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	<description>La tradition sans peur</description>
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		<title>« C’est pour la liberté que le Christ vous a affranchis ».</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 16:25:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Prédication pour le 4ème dimanche de Carême.
« C’est pour la liberté que le Christ vous a affranchis ».
 
Poursuivons, MBCF, notre médiation dominicale sur le salut. C’est le thème de notre prédication de Carême.
 
Nous savons que le salut, c’est le Christ.
Nous savons aussi que l’objet de salut, c’est notre délivrance du péché originel et l’accès à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #cc0000;">Prédication pour le 4ème dimanche de Carême.</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #cc0000;">« C’est pour la liberté que le Christ vous a affranchis ».</span></strong></p></blockquote>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Poursuivons, MBCF, notre médiation dominicale sur le salut. C’est le thème de notre prédication de Carême.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons que le salut, c’est le Christ.<br />
Nous savons aussi que l’objet de salut, c’est notre délivrance du péché originel et l’accès à la vie éternelle.<br />
Nous savons également que ce salut s’obtient par l’observance des commandements de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui nous pouvons ajouter une note supplémentaire dès plus importante enseignée par saint Paul, dans son Epître aux Galates, le salut apporté par le Christ, c’est non seulement la joie, mais essentiellement la liberté. Le Christ nous libère du carcan de la Loi : « C’est pour la liberté que le Christ (nous) a affranchis ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Approfondissons la chose. Cela vaut la peine</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La liberté !<br />
Mais c’était déjà le thème annoncé par les Prophètes. Le Messie délivrera son peuple. Ils définissent le salut comme la délivrance d’un joug, le rachat d’une oppression, une liberté. « Dieu m’a oint…pour annoncer aux captifs la délivrance et aux prisonniers la liberté », fait dire Isaïe au Messie. Les Israélites pieux vivaient de cette espérance. C’est ce que Zacharie chante : « Dieu a visité son peuple ; il a opéré sa délivrance ». La prophétesse Anne, qui ne quittait pas le Temple, parle de l’Enfant-Jésus « à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (2 28). Et les disciples d’Emmaüs résume leur foi, mise à rude épreuve par la Passion, en ces mots : « Nos avions mis l’espoir que c’était lui qui délivrerait Israël » (24 21)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ, le Fils de Dieu incarné et Sauveur, n’a pas déçu cette attente.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais la délivrance apportée dans la Nouvelle et Eternelle Alliance, n’est pas la libération d’un territoire ni l’affranchissement d’une domination politique, mais bien la souveraineté exclusive de Dieu sur chaque âme et par conséquent l’affranchissement du péché et de la tyrannie de Satan. Avec le Sauveur Jésus-Christ, il s’agit de la liberté spirituelle et intérieure. La conversion du pécheur fait du pécheur un être libre, de l’esclave, un enfant de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’Apôtre Paul, converti du pharisaïsme et du culte de la Lettre, a été profondément marqué par cette révélation du Seigneur. Il s’en est fait l’Apôtre.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cette liberté prêchée est le tout de sa doctrine. Il fuit le joug de la Torah, cet esclavage de la Loi.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Pour le juif, la vertu est une stricte observation de la Loi. La Loi est tout, plus que Dieu même. Il hypostasie la Loi et la considère comme une entité en soi indépendante de Dieu. La piété, pour lui, est affaire de légalisme. La Loi est le tout de la vie. Pour le juste juif, il n’est plus question de spontanéité, d’intériorité, de perfection, mais d’obéissance, car c’est le commandement comme tel qui a valeur sanctifiante, c’est lui qui purifie et qui sauve. Tout cela aboutit au formalisme, à un véritable étouffement de l’âme, à son asphyxie.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Aussi lorsque saint Paul se convertit sur le chemin de Damas, il se sent aussitôt délivré de cette servitude et il ira répétant : « Vous n’êtes plus sous la Loi mais sous la Grâce » (Rm 6 14). Aussi prêche-t-il la liberté. Vous êtes affranchis du joug de la Loi, répète-t-il sans cesse.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Vous êtes affranchi de cette contrainte, la Loi, qui provoque nécessairement transgression et péché.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La vocation chrétienne, elle, se résume pour saint Paul dans ce bienfait : la liberté. « Vous avez été appelé (à la foi) pour être libres » (Gal 5 1). La liberté chrétienne c’est la vie chrétienne elle-même dans son âme, dans sa source et son mode. La vie chrétienne est à l’opposé du moralisme. Le chrétien n’a pas à observer une loi qui lui serait imposée du dehors, mais il a celle du Christ vivant en lui, c’est la loi de la grâce, loi inscrite sur son cœur de chair, inspirant sa spontanéité et sa ferveur. C’est la liberté même de Dieu qui se déploie dans l’âme de ses enfants. Saint Thomas dit : « Le Nouveau Testament…consiste dans l’infusion du Saint Esprit qui nous instruit du dedans ». D’où ces affirmations si catégoriques : « Si l’Esprit Saint vous anime, vous n’êtes plus sous la Loi &#8211; sous la domination du péché -, mais sous la grâce (Rm 6 14 ; Gal 5 18).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Liberté intérieure !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas à dire que la vie morale en devienne anarchique. Que non pas ! Mais au lieu de recevoir sa règle du dehors, le chrétien agit spontanément. Il n’est pas contraint comme un esclave, sous le « joug » d’une règle. Son principe de vie lui est immanent. Le jour où l’Esprit Saint habite et inspire l’enfant de Dieu, celui-ci possède son principe moral de jugement et d’amour du bien, de force des réalisations vertueuses, en lui-même. Son dynamisme intérieur lui permet de connaître et de faire la volonté divine, unique règle à laquelle il doive s’ajuster et qui l’établit à coup sûr dans la « vérité de la vie ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi on peut dire, que pour saint Paul, la liberté, fruit du Saint Esprit, rend l’homme à lui-même, à sa dignité première, à la vie. Un chrétien digne de ce nom n’envisagera jamais la Loi autrement que comme une éducatrice de la liberté intérieure, spécifique des enfants de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire et redire que les enfants de Dieu ne vivent plus sous une loi, dans un régime, une économie dont le principe est une loi.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Là est l’innovation de la Nouvelle Alliance : la promotion à la liberté. L’homme qui a l’esprit de Dieu se déclare libre, non par insoumission à la loi de Dieu, mais par inclination spontanée et habituelle à faire soi-même tout ce qu’ordonne la Loi.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est dire que la liberté morale tient à notre être de chrétien. La grâce qui nous fait être ce que nous sommes, c’est la communication de la vie divine. Nous sommes nés de Dieu. Cette renaissance est l’œuvre du Saint Esprit. C’est parce que nous sommes enfants de Dieu que nous sommes royalement libres « Ainsi vous n’êtes plus esclaves mais des fils » dit Saint Paul (Gal 4 4).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut opposer plus fortement morale filiale et morale servile. Les enfants aiment leur père et cherchent à lui plaire. Les esclaves craignent leur maîtres et leur obéissent, contraints. Dans l’un et l’autre cas, les actes seront les mêmes matériellement, mais l’esprit est tout autre et l’on est amené à cette ultime précision : la liberté qui caractérise la morale chrétienne est positivement la liberté d’aimer. Or il n’y a rien de plus spontané, de plus inventif que l’amour. Qui est plus libre, plus audacieux, plus dynamique que celui qui est animé d’un amour spirituel et total. Regardez Marie Madeleine au pied de son Maître !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ecoutez saint Augustin vous dire : « Aime et fais ce que tu veux » ou encore : « par la santé de l’âme on obtient la liberté du jugement, par la liberté de jugement l’amour de la justice, par l’amour de la justice la réalisation de la Loi ». Et saint Thomas : « La loi de crainte fait de ses sujets des esclaves, la loi d’amour les rend libres. Celui qui n’agit que par crainte agit comme un esclave, mais celui qui agit par amour agit en être libre ». « C’est l’amour de charité qui fait la liberté des fils ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La loi nouvelle c’est donc notre filiation divine qui est l’œuvre du Saint Esprit, Esprit Saint, en nous qui nous suggère, du dedans de nous même, la mentalité et les mœurs d’enfants de Dieu. Cette immanence est le principe fondamental de la liberté chrétienne : « Là où est l’Esprit du Seigneur, nous dit saint Paul, là est la liberté » (2 Cor 3 17) parce que d’abord là est l’amour de Charité qui lui fait accomplir la loi de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cette doctrine engage toute une conception spécifique de la vie chrétienne.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le vrai chrétien ne vit pas dans la crainte comme des esclaves. Nous ne cherchons pas à fuir d’abord l’enfer en cherchant à rester fidèles aux préceptes. Non. Nous cherchons d’abord à vivre dans la charité. Il n’y a pas de crainte dans l’amour : bien plus, l’amour parfait chasse la crainte, parce que la crainte a pour objet le châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour » ; Voilà ce que nous dit aussi saint Jean.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Concluons ! Cette liberté des enfants de Dieu est l’apanage d’une morale filiale. Seuls ceux qui ont Dieu pour Père et qui donc sont fils, sont vraiment libérés. Cette liberté, éduquée par l’Esprit Saint, nous affranchit des servitudes héréditaires qui nous viennent du péché d’Adam dont nous sommes libérés par la Passion du Sauveur.<br />
Amen.</p>
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		<title>L’abdication catholique a aussi ses pancaliers (3)</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 23:42:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L’abdication catholique a aussi ses pancaliers  (3)
 
Pour enfoncer le catholicisme français dans son abdication intellectuelle, il n’y a pas seulement les hiérarchies parallèles installées dans l’Eglise à travers comités et commissions anonymes : il y a aussi de braves gens, ce sont les pancaliers.
 
La fulgurance du terme de pancalier est due à La Varende, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #cc0000;"><strong>L’abdication catholique a aussi ses pancaliers</strong>  <strong>(3)</strong></span></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Pour enfoncer le catholicisme français dans son abdication intellectuelle, il n’y a pas seulement les hiérarchies parallèles installées dans l’Eglise à travers comités et commissions anonymes : il y a aussi de braves gens, ce sont les pancaliers.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">La fulgurance du terme de pancalier est due à La Varende, il a donc sa parfaite légitimité littéraire. C’est au moment le plus dramatique d’un de ses récits qu’il nous fait entendre le cri célèbre :</p>
<p>« A l’aide, les pancaliers ! »</p>
<p>Les pancaliers ne viennent pas à l’aide des combattants.</p>
<p>Ou plutôt ils ne poussent le dévouement, dans nos luttes civiles, que jusqu’à ramasser les blessés, quand ils sont à terre, et à les soigner.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils ne s’engagent pas dans le vrai combat. Ils ne vont point s’y « compromettre ». Ce n’est pas forcément par peur. C’est parce que finalement ils n’en sont guère. Le cœur n’y est pas.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ses lettres de noblesse, le terme de pancalier ne figure ni dans Le Petit ou le Grand Larousse, ni dans le Grand ou le Petit Robert. On verra s’il aura été retenu dans le troisième tome de la 9e édition du Dictionnaire de l’Académie, dont la parution semble prochaine. Littré pourtant le connaissait, mais seulement au pluriel, comme un substantif dénommant une « variété des choux frisés », et bizarrement synonyme, disait-il, de l’adjectif panathénaïque, ce qui demeure obscur.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Au vrai, le pancalier est bien un chou, c’est bien sûr dans La Varende que nous trouvons explications et précisions décisives sur « ces grands choux de l’Ouest, vous savez », et sur leur sens figuré désignant ceux qui manquent à l’appel :</p>
<p style="text-align: justify;">« Beaucoup manqueront. Il y a les pancaliers… Vous ne connaissez pas ? Ce sont les tièdes : de braves gens… sans bravoure. Une mollesse heureuse les affaiblit lentement et les réduit […]. On leur a donné ce nom par allusion à ces grands choux de l’Ouest, vous savez, dont les tiges font des cannes un peu épaisses, mais si légères ; dont le bouquet est fait de feuilles épanouies : des choux sans cœur, Monsieur. » (Man’ d’Arc, p. 60).</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Les pancaliers aujourd’hui ne poussent pas l’extrémisme plus loin que la lecture d’un hebdomadaire comme Presse chrétienne ou d’un quotidien tel que Le Pomadin. Ils ont quelque sympathie pour le mouvement « pro-vie », à condition qu’il soit apolitique et areligieux, ce qui serait n’être rien, et qui fait penser au mot d’Etienne Gilson : « Les catholiques ne peuvent rien pour la France, parce que politiquement ils ne sont rien. »</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est un comportement typiquement pancalier, celui de l’évêque réclamant que les profanations d’églises soient traitées au même titre que celles qui touchent les mosquées et les synagogues.</p>
<p><strong>Et encore, la manière catéchétique de ne plus enseigner : </strong></p>
<p><strong>« Jésus est Dieu », </strong></p>
<p><strong>mais, à la place : </strong></p>
<p><strong>« Pour nous catholiques, Jésus est Dieu. » </strong></p>
<p><strong>Une opinion parmi d’autres… Une variété des choux frisés…</strong></p>
<p>JEAN MADIRAN</p>
<p><strong>Article extrait de Présent n° 7050<br />
du Vendredi 12 mars 2010</strong></p>
<p>© Présent.fr</p>
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		<title>L’abdication catholique est générale en France (2)</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 23:37:35 +0000</pubDate>
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L&#8217;abdication catholique est générale en France (2)
 
