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<?xml-stylesheet href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/rss2full.xsl" type="text/xsl" media="screen"?><?xml-stylesheet href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css" type="text/css" media="screen"?><rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0"><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173</atom:id><lastBuildDate>Fri, 18 Jul 2008 19:00:01 +0000</lastBuildDate><title>Une voix parvient à quelqu’un dans le noir.</title><description /><link>http://nemolivier.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Olivier)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>57</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/nemolivier" type="application/rss+xml" /><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-140733078396988641</guid><pubDate>Fri, 18 Jul 2008 19:00:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-18T21:00:02.003+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">technique</category><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">tablette de lecture</category><title>Imaginer  (prs 505)</title><description>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/SIDNTlTVgvI/AAAAAAAACHA/KGEryt6-GC0/s1600-h/P1020261.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/SIDNTlTVgvI/AAAAAAAACHA/KGEryt6-GC0/s400/P1020261.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5224401304064197362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(oui, la photo est horrible, c’était pire avec le flash ou une lumière directe)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Me voici donc en possession d’une « tablette de lecture » sony prs 505.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bête est plutôt jolie, bleue foncée — j’ai choisi cette couleur en espérant que ça favoriserait un bon contraste par rapport au papier — étonnamment légère et fine hors de sa pochette.&lt;br /&gt;La pochette est de plutôt bonne facture bien que le mode d’accrochage fasses que le livre n’en est solidaire que par la tranche (comme une page, en quelques sortes) et bouge un peu dans son emplacement. L’autre inconvénient, c’est qu’ouverte, les boutons sont à quelques deux centimètres  du bord et qu’on a moins l’appareil en lui-même au creux de la main portant le poids sur le bout des doigts. La tenue de la main droite est plus agréable sans la pochette… et plus agréable  avec de la main gauche !&lt;br /&gt;Je ne vais pas détailler tous le fonctionnement, il y a suffisamment de vidéos et autre sur le sujet partout sur le net. Reste que les boutons sont assez agréable, plutôt durs mais on évite ainsi les appuis inopinés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quelques considérations techniques :&lt;br /&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Impossible d’utiliser avec ma carte SDHC de 8Go. Même en la partitionnant de façon qu’une première partie n’en fasses que 2&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;la carte SD de 2 Go est parfaitement reconnue ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;branché via le câble usb, linux reconnaît automatiquement la mémoire interne et la carte SD comme deux clef usb correctement nommées et automatiquement montées&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; il suffit de recréer l’arborescence dans la carte SD tel que &lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1338"&gt;François&lt;/a&gt; l’a indiqué dans son billet concernant les Mac™ (à ceci près que le lecteur avait automatiquement créé un répertoire « Sony Reader » dans lequel j’ai créé l’arborescence&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;premier chargement en quelques heures via la recharge qui se branche sur le courant &lt;/li&gt;&lt;li&gt;pour la synchronisation, nous disposons sous linux de &lt;a href="http://www.conduit-project.org/"&gt;conduit&lt;/a&gt; dont la dernière version sortait hiers, coup de chance, car bien que prométeur, le logiciel est un peu jeune à mon goût. Pour les ubuntero, un &lt;a href="https://launchpad.net/%7Econduit/+archive"&gt;dépôt&lt;/a&gt; pour cette version est disponible sur launchpad et conduit est un des logiciels dont on trouve des mises à jour sur &lt;a href="http://getdeb.net/search.php?keywords=conduit"&gt;getdeb&lt;/a&gt;&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;mauvaise nouvelle : pour pouvoir installer, qui sait peut-être, des mises à jour du firmware (ou un firmware opensource), il faudra impérativement passer par le logiciel dédié ne fonctionnant que sous Windows™.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Première réaction, comme tout le monde : la lecture est étonnamment facile, on oublie totalement l’appareil. Les blancs pourraient à mon goût être un peu plus blanc mais ce n’est pas gênant pour la lecture. Le temps de réaction après chaque appui sur un touche est au début surprenant et il faut s’habituer à ne pas cliquer 3 fois là où une seule suffit… plus un léger temps d’attente. Ceci entraîne que lors de la lecture on se retrouve à anticiper un peu la fin de la dernière ligne pour tourner sa page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai testé des pdf issus de &lt;a href="http://publie.net/"&gt;publie.net&lt;/a&gt;, d’autres de &lt;a href="http://www.feedbooks.com/"&gt;feedbooks&lt;/a&gt; (qui permet de régler soi-même la police utilisé et la taille des marges, dommage que le site ne soit pas plus francisé et qu’on ne puisse pas facilement dire qu’on ne veut que des livres en français) ou d’&lt;a href="http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/commencer-a-lire/"&gt;aldus&lt;/a&gt;. J’ai bien entendu créé moi-même des pdf avec context. Je pense d’ailleurs que le plus confortable est de ne mettre aucune marge ou presque. Quand il y en a, mon premier réflex est d’appuyer sur le bouton « zoom » pour que le texte occupe toute la page. Cette fonction pose quelques porblèmes avec les pdf car avec certains pdf, quand on passe à la page suivante, le zoom n’est pas optimum et il faut revenir à la taille normale avant de re-zoomer.&lt;br /&gt;Les résultats sont mitigés, certaines polices trop fines ou détaillés passent mal (la &lt;a href="http://linuxlibertine.sourceforge.net/Libertine-EN.html"&gt;LinuxLibertine&lt;/a&gt; par exemple) alors que d’autres sont très bien (j’ai utilisé la &lt;a href="http://scripts.sil.org/cms/scripts/page.php?site_id=nrsi&amp;amp;item_id=Gentium"&gt;Gentium&lt;/a&gt; pour le moment). Il faudra que je teste une des nombreuses polices « &lt;a href="http://www.tug.dk/FontCatalogue/sansseriffonts.html"&gt;sans sérif&lt;/a&gt; » libres  disponibles et qui sont peut-être plus adaptées puisque moins ornées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai beaucoup moins testé les .rtf mais il semble que le résultat soit également très bien, avec cet atout de permettre de changer la taille des caractères. Un regret cependant : on dirait bien que les polices qui sont dans la machine sont très limités… l’apostrophe typographique « ’ » n’est pas reconnue — c’est pourtant le guillet de citation de second niveau en anglais —, le tiret sur cadratin « — » non plus. Il est vraiment dommage qu’un appareil destiné a rivaliser avec le livre ne permette pas ce minimum de mise en page. Peut-être est-ce OpenOffice qui s’y prend mal…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ergonomie de la navigation est agréable, avec quelques raccourcis bien pensés lors de l’appui long sur les touches, utiles compte-tenu du temps de réaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai jeté qu’un rapide coup d’œil aux courts textes déjà présents dans l’appareil à la première ouverture. La qualité semble au rendez-vous mais le format n’est pas ouvert, je ne sais pas comment on peut créer des fichiers qui l’utilises et il peu de chances que j’essaie de le faire ! Poubelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car bien entendu, tout n’est pas rose… et sony n’a pas retenu la leçon après l’&lt;a href="http://formats-ouverts.org/blog/2007/09/23/1338-et-si-sony-osait-sauter-le-pas-de-l-ouverture"&gt;abandon « forcé » &lt;/a&gt;de son format de fichier audio (l’ATRAC). Où est le support de l’epub ? Pourquoi l’appareil ne sait-il pas lire des fichiers sons au format .ogg ou .flac qui offrent pourtant une bien meilleur qualité que le propriétaire mp3 ? Espérons que des mises-à-jour du firmware apporteront le support de ces formats (on peut rêver). Pour finir le support du format .doc est annoncé mais en fait il faut être sous Windows™ et posséder word™ pour que le logiciel de sony fasse la conversion à notre place.&lt;br /&gt;Bonne nouvelle pour l’affichage des images le format .png, bien supérieur au .jpeg, est supporté. Dommage que ce ne soit pas le rôle de la machine et que le temps d’affichage des images soit horriblement long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir une conclusion après ces deux premiers jours : quelque soit les questions techniques qui restent à régler, une chose est certaine, c’est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;avant tout&lt;/span&gt; un livre. Ou ce qui s’en rapproche le plus dans l’usage. J’en veux pour preuve que quelques heures après en avoir pris possession j’étais déjà à l’utiliser  tout naturellement, sans problèmes de reflets ou d’encombrement, dans le bus,  pour lire en marchant comme à mon habitude, ou au lit le soir. Aucun autre appareil de lecture ne m’avait permis ça jusqu’à présent. Je sens qu’il va falloir que je trouve un moyen de le protéger : il ne va pas beaucoup me quitter.