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	<title>ReadWriteWeb France</title>
	
	<link>http://fr.readwriteweb.com</link>
	<description>Analyse, prospective et impacts des nouvelles technologies de l'information et de la communication</description>
	<lastBuildDate>Fri, 20 Nov 2009 07:30:53 +0000</lastBuildDate>
	
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		<title>La technologie des “Smart Grid” est-elle une menace pour la vie privée ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/bq4MNHSLn7A/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/20/a-la-une/technologie-des-smart-grid-estelle-une-menace-vie-prive/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 07:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jolie O'Dell</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[smart grid]]></category>

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		<description><![CDATA[Les smart grid sont une technologie de distribution et de régulation de la consommation d’énergie dans les foyers qui a provoqué beaucoup d’enthousiasme dans les milieux écolo ces dernières années, mais il y a un revers à la médaille qui commence à peine à apparaitre.
Les smart grid utilisent des technologies numériques pour contrôler ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-6459" title="smartgrid" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/smartgrid.jpg" alt="smartgrid" width="600" height="300" />Les smart grid sont une technologie de distribution et de régulation de la consommation d’énergie dans les foyers qui a provoqué beaucoup d’enthousiasme dans les milieux écolo ces dernières années, mais il y a un revers à la médaille qui commence à peine à apparaitre.</p>
<p>Les smart grid utilisent des technologies numériques pour contrôler ce qui consomme de l’électricité dans une maison afin d’économiser l’énergie, de faire baisser la facture et de réduire les émission de CO2, jusqu’ici, on ne peut que se réjouir de l’arrivée de telles technologies. Mais certains experts commencent à se demander si les données personnelles générées par ces technologies sont à l’abri, et à quel point la vie privée de ses utilisateurs sera préservée.</p>
<p>Le concept des données privée “anonymisées” se révélant très relatif ces derniers temps, comme l’ont montré hackers et académiciens, nous devons désormais nous demander ce que saurons vraiment de nous les smart grids. Par exemple, les fluctuations dans la consommation d’énergie d’une maison sont si spécifiques qu’elles peuvent en déduire la marque de votre réfrigérateur.</p>
<p>Un <a href="http://www.futureofprivacy.org/wp-content/uploads/2009/11/smartprivacy-for-the-smart-grid.pdf">rapport</a> récent de la Future of Privacy Foundation affirme que même si des approches plus modernes doivent être mise en place pour la maitrise de l’énergie, un enthousiasme sans bornes pour la technologie des smart grids pourrait mener à de sérieuses failles concernant le respect de la vie privée.</p>
<p>“L’infrastructure qui supporte les smart Grid”, explique le rapport, “sera capable d’informer les consommateurs de leur usages journaliers en énergie, y compris au niveau d’un appareil spécifique. Bien que cela soit bénéfique et que cela aide à lutter contre l’effet de serre en réduisant les émission de CO2, et que cela fasse baisser la facture électriques des usagers par la même occasion, cela introduit la possibilité de récolter des informations détaillées sur la consommation énergétique des individus et sur leurs usages au sein de ce qui est le temple de la vie privée : le foyer”.</p>
<p>“Nous devons prendre soin à ne pas sacrifier la vie privée au nom d’un enthousiasme mal mesuré pour la réforme de l’électricité. La prolifération d’informations, le manque de contrôle, et un manque de vision globale de ces informations pourrait mener à des menaces graves sur la vie privée des consommateurs”.</p>
<p>Un autre <a href="http://www.nist.gov/public_affairs/releases/smartgrid_interoperability.pdf">rapport</a> du National Institute of Standards and Technology affirme lui qu’à cause du manque de standards et de procédures dans la collecte et le stockage de données privées, “L’alimentation distribuée en ressources énergétiques et les compteurs intelligents révèleront des informations sur les modes de consommation et les activités qui ont lieu au sein des foyers”.</p>
<p>Dans une <a href="http://voices.washingtonpost.com/securityfix/2009/11/experts_smart_grid_poses_priva.html">interview</a> au Washington Post, Jules Polonestsky, un dirigeant du NIST affirmait hier  qu’il était préoccupé : « Sans planification sérieuse, nous aloons avoir bien des défits à relever d’ici quelques années quand les gens commenceront à réaliser qu’il serait temps de légiférer efficacement sur la façon de réguler l’usage de ces données ».</p>
<p>Ces préoccupations sont réelles, et montrent à quel point la notion de la vie privée ne va pas juste avoir à être arbitrée face aux besoins de contrôle d’états tentés par le totalitarisme digital, ou renforçant un totalitarisme existant, mais également par rapport à des préoccupations qui sont bien moins évidentes à dénoncer.</p>
<p>Le besoin d’une définition claire et d’une information précise pour les consommateurs est de plus en plus critique, tout comme le besoin de renforcement des autorités censés défendre la vie privée. La CNIL, qui avait à plusieurs reprise émis un avis négatif vis à vis d’Hadopi, dénonçant en vain les atteintes à la vie privée contenues dans cette loi, n’est de toutes évidences pas en mesure d’assurer ici sa mission, il est probablement temps de trouver autre chose avant qu’il ne soit trop tard.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(image CC de <a href="http://www.flickr.com/photos/sunpig/">sunpig</a>)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6458&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/bq4MNHSLn7A" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L’oubli des traces laissées volontairement sur internet #colloque #oubli (2eme partie)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/W1ZElakvGn8/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/19/entrevues/loubli-des-traces-laisses-volontairement-sur-internet-colloque-oubli-2eme-partie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 09:20:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[#oubli]]></category>
		<category><![CDATA[Colloque]]></category>
		<category><![CDATA[Table ronde]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>

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		<description><![CDATA[En partenariat avec Techtoc.tv, voici la seconde partie du colloque de jeudi dernier organisé par le Secrétariat à l’Economie Numérique, cette table ronde portait sur les traces laissées, cette fois, volontairement par les internautes (la première partie est ici).

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En partenariat avec <a href="http://techtoc.tv/event/385/uses-and-web-2.0/e-reputation/l-oubli-des-traces-volontairement-laissees-sur-internet">Techtoc.tv</a>, voici la seconde partie du colloque de jeudi dernier organisé par le Secrétariat à l’Economie Numérique, cette table ronde portait sur les traces laissées, cette fois, volontairement par les internautes (la première partie <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/11/16/entrevues/colloque-droit-loubli-numrique-premire-partie-loubli-des-traces-involontairement-laisses-sur-internet/">est ici</a>).</p>
<p><object id="playerWCS" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.webcastory.com/v/rAuk69WQnPmKgV" /><param name="name" value="playerWCS" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="playerWCS" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://www.webcastory.com/v/rAuk69WQnPmKgV" name="playerWCS" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<item>
		<title>Les entreprises sont elles plus démocratiques que l’Etat ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/SmdleQ29_KY/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/19/analyse/entreprises-plus-democratiques-que-etat/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 07:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques mois Kevin Kelly publiait un  article dans wired qui a été  traduit en français sur internetactu sous le titre «  le nouveau socialisme ». Les caractéristiques de cette nouvelle organisation sont schématisées ci-contre.
Pour aller plus dans cette réflexion, on pourrait aussi constater un autre phénomène : comment le participatif est entré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-6452" title="a" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/a.gif" alt="a" width="250" height="388" />Il y a quelques mois Kevin Kelly publiait un <a href="http://www.wired.com/culture/culturereviews/magazine/17-06/nep_newsocialism?currentPage=1"> article</a> da<em>ns wired qui a été</em> <a href="http://www.internetactu.net/2009/07/09/le-nouveau-socialisme-la-societe-collectiviste-globale-se-met-en-ligne/"> traduit en français</a><em> sur internetactu sous le titre «  le nouveau socialisme ». Les caractéristiques de cette nouvelle organisation sont schématisées ci-contre.</em></p>
<p>Pour aller plus dans cette réflexion, on pourrait aussi constater un autre phénomène : comment le participatif est entré de plein pied dans le secteur privé : En effet, de plus en plus d’entreprises, dans un souci premier d’efficacité économique, se sont mises ces dernières années à adopter une posture beaucoup plus « collaborative » que par le passé :</p>
<p>Là où traditionnellement l’entreprise assumait seule le risque d’un développement produit pendant un cycle plus ou moins long (6 mois à quelques années), fondé au maximum sur quelques focus group ou études de marché plus ou moins réalistes, en espérant « avoir visé juste » le jour de la sortie du produit, les nouvelles technologies permettent de diluer le risque économique grâce à de multiples réajustements possibles avant, pendant et après la sortie du service : combien de fois avons-nous exprimé une opinion en cours de route sur l’évolution de twitter, facebook, le choix du gout de la <a href="http://www.nouvelledanette.com/">prochaine danette</a> ou encore du <a href="http://www.imaginetgv.com/lgie/">prochain voyage à grande vitesse</a> ?</p>
<p>Et tout le monde s’y retrouve : l’entreprise qui optimise ses investissements et ses ventes, le client qui obtient un produit plus conforme à ses attentes, et a la possibilité, par la même occasion, de faire passer des attentes non-économiques , plus « humaines », donc pas forcément immédiates pour l’entreprise : respect de l’environnement, de la chaîne d’approvisionnement, développement durable, ou encore économie d’énergie comme sur <a href="http://events.fr.ch.msn.com/Windows-7/article.aspx?cp-documentid=150369663"> Windows 7</a>.</p>
<p>Cette évolution historique semble concomitante avec l’expansion des nouvelles technologies autour des années 2000 et des nouveaux moyens d’expression et d’implication proposés aux traditionnels « clients » passifs. Les entreprises ont donc su capter la potentialité d’internet pour changer de mode de fonctionnementn et passer…</p>
<ul>
<li>….d’un <strong>mode de gouvernance qu’on pourrait appeler   «  représentatif »,</strong> par analogie avec le fonctionnement   démocratique, où les décisionnaires travaillent en chambre pendant un   cycle plus ou moins long de développement de produit, investis de la   mission de savoir mieux que les clients ce qu’ils souhaitent, jusqu’au   moment de la sortie du produit : l’échec ou le succès commercial de ce   dernier correspond alors aux votes des clients, et impacte directement la   reconduction d’un nouveau mandat (par les actionnaires).</li>
<li>A un <strong>mode de gouvernance plus (mais pas totalement)   participatif</strong>, où les membres décisionnaires interagissent entre   « deux votes », notamment avec un nombre plus restreint (mais pas limité)   de clients plus actifs que d’autres, sur des points importants mais ayant   une temporalité plus courte (un choix technique bien précis, choix d’une   composante de prix, choix d’une forme ou d’un design) que la création   intégrale du service. La reconduction d’un nouveau mandat est tout autant   soumise à l’échec ou au succès commercial, mais l’expérience montre qu’un   droit à l’erreur, devenue humaine, sera plus facilement accordé dans ce   cas.</li>
</ul>
<p>Pourrait-on dire alors que les entreprises sont devenues plus « démocratiques » à l’heure des nouvelles technologies ? c’est tout à fait possible, dans le sens où une partie du pouvoir de décision qui lui est habituellement dévolue ait été remise entre les mains des clients. Et pourrait-on aller jusqu’à dire que la France,  fonctionnant selon le mode représentatif, serait plus démocratique si elle fonctionnait sur le mode participatif ou semi-participatif (c’est à dire mixant les deux)? Assurément non, dans le sens où gouvernance représentative et gouvernance semi-participative sont l’un et l’autre deux modes de fonctionnement démocratique, différents certes, mais pas moins démocratique.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6454" title="b" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/b.gif" alt="b" width="300" height="574" />Par contre, le secteur privé nous montre que la seconde forme de gouvernance semble bien plus optimale lorsque des décisions touchant une grande population doivent être prises : que ce soit dans la prise en compte de l’hétérogénéité des attentes, ou dans l’allocation des ressources internes. En outre, elle a l’avantage de favoriser la création d’une identité propre, voire même une appartenance commune, via le dialogue entre membres actifs et aussi avec les décisionnaires ou leurs intermédiaires. A ce propos, la France aurait elle donc besoin d’un community-manager elle aussi pour raffermir l’identité française ?</p>
<p>Enfin, chacun est libre d’émettre son propre jugement, même si les livres nous enseignent que démocratie représentative et démocratie semi-participative « se valent ». Voici, à ce sujet, un tableau récapitulatif qui pourrait guider cette… « réflexion » à partir des mutations observées dans le secteur privé !</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6453&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/SmdleQ29_KY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La vidéo surveillance de demain s’invente aujourd’hui</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/Cbhswze0hmk/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/18/a-la-une/la-video-surveillance-demain/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 07:49:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Jeff Hawkins]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[videosurveillance]]></category>

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		<description><![CDATA[Au delà du débat, si tant est qu’il y ai matière à débat, de savoir si la vidéosurveillance a un quelconque impact sur la délinquance, il serait opportun de se demander si, comme pour Hadopi, son but affiché, la lutte contre la délinquance, ne pourrait pas demain faire place à une forme d’utilisation tout à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-6381" title="brazil videosurveillance" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/brazil04.jpg" alt="brazil videosurveillance" width="600" height="300" />Au delà du débat, si tant est qu’il y ai matière à débat, de savoir si la vidéosurveillance a <a href="http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/11/13/un-rapport-prouve-linefficacite-de-la-videosurveillance/">un quelconque impact sur la délinquance</a>, il serait opportun de se demander si, comme pour Hadopi, son but affiché, la lutte contre la délinquance, ne pourrait pas demain faire place à une forme d’utilisation tout à fait différente. Que pourrat-on faire demain avec toutes ces caméras que l’on installe aujourd’hui ? Bien des choses.</p>
<p>L’un des point limitants de la vidéosurveillance aujourd’hui est le facteur humain : ceux qui sont installés derrière les moniteurs de contrôle, et qui ont dans les mains un dispositif technologique pour l’instant assez frustre. Une caméra peut repérer des mouvements, voir même identifier des mouvements “suspects” et attirer l’attention de l’humain qui est derrière, mais pour l’instant, rien de plus. Ou pas.</p>
<p>Une jeune startup de la Silicon Valley, <a href="http://www.vitamindinc.com/">Vitamin D</a>, travaille actuellement sur une technologie destinée à donner le sens de la vue aux machines. Leur dernier produit, lancé à la dernière conférence DEMO, est destinée à servir de base au marché prometteur de la recherche vidéo, mais il pourrait servir à bien d’autres choses.</p>
<p>Le logiciel est destiné à reconnaitre et comprendre les actions qui se déroulent dans une vidéo, et à prendre les initiatives adéquates, plutôt que de se reposer sur des métadonnées ou des tags, seuls à même, avec un éventuel texte d’accompagnement, à permettre de chercher et classer des vidéos pour l’instant.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.readwriteweb.com/readwritestart/vitamin-d-video-1.jpg" alt="" width="600" height="496" /></p>
<p>Dans sa forme actuelle, Vitamin D Video est destiné à l’analyse de vidéo et à la surveillance, mais la technologie sous jacente, <a href="http://www.numenta.com/about-numenta/numenta-technology.php">Hierarchical Temporal Memory</a> (HTM), est conçue sur le modèle du neocortex humain, dans la droite ligne de <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/numenta_artificial_intelligence.php">ce que promet l’intelligence artificielle</a> depuis des lustres. Ses promesses sont nombreuses, et parfois effrayantes, une fois replacées dans le contexte actuel, tant ceux qui légifèrent et décident aujourd’hui de l’utilisation de la vidéosurveillance ignorent totalement ce qui se prépare demain.</p>
<h3>Retour aux sources</h3>
<p>Les fondateurs de Vitamin D, la crème des ingénieurs qui étaient derrière le Palm et le Treo, affirment que leur application peut distinguer entre des individus et des objets dans un flux vidéo live ou une vidéo archivée d’une façon qu’aucun programme n’avait réussi à faire jusqu’ici.</p>
<p>Cette technologie compile d’énormes quantités de vidéos et en fait des listes d’évènements à un rythme étonnant, ne demande pas la moindre configuration, et son installation ainsi que son paramétrage sont d’une simplicité déconcertante. Un wizard permet très simplement, par exemple, de paramétrer des alertes pour signaler des évènements spécifiques.</p>
<p>Vitamin D pourrait éliminer le besoin pour les humains d’ajouter à leurs vidéos du texte, des tags et des métadonnées : “Vitamin D imagine dans un futur proche un monde où les vidéo peuvent être indexés, recherchés, surveillées, comprises, et donner lieu à des actions automatisée” prédit Allen Bush dans un email envoyé à ReadWriteWeb. “Si les ordinateurs pouvaient comprendre le contenu d’une vidéo sans qu’un humain ai à le leur décrire, beaucoup d’applications disruptives apparaitraient”.</p>
<p>La création d’un moteur de recherche vidéo serait bien évidemment quelque chose de particulièrement enthousiasmant, son application aux dizaines de milliers de caméras de surveillance qui colonisent les villes du monde entier, à l’inverse, est un grand pas en avant vers 1984.</p>
<p>En 2005, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jeff_Hawkins">Jeff Hawkins</a>, fondateur de Palm et chercheur en neuroscience, a fondé une société appelée Numenta. HTM, la technologie développée par Numenta, se concentre sur une nouvelle génération d’intelligence artificielle. Elle permet aux machines de reconaitre, d’apprendre et de comprendre des modèles récurrents (patterns) au sein d’énormes quantités de données. La plateforme HTM, qui sert de base à la technologie de Vitamin D, peut s’appliquer à une multitude de problématiques différente, de la vision par la machine à la détection de la fraude en passant par l’analyse sémantique de texte.</p>
<p>HTM est basé sur la théorie du néocortex décrite pour la première fois dans le livre de Hawkins “<a href="http://www.onintelligence.org/">On Intelligence</a>”, et a été traduite sous une forme mathématique par Dileep George, cofondateur de Numenta.</p>
<p>D’autres applications de HTM pourrait permettre de résoudre des problèmes comme la reconnaissance d’objets dans une image, la prévision du trafic routier ou des mouvement de foules, la reconnaissance de caractères dans une images brouillée, le diagnostic d’imagerie médicale ou la prédiction du taux de clic sur une page web.</p>
<p>L’une des démonstration montre l’analyse en temps réel d’une vidéo où la technologie détecte les humains présents dans une vidéo, au sein d’un environnement particulièrement chargé, où différents éléments sont en mouvement avec, qui plus est, des conditions d’éclairage particulièrement médiocres.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.readwriteweb.com/readwritestart/numenta.jpg" alt="" width="600" height="576" /></p>
<p>Vous pouvez <a href="http://www.numenta.com/about-numenta/demoapps.php">télécharger une démonstration</a> du logiciel destiné à détecter les êtres humains dans un flux vidéo temps réel (Mac et PC), afin de mettre en place chez vous votre propre Big Brother personnel. Imaginez ce que cela donnera sous peu, une fois connecté aux caméras vidéos qui surveillent nos villes, et demandez vous si les décisions que nous prenons à la va vite aujourd’hui n’affecterons pas de façon dramatique le monde de demain.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(image d’illustration : <a href="http://www.imdb.com/title/tt0088846/">Brazil</a> de Terry Gilliam, © 20th Century Fox)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6380&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/Cbhswze0hmk" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Tu viens ? Interview avec Nathalie Kosciusko-Morizet</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/5tdDXrhq6DY/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/17/a-la-une/tu-viens-interview-avec-nathalie-kosciuskomorizet/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 13:22:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Kosciusko-Morizet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6444</guid>
		<description><![CDATA[Nathalie Kosciusko-Morizet nous a reçu, ReadWriteWeb et Techtoc.tv, lundi dernier au ministère pour un interview au sujet de son livre participatif « Tu viens ?« . Elle nous parle démocratie 2.0, de débats contributifs, de Hadopi, d’écologie et de numérique, et bien sûr de prospective.

[UPDATE: A la demande générale, un transcript (brut de fonderie)]
Fabrice Epelboin : Vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nathalie Kosciusko-Morizet nous a reçu, ReadWriteWeb et <a href="http://techtoc.tv/accueil/">Techtoc.tv</a>, lundi dernier au ministère pour un interview au sujet de son livre participatif « <a href="http://tuviens.fr">Tu viens ?</a>« . Elle nous parle démocratie 2.0, de débats contributifs, de Hadopi, d’écologie et de numérique, et bien sûr de prospective.</p>
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<p>[UPDATE: A la demande générale, un transcript (brut de fonderie)]</p>
<p><strong><em>Fabrice Epelboin</em></strong> : Vous dites, en parlant de l’Etat : “La question est posée de l’étendue des métamorphoses qu’il va connaitre, de la manière dont les technologies numériques vont modifier ou non, dans tous les sens du terme, sa constitution”<br />
Avant de penser à réformer la constitution, ne faudrait-il pas penser réformer la notion de liberté telle qu’on la connait en France, par opposition à celle que l’on connait aux Etats-Unis : “La liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres”, vs. “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrait pour que vous puissiez le dire” (qui semble plus adapté aux réalités d’internet).</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet </em></strong>: Je ne propose pas forcément une entrée constitutionnelle dans le sujet, c’est un regard possible ; pour moi, les outils numériques font forcément évoluer la démocratie, et forcément évoluer la conception des libertés publiques, cela ne fait aucun doute.</p>
<p>Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne solution d’entrer dans le sujet en parlant changement de conception de ce que sont les libertés publiques, parce que cela va faire peur, et internet fait déjà très souvent peur.</p>
<p>Il me semble que le bon moyen d’entrer dans le sujet c’est de parler de toutes les nouvelles dimensions qu’apporte internet pour le meilleur, et après de s’accrocher à résoudre les problèmes.</p>
<p>En matière d’eDemocratie, c’est de parler de l’extension formidable de l’espace de débat, la capacité d’interpellation renouvelée par rapport au politique, qui est quelque chose auquel les internautes sont sensibles, c’est aussi amener les politiques vers cela, ce que j’essaye de faire avec les ateliers de l’élu 2.0, pour proposer aux parlementaires de se mettre en situation d’être interpelés, et une fois que l’on aura organisé cela, on pourra organiser des sujets comme la conception de la liberté.</p>
<p><strong><em>Frédéric Bascunana</em></strong> : vous êtes touchée par le virus participatif, jusqu’où pensez-vous que l’on puise aller en terme de dispositif participatif online ? Pensez vous qu’un Moveon à la française soit possible, avec ce même esprit d’insurrection latente qui, petit à petit, grossi, qui puisse avoir une influence importante sur les prochaines échéances électorales ?</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet</em></strong> : Il y a beaucoup de choses intéressantes [dans Moveon], la limite c’est la démocratie représentative. Je crois à la démocratie représentative, je ne crois pas qu’internet doive remettre en cause ceci qui pour moi est un acquis fort, constitutif de notre système.</p>
<p>Après, tout ce qui rajoute au droit d’interpellation des citoyens à l’égard de leurs dirigeants est utile, mais dans ce cadre là.</p>
<p>J’insiste là dessus parce qu’internet est associé à des mouvements qui tendent à la désintermédiation. Je trouve très intéressant de questionner la légitimité et la pertinence des intermédiaires, dans l’ordre politique, mais aussi dans l’ordre économique.<br />
Quand vous regardez les secteurs économiques qu’internet bouscule, : la musique, l’édition… internet questionne la valeur ajoutée des intermédiaires. J’ai eu l’occasion de le dire aux éditeurs : “je comprends que ce soit désagréable pour un éditeur ancien et installé, mais je vous préviens, internet va questionner la valeur ajoutée que vous avez dans le système”.</p>
<p>Là où je trouve que l’on va trop loin, c’est quand plus que de questionner, on rejette,  à priori, toute intermédiation. Moi je crois à la nécessité d’avoir des intermédiaires, quitte à les réorganiser, à redéfinir la chaine de valeur dans l’ordre économique ou la chaine de représentation dans l’ordre politique : c’est indispensable à un fonctionnement apaisé, dans l’ordre politique, de la démocratie.</p>
<p><strong><em>Frédéric Bascunana </em></strong>: C’est d’ailleurs ce que l’on observe dans l’organisation de Moveon : l’apparition de nouveaux intermédiaires.</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet</em></strong> : Il y a de nouveaux intermédiaires sur internet, les blogeurs sont une forme de nouveaux intermédiaires, ils agrègent des espaces de discussions, des communautés, et leur offrent la possibilité de s’exprimer d’une manière nouvelle, qui fait place à l’intermédiation.</p>
<p>Le direct complet, pour moi, est une impasse, et peut même être dangereux.</p>
<p><em><strong>Fabrice Epelboin</strong></em> : Dans ‘Tu Viens ?”, vous parlez de la régulation d’internet en ces termes : “il n’est ni souhaitable ni même possible de réguler les usages des réseaux en leur appliquant des normes traditionnelles, si l’on cherchait simplement à prolonger celles qui existent en les étendant aux réseaux, on se heurterait à ce qu’ils ont d’inédit, d’autonome, et avant tout à son caractère global”. Concrètement, vous critiquez le fait de transposer dans le virtuel des logiques et des normes qui existent dans le réel, or c’est typiquement ce à quoi on assiste de toutes parts, que ce soit du coté des entreprises ou plus particulièrement des politiques.</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet</em></strong> : C’est normal, quand on arrive à internet, de commencer à raisonner avec des catégories de pensée qui sont des catégories traditionnelles, ce que je dis c’est qu’il ne faut pas en rester là, sinon, on ne comprend pas véritablement ce que c’est qu’internet, et l’on en tire pas le meilleur, on n’en prend pas toute la dimension.</p>
<p>Dans l’ordre de la communication ou dans l’ordre politique, je critique ceux qui abordent internet comme si ce n’était juste qu’un nouveau média sur lequel on va diffuser le communiqué de presse traditionnel, ou mettre en ligne l’agenda, et faire faire cela par la chargée de communication. Ce n’est pas tant qu’ils font mal, ce n’est pas de l’ordre du moral, du bien et du mal, c’est juste qu’il n’atteignent pas leur but, ils n’utilisent pas l’internet pour ce qu’il a de meilleur.</p>
<p>Internet n’est pas juste une extension du monde habituel – j’allais dire du monde normal – c’est une nouvelle dimension,  et pour prendre en compte cette nouvelle dimension, il faut accepter de sortir de ces cadres et réfléchir ensemble à ce que serait ces nouvelles catégories du monde de l’internet. Il faut accepter de comprendre qu’internet est un monde différent, mais c’est normal qu’en l’abordant on le fasse avec des catégories traditionnelles, simplement, mais cela ne permet pas d’aller très loin.</p>
<p>Par exemple, en matière économique, regardez la publicité sur internet, ceux qui font juste de la vente d’espace, sans se poser la question de la contextualisation, du comportemental, de la pub personnalisée, avec tous les problèmes que cela pose par ailleurs, ceux qui vendent juste de l’espace comme on vend de l’espace dans la rue, ne vont pas réussir parce qu’il sont simplement dans la transposition. Mais tout le monde a commencé en vendant de l’espace comme cela, c’est normal, c’est un chemin.</p>
<p><strong><em>Fabrice Epelboin</em></strong> : A ceci près qu’il se sont tous fait dépasser par Google, et si l’on regarde ce qu’il s’est passé en politique, la “régulation” ce que l’on a appelé grossièrement le “piratage” a donné lieu finalement à tout un corpus législatif dont on sait très bien qu’il ne pourra pas s’appliquer, on est encore dans cette logique d’appliquer sur internet des règles issues du réel, quitte à potentiellement faire d’énormes dégât à des notions comme la liberté d’expression.</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet</em></strong> : Il faut comprendre la démarche qui est celle des parlementaires en direction du net, et aborder la loi Hadopi, puisque c’est à elle que vous faites allusion, comme étant aussi parti d’un tout.</p>
<p>J’ai essayé dès le printemps dernier de lancer un site que j’ai appelé ‘internet pour la création musicale”, qui préparait la suite d’Hadopi, c’est à dire, en fait, tout ce qui doit permettre que l’Hadopi ne serve plus à rien, tout ce qui doit rendre l’offre légale sur internet extrêmement intuitive, attractive, avec par exemple une valeur ajoutée en terme de qualité musicale. En ce moment on revient vers une demande de la qualité du son, on le voit à travers des radios comme Goom, qui font leur succès la dessus, sur la qualité du son. Il y a des arguments pour renvoyer Hadopi dans le passé.</p>
<p>Le problème, c’est que quand on est dans une phase intermédiaire, on a à la fois des catégories du passé, des catégories du futur et des catégories du présent.</p>
<p>Ce que j’essaye de faire avec le cycle des élus 2.0, c’est d’inviter les parlementaires à venir sur internet, parce que je pense que l’on ne peut pas théoriser internet, il faut être praticien soi même. Cela change tout le temps, il y a très peu de bon papiers, de connaissances académiques de l’internet. Regardez, tout le monde parle de Twitter depuis quelques mois, alors que Twitter, en France, ça a un an, c’est très récent, moi j’ai commencé Twitter en mars ou en avril dernier.</p>
<p>Ce que je veux, c’est amener les parlementaire a être des usagers pour pouvoir dépasser les catégories du moment, les catégories habituelles, et créer, parce que c’est leur rôle, y compris dans l’ordre législatif si besoin est, de nouvelles catégories qui correspondent véritablement à internet, mais cela ne se fait pas spontanément, c’est normal, cela me semble très naturel.</p>
<p>Au passage, le débat sur la licence global, c’était aussi l’application d’une ancienne catégorie au problème, ça n’est pas plus innovant.</p>
<p><strong><em>Fabrice Epelboin</em></strong> : Ou un retour de la solution trouvée pour la radio, apparue lors de la confrontation d’un modèle de diffusion nouveau et mystérieux avec un business déjà bien établit de la vente de disques.</p>
<p><em><strong>Nathalie Kosciusko-Morizet </strong></em>: Mais cela n’est pas plus innovant, ce qui est innovant, c’est le cycle internet pour la création musicale, on a mis en ligne vendredi dernier, la synthèse que je vous invite à aller voir, et c’est ce qui se prépare dans la commission Zelnik. Tout le monde sera heureux, en fait, qu’Hadopi soit devenu inutile. Ceux qui considèrent depuis le début que c’est ringard, et ceux qui considèrent qu’Hadopi est indispensable, ça doit être l’occasion d’un passage vers autre chose.</p>
<p><strong><em>Fabrice Epelboin</em></strong> : En même temps, on a créé les circonstances les plus mauvaises que l’on puisse imaginer pour ce passage a autre chose.</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet </em></strong>: La situation était très polémique, déjà, quand la loi a commencé à être discutée, et ce n’est jamais la configuration la plus confortable pour discuter une loi, de toutes façons.</p>
<p><strong><em>Frédéric Bascunana </em></strong>: Les papes des théories du communautaire sur internet rappellent qu’on ne crée pas une communauté pour être sympathique en disant “Tu viens ?”, pour eux il doit y avoir un but à une collaboration, un objectif commun, or pour le moment, je crains que le terme collaboratif ne deviennent que racoleur, au même titre que le terme proximité dans les entreprises, allez vous mettre cette communication bi directionnelle au service d’une co création ?</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet </em></strong>: c’est ce que j’essaie de faire avec la suite numérique de mon livre, ce n’est pas un site où l’on demande aux gens de venir causer pour qu’il n’en sorte rien, c’est tout le contraire. C’est une opération négociée avec l’éditeur, qui n’est pas réputé pour son attrait pour la chose numérique, le titre “Tu viens ?” s’adresse aussi à lui, en fait, l’éditeur choisit avec ce livre de faire un bout de chemin avec le numérique, accepte que le prologue, l’introduction et l’épilogue soient disponibles sur internet, et propose que les meilleures contributions du site soient soumises à un comité de lecture Gallimard, et, s’il les retient, fasse l’objet d’un deuxième livre, qui sera véritablement un livre politique 2.0. C’est tout le contraire de quelque chose de collaboratif pour être sympathique et pour la bienséance, la suite, on l’annonce dès le début, elle est dans la règle du jeu du site, mais cela dépend de ce qui sera déposé sur le site.</p>
<p>Il nous revient de montrer à travers cette initiative que le débat sur internet peut être un débat de haute qualité, que la eDémocratie cela veut dire quelque chose.</p>
<p>Un des problèmes que l’on a actuellement avec le débat sur internet, c’est que cela s’enferre très vite dans l’anecdote, on est trop dans l’anecdote sur internet, on a du mal à être dans la durée et sur le fond, de temps en temps vous avez une contribution passionnante, mais les échanges que l’on peut avoir sont parfois un petit peu décevants du fait de leur caractère anecdotique, c’est aussi aux internautes de démontrer que l’on peut aller plus loin.</p>
<p><strong><em>Fabrice Epelboin</em></strong> : On pourrait faire le même reproche à tout un tas de chose, que ce soit au monde de la com’, aux politiques…</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet</em></strong> : certes…</p>
<p><em><strong>Fabrice Epelboin</strong></em> : Vous parler du “millénarisme écologique”, une posture de désespérance de l’écologie qui annonce la fin du monde à défaut d’avoir été entendu, tout comme l’on peu voir, je n’y suis pas innocent d’ailleurs, une espèce de millénariste digital, qui annonce la fin de la démocratie à force de ne pas être entendu. On retrouve tout au long de votre livre ces parallèles entre le numérique et l’écologie, les deux sujets étant incontournables pour aborder le XXIe siècle, les deux étant particulièrement mal abordés, même si les choses s’améliorent pour l’écologie. Que voyez vous comme façon pour l’un d’aider l’autre ?</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet </em></strong>: C’est un livre sur les mutations de la société, et pour moi il y a deux évolutions majeures qui sont en train de travailler la société, quasiment comme on travaille la terre, qui sont l’écologie et le numérique, dans des ordres complètement différents, mais on est sur deux sujets qui sont des sujets de transformation de la société, qui ont des choses à se dire l’un l’autre.</p>
<p>Là où le numérique est une chance pour l’écologie, c’est que je ne crois pas que l’on fera la révolution écologique sans changer nos modes de production, nos modes de consommation, mais aussi nos mode de vivre ensemble.</p>
<p>Quelque part, la révolution écologie, elle appelle une évolution de nos mode de vivre ensemble, elle appelle une modification sur le regard porté sur ce que c’est que le progrès, je l’aborde en évoquant le concept de sobriété. Je ne suis pas très favorable au concept de décroissance, que je trouve inaudible pour les pays du sud, en revanche, il me semble que le concept de sobriété a quelque chose à nous apporter, et la sobriété, cela veut aussi dire des modes de relations différents. Ce n’est pas juste la même structure, la même société en consommant différemment, et là, le numérique a beaucoup à dire.</p>
<p>J’ai fait faire un travail prospectif avec Daniel Cohen sur les modalités de la sortie de crise. On a eu la révolution industrielle, on a eu la révolution des services, maintenant le nouveau modèle c’est l’association entre les services et l’industrie pour satisfaire vos besoins au plus proche de ce qu’ils sont. On a voulut consommer à fond dans la quantité, maintenant il y a une demande de qualité, et surtout une demande de satisfaction de vos besoins.</p>
<p>Là où, dans le temps, vous consommiez parfois à la recherche d’un standing, aujourd’hui, vous êtes à la recherche d’une réalisation de soi. Cela veut dire beaucoup de proximité et d’adéquation de votre consommation à ce que vous êtes vraiment, et cela nécessite une production hyper sophistiquée, hyper diversifiée, qui est permise par les outils numériques.</p>
<p>Ce n’est plus une révolution industrielle ou une révolution des service, c’est une association entre industries et services pour produire quelque chose au plus proche de vous, qui correspond véritablement à ce que vous voulez, qui permet de minimiser les flux d’énergie et les flux de matière, qui permet d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles, qui sont de façon de plus en plus évidente finie, et cela fait appel a des technologies de plus en plus sophistiquées.</p>
<p>Si on veut être très concret par exemple, c’est ce que l’on appelle la smart grid avec l’électricité, ou la domotique dans une certaine mesure, c’est l’utilisation du minimum d’énergie pour couvrir au maximum votre besoin de la manière la plus intelligente possible, de la manière la plus équilibrée possible, pour que cela pèse le moins possible sur l’environnement. C’est LA solution pour s’en sortir en matière d’écologie et cela n’est possible qu’avec énormément de technologie et énormément d’outils numériques.</p>
<p>Google a commencé a développer un certain nombre d’outil intéressants la dessus, le problème c’est que c’est comme toujours, quand c’est Google qui le fait, derrière il y a de la récupération d’information, il y a des problèmes d’exposition de sa vie personnelle, mais les outils que Google a mis en ligne aux Etats Unis sur la gestion de sa propre consommation énergétique sont intéressants du point de vue de cette démarche.</p>
<p><strong><em>Fabrice Epelboin </em></strong>: Il y a un peu moins d’un an, Al Gore demandait à la communauté du web 2.0 d’utiliser les outils du web social pour faire prendre conscience de l’imminence du danger à ne rien faire, pensez vous qu’il y aurait quelque chose à faire comme cela en France ?</p>
<p><strong><em>Nathalie Kosciusko-Morizet</em></strong> : Oui, dans l’écologie comme dans le numérique, et c’est véritablement un point de convergence, la force agissante, la force de mobilisation des communautés, est fondamentale. On l’a vue, par exemple sur la protection de données personnelle et le droit à l’oubli :  les seules avancées que l’on a obtenu l’on été par la mobilisation des utilisateurs.</p>
<p>L’écologie c’est pareil, c’est la clé du succès, c’est la clé des grandes réunions internationales comme Copenhague, qui n’aurait pas du tout autant de chances s’il n’y avait pas derrière une telle mobilisation.</p>
<p>En 97, c’était terrible, quand vous parliez d’effet de serre, tout le monde confondait avec le trou dans la couche d’ozone. Il n’y avait pas de vrai mobilisation de la population. A Kyoto, on a eu un accord, qui avait le mérite d’exister, mais qui n’incluait pas les pays du sud, ce n’était pas vraiment un accord mondial.</p>
<p>Je crois beaucoup que la mobilisation des communautés, et évidement les outils numériques, est la clé. Cela ne vaut pas dire évidement que cela suffit, cela nécessite d’être mis en forme, d’être agrégé, d’être organisé, c’est comme un trésor dont il faut apprendre à se servir, c’est pour cela que je critique autant les débats anecdotiques sur le web, c’est comme une perte de temps, il y a des choses tellement formidables à faire avec les possibilités d’associations et d’interactions des internautes, que quand ils ne le font juste que pour être dans l’anecdote, on a envie de crier au gâchis.</p>
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		<title>Cinq semaines à Palomar5 : En route pour le Sommet  « The future of work for the digital generation »</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 12:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>

