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	<title>Mutaani</title>
	
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		<title>Le loto à Kinshasa, une solution contre la pauvreté ?</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 12:43:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<description><![CDATA[A Kinshasa, jouer au loto et espérer démarrer un business grâce au jackpot est devenu une véritable lutte contre la pauvreté. Le désir permanent de l’argent facile apprivoise les jeunes Kinois. C’est le moyen le plus pratique dans une société livré à la débrouille. Une inlassable quête au terme de laquelle la désillusion et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="123" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/05/Franc-congolais.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Le loto à Kinshasa, une solution contre la pauvreté ?" /><p>A Kinshasa, jouer au loto et espérer démarrer un business grâce au jackpot est devenu une véritable lutte contre la pauvreté. Le désir permanent de l’argent facile apprivoise les jeunes Kinois. C’est le moyen le plus pratique dans une société livré à la débrouille. Une inlassable quête au terme de laquelle la désillusion et la déception sanctionnent parfois plusieurs années d’efforts…<br />
<span id="more-1817"></span></p>
<p>Place de la Victoire. L’un des principaux centres de la commune populeuse de Kalamu. Non loin du rond-point de la place, un tripot est bondé des gens. A l’intérieur, environ quatre machine à sous. Diomi, 22 ans, est l’un des parieurs. Appliqué devant une des machines, il vient de perdre 20000 Franc Congolais (environ 20 dollars) en moins de trente minutes. Et il semble ne pas vouloir s’arrêter.  Originaire du Bas-Congo, province voisine de Kinshasa, Diomi n’a pas fait d’études. Comme beaucoup de jeunes de son village, il est venu tenter sa chance à Kinshasa, la capitale.</p>
<p>Il vit de petits boulots mais sa principale activité reste les jeux de hasard : machine à sous, pari mutuel urbain, cartes, pari foot, loto, rien ne lui échappe. Son objectif : gagner d’un coup une grosse somme et mener vivre heureux. « <em>Je consacre aux jeux environ la moitié de  mon revenu journalier</em> », affirme-t-il. En deux ans, la plus grosse somme qu’il ait gagné est de 80000 FC (environ 85 dollars). Il ne baisse pas les bras. Il est convaincu qu’un jour il gagnera des millions et alors il pourra concrétiser ses rêves.</p>
<p>Gérard, taximan, est un grand amateur de loto. Il achète  chaque matin le ticket de 1000 FC (un dollar) et espère un jour gagner des millions pour enfin concrétiser son rêve : mettre sur pied une compagnie de transport à Kinshasa. « <em>Je sais qu’un jour Dieu exaucera ma prière et je toucherai le gros lot</em> », répète-t-il à qui veut l’entendre. S’il est vrai qu’il consacre moins d’argent à cette activité que Diomi, il partage néanmoins la même conviction et le même courage sans faille.</p>
<p>A Kinshasa, les entreprises proposant les jeux de hasard redoublent chaque jour d’ingéniosité pour concevoir des spots publicitaires plus convaincants les uns que les autres. L’objectif est d’attirer le plus de joueurs possibles et ainsi accroitre leurs bénéfices. Les témoignages des « gagnants » passent à longueur de journée sur les chaines de radio locales. Pourtant, nombreux restent les Kinois qui demeurent sceptiques et doutent de la transparence de ces jeux. C’est le cas d’Anny, une jeune ménagère pour qui les jeux de hasard ne sont qu’une grosse arnaque.</p>
<p>Dans une ville où le chômage bat des records et où l’accès au crédit demeure un luxe, les jeunes voient dans les jeux de hasard un moyen de trouver un capital pour commencer une affaire. Convaincus de leur bonne étoile, certains d’entre eux confient au hasard la réalisation de leurs projets tout en dépensant des sommes considérables pour leur passion du jeu.</p>
<p>Crédit photo: http://metropolefilms.com</p>
<p><strong>Poly Muzalia</strong></p>
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		<title>A Kinshasa, la mort côtoie les passagers en permanence</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 09:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Mercedes]]></category>
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		<category><![CDATA[transport]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Esprits de mort&#160;&#187;. C&#8217;est comme ça que les habitants de Kinshasa désignent les minibus appartenant à des privés qui assurent le transport en commun dans la capitale de la république démocratique du Congo. Ce sont des véhicules, pour la plupart, amortis et sont souvent la cause des accidents de circulation. Le transport à Kinshasa est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="114" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/04/Mercedes1.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="A Kinshasa, la mort côtoie les passagers en permanence " /><p><strong></strong>&laquo;&nbsp;Esprits de mort&nbsp;&raquo;. C&#8217;est comme ça que les habitants de Kinshasa désignent les minibus appartenant à des privés qui assurent le transport en commun dans la capitale de la république démocratique du Congo. Ce sont des véhicules, pour la plupart, amortis et sont souvent la cause des accidents de circulation.<br />