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/339250035" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/339250035/imaginer-prs-505.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/07/imaginer-prs-505.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-1689059609143039596</guid><pubDate>Wed, 16 Jul 2008 06:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-17T02:03:03.722+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>imaginer (sens)</title><description>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/SH6JMjIDNZI/AAAAAAAACGg/OUi5rf6BIcs/s1600-h/becket_home-image.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/SH6JMjIDNZI/AAAAAAAACGg/OUi5rf6BIcs/s400/becket_home-image.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5223763466476795282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Richard Avedon - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Samuel Beckett, écrivain&lt;/span&gt; 1982&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dehors ! Hors de. Soi (nowhere). (Out !). Hors de et donc vers. Loin de ce qu’étant. Ce en quoi étant. Réfugié et incapable de quitter. Le rassurant. Ou un instant seulement : lever. Instant d’image, de photo, un rien de quelques millièmes de déclenchement, fraction de. Contre ce nulle part qui retient à l’intérieur, dans le noir et la vieille systole. Berceuse. Out ! La tête, un instant. La relever pour fixer. Droit devant — mais ce ne sera que soi l’aperçu pour finir, encore soi. Sur sels d’argents. L’avenir ou le futur. Ce qui vient là, figé dans la photographie l’instant d’après. Cet après développement. Futur qui restera si longtemps qu’il finira par être passé. Loin, tant qu’après plus même de noir ni systole.  À quoi bon ? Relever pourtant les yeux hors du noir. À moins que noir ne soit finalement que lumière. Ou gris impalpable de la cécité. La lecture donne le sens. La sortie pour un temps. Ouvrir. Et le re-plongeon juste après. Le millième suivant. Un clin de diaphragme et non. Finalement non. Plus à trouver tête baisser. Plus à montrer, à dire. Y retourner.&lt;br /&gt;Non pas que ne pouvoir la relever. Non, bien entendu. Ni le vouloir. Puisqu’à voir bien sûr. À scruter. À faire silence avant le temps du moins dire. Du faible moins dire.&lt;br /&gt;Mais devant cet œil et cette mémoire qui s’annonce. Le risque de cette mémoire ; re-.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/337545613" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/337545613/imaginer-sens.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/07/imaginer-sens.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-8192848323934492325</guid><pubDate>Sat, 05 Jul 2008 10:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-07-05T12:20:43.618+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (fer)</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Passage régulier au dessus d’une voie de chemin d’herbe. Enjambement du temps par quelque marche sitôt montées que leurs jumelles descendues après un court plateau sali, hauts grillages pour enclore la verdure citadine qui s’y ébroue, sauvage et protégée, aussi rare qu’abandonnée. Des hurlements colorés sur les murs vibrent à nouveau sur la pierre, vite, sitôt qu’un blanc pâteux les muselle, ajoute un sédiment à l’âge des villes.&lt;br /&gt;    Sous la mousse le rouillé gangrène ce dont imaginer vite les longues plaintes d’un train qui arrive, freine, acier contre acier — devant la roue, à hauteur d’essieu, une petite bouche est là, crachant un filet de sable pour augmenter le mordant —, s’arrête finalement toutes portes ouvertes avant d’emporter loin ceux qui y auront remplacé les nouveaux abandonnés du quai.&lt;br /&gt;    Passer lentement, la gestion du temps est vitale et l’énorme pendule n’est pas loin dans le dos, à côté de l’immense tableau des destinées à venir ; sentir les quais du monde et leurs foules aveugles se bousculant en traînant derrières elles leurs vies sur roulettes, les angoisses affleurant sous les recommandations, les souhaits de météo et ceux du retour. Retrouvailles ici, même pendule même foule, dans l’autre sens. Guettera au travers des têtes, revenant, celle là qui s’apprête à partir, aperçue un rien encore par delà son propre reflet, au dessus du peu de tronc que laisse entrevoir la vitre.&lt;br /&gt;    Arriver vite, la tête pleine de ce que dit, de ce qu’à dire, rien distingué vraiment de la masse grise des couleurs de l’habitude, les marches à la volée, mais sitôt qu’en haut prendre le temps et être pris par lui, un coup d’œil sur l’acier des lignes de fuite tronquée, la scansion obstinée des traverses rongées peu à peu, tout chassé en crâne d’un coup, un paysage nouveau glisse sous la peau, des ombres densifient l’air, forcent le « ralentis ! » intimé aux jambes. Une vibration sous les pieds, le pont tremble et après un temps immense c’est le silence des marches descendantes qui retentit finalement. Y repasser bientôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_--nNGmZpU18/SG8r6Grqi4I/AAAAAAAACGA/kDZZb9EASew/s1600-h/p1020171+%28Modifi%C3%A9e%29.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_--nNGmZpU18/SG8r6Grqi4I/AAAAAAAACGA/kDZZb9EASew/s400/p1020171+%28Modifi%C3%A9e%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5219438770371857282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/327289128" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/327289128/imaginer-fer.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/07/imaginer-fer.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-1529006277517849825</guid><pubDate>Mon, 30 Jun 2008 09:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-30T12:42:33.658+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (redondance)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_--nNGmZpU18/SGi1EHV-ZTI/AAAAAAAACFg/MOWVRSp1ftc/s1600-h/Capture-Wordle+-+Une+voix+-+Vimperator.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_--nNGmZpU18/SGi1EHV-ZTI/AAAAAAAACFg/MOWVRSp1ftc/s400/Capture-Wordle+-+Une+voix+-+Vimperator.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5217619250604041522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sac, duquel pas d’autre choix que tirer ce qui s’y trouve. Mots et idées et sons. Sons aussi. Palpés lentement dans le noir, la peau rougie de la main contre la toile raide. En chercher un dont la résonance tremble lentement un peu plus loin dans l’obsucurité, l’espérer autant que le savoir à portée de. En croiser d’autres, effleurer les images, frémir de ce à quoi elles renvoient — une odeur parfois dans le sac, fouilles encore —, les routes nouvelles, chapelet incertains. Ne pas. Ou si, justement, dévier parfois. L’autre route avec regret, la peur déjà, de celle qu’on ne prendra plus, la bifurcation perdue ou définitivement cassée. Se pourrait-il que quelques uns s’échappent ? Pour où ?&lt;br /&gt;Saches que jamais encore n’as atteint le  fond, que souvent c’est sur le vide que se clôt la main — appris à l’aimer, celui-là, tant il est du sac autant que le reste —, que d’aucun ne sont pas cachés si loin, pas caché, que les fuis en fait, un peu, sitôt qu’en leur parage, leur tournes autour sans doute, ou qu’eux te narguent. Imagines leur présence, ce qu’ils sont. Et leurs voisins vers lesquels reflues finalement.&lt;br /&gt;Saches encore que le rouge à tes mains marque l’évidence revêche des limites de ton sac. Il faudra bien faire avec.&lt;br /&gt;Et que s’il n’en est pas qui s’échappent bien qu’oublié un peu, reste l’idée qu’il puisse en rentrer.&lt;br /&gt;Leur faire une place.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;NB : Le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me"&gt;mème&lt;/a&gt; du moment de la blogosphère littéraire. &lt;i&gt;Cf&lt;/i&gt; &lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article400"&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://arnaud-maisetti.blogspot.com/"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/323158767" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/323158767/imaginer-redondance.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/06/imaginer-redondance.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-3032554974037837984</guid><pubDate>Wed, 25 Jun 2008 09:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-25T19:13:36.586+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (souffle)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_--nNGmZpU18/SGFah1--FNI/AAAAAAAACDs/i11XhNy_x-w/s1600-h/p1020228+%28Modifi%C3%A9e%29.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_--nNGmZpU18/SGFah1--FNI/AAAAAAAACDs/i11XhNy_x-w/s400/p1020228+%28Modifi%C3%A9e%29.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215549380945122514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Instant où la parole s’efface ; que la bouche desséchée se refuse à elle pour la seule scansion du souffle, ou que les mots ne trouvent plus leur trajet d’ombre qu’éclairait encore un peu, il y a peu, la nécessité du dire encore. Un peu encore. Infime, ajouté à tout ce que dis depuis loin derrière, jusqu’à ces riens d’il y a peu. Parvenait alors la fatigue des mercis et celle des menus désirs. Un verre d’eau, quelques nouvelles du ciel.&lt;br /&gt;Fini l’infini du silence de l’instant, les secondes d’inspiration reprendront, délicatement enlacées aux expirations ; vieux soufflet obstiné qui marque encore le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ses côté la veilleuse veille. Vacillantes parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre se penche au dessus, soudain dressé sur la petite pointe de petits pieds, mais c’est baisser la tête vers plutôt que de l’y élever, passer au delà du grand lit, des barreaux, des draps trop lisses, porter le souvenir de jeunes lèvres jusqu’au piquant du visage ; passe le rire d’antan. Loin. Incongru. Réponse aux pattes d’oies qui s’affirmaient aux coins des vieux yeux déjà. Se heurte au vide des joues du présent.