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		<title>test</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2015 14:57:31 +0000</pubDate>
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		<title>Journées d&#8217;été de Nouvelle Donne</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Aug 2014 12:22:14 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Omnimarencontre]]></category>

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		<description><![CDATA[[View the story &#171;&#160;Instantanés des journées d&#8217;été de Nouvelle Donne&#160;&#187; on Storify]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="storify"><iframe src="//storify.com/silvae/ce-que-je-retiens-de-l-universite-d-ete-de-nouvell/embed?border=false" width="100%" height=750 frameborder=no allowtransparency=true></iframe><script src="//storify.com/silvae/ce-que-je-retiens-de-l-universite-d-ete-de-nouvell.js?border=false"></script><br />
<noscript>[<a href="//storify.com/silvae/ce-que-je-retiens-de-l-universite-d-ete-de-nouvell" target="_blank">View the story &laquo;&nbsp;Instantanés des journées d&rsquo;été de Nouvelle Donne&nbsp;&raquo; on Storify</a>]</noscript>
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		<title>Hasardeux</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2014 15:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/06/20140621-172037-62437723.jpg"><img src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/06/20140621-172037-62437723.jpg" alt="20140621-172037-62437723.jpg" class="alignnone size-full" /></a></p>
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		<title>Pour en finir avec &#171;&#160;la technique&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2014 13:09:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>

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		<description><![CDATA[l&#8217;être est une poièsis, c&#8217;est-à-dire une construction anthropotechnique. Pire : exister est le résultat d&#8217;une fabrication. Et la technique, conjuguée à d&#8217;autres facteurs, y prend une part active, pour ne pas dire majeure. L&#8217;homme n&#8217;est plus une essence, une substance séparée, mais un processus fabriqué, constamment à faire. Cet aspect de la pensée de Sloterdijk renforce les hypothèses de ce livre. La philosophie n&#8217;a plus rien à faire dans l&#8217;ontologie de la substance. Il est temps qu&#8217;elle consente, en intégrant les résultats empiriques des sciences sociales, à devenir onto-anthropologique. Peut-être comprendra-t-elle alors que le concept de « technique » lui-même est dépassé, parce qu&#8217;il porte l&#8217;idée substantialiste que la technique serait, à côté du monde des sujets, un royaume des objets. Les philosophes de la technique, hélas, nourrissent encore souvent cette illusion en parlant obstinément des « objets techniques », comme si seuls les objets étaient techniques. Or, non seulement « les produits de la culture matérielle ne sont pas des objets passifs mais des médiateurs de croyances, de représentations, d&#8217;habitudes et d&#8217;agences19 » (d&#8217;où l&#8217;intérêt de parler, comme le font les Anglo-Saxons, de culture matérielle plutôt que de technique), mais encore c&#8217;est l&#8217;être lui-même qui est technique. Il y a de la technique non pas seulement dans les objets, mais dans les sujets. (&#8230;) cela veut dire que les dispositifs techniques sont – ont toujours été – des « machines philosophiques15 », c&#8217;est-à-dire des conditions de possibilité du réel ou, mieux, des générateurs de réalité. C&#8217;est ce que nous appelons des « matrices ontophaniques », c&#8217;est-à-dire des structures a priori de la <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2014/06/08/pour-en-finir-avec-la-technique/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="color: #232323;"><em><strong><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/06/tumblr_mqlp7aD5TZ1scknp3o1_1280.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-6127" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/06/tumblr_mqlp7aD5TZ1scknp3o1_1280-197x300.jpg" alt="tumblr_mqlp7aD5TZ1scknp3o1_1280" width="197" height="300" /></a>l&rsquo;être est une poièsis, c&rsquo;est-à-dire une construction anthropotechnique. Pire : exister est le résultat d&rsquo;une fabrication</strong>. Et la technique, conjuguée à d&rsquo;autres facteurs, y prend une part active, pour ne pas dire majeure. <strong>L&rsquo;homme n&rsquo;est plus une essence, une substance séparée, mais un processus fabriqué, constamment à faire</strong>. Cet aspect de la pensée de Sloterdijk renforce les hypothèses de ce livre. La philosophie n&rsquo;a plus rien à faire dans l&rsquo;ontologie de la substance. Il est temps qu&rsquo;elle consente, en intégrant les résultats empiriques des sciences sociales, à devenir onto-anthropologique. Peut-être comprendra-t-elle alors que <strong>le concept de « technique » lui-même est dépassé, parce qu&rsquo;il porte l&rsquo;idée substantialiste que la technique serait, à côté du monde des sujets, un royaume des objets. Les philosophes de la technique, hélas, nourrissent encore souvent cette illusion en parlant obstinément des « objets techniques », comme si seuls les objets étaient techniques</strong>. Or, non seulement « les produits de la culture matérielle ne sont pas des objets passifs mais des médiateurs de croyances, de représentations, d&rsquo;habitudes et d&rsquo;agences19 » (d&rsquo;où l&rsquo;intérêt de parler, comme le font les Anglo-Saxons, de <strong>culture matérielle plutôt que de technique), mais encore c&rsquo;est l&rsquo;être lui-même qui est technique. Il y a de la technique non pas seulement dans les objets, mais dans les sujets.</strong></em></p>
<p><em>(&#8230;)</em></p>
<p style="font-style: normal; color: #232323;"><em>cela veut dire que les dispositifs techniques sont – ont toujours été – des « machines philosophiques15 », c&rsquo;est-à-dire des conditions de possibilité du réel ou, mieux, <strong>des générateurs de réalité. C&rsquo;est ce que nous appelons des « matrices <span style="color: #396afd;">ontophanique</span>s », c&rsquo;est-à-dire des structures a priori de la perception, historiquement datées et culturellement variables.</strong></em></p>
<p><em>Du point de vue philosophique, l&rsquo;invention du téléphone doit donc être considérée <img class="alignright size-thumbnail wp-image-6129" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/06/2tele-150x150.jpg" alt="2tele" width="150" height="150" />comme l&rsquo;une de ces nombreuses <strong>innovations ontophaniques quiaccompagnent le développement d&rsquo;un nouveau système technique</strong> – ici, le système technique mécanisé –, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;un de ces bouleversements de notre expérience-du-monde possible. En tant que telle, elle ne pouvait manquer de produire, à ses débuts, un choc socio-perceptif, une rupture phénoménologique dans la culture ontophanique.</em> <em>(&#8230;)</em></p>
<p style="font-style: normal; color: #232323;"><em><strong>Chaque génération réapprend le monde et renégocie son rapport au réel à l&rsquo;aide des dispositifs techniques dont elle dispose dans le contexte socioculturel qui est le sien.</strong> C&rsquo;est pourquoi ce qu&rsquo;on appelle la « fracture numérique générationnelle » n&rsquo;est peut-êre qu&rsquo;une mauvaise interprétation phénoménologique. Si les personnes les plus âgées ont parfois du mal à adopter les nouvelles technologies (ce qui semble de moins en moins vrai), c&rsquo;est parce que leur rapport à la réalité est tout simplement coulé dans une autre matrice <span style="color: #396afd;">ontophaniqu</span>e que celle du numérique.</em></p>
</blockquote>
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		<title>Ju-jitsu politique, l’art du levier</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2014/06/02/ju-jitsu-politique-lart-du-levier/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Jun 2014 12:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>

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		<description><![CDATA[Présentation sur le site de la Rotative : Le principe du « Jujitsu Politique » est d’utiliser d’autres forces que les siennes pour modifier une situation politique. Les procédés de détournement et d’amplification sont à la base de toute mécanique – utilitaire, guerrière ou scientifique. Ils passent par des combinaisons imprévues de forces et d’outils, et parfois par le simple retournement de l’arme dans un sens contraire. Citation de l&#8217;introduction : Pour envisager de détourner les armes de l’« ennemi » (objets ou concepts) il faut quitter la posture selon laquelle on ne peut utiliser un outil sans être happé par « le système » qui l’a créé. Cet axiome de pureté est un moralisme partagé autant par certains « révolutionnaires » que par des « républicains » (on pensera notamment aux non-violents). Les premiers ont cette tendance à identifier le compromis à la défaite, les seconds confondent souvent légalité et impératif moral. D’un côté comme de l’autre, on postule que la fin recherchée doit être obtenue grâce à des moyens qui lui sont « fidèles », tout en présupposant qu’un outil a une « essence », bonne ou mauvaise, révélée par son usage traditionnel. Ce principe de pureté prend parfois appui sur un certain esprit d’avant-garde qui consacre plus d’énergie à défendre ses principes et sa droiture qu’à rechercher de nouveaux leviers d’action. Des querelles abstraites infinies conduisent à la constitution de chapelles qu’on défend avec autant d’héroïsme que de solitude. La tentation est grande pour ceux qui croient avoir découvert le secret du « système », de se penser « hors système » et de s’imaginer être les seuls à agir <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2014/06/02/ju-jitsu-politique-lart-du-levier/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="color: #4c4c4c;"><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/06/uchimataT2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6118" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/06/uchimataT2-229x300.jpg" alt="uchimataT2" width="229" height="300" /></a>Présentation sur le <a href="http://larotative.org/jujitsu-politique-2/">site de la Rotative</a> :</p>
</blockquote>