 L’affaire interminable du « consubstantiel », rappelée vendredi dernier, n’est pas une abdication accidentelle ou isolée. C’est un repère, c’est un exemple particulièrement visible de la tendance du catholicisme français, et donc de son épiscopat, à une abdication intellectuelle devant les contre-vérités, les exigences, les pressions de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">L&#8217;abdication catholique est générale en France (2)</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> L’affaire interminable du « consubstantiel », rappelée vendredi dernier, n’est pas une abdication accidentelle ou isolée. C’est un repère, c’est un exemple particulièrement visible de la tendance du catholicisme français, et donc de son épiscopat, à une abdication intellectuelle devant les contre-vérités, les exigences, les pressions de la modernité post-kantienne. La liste de ces abdications est longue. Tentons un bref résumé panoramique.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> Quel renoncement à se proclamer la seule religion qui détienne la vérité religieuse ! Comme si le modernisme avait rendu impossible une telle profession de foi. Elle est quelquefois niée, même par des évêques. Le plus souvent, c’est un renoncement silencieux à l’expliquer, la justifier, l’enseigner ; selon l’expression de l’abbé Régis de Cacqueray, c’est « l’impossibilité [supposée] d’affirmer que la religion catholique est la seule qui a été fondée par Dieu ». Conséquence immédiate, trop souvent « le dogme de la divinité du Christ est comme mis entre parenthèses », ainsi que l’écrivait le (futur) cardinal Journet.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> Conséquence visible : le scandale permanent de l’agenouillement empêché dans les églises, de la table de communion supprimée en<br />
faveur d’une communion debout et dans la main, manifestation orgueilleuse<br />
de l’éminente dignité de la personne humaine dans son individualité<br />
prétendument souveraine.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> Passivité devant les abominations de l’école publique : l’épiscopat,<br />
depuis la Seconde Guerre mondiale, a cessé de voir et de dire que la principale cause de la déchristianisation française est la confiscation de l’éducation par un Etat d’inspiration maçonnique. Cette étatique « éducation nationale » a courbé sous sa loi, sous ses programmes, sous son esprit, ce qui était l’enseignement catholique, l’obligeant à n’être plus qu’un « catholicisme non confessionnel » (!). Ce tyrannique abus de pouvoir de l’autorité politique est tombé tellement bas qu’il en est venu jusqu’à officialiser le prosélytisme homosexuel dans l’école publique : sans que l’on ait entendu la clameur indignée d’un épiscopat unanime !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> Indécis et distrait devant le génocide organisé par un avortement massif (on dépasse maintenant les 7 millions d’enfants français tués dans le sein de leur mère), l’épiscopat français, par la voix de celui qu’il a élu comme son président, désavoue les manifestations et les « cris dans la rue » (sic !) des mouvements pro-vie, et il supporte que ce même président distribue solennellement la communion aux responsables et aux complices du « droit à l’avortement » ! Le combat politique et religieux contre l’avortement est la pierre de touche décisive : on attend depuis trop longtemps que des évêques en prennent vigoureusement la tête au cri de « Dieu le veut ! ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> Abdication intellectuelle devant les « idées nouvelles » d’une « modernité » accueillie sans discernement : qu’il y ait des « idées nouvelles<br />
» dans les sciences et dans les techniques est parfaitement légitime (ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que toutes soient également vraies). Mais il n’en va pas de même pour les « idées nouvelles » en matière de religion et de morale, elles sont surtout des « attaques toujours renaissantes » contre la loi naturelle et la Révélation : « La civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété. » Tel fut le grave avertissement adressé par saint Pie X aux évêques français. Cet avertissement aura exactement un siècle le  2 5 août prochain, en la fête de saint Louis. On y mesure le chemin parcouru, en l’espace d’un siècle, par l’abdication de l’esprit et du cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">JEAN MADIRAN <strong>(Présent  du mercredi 10 mars 2010)</strong></p>
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		<title>Faut-il vraiment canoniser Jean XXIII?</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 05:48:37 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que certains groupes, qui ne font pas partie de l’Eglise catholique et en sont même fort éloignés, ont pu faire pression victorieusement sur elle pour entraver le procès en canonisation de la reine Isabelle la Catholique et retarder celui du pape Pie XII, serait-il permis à un simple fidèle appartenant à une communauté réprouvée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors que certains groupes, qui ne font pas partie de l’Eglise catholique et en sont même fort éloignés, ont pu faire pression victorieusement sur elle pour entraver le procès en canonisation de la reine Isabelle la Catholique et retarder celui du pape Pie XII, serait-il permis à un simple fidèle appartenant à une communauté réprouvée par un ostracisme vigilant, et témoin d’une Eglise oubliée, d‘émettre quelques réserves sur le procès en canonisation du pape Jean XXIII ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il n’est certes pas facile de jouer le rôle ingrat d’accusateur dans une cause où l’un des acteurs est absent. Mais sont aussi absents les milliers de chrétiens d’Afrique si maltraités par l’Histoire officielle et honnis par la pensée unique politiquement correcte. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car nous les pieds-noirs, nous avons quelque chose à dire au sujet du sort de l’Eglise d’Algérie et de la politique du Vatican à son égard. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si le pape Pie XI a ouvert finalement les yeux sur la nature véritable du communisme (trop tard pour les malheureux Cristeros massacrés au Mexique entre 1926 et 1929 et au-delà), c’est lorsque l’Espagne a été menacée à son tour par la République espagnole révolutionnaire et communiste de 1936. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le pape Jean XXIII, lui, a passé outre aux mises en garde de son prédécesseur quant à la perfidie communiste, lorsqu’il a négocié avec les émissaires kagébistes de l’Eglise russe pour conclure « l’Accord de Metz » (l). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est dans le même esprit que l’on n’a pas considéré avec la méfiance qui convenait le socialisme arabe qui allait être installé par De Gaulle en Algérie, en attendant que ce socialisme arabe se transforme purement et simplement en islamisme, chassant les croix de nos églises transformées en mosquées et profanant nos cimetières en détruisant les tombes de nos aïeux. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais il y avait à Alger un archevêque, indigne successeur du cardinal Lavigerie, et pourtant responsable du troupeau qui lui avait été confié depuis le 3 février 1954, qui fut soutenu dans toutes ses aberrations par le Vatican, qui, en la personne de Paul VI l’honora même du titre de cardinal le 22 février 1965. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>I – Léon-Etienne Duval, archevêque d’Alger </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quelles que soient les fonctions d’autorité, avant de décider, on a le devoir de s’informer et c’est ce qui semble avoir manqué principalement à Mgr Duval. A moins que ses partis pris idéologiques de gauche n’expliquent le tout de sa conduite. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais puisqu’il était en cheville avec le FLN, il avait le devoir de s’informer à son sujet sur l’avenir préparé aux chrétiens dont la charge lui était confiée. Et il avait un moyen très simple qui était à sa portée : le FLN (2) était soutenu par le dictateur égyprien Nasser et une grande partie de ses troupes l’avait pris pour modèle. Or, quel sort l’Egypte réservait-elle aux chrétiens ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il y avait d’abord les Coptes opprimés depuis toujours. Avec Nasser leur situation s‘était encore aggravée. Mais surtout, la politique du régime nassérien était dépourvue d’ambiguïté à l’égard du christianisme : contrôle accru sur les écoles religieuses, égyptianisation de la direction de ces écoles, interdiction d’enseigner une autre religion aux enfants musulmans. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si Mgr Duval voulait savoir l’avenir de l’Algérie sous la conduite du FLN, il lui suffisait de connaître la politique de Nasser, qui avait causé entre autres le départ de la plupart des juifs du pays. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais il semble bien que son parti fût déjà pris : les pieds-noirs ne peuvent oublier, par exemple, qu’il refusa que l’abbé Dahmar vînt dire la messe pour les étudiants des Barricades de janvier 1961. Et qu’il traita différemment les victimes des attentats selon qu’elles étaient d’origine européenne ou indigène ; il envoyait ainsi les secours de ses religieuses dans la Casbah, mais non aux gens qui furent mitraillés le 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">II – Jean XXIII et l’Algérie </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« [Les pays d’Afrique] devront reconnaître à l’Europe le mérite de leur avancement, et étendre à tous les domaines l’influence de l’Europe et de la civilisation chrétienne, sans quoi ils risqueraient d‘être entraînés par un nationalisme aveugle à se jeter dans le chaos ou dans l’esclavage. » Pie XII, Radio message de Noël 1955. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Depuis 1944, le nonce apostolique en France était Ange Joseph Roncalli (le futur pape Jean XXIII). C’est en cette qualité qu’il a fait une visite en Algérie en 1950 en particulier pour inaugurer à Oran la basilique de Notre-Dame-de-Santa-Cruz. Il connaissait donc personnellement l‘évêque de Constantine d’alors, Mgr Duval, et il y a tout lieu de supposer qu’il a préparé sa nomination à la succession du vieil archevêque d’Alger, Mgr Leynaud, âgé de 87 ans (3). </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En outre il avait quelque idée de ce qu‘était la chrétienté en Algérie pour avoir eu un aperçu des églises qui en formaient la trame sur toute son étendue. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pourquoi a-t-il accordé une si grande confiance à Mgr Duval alors qu’il pouvait savoir à quel point celui-ci était méprisé ou haï de la plupart de ses ouailles ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Or, au moment de l’exode des pieds-noirs et des harkis, et donc à la disparition de l’Eglise d’Algérie, son soutien inconsidéré à la politique duvalienne va jusqu‘à adresser à ce dernier le 7 juillet 1962, malgré la récente profanation de la cathédrale d’Alger (le 6 juillet), un télégramme qui fut aussitôt publié dans la presse : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« A l’occasion de la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, le Souverain Pontife forme des souhaits fervents de prospérité pour le nouvel Etat, appelant de ses vœux l’harmonieuse collaboration des diverses communautés, favorisée avec tant de zèle par votre Excellence. Sa Sainteté invoque de grand cœur sur tous les habitants de la terre algérienne les abondantes bénédictions du Dieu Tout-Puissant. » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce pourrait n‘être qu’une formule diplomatique si, par ailleurs, la sollicitude du Pasteur de tous les fidèles s‘était manifestée pour secourir les malheureux qui fuyaient le couteau des égorgeurs. Or pas plus que Mgr Duval ou la plupart des évêques français, on ne manifesta quelque sympathie (4) pour de supposés suppôts de l’OAS (5) qui durent affronter la misère et le désespoir avec l’hostilité de l’opinion publique et de la plupart des médias. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il est bien possible que Jean XXIII fût trop occupé à la préparation du Concile pour se soucier d’une chrétienté sur laquelle les informations étaient biaisées par l’idéologie de la décolonisation qui sévit encore aujourd’hui partout. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si l’on recherche avec soin les discours et les interventions du Pape en cette douloureuse année 1962, on est surpris de ne pas trouver la moindre allusion aux malheurs des catholiques d’Algérie contraints à l’exode ou suppliciés. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bien plus, son Message pour l’indépendance de l’Algérie daté du 2 juillet 1962 est à l’opposé des angoisses qui étreignent les chrétiens d’Algérie : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« … Les récents événements invitent à des pensées de confiance : les vœux les plus cordiaux accompagnent ces populations dans les tâches importantes que comporte l‘étude de la charte constitutionnelle, au moment où retentit dans le monde la voix de leur jeune liberté… » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On cherche tout aussi vainement dans son message pour la Journée de la paix du 10 septembre 1961 le souci des malheurs de l’Eglise d’Algérie : prêtres enlevés, familles massacrées… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et l’homélie prononcée le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II à l’occasion de la béatification ne lui fait pas le crédit de s‘être soucié d’une si petite Eglise mais bien d’avoir eu la merveilleuse intuition prophétique de la nécessité d’un concile écuménique (sic) inaugurant une saison d’espérance pour les chrétiens et pour l’humanité. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il conviendrait donc de poser la question : le Bon Pasteur ne laisse-t-il pas les 99 brebis qui sont en sûreté au bercail pour aller à la recherche de celle qui est exposée au danger ? Nous avons attendu ne serait-ce qu’un mot de compassion de la part du Père de tous les fidèles, et nous avons ressenti les honneurs décernés à notre imprévoyant archevêque (6) quelque peu sectaire comme une insulte à notre malheur. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Conclusion : faut-il vraiment canoniser Jean XXIII ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« L’Eglise ne doit pas s’occuper seulement des catholiques mais du monde », </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jean XXIII, Prix Balzan d’humanisme, de paix et fraternité entre les peuples pour l’année 1962. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous avons essayé de rapporter les actes publics, les paroles et les écrits qui sont des éléments objectifs de la vertu et de la sainteté de celui qu’on pourrait proposer à la vénération des fidèles. Mais justement pour nous, chrétiens d’Afrique du Nord, certains de ces actes ou de ces paroles furent scandaleux et nous ne comprendrions pas qu’on les proposât comme modèles alors qu’ils furent pour le moins injustes. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En outre, au moment où Jean XXIII s’est engagé à ne pas condamner le communisme (l’Accord de Metz date d’août-septembre 1962), il a abandonné sans regret une Eglise de plus d’un million de fidèles au joug d’un parti marxiste et islamiste. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car il est symptomatique que le FLN fut l’allié de Moscou et que, selon le mot de Lénine, Alger était le ventre mou de la France. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">N’est-ce pas la préfiguration de la politique d’Augustin Casaroli (7) (l’Ost Politik) qui ménage les régimes communistes par des concessions, des abandons et autres lâchetés (8), au détriment des véritables intérêts de l’Eglise ? </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il semble donc que sur ces deux points (l’Accord de Metz et l’abandon de l’Eglise d’Algérie) le pape Jean XXIII ait manqué à la prudence et à la charité qu’on attend d’un souverain pontife, père de tous les fidèles. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Paul-André Maur  (Tiré de Présent  Samedi 27 février 2010)</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(l) Accord en vertu duquel les soi-disant orthodoxes russes acceptaient d’assister au Concile à condition que le communisme n’y fût pas condamné. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(2) Mouvement terroriste d’obédience marxiste. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(3) Mgr Roncalli fut nommé patriarche de Venise, le 12 janvier 1953 et Mgr Leynaud mourut le 5 août suivant. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(4) A l’exception notable du Secours catholique de Mgr Rodhain. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(5) Organisation de résistance qui pratiqua dans la dernière période le contre-terrorisme en réponse à l’intrusion sanglante de barbouzes commanditées par le gouvernement français. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(6) Déclaration du 25 juillet 1962 de Mgr Duval : « Tout laissait espérer, il y a quelques semaines, que l’Algérie, dans la joie de sa jeune liberté, dans les possibilités qui lui sont offertes, allait prendre son essor dans un avenir de paix et de prospérité. Si certaines régions, aujourd’hui, donnent l’exemple de la tranquillité et du travail dans l’ordre, d’autres, au contraire, sont le théâtre de violences que rien ne peut justifier : enlèvements, exactions de toutes sortes ; même les tombes où reposent les morts sont quelquefois profanées. » Les libéraux sont toujours surpris des conséquences réelles des principes qu’ils affichent. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(7) Secrétaire d’Etat de Jean XXIII et de Paul VI. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">(8) Lâches abandons qui ne firent qu’aggraver la situation des chrétiens soumis à la tyrannie soviétique.</span></p>
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		<title>L&#8217;abdication catholique  (I)</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 17:29:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Cet article de Jean Madiran sur notre France d&#8217;aujourd&#8217;hui, exprimée dans Présent du mercredi 3 mars 2010, est peut-être la plus belle analyse que j&#8217;ai lue sur la situation présente tant politique que religieuse de notre pays . Je partage totalement cette analyse. J&#8217;apprécie tout particulièrement son dernier paragraphe. La réforme liturgique issue du Concile [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">Cet article de Jean Madiran sur notre France d&#8217;aujourd&#8217;hui, exprimée dans Présent du mercredi 3 mars 2010, est peut-être la plus belle analyse que j&#8217;ai lue sur la situation présente tant politique que religieuse de notre pays . Je partage totalement cette analyse. J&#8217;apprécie tout particulièrement son dernier paragraphe. La réforme liturgique issue du Concile Vatican II n&#8217;est pas sans conséquence sur la politique. Elle est la raison de l&#8217;abdication catholque, de l&#8217;abdication épiscopale: &laquo;&nbsp;Dire « présider une eucharistie » à la place de « célébrer le saint sacrifice », c’est une abdication de la foi, source de toutes les autres abdications&nbsp;&raquo;. </span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">On n&#8217;en finira pas d&#8217;analyser les conséquences de cette réforme liturgique. </span></em></strong></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"> Les élections vont être l’émanation d’une société sans Dieu ; une société<br />
sans foi ni loi.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans foi en ce sens que si certains citoyens ont encore diverses croyances religieuses, la vie politique et sociale se déroule laïquement comme si Dieu n’existait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans loi en ce sens qu’aucune loi morale, c’est-à-dire supérieure aux consciences individuelles ou collectives, n’est plus reconnue.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors le résultat des élections pourra bien être plutôt ceci ou plutôt cela, il ne pourra éviter d’être surtout l’émanation d’une société qui n’a plus de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La droite et la gauche se disputent parce qu’on ne peut s’asseoir à plusieurs sur un seul siège : les élections demeurent en tant que possibilité<br />
d’une alternance plus ou moins rapide aux postes de pouvoir, d’influence<br />
et de profit. Mais aujourd’hui la gauche et la droite ont fini par avoir en commun une même « culture de gouvernement », une culture de mort qui a pris la place de Dieu et de la loi naturelle. On sait bien ce qu’est « la gauche », tandis que « la droite » reste une notion confuse et vaine que j’avais essayé, mais en vain, de rendre plus claire dans mon La droite et la gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">Droite et gauche ont désormais une culture commune d’acceptation du<br />
stade ultime qu’atteint maintenant la déstructuration générale, elle va<br />
de l’avortement au mariage homo en passant par le déchaînement sexuel<br />
obligatoirement enseigné aux enfants des écoles.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> L’enfermement bétonné dans une même culture de mort se manifeste à<br />
l’Assemblée nationale par des votes unanimes, souvent sur l’initiative de<br />
« la droite », en faveur du prosélytisme homosexuel, de la propagande<br />
obsessionnelle pour l’avortement, de la décomposition et recomposition<br />
capricieuses des familles, de la disparition programmée des Français<br />
de souche par le métissage systématique des ethnies et des religions.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet enfermement culturel s’est progressivement parachevé au cours des trente-cinq dernières années.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1975, « la droite » Giscard- Chirac-Veil, pour faire passer l’avortement, avait besoin d’un renfort de la gauche et aussi de la bienveillance clandestine de l’épiscopat (sur ce dernier point, voir les révélations<br />
de Simone Veil et d’Israël Nisand dans Rémi Fontaine, pages<br />
133-135 de son Livre noir).</p>
<p style="text-align: justify;">Trente-cinq ans plus tard, on en est venu à une Eglise de France qui<br />
accueille solennellement à la table de communion les auteurs et complices<br />
du « droit à l’avortement », le 11 janvier 2010, aux obsèques de Philippe<br />
Séguin.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> Depuis le 11 janvier 2010, nous n’arrêtons pas de méditer la portée<br />
de cet énorme festival de profanations, retransmis à la télévision, présidé<br />
par le président de notre épiscopat. Ce n’était point accidentel. Aucun<br />
repentir ne s’est exprimé depuis lors, aucune réparation liturgique<br />
n’a été célébrée. On mesure le chemin parcouru depuis 1975, l’abdication<br />
ecclésiastique n’éprouve même plus le besoin de se cacher.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> La subversion a compris, elle le manifeste sans retenue, qu’à six ou<br />
sept ans il est déjà trop tard pour implanter un respect égal de toutes<br />
les « orientations » sexuelles. L’éducation à la culture de mort sait maintenant qu’elle arrive trop tard après le premier Notre Père et le premier Je vous salue appris sur les genoux maternels. Elle prépare donc, dans les esprits et dans les réglementations, la prise en main des enfants<br />
par l’Etat à partir de deux ou trois ans. En face, l’abdication catholique<br />
est d’ergoter dans un langage qui n’est pas le sien au lieu de parler<br />
au nom de Dieu et de sa loi. Mais les écoles catholiques sont devenues<br />
« catholiques non confessionnelles ». Et la montée de l’islam est accueillie<br />
par des sourires. Ne dites pas que ceci n’a rien à voir avec cela. Ceci,<br />
cela et le reste ont en commun de rencontrer partout la même abdication.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> La variation du langage nous avertissait. Tout un clergé et son Cardinal, au lieu de célébrer « le saint sacrifice de la messe », s’étaient mis le dimanche à « présider une eucharistie ». Certes, l’eucharistie est un sacrement administré à la messe, en soi ce n’est pas un mensonge. Mais remplacer l’un par l’autre, dire « présider une eucharistie » à la place de « célébrer le saint sacrifice », c’est une abdication de la foi, source de toutes les autres abdications. Une abdication de la foi non pas, peut-être, en son<br />
acte intérieur, que Dieu seul connaît et juge ; mais dans son acte extérieur,<br />
qui en est gravement estompé. Ainsi, nous avions été prévenus.<br />
JEAN MADIRAN<br />
.</p>
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		<title>On s’est bien moqué de nous sur le &#171;&#160;consubstantiel&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 16:35:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans le numéro 7045 de vendredi 5 mars2010 , on lit, entre autres ,  l&#8217;article de jean Madiran:
Depuis plus de quarante ans, les catholiques qui le dimanche vont à
la messe en français n’y ont jamais entendu le mot « consubstantiel » ;
ils risquent de complètement ignorer le drame, toujours en cours, de
son remplacement par l’expression [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le numéro 7045 de vendredi 5 mars2010 , on lit, entre autres ,  l&#8217;article de jean Madiran:</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plus de quarante ans, les catholiques qui le dimanche vont à<br />
la messe en français n’y ont jamais entendu le mot « consubstantiel » ;<br />
ils risquent de complètement ignorer le drame, toujours en cours, de<br />
son remplacement par l’expression : « de même nature ». C’est à leur intention que nous rappelons cet exemple tellement significatif de l’abdication catholique devant les exigences abusives de la modernité.</p>
<p style="text-align: justify;"> La messe célébrée en français, on l’a sans doute oublié, est antérieure à la promulgation par Paul VI, en 1969, d’une messe<br />
nouvelle. Les premières réclamations et protestations contre la suppression du « consubstantiel au Père », remplacé dans le Credo en français par un insuffisant « de même nature que le Père », sont en effet de l’année 1967.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> « De même nature » n’est pas en soi une expression hérétique ; c’est<br />
une expression qui ne dit rien : un fils est évidemment de même nature<br />
que son père. Mais inscrire « de même nature » à la place de «consubstantiel » manifeste, au moins en apparence, une intention hérétique ; et en fait, c’est supprimer une affirmation que les trois Personnes divines ne sont qu’un seul Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> On n’a connu alors en langue française aucune désapprobation publique énoncée par une notabilité ecclésiastique, à la seule exception du (futur) cardinal Journet qui, le 1er avril 1967, écrivait dans L’Echo des paroisses vaudoises et neuchâteloises : « A une époque où, de l’aveu de tous les chrétiens sérieux, protestants et catholiques, la démythologisation<br />
fait courir au christianisme l’un de ses plus grands dangers, où le dogme de la divinité du Christ est comme mis entre parenthèses, où l’on renonce, à la suite de Bultmann, à parler de “Jésus- Dieu” pour parler du “Dieu de Jésus”,<br />
on peut regretter que le mot béni de “consubstantiel” n’ait pas<br />
été retenu par les traducteurs du Credo. On peut espérer que la version<br />
“de même nature”, qui ne va pas à dissiper les équivoques, n’est que provisoire. » Ce supposé « provisoire » est toujours installé, quarante-trois<br />
ans plus tard, dans la messe en français comme dans la traduction<br />
française du Catéchisme de l’Eglise catholique (1992 et 1998) et de<br />
son Compendium (2005).</p>
<p style="text-align: justify;"> La première réclamation publique fut en 1967 celle d’une pétition<br />
de laïcs. Elle eut pour premiers signataires, leurs noms méritent d’être rappelés, Louis Salleron, Henri Massis, Gustave Thibon, François Mauriac, Roland Mousnier, Jacques de Bourbon- Busset, Pierre de Font-Réaulx,<br />
Stanislas Fumet, Maurice Vaussard, Daniel Villey.</p>
<p style="text-align: justify;"> Le cardinal Lefebvre, président et tête doctrinale supposée de l’assemblée plénière de l’épiscopat français, y répondit le 27 juillet<br />
1967 que cette pétition « ressemblait trop à une défiance à l’égard<br />
de la rectitude doctrinale de la hiérarchie », et que celle-ci ne veut<br />
pas avoir « l’air de céder à une pression ». Le Cardinal était partisan<br />
de « ne dramatiser en aucune façon une question qui, à l’heure<br />
actuelle, a bien perdu de son importance » (sic !). Toutefois « on<br />
envisage de donner au consubstantiel, dans une nouvelle édition, une<br />
traduction qui ne laisse place à aucune équivoque », « on va chercher<br />
pour une nouvelle édition une traduction plus précise ». Il y a eu en effet plusieurs « éditions nouvelles », notamment du « Missel des Dimanches » qui est réédité chaque année. Mais aucune correction du « de même<br />
nature ». Quarante-trois ans plus tard, l’épiscopat français est toujours en<br />
recherche d’« une traduction plus précise », qui « ne laisse place à<br />
aucune équivoque ». Il n’a pas encore trouvé. Il n’a pas trouvé que la traduction plus précise et sans équivoque du latin « consubstantialem » est<br />
justement, tout simplement, le mot français « consubstantiel », maintenu<br />
hors la loi dans l’Eglise de France depuis quarante-quatre ans.</p>
<p style="text-align: justify;"> Au jugement plus haut cité du (futur) cardinal Journet, on ajoutera<br />
utilement la consultation des deux classiques qui font référence<br />
sur la question : Etienne Gilson, aux pages 120 à 130 de son ouvrage : La société de masse et sa culture (Vrin 1967) ; et Louis Salleron, aux pages 22 à 29 de son ouvrage : La nouvelle messe (Nouvelles Editions Latines 1970, seconde édition 1976).<br />
JEAN MADIRAN</p>
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		<title>Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 16:15:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Prédication pour le 3ème dimanche de Carême
Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent
 
MBCF,
 
De dimanche en dimanche, en ce Carême 2010, nous essayons de scruter, du regard de la foi, le plan divin, son plan de salut.
 
