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	<title>Chinese book reviews</title>
	
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		<title>Wuhe nous présente « Les Survivants » d’un drame de la colonisation.</title>
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		<comments>http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 12:03:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Wuhe]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-3091" href="http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/images-3/"><img class="alignleft size-full wp-image-3091" title="images" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/02/images.jpg" alt="" width="174" height="289" /></a>Quand un livre vous est recommandé par des lecteurs de Rue89, la traductrice française, Emmanuelle Péchenart, les éditeurs d’Actes Sud, Isabelle Rabut et Angel Pino, le traducteur américain, Michael Berry et qu’en plus, un film à succès «<a href="http://www.chinesemovies.com.fr/films_Wei_Tesheng_Seediq_Bale.htm"> Seediq Bale</a> » en a été tiré, on s’inquiète, on craint d’être déçu; a tort, « Les Survivants » est un livre magnifique…</p>
<p><strong>1- </strong><strong>Quelques repères :</strong></p>
<p>Les aborigènes de Taiwan, les premiers occupants de l’île, représentent moins de&#8230; <a href="http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/" class="read_more">Lire la suite</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-3091" href="http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/images-3/"><img class="alignleft size-full wp-image-3091" title="images" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/02/images.jpg" alt="" width="174" height="289" /></a>Quand un livre vous est recommandé par des lecteurs de Rue89, la traductrice française, Emmanuelle Péchenart, les éditeurs d’Actes Sud, Isabelle Rabut et Angel Pino, le traducteur américain, Michael Berry et qu’en plus, un film à succès «<a href="http://www.chinesemovies.com.fr/films_Wei_Tesheng_Seediq_Bale.htm"> Seediq Bale</a> » en a été tiré, on s’inquiète, on craint d’être déçu; a tort, « Les Survivants » est un livre magnifique…</p>
<p><strong>1- </strong><strong>Quelques repères :</strong></p>
<p>Les aborigènes de Taiwan, les premiers occupants de l’île, représentent moins de 500 000 personnes soit 2% de la population. On distingue 14 groupes dont les Sedeq que l’on vient « administrativement » de séparer des Atayal, entité de 80 000 personnes du Nord Est de l’île dont ils faisaient auparavant partie. Ce sont ces tribus qui sont au cœur du roman de Wuhe (1) et qui subissent l’histoire de Taiwan.</p>
<p>Les Hollandais, qui occupent le sud de l’île pendant quarante ans, sont chassés en 1662 lorsque Koxinga, fidèle aux Ming et fuyant les Mandchous, se réfugie à Taiwan. En 1683, l’île passe sous administration de la province du Fujian et l’émigration chinoise s’accélère (3 millions en 1860), contraignant les aborigènes à se réfugier dans les zones montagneuses .</p>
<p>Après la défaite chinoise, le traité de Shimonoseki en 1895, cède l’île au Japon jusqu’en 1945. Une politique d’assimilation est engagée, la langue japonaise est imposée, les tatouages traditionnels et les ablations dentaires sont interdits. En 1926, les Atayals rendent 1300 fusils, « l’arme étant le bien le plus précieux du chasseur » (p.90) mais les crânes, « objets sacrificiels » sont conservés.</p>
<p>En octobre 1930, un incident entre le fils de Mona Rudao, chef d’une tribu Sedeq et un policier japonais, conduisit à l’élimination par « fauchage » des têtes de 130 Japonais qui assistaient à une manifestation sportive à Musha. La réplique massive des Japonais avec des armes modernes, entraîna des suicides en masse de Sedeq. En avril 1931, les aborigènes d’une autre tribu Sedeq, les Tuuda, à l’instigation des Japonais, « fauchèrent » une centaine de corps !</p>
<p>Les survivants furent déportés au village de « l’île entre deux eaux ».Et c’est là que Wuhe va séjourner en 1997 et 1998 pour enquêter sur les « Evènements de Musha ».</p>
<p><strong>2- </strong><strong>Un écrivain important :</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-3094" href="http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/wuhe/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3094" title="Wuhe" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/02/Wuhe-121x150.jpg" alt="" width="121" height="150" /></a>Wuhe est le nom de plume (« la grue qui danse ») de Chen Guosheng, né en 1951 et diplômé de l’université Chenggong de Tainan. Il publie des nouvelles de 1974 à 1979, puis pendant treize ans mène une vie de reclus et prétend essayer de comprendre Taiwan et sa culture. En 1999, la publication des « Survivants », rapidement couvert de prix littéraires, est considéré comme un événement. Il en est de même pour le film « Seediq Bale » que le réalisateur Wei Tesheng a tiré du roman, le film le plus cher de l’histoire du cinéma taiwanais, projeté il y a quelques mois à Venise.</p>
<p>Un écrivain important mais dont un seul ouvrage est traduit comme nous l’indique le livre sur « La littérature taiwanaise. Etat des recherches et réception à l’étranger » (2), une somme éditée par Angel Pino et Isabelle Rabut.</p>
<p>Cependant, le roman a été analysé de manière approfondie par David Der-Wei Wang (3) et par Michael Berry (4) qui par ailleurs est en train de traduire le roman en anglais.</p>
<p><strong>3- </strong><strong>Flux de conscience et mélange des genres :</strong></p>
<p>Ce roman de 270 pages ne comprend qu’un seul paragraphe et quasiment pas de ponctuation. Cette présentation des flux de conscience peut dérouter de prime abord mais il convient de ne pas se laisser impressionner d’autant que les transitions sont habiles et que la traduction, très fluide, se lit agréablement. L’auteur nous force à être proche de lui, de son cheminement intellectuel ou sensible .</p>
<p>Pas d’ « histoire », une suite de sketches, d’interviews, d’anecdotes, de reportages, de notations ethnographiques. Un ensemble de rencontres: Bakou et Danafu, les Sedeq diplômés, le pasteur, une nonne, le Vagabond, le frère de la Fille et tant d’autres; un vieux Tuuda, « faucheur » de têtes, Shabo qui a travaillé pour l’armée japonaise.</p>
<p>L’auteur dialogue avec lui-même, essaie de comprendre ce qui s’est réellement passé, ce qu’on lui cache, ce qui a été oublié; un grand effort d’empathie vis à vis des survivants.</p>
<p>Le héros du livre, comme Wuhe, est un personnage quelque peu traumatisé et l’enquête sur les « évènements de Musha » est aussi un moyen d’apprécier ce qui lui arrive, ce qui lui est arrivé.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-3111" href="http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/mona-rudao/"><img class="alignleft size-medium wp-image-3111" title="Mona Rudao" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/02/Mona-Rudao-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a>On pense à certaines techniques romanesques de « La montagne de l’âme » du prix Nobel <a href="http://mychinesebooks.com/engao-xiingjiannobel-prize-pen-brushfrle-nobel-de-litterature-gao-xingjian-de-la-plume-la-brosse/">Gao Xingjian</a>, mais aussi à leur recherche commune des racines primitives, Miaos d’un côté, Sedeq et Atayal de l’autre.</p>
<p>David Der-Wei Wang rapproche Wuhe et le grand écrivain <a href="http://mychinesebooks.com/enshen-congwen-rediscover-favoritesfrshen-congwen-grand-crivain-redcouvrir/">Shen Congwen</a> en soulignant que tous deux essaient de lier culture aborigène et culture Han, mais pour préciser aussitôt que « Shen Congwen draws the power of his writing from an « imaginary nostalgia »…by contrast, Wuhe comes across as a practitionner of literary melancholia »(p.36) Mais il est vrai qu’on peut rapprocher les exécutions dans « Le petit soldat du Hunan » (5) du « fauchage » des têtes.</p>
<p>La Fille est un personnage important; revenue au village après un mariage raté avec un Atayal et l’abandon de ses enfants. Après un passage en ville dans un bordel, le village la protège du proxénète revenu la chercher, mais elle sera « au service » des hommes du village.</p>
<p>Elle remontera la rivière avec l’auteur à la recherche des territoires des ancêtres, ce sera le dernier épisode de la quête du roman.</p>
