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    <title>Petites histoires de l'art</title>
    
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    <updated>2012-02-16T17:49:32+01:00</updated>
    <subtitle>Petites histoires de l'art est un blog de critique d'art contemporain. 
J'y partage mes points de vues sur les expos que je visite ou les livres que je lis.

Parler d’art de manière décomplexée sans trop de fioritures ni grandes envolées lyrico-critiques.

Parler d’art tout simplement parce que parfois c’est joli, parfois ça l’est moins mais cela reste toujours fascinant.</subtitle>
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        <title>Louidgi Beltrame, le découvreur de fossiles</title>
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        <published>2012-02-16T17:49:32+01:00</published>
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        <summary>Si Cyprien Gaillard est en droit de revendiquer une démarche "d'archéologie de la modernité", on ne peut nier que le travail de Louidgi Beltrame colle parfaitement à cette terminologie. À la galerie Jousse Entreprise, quelques unes de ses pièces sont présentées jusqu'au 3 mars 2012. Certaines appellent à un sentiment...</summary>
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            <name>Emma Crayssac</name>
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<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p style="text-align: justify;">Si Cyprien Gaillard est en droit de revendiquer une démarche "d'archéologie de la modernité", on ne peut nier que le travail de Louidgi Beltrame colle parfaitement à cette terminologie.</p>
<p style="text-align: justify;">À la galerie Jousse Entreprise, quelques unes de ses pièces sont présentées jusqu'au 3 mars 2012. Certaines appellent à un sentiment de déjà-vu, notamment la Mécanique des Roches, qui était visible au Plateau lors d'une exposition du cycle proposé par Guillaumes Désanges.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b01676273ab54970b-pi" style="display: inline;"><img alt="6a00d8341c76e453ef016760835e46970b" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a0120a6c7a160970b01676273ab54970b image-full" src="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b01676273ab54970b-800wi" title="6a00d8341c76e453ef016760835e46970b" /></a><br /><span style="font-size: 8pt;">Louidgi Beltrame, <em>Mécanique des Roches</em>. Crédit Jousse Entreprise</span></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux films, présentés dans les salles du fond, ont particulièrement retenu mon attention. Ce sont les deux nouvelles oeuvres de Louidgi Beltrame, on ressent, d'ailleurs, une parenté dans le traitement de l'image et de la narration. On est totalement happé par les images, on observe, fasciné, ces ruines modernes riches. Le commentaire audio participe à cette impression "d'inquiètante étrangeté".</p>
<p style="text-align: justify;">Pour <em>Nakanoshima, le jardin au dessus de la mer</em>, l'exploration de la petit île japonaise est rythmée par une voix (celle de l'artiste) qui décrit pas à pas sa découverte. On a le sentiment qu'on ne nous dit pas tout, qu'il a quelque chose de plus derrière ces images et cette histoire partiellement racontée par l'artiste.<br /> Pour <em>Cinelândia</em>, le décor est la jungle de Tijuca, la plus grand forêt urbaine au monde puisqu'elle surplombe Rio de Janero. Dans cette jungle, Oscar Niemeyer y a construit la Casa Canoas, bijou de l'architecture moderniste.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0163017ea5d0970d-pi" style="display: inline;"><img alt="Casa_das_Canoas-oscar_niemeyer-12" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a0120a6c7a160970b0163017ea5d0970d image-full" src="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0163017ea5d0970d-800wi" title="Casa_das_Canoas-oscar_niemeyer-12" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Outre sa beauté plastique, cette vidéo offre de nombreuses pistes de réflexion, sur évidemment la ruine, mais plus que la ruine sur ce qu'on choisit ou non de conserver. Cela pose une question intéressante et presque universelle sur ce qui fait patrimoine. La maison abandonnée devient support de projection, au sens propre comme au figuré. La Casa de Canoas devient le kaléodoscope de multiples fictions, mythologies du lieu et de son environnement.<br /> Une voix, cette fois-ci féminine, raconte inlassablement des histoires, plusieurs histoire dont le fil est la lecture d'un script non-réalisé d'Antonioni. Une vision prismatique de la ruine se condense dans ce film, mêlant cinéma, architecture, urbanisme et environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">On regarde notre histoire avec les yeux d'un enfant émerveillé de la richesse de son environnement et la clairvoyance grave d'un adulte conscient de l'éphémère existence de cet environnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;">Louidgi Beltrame</span><br /><span style="font-size: 8pt;"> <em>Cinelândia</em></span><br /><span style="font-size: 8pt;"> Jusqu'au 3 mars, <a href="http://www.jousse-entreprise.com/" target="_self">Galerie Jousse Entreprise</a></span><br /><span style="font-size: 8pt;"> 6 rue Saint-Claude, 75003 Paris</span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p></div>
