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	<title>Sang d&#039;Encre Polars</title>
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	<description>Blog franco-québécois dédié à la littérature noire.</description>
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		<title>La leçon du  mal &#8211; Yûsuke Kishi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:44:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Japonais]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Michel Dufour Date de publication originale : 2010 (Aku No Kyoten) Date de publication française : 2023 (Belfond) Traduction (japonais) : Diane Durocher Genre : Thriller Personnage principal : Seiji Hasumi, professeur d’anglais Attachez vos ceintures ! C’est un roman &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27532">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par </strong><strong>Michel Dufour</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27670" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/06/La-lecon-du-mal.jpg" alt="" width="150" height="200" /><img decoding="async" class="alignright size-full wp-image-27671" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/06/Kishi.jpg" alt="" width="129" height="180" />Date de publication originale : </strong>2010 (Aku No Kyoten)<strong><br />
Date de publication française : </strong>2023 (Belfond)<strong><br />
Traduction (japonais) : </strong>Diane Durocher<strong><br />
</strong><strong>Genre : </strong>Thriller<strong><br />
Personnage principal : </strong>Seiji Hasumi, professeur d’anglais</p>
<p style="text-align: justify;">Attachez vos ceintures ! C’est un roman japonais remarquable, dense, obsédant. Pourtant, malgré les noms propres japonais, le roman n’est pas tellement dépaysant : l’action se passe dans un lycée de la ville de Machida et l’accent est mis sur les relations entre les professeurs et les étudiants. La traductrice, française, a utilisé le terme <em>lycée,</em> mais le mot japonais correspondrait aussi bien, au Québec, au terme <em>collège</em>. En gros, des élèves de 16 à 20 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lecteur se met tranquillement dans la peau du professeur d’anglais Seiji Hasumi, jeune prof dans la trentaine, bien aimé de ses étudiants et surtout de ses étudiantes. On sympathise avec lui dans sa lutte contre deux corbeaux qui le réveillent chaque matin. On apprécie qu’il soit près de ses élèves dont il s’efforce de régler les problèmes. Et on n’aime pas non plus les collègues qu’il n’aime pas, le violent Shibahara, qui  se promène toujours avec son sabre (en bois !), l’impulsif Sonoda, expert en karaté, le méfiant Tsurii qui souhaitait se débarrasser de Hasumi.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois professeurs connaîtront d’ailleurs un mauvais sort, un peu plus tard. On prend conscience graduellement que Hasumi se livre à un double jeu quand il mettra en place une stratégie anti-tricherie aux examens. Il a monté des dossiers sur chaque étudiant. Ce sera utile pour chasser de sa classe et du lycée l’élève turbulent Tadenuma. Et, de même qu’il a mis sur pied un stratagème pour en finir avec les corbeaux, on se rend compte qu’il élimine violemment le père de Rina, qui n’en finissait plus de se plaindre auprès des professeurs. Puis, qu’il fait chanter le professeur Kume. Son passé révèle des violences dont il est sans doute l’auteur. Enfin, malgré son code d’éthique officiel, il n’hésite pas à séduire une de ses étudiantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la table est mise pour un massacre où une certaine logique pousse Hasumi à vouloir tuer une trentaine de ses élèves. Les 150 dernières pages fourmillent d’actions abominables qui rivent le lecteur à son livre. Le pire, c’est que l&rsquo;on comprend la logique du tueur, même si on sait bien que ses actes sont inadmissibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, le lecteur se fait manipuler aussi bien que les élèves. Le personnage principal est intelligent mais dépourvu de la moindre sympathie pour autrui. Ses parents l’ont constaté quand il n’avait que 4 ans. Mal leur en prit. Il a même prévu la stratégie à adopter s’il se fait prendre. Et, en effet, il n’est pas impossible qu’il s’en sorte.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><em>Si la plupart de instituteurs étaient favorablement impressionnés par la précocité et les facultés du gamin, cette femme le détestait cordialement (…) C’était une personne capricieuse qui avait tout simplement horreur des enfants n’ayant pas l’air assez enfant. « Vous me dégoûtez », déclarait-elle sans ambages à ceux qui étaient trop intelligents pour leur âge, ceux qui parlaient comme des adultes (…)<br />
</em><em>Le lendemain, dès la première heure, Kuzuhara lui était tombée dessus. L’enfant, interrogé sur un sujet très facile, avait volontairement répondu à côté (…) L’institutrice avait fondu sur lui en le fixant d’un regard qu’elle aurait voulu écrasant. Or, Seiji n’avait relevé la tête que pour lui opposer un sourire moqueur (…)<br />
</em><em>Tremblante de rage, elle avait levé le bras comme une joueuse de tennis qui s’apprête à faire un smash.<br />
</em><em>Seiji, qui s’était préparé à ce moment, avait exécuté son geste à la perfection. Il savait qu’elle était gauchère et qu’elle viserait sa joue.<br />
</em><em>Il avait fallu quelques secondes à Kuzuhara pour comprendre ce qui s’était passé. Puis, avisant sa main gauche, elle s’était mise à hurler de frayeur autant que de douleur. Il faut dire que le crayon tenu par Seiji, ayant transpercé sa main, ressortait de manière incongrue par l’autre côté.</em></span></p>
<div id="attachment_27672" style="width: 285px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27672" class="wp-image-27672 size-full" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/06/La-lecon-du-mal-amb-la-ville-de-Machida.jpg" alt="" width="275" height="183" /><p id="caption-attachment-27672" class="wp-caption-text">La ville de Machida</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4.4" alt="4.4 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4,4 / 5)</strong></p>
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		<title>Ne jamais trembler – Stephen King</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 15:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Américain]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Raymond Pédoussaut Date de publication originale : 2025 (NEVER FLINCH) Date de publication française : 2026 – Albin Michel Traduction (américain) : Jean Esch Genre : Thriller Personnages principaux : Trig, tueur en série – Holly Gibney, détective privée &#8211; &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27646">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Raymond Pédoussaut</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27648" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Ne-jamais-trembler.jpeg" alt="" width="127" height="200" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-15782" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2019/03/King-Stephen.jpg" alt="" width="170" height="181" />Date de publication originale : </strong>2025 (<em>NEVER FLINCH</em>)<strong><br />
Date de publication française : </strong>2026 – Albin Michel<strong><br />
Traduction (américain) : </strong>Jean Esch<strong><br />
</strong><strong>Genre : </strong>Thriller<strong><br />
Personnages principaux : </strong>Trig, tueur en série – Holly Gibney, détective privée &#8211; Kate McKay, militante féministe</p>
<p style="text-align: justify;">Le lieutenant de police Warwick de Buckeye City reçoit une drôle de lettre où l’auteur explique que le corollaire au principe de Blackstone<a href="#_edn1" name="_ednref1">[1]</a> devrait être qu’un innocent doit être puni de mort lorsqu’il a causé la mort d’un autre innocent. Il conclut son message par l’avertissement : <em>Je vais tuer 13 innocents et 1 coupable. Ainsi, ceux qui ont causé la mort de l’innocent souffriront. Il s’agit d’un acte d’EXPIATION</em>. Signé Bill Wilson<a href="#_edn2" name="_ednref2">[2]</a>. La police prend au sérieux cette menace, d’autant plus que les meurtres commencent à s’accumuler, chaque victime ayant dans la main le nom d’un des jurés qui ont fait condamner un certain Alan Duffrey, mort en prison avant qu’on ne découvre qu’il était innocent.<br />