Nous savons que ce plan salvifique se concentre essentiellement en son Fils unique, NSJC. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #cc0000;">Prédication pour le 3ème dimanche de Carême</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #cc0000;">Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent</span></strong></p></blockquote>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">MBCF,</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">De dimanche en dimanche, en ce Carême 2010, nous essayons de scruter, du regard de la foi, le plan divin, son plan de salut.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons que ce plan salvifique se concentre essentiellement en son Fils unique, NSJC. Il est notre Sauveur. « Un Sauveur vous est né », chantent les Anges lors de la Nativité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est le Sauveur, le Christ Seigneur, que prend en ses mains le prophète Siméon. Il l’affirme sous l’inspiration du Saint Esprit, dans son si beau chant, son « Nunc dimittis » : « Mes yeux ont vu votre salut que vous avez préparé devant tous les peuples ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce qu’annonce aussi Notre Dame, dans son Magnificat : « Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit trésaille de joie en Dieu, mon Sauveur ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce qui fit l’objet de la première prédication chrétienne, face au monde, celle de saint Pierre : « Ce Jésus est la pierre rejetée par vous de l’édifice et qui est devenue la pierre angulaire. Et le salut n’est en aucun autre».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Oui ! disions nous, le salut c’est le Christ.<br />
Nous l’acclamons. Nous le croyons. Nous le confessons.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cette confession fait notre joie. Elle est fondée sur l’espérance de la vie glorieuse. Elle nourrit notre charité. La confession du salut en le Christ fera notre gloire et notre béatitude, raison de notre plus grand amour. Ce fut l’objet de notre première prédication de Carême.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La seconde prédication porta, il vous en souvient, sur la manière de posséder ce salut : « que faire pour posséder ce salut » ? Et nous avions conclu notre prédication sur la question angoissante de ce jeune homme abordant NSJC : « Que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ». La réponse donnée par NSJC était claire : « pratique les commandements ». Je m’étais permis, avec beaucoup d’audace, certainement, comme si vous ne les connaissiez pas, de vous rappeler ces 10 commandements et d’ajouter un bref mot d’explication.</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse était générale, globale.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ici, dans ce 3ème dimanche de Carême, NSJC, dans son Evangile, va affiner un peu sa réponse. Et saint Paul, de son côté, va l’expliciter encore.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais concentrons d’abord notre attention sur l’Evangile du Christ, non pas tant sur la discussion concernant les démons, mais surtout sur la finale, la conclusion: « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent », « Qui audiunt verbum Dei et custodiunt illud ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il guérit une personne possédée d’un démon muet. Au lieu d’être dans l’admiration, du moins dans l’étonnement, les responsables du Sanhédrin restent dans la contestation. Le peuple, lui, est admiratif et du milieu de la foule une femme élève la voix et lui dit: « Heureux le sein qui vous a porté et les mamelles qui vous ont allaité ». Jésus, du tac au tac, répond : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ». « audiunt verbum Dei et custodiunt illud ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une belle réponse. Il faut l’approfondir.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce fut la même affirmation ou presque que Jésus, il vous en souvient, donna à celui qui lui disait un jour que sa mère, ses frères, ses cousins, son parentage, était dehors et voulaient lui parler. Saint Luc nous le comte en son évangile : « La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne purent pénétrer jusqu’à lui à cause de la foule. On vint lui dire : « Votre mère et vos frères sont là dehors et ils désirent vous voir. Il leur répondit : Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu – audiunt verbum Dei et faciunt -et la mettent en pratique ».<br />
C’est la même pensée. Il nous faut entendre la parole de Dieu et la garder « custodire » ou la pratiquer « facere ». Et si nous écoutons cette parole de Dieu, si nous la gardons ou la pratiquons, NSJC nous promet la béatitude. On peut le croire. Il est la Parole de vérité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce fut l’attitude de Notre Dame toute sa vie. C’est cette attitude que NSJC ici nous donne en exemple. Ce qui caractérise Notre Dame, c’est précisément qu’elle entendit la parole de Dieu et la fit, la pratiqua, la garda.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Elle entendit la parole de Dieu, la parole de l’ange. Elle ne fut ni sourde, ni indifférente, mais au contraire attentive. Elle scruta les paroles divines. Elle réalisa de fait tous les sens du verbe « audire ». Ce verbe veut dire « entendre », « écouter », « être attentif à », « être disciple de », « juger », « suivre » un enseignement alors qu’on est disciple, « exaucer », « approuver », « accorder », « être docile à », « écouter », « obéir ». Il faut se souvenir de la merveilleuse scène de l’Annonciation : l’ange étant entré où la Vierge était, lui dit : « Je vous salue pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes ». Mais « Marie fut troublée de ces paroles ». Ce trouble marque son attention, l’attention qu’elle porta à la parole de l’ange. « Ne craigniez point…Voici que vous concevrez en votre sein et vous enfanterez un fils et vous lui donnerez le nom de Jésus… » Marie écoute, scrute la pensée de l’ange…Mais comment cela se fera-t-il puisque je désire garder la virginité. L’ange lui dit : « la vertu du Très Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé Fils de Dieu ». Alors sonne sa réponse docile : elle donne son consentement : « « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole ». Elle est docile à la parole de l’ange. Après l’avoir écouté, elle obéit promptement.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Telle doit être notre attitude devant la parole de Dieu. D’abord l’écouter, l’entendre.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais quelle est-elle ? Où est-elle ?</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cette parole de Dieu nous a été donnée par le Christ. Elle a été donnée aux disciples, aux Apôtres. Tous ont fondé des églises, les églises apostoliques. Ils leur ont laissé leur enseignement qu’ils ont reçu du Christ, et le Christ de Dieu, Et c’est ainsi que cette parole de Dieu confiée aux églises fondées par les Apôtres, je me dois de l’entendre, de l’écouter, de la servir, d’y être fidèle, être fidèle à l’enseignement des églises apostoliques et principalement à l’église romaine, celle qui est fondée sur Pierre, puisque Pierre est l’Apôtre sur lequel Jésus a voulu fonder son Eglise. « Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise ». C’est pourquoi je dois « écouter », « entendre » « comprendre », d’abord l’enseignement de ces églises. « Entendre » l’enseignement apostolique, la tradition apostolique. Où trouver la vérité de Dieu sinon dans l’enseignement du Christ Seigneur. Mais où trouver l’enseignement du Christ Sauveur, sinon en ceux à qui le Seigneur l’a révélé. Mais à qui l’a-t-il révélé sinon à ses disciples. Je pose donc comme principe que je dois recevoir, entendre, écouter, être docile à la vérité apostolique, au Credo de Pierre, résumé dans le Credo de Nicée. C’est là que je trouve nécessairement, que j’entends la vérité apostolique qui est la vérité du Christ qui la vérité de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » ou « qui la font ». C’est ce que fit Notre Dame. C’est ce que fit Saint Joseph, toujours. Lui aussi, notre modèle, il accomplit tous les sens du verbe « custodire ». Ce mot veut dire : « garder », « prendre garde à », « veiller à », « observer », « se conformer à », « être fidèle à ».<br />
Si j’observe les actes qu’il accomplit et qui me sont rapportés par l’Evangile de saint Mathieu, je vois qu’il en est bien ainsi.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Comme il voulait éloigner discrètement Notre Dame lors qu’il vit qu’elle était enceinte, comme il était dans ces pensées, l’ange lui apparut en songe et lui dit : « ne crains point de prendre avec toi Marie ton épouse, car ce qui est formé en elle est l’ouvrage du Saint Esprit. Et elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus ; car il sauvera son peuple de ses péchés…Réveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait commandé : il prit avec lui Marie son épouse », ne la connut pas…et lorsque l’enfant naquit, « il lui donna le nom de Jésus ». « Il fit ce que l’ange lui avait commandé » &#8211; « fecit sicut praecepit ei angelus Domini » -. Il n’y a pas de velléitaire dans la maison du Seigneur.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Après la venue et l’adoration des mages et leur départ, voilà que de nouveau l’ange du Seigneur apparut à Joseph, et toujours dans son sommeil, lui dit : « Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu’à ce que je t’avertisse ; car Hérode va chercher l’enfant pour le faire périr ». « Joseph se leva et la nuit même, prenant l’enfant avec sa mère, il se retira en Egypte ». Il observe la parole de l’ange. Il s’y conforme, il y est fidèle. Il peut ainsi garder le trésor divin, le prendre en garde, veiller sur lui. Il est le « custos sedule Christi ». Mais une troisième fois, s’observe sa fidélité à la mort d’Hérode. L’ange du Seigneur l’en avertit et lui dit qu’il peut retourner « en terre d’Israël », ce qu’il fit.<br />
Voilà ce que nous révèle l’Ecriture Sainte sur saint Joseph, sa garde de la parole de Dieu et son service.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Soyez donc les imitateurs de Notre Dame, soyez donc les imitateurs de saint Joseph dans l’audition et la garde de la parole de Dieu et de sa sainte volonté.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que nous dit solennellement saint Paul. Mais plus encore, il ajoute un degré encore : « Soyez les imitateurs de Dieu » et « marchez dans l’amour, comme le Christ qui s’est livré lui-même pour nous à Dieu comme une oblation et un sacrifice d’agréable odeur ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est par amour en effet pour son Père et pour nous que Notre Seigneur a accompli, a réalisé la volonté salvifique de Dieu le Père. « Je viens O Dieu ! faire votre volonté ». Tel est le cri que Notre Seigneur prononça en entrant dans le monde. Tel est ce qu’il dit au jardin de Gethsémani. « Que votre volonté soit faite » : « Non ma volonté mais la votre ». C’est dans la plus parfaite obéissance au commandement de son Père que Notre Seigneur Jésus-Christ accomplit son sacrifice et réalisa le plan salvifique de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi celui qui accompli la volonté de Dieu, celui qui vit selon ses commandements, connaît la béatitude, nous l’avons dit plus haut. Celui qui ne l’accomplit pas « n’a pas d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu », C’est ce que nous dit en conclusion saint Paul. Imitons la Vierge Marie, imitons saint Joseph, imitons NSJC dans l’audition et la garde de la volonté de Dieu.</p>
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		<title>Visite du Président de la Fédération de Russie à Notre Dame de Paris et Vénération de la Sainte Couronne d’Épines</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 23:04:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Visite du Président de la Fédération de Russie à Notre Dame de Paris et Vénération de la Sainte Couronne d’Épines
mardi 2 mars 2010 à 16h30
 
Monseigneur JACQUIN accueillant le Président MEDVEDEV à son arrivée à la cathédrale
Dans le cadre de sa visite officielle en France, le Président de la Fédération de Russie, accompagné de Madame Dmitri [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #cc0000;">Visite du Président de la Fédération de Russie à Notre Dame de Paris et Vénération de la Sainte Couronne d’Épines<br />
mardi 2 mars 2010 à 16h30</span></strong></p></blockquote>
<p> </p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/mgr-Jacquin.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1957" title="mgr Jacquin" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/mgr-Jacquin-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Monseigneur JACQUIN accueillant le Président MEDVEDEV à son arrivée à la cathédrale</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cadre de sa visite officielle en France, le Président de la Fédération de Russie, accompagné de Madame Dmitri MEDVEDEV, s’est rendu à Notre-Dame de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le couple présidentiel y a été accueilli par Monseigneur Patrick JACQUIN, Recteur-Archiprêtre. S’en est suivi une visite de la cathédrale en présence de Monseigneur Jérôme BEAU, évêque auxiliaire de Paris qui représentait le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, en présence de l’Abbé Jean QURIS, Secrétaire général adjoint de la Conférence des Evêques de France, du Métropolite HILARION de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, et de l’Archevêque INNOCENT de Chersonèse, du Patriarcat de Moscou en Europe occidentale.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Tous ont remonté la nef au son des grandes orgues de la cathédrale sur lesquelles Philippe LEFEBVRE, organiste titulaire, improvisa sur le thème du Magnificat du ton royal.<br />
La visite s’est poursuivie par le chœur de la cathédrale et la Piéta.<br />
La suite s’est dirigée vers la chapelle absidiale de la cathédrale, Chapelle capitulaire de l’Ordre du Saint-Sépulcre et chapelle où est conservée la Sainte Couronne d’Épines dans son reliquaire. Monsieur et Madame MEDVEDEV assistèrent alors, très recueillis, à l’office de la vénération de la Sainte Courone d’Épines et des Reliques de la Passion en présence des Chanoines et des Chapelains de la cathédrale et des Chevaliers du Saint-Sépulcre. Un chœur de séminaristes orthodoxes aux voix profondes chanta l’office de la Croix.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Après cet office et avant de quitter la cathédrale, le couple présidentiel alla vénérer l’icône de la Mère de Dieu offerte au Cardinal André VINGT-TROIS par Alexis II, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, le 3 octobre 2007 lors de sa visite à Paris, icône accrochée depuis dans le transept Nord de la cathédrale.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Après les signatures sur le livre d’or de la cathédrale, un échange de cadeaux eut lieu. Le Président MEDVEDEV offrit à la cathédrale une icône du Christ de la Passion coiffé de la couronne d’épines. Monseigneur JACQUIN emmena alors le couple présidentiel devant la plaque commémorative de la visite d’Alexis II à la cathédrale. La suite regagna le parvis au son de la Toccata de Charles-Marie Widor exécutée aux grandes orgues par Philippe LEFEBVRE.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-jacquin-2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1959" title="Mgr jacquin 2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-jacquin-2-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a>Arrivé sur le parvis, le couple présidentiel alla pendant de longues minutes au contact de la foule assemblée pour la circonstance.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Monseigneur JACQUIN présentant au couple présidentiel le message spirituel de la cathédrale à travers son architecture, ses vitraux, ses sculptures&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-Jacquin-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1961" title="Mgr Jacquin 3" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-Jacquin-3-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a>Le couple présidentiel recueilli au cours de l’office de la Croix</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le chœur de séminaristes orthodoxes chantant l’office de la Croix.<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-jacquin-4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1964" title="Mgr jacquin 4" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-jacquin-4-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-jacquin-5.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1967" title="Mgr jacquin 5" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-jacquin-5-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a>Allocution de Monseigneur Jérôme BEAU</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le président MEDVEDEV remettant à Monseigneur JACQUIN une icône en cadeau pour la cathédrale<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-Jacquin-6.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1970" title="Mgr Jacquin 6" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-Jacquin-6-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-Jacquin-7.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1973" title="Mgr Jacquin 7" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/Mgr-Jacquin-7-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a>Monseigneur JACQUIN faisant lecture de la plaque commémorative de la visite du Patriarche ALEXIS II à la cathédrale le 3 octobre 2007.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #cc0000;">Visite du Tzar Nicolas II à Notre-Dame de Paris<br />
le 7 octobre 1896</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"> </span><em><strong><span style="color: #cc0000;">La dernière visite d’un chef d’état de Russie à Notre-Dame de Paris est celle du Tzar Nicolas II, le 7 octobre 1896, dans le cadre de sa visite en France du 5 au 9 octobre 1896.<br />
Cette visite événement est relatée dans les registres du Chapitre de Notre-Dame de Paris en ces lignes :</span></strong></em></p>
</blockquote>
<p><strong>Année 1896<br />
Visite du Tzar et de la Tzarine de Russie<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 7 octobre, le Tzar et la Tzarine de Russie arrivent à la porte de Notre-Dame, accompagnés du Président de la république  Des tapis ont été étendus devant la porte et à l’intérieur : un chemin dans l’allée centrale et le grand tapis des fêtes dans le chœur. Tous les lustres sont allumés. Trois prie-Dieu sont préparés dans le chœur et trois autres devant Notre-Dame de Paris. Le Tzar et la Tzarine s’avancent accompagnés de son Éminence le Cardinal Archevêque. Ils font une courte station devant le maître-autel sans entrer dans le sanctuaire. Puis ils se rendent devant la chapelle où est encore déposé le corps de M. Pasteur, qui est ouverte et illuminée. Le cortège fait ensuite le tour de l’abside, M. l’Archiprêtre faisant connaître à leurs Majestés les monuments renfermés dans les chapelles. Le Maître des Cérémonies dirige alors les illustres visiteurs vers la grande sacristie, où M. l’Archiprêtre leur montre les diverses parties du Trésor du Chapitre. Sorties de la sacristie, son Éminence conduit leurs Majestés devant la statue de Notre-Dame et la bannière de Jeanne d’Arc, et, la visite terminée, à la grande porte de sortie, le cortège suivant toujours, où le Tzar, la Tzarine et le Président de la République prennent congé du Cardinal et de sa suite. La suite du Cardinal Archevêque se composait des Vicaires généraux, des Membres du Chapitre en manteau long et grand cordon, des Chanoines prébendés et honoraires, et des membres du Conseil de Fabrique de Notre-Dame, à l’exclusion de tous autres et du public. L’orgue a joué à l’entrée l’hymne russe, puis quelques petits morceaux, et enfin une sortie appropriée à la circonstance, à savoir le « Domine Salvam fac». Pendant ce temps, le bourdon sonnait à toute volée.</p>
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		<title>Diocèse d&#8217;Avignon: le vicaire général se fait l&#8217;avocat de Mgr Cattenoz</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 10:35:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lu dans le journal &#171;&#160;La Provence&#160;&#187; 
Diocèse d&#8217;Avignon : le vicaire général se fait l&#8217;avocat de Cattenoz
 
Depuis 2007, Pierre-Joseph Villette est le vicaire général du Diocèse d&#8217;Avignon, c&#8217;est-à-dire celui qui seconde l&#8217;évêque, Monseigneur Cattenoz.
 
Depuis 2007, Pierre-Joseph Villette est le vicaire général du Diocèse d&#8217;Avignon, c&#8217;est-à-dire celui qui seconde l&#8217;évêque, Monseigneur Cattenoz. Or, un an après [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Lu dans le journal &laquo;&nbsp;La Provence&nbsp;&raquo; </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">Diocèse d&#8217;Avignon : le vicaire général se fait l&#8217;avocat de Cattenoz</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2007, Pierre-Joseph Villette est le vicaire général du Diocèse d&#8217;Avignon, c&#8217;est-à-dire celui qui seconde l&#8217;évêque, Monseigneur Cattenoz.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/MgrCattenoz-2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1952" title="MgrCattenoz 2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/03/MgrCattenoz-2-300x239.jpg" alt="" width="300" height="239" /></a>Depuis 2007, Pierre-Joseph Villette est le vicaire général du Diocèse d&#8217;Avignon, c&#8217;est-à-dire celui qui seconde l&#8217;évêque, Monseigneur Cattenoz. Or, un an après la démission d&#8217;une partie des doyens du conseil presbytéral, ce dernier est à nouveau dans la tourmente, contesté par de très nombreux prêtres, diacres et laïcs (catholiques &laquo;&nbsp;engagés&nbsp;&raquo;, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre) vauclusiens. Crise de confiance à l&#8217;égard de l&#8217;évêque, baisse du &laquo;&nbsp;salaire&nbsp;&raquo; des prêtres, mission des communautés installées depuis peu dans le Diocèse, situation financière du Diocèse : <strong><span style="color: #cc0000;">le vicaire général, ancien aumonnier des prisons, défend, sans langue de bois, Monseigneur Cattenoz.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><span style="color: #cc0000;">Considérez-vous qu&#8217;il y a aujourd&#8217;hui, dans le Diocèse d&#8217;Avignon, une crise de confiance à l&#8217;égard de Monseigneur Cattenoz ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pierre-Joseph Villette</strong> : &laquo;&nbsp;Non. Il y a quelques problèmes individuels&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Pour qu&#8217;autant de prêtres, diacres, laïcs, responsables de catéchèse, bénévoles catholiques, expliquent leur mécontentement, cela ne va t-il pas au-delà des problèmes individuels ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Ecoutez, le père Cattenoz sait ce qu&#8217;il veut, il est vigoureux, un peu carré mais en ces temps où tout fout le camp, il n&#8217;y a qu&#8217;à voir dans l&#8217;Education nationale, c&#8217;est bien d&#8217;avoir un peu d&#8217;autorité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Ce n&#8217;est, a priori, pas son autorité qui lui est reprochée mais son autoritarisme&#8230;<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V. :</strong> Le père Cattenoz est foncièrement bon et en sept ans, il a évolué. Au début, il était seul mais maintenant, en étant plus entouré, c&#8217;est plus facile. Mais il y en a marre de ces accusations anonymes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Tous ceux qui sont en poste et parlent anonymement évoquent les craintes de représailles. Et en l&#8217;espace de quelques années, plusieurs personnes qui avaient des postes à responsabilité au sein du Diocèse ont démissionné ou sont parties dans des conditions très tendues. Est-ce normal ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">P.-J.V. : Les difficultés relationnelles, ça fait partie de la vie. Et puis, l&#8217;idéal, pour un prêtre, c&#8217;est de rester en poste six à dix ans au même endroit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Attaqué personnellement, pourquoi Monseigneur Cattenoz ne se défend-il pas lui-même dans la presse ?</span></strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Parce qu&#8217;il en a marre de se faire tirer dessus. Jésus ne s&#8217;est pas défendu. Au procès, il se tait.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Il se met au même niveau que Jésus ?</span></strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Disons qu&#8217;en tant que chrétiens, nous suivons son chemin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Un an après la démission des doyens du conseil presbytéral, comment expliquez-vous que le Diocèse ne trouve personne pour occuper ce poste dans plusieurs doyennés du Vaucluse ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Il y a deux doyennés concernés, Orange et Vaison. Vaison ne compte que deux paroisses, donc, forcément, c&#8217;est difficile de trouver la bonne personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Par conséquent, ce n&#8217;est pas que personne ne veut occuper ces postes de doyen ?</span></strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Non, il n&#8217;y a pas de refus ni de séparatisme, je vous rassure.</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><span style="color: #cc0000;">Depuis quelques années, plusieurs communautés religieuses étrangères ont été accueillies dans le Diocèse, dont la communuaté brésilienne Shalom à Avignon (une quinzaine de Brésiliens). Ils sont venus pour évangéliser mais concrètement, que font-ils ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V. :</strong> La communauté Shalom est sur la Rocade, ils circulent, annoncent l&#8217;Evangile, dans un quartier musulman, Monclar, où il n&#8217;y a jamais vraiment eu de présence chrétienne. Ils tiennent notamment un snack en face du lycée Philippe de Girard. L&#8217;Eglise doit être visible car à force d&#8217;être discret, on disparaît.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Est-ce à dire qu&#8217;avant l&#8217;arrivée de ces communautés, la discrétion prévalait dans le Diocèse ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Non mais regardez la nouvelle mosquée de Monclar avec ses 1200 places, ils n&#8217;ont pas fait dans la discrétion.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Mais à ma connaissance, eux n&#8217;ont pas fait venir des communautés de l&#8217;étranger pour animer la vie religieuse.</span></strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Non mais de l&#8217;argent peut-être&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Les membres de ces communautés sont-ils salariés ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Non, il y a un dédommagement pour l&#8217;ensemble de chaque communauté car, notamment pour ceux qui ne font pas partie de la Communauté européenne, ils ne peuvent être salariés, n&#8217;ayant pas de contrat de travail.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Mais admettez que c&#8217;est un poids financier supplémentaire alors que l&#8217;animation religieuse aurait pu être assurée en interne ?</span></strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V. :</strong> Ils sont jeunes, ils ont de l&#8217;énergie, ils font passer le message de l&#8217;Evangile, où est le problème ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Il y a quelques mois (ndlr : courant 2009), les trois religieuses Viêt-Namiennes qui étaient affectées à la Maison Diocésaine sont reparties dans leur pays. Pourquoi ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V. :</strong> C&#8217;était difficile pour elles de s&#8217;intégrer, en raison notamment de la barrière de la langue et du choc culturel.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Mais quel était leur rôle précisément depuis 2006 ?</span></strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V. :</strong> Elles faisaient l&#8217;accueil, la cuisine, la blanchisserie à la Maison Diocésaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>- Mais sans être salariées ?</strong><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Voilà.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Allez-vous accueillir d&#8217;autres communautés venues de l&#8217;étranger à moyen terme ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : En 2009, nous avons décidé de nous mettre en stand-bye de ce côté là durant trois ans, soit jusqu&#8217;en 2012. Mais vous savez, la paroisse de Valréas, par exemple, demande qu&#8217;une communauté s&#8217;installe là bas. Et puis je voudrais dire que par rapport à ces communautés ou même les prêtres africains qui ont rejoint le Diocèse depuis quelques années, il y a pu avoir du racisme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- N&#8217;est-ce pas un peu facile, pour réduire à néant les arguments de contradicteurs, de les traiter de racistes ? N&#8217;est-ce pas plutôt la manière dont tout est mis en place qui pose problème ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : J&#8217;ai entendu certains dire : &laquo;&nbsp;Vous n&#8217;allez pas nous envoyer des Noirs quand même?&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Depuis janvier, le revenu mensuel des prêtres dans le Diocèse d&#8217;Avignon est passé de 950 à 900 euros brut. Pourquoi ?</span></strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Là dessus, il faut être clair. Depuis 2006, nous avons une retraite complémentaire qui n&#8217;existait pas jusque là et on a retardé l&#8217;impact sur les prêtres. Cette baisse a été votée en décembre dernier par le conseil prebytéral. Mais honnêtement, quand on voit la pauvreté dans la rue, se plaindre pour 50 euros alors qu&#8217;on est logé, nourri et éclairé, c&#8217;est un peu dur non ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Logé chauffé nourri, donc, pas le droit de se plaindre ?</span></strong><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V. :</strong> Je ne pense pas que dans le Diocèse, des prêtres aient des problèmes financiers.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>- Et donc, désormais, chaque baptême coûtera aux familles 50 euros, qui vont directement à l&#8217;Archevêché. Jusque là, chacun</strong> <strong>donnait ce qu&#8217;il voulait non ?</strong></span><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Là aussi, soyons clairs, si quelqu&#8217;un n&#8217;a pas d&#8217;argent et demande à être baptisé, il le sera. Le souci, c&#8217;est que jusque là, l&#8217;argent des baptêmes allait dans la poche des prêtres. Or, dans certaines paroisses, il y a 150 baptêmes par an, et dans d&#8217;autres, quelques uns seulement. Donc, tout revient à l&#8217;Archevêché qui <span style="color: #cc0000;">le</span> redistribue de manière équitable à chaque prêtre, puisque le denir de l&#8217;Eglise (ex-denier du culte) n&#8217;est pas suffisant.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>- Quelle est actuellement la situation financière du Diocèse d&#8217;Avignon ?<br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;">P.-J.V.</span> : Nous rééquilibrons très doucement. Nous avons eu un grand trou à l&#8217;automne et à l&#8217;hiver 2008&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Pour quelles raisons ?</span></strong><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : A cause de placements risques faits il y a longtemps. Le Diocèse avait un système d&#8217;actions en Bourse, des titres bancaires en fait. Et puis tout s&#8217;est cassé la figure.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Mais la vente de l&#8217;ancien Archevêché au conseil général (ndlr : rue d&#8217;Annanell) a bien coûté 6 millions d&#8217;euros? A quoi ont-ils servi ?<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Aux travaux de l&#8217;actuelle Maison Diocésaine (ndlr : 31 rue Paul Manivet), qui était vide jusqu&#8217;alors et à la construction de l&#8217;Aumonerie des jeunes. Mais vous savez, aucun Diocèse n&#8217;est dans le positif au niveau des finances.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Pouvez-vous nous parler de l&#8217;audience de Monseigner Cattenoz à Rome ?</span><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Il a été reçu en janvier (ndlr : le 15) par le pape. Le père Cattenoz avait demandé une audience, ce qui est très rare, pour être confirmé dans ses fonctions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">- Il y avait un besoin d&#8217;être confirmé pour s&#8217;affirmer face aux contestataires ?<br />
</span></strong><strong>P.-J.V.</strong> : Pas du tout mais en même temps qu&#8217;il le confirmait et disait &laquo;&nbsp;Ok vous êtes le patron&nbsp;&raquo;, il lui a expliqué qu&#8217;il avait peut-être été vite dans les réformes, notamment avec la venue des communautés. Mais il y a de moins en moins de prêtres en activité. Il ne faut pas attendre indéfiniment si on veut une vie chrétienne et religieuse active dans le Diocèse.</p>
<p><strong><span style="color: #cc0000;">- Que va t-il se passer dans les semaines, voire dans les mois qui viennent ?</span></strong></p>
<p><strong>P.-J.V.</strong> : Rien. Nous sommes dans une période de crise et en grec, &laquo;&nbsp;crisis&nbsp;&raquo; signifie passage.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong><span style="color: #cc0000;">- Et combien de temps va durer ce passage ?</span></strong><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>P.-J.V.</strong> : Je ne suis pas devin. Ce moment de passage est délicat mais sera fructueux.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Propos reccueillis par Fabien Bonnieux</p>
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		<title>Ils sont instamment priés…</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 22:21:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ils sont instamment priés…
 
