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	<title>Les nouvelles orgasmiques de SecondSexe</title>
	<link>http://www.secondsexe.com/magazine/-Nouvelles-orgasmisques-.html</link>
	[<description>Retrouver toutes les nouvelles orgasmiques du Magazine SecondSexe.</description>]
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		<title>4 - Bug de jeunesse</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/4-Bug-de-jeunesse.html</link>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Tr&#232;s jeune, Milo s'&#233;tait mari&#233; &#224; une autre femme, toujours &#224; ses c&#244;t&#233;s, bien que le d&#233;sir sexuel se soit &#233;vapor&#233; depuis longtemps. Avec elle, il partage tout, sauf ses abondantes pens&#233;es libidinales. Bel homme, il a toute sa vie &#233;t&#233; courtis&#233; par des femmes et n'aurait jamais couru apr&#232;s aucune. Dit-il. &#201;tait-ce son sex appeal, son assise financi&#232;re, ou un peu des deux ? Difficile &#224; dire et tr&#232;s contraire aux id&#233;es actuelles, mais elles se seraient offertes, auraient qu&#233;mand&#233;, harcel&#233;, suppli&#233; et il serait (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3426-bd526.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s jeune, Milo s'&#233;tait mari&#233; &#224; une autre femme, toujours &#224; ses c&#244;t&#233;s, bien que le d&#233;sir sexuel se soit &#233;vapor&#233; depuis longtemps. Avec elle, il partage tout, sauf ses abondantes pens&#233;es libidinales. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bel homme, il a toute sa vie &#233;t&#233; courtis&#233; par des femmes et n'aurait jamais couru apr&#232;s aucune. Dit-il. &#201;tait-ce son sex appeal, son assise financi&#232;re, ou un peu des deux ? Difficile &#224; dire et tr&#232;s contraire aux id&#233;es actuelles, mais elles se seraient offertes, auraient qu&#233;mand&#233;, harcel&#233;, suppli&#233; et il serait arriv&#233; que certaines soient parfois devenues dangereuses. Autrefois, lorsqu'il existait des t&#233;l&#233;phones fixes dont les num&#233;ros &#233;taient rattach&#233;s &#224; des lieux d'habitation et non &#224; des personnes, certaines d'entre elles auraient racont&#233; des choses orduri&#232;res et inqui&#233;tantes &#224; son &#233;pouse, de nature jalouse. Cela l'aurait pouss&#233; &#224; limiter les interactions, &#224; faire en sorte de les limiter &#224; ses d&#233;placements &#224; l'&#233;tranger, &#224; contr&#244;ler ses pulsions, pour diminuer le risque de situations inconfortables et inutiles. Ce frein s'est miraculeusement estomp&#233; lorsque la t&#233;l&#233;phonie est devenue mobile, puis il s'est &#233;teint avec le d&#233;veloppement de la cybers&#233;curit&#233; &#224; la port&#233;e de tous, lui permettant d'avoir une approche plus libre, voire exp&#233;rimentale, des rapports extra-conjugaux, probablement particuli&#232;rement n&#233;cessaires &#224; celles et ceux qui occupent des postes &#224; responsabilit&#233;, afin de rel&#226;cher leurs tensions. &#192; partir ce cette r&#233;volution technologique, toutes celles - et elles &#233;taient nombreuses - qui ont su se montrer raisonnables, capables d'accepter d'embl&#233;e une situation immuable et d'appr&#233;cier comme lui un bon orgasme entre deux portes, ont toujours &#233;t&#233; bienvenues. Lorsqu'il se sentait en confiance avec une femme et qu'il s'autorisait &#224; la revoir, il &#233;tait curieux de connaitre ses fantasmes, tout en ayant du mal &#224; livrer les siens. Il se prot&#233;geait en pensant que ses partenaires avaient plus d'imagination que lui. Cela venait de sa premi&#232;re exp&#233;rience : alors qu'il &#233;tait mineur, une femme m&#251;re l'avait d&#233;barrass&#233; de sa virginit&#233; et lui avait appris &#224; prendre et donner du plaisir &#224; partir d'un vaste &#233;ventail de possibilit&#233;s. Laisser les femmes livrer leurs envies lui permettait d'&#233;largir le champ de ses jouissances tout en conservant intacte l'id&#233;e qu'il se faisait de lui-m&#234;me : un homme droit, dont les pens&#233;es ne s'&#233;garent pas. &lt;br/&gt;
En bref, Milo a toujours &#233;t&#233; partant, mais jamais demandeur. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque o&#249; les deux amants se sont rencontr&#233;s, les T&#233;l&#233;coms facilitaient d&#233;j&#224; ses infid&#233;lit&#233;s, et la possibilit&#233; d'envoyer des SMS salaces faisaient son d&#233;lice. Il avait beau avoir une charge de travail cons&#233;quente, ces petites bombes qui tombaient &#224; n'importe quelle heure, au milieu de n'importe quelle r&#233;union, &#233;taient aussi d&#233;stabilisantes qu'attendues et, disons-le aussi, jouissives. &lt;br/&gt;
Rien ne faisait de Hayden une femme diff&#233;rente des autres : elle l'avait crois&#233; &#224; une r&#233;ception, l'avait trouv&#233; sexuellement attirant, le lui avait fait savoir et ne s'&#233;tait pas arr&#234;t&#233;e &#224; son refus. Elle l'avait gentiment poursuivi, il avait pos&#233; ses conditions. Il fallait que ce soit des rapports sexuels et rien d'autre, ni sentiments, ni projets d'avenir. Cela collait &#224; l'envie de libert&#233; qu'elle avait. Ainsi, pas de gestion du quotidien, pas d'emmerdements domestiques, pas d'enfants, et surtout pas de lassitude sexuelle. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, elle donnait des cours dans une &#233;cole d'art, tout en &#233;tant sculptrice, avec toutes les difficult&#233;s que cela repr&#233;sente dans un monde o&#249; la place des femmes dans l'art &#233;tait encore assez secondaire. La ville de Paris lui avait accord&#233; un atelier d'artiste, au dernier &#233;tage, avec une vue d&#233;gag&#233;e sur le quartier. Ce qui aurait pu &#234;tre un salon &#233;tait rempli de potences de modelage, de tournettes de potier, selles de modeleur, fils de m&#233;tal, pl&#226;tres, gants de latex et de fragments de corps humains enchev&#234;tr&#233;s en pl&#226;tre, terre glaise ou c&#233;ramique, dont elle avait fait sa sp&#233;cialit&#233; &#8230; L'immense verri&#232;re ouverte sur le ciel d&#233;gag&#233; n'arrivait pas &#224; compenser la crasse et la poussi&#232;re qui r&#233;gnaient dans ce capharna&#252;m. &lt;br/&gt; Milo &#233;tait pass&#233; un apr&#232;s-midi, dans l'id&#233;e moyennement plausible de voir le travail de l'artiste et boire un caf&#233; avec elle. Comme pas mal d'hommes travaillant dans la tech, il portait un col roul&#233; aussi noir que ces longs cheveux, un jean, des baskets et une grosse montre de sport. Un uniforme a priori neutre, mais tout &#231;a sentait quand m&#234;me un peu le fric. Elle l'avait re&#231;u dans sa blouse de travail d'&#233;pais coton blanc, macul&#233;e par son travail du jour. Sa tignasse boucl&#233;e &#233;tait relev&#233;e en chignon, avec un crayon en guise d'attache. Elle avait des mains &#233;paisses et solides, assez s&#233;duisantes, qui contrastaient avec son corps fr&#234;le. Il accepta poliment la tasse qu'elle lui tendait, mais, incommod&#233; par la salet&#233;, il &#233;t&#233; rest&#233; debout face &#224; la vue. Il lui posa des questions d'usages sur ses oeuvres, avec l'intention de fuir au plus vite pour &#233;chapper &#224; ce lieu poudroy&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle &#233;tait rapide. &lt;br/&gt;
Elle s'&#233;tait agenouill&#233;e entre ses cuisses et d'une main empress&#233;e et experte avait d&#233;boutonn&#233; son pantalon qu'elle avait fait glisser au sol, puis son cale&#231;on, le laissant le sexe &#224; l'air, le mouvement entrav&#233; par son pantalon aux chevilles et sa tasse de caf&#233; &#224; la main. Pendant que ses mains caressaient ses lourdes couilles, sa langue longue et pointue d&#233;couvrait pour la premi&#232;re fois cette bite longue et l&#233;g&#232;rement brune qui tr&#232;s vite r&#233;agissait &#224; la proposition. Lui restait muet de stup&#233;faction, le regard baiss&#233; sur elle, ne sachant comment r&#233;agir, pris entre l'embarras de la position dans laquelle il se trouvait et l'envie de d&#233;couvrir les seins ronds et bien galb&#233;s qu'il entr'apercevait. Elle avala le gland, le pompa, tandis que de ces doigts experts elle massait ses grosses couilles et les faisaient danser dans leur poche. Quelques minutes plus tard, la surprise ayant pris de court Milo, il &#233;jacula au fond de son gosier. &lt;br/&gt;
Il s'&#233;tait excus&#233;. &#199;a n'&#233;tait pas dans ses mani&#232;res, disait-il. Il se sentait malotru, goujat, alors qu'il n'&#233;tait en rien responsable. Elle le rassura, lui expliquant qu'elle n'avait pas voulu autre chose, qu'elle aimait tailler des pipes, qu'elle en tirait un grand plaisir. Parfois cela allait jusqu'&#224; une forme de jouissance physique qu'elle avait eue, tant la g&#234;ne de Milo l'avait excit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>3 - Interface tactile.</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Milo est &#224; peine une ombre en mouvements derri&#232;re la large paroi de verre de la douche, tant la bu&#233;e est abondante. Sa t&#234;te est ailleurs, pendant que l'eau bouillante coule sur ses &#233;paules. Hayden le rejoint. Prendre sa douche avec lui, se laver mutuellement, c'est une stimulation tactile de plus. Depuis qu'ils ont lu quelque part que certaines des terminaisons nerveuses de la peau qui impactent le plaisir se situent dans les zones duveteuses, pr&#232;s des follicules pileux (les caresses envoient des (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3425-a3118.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Milo est &#224; peine une ombre en mouvements derri&#232;re la large paroi de verre de la douche, tant la bu&#233;e est abondante. Sa t&#234;te est ailleurs, pendant que l'eau bouillante coule sur ses &#233;paules. &lt;br/&gt;
Hayden le rejoint. &lt;br/&gt;
Prendre sa douche avec lui, se laver mutuellement, c'est une stimulation tactile de plus. Depuis qu'ils ont lu quelque part que certaines des terminaisons nerveuses de la peau qui impactent le plaisir se situent dans les zones duveteuses, pr&#232;s des follicules pileux (les caresses envoient des signaux &#233;lectriques dans l'insula, r&#233;gion c&#233;r&#233;brale qui g&#232;re les &#233;motions et diffuse le plaisir), ils se r&#233;jouissent d'appartenir &#224; une g&#233;n&#233;ration o&#249; poils n'&#233;taient ni bannis, ni traqu&#233;s, tels des vestiges d'une &#232;re pr&#233;historique &#224; bannir. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Assieds-toi sur le banc.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Milo s'ex&#233;cute. Il a les jambes &#233;cart&#233;es et d&#233;voile les muscles de ses cuisses, miraculeusement aussi fermes que de sa jeunesse. Sa bite est flacide et ses couilles pendantes, l'eau ruisselle sur son corps, mais son oeil s'allume. Elle s'agenouille prudemment entre ses jambes, glisse un peu de savon liquide dans le creux de sa main et fait mine d'avoir besoin de relaver son cul, sa queue aussi. Elle caresse l'ensemble, roule les couilles dans leur poche pliss&#233;e, shampouine les poils de son pubis, rince abondamment l'ensemble, puis sa langue repasse le m&#234;me itin&#233;raire que ses mains. La pointe commence par parcourir la couronne, l'ensemble du gland, remonte sur le m&#233;at, joue &#224; vouloir le p&#233;n&#233;trer, puis taquine le frein. Elle mordille la hampe tendrement, descend vers les couilles et longe le sillon m&#233;dian avant de tout recommencer en d&#233;sordre, deux, trois, quatre fois, ou plus, sans particuli&#232;rement chercher &#224; le faire jouir. Le sol savonneux est trop glissant pour des &#233;bats et il doit filer travailler, bref, on s'arr&#234;te l&#224;. Comme un &#171; bonjour &#187; un peu long, en somme.