<p style="color: #4c4c4c;"><strong>Le principe du « Jujitsu Politique » est d’utiliser d’autres forces que les siennes pour modifier une situation politique. Les procédés de détournement et d’amplification sont à la base de toute mécanique – utilitaire, guerrière ou scientifique. Ils passent par des combinaisons imprévues de forces et d’outils, et parfois par le simple retournement de l’arme dans un sens contraire</strong>.</p>
<p style="color: #4c4c4c;">Citation de l&rsquo;introduction :</p>
<blockquote><p><strong>Pour envisager de détourner les armes de l’« ennemi » (objets ou concepts) il faut quitter la posture selon laquelle on ne peut utiliser un outil sans être happé par « le système » qui l’a créé</strong>. Cet axiome de pureté est un moralisme partagé autant par certains « révolutionnaires » que par des « républicains » (on pensera notamment aux non-violents). Les premiers ont cette tendance à identifier le compromis à la défaite, les seconds confondent souvent légalité et impératif moral.</p>
<p>D’un côté comme de l’autre, on postule que la<i> fin</i> recherchée doit être obtenue grâce à des <i>moyens</i> qui lui sont « fidèles », tout en présupposant qu’un outil a une « essence », bonne ou mauvaise, révélée par son usage traditionnel.</p>
<p>Ce principe de pureté prend parfois appui sur un certain esprit d’avant-garde qui consacre plus d’énergie à défendre ses principes et sa droiture qu’à rechercher de nouveaux leviers d’action. Des querelles abstraites infinies conduisent à la constitution de chapelles qu’on défend avec autant d’héroïsme que de solitude.<strong> La tentation est grande pour ceux qui croient avoir découvert le secret du « système », de se penser « hors système » et de s’imaginer être les seuls à agir « réellement » sur lui. A l’objection du peu d’impact qu’ils ont, ils répondent que c’est le prix d’une démarche qui ne renie pas ses principes. Nous pensons au contraire que cette position n’est tenable qu’au prix d’une certaine complaisance vis-à-vis de leur inefficacité.</strong></p>
<p>Cette position a tendance à produire un <strong>dualisme étriqué : soit des actions sont révolutionnaires, soit elles sont récupérées.  Elle repose sur une vision binaire du monde où un « système » fantasmé tente de réduire à néant des poches de résistances « hors système »</strong>. Sur le plan pratique ce dualisme conduit à disqualifier tout recours à des outils de l’adversaire – lesquels sont « intrinsèquement » porteurs de l’esprit du système. Les retourner contre leurs auteurs ne permettrait que des simulacres d’activisme – qui renforceraient même ledit système. Toute cette vision n’est possible qu’à la condition de réduire les multiples forces adverses à <i>un ensemble homogène mû par une même intention.</i></p>
<p>Pour nous la question est donc plutôt de rechercher <i>quelle dimension peut-on exploiter </i>pour parvenir à ses objectifs.</p>
<p>[...]</p>
<p style="color: #4c4c4c;">Nous présentons ici 5 opérations séduisantes par lesquelles des activistes détournent efficacement des outils institutionnels qu’ils critiquent, dans des champs aussi variés que :</p>
<p style="color: #4c4c4c;"><span style="color: #003366;"><strong><a style="color: #88c34b;" href="http://larotative.org/pour-un-pragmatisme-politique/"><span style="color: #003366;">Intro : Pour un pragmatisme politique</span></a></strong></span><em><br />
</em></p>
<p style="color: #4c4c4c;"><span style="color: #000000;">&gt; <span style="color: #003366;"><em><strong><a style="color: #88c34b;" href="http://larotative.org/copyleft-all-rights-reversed/"><span style="color: #003366;">La propriété intellectuelle</span></a></strong></em></span></span> : comment détourner le <i>copyright</i> en <i>copyleft <span style="color: #808080;"> [Español en</span> <span style="color: #333399;"><a style="color: #88c34b;" href="http://www.lahojadearena.com/revista/2014/04/copyleft-todos-los-derechos-revocados/" target="_blank"><span style="color: #333399;"><em>Hoja de Arena</em></span></a></span>]<br />
</i></p>
<p style="color: #4c4c4c;">&gt; <span style="color: #003366;"><strong><em><a style="color: #88c34b;" href="http://larotative.org/les-defenses-offensives-2/"><span style="color: #003366;">Les procès politiques</span></a></em></strong></span> : comment faire du tribunal une tribune</p>
<p style="color: #4c4c4c;">&gt; <span style="color: #003366;"><strong><em><a style="color: #88c34b;" href="http://larotative.org/hacker-les-medias/"><span style="color: #003366;">Les médias</span></a></em></strong></span> : comment prendre les médias au jeu du <i>storytelling</i><span style="color: #808080;">  <em>[publié dans <span style="color: #003366;"><a style="color: #88c34b;" title="Article XI" href="http://www.article11.info/?Jujitsu-politique-le-contrehttp://"><span style="color: #003366;">Article XI</span></a></span>]</em></span></p>
<p style="color: #4c4c4c;">&gt;<span style="color: #003366;"> </span><span style="color: #003366;"><em><strong><a style="color: #88c34b;" href="http://larotative.org/detournement-credit-consommation/"><span style="color: #003366;">Les banques</span></a></strong></em></span> : comment détourner le crédit par l’insolvabilité</p>
</blockquote>
<p style="color: #4c4c4c; padding-left: 60px;">&gt; <span style="color: #003366;"><strong><em><a style="color: #88c34b;" href="http://larotative.org/propriete-dusage-immobiliere/"><span style="color: #003366;">L’habitat coopératif</span></a></em></strong> </span>: comment inventer une propriété collective et anti-spéculative à partir du droit des affaires  <em> <span style="color: #808080;">[publié dans <span style="color: #003366;"><a style="color: #88c34b;" title="Le Monde diplomatique" href="http://www.monde-diplomatique.fr/2012/12/DENOUN/48477"><span style="color: #003366;">Le Monde diplomatique</span></a></span>]</span></em></p>
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<p style="color: rgb(76, 76, 76);">
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		<title>L&#8217;insoutenable illégitimité de la dette</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2014/05/31/linsoutenable-illegitimite-de-la-dette/</link>
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		<pubDate>Sat, 31 May 2014 08:43:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est le titre d&#8217;un article du Monde qui propose les principaux éléments du rapport de l&#8217;audit citoyen pour la dette publique. Le premier ministre, Manuel Valls, en a fait un argument massue pour justifier le programme de stabilité et la réduction de 50 milliards d&#8217;euros de la dépense publique : « Depuis plus de trente ans, nous vivons au-dessus de nos moyens. » Le rapprochement qu&#8217;il effectue avec l&#8217;endettement de la France sous-entend que la dépense publique est la cause première de la dette publique. Faux, répond le groupe d&#8217;économistes de gauche et de syndicalistes constitué au sein du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC), qui a publié, mardi 27 mai, une étude analysant les composantes de la dette publique. L&#8217;explication – ou plutôt les explications – résident ailleurs : des recettes dont s&#8217;est privé l&#8217;Etat « en multipliant les cadeaux fiscaux » depuis le début des années 2000 et des taux d&#8217;intérêt excessifs auxquels l&#8217;Etat s&#8217;est financé. Ces deux facteurs, à eux seuls, contribuent pour 59 % à l&#8217;actuelle dette publique. En trente ans, ont calculé ces économistes, la part des recettes de l&#8217;Etat dans le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 5,5 points. Si cette part était restée constante, la dette publique serait inférieure à son niveau actuel de 24 points de PIB, soit 488 milliards d&#8217;euros. Si l&#8217;Etat, parallèlement, avait emprunté au taux réel au lieu de recourir aux marchés financiers, le niveau de la dette serait inférieur de 29 points de PIB, soit 589 milliards. A <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2014/05/31/linsoutenable-illegitimite-de-la-dette/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/Capture-décran-2014-06-02-14.36.19.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-6115" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/Capture-décran-2014-06-02-14.36.19-176x300.png" alt="Capture d'écran 2014-06-02 14.36.19" width="176" height="300" /></a>C&rsquo;est le titre d&rsquo;un <a href="http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2014/05/30/l-insoutenable-illegitimite-de-la-dette_4429472_3232.html">article du Monde</a> qui propose les principaux éléments du <a href="http://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf">rapport de l&rsquo;audit citoyen pour la dette publique</a>.</p>
<blockquote>
<p style="color: #16212c;"><em>Le premier ministre, Manuel Valls, en a fait un argument massue pour justifier le programme de stabilité et la réduction de 50 milliards d&rsquo;euros de la dépense publique : « Depuis plus de trente ans, nous vivons au-dessus de nos moyens. » Le rapprochement qu&rsquo;il effectue avec l&rsquo;endettement de la France sous-entend que la dépense publique est la cause première de la dette publique.</em></p>
<p style="color: #16212c;"><em>Faux, répond le groupe d&rsquo;économistes de gauche et de syndicalistes constitué au sein du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC), qui a publié, mardi 27 mai, <a style="color: #003366;" href="http://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf" target="_blank">une étude analysant les composantes de la dette publique.</a></em></p>
<p style="color: #16212c;"><strong><em>L&rsquo;explication – ou plutôt les explications – résident ailleurs : des recettes dont s&rsquo;est privé l&rsquo;Etat « en multipliant les cadeaux fiscaux » depuis le début des années 2000 et des taux d&rsquo;intérêt excessifs auxquels l&rsquo;Etat s&rsquo;est financé. Ces deux facteurs, à eux seuls, contribuent pour 59 % à l&rsquo;actuelle dette publique.</em></strong></p>
<p style="color: #16212c;"><strong><em>En trente ans, ont calculé ces économistes, la part des recettes de l&rsquo;Etat dans le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 5,5 points. Si cette part était restée constante, la dette publique serait inférieure à son niveau actuel de 24 points de PIB, soit 488 milliards d&rsquo;euros.</em></strong></p>