&lt;br /&gt;Tête et cage vieux soufflet. Épaules, genoux. Soubresauts de l’allongé, ou du corps de l’allongé, question de celui-ci étant ou pas l’hôte de celui-là. Il essaye. Petits mots à l’oreille, petite voix sourde avant de passer la bouche ; que dire ? Dans la respiration encore s’insinuer. Une main posée, relever quelques mèches collée par la chaleur. Lentement. Un œil lui répond peut-être par un entrebâillement de paupière qui s’étire jusqu’à ce que le sommeil le ferme à nouveau. L’autre non. Clos.&lt;br /&gt;Mais il répond, quoi qu’il en soit.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/319576850" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/319576850/imaginer-souffle.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/06/imaginer-souffle.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-4617479187813810174</guid><pubDate>Thu, 19 Jun 2008 17:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-20T02:52:18.664+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (laver)</title><description>&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5lX-2sP0JFw"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/5lX-2sP0JFw" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="344" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://www.reversegraffitiproject.com/"&gt;http://www.reversegraffitiproject.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Masque encore, sombre, couleur uniforme sous le jaune des tunnels comme au jour. Y retrouver la ville qui s’y cache, couverte d’une ombre de toute part que le soleil ne maîtrise plus : elle colle tant que la ville se trouve incrustée de cette nouvelle peau qui la vieilli sans lui donner d’âge vraiment. Poussière, acide et grasse, qui pénètre autant qu’elle recouvre, n’étant bientôt plus corps étranger mais nouvelle identité dont on ne sais plus extirper l’ancienne, blanche et ocre, engluée loin dans les souvenirs par ces infimes secondes accumulées jusqu’à masquer l’histoire. C’est un doigt, glissant dans la poussière, cherchant des  ongles, qui y tracerait le désir du passé et, révélant peu à peu la vieille peau originelle, fatiguée, n’y trouverait qu’un nouveau présent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/315831103" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/315831103/imaginer-laver.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/06/imaginer-laver.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-8935662817131337338</guid><pubDate>Mon, 16 Jun 2008 19:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-17T12:07:51.110+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">technique</category><title>Imaginer (le renard et la lecture)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.framablog.org/public/firefox3/firefox3-09.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px;" src="http://www.framablog.org/public/firefox3/firefox3-09.png" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Demain — en fait à 19 heures mardi en France — sortira la nouvelle version de firefox, la version 3. Je la teste depuis des mois et au delà de la rapidité accrue, la nouvelle barre de recherche fondue avec la gestion des signets m’est devenue indispensable.&lt;br /&gt;Mais ce qui est également très important c’est le gain de qualité du rendu des &lt;a href="http://www.dria.org/wordpress/archives/2008/06/10/651/"&gt;polices&lt;/a&gt; et les nouvelles possibilités offertes de rendu d’images (mais aussi les canevas pour les balises sons et vidéo prévue dans html5 : au revoir le plugin flash).&lt;br /&gt;La meilleur gestion des police est importante pour la lecture écran, car elle permet d’avoir des mises en page bien plus propres, avec ligatures et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crenage"&gt;crénage&lt;/a&gt; mais aussi un lissage des polices plus agréable lorsqu’on lit longtemps. Toutes ces fonctions sont aussi accessibles dans les zones de saisie de texte telle que celle que j’ai sous les yeux alors que j’écris.&lt;br /&gt;C’est d’autant plus important que c’est ce moteur de rendu qui équipera la version « mobile » de firefox, fennec, pour téléphones et autres pda, qu’on ne peut pas encore tester mais à propos de laquelle on peut trouver des &lt;a href="http://azarask.in/blog/post/firefox-mobile-concept-video/"&gt;concepts vidéos&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de ces nouveautés, détaillées, illustrée et en français sur l’indispensable &lt;a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/16/firefox-3-bientot-sur-vos-ecrans"&gt;framablog&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À &lt;a href=http://www.spreadfirefox.com/fr/worldrecord&gt;télécharger&lt;/a&gt;, donc, les yeux presques fermés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;NB : l’équipe mozilla espère battre le &lt;a href="http://www.spreadfirefox.com/fr/worldrecord"&gt;record du monde de téléchargement&lt;/a&gt; en une journée… est-ce vraiment nécessaire pour se convaincre de la qualité ? Je préfère le gain incroyable en &lt;a href="http://blog.pavlov.net/2008/03/11/firefox-3-memory-usage/"&gt;performances&lt;/a&gt;. Il n’est pas si courant que les logiciels, gagnant en âge et en fonctionnalités, soulage par là même nos barrettes mémoires. J’irais malgré tout contribuer de mon petit téléchargement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/313282119" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/313282119/imaginer-le-renard-et-la-lecture.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/06/imaginer-le-renard-et-la-lecture.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-2599458318062614494</guid><pubDate>Mon, 09 Jun 2008 20:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-10T00:24:39.371+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (il dansait)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://lh4.ggpht.com/nemolivier/SE2pBjhUBpI/AAAAAAAAB30/8C3z1VCaQyU/p1020182.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: center; cursor: pointer; width: 400px;" src="http://lh4.ggpht.com/nemolivier/SE2pBjhUBpI/AAAAAAAAB30/8C3z1VCaQyU/p1020182.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai oublié de dire qu’il dansait.                                          &lt;br /&gt;Voilà. Debout, devant une vitre que la nuit au dehors lui rendait miroir,  il dansait. Se fixait lui-même, sourire aux lèvres, balancement des hanches, les mains l’une contre l’autre pour un son mat, sa voix dont  les accents graves fuyants me surprennent encore parfois — les silences, ces dernières années, n’ont pas dû lui laisser l’accomplissement de ce basculement de l’âge — accompagnait le tout en chantant joyeusement les paroles ; connues, ressassées depuis si longtemps en silence, dans un balancement ou un cri.&lt;br /&gt;Je le regardais depuis un canapé perdu, figé dans mon incapacité totale à me trémousser sur quelques musique que ce soit — préfèrerais être là, nu, à raconter ma vie, ce ne serait pas moi, il n’y aurait pas ce silence du corps dans l’espace, qui dénude l’âme. Il a alors cette force là, d’être, alors que ce pourrait sembler être le plus difficile qui soit pour lui. Non, aujourd’hui, et demain encore, il est comblé de cette victoire, et dans l’instant, il danse. Il y a ceux-là autour, jamais totalement loin, mais suffisamment pour qu’il s’abandonne à ce plaisir là. Distance, impossible à dire et à mesurer.&lt;br /&gt;Il danse cette journée, le plaisir de nous y retrouver tous. Les liens vite renoués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces moments peut-être, aussi, pendant lesquels ses deux bleus n’étaient pas moins accrochés aux  miens que nos mains l’une pour l’autre. Deux arches qui j’espère le portent autant lui qu’elles me portent moi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/308348803" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/308348803/imaginer-il-dansait.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/06/imaginer-il-dansait.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-5645767357992084626</guid><pubDate>Sat, 31 May 2008 23:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-06-02T19:45:36.588+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (demeure)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://lh3.ggpht.com/nemolivier/SEQwOI9-A6I/AAAAAAAAB3o/piIbAWwV_bk/P1010226.jpg?imgmax=720"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 181px; height: 446px;" src="http://lh3.ggpht.com/nemolivier/SEQwOI9-A6I/AAAAAAAAB3o/piIbAWwV_bk/P1010226.jpg?imgmax=720" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« je nomme chacun des morceaux que je perds, jusqu’à ce que soit réduite à rien la distance du corps au langage »&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Philippe Rahmy &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Demeure le corps&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du plus loin que mal, se souvenir être en vie.&lt;br /&gt;Avoir en soi cette incongruité parasite qui ne cesse, palpitante de toujours dans la poitrine, circulation d’air sans relâche, pas un jour de soulagement, une minute de suspend.&lt;br /&gt;Que la douleur croisse, embellisse, sans que cesse la vie, accrochée loin au fond de soi, s’y débattant encore.