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        <title>MANUEL, à voir, à lire, à toucher</title>
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        <published>2012-02-08T21:24:53+01:00</published>
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        <summary>Manuel, on pense à un prénom à consonance espagnole. Dans nos têtes, il résonne avec l'accent. Rapidement, on imagine aussi des bacs de classes, un instituteur et notre manuel de français. Et si, cela désignait quelqu'un de pratique, d'habile de ses 10 doigts? Manuel, c'est rien de tout ça. C'est...</summary>
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            <name>Emma Crayssac</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.petiteshistoiresdelart.com/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Manuel, on pense à un prénom à consonance espagnole. Dans nos têtes, il résonne avec l'accent. Rapidement, on imagine aussi des bacs de classes, un instituteur et notre manuel de français. Et si, cela désignait quelqu'un de pratique, d'habile de ses 10 doigts?<br />Manuel, c'est rien de tout ça. C'est une publication, un très bel objet papier avec des participations d'artiste et des textes en dialogue.<br />On ne s'ennuie pas en feuilletant Manuel, au contraire, on s'émerveille, on s'interroge, on examine et surtout on veut en savoir plus : qui se cache derrière Manuel?<br /> <a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b016761fd4576970b-pi" style="display: inline;"><img alt="Eric_pougeau" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a0120a6c7a160970b016761fd4576970b" height="520" src="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b016761fd4576970b-800wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Eric_pougeau" width="416" /></a><span style="font-size: 8pt;">Eric Pougeau, <em>"Mes Chéris"</em></span><br /><br /><br /><strong><em>Genèse de la publication de Manuel.</em></strong><br /><strong>Qui se cache derrière ce projet? Comment le projet est né? Tours et détours de sa création?</strong><br /><br />Manuel est un projet éditorial de fanzine collaboratif, à l’initiative d’Io Burgard en dernière année aux arts-décoratifs de Strasbourg et aux beaux-arts de Paris, Chloé Curci - en dernière année aux arts-décoratifs de Paris - et Hélène Garcia en dernière année aux beaux-arts de Paris.<br />La pratique éditoriale tient une place importante dans nos démarches plastiques respectives, Manuel est une envie commune de traiter la forme papier. <br />Toutes trois en fin de cursus, Manuel nait aussi dans une sorte d'urgence.<br />Nous souhaitons développer une démarche collaborative impliquant des acteurs et des lieux multiples. La ville de Paris, sera le point de départ du fanzine, y vivant toutes trois actuellement.<br />Prenant un parti de non-sédentarisation, nous proposons un « jumelage créatif» pour le numéro 0, dont le lancement se fera mi-janvier 2012, avec la ville de Bruxelles, dont nous admirons la scène artistique.<br />Dans le futur, nous voulons mettre en lumière de « nouveaux duos » créatifs. Nous préparons actuellement le numéro 1, qui établirait une correspondance entre une nouvelle ville française et étrangère, et pour cela sommes parties à la rencontre de différentes scènes artistiques comme celle de Lausanne en Suisse, de  Lyon, de Leipzig en Allemagne et de Strasbourg.<br />Dans l’espoir de générer, par une dynamique participative, une aventure pérenne.<br /><br /><br /><strong><em>La diffusion.</em></strong><br /><strong>Les lancements se font à Paris et à Bruxelles. A Paris, le lieu choisi était une galerie de design? Pourquoi? Pour souligner, la valeur "objet" de Manuel? </strong><br /><br />La <a href="https://www.facebook.com/artisansocialdesigner" target="_self">galerie Art Social Designer</a>, chez qui nous avons fait le premier lancement, est une galerie de design qui soutient également des projets éditoriaux. Nous avons rencontré ses fondateurs lors de l'ouverture du corner bookshop d'un ami.<br />Manuel est un fanzine, ce qui sous entend une production artisanale, "manuelle", de la même manière que les pièces sélectionnées par ASD sont issues de production majoritairement artisanales. <br />Par ailleurs c'est une galerie montée par des personnes de notre âge, c'était intéressant de collaborer avec une scène émergente, tout comme l'est manuel.<br /><br /><strong><em>Le lancement à Bruxelles.</em></strong><br />Le numéro 0 étant une collaboration Franco-Belge, nous souhaitions donc également faire un lancement à Bruxelles. <br />Nous avons contacté la <a href="http://www.abilenegallery.com/" target="_self">galerie Abilene</a>, qui a accepté le partenariat. <br />Ensemble nous avons décidé de créer un événement spécifique pour la galerie, nous avons sélectionné 7 de nos participants, pour leur proposer une résidence et une exposition au sein de la galerie, reprenant le thème de La Mort de L'Icône. <br />Faalgot, est le titre de cette exposition collective produite pour le lancement de Manuel en Belgique.<br />Le vernissage a lieu le 27 janvier et l'exposition sera visible jusqu'au 4 février.</p>
