p>



<p>C’est ainsi qu’il découvre, enfant, la relation secrète entre le maître de maison et le cordonnier bossu. Cela lui vaut tout de même la protection dudit maître qui achète son silence en lui payant ses études. (Ce n’est peut-être pas pour rien aussi que le curé ami de la maison a pour surnom Paulette). Marié avec une digne représentante de la bourgeoisie, il s’aperçoit que son comportement avec d’autres hommes relève de la nymphomanie.</p>



<p>Avec son île natale, le narrateur n’est pas plus tendre : on y parle un patois, il y règne le bakchich et les arrangements avec les hommes politiques, alors que lui-même est d’une <em>« race, grande et bien charpentée, par exception, au pays des bassets noirauds ».</em> Les femmes, quant à elles, <em>« étaient d’une inculture rare et (…) d’une bêtise pépiante à l’italienne ».</em></p>



<p>Pour lui qui avouait <em>« j’étudiais pour effacer l’odeur de pauvreté »</em>, la scène de la distribution des prix de fin d’année du lycée est révélatrice de sa sortie de la condition miséreuse. Il réussit à éviter la présence de sa mère à cette cérémonie et peut apprécier les délices du transfuge de classe : <em>« Celle-ci se déroula avec sa lenteur habituelle, tandis qu’augmentait mon impatience, contrebalancée par l’impression exaltante de n’être que le fils de mes œuvres, sans passé, sans famille, tellement plus libre, à tout prendre, que mes condisciples flanqués de parents, d’oncles et de cousines en grand tralala qui piaillaient »</em>.</p>



<p>Un roman, lu après des années d’exploration de cette thématique devenue classique, qui semble venir d’une époque très lointaine.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Le promontoire, Henri Thomas.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mag.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jan 2024 12:16:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[La nouvelle année est déjà là ! Meilleurs vœux à vous tous ! Que 2024 permette à chacune et à chacun de s&#8217;accorder des moments « culture » enrichissants, divertissants, étonnants&#8230;. que ce soit à travers la littérature comme maglm.fr vous y invite régulièrement, mais encore le théâtre, le cinéma, la peinture, la photo, la sculpture, la &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2024/01/01/le-promontoire-henri-thomas/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Le promontoire, Henri Thomas.</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<p></p>



<p><em>La nouvelle année est déjà là ! Meilleurs vœux à vous tous ! Que 2024 permette à chacune et à chacun de s&rsquo;accorder des moments « culture » enrichissants, divertissants, étonnants&#8230;. que ce soit à travers la littérature comme maglm.fr vous y invite régulièrement, mais encore le théâtre, le cinéma, la peinture, la photo, la sculpture, la danse&#8230; Bref, tout ce qui nous fait voir le monde plus grand et nous rend la vie plus douce !  </em></p>



<p><em>Et pour bien commencer l&rsquo;année, un nouveau billet de <strong>la série des prix Fémina par Andreossi</strong></em> !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Mag</em></strong>.</p>



<p>Les questions que soulève le narrateur du <em>Promontoire</em> ont un aspect <strong>philosophique</strong>, puisqu’il s’interroge sur la mort, ou sur la vérité. Mais peut-être que l’essentiel de son propos concerne <strong>le mystère de l’écriture</strong>, car c’est en vivant une expérience personnelle marquante qu’il trouve matière à devenir enfin romancier.</p>



<p>Car il s’agit bien d’un roman, <strong>prix Fémina 1961</strong>, que nous lisons. Nous saisissons très bien le processus d’enfermement dans (ou par) ce village corse que vit ce traducteur de métier, venu sur l’île avec femme et enfant, mais laissé rapidement seul. Il abandonne ses habitudes, délaisse son travail, se néglige, boit de trop, comme s’il fallait qu’il change de peau pour comprendre les villageois et leur environnement.</p>