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		<description><![CDATA[
Axelle Tessandier participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.
En ce qui me concerne, j’aurais bien aimé continuer à vous raconter les méandres du processus créatif, Tout d’abord parce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-6437" title="palomar5" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/4098064460_d536378a51.jpg" alt="palomar5" width="600" height="399" /></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-5972" title="axelle" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/axelle.jpg" alt="axelle" width="80" height="80" /><em><a href="http://twitter.com/axelletess">Axelle Tessandier</a> participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.</em></p>
<p>En ce qui me concerne, j’aurais bien aimé continuer à vous raconter les méandres du processus créatif, Tout d’abord parce que je trouve ça tout à fait passionnant à expérimenter. Et ensuite, parce que nous sentons tous que cela ne se reproduira pas souvent. Vivre une telle expérience apparaît comme une chance, mais aussi comme un moment unique. Cette semaine, être là pour l’anniversaire de la chute de Mur de Berlin a été un moment intense qui a renforcé ce sentiment.</p>
<p>J’ai donc failli vous parler du énième rebondissement sur mon projet, à quel point je m’étonnais chaque jour de voir une idée se remodeler. Mais ayant intitulé mon précédent billet « La destruction créative », je ne voyais pas bien ce que l’on pouvait trouver après cela…Ou du moins avec quel mot l’exprimer.</p>
<p>Mais je me suis dit que dans cette semaine cinq, il était temps de rentrer dans le vif de sujet. Nous étions là pour réfléchir et dessiner « the future of work for the digital generation». Autant vous dire qu’avec un sujet aussi large, qui n’était qu’un point de départ comme nous l’ont toujours rappelée l’équipe de Palomar5, garant de la liberté la plus totale , nous avons laissé libre cours à notre imagination, à notre passion, nos envies, nos rêves.</p>
<p>La génération Y ne se réduit pas du tout à des amoureux du laptop. La curiosité est probablement le premier mot qui me vient à l’esprit comme dénominateur commun, en tout cas en ce qui concerne le groupe que nous formons ici. Quatorze projets se sont donc formés au cours de ces cinq semaines et même si ils sont tous très différents, certains semblent penser que trois grands thèmes émergent dans ce monde que nous avons imaginé : « Social consciousness, data and Entrepreneurship ».</p>
<p>Je sais bien qu’il faut rendre intelligible et tangible ce qui se passe ici, dans cette bulle Palomarienne. Mais pourtant j’ai du mal à me résoudre à organiser une carte telle que celle-ci pour le moment… Il y a tellement de dimension dans nos projets. Je préfère vous dire la vérité, je n’en ai pas très envie parce que j’ai peur d’être réductrice .</p>
<p>Les nouvelles façons de travailler demain s’articuleront bien évidemment autour de la révolution technologique, mais pas seulement. Selon moi, le comportement définit les nouveaux outils et non l’inverse. En effet, cette semaine, où le rythme s’est clairement accéléré et les projets se sont précisés, a révélé que plus que des projets nous voulions aussi offrir une vision. Pas celle de demain, mais la nôtre, maintenant. Nous voulons être nous-même et raconter devant tous ces gens notre histoire, celle que nos projets éclectiques porte.</p>
<p>Sans oublier le « do tank spirit » du lieu. Pour nous, le Sommet du 23 Novembre ne signifie pas la fin du camp, mais le début de l’action. Bien sûr, celui-ci clôturera une aventure personnelle, relationnelle et de recherche qui nous marquera tous, quoi qu’il arrive par la suite. Mais face aux politiciens, entrepreneurs, leaders et importantes compagnies qui seront présents, c’est un changement à démarrer maintenant que nous voulons offrir. Notre seule peur, en tout cas la mienne, est de ne pas avoir le temps au cours de cette journée de retranscrire tout l’univers du lieu .</p>
<p>Quatorze gros projets sont présentés, mais croyez-moi, réduire Palomar5 à cela me paraît être une  injustice ; Je ne sais pas combien d’idées, de conversations, diurnes et nocturnes se sont échangées ici au cours de ces cinq semaines, combien de choses passionnantes nous avons imaginé, et pourtant le temps nous manque et il faut se résoudre au focus. Au –delà de la qualité exceptionnelle des gens qui m’entourent, je n’ai jamais été dans un endroit aussi stimulant. Nous appréhendons tous le retour à la « vie normale », pour des raisons différentes.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-6438" title="4098065180_17f7acd681" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/4098065180_17f7acd681.jpg" alt="4098065180_17f7acd681" width="600" height="399" /></p>
<p>D’un point de vue personnel, sortir de la bulle va me donner l’impression de revenir de la lune, et d’un point de vue professionnel, parce qu’ici, nous aimons penser grand. Nous avons eu un deuxième « reality check » cette semaine, avec des « experts » de différents domaines. C’est une journée où nous confrontons nos idées à la réalité de leur feedback ; L’un d’entre eux  nous a dit à Maryanna et a moi à propos de notre projet « it is quite good ». Mais « quite good » à Palomar5 n’est absolument pas assez. Etre inspirant, innovant, choquer, faire rêver, surprendre,voilà le minimum. Je tenais à finir ces quelques lignes en vous livrant le nom de mon projet : Show me Love. L’un de nos visiteurs m’a rétorqué « You are a french woman, so it makes sense… ».</p>
<p>Que voulez-vous, on ne peut pas détruire toutes les cliches en cinq semaines…Il me reste la sixième intitulée « Storytelling ». J’ai hâte de vous la raconter..</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6436&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/0X8rRqKHCbI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Vie privée sur internet : informer clairement les internautes</title>
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		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/17/analyse/respect-vie-prive-enseigner-informer/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 07:23:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>
		<category><![CDATA[#oubli]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l'oubli numérique]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Google Inc.]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Kosciusko-Morizet]]></category>

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		<description><![CDATA[Plutôt qu’une loi, c’est l’idée d’une charte que Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé jeudi dernier lors d’un colloque organisé à son initiative (et du lancement prochain d’un débat participatif en ligne, dont acte).
En lieu et place d’une loi écrite à la va-vite (en realtime ?), faite pour répondre à un problème encore mal défini sur un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plutôt qu’une loi, c’est l’idée d’une charte que Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé jeudi dernier lors d’un colloque organisé à son initiative (et du lancement prochain d’un débat participatif en ligne, dont acte).</p>
<p>En lieu et place d’une loi écrite à la va-vite (en realtime ?), faite pour répondre à un problème encore mal défini sur un territoire digital obscur aux yeux de la plupart des législateurs, commencer par le commencement, et ne pas céder à la précipitation, a quelque chose de rassurant. Une loi écrite par – au mieux – des législateurs n’ayant aucune idée concrète des réalités d’internet, au pire, dictée par des lobbies, aurait de grandes chances d’être une nouvelle abération technologique, ou pire, de se heurter aux modèles économiques qui sous tendent l’économie numérique</p>
<p>Mais à coté de cette charte sur le respect de la vie privé, un autre besoin criant s’est retrouvé, non pas au centre, mais à la périphérie des tables rondes organisées lors de ce colloque : l’éducation, et plus largement l’information du public.</p>
<h2>Rendre les CGU compréhensibles pour tous</h2>
<p>“Je suis comme tout le monde, je ne lis pas les Condition Générales d’Utilisation” confiait NKM lors du colloque. Si une ministre, appelée à participer à la rédaction de lois ne lit pas les CGU, on se demande qui le fait (les avocats ?).</p>
<p>En pratique, personne, ou presque, ne lit les CGU lors de l’inscription sur un site web. Le langage juridique, bien que nul ne soit censé ignorer la loi, est parfaitement illisible. Ceci dit, il existe des solutions, déjà expérimentées, qui permettent de transformer un texte de droit complexe en un langage simple dont les codes peuvent s’apprendre en quelques minutes.</p>
<p>Pour être compréhensible du grand public, il faut une interface simple entre un langage juridique, qui n’est pas fait pour être facile à lire, et un public qui n’a pas le temps ou les connaissance nécessaires pour le lire.</p>
<p>Cette interface, Creative Commons, l’alternative au copyright, l’a déjà créé pour un autre type de contrat particulièrement complexe : un texte juridique destiné à protéger la propriété intellectuelle d’une œuvre et à en autoriser des conditions d’utilisations particulières (rien qu’avec cette phrase, on imagine la complexité du texte, non ?).</p>
<p>Creative Commons est, qui plus est, particulièrement complexe, juridiquement parlant, il en existe six variations, selon que vous autorisiez telle ou telle utilisation de l’œuvre que vous protégez avec, et ces variations ont été adaptées à une multitudes de juridictions différentes : France, Japon, Russie, mais aussi Afrique du Sud, Chine…</p>
<p>Pourtant, l’équipe de Creative Commons a réussi à faire passer toute cette complexité dans un langage graphique simple à base d’icones. Jugez plutôt (slides 5 à 10).</p>
<div id="__ss_1519137" style="width: 425px; text-align: left;"><object style="margin:0px" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="601" height="502" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=cc-presentation-090601173352-phpapp02&amp;stripped_title=introduction-aux-licences-creative-commons" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="margin:0px" type="application/x-shockwave-flash" width="601" height="502" src="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=cc-presentation-090601173352-phpapp02&amp;stripped_title=introduction-aux-licences-creative-commons" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p>Il ne serait pas bien complexe d’inventer un tel langage graphique pour la protection de la vie privée.</p>
<p>L’on pourrait d’un coup d’œil voir ce qu’un site s’autorise ou pas de faire avec vos données personnelles. Ciblage publicitaire, études démographique, revente ou transfert à un tiers, personnalisation, etc. : toutes ces utilisations de vos données personnelles pourraient se traduire par des signes graphiques simples, recouvrant des réalités juridiques différentes dans des législations variées.</p>
<p>Pour aller jusqu’au bout du modèle des Creative Commons, il faudrait enfin ajouter à la page contenant les CGU des métadonées destinées aux machines, ainsi, un moteur de recherche, ou même votre navigateur, pourrait identifier d’un coup les conditions proposées par un site web, et eventuellement en bloquer l’accès si vous l’avez paramétré comme tel (où, pour les plus jeunes lecteurs, si vos parents l’ont décidé ainsi ;-).</p>
<p>Human readable, lawyer readable, machine readable.</p>
<p>Pour le coup, la France pourrait imposer (en Europe, dans un premier temps) sans trop de problèmes un tel modèle et prétendre (c’est très Français) à son universalisme.</p>
<p>Finalement, le problème (des CGU, pas de l’#oubli) n’est pas si complexe que cela (bon, d’accord, il y a beaucoup de travail pour une armée d’avocats, mais rien d’infaisable). Imposer une telle solution relève de la loi (enfin, une loi intelligente sur le numérique !), surveiller son application pourrait être confié à la CNIL (dont il faudrait renforcer sérieusement les moyens, ceci dit).</p>
<p>Y a-t-il un avocat dans la salle ? On s’y met ?</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6389&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/oJlBC4A28ys" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>L’oubli des traces involontairement laissées sur internet #colloque #oubli (1ere partie)</title>
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		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/16/entrevues/colloque-droit-loubli-numrique-premire-partie-loubli-des-traces-involontairement-laisses-sur-internet/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 21:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[#oubli]]></category>
		<category><![CDATA[Alex Türk]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Caplier]]></category>
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		<category><![CDATA[Colloque]]></category>
		<category><![CDATA[Corinne Thierache]]></category>
		<category><![CDATA[droit à l'oubli numérique]]></category>
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		<category><![CDATA[Nathalie Kosciusko-Morizet]]></category>
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		<category><![CDATA[Table ronde]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous publierons ici, en partenariat avec Techtoc.tv, l’intégrale du colloque organisé jeudi dernier par Nathalie Kosciusko-Morizet sur le droit à l’oubli numérique.
Cette première table ronde regroupait Bernard Benhamou, Corinne Thierache, Peter Fleischer,  Marc Mosse, Henri Moche,  Patrice Martin-Lalande,  Arnaud Caplier et Alex Türk.

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous publierons ici, en partenariat avec <a href="http://Techtoc.tv">Techtoc.tv</a>, l’intégrale du colloque organisé jeudi dernier par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Kosciusko-Morizet">Nathalie Kosciusko-Morizet</a> sur le droit à l’oubli numérique.</p>
<p>Cette première table ronde regroupait <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Benhamou">Bernard Benhamou</a>, Corinne Thierache, <a href="http://peterfleischer.blogspot.com/">Peter Fleischer</a>,  <a href="http://www.microsoft.com/france/apropos/entreprise/Marc_Mosse.mspx">Marc Mosse</a>, Henri Moche,  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Martin-Lalande">Patrice Martin-Lalande</a>,  <a href="http://fr.linkedin.com/pub/arnaud-caplier/0/216/476">Arnaud Caplier</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_T%C3%BCrk">Alex Türk</a>.</p>
<p><object id="playerWCS" width="400" height="300" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000"><param name="movie" value="http://www.webcastory.com/v/WZoG3P098Zg1dv" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed src="http://www.webcastory.com/v/WZoG3P098Zg1dv" name="playerWCS" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="300"></embed></object></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6424&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/4J6AuoSAx44" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Nicole Guedj : « j’aime l’idée de nous appuyer sur les technologies pour agir »</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/cRJso7GmnNA/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/16/a-la-une/nicole-guedj-technologies-humanitaire-casques-rouges/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 07:52:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[Casques Rouges]]></category>
		<category><![CDATA[Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Nicole Guedj]]></category>

