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	<title>La Revue Item</title>
	
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	<description>La tradition sans peur</description>
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		<title>Le 2 février: présentation de l’enfant Jésus au Temple</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 19:36:15 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Dimanche de la septuagésime. Solennité de la purification La présentation de NSJC au Temple et la purification de Marie. La loi de l’Incarnation est une loi aussi de souffrance. NSJC fut l’homme des douleurs et c’est par ses souffrances qu’il a racheté le monde. Sa Passion ne fut un mystère détaché du reste de sa [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Dimanche de la septuagésime.</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Solennité de la purification</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/presentation_de-jésus-au_temple_bellini.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5586" title="presentation_de jésus au_temple_bellini" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/presentation_de-jésus-au_temple_bellini.bmp" alt="" /></a>La présentation de NSJC au Temple et la purification de Marie</strong></span>.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La loi de l’Incarnation est une loi aussi de souffrance. NSJC fut l’homme des douleurs et c’est par ses souffrances qu’il a racheté le monde. Sa Passion ne fut un mystère détaché du reste de sa vie, elle en fut seulement la fin, le dénouement convenables. Le Calvaire ne fut pas différent de Bethléem et de Nazareth : il les surpassa en puissance, mais il ne pouvait en différer en nature. Les trente trois années toutes entières furent passées dans une souffrance continuelle, quoique variée dans son espèce et dans son intensité. Cette même loi de souffrance qui appartient à Jésus touche tous ceux qui l’approches, elle les enveloppe en proportion de leur sainteté. Les Saints Innocents n’étaient dans les conseils de Dieu que les contemporains de NSJC et cette ressemblance suffit pour les plonger dans une mer de souffrances. C’est pour cela qu’ils durent périr si jeunes dans les bras de leurs mères. Magnifique fortune cependant, le ciel. La même loi enveloppe chacun des Apôtres…Ce sera une Croix pour Pierre et son frère, une épée pour Paul, des pierres pour Jacques et pour Jean l’huile bouillante. La croix marchait avec eux sur les routes romaines. Ils étaient apôtres, ils devaient ressembler à leur Maître. La même loi a environné les martyrs de tous les siècles. Leurs passions ont été à l’instar de la grande Passion…Il en est ainsi de tous les saints : une grâce les a toujours atteint sous la forme d’une épreuve. Que devons nous penser de la Mère de Dieu, qui, de toutes les créatures s’approcha de plus près de lui ?<br />
Il n’y a pas lieu de s’étonner si Marie souffrit plus que personne après Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le grand mystère de l’Incarnation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étendue des souffrances de Marie mesurera la magnificence de l’amour de son Fils pour elle. La profondeur de ses peines sera le plus sûr moyen de sonder l’abîme de son amour pour son Fils. C’est la hauteur de sa sainteté, de sa divine maternité qui élèvera ses souffrances jusqu’à celles de la divine Passion. L’union de la Mère avec le Fils rendra inséparable la compassion de Marie. Nous devons dès lors nous préparer à trouver une immensité de douleurs en ND</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;">L’immensité des souffrances de Marie</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">C’est aux douleurs de Marie que l’Eglise applique ces paroles de Jérémie (Lament 1 et 2) : « Vous tous qui passez, voyez et considérez s’il y a une douleur semblable à ma douleur. Qui comparerai-je avec toi, o fille de Jérusalem ? A qui t’égalerai-je pour te consoler, o, fille de Sion ? Car ta douleur est grande comme la mer. Qui est-ce qui te guérira ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;">La prophétie de Siméon</span></span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Quarante jours s’étaient écoulés depuis la nuit où les anges avaient fait entendre leurs chants. Le deuxième jour de février était arrivé. Joseph et Marie avec l’Enfant montèrent au temple de Jérusalem. Ils avaient deux offrandes avec eux : Marie portait son Enfant et Joseph portait la paire de tourterelle ou de jeunes colombes pour la purification. Plusieurs les virent passer. Mais il n’y avait rien de singulier en eux, rien qui put attirer l’attention et les regards. D’autres personnes s’approchaient du Temple pour les sacrifices du matin. Parmi elles, se trouvait le vieillard Siméon…Il avait reçu la Promesse du saint Esprit qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir contemplé le Christ Seigneur…Il y avait aussi une autre personne dans le Temple, une veuve âgée de 84, la fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. L’esprit de prophétie demeurait en elle. Elle ne quittait jamais le Temple. Elle servait Dieu nuit et jour<br />
Voici que le Verbe de Dieu incarné arrive. Marie fit ses offrandes et « accomplit tout ce qui était ordonné par la loi du Seigneur ». Elle obéit à la loi de Dieu dans la cérémonie de la purification et avec empressement…. Elle plaça Jésus dans les bras du vieux prêtre Siméon et une lumière extraordinaire brilla dans l’âme de Siméon. C’est le Christ du Seigneur qu’il porte ! Que de prophéties s’accomplissent en ce moment. Ce que les patriarches, les rois, les prophètes ont pendant tant de siècles désiraient voir, c’était cet enfant, ce Chri.Les souffles de l’inspiration remplissent son âme et au milieu du silence du Temple, il chante son « Nunc dimitis », comme Zacharie avait chanté son Benedictus et Marie son Magnificat.<br />
Tous les siècles chrétiens répéteront ce cantique qui renferme toute la poésie chrétienne de l’âme à la fin d’une vie. Joseph et Marie s’émerveillèrent. Ils savaient mieux que personne que cet enfant était la lumière du monde. Marie s’agenouille pour recevoir la bénédiction du vieux prêtre.<br />
Mais quelle étrange bénédiction. C’est une sombre bénédiction que le Saint Esprit inspire à Siméon : « Cet enfant est né pour la ruine et pour la résurrection de plusieurs en Israël et pour être en butte à la contradiction. Et toi, une épée transpercera ton âme afin que la pensée de plusieurs soient dévoilées ». Une vision claire et détaillée de toutes ses douleurs, spécialement de la Passion, se grava dans son cœur. De la clarté du soleil de Bethléem, Marie se trouve tout à coup transportée au milieu du Clavaire. Elle demeura calme, avec une dignité sans étonnement. Elle entendit venir Anne et reconnaître Jésus comme son Dieu. Elle entendit les paroles que la veille prophétesse dit sur lui à ceux qui attendaient la rédemption d’Israël. Elle revint ensuite vers Nazareth….</p>
<p style="text-align: justify;">Elle revint avec le glaive tranchant dans son cœur.<br />
Elle venait de faire à Dieu un don égal à lui-même. Jamais une telle offrande n’avait été faite depuis la création du monde et il ne pourra jamais y en avoir une semblable. Par là, Marie avait surpassé toutes les adorations des anges… et malgré cela, Marie recevait un glaive en son cœur… ou à cause de cela…<br />
Jésus était devenu ainsi le principe de sa souffrance. Le cours du temps devenait amertume pour elle car elle voyait Gethsémani et le Calvaire. La Passion était devenue pour Marie une inévitable vision. Elle était toujours devant elle.<br />
Telle devait être la vie de Marie, celle de la Mère de Dieu. La souffrance ! Sa cause en était dans une étroite union avec Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">Pensez ! Une cause de sa douleur : dans l’offrande que Marie avait faite à Dieu, elle avait offert Jésus à la mort, de sa libre et propre volonté. Etrange effet de la grandeur de l’amour d’une mère. Cependant c’était par amour qu’elle avait fait cette offrande : c’est par amour pour Dieu, par l’amour le plus saint, le plus pur, le plus désintéressé. Car Celui qui était son Fils était Dieu aussi et celui qui était Dieu était aussi victime. Elle le savait mieux que personne. Quarante jours s’étaient écoulés et voilà qu’elle le donnait, quelle le livrait à la mort et le glaive de Siméon était entré profondément dans son cœur. Elle ne pouvait plus le posséder tranquillement comme une mère son enfant. Elle ne pouvait empêcher la Passion. Jésus appartenait aux pécheurs ; il appartenait à la justice de son Père. Il était une victime qu’elle avait à garder jusqu’à ce que l’heure du sacrifice fût venue. Quel office à remplir pour une mère ! C’est là ce qui résultait pour Marie de sa qualité de Mère de Dieu, de Mère de la Victime Sainte.</p>
<p style="text-align: justify;">Et les contradictions ! Il serait en but à la contradiction. Son Fils ! Siméon avait parlé de contradictions. C’est donc que le monde entier ne serait pas à ses pieds. S’il faut qu’il meurt…au moins que jusqu’à sa mort, les hommes soient suspendus à ses paroles ; ils le suivront partout pour entendre sa merveilleuse doctrine. Quand il aura expié sur la Croix, au moins sa royauté sera-t-elle confessée !<br />
Non, il ne devait pas en être ainsi. Elle le savait. Mais qui avait-il donc à contredire en Jésus ? Il était la beauté même. Il était la vérité même. Il était l’amour, il était la douceur même ? Qui voudrait être irrespectueux envers lui ? Qui voudrait contredire la vérité, la vérité éternelle ?<br />
Et Marie voyait que tout cela allait arriver. Le martyr des saints innocents le lui, avait fait comprendre. La Passion et les moqueries et les hurlements retentissaient déjà dans son cœur. Les hommes ne voulurent pas apprécier l’oblation de son Fils. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu.<br />
Et c’est pourquoi ce sacrifice ne serait pas efficace pour tous. Il eut mieux valu pour certains qu’il ne fut pas venu. O pensée cruelle, la plus cruelle de toutes. Il était terrible pour Marie de penser que son enfant devait être en un certain sens pour quelques uns et même pour beaucoup une sentence de mort. Entre Dieu et le monde, il y avait une grave affaire engagée Et Jésus était une pierre de touche. Les hommes avaient à choisir pour l’un ou pour l’autre, pour Dieu ou pour le monde ! Le glaive de Marie n’était que plus acéré ! Il vient avec l’unique intention d’aimer et voilà que la conséquence immédiate de sa venue est la contradiction qui se termine avec par la perte éternelle de plusieurs, plus la dévastation de sa patrie par les Romains, plus la dispersion de son peuple choisi.<br />
O Mère infortuné !<br />
Vous avez offert votre Fils à la mort. Son apparition sera le signal de contradictions sans nombre qui s’élèveront contre lui. Il est établi pour la ruine totale de plusieurs. A cause de lui, la contrée et le peuple seront maudits. Il rendra les hommes capables de profaner la gloire de Dieu plus que toutes les générations l’ont fait auparavant. O Mère de douleurs !</p>
<p style="text-align: justify;">Ah retenons de cette douleur de Marie prophétisée par Siméon : que l’affliction est la récompense de la sainteté et que Jésus en est la cause. Mystère !</p>


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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 11:44:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les 7 critères de bonne santé d’un diocèse ou d&#8217;une simple paroisse Sur Perepiscopus, on lit:  Le diocèse de Solsona et Vic en Espagne a invité Mgr Dominique Rey à un Congrès sur la Nouvelle Evangélisation qui s’est tenu les 7 et 8 Janvier. Mgr Rey a listé sept critères pour discerner si une paroisse, un [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/5339/contestation-dans-le-diocese-de-rouen/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Contestation dans le diocèse de Rouen'>Contestation dans le diocèse de Rouen</a></li>
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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Les 7 critères de bonne santé d’un diocèse</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>ou d&#8217;une simple paroisse</strong></span></p></blockquote>
<p>Sur Perepiscopus, on lit:</p>
<p> Le diocèse de Solsona et Vic en Espagne a invité Mgr Dominique Rey à un Congrès sur la Nouvelle Evangélisation qui s’est tenu les 7 et 8 Janvier. <span style="color: #cc0000;"><strong>Mgr Rey a listé sept critères pour discerner si une paroisse, un diocèse ou une communauté « va bien ». </strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>C&#8217;est un peu la paroisse de Rolleboise.<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/eglise-de-rolleboise.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5581" title="eglise de rolleboise" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/eglise-de-rolleboise.bmp" alt="" /></a></strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Les voici :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">1) Le pasteur a la capacité à déléguer, il a formé le personnel et les utilise … Il n’est pas un « homme-orchestre » qui accomplit tout les tâches seul. Cela signifie que la communauté dispose de ressources et de personnels formés.</p>
<p style="text-align: justify;">2) Le pasteur discerne les dons des personnes et leur fait porter des fruits. Au lieu de chercher la manière de remplir un poste, il se demande plutôt quels sont les dons et les charismes de son peuple et organise la communauté (groupe, paroisse, diocèse) en fonction de ces dons, des personnes et de leurs capacités.</p>
<p style="text-align: justify;">3) La communauté est belle et il le montre. Le groupe maintient l’enthousiasme. La joie et la célébration passent en premier.</p>
<p style="text-align: justify;">4) La communauté change sa structure pour s’adapter à la «nouvelle évangélisation». La société chrétienne n’est plus et il n’est plus utile de maintenir des structures organisationnelles qui ne fonctionnent plus aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">5) La communauté prend soin de la beauté et de la dignité des célébrations, surtout l’Eucharistie. L’Eglise ne peut pas gagner le monde avec du simple divertissement ou de l’amusement, mais offre du sacré.</p>
<p style="text-align: justify;">6) La communauté est organisée en petits groupes. «Ils sont la clé de la croissance », selon Mgr Rey. Un nouveau converti ne peut pas être invité directement à la messe du dimanche, sans comprendre la liturgie. Il doit s’intégrer dans un petit groupe, qui se réunira dans une maison pour prier, recevoir des leçons, discuter, entendre ses préoccupations. Mgr Rey a loué le système des cellules paroissiales d’évangélisation.</p>
<p style="text-align: justify;">7) La communauté rayonne et la charité règne parmi ses membres. Il y a une forte relation entre les membres de la communauté, qui se connaissent et s’entraident, et cela se voit à l’extérieur. Les paroissiens ne fréquentent pas l’église en tant que consommateurs de services, mais comme membres.</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/4993/nous-sommes-les-bienvenues-dans-le-diocese-de-poitiers/' rel='bookmark' title='Permanent Link: &laquo;&nbsp;Nous sommes les bienvenus dans le diocèse de Poitiers?'>&laquo;&nbsp;Nous sommes les bienvenus dans le diocèse de Poitiers?</a></li>
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		<title>Correspondance européenne n. 246 du 30 janvier 2012</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 19:46:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[flash infos]]></category>

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		<description><![CDATA[Correspondance européenne n. 246 du 30 janvier 2012 Quelques extraits de Correspondance européenne n° 246: -La Hongrie dans le colimateur -L&#8217;Europe, une dictature - Belgique : un tribunal islamique à Anvers -Belgique : un gynécologue condamné &#160; CE 246/01 UE : la Hongrie dans le collimateur Dans une allocution au Parlement européen, le député britannique Nigel [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3001/la-cour-europeenne-des-droits-de-l%e2%80%99homme-donne-raison-a-des-refugies-chretiens/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Cour européenne des droits de l’homme donne raison à des réfugiés chrétiens'>La Cour européenne des droits de l’homme donne raison à des réfugiés chrétiens</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5536/encore-sur-la-hongrie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Encore sur la Hongrie&#8230;'>Encore sur la Hongrie&#8230;</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/781/correspondance-journet-maritain-le-mystere-du-tome-vi/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Correspondance Journet-Maritain Le mystère du Tome VI'>Correspondance Journet-Maritain Le mystère du Tome VI</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Correspondance européenne n. 246 du 30 janvier 2012</strong></span></p></blockquote>
<p><strong>Quelques extraits de Correspondance européenne n° 246:</strong></p>
<p><strong>-La Hongrie dans le colimateur</strong></p>
<p><strong>-L&#8217;Europe, une dictature</strong></p>
<p><strong>- Belgique : un tribunal islamique à Anvers</strong></p>
<p><strong>-Belgique : un gynécologue condamné</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>CE 246/01 UE : la Hongrie dans le collimateur</strong></span></p>
<p>Dans une allocution au Parlement européen, le député britannique Nigel Farage avait interpellé le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, sur le ton de « bienvenue au club ». Il lui faisait remarquer que la Hongrie avait été assez heureuse de s’être débarrassée de la tutelle de l’URSS et se demandait pourquoi elle avait été si pressée de rallier l’Union européenne et de reperdre ainsi l’indépendance qu’elle venait de gagner. Orban ne savait pas si, en entendant de tels propos, il devait adopter le sourire méprisant que le Président de la Commission européen, José Manuel Barroso, a l’habitude d’arborer. Il devait se rendre compte qu’il y avait du vrai dans ce que disait Farage.</p>
<p>Or l’Union européenne n’a pas tardé à frapper. Viktor Orban, bien décidé à grader le contrôle de l’économie hongroise, s’est trouvé sous le feu de la Commission européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et des agences de notation. Il reçut une lettre du président de la Commission, José Manuel Barroso, le sommant de « retirer » deux projets de loi jugés contradictoires avec le traité de l’Union. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Janos Martonyi, a alors annoncé, mercredi 21 décembre, que le gouvernement comptait faire adopter avant Noël au Parlement les deux textes, qui touchent l’indépendance de la banque centrale et la politique fiscale.</p>
<p>Le même jour, l’agence Standard and Poor’s dégradait en catégorie spéculative la note attribuée à la dette de la Hongrie, en évoquant les « politiques publiques imprévisibles » menées à Budapest. La première de ces « lois fondamentales » prévoit de fusionner le directoire de la Banque nationale de Hongrie (MNB) avec un Conseil monétaire élargi, où le président de la banque centrale verrait ses prérogatives réduites. Un amendement propose que le Parlement puisse limoger des membres du Conseil monétaire lorsque ceux-ci « agissent contre l’intérêt du pays ». L’autre projet de loi impose une majorité parlementaire des deux tiers pour décider de tout changement dans la fiscalité, ce qui empêcherait les nécessaires ajustements en cas de dérapage du déficit ou de la dette (“Le Monde”, 23 décembre 2011).</p>
<p>Cette affaire tend à révéler le visage totalitaire de l’Union européenne. Désormais l’indépendance législative des Etats membres est une illusion, rapidement perdue en cas de conflit avec le pouvoir central. « Dans le cas de la Hongrie – précise Michel Janva (11/1/12) – ce qui doit inquiéter, c’est la campagne de dénigrement menée contre le gouvernement de centre-droit par les bureaucrates de Bruxelles et la grande presse européenne : avec le prétexte de certaines mesures certainement discutable, en réalité, ce qui est dans le collimateur, ce sont les principes fondamentaux de la Constitution de la Hongrie: la revendication des racines chrétiennes, la promotion de la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, la défense de la vie. Ce qui est recherché, c’est donc une homogénéisation culturelle qui a comme point de référence les (anti) valeurs dominantes en Europe du Nord. (…) En d’autres termes, nous sommes confrontés à un processus d’homologation, tant sur le plan culturel que sur celui strictement politique et économique, qui est la négation même de l’idée originelle de l’Union européenne, où les différences et les particularités de chaque État devaient être une source d’enrichissement mutuel ».</p>
<p>Mais l’Union européenne n’est pas à court de ressources. La Hongrie « endettée à hauteur de 82 % de son PIB, est financièrement pris à la gorge ». Le Pays a besoin de plus de 15 milliards d’euros cette année pour faire face à ses échéances. Mais en réaction au train de mesures très controversées du premier ministre Viktor Orban, l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) ont interrompu les discussions le mois dernier sur l’octroi d’un nouveau prêt d’urgence. « Actuellement, le FMI et l’Europe n’ont aucune raison d’accorder des prêts », juge Tamas Bauer, ancien parlementaire et nouveau vice-président du parti d’opposition Coalition démocratique. « Si le gouvernement rejette les demandes de l’UE et du FMI, il y a un vrai danger d’effondrement financier » (“Le Figaro”, 3 janvier 2012). (G. de B.)</p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>CE 246/02 UE : L’Europe une dictature</strong></span></p>
<p>Nous reproduisons un article de Michel de Poncins paru dans « Tocqueville Magazine – Le Flash » le 23 janvier 2012.</p>
<p>La CEE ressemble fort à une dictature à 27 têtes, ce qui est le contraire d’une démocratie. Quel que soit le jugement de valeur diversifié que l’on porte sur la démocratie en général, les eurocrates en se prétendant démocrates ne sont pas dans la vérité. Les 27 commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle aucun. Le parlement est, d’ailleurs, lui-même élu d’une façon extrêmement douteuse. Les votes ont lieu à mains levées ; leur sens étant laissé au « jugement » du président de séance. Les gouvernements exercent, théoriquement, une surveillance par l’intermédiaire de fonctionnaires non élus mais ce n’est qu’une gentille parodie de contrôle.</p>
<p>Plusieurs pays, par référendum, avaient rejeté l’idée d’une constitution européenne. Cela n’a pas gêné le moins du monde la dictature européenne. Par de vrais coups d’État, cette volonté affirmée de peuples fut contournée pour aboutir au traité de Lisbonne. L’arme financière fût parfois utilisée pour ramener à la raison les peuples récalcitrants. Dans le rêve délirant de « plus d’Europe », le couple franco-allemand évoque une nouvelle révision des traités ; cette révision pourrait prévoir le droit pour la commission d’approuver les budgets nationaux: personne ne peut imaginer le niveau de désordre d’une telle mesure si elle voyait le jour.</p>
<p>Un des caractères habituels des pouvoirs totalitaires est la richesse des dictateurs. Dans ce domaine les commissaires et tous leurs compagnons de route se surpassent. La richesse s’étend jusqu’aux employés subalternes. La richesse des commissaires eux-mêmes est impossible à mesurer ; elle dépasse largement leurs émoluments par une foule d’avantages annexes. Un commissaire quittant ses fonctions touche son salaire pendant trois ans pour avoir le temps de se reclasser ! Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des eurocrates est un des moteurs de l’accroissement de la dictature européenne ; c’est un principe absolu que plus les unités publiques s’agrandissent, plus la richesse des acteurs s’accroît et moins il existe de contrôle !</p>
<p>Comme toute dictature, l’hydre à 27 têtes n’est pas seule. Une grande foule d’organismes gravitent autour d’elle ; leur recensement est impossible à faire.</p>
<p>Intéressons nous au sommet et à ses trois présidents : Herman Van Rompuy président de l’ensemble, un président tournant tous les six mois pour représenter les États, et Barroso, le président inoxydable de la commission. Indépendamment des problèmes plutôt réjouissants de protocole, chacun de ces personnages a ses frais et ses bureaux ; il s’occupe de marquer son territoire en se livrant à des actions diversement ruineuses. Il faut ajouter une multitude de fonctionnaires dans les pays membres. La plupart ont des ministres consacrés à l’Europe avec tout le train correspondant. Il existe à Bruxelles trois mille cabinets de lobbying ce qui avec le personnel fait une population de peut-être 15 000 personnes attachées à cette forme polie de la corruption qu’est le lobbying.</p>
<p>La ruine est une conséquence inévitable de cette situation délétère. Celle-ci se traduit par la panne de croissance. La dégradation ou le début de la dégradation de certaines notes des agences en est un autre signe ainsi que la fragilité des dettes souveraines. Le chômage atteint des taux inadmissibles. La Chine, pourtant pays communiste, est appelée au secours.</p>
<p>Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie. Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres règlementations déversées par la CEE ; un commissaire ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s’occupe de tous les détails de la vie d’un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu’au choix des ampoules. Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d’industries et de consommations.</p>
<p>La Cour de justice aggrave l’effet du déluge : de son fait personne n’est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale. La fraude généralisée s’ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.</p>
<p>L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres, de l’argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites… A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les eurocrates il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.</p>
<p>Enfin les politiques imposées par les États membres sont à la source de la ruine des populations. Les politiques de relance à base d’actions publiques ont montré leur nocivité. Nous connaissons la tentative inutile du sauvetage de la Grèce ; les tonnes d’argent déversées sur ce pays sans arriver à le sauver l’ont été par pure idéologie européiste ; la monnaie unique était une mauvaise idée que nous avons dénoncée en son temps ; les gouvernements ont voulu la préserver en s’imaginant à tort qu’elle était nécessaire à l’Europe.</p>
<p>Ne pas oublier la distribution sans contrôle de subventions dans le monde entier et ceci par des fonds spécialement créés à cet effet. Notons aussi, au titre des politiques suivies promptement par les eurocrates, toutes les mauvaises causes des idéologies ambiantes : réchauffement climatique, immigration sauvage, parité homme-femme, culture de mort avec la destruction des familles, biodiversité, etc. Chacune de ces idéologies mensongères est porteuse de ruine.</p>
<p>Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne c’est-à-dire d’accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les européistes prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c’est une erreur. La libération des échanges, chemin nécessaire à l’accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.</p>
<p>L’euro va-t-il éclater et l’Europe aussi ? L’avenir nous le dira.</p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>CE 246/03 Belgique : un tribunal islamique à Anvers</strong></span></p>
<p>L’organisation islamiste Sharia4Belgium est à l’initiative de l’ouverture, à Anvers, d’un “tribunal” chargé de régler, selon la justice islamique, des différends matrimoniaux et des questions d’héritage. Selon “Het laatste Nieuws” (10 septembre 2011), ce “Centre de Services Islamiques”, établi dans le quartier de Borgerhout, traitera, en accord avec la sharia, tous les cas de divorces, d’annulation de mariage, de réconciliation ou de différends conjugaux et remettra un certificat si nécessaire. L’échevine anversoise de la diversité, Monica De Coninck (sp.a), dont les services affirment tenir à l’oeil Sharia4Belgium, estime que l’initiative n’est pas une mauvaise chose si elle se limite à de la médiation. Il n’est pas question, précise-t-elle, d’un tribunal prononçant et exécutant des peines. Naïveté ou hypocrisie ? Selon l’échevine, la chose est sous contrôle et elle ajoute même qu’il valait mieux que cela se passe ainsi plutôt que sous la pression de musulmans fondamentalistes…</p>
<p>Aussitôt, le Vlaams Belang a exigé la fermeture du “tribunal de la sharia”. Pour Filip De Winter, il s’agit d’un nouveau pas vers l’islamisation d’Anvers. Il semble être le seul à se rendre compte que le “Centre de Services Islamiques” n’est qu’une avancée de plus vers le « développement d’une justice parallèle fondée sur des principes qui s’opposent aux valeurs de notre état de droit démocratique ». Il a en outre suggéré à Monica De Coninck de se renseigner au sujet de la sharia et de voir quelle est la condition des femmes selon ce code judiciaire. De son côté, “Euboco” (23 décembre 2011) a alerté le Roi Albert II de l’importance du danger : « Vos fidèles sujets vont-ils, à l’instar de certains citoyens britanniques se voir refuser l’accès à des secteurs entiers de leurs villes car décrétés zones d’application de la sharia par des gens refusant de respecter notre mode de vie et nos lois? Va-t-on finalement, progressivement, islamiser les cantines d’école en imposant le halal à l’ensemble des élèves sous prétexte de présence d’enfants musulmans sur les bancs scolaires ? En certaines communes, allons-nous voir nos policiers et employés communaux, avant nous-mêmes, s’astreindre au respect des règles mahométanes du Ramadan sous prétexte qu’une majorité de la population de ces communes serait de confession musulmane ? Allons-nous être amenés, en cette proche période de Noël, à cacher nos sapins lumineux et à éviter de prononcer le mot Noël dans le but de ne pas ” stigmatiser ” une population se tenant volontairement à l’écart de notre société ? » Le même groupe Sharia4Belgium a été surpris distribuant des tracts à Anvers, critiquant les modes de vie occidentaux et faisant l’éloge de l’islam. Interpellés, les activistes ont opposé une résistance physique aux forces de l’ordre et ont été arrêtés, pour être relâchés le lendemain. (C. B. C.)</p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>CE 246/05 Belgique : un gynécologue condamné</strong></span></p>
<p>Un gynécologue de Courtai a été condamné à payer 100 000 euros de dédommagements aux parents d’un enfant handicapé parce qu’il les avait averti trop tard du handicap de leur fille les empêchant ainsi de procéder à l’avortement. En effet, les parents n’avaient été mis au courant qu’après la trentième semaine de grossesse alors que le gynécologue aurait pu attester la présence d’un risque élevé de handicap grâce à un test effectué à la quinzième semaine. Le gynécologue les avait renvoyés vers l’hôpital, où un autre médecin leur avait finalement annoncé que leur fille, aujourd’hui âgée de 9 ans, souffrirait d’une forme grave de spina bifida, une malformation au niveau du dos.</p>
<p>La mère en était alors à sa 33ème semaine de grossesse. La fillette se déplace aujourd’hui en chaise roulante, elle est incontinente et souffre d’un retard mental.</p>
<p>Les parents ont entamé leur combat judiciaire deux ans après la naissance de leur enfant. Ils prétendent que s’ils avaient été avertis de l’handicap dont souffrirait leur fille, ils auraient opté pour l’avortement. Le tribunal de Courtrai avait déjà estimé que le gynécologue avait commis une erreur. La Cour d’Appel a désormais confirmé ce jugement.</p>
<p>Le gynécologue de l’hôpital, qui avait annoncé la nouvelle aux parents, a été acquitté. Pour l’avocat Thierry Vansweevelt, il s’agit d’un jugement important. « La loi sur l’avortement ne fait qu’une distinction entre l’avortement avant et après 12 semaines de grossesse. A partir de 12 semaines, l’interruption volontaire de grossesse n’est autorisée que si l’enfant souffre d’une maladie grave et incurable ou si la vie de la mère est en danger. Le loi ne prévoit aucun terme », dit-il. La sénatrice et gynécologue Marleen Temmerman (sp.a) a par ailleurs déclaré : « Je souhaite affiner la loi au cours de cette législature » (Institut européen de Bioéthique, 23 décembre 2011).</p>
<p>Cette condamnation est dans la logique de l’avortement reconnue comme un droit puisque priver quelqu’un de l’exercice de son droit est un préjudice indemnisable. Elle pose cependant la question de la preuve que la mère avaient réellement l’intention d’avorter si elle avaient su que sa fille allait naître handicapée. En outre, l’exercice de ce droit est aujourd’hui limité selon la gravité du handicap. Si ces conditions devaient être élargies ou tout simplement supprimées, n’importe quelle femme pourrait réclamer un dédommagement après une naissance en prétendant qu’elle n’est pas satisfaite de son enfant et aurait avorté si elle avait su. Cette perspective qui semble encore irréaliste ne l’est pas tant que ça car, si l’avortement est réellement considéré comme un droit des femmes, les conditions qui l’encadrent sont par définition sujettes à modification. L’avortement étant fondé sur la subjectivité de la femme contre le fait objectif de la vie de l’enfant, les conditions qui en limitent la pratique restent fragiles. (C. B. C.)</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3001/la-cour-europeenne-des-droits-de-l%e2%80%99homme-donne-raison-a-des-refugies-chretiens/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Cour européenne des droits de l’homme donne raison à des réfugiés chrétiens'>La Cour européenne des droits de l’homme donne raison à des réfugiés chrétiens</a></li>
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		<title>Une parole forte et motivée d’évêque clairement en faveur de l’application du Motu Proprio « Summorun Pontificum »…mais en Italie.</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 18:31:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;C&#8217;est avec beaucoup d&#8217;amertume&#160;&#187; SOURCE &#8211; Site du diocèse d&#8217;Albenga-Imperia &#8211; traduction française parue sur le Forum Catholique &#8211; 1er janvier 2012 &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;- S.E. Rev.me Monseigneur MARIO OLIVERI , aux prêtres et diacres Chers fils, C&#8217;est avec beaucoup d&#8217;amertume que je dois constater que beaucoup d&#8217;entre vous ont assumé et exprimé une attitude non juste [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/4773/synode-de-versailles-et-motu-proprio/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Synode de Versailles et Motu Proprio'>Synode de Versailles et Motu Proprio</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>&laquo;&nbsp;C&#8217;est avec beaucoup d&#8217;amertume&nbsp;&raquo;</strong></span></p></blockquote>
<p>SOURCE &#8211; <span style="color: #cc0000;"><strong>Site du diocèse d&#8217;Albenga-Imperia</strong></span> &#8211; traduction française parue sur le Forum Catholique &#8211; 1er janvier 2012</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/Mgr-Mario-Oliveri.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5573" title="Mgr Mario Oliveri" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/Mgr-Mario-Oliveri-157x300.jpg" alt="" width="157" height="300" /></a>S.E. Rev.me Monseigneur MARIO OLIVERI , aux prêtres et diacres</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Chers fils,</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>C&#8217;est avec beaucoup d&#8217;amertume que je dois constater que beaucoup d&#8217;entre vous ont assumé et exprimé une attitude non juste de pensée et de cœur face à la possibilité donnée aux fidèles par le Motu Proprio &laquo;&nbsp;Summorum Pontificum&nbsp;&raquo; du Pape Benedetto XVI, d’avoir la célébration de la Sainte Messe &laquo;&nbsp;en forme extraordinaire &laquo;&nbsp;, selon le Missel du Bienheureux Jean XXIII, promulgué en 1962.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Durant les &laquo;&nbsp;Trois Jours du Clergé &nbsp;&raquo; de septembre 2007, j&#8217;ai indiqué avec force et clarté ce qu&#8217;est la valeur et le vrai sens du Motu Proprio, comment on le doit interpréter et comment on le doit accueillir, avec l&#8217;esprit ouvert au contenu magisteriel du Document et avec une prompte volonté et une obéissance convaincue. La prise de position de votre Évêque ne manquait pas d&#8217;être revêtue de sa pleine autorité, en concordance avec l&#8217;acte solennel de Rome. La prise de position de votre Évêque était fondée sur la raison et sur l&#8217;argumentation théologique sur la nature de la Divine Liturgie, sur l&#8217;immu(t)abilité de la substance de ses contenus surnaturels, et fondée sur des ordres pratiques, concrets, de bon sens ecclésial.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>La réaction négative au Motu Proprio et aux indications théologiques et pratiques de votre Évêque est quasi toujours de caractère émotif et dictée par des raisonnements théologiques superficiels, une vision théologique pauvre et myope, qui ne part et ne rejoint pas la vraie nature des choses qui regardent la foi et l’œuvre sacramentelle de l’Église, qui ne se nourrit pas de la Tradition pérenne de l’Église, qui regarde aux aspects marginaux ou pour le moins incomplets des questions. Non sans raison, j&#8217;avais, dans ces Trois Jours, fait précéder aux indications opérationnelles et aux principes guides de toute action une exposition doctrinale sur l&#8217;immuable nature de la Liturgie.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>J&#8217;ai su que dans plusieurs zones, de la part de divers prêtres et curés, il y a eu des manifestations de dérision envers les fidèles qui ont demandé à se faire valoir de la faculté, du droit, d&#8217;avoir la célébration de la Saint Messe en forme extraordinaire, et même des expressions de mépris et quasi d&#8217;hostilité face à l&#8217;attitude de confrères prêtres bien disposés face à ces demandes. Il s&#8217;est même opposé un refus, non serein et dénué de raison (mais il ne pouvait y avoir là de raison) d&#8217;afficher l&#8217;avis de célébration de cette messe dans une église à un horaire déterminé.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Je demande qu&#8217;il soit mis fin à toute attitude non conforme à la communion ecclésiale, à la discipline de l’Église et à l&#8217;obéissance convaincue et due à des actes importants du Magistère ou du Gouvernement.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Je suis convaincu que mon rappel sera accueilli dans un esprit filial de respect et d&#8217;obéissance.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Toujours en référence à ces trois jours de 2007, je dois encore revenir sur l&#8217;application due des indications données par votre Évêque a propos des bonnes dispositions que vous devez avoir pour tout ce qui concerne l&#8217;espace de l’Église appelé le Chœur? Les indications sur la remise en ordre du choeur et la position des autels sont explicitées dans l&#8217;opuscule &laquo;&nbsp;La Divina Liturgia&nbsp;&raquo;, pp 23-26.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Ces indications, à plus de quatre ans de là, n&#8217;ont pas été appliquées partout et par tous. C&#8217;étaient et ce sont des indications raisonnables, fondées sur de bons principes et critères d&#8217;ordre général, liturgique et ecclésial&#8230;/&#8230;</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>J&#8217;estime que désormais le temps est passé de l&#8217;attente et de la tolérance, et qu&#8217;il soit arrivé le moment de l’exécution des indications de la part de chacun, de façon à en arriver aux prochaines Pâques avec tous le choeurs remis en ordre, ou au moins avec un projet étudié, là où seraient des difficultés.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Il va de soit que la non application des indications, dans ce laps de temps, serait considéré comme une désobéissance explicite. Mais j&#8217;ai confiance et espérance que cela n&#8217;advienne.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Je m&#8217;afflige d&#8217;avertir par cette lettre&#8230;etc</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Albenga, 1er janvier 2012, Solennité de la Mère de Dieu</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Monsignor + Mario Oliveri, évêque</strong></span></p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/4519/lapplication-du-motu-proprio-summorum-pontificum/' rel='bookmark' title='Permanent Link: L&#8217;application du Motu Proprio Summorum Pontificum'>L&#8217;application du Motu Proprio Summorum Pontificum</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/133/le-motu-proprio-de-benoit-xvi-%c2%ab-ecclesiae-unitatem-%c2%bb-reorganisant-la-commission-pontificale-%c2%ab-ecclesia-dei-%c2%bb/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le Motu Proprio de Benoît XVI « Ecclesiae Unitatem » réorganisant la Commission Pontificale « Ecclesia Dei »'>Le Motu Proprio de Benoît XVI « Ecclesiae Unitatem » réorganisant la Commission Pontificale « Ecclesia Dei »</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4773/synode-de-versailles-et-motu-proprio/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Synode de Versailles et Motu Proprio'>Synode de Versailles et Motu Proprio</a></li>
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		<title>Une quatrième paroisse personnelle en France</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 18:13:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une quatrième paroisse personnelle en France 15 janvier 2012  lu sur le suite de Christophe Saint-Placide &#171;&#160;À l’assemblée Réunicatho qui a commencé à 14h00 aujourd’hui, Mgr Schneider a annoncé un progrès sérieux en matière d’application du motu proprio Summorum Pontificum. En effet, Mgr de Germiny, évêque de Blois, a érigé le 1er novembre dernier une [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/1317/en-la-paroisse-de-thiberville-ce-dimanche-matin/' rel='bookmark' title='Permanent Link: En la paroisse de Thiberville (Evreux), ce dimanche matin, 3 janvier 2010'>En la paroisse de Thiberville (Evreux), ce dimanche matin, 3 janvier 2010</a></li>
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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Une quatrième paroisse personnelle en France</strong></span><br />
<strong>15 janvier 2012 </strong></p></blockquote>
<p><strong>lu sur le suite de Christophe Saint-Placide</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;À l’assemblée Réunicatho qui a commencé à 14h00 aujourd’hui, Mgr Schneider a annoncé un progrès sérieux en matière d’application du motu proprio Summorum Pontificum. En effet, Mgr de Germiny, évêque de Blois, a érigé le 1er novembre dernier une paroisse personnelle pour la forme extraordinaire, à Blois, dans l’église Notre-Dame des Grouëts. La paroisse a été placée sous le patronage des Saints Apôtres.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/Abbé-Gac-de-la-Fraternité-saint-Thomas-becket.png"><img class="alignleft size-full wp-image-5566" title="Abbé Gac de la Fraternité saint Thomas becket" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/Abbé-Gac-de-la-Fraternité-saint-Thomas-becket.png" alt="" width="241" height="160" /></a>L’annonce en a été faite ce matin par M l’abbé Gac, supérieur de la Fraternité Saint-Thomas-Becket, qui est désigné comme curé de cette paroisse personnelle. Je suis en mesure de révéler que l’abbé Michel Viot a joué un rôle déterminant dans cette affaire. Jusqu’ici, en effet, l’église Notre-Dame des Grouëts dépendait de la paroisse St-Pierre-des-Cabochons, dont le curé était l’abbé Michel Viot qui l’avait déjà affectée à la célébration de la forme extraordinaire. En raison du regroupement paroissial qui a été décrété dans le diocèse, elle est actuellement sur le territoire de la paroisse Rive droite, celle de la cathédrale de Blois, mais a été détachée de cette paroisse pour devenir l’église de la paroisse personnelle des Saints-Apôtres.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a donc désormais quatre paroisses personnelles pour la forme extraordinaire en France :</p>
<p style="text-align: justify;">La paroisse St-François de Paule, à Toulon, dont l’abbé Fabrice Loiseau, supérieur de la société Missionnaires de la Miséricorde divine est le curé ;</p>
<p style="text-align: justify;">La paroisse St-Éloi, à Bordeaux, dont l’abbé Vella, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur est le curé ;</p>
<p style="text-align: justify;">La paroisse de la Croix-Glorieuse, à Strasbourg, dont l’abbé Gouyaud, prêtre de l’association Totus Tuus est le curé ;</p>
<p style="text-align: justify;">Et la paroisse des Saints-Apôtres, à Blois, dont l’abbé Gac, supérieur de l’Institut Saint-Thomas-Becket, est le curé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voici le texte du décret d&#8217;érection:  On notera la mention immédiate à <em>Summorum Pontificum</em> :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Vu le motu proprio <em>Summorum Pontificum</em> de Benoît XVI, du 7 juillet 2007;</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Attendu la demande d’un groupe de fidèles de voir dûment pris en compte leur droit à « suivre leur forme propre de vie spirituelle »(c; 214 CIC) dans le respect de leur devoir « de garder toujours, même dans leur manière d’agir, la communion avec l’Eglise » (c. 209 § 1 CIC);</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Vu le canon 518 du Code de droit canonique;</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Le Conseil presbytéral ayant été entendu, conformément au canon 515 § 2 du Code de droit canonique;</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Maurice de Germiny, évêque de Blois, décide ce qui suit:</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Art. 1 : Une paroisse personnelle, sous le titre des Saints Apôtres, est créée dans le diocèse de Blois pour les fidèles qui désirent vivre la liturgie selon la forme extraordinaire du rite romain.</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Art. 2 : Les célébrations liturgiques de la paroisse personnelle des Saints Apôtres auront lieu à Notre-Dame-des-Grouëts à Blois.</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Art. 3 : Cette paroisse personnelle est régie par les canons 515-552 du Code de droit canonique , traitant des paroisses, curés et vicaires paroissiaux.</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Art. 4 : Le curé de la paroisse personnelle possède les mêmes obligations et droits que le curé territorial.</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Art. 5 : La juridiction du curé de la paroisse personnelle des Saints Apôtres est cumulative avec celle du curé de la paroisse territoriale des intéressés.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">En la fête de tous les saints,</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">1. XI. MMXI</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">+ Maurice de Germiny</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">évêque de Blois</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">« Ecce cum Ille »</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Jean-Marie Lecoq</span></strong><br />
<strong><span style="color: #cc0000;">Chancelier</span></strong></p>
</blockquote>
</div>