<p>A l’occasion de l’enterrement de l’aubergiste qui l’avait accueilli, c’est l’énigme de la mort d’une jeune femme, Diane, qui ressurgit. Le narrateur est maintenant assez inséré dans le village (et coupé de son monde) pour commencer à écrire : <em>« Je suis quelqu’un à qui il arrive quelque chose qu’il ne comprend pas (…) seulement mon point de vue a changé tout récemment, depuis que je suis tombé dans cet espèce de trou (…) Il vaudrait mieux que je lâche carrément l’écriture, mais ce n’est plus possible. D’une certaine manière, elle fait partie de mon feu, de la vapeur de mon vin chaud ».</em></p>



<p>Le mystère de la mort de Diane le confronte à la question de la vérité, et comment rendre compte de cela ? <em>« Votre cervelle en enregistre cent mille fois plus que votre main ne peut en décrire. Je vois cela, je le dis, et ce n’est pour personne, je suis enfermé avec la vérité »</em>. Au bout du compte, et après une tragédie personnelle, il dépasse ce problème : <em>« Ce n’était pas un crime, ce n’était pas un suicide ; c’était la mort qui se produisait avec une telle facilité qu’en y pensant je tourne dans un espace où tout est d’accord, tout est bien mené, terminé, sans importance »</em>.</p>



<p><strong>Le pouvoir du romancier</strong> peut s’exercer pleinement : <em>« J’ai conscience de ce qui nous enferme ensemble, et l’autre cercle dans lequel je suis pris c’est ces mots qui n’arrêtent pas de courir pour imiter ce qui n’est pas directement saisissable, l’idée que personne n’a tué Diane, et que si personne ne l’a tuée il n’y a pas eu de mort ».</em></p>



<p>Poser des questions difficiles n’empêche pas Henri Thomas d’avoir proposé <strong>un roman très lisible et attachant.</strong></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Jabadao, Anne de Tourville</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 13:45:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pour qui ne connaît pas les traditions bretonnes, le roman d’Anne de Tourville fait découvrir que le Jabadao est une danse populaire, que l’on pratiquait en particulier à l’occasion des mariages. Une grande partie du récit a valeur ethnographique : nous assistons dans le détail aux rites liés au mariage de Gaud et d’Ener, à une &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2023/12/17/jabadao-anne-de-tourville/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Jabadao, Anne de Tourville</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="182" height="288" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/12/jabadao.jpg" alt="" class="wp-image-7535"/></figure></div>


<p>Pour qui ne connaît pas les traditions bretonnes, le roman d’Anne de Tourville fait découvrir que <strong>le Jabadao est une danse populaire</strong>, que l’on pratiquait en particulier à l’occasion des mariages. Une grande partie du récit a valeur ethnographique : nous assistons dans le détail aux rites liés au mariage de Gaud et d’Ener, à une époque peu située, sans doute au XIXème siècle. <strong>Le roman surprend par sa forme, prix fémina 1951 on le croirait écrit quasiment un siècle plus tôt. Mais l’écriture est assez poétique </strong>pour retenir notre attention.</p>



<p><a></a>L’intrigue est soutenue par un conflit de classe sociale, car si le marié, Ener, de la Rivière Froide, est de bonne famille paysanne, la mariée, Gaud, est fille de bûcherons pauvres des Collines Brûlées. Le jour de la cérémonie, la mère d’Ener laisse éclater son dépit de voir son fils si mal marié, et va jusqu’à maudire les jeunes époux. Du coup, Gaud disparaît le soir de la nuit de noces… La société bretonne, qui marie catholicisme et croyances anciennes, offre quelques ressources, en puisant dans un univers proche du fantastique, pour dénouer l’affaire.</p>



<p>La romancière a des images heureuses pour nous raconter son histoire. Ainsi à propos d’un mouton en train de se noyer : <em>« Ce mouton était lourd comme une église, et, à travers ses yeux, on voyait le diable à l’intérieur »</em>. Les portraits sont souvent savoureux : <em>« La plus étrange de ces créatures était une maigre petite femme au chignon tordu, dont le visage plissé montrait une texture aussi parfaitement végétale qu’une racine de salsifis. Elle avait la bouche grande et les dents en éventail et, certes, une grive aurait pu par erreur lui gober ses deux yeux, ronds et noirs comme des baies d’automne »</em>.</p>