<p style="color: #16212c;"><em>Si l&rsquo;Etat, parallèlement, avait emprunté au taux réel au lieu de recourir aux marchés financiers, le niveau de la dette serait inférieur de 29 points de PIB, soit 589 milliards. A cela s&rsquo;ajoute celui de <strong>l&rsquo;évasion fiscale, estimé à 20 % de la dette de l&rsquo;Etat en 2012.</strong></em></p>
<p style="font-style: normal;"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>« Il faut combattre l&rsquo;idée que le déficit provient des dépenses excessives, assure Michel Husson, membre du conseil scientifique d&rsquo;Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l&rsquo;action citoyenne), qui a coordonné ces travaux. Elles ont au contraire un peu baissé, de 2 points en trente ans, en proportion du PIB. Le problème vient des recettes. En fait, en baissant les recettes, on fabrique du déficit. »</em></strong></span></p>
<p style="font-style: normal;"><em>L&rsquo;étude démontre ce mécanisme d&rsquo;alternance entre gonflement du déficit du fait de la baisse des recettes puis réajustement par le freinage des dépenses. « La tendance permanente au déséquilibre budgétaire est donc engendrée par les choix de politique fiscale qui, à leur tour, viennent ensuite légitimer le recul ultérieur des dépenses publiques », indique-t-elle.</em></p>
<p style="font-style: normal;"><em>Le rapport détaille les principales périodes de baisse des impôts. Les mesures Jospin (2000-2002) : –39,9 milliards entre impôts ménages (– 11,9 milliards), impôts indirects (– 10,4 milliards) et impôts entreprises (– 17,6 milliards). Les mesures Chirac (2006-2007) : –12,4 milliards, dont 6 milliards impôts ménages et 6,4 milliards impôts entreprises. Les mesures Sarkozy (2007-2012) : –22,7 milliards, dont 10,1 milliards pour les ménages et 12,6 milliards pour les entreprises. Auxquelles il faudra bientôt rajouter les mesures Hollande…</em></p>
<p style="font-style: normal;"><em><strong>LE DÉCROCHAGE DES ANNÉES 2000</strong></em></p>
<p style="font-style: normal;"><em>« Le principal décrochage, sur le plan des cadeaux fiscaux, se situe dans les années 2000, relève M. Husson. Notre travail rejoint les analyses développées en 2010 par Gilles Carrez et par les économistes Paul Champsaur et Jean-Philippe Cotis. »</em></p>
<p style="font-style: normal;"><em>Dans leur rapport sur les finances publiques remis à Nicolas Sarkozy le 20 mai 2010, ces derniers écrivaient : « Si la législation fiscale était restée celle de 1999, (…) la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est en réalité, générant ainsi une économie annuelle de charges d&rsquo;intérêt de 0,5 point de PIB. » « Nous arrivons à peu près aux mêmes résultats », note M. Husson.</em></p>
<p style="font-style: normal;"><em>Outre le déficit primaire – l&rsquo;écart entre les recettes et les dépenses hors intérêts –, les intérêts de la dette sont la seconde source d&rsquo;augmentation de la dette publique. De 1980 à 2013, la dette est passée de 20,7 % à 93,5 % du PIB. Pour les deux tiers (62 %), la hausse est imputable au cumul des déficits et, pour 38 %, à l&rsquo;effet boule de neige déclenché à partir du moment où les taux d&rsquo;intérêt auxquels l&rsquo;Etat emprunte sont supérieurs au taux de croissance.</em></p>
<p style="font-style: normal;"><em>« C&rsquo;est surtout dans les années 1990 que nous avons connu des taux d&rsquo;intérêt très élevés, en raison du choix de n&rsquo;aller que sur les marchés financiers alors que d&rsquo;autres sources de financement étaient possibles,explique M. Husson. Aujourd&rsquo;hui, il y a un effet d&rsquo;accumulation. Une dette de l&rsquo;Etat, ce n&rsquo;est pas une dette d&rsquo;un ménage où, au bout du crédit, on a fini de rembourser. C&rsquo;est une dette perpétuelle en ce sens que, constamment, chaque année, l&rsquo;Etat emprunte non seulement pour couvrir son déficit mais aussi pour rembourser. C&rsquo;est une sorte de “dette revolving”. On n&rsquo;élimine jamais complètement les effets du passé. »</em></p>
<p style="font-style: normal;"><strong><em>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Etat continue de payer les taux exorbitants des années 1990 et les « cadeaux fiscaux » des années 2000 – baisses d&rsquo;impôts et niches fiscales –, qualifiés comme tels parce que, concentrés sur les contribuables les plus aisés, ils n&rsquo;ont pas eu l&rsquo;impact économique escompté sur la consommation et sur la croissance. Ce qui pose la « légitimité » de la dette.</em></strong></p>
<p style="font-style: normal;"><em>L&rsquo;analyse de ces économistes met à mal le discours politique actuel s&rsquo;évertuant à rabâcher qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas d&rsquo;autre politique économique possible. Elle invite, au contraire, à réfléchir sur les dégâts qui pourraient survenir à répéter les erreurs du passé. Et à trouver des réponses à ces deux questions : Que faire du poids accumulé de la dette passée ? Comment se financer indépendamment des marchés financiers</em></p>
</blockquote>
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		<title>Il nous manque un grand récit à opposer à celui de la Protection</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2014 13:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>

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		<description><![CDATA[On peut se lamenter de la montée du FN, on peut. On peut aussi se dire que ce que nous avons fait en quelques mois, avec Nouvelle Donne, c&#8217;est-à-dire rassembler plus d&#8217;un demi-million de voix de citoyens qui veulent reprendre la main c&#8217;est énorme, c&#8217;est un signe. C&#8217;est le début de quelque chose et je crois que la meilleure manière de lutter contre le marasme ambiant, c&#8217;est de faire de la politique et de donner envie de la politique. Les bonnes idées sont là, mais force est de constater que c&#8217;est l&#8217;extrême-droite qui cristallise. Je réfute des analyses hâtives qui brandissent la misère, la crise ou la stupidité comme moteur des populismes. Les résultats des pays nordiques sont là pour nous rappeler que c&#8217;est le grand récit de la PROTECTION qui mobilise avant tout. Ces forces verticalisent l&#8217;aspiration à la protection et le récit du chez-soi qui est si puissant. La lutte contre l&#8217;Autre n&#8217;est pas forcément du racisme mais mobilise les peurs. La vraie question devient alors, quel grand récit les forces de gauches sont-elles capables d&#8217;inventer au 21e siècle? Je pense que le récit de l&#8217;ouverture ne fonctionne plus, le monde est trop complexe, il faut l&#8217;accepter, le récit de l&#8217;Internationalisme a vécu. Non pas que la solidarité entre les peuples ne soit plus importante, au contraire, mais c&#8217;est qu&#8217;elle ne constitue plus une colonne vertébrale qui mobilise. Ce discours des forces historiques de gauche n&#8217;est plus opérant et c&#8217;est peut-être la meilleure raison pour laquelle il faut une nouvelles force <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2014/05/26/il-nous-manque-un-grand-recit-a-opposer-a-celui-de-la-protection/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/arton997-07353.jpg"><img class="alignleft wp-image-6078 size-full" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/arton997-07353.jpg" alt="arton997-07353" width="180" height="272" /></a>On peut se lamenter de la montée du FN, on peut. On peut aussi se dire que ce que nous avons fait en quelques mois, avec <a href="http://www.nouvelledonne.fr">Nouvelle Donne</a>, c&rsquo;est-à-dire rassembler plus d&rsquo;un demi-million de voix de citoyens qui veulent reprendre la main c&rsquo;est énorme, c&rsquo;est un signe.</p>
<p>C&rsquo;est le début de quelque chose et je crois que la meilleure manière de lutter contre le marasme ambiant, c&rsquo;est de faire de la politique et de donner envie de la politique.</p>
<p>Les bonnes idées sont là, mais force est de constater que c&rsquo;est l&rsquo;extrême-droite qui cristallise. Je réfute des analyses hâtives qui brandissent la misère, la crise ou la stupidité comme moteur des populismes. Les résultats des pays nordiques sont là pour nous rappeler que c&rsquo;est le grand récit de la PROTECTION qui mobilise avant tout. Ces forces verticalisent l&rsquo;aspiration à la protection et le récit du chez-soi qui est si puissant. La lutte contre l&rsquo;Autre n&rsquo;est pas forcément du racisme mais mobilise les peurs.</p>
<p>La vraie question devient alors, quel grand récit les forces de gauches sont-elles capables d&rsquo;inventer au 21e siècle? Je pense que le récit de l&rsquo;ouverture ne fonctionne plus, le monde est trop complexe, il faut l&rsquo;accepter, le récit de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Internationalisme">l&rsquo;Internationalisme</a> a vécu. Non pas que la solidarité entre les peuples ne soit plus importante, au contraire, mais c&rsquo;est qu&rsquo;elle ne constitue plus une colonne vertébrale qui mobilise.</p>
<p>Ce discours des forces historiques de gauche n&rsquo;est plus opérant et c&rsquo;est peut-être la meilleure raison pour laquelle il faut une nouvelles force politique comme Nouvelle Donne une force capable d&rsquo;inventer autre chose, autour du PARTAGE, du COMMUN ou du BIEN VIVRE ou d&rsquo;autre chose?</p>
<p>Inventons le grand récit aussi puissant que celui de la protection, avant qu&rsquo;il ne soit trop tard.</p>