<span id="more-1809"></span></p>
<p>Le transport à Kinshasa est un véritable casse-tête. Pour se déplacer, tous les moyens sont bons. Le plus pratique pour les Kinois est de prendre un &laquo;&nbsp;esprit de mort&nbsp;&raquo;. Il couvre de longues distances et la course coûte moins cher que dans un taxi classique. Revers de la médaille : ce type de transport a la faiblesse d’être très inconfortable. A l’intérieur, les passagers sont entassés sur de bancs en bois qui font office de sièges. Conséquence : on suffoque à cause de la mauvaise aération et de la chaleur.</p>
<p>Sylvie est une jeune étudiante  à l&#8217;Université Pédagogique Nationale (UPN). Pour arriver à la &laquo;&nbsp;fac&nbsp;&raquo;, elle doit chaque jour prendre un transport en commun. Elle explique qu’elle n’a pas vraiment le choix. Faute de moyens, elle est obligée d’emprunter &laquo;&nbsp;les esprits de mort&nbsp;&raquo;: « <em>Je fais juste attention à ne pas me salir à l’intérieur </em>», confie-t-elle.</p>
<p>Selon la police routière, les chauffeurs des <em>&laquo;&nbsp;esprits de mort</em>&nbsp;&raquo; ne respectent pas le code de la route.  « <em>Ils s’illustrent par des excès de vitesse et ne respectent pas les feux de signalisation</em> », fustige le capitaine Papy Nyembo de la brigade routière. Cela explique, selon lui, le fait que ces véhicules causent autant de morts sur les routes de Kinshasa.</p>
<p>De leur côté, les chauffeurs, rejettent en bloc les accusations portées contre eux. Ya Mokolo, un d&#8217;entre-eux, estime que même l’appellation &laquo;&nbsp;esprit de mort&nbsp;&raquo;est péjorative et nuit gravement à l’image de leur travail. Il explique le nombre élevé d’accidents impliquant les « esprits de mort » par le fait que c’est essentiellement des vans de marque Mercedes 207 et 210 qui assurent le transport en commun à Kinshasa. Quoi de plus normal donc, qu’ils soient de temps en temps impliqués dans des accidents de la route. « Qu’on les aime ou pas, les 207 et 210 rendent service aux Kinois » conclut ce chauffeur.</p>
<p>Alors que la population de Kinshasa augmente du jour le jour, l’accès au transport devient de plus en plus problématique dans la capitale de la RDC. Chaque matin et soir, les rues sont pleines de gens dans l’attente d’un hypothétique transport en commun. Et lorsqu’un taxi se présente enfin, c’est la bousculade généralisée. En attendant des bus plus confortables et plus sécurisants, les Mercedes 207 et 210 alias « esprits de mort », semblent encore avoir de longs jours devant eux dans les rues de Kinshasa.</p>
<p><strong>Poly MUZALIA</strong></p>
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		<title>Le mois de la femme autrement</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Mar 2012 13:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[8 mars]]></category>
		<category><![CDATA[discriminations contre la femme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[parité]]></category>

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		<description><![CDATA[La journée du 8 mars de chaque année est dédiée à la Femme. En RDC et particulièrement à Goma, les femmes se mobilisent pendant tout le mois de mars pour célébrer avec faste ce jour mémorable. Figureront sûrement au programme des défilés en pagne, des conférences, des banquets, des discours, etc. Chaque année, c’est pratiquement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="211" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/03/femmes3.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Le mois de la femme autrement" /><p>La journée du 8 mars de chaque année est dédiée à la Femme. En RDC et particulièrement à Goma, les femmes se mobilisent pendant tout le mois de mars pour célébrer avec faste ce jour mémorable. Figureront sûrement au programme des défilés en pagne, des conférences, des banquets, des discours, etc. Chaque année, c’est pratiquement la même chose. Et pourtant, sur le terrain, la situation de la Femme ne cesse de se détériorer. Ne serait-il pas temps de traduire tous ces beaux discours en actions concrètes pour améliorer le quotidien de la Congolaise ? Faire en sorte que cette journée ou ce mois consacré à la Femme ne soit pas que du folklore.</p>
<p><span id="more-1737"></span></p>
<p>La RDC est la « capitale mondiale du viol ». Cette déclaration de Margot Wallstrom, envoyée spéciale de l’ONU pour les femmes et les enfants pendant les conflits, est somme toute révélatrice de la situation préoccupante de la Femme congolaise. Violées, discriminées, exploitées, les mots ne manquent pas pour qualifier les abus dont sont victimes celles qui sont nos mères, nos sœurs ou nos filles.</p>
<p>La législation congolaise accorde moins de droits à la femme qu’à l’homme, on le sait. L’accès de la femme à l’éducation et à l’emploi  pose encore énormément de problèmes. D’énormes tares héritées de nos traditions continuent à mettre en difficulté l’effectivité de l’égalité entre l’Homme et la Femme. C’est le cas encore en matière de succession où les enfants de sexe féminin sont discriminés. En somme, un tableau particulièrement sombre.</p>
