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	<title>Savoir Laitier - Fil RSS</title>
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	<link>http://www.savoirlaitier.ca</link>
	
			
				<item>
			<title><![CDATA[Les produits laitiers pourraient prévenir la perte musculaire due à l'âge]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>
</p>
																

<p>Des d'études indiquent que les produits laitiers pourraient prévenir la perte de masse et de force musculaires qui survient avec le vieillissement. Ce phénomène, appelé sarcopénie, peut être prévenu et géré grâce à un mode de vie physiquement actif et à une alimentation contenant suffisamment de protéines et de vitamine D<sup>1,2</sup>. Ces recommandations ont été émises par l'International Osteoporosis Foundation<sup>1</sup> et la Society on Sarcopenia, Cachexia and Wasting Disorders<sup>2</sup>.</p>
<p><strong style="font-weight: bold;">Sept façons dont les produits laitiers pourraient contribuer à prévenir et à gérer la sarcopénie</strong></p>
<ol>

<li><strong style="font-weight: bold;">Augmentation de la masse musculaire squelettique</strong><sup>3,4</sup> – selon les résultats de deux études transversales menées chez des aînées (âgées de 70 à 85 ans) ayant exploré l'association entre la consommation de produits laitiers (≥ 2,2 portions/jour) et la masse musculaire squelettique et la structure osseuse.</li>

<li><strong style="font-weight: bold;">Augmentation de la masse osseuse totale</strong> (y compris une augmentation de la masse osseuse appendiculaire)<sup>3</sup>.</li>

<li><strong style="font-weight: bold;">Augmentation de la densité minérale osseuse totale</strong> (y compris de la densité minérale osseuse trabéculaire)<sup>3</sup>.</li>

<li><strong style="font-weight: bold;">Augmentation de la force musculaire</strong><sup>4,5</sup> – selon les résultats d'une étude transversale qui a examiné la force de préhension chez des aînées, ainsi que d'une étude randomisée.</li>

<li><strong style="font-weight: bold;">Marche 5 % plus rapide et probabilité plus faible de mauvais équilibre 25 %</strong>6<strong style="font-weight: bold;"> </strong>– selon les résultats d'une étude de cohorte prospective de 65 ans, qui a révélé que la consommation de lait pendant l'enfance peut contribuer à améliorer la performance physique à la fin de l'âge adulte.</li>

<li><strong style="font-weight: bold;">Augmentation de la capacité fonctionnelle</strong><sup>7</sup> – selon une étude prospective de 7 ans regroupant des aînés japonais et qui a associé une consommation plus élevée de protéines d’origine animale à une capacité fonctionnelle accrue.</li>

<li><strong style="font-weight: bold;">Amélioration de l'apport en énergie et en nutriments</strong><sup>8</sup> – il a été démontré que la consommation de portions supplémentaires de produits laitiers contribuerait à prévenir la malnutrition et la sarcopénie chez les adultes plus âgés.</li>

</ol>

<p>Les bienfaits cités ci-dessus semblent être dûs aux protéines et à la vitamine D.</p>
<p><strong style="font-weight: bold;">Protéines</strong> </p>
<ul>

<li>Il a été démontré que le lactosérum, l'une des principales protéines du lait, augmente l'effet de renforcement musculaire associé à l'entraînement contre résistance<sup>2,5</sup>.</li>

<li>Puisque le lactosérum se digère vite, ses acides aminés peuvent être utilisés plus rapidement par l'organisme<sup>9</sup>.</li>

<li>Une étude randomisée (la norme par excellence en matière d'études) a démontré que la Ricotta, qui est riche en protéines, entraînait une augmentation de la masse et de la force musculaires chez les aînés<sup>5</sup>.</li>

<li>Les protéines laitières sont également riches en leucine, un acide aminé lié à la synthèse musculaire<sup>9,10</sup>.</li>

</ul>

<p><strong style="font-weight: bold;">Vitamine D</strong> </p>
<ul>

<li>Le niveau de vitamine D dans l'organisme diminue généralement avec l'âge<sup>2</sup>.</li>

<li>Des études épidémiologiques indiquent qu'un faible niveau de vitamine D est associé à une faible force musculaire et à une fragilité accrue.</li>

<li>En revanche, un niveau de vitamine D plus élevé est lié à une augmentation de la force musculaire et de la fonction physique de même qu'à une diminution des chutes et de la fragilité.</li>

<li>Les mécanismes exacts par lesquels la vitamine D contribue à prévenir la sarcopénie sont encore inconnus, mais pourraient être liés aux récepteurs de la vitamine D présents dans les muscles<sup>2,9</sup>.</li>

</ul>

<p>Plus d'études sont requises pour mieux comprendre les mécanismes exacts grâce auxquels les produits laitiers peuvent prévenir et gérer la sarcopénie, au-delà du fait qu'ils sont une source de protéines et de vitamine D.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/les-produits-laitiers-pourraient-prevenir-la-perte-musculaire-due-a-l-age</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/les-produits-laitiers-pourraient-prevenir-la-perte-musculaire-due-a-l-age</guid>
			<pubDate>Fri, 17 Jul 2015 10:37:24 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Syndrome prémenstruel et produits laitiers : mise à jour sur les données]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Le syndrome prémenstruel (SPM) affecte une grande proportion des femmes. Certaines modifications aux habitudes de vie – entre autres l’adoption d’une saine alimentation – peuvent aider à contrôler les symptômes légers et modérés. Par exemple, plusieurs chercheurs ont identifié le calcium comme un nutriment clé pour contrer le SPM. </p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="high">
				<tr><td valign="top">  <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>Des données épidémiologiques indiquent qu’environ 80 à 90 % des femmes souffrent de symptômes associés au syndrome prémenstruel;</li>

<li>Certaines modifications au mode de vie pourraient aider les femmes à diminuer la fréquence des symptômes prémenstruels;</li>

<li>Des études d’observation démontrent que les femmes qui consomment une plus grande quantité de produits laitiers ont moins de symptômes associés au syndrome prémenstruel;</li>

<li>Parmi les nutriments qui pourraient prévenir le syndrome prémenstruel, le calcium et la vitamine D semblent les plus efficaces.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div><h2>Introduction</h2>
<p>Le syndrome prémenstruel se définit par un ensemble de symptômes physiques et émotifs observés durant la période précédant les règles. Ces symptômes touchent de 80 à 90 % des femmes en âge de procréer<sup>1</sup>. Les symptômes les plus couramment ressentis sont :</p>
<ul>

<li>l’irritabilité,</li>

<li>l’anxiété,</li>

<li>la dépression,</li>

<li>les douleurs aux seins et au bas-ventre,</li>

<li>la rétention d’eau,</li>

<li>les maux de tête ou migraines<sup>2</sup>. </li>

</ul>

<p>Le facteur de risque le plus connu est l’hérédité. Toutefois, d’autres facteurs semblent accroître l’intensité des symptômes :</p>
<ul>

<li>l’obésité<sup>3</sup><sup>,</sup><sup>4</sup>,</li>

<li>une alimentation pauvre en calcium, en magnésium et en vitamine B<sub>6</sub><sup>4</sup><sup>,</sup><sup>5</sup>,</li>

<li>une alimentation riche en méthylxanthines (café, thé, cola, chocolat)<sup>6</sup><sup>,</sup><sup>7</sup>,</li>

<li>le tabagisme<sup>3,4,6</sup>.</li>

</ul>

<p>Bien que les traitements en lien avec le syndrome prémenstruel servent généralement à réduire l’intensité des symptômes, certaines <strong>modifications au mode de vie, entre autres une saine alimentation,</strong> pourraient aider les femmes à en diminuer la fréquence. </p><h2>L’alimentation</h2>
<p>Diverses études se sont penchées sur les différences entre l’alimentation des femmes ayant le syndrome prémenstruel et celle des femmes qui ne le sont pas. À cet égard, une étude d’observation menée auprès de 171 adolescentes a démontré que celles qui consommaient moins de lait souffraient davantage de certains symptômes tels que les crampes abdominales, les ballonnements, les rages alimentaires et la hausse de l’appétit<sup>8</sup>. Des résultats similaires ont été rapportés dans le cadre d’une autre étude d’observation. Celle-ci a révélé que <strong>les femmes qui consommaient quotidiennement de 3 à 4 portions de produits laitiers présentaient moins de symptômes prémenstruels</strong> que celles qui n’en consommaient aucune<sup>9</sup>. </p>
<p>Par ailleurs, une étude transversale menée chez 177 femmes âgées de 18 à 24 ans a examiné l’association entre certains symptômes prémenstruels et la consommation de produits laitiers<sup>10</sup>. Les chercheurs ont remarqué que les maux de tête et l’isolement social (observé en période prémenstruelle) étaient moins fréquents chez les femmes consommant plus de produits laitiers. </p><h2>Calcium</h2>
<p>Le nutriment qui semble le plus lié à la réduction des symptômes du SPM est le calcium<sup>11</sup>. En effet, de nombreuses données scientifiques montrent une <strong>corrélation entre l’hypocalcémie et plusieurs symptômes du SPM</strong> tels que<strong> </strong>la fatigue, l’anxiété, la dépression, les changements d’humeur et les crampes<sup>12</sup>. C’est pourquoi certains auteurs se sont penchés sur l’ajout d’un supplément de calcium comme traitement du SPM. </p>
<p>À ce sujet, un article de revue de littérature a recensé diverses solutions non médicamenteuses visant à soulager les femmes ayant le syndrome prémenstruel<sup>13</sup>. Les auteurs citent entre autres une étude indiquant qu’un <strong>apport de 1 200 mg/jour en calcium est associé à une</strong> <strong>diminution significative de certains symptômes prémenstruels</strong>, tels que la fatigue, la dépression, l’œdème et les douleurs (<em>p </em>= 0,007 après 2 cycles et <em>p </em>&lt; 0,001 après 3 cycles)<sup>12</sup>. D’ailleurs, les auteurs d’une revue systématique ont conclu que seul le calcium pouvait faire partie des traitements naturels permettant de diminuer les symptômes prémenstruels<sup>14</sup>. </p>
<p>De plus, une étude randomisée parallèle à double insu a évalué l’effet de la prise d’un supplément de calcium (1 000 mg/jour) pendant 3 mois chez 179 femmes<sup>15</sup>. Le supplément a engendré une diminution de certains symptômes prémenstruels tels que la dépression, la hausse de l’appétit et la fatigue. </p>
<p>De façon similaire, les auteurs d’une étude d’observation ont noté que le taux de calcium dans les globules rouges de 46 femmes ayant le syndrome prémenstruel était plus faible que celui de 50 femmes ne l’ayant pas<sup>16</sup>. </p>
<p>Une étude cas-témoin menée aux États-Unis et regroupant 3 025 participantes a démontré que <strong>celles dont l’apport en calcium était plus élevé avaient un risque relatif de syndrome prémenstruel réduit de 30 %</strong> comparativement à celles dont l’apport était plus faible<a href="#_ENREF_17" title="Bertone-Johnson, 2005 #1071" target="_self"><sup>17</sup></a>. Les quantités de calcium nécessaires pour observer cet effet équivalaient à 4 portions de produits laitiers par jour. En somme, ces études suggèrent que le calcium pourrait avoir un effet positif sur le syndrome prémenstruel. </p>
<p>Par ailleurs, dans une étude randomisée à double insu avec placebo, un supplément de calcium (1 000 mg/jour) a été intégré pendant 2 cycles menstruels à l’alimentation de femmes (n = 180) ayant le syndrome prémenstruel sévère<sup>18</sup>. Les auteurs ont noté une baisse de la sévérité des symptômes chez les femmes recevant le supplément de calcium, mais la différence n’était pas significative par rapport aux femmes recevant le placebo. Des résultats similaires ont été observés dans une étude parallèle à double insu (n = 39) avec une dose de 1 200 mg/jour de calcium pendant 4 cycles<sup>19</sup>. Les bienfaits observés avec la prise du supplément de calcium étaient modestes et non significatifs.</p>
<p>Parmi les hypothèses soulevées pour expliquer l’impact du calcium sur le syndrome prémenstruel, certains auteurs suggèrent qu’il y aurait des similarités entre les symptômes prémenstruels et ceux de l’hypocalcémie (ex. : dépression, anxiété et fatigue)<sup>20</sup>. Si ces symptômes peuvent entre autres être la conséquence d’une déficience en calcium, un apport adéquat en calcium pourrait atténuer certaines des manifestations. Une autre étude a relevé que le niveau d’excrétion du calcium variait durant le cycle menstruel, ce qui mènerait à une baisse du calcium sérique en période prémenstruelle<sup>21</sup>. Malgré ces explications, le mécanisme d’action du calcium sur le syndrome prémenstruel demeure imprécis. </p><h2>Vitamine D</h2>
<p>Outre ses effets sur la santé osseuse, la vitamine D offrirait d’autres bienfaits. Dans une étude cas-témoin les femmes <strong>qui avaient un apport supérieur en vitamine D sous forme alimentaire (soit l’équivalent de 400 UI/jour) présentaient 41 % moins de risque de développer le syndrome prémenstruel</strong><sup>17</sup>. </p>
<p>De façon similaire, les résultats d’une étude d’observation (n = 186) publiée en 2010 suggèrent qu’un <strong>apport accru en vitamine D d’origine alimentaire serait inversement lié à certains symptômes prémenstruels</strong><sup>4</sup>. Bien que cette association n’atteigne pas le seuil de significativité, les auteurs ont noté que l’apport en vitamine D des femmes qui répondaient aux critères du syndrome prémenstruel était significativement moins élevé. Somme toute, les données scientifiques nous permettent de conclure que la vitamine D pourrait jouer un rôle dans la prévention du syndrome prémenstruel. Cependant, davantage d’études seront nécessaires pour examiner cet effet plus en profondeur. Il importe également de noter que les mécanismes d’action associés à ces effets demeurent inconnus.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>Le syndrome prémenstruel touche de nombreuses femmes en âge de procréer. Or, certaines modifications à l’alimentation permettraient de mieux en gérer les symptômes. À cet égard, <strong>une consommation accrue de produits laitiers semble être liée à un risque réduit de syndrome prémenstruel</strong>. Plus précisément, le calcium et la vitamine D<strong> </strong>semblent être les nutriments ayant le plus d’impact sur la prévention des symptômes associés au syndrome prémenstruel.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/syndrome-premenstruel-et-produits-laitiers-mise-a-jour-sur-les-donnees</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/syndrome-premenstruel-et-produits-laitiers-mise-a-jour-sur-les-donnees</guid>
			<pubDate>Wed, 03 Jun 2015 14:10:16 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Les produits laitiers ne sont pas associés au risque de mortalité]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>À la lumière de l'ensemble des données disponibles, y compris des méta-analyses et revues systématiques d'études prospectives, il n'existe aucune association entre la consommation de produits laitiers et le risque de mortalité.</p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="highlights">
				<tr><td valign="top">  <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>Le lait et les produits laitiers ne sont pas associés à la mortalité toutes causes confondues, ni à la mortalité due aux maladies cardiovasculaires ou au cancer;</li>

<li>Les produits laitiers à pleine teneur en matières grasses ne semblent pas être associés à un risque accru de mortalité;</li>

<li>Certaines études suggèrent que la consommation de produits laitiers est associée à un risque réduit de mortalité due aux maladies cardiovasculaires ou au cancer.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>Dans une méta-analyse d'études de cohorte prospectives réalisée en 2013, l'association entre différentes sources de gras saturés et la mortalité a été évaluée. Au total, 26 études ont été examinées, et celles-ci comprenaient un échantillon de 1 800 418 participants et un suivi s’échelonnant sur 5 à 41 ans<sup>1</sup>.</p>
<ul>

<li><strong>La consommation de lait, de fromage, de beurre ou de produits laitiers totaux n'était pas associée à la mortalité toutes causes confondues</strong>;</li>

<li><strong>La consommation totale de produits laitiers, comprenant le lait et le fromage, n'était pas associée à la mortalité due aux maladies cardiovasculaires</strong>;</li>

<li><strong>La consommation de lait n'était pas associée à la mortalité due au cancer</strong>.</li>

</ul>

<p>Dans une autre méta-analyse d'études de cohorte prospectives, l'association entre la consommation de produits laitiers et le risque d'accident vasculaire cérébral comprenant la mortalité due à un accident vasculaire cérébral, a été évaluée. L'analyse regroupait 15 études, pour un total de 764 635 participants et de 28 138 événements d'accident vasculaire cérébral<sup>2</sup>.</p>
<ul>

<li>La consommation de produits laitiers totaux, de produits laitiers à faible teneur en gras, de lait fermenté et de fromage était inversement associée au risque d'accident vasculaire cérébral;</li>

<li>Les produits laitiers entiers ou à pleine teneur en matières grasses, les produits laitiers non fermentés, le beurre et la crème n'étaient pas associés au risque d'accident vasculaire cérébral;</li>

<li>Comparativement à ce qui était observé pour l'incidence d'accident vasculaire cérébral,<strong> il existait une association inverse plus forte entre la consommation totale de produits laitiers et la mortalité due à un accident vasculaire cérébral</strong>, avec un risque relatif de 0,80 (IC à 95 % : 0,76-0,84; <em>p</em> = 0,01);</li>

<li><strong>Une relation non linéaire a été établie entre la consommation de lait et la mortalité due à un accident vasculaire cérébral. La protection maximale se situait à 200 ml/jour pour une réduction du risque de 20 %</strong> (IC à 95 % : 0,77-0,84). </li>

</ul>

<p>Une revue systématique effectuée en 2014 a permis d'évaluer les données sur les produits laitiers et le risque de maladies cardiovasculaires et de mortalité. L'auteure a mentionné que l'ensemble des données indique que « <strong>la consommation de produits laitiers ne contribue pas au risque de mortalité toutes causes confondues ou de mortalité due aux maladies cardiovasculaires »</strong><sup>3</sup>.</p>
<p>Dans leur étude de cohorte prospective de 2015, Praagman et coll. ont examiné l'association entre les aliments fermentés (produits laitiers, légumes, viande) et le risque de mortalité en utilisant les données de la cohorte provenant des Pays-Bas de la European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (EPIC). L'échantillon de l'étude regroupait 34 409 adultes néerlandais âgés de 20 à 70 ans suivis pendant 15 ans<sup>4</sup>.</p>
<ul>