Il se s&#232;che dans une grande serviette et elle le regarde s'&#233;loigner : sa longue silhouette apparait dans le reflet d'un des miroirs en colonne, ses jambes sont toujours aussi sveltes, ses fesses rebondies, app&#233;tissantes. Elle enfile un &#233;pais peignoir de bain, roule une serviette auto-chauffante sur ses cheveux et se dirige vers la cuisine, avec une envie d'oeufs aux plat. La cuisine est la seule pi&#232;ce color&#233;e, presque bariol&#233;e de tons vifs et chauds.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen a pr&#233;par&#233; la table : des brioches, du pain sorti br&#251;lant d'une machine - avec une cro&#251;te croustillante et sombre et une mie encore humide et moelleuse - du beurre la ferme, du miel en alv&#233;oles de la ruche qu'ils ont au fond du jardin. &lt;br/&gt;
Milo arrive v&#234;tu d'un col roul&#233; &#224; grosses mailles, d'un pantalon de ski et de bottes de montagne fourr&#233;es. Il survole ses mails. Cet ennemi de l'approximation travaille en permanence, cherche &#224; tout optimiser, &#224; conqu&#233;rir encore et toujours plus. Il a toujours un fort app&#233;tit pour le pouvoir, ce qui - pense-t-elle - maintient au beau presque fixe sa libido d&#233;bordante. &lt;br/&gt;
Alors qu'&#224; ses d&#233;buts leur relation avait &#233;t&#233; tr&#232;s chaotique, elle avait fait un jour le choix d&#233;finitif d'imaginer Milo tel qu'elle souhaitait qu'il soit et de faire abstraction de tout ce qui avait pu la contrarier au d&#233;but de leur relation. Cela faisait plusieurs d&#233;cennies que cela fonctionnait. Si &#224; pr&#233;sent de plus en plus de gens se r&#233;fugiaient dans des m&#233;tavers pour fuir un quotidien glauque et fantasmer des vies parfaites, elle utilisait son imagination f&#233;conde pour id&#233;aliser son partenaire sexuel et faire en sorte qu'il r&#233;ponde &#224; toutes ses attentes, &#233;motionnelles, sexuelles, intellectuelles. La m&#233;thode agissait tout aussi bien lorsqu'il &#233;tait l&#224;. Sans &#234;tre sceptique, il &#233;tait devenu commode pour elle de n'accorder &#224; la r&#233;alit&#233; qu'une importance relative. &lt;br/&gt;
Milo ne pensait pas en ces termes. Leur accord initial portait uniquement sur des rapports sexuels d&#233;nu&#233;s de tous sentiments et il n'avait pas &#224; &#234;tre remis en cause. Des d&#233;cennies plus tard, il restait convaincu que c'&#233;tait la facilit&#233;, l'habitude et l'entente sexuelle qui avaient fait perdur&#233; ces rapports, absolument rien d'autre. Certains hommes sont capables de s'extraire de tout sentiment affectif, l'essentiel &#233;tant qu'eux-m&#234;mes ne soient pas emp&#234;ch&#233;s par des pens&#233;es contreproductives. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la cuisine, les deux bras cuisiniers cassent les oeufs sur la po&#234;le, puis salent et poivrent sur la plaque &#224; induction. Le d&#233;compte de la minuterie signale une fin de cuisson imminente. Une voix synth&#233;tique r&#233;sonne dans toutes les pi&#232;ces de la maison :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les oeufs sont pr&#234;ts, &#224; table ! &lt;br/&gt;
Inlassablement fascin&#233;s par ce spectacle feutr&#233;, ils sont c&#244;te &#224; c&#244;te face au paysage ithyphallique de montagnes immacul&#233;es, vierges de tous visiteurs (le canton a vot&#233; il y a quatre ou cinq ans la fin du tourisme, transformant les h&#244;tels en fermes agricoles et la piste d'aviation en terrain de sport, afin de pr&#233;server la vie des habitants et la nature environnante). Comme si rien ne s'&#233;tait pass&#233; sous la douche, comme si le d&#233;sir n'&#233;tait pas venu au rendez-vous, le couple commente l'actualit&#233;, on parle de mise sur le march&#233; d'ordinateurs biologiques, dont les syst&#232;mes traduisent l'information en fragments ADN et non en charges &#233;lectriques, tout en beurrant d'&#233;paisses tartines. On parle d'une exposition sur un m&#233;tayers qui pour une fois vaut le d&#233;tour. Elle ajoute un peu de leur miel, ses l&#232;vres sont collantes et sucr&#233;es. Il l'embrasse et file &#224; &#224; l'&#233;tage inf&#233;rieur, pour un rendez-vous en ligne qui risque de s'&#233;terniser. &lt;br/&gt;
Elle finit son petit d&#233;jeuner et reste un moment r&#234;veuse devant la danse des flocons de neige qui finissent par fondre sur la baie vitr&#233;e. Elle se l&#232;ve et se tourne vers Aspen.&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Suis-moi dans la chambre. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Il s'ex&#233;cute.&lt;br/&gt;
Elle lib&#232;re ses cheveux faisant tomber la serviette, d&#233;tache son peignoir qu'elle laisse tomber au sol et se retourne nue vers lui. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Je voudrais le 605. &lt;br/&gt;
Aspen commence le programme en opacifiant la baie vitr&#233;e et activant le r&#233;tro-projecteur. La vue sur la montagne enneig&#233;e est remplac&#233;e par une sc&#232;ne &#233;rotique en 3D entre une Lilith imaginaire et les restes de la glaise rouge dont elle serait issue. La mati&#232;re s'anime et titille toutes les zones &#233;rog&#232;nes de la femme de fa&#231;on tentaculaire : une forme oblongue caresse ses l&#232;vres et fouille sa bouche, une ventouse se colle et semble prodiguer des baisers suaves. Un autre bras, gluant, p&#233;n&#232;tre sa chatte adh&#233;rant aux zones &#233;rog&#232;nes, un autre chatouille la rondelle de son cul tout en pin&#231;ant son clitoris &#224; l'aide d'un de ses organes d'aspiration. D'autres empoignent ou flagellent ses fesses, chatouillent la plante de ses pieds, caressent ses cheveux. Tout son corps est sollicit&#233;, le rendant &#233;lectrique, lui offrant une sexualit&#233; p&#233;riph&#233;rique extra-g&#233;nitale. Le rythme de la mati&#232;re alterne entre certains bras aux gestes rapides et parfois violents, tandis que d'autres au contraire sont irritants de lenteur. L'alchimie entre le corps et l'argile emp&#234;che de savoir si cela tient plus de la masturbation que d'une s&#233;quence SM orchestr&#233;e par la mati&#232;re anim&#233;e. Mais ce corps &#233;lectris&#233; est &#233;pid&#233;mique. &lt;br/&gt;
Hayden sent d&#233;j&#224; ses seins pointer, sa chatter mouiller. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen, qui connait parfaitement ses r&#233;guli&#232;res s&#233;ances de masturbation, lui tend un tube de lubrifiant pour badigeonner sa vulve et l'entr&#233;e de son vagin, puis le vibromasseur 3-14B, pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; tous les autres depuis sa mise sur le march&#233;. Elle se contorsionne pour enfiler ce qui ressemble &#224; une culotte en latex, dont l'int&#233;rieur a une partie aspirante, qui su&#231;ote le clitoris aussi bien qu'une bouche pulpeuse et experte, et un vibro p&#233;n&#233;trant, dont la forme s'adapte &#224; la chatte et stimule en particulier le point G, gr&#226;ce &#224; un moteur rotatif. Les deux &#233;l&#233;ments ont des vitesses de programmation ind&#233;pendantes, l'un allant crescendo et l'autre pianissimo pour rendre sublime l'apoth&#233;ose. Deux tubes mous en caoutchouc noir remontent sur les seins pour aspirer les mamelons comme un b&#233;b&#233; assoiff&#233;. Aspen, depuis son boitier de contr&#244;le, lance le programme vocal qui accompagne ce menu. Une voix grave, perverse, pleine de testost&#233;rone, encha&#238;ne :&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Tu es une petite salope, une chienne qui en veut toujours plus et n'en n'a jamais assez. Regarde comme tu mouilles, tu aimes &#231;a, hein.... Ma grosse bite va te d&#233;foncer et tu vas en redemander, etc. &lt;br/&gt;
Ses yeux riv&#233;s vers l'&#233;cran, sont corps stimul&#233; avec une pr&#233;cision quasi-chirurgicale, elle sait qu'elle va jouir dans deux &#224; trois minutes maximum. Elle essaie de se laisser envahir par des pens&#233;es mat&#233;rielles pour ralentir son orgasme, plut&#244;t que de rester concentr&#233;e sur les sensations dans sa chatte et arriver trop vite au climax. &lt;br/&gt;
Mais l'objet est sur-performant, le premier orgasme arrive. &lt;br/&gt;
Aspen connait la juste dose. Il sait qu'il lui en faut un minimum de trois, le dernier ayant des intensit&#233;s bien sup&#233;rieures. Si le vibro reste le m&#234;me, il faut que les films se diff&#233;rencient fortement pour re-cr&#233;er la m&#234;me excitation.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le deuxi&#232;me extrait, l'humano&#239;de a retrouv&#233; une p&#233;pite ancienne, un film en VR avec une cam&#233;ra subjective, o&#249; un corps masculin fornique fr&#233;n&#233;tiquement de corps en corps, indiff&#233;rent au sexe des partenaires, tandis que d'autres regardent. Ce n'est pas tellement sa came, mais c'est amusant. Elle met quelques minutes de plus pour jouir et l'intensit&#233; de l'orgasme a grimp&#233; d'un palier, comme attendu. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen a &#233;labor&#233; elle-m&#234;me le troisi&#232;me film. Elle sait &#224; quel point Hayden a besoin d'un peu plus pour atteindre son stade final, celui o&#249; elle h&#233;site toujours entre se d&#233;filer devant une secousse qui sera trop forte, ou accepter de laisser son corps entier avoir mal de plaisir. &lt;br/&gt;
Ce film maison a &#233;t&#233; con&#231;u &#224; partir de notes trouv&#233;es dans un vieux journal intime qui remonte &#224; un temps o&#249; les deux amants &#233;taient en froid. Elle avait r&#234;v&#233; d'un plan &#224; trois avec lui et une escorte, qu'elle avait soigneusement s&#233;lectionn&#233; sur site dont l'offre &#233;tait pl&#233;thorique. Elle avait choisi une personne d'une trentaine d'ann&#233;es, avec des seins en forme de poire, des l&#232;vres pulpeuses, et peu de tatouages. Elle avait ensuite donn&#233; rendez-vous &#224; son amant dans une chambre d'h&#244;tel, ce qui arrivait de temps en temps, pour &#234;tre sans rep&#232;re dans un lieu inconnu. Il &#233;tait tomb&#233; dans nues en distinguant dans la p&#233;nombre une femme inconnue qui l'attendait, &#224; peine v&#234;tue de lingerie. Hayden avait d'abord observ&#233; avec d&#233;lectation le visage stup&#233;fait de Milo, puis s'&#233;tait d&#233;v&#234;tue en m&#234;me temps que les lui, les yeux riv&#233;s sur ses moindres faits, gestes et expressions et elle s'&#233;tait assise au bord du lit, en n'ayant d'autre choix que d'observer la rencontre de ces deux corps &#233;trangers, qui avaient oubli&#233; de l'inclure dans leurs jeux. Est-ce que c'&#233;tait excitant ? Non, pas du tout. Vexant plut&#244;t. &lt;br/&gt;