<p>Conçue au départ comme une journée de réflexion sur la situation de la Femme,  le 8 mars prend de plus en plus des allures festives. Après avoir passé la journée à défiler, la plupart des femmes se défoulent dans des débits de boissons. Certaines d’entre elles vont jusqu’à abuser d’alcool, ce qui ne manque pas de susciter des problèmes avec leurs maris.  Paradoxalement, très peu d’entre elles participent à des colloques pour réfléchir sur les droits de la Femmes. Il s’agit avant tout de faire la fête. Le pagne, habit traditionnellement porté par la femme congolaise, est devenu le symbole de cette journée du 8 mars. A Goma, pour célébrer l’évènement, la plupart des femmes portent cet habit. Oser mettre autre chose en ce jour, c’est se mettre en marge du mouvement féministe. Et gare au mari qui n’aura pas acheté un nouveau pagne à son épouse !</p>
<p>Au vu des maigres résultats obtenus depuis que cette journée est célébrée avec faste en RDC, il y a lieu de s’interroger sur la manière dont s’y prennent les féministes de tous bords pour améliorer la situation des femmes. Ne serait-il pas plus efficace de transformer ces beaux discours en actions ? Mettre les femmes devant leurs responsabilités. Changer dès l’enfance, la perception que les filles ont d’elles-mêmes. Les éduquer en leur montrant qu’elles sont des égales de l’homme et non les présenter toujours comme des victimes. Cela permettrait d’avoir des femmes combattives et décomplexées, qui ne se laisseraient plus brimer par la gent masculine. Dans la même optique, les journées du 8 mars seraient consacrées à l’éveil de la conscience féminine. Il s’agirait alors de revenir sur le sens originel de cette journée et non se perdre dans des festivités inutiles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Poly Muzalia</strong></p>
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		<title>Goma : le « daoulage » ou vol d’electricite se porte bien</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 07:31:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[daoulage]]></category>
		<category><![CDATA[éléctricité]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>

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		<description><![CDATA[Le « daoulage » est un phénomène en pleine expansion à Goma. Il s’agit d’une pratique consistant à se raccorder frauduleusement  au réseau de distribution du courant électrique. En clair, le « daoulage » est purement et simplement un « vol » d’électricité. Le terme « daoulage » provient du verbe « dahula » en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="237" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/02/daoulage2.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Goma : le "daoulage" ou vol d’electricite se porte bien" /><p><strong>Le « daoulage » est un phénomène en pleine expansion à Goma. Il s’agit d’une pratique consistant à se raccorder frauduleusement  au réseau de distribution du courant électrique. En clair, le « daoulage » est purement et simplement un « vol » d’électricité.</strong> Le terme « daoulage » provient du verbe « dahula » en Shi, une langue locale. Cela signifie littéralement « prendre du feu chez le voisin ».De Birere à Ndosho, de Mabanga à Katindo, pratiquement tous les quartiers de la ville sont concernés.</p>
<p>Dans une ville où seuls quelques privilégiés ont accès à l’électricité, nombreux sont les gens qui sont prêts à tout pour se procurer cette denrée rare. Quitte à enfreindre des lois. Pour ces « daouleurs », les factures de la SNEL (Société Nationale d’Electricité) sont hors de prix. Pourtant, ils tiennent absolument à avoir du courant chez eux. Ils estiment alors plus pratique de s’alimenter en prenant de l’énergie chez un voisin régulièrement abonné. L’électricité passant à travers un câble discrètement glissé sous terre.</p>
<p>Birere est un quartier populaire de Goma. Ici, la plupart des maisons -qui sont en réalité des taudis-  ne sont pas officiellement raccordées au réseau de la SNEL. Pourtant, la majeure partie d’entre elles sont électrifiées. Leur secret : le « daoulage ». Ici, certains jeunes du quartier sont devenus experts en  la matière. Dépourvus pour la plupart d’une quelconque formation en électricité, ils n’hésitent pourtant pas à se connecter eux-mêmes. Pour ce faire, ils utilisent souvent des câbles pas toujours convenablement isolés. Ceci  cause de multiples cas d’électrocution et justifie également, en partie, le taux élevé d’incendies dans le quartier. Malgré les risques encourus, chaque jour qui passe, le nombre de « voleurs d’électricité » ne cesse d’augmenter.</p>