&lt;br /&gt;Vie toujours, sans repos ni espoir de rémission, si peu parfois qu’elle semblerait immobile — existence en suspend, demeurerait le corps et ce qui le brise —, mais jamais totalement en fait puisque pour infime que ce soit, marche à marche, béquille de mots, elle progresse jusqu’à un point exquis — 10 sur l’échelle, dit-on — qui étouffera sous elle cette souffrance qui l’a précédée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/303127334" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/303127334/imaginer-demeure.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/06/imaginer-demeure.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-3523747975864276008</guid><pubDate>Wed, 28 May 2008 11:02:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-28T13:25:59.452+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (lumière)</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Blanc soudain. Nitescence absolue qui obstrue la nuit et ses troués jaunes irrégulières, de façades en façades. Instantané jour frémissant, glissé sous le voile sombre et ses larmes à rebondir sur le zinc lépreux. Sitôt passé que disparu, immédiatement vaincue par la chape de gouttes, pas même une survivance entre elles. Mais la rétine s’en souvient, la pupille reste pétrifiée en un minuscule oubli, une petite goutte d’encre qui ne peux plus dire le monde autour d’elle ; il est alors et reste un instant cette lumière omniprésente. Le temps de déguster l’illumination, la perte soudain de tout repère, la chute qui guette, celui aussi de sentir monter le manque, le besoin de reliefs et d’ombres, jusqu’à n’en plus tenir, ouvrir un peu les deux diaphragmes bleus encore tremblant, les amadouer, chercher à nouveau le monde. Ignorer &lt;a href="http://arnaud-maisetti.blogspot.com/2008/05/dchirer.html"&gt;ce qui vient&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/299775321" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/299775321/imaginer-lumire.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/05/imaginer-lumire.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-6986834654752578394</guid><pubDate>Tue, 20 May 2008 10:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-20T23:52:30.645+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (traces)</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.poster.net/pollock-jackson/pollock-jackson-zeichnung-troepftechnik-3500479.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px;" src="http://www.poster.net/pollock-jackson/pollock-jackson-zeichnung-troepftechnik-3500479.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Eau&lt;br /&gt;sang&lt;br /&gt;traces au sol&lt;br /&gt;Ce que laissé, oublié autant que perdu, dès l’instant où détaché de soi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En miroir du corps plaqué par son poids, empreintes de plantes, voutes, quasi-anatomique sinon que cette surface qui les porte les transperce, sable, vélin sous l’encre, buée pour paume&lt;br /&gt;Souffle comme pas&lt;br /&gt;En taches, dégoulinures et trainées, imprimées depuis que tombées là, bitume ou étoffe, échappées au corps, juste viscosité parfaite, couleur, odeur même et goût, âpre et salé, entailles et plaies&lt;br /&gt;Ouvertes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur lesquelles se retourner, y revenir, le temps qu’elles sèchent, bues-évaporées&lt;br /&gt;Les oublier&lt;br /&gt;S’y accroupir, guetter l’écarlate passer carmin et se ternir lentement jusqu’au deuil&lt;br /&gt;Qu’elles disparaissent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plante d’eau sur le sable, paume d’absence sous buée&lt;br /&gt;Encore&lt;br /&gt;Humeurs, essences au sol, souvenirs secs, tenaces, indélébiles&lt;br /&gt;Cicatrices&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/294576952" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/294576952/imaginer-traces.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/05/imaginer-traces.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-6397962474830453116</guid><pubDate>Mon, 19 May 2008 13:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-19T16:14:24.596+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">technique</category><title>Imaginer (adobe digital éditions et linux)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/SDGHfOvi-NI/AAAAAAAAB24/qDsAbYlSgGg/s1600-h/Capture-Adobe+Digital+Editions-1.resized.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/SDGHfOvi-NI/AAAAAAAAB24/qDsAbYlSgGg/s400/Capture-Adobe+Digital+Editions-1.resized.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5202088015192848594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lisant le passionnant &lt;a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1281"&gt;dernier billet&lt;/a&gt; de François consacré au livre électronique, j’y apprends qu’Adobe Digital Editions propose une nouvelle façon d’aborder le livre électronique. Il était temps, me dis-je… Le geek jamais vraiment caché en moi se réveil donc, je clic sur &lt;a href="http://www.adobe.com/products/digitaleditions/"&gt;le lien&lt;/a&gt; vers un tant espéré logiciel multiplatforme de lecture numérique… Las, j’aurais dû m’en douter, j’apprends dans l’onglet dans lequel la page c’est affichée que « désolé, mais votre système ne réponds pas les besoins de systèmes minimaux. »&lt;br /&gt;Qu’a donc mon système ? Alors même qu’Adobe™ annonce fièrement la sortie sur Mac™, Windows™ et Linux de la verison béta du &lt;a href="http://artisan.karma-lab.net/node/1536"&gt;nouveau player flash&lt;/a&gt;, et par là même un effort d’ouverture de leur logiciels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que c’est une réelle surprise, ou une nouveauté… non.&lt;br /&gt;Je démarre donc le dernier Windows™ qui tourne encore ici, me rends sur la page de téléchargement d’adobe digital édition, qui me propose immédiatement de l’installer… il semble bien que ce ne soit en fait qu’une application en flash — déroutant, car le clic droit ne donne jamais rien dans l’application.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne nouvelle, maintenant.&lt;br /&gt;En cliquant avec le bouton droit sur le lien nouvellement créé sur le bureau windows, il est possible via les propriétés de trouver l’adresse exacte de l’exécutable (un « .exe », donc) et de le copier dans une clef usb ¹.&lt;br /&gt;Un fois de retour sous linux il suffit, si ce n’est pas déjà le cas, d’installer &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wine"&gt;wine&lt;/a&gt;, qui permet de faire tourner des applications Windows™ sans avoir a lancer une machine virtuelle pour laquelle, de toute façon, je n’ai pas la licence sur mon ordinateur.&lt;br /&gt;Wine est dans toutes les distributions linux récentes, l’installer ne devrait prendre que quelques clics ou quelque chose comme ça dans la console : « sudo aptitude install wine » pour les ubunteros et autre « débianneux ».&lt;br /&gt;Une fois wine installé, il suffit de naviguer vers la clef usb et, d’un valeureux quoi qu’incertain, double clic sur « digitaleditions1x5.exe » ou « wine LECHEMINVERSLEXECUTABLE/digitaleditions1x5.exe » dans une console, lancer le processus d’installation comme sous Window™ ².&lt;br /&gt;Tout semble se dérouler pour le mieux, un nouveau dossier « My Editions » est créé dans le répertoire personnel, les pages d’aide s’ouvrent dans firefox (bravo pour tous les raccourcis clavier… mais où est celui qui fait un vrai plein écran ?).&lt;br /&gt;Par la suite, Adobe Digital Editions est accessible dans le menu Applications &gt; Wine &gt; Programmes &gt; Adobe Digital Editions et peut-être lancé comme toute autre application linux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, j’espère que ça évitera a quelques lecteur la nécessité de passer par un système d’exploitation dont il ne veulent pas pour… lire un livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¹ j’aurais bien, ici mis un lien vers cet exécutable, mais je doute fort que la licence m’y autorise… si vous n’avez pas accès à un système d’exploitation soutenu par Adobe™, en cherchant entre ici&lt;a href="http://nemolivier.free.fr/adobedigitaleditions1x5.exe"&gt; &lt;/a&gt;et là, vous devriez trouver.&lt;br /&gt;² Je sais, ce ™ devient fatiguant à la longue… mais il est sous &lt;a href="http://www.clavier-dvorak.org/wiki/Utilisateur:Nemolivier#Ce_qui_donne_.C3.A7a_:"&gt;mes doigts&lt;/a&gt; et sers mon propos, alors…&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/293518078" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/293518078/imaginer-adobe-digital-ditions-et-linux.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/05/imaginer-adobe-digital-ditions-et-linux.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-537179935349060967</guid><pubDate>Sun, 18 May 2008 23:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-19T12:32:25.037+02:00</atom:updated><title>Imaginer (ce n’est pas moi qui le dit)</title><description>&lt;blockquote&gt;1. C’est un jeu féodal, fondé sur l’Exaltation du Tournoi et l’inégalité sociale.&lt;br /&gt;2. C’est un jeu dont les règles varient tous les trois siècles.&lt;br /&gt;3. C’est un jeu d’une antiquité contestable (à peu près contemporain de la canasta !).&lt;br /&gt;4. C’est un jeu qui (comme les dames !) ne connaît que trois issues sans nuances : la victoire, la défaite, le nul. On gagne, on perd, certes mais on ne peut pas gagner d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un point&lt;/span&gt;, ce qui est l’un des suprême raffinements du GO !&lt;br /&gt;5. Pis d’abord, c’est pas un jeu qui rend Poli !&lt;br /&gt;6. Deux joeurs de force différente ne peuvent pas jouer ensemble avec intérêt pour le plus fort.&lt;br /&gt;7. Une partie d’échecs dure tout au plus trente coups.&lt;br /&gt;8. C’est un jeu confus où il n’y a pas deux pièces qui fassent la même chose.