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		<title>Je m&#8217;engage pour Nouvelle Donne</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2014/05/23/je-mengage-pour-nouvelle-donne/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 May 2014 15:54:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimarencontre]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai toujours aimé la distinction que fait l&#8217;anglais entre policy (politiques publiques) et politics (politique des partis). Une politique publique ça semble aride, mais en fait c&#8217;est très simple, c&#8217;est un investissement consenti au nom de l&#8217;intérêt général pour produire des effets sur la société, pour opérer un changement social. Une école pour former des citoyens, une station d&#8217;épuration pour fournir de l&#8217;eau potable, etc. Regardez ce schéma et vous comprendrez peut-être mieux : Moi, je suis bibliothécaire. Quand j&#8217;indique sur mon blog Bibliobsession que je suis un &#171;&#160;bibliothécaire engagé&#160;&#187;, ça signifie pour moi engagé pour l&#8217;efficacité des politiques publiques de l&#8217;accès à la connaissance et de l&#8217;inclusion pour lesquelles les bibliothécaires agissent. Le collectif SavoirsCom1 que j&#8217;ai co-fondé cherche justement à construire des politiques publiques orientées vers le développement des biens communs de la connaissance, enjeux au sein desquels les bibliothèques peuvent se repositionner. Mais ce que je constate après 10 ans d&#8217;expérience professionnelle, c&#8217;est que les services publics sont sans cesse contraints et rarement réinventés. Non pas que les bibliothécaires soient mauvais mais tout simplement parce que la plupart du temps, l’injonction à l&#8217;innovation et au développement ne s’accompagne d&#8217;aucun objectif ni moyen financier adéquat. Seule subsiste la gestion de la pénurie. Nous sommes devenus drogués à la contrainte budgétaire, cette drogue qui supprime toute ambition de changement social. Ce n&#8217;est pas que les directions ou les élus soient mauvais, c&#8217;est qu&#8217;ils sont contraints à toutes les échelles, à commencer par l&#8217;échelle européenne, par des politiques d&#8217;austérité qui concentrent toute les efforts vers la réduction ou le maintien des politiques publiques <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2014/05/23/je-mengage-pour-nouvelle-donne/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/ND-Logo.png"><img class="alignleft wp-image-6047 size-medium" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/ND-Logo-300x134.png" alt="ND-Logo" width="300" height="134" /></a>J&rsquo;ai toujours aimé la distinction que fait l&rsquo;anglais entre <em>policy</em> (politiques publiques) et <em>politics</em> (politique des partis). Une politique publique ça semble aride, mais en fait c&rsquo;est très simple, c&rsquo;est un investissement consenti au nom de l&rsquo;intérêt général pour produire des effets sur la société, pour opérer un changement social. Une école pour former des citoyens, une station d&rsquo;épuration pour fournir de l&rsquo;eau potable, etc. Regardez ce schéma et vous comprendrez peut-être mieux :</p>
<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/ScreenShot007.jpg"><img class="aligncenter wp-image-6049" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/ScreenShot007.jpg" alt="ScreenShot007" width="482" height="388" /></a></p>
<p>Moi, je suis bibliothécaire. Quand j&rsquo;indique sur mon blog <a href="http://www.bibliobsession.net">Bibliobsession</a> que je suis un &laquo;&nbsp;bibliothécaire engagé&nbsp;&raquo;, ça signifie pour moi engagé pour l&rsquo;efficacité des politiques publiques de l&rsquo;accès à la connaissance et de l&rsquo;inclusion pour lesquelles les bibliothécaires agissent. Le collectif <a href="http://www.savoirscom1.info">SavoirsCom1</a> que j&rsquo;ai co-fondé cherche justement à construire des politiques publiques orientées vers le développement des biens communs de la connaissance, enjeux au sein desquels les bibliothèques peuvent se repositionner.</p>
<p>Mais ce que je constate après 10 ans d&rsquo;expérience professionnelle, c&rsquo;est que les services publics sont sans cesse contraints et rarement réinventés. Non pas que les bibliothécaires soient mauvais mais tout simplement parce que la plupart du temps, l’injonction à l&rsquo;innovation et au développement ne s’accompagne d&rsquo;aucun objectif ni moyen financier adéquat. Seule subsiste la<strong> gestion de la pénurie</strong>. <strong>Nous sommes devenus drogués à la contrainte budgétaire, cette drogue qui supprime toute ambition de changement social</strong>. Ce n&rsquo;est pas que les directions ou les élus soient mauvais, c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont contraints à toutes les échelles, à commencer par l&rsquo;échelle européenne, par des politiques d&rsquo;austérité qui concentrent toute les efforts vers la réduction ou le maintien des politiques publiques actuelles. Comment évaluer, comment expérimenter, comment innover comment réorienter nos politiques publiques dans ces conditions?</p>
<p>Je suis fatigué de ceux qui pensent que l&rsquo;avenir est à la défense de services publics supposés vertueux parce que non-marchands, opposés bloc à bloc à un secteur privé rapace. Je suis fatigué de ces oppositions qui n&rsquo;ont plus de sens.</p>
<p>L&rsquo;avenir est aux services publics efficaces et aux politiques publiques intelligentes dans tous les secteurs, l&rsquo;avenir est aux PME sociales et solidaires, aux multinationales régulées et taxées à la hauteur de la valeur qu&rsquo;elles produisent. L&rsquo;avenir est au retour à un impôt juste, c&rsquo;est-à-dire vraiment progressif. L&rsquo;avenir est à des politiques publiques de grande envergure de lutte contre les corruptions des démocraties.</p>
<p>Je suis fatigué de ceux qui croient au Dieu croissance et qui ne posent jamais la question du partage du temps de travail.</p>
<p>Je suis fatigué de ceux qui veulent baisser les &laquo;&nbsp;charges&nbsp;&raquo; et qui, la seconde d&rsquo;après dénoncent le nombre trop important d&rsquo;élèves dans la classe de leurs enfants. Je suis fatigué de ceux qui prétendent interdire les licenciements, là où, justement les politiques publiques de l&rsquo;emploi intelligentes peuvent les éviter!</p>
<p>Je suis fatigué de ceux qui dénoncent les &laquo;&nbsp;capitalistes&nbsp;&raquo; sans nuance, à commencer par les USA, sans voir qu&rsquo;Obama a quasiment supprimé le secret bancaire Suisse par la volonté politique.</p>
<p>Je suis aussi fatigué de ceux qui verdissent le dieu croissance sans proposer la moindre solution pour financer des investissements destinés à vivre ensemble! Fatigué aussi de ceux qui ont tellement intégré la Dette qu&rsquo;ils n&rsquo;ont plus aucune envie de penser à son refinancement.</p>
<p>Je suis fatigué de ceux qui veulent une Europe sociale quelques semaines tous les 5 ans et qui n&rsquo;ont aucune stratégie ni volonté politique pour avancer dans ce sens.</p>
<p>Je suis enfin fatigué de ceux qui pensent que le numérique est un &laquo;&nbsp;outil-qui-fait-rêver&nbsp;&raquo; ou une &laquo;&nbsp;fracture numérique&nbsp;&raquo; ou un &laquo;&nbsp;espace de non-droit&nbsp;&raquo;. Je suis tout aussi fatigué de ceux qui prétendent que les enjeux numériques dépassent tous les autres enjeux au point d&rsquo;en faire l&rsquo;unique projet d&rsquo;un parti politique!</p>
<p>Pour toutes ces raisons et d&rsquo;autres encore, je pense qu&rsquo;il est fondamental que j&rsquo;ajoute à mon engagement pour des <em>policies</em> du <a href="http://www.reporterre.net/spip.php?article5828">bien vivre</a> un engagement <em>politic</em>.</p>
<p><strong>Nouvelle Donne porte une vision d&rsquo;avenir qui me fait envie. Pour la première<a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/ND-Logo.png"><img class="alignright  wp-image-6047" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/ND-Logo.png" alt="ND-Logo" width="143" height="64" /></a> fois de ma vie je rencontre des gens qui ne sont pas des fatigués de la politique mais qui ont une immense envie de briser l&rsquo;inertie ambiante.</strong></p>
<p><strong>Nos solutions sont concrètes, opérationnelles et intelligentes. <a href="http://www.nouvelledonne.fr/le-programme-des-europeennes">Lisez-les</a> et faites le bon choix.</strong></p>
<p>Silvère Mercier candidat (11e) sur la liste île-de-France pour les Elections Européennes du 25 Mai 2014.</p>
<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/000202www.nouvelledonne.fr_wp-content_uploads_2014_05_NouvelleDonne_RectoVerso_OK.pdf.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6045" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/000202www.nouvelledonne.fr_wp-content_uploads_2014_05_NouvelleDonne_RectoVerso_OK.pdf.jpg" alt="000202www.nouvelledonne.fr_wp-content_uploads_2014_05_NouvelleDonne_RectoVerso_OK.pdf" width="586" height="422" /></a></p>
<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/000203www.nouvelledonne.fr_wp-content_uploads_2014_05_NouvelleDonne_RectoVerso_OK.pdf.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-6046" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/000203www.nouvelledonne.fr_wp-content_uploads_2014_05_NouvelleDonne_RectoVerso_OK.pdf.jpg" alt="000203www.nouvelledonne.fr_wp-content_uploads_2014_05_NouvelleDonne_RectoVerso_OK.pdf" width="590" height="635" /></a></p>
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		<title>[Citamap] Commun, essai sur une révolution au 21e siècle</title>
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		<pubDate>Tue, 20 May 2014 10:23:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[citamap]]></category>
		<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai passé pas mal de temps à lire et à annoter le livre de Pierre Dardot et Christian Laval Communs, essai sur une révolution au 21e siècle. Le résultat est cette citamap (une carte  de lecture avec des citations) peut vous éviter de vous taper les 600 pages du bouquin&#8230;  Le livre est assez difficile pour les publics non universitaires et non spécialistes des courants marxistes (donc pour moi!) et j&#8217;ai essayé de faire ressortir les lignes de force. Globalement, ils appellent assez justement à une norme d&#8217;innapropriabilité des communs qu&#8217;ils placent dans l&#8217;action et la création de nouveaux droits d&#8217;usages (dans la lignée des faisceaux de droits mais sans droit de propriété). Leur lecture de Proudhon est très stimulante et ne manquez pas leurs propositions politiques, certains sont trop abstraites pour être efficaces, mais l&#8217;ensemble est très intéressant, notamment les passages sur le fédéralisme. En complément vous trouverez une bonne critique (assez universitaire elle aussi) dont je partage les points de vue, notamment sur le manque d&#8217;ancrage de ce livre dans la réalité des luttes sociales.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/3838.jpg"><img class="wp-image-5996 alignleft" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2014/05/3838.jpg" alt="3838" width="148" height="237" /></a>J&rsquo;ai passé pas mal de temps à lire et à annoter le livre de Pierre Dardot et Christian Laval <a href="http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Commun-9782707169389.html">Communs, essai sur une révolution au 21e siècle</a>. Le résultat est <a href="http://www.mindmeister.com/416596991/commun-essai-sur-une-r-volution-au-21e-si-cle-pierre-dardot-et-christian-laval-2014">cette citamap</a> (<a href="http://www.bibliobsession.net/2014/03/05/citamap-la-citation-au-service-de-la-liberation-et-du-partage-des-contenus/">une carte  de lecture avec des citations</a>) peut vous éviter de vous taper les 600 pages du bouquin&#8230;</p>