<p>Mitima, alias « Vieux Mit » est un habitant de Birere. Devant sa « maison », il joue aux dames avec des amis. Visiblement, ils sont sans emploi. A l’intérieur, la radio tourne à plein régime : il a sûrement du courant. Lorsque je lui pose la question de savoir s’il a l’électricité chez lui, il hésite. Il pense que je suis un agent de la SNEL venu l’espionner. Ce n’est qu’après qu’il reconnaît être un « daouleur », expliquant qu’il n’a pas les moyens pour régler ses factures de courant. « Avant, j’étais un abonné de la SNEL. Mais à cause des factures impayées, ils m’ont coupé le courant ». C’est alors qu’il a jugé bon de prendre un peu de courant chez l’un de ses voisins.</p>
<p>Willy Watina est un agent commercial de la SNEL. Le phénomène causerait à sa société un manque à gagner de plusieurs milliers de dollars chaque mois, selon ses dires. « Chaque fois que nous attrapons un « daouleur », nous arrachons simplement les câbles », affirme-t-il. Il en reconnaît en mêle temps  le fait que cette sanction n’est pas de nature à décourager les « daouleurs ». Pour la SNEL, il serait plus efficace que les auteurs de ce type d’infraction soient carrément déférés devant les cours et tribunaux.</p>
<p>Face aux risques que représentent les raccordements frauduleux, il semble de plus en plus urgent que les autorités se penchent sur la question. En effet, pendant la saison des pluies, les cas d’électrocution se multiplient. Très souvent, il s’agit de câbles mal isolés par des « daouleurs ».</p>
<p><strong>Poly Muzalia</strong></p>
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		<title>Goma : parcours du combattant pour obtenir quelques litres d’eau</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 09:10:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie eau]]></category>
		<category><![CDATA[Régideso]]></category>

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		<description><![CDATA[A Goma, l’accès à l’eau est devenu un véritable casse-tête. Certains habitants de la ville volcanique sont contraints d’effectuer de longs kilomètres pour obtenir cette denrée devenue si rare. D’autres se voient carrément obligés d’interrompre leur sommeil pour puiser de l’eau. Face à cette situation, les Gomatraciens s’organisent tant bien que mal pour se procurer, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="258" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/02/Eau-Potable.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Goma : parcours du combattant pour obtenir quelques litres d’eau" /><p><strong>A Goma, l’accès à l’eau est devenu un véritable casse-tête. Certains habitants de la ville volcanique sont contraints d’effectuer de longs kilomètres pour obtenir cette denrée devenue si rare</strong>.<span id="more-1694"></span></p>
<p>D’autres se voient carrément obligés d’interrompre leur sommeil pour puiser de l’eau. Face à cette situation, les Gomatraciens s’organisent tant bien que mal pour se procurer, chacun à sa manière, ce liquide devenu si précieux.</p>
<p>Déjà à 5 heures du matin, de longues colonnes de jeunes filles surtout, envahissent les rues de la ville. Leur objectif : puiser directement de l’eau dans le lac Kivu, qui borde la ville. Et pour cause, dans certains quartiers, l’eau n’a pas coulé des robinets depuis des mois. La situation est d’autant plus préoccupante que cette eau, extraite du lac sans passer par un quelconque traitement, n’est pas toujours propre à la consommation.</p>
<p>S’il est vrai qu’en cas de coupure d’eau, nombreux sont ceux qui recourent au lac, d’autres usent de stratégies assez originales pour se procurer cette denrée rare. Albert Kazibe est cadre dans une ONG œuvrant à Goma. Il vit à Himbi, un quartier chic de la ville. Pourtant, l’eau ne coule pas de ses robinets depuis plusieurs mois. Comme sa famille éprouve de grands besoins du précieux liquide, il a trouvé une parade : chaque matin lorsqu’il se dirige vers son lieu de travail situé au centre ville, il emporte des bidons vides dans son véhicule. A son retour, il a suffisamment d’eau pour les besoins domestiques. « C’est inhumain d’ainsi priver la population d’accéder à l’eau », s’insurge-t-il.</p>
<p>Et pourtant, certains ont vu en cette pénurie d’eau une véritable opportunité de gagner de l’argent. C’est le cas des vendeurs d’eau à vélo, qui font du porte à porte, proposant aux ménages de leur fournir de l’eau contre espèces sonnantes et trébuchantes. Le bidon de 20 litres peut aller jusque dans les 500 francs congolais, soit 0,5 dollars ! Kakule Matembwe a pour sa part décidé d’employer les gros moyens. A Katindo 2, son quartier, il a fait installer un réservoir d’environ 4 mètres cubes. Deux fois par semaines, il l’approvisionne en eau à travers un camion-citerne. Il vend le bidon de 20 litre d’eau à 300 FC (0,3 dollars). Pour lui, les affaires marchent très bien.</p>
<p>Interrogé sur le problème d’eau à Goma, le directeur de la Régideso (le service public s’occupant de la desserte en eau), a affirmé que son entreprise n’arrive pas à fournir la ville en eau parce qu’elle n’est pas régulièrement alimentée en énergie électrique. Pour sa part, la SNEL a réfuté ces allégations en déclarant que la Régideso lui devait des millions de dollars de dette. Alors que ces deux entreprises de l’Etat se rejettent la faute, la population reste vouée à son triste sort.</p>
<p><strong>Poly Muzalia</strong></p>