Pendant ce temps, Kate McKay, militante féministe, ardente défenseuse du droit des femmes à l’avortement, poursuit sa tournée de conférences à travers le pays. Kate a ses admirateurs (admiratrices surtout) mais aussi ses détracteurs qui l’insultent et la menacent. Parmi eux un individu a décidé de la faire taire par tous les moyens. Il a projeté du détergent au visage de l’assistante de Kate et envoyé une enveloppe contenant de l’anthrax à la conférencière. Holly Gibney, détective privée, a été embauchée pour la protéger.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur développe ces deux fils narratifs, d’abord de façon indépendante, mais ils finissent par converger à la fin. De ce fait, l’intrigue s’en trouve quelque peu boursouflée. C&rsquo;est encore accentué par le fait que l’auteur intègre dans son récit non pas un tueur, mais deux. Deux tueurs qui se ressemblent en plus dans leur folie et par les traumatismes d’enfance qu’ils se trimballent. Et comme si cela ne suffisait pas, ces deux tueurs ont chacun des personnalités multiples. Deux intrigues secondaires ne semblent pas suffire à l’auteur qui en rajoute presque une troisième où il est question d’une célèbre chanteuse sur le retour. Cela crée de la confusion et on a la pénible impression non pas que les histoires se complètent, mais plutôt qu’elles s’embrouillent réciproquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les nombreux personnages et les multiples lieux ne font qu’augmenter le fouillis général. J’ai eu la sensation que l’auteur a agi comme un cuisinier qui aurait concocté un plat sans savoir exactement ce qu&rsquo;il voulait obtenir, mais en y mettant un maximum d’ingrédients, le rendant ainsi plus indigeste que savoureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Stephen King est un auteur prolifique et talentueux et même si ce roman ne fait pas partie de ses meilleures productions, il n’en reste pas moins intéressant par sa description d’une Amérique coupée en deux où les partisans du libre choix pour les femmes s’opposent aux anti-avortement. Par la même occasion King dénonce le fanatisme religieux, les errements de la justice et la puissance de l’argent : <em>Quand l’argent parle, la vérité se tait.</em></p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion,<em> Ne jamais trembler</em> n’est pas un des meilleurs romans de Stephen King, mais ça reste un thriller captivant qui gagnerait à avoir plus de simplicité et de rigueur.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ednref1" name="_edn1">[1]</a> <span style="font-size: 10pt;"><em>Le Principe de Blackstone stipule : « Mieux vaut que dix coupables échappent à la justice qu&rsquo;un seul innocent ne souffre »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ednref2" name="_edn2">[2]</a> <span style="font-size: 10pt;">Bill Wilson est le <em>fondateur du mouvement AA (Alcooliques Anonymes)</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><span style="color: #008000;">« Je faisais partie d’un jury qui a condamné un innocent nommé Alan Duffrey. J’ai reçu l’aide d’un jeune procureur ambitieux et bien-pensant, et celle de l’homme qui l’a piégé, mais cela n’excuse pas mon geste. J’ai intimidé trois jurés qui étaient convaincus que Duffrey disait la vérité quand il a témoigné à la barre. Sans moi, le jury ne l’aurait pas condamné. Et vous savez ce qui est arrivé à Alan Duffrey ?</span><br />
<span style="color: #008000;">– Rien de bien, j’imagine.</span><br />
<span style="color: #008000;">– Il a été assassiné en prison avant que la vérité éclate. Depuis, je dois supporter le poids de la culpabilité… »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><em>Elle ne se souvient que de son émotion intense en voyant sa jeune amie poétesse exécuter la chorégraphie pendant que Sista Bessie chantait « Land of 1 000 Dances ».<br />
</em></span></p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-27646-1" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Land-Of-A-Thousand-Dances-Jessica-Mauboy.mp3?_=1" /><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Land-Of-A-Thousand-Dances-Jessica-Mauboy.mp3">http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Land-Of-A-Thousand-Dances-Jessica-Mauboy.mp3</a></audio>
<p style="text-align: center;"><strong>Land of 1000 Dances &#8211; Jessica Mauboy</strong></p>
<div id="attachment_27657" style="width: 316px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27657" class="wp-image-27657 " src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Ne-jamais-trembler-amb.jpg" alt="" width="306" height="204" srcset="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Ne-jamais-trembler-amb.jpg 375w, http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Ne-jamais-trembler-amb-300x200.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 306px) 100vw, 306px" /><p id="caption-attachment-27657" class="wp-caption-text">Manifestation anti-IVG aux États-Unis</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4" alt="4 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4 / 5)</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Aurore – Nicolas Leclerc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 08:56:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coup de Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Raymond Pédoussaut Date de publication originale : 2026 – Éditions du Seuil Genres : Roman noir, Thriller Personnages principaux : Aurore, aide à domicile – Astrid vieille dame acariâtre – Mélanie, fille d’Astrid, vétérinaire Astrid, 75 ans, vit seule dans &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27496">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Raymond Pédoussaut</strong></p>
<p><strong><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Aurore.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27497" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Aurore.jpeg" alt="" width="124" height="200" /></a><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2021/02/Leclerc-Nicolas.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-19373" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2021/02/Leclerc-Nicolas.jpg" alt="" width="123" height="180" /></a>Date de publication originale : </strong>2026 – Éditions du Seuil<strong><br />
</strong><strong>Genres : </strong>Roman noir, Thriller<strong><br />
Personnages principaux : </strong>Aurore, aide à domicile – Astrid vieille dame acariâtre – Mélanie, fille d’Astrid, vétérinaire</p>
<p style="text-align: justify;">Astrid, 75 ans, vit seule dans une maison éloignée de tout. Sa passion est la sculpture du bois. Sa fille, Mélanie, vétérinaire en milieu rural, est débordée de travail. Un jour Astid fait un AVC, heureusement son petit-fils, Ewan, était là, ce qui permet une intervention rapide des secours. Astrid est soignée à l’hôpital, mais reste hémiplégique du côté droit. Mélanie, sa fille, se retrouve devant une montagne de problèmes : elle doit s’occuper de sa mère devenue dépendante, faire face aux contraintes de son boulot, sans compter la préparation du départ de son fils pour Paris où il doit continuer ses études. La solution providentielle vient d’Aurore, rencontrée à l’hôpital. C’est une jeune fille douce, timide et effacée qui adore s’occuper des personnes âgées qui ont besoin d’aide. Aurore est embauchée comme aide à domicile. Entre la vieille dame et la jeune Aurore, tout se passe pour le mieux, elles s’entendent parfaitement bien. Mais rapidement Mélanie trouve le comportement d’Aurore étrange. Il y a quelque chose d’anormal dans son dévouement total et dans son attachement excessif à sa mère. Qui est vraiment Aurore ? Cette question va devenir de plus en plus lancinante avec le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intrigue est simple, mais terriblement efficace. Il y a peu de personnages, peu de lieux : l’action se passe autour des Rousses, dans le Jura. On suit facilement le cours de cette histoire, on ne mélange pas les protagonistes, on ne se perd pas dans d’innombrables endroits. Cette simplicité contribue à rendre ce roman complètement captivant. Toute l’attention est consacrée au déroulement de l’intrigue et au suspense que l’auteur a installé progressivement. Sans esbroufe, sans effets à grand spectacle, l’auteur signe un roman totalement prenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages paraissent vraiment authentiques, que ce soit l’acariâtre Astrid, la surmenée Mélanie ou le jeune Ewan. Aurore, elle, reste longtemps mystérieuse et insaisissable avant de révéler une autre facette de sa personne.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dialogues sont ciselés et percutants. Les passes d’armes entre Astrid et sa fille Mélanie, en conflit permanent, sont criantes de vérité. Les répliques sont cinglantes et font mal, la mère et la fille ne savent pas s’aimer.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec son intrigue efficace et ses personnages crédibles, <em>Aurore</em> de Nicolas Leclerc est un roman noir profond et puissant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong><span style="color: #008000;">Mélanie fait-elle fausse route ? Se monte-t-elle la tête, comme le pense Astrid ?</span></em><br />