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		<description><![CDATA[Longtemps avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, Nicole Guedj s’est engagée dans la politique au milieu des années 90 au niveau local puis sur le plan national en 2004, quand elle a intégré le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
Par la suite, elle fut chargée d’une mission par le Président Jacques Chirac afin de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-6363" title="nicole-guedj-casques-rouges" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/nicole-guedj.jpg" alt="nicole-guedj-casques-rouges" width="600" height="300" />Longtemps avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, <a href="http://www.nicoleguedj.com">Nicole Guedj</a> s’est engagée dans la politique au milieu des années 90 au niveau local puis sur le plan national en 2004, quand elle a intégré le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.</p>
<p><a href="http://www.casques-rouges.org/fr/news/achetez-le-manifeste-pour-des-casques-rouges-%C3%A0-lonu"><img class="alignleft" src="http://www.casques-rouges.org/files/uploads/imagecache/actualites/files/uploads/Couverture%20manifeste%20pour%20des%20Casques%20Rouges%20%C3%A0%20l%27ONU_0.jpg" alt="" width="129" height="214" /></a>Par la suite, elle fut chargée d’une mission par le Président <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Chirac">Jacques Chirac</a> afin de poursuivre des initiatives destinées à créer des outils technologiques innovants permettant d’assurer la coordination des secours lors des grandes catastrophes. Dans le cadre de cette mission, elle a lancé la « Fondation Casques Rouges pour l’action humanitaire d’urgence et de développement ».</p>
<p>Nicole Guedj est également conseiller d’Etat depuis 2006 et membre du conseil d’administration de l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/OFPRA">OFPRA</a> depuis fin mai 2009.</p>
<p>Accompagnée de Sarah Aizenman, qui gère la communication de sa fondation « Casques Rouges », elle nous a reçu afin d’évoquer avec ReadWriteWeb les usages des NTIC dans le secteur de l’humanitaire.</p>
<p><strong><br />
RWW : Comment en êtes-vous venue à utiliser les technologies et internet ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Cela fait 30 ans que je défends un certain nombre de causes et cela avance . Les technologies m’aident à faire plus vite, a être plus efficace et je ne peux que m’en réjouir.<br />
Je vois dans internet la possibilité de mieux servir un certain nombre de victimes et c’est ce que je m’efforce de faire dans le cadre de ma fondation casques rouges en développant notamment des outils technologiques pour faciliter l’action humanitaire.<br />
<strong><br />
RWW : Quel regard portez-vous sur ce qu’il se passe sur internet en ce moment ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Je ne suis pas née avec internet mais j’aime tout ce qui s’y passe. On est projeté dans un autre monde qu’effectivement on ne contrôle pas. Je veux faire en sorte que cela serve à ceux que j’ai envie de défendre et aux causes qui sont les miennes.<br />
<strong><br />
RWW : quels type de technologies imaginez-vous au sein de « casques rouges » et à quelles types d’urgences les destinez-vous ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : « Casques Rouges » n’est pas qu’une réponse technologique, c’est d’abord une nouvelle proposition de gouvernance de l’action humanitaire : nous avons énormément de moyens humains et matériels partout sur la planète mais ces moyens ne sont pas optimisés. On peut, sur des lieux de catastrophe, constater un certain gaspillage et le résultat n’est pas digne des efforts que l’on consent humainement et matériellement. Les acteurs humanitaires sont des gens extrêmement sincères, très volontaires et très déterminés mais quand leurs actions ne sont pas coordonnées, quand ils n’ont pas les moyens d’arriver sur place suffisamment vite, ils interviennent davantage pour compter les victimes que pour sauver des vies.</p>
<p>C’est pourquoi, je plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l’égide de l’ONU, pour améliorer l’organisation des secours. Nous avons des Casques bleus pour les conflits armés, je préconise la création de Casques Rouges pour les crises humanitaires. Après le tsunami, j’ai convaincu le Président Chirac de transmettre cette proposition à Kofi Annan qui l’a accepté. Mais la machine onusienne est très lourde et les choses ne vont pas toujours aussi vite qu’on le souhaite. Aujourd’hui, je le répète, il y a urgence à agir pour faire face aux conséquences du changement climatique qui entraîne, chaque année, de nombreuses catastrophes naturelles.<br />
<strong><br />
RWW : Comment imaginez-vous mieux utiliser les moyens déployés de façon un peu anarchique sur les lieux d’une catastrophe ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Par la création d’un état major renforcé à l’échelle de l’ONU qui aura pour mission de recenser toutes les ressources disponibles, d’imaginer des schémas directeurs d’intervention et d’anticiper les crises.</p>
<p>Trop souvent, nous voyons des équipes qui se ruent sur place et se retrouvent en concurrence dans la mesure où elles font double voir triple emploi. Personne n’est inutile, le tout c’est de savoir comment utiliser les moyens dont nous disposons.<br />
<strong><br />
RWW : tout cela à l’ONU ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : La coordination se fera à l’échelle de l’ONU, seul organe légitime pour coordonner le monde humanitaire. Souvenez-nous du cyclone Nargis qui a dévasté la Birmanie. Le chef de la junte militaire n’a accepté de parler qu’avec un unique interlocuteur et c’était Ban Ki Moon, le Secrétaire Général des Nations Unies.  En revanche, je conçois l’organisation opérationnelle des Casques Rouges par continent grâce à la création d’antennes régionales qui auront une parfaite connaissance du terrain.<br />
<strong><br />
</strong></p>
<p><strong><br />
RWW : et les technologies dans tout cela ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Le manque de coordination, sur un site de catastrophe, est souvent lié à un manque de communication.</p>
<p>Par définition, après une catastrophe, il n’y a plus de moyens de communication sur une zone sinistrée et il n’est pas étonnant que les équipes ne puissent pas échanger et partager des informations.</p>
<p>Cela m’a donné l’idée, de créer un container satellitaire, Emergesat, destiné à rétablir rapidement un réseau de communication sur les lieux d’une catastrophe. Après tout, on utilise le satellite à des fins personnelles mais pas encore à des fins humanitaires.</p>
<p>J’ai donc imaginé ce container satellitaire et après le tsunami, dont j’ai confié la réalisation au CNES et à Thalès Alenia Space.</p>
<p>En résumé, c’est un kit humanitaire que l’on peut transporter dans la soute d’un avion commercial, par hélicoptère ou par bateau. Il contient une antenne satellite destinée à rétablir un réseau de communication IP, VHF et GSM sur une zone sinistrée, des logiciels permettant d’utiliser des technologies d’observation de la terre, des outils de télémédecine et d’analyse de l’eau, un système de visioconférence, etc.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.enjoyspace.com/uploads/news/aout2009/charte_catastrophe/emergesat-cnes.jpg" alt="" width="601" height="402" /><br />
<strong><br />
RWW : concrètement, comment cela s’utilise-t-il sur le terrain ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : J’ai suggéré de prépositionner ces containers à proximité de zones à risque, de façon à ce que les agences onusiennes et les ONG puissent en disposer dans les meilleurs délais.</p>
<p>Le premier prototype [ndlr : version alpha] a été présenté au sommet de l’information de Tunis, c’était une version que je qualifierais aujourd’hui de préhistorique, refroidie avec un climatiseur récupéré chez ma grand mère ! Ce prototype a beaucoup évolué et a donné lieu à une première version opérationnelle.</p>
<p>Cette première version [ndlr : version beta], on l’a testé il y a deux ans avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, à l’est du Tchad, dans le camp de réfugiés du Darfour de Gaga. C’était une magnifique expérience et un test grandeur nature très efficace du dispositif.</p>
<p>Après l’expérience dans le camp de Gaga, nous avons fait évoluer le dispositif notamment pour augmenter sa résistance à la chaleur et on a amélioré une multitude de choses.</p>
<p>Aujourd’hui, l’un de ces containers satellitaires est à la disposition du quai d’Orsay et nous en avons un autre que nous voudrions faire circuler sur des zones de catastrophe. Il est en ce moment utilisé par le SAMU de Guyane et il circule dans les Antilles.<br />
<strong><br />
RWW : C’est un projet particulièrement complexe, tant au niveau matériel que logiciel, cela a été difficile à mettre en œuvre ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : j’avoue que j’ai eu beaucoup de chance de trouver le présidentn du CNES, Yannick d’Escatha, qui a été formidable. Il s’est dit qu’au delà du spatial, il était aussi très utile de penser à l’humanitaire et de lier les deux. Il m’a beaucoup aidé et on a commencé à travailler avec Thalès.<br />
<strong><br />
RWW : le CNES et THALES ont offert leur moyens ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Oui, j’ai apporté le concept et eux leurs ingénieurs et leur savoir faire. Ils y ont passé beaucoup de temps et de moyens. De mon coté, j’ai consacré deux années de ma vie à travailler sur ce projet.</p>
<p>Cela a été une expérience très riche car je ne suis absolument pas scientifique et j’ai eu à partager cette aventure avec des chercheurs et des ingénieurs, dont j’ai parfois dû freiner l’enthousiasme, car leur vocation est de faire aller la technologie le plus loin possible, là où je voulais la ramener à des concepts suffisamment simples pour pouvoir être utilisés in situ.</p>
<p>Au final, nous avons procédé par assemblage en gardant en tête l’idée de simplicité pour ceux qui utiliseraient le dispositif sur le terrain.</p>
<p>Je fonctionne toujours comme cela : quand j’étais au gouvernement, j’ai mis en place le 0.8.V.I.C.T.I.M.E.S, téléphone nationale unique d’aide aux victimest. Sur ne net, j’avais fait la promotion du premier logiciel de contrôle parental, LogProtect.<br />
<strong><br />
RWW : C’est vous qui avez lancé le premier logiciel de contrôle parental en France ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : En fait, j’ai découvert qu’un adjudant de gendarmerie travaillait sur un projet, LogProtect (http://www.logprotect.fr/). Je suis allé le voir, j’ai essayé de comprendre ce qu’il faisait et cela allait dans le sens de ce que je préconise : ne surtout pas se priver d’internet mais en contrôler l’usage au bénéfice des enfants tout en les accompagnant.</p>
<p>Logprotect filtre non seulement les contenus problématiques mais empêche les enfants de divulguer sur internet des informations personnelles en les interceptant. Il est par ailleurs très simple d’utilisation.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.logprotect.fr/images/index/1.gif" alt="" width="601" height="411" /><br />
<strong><br />
RWW : là vous êtes dans l’un des enjeux majeurs de la civilisation numérique que nous somme en train d’aborder : certes, il faut avoir des outils de contrôle et de filtrage, mais il existe deux façons de les mettre en place, chez ce que l’on appelle le « client », en informatique, c’est à dire chez vous, à la maison, sur votre ordinateur, et sous votre contrôle, ou au contraire à un niveau central, administratif, étatique, où c’est un Etat qui va décider, pour vous, et sans la moindre transparence. Aujourd’hui, en France, on est en train de se diriger vers la seconde solution.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Moi, je reviens à ma solution : protéger les enfants à l’aide d’un filtre parental installé sur les machines qu’ils utilisent et leur donner pleinement l’usage de l’internet.</p>
<p>Il faut exploiter internet, exploiter c’est un mot horrible, mais dans ce sens là, je trouve que ça le fait bien, que c’est juste : exploiter les technologies et les mettre au service des hommes.<br />
<strong><br />
RWW : et comment percevez vous cette volonté de faire l’inverse, c’est à dire de mettre en place un système centralisé qui va décider de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas voir ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : J’ai été avocat spécialisée dans la défense des droits de l’homme et de la liberté d’expression durant 25 ans. Ma cause, elle est entendue, c’est celle là.</p>
<p>A tous les siècles, il y a eu inter pénétration entre la politique, comme forme de pensée, et les outils de la politique. Il peut y avoir un gap, une marge, et il faut être très attaché à ses valeurs, très attaché aux règles de la démocratie et la défendre à tout prix.<br />
<strong><br />
RWW : c’est une note d’espoir que vous nous livrez, car c’est mal parti</strong></p>
<p>Nicole Guedj : je ne sais pas si c’est mal parti. Je pense que chaque période a connu des difficultés, rien ne se fait jamais sans heurts. Le tout c’est de rester attachée à des valeurs comme la démocratie et la liberté d’expression.<br />
<strong><br />
RWW : Parmi vos projets, vous avez cet équipement mobile pour humanitaire sur le terrain.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Nous voudrions développer un gilet de geolocalisation pour les acteurs de l’humanitaire. Un GPS à l’intérieur d’un gilet de sauvetage, avec différentes sources d’alimentation en énergie, comme un panneau solaire, une prise d’allume cigare, une manivelle dynamo. Cet équipement permettrait aux humanitaires sur le terrain d’être en communication permanente avec leurs bases arrières.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.casques-rouges.org/files/uploads/imagecache/full_news/files/uploads/files/missions/satlife.jpg" alt="" width="603" height="232" /><br />
<strong><br />
RWW : A coté de cela, vous proposez les logiciels qui vont permettre, très concrètement, d’organiser une action sur le terrain.</strong></p>
<p>Sarah Aizenman : Emergesat, notre container satellitaire centralise tout dans une base de données, les humanitaires qui évoluent sur une même zone peuvent ainsi partager leurs informations pour éviter de faire mille fois le même relevé. C’’est une banque de donnée qu’ils alimentent tous ensemble.</p>
<p>Ils disposent d’applications de travail collaboratif destinées à faciliter le travail entre les personnes qui interviennent sur les lieux d’une catastrophe. On a essayé de réunir toutes les technologies qui permettaient de favoriser cette coordination.</p>
<p>Nicole Guedj : Le challenge a été d’arriver à packager le tout, parce que ce qu’il faut bien réaliser à quel point débarquer sur les lieux d’une catastrophe est compliqué. Chacun arrive avec sa valise, ses équipements, son matériel, ses installations… du coup, ils arrivent souvent trop tard.</p>
<p>Si l’on arrive a généraliser l’usage des containers satellitaires comme celui-ci, en les prépositionnant sur des zones à risque afin que l’on puisse les déposer d’un coup d’hélicoptère, les humanitaires pourront quasiment arriver les mains dans les poches, très rapidement, et ça change tout car c’est dans les toutes premières heures que se joue la survie.</p>
<p>Sarah Aizenman: la grande majorité des ONG font très bien le job de la réhabilitation, de la reconstruction et du développement mais dans l’urgence, cela pêche donc il faut penser un backoffice, parce que c’est cela finalement les « casques rouges », c’est un « backoffice ».</p>
<p>Un backoffice avec plein d’outils destinés à faciliter l’action humanitaire en situation d’urgence. Une situation aujourd’hui très mal gérée et ce n’est pas qu’une question d’argent.</p>
<p>On l’a vu avec le tsunami : on avait beau avoir des millions d’euros, il n’y avait pas de stratégie organisée et cela n’a pas été très efficace.<br />
<strong><br />
RWW : On sort du domaine des technologies, pour parler un instant d’un autre projet de Casques Rouges : des produits alimentaires destinés aux populations isolées par une catastrophe naturelle.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Encore aujourd’hui, il y a des lieux que l’on atteint que très difficilement après une catastrophe et il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir les approvisionner.</p>
<p>Il existe un produit d’alimentation d’urgence pour les enfants (Plumpynut) mais c’est en réalité un produit pour les enfants malnutris que l’on utilise à défaut d’autre chose.</p>
<p>J’ai donc créé un petit groupe de travail avec des étudiants pour imaginer la fabrication d’un produit alimentaire que l’on pourrait utiliser pendant une semaine à dix jours afin d’alimenter enfants et adultes. Un produit qui répondrait à des contraintes de stockage, de transport et de conservation et bien sûr de coûts.</p>
<p>On peut en déposer des stock par hélicoptère afin d’être certain que les populations ne meurent pas de faim avant l’arrivée des secours. Là encore, on prépositionne des stocks à proximité de zones à risques.<br />
<strong><br />
RWW : Vous avez par ailleurs un projet qui a remporté l’appel à projet de NKM sur le web 2.0, « Missing ».</strong></p>
<p>Nicole Guedj : C’est une longue histoire qui a commencé bien avant l’appel à projet de Nathalie [NKM], alors que j’étais au gouvernement durant le tsunami, en charge d’accompagner les familles de rescapés et les familles de victimes.</p>
<p>J’ai vu des choses sordides se dérouler sous mes yeux notamment des gens qui recherchaient désespérément des proches disparus, qui envoyaient des mails un peu partout ou qui essayaient de passer sur toutes les télévisions pour tenter de retrouver l’un des leurs, persuadés qu’ils n’avaient pas pu disparaitre dans la vague.</p>
<p>Je me suis dit qu’il fallait essayer de rendre plus efficace, moins artisanal, et plus universel la recherche des disparus après une catastrophe.</p>
<p>Il y a un an et demi, j’ai envoyé un mail au VP Communication de Google via Facebook et il nous a immédiatement mis en relation avec Google Europe.</p>
<p>Je leur ai expliqué l’idée, ils ont trouvé cela vraiment bien. Ils nous ont apporté l’aide de leurs techniciens puis Nathalie [NKM] a lancé cet appel à projet. Nous y avons concouru avec Bearstech et on a fait parti des projets retenus.</p>
<p>Avec Nathalie [NKM], on est vraiment sur la même longueur d’onde.</p>
<p>Sarah Aizenman : Nous avons conceptualisé le projet : au lieu de laisser les internautes à la recherche d’un disparu créer des blogs ou des sites dans tous les sens, on a pensé à une plateforme centralisée qui récencera toutes les informations utiles et qui pourra être utilisée par tout le monde.</p>
<p>Puis on s’est demandé : qui sait faire du moteur de recherche ? Google ! On est allé les voir,et ils nous ont répondu : « Ok, génial, super projet, qu’est ce qu’on peut faire ? »</p>
<p>Google nous a apporté deux choses : ils mettent à notre disposition leurs briques : Google Earth, Google Maps, Google Data… comme pour tout le monde sauf qu’ils nous proposent un accompagnement par des ingénieurs spécialisés dans chacune de ces technologies afin de bien les intégrer tant d’un point de vue technique qu’ergonomique.</p>
<p>Ils ont ensuite proposé à leurs ingénieurs de travailler sur le projet. Leurs ingénieurs peuvent utiliser 10% de leur temps de travail sur des projets de leur choix et cela permettra de dégager des ressources importantes.</p>
<p>Mais ils nous fallait une structure plus lourde qui coordonne les ressources alors nous nous sommes dirigés vers La Cantine et Silicon Sentier avec qui on travaille souvent et eux aussi ont répondu présents.</p>
<p>Le problème, à ce stade, c’est que nous n’avions pas d’argent, en tout cas pas suffisamment pour construire un système qui puisse répondre à un afflux massif d’utilisateurs : imaginez le nombre de connexions sur un tel service durant une catastrophe comme le tsunami. C’est à ce moment que l’on a appris l’appel à projet de NKM.</p>
<p>Je me suis rendue à La Cantine et j’y ai rencontré Louis Montagne, qui a par ailleurs participait à notre Challenge Humanitech en parrainant des étudiants qui avaient concouru à notre concours de l’invention humanitaire. Je lui ai fait part de notre projet en lui demandant qui pourrait nous aider pour répondre à nos cotés à l’appel à projets. Et il a tout naturellement proposé son aide. Ce type de projet correspond parfaitement à l’état d’esprit de Bearstech.</p>
<p>On a rempli le dossier d’appel à candidature en 15 jours, avec deux crises de nerfs, et avec eux on a pensé le projet en y intégrant une multitude de technologies web : Flickr, Skype, Twitter, Google Earth, Google Map… L’idée étant de fournir un point d’entrée pour chacun.<br />
<strong><br />
RWW : Concrètement, dans une situation d’urgence, a quel besoin répond Missing ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Missing sert à diffuser des informations susceptibles d’aider à la recherche d’une personne disparue lors d’une catastrophe naturelle.</p>
<p>Sarah Aizenman: l’un des aspect du partenariat avec Google est d’activer le service sur la page d’accueil de Google en cas d’urgence, service qui sera la plupart du temps en sommeil et qui ne sera déclenché qu’en cas d’urgence.</p>
<p>Le service diffusera également, via les commissariats, les hôpitaux, etc, des fiches signalétiques centralisées, distribuées partout.<br />
<strong><br />
RWW : dans un cas, malheureusement classique, de déplacement massif de population, comme on l’a vu récemment au Darfour, l’outil serait parfait pour répondre au drames des familles séparées.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : mais on ne l’utilisera qu’en cas de catastrophe naturelle, cela fait parti de l’accord avec nos partenaires.</p>
<p>J’ai été avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, j’ai été missionnée en Amérique du Sud pour retrouver des otages retenus par la junte. Je comprends parfaitement ce type de besoins mais il faut y aller progressivement si l’on veut avancer.</p>
<p>Si je veux me donner des chances de faire aboutir les projets sur lesquels je travaille, il faut avancer pas à pas, donc on commence comme cela, tout en sachant que les catastrophes naturelles, avec le réchauffement climatique, vont prendre une tournure incroyable avec notamment le problème des réfugiés climatiques.<br />
<strong><br />
RWW : Vous organisez également chaque année un Challenge de l’invention humanitaire.</strong></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.challenge-humanitech.com/s/cc_images/cache_1132572216.jpg?t=1238660186" alt="" width="180" height="270" />Nicole Guedj : je me suis dit que les jeunes étudiants ingénieurs devaient avoir des idées à la pelle et que l’on pourrait essayer de les accompagner dans cette logique d’utilisation des technologies à des fins humanitaires.</p>
<p>L’année dernière, La Cantine nous a accueilli à cette occasion et l’équipe qui a gagné proposait d’utiliser des panneaux solaires pour purifier l’eau saumâtre.</p>
<p>L’année prochaine, nous allons essayer d’ouvrir le concours à l’Europe.</p>
<p>On a trouvé dans le milieu des nouvelles technologies des gens très dynamiques, très volontaires, prêts à nous aider.<br />
<strong><br />
RWW : Ce qui n’est pas si surprenant, les gens que vous avez croisé à la Cantine, chez Bearstech ou ailleurs, portent des valeurs qui sont proche des vôtres, et que l’on retrouve dans l’open source, par exemple. Collaboration, partage, relation de l’homme et de la technologie, la synergie est assez évidente.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : j’aime l’idée de nous appuyer sur les technologies pour agir, mais ce n’est pas facile à vendre, car vous ne faites pas pleurer dans les chaumière avec un container satellite.<br />
<strong><br />
RWW : à défaut de faire pleurer, j’imagine qu’un tel projet a du exciter les developpeurs que vous avez trouvé chez Bearstech, et je comprend parfaitement qu’ils aient répondu positivement à votre appel.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : oui, mais c’est un petit monde…<br />
<strong><br />
RWW : pas tant que cela…</strong></p>
<p>Nicole Guedj : c’est un monde qui grandi mais comparé au champ sur lequel intervient l’humanitaire, c’est encore petit. On n’est pas dans le compassionnel, on est dans l’efficacité, et pour cela, les technologies, on ne fait pas mieux.<br />
<strong><br />
RWW : Cela marche pour les entreprises, il n’y a pas de raison que cela ne marche pas pour l’humanitaire.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : C’est exactement ce que nous nous sommes dit.<br />
<strong><br />
RWW : et myhumanitary ?</strong></p>
<p>Sarah Aizenman : c’est un de nos autres projets qui, je pense, va permettre de mettre en valeur l’action humanitaire : nous allons mettre en ligne d’ici mi décembre le premier média social humanitaire.</p>
<p>L’idée est de permettre aux bloggeurs, aux étudiants, à tous ceux qui sont liés de près ou de loin à ces enjeux, de réagir aux enjeux de l’humanitaire et d’offrir une vitrine de promotion à l’action humanitaire.</p>
<p>Nous aurons un JT hebdomadaire, nous allons également agréger des flux RSS avec des articles provenant des plus grands quotidiens du monde entier, y ajouter des articles écrits en propre, à travers des partenariats avec des écoles de journalisme, proposer un espace communautaire, myworld, une messagerie pour pouvoir collaborer…</p>
<p>L’idée est la suivante : la première étape, en tant que visiteur, c’est d’apprendre et de s’informer, la deuxième étape, quand on a envie d’aller plus loin, c’est de collaborer et d’écrire, et la troisième étape, quand on a envie de s’engager sur le terrain, c’est de communiquer avec les associations membres de Myhumanitary pour voir comment on peut mettre ses compétences à disposition.</p>
<p>Nous souhaitons proposer un véritable un parcours du militant humanitaire.<br />
<strong><br />
RWW : vous avez développé cela comment ?</strong></p>
<p>Sarah Aizenman : nous avons fait cela avec l’agence Leitmotiv, l’agence qui gère jeanmarcmorandini.com, lesindiscrets.com, scooppeople.fr, des sites qui ont un trafic énorme. Ils nous ont proposé de développer cela gratuitement et de mettre le site en avant sur leurs autres sites.<br />
<strong><br />
RWW : et votre actualité du moment, l’alerte enlèvement sur iPhone ?</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Tout a commencé, lors de mon arrivée au gouvernement, par une histoire sordide d’enlèvement d’enfant. Je me suis dit qu’il fallait que je trouve une solution, et cette solution, c’est un garçon qui s’appelle Pierre Bellanger qui m’a aidé à la trouver.<br />
<strong><br />
RWW : Pierre Bellanger, décidément, le monde est petit.</strong></p>
<p>Nicole Guedj : Pierre Bellanger m’avait entendu parler du problème des enlèvements d’enfants et m’a parlé de la méthode américaine Amber Alert.</p>
<p>Je suis allé voir sur place comment cela se passait et j’ai créé un groupe de travail, mais on m’a mis beaucoup de bâtons dans les roues, au point que le dispositif est sorti après mon départ du gouvernement.</p>
<p>Mais on a tout de même réussi à le faire,  avec les télés, les radios, et les panneaux autoroutiers.</p>
<p>En mai dernier, j’ai mis autour d’une table des acteurs tels que Google et Orange pour transposer l’alerte enlèvement à internet : tout le monde ne regardant pas la télé, il fallait trouver un moyen de contacter ceux qui étaient sur internet au moment d’un enlèvement.</p>
<p>Mais il en reste encore qui ne sont ni devant un écran, ni à coté d’une radio, ni devant leur télé.</p>
<p>L’application iPhone élargit les moyens de transmission de l’alerte et cela devient encore plus dissuasif pour les ravisseurs. Elle sera disponible sur le portail Proxima Mobile prochainement.<br />
<strong><br />
RWW : en quoi consiste le dispositif sur Yahoo, Google, Microsoft et co. ?</strong></p>
<p>Sarah Aizenman : C’est un widget qui contient toutes les informations ainsi qu’un numéro de téléphone et un email permettant aux internautes d’alerter les autorités s’ils ont des informations sur un enlèvement.</p>
<p>Au delà de ce dispositif, nous sommes également présents sur les portail WAP d’Orange et de SFR, nous avons a également des banners à notre disposition présentes un peu partout ainsi que des vidéos sur Dailymotion et Youtube.</p>
<p>Nicole Guedj : Tout le monde a joué le jeu. Sans peine, sans difficulté : le premier que j’ai convaincu a été Didier Lombard, il m’a immédiatement répondu oui quand je lui ai téléphoné, Mats Carduner de Google a également été extraordinaire, c’est un garçon fantastique. Je n’ai eu aucun effort à faire, aucun.<br />
<strong><br />
RWW : Dernière question, que peuvent faire les internautes pour vous aider dans votre démarche ?</strong></p>
<p>Manifester leur soutien à nos actions en adhérant en ligne, proposer leurs services pour nous accompagner dans la réalisation de nos projets, relayer le message des <a href="http://www.casques-rouges.org/fr/">Casques Rouges</a> sur le Web pour réussir à fédérer une communauté d’Internautes engagés et solidaires.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6362&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/cRJso7GmnNA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Les Hackers sortent du bois #webtv</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/SVE0OXSOg4E/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/14/analyse/les-hackers-sortent-du-bois-webtv/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 09:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est la première d’une longue série d’émissions que nous allons réaliser, en partenariat avec Techtoc.tv sur le thème du hacking, tant le sujet est vaste et prendra du temps à explorer.
Heureusement, ce ne sera pas bien difficile à réaliser, les hackers en France sont dans une phase d’organisation, ils (s’)exposent, se regroupent, travaillent, et maintenant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la première d’une longue série d’émissions que nous allons réaliser, en partenariat avec <a href="http://Techtoc.tv">Techtoc.tv</a> sur le thème du hacking, tant le sujet est vaste et prendra du temps à explorer.</p>
<p>Heureusement, ce ne sera pas bien difficile à réaliser, les hackers en France sont dans une phase d’organisation, ils (s’)<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/06/26/divers/hacking-institutions-une-interview-de-philippe-langlois-du-tmplab/">exposent</a>, se regroupent, travaillent, et maintenant, sortent du bois.</p>
<p><object id="playerWCS" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.webcastory.com/v/YtAAz91dloc3jN" /><param name="name" value="playerWCS" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="playerWCS" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://www.webcastory.com/v/YtAAz91dloc3jN" name="playerWCS" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Sur le plateau : Frédéric Bascunana, qui l’anime, une sélection de hackers, <a href="http://bluetouff.com/about/">Bluetouff</a>, <a href="http://www.lasuitelogique.org/">Guyzmo</a>, Zitoun et Pragma (pas sûr de l’orthogaphe de vos pseudo les gars, n’hésitez pas à corriger et à me donner des urls), ainsi que moi-même (qui ne suis pas un hacker, soyons clair, je suis loin d’avoir leur compétences technologiques).</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6375&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/SVE0OXSOg4E" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Comment (et pourquoi) j’ai transformé mon blog en agrégateur de contenus</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/Rnw3lirCxQY/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/13/prospective/comment-pourquoi-jai-transform-mon-blog-en-agrgateur-de-contenus/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 09:47:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Levy Provençal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prospective]]></category>

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		<description><![CDATA[Les adeptes du « personnal branding » et de la « gestion de l’e-réputation » savent à quel point le web-temps réel est en train de changer la donne.
Le blogging « classique » est de moins en moins le canal de communication par lequel les individus expriment leur point de vue, échangent leurs idées, générent et poursuivent des conversations. Les choses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les adeptes du « personnal branding » et de la « gestion de l’e-réputation » savent à quel point le web-temps réel est en train de changer la donne.</p>
<p>Le blogging « classique » est de moins en moins le canal de communication par lequel les individus expriment leur point de vue, échangent leurs idées, générent et poursuivent des conversations. Les choses se passent désormais ailleurs, sur les réseaux sociaux: sur Facebook et Twitter en l’occurence.</p>
<p>Je suis un observateur de l’univers des media, des nouvelles technos et du marketing internet depuis plusieurs années, et mon activité de veille sur ces thématiques est importante. Je partage en moyenne une demi douzaine de liens par jour (parfois plus de vingt en phase d’inspiration), sur les topics media, technologie et e-marketing.</p>
<p>Jusqu’à présent seuls mes <a href="http://twitter.com/mikiane">followers Twitter</a> en bénéficiaient.</p>
<p>Parallèlement à cette activité, j’écris sur mon blog environ une fois tous les quinze jours. D’aprés mes calculs, sur 100 internautes lecteurs de mon blog, 40 arrivent depuis Google, 20 depuis Facebook, Twitter ou Friendfeed, 15 en direct et le reste vient d’ailleurs.</p>
<p>80% de mon audience ne bénéficie d’informations mise à jour qu’une fois toutes les deux semaines, et n’a pas accès à ma veille quotidienne, qui semble pourtant appréciée par mes followers Twitters. J’ai bien essayé de publier cette activité sous la forme d’un flux dans un espace dédié sur mon blog, mais le taux de transformation (le nombre de personnes qui clique sur ces liens) n’est pas trés probant (le manque d’illustration des articles publiés probablement?).</p>
<p>C’est là que <a href="http://Feedly.com">Feedly</a> m’a sorti d’affaire…</p>
<p>Feedly est un agrégateur intelligent de contenus. Il s’adosse à <a href="http://www.google.fr/reader/">Google Reader</a>, récupére toutes mes sources de données, les ingère, les compare avec celles de sa propre base, de la communauté Feedly, utilise mon activité et celle de mes amis sur les réseaux sociaux, et génére grâce à des technologies sémantiques sophistiquées (Open Calais, entre autre) une ou des pages de contenus agrégés sous la forme d’un magazine en ligne.</p>
<p>Ainsi, en alimentant l’application de sources spécialisées issues d’un domaine précis, je crée un magazine personnalisé sur la thématique en question.</p>
<p>Ces derniers mois, j’ai eu l’occasion d’aider les developpeurs à designer quelques fonctionnalités avec une idée en tête: changer la façon dont journalistes et bloggueur travailleront à l’avenir…</p>
<p>Les fonctionnalités sur lesquelles nous avons travaillé avec Feedly consistent à permettre à un éditeur de thématique (qu’il soit bloggueur ou journaliste spécialisé), de suivre l’actualité de son domaine de prédilection et de promouvoir certains articles au sein de l’application, la « promotion » d’un contenu ayant pour effet de le remonter en tête de la page magazine.</p>
<p>Feedly détecte les articles que je partage avec mon réseau et les promeut automatiquement sur ma page thématique, que je peux ensuite de publier. Autre avantage, pendant les périodes de non-activité, les fonctions automatiques de Feedly prennent le relai. Elles s’appuient sur l’activité de mon réseau pour automatiquement identifier les articles à promouvoir.</p>
<p>Cette nouvelle expèrience durera-t-elle un mois ? Un an ? Nous verrons bien. Il semble en tout cas qu’elle me permette d’être encore plus efficace sur le réseau, pour rendre compte de mon activité d’observateur/acteur sur le « topic » des medias, de la technologie et de l’emarketing.</p>
<p>L’aggrégateur de veille en question est accessible sur <a href="http://mikiane.com">Mikiane.com</a>.</p>
<p>PS: A noter la solution <a href="http://tattlerapp.com/">Tattlerapp</a> qui se rapproche de Feedly et se présente sous la forme d’un module Drupal. Elle est beaucoup plus compliquée que Feedly à mettre en oeuvre mais semble aussi interressante à creuser…</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6356&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/Rnw3lirCxQY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<slash:comments>10</slash:comments>
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		<item>
		<title>ReadWriteWeb ahora habla español</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/4EcCHEkQRBA/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/11/nouveautes/readwriteweb-ahora-habla-espaol/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 15:29:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6344</guid>
		<description><![CDATA[C’est fait, après le français, le portugais, le chinois, et bien sûr l’anglais, ReadWriteWeb parle désormais espagnol.
C’est dirigé par Ignacio García Ramos, et l’on souhaite longue vie au petit dernier de la famille RWW.
ReadWriteWeb.es
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est fait, après le français, le portugais, le chinois, et bien sûr l’anglais, ReadWriteWeb parle désormais espagnol.</p>
<p>C’est dirigé par Ignacio García Ramos, et l’on souhaite longue vie au petit dernier de la famille RWW.</p>
<p><a href="http://www.readwriteweb.es/">ReadWriteWeb.es</a></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6344&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/4EcCHEkQRBA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/11/nouveautes/readwriteweb-ahora-habla-espaol/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/11/nouveautes/readwriteweb-ahora-habla-espaol/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Quatre semaines à Palomar5 : Aller plus loin et Expérimenter la destruction créative</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/DdIEFRC2-rc/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/11/entrevues/quatre-semaines-palomar5-aller-loin-exprimenter-destruction-crative/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 10:58:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Axelle Tessandier]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Palomar5]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6335</guid>
		<description><![CDATA[
Axelle Tessandier participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.
Très amusant. Oui, j’ai beaucoup souri en relisant mon billet de la semaine dernière.
Je peux affirmer que la quatrième semaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-6337" title="palomr5" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/palomr5.jpg" alt="palomr5" width="600" height="300" /></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-5972" title="axelle" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/axelle.jpg" alt="axelle" width="80" height="80" /><em><a href="http://twitter.com/axelletess">Axelle Tessandier</a> participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.</em></p>
<p>Très amusant. Oui, j’ai beaucoup souri en relisant mon billet de la semaine dernière.</p>
<p>Je peux affirmer que la quatrième semaine a été à peu de chose près l’opposé de  la semaine précédente et je l’ai adorée… Probablement aussi pour cette raison. Je relis ma belle conviction sur ce projet auquel je me disais attachée et que j’ai totalement détruit pour mieux le reconstruire.</p>
<p>Je me délecte de mon étonnement naïf sur le fait que je n’ai pas encore expérimenté l’angoisse du processus créatif et je m’étonne même de ce relatif calme à mi-parcours. Et bien, c’est fait chers lecteurs. J’ai totalement « pété les plombs » cette semaine, finalement ! Les larmes, la tension, les cris, l’incompréhension vis-à-vis des autres membres du groupe, qui tout autant investis que vous sur le projet s’emportent aussi vite. L’intensité est là, la pression se fait sentir de plus en plus à l’approche du Sommet.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-6338" title="palomar5c" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/palomar5c.jpg" alt="palomar5c" width="600" height="160" /></p>
<p>Tout cela est très bon signe avec le recul. Mais sur le coup, vous avez envie de sauter dans le premier avion le lendemain matin et rentrer chez vous, sortir de cette bulle, vous rappeler que cette aventure ne dure que six semaines, vous essayez de vous convaincre que l’essentiel est ailleurs. Trop facile. Surtout que cela n’a rien à voir avec votre motivation, au contraire ; Mais plus à un manque d’oxygène.</p>
<p>Et le lendemain, vous respirez de nouveau. Vous êtes à 200%, comme si l’explosion de la veille s’intégrait en elle-même au processus, vous permettait même d’avancer, de discuter plus librement avec celui ou celle que vous avez insultée, enfin disons, bousculée le jour précédent.</p>
<p>La première semaine, quand je suis arrivée à Palomar5, l’un des membres de l’équipe a fait référence à la « Positive Terror » . En associant volontairement deux mots qui ne font pas bon ménage, vous créez déjà un premier choc, pour permettre au changement de s’imposer. A Palomar5, il ne suffit pas d’imaginer de nouvelles solutions pour le monde du travail du futur, celui que la Génération Y va expérimenter. Il s’agit surtout selon moi de proposer une vision, dessiner déjà un état d’esprit qui ne sert pas l’actuel système, mais l’oblige à se repenser intégralement.</p>
<p>La destruction positive repose sur le même principe et j’ai vraiment eu l’impression de la découvrir cette semaine. J’ai quasiment « brûlé » mes 3 premières semaines de travail ici et pourtant je ne serais jamais arrivé dans la phase actuelle de mon projet, la phase de travail sur le prototype, sans cette première ébauche.</p>
<p>J’ai provoqué une violente dispute, qui menaçait la solidité et la solidarité du groupe, et pourtant, elles semblent renforcées. Derrière chaque acte de destruction se cache une volonté de création. Etre dans un projet tel que celui-ci m’a permis de le vivre véritablement pour la première fois me semble-t-il.</p>
<p>Cette semaine, des développeurs et autres experts sont venus nous aider, nous conseiller. Même si beaucoup de projets impliquent des outils technologiques, les « digital natives » comme nous appellent nos visiteurs ne semblent pas être obsédés par la révolution technologique. En tout cas, pas uniquement. Nous étions nombreux dans le groupe des résidents à participer ce week-end au <a href="http://visionsummit.org/">Vision Summit</a>. Même si cela était censé être un break, cette conférence a évidemment été un moment très inspirant.</p>
<p>Quand vous êtes impliqué dans un projet, il n’est jamais très loin de votre esprit et tout vous permet de le nourrir. Palomar5 a fait une présentation sur place pour le moins différente. Nous sommes rentrés tous plus convaincus que les nouveaux outils à notre portée, la récente crise économique nous obligeait à une nouvelle responsabilité. Avoir une impacte et assumer celle-ci : ma génération a tout à fait intégré ces données, beaucoup plus que ne le pensent certains dirigeants, notamment en France.</p>
<p>C’est sur cette tonalité que j’entamerai donc le début de la cinquième semaine…</p>
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		<title>Facebook vieillit, Twitter rajeunit</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 07:33:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Perez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
		<category><![CDATA[Melty]]></category>
		<category><![CDATA[Skyrock]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter Inc]]></category>