C'est sur cette mince trame narrative qu'Aspen a con&#231;u un film avec des images de synth&#232;se, tout le sc&#233;nario reposant exclusivement sur le trouble initial d&#233;crit dans le journal intime : elle avait suivi l'accouplement des deux corps avec une certaine g&#234;ne, un sentiment d'exclusion. Milo, qui ne s'attendait pas du tout &#224; ce qu'une femme un jour puisse lui faire pareil cadeau, laissait courir ses mains sur la chair inconnue, perdait son regard sur les deux petites montagnes dansantes qui s'offraient &#224; lui et s'extasiait sur cette bouche nouvelle qui d&#233;j&#224; avait happ&#233; sa bite et massait habilement ses couilles tout en le su&#231;ant. L'humano&#239;de a estim&#233; que le souvenir de cette sensation serait propice &#224; cr&#233;er une tension dans la reconstitution de la sc&#232;ne. Les sensations &#233;pidermiques et les images de synth&#232;se r&#233;alistes et obsc&#232;nes collent au go&#251;t de sa patronne. On la voit d&#233;sempar&#233;e, assise derri&#232;re le couple qui debout se d&#233;couvre, s'enlace, s'embrase. A ce moment pr&#233;cis, elle ne sait s'il faut devenir une pr&#233;sence invisible et observante, ou s'il elle va &#234;tre capable de s'exciter en d&#233;couvrant l'app&#233;tit que son partenaire manifeste &#224; l'&#233;gard de la femme lou&#233;e pour l'occasion. &#199;a pourrait &#234;tre comme se masturber devant un porno, mais en vrai. La sc&#232;ne est troublante de r&#233;alisme et, effectivement, elle ressent &#224; nouveau cette confusion qui l'avait fait h&#233;siter et qui &#224; pr&#233;sent l'excite intens&#233;ment. Elle ne cherche pas &#224; r&#233;sister au flux qui va contorsionner ses pieds jusqu'&#224; avoir une crampe douloureuse, lui donner la sensation d'un essoufflement rauque et peu &#233;l&#233;gant. &lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.&lt;br/&gt;
Tout son corps se d&#233;tend, les traits de son visage se lissent, ses joues sont rosies, elle esquisse un demi-sourire. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aspen &#233;teint la machine. La fen&#234;tre redevient translucide, le ronronnement des machines cesse et l'arr&#234;t des diverses succions rel&#226;che le latex. Sa patronne se contorsionne pour enlever la culotte devenue encore plus collante avec le lubrifiant. Il l'attrape et part &#224; la salle de bains la nettoyer avec un savon moussant. Il frotte chaque pi&#232;ce concave ou convexe avec m&#233;ticulosit&#233;, les s&#233;chant ensuite avec une serviette chaude, avant de talquer tout l'int&#233;rieur de la culotte pour prot&#233;ger le caoutchouc de synth&#232;se. On pourrait croire &#224; une forme de f&#233;tichisme un peu pervers &#224; l'&#233;gard des outils de jouissance de sa patronne. Mais c'est un robot, sa conception des sentiments est limit&#233;e, son architecture cognitive est ultra-performante, mais il ne faut pas exag&#233;rer non plus. Hayden noue ses cheveux avec des &#233;pingles, se couvre le corps d'une cr&#232;me parfum&#233;e, enfile une culotte en gaze transparente connect&#233;e sur laquelle elle peut faire apparaitre des images salaces au gr&#233; de ses envies, passe une &#233;paisse robe chemisier et file dans son atelier. &lt;br/&gt;
Elle regarde sur l'&#233;cran qui est au mur les derniers croquis du fauteuil un peu particulier qu'elle est en train de r&#233;aliser. Sa conception n'est pas encore finalis&#233;e, des points d'assises sont encore trop fragiles, l'&#233;quation est complexe : la construction d'isosurfaces &#224; partir d'un maillage de voxels est robuste, mais la qualit&#233; de la surface d&#233;pend du maillage et la triangulation n&#233;cessite de nombreux travaux de post-traitement qui lui posent probl&#232;me. &lt;br/&gt;
Or, il lui reste &#224; peine deux mois pour tout finir. Elle allume une cigarette de contrebande, la coince au coin des l&#232;vres comme les paysans autrefois, et r&#233;fl&#233;chit. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>2 - Architecture propri&#233;taire</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/2-La-maison.html</link>
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		<dc:date>2026-08-25T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Le terrain, achet&#233; conjointement, avait bri&#232;vement &#233;t&#233; un objet de discorde, pour des raisons d'&#233;tats d'esprit contradictoires. S'ils &#233;taient d'accord sur le principe de construire ensemble un abri qui serait aussi une petite maison contemporaine, tr&#232;s technologique, ils avaient de l&#233;gers d&#233;saccords sur le style. Milo a le go&#251;t des tons sombres, du stuc, des espaces charg&#233;s d'objets et de tableaux contemporains, qui refl&#232;tent son statut social. Hayden a besoin d'espaces &#233;pur&#233;s, de vues d&#233;gag&#233;es, elle (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3424-90228.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le terrain, achet&#233; conjointement, avait bri&#232;vement &#233;t&#233; un objet de discorde, pour des raisons d'&#233;tats d'esprit contradictoires. &lt;br/&gt;
S'ils &#233;taient d'accord sur le principe de construire ensemble un abri qui serait aussi une petite maison contemporaine, tr&#232;s technologique, ils avaient de l&#233;gers d&#233;saccords sur le style. Milo a le go&#251;t des tons sombres, du stuc, des espaces charg&#233;s d'objets et de tableaux contemporains, qui refl&#232;tent son statut social. Hayden a besoin d'espaces &#233;pur&#233;s, de vues d&#233;gag&#233;es, elle ex&#232;cre les petits objets qui ne servent &#224; rien et bouchent son horizon, elle aime les formes organiques, sensuelles, les couleurs franches et chaudes. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le bunker a fini par &#234;tre plus grand qu'initialement envisag&#233;, secret, presque labyrinthique, afin que le fatras de Milo soit prot&#233;g&#233; de tout danger cataclysmique. Ils n'ont mis qu'un seul tableau au salon, une fente sur une toile rouge sang, qu'elle appelle sa chatte. &lt;br/&gt;
Hayden r&#234;vait depuis longtemps d'une maison &#233;pur&#233;e et pourtant pleine de secrets. Elle avait contact&#233; un cabinet d'architectes &#224; Stuttgart qui s'&#233;tait fait remarquer vingt ans plus t&#244;t en fabriquant la premi&#232;re maison intelligente, autonome, avec un concept &#233;nerg&#233;tique permettant de produire deux fois plus d'&#233;nergie que n&#233;cessaire. Comme Milo, entrepreneur dans la tech, voulait exp&#233;rimenter depuis longtemps l'impression 3D &#224; grande &#233;chelle, il avait &#233;t&#233; heureux de renouer avec son premier m&#233;tier d'ing&#233;nieur et - n'eut-il &#233;t&#233; si s&#233;rieux de nature - on aurait presque dit un gosse heureux de monter une boite de Lego. Pour suivre &#224; distance la conception de chaque morceau du puzzle, il avait surveill&#233; les travaux depuis son lieu de travail et quarante-cinq jours plus tard, le bunker et la maison &#233;taient imprim&#233;s. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il avait trouv&#233; le projet chronophage, risqu&#233; et inutile, mais Hayden insistait lourdement : il leur fallait des montagnes pour penser &#224; aller toujours plus haut, il fallait des fen&#234;tres ouvertes sur le monde pour avoir des id&#233;es larges, il fallait une absence totale de voisins pour baiser partout en osmose avec le paysage, et elle avait pass&#233; mille ans &#224; imaginer cette habitation id&#233;ale. Tous ses dessins de mobilier montraient des formes courbes, sensuelles pour que l'effleurement d'un meuble rappelle une caresse sur un corps. Elle avait trouv&#233; dans la r&#233;gion un tech-artisan connu pour avoir d&#233;velopp&#233; un proc&#233;d&#233; de d&#233;p&#244;t de couches successives par liage, sur un treillis m&#233;tallique. Le liant liquide sur un lit de poudre imitait &#224; la perfection le pl&#226;tre, en autorisant une grande libert&#233; de formes. Des coussins recouverts de mouton blanc apportaient du confort et l'ensemble s'approchait des visions de l'habitacle du futur dans les ann&#233;es 70 : un &#233;quilibre fragile entre espace clinique et formes voluptueuses. &lt;br/&gt;
L'avenir &#233;tait enfin arriv&#233;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cinq ans apr&#232;s la fin des travaux, sans connaitre aucun des secrets de cette maison, l'Institute for the Future de Palo Alto avait salu&#233; le miracle de technologie propre &#224; ce b&#226;timent, qui &#224; pr&#233;sent alimentait tout le canton en &#233;lectricit&#233;, alors que m&#234;me la Suisse commen&#231;ait &#224; souffrir de la p&#233;nurie d'&#233;nergie mondiale et des co&#251;ts exorbitants de l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1 - Prologue</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/1-Prologue.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Un jour de loisir, c'est un jour d'immortalit&#233;. Proverbe chinois La sexualit&#233; est partie int&#233;grante de notre comportement. Elle fait partie de notre libert&#233;. La sexualit&#233; est quelque chose que nous cr&#233;ons nous-m&#234;mes. C'est notre cr&#233;ation propre, et elle est bien plus que la d&#233;couverte d'un aspect secret de notre d&#233;sir. Il faut que nous comprenions que c'est avec notre d&#233;sir que nous cr&#233;ons de nouvelles formes de relations, de nouvelles formes d'amour, de nouvelles formes de cr&#233;ation. Le sexe n'est pas (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Roman-complet-2034-Tech-fuck-.html" rel="directory"&gt;Roman complet : 2034, r&#233;tro-compatibles.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3423-c1d6b.png&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un jour de loisir, c'est un jour d'immortalit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Proverbe chinois&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La sexualit&#233; est partie int&#233;grante de notre comportement. Elle fait partie de notre libert&#233;. &lt;br/&gt;