<div> Le livre est assez difficile pour les publics non universitaires et non spécialistes des courants marxistes (donc pour moi!) et j&rsquo;ai essayé de faire ressortir les lignes de force. Globalement, ils appellent assez justement à une norme d&rsquo;innapropriabilité des communs qu&rsquo;ils placent dans l&rsquo;action et la création de nouveaux droits d&rsquo;usages (dans la lignée des<a href="http://www.bibliobsession.net/2014/03/12/biens-communs-et-donnees-personnelles-il-nous-faut-inventer/"> faisceaux de droits</a> mais sans droit de propriété).</div>
<div></div>
<div>Leur lecture de Proudhon est très stimulante et ne manquez pas leurs propositions politiques, certains sont trop abstraites pour être efficaces, mais l&rsquo;ensemble est très intéressant, notamment les passages sur le fédéralisme.</div>
<div></div>
<div>En complément vous trouverez une<a href="http://www.journaldumauss.net/?Du-communisme-aux-communs"> bonne critique</a> (assez universitaire elle aussi) dont je partage les points de vue, notamment sur le manque d&rsquo;ancrage de ce livre dans la réalité des luttes sociales.</div>
<div></div>
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		<title>Se trouver</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2012/04/19/se-trouver/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 10:47:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Omnimascène]]></category>

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		<description><![CDATA[Magnifique pièce de théâtre vue à la Colline : Se trouver d&#8217;après une pièce peu conue de Pirandello : Sur le site de la colline : Se trouver (1932) est un extraordinaire portrait de femme et d’actrice. Donata Genzi, dispersée en de multiples personnages, n’arrive plus à être elle, ni même à être ; pour se trouver, elle tente une aventure sentimentale et fuit le théâtre, mais son métier d’actrice pèse sur l’être de femme qu’elle cherche : chaque geste, chaque inflexion de voix lui viennent d’une pièce qu’elle a déjà jouée ; elle ne se réalise pas plus dans la vie que dans son métier. Bijou théâtral avec une mise en scène stylisée et diction parfaite, E. Béart est splendide, Vincent Dissez aussi. Sur les rôles qu&#8217;on joue et qui épuisent, sur l&#8217;idéalisme de l&#8217;homme qui veut sans cesse du nouveau et se moque du monde terrestre pour lui préférer le monde aquatique, les poissons (portrait des bourgeois e poissons, le texte m&#8217;échappe, à retrouver). Donata la femme aussi qui au moment même où elle ressent le vide abyssal de la fin des rôles du théâtre entre dans un nouveau rôle, celui de femme aimée sur le piédestal de l&#8217;amour idéaliste que lui porte l&#8217;homme, spectateur amoureux. A ce spectateur unique elle préférera l&#8217;amour aveugle de la foule et retourne au théâtre, lieu de l&#8217;incarnation multiple qui concentre les pulsions de vie au point de remplacer la vie elle-même. La survie se fait au prix de la compréhension que ces pulsions de vie sont la vie <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2012/04/19/se-trouver/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2012/04/Capture-du-2012-04-19-123555.png"><img class="size-full wp-image-542 aligncenter" title="Capture du 2012-04-19 12:35:55" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2012/04/Capture-du-2012-04-19-123555.png" alt="" width="567" height="344" /></a>Magnifique pièce de théâtre vue à la Colline : <a href="http://colline.fr/spectacle/se-trouver">Se trouver d&rsquo;après une pièce peu conue de Pirandello</a> :</p>
<p style="text-align: left;">Sur le site de la colline :</p>
<blockquote><p><em><em>Se trouver </em>(1932) est un extraordinaire portrait de femme et d’actrice. Donata Genzi, dispersée en de multiples personnages, n’arrive plus à être <em>elle</em>, ni même à <em>être</em> ; pour <em>se trouver</em>, elle tente une aventure sentimentale et fuit le théâtre, mais son métier d’actrice pèse sur l’être de femme qu’elle cherche : chaque geste, chaque inflexion de voix lui viennent d’une pièce qu’elle a déjà jouée ; elle ne se réalise pas plus dans la vie que dans son métier.</em></p></blockquote>
<p>Bijou théâtral avec une mise en scène stylisée et diction parfaite, E. Béart est splendide, Vincent Dissez aussi. Sur les rôles qu&rsquo;on joue et qui épuisent, sur l&rsquo;idéalisme de l&rsquo;homme qui veut sans cesse du nouveau et se moque du monde terrestre pour lui préférer le monde aquatique, les poissons (portrait des bourgeois e poissons, le texte m&rsquo;échappe, à retrouver). Donata la femme aussi qui au moment même où elle ressent le vide abyssal de la fin des rôles du théâtre entre dans un nouveau rôle, celui de femme aimée sur le piédestal de l&rsquo;amour idéaliste que lui porte l&rsquo;homme, spectateur amoureux. A ce spectateur unique elle préférera l&rsquo;amour aveugle de la foule et retourne au théâtre, lieu de l&rsquo;incarnation multiple qui concentre les pulsions de vie au point de remplacer la vie elle-même. La survie se fait au prix de la compréhension que ces pulsions de vie sont la vie elle-même. Et ces derniers mots :</p>
<blockquote><p>« Et cela est vrai…et rien n’est vrai…seul est vrai qu’il faut se créer, créer ! Et alors, seulement on se trouve. »</p></blockquote>
<p>J&rsquo;y vois beaucoup de liens avec les rôles qu&rsquo;on se donne dans le numérique, au point de s&rsquo;en sentir prisonnier. Lien à faire de ce texte de 1932 avec le dépassement de l&rsquo;identité numérique, du personnage construit, sur le perception de soi, racontée dans cette étude de cas sociologique. Extraits d&rsquo;un article passionnant de <a name="citation" href="http://www.cairn.info/revue-reseaux-2011-3-page-75.htm">Fabien Granjon « De quelques pathologies sociales de l&rsquo;individualité numérique »</a><a name="citation">, <em>Réseaux</em> 3/2011 (n° 167), p. 75-103. </a></p>
<blockquote><p><em>Soit l’exemple de Sanka, jeune homme de 20 ans, étudiant en première année d’un baccalauréat professionnel mention « accueil assistance » et dont l’objectif est à terme de devenir steward. Depuis son arrivée en France (il est d’origine congolaise et né à Brazzaville) il y a près de dix ans, Sanka habite dans une zone pavillonnaire de Villiers-le-Bel, avec ses parents et ses trois frères. Son père est anesthésiste et sa mère infirmière puéricultrice dans un hôpital de Saint-Denis. Passionné de musique et tout particulièrement de rap de type <em>gangsta</em>, il confesse néanmoins écouter d’autres styles de musique « plus commerciaux », mais affirme le faire à l’insu de son entourage proche et s’interdit surtout d’en parler sur son profil Facebook qu’il envisage comme « mon double et ma vitrine ». Sur celui-ci, Sanka se présente comme un amateur de rap « West coast », rappeur lui-même et dont il serait une sorte de parangon, épousant tous les traits distinctifs du gangsta. Sa photo de profil le représente une imposante liasse de billets à la main, tandis que d’autres photographies le montrent dans diverses tenues gangsta signant par exemple de la main le « W », symbole de ce rap américain violent, homophobe et sexiste</em></p></blockquote>
<p>Et plus loin :</p>
<blockquote><p><em><strong>En présence et à distance, la possibilité de performer cette identité dont il affirme qu’elle n’est pourtant pas ce qu’il est « dans le fond » est le résultat d’un double processus : d’une part, l’élaboration patiente d’une fictionnalisation de soi et, d’autre part, la production de publics qui <em>croient</em> en cette identité fictive, notamment du fait des multiples traces mises en ligne qui apparaissent comme autant de confirmations de la crédibilité des traits identitaires exposés.</strong></em></p>
<p><em>Le sens de l’aliénation est ici de tomber sous la dépendance (ou être pris au piège) de cet engagement qui le prive de sa liberté de jouer à distance de son identité virtuelle (au double sens de <em>on line</em> et de potentielle), sans avoir la nécessité de s’y rapporter davantage qu’il ne le souhaite. L’aliénation tient à une forme de production de soi qui se transforme en une dynamique tendant à s’autonomiser par rapport à Sanka lui-même, et ce, au point de lui imposer des impératifs qu’il n’avait initialement prévus ni de faire complètement siens, ni nécessairement d’assumer :</em></p>
<div><em>En fait pour tenir je me dis que je suis dans un gang, que je tire sur des gens et tout. J’essaie de me convaincre aussi moi-même, parce que sinon c’est pas possible, alors des fois je me force à faire le caïd. Avec ma mère, des fois je lui dis que je vais aller vendre de la drogue, que l’école ça sert à rien, que je vais laisser tomber le lycée et que je vais partir faire du rap. Je joue le dur à table, avec mes petits frères. (…) Et sur Internet, alors là c’est pire quoi. J’ai fait des photos une fois avec mon petit frère et un gun et là c’est n’importe quoi, on doit pas faire ça normalement. J’ai fait des photos avec de la “beuh” [Marijuana] partout autour de moi… Bon, c’est cool.</em></div>
<p><strong>Sanka se retrouve en quelque sorte victime d’une perte d’autonomie qui, <em>via</em> une automanipulation</strong>, détourne ses demandes initiales de reconnaissance de singularités subjectives (« prouver qu’on existe », « être respecté ») en des activités de production de soi pathologiques qui finissent par le rendre étranger à lui-même et lui rendent difficile la possibilité d’entrer dans une relation congruente avec un environnement qui ne cadre pas avec ses débordements identitaires. Autrement dit, sa construction identitaire lui échappe</p></blockquote>
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		<title>Attention</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 14:50:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dernière image partagée dans le flux de Ilya Zhitomirskiy, le fondateur de Diaspora, mort à 22 ans le 14 novembre 2011. Attention.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/12/f3cd4ae0-40db-4f50-8117-e6fb594938da.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-531" title="f3cd4ae0-40db-4f50-8117-e6fb594938da" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/12/f3cd4ae0-40db-4f50-8117-e6fb594938da.gif" alt="" width="576" height="3864" /></a>Dernière image partagée dans le flux de Ilya Zhitomirskiy, le fondateur de Diaspora, mort à 22 ans le 14 novembre 2011. Attention.</p>