<p><strong>4- </strong><strong>Le « fauchage» des têtes, est-il  un acte de résistance ?</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-3100" href="http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/abirigenes-de-taiwan/"><img class="alignleft size-full wp-image-3100" title="Abirigènes de Taiwan" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/02/Abirigènes-de-Taiwan.png" alt="" width="250" height="380" /></a>Pour le Guomintang puis pour certains commentateurs Han, les « évènements de Musha » sont un acte de résistance face à l’occupation japonaise. Et Mona Rudao doit être honoré comme un héros. Des pièces de monnaie sont frappées en 2001 à son effigie; après une stèle puis une statue, c’est en 2001 un musée commémoratif à Chuanzhongdao, et même en 2005 une glorification par… un groupe de hard rock qui fera une tournée aux Etats Unis !</p>
<p>La réalité est moins simple. Le vieux Tuuda, tatoué, « dit que ce que l’on ressent dans les fauchages, c’est un plaisir qui n’a pas son pareil, inexprimable…» (p.165). Cependant avec cette pratique du « fauchage », les individus sont privés à jamais de leur autonomie, l’existence humaine se déroule à jamais dans la perspective d’être tué ou de tuer autrui, dans le long fleuve de l’histoire, l’existence se passe dans la terreur, dans la perspective imminente de se faire massacrer qui fait qu’on massacre autrui » (p.238)</p>
<p>Les « évènements de Musha » sont-ils un simple « fauchage » traditionnel, à grande échelle; c’est possible car il n’y avait pas de résistance anti-japonaise depuis plus de dix ans, mais cette constatation n’est pas politiquement correcte !</p>
<p>Les « évènements » sont-ils aussi pour les Sedeq un acte de « dignité », dignité dans le fauchage et les suicides qui suivirent.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-3097" href="http://mychinesebooks.com/frwuhe-nous-prsente-les-survivants-dun-drame-de-la-colonisation/atayal/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3097" title="Atayal" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/02/Atayal-107x150.jpg" alt="" width="107" height="150" /></a>Ce qui est certain, c’est que la vie des « Survivants » fut une existence de souffrance et de honte; une autodestruction par l’alcoolisme qui est une manière de rejeter l’assimilation. Il en est de même pour la prostitution des femmes en ville ;</p>
<p>Il est clair que les mêmes causes produisent les mêmes effets qui sont soulignés par l’intérêt récent pour les civilisations aborigènes qu’il s’agisse de l’Australie avec les luttes pour les terres et les spéculations sur l’art « primitif » ou de la Nouvelle Zélande, comme a pu le montrer l’exposition récente « Maori » au musée du Quai Branly à Paris.</p>
<p>Bertrand Mialaret</p>
<p>(1)   Wuhe, « Les Survivants », roman traduit par Esther Lin-Rosolato et Emmanuelle Péchenard. Préface et notes par Angel Pino et Isabelle Rabut. Actes Sud 2011, 295 pages, 23 euros.</p>
<p>(2)   « La littérature taiwanaise. Etat des recherches et réception à l’étranger », textes édités par Angel Pino et Isabelle Rabut. Editions You Feng 2011, 680 pages, 30 euros.</p>
<p>(3)    “A history of pain: Trauma in modern Chinese literature and film”, Michael Berry, Columbia University Press, New York, 2008.</p>
<p>(4)    “The monster that is history”, David Der-Wei Wang. University of California , 2004.</p>
<p>(5)    “ Le petit soldat du Hunan”, Shen Congwen, traduit par Isabelle Rabut. Albin Michel,      1992.</p>
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		<item>
		<title>L’écrivain Su Tong règle ses comptes avec le peuple des « berges »</title>
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		<comments>http://mychinesebooks.com/frlcrivain-su-tong-rgle-ses-comptes-avec-le-peuple-des-berges/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 10:46:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[FeaturedRue89]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Rue89]]></category>
		<category><![CDATA[Su Tong]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-3068" href="http://mychinesebooks.com/frlcrivain-su-tong-rgle-ses-comptes-avec-le-peuple-des-berges/auteur_1141313855_1-4/"><img class="alignleft size-full wp-image-3068" title="auteur_1141313855_1" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/01/auteur_1141313855_1.jpg" alt="" width="180" height="240" /></a>Le romancier chinois Su Tong est l&#8217;un des favoris du public, tant en Chine qu&#8217;en Occident depuis le succès du film « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pouses_et_concubines_%28film%29" target="_blank">Epouses et Concubines</a> » (1991), tiré de l&#8217;un de ses romans.</p>
<p>Neuf livres traduits en Français et un succès reconnu par le prix Man Asie en 2009 pour « La Berge », un bon roman qui vient d&#8217;être traduit par François Sastourné.</p>
<p>Les multiples talents de l&#8217;auteur sont également illustrés par « A Bicyclette », un&#8230; <a href="http://mychinesebooks.com/frlcrivain-su-tong-rgle-ses-comptes-avec-le-peuple-des-berges/" class="read_more">Lire la suite</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-3068" href="http://mychinesebooks.com/frlcrivain-su-tong-rgle-ses-comptes-avec-le-peuple-des-berges/auteur_1141313855_1-4/"><img class="alignleft size-full wp-image-3068" title="auteur_1141313855_1" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2012/01/auteur_1141313855_1.jpg" alt="" width="180" height="240" /></a>Le romancier chinois Su Tong est l&#8217;un des favoris du public, tant en Chine qu&#8217;en Occident depuis le succès du film « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pouses_et_concubines_%28film%29" target="_blank">Epouses et Concubines</a> » (1991), tiré de l&#8217;un de ses romans.</p>
<p>Neuf livres traduits en Français et un succès reconnu par le prix Man Asie en 2009 pour « La Berge », un bon roman qui vient d&#8217;être traduit par François Sastourné.</p>
<p>Les multiples talents de l&#8217;auteur sont également illustrés par « A Bicyclette », un recueil de nouvelles publié il y a quelques mois.<a href="http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/01/24/le-romancier-chinois-su-tong-regle-ses-comptes-avec-le-peuple-des-berges">Lire la suite sur Rue89.</a></p>
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		<item>
		<title>L’internet est-il l’avenir de la littérature?</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 21:39:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edition]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[littérature sur internet]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-3042" href="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/internet/"><img class="alignleft size-full wp-image-3042" title="internet" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/internet.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>La Chine est maintenant le N°1 mondial tant pour le nombre d’internautes que pour l’utilisation de téléphones portables. Un tel environnement a permis un développement extrêmement rapide de la littérature sur internet. La création littéraire, le rôle des maisons d’édition, les rapports entre la littérature et les autres médias, tout cela en est bouleversé…</p>
<p><strong>1- </strong><strong>La Chine brûle les étapes :</strong></p>
<p>La Chine, avec ses 460 millions d’internautes, a dépassé les Etats Unis; ils sont jeunes,&#8230; <a href="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/" class="read_more">Lire la suite</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-3042" href="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/internet/"><img class="alignleft size-full wp-image-3042" title="internet" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/internet.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>La Chine est maintenant le N°1 mondial tant pour le nombre d’internautes que pour l’utilisation de téléphones portables. Un tel environnement a permis un développement extrêmement rapide de la littérature sur internet. La création littéraire, le rôle des maisons d’édition, les rapports entre la littérature et les autres médias, tout cela en est bouleversé…</p>
<p><strong>1- </strong><strong>La Chine brûle les étapes :</strong></p>