La sexualit&#233; est quelque chose que nous cr&#233;ons nous-m&#234;mes. C'est notre cr&#233;ation propre, et elle est bien plus que la d&#233;couverte d'un aspect secret de notre d&#233;sir. Il faut que nous comprenions que c'est avec notre d&#233;sir que nous cr&#233;ons de nouvelles formes de relations, de nouvelles formes d'amour, de nouvelles formes de cr&#233;ation. Le sexe n'est pas une fatalit&#233; ; c'est la possibilit&#233; d'une vie cr&#233;ative.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Michel Foucault&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hayden tire l'&#233;pais rideau de velours occultant le jour qui entoure leur lit, la pi&#232;ce lentement se remplit d'une lumi&#232;re blanche et froide et d&#233;voile &#224; Milo le temps gris perle qui recouvre les montagnes enneig&#233;es. Elle retourne se glisser sous la couette, collant &#224; nouveau son corps ti&#232;de &#224; celui de Milo. Ils ont dormi coll&#233;s l'un &#224; l'autre et dans cet habitacle isol&#233; du bruit leur sommeil est meilleur : une bulle de verre futuristique pos&#233;e sur le flanc d'une montagne suisse, hommage aux maisons-bulles du hongrois Lovag, qui d&#233;fendait l'architecture organique. .&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis ce jour o&#249; les Russes ont appuy&#233; sur le bouton nucl&#233;aire, les deux amants se retrouvent r&#233;guli&#232;rement dans ce refuge avec abri anti-atomique, comme il en existe dans la plupart des maisons suisses. Ardente d&#233;fenseuse du progr&#232;s, de la technologie et de l'insoumission domestique des femmes, Hayden a acquis un robot domestique d&#232;s qu'ils ont &#233;t&#233; mis sur le march&#233;. Aspen - c'est son nom - leur apporte machinalement deux caf&#233;s au lit, mais Milo, dont le temp&#233;rament est suractif, se tourne vers elle comme s'il &#233;tait d&#233;j&#224; press&#233;. Il caresse rapidement sa cuisse, v&#233;rifie d'un doigt la liquidit&#233; de sa chatte, puis lui tourne le dos et se l&#232;ve pour prendre sa douche. La salle de bains est clinique : en dehors d'un parquet en teck chauffant et d'un moelleux tapis blanc en peau de mouton, tout est en verre ou en miroir, afin de refl&#233;ter la grandeur du paysage et son silence. La douche, la baignoire, les toilettes, la vasque et le fauteuil translucides lib&#232;rent l'horizon tandis que quelques meubles ici et l&#224; le refl&#232;tent. .&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Milo effleure le miroir pour &#233;couter les infos &#224; la radio, fid&#232;le &#224; une m&#234;me station comme &#224; l'ensemble de ses habitudes et &#224; son travail : ce sont des carcans qui le maintiennent dans la direction qu'il s'est fix&#233; lorsque, jeune, il craignait de succomber aux tentations du plaisir. Il fait couler longuement une douche br&#251;lante et la vapeur efface le paysage glac&#233; &#224; l'ext&#233;rieur. Hayden a l'air pr&#233;occup&#233;. Elle boit l'un apr&#232;s l'autre les deux caf&#233;s devenus ti&#232;des, sa main effleure distraitement la pointe d'un sein. Une jambe glisse au dehors du lit. Elle a les yeux dans le vide et le front pliss&#233; qui marque un peu plus ses rides.&lt;br/&gt;
Elle se d&#233;cide &#224; sauter du lit, traverse nue la chambre en &#233;vitant de regarder son reflet dans les quatre immenses blocs de miroirs - des tours pos&#233;es au centre de la pi&#232;ce qui dissimulent le dressing - et elle part le rejoindre sous la douche. .&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Masturbation en pr&#233;sentiel ?</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Masturbation-en-presentiel.html</link>
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		<dc:date>2024-09-26T14:15:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Masturbation</dc:subject>

		<description>La d&#233;mographie baisse puisque les gens n'ont plus de rapport, les sextoys cartonnent pour se coordonner au monde narcissique qui est le n&#244;tre, les transgressions se compliquent ou s'effacent et je m'emmerde. Le vocabulaire covidien qu'on nous a impos&#233; est pugnace. Le &quot;pr&#233;sentiel&quot; et le &quot;distanciel&quot; sont sortis d'un univers robotique, alors que je cherche la chair, l'os, le sang. O&#249; sont pass&#233;s les mots qui me disaient que dans des temps anciens je baisais avec d'autres ? Quel probl&#232;me aurait-on &#224; (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Orgasme,15-+.html" rel="tag"&gt;Orgasme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Libido,18-+.html" rel="tag"&gt;Libido&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Masturbation,31-+.html" rel="tag"&gt;Masturbation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3311-2fe1c.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;mographie baisse puisque les gens n'ont plus de rapport, les sextoys cartonnent pour se coordonner au monde narcissique qui est le n&#244;tre, les transgressions se compliquent ou s'effacent et je m'emmerde. &lt;br/&gt;
Le vocabulaire covidien qu'on nous a impos&#233; est pugnace. Le &quot;pr&#233;sentiel&quot; et le &quot;distanciel&quot; sont sortis d'un univers robotique, alors que je cherche la chair, l'os, le sang. O&#249; sont pass&#233;s les mots qui me disaient que dans des temps anciens je baisais avec d'autres ? Quel probl&#232;me aurait-on &#224; renouer avec l'usage de &quot;En personne&quot;, par exemple ? Le virtuel est-il amen&#233; &#224; remplacer le r&#233;el sans &#233;quivoques ?&lt;br/&gt;
Oui.&lt;br/&gt;
L'Autre - une personne physique - est un danger. Pas &#224; cause de potentiels virus ess&#233;min&#233;s, ou parce qu'il aurait de scandaleuses d&#233;viances sexuelles, mais parce qu'il ne pense pas comme moi, parce qu'il n'est pas moi. Il me challenge. Il me force &#224; sortir de mes orni&#232;res, &#224; regarder d'une fa&#231;on que j'ignore, &#224; avoir d'autres angles de vue.&lt;br/&gt;
Mais la p&#233;riode est &#224; l'autol&#226;trie fertile.&lt;br/&gt;
Nous sommes enferm&#233;s dans des univers num&#233;riques qui r&#233;tr&#233;cissent notre espace, nous laisse en compagnie de clones qui nous ressemblent et pensent comme nous. Il y a des cases pour le &quot;oui&quot;, d'autres pour le &quot;non&quot;, rien n'est possible pour les avis non tranch&#233;s, pour le doute, pour l'incertitude et l'inconnu. On fornique dans des cases : &#234;tes-vous cis ? Trans ? Bi ? Polyamoureux ? etc. &lt;br/&gt;
Je m'emmerde parce que celui qui me faisait sortir de moi-m&#234;me pour exp&#233;rimenter autre chose, n'a plus droit de cit&#233;. Il n'est plus que danger (exception faite pour la &quot;victime&quot;, quelle qu'elle soit, qui renforce l'ego : en s'occupant des &quot;victimes&quot; on montre comme on est bon, attentifs aux autres). &lt;br/&gt;
A pr&#233;sent donc, qu'il s'agisse d'un partenaire sexuel, d'une personne aux id&#233;es contraires au vent du moment, ou d'un pays dont la culture est diff&#233;rente de la n&#244;tre, tout ce qui n'est pas &quot;comme nous&quot; est-il &#224; r&#233;ellement &quot;contre nous&quot; et nocif ? O&#249; est le challenge, si nous sommes similaires et a priori sans asp&#233;rit&#233;s ? Il n'est pas &#233;tonnant que plus personne ne baise : il faudrait se mettre &#224; poil pour m&#233;langer nos id&#233;es, nos failles et nos idiosyncrasies, en m&#234;me temps que nos fluides ? L'&#233;poque est lisse et propre, point barre. &lt;br/&gt;
Alors au mieux on baise avec des gens &quot;comme moi&quot;, ce qui est un peu comme &quot;avec moi&quot;, on reste dans un rapport narcissique o&#249; seul compte le reflet dans le miroir. Seul ou &#224; deux, cela devient si bien la m&#234;me chose. &lt;br/&gt;
Pourtant, &#201;ros, le dieu de l'amour et du d&#233;sir, est le symbole de relations parfois harmonieuses, parfois intenses et parfois chaotiques entre deux &#234;tres. Certaines l&#233;gendes disent qu'il est n&#233; du Chaos, de Ga&#239;a (la Terre) et de Tartare (les Enfers) pour permettre la continuit&#233; de la vie. D'autres disent qu'il est le fils d'Aphrodite, d&#233;esse de l'amour, et Ar&#232;s, dieu de la guerre et c'est avec la fl&#232;che du guerrier qu'il unit les couples. Qu'a-t-on fait &#224; notre Occident, devenu si lisse, paralys&#233;, f&#233;tide de tant de ti&#233;deur ?&lt;br/&gt;
Oui, je me souviens des jours heureux o&#249; il y avait du panache &#224; prendre des risques amoureux, &#224; flirter avec l'indicible, &#224; aller voir ailleurs si je n'y suis pas, afin que les spasmes, ces &#233;tats de raideur d'heureuses parties du corps, soient aussi des &#233;tats de lib&#233;ration mentales tendres, s&#233;duisantes. Je pense aussi &#224; Thomas Laqueur, historien de la sexualit&#233;. Dans son livre &quot;Le sexe en solitaire&quot;, il notait - outre que le sexe solitaire n'est devenu une grave question de morale sexuelle qu'&#224; partir du XVIIIe si&#232;cle - qu'au XXe si&#232;cle la masturbation est devenue bienfaisante, voire m&#234;me une lib&#233;ration individuelle, toute tourn&#233;e autour du culte du moi. &lt;br/&gt;
Alors je songe aussi &#224; Narcisse. Il avait mal commenc&#233;, tombant amoureux de sa s&#339;ur jumelle, morte trop t&#244;t. Il a mal fini, tombant amoureux de son reflet dans l'eau et mourant d'une passion impossible &#224; assouvir. En est-on l&#224; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Strap on</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


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		<dc:subject>Fess&#233;e</dc:subject>

		<description>Je suis maladroite. Je m'emm&#234;le toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-l&#224;&#8230; Gestes pr&#233;cis, rapides. Je suis pr&#234;te en un clin d'oeil. Je devance ton d&#233;sir. Je te surprends. Tu ne t'y attendais pas et je suis d&#233;j&#224; &#224; te claquer tes bonnes grosses fesses en disant que j'aime ton cul ! Salve de protestations. Juste pour la forme. Car tu sais ton arri&#232;re-train massif. Et que je l'aime tel. Parmi les choses que j'adore chez toi, il y a, chaque matin, ces contorsions que tu r&#233;alises (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/+-Fessee,83-+.html" rel="tag"&gt;Fess&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L150xH108/arton3360-adb73.png&quot; width='150' height='108' style='height:108px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je suis maladroite. Je m'emm&#234;le toujours les pinceaux. Mais, bizarrement, jamais dans ces moments-l&#224;&#8230; &lt;br/&gt;
Gestes pr&#233;cis, rapides. Je suis pr&#234;te en un clin d'oeil. Je devance ton d&#233;sir. Je te surprends. Tu ne t'y attendais pas et je suis d&#233;j&#224; &#224; te claquer tes bonnes grosses fesses en disant que j'aime ton cul !&lt;br/&gt;