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		<description><![CDATA[Facebook vieillit. Non pas qu’il lasse, il vieillit, au rythme de la population qui s’y trouve. En mai 2008, l’âge médian sur Facebook était de 26 ans, aujourd’hui, il est de 33, soit 8 ans de plus en un peu plus d’une année. Amusant pour un site qui a commencé comme un club exclusivement réservé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Facebook vieillit. Non pas qu’il lasse, il vieillit, au rythme de la population qui s’y trouve. En mai 2008, l’âge médian sur Facebook était de 26 ans, aujourd’hui, il est de 33, soit 8 ans de plus en un peu plus d’une année. Amusant pour un site qui a commencé comme un club exclusivement réservé aux étudiants d’universités américaines.</p>
<p>Alors, où sont les jeunes ? Toujours sur Facebook, rassurez-vous, mais ils y côtoient désormais beaucoup d’adultes, dont leurs parents, leurs grands parents et leurs patrons, mais on les trouve de plus en plus sur une autre star de l’internet : Twitter.</p>
<p>Au final, la génération Y aime Twitter… en tout cas, elle commence à l’utiliser.</p>
<p>On ne compte plus les études sur la population de Twitter, <a href="http://news.cnet.com/8301-17939_109-10265060-2.html">certaines sérieuses</a>, d’autres <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/teens_not_into_twitter_tv_radio_newspapers.php">moins</a>, qui martèlent toutes le même message : la génération Y ne s’intéresse pas à Twitter. Les études citent généralement d’éminents membres de cette génération affirmant  que Twitter est “futile” et “narcissique”.</p>
<p>Apparemment, tout cela est en train de changer, pas forcément en terme de perception, mais en tout cas en terme d’usages.</p>
<p>Twitter est désormais second sur le podium des réseaux sociaux mondiaux les plus jeunes, avec un âge médian de 31 ans, juste derrière MySpace qui affiche 26 ans, et devant Facebook qui affiche 33 ans et Linkedin et ses 39 ans.</p>
<p>En regardant de près les segments démographiques ‘jeunes’ de Twitter, il n’y a pas que la génération Y qui est responsable de ce coup de jeune, loin de là. 37% des 18–24 ans utilisent désormais Twitter aux US, alors qu’ils n’étaient que 19% en décembre dernier, et chez les plus vieux des jeunes, le 25–34 ans, 31% sont désormais utilisateurs, en augmentation de 11 points par rapport à l’an dernier. Ces deux groupes d’âge, à eux seuls, représentent désormais près de la moitié des utilisateurs de Twitter.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.readwriteweb.com/images/youth%20on%20twitter%20chart.jpg" alt="" width="586" height="664" /></p>
<h2>Pourquoi la génération Y se ruent-elle sur Twitter ?</h2>
<p>Comment Twitter, naguère boudé par les jeunes, est il devenu en un an l’un des réseaux sociaux les plus prisés des jeunes ? Un récent <a href="http://www.allbusiness.com/population-demographics/demographic-groups-adolescents/13300760-1.html">article de AP</a> expose plusieurs raisons intéressantes : la présence de célébrités, la pression des enseignants et des patrons, ainsi que l’utilité professionnelle de Twitter pour ceux des jeunes entrant sur le marché du travail.</p>
<p>Meredith Sires de <a href="http://www.ypulse.com/">YPulse</a>, un site traquant les tendances de la génération Y, <a href="http://www.ypulse.com/wordpress/wordpress/the-influx-of-young-adults-on-twitter">théorise</a> sur le fait que la croissance rapide du segment des 18–24 ans sur Twitter est lié à ceux qui, arrivant sur le marché de l’emploi, en profitent pour se refaire une identité et un réseau plus propice au monde du travail.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il n’existe pas d’étude sérieuse à ce jour sur les raisons de ce rajeunissement soudain du plus célèbre des réseaux de microblogging. A ce jour, on se contente de spéculation additionnées de citations diverses, le tout basé sur des anecdotes.</p>
<p>Parmi toutes ces théories, celle qui nous semble la plus crédible est avancée par Graig Watkins de l’Université du Texas, auteur du livre “Les jeunes et le Digital”. <a href="http://www.baltimoresun.com/business/bal-twitter-youth-1026,0,7395463,full.story">Il affirme</a> que ce à quoi nous assistons est le début de “la fin d’un gap générationel, en terme d’usage des technologies”. En d’autres terme, jeunes et vieux se retrouvent sur un même réseau et socialisent au sein du même espace.</p>
<p>On ne peut qu’apprécier une telle théorie, après tout, la génération Y ou les Digital Natives n’ont pas brusquement migré vers un nouveau réseau peuplé exclusivement de leur pairs – même si certains espaces comme <a href="http://www.skyrock.com/">Skyrock</a> ou  <a href="http://melty.fr">Melty</a> en France restent encore quasi exclusivement peuplés de jeunes, tout comme <a href="http://fmylife.com/">FML</a> ou <a href="http://sporcle.com/">Sporcle</a> aux Etats-Unis, leur taille reste somme toute modeste face aux géants trans-générationels US qui sont, eux, internationaux.</p>
<p>De leur coté, les seniors semblent eux aussi avoir rejoint des réseaux comme Facebook et Twitter, plutôt que de rester entre eux sur des réseaux dédiés tels que eons.com ou Boomj.</p>
<p>Tout cela évolura-t-il ? Va-t-on voir l’apparition d’un géant mondial rassemblant la génération Y ? Personne ne peut le prévoir, bien sûr, mais les difficultés inhérentes à une telle approche, ne serait-ce que le besoin de sans cesse renouveler sa base utilisateur, qui fatalement vieillit, semble difficile.</p>
<p>Seul Skyrock semble avoir réussi cette mystérieuse alchimie, mais son internationalisation, du fait de son origine Française, sera infiniment plus difficile a achever que pour un réseau d’origine anglosaxonne, dont le marché est bien plus vaste et qui n’a pas réellement besoin de sortir de ses frontières pour devenir un géant mondial.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(l’illustration est issue du <a href="http://pewinternet.org/Reports/2009/17-Twitter-and-Status-Updating-Fall-2009.aspx">rapport de Pew Internet</a> fait sur Twitter cet automne)</em></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6284&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/ivTNElwjyQ4" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Jean-François Julliard (RSF) : “on peut vraiment parler de la bloggosphère comme d’un cinquième pouvoir”</title>
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		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/10/a-la-une/reporter-sans-frontire-personnel-politique-dnigre-ce-quil-ne-controle-pas/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 15:24:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-François Julliard]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[L’Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Malaisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nadine Morano]]></category>
		<category><![CDATA[Reporters Sans Frontières]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières, avec la collaboration du bureau Internet et Libertés, ont eu la gentillesse de répondre à une longue interview, suite au classement publié par RSF dans lequel la place de la France a sévèrement chuté.
RWW : La France a chuté dans le classement annuel établi par RSF, quelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-6347" title="jean-francois-julliard-rsf" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/jean-francois-julliard-rsf.jpg" alt="jean-francois-julliard-rsf" width="600" height="300" />Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières, avec la collaboration du bureau Internet et Libertés, ont eu la gentillesse de répondre à une longue interview, suite au <a href="http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html">classement publié par RSF</a> dans lequel la place de la France a sévèrement chuté.</p>
<p><strong>RWW : La France a chuté dans le classement annuel établi par RSF, quelle part l’attitude du gouvernement Français vis à vis d’internet a pris dans ce mauvais résultat ?</strong></p>
<p>Une petite part, car les principaux problèmes en France sont les interpellations de journalistes, les perquisitions et l’interventionnisme d’officiels dans les médias publics et privés. Mais également les violences contre les journalistes en banlieue ou lors de conflits sociaux.</p>
<p><strong>RWW : Comment, chez RSF, avez vous pris en compte au fil des années l’attitude des gouvernements face à internet pour réaliser un tel classement ?</strong></p>
<p>Nous suivons la question depuis la création d’un bureau Internet et Libertés au sein de RSF, il y a maintenant sept ans. Nous sommes vigilants et la récente loi Hadopi et les autres textes liés aux problèmes sécuritaires nous posent de réels problèmes.</p>
<p>Il est nécessaire de suivre avec attention les questions légales, qui ne sont pas toujours très transparentes, mais également l’action, par exemple, de responsables locaux ou d’entreprises qui tentent de faire pression sur les blogueurs.</p>
<p><strong>RWW : Ce classement a été établi avant l’adoption de la loi Hadopi, désormais votée et validée par le Conseil Constitutionnel, peut on s’attendre à un plus mauvais résultat dans le classement de l’année prochaine ?</strong></p>
<p>Cela aura évidemment une influence, mais nous craignons avant tout la manière dont l’autorité va appliquer la loi. C’est pour cela que nous devons rester vigilants.</p>
<p><strong>RWW : Comment jugez-vous le dénigrement quasi systématique d’internet par le personnel politique Français ?</strong></p>
<p>Internet est un mode révolutionnaire de communication depuis sa naissance, et il continue de l’être. Son extension, sa rapidité croissante, ses modalités d’exercice (on parle du Web 2.0.) sont telles qu’elles permettent une communication publique en marge des modes traditionnels beaucoup plus faciles d’appréhension.</p>
<p>En effet, les médias traditionnels semblent d’étendue limitée, finie, de telle sorte qu’il est possible, théoriquement, de voir humainement tout ce qui se passe.</p>
<p>Au contraire, pour Internet, il est réellement impossible humainement de voir tout ce qui s’y passe, tout ce qui s’y dit. Cette conception infinie peut donner le tournis, notamment avec la vitesse à laquelle les informations, vraies ou fausses, circulent. Et c’est ce qui fait peur, cette impression de ne pouvoir rien y contrôler.</p>
<p>Le gouvernement français a longtemps maintenu un monopole sur la télévision ( là où d’autres Etats européens avaient dépassé ce stade), de même pour la radio. On note une concentration des médias aux mains de certains grands magnats de la presse.</p>
<p>Il y a donc longtemps eu en France une conception bien rangée des médias, et le droit de la communication définit la liberté d’expression selon chaque média, selon leur potentiel de communication. Plus ce potentiel est grand, plus on remarquera de contraintes techniques et juridiques.</p>
<p>Le problème avec Internet, c’est qu’une fois l’accès payé et obtenu, les tentatives de contrôle ou de restriction s’avèrent techniquement vaines. S’il est impossible de contrôler un média, la volonté est forte de vouloir l’interdire pour empêcher les dérives. C’est ce qui se passe en réalité avec la loi HADOPI.</p>
<p>En ce qui concerne le personnel politique français, le raisonnement peut être le même. Internet est un formidable forum de débats et de critiques en tout genre, totalement incontrôlable et évoluant sans cesse.</p>
<p>La classe politique ne peut pas poursuivre tous les internautes, afin de faire juger d’éventuels abus de la liberté d’expression. D’abord parce qu’il est presque impossible de tous les repérer, ensuite parce qu’ils seraient trop nombreux. Le personnel politique dénigre ce qu’il ne contrôle pas.</p>
<p><strong>RWW : Les différentes loi de censure de type Loppsi (passant directement par une autorité administrative, sans juge, et avec le secret sur les sites censurés) est elle une atteinte grave à la liberté d’expression ? Pourquoi ?</strong></p>
<p>La liberté d’expression fait partie des droits fondamentaux. Les normes constitutionnelles (et même conventionnelles en la matière) exigent que toute restriction qui les concerne, de près ou de loin, doit être prévue par la loi et/ou appliquée par un juge.</p>
<p>Dans les deux cas, un équilibre doit être respecté par le législateur ou le juge : la restriction ne doit pas porter atteinte à la liberté de telle manière que cette dernière est anéantie. C’est cette exigence de proportionnalité qui permet à une restriction d’être prévue et appliquée.</p>
<p>En aucun cas une autorité administrative ne peut décider de faire cette appréciation, car les infractions qui permettent une restriction à une liberté ne peuvent être décidées que par la loi.</p>
<p>Par exemple, lorsque la police décide d’expulser quelqu’un, il y a atteinte au droit de propriété, à une vie dans des conditions décentes et à la vie privée. Mais cette restriction est permise par la loi qui a décidé que dans tels cas précisément définis, et autorisée par le juge préalablement, la police peut intervenir, dans des conditions qui permettent à ces droits fondamentaux de ne pas être totalement anéantis. Ce n’est pas la police qui a décidé dans quel cas elle pouvait intervenir, il s’agit là d’une compétence liée.</p>
<p>Dans le cadre d’une compétence discrétionnaire, la marge de manœuvre est plus large : la police peut décider de l’opportunité d’intervenir, mais là encore dans le cadre des lois qui ont prévu les infractions et les restrictions possibles. De même, le juge administratif peut être saisi dans l’urgence pour vérifier que la police ne porte pas une atteinte disproportionnée à une liberté.</p>
<p>En ce qui concerne la liberté d’expression, la règle est encore plus stricte : seul le juge peut autoriser une restriction à cette liberté.</p>
<p>Le principe du juge en France est celui de la collégialité. En ce qui concerne les libertés, et notamment la liberté d’expression, le juge est obligatoire. Toute décision ou action qui viendrait réprimer un abus de la liberté d’expression ne peut être édictée ou autorisée que par un juge.</p>
<p>Dans le cas contraire, cela constituerait une violation des normes constitutionnelles. C’est pourquoi la loi HADOPI avait été censurée le 10 juin 2010. C’est pourquoi nous pensons que la loi HADOPI 2 y contrevient toujours car le juge prévu par la procédure simplifiée de l’ordonnance pénale ne pourra véritablement statuer souverainement sur une question qui aura été débattue par une autorité administrative.</p>
<p>Au vu du nombre d’affaires qu’il aura à juger, il ne pourra accorder un véritable examen judiciaire à chacun et risque de se contenter de valider la décision de la HADOPI. Cela revient, en fait, à une absence de juge.</p>
<p>Quant au secret des sites censurés, il y a effectivement un risque d’arbitraire : le manque de transparence ne permet pas de vérifier que seuls les sites de téléchargement illégal sont sanctionnés. De même pour la LOPPSI avec les sites pédopornographiques. Si certains documents, en France, bénéficient du secret au nom de la raison d’Etat, de la protection de la sécurité nationale ou de la vie privée, ce n’est pas le cas des sites visés. Il n’y a donc pas de raison de les tenir au secret.</p>
<p>En conséquence, il y a bien une atteinte illégitime à la liberté d’expression par la loi HADOPI 2.</p>
<p>Quant à la LOPPSI, elle est encore en examen, nous en saurons plus dans les mois à venir.</p>
<p><strong>RWW : Comment lutter, dès lors, contre des contenus clairement répréhensibles tels que les contenus pédopornographiques ?</strong></p>
<p>Vouloir lutter contre la pédopornographie est parfaitement légitime et a pour but la protection du droit des enfants ainsi que la protection du droit à la dignité et la sécurité. C’est un but légitime qui justifie une restriction à certaines libertés fondamentales.</p>
<p>Toutefois, encore une fois, cette restriction doit être absolument nécessaire et adaptée au problème pour atteindre effectivement le but recherché. Ainsi, seules certaines libertés pourront être limitées dans une telle recherche, et les restrictions à ces libertés devront être indispensables pour atteindre la protection des enfants.</p>
<p>Cela signifie que d’autres méthodes ne peuvent être prises, ou que d’autres méthodes s’avéreraient beaucoup moins efficaces.</p>
<p>Le législateur dispose en la matière d’une certaine marge de manœuvre correspondant à l’opportunité politique que le Conseil Constitutionnel se refuse d’examiner (jurisprudence constante du Conseil).</p>
<p>Pour savoir si la LOPPSI sera efficace contre la pédopornographie en ligne, il faut voir avec quelle technique les sites illicites seraient visés et sanctionnés. S’il s’agit d’un filtrage par mots clefs, il y a de fortes chances pour que cette technique échoue, comme cela a déjà été démontré pour plusieurs filtrages dans d’autres pays.</p>
<p>Ainsi, des sites non illicites pourraient être filtrés : ex, un site qui parle de la sexualité infantile, phénomène psychologique des enfants pendant la période du complexe d’Œdipe et entre eux lors de la découverte de l’autre sexe.</p>
<p>S’il s’agit d’un blocage des sites en questions, le risque de bloquer d’autres sites par erreur disparaît, pour laisser la place à un risque d’arbitraire des autorités administratives qui s’en chargeraient. D’autant plus si aucun juge n’intervient dans le processus, ce qui est clairement contraire à la liberté d’expression et aux principes fondamentaux.</p>
<p>Même dans ce cas, pour un site bloqué, dix autres se créeraient, indécelables avant longtemps.</p>
<p>La solution de filtrage ou blocage des sites web est donc inadaptée, et inefficace. Il serait donc logique de ne pas adopter une telle loi qui en réalité ne ferait que porter une atteinte à la liberté d’expression car la restriction est injustifiée.</p>
<p>Cela signifie-t-il qu’il ne faut pas tenter de réglementer le problème sur Internet ? Non. Mais il faut employer la bonne méthode.</p>
<p><strong>RWW : Quelle est-t-elle ?</strong></p>
<p>Il est possible de traquer les sites pédopornographiques pour localiser les personnes responsables et les poursuivre en justice. Cela demande évidemment de grandes ressources financières et logistiques, bien plus que la solution de facilité de la LOPPSI. Puis, il faudrait fermer les sites et supprimer définitivement leurs contenus.</p>
<p>Bien sûr, cela ne serait effectif que contres les personnes se trouvant en France ou les sites hébergés en France, ce qui n’aurait concrètement pas beaucoup d’effectivité. Pourtant, il est vrai que leurs actions en ligne sont une infraction, abus de la liberté d’expression par un contenu illicite contraire aux bonnes mœurs.</p>
<p>La meilleure solution reste celle qui se rapproche le plus du but recherché, à savoir la protection des enfants. Le but est qu’ils ne tombent pas sur ce genre de sites, ni que leurs images soient utilisées à ces fins illicites (images qu’ils auraient donné à un correspondant se faisant passer par un ami).</p>
<p>Défini dans ces termes, il apparaît clairement que ce but peut s’appliquer à n’importe quel média : la télévision, le téléphone, les journaux pornographiques… Dans ces autres cas, c’est aux parents de jouer le rôle de protecteurs, c’est à eux de vérifier que leurs enfants ne tombent pas sur ce genres de documents, n’en achètent pas, ne donnent pas leurs photos à des inconnus…</p>
<p>Il s’agit de la responsabilité parentale qui leur est dévolue par la loi. Pourquoi en serait-il autrement sur Internet ? Selon quelle logique ? Certains parents contrôlent ce que font leurs enfants sur Internet, d’autres mettent en place un contrôle parental technique efficace.</p>
<p>Si un petit génie peut échapper au contrôle technique, aux parents de vérifier conrètement ce que fait leur enfant devant l’ordinateur.</p>
<p>Quant à la vie privée des enfants vis-à-vis de leurs parents, pourquoi l’invoquer devant l’ordinateur pour justifier un filtrage qui permettrait aux parents de ne pas y contrevenir, et pourquoi ne pas l’invoquer dans les achats de journaux, les sorties à l’âge de 10 ans, les photos que l’on donne aux inconnus dans la rue… ?</p>
<p><strong>RWW :Comment concilier respect de la liberté d’expression et lutte contre la criminalité en ligne ?</strong></p>
<p>En appliquant ces deux dernières mesures, la liberté d’expression n’est en aucun cas menacée, restreinte, ou atteinte.</p>
<p><strong>RWW : Censurer le téléchargement de fichiers copyrightés peut-il amener à une atteinte à la liberté d’expression ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas la censure du téléchargement de fichiers copyrightés qui pose problème (le copyright est une notion de droit états-unien qui est beaucoup plus étroite que la conception française des droits d’auteurs).</p>
<p>Ces fichiers piratés sont des contrefaçons que la loi interdit, il s’agit d’une infraction qui n’a rien à voir avec la liberté d’expression. C’est la méthode pour les rechercher en ligne et rechercher leurs auteurs, ainsi que la sanction qui pose problème.</p>
<p>Nous avons mis en ligne une note du Comité juridique de RSF sur la question, montrant dans quelle mesure la loi HADOPI portait atteinte à la liberté d’expression en ligne (http://www.rsf.org/Il-faut-etre-extremement-vigilant.html).</p>
<p>C’est surtout la sanction (coupure d’Internet) qui pose problème. C’est la suppression d’un mode de communication, qui concrètement a remplacé pour beaucoup la télévision, les journaux et la radio. Beaucoup n’ont plus aucun des trois et se contentent d’Internet pour consulter les nouvelles des journaux en ligne (à défaut de ne pouvoir acheter tous les journaux qu’ils voudraient avoir), et pour écouter la radio en ligne ou voir les retransmissions vidéos de certaines chaînes (à défaut d’avoir plusieurs instruments multimédia, sans parler des zones groupées).</p>
<p>Ainsi, supprimer ce mode de communication revient à supprimer la liberté d’expression. Il est incompréhensible que cette sanction soit prévue, qu’une atteinte à la liberté d’expression soit prévue sans juge, de manière très floue, et pour une infraction qui n’a pas forcément de lien avec la liberté d’expression.</p>
<p><strong>RWW : Le copyright est il parfois un frein à la liberté d’expression ?</strong></p>
<p>La liberté d’expression est certes une liberté un peu particulière, mais comme toutes les autres elle a des limites, préalablement définies par la loi. Ces limites ont pour but de protéger d’autres droits.</p>
<p>En ce qui concerne la contrefaçon, ce n’est pas un délit propre à la liberté d’expression. Télécharger illégalement, donner un fichier piraté, ou le vendre peut être fait matériellement (donner de main à main un CD contrefait) comme virtuellement (envoyer le fichier piraté d’un film). C’est un délit qui a pour but de protéger le droit de propriété d’une personne.</p>
<p>Ainsi, il faut opérer une conciliation entre ce droit légitime de propriété et le droit légitime de s’exprimer. Donc oui, les droits d’auteur peuvent être un frein à la liberté d’expression, mais ce n’est pas exclusif de cette liberté. Enfin, ce n’est pas un frein illégitime : il est logique d’empêcher que quelqu’un prenne une photo de la maison d’un architecte et la rende publique si celui-ci ne le souhaite pas.</p>
<p>Ce n’est pas une atteinte illégitime à la liberté d’expression qui continue de pouvoir être exercée par le photographe par un autre moyen ou pour une autre maison.</p>
<p><strong>RWW : Comment concilier droits d’auteur et liberté d’expression ?</strong></p>
<p>Pour répondre à la dernière question, il existe déjà le droit de la propriété intellectuelle pour protéger les droits d’auteur dans tous les cas imaginables, et ce droit s’applique à tous les modes de communication, même Internet. De même, il existe déjà un droit de la liberté d’expression pour la limiter à la protection d’autres droits comme les droits d’auteur, même sur Internet.</p>
<p>Ces deux ensembles de règles protègent déjà efficacement contre les atteintes à chacun de ces droits, par la répression de celles-ci. Au niveau de la répression et de la protection de ces droits, il n’y a donc pas lieu à une nouvelle loi. Toute autre loi serait superflue et doit juridiquement être écartée si elle n’est pas nécessaire et apporte une atteinte injustifée ou disproportionnée à une liberté.</p>
<p>La seule raison qui explique l’adoption d’une autre loi est la volonté politique de donner l’illusion ponctuelle que le gouvernement actuel agit juridiquement pour protéger les droits d’auteur, source de nombreux gains.</p>
<p>En réalité, ces nouvelles lois ne protègent pas plus qu’avant, pour ne pas dire qu’elles ne protègent en réalité absolument rien. Elles portent cependant atteinte à d’autres libertés, ce qui est inévitable lorsque la loi est inadaptée et non nécessaire.</p>
<p><strong>RWW : L’abandon, ou tout du moins le fait que l’amendement 138 du Paquet Télécom ait été en partie vidé de sa substance est-il un signe que l’Europe recule en terme de libertés ?</strong></p>
<p>Pour ce qui est de l’Union européenne, la réponse est toujours oui. En effet, l’Union européenne avait à l’origine pour but d’améliorer les rapports commerciaux et de faciliter les échanges économiques, les transports de biens et de marchandises au sein des frontières européennes.</p>
<p>Elle n’avait pas pour but de s’occuper d’affaires relatives aux droits de l’Homme. Au fur et à mesure, les affaires économiques ont soulevé des questions relatives aux personnes et à leurs droits (circulation des personnes, de leurs familles, question de nationalité, droit à la protection sociale…).</p>
<p>L’Union européenne se rapprochant autour de concepts identiques, la CJCE a décidé d’incorporer au sein du droit communautaire des principes relatifs aux droits de l’Homme en les tirant des traditions constitutionnelles communes d’où sont tirées, comme base, les principes du droit communautaire. Elle ne peut se référer à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CESDHLF) car elle ne fait pas partie de son ordre juridique. Si elle le faisait, cela reviendrait pour elle à se soumettre à la supériorité hiérarchique de la CEDH en la matière, ce qu’elle refuse.</p>
<p>Ainsi, les droits de l’homme ont irrigué petit à petit le droit de l’Union européenne, de telle manière qu’ils sont pratiquement identiques à ceux de la CESDHLF. Des normes ont été également édictées en ce sens (article 6 du Traité de Maastricht de 1992 établissant l’Union européenne).</p>
<p>Mais depuis un certain temps, le droit communautaire se préoccupe de moins en moins des libertés fondamentales et fait passer les intérêts économiques devant. C’est le cas de l’amendement 138, qui édictait un principe à la base des libertés fondamentales et du droit : la présence du juge pour limiter les libertés. Il est donc surprenant que cette exigence n’apparaisse plus comme une obligation. Cela n’aurait pas posé de problèmes si la disposition n’avait jamais été énoncée : l’exigence du juge dans les restrictions aux libertés fondamentales est un principe fondamental commun aux traditions constitutionnelles des Etats membres, donc peu importait qu’il soit précisé par l’UE.</p>
<p>Mais le fait d’en parler pour au final le supprimer lance un étrange message : celui de s’éloigner des principes fondamentaux dans une démocratie protectrice des droits de l’homme. De même, concernant la neutralité du net, il aurait suffi d’énoncer un principe d’égalité dans le Paquet Télécom pour protéger efficacement les internautes contre les discriminations de contenus.</p>
<p>Là encore, le principe de non discrimination est inscrit dans les constitutions des Etats membres, et s’applique à la liberté d’expression indifférement des médias. Mais pourquoi attendre que les dommages soient causés pour venir les protéger ?</p>
<p>L’Union européenne semble se désintéresser de ces problèmes cruciaux pour les droits fondamentaux.</p>
<p>Il reste l’ordre juridique européen auquel les Etats membres de l’UE ont adhéré par la ratification de la CESDHLF au sein du Conseil de l’Europe. Ils y sont donc soumis. Et la Cour Européenne des Droits de l’Homme protège la liberté d’expression en respectant l’exigence du juge et le principe d’égalité. Toutefois, la CEDH respecte parfois un certain consensus, ou l’absence de consensus pour ne pas protéger telle liberté selon telles circonstances, contre tel autre droit.</p>
<p>Qui sait comment la CEDH réagira à l’avenir si les Etats reculent sur la liberté d’expression ?</p>
<p>L’espoir repose sur la CEDH.</p>
<p><strong>RWW : Certaines entreprises, qui reçoivent un écho favorable chez quelques politiques, prônent l’interdiction de l’anonymat en ligne, quelle est votre réaction face à une telle position ? En quoi est-ce une menace pour la liberté d’expression, en France et ailleurs ?</strong></p>
<p>Ces entreprises défendent leurs intérêts sans réelle considération de principes plus importants.</p>
<p>Il est vrai qu’une personne qui s’exprime par d’autres médias est identifiée (présentation du nom, de sa fonction) ou du moins identifiable (visage non caché, voix non cachée).</p>
<p>Si l’on suit un raisonnement logique, Internet est un média comme un autre et devrait avoir les mêmes possibilités d’identification. Mais de la même manière que dans les autres médias, l’anonymat est un droit auquel chacun peut prétendre : on peut exiger que sa tête soit flouée, cachée, sa voix modifiée, son nom non divulgué…</p>
<p>Il faut souligner également qu’Internet est aussi un mode de communication privée (mails, réseaux sociaux), d’achats en ligne, de vote, de sondage… Autant d’activités qui, dans le monde réel, requièrent aussi l’anonymat pour le grand public, par définition de la communication privée.</p>
<p>De même, la consultation d’un site équivaut à l’achat d’un journal pour lequel il n’est pas requis de donner son nom et adresse ! Pourquoi l’exiger sur Internet ?</p>
<p>Sur Internet, tout un chacun peut donc décider librement de se rendre public ou de garder son anonymat. Il n’y pas de raison de vouloir « fliquer » Internet plus qu’un autre média.</p>
<p>Les dangers ne sont pas plus grands qu’un autre mode de communication et la traçabilité des criminels pas plus difficile : un réseau d’amis qui s’envoient des lettres papiers pour se retrouver et s’échanger des vidéos pédopornographiques est bien plus difficile à découvrir qu’un réseau Internet.</p>
<p>Les couriers ne sont pas ouverts par la Poste, et la police ne peut les soupçonner sans de bonnes raisons (casiers judiciaires, preuves, flagrant délit ou témoignage probant et non délatoire). Ce n’est pas écrit sur la tête des criminels qu’ils le sont, alors que sur Internet, virtuellement si ! Encore faut-il trouver les bons informaticiens pour les repérer…</p>
<p>Ainsi, vouloir interdire le droit à l’anonymat est contraire à la liberté d’expression. Les gens qui ont trouvé le moyen de s’exprimer sans avoir à devenir public n’auraient plus de quoi s’exprimer. Pourquoi ne vouloir donner le droit de s’exprimer et de s’informer qu’aux personnes qui acceptent de se rendre publiques au monde entier ?</p>
<p>Et surtout, qui contrôlerait et vérifierait de telles identifications ? Cela pose le problème des données confidentielles qui posent déjà de grandes difficultés.</p>
<p><strong>RWW : Quelle est votre réaction face à l’ « éducation aux média » et les propositions de watermarking et de filtrage des contenus proposé par Nadine Morano ?</strong></p>
<p>Seule les propositions n°5 et 8 méritent une certaine réflexion, pour former les gens à mieux utiliser Internet.</p>
<p>Le « watermarking » est effectivement dangereux pour les sites qui ne diffusent pas que des fichiers piratés ou à tendance érotique (youtube avec un clip un peu sexy par exemple).</p>
<p><strong>RWW : Hadopi a fait émerger une forme de conscience politique au sein de, si ce n’est internet, du moins, la bloggosphère, et a donné lieu à un bras de fer où le gouvernement est passé en force. Les suites ont été l’affaire Mitterrand, et l’affaire #jeansarkozypartout, où le gouvernement a cédé face à la pression du web, cette fois-ci relayé par les média, assiste-t-on aux suites de ce bras de fer ? Avez vous connaissance de situations similaires dans le monde ?</strong></p>
<p>Oui, bien entendu, en Corée du Sud, plusieurs affaires, notamment celle de l’importation de bœuf américain ont provoqué une mobilisation incroyable sur Internet, de même en Chine, malgré la censure, des blogueurs ont réussi à faire reculer les autorités sur certaines décisions abusives. Chaque pays connaît ce genre de mobilisation, aujourd’hui, en Indonésie, par exemple, pour défendre des juges anti corruption.</p>
<p><strong>RWW : La presse n’a quasiment pas relayé le débat Hadopi qui faisait rage dans la bloggosphère entre octobre 2008 et mars 2009, pour ensuite tenter de faire passer l’affaire Mitterrand pour un coup du FN en étouffant clairement le rôle des activistes anti hadopi, avant de finalement relayer le buzz jeansarkozypartout : comment analysez vous ce retournement ?</strong></p>
<p>Les journalistes de la presse traditionnelle ne peuvent plus ignorer ce qui se passe sur Internet.</p>
<p>Soit ils suivent, soit ils prennent le contre pied, mais Internet impose de plus en plus souvent l’agenda, pour le meilleur comme pour le pire.</p>
<p>Sur Hadopi, il est probable que beaucoup de journalistes étaient favorables à la loi car ils n’avaient pas mesuré l’impact sur l’internaute et que les milieux culturels y sont favorables.</p>
<p>L’affaire Jean Sarkozy est différente car personne ne pouvait vraiment être « pour » et que Sarkozy fait vendre.</p>
<p><strong>RWW : Peut on parler de la bloggosphère, un terme flou et impropre, certes, comme d’un 5e pouvoir ?</strong></p>
<p>Il est déjà possible de parler de la bloggosphère comme de l’ensemble des internautes qui s’expriment dans la sphère virtuelle.</p>
<p>Il est évident qu’elle est amenée à devenir un contre-pouvoir. Internet est devenu le meilleur moyen pour la totalité de la population, de tous les âges, de tous les genres et de toutes les couches sociales, de s’exprimer sur la politique et la société en temps réel.</p>
<p>Auparavant, la population ne pouvait s’exprimer, ne pouvait décrire son opinion réelle, que par les élections ou quelques rares sondages.</p>
<p>Aujourd’hui, elle peut enfin dire quand elle le veut son désaccord de telles politiques, sa déception face à un élu contre lequel ils ne peuvent rien faire avant le prochain vote…</p>
<p>C’est la définition première de la liberté d’expression : parler, donner son opinion publiquement quand on en a envie, à qui on veut, sur qui on veut.</p>
<p>La démocratie est bien plus concrète et effective lorsque les députés doivent faire face à la véritable expression générale telle qu’entendue par Rousseau.</p>
<p>Les gouvernements et la classe politique ne peuvent plus ignorer les voix de l’ensemble de leurs électeurs, de la population derrière eux, et parfois de leurs clients. Lorsqu’on « n’entendait » pas les gens s’exprimer, on pouvait encore prétendre qu’ils ne se plaignaient pas ou ne critiquaient pas ou ne pensaient rien de spécial.</p>
<p>Maintenant qu’on les « entend » avec une telle force, on ne peut pas faire semblant de ne rien entendre et ignorer ce qu’ils disent, la bloggosphère est forcément à prendre en considération. C’est la population qui s’exprime par Internet, tout simplement.</p>
<p>Il s’agit d’une telle masse, comparé au gouvernement, qu’on peut vraiment parler d’un cinquième pouvoir.</p>
<p>Il faut espérer que la bloggosphère prendra encore plus de poids pour influencer la vie de la population de qui elle émane en appelant toujours à plus de liberté d’expression.</p>
<p><strong>RWW : Au delà du problème ponctuel entre le gouvernement Français et ce qui fait office d’opinion publique sur internet, pensez-vous que nous voyons là une tendance de fond, une réduction des libertés, ou un bridage d’un potentiel, qui sera poursuivi par les futurs dirigeants du pays, ou peut-on espérer un retournement lors d’une alternance à venir ?</strong></p>
<p>Difficile de prévoir le futur sur ce sujet, mais nous espérons que les internautes et le secteur de l’Internet en général seront capables d’aller plus vite que les tentatives de « contrôle », même si cette idée n’est pas vraiment une réalité en France.</p>
<p>Les hommes politiques, notamment conservateurs, n’aiment pas Internet car l’information y va très vite et qu’ils n’ont pas la même proximité culturelle et sociale avec les meneurs sur Internet qu’avec les journalistes traditionnels.</p>
<p><strong>RWW : Voit on se dessiner dans le virtuel un monde bipolaire, tout comme nous avions au siècle dernier deux blocs, avec les pays qui veulent réguler, contrôler et censurer internet d’un coté et les partisans de la liberté de l’autre ?</strong></p>
<p>Oui, et nous espérons que tous les pays démocratiques, notamment la France, seront résolument du côté d’un modèle ouvert. Le lobbying de certains pays, notamment la Chine, sur les questions d’Internet au sein des instances onusiennes est très dangereux.</p>
<p><strong>RWW : Retrouve-t-on, dans d’autres pays, ce type de relations conflictuelles entre un gouvernement et internet ?</strong></p>
<p>Oui, en Chine ou en Iran.</p>
<p><strong>RWW : Existe-t-il d’autres pays dans le monde où l’opinion publique/la bloggosphère a obtenu la tête d’un ministre et mis un gouvernement dans une telle situation de jouer la force ?</strong></p>
<p>Oui beaucoup, même en Chine. En Corée du Sud, Ohmynews a porté l’alternance politique. Aux Etats-Unis, Internet fait en partie les présidents. En Malaisie, l’ancien premier ministre a été contraint à la démission après une campagne d’opinion très forte sur Internet.</p>
<p>En Chine, le projet Green Dam, de filtres installés au sein des ordinateurs, a été annulé en raison d’une mobilisation rapide et efficace sur Internet.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6328&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/nJisx4X5wsY" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Fail de la Chute du Mur expliqué par Forrester</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 07:40:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
		<category><![CDATA[Forrester]]></category>
		<category><![CDATA[génération X]]></category>
		<category><![CDATA[génération Y]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[
L’engagement, c’est un mot valise d’origine anglosaxonne, qui qualifie la capacité d’un internaute à prendre part à une processus, que ce soit une campagne marketing, de l’activisme politique, ou tout autre chose.
C’est, pour le rapprocher de la désormais classique segmentation des internautes de Forrester, les « créateurs » et les « critiques », ceux qui créent des contenus et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-6322" title="the-wall-by-sarkozy" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/the-wall-by-sarkozy1.jpg" alt="the-wall-by-sarkozy" width="600" height="300" /></p>
<p>L’engagement, c’est un mot valise d’origine anglosaxonne, qui qualifie la capacité d’un internaute à prendre part à une processus, que ce soit une campagne marketing, de l’activisme politique, ou tout autre chose.</p>
<p>C’est, pour le rapprocher de la désormais classique <a href="http://www.forrester.com/Groundswell/ladder.html">segmentation des internautes</a> de Forrester, les « créateurs » et les « critiques », ceux qui créent des contenus et ceux qui les commentent. Les autres catégories, toujours selon la segmentation de Forrester, sont les « collectionneurs », ceux qui utilisent des technologies avancées comme le RSS et vont éventuellement tagguer ou noter un contenu, mais sans plus, les « suiveurs », qui maintiennent un profil dans un réseau social, les « spectateurs », qui lisent les blogs, regardent des vidéos, lisent les commentaires et les forums, et les autres, les « inactifs ».</p>
<p>Chaque année, Forrester nous gratifie d’une mise à jour de ses données, qui peuvent être lues par pays, par continent, et par tranches d’âge. Ni une, ni deux, armé de mon fidèle <span style="text-decoration: line-through;">Excel</span> Numbers, je m’empresse de faire le petit graphique ci dessous afin de constater l’évolution de ces typologies de profils selon l’âge des petits Français.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-6317" title="forrester" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/forrester.jpg" alt="forrester" width="600" height="305" /></p>
<p>Que peut-on y lire ? Une bonne nouvelle pour les séniors (la seule, probablement), la proportion de collectionneurs, des personnes utilisant des technologies comme le RSS sans participer activement, se maintient d’une classe d’âge à l’autre, il n’y a pas de rupture générationelle sur ce type d’usages, qui reste, malgré tout, assez peu courant (le RSS n’est jamais devenu mainstream, c’est bien dommage).</p>
<p>Pour le reste, dès qu’il s’agit de mesurer les comportements actifs (oserais-je dire interactifs), la sénilité semble arriver de plus en plus tôt. Dès 25 ans, la capacité à créer ou à réagir à du contenu en ligne chute pour atteindre un niveau très faible dans la génération 68. La génération X s’en sort mal, elle aussi, si on admet qu’elle a 35 ans et plus (je sais c’est arbitraire) on pourrait même dire qu’elle est divisée en deux groupes, ceux qui s’y sont mis et les autres (la segmentation d’âge choisie par Forrester peut toutefois induire en erreur), mais force est de reconnaitre que la création de contenus et la réaction à ceux-ci n’est un comportement de masse qu’au sein de la génération Y.</p>
<p>Le seul point rassurant est peut être que ces courbes semblent descendre de façon douce, il n’y a pas de rupture abrupte, ce qui serait, sans doute, plus inquiétant encore.</p>
<p>Tous ces chiffres apportent cependant une nouvelle réponse à <a href="http://www.lesechos.fr/info/analyses/020162406464-une-minorite-fait-l-opinion-sur-le-web.htm">ceux qui affirment</a> que seul une minorité d’extrémistes s’expriment sur internet : rassurez-vous, ce ne sont que des jeunes. Rien de bien grave, ils vieilliront. Bientôt, tout le monde s’exprimera sur internet, et ce sera alors véritablement représentatif.</p>
<p>Du coup, on comprend mieux la série de campagnes de buzz potaches comme #jeansarkozypartout, ou le buzz actuel qui a explosé suite à <a href="http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5h0YM_KXF7jtPO8O51ulopNo_yveQD9BS5MNO0">la ré-ecriture de l’histoire</a> sur <a href="http://www.facebook.com/home.php#/photo.php?pid=3359903&amp;id=7766361077&amp;comments">Facebook</a> par l’équipe de Nicolas Sarkozy. Ils sont jeunes, ils s’amusent, mais surtout, contrairement aux seniors, ils ne sont pas du tout favorables à Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Problème, ils sont majoritaires parmi ceux qui s’expriment sur le net, et ils ont grandit à l’heure d’internet, ce qui fait qu’ils ne croient plus vraiment ce qu’ils lisent – dans la presse ou ailleurs – et ont pris la mauvaise habitude de vérifier les informations, y compris celles qu’ils trouvent dans la presse (à tout seigneur tout honneur, c’est tout de même un journaliste qui a <a href="http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2009/11/mur-de-berlin-sarko-refait-lhistoire-sur-facebook.html">déterré l’histoire</a> et un professionel du marketing qui a <a href="http://www.lepost.fr/article/2009/11/09/1781765_sarkozy-et-le-mur-de-berlin-ca-inspire-le-web.html">lancé le buzz</a>).</p>
<p>On est pas sorti de l’auberge. D’autant qu’il y a des jeunes partout sur terre, et qu’ils propagent désormais le buzz dans toutes les langues… Cette nuit, on retrouvait ce buzz en anglais et en espagnol, d’ici moins de 10h, parions que ce sera le tour des Japonais et des Chinois de se foutre de nous.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-6325" title="capturetwittersarkozy" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/capturetwittersarkozy1.jpg" alt="capturetwittersarkozy" width="598" height="757" /></p>
<p>Vous aussi, allez à la pêche aux données, Forrester a eu le bon goût de créer <a href="http://www.forrester.com/Groundswell/profile_tool.html">un outil dédié</a>, si vous y trouvez des chiffres intéressants, faites nous en part :-)</p>
<p>On termine par une spéciale dédicace assez prémonitoire, qui date, elle, de 1982.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="598" height="484" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/M_bvT-DGcWw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="598" height="484" src="http://www.youtube.com/v/M_bvT-DGcWw&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6006&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/45_ckFOWO-g" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Remise des prix des chroniques de la rentrée littéraire le mardi 10 novembre</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 20:02:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien Douani</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[chroniques littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[la cantine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
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Littérature et web savent faire bon ménage : pour preuve, la remise des prix des chroniques de la rentrée littéraire le mardi 10 novembre à la Cantine à partir de 19 heures. Les Chroniques, ce sont 200 blogueurs qui ont englouti et critiqué des centaines de romans durant plusieurs semaines.  
La soirée et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" title="chroniques rentrée litteraire" src="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/wp-content/uploads/2009/08/bandeau_01.jpg" alt="" width="599" height="165" /></p>
<p>Littérature et web savent faire bon ménage : pour preuve, <a href="http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/grand-prix-litteraire-du-web" target="_blank">la remise des prix des chroniques de la rentrée littéraire</a> le mardi 10 novembre à <a href="http://lacantine.org">la Cantine</a> à partir de 19 heures. Les Chroniques, ce sont 200 blogueurs qui ont englouti et critiqué des centaines de romans durant plusieurs semaines. <span style="font-size: small;"> </span></p>
<p>La soirée et la remise des prix seront animées par <a href="http://mry.blogs.com/">Emery Doligé</a> et <a href="http://fr.ulike.net/David_Abiker" target="_blank">David Abiker.</a></p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6298&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/kzQEHKesZEA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>FAQ sur les garanties d’accès à Internet et le paquet télécom</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/ZOjsrpXRbMc/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/09/analyse/faq-sur-les-garanties-daccs-internet-paquet-tlcom/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 17:15:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[L’accès d’un utilisateur à Internet pourra être restreint, si cela s’avère nécessaire et proportionné et seulement au terme d’une procédure juste et impartiale tenant compte du droit pour l’internaute d’être entendu. Aux premières heures du jeudi 5 novembre, les députés et les représentants du Conseil se sont mis d’accord sur ce dernier point litigieux du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’accès d’un utilisateur à Internet pourra être restreint, si cela s’avère nécessaire et proportionné et seulement au terme d’une procédure juste et impartiale tenant compte du droit pour l’internaute d’être entendu. Aux premières heures du jeudi 5 novembre, les députés et les représentants du Conseil se sont mis d’accord sur ce dernier point litigieux du « Paquet télécom ».</p>
<div>
<p>Les députés ont insisté en séance de conciliation, mercredi, sur la mise en place de garanties procédurales appropriées pour accéder à Internet, en conformité avec la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales garantissant une protection juridictionnelle efficace et une procédure régulière.</p>
<p>Les questions fréquemment posées (FAQ)  ci-après examinent plus particulièrement les garanties d’accès à Internet incluses dans le paquet télécom.</p>
<h2>Qu’a obtenu le Parlement avec le paquet télécom qui comporte deux directives et un règlement ?</h2>
<p>Le Parlement est assuré aujourd’hui (jeudi 5 novembre) que les internautes qui sont soupçonnés d’enfreindre la loi ne pourront voir leur accès à Internet coupé en l’absence d’une procédure régulière.</p>
<p>Dans les négociations avec les ministres des télécommunications de l’UE (essentiellement représentés par leurs ambassadeurs), les députés ont demandé et obtenu que toute restriction résulte d’une « procédure préalable, équitable et impartiale », y compris le droit de l’utilisateur à être entendu et à se défendre. Ce qui signifie que les restrictions pourront être imposées uniquement s’il existe une preuve réelle d’acte criminel et qu’il y a présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraire.</p>
<h2>Pourquoi la sauvegarde du droit à l’accès Internet est si importante au Parlement ?</h2>
<p>Les députés estiment que l’accès à l’Internet est un droit fondamental mais, jusqu’à présent, il n’y a pas eu de législation spécifique de l’UE protégeant ce droit. Étant donné que ce domaine n’était pas couvert par la législation européenne, ce sont les États membres qui, jusqu’à présent, décident en matière d’accès à Internet.</p>
<h2>Qu’a fait le Parlement pour garantir ce droit d’accès ?</h2>
<p>Dans le projet de loi initial, aucune mention n’était faite de la protection du droit d’accès à Internet et donc de la liberté d’information et de la liberté d’expression des utilisateurs. Le PE a donc décidé de modifier le projet de loi pour garantir ce droit d’accès.</p>
<p>Ce qu’il a fait en adoptant le désormais célèbre « amendement 138″ qui visait à obtenir des garanties pour les utilisateurs en cas de restrictions abusives d’accès à Internet en exigeant une « décision préalable des autorités judiciaires ».</p>
<p>Les ministres de l’UE ont rejeté l’amendement, adopté à nouveau par le Parlement en deuxième lecture et rejeté une nouvelle fois par les ministres. Par conséquent, une « procédure de conciliation » avec le Parlement et les représentants des gouvernements a été nécessaire pour négocier un compromis final.</p>
<h2>Dans ces négociations avec le Conseil, le Parlement a-t-il modifié sa position ? Est-ce vrai ?</h2>
<p>Oui et non. En ce qui concerne la substance de l’amendement, le Parlement a tenu bon et a remporté une victoire. Mais pour cela, il a dû modifier le libellé de l’amendement, de sorte que le texte final tienne la route pour la Cour de justice européenne qui statue sur la validité de la législation de l’UE.</p>
<h2>Quelles sont les garanties obtenues par le Parlement?</h2>
<p>Quand une autorité judiciaire ou l’autorité administrative compétente veut couper l’accès à Internet d’un utilisateur, une procédure spécifique devra être suivie. Avant de voir leur accès à Internet coupé, les utilisateurs devront avoir la possibilité d’exposer leur cas et de se défendre avant qu’une décision ne soit prise. Et un appel sera possible.<br />
Une partie du texte négocié est ainsi libellé :</p>
<blockquote><p>« Ces mesures ne peuvent être prises que dans le respect du principe de la présomption d’innocence et du droit à la vie privée. Une procédure préalable équitable et impartiale est garantie, y compris la droit de la personne – ou des personnes concernées – d’être entendu(es), sous réserve de prévoir des conditions et des modalités de procédure appropriés, en cas d’urgence dûment justifié, en conformité avec la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Le droit à un contrôle juridictionnel efficace et rapide est garanti ».  <em>(NDLR: traduction officielle non encore disponible)</em></p></blockquote>
<h2>Pour quels  motifs l’accès à Internet pourrait-il être coupé? Cela concerne-t-il  uniquement le téléchargement illégal ?</h2>
<p>La nouvelle législation ne donne pas d’exemples explicites d’utilisation d’Internet devant être considérés comme illégaux et potentiellement susceptibles d’aboutir à supprimer l’accès à Internet. Ce sont les États membres qui décident, sur la base de leur législation nationale, de ce qui constitue un acte criminel pouvant conduire à couper l’accès à Internet d’un utilisateur. Par exemple, il peut s’agir de la diffusion de la pornographie enfantine ou d’un contenu relatif au terrorisme.</p>
<h2>L’accès à Internet est-il la seule question traitée dans ce paquet ?</h2>
<p>Loin de là ! Ce n’était que la dernière question. Le Parlement et le Conseil s’étaient déjà mis d’accord sur la majeure partie du paquet en mai de cette année. Ceci couvrait :</p>
<ul>
<li>les droits des consommateurs, par exemple, en permettant aux utilisateurs d’avoir leur numéro de téléphone mobile transféré en un jour ouvrable en cas de  changement d’opérateur ;</li>
<li>l’exigence du consentement d’un utilisateur avant d’installer des »cookies » sur son ordinateur ;</li>
<li>l’obligation pour les fournisseurs de simplifier leurs contrats ;</li>
<li>facilités d’accès à Internet pour les personnes handicapées.</li>
</ul>
<h2>Est-ce que cela empêchera l’adoption de réglementations nationale  telles que « trois infractions et vous êtes coupés »?</h2>
<p>Pas nécessairement, mais toute loi devra prévoir des procédures avant qu’une autorité nationale puisse couper l’accès à Internet d’une personne. Cela ne pourra se faire automatiquement et sans qu’on lui donne au préalable la possibilité d’exposer son cas. <em>Voir la réponse à « </em>Quelles sont les garanties obtenues par le Parlement ? »<em>. </em></p>
<p>Les États membres seront libres, s’ils le souhaitent, de maintenir pour l’accès à Internet des garanties plus importantes que celles qui sont prévues par la législation de l’UE, c’est-à-dire qu’ils ne seront pas obligés d’édulcorer la législation existante qui octroie de telles garanties.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(source : <a href="http://www.europarl.europa.eu">Parlement Européen</a>)</em></p>
</div>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6290&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/ZOjsrpXRbMc" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/09/analyse/faq-sur-les-garanties-daccs-internet-paquet-tlcom/feed/</wfw:commentRss>
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		<item>
		<title>Les jeunes et internet : il suffit de leur demander #webtv</title>
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		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/09/usages/les-jeunes-internet-suffit-de-leur-demander-webtv/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 07:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Malsch]]></category>
		<category><![CDATA[Cédric Giorgi]]></category>
		<category><![CDATA[Digital native]]></category>
		<category><![CDATA[Eeple]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Bascunana]]></category>
		<category><![CDATA[génération Y]]></category>
		<category><![CDATA[Goojet]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Laforge]]></category>
		<category><![CDATA[Melty.fr]]></category>
		<category><![CDATA[Techtoc.tv]]></category>
		<category><![CDATA[Webcastory]]></category>