<p>On peut aussi trouver au passage une philosophie du temps : <em>« Et la salle tout entière se trouva remplie de désirs. Une minute seulement… Un long siècle de minute qui avait duré autant que la vie du monde et moins de secondes qu’un soupir, car les mots qui mesurent le temps sont fous. Mais cela avait suffi pour détruire la paix. Et la femme du bedeau entendit les cœurs crier de soif. Et ils étaient comme des fleurs rouges sous la plénitude ardente du soleil »</em>. Comme nous pouvons être séduits par les cornes des béliers : <em>« Ces cornes à volutes et à cannelures inouïes se plaquaient des deux côtés de leur crâne fruste, comme des coquilles à rêve chanteuses où stagnait le vide des pâturages sans fin ».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Andreosssi</strong></p>
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		<title>La Rose de la Mer. Paul Vialar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mag.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 18:22:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Si, au début de son roman, Paul Vialar a voulu dénoncer la violence et la bêtise du jeune mâle, il a bien réussi : « Cela lui repassait devant les yeux : les nuits du Barrio-Chino et le Grec d’Itea qu’il avait étendu raide, d’un coup de poing, et la jonque des Chinois qui s’était retournée (…). Ils &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2023/08/20/la-rose-de-la-mer-paul-vialar/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">La Rose de la Mer. Paul Vialar</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="280" height="468" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/08/la_rose_de_la_mer.jpg" alt="" class="wp-image-7531" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/08/la_rose_de_la_mer.jpg 280w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/08/la_rose_de_la_mer-179x300.jpg 179w" sizes="(max-width: 280px) 100vw, 280px" /></figure></div>


<p><strong>Si, au début de son roman, Paul Vialar a voulu dénoncer la violence et la bêtise du jeune mâle, il a bien réussi :</strong> <em>« Cela lui repassait devant les yeux : les nuits du Barrio-Chino et le Grec d’Itea qu’il avait étendu raide, d’un coup de poing, et la jonque des Chinois qui s’était retournée (…). Ils étaient tous partis au fil de l’eau, les macaques, ils étaient trop loin (…) : on ne voyait, entre deux vagues, comme des bouchons, que leurs petites gueules jaunes crispées et comiques, et ils avaient coulé lentement, l’un après l’autre ».</em></p>



<p><a></a> Après quatre ans d’engagement dans la marine de guerre, Jérôme part sur la Rose de la Mer, vieux rafiot que son oncle Romain lui dit vouloir mener jusqu’en Roumanie avec ses marchandises. Un équipage est recruté et, le bateau en mer, Romain affranchit son neveu&nbsp;: son projet n’est pas d’arriver à bon port mais de couler au large la Rose de la Mer. Jérôme profitera lui aussi de l’escroquerie à l’assurance. Quant aux marins, peut-être certains pourront-ils être sauvés grâce aux quelques places qu’il restera dans la chaloupe.</p>



<p>Mais surprise, on découvre à bord une passagère clandestine&nbsp;! Qui plus est, elle est en train d’accoucher et compte rejoindre en Roumanie le père de l’enfant. La mère meurt mais le bébé est bien vivant et adopté par l’équipage. Le but de Romain n’en est pas changé pour autant, et Jérôme se trouve empêtré dans une affaire qui le dépasse, et se rend compte que s’il ne joue pas le jeu de son oncle, il sera accusé au moins de complicité.</p>