Salve de protestations. Juste pour la forme. Car tu sais ton arri&#232;re-train massif. Et que je l'aime tel. Parmi les choses que j'adore chez toi, il y a, chaque matin, ces contorsions que tu r&#233;alises pour caser ce mirifique p&#233;tard dans ton jeans ! Adoration. Oui, c'est le mot juste pour qualifier l'effet qu'exerce ton cul sur moi. Acception sacr&#233;e, acception sexuelle. Tes deux h&#233;misph&#232;res de chair, jamais je ne les contemple sans &#233;prouver la plus cruelle des tentations ! &lt;br/&gt;
Les p&#233;trir, les pin&#231;oter, les tapoter&#8230; R&#233;primer la pulsion de les saisir &#224; pleines paluches. Dans la rue, dans le m&#233;tro, dans un magasin. Dans tous endroits, &#224; tout moment. Ton popotin met mes hormones sur le gril. Sauf &#224; m'arracher les yeux comme sainte Lucie, souffrir de frustration constitue mon lot quotidien, ma croix. &lt;br/&gt;
Bien s&#251;r, quand tu enfiles ton jeans, dans la chambre, c'est plus commode. Je me glisse derri&#232;re toi. Je te pince. Je te lutine en embrassant ton cou. Si nous avons le temps, nous allons plus loin. &lt;br/&gt;
J'avoue : j'y vais parfois un peu fort&#8230; Mais &#231;a me pla&#238;t tellement de malmener ces rondeurs ! De te faire un tout petit peu mal. Pour nous faire beaucoup de bien&#8230; &lt;br/&gt;
Tu piailles, &#233;videmment. Tu me dis d'arr&#234;ter, m'objurgues&#8230; Mais de quel noir regard suis-je fusill&#233;e si, par malheur, j'obtemp&#232;re ? Ne dis pas le contraire ! De toute fa&#231;on, tu sais tr&#232;s mal mentir. A chaque fois, tes r&#233;criminations sont des pousse-au-crime ; tes rebuffades, des injonctions. Tu joues la com&#233;die de l'indignation &#224; plaisir. Tu mimes la farce de l'effarouchement &#224; merveille. Du th&#233;&#226;tre tout &#231;a ! Hop, tu t'attribues le r&#244;le de la vex&#233;e, j'incarne la vilaine, et nous voil&#224; parties, comme &#224; la Com&#233;die fran&#231;aise ! La sc&#232;ne d&#233;bouche sur ce paradoxal et invariable d&#233;nouement. Pour accepter de pardonner, l'outrag&#233;e supplie qu'on la punisse ! &lt;br/&gt;
A quatre pattes sur le lit, tu remues ta croupe, f&#233;line. Cambr&#233;e et totalement &#224; poil. Tu m'exposes ton post&#233;rieur avec une ind&#233;cence qui me scandaliserait&#8230; si c'&#233;tait &#224; une autre que tu offrais ce privil&#232;ge : te mater ainsi. Oeillet pro&#233;minent et vulve dilat&#233;e. &lt;br/&gt;
Ok, je suis jalouse. Oui, jalouse. R&#233;trospectivement, m'horripile l'id&#233;e que tu aies pu montrer &#231;a &#224; une autre, nagu&#232;re. Je veux dire tel quel, avec cette m&#234;me candeur obsc&#232;ne&#8230; &lt;br/&gt;
En pensant que tu pourrais r&#233;it&#233;rer cette trahison, je le suis plus encore. Que l'amour ne dure pas toujours, cela m'indigne, me r&#233;volte, me terrifie. Tu ne comprends pas &#231;a, toi, vu la &#171; plasticit&#233; &#187; de tes sentiments&#8230;&lt;br/&gt;
La jalousie me rend vacharde. J'ai envie de te faire payer tes liaisons pass&#233;es. Et, surtout - par anticipation du pire - tes liaisons futures. Je donne des ordres :&lt;br/&gt; - Mets tout tes doigts !&lt;br/&gt;
Tu sais ce que &#231;a signifie&#8230; Tu connais la r&#232;gle&#8230; A la fin les cinq doivent y &#234;tre&#8230; Je t'observe proc&#233;der &#224; ce fisting en me tripotant les t&#233;tons. Oh, tu es rompue &#224; l'exercice. Poss&#232;de l'art et la mani&#232;re. Les cinq, au bout de quelques minutes d'effort, sont dedans. &lt;br/&gt;
Main enfonc&#233;e in extenso. Tu te p&#233;n&#232;tres. Poignet inclin&#233; &#224; 90&#176;. Tu te baises bien. Comme j'aime. Avec la ferveur d'une pr&#234;tresse vaudou en d&#233;lire. La fougue furieuse d'une femme folle de ses fesses. &lt;br/&gt;
Cette fois-ci, je t'ai laiss&#233;e tout faire. Tout. Enlever tes bagues. T'enduire toi m&#234;me de lubrifiant en faisant jaillir le gel du tube. Je raffole de te regarder faire &#231;a. Entendre le giclement du produit qui fuse de l'embout&#8230;&lt;br/&gt;
Je me tiens &#224; l'autre extr&#233;mit&#233; du lit, le dos coll&#233; au mur, nue, avec le gode-ceinture. Si bien fix&#233; qu'il est devenu partie int&#233;grante de mon sexe. Je masturbe ce faux phallus. Le frotte sur mon clitoris. Grands dieux, quels frissons ! Je les cache tant bien que mal&#8230; Je prends une voix autoritaire. Te fixe des directives en me pressant les seins. &lt;br/&gt;
Tu es tout ou&#239;e, ma ch&#233;rie. Ob&#233;issante afin d'&#234;tre mieux ob&#233;ie. En r&#233;alit&#233;, c'est ton d&#233;sir que je contente. Le mien consistant &#224; te satisfaire. Il me pla&#238;t d'assouvir ta fringale de sensations fortes. De jouer les novices pour enflammer tes fantasmes. Ton excitation m'excite. Ta perversion me pervertit. Si j'avais eu une compagne plus sage, jamais, non jamais je ne me serais livr&#233;e &#224; de tels jeux. Et &#231;a te pla&#238;t de le savoir. &lt;br/&gt;
Tu as le don d'entra&#238;ner ton monde sans avoir l'air d'y toucher. Du jour o&#249; tu m'as encourag&#233;e &#224; compl&#233;ter ma collection de dildos, que tu as commenc&#233; &#224; m'offrir des engins s'adaptant &#224; des harnais, scell&#233; &#233;tait mon sort. En effet, ces &#171; cadeaux &#187; il me fallait bien les essayer avec celle qui me les avait si innocemment offerts&#8230; &lt;br/&gt;
Et la cravache, achet&#233;e avec des bottes, dans un magasin de sport, au pr&#233;texte que tu voulais te remettre - apr&#232;s quinze ans ! - &#224; l'&#233;quitation ! &lt;br/&gt;
Le soir m&#234;me, tu m'incitais &#224; m'amuser avec. A te faire aller, bott&#233;e, &#224; la badine. Tu t'&#233;tais mise &#224; quatre pattes et tu me tirais la langue, hennissante, en me traitant de m&#233;chante fille ! &lt;br/&gt;
Maintenant, regardant ta main qui va et vient dans ton vagin, je mesure &#224; quel point tu as su me circonvenir. Une vraie rou&#233;e. Tu voulais me transformer. Utiliser mes d&#233;sirs de p&#226;te &#224; modeler, m'assujettir &#224; ta volont&#233;. Tu as r&#233;ussi. Telle tu voulais que je fusses, telle je suis devenue. Ali&#233;n&#233;e &#224; ta lubricit&#233;. Tu te dandines, animale. Tu me jettes des oeillades de folie. Tu g&#233;mis, retires ta main gluante, qui m'appelle du doigt. Je suis hypnotis&#233;e. Aussit&#244;t, je viens &#224; toi, nantie de ma grosse bite en vinyle et &#233;lasthanne&#8230; &lt;br/&gt;
Je me positionne. Frotte mon jouet sur ton clitoris. L'enduit de lubrifiant. Puis doucement, lentement, patiemment, j'enfonce les vingt centim&#232;tres dans ton bel orifice b&#233;ant. Tu kiffes les grands formats, n'est-ce pas ? &lt;br/&gt;
Clac ! Pour commencer, une premi&#232;re gifle. Une deuxi&#232;me, plus forte, ensuite. CLAC !&lt;br/&gt;
Tu oscilles des hanches. En m&#234;me temps, je bascule d'avant en arri&#232;re. Le rythme s'acc&#233;l&#232;re&#8230; &lt;br/&gt;
Tu te masturbes les yeux ferm&#233;s, concentr&#233;e. Je te connais. &#171; L'&#233;go&#239;sme est la base du plaisir &#187;, r&#233;p&#232;tes-tu &#224; l'envi. Il faut d'abord penser &#224; soi pour contenter l'autre. C'est ton credo. Raison pour laquelle tu jettes des jurons, d&#233;clares &#234;tre &#171; ma grosse salope &#187; etc. &lt;br/&gt;
Tu le fais d'abord pour toi. Parce que &#231;a te met en transe. Et parce que &#231;a m'&#233;peronne. Tu veux que j'accomplisse ma rude besogne en ouvri&#232;re s&#233;v&#232;re. Soit. Je t'injuries. Je te fous des fess&#233;es monstres. Ta peau blanche bleuit. Te voil&#224; &#224; point. &lt;br/&gt;
&#171; &#199;a vient, &#231;a vient ! &#187; souffles-tu. Double fess&#233;e. J'&#233;carte ton s&#233;ant. Il est tatou&#233; en rouge par mes dix doigts. Voici ton anus dans toute sa splendeur ! J'enfonce une phalange. Tu serres, tu serres&#8230; &lt;br/&gt;
Soudain, ton souffle se coupe. Tu te figes. Puis ce sont des fr&#233;tillements furieux, des tressaillements terribles. Des cris rageurs, &#233;ruptifs, diaboliques&#8230;&lt;br/&gt;
Les &#233;pilogues provocateurs, c'est ta sp&#233;cialit&#233;. Tu es encore essouffl&#233;e par l'orgasme mais tu entends me prouver que tu restes fid&#232;le &#224; toi-m&#234;me. Et que ta mauvaise foi est bel et bien sans limites. &lt;br/&gt;
&#171; Eh bien, ricanes-tu, tu es contente, tu m'as encore bais&#233;e comme un mec ! &#187;.
J'en reste bouche b&#233;e, estomaqu&#233;e. &lt;br/&gt;
Je n'ai jamais eu de rapport avec un homme, et tu le sais. Tu en as eu des dizaines, et je n'en ignore rien. Et c'est moi qui serais ambigu&#235; !&lt;br/&gt;
J'ai retir&#233; mon harnachement. Je te prends par les cheveux. Te ram&#232;ne &#224; la r&#233;alit&#233; de mon sexe. Et entre mes cuisses, lib&#233;r&#233;es de tout artifice, ta langue reconnaissante rend l'hommage d&#251; par ton vice &#224; ma vertu. Ce qui est bien la moindre des choses. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Laure de B.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Solde de tout compte</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>J'habite un immeuble ancien joliment restaur&#233; dans le cinqui&#232;me. Ce n'est pas haussmannien. C'est &#233;l&#233;gant cependant. Adresse provisoire. Je sous-loue &#224; ma cousine qui fait des &#233;tudes d'architecture et qui, pour compl&#233;ter sa formation, est partie au Canada pendant deux ans. Moyennant la moiti&#233; de son loyer, elle m'offre la jouissance des lieux. Elle est sympa. Je profite de cette opportunit&#233; pour me reposer, me ressourcer. Je fais des rencontres. Il y en a qui sont plaisantes. Il y en a qui durent. Ce (...)

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&lt;a href="https://www.secondsexe.com/magazine/-Surprises-heterosexuelles-.html" rel="directory"&gt;Surprises h&#233;t&#233;rosexuelles&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'habite un immeuble ancien joliment restaur&#233; dans le cinqui&#232;me. Ce n'est pas haussmannien. C'est &#233;l&#233;gant cependant. Adresse provisoire. Je sous-loue &#224; ma cousine qui fait des &#233;tudes d'architecture et qui, pour compl&#233;ter sa formation, est partie au Canada pendant deux ans. Moyennant la moiti&#233; de son loyer, elle m'offre la jouissance des lieux. Elle est sympa. Je profite de cette opportunit&#233; pour me reposer, me ressourcer.&lt;br/&gt;
Je fais des rencontres. Il y en a qui sont plaisantes. Il y en a qui durent.