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		<item>
		<title>La dot : symbole ou business ?</title>
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		<comments>http://mutaani.com/la-dot-symbole-ou-business/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:56:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
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		<description><![CDATA[La dot, ensemble de biens qu’offre symboliquement l’époux à la famille de sa fiancée, prend des allures de plus en plus commerciales à Goma. Traditionnellement, la dot constituait une sorte de récompense à la famille qui a pris soin de la mariée. Si la dot est essentiellement régie par la coutume, elle constitue néanmoins un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="201" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/02/dot.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="La dot : symbole ou business ?" /><p><strong>La dot, ensemble de biens qu’offre symboliquement l’époux à la famille de sa fiancée, prend des allures de plus en plus commerciales à Goma.</strong><br />
Traditionnellement, la dot constituait une sorte de récompense à la famille qui a pris soin de la mariée. Si la dot est essentiellement régie par la coutume, elle constitue néanmoins un préalable obligatoire à tout mariage civil ou religieux.</p>
<p>La nature des biens offerts diffère d’une tribu à une autre. Cependant, la majorité des groupes ethniques s’accorde pour y inclure du bétail: des chèvres ou des vaches selon la coutume. Seuls quelques biens particuliers font la différence dans telle ou telle autre tribu. Différence souvent attachée a l’histoire même ou les préférences de ladite tribu. Chez les Rega par exemple, la lance et l’arc ne doivent en aucun cas manquer parmi les biens de la dot. Ceci est  lié au fait qu’historiquement ce peuple vivait de la chasse. De nos jours, ce qui constituait la vraie dot dans la société traditionnelle ont une toute autre tournure.</p>
<p>Des biens autrefois offerts en nature pour donner plus de poids a la tradition, se demandent désormais en espèces sonnantes et trébuchantes. Le prix se discute comme au marché et malheur à celui qui n’a pas la somme demandée. De nos jours, plus une fille a étudié, plus la dot semble élevée. Un diplôme étant considéré comme une valeur ajoutée.</p>
<p>Aline RAMAZANI, 24ans, est étudiante dans une institution supérieure de la place. Elle s’insurge contre ce qu’elle qualifie de commerce camouflé.« De nos jours les parents ont perdu la vraie signification de la dot. Lorsqu’un  jeune homme veut épouser une fille, la fille est sujette à marchandage. Les familles demandent des chèvres, et comme tout le monde ne peut pas élever des chèvres, ils en demandent en espèce et au prix de 150 a 200$ pièce, au lieu de 50 a 60$ sur le marché ! Qu’ils arrêtent de nous prendre pour des casseroles, des sacs de pommes de terre ou de l’or sur lesquels il faut marchander ! »</p>
<p>Cette situation pousse les jeunes hommes, pour la plupart sans emploi fixe, à opter pour le raccourci: il s&#8217;agit de fameuse pratique dite « Kurendeza » en langue vernaculaire (entendez par là, le fait de prendre une fille et vivre  avec elle en concubinage). « Les moyens dont je dispose sont de loin inferieurs à ceux exigés par la belle famille. Dans ce cas je n’ai d’autre choix que de prendre celle que j’aime en douce pourvu que nous soyons unis par le cœur et non les billets verts ! »  clame  Fabrice, mécanicien et « marié » (officieusement) depuis 2 ans. </p>
<p>Les filles ne sont pas en reste. La plupart fustigent le phénomène. Eulalie Ngango, vendeuse au marché de Mapendo Birere, est catégorique sur ce point : « Si mes parents refusent de prendre le peu que  leur donne mon futur mari, Je m&#8217;enfouis avec lui, je ne peux pour rien au monde quitter mon mec parce qu’ils le rejettent par cupidité. »<br />
Pour Eugénie, finaliste en option pédagogique, un peu de chantage face à cette pression serait une bonne correction : «  Soumis à cet ultimatum, ils n’accepteraient surement pas de perdre  la fille qu’ils chérissent et le peu que donne mon fiancé ; ils seront obligés d’accepter l’argent ou de perdre les deux. »</p>
<p>L’amour est aveugle disent les poètes, mais pour certains parents à Goma, celui-ci doit souvent voir là où il y a plus d’argent.</p>
<p><strong>Rafiki Nzita  King   </strong></p>
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		<title>Point de vue : et si on creait de l’emploi avec nos competences?</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 08:18:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[chomage]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[jeune entrepreneur]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chômage est parmi les maux qui gangrènent notre pays, la République démocratique du Congo. Les jeunes, la frange de la population la plus importante, sont sérieusement affectés par ce fléau. L’insécurité et ses corolaires ont occupé l’attention des gouvernements au détriment de l’emploi depuis près de dix ans. Une logique évidente, me diriez-vous. Si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="270" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/02/job-seeker-576_459.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Point de vue : et si on creait de l'emploi avec nos competences?" /><p><strong>Le chômage est parmi les maux qui gangrènent notre pays, la République démocratique du Congo. Les jeunes, la frange de la population la plus importante, sont sérieusement affectés par ce fléau.<span id="more-1678"></span></strong><br />