<p><strong>Ce roman, prix Fémina 1939, se lit à la manière d’un roman policier</strong>, et il ne faut pas en attendre des qualités d’écriture exceptionnelles. On peut en accepter la morale un peu simpliste mais robuste : la violence du mâle est adoucie par la venue de l’enfant, ainsi que le ressent Jérôme à la fin du livre, le bébé dans les bras : <em>« Il se sentait absous de tous ses crimes, de ceux qu’il avait perpétrés et des autres surtout : ceux qu’il eut pu commettre. Une espèce de joie magnifique et toute simple l’entraînait et il allait d’un pas allègre et ferme (…) rien à présent ne l’empêcherait d’être ce qu’il était devenu enfin : un homme, et d’en avoir conscience ».</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Vol de nuit. Antoine de Saint-Exupéry.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mag.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jul 2023 19:06:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsqu’il publie ce court roman en 1931, Saint-Exupéry est surtout un pilote d’avion, parmi ceux qui s’efforcent de bâtir les réseaux de transport de courrier par la voie des airs. Il a écrit auparavant Courrier sud, mais avec le succès de Vol de nuit et le prix Fémina qu’il obtient, il entre véritablement dans la &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2023/07/22/vol-de-nuit-antoine-de-saint-exupery/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Vol de nuit. Antoine de Saint-Exupéry.</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="497" height="831" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/07/vol_de_nuit.jpg" alt="" class="wp-image-7527" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/07/vol_de_nuit.jpg 497w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/07/vol_de_nuit-179x300.jpg 179w" sizes="(max-width: 497px) 100vw, 497px" /></figure></div>


<p><strong>Lorsqu’il publie ce court roman en 1931, Saint-Exupéry est surtout un pilote d’avion</strong>, parmi ceux qui s’efforcent de bâtir les réseaux de transport de courrier par la voie des airs. Il a écrit auparavant Courrier sud, mais avec le succès de<em> Vol de nuit</em> et le <strong>prix Fémina</strong> qu’il obtient, il entre véritablement dans la carrière d’écrivain.</p>



<p>Rivière est le directeur des opérations postales en Amérique du Sud. C’est par son témoignage que Saint-Exupéry nous fait connaître les aventures à hauts risques de ces hommes (pilotes, radios, mécaniciens) qui assurent les liaisons entre continents par des vols de nuit qui permettent de gagner du temps sur les transports terrestres. Rivière, pour mener à bien sa tâche de responsable, se montre impitoyable vis-à-vis des éventuelles faiblesses de ses hommes : <em>« Le règlement, pensait Rivière, est semblable aux rites d’une religion qui semblent absurdes mais façonnent les hommes. Il était indifférent à Rivière de paraître juste ou injuste».</em></p>



<p>La dramatisation du récit intervient lorsque le pilote Fabien est en grande difficulté du fait des intempéries au-dessus de la Patagonie. Il s’égare, les communications ne passent plus et sa réserve de carburant s’épuise. Perdu pour perdu, il monte, au- delà de l’orage, vers les étoiles : <em>« Pareils à ces voleurs des villes fabuleuses, murés dans la chambre aux trésors dont ils ne sauront plus sortir. Parmi des pierreries glacées, ils errent, infiniment riches, mais condamnés ».</em></p>



<p>Au sol, Rivière ne sait pas trouver les mots devant l’épouse de Fabien dévastée par l’angoisse, sans nouvelles de son mari. Afin d’accomplir sa tâche de chef, il se place en quelque sorte en dehors de l’humanité : <em>« Je ne sais pas si ce que j’ai fait est bon. Je ne sais pas l’exacte valeur de la vie humaine, ni de la justice, ni du chagrin. Je ne sais pas exactement ce que vaut la joie d’un homme. Ni une main qui tremble. Ni la pitié, ni la douceur… ».</em></p>