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		<title>Comme un bouquet de roses</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 16:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[4èmedimanche après l’Epiphanie Comme un bouquet de roses Les pensées de cette messe sont tellement riches et nombreuses qu’on ne sait où arrêter son esprit et sa réflexion…Aussi je me permettrai d’être un peu comme l’abeille qui, sur un parterre de fleurs, va et vient de l’une à l’autre. Ainsi irons nous d’idée en idée…Ainsi [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5438/et-toute-chair-verra-le-salut-de-dieu/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Et toute chair verra le salut de Dieu »'>« Et toute chair verra le salut de Dieu »</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/2567/lemission-les-infiltres-du-mardi-27-avril/' rel='bookmark' title='Permanent Link: L&#8217;émission &laquo;&nbsp;Les infiltrés&nbsp;&raquo; du mardi 27 avril.'>L&#8217;émission &laquo;&nbsp;Les infiltrés&nbsp;&raquo; du mardi 27 avril.</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4124/%c2%ab-ma-bouche-publiera-la-louange-du-seigneur/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Ma bouche publiera la louange du Seigneur'>« Ma bouche publiera la louange du Seigneur</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>4<sup>ème</sup>dimanche après l’Epiphanie</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>Comme un bouquet de roses</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-tempête-apaisée.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5559" title="la tempête apaisée" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-tempête-apaisée.bmp" alt="" /></a>Les pensées de cette messe sont tellement riches et nombreuses qu’on ne sait où arrêter son esprit et sa réflexion…Aussi je me permettrai d’être un peu comme l’abeille qui, sur un parterre de fleurs, va et vient de l’une à l’autre. Ainsi irons nous d’idée en idée…Ainsi irons nous cueillir quelques  fleurs pour en faire <span style="text-decoration: underline;">un beau bouquet…que je suis heureux de vous offrir pour qu’il orne votre demeure, la demeure de votre âme et y répande tous ses parfums de joie.</span> Oui !  « Que la terre trésaille de joie ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L’Introït</span> exprime une belle pensée. «<span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;"> Adorez Dieu vous tous ses Anges</span>, Sïon a entendu et s’est réjouie et les filles de Juda ont tressailli de joie ». L’adoration est au cœur de l’activité angélique. Ouvrez l’Apocalypse et vous le constaterez évidemment. «  Puis je vis, &#8211; nous sommes au chapitre 5 verset 11 de l’Apocalypse &#8211; et j&#8217;entendis autour du trône,  - c’est le trône de Dieu et de l’Agneau &#8211;  autour des animaux et des vieillards,  &#8211; ces sont les Evangélistes, les Prophètes et les Apôtres -  la voix d&#8217;une <span style="text-decoration: underline;">multitude d&#8217;anges</span>, et leur nombre était des myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d&#8217;une voix forte : « L&#8217;Agneau qui a été immolé  - C’est le Christ, c’est le Verbe de Dieu, c’est le Fils de Dieu, c’est Dieu lui-même &#8211; est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l&#8217;honneur, la gloire et la bénédiction. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les Anges sont certes nos protecteurs, mais avant ou tout autant les adorateurs de Dieu. Ce qu’ils font, nous devons le faire à notre tour. Nous avons les mêmes raisons qu’eux de le faire. Créatures, ils le sont,  nous le sommes tout autant. Parce que créatures, ils adorent. Nous devons nous-mêmes adorer. C’est une question de justice. Nous devons rendre à Dieu toute gloire, tout honneur, toute louange. Cela  lui est du parce qu’il est créateur. L’enfant doit « honneur et louange » à ses parents. Car il leur doit son existence. Nous devons à Dieu notre adoration, car Il est principe de notre être. Et c’est pourquoi du reste, les élus du ciel s’unissent à cette adoration des anges.</p>
<p style="text-align: justify;"> L’Apocalypse le dit bien au verset suivant, au verste 13: «  Et toutes les créatures qui sont dans le ciel,…je les entendis qui disaient : A Celui qui est assis sur le trône – à Dieu &#8211; louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles! Et les quatre animaux disaient : &nbsp;&raquo; Amen ! &nbsp;&raquo; Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent [Celui qui vit aux siècles des siècles].</p>
<p style="text-align: justify;">Cette adoration s’explique par ma finitude et par la majesté de Dieu. Mais il faut ajouter une autre raison. Au principe de mon chant d’actions de grâces, de celui des Anges et des Saints se trouve le grand mystère de notre Rédemption. La connaissance du mystère dela Rédemption, de cet amour sans mesure du Verbe de Dieu, du Christ pour chacun d’entre nous, provoque en mon cœur action de grâce, louange, adoration</p>
<p style="text-align: justify;"> C’est parce que Dieu est Dieu, qu’ils l’adorent. Mais ce n’est pas tout</p>
<p style="text-align: justify;">« Et je vis, et voici qu&#8217;au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des vieillards,  <span style="text-decoration: underline;">un Agneau était debout:</span> il semblait avoir été immolé; Il vint, et reçut le livre … Quand il eut reçu le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se <span style="text-decoration: underline;">prosternèrent devant l&#8217;Agneau,</span> tenant chacun une harpe et des coupes d&#8217;or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : &nbsp;&raquo; Vous êtes digne de recevoir le livre et d&#8217;en ouvrir les sceaux; car vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre ». Là, le principe de leur adoration n’est plus seulement la puissance créatrice de Dieu, mais bien sa puissance rédemptrice. Elle est tout autant digne d’adoration, le louange, d’action de grâces, de contemplation, d’admiration silencieuse. C’est pourquoi continuez d’imiter lors de votre assistance à la messe, cette belle liturgie céleste ; soyez dans l’adoration, l’action de grâces, la louange. Et vous connaitrez la joie de l’âme. Croyez-moi. « Videte quoniam suavis est Dominus ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L’Epître</span> est tout simplement merveilleuse ; Elle nous rappelle un enseignement fondamental du Christ : <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;">la charité fraternelle.</span></span> Un jour, « un des Pharisiens, docteur de la loi, lui demanda pour l&#8217;embarrasser : &nbsp;&raquo; Maître, quel est le plus grand commandement dela Loi? &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C&#8217;est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. En ces deux commandements tient toutela Loi, et les Prophètes. »</p>
<p style="text-align: justify;">Cet enseignement a été parfaitement retenu et prêché par ses disciples. Aujourd’hui l’Eglise cite saint Paul  dans son Epître aux Romains : « Ne soyez les débiteurs de personne, si ce n’est de vous aimer les unes les autres ». C’est dire que nous avons qu’un seul devoir envers notre prochain, c’est celui de la charité. Il reprend même explicitement l’enseignement du Christ puisque lui aussi dit : « Celui qui aime le prochain accomplitla Loi.Tousles commandements se résument dans cette parole, conclue-t-il,  tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour du prochain ne fait pas de mal ». Il insiste : « L’amour est donc l’accomplissement de la loi »</p>
<p style="text-align: justify;">Saint Jean nous rappelle le même enseignement. Entendez ces paroles particulièrement fortes : « Celui qui dit être dans la lumière<br />
et qui hait son frère est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et il n&#8217;y a en lui aucun sujet de chute.  Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres ; il marche dans les ténèbres, sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ou  encore : « Car le message que vous avez entendu dès le commencement, c&#8217;est que nous nous aimions les uns les autres ; non point comme Caïn, qui était du malin et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, tandis que celles de son frère étaient justes.  Ne vous étonnez pas, mes frères, si le monde vous hait. Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui. qui n&#8217;aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu&#8217;aucun meurtrier n&#8217;a la vie éternelle demeurant en lui. »</p>
<p style="text-align: justify;">Et cet amour que nous devons avoir pour notre prochain a comme archétype celui du Christ qui a donné sa vie pour notre salut : « A ceci, dit saint Jean,  nous avons connu l&#8217;amour, c&#8217;est que Lui a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Si quelqu&#8217;un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans la nécessité, il lui ferme ses entrailles comment l&#8217;amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Mes petits enfants, n&#8217;aimons pas de parole et de langue, mais en action et en vérité » (I Jn 2)</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions également arrêter notre attention sur la <span style="color: #cc0000;"><span style="text-decoration: underline;">crainte de Dieu</span> </span>: « Les nations craindrons votre nom, Seigneur et tous les rois de la terre votre gloire ». Arrêter notre attention et exprimer notre étonnement devant la grande indifférence du monde du nom de Dieu. Son nom est non seulement bafoué, méprisé, moqué mais oublié…comme si nous n’avions pas une âme immortelle qui devra rendre des comptes à Dieu. « Et voici que je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. Je suis l&#8217;alpha et l&#8217;oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d&#8217;avoir droit à l&#8217;arbre de la vie, et afin d&#8217;entrer dans la ville par les portes ! Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s&#8217;y adonne! C&#8217;est moi, Jésus, qui ai envoyé mon ange vous attester ces choses, pour les Eglises. C&#8217;est moi qui suis le rejeton et le fils de David, l&#8217;étoile brillante du matin. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Et l&#8217;Esprit et l&#8217;Epouse disent : &nbsp;&raquo; Venez ! &nbsp;&raquo; Que celui qui entend dise aussi Venez ! Que celui qui a soif, vienne! Que celui qui le désire, prenne de l&#8217;eau de la vie gratuitement ! » Ce sont les dernières paroles de l’Apocalypse.</p>
<p style="text-align: justify;"> Disons en conclusion quelques mots sur l’Evangile et ce merveilleux miracle de <span style="color: #cc0000;"><span style="text-decoration: underline;">Jésus apaisant la tempête</span>.</span> Voilà le troisième miracle que nous raconte dans son année  liturgique, l’Eglise. Nous avons eu d’abord le miracle de Cana : l’eau changée en vin par la puissance du Seigneur. Puis les miracles du lépreux et de l’enfant du Centurion,  guérison et de l’un et de l’autre, de l’un en le touchant, c’est le lépreux, de l’autre à distance, c’est l’enfant du Centurion. Aujourd’hui c’est le miracle de la tempête apaisée. Tous ces miracles montrent la grande puissance de NSJC. Ils fondent sa divinité, ils attirent notre admiration. « Quel est celui à qui la mer et les vents obéissent ? »</p>
<p style="text-align: justify;">Seigneur, je sais en qui j’ai mis ma confiance. Je ne serai pas confondu.</p>
<p style="text-align: justify;">Seigneur, je crois mais augmentez ma foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Tel est mon bouquet de fleurs pour ce dimanche. Et pour votre cœur</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les pensées de cette messe sont tellement riches et nombreuses qu’on ne sait où arrêter son esprit et sa réflexion…Aussi je me permettrai d’être un peu comme l’abeille qui, sur un parterre de fleurs, va et vient de l’une à l’autre. Ainsi irons nous d’idée en idée…Ainsi irons nous cueillir quelques fleurs pour en faire un beau bouquet…que je suis heureux de vous offrir pour qu’il orne votre demeure, la demeure de votre âme et y répande tous ses parfums de joie. Oui ! « Que la terre trésaille de joie ».</p>
<p>L’Introït exprime une belle pensée. « Adorez Dieu vous tous ses Anges, Sïon a entendu et s’est réjouie et les filles de Juda ont tressailli de joie ». L’adoration est au cœur de l’activité angélique. Ouvrez l’Apocalypse et vous le constaterez évidemment. « Puis je vis, &#8211; nous sommes au chapitre 5 verset 11 de l’Apocalypse &#8211; et j&#8217;entendis autour du trône, &#8211; c’est le trône de Dieu et de l’Agneau &#8211; autour des animaux et des vieillards, &#8211; ces sont les Evangélistes, les Prophètes et les Apôtres &#8211; la voix d&#8217;une multitude d&#8217;anges, et leur nombre était des myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d&#8217;une voix forte : « L&#8217;Agneau qui a été immolé &#8211; C’est le Christ, c’est le Verbe de Dieu, c’est le Fils de Dieu, c’est Dieu lui-même &#8211; est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l&#8217;honneur, la gloire et la bénédiction. »</p>
<p>Les Anges sont certes nos protecteurs, mais avant ou tout autant les adorateurs de Dieu. Ce qu’ils font, nous devons le faire à notre tour. Nous avons les mêmes raisons qu’eux de le faire. Créatures, ils le sont, nous le sommes tout autant. Parce que créatures, ils adorent. Nous devons nous-mêmes adorer. C’est une question de justice. Nous devons rendre à Dieu toute gloire, tout honneur, toute louange. Cela lui est du parce qu’il est créateur. L’enfant doit « honneur et louange » à ses parents. Car il leur doit son existence. Nous devons à Dieu notre adoration, car Il est principe de notre être. Et c’est pourquoi du reste, les élus du ciel s’unissent à cette adoration des anges.</p>
<p>L’Apocalypse le dit bien au verset suivant, au verste 13: « Et toutes les créatures qui sont dans le ciel,…je les entendis qui disaient : A Celui qui est assis sur le trône – à Dieu &#8211; louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles! Et les quatre animaux disaient : &nbsp;&raquo; Amen ! &nbsp;&raquo; Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent [Celui qui vit aux siècles des siècles].</p>
<p>Cette adoration s’explique par ma finitude et par la majesté de Dieu. Mais il faut ajouter une autre raison. Au principe de mon chant d’actions de grâces, de celui des Anges et des Saints se trouve le grand mystère de notre Rédemption. La connaissance du mystère de la Rédemption, de cet amour sans mesure du Verbe de Dieu, du Christ pour chacun d’entre nous, provoque en mon cœur action de grâce, louange, adoration</p>
<p>C’est parce que Dieu est Dieu, qu’ils l’adorent. Mais ce n’est pas tout<br />
« Et je vis, et voici qu&#8217;au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des vieillards, un Agneau était debout: il semblait avoir été immolé; Il vint, et reçut le livre … Quand il eut reçu le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l&#8217;Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d&#8217;or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : &nbsp;&raquo; Vous êtes digne de recevoir le livre et d&#8217;en ouvrir les sceaux; car vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre ». Là, le principe de leur adoration n’est plus seulement la puissance créatrice de Dieu, mais bien sa puissance rédemptrice. Elle est tout autant digne d’adoration, le louange, d’action de grâces, de contemplation, d’admiration silencieuse. C’est pourquoi continuez d’imiter lors de votre assistance à la messe, cette belle liturgie céleste ; soyez dans l’adoration, l’action de grâces, la louange. Et vous connaitrez la joie de l’âme. Croyez-moi. « Videte quoniam suavis est Dominus ».</p>
<p>L’Epître est tout simplement merveilleuse ; Elle nous rappelle un enseignement fondamental du Christ : la charité fraternelle. Un jour, « un des Pharisiens, docteur de la loi, lui demanda pour l&#8217;embarrasser : &nbsp;&raquo; Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi? &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C&#8217;est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. En ces deux commandements tient toute la Loi, et les Prophètes. »<br />
Cet enseignement a été parfaitement retenu et prêché par ses disciples. Aujourd’hui l’Eglise cite saint Paul dans son Epître aux Romains : « Ne soyez les débiteurs de personne, si ce n’est de vous aimer les unes les autres ». C’est dire que nous avons qu’un seul devoir envers notre prochain, c’est celui de la charité. Il reprend même explicitement l’enseignement du Christ puisque lui aussi dit : « Celui qui aime le prochain accomplit la Loi. Tous les commandements se résument dans cette parole, conclue-t-il, tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour du prochain ne fait pas de mal ». Il insiste : « L’amour est donc l’accomplissement de la loi »<br />
Saint Jean nous rappelle le même enseignement. Entendez ces paroles particulièrement fortes : « Celui qui dit être dans la lumière<br />
et qui hait son frère est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et il n&#8217;y a en lui aucun sujet de chute. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres ; il marche dans les ténèbres, sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. »</p>
<p>Ou encore : « Car le message que vous avez entendu dès le commencement, c&#8217;est que nous nous aimions les uns les autres ; non point comme Caïn, qui était du malin et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, tandis que celles de son frère étaient justes. Ne vous étonnez pas, mes frères, si le monde vous hait. Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui. qui n&#8217;aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu&#8217;aucun meurtrier n&#8217;a la vie éternelle demeurant en lui. »</p>
<p>Et cet amour que nous devons avoir pour notre prochain a comme archétype celui du Christ qui a donné sa vie pour notre salut : « A ceci, dit saint Jean, nous avons connu l&#8217;amour, c&#8217;est que Lui a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Si quelqu&#8217;un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans la nécessité, il lui ferme ses entrailles comment l&#8217;amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Mes petits enfants, n&#8217;aimons pas de parole et de langue, mais en action et en vérité » (I Jn 2)</p>
<p>Nous pourrions également arrêter notre attention sur la crainte de Dieu : « Les nations craindrons votre nom, Seigneur et tous les rois de la terre votre gloire ». Arrêter notre attention et exprimer notre étonnement devant la grande indifférence du monde du nom de Dieu. Son nom est non seulement bafoué, méprisé, moqué mais oublié…comme si nous n’avions pas une âme immortelle qui devra rendre des comptes à Dieu. « Et voici que je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. Je suis l&#8217;alpha et l&#8217;oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d&#8217;avoir droit à l&#8217;arbre de la vie, et afin d&#8217;entrer dans la ville par les portes ! Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s&#8217;y adonne! C&#8217;est moi, Jésus, qui ai envoyé mon ange vous attester ces choses, pour les Eglises. C&#8217;est moi qui suis le rejeton et le fils de David, l&#8217;étoile brillante du matin. &nbsp;&raquo;<br />
Et l&#8217;Esprit et l&#8217;Epouse disent : &nbsp;&raquo; Venez ! &nbsp;&raquo; Que celui qui entend dise aussi Venez ! Que celui qui a soif, vienne! Que celui qui le désire, prenne de l&#8217;eau de la vie gratuitement ! » Ce sont les dernières paroles de l’Apocalypse.</p>
<p>Disons en conclusion quelques mots sur l’Evangile et ce merveilleux miracle de Jésus apaisant la tempête. Voilà le troisième miracle que nous raconte dans son année liturgique, l’Eglise. Nous avons eu d’abord le miracle de Cana : l’eau changée en vin par la puissance du Seigneur. Puis les miracles du lépreux et de l’enfant du Centurion, guérison et de l’un et de l’autre, de l’un en le touchant, c’est le lépreux, de l’autre à distance, c’est l’enfant du Centurion. Aujourd’hui c’est le miracle de la tempête apaisée. Tous ces miracles montrent la grande puissance de NSJC. Ils fondent sa divinité, ils attirent notre admiration. « Quel est celui à qui la mer et les vents obéissent ? »<br />
Seigneur, je sais en qui j’ai mis ma confiance. Je ne serai pas confondu.<br />
Seigneur, je crois mais augmentez ma foi.<br />
Tel est mon bouquet de fleurs pour ce dimanche. Et pour votre cœur</p>


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		<title>Jésus, étendant la main, le toucha…</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 18:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>3ème dimanche après l’Epiphanie. </strong></span></p>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>Jésus, étendant la main, le toucha…</strong></span></p>
</blockquote>
<p align="center"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/le-lépreux-samaritain.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5553" title="le lépreux samaritain" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/le-lépreux-samaritain.jpg" alt="" width="233" height="216" /></a>MBCF, Dimanche dernier, l’Eglise, dans sa liturgie, nous faisait participer, en quelques sorte, à un banquet nuptial, qui se célébrait à Cana, en présence de Jésus, ses disciples, et de sa mère. Et c’est à la demande de sa Mère que Jésus fit son premier miracle. Ses disciples crurent en lui. Il débutait ainsi solennellement et merveilleusement sa vie publique. Il avait environ 30 ans. Il était beau, grand ; Avant de parler, il allait agir. C’est ce qu’il fit à Cana. « Remplissez d’eau ces jarres… ». Comme enseignement, on peut mieux faire !  Il allait, dès lors,  multiplier les miracles, guérir les malades et les blessures, délivrer des démons. Il allait rendre la vue à beaucoup d’aveugles. Il allait guérie de nombreux lépreux, comme nous le raconte le récit évangélique de ce jour : « Et voici qu’un lépreux vint à Lui et l’adora en disant : Seigneur, si vous voulez, vous pouvez me purifier. Jésus étendant la main, <span style="text-decoration: underline;">le toucha,</span> en disant je le veux, sois purifié. « <em>Jesus manum <strong>tetegit</strong> eum, dicens : volo, mundare ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et alors et alors seulement, il parla : « Allez, dit-il, annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les infirmes marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés » Et résumant d’un mot ce qui allait être le drame de toute sa vie, il ajoutait : « Et heureux qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ces affirmations données aux deux émissaires de saint Jean Baptiste se référaient explicitement à un célèbre texte d’Isaïe, connu par cœur par tous ceux qui le suivaient et tenu officiellement pour une Prophétie messianique désignant explicitement le Messie, le Christ. <span style="text-decoration: underline;">La prendre à son compte en la réalisant,</span> c’était se proclamer soi-même Messie et Christ. Et cette prophétie disait : « Dieu lui-même viendra et vous sauvera. Alors les yeux des aveugles s’ouvriront à la lumière ; les oreilles des sourds résonneront à la parole ; l’infirme bondira comme le chevreuil ; et la langue des muets sera déliée ».</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Baptiste pouvait dès lors s’en allait en paix et recevoir le couperet des mains d’Hérode, sous la pression d’Hérodiade, dans son palais de Tibériade. Du reste, avant de partir Jean Baptiste lui rendit ce témoignage : « Voici l&#8217;Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde » et plus encore  «  C’est lui le Fils de Dieu ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le Messie était à pied d’œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se trouva en but très vite et jusqu’à la fin aux Pharisiens.</p>
<p style="text-align: justify;">« Heureux qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ».</p>
<p style="text-align: justify;">Tout commença par le scandale. Un scandale patent, public, réitéré, croissant, aggravé d’insolence, un scandale intolérable et auquel il fallait d’une manière ou d’une autre, mettre un terme. On se condamne à ne rien comprendre à la Passiondu Christ, vers laquelle nous montons inéluctablement, si l’on ne s’aperçoit pas que le procès de Jésus a commencé dès le début de sa vie publique et qu’il s’est instruit chaque jour pour se conclure par la sentence de Caïphe, le Grand Prêtre en cette année là : « Il vaut mieux qu’un seul meurt plutôt que la nation tout entière ».. Pas à pas et pendant trois ans et d’un bout de la Palestineà l’autre, les Pharisiens ont suivi Jésus, l’on observé, l’ont interrogé, <span style="text-decoration: underline;">un œil sur lui, un œil sur la Loi</span>, comme des rigoureux Magistrats ;  et bien avantla Passion, ils l’ont condamné comme impur. Les Pharisiens étaient des gens à principes et aux  principes stricts, qui, loin de négligerla Loi, s’en déclaraient les défenseurs et la compliquaient indéfiniment d’observances encore plus strictes au sujet de cette pureté légale. Cela les rendait inflexibles à toutes compromissions avec l’occupant romain. Ils étaient inflexibles dans le service de Dieu. Ils voulaient se tenir à l’écart de l’impureté et de ses contagions, retrouver l’indépendance de leur patrie. Ils étaient passionnés d’une justice exacte, fervents dela Loi. Ils se croyaient fidèles. Ils étaient purs et durs. Leur orgueil leur paraissait légitime ; il était celui de leur race et de son élection divine. Ils savaient que de cette race, se lèverait le libérateur des Nations. Aussi face à l’occupant, le romain, ils prêchaient la résistance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ commence sa vie publique</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début, il manqua ouvertement et gravement à la sainteté du Sabbat, allant jusqu’à dire d’ailleurs que le Sabbat était fait pour l’homme et non pas l’homme pour le Sabbat. Ce jour-là était consacré à Dieu et toute œuvre servile y était strictement interdite. On eut dit que le Christ faisait exprès de guérir les malades et les infirmes en ce jour-là. Il leur ordonnait même d’empoter chez eux leurs grabats, quand ils étaient guéris. Quand on lui reprochait ces manquements à la plus sainte Loi d’Israël, le Christ répondait qu’il était le Maître, même du Sabbat. Une telle insolence mettait les Pharisiens hors d’eux</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ ne respectait pas davantage la Loi des impuretés. C’est ainsi qu’il se permettait de toucher les lépreux pour les guérir. Celui d’aujourd’hui : « « <em>Jesus manum <strong>tetegit</strong> eum, dicens : volo, mundare ».</em> Mais il en était de même du contact d’une sépulture, d’un cadavre… d’une fille de mauvaise vie, une pécheresse…Mais Jésus se laissa toucher par Marie Madeleine. Ces contacts mettaient en état d’impureté légale. Le plus grave était que cette impureté légale était contagieuse. La Loi disait : « tout ce qui touchera celui qui est impur sera souillé et la personne qui le touchera sera impure jusqu’au soir »..<br />
A ce point de vue, le Christ était tout simplement effrayant. Il touchait à tout et se laisser toucher par n’importe qui. Les Pharisiens en étaient outrés, scandalisés jusqu’à la moelle. Le Christ n’hésitait pas non seulement à toucher un sépulcre, un cadavre, il le prenait même  par la main. Souvenez-vous à la porte de la ville Jaïre. Les lépreux ne lui inspiraient aucune répulsion. Mais surtout il se laissait toucher par n’importe qui en état d’impureté légale. On l’avait bien vu quand il avait supporté l’onction et les baisers sur ses pieds d’une fille publique. Ce n’était pas d’ailleurs pas le seul cas. Les exemples fourmillaient.</p>
<p style="text-align: justify;">Et il  n’en entrait pas moins librement dans le Temple et il demandait avec insolence à ses contradicteurs quel d’entre eux pouvait le convaincre de péché.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se présentait comme la source de toute pureté. Il se mettait au dessus du Sabbat, il se mettait au dessus de la pureté légale. Il prétendait même être au dessus dela Loi. Commesi quelqu’un pouvait être au dessus dela Loi, Elle venait de Dieu, tout de même… Les Pharisiens en avaient la garde, tache d’autant plus difficile qu’on était en période d’occupation romaine. En ces périodes, les collaborateurs sont toujours légions…Alors ses miracles n’étaient qu’une insolence de plus. Ils ne pouvaient être que l’œuvre de Belzébuth. Ces miracles qui séduisaient les foules étaient exaspérants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ était un impur, il devait être retranché de la communauté d’Israël, excommunié. Le scandale ne faisait que croître avec le temps. Il fallait défendrela Loi et le peuple de Dieu contre cet impur, protéger la communauté contre son contact et sa contagion. Aussi fut-il excommunié. Il subit d’abord la « séparation » : il devait être évité,  on ne pouvait l’approcher qu’à une certaine distance. Il subit ensuite « l’anathème » ; il était voué au diable, exclu du Temple.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le Christ comble la mesure.  Il ne tient aucun compte de ces sentences, allant et venant, enseignant parmi le peuple, toujours suivi d’une foule immense qu’il enthousiasme par ses miracles et sa parole et qui lui fait, en quelque sorte, un rempart vivant. Il ose même entrer et stationner dans le Temple, souillant de sa présence les saints parvis. C’est un impur, u n retranché, mais en plus c’est un rebelle. Il continue. Il persévère. Il exagère. Il redouble le scandale. Il donne au scandale des proportions énormes. Il le gonfle à plaisir comme un enfant son ballon jusqu’à ce qu’il éclate brutalement</p>
<p style="text-align: justify;">De telles situations ne se prolonge pas indéfiniment. Il finit toujours par y avoir un vainqueur et un vaincu. Le moment arriva où il était interdit de se dire le disciple de Jésus, sous peine d’être exclu dela Synagogue.</p>
<p style="text-align: justify;">On tenta à plusieurs reprises de le lapider, mais chaque fois, il  échappait mystérieusement,  à se demander s’il n’avait pas à sa disposition tous les sortilèges du Diable. C’est que son heure n’était pas encore venue !. Le séjour de Jérusalem n’était plus sur pour lui. Il se gardait d’y résider. Il se retirait plutôt chez Lazare, Marthe et Marie, ses amis, qui avaient une propriété grande, à Béthanie, voir même dans les déserts.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, c’était un homme à chaque instant épié, qui savait, et tous le savaient autour de lui, qu’aux moindre faux pas, il risquait la mort comme impur, impie, blasphémateur et rebelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait pour lui l’enthousiasme des foules. Elles sont changeantes. On en sait quelque chose en France. Il avait quelques disciples sincères mais timides et qui plus est,  pas tous très surs…Judas ;  quelques femmes d’un dévouement absolu. Mais il avait surtout contre lui, au fil du temps, toutes les puissances de son pays, le haut clergé, c’est lui qui porta la sentence final ,  les politiciens, les riches, les Pharisiens. C’était une lutte à mort. Si lui gagnait, eux perdaient. Et c’en était fini dela Loiet de leur autorité. En défendantla Loi, ils se défendaient eux-mêmes. Sansla Loi, ils n’étaient plus rien alors qu’il étai tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce conflit atteint son paroxysme après la<span style="text-decoration: underline;"> résurrection de Lazare.</span> Tout le monde connaissait la famille de Lazare. Tout le monde avait su la maladie de Lazare, la mort de Lazare, la venue de Jésus et enfin le miracle : sa résurrection par Jésus. La maison de Béthanie était pleine de monde. Ce monde avait suivi Marie au tombeau. Ils avaient vu ouvrir le tombeau, avait senti l’odeur de pourriture qui s’en exhalait, il était là depuis quatre jours ! Et tout à coup chacun avait vu, vu de ses yeux, sans aucun doute possible, chacun avait vu l’homme mort depuis quatre jour réapparaître à l’appel du Christ et reprendre sa place parmi les vivants. Il était là dans sa maison à deux pas de Jérusalem, mangeant et buvant, régalant la foule qui venait le féliciter, le regarder, le toucher. Tout Jérusalem connaissait la chose. Quel scandale ! Le peuple ne parlait que de cela. Il fallait se méfier de Joseph d’Arimathie, de Nicodème…On n’était pas loin dela Pâquejuive. Le Christ avait eu l’audace de venir à Béthanie. Sur qu’il viendrait à Jérusalem pour la fête de Pâque. Il pouvait déclencher d’un jour à l’autre, d’une minute à l’autre une émeute. Le peuple est pour lui, il pouvait renverser le gouvernement d’Israël, proclamer l’indépendance d’Israël, prêcher la guerre sainte, lancer la nation toute entière dans la plus folle des aventures. Ne se faisait-il pas appeler « Fils de David ». Il fallait mettre le holà sur de telles entreprises. Les Romains ne supporteraient pas la pagaïe et viendraient y mettre bon ordre. N’était-il pas l’empire de l’ordre !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans une telle atmosphère que se leva le grand prêtre. E n cette année là, il s’appelait Caïphe. Il imposa silence. «  Vous n’y connaissez rien, dit-il, d’une voie lente et ferme. J’ai une pensée que j’aimerais vous faire partager. Je trouve juste et salutaire, quand un individu met en péril la nation, de sacrifier cet individu au bien commun. Dans la circonstance, la solution qui s’impose, est qu’un homme seul périsse, plutôt que de laisser périr la nation toute entière ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà qui était clair. Voila ce qui fut décidé.</p>
<p style="text-align: justify;">On publia un mandat d’arrêt, en vertu duquel quiconque savait où était le Christ était tenu de le dénoncer afin qu’il soit arrêté sur le champ. Judas s’y employa.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ ainsi était mis solennellement hors la Loi et tout citoyen devait prendre contre lui, le parti dela Loi.Telle était la riposte à l’insolent miracle de Béthanie.</p>
<p style="text-align: justify;">« Et Jésus étendant la main, toucha le lépreux». Amen!</p>