<li>Il n'y avait pas d'association entre le yogourt ou l'ensemble des aliments laitiers fermentés (yogourt, babeurre et Quark) et le risque de mortalité;</li>

<li>La consommation de fromage n'était pas associée à la mortalité toutes causes confondues ni à la mortalité due au cancer;</li>

<li>Une consommation de fromage plus élevée (30 g/jour <em>vs</em> 16 g/jour) était associée à <strong>une réduction du risque de mortalité cardiovasculaire et de mortalité due à un accident vasculaire cérébral de 20 % et de 41 %</strong>, respectivement.</li>

</ul>

<p>Par ailleurs, la relation entre la consommation de produits laitiers et la mortalité due au cancer colorectal a été évaluée dans une étude de cohorte prospective menée aux États-Unis. Les participants étaient 1 111 adultes dont l'âge moyen était de 64 ans au début de l’étude<sup>5</sup>.</p>
<ul>

<li><strong>La consommation de lait après le diagnostic de cancer était inversement associée à la mortalité toutes causes confondues</strong>;</li>

<li>L'apport total en calcium après le diagnostic de cancer était associé à une réduction de la mortalité toutes causes confondues et de la mortalité due au cancer colorectal, avec des risques relatifs de 0,72 (IC à 95 % : 0,53-0,98; <em>p<sub>tendance</sub></em> = 0,02) et de 0,59 (IC à 95 % : 0,33-1,05; <em>p<sub>tendance</sub></em> = 0,01), respectivement; </li>

<li><strong>La consommation de produits laitiers avant le diagnostic n'était associée à aucun type de mortalité</strong>.</li>

</ul>

<p>Une étude de cohorte prospective a examiné si la consommation de produits laitiers était associée à un risque mortel ou non mortel d'accident vasculaire cérébral et de maladie coronarienne. L'échantillon de l'étude regroupait 4 235 adultes néerlandais âgés de 55 ans et plus. La période de suivi était de 17 ans. L'étude a démontré que<sup>6</sup> :</p>
<ul>

<li>Il n'y avait aucune association entre la consommation de produits laitiers totaux, de produits laitiers à teneur réduite en gras, de lait ou de produits laitiers fermentés et la mortalité due à un accident vasculaire cérébral;</li>

<li><strong>Les produits laitiers à pleine teneur en gras étaient associés à une réduction significative de 12 % du risque d'accident vasculaire cérébral mortel</strong>, avec un risque relatif de 0,88 par 100 g/jour (IC à 95 % : 0,79-0,99; <em>p</em> = 0,026);</li>

<li><strong>Une consommation de produits laitiers à pleine teneur en gras supérieure à 100 g/jour était associée à une réduction quasi significative de 37 % du risque d'accident vasculaire cérébral mortel </strong>(<em>p</em> = 0,07), comparativement à une consommation inférieure à 50 g/jour;</li>

<li>Il n'y avait aucune association entre la consommation de produits laitiers totaux, de produits laitiers à pleine teneur en gras, de produits laitiers à teneur réduite en gras, de lait ou de produits laitiers fermentés et la mortalité due aux maladies coronariennes.</li>

</ul>

<p>Une autre étude de cohorte prospective a été réalisée afin d'examiner l'association entre la consommation de produits laitiers et la mortalité dans des endroits où les produits laitiers ne faisaient pas partie de l'alimentation traditionnelle. Les participants, provenant de la Nutrition and Health Survey in Taiwan, formaient une cohorte représentative composée de 3 810 adultes de 19 à 64 ans. Ils ont été suivis pendant 12 à 15 ans, et les données ont été reliées avec celles des enregistrements de décès<sup>7</sup>.</p>
<ul>

<li><strong>Une relation dose-effet inverse significative a été observée entre la consommation de produits laitiers et la mortalité toutes causes confondues</strong> (<em>p<sub>tendance</sub></em> = 0,037);</li>

<li><strong>Une consommation élevée de produits laitiers (&gt; 7 fois/semaine comparativement à 0 fois/semaine) a été associée à une réduction de la mortalité due aux maladies cardiovasculaires</strong>, avec un risque relatif de 0,10 (IC à 95 % : 0,02-0,52; <em>p<sub>tendance</sub></em> = 0,002);</li>

<li>Une association inverse, mais non significative, a été observée entre la consommation de produits laitiers et la mortalité due au cancer.</li>

</ul>

<p>Une étude de cohorte prospective menée en Suède a examiné si la consommation de lait était liée à la mortalité. L'étude regroupait 2 cohortes suédoises, pour un total de 61 433 femmes et de 45 339 hommes, et la période de suivi moyenne était de 20 et 13 ans, respectivement<sup>8</sup>.</p>
<ul>

<li>Une association a été observée entre une consommation de lait plus élevée et une augmentation de la mortalité totale, cardiovasculaire et due au cancer;</li>

<li><strong>La consommation de fromage était significativement associée à une diminution de la mortalité totale et cardiovasculaire</strong>, et n'était pas associée à la mortalité due au cancer;</li>

<li><strong>La consommation de yogourt et de lait acidulé était quant à elle associée à une réduction de la mortalité totale, cardiovasculaire et due au cancer;</strong></li>

<li>La présence potentielle de facteurs confondants non considérés dans l'analyse a été évoquée par les auteurs et d'autres experts. Ainsi, les auteurs ont conclu que les résultats devraient être interprétés avec prudence et qu'une réplique indépendante est nécessaire pour confirmer les conclusions.</li>

</ul>
<h2>Les mécanismes potentiels</h2>
<p>Les mécanismes par lesquels le lait et les produits laitiers pourraient influencer le risque de mortalité demeurent incertains, mais ils pourraient être liés à plusieurs bienfaits associés au lait et aux produits laitiers. Ces bienfaits comprennent, entre autres, un risque réduit de plusieurs troubles tels que les <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/maladies-cardiovasculaires/maladies-cardiovasculaires-et-produits-laitiers-resume-des-donnees-actuelles" target="_self">maladies cardiovasculaires</a>, le <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/le-point-sur-les-produits-laitiers-et-le-diabete-de-type-2" target="_self">diabète de type 2</a>, l'<a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/hypertension/hypertension-sommaire-des-donnees-scientifiques" target="_self">hypertension</a> et certains types de cancer, dont le <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/cancer/cancer-colorectal" target="_self">cancer colorectal</a> et le <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/cancer/produits-laitiers-et-cancer-de-la-vessie" target="_self">cancer de la vessie</a>. </p><h2>Conclusion</h2>
<p>L'ensemble des données suggère que la consommation de lait et de produits laitiers n'est pas associée à un risque de mortalité accru. </p>
<p>Davantage de recherche est nécessaire pour évaluer si l’effet sur le risque de la mortalité est différent selon le type de produit laitier. </p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/maladies-cardiovasculaires/les-produits-laitiers-ne-sont-pas-associes-au-risque-de-mortalite</link>
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			<pubDate>Tue, 05 May 2015 10:26:00 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[L'intolérance au lactose : définition et diagnostic]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>L'intolérance au lactose est une condition pouvant toucher certaines personnes présentant une déficience de l'enzyme lactase, qui se traduit par une incapacité de digérer adéquatement le lactose. Pour diagnostiquer l'intolérance au lactose, un test objectif, par exemple l'épreuve respiratoire à l'hydrogène, doit être réalisé.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>L'intolérance au lactose est un syndrome clinique qui se caractérise par l'occurrence de symptômes gastro-intestinaux chez les personnes qui absorbent mal le lactose;</li>

<li>Si une intolérance au lactose est soupçonnée, il est important de la confirmer au moyen d'un diagnostic clinique afin d'éviter des restrictions alimentaires inutiles.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div><h2>Définition de l'intolérance au lactose</h2>
<p>Le lactose est un disaccharide présent naturellement dans le lait des mammifères, entre autres le lait de vache. Au cours de la digestion, il est décomposé en glucose et en galactose dans l'intestin grêle par l'enzyme lactase. Toutefois, certaines personnes n'arrivent pas à digérer et à absorber adéquatement le lactose. </p>
<p><strong>L'intolérance au lactose est un syndrome clinique qui se définit par l'apparition de symptômes gastro-intestinaux à la suite de l'ingestion de lactose par une personne qui présente une malabsorption du lactose</strong><sup>1,2</sup>. Dans un test de provocation à l'aveugle avec une seule dose de lactose ingérée, les mêmes symptômes ne sont pas observés lorsque la personne ingère un placebo indiscernable<sup>1</sup>.</p>
<p>Les symptômes de l'intolérance au lactose sont dus à la fermentation bactérienne du lactose non digéré dans le côlon<sup>1</sup>. Ils sont directement liés à la quantité de lactose ingérée et ne dépendent pas de la cause de la malabsorption du lactose<sup>2</sup>. Les symptômes gastro-intestinaux courants qui peuvent survenir après l'ingestion de lactose chez les personnes intolérantes au lactose comprennent les douleurs abdominales, la diarrhée, les flatulences et les ballonnements. </p>
<p>
<strong>Malabsorption du lactose</strong><br />La malabsorption du lactose est le trouble physiologique sous-jacent à l'intolérance au lactose. La malabsorption du lactose est due à une diminution de la capacité de digérer le lactose, qui est causée par une quantité insuffisante de lactase dans l'intestin grêle<sup>1,2</sup>.</p>
<p>
<strong>Déficience en lactase</strong><br />On appelle « déficience en lactase » la diminution ou l'absence de lactase intestinale. Il existe plusieurs types de déficiences en lactase<sup>2,3</sup> :</p>
<ol>

<li>La non-persistance de la lactase, également appelée déficience primaire en lactase, fait référence au déclin physiologique progressif de la lactase intestinale causé par une diminution de l'expression génétique de la lactase durant la petite enfance.</li>

<li>La déficience secondaire en lactase est un trouble temporaire causé par certains facteurs qui endommagent la muqueuse de l'intestin grêle, par exemple la gastroentérite aiguë, les maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn et la maladie cœliaque de même que certains médicaments. Elle peut survenir à tout âge et est réversible, à condition d’éliminer le facteur causal.</li>

<li>La déficience congénitale en lactase, aussi connue sous le nom d'alactasie congénitale, est un trouble génétique récessif autosomique extrêmement rare dont la présence n'a été signalée que chez un nombre très restreint de nourrissons. Dans ces cas, les nouveau-nés ne produisent pas de lactase et ne peuvent pas digérer le lactose. Ce trouble est évident puisqu'il provoque une diarrhée grave dès la première exposition au lait maternel.</li>

</ol>
<h2>Diagnostic de l'intolérance au lactose</h2>
<p>Si une intolérance au lactose est soupçonnée, des tests objectifs et normalisés devraient être effectués pour confirmer le diagnostic. En effet, il est important de faire la distinction entre l'intolérance au lactose et d'autres causes de symptômes gastro-intestinaux. <strong>L'autodiagnostic de l'intolérance au lactose est souvent incorrect et peut mener à des restrictions alimentaires inutiles</strong><sup>2</sup>. </p>
<p><strong>L'épreuve respiratoire à l'hydrogène est l'examen le plus objectif pour diagnostiquer la malabsorption du lactose</strong><sup>1,2</sup>. Les patients qui subissent ce test doivent consommer une dose standard de lactose (généralement 50 g de lactose, ce qui correspond à la quantité contenue dans 1 litre de lait) après avoir jeûné. Le niveau d'hydrogène dans le souffle est ensuite mesuré pendant une période de 3 heures<sup>2,4</sup>. La fermentation du lactose non digéré par la flore intestinale produit de l'hydrogène, du dioxyde de carbone et du méthane, qui sont éliminés par les poumons par la respiration. Ces gaz causent également des ballonnements, des flatulences, des douleurs abdominales et de la diarrhée. Une malabsorption du lactose est diagnostiquée si les niveaux d'hydrogène sont élevés. Dans le cas de l'intolérance au lactose, des symptômes gastro-intestinaux se manifesteront également. Cette épreuve est couramment utilisée, mais sa fiabilité dépend de l'activité de la flore microbienne<sup>4</sup>. En effet, des résultats faux-négatifs peuvent se produire en raison de diverses conditions qui pourraient affecter la flore intestinale, par exemple l'utilisation récente d'antibiotiques ou d'agents antimicrobiens. </p>
<p>Certains autres tests moins courants utilisés pour diagnostiquer la malabsorption du lactose comprennent<sup>2,4</sup> :</p>
<ol>

<li>
La biopsie intestinale<br />On détermine l’activité de la lactase à partir d’un échantillon intestinal en effectuant une épreuve biochimique. Cependant, compte tenu de la nature invasive des biopsies intestinales, des épreuves de tolérance au lactose ont été mises au point.</li>

<li>
L'épreuve de tolérance au lactose<br />Ce test plus ancien a principalement été remplacé par l'épreuve respiratoire à l'hydrogène en raison de son taux élevé de résultats faux-négatifs et faux-positifs. Il comporte une série de mesures de la glycémie sur 3 heures, après l'ingestion d'une charge en lactose. Un diagnostic de malabsorption du lactose correspond à une élévation de la glycémie d'environ &lt; 20 mg/dl. Des résultats faux-positifs sont souvent obtenus en raison de l'absence d'augmentation de la glycémie, qui est attribuable à une réponse normale à l'insuline.</li>

<li>
Le test génétique<br />Un test génétique peut être réalisé pour détecter les polymorphismes communs associés à la non-persistance de la lactase. Cependant, d'autres variantes polymorphes peuvent nuire à l'exactitude du diagnostic.</li>

</ol>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La façon la plus objective de diagnostiquer la malabsorption du lactose est d'avoir recours à l'épreuve respiratoire à l'hydrogène. Toutefois, la plupart des personnes qui souffrent de malabsorption du lactose ne sont pas atteintes d'intolérance clinique au lactose et n'éprouvent pas de symptômes gastro-intestinaux après l'ingestion de lactose.</p>
<p>Pour plus de renseignements, consultez :</p>
<ol>

<li><a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/la-prevalence-de-l-intolerance-au-lactose" target="_self">La prévalence de l'intolérance au lactose</a></li>

<li><a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-les-recommandations-des-autorites-de-sante" target="_self">L'intolérance au lactose : les recommandations des autorités de santé</a></li>

</ol>
									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-definition-et-diagnostic</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-definition-et-diagnostic</guid>
			<pubDate>Mon, 09 Feb 2015 11:33:32 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[La prévalence de l'intolérance au lactose]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>La véritable prévalence de l'intolérance au lactose est inconnue. Les symptômes de l'intolérance au lactose sont très subjectifs et pourraient ou ne pourraient pas survenir chez des personnes présentant une malabsorption du lactose.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>La tolérance au lactose d'une personne dépend d'un grand nombre de facteurs et peut changer au fil du temps;</li>

<li>La prévalence de l'intolérance au lactose est surestimée, et la véritable prévalence est inconnue.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div>
<p>La plupart des gens naissent avec la capacité de digérer le lactose. Cependant, chez certaines personnes, une <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-definition-et-diagnostic" target="_self">intolérance au lactose</a> peut survenir et compromettre la digestion et l'absorption du lactose, entraînant ainsi des symptômes gastro-intestinaux.</p><h2>La prévalence de l'intolérance au lactose</h2>
<p><strong>Plusieurs personnes attribuent à tort les symptômes de divers troubles intestinaux à l'intolérance au lactose sans subir de tests</strong><sup>1</sup>. Or, même dans le cas d’une malabsorption du lactose, une personne ne présentera pas nécessairement des symptômes. En fait, la majorité des gens ayant une malabsorption du lactose ne sont pas atteints d'une intolérance clinique au lactose<sup>2</sup>. </p>
<p>Les symptômes de l'intolérance au lactose sont très subjectifs et pourraient ou ne pourraient pas accompagner la malabsorption du lactose. De nombreux facteurs permettent de déterminer si une personne qui absorbe mal le lactose aura des symptômes gastro-intestinaux associés à l'intolérance au lactose. Des exemples de tels facteurs incluent la dose de lactose ingérée, l'activité résiduelle de la lactase dans l'intestin, l'ingestion d'autres aliments ou nutriments avec le lactose et la sensibilité individuelle.</p>
<p>
<strong>La prévalence au Canada</strong><br /><strong>La véritable prévalence de l'intolérance au lactose est inconnue.</strong> Selon les résultats d'une enquête nationale canadienne, la prévalence de l'intolérance au lactose autodéclarée est de 16 %<sup>3</sup>. Cependant, <strong>chez un grand nombre de personnes qui se déclarent intolérantes au lactose, aucune malabsorption du lactose n'a été établie</strong> au moyen d'une épreuve diagnostique objective. Par conséquent, il est peu probable que la cause de leurs symptômes gastro-intestinaux soit liée au lactose<sup>2</sup>.</p>
<p>Pour lire l'article sur la perspective des experts à ce sujet, consultez <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/la-prevalence-de-l-intolerance-au-lactose-chez-les-adultes-canadiens" target="_self">La prévalence de l’intolérance au lactose chez les adultes canadiens.</a></p>
<p>
<strong>Ethnicité et intolérance au lactose</strong><br />La prévalence de l'intolérance au lactose et de la malabsorption du lactose varie d'un groupe ethnique à l'autre. Ce sont les Euro-Américains qui présentent la plus faible prévalence, et c'est chez les Afro-Américains, les Hispano-Américains et les Asio-Américains que la prévalence est la plus importante. Les groupes ethniques au sein desquels la prévalence de l'intolérance au lactose est plus élevée ont également tendance à présenter une prévalence accrue de non-persistance de la lactase<sup>2,4</sup>.</p>
<p>
<strong>L'âge et l'intolérance au lactose</strong><br />De façon générale, <strong>l'intolérance au lactose et la malabsorption du lactose ne sont pas courantes chez les jeunes enfants</strong>, particulièrement chez ceux de moins de 6 ans<sup>2</sup>. Certaines études démontrent par ailleurs que la malabsorption du lactose est plus prévalente chez les enfants de 10 à 16 ans. Toutefois, ces tendances doivent être vérifiées au moyen d'études populationnelles représentatives faisant appel à la définition de cas de l'intolérance au lactose<sup>1</sup>. De plus, <strong>il existe peu de données selon lesquelles l'intolérance au lactose augmenterait chez les personnes plus âgées</strong>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>La tolérance au lactose peut changer au fil du temps. Bien que la prévalence de l'intolérance au lactose soit inconnue, elle est peu courante chez les nouveau-nés et les jeunes enfants.</p>
<p>Pour de l'information sur les stratégies de gestion de l'intolérance au lactose, consultez le document <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-les-recommandations-des-autorites-de-sante" target="_self">L'intolérance au lactose : les recommandations des autorités de santé</a>.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/la-prevalence-de-l-intolerance-au-lactose</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/la-prevalence-de-l-intolerance-au-lactose</guid>
			<pubDate>Mon, 09 Feb 2015 10:04:37 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[L'intolérance au lactose : les recommandations des autorités de santé]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Plusieurs autorités, par exemple les National Institutes of Health, le comité de nutrition de l'American Academy of Pediatrics et la National Medical Association, recommandent que les personnes intolérantes au lactose continuent d’inclure le lait et les produits laitiers à leur l'alimentation.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>L'intolérance au lactose, qu'elle soit réelle ou perçue, ne devrait pas constituer un obstacle à une saine alimentation;</li>

