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	<description>La tradition sans peur</description>
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		<title>Au Pays-Bas : un parti musulman</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 10:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur Correspondance Européenne, n°  251, on lit:   Pays-Bas : un parti musulman Le parti musulman néerlandais a annoncé son intention de briguer des sièges au Parlement des Pays-Bas. Le parti est déjà représenté à Amsterdam, à Rotterdam et dans d’autres villes néerlandaises. Le Partij Voor Moslim Nederland (Parti pour les Pays-Bas musulmans) fait campagne [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/3915/il-faut-detruire-lislam-pour-sauver-les-musulmans/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Il faut détruire l&#8217;islam pour sauver les musulmans'>Il faut détruire l&#8217;islam pour sauver les musulmans</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5256/politique-de-lislam-selon-sa-progression-dans-un-pays/' rel='bookmark' title='Permanent Link: &laquo;&nbsp;Politique&nbsp;&raquo; de l&#8217;Islam selon sa progression dans un pays'>&laquo;&nbsp;Politique&nbsp;&raquo; de l&#8217;Islam selon sa progression dans un pays</a></li>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur Correspondance Européenne, n°  251, on lit:  </p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Pays-Bas : un parti musulman</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le parti musulman néerlandais a annoncé son intention de briguer des sièges au Parlement des Pays-Bas. Le parti est déjà représenté à Amsterdam, à Rotterdam et dans d’autres villes néerlandaises. Le Partij Voor Moslim Nederland (Parti pour les Pays-Bas musulmans) fait campagne contre l’avortement, le mariage gay et la discrimination. Il espère participer aux élections parlementaires de 2015. Le parti est dirigé par un Néerlandais de souche, Henny Kreeft, converti à l’islam dans les années 90. Avant sa conversion, il avait des liens avec le parti de Pim Fortuyn et le parti de gauche D66. Le PMN se présente résolument comme un parti modéré et rejette officiellement tout lien avec l’islam radical. Son programme défend la liberté d’expression et la plupart des valeurs libérales voire libertaires, sauf quand elles sont en conflit avec la « sensibilité » musulmane, par exemple le mariage homosexuel. La tolérance zéro pour toutes les drogues, y compris la marijuana (tolérée en vertu des lois néerlandaises) y est aussi soulignée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, si le parti reconnaît qu’on a le droit de tout dire, cela n’implique pas qu’on « doive tout dire ». D’où la criminalisation du blasphème de même que tous propos jugés offensants pour des motifs religieux. Criminalisé aussi, tout dommage causé à des textes sacrés, quelle que soit la religion. On suppose que cela concerne les dommages symboliques. Pour le reste, le programme du parti donne très bien le change : les non musulmans peuvent être membres du parti, les femmes et les hommes doivent être considérés comme égaux devant la loi, etc. Le parti sera basé sur les principes islamiques de la choura, terme qui désigne une assemblée, un conseil ou un tribunal musulman, et donc qui ouvre la porte à une certaine concertation. Le PMN dit rejeter « l’application aveugle » de la sharia. En matière de politique extérieure, le PMN exige le retrait des troupes d’Irak et d’Afghanistan et l’acceptation immédiate de la Turquie comme membre de l’UE, de même que le retrait de tout soutien à Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Le PMN représente donc une tentative assez réussie de présenter une voie médiane, celle d’un islam tolérant et tolérable dans le sein de la société néerlandaise. Reste à savoir ce qu’en diront les électeurs musulmans. (C. B. C.)</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5725/le-fanatisme-musulman-couve-par-langelisme-des-moralistes/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le fanatisme musulman couvé par l&#8217;angélisme des moralistes'>Le fanatisme musulman couvé par l&#8217;angélisme des moralistes</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/3915/il-faut-detruire-lislam-pour-sauver-les-musulmans/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Il faut détruire l&#8217;islam pour sauver les musulmans'>Il faut détruire l&#8217;islam pour sauver les musulmans</a></li>
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		<title>Le gouvernement Ayrault est le pire ennemi de la famille</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 19:56:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[flash infos]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: le Salon beige du 16 mai 2012 Le gouvernement Ayrault est le pire ennemi de la famille Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, est favorable à l&#8217;ouverture du mariage aux couples de même sexe et à l&#8217;adoption homoparentale, et a déclaré en 2004 : &#171;&#160;Au nom de l&#8217;égalité des droits, il ne doit pas [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/2494/analyse-les-cinq-ans-du-pontificat-de-benoit-xvi-cinq-ans-de-polemiques-et-de-maladresses/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une nouvelle lettre de Hans Küng. De pire en pire&#8230;'>Une nouvelle lettre de Hans Küng. De pire en pire&#8230;</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5088/gender-a-l%e2%80%99ecole-80-deputes-demandent-le-retrait-des-manuels/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Gender à l’école : 80 députés demandent le retrait des manuels'>Gender à l’école : 80 députés demandent le retrait des manuels</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5369/une-premiere-a-la-rivardiere-la-maison-de-labbe-philippe-laguerie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie'>Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Source: le Salon beige du 16 mai 2012</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Le gouvernement Ayrault est le pire ennemi de la famille</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Laurent Fabius,</strong> ministre des Affaires étrangères, est favorable à l&#8217;ouverture du mariage aux couples de même sexe et à l&#8217;adoption homoparentale, et a déclaré en 2004 :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Au nom de l&#8217;égalité des droits, il ne doit pas y avoir de discrimination entre les sexes dans le droit au mariage&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vincent Peillon</strong>, ministre de l&#8217;Éducation nationale, pourrait donner son feu vert à une sensibilisation en milieu scolaire et dès les plus petites classes à l&#8217;homosexualité. Il déclarait en 2009 à propos de l&#8217;adoption par les homosexuels :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;C&#8217;est pour moi une évidence (l&#8217;adoption). J&#8217;ai été marqué dans ma vie par le fait de m&#8217;être occupé de l&#8217;enfance en difficulté (&#8230;) pendant plusieurs années ça a été mon travail de psycho-pédagogue d&#8217;aider ces enfants. J&#8217;ai aussi vu, et je vois, les difficultés d&#8217;adoptions dans notre pays, y compris pour des couples hétérosexuels, et je vois ce que peut donner d&#8217;amour des couples homosexuels. Alors le mariage d&#8217;une part, j&#8217;avais été très favorable au pacs, c&#8217;est-à-dire à la possibilité de s&#8217;unir quand on s&#8217;aime et d&#8217;avoir un certain nombre de droits civils et sociaux (&#8230;) c&#8217;est une très bonne chose. Le mariage est une forme de sacrement, serait-il même laïc. Dans l&#8217;amour, le symbole compte et je crois que chaque être humain y a droit. Et derrière nous aborderons un débat, que je veux profondément serein pour le pays, comme il l&#8217;a été dans d&#8217;autres pays, sur cette question de l&#8217;adoption (&#8230;) qui me semble devoir être posée maintenant sérieusement&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christiane Taubira,</strong> ministre de la Justice, avait promis en 2002 la création d&#8217;un délit &laquo;&nbsp;d&#8217;homophobie&nbsp;&raquo; et faisait partie en 2009 des députés signataires du &laquo;&nbsp;Manifeste des élus contre l&#8217;homophobie&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marisol Touraine,</strong> ministre des Affaires sociales et de la Santé, signataire du &laquo;&nbsp;Manifeste des élus contre l&#8217;homophobie&nbsp;&raquo; a déclaré en novembre 2011 :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Il faut donc mettre un terme à l’hypocrisie actuelle, et permettre aux couples homosexuels d’avoir accès à l’adoption dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels. Inscrire dans la loi ce qui est aujourd’hui un état de fait contribuerait à sécuriser le parcours de vie des enfants adoptés, en donnant des droits à leurs deux parents&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Manuel Valls</strong>, ministre de l&#8217;Intérieur, est totalement pour l&#8217;union des couples de même sexe et la possibilité d&#8217;adopter et va très loin en matière de gestation pour Autrui (GPA) :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable (…). À terme, je suis favorable à une évolution législative&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Arnaud Montebourg,</strong> ministre du Redressement productif, est également totalement favorable à l&#8217;union des couples de même sexe et à la possibilité d&#8217;adopter :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Je suis par ailleurs favorable au mariage homosexuel (&#8230;) comme une première étape j’ai donné instruction à mes services en Saône-et-Loire de conduire les protocoles d’adoption sans aucune discrimination concernant l’orientation sexuelle des futurs parents (&#8230;)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Najat Vallaud-Belkacem,</strong> ministre des Droits des Femmes et porte-parole du gouvernement, dans une vidéo en mai 2011, défend, au nom de la liberté et de l&#8217;égalité, l&#8217;adoption par les homosexuels.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Michèle Delaunay</strong>, ministre déléguée aux Affaires sociales et à la Santé, chargée des Personnes âgées et de la dépendance, a signé la proposition de loi de Patrick Bloche, François Hollande et Jean-Marc Ayrault visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe, déposée le 15 janvier 2008. Elle s&#8217;est exprimée sur la question du genre dans les manuels scolaires et a tenté d&#8217;ouvrir le don du sang aux homosexuels. Elle est également l&#8217;auteur d&#8217;une proposition de loi visant à simplifier le changement d&#8217;état civil des transexuels qui pourrait donc revenir d&#8217;actualité :</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Ce texte constitue un pas en avant considérable pour les personnes trans-genres jusqu’alors contraintes à un parcours long, pénible, douloureux psychologiquement et physiquement, et également très coûteux. De plus, il a l’intérêt de se saisir du questionnement sur l’identité de genre dont on a vu l’écho dans les récentes controverses sur l’enseignement du genre au travers des manuels scolaires&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dominique Bertinotti</strong>, ministre déléguée aux Affaires sociales et à la Santé, chargée de la Famille, s&#8217;est exprimé pour l&#8217;ouverture du mariage aux couples de même sexe dans une vidéo au cours de la campagne présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;">Philippe Carhon</p>
<p style="text-align: justify;">Sont-ce là des positions fidèles aux nobles traditions de la France?</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/2494/analyse-les-cinq-ans-du-pontificat-de-benoit-xvi-cinq-ans-de-polemiques-et-de-maladresses/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une nouvelle lettre de Hans Küng. De pire en pire&#8230;'>Une nouvelle lettre de Hans Küng. De pire en pire&#8230;</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5088/gender-a-l%e2%80%99ecole-80-deputes-demandent-le-retrait-des-manuels/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Gender à l’école : 80 députés demandent le retrait des manuels'>Gender à l’école : 80 députés demandent le retrait des manuels</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5369/une-premiere-a-la-rivardiere-la-maison-de-labbe-philippe-laguerie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie'>Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie</a></li>
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		<title>Les relations Rome-FSSPX: Communiqué du Vatican</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 18:44:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[flash infos]]></category>

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		<description><![CDATA[SOURCE &#8211; Vatican &#8211; 16 mai 2012 &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; En début d’après-midi, la Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant: « Comme cela a été indiqué par la presse, aujourd’hui s’est tenue la session ordinaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, au cours de laquelle a notamment été discutée la [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5219/une-interview-de-mgr-pozzo-sur-les-relations-entre-rome-et-la-fsspx/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une &laquo;&nbsp;interview&nbsp;&raquo; de Mgr Pozzo sur les relations entre Rome et la FSSPX'>Une &laquo;&nbsp;interview&nbsp;&raquo; de Mgr Pozzo sur les relations entre Rome et la FSSPX</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4886/mgr-fellay-au-gabon-parle-des-relations-avec-rome/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Mgr Fellay au Gabon parle des relations avec Rome'>Mgr Fellay au Gabon parle des relations avec Rome</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5786/fsspx-une-declaration-imminente-de-rome/' rel='bookmark' title='Permanent Link: FSSPX : une déclaration imminente de Rome ?'>FSSPX : une déclaration imminente de Rome ?</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>SOURCE &#8211; Vatican &#8211; 16 mai 2012</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
En début d’après-midi, la Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant:<br />
« Comme cela a été indiqué par la presse, aujourd’hui s’est tenue la session ordinaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, au cours de laquelle a notamment été discutée la question Fraternité St.Pie X. A l’examen de la réponse de Mgr.Bernard Fellay, parvenue le 17 avril, ont été formulées certaines observations qui seront prise en compte lors des prochaines discussions entre le Saint-Siège et la Fraternité St.Pie X. Etant donnée la position par eux prise, les cas des trois autres évêques de la Fraternité devront être traités séparément et individuellement ».</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5219/une-interview-de-mgr-pozzo-sur-les-relations-entre-rome-et-la-fsspx/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une &laquo;&nbsp;interview&nbsp;&raquo; de Mgr Pozzo sur les relations entre Rome et la FSSPX'>Une &laquo;&nbsp;interview&nbsp;&raquo; de Mgr Pozzo sur les relations entre Rome et la FSSPX</a></li>
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		<title>Le Jeudi de l’Ascension.</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 20:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Jeudi de l’Ascension. « Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel, où il est assis à la droite de Dieu ». Ultimes paroles de saint Marc en son Evangile. (Mc 16 19) C’est ce que nous confessons dans notre Credo : « je crois qu’il est monté aux cieux [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/4649/la-semaine-sainte-le-jeudi-saint/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Semaine Sainte: le Jeudi Saint'>La Semaine Sainte: le Jeudi Saint</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5760/5760/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Semaine Sainte  2012 : Le Jeudi Saint'>Semaine Sainte  2012 : Le Jeudi Saint</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4899/ascension-le-dogme-nie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Ascension: le dogme nié'>Ascension: le dogme nié</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/jeudi-de-lascension.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-6044" title="jeudi de l'ascension" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/jeudi-de-lascension.bmp" alt="" /></a>Le Jeudi de l’Ascension.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>« Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel, où il est assis à la droite de Dieu ».</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Ultimes paroles de saint Marc en son Evangile. (Mc 16 19)</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que nous confessons dans notre Credo : « je crois qu’il est monté aux cieux ; qu’il est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant ».</p>
<p style="text-align: justify;">Oui ! Après avoir achevé et consommé le mystère de notre Rédemption, le Seigneur Jésus monta au ciel comme homme, en son corps et en son âme et comme Dieu et cela par sa propre puissance divine. « Il est assis à la droite de Dieu » : ce qui veut dire qu’il jouit de la puissance royale et de la gloire infinie qu’il reçoit de son Père. Saint Paul le confesse aux Ephésiens, lorsqu’il écrit : « Son Père, après l’avoir ressuscité d’entre les morts, L’a fait asseoir à sa droite dans le ciel au dessus de toutes les Principautés, de toutes les Puissances, de toutes les Vertus, de toutes les Dominations et de tout ce que l’on peut trouver de plus grand, soit dans le siècle présent, soit dans le siècle futur et Il a mis toutes chose sous ses pieds » (Eph 1 20)<br />
En disant cela, nous ne pouvons rien dire de plus magnifique ni de plus admirable pour célébrer la Gloire et la divine Majesté de NSJC en son Ascension.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette année, je ne voudrais pas rester à contempler le Seigneur dans sa gloire. Je voudrais plutôt méditer la phrase qu’Il disait à ces disciples après la Cène, quelques temps avant l’Ascension et que saint Jean nous a précieusement gardée en son chapitre 14ème « Que votre cœur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père; s&#8217;il en était autrement, je vous l&#8217;aurais dit, car je vais vous y préparer une place. Et lorsque je m&#8217;en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. Et là où je vais, vous en savez le chemin ».</p>
<p style="text-align: justify;">Oh douces paroles ! « Je vais vous y préparer une place…afin que là où je suis, vous y soyez aussi ».<br />
Cette méditation pourra bien faire l’objet et de ce Jeudi de l’Ascension et de dimanche qui vient.<br />
Je voudrais développer avec vous trois idées : que la vraie vie, c’est la vie éternelle ; que la vie présente n’est la vraie vie que si elle est rattachée par la foi aux réalités de la vie future. Ce sera l’objet des considérations de ce Jeudi. Quelle est donc cette vraie vie ? C’est celle qui est éternelle. Il faut en faire un peu la description autant que la Révélation nous le permet. Ce sera l’objet des considérations de dimanche prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">Croire que la vie d’ici bas est la vraie vie, la seule vie, est la plus radicale de toutes les erreurs. La vie ici bas est certainement fascinante… Elle n’est certainement pas la vraie vie tout en étant fascinante. Mais si je m’y « enfuis » totalement, si je m’y plonge totalement, elle risque de m’empêcher de voir les biens réels et tout autant les maux réels. Ce qui serait, bien sur, une erreur cruelle, la plus cruelle de toutes les erreurs…parce que si je fais de cette vie, le tout de mon être, je me dégrade. Comment donc ? Oui je me dégrade. Je suis un être doué d’intelligence et de volonté libre &#8211; ce qui me met au dessus de tout le monde créé &#8211; je ne peux donc être son esclave. Ce qui serait si je ne voyais en cette vie que ma seule finalité. Mais surtout elle me dégrade car je oublie que je suis, par mon baptême, « enfant de Dieu, héritier de Dieu ». « Etre héritier présomptif de riches trésors, de vastes domaines, de magnifiques châteaux, d’un nom glorieusement historique, c’est quelque chose. Mais être héritier de Dieu, non seulement de ses biens, mais de lui-même, de sa puissance, de sa sagesse, de sa majesté, de ses félicités infinies, au point de devenir un avec lui : quel héritage ». Mais qu’est que ce monde, qu’est-ce que cette vie devant le monde divin, devant la vie divine ? « Je vais vous préparer une place…afin que là où je suis, vous soyez aussi ». Cet être immortel dont les destinées sont si hautes… est-ce seulement raisonnable qu’il se laisser fasciner par cette seule vie présente, passagère et fugitive. Il est fait pour plus grand, pour meilleur. Il ne peut borner ses espérances, « son espace vital », aux seuls biens du temps et passer ses années à seulement les acquérir, à les conserver sans aucun rapport avec l’avenir divin. Ne chercher qu’à conquérir des terres, des châteaux, des parcs, des monceaux de pièces d’or et de papier-monnaie et grâce à tout cela, boire, manger, se distraire, se promener tout à l’aise. Et c’est tout ! Et de tout cela que nous restera-t-il bientôt ? « Que vaut de gagner l’univers s’il on en vient à perdre son âme ? »</p>
<p style="text-align: justify;">Et j’entends dans mon âme de baptisé : « Quid hoc ad aeternitatem ? »</p>
<p style="text-align: justify;">J’aime ce dialogue que l’histoire nous a gardé entre un grand saint de Rome, Saint Philippe de Néri et un jeune homme de nom François. Etant venu voir l’illustre confesseur de Rome, celui-ci fixe sur l’adolescent un regard paternel et, le prenant par le bras, lui dit : « François que fais-tu maintenant : « Je fais mes études ». – « Tu seras un brillant élève couvert de diplômes et chargé de prix. Et après ? –« Après mes humanités, j’apprendrai le droit » &#8211; « Tu recevras tes grades cum laude, avec félicitations du jury ? Et après ? » –« J’entrerais dans la magistrature ». – « Tu seras un magistrat connu et recherché. Et après ? » &#8211; « Je me marierai ». –« Tu auras une belle et nombreuse famille. Et après ? ». – « Je continuerai d’exercer ma profession, afin de donner une position honorable à mes enfants ». –« La fortune te sourira ; ils seront riches. Et après ? « Je composerai des ouvrages utiles à ceux qui suivront ma carrière ». -« Tes ouvrages auront grands succès ; tu seras l’oracle de tes confrères. Et après ? » &#8211; « Je jouirai tranquillement des biens que j’aurai amassés et de la considération que j’aurai acquise » « Tu vivras dans l’abondance ; ton nom sera honoré. Et après ? ». « Après ? Je vieillirai ; et comme tous les mortels, je payerai le tribut de la nature : je mourrai. Et après ? » &#8211; « Après ? » « Après ? » -« Oui après ? » Et après, il faudra être jugé, absous ou condamné, sans appel, pour toute l’éternité. Je ne blâme rien de ce que tu veux faire. Seulement si tu te laisses absorber par les travaux de la vie présente, sans les attacher par la foi aux réalités de la vie future, tu tombes dans la plus dangereuse et la plus cruelle des folies. Tu te seras consumé à poursuivre une chimère que tu n’auras pas saisi et à l’heure du départ –heure certaine &#8211; tu te trouveras les mains vides ; vides de bonnes œuvres, pourtant semences de la vie immortelle. N’oublie pas le 7ème article du Credo : « D’où il viendra juger les vivants et les morts ». N’oublie pas la parole de l’Apôtre : « nous devons tous comparaître devant le tribunal de Jésus-Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû aux bonnes ou aux mauvaises actions qu’il aura faites, pendant qu’il était revêtu de son corps » (2 Cor 5 10). François garda le silence, embrassa le père et sortit. Mais le coup avait porté. L’après du Père Philippe lui restait dans l’esprit. Il ne pouvait s’en débarrasser. Il se met à méditer cet après importun. Bientôt, Dieu aidant, ses illusions disparaissent, il comprend que la vie d’ici bas n’est pas la vie et en homme sage, il la fit résolument servir à l’acquisition de la vie éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’est-ce que la vie si elle n’est éternelle ? Cette réflexion me fait penser au récit du riche de l’Evangile : « J’ai beaucoup de bien et j’en ai pour longtemps. Repose-toi, mon ami, mange, bois, fais bonne chère. Insensé ! Cette nuit on te redemandera ton âme ; et pour qui sera ce que tu as amassé ? (Lc 12 17-21).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi posséder un trésor auquel on a donné toutes ses forces, se promettre dans jouir et savoir qu’on en sera dépouillé infailliblement au moment où on ne s’y attend pas, bientôt, pour toujours et sans compensation : est-ce là vivre ? « Je m’en vais vous préparer une place. Là où je suis vous serez ». Voilà la vraie vie parce qu’éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-moi une autre réflexion sur la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’amour de la vie est le ressort de l’agir humain. En effet image vivant du Dieu vivant, l’homme est vie. Pour lui, la vie n’est pas seulement le premier et le plus précieux des biens, elle est son être : hors de la vie, néant. L’homme aime donc la vie du même amour que lui-même. Il l’aime essentiellement, il l’aime passionnément, il l’aime invinciblement, il l’aime partout… Pourquoi aime-t-on l’enfant ? Parce que c’est la vie qui vient ? Pourquoi respecte-t-on le vieillard ? Parce que c’est la vie qui s’en va. Pourquoi éprouve-t-on un sentiment de curiosité religieuse à la vue d’une vielle ruine ? Parce que la vie est passée par là. L’homme n’aime que la vie. S’il boit, s’il mange, s’il dort, s’il travaille, s’il pleure, s’il se réjouit, c’est par amour de la vie. A la conserver et à la développer, se rapportent, sans exception et dans tous les âges, ses instincts, ses pensées, ses affections, ses paroles, ses privations, ses craintes, ses désirs, ses actes, ses vertus et même ses crimes. Plutôt que de perdre la vie, il consent à tout. Que l’homme étant ce qu’il est, soit persuadé que la vie d’ici-bas, c’est la vie, toute la vie, qu’il n’y a pas d’au-delà, pas de vie éternelle, vous le rendez fou. Il s’épuisera à la jouissance des biens de cette vie. Courte et bonne, puisque la vie présente est toute la vie, je veux en vivre, vivre pleinement, constamment. jusqu’à l’overdose. C’est la loi de mon être…Mais, dans une telle philosophie, de jouissance effrénée, je cultive la mort.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ôte de ce cœur que la vie d’ici bas, c’est la vie. A la place, fais prévaloir la parole du Christ, « je vais vous préparer une place », fais prévaloir ainsi que la vie d’ici-bas n’est que l’ombre de la vraie vie, la préparation, le gage de la vraie vie…alors tu opères une révolution totale. Il ne s’attacheras pas à la vie présente…sinon comme moyen de gagner l’éternité. Il usera de ce monde comme n’en usant pas. Toujours avec la même énergie vitale, c’est sa loi, il cherchera l’éternelle vie. Il s’attachera à ses devoirs, car il sait que là dépend la vraie vie. L’ordre règne sur la terre s’il règne dans les cœurs. L’amour de l’au-delà, le cultiver, est la plus belle des actions. Elle peut servir l’ordre public. Amen.</p>