<p>La Chine, avec ses 460 millions d’internautes, a dépassé les Etats Unis; ils sont jeunes, ils se connectent longtemps et n’ont aucune réticence à lire des livres sur écran. Les téléphones portables (780 millions) sont utilisés sur le net et la lecture de livres sur portable est un marché en pleine évolution même si l’on est loin de la situation du Japon.</p>
<p>Près de 30 millions de blogs; il faut remarquer que leur développement a accompagné celui de la création littéraire sur internet mais ne l’a pas provoqué. Quant à l’environnement économique, il n’est pas, comme en Europe, dominé par les firmes américaines: les Google, Yahoo, Amazon, Ebay, ne sont pas leaders en Chine.</p>
<p>Enfin, l’industrie du livre électronique connaît une croissance accélérée. Les fonds de bibliothèque sont largement numérisés (et non par Google !) et 40% des éditeurs publient simultanément un texte sur les supports papier et électronique. La piraterie est importante et freine le développement du marché mais la tradition était déjà bien ancrée avec le support papier !</p>
<p><a rel="attachment wp-att-3046" href="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/201008030940383780-2/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3046" title="201008030940383780" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/2010080309403837801-150x127.jpg" alt="" width="150" height="127" /></a>Le marché du lecteur (E reader) est limité (300 000 pièces au  troisième trimestre 2011, ce qui est faible par rapport aux ventes du Kindle (Amazon) aux US. Les deux leaders du marché chinois: Hanvon (60%) et Shanda qui a lancé son propre lecteur (Bambook) pour 20%. La concurrence vient des tablettes, des petits portables et surtout de la lecture sur téléphone. L’entrée de Dang Dang sur le marché devrait développer la vente des lecteurs.</p>
<p><strong>2- </strong><strong>Littérature sur internet, un exemple à suivre ? </strong></p>
<p>La littérature sur internet  est née et s’est développée en dehors de l’édition.</p>
<p>Les premiers sites internet littéraires datent de 1995. En 1997 est lancé à Shanghaï Rongshuxia.com qui va devenir pour un temps l’animateur majeur. A partir de l’an 2000, c’est l’explosion; deux groupes principaux de lecteurs/contributeurs: les moins de vingt ans et les retraités. Entre ces deux groupes d’âge, on n’a guère le temps de lire et d’écrire !</p>
<p>Les volumes défient l’imagination. Le groupe Shanda qui a racheté les sites principaux (Qidian, le plus connu, Jinjiang et Hongxiu.com), totalise 70 millions de visiteurs unique par mois; un volume de 300 millions de pages par jour. Le site de Qidian est l’un des 30 sites les plus visités en Chine.</p>
<p>Il s’agit de textes de divertissement; les modes se succèdent: les romans sentimentaux ont toujours la cote surtout du côté féminin; récemment les arts martiaux (wuxia) sont un peu en perte de vitesse; par contre les romans fantastiques sur le thème des profanateurs de tombes ou des fantômes et autres vampires  bénéficient de la popularité des romans type « Harry Potter ».</p>
<p>Par exemple, « Une bougie dans la tombe » de Zhang Muye, un roman fantastique écrit en un an, pendant ses loisirs, par un cadre financier générera six millions de contacts.</p>
<p>L’édition, de plus, limite ses risques : le succès sur internet se confirme, 600 000 exemplaires du livre ont été vendus et un film a suivi. Le site Qidian a publié 500 titres pour un total de 30 millions d’exemplaires.</p>
<p><strong>3- Concurrence et « star system ».</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-3047" href="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/b8ac6f27aafb0d9e08c30b-2/"><img class="alignleft size-medium wp-image-3047" title="b8ac6f27aafb0d9e08c30b" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/b8ac6f27aafb0d9e08c30b-256x300.jpg" alt="" width="256" height="300" /></a>La concurrence est sévère, les managers et les auteurs changent facilement de site. Lu Jinbo, un auteur sur le net, devient une vedette du marketing des sites littéraires et édite des écrivains aussi célèbres que Han Han et Wang Shuo.</p>
<p>Les portails généralistes comme Sina ou Sohu sont maintenant des concurrents des sites littéraires, non seulement parce qu’ils vendent des Ebooks en ligne mais surtout avec le développement de leurs propres auteurs sous contrat.</p>
<p>La difficulté majeure est de fidéliser les lecteurs; les positions ne sont jamais acquises. Il faut donc créer l’événement. L’attribution en 2002 du prix littéraire Lao She à Ning Ken, un auteur publié uniquement sur le net, a marqué les esprits.</p>
<p>Une nouvelle génération d’auteurs est née avec le web, ils sont  jeunes et très soucieux de leur « look », ils occupent souvent les colonnes de la presse « people » par leurs aventures sentimentales ou leur mode de vie (Han Han est aussi pilote de course !)</p>
<p>4<strong>-  Les entreprises multimédia, une chance pour la littérature ?</strong></p>
<p>Le succès repose d’abord sur les membres, contributeurs et lecteurs. Le contributeur propose un texte qui, sélectionné, peut être mis en ligne. Certains auteurs sont sous contrat ( 4 000 chez Qidian). La première moitié de l’oeuvre  peut être lue gratuitement, puis c’est 3 yuans pour 100 000 caractères (un montant très faible pour tenter de lutter contre la piraterie); ce revenu est partagé 50/50 entre le site et  l’auteur. Les auteurs sont ainsi fidélisés mais aussi incités à augmenter la pagination ce qui n’est pas toujours une garantie de qualité.</p>
<p>Qidian a 150 000 contributeurs mais certains auteurs sont des forçats de la plume : Zu Hongzhi est un étudiant de 22 ans qui a abandonné l’Université de Suzhou et dont le pseudo est « j’aime manger des tomates » ! Comme dix autres auteurs, il gagne plus de 100 000 euros par an, mais a dû produire 10 millions de mots de romans d’arts martiaux dans les quatre dernières années !</p>
<p>Mais pour l’auteur sous contrat chez Qidian, l’objectif est certes d’avoir des lecteurs mais non plus d’être publié sous forme de livre et c’est là un changement fondamental. De plus avec internet, ce n’est pas une élite mais le plus grand nombre qui décide de la qualité d’une œuvre.</p>
<p>Les sites littéraires sur internet ont développé de nombreux services pour leurs membres, souvent en partenariat avec des tiers. D’autres médias ont été intégrés: stations de radio, négociation de droits pour les adaptations TV et cinéma et surtout pour les jeux vidéo.</p>
<p>75% du chiffre d’affaires (environ 280 millions de $) de la maison mère de Qidian (la société chinoise Shanda Interactive Entertainment, cotée en bourse aux Etats Unis ) provient des jeux vidéo et surtout de la popularité des jeux de rôle en réseau. Cela risque d’accentuer l’évolution de Qidian vers des œuvres de fantastique et de « fantasy » qui peuvent être à l’origine de nouveaux jeux vidéo.</p>
<p>Néanmoins des efforts sont faits pour améliorer la qualité des contributions: Qidian a financé la formation de 1 000 contributeurs par des stages de création littéraire avec l’Académie des Sciences Sociales de Shanghaï.</p>
<p>Certains pensent que ces sites littéraires sont des espaces de liberté. On peut en douter quand on voit la censure intervenir et surtout l’autocensure vis à vis des thèmes intouchables. Il convient de divertir et de ne pas poser ou se poser trop de questions; pas de violence excessive, de pornographie ou de « tendance politique négative » .</p>
<p>C’est pourquoi certains (Mo Yan, Wang Anyi), célèbres bien avant le web, pensent qu’il ne s’agit que d’une mode mais qu’il y a un risque que la littérature, qui a survécu avec peine à un pouvoir maoïste, puisse souffrir de ces évolutions. D’autres sont <a rel="attachment wp-att-3050" href="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/yu-hua-2-3/"><img class="alignleft size-full wp-image-3050" title="yu hua 2" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/yu-hua-2.jpg" alt="" width="128" height="96" /></a>plus nuancés: Yu Hua a accepté que plusieurs chapitres de « Brothers » soient accessibles gratuitement et vient de publier une sélection des articles de son propre blog uniquement sous forme digitale. Shanda a déjà recruté comme consultant Wang Meng, l’ancien ministre de la Culture qui dirigeait la délégation chinoise au Salon du livre de Francfort.</p>