<span style="color: #008000;"><em>Elle n’a rien de vraiment concret contre Aurore, juste une sensation désagréable, un malaise diffus. Une accumulation d’événements singuliers : la mort de Ruby, l’emménagement à La Chaumoz, le changement de numéro d’urgence… Un signal d’alarme, au fond d’elle, dont elle ne parvient pas à saisir le motif.</em></span><br />
<span style="color: #008000;"><em>Elle déteste les ambiguïtés, les zones d’ombre, elle a <span id="page_223" title="223" role="doc-pagebreak"></span>besoin de certitudes. Il lui faut absolument comprendre cette fille dont elle ne connaît ni le passé, ni les intentions. Pour convaincre Astrid de s’en séparer, il lui faut des munitions. Si elle s’en prend à Aurore sans arguments en béton, elle ne fera que renforcer l’hostilité de sa mère et la perdra définitivement. Elle doit absolument la ramener à la raison, par tous les moyens.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><em>Floriane effleure le bras d’Ewan. Il les délaisse, se focalise sur le cercueil, les photos de Mélanie défilent sur l’écran en arrière-plan, au son de Where the Streets Have No Name, de U2.</em></span></p>
<audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-27496-2" preload="none" style="width: 100%;" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/U2-where_the_streets_have_no_name-evighet.mp3?_=2" /><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/U2-where_the_streets_have_no_name-evighet.mp3">http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/U2-where_the_streets_have_no_name-evighet.mp3</a></audio>
<p style="text-align: center;"><strong>U2 &#8211; Where the Streets Have No Name</strong></p>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4.5" alt="4.5 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4,5 / 5)<a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Aurore-amb.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-27499" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Aurore-amb-300x190.jpg" alt="" width="254" height="161" srcset="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Aurore-amb-300x190.jpg 300w, http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Aurore-amb.jpg 395w" sizes="auto, (max-width: 254px) 100vw, 254px" /></a><br />
Coup de cœur <a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2012/02/coupdecoeur1.gif"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-945" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2012/02/coupdecoeur1.gif" alt="" width="50" height="40" /></a></strong></p>
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		<item>
		<title>La disparition de Rose Sinclair &#8211; Céline Beaudet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 16:42:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
		<category><![CDATA[Sociologique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Michel Dufour Date de publication originale : 2026 (Québec Amérique) Genres : Enquête, sociologique Personnage principal : Édouard Lavergne, détective J’avais bien aimé le premier roman de Beaudet, Une enquête à Murray Bay, qui m’était apparu comme un courant d’air &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27629">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par </strong><strong>Michel Dufour</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27633" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/La-disparition-de-Rose-Sinclair.jpg" alt="" width="137" height="200" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-21943" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2022/07/Beaudet-Celine-2.jpg" alt="" width="145" height="180" />Date de publication originale : </strong>2026 (Québec Amérique)<strong><br />
</strong><strong>Genres : </strong>Enquête, sociologique<strong><br />
Personnage principal : </strong>Édouard Lavergne, détective</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais bien aimé le premier roman de Beaudet, <a href="https://ray-pedoussaut.fr/?p=21940"><em>Une enquête à Murray Bay</em></a>, qui m’était apparu comme un courant d’air frais dans la littérature policière québécoise. On hume encore un peu de cet air dans ce roman-ci, mais l’action se passe surtout à Montréal, à Québec et à Sainte-Anne-de-Bellevue. Et l’aspect policier du roman passe au second plan derrière les préoccupations sociales de l’auteure.</p>
<p style="text-align: justify;">On retrouve le détective Édouard Lavergne à Montréal en 1912, où il est engagé pour retrouver la jeune Rose Sinclair, fille d’un riche et obtus banquier. Rose passe la fin de semaine chez elle mais, du dimanche soir au vendredi, elle est pensionnaire à l’École normale du Collège Macdonald, à Sainte-Anne-de-Bellevue. Or, depuis dimanche soir, personne ne l’a vue. Et, depuis lundi, son amie Euphémie Murray, pensionnaire à temps complet au même collège, n’a pas été vue non plus. Un peu plus tard, on apprendra que leur amie Raphaella est disparue elle aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Édouard commence son enquête en interrogeant les parents de Rose. Constatant à quel point le père est borné  (« aux idées arriérées », selon sa mère, madame de Saint-Victor) et la mère soumise, il commence à envisager la possibilité d’une fugue. Puis, son enquête le poussera au Collège Macdonald où il s’intéressera surtout au professeur Prescott, professeur de botanique et d’horticulture; Rose aimait beaucoup ce professeur et semblait vouloir se spécialiser précisément en botanique. Prescott, à l’origine d’un projet de cité-jardin  est un homme prestigieux, charismatique et très près de ses étudiantes préférées. Quand Édouard saura qu’Euphémie, qui aimait aussi beaucoup Prescott, est enceinte, d’autres genres d’hypothèses chemineront dans son cerveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Il apparaîtra que les jeunes filles disparues ont effectivement voulu fuir leur milieu collégial, mais pas pour les raisons imaginées par le détective montréalais.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui marque davantage le lecteur dans ce roman, c’est moins l’enquête elle-même que les engagements sociaux de Céline Beaudet : sur l’égalité des femmes (et la critique de l’Église catholique comparée au point de vue protestant : jusque dans les années 50, chez les catholiques, quand une femme qui gagnait un salaire se mariait, ses biens revenaient à son mari); sur l’écart grandissant entre les classes sociales et les problèmes de logements et de maladies qui en résultaient. J’ai souvent eu l’impression de lire un « roman engagé ». Ce n’est évidemment pas un défaut en soi, mais la trame policière apparaît alors comme un prétexte.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dans son roman précédent, Beaudet aime bien aussi décrire les costumes, comme le faisait si bien Anne Perry, mais ces descriptions servent davantage à caractériser un personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est aussi un plaisir supplémentaire de revisiter le Montreal Pool Room et le Ben’s Delicatessen, le sommet du Mont-Royal, le Parc La Fontaine, les grands magasins de la rue Sainte-Catherine, les maisons cossues de la rue Dorchester et de l’Avenue du Parc.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaudet a accompli un bon travail d’historienne et ses engagements sociaux valent encore aujourd’hui : problèmes d’immigration et de logement (sans parler des sans-abri), soins hospitaliers, de l’inégalité des femmes jusqu’aux féminicides … Mais l’amateur de polars reste un peu sur sa faim.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><span style="color: #008000;"><em>À 18 h, Édouard traversa la rue Sainte-Anne d’un pas allègre, heureux d’aller rejoindre le constable François Arbour pour souper. En haute saison, l’hôtel Clarendon accueillait une clientèle huppée, et sa table avait bonne réputation. Il pénétra dans le hall, où un portier s’empressa de le diriger vers la salle à manger. Arbour était déjà assis à une table un peu en retrait; le maître d’hôtel d‘office accompagna Édouard jusqu’à sa chaise.<br />
</em><em>Les deux hommes échangèrent une poignée de main cordiale.<br />
</em><em>&#8211; Très heureux de vous revoir, constable Arbour, déclara Édouard.<br />
</em><em>Un garçon de table apporta des verres d’eau et leur tendit la carte. Ils optèrent pour le potage Crécy, l’entrecôte à la bordelaise et une carafe de claret.</em></span></p>
<div id="attachment_27634" style="width: 289px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27634" class="wp-image-27634 size-full" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/La-disparition-de-Rose-Sinclair-amb-avenue-du-Mont-Royal-pres-de-Chabot.jpg" alt="" width="279" height="181" /><p id="caption-attachment-27634" class="wp-caption-text">Avenue du Mont-Royal près de Chabot</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4" alt="4 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4 / 5)</strong></p>