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		<title>Les vrais dangers de Vatican II</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 07:57:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[regards sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Louis-Marie Lamotte &#8211; &#171;&#160;Contre Débat&#160;&#187;] Compte rendu de la conférence de l’abbé Guillaume de Tanoüarn : Les vrais dangers de Vatican II SOURCE &#8211; Louis-Marie Lamotte &#8211; &#171;&#160;Contre Débat&#160;&#187; &#8211; 15 janvier 2012 &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; Le 11 octobre 1962, le Pape Jean XXIII ouvrait le second concile du Vatican par le discours Gaudet Mater Ecclesia. Un [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Louis-Marie Lamotte &#8211; &laquo;&nbsp;Contre Débat&nbsp;&raquo;] Compte rendu de la conférence de l’abbé Guillaume de Tanoüarn : Les vrais dangers de Vatican II</strong><br />
<strong>SOURCE &#8211; Louis-Marie Lamotte &#8211; &laquo;&nbsp;Contre Débat&nbsp;&raquo; &#8211; 15 janvier 2012</strong></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/Vatican-II.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5550" title="Vatican II" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/Vatican-II.jpg" alt="" width="220" height="183" /></a>Le 11 octobre 1962, le Pape Jean XXIII ouvrait le second concile du Vatican par le discours Gaudet Mater Ecclesia. Un peu plus de trois ans plus tard, ce même concile s’achevait, le 8 décembre 1965, par un discours où le Pape Paul VI le définissait lui-même comme la « rencontre du culte de l’homme qui se fait Dieu avec le culte du Dieu qui se fait homme ».</p>
<p style="text-align: justify;">Au début de la conférence tenue à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’ouverture de Vatican II, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, a montré à quel point une telle affirmation pouvait sembler datée, nul ne s’intéressant plus ni à l’un, ni à l’autre culte. En 2011, Benoît XVI désignait ainsi le christianisme comme une contre-culture, une résistance spirituelle à un ordre mondial en marche, et non comme une puissance en dialogue avec une autre puissance.<br />
Une démarche fondamentale<br />
Le caractère daté de Vatican II peut ainsi faire penser qu’il ne s’agit plus d’un enjeu : la révolution ayant eu lieu, tout apparaît comme à reconstruire. L’abbé de Tanoüarn a cependant mis en évidence que la reconstruction posait la question des matériaux qu’on utiliserait à cette fin, et s’est opposé résolument à une entreprise qui se bornerait à rassembler des débris épars afin de se construire une fidélité choisie et à la mode : il convient d’adopter une démarche fondamentale de recherche de ce qui est indestructible et divin dans l’Eglise. Dans Spe Salvi (§ 22), Benoît XVI parle ainsi d’ « autocritique du christianisme par retour à ses vrais fondements » : il faut partir du vrai fondement pour reconstruire, quitte à mener une autocritique, un discernement entre ce qui est humain, c’est-à-dire les modes et les écoles de théologie, et le code génétique divin de la véritable croissance de l’Eglise.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, cette démarche fondamentale ne suffit pas : selon l’abbé de Tanoüarn, il faut « poser loyalement la question de l’échec ». Vatican II s’est voulu une nouvelle Pentecôte, une nouvelle Epiphanie : pourquoi une ambition aussi extraordinaire n’a-t-elle pas été suivie d’effets, pourquoi le Concile a-t-il été impuissant à conjurer le mouvement de matérialisation du monde auquel il n’a apporté aucune réponse ? Non seulement la stratégie conciliaire, langage que l’abbé de Tanoüarn estimait approprié en raison du caractère profondément pastoral du Concile, n’a pas permis à l’Eglise de résister, mais elle lui a fait perdre jusqu’à son cœur de cible : on peut admettre que l’Eglise n’ait pas pu permis de reconquérir des parts de marché en raison d’une conjoncture défavorable, mais la perte d’une grande partie de sa clientèle acquise contraint à reconnaître qu’on ne sera pas quitte avec le Concile en essayant simplement de l’oublier, ce qui constituerait la tentation non seulement de la FSSPX, mais aussi, dans une moindre mesure, de Benoît XVI lui-même ; l’abbé de Tanoüarn rappelait ainsi que Spe Salvi ne contenait pas une seule citation de Vatican II : dans ses recherches les plus personnelles, Benoît XVI marque une tendance à faire comme si le Concile n’était pas arrivé, pour construire une fidélité à la foi et à ce qui y tient.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, il existe dans le Concile un problème ; il ne suffit pas de dire qu’il s’est trompé dans le choix de sa stratégie, mais il faut affronter la difficulté : où se situe le problème de Vatican II.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conférencier a mis tout d’abord en évidence la difficulté que représente une telle tâche. Le Concile apparaît comme un énorme monument, dont les textes paraissent très modérés et parfois très intéressants : l’abbé de Tanoüarn citait ainsi les documents sur la formation des prêtres, sur la vie religieuse ou l’apostolat des laïcs. Pourquoi donc un tel Concile semble-t-il avoir amplifié le mouvement de matérialisation du monde ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sacrosanctum Concilium et l’expérimentation liturgique<br />
La première constitution, qui touche à la liturgie, est typique du style du Concile : bonnes intentions, quelques déclarations intéressantes, notamment sur l’usage du latin, du chant grégorien, sur le Christ-Prêtre. Sacrosanctum Concilium semble un document particulièrement modéré, de telle sorte que se manifeste parfois la tentation d’y revenir. Selon l’abbé de Tanoüarn, c’est négliger l’existence dans le texte, à côté de ces pieux rappels, de deux obsessions philosophiques mauvaises : l’adaptation des rites et l’expérimentation liturgique[1]. Ces deux concepts correspondent en fait au discours Gaudet Mater Ecclesia de Jean XXIII, qui parlait de distinguer le fond et la forme[2]. Une telle dissociation, en matière liturgique, signifie la désagrégation de la forme, car le rite est essentiellement une forme. La liturgie a ainsi connu une déritualisation effectuée au nom de Sacrosanctum Concilium lue à la lumière du discours de Jean XXIII.</p>
<p style="text-align: justify;">Sacrosanctum Concilium, seul texte voté sous Jean XXIII, apparaît cependant comme un texte spécifique, en tant que la restauration liturgique est aujourd’hui en avance sur la restauration théologique. Il n’en porte pas moins deux concepts typiques de la mentalité des Trente Glorieuses, qui s’est communiquée au Concile. L’abbé de Tanoüarn montrait ainsi que le bouleversement postconciliaire ne reposait pas seulement sur une mauvaise interprétation du Concile et à certains égards était demeuré en-deçà de ce que le Concile prévoyait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc refuser cet esprit du Concile, qui, selon Benoît XVI, « doit être rejeté comme une rupture avec la Tradition ». Mais il faut reconnaître également que les prêtres qui ont saccagé l’Eglise agissaient en toute bonne foi et non par manque de piété. Il importe donc d’identifier les vrais dangers du Concile.<br />
Vatican II comme « boussole » pour l’Eglise<br />
L’abbé de Tanoüarn a commencé par écarter la perspective d’erreurs proprement théologiques dans les textes conciliaires. Ceux-ci, extrêmement composites, ont bénéficié de la vigilance de la minorité et de Paul VI et aucune hérésie n’a pu y trouver place. Même la liberté religieuse est un problème plus politique que religieux dès lors qu’est reconnue à l’Eglise son statut d’institution publique. Le conférencier a tenu de même à exprimer ses réserves vis-à-vis de l’entreprise de Mgr Gherardini, qui revient selon lui à préconiser un retour pur et simple à la théologie romaine des années 1950, théologie qui n’apporte pourtant aucune réponse toute faite aux questions importantes soulevées par le Concile, telles la catholicité de l’Eglise, l’appartenance à l’Eglise, le problème de l’humanisme chrétien, ou encore le rôle des laïcs, point sur lequel les traditionalistes, mouvement de laïcs sans mandat, sont de fait en avance sur le reste de l’Eglise. C’est en ce sens que Vatican II peut apparaître comme un événement providentiel et une « boussole », pour reprendre l’expression de Jean-Paul II, non pas au sens où il indiquerait le chemin à suivre, mais au sens où il pose les questions pertinentes.<br />
Quatre points<br />
Le vrai danger du Concile réside donc dans la philosophie immanente au texte du Concile. L’abbé de Tanoüarn a ainsi repris les huit points, réduits à quatre par souci de clarté, de la déclaration finale d’un symposium de 2002 sur Vatican II :</p>
<p style="text-align: justify;">- 1) l’idée d’un progrès généralisé et fatal, dans la ligne d’Emmanuel Mounier, qui désignait Auschwitz comme la « petite peur du XXe siècle », le progrès étant à ce point fatal qu’il ne peut que tout emporter. Un tel progressisme optimiste et naïf paraît aujourd’hui particulièrement daté ;</p>
<p style="text-align: justify;">- 2) l’inversion du moyen et de la fin : Gaudium et Spes[3] déclare que l’Eglise est au service de l’homme et instaure ainsi une logique de consommation, alors que l’Eglise existe au contraire par le service que lui rendent ses membres. L’Eglise court le risque d’adopter un personnalisme athée, faisant de l’homme la fin universelle. Le n°1 de Lumen Gentium[4], désignant l’Eglise comme « le signe et le moyen de l’unité du genre humain et de l’union avec Dieu » tend à transformer l’Eglise en produit. L’abbé de Tanoüarn n’hésitait pas à dire avec insistance qu’une telle Eglise de consommateurs n’était rien d’autre qu’une Eglise athée, dont la tentation est d’autant plus dangereuse qu’elle correspond à l’air du temps ;</p>
<p style="text-align: justify;">- 3) la promotion de la conscience comme sujet de la religion et critère du vrai et du faux, nette dans le n°1 de Dignitatis Humanae[5] : de nouveau apparaît la tentation d’un libre service spirituel. L’abbé de Tanoüarn s’étonnait ainsi que le n°3 de Dignitatis Humanae[6], qui place la foi au terme d’une liberté de recherche et de dialogue, n’ait pas suscité davantage de critiques ; il rappelait que la foi, dont les mystères échappent précisément à la conscience, finit par s’imposer hors de tout dialogue, par l’autorité de Dieu, comme le rappelait le P. Garrigou-Lagrange, dont la théologie demeure sur ce point très utile. Une telle promotion de la conscience porte donc un doute profond contre la présence en nos cœurs du Saint-Esprit et fait courir à l’Eglise le risque d’une faillite pure et simple ;</p>
<p style="text-align: justify;">- 4) le concept de l’unité spirituelle du genre humain, qui laisse penser que tous les hommes sont sauvés et fait disparaître la nécessité de la proclamation par l’Eglise du salut en Jésus-Christ. La foi se réduit désormais à une conscience plus aiguë du mystère de l’homme ; cessant d’être religion de salut, la religion catholique devient une religion de sagesse, de confort et de psychologie.</p>
<p style="text-align: justify;">La conférence valait tout d’abord par son extrême clarté, même si l’on peut bien évidemment regretter que certains points, en raison de sa relative brièveté, n’aient pas fait l’objet d’un traitement plus développé. Elle établissait également avec force, notamment par le refus d’attribuer les échecs de l’après-Concile seulement à la malhonnêteté ou à l’incompétence supposées de la génération de Vatican II, le lien entre des formules ou des idées hasardeuses et le bouleversement connu par l’Eglise après le Concile : l’abbé de Tanoüarn donnait ainsi l’exemple des prêtres en recherche des années postconciliaires, qui auraient appliqué avec zèle et sincérité l’enseignement de Dignitatis Humanae sur la libre recherche. L’ensemble de la réflexion, qui s’inscrit nettement dans le sillage de Vatican II et l’Evangile, publié par l’abbé de Tanoüarn en 2003[7], apparaît donc comme une belle contribution au débat actuel sur le Concile.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis-Marie Lamotte</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
Note : Cet article est issu d&#8217;une conférence tenue par Monsieur l&#8217;abbé Guillaume de Tanoüarn au Centre culturel chrétien St-Paul le 10 janvier 2012. J&#8217;espère n&#8217;en avoir pas trahi le propos. L&#8217;abbé de Tanoüarn résumait lui-même ainsi sur le Metablog sa propre conférence : http://ab2t.blogspot.com/2012/01/vatican-ii-reponses.html</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
[1] Sacrosanctum Concilium, n°44 : « Il est à propos que l’autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22 §2, institue une commission liturgique qui aura le concours d’experts en science liturgique, en musique sacrée, en art sacré et en pastorale. Cette commission, dans la mesure du possible, sera aidée par un Institut de pastorale liturgique composé de membres parmi lesquels on admettra, si c’est utile, des laïcs compétents en cette matière. Il reviendra à cette commission, sous la direction de l’autorité ecclésiastique territoriale mentionnée plus haut, de diriger la pastorale liturgique dans l’étendue de son ressort, de promouvoir les recherches et les expériences nécessaires chaque fois qu’il s’agira de proposer des adaptations au Siège apostolique. »<br />
Et n°45 : « Dans la même ligne, il y aura une commission de liturgie dans chaque diocèse pour promouvoir l’action liturgique sous la direction de l’évêque. »<br />
Les textes conciliaires cités le sont dans la version disponible sur le site du Vatican : http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/index_fr.htm</p>
<p style="text-align: justify;">[2] « Autre est le dépôt lui-même de la foi, c&#8217;est-à-dire les vérités contenues dans notre vénérable doctrine, et autre est la forme sous laquelle ces vérités sont énoncées. »</p>
<p style="text-align: justify;">[3] Gaudium et Spes, n°3 « Le service de l’homme »</p>
<p style="text-align: justify;">[4] « L’Eglise étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain, elle se propose de mettre dans une plus vive lumière, pour ses fidèles et pour le monde entier, en se rattachant à l’enseignement des précédents Conciles, sa propre nature et sa mission universelle. »</p>
<p style="text-align: justify;">[5] « Tous les hommes, d’autre part, sont tenus de chercher la vérité, surtout en ce qui concerne Dieu et son Église ; et, quand ils l’ont connue, de l’embrasser et de lui être fidèles.<br />
De même encore, le saint Concile déclare que ces devoirs concernent la conscience de l’homme et l’obligent, et que la vérité ne s’impose que par la force de la vérité elle-même qui pénètre l’esprit avec autant de douceur que de puissance. »</p>
<p style="text-align: justify;">[6] « La vérité doit être cherchée selon la manière propre à la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, par le moyen de l’enseignement ou de l’éducation, de l’échange et du dialogue grâce auxquels les hommes exposent les uns aux autres la vérité qu’ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s’aider mutuellement dans la quête de la vérité ; la vérité une fois connue, c’est par un assentiment personnel qu’il faut y adhérer fermement. »</p>
<p style="text-align: justify;">[7] Cet ouvrage, épuisé, peut être lu dans son intégralité sur la toile : http://www.vatican2.free.fr/</p>


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		<title>Vatican II et la Liberté religieuse</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 07:13:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[la doctrine catholique]]></category>

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>La &laquo;&nbsp;Lettre à Nos Frères Prêtres&nbsp;&raquo; du mois de décembre  de la FSSPX publie un dossier intéressant sur la liberté religieus: &laquo;&nbsp;Vativan II et la Liberté Religieuse&nbsp;&raquo;. Il y a une introduction  signée de M l&#8217;abbé de Cacqueray ( Ce n&#8217;est pas son style. Peu importe. Il faut savoir que la lettre à nos amis prêtres est dirigée par M l&#8217;abbé Celier) et un dossier  rappelant et la pratique de l&#8217;Eglise et sa doctrine en la matière.  C&#8217;est à lire. Le titre du dossier est : &laquo;&nbsp;Conforme à l’histoire de l’Église? &#8211; La doctrine de la liberté religieuse à Vatican II&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p>SOURCE &#8211; Lettre à Nos Frères Prêtres &#8211; FSSPX &#8211; décembre 2011</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>A- Vatican II et la liberté religieuse</strong></span></p>
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<div id="post-body-2301302741577055333">
<div style="text-align: justify;">La question de la doctrine proposée par Vatican II concernant la liberté religieuse dans l’ordre social et civil, dont la synthèse a été promulguée par la déclaration conciliaire Dignitatis Humanæ, a été l’un des « points chauds » du Concile, peut-être le plus contesté.</div>
<div style="text-align: justify;">
En simplifiant, on peut dire que la doctrine de Dignitatis Humanæ sur la liberté religieuse s’articule en deux points. D’une part, l’affirmation (tout à fait traditionnelle, et qui n’est contestée par personne) que nul ne doit être forcé d’embrasser la vraie foi. D’autre part, l’affirmation (nouvelle et inusitée) que nul ne doit être empêché d’exprimer une croyance religieuse quelconque. Ce deuxième point est contesté par nous, depuis toujours, non pas dans les faits (à beaucoup d’égards, il est nécessaire de tolérer aujourd’hui dans l’ordre civil l’expression de croyances diverses), mais bien pour un droit à l’erreur qu’aurait la personne humaine et que devrait reconnaître l’État.</div>
<div style="text-align: justify;">
Rappelons donc, pour éviter toute équivoque, que la doctrine traditionnelle n’empêche nullement de dire qu’il peut être nécessaire et légitime, du point de vue de la prudence politique, d’accorder la liberté civile en matière religieuse, donc de ne pas empêcher ou proscrire les cultes autres que celui de l’Église catholique. Cette possibilité d’une tolérance, même très large, a été explicitement envisagée par le pape Pie XII en 1953.</p>
<p>Autre chose toutefois est une tolérance de fait, voire une liberté civile, et autre chose d’affirmer que l’homme, par nature, posséderait un droit à une telle liberté.</p></div>
<div style="text-align: justify;">
La critique fondamentale faite à cette nouvelle doctrine est qu’elle est contraire à l’enseignement unanime et constant de l’Église. Les documents les plus évidents de l’histoire de l’Église l’attestent abondamment, comme le montre, au moins sur certains points, le rapide dossier du présent numéro.</div>
<div style="text-align: justify;">
Notre contestation ne signifie donc nullement un « choix » de notre part, un jugement « personnel » que nous opposerions à la doctrine du Magistère.</div>
<div style="text-align: justify;">
C’est, au contraire, appuyés sur le Magistère certain, constant et obligatoire antérieur au Concile que nous disons et redisons encore que la doctrine de Vatican II sur la liberté religieuse, en ce qu’elle a de nouveau, est opposée à la doctrine catholique telle qu’avant 1962 elle a été enseignée et crue ubique, semper et ab omnibus (partout, toujours et par tous), selon les mots célèbres du Commonitorium de saint Vincent de Lérins.</div>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<div style="text-align: justify;">Abbé Régis de CACQUERAY</div>
</div>
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<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>B- Le dossier</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les nouveaux principes sur la liberté religieuse proposés par la Déclaration Dignitatis Humanæ sont-ils vraiment conformes à la doctrine et à la pratique de l’Église, telles que l’histoire nous les fait connaître ?</p>
<p style="text-align: justify;">Un nouvel enseignement opposé à toute l’histoire de l’Église<br />
A l’évidence, cette nouvelle doctrine est opposée à toute la vie de l’Église, dans son déroulement quotidien au cours des siècles. L’histoire nous montre clairement que les autorités politiques chrétiennes ont, à de multiples reprises et de diverses façons, interdit ou au moins restreint l’expression de croyances opposées à la foi catholique, et ceci au nom même de la foi catholique, et non seulement au nom de « l’ordre public ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire nous montre clairement que les autorités ecclésiastiques ont, à de multiples reprises et de diverses façons, lorsqu’elles en avaient le pouvoir direct, interdit ou au moins restreint l’expression de croyances opposées à la foi catholique ; lorsqu’elles n’en avaient pas le pouvoir direct, demandé aux autorités politiques chrétiennes d’interdire ou de restreindre. L’histoire nous montre clairement que les autorités ecclésiastiques, non seulement ont demandé cela aux autorités politiques chrétiennes, mais l’ont carrément exigé, même par des textes doctrinaux et sous la menace des plus graves peines canoniques.</p>
<p style="text-align: justify;">Au hasard, parmi des centaines d’autres, l’exemple d’un pape<br />
Prenons simplement le pape Adrien VI, qu’au moment de son élection (1521) on regardait ordinairement comme un saint, et qui voulut être un pape ardemment réformateur de l’Église in capite et in membris (même si, en raison des circonstances, les résultats ne furent pas à la hauteur de ses efforts). En 1522, il envoya un nonce à la Diète de Nuremberg, porteur de divers courriers aux princes qui y étaient rassemblés. Dans une de ces lettres, il reconnaît « les abominations, les abus (…) et les prévarications » dont s’était rendue coupable “la Cour romaine” de son temps, « maladie (…) profondément enracinée et développée, propagée de la tête aux membres ». Ce passage a d’ailleurs été cité avec éloge dans le document Mémoire et réconciliation : l’Église et les fautes du passé, de la Commission théologique internationale en date du 7 mars 2000.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, dans les mêmes courriers, ce saint pape réformateur, capable de « repentance », se plaint que les princes chrétiens d’Allemagne laissent Luther, pourtant condamné par le pape Léon X, sentence rendue exécutoire en Allemagne par un édit impérial, continuer à répandre ses hérésies. Adrien VI exhorte les princes et les peuples, pour l’honneur de leur antique foi, à s’opposer à cette grande ignominie, et à ne pas se laisser séduire plus longtemps par un petit moine apostat hors du chemin des Apôtres, des martyrs et des docteurs, comme si Luther seul avait reçu le Saint-Esprit, ainsi que le prétendait l’hérétique Montan. Le Souverain Pontife ajoute que les autorités germaniques doivent employer tous les moyens pour ramener Luther et les siens à la vérité par la douceur, ce qui est le voeu le plus ardent du pape. Mais si, malheureusement, les voies de la mansuétude n’y font rien, il convient d’appliquer la sévérité des lois, comme on retranche avec le fer et le feu un membre gangrené pour sauver tout le corps.</p>
<p style="text-align: justify;">La lettre pressante du pape Adrien VI aux princes allemands<br />
« C’est ainsi, écrit Adrien VI, que le Tout-Puissant précipita les schismatiques Dathan et Abiron vivants dans les entrailles de la terre ; qu’il ordonna de punir du supplice capital celui qui n’obéirait pas au commandement du pontife ; c’est ainsi que Pierre, le prince des Apôtres, prononça la mort d’Ananie et de Saphire pour lui avoir menti, ou plutôt à Dieu même ; c’est ainsi que les anciens et pieux empereurs ont frappé du glaive les hérétiques Jovinien et Priscillien ; c’est ainsi que, dans le concile de Constance, vos ancêtres ont fait subir la peine des lois à Jean Huss et à Jérôme de Prague, qui semblent maintenant revivre en Luther, leur admirateur. Si vous imitez les glorieux exemples de vos ancêtres, nous ne doutons pas que Dieu ne vous accorde dès maintenant la victoire contre les infidèles, et dans l’éternité la gloire de son royaume ».</p>
<p style="text-align: justify;">Des textes de ce genre, venus de papes et d’évêques, dont beaucoup sont des saints canonisés, c’est par centaines voire par milliers qu’on pourrait les citer. Face à ce formidable ensemble, qui traverse les siècles, c’est une bien pauvre réponse que celle de Dignitatis Humanæ : « Il y a eu parfois dans la vie du peuple de Dieu des manières d’agir moins conformes, bien plus même contraires à l’esprit évangélique ». C’est condamner comme antichrétien, d’un simple trait de plume, une pratique unanime, constante et publique, qui a tout de même une certaine valeur de fait dogmatique.</p>
<p style="text-align: justify;">La doctrine traditionnelle rappelée par les papes<br />
Après la Révolution française, et son engagement en faveur de la « liberté de conscience », les papes des XIXe et XXe siècles ont pris la peine de rappeler avec clarté cette doctrine et cette pratique traditionnelles de l’Église. Certes, les Souverains Pontifes l’ont fait avec toutes les nuances nécessaires, et toutes les adaptations aux circonstances que requérait l’époque moderne. Mais ils l’ont fait sans équivoque, en soulignant que cette doctrine n’était pas facultative ou discutable, mais bel et bien inscrite au coeur de l’enseignement de la foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Citons simplement trois textes frappants qui émergent de ce riche corpus doctrinal.</p>
<p style="text-align: justify;">« Un nouveau sujet de peine dont Notre coeur est encore plus vivement affligé, et qui, Nous l’avouons, Nous cause un tourment, un accablement et une angoisse extrêmes, c’est le 22e article de la Constitution [de 1814]. Non seulement on y permet la liberté des cultes et de conscience, pour Nous servir des termes mêmes de l’article, mais on promet appui et protection à cette liberté, et en outre aux ministres de ce qu’on nomme les cultes » (Pie VII, Post tam diuturnitas, 1814).</p>
<p style="text-align: justify;">« Nous arrivons à une autre cause des maux dont Nous gémissons de voir l’Église affligée, en ce moment, savoir à cet “indifférentisme” ou à cette opinion perverse qui s’est répandue de tous côtés par les artifices des méchants, et d’après laquelle on pourrait acquérir le salut éternel par quelque profession de foi que ce soit, pourvu que les moeurs soient droites et honnêtes (…). De cette source infecte de l’indifférentisme découle cette maxime absurde et erronée, ou plutôt ce délire, qu’il faut assurer et garantir à chacun la “liberté de conscience” » (Grégoire XVI, Mirari vos, 1832).</p>
<p style="text-align: justify;">« Il s’en trouve beaucoup aujourd’hui pour appliquer à la société civile le principe impie et absurde du “naturalisme”, comme ils l’appellent, et pour oser enseigner que “le meilleur régime politique et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la religion que si elle n’existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions”. Et contre la doctrine de la sainte Écriture, de l’Église et des saints Pères, ils affirment sans hésitation que “la meilleure condition de la société est celle où l’on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violations de la loi catholique, si ce n’est dans la mesure où la tranquillité publique le demande”. À partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l’Église catholique et le salut des âmes, que Notre Prédécesseur Grégoire XVI, d’heureuse mémoire, qualifiait de “délire” : “La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. Les citoyens ont droit à l’entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu’elles soient, par les moyens de la parole, de l’imprimé ou tout autre méthode sans que l’autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite”. Or, en donnant pour certitudes des opinions hasardeuses, ils ne pensent ni ne se rendent compte qu’ils prêchent “la liberté de perdition” » (Pie IX, Quanta cura, 1854).</p>
<p style="text-align: justify;">Il est intellectuellement et religieusement impossible de faire « comme si », de se boucher les yeux devant l’évidence d’une opposition entre ce qu’enseigne clairement l’histoire et ce qu’affirme le Concile : de prétendre, donc, qu’il y a continuité là où la discontinuité est si flagrante.</p>