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		<description><![CDATA[On a beaucoup écrit sur la génération Y, la génération des Digital Natives (et on continuera), mais on donne rarement la parole aux jeunes pour les laisser nous dire comment ils appréhendent internet.
Voilà qui est corrigé : en réunissant sur un plateau différents interlocuteurs représentatifs des jeunes générations, on obtient des réponses à la pelle.
Sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a beaucoup écrit sur la génération Y, la génération des Digital Natives (et on continuera), mais on donne rarement la parole aux jeunes pour les laisser nous dire comment ils appréhendent internet.</p>
<p>Voilà qui est corrigé : en réunissant sur un plateau différents interlocuteurs représentatifs des jeunes générations, on obtient des réponses à la pelle.</p>
<p>Sur le plateau, des invités de marque : <a href="http://www.cedricgiorgi.com/">Cédric Giorgi</a> (<a href="http://www.goojet.com/index.html">Goojet</a>, <a href="http://eu.techcrunch.com/">Techcrunch</a>), <a href="http://www.facebook.com/netmad">Alexandre Malsch</a> (<a href="http://www.eeple.fr/">Eeple</a>, <a href="http://www.melty.fr/">Melty.fr</a>) et une partie de l’équipe de Melty, un gros site info/communautaire ‘jeune’, ainsi que quelques ‘vieux’, comme <a href="http://laurentlaforge.typepad.fr/">Laurent Laforge</a> (<a href="http://www.agence-modedemploi.com/site/">Mode d’Emploi</a>), à l’inititive de ce plateau, et <a href="http://twitter.com/fredbascunana">Frédéric Bascunana</a> (<a href="http://Techtoc.tv">Techtoc.tv</a>, <a href="http://Webcastory.com">Webcastory</a>) pour animer le tout.</p>
<p style="text-align: center;"><object id="playerWCS" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.webcastory.com/v/ua05PDR8U5N2Py" /><param name="name" value="playerWCS" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="playerWCS" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="300" src="http://www.webcastory.com/v/ua05PDR8U5N2Py" name="playerWCS" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: left;">Une expérience à renouveler au plus vite, après tout, les jeunes sont les mieux placés pour expliquer aux plus vieux comment ils utilisent internet au quotidien.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6274&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/rh93LfPmE0c" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Pour un Mysociety.org en France !</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/9dKpJpkpu0w/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/06/nouveautes/mysociety-org-france/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 10:46:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>
		<category><![CDATA[Alan Turing]]></category>
		<category><![CDATA[e-democratie]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon Brown]]></category>
		<category><![CDATA[James Crabtree]]></category>
		<category><![CDATA[Pledgebank]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Steinberg]]></category>