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		<title>L’île hallucinée – Julien Freu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 09:04:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Raymond Pédoussaut Date de publication originale : 2026 – Actes Sud Genres : Thriller, fantastique, ésotérique Personnage principal : Aucun. Nombreux personnages, mais aucun n’est sur le devant de la scène du début à la fin. Île d’Hurlin, printemps 1996. &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27442">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Raymond Pédoussaut</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27445" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Lile-hallucinee-2.jpeg" alt="" width="121" height="200" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-27446" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Freu-Julien.jpeg" alt="" width="148" height="180" />Date de publication originale : </strong>2026 – Actes Sud<strong><br />
</strong><strong>Genres : </strong>Thriller, fantastique, ésotérique<strong><br />
Personnage principal : </strong>Aucun. Nombreux personnages, mais aucun n’est sur le devant de la scène du début à la fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Île d’Hurlin, printemps 1996.<br />
En suivant un chien, Anh et Jonas, onze ans, découvrent dans une crique le corps sans vie d’un enfant. Ils le signalent à Louen, le chef de la police locale. Celui-ci ne trouve pas trace du cadavre, pourtant un enfant est récemment porté disparu. Le capitaine Dozert et le lieutenant Cassio, appelés pour mener l’enquête, arrivent sur place. Il se passe de drôles de choses sur cette île : outre la disparition de l’enfant, le chien qui les a menés au cadavre qui a ensuite disparu est mort il y a plus de vingt ans. Et ce n’est pas tout, des meurtres se succèdent, une mystérieuse <em>Dame jaune d’Hurlin</em>, la <em>Porteuse de feu</em>, hante l’île, les enfants sont obsédés par des monstres jaunes qu’ils appellent les <em>Ouinkiz</em> dont on retrouve des dessins les représentant un peu partout. Dans ce contexte étrange, les policiers vont avoir du travail pour tirer les choses au clair.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intrigue est dense et complexe. Des épisodes du passé expliquent ce qui arrive actuellement. Entre passé et présent, les événements sont nombreux, certains sont inexplicables.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages sont multiples et très divers. Il y a ceux qui sont en chair et en os : des adolescents, des policiers, le chef local, des professeurs, une institutrice, un écrivain, quelques assassins et violeurs … Et puis il y a les fantômes : <em>la Porteuse de feu</em>, les monstres jaunes <em>Ouinkiz</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a une superposition d’éléments matériels, de scènes fantastiques et de traditions ésotériques. Ce mélange crée une atmosphère spéciale qui accentue l’étrangeté et le mystère de l’île d’Hurlin. Il faut accepter la dimension paranormale du roman pour l’apprécier. Les esprits trop cartésiens et rationnels auront du mal à admettre les phénomènes décrits dans ce roman. Certains pourront même y trouver une forme de poésie sauvage.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’île hallucinée</em> est un roman consistant mêlant plusieurs genres : enquête policière, récit fantastique et ésotérisme. Il se distingue surtout par son atmosphère très particulière entre réalité et légendes locales.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong><span style="color: #008000;">Tout ce que je peux t’offrir, ce sont des légendes, des rumeurs. J’officie sur cette île depuis près de quarante ans. Je ne l’ai jamais rencontrée. Mais sa présence était là. Dans les murmures, lorsque j’évoquais le diable, dans mes sermons. Dans le secret du confessionnal, quand de vieilles femmes demandaient la clémence de Dieu pour avoir commercé avec la Porteuse de feu. J’ai vu des guérisons inexpliquées. J’ai prononcé les oraisons funèbres d’hommes et de femmes qui se portaient comme un charme quelques semaines avant leur mort. On m’a demandé de bénir des récoltes, pour contrer ses malédictions. L’île d’Hurlin abritait une sorcière, on me l’a dit dès mon premier jour entre ces murs. Les Hurliens la craignaient autant qu’ils la respectaient. Luce était comme la mer. Insaisissable, vénérée et détestée.</span></em></p>
<p><strong>Niveau de satisfaction : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-27452" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Lile-hallucinee-amb.jpg" alt="" width="250" height="250" srcset="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Lile-hallucinee-amb.jpg 250w, http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Lile-hallucinee-amb-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px" /><br />
</strong><strong><img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4" alt="4 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4 / 5)</strong></p>
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		<title>Le Livre du Fossoyeur &#8211; Oliver Pötzsch</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 19:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allemand]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Michel Dufour Date de publication originale : 2021 (Das Buch des Totengräbers) Date de publication française : 2024 (HarperCollins) Traduction (allemand) : Johannes Honigmann Genres : Enquête, thriller Personnage principal : Leopold von Herzfeldt, inspecteur de police Je n’ai pas &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27591">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par </strong><strong>Michel Dufour</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27592" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Livre-du-Fossoyeur.jpg" alt="" width="125" height="200" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-27593" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Potzsch-Oliver.jpg" alt="" width="135" height="180" />Date de publication originale : </strong>2021 (<em>Das Buch des Totengräbers</em>)<strong><br />
Date de publication française : </strong>2024 (HarperCollins)<strong><br />
Traduction (allemand) : </strong>Johannes Honigmann<strong><br />
</strong><strong>Genres : </strong>Enquête, thriller<strong><br />
Personnage principal : </strong>Leopold von Herzfeldt, inspecteur de police</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’ai pas souvent l’occasion de lire des auteurs allemands. Oliver Pötzsch en est un et pas le moindre. Depuis une quinzaine d’années, il produit plein de romans, dont ce <em>Livre du Fossoyeur</em><span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a></span>, un très bon thriller dans un climat historique de fin de siècle (le 19<sup>e</sup>). L’essentiel de l’action se passe à Vienne, en 1893, où des jeunes femmes sont retrouvées égorgées et empalées.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête est confiée à l’inspecteur Leopold (Leo) von Herzfeldt, qui sera aidé bien malgré lui par le surprenant fossoyeur Augustin Rothmayer : plusieurs événements étranges se produisent dans le cimetière dont il est responsable, comme des têtes de cadavres qui se font couper ou des morts qu’on aurait enterrés vivants. D’un autre côté, les collaborateurs immédiats de Leo, agacés par son accent boche et ses origines juives, ne l’aident pas beaucoup et certains n’hésitent pas à le lancer sur de fausses pistes. Il s’alliera la jolie téléphoniste Julia, dont il ignorera jusqu’au bout  si elle est seulement une collègue, une douce amie ou une criminelle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire se complique quand on comprend qu’une des victimes aurait participé à une soirée de <em>valses noires</em>, au cours desquelles  de riches bourgeois auraient profité de très jeunes filles de moins de 12 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur ne perd aucune occasion de nous montrer les inventions techniques de l’époque, aussi bien dans le domaine de la criminalistique avec Bertillon et Galton (système d’identification des criminels et enregistrement des empreintes digitales) que dans la vie quotidienne : téléphone, automobile, photographie, cinéma, rayons X, électricité… Mais l’insertion historique n’est pas un prétexte pour négliger l’intrigue elle-même : plusieurs rebondissements nous tiennent en haleine jusqu’à la fin.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <em><span style="font-size: 10pt;">On trouve aussi le titre, peut-être mieux inspiré, L’Almanach du Fossoyeur.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><span style="color: #008000;"><em>Ce jour-là et le suivant, La Toussaint, l’établissement fut le théâtre d’une sorte de conseil de guerre comme Leo n’en avait jamais vu. Il connaissait les réunions d’officiers de sa période militaire et bien sûr aussi les conférences quotidiennes dans le cadre du travail policier. Mais le fait de voir uniquement des femmes participer à ce genre de rassemblement, c’était inédit.<br />