<p>Bertrand Mialaret</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div align="right" style="float: right; padding: 5px 0px 0px 5px;"><a name="fb_share" type="box_count" share_url="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/"></a></div><fb:share-button href="http://mychinesebooks.com/frlinternet-estil-lavenir-de-la-littrature/" type="box_count"></fb:share-button><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/mychinesebooks/~4/F60nWPxwyec" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Anne Sastourné: du texte au livre…</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 09:13:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edition]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Sastourné]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Anne Sastourné est éditrice aux Éditions du Seuil, chargée du secteur Extrême Orient, elle a bien voulu répondre à nos questions.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Peut-on parler d’une ligne éditoriale ?</strong></p>
<p>Au Seuil, ce qui compte, c’est une qualité littéraire et un certain niveau intellectuel; c’est une ligne d’ouverture.</p>
<p>Ce secteur Extrême Orient a été construit par mon prédécesseur, Vincent Bardet, et j’ai pris le relais il y a une dizaine d’années. J’ai trois casquettes: je suis secrétaire&#8230; <a href="http://mychinesebooks.com/franne-sastourn-du-texte-au-livre/" class="read_more">Lire la suite</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Anne Sastourné est éditrice aux Éditions du Seuil, chargée du secteur Extrême Orient, elle a bien voulu répondre à nos questions.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Peut-on parler d’une ligne éditoriale ?</strong></p>
<p>Au Seuil, ce qui compte, c’est une qualité littéraire et un certain niveau intellectuel; c’est une ligne d’ouverture.</p>
<p>Ce secteur Extrême Orient a été construit par mon prédécesseur, Vincent Bardet, et j’ai pris le relais il y a une dizaine d’années. J’ai trois casquettes: je suis secrétaire de rédaction de la revue « Pouvoirs » qui traite de droit constitutionnel, je suis éditrice de « documents » et du secteur linguistique d’Extrême Orient. Je publie une quinzaine de livres par an.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-3024" href="http://mychinesebooks.com/franne-sastourn-du-texte-au-livre/moyan-6/"><img class="alignleft size-full wp-image-3024" title="MoYan" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/MoYan1.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Dans la maison, tout repose sur la confiance en nos choix éditoriaux; est ce qu’un livre nous plait, est la première question…Mon propre travail est compliqué par le fait que je ne lis pas les langues d’origine; la prochaine génération d’éditeurs sera en mesure, je l’espère, de lire directement en chinois ou en japonais…</p>
<p>Nous n’excluons aucun thème a priori, même si je n’édite pas volontiers de romans historiques surtout sur la période ancienne, par exemple.</p>
<p>Nous faisons des paris sur de jeunes auteurs, comme par exemple Liu Sola, mais ce n’est pas toujours couronné de succès. Cependant une maison de notre groupe « Les Editions de l’Olivier » a pu faire connaître plusieurs jeunes auteurs chinois.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-3017" href="http://mychinesebooks.com/franne-sastourn-du-texte-au-livre/gaoxinjiang-photo-b-mialaret-7/"><img class="alignleft size-full wp-image-3017" title="GaoXinjiang (photo B. Mialaret)" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/GaoXinjiang-photo-B.-Mialaret.jpg" alt="" width="200" height="266" /></a>Les prix littéraires attribués en Asie ne jouent pas de rôle dans notre choix car ils sont inconnus du public français. Le Seuil publie de nombreux prix Nobel; et bien sûr on pourrait rêver à un Nobel pour Mo Yan après celui de Gao Xingjian. Cela étant à présent Mo Yan fait partie du fonds et ses livres se vendent bien quoi qu’il en soit.</p>
<p><strong>Y a-t-il un support des autorités françaises ?</strong></p>
<p>Le Centre National du Livre (CNL) joue un rôle très important puisqu’il prend en charge 60% du coût de la traduction. C’est essentiel. Pour obtenir cette aide, il faut constituer un dossier qui peut être refusé quand leur budget est trop limité ou que la commission juge la traduction de qualité insuffisante.</p>
<p>Avec l’aide du CNL, on peut équilibrer avec un tirage de 3 000 ex, sans cette aide, il faut au moins le double. Or pour un auteur peu connu, un tirage de 2 500 n’est pas un échec. Pour Mo Yan, c’est nettement plus et son roman qui s’est le mieux vendu est <em>Beaux Seins, Belles fesses</em>… très probablement à cause du titre !</p>
<p><strong>Avez-vous des agents en Chine ?</strong></p>
<p>En Chine, il y a encore relativement peu d’agents et pas toujours très professionnels; aucun n’a pris contact pour des romans à ce jour, par contre des agents européens sont venus me proposer des essais déjà traduits en anglais…</p>
<p>Dans certains cas et surtout pour des auteurs qui n’ont pas d’agent, j’obtiens les droits européens, mais rarement les droits américains ou japonais. Avoir les droits européens peut être intéressant quand le livre marche bien.</p>
<p>Je sélectionne les ouvrages avec l’aide de mon réseau personnel et des traducteurs; comme je ne publie que quatre ou cinq romans asiatiques par an, je n’ai pas vraiment besoin d’une personne qui se rendrait régulièrement en Chine, en Corée ou au Japon pour mon compte.</p>
<p><strong>Comment sont choisis les traducteurs ?</strong></p>
<p>L’idéal c’est de choisir le traducteur en fonction de l’auteur et d’attendre que le traducteur soit disponible pour lui confier le livre; en pratique, pour le chinois, il y a encore trop peu de traducteurs d’expérience et ils sont très occupés. Pour Mo Yan, nous avons pu traduire régulièrement en alternant le travail de Noël et Liliane Dutrait et de Chantal Chen-Andro, traducteurs de grande qualité et qui connaissent bien l’auteur et son oeuvre.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-3036" href="http://mychinesebooks.com/franne-sastourn-du-texte-au-livre/ldnd-2/"><img class="alignleft size-medium wp-image-3036" title="LDND" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/LDND-300x192.jpg" alt="" width="300" height="192" /></a>N’ayant pas d’agent, je maîtrise mieux les  délais de traduction; les agents, eux, exigent des  délais de publication généralement trop courts, ils ne tiennent compte que du temps de traduction et pas du travail éditorial. Et en France, les  rythmes de publication sont très marqués; il n’est pas question de publier un grand roman à Noël ou pendant l’été; c’est soit au début de l’année, soit à la rentrée littéraire…</p>
<p>Pour les traducteurs des langues asiatiques, le prix à la page va de 22 à 25 euros à peu près pour une page en Français de 1500 signes. Il y a toujours également un contrat de droit de traduction de 2%.</p>
<p>Peut-on critiquer le travail d’édition « sauvage » des traducteurs/éditeurs américains ?</p>
<p>Cela s’est fait aussi en France lors des premières traductions de romans chinois où l’on pensait que c’était trop difficile pour le public. Ce n’est plus le cas, le public s’est formé et préfère lire un texte qui rende compte aussi précisément que possible de la langue et de l’esprit de l’original.</p>
<p>Les Américains sont ainsi souvent quelques années en arrière par rapport à nous: ils considèrent encore que leur public n’est pas apte à recevoir un texte tel qu’il est, donc ils adaptent. Les agents font aussi ce travail de coupe et d’adaptation, ils doivent le faire pour vendre le livre aux éditeurs américains.</p>
<p>Dans la version originale, le travail d’édition au sens où nous l’entendons n’a généralement pas été fait en Chine; le traducteur et l’éditeur, en accord avec l’auteur, font une partie de ce travail.</p>
<p>Cela intervient régulièrement pour les essais, mais cela se produit aussi très souvent pour les romans. On essaie d’avoir le meilleur texte possible mais il n’est pas question d’une « adaptation » pour le public français.</p>
<p>Les notes sont rédigées par les traducteurs en fonction du texte et éventuellement de demandes spécifiques de l’éditeur.</p>