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		<title>Naissance de la fluxine</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 08:10:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je déclare officiellement aujourd&#8217;hui la naissance de la fluxine, forme courte en deça des mots dans le flux perceptif. La fluxine s&#8217;abstrait des mots elle s&#8217;adresse aux images elle est en deça des mots. Texte fondateur Julio Cortazar, Marelle page 68 que je déclare précurseur de la fluxine, qu&#8217;il en soit à jamais esbaufilé. Ecoutez-moi ça : A peine lui malait-il les vinges que sa clamyce se pelotonnait et qu&#8217;ils tombaient tous deux en des hydromuries, en de sauvages langaisons, en des sustales exaspérants. Mais chaque fois qu&#8217;il essayait de buser dans les sadinales, il s&#8217;emmëlait dans un geindroir ramurant et, face au novale, force lui était de se périger et de sentir les rainules peu à peu se miroiter, s&#8217;agglomurer en se réduplinant et il restait éfloué, tout comme le triolysat d&#8217;ergomanine dans lequel on laisse tomber quelques filules de bouderoque. Et pourtant, ce n&#8217;était là que le début, venait le moment où elle se modulait les hurgales et acceptait qu&#8217;il approchât doucement ses orphelunes. A peine s&#8217;étaient-ils entrepalmés, quelque chose comme Un ulucorde les transcrêtait, les tréjouxtait, les permouvait, et c&#8217;était soudain le culminaire, la eonvulcation furialante des matriques, rembouchaverse halesoufflant de rorigame, les éprouances du merpasme dans une surhumitique pâmeraie. Evohé! Evohé ! Volposés sur la crête du murèle, ils se sentaient balparamer, perlines et marulles. Le dolle tremblait, les mariplumes s&#8217;effaçaient et tout se résolvirait en un profond éminoir, en des niolames de gases arguetendues, en des carennes presque cruelles qui les transfilaient aux limites de <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2011/11/29/naissance-de-la-fluxine/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/11/B8qHBbQCWkKGrHqMOKjMEzKOGE8KJBM3sr7uo4w_35.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-524" title="!B8qHBbQCWk~$(KGrHqMOKjMEzKOGE8KJBM3sr7uo4w~~_35" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/11/B8qHBbQCWkKGrHqMOKjMEzKOGE8KJBM3sr7uo4w_35.jpg" alt="" width="209" height="300" /></a>Je déclare officiellement aujourd&rsquo;hui la naissance de la fluxine, forme courte en deça des mots dans le flux perceptif. La fluxine s&rsquo;abstrait des mots elle s&rsquo;adresse aux images elle est en deça des mots.</strong></p>
<p>Texte fondateur Julio Cortazar, Marelle page 68 que je déclare précurseur de la fluxine, qu&rsquo;il en soit à jamais esbaufilé. Ecoutez-moi ça :</p>
<blockquote><p><em> A peine lui malait-il les vinges que sa clamyce se pelotonnait et qu&rsquo;ils tombaient tous deux en des hydromuries, en de sauvages langaisons, en des sustales exaspérants. Mais chaque fois qu&rsquo;il essayait de buser dans les sadinales, il s&rsquo;emmëlait dans un geindroir ramurant et, face au novale, force lui était de se périger et de sentir les rainules peu à peu se miroiter, s&rsquo;agglomurer en se réduplinant et il restait éfloué, tout comme le triolysat d&rsquo;ergomanine dans lequel on laisse tomber quelques filules de bouderoque. Et pourtant, ce n&rsquo;était là que le début, venait le moment où elle se modulait les hurgales et acceptait qu&rsquo;il approchât doucement ses orphelunes. A peine s&rsquo;étaient-ils entrepalmés, quelque chose comme Un ulucorde les transcrêtait, les tréjouxtait, les permouvait, et c&rsquo;était soudain le culminaire, la eonvulcation furialante des matriques, rembouchaverse halesoufflant de rorigame, les éprouances du merpasme dans une surhumitique pâmeraie. Evohé! Evohé ! Volposés sur la crête du murèle, ils se sentaient balparamer, perlines et marulles. Le dolle tremblait, les mariplumes s&rsquo;effaçaient et tout se résolvirait en un profond éminoir, en des niolames de gases arguetendues, en des carennes presque cruelles qui les transfilaient aux limites de la joussure.</em></p></blockquote>
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		<title>Le vaste flux</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 13:21:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Complètement retourné par ce texte de Georges Bataille, L&#8217;expérience intérieure, coll. Tel Gallimard, pages 111, 112. Que ce soit dit solenellement : je veux qu&#8217;on lise ce texte à mon enterrement! Ce que tu es tient à l&#8217;activité qui lie les éléments sans nombre qui te composent, à l&#8217;intense communication de ces éléments entre eux. Ce sont des contagions d&#8217;énergie, de mouvement, de chaleur ou des transferts d&#8217;éléments, qui constituent intérieurement la vie de ton être organique. La vie n&#8217;est jamais située en un point particulier : elle passe rapidement d&#8217;un point à l&#8217;autre (ou de multiples points à d&#8217;autres points), comme un courant ou comme une sorte de ruissellement électrique. Ainsi, où tu voudrais saisir ta substance intemporelle, tu ne rencontres qu&#8217;un glissement, que les jeux mal coordonnés de tes éléments périssables. Plus loin, ta vie ne se borne pas à cet insaisissable ruissellement intérieur; elle ruisselle aussi au-dehors et s&#8217;ouvre incessamment à ce qui s&#8217;écoule ou jaillit vers elle. Le tourbillon durable qui te compose se heurte à des tourbillons semblables avec lesquels il forme une vaste figure animée d&#8217;une agitation mesurée. Or vivre signifie pour toi non seulement les flux et les jeux fuyants de lumière qui s&#8217;unifient en toi, mais les passages de chaleur ou de lumière d&#8217;un être à l&#8217;autre, de toi à ton semblable ou de ton semblable à toi (même à l&#8217;instant où tu me lis la contagion de ma fièvre qui t&#8217;atteint). Les paroles, les livres, les monuments, les symboles, les rires <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2011/11/28/le-vaste-flux/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/11/20111128-142738.jpg"><img class="alignleft size-full" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/11/20111128-142738.jpg" alt="20111128-142738.jpg" /></a><strong>Complètement retourné par ce texte de Georges Bataille, L&rsquo;expérience intérieure, coll. Tel Gallimard, pages 111, 112. </strong></p>
<p>Que ce soit dit solenellement : je veux qu&rsquo;on lise ce texte à mon enterrement! <img src="http://www.omnimata.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif" alt=":-)" class="wp-smiley" /> </p>
<blockquote><p><em> Ce que tu es tient à l&rsquo;activité qui lie les éléments sans nombre qui te composent, à l&rsquo;intense communication de ces éléments entre eux. Ce sont des contagions d&rsquo;énergie, de mouvement, de chaleur ou des transferts d&rsquo;éléments, qui constituent intérieurement la vie de ton être organique. La vie n&rsquo;est jamais située en un point particulier : elle passe rapidement d&rsquo;un point à l&rsquo;autre (ou de multiples points à d&rsquo;autres points), comme un courant ou comme une sorte de ruissellement électrique. Ainsi, où tu voudrais saisir ta substance intemporelle, tu ne rencontres qu&rsquo;un glissement, que les jeux mal coordonnés de tes éléments périssables. </em></p>
<p><em>Plus loin, ta vie ne se borne pas à cet insaisissable ruissellement intérieur; elle ruisselle aussi au-dehors et s&rsquo;ouvre incessamment à ce qui s&rsquo;écoule ou jaillit vers elle. Le tourbillon durable qui te compose se heurte à des tourbillons semblables avec lesquels il forme une vaste figure animée d&rsquo;une agitation mesurée. Or vivre signifie pour toi non seulement les flux et les jeux fuyants de lumière qui s&rsquo;unifient en toi, mais les passages de chaleur ou de lumière d&rsquo;un être à l&rsquo;autre, de toi à ton semblable ou de ton semblable à toi (même à l&rsquo;instant où tu me lis la contagion de ma fièvre qui t&rsquo;atteint). Les paroles, les livres, les monuments, les symboles, les rires ne sont qu&rsquo;autant de chemins de cette contagion, de ces passages. Les êtres particuliers comptent peu et renferment d&rsquo;inavouables points de vue, si l&rsquo;on considère ce qui s&rsquo;anime, passant de l&rsquo;un à l&rsquo;autre dans l&rsquo;amour, dans de tragiques spectacles, dans des mouvements de ferveur. Ainsi nous ne sommes rien, ni toi ni moi, aupres des paroles brûlantes qui pourraient aller de moi vers toi, imprimées sur un feuillet car je n&rsquo;aurai vécu que pour les écrire, et, s&rsquo;il est vrai qu&rsquo;elles s&rsquo;adressent à toi, tu vivras d&rsquo;avoir eu la force de les entendre. (De meme, que signifient les deux amants, Tristan, Yseut, considérés sans leur amour, dans une solitude qui les laisse à quelque occupation vulgaire? deux êtres pâles, prives de merveilleux; rien ne compte que l&rsquo;amour qui les déchire ensemble.) </em></p>
<p><em>Je ne suis et tu n&rsquo;es, dans les vastes flux des choses, qu&rsquo;un point d&rsquo;arrêt favorable au rejaillissement. Ne tarde pas à prendre une exacte conscience de cette position angoissante : s&rsquo;il t&rsquo;arrivait de t&rsquo;attacher à des buts enfermés dans ces limites où personne n&rsquo;est en jeu que toi, ta vie serait celle du grand nombre, elle serait « privée de merveilleux ». Un court moment d&rsquo;arrêt : le complexe, le doux, le violent mouvement des mondes se fera de ta mort une écume éclaboussante. Les gloires, la merveille de ta vie tiennent à ce rejaillissement du flot qui se nouait en toi dans l&rsquo;immense bruit de cataracte du ciel.<br />
Les fragiles parois de ton isolement où se composaient les multiples arrêts, les obstacles de la conscience, n&rsquo;auront servi qu&rsquo;à réfléchir un instant l&rsquo;éclat de ces univers au sein desquels tu ne cessas jamais d&rsquo;être perdu. </em></p></blockquote>
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		<title>Nano-tests humains</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 09:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimage]]></category>

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		<description><![CDATA[Canard enchainé du 9 Novembre 2011 numéro 4750]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Canard enchainé du 9 Novembre 2011 numéro 4750</p>