&lt;br /&gt;9. Nous ne savons pas jouer aux échecs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Il est inutile d’ajouter que le GO n’a aucun de ces manques (à l’exception du point n°9, mais, en France, nous sommes à peu près les seuls à le savoir).&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;PIerre Lusson&lt;br /&gt;Georges Perec&lt;br /&gt;Jacques Roubaud&lt;br /&gt;« Petit traité invitant à la découverte de l’art subtil du go »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/293376047" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/293376047/imaginer-ce-nest-pas-moi-qui-le-dit.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/03/imaginer-ce-nest-pas-moi-qui-le-dit.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-3700905574928658682</guid><pubDate>Sun, 11 May 2008 21:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-11T23:49:19.186+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (homunculus)</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.parismarashi.com/ppm/wp-content/uploads/2007/10/sensory_homunculus.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px;" src="http://www.parismarashi.com/ppm/wp-content/uploads/2007/10/sensory_homunculus.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Petit ou grand, qu’importe, homme.&lt;br /&gt;Sexe entre les deux non-jambes, deux fines baguettes articulée par un genoux mort et un souvenir de pied au bout de chacune d’elles. Elles ne portent pas, ne marchent pas pour, l’une puis l’autre, pour ; le tronc concave, soutenu à peine par une grande cyphose douloureuse qui retrouve sa lordose par instants, pour un temps, avant que la douleur de cette cambrure ne fasse retomber le dos dans sa catatonie habituelle, tenant sans cesse à son sommet deux épaules, presque pas épaules, suffisamment  pour les bras mais rien par rapport au hanches, larges, épaisses et joufflue : ce sur quoi s’asseoir. Car définitivement assis, ischions plantés — d’où la non nécessité des jambes et ce gros bassin confortable bien que pas tant de poids au dessus.&lt;br /&gt;Grosse tête incongrue sur une telle absence de corps, comme chez les deux autres ; moteur ou sensitif. Mais elle ne bouge que très peu, son seul objectif étant celui de placer le regard, droit devant, afin de s’assurer que des mains surgissent ce que souhaité d’elles. Deux yeux, donc, mobile dans le cadre restreint de ce qu’a guetter, ils ne se cognent même plus aux bornes de ce que vu, les savent trop bien. Quelque peu d’oreille mais la musique écoutée ne nécessite pas tant d’oreille que ça : le silence total serait tout aussi bien tant qu’il isole et fait oublier cet encombrant univers tout autour. Jamais eu de bouche tout du moins pas celle qui mange, qui parle,  celle qu’une langue horrible comble, dont elle déborde. Tout juste celle qui marmonne, qui rumine pour les doigts.&lt;br /&gt;Les bras ne sont pas plus que ce que sont les jambes ; mains posées pour ignorer un peu plus les épaules, les délester de leur poids, ils ne sont qu’un frêle lien. Tout juste l’un d’entre eux, accompagne-t-il — de plus en plus rarement, tout est pensé pour être sous les doigts — sa main jusqu’à chercher le système de pointage, peu importe lequel, pour quelques petits ajustements et validations, assez rare finalement.  Pour les respiration en fait, les instant où il s’oublie à ce qu’il est, trouve en une inspiration une  forme commune. Ce bras là est donc légèrement plus développé que l’autre, et cette fonction unilatérale est sans doute la cause des déformations du dos, des épaules, jusqu’à celles du cou et un angle bien particulier que prend la tête parfois.&lt;br /&gt;Reste deux mains imposantes, miroir l’une de l’autre, larges. Cinq doigts chacune dans l’idéal, chacun endurant sa charge de travail respective, la plus équitablement répartie. Ils ne cesse pas de bondir en tous sens bien qu’en fait revenant toujours à la même position de base, ces huit touches où ils travaillent encore et s’échapperont furtivement avant d’y revenir. Bien que tous s’agitant pour un même but il semble qu’ils aient chacun leur vie propre et que manque la clef qui décoderait ce  ballet incessant. Le pouce devrait être mis a part compte tenu de sa fonction. Il est beaucoup moins gros que ce qu’il pourrait être car c’est finalement lui, le plus mobile, qui se retrouve a en faire le moins, sa fonction d’opposition, si caractéristique de ce corps dont il se croyait faire partie ne lui servant plus a rien.&lt;br /&gt;Les autres doigts sont, eux, sensiblement identiques, bien que de tous ce soit l’auriculaire qui soit le plus méconnaissable : il est grand et a encore gagné en mobilité. Ce sont parfois treize direction, treize cibles qu’il lui faut atteindre, enchaîner parfois, et répéter fébrilement d’autres quand, finalement, ça ne va pas.  Qu’il faut effacer, recommencer. Se retourner, repartir en arrière pour reprendre là où il semble qu’un autre chemin soit possible, bien que pas d’autre chemin visible, bien entendu, pas plus qu’ailleurs, mais une possibilité, oui, un espoir nourris par la direction souhaitée.&lt;br /&gt;Mais c’est encore dépenser de l’énergie que de revenir en arrière et marteler ainsi le retour sur les mots, une souffrance, la crainte d’un futur regret. De l’énergie perdue pour  ces mots un a un, et leur perte ensuite ; les doigts à s’agiter ainsi pour tout le reste immobile — d’une fesse à l’autre, parfois, à peine ; les yeux à suivre bien que les paupières se ferment de plus en plus souvent, que les yeux s’échappent du cadre, ne regardant rien de plus mais laissant le lien entre l’idée et les doigts se tendre un peu plus, dans l’espoir qu’aucune perte ne survienne.&lt;br /&gt;Chaise, clavier, écran ; homunculus  bloggeur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/288281058" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/288281058/imaginer-homunculus.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/05/imaginer-homunculus.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-1238212432863476756</guid><pubDate>Sat, 10 May 2008 08:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-10T10:45:45.519+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">technique</category><title>Imaginer (O’Reilly france ferme)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://blog.makezine.com/tar.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px;" src="http://blog.makezine.com/tar.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’attends que &lt;a href="http://lafeuille.homo-numericus.net/"&gt;la feuille&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.archicampus.net/wordpress/"&gt;teXte&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://amontour.wordpress.com/"&gt;àmontour&lt;/a&gt; développent l’info, mais j’apprends que les éditions O’Reilly France ferment ; liquidation judiciaires.&lt;br /&gt;Les éditions O’Reilly, dans le domaine bien spécifique des livres informatiques, me paraissaient incontournables. Mon « LaTeX par la pratique » est tout corné et j’espérais bien voir surgir un « ConTexT par la pratique », un jour. Ce sont des livres bien traduit (les traducteurs français sont eux-même des experts du dommaine qu’ils traduisent et ils écrivent des chapitres spécifiques à l’usage du français), avec une belle mise en page, un reliure solide…  bref, un vrai travail d’édition.&lt;br /&gt;C’est d’autant plus triste que c’est un éditeur qui a très tôt choisi de mettre en place des livres numériques (sans DRM, avec création d’un format de documentation électronique, le docbook, en plus), décision favorisée par le fait qu’ils travaillent pour un domaine dans lequel la lecture à l’écran et la recherche plein texte est une réalité quotidienne.&lt;br /&gt;Malgré 40 % de leurs ventes en numérique, un manque de temps auquel s’ajoutent baisse du dollar et subprimes ont enterré la petite filiale française.&lt;br /&gt;Plus d’explications &lt;a href="http://immateriel.wordpress.com/2008/05/09/oreilly_france_c_est_deja_du_passe/"&gt;ici&lt;/a&gt; (dans les commentaires on apprend que le site rapportait 20 fois plus qu’il ne coûtait…).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/287382059" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/287382059/imaginer-oreilly-france-ferme.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/05/imaginer-oreilly-france-ferme.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-5139793367140974921</guid><pubDate>Tue, 06 May 2008 19:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-06T22:12:48.768+02:00</atom:updated><title>Hum…</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plates excuses pour l’avalanche de fautes d’orthographes du précédent billet.&lt;br /&gt;C’est que malgré toutes ces lectures l’orthographe, la grammaire et la conjugaison ne me sont toujours pas naturelles.&lt;br /&gt;Comme si la langue, bien que lue, m’était en premier lieu un son, une musique — et j’aime beaucoup ça…&lt;a href="javascript:void(0)" tabindex="10" onclick="return false;"&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/284874077" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/284874077/hum.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/05/hum.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-4702498916599641494</guid><pubDate>Mon, 05 May 2008 23:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-05-06T21:38:09.927+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (inventaire)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_--nNGmZpU18/SCAXrJ15kgI/AAAAAAAAB1w/xe72lRsU_rE/s1600-h/P1010988.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_--nNGmZpU18/SCAXrJ15kgI/AAAAAAAAB1w/xe72lRsU_rE/s400/P1010988.