<p>Les lecteurs français à la différence du public américain, ne demandent pas obligatoirement de l’action et des personnages bien définis. Ce qui peut sembler difficile c’est l’aspect contradictoire et paradoxal d’un texte ou d’une intrigue; la complexité en Asie est mieux assumée, elle n’est pas explicitée, elle est beaucoup plus naturelle. Mais les lecteurs ne rechignent pas – de moins en moins.</p>
<p><strong>Les couvertures jouent un rôle important !</strong></p>
<p>La couverture de « Grenouilles » de Mo Yan est à mon avis très réussie, elle est peut-être un peu moins accrocheuse que celle de « La dure loi du Karma » mais elle est intrigante. L’âne de « La dure loi.. » est un vrai âne et non un jouet  et il faut savoir qu’il y a des gens qui ne supportent pas les animaux, c’est étonnant mais très marqué, c’est pourquoi vous verrez peu d’animaux en couverture.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-3020" href="http://mychinesebooks.com/franne-sastourn-du-texte-au-livre/attachment/9782021024005/"><img class="alignleft size-full wp-image-3020" title="9782021024005" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/12/9782021024005.gif" alt="" width="110" height="167" /></a>La couverture est spécifique à chaque livre et à un pays; nous avons d’excellents maquettiste et nous y passons beaucoup de temps car c’est important. Les couvertures américaines ou japonaises ou chinoises sont très différentes des nôtres et ne « passeraient » pas en France. Parfois on a du mal à expliquer cette diversité à des auteurs chinois qui sont, de plus, anxieux de ne pas voir apparaître d’éléments politiques, symboles ou autres, en couverture.</p>
<h1><span style="font-size: medium;">Votre  métier  et  celui  de vos  collègues  en  France  et  à  l’étranger…</span></h1>
<p>Avec les collègues français, il difficile de comparer; certains font beaucoup d’achats de droits, de négociations, et peu de travail sur le texte, d’autres ne font que la partie littéraire, d’autres encore se concentrent sur le  marketing – chaque éditeur a sa patte et ses priorités.</p>
<p>Au Seuil, nous essayons de faire passer d’abord la qualité de la traduction mais nous consacrons beaucoup d’efforts à la commercialisation, à la vente à court terme, même si la constitution d’un fonds solide et qui va durer longtemps est pour nous très importante.</p>
<p>L’autre grande différence entre l’étranger et la France, comme je l’ai dit, est l’intervention des agents. Avec le Japon c’est fait, les agents sont là depuis longtemps, sur le modèle américain. Je souhaite qu’il y ait des agents qui se mettent en place avec la Chine, même si la prospection directe est pour nous plus intéressante et correspond mieux à nos habitudes de relations avec nos auteurs (les auteurs français n’ayant que rarement des agents, le contact auteur-éditeur est essentiel et très riche). Il faudrait davantage d’agents chinois, qui aiment et connaissent bien leur littérature ainsi que celle des pays auxquels ils s’adressent; actuellement ce sont surtout des anglophones.</p>
<p>La littérature asiatique, et notamment chinoise, est beaucoup plus développée en France qu’aux Etats Unis. Philippe Picquier a ouvert une porte, il faut que les grands éditeurs prennent conscience de la qualité et de l’importance de ce domaine. Très peu d’éditeurs ont une ouverture sur l’Asie, et il y a et aura beaucoup à faire. De jeunes éditeurs connaissant bien l’Asie devraient apparaître peu à peu: cela me semble inévitable et très souhaitable.</p>
<p>Ce secteur se développera nécessairement du fait du poids économique de l’Asie et de l’importance de l’édition et de l’industrie du livre en Chine.</p>
<p>Bertrand Mialaret</p>
<div align="right" style="float: right; padding: 5px 0px 0px 5px;"><a name="fb_share" type="box_count" share_url="http://mychinesebooks.com/franne-sastourn-du-texte-au-livre/"></a></div><fb:share-button href="http://mychinesebooks.com/franne-sastourn-du-texte-au-livre/" type="box_count"></fb:share-button><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/mychinesebooks/~4/ubX5nX__WV8" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>« Les années fastes » de la Chine en 2013, un roman de Chan Koonchung.</title>
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		<comments>http://mychinesebooks.com/frles-annes-fastes-de-la-chine-en-2013-roman-de-chan-koonchung/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 08:04:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Chan Koonchung]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2985" href="http://mychinesebooks.com/frles-annes-fastes-de-la-chine-en-2013-roman-de-chan-koonchung/p1010699/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2985" title="P1010699" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/11/P1010699-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Un excellent roman de science fiction politique et sociale a été traduit en anglais cet été avec une intéressante préface de Julia Lovell sous le titre « The Fat Years » (1). La traduction française (« Les années fastes ») sera publiée chez Grasset au début de l’an prochain.</p>
<p>L’auteur Chan Koonchung était l’invité d’une rencontre organisée à Paris par le CERI (Centre d’Etudes et de Recherches Internationales) de Sciences Po et Rue89. Le débat animé par Pierre Haski,&#8230; <a href="http://mychinesebooks.com/frles-annes-fastes-de-la-chine-en-2013-roman-de-chan-koonchung/" class="read_more">Lire la suite</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2985" href="http://mychinesebooks.com/frles-annes-fastes-de-la-chine-en-2013-roman-de-chan-koonchung/p1010699/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2985" title="P1010699" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/11/P1010699-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Un excellent roman de science fiction politique et sociale a été traduit en anglais cet été avec une intéressante préface de Julia Lovell sous le titre « The Fat Years » (1). La traduction française (« Les années fastes ») sera publiée chez Grasset au début de l’an prochain.</p>
<p>L’auteur Chan Koonchung était l’invité d’une rencontre organisée à Paris par le CERI (Centre d’Etudes et de Recherches Internationales) de Sciences Po et Rue89. Le débat animé par Pierre Haski, Directeur de la publication de Rue89 et Jean-Philippe Béja, chercheur au CERI, a permis à Chan Koonchung de préciser certains de ses thèmes mais aussi l’impact de son livre.</p>
<h1><span style="font-size: medium;">Une  vie  à  Pékin,  un  roman  interdit…</span></h1>
<p>Le livre publié à Hong Kong fin 2009 puis à Taiwan a été rapidement interdit en Chine. Les éditions pirate ont suivi mais surtout sur internet où l’auteur a piraté son propre éditeur en laissant une version accessible gratuitement…Le buzz sur internet a été important et l’auteur a pu présenter son livre à l’étranger: une émission de radio avec<a href="http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-nankin-crivain-dcontract/"> Bi Feiyu</a> à Londres puis au salon du livre à Singapour.</p>
<p>L’auteur explique qu’il est prudent et qu’il n’est pas au centre d’une mobilisation comme Ai Weiwei et peut-être bientôt <a href="http://mychinesebooks.com/tag/murong-xuecun/">Murong Xuecun</a> qui vient de se signaler à Oslo par un discours très critique.</p>
<p>Chan est surtout connu pour ses activités d’édition et c’est son premier roman. Il est né à Shanghai mais a été éduqué dans le système anglais de Hong Kong où ses parents s’étaient réfugiés. Il vit maintenant à Pékin, pour lui une ville fascinante qu’il décrit dans son livre.</p>
<p>Comme dit Old Chen (bien proche de l’auteur) en citant <a href="http://mychinesebooks.com/tag/lu-xun/">Lu Xun</a> « In a good hell, people are aware that they are living in hell and so they want to transform it, but after living for a long time in a fake paradise, people become accustomed to it and they actually believe that they are already in paradise »(p.161) . Tout est dit…</p>
<p><strong>L’enfer ou le paradis :</strong></p>
<p>En 2013, la Chine assure le leadership économique du monde après une nouvelle crise financière et l’écroulement du Dollar; la population jouit de la prospérité et manifeste un sentiment euphorique mais aussi une amnésie collective sur des évènements politiques d’une grande violence qui se sont déroulés pendant un mois. Seuls quelque individus, Old Chen et son amour de jeunesse Little Xi (devenue une activiste d’internet), sont obsédés par ce trou de mémoire collectif.</p>