<p>Le préfacier de l’époque, André Gide, s’extasie devant les qualités viriles du chef. Heureusement, la littérature permet, lorsqu’elle est bonne, une lecture plurielle : nous lisons ici bien plus les interrogations de Rivière sur les fondements de son humanité que les louanges sans nuances du dévouement, du courage et de la volonté à diriger.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Jeanne d’Arc. Joseph Delteil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mag.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jul 2023 07:10:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine]]></category>
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					<description><![CDATA[Chaque auteur a « sa » Jeanne d’Arc. Celle de Joseph Delteil, dans ce roman qui lui a valu le prix Femina en 1925, n’est pas que toute esprit et conduite par ses rêves. Dès le berceau il l’imagine tout à fait concrètement : « Jeanne est repue. La petite rosse bave sur le sein maternel. Elle s’agite, devient &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2023/07/09/jeanne-darc-joseph-delteil/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Jeanne d’Arc. Joseph Delteil</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" width="400" height="632" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/07/delteil_jeanne_d_arc.jpg" alt="" class="wp-image-7523" srcset="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/07/delteil_jeanne_d_arc.jpg 400w, http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/07/delteil_jeanne_d_arc-190x300.jpg 190w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure></div>


<p>Chaque auteur a « sa » Jeanne d’Arc. Celle de Joseph Delteil, dans ce roman qui lui a valu le <strong>prix Femina en 1925</strong>, n’est pas que toute esprit et conduite par ses rêves. Dès le berceau il l’imagine tout à fait concrètement : <em>« Jeanne est repue. La petite rosse bave sur le sein maternel. Elle s’agite, devient chinoise. O chinoiseries ! Elle rit, et ses lèvres nues font à son rire un décor d’aurore. Qu’y a-t-il ? Elle rote, ma parole ! O rose rot ! Elle rote, elle rit, elle éternue –atchim !- elle rit, elle rit. Halte-là ! Je crois qu’elle pisse ! La chaude liqueur d’or mouille ma plume </em>».</p>



<p>On le devine, il n’est pas obligatoire de s’intéresser à la vie de Jeanne pour trouver <strong>plaisir à cette lecture</strong>. Certes Delteil, en suivant la chronologie, nous donne à lire les grandes étapes de la vie de son héroïne : les voix, le départ de Domrémy, les premières batailles, la rencontre avec le roi Charles VII, le couronnement de celui-ci, la lassitude de la Cour face à l’entêtement de Jeanne à combattre à tout prix, le jugement et pour finir le supplice. Il s’aide manifestement d’ouvrages d’historiens.</p>



<p>Mais écoutons plutôt (car c’est à voix haute qu’on l’apprécie davantage). Les Saintes Marguerite et Catherine viennent de se prononcer, Jeanne doit partir en guerre : <em>« Pendant ce temps Marguerite avait cueilli une marguerite des prés, et les yeux luisants elle l’effeuillait lentement en murmurant à voix basse : &#8211; Un peu… beaucoup… à la folie… Et tout à coup elle se leva en désordre, criant : -A la folie ! A la folie ! Et les deux Saintes s’envolèrent l’une à côté de l’autre, pathétiques, en se tenant par la main, et répétant à travers les nuages : Jeanne, Jeanne, prends garde, Dieu t’aime à la folie ! »</em>.</p>



<p>Jeanne (les cheveux coupés à la Jeanne d’Arc précise l’auteur), entre dans Orléans après les succès : <em>« Des gamins aux jambes de fil, la culotte en déconfiture et un sucre d’orge sur l’oreille, galopaient au-devant de Jeanne d’Arc, hurlant à la joie (…) Le délire avait l’air de tomber de la lune par larges flaques jaunes. (…) Toute la foule pleurait pas saccades, et dans les instants de silence on entendait le ruissellement des larmes dans les ruisseaux, le ruissellement des étoiles dans le ciel »</em>.</p>



<p>Avec Delteil, il est permis de préférer, aux portraits légendaires, la figure d’une jeune fille enthousiaste, quelle que soit son époque. La voici prisonnière : <em>« Tous s’émerveillaient de voir que ce foudre de guerre, ce démon, cette sainte, n’était en somme qu’une jeune fille, une jeune fille de 18 ans ! Eh ! oui, Jeanne d’Arc, c’est une jeune fille de 18 ans, en chapeau cloche, avec ses bas de soie. Il faut l’imaginer sous nos yeux, la toucher de nos mains. Imaginer, c’est rajeunir. Elle est dactylo, ou peut être vendeuse aux galeries Lafayette. Elle part, elle commande les armées françaises, elle fait la conquête de l’Europe de l’Asie. Voilà Jeanne d’Arc »</em>.</p>