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		<title>La réalité du Coran</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 13:17:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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<li><a href='http://www.revue-item.com/5857/une-commission-denquetes/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une commission d&#8217;enquêtes'>Une commission d&#8217;enquêtes</a></li>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/minaret3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6040" title="minaret" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/minaret3-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a> </p>
<p style="text-align: justify;">ESPAGNE (ru, 15 mai 2012). – La Commission Constitutionnelle du Congrès espagnol &#8211; contre toute attente – a accepté le 10 avril 2012 d’examiner la pétition de M. Imran Firasat d’interdire le Coran en Espagne, et de se prononcer à la suite de cet examen (www.minutodigital.com/wp-content/uploads/congreso3.jpg). Imran Firasat est un Pakistanais qui s’est converti de l’Islam et qui jouit actuellement d’un statut de réfugié politique en Espagne. Puisque cette affaire pourrait intéresser toute l’Union Européenne et pas seulement l’Espagne, nous nous permettons de reproduire ici les 10 arguments cités par Imran Firasat dans sa pétition :</p>
<p style="text-align: justify;">1) »Le Coran n’est pas un livre sacré religieux mais un livre violent, débordant de haine et de discriminations.</p>
<p style="text-align: justify;">2) Le Coran est un livre horrible qui incite la communauté musulmane à s’engager dans le djihad, à tuer des innocents et à détruire la paix dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">3) Le Coran est responsable des terrorismes que nous avons observés ces dernières années dans lesquels des milliers de personnes ont perdu la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">4) Le Coran est un livre infâme qui oblige les croyants à conquérir le monde entier et à imposer un pouvoir absolu coûte que coûte.</p>
<p style="text-align: justify;">5) Le Coran est un livre qui, en toute légalité, permet et encourage la violence et la haine, ce qui le rend incompatible avec le monde moderne, Espagne comprise.</p>
<p style="text-align: justify;">6) Le Coran est un livre qui établit des discriminations directes entre les personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">7) Le Coran est un livre qui n’autorise ni liberté d’expression ni liberté de religion.</p>
<p style="text-align: justify;">8) Le Coran est un livre qui impose des souffrances et tortures aux femmes par ses prescriptions misogynes et injustes.</p>
<p style="text-align: justify;">9) Le Coran est un livre qui enseigne les divisions plutôt que l’unité : les croyants ne sont pas autorisés à créer des liens d’amitié avec les non musulmans, car le Coran les considère comme des infidèles.</p>
<p style="text-align: justify;">10) Conclusion : le Coran est une menace considérable pour la liberté de la société espagnole. C’est un livre qui prêche clairement le djihad, le meurtre, la haine, la discrimination, la violence et la vengeance. Pour ces raisons il n’est nullement compatible avec le système espagnol. Ce livre est totalement contraire aux lois et à la Constitution de l’Espagne. «</p>
<p style="text-align: justify;">Spontanément reviennent à l’esprit les quelques paroles d’un empereur byzantin que l’actuel pape Benoît XVI avait évoquées lors de son discours académique à l’université de Regensburg en R.F.A. le 12 septembre 2006. L’empereur cité par le pape, Manuel II Palaiologos, avait dit à son interlocuteur musulman de l’époque : « Montre moi donc ce que Mohammed aurait amené de neuf, et tu verras que tu n’y trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme par exemple son ordre de répandre la foi qu’il prêchait par l’épée». Même si le pape, après des fortes critiques, a pris ses distances personnelles de cette citation à la suite, la question était posée au plus haut niveau. Ce qui fait que cette question de Manuel II Palaiologos reste toujours posée. Il faudra bien que les laïcistes y donnent un jour une réponse. Ce jour serait-il proche ? Il se pourrait qu’en Espagne ce sera bientôt le cas.</p>
<p style="text-align: justify;">L’affaire est particulièrement sensible du fait qu’en Allemagne et Autriche 25 millions d’exemplaires du Coran en langue allemande sont actuellement distribués à la population. Cette action opérée par des Salafistes commence à remuer sérieusement les esprits outre-Rhin.</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5256/politique-de-lislam-selon-sa-progression-dans-un-pays/' rel='bookmark' title='Permanent Link: &laquo;&nbsp;Politique&nbsp;&raquo; de l&#8217;Islam selon sa progression dans un pays'>&laquo;&nbsp;Politique&nbsp;&raquo; de l&#8217;Islam selon sa progression dans un pays</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5857/une-commission-denquetes/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une commission d&#8217;enquêtes'>Une commission d&#8217;enquêtes</a></li>
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		<title>Pèlerinage en Terre Sainte</title>
		<link>http://www.revue-item.com/5713/pelerinage-en-terre-sainte/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 20:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[regards sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Pèlerinage enTerre Sainte Accompagné par Monsieur l’abbé Paul Aulagnier Lundi 5 novembre – Lundi 12 novembre 2012 8 jours / 7 nuits PLACES LIMITEES ! Inscrivez-vous vite ! Venez en terre Sainte avec moi Vous trouverez ici trois documents : -d’abord le programme, -le bulletins d’inscription à retourner dès que possible à : -les conditions, [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/2795/les-paroles-du-cardinal-vingt-trois-au-pelerinage-de-paris-chartres-le-23-aout-2010/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Les paroles du cardinal Vingt-Trois au Pèlerinage de Paris Chartres le 23 août 2010'>Les paroles du cardinal Vingt-Trois au Pèlerinage de Paris Chartres le 23 août 2010</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/1449/la-fete-de-la-sainte-famille/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Fête de la Sainte Famille'>La Fête de la Sainte Famille</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/2294/semaine-sainte-201-la-veillee-pascale/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Semaine Sainte 201. La veillée pascale.'>Semaine Sainte 201. La veillée pascale.</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Pèlerinage enTerre Sainte</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Accompagné par Monsieur l’abbé Paul Aulagnier</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Lundi 5 novembre – Lundi 12 novembre 2012</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>8 jours / 7 nuits</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>PLACES LIMITEES !</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Inscrivez-vous</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>vite !</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Venez en terre Sainte avec moi</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous trouverez ici trois documents :</strong><br />
<strong>-d’abord le programme,</strong><br />
<strong>-le bulletins d’inscription à retourner dès que possible à :</strong><br />
<strong>-les conditions,</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ODEIA &#8211; 48 bd des Batignolles 75017 Paris – Tel : 01 44 09 48 68 – Fax : 01 47 63 00 21 – Mail : contact@odeia.fr</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>A- Le programme des 8 jours</strong></span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Lundi 5 novembre – Paris – Tel Aviv &#8211; Nazareth</span></p>
<p style="text-align: justify;">Le matin, accueil à l’aéroport de Paris Roissy-CDG, assistance aux formalités et envol pour Tel Aviv sur vol régulier de la compagnie Swiss.</p>
<p style="text-align: justify;">En début d’après-midi, arrivée à l’aéroport de Tel Aviv. Transfert vers Nazareth et visite du Couvent des<br />
Clarisses lié au souvenir du Père de Foucauld. Messe.<br />
Dîner et nuit à Nazareth au Séminaire Saint-Joseph.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Mardi 6 novembre &#8211; Le Mont Carmel &#8211; Saint Jean-d’Acre &#8211; Nazareth</span></p>
<p style="text-align: justify;">Départ pour le Mont Carmel, montagne du Prophète Elie, d’où le point de vue sur le port d’Haïfa est splendide. Puis, continuation vers Saint-Jean-d’Acre, dernière capitale du Royaume latin en Terre Sainte. Visite de l’immense citadelle des Croisés, des remparts, du caravansérail et du port.<br />
Déjeuner.<br />
L’après-midi, retour à Nazareth. Visite de la Basilique avec la grotte de l’Annonciation, l’église de la synagogue, et l’église de la Fontaine de la Sainte Vierge. Messe au cours des visites dans l’un des sanctuaires.<br />
Dîner et nuit à Nazareth au Séminaire Saint-Joseph.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Mercredi 7 novembre – Tibériade – Mont des Béatitudes &#8211; Bethsaïda – Capharnaüm &#8211; Nazareth</span></p>
<p style="text-align: justify;">Le matin, départ en car pour Ginossar et promenade en bateau sur le Lac de Tibériade.<br />
Puis, route pour le Mont des Béatitudes, où Notre-Seigneur prononça le sermon sur la montagne dans un cadre splendide en surplomb du lac de Tibériade.<br />
Déjeuner.<br />
L’après-midi, route pour Bethsaïda et découverte de Capharnaüm, ville située au cœur du ministère du Christ où Il prêcha et réalisa de nombreux miracles. Visite de la synagogue et de la maison de saint Pierre, ainsi que de l’église de la Multiplication des Pains à Tabgha, et de l’église de la Primauté de Pierre. Messe au cours des visites dans l’un des sanctuaires. Dîner et nuit à Nazareth au Séminaire Saint-Joseph.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Jeudi 8 novembre &#8211; Mont Arbel &#8211; Cana – Le Mont Thabor – la Mer Morte &#8211; Jérusalem</span></p>
<p style="text-align: justify;">Départ pour le Mont Arbel et marche pour découvrir le panorama sur le Lac de Tibériade. Visite du village des noces de Cana. Puis, ascension du Mont Thabor en taxi pour rejoindre le site de la Transfiguration de Notre- Seigneur. Messe sur le site.<br />
Déjeuner.<br />
Route vers Jérusalem en suivant la vallée du fleuve. Passage par la Mer Morte avec le site de Qumran où ont été découverts les manuscrits les plus anciens de la Bible connus à ce jour. Visite du site et des fouilles.<br />
Dîner et nuit à Jérusalem au Foyer Grec Catholique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Vendredi 9 novembre &#8211; Ein Karem, lieu de la Visitation – Bethléem &#8211; Jérusalem</span></p>
<p style="text-align: justify;">Découverte de la maquette de Jérusalem, puis départ pour Ein Karem, lieu de la Visitation. Visite et Messe. Déjeuner.<br />
L’après-midi, route vers Bethléem et visite de la Basilique de la Nativité, de la Grotte de la Nativité, de la Grotte du lait, ainsi que de l’église orthodoxe et du cloître de saint Jérôme.<br />
Dîner et nuit à Jérusalem au Foyer Grec Catholique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Samedi 10 novembre &#8211; Jérusalem : le Mont des Oliviers et le Mont Sion</span></p>
<p style="text-align: justify;">Le Mont des Oliviers. Passage par la basilique de l’Ascension. Visite du Carmel du Pater, de l’église du Dominus Flevit où le Christ pleura sur Jérusalem. Puis continuation vers le Jardin des Oliviers à Gethsémani et visite du Tombeau de la Vierge. Messe au cours des visites dans l’un des sanctuaires.<br />
Déjeuner. Départ pour le Mont Sion et visite de l’église Saint- Pierre-en-Gallicante située sur le lieu du reniement de saint Pierre. Puis découverte du Cénacle, de la basilique de la Dormition de la Sainte Vierge.<br />
Dîner et nuit à Jérusalem au Foyer Grec Catholique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Dimanche 11 novembre &#8211; Jérusalem</span></p>
<p style="text-align: justify;">Visite de la Basilique du Saint-Sépulcre, qui englobe le Golgotha et le tombeau du Christ, puis de<br />
l’église Sainte-Anne, lieu de naissance de la Vierge Marie, et de la piscine probatique. Messe au cours des visites dans l’un des sanctuaires. Déjeuner.<br />
Chemin de Croix sur la Via Dolorosa, à travers les rues de Jérusalem, sur les pas de Notre-Seigneur.<br />
Passage à l’Ecce Homo et au Lithostrotos, deux églises liées au souvenir de la Passion du Christ.<br />
Participation à la Procession des Latins dans la basilique du Saint-Sépulcre. Dîner et nuit à Jérusalem au Foyer Grec Catholique. (Sous réserve de disponibilité, possibilité pour ceux qui le souhaitent de passer la nuit au Saint-Sépulcre)</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Lundi 12 novembre &#8211; Béthanie – Emmaüs Nicopolis –Tel Aviv – Paris</span></p>
<p style="text-align: justify;">Départ pour Béthanie et visite de l’église et du tombeau de Saint Lazare. Messe.<br />
Puis, sur la route en direction de Tel Aviv, arrêt à Emmaüs Nicopolis, lieu de la rencontre du Christ et des pèlerins d’Emmaüs.<br />
Décollage de l’aéroport de Tel Aviv en milieu d’après-midi vers Paris Roissy-CDG.<br />
Programme non contractuel, susceptible d’être modifié</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>B- Bulletin d’inscription</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">(ATTENTION : Remplir un bulletin par personne)<br />
MADAME MADEMOISELLE MONSIEUR<br />
NOM (figurant sur le passeport) : ………………………………………………………………………………………………………<br />
PRENOM : ………………………………………………………………………………………………………………………………….……<br />
ADRESSE : ………………………………………………………………………………………………………………………………………<br />
CODE POSTAL : ………………………… VILLE : ……………………………………………………………………….……<br />
TEL : ………………………………………… PORTABLE : ……………………………………………………………….….…<br />
DATE DE NAISSANCE : ……/…… /…… LIEU : ………………………………………………………………………………<br />
NATIONALITÉ : ………………………… E- MAIL : …………………………………………………………………………<br />
NUMERO DE PASSEPORT: ……………………………………………………………………<br />
DATE DE DELIVRANCE: ………………………………… LIEU:……………………………………………………………………<br />
DATE D&#8217;EXPIRATION :………………………………………………<br />
Merci de joindre la photocopie de la page principale de votre passeport (page avec photo)<br />
(si vous n’avez pas encore votre passeport, envoyez dès à présent votre bulletin d’inscription<br />
et faites suivre ultérieurement la photocopie de votre passeport – Merci)<br />
<br />
HEBERGEMENT :<br />
Chambre individuelle (sous réserve de disponibilité) &#8211; Supplément : 200 €<br />
Chambre à deux lits à partager avec : ……………………………………………………..<br />
ASSURANCE ANNULATION facultative (30 €) : OUI NON<br />
ACOMPTE de 500 € à verser à l’inscription :</p>
<p style="text-align: justify;">Par chèque à l’ordre de ODEIA<br />
Par carte CB N° :……………………………………………………..<br />
Date d’expiration :……/…… NOM et PRENOM……………………………………………………….<br />
Solde à régler 30 jours avant le départ, à réception de la facture envoyée par nos soins<br />
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions de vente du voyage.<br />
DATE……/…..…/…..… SIGNATURE :<br />
Bulletin d’inscription à renvoyer à : ODEIA – 48, boulevard des Batignolles &#8211; 75017 Paris<br />
Signature :<br />
Signature :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>C-Conditions générales</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">NOMBRE DE PARTICIPANTS<br />
PAYANTS<br />
De 15 à 19 De 20 à 24 25 et +<br />
PRIX PAR PERSONNE 1495 € 1400 € 1370 €<br />
Ce prix comprend :<br />
Vol A/R Paris – Tel Aviv sur compagnie régulière SWISS<br />
Taxes aéroport et surcharges carburant<br />
Transferts aéroports Autocar Grand Tourisme<br />
7 nuits en maisons religieuses (base chambre double)<br />
Pension complète dans les maisons religieuses ou restaurants<br />
Visites mentionnées au programme et traversée du Lac de Tibériade en bateau<br />
Guide francophone chrétien Pourboires obligatoires (guide, chauffeur et hébergements, soit 36 €/pers.)<br />
Assistance maladie rapatriement Pochette voyage Toutes taxes et services</p>
<p style="text-align: justify;">Ce prix ne comprend pas :<br />
Assurance annulation bagages facultative : 30 € (non remboursable)<br />
Supplément chambre individuelle : 200 € (sous réserve de disponibilité)<br />
Le déjeuner du premier jour et le dîner du dernier jour (collations dans l’avion)<br />
Achats personnels &amp; boissons</p>
<p style="text-align: justify;">Conditions d’annulation :<br />
En cas d’annulation, les frais suivants vous seront retenus :<br />
Jusqu’à 60 jours du départ…………….90 €<br />
De 59 j à 21 j du départ………………..25 % du prix total<br />
De 20 j à 8 j du départ ……………&#8230;..50 % du prix total<br />
De 7 j à 3 j du départ……………………75 % du prix total<br />
Moins de 3 j du départ………………..100 % du prix total</p>
<p style="text-align: justify;">Formalités (pour les ressortissants français)<br />
Passeport valide au moins 6 mois après la date de fin de séjour<br />
Pas de visa, pas de vaccination obligatoire<br />
Le nom écrit sur le bulletin d’inscription doit correspondre à celui figurant sur le passeport.<br />
L’agence décline toute responsabilité en cas d’erreur de nom.<br />
N.B. : Le prix est établi sur la base des taxes d’aéroport à la date du 28/02/2012 (173,14 €), ainsi que sur le<br />
cours du dollar (1 USD = 0.74 €) à la même date.<br />
Ce prix est donc susceptible de variation et pourra être révisé un mois avant le départ.</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/2795/les-paroles-du-cardinal-vingt-trois-au-pelerinage-de-paris-chartres-le-23-aout-2010/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Les paroles du cardinal Vingt-Trois au Pèlerinage de Paris Chartres le 23 août 2010'>Les paroles du cardinal Vingt-Trois au Pèlerinage de Paris Chartres le 23 août 2010</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/1449/la-fete-de-la-sainte-famille/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La Fête de la Sainte Famille'>La Fête de la Sainte Famille</a></li>
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</ul>]]></content:encoded>
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		<title>Le prélude à une action prochaine</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 20:02:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[regards sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Présent du 11 mai 2012. article de Jean Madiran De l’incarnation Delors à la présidence Hollande   Dans la vie politique longuement effacée de François Hollande, on avait pas mal oublié un épisode qui ressort avec les biographies actuelles du président élu : dans les années 1992-1995, en vue de la succession de Mitterrand, [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/5462/la-fsspx-a-repondu-a-rome/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La FSSPX a répondu à Rome.'>La FSSPX a répondu à Rome.</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/ID_MADIRAN2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6030" title="ID_MADIRAN2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/ID_MADIRAN2.jpg" alt="" width="108" height="160" /></a>Source: Présent du 11 mai 2012. article de Jean Madiran </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>De l’incarnation Delors</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>à la présidence Hollande</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Dans la vie politique longuement effacée de François Hollande, on avait pas mal oublié un épisode qui ressort avec les biographies actuelles du président élu : dans les années 1992-1995, en vue de la succession de Mitterrand, il s’était activement engagé dans la préparation de la candidature du socialiste<br />
chrétien Jacques Delors (qui finalement renonça à se présenter).</p>
<p style="text-align: justify;">Dix-sept ans plus tard, les revoici tous les deux. Hollande devient<br />
président de la République. Delors est mis en avant par l’Eglise comme<br />
inspirateur et guide de l’« engagement » catholique en France et comme incarnation de Vatican II, selon l’enseignement solennel de l’Institut catholique de Paris approuvé par le cardinal Vingt-Trois et consigné par La Documentation catholique du 15 janvier dernier, pages 92 et 96.</p>
<p style="text-align: justify;">VERBATIM, dans la proclamation adressée à Delors : « Vous incarnez<br />
les options prises par l’Eglise catholique au concile Vatican II » (p. 92), et : « Vous continuerez de guider notre action et d’inspirer nos projets » (p. 96).<br />
</p>
<p style="text-align: justify;">Cette consécration fulgurante de Jacques Delors, on le constate, est venue à point. Elle a eu lieu assez tôt : en novembre 2011, et publiée dans La Documentation catholique en janvier 2012, – assez tôt, oui, juste assez tôt pour avoir l’air d’une innocente coïncidence.<br />
</p>
<p style="text-align: justify;"> Ce qu’a réellement « incarné » le parcours politique de Jacques Delors, – avant d’« incarner les options de Vatican II », – ce fut la dissolution progressive du courant démocrate-chrétien dans le parti socialiste. La gouvernance gauchisante de l’épiscopat français avait longuement recherché, mais en vain, le dialogue et la collaboration avec le parti communiste stalinien. A la suite de Delors, inspirateur et guide, cette<br />
gouvernance s’est ensuite rabattue sur le dialogue et la collaboration<br />
avec le socialisme.<br />
</p>
<p style="text-align: justify;"> On n’arrête pas d’essayer de comprendre ce qui a pu se passer dans la tête du cardinal Vingt- Trois quand il présidait à une telle énormité. N’y a-t-il vu qu’une exagération rhétorique du Recteur de l’Institut catholique ? Ou bien<br />
avait-il été prévenu et avait-il d’avance approuvé un énoncé aussi catégorique ? Cette seconde hypothèse est la plus vraisemblable. S’il n’avait pas été mis au courant, s’il avait été surpris, s’il avait été scandalisé par le discours du Recteur, comme il aurait dû l’être, il l’aurait manifesté plus ou moins discrètement ou solennellement. Il ne l’a pas fait. Au contraire, après<br />
presque deux mois d’éventuelle réflexion, il a fait ou laissé publier la chose dans La Documentation catholique, toujours sans aucune rétractation, ni même la moindre explication. Que Jacques Delors ait été et doive continuer à être l’inspirateur et le guide de l’engagement temporel des catholiques<br />
français paraît donc au cardinal Vingt-Trois une banalité, une évidence<br />
qui va de soi.<br />
</p>
<p style="text-align: justify;"> <span style="color: #cc0000;"><strong>Le 11 octobre va commencer une « année de la foi » qui sera en même temps une célébration du 50e anniversaire de l’ouverture de Vatican II. Si l’on veut nous faire célébrer le Concile en professant obligatoirement un credo où le socialiste Jacques Delors « incarne les options prises par l’Eglise catholique</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>au concile Vatican II », il risque d’y avoir un fort grabuge.</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Nous entrons sous le règne d’une présidence socialiste dont l’esprit et le programme annoncés incitent chaque citoyen, et en particulier</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>chaque catholique, à réfléchir sur les exigences et sur les limites de son devoir d’état dans une telle situation. Il faudra y ajouter une sérieuse</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>méditation sur ce que devra être notre attitude à l’égard d’une</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>gouvernance épiscopale qui demande solennellement au socialiste</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Jacques Delors de continuer à guider notre action et à inspirer nos</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>projets.</strong></span></p>
<p>JEAN MADIRAN</p>
<p>NB Je m&#8217;inscrits dans cette action futur et certaine. PA.</p>