<p>La première partie du livre nous présente les différents personnages et la belle vie à Pékin ainsi que les intellectuels choyés par le pouvoir qui vivent bien et sont euphoriques.</p>
<p>C’est l’un des intérêts de ce livre que cette description des intellectuels, rare dans la littérature chinoise contemporaine. Il y a bien cependant « La Capitale Déchue «  de <a href="http://mychinesebooks.com/tag/jia-pingwa/">Jia Pingwa</a> ou « Le Bain » de <a href="http://mychinesebooks.com/tag/yang-jiang/">Yang Jiang</a>…</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2988" href="http://mychinesebooks.com/frles-annes-fastes-de-la-chine-en-2013-roman-de-chan-koonchung/the-fat-years/"><img class="alignleft size-full wp-image-2988" title="The-Fat-Years" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/11/The-Fat-Years.jpg" alt="" width="140" height="215" /></a>« Les Années Fastes » se lit avec plaisir, les portraits sont vivants et si l’on connaît un peu Pékin, on y retrouve nombre d’endroits familiers.</p>
<p>Dans la deuxième partie, Old Chen et ses amis recherchent Little Xi dans plusieurs provinces où ils découvrent la condition des paysans et les expropriations de terres, le développement très rapide du protestantisme (officiel et caché), les écarts stupéfiants de niveau de vie, le contrôle du Parti (les livres de Yang Jiang n’existent plus dans les fichiers des librairies.. !)</p>
<h1><span style="font-size: medium;">Le  modèle chinois…</span></h1>
<p>Le groupe s’empare de He Dongshen, une de leurs relations mais aussi un membre du Bureau Politique, qu’ils obligent à parler. Il va leur expliquer pendant une quarantaine de pages pourquoi les massacres de Tiananmen de 1989 ont été oubliés et comment plus tard le pouvoir  a organisé une crise majeure pour que la population accepte la dictature: « In a moderately well-off society, the people fear chaos more than they fear dictatorship » (p.248)</p>
<p>Un modèle chinois est alors développé, combinant un contrôle du pouvoir et une politique économique très libérale centrée sur la demande intérieure. De même He Dongshen explique la politique étrangère mise en place, souvent orientée par les besoins du pays en matières premières.</p>
<p>Enfin il justifie avec cynisme le monopole du Parti qui veut préserver son propre pouvoir, ce qui exclut toute réforme mais évite aussi les risques d’une dérive nationaliste et fasciste . Comme dit He Dongshen « even if we are fascists, we are only in the early ages of fascism now » (p.283). Il va enfin leur révéler le secret de l’euphorie ambiante…</p>
<p>Cette interrogation fort pessimiste de l’auteur sur le modèle chinois est bien sur préoccupante pour la planète; les risques de dérive peuvent être approfondis en lisant un bon article de <a href="http://www.thechinabeat.org/?p=2423">Zhansui Yu</a> dans « The China Beat ».</p>
<p>Bertrand Mialaret</p>
<p>Photo : Chan Koonchung à Paris le 11/21/2011 (BM)</p>
<p>(1) Chan Koonchung, “The Fat Years”, traduit du chinois par Michael S. Duke- Doubleday 2011.</p>
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		<item>
		<title>Le cycle cinéma et littérature chinois de l’Institut Confucius de Paris.</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 13:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema chinois]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ce cycle « De l’écrit à l’écran », que l’on a déjà <a href="http://mychinesebooks.com/frcinma-littrature-chinoise-cycle-de-seize-films-paris/">signalé</a> l’an dernier, va proposer, à partir du jeudi 17 novembre 2011, un nouveau <a href="http://www.confucius.univ-paris7.fr/documents/planningcinema_saison2.pdf">programme</a> à l’Institut Confucius de l’Université Paris Diderot, à la Halle aux Farines, sur le campus de Paris Rive Gauche.</p>
<p>Les quatre séances gratuites de l’année 2011, auront lieu le jeudi à 17 heures 30 dans la salle 9<sup> </sup>E. En 2012, douze films seront projetés; l’horaire est à&#8230; <a href="http://mychinesebooks.com/frle-cycle-cinma-littrature-chinois-de-linstitut-confucius-de-paris/" class="read_more">Lire la suite</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce cycle « De l’écrit à l’écran », que l’on a déjà <a href="http://mychinesebooks.com/frcinma-littrature-chinoise-cycle-de-seize-films-paris/">signalé</a> l’an dernier, va proposer, à partir du jeudi 17 novembre 2011, un nouveau <a href="http://www.confucius.univ-paris7.fr/documents/planningcinema_saison2.pdf">programme</a> à l’Institut Confucius de l’Université Paris Diderot, à la Halle aux Farines, sur le campus de Paris Rive Gauche.</p>
<p>Les quatre séances gratuites de l’année 2011, auront lieu le jeudi à 17 heures 30 dans la salle 9<sup> </sup>E. En 2012, douze films seront projetés; l’horaire est à confirmer.</p>
<p>La présentation des films, tout à fait remarquable, sera assurée, comme l’an dernier, par Luisa Prudentino.</p>
<p>Le 17 novembre, on pourra voir « <strong>Two stars of the Milky Way</strong> », film muet en noir et blanc de 1931, de Shi Dongshan d’après le roman de Zhang Henshui, la “star” du roman populaire de années 1930, romans des “canards mandarins et des papillons”. Des romans sentimentaux, puis après l’agression japonaise, il écrit des œuvres plus militantes et nationalistes (une nouvelle version de « Au bord de l’eau », fort appréciée de Mao Zedong).</p>
<p>L’auteur, ni communiste, ni nationaliste a tant écrit que l’on estime sa production entre 60 et 90 romans ! On peut lire le texte le plus célèbre « Shanghai Express » (1935) , traduit en anglais (1). Son roman « Liang Shanbo and Zhu Yingtai » (1953) a également été traduit.</p>
<p>Les films suivants : <strong>« Old and New Shanghai »</strong> (1936) et <strong>“La boutique de la famille Lin”</strong> (1959) d’après la nouvelle célèbre de Mao Dun, semblent fort intéressants.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2976" href="http://mychinesebooks.com/frle-cycle-cinma-littrature-chinois-de-linstitut-confucius-de-paris/fvrier1/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2976" title="FVRIER~1" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/11/FVRIER1-156x300.jpg" alt="" width="156" height="300" /></a>On signalera tout particulièrement la séance du 15 décembre avec <strong>« Février, printemps</strong> <strong>précoce »</strong> (1963) de Xie Tieli, adapté de la nouvelle de Rou Shi (2), un écrivain à l’activité révolutionnaire, fusillé en 1931 à trente ans, ainsi que quatre autres écrivains, par le Kuomintang.</p>
<p>Bertrand Mialaret</p>
<p>(1)   « Shanghai Express », traduit par William A. Lyell. University of Hawai Press 1997.</p>
<p>(2)    “Février” traduit par Wang Chun-jian. Actes Sud 1985.</p>
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		<title>Bi Feiyu, un écrivain chinois au pays des aveugles.</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 17:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[FeaturedRue89]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Rue89]]></category>
		<category><![CDATA[Bi Feiyu]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2930" href="http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-crivain-chinois-au-pays-des-aveugles/cat_1313999047_1/"><img class="alignleft size-full wp-image-2930" title="cat_1313999047_1" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/10/cat_1313999047_1.jpg" alt="" width="180" height="284" /></a>Le romancier chinois Bi Feiyu vient de se voir attribuer ces derniers mois les deux prix littéraires les plus prestigieux en Asie, notamment le prix Mao Dun, le « Goncourt » chinois.</p>
<p>A Paris pour quelques jours, à l&#8217;occasion de la publication de son dernier roman « Les Aveugles », nous avons pu le rencontrer : un bon vivant, un bon artisan, heureux dans la Chine actuelle. <a href="http://www.rue89.com/2011/10/20/bi-feiyu-un-ecrivain-chinois-au-pays-des-aveugles-225703">Lire la suite sur Rue89.</a></p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2930" href="http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-crivain-chinois-au-pays-des-aveugles/cat_1313999047_1/"><img class="alignleft size-full wp-image-2930" title="cat_1313999047_1" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/10/cat_1313999047_1.jpg" alt="" width="180" height="284" /></a>Le romancier chinois Bi Feiyu vient de se voir attribuer ces derniers mois les deux prix littéraires les plus prestigieux en Asie, notamment le prix Mao Dun, le « Goncourt » chinois.</p>