<li>Dans la plupart des cas, il n'est pas nécessaire pour les personnes intolérantes au lactose d'éliminer les produits laitiers de leur alimentation;</li>

<li>La majorité des gens intolérants au lactose ne présentent pas de symptômes après avoir consommé de petites quantités d'aliments contenant du lactose.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div>
<p>Cet aperçu des stratégies visant à gérer l'<a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-definition-et-diagnostic" target="_self">intolérance au lactose</a> est axé sur les recommandations formulées par des autorités nationales telles que les <a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20186234" target="_self">National Institutes of Health</a><sup>1</sup>, le <a href="http://pediatrics.aappublications.org/content/118/3/1279.full" target="_self">comité de nutrition de l'American Academy of Pediatrics</a><sup>2</sup> et la <a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24079212" target="_self">National Medical Association</a><sup>3</sup>. </p><h2>Préoccupations en matière de santé associées à la restriction des produits laitiers</h2>
<p>Parmi les gens qui se perçoivent intolérants au lactose, nombreux sont ceux qui évitent les produits laitiers. Or, selon les autorités de santé, <strong>il n'est pas nécessaire pour les personnes intolérantes au lactose de restreindre leur consommation de produits laitiers ou de les exclure de leur alimentation</strong><sup>1-4</sup>. </p>
<p>Une restriction de l'apport en lactose pourrait atténuer les symptômes gastro-intestinaux. Toutefois, les effets à long terme d'une alimentation contenant peu de produits laitiers ou n'en contenant pas du tout suscitent des préoccupations sur le plan nutritionnel<sup>5</sup>. En effet, limiter sa consommation de produits laitiers signifie se priver de sources facilement accessibles de calcium, de vitamine D et d'autres nutriments importants<sup>1</sup>. </p>
<p>Des données indiquent que les enfants et les adolescents qui ne consomment pas les quantités recommandées de lait et de produits laitiers n'arrivent pas à combler leurs besoins en calcium, ce qui pourrait les empêcher d'atteindre leur pic de masse osseuse. Une consommation insuffisante de produits laitiers pourrait également augmenter le risque d'ostéoporose chez les adultes plus âgés et a été associée à un risque accru de fractures<sup>1,5</sup>.</p>
<p>En outre, le lait et les produits laitiers offrent des effets bénéfiques sur la santé, notamment une réduction du risque d'<a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/hypertension/hypertension-sommaire-des-donnees-scientifiques" target="_self">hypertension</a>, de <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/cancer/cancer-colorectal" target="_self">cancer colorectal</a> et de <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/le-point-sur-les-produits-laitiers-et-le-diabete-de-type-2" target="_self">diabète</a>. Dans une enquête nationale multiethnique menée aux États-Unis, des taux plus élevés d'hypertension et de diabète ont été observés chez les personnes qui se croyaient intolérantes au lactose<sup>6</sup>.</p><h2>Stratégies visant à gérer l'intolérance au lactose</h2>
<p>Il a été démontré que diverses approches de gestion permettent de soulager efficacement les symptômes de l'intolérance au lactose :</p>
<ol>

<li>
<p><strong>Ingérer de petites quantités de lactose à la fois</strong></p>
<p>Il est préférable d'incorporer de petites quantités de lait ou d'autres aliments contenant du lactose à son alimentation et de répartir la consommation tout au long de la journée. La plupart des études démontrent que les personnes intolérantes au lactose n'éprouvent pas de symptômes après avoir ingéré de petites quantités d'aliments contenant du lactose. De façon générale, <strong>une quantité allant jusqu'à 12 grammes de lactose à la fois (soit l'équivalent d'une tasse de lait) peut être tolérée sans l'apparition de symptômes significatifs</strong>, particulièrement si la consommation se fait de pair avec d'autres aliments<sup>1</sup>. La majorité des gens intolérants au lactose, y compris les enfants, peuvent tolérer jusqu'à 2 tasses de lait par jour, réparties en plus petites quantités<sup>2,4</sup>.</p></li>

<li>
<p><strong>Consommer du lait et des produits laitiers avec d'autres aliments</strong></p>
<p>Le lait et les produits laitiers sont mieux tolérés s'ils sont ingérés avec d'autres aliments ou incorporés à un plat. On digère le lait plus lentement lorsqu’il est consommé avec un repas, ce qui entraîne une libération moins rapide du lactose dans l'intestin grêle et ainsi une réduction de la charge en lactose devant être digérée d'un seul coup<sup>7</sup>. </p>
<p>L'ingestion du lait avec d'autres aliments solides, en particulier les aliments riches en fibres solubles, retarde également la vidange gastrique, fournissant à la lactase plus de temps pour digérer le lactose dans l’intestin<sup>2,4</sup>.</p></li>

<li>
<p><strong>Opter pour des produits laitiers tels que le yogourt, le fromage et le lait au chocolat</strong></p>
<p>Le yogourt et le fromage sont produits grâce à la fermentation du lait par les bactéries lactiques. Au cours de ce processus, une certaine quantité de lactose est convertie en acide lactique. Par conséquent, le yogourt est généralement bien toléré, particulièrement s'il contient des cultures bactériennes actives qui favorisent la digestion du lactose<sup>4,8</sup>. De plus, la consistance semi-solide du yogourt ralentit la vidange gastrique et le transit gastro-intestinal, allouant plus de temps pour la digestion du lactose<sup>2,3</sup>.</p>
<p>Quelques exemples de fromages qui contiennent très peu de lactose sont la Mozzarella, le Cheddar, le Suisse, le Brie et le Bleu<sup>1,3</sup> (consulter le tableau ci-dessous).</p>
<p>Le lait au chocolat a également tendance à être mieux toléré que le lait nature, bien que les raisons qui expliquent ce phénomène demeurent incertaines<sup>7</sup>.</p></li>

<li>
<p><strong>Choisir du lait et des produits laitiers sans lactose et à teneur réduite en lactose</strong></p>
<p>Dans la mise à jour de son énoncé de consensus, la National Medical Association indique que les produits laitiers sans lactose sont les substituts idéaux des produits laitiers ordinaires pour les personnes intolérantes au lactose<sup>3</sup>. De plus, des données indiquent que les enfants préfèrent le lait de vache sans lactose aux boissons de soya aromatisées<sup>3</sup>. </p>
<p>Les boissons enrichies et les autres aliments contenant du calcium ne représentent pas des substituts du lait de vache équivalents sur le plan nutritionnel. En effet, consommer de tels aliments pourrait entraîner un apport sous-optimal en nutriments clés comme les protéines, le magnésium, le potassium, la riboflavine et la vitamine B<sub>12</sub><sup>3</sup>.</p></li>

<li>
<p><strong>Prendre des comprimés d'enzyme lactase</strong></p>
<p>Les comprimés oraux d'enzyme lactase constituent une autre option pour améliorer la digestion du lactose chez les gens intolérants au lactose. Il est recommandé de prendre ces comprimés avec la première gorgée ou bouchée de produit laitier<sup>1,3</sup>.</p></li>

<li>
<p><strong>Autres stratégies</strong></p>
<p>L'adaptation colique est une stratégie au cours de laquelle l'apport en lactose est graduellement augmenté<sup>1</sup>. Chez certaines personnes, l'exposition régulière au lactose peut accroître l'efficacité des bactéries coliques à métaboliser le lactose, améliorant ainsi le seuil de tolérance au lactose<sup>4</sup>. Une approche visant à augmenter la tolérance consiste à accompagner un repas d'un demi-verre de lait la première journée, puis deux repas la journée suivante, de manière à augmenter graduellement chaque jour la fréquence et la quantité<sup>7</sup>.</p></li>

</ol>

<p><strong>Teneur en calcium et en lactose de certains produits laitiers<sup>9</sup></strong></p><div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0">
				<tr><th scope="col" valign="top">  
<p>Produit laitier</p>
  </th><th scope="col" valign="top">  
<p>Teneur en calcium (mg)</p>
  </th><th scope="col" valign="top">  
<p>Teneur en lactose (g)</p>
  </th></tr><tr class="bglight"><td valign="top">  Lait entier, 1 tasse
  </td><td valign="top">  291
  </td><td valign="top">  13,01
  </td></tr><tr class="bgdark"><td valign="top">  Lait partiellement écrémé, 2% M.G., 1 tasse
  </td><td valign="top">  302
  </td><td valign="top">  12,92
  </td></tr><tr class="bglight"><td valign="top">  Lait partiellement écrémé, 1% M.G., 1 tasse
  </td><td valign="top">  322
  </td><td valign="top">  13,41
  </td></tr><tr class="bgdark"><td valign="top">  Lait écrémé, 1 tasse
  </td><td valign="top">  316
  </td><td valign="top">  13,18
  </td></tr><tr class="bglight"><td valign="top">  Fromage Cheddar, 50 g
  </td><td valign="top">  360
  </td><td valign="top">  0,12
  </td></tr><tr class="bgdark"><td valign="top">  Fromage Suisse Emmental, 50 g
  </td><td valign="top">  396
  </td><td valign="top">  0,03
  </td></tr><tr class="bglight"><td valign="top">  Fromage Mozzarella, 50 g
  </td><td valign="top">  252
  </td><td valign="top">  0,04
  </td></tr><tr class="bgdark"><td valign="top">  Fromage Parmesan, 50 g
  </td><td valign="top">  554
  </td><td valign="top">  0,08
  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div><h2>Conclusion</h2>
<p>L'intolérance au lactose, qu'elle soit réelle ou perçue, ne devrait pas constituer un obstacle à une saine alimentation.</p>
<p>Le lait et les produits laitiers sont des aliments nutritifs qui fournissent plusieurs nutriments essentiels tels que le calcium, la vitamine D, le magnésium, le potassium et les protéines. Par ailleurs, ils sont associés à divers bienfaits santé, entre autres à une bonne santé des os et à un risque réduit d'hypertension, de diabète de type 2 et de cancer colorectal. </p>
<p>Chez les personnes ayant reçu un diagnostic d'intolérance au lactose, diverses approches peuvent être employées afin de continuer à consommer du lait et des produits laitiers dans le cadre d'une saine alimentation.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-les-recommandations-des-autorites-de-sante</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/intolerance-au-lactose/l-intolerance-au-lactose-les-recommandations-des-autorites-de-sante</guid>
			<pubDate>Wed, 04 Feb 2015 10:24:27 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[L'ostéoporose et les fractures sont sous-estimées chez les Asiatiques]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>L'ostéoporose et les fractures au sein des populations asiatiques soulèvent de plus en plus de préoccupations. Or, bien que les produits laitiers puissent contribuer à prévenir l'ostéoporose, ils sont sous-consommés par ces populations.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>Le fardeau de l'ostéoporose et des fractures chez les Asiatiques est largement sous-estimé;</li>

<li>On estime que d'ici 2050, plus de 50 % des fractures de la hanche à l'échelle mondiale surviendront en Asie en raison du vieillissement rapide des populations;</li>

<li>Au cours des 30 dernières années, l'incidence de fractures de la hanche a augmenté de 2 à 3 fois dans les pays asiatiques;</li>

<li>Bien que la consommation de produits laitiers puisse contribuer à contrer l'ostéoporose, ceux-ci sont sous-consommés par les Asiatiques.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div>
<p>Des études antérieures sur l'ostéoporose et les fractures de la hanche chez les Asiatiques ont indiqué que la prévalence de ces troubles dans ce groupe ethnique était faible<sup>1</sup>. Il a été suggéré que les faibles taux de fractures observés sont dus au fait que l'axe de la hanche est moins long et à la densité minérale osseuse volumétrique trabéculaire plus élevée parmi ce groupe<sup>1,2</sup>. Or, dans son audit régional de 2013 sur l'Asie-Pacifique, la Fondation Internationale de l’Ostéoporose révèle que l'ostéoporose et les fractures parmi les populations asiatiques constituent une préoccupation importante<sup>3</sup>.</p><h2>On prévoit une hausse de l'incidence d'ostéoporose et de fractures chez les Asiatiques</h2>
<p>Comme dans de nombreuses autres régions du monde, le vieillissement de la population progresse rapidement en Asie. Par conséquent, l'incidence de fractures dans les pays asiatiques devrait également connaître une hausse rapide. On estime que d'ici 2050, plus de la moitié des fractures de la hanche à l'échelle mondiale surviendra en Asie, dont la majorité en Chine. En fait, au cours des 30 dernières années, l'incidence de fractures de la hanche dans les pays asiatiques a augmenté de 2 à 3 fois<sup>3</sup>. </p><h2>L'ostéoporose et les fractures sont sous-estimées dans les pays asiatiques</h2>
<p>L'audit régional de 2013 sur l'Asie-Pacifique souligne également que le fardeau lié à l'ostéoporose et aux fractures est largement sous-estimé dans les pays asiatiques. De plus, l'ostéoporose demeure sous-diagnostiquée et sous-traitée dans ces pays, ce qui pourrait expliquer la croyance selon laquelle cette maladie est moins fréquente au sein de ces populations.</p>
<p>Le diagnostic de l'ostéoporose est difficile à établir chez les Asiatiques en raison de l'absence de critères propres à cette ethnie et de l'accès limité à des outils de diagnostic. D'autres enjeux contribuent à ce problème, notamment un accès limité au traitement et un niveau peu élevé de sensibilisation du public et des professionnels de la santé<sup>3</sup>.</p>
<p>Par ailleurs, il existe peu de recherches épidémiologiques et de données sur l'ostéoporose chez les groupes asiatiques. Les Asiatiques, et plus particulièrement les Chinois, ont tendance à avoir des taux relativement élevés de fractures vertébrales, mais des taux plus faibles de fractures non vertébrales. Cela pourrait s'expliquer par les différences que présentent les Chinois sur le plan de la microstructure squelettique, de la compétence mécanique et du remodelage osseux<sup>4</sup>.</p><h2>L'apport en calcium et en vitamine D est inadéquat chez les Asiatiques</h2>
<p>Il est bien connu qu'un apport adéquat en calcium et en vitamine D est nécessaire à la santé des os. Toutefois, les produits laitiers, qui constituent l'une des principales sources de ces nutriments, sont sous-consommés par les Asiatiques<sup>3</sup>.</p>
<p>Des études ont démontré que partout en Asie, les apports en calcium sont bien en deçà de la quantité quotidienne recommandée de 1 000 mg à 1 200 mg, et dans certains pays asiatiques, l'apport quotidien moyen en calcium est inférieur à 500 mg. De plus, peu d'amélioration a été observée au cours des dernières années en ce qui a trait à l'apport en calcium<sup>3</sup>.</p>
<p>Les faibles niveaux de vitamine D sont courants dans tous les groupes d’âge en Asie. En effet, on rapporte que le niveau de vitamine D moyen dans les pays asiatiques est de 25 à 49 nmol/l, ce qui est nettement inférieur au taux recommandé de 75 nmol/l. Des données indiquent que ces faibles niveaux de vitamine D pourraient être dus à un apport alimentaire inadéquat en vitamine D, à l'absence d'enrichissement en vitamine D des aliments, de même qu'à l'urbanisation et à la réduction de l'exposition au soleil<sup>3</sup>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>L'ostéoporose et les fractures représentent une préoccupation importante pour l'ensemble des populations du monde, y compris les Asiatiques. La consommation de produits laitiers ainsi que l'apport en calcium et en vitamine D ont tendance à être faibles au sein de ces populations.</p>
<p>Davantage d'études sont nécessaires pour comprendre l'épidémiologie et les mécanismes de l'ostéoporose et des fractures chez les Asiatiques. De plus, des efforts supplémentaires sont requis pour améliorer l'apport nutritionnel des Asiatiques, notamment en ce qui concerne les produits laitiers, le calcium et la vitamine D, en vue de contrer la hausse de l'incidence de fractures.</p>
<p>Selon le <em><a href="http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/food-guide-aliment/choose-choix/milk-lait/index-fra.php" target="_self">Guide alimentaire canadien</a></em>, chez les adultes, une alimentation équilibrée devrait comprendre de 2 à 3 portions de Lait et substituts par jour. Une portion correspond à 1 tasse (250 ml) de lait, ¾ tasse (175 g) de yogourt ou 1 ½ once (50 g) de fromage.</p>
<p>Pour plus d'information, consultez l'article <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose" target="_self">Santé osseuse et ostéoporose</a>.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/l-osteoporose-et-les-fractures-sont-sous-estimees-chez-les-asiatiques</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/l-osteoporose-et-les-fractures-sont-sous-estimees-chez-les-asiatiques</guid>
			<pubDate>Thu, 06 Nov 2014 10:08:26 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[L'ostéoporose et les fractures sont sous-estimées chez les Asiatiques]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>L'ostéoporose et les fractures au sein des populations asiatiques soulèvent de plus en plus de préoccupations. Or, bien que les produits laitiers puissent contribuer à prévenir l'ostéoporose, ils sont sous-consommés par ces populations.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>Le fardeau de l'ostéoporose et des fractures chez les Asiatiques est largement sous-estimé;</li>

<li>On estime que d'ici 2050, plus de 50 % des fractures de la hanche à l'échelle mondiale surviendront en Asie en raison du vieillissement rapide des populations;</li>

<li>Au cours des 30 dernières années, l'incidence de fractures de la hanche a augmenté de 2 à 3 fois dans les pays asiatiques;</li>