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		<title>En lisant M l’abbé de Cacquerray…</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 19:51:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[regards sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[En lisant M l’abbé de Cacquerray… M l’abbé de Cacqueray, supérieur pour la France de la FSSPX, signe un éditorial de Fideliter de mai 2012, Il prend à parti le pape Benoît XVI. Il lui reproche de recommander aux fidèles, entre autres, « le trésor des documents » du pape Jean-Paul II. Pour lui, ce [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5746/le-kit-chretien-de-m-labbe-laguerie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le Kit Chrétien de M l&#8217;abbé Laguérie'>Le Kit Chrétien de M l&#8217;abbé Laguérie</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4095/mon-cours-de-catechisme-pour-adultes-abbe-philippe-laguerie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Mon Cours de catéchisme pour adultes (Abbé Philippe Laguérie)'>Mon Cours de catéchisme pour adultes (Abbé Philippe Laguérie)</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4538/le-triste-parti-montinien-affiche-son-insolence/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le triste parti montinien affiche son insolence.'>Le triste parti montinien affiche son insolence.</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>En lisant M l’abbé de Cacquerray…<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/abbeDeCacqueray.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6022" title="abbeDeCacqueray" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/abbeDeCacqueray.jpg" alt="" width="130" height="152" /></a></strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">M l’abbé de Cacqueray, supérieur pour la France de la FSSPX, signe un éditorial de Fideliter de mai 2012, Il prend à parti le pape Benoît XVI. Il lui reproche de recommander aux fidèles, entre autres, « le trésor des documents » du pape Jean-Paul II. Pour lui, ce « trésor » ne peut être l’expression vraie de « la parole de l’Eglise enseignante ». Comme le Concile Vatican II, comme le Catéchisme de l’Eglise Catholique, l’enseignement de Jean-Paul II a eu des « conséquences calamiteuses » dans l’Eglise, écrit-il. « Pourquoi alors exciper encore et toujours ces textes récents qui ont provoqué le malheur des catholiques? » Et de conclure du haut de sa &laquo;&nbsp;sagesse&nbsp;&raquo; : « Le pape Benoît XVI demeure dans de profondes et graves illusions ». Fermer le ban. La conclusion est on ne peut plus absolue et radicale.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’aime pas ces affirmations catégoriques, ces généralités. Sans preuves. Sans explications. Sans nuances. Sans distinctions. Tout, il est vrai, dans la pensée de Jean Paul II, n’est pas bon. Certes ! Mais on peut distinguer les périodes dans son enseignement. Ses dernières encycliques ne rachètent-elles pas les déficiences du début de son pontificat et de sa mission pontificale?</p>
<p style="text-align: justify;">En lisant M l’abbé de Cacqueray, je pensais au livre posthume du pape : « Mémoire et identité » que j’ai analysé dans mon essai : « Le testament politique de Jean Paul II ». Que de belles pensées sur « les idéologies du mal », le National-socialisme, le Communisme. Il en cherche les causes. Il les trouve non seulement dans la philosophie des Lumières, mais plus encore dans la philosophie de Descartes.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le « cogito, ergo sum » apporta un bouleversement, écrit-il dans la manière de faire de la philosophie. Dans la période pré-cartésienne, la philosophie et donc le cogito (je pense) ou plutôt le cognosco (je connais) étaient subordonnés à l’esse (être), qui était considéré comme quelque chose de primordial. (NDLR: de « premier »). Pour Descartes, à l’inverse, l’esse apparaissait secondaire, tandis qu’il considérait le cogito comme primordial ( premier). Ainsi, non seulement on opérait un changement de direction dans la façon de faire de la philosophie, mais on abandonnait de manière décisive ce que la philosophie avait été jusque-là, en particulier la philosophie de saint Thomas d’Aquin : la philosophie de l’esse. Auparavant, tout était interprété dans la perspective de l’esse et l’on cherchait une explication de tout selon cette perspective. Dieu, comme Etre pleinement autosuffisant (ens subsistens) était considéré comme le soutien indispensable pour tout ens non subsitens, pour tout ens participativum, c’est-à-dire pour tout être créé, et donc aussi pour l’homme. Le cogito, ergo sum portait en lui la rupture avec cette ligne de pensée. L’ens cogitans (être pensant) devenait désormais primordial (premier). Après Descartes la philosophie devient une science de la pure pensée : tout ce qui est esse &#8211; tout autant le monde créé que le Créateur &#8211; se situe dans le champ du cogito, en tant que contenu de la conscience humaine. La philosophie s’occupe des êtres en tant que contenus de la conscience, et non en tant qu’existants en dehors d’elle ». (p. 21)</p>
<p style="text-align: justify;">Et, dans cette logique, on comprend la conclusion du pape : « Dans la logique du Cogito, ergo sum, Dieu était réduit à un contenu de la conscience humaine ; il ne pouvait plus être considéré comme Celui qui explique jusqu’au plus profond le sum humain. Il ne pouvait donc demeurer comme l’ens subsistens, l’être autosuffisant, comme le Créateur, Celui qui donne l’existence, ni même Celui qui se donne lui-même dans le mystère de l’Incarnation, de la Rédemption et de la Grâce. Le Dieu de la révélation avait cessé d’exister comme « Dieu des philosophes ». Seule demeurait l’idée de Dieu, comme thème d’une libre élaboration de la pensée humaine ». (p. 22-23)</p>
<p style="text-align: justify;">« L’homme (reste) seul : seul comme créateur de sa propre histoire et de sa propre civilisation : seul comme celui qui décide de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, comme celui qui existerait et agirait &#8211; etsi Deus non daretur &#8211; même si Dieu n’existait pas. »(p. 23).</p>
<p style="text-align: justify;">« Si donc l’homme peut décider par lui-même, sans Dieu, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, il peut aussi disposer qu’un groupe d’hommes soit anéanti. »</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà la raison des drames commis par le « Troisième Reich » ; par le parti communiste de l’Union soviétique. La philosophie idéaliste en est la raison. L’idéalisme, raison des drames modernes ! Comment M l’abbé de Caccqueray ne partagerait-il pas une telle démonstration ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le pape rejoint la pensée de Jacques Maritain : « Liberté à l’égard de l’objet, c’est la mère et nourrice de toutes les libertés modernes, c’est la plus belle conquête du Progrès, qui nous rend, pour n’être mesurés par rien, également soumis à n’importe quoi ». (Trois Réformateurs » (p. 115)</p>
<p style="text-align: justify;">« Etre soumis à n’importe quoi »… A tous les avortements d’aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">« Parvenus à ce point, on ne peut omettre, écrit le pape, d’aborder une question plus que jamais actuelle et douloureuse. Après la chute des régimes édifiés sur « les idéologies du mal », dans les pays concernés, les formes d’extermination évoquées ci-dessus ont en fait cessé. Demeure toutefois l’extermination légale des êtres humains conçus et non encore nés. Il s’agit encore une fois d’une extermination décidée par des Parlements élus démocratiquement, dans lesquels on en appelle au progrès civil des sociétés et de l’humanité entière. D’autres formes de violation de la loi de Dieu ne manquent pas non plus. Je pense, par exemple, aux fortes pressions du parlement européen pour que soient reconnues les unions homosexuelles comme une forme alternative de famille, à laquelle reviendrait aussi le droit d’adopter ; on peut et même on doit se poser la question de savoir s’il ne s’agit pas, ici encore, d’une nouvelle « idéologie du mal », peut-être plus insidieuse et plus occulte, qui tente d’exploiter, contre l’homme, contre la famille même, les droits de l’homme ». (p. 24-25)</p>
<p style="text-align: justify;">« Pourquoi tout cela arrive-t-il ? Quelle est la racine de ces idéologies de l’après-Lumières ? poursuit le pape. En définitive, la réponse est simple : cela arrive parce que Dieu en tant que Créateur a été rejeté, et du même coup la source de détermination de ce qui est bien et de ce qui est mal. On a aussi rejeté la notion de ce qui, de manière plus profonde, nous constitue comme êtres humains, à savoir la notion de « nature humaine » comme « donné réel », et à sa place, on a mis un « produit de la pensée » librement formée et librement modifiable en fonction des circonstances ».(p. 25)</p>
<p style="text-align: justify;">Comment M l’abbé de Cacqueray pourrait-il ne pas apprécier ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si donc l’idéalisme est la raison du mal contemporain, il faut rompre avec cette « rupture cartésienne ». Il faut d’abord revenir à la « philosophie pérenne », nous dit le pape : « Si nous voulons parler de manière sensée du bien et du mal, nous devons revenir à saint Thomas d’Aquin, c’est-à-dire à la philosophie de l’être ». (p. 25)</p>
<p style="text-align: justify;">Une telle conclusion n’aurait-elle pas l’aval de l’ « éditorialiste » de Fideliter du mois de mai 2012 ?</p>
<p style="text-align: justify;">En lisant le papier de M l’abbé de Cacqueray, je pensais également à l’encyclique : « Ecclesia in Europa ». Que de belles pages en cette encyclique sur le drame actuelle de l’Europe. Là aussi, si M l’abbé de Cacqueray prenait le temps de lire, sa lecture emporterait son adhésion. Il ne pourrait pas écrire purement et simplement que « ces textes récents de Jean Paul II ont provoqué le malheur des catholiques ». Il faut raison garder et exprimer quelques nuances et distinctions.</p>
<p style="text-align: justify;">En lisant le papier de M l’abbé de Cacqueray, je pensais aussi à l’encyclique de Jean Paul II sur l’Eucharistie, « Ecclesia de Eucharistia vivit ». Ce « récent enseignement » du pape, du 17 avril 2003, peut-il être dit raison des « malheurs des catholiques » ? Mais il s’opposerait au jugement de son supérieur, Mgr Fellay. Ce dernier donna en effet une interview sur cette encyclique à M Andrea Tornielli dans « Il Gionale » le 25 avril 2003. A la question : « Avez-vous lu l’encyclique de Jean Paul II sur l’Eucharistie ? L’évêque répondit : « oui ». « Quel est votre jugement » ? Il répond : « Je me réjouis beaucoup du fait que dans ce document on confirme des vérités essentielles sur l’eucharistie, aujourd’hui souvent mises en discussion. Mon jugement est très positif, c’était une encyclique nécessaire. Elle a réaffirmé la valeur sacrificielle de la messe, même si je remarque qu’il manque quelque mise au point qui aurait été déterminante, comme par exemple spécifier que le sacrifice de la Messe est offert en réparation de nos péchés. De toute façon je le répète, mon jugement est positif : espérons qu’on la suive de manière efficace et ample ».</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais fait moi-même un commentaire de ce document du Magistère, le 7 mai 2003, lors de sa parution, sur mon site ITEM, alors que je me trouvais au Canada. J’écrivais:</p>
<p style="text-align: justify;">« Le pape Jean Paul II, en la fête du Jeudi Saint, le 17 avril 2003, donne à l’Eglise sa 14ème Encyclique sur l’Eucharistie : Ecclesia de Eucharistia vivit</p>
<p style="text-align: justify;">Cette Encyclique est très importante. Elle est peut-être même – un acte historique. Elle est un appel du pape aux fidèles pour qu’ils retrouvent une vraie dévotion eucharistique. « C’est de l’Eucharistie que vit l’Eglise. C’est de ce « pain vivant » qu’elle se nourrit. Comment ne pas ressentir le besoin d’exhorter tout le monde à en faire constamment une expérience renouvelée » (n°7).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce n’est pas le seul but de l’encyclique. Elle est un rappel doctrinal sur la Sainte Eucharistie.</p>
<p style="text-align: justify;">J’espère dit le pape que la présente encyclique pourra contribuer efficacement à dissiper « les ombres » sur le plan doctrinal et les manières de faire inacceptables afin que l’Eucharistie continue à resplendir dans toute la magnificence de son mystère. C’est le n°10.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle n’est pas que cela.<br />
Elle set surtout un rappel doctrinal pour corriger les insuffisances notoires de la réforme liturgique issue du Concile Vatican II, pour corriger les ambiguïtés du texte de « l’Institutio Generalis » publié par la constitution apostolique « Missale Romanum » signée par le pape Paul VI, le 3 avril 1969.</p>
<p style="text-align: justify;">Et de fait, le pape dit lui-même vouloir corriger « les abus qui contribuent à obscurcir la foi droite et la doctrine catholique concernant cet admirable sacrement » (n°10). Il ne craint pas d’ajouter : « il faut malheureusement déplorer que surtout à partir des années de la réforme liturgique post-conciliaire… les abus n’ont pas manqué et ils ont été des motifs de souffrances pour beaucoup » (n°52).</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour ce faire, le pape reprend purement et simplement toutes les critiques théologiques que le cardinal Ottaviani, tout au début de l’imposition « totalitaire » de cette réforme, avait présenté au souverain pontife régnant, le pape Paul VI, lui adressant le « Bref Examen Critique ».</p>
<p style="text-align: justify;">A – du sacrifice eucharistique.</p>
<p style="text-align: justify;">On sait en effet que le « Bref Examen Critique » faisait remarquer les ambiguïtés du nouvel « Ordo Missae » sur la notion de sacrifice, de sacrifice propitiatoire. C’est l’objet du chapitre 2 et du chapitre 3.<br />
Le pape en prend acte. Il y fait un large écho dans son encyclique, en rappelant la doctrine catholique sur ce sujet. Il y consacre les 4 premiers numéros du chapitre 1 : « La messe rend présent, dit-il, le sacrifice de la croix ». « L’Eucharistie est un sacrifice au sens propre » etc etc.</p>
<p style="text-align: justify;">B – de la présence réelle</p>
<p style="text-align: justify;">Le « Bref Examen Critique » faisait remarquer aussi les ambiguïtés de la réforme sur la notion de présence réelle de N S J C dans l’Eucharistie.<br />
La présence réelle de N S J C dans l’Eucharistie est une présence « vraie, réelle, substantielle » qui se réalise par la conversion substantielle du pain au Corps du Christ, Seigneur et du vin en Son Sang, conversion que l’Eglise appelle d’un mot très approprié « transsubstantiation ». Ce qui n’en fait nullement « une présence spirituelle ou subjective, comme certains textes et rubriques de la réforme liturgique pouvaient le laisser entendre ».</p>
<p style="text-align: justify;">Or sur ce sujet, le pontife fait un très substantiel rappel dans plusieurs endroits de son document et particulièrement dans le chapitre 1, des numéros 15 à 20 et dans le très beau chapitre V intitulé « de la dignité de la célébration eucharistique ». « Dans la messe, la représentation sacramentelle du sacrifice du Christ…implique une présence tout à fait spéciale qu’on nomme « réelle »… « substantielle » et que, par elle, le Christ, homme-Dieu, se rend présent tout entier ». Et de citer le Concile de Trente et sa session 13ème en son chapitre 4.</p>
<p style="text-align: justify;">C – du sacerdoce Ministériel</p>
<p style="text-align: justify;">Le « Bref Examen Critique » a fait remarquer également que la réforme liturgique s’exprimait d’une manière équivoque sur le vrai ministre de l’autel confondant, identifiant, de toute façon ne distinguant pas suffisamment le sacerdoce ministériel du sacerdoce des fidèles. (cf Bref Examen Critique chap. 5 et 6).</p>
<p style="text-align: justify;">Là aussi, le pape prend en compte cette critique et y consacre tout le chapitre III de l’Encyclique, intitulé « l’apostolicité de l’Eucharistie et l’Eglise ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nul doute – et c’est là l’intéressant de ce texte – que le souhait du cardinal Ottaviani, dans sa lettre à Paul VI – trouve enfin un écho, grâce à cette encyclique, dans le cœur du pape. Le cardinal écrivait, présentant à son prédécesseur le Bref Examen Critique : « Nous sommes assurés que ces considérations, directement inspirées de ce que nous entendons par la voix vibrante des pasteurs et du troupeau, devront toujours trouver un écho dans le cœur paternel de votre Sainteté, toujours si profondément soucieux des besoins spirituels des fils de l’Eglise ».</p>
<p style="text-align: justify;">Avec cette encyclique, c’est donc chose faite aujourd’hui.<br />
Il a fallu attendre près de 40 ans.<br />
Peu importe. Grâce soit rendue à Dieu qui prend soin de son Eglise.<br />
C’est sous ce rapport que cette encyclique « Ecclesia de Eucharistia vivit» pourrait bien être historique.</p>
<p style="text-align: justify;">Et même sous un autre aspect :<br />
En effet, le pape annonce, en son chapitre V, la publication prochaine d’un autre document qui aura pour objet le rappel, aux prêtres et aux fidèles, du respect dû aux « normes liturgiques » dans la célébration de la messe. Il confie cette charge à certains dicastères de la curie romaine. (n°52).</p>
<p style="text-align: justify;">Nul doute que le Cardinal Ratzinger sera la cheville ouvrière de ce prochain document – et qu’il en profitera pour initier la « réforme de la réforme » liturgique, qui lui tient à cœur. En effet ce nouveau texte sera l’occasion d’apporter les rectifications de la réforme liturgique qui s’imposent aux dires mêmes du pape Jean Paul II et de son encyclique « Ecclesia de Eucharistia ».<br />
On ne voit vraiment pas comment ce nouveau texte pourrait s’éloigner du désir profond du pape : « corriger les abus et dissiper « les ombres » sur le plan doctrinal et les manières de faire » (n°10) de la réforme liturgique.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que souhaite Jean Madiran.</p>
<p style="text-align: justify;">« Je crois que Vatican II est susceptible d’une pia interpretatio (comme Saint Thomas le faisait vis-à-vis de certains Pères). Je ne suis pas opposé à l’idée que le pape – par des documents – rectifie les ambiguïtés du concile. Je ne suis pas opposé non plus à l’idée d’une réforme de la réforme si, dans la réforme, il y a la rectification ». (Certitudes, entretien avec l’abbé de Tanouarn n 11)</p>
<p style="text-align: justify;">Avec cette encyclique, la « rectification » demandée est faite.</p>
<p style="text-align: justify;">Espérons qu’elle soit respectée.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin ce document est ou sera historique parce qu’il prépare les esprits à accepter le pluralisme liturgique dans l’Eglise : on n’est pas loin de reconnaître la légitimité dans l’Eglise de la messe dite de St Pie V. tous les écrits et les actes de la hiérarchie romaine actuelle le prouvent :</p>
<p style="text-align: justify;">1 –la création d’une administration apostolique personnelle saint Jean Marie Vianney, à Campos, avec le droit exclusif de la messe tridentine</p>
<p style="text-align: justify;">2 –la célébration de la messe tridentine par le cardinal Castrillon Hoyos à Rome en la basilique Ste Marie Majeure, le 24 mai 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">3 – la célébration de la messe tridentine de Mgr Léonard en Belgique, le 24 mai 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">4 –les nombreux écrits du cardinal Ratzinger et du cardinal Stickler en faveur de la messe de St Pie V, et les critiques qu’ils y expriment de la réforme liturgique actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">5 – la possibilité reconnue aujourd’hui pour les évêques de créer des églises personnelles pour les fidèles attachés à ce rite.</p>
<p style="text-align: justify;">6 – les efforts multipliés pour trouver avec la Fraternité saint Pie X une solution lui laissant libre usage du rite de St Pie V.</p>
<p style="text-align: justify;">7 – et enfin cette encyclique elle même et son numéro 49 : « De là, naît le parcours qui a conduit progressivement à délimiter un statut spécial de réglementation pour la liturgie eucharistique dans le respect des diverses traditions ecclésiales légitimement constituées ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà quelques aspects de ce document important… peut-être historique ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi, M l’abbé, ne voulez-vous pas vous ouvrir à la réalité ? Pourquoi ne pas voir les choses, voir l’évolution de la Cour Romaine en matière liturgique et disciplinaire et même en matière politique. Voyez les jugements de Jean Paul II dans « Mémoire et identité ». Tout n’est pas parfait. Loin de la. Mais il y a des affirmations dont Mgr Lefebvre se serait réjouis. Pourquoi rester dans des généralités sans nuances ? Pourquoi poursuivre une condamnation globale et sans nuances de Rome. Elle n’est plus de mise. Distinguez donc pour unir, comme l’écrit Jacques Maritain dans son livre « Les degrés du savoir ». Alors vous servirez la Chrétienté.</p>


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		<title>Les positions sont connues, mais la hiérarchie demeure</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 08:24:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>

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		<description><![CDATA[Les positions sont connues, mais la hiérarchie demeure SOURCE &#8211; Ennemond &#8211; Fecit &#8211; 13 mai 2012 &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; Il me semble bien erroné de mettre les quatre évêques sur le même plan. L&#8217;un est supérieur général, doté des grâces pour décider, avec l&#8217;aide de ses assistants. Tel est le fonctionnement de la FSSPX, ainsi l&#8217;a [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/4343/des-positions-contradictoires-et-ambigues-dans-la-fraternite-saint-pie-x/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Des positions contradictoires et ambigües dans la Fraternité saint Pie X'>Des positions contradictoires et ambigües dans la Fraternité saint Pie X</a></li>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Les positions sont connues, mais la hiérarchie demeure</strong></span></p>
<p>SOURCE &#8211; Ennemond &#8211; Fecit &#8211; 13 mai 2012</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
Il me semble bien erroné de mettre les quatre évêques sur le même plan. L&#8217;un est supérieur général, doté des grâces pour décider, avec l&#8217;aide de ses assistants. Tel est le fonctionnement de la FSSPX, ainsi l&#8217;a voulu Mgr Lefebvre. Il peut aussi consulter certains de ses confrères, c&#8217;est vrai. Mgr Fellay l&#8217;a fait lors de plusieurs réunions au cours de l&#8217;année, à Flavigny ou à Saint-Nicolas par exemple. Il a également été en contact avec les communautés amies. Il a surtout convoqué les supérieurs de districts et de séminaires ainsi que les trois évêques en septembre dernier à Albano pour étudier la question du préambule. Bien entendu, quelques-uns ont dû dire leur désaccord lors de cette réunion car il y a tous les avis dans la nature, des natures plus inquiètes, d&#8217;autres plus optimistes, mais il ne vous a pas échappé qu&#8217;il est ressorti de cette réunion que c&#8217;était désormais au conseil général d&#8217;étudier la question. Que la pensée de certains soit publique n&#8217;est pas un ennui. On sait que tous ceux qui avaient été consultés le 30 mai 1988 au Pointet pour une réunion similaire avaient, à l&#8217;exception de l&#8217;abbé Aulagnier, déconseillé les sacres. Presque tous ont suivi l&#8217;archevêque sans qu&#8217;ils soient ensuite perçu comme des traîtres car tout le monde peut légitimement avoir des inquiétudes, même dans des choses d&#8217;ordre prudentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Un homme a les grâces en la matière, c&#8217;est le supérieur. Il n&#8217;est possible de lui désobéir que s&#8217;il s&#8217;en prend de manière durable et claire à la foi. Est-ce le cas ici ? Non. Personnellement, si Mgr Fellay dit demain : &laquo;&nbsp;j&#8217;ai bien réfléchi. Je suis retourné à Rome et cette fois, ils m&#8217;ont inquiété, on ne fait pas les accords&nbsp;&raquo;, je le suivrai. Si demain, il dit &laquo;&nbsp;nous avons tous les éléments pour vivre en paix dans une situation normalisée&nbsp;&raquo;, je suivrai aussi. La foi n&#8217;est pas trahie. Il a les grâces. Voilà tout.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Voilà qui est bien dit! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">PA</span></p>


