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    <title>Nouvelles</title>
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    <description>Fictives ou réelles, pensées d’un jour, d’un soir, actualité, nouvelles, envies, besoins, un recueil sans prétention et sans vocation. J’aime écrire, en rime ou en prose, c’est pas parce qu’on fait de la musique que l’on ne doit s’arrêter qu’à ça.</description>
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      <title>comment faire?</title>
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      <pubDate>Mon, 20 Apr 2009 22:38:25 +0200</pubDate>
      <description>Vu la situation actuelle, la cise, la dèche, le besoin de fric de flouze on est un peu près à accepter tout et n'importe quoi comme emploi. Dans ma région, le Nord, le business florissant c'est les call centers. Vous savez, ces ruches ou grouille des gens avec des casques qui répondent au téléphone au nom de tel ou tel entreprise, qui vous appelle pour vous proposer le dernier produit chinois dernier cri. Parfois, malgré le fait que c'est un univers glauque payé au ras des pâquerettes, on est tenté de se laisser séduire par un cdi. Mais quand on veut partir en se faisant licencier, là le bas blesse. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Petit problème mathématique: comment faire pour se faire licencier d'une entreprise qui se contrefout que vous ne veniez pas et qui peut laisser facilement passer 2 mois avant d'envoyer un premier recommandé, qui ne négocie pas de licenciement et dont les sanctions administratives sont d'un ridicule affligeant? La parole est à vous.</description>
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      <title>un mot</title>
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      <pubDate>Mon, 20 Apr 2009 00:36:30 +0200</pubDate>
      <description>Un mot à dire pour rire, un mot à dire pour enflammer une situation, un mot à dire pour s’unir. Avec des mots on créé des liens, on s’emporte, on sort de crise, on réalise un rêve. Avec un mot, on conquis un pays, on extermine une ethnie, une &amp;quot;race&amp;quot;. Avec des mots on rit on pleure on crie. Parfois simple babillage ou récit longs et ennuyeux, termes spécifiques, termes techniques, termes simples. Un mot pour une question: qui a inventé le mot &amp;quot;mot&amp;quot;? Un adage dit que les paroles s'envolent et les écrits restent, lorsqu'un mot est capté et enregistré par un cerveau, lui aussi reste. Il faut toujours faire attention au poids des mots, leurs sens peuvent être fatals.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    J'ai compris le sens et la profondeur des mots lorsque ma fille m'a appelée pour la première fois papa. </description>
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      <title>compagnon</title>
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      <pubDate>Thu, 16 Apr 2009 22:27:59 +0200</pubDate>
      <description>15 ans de vie communes. 15 ans à s’aimer, se détester, s’embrasser, se regarder. Quand elle plonge son regard sur moi, c’est comme si elle se noyait. Elle qui se sent si seule. Elle qui pense que le monde lui en veut. Son passé est froid et livide, son présent ténébreux, son avenir impossible.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Au début, lorsque nous nous sommes connus, nous vivions cachés. Personne ne devait connaître notre relation. Pourtant certains signes ne trompaient pas: l’euphorie, la joie, le regard brillant et enjoué. Cela est passé relativement inaperçu. À cette époque, nous ne nous voyions que très peu. Une fois de temps en temps, en journée, la nuit aussi, bref, une amourette à ces débuts. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Pourtant, il existait une sorte d’addiction qui est rapidement née entre nous. Plus les jours passaient, plus nos fréquentations devenaient nécessaires, voire vitales. Si bien que les signes sont devenus de plus en plus visibles et sa famille s’est doutée de notre relation, jusqu’au jour où ça éclata.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    La séparation fût difficile pour elle et je dus la soutenir vivement. À se retrouver seule coupée de ses repères, elle se jeta dans mes bras et la dépendance fût plus intense que jamais. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    À se côtoyer de la sorte, notre relation est devenue malsaine. Jetée corps et âme dans son travail, elle me réclamait chaque fois qu’elle rentrait, se réveillant souvent dans la nuit pour me serrer dans ses bras, la fatigue de son train de vie était tellement fort qu’il lui arrivait de s’endormir à table. À son âge, elle aurait dû se ménager, pourtant c’était tout le contraire. Plus ça allait, plus elle se détériorait. Ses gestes étaient devenus imprécis, sa mémoire défaillante, sa vision embrumée. Chaque jour et chaque nuit elle me reprochait sa solitude, me réclamant de la chaleur en retour.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Aujourd’hui, nous vivons toujours ensemble. Il m’arrive de me cacher car elle revoit une partie de sa famille, ce qui ne nous empêche pas de nous embrasser souvent en cachette, au nez et à la barbe de tout le monde.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Au fait je vous prie de m’excuser pour mon impolitesse je ne me suis pas présenté. Je m’appelle William. William PEEL.</description>
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