<p style="text-align: justify;"><br /> <a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b016761f77523970b-pi" style="display: inline;"> </a><a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0168e6f8e3ab970c-pi" style="display: inline;"><img alt="ThomasGuestault" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a0120a6c7a160970b0168e6f8e3ab970c image-full" src="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0168e6f8e3ab970c-800wi" title="ThomasGuestault" /></a><br /><span style="font-size: 8pt;">Performance et lancement du Numéro 0 à la galerie Abilène, Bruxelles</span><br /><span style="font-size: 8pt;"> © Thomas Guestault</span></p>
<p style="text-align: justify;"><br /><strong>Quels moyens de diffusion envisagez-vous pour la suite ?</strong><br />Pour le moment Manuel est disponible chez des libraires et galeries spécialisés en France et en Belgique, bientôt en Suisse, et en Angleterre. <br />Manuel est également disponible sur commande via notre <a href="www.manuelpublication.com" target="_self">site web</a>.<br /> <br /><strong><em>La Mort de l'Icône</em></strong><br /><strong>Pourquoi avoir choisi comme premier sujet la mort de l'icône? Vous traitez le sujet avec le pluralisme de sens qu'on lui accorde. </strong><br /><strong>Quand vous proclamez la mort de l'icône, à quoi, ou à qui, faites-vous référence?</strong><br /><br />Nous voulions un titre pluriel. La mort de l'icône se prêtait à cette envie, sujet vaste et générationnel, aux ouvertures multiples.<br />La proclamation de la mort de l'icône, dans le sens ta question, serait celle de la perte du caractère unique de l'image. <br />En tenant compte des nouveaux moyens de communication dont nous disposons nous sommes tous faiseurs d'images et cette production/diffusion exponentielle annule la hiérarchie qu'on pourrait leur accorder. <br />Questionnant le principe d'image suprême, la mort de l'icône pourrait être le sous-titre de l'iconoclasme, ou un déclin de la représentation.<br />La mort de l'icône peut faire référence à la mutation de l'image, à une perte de caractère d'évidence, de croyance.<br />Il y a un aspect cynique aussi dans ce sujet, une dérision du titre de presse à scandale, c'est un premier numéro, il s'agit d'être accrocheur..<br />En regard de ce qui a été proposé, l'issue semble presque contradictoire, quand, au lieu de la mort de l'icône, subsiste la compulsion de l'image.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b016301081189970d-pi" style="display: inline;"><img alt="Cecile_di_giovanni" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a0120a6c7a160970b016301081189970d image-full" src="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b016301081189970d-800wi" title="Cecile_di_giovanni" /></a><br /><span style="font-size: 8pt;">Cécile Di Giovanni, <em>Disneyland VS Lourdes</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 8pt;"><em><br /></em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La suite</em></strong><br /><strong>Que pouvez-vous nous dire du prochain Manuel?</strong><br /><br />Manuel compte se muer, pour le numéro suivant qui prendra la forme d'un hors-série "ÉTÉ". <br />Nous souhaiterions que nos participants traitent l'édition avec l'objectif d'en faire un MANUEL vacances, en détournant le principe du livre de jeux. <br />Nous souhaiterions collaborer avec l'école d'art de la Villa Arson, la friche de Marseille et le festival Baleapop à Guetary, et intégrer d'avantage de partenaires localisés dans le sud de la France.<br />Manuel est non seulement un projet éditorial, c'est un projet de plate-forme créative aussi nous souhaitons tant que possible qu'il donne lieu à des workshops, expositions, des rencontres de créateurs ou amateurs, aussi éclectiques soient les échanges.<br />Chaque numéro se nourrit de la matière des lieux où il se produira, favorisant une émulation artistique autant que possible.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il ne reste qu'une chose à faire : Trouver un Manuel et le lire, le regarder, le toucher!</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.manuelpublication.com/" target="_self">http://www.manuelpublication.com/</a></p>
<p style="text-align: justify;">Merci à Hélène, Chloé et Io pour avoir pris le temps de répondre à mes questions en plein lancement du numéro 0. On attend la suite avec impatience!</p></div>
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        <title>Munch, voir les oeuvres, ne pas lire les textes</title>
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        <published>2012-01-13T18:49:09+01:00</published>
        <updated>2012-01-13T18:49:09+01:00</updated>