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		<title>Un article de Libération sur Saint Nicolas du Chardonnet (Vendredi  11 mai 2012)</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 20:09:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[regards sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Saint-Nicolas-du-Chardonnet : avec foi mais sans loi &#160;  Devenue, au fil des ans, paroisse officieuse du lefebvrisme, cette église est occupée illégalement depuis 1977 par des catholiques intégristes proches de l’extrême droite que ni l’Etat ni Rome ne parviennent à expulser. Mantille noire sur la tête, Linda range son chapelet après les vêpres. Tous les [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/4974/lagrif-poursuit-liberation/' rel='bookmark' title='Permanent Link: L&#8217;AGRIF poursuit Libération'>L&#8217;AGRIF poursuit Libération</a></li>
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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Saint-Nicolas-du-Chardonnet : avec foi mais sans loi</strong></span></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"> Devenue, au fil des ans, paroisse officieuse du lefebvrisme, cette église est occupée illégalement depuis 1977 par des catholiques intégristes proches de l’extrême droite que ni l’Etat ni Rome ne parviennent à expulser.<br />
Mantille noire sur la tête, Linda range son chapelet après les vêpres. Tous les dimanches, cette femme élégante d’une soixantaine d’années traverse Paris pour assister à la première messe à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, celle de 8 heures. «Il y a moins de monde qu’à la grand-messe, dit-elle. J’y aime l’atmosphère.» Puis elle revient l’après-midi. Pour les vêpres.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Saint-Nicolas-du-chardonnet.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6014" title="Saint Nicolas du chardonnet" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Saint-Nicolas-du-chardonnet.jpg" alt="" width="476" height="317" /></a>Fief des catholiques lefebvristes, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, en plein cœur du Ve arrondissement de Paris, enchaîne les messes le dimanche ; cinq qui se répartissent au long de la journée. L’église fait le plein ce jour-là et attire environ 4 000 personnes, une population au look assez hétéroclite, de la grande bourgeoisie très typée aux jeunes en jeans, en passant par une petite proportion de fidèles d’origine afro-antillaise. A la sortie, sur le parvis, un vendeur propose, cet après-midi-là, le journal de l’Action française. Un apiculteur a aussi dressé une petite table et vend son miel.</p>
<p style="text-align: justify;">Des accointances sulfureuses<br />
Comme les autres fidèles, Linda est une adepte de la messe en latin, d’une sorte de catholicisme vintage, celui de son enfance, quand les prêtres portaient encore la soutane. «C’est la liturgie de toujours, dit-elle. Elle nous vient en direct des premiers siècles de l’Eglise.» A la fin des années 60, après le concile Vatican II qui avait souhaité ouvrir l’Eglise catholique sur le monde moderne, la suppression de la messe en latin et son remplacement par une liturgie dans les langues de chaque pays avaient mis le feu aux poudres. L’évêque français Marcel Lefebvre avait pris la tête de la fronde. Le combat du prélat était aussi théologique ; monseigneur Lefebvre, en schisme avec Rome depuis 1988, contestait les décisions de Vatican II sur la liberté religieuse et les relations avec les autres confessions chrétiennes, le protestantisme et l’orthodoxie. Replié en Suisse, il y avait créé un séminaire pour former les prêtres à sa manière et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) afin d’organiser ses troupes.</p>
<p style="text-align: justify;">Prise par la force en 1977, occupée illégalement depuis cette date, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet est devenue, au fil des ans, une sorte de cathédrale officieuse du lefebvrisme. «C’est un lieu connu dans le monde entier, explique Côme de Prévigny, un jeune homme d’une trentaine d’années qui assiste, trois fois par semaine, à la messe à Saint-Nicolas. Quand un fidèle de la Fraternité Saint-Pie-X voyage en France, il vient toujours y prier.»</p>
<p style="text-align: justify;">Né dans l’Hexagone, le lefebvrisme, en quarante ans d’existence, s’est internationalisé avec des implantations en Suisse, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Amérique latine… Dans le fond de l’église Saint-Nicolas, sur une porte, une affiche invite à une manifestation ce dimanche après-midi en hommage à Jeanne d’Arc, très révérée par les catholiques intégristes. Linda va y participer. «Mais ce n’est pas une manifestation, tente-t-elle de convaincre. C’est plutôt un pèlerinage. Pour les catholiques, Jeanne d’Arc est l’une des saintes patronnes de la France.» A l’automne, elle a suivi assidûment les bruyantes manifestations contre les pièces de théâtre de Romeo Castellucci et de Rodrigo Garcia (des intégristes avaient alors mené des actions commando contre leurs pièces jugées blasphématoires. Libération du 24 octobre et du 15 novembre), défilant en tête et brandissant le crucifix de sa grand-mère.</p>
<p style="text-align: justify;">L’opération avait alors donné une certaine visibilité à l’Institut Civitas, officine de la branche française de la FSSPX qui ne dissimule pas ses ambitions politiques. Les manifestations ont à nouveau mis à jour les liens troubles que Saint-Nicolas-du-Chardonnet, et une partie des lefebvristes, entretiennent avec l’extrême droite, mêlant combat religieux et combat politique, l’un cachant plus ou moins habilement l’autre. Révérer Jeanne d’Arc, comme l’ont toujours fait les Le Pen et le Front national, c’est surtout célébrer, quelle que soit l’époque, l’héroïne qui a bouté l’étranger hors de France.</p>
<p style="text-align: justify;">Supérieur de la branche française de la FSSPX, l’abbé Régis de Cacqueray, le curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet et l’abbé Xavier Beauvais, très présents lors des manifestations, incarnent cet engagement à l’extrême droite d’une partie des milieux lefebvristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais malgré ces accointances très sulfureuses, l’occupation illégale de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, reconnue par les tribunaux, n’a pas cessé. Propriétaire du lieu, la mairie de Paris n’a jamais demandé l’expulsion. En effet, en France, les cathédrales appartiennent à l’Etat, et les églises catholiques construites avant la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, aux municipalités.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, l’archevêché de Paris, l’affectataire officiel, s’est accommodé, bon an mal an, de cette présence dérangeante au cœur du Quartier latin et à dix minutes à pied de Notre-Dame.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, à l’occasion des trente ans de l’occupation, André Vingt-Trois, archevêque de Paris, donnait un peu de la voix et rappelait, dans un communiqué, que celle-ci était illégale et que l’état de fait ne valait pas légitimation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La prise de la sacristie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire de la dissidence de Saint-Nicolas-du- Chardonnet commence le dimanche 27 février 1977. La veille, une annonce paraît dans le quotidien l’Aurore, annonçant qu’une messe en latin sera célébrée à la salle de la Mutualité, qui jouxte l’église. Une poignée de personnes seulement, réunies autour de Mgr François Ducaud-Bourget qui mène, à Paris, la bataille de la messe en latin, est dans la confidence. En fait, il s’agit d’investir Saint-Nicolas-du-Chardonnet. A leur arrivée à la Mutualité, les fidèles sont discrètement orientés vers l’église. Pierre Bellégo, le curé de la paroisse y termine un office sans comprendre que, sous ses yeux, est en train de se dérouler une sorte de prise de la Bastille.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques instants plus tard, l’abbé Ducaud-Bourget entre en procession, se dirige vers l’autel et célèbre sa messe en latin. Personnalité haute en couleur, poète, affichant à la fin de sa vie des opinions royalistes, résistant pendant la guerre (il a notamment aidé des Juifs à s’enfuir), décoré de la médaille de la Résistance, le vieux prélat (il a alors 80 ans) a fédéré autour de lui, les années précédent la prise de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, les traditionalistes qui rejettent la nouvelle liturgie imposée par le pape Paul VI. Aumônier à l’hôpital Laennec, à Paris, il célèbre à la chapelle une messe en latin très fréquentée. En 1971, il est contraint de quitter les lieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un rendez-vous pour l’extrême droite catholique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les lefebvristes affirment aujourd’hui que cela s’est fait alors sous la pression de la CGT. Suivi par ses troupes, l’abbé Ducaud-Bourget, à qui l’archevêché de Paris refuse un lieu de culte, loue des salles pour poursuivre son combat. La salle Wagram en fait partie.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout près de là, avenue des Ternes, l’abbé Grégoire Célier, prêtre de la FSSPX, âgé d’une cinquantaine d’années, officie aujourd’hui à la chapelle Sainte-Germaine, l’un des autres lieux historiques des lefebvristes à Paris. Au fond d’une cour, une petite salle de 200 places a été réaménagée, dans les années 70, en lieu de culte. En fin de journée, quelques personnes âgées viennent y dire leur chapelet et entendre la messe en latin. La chapelle Sainte-Germaine était utilisée par l’abbé Ducaud-Bourget avant qu’il ne s’empare de Saint-Nicolas- du-Chardonnet. Grégoire Célier, alors âgé de 19 ans, se souvient : «Le 1er mars, quelques jours après le début de l’occupation, je suis allé à Saint-Nicolas. A l’époque, je ne fréquentais pas les milieux traditionalistes mais j’avais des copains qui occupaient l’église.» Sourire aux lèvres, Grégoire Célier évoque avec une joie gourmande l’une des tentatives du curé Bellago, replié dans sa sacristie, d’interrompre la messe en latin : «Il est venu en aube blanche en clamant que l’occupation était illégale. Son discours a été vite couvert par un cantique que chantait l’assistance.»</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques jours plus tard, Grégoire Célier participe à la prise de la sacristie, toujours aux mains des paroissiens «légaux». «Cela s’est apparenté à une poussée de rugby», raconte-t-il. D’un côté, les paroissiens «légitimes» et de l’autre, les tenants de la messe en latin. « Chaque groupe disait le chapelet à sa manière. Nous avons commencé à pousser et nous avons été les plus forts», poursuit le prêtre lefebvriste. Dans l’église, les troupes du Ducaud-Bourget tiennent, jour et nuit, la position. La bataille fait rage. Les paroissiens évincés éditent un petit journal qu’ils viennent distribuer à la sortie. Des groupes de catholiques hostiles à l’occupation manifestent à l’extérieur. Le curé «officiel» de Saint-Nicolas porte l’affaire devant les tribunaux, obtient une décision d’expulsion. Mais le tribunal retarde son application et confie une médiation à l’écrivain catholique Jean Guitton.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’affaire traîne et qu’au final les «illégaux» de Saint-Nicolas &#8211; sans mandat de l’archevêché de Paris &#8211; ne seront jamais expulsés, c’est qu’ils ont bénéficié d’un contexte politique qui leur était alors favorable. Le 25 mars 1977, Jacques Chirac est élu à la mairie de Paris, propriétaire de l’église. La légende, savamment entretenue par Philippe Laguérie lui-même &#8211; successeur de Ducaud-Bourget à la tête de Saint-Nicolas-du-Chardonnet &#8211; veut que Bernadette Chirac ait été proche des milieux «tradis», pesant sur les décisions de son mari.</p>
<p style="text-align: justify;">A y regarder de près, l’affaire est moins simple. Dans son livre de mémoires (1), paru en 2005, Bernard Billaud, qui fut longtemps le conseiller aux affaires religieuses de Jacques Chirac, revient en détail sur ce dossier. Le nouveau maire de Paris ne veut pas de l’épreuve de force. Il a même quelques comptes à régler avec l’épiscopat français en butte à la fronde des tenants de la messe en latin. L’année précédente, en 1976, alors qu’il est Premier ministre, Jacques Chirac a dû essuyer un affront des évêques qui ont décommandé, au dernier moment, un déjeuner à Matignon. La rencontre devait rester secrète, mais des fuites font état du rendez-vous raté dans la presse. Et Jacques Chirac ne le digère pas. Il tente d’organiser une mission de bons offices entre Mgr Lefebvre et Paul VI pour remédier à la crise grandissante au sein du catholicisme. Elu maire de la capitale, en pleine affaire de l’occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, il somme l’archevêque de Paris -le cardinal François Marty &#8211; de trouver une autre église pour les partisans de Ducaud-Bourget. Chacun s’accorde sur le fait qu’une expulsion risque de provoquer de violents incidents &#8211; au fil des ans, l’argument reviendra souvent. L’archevêque de Paris s’exécute et propose un lieu de culte dans le XIXe arrondissement pour une durée de trois mois. Après avoir accepté, Ducaud-Bourget se rétracte et préfère rester avec ses troupes au centre de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les années qui suivent, le député socialiste Paul Quilès interpelle, à plusieurs reprises, le gouvernement qui n’exécute pas l’ordre d’expulsion. Le curé «officiel» de Saint-Nicolas, Pierre Bellago, ne désarme pas non plus. Au terme d’une longue procédure judiciaire, il fait même condamner l’Etat pour ne pas avoir procédé à l’expulsion.</p>
<p style="text-align: justify;">Nommé archevêque de Paris en 1981, Jean-Marie Lustiger va, lui aussi, temporiser. Il rend visite à Mgr Ducaud-Bourget qui lui aurait promis, selon l’un des proches collaborateurs à l’époque du dissident catholique, de lui rendre, avant sa mort, Saint-Nicolas. Les relations entre les deux hommes sont cordiales. Le passé de résistant du vieux Ducaud-Bourget ayant certainement joué dans l’attitude de Jean-Marie Lustiger, dans sa volonté de ne pas aller à l’affrontement avec les occupants de Saint-Nicolas. Mais, en 1984, le «putschiste» meurt sans avoir honoré sa promesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et une nouvelle ère s’ouvre à Saint-Nicolas : au combat religieux va se mêler clairement le combat politique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une église qui ne désemplit pas</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Philippe Laguérie, prêtre lefebvriste, formé au séminaire d’Ecône ouvert en Suisse par Mgr Lefebvre, est désormais aux commandes de Saint-Nicolas. Séminariste, il a participé à la prise de l’église. Partisan de l’Algérie française, il célèbre des messes à la mémoire de Jean Bastien-Thiry &#8211; l’un des instigateurs, en 1962, de l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle -, réunit la fine fleur de la presse d’extrême droite pour les anniversaires de l’occupation.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1996, à la mort de Paul Touvier emprisonné à Fresnes, Laguérie célèbre une messe à Saint-Nicolas à la mémoire de l’ancien milicien. Trois ans plus tôt, il a tenté la prise d’une autre église, au centre de Paris &#8211; Saint-Germain-l’Auxerrois -, située à côté du musée du Louvre. «A la fin de la messe, l’abbé Laguérie est monté en chaire pour dire que nous allions prendre Saint-Germain l’Auxerrois, raconte Côme de Prévigny, alors âgé de 11 ans, présent ce jour-là avec ses parents. Certains sont partis à pied, d’autres en voiture.» A la tête d’une troupe de 400 personnes, l’abbé Laguérie occupe l’église. Prudents, les parents de Côme de Prévigny se retirent avec leurs enfants. L’occupation va durer une après-midi avant que les forces de l’ordre n’interviennent. L’abbé Laguérie n’avait pas choisi Saint-Germain-l’Auxerrois par hasard : outre sa position stratégique, c’est là, qu’en 1572, les cloches avaient sonné pour donner le signal du massacre de la Saint-Barthélémy et, chaque année, le 21 janvier, une messe y est célébrée à la mémoire de Louis XVI.</p>
<p style="text-align: justify;">Régulièrement, des politiques s’inquiètent de l’occupation de Saint-Nicolas, devenu un rendez-vous pour l’extrême droite catholique, et tentent de faire pression sur les autorités civiles. «J’habitais le quartier à l’époque et je militais à Ras l’front. Je voyais ce qui se passait dans cette église», raconte Tristan Mendès France, auteur célèbre sur la blogosphère et petit-fils de Pierre. En 1999, il pousse le sénateur socialiste Michel Dreyfus-Schmidt &#8211; pour qui il travaille comme assistant parlementaire &#8211; à interpeller le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement. Sans succès. Dans sa réponse, le ministre se retranche, une nouvelle fois, derrière les troubles que pourrait susciter une expulsion, invoque la laïcité pour ne pas avoir à s’immiscer dans les affaires internes de l’Eglise catholique, fait remarquer que l’archevêché de Paris &#8211; l’affectataire légal du lieu &#8211; n’a pas réclamé le départ des occupants. L’actuel maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son équipe, défendent aussi cette position.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2002, Sylvain Garel, conseiller de Paris (Verts), tente de faire avancer le dossier. Il fait voter un vœu par la majorité municipale, demandant au maire et au préfet de police «de tout mettre en œuvre pour faire cesser l’occupation illégale de Saint-Nicolas-du-Chardonnet». «C’est l’unique fois où les élus socialistes ont mis en minorité leur maire», s’enorgueillit aujourd’hui Sylvain Garel. Il y a peu, l’élu des Verts s’est ému de la présence dans l’une des chapelles de l’église d’une stèle à la mémoire des partisans de l’Algérie française. Malgré les dérives politiques, les autorités civiles ont montré, de fait, une certaine tolérance. Un autre argument a, semble-t-il, pesé, ou du moins été régulièrement avancé pour justifier l’inaction : fixer cette mouvance à Saint-Nicolas permet aussi de mieux la surveiller.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les lefebvristes, solidement enracinés à Saint-Nicolas, le coup de force de 1977 a payé. L’église ne désemplit pas et les générations se renouvellent. «Que m’importent les messes à Pétain ou Bastien-Thiry, explique Marie-Alix, une femme d’une cinquantaine d’années qui a suivi sa scolarité dans les réseaux des écoles de la Fraternité Saint-Pie-X. A Saint-Nicolas, je trouve la liturgie et la doctrine catholiques qui me conviennent.»</p>
<p style="text-align: justify;">En 1984, le cardinal Lustiger avait habilement tenté d’allumer un contre-feu en autorisant la célébration de la messe en latin dans trois paroisses à Paris. L’initiative n’a cependant pas vidé Saint-Nicolas-du-Chardonnet de ses fidèles. Est-ce parce qu’ils adhéreraient au projet politique des ses curés ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Beauvais, l’actuel «patron» du fief lefebvriste, ne cache pas sa déférence pour le maréchal Pétain et son admiration pour le général Franco. Il est très actif au sein de l’Institut Civitas qui affiche sa volonté d’être présent aux élections municipales de 2014. C’est l’un des tenants de l’engagement sur le terrain politique, une option que ne partageaient pas tous les prêtres lefebvristes. Sa présence à Saint-Nicolas-du-Chardonnet lui assure une influence.</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile d’évaluer le nombre de fidèles prêts à le suivre . Mais tous ne le sont pas. Après avoir fréquenté de longues années Saint-Nicolas-du-Chardonnet, par attachement à la liturgie ancienne, Huguette Pérol a récemment pris ses distances, offusquée des outrances de l’abbé Beauvais et de la publication de caricatures de Benoît XVI dans le bulletin mensuel de l’église. «Je ne partage pas ces options politiques», dit-elle. Veuve d’un ancien ambassadeur de France en Italie, elle reçoit à sa table Mgr Bernard Fellay, le supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X, installé en Suisse.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier est en train de négocier un accord, voulu par le pape, pour mettre fin au schisme lefebvriste de 1988 et préparer le retour au bercail romain. Les pourparlers avancent et Benoît XVI devrait prendre position d’ici la fin du mois. Huguette Pérol soutient à cent pour cent la démarche de Bernard Fellay. «Je ne veux pas d’un accord à n’importe quel prix», réplique, pour sa part, Côme de Prévigny. Ces positions reflètent les débats intenses qui ont lieu actuellement dans les milieux lefebvristes. Retour à Rome ou non ? A quelles conditions et avec quelle garantie d’autonomie ? Comme d’autres, en France et à l’étranger, l’abbé de Cacqueray et l’abbé Beauvais sont peu disposés aux concessions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une bataille sans succès</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’heure, bien malin qui pourrait dire qui suivra Bernard Fellay s’il ralliait Rome. En 2007, Mgr Fellay était là pour fêter les trente ans de la «prise» de l’église. S’il y avait des sécessions au sein de la Fraternité Saint-Pie-X, nul n’est prêt à abandonner à l’autre ce lieu emblématique. Une majorité d’évêques français voit avec inquiétude le retour au sein de l’Eglise catholique des troupes lefebvristes et de leurs prêtres, notamment à cause de l’activisme politique de certains. Ces liens des lefebvristes avec l’extrême droite sont une spécificité française souvent mal comprise au Vatican qui ne voit que l’aspect religieux de l’affaire. Quand le pape a rétabli, il y a cinq ans, l’usage de la messe en latin (une demande formulée par Bernard Fellay pour aboutir à un accord), les évêques français ont bataillé sans succès pour empêcher Benoît XVI de prendre cette décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Les combats d’hier, les tentatives de prise d’églises réussies ou non, qui ont aussi lieu ailleurs qu’à Paris, ont laissé de profondes traces. Ce dimanche après-midi, au cours de leur manifestation en hommage à Jeanne d’Arc, l’abbé de Cacqueray et l’abbé Beauvais vont pouvoir compter leurs troupes. «Personne ne doit manquer ce rendez-vous», lisait-on à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.</p>
<p style="text-align: justify;">(1) «D’un Chirac l’autre» de Bernard Billaud, Editions de Fallois.</p>


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		<title>De nouvelles informations sur la pensée de Mgr Fellay dans son rapprochement avec Rome</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 19:27:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Fondé en 1920, Catholic News Service (CNS) possède une curieuse particularité : il est en grande partie financée par la Conférence épiscopale des États-Unis (la United States Conference of Catholic Bishops, USCCB) mais possède une rédaction indépendante d’elle. Je dis « en grande partie » car elle vend aussi ses articles à la presse… diocésaine américaine. Directement et indirectement son existence dépend donc de l’épiscopat américain dont, autre paradoxe, certains membres éminents critiquent assez fréquemment ses choix éditoriaux ou son traitement de l’information. Catholic Culture s’interrogeait, tout récemment, sur un CNS « grassement financée » par l’USCCB mais se permettant “d’épingler” fort injustement son président, le <a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Mgr-Fellay-2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-6008" title="Mgr Fellay 2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Mgr-Fellay-2.jpg" alt="" width="300" height="280" /></a>cardinal Timothy Dolan… Pas ouvertement “progressiste”, la rédaction de CNS est loin d’être un parangon de l’orthodoxie et encore plus loin d’être ce qu’on qualifie aux États-Unis de « Tradi Friendly » (amical pour les traditionalistes) ! C’est pourquoi son article d’hier construit autour d’un entretien avec le supérieur général de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, n’a pas manqué d’être remarqué dans le monde catholique américain. Un des journalistes de CNS, Francis X. Rocca, a, en effet, publié un article titré « Un dirigeant traditionaliste déclare que son groupe pourrait se diviser sur un accord avec Rome », le journaliste semblant être allé interroger le prélat à Menzingen, en Suisse, où est situé le siège de la maison généralice de la FSSPX. Même s’il n’est pas fait directement allusion à l’événement, cet article mis en ligne hier 11 mai semble être une confirmation oblique de plusieurs points apparaissant sur la réponse du 14 avril de Mgr Fellay à la lettre du 7 précédent des trois autres évêques de la FSSPX, deux documents d’importance que le blogue Summorum Pontificum Observatus de Riposte Catholique a opportunément mis en ligne le 10 mai mais qui étaient déjà disponibles sur l’Internet un ou deux jours auparavant. Deux documents tout ce qu’il y a d’authentique mais dont, vraisemblablement la “fuite” a été organisée alors que tout semble indiquer que Rome est à quelques jours de la déclaration d’une décision de réintégration de la FSSPX dans le “périmètre visible” de l’Église, malgré des oppositions internes à la volonté de Benoît XVI, et d’autres qui le sont à celle de Mgr Fellay, oppositions internes à la FSSPX que le prélat ne manque pas d’évoquer dans cet entretien à CNS, confirmant ce “secret de polichinelle” connu de tous les spécialistes de la question depuis longtemps… Voici donc la traduction intégrale et la plus précise possible de l’article de CNS.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Le dirigeant d’un groupe séparé de catholiques traditionalistes a évoqué, en des termes inhabituellement encourageants, une réconciliation envisagée avec Rome, mais a admis une résistance interne importante à une telle démarche, qui, a-t-il déclaré, pourrait mener ce groupe à se diviser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">L’évêque Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité [sacerdotale] Saint-Pie X, a évoqué pour Catholic News Service le 11 mai au siège de la société en Suisse les péripéties les plus récentes des efforts de réconciliation avec Rome qui durent depuis deux ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">La Fraternité [l’anglais met Society puisque c’est sous le nom de Society of St. Pius X, SSPX qu’elle est connue dans le monde anglo-saxon] s’est, en effet, séparée de Rome en 1988 quand son fondateur, feu l’archevêque Marcel Lefebvre, ordonna quatre évêques sans la permission du bienheureux Jean-Paul II, en protestation contre les changements de modernisation qui suivi le concile de Vatican II de 1962 à 1965.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">En avril, la Fraternité a répondu à un « préambule doctrinal » stipulant l’accord du groupe sur certains enseignements de l’Église, incluant vraisemblablement des éléments de l’enseignement de Vatican II, comme condition préalable à la réconciliation. Le Vatican n’a toujours pas donné sa réponse mais le directeur du bureau de presse du Vatican a initialement qualifié cette dernière position de « pas en avant ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Cependant, la Fraternité n’est guère unie sur la position de son dirigeant. En avril, selon une lettre qui est apparue sur l’Internet le 10 mai, les trois autres évêques de la Fraternité ont mis en garde l’évêque Fellay que la proposition du Vatican d’ériger le groupe en prélature personnelle – un statut que ne détient actuellement que l’Opus Dei – constituait un « piège », et ils le pressaient d’y répondre négativement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« Il existe quelques divergences dans la Fraternité, a déclaré l’évêque Fellay à CNS. Je ne peux pas exclure que puisse se produire une scission ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Mais l’évêque défend sa position globalement favorable à l’offre du Vatican contre les objections de ses pairs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« Je crois que l’initiative du Saint Père – car elle est vraiment venue de lui – est sincère. Il ne semble pas qu’il y ait un quelconque piège » nous déclare-t-il. « Nous devons donc l’examiner de très près et, si possible, avancer ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Il met toutefois en garde que les deux parties ne sont toujours pas parvenues à un accord et que des garanties non précisées de la part du Vatican sont toujours en attente. Il nous a déclaré que ces garanties étaient liées aux usages liturgiques et aux enseignements traditionnels de la Fraternité, parmi d’autres domaines.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« La chose n’est pas encore réglée » a déclaré d’évêque. « Nous avons un peu besoin de comprendre raisonnablement comment la structure et les conditions proposées pourront fonctionner. Nous n’avons pas l’intention de nous y suicider, cela est très clair ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">L’évêque Fellay a insisté sur le fait que l’élan pour trouver une solution vient du pape Benoît XVI.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« Personnellement, j’aurais souhaité attendre un peu plus pour voir plus clairement ces choses, nous a-t-il déclaré, mais, une fois de plus, il semble vraiment que le Saint Père veuille que cela se fasse maintenant ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">L’évêque Fellay a exprimé en termes appréciateurs ce qu’il décrit être les efforts du pape pour corriger les déviations « progressistes » dans l’enseignement et la tradition catholiques depuis Vatican II. « Avec beaucoup, beaucoup de délicatesse il s’efforce de ne pas casser les choses, mais il s’efforce aussi d’y apporter quelques importants correctifs ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Bien qu’il n’accepte pas d’avaliser l’interprétation de Vatican II du pape Benoît XVI comme essentiellement en continuité avec la tradition de l’Église – une position que beaucoup dans la Fraternité ont contesté haut et fort –, l’évêque a parlé de cette idée en termes notablement sympathiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« Je l’espère bien » a-t-il répondu quand on lui a demandé si Vatican II lui-même appartenait à la tradition catholique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« Le pape dit que (…) le concile doit être replacé dans la grande tradition de l’Église, qu’il doit être compris en accord avec elle. Ce sont des déclarations avec lesquelles nous sommes complètement d’accord, entièrement, absolument » a déclaré l’évêque. « Le problème pourrait se situer dans l’application, c’est-à-dire : est-ce que ce qui se passe vraiment est en cohérence et en harmonie avec la tradition ? ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">Insistant sur le fait que « nous ne voulons pas être agressifs, nous ne voulons pas être provocateurs », l’évêque Fellay nous a déclaré que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a « servi de signe de contradiction » au cours de la période où l’influence progressiste augmentait dans l’Église. Il laisse ouverte la possibilité que le groupe pourra continuer à jouer un tel rôle même après la réconciliation avec Rome.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« Des gens nous accueillent désormais, des gens nous accueilleront et d’autres pas » nous a-t-il déclaré. « Si nous constatons des divergences dans la Fraternité, il y a incontestablement (des divisions) dans l’Église catholique ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">« Mais nous ne sommes pas seuls » à œuvrer pour « défendre la foi » nous a dit l’évêque. « C’est le pape lui-même qui le fait ; c’est cela sa tâche. Et si on nous appelle à aider le pape à cette fin, qu’il en soit ainsi ».</span></p>