Ce soir-l&#224;, par exemple, l'ascenseur remonte au quatri&#232;me. J'appuie sur tous les boutons.&lt;br/&gt;
Embrasse-moi encore une fois !&lt;br/&gt;
Il presse la touche qui nous ram&#232;ne au rez-de-chauss&#233;e. Finalement je le bloque, je le repousse au fond de la cabine et nous finissons &#224; la cave, niveau -1.&lt;br/&gt;
Je le tiens &#233;cras&#233; contre la paroi. Je me frotte &#224; lui. J'enfonce ma langue dans sa bouche. P&#226;moison&#8230; Et entre deux pelles, supplications. &lt;br/&gt;
Prends-moi !&lt;br/&gt;
Je g&#233;mis. Dans une logorrh&#233;e salace, voil&#224; que je lui d&#233;balle toutes mes envies, lui avoue tous mes fantasmes ! Pas pour les assouvir. Juste pour les lui faire conna&#238;tre. Histoire que ce qu'il ne savait pas, il le sache. Et qu'il regrette pendant longtemps de ne pas plus t&#244;t l'avoir su &#8230;&lt;br/&gt;
Sans compter que dire tout &#231;a, rien que dire tout &#231;a, c'est abominablement excitant. &lt;br/&gt;
Ma bouche divague. Mes mains palpent, pelotent, pressent. D'abord les bourses, bien grosses, bien remplies, qui se contractent. Insatiables de caresses, &#233;prises de mots aussi&#8230; Car plus je pr&#233;cise, plus je dis l'indicible, plus sous mes doigts elles s'affermissent. &lt;br/&gt;
Je remonte ensuite vers le sexe, qui gonfle, qui se tend. &#199;a y est. Voudrait-il d&#233;bander qu'il n'y arriverait pas ! Il s'&#233;tonne de ne plus &#234;tre ma&#238;tre de la situation. Je lui sugg&#232;re mes exigences, d'un ton malicieux. &lt;br/&gt;
Montre-la-moi encore une fois !&lt;br/&gt;
Ce soir, cette nuit, j'ai renonc&#233; au romantisme. Je r&#233;clame la base. L'accouplement d&#233;finitif. Quelque chose de primaire, d'archa&#239;que. Style rut rural. Comme dans ce film X r&#233;cemment regard&#233; avec sc&#232;nes d'orgies champ&#234;tres. J'ai de l'attrait pour &#231;a. Levrettes dans la charrette, parties de fesses dans le foin. En id&#233;e, sinon en acte, malheureusement. Car dans le cinqui&#232;me arrondissement&#8230; &lt;br/&gt;
Je me contente de r&#234;ver de campagne, d'agrestes jeux de vilains&#8230; En attendant, je m'adapte ! Le niveau -1 de l'immeuble est plus en rapport avec un trip gothique catacombes&#8230; Qu'importe ! baiser et &#234;tre bais&#233;e, voil&#224; mon programme ! Dans cette cave, j'ai subitement des ardeurs de b&#234;te aux abois&#8230; Au reste, tandis que nous nous d&#233;shabillons mutuellement, h&#226;tivement, je pr&#233;cise mes objectifs. Je mets les points sur les i. Parce qu'il me pla&#238;t, &#224; ce moment-l&#224;, d'&#234;tre directe. Et pourquoi pas vulgaire.&lt;br/&gt;
D******-moi !&lt;br/&gt;
Je ne pensais pas qu'un jour je prononcerais ces mots-l&#224; ! Et visiblement celui auquel je les adresse ne s'attendait pas non plus &#224; me les entendre prononcer ! D'autant que j'ai pris pour le dire une intonation de chipie vorace. Je le d&#233;stabilise. Et j'&#233;peronne ses instincts.&lt;br/&gt;
Ce soir, la domination et la soumission sont intervertibles et j'entends go&#251;ter &#224; ces deux volupt&#233;s. &lt;br/&gt;
Mon immoralit&#233; est totale puisque je passe outre mes propres principes ! Mais j'ai besoin de sauvagerie sexuelle. C'est ainsi. Et, du reste, si je propose sans d&#233;tour, je n'impose rien&#8230;&lt;br/&gt;
On peut refuser. On peut me repousser. Au contraire, il est clair que ma demande est re&#231;ue avec enthousiasme ! Mes ardeurs enflamment, alors qu'on me battait froid&#8230;&lt;br/&gt;
Au d&#233;part, en effet, on voulait filer sans demander son reste. A pr&#233;sent, ivre de d&#233;sir, on me plaque contre le mur de b&#233;ton &#224; la sortie de l'ascenseur !
Comment d&#233;crire les lieux, cette cave sale, sombre, suspecte ? Parler de catacombe n'&#233;tait presque pas une exag&#233;ration ! Dans mon immeuble, personne ne descend jamais &#224; cet endroit. En tout cas jamais &#224; trois heures du matin&#8230;&lt;br/&gt;
Des doigts qui les menottent mes poignets se d&#233;tachent&#8230; J'enl&#232;ve ma culotte mouill&#233;e. Je d&#233;fais le ceinturon. Je sors le dard. Je le masturbe &#224; la cadence qu'il aime. Et que j'ai l'art de moduler.&lt;br/&gt;
Agonie dans la p&#233;nombre, hal&#232;tements, emballement.&lt;br/&gt;
Nous nous embrassons follement. C'est-&#224;-dire comme des fauves. Mes yeux le fixent. Je l'exhorte, prise de furie. Ma grossi&#232;ret&#233; l'&#233;gaie. Il kiffe mon sans-g&#234;ne. Porc est son signe chinois. Ce n'est pas le mien. Mais pr&#233;sentement mes hormones d&#233;mentent mon &#233;tat civil. Je suis cochonne en diable !&lt;br/&gt;
Lui aussi se montre endiabl&#233;. Il me soul&#232;ve. Il empoigne mes cuisses. Mes fesses s'&#233;corchent contre le mur. Je m'agrippe &#224; son cou. Je me livre &#224; une orgie de mordillements et de su&#231;otements. J'emprisonne ses hanches. J'oscille du bassin et m'abandonne&#8230;&lt;br/&gt;
Je sens le gland, gorg&#233; de sang, &#224; l'or&#233;e de mon sexe. Je pousse, j'avance, et, sur le membre, c'est-&#224;-dire sur le pieu, j'empale mon corps. &lt;br/&gt;
L'introduction de ce sexe produit en moi un effet dingue. Parfaite pl&#233;nitude. Le co&#239;t d&#233;bute sous d'excellents auspices !&lt;br/&gt;
Quelle &#233;nergie il met, le saligaud ! Il me culbute. Il m'&#233;peronne. Il me saute comme un soudard !&lt;br/&gt;
Nos chairs claquent. Le sous-sol s'emplit de nos &#233;chos. Cela s'amplifie, devient d&#233;ment&#8230; Souffles, clameurs, plaintes. Je me d&#233;cha&#238;ne ! &lt;br/&gt;
L'&#226;pret&#233; min&#233;rale du lieu aggrave mon &#233;tat. Car elle donne &#224; nos &#233;bats un c&#244;t&#233; BDSM. D&#233;lices aussi intenses qu'inattendus. Le b&#233;ton froid, rude, rugueux, sur lequel frotte mon derri&#232;re, ressemble &#224; un gant de crin, &#224; du papier de verre ! J'ai la peau en feu ! Pervertie par la douleur du plaisir, le plaisir de la douleur m'entra&#238;ne, m'emporte, m'enfi&#232;vre&#8230; &lt;br/&gt;
Je me d&#233;double. Actrice et observatrice (dans les limites qu'impose &#224; l'introspection la situation !), je me dis que cet assaut que je n'ai pu r&#233;fr&#233;ner, que ce besoin, cette fr&#233;n&#233;sie, se rattachent &#224; une n&#233;cessit&#233; inconsciente. Certes, il y a un truc latent et profond en mon moi qui me pousse &#224; devenir impr&#233;visiblement chienne ! Je me suis jet&#233;e sur ce mec en affam&#233;e asservie par sa faim. Une faim f&#233;roce !&lt;br/&gt;
Surgie entre le troisi&#232;me et le deuxi&#232;me &#233;tages, l'id&#233;e, l'envie, la pulsion s'est empar&#233;e de moi, m'a encha&#238;n&#233;e, a command&#233; chacun de mes actes, de mes mots. Je perds le contr&#244;le. Je gagne l'extase.&lt;br/&gt;
Maintenant&#8230;Maintenant je ne suis plus qu'une &#233;trange poup&#233;e, impudente, exigeante. Une marionnette, &#224; moiti&#233; &#224; poil. Ballott&#233;e, d&#233;mantibul&#233;e par un sexe aux ordres de ses d&#233;sirs. Une cr&#233;ature ambivalente, objet et sujet de lubricit&#233;, qui s'agite, fr&#233;n&#233;tique. Et qui r&#233;clame &#224; cor et &#224; cri d'&#234;tre encore et encore prise, prise, prise, empal&#233;e, clou&#233;e au mur &#224; coups de bite ! Ma fringale me conduit &#224; l'outrance. Je d&#233;lire&#8230;&lt;br/&gt;
Plus vite !&lt;br/&gt;
Il donne tout, tout, tout, le beau d&#233;mon. Il ahane comme un t&#226;cheron qu'on tue au travail. Il me pilonne comme un tar&#233; ! L'&#233;clairage douteux le r&#233;v&#232;le sous un aspect nouveau. Sa beaut&#233; acquiert une acuit&#233; paradoxalement plus trouble et plus nette. Il &#233;mane de tout son &#234;tre un charme hyper-puissant !&lt;br/&gt;
Je ne r&#233;siste pas. Je pars. J'explose. Ma main enfonc&#233;e dans ma bouche, je me mords jusqu'au sang et j'&#233;touffe l'orgasme en pleurant&#8230;&lt;br/&gt;
C'est fini. Il a joui. Je caresse longuement ses cheveux. Une derni&#232;re fois sa joie nourrit ma joie. &lt;br/&gt;
Puis la cave redevient ce qu'elle est : un endroit craignos. Il se rhabille. Je remets ma culotte. Difficilement. Mes jambes flageolent. Des gouttes de sperme s'&#233;panchent sur mes cuisses. J'essuierai tout &#231;a en rentrant chez moi. Avec la satisfaction d'une bonne fille qui a bien travaill&#233;.&lt;br/&gt;
J'appuie sur le O. Inutile, pour lui, de remonter plus haut que le rez-de-chauss&#233;e. &lt;br/&gt;
Il ne reviendra pas. Jamais. Il l'a affirm&#233;, r&#233;p&#233;t&#233;. Et je sais que ce que nous venons de faire n'y changera rien. Relation termin&#233;e. J'entends encore les mots prononc&#233;s par lui une demi-heure auparavant : &#171; excuse-moi, oui excuse-moi, Isabelle, mais j'ai l'impression que nous nous sommes tout donn&#233; &#187;.
