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<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss version="2.0"><channel><title>La pire Racaille</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/</link><description></description><language>en</language><managingEditor>noreply@blogger.com (o16o)</managingEditor><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 06:24:48 PST</lastBuildDate><generator>Blogger http://www.blogger.com</generator><openSearch:totalResults xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">426</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">25</openSearch:itemsPerPage><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/pire-racaille" type="application/rss+xml" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><item><title>L'arbre, le caillou et le PS</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/11/l-le-caillou-et-le-ps.html</link><category>ps</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Wed, 11 Nov 2009 00:49:20 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-5170996859139815504</guid><description>
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&lt;p&gt;Quand j'avais écrit ce qui est aujourd'hui &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/programme-hah.html'&gt;mon avant dernier billet&lt;/a&gt;, imaginant la simplicité avec laquelle une UMP un peu caricaturale pouvait désigner un candidat présidentiel sur la base des seuls rapports de force, et fixer dans la foulée un "programme", un instrument médiatique pour dissimuler l'éternel programme de droite : baisser les charges et réduire les impôts, quand j'avais donc écrit tout cela, j'avais promis de faire la même chose pour le PS. Depuis, la situation a un peu changé, pour le pire dans l'ensemble, mais quelques indices me font penser que mon analyse d'alors, celle qui était prévue, peut encore signifier quelque chose aujourd'hui.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour commencer, il faut revenir à la théorie. C'est bien le PS, le Parti Socialiste, dont on parle. Il faut donc s'armer de science. Mais plutôt que de parler de Marx, de Bourdieu ou de Durkheim, revenons directement aux philosophes présocratiques, notamment à Zénon, auteur de plusieurs célébres paradoxes, dont celui-ci : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Zénon se tient à huit mètres d'un arbre, tenant une pierre. Il lance    sa pierre dans la direction de l'arbre. Avant que le caillou puisse    atteindre l'arbre, il doit traverser la première moitié des huit    mètres. Il faut un certain temps, non nul, à cette pierre pour se    déplacer sur cette distance. Ensuite, il lui reste encore quatre    mètres à parcourir, dont elle accomplit d'abord la moitié, deux    mètres, ce qui lui prend un certain temps. Puis la pierre avance    d'un mètre de plus, progresse après d'un demi-mètre et encore d'un    quart, et ainsi de suite ad infinitum et à chaque fois avec un    temps non nul. Zénon en conclut que la pierre ne pourra frapper    l'arbre qu'au bout d'un temps infini, c'est-à-dire jamais.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Assez facile de ramener tout cela à notre cher PS : pour désigner un candidat, il faut d'abord se mettre d'accord sur le moyen de choisir le candidat, celui-ci étant à réinventer à chaque fois. Le moyen du choix doit être déterminé démocratiquement, ou du moins en faisant appel à toutes les instances possibles. Aussi faut-il négocier les modalités de cette prise de décision, discussion qui prend en compte la réalité du terrain, celle des militants, des fédérations. Le caillou, à peine parti de la main de Zénon, doit déjà  se justifier du fait de s'appeler caillou, doit revenir sur lui-même pour prouver que son mode de lancement était conforme à ce qu'on attend d'un caillou, et ainsi de suite.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais, il faut dire que les paradoxes de Zénon sont bien des paradoxes : les flèches arrivent à leurs cibles, Achille bat la tortue dans le 100 mètres, et le caillou va vers l'arbre, même s'il tombe à côté parfois. Et le PS finit par choisir quelqu'un, malgré toutes les introspections et manoeuvres, celles-ci ayant pour but de prendre en compte la "réalité du terrain". &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Car, au final, alors que le caillou a déjà fait trois loopings devant l'arbre, une petite voix s'entend, petite voix qui va résoudre la question et permettre enfin au pauvre caillou de terminer sa course : "alors, c'est qui le plus fort ?"&lt;/p&gt; 

    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-5170996859139815504?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total></item><item><title>McNation</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/11/mcnation.html</link><category>hortefeux</category><category>postcolonial</category><category>besson</category><category>xénophobie</category><category>identité nationale</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Tue, 10 Nov 2009 00:54:57 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-6735601657941014953</guid><description>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Depuis quelques mois je ne bloguais plus. C'était une erreur, je suppose. Le blogage, c'est la liberté d'expression même. Détaché de tout souci d'éditeur, d'argent, de public, même, on écrit vraiment ce qu'on veut. Quand on veut. C'est l'autre liberté du blog, celle de ne pas bloguer aussi.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bref, il y a eu des moments où j'avais les doigts qui voulaient se remettre au clavier. L'histoire du blondinet qui se croyait plus gros que la Défense, par exemple. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais s'il y a un sujet qui peut vraiment me faire sortir de ma tannière, c'est cette histoire d'Identité Nationale. Grand débat. Numérique en plus. Sur le web, tous les chats sont blancs, n'est-ce pas? Ce sera moderne. Du propre.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'argument est qu'il faut, face à l'Europe, face aux Américains, face à la mondialisation, réaffirmer une identité pour ne pas être submergés, collectivement, pour ne pas voir toutes ses précieuses valeurs diluer dans les flots et les flux du monde moderne. Et bien sûr, puisque le pauvre petit village gaulois ne peut rien contre les flux du capitalisme mondial, il s'attaque aux flux migratoires, et même à leur face la plus faible, la plus vulnérable. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La &lt;a href='http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article559'&gt;négation du passé colonial&lt;/a&gt; est toujours d'actualité. La politique d'expulsion, je l'ai déjà dit, n'est que symbolique : expulsons quelques misérables pour, symboliquement, effacer cette réalité que concrètement nous devons malgré tous nos principes Nationaux accepter.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Un grand débat sur l'Identité Nationale : pour décider quoi ? Décréter que désormais, à partir de l'an 2010, troisième du règne du Petit Prince, l'Identité de la Nation Française sera &lt;em&gt;X&lt;/em&gt;. Mettez ce que vous voulez dans &lt;em&gt;X&lt;/em&gt;, pour l'instant, même quelque chose de gentil à la rigueur. Sur quoi portera alors ce décret ? Les préfets enverront des hérauts avec leur trompettes sur les murs pour annoncer la bonne nouvelle. Les gens dans la rue diront : "Ah, c'est donc ça notre identité nationale maintenant! Je vais le noter dans mon carnet pour ne pas oublier." &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Car la logique d'une Identité Nationale ainsi décidée, c'est finalement de fabriquer quelque chose, une bidouille, un slogan qui prendrait la place du patriotisme/nationalisme qui n'est plus de notre siècle, qui n'existe plus que pour ne pas effrayer les gens. On fabriquera une identité nationale en plastique, comme les jouets qui accompagnent les repas pour les enfants chez McDonalds. J'imagine déjà, distribué dans les écoles, un Vercingétorix en plastique, avec sa tenue de désert et mitraillette lance-roquette sur le bras, prêt pour aller &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Conquête_de_l&amp;apos;Algérie_par_la_France'&gt;envahir l'Algérie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/11/02/Medias-ensorceles'&gt;Dagrouik suggère&lt;/a&gt; que la gauche s'empare du débat pour le retourner contre Besson : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;En gros débattons, mais changeons l'objet du débat: Nous allons    montrer aux amis de Besson qu'ils sont ringards. Ça me semble    simple comme analyse. Et donc sortir du piège de réponse négative    ou alors du passage en mode "hou les vilains neo-pétanistes que    voilà" qu'on trouve chez certains. Et ne vous trompez pas sur les    réponses aux questions parfois trop simples des sondages, pour    beaucoup de gens "identité nationale" c'est "vivre ensemble" et    "égalité des chances".&lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;En termes de stratégie, ou de tactique, c'est peut-être jouable. Pourquoi ne pas aller jusqu'à l'extrême canadien, déclarer une république multiculturelle et métissée, après tout ? Le problème, à mon avis, c'est que "vivre ensemble", "égalité des chances", "république multiculturelle" ne concernent plus &lt;em&gt;l'Identité Nationale&lt;/em&gt; mais plutôt, justement, la République, le pacte républicain, le tissu social, le rôle du collectif et (par extension) l'État. Nous sommes alors sortis du terrain (piégé) de l'Identité Nationale. Car une Identité sert à vous dire qui vous êtes, et c'est pour cette raison que c'est un concept intrinséquement néfaste et, je dirais, fondamentalement nationaliste. Pardon : &lt;em&gt;N&lt;/em&gt;ationaliste. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Autrement dit, la seule conclusion acceptable de cette grande mystification serait le dynamitage de la notion d'Identité Nationale, comme si les expulsions perpétrées par le Ministère de la Xénophobie n'avaient déjà suffi.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;(En lisant le billet de &lt;a href='http://www.marcvasseur.info/la-directive-eric-besson-sur-lidentite-nationale/2009/11/'&gt;Marc Vasseur&lt;/a&gt; ce matin, je vois que Besson a sorti ses questions identitaires. J'arrête là cette tirade. Il y a du pain sur la planche. Ça commence bien, pourtant : piste de réflexion : "notre universalisme". Flûte, je l'ai mis où, notre universalisme.)&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-6735601657941014953?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><title>Programme ?!? Hah !</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/programme-hah.html</link><category>ump</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Wed, 15 Jul 2009 03:26:52 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-4141907433179585343</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Voici une reconstruction fictive du processus de sélection d'un candidat et d'un programme UMP.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chef&lt;/strong&gt; : Ça va être qui le candidat ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;[divers cris de : Moi! Moi! Moi!]&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;N° 1&lt;/strong&gt; C'est moi le candidat. Je suis le plus fort. J'atomise tout le  monde. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;MAM&lt;/strong&gt; Non, vous ne m'atomisez pas.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;N° 1&lt;/strong&gt; Ah, non, je me permettrais pas, d'ailleurs. Mais je suis   quand même plus fort que vous. &lt;em&gt;[sourire goguenard]&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;N° 4&lt;/strong&gt; Il faut d'abord faire un programme !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;[Grosse rigolade dans la salle.]&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chef&lt;/strong&gt; : On n'est pas au PS, imbécile! De toute façon, le   "programme", c'est toujours le même : il faut baisser les charges et   les impôts. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;N° 4&lt;/strong&gt; Mais on ne peut pas faire une campagne là-dessus...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chef&lt;/strong&gt; Après c'est au candidat de raconter des trucs pour se faire   élire. C'est libre. Tu fais ce que tu veux : écolo, socialo... Nous,   on s'en fout.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;em&gt;[Consultation des militants UMP. N° 1 reçoit plus de 90% des voix]&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-4141907433179585343?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">10</thr:total></item><item><title>Karachigate, même sans l'attentat</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/karachigate-meme-sans-l.html</link><category>médias</category><category>karachigate</category><category>sarkozy</category><category>balladur</category><category>communication</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Mon, 13 Jul 2009 06:24:46 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-7667245054545050702</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Petit à petit, &lt;a href='http://karachigate.blogspot.com/'&gt;Karachigate&lt;/a&gt; s'impose. Je prends pour preuve le fait que l'ancien journal de référence a enfin fait un papier sur l'enquête en cours, sans se cacher à chaque phrase derrière des "&lt;a href='http://www.mediapart.fr/journal/france/020709/affaire-karachi-edouard-balladur-est-directement-implique'&gt;Mediapart&lt;/a&gt; dit que..." ou des "Bakchich dit que...", comme c'était le cas &lt;a href='http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/02/attentat-de-karachi-le-role-d-edouard-balladur-en-question_1214580_3216.html'&gt;il n'y a pas si longtemps&lt;/a&gt;. Non, &lt;a href='http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/10/l-enquete-sur-l-attentat-de-karachi-prend-un-nouveau-cours_1217463_3216.html#ens_id=1209474o'&gt;cette fois-ci&lt;/a&gt; il y aurait des éléments dignes d'un journal véspéral.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Qui sont les véritables auteurs de l'attentat commis le 8 mai 2002 à Karachi, au Pakistan, dans lequel onze Français de la direction des constructions navales (DCN) ont trouvé la mort ? Cette question se pose avec une force nouvelle depuis que le juge d'instruction chargé de l'enquête à Paris, Marc Trévidic, a écarté soudainement, fin juin, la piste Al-Qaida, et qualifié de "logique" celle liée au non-versement de commissions dans un contrat de sous-marins de la DCN à Islamabad.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Et on admet même qu'il pourrait y avoir une implication chiraco-balladurienne : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Cette autre piste pourrait potentiellement avoir des implications politiques explosives si elle mettait au jour un financement lié à la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy, actuel chef de l'Etat, était proche.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Mais...&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;la justice ne dispose à ce jour que de peu d'éléments, que ce soit dans le volet terroriste ou financier, pour soutenir une quelconque accusation. Seule réelle avancée des magistrats : la mise en lumière des dessous des grands contrats internationaux de la DCN (devenue DCNS après sa fusion en 2007 avec Thales) en matière de pots-de-vin [...] &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;À prendre avec des pincettes quand même, donc.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En tant que misérable blogueur, agent du « tout-à-l'égoût de la démocratie » (ne l'oublions pas), on ne peut pas espérer apporter des informations, mais il reste possible, et même utile, d'en commenter l'encadrement médiatique et politique. Et sur ce plan, il devient de plus en plus clair qu'il ne faut pas se laisser obnubiler par &lt;em&gt;l'attentat&lt;/em&gt; et la responsabilité de l'attentat. Je m'explique.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Même sans l'attentat contre les ingénieurs français, le principe de rétrocommissions au bénéfice d'une campagne présidentielle est un problème en soi. Tout de même. La véritable « affaire d'État » est &lt;em&gt;là&lt;/em&gt;. Aucun niveau de pourriture dans la politique française ne saurait justifier un tel acte. Il ne s'agira jamais d'accuser les balladuriens ou les chiraquiens d'être directement &lt;em&gt;responsables&lt;/em&gt; de l'attentat. Et comme je disais, même si l'attentat n'avait jamais eu lieu, cela n'enleverait rien à la gravité de l'accusation de rétrocommissions. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quand Denis Olivennes &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090701.OBS2703/nicolas_sarkozy__jai_commis_des_erreurs.html'&gt;interrogait&lt;/a&gt; le Très Grand Homme (TGH) sur la question du journaliste (courageux, soit dit en passant) de l'AFP qui lui a demandé s'il était au courant de rétrocommissions, le TGH avait dit que la question à laquelle il voulait répondre était celle là : quelle était la cause de l'attentat ? Pourquoi voulait-il cette question là ? Parce que c'est une question stupide. Même avec ses super-pouvoirs, le Président de la R. n'est pas censé savoir lire dans la pensée des terroristes, d'autant moins qu'on ne sait pas qui ils sont. L'identité des auteurs de l'attentat reste une question importante, mais désormais il y a deux questions indépendantes : celle de l'attentat &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; celle des rétrocommissions. Vous pouvez être certain que le camp des « balladuriens » préférera parler de l'attentat plutôt que des rétrocommissions.