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		<title>sainte Jeanne d’Arc.</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 17:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/4684/benoit-xvi-parle-de-sainte-jeanne-d%e2%80%99arc/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Benoît XVI parle de Sainte Jeanne d’Arc'>Benoît XVI parle de Sainte Jeanne d’Arc</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/2627/predication-pour-la-solennite-de-sainte-jeanne-d%e2%80%99arc/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Prédication pour la solennité de sainte Jeanne d’Arc'>Prédication pour la solennité de sainte Jeanne d’Arc</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/3637/solennite-de-sainte-therese-de-l%e2%80%99enfant-jesus/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.'>Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>5ème dimanche après Pâques</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Fête de sainte Jeanne d’Arc.<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/sainte-Jeanne-dArc.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5999" title="sainte Jeanne d'Arc" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/sainte-Jeanne-dArc.jpg" alt="" width="220" height="220" /></a></strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">MBCF, nous fêtons aujourd’hui Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, après notre Dame, qui est la patronne principale, honorée sous le vocable de ND de l’Assomption.<br />
Sainte Jeanna d’Arc ! Patronne secondaire, nous sommes attachés à cette sainte, à cette grande sainte. Une sainte jeune, riante et &laquo;&nbsp;insolente&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Par fidélité à ses voies &#8211; « Je n’ai rien fait fors par révélation » dira-t-elle à Me Jean Beaupère, le jeudi 22 février 1431 – elle quitta son village, Domremy, ses parents et prit « vêtements d’homme » pour aller « guerroyer » en terre de France, sauver le Dauphin de périls imminents suite au monstrueux traité de Troyes, qui livrait la France à une main étrangère, la couronne d’Angleterre, et pour le conduire à Reims pour qu’il y reçoive son sacre royal.</p>
<p style="text-align: justify;">Telle est la raison essentielle de Jeanne.</p>
<p style="text-align: justify;">Non point que ce sacre soit nécessaire pour faire de Charles, le vrai Roi de France. – Non ! Il l’est par sa naissance – Elle le lui confirme. Il en doutait. Mais pour faire reconnaître que tout pouvoir vient de Dieu et que son Christ, vrai Roi, &#8211; Es-tu Roi ? Tu le dis, je suis Roi &#8211; est le maître de l’univers et que tout pouvoir politique quel qu’il soit lui doit soumission. C’est le sacre à Reims qui est au bout de la chevauché triomphale de Jeanne. Rien ne l’en détournera, ni les hésitations du Dauphin ni de celles de ses conseillers. Elle veut faire sacrer le Roi en la Cathédrale de Reims. Car le sacre royal manifestera l’hommage que le roi doit à la Suzeraineté du Christ-Roi. Ce sacre confessera de la manière la plus claire et la plus solennelle que le pouvoir temporel, tout pouvoir temporel et terrestre, doit soumission à la Suzeraineté du Christ, laquelle est unique et universelle. Le sacre confesse d’une manière claire que le pouvoir du roi doit se ranger sous la loi évangélique du Christ et doit être coordonné au gouvernement de Jésus-Christ et l’imprégner de son esprit. Et comme le dit très heureusement le Père Clérissac, dans son livre : « la mission de sainte Jeanne d’Arc » : « Sainte Jeanne d’Arc ne doutait nullement du droit royal du Dauphin avant de le conduire à Reims, mais elle refusait jusque là de l’appeler roi, parce que sa foi lui faisait estimer très haut le gage d’agrément divin qu’apporte le Sacre, parce que c’est de ce pacte réciproque entre le roi de France et Dieu et Jésus-Christ que datait pour elle, non pas la légitimité politique de Charles VII à laquelle il ne manquait rien, mais sa légitimité pour ainsi dire surnaturelle, l’exercice parfait de sa vice-gérance pour la terre de France au nom de Jésus-Christ. A ses yeux c’est le Sacre qui faisait du Roi, au sens féodal et chrétien, l’homme de Dieu » (p 41) Et c’est pourquoi, après le Sacre, elle ne craint pas de dire au Dauphin : « Vous serez le lieutenant du Roi des Cieux qui est roi de France ».<br />
Nous sommes, il est vrai, aux antipodes d’une conception laïciste du pouvoir. Laïcité qui enferme, au contraire, le pouvoir temporel, tout pouvoir, dans son seul univers, refusant toute transcendance, toute dépendance. Et c’est bien la raison essentielle de la pauvreté actuelle du discours politique. La « pensée unique » est nécessaire pour gouverner. Tout pouvoir laïciste est un pouvoir, de soi, totalitaire. Et son exercice totalitaire &#8211; ou son application &#8211; dépend purement et simplement des circonstances historiques et du tempérament de celui ou de ceux qui l’exerce. Nous l’avons bien vu avec le National-socialisme et avec le communisme. Fasse le Ciel que nous le connaissions pas avec un régime socialiste. Tout totalitarisme politique s’origine dans le libéralisme politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voulais rappeler cela en raison de la crise politique que connaît notre pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce n’est pas de ce sujet que je voudrais vous parler aujourd’hui. Je voudrais plutôt attirer votre attention sur la Providence, sur ce que je pourrais appeler « le jeu providentiel ». Comment le Bon Dieu mène le cours des choses. Le cours de l’histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Voyez ! Il choisit la petite Bernadette pour confirmer le jugement de Pie IX qui venait de définir solennellement à Rome le dogme de l’Immaculée Conception de ND. « Je suis l’Immaculée Conception » dira ND à la petite voyante. Mais quelle est cette voyante. Quelle est cette petite. C’est une petite jeune fille d’une famille très pauvre, très humble à qui il faudrait donner le sous. Mais elle est très pure, très fervente et qui  plus est  belle. Elle va à la grotte de Massabielle pour y prier et réciter, avec ses amies, le chapelet et chercher du bois pour le feu de la maisonnée. Et c’est cette « petite fille» que ND va choisir pour être sa confidente et lui révéler son mystère. « Va auprès de M le curé et tu lui diras que la Dame blanche qui t’apparaît, s’appelle: « je suis l’Immaculée Conception ». Voilà qui choisit ND pour révéler au monde le plus beau des mystères et lui rappeler qu’il faut faire « pénitence ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il en est de même des enfants de Fatima. Deux petites filles, un petit garçon de parents pauvres qui sont sans instruction et qui passent leurs journées à la garde des troupeaux – quelques chèvres &#8211; de leurs parents. Et c’est à eux trois que ND de Fatima confie son message : il faut que le pape, en union avec tous les évêques que compte l’Eglise, consacre la Russie au Cœur Immaculée de Marie Cette consécration faite, ce sera la conversion de la Russie. Un vrai miracle ! Et ce miracle reconnu sera la raison du développement merveilleux du culte au Cœur Immaculée de Marie de par le monde. Noble mission ! Là aussi confiée à trois petits enfants. A ce qu’il y a de plus faible, de plus fragile dans le monde. Et puis c’est à eux aussi que ND confie ce qu’on appelle le troisième secret de Fatima qui, à ce jour, n’est peut-être pas encore connu. Il devait l’être par Pie XII en 1950. Les enfants de Fatima malgré la pression tyrannique du préfet ne le livrèrent jamais sinon à l’Evêque du lieu, l’évêque de Coimbra qui le transmit au Vatican. Nous sommes en 1917.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions, je crois, multiplier les exemples historiques. C’est ainsi que l’humble Vierge de Nazareth qui a pour nom Marie recevra le message de l’Ange Gabriel. La plus humble des créatures. La plus belle, certainement, tant Dieu prit soin de la parer pour devenir le plus beau tabernacle de son Fils. Mais toutes ses merveilles de sainteté étaient cachées au regard du simple passant. Ainsi de Saint Joseph, humble charpentier. Il fut choisi pourtant par la Providence pour devenir l’époux de Marie et le père « putatif » du Fils de Dieu. Quel honneur ! Un simple charpentier pourtant ! Je n’ai rien contre ce métier. Tout métier est noble et beau surtout s’i l est fait avec compétence et amour…et peut être source de joie et raison d’une belle situation et d’une heureuse fortune. Mais enfin le charpentier n’est pas le métier qui met le plus en vue dans la société temporelle. Sous ce rapport, mieux vaut être président de la République. Mais ce n’est pas lui que la Providence habituellement choisit. Peut-être les rois! Ce sont les humbles, les cœurs humbles. Et de préférence, les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi de Sainte Jeanne d’Arc. C’est une enfant de 17ans, 18 ans que la Providence choisit et envoie au « pays de Lys » pour le sauver d’un péril certain et imminent, l’invasion de l’anglais.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une jeune fille, qui ne sait ni lire ni écrire, qui allait parfois garder les moutons de son père dans un petit village de Lorraine, et qui avait appris « à coudre – dit-elle &#8211; panneaux de lin et à filer ». « Je ne crains femme de Rouen pour filer et coudre » répondra-t-elle à Jean Beaupère qui l’interroge sur son métier. Vers l’âge de treize ans, elle eut ses « voies » : « j’eus une voix de Dieu pour m’aider à me gouverner. Et la première fois, j’eus grand peur. Et vint cette voix environ l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père… ». Lors de son procès, on lui pose la question : « quel enseignement vous donnait cette voix pour le salut de votre âme ? » Elle répond : « Elle m’enseigna à me bien conduire, à fréquenter l’église. Elle me dit qu’il était nécessaire que je vinsse en France ». Et cette voix fut prégnante : « La voix me disait de venir en France et je ne pouvais plus durer où j’étais ». Cette voix me disait encore que je livrerais le siège mis devant la cité d’Orléans. Elle me dit en outre d’aller à Robert de Baudricourt, dans la ville de Vaucouleurs et qu’il me baillerait des gens pour aller avec moi ». Elle fit remarquer à ces voix : « qu’elle était une pauvre fille qui ne savait monter à cheval ni mener la guerre ». Cependant c&#8217;est par l’obéissance à ses voix qu’elle fit toute sa chevauché. Ce sont ses voix qui lui firent reconnaître Baudricourt, puis le Dauphin. « Quand j’entrai dans la chambre du Roi, je le reconnus entre les autres par le conseil de ma voix qui me le révéla. Je lui dis que je voulais aller faire la guerre contre les anglais ». C’est cette voix qui lui donna l’assurance de la délivrance d’Orléans.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi c’est cette fille si pareille en apparence à tant d’autres de son village, qui a tenu tête pourtant au Roi de France, à ses conseillers qui le faisaient tergiverser sur le parti à prendre pour aller à Reims ou non.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette jeune fille qui a tenu tête au roi d’Angleterre le sommant de quitter la France et tout d’abord le siège d’Orléans. Et en quels termes ! Ecoutez quelques éléments de cette lettre qu’elle adressa au roi d’Angleterre un certain mardi de la semaine sainte : « Roi d’Angleterre et vous duc de Bedfort…faites raison au Roi du ciel. Rendez à la Pucelle, qui est ici envoyée de par Dieu, le Roi du Ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est ici venue de par Dieu pour proclamer le sang royal. Elle est toute prête à faire paix, si vous lui voulez faire raison, pourvu que France vous rendiez et payer pour l’avoir tenue…Et si ainsi ne le faites, attendez des nouvelles de la Pucelle qui vous ira voir brièvement, à vos bien grands dommages. Roi d’Angleterre, si ainsi ne le faites, je suis chef de guerre et en quelque lieu que j’atteindrai vos gens en France, je les en ferai aller, qu’ils le veuillent ou ne le veuillent pas ; et s’ils ne veulent obéir, je les ferai tous occire. Je suis ici envoyé de par Dieu, le Roi de Ciel, pour vous bouter hors de France. Et s’ils veulent obéir, je les prendrai en merci. Et n’ayez point d’autre opinion, car vous ne tiendrez point le royaume de France de Dieu, le Roi du ciel&#8230; . Mais le tiendra le Roi Charles, vrai héritier ; car Dieu, le Roi du Ciel, le veut, et cela lui est révélé par la Pucelle, et il entrera à Paris en bonne compagnie…Faites réponse si vous voulez faire paix en la cité d’Orléans ; et si ainsi ne le faites, de vos biens grands dommages qu’il vous souvienne brièvement ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est avec la même énergie, parfois insolente,  que Jeanne parlait à ses juges, lors de ses procès. Un petit extrait de son dialogue avec Cochon. Il l’interroge sur ces voix et plus particulièrement sur sainte Catherine et sainte Marguerite.<br />
L’évêque lui pose la question : « Par qui savez-vous que cela adviendra », le départ sous 7 ans de toutes les forces anglaises.<br />
Jeanne : « je le sais par saintes Catherine et Marguerite ».<br />
L’évêque : « Depuis mardi dernier passé, avez-vous parlé à saintes Catherine et Marguerite » ?<br />
Jeanne : « Oui, mais je ne sais pas l’heure ».<br />
L’évêque : « Quel jour » ?<br />
Jeanne : « Hier et aujourd’hui. Il n’est jour que je ne l’entende ».<br />
L’évêque : « Comment savez-vous que vos apparitions sont homme ou femme ? »<br />
Jeanne : « Je le sais bien et les connais à leurs voix et parce qu’elles me l’ont révélé. Je ne sais rien que ce ne soit fait par révélation et commandement de Dieu ». …<br />
L’évêque : « Comment parlaient-elles puisqu’elles n’avaient pas de membres ? »<br />
Jeanne : « Je m’en rapporte à Dieu. Cette voix est belle, et douce, et humble et parle langage de France ».<br />
L’évêque : « Sainte Marguerite parle-telle langage d’Angleterre ? »<br />
Jeanne : « Comment parlerait-elle anglais puisqu’elle n’est pas du partie des anglais »<br />
Un peu plus loin, elle répondra à l’évêque Cochon : « Je sais bien que mon Roi gagnera le royaume de France et cela je le sais bien comme je sais que vous êtes devant moi en juges ».</p>
<p style="text-align: justify;">Telle est notre sainte. Une simple jeune fille, peut-être, mais d’une énergie farouche propre à la jeunesse, tout éprise de vérité et un brin insolente. Robert Brasillach écrivait d’elle : « Nous la voyons dans son habit d’homme, relevant la tête, haussant les épaules devant tant de questions saugrenues et inutiles, ardente, brulante de vie, toute prête à s’échapper, à courir dans les champs. Comme elle est belle et jeune, cette enfant qui ne sait pas ce que c’est que la prudence, qui, à chaque instant, blesse ses juges avec une témérité magnifique, et humble malgré tout avec cela, sans orgueil, ni souci d’elle-même, ne songeant qu’à Dieu, à sa mission, à son Roi. » Et tout cela avec gaité et paix de l’âme… « Nous la voyons, nous l’entendons rire de son rire clair. Qu’on l’écoute raconter comment à Troyes, où on la croyait plus ou moins sorcière, on lui envoya un prêtre pour l’exorciser. Et, comme, en approchant avec crainte, il faisait le signe de la croix et jetait de l’eau bénite, elle lui dit : « Approchez hardiment : je ne m’envolerai pas »… « A travers les pages de son procès, Jeanne nous propose, avec ce sourire, la magnifique vertu d’insolence. Une jeune insolence, une insolence d’une jeune sainte. Il n’est pas de vertu dont nous ayons plus besoin aujourd’hui. Elle est un bien précieux qu’il ne faut pas laisser perdre : le faux respect des fausses vénérations est le pire mal. Par un détour en apparence étrange, Jeanne nous apprend que l’insolence, à la base de toute reconstruction, est à la base même de la sainteté. A ce mépris des grandeurs illusoires, elle a risqué et perdu seulement sa vie : mais elle pensait qu’il est bon de risquer sa vie dans l’insolence, lorsqu’on n’aime que les vraies grandeurs ». (Robert Brasillach 28 mai 1932. Cinq cent unième anniversaire du dernier interrogatoire).</p>


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		<title>Retraite de Saint Ignace avec les abbés Laguérie et Aulagnier à La Rivardière</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 20:10:20 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[flash infos]]></category>

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		<description><![CDATA[du 11 au 16 juin, Retraite de Saint-Ignace &#160; Prêchée par Messieurs les abbés Paul Aulagnier et Philippe Laguérie A la Rivardière, 52 rue de la Longerolle, 86 440 Migné-Auxances (9 mn en voiture du centre ville de Poitiers, autoroute A 10 sortie 29) Inscrivez-vous vite ! secretariatcentral.ibp@gmail.com Tel : 09 80 40 74 02 [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5369/une-premiere-a-la-rivardiere-la-maison-de-labbe-philippe-laguerie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie'>Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5477/5477/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le Kit chrétien par M l&#8217;abbé Ph Laguérie'>Le Kit chrétien par M l&#8217;abbé Ph Laguérie</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5746/le-kit-chretien-de-m-labbe-laguerie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le Kit Chrétien de M l&#8217;abbé Laguérie'>Le Kit Chrétien de M l&#8217;abbé Laguérie</a></li>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>du 11 au 16 juin,</strong></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Retraite de Saint-Ignace</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Prêchée </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>par Messieurs les abbés Paul Aulagnier </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>et Philippe Laguérie</strong><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>A la Rivardière, 52 rue de la Longerolle, 86 440 Migné-Auxances</strong><br />
<strong>(9 mn en voiture du centre ville de Poitiers, autoroute A 10 sortie 29)</strong><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Inscrivez-vous vite !</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>secretariatcentral.ibp@gmail.com</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Tel : 09 80 40 74 02</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Il reste encore des places !</strong></span></p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5369/une-premiere-a-la-rivardiere-la-maison-de-labbe-philippe-laguerie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie'>Une première à la Rivardière, la maison de l&#8217;abbé Philippe Laguérie</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5477/5477/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le Kit chrétien par M l&#8217;abbé Ph Laguérie'>Le Kit chrétien par M l&#8217;abbé Ph Laguérie</a></li>
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		<title>Lettre de Mgr de Galaretta, de Mgr Williamson, de Mgr Tissier de Mallerais à Mgr Fellay, Supérieur général de la FSSPX</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 19:56:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ecône : Les 4 évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, NNSS Fellay, Tissier, de Galarreta, Williamson, sous le porche (canonique) de l’Eglise Mgr Tissier de Mallerais célébrera la messe tridentine à Lourdes Mgr Williamson (FSSPX):L&#8217;utilité des discussions