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<li><a href='http://www.revue-item.com/4675/4675/' rel='bookmark' title='Permanent Link: L’« herméneutique de la réforme » et la liberté religieuse'>L’« herméneutique de la réforme » et la liberté religieuse</a></li>
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		<title>La famille</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 23:40:31 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[2ème dimanche après l’Epiphanie La famille Dimanche dernier, à l’occasion de la fête de la Sainte Famille, nous avons porté notre attention sur la famille et développer le thème de « la famille et des 10 commandements ». Nous avons affirmé que la famille est vraiment le lieu de l’apprentissage et de l’application des commandements [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-sainte-famille.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5541" title="la sainte famille" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-sainte-famille-230x300.jpg" alt="" width="230" height="300" /></a>2ème dimanche après l’Epiphanie</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>La famille</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dimanche dernier, à l’occasion de la fête de la Sainte Famille, nous avons porté notre attention sur la famille et développer le thème de « la famille et des 10 commandements ». Nous avons affirmé que la famille est vraiment le lieu de l’apprentissage et de l’application des commandements divins.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet où peut-on mieux apprendre à « adorer Dieu et à l’aimer » que sur les genoux d’une maman ? Où peut-on mieux apprendre le respect du nom de Dieu que dans le milieu familial puisque là l’enfant apprend le respect de sa maman, de son papa, de ses frères et de ses sœurs, apprentissage du respect qui saura s’appliquer un jour aussi au nom de Dieu. Où mieux apprendre le respect de la pratique de la messe dominicale qu’en famille? C’est bien dans la famille composée d’un homme et d’une femme que l’enfant apprend le sens de l’honneur. Là, on lui apprend avoir le sens de l’honneur, à honorer son père et sa mère, à honorer le nom familial. Là, on lui apprend le respect de la vie, le respect de son corps, l’amour de la pureté, le respect du bien d’autrui, le respect et l’amour du vrai.</p>
<p style="text-align: justify;">Vraiment la famille est de soi civilisatrice parce que les Commandements de Dieu sont civilisateurs. Aussi est-elle la base et le fondement de toute société civilisée. Un pays est ce que sont ces familles constituantes, constituées. Plus les familles sont fortes, plus le pays est fort…Aucun Etat ne fera assez pour soutenir ses familles et leurs écoles, prolongement des familles</p>
<p style="text-align: justify;">La famille étant donc si importante, je profiterai encore de ce dimanche et de cette fête de mariage à Cana où Jésus se trouvait avec sa mère et ses disciples, où il fit son premier miracle, pour faire encore quelques considérations sur la famille…D’autant que le passage de l’Epître de saint Paul aux Romains, que l’Eglise nous fait lire en ce dimanche, s’y prête joliment.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le chapitre 12 de l’Epître aux Romains. Il est fameux ? Ecoutez et retenez</p>
<p style="text-align: justify;">« Je vous exhorte donc, mes frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos<br />
corps comme une hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c&#8217;est là le culte<br />
spirituel que vous lui devez ». C’est le verset premier de l’Epître.<br />
C’est l’attitude même de NSJC dans son sacrifice de la Croix. « Il s’offrit, il offrit son corps en victime sainte, agréable à Dieu » en rémission de nos péchés. Aussi, nous qui sommes, par notre baptême, « d’autres christs », devons- nous avoir même sentiments. C’est à dire que nous devons avoir cette disposition de cœur, cette disposition de victime, de soumission d’esprit qu’eut le Christ pour adorer, honorer, louer et remercier la souveraine majesté de Dieu. Que vous considériez donc, comme le demande Pie XII « à quelle dignité le bain sacré du baptême vous a élevés », et que vous ne vous contentiez pas de participer au sacrifice eucharistique d’une manière distraite, mais que, selon l’esprit de la sainte liturgie, librement et intimement, vous vous unissiez à NSJC d’une manière particulière au moment de la consécration de la divine Hostie et du Calice, et que vous vous offriez avec Lui, comme Lui, quand sont prononcées les solennelles paroles : « Ceci est mon Corps », « Ceci est mon Sang » ou, « Par lui, avec lui, en lui, à Vous, Dieu Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire dans les siècles des siècles ». « Amen ». Et que vous n’oubliez pas alors, avec le divin Chef crucifié, de vous offrir vous-mêmes avec vos préoccupations, et vos douleurs, et vos angoisses, et vos misères et vos besoins. Et où mieux qu’en famille pouvons nous développer ces sentiments, ces sentiments de service, d’offrande, de don de soi, de charité, de victime? La mère de famille n’est-elle pas le meilleur exemple de l’amour du Christ, tout donné, Lui à son œuvre de Sauveur, elle à son œuvre familiale?<br />
Et si nous vivons vraiment, en famille, à ce niveau d’intimité avec le Seigneur, à ce niveau d’exemplarité, nous aidant mutuellement les uns les autres, en famille, il ne nous sera pas difficile de comprendre le précepte suivant de saint Paul :</p>
<p style="text-align: justify;">« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais transformez-vous par le<br />
renouvellement de l&#8217;esprit, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de<br />
Dieu, ce qui est bon, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ne pas se conformer au « siècle présent ». Et quel est ce siècle présent ? De quoi est-il fait ? Il est fait de relativisme, d’agnosticisme, de doute systématique. C’est le siècle de Descartes. C’est le refus des traditions antiques. C’est une remise en question systématique de tout. Rien n’est vrai. Rien n’est définitif. C’est le siècle par contre du consumérisme, de l’hédonisme, du matérialisme, de l’instant présent et partant du scepticisme. C’est le siècle, en conséquence, de la tristesse, du désespoir, du suicide. Dieu et son ciel n’est plus la raison de la vie, n’est plus la finalité de la vie. Le salut éternel ne préoccupe plus. De cela, de cet oubli ou d cette indifférence, j’en resterai toujours ébahi.</p>
<p style="text-align: justify;">Et face à ce monde, à cet oubli de Dieu, saint Paul vous dira : soyez « occupé de votre affaire » (1The 4, 10) Et l’affaire en question, c’est celle de votre salut. Cette affaire du salut éternel est certainement de toutes les occupations celle qui nous importe le plus. Et cependant elle est de plus en plus négligé…Par contre s&#8217;agit-il d&#8217;obtenir un emploi, de gagner un procès, de conclure un mariage, on ne perd pas une minute et on met tout en œuvre. Ce ne sont plus que conseils et mesures à prendre. Adieu même le sommeil et la nourriture! Mais pour mener à bonne fin l&#8217;affaire du salut éternel, que fait-on et comment vit-on? Hélas! On fait peu. Que dis-je? On fait tout pour le compromettre. La mort, le jugement, l&#8217;enfer, le paradis, l&#8217;éternité…laissent totalement indifférents. Ce ne seraient plus des vérités de foi, mais autant de fables inventées par les poètes, à mettre au grenier des vielles lunes.<br />
C’est pourquoi saint Paul a raison de vous dire « Ne vous conformez pas au siècle présent ». Vous, au contraire, pensez à l’éternité, à votre salut, pensez à votre sanctification. C’est là la volonté de Dieu. C’est là ce qui est bon pour vous. C’est ce qui lui est agréable. C’est ce qui est parfait.<br />
Et ne pensez-vous pas que c’est en famille que l’on trouve ce chemin de Dieu, que l’on trouve cette volonté divine. Ne pensez-vous pas que ce sont les parents qui soutiennent les efforts de sanctification des enfants et que c’est cet effort demandé aux enfants qui soutiennent tout également les parents dans la recherche de la sainteté, du salut.<br />
Saint Paul poursuit : « En vertu de la grâce qui m&#8217;a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas s&#8217;estimer plus qu&#8217;il ne faut; mais d&#8217;avoir des sentiments modestes, chacun selon la mesure de la foi que Dieu lui a départie ».<br />
Ce rappel de la modestie si important pour la vie sociale, c’est en famille surtout qu’il est cultivé. Les frères et sœurs s’entendent parfaitement pour remettre chacun à sa place. Cela peut donner parfois l’occasion de dialogues familiaux tout à fait amusant et sympathique. Du genre de celui-ci :j’aimerais bien avoir un jour un boulevard à mon nom, dit le frère à sa sœur. Elle de lui répondre pourvu que ce ne soit pas une impasse…<br />
Que les dons d’un chacun, poursuit saint Paul, soient mis au profit de tous et qu’ils soient pratiqués, là aussi, avec simplicité, application, joie, avec zèle, avec miséricorde. Je résume ainsi les versets 4 à 8. Mais simplicité, application, joie, zèle… Ce sont là des dispositions qui sont particulièrement cultivées en famille. On y voit particulièrement briller et le père et la mère de famille..<br />
« Que votre charité soit sans hypocrisie ». Ne croyez vous pas que cette exhortation de saint Paul trouve son application parfaite dans la famille. Les frères et sœurs ne supportent pas longtemps l’hypocrisie. Et celui qui est atteint de ce mal, l’hypocrite, en est vite guéri en famille.</p>
<p style="text-align: justify;">« Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien ». C’est la encore une proposition qui a son éveil en famille.</p>
<p style="text-align: justify;">« Quant à l&#8217;amour fraternel, soyez pleins d&#8217;affection les uns pour les autres,<br />
vous prévenant d&#8217;honneur les uns les autres ». J’aime particulièrement cette recommandation de Saint Paul. Elle vaut surtout pour la famille.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand aux autres propositions pauliniennes qui suivent, il suffit de les lire pour les aimer et pour comprendre qu’elles trouvent leurs parfaites expressions en famille :</p>
<p style="text-align: justify;">« pour ce qui est du zèle, ne soyez pas nonchalants. Soyez fervents d&#8217;esprit;<br />
c&#8217;est le Seigneur que vous servez ». N’est-ce pas le zèle de l’épouse, de la mère de famille. En ses enfants, en son mari, n’est-ce pas « le Seigneur qu’elle sert »</p>
<p style="text-align: justify;">« Soyez pleins de la joie que donne l&#8217;espérance, patients dans l&#8217;affliction,<br />
assidus à la prière, prêts à subvenir aux nécessités des saints, empressés à donner<br />
l&#8217;hospitalité ». Mais ce sont là caractéristiques des familles chrétiennes : la joie, la patience dans les épreuves, la prière, l’hospitalité.</p>
<p style="text-align: justify;">« Bénissez ceux qui vous persécutent : bénissez et ne maudissez pas.<br />
« Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie; pleurez avec ceux qui<br />
pleurent. Ayez les mêmes sentiments entre vous; n&#8217;aspirez pas à ce qui est élevé,<br />
mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos<br />
propres yeux; ne rendez à personne le mal pour le mal; veillez à faire ce qui est bien devant tous les hommes. S&#8217;il est possible, autant qu&#8217;il dépend de vous, soyez en paix avec tous. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés; mais laissez agir la colère de Dieu; car il est écrit : A moi la vengeance; c&#8217;est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s&#8217;il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons de feu sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal par le bien ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà de beaux conseils qui ont fait les familles chrétiennes qui ont fait la France.</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/800/voyage-du-pape-benoit-xvi-en-republique-tcheque-du-26-28-septembre-2009-2/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Voyage du pape Benoît XVI en République tchèque du 26-28 septembre 2009 (2)'>Voyage du pape Benoît XVI en République tchèque du 26-28 septembre 2009 (2)</a></li>
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		<title>Encore sur la Hongrie…</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 15:41:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans UNEC, on peut encore ces belles réflections sur la Hongrie et sa Nouvelle Constitution &#160; HONGRIE (ru, 11 janvier 2012). – L’enfant terrible de l’Union Européenne est actuellement la Hongrie. Voici ce que nous écrivions déjà le 25 avril 2011 à ce sujet : « HONGRIE (ru, 25 avril 2011). – Pour se relever [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5533/la-hongrie-et-la-protection-divine/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Hongrie et la protection divine'>La Hongrie et la protection divine</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5575/correspondance-europeenne-n-246-du-30-janvier-2012/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Correspondance européenne n. 246 du 30 janvier 2012'>Correspondance européenne n. 246 du 30 janvier 2012</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/1055/marine-le-pen-fn-reclame-un-referendum-sur-le-communautarisme-en-france/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Marine Le Pen (FN) réclame un référendum sur le communautarisme en France'>Marine Le Pen (FN) réclame un référendum sur le communautarisme en France</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Dans UNEC, on peut encore ces belles réflections sur la Hongrie et sa Nouvelle Constitution</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">HONGRIE (ru, 11 janvier 2012). – L’enfant terrible de l’Union Européenne est actuellement la Hongrie. Voici ce que nous écrivions déjà le 25 avril 2011 à ce sujet : <em><strong>« HONGRIE (ru, 25 avril 2011). – Pour se relever du marasme moral, culturel et économique dans lequel s’enfonce de plus en plus l’Union Européenne, la Hongrie a courageusement pris les devants pour modifier sa Constitution de 1990. En fait, le parlement hongrois a adopté lundi après-midi 18 avril une nouvelle constitution, coupant net avec la langue de bois de la plupart des constitutions actuelles en Europe, et prenant des références explicites à Dieu, au christianisme et à la famille traditionnelle, avec 262 voix pour, 44 contre et une abstention. Alors que les socialistes (MSZP) et le parti gauche libérale-Verts (LMP) ont décidé de ne pas participer au vote, le Jobbik (extrême droite) a voté contre le texte. « Nous avons vécu un moment historique », a déclaré le président du parlement, Laszlo Köver, après le vote du texte qui porte la marque du Premier ministre conservateur, Viktor Orban, qui dispose, grâce à son parti FIDESZ, d’une majorité de deux-tiers au nouveau parlement. La nouvelle constitution doit encore être signée par le chef de l&#8217;Etat, Pal Schmitt, le 25 avril et elle entrera en vigueur le 1er janvier 2012. Mais déjà les bureaucrates athées de l’U.E. à Bruxelles crient haro, en réclamant bruyamment que la constitution hongroise doit immédiatement être examinée par rapport à sa conformité avec les « principes démocratiques européens, le principe de l’Etat de droit et le respect des Droits de l’Homme</strong></em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">La nouvelle Gueuse se dresse ! Espérons que la fière Hongrie chrétienne tienne bon ! » &#8211; Ce que nous n’avions pas mentionné, est le fait que la nouvelle Constitution définit que « l’embryon est un être humain dès la conception », une affirmation qui ne manque pas d’irriter les protagonistes de l’avortement en Europe et ailleurs. En outre, les Communistes et ex-Communistes montent sur les barricades, puisque la nouvelle Constitution hongroise rend « rétroactivement responsable des crimes communistes jusqu’à 1989 le parti socialiste hongrois » (ex-communiste). Entre temps les choses se précipitent : intervention vigoureuse de la secrétaire d’Etat américaine Hilary Clinton, par une lettre personnelle à Viktor Orban datée du 23 décembre, dans laquelle elle exige plus de « contrôle transcendant les partis et le gouvernement », bref plus de droits pour les franc-maçons mondialistes de s’ingérer dans la politique de toutes les nations sur la planète. Dans le New York Times du 12 décembre on peut lire que la Hongrie devient « un régime autoritaire sous un mince vernis démocratique ». Bruxelles est ahurie, <strong>on menace de ne pas accorder le crédit de 14 milliards Euro que la Hongrie a demandé pour aider son écono</strong>mie. On évoque même d’appliquer l’article 7 du Traité de Lisbonne qui « prive de vote dans les instances communautaires un état défaillant». Ah, il ne fallait pas toucher à la religion des « droits de l’Homme » ! <strong>Le 11 janvier une délégation hongroise doit rencontrer Christine Lagarde pour obtenir d’autres crédits.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Espérons que la Hongrie tienne bon face aux pressions mondialistes « démocratiques », qu’elle trouve le courage de quitter l’Union Européenne s’il le faut pour maintenir sa Constitution légalement mise en place par un peuple libre. Bref, comme c’est écrit superbement au-dessus de cette nouvelle Constitution : « Dieu bénisse les Hongrois ! »</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5533/la-hongrie-et-la-protection-divine/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Hongrie et la protection divine'>La Hongrie et la protection divine</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5575/correspondance-europeenne-n-246-du-30-janvier-2012/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Correspondance européenne n. 246 du 30 janvier 2012'>Correspondance européenne n. 246 du 30 janvier 2012</a></li>
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		<title>La Hongrie et la protection divine</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 15:24:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[flash infos]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur le blog de Mme Smits, on peut lire ce bel article sur la Hongrie et sa nouvelle constitution: La Hongrie et la protection divine Ne l’appelez plus « République de Hongrie » : sa nouvelle Constitution est entrée en vigueur dimanche et elle est devenue, tout simplement la Hongrie. Une patrie, cela existe indépendamment [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5536/encore-sur-la-hongrie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Encore sur la Hongrie&#8230;'>Encore sur la Hongrie&#8230;</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/424/letat-du-wisconsin-veut-obliger-leglise-a-financer-la-contraception/' rel='bookmark' title='Permanent Link: L&#8217;Etat du Wisconsin veut obliger l&#8217;Eglise à financer la contraception'>L&#8217;Etat du Wisconsin veut obliger l&#8217;Eglise à financer la contraception</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/3787/une-grande-nouvelle-pour-l%e2%80%99eglise/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une grande nouvelle pour l’Eglise'>Une grande nouvelle pour l’Eglise</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Sur le blog de Mme Smits, on peut lire ce bel article sur la Hongrie et sa nouvelle constitution</em></strong>:</p>
<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>La Hongrie et la protection divine</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ne l’appelez plus « République de Hongrie » : sa nouvelle Constitution est entrée en vigueur dimanche et elle est devenue, tout simplement la Hongrie. Une patrie, cela existe indépendamment de sa forme politique.</p>
<p style="text-align: justify;">La Hongrie, donc, est devenue par la volonté des deux tiers de son Parlement un Etat qui fait référence explicite à Dieu dans sa Constitution. « Dieu bénisse les Hongrois » dit-elle – et ce n’est rien à côté de son long préambule qui rattache le pays à ses racines et à son identité chrétienne, un cri de fierté (traduit intégralement sur mon blog le 19 avril dernier).</p>
<p style="text-align: justify;">«Nous sommes fiers de ce que notre roi saint Etienne ait établi l’Etat hongrois sur des fondations fermes il y a mille ans, et qu’il ait fait de notre pays une partie de l’Europe chrétienne. »</p>
<p style="text-align: justify;">La nouvelle Constitution affirme solennellement l’humanité de l’embryon dès la conception :</p>
<p style="text-align: justify;">« La dignité humaine est inviolable. Chacun a droit à la vie et à la vie humaine, la vie du fœtus sera protégée depuis la conception. Les pratiques eugénistes visant la sélection des personnes, transformant le corps humain et ses parties en source de profit, et le clonage reproductif des êtres humains sont interdits. »</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle réserve également le mariage à « un homme et une femme », elle protège la famille, la propriété, l’héritage, soutient la natalité. Et tout en affirmant l’indépendance des Eglises, elle précise : « L’Etat coopérera avec les Eglises dans la poursuite d’objectifs au bénéfice de la communauté. »</p>
<p style="text-align: justify;">Et, non moins important, elle impute la responsabilité des crimes du communisme jusqu’en 1989… aux dirigeants communistes tels qu’ils se sont ressuscités dans le « parti socialiste ».</p>
<p style="text-align: justify;">On parle beaucoup d’objectifs « personnels » du Premier ministre Viktor Orban, qui verrouille le pouvoir de son parti, met les médias au pas et concrétise ses vues sur des territoires perdus au début du XXe siècle. Mais quoi qu’il en soit c’est une Constitution qui s’inscrit clairement dans la reconnaissance de la loi naturelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Preuve que même au sein de l’Union européenne, on peut affirmer avec indépendance et souveraineté des vérités à contre-courant…</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, mais cela n’ira pas sans difficultés. Orban est accusé d’« isoler » son pays au sein de l’Union, face aux Etats-Unis et au FMI dont il a pourtant eu grand besoin dans des passes économiques très difficiles. C’est pourquoi Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge et président des Libéraux au Parlement européen, considère la nouvelle Constitution comme le « cheval de Troie d’un système politique plus autoritaire fondé sur la perpétuation du pouvoir d’un seul parti ».</p>
<p style="text-align: justify;">Comme si l’Union européenne, union soviétoïde d’un genre nouveau, n’était pas en train de confisquer les droits des peuples d’une manière à la fois plus radicale et plus insidieuse ! Comme si un pays qui a vécu pendant des décennies sous la botte communiste n’avait pas le droit de choisir de rompre aussi définitivement que possible avec cette tyrannie effrayante ! Hilary Clinton s’est inquiétée de « l’état de la démocratie » en Hongrie, parce que face à l’idéologie, la volonté de la majorité n’a strictement aucune importance.</p>
<p style="text-align: justify;">Viktor Orban continue de l’affirmer, cette souveraineté, en refusant de se soumettre à Bruxelles sur la question de la banque centrale : celle-ci se doit d’être « indépendante », selon les exigences de la Commission. Vendredi dernier, la réforme de la Banque centrale adoptée a fait passer de deux à trois le nombre d’adjoints du président et retire à celui-ci la prérogative de les choisir, au profit du chef du gouvernement. Le conseil monétaire de la Banque centrale passera de sept à neuf personnes, ses deux membres extérieurs supplémentaires étant, comme quatre autres, nommés par le Parlement, donc par le Fidesz.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien entendu, Bruxelles a mis en garde la Hongrie contre l’ensemble de sa Constitution que la Commission entend « évaluer », particulièrement irritée à cause du chapitre sur les crimes communistes, de l’adoption d’une nouvelle loi qui réduit d’environ 300 à 14 les communautés bénéficiant de subventions publiques au profit de religions historiques comme le catholicisme, les nouvelles devant se faire agréer par le Parlement, et de l’exigence d’une majorité des deux tiers au Parlement pour instituer de nouvelles taxes.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà donc la Hongrie sous surveillance, et susceptible d’être sanctionnée. En attendant, elle fait preuve d’une belle vigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">JEANNE SMITS, Article extrait du n° 7509, du Mardi 3 janvier 2012</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5536/encore-sur-la-hongrie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Encore sur la Hongrie&#8230;'>Encore sur la Hongrie&#8230;</a></li>
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		<title>« La Messe, une forêt de symboles »</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 17:27:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Messe, une forêt de symboles SOURCE &#8211; Victor Scribe &#8211; Riposte Catholique &#8211; 14 décembre 2011 &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; C’est un livre au titre étonnant que vient de faire paraître l’abbé Claude Barthe aux éditions Via Romana. La Messe, une forêt de symboles, voici un titre qui pourrait laisser croire à une approche ésotérique et qui [...]

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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>La Messe, une forêt de symboles</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>SOURCE &#8211; Victor Scribe &#8211; Riposte Catholique &#8211; 14 décembre 2011</strong></span></p></blockquote>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un livre au titre étonnant que vient de faire paraître l’abbé Claude Barthe aux éditions Via Romana. La Messe, une forêt de symboles, voici un titre qui pourrait laisser croire à une approche ésotérique et qui éloignerait considérablement de ce qu’est réellement cet ouvrage. Et ce serait oublier aussi un peu facilement que son auteur est un très fin connaisseur des Lettres et qu’il évoque ici Baudelaire et plus particulièrement son poème, Correspondances.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une introduction capitale sur le sens mystérieux de la liturgie, l’abbé Claude Barthe nous livre un commentaire fouillé du rite de la messe qui vise à éviter l’habitude rituelle sclérosante qui vient trop souvent de l’oubli du sens mystique de la liturgie de la messe. Laisser de côté ce sens mystique, c’est risquer de ne pas avoir la clef de compréhension de ce qu’est réellement la messe. Pour l’abbé Barthe, cet oubli est l’une des explications de la crise que traverse la liturgie catholique aujourd’hui, mais qui remonte plus loin et au moins aux Lumières.</p>
<p style="text-align: justify;">S’appuyant sur une longue tradition interprétative qui part des Pères de l’Église mais qui laisse aussi une large place à des personnalités comme Monsieur Olier, l’abbé Claude Barthe insiste sur deux points essentiels :<br />
– La messe relève d’une “théologie de la victoire”, celle du sacrifice de l’Agneau qui triomphe du péché et de la mort ;<br />
– Et son déroulement correspondant à l’Histoire du Salut, depuis l’entrée du Christ dans le monde (l’Introït), jusqu’à l’Ascension (le renvoi de l’assemblée).<br />
Présentée ainsi et commentée en détail, la messe prend de suite une autre dimension qui permet de mieux saisir la symbolique des gestes et la portée profonde des paroles. Somme toute, l’abbé Barthe entend contribuer à ce qui s’est réalisé pour la lecture des Saintes Écritures à propos de laquelle on voit l’exégèse spirituelle trouver aujourd’hui ses lettres de noblesse sans mouvement similaire du côté de la liturgie qui en aurait bien besoin pourtant.<br />
« Mon propos, écrit l’auteur, sera ici, très modestement, de donner l’envie, non seulement de retrouver cette veine allégorique, qui devrait par exemple avoir toute sa place dans l’édition du missel des fidèles, mais aussi de la pratiquer. »<br />
Il y aurait évidemment beaucoup à dire sur ce livre (252 pages, 24€) d’une grande richesse et d’une rare profondeur. Le lecteur s’en rendra compte en le lisant avec attention et passion.</p>