L’insécurité et ses corolaires ont occupé l’attention des gouvernements au détriment de l’emploi depuis près de dix ans. Une logique évidente, me diriez-vous.</p>
<p>Si nous attendons des pouvoirs publics qu’ils élaguent leurs priorités pour qu’ils se penchent enfin sur la question de l’emploi, le temps ne nous attendra pas. Nous aurons alors raté l’essentiel de notre vie : jouir de la liberté qu’offre l’indépendance financière.</p>
<p>Et si nous agissions dès maintenant ? Sortir d’abord de ce carcan, cette règle non écrite selon laquelle à la fin des études il faut absolument se faire embaucher dans une boîte. Ensuite, tirer profit de ses compétences, ses talents pour se procurer les moyens de subsistance. Tout est possible, si l’on se découple de nos diplômes et titres académiques en brandissant seulement notre savoir-faire.</p>
<p>Comparons deux parcours. Celui, d’un jeune homme conscient de sa déscolarisation, livré dès son jeune âge à la débrouille et celui d’un autre qui s’est prêté au jeu de l’école et a suivi le cursus normal. À 29 ans, le premier a acquis de l’expérience, il l’a lancé sa propre activité et n’a plus que besoin d’embaucher un comptable pour la mener à bien.</p>
<p>Le second, au même âge, vient de quitter le toit parental. Parce qu’il devenu une charge supplémentaire pour ses parents retraités. Il passe ses journées à soumissionner sa candidature pour un hypothétique stage, après son diplôme de licencié en économie. il est obligé d’effectuer un stage afin d’accumuler de l’expérience. Car il ne connaît pas grand-chose, ayant mal assi¬milé les connaissances théoriques souvent dé¬passées.</p>
<p>Voilà à peu près deux schémas étanches que d’aucuns pensent, à tort, opposés. Nous devrions, au contraire, les concilier pour déboucher à une symbiose : le jeune entrepreneur. Un jeune qui met en valeur ses talents, ses compétences pour réussir dans un environnement hostile à l’innovation, au changement.</p>
<p><strong>Yves Zihindula</strong></p>
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		<title>Thierry Croco, un jeune entrepreneur de Goma</title>
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		<comments>http://mutaani.com/thierry-croco-un-jeune-entrepreneur-de-goma/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 12:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[jeune leader]]></category>
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		<description><![CDATA[Thierry VAHWERE dit Croco est un jeune artiste et entrepreneur de Goma. A seulement 26 ans, il est à la tête de deux structures très actives dans la ville volcanique. Ambitieux, dynamique, plein de talent, cet artiste collectionne trophée sur trophée. Parallèlement à sa carrière artistique, il s’est lancé, avec succès dans le monde des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="582" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/01/croco-pic.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Thierry Croco, un jeune entrepreneur de Goma" /><p><strong>Thierry VAHWERE dit Croco est un jeune artiste et entrepreneur de Goma. A seulement 26 ans, il est à la tête de deux structures très actives dans la ville volcanique. Ambitieux, dynamique, plein de talent, cet artiste collectionne trophée sur trophée. Parallèlement à sa carrière artistique, il s’est lancé, avec succès dans le monde des affaires. Nous vous proposons ici le parcours hors du commun de ce garçon de Goma.<span id="more-1635"></span></strong></p>
<p>Né en 1985 à Beni dans le Nord-Kivu, ce jeune s’est très vite tourné vers sa passion : l’art. Dès l’obtention de son diplôme d’Etat en 2003, il troque le stylo pour le pinceau. Pendant la période trouble des débuts des années 2000, il met son talent au service de la paix dans son pays. Il estime alors que l’art peut être utilisé comme une « arme lourde » de sensibilisation et de mobilisation communautaire pour l’entente entre communautés.</p>
<p>Artiste engagé et aux capacités diversifiées, Thierry crée en 2005 avec des amis un centre culturel dénommé UJADP ERICA. Il s’agit d’offrir aux jeunes de Goma un espace pour exprimer leurs talents. Peinture, danse, dessin, musique, théâtre, cinéma, etc., pratiquement toutes les disciplines de l’art sont représentées. Pour lui, « le dessin a une âme. Il fait de nous Dieu. » . Son centre encadre à ce jour plus de deux cent artistes de la ville. Grâce à UJADP ERICA, de nombreux jeunes talents se sont révélés au grand public. Le cas le plus illustre est sans doute celui d’Innocent Balume. Ce jeune chanteur, vainqueur de la première édition de Vodacom Superstar, avait bénéficié de l’encadrement de ce centre culturel.</p>