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Williasom-Lettre-1-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5978" title="Williasom Lettre 1 1" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Williasom-Lettre-1-11.jpg" alt="" width="524" height="647" /></a><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Williamson-lettre-1-31.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5970" title="Williamson lettre 1 3" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Williamson-lettre-1-31.jpg" alt="" width="514" height="633" /></a></p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3059/econe-les-4-eveques-ordonnes-par-mgr-lefebvre-nnss-fellay-tissier-de-galarreta-williamson-sous-le-porche-canonique-de-l%e2%80%99eglise/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Ecône : Les 4 évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, NNSS Fellay, Tissier, de Galarreta, Williamson, sous le porche (canonique) de l’Eglise'>Ecône : Les 4 évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, NNSS Fellay, Tissier, de Galarreta, Williamson, sous le porche (canonique) de l’Eglise</a></li>
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		<title>Réponse de Mgr Fellay aux trois autres Evêques de la FSSPX</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 19:36:15 +0000</pubDate>
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<li><a href='http://www.revue-item.com/4415/entretien-de-mgr-fellay-le-2-fevrier-2011-au-seminaire-de-la-fsspx-aux-usa/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Entretien de Mgr Fellay le 2 février 2011 au séminaire de la FSSPX aux USA'>Entretien de Mgr Fellay le 2 février 2011 au séminaire de la FSSPX aux USA</a></li>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-Lettre-1-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5957" title="Fellay Lettre-1-1" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-Lettre-1-11.jpg" alt="" width="522" height="676" /></a><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-Lettre-1-21.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5955" title="Fellay Lettre 1 2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-Lettre-1-21.jpg" alt="" width="490" height="649" /></a><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-lettre-1-31.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5953" title="Fellay lettre-1 3" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-lettre-1-31.jpg" alt="" width="498" height="660" /></a><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-Lettre-1-4.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5950" title="Fellay Lettre- 1 4" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Fellay-Lettre-1-4.jpg" alt="" width="502" height="660" /></a></p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3059/econe-les-4-eveques-ordonnes-par-mgr-lefebvre-nnss-fellay-tissier-de-galarreta-williamson-sous-le-porche-canonique-de-l%e2%80%99eglise/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Ecône : Les 4 évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, NNSS Fellay, Tissier, de Galarreta, Williamson, sous le porche (canonique) de l’Eglise'>Ecône : Les 4 évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, NNSS Fellay, Tissier, de Galarreta, Williamson, sous le porche (canonique) de l’Eglise</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/313/les-nouvelles-de-chretiente-n%c2%b0169-lettre-de-sa-saintete-benoit-xvi-aux-eveques-de-leglise-catholique-au-sujet-de-la-levee-de-lexcommunication-des-quatre-eveques-consacres-par-mgr-lefebvre/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Les Nouvelles de Chrétienté n°169 : LETTRE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI AUX ÉVÊQUES DE L&#8217;ÉGLISE CATHOLIQUE au sujet de la levée de l&#8217;excommunication des quatre Évêques consacrés par Mgr Lefebvre'>Les Nouvelles de Chrétienté n°169 : LETTRE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI AUX ÉVÊQUES DE L&#8217;ÉGLISE CATHOLIQUE au sujet de la levée de l&#8217;excommunication des quatre Évêques consacrés par Mgr Lefebvre</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4415/entretien-de-mgr-fellay-le-2-fevrier-2011-au-seminaire-de-la-fsspx-aux-usa/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Entretien de Mgr Fellay le 2 février 2011 au séminaire de la FSSPX aux USA'>Entretien de Mgr Fellay le 2 février 2011 au séminaire de la FSSPX aux USA</a></li>
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		<title>Ma joie à la lecture de la lettre de Mgr Fellay</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 19:01:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/abbé-Aulagnier.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5982" title="abbé Aulagnier" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/abbé-Aulagnier.bmp" alt="" /></a>Je me réjouis vraiment de la lettre de Mgr Fellay concernant le prochain &laquo;&nbsp;accord&nbsp;&raquo;  de la FSSPX avec Rome. Je préfère parler de la &laquo;&nbsp;normalisation&nbsp;&raquo; de la situation de la FSSPX avec Rome. C&#8217;est le terme de Mgr Lefebvre dans sa lettre du 21 novembre 1987 au cardinal Cagnon, visiteur romain des oeuvres de la Tradition, en 1987.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les arguments que je trouve dans la lettre de Mgr Fellay, je les avais, en son temps, développés à Metzinguen, alors que j&#8217;étais encore &laquo;&nbsp;assistant&nbsp;&raquo;du supérieur général. En vain. Les voir pris en compte aujourd&#8217;hui par Mgr Fellay pour justifier son attitude à l&#8217;égard de Rome me réjouit profondément. Il développe avec force ces raisons. Il  ira jusqu&#8217;au bout. Deo Gratias.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de responsables de la FSSPX ont exprimé,ces derniers temps,leur compréhension et leur attachement à Mgr Fellay. C&#8217;est bien.  La lettre des trois évêques de la FSSPX, Mgr de Gallareta, de Mgr Tissier de Mallerais et de Mgr Williamson pourrait faire craindre une division. Elle n&#8217;aura pas lieu. Ls évêques ne peuvent pas se diviser. La lettre que Mgr Lefebvre leur écrivait en 1988, les oblige à l&#8217;unité. Ils ne peuvent passer outre. Ils sont unis comme les doigts d&#8217;une main. Leur lettre à Mgr Fellay le laisse, du reste, entendre. Ils donnent leur avis. Ils n&#8217;iront pas jusque la &laquo;&nbsp;dissidence&nbsp;&raquo;. Ils ne le peuvent pas .</p>
<p style="text-align: justify;">Ils n&#8217;ont que deux solutions et pas plus: soit ils jouent le jeu et, comme le leur a demandé Mgr Lefebvre, doivent remettre,comme Mgr Fellay, du reste, leur autorié épiscopale dans les mains du Pape, &laquo;&nbsp;qui en fera ce que bon lui semble&nbsp;&raquo;, soit, s&#8217;ils ne le font pas, ils se condamnent eux-mêmes à &laquo;&nbsp;mort&nbsp;&raquo;.  Qui l&#8217;oserait!</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi qu&#8217;il en soit, Mgr Lefebvre, du ciel, les protège et les guide. Son oeuvre est nécessaire à l&#8217;Eglise, plus que jamais. Ils le savent. Et comme je l&#8217;explique, les quatre évêques unis sont les meilleurs défenseurs de la FSSPX contre toute influence moderniste.. Il faut qu&#8217;ils s&#8217;en persuadent. S&#8217;ils lachent, ils seront infidèles à Mgr Lefebvre. Ils ne le peuvent.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous donne ci-dessous, le chapitre 6 de mon livre: &laquo;&nbsp;Plaidoyer pour l&#8217;unité&nbsp;&raquo; publié aux éditions  F.X. de Guibert, intitulé:</p>
<p style="text-align: justify;">La SITUATION À ROME CHANGE. UNE « RÉGULARISATION DE LA FSSPX<br />
DANS L’ÉGLISE » DEVRAIT ÊTRE POSSIBLE !</p>
<p style="text-align: justify;">Je justifiais mon point de vue:</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Une normalisation de la situation de la FSSPX dans l’Église devrait être aujourd’hui possible, parce que beaucoup de Romains, devant les difficultés de l’Église, sont en train de changer, changent, en particulier, sur le problème de la messe traditionnelle. La messe du 24 mai 2003, célébrée par le cardinal Castrillon Hoyos, dans le rite traditionnel à sainte Marie Majeure, n’est pas un feu de paille. A Sainte-Marie-Majeure, le Car &#8211; dinal Castrillón s’est voulu la voix de l’Église en rappelant le « droit de citoyenneté » de la messe dite de Saint Pie V.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet acte est le fruit d’une longue évolution qui a com &#8211; mencé, me semble-t-il, à peu près, en 1992, avec la publication d’une série de livres du Cardinal Ratzinger, pré &#8211; fet de la Congrégation pour la doctrine catholique, soutenu aussi par une série de conférences, homélies, inter- view du Cardinal Stickler, préfet de la Bibliothèque vaticane.</p>
<p style="text-align: justify;">L’encyclique, de plus, du Pape Jean-Paul II « Ecclesia de Eucharistia vivit » est aussi très importante.<br />
Le cardinal Ratzinger dans son livre : Voici quel est notre Dieu demandait que l’on « cesse de bannir la forme de la liturgie en vigueur jusqu’en 1970 » (p. 291)/<br />
Il poursuivait : « Celui qui, à l’heure actuelle, intervient pour la validité de cette liturgie ou qui la pratique, est traité comme un lépreux : c’est la fin de toute tolérance ».<br />
C’était vraiment nouveau<br />
« C’est la fin de toute tolérance. Elle est telle qu’on n’en a pas connue durant toute l’histoire de l’Église. On méprise par là, tout le passé de l’Église. Comment pourrait-on avoir confiance en elle au présent, s’il en est ainsi ».<br />
Le cardinal Ratzinger avait déjà écrit cela dans un pré cédent livre : Le sel de la terre. Nous étions en mars 1997. Aujourd’hui, avec ce nouveau livre, « Voici quel est notre Dieu » nous sommes en février 2002. Il y a là,<br />
tout de même, une certaine constance et nouveauté « Je suis certes d’avis que l’on devrait accorder beaucoup plus généreusement – écrivait-il en 1997 – à tous ceux qui le souhaitent, le droit de conserver l’ancien rite. On ne voit d’ailleurs pas ce que cela aurait de dangereux ou d’inacceptable.<br />
Une communauté qui déclare soudain strictement interdit ce qui était jusqu’alors pour elle tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus haut et à qui l’on présente comme inconvenant le regret qu’elle en a, se met elle-même en<br />
question. Comment la croira-t-on encore ? Ne va-t-elle pas interdire demain ce qu’elle prescrit aujourd’hui ? »<br />
Et il concluait&#8230; un peu plus loin : «Malheureusement, la tolérance envers les fantaisies aventureuses est, chez nous, presque illimitée, mais elle est pratiquement inexistante envers l’ancienne liturgie. On est sûrement ainsi sur le mauvais chemin » (Le sel de la terre, éd. Flammarion/Cerf, p. 172-173).<br />
Le Cardinal semblait bien vouloir que dans l’Église, on respectât aussi et enfin, la messe de toujours. Il faut « cesser de bannir » dans l’Église « la forme liturgique en vigueur jusqu’en 1970 ». Les mots ont leur importance.<br />
Ils expriment une pensée. Bannir est un verbe très fort. Il s’agit de cesser « d’exiler, d’expulser, de proscrire, de chasser, d’éloigner, de repousser » la messe de toujours&#8230; Autrement, c’est tout le passé – dit le cardinal – de l’Église qu’on réprouve. Autrement, on tombe « dans une intolérance<br />
inacceptable ». Autrement, on agit, on agirait alors « sans raison valable ». Autrement, on s’oppose ou s’opposerait « aux réconciliations nécessaires dans l’Église ». Ce sont des paroles du Cardinal ! Ce n’est pas rien !<br />
Et c’est ainsi que, de l’interdiction de la messe tri &#8211; dentine – qui date de la résolution de Paul VI et du consistoire du 24 mai 1976 –, on en arrivait à la reconnaissance du droit de la messe tridentine et à son acceptation<br />
– de principe – le 24 mai 2003 le cardinal Cas &#8211; trillón Hoyos se levant pour la célébrer, ce qui ne s’était pas vu d’une autorité depuis le 24 mai 1976. C’était nouveau. Bigrement nouveau !</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi ne faut-il pas s’étonner de voir enfin publier par le pape Benoît XVI son Motu Proprio Summorum Pontificum où il affirme le droit : « Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que<br />
forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. »<br />
Les choses changent du côté de Rome au sujet de la messe tridentine.</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois vraiment raisonnable de prendre en compte cette réelle évolution sur le problème de la messe. C’est un coup de barre franc donné par la hiérarchie en faveur de la Tradition. La Tradition liturgique n’est plus<br />
méprisée par l’ensemble des membres de la hiérarchie de l’Église. C’est nouveau.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, je suis un de ceux qui pensent qu’il y a, de fait, un danger pour nous de voir ce conflit s’éterniser et de voir s’éloigner une solution d’entente avec Rome. En un mot, l’Église est une société visible et hiérarchique.<br />
Si on vit trop longtemps en « autarcie », on finira par perdre le sens de ce qu’est la hiérarchie. Elle est pourtant de constitution divine. Nous sommes donc menacés, le temps passant et l’opposition demeurant, à « oublier »<br />
Rome, à nous organiser de plus en plus en dehors de Rome, à devenir un groupe autocéphale. Je ne dis pas que nous y sommes tombés. Mais il y a danger. Il faut en tenir compte. Le meilleur pilote est celui qui connaît<br />
les dangers d’un itinéraire et qui prévoit, autant que possible, les difficultés qui peuvent survenir. Pas celui qui ferme systématiquement les yeux, qui ne veut rien entendre. Il fonce ou il freine à mort, alors qu’il conviendrait de donner de la souplesse pour reprendre une croisière normale. Les jeunes générations parmi nous n’ont jamais connu une situation ecclésiale normale.<br />
C’est là qu’il y a danger de glisser à terme vers l’« auto &#8211; céphalie ». C’est du moins mon avis. Et je le dis. Cela pourra servir un jour.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, la situation dans laquelle les sacres ont mis le gouvernement de la Fraternité n’est pas le meilleur. A terme, il pourrait y avoir un jour un conflit. Le gouvernement de la Fraternité pourrait devenir, de facto, un<br />
jour, bicéphale. Imaginez une opposition entre le Supérieur général et les quatre évêques. Les uns veulent un accord. L’autre ne le veut pas. Qui va trancher. Théorique ment le Supérieur général, même s’il n’est pas évêque.<br />
Mais pratiquement, ce sera bien difficile. Un conflit peut voir le jour. Avec un accord avec Rome, – un bon accord s’entend, une espèce d’alliance entre catholiques de bonne volonté comme celui que j’ai décrit dans la<br />
conformité à la pensée de Mgr Lefebvre, où tout est pesé mûrement, ce danger n’existerait plus.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, il faut prendre également en compte ce que Rome a réalisé avec nos amis de Campos au Brésil : une Administration Apostolique. J’ai suivi de très près cette affaire parce que je connaissais bien ces prêtres et qu’ils étaient mes amis. Je les ai visités plusieurs fois lors de mon supériorat.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai surtout vu, là encore, le problème de la messe. Nous sommes en 2001-2002. L’attitude de Rome était nouvelle. Rome leur donnait la messe dite de saint Pie V, le libre usage de cette messe. Et cela, librement, sans condition. Elle reconnaît à cette Administration apostolique personnelle « Saint Jean-Marie Vianney », le droit, la « facultas » de célébrer, dans toutes les églises de l’Administration apostolique, la messe traditionnelle. C’est clairement dit non seulement dans leurs statuts, mais surtout dans les affirmations de l’autorité. Elle s’engageait formellement à leur octroyer ce droit. « Sera ratifiée, écrivait le pape Jean-Paul II dans sa lettre du 25 décembre 2001, à l’Administration apostolique, la faculté (facultas) de célébrer l’Eucharistie et la liturgie des Heures selon le rite romain et la discipline liturgique d’après les préceptes de notre prédécesseur saint PieV, avec les adaptations intro -<br />
duites par ses successeurs jusqu’au bienheureux JeanXXIII ».<br />
Cette affirmation est reprise dans le décret d’érection de l’Administration Apostolique du 18 janvier 2001 : « Est accordé (tribuitur) à l’administration apostolique la faculté (facultas) de célébrer la Sainte Eucharistie, les autres sacrements&#8230; selon le rite romain de Saint Pie V ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, pour moi, les choses allaient dans le bon sens, en faveur de la messe. La situation était radicalement différente de celle des pères et abbés des communautés « Ecclesia Dei adflicta ». Avec eux, nous en étions toujours essentiellement à la législation de 1984, de la messe dite de l’indult. Qui est une simple « permission », une simple tolérance que Rome, par libéralité, et calcul, leur concédait. Avec des restrictions odieuses impératives et surtout avec l’obligation de reconnaître la nouvelle messe comme « légitime et orthodoxe »</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont les deux adjectifs de la lettre «Quattuor abhinc annos ». Il fallait admettre et cette législation et ces deux adjectifs pour bénéficier de l’Indult de 1984, sans considérer qu’il fallait en plus rompre avec nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec Campos, rien de tel. Une franche reconnaissance du droit de la messe tridentine sans avoir à reconnaître que la nouvelle messe est « légitime et ortho doxe ». Il leur fut demandé une simple reconnaissance de la<br />
validité, en soi, de la nouvelle messe. Ce qui a toujours été enseigné par Mgr Lefebvre. C’est qu’il y a une grande différence entre « validité », « légitimité » et « orthodoxie ». Ce ne sont pas des mots synonymes. Voyez-vous ! Une<br />
chose peut être « valide » sans être « légitime » ni « orthodoxe». Il faut même distinguer entre « légitimité » et « orthodoxie ». Ces deux mots ne se recoupent pas, non plus. Est « légitime » ce qui est fondé « en droit », mais<br />
aussi « en équité ». Le « droit » et « l’équité « ne sont pas, non plus, la même chose. Il faut distinguer. Je pourrais vous démontrer, avec une certaine évidence, que la nouvelle messe n’est peut-être pas, « légitime » ni en<br />
« droit » ni en « équité ». En « droit », car précisément la nouvelle messe fut imposée à l’Église par suite de bien des irrégularités canoniques, même des faux en écriture. Ce qui jette une légitime suspicion sur cette législation.</p>
<p style="text-align: justify;">« Peut-être », me direz-vous. «Mais elle bénéficie aujourd’hui de la prescription trentenaire ». Ce n’est pas certain. Car il faudrait, pour cela, qu’elle bénéficie d’une jouissance « paisible » dans l’Église. Ce qui n’est pas le cas. Cette nouvelle messe peut même être dite « non légitime » sur le plan de l’« équité », de la « justice ». Ce fut faire violence à la sainteté de l’Église que de lui avoir imposé, de force, un rite qui, aux dires même de ses protagonistes, finit par tout désacraliser. «Orthodoxe » veut dire conforme<br />
aux dogmes, à la doctrine. Or, précisément, cette question de l’« orthodoxie » ou non du « Novus Ordo Missae » a été soulevé, hier, par la plus haute autorité de l’Église, le pape lui-même, Jean-Paul II dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia. Je pense que cette question est dans la logique de sa dernière encyclique. Cette question d’orthodoxie fut soulevée, aussi, tout au début de l’affaire de la messe par le Cardinal Ottaviani et le Cardinal Bacci<br />
qui, dans leur lettre au Pape PaulVI, écrivaient que cette nouvelle messe s’éloignait dans l’ensemble comme dans le détail de la Théologie catholique définie à la XXIIe session du Concile de Trente. Le Pape Jean-Paul II le reconnaît de facto, lui qui voulait chercher à corriger, réformer la nouvelle messe déficiente sur le plan théologique. Les « ombres », comme il dit&#8230; Ce sera l’œuvre de son</p>
<p style="text-align: justify;">successeur.<br />
Cette encyclique est vraiment un signe positif sur le plan doctrinal et liturgique. On y voit l’autorité nouvellement consciente du drame qui touche l’Église et sa liturgie. On assiste, de fait depuis le Concile, à une for -<br />
midable dé-sacralisation de la liturgie. La réforme liturgique, telle qu’elle fut conçue et appliquée dans l’Église, a dénaturé la liturgie en ne respectant pas sa finalité. La liturgie de l’Église est essentiellement un culte rendu à Dieu. Le prêtre offre, au nom du peuple, « pour les vivants et pour les morts », pour le peuple qui s’unit à cette action, le Sacrifice du Christ qui rend à Dieu « tout<br />
honneur et toute gloire ». Telle est la finalité essentielle de la liturgie. La liturgie catholique a une dimension transcendantale. Elle nous oriente vers Dieu. Elle nous ordonne à Dieu. Il y a une similitude entre la liturgie romaine et la liturgie céleste. Lisez le livre de l’Apocalypse de saint Jean vous verrez que tout le culte céleste est tourné vers le Père et l’Agneau de Dieu, l’Agneau<br />
pascal auxquels les anges, les élus chantent et magni- fient la puissance, la divinité, la gloire, la sainteté. Le sanctus de notre messe est une louange divine. Tout cela est, pour beaucoup, perdu. Bel et bien. La hiérarchie<br />
catholique s’en aperçoit enfin. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Elle veut corriger ces « ombres ». Com &#8211; ment ne pas s’en réjouir. Cette encyclique a la même importance que «Mysterium fidei » de Paul VI. La situation catastrophique dans laquelle se trouve la pratique de la vie liturgique dans l’Église, ce que reconnaissait amplement, dans ses nombreux livres sur la question, le Cardinal Ratzinger, me laisse penser que des résultats vont être obtenus.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais combien va être difficile cette restauration ! C’est encore une raison pour laquelle je serais assez favorable à ce que nos supérieurs « légalisent »<br />
notre situation dans l’Église. Il faudrait être aujourd’hui dedans avec le droit reconnu de la messe Saint Pie V sur les autels de la Chrétienté pour aider et participer à la restauration liturgique dans l’Église. Nul doute que le Motu Proprio de Benoît XVI va accentuer le mouvement de restauration.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà les raisons qui me portent à considérer avec beaucoup de sympathie « l’affaire de Campos », qui fait gagner du terrain à la messe traditionnelle.<br />
Alors on comprend pourquoi il faille beaucoup apprécié les paroles du Cardinal Castrillón Hoyos prononcées à Saint Marie Majeure à Rome, le 24 mai 2003. Elles ne furent pas prononcées à la légère. Elles ont été pesées<br />
par le Cardinal. Il en savait l’importance, le retentissement dans l’Église, les effets, les conséquences. Il a fait attention, à ce qu’il disait. Il reconnaît le droit de la messe tridentine dans l’Église. Il dit, pour de bon, le droit : La messe dite de Saint Pie V n’a jamais été abolie canoniquement par aucune autorité dans l’Église, et certainement pas par le Pape Paul VI. Ce fut, du reste, en 1986, la réponse donnée par la commission cardinalice nommée par Jean-Paul II. Cette commission, à l’époque, disait le droit. Cela n’a pas plu au courant moderniste. On a, par faiblesse, « tu » l’affaire&#8230; Il fallut attendre 1995 pour qu’une autorité ecclésiale, le Cardinal Stickler, ose révéler la chose et dise publiquement le droit : la messe n’a pas été abolie. Aujourd’hui tout le monde le dit. Benoît XVI le confirme. Voilà 40 ans ou presque qu’on disait le contraire. Et l’autorité, elle-même, se taisait&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Certains de mes confrères me disent : « Attendons de voir. On ne peut toujours pas dire la messe de toujours sur tous les autels de la catholicité ». Je le concède volontiers. Le mouvement de restauration sera lent. Mais peu à peu, il s’universalisera. C’est certain. Le droit est le droit. Sinon, nous poursuivrons notre résistance. Elle est légitime. Hier elle était légitime. Les autorités le reconnaissent. Elle sera toujours légitime. La messe canonisée par Saint Pie V, restaurée dans sa pureté par le même Pape, est une coutume immémoriale dans l’Église, jamais abolie, toujours légitime.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi vous comprenez que, pour toutes ces raisons, cette restauration des bonnes relations avec Rome est plus que souhaitable. Elle est possible. Elle est nécessaire et du côté de Rome, qu’il faudra aider à couper beaucoup de « branches mortes », de véritables hérésies, et de notre côté, qui avons besoin de davantage d’espace pour l’apostolat. Je dirais volontiers « le plus tôt pos -<br />
sible » Plus le temps passe et plus la reconstruction est urgente. Mais faudrait-il, là encore, préparer les esprits. Expliquer, justifier. C’est très important. Cela relève de l’autorité. Et c’est pourquoi je me suis réjouis des récents propos de Mgr Fellay dans Présent du 24 novembre 2007 laissant entendre qu’il n’excluait plus des aménagements pratiques avec Rome. « J’envisage la possibilité, relativement prochaine, de trouver des remèdes pratiques » à la  situation de la FSSPX dans l’Église »</p>
<p style="text-align: justify;">L’évolution de l’Église sur la messe est telle que je crois sincèrement que MgrLefebvre aurait accepté, aujourd’hui, « un accord » avec Rome. Il aurait, peut-être, été plus prudent, plus exigent sur certains points que ne le fut Mgr Rangel, mais il aurait été, cette fois, jusqu’au bout. Les exigences demandées par Rome aux Pères de Campos, à savoir : la reconnaissance du Pape Jean-Paul II comme légitime successeur de Pierre, la reconnaissance du Concile Vatican II interprété à la lumière de la Tradition, la reconnaissance de la validité, en soi, du «Novus Ordo Missae », la libre discussion sur le Concile, évitant toutefois la dialectique, Mgr Lefebvre les avait déjà acceptées<br />
en 1988. Substantiellement ce sont les mêmes. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Obliger les Pères de Cam &#8211; pos à étudier le Concile. quoi de plus légitime ! On ne peut bien critiquer raisonnablement que ce que l’on<br />
connaît. Que fait la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, avec ses symposiums, avec ses Congrès de « SiSiNoNo », sinon d’étudier le Concile ? Tout cela est très heureux. Notre critique, notre lecture ne seront certainement pas<br />
celles de certains!  Qu’est-ce qu’on pourra nous dire, si nos critiques sont justes ? La libre discussion du Concile est une chose aujourd’hui indispensable. Hier, elle était impossible. Cette discussion doit avoir « droit de cité », comme pour la messe tridentine. Et pour cela, il est bien nécessaire de connaître le Concile. Mgr Lefebvre aurait, vous dis-je, peut-être demandé des choses plus précises. Mais Rome aurait consenti à ces éventuelles<br />
précisions. Beaucoup à Rome veulent un accord. Le pape le veut. La situation de l’Église le réclame certainement. L’autorité le sait.</p>
<p style="text-align: justify;">Du reste, si Mgr Lefebvre a retiré sa signature du protocole en 1988, c’est à dire, s’il n’a pas voulu aller jusqu’à l’accord final, c’est parce qu’on ne lui donnait pas les garanties de protection nécessaire qu’il réclamait justement, à savoir la majorité dans la commission, commission qui devait avoir pour but de protéger la Tradition de toutes influences modernistes. On ne lui<br />
donnait pas le nombre d’évêques qu’il jugeait nécessaire pour faire face au développement grandissant de la Tradition dans le monde entier et qui aurait encore augmenté dans l’hypothèse d’un accord. Il le dit luimême<br />
dans la conférence qu’il donnait à Écône le 9 septembre 1988. Voyez :</p>
<p style="text-align: justify;">« &#8230; C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous lier avec Rome (la Rome moderniste, comme il disait, ou les “Ro mains” comme aime à le dire MgrWilliamson). Nous aurions pu, si nous étions arrivés à nous protéger complètement comme nous l’avions demandé. Mais ils n’ont pas voulu.<br />
Ils ont refusé les membres que nous demandions dans la commission, ils ont refusé le nombres d’évêques que nous demandions. C’est clair : ils ne voulaient pas que nous soyons protégés ».</p>
<p style="text-align: justify;">Eh ! bien, cette protection nous l’aurions dans le cadre d’une bonne Administration Apostolique. Nos « évêques », reconnus par Rome, auraient ce rôle protecteur que voulait absolument Mgr Lefebvre, vis-à-vis des dicastères romains qui seraient tentés d’indiscrétions modernistes.<br />
Ils joueraient le rôle dévolu à la commission prévue : la défense de la Tradition auprès des dicastères romains. Ils sont aujourd’hui nos protecteurs. Ils continueraient à l’être. Et dès lors une Administration Apos -<br />
tolique personnelle qui ne changerait rien de ce que nous faisons et de ce que nous sommes, serait une situation idéale. Elle établirait « légalement » aux yeux de tous ce que nous faisons, qui est fondamentalement légal et légitime. Nous serions « officiels », nous les contestataires de la nouvelle messe et du Concile. Ce qui serait très important. La tradition reprendrait ses droits dans<br />
l’Église en cas de « régularisation ». Retenez ce terme : « régularisation » ou « restauration » de nos relations avec Rome. Il faut obtenir, en somme, que la dénonciation historique de tout ce qu’il y a de néfaste dans le dernier<br />
Concile soit reconnue officiellement. Cela se fera tôt ou tard. Plutôt tôt que tard.</p>