<p>A Paris pour quelques jours, à l&#8217;occasion de la publication de son dernier roman « Les Aveugles », nous avons pu le rencontrer : un bon vivant, un bon artisan, heureux dans la Chine actuelle. <a href="http://www.rue89.com/2011/10/20/bi-feiyu-un-ecrivain-chinois-au-pays-des-aveugles-225703">Lire la suite sur Rue89.</a></p>
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		<title>Bi Feiyu, à Nankin, un écrivain décontracté…</title>
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		<comments>http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-nankin-crivain-dcontract/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 20:24:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Bi Feiyu]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2922" href="http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-nankin-crivain-dcontract/_bi_feiyu/"><img class="alignleft size-full wp-image-2922" title="_Bi_Feiyu" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/10/Bi_Feiyu.jpg" alt="" width="222" height="227" /></a></p>
<p>La première partie de l’interview de Bi Feiyu à Paris a été publiée avec la critique de son livre « Les Aveugles », sur Rue 89 ; on lira ce qui concerne son métier d’écrivain…</p>
<h4><strong>La « liste longue » des romans sélectionnés pour le prix Mao Dun a entraîné des polémiques</strong></h4>
<p>C’est vrai que sur cette liste puis parmi les lauréats, il y a des Présidents et Vice Présidents des Unions Régionales des Ecrivains. C’est en fait tout&#8230; <a href="http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-nankin-crivain-dcontract/" class="read_more">Lire la suite</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2922" href="http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-nankin-crivain-dcontract/_bi_feiyu/"><img class="alignleft size-full wp-image-2922" title="_Bi_Feiyu" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/10/Bi_Feiyu.jpg" alt="" width="222" height="227" /></a></p>
<p>La première partie de l’interview de Bi Feiyu à Paris a été publiée avec la critique de son livre « Les Aveugles », sur Rue 89 ; on lira ce qui concerne son métier d’écrivain…</p>
<h4><strong>La « liste longue » des romans sélectionnés pour le prix Mao Dun a entraîné des polémiques</strong></h4>
<p>C’est vrai que sur cette liste puis parmi les lauréats, il y a des Présidents et Vice Présidents des Unions Régionales des Ecrivains. C’est en fait tout à fait normal car si un auteur est reconnu en Chine, il devient rapidement Vice Président de l’Union Régionale. Mais dans l’avenir, cela va changer ; il y a de plus en plus de jeunes écrivains qui n’appartiennent pas à l’Union.</p>
<p>Vous évoquez les critiques de Han Han qui déclare que l’Union ne sert à rien. C’est vrai que l’Union n’a pas beaucoup d’utilité en matière de littérature. Elle est utile pour notre génération, pas pour les plus jeunes. Quand nous avons quitté l’université, c’était l’Etat qui nous attribuait des postes; maintenant les jeunes trouvent eux mêmes leur travail et n’ont plus la même relation avec la société.</p>
<h4><strong>Vos relations avec les écrivains…</strong></h4>
<p>Parmi les écrivains chinois actuels, mon préféré est Mo Yan. Pour la littérature étrangère, j’ai l’impression que la qualité baisse mais j’aime Naipaul, Le Clezio, Amos Oz, Vargas Llosa et Adonis.</p>
<p>J’ai effectivement rencontré Gao Xingjian <em>(prix Nobel 2000)</em>, nous étions dans le même hôtel à Edimbourg. Depuis longtemps, on dit qu’il n’a pas très envie d’avoir des relations avec des écrivains chinois, j’ai pu le vérifier moi-même et on a juste échangé quelques saluts.</p>
<p>Oui, j’ai fait à Londres une émission avec Chan Koonshung (1), je ne savais pas qu’il était romancier; pour moi, c’était un réalisateur, également auteur d’articles et d’essais. Comme je devais échanger avec lui, j’ai lu son roman; dès qu’on le lit, on sait que c’est le roman d’un taiwanais, on ne parle pas le même chinois !</p>
<h4><strong>La création littéraire sur internet…</strong></h4>
<p>C’est un phénomène important en Chine et dans la liste longue du prix Mao Dun, il y a eu, pour la première fois, des romans créés sur internet; ce sont des auteurs très jeunes. En Chine, cela a un effet positif très important et je souhaite que cela se développe encore davantage. Quant à la qualité littéraire, c’est autre chose, ce sont des textes écrits trop rapidement…</p>
<h4><strong>Editeurs, agents et traducteurs…</strong></h4>
<p>Il faut dire tout d’abord qu’il est très difficile pour un écrivain chinois de se faire publier aux Etats Unis, en Angleterre ou en France, alors que les écrivains occidentaux ont beaucoup de facilités pour être édités en Chine. J’ai eu beaucoup de chance d’être publié comme je l’ai été en France et toutes mes publications à l’étranger ont commencé par la France. En Angleterre et aux Etats Unis, ils achètent les livres qui ont eu du succès en France.</p>
<p>Mon agent, jusqu’en 2008, Laura Susijn, m’a beaucoup aidé, mais depuis cette date, je travaille avec Nurnberg Associates.</p>
<p>Avec mes traducteurs en France, les relations sont bonnes et on se connaît bien, qu’il s’agisse de Claude Payen, d’Isabelle Rabut ou d’ Emmanuelle Péchenart.</p>
<p>Dans le monde anglophone, j’ai d’excellents rapports avec Howard Goldblatt; il a plus de 70 ans et je l’appelle « grand frère » ; il est très intéressant, très vivant et professeur d’université. Oui je sais qu’il a la réputation de manier le ciseau quand il trouve qu’il y a des longueurs mais je n’ai pas eu de problème avec lui; c’est quelqu’un de très consciencieux qui prend très au sérieux son rôle de traducteur .</p>
<p>Je comprends que vous soyez étonné que les trois romanciers chinois, Jiang Rong, Su Tong et moi-même, qui ont eu le prix Man Asia, ont tous été traduits par Howard Goldblatt, mais le plus étonné c’était moi car je pensais n’avoir aucune chance après deux lauréats chinois les années précédentes.</p>
<h4><strong>La campagne puis Nankin…</strong></h4>
<p><a rel="attachment wp-att-2966" href="http://mychinesebooks.com/frbi-feiyu-nankin-crivain-dcontract/bi-feiyu-les-aveugles-6/"><img class="alignleft size-full wp-image-2966" title="Bi Feiyu Les aveugles." src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/10/Bi-Feiyu-Les-aveugles.5.jpg" alt="" width="180" height="284" /></a>De nombreux écrivains habitent Nankin : Su Tong, Ye Zhaoyan, Han Dong, Huang Beija (2) ; quant à moi, avant Nankin, j’ai vécu de 1958 à 1989 dans un village du Jianxi. La campagne a une grande importance pour moi, mais mon père était un intellectuel qui a subi le mouvement anti droitier et ma mère était enseignante. Je ne viens pas d’une famille de paysans comme Mo Yan, cela fait une grande différence.</p>
<p>A Nankin, je fais beaucoup de sport, j’ai commencé dans les cours de récréation car j’ai toujours vécu dans des écoles pendant ma jeunesse.</p>
<p>La musique a pour moi une grande importance, je joue du erhu ; j’ai commencé très jeune et je pense que j’avais quelques dispositions mais je n’ai pas eu un véritable apprentissage; en ville, j’aurais pu avoir une vraie formation et peut-être ma vie aurait été très différente…</p>
<h4><strong>Votre vie d’écrivain…</strong></h4>
<p>Avant 1999, j’écrivais toujours la nuit; après 35 ans, je travaille le jour, c’est meilleur pour la santé ! Quand j’écris un roman, je travaille tous les jours avec des cigarettes et sans musique. Pendant plus de dix ans, j’ai bu du café avec de la nourriture occidentale, des cigares et du whisky. Maintenant, je deviens de plus en plus Chinois dans mes goûts, je bois du thé mais pas de moataï, c’est trop fort…</p>
<p>Bertrand Mialaret</p>
<p>(1)   Chan Koonchung est né à Shanghaï et vit à Hong Kong et à Pékin. Son roman « The fat years » publié à Hong Kong et à Taiwan en 2009 mais interdit en Chine a suscité un très grand intérêt. La traduction anglaise par Michael S. Duke (avec une préface de Julia Lovell) a été publié cet été par Doubleday; la version française sortira bientôt chez Grasset.</p>
<p>C’est un texte absolument passionnant sur la Chine de…2013. Comme moi, vous ne refermerez pas ce livre avant de l’avoir terminé…</p>