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		<title>la Turquie a la mémoire courte</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 17:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[la Turquie a la mémoire courte Les déclarations du Premier ministre turc, Monsieur Erdogan, à propos du « génocide » que la France aurait commis en Algérie, relèvent à la fois de l’hystérie verbale et de la plus grotesque manipulation historique. De plus, Monsieur Erdogan est bien mal placé pour parler de « génocide » [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/5460/la-negation-du-genocide-armenien/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La négation du « génocide arménien »'>La négation du « génocide arménien »</a></li>
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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>la Turquie a la mémoire courte</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les déclarations du Premier ministre turc, Monsieur Erdogan, à propos du « génocide » que la France aurait commis en Algérie, relèvent à la fois de l’hystérie verbale et de la plus grotesque manipulation historique. De plus, Monsieur Erdogan est bien mal placé pour parler de « génocide » en Algérie, région qui fut durant trois siècles une colonie ottomane sous le nom de Régence d’Alger (Wilayat el-Djezair en arabe et Gezayir-i Garp en turc), et dans laquelle les janissaires turcs s’illustrèrent par leurs méthodes particulièrement brutales et expéditives.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1520, Sidi Ahmed ou el Kadhi fut le premier résistant kabyle à la colonisation turque, réussissant même à s’emparer d’Alger et forçant le chef de bande Khar ad-Din Barberos à se replier à Djidjelli.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1609, les Kabyles vinrent battre les murs d’Alger puis, entre 1758 et 1770, ce fut toute la Kabylie qui se souleva. Au début du XIX° siècle, plusieurs autres insurrections se produisirent, notamment entre 1805 et 1813, puis en 1816 et enfin en 1823. Il en fut de même dans les Aurès où les Chaouias réussirent à interdire toute présence effective du pouvoir ottoman. Constantine fut un cas à part car les Ottomans y avaient de solides alliés avec la tribu des Zemoul, ce qui n’empêcha pas les autres tribus kabyles de se soulever régulièrement.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces mouvements furent noyés dans le sang, à l’image de ce qui fut la règle en Libye : « La force est employée à la turque : les colonnes de réguliers, Turcs et Couloughlis, usent du sabre, du fusil et du canon, brûlent récoltes et villages, s’emparent d’otages, empalent et décapitent, exposant par dizaines les têtes coupées. L’usage de la force démontre la résolution du maître et l’irréversibilité de la situation »[1]</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la Régence d’Alger, les Turcs pratiquèrent une ségrégation institutionnalisée, la politique de l’élite dirigeante militaro administrative ottomane étant d’éviter de se dissoudre par mariage dans la masse de la population.</p>
<p style="text-align: justify;">La violence ottomane ne s’exerça pas uniquement contre les populations locales. Quelques exemples :</p>
<p style="text-align: justify;">- Le 27 mai 1529, après un siège de trois semaines, les 25 survivants de la garnison espagnole qui défendait le fort construit dans la baie d’Alger capitulèrent contre la promesse qu’ils auraient la vie sauve ; or, leur chef, le comte Martin de Vargas, grièvement blessé, fut massacré à coups de bâton par les soldats turcs.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le 20 juillet 1535 Khayr ad-Din Barbaros lança un raid sur l’île de Minorque, aux Baléares, enlevant plusieurs centaines de captifs, hommes, femmes et enfants qui furent vendus sur le marché aux esclaves d’Alger.</p>
<p style="text-align: justify;">- En 1682, après que le Dey eut déclaré la guerre à la France, l’amiral Duquesne se présenta devant Alger où les Turcs massacrèrent le père Jean Le Vacher, consul de France, en l’attachant à la bouche d’un canon[2]</p>
<p style="text-align: justify;">- En 1688, pour lutter contre les pirates, le maréchal d’Estrées bombarda Alger et plusieurs captifs français furent également attachés à des canons.</p>
<p style="text-align: justify;">La piraterie constitua jusqu’au début du XIXème siècle le cœur de la vie politique et économique de la Régence turque d’Alger. Il s’agissait bien de piraterie et non de Course puisque les raïs, les capitaines, n’obéissaient pas aux règles strictes caractérisant cette dernière. La recherche historique a en effet montré que son but n’était pas de s’attaquer, avec l’aval des autorités, à des navires ennemis en temps de guerre, mais que son seul objectif était le butin. A l’exception du raïs Hamidou, tous les acteurs de cette piraterie étaient des Turcs, de naissance ou renégats, aucun n’était d’origine algérienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci étant, deux choses doivent être claires :</p>
<p style="text-align: justify;">1) Les lois mémorielles (loi Gayssot, loi Taubira et autres) interdisent et assassinent la recherche historique et c’est pourquoi tout historien sérieux doit exiger leur abrogation.</p>
<p style="text-align: justify;">2) Les politiques n’ont pas à encadrer l’Histoire ; quant aux députés, au lieu de voter des lois mémorielles électoralistes, ils feraient mieux de se préoccuper du sort des Français qui les ont élus. Mais, comme le disait Charles Maurras : « A quoi songe un élu ? A être réélu ».</p>
<p style="text-align: justify;">Bernard Lugan</p>
<p style="text-align: justify;">23/12/12</p>
<p style="text-align: justify;">SOURCE : http://www.bernardlugan.blogspot.com/</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5523/de-lintelligence-de-ces-droits-de-lhomme-qui-installent-lislamisme-dans-le-monde-arabe-et-nous-brouillent-avec-la-turquie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie'>De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5460/la-negation-du-genocide-armenien/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La négation du « génocide arménien »'>La négation du « génocide arménien »</a></li>
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		<title>De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 16:54:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[doctrine politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Joyeux Noël d&#8217;Aymeric Chauprade : Dimanche, 25 Décembre 2011 De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous brouillent avec la Turquie J’interromps un long silence, volontaire je dois dire. La raison ? Une série de voyages, en Amérique Latine et dans le monde arabe, mais [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3001/la-cour-europeenne-des-droits-de-l%e2%80%99homme-donne-raison-a-des-refugies-chretiens/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Cour européenne des droits de l’homme donne raison à des réfugiés chrétiens'>La Cour européenne des droits de l’homme donne raison à des réfugiés chrétiens</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5526/la-turquie-a-la-memoire-courte/' rel='bookmark' title='Permanent Link: la Turquie a la mémoire courte'>la Turquie a la mémoire courte</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/1739/la-vie-humaine-sujet-inalienable-de-droits/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La vie humaine, sujet inaliénable de droits'>La vie humaine, sujet inaliénable de droits</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Joyeux Noël d&#8217;Aymeric Chauprade :</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Dimanche, 25 Décembre 2011</strong></span><br />
<span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;"><strong>De l’intelligence de ces « Droits de l’Homme » qui installent l’islamisme dans le monde arabe et nous <a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/chauprade.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5524" title="chauprade" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/chauprade-291x300.jpg" alt="" width="291" height="300" /></a>brouillent avec la Turquie</strong></span></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">J’interromps un long silence, volontaire je dois dire. La raison ? Une série de voyages, en Amérique Latine et dans le monde arabe, mais aussi la volonté de prendre du recul sur les nombreux événements qui ont fait l’actualité géopolitique récente. J’espère ne pas avoir trop déçu les lecteurs qui pouvaient légitimement attendre mes commentaires durant ces dernières semaines. Qu’ils se disent que dans notre société d’immédiateté et de bruit de fond, l’abstinence est parfois aussi un bienfait.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vote par l’Assemblée nationale française d’une loi visant à pénaliser la contestation du génocide arménien, me paraît être, pour quelqu’un qui se réclame de la realpolitik, un bon moment pour revenir au débat.</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun sait que je ne suis pas favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, et cela pour une raison simple : non seulement les Turcs ne sont pas Européens, mais l’idée même d’Europe s’est en partie forgée dans l’opposition aux Turcs ottomans. Le monde turcophone est une aire culturelle qui dispose de ses propres critères de civilisation, et qui ne se limite pas à la différence religieuse avec les Européens. Et si j’étais méchant je dirais que comme je ne leur veux pas de mal, je n’ai aucune raison de leur souhaiter de monter à bord d’un bateau qui coule.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, ni l’affection particulière que l’on peut avoir pour le peuple arménien, ni l’opposition à la candidature turque à l’Union européenne, ni l’hostilité de certains à l’AKP (le parti islamiste turc qui gouverne), ne doivent affaiblir notre sens du discernement.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai noté, ces derniers temps, que chercher des querelles avec « l’ennemi musulman » était une pente à laquelle cédait facilement nombre de défenseurs des identité française et européenne. Quand on entre dans ce genre de logique, il convient d’observer une règle de bon sens qui consiste à se demander pour « qui roule-t-on vraiment ?». Il est évident que tout ce qui conduit à l’aggravation des relations entre les peuples européens d’un côté, les Iraniens, les Turcs et les Arabes de l’autre, sert les Américains et les Israéliens mais certainement pas les Européens. Que les choses soient dites clairement à ceux qui pensent qu’Huntington a la solution : nous ne règlerons pas le problème de l’immigration extra-européenne par la guerre avec le monde musulman.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’il soit bien entendu ensuite que le réalisme (la realpolitik) ne signifie pas l’absence de valeurs ou le piétinement de celle-ci. J’établis une distinction entre les « Droits de l’Homme », fabrication révolutionnaire, et la liberté, valeur antique. La liberté, depuis la Grèce, Rome et la chevalerie européenne, est au cœur de ce qu’est l’identité de l’Europe. Les « Droits de l’Homme », droits abstraits d’un homme abstrait, n’ont, quant à eux, rien à voir avec la liberté, et bien au contraire ! C’est au nom des « Droits de l’Homme » que depuis deux siècles, une seule et même politique de Terreur est menée : celle qui terrorise les peuples et les prend pour cible davantage que leurs armées, autant dans la France de 1793, que dans le vieux Sud américain, l’Irak baasiste, la Serbie, la Libye, sans oublier Dresde et Cologne, Hiroshima et Nagasaki. Demain peut-être en Syrie et en Iran.</p>
<p style="text-align: justify;">La realpolitik c’est d’abord le rejet de cette politique des « Droits de l’Homme » qui au prétexte de libérer les peuples d’eux-mêmes, n’a cessé de les assassiner et de les livrer à des forces étrangères. La realpolitik c’est ensuite la première protection de l’idée de liberté, valeur essentielle de la civilisation européenne, qui, associée à l’exercice de la raison, est sans conteste le premier facteur du succès historique de l’Occident.</p>
<p style="text-align: justify;">Les « Droits de l’Homme » sont en train de détruire ce que la liberté et la raison ont construit durant des siècles en Occident. Ils détruisent la puissance des Européens, annihilent leur capacité à établir le diagnostic lucide de leur véritable situation (soumission au mondialisme américain et invasion migratoire), et attisent le ressentiment des vieux peuples qui reviennent dans l’Histoire (Russes, Chinois, Indiens, Iraniens, Turcs…).</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne suis pas en train de contester la loi votée sur le génocide arménien au motif d’intérêts purement économiques qui seraient menacés et en m’asseyant sur mes principes. Je conteste cette mauvaise idée, parce qu’elle est, une fois de plus, le produit de l’aveuglement provoqué par la fiction des « Droits de l’Homme ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et plus cette fiction s’impose dans notre pays, au détriment de la realpolitik, plus la liberté recule.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela fait des années que la liberté d’investigation dans le champ de l’Histoire est fragilisée en France, qu’une politique de Terreur mémorielle règne sur notre pays, et que le débat est écarté au profit de la loi, surtout quand les vérités dominantes commencent à être menacées par des arguments « trop convaincants ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’est plus permis d’affirmer librement les conclusions de travaux scientifiques portant sur certaines périodes de l’Histoire (Deuxième Guerre mondiale et époque coloniale surtout) ; il n’est plus possible d’énoncer des faits et des chiffres qui établiraient un lien entre immigration et criminalité. Et, à la différence du monde-anglo-saxon, il n’est plus possible de travailler sur les différences génétiques et biologiques entre groupes ethniques et raciaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est plus la science (sciences humaines et sciences exactes), ou du moins la résultante de ses libres débats, qui, chez nous, tend à énoncer la vérité, ce sont des dogmes idéologiques. Et quand ces dogmes faiblissent face à l’exercice de la raison, des lois viennent immédiatement à leur renfort pour empêcher la raison de progresser. Il existe un exemple consternant de cet effacement de la vérité scientifique, au profit de l’idéologie, un exemple qui normalement devrait réveiller les Français, ceci tout simplement parce qu’il frappe directement leurs enfants : la théorie du genre (la gender theory) qui postule que la différenciation sexuelle est le produit d’une détermination sociologique et non d’une détermination biologique, et qui est imposée à nos écoliers contre la vérité scientifique, et pas seulement contre les morales juive, chrétienne et musulmane, ou les sagesses asiatiques. Certes, les manuels d’histoire souffrent depuis bien longtemps d’une vision déformée de l’Histoire. Des médiévistes comme Régine Pernoud ou Jacques Heers se sont battus, à juste titre, contre l’image noire que l’enseignement républicain a donnée du Moyen-âge, un Moyen-âge version « Nom de la Rose », ramené aux dents pourries et à la peste, caricaturé à l’extrême pour mieux souligner la césure de la Renaissance, et surtout un Moyen-âge privé de sa dimension fondamentale : « l’enchantement » et la spiritualité. Ce qu’il y a d’essentiel dans le Moyen-âge – la puissance de la foi et l’enchantement du réel- est complètement passé à côté de nos écoliers. Comme la philosophie médiévale d’ailleurs, puisque notre enseignement de la philosophie saute allègrement de Platon à Helvétius.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du seul Moyen-âge, et pour renforcer sa légitimité, la République n’a cessé d’inculquer à ses petits écoliers une vision manichéenne de l’Ancien Régime. Cette vision grossière et contraire à la vérité s’est étendue ensuite à l’époque coloniale, durant les trois dernières décennies, avant d’englober toute l’histoire de la civilisation européenne. Dans les derniers manuels d’histoire, ce qui a été grand est dominateur (Louis XIV, Napoléon) y est volontairement effacé au profit d’empires africains incertains. Mais ce qui est nouveau, c’est que les manuels de Sciences et vie sont maintenant également rattrapés par les dogmes de l’idéologie dominante. Le fait d’être un homme ou une femme est désormais aussi une construction sociologique, et par voie conséquence il devient légitime de pouvoir changer de sexe et de sexualité. Pour donner une légitimité au résultat de la démonstration, on a tordu les prémisses. Le contraire même de la démarche scientifique. Le sexe n’est plus un fait naturel qui s’impose à nous dès notre naissance. Il y a eu d’abord la négation des races, puis celle des nations ; il y a maintenant la négation des sexes. Et la loi est désormais chargée de nous faire entrer dans le crâne cette nouvelle religion mondialiste et ses dogmes si le conformisme n’y parvient naturellement.</p>
<p style="text-align: justify;">La nouvelle religion a sa nouvelle histoire, laquelle est ponctuée de catastrophes incontournables, l’Holocauste des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale, dans une moindre mesure celui des Arméniens, puis le « petit Holocauste » du 11 septembre. Certains holocaustes, mais pas tous quand même ! On n’imagine guère en effet nos députés votant une loi pénalisant la négation du génocide des Indiens d’Amérique lequel est au fondement pourtant de la création des… Etats-Unis d’Amérique, ou une loi visant à pénaliser la négation de la dispersion palestinienne en 1948 et 67. Il faut dire qu’il y a peu d’Indiens qui voteront à la prochaine élection présidentielle française. Peu de Palestiniens non plus, même s’il y a pourtant beaucoup d’Arabes. Le jour où la proportion de Français rendue à l’évidence deviendra trop importante, on peut s’attendre aussi à une loi pénalisant la contestation de la version officielle du 11 septembre.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui en France, un universitaire est emprisonné (après avoir été détruit socialement) non parce qu’il a attaqué une banque, mais parce qu’il a osé contester des vérités historiques établies. A l’inverse, ceux qui martyrisent de façon quotidienne les Français (Français de souche ou nouveaux Français qui ont fait l’effort de le devenir), ceux qui les volent, les insultent, bousculent leurs Anciens, giflent leurs ados maigrichons et terrorisent leurs filles, ceux-là n’intéressent pas la représentation nationale. Non, pour nos députés, ce qui est essentiel, c’est de protéger la mémoire arménienne, comme ils ont cru protéger hier la mémoire juive. Manifestement, ils pensent avoir été élus pour ployer le genoux devant les minorités, plutôt que de s’occuper d’une masse de braves Français qui, inexplicablement, renouvelle leur mandat depuis plus trois décennies.</p>
<p style="text-align: justify;">Je reviens à cette mauvaise idée de loi sur le génocide arménien.</p>
<p style="text-align: justify;">1/ Ce débat doit rester celui des historiens. Les Parlementaires, dont l’immense majorité est ignare et n’a jamais lu un seul livre sur le sujet, n’ont pas à s’en mêler. Ils n’ont pas plus à légiférer sur la question arménienne, qu’ils n’avaient hier à légiférer sur les drames concentrationnaires de la Deuxième Guerre mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">2/ Cette question appartient aux Arméniens et aux Turcs. Elle regarde la Turquie et non la France. Il ne faut pas venir se plaindre si les Turcs rétorquent en se penchant sur notre passé colonial. C’était tellement prévisible. Parler de l’Algérie pour les Turcs c’est à la fois semer la discorde chez nous, mais c’est aussi rehausser un peu plus le prestige de la Turquie dans le Maghreb.</p>
<p style="text-align: justify;">3/ Puisqu’ils se déchaînent maintenant sur notre Histoire, j’avoue que les Turcs m’amuseraient davantage s’ils s’occupaient de légiférer sur la contestation du génocide des Vendéens. S’ils ne les connaissent pas encore, qu’ils se précipitent sur les ouvrages de l’historien français Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée. Ils y trouveront les textes de la Convention qui donnèrent l’ordre explicite d’éradiquer une population toute entière, hommes, femmes et enfants, parce qu’elle était, « ethniquement contre-révolutionnaire ». Ils y découvriront des massacres de grande ampleur qui ne furent pas le résultat de débordements de la part des exécutants, mais bien d’une politique criminelle planifiée au plus haut niveau, utilisant des méthodes préindustrielles (noyades de Carrier à Nantes) et la Terreur (tannage des peaux humaines, cannibalisme, nourrissons cuits dans des fours à pain) comme stratégie militaire.</p>
<p style="text-align: justify;">J’imagine même combien il serait intéressant pour une élite turco-musulmane anti-kémaliste de découvrir combien leurs adversaires « jacobins » kémalistes doivent à cette Révolution française, qui fut aussi la matrice des grands totalitarismes du XXe siècle (bolchévisme et nazisme) et des grandes idéologies modernistes du monde musulman auxquels s’opposent islamistes turcs et Frères musulmans arabes !</p>
<p style="text-align: justify;">Si nos gouvernants ont décidé de nous faire détester par des pays émergents qui comptent de plus en plus, comme le Mexique (avec l’affaire Cassez) ou la Turquie, qu’ils nous le disent clairement. De ce point de vue, les résultats engrangés durant l’année 2011 sont exceptionnels !</p>
<p style="text-align: justify;">Le Maroc a interdit ce 24 décembre un numéro de L’Express figurant Mahomet. Début de scandale dans notre presse bienpensante. Et alors ? Nouvelle leçon de Droits de l’Homme à attendre ? Il ne suffit pas de la Tunisie, du Mexique, de la Turquie, il nous faut maintenant nous fâcher avec le Maroc ? Nous ne sommes pas en train de parler d’un titre de presse français sur le territoire français mais d’un titre français sur le territoire marocain. Les Marocains n’ont-ils pas le droit de faire ce qu’ils veulent chez eux ? Ils seraient donc obligés de distribuer L’Express ? Ils n’auraient pas le droit d’estimer que ce numéro peut constituer un trouble à l’ordre public ? Le PJD (parti islamiste) n’est-il pas encore assez fort (il gouverne) à nos yeux qu’il faudrait lui donner encore un coup de main ? Il y a un très bon historien du Maroc (je ne peux que recommander son excellente et tout récente Histoire du Maroc), Bernard Lugan qui ne doit pas en revenir en ce moment ! Il y a quelques jours, l’émission qu’il enregistrait pour I-Télévision avec Robert Ménard, afin de présenter un décapant essai « Décolonisez l’Afrique ! » (paru aux éditions Ellipses début décembre) a été purement et simplement censurée, c’est-à-dire enregistrée mais jamais diffusée. Nos amis marocains devraient poser la question à la France : si vous interdisez de parole votre plus grand historien de l’Afrique, pourquoi alors ne pourrions-nous pas (de temps en temps mais c’est tellement rare !) bloquer la distribution de l’un de vos titres de presse sur notre territoire ?</p>
<p style="text-align: justify;">A la vitesse à laquelle la France multiplie les querelles, il faut maintenant se poser une question. La bêtise suffit-elle à tout expliquer ? Ou bien y-a-t-il une force plus profonde qui pousse dans cette direction ?</p>
<p style="text-align: justify;">Aymeric Chauprade</p>


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		<title>La famille et les 10 commandements.</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 20:55:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Ier dimanche après l’Epiphanie</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Fête de la Sainte Famille.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-table-des-dix-commandements.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5520" title="la table des dix commandements" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-table-des-dix-commandements-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /></a>La famille et les 10 commandements.</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je profiterai de cette fête de la Sainte Famille pour réfléchir avec vous sur le thème suivant : la famille et les 10 commandements. Il me semble que la famille est le lieu le plus parfait pour apprendre aux enfants la pratique des 10 commandements, la pratique de la loi donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï et qui vaut pour le peuple hébreu mais aussi pour le peuple de la Nouvelle Alliance puisque Jésus est venu l’accomplir et non l’abolir : « Je ne suis pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir ». Il l’a accomplie de fait et au prix de quel sacrifice !</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dix commandements, vous le savez, se résument, selon NSJC lui-même, à deux : celui d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. « Les Pharisiens, ayant appris que Jésus avait réduit au silence les Sadducéens, se rassemblèrent. Et l&#8217;un d&#8217;eux, docteur de la loi, lui demanda pour l&#8217;embarrasser : &nbsp;&raquo; Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi? &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C&#8217;est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. <span style="text-decoration: underline;">En ces deux commandements se résument toute la Loi, et les Prophètes.</span> » (Mt 22 40)</p>
<p style="text-align: justify;">Vous conviendrez avec moi que la famille, par ce qu’elle est, à savoir, <span style="text-decoration: underline;">l’enceinte de la charité,</span> est vraiment le meilleur endroit pour apprendre à l’enfant à aimer Dieu et à aimer son prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dix commandements sont aussi le résumé des devoirs que nous devons envers Dieu et envers le prochain. Or la famille est encore le lieu parfaitement adaptée à l’apprentissage des devoirs <span style="text-decoration: underline;">puisqu’elle est « le lieu du devoir</span> » accompli par l’exemple donné et par le père qui fait son devoir et par la mère qui accomplit son et ses devoirs. Ils en donnent l’un et l’autre l’exemple aux enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dix commandements ont Dieu pour auteur. Vous vous souvenez de la communication de la loi sur le haut de la montagne, le mont Sinaï, dans le desert au milieu des tonnerres, des feux et des éclairs et d’un nuage épais qui couvrait toute la montagne. <span style="text-decoration: underline;">Si donc Dieu est l’auteur de la loi, des commandements, tous nous devons à cette loi, respect et obéissance.</span> Mais ne confesserez-vous pas avec moi, que la famille est encore merveilleusement adaptée pour faire aimer la loi de Dieu puisque <span style="text-decoration: underline;">la famille est le lieu d’apprentissage et de l’obéissance…aux parents et du respect…aux parents.</span> Et ce que l’enfant apprend vis-à-vis des parents, il le fera spontanément vis-à-vis de Dieu qui est le meilleur des Pères. « Dieu est si bon que meilleur ne se peut… » disait, je crois, saint Louis.</p>
<p style="text-align: justify;">La pratique des 10 commandements a l’avantage pour nous, non seulement d’assurer la gloire de Dieu, mais également d’assurer notre propre bien. En effet, comme le dit le prophète : « Dans l’accomplissement de la loi se trouvent d’abondantes récompenses » (Ps 18 12). Dieu, en effet, ne nous promet pas seulement les biens terrestres mais il propose encore « un immense trésor dans le ciel, une mesure pleine, pressée, entassée, coulant par-dessus les bords…Mais <span style="text-decoration: underline;">la famille est aussi le lieu de l’abondance,</span> elle nous fait aimer l’abondance dans l’accomplissement des œuvres de justice et de piété. L’un ne va pas sans l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La famille et les trois premiers commandements</strong> : « Un seule Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement », « Dieu en vain tu ne jureras ni autre chose pareillement » « Les dimanches tu garderas en servant Dieu dévotement »</p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous le voyez la première des deux Tables de pierre renferme les Commandements qui ont Dieu pour objet. Dieu est digne d’amour, de respect et de soumission. C’est Lui qui nous a créés : c’est Lui qui nous conserve, qui nous nous nourrit dès le sein de notre mère, qui nous appelle à la Lumière, C’est Lui qui nous fournit toutes les choses nécessaire à notre vie et à notre entretien. C’est Lui le Père de l’abondance. C’est Lui qui, se faisant l’un des nôtres, nous élève à la dignité de fils de Dieu, nous fait enfants de Dieu, nous fait participants de sa nature divine. C’est Lui qui nous donne ainsi l’espérance sotériologique, l’espérance du salut, l’espérance eschatologique, l’espérance du Ciel ; c’est Lui qui nous donne la Vérité ; c’est lui alors qui nous donne le bonheur de l’intelligence. C’est Lui, vraiment, le Dieu de l’abondance…<span style="text-decoration: underline;">Mais la famille est analogiquement la même chose</span>. C’est le lieu de la vie, de l’être, de la protection, de l’abondance, de la multiplicité des biens. C’est elle qui donne un nom. Nom que nous sommes fiers de porter et qui nous donne des obligations, des devoirs. Nous ne pouvons y déroger. Ce nom de famille est même notre bien. Il est la raison de notre amour. Oui, la famille est digne d’être aimé, respecté. Analogiquement, les raisons, qui nous font aimer notre famille, sont celles qui nous font aussi aimer Dieu. La différence est que Dieu est le bien infini, ce que n’est pas la famille, Il doit être aimé infiniment. Toutes ces raisons peuvent aider les parents à convaincre l’enfant à aimer Dieu infiniment, plus que père et mère…Plus que père et mère, parce ce qu’ils offrent, eux, ne sont que des biens finis…Mais participant de la bonté de Dieu, par la surabondance de biens qu’ils donnent, ils doivent être aimés. Ainsi du père et de la mère, ainsi de la famille. Ainsi de Dieu, Développer en vos enfants l’amour de la famille et de ses biens et vous développerez en leur cœur les raisons d’aimer infiniment le Bon Dieu. Les bienfaits que l’on peut tirer de la famille et quel enfant raisonnable ne les aimerait pas, peut être un exemple pour faire aimer les bienfaits de Dieu qui sont infinis. Mais il ne faut jamais oublier, dans ce raisonnement, lorsqu’il est fait et s’il est fait, la Transcendance divine. Dieu est par Lui-même, digne d’être aimé infiniment par et pour Lui-même. Nous nous ne sommes que des êtres par participation, dès lors, la famille, qui participe à la libéralité divine, doit être aimée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi devons nous rendre à Dieu et à lui seul un culte saint et plein de respect.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Mais qui veut être honoré veut par la-même qu’on parle de lui avec une déférence parfaite.</span> Il défend même le contraire. C’est ce que nous indique clairement le Seigneur dans Malachie : « Le fils doit honorer son père et le serviteur son maître ; si donc Je suis votre Père, où sont les honneurs qui me sont dus » (Mal. 1 6).<span style="text-decoration: underline;"> Ainsi ce que la loi commande dans ce second commandement, c’est d’honorer le saint nom de Dieu et de ne jurer par ce nom qu’avec un religieux respect.</span> <span style="text-decoration: underline;">Ce qu’elle défend, c’est que personne n’ose mépriser ce Nom sacré, ne le prenne en vain et ne juge à faux par Lui, témérairement ou sans motif</span>…Mais dites-moi où ces notions de respect, d’honneur sont enseignées sinon dans la famille…Et si aujourd’hui ces notions de respect et d’honneur disparaissent, et si donc le nom de Dieu est invoqué en vain, c’est parce que la famille disparaît et ne joue plus son rôle d’éducatrice…On n’enseigne plus le respect du père et de la mère…Ils oublient même leur dignité…parfois. Comment voulez vous qu’ils enseignent alors l’éternelle Majesté de Dieu et sa Toute Puissance qu’exprime le saint Nom de Dieu ? Comment voulez vous que les enfants, alors, louent Dieu ? Oh quelles sont belles, au contraire, ces familles où les parents, le soir, endorment leurs enfants dans la louange du saint Nom de Dieu confessant qu’Il est notre Seigneur et notre Dieu, que Jésus est l’auteur de notre salut et le proclame hautement, célébrant ses louanges, lui rendant actions de grâces. « Mon âme bénis le Seigneur et n’oublie jamais les grâces que tu as reçu de lui »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le troisième commandement</span> a pour objet le culte extérieur que nous devons à Dieu. Et ce culte extérieur a mille avantages pour nos familles. Ce culte consolide la famille et l’unifie autour de l’autel. Il nous permet de jouir de la présence de Dieu et de converser avec Lui. De prier et contempler la Majesté de Dieu. Là, à l’Eglise, les dimanches nous nous entretenons réellement avec Dieu. Nous approfondissons les vérités religieuses. Dans le saint Sacrifice de la messe, nous adorons NSJC véritablement présent sur l’autel. Cette présence est la joie de nos âmes et la joie de la famille. Le dimanches, la famille vit à l’unisson. On est tous ensemble ! Ce dimanche nous fait comprendre aussi que nous appartenons à une communauté. Nous sommes de ce clocher, de celui de Rolleboise. Et ainsi vivons-nous des événements de la communauté rolleboisienne. Nul doute que les habitudes de la vie familiale et l’esprit de service qui y est développé auprès de tous, aident chacun à s’investir dans la vie paroissiale et à participer au bien commun.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est bien évident que les 7 autres commandements</strong> qui se résument à l’amour du prochain, nous dit NSJC, trouvent dans la vie familiale leur exercice et leur application.</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques mots, voyons la chose.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Tes pères et mères honoreras afin de vivre longuement ».</span> Où cet honneur peut-il se mieux vivre que dans la famille ? Là, les enfants sont appelés à la piété filiale. Ils se savent les débiteurs des parents. Jamais ils ne pourront donner autant qu’ils ont reçu. C’est pourquoi les parents sont dignes d’honneur, comme Dieu est digne d’honneur. Et ils doivent être aimés comme Dieu doit être aimé en raison de sa libéralité.</p>
<p style="text-align: justify;">« <span style="text-decoration: underline;">Homicide point ne sera de fait ni volontairement</span> » C’est affirmer tout également le respect de la vie des personnes. Mais où donc mieux qu’en famille se forme ce respect de la vie. La famille n’est-elle pas, par excellence, le lieu de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Luxurieux point ne seras de corps ni de consentement ».</span> C’est bien en famille que se trouve enseigné, <em>de facto</em>, la pureté, Les enfants voient l’amour chaste et enflammé de leurs parents. Ils aiment cela. Ils sont heureux du bonheur juste des parents. C&#8217;est leur bonheur! Ne vous laissez surtout pas ravir par l’Etat et l’Education nationale cette obligation de l’éducation de la pureté.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Le bien d’autrui tu ne prendras ni retiendra en le sachant ».</span> Le respect du bien d’autrui …Mais c’est en famille qu’il s’aiguise. Le frère sait faire respecter son bien. « C’est à moi ». Il faut que parfois parents s’en mêlent pour faire respecter le droit. Le bien de Gertrude !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Faux témoignage ne diras ni mentiras aucunement</span> ». Là aussi l’apprentissage du vrai se forme déjà en famille.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« L’œuvre de chair ne désirera qu’en mariage seulement</span> ». Les ainés des familles chrétiennes qui sont sur le point de se marier, en portent témoignage. Ils sont modèles et en donnent l’exemple. Ce qui édifie les plus jeunes dans leur croissance et leur désir d’aimer.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Biens d’autrui ne convoiteras pour les avoir injustement</span> ». C’est autrement dit la justice. Or la justice est la vertu qui sait rendre à chacun son bien. Mais c’est d’abord entre frères et sœurs que ce nième commandement s’apprend.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Concluons</span> : Voulez-vous trouver une civilisation qui vit les 10 commandements et les pratique concrètement, développez les familles, favorisez la vie familiale et ne l’étouffez aucunement.</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/752/%c2%ab-mon-peuple-ecoutez-ma-loi-pretez-l%e2%80%99oreille-aux-paroles-de-ma-bouche-%c2%bb/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Mon peuple, écoutez ma loi, prêtez l’oreille aux paroles de ma bouche »'>« Mon peuple, écoutez ma loi, prêtez l’oreille aux paroles de ma bouche »</a></li>
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		<title>La dernière visiteuse (conte de Noël).</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 09:22:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[regards sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[La dernière visiteuse (conte de Noël). C’était à Bethléem à la pointe du jour. L’étoile venait de disparaître, le dernier pèlerin avait quitté l’étable, la Vierge avait bordé la paille, l’Enfant allait dormir enfin. Mais dort-on la nuit de Noël ?… Doucement la porte s’ouvrit, poussée, eût-on dit, par un souffle plus que par une [...]

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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>La dernière visiteuse (conte de Noël).</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’était à Bethléem à la pointe du jour. L’étoile venait de disparaître, le dernier pèlerin avait quitté l’étable, la Vierge avait bordé la paille, l’Enfant allait dormir enfin.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dort-on la nuit de Noël ?…</p>
<p style="text-align: justify;">Doucement la porte s’ouvrit, poussée, eût-on dit, par un souffle plus que par une main, et une femme parut sur le seuil, couverte de haillons, si vieille et si ridée que, dans son visage couleur de terre, sa bouche semblait n’être qu’une ride de plus.</p>
<p style="text-align: justify;">En la voyant, Marie prit peur, comme si ç’avait été quelque mauvaise fée qui entrait.<br />
Heureusement Jésus dormait!<br />
L’âne et le boeuf mâchaient paisiblement leur paille et regardaient s’avancer l’étrangère sans marquer plus d’étonnement que s’ils la connaissaient depuis toujours. La Vierge, elle, ne la quittait pas des yeux. Chacun des pas qu’elle faisait lui semblait long comme des siècles.</p>
<p style="text-align: justify;">La vieille continuait d’avancer, et voici maintenant qu’elle était au bord de la crèche.<br />
Grâce à Dieu, Jésus dormait toujours.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dort-on la nuit de Noël ?…</p>
<p style="text-align: justify;">Soudain, Il ouvrit les paupières, et Sa mère fut bien étonnée de voir que les yeux de la femme et ceux de son Enfant étaient exactement pareils et brillaient de la même espérance.</p>
<p style="text-align: justify;">La vieille alors se pencha sur la paille, tandis que sa main allait chercher dans le fouillis de ses haillons quelque chose qu’elle sembla mettre des siècles encore à trouver.<br />
Marie la regardait toujours avec la même inquiétude.<br />
Les bêtes la regardaient aussi, mais toujours sans surprise, comme si elles savaient par avance ce qui allait arriver.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, au bout de très longtemps, la vieille finit par tirer de ses hardes un objet caché dans sa main, et elle le remit à l’Enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">Après tous les trésors des Mages et les offrandes des bergers, quel était ce présent ?<br />
D’où elle était, Marie ne pouvait pas le voir. Elle voyait seulement le dos courbé par l’âge, et qui se courbait plus encore en se penchant sur le berceau. Mais l’âne et le boeuf, eux, le voyaient et ne s’étonnaient toujours pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela encore dura bien longtemps.<br />
Puis la vieille femme se releva, comme allégée du poids très lourd qui la tirait vers la terre. Ses épaules n’étaient plus voûtées, sa tête touchait presque le chaume, son visage avait retrouvé miraculeusement sa jeunesse. Et quand elle s’écarta du berceau pour regagner la porte et disparaître dans la nuit d’où elle était venue, Marie put voir enfin ce qu’était son mystérieux présent.</p>
<p style="text-align: justify;">Eve (car c’était elle) venait de remettre à l’Enfant une petite pomme, la pomme du premier péché (et de tant d’autres qui suivirent!). Et la petite pomme rouge brillait aux mains du Nouveau-Né comme le globe du monde nouveau qui venait de naître avec Lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Jérôme et Jean Tharaud<br />
(in « Les Contes de la Vierge »).</p>
<p style="text-align: justify;">lu sur le blog de Mesnil-Marie</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5470/noel-2011/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Noël 2011: la veillée de Noël. La messe de minuit. La messe du jour.'>Noël 2011: la veillée de Noël. La messe de minuit. La messe du jour.</a></li>
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		<title>La question centrale de la valeur magistérielle du concile Vatican II</title>
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		<comments>http://www.revue-item.com/5509/la-question-centrale-de-la-valeur-magisterielle-du-concile-vatican-ii/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 22:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>