Les évêques, c’est le motu proprio du 07.07.07 qui le dit, sont instamment priés par le Pape d’exaucer le désir des fidèles qui demandent la messe traditionnelle : à voir le comportement de la majorité des évêques français, on ne s’en douterait guère.
 
Nous avons vu hier pourquoi, selon ce même motu proprio [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #cc0000;">Ils sont instamment priés…</span></strong></p></blockquote>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Les évêques, c’est le motu proprio du 07.07.07 qui le dit, sont instamment priés par le Pape d’exaucer le désir des fidèles qui demandent la messe traditionnelle : à voir le comportement de la majorité des évêques français, on ne s’en douterait guère.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vu hier pourquoi, selon ce même motu proprio<em> Summorum pontificum</em>, c’est la messe en elle-même, la messe traditionnelle, qui a droit de cité dans l’Eglise ; et ce droit est hors d’atteinte, il ne peut nullement être diminué, suspendu ou aboli par les indignités supposées ou réelles que le cardinal Vingt-Trois attribue au traditionalistes. Pareillement s’exprime le cardinal <strong>Cañizares Llovera,</strong> préfet de la Congrégation romaine du culte divin, dans sa préface au magnifique <strong>Missel Vespéral Grégorien</strong> que viennent de publier <strong>les Editions Sainte-Madeleine</strong> <strong>du Barroux</strong>. On lit notamment dans cette préface (c’est moi qui souligne) :</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #cc0000;">« La volonté du Pape n’a pas été uniquement de se limiter à répondre aux justes aspirations des fidèles qui se sentent liés, pour diverses raisons, à l’héritage liturgique constitué par le rite romain ; il s’agissait aussi, tout particulièrement, d’ouvrir la richesse liturgique de l’Eglise à tous les fidèles, rendant ainsi possible la découverte des trésors du patrimoine liturgique de l’Eglise à ceux qui les méconnaissaient encore. »</span></strong> </em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Reprenons dans l’ordre, comme le fait très pertinemment La Lettre de Paix liturgique (numéro 217 daté du 15 février), le caractère précis et impératif des stipulations pratiques du 07.07.07.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’article 5, en son premier paragraphe, décrète :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"><em>« Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande… »</em></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Attention : cela ne donne aucun droit au curé de refuser ; ni le droit de s’en remettre à l’évêque. Il doit « accueillir », et accueillir « volontiers » : c’est lui d’abord qui en sera responsable devant Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le curé peut rencontrer des difficultés pratiques : par exemple, le manque de prêtres disponibles. L’article 7 l’a prévu. Dans ce cas, c’est le groupe de fidèles qui doit en informer l’évêque. Non point pour obtenir une autorisation (elle serait superflue) ; mais pour que l’évêque vienne aider le curé à surmonter les difficultés pratiques qu’il a rencontrées : <strong>« l’évêque est instamment prié d’exaucer leur désir</strong> ».<strong><span style="color: #cc0000;"> Le cardinal Vingt-Trois, quand il est reçu en audience par le Pape, peut lui expliquer avec quelle promptitude il a répondu à son instante prière.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si l’évêque lui-même, malgré sa bonne volonté, se trouve embarrassé,<strong><em><span style="color: #cc0000;"> « il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei »</span></em></strong> : désormais cette Commission, article 12, <strong>« exercera l’autorité du Saint-Siège » pour veiller à « l’observance et à l’application »</strong> du motu proprio.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le seul cas épiscopal envisagé par le motu proprio est celui, <strong><em>article 8,</em></strong> de « l’évêque qui souhaite pourvoir » à la demande du « groupe stable de fidèles » et qui en est empêché : dans ce cas, la Commission pontificale « lui fournira conseil et aide ». Les « empêchements » rencontrés par le curé ou par l’évêque « pour différentes raisons » ne sont pas précisés.<br />
<strong>Celui du manque de prêtres disponibles n’est pas le principal, il peut être surmonté en faisant appel aux prêtres de la FSP, de l’Institut du Christ-Roi, de l’Institut du Bon Pasteur, ou encore à des Réguliers de divers Ordres religieux antérieurs.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Mais il existe aussi l’obstacle des militants anti-papistes, des groupes sectaires et manipulateurs assurés de l’appui massif des télévisions, des publications démocrates-chrétiennes, des intellectuels d’appellation contrôlée, des modernistes et maçonniques clandestins installés in sinu gremioque Ecclesiae, au sein même de l’Eglise, instrumentalisant les fidèles et impressionnant les évêques. Il y a en outre la militance subreptice de La Croix par nuances insinuantes et doutes calculés. Et puis encore la police politique, les pressions financières, le préfet aux aguets, la malveillance judiciaire, les représailles laïcistes, les servitudes du dialogue, les obligations de l’écoute, et cette interminable ouverture à gauche qui est constamment un échec. Là, l’obstacle est réel.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">JEAN MADIRAN</p>
<p style="text-align: justify;">Article extrait du n° 7041<br />
du Samedi 27 février 2010</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>L&#8217;Eglise vandalisée et profanée à Morangis (Essone)</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 15:29:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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Eglise cambriolée de Morangis : toujours pas de réaction

Vendredi, Mgr Dubost a publié un communiqué dans lequel il se plaint de l&#8217;absence de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Posté le 23 février 2010 à 14h31</p>
<p>On connait le &nbsp;&raquo;véritable drame&nbsp;&raquo; qui s&#8217;est déroulé le 23 février 2010 àMorangis, dans l&#8217;Essone. Le Salon Beige du 23 février 2010 nous en informait en ces termes:</p>
<p><strong>Eglise cambriolée de Morangis</strong> : <strong>toujours pas de réaction<br />
</strong></p>
<p>Vendredi, <strong>Mgr Dubost</strong> a publié un communiqué dans lequel il se plaint de l&#8217;absence de réaction suite aux profanations d&#8217;églises. Ce communiqué n&#8217;a toujours pas été repris par la grosse presse, à l&#8217;exception du Parisien.</p>
<p>7 églises avaient été cambriolées dans l’Essonne entre janvier et juin 2009, date de l’interpellation d’un duo de pilleurs à Melun. Malgré ces arrestations, voilà quelques jours un nouvel édifice religieux a été la cible de voleurs, à Morangis. Le 12 février, après avoir tenté de fracturer au marteau la première porte latérale de l’église, les cambrioleurs se sont dirigés vers la deuxième porte vitrée, qu’ils n’ont eu aucun mal à casser. Là, ils ont détruit un détecteur de présence, puis jeté au sol tout ce qu’ils ont trouvé : papiers, chaises… Les malfrats ont pénétré dans la sacristie.</p>
<p>Deux ciboires en or, une patène en argent et un calice ont notamment été volés. Dans l’église, ils ont ensuite saccagé le tabernacle et emporté le coffre qui contenait les hosties consacrées. Les enquêteurs l’ont retrouvé à proximité de l’église, ouvert. Le marteau ayant servi au cambriolage était dedans. Les hosties étaient jetées au sol et piétinées. Mgr Dubost rappelle :</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;C’est la pire profanation qui soit. Mais j’ai l’impression que cela ne choque personne en dehors de notre communauté.&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p>Le curé poursuit :</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Les paroissiens sont choqués, moi je suis dégoûté.</em></strong></p>
<p>L’évêché a porté plainte. La municipalité de Morangis aussi. Pascal Noury, maire PS, est le seul politique à réagir :</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;C’est intolérable. Les gens ne respectent plus rien. On va tâcher de voir avec les responsables de la paroisse ce que l’on peut faire pour renforcer la sécurité de l’église.&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p><strong>Michel Janva</strong></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Voici le communiqué de l&#8217;Evêque:</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<strong>L’église de Morangis a été victime d’un acte de vandalisme.</strong> <strong>Le Saint Sacrement y a été profané</strong>. <strong>Je suis heureux de voir avec quel empressement les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l’opinion publique se révoltent lorsqu’une mosquée ou une synagogue est attaquée</strong>. Je m’en réjouis et je me joins à ceux qui dénoncent de tels délits. <strong>Mais cet empressement général rend étourdissant le silence à propos des églises</strong>. </p>
<p style="text-align: justify;">Bien plus, à la suite d’un certain nombre de vol et de profanations, j’avais émis l’idée de mettre sur pied une commission « cambriolage » pour visiter les églises, étudier, pour chacune d’entre elles, les dispositions à prendre pour augmenter la sécurité contre le vol, faire l’inventaire de ce qui pouvait être pris et le photographier. On m’a fait savoir que je n’en avais pas juridiquement le droit… et qu’il serait mis en place une commission officielle. Les exactions continuent. <strong>Les pouvoirs publics sont donc responsables par leur carence</strong>. Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations… S’il faut hurler, nous hurlerons. <strong>Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Jean Madiran a aussi réagi sur ce drame, mais plus sur les articles de La Croix qui ont relaté &#8216;&nbsp;&raquo;l&#8217;affaire&nbsp;&raquo;, dans un article ce Drésent sous le titre:</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<h2><span style="color: #cc0000;">Discrétion maintenue</span></h2>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"> Finalement <em>La Croix</em> n’en est pas restée à ses quatorze petites lignes sur la profanation de Morangis (<em>Présent</em> d’hier). Le lendemain, elle y a consacré un ample article de quatre colonnes, contenant des informations complémentaires, à commencer par la déclaration du maire de Morangis Pascal Noury : <em>« Ce n’est pas du même ordre qu’un tag antisémite sur une tombe juive. »</em> On s’en doutait : on allait le dire. Pardon : Mgr Dubost l’avait déjà dit…</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p>Le curé de l’église Saint-Michel de Morangis a « conservé dans son bureau les fragments d’hosties piétinées : “toutes étaient consacrées” lâche-t-il, attristé ». Mais alors ? jusques à quand resteront-elles conservées dans son bureau ? </p>
<p>Mgr Dubost a déclaré à <em>La Croix :</em> « L’opinion doit comprendre que, pour nous <em>(sic),</em> lorsque l’Eucharistie est atteinte, ce n’est pas seulement un cambriolage mais une profanation au même titre <em>(sic)</em> que celles qui touchent les mosquées et les synagogues. » </p>
<p><em>Pour nous ?</em> ou bien : <em>en soi ?</em> </p>
<p><em>Au même titre :</em> on n’avait encore jamais entendu dire que les fidèles des mosquées ou des synagogues y trouvaient la présence réelle d’un Dieu vivant. </p>
<p>Pour sa part <em>La Croix,</em> dans son titre comme dans son texte, s’obstine à parler, au singulier et au pluriel, d’églises « vandalisées » et non pas « profanées ». </p>
<p>Et d’autre part, elle s’en tient toujours à une… discrétion qui lui fait passer sous silence la mise en cause, par Mgr Dubost, des « pouvoirs publics », des politiques », de la « presse », et de l’« opinion publique ». </p>
<p>JEAN MADIRAN</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<div><a href="http://www.present.fr/lire_pdf.php?num=7041">Article extrait du n° 7041<br />
du Samedi 27 février 2010</a> </p>
</div>
<p><!-- selection --><!-- colcentrale --><!-- corps --><!-- page --></p>
<div id="pied">© Présent.fr</div>
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		<title>Le motif du 07.07.07</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 15:11:08 +0000</pubDate>
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Sous le titre, un peu mystérieux,  &#160;&#187;Le motif du 7.07.07&#8243;,  c&#8217;est-à-dire, pour les non initiés , &#171;&#160;le moti du Motu  Proprio de Benoît XVI &#171;&#160;Summorum Pontificum&#160;&#187; restaurant, entre autre, la messe dite de Saint Pie V, et mieux encore, &#171;&#160;la liturgie de saint Grégoire le Grand&#160;&#187;,  (selon Nicola Bux), Jean Madiran nous explique dans cet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong><em>Sous le titre, un peu mystérieux,  &nbsp;&raquo;Le motif du 7.07.07&#8243;,  c&#8217;est-à-dire, pour les non initiés , &laquo;&nbsp;le moti du Motu  Proprio de Benoît XVI &laquo;&nbsp;Summorum Pontificum&nbsp;&raquo; restaurant, entre autre, la messe dite de Saint Pie V, et mieux encore, &laquo;&nbsp;la liturgie de saint Grégoire le Grand&nbsp;&raquo;,  (selon Nicola Bux), Jean Madiran nous explique dans cet article (de Présent du 26 février2010), la raison de cette restauration:  ce missel &laquo;&nbsp;doit être honoré en raison de son usage vénérable et antique&nbsp;&raquo; et non point seulement parce qu&#8217;un groupe toujours plus important de fidèles la réclame.</em></strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Le motif du 07.07.07</strong> </span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Summorum-Pontificum.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1909" title="Summorum Pontificum" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Summorum-Pontificum-154x300.jpg" alt="" width="154" height="300" /></a>Dans sa « lettre » numéro 117, Paix liturgique vient de ramener notre attention sur les stipulations un peu oubliées du motu proprio Summorum pontificum promulgué le 7 juillet 2007 : notamment que les curés doivent accueillir favorablement les demandes de fidèles désirant la messe traditionnelle, et que les évêques doivent aider en ce sens les curés qui en seraient empêchés (par exemple, par le manque de prêtres disponibles).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cette incitation à relire le motu proprio du 07.07.07 nous a conduit à retrouver d’abord le motif qui a déterminé Benoît XVI à prendre une telle décision.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le préambule du motu proprio rappelle que Jean-Paul II avait déjà pris des mesures en faveur de la messe traditionnelle, et précise qu’il l’avait fait « par sollicitude pastorale » en faveur des « nombreux fidèles [qui] se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes. »</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Tel fut donc le motif de Jean-Paul II.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas celui de Benoît XVI.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’article premier du motu proprio nous dit en effet quel est son motif, qui me semble-t-il n’a guère été remarqué, demeurant comme éclipsé par le motif de Jean-Paul II, toujours répété par les commentateurs qui n’ont été attentifs qu’au plus ou au moins de « sollicitude pastorale » envers les traditionalistes.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Benoît XVI a certainement la même sollicitude, mais ce n’est pas le motif qu’il met en avant. Dans l’article premier, il décrète que le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par Jean XXIII « doit être honoré en raison de son usage vénérable et antique ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est-à-dire que Benoît XVI considère prioritairement non pas la satisfaction subjective des traditionalistes, mais la réalité objective du Missel romain et son imprescriptible droit de cité dans l’Eglise.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Un usage antique et vénérable ne peut être supprimé. Une coutume aussi ancienne et aussi respectée ne pourrait être abolie que si l’on découvrait brusquement qu’elle est intrinsèquement mauvaise. Cela est de droit naturel. C’est pourquoi dès le début et pendant trente-huit ans nous avons constamment invoqué le fait que l’interdiction de la messe traditionnelle n’était pas valable.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, cet article premier précise quel est notre devoir envers ce Missel romain antique et vénérable. Avant tout, nous devons l’honorer.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’honorer !</strong> Le choix d’un tel mot n’est pas accidentel. C’est un mot du Décalogue. « Honorer » n’est pas un acte de peu d’importance. Dis-moi qui tu honores et je te dirai qui tu es. C’est une vertu essentielle, celle du quatrième commandement. C’est la vertu de piété. Tes père et mère honoreras, et tes ancêtres, et tes bienfaiteurs, et tous ceux à l’égard de qui tu es un débiteur insolvable, ta patrie avec ses héros et ses saints ; « et parce que Dieu est notre père, le culte que nous avons pour lui se nomme lui aussi piété, comme le dit saint Augustin ». La piété est une vertu naturelle et elle est un don du Saint-Esprit. Elle est si divine que la prière de l’Eglise, par une mystérieuse et renversante audace, va jusqu’à nous faire invoquer Dieu sous le nom de « Pater piissimus ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il faut comprendre que si une grande partie du clergé, suivie de fidèles pourtant fervents mais déroutés, s’oppose à la messe traditionnelle, c’est parce qu’ils n’ont pas été élevés dans la vertu de piété, la déstructuration du catéchisme ayant commencé dans les années cinquante avec le « catéchisme progressif » ; Pie XII lui avait donné un coup d’arrêt sans parvenir à en détourner le noyau dirigeant de l’épiscopat français. La plupart des fidèles et des prêtres ayant moins de soixante ans n’ont pas été instruits des trois connaissances nécessaires au salut, on ne leur a point appris les trois vertus théologales, les quatre vertus cardinales, les sept dons du Saint Esprit que savaient par cœur, que savent encore aujourd’hui les enfants de 7 à 10 ans éduqués selon le catéchisme traditionnel. La plupart des moins de soixante ans ont été victimes d’une catéchèse de l’« écoute » et du « dialogue », d’une morale de l’« ouverture » et des « valeurs » au lieu des vertus naturelles et des vertus surnaturelles, ils vivent dans un univers mental différent. Ils ne sont pas des coupables, ils sont bien des victimes. Et c’est un drame très difficilement insurmontable. Cela se passe bien au-dessus des méchancetés, des superficialités, des simplismes du cardinal Vingt-Trois à l’égard des traditonalistes. On lui pardonne son simplisme et sa superficialité bien qu’il ait, lui, plus de soixante ans. Mais ses méchancetés, ce n’est pas nous qui pouvons l’en absoudre.</p>
<p style="text-align: justify;">JEAN MADIRAN</p>
<p style="text-align: justify;">Article extrait du n° 7040<br />
du Vendredi 26 février 2010</p>
<p style="text-align: justify;">© Présent.fr</p>
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		<title>Que faire pour obtenir la vie éternelle ?</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 14:24:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Prédication pour le 2ème dimanche de Carême
Que faire pour obtenir la vie éternelle ?
 