<p>Joseph Delteil nous a convaincu.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Cantegril. Raymond Escholier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mag.]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jun 2023 07:02:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Ariège]]></category>
		<category><![CDATA[Le Dernier voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Petit Palais]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>
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					<description><![CDATA[Il manque un nom sur la couverture du roman primé par « La Vie heureuse » (futur Fémina) 1921. C’est celui de Marie-Louise Escholier, car les époux ont en réalité écrit à deux mains la plupart des romans publiés sous le seul nom de Raymond Escholier, dont ce Cantegril. Paradoxe d’un jury féminin, mais il paraît que &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2023/06/25/cantegril-raymond-escholier/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Cantegril. Raymond Escholier</span></a><div class='yarpp-related-rss'>
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<p>Il manque un nom sur la couverture du roman primé par « La Vie heureuse » (futur <strong>Fémina) 1921</strong>. C’est celui de <strong>Marie-Louise Escholier</strong>, car les époux ont <strong>en réalité écrit à deux mains</strong> la plupart des romans publiés sous le <strong>seul nom de Raymond Escholier</strong>, dont ce <em>Cantegril</em>. Paradoxe d’un jury féminin, mais il paraît que Marie-Louise n’a accepté d’apparaître publiquement que quelques années plus tard.</p>



<p>Auteur de très nombreux écrits sur l’art (il a été conservateur du musée Victor Hugo et directeur du Petit Palais à Paris) Raymond partageait sa vie entre la capitale et la petite ville de Mirepoix en <strong>Ariège</strong>, où vivait Marie-Louise.  C’est dans cette région que se situent les histoires cocasses de Philou Cantegril, aubergiste qui a appris, enfant, du père Bireben (saint homme dont <em>« les vignes du Seigneur illustraient de leur pourpre insigne sa grosse face glabre de montagnard trapu »</em>) ce qu’était vraiment la vie : la bonne chère, la joie, le rire. A titre personnel il a ajouté quelques aventures galantes.</p>



<p>Treize historiettes nous renvoient dans cet univers que l’on pourrait qualifier de gaulois si le florentin <strong>Boccace</strong> n’avait montré le chemin dès le 14<sup>ème</sup> siècle. Les Escholier y joignent la <strong>truculence du Midi,</strong> et son parler disparu depuis, car on n’entend plus dans le sud-ouest ces expressions occitanes : <em>« Milo Dious »</em>, <em>« maquarel »</em>, <em>« hil de puto »</em>, et autres <em>« biettazé »</em> dont on taira l’étymologie. Un <strong>style très alerte</strong> aux métaphores qui sentent bon la campagne : <em>« son rire jaillit et pétille comme la mousse d’une bouteille de blanquette, et ses dents apparaissent toutes à la fois, plus blanches que des amandes fraîchement pelées ».</em></p>



<p>On rira des aventures vécues dans le dernier voyage en diligence avant que le train n’impose son trajet qui ignorera le plaisir de s’arrêter à la moindre occasion pour boire un verre de vin en bonne compagnie,  ainsi que des bonnes blagues de Philou Cantegril  à ses amis. On sourira lorsque celui-ci, pourtant mécréant, emmène sa vieille mère à la procession de la Fête Dieu. Devant ses voisins étonnés il explique : <em>« J’ai conduit ma sainte mère de reposoir en reposoir, et je disais : Mon Dieu, la voilà. Elle est bien bonne, bien vieille. Son fils vous l’amène, ne l’oubliez plus. Pour les années, il y a bien le compte. Tant de jeunes sont passés devant »</em>. <strong>Témoignage d’une société</strong> où l’ordre des choses était une valeur à respecter !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>
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		<title>Le roman du malade. Louis de Robert.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mag.]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Apr 2023 09:56:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce roman a plu à Maurice Barrès, à Colette…  et a conquis le jury Fémina de 1911. C’est qu’un accent de vérité sourd de ce texte largement autobiographique.  Louis de Robert, tuberculeux, a eu l’expérience des sanatoriums et sait en rendre compte. Le narrateur est, comme lui, écrivain. La maladie le conduit en Suisse où &#8230; <a href="http://www.maglm.fr/post/2023/04/25/le-roman-du-malade-louis-de-robert/" class="more-link">Continuer la lecture de <span class="screen-reader-text">Le roman du malade. Louis de Robert.</span></a><div class='yarpp-related-rss yarpp-related-none'>
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<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" loading="lazy" width="200" height="279" src="http://www.maglm.fr/wp-content/uploads/2023/04/roman_du_malade_louis_de_robert-e1682412698380.jpg" alt="" class="wp-image-7511"/></figure></div>