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		<description><![CDATA[ La question centrale de la valeur magistérielle du concile Vatican II SOURCE &#8211; Abbé Jean-Michel Gleize &#8211; La Porte Latine &#8211; Décembre 2011 NB: Lorsque, en 1962,  j&#8217;avais initié, au niveau du district de France, des conversations théologiques  pour nous &#171;&#160;affonter&#160;&#187; avec les autorités officielles et ne pas perdre les contacts avec l&#8217;Eglise &#8211; elles [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/574/la-valeur-magisterielle-de-vatican-ii-par-mgr-brunero-gherardini/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La valeur magisterielle de Vatican II &#8211; par Mgr. Brunero GHERARDINI'>La valeur magisterielle de Vatican II &#8211; par Mgr. Brunero GHERARDINI</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/3394/de-linterpreation-du-concile-vatican-ii/' rel='bookmark' title='Permanent Link: de l&#8217;interpréation du Concile Vatican II'>de l&#8217;interpréation du Concile Vatican II</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4374/le-concile-vatican-ii-nest-plus-un-bloc/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le concile Vatican II n&#8217;est plus un bloc'>Le concile Vatican II n&#8217;est plus un bloc</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong> La question centrale de la valeur magistérielle du concile Vatican II</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>SOURCE &#8211; Abbé Jean-Michel Gleize &#8211; La Porte Latine &#8211; Décembre 2011</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>NB: Lorsque, en 1962,  j&#8217;avais initié, au niveau du district de France, des conversations théologiques  pour nous &laquo;&nbsp;affonter&nbsp;&raquo; avec les autorités officielles et ne pas perdre les contacts avec l&#8217;Eglise &#8211; elles durèrent de 1962 à 1965 et s&#8217;étaient déroulées avec les monastères de Randol et de Fontgombeault, avec Dom de Lesquin, assisté du Père Fild et  Dom Forgeot, assisté d&#8217;un théologien du monastère, et  &nbsp;&raquo;appuyés&nbsp;&raquo; des dominicains de Toulouse, le père Bonino et le père de la Soujol, &#8211; après nos douze débats portant sur les problèmes soulevés par Vatican II, nous étions arrivés à la conclusion que tous les problèmes se résumaient au problème central du magistère. Je suis heureux de constater que c&#8217;est bien la même conclusion à la quelle arrivent d&#8217;autres confrères de la FSSPX, à l&#8217;issue de leurs  entretiens avec Rome, la même conclusion, celle de la notion de Magistère. C&#8217;est pourquoi je publie avec d&#8217;autant plus de joie cette étude de M l&#8217;abbé Jean-Michel Gleize   sur  le magistère. Une étude particulièrement profonde. Une seule remarque : nous étions en 1995&#8230; Nous sommes aujourd&#8217;hui en 2011&#8230;16 ans de perdu&#8230;! Mais non ! Rien n&#8217;est perdu. Tout sert au bien.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p style="text-align: justify;">Une question cruciale : l&#8217;abbé Jean-Michel Gleize répond à Mgr Fernando Ocariz &#8211; Décembre 2011 &#8211; La question centrale de la valeur magistérielle du concile Vatican II<br />
L’Osservatore romano du 2 décembre 2011 publie une étude de Mgr Fernando Ocariz, l’un des quatre experts qui ont représenté le Saint-Siège lors des dernières discussions doctrinales avec la Fraternité Saint-Pie X (d’octobre 2009 à avril 2011). La question centrale de la valeur magistérielle du concile Vatican II y est abordée en toute clarté (§ 1), mais d’une manière qui reste fort insuffisante (§ 2).<br />
1 &#8211; DES PRINCIPES INCONTESTABLES<br />
Dans la première partie de son étude, le prélat espagnol récapitule les notions fondamentales déjà rappelées par Pie XII dans Humani generis (1) : le fait qu’un acte du magistère de l’Église ne soit pas garanti par le charisme de l’infaillibilité, propre aux définitions solennelles, ne signifie pas qu’il puisse être considéré comme « faillible », au sens où il transmettrait une « doctrine provisoire » ou encore des « opinions autorisées ». Dans un sens large, c’est à dire lorsqu’il ne donne pas de définitions solennelles et infaillibles, le magistère est toujours assisté par Dieu, et cette assistance est nécessaire pour assurer la transmission indéfectible du dépôt de la foi. En ce sens, le simple magistère ordinaire bénéficie lui aussi d’un certain charisme de vérité (2). L’infaillibilité du magistère doit donc s’entendre dans un sens analogue, c’est à dire à des degrés divers (3).<br />
Il en résulte évidemment que l’adhésion due à la vérité proposée par le magistère s’entend elle aussi de diverses. Les définitions solennelles infaillibles proposent ordinairement comme telles des vérités formellement révélées, auxquelles est dû un assentiment de foi théologale. Les autres enseignements non définitoires réclament pour la vérité proposée une adhésion intellectuelle désignée comme un assentiment religieux interne, et qui implique, outre l’assentiment vis-à-vis de la vérité proprement dite, une certaine part d’obéissance vis-à-vis de l’autorité magistérielle. Enfin, les actes magistériels peuvent contenir des éléments qui, ne faisant pas la matière d’un enseignement proprement dit, n’exigent en tant que tels aucune adhésion.<br />
2 &#8211; UNE PROBLEMATIQUE INSUFFISANTE<br />
Ces rappels généraux ne présenteraient aucune difficulté, si Mgr Ocariz n’en faisait l’application aux enseignements de Vatican II. Selon lui en effet, même si le dernier concile n’a voulu définir aucun dogme, le charisme de vérité et l’autorité magistérielle y furent certainement présents, au point que les refuser à l’ensemble de l’épiscopat réuni cum Petro et sub Petro pour apporter un enseignement à l’Église universelle, ce serait nier une partie de l’essence même de l’Église. De la sorte, les affirmations du Concile qui rappellent des vérités de foi requièrent évidemment l’adhésion de la foi théologale, non pas parce qu’elles ont été enseignées par ce Concile, mais parce qu’elles avaient déjà été enseignées de façon infaillible comme telles par l’Église, soit en vertu d’une décision solennelle, soit par le magistère ordinaire et universel. Le même assentiment plein et définitif est requis pour les autres doctrines rappelées par le Concile et déjà proposées par un acte définitif lors de précédentes interventions magistérielles. Les autres enseignements doctrinaux du Concile requièrent des fidèles l’assentiment religieux de la volonté et de l’intelligence.<br />
On pourrait sans doute se féliciter de voir enfin un théologien du Saint-Siège introduire toutes ces nuances, et opposer ainsi un déni des plus formels, quoiqu’implicite, à toutes les présentations unilatérales qui ont jusqu’ici présenté le concile Vatican II dans une optique maximaliste, comme un dogme absolument intouchable, « plus important encore que celui de Nicée » (4). Cependant, aussi séduisante soit-elle dans les nuances et les distinctions qu’elle apporte, une pareille analyse véhicule dans sa racine un postulat qui est loin d’être évident. L’étude de Mgr Ocariz évite ainsi de répondre à la question cruciale, qui reste encore pendante entre la Fraternité Saint Pie X et le Saint-Siège. Plus exactement, la réponse à cette question semble si bien aller de soi aux yeux du prélat de l’Opus Dei que tout se passe comme s’il n’avait jamais été nécessaire de l’aborder. Ou comme si le débat ne devait jamais avoir lieu.<br />
Celui-ci s’impose pourtant plus que jamais. Il est en effet loin d’être évident que le charisme de la vérité et l’autorité du magistère ont été certainement présents au dernier concile, et que l’ensemble de l’épiscopat réuni cum Petro et sub Petro y ait bénéficié des lumières du Saint-Esprit, pour enseigner l’Église universelle. Qu’on le veuille ou non, il ne va pas de soi que le dernier concile puisse s’imposer, en tout et pour tout, aux yeux des catholiques comme l’exercice d’un véritable magistère, réclamant leur adhésion aux différents niveaux indiqués. Et de fait, nous le nions, pour des raisons sérieusement fondées. Si l’on se rappelle en effet la définition traditionnelle du magistère (§ 3-5), on est bien obligé de constater que les procédés de Vatican II ne s’y conforment guère (§ 6-7). D’autant moins que cette nouveauté intégrale du 21e concile œcuménique s’explique profondément en raison de présupposés absolument inédits (§ 8-12).<br />
3 &#8211; LA RAISON D’ÊTRE DU MAGISTERE<br />
L’unité de l’Église et l’unité dans la foi sont inséparables, et le magistère a justement pour rôle de les sauvegarder. Le charisme de la vérité lui est nécessaire à cette fin, c’est à dire comme le moyen requis pour que se conserve le bien commun de l’Eglise, qui est le bien de l’unité dans la profession d’une même foi. C’est la raison que donne la constitution Pastor aeternus du concile Vatican I : « Tel est donc le charisme qui a été conféré divinement à Pierre et à ceux qui doivent lui succéder dans cette chaire […] de sorte que, le péril de la division ayant été écarté, toute l’Eglise se conserve une » (5). Saint Thomas explique de la même manière pourquoi le pape doit être divinement assisté lorsqu’il enseigne le dogme ; il doit l’être précisément en tant qu’il agit comme chef, pour sauvegarder l’unité de l’Eglise : « La raison en est qu’il ne doit y avoir qu’une seule foi dans toute l’Église, suivant la recommandation de l’Apôtre (1 Cor, 1/10) : &nbsp;&raquo; Dites bien tous la même chose, et qu’il n’y ait pas de schismes parmi vous &laquo;&nbsp;. Une pareille unité ne pourrait être sauvegardée si une question de foi soulevée en matière de foi ne pouvait être tranchée par celui qui préside à toute l’Église, de telle sorte que toute l’Église observe fermement sa sentence » (6). C’est donc la cause finale de l’activité du magistère qui explique son indéfectibilité dans la foi. Le magistère est assisté par Dieu dans la mesure où il doit assurer l’unité de l’Eglise, qui est l’unité de la profession commune de la foi. Cette assistance n’est donc pas absolue mais limitée : elle accompagne la transmission de la révélation, et non autre chose. Le Christ a dit à ses apôtres que l’Esprit-Saint les assisterait pour enseigner tout ce que lui-même leur a enseigné, ni plus ni moins (7).<br />
Loin de constituer la doctrine, l’acte de magistère ne fait donc que la conserver et la déclarer (8) : le magistère se définit comme tel en dépendance objective de la révélation divine, dont il doit assurer la transmission. Lors des débats qui précédèrent l’adoption de la constitution Lumen gentium, les principaux représentants du « Coetus internationalis patrum », dont Mgr Lefebvre, avaient proposé un amendement significatif (9). Cette modification du texte donnait à entendre que, si les définitions du pontife romain sont irréformables de soi et non parce que l’Eglise leur donnerait leur consentement, l’assistance du Saint-Esprit ne permet pas non plus qu’elles puissent jamais contredire la foi commune de l’Eglise ou s’en écarter. La raison de cet amendement était de bien montrer (surtout vis-à-vis des schismatiques orientaux) que le pape n’a pas le pouvoir de définir arbitrairement toute espèce de vérité, fût-elle en dehors du dépôt de la foi Lors du premier concile du Vatican, le rapporteur chargé d’expliquer au nom du Saint-Siège la signification exacte du texte de Pastor aeternus insistait dans le même sens : l’exercice du magistère ayant pour raison d’être le bien commun de l’unité de foi, l’assistance divine est départie au pape pour qu’il puisse préserver la foi commune de l’Eglise (10). Comme on l’a justement remarqué (11), si l’on perd de vue, dans une perspective faussée, le juste rapport qui fait dépendre le magistère de la Tradition objective, le Deus revelans risque de passer au second plan, au profit de la custos et magistra. Le moyen d’éviter ce risque est de se rappeler quelle est la définition essentielle du magistère : celle d’une puissance ordonnée à son objet.<br />
Puisque l’unité d’une puissance découle de celle de son objet, l’unité du magistère est celle de la vérité révélée (12). L’une appelle l’autre, car la doctrine révélée est au principe et au fondement des enseignements magistériels, comme l’objet spécifique d’un acte.<br />
4 &#8211; L’UNITE DE LA VERITE ET DE LA REVELATION<br />
Dans l’explication développée par Aristote et saint Thomas (13), l’unité, loin d’exclure la multiplicité, la suppose et la dépasse, parce qu’elle établit justement un lien qui met en relation et en ordre, les uns par rapport aux autres, différents éléments qui vont entrer en composition et qui cesseront par le fait même de constituer une multitude informe. Cette composition est précisément ce qui résorbe la multiplicité dans l’unité.<br />
Comme l’a montré le cardinal Franzelin (14), l’unité de la vérité révélée et de la Tradition est d’abord et avant tout l’unité de la signification des différents dogmes, dans l’expression ordonnée d’une même vérité. Les dogmes sont distincts les uns des autres, mais ils composent une unité, parce qu’ils sont ordonnés les uns aux autres, dans la mesure où ils signifient tous de façon complémentaire, les uns dans la dépendance des autres, les différents aspects de la même vérité révélée. Et cela s’explique parce que cette vérité révélée par Dieu suppose le principe même de toute vérité, qui est le principe de la non-contradiction, le principe de la non-division au niveau du sens, le principe de l’unité de la vérité. Cette unité de la vérité dogmatique passe par l’unité du sens des mots qui expriment la vérité.<br />
C’est pourquoi, dans la constitution Dei Filius, le concile Vatican I affirme que « le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Eglise a présenté une fois pour toutes et jamais il n&#8217;est loisible de s&#8217;en écarter sous le prétexte ou au nom d&#8217;une compréhension plus poussée » (15). Et il est également dit dans le Serment antimoderniste de saint Pie X, au n° 4 : « Je reçois sincèrement la doctrine de la foi transmise des apôtres jusqu&#8217;à nous toujours dans le même sens et dans la même interprétation que lui ont donnée les Pères de l’Eglise ; pour cette raison, je rejette absolument l&#8217;invention hérétique de l&#8217;évolution des dogmes, qui passeraient d&#8217;un sens à l&#8217;autre, différent de celui que l&#8217;Eglise a d&#8217;abord professé » (16).</p>
<p style="text-align: justify;">5 &#8211; L’UNITE DU MAGISTERE<br />
L’objet de la foi est la vérité ontologique, c&#8217;est-à-dire la réalité même du mystère, telle qu’atteinte par le croyant moyennant des concepts et des expressions verbales (17). L’objet de la révélation est la vérité logique, c’est à dire l’énonciation conceptuelle du mystère, dont l’expression (ou le signe verbal extérieur, écrit ou vocal) est le dogme. La prédication du magistère ou la tradition est la communication de cette révélation moyennant un langage extérieur (écrit ou oral) qui exprime l’énonciation conceptuelle du mystère. La révélation et la tradition ont pour objet de fournir au fidèle les concepts et les expressions verbales moyennant lesquelles son acte de foi terminera à la réalité du mystère. Le dépôt de la foi est l’ensemble de ces expressions conceptuelles et verbales.<br />
Ce dépôt, confié à la garde du magistère, est substantiellement immuable dans sa signification. Le magistère ne peut donc contredire la révélation, en proposant des vérités dont le sens ne serait pas voulu par Dieu. Il ne peut pas non plus se contredire lui-même, en proposant des vérités dont le sens serait contraire à celui des vérités qu’il a lui-même déjà proposées. Ceci reste vrai, même si l’expression conceptuelle ou verbale de la vérité révélée peut gagner en précision et même si le magistère peut exercer son acte pour proposer des formules dogmatiques plus explicites, ce qui autorise à parler d’un certain « progrès homogène du dogme ». Ces expressions dogmatiques finissent d’ailleurs par devenir définitives lorsqu’elles expriment de façon suffisamment explicite la vérité révélée. Ce fait est affirmé par Pie XII, à l’encontre des faux postulats de la nouvelle théologie (18). La mission qui a pour objet de déclarer le dépôt obéit aux mêmes règles que la mission qui a pour objet de le conserver, puisqu’elle n’en est qu’une conséquence.<br />
Voilà pourquoi le magistère, défini dans la dépendance de son objet, est constant ou traditionnel : cette constance correspond exactement à l’unité même du magistère, qui se tire de son objet. L’unité du magistère est donc celle d’un enseignement qui propose toujours la même vérité divinement révélée, en lui donnant une signification inchangée, même si son expression peut gagner en précision, moyennant une formulation conceptuelle et verbale plus explicite.</p>
<p style="text-align: justify;">6 &#8211; LE FAIT DE VATICAN II : UN NOUVEAU MAGISTERE PASTORAL.<br />
Le discours d’ouverture du pape Jean XXIII (11 octobre 1962) (19), l’allocution du même adressée au Sacré-Collège le 23 décembre 1962 (20), et le Discours de Benoît XVI du 22 décembre 2005 (21) indiquent clairement l’intention du Concile et la signification exacte du « magistère pastoral ». Vatican II a voulu exprimer la foi de l’Eglise suivant les modes de recherche et de formulation littéraire de la pensée moderne, et redéfinir la relation de la foi de l’Eglise vis-à-vis de certains éléments essentiels de cette pensée.<br />
Bien évidemment, le magistère de l’Eglise est toujours pastoral dans son intention, au sens où, à chaque époque de l’histoire, la prudence des pasteurs propose la vérité pour guider les âmes vers le salut éternel. Mais en même temps, l’enseignement du magistère de l’Eglise reste toujours de nature strictement doctrinale et disciplinaire dans son objet. Les déclarations de Jean XXIII affirment clairement que, à la différence de tous les conciles précédents, Vatican II a voulu être pastoral jusque dans son objet. Même si ce concile a pu prendre pour objet matériel d’étude différents points tantôt doctrinaux, tantôt disciplinaires, tantôt pastoraux, l’optique unique et spécifique selon laquelle il a voulu se pencher sur tous ces points, c’est-à-dire son objet formel, ne fut pas doctrinale mais pastorale, dans un sens foncièrement nouveau. Ce qui explique d’ailleurs la perplexité d’un grand nombre de pères conciliaires vis-à-vis d’un genre de textes inconnu jusque-là. Lorsque le magistère de l’Eglise propose l’objet de la foi en recourant au langage tiré de la philosophie naturelle à l’intelligence humaine (22), cet apport philosophique est celui d’un outil conceptuel et verbal, mis au service de la plus parfaite expression des vérités révélées. Vatican II a voulu « étudier et exposer la doctrine », non seulement « suivant les formulations littéraires », mais encore « suivant les modes de recherche de la pensée moderne ». Si l’on s’en tient à cette intention exprimée par Jean XXIII, l’on est obligé de dire que le Concile a voulu recourir à la pensée moderne non seulement comme à un outil mais encore et bien plus comme à un véritable objet formel, principe et méthode de l’étude et de l’exposition de la doctrine. Le « pastoral » prend ici tout son sens. L’intention explicite de Vatican II a été de recevoir du monde les problématiques nouvelles issues de l’époque moderne.<br />
Nous pouvons en prendre pour preuve supplémentaire ce qu’a écrit le cardinal Ratzinger dans son livre Les principes de la théologie catholique (23), paru en français en 1982. L’épilogue de ce livre est intitulé : « L’Eglise et le monde : à propos de la question de la réception du deuxième Concile du Vatican »(24). Le préfet de la foi y affirme : « De tous les textes du 2nd concile du Vatican, la constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps (Gaudium et spes) a été incontestablement le plus difficile et aussi […] le plus riche en conséquence. Par sa forme et la direction de ses déclarations, il s’écarte dans une large mesure de la ligne de l’histoire des conciles et permet, par le fait même, plus que tous les autres textes de percevoir la physionomie spéciale du dernier concile. C’est pourquoi il a été considéré de plus en plus après le Concile comme le véritable testament de celui-ci : après un processus de fermentation de trois années, il semble que sa véritable volonté soit enfin apparue et ait trouvé sa forme. L’incertitude qui pèse encore sur la question de la vraie signification de Vatican II est en rapport avec des diagnostics de ce genre, et donc aussi en rapport avec ce document » (25). […] « Il nous faut encore une fois nous interroger sur ce que la constitution pastorale comporte précisément de neuf et de spécial. […] Un premier point caractéristique me paraît résider dans le concept du &laquo;&nbsp;monde&nbsp;&raquo; qui s’y trouve. […] La constitution comprend par &laquo;&nbsp;monde&nbsp;&raquo; un vis-à-vis de l’Eglise. Le texte doit servir à les amener tous les deux dans un rapport positif de coopération dont le but est la construction du &laquo;&nbsp;monde&nbsp;&raquo;. L’Eglise coopère avec le &laquo;&nbsp;monde&nbsp;&raquo; pour construire le &laquo;&nbsp;monde&nbsp;&raquo; – c’est ainsi qu’on pourrait caractériser la vision si déterminante du texte. […] Il semble qu’on entende par monde toutes les réalités scientifiques et techniques du temps présent, et tous les hommes qui les portent ou en ont imprégné leur mentalité » (26). Rien d’étonnant alors à ce que le cardinal Ratzinger dise encore : « Le texte de Gaudium et spes joue le rôle d’un contre-Syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789 » (27). Ou encore : « Vatican II avait raison de souhaiter une révision des rapports entre l’Eglise et le monde. Car il y a des valeurs qui, même si elles sont nées hors de l’Eglise, peuvent, une fois examinées et amendées, trouver leur place dans sa vision » (28). Fondé sur la méthode de recherche de la pensée moderne, le Concile donne nécessairement des enseignements qui le rendent dépendant du monde moderne.<br />
Sans doute le monde moderne peut-il être conduit à poser d’une manière nouvelle des questions éternelles auxquelles l’Eglise apportera (en des termes peut-être plus explicites) des réponses qui découleront toujours des mêmes principes et de la même méthode. Mais Vatican II n’a pas examiné à la lumière de la foi les nouvelles questions soulevées par la modernité, et il a même au contraire refusé explicitement d’en examiner un bon nombre, dont l’importance était pourtant reconnue de tous les catholiques, comme la question du communisme. La spécificité qui fait de Vatican II un cas absolument unique est d’avoir voulu proposer la foi à la lumière et suivant le mode de la pensée moderne. Or, aucun concile ne saurait recevoir ses modes de recherche de la pensée ou de la culture du monde moderne, « tel qu’il se présentait depuis 1789 »(29). Les principes et la méthode du magistère ecclésiastique ont été suffisamment indiqués par le concile Vatican I : « La doctrine de foi que Dieu a révélée n’a pas été proposée comme une découverte philosophique à faire progresser par la réflexion de l’homme, mais comme un dépôt divin confié à l’Epouse du Christ pour qu’elle le garde fidèlement et le présente infailliblement » (30). La conséquence est indiquée par Pie XII, dans l’encyclique Humani generis : « Négliger, rejeter ou priver de leur valeur tant de biens précieux qui au cours d’un travail plusieurs fois séculaire des hommes d’un génie et d’une sainteté peu commune, sous la garde du magistère sacré et la conduite lumineuse de l’Esprit-Saint, ont conçus, exprimés et perfectionnés en vue d’une présentation de plus en plus exacte des vérités de la foi, et leur substituer des notions conjecturales et les expressions flottantes et vagues d’une philosophie nouvelle appelées à une existence éphémère, comme la fleur des champs, ce n’est pas seulement pécher par imprudence grave, mais c’est faire du dogme lui-même quelque chose comme un roseau agité par le vent ».<br />
D’autre part, en se proposant d’exprimer la foi selon les modes de recherche de la pensée moderne, le Concile ne voulait pas s’adresser premièrement aux catholiques, mais à l’homme moderne en général. Mais en se donnant un tel auditoire, le Concile renonçait par le fait même à exposer formellement la foi, avec l’autorité d’un magistère proprement dit, parlant au nom de Dieu, puisque son interlocuteur était par définition réfractaire ou indifférent au message de l’Eglise. Vatican II ne pouvait prétendre qu’à énoncer la foi d’une façon toute matérielle, dans une démarche non point magistérielle mais apologétique, et se proposer de rendre la foi acceptable à l’homme moderne, en lui montrant que la vérité révélée ne remet pas en cause les catégories de sa pensée. Nous ne jugeons pas ici de l’efficacité apologétique d’une telle démarche (les faits parlent d’eux-mêmes). Nous soulignons simplement ici sa grande faiblesse magistérielle.<br />
Par conséquent, il est faux d’affirmer, comme le fait Mgr Ocariz, une constance de méthode en vertu de laquelle les textes de Vatican II éclaireraient légitimement ceux du magistère antérieur à 1962. D’une part en effet, le but de Vatican II n’était pas de reprendre et de préciser ces enseignements ; et d’autre part, Vatican II a voulu exprimer la foi suivant les principes et les méthodes d’un système philosophique contraire à la foi(31), non seulement dans tel ou tel de ses contenus, mais jusqu’en ses fondements, c’est-à-dire ses doutes critériologiques. Partant, un tel système n’est pas seulement incompatible avec le catholicisme ; il s’oppose directement à la métaphysique naturelle de l’intelligence, remettant en cause sa capacité à connaître le vrai. La philosophie moderne a inversé le rapport du sujet à l’objet, et par là même le rapport de l’homme à Dieu. En assumant les modes de recherche de la modernité, la pensée conciliaire a assumé cette inversion, ainsi que le manifeste par exemple la déclaration sur la liberté religieuse : le principe et le fondement de cette déclaration n’est autre que la primauté de la dignité ontologique sur la dignité morale, c’est à dire la primauté du sujet sur l’objet. Une pareille inversion est absolument contraire au principe critériologique que supposent la révélation, la tradition et le magistère, c’est-à-dire au principe de l’objectivité la plus réaliste. Un présupposé subjectiviste ne peut servir de base à une interprétation qui se propose d’éclaircir le sens et la portée d’un magistère dont les présupposés objectifs sont radicalement inverses.</p>
<p style="text-align: justify;">7 &#8211; LE FAIT DE VATICAN II : DES ENSEIGNEMENTS NOUVEAUX CONTRAIRES A LA TRADITION.<br />
Au moins sur quatre points, les enseignements du concile Vatican II sont évidemment en contradiction logique avec les énoncés du magistère traditionnel antérieur, de sorte qu’il est impossible de les interpréter en conformité avec les autres enseignements déjà contenus dans les documents antérieurs du magistère ecclésiastique. Vatican II a donc rompu l’unité du magistère, dans la mesure même où il a rompu l’unité de son objet.<br />
Ces quatre points sont les suivants. La doctrine sur la liberté religieuse, telle qu’elle s’exprime dans n° 2 de la Déclaration Dignitatis humanae contredit les enseignements de Grégoire XVI dans Mirari vos et de Pie IX dans Quanta cura ainsi que ceux du pape Léon XIII dans Immortale Dei et ceux du pape Pie XI dans Quas primas (32). La doctrine sur l’Eglise, telle qu&#8217;elle s’exprime dans le n° 8 de la constitution Lumen gentium contredit les enseignements du pape Pie XII dans Mystici corporis et Humani generis(33). La doctrine sur l’œcuménisme, telle qu’elle s’exprime dans le n° 8 de Lumen gentium et le n° 3 du décret Unitatis redintegratio contredit les enseignements du pape Pie IX dans les propositions 16 et 17 du Syllabus, ceux de Léon XIII dans Satis cognitum, et ceux du pape Pie XI dans Mortalium aninos(34). La doctrine sur la collégialité telle qu’elle s’exprime dans le n° 22 de la constitution Lumen gentium, y compris le n° 3 de la Nota praevia, contredit les enseignements du concile Vatican I sur l’unicité du sujet du pouvoir suprême dans l’Eglise, dans la constitution Pastor aeternus.<br />
De plus (35), la réforme liturgique de 1969 a eu pour résultat la confection d’un Nouvel Ordo Missae qui « s’éloigne de manière impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la 20e session du concile de Trente »(36). La restauration du rite de la messe accomplie par saint Pie V avait eu pour résultat d’expliciter les aspects de la foi catholique niés par l’hérésie protestante. La réforme liturgique accomplie par Paul VI a eu pour résultat d’occulter ces mêmes aspects, au moment même où resurgissent avec une force accrue les hérésies qui avaient rendu indispensable l’explicitation de ces aspects. Le Missel de Paul VI n’est donc pas venu préciser celui de saint Pie V. Il s’en est éloigné, au sens où il a rendu obscur et ambigu ce que le Missel de saint Pie V avait rendu explicite et clarifié. Si l’on objecte que la réforme liturgique de Paul VI a voulu expliciter d’autres aspects laissés dans l’ombre jusqu’ici, nous répondons qu’une nouvelle explicitation ne peut pas remettre en cause l’explicitation déjà accomplie ; c’est pourtant ce que fait le nouveau Missel de 1969, en occultant les aspects de la foi catholique précisément niés par les hérésies protestantes.<br />
Sur les quatre points indiqués, ainsi que dans la réforme liturgique qui s’est ensuivie, le concile Vatican II présente aux yeux du catholique perplexe des contradictions évidemment inacceptables. Pris dans son ensemble, la grande réforme de Vatican II apparaît comme un étrange amalgame, mélange subtil de vérités partielles et d’erreurs déjà condamnées(37). Infecté par les principes du libéralisme et du modernisme, cet enseignement présente de graves déficiences. Celles-ci interdisent assurément de voir en Vatican II un concile comme les autres, représentant l’expression autorisée de la Tradition objective. Cela empêche aussi de dire que le dernier Concile s’inscrit dans l’unité du magistère de toujours.<br />
8 &#8211; UNE NOUVELLE PROBLEMATIQUE<br />
En conformité avec le Discours de 2005, Mgr Ocariz pose le principe d’une « interprétation unitaire », d’après lequel les textes du concile Vatican II et les documents magistériels précédents doivent s’éclairer mutuellement. Le concile Vatican II doit non seulement être interprété à la lumière des documents magistériels précédents, mais certains de ces derniers sont également mieux compris à la lumière de Vatican II. L’interprétation des nouveautés enseignées par le concile Vatican II doit donc repousser, comme le dit Benoît XVI, « l’herméneutique de la discontinuité par rapport à la Tradition, tandis qu’elle doit affirmer l’herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité ». Il y a là un nouveau vocabulaire qui exprime clairement une nouvelle problématique. Celle-ci inspire tout le propos de Mgr Ocariz. « Une caractéristique essentielle du magistère », écrit-il, « est sa continuité et son homogénéité dans le temps ».<br />
Ce vocabulaire est nouveau. Les idées qu’il véhicule le sont aussi. Si on parle de « continuité » ou de « rupture », cela devrait s’entendre, au sens traditionnel, d’une continuité ou d’une rupture objective, c’est à dire par rapport à l’objet de la prédication de l’Eglise. Parler d’une continuité équivaudrait à parler de l’ensemble des vérités révélées telles que le magistère de l’Eglise les conserve et les expose, tout en leur donnant la même signification, et sans que la prédication présente puisse contredire la prédication passée. La rupture consisterait à porter atteinte au caractère immuable de la Tradition objective et serait alors synonyme de contradiction logique entre deux énoncés dont les significations respectives ne pourraient se vérifier simultanément.<br />
Mais il faut se rendre à l’évidence et reconnaître que le mot « continuité » n’a pas du tout ce sens traditionnel dans le discours actuel des hommes d’Eglise. On y parle précisément de continuité à propos d’un sujet qui évolue au cours du temps. Il ne s’agit pas de la continuité d’un objet, celle du dogme ou de la doctrine, que le magistère de l’Eglise proposerait aujourd’hui, en lui donnant le même sens que jadis. Il s’agit de la continuité de l’unique sujet Eglise. Benoît XVI parle d’ailleurs exactement non de la continuité mais « du renouveau dans la continuité de l&#8217;unique sujet-Eglise, que le Seigneur nous a donné ; c&#8217;est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l&#8217;unique sujet du Peuple de Dieu en marche ». A l’inverse, ajoute-t-il aussitôt, « l&#8217;herméneutique de la discontinuité risque de finir par une rupture entre Eglise préconciliaire et Eglise post-conciliaire ». Cela signifie que la rupture doit se situer au même niveau : c’est une rupture entre deux sujets, au sens où l’Eglise, l’unique sujet du Peuple de Dieu, ne serait plus la même avant et après le Concile.<br />
9 &#8211; UNE NOUVELLE CONCEPTION DE L’UNITE DU MAGISTERE<br />
Ce nouveau discours implique une nouvelle idée de l’unité du magistère. La continuité dont il est question est l’unité dans le temps, c’est à dire à travers le changement que mesure le temps, et c’est d’abord l’unité du sujet, non celle de l’objet. Ce sujet est l’Eglise, unique Peuple de Dieu, c’est à dire l’ensemble de tous les baptisés. Ce sujet est le point de référence qui rend compte de l’unité de la Tradition.<br />
L’Instruction Donum veritatis du 24 mai 1990 (38), sur laquelle s’appuie Mgr Ocariz, développe en détail ce point de vue. Sous le titre « La vérité don de Dieu à son Peuple », le premier chapitre de ce document développe l’idée déjà présente dans le n° 12 de Lumen gentium, d’après laquelle la conservation et l’explication du dépôt révélé serait l’affaire du Peuple de Dieu tout entier, antérieurement à toute distinction hiérarchique. Les baptisés auraient en partage une fonction prophétique, plus fondamentale que la fonction magistérielle propre aux apôtres et à leurs successeurs. Le cardinal Ratzinger insiste sur cette idée, à ses yeux décisive, dans la Présentation qu’il donne de l’Instruction Donum veritatis : « En considérant la structure du document, on sera surpris de voir que nous n’avons pas placé le magistère au début, mais plutôt le thème de la vérité comme don de Dieu à son Peuple ; la vérité de la foi n’est pas donnée à l’individu isolé (pape ou évêque) mais par elle Dieu a voulu donner naissance à une histoire et à une communauté. La vérité réside dans le sujet communautaire du Peuple de Dieu, dans l’Eglise ». De même, Jean-Paul dit au n° 27 de l’Exhortation post-synodale Pastores gregis : « Dans l’Église, école du Dieu vivant, évêques et fidèles sont tous condisciples et ont tous besoin d’être instruits par l’Esprit. Les lieux d’où l’Esprit donne son enseignement intérieur sont vraiment nombreux. Tout d’abord le cœur de chacun, puis la vie des diverses Églises particulières, où apparaissent et se font sentir les multiples besoins des personnes et des différentes communautés ecclésiales, par des langages connus, mais aussi par des langages divers et nouveaux »(39).<br />
Il manque ici la distinction absolument nécessaire entre le destinataire et le dépositaire-intermédiaire. Le Peuple de Dieu tout entier (et bien plus que le Peuple de Dieu, tous les hommes sans exception) sont les destinataires de la vérité qui doit les sauver. Mais seuls quelques individus isolés sont choisis parmi les autres hommes pour être les titulaires d’une fonction hiérarchique et les dépositaires de cette vérité, car c’est à eux seuls qu’elle a été confiée comme en dépôt avec la charge de la conserver, et eux seuls sont les intermédiaires établis par Dieu pour communiquer en son nom la vérité salutaire. La déclaration Mysterium Ecclesiae du 24 juin 1973 (40), sur laquelle s’appuie aussi Mgr Ocariz, dit sans doute que l’autorité du magistère est requise pour assurer l’unité sociale de l’expression de la foi (41) : à la différence de ce qui se passe dans le protestantisme ou dans le modernisme d’Alfred Loisy, condamné par saint Pie X, le magistère est ici une institution divine, et lui seul est assisté par Dieu pour conduire le Peuple, en lui indiquant l’interprétation autorisée de la Parole de Dieu. Mais il n’est pas dit que la fonction magistérielle soit requise comme celle d’un dépositaire et d’un intermédiaire, témoin privilégié ayant reçu de Dieu, en tant qu’individu isolé, la vérité de sa révélation, avec la charge de la conserver et de la transmettre. Et Donum veritatis ne vient-il pas préciser sur ce point Mysterium Ecclesiae, en disant que la vérité de foi est un don de Dieu à tout son Peuple, qu’elle n’est pas donnée à l’individu isolé (pape ou évêque), mais qu’elle réside dans le sujet communautaire du Peuple de Dieu (42) ?<br />
Dans le « Commentaire » publié le 27 juin 1994, afin de préciser le sens de la Lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis parue le 22 mai précédent, le cardinal Ratzinger exprime nettement cette nouvelle conception du magistère : « L’Ecriture ne peut devenir le fondement d’une vie que si elle est confiée à un sujet vivant &#8211; celui-là même dont elle est née. Elle a eu son origine dans le Peuple de Dieu guidé par l’Esprit-Saint et ce Peuple, ce sujet, n’a cessé de subsister. Le concile Vatican II a exprimé tout cela de la manière suivante : &nbsp;&raquo; L’Eglise ne tire pas de la seule Ecriture sainte sa certitude sur tous les points de la révélation &nbsp;&raquo; (Dei Verbum, § 9). […] Selon la vision de Vatican II, l’Ecriture, la Tradition et le magistère ne doivent pas être considérés comme trois réalités séparées, mais l’Ecriture, lue à la lumière de la Tradition et vécue dans la foi de l’Eglise, s’ouvre, dans ce contexte vital, dans sa pleine signification. Le magistère a pour tâche de confirmer cette interprétation de l’Ecriture rendue possible par l’écoute de la Tradition dans la foi »(43). Dans ce texte, le terme de « Tradition » est distingué du magistère et désigne la vie concrète du Peuple de Dieu, c’est à dire le contexte vital auquel le magistère doit puiser comme à une source.<br />
La catéchèse dispensée par Benoît XVI en 2006 confirme encore cette idée. L’Eglise résulte à l’origine d’une expérience que les apôtres ont vécue avec le Christ(44). Prolongée dans l’espace et dans le temps, cette expérience suscite une communion, qui doit recourir au service du ministère apostolique pour garder sa cohésion spatio-temporelle(45). L’unité hiérarchique, dans le temps et dans l’espace, est une deuxième unité qui découle d’une première unité plus radicale, celle de l’expérience commune. C’est ainsi que la tradition vivante, qui est l’expérience commune continuée dans le temps, précède et suscite la tradition apostolique, qui est le ministère continué dans le temps comme un service de la communion. Les deux traditions resteront toujours synchronisées, et on ne trouvera jamais la continuité de l’expérience commune sans la continuité du ministère, car aux yeux de Benoît XVI, l’Eglise n’est pas une communauté purement charismatique. Mais il y a pourtant, dans la définition qu’il donne de l’Eglise, une antériorité logique de l’expérience commune par rapport au ministère. Cette antériorité est exactement celle qui est introduite par l’Instruction Donum veritatis : le Peuple de Dieu dépositaire de la vérité précède en ce sens le magistère hiérarchique. La Tradition est alors entendue dans un sens nouveau comme la continuité d’une présence active, celle de Jésus qui vit dans son Peuple(46). Elle est accomplie par l’Esprit-Saint et exprimée (47) grâce au service du ministère apostolique : « Cette actualisation permanente de la présence active de Jésus Seigneur dans son peuple, opérée par l’Esprit Saint et exprimée dans l’Eglise à travers le mi­nistère apostolique et la communion fraternelle, est ce que l’on entend au sens théologique avec le terme Tradition » (48). Il s’agit précisément de « la communion des fidèles autour des pasteurs légitimes au cours de l’histoire, une communion que l’Esprit Saint alimente en assurant la liaison entre l’expérience de la foi apostolique, vécue dans la communau­té originelle des disciples, et l’expérien­ce actuelle du Christ dans son Eglise » (49).<br />
Dans cette nouvelle optique, il n’est plus dit que le rôle du magistère est de conserver et de transmettre au nom de Dieu le dépôt des vérités révélées par le Christ aux apôtres. Il est dit que son rôle consiste à assurer la cohésion de l’expérience communautaire des origines, de façon à ce que la communion d’aujourd’hui continue la communion d’hier. Le magistère est alors au service du sujet Eglise, son rôle étant d’expliciter dans des formules autorisées les intuitions préconceptuelles du sensus fidei.<br />
On ne saurait nier la réalité de ce sensus fidei. Il équivaut au consensus unanime et infaillible de la croyance. Mais il s’agit précisément du consensus de l’Eglise enseignée. Celui-ci découle de l’infaillibilité de l’Eglise enseignante, qui est sa cause propre. L’Eglise étant une et sainte dans sa foi, la croyance des fidèles est indéfectiblement et solidairement docile, dans le temps comme dans l’espace, à l’enseignement de la hiérarchie magistérielle. Sans doute peut-on parler d’un certain sujet de la Tradition au sens passif, qui est un sens large, et qui correspond à l’ensemble de tous les croyants, mais ce sujet est tel comme simple témoin de l’enseignement du magistère, et le consensus de l’Eglise dans la croyance possède tout au plus la valeur d’un signe faisant connaître l’infaillibilité de l’enseignement qui a proposé à croire la vérité crue unanimement. En ce sens, la profession de foi indéfectible de l’Eglise enseignée représente un lieu théologique, car c’est elle seule qui manifeste bien des vérités proposées infailliblement par la prédication orale du magistère ordinaire universel. Mais ce genre de critère reste le simple signe de l’infaillibilité de l’enseignement, et non sa cause. En faire une cause, c’est reprendre à son compte l’erreur condamnée par le concile Vatican I, en l’étendant au domaine particulier du pouvoir de magistère : « le primat de juridiction a été donné immédiatement et directement non pas à Pierre lui-même, mais à l’Eglise, pour remonter ensuite à Pierre comme à son représentant »(50). Cela implique encore qu’une proposition du magistère ne serait infaillible que dans la mesure où elle serait agréée (même antécédemment) par le Peuple, ce qui contredit formellement la sentence énoncée infailliblement par le même concile Vatican I : « De telles définitions portées par le Souverain Pontife sont irréformables de soi, et non de par le consentement de l’Eglise » (51).<br />
10 &#8211; UNE NOUVELLE CONCEPTION DE L’UNITE DE LA VERITE<br />
Dans l’optique traditionnelle, où le point de référence est celui de l’objet, l’unité du magistère est celle de la vérité révélée, puisque le magistère se définit comme l’organe de la Tradition objective. De ce fait, l’acte du magistère ne se définit pas essentiellement comme un acte présent, par opposition à un acte passé. Car si le magistère s’exerce, ce n’est pas en tant qu’il est présent ou actuel, mais c’est en tant qu’il exprime toujours la même signification de la même vérité, de façon toujours plus précise. Cette expression de la vérité, avec l’explicitation qui l’accompagne in eodem sensu, est de soi intemporelle. En ce sens, le magistère vivant ne se réduit pas au magistère présent, par opposition au magistère passé qui serait un magistère non vivant, ou posthume. Si le magistère présent est vivant, le magistère passé l’a été lui aussi. Le temps n’a aucune incidence directe et immédiate sur l’objet ni sur l’acte du magistère qui l’énonce. Pour appuyer sa critique des enseignements de Vatican II, Mgr Lefebvre évoque toujours, avec une grande précision, non pas « le magistère passé » mais « le magistère de toujours », en d’autres termes le magistère constant. Le temps concerne seulement le sujet qui exerce l’acte de magistère, et c’est en ce sens que l’on peut distinguer entre une règle éloignée (le magistère passé) et une règle prochaine (le magistère présent) de la foi.<br />
Dans la nouvelle optique impliquée par le Discours de 2005 et élucidée dans les textes que nous avons produits, le point de référence n’est plus celui de l’objet. L’unité du magistère est celle de « l’unique sujet Eglise qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l&#8217;unique sujet du Peuple de Dieu en marche ». Le magistère se définit comme l’organe d’une expérience commune, vécue au fil du temps par le Peuple de Dieu. On base alors la continuité dans le sujet de l’Eglise qui demeure le même, indépendamment de l’objet. Ce n’est pas le sujet qui s’adapte à l’objet, mais c’est l’objet qui est dit continu, parce que le sujet qui le dit reste le même. Le renouveau dans la continuité dont parle Benoît XVI consiste à établir « la liaison entre l’expérience de la foi apostolique, vécue dans la communau­té originelle des disciples, et l’expérien­ce actuelle du Christ dans son Eglise » (52). De fait, ce renouveau ne consiste pas à proposer la même doctrine selon un mode plus explicite. Il consiste à changer la doctrine, avec les principes qu’elle implique, sous prétexte que ces principes (dont on dit seulement qu’ils sont « durables ») doivent trouver leur application dans une matière contingente. C’est en ce sens que Vatican II s’est proposé d’établir « une nouvelle définition de la relation entre la foi de l’Eglise et certains éléments essentiels de la pensée moderne », afin que la doctrine de la foi fût « présentée de la façon qui répondît aux exigences de notre époque », et « suivant les modes de recherche et de formulation littéraire de la pensée moderne ». Puisque c’est le même sujet Eglise qui adopte ainsi une position différente vis-à-vis du monde issu de la modernité, le renouveau serait celui d’une continuité, non d’une rupture.<br />
Comme l’enseigne logiquement la Déclaration Mysterium Ecclesiae, si le magistère impose au Peuple de Dieu les formules dogmatiques comme autant de formes différentes aptes à traduire une expérience vécue au fil du temps et de la contingence, « il ne s’ensuit point que chacune d’entre elles eut et gardera toujours cette aptitude au même degré ». Un pareil relativisme va à l’encontre des enseignements donnés par Pie XII dans Humani generis (53). Mais il s’harmonise avec la nouvelle idée du magistère exposée par Donum veritatis. Le futur Benoît XVI a d’ailleurs justifié lui-même cette conception relativiste : « [L’enseignement magistériel] affirme – peut-être pour la première fois de façon aussi claire – qu’il existe des décisions du magistère qui ne peuvent constituer le dernier mot sur une matière en tant que telle, mais une stimulation substantielle par rapport au problème, et surtout une expression de prudence pastorale, une sorte de disposition provisoire. […] A cet égard, on peut penser aussi bien aux déclarations des papes du siècle dernier sur la liberté religieuse qu’aux décisions anti-modernistes du début de ce siècle, en particulier aux décisions de la Commission biblique de l’époque. En tant que cri d’alarme devant les adaptations hâtives et superficielles, elles demeurent pleinement justifiées. […] Mais dans les détails relatifs aux contenus, elles ont été dépassées, après avoir rempli leur devoir pastoral à un moment précis » (54). Ce relativisme se retrouve dans le Discours du 22 décembre 2005, qui raisonne comme si toute décision, du fait même qu’elle appartient à l’histoire, ne pouvait concerner qu’une matière contingente et exprimer une vérité seulement relative aux circonstances : « Dans ce processus de nouveauté dans la continuité, nous devions apprendre à comprendre plus concrètement qu&#8217;auparavant que les décisions de l&#8217;Eglise en ce qui concerne les faits contingents &#8211; par exemple, certaines formes concrètes de libéralisme ou d&#8217;interprétation libérale de la Bible &#8211; devaient nécessairement être elles-mêmes contingentes, précisément parce qu&#8217;elles se référaient à une réalité déterminée et en soi changeante ».<br />
Dans la pensée du pape, ce relativisme ne date pas d’hier. Encore théologien, Joseph Ratzinger s’expliquait déjà suffisamment sur ce point. « Non seulement », écrivait-il en 1972, « on doit dire que l’histoire des dogmes, dans le domaine de la théologie catholique, est fondamentalement possible mais encore que tout dogme qui ne s’élabore pas comme histoire des dogmes est inconcevable »(55) ; et c&#8217;est pourquoi « la formation du concept de Tradition dans le catholicisme post-tridentin constitue le plus grand obstacle à une compréhension historique de la réalité chrétienne »(56). En effet, le concept post-tridentin de Tradition suppose que la révélation a été achevée à la mort du dernier des apôtres et que depuis elle demeure substantiellement immuable dans sa signification. Or, « l’axiome de la fin de la révélation avec la mort du dernier apôtre », explique Joseph Ratzinger, « était et est, à l’intérieur de la théologie catholique, un des principaux obstacles à la compréhension positive et historique du christianisme : l’axiome ainsi formulé n’appartient pas aux premières données de la conscience chrétienne »(57). […] « En affirmant que la révélation est close avec la mort du dernier apôtre, on conçoit objectivement la révélation comme un ensemble de doctrines que Dieu a communiquées à l’humanité. Cette communication prit fin un certain jour et les limites de cet ensemble de doctrines révélées restèrent ainsi fixées en même temps. Tout ce qui vient après serait ou la conséquence de cette doctrine ou la corruption de celle-ci » (58). Or, « non seulement cette conception s’oppose à une pleine compréhension du développement historique du christianisme mais est même en contradiction avec les données bibliques » (59).<br />
Tout cela est parfaitement cohérent, si l’on tient que la Tradition est : « la communion des fidèles autour des pasteurs légitimes au cours de l&#8217;histoire, une communion que l&#8217;Esprit Saint alimente en assurant la liaison entre l&#8217;expérience de la foi apostolique, vécue dans la communau­té originelle des disciples, et l&#8217;expérien­ce actuelle du Christ dans son Eglise » (60), ou encore : « l&#8217;histoire de l&#8217;Esprit qui agit dans l&#8217;his­toire de l&#8217;Eglise à travers la médiation des Apôtres et de leurs successeurs, en continuité fidèle avec l&#8217;expérience des origines »(61), ou si l’on postule que « La Tradition n&#8217;est pas une transmission de choses ou de paroles, une collection de choses mortes ; la Tradition est le fleuve vi­vant qui nous relie aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes. Le grand fleuve qui nous conduit aux portes de l&#8217;éterni­té » (62), ou si l’on décide que « la Tradition apostolique n&#8217;est pas une collection de choses, de mots, com­me une boîte remplie de choses mortes ; la Tradition est le fleuve de la vie nou­velle qui vient des origines, du Christ jusqu&#8217;à nous, et qui nous fait partici­per à l&#8217;histoire de Dieu avec l&#8217;humani­té ».<br />
Mais si les eaux de ce grand fleuve où baigne la foi de l’Eglise ne restent jamais les mêmes, nous aurons beaucoup de mal à suivre Mgr Ocariz dans la recherche d’une « interprétation unitaire », qui satisfasse aux exigences du principe de non contradiction.<br />
11 &#8211; LE NŒUD DU DILEMME<br />
Dans la logique de Vatican II et du Discours de 2005, l’objet est en tant que tel relatif au sujet. Dans la logique de Vatican I, et de tout l’enseignement traditionnel de l’Eglise, le sujet est en tant que tel relatif à l’objet. Ces deux logiques sont inconciliables.<br />
Le magistère, à quelque époque qu’il soit, doit rester l’organe du dépôt de la foi. Il se dénature dans la mesure même où il altère ce dépôt. Il est faux que des principes divinement révélés et explicités par le magistère antérieur ne s’imposeraient plus nécessairement, sous prétexte que le sujet Eglise les vit différemment à travers la contingence de l’histoire, ou que le Peuple de Dieu se trouve conduit à établir une relation nouvelle entre sa foi et le monde moderne. Des principes que l’on applique en matière contingente (comme ceux qui fondent toute la doctrine sociale de l’Eglise) ne sont pas contingents. Sans doute, l’immutabilité substantielle de la vérité révélée n’est pas absolue, car l’expression conceptuelle et verbale de cette vérité peut gagner en précision. Mais ce progrès n’entraîne aucune remise en cause du sens de la vérité, qui devient seulement plus explicite dans sa formulation. Les principes restent nécessaires, quelles que soient les différentes formes concrètes de leur application. Cette distinction entre principes et formes concrètes s’avère factice en ce qui concerne la doctrine sociale de l’Eglise, et c’est en vain que Benoît XVI y recourt dans son Discours de 2005 pour légitimer la déclaration Dignitatis humanae.<br />
Pour en revenir à Vatican II, la question fondamentale est de savoir quel est le principe premier qui doit servir de règle ultime à l’activité du magistère. Est-ce le donné objectif de la révélation divine, telle qu’il s’exprime dans sa substance définitive à travers le magistère du Christ et des apôtres, auquel le magistère ecclésiastique ne fait que succéder ? Est-ce l’expérience communautaire du Peuple de Dieu, dépositaire (et pas seulement destinataire) du don de la Vérité en tant que porteur du sens de la foi ? Dans le premier cas, le magistère ecclésiastique est l’organe de la Tradition et il dépend comme de sa règle objective du magistère divino-apostolique ; la question est alors de savoir si les enseignements objectifs du concile Vatican II sont ceux d’un magistère constant et d’une Tradition immuable. Dans le second cas, le magistère ecclésiastique est le porte-parole fédérateur de la conscience commune du Peuple de Dieu, chargé d’établir la cohésion spatio-temporelle de l’expression du sensus fidei ; Vatican II est alors pour le sujet Eglise le moyen d’exprimer en langage conceptuel son sensus fidei, vécu et réactualisé dans le respect des contingences de l’époque moderne.<br />
12 &#8211; HERMENEUTIQUE ET REINTERPRETATION<br />
Aux yeux de Mgr Ocariz, les enseignements de Vatican II représentent des nouveautés, « au sens où ils explicitent des aspects nouveaux, non encore formulés par le magistère, mais qui, au plan doctrinal, ne contredisent pas les documents magistériels précédents ». La juste exégèse des textes du Concile présupposerait donc apparemment le principe de non-contradiction. Apparence trompeuse, puisque la non-contradiction n’a plus du tout le même sens que jusqu’ici.<br />
Le magistère de l’Eglise a toujours entendu ce principe dans le sens d’une absence de contradiction logique entre deux énoncés objectifs. La contradiction logique est une opposition qui a lieu entre deux propositions dont l’une affirme et l’autre nie le même prédicat du même sujet. Le principe de non contradiction exige que si cette opposition a lieu, les deux propositions ne puissent être vraies en même temps. Ce principe est une loi de l’intelligence et il ne fait qu’exprimer l’unité de son objet. La foi se définissant comme une adhésion intellectuelle à la vérité proposée par Dieu, elle vérifie ce principe. L’unité objective de la foi correspond elle aussi à une absence de contradiction dans les énoncés dogmatiques.<br />
L’herméneutique de Benoît XVI entend désormais ce principe dans un sens nom plus objectif mais subjectif, non plus intellectualiste mais volontariste. L’absence de contradiction est synonyme de continuité, au niveau du sujet. La contradiction est synonyme de rupture, au même niveau. Le principe de continuité n’exige pas d’abord et avant tout l’unité de la vérité. Il exige d’abord et avant tout l’unité du sujet qui se développe et grandit au cours du temps. C’est l’unité du Peuple de Dieu, tel qu’il vit dans le moment présent, dans le monde de ce temps, pour reprendre l’intitulé suggestif de la constitution pastorale Gaudium et spes. Unité qui s’exprime à travers la seule parole autorisée du magistère présent, précisément en tant que présent. Mgr Ocariz le souligne : « Une interprétation authentique des textes conciliaires ne peut être faite que par le magistère même de l’Église. C’est pourquoi le travail théologique d’interprétation des passages qui, dans les textes conciliaires, suscitent des interrogations ou semblent présenter des difficultés, doit avant tout tenir compte du sens dans lequel les interventions successives du magistère ont entendu ces passages ». Ne nous y trompons pas : ce magistère qui doit servir de règle d’interprétation est le nouveau magistère de ce temps, tel qu’issu de Vatican II. Ce n’est pas le magistère de toujours. Comme on l’a justement fait remarquer, Vatican II doit se comprendre à la lumière de Vatican II, réinterprétant dans sa propre logique de continuité subjective et vitale tous les enseignements du magistère constant.<br />
Le magistère de l’Eglise ne s’est jamais compromis jusqu’ici dans une telle pétition de principe. Il s’est toujours voulu fidèle à sa mission de conserver le dépôt. Sa principale défense et illustration a toujours été d’en référer aux témoignages de la Tradition objective, unanime et constante. Son expression a toujours été celle de l’unité de la vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">13 &#8211; LE MAGISTERE ET VATICAN II<br />
Le même mot « magistère » se dit en deux sens différents de la personne qui exerce le pouvoir de magistère (le pape ou les évêques) et de l’acte du pouvoir de magistère (une définition infaillible ou un enseignement simplement authentique). La personne est le sujet d’une puissance ou d’une fonction, qui est par définition ordonnée à son objet. Par exemple, tout homme est doué d’une intelligence spéculative, ordonnée par nature à la connaissance des principes premiers (63). Cette fonction est ou n’est pas, de manière absolue. En revanche, l’exercice du magistère est l’usage de la fonction : même si la plupart du temps cet usage est correct, il reste toujours possible que le titulaire d’une fonction en exerce l’acte de manière défectueuse, ce qui revient à ne pas accomplir cet acte, puisqu’un acte défectueux se définit comme une privation. Par exemple, l’erreur intellectuelle ou la fausseté se définit comme la privation du rapport qui aurait dû exister entre l’intellect et la réalité.<br />
Nous admettons sans conteste que Vatican II a représenté le magistère de l’Eglise au sens où le pouvoir des évêques qui furent réunis lors de ce Concile cum Petro et sub Petro fut et demeure encore celui d’apporter un enseignement à l’Église universelle. Mais nous objectons que ce Concile a voulu satisfaire aux nécessités d’un magistère soi-disant pastoral, dont l’intention nouvelle est manifestement étrangère aux finalités du magistère divinement institué, et qu’il a contredit au moins sur les quatre points signalés les données objectives du magistère constant, clairement défini. Il appert ainsi que ce magistère fut entaché d’une grave déficience, dans son acte même. Le docteur angélique dit (64) : « Lorsqu’un artiste fait de mauvais ouvrages, ce n’est pas l’œuvre de l’art ; bien plus, c’est contre l’art ». Toute proportions gardées, lorsqu’un concile produit de mauvais enseignements, ce n’est pas l’œuvre du magistère, bien plus (ou bien pire) c’est contre le magistère, c&#8217;est-à-dire contre la Tradition.<br />
Voilà pourquoi nul se saurait se satisfaire aujourd’hui de soi-disant « espaces de liberté théologique », au sein même de la contradiction introduite par Vatican II. Le désir profond de tout catholique fidèle aux promesses de son baptême est d’adhérer en toute soumission filiale aux enseignements du magistère de toujours. La même piété exige aussi, avec une urgence grandissante, de remédier aux graves déficiences qui paralysent l’exercice de ce magistère depuis le dernier Concile. C’est dans ce but que la Fraternité Saint Pie X souhaite encore et plus que jamais une authentique réforme, au sens où il s’agit pour l’Eglise de rester fidèle à elle-même, de demeurer ce qu’elle est dans l’unité de sa foi, et de conserver ainsi sa forme d’origine, dans la fidélité à la mission reçue du Christ. Intus reformari.</p>
<p style="text-align: justify;">Abbé JEAN-MICHEL GLEIZE &#8211; Décembre 2011</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
Notes</p>
<p style="text-align: justify;">(1) « S’il est exact que, en général, les Pontifes laissent la liberté aux théologiens dans les matières où les docteurs du meilleur renom professent des opinions différentes, l&#8217;histoire pourtant nous apprend que bien des choses laissées d&#8217;abord à la libre discussion ne peuvent plus dans la suite souffrir aucune discussion. Et l&#8217;on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n&#8217;exige pas de soi l&#8217;assentiment, sous le prétexte que les Papes n&#8217;y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C&#8217;est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : &laquo;&nbsp;Qui vous écoute, m&#8217;écoute&nbsp;&raquo;, et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d&#8217;ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu&#8217;alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l&#8217;esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens » (DS 3884-5).<br />
(2) Mgr Ocariz fait référence sur ce point à la constitution Dei Verbum de Vatican II (n° 8), mais saint Pie X souligne la même idée dans le Serment antimoderniste : « Enfin, je garde très fermement et je garderai jusqu&#8217;à mon dernier soupir la foi des Pères sur le charisme certain de la vérité qui est, qui a été et qui sera toujours &laquo;&nbsp;dans la succession de l&#8217;épiscopat depuis les apôtres&nbsp;&raquo;, non pas pour qu&#8217;on tienne ce qu&#8217;il semble meilleur et plus adapté à la culture de chaque âge de pouvoir tenir, mais pour que &laquo;&nbsp;jamais on ne croie autre chose, ni qu&#8217;on ne comprenne autrement la vérité absolue et immuable prêchée depuis le commencement par les apôtres » (Motu proprio Sacrorum antistitum du 1er septembre 1910, DS 3549).</p>
<p style="text-align: justify;">(3) Voir sur ce point Charles Journet, L’Eglise du Verbe Incarné, t. 1, 2e édition de 1955, p. 426-435. A côté d’une assistance absolue, qui est à la racine de l’infaillibilité au sens strict, propre aux définitions solennelles, existe aussi une assistance prudentielle, qui est la racine d’uen infaillibilité au sens large, propre de la prédication ordinaire et quotidienne du magistère.</p>
<p style="text-align: justify;">(4) « Lettre de Paul VI à Mgr Lefebvre du 29 juin 1975 » dans Itinéraires. La condamnation sauvage de Mgr Lefebvre, numéro spécial hors série (décembre 1976), p. 67.</p>
<p style="text-align: justify;">(5) DS 3071.</p>
<p style="text-align: justify;">(6) ST, 2a2ae, question 1, article 10.</p>
<p style="text-align: justify;">(7) Mt, 28/20 ; Jn, 14/26 ; Jn, 16/13. Cf Cardinal Jean-Baptiste Franzelin, La Tradition, thèse 5, n° 60-66, Courrier de Rome 2008, p. 67-70 et thèse 22, n° 456-479, p. 325-336.</p>
<p style="text-align: justify;">(8) « Fideliter custodienda et infallibiliter declaranda » (DS 3020) ou « Sancte custodiendum et fideliter exponendum » (DS 3070).</p>
<p style="text-align: justify;">(9) Cf les Acta synodalia, t. II, pars I, p. 652. Il eût fallu ajouter au texte parlant de l&#8217;infaillibilité l’incise que nous faisons apparaître en gras : « Definitiones Romani Pontificis quae propter Spiritus sancti assistentiam nunquam extra vel contra fidem communem Ecclesiae proferuntur ex sese tamen et non ex consensu Ecclesiae irreformabiles esse ».</p>
<p style="text-align: justify;">(10) « En effet, le pape est infaillible si et seulement si, remplissant sa fonction de docteur de tous les chrétiens et représentant toute l’Eglise, il juge et définit ce que tous doivent croire ou rejeter. Et il ne saurait en l’occurrence se séparer de l’Eglise, pas plus que le fondement ne saurait se détacher de l’édifice qu’il doit soutenir. […] Cela est évident, si l’on considère la fin en vue de laquelle Dieu a accordé au pape l’infaillibilité, et qui est de conserver la vérité dans l’Eglise » (Mgr Gasser, Mansi, t. 52, col. 1213 C).</p>
<p style="text-align: justify;">(11) Cf le livre de Jean-François Chiron, L’Infaillibilité et son objet. L’autorité du magistère infaillible de l&#8217;Eglise s’étend-elle aux vérités non-révélées ? Cerf, 1999, p. 501-503.</p>
<p style="text-align: justify;">(12) Du fait même qu’il doit proposer la vérité révélée, qui est son objet premier, le magistère propose aussi d’autres vérités en connexion logiquement nécessaire avec le dépôt révélé, ou même des faits contingents en connexion moralement nécessaire avec la fin première de l’Eglise, qui est de conserver et d’expliciter le dépôt révélé. La connexion est si étroite que la négation de ces vérités et de ces faits mettrait en péril prochain la révélation. Ce domaine correspond à l’objet secondaire du magistère et il recouvre la proposition du révélé virtuel. On y trouve par exemple toute la doctrine de l’Eglise relative à la loi naturelle, les jugements doctrinaux que l’Eglise porte sur les écrits, la canonisation des saints (où l’on affirme le double fait de la glorification et de la vertu héroïque du saint), l’approbation des ordres religieux (où l’on affirme que telle règle de vie est apte à conduire à la perfection).</p>
<p style="text-align: justify;">(13) Voir saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, prima pars, question 11, article 1, corpus et ad 1.</p>
<p style="text-align: justify;">(14) Cardinal Jean-Baptiste Franzelin, La Tradition, thèse 6, n° 67-76, Courrier de Rome 2008, p. 71-76.</p>
<p style="text-align: justify;">(15) DS 3020.</p>
<p style="text-align: justify;">(16) DS 3541.</p>
<p style="text-align: justify;">(17) ST, 2a2ae, q. 1, a. 2, corpus et ad 2.</p>
<p style="text-align: justify;">(18) « Le propos de certains est d&#8217;affaiblir le plus possible la signification des dogmes et de libérer le dogme de la formulation en usage dans l&#8217;Eglise depuis si longtemps et des notions philosophiques en vigueur chez les Docteurs catholiques, pour faire retour, dans l&#8217;exposition de la doctrine catholique, à la façon de s&#8217;exprimer de la Sainte Ecriture et des Pères. […] Négliger, rejeter ou priver de leur valeur tant de biens précieux qui au cours d&#8217;un travail plusieurs fois séculaire des hommes d&#8217;un génie et d&#8217;une sainteté peu commune, sous la garde du magistère sacré et la conduite lumineuse de l&#8217;Esprit-Saint, ont conçus, exprimés et perfectionnés en vue d&#8217;une présentation de plus en plus exacte des vérités de la foi, et leur substituer des notions conjecturales et les expressions flottantes et vagues d&#8217;une philosophie nouvelle appelées à une existence éphémère, comme la fleur des champs, ce n’est pas seulement pécher par imprudence grave, mais c&#8217;est faire du dogme lui-même quelque chose comme un roseau agité par le vent. Le mépris des mots et des notions dont ont coutume de se servir les théologiens scolastiques conduit très vite à énerver la théologie qu&#8217;ils appellent spéculative et tiennent pour dénuée de toute véritable certitude, sous prétexte qu&#8217;elle s&#8217;appuie sur la raison théologique » (Pie XII, Encyclique Humani generis du 12 août 1950).</p>
<p style="text-align: justify;">(19) DC n° 1387 du 4 novembre 1962, col. 1382-1383.</p>
<p style="text-align: justify;">(20) DC n° 1391 du 6 janvier 1963, col. 101.</p>
<p style="text-align: justify;">(21) DC n° 2350 du 15 janvier 2006, col. 59-63.</p>
<p style="text-align: justify;">(22) Pie XII, Humani generis : « Cette philosophie reconnue et reçue dans l’Église défend, seule, l’authentique et juste valeur de la connaissance humaine, les principes inébranlables de la métaphysique, à savoir de raison suffisante, de causalité et de finalité, la poursuite enfin, effective, de toute vérité certaine et immuable ».</p>
<p style="text-align: justify;">(23) Joseph Ratzinger, Les Principes de la théologie catholique. Esquisse et matériaux, Téqui, 1982.</p>
<p style="text-align: justify;">(24) Ratzinger, ibidem, p. 423-440.</p>
<p style="text-align: justify;">(25) Ratzinger, ibidem, p. 423.</p>
<p style="text-align: justify;">(26) Ratzinger, ibidem, p. 424-425.</p>
<p style="text-align: justify;">(27) Ratzinger, ibidem, p. 427.</p>
<p style="text-align: justify;">(28) Cardinal Joseph Ratzinger, Entretiens sur la foi, Fayard, 1985, p. 38.</p>
<p style="text-align: justify;">(29) Joseph Ratzinger, Les Principes de la théologie catholique. Esquisse et matériaux, Téqui, 1982, p. 426-427.</p>
<p style="text-align: justify;">(30) Constitution dogmatique Dei Filius, chapitre 4, DS 3020.</p>
<p style="text-align: justify;">(31) Le magistère antérieur à Vatican II a condamné l’intention d’incorporer la philosophie moderne à la théologie, dans la mesure où cette philosophie est imbue de rationalisme, de scepticisme ou de relativisme. Cf. par exemple le Bref Eximiam tuam à l’archevêque de Cologne, du pape Pie IX, en date du 15 juin 1857 (DS 2829), condamnant la philosophie de Gunther.</p>
<p style="text-align: justify;">(32) Le magistère précédent (Pie IX) condamne la proposition affirmant que « la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violateurs de la loi catholique, si ce n&#8217;est dans la mesure où la tranquillité publique le demande » ; DH 2 affirme que « la personne humaine a droit à la liberté religieuse » et que « cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu&#8217;en matière religieuse nul ne soit forcé d&#8217;agir contre sa conscience ni empêché d&#8217;agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d&#8217;autres ».</p>
<p style="text-align: justify;">(33) Pie XII affirme l’identité réelle entre l’Eglise du Christ et l’Eglise catholique ; LG 8 affirme la non-séparation de deux réalités distinctes qui sont l’Eglise du Christ et l’Eglise catholique.</p>
<p style="text-align: justify;">(34) Le magistère antérieur affirme qu’il n’y a en dehors de l’Eglise catholique dans les sectes schismatiques et hérétiques prises comme telles aucune valeur salvifique et que la Providence divine ne se sert pas de ces sectes comme de moyens de salut ; Vatican II affirme exactement le contraire.</p>
<p style="text-align: justify;">(35) La publication du Novus ordo missae en 1969 n’a fait qu’aggraver la crise en suscitant une difficulté supplémentaire. Mais la crise de l’Eglise n’est pas d’abord et avant tout la crise de la messe ; c’est la crise du Concile. Les deux sont liés, mais il faut faire attention à l’ordre qui relie les deux en discernant bien où est la principale source du mal. La nouvelle messe (tout comme le Nouveau Code de droit canonique) empoisonne les gens plus efficacement que le Concile et c’est si on veut l’entonnoir grâce auquel on verse dans la bouteille le poison du Concile ; mais il reste que le Concile est la source de tout le poison.</p>
<p style="text-align: justify;">(36) Cardinaux Ottaviani et Bacci, « Préface au pape Paul VI » dans Bref examen critique du Novus ordo missae, Ecône, p. 6.</p>
<p style="text-align: justify;">(37) « Sans rejeter en bloc ce Concile, je pense qu’il est le plus grand désastre de ce siècle, et de tous les siècles passés, depuis la fondation de l’Eglise » (Mgr Lefebvre, Ils L’ont découronné, Editions Fideliter, 1986, p. XIII). Ce n’est pas une question de quantité ou de pourcentage (tel texte est bon, tel autre est mauvais ; tel passage est catholique, tel autre est moderniste ; tout est bon ; tout est mauvais). Le modernisme est une erreur unique en son genre, en ce sens qu’elle amalgame des énoncés matériellement vrais avec des énoncés qui sont le plus souvent incomplets ambigus, contradictoires et rarement faux de manière ouverte. Le résultat de cet amalgame est un ensemble d’énoncés qui est erroné dans sa cohérence interne, mais qui garde l’apparence du vrai sur chaque point partiel et isolé de l&#8217;ensemble, les bons passages étant utilisés pour cautionner les principes sous-jacents de l’erreur. Saint Pie X a définitivement diagnostiqué le cancer du modernisme en disant que cette maladie est « d’autant plus redoutable qu’elle l’est moins ouvertement »<br />
.<br />
(38) DC 2010 du 15 juillet 1990, p. 693-701.</p>
<p style="text-align: justify;">(39) DC 2302, col. 1022. Les n° 26-28 de ce texte vont dans ce sens.</p>
<p style="text-align: justify;">(40) DC 1636 du 15 juillet 1973, p. 664-671 ; commentaire p. 837-839.</p>
<p style="text-align: justify;">(41) Le n° 2 précise en effet que « le Saint-Esprit accorde sa lumière et son secours au Peuple de Dieu comme au Corps du Christ uni par la communion hiérarchique » et ajoute que si le Peuple de Dieu s’attache à la foi, cela a lieu non seulement grâce à ce sens de la foi, qui est éveillé et soutenu par l’Esprit de vérité, mais aussi « sous la conduite du magistère » ; pourvus de l’autorité du Christ, les pasteurs ont le pouvoir d’enseigner et leur rôle ne se réduit pas à sanctionner le consensus déjà exprimé des simples fidèles ; ils peuvent « prévenir et requérir ce consensus dans l’interprétation et l’explication de la Parole de Dieu écrite ou transmise ».</p>
<p style="text-align: justify;">(42) Cf. la Présentation du cardinal Ratzinger à l’Instruction Donum veritatis : « Le document traite du problème de la mission ecclésiale du théologien non pas à partir du dualisme magistère-théologie, mais dans le contexte de la relation triangulaire : Peuple de Dieu, en tant que porteur du sens de la foi et lieu commun à tous de l’ensemble de la foi ; magistère ; théologie. Le développement du dogme des 150 dernières années est une démonstration très claire de cette relation complexe : les dogmes de 1854, 1870 et 1950 furent possibles parce que le sens de la foi les ayant repris, magistère et théologie furent conduits par lui et ont lentement cherché à l’atteindre » (L’Osservatore romano, édition hebdomadaire en langue française du 10 juillet 1990, p. 9). Le quatrième chapitre de l’Instruction Donum veritatis présente d’ailleurs les rapports qui existent entre le magistère et les théologiens comme des rapports non de dirigeant à dirigés, mais de collaboration (§ 22). Cette idée d’une collaboration est l’idée nouvelle d’une dépendance réciproque, dans la dépendance commune vis-à-vis du Peuple. Ce n’est plus l’idée traditionnelle de la dépendance du théologien, Eglise enseignée, à l’égard du magistère, Eglise enseignante.</p>
<p style="text-align: justify;">(43) DC 2097 du 3 juillet 1994, p. 613.</p>
<p style="text-align: justify;">(44) « L’aventure des Apôtres commence ainsi, comme une rencontre de personnes qui s’ouvrent l’une à l’autre. Une connaissance direc­te du Maître commence ainsi pour les disciples. Ils voient où il demeure et commencent à le connaître. En effet, ils ne devront pas être les annonciateurs d’une idée, mais les témoins d’une per­sonne. Avant d’être envoyés évangéliser, ils devront « demeurer » avec Jésus (cf. Mc 3/14), établissant avec lui une rela­tion personnelle. Sur cette base, l’évan­gélisation ne sera autre qu’une annon­ce de ce qu’ils ont vécu et une invita­tion à entrer dans le mystère de la com­munion avec le Christ » &#8211; Benoît XVI, « Les apôtres, témoins et envoyés du Christ », Allocution du 22 mars 2006, dans L’Osservatore romano n° 13 du 28 mars 2006, p. 12.</p>
<p style="text-align: justify;">(45) « A travers le ministère apostolique, l’Eglise, communauté rassemblée par le Fils de Dieu qui s’est incarné, vit au cours du temps en édifiant et en nour­rissant la communion dans le Christ et dans l’Esprit, à laquelle tous sont appe­lés et dans laquelle ils peuvent faire l’expérience du salut donné par le Père. En effet, les Douze eurent soin de se constituer des successeurs, afin que la mission qui leur était confiée soit poursuivie après leur mort. Tout au long des siècles, l’Eglise, organiquement structurée sous la direction de ses Pasteurs légitimes, a ainsi continué à vivre dans le monde comme un mystère de communion, dans lequel se reflète dans une certaine mesure la communion trinitaire elle­-même, le mystère de Dieu lui-même. » Benoît XVI, « Le don de la communion », Allocution du 29 mars 2006, dans L’Osservatore romano n° 14 du 4 avril 2006, p. 12.</p>
<p style="text-align: justify;">(46) Cette idée se retrouve dans une étude de Joseph Ratzinger, écrite en 1965, et publiée au chapitre 2 de La Parole de Dieu, Ecriture Sainte, Tradition, Magistère, Parole et Silence, 2007, notamment aux p. 68-70. L’Encyclique Deus Caritas est reprend le même thème en son n°1 (DC n° 2352, col. 166) : « A l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. ». De prime abord, une pareille description fait plutôt référence à un acte affectif qu’à un acte intellectuel. Or, l’union au Christ se fait d’abord par la foi et celle-ci est un acte formellement intellectuel. L’intelligence est faite non pour rencontrer des personnes mais pour connaître la réalité moyennant des concepts et à travers des formules. La faculté qui se met directement en rapport avec la réalité telle qu’elle existe concrètement, et donc avec une personne, c’est la volonté. Et la volonté qui va à la rencontre de Dieu, c’est la charité. Les expressions utilisées par Benoît XVI suggèrent une confusion entre la foi et la charité. La « rencontre avec une Personne » relève de l’amitié et non de la connaissance. L’expérience surnaturelle (par analogie avec l’expérience naturelle) qui nous met en relation (ou en ouverture) avec Dieu et qui suscite une connaissance par connaturalité existe bel et bien ; mais elle a lieu avec les actes des dons du Saint-Esprit, dont le motif formel est d’ordre affectif, puisque ces dons reposent sur la charité. On ne saurait nier que la foi doive s’enrichir de ces dons, mais pour être unis dans la vie spirituelle concrète, foi et dons doivent rester formellement distincts dans leur définition, aux yeux du magistère et de la théologie. Et tout pécheur n’étant pas infidèle pour autant, la foi peut même se rencontrer concrètement dans l’Eglise sans la charité ni les dons.</p>
<p style="text-align: justify;">(47) Mysterium Ecclesiae (citant au passage la condamnation de la proposition n° 6 dans Lamentabili)affirme en ce sens que le rôle du magistère ne se borne pas à sanctionner le consensus déjà exprimé des simples fidèles. Mais il y a une différence entre dire que le magistère ecclésiastique transmet et impose à croire aux fidèles la vérité dont il est le dépositaire, en tant que successeur du magistère apostolique, et dire que le magistère ecclésiastique impose l’expression adéquate d’une vérité dont le Peuple est le dépositaire parce que son sens de la foi la détient dans son état préconceptuel. Cette deuxième affirmation n’échappe pas à la condamnation de Lamentabili. La proposition condamnée n° 6 dit en effet précisément : « Dans la définition des vérités, l’Eglise enseignée et l’Eglise enseignante collaborent de telle façon qu’il ne reste à l’Eglise enseignante qu’à sanctionner les conceptions communes de l’Eglise enseignée » (DS 3406).</p>
<p style="text-align: justify;">(48) Benoît XVI, « La communion dans le temps : la Tradition », Allocution du 26 avril 2006, dans L’Osservatore romano n° 18 du 2 mai 2006, p. 12.</p>
<p style="text-align: justify;">(49) Benoît XVI, ibidem.</p>
<p style="text-align: justify;">(50) Concile Vatican I, constitution Pastor æternus, chapitre 1, DS 3054.</p>
<p style="text-align: justify;">(51) Concile Vatican I, constitution Pastor æternus, chapitre 4, DS 3074.</p>
<p style="text-align: justify;">(52) Benoît XVI, « La communion dans le temps : la Tradition », Allocution du 26 avril 2006, L’Osservatore romano n° 18 du 2 mai 2006, p. 12.</p>
<p style="text-align: justify;">(53) « Les vérités que l’Eglise entend réellement enseigner par ses formules dogmatiques sont sans doute distinctes des conceptions changeantes propres à une époque déterminée ; mais il n’est pas exclu qu’elles soient éventuellement formulées, même par le magistère, en des termes qui portent des traces de telles conceptions. Tout considéré, on doit dire que les formules dogmatiques du magistère ont été aptes dès le début à communiquer la vérité révélée et que demeurant inchangées elles la communiqueront toujours à ceux qui les interprèteront bien. Mais il ne s’ensuit point que chacune d’entre elles eut et gardera toujours cette aptitude au même degré ».</p>
<p style="text-align: justify;">(54) Cardinal Ratzinger, présentation de l’Instruction Donum veritatis dans L’Osservatore romano, édition hebdomadaire en langue française, 10 juillet 1990, p. 9.</p>
<p style="text-align: justify;">(55) Joseph Ratzinger, Théologie et histoire. Notes sur le dynamisme historique de la foi, 1972, p. 108, cité par Joaquim E. M. Terra, Itinerario teologico di Benedetto XVI, Roma, 2007, p. 66.</p>
<p style="text-align: justify;">(56) Ratzinger, ibidem, p. 65.</p>
<p style="text-align: justify;">(57) Ratzinger, ibidem, p. 64.</p>
<p style="text-align: justify;">(58) Ratzinger, ibidem.</p>
<p style="text-align: justify;">(59) Ratzinger, ibidem.</p>
<p style="text-align: justify;">(60) Benoît XVI, « La communion dans le temps : la Tradition », Allocution du 26 avril 2006, dans L’Osservatore romano n° 18 du 2 mai 2006, p. 12.</p>
<p style="text-align: justify;">(61) Benoît XVI, ibidem.</p>
<p style="text-align: justify;">(62) Benoît XVI, ibidem.</p>
<p style="text-align: justify;">(63) ST 1a2ae, q 51, a 1.</p>
<p style="text-align: justify;">(64) ST 1a2ae, question 57, article 3, ad 1.</p>