</em><em>D’autant plus que toutes ces femmes étaient des putains (…)<br />
</em><em>Il fut étonné de constater que les prostituées de Vienne représentaient, à l’instar par exemple des cochers de fiacre, une puissance invisible, mais non négligeable. Elli connaissait tout le monde, du petit assesseur au haut fonctionnaire, et elle tenait des notes sur chacun, elle était au coutant de leurs préférences et de leurs faiblesses respectives.</em></span></p>
<div id="attachment_27594" style="width: 285px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27594" class="wp-image-27594 size-full" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-livre-du-fossoyeur-amb-le-prater.jpg" alt="" width="275" height="183" /><p id="caption-attachment-27594" class="wp-caption-text">Le prater</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4.4" alt="4.4 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4,4 / 5)</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Le Camino – Anya Niewierra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:21:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de Cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Néerlandais]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Raymond Pédoussaut Date de publication originale : 2021 (De Camino) Date de publication française : 2026 &#8211; Hauteville Traduction (néerlandais) : Marie Hendrikse Genres : Aventure, Thriller Personnage principal : Lotte Bonnet, épouse d’un mari qui s’est suicidé sur &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27567">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Raymond Pédoussaut</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27569" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Camino.jpg" alt="" width="143" height="200" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-27570" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Niewierra-Anya.jpeg" alt="" width="161" height="169" />Date de publication originale : </strong>2021 (<em>De Camino</em>)<strong><br />
Date de publication française : </strong>2026 &#8211; Hauteville<strong><br />
Traduction (néerlandais) : </strong>Marie Hendrikse<strong><br />
</strong><strong>Genres : </strong>Aventure, Thriller<strong><br />
Personnage principal : </strong>Lotte Bonnet, épouse d’un mari qui s’est suicidé sur le chemin de Compostelle</p>
<p style="text-align: justify;">Lotte Bonnet vit aux Pays-Bas, c’est une chocolatière dont les affaires sont florissantes. Elle a épousé Emil, un réfugié bosniaque dont elle a deux beaux enfants. Emil a été frappé d’un cancer dont il a guéri, suite à cette guérison il a décidé de faire le Camino, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. En plein pèlerinage, Emil se tranche la gorge avec son couteau de chasse. Stupéfaite, Lotte ne comprend pas ce qui a amené son époux à se suicider. Quand elle va en Bosnie disperser ses cendres à l’endroit où il a vécu, elle apprend que le vrai Emil est mort il y a des années et que celui qui était son mari a usurpé l’identité d’un autre. Finalement, elle constate qu’elle ne connaissait pas l’homme qui a été son mari pendant onze ans. Complètement abasourdie et pour essayer de comprendre, elle décide de partir en France et de refaire, pas à pas, le même chemin qu’Emil. Ce qu’elle ne sait pas c’est que c’est dangereux, car un passé funeste a ressurgi.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un des thèmes de ce roman est le chemin de Compostelle. Emil puis Lotte vont suivre la via Podiensis qui va du Puy-en-Velay dans la Haute-Loire, jusqu&rsquo;à Saint-Jean-Pied-de-Port dans les Pyrénées-Atlantiques et plus précisément la portion Puy-en-Velay – Conques. Ceux qui ont fait Compostelle retrouveront avec plaisir les étapes et l’ambiance de ce pèlerinage, les autres attraperont peut-être l&rsquo;envie de le faire. Lotte va souffrir, comme toute personne pas habituée à marcher plus de vingt kilomètres par jour : le poids du sac à dos, les ampoules aux pieds, la chaleur, le vent, les orages … mais elle va aussi se transformer, changer en profondeur, lâcher prise, devenir plus résistante, plus ouverte, plus réceptive à la beauté de la nature. Elle va aussi faire une rencontre déterminante qui changera à jamais sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre thème important est les guerres entre les républiques de l’ex-Yougoslavie qui ont fait émerger le nationalisme et les haines ancestrales entre 1991 et 2001. Des exactions ont été commises, des hommes se sont rendus coupables d’atrocités : exécutions sommaires, tortures, viols. Après la guerre, ces hommes ont émigré dans d’autres pays, ont refait leur vie, sont devenus des citoyens normaux, des maris, des pères de famille, mais ils restent marqués à jamais par ce qu’ils ont vécu. Le grand mérite de l’autrice est d’expliquer clairement le processus qui a fait d’hommes ordinaires des tortionnaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que montre également l’autrice est le changement de personnalité qui s’opère dans le temps. Ainsi un criminel pendant la guerre peut devenir un bon père de famille, Lotte elle-même reviendra du Camino différente de la bonne bourgeoise qu’elle était avant son chemin de Compostelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le côté thriller du roman est réussi. Il y a du suspense et beaucoup de surprises. Quelqu’un guette Lotte, pensant qu’elle en sait trop, il a décidé de l’éliminer. Sur le chemin les endroits favorables pour simuler un accident ne manquent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans<em> Le Camino, </em>Anya Niewierra réussit parfaitement à associer les recherches dangereuses de Lotte sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle concernant le passé de son mari et les horreurs des guerres de l’ex-Yougoslavie. C’est un roman riche et passionnant, bien écrit et bien traduit.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><span style="color: #008000;"><em><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif;">Ici, sur le Camino, je suis plus proche de moi-même que dans ma ferme natale, où les Bonnet vivent depuis trois siècles. Pourquoi ? peut-être parce que, ici mes jours sont rythmés par l&rsquo;insaisissable, le terrain, la météo. Cela m’oblige à lâcher prise, à n&rsquo;être que moi, rien de plus. À exister, hors du temps et hors du monde. Chez moi, je ne peux pas. Il y a les horaires, les rendez-vous, les échéances. Il faut gérer, organiser, prévoir. Ici, non. Ici, on marche, on mange, on boit, on dort. On pense surtout à son corps : le dos qui tire, les muscles raides, les ampoules, la nourriture, l&rsquo;eau, le lit. Même les pires drames, comme la mort de Solange ou le coma de Maddie, ne retiennent pas longtemps mon attention. J&rsquo;en reviens toujours au chemin, à mes pieds, à l’endroit où je pourrai remplir ma gourde.</span></em></span></p>
<p><strong>Niveau de satisfaction : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-27571" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Camino-amb.jpg" alt="" width="375" height="214" srcset="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Camino-amb.jpg 438w, http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/05/Le-Camino-amb-300x171.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px" /><br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4.5" alt="4.5 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4,5 / 5)<br />
Coup de cœur <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-945" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2012/02/coupdecoeur1.gif" alt="" width="50" height="40" /></strong></p>
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		<title>L’autre enquête &#8211; Jørn Lier Horst</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 10:36:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Norvégien]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Michel Dufour Date de publication originale : 2021 (Grenseløs) Date de publication française : 2026 (Gallimard) Traduction (norvégien) : Céline Romand-Monnier Genre : Enquête Personnage principal : William Wisting On retrouve dans plusieurs polars nordiques ce genre de romans d’enquête &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27511">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par </strong><strong>Michel Dufour</strong></p>