<p>Fier de ce succès, le jeune Thierry ne baisse pour autant pas les bras. Il sent en lui des talents d’homme d’affaires. C’est ainsi qu’après des études supérieures de commerce, il se lance dans le business. En 2010, il crée sa propre entreprise : Nebel Business. C’est une imprimerie répondant aux standards modernes. « Il était anormal que pour obtenir des imprimés de qualité, il fallait aller soit en Ouganda, soit au Rwanda », s’insurge-t-il. A ce jour, grâce à Thierry, ce service est désormais accessible localement. Dans son entreprise, il emploie à temps plein huit jeunes et compte en embaucher d’autres parce que, dit-il, l’affaire est rentable.</p>
<p>Cette année 2012, il projette déjà de se marier. Son ambition est de devenir un grand homme d’affaires. Après Nebel Business, Thierry Croco pense à mettre sur pied une maison d’édition pour mettre en valeur des talents locaux. Dans sa vision, il réserve une place importante à la jeunesse. « Le dynamisme de la jeunesse est une force qu’il faut exploiter ».</p>
<p>A sa manière, le jeune Croco montre à la face du monde qu’il est possible de réussir même dans un environnement hostile. Son parcours montre à suffisance qu’il est possible de créer de l’emploi même lorsqu’on ne dispose pas de gros moyens. Bel exemple donc à suivre pour la jeunesse congolaise.</p>
<p><strong>Poly Muzalia<br />
</strong></p>
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		<title>Goma : l’automedication en pleine expansion</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 16:27:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[système sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[vie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[A Goma, nombreux sont ceux qui ont opté pour l’automédication. Prétextant de multiples raisons, ces personnes se soignent sans ordonnance médicale. Si cette pratique est largement déconseillée par les médecins et les pouvoirs publics en général, chaque jour qui passe le nombre de ses adeptes ne cesse de gonfler. Nous vous proposons ici un décryptage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="267" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/01/medicament12.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Goma : l’automedication en pleine expansion" /><p><strong>A Goma, nombreux sont ceux qui ont opté pour l’automédication. Prétextant de multiples raisons, ces personnes se soignent sans ordonnance médicale. Si cette pratique est largement déconseillée par les médecins et les pouvoirs publics en général, chaque jour qui passe le nombre de ses adeptes ne cesse de gonfler. Nous vous proposons ici un décryptage de ce phénomène qui prend de l’ampleur dans la ville volcanique.</strong></p>
<p>Madame Furaha Bisimwa est une jeune femme au foyer. Je la croise dans une pharmacie de la place. Elle achète des médicaments pour soigner son fils, atteint de paludisme. Elle n’a pas d’ordonnance médicale. Et pourtant, elle semble connaître exactement quel médicament acheter. Interrogée sur le pourquoi de cette pratique, elle s’explique. « Dans les hôpitaux, les soins coutent trop cher pour moi ». La dame estime également que les médecins ont tendance à interner les patients même quand cela n’est pas nécessaire pour gonfler la facture des soins. Consciente du risque qu’elle court, elle met en avant le manque de moyens pour se justifier.</p>
<p>Dans la ville, le cas de cette dame n’est pas isolé. Dans certaines familles, en cas de maladie, l’automédication devient pratiquement la règle. Ntibonera Alphonse est père d’une famille pratiquant cette manière de se soigner depuis des années. Pour lui, le recours au médecin n’est nécessaire qu’en cas de « complications ». Mais comment savoir qu’une maladie a atteint le stade de « complication » si l’on n’est pas médecin ?</p>
<p>Le docteur Timothée Paluku dénonce la pratique. Médecin dans un hôpital de Goma depuis douze ans, il a eu à traiter de nombreux cas d’automédication qui ont mal tourné. « Se soigner sans recourir au médecin dénote d’une grave irresponsabilité et fait courir au patient de graves risques ». Il déplore particulièrement le comportement des pharmaciens qui, en tant que professionnels de la santé, acceptent de vendre des médicaments sans ordonnances. Il appelle également les pouvoirs publics à se pencher sur le phénomène et à envisager des sanctions contre les récalcitrants.</p>
<p>Les pharmaciens sont souvent pointés du doigt en matière d’automédication. Ici, la pharmacie est un business comme un autre. Pas besoin d’avoir un diplôme en pharmacologie pour ouvrir une officine. On reproche à ce corps le fait de vendre des médicaments sans ordonnance. De même, ils se substitueraient aux médecins lorsqu’ils prodiguent à leurs clients des conseils sur la manière dont ils doivent consommer les produits vendus. Albert, pharmacien de son état, rejette en bloc ces accusations. Il affirme que chez lui, aucun médicament n’est délivré sans ordonnance. Pour lui, il existe des pharmaciens véreux qui ne violent la déontologie du corps des pharmaciens mais ce sont des cas isolés.</p>