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et c'est le sens du papier du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;, qui démarre sur cette question : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Qui sont les véritables auteurs de l'attentat commis le 8 mai 2002 à Karachi, au Pakistan [...] ? &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;La réponse &lt;em&gt;à cette question là&lt;/em&gt;  risque de rester obscure. Elle risque aussi d'être complexe :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;S'agirait-il d'une mesure de rétorsion d'une frange de l'ISI contre les Français qui ont vendu, en juin 2001, six sous-marins à l'Inde, l'ennemi juré, comme l'a suggéré Le Canard enchaîné ? Ou d'un réel attentat islamiste commis par des extrémistes pakistanais dénonçant le lâchage des talibans afghans par leur gouvernement et son alliance avec les Occidentaux ? Ou encore de règlements de comptes au sein de l'appareil militaire pakistanais, qui connaîtra même un volet judiciaire après la poursuite de généraux de la marine pour corruption ? Faute de preuves, aucune thèse ne l'emporte.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;On peut toujours imaginer toutes sortes de manipulations qui auraient permis de combiner plusieurs de ces pistes dans l'organisation d'un attentat. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En revanche, la réponse à la question des rétrocommissions risque d'être très simple. &lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-7667245054545050702?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><title>Karachigate : l'élection présidentielle de 1995 ne connaît aucune frontière ?</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/karachigate-l-presidentielle-de-1995-ne.html</link><category>algérie</category><category>karachigate</category><category>sarkozy</category><category>affairesétrangères</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Sat, 11 Jul 2009 05:59:11 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-3475754898246515689</guid><description>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Les exemples s'empilent. Ce matin je pense surtout à cet épisode où Nicolas Sarkozy a frôlé &lt;a href='http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/sarkozys-criticisms-annoy-downing-street-1548208.html'&gt;l'incident diplomatique&lt;/a&gt; avec le Royaume-Uni lorsqu'il s'est moqué à la télé &lt;em&gt;française&lt;/em&gt; du plan de relance de Gordon Brown. Dans un geste typique de Berlusconi, finalement, Nicolas Sarkozy semble oublier que ses paroles puissent franchir la frontières, et même La Manche... ou encore la Méditerrannée.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.peuples.net/post/Tibéhirine%3A-le-contrefeux-de-Karachi.-Le-Figaro-est-complice-de-l-ELysée'&gt;Peuples s'intérrogait&lt;/a&gt; sur l'instrumentalisation de l'affaire des moines de Tibéhirine pour au moins brouiller les pistes sur Karachigate.  Et il n'est pas le seul, car si Peuples dit « contrefeu », le &lt;a href='http://www.lequotidien-oran.com/?news=5123721'&gt;Quotidien d'Oran&lt;/a&gt; dit « coupe feu » :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;En somme, la relance de l'affaire des moines de Tibehirine a cet avantage pour Sarkozy qu'elle met en accusation ses adversaires, tout en faisant oublier celle de l'attentat de Karachi. Et peu importe qu'au passage les relations algéro-françaises en subissent l'effet destructeur.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Saura-t-on un jour si, dans ces affaires, Sarkozy et les siens oublient réellement l'existence des pays étrangers, le temps d'un coup médiatique, ou s'ils s'en foutent tout simplement, ou encore si tout cela fait partie d'une « stratégie secondaire » hyper bien conçue.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les commentaires du Très Grand Homme (TGH) sur la question nous font pencher dans le sens de l'improvisation télévisuelle :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy a affirmé que ses rapports avec son homologue Abdelaziz Bouteflika n'en étaient pas affectés. "Pourquoi voudriez-vous qu'avec le président algérien mes relations s'en trouvent bouleversées? La justice est saisie, que la justice dise la vérité", s'est-il exclamé. "Moi, je m'en tiens quand même au communiqué, je crois numéro 44, du GIA en 1996 revendiquant l'assassinat des moines", a-t-il dit.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Quelle bourde diplomatique ? Moi ? (Sans commenter le fait que le TGH parle de « La Justice » sans même mentionner qu'il pense à la justice française, un détail qui en général a une certaine importance dans les relations internationales, et à plus forte raison dans les relations d'un pays avec ses anciennes colonies...) Pour le coup, l'effet de la vérité pourrait être intéressant, tant à l'époque le doute planait sur chaque massacre commis en principe par le GIA. L'hypothèse de l'implication du pouvoir avait à l'époque de sérieux arguments, et on comprend très bien que certains ne souhaitent pas rouvrir le dossier. (J'ajoute que l'on va jusqu'à supposer que Boutéflika tirer profite de la situation : &lt;a href='http://www.liberation.fr/monde/0101578943-massacre-de-tibehirine-l-opportun-silence-de-bouteflika'&gt;Libération&lt;/a&gt; se demande si finalement cette histoire n'arrange pas Boutéflika qui chercherait à déstabiliser légèrement sa propre armée.)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Remarquons, au passage, cette thématique essentielle, à Karachi comme en Algérie : la possibilité, à chaque fois, que tel attentat « terroriste » soit en réalité organisé par des militaires. Je comprends mieux que Bigard ait des doutes sur 11 septembre, à force de fréquenter les couloirs du pouvoir. [Edit: phrase modifiée pour indiquer que je ne me suis pas converti au bigardisme.] &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Du simple "contrefeu" médiatique, nous sommes à nouveau au bord de l'incident diplomatique, voire avec la déstabilisation d'un régime voisin. Nicolas Sarkozy n'est plus seulement Ministre du Budget ou directeur de campagne d'un candidat malheureux ; soudain (si c'est bien le cas) les manoeuvres dans la guerre des clans opposant chiraquiens et balladuriens s'emballent avec des conséquences qui dépassent largement l'investiture à l'élection présidentielle de... 1995.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il est difficile dans ces circonstance, et en cherchant à comprendre un peu, de ne pas se laisser aller dans le sens des complots et des contre-complots, aussi « grotesque » que cela puisse paraître. L'épisode Tibéhrine de  Karachigate semble confirmer le fait que, pour règler les comptes aux uns et aux autres, les « chiraquiens » et les « balladuriens » restent, encore aujourd'hui, prêts à aller très loin, aussi bien dans la torsion des coups, mais loin, géographiquement, se servant des pays du sud pour règler leurs petites affaires parisiennes.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-3475754898246515689?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total></item><item><title>Ce que je n'aime pas dans le socialisme actuel</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/ce-que-je-n-pas-dans-le-socialisme.html</link><category>social</category><category>gauche</category><category>écologie</category><category>ps</category><category>martineaubry</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Tue, 07 Jul 2009 14:42:43 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-6428797547579799910</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Depuis le Congrès de Reims et « l'élection » de la Première Secretaire, depuis la raclée du PS aux élections Européennes je ne me considère pas obligés de défendre le PS. J'estime que le PS occupe un créneau politique dans lequel je &lt;em&gt;devrais&lt;/em&gt; pouvoir me reconnaître, et surtout, qui devrais être décisif dans la vie politique. Occupant ce créneau, &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/prendre-de-la-place.html'&gt;j'estime qu'ils ont une responsabilité&lt;/a&gt;. Si aujourd'hui rien n'indique que le PS compte prendre au sérieux cette responsabilité, même le sympathisant lambda est en droit de se montrer plus exigeant.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'une des conséquences heureuses du score calamiteux du PS aux européennes, donc, était le succès des écologistes. &lt;a href='http://www.monpoleecologique.fr/'&gt;Le pôle écologique&lt;/a&gt; n'avait pas pesé lourd à Reims Soudain, on s'intéres, alors que soudain nous apprenons que &lt;a href='http://maximepisano.com/?p=2182&amp;amp;cpage=1'&gt;le socialisme n'a pas besoin d'être productiviste&lt;/a&gt;, et même qu'il a pris un tournant historique majeur : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Le socialisme est né du rapport capital-travail dans l'entreprise. Nous l'inscrivons désormais dans un rapport capital-travail-nature.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;C'est &lt;a href='http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/07/04/mme-aubry-le-ps-doit-etre-fort-sur-ses-valeurs_1215226_823448.html'&gt;Martine Aubry qui parle&lt;/a&gt;, dans son entretien au &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;. Après un siècle et demi d'affrontement entre le capital et les travailleurs, on invite « la nature » à la table. La formule a au moins le mérite de vaguement refleter la distribution des forces politiques en France - UMP, PS, écolos - mais dans sa formulation même annonce son échec. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je ne suis pas au courant des théories les plus récentes de l'écologie politique, mais je suis un peu surpris de voir le terme « Nature » réapparaire dans le discours de la PremSec. Cela a quelque chose de vieux jeu. Je regarde le &lt;a href='http://www.monpoleecologique.fr/'&gt;site du Pôle Écolo&lt;/a&gt; sans trouver (sur la page d'accueil) une seule fois le mot « Nature ». Ils ne parlent que de renouvelable, voitures électriques. Idem pour &lt;a href='http://lesverts.fr'&gt;Les Verts&lt;/a&gt; : pas une seule fois « Nature » (sur la page d'accueil). Bon, Aubry veut être théorique, elle va à l'origine des choses, tant mieux, me dis-je. Mais aussitôt, à la suite de la phrase que j'ai citée : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Mais il ne faudrait pas que la nécessaire lutte contre le réchauffement climatique et pour la préservation de nos richesses naturelles nous conduise vers une sorte de néonaturalisme, une société qui refuserait l'innovation, la création, la mobilité, et qui se replierait sur elle-même, sur la tradition, sur des tribus, des communautés. L'écologie est compatible avec le développement et le progrès.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Il fallait bien parler « Nature », mais voilà où le mot nous mène. Vers une société troglodyte, avec tout le Bureau National du PS en train de vivre de la cueillette, des « tribus »... Qui a parlé de tribus ? Pas les écologistes en tout cas.  Mais cette image de la « Nature » montre bien que la Nature est bien extérieure à l'idéologie d'un certain PS. D'où la fantasmagorie, et, surtout, la crainte &lt;em&gt;immédiate&lt;/em&gt; que l'écologie vienne freiner le progrès économique. Là où par ailleurs on parle même plus de « développement durable » mais de « croissance verte », Martine Aubry en est restée au stade du conflit entre les industriels et écolos. Et s'il faut freiner un peu le capitalisme, il commence à devenir de plus en plus clair pour moi que le socialisme titiniste est fondé sur un dialogue privilégié justement avec le Kapital.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et voilà le problème de fond. J'ai fini par pouvoir mettre le doigt sur ce qui me gênait dans tout un pan du socialisme actuel. &lt;a href='http://marc.vasseur.over-blog.com/article-33507558.html'&gt;Marc Vasseur&lt;/a&gt; avait cette citation, issue d'un &lt;a href='http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/16/85/66/3024-lilleAubry.pdf'&gt;dossier de L'Express sur Aubry&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;« « Je voulais que Martine Aubry leur (aux patrons du nord) dise en face ce qu’elle ne cessait de répéter dans ses discours, indique l’hôte des lieux. Que si la finance internationale avait été dirigée par des grands patrons sociaux du Nord, la crise ne serait jamais survenue. ». C’est Bruno Bonduelle qui a tenu à déclarer cela à propos d’une rencontre entre Martine Aubry et ces derniers...&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;La « solution » sociale serait à trouver justement dans cette entente avec des très grands patrons, un peu éclairés, guidés finalement par un PS très familier, très proche, l'interlocuteur privilégié dont le rôle est d'harmoniser les relations sociales tout en agissant systématiquement pour le bien de ces entreprises, dans un rôle pas si différent de ce que fait, je prends un exemple au hasard, Nicolas Sarkozy quand il arrange les choses pour ses amis du Medef. La distinction serait dans le poids donné au social, mais l'accent mis sur la réussite du capital à presque tout prix n'est pas ce qui permet de différencier les deux camps. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Admettons qu'une telle position était logique pendant les Trente Glorieuses, ou même jusqu'à ce qu'on se rend compte de la mondialisation de l'économie. Les grands patrons du Nord de la France ont eu quelques soucis, et sont loin, mais très très loin,  d'être en mesure de gérer les finances du monde. Et c'est précisément dans ce monde mondialisé, où le travail se délocalise pour un oui ou pour un non que le socialisme doit devenir une véritable force critique. Il n'est plus question de faire confiance aux très grandes entreprises. Les arrangements ne seront plus favorables. La solution ne viendra pas d'une compromise entre ces forces. Il faut faire avec son temps, sortir de la nostalgie d'une époque où tout pouvait se négocier entre partenaires sociaux. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je garde un petit espoir que le discours écologique fournira quelques éléments pour une position véritablement critique, mais il faudrait un PS qui veuille bien entendre.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-6428797547579799910?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><title>Drôle d'Epok</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/drole-d.html</link><category>people</category><category>médias</category><category>sarkozy</category><category>nouvelobs</category><category>communication</category><category>pouvoir</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Mon, 06 Jul 2009 12:22:28 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-3415818374883291121</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Dans mon &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/karachigate-et-moi-et-vous-et-eux-et.html'&gt;dernier billet&lt;/a&gt;, j'ai mentionné le célèbre &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090701.OBS2703/nicolas_sarkozy__jai_commis_des_erreurs.html'&gt;entretien du Chef de l'État avec Denis Olivennes&lt;/a&gt;, l'ancien PDG de la Fnac, reconverti, paraît-il, dans le journalisme. Les confrères blogueurs n'ont pas apprécié que ce même Olivennes considère que "internet" est le &lt;a href='http://sarkofrance.wordpress.com/2009/07/04/tout-a-legout-de-la-democratie/'&gt;"tout-à-l'égout de la démocratie"&lt;/a&gt;. Après avoir détruit l'art et la culture, l'internet vise donc la démocratie elle-même, donc. On peut s'interroger sur cet usage du mot même d'"internet" dans ce contexte, comme si c'était une simple chose, ou un produit unique, comme l'iPod par exemple, vendu à la Fnac. Monsieur Olivennes, l'ancien "agitateur depuis...", devrait savoir, pourtant, que l'internet n'est plus vraiment une chose, mais est devenu l'air que respire une certaine société moderne et occidentale. C'est cette même attitude qui a produit des abérrations comme Hadopi, les subventions pour la presse écrite payées par les fournisseurs d'accès, et &lt;a href='http://www.fnac.com'&gt;fnac.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Denis Olivennes publie donc dans &lt;a href='http://formats-ouverts.org/blog/2007/01/14/1072-la-fin-d-une-epok'&gt;Epok&lt;/a&gt;, pardon, dans le &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090701.OBS2703/nicolas_sarkozy__jai_commis_des_erreurs.html'&gt;Nouvel'Obs&lt;/a&gt; cet entretien qui a déjà reçu, quand même, un certain nombre d'attaques bien mérités, en commençant par &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20090703.OBS2956/un_communique_de_la_societe_des_redacteurs.html'&gt;les rédacteurs&lt;/a&gt; eux-mêmes du Nouvel'Obs, mais aussi (et surtout!) les blogueurs : &lt;a href='http://sarkofrance.blogspot.com/2009/07/pourquoi-nicolas-sarkozy-na-pas-change.html'&gt;Juan&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/07/01/Olivennes-Denis-sinistre-bouffon'&gt;Dagrouik&lt;/a&gt;, entre autres, et surtout &lt;a href='http://piratages.wordpress.com/2009/07/04/d-olivennes-du-tout-a-legout-au-lieu-daisance/'&gt;Vogelsong&lt;/a&gt; qui nous livre un réquisitoire méchant juste comme il faut, auquel je n'ai pas grand'chose à ajouter. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Qu'est-ce qu'il y de si insidieux dans cet entretien, hormis le fait qu'il n'est pas paru dans &lt;em&gt;Figaro Magazine&lt;/em&gt; ? Là où Olivennes passe véritablement les plats, c'est dans le détournement permanent du politique vers la "personnalité" du TGH. Souvenez-vous de ce "je ne suis pas narcissique" ou de cette magnifique explication du &lt;em&gt;bling-bling&lt;/em&gt; : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Ces critiques avaient commencé bien avant le Fouquet’s. Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n’était pas facile et où j’avais à me battre sur plusieurs fronts. &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Bon à savoir. Si j'ai des difficultés côté perso, je n'hésiterai pas à compenser par la multiplication des signes extérieurs de richesse. Se battre sur plusieurs fronts. Le pauvre.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et pendant que nous nous appitoyons sur le pauvre petit Très Grand Homme, nous nous détournons du politique. Et c'est peut-être là où est le secret de l'alchimie Olivennes-Sarkozy : tout peut se réduire à du personnel, à des facettes de cette personalité insondable. Karachigate ? La question du journaliste ne me plaisait pas. Conception monarchique de la présidence ? Euh, j'ai grandi.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Eh bien, ici à la Pire Racaille, on s'en fout de la personalité du Président de la R., on s'en fout s'il grandit ou au contraire se rapetisse. Mais on n'est pas pour autant indifférent devant la compromission de la presse. Pourtant, cela ne devrait pas nous surprendre. (À ce propos, David Desgouilles fournit des &lt;a href='http://carnet.causeur.fr/antidote/de-quoi-se-plaignent-les-journalistes-du-nouvel-obs,00327'&gt;intuitions importantes&lt;/a&gt; sur les liens entre Sarkozy et les « libéraux de gauche » comme Minc et Olivennes.)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pendant les dernières semaines de la campagne présidentielle, j'entendais sans cesse : « il ne faut pas diaboliser Sarkozy ». Je ne me souviens pas de l'origine de ce thème, mais il est évident qu'aujourd'hui, déjà, après deux ans seulement, tout ce qu'on pouvait craindre est déjà en place. Sans parler des libertés individuelles, du Ministère de la Haine et de l'Identité Raciale, nous sommes effectivement arrivés à ce bloc de pouvoir médiatico-politique qu'il était déjà logique, en 2007, de redouter. L'« ouverture » est une bide politique qui ne sert qu'à maintenir la pression sur les cadres UMP. L'« ouverture » idéologique qui permet à cet homme de réseaux à peser sur presque tous les médias traditionnels est bien plus dangereuse. &lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-3415818374883291121?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><title>Karachigate et moi, et vous, et eux... et lui</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/07/karachigate-et-moi-et-vous-et-eux-et.html</link><category>médias</category><category>karachigate</category><category>sarkozy</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Fri, 03 Jul 2009 13:59:36 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-7816356131146870971</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Petit à petit, des éléments sur "l'affaire Karachi" (ou &lt;a href='http://karachigate.blogspot.com/'&gt;"Karachigate"&lt;/a&gt;, puisque ainsi qu'il faut l'écrire désormais) sortent. Sortent, oui, mais sortent où ? Pas au grand jour médiatique et télévisuel, bien sûr. La presse dite écrite se contente de commenter l'enquête menée par les magistrats et par &lt;a href='http://www.mediapart.fr/journal/france/020709/affaire-karachi-edouard-balladur-est-directement-implique'&gt;Mediapart&lt;/a&gt;. Le dernier papier du &lt;a href='http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/02/attentat-de-karachi-le-role-d-edouard-balladur-en-question_1214580_3216.html'&gt;Monde&lt;/a&gt;, par exemple, est truffé de ces "Selon le site Internet Mediapart" et "Mediapart appuie sa révélation sur le témoignage d'un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet" sans qu'il y ait le moindre mot qui puisse mouiller l'ancien journal de référence. On informe sur ceux qui font du journalisme, mais pas plus. Ou encore, il faut parler pour soi, comme l'a fait Eva Joly dans une très bonne &lt;a href='http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/07/02/de-la-fable-de-l-attentat-de-karachi-par-eva-joly_1214424_3232.html'&gt;Opinion&lt;/a&gt; pour plaider contre la suppression des juges d'instruction et une redéfinition du "secret défense" qui pourraient, ensemble, rendre les Karachigates de l'avenir totalement opaque à la justice, à la presse, aux citoyens.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dommage qu'il faut être un média alternatif, comme &lt;a href='http://www.lepost.fr/article/2009/07/02/1604562_attentat-de-karachi-nous-a-t-on-cache-une-affaire-d-etat_1_0_1.html'&gt;Arrêt sur image&lt;/a&gt;, pour enquêter sur cette affaire.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le rôle des blogueurs est donc de synthétiser, de rassembler les informations. Et surtout d'empêcher cette histoire de s'éssouffler devant l'apathie médiatique. La démocratie française moderne fonctionne en montant en épingle certains petits épisodes. À partir d'une pratique vestimentaire ultra-minoritaire de certaines femmes musulmanes, nous nous dirigeons vers un grand débat national sur le sens profond de la République qui risque d'occuper nos ondes pour des centaines d'heures de débats inutiles. Karachigate n'est ni un détail, ni un fait divers, mais, si l'hypothèse la plus probable devait s'avérer, une grave affaire d'État. S'il y a bien des épisodes qui méritent de recevoir toute l'attention dont la machine médiatique est capable, Karachigate en est un.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le rôle des blogueurs est donc de maintenir le &lt;em&gt;buzz&lt;/em&gt;. Nous avons au moins ce pouvoir de lutter contre l'oubli programmé d'une histoire un peu trop compliquée pour servir accompagnement à la publicité de 20 heures. Cherchez &lt;a href='http://twitter.com/#search?q=%23karachigate'&gt;#Karachigate sur Twitter&lt;/a&gt; et vous verrez qu'il y a en effet du &lt;em&gt;buzz&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Maintenir la visibilité de Karachigate demande cependant un effort constant, une lutte contre l'inertie des médias, de l'État lui-même. On le constate au plus haut niveau, lorsque le Très Grand Homme (TGH) &lt;a href='http://www.lepost.fr/article/2009/06/20/1585919_affaire-karachi-un-nouveau-rire-tres-deplace-de-nicolas-sarkozy.html'&gt;essayait d'humilier un journaliste AFP&lt;/a&gt; qui a osé lui poser une question pointue et peut-être même gênante sur sa possible connaissance de l'affaire, en tant que Ministre du Budget. Ou encore, ce qu'il n'a pas dit (mais Juan, si), en tant que &lt;a href='http://sarkofrance.blogspot.com/2009/07/parole-contre-parole-dans-laffaire-du.html'&gt;directeur de campagne&lt;/a&gt; du malheureux Balladur.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le clip d'un TGH se débarrassant de la question avec mépris, et avec ce célèbre "la douleur des familles et des trucs comme ça" qui a déjà fait le tour de l'internet, nous montre surtout un président qui botte en touche, ou qui fait diversion. Car dire qu'une hypothèse est "grotestque" n'est pas dire, tout simplement : "non, je n'avais pas connaissance de rétrocommissions". Il était plus simple de fanfaronner que de répondre à la question.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Du coup, lorsque l'on lui pose la question, dans cet &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090701.OBS2703/nicolas_sarkozy__jai_commis_des_erreurs.html'&gt;entretien du TGH&lt;/a&gt; au Nouvel'Obs, déjà &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20090703.OBS2956/un_communique_de_la_societe_des_redacteurs.html'&gt;désavoué&lt;/a&gt; par les rédacteurs du même Nouvel'Obs, Sarkozy explique son comportement, indigne et grotesque, ainsi :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;N. O. – Tout récemment encore, à Bruxelles, vous avez éconduit un journaliste de l’AFP qui vous interrogeait sur les rebondissements dans l’enquête judiciaire sur l’attentat de Karachi.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;N. Sarkozy. – Si ce journaliste m’avait demandé: "L’assassinat de  nos compatriotes est-il lié à un différend franco-pakistanais à  propos de commissions non payées ?", je lui aurais répondu que je  n’en savais rien et qu’il fallait que la justice aille jusqu’au  bout de la recherche de la vérité. Mais la question était : "Vous  étiez ministre du Budget, vous souteniez Balladur dans la campagne  présidentielle, il y a l’attentat de Karachi, est-ce que vous étiez  dans le coup ?" Je fais de la politique depuis trente-cinq ans, je  n’ai jamais été associé à un scandale quel qu’il soit, et pourtant  on a enquêté sur moi sous tous les angles. Cela devrait vous  rassurer d’avoir un président pointilleux sur les questions  d’honnêteté. J’en ai connu d’autres qui disaient à la télévision:  "Des écoutes ? Moi, jamais." Je ne suis pas capable d’une telle  hypocrisie !&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Pas "capable d'une telle hypocrisie" ? Pas narcissique ? Évidemment, il aurait été très facile de dire qu'il n'en savait rien sur le lien entre l'attentat et les (rétro)-commissions. Comment sonder l'esprit d'un terroriste, n'est-ce pas, surtout quand on ne sait même pas qui était l'auteur de l'attentat ? Beaucoup plus dur de répondre : "je n'étais pas du tout au courant d'un financement pakistanais de la campagne Balladur..." Dur, dur.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bon, admettons qu'il n'était pas, psychologiquement, préparé à répondre sur le champ à cette question, et que la dignité de sa très haute fonction l'obligeait à faire diversion, de préférence de façon indigne. Admettons. Ce que je trouve difficile à admettre, c'est que le Président de la République n'accepte pas qu'on le questionne là dessus. Il n'a pas été accusé, c'était une question relativement simple. Mais visiblement inadmissible. Et c'est cela qui est inadmissible. &lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-7816356131146870971?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total></item><item><title>Dette et dette, ou : l'exception UMP</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/dette-et-dette-ou-l-ump.html</link><category>lucchatel</category><category>emprunt</category><category>fillon</category><category>finance</category><category>devedjian</category><category>dette</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Mon, 29 Jun 2009 05:25:08 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-5049926470183664009</guid><description>
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&lt;p&gt;J'aimerais bien être en train de parler de l'affaire Karachi, mais pour l'instant, avant d'en arriver à mon sujet, la Dette et l'Emprunt, je tiens quand même à signaler &lt;a href='http://karachigate.blogspot.com/'&gt;un nouveau blog consacré exclusivement à Karachigate&lt;/a&gt;, ainsi que du bon boulot fait par &lt;a href='http://rimbusblog.blogspot.com/2009/06/brouillard-sur-karachi.html'&gt;rimbus&lt;/a&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En attendant, je reviens à la Dette. Je veux dire : à l'Emprunt. Les dernières déclarations des uns et des autres côté UMP ne font que renforcer une impression d'improvisation, de flou et de vide.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090628.OBS2237/devedjian__lemprunt_sera_un_succes_si_17_des_francais_y.html'&gt;Patrick Devedjian&lt;/a&gt;, par exemple :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;"Le fond du problème est d'abord de savoir ce qu'on veut faire",  a-t-il dit.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;C'est un problème, en effet. &lt;a href='http://www.peuples.net/post/L-%C3%A9tat-Fran%C3%A7ais-utilise-le-cr%C3%A9dit-revolving-pour-les-d%C3%A9ficits-et-emprunte-pour-payer-ses-extras'&gt;Peuples&lt;/a&gt; écrit :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Imaginez-vous aller voir votre banquier en lui disant: je souhaite emprunter, je ne sais pas encore combien, et je ne sais pas encore pour quel type d'investissement....vous connaissez déjà sa réponse...oui vous avez affaire aux mêmes banquiers que moi.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Le programme &lt;a href='http://www.boursier.com/vals/ALL/grand-emprunt-lancement-prevu-debut-2010-news-338737.htm'&gt;reste à définir&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Parmi ces "priorités", de nombreuses pistes ont été évoquées par le gouvernement : croissance verte, relance de la filière bois, biotechnologies, développement des universités de demain, rénovation des prisons, ferroutage, financement du 'Grand Paris', voitures propres, financement de nouvelles lignes TGV.... les pistes ne manquent pas !&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Même si Devedjian trouve que 100 milliards d'euros, c'est un peu trop, tout le monde aura compris qu'il s'agit d'un gros truc. Après la &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/la-dette-c-tout-benef.html'&gt;"pédagogie"&lt;/a&gt; sur &lt;a href='http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/ce-qu-il-faut-retenir-du-discours-de-sarkozy-a-versailles_183715.html'&gt;les mauvais déficits&lt;/a&gt; (quand ce sont les socialistes) et les bons (quand c'est la droite), c'est le mot "exceptionnel" qui revient sans cesse.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20090629.FAP1187/chatel_il_faut_optimiser_le_niveau_de_remplacement_des_.html'&gt;Luc Chatel&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;"Ce seront des investissements exceptionnels qui justifient un recours à l'emprunt exceptionnel", a-t-il rappelé.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.francesoir.fr/politique/2009/06/29/l-emprunt-national-sera-lance-en-2010.html'&gt;François Fillon&lt;/a&gt; (Premier ministre) : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Au contraire, « l’effort exceptionnel d’investissement dans des secteurs d’avenir » que doit permettre cet emprunt s’accompagnera d’une politique « sans précédent de réduction de la dépense » publique, a averti François Fillon.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Vous avez compris : ce n'est pas une Dette, c'est un Emprunt. Et même si cela coûte plus cher, par sa forme "exceptionnelle" (appel aux matelas du bon peuple), il y aura désormais deux chiffres qu'il sera interdit de confondre, au risque de perdre sa carte UMP : la dette - très grave, trou de la Sécu -, et l'emprunt, symbole de notre espoir national et de la clairevoyance de notre Très Grand Homme (TGH), qui ne pourrait pas passer son mandat sans faire un Très Grand Emprunt. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pour être juste, j'ai toujours été favorable aux plans de relance, y compris avec endettement. Mais ici nous avons un plan plus coûteux que les emprunts bancaires quotidiens que l'État effectue. Et le surcoût, qui pourrait être très important, comme &lt;a href='http://www.mediapart.fr/journal/france/220609/sarkozy-annonce-un-grand-emprunt-attention-danger'&gt;c'était le cas sur les Grands Emprunts précédents&lt;/a&gt;, sera à mettre dans la colonne "Frais de communication" du budget de l'Élysée. Quand les besoins de communication sont exceptionnels, il faut des mesures exceptionnels je suppose. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Derrière tout cela, l'on devine des considérations diverses. L'une des fixations de la droite sarkozyste, et du TGH lui-même, concerne l'épargne des français. Les français sont trouillards, ils épargnent trop, alors que &lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt;, si &lt;strong&gt;Nous&lt;/strong&gt; avions accès à leur fric, que de choses glorieuses nous pourrions en faire. On sait que Nicolas Sarkozy aurait voulu instituer des &lt;a href='http://www.lesmotsontunsens.com/quand-sarkozy-revait-de-subprime-a-la-francaise'&gt;"subprimes à la française"&lt;/a&gt;, avant que ça se démode un peu. Si les français ne veulent pas investir, eh bien, on le fera pour eux. Voilà le &lt;em&gt;business&lt;/em&gt;. Je vous laisse avec ces paroles de &lt;a href='http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-06-28/relance-devedjian-si-17-des-francais-souscrivent-a-l-emprunt-c-est-succes/916/0/356593'&gt;Patrick Devedjian&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;"La France a la chance d'avoir une épargne privée très importante. Les États-Unis et l'Angleterre sont beaucoup plus endettés que la France mais en plus, les ménages sont également endettés", a-t-il fait remarquer. "Si on veut relancer la croissance, il faut essayer de diriger cette épargne vers l'investissement qui produit la croissance" alors qu'"aujourd'hui, les Français mettent plutot leur épargne vers l'assurance vie", a-t-il ajouté. "Créer un grand emprunt national qui canalisera cette épargne vers l'investissement, c'est une bonne chose", a-t-il insisté.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-5049926470183664009?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">8</thr:total></item><item><title>La dette, c'est tout bénef' !</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/la-dette-c-tout-benef.html</link><category>sarkozy</category><category>finance</category><category>dette</category><category>communication</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Thu, 25 Jun 2009 05:57:12 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-3655675989317464066</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/flux-tendu.html'&gt;Hier&lt;/a&gt; je parlais de l'idéologie droitiste de la dette, pour dire que la nouvelle droite des &lt;em&gt;managers&lt;/em&gt; n'avait plus les mêmes valeurs que la droite bourgeoise, et qu'elle était prête à se vautrer dans la dette pour préserver la dynamique qui est fondamentale pour la survie du &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt; bling-bling.