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5197180000129356290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Inventaire, en retard, pour répondre à &lt;a href="http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article333/"&gt;la question&lt;/a&gt; de François.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le premier. Sorti de la bibliothèque du salon, de la même place que celle qu’il occupe aujourd’hui encore. Couverture rouge, papier bible, épaisseur incalculable et poids dans les mains du haut de ces premières années de primaire : les &lt;i&gt;Trois mousquetaires&lt;/i&gt;. Mais mon grand frère venait de le lire, lui, alors pourquoi ne pas faire de même ? Je ne sais pas bien ce qui m’en reste sinon le sentiment d’un début, d’une plongée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix ans, vacances en Irlande, les longs trajets en voiture et tout autour, le vert. Parvenu trop vite à épuisement de la pile des vacances, c’est &lt;i&gt;Cent ans de solitude&lt;/i&gt; que j’extrais des affaires de mon frère, lu, re-lu. Dix jours, pour deux cent ans, finalement. Un frisson dans l’écriture, tout au long du livre, la construction lente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une prof de français — on disait comme ça, prof — en quatrième. La honte, sans doute d’avouer avoir dévoré ce &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt; contre lequel les autres élèves pestaient en se réfugiant au mieux dans le « profil d’une œuvre » que je n’ouvrais pas, que je n’arrivais pas a lire pour y trouver des réponses toute faites, petits livres rouges qui se cachaient au regard des enseignants. Avoir pris du plaisir dans la musique des phrases, dans le long déroulé soyeux et l’exactitude de la ponctuation. Sans rien saisir vraiment de la profondeur du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première scientifique, cours de français morne, le chignon trop stricte de celle qui nous disait cette Duras dont le &lt;i&gt;Barrage&lt;/i&gt; nous donnait à entrevoir une finesse des sentiments, et la justesse du creux dans lequel elle les faisait naître. Comment s’imaginer alors qu’elle devait, derrière la bouche trop pincée qu’elle nous opposait, murmurer cette lettre d’&lt;i&gt;Émilie L.&lt;/i&gt; que je finirai par dire des années après, sous chapiteau, devant ces circaciens interloqués ; torse nu, pantalon taï, musique de Michel Portal : je n’avais finalement pas jonglé. « Je ne sais pas si l’amour est un sentiment. Parfois je crois qu’aimer c’est voir. C’est vous voir. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai du mal a classer précisément ici Boulgakov, Gogol, Zweig… Ils ne sont pourtant jamais loin quand j’évoque les vacances de ces années-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Études de kiné, autour des vingt ans, train au départ de gare du nord en route chaque matin pour la clinique Champs Notre-dame de Taverny. Entre les mains &lt;i&gt;Dans la solitudes des champs de coton&lt;/i&gt; que mon père y avait glissé. Arriver à la dernière page, le souffle court, les lèvres sèches. Se retrouver soudain, soi, seul, devant la fin d’un livre. Perdu comme en deuil soudain. Retour a la première page, comme s’entailler la peau à nouveau pour être certain de la sensation qui en découle. N’en être toujours pas certain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premières années de travail, vingt-trois ans peut-être, Antoine parlait de Céline, de Modiano ou de Flaubert en s’emportant. Nous, nous les dévorions en silence, ne sachant que dire de ce mouvement perpétuel dans lequel nous plongions, une bouteille bleu comme à portée de main, dans la bibliothèque. Passage à la librairie il me met &lt;i&gt;Mémoire d’éléphant&lt;/i&gt; dans les mains. J’ai par la suite découvert bien d’autres merveilles dans les autres livres d’Antonio Lobo-Antúnes, mais c’est dans un train entre Paris et Marseille que j’ai plongé dans &lt;a href="http://nemolivier.free.fr/textes/Memoire_d_elephant.pdf"&gt;cette folie&lt;/a&gt; qu’il manie si bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas  bien quel livre de Claude Simon mettre là. J’allais les chercher dans la petite bibliothèque de ma mère, de son côté du lit, au milieu des Buzzati, Duras et autres qu’elle aime garder près d’elle. Je crois y avoir entre autres choses trouvé le goût des longs apartés, du creux des phrases où le lecteur se retrouve face à lui-même. &lt;i&gt;La jalousie&lt;/i&gt; quelques années après me plongera dans un vide encore plus vaste, j’essaierais en vain de convaincre mes patients de lâcher cet Harry Potter que je ne lirais pas pour s’essayer à ces délices-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt-cinq ou vingt-six ans, passage chez les amis du quartier avec qui nous préparions ma présidence de l’association. Mes yeux traînent sur la petite bibliothèque de théâtre d’Amandine, ils s’arrêtent sur &lt;i&gt;Compagnie&lt;/i&gt; d’un Beckett dont je n’avais que vaguement parcouru le « Godot » bien des années avant. Elle me le prête à la condition expresse de le lui rapporter. Lu deux fois de suite cette nuit là, totalement perdu, incapable de savoir ce qui s’était passé entre ces lignes, traversé par trop de sentiments pour décider celui qui me coulait finalement des yeux, après avoir ouvert un gouffre dans ma poitrine. Livre rendu à sa propriétaire le lendemain, une fois mon exemplaire acheté. Étrange besoin de la possession, moi qui n’ai jamais été trop fétichiste de l’objet livre. Premier texte que, plus tard, après avoir lu tous les Beckett, je rentrerais dans l’ordinateur, immédiatement suivi de &lt;i&gt;Soubresauts&lt;/i&gt;, infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait placer par ici les premières lectures et découvertes sur le net, les signets accumulés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrivera bien un jour où je lirai les Proust que je n’ai pas lu : ils sont dans la bibliothèque, ces poches jaunis que Frédérique, lectrice attentive et anonyme de ce premier texte lancé sur la toile, m’avait apporté lors de notre première rencontre, avec un petit post-it collé sur le premier tome « Tu peux les garder Ils ont tout mon temps ». Elle ne comprenait pas que je n’aie jamais lu Proust. C’était pour moi un tel monument, je ne me sentais comme pas vraiment le droit ou les capacités de le lire. Je me souviens pourtant de ces temps durant lequels — je devais avoir vingt-six ans — chaque matin, le premier geste était d’attraper le fort volume d’alors et mes lunettes. Et ne sortir des draps qu’après avoir avancé dans la magie des phrases, dans la profondeur de ce qu’elles racontent. Aujourd’hui, sans que j’en sois étonné, c’est un &lt;a href="http://nemolivier.free.fr/textes/Swann.pdf"&gt;nénuphar&lt;/a&gt; qui me vient en tête quand je repense à ces lectures. Malgré tout, à l’époque, c’est &lt;a href="http://nemolivier.free.fr/Emaz-cont.pdf"&gt;Antoine Emaz&lt;/a&gt;, trouvé sur remue.net que j’affichais dans la salle d’attente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il y a eu la préparation du spectacle, le voyage à Prague, la (re)lecture de Kafka, la découverte de Blanchot par &lt;i&gt;De Kafka à Kafka&lt;/i&gt;, encore un train, encore une porte ouverte, ou devinée sans oser l’approcher, ou savoir comment l’approcher. Kafka donc, jusqu’aux quatre dernières nouvelles publiées. &lt;i&gt;Un artiste du jeûne&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/284300319" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/284300319/imagine.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/05/imagine.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-4780165146715370063</guid><pubDate>Tue, 29 Apr 2008 01:03:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-29T03:33:28.865+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (poussière)</title><description>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_--nNGmZpU18/SBYZQZ15kfI/AAAAAAAAB1Q/rIqDdpEZByY/s1600-h/P1010657.resized.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_--nNGmZpU18/SBYZQZ15kfI/AAAAAAAAB1Q/rIqDdpEZByY/s400/P1010657.resized.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194366989824004594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est à présent en creux que la ville se crée, dans les espace qu’on y laisse comme on s’y déplace, chaque pas abandonnant en mue le souvenir d’une présence passée. Un désir, tremblant un instant encore dans l’épaisseur de l’air.&lt;br /&gt;Y revenant on ne s’y retrouve pas ; un comblement a eu lieu, par un autre, occupant l’espace sitôt que créé, la nécessité d’espace attirant immédiatement de nouvelles existences et le besoin de combler ; ou, dans les espace clos de la vie que l’on voudrait privée, le comblement a lieu par la poussière de l’absence qui s’y accumule trop vite. Qu’on reconnait parfois avec difficulté comme étant la sienne, et celle des proches qui sont passé par là, puis ont disparu.&lt;br /&gt;On est sans cesse confronté aux creux des autres, attiré soi aussi, par ces souvenirs souvent anonymes dans lesquels on passe, vite, sans vraiment de conscience de ces présence muettes, ni du fait qu’on ait été attiré. On en garde pourtant la trace en y mêlant la sienne, comme d’un toile abandonnée par son araignée et qui colle à la peau du passant qui s’aventure dans un de ces lieux de souvenirs, déserté.