        <summary>Galvanisée par la prolongation de l'exposition Munch à Beaubourg, j'ai profité de ce délai pour y aller faire un tour. Je n'avais pas eu de très bons échos de cette exposition, mais j'étais décidé de me faire mon propre avis. Le fil conducteur de cette exposition est de révéler la...</summary>
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            <name>Emma Crayssac</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.petiteshistoiresdelart.com/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p style="text-align: justify;">Galvanisée par la prolongation de l'exposition Munch à Beaubourg, j'ai profité de ce délai pour y aller faire un tour. Je n'avais pas eu de très bons échos de cette exposition, mais j'étais décidé de me faire mon propre avis.   </p>
<p style="text-align: justify;">Le fil conducteur de cette exposition est de révéler la modernité de Munch, le sortir du Musée d'Orsay et le faire entre en fanfare au Centre Georges Pompidou. Pour ce faire, un accrochage très classique, en douze points, alternant la modernité dans la forme et celle dans les techniques utilisées. Un parcours, somme toute, très pédagogique qui devient de plus en plus la marque de fabrique des expositions "made in Beaubourg".<br /> La scénographie est réduite ad minima - murs blancs et commentaires  circonscrits au début de chaque section - on vient pour voir les œuvres.<br /> Les tableaux sont, de mon point de vue, beaux, d'une beauté qui donne envie de plonger dans la peinture. Oui, vraiment, Munch est un grand peintre. Et heureusement, le célèbre <em>Cri</em> n'est pas là, on n'en a pas besoin pour voir et apprécier Munch.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0168e5796155970c-pi" style="display: inline;"><img alt="10-edvard-munch-la-vigne-vierge-rouge-1898-1900-600x593" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a0120a6c7a160970b0168e5796155970c image-full" src="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0168e5796155970c-800wi" title="10-edvard-munch-la-vigne-vierge-rouge-1898-1900-600x593" /></a><br /> <span style="font-size: 8pt;">Munch, <em>la Vigne Vierge rouge</em>, 1898-1900</span><br /><span style="font-size: 8pt;"> Munch-museet, Oslo, Norvège</span></p>
<p style="text-align: justify;">Ne nous trompons pas, il ne s'agit pas d'une rétrospective balayant la longue carrière de Munch qui a tendance à être cristallisé à sa production des années 1890 mais de proposer une nouvelle lecture de son œuvre, de le voir d'un nouvel œil, l'œil moderne, précisément sous-titre de l'exposition. Et, c'est là à mon sens que tout se gâte. À vouloir à tout prix raccrocher Munch au XX° siècle et à la modernité, on en oublie l'essentiel: les formes, les couleurs, l'art en somme. Pour une si grande ambition, révolutionner le regard qu'on porte sur Munch, l'accompagnement scientifique est relativement léger. Les textes introductifs m'ont semblé d'une platitude sans nom et surtout, sans intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;"><br /> Pourtant, les deux premières salles laissaient présager du meilleur. Deux salles à l'identique, une avec des tableaux peints à la fin du XX° siècle et l'autre avec les mêmes œuvres produites par Munch au XX° siècle. Tout y est réuni, pour comprendre, adhérer au propos et se laisser surprendre. Le reste n'est malheureusement pas à la hauteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><br /> Deux arguments rattachent Munch à la modernité : la consciente de la reproductibilité de l'œuvre, il décline le même motif, le même sujet sur des dizaines de tableaux et l'utilisation de la photographie. Bien, la question de la reprise du motif s'expédie vite, on pense direct à Monet, nous voilà donc de retour à Orsay! Quant à l'utilisation de la photographie, certes, il serait le premier à tenir l'appareil photo à bout de bras pour faire son autoportrait, geste inaugural de cette technique qui pullule sur le net et les profils facebook. Bien, j'admets, mais cela ne m'intéresse guère. En revanche, ce qui j'ai vu, c'est une ressemblance avec Opalka, comme si se fixer dans le temps, se voir vieillir était une manière, pour le coup éminemment moderne, de traiter le sujet de la vanité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0162ff83bcd9970d-pi" style="display: inline;"><img alt="Diapositive1" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a0120a6c7a160970b0162ff83bcd9970d image-full" src="http://emmacrayssac.typepad.com/.a/6a0120a6c7a160970b0162ff83bcd9970d-800wi" title="Diapositive1" /></a><br /><br />Déception, donc, du propos mais hommage aux tableaux!<br /><br /><a href="http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/B7B16198B955CF3BC1257824003508B8" target="_self"><span style="font-size: 8pt;">Edvard Munch, l'œil Moderne   </span></a><br /><span style="font-size: 8pt;"> Jusqu'au 23 janvier au Centre Georges Pompidou</span><br /><br /><br /><br /></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p></div>
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