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Là où je voulais en venir, c'était évidemment la question de ce grand Emprunt National que l'on nous a sorti de derrière les fagots balladuriens. Laurent Mauduit a dressé immédiatement &lt;a href='http://www.mediapart.fr/journal/france/220609/sarkozy-annonce-un-grand-emprunt-attention-danger'&gt;un réquisitoire très sévère&lt;/a&gt; sur les précédents Grands Emprunts, qui ont été en général peu efficaces et toujours très coûteux. Financièrement, il paraît qu'il n'y a aucun avantage à faire appel au public, aux veuves, orphelins, épargnants, bons pères de familles. Il coûte toujours cher des les attirer, plus cher que de pousser la porte d'une bonne banque, habituée, elle, à prêter au prix, tout simplement, du marché. Quand l'État emprunte de l'argent aux pauvres gens, c'est sponsorisé, subventionné. C'est une manière de mettre une fois de plus l'État au service du capitalisme, éternelle réflexe sarkozyste, mais je ne pense pas que ce soit la motivation principale.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'intérêt donc de cette mesure est donc politique, ou même psychologique. Même les &lt;em&gt;Échos&lt;/em&gt; sont d'accord. Laurence Boone, chef économiste chez Barclays Capital France, &lt;a href='http://www.lesechos.fr/info/france/4879429-le-grand-emprunt-doit-etre-productif.htm'&gt;écrit donc&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;En pratique, un emprunt « spécial » coûte un peu plus cher qu'un emprunt standard, qu'il s'adresse aux particuliers ou aux institutionnels&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Sa raison d'être est donc sa fonction d'annonce : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Sans attendre des réformes d'aussi vaste ampleur, l'emprunt pour financer les réformes aurait le mérite d'annoncer des priorités claires, d'en estimer les coûts et bénéfices attendus (rompant ainsi avec une tradition de non-transparence qui s'est emblématiquement incarnée dans la réforme des régimes spéciaux des retraites), et d'ancrer les promesses de réforme.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Mots cléfs : "annoncer", "ancrer", "promesses". Une nouvelle opération de com' est lancée. Les "bons pères de famille", pour qui un sous est un sous, lâchés par cette nouvelle droite, vont s'y retrouver, car ce qui sera coûteux pour l'État sera juteux pour leur épargne. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href='http://sarkofrance.blogspot.com/2009/06/nicolas-sarkozy-le-debiteur-permanent.html'&gt;Juan a raison&lt;/a&gt; : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Mais un emprunt national et "populaire" est surtout un coup politique. La réussite probable de sa souscription, si succès il y a, vaudra blanc-seing à sa politique dans sa communication gouvernementale.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;C'est littéralement une manière d'&lt;em&gt;acheter&lt;/em&gt; la bonne volonté des contribuables-épargnants-investisseurs. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Autre "bénéfice" : psychologiquement, cette nouvelle dette, pourtant plus chère pour les coffres vides, sera donc à distinguer de la dette ordinaire. Déjà ce grand effort de "pédagogie" est lancé, puisqu'on nous explique la différence entre bons et mauvais déficits. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Brouillage, écrans de fumée : tous les leviers habituels du sarkozyzme sont présents. Ce qui pourrait nous surprendre, c'est de voir avec quelle facilité, avec quelle allégresse le Très Grand Homme (TGH) est prêt à &lt;em&gt;nous&lt;/em&gt; faire payer pour étayer &lt;em&gt;sa&lt;/em&gt; rhétorique. Mais même ça ne nous surprend plus vraiment.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-3655675989317464066?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">2</thr:total></item><item><title>Flux tendu</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/flux-tendu.html</link><category>rolex</category><category>sarkozy</category><category>droite</category><category>finance</category><category>économie</category><category>dette</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Wed, 24 Jun 2009 14:34:14 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-8849967399731484050</guid><description>
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&lt;p&gt;La droite a toujours eu un rapport émotionnel avec la dette. Des &lt;em&gt;conservateurs&lt;/em&gt;, avec leur image de "bon père de famille", on était habitués à cette grande méfiance vis-à-vis de la dette. Le célèbre "les caisses sont vides" du malheureux François Fillon est dans la &lt;em&gt;droite&lt;/em&gt; lignée de cette vieille logique. Les gauchistes sont irresponsables, ils dépensent les sous de nos petits enfants pour le donner à des fonctionnaires paresseux. Sur toute proposition sociale pesait le menace de la dette, ou encore le fameux  "trou de la sécu" dans lequel on allait tomber un jour ou l'autre.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ça, c'était la droite traditionnelle. Elle existe d'ailleurs encore. Je citais Fillon tout à l'heure, par exemple. C'est une droite rassurante, utile pour les inquiétudes des nantis qui, &lt;em&gt;avant toute autre chose&lt;/em&gt;, ne veulent pas voir leur &lt;em&gt;capital&lt;/em&gt; partir en fumée, dans les narines des mêmes fonctionnaires (toujours eux), ou même celles, encore plus gourmandes en fumée, des RMIstes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;À côté de cette &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2007/11/la-bonne-vieille-droite.html'&gt;bonne vieille droite&lt;/a&gt;, existe donc, avec Sarkozy, une droite des &lt;em&gt;managers&lt;/em&gt;. On disait longtemps &lt;em&gt;droite bling bling&lt;/em&gt; à propos de Sarkozy. C'est un peu la même chose : le bourgeois convservateur n'avait pas besoin de Rolex, ou s'il en avait une il la portait correctement sans ostentation, car sa richesse était de famille, ancienne, acquise, évidente. La richesse du &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt;, en revanche, doit être visible car elle est neuve. Le &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt; doit marquer le coup, comme tout bon nouveau riche. Surtout, sa richesse n'est pas structurée comme celle du bourgeois. Le &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt; vit dans le flux, peut-être même dans la dette, dette qui lui est permise parce qu'il ne fait aucun doute qu'il est déjà trop puissant (chef de rayon chez Carrefour, directeur d'agence chez BNP-Paribas, etc. etc.) pour être pauvre. La pèse du mois prochain sera inévitablement supérieure à celle de ce mois-ci. Pas de souci.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bien sûr, ces deux droites se croisent et s'entrecroisent, s'aiment et se détestent. Elles partagent la conviction que le but de la politique est de supprimer les systèmes de partage, tant ils sont convaincus d'être en permanence les perdants dans les partages. Au-delà de ce socle idéologique, cependant, leurs analyses sont divergentes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt; ne peut pas faire le dos rond. Il vit en flux tendu, au mois le mois. S'arrêter, c'est rendre la Rolex, la &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/l-et-sa-535i.html'&gt;535i&lt;/a&gt;. Le bourgeois n'aime pas voir baisser ses rentes, va même serrer la ceinture un peu pour protéger ses intérêts, mais il n'a pas peur. Il sait que lui et les siens se retrouvent toujours. Le &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt; a la trouille et applique les principes qui lui ont réussi jusque-là : foncer avec aplomb.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dagrouik nous fait un topo sur &lt;a href='http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/06/24/l-UMP-fantasme-sur-l-endettement'&gt;les politiques d'endettement&lt;/a&gt; que la droite nous prépare. On savait déjà de quelle droite on avait affaire. &lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-8849967399731484050?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">3</thr:total></item><item><title>Rénovons pour n'innover en rien</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/renovons-pour-n-en-rien.html</link><category>gauche</category><category>rénovation</category><category>arnaudmontebourg</category><category>ps</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Sun, 14 Jun 2009 13:50:24 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-1170503524003628192</guid><description>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;C'est connu : moins on blogue, moins on blogue. Et inversément. Dans &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/prendre-de-la-place.html'&gt;mon dernier billet&lt;/a&gt;, alors même que j'en écrivais la fin, je sentais déjà qu'il allait falloir y revenir, sur cette question de &lt;em&gt;rénovation&lt;/em&gt;. J'écrivais donc :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;C'est grave, mais la solution a déjà été trouvée. Il suffit de rénover.  En profondeur. Pour de vrai. Les cris à la rénovation n'ont servi jusqu'à présent qu'à étouffer les envies de changement. "La rénovation? On s'en occupe." Rénover pour être sûrs que rien ne bouge, pour contenir les changements. &lt;a href='http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/06/09/Renover-encore-maintenant'&gt;Étouffer avec une commission.&lt;/a&gt; Gérer les volontés de changement. Ce sont &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2008/12/des-bons-gestionnaires.html'&gt;des bons gestionnaires&lt;/a&gt;, après tout.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Il faut distinguer deux choses. D'un côté, la "rénovation" éventuelle du PS ; et de l'autre les appels à la rénovation, la rhétorique de la rénovation. Celle-ci, nous savons qu'elle existe. La première, en revanche, à l'heure où j'écris ces lignes, n'a aucune existence réelle et n'est, au mieux, qu'une hypothèse, un voeu. Je ne dirais même pas une fiction, parce qu'à la différence d'un bon roman, ou même d'un mauvais, nous ne savons même pas à quoi ressemblerait ce fameux PS "rénové". &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quelqu'un m'a dit une fois que le taux de réussite des météorologues serait meilleur si, au lieu de faire des calculs, ils disaient systématiquement que chaque jour il ferait le même temps que la veille. Je ne sais pas si c'est vrai, mais il me semble que l'on pourrait appliquer le même principe au PS : il y a très fort à parier que, malgré toutes les promesses, déclarations, exhortations, admonestations, recommendations, &lt;a href='http://www.synonymes.com/synonyme.php?mot=exhortation&amp;amp;x=35&amp;amp;y=35'&gt;etc.&lt;/a&gt;, le &lt;em&gt;nouveau&lt;/em&gt; PS sera identique au PS actuel.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je vous entends déjà soupirer : &lt;em&gt;Quel fataliste !&lt;/em&gt; Il faut positiver au  contraire... &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C'est ça. Oui.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Non, je persiste : l'atonie actuelle, le marasme et la flacidité idéologiques du PS sont en fait la représentation parfaite du rapport de forces entre les VIP du Parti. Synthèse (anti- et pro- TCE) sur synthèse (fabiusiens et déesse-khaniens unis par leur anti-sorcièrisme). Nous savons que dans les luttes internes, les prises de positions sont des pions que l'on avance. Comment pourrait-il en être autrement pour des idées &lt;em&gt;nouvelles&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le pire, c'est qu'au PS on est, semble-t-il, persuadé qu'il n'y a même pas besoin de nouvelles idées. Arnaud Montebourg &lt;a href='http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/110609/lettre-d-un-socialiste-qui-espere-par-arnaud-mo'&gt;répondait ainsi&lt;/a&gt; l'autre jour à un internaute qui avait commenté sa "Lettre d'un socialiste qui espère" :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Je ne crois pas qu'il faille à chaque fois traiter de toutes les  questions afférentes à un programme de gouvernement ou de parti. Le  PS &lt;strong&gt;regorge d'ailleurs de textes sur ces sujets&lt;/strong&gt;. Le problème c'est  qu'ils sont inaudibles. [Je souligne, o16o.]&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Pour le diagnostic : oui, ils sont bien inaudibles, tous ces textes dont le PS &lt;em&gt;regorge&lt;/em&gt;. Faute à qui ou à quoi ? Il y en aurait trop, finalement? Le programme du PS est littéralement "trop fort"? Simple problème de com', finalement. Pas la peine de repenser quoi que ce soit ; il suffira de trouver la bonne technique de gouvernance et le reste viendra tout seul, tout cuit?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le PS dispose donc de toutes ces idées, de ce super-programme, dont personne ne veut. Il y aurait beaucoup à dire sur ce programme : mosaïque de micro-mesures, donc illisibles ? absence de relai chez les &lt;em&gt;PS people&lt;/em&gt; ?  contradictions soujacentes, conséquences des synthèses et des arrangements historiques ? Mais peut-être le plus grave est le fait de croire que toutes les idées sont déjà dans la boîte. Le Parti à des idées à en revendre, on ne va quand même pas commencer à réfléchir... À partir du moment où le Parti "regorge" d'idées, pourquoi changer, en effet ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Reste donc le bidouillage : primaires ouverte à la gauche (à condition que le candidat socialiste gagne bien sûr), comité des sages. Reste surtout la rhétorique de la rénovation ("au boulot", "on rénove 24 heures sur 24"). Ce n'est pas couteux, ça n'engage à rien, on peut faire son petit effet.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-1170503524003628192?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><title>Prendre de la place</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/06/prendre-de-la-place.html</link><category>gauche</category><category>ps</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Thu, 11 Jun 2009 06:00:35 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-2193305629719593569</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href='http://jegpol.blogspot.com'&gt;Nicolas J.&lt;/a&gt; m'a dit qu'il fallait que j'écrive des billets, même si je n'ai plus le temps. Comme il est désormais le &lt;a href='http://blog.wikio.fr/2009/06/top-50-des-blogs-européens-de-juin.html'&gt;24e blogueur européen&lt;/a&gt;, je suis obligé d'obéir. Je fais ce que je peux. Mais il y a aura sans doute moins de liens et de citations que d'habitude. À &lt;a href='http://aymericpontier.tumblr.com/'&gt;tous ceux&lt;/a&gt; qui me disent que bloguer ne prend pas de temps si on a envie de bloguer, je réponds : oui, mais il faut quand même se tenir au courant de l'actualité pour faire un blog politique. Mille pardons d'avance si je dis des bêtises... &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le PS se prend une veste. Un score largement inférieur à celui de Ségolène Royal au premier tour en 2007, malgré un MouDem en baisse de régime. Sans surprise, tant la configuration (j'allais dire "actuelle"...) du PS est le résultat de la concurrence interne pour la maîtrise de l'appareil, ce qui a abouti à des synthèses qui ne sont même plus molles avec des conséquences immédiates en termes de lisibilité politique, en termes de &lt;em&gt;qualité du discours politique&lt;/em&gt;. Malheureusement, il ne suffit pas de mettre le mot "solidarité" dans une phrase sur deux pour avoir l'air de vouloir faire quelque chose.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;J'ai l'air amer ? Leerdammer ? Oui, je le suis.  Et pas seulement à cause de Reims 2008. Chaque jour un peu plus, le PS se révele une machine, un appareil, un machin, un truc. Un organisme qui gère et qui produit des gestionnaires. Que gère-t-il ? Il gère sa position de "principal parti de gauche", ou "principal parti d'opposition". Le PS occupe une place sur l'échiquier politique, et si je me suis toujours considéré sympathisant socialiste, c'est avant tout par pragmatisme, le PS étant le parti pouvant vraiment battre la droite, pouvant vraiment occuper le pouvoir.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les élections européennes ont montré qu'une bonne partie de ce fameux "peuple de gauche" est prêt à lâcher le PS dès qu'une alternative crédible se présente. Le succès de Bayrou en 2007 relève finalement du même phénomène. Une partie importante des électeurs de gauche préfèrent voter pour n'importe quoi d'autre qui n'est pas à droite. D'ailleurs, Lionel Jospin avait déjà mis cette réaction au goût du jour en 2002...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Ce que je retire de ce 16%, c'est que la seule force (du moins sur le plan national) du Parti Socialiste, son seul intérêt, c'est d'occuper un emplacement de choix. L'occuper. Ils sont bien là. Mission accomplie. Il n'y aura pas de PS &lt;em&gt;bis&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C'est dommage de voir que ça se résume à si peu d'ambition. Car des gens avec un projet, une vision de la société pour le XXIe siècle pourraient sans doute se servir de cet emplacement pour faire quelque chose d'utile. Il serait permis d'imaginer qu'avec l'importance que l'on accorde au PS, avec son influence et son pouvoir bien réels, malgré tout, avec toutes les voix d'électeurs qu'il a reçus, qu'il y aurait une certaine responsabilité. Si je continue à taper là, je vais finir par parler d'une culture du résultat. C'est grave.