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		<description><![CDATA[Mysociety, c’est quoi ?
C’est la principale initiative d’une association anglaise a but non lucratif, fondée en 2003 et regroupant une communauté de volontaires et de développeurs open-source rémunérés.
Cette dernière est à l’origine du développement de sites que P. Rosanvallon qualifierait de « contre-démocratique »: par exemple Theyworkforyou pour découvrir ce que font les députés anglais (historique des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://mysociety.org/">Mysociety</a>, c’est quoi ?</strong></p>
<p>C’est la principale initiative d’une association anglaise a but non lucratif, fondée en 2003 et regroupant une communauté de volontaires et de développeurs open-source rémunérés.</p>
<p>Cette dernière est à l’origine du développement de sites que P. Rosanvallon qualifierait de « contre-démocratique »: par exemple <a href="http://www.mysociety.org/projects/theyworkforyou/">Theyworkforyou</a> pour découvrir ce que font les députés anglais (historique des prises de position, archives des textes et speech) ou <a href="http://www.mysociety.org/projects/writetothem/">WritetoThem</a> pour contacter n’importe quel député à partir de son code postal (plus de 400 000 messages déjà envoyés à ce jour via la plateforme). Mysociety a également développé le <a href="http://petitions.number10.gov.uk/)">site officiel de G. Brown de pétition citoyenne</a>. A noter qu’en France, le collectif « <a href="http://www.regardscitoyens.org/qui-sommes-nous/">regards citoyens</a> »  en France a lancé récemment le site <a href="http://www.nosdeputes.fr/">nosdeputés.fr</a> permettant, comme theyworkforyou, de s’intéresser à l’activité des députés à l’assemblée nationale.</p>
<p><strong>Quelques réalisations concrètes</strong></p>
<p>Le site <a href="http://www.mysociety.org/projects/fixmystreet/">FixMyStreet</a> a permis de résoudre plus de 25 000 problèmes à l’échelle locale: dégradations, dépenses inutiles, éclairage défaillant, optimisation du stationnement etc</p>
<p>Plus généralement, à travers les services agrégés par mysociety.org, 200 000 personnes ont écrit pour la première fois à leurs députés, plus de 10 500 000 de signatures ont été apposées sur les pétitions à destination du premier ministre !</p>
<p>Le site HearFromYourMP quant à lui permet de réaliser des mailing groupés sur certaines questions, à destination d’un membre bien précis du parlement : résultat à ce jour, 60 000 personnes se sont inscrites au service pour pousser des questions communes à plus de 160 députés qui utilisent en retour le service.</p>
<p>A noter également plus récemment que la <a href="http://petitions.number10.gov.uk/turing/">pétition signée par 32034 personne</a>s, et destinée à réhabiliter la mémoire de Alan Turing (mathématicien britannique auteur de l’article fondateur de la science informatique, qui s’est suicidé à cause de pressions dues à son homosexualité), a entrainé une prise de position officielle de Gordon Brown sur le sujet (« <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/14/sorry-alan_1253830_3214.html"> Sorry Alan </a>»)</p>
<p>Vous trouverez le détail de la constellation de sites développés sous l’initiative mysociety <a href="http://cocreation.blogs.com/alban/2009/11/mysocietyorg-o%C3%B9-la-preuve-par-lexemple.html"> à cette adresse en français</a>.</p>
<p><strong>Quel est le but de l’initiative Mysociety.org?</strong></p>
<p>Selon eux, ils ont deux missions : la première est de donner aux citoyens anglais des outils simples d’implication civique. La seconde est de démontrer, via leurs réalisations, comment la représentativité et la vie des usagers peut s’enrichir de l’usage des nouvelles technos : Exemple: comment contacter un représentant personnellement, comment savoir qui fait quoi en ce moment etc…</p>
<p><strong>Qui compose l’équipe?</strong></p>
<p>Tom Steinberg est le fondateur et directeur. Il est accompagné de 3 développeurs à temps plein et un sysadmin et un directeur commercial, ainsi qu’une très grande communauté active.</p>
<p><strong>Comment l’association fonctionne-t-elle ?</strong></p>
<p>L’association s’appelle « UK Citizens Online Democracy » (numéro d’enregistrement 1076346). UKCOD gère mySociety en tant que projet, et détient la société mySociety Ltd qui gère les relations commerciales avec les acteurs du privé tout en reversant 100% des revenus générés à UKCOD</p>
<p><strong>D’où l’idée de mysociety.org est elle venue?</strong></p>
<p>mySociety représente la cristallisation d’un certain nombre de réflexions et questionnements pour les problèmes actuels rencontrés par la démocratie, le gouvernement et les nouvelles technologies en Angleterre. James Crabtree a, le premier, défini formellement les contours de ce qui pourrait être fait dans un article sur OpenDemocracy, suggérant que le gouvernement anglais pourrait mettre sur pied une équipe de hacking civique pour réaliser ce que mysociety fait maintenant. Puis Tom Steinberg se saisit de l’idée et fonde  mysociety en dehors de tout contexte gouvernemental et avec l’aide d’une cinquantaine de personnes. Le coeur de communauté était composé d’hacktiviste qui avait déjà réfléchit sur la question bien avant sa concrétisation dans mysociety</p>
<p><strong>Les projets sont-ils open source?</strong></p>
<p>Presque tous les codes des sites sont <a href="https://secure.mysociety.org/cvstrac/dir?d=mysociety">disponibles en open-source</a> : même le site développé pour le <a href="http://petitions.number10.gov.uk/)">No 10 petitions</a> développé pour le premier ministre anglais est open source.</p>
<p><strong>Se sentent-ils investis politiquement?</strong></p>
<p>Ils ne sont pas un parti politique et ce projet selon eux n’est ni de droite ou de gauche. Il consiste uniquement à construire des outils utiles pour ceux qui en ont l’usage.</p>
<p><strong>Pourquoi c’est important et comment s’impliquer ?</strong></p>
<p>Les responsables de l’initiative mysociety.org sont joignables via leurs coordonnées sur le site web (<a href="http://www.mysociety.org/about/contact/">http://www.mysociety.org/about/contact/</a>), et se disent prêt à étudier toute opportunité de collaboration, notamment à l’international (traduction, adaptation, support au développement). <a href="http://www.mysociety.org/projects/pledgebank/">Pledgebank</a> par exemple est conçu dès l’origine comme un site international, reposant sur le mode « si je trouve 10 personnes comme moi prêtes à faire ça alors je le fais)</p>
<p>Je suis certain également qu’il existe déjà en France certains services allant dans la même direction : pourquoi ne pas les agréger sous forme de portail homogénéisé et open-source, afin d’augmenter leurs visibilités respectives, et avoir un état des lieux du chemin parcouru, et restant à parcourir ? En outre, cette union permettrait d’avoir des chiffres conséquent d’usage, suffisamment représentatifs pour apporter la preuve par l’exemple d’un intérêt démocratique de ce genre de projets ?</p>
<p>Et pour éviter les grandes déclarations d’intention qui restent sans suite, sachez que se déroulera le premier Open Government Data Camp français à « La Cantine » à Paris samedi 12 décembre 2009.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6266&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/9dKpJpkpu0w" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Web des Identités : Permettre aux machines d’accéder à vos données</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/vdF_L8bL8FE/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/05/analyse/web-des-identits-permettre-aux-machines-daccder-vos-donnes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 09:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexander Korth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Canton of Uri]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Bizer]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook Inc]]></category>
		<category><![CDATA[Google Inc.]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
		<category><![CDATA[identité numérique]]></category>
		<category><![CDATA[MySpace  Inc.]]></category>
		<category><![CDATA[Yahoo! Inc.]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un article précédent, nous avons abordé le Web des Données, dont le principe repose sur l’interconnexion de jeux de données qui permet de rendre des données structurées accessibles aux machines. Dans cet article, nous allons voir comment le Web social qui est en train d’émerger peut donner lieu à un Web d’Identités, qui est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un article précédent, nous avons abordé le Web des Données, dont le principe repose sur l’interconnexion de jeux de données qui permet de rendre des données structurées accessibles aux machines. Dans cet article, nous allons voir comment le Web social qui est en train d’émerger peut donner lieu à un Web d’Identités, qui est en clair un Web des Données appliqué aux personnes.</p>
<p>Le projet Linking Open Data soutenu par le W3C a été pas mal médiatisé grâce à ses avancées avec le Web des Données. Actuellement, <a href="http://esw.w3.org/topic/TaskForces/CommunityProjects/LinkingOpenData/DataSets"> toutes les bases de données qui participent au projet</a> sont accessibles gratuitement et peuvent être réutilisées sans contraintes. Le projet se concentre avant tout sur sa croissance aujourd’hui. Dans un email, Chris Bizer a fait allusion à un éventuel modèle économique qui ferait payer l’accès à certain contenu.</p>
<p>L’approche du LOD est très pertinente pour du contenu statique ou du savoir encyclopédique, mais qu’en est-il de nos données personnelles ? Techniquement, modéliser notre identité, nos données de profiles, notre graphe sociale, nos groupes, notre flux d’activités et autres types de données personnelles est simple. Mais donner aux machines la capacité d’accéder à ces données n’est pas si simple à intégrer dans l’approche du LOD, parce qu’il y a toute une série de contraintes et de différences, telles que des paramètres de vie privée et de volatilité des données. Les utilisateurs veulent contrôler qui a accès à leurs données ou certaines parties de leurs données, et veulent être capables d’en bloquer l’accès pour n’importe quelle raison. Et des problèmes dus aux changements rapides et à l’obsolescence de ces données restent sans réponses.</p>
<p>C’est là que le Web social peut intervenir.</p>
<h2>Le Web social émergeant</h2>
<p>Il y a eu une époque où nous devions créer une nouvelle identité digitale pour chaque application sociale que nous voulions utiliser. Une application sociale fournit des services en rapport avec <a href="http://connollyshaun.blogspot.com/2008/05/7-key-attributes-of-social-web.html"> nos attributs sociaux</a>. Chaque développeur d’applications mettait en place son système propriétaire de gestion des identités pour permettre aux utilisateurs de s’identifier, et créait son système propriétaire de gestion des données des utilisateurs. Les développeurs d’applications étaient jugés sur le  nombre d’utilisateurs et la quantité de données qu’ils possédaient si bien que chacun défendait son petit pré carré.</p>
<p>Les problèmes les plus évidents qui se produisaient alors étaient :</p>
<ul>
<li>Des faibles taux de conversion pour l’enregistrement de nouveaux   utilisateurs,</li>
<li>Les utilisateurs devaient créer plusieurs comptes,</li>
<li>Les utilisateurs devaient réentrer et synchroniser leurs données de   profiles,</li>
<li>Des problèmes de vie privées, des possessions des données et   d’incapacité à les exporter.</li>
</ul>
<p>Malheureusement, pas beaucoup a changé depuis cette époque. Le fait le plus remarquable, peut-être, est le nombre croissant <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Authentification_unique">de services d’Identification Unique</a> (SSO ou Single Sign-on) qui résout le premier problème pour les fournisseurs d’applications et le deuxième problème pour les utilisateurs.  De nouveaux développeurs d’applications peuvent externaliser cette fonctionnalité à une tiers fournisseur d’une solution de SSO. Les plus gros fournisseurs d’applications sont eux-mêmes devenus des fournisseurs d’identités en autorisant leurs utilisateurs à s’identifier avec le même identifiant sur des applications développées par des tiers.  C’est un phénomène qui s’est répandu assez vite au sein de ces quelques gros fournisseurs et qui a déclenché une véritable <a href="http://therealmccrea.com/2008/12/19/as-online-identity-war-breaks-out-janrain-becomes-switzerland/"> guerre des identités</a>.</p>
<p>Au cours des années, beaucoup de fournisseurs d’identités, comme Google, Yahoo !, MySpace et Facebook ont ajouté le SSO <a href="http://openid.net/">OpenID</a> en plus de leurs propres mécanismes d’identification.  En raison de la nature ouverte d’OpenID, beaucoup de fournisseurs indépendants ont trouvé séduisant d’intégrer les gros fournisseurs pour élargir leur audience, car il est très facile pour les utilisateurs de s’authentifier en utilisant OpenID. Aujourd’hui, ces fournisseurs d’identités autorisent un accès en mode « lecture » de certains fragments des données de profiles que les utilisateurs peuvent seulement consulter ou copier dans des applications tierces. Comme SSO et OpenID au début, cela a commencé avec des solutions propriétaires, mais aujourd’hui des formats et des protocoles ouverts d’échanges voient le jour, autorisant les applications à échanger et à synchroniser leurs données. Il y a entre autres :</p>
<ul>
<li>L’API d’identification <a href="http://oauth.net/">OAuth</a>,</li>
<li>Le format d’échange des graphes sociaux <a href="http://www.foaf-project.org/">FOAF</a> (« Friend of a friend »),</li>
<li>Un format d’échanges des mises à jours de statuts <a href="http://activitystrea.ms/">Activity Streams</a>,</li>
<li>Un format d’échange de contacts <a href="http://portablecontacts.net/">Portable Contacts</a>.</li>
</ul>
<p>Dans le futur, les fournisseurs d’identités vont aller plus loin que le simple graphe social en autorisant la gestion d’attributs sociaux. Les utilisateurs pourront alors s’identifier sur des applications utilisant le système de leur fournisseurs d’identités de leur choix et pourront donner la permission à ces applications de lire ou même de synchroniser certains fragments de leurs profiles. Les frontières entre ces prés carrés vont alors s’estomper, et le Web social passera du patchwork qu’il est aujourd’hui à une véritable toile.</p>
<h2>Le Web des Identités</h2>
<p>Le Web des Données est un web décentralisé de jeux de données sémantiquement balisées. Une connexion est en réalité des données pointant vers d’autres données contenues dans une autre base par l’intermédiaire d’URIs, de la même manière que des sites pointent entre eux au moyen d’URIs. De cette manière, les machines peuvent consulter des jeux de données. De même, il y a de très fortes chances que les fournisseurs d’identités fassent référence à leurs utilisateurs  via des URIs. Une connexion sociale sera donc le résultat de l’URI d’un utilisateur pointant vers l’URI d’un autre utilisateur ou  fournisseur d’identités. Si l’utilisateur l’autorise, une machine pourrait donc accomplir des tâches en consultant successivement des profiles d’utilisateurs disponibles sur le Web des identités, de la même manière qu’elle le fait pour le Web des données.</p>
<p>Pourquoi en a-t-on besoin ? Les Web des identités est en fait un gigantesque graphe social qui englobe plusieurs fournisseurs d’identités. Si nous en finissons avec les prés carrés, nous aurons besoin d’une telle infrastructure pour effectuer toutes les recherches avec une dimension sociale. Voici quelques exemples de ce qui serait rendu possible :</p>
<ul>
<li>« Quel est le meilleur livre que mon cercle d’amis a lu ? » : Cette   requête pourrait aller chercher les achats de livres et les statuts de   vos amis en lien avec des livres que vos amis ont rendu accessibles via   des réglages de vie privées et ont classé dans leurs bases de données de   livres.</li>
<li>« Prévenez-moi si certains de mes bons amis passe par Berlin » :   Cette tâche permanente irait régulièrement consulter les géolocalisations   de vos amis. Vous pourriez aussi autoriser vos amis à accéder à vos   données. Cette tâche pourrait être couplée au Web des Données pour   comprendre le sens de et la localisation de Berlin.</li>
<li>« Synchroniser mon carnet d’adresse » : Cette tâche permanente   pourrait synchroniser en permanence tous les numéros et adresses de mes   amis avec mon carnet d’adresse personnel.</li>
</ul>
<p>Maintenant, c’est à vous ! A votre avis, quels services pourraient voir le jour grâce au Web des Identités et au Web de Données ?</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6262&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/vdF_L8bL8FE" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Premier Barcamp au Cameroun samedi prochain</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/psbdWWzNWvg/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/04/agenda/premier-barcamp-cameroun/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 17:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[afrique]]></category>
		<category><![CDATA[barcamp]]></category>
		<category><![CDATA[cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Douala]]></category>
		<category><![CDATA[Fritz Ekwoge]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6255</guid>
		<description><![CDATA[Samedi 7 novembre aura lieu à Douala, à l’hotel Le Méridien, le premier Barcamp Camerounais. Un barcamp, rappelons le, est une rencontre, une non-conférence ouverte à tous, qui prend la forme d’ateliers participatifs où le contenu est fourni par les participants, qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.27months.com/wp-content/uploads/2009/08/barcamp-cameroon-banner-sm.png" alt="" width="299" height="78" />Samedi 7 novembre aura lieu à Douala, à l’hotel Le Méridien, le premier Barcamp Camerounais. Un barcamp, rappelons le, est une rencontre, une non-conférence ouverte à tous, qui prend la forme d’ateliers participatifs où le contenu est fourni par les participants, qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp.</p>
<p>Cette forme d’échange de savoir et d’interaction est à la fois très riche en terme d’apprentissages et en terme de rencontres, et c’est toujours un plaisir de voir que cette pratique se répand un peu partout sur la planète.</p>
<p>Les organisateurs de ce premier Barcamp Camerounais sont des professionnels des nouvelles technologies, locaux et étrangers, et le thème de ce barcamp est les  “rêves digitaux”, thème suggéré par Fritz Ekwoge, fondateur de <a href="http://iYam.mobi">iYam.mobi</a> et cofondateur de <a href="http://kerawa.com/">Kerawa.com</a>.</p>
<p>Fritz est un bon exemple de la scène startup locale, faites de visionnaire et d’entrepreneurs, dans une <a href="http://downey.net/2009/08/02/digital-dreams/">note d’intention</a> à propos de ce barcamp, il déclare :</p>
<blockquote><p><em>“J’espère que l’une des principales réussite de ce barcamp sera de nous donner des raison de rêver à nouveau. Nous aider à prendre conscience qu’il y a des ‘héros’ travaillant à leurs rêves et qui réussissent. Nous aider à prendre conscience que nous aussi pouvons créer des tendance, nous aider à réaliser que nous avons ou que nous allons bientôt avoir les infrasctructure adéquates, la capacité technologique, l’aide financière du gouvernement, des capitaux risqueur et d’autres institutions, nou saider à réaliser que tout l’écosystème est déjà en place, et que la seule chose qui manque, c’est nous”</em></p>
<p><em>Nous avons beaucoup de talents dans le pays, nous n’avons besoin que de croire en nos rêve digitaux”.</em></p></blockquote>
<p>Page officielle : <a href="http://barcamp.org/BarCampCameroon">http://barcamp.org/BarCampCameroon</a><br />
Inscription à l’évènement : <a href="http://barcampdouala.eventbrite.com/">http://barcampdouala.eventbrite.com/</a><br />
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		<title>Trois semaines à Palomar5 ou le danger du mi-parcours</title>
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		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/04/entrevues/trois-semaines-palomar5-ou-danger-du-miparcours/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 14:21:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Deutsche Telekom AG]]></category>
		<category><![CDATA[Palomar5]]></category>

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		<description><![CDATA[Axelle Tessandier participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.
Nous voilà donc à mi-parcours. J’ai du mal à y croire. Comme prévu le temps file, les jours se suivent, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5972" title="axelle" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/axelle.jpg" alt="axelle" width="80" height="80" /><em><a href="http://twitter.com/axelletess">Axelle Tessandier</a> participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.</em></p>
<p>Nous voilà donc à mi-parcours. J’ai du mal à y croire. Comme prévu le temps file, les jours se suivent, sans jamais se ressembler. Les idées évoluent, se partagent, se transforment, se réinventent. Les brainstorms vont bientôt laisser place aux solutions.</p>
<p>J’avoue que j’ai adoré cette semaine. Je ne suis pas sûre que ce soit le cas pour nous tous car le mi-parcours peut être source d’angoisse. J’attends mon tour la semaine prochaine…</p>
<p><a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/palomar.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-6231" title="palomar" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/palomar.jpg" alt="palomar" width="600" height="300" /></a></p>
<p>J’avais pourtant imaginé que cette semaine serait la plus compliquée à gérer dans un tel processus créatif .La moitié du chemin, l’endroit qui vous fait vous sentir bien loin du départ mais ne vous laisse pas encore deviner l’arrivée. C’est souvent le moment critique qui vous donne envie de tout arrêter. Ou au contraire ; vous oblige à enclencher le moteur si vous êtes passionné par l’entreprise du moment. En fait, le mi-parcours est un test formidable. Plus qu’un test de résistance, il place le curseur de votre engagement.</p>
<p>En ce qui me concerne, cette étape s’est révélée plus que bénéfique. Je me rends compte que je suis déjà attachée à mon projet ici. « Notre » projet, pardon…fichu égo.</p>
<p>Nous avons eu donc deux jours cette semaine, mardi et vendredi avec des experts. La différence avec le reality-check est capitale . La journée des experts est un moment d’intense partage et de feedback. Pas de jugement, pas de grande présentation sur l’estrade. Juste une discussion pour nourrir et regenerer votre concept, lui donner encore plus de vie, le concevoir de façon plus optimal et plus applicable. Plus qu’un échange, ces journées sont pour moi de vrais boosters. D’autant plus quand, comme cerise sur le gâteau, Ze Frank passe vous voir à la Fabrique pour vous dire qu’il adore Palomar5.</p>
<p>Nous avons pu exposer notre projet à des experts de Deutsche Telekom, de BMW, pour imaginer ensemble son application concrète. Et tout à coup, vous vous rendez compte que vous ne travaillez pas uniquement pour le plaisir de penser mais qu’après six semaines, vous pouvez avoir une impact réelle sur des problèmes majeurs. C’est un sentiment assez dément quand il vous traverse. Je suis d’ailleurs toujours très surprise par l’ouverture d’esprit qui viennent nous voir.</p>
<p>Parfois j’en arrive à me dire que le plaisir que prennent les gens à venir nous voir, à parler avec nous font déjà de Palomar5 un succès ! Comme si avoir l’opportunité de rencontrer 30 personnes de notre génération, de diverses nationalités n’était pas quelque chose de commun, et qu’ils apprenaient déjà, sans même attendre le sommet du 23 Novembre.</p>
<p>C’est pour toutes ces raisons que la semaine 3 n’a pas été la baisse de régime attendue. Peut-être pour certains. Nous sommes tous si différents ici, par chance.</p>
<p>Mais même cela, Palomar5 l’avait anticipé. Le Mi-parcours, Halloween ..il n’en fallait pas plus pour que tous les résidents se retrouvent dans un bus samedi matin pour une destination inconnue. Nous voilà donc dans le « Disruption Week-end ». Nous n’allions pas être déçu : après 2 heures de Kayak à ramer comme des dingues, nous arrivions dans un château au milieu de nulle part. Nous avons cassé la routine, « brûlés » nos égos en jetant au feu quelque chose qui nous tenait à cœur, partagés encore et encore . Il y a des moments dans votre vie que vous savez  gravés.</p>
<p>La semaine 3 s’achève avec tous ceux qui se bousculent déjà dans ma tête. Et en plus, je n’ai plus d’égo. Voyons voir si je survivrais à la semaine 4 sans lui…</p>
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		<title>Dictature 2.0 : think global, act local</title>
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		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/04/a-la-une/dictature-20-think-global-act-local/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 13:04:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fabrice Epelboin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective]]></category>
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		<description><![CDATA[ Selon un projet de traité commercial international jusqu’ici secret, un accord multilatéral de lutte contre la contrefaçon annoncerait l’arrivée de temps sombres pour les fournisseurs d’accès internet et les internautes dans un futur proche.
Un chapitre, rédigé par les américains, imposerait aux fournisseurs d’accès internet de faire la police des contenus utilisateurs, de couper l’accès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/1984-hadopi-loppsi.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-6243" title="1984-hadopi-loppsi" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/11/1984-hadopi-loppsi.jpg" alt="1984-hadopi-loppsi" width="600" height="300" /></a> Selon un projet de traité commercial international jusqu’ici secret, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Anti-Counterfeiting_Trade_Agreement">un accord multilatéral de lutte contre la contrefaçon</a> annoncerait l’arrivée de temps sombres pour les fournisseurs d’accès internet et les internautes dans un futur proche.</p>
<p>Un chapitre, rédigé par les américains, imposerait aux fournisseurs d’accès internet de faire la police des contenus utilisateurs, de couper l’accès internet de ceux qui porterait atteinte aux copyrights, et de censurer les contenus accusés de les violer, et ce sans la moindre preuve apportée pour soutenir l’accusation. Ce même chapitre interdirait totalement toute manœuvre visant à contourner les DRM, même pour accéder à son propre travail.</p>
<h2>J’en ai rêvé, Sony l’a fait.</h2>
<p>Les Etats-Unis on rédigé ce chapitre dans les conditions les plus strictes possibles du secret afin d’en assurer la confidentialité. Seul 42 personnes, comme des <a href="http://keionline.org/node/660">représentants</a> de Google, d’Intel, de Verizon, de Time Warner, de Sony, de News Corp, d’eBay, et bien sûr de la MPAA et de la RIAA, ont eu accès au document après avoir signé des accords de confidentialité particulièrement stricts.</p>
<p>Les politiciens impliqués dans la rédaction de ce document sont par ailleurs lourdement financés par l’industrie de la culture et des média, on trouve parmi leurs généreux mécènes des entreprises comme Sony, Time Warner, News Corp et Disney.</p>
<p>Comme d’autres sections de ce projet de <a href="http://wikileaks.org/wiki/Proposed_US_ACTA_multi-lateral_intellectual_property_trade_agreement_(2007)">traité</a>, plusieurs portions ont fait l’objet de fuites et se sont retrouvés en ligne. En l’état de nos informations, les fuites suggèrent que les internautes à travers le monde vont se retrouver sous un régime où les perquisitions numériques arbitraires, les violations de la vie privée, le principe de la présomption de culpabilité et des mesures destinés à mettre fin aux pratiques de partage de fichiers, aux logiciels libres, au téléchargement, à la culture du remix et à nombre de libertés fondamentales seront la norme.</p>
<p>Visiblement inspiré du <a href="http://www.ustr.gov/sites/default/files/uploads/agreements/fta/korus/asset_upload_file273_12717.pdf">traité commercial passé entre la Corée et les Etats-Unis</a>, le traité imposera aux fournisseurs d’accès d’assurer le rôle de policiers vis à vis des activités de leurs utilisateurs au regard de possibles atteintes au copyrights. Les fournisseurs d’accès seront par ailleurs tenus responsables pour tout contenu copyrighté passant illégalement dans leurs tuyaux. C’est un rêve sur le point de devenir une réalité pour l’industrie de la Culture et un cauchemar pour les fournisseurs d’accès à internet et les internautes.</p>
<p>“Pour prétendre se mettre à l’abri des poursuites”, écrit Michael Geist, qui <a href="http://www.michaelgeist.ca/content/view/4510/125/">a publié</a> l’essentiel des fuites du projet de traité, “les fournisseur d’accès internet devront établir des règles pour dissuader le stockage et la transmission de contenus litigieux. Les dispositions […] incluront des règles pour mettre fin aux abonnements dans certaines circonstances”. Cela impliquerait que le dispositif de la riposte graduée, inauguré en France, s’appliquerait à quiconque accusé de violer le copyright de quelque façon que ce soit. Un lip-sync, un photomontage, ou même une photo de votre moitié posant fièrement devant la tour Effeil est, rappelons le, une infraction aux copyrights.</p>
<p>Les fournisseurs d’accès seraient obligés de couper l’accès internet d’un utilisateur pour quelque atteinte aux copyright que ce soit, et ce après trois plaintes déposées par un détenteur de droits.</p>
<h2>What else ?</h2>
<p>Geist continue et commente : “Censurer un contenu suite à une simple demande [ndlr: une pratique déjà en œuvre chez Dailymotion], et qui n’est pas conforme – pour l’instant – à la loi Canadienne [Geist est Canadien] ni même requis par l’<a href="http://www.wipo.int/portal/index.html.en">organisation internationale de la propriété intellectuelle</a>, serait requis par le traité”. Autrement dit, qu’un contenu viole ou pas un copyright serait décidé de façon parfaitement arbitraire, son simple signalement suffirait à sa censure, sans autre forme de procédure.</p>
<p>La censure aurait lieu sans la moindre prise en compte de notions juridique telles que le Fair Use, un élément critique de la loi sur la propriété intellectuelle dans le dispositif législatif américain, considéré par beaucoup comme une pièce fondamentale de la liberté d’expression (lire à ce sujet <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/">‘Culture Libre’ de Lawrence Lessig</a>, plus que jamais, une lecture indispensable).</p>
<p>Cette législation, qui reflète celle du Digital Millenium Copyright Act, serait instaurée dans toutes les nations signataires du traité.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, le traité inclue une interdiction formelle de contourner les dispositifs de DRM (protection logicielle des contenus) ainsi que toutes les mesures de protections que l’on trouve dans des logiciels ou sur du matériel, tout comme une l’interdiction d’importer et de distribuer les outils permettant de contourner ces protections. Là aussi, cette interdiction ne prend nullement en compte les circonstances ou le fait d’être propriétaire du contenu (une spéciale dédicace pour les hackers, en quelques sorte).</p>
<p>Nos amis de l’Electronic Frontier Foundation, grands gardiens des libertés sur internet, on fait la <a href="http://www.eff.org/deeplinks/2009/11/leaked-acta-internet-provisions-three-strikes-and-">déclaration</a> suivante :</p>
<blockquote><p>“Les négociateurs Américains mettent au point une législation qui portera atteinte à l’industrie des technologies américaine et aux citoyens du monde entier. La riposte graduée est la priorité de l’industrie de la Culture […] Le texte de l’ACTA ouvre la porte à des changements majeurs dans les régimes appliqués à internet depuis le milieu des années 90, qui préservaient un status quo. Ces régimes ont permis et porté à la fois une innovation technologique phénoménale et une avancée de la liberté d’expression dans un monde où les contenus générés par les utilisateurs ont fait leur apparition, choses que nous considérons comme acquises aujourd’hui.</p>
<p>Les citoyens Européens devraient également être concernés et indignés [ndt: tu m’étonnes]. En l’état, le traité apparait comme incompatible avec les directives européenne et les lois nationales existantes”</p></blockquote>
<h2>What’s next ?</h2>
<p>Plus que jamais, après <a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/05/a-la-une/bas-les-masques-strasbourg/">la trahison de Catherine Trautmann</a> (député PS Européenne) lors des dernières négociations du paquet Télécom à Bruxelles [update: <a href="http://www.numerama.com/magazine/14426-un-accord-final-globalement-positif-sur-l-amendement-138-a-bruxelles.html">l’accord final est finalement positif pour l’internet Libre</a>], l’enjeu des prochaines élections est critique, c’est la dernière occasion pour faire en sorte que les dirigeants politique entendent l’opinion de la population et cessent de n’écouter que la voix des lobbys. L’enjeux est désormais clair, il ne s’agit plus du tout de défendre un quelconque piratage, mais de ne pas prendre la voie d’une société réprésive basée sur la surveillance généralisé, des enjeux parfaitement décris par Orwell dans 1984. Le monde d’Orwell est bel est bien celui décrit par ce traité, la seule chose qu’Orwell n’vaiat pas prévu, c’est que cela aurait lieu sur internet et non dans la vie réelle.</p>
<p>Les élections dans les années qui viennent – le temps qu’il nous reste avant que ce traité deviennent une réalité, sont la dernière occasion pour lutter contre cet avenir qui s’annonce de façon démocratique. La seule alternative, après demain, sera de l’ordre de la résistance, et ne passera vraisemblablement pas par les voie de la démocratie.</p>
<p>Ce traité est également une réponse cinglante à ceux qui, comme moi, voyaient dans Hadopi, le résultat de l’ignorance de la classe politique et refusaient de croire à une théorie du complot.</p>
<p>La position de la France [mp3:play:La Marseillaise] est, à ce moment de l’Histoire, unique et décisive. Nous avons été le territoire d’expérimentation de la riposte graduée, nous somme à l’avant garde de cette lutte que les américains observaient jusqu’ici d’un œil distant et amusé, et qui s’avère aujourd’hui globale et mondialisée. La bataille d’Hadopi est belle et bien une bataille, un épisode, pas plus, le début d’un période qui s’annonce longue, et cette bataille est très loin d’avoir été perdue.</p>
<p>En forçant les politiques à dévoiler leur incurie et leur ignorance, ces derniers ont laissé des traces indélébiles qui seront très sévèrement jugés par les générations futures, quand l’écrasante majorité de la population considèrera comme tragi-comique la confusion entre firewall et openoffice, quand, d’ici à quelques années, Hadopi sera enfin appréhendé par toute une population comme le début de l’instauration d’une dictature numérique, où les tyrans sont des industriels et non des politiques (bien que dans bon nombres de pays la distinction soit subtile).</p>
<p>La bataille d’Hadopi, épisode exotique aux relents comiques, qui a tourné en ridicule bon nombre de politiciens Français au point de faire trembler les puissants et de ruiner carrières et réputations, est désormais une guerre mondiale. Si ce traité est mis en application, les conséquences sur la démocratie telle que nous la connaissons, sur la culture, sur le monde de demain, seront phénoménales, et nous avons, nous, petits Français, un savoir faire à partager avec la terre entière.</p>
<p>Demain, des dizaines de batailles similaires aurons lieu aux quatre coins du globe.</p>
<h2>Identité Nationale</h2>
<p>La lutte menée par les opposants à Hadopi et celles qui ont suivit (#mitterrand, #jeansarkozypartout, etc) sont un phénomène pour l’instant assez unique dans les grandes démocraties du monde, à ce titre, c’est une nouvelle et moderne composante de notre identité nationale. Ce billet sera donc une modeste contribution au <a href="http://www.debatidentitenationale.fr/">débat participatif</a> initié récemment par celui qui fut naguère secrétaire d’état à l’économie numérique. Ecoutez bien les paroles, finalement, ça n’a pas pris une ride, et il y a de quoi être fier, non ?</p>
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/11/04/a-la-une/dictature-20-think-global-act-local/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
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		<title>Le prochain Netvibes sera le leader des lecteurs de flux en temps réel</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 10:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marshall Kirkpatrick</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La prochaine version de Netvibes mettra à jour les contenus que vous y avez placé en quasi temps réel, un changement radical dans la façon dont le service fonctionne. Ces flux fonctionneront, comme ils l’on toujours fait, aux cotés d’autres widgets disponibles sur la plateforme Netvibes.
Le nombre de flux en temps réel disponibles à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://www.doyoubuzz.com/blog/wp-content/uploads/2008/01/netvibes-logo1.png" alt="" width="329" height="62" />La prochaine version de <a href="http://Netvibes.com">Netvibes</a> mettra à jour les contenus que vous y avez placé en quasi temps réel, un changement radical dans la façon dont le service fonctionne. Ces flux fonctionneront, comme ils l’on toujours fait, aux cotés d’autres widgets disponibles sur la plateforme Netvibes.</p>
<p>Le nombre de flux en temps réel disponibles à travers le monde croit sans cesse, particulièrement ces derniers mois avec l’arrivée de nouvelles technologies de publication en temps réel, mais une question demeurait cependant jusqu’à aujourd’hui sans réponse : quel acteur de poids dans le secteur des lecteurs de flux franchirait le pas et proposerait à sa communauté un lecteur capable de tirer parti du web en temps réel ?</p>
<p>Google Reader est, de toutes évidences, trop complexe et trop lourd pour être le premier, ce n’est finalement pas si surprenant de voir Netvibes atteindre ce but en premier : l’innovation a toujours été au cœur du projet initié il y a déjà plusieurs années par Tarik Krim et aujourd’hui piloté par Freddy Mini (Français, lui aussi, comme son nom ne l’indique pas, et dirigeant ce qui est l’un des fleuron des startups Françaises depuis la Silicon Valley).</p>
<p>Netvibes a donc annoncé l’adoption de deux protocoles de publication en temps réel : <a href="http://pubsubhubbub.googlecode.com/">Pubsubhubbub</a> et <a href="http://rsscloud.org/">RSS Cloud</a>. Quand ces technologies indiqueront à Netvibes qu’un flux vient d’être mis à jour, son contenu sera automatiquement affiché dans votre navigateur, sans avoir à faire la moindre action pour cela.</p>
<p>La nouvelle version de Netvibes, appelée Wasabi, sortira en beta privée d’ici la fin de cette semaine et sera disponible au public d’ici au mois de décembre, à temps pour la conférence <a href="http://www.leweb.net/">Le Web</a> de Paris dont le thème est… le web temps réel.</p>
<p>(full disclosure : nous somme, en particulier chez RWW France, proches des équipes de Netvibes et seront présent à Le Web)</p>
<p>Jusqu’ici, l’adoption de protocoles de publication en temps réel était plus du ressort des éditeurs d’outils de publication que des lecteurs de flux RSS : Wordpress, Blogger et Typepad ont tous adopté Pubsubhubbub ou RSSCloud, ce qui porte le nombre de flux temps réel disponibles à plusieurs centaines de millions. Mais pour l’instant, seuls quelques acteurs de second plan du coté des lecteurs de flux s’y étaient mis : <a href="http://newsriver.org/river2">River2</a> développé par Dave Winer, le concepteur de RSSCloud, ainsi que <a href="http://lazyfeed.com/">LazyFeed</a>.</p>
<p>Google Reader de son coté à implémenté de façon très limité Pubsubhubbub en aout dernier dans ses éléments partagés à destination de Friendfeed, ce qui, là encore, le plaçait du coup dans la position de fournisseur de flux et non de lecteur. Brad Fitzpatrick de Google nous avait confié qu’à cette occasion, le mécanisme de ‘push’ de Google Reader vers Friendfeed, qui avait remplacé le mécanisme de ‘pull’ de Friendfeed sur Google Reader, avait fait baisser le trafic entre les deux sites de 85%.</p>
<p>Un gain appréciable en terme de bande passante et de temps machine, qui se traduit également par une expérience utilisateur plus agréable et plus fluide : les bénéfices apportés par le web temps réel sont multiples.</p>
<p>Netvibes va-t-il réussir le pari du temps réel ? Le challenge est de taille, et beaucoup de developpeurs sont quelque peu septiques. Netvibes, qui a souvent innové a également par le passé essuyé quelques plâtres quand il a commencé à mettre en place des technologies avancées de cache sur les flux, par exemple, mais le gain en terme d’expérience utilisateur pourrait relancer l’intérêt pour l’une des startups les plus iconiques de l’internet Français.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6235&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/pyoE29pkKvU" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Google lance Music Search, en partenariat avec MySpace, Lala, Gracenote etc.</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/bk4Z_HfOcv8/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/03/analyse/google-lance-music-search-en-partenariat-avec-myspace-lala-gracenote/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 08:12:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Lardinois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[Google vient d’annoncer il y a quelques jours le lancement de Google Music. Ce nouveau service sera principalement basé sur Lala et sur iLike, mais d’autres partenariats on été mis en place, notamment avec Gracenote, iMeem, Pandora et Rhapsody, et avec les quatre majors : EMI, Sony Music, Universal Music Group and Warner Music.
En plus des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Google vient d’annoncer il y a quelques jours le lancement de Google Music. Ce nouveau service sera principalement basé sur Lala et sur iLike, mais d’autres partenariats on été mis en place, notamment avec <a href="http://www.gracenote.com/">Gracenote</a>, <a href="http://www.imeem.com/">iMeem</a>, <a href="http://www.pandora.com/">Pandora</a> et <a href="http://www.pandora.com/">Rhapsody</a>, et avec les quatre majors : <a href="http://www.emi.com/page/emi/AboutEMI">EMI</a>, <a href="http://www.sonymusic.com/">Sony Music</a>, <a href="http://www.universalmusic.com/">Universal Music Group</a> and <a href="http://www.wmg.com/">Warner Music</a>.</p>
<p>En plus des catalogues de ces majors, Google pourra avoir accès à de nombreux labels indépendants, grâce à Lala et iLike. Ce nouveau service sera directement intégré dans les résultats de Google et sera pour le moment accessible uniquement aux Etats-Unis.</p>
<p>Les utilisateurs de Google pouvaient déjà rajouter « music : » à leur requête pour filtrer les résultats du moteur de recherche, mais cette fonctionnalité ne permettait pas d’écouter de la musique <em>directement</em> dans la page de résultats et n’a jamais vraiment été mise en avant par Google.</p>
<a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/11/03/analyse/google-lance-music-search-en-partenariat-avec-myspace-lala-gracenote/"><p><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></p></a>
<p><strong>A quoi va ressembler cette nouvelle fonctionnalité ?</strong></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.readwriteweb.com/images/google_music.png" alt="" width="250" height="147" />Dans le cadre de cette implémentation, les internautes ne pourront pas choisir entre Lala et iLike : Google déterminera de façon aléatoire quel service sera affiché pour écouter de la musique.</p>
<p>Cela laissera la possibilité à Google se passer d’un service à un autre mais aussi d’inclure d’autres services à l’avenir.</p>
<p><strong>Acheter sur Rhapsody – Consulter les paroles sur Gracenote</strong></p>
<p>Sous ces résultats, des liens vers les autres partenaires seront affichées, comme par exemple Rhapsody et iMeem, sites sur lesquels les utilisateurs pourront se procurer les mp3 correspondants. Le partenariat avec Gracenote leur permettra par ailleurs d’afficher des liens vers les paroles du morceau. Comme l’a expliqué Marissa Mayer (<em>Vice President of Search Product and User Experience</em><em>)</em> lors de la présentation du produit, il est encore trop difficile de trouver des paroles via Google. A partir de maintenant, les internautes pourront consulter les paroles d’un morceau tout en l’écoutant directement sur la page de résultats.</p>
<p><strong>Lala et MySpace : Les Grands Gagnants</strong></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.readwriteweb.com/images/myspace_widget_google_music.png" alt="" width="300" height="176" />Les grands gagnants sont bien sûr Lala et MySpace/iLike. Pour le premier, c’est même une période faste : ils ont annoncé la semaine dernière un partenariat avec Facebook et il s’occuperont désormais du service de <em>music gifting</em> du réseau social américain.</p>
<p>iLike suit un modèle de streaming assez traditionnel. Les utilisateurs peuvent écouter des morceaux complets et des extraits de 30 secondes, et peuvent acheter les mp3 sur le site entre 0.99 $ et 1.29 $. Le widget qui sera affiché sur les pages de résultats Google sera brandé MySpace, qui avait racheté iLike en début d’année.</p>
<p>Le modèle économique de Lala est plus subtil. Les utilisateurs peuvent écouter n’importe quel morceau gratuitement la première fois. Ensuite, ils ont le choix entre acheter un « droit à streamer » perpétuel pour 0,10 $ ou acheter le mp3 pour 0,89 $. Ils peuvent par ailleurs uploader leur propre bibliothèque sur Lala et l’écouter via Internet.</p>
<p>Il suffit d’imaginer un instant le volume de trafic engendré par les requêtes liées à la musique sur Google pour comprendre l’importance d’un tel partenariat pour les deux services de streaming.</p>
<p>Frédéric Lardinois, de RWW US, a pu discuter de cette annonce avec Geoff Ralston, CEO de Lala. Ils ont travaillé très dur avec les équipes de Google pour arriver à un tel résultat, et tout le monde chez Lala semble évidemment très excité à l’idée d’un tel partenariat. D’après Ralston, les partenaires de Lala dans l’industrie musicale ont tous été très coopératifs. Frédéric lui a demandé s’il était inquiet que ce nouveau flux de trafic provoque des montées de charge auxquelles les serveurs de Lala ne pourraient pas répondre. Apparemment Google a effectué des stress test sur les serveurs de Lala et ces derniers ont tenu jusqu’à 550 requêtes par secondes.</p>
<p><strong>Quelques chiffres sur le trafic de Google lié à la musique</strong></p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.readwriteweb.com/images/hitwise_google_music_upstream.png" alt="" width="345" height="269" />Heather Dougherty, du site Hitwise, a <a href="http://weblogs.hitwise.com/heather-dougherty/2009/10/googles_rumored_music_service.html"> jeté un coup d’œil</a> au trafic de Google lié à la musique. D’après leurs données, environ 6% des 1 000 termes les plus recherchés le mois dernier sur Google étaient liés à la musique. 15,32% de ces recherches ont mené à des pages Wikipedia, près de 10% vers Youtube, 5,7 % vers Yahoo Music et 3% vers MySpace. Mais maintenant que les utilisateurs peuvent écouter de la musique directement sur les pages de résultats, ces services – y compris YouTube qui appartient à Google – devrait connaître dans les prochaines semaines de fortes baisses de leur trafic lié à la musique.</p>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6223&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/bk4Z_HfOcv8" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Quel futur pour les TIC en matière de développement ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/CexLb6mfWLw/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/11/02/prospective/quel-futur-les-tic-en-matiere-de-developpement/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 11:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Prospective]]></category>