<li>Bien que la consommation de produits laitiers puisse contribuer à contrer l'ostéoporose, ceux-ci sont sous-consommés par les Asiatiques.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div>
<p>Des études antérieures sur l'ostéoporose et les fractures de la hanche chez les Asiatiques ont indiqué que la prévalence de ces troubles dans ce groupe ethnique était faible<sup>1</sup>. Il a été suggéré que les faibles taux de fractures observés sont dus au fait que l'axe de la hanche est moins long et à la densité minérale osseuse volumétrique trabéculaire plus élevée parmi ce groupe<sup>1,2</sup>. Or, dans son audit régional de 2013 sur l'Asie-Pacifique, la Fondation Internationale de l’Ostéoporose révèle que l'ostéoporose et les fractures parmi les populations asiatiques constituent une préoccupation importante<sup>3</sup>.</p><h2>On prévoit une hausse de l'incidence d'ostéoporose et de fractures chez les Asiatiques</h2>
<p>Comme dans de nombreuses autres régions du monde, le vieillissement de la population progresse rapidement en Asie. Par conséquent, l'incidence de fractures dans les pays asiatiques devrait également connaître une hausse rapide. On estime que d'ici 2050, plus de la moitié des fractures de la hanche à l'échelle mondiale surviendra en Asie, dont la majorité en Chine. En fait, au cours des 30 dernières années, l'incidence de fractures de la hanche dans les pays asiatiques a augmenté de 2 à 3 fois<sup>3</sup>. </p><h2>L'ostéoporose et les fractures sont sous-estimées dans les pays asiatiques</h2>
<p>L'audit régional de 2013 sur l'Asie-Pacifique souligne également que le fardeau lié à l'ostéoporose et aux fractures est largement sous-estimé dans les pays asiatiques. De plus, l'ostéoporose demeure sous-diagnostiquée et sous-traitée dans ces pays, ce qui pourrait expliquer la croyance selon laquelle cette maladie est moins fréquente au sein de ces populations.</p>
<p>Le diagnostic de l'ostéoporose est difficile à établir chez les Asiatiques en raison de l'absence de critères propres à cette ethnie et de l'accès limité à des outils de diagnostic. D'autres enjeux contribuent à ce problème, notamment un accès limité au traitement et un niveau peu élevé de sensibilisation du public et des professionnels de la santé<sup>3</sup>.</p>
<p>Par ailleurs, il existe peu de recherches épidémiologiques et de données sur l'ostéoporose chez les groupes asiatiques. Les Asiatiques, et plus particulièrement les Chinois, ont tendance à avoir des taux relativement élevés de fractures vertébrales, mais des taux plus faibles de fractures non vertébrales. Cela pourrait s'expliquer par les différences que présentent les Chinois sur le plan de la microstructure squelettique, de la compétence mécanique et du remodelage osseux<sup>4</sup>.</p><h2>L'apport en calcium et en vitamine D est inadéquat chez les Asiatiques</h2>
<p>Il est bien connu qu'un apport adéquat en calcium et en vitamine D est nécessaire à la santé des os. Toutefois, les produits laitiers, qui constituent l'une des principales sources de ces nutriments, sont sous-consommés par les Asiatiques<sup>3</sup>.</p>
<p>Des études ont démontré que partout en Asie, les apports en calcium sont bien en deçà de la quantité quotidienne recommandée de 1 000 mg à 1 200 mg, et dans certains pays asiatiques, l'apport quotidien moyen en calcium est inférieur à 500 mg. De plus, peu d'amélioration a été observée au cours des dernières années en ce qui a trait à l'apport en calcium<sup>3</sup>.</p>
<p>Les faibles niveaux de vitamine D sont courants dans tous les groupes d’âge en Asie. En effet, on rapporte que le niveau de vitamine D moyen dans les pays asiatiques est de 25 à 49 nmol/l, ce qui est nettement inférieur au taux recommandé de 75 nmol/l. Des données indiquent que ces faibles niveaux de vitamine D pourraient être dus à un apport alimentaire inadéquat en vitamine D, à l'absence d'enrichissement en vitamine D des aliments, de même qu'à l'urbanisation et à la réduction de l'exposition au soleil<sup>3</sup>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>L'ostéoporose et les fractures représentent une préoccupation importante pour l'ensemble des populations du monde, y compris les Asiatiques. La consommation de produits laitiers ainsi que l'apport en calcium et en vitamine D ont tendance à être faibles au sein de ces populations.</p>
<p>Davantage d'études sont nécessaires pour comprendre l'épidémiologie et les mécanismes de l'ostéoporose et des fractures chez les Asiatiques. De plus, des efforts supplémentaires sont requis pour améliorer l'apport nutritionnel des Asiatiques, notamment en ce qui concerne les produits laitiers, le calcium et la vitamine D, en vue de contrer la hausse de l'incidence de fractures.</p>
<p>Selon le <em><a href="http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/food-guide-aliment/choose-choix/milk-lait/index-fra.php" target="_self">Guide alimentaire canadien</a></em>, chez les adultes, une alimentation équilibrée devrait comprendre de 2 à 3 portions de Lait et substituts par jour. Une portion correspond à 1 tasse (250 ml) de lait, ¾ tasse (175 g) de yogourt ou 1 ½ once (50 g) de fromage.</p>
<p>Pour plus d'information, consultez l'article <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose" target="_self">Santé osseuse et ostéoporose</a>.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/mythes-et-realites/des-preoccupations-sante/l-osteoporose-et-les-fractures-sont-sous-estimees-chez-les-asiatiques</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/mythes-et-realites/des-preoccupations-sante/l-osteoporose-et-les-fractures-sont-sous-estimees-chez-les-asiatiques</guid>
			<pubDate>Thu, 06 Nov 2014 10:08:26 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Enquête : Les jeunes sportifs font-ils de bons choix alimentaires avant, pendant et après la compétition?]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Nul besoin de mentionner l’importance d’une alimentation qui respecte les recommandations nutritionnelles chez les jeunes sportifs en compétition. C’est ce que notre équipe est allée vérifier aux Jeux d’hiver du Québec et du Canada de 2011.</p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="fyp">
				<tr><td valign="top">  <h2>En pratique :</h2>
<ul>

<li>Lorsqu’on fait appel à vos services pour une analyse ou des conseils, établissez des critères nutritionnels qualitatifs et quantitatifs spécifiques aux exigences particulières des sports pratiqués par les athlètes.</li>

<li>Visez à travailler en collaboration avec les concessionnaires pour rendre l’offre alimentaire plus nutritive.</li>

<li>Offrez aux entraîneurs de la formation en nutrition et partagez avec eux des sources de renseignements crédibles (comme le Centre canadien pour l’éthique dans le sport) sur Internet.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div>
<p>Notre étude avait pour objectifs de recueillir des données en vue de déterminer les facteurs qui influencent les choix alimentaires des jeunes athlètes canadiens avant, pendant et après une compétition d’envergure, d’analyser si ces choix répondaient aux recommandations nutritionnelles et de se pencher sur le rôle des entraîneurs en matière de nutrition sportive.</p>
<p>En premier lieu, nous avons examiné comment se nourrissaient les participants à ces jeux. Des photos des plateaux prises à l’endroit où les athlètes consommaient la majorité de leurs repas constituaient la principale méthode de collecte de données. L’analyse de leurs choix alimentaires s’appuyait sur des critères nutritionnels qui définissaient les choix optimaux d’aliments au moment du repas et en fonction du délai entre le repas et l’exercice (avant et après la compétition). Pour évaluer si leur alimentation répondait aux recommandations nutritionnelles, trois composantes ont été analysées : la répartition en macronutriments du repas ou la variété, l’énergie fournie par le repas et la présence de liquides. Nous avons également recueilli des données sur l’offre et les politiques alimentaires de ces événements. Pendant les Jeux du Québec, l’alimentation des athlètes était encadrée par une politique alimentaire tandis qu’il n’y en avait pas aux Jeux du Canada.</p>
<p>En second lieu, nous avons mené un sondage chez des athlètes et des entraîneurs pour valider les données recueillies et déterminer les facteurs qui pourraient favoriser un échange optimal des connaissances en nutrition entre les jeunes sportifs et leurs entraîneurs.</p>
<p>Nos observations et nos analyses nous ont révélé qu’il existe un réel besoin de formation en nutrition chez ces jeunes, principalement en ce qui concerne les choix alimentaires avant et pendant la compétition, et ce, peu importe le niveau de l’athlète ou le sport pratiqué. Également, l’élaboration de politiques alimentaires devrait être envisagée en vue d’offrir aux athlètes des repas qui répondent aux recommandations nutritionnelles établies par les autorités scientifiques (ACSM, ADA, DC et AIS*). Il faudrait aussi aborder les problèmes liés à l’alimentation chez ce groupe d’âge. Enfin, on devrait mettre l’accent sur la formation en nutrition chez les entraîneurs, puisqu’ils constituent la source de renseignements la plus accessible pour les athlètes.</p>
<p> *ACSM: American College of Sports Medicine; ADA: American Dietetic Association; DC: Les diététistes du Canada; AIS: Australian Institute of Sport.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/enquete-les-jeunes-sportifs-font-ils-de-bons-choix-alimentaires-avant-pendant-et-apres-la-competition</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/enquete-les-jeunes-sportifs-font-ils-de-bons-choix-alimentaires-avant-pendant-et-apres-la-competition</guid>
			<pubDate>Fri, 17 Oct 2014 14:18:58 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Vitamine D et santé des os]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>C’est bien connu, la vitamine D influence le développement et le maintien de la masse osseuse et réduit le risque d’ostéoporose. Or, elle améliorerait également le fonctionnement neuromusculaire des membres inférieurs.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>
Un lien de cause à effet a été établi entre les apports en vitamine D provenant <br />
des aliments et des suppléments et la croissance, le développement et le <br />maintien des os et des dents, le fonctionnement neuromusculaire des membres inférieurs et la réduction du risque de fractures ostéoporotiques;</li>

<li>La concentration sérique de 25(OH)D serait positivement associée à la densité minérale osseuse chez les enfants de plus de six mois, les adolescents et les adultes, jeunes ou âgés, de différentes origines ethniques;</li>

<li>Les effets bénéfiques de la vitamine D sur la santé osseuse sont reconnus par différentes autorités en matière de santé, dont Santé Canada, la Food and Drug Administration, l’Institute of Medicine et la European Food Safety Authority;</li>

<li>Des divergences existent quant à la dose de vitamine D et aux concentrations sériques de 25(OH)D souhaitables pour une bonne santé osseuse.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div><h2>Introduction</h2>
<p>La vitamine D issue des aliments, des suppléments et de l’exposition au soleil est d’abord transformée dans le foie en 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D] et est ensuite activée dans les reins en 1,25-dihydroxyvitamine D, ou calcitriol<sup>1</sup>. Cette forme hormonale active est responsable de l’homéostasie du calcium et du phosphore, alors que la concentration sérique de <strong style="font-weight: bold;">25(OH)D reflète</strong> <strong style="font-weight: bold;">le statut en vitamine D</strong><sup>2</sup>. Les concentrations sériques de 25(OH)D et les apports en vitamine D (provenant à la fois des aliments et des suppléments) seraient significativement et <strong style="font-weight: bold;">positivement associés</strong> à la <strong style="font-weight: bold;">densité minérale osseuse</strong> (DMO)<sup>1,3</sup>.</p>
<p>Le vieillissement entraîne une perte de masse osseuse et une diminution de la synthèse de la vitamine D, ce qui peut contribuer au développement de l’<a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/sommaire-sante-osseuse-et-osteoporose" target="_self">ostéoporose</a>. Des apports inadéquats en calcium et en vitamine D pourraient aggraver la situation et augmenter le risque de fractures vertébrales, de la hanche et de l’avant-bras, notamment<sup>1</sup>. L'ostéoporose est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes<sup>4</sup> en raison de la <strong style="font-weight: bold;">diminution des concentrations d'estrogènes</strong> à la ménopause, qui <strong style="font-weight: bold;">favorise une réduction de la DMO</strong>.</p>
<p>Les effets bénéfiques de la vitamine D sur <strong style="font-weight: bold;">l'absorption</strong> et <strong style="font-weight: bold;">l'utilisation</strong> du calcium et du phosphore, sa contribution à la formation d'os solides et sa capacité à réduire le risque d'ostéoporose sont reconnus par différentes autorités en matière de santé, dont Santé Canada, la Food and Drug Administration (FDA), l’Institute of Medicine (IOM) et la European Food Safety Authority (EFSA)<sup>1</sup>. Selon ces organismes, les données permettent de conclure qu’il <strong style="font-weight: bold;">existe un lien de cause à effet indépendant</strong> entre les apports en calcium et en vitamine D et la croissance, le développement et le maintien des os et des dents et la réduction du risque de fractures ostéoporotiques.</p><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>Après avoir réalisé une revue complète de la littérature disponible à ce jour, l’IOM a trouvé des données qui suggèrent une <strong style="font-weight: bold;">association dose-dépendante</strong> entre la concentration de 25(OH)D et le <strong style="font-weight: bold;">contenu minéral osseux</strong> chez les enfants de plus de six mois, les adolescents et les adultes, jeunes ou âgés, de différentes origines ethniques<sup>1</sup>. Une concentration sérique de vitamine D de 50 nmol/l était considérée comme suffisante pour une bonne santé osseuse<sup>1</sup>.</p>
<p>Des données ont également démontré qu’un traitement combinant <strong style="font-weight: bold;">un supplément de vitamine D à un supplément de calcium</strong> réduirait aussi la perte osseuse et permettrait une <strong style="font-weight: bold;">augmentation de la DMO plus importante</strong> qu’un traitement sans vitamine D<sup>5</sup>. La vitamine D <strong style="font-weight: bold;">améliorerait </strong>également le <strong style="font-weight: bold;">fonctionnement neuromusculaire</strong> des membres inférieurs et <strong style="font-weight: bold;">diminuerait </strong>la <strong style="font-weight: bold;">fréquence des chutes</strong><sup>5</sup>.</p>
<p>Les résultats d’une méta-analyse de 2010 regroupant 8 études indiquent qu'un supplément de vitamine D et de calcium combiné permet de <strong style="font-weight: bold;">diminuer l'incidence des fractures</strong> non vertébrales de 23 % et des fractures de la hanche de 30 %<sup>6</sup>. </p>
<ul>

<li>Cette supplémentation réduirait davantage les fractures autres que celles de la hanche qu'un supplément de calcium seulement;</li>

<li>Les fractures de la hanche et des vertèbres semblent plus fréquentes chez les personnes plus âgées ayant des apports déficients en vitamine D et en calcium, alors que les autres fractures sont plus courantes chez les gens âgés, mais actifs et ayant des apports plus élevés en ces deux nutriments.</li>

</ul>

<p>Une méta-analyse de 2009 comportant 20 études randomisées portant sur les fractures chez des personnes de plus de 65 ans a montré que la prise d’un supplément de plus de 482 UI par jour de vitamine D réduisait les fractures non vertébrales de 20 % et celles de la hanche de 18 %<sup>7</sup>.</p>
<ul>

<li>La réduction des fractures non vertébrales était plus importante lorsque des doses plus élevées de vitamine D étaient utilisées;</li>

<li>En ce qui concerne les supplémentations de doses inférieures à 400 UI, aucune diminution des fractures de la hanche n'a été observée;</li>

<li>L'ajout de calcium à la supplémentation de vitamine D n'influençait pas la réduction des fractures non vertébrales;</li>

<li>Le <strong style="font-weight: bold;">cholécalciférol (D<sub>3</sub>)</strong> semblerait être <strong style="font-weight: bold;">plus efficace</strong> pour diminuer les fractures que l'ergocalciférol (D<sub>2</sub>), car à dose équivalente, il augmenterait davantage le taux de 25(OH)D en raison d’une <strong style="font-weight: bold;">plus grande affinité avec le récepteur</strong> <strong style="font-weight: bold;">de la vitamine D.</strong></li>

</ul>

<p>Une autre méta-analyse d’études randomisées a quant à elle indiqué que la prise d’un supplément de vitamine D chez des gens à risque de fractures de la hanche (femmes post-ménopausées ou hommes âgés de 50 ans et plus) réduisait le risque de fractures de la hanche de 18 % <strong style="font-weight: bold;">uniquement lorsqu’elle était combinée à du calcium<sup>8</sup></strong>.</p>
<p>De façon similaire, une méta-analyse de 45 études a révélé que la supplémentation combinée de 400 à 800 UI de vitamine D et de 1 000 mg de calcium par jour réduisait l'incidence des fractures de la hanche de 16 %<sup>9</sup>. Par contre, cet effet serait plus important chez les personnes dont les apports journaliers en vitamine D sont inférieurs à 400 UI. De plus, les suppléments de vitamine D seulement et ceux combinant à la fois de la vitamine D et du calcium étaient moins efficaces pour prévenir les fractures que les suppléments de calcium seulement<sup>9</sup>.</p><h2>Les mécanismes potentiels</h2>
<p>La vitamine D régularise le taux de calcium sanguin en améliorant son <strong style="font-weight: bold;">absorption intestinale,</strong> tout en <strong style="font-weight: bold;">minimisant son élimination</strong> dans l’urine. Elle participe aussi au dépôt du calcium dans les os et à son retrait, selon les besoins de l’organisme<sup>1</sup>. Une déficience en vitamine D se traduit par une faible absorption du calcium et <a href="http://www.savoirlaitier.ca/les-nutriments-des-produits-laitiers/la-vitamine-d/la-vitamine-d-ses-fonctions " target="_self">une élévation des concentrations de l'hormone parathyroïdienne</a> (parathormone ou PTH), une hormone qui favorise l'augmentation du taux sanguin de calcium en libérant le calcium des os<sup>10</sup>.</p>
<p>À long terme, la déficience en vitamine D entraîne une perte de masse osseuse, ce qui fragilise les os et cause l'ostéoporose. Un apport adéquat en vitamine D diminue la perte osseuse en <strong style="font-weight: bold;">réduisant la sécrétion de la parathormone</strong> et <strong style="font-weight: bold;">limite le remodelage osseux excessif</strong> (renouvellement des cellules osseuses). Plusieurs données démontrent que des taux élevés de remodelage osseux augmentent la fragilité des os<sup>1</sup>. Or, ce taux double lors de la ménopause et triple à l'âge de 65 ans.</p><h2>Conclusions</h2>
<p>La vitamine D joue un rôle dans l'atteinte et le maintien d’une DMO adéquate. Certaines populations, par exemple les enfants présentant une déficience en vitamine D et les personnes âgées vivant en établissement de soins de longue durée, pourraient bénéficier davantage d'une supplémentation en vitamine D. La dose de vitamine D nécessaire pour réduire l’incidence des fractures est controversée. Dans les études où une diminution des fractures a été observée chez les personnes âgées, une <strong style="font-weight: bold;">dose minimale de 400 UI</strong> de vitamine D était nécessaire. </p>
<p>Afin d’assurer le maintien de la santé osseuse, l'IOM recommande d’atteindre une <strong style="font-weight: bold;"><a href="http://www.savoirlaitier.ca/les-nutriments-des-produits-laitiers/la-vitamine-d/le-niveau-de-vitamine-d-de-la-population-canadienne-resultats-de-l-enquete-canadienne-sur-les-mesures-de-la-sante " target="_self">concentration sérique de 25(OH)D de 50 nmol/l</a></strong>. Néanmoins, certains experts suggèrent que les concentrations devraient être <strong style="font-weight: bold;">supérieures à 75 nmol/</strong><strong style="font-weight: bold;">l</strong><sup>1-11</sup>. De telles concentrations permettraient de limiter la résorption et la déminéralisation osseuses en évitant une augmentation de la parathormone. À titre préventif, Santé Canada recommande à tous les adultes de plus de 50 ans de prendre un <strong style="font-weight: bold;">supplément de 400 UI de vitamine D </strong>par jour<sup>1</sup>. Par contre, Ostéoporose Canada suggère aux <strong style="font-weight: bold;">adultes de moins 50 ans</strong> de prendre un supplément de <strong style="font-weight: bold;">400 à 1 000 UI par jour</strong> et à ceux de plus de 50 ans ou aux plus jeunes à risque élevé de souffrir d’ostéoporose, un supplément de <strong style="font-weight: bold;">800 à 2 000 UI par jour</strong><sup>14</sup>.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/vitamine-d-et-sante-des-os</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/vitamine-d-et-sante-des-os</guid>
			<pubDate>Mon, 07 Jul 2014 10:59:57 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[L'impact de l'étiquetage du devant de l'emballage sur les choix alimentaires et les comportements d'achat]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Les systèmes d'étiquetage sur le devant de l'emballage ont été proposés comme approche pour guider les consommateurs vers des choix alimentaires plus sains au point de vente. Toutefois, selon les données disponibles à ce jour, il est difficile de déterminer si les étiquettes sur le devant de l'emballage influencent les comportements d'achat des consommateurs. </p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="dd">
				<tr><td valign="top">  <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>L’information sur l’impact des systèmes d’étiquetage du devant de l’emballage sur les choix et l’apport alimentaire est encore insuffisante;</li>