&lt;br /&gt;Ce ne sont que bribes ténues ne contenant souvent rien qui nourrisse vraiment mais il est des ravissements inattendus presque autant qu’inexplicables dont l’écho fait soudain s’effondrer en soi une base si lointaine et profonde qu’on ne la connaissait plus. Tituber alors et sentir la vieille vase remonter jusqu’aux caroncules, pousser au crâne. Ça pue et ça colle mais on s’y vautrerais  bien quand même tant on sent au fond la possibilité d’un minuscule trésor à exhumer, ou tout simplement le plaisir de cette fange là dont a force de fuite on avait fini par oublier la douce chaleur.&lt;br /&gt;On s’en extirpera, poussé par une douleur trop entêtante, à moins que tiré par une conscience plus forte que l’oublié ressurgi, titubant peut-être un peu, abandonnant un zeste de cette chute au prochain qui passera par ce creux ; poussant la ville un peu plus avant dans ses circonvolutions.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/279759342" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/279759342/imaginer-poussire.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/04/imaginer-poussire.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-2119763609188458353</guid><pubDate>Sun, 20 Apr 2008 17:37:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-20T19:43:36.491+02:00</atom:updated><title>Imaginer (Kantor)</title><description>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_--nNGmZpU18/SAt_2Qq2wpI/AAAAAAAAB1I/ZM5LzI0QRsE/s1600-h/papiers.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_--nNGmZpU18/SAt_2Qq2wpI/AAAAAAAAB1I/ZM5LzI0QRsE/s400/papiers.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5191383565639008914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Image : &lt;a href="http://soillog.exblog.jp/"&gt;Koichi Kurita&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;« Ce n’est pas vrai que l’homme moderne est un esprit qui a vaincu la peur.&lt;br /&gt;Ce n’est pas vrai !&lt;br /&gt;La peur existe.&lt;br /&gt;La peur devant le monde extérieur, la peur devant le destin, devant la mort, la peur de l’inconnu, du néant, du vide…&lt;br /&gt;Ce n’est pas vrai que l’artiste est le héros ou le conquérant intrépide, comme nous l’apprend la légende conventionnelle.&lt;br /&gt;Croyez-moi, c’est un homme pauvre et l’impuissance est son lot, il a choisi sa place face à la peur. Pleinement conscient.&lt;br /&gt;C’est dans la conscience que naît la peur. »&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tadeusz Kantor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/274183066" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/274183066/imaginer-kantor.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/04/imaginer-kantor.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-8320527208962691936</guid><pubDate>Tue, 15 Apr 2008 00:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-16T23:44:23.407+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (porter)</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_--nNGmZpU18/SAZx3YDqiwI/AAAAAAAAB1A/ShfHH_QSWCg/s1600-h/P1020167.resized.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_--nNGmZpU18/SAZx3YDqiwI/AAAAAAAAB1A/ShfHH_QSWCg/s400/P1020167.resized.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189960816755641090" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Du plus loin il porte la mort sur ses épaules. Il l’imagine : une sphère, immense et pesante, sans que ne l’ai jamais vue ni sentie d’aucune manière sinon cet affaissement dont il décida très tôt qu’elle en était la cause. Il ne peut imaginer d’autre cause ; ni l’imaginer autrement. Il essaie pourtant. Mais toute tentative n’aboutit qu’à cette masse sphérique sur ses épaules, à laquelle, malgré l’évidence de toujours, il n’a jamais pu se faire ; pas même une lassitude de la pensée qui, à défaut d’alléger le corps, libérerait l’esprit. Il n’en remet pas moins cette certitude à l’épreuve tout le jour, pour trouver une autre évidence que la mort. Simultanément, il cherche un moyen de se débarrasser d’elle et décide que, lentement, au fil des ans, elle céderait et s’éroderait, se faisant à mesure plus légères aux épaules, cependant qu’une fatigue totalement inconnue au départ ne cesserait de croître sur le même rythme dans tous le corps.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’en convainc.&lt;br /&gt;Mais il ne sait en fait si le poids diminue vraiment, ni si la fatigue gagne, puisque la difficulté quotidienne, elle, reste, telle que toujours, cet affaissement dont il fait l’objet, l’entraînant inexorablement vers le sol.&lt;br /&gt;Sans, à vrai dire, que sa position n’ai changée tout ce temps — sinon il y a longtemps qu’il aurait touché ce sol qui le porte — mais il est malgré tout sans cesse comme projeté vers lui. Et ne saurait lutter contre cet entraînement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi allait-il de longtemps maintenant, supposant une mort patiemment vaincue, une fatigue galopante, toutes deux enfermées dans l’immuable effondrement quotidien. Arrivera un jour pense-t-il, où, la fatigue à son comble, la mort ne sera plus rien ou presque, un grain intangible, une poussière d’elle-même. Tant rien qu’un faux geste, elle lui échapperait. Seul avec sa fatigue, il lui succomberait.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/271715302" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/271715302/imaginer-porter.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/04/imaginer-porter.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-2314181597013757968</guid><pubDate>Wed, 09 Apr 2008 10:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-09T00:54:10.542+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (question)</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/R_vdxuACD3I/AAAAAAAAB0g/d78mn2fm95w/s1600-h/P1010759+%28Modified+in+%C3%89diteur+d%27image+GIMP%29.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_--nNGmZpU18/R_vdxuACD3I/AAAAAAAAB0g/d78mn2fm95w/s400/P1010759+%28Modified+in+%C3%89diteur+d%27image+GIMP%29.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186983242078752626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ne lui posez pas la question qu'il vous sait vouloir lui poser.&lt;br /&gt;Au seul nom que vous prononceriez vous détecteriez peut-être un tremblement ; il tremblerait, sa voix le dirait dans sa réponse, cette perte d'intonation, qui fait tomber les mots dans la gorge.&lt;br /&gt;Mais en fait, il aurait frémi avant ce nom. Sachant qu'il allait être dit.&lt;br /&gt;Il le saurait dès le début de la question — il a cette peur que vous le disiez — et ainsi, une fois votre question posée, il y aurait déjà une éternité qu'il aurait été happé par elle, par ce qu’elle contient, auquel son corps réagit.&lt;br /&gt;Pas une douleur, pas vraiment. Ni un honneur, il ne s'en croit pas digne ; il ne l'est pas ; on ne peut penser l'être.&lt;br /&gt;Il y a un gouffre entre eux, entre ce nom et lui, entre ce nom et tout autre nom. Mais c'est un gouffre que l'on peut visiter, dans lequel on se glisse, s'y perd volontiers, on y vivrait sans doute. Pourtant il faut en ressortir ; visiteur on ne peut y rester, l'habitant, le vrai, vous rejette un peu, en silence mais on comprend qu'il faut partir, tourner la dernière page et ce vide qu'elle contient. Il faut laisser le mystère au gouffre, à ces recoins.&lt;br /&gt;On y reviendra.&lt;br /&gt;Je crois qu'il aimerait pouvoir en faire partie, que ce soit un peu son gouffre, et c'est ce que vous lui diriez presque.&lt;br /&gt;Mais il ne peut l'entendre. Il se dit qu'il ne le doit pas.&lt;br /&gt;Par cette question vous réaliseriez tout pour lui d'un coup : révélation du désir, possibilité de le réaliser, obscénité de le dire, incongruité d'y avoir cru un instant, honte, douleur du rejet.&lt;br /&gt;Il devrait prendre un temps avant de répondre, mais il ne le prendrait pas, irait trop vite, mâcherait des explications pour dire que non, que ça n'est pas possible — mais merci, il dirait merci, beaucoup trop —, fanfaronnerait peut-être. &lt;br /&gt;Non, ne fanfaronnerait pas, pas avec vous, pas à ce propos. Même pour s’en faire un masque, il ne le ferait pas.&lt;br /&gt;Il ne fanfaronne qu'avec lui-même à ce propos, car bien entendu ce que vous pensez, ce que vous dites avoir senti, bien que se le cachant, il l'a senti, le sait, le pense dans l'intimité de ses circonvolutions, joue avec comme d'une flamme un pyromane le ferait, .&lt;br /&gt;Sa voix glisserait imperceptiblement vers le chuchotement, marcherait au bord de celui-ci. Vous ne le sauriez même pas, écoutant sa réponse, mais pour lui il y serait déjà tombé, au fond, là où le silence,&lt;br /&gt;seul,&lt;br /&gt;existe.&lt;br /&gt;Il se tairait vite, ne finirait pas ses phrases. Les suivantes surgiraient, des sursaut, pour se hisser hors du silence qui en dirait beaucoup trop.&lt;br /&gt;Il y aurait aussi un frisson jusque sous ses cheveux, il le cacherait dans un sourire, mais ses yeux se plisseraient, deviendraient durs au lieu de rieurs.&lt;br /&gt;Un peu comme ça.&lt;br /&gt;Vous vous sentiriez rejeté d'une complicité que votre question en forme de compliment voulait instaurer.&lt;br /&gt;Un froid, dit-on, mais il ne vous en voudrait pas. Il ne veut pas en vouloir à ce propos à qui que ce soit. Quoi qu'il soit dit. Tant des reproches que ce vous lui dites. En vouloir pour des reproches, ce serait un aveu, encore.&lt;br /&gt;Que resterait-il de cette question ? Assurément, il la regretterait. Il  savait que vous la lui poseriez ; il s'y est préparé, y a beaucoup répondu, seul face à lui même, sachant qu'il se mentait. Qu'il vous mentirait. Maispourtant ce mensonge, tout bancal qu'il est, avec son frisson, ses silences, c'est tout ce qu'il a. Il regreterait, votre question, son mensonge.&lt;br /&gt;Pourtant, il pourrait en parler, il l’a déjà fait, mais il choisit ses moments, et avec vous ce ne serait sans doute pas le bon. Ou pas pour dire ce que vous lui diriez, pas comme ça ; cette question. Ce compliment.