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		<description><![CDATA[John Liebhardt est journaliste freelance, il écrit, entre autre, pour Global Voices et le Huffington Post. Après avoir passé cinq ans à Ouagadougou, au Burkina Faso, John résidé désormais à Suva au Fiji. Ce billet a été traduit par Abdoulaye Bah.
Une vieille histoire court sur un pêcheur et son téléphone portable. Quelques fois, ce pêcheur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img class="alignleft" src="http://voiceswithoutvotes.org/wp-content/avatars/87.jpg" alt="" width="75" height="75" />John Liebhardt est journaliste freelance, il écrit, entre autre, pour <a href="http://globalvoicesonline.org/author/john-liebhardt/">Global Voices</a> et le <a href="http://www.huffingtonpost.com/john-liebhardt">Huffington Post</a>. Après avoir passé cinq ans à Ouagadougou, au Burkina Faso, John résidé désormais à Suva au Fiji. Ce billet a été traduit par <a href="http://fr.globalvoicesonline.org/author/abdoulaye-bah/">Abdoulaye Bah</a>.</p></blockquote>
<p>Une vieille histoire court sur un pêcheur et son téléphone portable. Quelques fois, ce pêcheur cabote au large du Sénégal, d’autres fois, en Inde. Mais l’histoire  – et sa leçon aussi – reste presque la même. Voici  l’histoire. Avant que le pêcheur n’arrive au port avec sa pirogue pleine de poissons, il utilise son portable pour contacter différents vendeurs au détail de poissons. Le vendeur offrant le meilleur prix, très probablement, devrait conclure l’affaire avec le pêcheur.</p>
<div id="attachment_100571" style="width: 310px;"><img class="alignnone" src="http://farm4.static.flickr.com/3623/3321332537_e2cd3cd5a9.jpg" alt="" width="601" height="555" /></div>
<p><em>Une pub pour l’opérateur Banglalink, à Dhaka, Bangladesh, par Wonderlane sur Flickr (Creative Commons)</em></p>
<p>Cette leçon a fait le tour du monde comme exemple type de l’importance d’Internet et des technologies de la communication – spécialement des téléphones portables, efficaces et  relativement bon marché – dans l’amélioration des conditions de vie standard dans le monde en développement. Cette technologie simple permet même à ceux qui sont considérés au bas de la pyramide sociale d’améliorer leurs perspectives économiques, en améliorant la qualité de vie de toute leur famille. Si le téléphonie mobile peut aider le pêcheur à diversifier ses relations et à accroitre ses prix de vente, pensez à ce qu’elle pourrait apporter aux travailleurs pauvres du monde entier !</p>
<p>Cette année le <a href="http://www.computerweekly.com/Articles/2009/10/07/238020/mobile-phone-users-top-4.6-billion-this-year.htm">nombre</a> d’utilisateurs de téléphones mobiles à travers le monde atteint 4,6 milliards de personnes.La plus grande partie de cette croissance est due aux pays en développement. Et, avec l’expansion de la téléphonie mobile dans certains pays, il en va de même du développement économique (tout au moins, c’est ce que les opérateurs de téléphonie <a href="http://www.cellular-news.com/story/35569.php">avancent</a>).</p>
<p>Bien que ces chiffres soient élevés et que le fossé numérique pourrait bien être en train de se résorber, un problème demeure : l’histoire du pêcheur est un peu dépassée. Comme dans d’autres cas, la technologie est allée de l’avant. Pour que les TIC continuent à contribuer de façon positive au développement humain, elles doivent elles aussi se maintenir à niveau.</p>
<p>Dans les deux premiers articles de cette série, j’aimerais explorer comment les TIC pour le développement [<em>ICTs for development </em>ou<em> </em>ICT4D], pourraient changer dans un futur prochain. Ensuite, j’aimerais  identifier quelques projets d’avant-garde, en cours de réalisation dans le monde. Comme d’habitude, si vous avez quelques idées à partager, merci de nous le faire savoir.</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Heeks">Richard Heeks</a> soutient que pour cette nouvelle phase, les TIC doivent adopter changer le regard qu’elles ont sur les pauvres.  Les habitants des pays en développement ne devraient plus être considérés comme des consommateurs passifs. Au contraire, ils devraient être considérés comme des producteurs et des innovateurs actifs.</p>
<p>Sur son blog <em>ICTs for Development</em>, Richard Heeks <a href="http://ict4dblog.wordpress.com/2009/08/31/ict4d-2-0-where-next-for-icts-and-development/">présente </a>ses nouveaux travaux universitaires, qui résument où selon lui les technologies pour le développement devraient se diriger :</p>
<blockquote><p>a) Nouveaux équipements prioritaires :  besoin d’innovations pour des terminaux bon marché et à large spectre, les  télécommunications et l’énergie. Nécessité de porter la réussite de la dernière décennie – le téléphone portable – encore plus loin. L’article traite aussi des implications du haut débit, de<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique_dans_le_nuage"> l’informatique dans le nuage</a> et de l’individualisation des équipements matériels.</p></blockquote>
<blockquote><p>b) Nouvelles applications prioritaires : augmentation de la création de contenus en ligne participatifs, et utilisation des TIC pour générer de nouveaux revenus et emplois pour les pauvres dans le monde. L’article traite aussi des implications des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Free/Libre_Open_Source_Software">FOSS</a> (logiciels libres), et de la diversification des applications pour résoudre les problèmes de la pauvreté urbaine, de la sécurité, de la croissance économique et des changements climatiques.</p></blockquote>
<blockquote><p>c) Les nouveaux modèles d’innovation: l’augmentation des besoins pour – et le potentiel de – d’innovations qui aillent au-delà des modèles verticaux, comme les projets de laboratoires. Ce qui inclut aussi des modèles de collaboration (axés sur les pauvres) qui fonctionnent dans les communautés défavorisées. Cela implique qu’une attention plus grande soit portée aux innovations simples (par les pauvres)  générées au sein de ces communautés. L’article traite aussi des nouveaux intermédiaires qui émergent du secteur privé et des ONG.</p>
<p>d) Nouveaux modèles de mise en œuvre : à cause des limites des projets ICT4D 1.0 (de première génération), plus d’attention sera consacrée à la durabilité, à  la variabilité dimensionnelle et à l’évaluation des projets de TIC pour le développement.  Ceci exigera plus de travail que les approches toutes faites, prêtes à l’usage, et de meilleurs techniques pour réduire les délais entre conception et mise en œuvre. L’article traite aussi des nouveaux mécanismes de financement et des nouvelles formes d’organisation, de plus en plus répandus.</p></blockquote>
<blockquote><p>e) Nouvelles visions mondiales : des politiques, des stratégies et des projets efficaces des technologies pour le développement exigeront des leaders «tribrids» (par opposition à hybrides). Ils doivent connaître suffisamment trois domaines, informatique, systèmes d’information et études de développement pour en tirer les enseignements fondamentaux, pour échanger avec ou diriger des professionnels de ces domaines. Les programmes de formation et la constitution de groupes de travail doivent refléter cette nécessité.</p></blockquote>
<p>Yochai Benkler est professeur de droit des entreprises à l’université d’Harvard et codirecteur du <em>Berkman Center for Internet and society</em>, qui a hébergé du 23 au 24 septembre le forum  <a href="http://cyber.law.harvard.edu/events/2009/09/idrc">Communication and Development: The Freedom Connection</a> [Communication et développement : La connexion de la liberté]</p>
<p>Dans une <a href="http://publius.cc/capital_power_and_next_step_decentralization/091609">étude</a> rédigée pour le forum, le Professeur Benkler soutient que les prochaines générations des TIC doivent continuer à être flexibles et dynamiques, tout en devenant plus puissantes. Peut-être que les concepteurs s’appuiront sur les applications partagées en réseaux, les logiciels de réseaux sociaux et les outils en ligne d’organisation.</p>
<p>Mais les téléphones mobiles à eux seuls ne pourront pas résoudre le problème.</p>
<blockquote><p>Les raisons qui ont fait des téléphones portables des embryons de plateformes technologiques  si populaires dans les pays les plus pauvres, étaient qu’ils étaient beaucoup moins chers [que les ordinateurs] et qu’ ils étaient basés sur des réseaux qui contiennent tout le savoir dans le réseau, permettant l’accès à un équipement très bon marché. Or, c’est exactement la “stupidité”, ou la simplicité du réseau autour de «l’intelligence », ou la complexité informatique des appareils du début, qui était tellement essentielle pour le développement de l’économie et la société en réseau telles qu’elles sont aujourd’hui.   Les efforts pour rendre disponibles des appareils économiques dans les pays les plus pauvres, qui ne prennent pas en considération le fait que des prix abordables sont atteints au détriment d’un réseau ouvert, neutre, aboutira à un type très différent de plateforme de TIC que celui que nous pensons comme tellement créatif et productif, dans les économies plus riches…</p></blockquote>
<p>Voici sa recette pour la génération future des TIC pour le développement.</p>
<blockquote><p>Les équipements doivent avoir des prix suffisamment bas pour être largement répandus comme appareils de base, appartenir à des personnes reliées par un réseau non correlé à des relations pré-existantes de pouvoir.  Les appareils doivent être accompagnés de kits de formation à leur usage et au réseau ouvert, de manière à ce que les difficultés d’utilisation ne continuent pas à détourner les personnes vers des appareils plus simples qui offrent des applications plus prévisibles, plus familières et plus « sûres ». Dans un futur proche, cela pourrait signifier que les programmes soient destinés aux femmes, de la même manière que le furent les programmes de micro-crédits, ou aux jeunes et aux enfants. A plus long terme, cela voudra dire une plus grande attention sur les ordinateurs mobiles et non plus sur des téléphones portables améliorés. Ou bien, en alternative, cela voudra dire que nous aurons besoin de concentrer nos efforts sur des interventions au niveau des réglementations que ceux qu’exigent les téléphones portables, pour que les téléphones mobiles et les réseaux de téléphonie mobile plus ouverts et plus flexibles, bien que ceci soit une charrue plus difficile à manier. Dans tous les cas, cela signifiera des équipements complétés de formation.</p></blockquote>
<p>Je me demande si quelqu’un imagine un monde où les TIC du monde industrialisé seraient les mêmes que ceux des millions d’utilisateurs dans les pays en développement. En dépit des avancées des TIC au cours des six dernières années, il semble que nous n’ayons pas encore atteint le point où les deux mondes convergent sur les questions technologiques</p>
<div id="attachment_100569" style="width: 310px;"><img class="alignnone" src="http://farm4.static.flickr.com/3273/2755251755_e310dcdb6f.jpg" alt="" width="600" height="299" /></div>
<p><em>Li Rivercruise-2, par Akiwitz sur Flickr (Creative Commons)</em></p>
<p>Voici une recherche intéressante de Mme Mira Slavova sur le blog <em>Mobile Market Design for Development</em>. Elle examine un récent article “<a href="http://www.issues.org/25.4/nelson.html">The Cloud, the Crowd, and Public Policy</a>” [Le nuage, la foule et la politique publique] par M. Michael Nelson, dans lequel il « analyse l’évolution des TIC à partir de la phase 1 ( des appareils individuels ) à la phase 2 : la toile couvrant le monde entier. A la Phase 3 : les nuages [NdT : L’informatique du nuage].”</p>
<p>Alors, qu’en est-il pour le <a href="http://mmd4d.org/2009/07/26/the-cloud-the-crowd-and-public-policy-in-ict4d/">monde en développement </a>?</p>
<blockquote><p>Je ne m’attends certainement pas à ce que l’évolution de l’innovation technologique dans les pays en développement suive nécessairement le même chemin que dans le monde industrialisé. Mais je trouve intéressant de prendre en considération les potentialités pour le développement social, économique et technologique…</p></blockquote>
<blockquote><p>En le considérant sous cette perspective, je trouve qu’il est correct de dire que les technologies mobiles dans les pays en développement sont probablement à la phase 1 de ces développements. D’autres événements, comme l’utilisation (bien que limitée) du GPRS et du 3G dans les pays en développement et la disponibilité (limitée aussi) de l’accès à l’Internet mobile pourraient porter à croire que les TIC pour le développement aient atteint la phase 2.</p></blockquote>
<blockquote><p>L’histoire parallèle de l’évolution technologique utilisée dans les pays en développement s’accélère clairement à une plus grande vitesse que l’évolution et l’adoption des technologies numériques dans les pays industrialisés avancés. Les TIC pour le développement ne sont pas non plus en train de se développer de façon isolée des solutions pour les modèles technologiques et les modèles économiques adoptés pour les pays industrialisés avancés, et vice-versa.</p></blockquote>
<p>Qu’arrive-t-il si nous séparons les TIC pour le développement des discussions sur les TIC en général ? M. Chris Coward sur son blog <em>Second recess</em>, fait la <a href="http://chriscoward.wordpress.com/2009/03/11/ict4d-ictd-or-what/">bonne observation</a> que toutes les technologies conçues pour le monde en développement n’ont pas un impact avec un D majuscule sur le développement .</p>
<blockquote><p>Un des problèmes avec les “TIC pour le développement” est qu’elles ont une signification différente selon les personnes – la plupart des définitions  tournent autour de l’application des TIC (en premier lieu numérique) à des interventions qui ont un but de développement explicite comme la santé, l’éducation, la transparence dans les actions gouvernementales ou d’autres domaines, de même nature que celles que l’on trouve dans les OMD (Objectifs du millénaire pour le développement, <em>ntd</em>). Ainsi, il y a une tendance à ignorer les aspects qui ne correspondent pas aux objectifs de développement conventionnels (qualité de vie, jeux, mouvements sociaux, etc.), ou ce qui pourrait être simplement décrit comme n’importe quel usage des TIC dans un contexte du monde en développement…</p>
<p>Pour embrasser une vision plus large, de nombreuses personnes ont adopté le terme “ICTD,” pour  “TIC et développent”, pour mettre l’accent sur le fait qu’il s’agit de l’usage des TIC dans les pays en développement, indépendamment de leur caractère de « développement » . Malgré les bonnes intentions qui se trouvent derrière ça,  je crains que cette nuance ne se perde  pour beaucoup de personnes. Je pense donc que cette précaution ne serve pas notre communauté sur le long terme. Et je déteste les acronymes.</p></blockquote>
<blockquote><p>Il y a aussi d’autres problèmes, comme la définition du “développement” et y-a-t-il un sens à continuer à catégoriser les pays en développement ou développés (je pense que non) – mais ce sont-là des sujets pour d’autres discussions.</p></blockquote>
<p>Pour déterminer ce que les TIC pour le développement sont censées faire exactement, essayons de les voir à travers les yeux d’un spécialiste en informatique. Beki70 est l’auteur de <em>Beki’s Blog</em><em> (le blog de Beki)</em>, et a un bon <a href="http://beki70.wordpress.com/2009/10/07/reflections-on-ict4d/">argument</a> pour essayer de démêler les TIC pour le développement et les TIC conçues pour un marché comme celui des États-Unis.</p>
<p>L’objectif des TIC pour le développement est de résoudre des problèmes difficiles de recherche qui, en même temps,  font une différence dans la vie des personnes sous-équipées en TIC. Nous ne mesurons pas le CS par les bienfaits créés pour la classe moyenne américaine, nous les mesurons par la complexité des solutions apportées.</p>
<p>Un grand débat a lieu, dit-elle, dans les sciences de l’informatique sur leurs relations avec les technologies pour le développement.</p>
<blockquote><p>Quelques participants, c’est à dire ceux qui proviennent des sciences de l’informatique, se battent pour répondre à la question « Où se trouve l’informatique dans les TIC pour le développement ? » Et d’autres de donner une longue liste d’opportunités (pour démontrer de manière empirique  le potentiel dans des domaines d’extension de l’application de l’informatique, tels que une faible connectivité, l’accès aux contenus dans des régions en développement à travers la construction d’architecture de réseaux et des systèmes de mémoires caches, des applications mobiles et d’encombrement SE, la gestion de l’énergie, l’informatique appliquée à la détection de problèmes de santé)….</p>
<p>Les TIC pour le développement me poussent, au moins, à réfléchir à l’impact économique (qui favorise ceux qui créent des start-ups ayant beaucoup de succès, comme ils sont vraisemblablement les seuls qui peuvent tracer une ligne séparant ce qu’ils ont fait et combien de personnes l’ont acheté ou bien utilisé) comme unité de mesure pour les sciences informatiques. De plus, étant donné les difficultés à trouver des unités de mesures appropriées, je ne peux m’empêcher de me demander si l’on ne demande pas aux TIC pour le dévéloppement de placer la charrue avant les bœufs. Ou bien, si nous sommes en train d’apprendre la manière de mesurer les gains en productivité pour l’utilisation des ordinateurs dans les grandes entreprises américaines (qui disposent d’ordinateurs depuis des décennies) n’est-il pas peut-être irréaliste d’appliquer cette façon bien assimilée de mesurer dans des lieux où avoir un ordinateur est déjà un premier défi important ?</p></blockquote>
<p>Pour essayer de rendre concrète cette discussion, voyons  le rôle que jouent les TIC dans au moins un pays. (Dans mon prochain billet, je prendrai en considération les projets de la prochaine génération des TIC destinés au monde en développement.) Au Sri Lanka, la blogueuse et cyber-activiste Sameera Wijerathna cherche à savoir ce qui se passe lorsque le gouvernement et les opérateurs de téléphonie mobile se trompent sur le rôle du téléphone portable. Au lieu de le considérer comme un outil de développement, ils le commercialisent comme une simple commodité.</p>
<p>Des extraits du <a href="http://ict4d-in-srilanka.blogspot.com/2009/10/stop-positioning-mobile-for-as-mere.html">blog</a> <em>Information and Communication Technology for Development (Technologie de l’information et de la communication pour le développement).</em></p>
<blockquote><p>Une récente publicité à la télévision au Sri Lanka montre une fille qui reçoit un SMS sur son portable. Elle dit :</p>
<p>“Mon petit copain m’envoie des messages aussi, même après avoir passé des heures au téléphone avec lui”</p>
<p>Le message du boy-friend était: “Tu es belle”</p>
<p>Elle a répondu: “Tu es intelligent”</p>
<p>La plupart des opérateurs de téléphonie mobile au Sri Lanka essaient de commercialiser les portables uniquement comme moyens de se divertir et de garder le contact [Keep In Touch (KIT), gardez le contact]. Ils s’adressent surtout aux jeunes dans leurs campagnes publicitaires.</p>
<p>Ce qui a conduit à beaucoup de confusions et mésaventures, tant pour les abonnés que pour les opérateurs de téléphonie mobile. Un sentiment négatif s’est développé dans la population et la plupart des personnes, principalement dans la population au bas de l’échelle sociale, ne croient pas que les téléphones portables aient un impact positif sur leur vie quotidienne ou celle de leurs familles…</p></blockquote>
<blockquote><p>Le mauvais positionnement de la téléphonie mobile au Sri Lanka a conduit à des décisions politiques encore pires, comme celle de <a href="http://ict4d-in-srilanka.blogspot.com/2009/08/sri-lanka-bans-mobile-phones-at-schools.html.">l’interdiction par le gouvernement des téléphones mobiles dans les écoles </a></p>
<p>Ainsi est-il urgent que l’on comprenne le potentiel de la téléphonie mobile pour le développement et qu’on la replace à sa vraie place. Il est aussi temps de proposer de plus en plus de services à valeur ajoutée, qui aillent au-delà du simple divertissement.</p></blockquote>
<p><span style="color: #ffffff;">_</span></p>
<blockquote><p><a title="Global Voices "><img style="margin: 3px 0pt;" src="http://img.globalvoicesonline.org/Badges/lingua/linguabadge-fr.png" alt="Global Voices " align="right" /></a> Cet article <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.globalvoicesonline.org');" href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/01/26/1614/">a été publié</a> sur GlobalVoices.<br />
Il est sous licence CC-by-3.0</p></blockquote>
<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6116&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/CexLb6mfWLw" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Navigation dans le web des données (partie 2)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/aaU_jvq5Xeo/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 10:12:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Cynober</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Prospective]]></category>
		<category><![CDATA[dataviewer]]></category>
		<category><![CDATA[LinkedData]]></category>
		<category><![CDATA[tim berner lee]]></category>
		<category><![CDATA[visualisation de données]]></category>
		<category><![CDATA[web sémantique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.readwriteweb.com/?p=6190</guid>
		<description><![CDATA[Points clés de la partie 1. Nous assistons aujourd’hui à une augmentation des contenus échangés mais aussi à une multiplication des moyens de les visualiser. La valeur des sites web ne réside plus uniquement dans l’accumulation de données mais également dans leur capacité à les enrichir et à les visualiser. On remarque l’émergence de visualisations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><em>Points clés de </em><a href="http://fr.readwriteweb.com/2009/10/22/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-1/"><em>la partie 1</em></a><em>. Nous assistons aujourd’hui à une augmentation des contenus échangés mais aussi à une multiplication des moyens de les visualiser. La valeur des sites web ne réside plus uniquement dans l’accumulation de données mais également dans leur capacité à les enrichir et à les visualiser. On remarque l’émergence de visualisations exploitant des sources de données externes et bientôt capables d’exploiter plusieurs sources de données.</em></p>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF">_</p>
<p style="text-align: justify">Même si à l’heure actuelle nous sommes encore loin de surfer dans ce fameux web des données, on assiste doucement mais sûrement à la naissance d’un premier embryon. Le <a href="http://linkeddata.org/">LinkedData</a> est ainsi un merveilleux terrain de jeu pour expérimenter et étudier les problématiques de visualisation dans le web de demain.</p>
<p style="text-align: justify">La problématique principale n’est pas nouvelle: <strong>comment visualiser des données dans un format inconnu?</strong> Dans votre vie de tous les jours vous vous retrouvez régulièrement avec des données que vous ne pouvez pas, ou mal, visualiser. C’est le cas quand vous recevez un document .doc et que vous n’avez pas Microsoft World, ou <a href="http://www.fredzone.org/utiliser-la-visionneuse-de-google-docs-pour-lire-les-pdf-en-ligne.html">un .pdf sans Acrobat Reader</a>. C’est le même problème sur votre téléphone portable, certains sites sont difficilement consultables car vous les explorer avec une visualisation non-adaptée. Cette problématique va être de plus en plus présente, à la fois pour les utilisateurs, mais aussi pour les sites entre eux (qui devront vous fournir une visualisation). Dans un web où les données sont hautement connectées il est tout à fait possible qu’une de vos requêtes aboutisse à un résultat composé d’informations très hétérogènes. Il arrivera que vous ayez en votre possession toutes les données répondant à votre requête, mais malheureusement leur visualisation sera partielle ou non-adaptée.</p>