MNCF,
Dimanche dernier, partant de l’acclamation qui ouvre le temps de Carême « Voici maintenant le jour du salut », nous avons médité sur ce salut.
Nous nous sommes posés plusieurs questions
Quel est ce salut ?
En quoi consiste-t-il ?
Quel est-il ? Quel son objet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #cc0000;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Les-commandements-de-Dieu.jpg"></a>Prédication pour le 2ème dimanche de Carême</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #cc0000;">Que faire pour obtenir la vie éternelle ?</span></strong></p></blockquote>
<p> </p>
<p>MNCF,</p>
<p>Dimanche dernier, partant de l’acclamation qui ouvre le temps de Carême « Voici maintenant le jour du salut », nous avons médité sur ce salut.<br />
Nous nous sommes posés plusieurs questions</p>
<p>Quel est ce salut ?<br />
En quoi consiste-t-il ?<br />
Quel est-il ? Quel son objet ?<br />
Qui est-il ? Quel est celui qui l’apporte et l’accomplit ?<br />
Que faut-il faire pour l’obtenir ?</p>
<p><strong>Et nous avons répondu que « ce jour du salut » c’est le jour de la Nativité du Seigneur. Et que ce salut, tant désiré, est le Christ.</strong></p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/christ-sauveur1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1891" title="christ-sauveur" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/christ-sauveur1-241x300.jpg" alt="" width="241" height="300" /></a>Nous avons fondé notre réponse sur les affirmations de l’Ecriture, la parole de Dieu et nous avons invoqué le témoignage des Anges le jour de la Nativité s’adressant aux bergers. Nous avons invoqué le chant de Notre Dame en son Magnificat., le chant merveilleux de Zacharie, son Benedictus que l’Eglise fait reprendre tous les jours dans le bréviaire du prêtre, sa prière ecclésiale. Nous avons invoqué la merveilleuse prière de Siméon, le prophète.</p>
<p><strong>Oui le salut, c’est le Christ.</strong></p>
<p><strong>C’est l’affirmation de saint Pierre,</strong> en son premier discours après la Pentecôte, devant le Sanhédrin. Il nous en précise l’objet. C’est la rémission de nos péchés. Oh douce consolation pour nos âmes, avons-nous dit.</p>
<p>Mais plus que cela !<strong> C’est le don du ciel, c’est le don de l’éternelle gloire.</strong> C’est « l’héritage conservé dans le ciel pour (nous) », par la puissance divine.</p>
<p><strong>Mais pourquoi tant insister sur ce salut ?</strong></p>
<p>Parce que ce salut, vécu, contemplé, goûté, est pour nous une source de joie pour l’âme. Il faut y insister en un temps qui sombre dans le matérialisme et le relativisme philosophique où beaucoup sont sans joie, sans raison d’être, sans lendemain ne cherchant que satisfactions matérielles qui ne peuvent satisfaire l’âme en sa quête d’absolu. Les chrétiens ne connaissent pas ce « spleen »….tant ils sont à la recherche du Ciel, du bonheur éternel. C’est cela leur raison d’être. C’est cela qui les motive. Ils vivent dans cette perspective eschatologique. Leur regard – joyeux – est tendu vers le ciel. De même, MBCF, que l’ont reconnu les chrétiens, à Antioche, par leur charité fraternelle -« Voyez comme ils s’aiment » ! – de même aujourd’hui, le chrétien doit être reconnu par sa joie sur le visage parce que d’abord en son âme, car il attend, en ce jour de salut, le Seigneur qui vient. Qui vient le sauver et lui ouvrir les portes du Ciel.</p>
<p><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/abraham.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1893" title="abraham" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/abraham-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a>Nous savons que ce salut a une longue histoire</strong>, qu’il est éternel comme Dieu, qu’il commença à être divulgué avec l’histoire d’Abraham : « Je ferai de toi une grande nation », qu’il commença à être précisé avec, par, les prophètes tout le long de l’Histoire Sainte pour être consommé en la venue du « Fils de l’homme », NSJC, qui est le seul objet de l’Evangile prêché par les Apôtres. Oh que saint Jean est enthousiaste lorsqu’il écrit dans sa première lettre , que je dois vous rappeler alors que nous parlons du salut : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché, du Verbe de vie, &#8211; car la Vie a été manifestée, et nous l&#8217;avons vue, et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la Vie éternelle, qui était dans le sein du Père et qui nous a été manifestée &#8211; ce que nous avons vu et entendu, nous nous l&#8217;annonçons, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit complète ». (I Jn 1 1-4).</p>
<p><strong>Nous savons aussi que ce salut apporté par le Christ Seigneur est universel,</strong> qu’il concerne tous les hommes de bonnes volonté – « Et paix aux hommes de bonne volonté » chantons-nous dans notre Gloria in Excelsis Deo – que nul n’en est exclu que par sa propre faute. Juifs, Païens de la Gentilité, du nord au sud, de l’Orient à l’occident, tout homme est appelé à ce salut, peut connaître ce salut qui n’est en nul autre qu’en NSJC. « Il n’y a pas de nom sous le Ciel que le nom NSJC par lequel nous puissions être sauvé » nous dit saint Pierre et saint Jean en son Evangile à cette merveilleuse parole : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n&#8217;a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l&#8217;ont point reçue ».<br />
<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/PierreetPaul.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-1895" title="PierreetPaul" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/PierreetPaul-235x300.gif" alt="" width="235" height="300" /></a>Ainsi les Gentils, disions-nous, sont cohéritiers du royaume de Dieu ; ils y entrent, comme les Juifs, avec pleine égalité de droits et de privilèges ; ils sont membres du corps mystique du Christ au même titre que les autres ; ils ont part aux promesses des prophètes ; les bénédictions décernées à la postérité des patriarches les regardent aussi ; les engagements contractés par Dieu envers son peuple les concernent aussi bien que les Juifs auxquels ils paraissaient exclusivement adressés.</p>
<p><strong>Oui, le Christ est le salut pour tous. Pour tous, il est « l’espérance de la gloire ».</strong></p>
<p><strong>Mais que faire pour obtenir ce salut ? Pour marcher sur la voie du salut ?</strong> Nous vous disions que ce serait l’objet du sermon de dimanche prochain. Nous y sommes. Je me dois d’une réponse.</p>
<p><strong>Que faire pour obtenir ce salut ?</strong></p>
<p><strong>La question est d’importance.</strong> Il y va de ma vie, de mon éternité. Il y va du bien de mon âme qui est éternelle et qui n’aura pas d’autre incarnation. Il y va de ma « gloire » puisque nous vous disions que le Christ est «l’espérance de la gloire ».</p>
<p>Oui ! Que faire pour obtenir ce salut et finalement cette gloire ?</p>
<p>On peut formuler bien différemment cette réponse. Elles vont toutes tourner autour du Christ.</p>
<p><strong>Il faut recevoir dans notre cœur, dans notre vie, le Christ, sa personne, son enseignement, son Evangile, ses mœurs, son Eglise. Il faut recevoir, vous dis-je, le Christ Seigneur dans sa qualité de Sauveur, dans sa qualité de Fils de Dieu. Il faut le recevoir comme la fiancée attend et reçoit son fiancé. Avec amour, attention, joie, empressement, délicatesse.</strong></p>
<p>Il faut s’ouvrir à sa lumière. Il faut s’ouvrir à sa vie, à sa personne.</p>
<p><strong>Ecoutez tout d’abord Dieu le Père qui se fait entendre aujourd’hui à vos oreilles dans ce récit de la Transfiguration.</strong></p>
<p>Que vous dit-il : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Ecoutez-le ». « Ipsum audite ». Voilà qui est clair. Celui qui veut connaître le bonheur éternel doit écouter le Fils bien aimé, objet des complaisances du Père. Il doit devenir son disciple. C’est le sens même du verbe « audire » : Ecouter, être attentif à être disciple de, obéir. Voilà le témoignage de Dieu même. Et qui ne suivrez pas la parole de Dieu ? Le Dieu tout-puissant, le Dieu de vérité ? Mais ne pas suivre cette parole solennelle de Dieu, c’est équivalemment faire de Dieu un menteur. A Dieu ne plaise. Ma résolution est prise ! Je veux écouter mon Seigneur et Maître. <strong>« Audite Ipsum »</strong></p>
<p>Quel plus beau commentaire pouvons nous trouver de ce passage de notre Evangile que ces phrases de Saint Jean : « Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; et c&#8217;est bien là le témoignage de Dieu, qui a rendu témoignage à son Fils. Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage (de Dieu) en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, le fait menteur, puisqu&#8217;il n&#8217;a pas cru au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. <strong>Et voici ce témoignage, c&#8217;est que, Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n&#8217;a pas le Fils de Dieu n&#8217;a pas la vie ».</strong> (1Jn 5 10-12) . Et Saint Jean, toujours lui, conclut ce beau passage en disant : <strong>« Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu ».</strong></p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Les-commandements-de-Dieu1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1901" title="Les commandements de Dieu" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Les-commandements-de-Dieu1-255x300.jpg" alt="" width="255" height="300" /></a>Voilà, MBCF, une belle réponse. Pour avoir la vie éternelle, confessons et de bouche et de cœur que le Salut est en le Christ, le Fils de Dieu. <strong>« Audite Ipsum », c’est-à-dire faites de son enseignement, votre chartre. Faites de sa charité contemplée, votre charité. Faites de ses commandements, votre loi.</strong> C’est-à-dire aimer Dieu, pratiquer ses commandements « car c’est aimer Dieu, nous dit encore saint Jean, que de garder ses commandements ». <strong>Aimez Dieu.</strong> Voilà le premier commandement. Aimez son prochain. Voilà un commandement identique au premier. <strong>N’invoquez pas en vain le nom du Seigneur</strong>. Voilà le second. <strong>Souvenez-vous de sanctifier le jour du Seigneur</strong>. N’accomplissez pas en ce jour les œuvres serviles qui mettent le corps en action mais pratiquez après l’adoration de Dieu, les œuvres de l’esprit, la lecture, les œuvres spirituelles, l’amitié familiale et sociale. «<strong> Honorez père et mère afin de vivre longuement ».</strong> C’est-à-dire cultivez la piété familiale, gardez l’honneur de la famille, de son nom, respectez son enseignement, les conseils des parents, cultivez le culte des anciens. Voilà pour le quatrième commandement. <strong>Ne tuez point.</strong> Point d’avortement. Point de pilule mais comme protection, la vertu. «<strong> Vous ne serez point adultère</strong> ». Voilà pour le sixième. C’est ce que nous rappelle aujourd’hui saint Paul. <strong>Point de vol, point de rapine,</strong> mais restitution si besoin est. Accomplissez les œuvres de miséricorde. « C’en est assez », comme disait le curé de Cucugniant, pour le 7ème commandement<strong>. Point de faux témoignage contre le prochain.</strong> Point de médisance et de calomnie. C’est du vol. C’est voler le bien du prochain, sa réputation à laquelle il a droit. <strong>Point de mensonge.</strong> C’est odieux. Le vrai est une vertu sociale. La plus belle, peut-être, des vertus. <strong>Point de convoitise</strong> de la maison du prochain, ni de sa femme ni de son serviteur ni de sa servante, ni de son bœuf, ni de son âne ni rien de ce qui lui appartient. En un mot, point de concupiscence de toutes sortes.</p>
<p><strong>Voilà notre foi. Voilà nos commandements. Voilà notre charité. Tout cela, pratiqué, nous procure la vie éternelle.</strong> « Audite Ipsum » : voilà comment posséder le salut. J’ai ainsi répondu à ma question : « Quoi faire pour posséder la vie éternelle » ?.</p>
<p><strong>Mais c’était la question qu’on posa un jour au Seigneur.</strong> Un jeune, je crois. Et que répondit Jésus : <strong>« observe les commandements »</strong> ; Souvenez-vous : « Et voici que quelqu&#8217;un, l&#8217;abordant, dit : &nbsp;&raquo; Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle? &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Pourquoi m&#8217;interroges-tu sur (ce qui est) bon? Un seul est le bon. Que si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Lesquels? &nbsp;&raquo; Jésus dit : &nbsp;&raquo; C&#8217;est : Tu ne tueras point; tu ne commettras point l&#8217;adultère; tu ne déroberas point; tu ne porteras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère, et tu aimeras ton proche comme toi-même. &nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Nous sommes dans le mille.<br />
Ma réponse tombe dans le mille<br />
</strong></p>
<p>Vous voulez une autre preuve que ma réponse est exacte? Je vous conduirai à la dernière Cène du Seigneur. Je vous rappellerai son discours, son dernier discours, qui est comme son testament. Qu’a-t-il dit, entre mille belles choses ? Il a dit ces paroles : « Ayant ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : &laquo;&nbsp;Père, l&#8217;heure est venue, glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie. Puisque vous lui avez donné autorité sur toute chair, afin qu&#8217;à tous ceux que vous lui avez donnés, il donne la vie éternelle. Or, la vie éternelle, c&#8217;est qu&#8217;ils vous connaissent, vous, le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ ».</p>
<p>Mais je voudrais invoquer, pour ceux qui liront ce sermon, et qui sont au loin, <strong>le beau témoignage de Saint Jean dans son Evangile, dans son prologue:</strong> « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n&#8217;a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l&#8217;ont point reçue.</p>
<p>Il y eut un homme, envoyé de Dieu; son nom était Jean. Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui: non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.</p>
<p>La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde. Il (le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l&#8217;a pas connu. Il vint chez lui, et les siens ne l&#8217;ont pas reçu. Mais quant à tous ceux qui l&#8217;ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l&#8217;homme, mais de Dieu sont nés. Et le Verbe s&#8217;est fait chair, et il a habité parmi nous, (et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu&#8217;un fils unique tient de son Père) tout plein de grâce et de vérité.</p>
<p>Jean lui rend témoignage, et s&#8217;écrie en ces termes: &laquo;&nbsp;Voici celui dont je disais: Celui qui vient après moi, est passé devant moi, parce qu&#8217;il était avant moi.&nbsp;&raquo; et c&#8217;est de sa plénitude, que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce; parce que la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Dieu, personne ne le vit jamais: le Fils unique, qui est dans le sein du Père c&#8217;est lui qui l&#8217;a fait connaître.</p>
<p>Et voici le témoignage que rendit Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: &laquo;&nbsp;Qui êtes-vous?&nbsp;&raquo; Il déclara, et ne le nia point; il déclara: &laquo;&nbsp;Je ne suis point le Christ.&nbsp;&raquo; Et ils lui demandèrent: &laquo;&nbsp;Quoi donc! Etes-vous Elie?&nbsp;&raquo; Il dit &nbsp;&raquo; Je ne le suis point&nbsp;&raquo; &nbsp;&raquo; Etes-vous le prophète?&nbsp;&raquo; Il répondit &nbsp;&raquo; Non&nbsp;&raquo; ;&nbsp;&raquo;Qui êtes-vous donc&nbsp;&raquo;, lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. &laquo;&nbsp;Que dites-vous de vous-même?&nbsp;&raquo;<br />
Il répondit: &laquo;&nbsp;Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l&#8217;a dit le prophète Isaïe.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Or ceux qu&#8217;on lui avait envoyés étaient des Pharisiens. Et ils l&#8217;interrogèrent, et lui dirent: &laquo;&nbsp;Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n&#8217;êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète?&nbsp;&raquo;<br />
Jean leur répondit: &laquo;&nbsp;Moi je baptise dans l&#8217;eau; mais au milieu de vous il y a quelqu&#8217;un que vous ne connaissez pas, C&#8217;est celui qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Cela se passait à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.</p>
<p>Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit: &laquo;&nbsp;Voici l&#8217;agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. C&#8217;est de lui que j&#8217;ai dit: un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu&#8217;il était avant moi.&nbsp;&raquo; Et moi, je ne le connaissais pas, mais c&#8217;est afin qu&#8217;il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l&#8217;eau.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et Jean rendit témoignage en disant: &laquo;&nbsp;J&#8217;ai vu l&#8217;Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il s&#8217;est reposé sur lui. Et moi je ne le connaissais pas; mais celui qui m&#8217;a envoyé baptiser dans l&#8217;eau m&#8217;a dit: Celui sur qui tu verras l&#8217;Esprit descendre et se reposer, c&#8217;est lui qui baptise dans l&#8217;Esprit-Saint. Et moi j&#8217;ai vu et j&#8217;ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu.&nbsp;&raquo;<br />
Le lendemain , Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples. Et ayant regardé Jésus qui passait, il dit: &laquo;&nbsp;Voici l&#8217;Agneau de Dieu.&nbsp;&raquo; Les deux disciples l&#8217;entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Jésus s&#8217;étant retourné, et voyant qu&#8217;ils le suivaient, leur dit: &laquo;&nbsp;Que cherchez-vous?&nbsp;&raquo; Ils lui répondirent: &laquo;&nbsp;Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeurez-vous?<br />
Il leur dit: &laquo;&nbsp;Venez et vous verrez.&nbsp;&raquo; Ils allèrent et virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. Or c&#8217;était environ la dixième heure. Or, André, le frère de Simon-Pierre, était l&#8217;un des deux qui avaient entendu la parole de Jean, et qui avaient suivi Jésus.<br />
Il rencontra d&#8217;abord son frère Simon, et lui dit: &laquo;&nbsp;Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit Christ).&nbsp;&raquo; Et il l&#8217;amena à Jésus. Jésus, l&#8217;ayant regardé dit: &laquo;&nbsp;Toi, tu es Simon, fils de Jean; tu seras appelé Céphas (ce qui se traduit Pierre).&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le jour suivant, Jésus résolut d&#8217;aller en Galilée. Et il rencontra Philippe. Et Jésus lui dit:&nbsp;&raquo;Suis-moi.&nbsp;&raquo; Philippe était de Bethsaïde, la ville d&#8217;André et de Pierre. Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: &laquo;&nbsp;Nous avons trouvé celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les Prophètes: c&#8217;est Jésus, fils de Joseph de Nazareth.&nbsp;&raquo; Nathanaël lui répondit: &nbsp;&raquo; Peut-il sortir de Nazareth quelque chose de bon?&nbsp;&raquo; Philippe lui dit: &laquo;&nbsp;Viens et vois.&nbsp;&raquo; Jésus vit venir vers lui Nathanaël, et dit en parlant de lui: &laquo;&nbsp;Voici vraiment un Israélite, en qui il n&#8217;y a nul artifice.&nbsp;&raquo;<br />
Nathanaël lui dit: &laquo;&nbsp;D&#8217;où me connaissez-vous?&nbsp;&raquo; Jésus repartit et lui dit: &laquo;&nbsp;Avant que Philippe t&#8217;appelât, lorsque tu étais sous le figuier, je t&#8217;ai vu.&nbsp;&raquo; Nathanaël lui répondit: &laquo;&nbsp;Rabbi, vous êtes le Fils de Dieu, vous êtes le Roi d&#8217;Israël.&nbsp;&raquo; Jésus lui repartit: &laquo;&nbsp;Parce que je t&#8217;ai dit: Je t&#8217;ai vu sous le figuier, tu crois! Tu verras de plus grandes choses que celle-là.&nbsp;&raquo; Et il ajouta: &laquo;&nbsp;En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez désormais le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l&#8217;homme.&nbsp;&raquo;<br />
Comment mieux illustrer, expliquer ma réponse à la question : « Que faire pour posséder le salut, la vie éternelle » que ce beau passage de saint Jean.</p>
<p><strong>Les Apôtres trouvèrent le Christ, le suivirent et se reposèrent en lui. Cela leur a suffi !</strong></p>
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		<title>Mgr Pozzo,secrétaire de la commission Ecclesia Deison interprétation du Motu Proprio de Benoît XVI Summorum Pontificum</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 10:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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Mgr Pozzo,
secrétaire de la commission Ecclesia Dei
son interprétation du Motu Proprio de Benoît XVI
Summorum Pontificum