Moi, je n'avais pas cette impression ! Mais quand il sort de l'ascenseur et pour la derni&#232;re fois se retourne pour me regarder, je lui confirme, avant que les portes ne se referment :&lt;br/&gt;
Tu as raison. Maintenant, c'est certain, nous nous sommes tout donn&#233;. &lt;br/&gt;
Rien ne dure except&#233; la fragilit&#233; des choses.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isabelle Delys&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; photo : Kohei Yoshiyuki&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dur/e</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>J'imagine des options estivales nouvelles, que l'h&#244;tel pourrait permettre. J'imagine qu'au bord du lac, tu pourrais &#234;tre &#224; l'h&#244;tel X, moi &#224; l'h&#244;tel Y, pour son charme surann&#233;. Plut&#244;t que de jouer &#224; la bourgeoise qui t'attend en contemplant l'immobilisme de cette &#233;tendue d'eau, je suis dans celui de la soubrette, portant le talon haut, l'uniforme court et le plumeau avec malice, car les plumes d'autruche te caresseront &#224; merveille. Tu me rejoins, entre dans ma chambre et me trouves pench&#233;e, &#233;poussetant, (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.secondsexe.com/magazine/local/cache-vignettes/L134xH150/arton3297-5e25d.jpg&quot; width='134' height='150' style='height:150px;width:134px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'imagine des options estivales nouvelles, que l'h&#244;tel pourrait permettre. J'imagine qu'au bord du lac, tu pourrais &#234;tre &#224; l'h&#244;tel X, moi &#224; l'h&#244;tel Y, pour son charme surann&#233;. Plut&#244;t que de jouer &#224; la bourgeoise qui t'attend en contemplant l'immobilisme de cette &#233;tendue d'eau, je suis dans celui de la soubrette, portant le talon haut, l'uniforme court et le plumeau avec malice, car les plumes d'autruche te caresseront &#224; merveille. Tu me rejoins, entre dans ma chambre et me trouves pench&#233;e, &#233;poussetant, r&#233;v&#233;lant un espace de chair entre le haut du bas et le d&#233;but de la jupe. Je sais que tu voudrais m'enculer sans m&#233;nagement, car la sc&#232;ne est tout aussi clich&#233; que tentante, mais j'ai envie de t'attacher. Cela fait si longtemps. Je ligote fermement tes poignets et tes chevilles aux barreaux du lit, cela me donne l'illusion d'un temps que je contr&#244;le, d'une gestion autonome du plaisir et de l'organisation de la jouissance. Comme j'ai le temps, je commence par des alternances de baisers et de caresses qui vont de la plante de tes pieds &#224; tes yeux clos. Je te masse en te tournant le dos, de mani&#232;re &#224; ce que tu puisses voir mon cul, ou ma chatte qui se frotte sur ton ventre pour augmenter mon excitation. Je suce tes doigts de pieds, glisse un doigt dans ma chatte, je fais ce que je veux. &lt;br/&gt;
J'ai ouvert la baie vitr&#233;e sur le lac et les &#233;pais rideaux dansent avec le vent. Je me cale sur ce rythme. &lt;br/&gt;
Comme tes cuisses sont &#233;cart&#233;es, voire m&#234;me &#233;cartel&#233;es, je vois magnifiquement tes couilles. Je les soup&#232;se, caresse, gobe, l&#232;che, chatouille. Je les aime beaucoup. Je cherche aussi sur ta cuisse ce fameux point qui excite de fa&#231;on aussi pr&#233;cise qu'un interrupteur fait jaillir la lumi&#232;re. J'ai envie d'observer l'arriv&#233;e de ton &#233;rection par mes gestes p&#233;riph&#233;riques. Ni ma langue ni mes doigts ne toucheront ta queue avant de la voir fr&#233;tiller doucement, puis se redresser. Aux premiers tressaillements, je triche et frotte ma chatte contre elle, en y m&#234;lant mes doigts. Je me contorsionne pour glisser aussi mes seins dans ta bouche. J'adore que tu les suces. &lt;br/&gt;
Je glisse ma bouche vers ton oreille pour te dire des petites cochonneries, j'aime que nous parlions en baisant. Mais nous n'en sommes pas encore l&#224;. Ma langue tourne &#224; pr&#233;sent autour de tes mamelons sans savoir si tu pr&#233;f&#232;rerais &#233;viter ma rudesse lorsque je les titille. Ma langue continue une descente caressante vers tes organes ch&#233;ris, l&#233;chant ici un nombril, grignotant quelques poils par l&#224;. Je plonge mon nez dans l'aine, pour inspirer cette bonne odeur latente de sexe, et m'occupe enfin de ta bite. Lentement, tr&#232;s tr&#232;s lentement, puisque ici le temps est suspendu. Je regarde d'abord ce paysage ador&#233; : monts et vallons de chair douce et voluptueusement abandonn&#233;e qui a un moment magique feront jaillir un K2 magistral et &#233;mouvant. La pointe de ma langue dessine des arabesques hasardeuses sur tes couilles, ta hampe, ton gland, tandis que mes doigts caressent la sylve argent&#233;e. Je happe ton gland du bout des l&#232;vres de fa&#231;on &#224; ne su&#231;oter que la chair autour du m&#233;at. Et enfin, tout doucement, je commence &#224; te g&#226;ter, relevant les yeux vers toi, scrutant les signes d'un plaisir sur ton visage, &#233;coutant ce que tes r&#226;les m'indiquent. K2 se forme lentement au fond de ma gorge, tandis que mon va-et-vient est lent et que d'une main je serre la base de ta hampe pour garder pr&#232;s de moi ce flot de sang qui vient gonfler l'objet de ma joie. La lenteur rend au temps toute son &#233;lasticit&#233; : il ralentit, se cale sur mon rythme. Alors que ton plaisir se fait sentir, que mon excitation monte, je voudrais d&#233;j&#224; te sentir au bord du bonheur, mais glisse doucement vers tes fesses et tente plus ou moins habilement des coups de langue qui courent de ton sillon &#224; tes couilles et ta queue, t'inondant de ma salive pour imiter nos sucs. &lt;br/&gt;
J'essaie de ne pas suivre tes envies (l&#233;g&#232;re acc&#233;l&#233;ration du tempo), ni les miennes (m'affoler, faire courir ma langue &#224; vive allure pour te laisser croire &#224; son ubiquit&#233; : en m&#234;me temps au creux de ton sillon, sur le galbe de tes couilles et d&#233;vorant ton sexe). J'&#233;ternise ma lenteur et ne jouis, pour l'instant, que du d&#233;lice de t'avoir &#224; ma merci par les liens du plaisir et des menottes. &lt;br/&gt;
Parce qu'il fait si chaud, je me l&#232;ve ouvrir une autre fen&#234;tre et les rideaux lourds reprennent leur danse. Je prends dans le mini-bar une glace au caf&#233; et reviens vers toi, badigeonner ta queue de cette cr&#232;me. Le froid et la surprise la t&#233;tanisent un instant, mais ma langue suit chaque filet coulant dans les plis de l'aine, dans ta for&#234;t de poils et sur tes couilles jolies. Je l&#232;che ta bite comme un esquimau jusqu'&#224; ce que tout le parfum de caf&#233; soit envol&#233; et j'aspire enti&#232;re cette merveille pour la sentir gonfler sous mes l&#233;gers mouvements de succion. Je ne compte pas ouvrir tes menottes avant encore un moment. Je r&#234;ve de t'offrir mes seins, de mordre ta bouche, mais m'en tiens &#224; ma r&#233;solution initiale : te faire une pipe lente, d&#233;licate, douce, ne te menant pas &#224; l'orgasme mais &#224; la volupt&#233; des caresses. De la pulpe de mes doigts, je caresse tes couilles et cherche &#224; chatouiller ta prostate&#8230; &lt;br/&gt;
Ma pipe, tout aussi lente et r&#234;veuse soit elle, n'en n'est pas moins efficace, ce &#224; quoi je ne m'attendais pas. Ma bouche est &#224; pr&#233;sent pleine d'un membre bien dur et irr&#233;sistible. Je me retire, je le regarde et ne r&#233;siste pas. Je m'installe &#224; califourchon sur toi en te tournant le dos et m'empale de fa&#231;on &#224; voir et pouvoir jouer avec tes couilles. Mais d'abord je m'empale, disais-je, doucement, tr&#232;s doucement, pour sentir la couronne de ton gland caresser chaque centim&#232;tre de ma chatte. D&#233;j&#224; les sensations sont uniques et indescriptibles et j'aime qu'elles durent (c'est le moment o&#249; je m'aper&#231;ois que le mot &#171; dur/e &#187; &#224; la m&#234;me importance, chez toi comme chez moi, sans avoir du tout le m&#234;me sens). J'aimerais un jour &#234;tre capable de te d&#233;crire au ralenti ce que je ressens, mais disons pour l'instant que mes chairs s'allument et r&#233;clament imm&#233;diatement un va-et-vient, qui ne cesse de faire cro&#238;tre cet &#171; allumage &#187; jusqu'&#224; une premi&#232;re r&#233;solution, qui elle-m&#234;me en r&#233;clame d'autres, jusqu'&#224; &#233;puisement. Te dire que cette rencontre entre ta queue et de ma chatte est la meilleure du monde ne suffira pas &#224; t'aider &#224; cerner la joie inou&#239;e qui s'en suit, mais tu en tires quelque bonheur, par cons&#233;quent tu as une vague id&#233;e de ce dont je parle et je peux reprendre ma narration. Je te chevauche lentement, dans ce temps qui dur/e, d'une main je caresse tes couilles, me r&#233;gale et peu &#224; peu m'emballe.&lt;br/&gt;
La chaleur moite s'invite, rend nos peaux collantes, ce dont je me r&#233;jouis ; mes sensations internes vont croissantes et n&#233;cessitent l'aide de tes mains miraculeuses sur mes seins pour que je puisse jouir pleinement une premi&#232;re fois. H&#233;las, elles sont loin derri&#232;re moi, trop bien attach&#233;es pour que tu te lib&#232;re dans la fureur d'un mouvement. Je redouble ma cadence pour atteindre un premier ciel sans que tu m'y rejoignes : je veux te g&#226;ter autrement &#8230; &lt;br/&gt;
Une main. Je lib&#232;re une de tes deux mains, pour la promener sur mes seins, plonger tes doigts au fond de ma gorge, sur ma chatte. Comme &#231;a, bri&#232;vement, parce que j'en avais envie tout &#224; l'heure, quand je massais ta bite au fond de ma chatte, quand je massais ma chatte sur ta bite. Tu ne dis rien, mais je sais lire les expressions de ton visage, et moi aussi j'ai chaud. &lt;br/&gt;
Je d&#233;tache la seconde menotte du lit, sans totalement te lib&#233;rer : je referme le cliquet sur mon poignet et t'entraine vers la salle de bains. Pourras-tu m'enculer ainsi li&#233; &#224; moi ? C'est la question que je me pose. Je fais couler l'eau de la douche, et le jet qui sort de la large pomme de la douche nous inonde. Je me colle &#224; toi et r&#233;fl&#233;chis &#224; ce qu'il est possible de faire. Je flanque nos mains reli&#233;es sur mes seins et attrape de ma main libre ton vit joli que je frotte sur mes fesses et ma chatte, maladroitement car il me manque une paire d'yeux dans le dos. Ta queue, dont l'&#233;rection dure depuis un temps tr&#232;s long, n'a pas besoin de mon aide. Elle attends que je me cabre pour faciliter le chemin de la f&#233;licit&#233;, ce que je m'empresse de faire, les jambes bien &#233;cart&#233;es et une main &#224; pr&#233;sent sur la paroi de la douche, pour nous garder en &#233;quilibre, toi dans moi. Nos mains doubles p&#233;trissent les pointe &#233;rectile d'un de mes seins, il te reste l'autre pour enfoncer tes doigts dans la chair de mes hanches, une bou&#233;e dans la mer de marbre glissant, &#224; nos pieds. L'eau continue de couler, s'enroulant sur ta queue, &#224; chaque fois qu'elle s'extrait de mon cul pour mieux la tambouriner ensuite. Trouves-tu une valeur ajout&#233;e &#224; l'eau ? Je n'en sais rien. Mais les gouttes qui coulent au bas de mes reins et embrasse ta queue avant de venir &#233;chouer sur les l&#232;vres de ma chatte ajoutent &#224; mon effervescence. Tu acc&#233;l&#232;res le mouvement, pendant que je te parle de la joie que j'ai &#224; sentir que nous approchons des ciels &#233;toil&#233;s. Encore un peu, s'il te plait. Putain. C'est bon. J'entends ton r&#226;le qui monte et tortille mes fesses pour prendre prolonger encore mon orgasme et aider le tien, qui dure un peu plus longtemps ... Ton corps se d&#233;tend sur le mien, tes bras m'enrobent et un baiser glisse dans mon cou. Asseyons nous un instant dans la douche en laissant le jet couler sur nous. Il fait si chaud et c'est si bon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;C&#244;mette&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; illustration : Louise Bourgeois&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rouge</title>
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		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>



		<description>Sur la table en bois brute, une &#233;paisse planche &#224; d&#233;couper, d'un bois plus clair, concave &#224; force d'usage, lac&#233;r&#233;e par les coups de couteaux lancinants de la matrone qui r&#232;gne sur cette cuisine depuis de longues ann&#233;es avec la m&#234;me ferveur. Les couteaux eux-m&#234;mes sont fatigu&#233;s, effil&#233;s, creus&#233;s, les lames sont devenues fines, fragiles, pointues, et leurs manches sont d&#233;lav&#233;s, secs, mats, pos&#233;s n&#233;gligemment sur la table. Il y a des sacs en kraft qui s'empilent &#224; droite, des fanes d&#233;passent, des odeurs de (...)