<li>Les conclusions d'un nombre limité d'études ne soutiennent pas l'hypothèse selon laquelle l'utilisation de l'étiquetage sur le devant de l'emballage influence les comportements des consommateurs.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div>
<p>Les données concernant l'effet de l'étiquetage du devant de l'emballage sur les choix alimentaires et les comportements d'achat sont limitées. Les étiquettes sur le devant de l'emballage pourraient faire en sorte que certains aliments soient perçus comme étant bénéfiques pour la santé. Toutefois, peu d'études ont évalué l'impact de l'étiquetage du devant de l'emballage sur les comportements des consommateurs dans un contexte d’achat réel. Certaines de ces études suggèrent que l'utilisation de tels systèmes d'étiquetage n'influence pas le comportement des consommateurs. </p>
<p>Pour plus d'information, consultez l'article <a href="/layout/set/rss/donnees-de-recherche/donnees-qualitatives/perception-et-comprehension-des-consommateurs-quant-a-l-etiquetage-nutritionnel-sur-le-devant-de-l-emballage" target="_self">Perception et compréhension des consommateurs quant à l'étiquetage nutritionnel sur le devant de l'emballage</a>.</p><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>Dans le cadre d'une revue systématique de 2013 réalisée par Hawley et coll., il a été impossible de déterminer si l'utilisation des étiquettes sur le devant de l'emballage influençait le comportement des consommateurs. Ce résultat s'explique par l'insuffisance d'études effectuées dans un contexte réel qui tiennent compte des données relatives aux ventes et du comportement des consommateurs<sup>1</sup>.</p>
<p>Une autre revue systématique publiée en 2013 a évalué l'effet des systèmes d'étiquetage du devant de l'emballage sur les consommateurs. Des résultats mixtes ont été obtenus d'un nombre plutôt limité d'études quant à l'influence de l'étiquetage du devant de l'emballage sur la tendance à sélectionner des aliments plus santé et à adopter une alimentation plus saine<sup>2</sup>. </p>
<p>Les revues systématiques incluaient les résultats suivants :</p>
<ul>

<li>Une étude expérimentale randomisée regroupant 420 adultes allemands a révélé que l'utilisation d'étiquettes sur le devant de l'emballage de divers aliments, y compris des produits laitiers comme le yogourt, le fromage et le lait au chocolat, n'avait pas d'effet sur la consommation alimentaire quotidienne, même après l'ajustement pour diverses caractéristiques des participants. Les auteurs ont conclu qu'il est peu probable que les consommateurs modifient leurs choix alimentaires en consultant les étiquettes des aliments, même s’ils perçoivent que certains aliments sont plus sains<sup>3</sup>.</li>

<li>Dans une étude menée par Sacks et coll., l'impact sur les achats alimentaires de l'étiquetage sur le devant de l'emballage basé sur le système de « feux de circulation » a été examiné. Les résultats ont indiqué que les étiquettes « feux de circulation » avaient peu d'effet sur le choix d’aliments plus sains par les consommateurs<sup>4</sup>. </li>

</ul>

<p>L'American Heart Association a publié en 2012 un énoncé scientifique sur les approches populationnelles visant à améliorer l'alimentation. En se basant sur leur revue systématique, les auteurs ont conclu que les données sont limitées par rapport à l’efficacité de l'utilisation d'étiquettes ou icônes sur le devant de l'emballage, ou l'affichage au point de vente du nombre de calories ou de nutriments particuliers. <strong>Les données selon lesquelles ces étiquettes ou icônes entraînent de véritables changements aux habitudes alimentaires ou modifient d'autres facteurs de risque liés à l'alimentation sont limitées</strong>, particulièrement à long terme<sup>5</sup>. </p>
<p>En revanche, une étude expérimentale intergroupe a évalué l'efficacité de quatre types d'étiquettes sur le devant de l'emballage. Celles-ci étaient apposées sur des craquelins et portaient sur le sodium. Comparativement à ceux du groupe témoin, les participants qui étaient exposés à des étiquettes qui portaient la mention « riche/pauvre en sodium » étaient plus susceptibles de choisir des craquelins à plus faible teneur en sodium<sup>6</sup>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>À ce jour, il n’est pas possible de conclure que l'utilisation de l'étiquetage sur le devant de l'emballage a un effet sur les choix alimentaires et les comportements d'achat. La plupart des études ne soutiennent pas l'hypothèse selon laquelle les étiquettes sur le devant de l'emballage auraient un impact substantiel sur le comportement des consommateurs.</p>
<p>Les conclusions de quelques études suggèrent que certains types d'étiquettes pourraient avoir un effet sur le choix de produits particuliers. Cependant, il est difficile de généraliser les résultats à tous les systèmes d'étiquetage sur le devant de l'emballage et à la grande variété de produits alimentaires offerts sur le marché.</p>
<p>De plus, les nombreux types de systèmes d'étiquetage sur le devant de l'emballage n'ont pas tous été évalués. Davantage d'études menées dans un contexte réel sont nécessaires afin de déterminer avec certitude si l'utilisation de l'étiquetage sur le devant de l'emballage influence les choix des consommateurs et l'apport alimentaire.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-de-recherche/donnees-qualitatives/l-impact-de-l-etiquetage-du-devant-de-l-emballage-sur-les-choix-alimentaires-et-les-comportements-d-achat</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-de-recherche/donnees-qualitatives/l-impact-de-l-etiquetage-du-devant-de-l-emballage-sur-les-choix-alimentaires-et-les-comportements-d-achat</guid>
			<pubDate>Wed, 11 Jun 2014 10:42:39 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Les protéines pour vieillir en santé : une masse musculaire optimale pour toute la vie]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Nos muscles sont en équilibre constant entre l’anabolisme (formation) et le catabolisme (dégradation). Pour que l’anabolisme se produise, nous devons fournir des protéines à nos muscles. L’exercice permet aussi aux muscles de se développer. Une distribution optimale des protéines à chaque repas semble être un facteur clé du développement et du maintien de la masse musculaire tout au long de la vie.</p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="tf">
				<tr><td valign="top">  <h2>En pratique :</h2>
<ul>

<li>Il est préférable de consommer environ 30 grammes de protéines par repas.</li>

<li>Le lait, le yogourt, le fromage, les œufs, la viande maigre, le poisson, la volaille et les légumineuses constituent de bons choix en matière de protéines.</li>

<li>Consommer plus souvent des produits laitiers au déjeuner et au dîner est un bon moyen d’ajouter des protéines de haute qualité et de consommer le nombre de portions recommandées de Lait et substituts, un groupe alimentaire dont la majorité des Canadiens ne consomme pas assez.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div>
<p>Notre équipe a examiné de près la façon dont les habitudes alimentaires nord-américaines en termes de protéines influencent le maintien de la masse musculaire au cours du vieillissement. Lors d’une de nos études, nous avons donné 30 grammes de protéines (soit 115 grammes de bœuf maigre) aux participants, puis, au cours des quatre heures qui ont suivi, nous avons mesuré leur réaction musculaire. Nous avons constaté une amélioration marquée de la synthèse des protéines, tant chez les jeunes adultes que chez les personnes âgées, ce qui suggère que le vieillissement n’affecte pas inévitablement notre capacité de transformer les protéines alimentaires en muscle. </p>
<p>Bien qu’un apport protéique modéré (d’environ 30 grammes par repas) puisse accroître la synthèse des protéines à l’intérieur des muscles, il pourrait y avoir un effet plafond. Chez la plupart des adultes, consommer plus de 30 g de protéines par repas fournit certes plus d’énergie, mais il est peu probable que cela favorise une augmentation supplémentaire de la synthèse des protéines à l’intérieur des muscles. Lorsque de jeunes adultes réduisent de moitié leur apport protéique (le faisant passer de 30 à 15 grammes par repas), la synthèse des protéines à l’intérieur de leurs muscles diminue elle aussi d’environ 50 pour cent. </p>
<p>Chez les Nord-Américains, la distribution des protéines est malheureusement mal répartie. En effet, la plupart des protéines sont consommées au souper, tandis que le déjeuner et le dîner n’en contiennent que peu. Ce qui a pour effet de ne pas maximiser la croissance et la réparation musculaires potentielles. <strong>Nous avons tout intérêt à distribuer les protéines de façon égale à chaque repas, soit 30 grammes environ (la règle des 30-30-30 g).</strong></p>
<p>L’exercice est aussi important à tout âge. Nous avons en effet observé une augmentation supplémentaire de la synthèse des protéines pouvant aller jusqu’à 50 pour cent lorsqu’une activité physique modérée était pratiquée une heure ou deux après un repas.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/nutriments-laitiers/les-proteines/les-proteines-pour-vieillir-en-sante-une-masse-musculaire-optimale-pour-toute-la-vie</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/nutriments-laitiers/les-proteines/les-proteines-pour-vieillir-en-sante-une-masse-musculaire-optimale-pour-toute-la-vie</guid>
			<pubDate>Fri, 06 Jun 2014 15:28:36 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Les protéines pour vieillir en santé : une masse musculaire optimale pour toute la vie]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Nos muscles sont en équilibre constant entre l’anabolisme (formation) et le catabolisme (dégradation). Pour que l’anabolisme se produise, nous devons fournir des protéines à nos muscles. L’exercice permet aussi aux muscles de se développer. Une distribution optimale des protéines à chaque repas semble être un facteur clé du développement et du maintien de la masse musculaire tout au long de la vie.</p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="tf">
				<tr><td valign="top">  <h2>En pratique :</h2>
<ul>

<li>Il est préférable de consommer environ 30 grammes de protéines par repas.</li>

<li>Le lait, le yogourt, le fromage, les œufs, la viande maigre, le poisson, la volaille et les légumineuses constituent de bons choix en matière de protéines.</li>

<li>Consommer plus souvent des produits laitiers au déjeuner et au dîner est un bon moyen d’ajouter des protéines de haute qualité et de consommer le nombre de portions recommandées de Lait et substituts, un groupe alimentaire dont la majorité des Canadiens ne consomme pas assez.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div>
<p>Notre équipe a examiné de près la façon dont les habitudes alimentaires nord-américaines en termes de protéines influencent le maintien de la masse musculaire au cours du vieillissement. Lors d’une de nos études, nous avons donné 30 grammes de protéines (soit 115 grammes de bœuf maigre) aux participants, puis, au cours des quatre heures qui ont suivi, nous avons mesuré leur réaction musculaire. Nous avons constaté une amélioration marquée de la synthèse des protéines, tant chez les jeunes adultes que chez les personnes âgées, ce qui suggère que le vieillissement n’affecte pas inévitablement notre capacité de transformer les protéines alimentaires en muscle. </p>
<p>Bien qu’un apport protéique modéré (d’environ 30 grammes par repas) puisse accroître la synthèse des protéines à l’intérieur des muscles, il pourrait y avoir un effet plafond. Chez la plupart des adultes, consommer plus de 30 g de protéines par repas fournit certes plus d’énergie, mais il est peu probable que cela favorise une augmentation supplémentaire de la synthèse des protéines à l’intérieur des muscles. Lorsque de jeunes adultes réduisent de moitié leur apport protéique (le faisant passer de 30 à 15 grammes par repas), la synthèse des protéines à l’intérieur de leurs muscles diminue elle aussi d’environ 50 pour cent. </p>
<p>Chez les Nord-Américains, la distribution des protéines est malheureusement mal répartie. En effet, la plupart des protéines sont consommées au souper, tandis que le déjeuner et le dîner n’en contiennent que peu. Ce qui a pour effet de ne pas maximiser la croissance et la réparation musculaires potentielles. <strong style="font-weight: bold;">Nous avons tout intérêt à distribuer les protéines de façon égale à chaque repas, soit 30 grammes environ (la règle des 30-30-30 g).</strong></p>
<p>L’exercice est aussi important à tout âge. Nous avons en effet observé une augmentation supplémentaire de la synthèse des protéines pouvant aller jusqu’à 50 pour cent lorsqu’une activité physique modérée était pratiquée une heure ou deux après un repas.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/les-proteines-pour-vieillir-en-sante-une-masse-musculaire-optimale-pour-toute-la-vie</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/les-proteines-pour-vieillir-en-sante-une-masse-musculaire-optimale-pour-toute-la-vie</guid>
			<pubDate>Fri, 06 Jun 2014 13:49:17 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Les produits laitiers fermentés pourraient avoir des effets immunologiques favorables]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Des données provenant d'études randomisées suggèrent que les produits laitiers fermentés tels que le yogourt pourraient améliorer le système immunitaire.</p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="h">
				<tr><td valign="top">  <h2>Faits saillants :</h2>
<ul>

<li>Les produits laitiers fermentés comme le yogourt pourraient promouvoir les fonctions immunitaires cellulaires;</li>

<li>Il semblerait que les yogourts, qu’ils soient traditionnels ou de type probiotiques entraînent des effets immunologiques favorables.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div>
<p>Le développement et le maintien du système immunitaire dépendent largement de la santé du microbiote intestinal. Puisque les produits laitiers fermentés et probiotiques sont une source de micro-organismes vivants bénéfiques qui peuvent améliorer l'état du microbiote intestinal, des études ont examiné le rôle de ces produits dans l'immunorégulation. Les données disponibles à ce jour suggèrent que les produits laitiers fermentés pourraient améliorer les fonctions immunitaires.</p><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>Meyer et coll. ont évalué si la consommation de yogourt avait des effets stimulants sur le système immunitaire. Trente-trois femmes en santé de 22 à 29 ans ont été réparties au hasard afin de consommer soit un yogourt traditionnel ou un yogourt probiotique. Les participantes ont consommé 100 g par jour des produits respectifs pendant 2 semaines, puis la quantité a été augmentée à 200 g durant les 2 semaines subséquentes. Il a été démontré que les deux produits amélioraient les fonctions immunitaires cellulaires, mais aucune différence significative n'a été observée entre les deux produits<sup>1</sup>.</p>
<p>Dans une autre étude randomisée, l'effet de la privation d'aliments fermentés sur le système immunitaire a été évalué. L'étude regroupait 20 volontaires adultes en santé de 23 à 43 ans qui consommaient régulièrement du yogourt ou du fromage (au moins 5 portions par semaine) et d'autres produits fermentés (au moins 3 portions par semaine). On a donné l’instruction aux participants de ne pas consommer de produits fermentés pendant 2 semaines. À la suite de cette restriction, ceux-ci ont été répartis au hasard afin de consommer quotidiennement 200 ml de yogourt traditionnel ou probiotique pendant 2 semaines<sup>2</sup>.</p>
<ul>

<li>La privation d'aliments fermentés a été associée à une chute de la réponse immunitaire innée;</li>

<li>Le yogourt traditionnel et le yogourt probiotique neutralisaient tous deux l'effet immunologique indésirable;</li>

<li>Le yogourt probiotique empêchait la chute de la réponse immunitaire de façon plus efficace que le yogourt traditionnel.</li>