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C'est grave, mais la solution a déjà été trouvée. Il suffit de rénover.  En profondeur. Pour de vrai. Les cris à la rénovation n'ont servi jusqu'à présent qu'à étouffer les envies de changement. "La rénovation? On s'en occupe." Rénover pour être sûrs que rien ne bouge, pour contenir les changements. &lt;a href='http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/06/09/Renover-encore-maintenant'&gt;Étouffer avec une commission.&lt;/a&gt; Gérer les volontés de changement. Ce sont &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2008/12/des-bons-gestionnaires.html'&gt;des bons gestionnaires&lt;/a&gt;, après tout.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-2193305629719593569?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><title>Les deux ans du sarkozysme : une réussite parfaite</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/05/les-deux-ans-du-sarkozysme-une-reussite.html</link><category>copé</category><category>gauche</category><category>sarkozy</category><category>pouvoir</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Fri, 22 May 2009 05:29:50 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-2104086159952478299</guid><description>&lt;p&gt;Je suis tellement en retard que j'ai presque l'impression d'être en avance. Le deuxième anniversaire de l'élection de l'immense Président de la R., notre Grand Chanoine, anniversaire célébré dans la liesse générale, est passé depuis maintenant quinze jours et je n'en ai dit mot. D'ailleurs, je n'ai pas beaucoup dit de mots ces derniers temps, mais c'est une autre histoire.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Depuis quinze jours je réfléchis donc à la signification profonde de l'anniversaire de cette grande date, date avec l'histoire bien entendu, l'anniversaire du jour où "&lt;em&gt;un peuple s'est levé&lt;/em&gt;" pour se libérer de sa propre protection sociale et de tous les autres conservatismes qui avaient maintenu la France dans une sorte de torpeur médiévale.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La plupart des commentateurs, du moins dans la &lt;a href="http://leftblogs.info"&gt;blogosphère de gauche&lt;/a&gt;, mais même au-delà, ont étrangement été assez durs avec le Très Grand Homme (TGH). Juan parlait d'une &lt;a href="http://sarkofrance.blogspot.com/2009/05/deuxieme-bougie-de-sarkofrance-lannee.html"&gt;année boomerang&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Mais surtout, le président a aussi montré combien il pouvait être formidablement contre-productif: ses réformes aggravent les situations qu'elles entendaient améliorer. Heures supplémentaires, bouclier fiscal, pôle emploi, réforme de l'audiovisuel, les exemples sont nombreux de ces réformes-boomerang qui reviennent en pleine figure de ses promoteurs.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Je pourrais en citer plein d'autres. Tout le monde semble penser que le fait que Nicolas Sarkozy bat des records d'impopularité signifie qu'il y aurait un problème quelque part. Le fait que l'optimisme de ce fameux peuple qui en 2007 s'est levé (tôt, sûrement) se soit aujourd'hui transformé en pessimisme avec un brin de mépris pour l'Homme Providentiel d'alors, les commentateurs y voient même... tenez-vous bien... &lt;em&gt;un échec&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Penser ainsi, c'est méconnaître la raison d'être de Nicolas Sarkozy, c'est ignorer le sens profond de sa présidence. Oui, il avait dit qu'il allait transformer la société, travailler pour gagner, chercher la croissance avec ses dents, des Rolex pour tous les quinquas, supprimer le chômage, instaurer l'éthique dans les relations internationales. Il ne fallait pas y faire attention. Le but n'était pas de faire ci ou ça, mais simplement occuper le pouvoir.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Qui n'a pas apprécié la souplesse politique de Jacques Chirac ? Tantôt "fracture sociale", tantôt écologiste, comme ces moulins qui s'ajustent selon l'orientation du vent, Chirac était également maître en l'art du dos rond. Il était tellement bon qu'il se fait rélire contre Le Pen, histoire de détacher complètement son élection de quoi que ce soit de politique. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Sarkozy est pareil : le but est de rester en pouvoir, tout simplement. Et sur ce plan, le TGH n'a aucune raison de rougir devant le bilan de ses deux premières années. Car s'il est très bas dans les sondages, ses adversaires n'en profitent pas. À l'horizon, rien de menaçant. Rien. Tel le yacht de Bolloré, Sarkozy navigue dans le calme. &lt;/p&gt;  &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Parti Socialiste&lt;/strong&gt; Plus faible que jamais. En faisant cause commune avec l'appareil jospiniste du Parti, Sarkozy se protège efficacement de sa rivale de 2007, pourtant la seule figure au PS à  bénéficier du moindre aura populaire. Un bon plantage aux européennes et la confusion sera totale et durable.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;UMP&lt;/strong&gt; C'était beaucoup plus difficile à réaliser, mais c'est fait. Sarkozy peut dormir tranquillement sur ses deux oreilles gaullistes. En interne, c'est Jean-François Copé qui incarne  on-ne-sait-pas-trop-quoi de non-sarkozyste. C'est pour dire qu'il n'y a pas d'opposition crédible. Villepin, l'ennemi numéro un, reste empêtré dans Clearstream et pour l'instant ne fera pas de mal à une mouche.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Bayrou&lt;/strong&gt; Sarkozy n'a pas à s'en occuper, d'autres le font à sa place. En commençant par le MoDem lui-même.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Presse&lt;/strong&gt; Pas de souci, même si de temps en temps il faut montrer à quelques impertinents qui est le véritable patron de la comm, quitte à faire appel aux armes &lt;a href="http://www.rue89.com/2009/05/21/antiterrorisme-cinq-gardes-a-vue-pour-une-photo-potache"&gt;policières&lt;/a&gt; (via &lt;a href="http://www.betapolitique.fr/Antiterrorisme-cinq-gardes-a-vue-28644.html"&gt;Betapolitique&lt;/a&gt;) ou &lt;a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-mediapart/040509/affaire-perol-caisses-d-epargne-soutenez-mediapart"&gt;judiciaires&lt;/a&gt;. &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;  &lt;p&gt;En somme, c'est le triomphe du sarkozysme. Du vrai sarkozysme, pas celui qui sert à se faire élire.  Il peut garder la tête haute. Bien joué Monsieur le Président.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-2104086159952478299?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total></item><item><title>Pourquoi les "réformes" passent mal : Sarkozy n'est pas si malin</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/04/pourquoi-les-passent-mal-sarkozy-n-pas.html</link><category>réformes</category><category>sarkozy</category><category>xavierdarcos</category><category>recherche</category><category>éducation</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Sun, 26 Apr 2009 13:06:16 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-4264052371052385911</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;


&lt;p&gt;On ne peut pas réformer la France. Les français sont trop attachés à l'État jacobin. C'est l'immobilisme, le conservatisme bien pensant de gauche, forme bien connue de &lt;a href='http://sarkofrance.blogspot.com/2009/04/sarkozy-et-le-terrorisme-intellectuel.html'&gt;terrorisme intellectuel&lt;/a&gt; d'ailleurs, des &lt;a href='http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com/'&gt;privilégiés&lt;/a&gt; qui ne font que protéger leur bout de gras, au mépris du Brave New World qui est pourtant à portée de main. Évidemment c'est l'Éducation Nationale qui est le domaine le plus immobiliste, conservateur, "terroriste intellectuel" etc. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Tout cela, vous, comme moi, le connaissez par coeur. Sarkozy et les sarkozÿens sont allés assez loin dans cette idéologie et ont même réussi à énerver des chercheurs que l'on pensait perdus définitivement à la politique. Même l'armée (!) n'a pas été tout à fait épargnée. La police n'est pas contente. Les hôpitaux sont en train de se réveiller. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pourtant, malgré ce qui passe pour des évidences, et malgré les idées reçues sur le sujet, la thèse de l'immobilisme socialo-gaulois ne me convainc pas. La lenteur avec laquelle le monde de la recherche et de l'enseignement supérieur a réagi aux "réformes" est assez significatif. Les premières initiatives de Valérie Pécresse, lancées pendant que l'on ne pensait qu'au Fouquet's et aux yachts maltais, étaient passées comme autant de SICAVs à la Banque Postale, jusqu'à ce que des étudiants, agissant contre l'avis des syndicats étudiants, ont commencer à râler.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Juste pour se remettre dans l'ambiance, &lt;a href='http://www.europe1.fr/Info/Archives/2007/Loi-Pecresse-les-etudiants-toujours-mobilises-l-Unef-appelle-au-deblocage'&gt;voici&lt;/a&gt; un titre du 29 novembre 2007 : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Le mouvement étudiant ne s'essouffle pas. De nombreuses manifestations ont eu lieu ce jeudi, 35 sites universitaires étaient encore bloqués, selon le syndicat l'Unef. Ainsi, les mesures annoncées par Valérie Pécresse pour désamorcer la crise contre sa loi sur l'autonomie des universités n'ont pas eu d'effet notable sur les étudiants. Toutefois, l'Unef appelle "les assemblées générales" à "la levée des blocages".&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Bien sûr, c'était l'époque du sarkozyzme triomphant, quand les billets vous sortaient des doigts presque déjà écrits, tant le monde semblait marcher à l'envers. Mais c'est pour dire que les "résistances", les "immobilismes" n'étaient pas au rendez-vous.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je me souviens encore d'un Xavier Darcos annonçant, à peu près à la même époque, le non-remplacement de 13.500 enseignants, tout en insistant que le nombre d'enseignants n'avait rien à voir avec leur efficacité. &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;M. Fillon a par ailleurs indiqué qu'il s'est "mis d'accord" avec le ministre de l'Education nationale sur le non remplacement de 13.500 enseignants l'année prochaine.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;M. Darcos plaide "pour une meilleure gestion" qui "permet de dégager des marges de manoeuvre dans l'éducation nationale". &lt;a href='http://www.rtlinfo.be/rtl/archive/article/147819/?&amp;amp;archiveYear=2008'&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Voilà, l'idée : on coupe, mais on transforme ; ça ira mieux. C'est sûrement ce que l'on inculque aux futurs gestionnaires, du &lt;em&gt;manager&lt;/em&gt; d'hypermarché jusqu'au PDG de multinationale. Réduire les coûts, augmenter l'efficacité, le rendement etc. Grâce à des "réformes structurelles", ce dont on nous rabattait les oreilles pendant bien longtemps. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et le pire, c'est que &lt;em&gt;des&lt;/em&gt; réformes structurelles pourraient être intéressantes. Il y a en a qui sont sûrement nécessaires. Dans la recherche, à l'hôpital, dans la police. Même à l'armée, que sais-je. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le problème, c'est que, en associant &lt;em&gt;toutes&lt;/em&gt; ses réformes à des suppressions des postes, Sarkozy et les siens discréditent automatiquement leur propre discours. Non seulement les "réformes" s'avèrent imbibées d'une idéologie difficile à avaler, mais en plus il devient très vite très clair qu'elles ne sont que l'habillage plus ou moins grotesque des coupes traditionnelles que la droite a toujours voulu pratiquer. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Nous avons beaucoup plus de mal à gober le progrès que le TGH (CDL - Chanoine du Latran) nous promet quand nous nous trouvons exposés, nous-mêmes ou nos collègues, aux conséquences bassement économiques de ces fameuses coupes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Autrement dit, des "réformes" ne pourront se faire dans un climat de confiance, pour aller vers un mieux, et non vers un pire remaquillé. Du coup, le taux de &lt;em&gt;confiance&lt;/em&gt; devient un enjeu important.&lt;/p&gt; 

    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-4264052371052385911?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><title>Je suis une bande de jeunes (deuxième partie)</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/04/je-suis-une-bande-de-jeunes-deuxieme.html</link><category>immigration</category><category>sécurité</category><category>sarkozy</category><category>éricbesson</category><category>xénophobie</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Thu, 23 Apr 2009 06:06:59 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-2375148301876012692</guid><description>
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&lt;p&gt;&lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/04/je-suis-une-bande-de-jeunes.html'&gt;Hier&lt;/a&gt; je parlais de l'inefficacité réelle de la nouvelle loi sur les "bandes". Encore une loi pour rien, du bruit (beaucoup) pour rien. Les ficelles sont tellement grosses, tellement usées (une ficelle peut-elle être usée jusqu'à la corde ?) que l'on se dit parfois qu'il n'est même plus la peine de les relever. Après tout, à notre tout petit niveau, cela contribue à renforcer le bruit, et pendant ce temps là on ne parle pas d'autre chose, comme ce que le pauvre Éric Besson est en train de nous préparer pour débarrasser les honnêtes gens de Calais de ces clandestins que Nicolas Sarkozy avait déjà mis dehors en 2002 pour &lt;em&gt;régler&lt;/em&gt; le problème de Sangatte. J'étais tout particulièrement touché par ce représentant (un frère anonyme) d'une entreprise qui voit dans ces clandestins  un menace existentiel : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;"Si on ne fait rien, nos entreprises n'existeront plus l'année prochaine", a affirmé de son côté le représentant d'European Diesel Card, sans décliner son nom.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Je prolonge ma digression quelques phrases de plus pour inclure cette jolie déclaration de la maire UMP de Calais qui n'hésite pas une seconde à associer, de façon complètement farfelue, les clandestins qui cherchent à gagner le Royaume Uni et le chômage dans sa ville :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;De son côté, la maire de Calais, Natacha Bouchart (UMP), a souligné  que sa ville comptait 14% de chômeurs et 6.000 Rmistes. "Nous  n'arrivons plus à gérer le problème des migrants" a-t-elle dit.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Bref, voilà ce dont je devrais être en train de vous parler aujourd'hui, mais quand je tiens un sujet j'ai parfois quelque mal à le lâcher, et je reviens à nos bandes. De jeunes, à condition que ce ne soient pas des simples "groupes de copains". &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Une mesure pour rien (même &lt;a href='http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/21/mesures-antibandes-les-syndicats-de-policiers-circonspects_1183662_3224.html'&gt;la police est d'accord&lt;/a&gt;), donc, mais à haute valeur symbolique, dans un domaine où le symbolisme est tout, et où la réalité n'est rien. De plus c'est un terrain symbolique de prédilection pour le Chanoine de Latran (CDL, merci à &lt;a href='http://www.peuples.net/post/Le-chanoine-du-Latran-frappe-toujours-deux-fois%3A-la-Laïcité-mange-la-poussière'&gt;peuples&lt;/a&gt;). Et c'est donc &lt;em&gt;symboliquement&lt;/em&gt; que cette loi me gêne, car elle est l'expression, de la part des &lt;em&gt;gens bien&lt;/em&gt;, de la certitude d'une culpabilité partagée de &lt;em&gt;ces gens là&lt;/em&gt;. "Mais Monsieur, je n'ai rien fait, c'est eux..." "T'es copain avec eux?" "Oui mais..." "Dans le fourgon!" Ils sont tous coupables, même s'ils n'ont rien fait. Parce que même si on ne peut rien prouver, &lt;em&gt;nous savons tous très bien&lt;/em&gt; qu'ils sont coupables. Alors pourquoi tergiverser?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Heureusement, la justice semble encore exiger des preuves, maintient un certain sérieux. Malheureusement, elle n'a aucun contrôle sur l'instrumentalisation des lois, devenus des sortes de tractes ou des jouets où le Pouvoir peut flatter la xénophobie des honnêtes gens. &lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-2375148301876012692?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><title>Je suis une bande de jeunes</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/04/je-suis-une-bande-de-jeunes.html</link><category>sécurité</category><category>sarkozy</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Wed, 22 Apr 2009 08:17:36 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-1881955073110263070</guid><description>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;