<p><strong><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Lautre-couv.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27513" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/Lautre-couv.jpg" alt="" width="137" height="200" /></a><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2018/08/Horst.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-14648" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2018/08/Horst.jpg" alt="" width="129" height="181" /></a>Date de publication originale : </strong>2021 (<em>Grenseløs</em>)<strong><br />
Date de publication française :</strong> 2026 (Gallimard)<strong><br />
Traduction (norvégien) : </strong>Céline Romand-Monnier<strong><br />
</strong><strong>Genre : </strong>Enquête<strong><br />
Personnage principal : </strong>William Wisting</p>
<p style="text-align: justify;">On retrouve dans plusieurs polars nordiques ce genre de romans d’enquête dans lesquels les policiers relient des recherches sur la disparition ou la mort récente d’un individu à la disparition ou à la mort d’une autre personne il y a 10 ou 20 ans. C’était comme ça avec <em>Les lendemains qui chantent</em> d’Indridason dont j’ai dernièrement dit un mot; c’est aussi comme ça avec le roman de Horst dont il est question aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Michelle Norris cherche à savoir ce qui est arrivé à son amie Ruby Thompson, qui a été tuée en Espagne il y a quelques mois. La police de la province de Gérone a enquêté sans résultat. Michelle a alors ouvert sur internet une page d’enquête participative sur laquelle elle a rassemblé toutes les informations disponibles sur le meurtre de Ruby en espérant qu’à travers les réseaux sociaux elle trouverait des renseignements qui lui permettraient de comprendre ce qui s’est passé. Une centaine d’internautes ont répondu à l’appel, dont la jeune norvégienne Astria, qui croyait avoir trouvé quelque chose d’intéressant. Sauf qu’elle disparaît. D’où le recours à Wisting et à sa fille Line, enquêtrice malgré lui, qui se joint au groupe de détectives amateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les recherches se poursuivent en Australie, d’où Ruby est originaire, en Espagne où elle a été tuée, et en Norvège où Astria est apparemment disparue. L’hypothèse d’un tueur en série surgit quand on s’intéresse à des meurtres similaires, dont celui de Bertine, il y a 13 ans. On se déplace un peu dans le temps, beaucoup dans l’espace; le désintéressement  de la police espagnole, l’abondance des informations recueillies par le réseau créé par Michelle, souvent contradictoires, et quelques rebondissements ne facilitent pas la tâche de Wisting et de son acolyte Maren.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici comme ailleurs, pour échapper au caractère répétitif d’une enquête, on multiplie les personnages et les lieux. Mais l’aspect original  d’une enquête participative via les réseaux sociaux, la personnalité attachante de Wisting, sa relation avec sa fille et ses tentatives contrariées d’établir une liaison satisfaisante avec une femme, tout cela contribue à rendre la lecture agréable.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><span style="color: #008000;"><em>Wisting parvint à se défaire d’une de ses chaussures, l’autre resta sur son pied. Il cracha, chassa l’eau de mer de ses yeux en battant des cils. Il essaya de serrer les jambes autour du pilier et de se hisser ainsi. Une vague lui donna un coup de pouce inattendu. Il se jeta en avant, plaqua les bras et le buste sur le ponton, en cherchant à transférer un maximum de poids sur le haut du corps. Il tâtonna à la recherche d’un objet à saisir. Ses ongles griffèrent le bois gelé. Il contracta le moindre muscle de son corps, mais dut finalement renoncer. Il retomba encore et concentra ses efforts pour garder la tête au-dessus de la surface.<br />
</em><em>Il flotta longtemps dans l’eau, avec l’espoir de récupérer des forces, mais déjà il ne sentait plus ses doigts et bientôt il perdit toute sensation dans les jambes.</em></span></p>
<div id="attachment_27514" style="width: 241px" class="wp-caption alignright"><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/LAutre-amb-Plage-de-Palamos.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27514" class="wp-image-27514 " src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/LAutre-amb-Plage-de-Palamos.jpg" alt="" width="231" height="173" /></a><p id="caption-attachment-27514" class="wp-caption-text">Plage de Palamos</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4" alt="4 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4 / 5)</strong></p>
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		<title>Cavillore – Jérémie Claes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 17:05:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
		<category><![CDATA[Roman noir]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Raymond Pédoussaut Date de publication originale : 2026 &#8211; Héloïse d&#8217;Ormesson Genres : Roman noir, Thriller Personnages principaux : Nico de retour au village de Gourdon &#8211; La famille Camillieri Nico, après quelques années passées à Paris, revient en Provence &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27389">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Raymond Pédoussaut</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27391" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cavillore.jpeg" alt="" width="135" height="200" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-26317" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2025/05/Claes-Jeremy.jpg" alt="" width="135" height="177" />Date de publication originale : </strong>2026 &#8211; Héloïse d&rsquo;Ormesson<strong><br />
</strong><strong>Genres : </strong>Roman noir, Thriller<strong><br />
Personnages principaux : </strong>Nico de retour au village de Gourdon &#8211; La famille Camillieri</p>
<p style="text-align: justify;">Nico, après quelques années passées à Paris, revient en Provence dans son village d’origine : Gourdon. En ce printemps 1993, il se passe de drôles d’évènements dans ce petit village. Une chienne colossale venue de Cavillore, la montagne qui domine le village, a déposé un cadavre devant l’auberge de Gourdon. C’est celui d’une jeune femme inconnue. À Gourdon, on ignore qui est la morte, mais on sait qui l’a tuée : les Camillieri qui habitent une ferme sur les hauteurs. Ce sont les derniers arrivés, cela suffit aux mauvaises langues pour en faire des coupables. Ariane qui règne sur la famille Camillieri n’a pas l’intention de laisser accuser quelqu’un de sa tribu sans réagir. Elle va guetter pour savoir qui dépose des cadavres la nuit devant l’auberge. C’est ainsi qu’elle va faire une rencontre extraordinaire avec une grande chienne qui va l’amener dans la montagne et lui révéler le secret de Cavillore.</p>
<p style="text-align: justify;">Jérémie Claes est un Belge qui aime la Provence. C’est avec un plaisir évident qu’il met en place la cadre de ce roman. On sent qu’il est très attaché à cette région des Alpes-Maritimes et particulièrement du petit village de Gourdon dominé par le plateau de Cavillore. Il y a de l’amour et de la poésie dans les descriptions des paysages montagneux. Mais ce superbe décor cache bien des secrets, certaines turpitudes humaines aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a beaucoup de mystères dans ces montagnes : de nombreuses charognes d’animaux mutilés, des chèvres qui disparaissent, des randonneuses qui ne reviennent pas de leur excursion et une chienne colossale qui a quelque chose à dévoiler. Parfois le roman bascule dans le fantastique : Ariane ressent de curieuses affinités avec la chienne géante. Toutes les deux communiquent silencieusement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intrigue se divise en deux périodes distinctes :<br />
&#8211; printemps et été 1993, des évènements insolites et mystérieux viennent perturber la tranquillité des habitants<br />
&#8211; été 2024, c’est trente et un ans après les étranges péripéties qui ont eu lieu en 1993 que les explications sont fournies et que les faits s’éclairent.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cavillore</em> est un hommage à la beauté de ce coin de Provence et de ses habitants. Il montre le lien fort reliant les hommes à cette terre imprégnée de secrets et de mystères. Mais la splendeur de la nature n’exclut pas la noirceur des âmes. Les prédateurs sont là aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong><span style="color: #008000;">La chienne dresse les oreilles. Elle sent, sous ses pattes, les frissons de la montagne. Sa truffe frémit. Les odeurs sont si ténues sous l’hiver. Ce qui lui parvient néanmoins, c’est l’émanation même de Cavillore, la roche, la craie, le silex, la végétation pétrifiée sous le gel, de nettes et infimes traces d’humus. Les remugles passés des charognes sous l’écorce du plateau.</span></em><br />
<span style="color: #008000;"><em>Cavillore gronde et la chienne grogne à l’unisson.</em></span><br />