<p>En l’absence d’un système de santé inclusif &#8211; comme les mutuelles de santé ou les assurances maladie &#8211; l’automédication semble encore avoir des jours prometteurs. En effet, ceux qui recourent à cette pratique invoquent essentiellement des raisons d’ordre financier pour justifier leur comportement. Il serait temps que le gouvernement se penche sérieusement sur la question afin d’éviter les « complications » sur les patients…<br />
<strong>Poly Muzalia</strong></p>
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		<title>Goma se souvient de la lave du volcan Nyiragongo</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 11:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mutaani FM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[dix ans]]></category>
		<category><![CDATA[lave]]></category>
		<category><![CDATA[volcan Nyiragongo]]></category>

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		<description><![CDATA[17 janvier 2002, 17 janvier 2012. Cela fait dix ans jour pour jour que le volcan Nyiragongo déversait son flot de lave sur la ville de Goma. A la suite de cette catastrophe, environ un tiers de la ville sera  complètement détruit. Une décennie plus tard, la vie semble avoir repris son cours normal. Pourtant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="388" height="255" src="http://mutaani.com/wp-content/themes/bigfeature/library/timthumb/timthumb.php?src=/wp-content/uploads/2012/01/060-destruction-of-goma-town-by-nyiragongo-volcano3-kopie.jpg&amp;w=388&amp;zc=1&amp;zcp=1" alt="Goma se souvient de la lave du volcan Nyiragongo" /><p>17 janvier 2002, 17 janvier 2012. Cela fait dix ans jour pour jour que le volcan Nyiragongo déversait son flot de lave sur la ville de Goma. A la suite de cette catastrophe, environ un tiers de la ville sera  complètement détruit. Une décennie plus tard, la vie semble avoir repris son cours normal. Pourtant, les habitants de Goma gardent toujours en mémoire la tragédie.<span id="more-1596"></span></p>
<p>Il est environ 7 heures 30, ce matin du 17 janvier 2002 quand surgit dans la ville le premier flot des rescapés fuyant le Nyiragongo en furie. C’est un jour férié. Les habitants de la ville en profitent pour passer des moments en famille. A l’annonce de la nouvelle, nombreux sont les sceptiques. Le doute est d’autant plus justifié que la lave ne sort pas du cratère, mais d’une fissure au pied du volcan. Et pourtant, le feu déferle très vite sur la ville. Bientôt c’est le sauve-qui-peut généralisé. La population sinistrée n’aura d’autre choix que de fuir vers le Rwanda voisin.</p>
<p>Dame Clémentine Kavira se souvient encore de ce jour où elle a pratiquement tout perdu. Sa maison, ses meubles, son camion, sa boutique, tout. Jusqu’à cette date, cette veuve vivait assez confortablement des biens lui légués par son défunt mari. « J’avais quitté la maison juste avec mon fils cadet et ma petite fille. Sachant que nous serions très vite de retour, nous avions laissé tous nos biens à la maison. » De retour dans son quartier à Virunga, elle assiste à un spectacle de désolation. La lave a tellement dévasté les lieux qu’elle ne retrouve même pas les limites de sa concession. Depuis, elle a du tout recommencer à zéro et vit désormais à Keshero, à l’autre bout de la ville. Des drames comme celui de cette dame se comptaient alors par milliers.</p>
<p>Pourtant, et contre toute attente, Goma est en plein boum immobilier depuis cette catastrophe. Des quartiers entiers, comme Himbi et Keshero, à l’ouest de la ville, sont littéralement sortis de terre au lendemain du 17 janvier 2002. De même, un nouveau style architectural a vu le jour au pied du volcan. Lucarnes et toitures compliquées en sont les principales caractéristiques. Trouvé sur le chantier de sa future maison à Keshero, Thomas Mushizi, affirme ne pas avoir peur d’une éventuelle éruption volcanique. Pour lui, construire à Goma demeure un investissement sûr.</p>
<p>Pour les chercheurs de  l’OVG (Observatoire Volcanologique de Goma), vivre avec le volcan est tout à fait possible. Ils multiplient les campagnes de sensibilisation sur les risques volcaniques auprès de la population. C’est ainsi qu’en cas d’éruption, un système d’alerte a été mis en place pour prévenir à temps la population.</p>
<p>Dix ans plus tard, le dynamisme de la population de la ville volcanique aura eu le dessus sur la furie du Nyiragongo. Dans la ville, très peu de vestiges de cette tragédie restent visibles. Partout, de nouvelles constructions ont fait leur apparition. Et pourtant, visible aux quatre coins de la ville l’ombre de l’immense volcan plane toujours sur Goma semblant rappeler chaque jour qu’il peut surprendre à tout moment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Poly Muzalia</strong></p>
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	<copyright>Copyright Mutaani FM</copyright><media:credit role="author">Mutaani FM</media:credit><media:rating>nonadult</media:rating></channel>
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