&lt;p&gt;Il va donc falloir commencer à défendre "les bandes" ainsi que leurs droits. Tel serait le rêve des sarkozyëns : enfermer la gauche dans une défense "droitsdelhommiste" de ces &lt;em&gt;gens&lt;/em&gt; dont tout le monde a si peur. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La machine a &lt;em&gt;yakka&lt;/em&gt; s'est donc mise en route, cette fois en mode judiciaire et législative. Une loi, après tout, ne coûte rien, et comme nous le verrons, ne &lt;em&gt;fait&lt;/em&gt; rien, à part, toujours, du bruit. Ce qui donne &lt;a href='http://www.20minutes.fr/article/321285/France-Bandes-ce-que-la-loi-francaise-prevoit-deja.php'&gt;ceci&lt;/a&gt; : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Il [le Président de la R.]  entend créer un nouveau délit, dans le cadre d'une proposition de loi qui doit être examinée fin mai devant l'Assemblée. Désormais, participer à une bande violente pourrait être puni de «trois ans de prison et 45.000 euros d'amende».&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Le problème, ce sont les anonymes dans la bande. On ne sait pas s'ils ont fait quelque chose ou pas, et surtout on ne peut rien prouver, mais on voudrait les incarcérer quand même. Parce que ce sont des gens pas bien. Il faudra quand même prouver qu'ils font partie de la bande. Qu'est-ce qu'une bande au juste ? Un expert &lt;a href='http://www.20minutes.fr/article/321293/France-Le-probleme-aujourd-hui-est-d-accrocher-ceux-qui-vont-profiter-de-l-anonymat-du-groupe-et-de-l-impunite-qui-va-avec.php'&gt;répond&lt;/a&gt; : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;A partir de combien de personnes forme-t-on une bande?  &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Aux Etats-Unis, c’est à partir de trois personnes. Après, c’est dans l’intérêt de la police de distinguer une bande d’un groupe de copains.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;C'est "dans l'intérêt de la police de distinguer une bande d'un groupe de copains" ! Je dirais que c'est dans l'intérêt des groupes de copains que la police réussisse à faire cette distinction. Par précaution, cepedant, il faudrait éviter de faire partie des groupes de copains d'au moins trois personnes si vous souhaitez éviter des gardes à vue inutiles. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Il est impossible de décider qui fait partie d'une bande, la ligne entre "groupe de copains" et "bande de jeunes délinquants" sera bien floue. Rien n'empêchera le soupçon de "faire partie de la bande", ce qui pourra justifier une nouvelle inflation des gardes à vue. Qui seront sans suite, puisqu'on ne peut pas prouver l'appartenance à une bande. "Je vous jure monsieur, les autres c'est une bande, moi je suis juste copain avec eux." &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je voudrais donc proposer un amendement à cette proposition de loi, qui obligerait les bandes à maintenir des listes précises de leurs membres et à leur fournir des cartes attestant leur appartenance. Je laisse aux vaillants députés UMP le soin de décider par exemple à combien de bandes un même déliquant peut adhérer et des autres modalités. Il paraît évident, en revanche, que l'État doit faire respecter l'obligation de donner des noms aux bandes afin de mieux cerner leurs territoires et leurs responsabilités. Le législateur pourrait même aller jusqu'à suggérer certains noms, comme les "Jets" et les "Sharks", même s'il semble probable que la jeunesse de la France pourra très bien inventer ses propres noms de bande. Bien sûr, l'adhésion à une bande ne sera validée par l'État que lorsque la demande d'adhésion sera accompagnée d'un échantillon d'ADN.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;De plus, afin d'éviter les confusions, il semble tout aussi nécessaire de créer un Registre National des Groupes de Copains, avec une structure assez semblable à la jurisdiction des bandes (cartes, noms, ADN), ceci pour savoir, en cas de litige, si la peine "bande" doit s'appliquer, ou si au contraire nous sommes dans le cas du "groupe de copains".  Tout cela pourrait paraître compliqué à gérer, mais à ceux qui disent ça, je répond : "Tel est le prix de notre sécurité, de celle de nos enfants."&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href='http://piratages.wordpress.com/2009/04/22/le-securitaire-en-securite/'&gt;Vogelsong&lt;/a&gt; vient d'écrire :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Le sécuritaire est le Fort Alamo de la droite. [...] La lutte contre l’insécurité est un leurre. Pour la droite, c’est le contrôle est l’ordre social qui motive les mesures politiques. La manœuvre consiste à entretenir l’insécurité pour accentuer la pression sécuritaire. Réduire l’insécurité entraînerait le tarissement de la manne élective. C’est dans ce cloaque gluant et empesté, que brasse paisiblement la droite française.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Il a raison.&lt;/p&gt; 

    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-1881955073110263070?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total></item><item><title>Le verre d'eau des tempêtes</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/04/le-verre-d-des-tempetes.html</link><category>yvesjégo</category><category>gauche</category><category>médias</category><category>sarkozy</category><category>ségolène</category><category>communication</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Tue, 21 Apr 2009 13:05:05 PDT</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-4277598888411029129</guid><description>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;    &lt;p&gt;En effet, le psychodrame, ou le double psychodrame, qui entoure les "excuses" offertes par Ségolène Royal, servira de cas d'école dans l'étude de la structure médiatico-politique d'une Ve République agonisante. On suppose que ce seront des chercheurs étrangers qui se pencheront sur l'affaire, les éventuels chercheurs français seront bien entendu trop occupés à des projets à rentabilité immédiate pour y perdre leur temps.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'une des conclusions auxquelles ces chercheurs ne manqueront pas d'arriver, c'est qu'aucune information politique ne saurait exister si elle ne peut pas s'insérer dans le récit fondamental qui est le roman des personnages politiques.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.lepost.fr/article/2009/04/19/1501949_les-excuses-de-segolene-royal-pourquoi-faire.html'&gt;Richard Trois&lt;/a&gt; l'explique très bien: &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais personne ne pose cette question pourtant essentielle   :&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt; Si Ségolène Royal n'avait pas écrit ces quelques   lignes d'excuses à José L. &lt;a class='tag_auto' target='_blank' href='/tag/zapatero/'&gt;Zapatero&lt;/a&gt;, &lt;strong&gt;les français dans leur grande   majorité auraient-ils entendu parler du tollé soulevé en   Espagne&lt;/strong&gt; par cette phrase, qui aurait été prononcée par   M.Sarkozy, selon &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;, sur M. &lt;a href='http://www.lepost.fr/article/2009/04/17/1499473_zapatero-pas-tres-intelligent-les-mots-de-sarkozy-ont-ils-ete-mal-interpretes.html'&gt;   Zapatero qui "n'est peut-être pas très intelligent"&lt;/a&gt; ?&lt;br/&gt; Les   Français d'en bas, ceux qui ne suivent pas au quotidien les faits et   gestes de Nicolas Sarkozy, auraient-ils su avec quelle   condescendance et quel mépris Nicolas Sarkozy a traité Barack Obama   devant les députés issus de la representation nationale reçus à   l'Elysée ?&lt;br/&gt; &lt;a target='_blank' href='http://www.lepost.fr/article/2009/04/18/1501432_quand-la-presse-internationale-taille-des-costards-xxl-a-nicolas-sarkozy.html'&gt;Les auraient-on informé de ces costards XXL taillés   par la presse internationale&lt;/a&gt; tout spécialement pour Nicolas   Sarkozy et son comportement à l'égard de ses homologues ?&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;L'image désastreuse de Lui-Même que notre Très Grand Homme (TGH) donne à l'étranger ne devient une « information » que si elle entre dans la narration déjà rôdée de la campagne de 2007. Vous vous souvenez du test dans &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; :  « Êtes-vous Sarko ou Ségo? ». Nous en sommes encore là, malheureusement. Aujourd'hui il n'y a pas d'autre schéma pour expliquer la politique. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Bien sûr, Ségolène Royal n'est pas toujours dans le coup. Excellent exemple d'un coup 100% médiatique : Nicolas Sarkozy est battu à plates coutures par Chirac dans un sondage &lt;em&gt;Paris Match&lt;/em&gt; (votre source pour tout ce qui est sérieux en politique : nous attendons impatiemment leur dossier sur les nouveaux emplois précaires ou l'avenir du syndicalisme.) &lt;a href='http://sarkofrance.blogspot.com/2009/04/sarkozy-est-coince-et-il-nest-pas.html'&gt;Juan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/14/01011-20090414FILWWW00470-chirac-en-tete-des-personnalites-preferees.php'&gt;Un   autre baromètre&lt;/a&gt;, de Paris Match cette fois-ci, place le   président loin derrière Jacques Chirac en termes de popularité. Seul   motif de satisfaction, il devance Ségolène Royal. &lt;a href='http://www.lesechos.fr/info/france/4853890--la-parole-de-nicolas-sarkozy-est-devenue-inaudible-.htm'&gt;Un   sociologue, président de Mediascopie&lt;/a&gt;, explique que Nicolas   Sarkozy est devenu "&lt;i&gt;inaudible&lt;/i&gt;".&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Oui, Sarkozy est ridicule, inaubile. Oui, on lui préfère Chirac. Si ce n'est pas Zidane, Laure Manaudou ou l'Abbé Pierre. Mais cela ne donne rien : en désapprouvant Sarkozy, on tombe dans la nostalgie de Chirac, justement un choix &lt;em&gt;non-politique&lt;/em&gt;. Avec Chirac, comme dirait Jean d'Ormesson, "c'était bien". Quoi exactement ? &lt;a href='http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/03/26/Non%2C-je-ne-regrette-pas-Chirac'&gt;Rien&lt;/a&gt;, en fait. Chirac, maître du dos rond et de l'hypocrisie politique, est simplement &lt;em&gt;plus sympa&lt;/em&gt; que son successeur. C'est trop génial pour nous. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le gauchiste en nous, notre sur-moi trotskyste (dût-il exister) dirait aussitôt : il faut dénoncer la personnalisation de la vie politique, donc Ségo et Sarko, même combat. Ce qui me fait revenir à l'un des principes fondamentaux que j'affirme depuis le début de ce blog, l'efficacité. Non pas celle de ces socialistes "libéraux" qui veulent produire avant de distribuer, et qui, à force de couper les poires en deux, en quatre et en huit, finissent avec une sorte de compote de droite mais allégée en sucres.  Trotsky lui-même était, dans ses jeunes années surtout quand il a livré à Lénine l'Armée Rouge, quelqu'un d'assez &lt;em&gt;efficace&lt;/em&gt;, et ce n'est pas sûr qu'aujourd'hui son premier réflexe serait de s'embarasser de principes sur ce que doit être une parole de gauche.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Aujourd'hui, maintenant, le monde est télévisuelle, la République est Cinquième, et il va falloir s'y faire. Une seule personne à gauche est capable, par un simple discours plein de bon sens, de semer l'hystérie dans le camp de droite, de faire sortir de ses gonds &lt;a href='http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jb5pWieG7ZOPMl1LA43dlKkM91Tg'&gt;la garde rapprochée&lt;/a&gt; sarkozyste. J'ai donc du mal à comprendre ceux qui &lt;a href='http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Politique/Jack-Lang-excusez-Segolene-Royal-!/(gid)/217712'&gt;crachent&lt;/a&gt; dans la soupe. Il y a si peu de soupe.&lt;/p&gt;      &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-4277598888411029129?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">7</thr:total></item><item><title>Les Echos continuent leur travail de sape</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/03/les-echos-continuent-leur-travail-de.html</link><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Sun, 01 Mar 2009 03:06:13 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-6182205779684652580</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Dans le numéro d'hier (vendredi 27 et samedi 28 janvier), &lt;em&gt;Les Échos&lt;/em&gt; ont poursuivi la casse du sarkozysme. Casse qui refuse de dire son nom, bien entendu. Cette fois-ci c'est la politique industrielle du Très Grand Homme (TGH) qui en prend pour son grade, sous la plume de Philippe Escande, éditorialiste maison. (Il serait amusant d'aller voir ce que ce même Philippe Escande pensait de l'élection de Sarkozy en 2007. Hélas, je suis toujours en vadrouille et ne peux rien googler.)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'édito de l'éditorialiste a pour titre « La nostalgie des cheminées qui fument ». Pas très &lt;em&gt;développement durable&lt;/em&gt; déjà. Et ce mot « nostalgie » évoque bien l'un des fondements idéologiques du sarkozysme : la centralisation et la concentration des pouvoirs (économiques et politiques) qui se justifie par un retour réactionnaire vers un passé impossible et mythologique. Pour l'industrie, ça se résume par ces « cheminées qui fument ». Ah c'était bien, cette forme de pollution des Trente Glorieuses !&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Le président de la République ne perd jamais une occasion de rappeler son attachement aux usines françaises. Cela ne devrait pas faire oublier que notre pays est l'un des plus désindustrialisés d'Europe et qu'il a largement basculé dans le tertiaire.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Paf!&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je parlais des Trente Glorieuses, mais c'est peut-être même le modèle social de l'Empire qui fait véritable saliver le TGH :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Hier encore dans l'Ain, au chevet du sous-traitant Plastic Omnium,  il a vanté les vertus de cette France qui transpire dans les  ateliers. &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Ah, ces ouvriers qui se levaient tôt pour transpirer dur ! Qui connaissaient bien leur place dans la société et qui n'osaient pas venir embêter les patrons. Comme dirait Jean d'Ormesson : « C'était bien ! ».&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Philippe Escande sort tout de suite son couteau pour le plonger dans le dos de la politique industrielle française :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;La France a donc développé le concept de politique industrielle, qui  s'est appuyé sur l'idée que l'État pouvait choisir, impulser et  accompagner l'essor des entreprises. Les dernières interventions  au chevet de l'automobile relèvent de la même idée. On materne d'un  côté et, de l'autre, on oriente, notamment pour protéger le coeur  du dispositif, les usines menacées de délocalisation.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Il faut sauver Renault et PSA. Après il faut sauver Valeo. Et ainsi de suite. Et ce pendant que la Chine et les autres pays qui accueillent la délocalisation deviennent de plus en plus compétitif sur des secteurs de plus en plus de pointe. Des morceaux d'Airbus vont être fabriqués en Chine bientôt : c'est un signe. Et pourtant la nostalgie d'un modèle industrielle persiste. Elle est même vue comme la seule façon de sauver l'économie. Il faut résister, résister, résister. S'il faut aligner les salaires français sur ceux des ouvriers chinois, tant pis, on le fera. Parce qu'il faut d'abord sauver l'industrie, les cheminées, la fumée, etc. Et pourtant&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Force est de constater que le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. Le tableau de l'industrie française que vient de dresser l'Insee laisse songeur, d'autant qu'il couvre l'année 2007, avant la crise. Depuis une décennie, l'industrie française se ratatine. Elle perd de la compétitivité, des emplois et des parts de marché.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Pour justifier un plan de «relance» qui favorise les grands groupes, l'argument  souvent avancé était que de la survie des Très Grandes Entreprises dépendait celles des PME fournisseurs. Même si l'on oublie pour l'instant que des sociétés comme Renault et PSA n'hésitent pas à s'approvisionner à l'étranger, et donc qu'un euro apporté au sommet de la chaîne ne nourrit pas forcément tous ceux qui sont en dessous, Philippe Escande va beaucoup plus loin:&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;s'il y a un secteur qui s'est développé ces trente dernières années en France et qui a permis au pays d'accroître son niveau de vie, c'est celui des services. Comparer le classement des trente premières entreprises entre 1975 et 2005 est édifiant. On voit disparaître des grands conglomérats et apparaître des poids lourds comme Accor, Sodexo, Adecco, France Télécom ou Air France-KLM, tous champions des services et dépourvus de la moindre usine. Les premiers employeurs de France, hors service public, s'appellent Carrefour et Veolia.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Ainsi,&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;l'industrie pure et dure,avec ses fabriques de voitures ou d'avions,n'est plus au sommet d'une pyramide de l'évolution qui conditionnerait tout le reste.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Tant pis pour les pyramides, même si le &lt;em&gt;lider minimo&lt;/em&gt; les affectionne, surtout quand c'est lui (et ses amis) qui se trouvent à leur sommet. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et cet impertinent trouve le courage pour conclure en disant : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Aider l'université plus que l'usine.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;C'est dire qu'il n'y a plus de valeurs!