</ul>

<p>Marcos et coll. ont réalisé une étude randomisée prospective dans le but d'examiner l'effet d’un lait fermenté contenant des cultures du yogourt et de <em>Lactobacillus casei</em> sur le système immunitaire de personnes soumises à un stress lié aux examens universitaires. Les participants étaient 155 étudiants universitaires en santé âgés de 18 à 23 ans. Pendant 6 semaines, ils devaient prendre soit 1 verre de lait partiellement écrémé par jour ou 2 portions quotidiennes de 100 ml du produit laitier fermenté. Les résultats ont indiqué que le produit laitier fermenté pourrait moduler la réponse immunitaire chez les gens affectés par un stress lié aux examens universitaires<sup>3</sup>.</p>
<p>En plus des études chez les humains, plusieurs modèles animaux ont été utilisés pour examiner l'effet immunomodulateur des produits laitiers. Dans une étude menée en 2012, on a observé qu'une diète comprenant du fromage modulait les réponses immunitaires des souris<sup>4</sup>. Une autre étude a suggéré qu'un produit laitier fermenté contenant 2 probiotiques et 1 prébiotique pourrait avoir un effet bénéfique sur l'immunité humorale et l'immunité à médiation cellulaire des animaux hôtes<sup>5</sup>.</p><h2>Les mécanismes potentiels</h2>
<p>Les produits laitiers fermentés contiennent une quantité importante de bactéries bénéfiques telles que des bactéries lactiques, qui pourraient améliorer l'immunité innée et adaptative. L'activité immunomodulatrice des bactéries lactiques comprend l'activation de la réponse immunitaire systémique et sécrétoire par le biais de la coordination des interactions entre le microbiote, les cellules épithéliales et les cellules immunitaires<sup>6</sup>.</p>
<p>Par ailleurs, il a été démontré que les peptides bioactifs contenus dans le lait et les produits laitiers accroissent l'activité des cellules du système immunitaire. Les données suggèrent que ces peptides contribuent à la prolifération des lymphocytes, au fonctionnement des cellules NK (“natural killer”), à la synthèse des anticorps et à la production de cytokines<sup>7</sup>. Il a également été démontré que les yogourts traditionnels et probiotiques pourraient stimuler la production de cytokines et favoriser une plus grande vigilance du système immunitaire<sup>8</sup>.</p>
<p>La lactoferrine, une glycoprotéine de fixation du fer contenue dans le lait et les produits laitiers, est un immunomodulateur possédant des propriétés antimicrobiennes et antioxydantes. Elle influence l'immunité innée et adaptative en modulant la migration, la maturation et les fonctions des cellules immunitaires<sup>9</sup>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>Les données sur les propriétés immunologiques des produits laitiers proviennent principalement d'études sur les produits laitiers fermentés. Ces études indiquent que les produits laitiers fermentés traditionnels et probiotiques comme le yogourt pourraient renforcer le système immunitaire.</p>
<p>D'autres recherches sous forme d'études randomisées devront être menées afin de déterminer si les produits laitiers fermentés traditionnels et probiotiques ont des effets différents. Par ailleurs, davantage d'études sont requises afin d'examiner les bienfaits potentiels de différents types de produits laitiers.</p>
<p>Pour plus d'information, consultez l'article <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/les-produits-laitiers-probiotiques-et-la-sante-digestive" target="_self">Les produits laitiers probiotiques et la santé digestive</a>.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/les-produits-laitiers-fermentes-pourraient-avoir-des-effets-immunologiques-favorables</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/les-produits-laitiers-fermentes-pourraient-avoir-des-effets-immunologiques-favorables</guid>
			<pubDate>Thu, 01 May 2014 14:47:27 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Perception et compréhension des consommateurs quant à l'étiquetage nutritionnel sur le devant de l'emballage]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Bien que certaines études démontrent que l'étiquetage sur le devant de l'emballage aide les consommateurs à identifier les aliments plus sains, d'autres suggèrent que les consommateurs pourraient mal interpréter ces étiquettes. La compréhension de l'étiquetage sur le devant de l'emballage semble dépendre d'une combinaison de facteurs associés au format de l'étiquette et aux caractéristiques des consommateurs. </p></p>
																
<h2>Qu'est-ce que l'étiquetage sur le devant de l'emballage? </h2>
<p>Le terme étiquetage sur le devant de l'emballage fait référence aux symboles et systèmes de classement, entre autres les étiquettes placées sur les rayons, qui sont conçus pour résumer les caractéristiques nutritionnelles clés des produits alimentaires<sup>1</sup>. Les étiquettes sur le devant de l'emballage ont été proposées comme approche pour aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains au point de vente. Toutefois, des inquiétudes ont été soulevées quant à la possibilité que les étiquettes sur le devant de l'emballage soient mal interprétées. </p><h2>Quel est le format optimal pour une étiquette sur le devant de l'emballage?</h2>
<p>Présentement, il n'existe aucun consensus quant au format qui serait le plus efficace. Il existe une vaste gamme de systèmes d'étiquetage sur le devant de l'emballage qui sont incohérents, ce qui pourrait alimenter la confusion chez les consommateurs<sup>2</sup>. Dans un rapport publié en 2011, l'Institute of Medicine a recommandé l'utilisation d'un système qui soit à la fois unique, simple et standardisé<sup>1</sup>. </p>
<p>Bien que certaines études aient révélé qu'un format unique et simple pourrait être préférable, d'autres ont plutôt démontré que les consommateurs aiment les étiquettes plus complexes et détaillées<sup>3-5</sup>.<sup> </sup>Les auteurs d'une revue systématique menée en 2013 ont conclu que les étiquettes qui mettent de l’avant un ou plusieurs nutriments, comparativement aux systèmes de synthèse qui affichent un symbole représentant un score nutritionnel global, aidaient les consommateurs à identifier plus facilement les aliments plus sains. Le texte et les couleurs qui indiquent les teneurs en nutriments étaient également plus utiles que l'information numérique pour interpréter les étiquettes<sup>6</sup>. </p>
<p>Il a été suggéré que les préférences et la compréhension quant aux étiquettes sur le devant de l'emballage pourraient varier en fonction des caractéristiques des consommateurs, par exemple l'ethnicité et le statut socio-économique<sup>7,8</sup>.<sup> </sup>La compréhension de l'information apparaissant sur l'étiquette semble également dépendre du niveau de connaissance sur la nutrition<sup>7,9</sup>.</p><h2>Quelques-unes des autres préoccupations en lien avec l'étiquetage sur le devant de l'emballage</h2>
<p>L’un des enjeux liés aux systèmes d'étiquetage sur le devant de l'emballage est que plutôt que d'indiquer la qualité nutritionnelle globale des produits alimentaires et leur contribution à une saine alimentation, ils ne font qu’indiquer si les produits sont bénéfiques pour la santé en fonction d’un ou plusieurs nutriments. Or, cette information pourrait induire les consommateurs en erreur et fausser leur perception de la valeur nutritionnelle d'un produit alimentaire. Par exemple, une enquête canadienne a révélé que les étiquettes sur le devant de l'emballage, comme celles utilisant un système de feux de circulation, pourraient altérer négativement la perception de certains aliments pourtant sains inclus dans <em>Bien manger avec le Guide alimentaire canadien</em>, entre autres le saumon, les œufs, les amandes, certains types de céréales faites de fibres de son de blé et le fromage. À l’inverse, l'étude a démontré que les étiquettes sur le devant de l'emballage faisaient en sorte que des aliments moins nutritifs qui ne sont pas inclus dans les quatre groupes alimentaires, par exemple les desserts à base de gélatine sans sucre, les boissons aux fruits et les boissons gazeuses diètes, étaient perçus comme étant sains<sup>10</sup>. </p><h2>Limites des études</h2>
<p>La plupart des études portant sur l'étiquetage sur le devant de l'emballage sont des enquêtes non expérimentales et ne sont pas menées dans un contexte réel d'achat<sup>6</sup>. Les résultats pourraient différer selon les étiquettes utilisées sur le devant de l'emballage ou les produits alimentaires examinés. Les résultats des études pourraient en outre ne pas être généralisables en raison du profil des participants, de la taille des échantillons et des lieux d'étude. </p>
<p>Par ailleurs, il existe un nombre limité de données sur la relation entre les autres renseignements affichés sur l'emballage (par exemple les allégations nutritionnelles et le tableau de la valeur nutritive) et l'étiquette sur le devant de l'emballage. De plus, même si les consommateurs comprennent bien les étiquettes sur le devant de l'emballage, il n'est pas certain que cette compréhension se traduira par un changement de comportement d'achat ou que les consommateurs choisiront les options plus saines. </p>
<p>Pour plus d'information, consultez <a href="/layout/set/rss/donnees-de-recherche/donnees-qualitatives/l-impact-de-l-etiquetage-du-devant-de-l-emballage-sur-les-choix-alimentaires-et-les-comportements-d-achat" target="_self">L'impact de l'étiquetage du devant de l'emballage sur les choix alimentaires et les comportements d'achat</a>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>L'aptitude des consommateurs à comprendre correctement les étiquettes sur le devant de l'emballage semble dépendre non seulement des attributs des étiquettes, mais aussi des caractéristiques des consommateurs en tant que tels. </p>
<p>Puisque les systèmes d'étiquetage sur le devant de l'emballage établissent en général si un aliment est bénéfique pour la santé en fonction de certains nutriments et non pas en tenant compte de l'aliment entier, ces étiquettes pourraient ne pas fournir une idée juste de la valeur nutritionnelle globale de l'aliment ou de sa contribution à une alimentation saine. </p>
<p> Il n'a pas encore été déterminé s'il existe un format optimal pour les étiquettes sur le devant de l'emballage qui puisse être facilement compris.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-de-recherche/donnees-qualitatives/perception-et-comprehension-des-consommateurs-quant-a-l-etiquetage-nutritionnel-sur-le-devant-de-l-emballage</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-de-recherche/donnees-qualitatives/perception-et-comprehension-des-consommateurs-quant-a-l-etiquetage-nutritionnel-sur-le-devant-de-l-emballage</guid>
			<pubDate>Mon, 28 Apr 2014 10:22:18 -0400</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Santé osseuse : études chez les enfants et adolescents]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Les nutriments contenus dans les produits laitiers jouent un rôle essentiel dans le développement d’une ossature solide chez l’enfant et l’adolescent, diminuant ainsi le risque de fractures en période de croissance.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants :</h2>
<ul>

<li>Une consommation adéquate de produits laitiers pendant la croissance favoriserait l’atteinte d’un pic de masse osseuse maximal;</li>

<li>Cette plus grande masse osseuse contribuerait à diminuer le risque de fractures;</li>

<li>Les produits laitiers sont préférables aux suppléments de calcium en raison de leurs nombreux constituants qui offrent des effets bénéfiques sur la santé osseuse.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div><h2>Introduction</h2>
<p>Les données scientifiques suggèrent qu’une consommation adéquate de produits laitiers pendant la croissance optimiserait la masse osseuse et contribuerait à la formation d’os plus denses et résistants, diminuant par conséquent le risque de fractures. Ainsi, le fait que la <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-sur-la-consommation/donnees-quantitatives/les-produits-laitiers-un-groupe-neglige" target="_self">grande majorité des jeunes Canadiens</a> n’atteignent pas les recommandations pour ce groupe d’aliments constitue un important enjeu de santé publique.</p><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>Les résultats d’une revue systématique et méta-analyse regroupant 12 études randomisées et non randomisées suggèrent que <strong>l’ajout de 245 ml de lait par jour à l’alimentation habituelle d’enfants de 3 à 13 ans augmenterait leur taille de 0,4 cm par année de croissance</strong><sup>1</sup>. Le lait produirait plus d’effets sur la croissance que les autres produits laitiers. Par ailleurs, le fait d’être petit pour son âge et d’approcher la poussée de croissance pubertaire augmenteraient les effets des produits laitiers sur la taille.</p>
<p>Une seconde méta-analyse de 21 études randomisées regroupant 3 821 jeunes (83 % de filles) de 4 à 17 ans a été réalisée afin de déterminer l’impact des produits laitiers et du calcium alimentaire sur la masse osseuse<sup>2</sup>.</p>
<ul>

<li>Dans les études menées auprès d'enfants ayant de <strong>faibles apports en calcium au début de l’étude, les auteurs ont observé des bienfaits significatifs de la consommation de produits laitiers ou la prise de suppléments de calcium sur le contenu minéral osseux</strong>;</li>

<li>Une <strong>augmentation de l’apport en calcium alimentaire ou de la consommation de produits laitiers, avec et sans vitamine D, augmentait significativement le contenu minéral osseux total de la colonne lombaire chez les enfants</strong> ayant un faible apport en calcium au début de l'étude.</li>

</ul>

<p>Les bienfaits des produits laitiers et du calcium alimentaire sur la croissance osseuse ont aussi été soulignés dans les études longitudinales telles que la Framingham Children’s Study<sup>3</sup>. En effet, les auteurs de cette étude ont recueilli des données alimentaires sur une période de 12 ans chez 106 enfants de 3 à 5 ans au début de l’étude. Les résultats ont démontré que :</p>
<ul>

<li><strong>Les enfants qui consommaient en moyenne 2 portions ou plus de produits laitiers par jour tout au long de l’enfance avaient une santé osseuse significativement meilleure (contenu minéral osseux, surface osseuse, densité minérale osseuse) que les enfants consommant moins de 2 portions par jour;</strong></li>

<li>La consommation de produits laitiers entre 13 et 17 ans serait un indicateur plus important de la croissance osseuse qu’elle ne l’est à un plus jeune âge;</li>

<li>Les enfants ayant une consommation élevée de produits laitiers, en combinaison avec un apport élevé en protéines provenant de la viande ou d’autres sources non laitières, présentaient les valeurs moyennes de contenu minéral osseux et de surface osseuse les plus élevées.</li>

</ul>

<p>Dans une autre étude longitudinale consistant en une étude randomisée à long terme avec une composante observationnelle, l'impact des suppléments de calcium et de la consommation de produits laitiers a été évalué chez des enfants prépubères sur une période de 7 ans<sup>4</sup>. Les résultats ont démontré que :</p>
<ul>

<li>À l'âge moyen de 15 ans, <strong>les enfants du groupe laitier étaient significativement plus grands</strong> et avaient des apports alimentaires en calcium et en protéines plus élevés que ceux des groupes recevant des suppléments de calcium ou un placebo;</li>

<li>Les <strong>enfants du groupe laitier avaient une densité minérale osseuse de la colonne vertébrale plus élevée</strong> à l'âge d'environ 15 ans, et celle-ci était maintenue jusqu'à l'âge d'environ 18 ans;</li>

<li>La densité minérale osseuse de la hanche chez les enfants du groupe laitier était similaire à celle des enfants du groupe recevant des suppléments de calcium;</li>

<li>De façon générale, cette étude <strong>indiquait que le calcium et les produits laitiers influencent l’acquisition de masse osseuse, ce qui a pour effet d’augmenter le pic de masse osseuse maximal.</strong></li>

</ul>

<p>Les résultats des études observationnelles vont dans le même sens que ceux des études randomisées et longitudinales. Une étude transversale, publiée en 2009 et menée auprès de 192 adolescentes et jeunes femmes en santé de 12 à 22 ans, a examiné les effets de la consommation de produits laitiers et de l’apport en calcium provenant d’autres sources alimentaires sur la santé osseuse<sup>5</sup>. Les auteurs ont observé que :</p>
<ul>

<li>La consommation de lait n’était significativement associée à aucun des paramètres étudiés chez les jeunes filles dont les <strong>premières règles n'étaient pas encore apparues</strong>;</li>

<li>Le contenu minéral osseux et la densité minérale osseuse étaient significativement associés à la consommation de lait chez les jeunes filles dont les premières règles étaient apparues;</li>

<li>Les adolescentes et les jeunes femmes qui consommaient <strong>moins de 55 ml de lait par jour présentaient un contenu minéral osseux inférieur de 8 % et une densité minérale osseuse inférieure de 7 %</strong> par rapport aux filles qui en consommaient plus de 260 ml par jour;</li>

<li>Le pourcentage de filles souffrant d’<strong>ostéopénie était plus élevé chez celles qui consommaient peu de lait</strong> (27 %), et ce, de façon encore plus marquée chez les filles de plus de 16 ans (43 %), que chez celles qui consommaient beaucoup de lait (11 %);</li>

<li>Le contenu minéral osseux et la densité minérale osseuse chez les filles ayant déjà eu leurs premières règles étaient <strong>associés significativement à l’apport en calcium, en phosphate, en magnésium, en protéines et en énergie provenant du lait, mais pas à l’apport de ces mêmes nutriments issus d’autres sources alimentaires.</strong></li>

</ul>

<p>Parallèlement aux études précédentes ayant démontré les effets bénéfiques des produits laitiers sur la densité osseuse, une revue systématique et méta-analyse a souligné que l’acquisition d’un pic de masse osseuse maximal est un déterminant majeur du risque de fractures durant l’enfance et l’adolescence<sup>6</sup>.</p>
<p>L’accroissement de la masse osseuse associé à une consommation adéquate et régulière de produits laitiers et de calcium alimentaire chez les enfants et adolescents aurait donc un important effet clinique en ce qui concerne la diminution du risque de fractures à l’adolescence. En effet, <strong>le risque de fractures serait 3 fois plus élevé chez les enfants qui ne consomment pas de lait comparativement à ceux d’âges similaires qui en consomment<sup>7</sup>.</strong></p><h2>Les mécanismes potentiels</h2>
<p>Une consommation adéquate de produits laitiers est essentielle pour optimiser la santé osseuse. Cela semble d’autant plus vrai pendant l’enfance et l’adolescence, périodes au cours desquelles le développement du tissu osseux est à son maximum. Le plus important facteur alimentaire lié à la santé osseuse demeure le calcium, puisqu’il s’agit du principal minéral contenu dans le tissu osseux. En plus d’être une excellente source de calcium, les produits laitiers contiennent plusieurs autres nutriments ayant un impact positif sur la croissance et la santé osseuse, par exemple la <a href="http://www.savoirlaitier.ca/les-nutriments-des-produits-laitiers/la-vitamine-d/la-vitamine-d-et-la-sante" target="_self">vitamine D</a>, les <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/besoins-en-proteines-le-temps-est-venu-de-revoir-les-recommandations-canadiennes" target="_self">protéines</a>, le phosphore, le magnésium, le zinc et le potassium<sup>8</sup>. De plus, il a été démontré que plusieurs de ces nutriments présents dans les produits laitiers interagissent, augmentant ainsi grandement leurs effets bénéfiques sur la santé osseuse<sup>8,9</sup>.</p>
<p>Les mécanismes potentiels grâce auxquels les nutriments contenus dans les produits laitiers pourraient avoir un impact positif sur la santé osseuse et prévenir les fractures ne sont pas encore entièrement élucidés. Selon les données disponibles, il est toutefois possible de diviser ces nutriments en deux catégories :</p>
<ol>

<li>Ceux qui entrent dans la composition du tissu osseux et qui favorisent sa croissance, tels que le calcium, le phosphore, les protéines, le magnésium et le zinc;</li>

<li>Ceux qui favorisent l’absorption du calcium et ses fonctions bénéfiques sur la croissance et la santé osseuse, tels que la vitamine D et le potassium.</li>