<p>(2) Tous sauf Han Dong, ont eu plusieurs de leurs ouvrages traduits en français; un livre de Han Dong, « Banished » vient d’être traduit en anglais par Nicky Harman et publié par University of Hawaï Press.</p>
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		<title>Ha Jin, comment un grand écrivain chinois est devenu américain.</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 17:19:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[FeaturedRue89]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Rue89]]></category>
		<category><![CDATA[Ha Jin]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2880" href="http://mychinesebooks.com/frha-jin-comment-grand-crivain-chinois-est-devenu-amricain/ha-jin-vivre/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2880" title="Ha Jin vivre" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/10/Ha-Jin-vivre-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a>Immigré ou exilé, comment s&#8217;insère-t-on dans un nouveau pays, comment y survit-on, comment vit-on avec une nouvelle langue, un nouvel environnement, des valeurs, des références qui vous sont étrangères ?  « La Liberté de vivre », le roman, largement autobiographique, du grand écrivain chinois <a href="http://mychinesebooks.com/le-premier-roman-%C2%AB-americain-%C2%BB-du-%C2%AB-chinois-%C2%BB-ha-jin/">Ha Jin</a>, devenu citoyen américain, aborde ces différents thèmes avec intelligence et émotion. <a href="http://www.rue89.com/2011/10/12/ha-jin-comment-un-grand-ecrivain-chinois-est-devenu-americain-225523">Lire la suite sur Rue89</a></p>
<div align="right" style="float: right; padding: 5px 0px 0px 5px;"><a name="fb_share" type="box_count" share_url="http://mychinesebooks.com/frha-jin-comment-grand-crivain-chinois-est-devenu-amricain/"></a></div><fb:share-button href="http://mychinesebooks.com/frha-jin-comment-grand-crivain-chinois-est-devenu-amricain/" type="box_count"></fb:share-button>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2880" href="http://mychinesebooks.com/frha-jin-comment-grand-crivain-chinois-est-devenu-amricain/ha-jin-vivre/"><img class="alignleft size-medium wp-image-2880" title="Ha Jin vivre" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/10/Ha-Jin-vivre-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a>Immigré ou exilé, comment s&#8217;insère-t-on dans un nouveau pays, comment y survit-on, comment vit-on avec une nouvelle langue, un nouvel environnement, des valeurs, des références qui vous sont étrangères ?  « La Liberté de vivre », le roman, largement autobiographique, du grand écrivain chinois <a href="http://mychinesebooks.com/le-premier-roman-%C2%AB-americain-%C2%BB-du-%C2%AB-chinois-%C2%BB-ha-jin/">Ha Jin</a>, devenu citoyen américain, aborde ces différents thèmes avec intelligence et émotion. <a href="http://www.rue89.com/2011/10/12/ha-jin-comment-un-grand-ecrivain-chinois-est-devenu-americain-225523">Lire la suite sur Rue89</a></p>
<div align="right" style="float: right; padding: 5px 0px 0px 5px;"><a name="fb_share" type="box_count" share_url="http://mychinesebooks.com/frha-jin-comment-grand-crivain-chinois-est-devenu-amricain/"></a></div><fb:share-button href="http://mychinesebooks.com/frha-jin-comment-grand-crivain-chinois-est-devenu-amricain/" type="box_count"></fb:share-button><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/mychinesebooks/~4/niaOTNIuVvc" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Mo Yan, des nouvelles: « La belle à dos d’âne… »</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/mychinesebooks/~3/jouurLlqVMs/</link>
		<comments>http://mychinesebooks.com/frmo-yan-des-nouvellesla-belle-dos-dne/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 09:16:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Mialaret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Mo Yan]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2840" href="http://mychinesebooks.com/frmo-yan-des-nouvellesla-belle-dos-dne/mo-yan-la-belle/"><img class="alignleft size-full wp-image-2840" title="Mo Yan la belle" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/09/Mo-Yan-la-belle.png" alt="" width="80" height="127" /></a>Ces derniers mois,<a href="http://mychinesebooks.com/tag/mo-yan/"> Mo Yan</a> a fait à lui seul l’actualité: la publication en français de <a href="http://mychinesebooks.com/frmo-yan-grenouilles-la-politique-nataliste/">« Grenouilles » </a>(1) suivie quelques jours plus tard de l’attribution à ce roman du <a href="http://mychinesebooks.com/frcinq-livres-pour-le-prix-mao-dun-2011-2/">prix Mao Dun</a> (partagé avec quatre autres écrivains), mais un prix de 50 000 euros pour chacun.</p>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-2840" href="http://mychinesebooks.com/frmo-yan-des-nouvellesla-belle-dos-dne/mo-yan-la-belle/"><img class="alignleft size-full wp-image-2840" title="Mo Yan la belle" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/09/Mo-Yan-la-belle.png" alt="" width="80" height="127" /></a>Ces derniers mois,<a href="http://mychinesebooks.com/tag/mo-yan/"> Mo Yan</a> a fait à lui seul l’actualité: la publication en français de <a href="http://mychinesebooks.com/frmo-yan-grenouilles-la-politique-nataliste/">« Grenouilles » </a>(1) suivie quelques jours plus tard de l’attribution à ce roman du <a href="http://mychinesebooks.com/frcinq-livres-pour-le-prix-mao-dun-2011-2/">prix Mao Dun</a> (partagé avec quatre autres écrivains), mais un prix de 50 000 euros pour chacun.</p>
<p>Tout récemment a été publié un recueil de nouvelles au titre évocateur : « La belle à dos d’âne dans l’avenue de Chang’an » (2) et à la couverture censée attirer l’œil. Une couverture en total décalage, car certains textes font surtout penser à Pu Songling (1640-1715), un des auteurs préférés de Mo Yan, un natif du Shandong comme lui et que Philippe Picquier a magnifiquement servi dans une publication en 2005, en deux volumes, des « Chroniques de l’étrange », traduites par André Lévy.</p>
<p>Les deux premières nouvelles, « La belle à dos d’âne… » et surtout « La femme au bouquet de fleurs », évoquent les hommes fascinés par la beauté des femmes, une beauté étrange, magique, surnaturelle…des femmes ou des renardes comme dans les « Chroniques de l’étrange ».</p>
<p>Les deux autres nouvelles, « Le combat dans la peupleraie » et surtout « Les poucettes », sont dans la ligne des récits de Mo Yan qui, par les yeux d’un enfant, dénonce les injustices et les lâchetés du monde des adultes.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2843" href="http://mychinesebooks.com/frmo-yan-des-nouvellesla-belle-dos-dne/mo-yan-enfant-de-fer/"><img class="alignleft size-full wp-image-2843" title="Mo Yan enfant de fer" src="http://mychinesebooks.com/wp-content/uploads/2011/09/Mo-Yan-enfant-de-fer.png" alt="" width="112" height="173" /></a>« Les poucettes », un texte très dur, est dans la droite ligne d’un excellent volume de nouvelles, « Enfant de fer » (3) qui comprend seize récits choisis par Mo Yan comme étant les plus représentatifs de son œuvre.</p>
<p>Ces deux livres nous montrent la diversité et le formidable talent de l’auteur. Il faut ajouter que certaines nouvelles ont été publiées à part, telles « Le maître a de plus en plus d’humour » (4) et un recueil édité aux Etats Unis « Shifu, you’ll do anything for a laugh » (titre anglais de la nouvelle « Le maître a de plus en plus d’humour ») qui regroupe plusieurs beaux textes : « Le bébé abandonné », « Enfant de fer »…</p>
<p>Un seul regret, on aimerait des nouvelles de Mo Yan sur la jeune génération urbaine actuelle. Cette génération n’a pas encore fait émerger des écrivains de premier plan et Mo Yan avoue qu’il ne la comprend pas …</p>
<p>Bertrand Mialaret</p>
<p>(1)   Mo Yan : « Grenouilles », traduit par Chantal Chen-Andro, Le Seuil. Août 2011, 410 pages, 22 euros.</p>
<p>(2)   Mo Yan : « La belle à dos d’âne dans l’avenue de Chang’an, traduit par Marie Laureillard, P. Picquier, 2011, 16 euros.</p>
<p>(3)    Mo Yan : « Enfant de fer », traduit par Chantal Chen-Andro, Le Seuil 2004, 315 pages.</p>
<p>(4)   Mo Yan : « Le maître a de plus en plus d’humour », traduit par Noël Dutrait, Le Seuil 2006.</p>
<p>(5)   Mo Yan : « Shifu, you’ll do anything for a laugh”, traduit par Howard Goldblatt, Arcade Publishing, 2003.</p>
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