&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En plus du plaisir que suscite le spectacle d'un nouveau désaveu de la «pensée économique» sarkozyste avec tout ce qu'elle a de purement émotionnel et symbolique, d'un côté, et de centralisant et jacobin de l'autre, je crois qu'il faut en tirer des enseignements plus profonds. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'été dernier j'écrivais, à propos des politiques industrielles : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Or, certaines industries, certains domaines ne peuvent pas être délocalisées ou ne peuvent pas être atteints par la concurrence internationale : le bâtiment, par exemple. Ça ne sert à rien de faire construire votre immeuble à bas prix au Bangladesh, si votre terrain est en France. Si l'agriculture intensive est susceptible de concurrence internationale, l'agriculture bio devrait beaucoup mieux résister, puisque la distance entre producteur et consommateur est un facteur plus décisif. De façon générale, les services vont mieux résister à ce type de concurrence, pour des raisons géographiques ou culturelles.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Historiquement, le PS, voulant défendre les intérêts des ouvriers, défend aussi un certain &lt;em&gt;statut quo&lt;/em&gt; dans l'industrie. Il ne s'agit pas d'abandonner la défense de ces intérêts, mais de réfléchir à infléchir le développement de l'économie pour justement accentuer, renforcer ses aspects &lt;em&gt;locaux&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Et oui, un petit coup de patte en passant pour le productivisme socialiste. Il faut changer un peu de recette.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'antisarkozysme pourra devenir l'occasion de s'en prendre à ces logiques centralisantes, l'idée que toute solution passe par du massif, de l'énorme, par les centres de pouvoir et de richesse, plutôt que par des réseaux (tiens, ça fera un peu 2.0), par la circulation d'idées et de richesses, par un fractionnement heureux et constructif du pouvoir.  &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Puisqu'on doit supporter &lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-6182205779684652580?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total></item><item><title>La concentration du pouvoir économique au service de...</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/la-concentration-du-pouvoir-economique.html</link><category>industrie</category><category>fsi</category><category>sarkozy</category><category>économie</category><category>crisefinancière</category><category>pouvoir</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Fri, 27 Feb 2009 02:14:37 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-6979950813150523166</guid><description>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Par pur esprit de sacrifice, je continue à lire &lt;em&gt;Les Échos&lt;/em&gt; pour vous éviter de le faire. À vrai dire, en ce moment, c'est une lecture assez intéressante dans la mesure où les auteurs ne s'embarrassent pas des considérations "sociales" pour se concentrer sur l'essentiel : le pognon, l'oseille, le fric, les sous, la thune...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Depuis quelque temps, &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/la-bulle-est-plutot-dans-les-esprits.html'&gt;je m'inquiète&lt;/a&gt; de ce &lt;em&gt;fonds souverain&lt;/em&gt; que Nicolas Sarkozy proposait, pour protéger "nos" groupes des méchants étrangers qui pourraient profiter de la baisse des cours pour se les accaparer. Le caractère mondial de la crise actuel semble échapper à nos dirigeants : la plupart des méchants étrangers ont aussi des problèmes de trésorerie, la valeur de "nos" groupes est tout sauf certaine (Renault est classée dans la catégorie &lt;a href='http://www.easybourse.com/bourse-actualite/renault/renault-moody-s-abaisse-notes-de-credit-a-junk-FR0000131906-620897'&gt;"junk"&lt;/a&gt; déjà). Bref, l'opportunité de cette démarche ne semble pas aller de soi.  Les mauvais esprits sont tentés d'y voir une nouvelle forme de colbertisme. Et les très mauvais esprits penchent même vers l'hypothèse d'une nouvelle technique pour tout simplement soumettre l'État et les contribuables à une élite financière et, accessoirement, industrielle.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Étrangement, je n'avais pas vu passer la véritable création de ce fonds souverain, qui s'appelle le &lt;em&gt;Fonds stratégique d'investissement&lt;/em&gt;, ou même le FSI, ce qui en fait presque l'égal du FMI. C'était en décembre. Le FSI appartient donc à la Caisse des Dépôts et Consignations (51%) et l'État (49%). &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je apprends tout cela, donc, grâce aux &lt;em&gt;Échos&lt;/em&gt;, à l'occasion de la première intervention du FSI, qui part sauver Valeo. (&lt;em&gt;Les Échos&lt;/em&gt;, jeudi 26 février, page 19.)  En somme, le FSI a acheté 2,35% de Valeo, ce qui s'ajoute aux 5,98% qu'avait déjà la Caisse des Dépôts et Consignations. Mais même avec 10,5% des droits de votes, la France se trouve toujours distancée par Pardus (pardieu), un fonds américain "qui avait cherché longtemps à infléchir la stratégie du management, avant de se montrer moins pugnace". (Méchants. &lt;a href='http://uk.reuters.com/article/motoringAutoNews/idUKLQ54135120090226'&gt;"Aggressifs"&lt;/a&gt; ?)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Nous apprenons des choses intéressantes. Si vous voulez être sauvé par le FSI, il vaut mieux faire partie du même monde : "Gilles Michel, directeur général du FSI [...] connaissait bien Thierry Morin, PDG de Valeo, en tant qu'ancien patron de Citroën." Bon à savoir.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'État arrive, pourrait-on penser, à temps, car chez Valeo ça va assez mal. Le groupe a perdu 207 millions d'euros l'année dernière. Une bricole, sans doute, au vu des pertes à venir, mais sûrement pas bon signe. Du coup, on apprend que Valeo venait déjà de supprimer 5000 postes et 6000 contrats d'interimaires. (Ne comptez pas sur &lt;em&gt;Les Échos&lt;/em&gt; pour verser des larmes à propos de ces postes. C'est la restructuration, que voulez-vous?) Rien ne semble indiquer qu'il y ait la moindre dimension sociale dans ce projet. Je me trompe peut-être... &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Enfin, il y a le problème du pognon. Le FSI envisage de se gonfler considérablement. &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;"Quand nous serons sollicités pour une opération de plusieurs  milliards d'euros, il faudra sans doute se poser la question du  dimensionnement total du FSI", indique Augustin de Romanet, le  directeur général de la CDC.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;J'adore le "sans doute". Ce &lt;em&gt;machin&lt;/em&gt; aurait donc l'ambition de devenir énorme. L'État va continuer à investir justement dans des sociétés dont personne ne veut (Valeo est dans la catégorie du &lt;a href="http://uk.reuters.com/article/motoringAutoNews/idUKAUTOFR20090226"&gt;junk&lt;/a&gt; désormais). Massivement. Car le patriotisme économique consiste surtout à soutenir les courbes de nos fleurons. Le reste, ce n'est que des détails. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et j'ai encore quelques questions. Par exemple : d'où vient tout cet argent ? Et quelle sera la conséquence à long terme de cette nouvelle forme de concentration du pouvoir économique et politique ?&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-6979950813150523166?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><title>Y a-t-il des RTT pour sauver l'économie ?</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/y-t-il-des-rtt-pour-sauver-l.html</link><category>entreprises</category><category>sarkozy</category><category>chômage</category><category>medef</category><category>35heures</category><category>économie</category><category>crisefinancière</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Thu, 26 Feb 2009 05:17:14 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-6519488284104279132</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le problème, en France, c'est qu'on ne travaille pas assez&lt;/em&gt;. Vous le saviez déjà, mais avec 90.200 fainéants de plus en un mois, l'analyse de notre Très Grand Homme (TGH) n'a jamais paru aussi pertinente.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Sur la deuxième page des &lt;em&gt;Échos&lt;/em&gt; de ce matin, il y a un petit &lt;a href='http://www.lesechos.fr/info/france/4835608--les-entreprises-doivent-reflechir-a-reduire-le-temps-de-travail-.htm'&gt;entretien avec Xavier Lacoste&lt;/a&gt;, "Directeur général du cabinet Altedia". Je n'ai pas d'accès internet en ce moment, et ne peut pas aller voir qui est Xavier Lacoste, mais je vais supposer qu'Altedia n'est pas une boîte de conseil pour chômeurs et autres démunis. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Quelques extraits:&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Pour l'instant, le changement de conjoncture n'a pas modifié [le]  comportement [des entreprises].: les DRH n'ont pratiquement pas  recours aux dispositifs d'amortissement interne, qui permettraient  de limiter les licenciements. Hormis quelques secteurs [...], les  entreprises n'envisagent pas encore de réduire leur temps de  travail pour limiter les licenciements. Les accords de RTT  défensifs étaient largement utilisés à la fin des années 1990, pour  amortir le ralentissement de l'emploi. Mais pour une partie du Medef  ou de la CGPME, ils semblent constituer un péché abominable.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ? Les 35 heures et les RTT pourraient sauver l'économie (en sauvant un certain nombre de salariés du chômage), mais ont été tellement diabolisées par Sarkozy, le MEDEF et l'UMP que les entreprises &lt;em&gt;préfèrent&lt;/em&gt; licencier... "Les 35 heures, ça a été une catastrophe..." Ne l'oubliez pas.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais pire encore, Xavier Lacoste s'en prend carrément au "Travailler plus pour...":&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;En période de crise, il serait pourtant légitime de mettre en oeuvre  des solutions de crise. Le gouvernement pourrait renoncer aux heures  supplémentaires défiscalisées, mises en oeuvre en 2007 dans un  contexte d'expansion économique, au profit d'exonérations de  charges liées à la réduction du temps de travail. Tout doit être  fait pour que les licenciements économiques constituent un dernier  recours. &lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Là vous êtes en train de vous dire : l'Omelette se trompe, sa marchande de journaux communiste a mis un feuillet de l'&lt;em&gt;Huma&lt;/em&gt; dans les &lt;em&gt;Échos&lt;/em&gt;. Eh non, les marchands de journaux ne sont pas des anciens communistes, mais des petits chefs d'entreprises. Xavier Lacoste n'est pas Robert Hue. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Non, nous sommes bien dans l'efficacité de l'entreprise. Le signe qui ne se trompe pas : "heures supplémentaires défiscalisées, mises en oeuvre en 2007 dans un contexte d'expansion économique".  Xavier Lacoste est simplement dans la logique de l'intérêt des entreprises, et l'intérêt général : trop de licenciements font rétrécir l'économie, suscitant d'autres licenciements et ainsi de suite.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C'est donc la révolution, même dans les pages des &lt;em&gt;Échos&lt;/em&gt;. Je n'arrive pas à penser à  un désaveu plus complet du sarkozysme. Mine de rien.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;(&lt;strong&gt;Update&lt;/strong&gt; après avoir trouvé un &lt;em&gt;hotspot&lt;/em&gt; : Altedia a peut-être une petite orientation "sociale". Pourtant, ce cabinet de conseil se dit simplement : "groupe de conseil en management, ressources humaines et communication". Ce même Xavier Lacoste aurait osé dire au &lt;a href='http://blog.lefigaro.fr/social/2009/02/certains-plans-sociaux-ne-sont.html'&gt;&lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; : "Certains plans sociaux ne sont pas rationnels". Intéressant.)&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-6519488284104279132?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">4</thr:total></item><item><title>Ségolène Royal en Guadeloupe</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/segolene-royal-en-guadeloupe.html</link><category>yvesjégo</category><category>colonialisme</category><category>guadeloupe</category><category>sarkozy</category><category>ségolène</category><category>xénophobie</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Tue, 24 Feb 2009 11:57:09 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-5157754165311932390</guid><description>
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Même l'UMP serait d'accord, j'en suis presque certain, pour dire que la situation en Guadeloupe est assez complexe. D'ailleurs, l'UMP serait sans doute encore plus d'accord aujourd'hui qu'il y a quelques semaines. Je ne prétends pas comprendre ce qui se passe là-bas plus que quiconque, et me contente de constater le désarroi profond du Pouvoir devant cette contestation. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La question coloniale et post-coloniale avaient jusqu'à présent, dans l'essor politique de Nicolas Sarkozy, joué un rôle important, un rôle stratégique : l'exploitation de la xénophobie lui a fait obtenir le soutien d'électeurs prêts à voter contre leurs propres intérêts économiques et sociales, mais très sensibles à ces questions dite, très délicatement, "d'identité". Identité nationale.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Comment faire, cependant, quand on n'est plus candidat et qu'il ne suffit plus de séduire la moitié seulement de la population ? J'imagine que l'espoir initial, la &lt;em&gt;réaction&lt;/em&gt; initiale, était d'espérer que l'opinion de la majorité "petit blanc" se retournerait contre la contestation guadaloupéenne. Quelques semaines plus tôt, Sarkozy espérait que la haine du fonctionnaire fainéant servirait à isoler et écraser les enseignants-chercheurs.  Soudain, crise économique aidant sans doute, il semblerait que la population s'identifie davantage à ceux que le Pouvoir cherche à dégraisser ou à dompter, qu'à celui, fût-il Très Grand, qui promettait monts et merveilles si seulement il pouvait entreprendre son vaste programme de casse sociale.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les Antilles sont, paraît-il, assez loin de la métropole. Mais quand on dépense &lt;a href='http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/10/air-force-one-2.html'&gt;280 millions&lt;/a&gt; (via &lt;a href='http://sarkofrance.blogspot.com/2008/10/budget-2009-les-mauvais-comptes.html'&gt;Juan&lt;/a&gt;) pour avoir son propre Air Force 1, la distance ne doit pas poser un énorme problème. Pourtant, le Pouvoir se contente d'envoyer Yves Jégo, comme si franchement la Guadeloupe était trop loin et trop dangereuse pour quelqu'un de plus important. Car Yves Jégo, si ce n'est pas (ça a été prouvé) un &lt;a href='http://yvespoey.unblog.fr/2008/02/06/'&gt;apparatchik&lt;/a&gt;, est devenu un simple émissaire. Le Pouvoir reste bloqué dans une logique purement coloniale, un conflit qui se passe ailleurs. Pas tout à fait &lt;em&gt;chez nous&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A ce titre, la malheureuse &lt;a href='http://www.lepoint.fr/actualites-politique/martine-aubry-craint-la-propagation-des-evenements-des-antilles-a/917/0/317004'&gt;réaction&lt;/a&gt; de Martine Aubry était typique de cette attitude: "Je crains effectivement que le sentiment de ras le bol des Guadeloupéens et des Martiniquais se diffuse ici". Ici et là-bas. Ce serait grave, &lt;em&gt;ici&lt;/em&gt;. Même si, bien sûr, son intention était de critique l'absence d'action de la part du Chef de l'État. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Et soudain, Ségolène Royal apparaît en Guadeloupe. Nous sommes habitués maintenant à ce que la moindre déclaration de "l'ex-présidente" suscite des réactions excessives. Il faut bien savourer celle du MEDEF local : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;L'UMP locale a parlé de "récupération politicienne", tandis que le  Medef guadeloupéen assurait ne pas avoir besoin "de politiciens  arrivistes, qui viennent nous donner des leçons", invitant la  présidente de Poitou-Charentes à "se casser".&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Par sa présence, Ségolène Royal a montré que l'on pouvait franchir cette énorme distance entre "ici" et "là-bas", et même en tailleur. Une belle démonstration politique. Et la preuve que le système-Sarko est bel et bien en miettes. Finies les interventions pompeuses où le Très Grand Homme (TGH) débarqué au Tchad, par exemple, pour résoudre lui-même avec ses mains de gladiateur des problèmes qui dépassaient les compétences des intermédiaires. Désormais, il faut des &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090219.OBS5491/sarkozy_dans_le_maineetloire__700_policiers_pour_1.600_.html'&gt;centaines de policiers&lt;/a&gt; pour effectuer le moindre déplacement dans des zones rurales de l'Hexagone.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Alors : usurpation ? détournement ? imposture ? manoeuvre politique ? Insincérité de l'ex-Madone ? A quel personnage politique demande-t-on d'être véritablement sincère ? Le geste de Ségolène Royal a supprimé la fausse distance et la fausse différence qui sont celles du mensonge (post-)colonial, qui consiste à dire que là-bas c'est pareil qu'ici, tout en sachant que là-bas ne sera jamais tout à fait pareil qu'ici. &lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-5157754165311932390?