 
Les bénédictins de l’Immaculée fondés par le Père Jehan (OSB) en Italie, &#8211; il fut le premier disciple de Dom Gérard, à Bédouin -, viennent de publier sur leur site, avec quelque retard, un résumé de l’entretien qu’ils ont eu, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #cc0000;">Mgr Pozzo,<br />
secrétaire de la commission Ecclesia Dei<br />
son interprétation du Motu Proprio de Benoît XVI<br />
Summorum Pontificum</span></strong></p>
</blockquote>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Les bénédictins de l’Immaculée fondés par le Père Jehan (OSB) en Italie, &#8211; il fut le premier disciple de Dom Gérard, à Bédouin -, viennent de publier sur leur site, avec quelque retard, un résumé de l’entretien qu’ils ont eu, le mardi 11 août 2009, avec Mgr Pozzo, le nouveau secrétaire de la Commission Ecclesia Dei. Ils ont abordé essentiellement deux sujets : le Motu Proprio de Benoît XVI Summorum Pontificum, et son interprétation concernant l’usage de la « forme ordinaire et extraordinaire de la messe romaine »; puis le Concile Vatican II et son interprétation. Nous étions à quelques semaines du début des discussions théologiques entre Rome et la FSSPX.</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux ici commenter seulement la première partie du texte relative à l’interprétation du Motu Proprio Summorum Pontificum, laissant la deuxième partie –le Concile &#8211; pour une autre fois. (Voir le texte dans LNDC du 24 février)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Ce commentaire de Mgr Pozzo est important.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mgr Pozzo en effet est le nouveau secrétaire de la Commission Ecclesia Dei. Cette commission est chargée de l’application du Motu Proprio de Benoît XVI. C’est la mission de cette commission. C’est dit expressément dans l’ultime article, l’article 12, du document pontifical: « Cette commission (Ecclesia Dei ), outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l’autorité du Saint-Siège, en veillant à l’observance et à l’application de ces dispositions ( du Motu Proprio) ». Il se doit de donner la juste interprétation du document. Il représente « l’autorité du Saint Siège ».</p>
<p style="text-align: justify;">On sait que la législation liturgique prévue par le Motu Proprio, publié le 7 juillet 2007, est nouvelle. C’est en effet en 12 nouvelles normes que Benoît XVI précisa le nouveau cadre juridique de l’application de la Réforme liturgique issue du Concile Vatican II. C’est clairement dit dans le texte de Benoît XVI. Cette législation annule toutes les dispositions antérieures de ces prédécesseurs : « Tout ce que j’ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu Proprio, j’ordonne que cela ait une valeur pleine et stable et soit observé à compter du 14 septembre de cette année (2007), en la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix, nonobstant toutes choses contraires ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour toutes ces raisons, le texte du Père Jéhan résumant la pensée de Mgr Pozzo sur le Motu Proprio est capital.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">L’analyse du texte.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Que nous dit-il ?</p>
<p style="text-align: justify;">« Mgr Pozzo a tenu à dire que selon la lettre accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum, le rite romain existe dans deux formes et qu’aucun prêtre “ne peut refuser en principe de célébrer selon l’une ou l’autre forme”. Concrètement, cela implique, pour lui, que si un prêtre, célébrant normalement selon la forme extraordinaire, se trouvait dans une situation de nécessité pastorale dans laquelle l’autorité compétente exige une célébration selon la forme ordinaire, il devrait accepter de le faire ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est une claire reconnaissance du bi-ritualisme, de sa nécessité juridique, de sa nécessité pastorale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce bi-ritualisme est clairement exprimé non seulement dans la lettre d’accompagnement du Motu Proprio aux Evêques, comme le laisse entendre Mgr Pozzo, mais dans la Motu Proprio lui-même. C’est l’article 1 : « Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la lex orandi de l’Eglise catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par Saint Pie V et réédité par le bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi de l’Eglise et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l’Eglise n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Eglise : ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai aussi que la lettre d’accompagnement que Benoît XVI adressait aux Evêques justifie doctrinalement, juridiquement, pastoralement ce bi-ritualisme post-conciliaire. La raison principale – c’est clairement affirmé &#8211; est que le rite « antique « , celui de saint Pie V, n’a jamais été aboli. « Ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé ». Vu son antiquité, il faut le sauvegarder : « Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place ». (p.23-24)</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, poursuit le pape : « Evidemment, pour vivre la plaine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté ». (p. 24).</p>
<p style="text-align: justify;">Mgr Pozzo, reconnaissant la nécessité actuelle du bi-ritualisme, son droit, sa raison doctrinale et pastorale, est bien dans la ligne du Motu Proprio. Il interprète bien le texte et la pensée du législateur Benoît XVI. Qui pourrait dire le contraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il peut donc légitimement conclure : « Un prêtre célébrant habituellement la messe dans sa forme « extraordinaire » ne pourrait refuser cependant, si les circonstances pastorales l’exigeaient et si les autorités légitimes le demandait, de célébrer la messe dans sa forme ordinaire » – ou plus simplement « la messe de Paul VI ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Quelques remarques.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela nous inspire quelques réflexions :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Reconnaissons, tout d’abord, que cette ligne rappelant formellement le droit de l’antique messe est nouvelle dans l’Eglise.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’était pas la pensée et la législation qui étaient exprimées, par exemple, dans la lettre de Jean-Paul II : <em>Quattuor abhinc annos</em> de 1984, ni dans le Motu Proprio du même pape<em> Ecclesia Dei.</em> Certes, la lettre de 1984 prévoyait bien le retour, &#8211; un certain retour -, de la messe « tridentine » dans l’Eglise, plus clairement affirmé encore dans <em>Ecclesia Dei Adflicta</em>, mais elle ne faisait que « concéder » ce rite antique aux prêtres et aux groupes de fidèles la demandant. Le pape Jean-Paul II ne faisait que conférer aux Evêques l’autorisation &#8211; un indult &#8211; de « concéder » cette messe de Saint Pie V, encore fallaient-ils que les « demandeurs » ne «<strong> mettent pas en doute la légitimité et la rectitude doctrinale du missel romain promulgué en 1970 par le Pontife romain Paul VI</strong> ». Le « droit » à la messe « antique » n’était pas reconnu pour autant. On ne parlait que de « concession », que d’« indult ». Le législateur ne le voulait que « temporaire » pour obtenir « une certaine paix ecclésiale ». C’était clairement dit par le <strong>Cardinal Re</strong>, à l’époque, Substitut de la Secrétairerie d’Etat pour les affaires générales, dans une lettre à <strong>M de Saventhem,</strong> président honoraire d’Una Voce Internationale : « Les diverses dispositions prises depuis 1984 avaient pour but de faciliter la vie ecclésiale d’un certain nombre de fidèles sans pérenniser pour autant les formes liturgiques antérieures. La loi générale demeure l’usage du rite rénové depuis le Concile, alors que l’usage du rite antérieur relève actuellement de privilèges qui doivent garder le caractère d’exception…Le premier devoir de tous les fidèles est d’accueillir et d’approfondir les richesses de sens que comporte la liturgie en vigueur dans un esprit de foi et d’obéissance au Magistère en évitant toute tension dommageable à la Communion ecclésiale ».</p>
<p style="text-align: justify;">Vous le voyez : la législation de l’Eglise, du Concile Vatican II jusqu’à l’élection de Benoît XVI, ne conférait nullement un droit à l’ancienne messe. Le missel de saint Pie V était supprimé. On n’osait pas le dire « abrogé ». Nous étions en 1994, le 17 janvier 1994.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, en cette matière liturgique, les choses bougeaient puisqu’en 1998, le 24 octobre 1998, <strong>le cardinal Ratzinger,</strong> le futur Benoît XVI, s’élevait là contre et reconnaissait, s’appuyant sur l’autorité du<strong> cardinal Newman</strong> que « l’Eglise dans son histoire, n’avait jamais aboli ou défendu des formes liturgiques orthodoxes, ce qui serait tout à fait étranger à l’esprit de l’Eglise ». L’affirmation était nouvelle et tout à fait opposée à celle de Mgr Re.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quoi qu’il en soit en 1994, la loi générale en liturgie demeurait l’usage du rite rénové depuis le Concile</strong>. C’était l’affirmation de Mgr Re.</p>
<p style="text-align: justify;">On connaît la réponse merveilleuse de M de Saventhem : « Il insiste sur l’affirmation : <strong>« sans pérenniser pour autant les formes liturgiques antérieures ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Même ecclésiologiquement, cette clause parait indéfendable. La « liturgie classique » du rite romain de la messe est déjà doué de pérennité intrinsèque en tant que monument incomparable de la foi. Son usage universel et multiséculaire bien avant la Constitution Apostolique « Quo Primum » lui confère en outre la pérennité canonique de la « consuetudo immemorabilis ». Par conséquent, la « pérennisation » dont parle votre lettre n’est aujourd’hui ni à octroyer ni à ôter à la liturgie classique – elle est simplement à reconnaître et à faire respecter dans les dispositions réglant son emploi à côté des rites réformés ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà qui est bien dit.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce qui fut fait très heureusement par le cardinal Ratzinger une fois élu pape. Le Motu Proprio de Benoît XVI, en 2007, est très clair : « Il est permis de célébrer le sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le Bienheureux Jean XXIII en 1952 et jamais abrogée, en tant que forme extraordinaire de la liturgie de l’Eglise » (p. 9. Art I § 2).</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, tout en reconnaissant le droit de l’ancienne messe, de la « liturgie classique » du rite romain, et tout en confessant son droit, le pape Benoît XVI demande clairement le respect et la reconnaissance de ce qu’il appelle « la forme ordinaire (messe de Paul VI) du rite romain ». La messe dite de saint Pie V et la messe de Paul VI sont, pour lui, deux expressions du seul et même rite romain, « deux mises en œuvre de l’unique rite romain ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voilà avec un bi-ritualisme déclaré de droit !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’objet de l’article 1 que nous avons cité plus haut.</p>
<p style="text-align: justify;">Il affirme dans sa lettre aux Evêques, « qu’il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum ». Il y a seulement, « croissance » et « progrès » mais « nullement rupture ». Et c’est pourquoi il dit que les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres » (p. 24). Le bi-ritualisme est de droit.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas que le bi-ritualisme, dans l’Eglise latine fasse problème. L’Eglise latine a toujours eu de nombreux rites divers : le rite dominicain, le rite lyonnais…Mais c’est la coexistence « pacifique » de ces deux « expressions », « l’ordinaire » et « l’extraordinaire » du missel romain qui fait problème.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour certains et pour moi, il ne peut s’agir du même et unique missel romain. Mgr Gamber, ce grand « liturge », est formel.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Voilà un nouveau problème soulevé !</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Problème que le père Jehan a du présenter à Mgr Pozzo lui laissant entendre les difficultés que certains éprouvaient et éprouvent encore pour célébrer la « nouvelle messe » non encore « réformée » comme le souhaite pourtant clairement Benoît XVI dans la lettre d’accompagnement où il parle d’une plus grande « sacralité » de la célébration de la messe de Paul VI. Le père Jéhan a du présenter à Mgr Pozzo l’argument du droit propre et exclusif à la messe tridentine que réclament certaines nouvelles communautés de droit pontifical. Ils affirment que leurs constitutions fondatrices, leurs statuts canoniques, reconnus par Rome, leur accordent ce droit.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était l’argument que présentait déjà en 1999 le père de Blignière, supérieur des pères de Cheméré, dans le n° 68 de sa revue « Sedes Sapientiae ». C’est aussi ce que pense le père Jehan concernant les constitutions du monastère du Barroux. C’est ce que demande et pense aussi M l’abbé Philippe Laguérie pour l’IBP. Le père Jehan se fonde sur l’autorité de Mgr Stankiewicz, doyen du tribunal de la Rote. Mgr Pozzo écouta et s’intéressa à son argumentation : « Mgr Pozzo a cependant écouté l’opinion que Mgr Stankiewicz, doyen du tribunal de la Rote, avait exprimée au père Jehan après avoir lu attentivement les constitutions du Barroux, et selon laquelle un moine-prêtre du Barroux n’a pas le droit de célébrer selon le Novus Ordo Missae, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du monastère. Ainsi l’obligation de célébrer selon l’ancien rite serait un droit-devoir particulier qui s’applique aux moines du Barroux, et cela est vrai où qu’ils se trouvent ».</p>
<p style="text-align: justify;">Je veux bien croire que c’est l’interprétation que donne Mgr Stankiewicz des constitutions du monastère du Barroux. Mais Dom Gérard, ne se montra pas si catégorique en cette affaire…C’est pourtant lui le vrai législateur du Barroux, lui qui peut en donner la juste interprétation puisqu’il les a écrites.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Les justes critiques de la messe de Paul VI.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre ici cette instance, cette demande de l’exclusivité du rite saint Pie V, il faut connaître la résistance opiniâtre qu’ont menée pendant près de quarante ans, des personnes éminentes de l’Eglise refusant la nouvelle messe, en raison de son caractère équivoque. Mgr Lefebvre parlait de « messe bâtarde ». Il faut se souvenir du cardinal Ottaviani et du cardinal Baggi présentant au Souverain Pontife Paul VI une lettre de supplique demandant l’ « abrogation » de la nouvelle messe ou du moins que ne soit pas enlevée, aux fidèles « la possibilité de continuer à recourir à l&#8217;intègre et fécond Missel romain de saint Pie V… si profondément vénéré et aimé du monde catholique tout entier ». Ils en précisaient la raison. « Ce nouvel ORDO MISSAE….s&#8217;éloigne de façon impressionnante, dans l&#8217;ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu&#8217;elle a été formulée à la XXIIème session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les &laquo;&nbsp;canons&nbsp;&raquo; du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l&#8217;intégrité du Mystère ». Ils présentaient au Souverain Pontife de nombreuses critiques &#8211; le Bref Examen Critique &#8211; que l’on peut résumer dans la scandaleuse définition de la messe donnée en l’article 7, tellement éloignée de la doctrine catholique .Elle dut être modifiée avant la publication définitive de la Constitution Missale Romanum et de la nouvelle messe &#8211; sans la moindre modification sur le rite lui-même&#8230;. De plus, l’expression <em>narratio institutionis</em> que l’on trouve dans <em>l’Institutio generalis</em> pour exprimer l’action sacerdotale accomplie lors du Canon romain n’est pas moins troublante. La messe n’est en rien une narration, ni une simple commémoration du sacrifice de la Croix, mais bel et bien le sacrifice de la Croix perpétué sous mode sacramentaire, non sanglant. Les formules de la Consécration sont dites par le prêtre d’une manière « intimative » et non « récitative ». C’étaient les raisons, parmi bien d’autres, d’un père Calmel, d’un abbé Dulac d’un Mgr Lefebvre, d’un Mgr de Castro Mayer, d’un Jean Madiran, d’une Melle Luce Quenette . C’étaient les raisons de leur « non possumus », de principe, ne voulant en rien, ni les uns ni les autres, mettre le doigt dans l’engrenage de cette réforme liturgique « équivoque ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce qu’exprimait merveilleusement M de Saventhem toujours dans sa réponse à Mgr Re contestant son expression « les richesses de sens » de la nouvelle messe. Aujourd’hui, Benoît XVI parle de « valeur » et de « sainteté ». (Lettre d’accompagnement au MP. P. 24). Il lui répondait : « Permettez moi, Excellence de formuler une ultime demande de clarification, relative au dernier alinéa de votre lettre. Qu’entendez vous par les « richesse de sens » que comporte d’après vous, la liturgie en vigueur ? Au sein de notre mouvement, beaucoup se sont livrés à la recherche de telles richesses, au rythme de la promulgation successive des livres liturgiques réformés. Ils ont fait état des résultats de leurs travaux dans un nombre impressionnant de livres, de monographies, d’études et de commentaires, dont nul ne peut contester le sérieux. S’ils ont pu noter une augmentation quantitative &#8211; oraisons, lectures, préfaces et même prières eucharistiques – des textes désormais mis à la disposition de ceux qui organisent les célébrations, ils ont en même temps dû constater une baisse généralisée dans leur contenu théologique, menant à la « banalisation » de nos fonctions liturgiques au détriment de leur sacralité et donc de leur identité catholique. Parallèlement, il y a eu un rapprochement continu aux services religieux de diverses communautés non catholiques. En d’autres mots : la liturgie catholique romaine a dû payer les frais de l’ « option œcuménique » ! Et au lieu d’un enrichissement de la tradition liturgique de l’Eglise catholique, on a vu le gaspillage de son patrimoine le plus précieux. N’est-il pas du « premier devoir » de tout catholique fidèle d’œuvrer à la sauvegarde de cet unique trésor, instrument principal de l’évangélisation, confié à l’Eglise par Notre Seigneur pour le salut de toutes les âmes ? »</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour exprimer ce « premier devoir » essentiel que nos anciens, jadis, et nous-mêmes, aujourd’hui, voulons rester attachés à la messe de toujours en invoquant ce droit exclusif inhérent à nos constitutions approuvées et reconnues par Rome.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi, cependant, c’est le plus faible des arguments. La force de notre position &#8211; <em>notre non possumus historique</em> &#8211; reste et restera l’analyse intrinsèque de la nouvelle messe de Paul VI. Notre droit ne se fonde pas d’abord sur un texte juridique, fut-il des constitutions même approuvées par Rome. Notre droit se fonde d’abord sur la foi, sur le dogme. Le droit ne vient qu’après. Il n’est qu’une conséquence du bien, du vrai sur lequel il légifère. J’ai personnellement horreur du « positivisme juridique », en tout domaine. Ce n’est pas parce que l’avortement est interdit par la loi que je suis contre l’avortement. Je suis contre l’avortement parce que l’avortement est, en soi, un mal, un crime que le droit doit interdire. Je suis opposé à la nouvelle messe parce que la nouvelle messe n’est pas bonne. Elle a même eu des effets catastrophiques pour l’Eglise et ses fidèles. Elle a contribué à la diminution de la pratique religieuse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Devant cette attitude et sa justification comment a réagi Mgr Pozzo ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Mgr Pozzo a dit qu’il connaissait Mgr Stankiewicz. Pour sa part, il ajouta que, même si la lettre pontificale accompagnant Summorum Pontificum précise que les prêtres célébrant l’ancien rite ne peuvent pas refuser par principe la célébration du nouveau, <strong><span style="color: #cc0000;">cela laisse ouverte néanmoins la possibilité d’un droit propre pour certaines sociétés dont les membres célébreraient selon l’ancien rite exclusivement ».</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Cette dernière affirmation est nouvelle, terriblement nouvelle. Nous nous en réjouissons. Mais est-elle totalement « crédible » ? Que vaut « ce droit propre » ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle est nouvelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’on se rappelle les difficultés rencontrées par les prêtres de la Fraternité saint Pierre en 1999 et 2000. Qu’on se rappelle la législation que l’on appela <strong>la législation Médina</strong>. Elle est totalement en contradiction avec ce dernier jugement de Mgr Pozzo. Qu’on se rappelle les trois questions posées à la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements présidée, à cette époque, par le cardinal Medina. Qu’on se rappelle les réponses romaines. Ces réponses donnaient la jurisprudence romaine, jurisprudence reconnue, à l’époque, par toutes les autorités romaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Trois questions furent posées en effet à Rome concernant la célébration de la Nouvelle Messe par les prêtres des communautés sacerdotales ou religieuses dépendant de la commission Ecclesia Dei Adflicta, désirant donc garder exclusivement la messe de saint Pie V.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1. Ces prêtres peuvent-ils célébrer la Nouvelle Messe?<br />
2. Les autorités de ces sociétés de quelque dignité qu&#8217;elles soient peuvent-elles interdire à leurs prêtres de célébrer la Nouvelle Messe?<br />
3. Peuvent-ils aussi concélébrer dans le nouveau rite?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 3 juillet 1999, Rome donnait les réponses dans un texte de la Congrégation du culte divin qui a pour titre « Réponse officielle » :</p>
<p style="text-align: justify;">« Des questions relatives au pouvoir et aux empêchements liés à l&#8217;Indult concédé par l&#8217;autorité légitime permettant d&#8217;utiliser le Missel romain de 1962 sont parvenues à cette Congrégation. Le Conseil Pontifical de l&#8217;Interprétation des Textes ayant répondu à ces questions, la Commission Pontificale « Ecclesia Dei » a examiné ces réponses selon son devoir et les a approuvées. Nous en communiquons les textes sous forme de réponses aux questions<br />
posées.</p>
<p style="text-align: justify;">1.Un prêtre, membre d&#8217;une communauté qui jouit du pouvoir de célébrer la Messe selon le rite en vigueur avant le renouvellement liturgique du Concile Vatican II, voulait savoir si le Missel romain promulgué par le Souverain Pontife Paul VI pouvait être librement utilisé lorsqu&#8217;il célèbre le Sacrifice Eucharistique pour le bien des fidèles, ne serait-ce qu&#8217;occasionnellement, dans une paroisse où est célébrée la Messe selon le Missel de Paul VI.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Réponse : Oui avec précision pour mémoire : La raison consiste en ce que, vu que l&#8217;usage du Missel pré-conciliaire n&#8217;est concédé que par Indult, demeure le droit liturgique en faveur du rite romain commun, selon lequel le Missel en vigueur est celui promulgué par le Concile Vatican II.</strong> Bien plus, le prêtre cité plus haut doit célébrer selon le Missel d&#8217;après le Concile, si la célébration a lieu dans une communauté qui utilise le rite romain d&#8217;aujourd&#8217;hui, afin qu&#8217;il ne survienne pas un certain étonnement et un certain malaise chez les fidèles et pour que lui-même, disponible, soit une aide pour ses confrères prêtres qui réclament ce service de charité pastorale. Dans les communautés accoutumées au Missel d&#8217;aujourd&#8217;hui, l&#8217;usage du Missel précédent entraînerait quelques difficultés (exemples : différences dans le calendrier liturgique, désaccord des textes liturgiques pour la liturgie de la Parole, différences dans les gestes catholiques, dans la façon de recevoir la Sainte Communion, dans les rôles des servants, etc.).</em></p>
<p style="text-align: justify;">2. Les supérieurs – de quelque dignité qu&#8217;ils soient – des communautés qui bénéficieraient de l&#8217;Indult permettant d&#8217;utiliser le Missel Romain de 1962 pour la célébration du Sacrifice Eucharistique peuvent-ils interdire aux prêtres de leurs instituts l&#8217;usage du Missel romain d&#8217;après le Concile, alors que ceux-ci célèbrent pour le bien des fidèles, même si occasionnellement, dans une communauté où le Missel romain est utilisé ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Réponse : Non, parce que l&#8217;usage du Missel romain de 1962 est accordé par l&#8217;Indult pour l&#8217;intérêt des fidèles qui sont attachés par un lien particulier au rite romain d&#8217;avant le Concile Vatican II, et un usage de ce genre ne peut pas être imposé aux communautés célébrant la Sainte Eucharistie selon le Missel et les réformes du Concile Vatican II, communautés envers lesquelles, d&#8217;ailleurs, les Supérieurs de tels Ordres n&#8217;ont aucune autorité.</em></p>
<p style="text-align: justify;">3. Un prêtre, membre d&#8217;un Ordre qui bénéficie de l&#8217;Indult, peut-il, sans inconvénient concélébrer une Messe dite selon le rite romain d&#8217;aujourd&#8217;hui ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Réponse: <strong>Oui, parce que l&#8217;Indult accordé aux prêtres n&#8217;enlève pas le droit commun liturgique de célébrer le rite romain selon le Missel Romain en vigueur</strong>. C&#8217;est pourquoi un Supérieur ou un Ordinaire ne peut ni ne doit lui interdire la concélébration. Au contraire, il est louable que ce prêtre précité concélèbre librement, surtout lors de la Messe du Jeudi-Saint que préside l&#8217;Evêque diocésain. Bien « qu&#8217;il soit toujours donné la possibilité à ce prêtre de célébrer la Messe seul, mais pas en même temps et dans la même église, ni le Jeudi-Saint » (cf. Conc. Vat. II Const. De Sacra Liturgia Sacrosanctum Concilium, n.57, § 2,2). Le signe de communion, mis en relief par la concélébration, est si fort à la Messe Chrismale qu&#8217;on ne doit jamais renoncer à concélébrer, sauf raison grave (cf. ibidem, n.57, § 1, Ia).</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Congrégation du Culte Divin et de la Discipline des<br />
Sacrements, le 3 juillet 1999.<br />
Georgius A Card Medina Estavez, praefectus<br />
Franciscus Pius Tamburrino, Archiepiscopus a Sacratis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Voici les réponses romaines à ces trois questions particulièrement « épineuses » et toujours d’actualité. Ces réponses sont fondées sur l’affirmation que la nouvelle messe est « le droit commun en matière liturgique » et que le droit particulier ne peut se dresser contre, ne peut s’y opposer. De plus, la messe ancienne n’est qu’une concession, qu’un « indult » donné à ces communautés Eclesia Dei.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La position de Mgr Pozzo est donc bien nouvelle</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut en effet reconnaître que les choses ont changé en ce domaine grâce au Motu Proprio de Benoît XVI. Il reconnaît le droit à égalité entre « la forme extraordinaire et la forme ordinaire du missel romain ». On ne pourrait plus dire aujourd’hui que le « droit commun liturgique » est la messe nouvelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">La position de Mgr Pozzo est nouvelle. Mais est-elle crédible ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois la lettre d’accompagnement du Motu Proprio de Benoît XVI rappelle que « pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté ». (p.24)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ainsi cette exclusivité du rite liturgique de saint Pie V fondée sur les constitutions des communautés Ecclesia Dei, est-elle simplement possible ? Les paroles du pape semble dire le contraire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette exclusivité me semble toujours rester un « droit particulier » face au droit commun en matière liturgique qui inclut, de droit, certes la forme extraordinaire &#8211; ce qui est nouveau &#8211; mais aussi la forme ordinaire du rite romain. On ne pourrait donc de soi l’exclure.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est pourquoi je resterais prudent. L’opinion de Mgr Pozzo que le père Jéhan résume bien, peut-elle faire à elle seule jurisprudence ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et même plus, n’y a –t-il pas une certaine contradiction dans cette opinion de Mgr Pozzo</strong> : « Même si la lettre pontificale accompagnant Summorum Pontificum précise que les prêtres célébrant l’ancien rite ne peuvent pas refuser par principe la célébration du nouveau, <strong>cela laisse ouverte néanmoins la possibilité d’un droit propre pour certaines sociétés dont les membres célébreraient selon l’ancien rite exclusivement</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nos amis des communautés Ecclesia Dei l’ont cru en 1999. Ils se sont trompés. Rome en a jugé autrement. Rome disait déjà en 1999, qu’aucun prêtre “ne peut refuser en principe de célébrer selon l’une ou l’autre forme”. Concrètement, cela implique, pour lui, que si un prêtre, célébrant normalement selon la forme extraordinaire, se trouvait dans une situation de nécessité pastorale dans laquelle l’autorité compétente exige une célébration selon la forme ordinaire, il devrait accepter de le faire ». On l’a vu plus haut. Ce fut toujours la position du Vatican. Ce le fut lorsque l’ancienne messe était considérée comme un simple indult, propre à certaines communautés. <strong>C’est encore affirmé alors que l’ancienne messe est considérée non plus comme un indult mais comme un droit.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aussi j’attendrai les événements et le règlement des « conflits » en cette matière pour voir et pour conclure à l’instar de Mgr Pozzo : « Même si la lettre pontificale accompagnant Summorum Pontificum précise que les prêtres célébrant l’ancien rite ne peuvent pas refuser par principe la célébration du nouveau, <strong>cela laisse ouverte néanmoins la possibilité d’un droit propre pour certaines sociétés dont les membres célébreraient selon l’ancien rite exclusivement ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je n’en suis pas si sûr que lui.</strong> Que veut dire, du reste, cette expression : « <strong>cela laisse ouverte la possibilité d’un droit propre ».</strong> Cette expression « cela laisse ouverte la possibilité… » me paraît une expression bien faible, bien incertaine, pour ne pas dire équivoque. Si c’est simplement « possible » ce n’est pas absolument « certain ». Ce qui est possible n’est pas toujours certain. Si la chose était si claire et si sûre, l’expression aurait du être différente.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme disent les anglais : <strong>« Wait and see ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et de toute façon, n’oublions pas que le droit est fondé sur la foi et non l’inverse.<br />
</strong>Gardons cette mâle assurance dont parlait Dom Guéranger à ses moines : « <strong><span style="color: #cc0000;"><em>Il est dans le trésor de la Révélation des points essentiels, dont tout chrétien, par le fait même de son titre de chrétien, a la connaissance nécessaire et la garde obligée&#8230; Les vrais fidèles sont les hommes qui puisent dans leur baptême (en période d&#8217;hérésie) l&#8217;inspiration d&#8217;une ligne de conduite ; non les pusillanimes qui, sous le prétexte spécieux de la soumission aux pouvoirs établis, attendent, pour courir à l&#8217;ennemi ou s&#8217;opposer à ses entreprises, un programme qui n&#8217;est pas nécessaire et qu&#8217;on ne doit point leur donner ».</em></span></strong></p>
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		<title>Le docteur DOR reçu par le mouvement de jeunes &#171;&#160;Civitas&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 18:18:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[23 février 2010
Civitas reçoit le docteur Dor, responsable de l’association SOS Tout-Petits