<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/11/20111118-103514.jpg"><img class="alignnone size-full" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/11/20111118-103514.jpg" alt="20111118-103514.jpg" /></a></p>
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		<title>Une séparation</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 00:59:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[omnimonfilm]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Le vrai mystère est celui de la racine de la séparation, pourquoi souhaite-il se séparer d&#8217;elle? Étrange que ce soit elle qui initie le film et veut se séparer de lui alors même qu&#8217;on apprend que c&#8217;est lui qui ne veut plus d&#8217;elle, tout en l&#8217;accusant de fuir, surement par orgueil d&#8217;affronter son désamour. Et il conjure la faiblesse de la mère en projettant sur sa fille une rage protectrice de lui faire prendre des décisions qui la déchirent. Pour autant c&#8217;est bien la fille qui protège le père quand elle s&#8217;adressera au juge de la bonne manière sans condamner le pére en un mot. Pur acte de maturité où l&#8217;enfant comprend que le mensonge sauve celui qui veut sans cesse la sauver et ne brise pas la pureté filiale, comme le grand-pére anéantit-vivant. Magnifique acte de transmission. Et sur fond de distance sociale c&#8217;est l&#8217;ambiguité de la règle qui saute aux yeux. La justice ne sait pas qu&#8217;on peut oublier un état de femme enceinte dans un moment de colère, elle ignore la dépression du cordonnier, elle veut des faits logiques et des décisions pures et stables et en cela elle sera toujours aveugle. Qu&#8217;importent les faits, c&#8217;est une lutte pour l&#8217;honneur motivée par l&#8217;orgueuil et la douleur. Il faut pourtant s&#8217;appuyer. Chercher la vérité dans l&#8217;absolu? Jurer sur le Coran permet de manipuler, car l&#8217;institutrice qui n&#8217;y croit pas. Symbole de vérité, le Coran permet un acte final de quasi-superstition qui tranche bel et bien mais vers <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2011/08/22/une-separation/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/08/20110822-025927.jpg"><img class="alignnone size-full" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/08/20110822-025927.jpg" alt="20110822-025927.jpg" /></a></p>
<p>Le vrai mystère est celui de la racine de la séparation, pourquoi souhaite-il se séparer d&rsquo;elle? Étrange que ce soit elle qui initie le film et veut se séparer de lui alors même qu&rsquo;on apprend que c&rsquo;est lui qui ne veut plus d&rsquo;elle, tout en l&rsquo;accusant de fuir, surement par orgueil d&rsquo;affronter son désamour. Et il conjure la faiblesse de la mère en projettant sur sa fille une rage protectrice de lui faire prendre des décisions qui la déchirent. Pour autant c&rsquo;est bien la fille qui protège le père quand elle s&rsquo;adressera au juge de la bonne manière sans condamner le pére en un mot. Pur acte de maturité où l&rsquo;enfant comprend que le mensonge sauve celui qui veut sans cesse la sauver et ne brise pas la pureté filiale, comme le grand-pére anéantit-vivant. Magnifique acte de transmission. Et sur fond de distance sociale c&rsquo;est l&rsquo;ambiguité de la règle qui saute aux yeux. La justice ne sait pas qu&rsquo;on peut oublier un état de femme enceinte dans un moment de colère, elle ignore la dépression du cordonnier, elle veut des faits logiques et des décisions pures et stables et en cela elle sera toujours aveugle. Qu&rsquo;importent les faits, c&rsquo;est une lutte pour l&rsquo;honneur motivée par l&rsquo;orgueuil et la douleur. Il faut pourtant s&rsquo;appuyer. Chercher la vérité dans l&rsquo;absolu? Jurer sur le Coran permet de manipuler, car l&rsquo;institutrice qui n&rsquo;y croit pas. Symbole de vérité, le Coran permet un acte final de quasi-superstition qui tranche bel et bien mais vers l&rsquo;insensé puiqu&rsquo;on sait à ce moment que les torts sont partagés et la sortie négociée. La vérité semble devoir être religieuse qu&rsquo;en cas d&rsquo;ultime recours pour racheter un semblant de pureté perdue dans l&rsquo;instinct de survie de la femme et l&rsquo;orgueil de l&rsquo;homme. En cela elle est ce qu&rsquo;elle a toujours été : politique. C&rsquo;est ce que comprend la jeune fille lorsqu&rsquo;elle protège son père en entrant dans le jeu du droit, c&rsquo;est aussi l&rsquo;impossible décision finale dont la suspension est celle de la possibilité du cinéma. 10e chambre instants d&rsquo;audiences m&rsquo;avait fait le même effet d&rsquo;une justice hachoir de la complexité, ignorante des causes et vorace de vérités impossibles. Le film a cette dimension politique délocalisée. La scène finale, appuyée mais forte. Un film sur la puissance de l&rsquo;orgueil et la perte de soi, l&rsquo;inégalité foncière devant la loi et l&rsquo;absolue beauté de la transmission.</p>
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		<title>Marelle</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2011/08/21/marelle/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Aug 2011 14:37:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimextrait]]></category>

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		<description><![CDATA[Non, nous n&#8217;avons pas vécu ainsi, elle aurait bien voulu, mais moi, une fois de plus, j&#8217;ai rétabli l&#8217;ordre faux qui dissimule le chaos, j&#8217;ai feint de me livrer à une vie plus profonde dont je ne touche l&#8217;eau temble que du bout du pied. Il y a des fleuves métaphysiques, mais c&#8217;est elle qui les nage comme cette hirondelle nage en l&#8217;air, tournant fascinée autour du clocher, se laissant tomber pour mieux rebondir ensuite avec l&#8217;élan. Je décris, je définis et je désire ces fleuves, elle les nage. Je les cherche, je les trouve, je les regarde du haut du pont, elle les nage. Et elle ne le sait pas, comme cette hirondelle. Elle n&#8217;a pas besoin de savoir comme moi, elle peut vivre dans le désordre sans qu&#8217;aucune conscience d&#8217;ordre ne la retienne. Ce désordre qui est son ordre mystérieux, cette bohème du corps et de l&#8217;âme qui lui ouvre grandes les portes véritables. Sa vie n&#8217;est désordre que pour moi, enterré dans des préjugés que je méprise et que je respecte à la fois. Moi, condamné à être irrémédiablement absous par la Sibylle qui me juge sans le savoir. Ah! laisse.moi entrer, laisse moi voir un jour par tes yeux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/08/9782070291342.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-505" title="9782070291342" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/08/9782070291342.jpg" alt="" width="400" height="623" /></a></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Non, nous n&rsquo;avons pas vécu ainsi, elle aurait bien voulu, mais moi, une fois de plus, j&rsquo;ai rétabli l&rsquo;ordre faux qui dissimule le chaos, j&rsquo;ai feint de me livrer à une vie plus profonde dont je ne touche l&rsquo;eau temble que du bout du pied. Il y a des fleuves métaphysiques, mais c&rsquo;est elle qui les nage comme cette hirondelle nage en l&rsquo;air, tournant fascinée autour du clocher, se laissant tomber pour mieux rebondir ensuite avec l&rsquo;élan. Je décris, je définis et je désire ces fleuves, elle les nage. Je les cherche, je les trouve, je les regarde du haut du pont, elle les nage. Et elle ne le sait pas, comme cette hirondelle. Elle n&rsquo;a pas besoin de savoir comme moi, elle peut vivre dans le désordre sans qu&rsquo;aucune conscience d&rsquo;ordre ne la retienne. Ce désordre qui est son ordre mystérieux, cette bohème du corps et de l&rsquo;âme qui lui ouvre grandes les portes véritables. Sa vie n&rsquo;est désordre que pour moi, enterré dans des préjugés que je méprise et que je respecte à la fois. Moi, condamné à être irrémédiablement absous par la Sibylle qui me juge sans le savoir. Ah! laisse.moi entrer, laisse moi voir un jour par tes yeux.</em></p></blockquote>
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		<title>Styles sociaux</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2011/07/02/styles-sociaux/</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Jul 2011 13:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; En général, les gens sont très à l’aise dans un cadran de la matrice, parviennent sans trop de difficultés à adopter des comportements caractéristiques d’un ou deux autres cadrans et ont un dernier carré où il leur est plus difﬁcile ou moins naturel, d’aller, notamment dans des situations de stress. Cette analyse permet aussi à titre individuel de donner des pistes de développement personnel pour approfondir ses « angles morts », insuffisamment travaillés. &#160; &#160; Et vous, vous êtes où? Et vous pouvez/devez aller où? Plus d&#8217;infos sur ces styles sociaux. source]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/07/Les-styles-sociaux_1309612720799.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-494" title="Les styles sociaux_1309612720799" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/07/Les-styles-sociaux_1309612720799.jpeg" alt="" width="500" height="368" /></a></span></span></span></div>
<p>&nbsp;</p>
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<blockquote>
<div><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><em><strong>En général, les gens sont très à l’aise dans un cadran de la matrice, parviennent sans trop de difficultés à adopter des comportements caractéristiques d’un ou deux autres cadrans et ont un dernier carré où il leur est plus difﬁcile ou moins naturel, d’aller, notamment dans des situations de stress</strong>. Cette analyse permet aussi à titre individuel de donner des pistes de développement personnel pour approfondir ses « angles morts », insuffisamment travaillés.</em></span></span></span></div>
</blockquote>
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<div><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000000;"><strong>Et vous, vous êtes où? Et vous pouvez/devez aller où?</strong></span></span></div>
<div><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><strong>Plus d&rsquo;infos sur <a href="http://www.scribd.com/doc/52934957/29/Les-styles-sociaux#page=152">ces styles sociaux</a>. </strong></span></span></span></div>