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">5</thr:total></item><item><title>La bulle est plutôt dans les esprits</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/la-bulle-est-plutot-dans-les-esprits.html</link><category>entreprises</category><category>sarkozy</category><category>finance</category><category>économie</category><category>crisefinancière</category><category>bulle</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Sun, 22 Feb 2009 10:31:58 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-3400365415104506842</guid><description>&lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Quand il veut faire "pédagogique", Nicolas Sarkozy dit "premier élément", "deuxième élément", etc. Il faudrait lancer un jeu-concours pour trouver l'intervention où l'on arrive au plus grand nombre d'"éléments". Je serais étonné s'il dépassait les quatre éléments. J'ai entendu Hortefeux dire des "éléments", ce que j'ai pris pour la preuve que c'est un usage profondément sarkozyste.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Permettez-moi donc de suivre leur magnifique exemple.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier élément&lt;/strong&gt; : la SocGen et la BNP, après avoir reçu le soutien de l'État pour survivre à la crise financière, annoncent plus d'un milliard et demi de &lt;a href="http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/02/et-pour-les-act.html"&gt;dividendes&lt;/a&gt; pour leurs actionnaires, le justifiant ainsi :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Pour SocGen et BNP Paribas, toutes les deux bénéficiaires, le choix est simple. "Il faut récompenser les actionnaires qui ont souffert de la baisse de l'action". Donc, on verse un dividende.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Ceci ne semble pas provoquer d'émotion particulière du côté de l'Élysée. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxième élément&lt;/strong&gt; : au tout début de la crise, Nicolas Sarkozy avait proposé la création d'un &lt;a href='http://sarkofrance.blogspot.com/2008/10/sarkozy-face-leurope-tout-et-son.html'&gt;fonds souverain&lt;/a&gt; qui permettrait aux États européens d'investir en leurs propres entreprises, afin de maintenir artificiellement leurs cours en bourse. (J'en &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2008/10/le-pouvoir-et-l-aiment-le-pouvoir-et-l.html'&gt;avait parlé&lt;/a&gt; à l'époque.)&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisième élément&lt;/strong&gt; : le plan dit "de relance", à part quelques "mesurettes", soutient essentiellement la trésorerie  des entreprises, leur permettant de maintenir, encore une fois, leurs cours malgré les inévitables baisses d'activité.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatrième élément&lt;/strong&gt; : la baisse de l'activité (crise économique) sera due à l'éclatement de la bulle spéculative (crise financière). Tout le monde semble d'accord pour dire que cette bulle est la conséquence d'un système qui, à travers l'endettement à tout-va, a décroché la finance de la réalité économique.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinquième élément&lt;/strong&gt; : non, c'est fini. Il n'y en a que quatre.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Avec tous ces éléments, on voit bien que ce qui intéresse le Pouvoir, c'est la valeur boursière des grands groupes &lt;a href='http://pire-racaille.blogspot.com/2008/10/sauvons-nos-groupes.html'&gt;"français"&lt;/a&gt;. Que ce soit l'obsession de la droite n'est guère étonnant. C'est même pour cela que la droite existe. Mais ce qui est plus inquiétant, insidieux, c'est cette tentation permanente d'utiliser l'État pour soutenir non la production (il n'y a pas de demande), non la consommation (on s'en fout, ce sont des pauvres) mais simplement la &lt;em&gt;valeur&lt;/em&gt; des entreprises. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Je cite à nouveau cet extrait des &lt;a href='http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/02/et-pour-les-act.html'&gt;Cordons de la bourse&lt;/a&gt; : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Pour SocGen et BNP Paribas, toutes les deux bénéficiaires, le choix est simple. "Il faut récompenser les actionnaires qui ont souffert de la baisse de l'action". Donc, on verse un dividende.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Malgré une crise financière internationale sans précédente qui frappe la quasi-totalité des banques, les directions de ces deux fleurons doivent d'abord remercier leurs actionnaires d'avoir "souffert de la baisse de l'action". Dans un monde véritablement "ultra-libéral", la réponse serait évidente : &lt;em&gt;vous, les actionnaires, vous avez parié sur le mauvais cheval, vous allez perdre un peu de vos sous. Et arrêtez de renifler comme ça.&lt;/em&gt; Malgré la situation catastrophique et le besoin d'assurer leurs fonds propres, et tout en acceptant l'aide généreuse de l'État, il a fallu malgré tout payer les actionnaires pour éviter qu'ils abandonnent leurs titres SocGen et BNP.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La bulle vient précisément de cette attitude. Les grandes sociétés s'interrogent, mais la plupart semblent penser qu'il est plus important de s'enfoncer dans la dette plutôt que de se fâcher avec les actionnaires. &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Dorloter des actionnaires déjà refroidis par le plongeon des marchés, garder un maximum de liquidités pour traverser la crise et ne pas abîmer son image publique, l'arbitrage est délicat. Et les discours variés.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Si Lakshmi Mittal affirme que "tout le monde doit participer" aux efforts contre la crise, Pierre Gadonneix, patron d'EDF, veut avant tout "garder la confiance" des actionnaires.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En fait, "cela dépend des rapports de force entre actionnaires et  dirigeants", estime Arnaud Riverain, responsable de la recherche  chez Arkéon Finance.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A ce jour, seuls Renault et Alcatel-Lucent ont décidé de ne pas  verser de dividendes cette année. &lt;a href='http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hzTOMNi9-0fybGvzMk_G8EsZHyTw'&gt;(Source)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Renault ne versera pas de dividendes. Encore heureux, car ses titres viennent de passer dans la catégorie &lt;a href='http://www.easybourse.com/bourse-actualite/renault/renault-moody-s-abaisse-notes-de-credit-a-junk-FR0000131906-620897'&gt;"junk"&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sixième élément&lt;/strong&gt; : visiblement, aussi bien pour Nicolas Sarkozy que pour les capitaines de l'industrie, aucune leçon n'a été apprise. La réalité reste financière. Ce qui compte, c'est le chiffre magique qui attirera l'investisseur. L'économie continue d'être secondaire.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Septième élément&lt;/strong&gt; : le mot "économie" vient du grec &lt;em&gt;oikos&lt;/em&gt;, la maison ou la maisonnée. Nous en sommes très loin, encore.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-3400365415104506842?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><title>L'offre dont personne ne veut</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/l-dont-personne-ne-veut.html</link><category>sarkozy</category><category>droite</category><category>banques</category><category>finance</category><category>économie</category><category>crisefinancière</category><category>ump</category><category>relance</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Fri, 20 Feb 2009 12:33:35 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-3145104714968084256</guid><description>
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&lt;p&gt;Sauvons d'abord les entreprises, on verra plus tard pour le reste. Telle est, sans même exagérer beaucoup, l'image du plan de "relance" de Nicolas Sarkozy. Non, je n'exagère pas, car il suffit d'écouter Laurence Parisot, qui &lt;a href='http://www.lematin.ch/flash-info/monde/medef-priorite-sauver-entreprises-salaires'&gt;s'exprime très clairement sur le sujet&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;"La priorité des priorités aujourd'hui, c'est de sauver des emplois"  donc "des entreprises", a affirmé mercredi la présidente du Medef  Laurence Parisot, quelques heures avant une réunion avec les  syndicats autour du chef de l'Etat pour rechercher un accord face à  la crise.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Et elle reprend l'argument contre la relance de la consommation que l'UMP sert vraiment à tout les sauces depuis quinze jours : &lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;Elle a également dit "souhaiter que la consommation tienne bon en  France". "Mais il y a un ordre des facteurs", selon elle, et "la  priorité c'est maintenir l'investissement" et non relancer la  consommation, ce qui va stimuler les importations et "relancer  l'économie en Chine, en Asie ou hors de France".&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;C'est la ligne. On a beau &lt;a href='http://www.liberation.fr/politiques/0101319139-relance-par-la-conso-l-ump-gonfle-le-poids-des-importations'&gt;démystifier, réfuter&lt;/a&gt;, rien n'y fait.  Il suffit de renchérir sur la crainte des importations (déjà invoquée lors du débat sur la "TVA sociale" - souvenez-vous de la TVA "anti-délocalisation") auprès de consommateurs qui savent bien que désormais tout est "made in China".&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Voir les choses ainsi, c'est les voir uniquement du point de vue &lt;em&gt;industriel&lt;/em&gt;. "Nos usines" contre les leurs : usines chinoises, coréennes, indonésiennes. On sait bien, pourtant, que, lorsque le consommateur achète son écran plat, la &lt;a href='http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20090220.OBS5696/fnac__les_syndicats_denoncent_lignominie_de_ppr.html'&gt;fnac&lt;/a&gt; se prend une grosse part. Et je suppose des fournisseurs, transporteurs et autre intermédiaires dont on devine bien l'existence. Sans parler des presque 20 % de TVA qui part directement au Trésor Public. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le problème, du point de vue de l'industriel français, c'est toutes ces thunes ne reviennent pas directement au producteur, elles se diffusent dans la nature. Pas directement dans le portefeuille du capitaliste chinois, mais simplement dans l'économie.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Sans entrer de plein pied dans le débat économique, l'accent que l'UMP-MEDEF met sur l'investissement côté &lt;em&gt;offre&lt;/em&gt; traduit une vision de la société où ce qui compte ce sont les producteurs, les &lt;em&gt;gens&lt;/em&gt; étant dérisoire, de l'argent mal dépensé. De l'argent à la poubelle. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En revanche, sponsoriser l'industrie, "sauver" les entreprises, comme le dit Laurence Parisot, ces entreprises qui n'ont pas de commandes parce que personne ne veut &lt;em&gt;consommer&lt;/em&gt; leurs produits, ces entreprises à la rigueur ne peuvent pas investir. Sans commandes, elles ont quand même tout intérêt à se débarrasser de tous ces ouvriers en surnombre, payés pour ne rien produire puisque personne ne veut rien acheté. Avec les aides de l'État, ces entreprises ont surtout intérêt à garder tranquillement l'oseille.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;J'ai l'air un "&lt;a href='http://www.peuples.net/post/Cat%C3%A9gorie-%22Casse-toi-pov-con%22%3A-un-d%C3%A9put%C3%A9-UMP-se-distingue'&gt;gaucho&lt;/a&gt;" ? Prenez le dernier exemple en date : &lt;a href='http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/02/et-pour-les-act.html'&gt;la BNP et la SocGen&lt;/a&gt; qui donnent tranquillement et respectivement 912 millions 700 millions d'euros à leurs actionnaires. C'est comme pour le Paquet et le Bouclier : donnons de l'argent à ceux qui en ont déjà, pour qu'ils puissent investir... à l'étranger, si ça leur chante. En Chine même. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En somme, nous allons traverser une grave crise économique. L'État soutiendra les très grandes entreprises qui pourront maintenir leurs cours en bourse et leurs trésoreries. L'industrie pourra faire le dos rond. Le peuple se débrouillera pour survivre.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;
  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-3145104714968084256?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">6</thr:total></item><item><title>L'assisté et sa 535i</title><link>http://pire-racaille.blogspot.com/2009/02/l-et-sa-535i.html</link><category>finance</category><category>économie</category><category>crisefinancière</category><category>bulle</category><author>noreply@blogger.com (omelette16oeufs)</author><pubDate>Thu, 19 Feb 2009 14:33:53 PST</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-617230637706820962.post-6634504904763993672</guid><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_b1nwyUVfHXY/SZ2W5pFaJjI/AAAAAAAAADI/QFPE6FT6s3s/s1600-h/beamer.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 157px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_b1nwyUVfHXY/SZ2W5pFaJjI/AAAAAAAAADI/QFPE6FT6s3s/s320/beamer.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304561853137561138" /&gt;&lt;/a&gt;
    &lt;div xmlns='http://www.w3.org/1999/xhtml'&gt;

&lt;p&gt;Vous êtes, avec des amis, en train de prendre un verre sur une terrasse, sans doute en train de vous demander si vous pourriez prendre un verre de plus si la TVA n'était pas à presque 20 pour cent. Soudain, une grosse bagnole, sans doute de marque allemande, s'arrête devant vous, se gare peut-être avec une petite trace d'énervement. Un type en costard sort, bien habillé, sûr de lui. Il est parfois accompagné d'une femme en Chanel ou en Dior, impeccablement coiffée, souvent pas mal plus jeune que lui d'ailleurs, mais pas toujours.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Les yeux rivés sur ses propres affaires, le conducteur active la télécommande de la condamnation centralisée des portes et s'en va, peut-être vers un café plus huppé que le vôtre. Par sa manière de se comporter, sans jamais lever les yeux vers ceux qui de la terrasse l'observent, il est évident qu'il se sait regardé, et que c'est même un plaisir pour lui de sentir l'envie éprouvée par les autres mâles : "ça doit être pas mal de conduire une voiture comme celle-là". Sans jamais reconnaître l'existence de son public, notre cadre supérieur (et, parfois, son accompagnatrice) disparaissent dans une autre rue, laissant devant vous  le magnifique symbole de sa supériorité sociale. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Voilà quelqu'un qui a réussi, qui aura sa Rolex bien avant &lt;a href='http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=3353'&gt;cinquante ans&lt;/a&gt;. Il a voté Sarkozy parce que, entre autres, il est d'accord qu'il faut arrêter de payer pour tous ces &lt;em&gt;assistés&lt;/em&gt;. Lui, en tout cas, ne veut plus payer pour eux. Lui, en tout cas, préfère prendre un modèle au-dessus quand il change de voiture plutôt que de payer pour des &lt;em&gt;assistés&lt;/em&gt;, y compris pour les fonctionnaires qui sont des &lt;em&gt;assistés&lt;/em&gt; faisant semblant de travailler, y compris pour les &lt;em&gt;profs&lt;/em&gt; qui cumulent ces défauts et bien d'autres encore. Bref, il n'a pas très envie de se séparer de son argent qu'il mérite, &lt;em&gt;lui&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Celui que vous avez vu sortir de sa grosse BMW, nous l'avons retrouvé. Il travaille dans la banque, ou dans les assurances, ou dans l'immobilier ou encore dans l'investissement conseil, quelque chose dans ce genre. Il vient de perdre beaucoup d'argent depuis six mois et sera sans doute obligé, l'année prochaine, de ne pas prendre un modèle au-dessus, ou même de descendre dans les série 3. Dur, je sais.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le plus gros changement dans sa vie lui échappe encore, cependant. Personne ne lui a encore expliqué, noir sur blanc, la réalité de sa situation. La transformation est déjà en train de se faire pourtant. Inexorablement. Petit à petit, la vérité va éclater. Vérité insupportable qui sera aussitôt refoulée, déplacée. Mais voilà. Il est devenu, lui aussi, un &lt;em&gt;assisté&lt;/em&gt;. Pire encore, il devient évident qu'il était déjà un &lt;em&gt;assisté&lt;/em&gt; depuis bien longtemps. Toute sa carrière, finalement aura été dans l'assistance. La Rolex, la 535i, le costard : tout était payé par les pauvres. Les pauvres de demain. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C'était un enfant de la bulle, cette expansion artificielle de la richesse. Maintenant les pauvres vont payer pour cette bulle et toutes les largesses qu'elle a permises. Les pauvres vont payer parce qu'ils n'ont pas le choix, parce que l'alternative est pire pour eux. Ils vont s'endetter pour que notre conducteur puisse au moins se payer une 330i l'année prochaine. Cet assisté avec sa Rolex.&lt;/p&gt; 
    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/617230637706820962-6634504904763993672?l=pire-racaille.blogspot.com'/&gt;&lt;/div&gt;</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="http://4.bp.blogspot.com/_b1nwyUVfHXY/SZ2W5pFaJjI/AAAAAAAAADI/QFPE6FT6s3s/s72-c/beamer.jpeg" height="72" width="72" /><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">16</thr:total></item></channel></rss>