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		<item>
		<title>Les &#171;&#160;accords&#160;&#187; de la FSSPX avec Rome</title>
		<link>http://www.revue-item.com/5935/les-accords-avec-rome/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 10:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Courant mai, conclusion du parcours qui devrait ramener la FSSPX dans la pleine communion avec Rome SOURCE &#8211; Andrea Tornielli &#8211; Vatican Insider &#8211; 6 mai 2012 &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211; La réponse envoyée au Vatican le 17 Avril par Mgr Bernard Fellay sera examinée dans les prochains jours par les cardinaux et les évêques lors de la [...]

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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p> <span style="color: #cc0000;"><strong>Courant mai, conclusion du parcours qui devrait ramener la FSSPX dans la pleine communion avec Rome </strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>SOURCE &#8211; Andrea Tornielli &#8211; Vatican Insider &#8211; 6 mai 2012</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Mgr-Fellay.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5936" title="Mgr Fellay" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Mgr-Fellay-300x204.jpg" alt="" width="300" height="204" /></a>La réponse envoyée au Vatican le 17 Avril par Mgr Bernard Fellay sera examinée dans les prochains jours par les cardinaux et les évêques lors de la «Feria quarta» de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (ndt: &laquo;&nbsp;feria quarta&nbsp;&raquo; est le nom que les chrétiens, à Rome, donnaient au 4ème jour de la semaine, le mercredi, et le mercredi est traditionnellement le jour de réunion de la CDF), puis leur décision sera soumise à Benoît XVI. Courant mai, il est prévu la fin du parcours qui ramènera la Fraternité Saint-Pie X , fondée par Mgr Lefebvre, en pleine communion avec Rome, 24 ans après les consécrations illégitimes qui ont conduit à la rupture et l&#8217;excommunication de l&#8217;archevêque traditionaliste lui-même et des quatre prêtres qu&#8217;il a ordonnés évêques sans mandat du Pape. Lorsque la décision finale sera communiquée, sera également rendu public le texte du « préambule doctrinal» que le Saint-Siège a soumis à Fellay et à la Fraternité, et que le Supérieur du groupe traditionaliste a rendu à Rome en proposant quelques modifications mineures.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces derniers jours, on a vu se multiplier les déclarations de certains membres éminents de la Fraternité Saint-Pie X, en particulier de l&#8217;aile lefebvriste la plus favorable au retour à la pleine communion avec Rome.<br />
D&#8217;abord le Père Niklaus Pfluger, premier assistant de Mgr Fellay, dans une conférence publique à Hattersheim en Allemagne , a dit que le Supérieur de la Fraternité dans les circonstances actuelles «ne peut considérer comme possible de rejeter la proposition du pape», précisant que vouloir ignorer le désir du pape serait «tomber dans le sédévacantisme».<br />
Pfluger a précisé que des points de désaccord subsistent et que la Fraternité revendique la liberté de critiquer certains points des documents conciliaires. Et il a rappelé que, déjà en 1988, Lefebvre avait signé un accord doctrinal avec le Saint-Siège, qui contenait «bien plus de concessions (en termes de doctrine, ndlr) de la part de la Fraternité de celles que Benoît XVI demande aujourd&#8217;hui.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Très significatif est également l&#8217;éditorial du Père Franz Schmidberger , ancien supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, qui, dans le numéro de mai du mensuel du district allemand écrit: «Si Rome nous rappelle aujourd&#8217;hui de l&#8217;exil où nous avons été forcés en 1975 avec l&#8217;abrogation de l&#8217;approbation canonique de la Fraternité,&#8230; et encore plus en 1988 avec le décret d&#8217;excommunication des évêques consacrant et consacrés», alors «il s&#8217;agit d&#8217;un acte de justice et sans aucun doute d&#8217;un acte de souci pastoral authentique du pape Benoît XVI».</p>
<p style="text-align: justify;">Encore plus significatif est l&#8217;éditorial d&#8217;un autre membre clé de la société, le Père Michele Simoulin, publié dans le numéro de mai du bulletin «Seignadou» du prieuré de Saint-Joseph-des-Carmes (ndt: voir ici www.fecit-forum.org/): lui aussi parle à nouveau de l&#8217;accord signé par Lefebvre et Ratzinger en 1988, expliquant qu&#8217;à l&#8217;époque, la rupture ne s&#8217;est pas produite en raison du préambule doctrinal, mais pour des raisons pratiques. En effet, Lefebvre ne faisait pas confiance aux assurances du Vatican quant à la possibilité de consacrer un évêque comme son successeur: «Ce n’est donc pas sur une question doctrinale, ni sur celle du statut offert à la Fraternité, mais sur la date de la consécration de l’évêque accordé, que le processus s’est arrêté.»</p>
<p style="text-align: justify;">Le Père Simoulin, en réponse aux objections internes de ces lefebvristes qui ne veulent pas l&#8217;accord avec Rome, rappelle que Ratzinger, «devenu pape nous a dit que la messe tridentine n&#8217;a jamais été abrogée (7 Juillet 2007:« Il est donc permis de célébrer le sacrifice de la Messe suivant l&#8217;édition typique du Missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé »); il a réhabilité nos quatre évêques (21 janvier 2009) ; il a accepté que nous menions des discussions doctrinales pendant deux années… toutes choses que Mgr Lefebvre n’exigeait pas en 1988. Il n’est pas exagéré de dire que Mgr Fellay a obtenu plus que ce que demandait Mgr Lefebvre, sans en avoir pourtant le prestige ni l’autorité morale. Alors, devrons-nous être encore plus exigeant que Mgr Lefebvre et que Mgr Fellay ?».<br />
Simoulin conclut en répétant que la situation aujourd&#8217;hui est différente de celle de 1975 et de 1988, et ceux qui affirment le contraire le font parce qu&#8217;ils rejettent «toute réconciliation avec Rome», montrant peut-être «un manque de foi en la sainteté de l&#8217;Église». «La Fraternité Saint-Pie X n&#8217;est pas l&#8217;Eglise et ne peut respecter l&#8217;héritage de son fondateur qu&#8217;en en préservant l&#8217;esprit, son amour pour l&#8217;Eglise et son désir de la servir comme un fils aimant».</p>
<p style="text-align: justify;">Relire la partie doctrinale du «protocole d&#8217;accord» signé par Lefebvre le 5 mai 1988 est utile pour comprendre le contenu du «préambule doctrinal» dont il a été question ces derniers mois, dont le texte est encore confidentiel en raison de la possibilité, prévue dès le départ, de modifications et de formulations avec des expressions différentes.<br />
Le fondateur de la Fraternité promettait fidélité au Pape, déclarait «accepter la doctrine contenue dans le n°25 de la Constitution Lumen Gentium du Concile Vatican II sur le Magistère de l&#8217;Église et l&#8217;adhésion qui lui est dûe».<br />
Quant au désaccord sur certains passages du Concile, il affirmait: «En ce qui concerne certains points enseignés par le Concile Vatican II ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, qui nous semblent difficilement concilables avec la tradition, nous nous engageons à adopter une attitude positive et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique».<br />
En outre, Lefebvre avait déclaré «reconnaître la validité du Sacrifice de la messe et des sacrements célébrés avec l&#8217;intention de faire ce que fait l&#8217;Église et selon les rites mentionnés dans les éditions standard du Missel romain et des rituels des sacrements promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II».<br />
Et il promettait enfin de «respecter la discipline commune de l&#8217;Église et les lois ecclésiastiques».</p>
<p style="text-align: justify;">Comme on le voit, en 1988 aussi, dans le document d&#8217;accord avec le cardinal Joseph Ratzinger, il restait noir sur blanc l&#8217;existence de «certains points» considérés par Lefebvre comme «en désaccord» avec la tradition. Mais ce désaccord n&#8217;aurait pas dû empêcher la pleine communion. Il y a vingt-quatre ans, les événements prirent une autre direction: il y eut un acte schismatique et les excommunications.<br />
Aujourd&#8217;hui, près d&#8217;un quart de siècle plus tard, cette plaie pourrait être guérie</p>
<p style="text-align: justify;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voici le document de M l&#8217;abbé Simoulin.</strong></p>
<div style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/abbe-Simoulin.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5940" title="abbe Simoulin" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/abbe-Simoulin.jpg" alt="" width="220" height="230" /></a>Éditorial du Seignadou de mai 2012 &#8211; par l&#8217;abbé Michel SIMOULIN, aumônier de Fanjeaux</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong><br />
</strong></div>
<div style="text-align: justify;"> </div>
<div style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Je ne sais où en sera la situation au moment de la publication de ce <em>Seignadou</em>, mais je pense qu’il n’est pas inutile de réfléchir ensemble sur les événements actuels. Je ne parle pas de cette mascarade « républicaine » qui nous assomme, mais de nos relations avec Rome. Quelqu’un m’a fait suivre récemment un texte agrémenté de cette interpellation : « <em>Quand donc reviendrons-nous aux fondamentaux de la Fraternité ? Quand donc aurons-nous l’humilité de respecter l’héritage de son fondateur ? </em>» Je crois connaître un peu la Fraternité – dont je suis membre depuis 35 années – et  avoir donc le droit de rappeler à tous que nos « fondamentaux » sont gravés en lettres d’or dans nos statuts : «  <em>Le but de la Fraternité est le sacerdoce et tout ce qui s’y rapporte et rien que ce qui le concerne, c’est-à-dire tel que Notre Seigneur Jésus-Christ l’a voulu lorsqu’il a dit : Faites ceci en mémoire de moi. </em>» Tel est l’héritage de notre fondateur, tels sont nos « fondamentaux » ; nous n’en avons pas d’autres, et ne voulons pas en avoir d’autres. <strong>La Fraternité n’est pas une armée dressée contre Rome, mais une armée formée pour l’Église</strong>.</div>
<div style="text-align: justify;">         Ensuite, il est fait allusion au refus de Mgr Lefebvre de poursuivre sur la voie d’un accord en 1988. Et l’on me cite Mgr Lefebvre : « <em>Avec le protocole du 5 mai [1988] nous aurions été bientôt morts. Nous n’aurions pas duré un an… </em>»… tout ceci, bien sûr, pour nous mettre en garde et nous inviter à refuser toute offre romaine, ce que nous devrions faire « <em>sous peine de mort </em>».</div>
<div style="text-align: justify;">         Un autre écho me parvient encore : « <em>Il se passe à Rome des choses graves, très graves… mais je ne peux pas vous en dire davantage !</em> » Me voici donc bien avancé !</div>
<div style="text-align: justify;" align="center"> </div>
<div style="text-align: justify;">         Alors, essayons de raison garder. Pour ce faire, il sera bon de nous remémorer un peu les évènements de 1988. Après avoir signé un protocole d’accord le 5 mai (qui n’était pas encore un accord mais était quand même un texte très imparfait et même dangereux, qui n’a pas laissé dormir en paix Mgr Lefebvre),  Monseigneur a écrit le matin du 6 mai une lettre au cardinal Ratzinger, non pas pour revenir sur sa signature (« <em>Hier, c’est avec une réelle satisfaction que j’ai apposé ma </em><em>signature au </em><a href="http://lacriseintegriste.typepad.fr/weblog/1988/05/protocole-daccord-%C3%A9tabli-entre-le-cardina-ratzinger-et-mgr-lefebvre.html" target="_blank"><em>protocole élaboré les jours précédents</em></a><em>. Mais, vous avez vous-même constaté une profonde déception à la lecture de la lettre que vous m’avez remise m’apportant la réponse du Saint-Père au sujet de la consécration épiscopale</em> »)<em> </em>mais pour demander instamment que cette consécration puisse avoir lieu le 30 juin, afin d’être certain d’avoir un évêque pour continuer son œuvre. Cette lettre du 6 mai traite entièrement et uniquement de ce seul point :<em> </em>« <em>Si la réponse était négative, je me verrais, en conscience, obligé de procéder à la consécration, m’appuyant sur l’agrément donné par le Saint-Siège dans le protocole pour la consécration d’un évêque membre de la Fraternité.</em> » <strong>Ce n’est donc pas sur une question doctrinale, ni sur celle du statut offert à la Fraternité, mais sur la date de la consécration de l’évêque accordé, que le processus s’est arrêté</strong>. Et il est à noter que la rupture des relations a été décidée alors, non par Mgr Lefebvre, mais par le cardinal Ratzinger qui a refusé cette consécration épiscopale du 30 juin.</div>
<div style="text-align: justify;">Si, effectivement, Mgr Lefebvre avait accepté que le protocole du 5 mai ne soit pas suivi de cette consécration épiscopale, alors oui « <em>avec le protocole du 5 mai nous aurions été bientôt morts. Nous n’aurions pas duré un an… </em>», car sans évêque, nous aurions été livrés aux bons (ou mauvais) vouloirs de Rome et des évêques.      </div>
<div style="text-align: justify;" align="center"> </div>
<div style="text-align: justify;">Depuis notre jubilé de l’an 2000, Rome a pris l’initiative de nouvelles relations. Aujourd’hui, le même cardinal devenu Pape nous a dit que la Messe tridentine n’a jamais été abrogée (7 juillet 2007 : « <em>Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulguée par le Bhrx Jean XXIII en 1962 et jamais abrogée</em> ») ; il a réhabilité nos quatre évêques (21 janvier 2009) ; il a accepté que nous menions des discussions doctrinales pendant deux années… toutes choses que Mgr Lefebvre n’exigeait pas en 1988. Il n’est pas exagéré de dire que <strong>Mgr Fellay a obtenu plus que ce que demandait Mgr Lefebvre, sans en avoir pourtant le prestige ni l’autorité morale</strong>. Alors, devrons-nous être encore plus exigeant que Mgr Lefebvre et que Mgr Fellay ?</div>
<div style="text-align: justify;">Quoi qu’il en soit de l’état de Rome, de tout ce qui demeure encore d’inquiétant à Rome, le simple bon sens et l’honnêteté devraient nous conduire à considérer la situation actuelle avec un œil différent de celui de 1988 ! Pour reprendre la formule d’un de nos évêques, il ne faut pas faire du « <em>quatre-vingt-huitisme</em> » ! Nous ne sommes plus ni en 1975 avec Paul VI, ni en 1988 avec Jean-Paul II mais en 2012 avec Benoit XVI. Que l’on me dise tant que l’on voudra que l’état de l’Eglise est encore très préoccupant, que notre Pape a une théologie parfois étrange, etc… nous l’avons assez dit, me semble-t-il ; mais qu’on ne me dise pas que l’état des choses est le même qu’en 1988, voire pire. Cela est contraire à la réalité et à la vérité, et ce ne peut être que l’effet d’un refus plus ou moins secret de toute réconciliation avec Rome, peut-être même d’un manque de foi en la sainteté de l’Eglise, composée de pauvres pécheurs mais toujours gouvernée par son chef Jésus-Christ et sanctifiée par le Saint-Esprit. <strong>La Fraternité Saint-Pie X n’est pas l’Eglise et elle ne peut « <em>respecter l’héritage de son fondateur</em> » qu’en conservant son esprit, son amour de l’Eglise et son désir de la servir en fils aimant, dans la fidélité à ses bénédictions fondatrices</strong>.</div>
<div style="text-align: justify;" align="center"> </div>
<div style="text-align: justify;">Je ne sais pas si tous réalisent le poids de cette décision qui n’appartient qu’à Mgr Fellay, décision que lui ont confiée à nouveau nos supérieurs réunis à Albano en octobre dernier, décision mûrie avec ses assistants : qu’est-ce que l’Eglise attend de la Fraternité en 2012 ?<strong>Comment la Fraternité doit-elle répondre aux « besoins » de l’Eglise aujourd’hui ?</strong></div>
<div style="text-align: justify;">         Cela requiert une vertu de prudence hautement surnaturelle, à un degré auquel aucun d&#8217;entre nous n’a la grâce de parvenir, car cela ne relève pas de nos compétences ni de notre responsabilité. Seul Mgr Fellay et ses assistants, ayant par définition la totalité des cartes en main, peuvent juger au plus juste de la situation actuelle. <strong>La question que chacun doit plutôt se poser est celle de notre bienveillance envers l’autorité et surtout de notre confiance en elle</strong>.  Voici douze années que Mgr Fellay argumente avec Rome, avec des hauts et des bas, pour aboutir finalement aux résultats cités ci-dessus, et même à ce résultat étonnant, que nul peut-être n’a relevé : ces discussions doctrinales qui n&#8217;ont pas fait de bruit sur la place publique et qui nous ont permis de dire à Rome ce que nous pensions&#8230; au point de les faire se terminer en « queue de poisson » !</div>
<div style="text-align: justify;">Et pourtant, que n’a-t-on pas entendu au sujet du silence des supérieurs autour de ces discussions et des documents échangés ces derniers mois et leur grande discrétion par respect pour Rome et le Saint Père, interprétés comme une forme de dissimulation, voire un début de compromission. Comment peut-on douter de la droiture de nos supérieurs de manière aussi gratuite et arbitraire ?</div>
<div style="text-align: justify;">         Nul ne sait encore la conclusion que Benoît XVI voudra donner à ces douze années de lent travail, de recherche d’une meilleure compréhension, de prières et de rosaires accumulés. L’heure est donc à la prière, comme nous y a invité Mgr Fellay, et à la confiance en l’Église. La Vierge Immaculée que nous allons honorer particulièrement durant ce mois de mai, saura nous obtenir toutes les grâces nécessaires si nous ne voulons rien d’autre que la victoire de son Fils et de l’Église.&nbsp;&raquo;</div>


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		<title>Sainte Monique.</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 18:06:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur &#171;&#160;Le blogue du Mesnil-Marie&#160;&#187;, on lit ce beau récit de saint Augustin sur les derniers instants de sainte Monique: En ce 4 mai, jour de sa fête, nous reproduisons ci-dessous le récit des derniers instants de Sainte Monique tel qu’il a été rédigé par son fils, notre glorieux Père Saint Augustin au livre IX [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/4569/de-la-sainte-eucharistie/' rel='bookmark' title='Permanent Link: De la sainte Eucharistie'>De la sainte Eucharistie</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/2822/la-sainte-trinite/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La sainte Trinité'>La sainte Trinité</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5760/5760/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Semaine Sainte  2012 : Le Jeudi Saint'>Semaine Sainte  2012 : Le Jeudi Saint</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur &laquo;&nbsp;<strong>Le blogue du Mesnil-Marie&nbsp;&raquo;,</strong> on lit ce beau récit de saint Augustin sur les derniers instants <strong>de sainte Monique</strong>:<br />
<em><strong>En ce 4 mai, jour de sa fête, nous reproduisons ci-dessous le récit des derniers instants de Sainte Monique tel qu’il a été rédigé par son fils, notre glorieux Père Saint Augustin au livre IX des Confessions :</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/sainte-monique-et-saint-Augustin.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5930" title="sainte monique et saint Augustin" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/sainte-monique-et-saint-Augustin.bmp" alt="" /></a>« Seigneur, tu sais que ce <em>jour</em>-là, alors que j’étais avec ma mère, comme nous parlions ainsi et que ce monde pour nous au fil des paroles perdait tout intérêt avec tous ses plaisirs, ma mère dit alors :<br />
« &#8211; Mon fils, en ce qui me concerne, plus rien n’a de charme pour moi dans cette vie. Que pourrais-je faire encore ici-bas? Pourquoi y serais-je? Je ne sais pas ; je n’ai plus rien à espérer en ce siècle. Une seule chose me faisait désirer de rester assez longtemps dans cette vie : te voir chrétien catholique avant ma mort. Je suis plus que comblée dans ce que mon Dieu m’a accordé : tu es allé jusqu’à mépriser les félicités de la terre et je te vois son serviteur. Qu’est-ce que je fais ici? »<br />
Que lui ai-je répondu? Je ne m’en souviens pas bien, d’autant que sur ces entrefaites, dans les cinq jours à peine ou ce ne fut guère plus, la fièvre la mit au lit.<br />
Et pendant sa maladie, un jour, elle subit une défaillance et son esprit perdit un instant conscience de ce qui l’entourait. Nous accourûmes, mais elle eut vite repris ses sens ; elle nous vit, mon frère et moi, debout près d’elle, et nous dit avec l’air de quelqu’un qui cherche quelque chose :<br />
– Où étais-je ?<br />
Puis arrêtant ses regards sur nous que la tristesse consternait :<br />
– Vous enterrerez ici votre mère, dit-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Moi, je me taisais et maîtrisais mes larmes ; mais mon frère lui dit quelque chose pour souhaiter, comme un sort plus heureux, qu’elle ne finît pas ses jours sur une terre étrangère, mais dans la patrie. Dès qu’elle entendit cela, son visage devint anxieux, et ses yeux lui lançaient des reproches parce qu’il avait de tels sentiments. Et puis, le regard fixé sur moi :<br />
– Vois ce qu’il dit ! me fit-elle ;<br />
et presque aussitôt, elle ajouta pour tous les deux :<br />
– Enterrez ce corps n’importe où ! Ne vous troublez pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur, où que vous soyez.<br />
Elle expliqua sa pensée en s’exprimant comme elle pouvait, puis se tut ; la maladie qui s’aggravait la faisait souffrir.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais moi, qui songeais à tes dons, ô Dieu invisible, à ce que tu sèmes dans le cœur de tes fidèles et d’où proviennent les moissons admirables, je me réjouissais et te rendais grâce, me rappelant ce que je savais, l’inquiétude si grande qui l’avait toujours agitée au sujet de la sépulture, qu’elle avait prévue et préparée pour elle près du corps de son mari. Oui, parce qu’ils avaient vécu en parfaite concorde, elle voulait encore, tant l’âme humaine a de peine à comprendre les choses divines, ajouter à ce bonheur et faire dire à son sujet par la postérité : il lui fut accordé, après un long voyage outre-mer, qu’une terre conjointe couvrît la terre des deux conjoints.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à quel moment cette vanité, par la plénitude de ta bonté, avait-elle cessé d’occuper son cœur ?<br />
Je l’ignorais et j’étais dans la joie, tout surpris que ma mère me fut apparue ainsi. Déjà cependant, lors de notre entretien à la fenêtre, elle avait dit : « Que fais-je encore ici ? » et rien n’avait laissé voir qu’elle désirait mourir dans sa patrie. De plus, je l’appris plus tard, à peine étions-nous à Ostie que quelques-uns de mes amis, avec qui en toute confiance maternelle elle s’entretenait un jour sur le mépris de cette vie et le bienfait de la mort, en mon absence, furent stupéfaits d’une telle vertu dans une femme – c’est toi qui la lui avais donnée -, et lui demandèrent si elle ne redoutait pas de laisser son corps si loin de son pays.<br />
– Rien n’est loin pour Dieu, répondit-elle, et il n’y a pas à craindre qu’il ne sache point où me retrouver à la fin du monde pour me ressusciter.<br />
Ainsi donc, au neuvième jour de sa maladie, à la cinquante-sixième année de son âge, à la trente-troisième de mon âge, cette âme religieuse et pieuse se détacha du corps. Je lui fermais les yeux et dans mon cœur s’amassaient les flots d’une immense tristesse… »</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Prière de Saint Augustin pour le repos de l’âme de sa mère :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">« O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m’avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;">O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j’aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d’intercéder pour nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu’elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l’avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu’elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s’est passé depuis son baptême jusqu’à sa mort.<br />
Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l’emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d’elle à l’autel du Seigneur.</p>
<p style="text-align: justify;">N’oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d’une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l’arracher à la protection de son Dieu ! Que l’ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle. Ainsi soit-il!</p>
<p>&nbsp;</p>