</div>
<div><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></div>
<div><span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="color: #000000;"><a href="http://www.scribd.com/doc/52934957/29/Les-styles-sociaux#page=152">source</a></span></span></div>
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		<title>Saturation</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jun 2011 21:15:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimaphrase]]></category>

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		<description><![CDATA[Je demande la suppression des classes dirigeantes : de ce ramassis de beaux messieurs stupides qui batifolent dans les jupes de cette vieille traînée dévote et bête qu&#8217;on appelle la bonne société. Ils fourrent le doigt dans son vieux cul en murmurant que la société est en péril, que la liberté de pensée les menace ! Eh bien &#8211; je trouve maintenant que 93 a été doux ; que les Septembriseurs ont été cléments : que Marat est un agneau, Danton un lapin blanc, et Robespierre un tourtereau. Puisque les vieilles classes dirigeantes sont aussi inintelligentes aujourd&#8217;hui qu&#8217;alors, aussi incapables de diriger aujourd&#8217;hui qu&#8217;alors ; aussi viles, trompeuses et gênantes aujourd&#8217;hui qu&#8217;alors, il faut supprimer les classes dirigeantes aujourd&#8217;hui comme alors ; et noyer les beaux messieurs crétins avec les belles dames catins. Par Guy de Maupassant]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="font-size: small;"><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/06/Luc_Ferry-daf73.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-488" title="Luc_Ferry-daf73" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/06/Luc_Ferry-daf73.jpg" alt="" width="126" height="126" /></a><span style="font-family: verdana, geneva;"><em><span style="font-size: medium;">Je demande la suppression des classes dirigeantes : de ce ramassis de beaux messieurs stupides qui batifolent dans les jupes de cette vieille traînée dévote et bête qu&rsquo;on appelle la bonne société. Ils fourrent le doigt dans son vieux cul en murmurant que la société est en péril, que la liberté de pensée les menace ! Eh bien &#8211; je trouve maintenant que 93 a été doux ; que les Septembriseurs ont été cléments : que Marat est un agneau, Danton un lapin blanc, et Robespierre un tourtereau. Puisque les vieilles classes dirigeantes sont aussi inintelligentes aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;alors, aussi incapables de diriger aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;alors ; aussi viles, trompeuses et gênantes aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;alors, il faut supprimer les classes dirigeantes aujourd&rsquo;hui comme alors ; et noyer les beaux messieurs crétins avec les belles dames catins.</span></em></span></span></p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: small;"><a href="http://maupassant.free.fr/corresp/cadre.php?ord=a&amp;num=81"><span style="font-family: verdana, geneva;">Par Guy de Maupassant</span></a></span></p>
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		<title>Résolution devançante</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2011/05/22/resolution-devancante/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 16:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>

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		<description><![CDATA[Citation de ce Livre très bien écrit : Etre soi avec Heidegger Auteur(s) : Céline Belloq. J&#8217;aime beaucoup ce texte, excepté la partie sur la technique considérée comme forcément aliénante. Dépasser l&#8217;emballage &#171;&#160;développement personnel&#160;&#187; de ce livre, grande admiration pour l&#8217;exercice de clarté, c&#8217;est moi qui souligne ci-dessous. Citation sur la résolution devançante, avec un exemple frappant, tiré de Fight Club !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: verdana, geneva;">Citation de <a href="http://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/etre-soi-avec-heidegger-9782212543421?PHPSESSID=">ce Livre</a> très bien écrit : <strong>Etre soi avec Heidegger </strong>Auteur(s) : <a href="http://www.eyrolles.com/Accueil/Auteur/celine-belloq-97389">Céline Belloq</a>. J&rsquo;aime beaucoup ce texte, excepté la partie sur la technique considérée comme forcément aliénante. <strong>Dépasser l&rsquo;emballage &laquo;&nbsp;développement personnel&nbsp;&raquo; de ce livre, grande admiration pour l&rsquo;exercice de clarté</strong>, c&rsquo;est moi qui souligne ci-dessous. </span></p>
<p><span style="font-family: verdana, geneva;">Citation sur la <strong>résolution devançante</strong>, avec un exemple frappant, tiré de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fight_Club_(film)">Fight Club</a> !</span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-476" title="photo" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/photo.png" alt="" width="576" height="864" /><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/photo-1.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-475" title="photo (1)" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/photo-1.png" alt="" width="576" height="864" /></a><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/photo-2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-477" title="photo (2)" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/photo-2.png" alt="" width="576" height="864" /></a><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/photo-3.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-478" title="photo (3)" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/photo-3.png" alt="" width="576" height="864" /></a></p>
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		<title>Oblatif et/ou réflexif</title>
		<link>http://www.omnimata.fr/2011/05/08/oblatif-etou-reflexif/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 19:04:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Silvae]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Omnimanotion]]></category>
		<category><![CDATA[Mot]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; D&#8217;un coté l&#8217;amour oblatif : OBLATIF, -IVE, adj. PSYCHOL., PSYCHANAL. [En parlant de sentiments] « Qui portent le sujet à se donner de lui-même, à aimer véritablement » (Garnier-Del. 1971). L&#8217;être passera de l&#8217;amour captatif à l&#8217;amour oblatif pour accéder un jour peut-être (&#8230;) à l&#8217;amour pur sans ambivalence, l&#8217;amour sans péché (Choisy, Psychanal., 1950, p.44). − P. anal. [En parlant d'une chose] Qui est mis au service d&#8217;une personne ou d&#8217;une idée. La documentation (&#8230;) est captative lorsqu&#8217;elle reçoit des éléments de l&#8217;extérieur, et elle est oblative quand elle les restitue sous forme d&#8217;idées concentrées (Bernaténé, Comment concevoir docum., 1964, p.16). Prononc.: [ɔblatif], fém. [-i:v]. Étymol. et Hist. 1946 (Mounier, Traité caract., p.541). Empr. du lat. oblativus «qui s&#8217;offre de soi-même; «volontaire». De l&#8217;autre l&#8217;amour réflexif : Qu’aime-t-on vraiment si ce n’est pas l’objet d’amour ? Il semble bien qu’il faille répondre avec St Augustin : « Amabam amare ». Ce que nous aimons, c’est aimer. Proust le confirme : « Les maîtresses que j’ai le plus aimées n’ont jamais coïncidé avec mon amour pour elles… elles avaient plutôt la propriété d’éveiller cet amour, de le porter à son paroxysme qu’elles n’en étaient l’image ». Et dans son beau livre L’amour et l’Occident, Denis de Rougemont écrit : « Tristan et Iseut ne s’aiment pas…ce qu’ils aiment c’est l’amour, c’est le fait même d’aimer et ils agissent comme s’ils avaient compris que tout ce qui s’oppose à l’amour le garantit et le consacre dans leur cœur pour l’exalter à l’infini <a class="read-more" href="http://www.omnimata.fr/2011/05/08/oblatif-etou-reflexif/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/choix_8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-467" title="choix_8" src="http://www.omnimata.fr/wp-content/uploads/2011/05/choix_8.jpg" alt="" width="458" height="319" /></a></p>
<p><span style="font-family: verdana, geneva;">D&rsquo;un coté l&rsquo;amour oblatif :</span></p>
<blockquote>
<p style="padding-left: 30px;"><em><span style="font-family: verdana, geneva;"><strong>OBLATIF, -IVE, adj.</strong><br />
PSYCHOL., PSYCHANAL. [En parlant de sentiments]<br />
« Qui portent le sujet à se donner de lui-même, à aimer véritablement » (Garnier-Del. 1971).<br />
L&rsquo;être passera de l&rsquo;amour captatif à l&rsquo;amour oblatif pour accéder un jour peut-être (&#8230;) à l&rsquo;amour pur sans ambivalence, l&rsquo;amour sans péché (Choisy, Psychanal., 1950, p.44).<br />
− P. anal. [En parlant d'une chose] Qui est mis au service d&rsquo;une personne ou d&rsquo;une idée. La documentation (&#8230;) est captative lorsqu&rsquo;elle reçoit des éléments de l&rsquo;extérieur, et elle est oblative quand elle les restitue sous forme d&rsquo;idées concentrées (Bernaténé, Comment concevoir docum., 1964, p.16).<br />
Prononc.: [ɔblatif], fém. [-i:v]. Étymol. et Hist. 1946 (Mounier, Traité caract., p.541). Empr. du lat. oblativus «qui s&rsquo;offre de soi-même; «volontaire».</span></em></p>
</blockquote>
<p><span style="font-family: verdana, geneva;">De l&rsquo;autre l&rsquo;amour <strong>réflexif</strong> : </span></p>
<blockquote>
<p style="padding-left: 30px;"><em><span style="font-family: verdana, geneva;">Qu’aime-t-on vraiment si ce n’est pas l’objet d’amour ? Il semble bien qu’il faille répondre avec St Augustin : « Amabam amare ». Ce que nous aimons, c’est aimer. Proust le confirme : « Les maîtresses que j’ai le plus aimées n’ont jamais coïncidé avec mon amour pour elles… elles avaient plutôt la propriété d’éveiller cet amour, de le porter à son paroxysme qu’elles n’en étaient l’image ». Et dans son beau livre L’amour et l’Occident, Denis de Rougemont écrit : « Tristan et Iseut ne s’aiment pas…ce qu’ils aiment c’est l’amour, c’est le fait même d’aimer et ils agissent comme s’ils avaient compris que tout ce qui s’oppose à l’amour le garantit et le consacre dans leur cœur pour l’exalter à l’infini dans l’instant de l’obstacle absolu qu’est la mort ».</span></em></p>
<p><em><br />
</em></p></blockquote>
]]></content:encoded>
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