Nous recevons cette semaine le docteur Dor, responsable de l’association SOS Tout-Petits dont nous pensons le plus grand bien. Nous recommandons par ailleurs la visite régulière de ce site. Cet entretien porte essentiellement sur les activités du docteur Dor.
 
Nous le remercions d’avoir répondu à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><span style="color: #cc0000;">23 février 2010</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Civitas reçoit le docteur Dor, responsable de l’association SOS Tout-Petits<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">Nous recevons cette semaine le docteur Dor, responsable de l’association SOS Tout-Petits dont nous pensons le plus grand bien. Nous recommandons par ailleurs la visite régulière de ce site. Cet entretien porte essentiellement sur les activités du docteur Dor</span></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nous le remercions d’avoir répondu à nos questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;"> </span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">CIVITAS : Bonjour. Pourriez-vous prendre la peine de vous présenter pour celles et ceux ne vous connaissant pas encore ?</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Je suis médecin retraité, ancien maître de conférences à l’université – praticien hospitalier – J’ai d’abord été pédiatre et, pendant 6 ans, responsable d’un service hospitalier à Abidjan (R.C.I.) Puis, rentré en France, je me suis consacré à la recherche en laboratoire (embryologie cardiaque) à la Pitié-Salpêtrière pendant près de 25 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis marié, père de 4 enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai fondé avec quelques amis en octobre 1986 « SOS Tout-petits », association catholique, ouverte à toute bonne volonté, pour la défense des plus faibles. Nous pensons qu’il n’y a pas de liberté sans vérité, sans justice ni miséricorde.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong><em> </em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong><em>CIVITAS : Après toutes ces années de combat militant, quels enseignements tirez-vous ? Malgré les efforts de tous ceux qui se battent contre la culture de mort, celle-ci se montre omniprésente dans notre société. Pouvons-nous alors parler d’échec au sujet de ce combat ?</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Omniprésente mais suicidaire, négation de la vie, la culture de mort est un colosse aux pieds d’argile. Il n’y a pas en elle de vérité mais seulement ruine et désolation. Elle s’effondrera d’elle-même comme le mur de Berlin, tôt ou tard.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le silence est à son égard la pire des choses. Se taire devant un crime c’est être complice de ce crime. Non seulement il y a mort mais aussi obscurcissement des consciences. Il y a un devoir de parler et de persévérer.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nos activités n’ont pas été sans effet. Nous sommes rentrés plus de 100 fois dans les centres d’avortement. Nous nous sommes fait connaître même à l’étranger. S’il y a eu une loi Neiertz qui instituait, pour nous poursuivre alors que nous ne commettions aucune agression corporelle ni dommages matériels, un délit d’entrave à IVG, c’est que nous avons troublé, ainsi que la Trêve de Dieu, le monde politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Une clinique, 32 rue Ordener dans le XVIIIe, qui faisait un grand nombre d’avortements, a du fermer ses portes en 1998.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos manifestations ont été interdites 22 fois ; n’est-ce pas la preuve que nous dérangions ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’opposition gauchiste, parfois très forte comme à Grenoble, nous stimule.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne parle ici que des résultats visibles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;"> </span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">CIVITAS : Pourriez-vous rappeler les principaux arguments pour la défense de la vie ? Que dire à une femme qui a subit un viol et qui ne désire pas garder l’enfant ?<br />
</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En premier : la loi divine, le 5ème Commandement du Décalogue. Ensuite, la loi naturelle, celle de la raison droite et non celle de la raison seule qui fait de la liberté un absolu.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">A propos du viol, question toujours posée, la réponse est que l’on ne peut pas commettre un crime pour en effacer un autre. Si la femme ne veut pas garder son enfant, elle peut le faire adopter.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">CIVITAS : Pensez-vous réellement que les prières publiques présentent un intérêt ? Cela procure-t-il à la cause que vous défendez un réel avantage ? Au contraire, ne trouvez-vous pas que ce genre d’action peut gravement agacer les gens ? Notre Seigneur ne recommande-t-il pas pourtant de prier loin du monde ?</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le combat est eschatologique. Avant même que d’être philosophique, moral, culturel, social, politique, scientifique, économique – il est tout cela – mais il est d’abord spirituel, religieux. Comment dans ces conditions, s passer de la prière ? L’homme est fait pour l’éternité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est du caractère public de nos prières, la religion n’est pas seulement une affaire privée : c’est ce que voudrait le laïcisme. Notre Seigneur est mort sur une place publique, son enseignement était le plus souvent public. Ne pas prier en public c’est faire le jeu du laïcisme.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">On nous a reproché d’être la cause de blasphèmes, mais, rappelons-nous que le Christ sur La Croix était, lui aussi, cause de blasphèmes. L’important est de dire la vérité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;"> </span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">CIVITAS : Comment expliquez-vous qu’aux Etats-Unis d’Amérique des campagnes pro-vie ou pro-mort soient plus engagées, voire même beaucoup plus violentes, qu’en France ? D’une manière plus générale les Français dans une large mesure dorment, ne manifestent que très peu d’hostilité contre des lois iniques. Pourquoi ?</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Je pense que, pour la plus grande part, le combat pro-vie américain est du à la vigilance et à la fermeté de l’épiscopat qui n’hésite pas à s’engager, même physiquement. Je pense qu’il y a une communion véritable entre les fidèles et leurs pasteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est de la France, je pense que cette léthargie est due aux ravages du laïcisme qui a frappé à la fois les bergers et le troupeau.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">CIVITAS : Pouvez-vous attendre quelque chose de la part des évêques français dans le combat que nous menons ? Contre la culture de mort ? Avez-vous par le passé sollicité leurs concours ? Si oui, quelles furent leurs réactions ?</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Hélas ! A part quelques exceptions nous n’avons pas eu leur soutien. Aucune mention de notre existence, de nos activités dans les journaux catholiques (« Présent » et quelques autres exceptés) Lettres aux évêques restées sans réponse, incompréhension et parfois même hostilité.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un de ceux qui avait bien voulu me recevoir m’avait dit, catégoriquement : « Vous condamnez les femmes ». Je lui ai répondu que nous n’y avions même pas pensé. Mais je crois qu’il ne m’a pas cru.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus grave c’est le silence des paroisses et peut-être le plus accusateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y aurait actuellement comme un frémissement : Monseigneur Barbarin s’est joint à une Marche pour la Vie organisée à Lyon en mai 2009 par le colonel Richard.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant … le Pape nous avait vivement encouragés à continuer notre « bonne bataille » à Castel Gandolfo en juillet 1998.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">CIVITAS : Christine Boutin se prétend catholique. Les médias officiels et aux ordres la considèrent comme telle. Est-elle une alliée dans le combat pro-vie ? D’ailleurs, quelles personnalités politiques peuvent-elles être des alliés ?</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il y a certainement une grande bonne volonté chez Mme Boutin mais sa position est ambigüe car sa présence a pu cautionner une politique qu’elle désapprouve nécessairement.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;">CIVITAS : Quel sera votre mot de la fin ?</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mot de la fin : je vous prends au mot : la rue. C’est là qu’est notre place.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis en février 2010 par Franck ABED pour l’INSTITUT CIVITAS</p>
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		<title>Le Père Jehan rencontre Mgr Pozzo, le 11 août 2009</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 17:47:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les bénédictins de l’Immaculée, fondation récente du Père Jehan en Italie, le premier moine  à Bédouin, au tout début de la fondation de Dom Gérard, viennent de publier un résumé de l’entretien qu’ils ont eu,  tout récemment, le Mardi 11 août 2009, avec Mgr Pozzo, le nouveau secrétaire de la Commission Ecclesia Dei. Ils ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #cc0000;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Mgr-Pozzo-2.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-1862" title="Mgr Pozzo 2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Mgr-Pozzo-2.bmp" alt="" /></a>Les bénédictins de l’Immaculée, fondation récente du Père Jehan en Italie, le premier moine  à Bédouin, au tout début de la fondation de Dom Gérard, viennent de publier un résumé de l’entretien qu’ils ont eu,  tout récemment, le Mardi 11 août 2009, avec Mgr Pozzo, le nouveau secrétaire de la Commission Ecclesia Dei. Ils ont abordé essentiellement deux sujets : le Motu Proprio de Benoït XVI  Sommorum Pontificum, son interprétaion concernant l’usage du rite extraordinaire et ordinaire de la messe romaine; puis le Concile Vatican II et son interprétation. Nous étions à quelques semaines du début des discussions théologiques entre Rome et la FSSPX.</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong><em>Je commenterai ce texte dans les prochains &laquo;&nbsp;Regards sur le monde&nbsp;&raquo;</em></strong> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"><em>Mais prenons connaissance , sans plus de retard,  du résumé de l’entretien que nous rapporte le Père Jehan. Je n&#8217;ai pas lieu de douter de l’exactitude de ses propos.</em></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Visite à Mgr Guido Pozzo</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Quelques jours après notre retraite annuelle, un autre événement — important pour nous et pour les communautés traditionnelles —, fut notre visite au nouveau secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, Mgr Pozzo, alors qu’il venait à peine de s’installer dans ses nouvelles fonctions.<br />
Avec le frère Ansgar Santogrossi et le frère Toussaint, nous avons été reçus, le mardi 11 août, de manière on ne peut plus aimable.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons évoqué simplement et de façon directe notre situation à Villatalla et l’accueil de Mgr Oliveri dans le respect de notre droit propre, lequel prévoit l’usage exclusif du rite traditionnel de la messe.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Puis nous avons abordé le sujet de la réception des documents conciliaires en vue des discussions imminentes qui allaient avoir lieu entre le Vatican et la fraternité sacerdotale Saint-Pie X.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Voici un résumé de cet entretien qui manifeste une ouverture et un pas en avant vers la reconnaissance des valeurs que défend tout le mouvement traditionnel, même si nous ne partageons pas toutes ses affirmations.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mgr Pozzo a tenu à dire que selon la lettre accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum, le rite romain existe dans deux formes et qu’aucun prêtre “ne peut refuser en principe de célébrer selon l’une ou l’autre forme”.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, cela implique, pour lui, que si un prêtre, célébrant normalement selon la forme extraordinaire, se trouvait dans une situation de nécessité pastorale dans laquelle l’autorité compétente exige une célébration selon la forme ordinaire, il devrait accepter de le faire.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mgr Pozzo a cependant écouté l’opinion que <strong>Mgr Stankiewicz, doyen du tribunal de la Rote,</strong> avait exprimée au père Jehan après avoir lu attentivement les constitutions du Barroux, et selon laquelle un moine-prêtre du Barroux n’a pas le droit de célébrer selon le Novus Ordo Missae, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du monastère. Ainsi l’obligation de célébrer selon l’ancien rite serait un droit-devoir particulier qui s’applique aux moines du Barroux, et cela est vrai où qu’ils se trouvent.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mgr Pozzo a dit qu’il connaissait <strong>Mgr Stankiewicz.</strong> Pour sa part, il ajouta que, même si la lettre pontificale accompagnant <em>Summorum Pontificum</em> précise que les prêtres célébrant l’ancien rite ne peuvent pas refuser par principe la célébration du nouveau, <strong>cela laisse ouverte néanmoins la possibilité d’un droit propre pour certaines sociétés dont les membres célébreraient selon l’ancien rite exclusivement. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">2. En ce qui concerne <strong>le Concile Vatican II</strong>, pour Mgr Pozzo, le problème n’est pas tant dans les textes que dans leur interprétation et application abusives, selon le fameux «esprit du Concile». Mais, après tant et tant d’années de quasi-monopole d’expression publique dans les médias et dans l’Église, il est maintenant très difficile de séparer cet «esprit du Concile» des textes eux-mêmes. Il faut donc faire comprendre cette distinction à la FSSPX (fraternité sacerdotale Saint-Pie X) et, ainsi, ses membres pourront accepter les textes du Concile.<br />
Quand il lui a été répondu que la FSSPX connaissait bien ce discours et persistait à soutenir qu’il y a des problèmes graves dans les textes mêmes du Concile, Mgr Pozzo a modifié sa position:</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">— <strong>Il est vrai, a-t-il ajouté, qu’il y a bien des passages mal formulés et peu clairs dans ces textes</strong>. Ceci est dû au fait que les pères conciliaires voulaient éviter le langage théologique classique, pour parler d’une façon “plus accessible aux hommes de l’époque”. Cela a pu entraîner des ambiguïtés, <strong>mais cela ne signifie pas une intention de nier ou changer la doctrine catholique traditionnelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au contraire, les pères considéraient que la doctrine catholique était une chose acquise.</strong> <strong>Il s’agissait seulement de modifier la manière de s’exprimer pour des raisons pastorales.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans cette optique, il est donc légitime de critiquer les passages qui ne sont pas très clairs du point de vue de la doctrine telle qu’elle a été enseignée auparavant.</strong> Mais il ne faut pas leur imputer une <strong>signification hétérodoxe</strong>, <strong>car il n’y avait aucune intention de changer la doctrine traditionnelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Selon une saine herméneutique, il faut comprendre les quelques passages de Vatican II faisant difficulté dans un sens qui ne contredit pas le Magistère constant antérieur, car c’est le même Magistère qui enseigne à toutes les époques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong>— Il faut donc distinguer dans les documents, et dans chaque document, les réaffirmations du dogme et de la foi traditionnelle, les propositions enseignées comme doctrine du Magistère authentique des exhortations, des directives, et finalement des opinions et des explications théologiques que le Concile a proposées sans aucune prétention de lier (pretesa di vincolare) la conscience catholique.</strong> On ne doit donc pas imposer aux catholiques l’acceptation pure et simple d’opinions que le Concile lui-même n’a pas imposées avec la prétention d’exiger l’assentiment intellectuel.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">À cet égard il serait utile de faire usage <strong>des notes théologiques</strong> que la théologie et le Magistère ont forgées au cours des siècles. Malheureusement, même des évêques aujourd’hui ne sont pas capables de faire de telles nuances dans les documents de l’Église.</p>
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		<title>De la volonté politique pure</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 21:04:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nous poursuivons la publication des reflexionx de Charles Maurras dans son livre &#171;&#160;Mes idées politiques&#160;&#187;. C&#8217;est la quatrième idées  qu&#8217;il intitule : &#171;&#160;De la volonté politique pure&#160;&#187;. C&#8217;est le quatrième  paragraphe de sa préface qu&#8217;il a intitulé : &#171;&#160;La politique naturelle&#160;&#187;.
 