<p style="text-align: justify">A quoi ressemblerait une visualisation non-adaptée ?<br />
Sûrement à quelque chose comme ça:
</p>
<div style="text-align: center"><img class="alignnone size-full wp-image-6207" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/disco-600.png" alt="disco (600)" width="600" height="231" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both">On a vu mieux pour afficher un profil non? Mais voila <a href="http://www4.wiwiss.fu-berlin.de/rdf_browser/?browse_uri=http%3A%2F%2Fwww.w3.org%2FPeople%2FBerners-Lee%2Fcard%23i">cette page</a> est bien plus riche que n’importe quel profil puisque ce sont des données brutes. De ce profil vous pouvez accéder à un événement, puis au lieu de cet événement, puis aux itinéraires pour ce rendre à ce lieu et ainsi de suite… Vous pouvez explorer des « objets » très différents qui font tous partie du web des données. Une personne, un événement, un lieu, un voyage: comment visualiser des informations si différentes? C’est la problématique à laquelle font face des projets comme <a href="http://www.w3.org/2005/ajar/tab">tabulator</a> (du MIT) ou <a href="http://www4.wiwiss.fu-berlin.de/bizer/ng4j/disco/">disco</a> qui se définissent comme des <strong>generic data browser</strong> ou <strong>hyperdata browser</strong>.</p>
<p style="text-align: justify">Ces projets sont certes très utiles aux ingénieurs informaticiens mais pour démocratiser l’exploration du web des données, il faudra un peu plus qu’une visualisation générique. C’est là que rentrent en jeux les <strong>« viewers »: des visualisations spécialisées exploitant des données externes</strong>. Ainsi les données peuvent être stockées n’importe où sur le web, un viewer est capable de les récupérer, de les analyser et d’en créer une visualisation. Ainsi, que cela soit sur votre ordinateur, ou délégué à un service dans <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing">le cloud</a>, l’accès à l’information peut se faire en 2 étapes: tout d’abord trouver l’information sous forme de données brutes puis visualiser ces données de manière adaptée.</p>
<p style="text-align: justify">
De nombreux viewer existent déjà mais faut-il encore pouvoir trouver le bon viewer pour le bon type de donnée.
</p>
<div style="text-align: justify"><img class="alignnone size-full wp-image-6208" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/dataviewer-600.png" alt="dataviewer (600)" width="600" height="66" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both">C’est à cette problématique qu’essaye de répondre le <a href="http://dataviewer.org/">data viewer directory</a>. Ce site est l’application technique de cette article de prospection. Son objectif premier est de valider la thèse qu’il existe déjà des viewers sur le web. Dans un deuxième temps ce site permettra de suivre le développement des viewers et de faciliter l’indépendance entre visualisations et sources de données.</p>
<p style="text-align: justify">De plus <a href="http://dataviewer.org/">dataviewer.org</a> propose plusieurs services: “view this” permet de visualiser une URL contenant des données. Cela peut être un profil, un document, un flux RSS ou un autre des 12 types de données supportées. “get viewers” est une API retournant une liste de viewers compatibles avec votre donnée: à vous de choisir celle que vous voulez. La procédure d’ajout de viewers n’est pas encore automatisé mais vous pouvez déjà <a href="mailto:contact@dataviewer.org">proposer vos viewers et vos formats de données</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Pour l’instant le service « view this » ne prend pas encore en compte la nature du terminal demandant la visualisation. Mais le viewer <a href="http://m.simplepie.org/">SimpleReader Mobile</a> est bien l’exemple que les viewers  spécialisées par terminal existent. Comme nous le disions dans la première partie, les terminaux ont tendance à se multiplier: parfaitement logique quand on cherche à être toujours connecté, à vivre dans un monde où internet nous accompagne dans toutes les situations, dans tous nos déplacements (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=peSYlJlg14E">la vidéo de Microsoft</a> est saisissante sur ce sujet).</p>

<div style="text-align: justify"><img class="alignnone size-full wp-image-6209" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/minority-report-interface-600.png" alt="minority-report-interface (600)" width="600" height="90" /></div>
<p style="text-align: justify;clear:both">Les fans de SF sont ravis, la réinvention de l’interface homme machine est une tendance lourde. De l’iPhone, en passant par la <a href="http://www.microsoft.com/surface/">table tactile</a>, l’<a href="http://images.google.com/images?hl=en&amp;q=holographic+interface">olograme</a> ou encore les “minority report interface”, on ne compte plus les expériences de visualisation / gestion de l’information. La navigation dans le web des données pourrait donc être bien plus graphique et bien plus fun qu’on aurait pu le penser. La raison est simple: <strong>les pages webs ne sont plus centrales pour lier les informations les unes aux autres, les données étant naturellement liées</strong>. Et en enlevant les contraintes de l’HTML pour présenter les données, nous pouvons nous mettre à rêver aux <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_81766/">interfaces utilisateurs de demain</a>… Problème à court terme: il est déjà couteux pour un site web d’être compatible entre Internet Explorer et Firefox, alors imaginez le casse tête quand il faut créer des visualisations pour toutes ces plateformes, toutes ces interfaces.</p>
<p style="text-align: justify">Tiens puisque qu’on parle de couts, retour à la réalité, essayons de parler un peu business. Même si le web 2.0 n’a pas encore tout montré en terme de monétisation, le web 3.0 devrait apporter son lot d’opportunités. Ainsi je pense qu’il sera intéressant d’observer l’apparition (ou non) de view providers, services traitant exclusivement des données externes, se concentrant dans la production et la distribution de visualisations.</p>

<div style="text-align: center"><img class="alignnone size-full wp-image-6210" src="http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/2009/10/data3.0_viewprovider-600.png" alt="data3.0_viewprovider (600)" width="600" height="329" /></div>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF;clear:both">_</p>

<h2>Conclusion</h2>
<p style="text-align: justify">Depuis toujours le web a eu  pour vocation d’améliorer les communications entre humains et à faciliter la transmission du savoir. Depuis 1998, il est identifié que la prochaine évolution technologique du web sera le passage d’un web de documents liés vers un web de données liées. Depuis 2008, les technologies et les usages sont sorties du cadre purement académique et du monde de la recherche. Il y a quelques jours, le gouvernement anglais a mis en ligne un accès directe à des données brutes et leurs 5 millions de propriétés. Le web des données devient petit à petit une réalité.</p>
<p style="text-align: justify">Est-ce la naissance du web sémantique? Va-t-on vers la création d’une intelligence globale? Les machines vont-elles prendre le contrôle de nos vies? Un jour nous nous poserons peut être ces questions, mais soyons pragmatique, il ne faut pas louper cette opportunité et ignorer le progrès que représente le développement d’un web des données. <span style="font-weight: normal">Et dans ce web amélioré, </span><strong>c’est la visualisation de ces données qui permettra petit à petit de profiter de toute la richesse que le web a à nous offrir</strong>.</p>

<h2>A propos de cet article</h2>
<p style="text-align: justify">Certains auront remarqué que je joints à mes billets des perles issues du site <a href="http://www.pearltrees.com/">pearltrees</a>. C’est parfois pour retracer <a href="../2009/09/23/divers/twine-une-rentre-difficile/">une chronologie d’événements</a>, ou alors pour mettre en confrontation <a href="../2009/09/14/analyse/rss-estil-mort/">plusieurs point de vues</a>. Et aussi pour faire un coup de pub pour ce produit pour lequel je travaille tous les jours (et parfois la nuit ;).</p>

<div style="float:left"><a id="pt-pearl-1_58225-293" title="click here to see: Browsing the web of data" href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_58225/" target="_blank">
<img style="border:none;vertical-align:top" src="http://www.pearltrees.com/s/embed/masked?treeID=58225" alt="Browsing the web of data" />
</a></div>

<p style="text-align: justify">Cette fois ci le pearltree que je vous propose est un peu spéciale puisqu’il s’agit de la bibliographie complète de l’article (plus de 100 sources). Le pearltree « <a href="http://www.pearltrees.com/rww/map/1_58225/">browsing the web of data</a> » a été crée après la lecture de <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/readwriteweb_interview_with_tim_berners-lee_part_2.php">cette interview</a> de Tim Berners Lee sur ReadWriteWeb il y a bientôt 4 mois. Au début il ne contenait qu’une perle, l’interview en elle même, et puis des articles sont apparus sur la visualisation de données, et les premiers viewers. Au fur et à mesure que mon analyse de la problématique s’affinait le pearltree changeait de nom, d’arborescence, de formes. Et plus je rajoutais des perles, plus je croisais <a href="http://www.pearltrees.com/romainpouzol/map/1_51934/">d</a>’<a href="http://www.pearltrees.com/moktarama/map/1_40552/">autres</a> <a href="http://www.pearltrees.com/rgwrmail/map/1_62062/">utilisateurs</a> <a href="http://www.pearltrees.com/mixo/map/1_51787/">de</a> <a href="http://www.pearltrees.com/dalb/map/1_28423/">pearltrees</a> ayant eux aussi des éditions sur le sujet ou des sujets voisins. Une expérience intéressante que je ne manquerais pas de reproduire !</p>
<p style="text-align: justify">
Vous pouvez d’ailleurs retrouver toutes les perles de ReadWriteWeb sur le compte: <a href="http://www.pearltrees.com/rww/">http://www.pearltrees.com/rww/</a>
</p>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF">_</p>
<p style="text-align: justify;color:#FFFFFF">_</p>
[inline]
<script src="http://www.pearltrees.com/embed/pt-embed.js" type="text/javascript"></script> 
[/inline]
[inline]
<script type="text/javascript">ptInitTree('pt-pearl-1_58225-293',1,6478,1,58225,1);</script>
[/inline]<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6190&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/aaU_jvq5Xeo" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/analyse/navigation-dans-web-des-donnes-partie-2/feed/</wfw:commentRss>
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		<item>
		<title>Surveiller le changement climatique en ligne</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/dXh4FS8w1Ws/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/usages/surveiller-changement-climatique-en-ligne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 09:59:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Auteur Invité</dc:creator>
				<category><![CDATA[Usages]]></category>

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		<description><![CDATA[Lester Bolicenni, l’auteur de ce billet, est, comme il se décrit lui même, obsédé par les nouveaux média. Basé à Paris, il contribue au réseau de Global Voices tant en Français qu’en Anglais. Ce billet a été traduit par Audrey Lambert, professeur d’Anglais dans un lycée de l’Ariège.
En attendant la conférence sur le changement climatique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><a href="http://globalvoicesonline.org/author/lester-bolicenni/">Lester Bolicenni</a>, l’auteur de ce billet, est, comme il se décrit lui même, obsédé par les nouveaux média. Basé à Paris, il contribue au réseau de Global Voices tant en Français qu’en Anglais. Ce billet a été traduit par Audrey Lambert, professeur d’Anglais dans un lycée de l’Ariège.</blockquote>
En attendant <a href="http://fr.cop15.dk/">la conférence sur le changement climatique</a> de Copenhague (COP15) en décembre 2009, voici un échantillon des outils disponibles en ligne pour surveiller le changement climatique. Grâce à ces outils, des gens ordinaires peuvent en savoir davantage sur les effets de ce changement et inciter ceux qui prennent des décisions à trouver des solutions.

<strong>Sur le terrain</strong>

<strong> </strong>L’observation des impacts du changement climatique commence généralement sur le terrain. Le photographe <a href="http://www.jamesbalog.com/pages/home.php">James Balog</a> s’est rendu en Alaska, aux Etats-Unis, pour rntrgistrer l’accélération de la fonte de la calotte glaciaire. On peut voir les résultats saisissants de ses prises de vue sur la vidéo qui suit [en anglais, comme les liens suivants]:

<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="485" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/oaTcsyNrEec&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="485" src="http://www.youtube.com/v/oaTcsyNrEec&amp;rel=0&amp;color1=0xb1b1b1&amp;color2=0xcfcfcf&amp;hl=fr&amp;feature=player_embedded&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>

Si vous ne disposez pas d’appareils photos coûteux et de temps libre pour vous rendre en Alaska, vous pouvez lire les expériences que vivent ceux qui sont en première ligne.

Le projet <a href="http://www.climatefrontlines.org/fr">On the Frontline of the Climate Change</a> (En première ligne du changement climatique) répertorie des anecdotes sur les impacts du changement climatique, vécues par les gens eux-mêmes, au sein de communautés indigènes, sur de petites îles et dans d’autres communautés vulnérables. Le forum comporte de nombreuses contributions récentes par courriels provenant principalement d’Asie du Sud et d’Afrique. <a href="http://www.climatefrontlines.org/en-GB/node/430">George Katunguka</a>, l’un de ce ceux qui contribuent au site et travaille comme consultant pour le développement de l’Afrique, écrit depuis l’Ouganda :
<blockquote>L’impact du changement climatique n’a pas suscité beaucoup d’intérêt dans mon pays l’Ouganda mais ces changements et leurs effets se font douloureusement ressentir. En 2025, il est probable que l’Ouganda souffrira de stress hydrique selon les derniers rapports sur les ressources en eau. Les gens meurent de faim comme cela a été récemment le cas dans la région de Teso, dans l’est de l’Ouganda. Les écosystèmes de l’eau subissent des changements tels que le niveau du lac Victoria qui diminue, des saisons imprévisibles, des sols qui perdent en fertilité et la production agricole qui s’amenuise et donc une pauvreté croissante des ménages et ce qui s’ensuit. Que faisons-nous pour détourner cette catastrophe imminente ?</blockquote>
<strong>Du cosmos à Google Earth</strong>

<strong></strong>L’observation sur le terrain peut être corroborée par l’observation depuis le ciel. L’espace est le poste d’observation depuis lequel on regarde et on analyse la terre toute entière. Il est difficile d’obtenir une place dans un vaisseau spatial mais heureusement, il est facile de trouver des images satellite en ligne.

<img class="alignnone" src="http://globalvoicesonline.org/wp-content/uploads/2009/10/aral_sea-300x192.jpg" alt="" width="601" height="384" />

<em>Images satellite de la mer d’Aral, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan 1973/2004</em>

Outre les agences spatiales et les sociétés offrant leurs services aux ONG, aux scientifiques et aux gens ordinaires, le programme pour l’environnement des Nations-Unies a créé un <a href="http://na.unep.net/digital_atlas2/index.php">atlas en ligne</a> qui répertorie les changements se produisant à divers endroits du globe depuis des décennies. Toutes les images satellite sont visibles sur le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Virtual_globe">globe virtuel</a> de Google Earth, comme l’<a href="http://googleblog.blogspot.com/2009/09/google-climate-change-tools-for-cop15.html">indique</a> leur blog officiel :
<blockquote>En collaboration avec le gouvernement danois et d’autres, nous lançons <a href="http://www.google.com/landing/cop15/">une série de films et de visites sur Google Earth</a> pour vous permettre d’explorer les impacts potentiels du changement climatique sur notre planète et les solutions pour le gérer.</blockquote>
De nombreuses autres ressources se trouvent sur les blogs et les sites internet d’organisations internationales. Chers lecteurs, n’hésitez-pas à ajouter vos propres sources dans la section des commentaires.

<strong>La science au service des décisionnaires</strong>

<strong></strong>L’observation est une question centrale pour les décisionnaires. Les gouvernements lancent des enquêtes destinées à comprendre le phénomène et à savoir comment en limiter les impacts.

La Commission européenne et l’Agence spatiale européenne ont mis en œuvre un programme spatial en 1998, le projet <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Global_Monitoring_for_Environment_and_Security">Global Monitoring Environmental Security</a> (GMES, en français), pour avoir un aperçu des changements qui se produisent en temps réel grâce à des données diverses. Le projet doit rendre ses conclusions en 2014, avec en annexe, une partie portant sur la sécurité .

Les pays en voie de développement qui sont les plus directement touchés par le changement climatique ont pris des mesures similaires comme <a href="http://rashidfaridi.wordpress.com/2009/10/21/india-to-launch-two-satellites-to-study-climate-change/">l’Inde qui a récemment envoyé des satellites</a> pour étudier le changement climatique. De telles informations peuvent aider les pays à élaborer de nouvelles politiques environnementales et économiques.

En Afrique du Sud, un nouvel outil à visée économique a été créé précisément dans ce but. <em>AllAfrica</em> <a href="http://allafrica.com/stories/200909040881.html">en rend compte</a> :
<blockquote>L’outil Mapping South African Farming Sector Vulnerability to Climate Change and Variability (cartographie des secteurs agricoles d’Afrique du Sud vulnérables au changement et variations climatiques), un outil d’analyse basé sur une étude, a désormais été développé pour aider ceux qui élaborent les programmes à identifier les communautés les plus vulnérables au changement climatique et les aider à se préparer à des conditions d’exploitation radicalement différentes.</blockquote>
<span style="color: #ffffff;">_</span>
<blockquote><a title="Global Voices "><img style="margin: 3px 0pt;" src="http://img.globalvoicesonline.org/Badges/lingua/linguabadge-fr.png" alt="Global Voices " align="right" /></a> Cet article <a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.globalvoicesonline.org');" href="http://fr.globalvoicesonline.org/2009/01/26/1614/">a été publié</a> sur GlobalVoices.
Il est sous licence CC-by-3.0</blockquote><img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6156&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/dXh4FS8w1Ws" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/usages/surveiller-changement-climatique-en-ligne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
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		<item>
		<title>World E-Democracy Forum 2009</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/readwriteweb-france/~3/ligP4zcjsU8/</link>
		<comments>http://fr.readwriteweb.com/2009/10/30/analyse/world-edemocracy-forum-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 07:55:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban Martin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 22 octobre 2009 se tenait à Issy les Moulineaux deux conférences importantes dans le cadre du World E-Democracy Forum 2009. Pour ceux qui n’y étaient pas, de nombreuses informations précises et intéressantes ont été diffusées, dont voici ce que j’ai retenu, rien que pour vous !

La première conférence avait pour thème l’identité numérique, illustrant le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le 22 octobre 2009 se tenait à Issy les Moulineaux deux conférences importantes dans le cadre du World E-Democracy Forum 2009. Pour ceux qui n’y étaient pas, de nombreuses informations précises et intéressantes ont été diffusées, dont voici ce que j’ai retenu, rien que pour vous !

<strong>La première conférence avait pour thème l’identité numérique</strong>, illustrant le fait que le sujet de la e-administration est souvent mélangé avec la e-democracy, bien que complètement différent dans les usages et les aspirations (économie de couts versus recréation de lien social et de représentativité).

En tout cas, certaines informations sont toujours bonnes à prendre :
<ul>
	<li><strong>Sophie Pernet-Lubrano</strong>, directrice d’étude à l’idate,   a ainsi expliqué que 2/3 des non-internautes français pensent que l’usage   des ordinateurs est une menace pour la vie privée, contre 1/3 des   français déjà internautes. Son interprétation : l’expérience d’internet   et des ordinateurs augmente la confiance en l’outil</li>
	<li>25% des personnes victimes d’usurpation d’identité en France l’ont   été à cause directement ou indirectement du piratage de l’ordinateur   familial</li>
	<li><strong>Karen Le Chenadec</strong>, directrice du département   développement numérique des territoires de la caisse des dépots a   expliqué quant à elle que 37% des français (soit 19millions) ont déjà   fait une démarche administrative en ligne dans les derniers 18 mois</li>
	<li>En outre, le nombre de sites locaux (territoriaux) de services aux   citoyens a augmenté de 30% depuis 2004</li>
	<li>De son côté, <strong>Nicolas Conso</strong>, de la direction Générale   de la Modernisation de l’Etat (DGME), a indiqué que 150 000 comptes ont   déjà été créé via la fonction « coffre fort numérique) proposée par   <a href="http://www.service-public.fr/monservicepublic/index.html">mon.service-public.fr</a></li>
	<li>A noté également qu’il sera bientôt possible de s’inscrire sur les   listes électorales de sa commune de résidence par internet (fini les   longues queues d’attente le 31 décembre…)</li>
</ul>
Lors de cette conférence est également intervenu <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Mariton">Hervé Mariton</a>,</strong> député de la Drome, et chargé au sein de l’UMP de <strong>réfléchir à un nouveau volet à ajouter à Hadopi 2</strong> d’ici mars 2010. Ce nouveau volet doit « éviter de rentrer dans le détail technique des hadopi précédentes », et plutôt résumer en 4/5 grandes phrases de nouveaux grands principes sur le droit d’auteur à l’heure du numérique, sans doute à inscrire dans la constitution…En effet, Hervé Mariton se fait peu d’illusions sur les résultats d’Hadopi 2 tel qu’existant car, selon lui, « peu de gens mettraient leur tête à couper sur l’applicabilité de la loi ».

Pour finir sur ce sujet, Mr <strong>Gunner LUND,</strong> ambassadeur de Suède, a ainsi rappelé que dans son pays, le but de la e-governance  est de faire: « le plus simple possible pour le plus grand nombre de personnes » , avec pour objectif par exemple de diminuer la paperasse pour les entreprises de 25% ! On rappelera au passage que les pays scandinaves sont en avance sur la France avec 53% des Suèdois qui font leur déclaration fiscale par internet ou sms/textos

<strong>La seconde conférence avait pour thème « En quoi le numérique change-t-il la politique »</strong>, avec de très bons intervenants internationaux.

<strong>Phil Noble,</strong> le fondateur de Politics Online, a commencé par rappelé que Barack Obama a fait une campagne révolutionnaire, dont les points les plus importants sont résumés dans  “lessons from obama”, disponible sur Politics Online.

Il a également encouragé tout à chacun à s’investir dans un « ebay for global helping », appelé « Hope + : change the world online  », sorte de bourse d’échange d’aide internationale, pour continuer à resserer les liens multipays bien engagés depuis la fin de l’ère Bush.

De son côté<strong>, André Santini</strong>, en sa qualité de maire d’Issy les Moulineaux, est venu rappelé que le président de Corée du Sud, avec B. Obama, a été le premier candidat élu grace à internet en 2002, grâce à un réseau des ombres (pas de meeting, réseau de supporters virtuels uniquement)

Face à l’approche parfois iconoclaste des nouvelles technologies, A. Santin a souhaité pointé du doigt les limites de la démocratie d’opinion pouvant résulter des nouvelles technologies de la communication : cette dernière puise sa légitimité dans le « bruit » versus la démocratie représentative qui puise sa légitimité dans le vote. Il existe donc un risque que la démocratie d’opinioin confisque la démocratie au peuple à cause de professionnels du lobby et de la manipulation d’opinion. En outre, la démocratie participative peut être limitée par le fait que les citoyens participent uniquement lorsque leurs intérêts sont en jeu, alors que, selon A. Santini, ils ne peuvent juger avec bon sens que lorsque leurs intérêts ne sont pas en jeu.

<strong>Peter Greenberger</strong> a pris la parole ensuite pour faire un retour d’expérience sur l’utilisation de google dans la publicité politique. Obama a ainsi dépensé 7,5M de dollars d’achat d’espace chez google (autant que son concurrent Mc Cain), levant « 15 dollars pour chaque dollar de pub placé chez google ». Obama continue, après l’élection, à maintenir sa présence en ligne via ses 1800 vidéos uploadées sur youtube. En outre, Obama utilise Google moderator, outil à la digg permettant de poser aux internautes de poser directement des questions à son administration.

Selon le directeur de la publicité politique de Google US, les campagnes électorales commencent de plus en plus tot (avant 1/3 mois avant, maintenant 6 à 12 mois avant) avec l’achat de mots clés ciblés très en amont.

<strong>Quant à Francis Pisani,</strong> auteur du blog transnets et résident à San Francisco, il a expliqué que l’engouement et l’implication autour de la campagne américaine a permi d’augmenter la participation aux élections de +25% en moyenne dans 16 états charnières.<strong> </strong>

En plus de la campagne, ce sont la gourvenance et les mouvements qui sont les plus impliqués par les nouvelles technologies. Ainsi, des mouvements « autonomes » se placent en contre pouvoir du gourvenement, dans un panoptique inversé de surveillance par les usagers et les citoyens des institutions publiques :  exemple de newstrust.org, opensecret.org, mayormonitor, ou encore ratemycop.com

<strong>Puis Julien Didry,</strong> Maire de Bras-sur-Meuse (550 habitants), a partagé son expérience de maire 2.0, en toute simplicité et modestie : ainsi la commune dispose-t-elle d’un wiki et d’un blog, qui ont notamment permis au maire d’optimiser son travail, sachant qu’il est salarié du privé à côté.

Selon lui, la e-democratie sert la démocratie. En effet, il a décidé d’ouvrir les commissions municipales au public (peu de mairies le font alors que c’est possible), générant 55 inscriptions de non-élus dans les commissions municipales, afin de multiplier le « vivier de bonnes idées ».

Les 15 élus ont aussi tous été formé aux NTIC, afin de réaliser un conseil municipal interactif : 15jours avant le conseil, un préordre du jour est envoyé aux élus, qui l’amendent. 5 jours avant, l’ordre du jour est envoyé à 70% des habitants (connectés à internet et identifiés par la mairie). Ces derniers ont jusqu’à 22H30 la veille du conseil pour poser une question sur l’ordre du jour. Il existe sinon un numéro de téléphone spécifique pour laisser un message vocal. Jusqu’à  11 conseils municipaux sont réalisés par an pour faire tourner à plein l’intelligence collective et la participation locale. Enfin,  un pôle numérique à va etre lancé à Bras-sur-Meuse en janvier pour éduquer les gens aux usages numériques, action jugée publique par le maire, réélu avec 91% des fois.

<strong>Quant à Jean Dionis, </strong> Député maire d’Agen et président du groupe de travail de l’Association des Maires de France sur les TIC, il a partagé ses questionnements sur la fonction d’élu à  l’heure d’internet.

En effet, la complexité a grandi avec internet selon lui : la mairie d’Agen communique via un journal papier chaque semestre : 51000 exemplaires (qui coutent 21000EUR), envoyé à chaque foyer (110000 habitants), alors que la newsletter est envoyée chaque semaine à 6000personnes pour un cout quasi nul. Mais la mairie a encore besoin du papier pour garder le lien notamment avec les personnes plus agées qui n’ont pas internet

Son interrogation la plus forte tourne autour du parti politique à l’heure d’internet ? est-ce encore le lieu où se passe la formation (political schools) à la vie publique ? non selon J. Dionis. Est ce qu’un parti politique est toujours le lieu où se passe la sélection des candidats ? oui mais jusqu’ou sachant qu’en 2012 le PS va sans doute faire des primaires ouvertes à l’américaine où l’on va sortir du parti politique comme lieu de sélection du candidat … voilà qui questionne les partis politiques au cœur de leur raison d’être.

Enfin, en tant que siégeant à l’assemblée nationale, J. Dionis a expliqué que les députés ont perdu leur fonction traditionnelle de courroi de transmission de bas vers haut (à cause des sondages etc) et haut vers bas (à cause des blogs, de twitter etc). Mais du coup, que reste-t-il à la fonction de député ? selon lui, le métier doit évoluer vers un appréhension  de la complexité du monde : en effet, de plus en plus de sujets complexes et techniques arrivent sur la table de l’assemblée nationale (ex : Hadopi), du coup, le député va devoir plus s’investir et digérer la complexité du monde pour lui redonner du sens…tout un programme !

Pour ceux que le sujet continue d’intéresser au plus haut point, M. Gunner Lund, a annoncé que dans le cadre de la présidence européenne de la Suède, l’ambassade suédoise va organiser une conférence le 2 décembre à l’Hotel de ville de Paris sur le thème « e-administration et e-dialogue, regard croisé Suède/France »<img src="http://fr.readwriteweb.com/?ak_action=api_record_view&id=6176&type=feed" alt="" /><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/readwriteweb-france/~4/ligP4zcjsU8" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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