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur la table en bois brute, une &#233;paisse planche &#224; d&#233;couper, d'un bois plus clair, concave &#224; force d'usage, lac&#233;r&#233;e par les coups de couteaux lancinants de la matrone qui r&#232;gne sur cette cuisine depuis de longues ann&#233;es avec la m&#234;me ferveur. Les couteaux eux-m&#234;mes sont fatigu&#233;s, effil&#233;s, creus&#233;s, les lames sont devenues fines, fragiles, pointues, et leurs manches sont d&#233;lav&#233;s, secs, mats, pos&#233;s n&#233;gligemment sur la table. Il y a des sacs en kraft qui s'empilent &#224; droite, des fanes d&#233;passent, des odeurs de d'oignons &#233;galement.&lt;br/&gt;
Ces grandes cuisines de campagne racontent des histoires anciennes de femmes pour qui la cuisine &#233;tait un refuge, elles y faisaient passer leurs frustrations. C'est ce que je me raconte en m'approchant de la table. Il me semble que tout la libido comprim&#233;e des femmes se compensait par une approche sensuelle et parfois violente aux aliments : une fa&#231;on de p&#233;trir la p&#226;te &#224; pain, ou de couper les carottes &#8230; &lt;br/&gt;
Le jour commence &#224; d&#233;cliner, la lumi&#232;re d'&#233;t&#233; est encore chaude, dor&#233;e, mais ici elle p&#233;n&#232;tre peu, il faudrait allumer la lumi&#232;re pour pr&#233;parer les l&#233;gumes, mais ce n'est pas mon intention.&lt;br/&gt;
Je suis nue sous une ample robe longue, les pieds rafraichis par les tomettes d'un rouge sombre et la froideur qui monte le long de mes jambes &#233;chauffes mes pens&#233;es, sans id&#233;e pr&#233;cise en t&#234;te.&lt;br/&gt;
J'ouvre le frigo pour voir si les restes d'un plat que je mangerai avec les doigts ne suffiraient pas &#224; combler ma fantaisie lascive. Mon impulsion freine &#224; la vue de cinq ou six poivrons rouges, crus, sur l'&#233;tag&#232;re centrale, pos&#233;s dans une assiette de porcelaine blanche, dont un est amput&#233; de moiti&#233;. Je me penche vers lui et un monde s'ouvre &#224; moi. &lt;br/&gt;
Je le retire de l'assiette, le pose sur la planche &#224; d&#233;couper.&lt;br/&gt;
Je retourne une vieille chaise en bois, pour m'asseoir face au dossier, poser mon menton sur le rebord et observer cette carcasse de l&#233;gume qui n'a pas encore &#233;t&#233; &#233;p&#233;pin&#233;e. A l'int&#233;rieur, les chairs comestibles maillent des tons de vermillons et de grenat, comme un muscle ensanglant&#233;. La pulpe qui entoure le placenta et porte les graines semble d'une fragilit&#233; a&#233;rienne mais elle se corse en remontant vers la tige, le triangle mousseux &#224; l'int&#233;rieur se tend, il se durcit au contact de son enveloppe verte. Une muqueuse humide traverse le fruit, voile une cavit&#233; devenue sombre. Tout autour, ce corps vernis ondule, il se tortille de plaisir.&lt;br/&gt;
Je ferme les yeux pour imaginer que j'introduis un doigt sur cette muqueuse, lequel glisse dans la cavit&#233; sombre, chaude, moelleuse, et plus mon doigt la farfouille, plus elle devient humide, voir m&#234;me ind&#233;cemment liquide.
Tu aimes &#231;a, hein, petite pute ?&lt;br/&gt;
Mais oui ! oui, oui, oui !&lt;br/&gt;
Encore.&lt;br/&gt;
Et toi si habile, qui profite de ma position ind&#233;cente de botaniste lubrique, de mes fesses retrouss&#233;es, tu as gliss&#233; ta bite sauvage dans mon cul tremp&#233; et voil&#224; que je jouis. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;XL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Chiottes</title>
		<link>https://www.secondsexe.com/magazine/Chiottes.html</link>
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		<dc:date>2019-08-12T16:26:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Bramly</dc:creator>


		<dc:subject>Orgasme</dc:subject>
		<dc:subject>Ejaculation</dc:subject>
		<dc:subject>Libido</dc:subject>
		<dc:subject>Masturbation</dc:subject>

		<description>Il faisait chaud (la boite est assez &#233;colo pour ne pas avoir d'air conditionn&#233; ?) et je m'ennuyais au bureau. Les open-spaces &#233;taient vides ou presque, &#233;tage apr&#232;s &#233;tage. Mon regard allait de la fen&#234;tre &#224; l'&#233;cran de mon ordinateur sans s'arr&#234;ter nulle part, balayant une r&#233;p&#233;tition de cloisons blanches presque labyrinthique et je ressentais ce vide pesant du mois d'aout. J'&#233;tais dans l'incapacit&#233; &#224; me motiver. Je quittais ma vilaine chaise grise &#224; roulettes et me dirigeais d'un pas mou vers la machine &#224; caf&#233;. (...)

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faisait chaud (la boite est assez &#233;colo pour ne pas avoir d'air conditionn&#233; ?) et je m'ennuyais au bureau. Les open-spaces &#233;taient vides ou presque, &#233;tage apr&#232;s &#233;tage. Mon regard allait de la fen&#234;tre &#224; l'&#233;cran de mon ordinateur sans s'arr&#234;ter nulle part, balayant une r&#233;p&#233;tition de cloisons blanches presque labyrinthique et je ressentais ce vide pesant du mois d'aout. J'&#233;tais dans l'incapacit&#233; &#224; me motiver. &lt;br/&gt;
Je quittais ma vilaine chaise grise &#224; roulettes et me dirigeais d'un pas mou vers la machine &#224; caf&#233;. Puis, n'ayant crois&#233; personne, je changeais de direction et allais vers les toilettes. Enferm&#233; aux chiottes, quel sup&#233;rieur hi&#233;rarchique, traitre ou cam&#233;ra de surveillance pourrait bien dire ce que j'y faisais pendant un temps si long ? J'avais commenc&#233; par pisser assis, regardant d'un oeil distrait ma bite molle et son jet d'urine s'&#233;crasant contre la paroi de porcelaine pour venir se dissoudre dans le bol d'eau de la cuvette. Lorsqu'il n'y a plus rien eu &#224; regarder, j'ai pos&#233; mes coudes sur les genoux et ma t&#234;te dans mes mains et, ainsi soutenue, mes pens&#233;es pouvaient s'envoler ailleurs. Je n'avais pas tir&#233; la chasse, l'odeur de mon urine ne m'incommode pas autant que celle des autres. Il faisait si chaud que j'ai commenc&#233; par banalement r&#234;ver &#224; l'air frais, en haut d'une montagne, dans une for&#234;t de pins. Comme si j'avais un retour d'acide, je voyais cette sylve s'assombrir, devenir hostile, et les racines ligneuses des arbres sortaient de terre, dansaient devant moi avant de me contraindre, de me ficeler, de m'envoyer d'un arbre &#224; un autre tout en essayant de se nourrir de quelque chose en moi. Bad trip. Stop.. &lt;br/&gt;
Je suis sorti de ma torpeur et, tout en essayant de porter mes r&#234;veries vers des terres moins hostiles, ma main a attrap&#233; ma si petite bite d'un geste peu convaincu, distraitement, sans conscience de ce que je faisais. Je la caressais, la tirais l&#233;g&#232;rement comme pour l'agrandir, jusqu'au moment o&#249; la sentant enfler, m'est enfin venue l'id&#233;e de me masturber. J'ai d&#233;-serr&#233; ma cravate, d&#233;boutonn&#233; le col de ma chemise, retrouss&#233; mes manches, baiss&#233; mon pantalon jusqu'&#224; mes chevilles et j'ai crach&#233; dans la paume de mes mains pour que la salive fasse office de lubrifiant. D'une main je me branlais d'un geste devenu plus &#233;nergique, tandis que de l'autre je tapotais mes modestes couilles, leur donnais des pichenettes pour fr&#244;ler la douleur. J'ai jou&#233; ensuite &#224; la torture indienne, d'une main je masturbais mon gland de droite &#224; gauche et de l'autre la base de ma hampe de gauche &#224; droite. La paresse m'a fait revenir &#224; l'essentiel : j'ai inond&#233; mon gland du liquide pr&#233;-s&#233;minal qui commen&#231;ait &#224; couler pour caresser mon frein. Il est plus visqueux que ma salive, c'est ce qui me fait jouir le plus vite. . &lt;br/&gt;
Je me suis rapidement retrouv&#233; au bord de l'orgasme, en le regrettant. Rien ne pressait, j'avais la flemme de retourner &#224; mes chiffres. J'ai l&#226;ch&#233; mon zgeg pour observer d'un oeil torve le temps qu'il allait mettre &#224; se tourner vers la cuvette, au lieu de viser mon menton. C'est idiot et m&#234;me compliqu&#233; d'&#234;tre si pr&#232;s de la r&#233;solution et de quitter cet &#233;tat second, mais d&#233;bander devant des chiottes, dans une absence de fantasmes, c'est faisable et une autre id&#233;e venait de s'imposer &#224; moi. &lt;br/&gt;
D'une main, j'ai courb&#233; ma queue : je voulais que mon gland puisse caresser, tapoter, irriter, chatouiller, exciter mes grandes et petites l&#232;vres, que j'ai si sensibles. Le dos arqu&#233;, pench&#233; sur la cuvette, j'avais le bras assez long pour qu'un doigt, puis deux de mon autre main entrent dans ma chatte moelleuse et d&#233;j&#224; liquide pour la travailler au mieux. En l'absence d'une main amie pour pincer mes t&#233;tons, j'ai referm&#233; mes yeux pour imaginer une dom les serrer d'une pince et les irriter des cajoleries cruelles d'une cravache. Ma vision s'est brouill&#233;e, j'ai bascul&#233; dans un monde d'&#233;toiles, mes pieds se sont tendus malgr&#233; l'&#233;troitesse de mes chaussures et le jus de ma chatte s'est r&#233;pandu en m&#234;me temps que ma semence a gicl&#233;. &lt;br/&gt;
Lentement j'ai repris mon souffle.&lt;br/&gt;
J'ai m&#233;lang&#233; les deux liqueurs visqueuses pour les &#233;taler jusqu'&#224; mon bas-ventre, je voulais que la jouissance me colle &#224; la peau. Ensuite, j'ai remont&#233; mon jean et suis sorti me laver les mains en regardant dans le miroir mon visage lisse, d&#233;tendu, et ce rictus de satisfaction au coin de ma bouche. &lt;br/&gt;
Hmm, l'intimit&#233; des lieux d'aisance. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Dominique&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#169; Illustration : &lt;i&gt;Hermaphrodite endormi&lt;/i&gt;, Palazzo Massimo alle Terme, Rome, Italie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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