&lt;br /&gt;Ne la lui posez pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous la lui poserez.&lt;br /&gt;Il tremblera.&lt;br /&gt;Il savait que vous la lui poseriez.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/266650076" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/266650076/imaginer-question.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/04/imaginer-question.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-5121204282985473356</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2008 23:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-08T15:57:28.619+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">technique</category><title>Imaginer (radio)</title><description>Souvenir d’enfance, des reportages radio dans lesquels le micro passait la porte, montait l’escalier, les bruits de la rue, atténués par la fenêtre ; on entrait dans le reportage comme chez l’intéressé.&lt;br /&gt;Alors quel plaisir d’aller passer un peu de temps sur &lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/index.php&gt;freesound&lt;/a&gt;, une base de sons sous licence creative common, grandissante et bariolée.&lt;br /&gt;Ici aussi bien des sons captés que des montages ou de mix complets.&lt;br /&gt;Les morceaux sont bien étiquetés et on peut facilement et rapidement les écouter et les boucler (inscription nécessaire pour les télécharger).&lt;br /&gt;On y trouve aussi bien des extraits très courts utiles aux montages que de longs arrangements, comme cet &lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/samplesViewSingle.php?id=16480&gt;orage&lt;/a&gt; (1h15) ou ce &lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/samplesViewSingle.php?id=17548&gt;feu de forêt&lt;/a&gt;. Ne manquent pas un foule d’&lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/samplesViewSingle.php?id=2537&gt;oiseaux&lt;/a&gt;, de &lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/samplesViewSingle.php?id=23708&gt;marcheurs&lt;/a&gt; et même les cloches de la &lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/samplesViewSingle.php?id=7270&gt;cathédrale de Saint Etienne&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;Il y a aussi des &lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/packsView.php&gt;« pack »&lt;/a&gt; tout fait, des machines, des instruments de musique et de quoi remplir une trousse à outils. &lt;br /&gt;Ça changera de &lt;a href=http://freesound.iua.upf.edu/samplesViewSingle.php?id=137&gt;ça&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors y ajouter une voix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Pour le montage « open sources » le facile à utiliser &lt;a href=http://audacity.sourceforge.net/&gt;audacity&lt;/a&gt; et le très (trop) complet &lt;a href=http://ardour.org/&gt;ardour&lt;/a&gt;.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/263657800" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/263657800/imaginer-radio.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/04/imaginer-radio.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-2804116471950911961</guid><pubDate>Thu, 03 Apr 2008 01:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-03T03:48:28.772+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (revoir la mer)</title><description>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://nemolivier.free.fr/images/dewslider4.swf?xml=http://nemolivier.free.fr/images/voiture/dewslider-voiture.xml" width="640" height="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://nemolivier.free.fr/images/dewslider4.swf?xml=http://nemolivier.free.fr/voiture/dewslider-voiture.xml"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Nous allons bien (pas la voiture)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puissance car dans ces langues successives qui ne t’atteignent pas — y veiller sans relâche, ne pas avancer jusqu’à la tentation — tu sens encore la masse de l’eau, loin, écrasée de nuages, les sursauts des vagues à perte de vue, volutes d’écume, moutons.&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/263024944" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/263024944/imaginer-revoir-la-mer.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/04/imaginer-revoir-la-mer.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-6348227530576834532</guid><pubDate>Sat, 22 Mar 2008 01:48:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-03-22T03:16:28.408+01:00</atom:updated><title>Imaginer (main à bouche)</title><description>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=http://nemolivier.blogspot.com/2008/03/imaginer-nuque.html&gt;Ceci-dessous&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object type="application/x-shockwave-flash" data="http://nemolivier.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://nemolivier.free.fr/blog/nuque-blog.mp3&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1&amp;amp;volume100" width="200" height="20"&gt;&lt;param name="movie" value="http://nemolivier.free.fr/dewplayer.swf?mp3=http://nemolivier.free.fr/blog/nuque-blog.mp3&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;autoreplay=0&amp;amp;showtime=1&amp;amp;volume=100"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/255863632" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/255863632/imaginer-main-bouche.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/03/imaginer-main-bouche.html</feedburner:origLink></item><item><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-6157458464847916173.post-4527451713798999173</guid><pubDate>Sun, 16 Mar 2008 15:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-04-01T14:42:02.794+02:00</atom:updated><category domain="http://www.blogger.com/atom/ns#">texte</category><title>Imaginer (nuque)</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="line-height: 175%;"&gt;Temps, qui d’autre sur les épaules, lourd parfois autant que pas assez d’autres, la nuque à le chercher et le fuir sans cesse selon, que dire sinon les étranges voies du désir par moment — jamais le bon. Sur cette nuque aussi, la peur ; tout juste ce que senti d’elle en fait, ce picotement qui saisi si souvent lorsque ignorant de ce qui suit, se glisse dans l’espace niché à la base du crâne et s’y arrête parfois. C’est au dos alors que retrouver la peur, par la présence du temps qui y cesse et scrute sa propre chute figée. Dans l’espace fin entre temps stoppé net et dos, ça frémi ; ça hérisse du dedans jusqu’à la peau au-dessus : tout toujours du dedans vers l’inconnu tout autour, traversant ce sac de soi sur lequel en l’occurrence perle la sueur, comme aspirée par le vide. Elle passe en réalité à force de frissons, immédiatement cristallisée au contact de quoi, la peur qui d’autre. Tout soudain glacé tout autour alors que pas plus froid l’instant d’avant, sinon la peur à la surface et l’aveu d’elle dans le frémissement. Tant glacée que pas certain finalement que cette surface là et ce qui y glisse soient de soi, mais sinon qu’y aurait-il à transpercer, et qui transpercerait, du dedans au dehors ? En réponse, frissons encore, du dedans vers. Traversée de soi qui hérisse, signe du tout s’échappant de ou aspiré vers, que préférer, par la peur, quand le temps cesse et lui laisse une place, mince, vers le corps inquiet où elle se glisse. Le froid et ses frissons passés, le temps reste le plus souvent muet au dos, pour quelle raison non su, jusqu’à ce qu’une fois la certitude acquise que tout s’achèvera en cet état, ou y stagnera sans plus jamais de retour, il reprenne. Jamais eu suffisamment de conviction pour échapper au bout d’un moment à l’idée que tout soudain cesse ou ne cesse de ne pas cesser, sans autre raison que quoi sinon le vide laissé par une peur révolue, l’est-elle vraiment ? Bien que le sol semble une plus grande vulnérabilité parmi les rampants et les miasmes, y plaquer le dos l’abriterait et faciliterait sans doute la reprise du temps et le comblement enfin d’un espace alors si petit que ce restant de nuque dégagée au dessus du sol ; quoique quand le temps pèse aux épaules il ne semble y avoir d’espace qu’il ne puisse occuper ; sinon pourquoi tant aux épaules ? Surtout allongé sur le dos n’offrirait plus à la peur que l’immense possibilité du devant et des yeux ; à laquelle le dos et la nuque sont finalement préférable. Attendre donc, debout encore, que cesse ce que supposée pour peur, ou son résidu que seul le temps craint encore, ou encore que ce dernier reprenne sa place, ou quoi d’autre sinon un de ces trois supposées ? Tandis qu’elle se croit perdue, clouée par la résignation dans l’immuable, le temps finalement repart, inespéré ; vite il comble son retard-trop et reprend son immuable. Qu’alors sinon sa totalité rendue au corps, se remplissant à nouveau jusqu’à la prochaine peur sans doute. En attendant, le lourd aux épaules, trop déjà. Retour également de l’oublié du devant que la nuque avait plié à son ombre, rendu aux deux yeux noirs n’ayant rien jusqu’alors, sinon le sol dans l’ombre ; et le temps, une révolution complète mettons, qu’ils y ont perdu. Au mieux. Au mieux, y avoir perdu une révolution complète.&lt;br /&gt;Jambe, genou pour pied : un devant — qu’importe lequel, mais souvent le même —, puis la suivante : au pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~4/252489574" height="1" width="1"/&gt;</description><link>http://feeds.feedburner.com/~r/nemolivier/~3/252489574/imaginer-nuque.html</link><author>noreply@blogger.com (Olivier)</author><feedburner:origLink>http://nemolivier.blogspot.com/2008/03/imaginer-nuque.html</feedburner:origLink></item></channel></rss>