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		<title>Les voeux du Supérieur de District pour 2012</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 21:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[regards sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[ Les voeux du Supérieur de District pour 2012 SOURCE &#8211; Abbé de Cacqueray, fsspx &#8211; Extrait de la Lettre aux Amis et Bienfaiteurs du District de France &#8211; 28 décembre 2011 Nous publions ci-dessous la lettre de voeux de M l&#8217;abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la FSSPX. Nous approuvons totalement les [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p> <span style="color: #cc0000;"><strong>Les voeux du Supérieur de District pour 2012</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/abbeDeCacqueray1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5505" title="abbeDeCacqueray" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/abbeDeCacqueray1.jpg" alt="" width="130" height="152" /></a>SOURCE &#8211; Abbé de Cacqueray, fsspx &#8211; Extrait de la Lettre aux Amis et Bienfaiteurs du District de France &#8211; 28 décembre 2011</strong></span></p>
<p><em><strong>Nous publions ci-dessous la lettre de voeux de M l&#8217;abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la FSSPX. </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Nous approuvons totalement les affirmations qu&#8217;il tient sous les titres: &laquo;&nbsp;</strong><strong>L’existence de Satan&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;<strong>Le Diable à visage découvert&nbsp;&raquo;</strong></strong>, <strong>spécialement les affirmations de  son titre : &laquo;&nbsp;</strong><strong>Ce qu’est véritablement « la liberté d’expression&nbsp;&raquo;, &#8211; c&#8217;est ce que j&#8217;enseigne aux séminaristes de Courtalain &#8211; ainsi que ses considérations sous le titre &laquo;&nbsp;<strong>Restons catholiques !&nbsp;&raquo; et son appel in fine à la &laquo;&nbsp;dévotion mariale, au coeur immaculé de Marie&nbsp;&raquo;</strong></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Mais nous sommes beaucoup plus réservé sur ce qu&#8217;il dit sous le titre : <strong>&laquo;&nbsp;Les hommes d’Eglise et le pape lui-même se sont fourvoyés&nbsp;&raquo;.  </strong></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><strong>Et lorsqu&#8217;il dit qu&#8217;il faut avoir &laquo;&nbsp;<strong>bien conscience que jamais <span style="text-decoration: underline;">nous ne pourrons nous associer</span> à ceux qui démolissent l&#8217;Eglise&nbsp;&raquo;, (pape compris), il dit clairement sa pensée &#8230;Mais elle est équivoque. Que veut dire le mot &laquo;&nbsp;associer&nbsp;&raquo;?  C</strong></strong></strong><strong><strong>hercher et trouver &laquo;&nbsp;une normalisation canonique&nbsp;&raquo; dans l&#8217;Eglise pour la FSSPX n&#8217;est  nullement vouloir &laquo;&nbsp;s&#8217;associer&nbsp;&raquo; avec l&#8217;ennemi. C&#8217;est seulement,  comme le dit M Jean Madiran, vouloir règler  le problème propre de la FSSPX dans l&#8217;Eglise. Il est vrai que la FSSPX n&#8217;est pas le poblème de l&#8217;Eglise, mais la FSSPX a son propre problème: celui de sa normalisation canonique dans l&#8217;Eglise. Ce qui préoccupa Mgr Lefebvre tout au long de sa vie dans la FSSPX. Lors de la première visite canonique à Ecône, en 1974,  par les prélats Onclin et  Deschamp, Mgr Lefebvre me disait dans le couloir du séminaire, &laquo;&nbsp;j&#8217;aurais préféré mourir que de me trouver en opposition avec Rome&nbsp;&raquo;.  Ce problème n&#8217;est vraiment pas le problème de M l&#8217;abbé de Cacqueray. Ou plutôt, il le règle par la négative. C&#8217;est clair. </strong></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><strong>Par contre, je pense qu&#8217;il devient peu à peu &laquo;&nbsp;le problème&nbsp;&raquo; de Mgr Fellay. Il serait bien temps&#8230;Je prie pour cela! Mais qu&#8217;il ne compte pas, pour le règler, sur le  soutien de M l&#8217;abbé de Cacqueray. Il aura, en sa personne, plutôt un &laquo;&nbsp;opposant&nbsp;&raquo;&#8230;Il le laisse entendre clairement dans sa lettre de voeux&#8230;Attention!  Les oppositions ne sont pas éloignées&#8230;Ce serait un drame! Mais la sagesse laisse entendre qu&#8217;un problème vrai qui dure sans être raisonnablement règlé, est nécessairement l&#8217;occasion tôt ou tard, de frictions. A Dieu ne plaise!</strong></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Chers Amis et Bienfaiteurs,</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est parce que la foi catholique nous l’enseigne que nous croyons à l’existence de Satan, de ses légions de démons et de leur activité incessante pour nous faire tomber dans le péché et nous précipiter en enfer.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous n’avons jamais vu le diable mais nous n’avons pas besoin de le voir pour croire qu’il existe. Il nous suffit de savoir que Dieu ne nous ment pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Or Dieu a révélé l’existence du diable et de son action maléfique sur la terre. Voilà pourquoi nous y croyons et pourquoi nous voudrions rappeler cette vérité ainsi que la progression de l’emprise de Satan sur le monde moderne.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, en face de lui, inexpugnable, se trouve l’Immaculée Conception et c’est en son cœur que nous vous proposerons de prendre sérieusement l’engagement de vivre. Contre les morsures de l’ennemi du genre humain, ceux qui ont fixé leur demeure dans le Cœur de Marie n’ont rien à redouter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’existence de Satan</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons bien que le rappel de cette terrible réalité de l’enfer et des phalanges diaboliques ne fait plaisir à personne. C’est sans doute l’un des motifs pour lesquels les clercs de cette époque, en mal de popularité, l’ont presque entièrement rayé de leurs prédications. Cependant, une telle omission est d’une immense gravité. C’est le salut éternel lui-même des hommes, oublieux de l’existence de ce cruel adversaire, qui risque de s’en trouver compromis. De plus, le monde moderne devient chaque jour plus incompréhensible si l’on ignore cette prégnance du diable. C’est pourquoi les prêtres se doivent de prêcher ces vérités afin que les catholiques prennent garde d’oublier l’opiniâtreté de celui qui « rôde autour d’eux comme un lion rugissant cherchant qui dévorer ».</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun doit, de fait, se souvenir que, comme Baudelaire l’a si justement écrit, « La plus grande ruse du démon, c’est de nous persuader qu’il n’existe pas. » Si, en effet, le démon se montrait comme il est en réalité, sa simple vue provoquerait chez les hommes un tel sentiment de saisissement et de rejet qu’ils passeraient sans doute le restant de leur existence à tout faire pour ne pas tomber entre ses fourches. Voilà pourquoi le démon se cache. Habituellement, il porte un masque. En ce monde d’ici-bas, dont il est le prince, il distille le venin de la révolte dans le cœur de l’homme sous le couvert de l’exaltation de sa liberté. Il attise l’orgueil des peuples et les pousse à s’affranchir des lois divines qu’il stigmatise comme étant d’injustes oppressions. Il laisse accroire aux hommes que leur bonheur culminera à l’instant où ils se seront libérés de toutes les lois, celles de l’ordre surnaturel comme celles de l’ordre naturel.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la terre, cet esprit répandu par le démon se nomme l’esprit du monde. Il s’oppose d’une manière irréductible à l’esprit de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Aucun terrain de conciliation n’est envisageable entre eux deux. Notre-Seigneur en a plusieurs fois exprimé l’impossibilité et Il a également prévenu ses disciples qu’ils ne seraient pas mieux traités que Lui : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous…S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. » Jean XV, 18 et 20. En français, la curieuse anagramme qui permet de passer du mot de « démon » à celui de « monde » est fort expressive de cette connivence qui existe entre l’esprit du démon et celui du monde comme de cette domination, dissimulée en même temps que très puissante, de Satan sur le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, le démon, bien que nous ne puissions le voir, tombe parfois son masque, ou, selon l’expression commune, montre le bout de sa queue, comme s’il était poussé à se dévoiler dans certaines circonstances.</p>
<p style="text-align: justify;">On pense aux vexations terribles que certains saints, Job, dans l’Ancien Testament, Benoîte Rancurel, la voyante du Laus, le saint Curé d’Ars et bien d’autres encore, durent supporter de la part du démon. Rappelons-nous que Notre-Seigneur, au désert, fut Lui-même, à trois reprises, tenté par le diable. Lorsqu’il se trouve en face de ces saints qui lui sont des adversaires redoutables, il cesse de se dissimuler. Les moyens ordinaires par lesquels il obtient la chute des autres hommes ne suffisent plus avec eux. Il utilise alors des procédés plus redoutables. Il est également possible que sa fureur redoublée l’amène à vouloir se venger ouvertement de ces personnes très pures, qui lui ravissent tant d’âmes qu’il espérait emporter avec lui en enfer, et contre lesquelles il demeure impuissant.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais on constate, a contrario, qu’il trahit aussi sa présence lorsqu’il pense se trouver en terrain conquis. Lorsque quelques personnes se livrent à lui et qu’il les possède, il signifie parfois sa victoire du moment par des signes préternaturels. Depuis les exemples qui nous ont été laissés par l’Evangile et tout au long des siècles jusqu’à aujourd’hui, nous connaissons de célèbres récits de ces batailles que l’Eglise dut mener, à la suite du divin Maître, grâce au pouvoir d’exorcisme que le Christ lui a laissé, pour obtenir la délivrance de certaines personnes possédées. Ce sont de très sévères combats dont le but est littéralement d’arracher des âmes à l’esclavage diabolique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Diable à visage découvert</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, il semble que le démon se manifeste d’une manière toujours plus ostensible, au cœur de nos sociétés, comme s’il les possédait tout entières. Il ne se cache plus, comme s’il en était justement le maître, comme si les états lui appartenaient, comme si la terre n’était plus qu’un immense parvis de l’enfer. Les signes de l’adulation et de l’adoration que lui portent les hommes se multiplient, de toutes sortes et de toutes parts.</p>
<p style="text-align: justify;">Les enfants, comme les adultes, lisent les romans d’Harry Potter qui les plongent, le plus naturellement du monde, dans l’univers des démons. Lorsqu’ils écoutent les musiques d’aujourd’hui, innombrables sont les chants qui exaltent, comme un nouvel idéal, qu’on se livre à Satan. Aux petits enfants, on propose, pour la fête d’Halloween, qui a remplacé celle de la Toussaint, de se grimer et de se déguiser en démons. Si les grandes personnes refusent de donner des bonbons aux enfants qui viennent sonner aux portes pour leur en demander, gare à elles ! Les enfants disposent alors de « sorts » qu’ils peuvent leur jeter dessus. Aux plus grands, il est proposé depuis plusieurs années, à Clisson, un « festival de l’enfer » qui porte bien son nom. Tous les vices, toutes les débauches y règnent et ils sont accompagnés par des pratiques de magie et par un culte luciférien. Que l’on s’étonne ensuite de voir comment se banalise la profanation des tombes et des cimetières chrétiens où reposent nos pères ! Nous pourrions multiplier les exemples de cette entrée massive et visible du satanisme dans notre malheureux pays. La France, fille aînée de l’Eglise, n’a pas été fidèle aux promesses de son baptême. C’est au diable qu’elle semble aujourd’hui être livrée.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cette ambiance qu’une « œuvre d’art » a été exposée dans un musée d’Avignon et que deux « pièces de théâtre » se sont succédé pour être jouées dans différentes villes de France. L’œuvre d’art consistait dans la photographie d’un crucifix immergé par un artiste dans le flacon de son urine. Puis, dans la première pièce de théâtre, la sainte Face de Notre Seigneur était présentée sur scène pour y être violemment bombardée de grenades factices expédiées par des enfants de dix ans, spécialement requis pour procéder à ce « caillassage » en règle. Le visage de Notre Seigneur se convulse et se révulse sur lui-même avant d’être ensuite entièrement recouvert d’une matière fécale tandis que les odeurs correspondantes se répandent dans la salle. Enfin, une dernière pièce de théâtre, encore plus ouvertement satanique, entreprend une véritable apologie de la chute morale et du péché et multiplie les incantations démoniaques et les incitations à suivre l’exemple des anges déchus.</p>
<p style="text-align: justify;">Or cette œuvre d’art et ces pièces de théâtre se trouvent officiellement subventionnées par le ministère de la culture, donc par l’argent public. On peut certes se demander si ceux qui décident les subventions de tels spectacles savent réellement quel est leur contenu. Nous pensons, en réalité, qu’ils le connaissaient parfaitement et dès le début. Mais, si l’on tient à leur accorder le bénéfice du doute, il est certain qu’ils en ont été largement informés par la suite. Ils l’ont appris et par l’ampleur de la protestation des catholiques français et par la très forte médiatisation qu’a suscitée cette réaction. Or, au nom de « la liberté d’expression », aucune mesure n’a été prise pour la suppression de ces abominables spectacles. C’est le satanisme qui se trouve subventionné par l’état.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qu’est véritablement « la liberté d’expression »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné que cet argument de la « liberté d’expression » est le leitmotiv toujours invoqué pour justifier l’injustifiable, il est nécessaire de traiter maintenant de cette référence constamment brandie. C’est en effet cette « liberté d’expression » qui se trouve toujours excipée pour tout laisser faire quand la religion catholique est insultée. Elle est l’une des armes les plus terribles utilisées par le monde moderne. Elle érige en fondement, au motif de la liberté de l’homme, le droit pour chacun d’émettre n’importe quelle opinion sans qu’il soit possible de le lui interdire.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’on ne se console pas en se disant que les insultes peuvent être dirigées impunément contre n’importe qui et que le catholicisme ne serait donc pas le seul visé et l’unique victime de ce principe d’une liberté insensée. Cette conclusion, qui semblerait logique, est contredite par les faits. Il existe de très nombreux domaines où la moindre remarque suffit déjà à constituer un grave délit qui sera sévèrement puni par les autorités politiques. Pourquoi cela ? Parce que « la liberté d’expression » s’avère soumise, si l’on creuse un tant soit peu, à des pouvoirs occultes qui sont les véritables décideurs de ses limites.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces derniers se servent d’elle pour atteindre une fin qui n’est rien d’autre que la destruction de l’Eglise. C’est ce qu’avait bien compris saint Pie X : « Ils veulent supprimer jusqu’à la notion même de christianisme, et sous prétexte de se soustraire à l’autorité dogmatique et morale de l’Eglise, ils en réclament une autre, aussi absolue qu’illégitime, à savoir la suprématie de l’Etat, arbitre de la religion, oracle suprême de la doctrine et du droit. » ( allocution du 18 novembre 1909). Mais, de toute façon, quand bien même il existerait une stricte égalité de traitement entre le catholicisme et les autres religions, il n’en demeurerait pas moins qu’il s’agirait d’une grave injustice à l’égard de la seule religion vraie qui se trouverait reléguée sur le même pied que tous les faux cultes.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de comprendre, et cette fois-ci au niveau le plus profond, quelle est la malice profonde de cette liberté d’expression. Elle s’origine dans une conception extrêmement perverse de la liberté. Au lieu de considérer cet admirable apanage de l’homme comme l’aptitude qui lui est donnée de toujours choisir ce qui est bien, la liberté est seulement définie comme un pouvoir que l’homme a de faire ce qu’il veut. On ne regarde plus si les moyens qu’il veut mettre en œuvre sont bons et encore moins si la fin qu’il recherche est juste. Tout le regard philosophique que l’on porte sur l’agir humain se réduit à déclarer que ce qui est voulu par l’homme est bon et légitime, du moment qu’il le veut et qu’il n’empiète pas sur le domaine de la liberté de ses voisins. C’est donc au nom du respect de sa dignité d’homme qu’il faut le laisser s’adonner à tous les instincts et à tous les caprices de son moi divinisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dernière explication ayant été donnée, il n’est désormais plus difficile de montrer pourquoi le monde moderne s’effondre si rapidement et en arrive à se livrer complètement au diable. Si chacun se persuade qu’il peut s’abandonner librement à toutes ses passions, qu’il peut disposer de son corps comme il l’entend et qu’il n’a finalement de compte à rendre à personne, ne pensons pas que ce soit le règne de l’homme qui se trouve ainsi inauguré !</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’homme, sous le couvert fallacieux de la liberté, s’enfonce toujours davantage dans le cercle vicieux de ces habitudes de péchés, il ne tarde pas à faire l’expérience amère et souvent fatale que cette apparence de liberté le conduit au plus affreux des esclavages. Il se retrouve asservi à ses passions débridées, devenu presque impuissant à se dégager de cet esclavage qu’il a pourtant volontairement choisi. Son égoïsme qu’il n’a cessé de flatter l’a amené ou à se séparer des autres ou à ce que les autres s’éloignent de lui. Il se retrouve désillusionné des créatures mais victime de son enfermement sur lui-même dont il ne sait plus comment sortir. C’est alors que les idées suicidaires se présentent souvent à lui, soufflées par le diable, qui dès lors n’attend plus que ce dernier péché pour s’emparer de sa proie.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, aujourd’hui, puisque cette conception pervertie de la liberté est instillée dans les consciences dès le plus jeune âge, c’est l’immense majorité des hommes de nos générations qui se trouvent poussés à vivre dans le débridement le plus complet d’eux-mêmes, sans plus aucune référence. Ce sont des peuples entiers qui ne connaissent plus rien que cet esprit. Les lois votées défilent les unes après les autres pour prendre toujours davantage le contre-pied de la loi naturelle, jusque contre ses fondements les plus inébranlables.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est bien cela que l’on nomme le règne du diable. Il est l’inspirateur de nos sociétés qui ont renié Jésus-Christ et qui se sont détournées d’un maître pour aller à un autre. Le vice se trouve codifié dans la loi en place de la vertu. L’art, éternel miroir des sociétés, cultive la laideur. Les sciences sont uniquement préoccupées d’une recréation artificielle d’un monde façonné par l’homme moderne. La vraie philosophie, comme recherche de la sagesse, est déconsidérée et méprisée. Jésus-Christ est haï. S’Il redescendait sur la terre, les hommes n’attendraient certes pas trente-trois ans pour le crucifier de nouveau. Satan triomphe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les hommes d’Eglise et le pape lui-même se sont fourvoyés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, depuis le Concile, les hommes d’Eglise, et jusqu’aux derniers papes eux-mêmes, ont recherché le pacte impossible, cette conciliation entre l’esprit de l’Evangile et celui du monde. L’Eglise s’en trouve incroyablement dévastée. L’esprit du monde a désormais pénétré jusque dans les sanctuaires et les âmes chrétiennes ont été dispersées et égarées par la faute de leurs pasteurs. <strong>La répétition du dernier scandale d’Assise, où ont été de nouveau réunies toutes les religions, suffit à nous montrer à quel point perdure le mal. C’est, hélas, le vicaire du Christ lui-même, Benoît XVI, qui a invité à fêter le jubilé d’argent de la première réunion d’Assise, provoquant un nouveau scandale incalculable et flattant le relativisme ainsi que l’indifférentisme religieux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Bon Dieu permet cette épreuve longue et terrible pour un bien encore plus grand que nous ne connaissons pas. Ce dont nous sommes certains, c’est que l’Eglise, même si elle peut se trouver affaiblie à l’extrême, ne périra jamais et que nous ne devons pas douter de sa permanence jusqu’à la fin du monde. <strong>Cependant, il nous faut aujourd’hui nous opposer à tous ceux qui s’acharnent à son auto démolition et avoir bien conscience que jamais nous ne pourrons nous associer à ceux qui la démolissent de l’extérieur comme de l’intérieur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Restons catholiques !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quant à nous, catholiques, si nous ne devons pas nous leurrer sur le véritable état des sociétés dans lesquelles nous vivons, nous ne devons pas nous laisser aller pour autant au découragement. Jamais le Bon Dieu n’abandonnera ses enfants. Il est possible qu’Il nous demande encore beaucoup plus dans les années, ou même dans les mois à venir. Nous ne le savons pas. Mais, ce dont nous sommes certains, c’est que la grâce ne nous manquera jamais. Toujours, jusqu’à notre dernier instant, Il sera là pour nous combler de ses grâces et de son amour toujours si consolant. Nous devons donc demeurer dans une inaltérable sérénité, même si nous avions à connaître de véritables persécutions, car nous ne sommes pas seuls. L’année du sixième centenaire de la naissance de sainte Jeanne d’Arc vient à point pour nous rappeler que le Saint-Esprit ne nous abandonne jamais et qu’Il est bien présent pour nous éclairer et nous protéger dans les dangers.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous exprimons toute notre joie d’avoir vu les catholiques français et ceux qui sont venus les seconder de l’étranger, et tout spécialement <strong>notre</strong> jeunesse, réagir si courageusement au cours de ces derniers mois contre les spectacles blasphématoires. L’expression : « Le Bon Dieu tire un bien du mal » s’en est trouvée magnifiquement illustrée. Le mal de ces blasphèmes est immense mais la profondeur et la vigueur de la réaction catholique ont peut-être permis un réveil de la Foi, des témoignages de l’amour de Notre Seigneur, des réparations faites à son honneur outragé et des ascensions spirituelles dans l’intime des âmes qui font que le bien qui s’est produit en réaction a été encore plus grand.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vivons dans notre maison qui est le Cœur de Marie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous voudrions vous recommander, pour terminer, de vous tourner généreusement vers la dévotion au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie. Il est certain que cette dévotion est celle qui nous a été spécialement recommandée pour les temps troublés dans lesquels nous nous trouvons.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne la considérons pas de loin et sans nous sentir concernés car nous risquerions de passer à côté d’un trésor sans prix pour le restant de notre existence. Notre Dame nous propose bien réellement de venir habiter dans son cœur pour que ce cœur nous serve de maison, de rempart, de léproserie, de lieu de notre réfection, de « refuge et de chemin ». Il s’agit de s’habituer à vivre dans la présence constante de la très sainte Vierge Marie, de s’habituer à d’abord peser nos pensées, nos paroles, nos attitudes, nos actions en elle et avec elle pour les évaluer dans leur conformité avec ses désirs, pour les choisir dans la volonté de lui faire toujours plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la vie des hommes, dans un monde révolté contre Dieu, est parfois bien éprouvante, puissent-ils vivre dans le cœur de leur Mère pour qu’elle leur apporte une douceur, une vaillance et un réconfort que l’on souhaite à tous.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous présente tous mes vœux de bonheur et de sanctification pour cette nouvelle année. Retrouvons-nous tous les jours dans notre grande croisade du Rosaire demandée par notre Supérieur Général.</p>
<p style="text-align: justify;">Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France<br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Extrait de la LAB n° 79 du 28 décembre 2011</strong></span></p>