</ol>
<h2>Conclusions</h2>
<p>L’enfance et l’adolescence sont des périodes critiques pour le développement d’une ossature solide. Les données scientifiques disponibles à ce jour suggèrent qu’une consommation adéquate de produits laitiers et de calcium alimentaire, répondant à la demande accrue associée à la croissance rapide du tissu osseux pendant l’enfance et l’adolescence, optimise le développement osseux, menant ainsi à la formation d’os plus denses et résistants. Cela aurait comme principal effet de diminuer le risque de fractures pendant l’enfance et l’adolescence et possiblement plus tard dans la vie.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/sante-osseuse-etudes-chez-les-enfants-et-adolescents2</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/sante-osseuse-etudes-chez-les-enfants-et-adolescents2</guid>
			<pubDate>Thu, 27 Feb 2014 15:03:23 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Les produits laitiers probiotiques et la santé digestive]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Les produits probiotiques contiennent des souches spécifiques de bactéries vivantes qui ont des effets potentiellement favorables sur la santé. Plusieurs études démontrent que les produits laitiers avec probiotiques pourraient être bénéfiques pour la santé digestive et pourraient améliorer divers troubles digestifs.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>Les produits laitiers fermentés contenant des cultures bactériennes actives sont l'une des sources les plus courantes de probiotiques;</li>

<li>Les produits laitiers probiotiques pourraient être bénéfiques pour soulager les symptômes de certains troubles gastro-intestinaux, y compris l'infection à <em>Helicobacter pylori</em>, le syndrome du côlon irritable et la diarrhée associée à la prise d’antibiotiques;</li>

<li>Les produits laitiers avec probiotiques pourraient améliorer le microbiote intestinal, avoir un effet immunomodulateur et ainsi favoriser le maintien d’une bonne santé générale.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div>
<p>Les probiotiques sont définis comme étant des « micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels »<sup>1</sup>. Ce terme fait référence à des souches spécifiques de bactéries. Certains exemples de probiotiques comprennent les bactéries lactiques telles que celles des genres <em>Lactobacillus </em>et<em> Bifidobacterium</em>. Ces souches sont largement utilisées dans la fermentation de produits laitiers comme le yogourt, le fromage et le kéfir. Les produits laitiers fermentés contenant des cultures bactériennes actives sont donc l'une des sources les plus courantes de probiotiques. Ces types de produits laitiers contenant des probiotiques seraient bénéfiques pour certains troubles gastro-intestinaux et digestifs<sup>2,3</sup>.</p><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>
<strong>Infection à <em>Helicobacter pylori</em></strong><br />Une revue systématique et méta-analyse d'études randomisées datant de 2009 a évalué l'effet des produits laitiers fermentés enrichis en probiotiques sur les infections à <em>Helicobacter pylori</em>. Un total de 10 études admissibles, qui regroupaient 963 adultes et enfants, ont été évaluées. Il a été démontré que les préparations laitières fermentées enrichies en probiotiques réduisent les taux d'infection à <em>Helicobacter pylori</em> d'environ 5 à 15 %<sup>4</sup>.</p>
<p>Une étude prospective publiée en 2012 a examiné l'effet d’un yogourt enrichi en probiotiques sur la réponse immunitaire systémique auprès de 38 enfants atteints d'une infection à <em>Helicobacter pylori</em>. Les auteurs de l’étude ont conclu que chez les enfants qui consomment régulièrement du yogourt, l'équilibre du microbiote de l'intestin peut être préservé, et l'immunité humorale et à médiation cellulaire peut être stimulée<sup>5</sup>.</p>
<p>
<strong>Syndrome du côlon irritable</strong><br />Une revue de 42 études a examiné de façon systématique le rôle des bactéries lactiques, telles que les lactobacilles, les bifidobactéries, les entérocoques, les streptocoques et les bacilles, dans le syndrome du côlon irritable. La majorité des essais cliniques examinés ont indiqué que les bactéries lactiques soulageraient les douleurs et l'inconfort abdominaux. Des études monocentriques et multicentriques ont démontré que les bactéries lactiques pourraient diminuer la distension et le ballonnement de l'abdomen. Parmi 24 études, des améliorations de la satisfaction quant aux habitudes intestinales ont été observées dans 13 études, et 16 études ont rapporté une amélioration des symptômes<sup>6</sup>.</p>
<p>Un essai randomisé de 2013 a évalué le rôle d'un yogourt probiotique dans le syndrome du côlon irritable. Au total, 83 adultes coréens ont été répartis au hasard dans le groupe expérimental ou dans le groupe témoin. Les participants du groupe expérimental ont consommé un yogourt à boire nature probiotique contenant du <em>Lactobacillus rhamnosus GG</em> deux fois par jour pendant 6 semaines, alors que ceux du groupe placebo ont consommé du yogourt à boire nature sans probiotiques. Une amélioration globale des symptômes a été observée chez les patients qui consommaient le yogourt probiotique. De plus, la consommation du yogourt probiotique a entraîné des changements bénéfiques pour certains types de microbiotes intestinaux. Bien que des améliorations aient également été notées dans le groupe témoin, celles-ci étaient moins importantes que dans le groupe expérimental<sup>7</sup>.</p>
<p>Une autre étude multicentrique randomisée à double insu, également publiée en 2013, a été menée en Angleterre afin d'évaluer l'effet d'un yogourt probiotique <em>vs</em> non probiotique sur le syndrome du côlon irritable avec constipation. L'étude regroupait 179 adultes ayant été répartis au hasard pour consommer l'un des deux produits deux fois par jour pendant 12 semaines. Des améliorations significatives ont été observées dans les deux groupes, mais il n'y avait pas de différence entre les groupes<sup>8</sup>.</p>
<p>
<strong>Maladies inflammatoires de l’intestin</strong><br />Les probiotiques pourraient avoir des effets bénéfiques sur les maladies inflammatoires de l’intestin, mais les données demeurent incertaines. Selon une revue systématique avec méta-analyse, les effets pourraient différer selon le sous-type de la maladie et la souche probiotique<sup>9</sup>. En outre, les résultats d’une étude de cohorte de femmes d’âge moyen habitant en France indiquent que les produits laitiers sont une source de protéines qui n’augmente pas le risque de maladies inflammatoires de l’intestin<sup>10</sup>. </p>
<p>
<strong>Diarrhée associée à la prise d’antibiotiques</strong><br />Des données démontrent que les probiotiques sont associés à une réduction de la diarrhée secondaire à un traitement antibiotique. Dans une méta-analyse regroupant 82 études randomisées, il existait une association statistiquement significative entre l'administration de probiotiques et la réduction de la diarrhée associée à la prise d’antibiotiques. Diverses études comprises dans la méta-analyse comportaient des interventions avec des produits laitiers probiotiques, et elles ont démontré que les produits laitiers probiotiques pourraient être efficaces pour prévenir la diarrhée associée à la prise d’antibiotiques<sup>11</sup>.</p>
<p>
<strong>Constipation</strong><br />Une méta-analyse de 2013 d’essais randomisés a indiqué qu’une supplémentation à court terme de probiotiques diminuerait le temps de transit intestinal. Des effets plus marqués ont été observés chez les adultes âgés ou constipés. Certaines souches de bactéries probiotiques, telles que les souches de <em>Bifidobacterium lactis</em>, seraient plus efficaces<sup>12</sup>.</p>
<p>
<strong>Intolérance au lactose</strong><br />Dans un rapport publié en 2010 fondé sur des données scientifiques portant sur l'intolérance au lactose et la santé, une revue systématique de la littérature a indiqué qu'il n'existait pas assez de données permettant d’établir l'efficacité du yogourt et des probiotiques pour soulager les symptômes de l'intolérance au lactose<sup>13</sup>. Toutefois, de nombreuses personnes ayant de la difficulté à digérer le lait peuvent digérer le yogourt. Ce phénomène s'explique par la présence de bactéries bénéfiques dans le yogourt, qui entraînent une activité de la lactase et facilitent ainsi la digestion du lactose<sup>14</sup>.</p>
<p>
<strong>Cancer de l'estomac</strong><br />L'hypothèse selon laquelle les probiotiques pourraient contribuer à prévenir le cancer de l'estomac a été émise, mais à ce jour, les données sont principalement fondées sur des données expérimentales in vitro. Par exemple, une étude a été menée sur du lait fermenté contenant du <em>Propionibacterium freudenreichii</em> en tant que microflore, et il a été démontré que ce lait fermenté probiotique avait des effets proapoptotiques sur les cellules cancéreuses gastriques humaines<sup>15</sup>.</p><h2>Les mécanismes potentiels</h2>
<p>Les probiotiques, tels que les bactéries lactiques, sont des cultures bactériennes actives possédant des caractéristiques uniques qui leur permettent de survivre dans le tractus gastro-intestinal et de faire concurrence aux autres micro-organismes entériques. Ainsi, ils aident à maintenir l'équilibre naturel du microbiote et un bon état de santé général<sup>2,3</sup>.</p>
<p>Par ailleurs, les probiotiques pourraient promouvoir l'immunomodulation en se fixant au tissu épithélial de l'intestin, en interagissant avec le système immunitaire et en produisant des substances antimicrobiennes<sup>2,3</sup>. Les lactobacilles laitiers, consommés dans le cadre d'une alimentation habituelle, pourraient également moduler les réponses immunitaires innées<sup>16,17</sup>. De plus, les probiotiques pourraient inhiber la croissance de bactéries qui transforment les procarcinogènes en carcinogènes<sup>18</sup>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>Des données suggèrent que les produits laitiers probiotiques favorisent la santé digestive et une bonne santé générale en améliorant le microbiote intestinal et en favorisant l'immunité. Ils pourraient jouer un rôle bénéfique dans l'infection à <em>Helicobacter pylori</em> et le syndrome du côlon irritable, et pourraient prévenir les diarrhées associées à la prise d’antibiotiques.</p>
<p>D'autres recherches, y compris des études randomisées à grande échelle et des études de cohorte à long terme, sont nécessaires pour confirmer ces conclusions. De plus, davantage de recherche est requise afin d'élucider le rôle des produits laitiers probiotiques dans l'intolérance au lactose et le cancer de l'estomac.</p>
<p>Pour plus d'information, consultez l'article <a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/le-microbiote-intestinal-et-les-produits-laitiers-effets-sur-la-sante" target="_self">Le microbiote intestinal et les produits laitiers : effets sur la santé</a>.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/les-produits-laitiers-probiotiques-et-la-sante-digestive</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/les-produits-laitiers-probiotiques-et-la-sante-digestive</guid>
			<pubDate>Mon, 27 Jan 2014 17:04:06 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[L'effet des produits laitiers sur l'inflammation]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>Des données scientifiques en émergence issues de revues systématiques et d'études randomisées suggèrent que la consommation de produits laitiers n'a pas d’effets néfastes sur l'inflammation. En fait, le lait et les produits laitiers pourraient réduire l'inflammation dans l'organisme en améliorant les niveaux de biomarqueurs de l'inflammation.</p></p>
																
<div class="tb_container">
	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="s">
				<tr><td valign="top">  <h2>Faits saillants :</h2>
<ul>

<li>Les produits laitiers ne semblent pas avoir d'effets néfastes sur l'inflammation dans l'organisme;</li>

</ul>

<ul>

<li>Des données suggèrent que les produits laitiers pourraient améliorer les niveaux de certains biomarqueurs de l'inflammation.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div>
<p>L'inflammation systématique est un facteur reconnu du développement de l'athérosclérose. Des niveaux plus élevés de certains biomarqueurs de l'inflammation, dont la protéine C-réactive, l'IL-6 et le TNF alpha, ont été associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires<sup>1</sup>.</p>
<p>Au cours des dernières années, plusieurs études, y compris des revues systématiques et des études randomisées, ont évalué si la consommation de produits laitiers pourrait avoir un effet sur l'inflammation dans l'organisme. Certaines études ont démontré que les produits laitiers pourraient avoir un impact bénéfique sur les processus inflammatoires. </p>
<p>Le rôle des produits laitiers contre l'inflammation semble être médié par diverses composantes telles que :</p>
<ul>

<li>la vitamine D,</li>

<li>le calcium,</li>

<li>les <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/les-bienfaits-des-produits-laitiers-sur-la-tension-arterielle-l-effet-des-peptides-bioactifs" target="_self">peptides bioactifs</a>.</li>

</ul>

<p>Par ailleurs, l'impact bénéfique des produits laitiers sur la <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/poids-sante/sommaire-des-donnees-sur-le-poids-sante" target="_self">gestion du poids</a> pourrait également jouer un rôle en raison du lien entre l'obésité et l'inflammation<sup>2,3</sup>. </p><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>Une revue systématique de 2013 regroupant huit études randomisées d'intervention nutritionnelles a révélé que les produits laitiers ne produisent pas d'effets indésirables sur les biomarqueurs de l'inflammation chez les adultes en excès de poids ou obèses<sup>1</sup>.</p>
<ul>

<li>Dans une étude où les auteurs ont évalué l'inflammation en tant qu’'objectif principal, la consommation de produits laitiers améliorait les concentrations de biomarqueurs pro-inflammatoires et anti-inflammatoires;</li>

<li>Parmi sept études qui pour lesquelles l'inflammation était un objectif secondaire, trois ont démontré des améliorations des biomarqueurs de l'inflammation clés, notamment la protéine C-réactive, l'IL-6 et le TNF alpha, après la consommation de produits laitiers;</li>

<li>Quatre autres études n'ont pas révélé d'association entre les produits laitiers et les biomarqueurs de l'inflammation;</li>

<li>Les auteurs de cette revue systématique ont conclu que les produits laitiers ont un impact neutre ou bénéfique sur l'inflammation. </li>

</ul>

<p>Une autre revue systématique, également publiée en 2013, a évalué comment certaines habitudes alimentaires pourraient affecter les biomarqueurs de l'inflammation de bas grade. L'étude a démontré que les produits laitiers à teneur réduite en gras étaient positivement associés à des améliorations de l’adiponectine, un biomarqueur anti-inflammatoire <sup>4</sup>.</p>
<p>Dans une étude randomisée croisée menée auprès de 12 Australiens en excès de poids ou obèses, les effets de différentes diètes riches en produits laitiers sur les biomarqueurs inflammatoires et proathérogènes ont été évalués. Une diète comprenant des produits laitiers à teneur réduite en gras a été comparée à 2 diètes incorporant des produits laitiers à pleine teneur en gras (l'une contenant principalement des produits fermentés tels que du yogourt et du fromage et l'autre, des produits non fermentés comme du beurre, de la crème et de la crème glacée). Chacune des diètes de produits laitiers à pleine teneur en gras a été suivie pendant 3 semaines. Les participants ont ensuite suivis la diète à faible teneur en gras pendant 2 semaines à deux reprises, soit entre les diètes de produits laitiers à pleine teneur en gras et à la fin de ces périodes<sup>5</sup>.</p>
<ul>

<li>Les diètes contenant des produits laitiers à teneur réduite en gras n'ont pas eu d’impact plus favorable sur les marqueurs d’inflammation;</li>

<li>Aucune différence significative n'a été observée entre les diètes de produits à pleine teneur en gras fermentés et non fermentés.</li>

</ul>

<p>Une étude randomisée à simple insu réalisée auprès de 31 femmes en postménopause a examiné l'influence potentielle de la consommation de produits laitiers comparativement à celle du soya sur les marqueurs locaux de l'inflammation. Chaque groupe consommait quotidiennement 3 portions de produits laitiers ou de boisson de soya pendant 28 jours<sup>6</sup>.</p>
<ul>

<li>Il n'y avait pas de différence significative quant aux marqueurs d’inflammation entre les participants qui consommaient des produits laitiers et ceux qui buvaient de la boisson de soya, ce qui suggère un effet protecteur similaire. </li>

</ul>

<p>Par ailleurs, une étude randomisée à double insu a été effectuée durant 12 semaines auprès de 90 hommes et femmes âgés de 30 à 60 ans atteints de diabète de type 2. Les participants ont été répartis au hasard pour consommer une boisson de yogourt nature, une version enrichie en vitamine D ou une version enrichie en vitamine D/calcium<sup>7</sup>.</p>
<ul>

<li>Des diminutions significatives de certains marqueurs de l’inflammation ont été observées, notamment la protéine C-réactive haute sensibilité, l'IL-1, l'IL-6, le fibrinogène et la protéine RPB-4, dans les groupes recevant la boisson de yogourt enrichie en vitamine D et celle enrichie en vitamine D/calcium;</li>

<li>La concentration du biomarqueur anti-inflammatoire adiponectine présentait une amélioration significative dans le groupe vitamine D/calcium, comparativement au groupe vitamine D.</li>

</ul>

<p>Dans une étude basée sur un seul repas, l'effet potentiel des produits laitiers à pleine teneur en gras (fromage, yogourt, beurre et crème) sur les biomarqueurs inflammatoires circulants a été examiné chez 13 participants en excès de poids lors de 5 repas témoins<sup>8</sup>.</p>
<ul>

<li>Il a été démontré que les produits laitiers à pleine teneur en gras n'augmentaient pas les biomarqueurs liés à l'inflammation et à l'athérogénèse;</li>

<li>Des réductions significatives des niveaux de biomarqueurs de l'inflammation ont été observées 3 heures après la consommation de crème et de beurre.</li>