<p>Ce roman a plu à Maurice Barrès, à Colette…  et a conquis le<strong> jury Fémina de 1911</strong>. C’est qu’un <strong>accent de vérité </strong>sourd de <strong>ce texte largement autobiographique</strong>.  Louis de Robert, tuberculeux, a eu l’expérience des sanatoriums et sait en rendre compte. Le narrateur est, comme lui, écrivain. La maladie le conduit en Suisse où il voit mourir ses compagnons de malheur, puis dans son cher pays basque où, toujours soutenu par la présence de sa mère, il vit sa dernière aventure sentimentale.</p>



<p>Le récit des relations complexes avec Javotte, et des conséquences  sur son amitié avec Paul, ne constitue pas l’intérêt premier du roman. Ce que l’on retient c’est la manière <strong>d’évoquer ses sentiments de jeune homme </strong>menacé dans sa vie même : <em>« A considérer combien ma vie est précaire, instable, provisoire, mes désirs prennent un caractère d’urgence qui m’émeut. Et pour apprécier mieux mes rares joies, je n’ai qu’à me dire que bientôt je ne verrai plus la féérie du jour, les roses du jardin, le lézard sur le mur, les saisons qui tout à tour viennent vêtir et dénuder la terre (…). Je n’ai qu’à me dire que je ne connaîtrai plus, que je ne sentirai plus ces choses qui me sont si précieuses, jusqu’à l’odeur du soleil dans la chambre, la douce intimité des premières lampes d’octobre, l’engourdissement qui monte du premier feu de bois »</em>.</p>



<p>Quand il est encore capable de sortir de sa chambre, il entre dans une église : <em>« Pénombre qui sent le vieux bois, le cierge et l’eau bénite ! Bruit de mes pas dans l’impressionnant silence ! Mais qu’est-ce donc qui, au-dessus de ces rangs de chaises vides, plane dans l’air entre les vitraux ? C’est quelque chose que l’âme perçoit et qui est comme de la prière refroidie ».</em></p>



<p><strong>L’écriture</strong>, celle qui permet les échanges importants à l’époque (essayons d’imaginer ce qu’une lettre manuscrite pouvait apporter comme bouleversement dans sa vie), mais aussi l’écriture littéraire, constitue <strong>une forme de thérapie</strong>, même dans l’ambigüité qu’elle recèle : <em>« Semblable à l’amoureux que le soir surprend en train d’écrire une lettre ardente et dont la plume rapide cherche à devancer  l’ombre, souvent la fièvre m’a pris à la pensée que pourrait s’obscurcir tout à coup ma page inachevée. Alors je me suis hâté. J’ai lutté de vitesse avec la mort (…) Pour quel résultat ? L’homme qui bâtit une maison sait qu’elle abritera les êtres qui viendront après lui. L’homme qui plante un arbre en attend de l’ombrage pour ses petits-enfants. Mais celui qui, sans génie, entreprend de raconter sa rêverie ou sa douleur, doit se résigner à confier ses feuilles au vent »</em>. Le vent nous a donné malgré tout un livre attachant.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>Andreossi</em></strong></p>



<p><em>Le roman du malade</em>. Louis de Robert.</p>
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