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		<title>Le “rite propre” et l’ “herméneutique de continuité” sont-ils suffisants?</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 17:33:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur &#171;&#160;DISPUTATIONES THEOLOGICAE &#160;&#187; du Mercredi 2 mai 2012,  on lit: &#160; Le “rite propre” et l’ “herméneutique de continuité” sont-ils suffisants? 2 mai 2012, St. Athanase Notre Rédaction, suite au compte-rendu de la visite canonique de l’Institut du Bon Pasteur, reçoit des questions qui peuvent être résumées par le titre de cette intervention. La [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5805/mgr-pozzo-et-libp/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Mgr Pozzo et l&#8217;IBP'>Mgr Pozzo et l&#8217;IBP</a></li>
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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sur &laquo;&nbsp;DISPUTATIONES THEOLOGICAE &nbsp;&raquo; du Mercredi 2 mai 2012,  on lit:</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Le “rite propre” et l’ “herméneutique de continuité” sont-ils suffisants?</strong></span></p></blockquote>
<p><strong>2 mai 2012, St. Athanase</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Don-stéfano-Carusi.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5924" title="Don stéfano Carusi" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Don-stéfano-Carusi-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a>Notre Rédaction, suite au compte-rendu de la visite canonique de l’Institut du Bon Pasteur, reçoit des questions qui peuvent être résumées par le titre de cette intervention. La question nous semble avoir un intérêt ecclésial majeur, sans compter les sollicitations à nous prononcer présentes dans plusieurs articles parus sur le sujet, comme celui du supérieur du district italien de la Fraternité Sacerdotale S. Pie X. Nous exposerons donc certaines considérations à nos lecteurs, lesquelles &#8211; évidemment &#8211; n’engagent que la ligne éditoriale de cette libre revue.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte produit par la Rev. Commission Pontificale Ecclesia Dei propose à l’Institut du Bon Pasteur certaines indications, d’ordre en partie pratico-juridique et en partie théologico-pastorale. Ces indications touchent aussi les « spécificités » de l’ Institut, non en termes péremptoires, mais plutôt par mode de conseil : au sujet de la célébration de la Messe traditionnelle telle qu’elle est prévue par les Statuts, la Commission invite à parler de « rite propre », nous citons littéralement, « sans parler d’exclusivité » (invitation à modifier les Statuts fondateurs ? ). Elle demande aussi &#8211; et sur ce dernier point avec une formulation un peu plus forte &#8211; de diminuer la « critique, même sérieuse et constructive » des aspects du Concile Vatican II qui soulèvent des difficultés, pour insister davantage « sur l’herméneutique du renouvellement dans la continuité », en adoptant « comme base » le « Nouveau Catéchisme ».</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à ces deux points, la question, loin d’être une simple question terminologique, nous apparaît cruciale pour le futur du Bon Pasteur. Du reste la Commission semble avoir voulu, dans son ensemble, présenter son propre point de vue théologico-liturgique et, ne s’agissant pas toujours d’ordres formels, elle laisse le choix au Chapitre Général.</p>
<p style="text-align: justify;">La nature de l’écrit de Mgr Pozzo et les circonstances historiques</p>
<p style="text-align: justify;">Le document est le résultat de la visite canonique effectuée après le délai des six ans depuis la fondation de l’Institut. Nous rappelons que la reconnaissance de ce dernier a été voulue personnellement par le Saint Père Benoit XVI, pour offrir la possibilité de l’«expérience de la Tradition» avec deux spécificités expressément prévues par les Statuts (approuvés par Rome) et en vertu desquelles on a parlé d’ « avancement » de la cause traditionnelle : la célébration exclusive de la « Messe grégorienne » (selon l’expression du Cardinal Castrillon Hoyos) et la possibilité explicite d’une « critique sérieuse et constructive » des points du Concile Vatican II qui paraissent difficilement conciliables avec la Tradition.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, du point de vue liturgique le texte affirme qu’il serait souhaitable d’uniformiser les Statuts de l’Institut avec l’ « esprit » du Motu Proprio Summorum Pontificum, paru un an plus tard, en éliminant le mot exclusive, et en le remplaçant par l’expression « rite propre » (expression qui, étant déjà présente dans les Statuts à deux endroits, est donc invoquée en opposition avec l’autre et non en intégration). Notons cependant que cette expression, telle qu’elle a été rédigée par le Saint Siège en 2006, n’est pas incompatible avec la récente législation en la matière ; elle est plutôt la reconnaissance juridique d’une spécificité. Dans l’Eglise l’existence d’une loi générale (et, en ce cas spécifique, simplement d’une orientation) n’empêche pas la reconnaissance d’un droit propre : a fortiori si l’on est en présence d’une approbation antérieure de l’autorité ecclésiastique. Dans cette perspective on peut comprendre que l’indication de la Commission soit de l’ordre de l’invitation.</p>
<p style="text-align: justify;">Du point de vue théologique le document invite à privilégier l’ “herméneutique du renouvellement dans la continuité” plutôt que la “critique, même sérieuse et constructive” et, de manière plus générale exhorte à une disposition “positive”. La Commission semble reconnaître que l’attitude du Bon Pasteur n’est pas celle d’une critique sauvage, irrespectueuse, extrémiste et téméraire, mais qu’elle reste conforme aux engagements écrits de 2006. Dans ce contexte l’Institut, du moment qu’il n’y a pas plein accord sur certaines positions doctrinales, souscrivait un « accord pratico-canonique », qui incluait aussi les deux points susmentionnés, dans un esprit de collaboration filiale avec le Saint Siège, et en prenant au sérieux les déclarations de S. Em. le Card. Castrillon Hoyos, lequel a confirmé que, si l’on a l’évidence d’incohérences, « la critique sérieuse et constructive est un grand service à rendre à l’Eglise ».</p>
<p style="text-align: justify;">Une proposition de réflexion</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte cité est à accueillir avec le respect dû à un document provenant d’un Dicastère romain, et en même temps dans ce même esprit d’ouverture et de franchise dans lequel nous nous sommes engagés à l’époque. Il contient des indications d’ordre pratico-juridique inspirées par la sollicitude en vue d’un perfectionnement de la justice administrative qui doit caractériser toute société ; précieuse nous apparaît l’invitation à approfondir « le pastorat du Christ » ; inévitablement dans une jeune fondation certains aspects doivent être améliorés, et la Commission offre des indications qui ne sont pas à sous-évaluer. Mais le document demande aussi de reconsidérer deux points qui constituent les spécificités de l’Institut ; sur ce dernier aspect, notre point de vue s’écarte de celui du rapporteur.</p>
<p style="text-align: justify;">La célébration « exclusivement » dans le rite traditionnel</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne voyons pas d’incompatibilité législative entre une telle faculté et le Motu Proprio Summorum Pontificum, entre autre parce que la référence à laquelle on fait allusion, qui dit qu’il ne faut pas « exclure, en ligne de principe, la célébration selon les nouveaux livres », n’est pas contenue dans la partie normative, mais dans la lettre argumentative. D’ailleurs le passage peut être entendu comme une recommandation à ne pas exclure que d’autres prêtres catholiques célèbrent selon les nouveaux livres, au vu des condamnations généralisées qui parfois ont été prononcées dans certains milieux (qui ont soutenu catégoriquement que la célébration selon les nouveaux rites est ipso facto matière de péché mortel). En tout cas il n’a pas été posé par le Suprême Législateur comme une obligation de loi. Même l’instruction Universae Ecclesiae (l’art. 19 par exemple) affirme seulement l’impossibilité d’une exclusivité qui se joindrait à des attaques violentes (sint infensae) et à des sentences catégoriques contre les textes approuvés par le Saint Siège ; toutefois le document n’exclut pas la possibilité de nourrir des réserves théologiques, il n’empêche pas d’agir de façon conséquente (lire ici), il n’impose pas le biritualisme comme une obligation.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons écrit dans le passé qu’à ce propos nous faisons nôtres les réserves que partageait S. Em. le Card. Ottaviani lorsqu’il écrivit la lettre accompagnant le Bref examen critique du Novus Ordo Missae. Tant de prélats, dont le Pontife Régnant n’est pas le moindre, ont déjà écrit en demandant une « réforme de la réforme » ; il doit bien y avoir une raison… Il nous semble donc que le terme exclusive exprime bien notre position, et il a été admis comme tel par le Saint Siège dans nos Statuts, dans une attitude de loyauté réciproque. Sans vouloir nous substituer à l’autorité ecclésiastique quant à un futur jugement, nous affirmons, avec prudence et modération mais sans fard, notre avis : qui n’est pas péremptoire, mais qui voudrait être franc et qui suppose d’agir en conséquence. Si nous n’agissions pas ainsi et si nous cachions la pensée de nos cœurs, ou pire encore si nous agissions contre notre conscience, nous manquerions réellement de respect à cette Autorité que nous voulons servir dans la clarté des positions. Nous pensons donc que le terme « exclusive » doit être maintenu, et ce, conformément aux engagements pris publiquement par nous. Le Bon Pasteur en effet n’est pas né pour s’occuper de son propre intérêt personnel &#8211; vitam suam dat pro ovibus suis – mais pour offrir un témoignage de la possibilité d’une position ecclésiale qui inclut les présupposés cités.</p>
<p style="text-align: justify;">La “critique sérieuse et constructive”</p>
<p style="text-align: justify;">En effet en ces six ans nous nous sommes efforcés – ici encore en observant les engagements pris avec le Saint Siège – d’analyser les documents plus récents dans un esprit serein, déférent, mais sans cacher a priori certaines difficultés réelles de conciliation avec la Tradition. Cette attitude aurait été non seulement peu scientifique théologiquement, mais surtout déloyale envers l’Eglise. Cela ne suffit pas ? Ce positionnement n’exclut pas a priori le fait que certains points problématiques de tel ou tel document puissent être interprétés selon une lecture de « continuité dans l’herméneutique théologique », tout en présentant parfois des expressions ambigües. La critique « sérieuse et constructive » n’exclut pas forcement l’éventualité, là où c’est possible, de lire des passages nouveaux en continuité avec le Magistère antérieur ; mais elle veut aussi exprimer la possibilité &#8211; et le devoir filial &#8211; de dire ouvertement au Saint Siège que certains points pourraient demander une reconsidération. En raison du pouvoir des Clés, dans le suprême hommage à la Vérité et dans l’intérêt de l’Eglise, le Souverain Pontife peut le faire avec des textes magistériels non infaillibles, surtout là où la continuité ne serait pas démontrée. Si avec notre histoire nous obscurcissions délibérément cet humble témoignage, nous manquerions gravement de respect envers le Siège Apostolique ; nous serions à la recherche d’un bénéfice personnel immédiat – fut-il même social – « pro domo sua », en délaissant l’engagement en vertu duquel certains ont adhéré à cet Institut, engagement que le Saint Siège a approuvé par écrit voilà seulement six ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le danger de l’obéissance indue ou du servilisme et de la perte de ce que nous représentons</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons voulu offrir nos considérations, en tenant compte de la nature de l’Institut du Bon Pasteur. Il serait, s’il se privait de ses spécificités statutaires, &#8211; tel est l’avis de notre revue – radicalement dénaturé et nous nous demandons : sans l’ « exclusive » et en mettant de coté la « critique sérieuse et constructive », le Bon Pasteur conserverait-il sa raison d’exister ? Pourquoi ne pas préférer quelque autre Congrégation ? Après l’ « esprit du Concile » avons-nous vraiment besoin d’un « esprit du Motu proprio », érigé en norme ? Dans les actuelles circonstances n’est-t-il pas important de rappeler une claire distinction entre une argumentation et une obligation, une invitation et une loi, une opinion (quoique autorisée) et un clair enseignement ? Si nous confirmons l’impression que les concessions prévues par des accords sont instables, rendrions-nous service à l’Eglise ? Un savant comme Mgr Nicola Bux a évité de dogmatiser, en l’emphatisant outre-mesure, l’herméneutique de la continuité (que les progressistes continuent tranquillement à ignorer), en disant de façon sobre qu’elle « a fourni un critère pour aborder la question et non pas pour la fermer » : serions-nous crédibles si nous voulions être (ou feindre d’être) plus « ratzingeriens » que Mgr Bux ?</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, est-il réaliste de penser que la Fraternité Saint Pie X adopte, maintenant ou d’ici six ans, les indications qui nous sont suggérées ? Et pourtant, si certaines positions étaient juridiquement incompatibles &#8211; et ecclésialement impossibles &#8211; elles le seraient dans un esprit de droit, tant pour la Fraternité Saint Pie X que pour l’Institut du Bon Pasteur (qui n’a pas demandé la « contrepartie » des préalables) : confiants dans la Providence, nous devons donc déduire, qu’elles ne sont que des invitations. Nous ne négligeons pas qu’aujourd’hui il y a dans l’Eglise des poussées et de gravissimes difficultés; mais il nous semble que les spécificités de l’Institut du Bon Pasteur, plus qu’un obstacle au bien du Corps mystique, sont un humble et sincère service à l’Eglise.</p>
<p style="text-align: justify;">Don Stefano Carusi IBP</p>


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		<title>Le patrimoine religieux facteur de justice sociale</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 16:51:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[le magistère de benoît XVI]]></category>

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		<description><![CDATA[Discours de Benoît XVI à cinq nouveaux ambassadeurs Le patrimoine religieux facteur de justice sociale ROME, vendredi 4 mai 2012 (ZENIT.org) – « La plus grande pauvreté est le manque d’amour », souligne Benoît XVI qui exhorte les Etats à « valoriser leur patrimoine culturel et religieux » et à en « faciliter l’accès à [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Discours de Benoît XVI à cinq nouveaux ambassadeurs</p>
<p style="text-align: justify;">Le patrimoine religieux facteur de justice sociale</p>
<p style="text-align: justify;">ROME, vendredi 4 mai 2012 (ZENIT.org) – « La plus grande pauvreté est le manque d’amour », souligne Benoît XVI qui exhorte les Etats à « valoriser leur patrimoine culturel et religieux » et à en « faciliter l’accès à tous » : c’est aussi un facteur de justice sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Benoît XVI a reçu en audience des ambassadeurs près le Saint-Siège non résidents à Rome et représentant la République fédérale démocratique d’Éthiopie, la Malaisie, l’Irlande, la République de Fidji et l’Arménie. Ils ont présenté collectivement leurs lettres de créance, dans la salle Clémentine du palais apostolique du Vatican, à 11h, ce 4 mai 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pape a consacré son discours à la crise économique, invitant à prendre d’abord en considération « les personnes à aider », avant « le déficit à combler ».</p>
<p style="text-align: justify;">Discours de Benoît XVI</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Benoît-XVI-4.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5918" title="Benoît XVI (4)" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/05/Benoît-XVI-4.jpg" alt="" width="209" height="190" /></a>Madame et Messieurs les Ambassadeurs,</p>
<p style="text-align: justify;">C’est avec joie que je vous reçois ce matin pour la présentation des Lettres qui vous accréditent comme Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de vos pays respectifs auprès du Saint-Siège : la République fédérale démocratique d’Éthiopie, la Malaisie, l’Irlande, la République de Fidji et l’Arménie. Vous venez de m’adresser des paroles aimables de la part de vos Chefs d’État et je vous en remercie. Je vous saurais gré de leur transmettre en retour mes salutations déférentes et mes vœux respectueux pour leurs personnes et pour la haute mission qu’ils accomplissent au service de leur pays et de leur peuple. Je désire également saluer par votre intermédiaire toutes les Autorités civiles et religieuses de vos Nations ainsi que l’ensemble de vos compatriotes. Mes pensées se tournent aussi naturellement vers les communautés catholiques présentes dans vos pays, pour les assurer de ma prière.</p>
<p style="text-align: justify;">Le développement des moyens de communication a rendu notre planète, d’une certaine manière, plus petite. La capacité de connaître presqu’immédiatement les événements qui se déroulent dans le monde entier, comme les besoins des peuples et des personnes, est un appel pressant à leur être proches dans leurs joies comme dans leurs difficultés. Le constat de la grande souffrance provoquée dans le monde par la pauvreté et la misère aussi bien matérielles que spirituelles invite à une nouvelle mobilisation pour faire face, dans la justice et la solidarité, à tout ce qui menace l’homme, la société et son environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exode vers les villes, les conflits armés, les famines et les pandémies, qui touchent tant de populations, développent de façon dramatique la pauvreté qui revêt aujourd’hui de nouvelles formes. La crise économique mondiale conduit des familles de plus en plus nombreuses à une précarité croissante. Alors que la création et la multiplication des besoins a fait croire à la possibilité illimitée de jouissance et de consommation, faute des moyens nécessaires à leur satisfaction, des sentiments de frustration sont apparus. La solitude due à l’exclusion a augmenté. Et quand la misère coexiste avec la très grande richesse, naît une impression d’injustice qui peut devenir source de révoltes. Il convient donc que les États veillent à ce que les lois sociales n’accroissent pas les inégalités et permettent à chacun de vivre de façon décente.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, considérer les personnes à aider avant le manque à combler, c’est leur rendre un rôle d’acteur social, et leur permettre de prendre en main leur avenir, pour occuper à leur mesure une place dans la société. Car, « l’homme vaut plus par ce qu’il est que par ce qu’il a » (Conc. Vat. II, Gaudium et spes, 35). Le développement auquel toute nation aspire doit concerner chaque personne dans son intégralité, et non la seule croissance économique. Cette conviction doit devenir une volonté efficace d’action. Des expériences telles que le microcrédit, et des initiatives pour créer des partenariats équitables, montrent qu’il est possible d’harmoniser des objectifs économiques avec le lien social, la gestion démocratique et le respect de la nature. Il est bon aussi, par exemple, et en leur redonnant des lettres de noblesse, de promouvoir le travail manuel et de favoriser une agriculture qui soit tout d’abord au service des habitants. Là peut se trouver une aide véritable qui, mise en œuvre au plan local, national et international, prend en compte l’unicité, la valeur et le bien intégral de chaque personne. La qualité des relations humaines et le partage des ressources sont à la base de la société, en permettant à chacun d’y avoir sa place et d’y vivre dignement conformément à ses aspirations.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour renforcer l’assise humaine de la réalité socio-politique, il faut être attentif à une autre sorte de misère : celle de la perte de référence à des valeurs spirituelles, à Dieu. Ce vide rend plus difficile le discernement du bien et du mal ainsi que le dépassement des intérêts personnels en vue du bien commun. Il rend aisé l’adhésion à des courants d’idées à la mode, en évitant l’effort nécessaire de réflexion et de critique. Et bien des jeunes en quête d’idéal, se tournent vers des paradis artificiels qui les détruisent. Addictions, consumérisme et matérialisme, bien-être ne comblent pas le cœur de l’homme fait pour l’infini. Car la plus grande pauvreté est le manque d’amour. Dans la détresse, la compassion et l’écoute désintéressée sont un réconfort. Même dépourvu de grandes ressources matérielles, il est possible d’être heureux. Vivre simplement en harmonie avec ce à quoi l’on croit, doit demeurer possible, et le devenir toujours plus. J’encourage tous les efforts entrepris, particulièrement auprès des familles. Par ailleurs, l’éducation doit éveiller à la dimension spirituelle car « l’être humain se développe quand il grandit dans l’esprit » (Caritas in veritate, 76). Une telle éducation permet de tisser et de fortifier des liens plus authentiques car elle ouvre vers une société plus fraternelle qu’elle contribue à construire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les États ont le devoir de valoriser leur patrimoine culturel et religieux qui contribue au rayonnement d’une nation, et d’en faciliter l’accès à tous, car en se familiarisant avec l’histoire, chacun est amené à découvrir les racines de sa propre existence. La religion permet de reconnaître en l’autre un frère en humanité. Laisser à quiconque la possibilité de connaître Dieu, et cela en pleine liberté, c’est l’aider à se forger une personnalité forte intérieurement qui le rendra capable de témoigner du bien et de l’accomplir quand bien même cela lui coûterait. « L’ouverture à Dieu entraine l’ouverture aux frères et à une vie comprise comme une mission solidaire et joyeuse » (Caritas in veritate, 78). Ainsi pourra s’édifier une société où la sobriété et la fraternité vécues feront reculer la misère, et prendront le pas sur l’indifférence et l’égoïsme, sur le profit et sur le gaspillage, et surtout sur l’exclusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que vous débutez votre mission auprès du Saint-Siège, je tiens à vous assurer, Excellences, que vous trouverez toujours auprès de mes collaborateurs une attention courtoise et l’aide dont vous pourrez avoir besoin. Sur vous-mêmes, sur vos familles, sur les membres de vos Missions diplomatiques et sur toutes les nations que vous représentez, j’invoque l’abondance des Bénédictions divines.</p>
<p style="text-align: justify;">[Texte original: Français]</p>


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