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		<title>Vers Vatican III ?</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 16:10:01 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Vers Vatican III ?</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>SOURCE &#8211; Jean Madiran &#8211; Présent &#8211; 28 décembre 2011</strong></span></p>
</blockquote>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/Jean-Madiran-3.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5499" title="Jean Madiran &amp;" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/Jean-Madiran-3.bmp" alt="" /></a>C’était trop gros, ce pouvait être une erreur de transcription, je l’avais mise de côté, je n’ai pas voulu l’alléguer en analysant (Présent du 15 décembre) la faiblesse d’ensemble de la « réponse » que Mgr Ocariz a été chargé d’opposer en bloc aux critiques qui de plus en plus s’élèvent à propos des nouveautés du concile Vatican II et de leurs conséquences. Cette « réponse » avait paru dans <em>L’Osservatore romano</em> du 2 décembre. Quatre semaines ont passé, aucune rectification n’est venue. Nicolas Senèze, qui avait imperturbablement cité l’énormité dans La Croix du 5 décembre, n’a manifesté aucun trouble.</p>
<p style="text-align: justify;">Lisons donc maintenant cette énormité non démentie par son auteur ni par ses propagateurs :</p>
<p style="text-align: justify;">« Le fait, a osé écrire Mgr Ocariz, qu’un acte du Magistère de l’Eglise ne soit pas garanti par le charisme de l’infaillibilité ne signifie pas qu’il puisse être considéré comme “faillible”, au sens où il transmettrait une “doctrine provisoire” ou encore des “opinions autorisées”. »</p>
<p style="text-align: justify;">Or il est au contraire évident que si un acte n’est pas infaillible, il est inévitable de le considérer comme faillible.</p>
<p style="text-align: justify;">Et un acte qui n’est pas « faillible » est évidemment « infaillible ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut paraitre très commode de se retrancher dans l’argument d’autorité. Mais d’une telle acrobatie l’autorité ne sort pas augmentée.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, par une construction conceptuelle audacieuse jusqu’à l’incohérence, Mgr Ocariz distingue une catégorie : l’« infaillible », et immédiatement au-dessous une autre catégorie : le « non-faillible ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il tente ainsi d’instituer, pour renforcer ce qui n’est évidemment pas infaillible, la promotion d’une non-faillibilité qui serait une sorte d’infaillibilité alternative, subreptice, non officielle mais impérative.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Son article de <em>L’Osservatore romano</em> n’était certes pas infaillible : voudrait-il le faire passer néanmoins pour « non faillible » ?</p>
<p style="text-align: justify;">Cette embrouille dans <em>L’Osservatore romano</em> nous a été présentée dans <em>La Croix</em> comme l’acte décisif par lequel « Rome rappelle l’importance doctrinale du concile [pastoral] Vatican II ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui devient plutôt décisif en l’occurrence, c’est la faiblesse prolongée d’une « réponse » officieuse qui voudrait se faire passer pour officielle afin de se dispenser d’argumenter.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux livres de Gherardini, sa « Supplique au Saint Père », et celle qui a suivi, d’une cinquantaine de personnalités italiennes, « au pape Benoît XVI pour un examen approfondi du concile œcuménique Vatican II », tout cela, en marge des requêtes propres à la FSSPX et finalement dans le même sens, exprime <strong>la persistance d’une réclamation qui s’est manifestée avec une insistance ininterrompue depuis quarante-cinq ans.</strong> <strong>Elle tend à une réinterprétation point par point de l’ensemble des nouveautés de Vatican II.</strong> Autrement dit, quand le moment sera venu, une sorte de Vatican III doctrinal pour un examen théologique du Vatican II pastoral : la comparution des nouveautés devant les critères traditionnels du Magistère de l’Eglise, <strong>pour obtenir que soient tranchées les contestations, les divergences, les oppositions.</strong> Mais elles ne pourront l’être, demain ou plus tard, en concile ou sans concile, que par le Pape.</p>
<p style="text-align: justify;">JEAN MADIRAN</p>
<p style="text-align: justify;">Article extrait du n° 7505 de Présent du Mercredi 28 décembre 2011</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><em>NB: Voilà qui est bien dit. </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><em>C&#8217;est la position de Mgr Lefebvre. Alors que je le conduisais, dans ma 2 CV, au séminaire d&#8217;Ecône, de Fribourg à Ecône, pour présider, certainement, une  fête liturgique, au début du printemps, ce devait être en 1972 ou peut-être 73, et qu&#8217;il me parlait du Concile, il me disait que soit une commission de cardinaux nommée par le Pape, soit le pape lui-même devraient, tôt ou tard, procéder à un  examen appronfi du Concile Vatican II et de ses nouveautés. ( Aujourd&#8217;hui, il ne pourra pas le faire sans engager son infaillibilité, la crise de l&#8217;Eglise  n&#8217;a que trop durée).  Il ne me parla pas de la convocation d&#8217;un nouveau concile, Vatican III, celui-là doctrinal. Mais peu importe la solution d&#8217;un autre Concile ou pas -  le Concile Vatican III, c&#8217;est, je crois,  la position de l&#8217;abbé de Nantes, &#8211; il pensait que ces précisions théologiques  seraient l&#8217;oeuvre nécessairement du pape. C&#8217;est ce que dit Madiran.  </em></span></p>


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