<span style="color: #008000;"><em>Le prédateur n’est rien qu’un homme qui n’existe plus. Elle renifle sa peur. Tout ceci est justice.</em></span></p>
<div id="attachment_27394" style="width: 383px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27394" class="wp-image-27394" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cavillore-amb.jpg" alt="" width="373" height="187" srcset="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cavillore-amb.jpg 499w, http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cavillore-amb-300x150.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 373px) 100vw, 373px" /><p id="caption-attachment-27394" class="wp-caption-text">Plateau de Cavillore (Alpes-Maritimes)</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4.2" alt="4.2 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4,2 / 5)</strong></p>
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		<title>Les lendemains qui chantent &#8211; Arnaldur Indridason</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 09:24:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Islandais]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Michel Dufour Date de publication originale : 2023 (Saelurikid) Date de publication française : 2025 (Métailié) Traduction (islandais) : Éric Boury Genre : Enquête Personnage principal : Konrad, enquêteur retraité J’ai lu plusieurs romans d’Indridason, et je ne sais &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27470">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par </strong><strong>Michel Dufour</strong></p>
<p><strong><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/les-lendemains-couv.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27472" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/les-lendemains-couv.jpg" alt="" width="130" height="200" /></a><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2018/08/Indridason-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-14689 alignright" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2018/08/Indridason-2.jpg" alt="" width="172" height="158" /></a>Date de publication originale : </strong>2023 (<em>Saelurikid</em>)<strong><br />
Date de publication française :</strong><br />
2025 (Métailié)<strong><br />
Traduction (islandais) : </strong>Éric Boury<strong><br />
</strong><strong>Genre : </strong>Enquête<strong><br />
Personnage principal : </strong>Konrad, enquêteur retraité</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai lu plusieurs romans d’Indridason, et je ne sais jamais d’avance si je vais aimer le prochain, ou pas. Je crois que cet auteur se veut réaliste avant tout : le milieu policier est terne, la population aussi, les policiers comme Konrad ne sont pas des héros, ils sont même souvent pitoyables. Les paysages islandais sont attirants mais, à la longue, on s’y fait. Et dans ce roman-ci, on retrouve les travers qui caractérisent bien des polars d’enquête.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête de Konrad porte sur deux séries de crimes : vers la fin des années 70, un dénommé Skafti Timoteus Hallgrimsson disparaît et le policier Leo, bon ami de Konrad, pousse Natan à admettre qu’il est l’auteur du meurtre de Skafti. À la même époque (1983), le teinturier Pétur Jonsson disparaît et son fils Ivan le recherche depuis ce temps-là. Cet événement est contemporain d’un trafic d’automobiles Lada avec des Russes dans lequel les services secrets soviétiques seraient impliqués. Deuxième volet : de nos jours, on découvre le cadavre de Skafti, et c’est clair que ce ne peut pas être Natan qui l’a tué. Par ailleurs, un ami de Pétur, Franklin, vient d’être assassiné au lac de Hafravatn. À la recherche de son ami Leo, Konrad enquête sur tous ces événements pour son compte personnel.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête de Konrad consiste à interviewer des dizaines de personnes sans obtenir beaucoup de résultats pendant 300 pages. Les personnages secondaires sont très développés de façon à rompre la monotonie des entrevues, sauf que ça augmente la confusion. Or, cette confusion est déjà là, à cause des voyages dans le temps, mais à cause aussi du style de l’auteur qui commence des chapitres en introduisant des personnages sortis d’on ne sait où. J’aime bien être déconcerté par le problème lui-même plutôt que par la façon de le présenter.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, je vous épargne la partie sur la méfiance que les Islandais éprouvaient vis-à-vis des Américains après la guerre, de même que sur l’attrait, au contraire, qu’exerçait l’Union soviétique, et je tairai ce qui a trait à l’assassinat du père de Konrad et au réseau de pédophiles. C’est trop. C’est long. On en ressort épuisé, mais pas pour les bonnes raisons.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><span style="color: #008000;"><em>« Trois événements se sont produits et j’essaie de les relier. Premièrement, une Lada est volée à Reykjavik. Deuxièmement, au même moment, un chalutier soviétique est amarré dans le port, ce navire a sans doute été utilisé avant cela pour espionner les stations  LORAN des Américains en Islande. Troisièmement, Pétur disparaît ».</em></span></p>
<div id="attachment_27474" style="width: 262px" class="wp-caption alignright"><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/les-lendemains-amb-la-colline-dOskjuhlid-a-Reykjavik.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27474" class="wp-image-27474 " src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/04/les-lendemains-amb-la-colline-dOskjuhlid-a-Reykjavik.jpg" alt="" width="252" height="168" /></a><p id="caption-attachment-27474" class="wp-caption-text">La colline d&rsquo;Öskjuhlid à Reykjavik</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=3.5" alt="3.5 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (3,5 / 5)</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Cabale – Sandrine Goeyvaerts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 09:57:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Remarquable]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Raymond Pédoussaut Date de publication originale :  2026 – Hachette Black Lab Genres : Féministe, enquête policière, thriller Personnages principaux : Exorde, Protocole, Ataraxie, Rigor et Thémis, membres Membres de Cabale – Alice, policière Elles sont cinq : Exorde, Protocole, &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27369">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Raymond Pédoussaut</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27370" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cabale.jpg" alt="" width="135" height="200" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-27371" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Goeyvaerts-Sandrine.webp" alt="" width="147" height="180" />Date de publication originale : </strong><strong> </strong>2026 – Hachette Black Lab<strong><br />
</strong><strong>Genres : </strong>Féministe, enquête policière, thriller<strong><br />
Personnages principaux : </strong>Exorde, Protocole, Ataraxie, Rigor et Thémis, membres Membres de <em>Cabale</em> – Alice, policière</p>
<p style="text-align: justify;">Elles sont cinq : Exorde, Protocole, Ataraxie, Rigor et Thémis. Elles ont formé <em>Cabale</em>, une société secrète qui a pour but de punir les hommes coupables de violences sexuelles. <em>Cabale</em> repose sur le principe que pour obtenir réparation, il faut frapper aussi fort qu’elles ont été touchées. Il y a un barème pour cela avec des niveaux allant de 1 à 4. Le niveau 1 ce sont les injures et les humiliations, il exige seulement une destruction de la réputation de l’auteur. Le niveau 4 c’est le viol, les tortures, la pédocriminalité, il requiert de buter le coupable. <em>Cabale</em> est parfaitement organisée, un code a été mis au point, il inclut cinq règles à respecter absolument : silence, anonymat, prudence, sororité et discrétion. Quand les morts suspectes d’hommes se multiplient, la police est mise sur le coup. Alice, jeune policière plus intuitive et plus subtile que ses collègues masculins, va flairer une piste qui l’approchera de la vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers les agissements secrets des cinq membres de <em>Cabale</em>, nous assistons à l’opération punitive contre des crapules qui ont abusé de femmes et d’enfants sans avoir été inquiétées par une police et une justice toutes deux défaillantes. C’est assez jubilatoire de voir ces salauds recevoir le châtiment mérité. On ne peut que se réjouir au moment où les victimes se rebiffent et se vengent de leurs bourreaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci étant dit et même si c&rsquo;est légitime que des femmes maltraitées demandent justice et veulent se venger, le roman me semble un peu trop manichéen : les femmes c’est