</ul>

<p>L'étude Health, Aging, and Body Composition (Health ABC) est une étude de cohorte prospective effectuée auprès d'adultes de 70 à 79 ans. Le lien entre les habitudes alimentaires et l'inflammation systémique a été évalué chez 1 751 participants. Les résultats ont démontré qu'une alimentation riche en produits laitiers à teneur réduite en matières grasses, en grains entiers, en volaille, en poisson et en légumes pourrait être associée à une inflammation systémique plus faible chez les adultes plus âgés<sup>9</sup>.</p>
<p>L'étude ATTICA est une enquête portant sur la santé et la nutrition qui a été menée en Grèce chez 1 518 hommes et 1 524 femmes en santé. Une association inverse entre la consommation de produits laitiers et les niveaux de divers marqueurs d’inflammation, y compris la protéine C-réactive, l'IL-6 et le TNF alpha, a été observée<sup>10</sup>.</p><h2>Les mécanismes potentiels</h2>
<p>Les mécanismes par lesquels les produits laitiers pourraient potentiellement affecter l'inflammation systémique ne sont pas bien compris. La vitamine D, présente dans le lait enrichi, possède des propriétés anti-inflammatoires et pourrait moduler l'effet de certaines cytokines pro-inflammatoires<sup>7</sup>. Le calcium contenu dans le lait pourrait également supprimer le stress inflammatoire et intensifier l'action anti-inflammatoire de la vitamine D<sup>7,11</sup>. </p>
<p>Le lait contient également des peptides bioactifs tels que les peptides inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l’angiotensine. Ceux-ci inhibent la stimulation du système rénine-angiotensine, éliminant ainsi les réactions inflammatoires<sup>11</sup>.</p>
<p>De plus, les produits laitiers ont été associés à des améliorations de la composition corporelle et à une réduction du tissu adipeux<sup>12,3</sup>. Puisque le tissu adipeux excédentaire a été associé à une inflammation accrue, il est possible que les produits laitiers puissent agir contre l'inflammation grâce à leur rôle dans la gestion du poids<sup>2,3,11</sup>.</p>
<p>Pour de plus amples renseignements, consultez l'article <a href="/layout/set/rss/donnees-scientifiques/poids-sante/sommaire-des-donnees-sur-le-poids-sante" target="_self">Sommaire des données sur le poids santé</a>.</p><h2>Conclusion</h2>
<p>Le lait et les produits laitiers ne semblent pas avoir d'effets néfastes sur les biomarqueurs de l'inflammation. En fait, des données suggèrent que la consommation de produits laitiers pourrait être bénéfique contre l'inflammation systémique.</p>
<p>D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces conclusions et évaluer si les effets différeraient selon le type de produits laitiers.</p>
<p>Des études mécanistes sont également requises afin d'élucider les mécanismes par lesquels les produits laitiers pourraient améliorer les biomarqueurs de l'inflammation.</p>									]]>
			</description>
			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/l-effet-des-produits-laitiers-sur-l-inflammation</link>
			<guid>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/roles-dans-certains-problemes-de-sante/l-effet-des-produits-laitiers-sur-l-inflammation</guid>
			<pubDate>Mon, 13 Jan 2014 11:04:22 -0500</pubDate>
		</item>
		
			
				<item>
			<title><![CDATA[Vitamine D et santé des os]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>C’est bien connu, la vitamine D influence le développement et le maintien de la masse osseuse et réduit le risque d’ostéoporose. Or, elle améliorerait également le fonctionnement neuromusculaire des membres inférieurs.</p></p>
																

<div class="object-left">
<table bgcolor="#eeeeee">
<tr>
    <td>
    <h2>Faits saillants</h2>
<ul>

<li>
Un lien de cause à effet a été établi entre les apports en vitamine D provenant <br />
des aliments et des suppléments et la croissance, le développement et le <br />maintien des os et des dents, le fonctionnement neuromusculaire des membres inférieurs et la réduction du risque de fractures ostéoporotiques;</li>

<li>La concentration sérique de 25(OH)D serait positivement associée à la densité minérale osseuse chez les enfants de plus de six mois, les adolescents et les adultes, jeunes ou âgés, de différentes origines ethniques;</li>

<li>Les effets bénéfiques de la vitamine D sur la santé osseuse sont reconnus par différentes autorités en matière de santé, dont Santé Canada, la Food and Drug Administration, l’Institute of Medicine et la European Food Safety Authority;</li>

<li>Des divergences existent quant à la dose de vitamine D et aux concentrations sériques de 25(OH)D souhaitables pour une bonne santé osseuse.</li>

</ul>

    </td>
</tr>
</table>
</div><h2>Introduction</h2>
<p>La vitamine D issue des aliments, des suppléments et de l’exposition au soleil est d’abord transformée dans le foie en 25-hydroxyvitamine D [25(OH)D] et est ensuite activée dans les reins en 1,25-dihydroxyvitamine D, ou calcitriol<sup>1</sup>. Cette forme hormonale active est responsable de l’homéostasie du calcium et du phosphore, alors que la concentration sérique de <strong style="font-weight: bold;">25(OH)D reflète</strong> <strong style="font-weight: bold;">le statut en vitamine D</strong><sup>2</sup>. Les concentrations sériques de 25(OH)D et les apports en vitamine D (provenant à la fois des aliments et des suppléments) seraient significativement et <strong style="font-weight: bold;">positivement associés</strong> à la <strong style="font-weight: bold;">densité minérale osseuse</strong> (DMO)<sup>1,3</sup>.</p>
<p>Le vieillissement entraîne une perte de masse osseuse et une diminution de la synthèse de la vitamine D, ce qui peut contribuer au développement de l’<a href="http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/sante-osseuse-et-osteoporose/sommaire-sante-osseuse-et-osteoporose" target="_self">ostéoporose</a>. Des apports inadéquats en calcium et en vitamine D pourraient aggraver la situation et augmenter le risque de fractures vertébrales, de la hanche et de l’avant-bras, notamment<sup>1</sup>. L'ostéoporose est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes<sup>4</sup> en raison de la <strong style="font-weight: bold;">diminution des concentrations d'estrogènes</strong> à la ménopause, qui <strong style="font-weight: bold;">favorise une réduction de la DMO</strong>.</p>
<p>Les effets bénéfiques de la vitamine D sur <strong style="font-weight: bold;">l'absorption</strong> et <strong style="font-weight: bold;">l'utilisation</strong> du calcium et du phosphore, sa contribution à la formation d'os solides et sa capacité à réduire le risque d'ostéoporose sont reconnus par différentes autorités en matière de santé, dont Santé Canada, la Food and Drug Administration (FDA), l’Institute of Medicine (IOM) et la European Food Safety Authority (EFSA)<sup>1</sup>. Selon ces organismes, les données permettent de conclure qu’il <strong style="font-weight: bold;">existe un lien de cause à effet indépendant</strong> entre les apports en calcium et en vitamine D et la croissance, le développement et le maintien des os et des dents et la réduction du risque de fractures ostéoporotiques.</p><h2>Les données scientifiques</h2>
<p>Après avoir réalisé une revue complète de la littérature disponible à ce jour, l’IOM a trouvé des données qui suggèrent une <strong style="font-weight: bold;">association dose-dépendante</strong> entre la concentration de 25(OH)D et le <strong style="font-weight: bold;">contenu minéral osseux</strong> chez les enfants de plus de six mois, les adolescents et les adultes, jeunes ou âgés, de différentes origines ethniques<sup>1</sup>. Une concentration sérique de vitamine D de 50 nmol/l était considérée comme suffisante pour une bonne santé osseuse<sup>1</sup>.</p>
<p>Des données ont également démontré qu’un traitement combinant <strong style="font-weight: bold;">un supplément de vitamine D à un supplément de calcium</strong> réduirait aussi la perte osseuse et permettrait une <strong style="font-weight: bold;">augmentation de la DMO plus importante</strong> qu’un traitement sans vitamine D<sup>5</sup>. La vitamine D <strong style="font-weight: bold;">améliorerait </strong>également le <strong style="font-weight: bold;">fonctionnement neuromusculaire</strong> des membres inférieurs et <strong style="font-weight: bold;">diminuerait </strong>la <strong style="font-weight: bold;">fréquence des chutes</strong><sup>5</sup>.</p>
<p>Les résultats d’une méta-analyse de 2010 regroupant 8 études indiquent qu'un supplément de vitamine D et de calcium combiné permet de <strong style="font-weight: bold;">diminuer l'incidence des fractures</strong> non vertébrales de 23 % et des fractures de la hanche de 30 %<sup>6</sup>. </p>
<ul>

<li>Cette supplémentation réduirait davantage les fractures autres que celles de la hanche qu'un supplément de calcium seulement;</li>

<li>Les fractures de la hanche et des vertèbres semblent plus fréquentes chez les personnes plus âgées ayant des apports déficients en vitamine D et en calcium, alors que les autres fractures sont plus courantes chez les gens âgés, mais actifs et ayant des apports plus élevés en ces deux nutriments.</li>

</ul>

<p>Une méta-analyse de 2009 comportant 20 études randomisées portant sur les fractures chez des personnes de plus de 65 ans a montré que la prise d’un supplément de plus de 482 UI par jour de vitamine D réduisait les fractures non vertébrales de 20 % et celles de la hanche de 18 %<sup>7</sup>.</p>
<ul>

<li>La réduction des fractures non vertébrales était plus importante lorsque des doses plus élevées de vitamine D étaient utilisées;</li>

<li>En ce qui concerne les supplémentations de doses inférieures à 400 UI, aucune diminution des fractures de la hanche n'a été observée;</li>

<li>L'ajout de calcium à la supplémentation de vitamine D n'influençait pas la réduction des fractures non vertébrales;</li>

<li>Le <strong style="font-weight: bold;">cholécalciférol (D<sub>3</sub>)</strong> semblerait être <strong style="font-weight: bold;">plus efficace</strong> pour diminuer les fractures que l'ergocalciférol (D<sub>2</sub>), car à dose équivalente, il augmenterait davantage le taux de 25(OH)D en raison d’une <strong style="font-weight: bold;">plus grande affinité avec le récepteur</strong> <strong style="font-weight: bold;">de la vitamine D.</strong></li>

</ul>

<p>Une autre méta-analyse d’études randomisées a quant à elle indiqué que la prise d’un supplément de vitamine D chez des gens à risque de fractures de la hanche (femmes post-ménopausées ou hommes âgés de 50 ans et plus) réduisait le risque de fractures de la hanche de 18 % <strong style="font-weight: bold;">uniquement lorsqu’elle était combinée à du calcium<sup>8</sup></strong>.</p>
<p>De façon similaire, une méta-analyse de 45 études a révélé que la supplémentation combinée de 400 à 800 UI de vitamine D et de 1 000 mg de calcium par jour réduisait l'incidence des fractures de la hanche de 16 %<sup>9</sup>. Par contre, cet effet serait plus important chez les personnes dont les apports journaliers en vitamine D sont inférieurs à 400 UI. De plus, les suppléments de vitamine D seulement et ceux combinant à la fois de la vitamine D et du calcium étaient moins efficaces pour prévenir les fractures que les suppléments de calcium seulement<sup>9</sup>.</p><h2>Les mécanismes potentiels</h2>
<p>La vitamine D régularise le taux de calcium sanguin en améliorant son <strong style="font-weight: bold;">absorption intestinale,</strong> tout en <strong style="font-weight: bold;">minimisant son élimination</strong> dans l’urine. Elle participe aussi au dépôt du calcium dans les os et à son retrait, selon les besoins de l’organisme<sup>1</sup>. Une déficience en vitamine D se traduit par une faible absorption du calcium et <a href="http://www.savoirlaitier.ca/les-nutriments-des-produits-laitiers/la-vitamine-d/la-vitamine-d-ses-fonctions " target="_self">une élévation des concentrations de l'hormone parathyroïdienne</a> (parathormone ou PTH), une hormone qui favorise l'augmentation du taux sanguin de calcium en libérant le calcium des os<sup>10</sup>.</p>
<p>À long terme, la déficience en vitamine D entraîne une perte de masse osseuse, ce qui fragilise les os et cause l'ostéoporose. Un apport adéquat en vitamine D diminue la perte osseuse en <strong style="font-weight: bold;">réduisant la sécrétion de la parathormone</strong> et <strong style="font-weight: bold;">limite le remodelage osseux excessif</strong> (renouvellement des cellules osseuses). Plusieurs données démontrent que des taux élevés de remodelage osseux augmentent la fragilité des os<sup>1</sup>. Or, ce taux double lors de la ménopause et triple à l'âge de 65 ans.</p><h2>Conclusions</h2>
<p>La vitamine D joue un rôle dans l'atteinte et le maintien d’une DMO adéquate. Certaines populations, par exemple les enfants présentant une déficience en vitamine D et les personnes âgées vivant en établissement de soins de longue durée, pourraient bénéficier davantage d'une supplémentation en vitamine D. La dose de vitamine D nécessaire pour réduire l’incidence des fractures est controversée. Dans les études où une diminution des fractures a été observée chez les personnes âgées, une <strong style="font-weight: bold;">dose minimale de 400 UI</strong> de vitamine D était nécessaire. </p>
<p>Afin d’assurer le maintien de la santé osseuse, l'IOM recommande d’atteindre une <strong style="font-weight: bold;"><a href="http://www.savoirlaitier.ca/les-nutriments-des-produits-laitiers/la-vitamine-d/le-niveau-de-vitamine-d-de-la-population-canadienne-resultats-de-l-enquete-canadienne-sur-les-mesures-de-la-sante " target="_self">concentration sérique de 25(OH)D de 50 nmol/l</a></strong>. Néanmoins, certains experts suggèrent que les concentrations devraient être <strong style="font-weight: bold;">supérieures à 75 nmol/</strong><strong style="font-weight: bold;">l</strong><sup>1-11</sup>. De telles concentrations permettraient de limiter la résorption et la déminéralisation osseuses en évitant une augmentation de la parathormone. À titre préventif, Santé Canada recommande à tous les adultes de plus de 50 ans de prendre un <strong style="font-weight: bold;">supplément de 400 UI de vitamine D </strong>par jour<sup>1</sup>. Par contre, Ostéoporose Canada suggère aux <strong style="font-weight: bold;">adultes de moins 50 ans</strong> de prendre un supplément de <strong style="font-weight: bold;">400 à 1 000 UI par jour</strong> et à ceux de plus de 50 ans ou aux plus jeunes à risque élevé de souffrir d’ostéoporose, un supplément de <strong style="font-weight: bold;">800 à 2 000 UI par jour</strong><sup>14</sup>.</p>									]]>
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			<link>http://www.savoirlaitier.ca/nutriments-laitiers/la-vitamine-d/vitamine-d-et-sante-des-os</link>
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			<pubDate>Thu, 09 Jan 2014 13:53:36 -0500</pubDate>
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			<title><![CDATA[Quelles sont les conséquences du retrait du lait au chocolat des écoles?]]></title>
			<description>
				<![CDATA[
											<p>

<p>En raison de l’augmentation du taux d’obésité chez les enfants, l’apport alimentaire à l’école est devenu le point de mire des décideurs, des gestionnaires d’écoles, des parents et des médias. Certaines écoles au Canada et aux États-Unis ont restreint ou éliminé les laits aromatisés de leurs établissements. Ces mesures pourraient empêcher les élèves d’atteindre un apport optimal en nutriments.</p></p>
																
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	<div>
		<table class="tb_default"  cellpadding="2" cellspacing="0" style="width:100%;" summary="tf">
				<tr><td valign="top">  
<p><strong>Faits saillants :</strong></p>
<ul>

<li>Le lait au chocolat peut améliorer la qualité de l’alimentation des enfants et des adolescents sans effet négatif sur leur poids.</li>

<li>Le retrait du lait au chocolat des écoles a un impact négatif sur les apports globaux en lait et autres nutriments essentiels.</li>

<li>L’apport en nutriments du lait est très difficile à remplacer par d’autres aliments.</li>

</ul>

  </td></tr>
		</table>
	</div>
</div>
<p>Le rapport scientifique de prise de position de l’American Heart Association sur le rôle du sucre dans la santé cardiovasculaire a conclu que la forme sous laquelle les sucres ajoutés sont consommés est un facteur important. Lorsque des sucres sont ajoutés à des aliments déjà riches en nutriments, notamment les laits aromatisés et les yogourts, la qualité de l’alimentation des enfants et des adolescents s’accroît, et ce, sans aucun effet indésirable sur le poids<sup>1</sup>.</p>
<p>L’étude NHANES (n = 7 557 enfants et adolescents) effectuée de 1999 à 2002 a révélé ce qui suit :</p>
<ul>

<li>Les participants qui buvaient du lait aromatisé consommaient significativement plus de lait au total que ceux qui ne buvaient que du lait nature (<em>p</em> &lt; 0,05).</li>

<li>La consommation de sucres des participants qui buvaient du lait nature ou du lait aromatisé était similaire à celle des participants qui ne buvaient pas de lait.</li>

<li>Les apports en vitamine A, en calcium, en phosphore, en magnésium et en potassium étaient significativement plus élevés chez les participants qui buvaient du lait aromatisé et du lait nature que chez ceux qui ne buvaient pas de lait (<em>p</em> &lt; 0,05).</li>

<li>Les mesures de l’IMC chez les participants qui buvaient du lait aromatisé ou du lait nature étaient égales ou inférieures aux mesures de l’IMC chez ceux qui ne buvaient pas de lait (<em>p</em> &lt; 0,05)<sup>2</sup>.</li>

</ul>

<p>Le lait aromatisé fournit les mêmes nutriments essentiels que le lait nature. Populaire chez les enfants, il représente plus des deux tiers du lait consommé à l’école au repas du midi<sup>3</sup>. De plus, à la lumière des données disponibles, on estime que l’apport de sucres ajoutés provenant du lait aromatisé est de seulement &lt; 1 g/jour par habitant, soit l’équivalent d’environ 1 % de la consommation totale de sucres ajoutés chez les Canadiens.</p>
<p>Les conséquences du retrait des laits aromatisés des écoles sont considérables. Dans notre étude récente, la consommation de lait a chuté de 47 % après que le lait au chocolat a été retiré de six écoles primaires dans la grande région de Saskatoon<sup>5</sup>. De même, une étude effectuée dans 49 écoles primaires des États-Unis a révélé que la consommation de lait avait diminué de 37 % après le retrait des laits aromatisés de ces établissements<sup>3</sup>. Pour remplacer les nutriments perdus en raison de la baisse de consommation de lait, il faudrait que les enfants ingèrent de trois à quatre aliments de plus, ce qui aurait pour résultat d’augmenter les apports en calories et en gras<sup>3</sup>.</p>
<p>Selon la dernière enquête nationale menée chez des Canadiens, environ 37 % des enfants et jusqu’à 87 % des adolescents ne consomment pas le nombre minimal de portions recommandé de produits laitiers<sup>6</sup>. Les laits aromatisés tels que le lait au chocolat représentent un choix de plus qui permet d’atteindre le nombre de portions recommandé de produits laitiers.</p><div class="">
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    </div>
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</div>									]]>
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			<link>http://www.savoirlaitier.ca/donnees-scientifiques/la-perspective-des-experts/quelles-sont-les-consequences-du-retrait-du-lait-au-chocolat-des-ecoles</link>
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			<pubDate>Mon, 16 Dec 2013 14:53:31 -0500</pubDate>
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