le bien, les hommes le mal. Tous les hommes sans exception. Au mieux, ils sont lourdauds et grossiers, au pire ce sont des harceleurs et des violeurs. Dans ce roman, pas un seul homme n’est <em>normal</em>, c’est-à-dire gentil et respectueux, sans qu’il ne présente un danger pour les femmes. Ces femmes qui vivent avec un chien ou un chat, éventuellement en couple avec une autre femme, mais sans enfant et sans  homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman est résolument féministe, mais pas d’un féminisme revendiquant plus de droits ou d’égalité, mais d’un féminisme de guerre contre le genre masculin qui prône l’affrontement et la vengeance. Ici les femmes, sont à la fois les juges et les exécutantes des sentences qu&rsquo;elles prononcent, elles se substituent à la justice et à la police en qui elles n&rsquo;ont pas confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Cabale</em> on prend un réel plaisir à admirer la détermination et l’organisation sans failles de cinq femmes résolues à faire payer les individus coupables d’agressions sexuelles, toutefois la détestation affichée de tous les hommes me paraît quelque peu outrancière. Dans la vraie vie, la guerre des sexes n&rsquo;est sûrement pas la meilleure solution, pas plus que la justice expéditive, mais dans un roman on peut tout imaginer.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
<span style="color: #008000;">Nous, Cabale</span></strong><br />
<span style="color: #008000;">Sommes celles par qui la justice est rendue. Depuis des siècles, ils prennent, pillent, mutilent, violent, tuent. Il est temps pour nous d&rsquo;y mettre de l&rsquo;ordre.</span><br />
</em><strong><span style="color: #008000;">Cinq règles absolues :</span></strong><br />
<span style="color: #008000;">Silence : le secret absolu sur nos actions, passées, présentes et a venir, est requis.</span><br />
<span style="color: #008000;">Anonymat : votre identité disparaît au profit d’un pseudo qui vous sera attribué par Protocole.</span><br />
<span style="color: #008000;">Prudence : toutes les communications doivent se faire selon des règles précises.</span><br />
<span style="color: #008000;">Sororité : les membres doivent rester fidèles les unes aux autres, même en cas de pression extérieure.</span><br />
<span style="color: #008000;">Discrétion : vous devez le plus possible maintenir une vie normale a l&rsquo;extérieur, travail, activités, routine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">La trahison ou le non-respect des règles de confidentialité, dans la mesure où ils nous mettent toutes en danger, peuvent être sévèrement punis.</span></p>
<p><strong>Niveau de satisfaction : <img loading="lazy" decoding="async" class="alignright wp-image-27372" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cabale-amb.png" alt="" width="280" height="155" srcset="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cabale-amb.png 361w, http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Cabale-amb-300x166.png 300w" sizes="auto, (max-width: 280px) 100vw, 280px" /><br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=4" alt="4 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (4 / 5)</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Sous le couvert des ombres &#8211; Stéphane Aubut</title>
		<link>http://ray-pedoussaut.fr/?p=27431</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ray]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 07:43:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Moyen]]></category>
		<category><![CDATA[Québécois]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Michel Dufour Date de publication originale : 2026 (Les Éditions JCL) Genre : Cosy Crime (?!) Personnage principal : Alex Tremblay Si c’était vraiment un roman policier (cosy ou pas), ce serait un bien mauvais roman. C’est plutôt un roman &#8230; <a href="http://ray-pedoussaut.fr/?p=27431">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par </strong><strong>Michel Dufour</strong></p>
<p><strong><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Sous-le-couvert-des-ombres.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-27433" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Sous-le-couvert-des-ombres.jpg" alt="" width="133" height="200" /></a><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Aubut-Stephane.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-27434" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Aubut-Stephane.jpg" alt="" width="119" height="180" /></a>Date de publication originale : </strong>2026 (Les Éditions JCL)<strong><br />
</strong><strong>Genre : </strong>Cosy Crime (?!)<strong><br />
Personnage principal : </strong>Alex Tremblay</p>
<p style="text-align: justify;">Si c’était vraiment un roman policier (cosy ou pas), ce serait un bien mauvais roman. C’est plutôt un roman sentimental qui tente de passer pour un polar.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui donne l’apparence d’un polar, c’est que le personnage principal, Alex Tremblay, est un policier qui prend une pause de son métier d’enquêteur pour essayer de découvrir ce qui est arrivé, vingt-cinq ans plus tôt, à Mélissa Marcoux qui est disparue. C’est une jolie jeune femme, ex-droguée et manipulée par un entourage malsain dont elle aurait souhaité se défaire. Elle a aussi été la première amante d’Alex, qui avait alors seize ans, dont elle serait possiblement tombée amoureuse. Lui, en tout cas, en a été tout chaviré au point où, quand elle est disparue, il a tout laissé tomber. Devenu policier, il a baigné dans un univers d’horreurs qui l’a achevé. Il perd souvent les pédales et présente les troubles d’un stress post-traumatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Isolé dans son appartement du Vieux-Montréal. Il tombe sur un article qui évoque la disparition de Mélissa. Fortement ébranlé, il décide de retourner dans sa région natale du Saguenay-Lac-Saint-Jean (Lac Kénogami) pour tenter de résoudre le mystère de cette disparition.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors qu’il rencontre la journaliste qui a écrit l’article, Laurence Perron, qui veut l’aider dans son enquête. Alex ne veut rien savoir mais, à force de reluquer ses seins et ses cuisses (« Alex s’en voulait de réagir comme un adolescent en rut »), il accepte sa collaboration. Ils projettent de refaire le trajet de Mélissa le soir où elle est disparue et d’interroger tous ceux avec qui elle avait des relations. La police a déjà effectué ce travail mais « refaire ce trajet permettrait peut-être d’avoir des intuitions sur ce qui avait pu se passer ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours des entrevues, la seule chose qui progresse c’est sa passion pour Laurence. Même quand il a l’intuition que tout est à la veille de s’éclairer, il n’a aucune idée de ce qui s’est passé. C’est toutefois parce que le coupable le croit qu’il se trahit lui-même. Et c’est parce que Laurence a cru à <em>sa propre intuition</em> qu’elle a décidé d’intervenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Sept mois après, Alex constate que « depuis qu’elle est enceinte, les formes de Laurence déjà envoûtantes étaient devenues encore plus voluptueuses ».</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, c’est la belle histoire d’amour d’un homme dans la quarantaine qui se passionne pour une belle jeune femme de dix ans plus jeune que lui, et qui ne demande pas mieux que de lui faire des enfants sans se poser de questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #008000;">Extrait :</span><br />
</strong></em><span style="color: #008000;"><em>Quelque chose m’échappe, admit Alex. Mais l’important, c’est ceci : mon intuition ne me trompe pas. On va tout savoir bientôt, mais pour ça, je dois plonger en moi-même et retisser la toile de l’enquête. Et pour ce faire, je dois être seul  (…) J’ai la solution au bout des doigts, je peux presque la toucher (…) Je sais, c’est difficile à comprendre.</em></span></p>
<div id="attachment_27432" style="width: 284px" class="wp-caption alignright"><a href="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Sous-le-couvert-des-ombres-Lac-Kenogami.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-27432" class="wp-image-27432 size-full" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/uploads/2026/03/Sous-le-couvert-des-ombres-Lac-Kenogami.jpg" alt="" width="274" height="184" /></a><p id="caption-attachment-27432" class="wp-caption-text">Lac Kénogami</p></div>
<p><strong>Niveau de satisfaction :<br />
<img decoding="async" class="usr" src="http://ray-pedoussaut.fr/wp-content/plugins/universal-star-rating/includes/image.php?img=03.png&amp;px=24&amp;max=5&amp;rat=3" alt="3 out of 5 stars" style="height: 24px !important;" /> (3 / 5)</strong></p>
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