De la volonté politique pure
 
On est donc menacé de n’avoir bientôt plus rien dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"><em>Nous poursuivons la publication des reflexionx de Charles Maurras dans son livre &laquo;&nbsp;Mes idées politiques&nbsp;&raquo;. C&#8217;est la quatrième idées  qu&#8217;il intitule : &laquo;&nbsp;De la volonté politique pure&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le quatrième  paragraphe de sa préface qu&#8217;il a intitulé : &laquo;&nbsp;La politique naturelle&nbsp;&raquo;.</em></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">De la volonté politique pure</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">On est donc menacé de n’avoir bientôt plus rien dans les tristes pays où les fondements naturels de la politique sont durablement remplacés par ces absurdes inventions d’Étatisme égalitaire et de prétendu Volontarisme populaire, qui, pour être un peu moins folles qu’en Russie, ne peuvent résister longtemps à l’aggravation naturelle du poids de leur insanité.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nos aïeux, même les moins sages, ne s’étaient rien figuré de tel. Nos neveux, s’ils en réchappent, n’y voudront pas croire. C’était déjà l’avis d’Edgar Poe, il y a cent ans, lorsqu’il écrivait l’admirable « Parabole des chiens de prairie ». Eh ! quoi, fait-il dire à la postérité ahurie, les vieux Américains se gouvernaient eux-mêmes ? Pas possible ! « Ils avaient donc en tête cette idée, la plus drôle du monde, que tous les hommes pouvaient naître libres et égaux ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais cela ne dura que « jusqu’au jour où un individu nommé Mob (ou Popu) établit un despotisme auprès duquel celui d’Elagabal était un paradis. Ce Popu (un étranger soit dit en passant) était, dit-on, le plus odieux de tous les hommes qui aient jamais encombré la terre. Il était insolent, rapace, corrompu. Il avait la stature d’un géant, il avait le cou d’un chameau avec le cœur d’une hyène et la cervelle d’un paon. Il finit par mourir d’un excès de sa propre fureur, qui l’épuisa ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Rendus contemporains de ces incroyables sottise, gouvernés par ces insolences, ces rapacités, cette corruption, nous sommes même un peu happés par l’animal géant, ce Mob ou ce Popu, sans cœur ni cervelle, appelé à crever de ses colères de dindon&#8230; Mais nous sommes aussi dédommagés de cette honte par le spectacle merveilleux de son absurdité, élevée à la perfection.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Des gens qui ont souscrit et fait souscrire un programme dont ils ne peuvent dénier les difficultés profondes, ni les complications inouïes, ont la chance de s’accorder sur la façon de le réaliser.<br />
- Des milliers, et des milliers de voix, auront à dire je veux. Et ce qu’elles auront ainsi voulu sera. Il suffira que ces majorités désignent des exécuteurs : cela sera exécuté.<br />
- Même l’impossible ?<br />
- Surtout l’impossible.<br />
La lune ! On n’a qu’à demander la lune. Des mains dociles iront la cueillit dans le ciel. On en fera descendre, tout semblablement, la Justice et l’Égalité en calligraphiant leurs noms à l’encre rouge sur un papier à tranches d’or. A peine désignés, les pauvres exécuteurs de ces volontés mirifiques sentent pleuvoir tout le contraire des promesses qu’ils ont jurées. Leurs mandants s’en doutent à peine. Mais, peu à peu, les évidences se font jour. Ce qui ne peut pas être refuse d’être. Ce qui doit être, ce que produit l’antécédent qu’on a posé, suit le cours de sa conséquence. On voulait la paix, mais en désarmant : de tous côtés éclatent les fatalités de la guerre, on doit se mettre à réarmer. On annonçait l’abondance : il faut rogner la monnaie. Les salaires ont monté, mais les prix aussi ; il faut que les salaires montent encore : comment monteront-ils Si l’on n’a plus d’argent pour les payer ?</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La Démocratie accourt, les yeux bandés, au cimetière</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais elle y mène, et c’est moins gai.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Comment s’en est-on Si peu douté ! On laisse trop dire et écrire qu’elle est trahie par l’expérience de ses erreurs. Elle est trahie par elle-même. N’eût-elle jamais été mise à l’essai, tout esprit net dut lui refuser tout avenir, comme toute raison, du moment qu’elle s’offrit et se définit. Jeune et distrait, un André Chénier put avoir besoin de voir à l’œuvre les hideux scélérats les bourreaux barbouilleurs de lois ; les Rivarol ont vu tout de suite ce que ce serait : il était idiot de croire qu’un grand peuple pût marcher la tête en bas ; idiot, qu’il fût gouverné par ce qu’il y avait de vain et de vil en lui ; idiot, que les moins directement intéressés à son bien y eussent légalement le plus d’influence par leur nombre, leurs factions, leurs passions.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Toute bonne cervelle de 1789 pouvait voir briller aux purs flambeaux des Droits de l’Homme l’embrasement qu’ils annonçaient et déduire de là, effet proche ou lointain, quelque chose qui devait ressembler au Régicide, aux longues guerres, à Trafalgar, à Leipzig, à Waterloo, à Sedan, à la dépopulation, et la décadence, à tous nos reculs généraux, non sans y distinguer, claire et nette, leur qualité essentielle de produits naturels de I’ démocratie politique.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">De même, les bonnes cervelles de 1848 et 1871 n’avaient besoin de vieillir d’un demi-siècle ni d’un siècle : de la démocratie sociale, elles virent sortir, comme le fruit de la fleur, la commune destruction des Capitaux et du Travail qui les engendre ou les reproduit.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La démocratie dans l’État ne pouvait que ruiner l’État. La démocratie dans l’Atelier et dans l’Usine devait ruiner l’Usine et l’Atelier.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cela était d’autant plus sûr que la démocratie se donnait carrière en une heure de la vie du monde qui lui apportait un moyen facile d’exploiter une tragique confusion.</p>
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		<title>Présence de l’abbé de Nantes</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 20:22:14 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[nouvelles de chrétienté]]></category>
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		<description><![CDATA[Présence de l’abbé de Nantes
par Jean Madiran
Il fut le premier. Non pas le premier à être inquiété ou révolté par ce qui se passait dans l’Eglise. Mais le premier à défendre clairement la nature et l’importance dogmatiques des anomalies et des scandales politiques, moraux, religieux qui s’installaient dans la vie de l’Eglise sans rencontrer d’opposition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Présence de l’abbé de Nantes</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #cc0000;"><strong>par Jean Madiran</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il fut le premier. Non pas le premier à être inquiété ou révolté par ce qui se passait dans l’Eglise. Mais le premier à défendre clairement la nature et l’importance dogmatiques des anomalies et des scandales politiques, moraux, religieux qui s’installaient dans la vie de l’Eglise sans rencontrer d’opposition adéquate et suffisante. On était en présence d’un infléchissement religieux s’éloignant de plus en plus de l’Ecriture et de la Tradition, c’était une subversion allant jusqu’à effacer la distinction entre le bien et le mal, entre le défendu et l’obligatoire, entre le vrai et le faux, bref un « relativisme » entraînant l’évanouissement progressif des repères fondamentaux. L’abbé de Nantes avait vu, il avait dit que l’on irait jusque-là, qu’on y était déjà en substance. Il fut le premier à opérer une analyse et une synthèse des implications de la crise théologique issue de la Seconde Guerre mondiale, il fut le premier à en définir les causes et la gravité absolue.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Abbe_de_Nantes.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1833" title="Abbe_de_Nantes" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Abbe_de_Nantes-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Il fut le premier, aussi, à indiquer une solution : faire appel du Pape au Pape ; demander au Souverain Pontife, selon une procédure canonique parfaitement légitime, un jugement doctrinal sur le concile pastoral : plus précisément, sur les affirmations, insinuations et implications doctrinales de certains textes pastoraux contestés, Vatican II s’étant déclaré pastoral par distinction explicite d’avec doctrinal.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’immédiat après-concile des années 1966-1970, cette stratégie juridique et théologique rencontra presque uniquement l’incompréhension, voire la raillerie, même parmi les traditionalistes.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’abbé de Nantes, ce furent les années décisives de ses quarante à quarante-six ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">16 juillet 1966</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La mise en œuvre de sa stratégie commença le 16 juillet 1966 par sa lettre au cardinal Ottaviani, alors à la tête de ce qui était encore le Saint-Office. L’évêque de Troyes, dont il dépendait localement, voulut interdire une telle démarche. Cette prétention illégale fut la première de la longue série de décisions arbitraires qui lui seront infligées jusqu’à sa mort. Naturellement il passa outre à l’interdiction que l’évêque n’avait pas le droit de décréter.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé de Nantes demandait au Saint-Office que soient doctrinalement jugées ses critiques du concile. Se trouvant saisi d’une requête en bonne et due forme, le Saint-Office, devenu entre temps la Congrégation pour la doctrine, convoqua l’abbé de Nantes en 1968 puis, en 1969, publia une « Notification » qui déclarait l’abbé de Nantes « disqualifié » par ses violences verbales.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Une « notification » n’est pas un jugement. Une « disqualification » est une peine inconnue du droit canon. Le jugement réclamé sur des contestations doctrinales solidement argumentées était esquivé, et le restera. Quant à la « disqualification », elle entraîna une totale et définitive relégation sociologique. L’abbé de Nantes avait quarante-cinq ans.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">8 avril 1970</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est la période où je l’ai connu : de l’affaire Pax en France (1964) jusqu’au 8 avril 1970 où il me pria de ne plus revenir le voir à Saint-Parres lès Vaudes. Jusque là nous échangions informations et points de vue. L’épisode de sa « disqualification » nous avait permis de mieux nous connaître et avait fait naître entre nous, malgré notre divergence de comportement pratique concernant la messe nouvelle, une amitié dont j’écrivais en juin 1970 qu’elle « survivra, je l’espère ». En 1983 j’y ai ajouté une apostille : « Cette espérance ne s’est pas vérifiée. » (1) La rupture a été voulue par lui, et bientôt il la décora d’anathèmes incisifs. A peu près comme Mgr Lefebvre en 1988, l’abbé de Nantes en 1970 me manifesta qu’il fallait le reconnaître comme chef, approuver entièrement toutes ses positions et lui obéir sous peine d’être traité en ennemi. Pour Mgr Lefebvre, ce sera mon abstention de tout jugement public sur ses quatre consécrations épiscopales : j’estimais que les approuver ou les désapprouver était au-dessus de ma compétence, extérieur à mes responsabilités et à mon état de simple laïc. Pour l’abbé de Nantes, ce ne fut pas simplement notre divergence d’attitude pratique à l’égard de la messe ancienne et de la nouvelle mais, plus largement, la différence de nature entre sa voie et la mienne.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé de Nantes était en effet entré dans ce que j’ai appelé la « voie d’accusation ». Certes, ses accusations étaient d’emblée soumises par lui au jugement doctrinal de l’Eglise et spécifiquement du Souverain Pontife, – jugement qu’il n’a jamais pu obtenir, – c’était sa stratégie d’« appel du Pape au Pape », mais enfin ce n’étaient pas de simples doutes ni même de simples critiques, c’étaient bien des accusations, avec des qualifications d’hérésie, portées contre la personne même du Pape. Je trouvais que sa manière et ses violences verbales dépassaient le cadre légitime d’un « appel du Pape au Pape », et réclamaient, pour être moralement possibles, l’assurance d’une vocation extraordinaire, dont je n’étais pas juge ; et qui n’était pas mon cas. Ma voie plus modeste était (elle est toujours) la « voie de réclamation » : rendez-nous l’Ecriture, le catéchisme et la messe (2).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">7 octobre 2000</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il convient d’insister avec précision sur la « Notification » de 1969, car elle décida de toute la suite (3).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Elle avait eu un précédent. Le « conseil permanent » de l’épiscopat français avait décrété en mars 1967 : « il n’y a pas lieu de prendre en considération ce qui est affirmé et développé dans ces lettres [de l’abbé de Nantes] ». Ce sont les Lettres à mes amis par lesquelles l’abbé de Nantes avait commencé son action publique à partir de 1956. Elles « affirmaient » en effet, mais aussi, le communiqué épiscopal le reconnaissait, elles « développaient » : elles argumentaient, elles motivaient, elles étaient des raisonnements à partir des faits. En face, on « affirmait » sans « développer », et désormais il en sera toujours ainsi. C’est-à-dire qu’on ne réfute pas. On condamne, mais ce n’est jamais une condamnation doctrinale explicitement argumentée. Ce sera une consigne disciplinaire : « ne pas prendre en considération ». Pendant trente-quatre ans de confrontation (1966-2000) l’abbé de Nantes aura allégué des faits constatés et des preuves argumentées, la consigne est restée de ne pas entrer en discussion.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Certes, on ne peut pas en conclure que ses argumentations étaient forcément probantes ni que ses constatations étaient toujours exactes. Mais cela était rendu vraisemblable par le fait extraordinaire que dès le début on s’était dispensé de prendre le risque d’en tenter une réfutation.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cela est vrai pour sa contestation juridique comme pour sa contestation théologique. Il aura été frappé de « suspense a divinis » (interdiction d’administrer les sacrements) et d’« interdit » (défense de recevoir les sacrements) sans autre motif exprimé que ses violences verbales. Cela au moment même où Luther était réhabilité malgré les siennes, et placé par le futur cardinal Congar au rang de génie religieux plus grand que saint Thomas ; au moment même, au long moment où l’on « accompagne » les communistes, leur parti, leurs syndicats et associations, en reconnaissant leurs « intentions louables » et leur « part de vérité », – cette fameuse part de vérité que contient toute erreur sauf l’erreur supposée de l’abbé de Nantes.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Au contraire, la « disqualification » prononcée contre lui porte sur « l’ensemble de ses écrits et de ses activités ». Ni l’épiscopat ni le Saint-Siège, en ces années 1956-2000, ne l’ont fait pour personne d’autre : l’ensemble de ses écrits et de ses activités ! Ils ne l’ont fait ni pour Schillebeeckx, ni pour Hans Küng, ni pour les auteurs du « Catéchisme hollandais » ou pour aucun de ceux qui ont mis en doute, voire clairement rejeté, les dogmes catholiques définis dans un langage traditionnel que récuse à leurs yeux la modernité. Depuis la suspense par l’évêque de Troyes en 1966 jusqu’au recours devant le Tribunal de la Signature apostolique rejeté comme « sans fondement » le 7 octobre 2000, c’est un long parcours où l’abbé de Nantes allègue des faits non contestés et des preuves non réfutées, et il aura toujours rencontré la même sentence : « sans fondement », « disqualifié », « pas lieu de prendre en considération ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mieux encore : non seulement la « disqualification » ne reconnaissait à l’abbé de Nantes aucune « part de vérité », mais on a vu, de 1969 jusqu’au 15 février 2010, et même au-delà, qu’avaient été disqualifiés en fait l’ensemble de ses activités et de ses écrits passés, présents et … à venir !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La Croix peut bien gémir qu’il fut un « opposant violent ». Violent sans doute : mais ce n’est que la manière verbale de s’opposer qui est ainsi qualifiée. En quoi opposant ? selon quel genre d’argumentation ? opposant sur quels points ? En cinquante ans, de 1960 à 2010, La Croix ne l’aura jamais dit.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #cc0000;">15 février 2010</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’abbé Georges de Nantes, né le 3 avril 1924, ordonné prêtre le 27 mars 1948, est mort le 15 février 2010 des suites d’une longue maladie qui l’avait immobilisé dans le silence. Depuis l’an 2000 c’est le Frère Bruno qui dirige l’organe mensuel intitulé La Contre-Réforme catholique au XXIe siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Sous ce drapeau de la « Contre-Réforme catholique » (CRC), l’abbé de Nantes laisse une œuvre importante et une école de pensée très active. Sa présence intellectuelle va lui survivre.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ses fondations subsistent : principalement la communautés des Petits Frères du Sacré-Cœur (fondée en 1958) et la Ligue de Contre-Réforme catholique (fondée en 1970). Elles ont maintenu, elles maintiennent dans la foi catholique et dans la vie paroissiale deux générations de familles chrétiennes fidèles et ardentes : elles assurent un vrai catéchisme des petits enfants baptisés, une éducation dans la connaissance et l’observance de la loi naturelle, de l’Ecriture sainte, de la Tradition catholique. Ces multiples activités ont fait l’objet de rumeurs hostiles, d’accusations passionnées, dont il faudrait distinguer la part des quiproquos et celle des calomnies avant d’être en mesure d’en juger. Je n’en ai pas fait le tour. Si j’essaie de repenser aux audaces, aux démesures, aux témérités dont l’abbé de Nantes ne s’est pas privé, je me souviens surtout de la désinvolture avec laquelle il a prétendu bousculer, rectifier et dépasser saint Thomas, sans doute est-ce la meilleure fenêtre à ouvrir sur ses outrances.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais si l’on veut juger l’arbre à ses fruits, il y aura « lieu de considérer » aussi les œuvres historiques et théologiques écrites par les Petits Frères du Sacré-Cœur sous la direction ou sous l’inspiration de l’abbé de Nantes : l’étude approfondie du Coran, les travaux sur l’Ecriture, sur le Saint Suaire, les quatre gros tomes de Toute la vérité sur Fatima et les admirables pages d’une histoire de France restaurée dans sa vérité politico-religieuse.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">En ces jours de deuil de la CRC, que de loin mais fraternellement nous voulons partager, j’ai tenu à rappeler ce que l’on a exclu des bibliographies universitaires, des bibliothèques municipales et paroissiales, et des séminaires : la haute présence intellectuelle parmi nous de l’abbé de Nantes, sa place au premier rang dans l’état de la question, – l’état réel des études et débats sur Vatican II, sur Fatima, sur la révolution nationale du maréchal Pétain, sur l’articulation naturelle de la pensée maurrassienne avec la théologie morale catholique, et finalement sur toute l’étendue politico-religieuse de l’école contre-révolutionnaire française.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">(1) Cf. Editoriaux et chroniques, tome II (DMM 1984), p. 282, note 5.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Sur cette distinction entre « voie d’accusation » et « voie de réclamation », cf. l’ouvrage Réclamation au Saint-Père (NEL 1974), p. 31 à 38.</p>
<p style="text-align: justify;">(3) Pour l’analyse et le commentaire détaillés de la « disqualification », voir les pages 19 à 50 du 3e supplément au numéro 135 de la revue Itinéraires (juillet-août 1969).</p>
<p style="text-align: justify;">JEAN MADIRAN</p>
<p>Article extrait du n° 7036<br />
du Samedi 20 février 2010</p>
<p>© Présent.fr</p>
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		<title>Le Christ Sauveur</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 16:32:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Prédication pour le premier dimanche de Carême
Le Christ Sauveur 
« Au temps favorable je t’ai exaucé, et au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant le jour du salut »
« Voici maintenant le jour du salut ».
C’est une acclamation !
 
C’est cette acclamation qui est utilisée par l’Eglise pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #cc0000;">Prédication pour le premier dimanche de Carême</span></strong></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Le Christ Sauveur</strong> </span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Au temps favorable je t’ai exaucé, et au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant le jour du salut »</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong>Voici maintenant le jour du salut ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est une acclamation !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette acclamation qui est utilisée par l’Eglise pour ouvrir solennellement le temps du Carême.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Cela a un sens. L’Eglise veut préciser quelle doit être notre préoccupation en ce temps liturgique. Notre préoccupation spirituelle, c’est le salut.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais quel est ce salut, MBCF ?<br />
En quoi consiste-t-il ?<br />
Quel est-il ? Quel son objet ?<br />
Qui est-il ? Quel est celui qui l’apporte et l’accomplit ?<br />
Que faut-il faire pour l’obtenir ?</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">A toutes ces questions, MBCF, une seule réponse : C’est Jésus-Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">                                                                          <a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/195px-chartres_portail_central_tympan_270309_2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1828" title="195px-chartres_portail_central_tympan_270309_2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/195px-chartres_portail_central_tympan_270309_2.jpg" alt="" width="195" height="260" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le jour du salut, c’est la nativité de NSJC. C’est le 25 décembre.<br />
Le salut, c’est le Christ.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’annonce des saints Anges aux bergers de la crèche : « Il vous est né aujourd’hui dans la ville de David un Sauveur qui est le Christ Seigneur » (Lc 2 11-12)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que chante Notre Dame en son si beau « Magnificat » : « Mon âme glorifie le Seigneur. Et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que chante également Zacharie, le père de Saint Jean Baptiste le jour de la circoncision de l’enfant : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité et racheté son peuple, et qu’il a suscité une Force pour nous sauver dans la maison de David, son Serviteur…Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très Haut et tu marcheras devant la face du Seigneur…Pour apprendre à son peuple à reconnaître le salut ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est le chant du prophète Siméon recevant en ses bras l’enfant Jésus, l’enfant de la Vierge Mère : « maintenant, Seigneur, vous pouvez laisser partir votre serviteur en paix selon votre parole : puisque mes yeux ont vu votre salut que vous avez préparé à la face de tous les peuples : Lumière qui doit dissiper les ténèbres des nations et Gloire d’Israël, votre peuple ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le salut, c’est le Christ.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est la belle affirmation de saint Pierre devant le Sanhédrin après la guérison du boiteux : « C’est par le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente devant vous pleinement guéri. Ce Jésus est la pierre rejetée par vous de l’édifice et qui est devenue la pierre angulaire. Et le salut n’est en aucun autre ; car il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devons être sauvés » (Act 4 10-12)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Mais quel est donc l’objet de ce salut annoncé et apporté en Jésus-Christ ? C’est la rémission de nos péchés. Oh douce consolation pour nos âmes. Il suffit de croire en Lui.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que confirmait toujours saint Pierre dans sa première prédication après la Pentecôte : Ayant touché le cœur de son auditoire, les juifs demandèrent à l’Apôtre, Pierre, que faire ? Pierre leur dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour obtenir le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Act 2 37)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’objet de ce salut, c’est la rémission de nos péchés. Très bien ! Mais plus que cela ! C’est le don du ciel, c’est le don de l’éternelle gloire. C’est « l’héritage conservé dans le ciel pour (nous), que la puissance de Dieu garde par la foi pour le salut, qui est prêt à apparaître dans le dernier temps ». Cet héritage est « un héritage incorruptible, qui ne saurait ni se souiller ni se flétrir » (1Pet 1 3 et ss).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce salut vécu, contemplé, goûté est donc une source de joie pour l’âme. C’est ce que dit saint Pierre : « Dans cette pensée (du ciel, de cet héritage céleste) vous tressaillez de joie ». Il le répète : Ce salut est l’œuvre de Jésus-Christ, « ce Sauveur » que vous aimez sans l’avoir vu et en qui maintenant croyant en lui sans le voir encore, vous tressaillez d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous allez remporter le prix de votre foi, le salut de vos âmes »</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Et ce salut a une longue histoire : en ce sens qu’il fut annoncé, espéré par de grands personnages de l’Ancien Testament, les prophètes. C’est ce que dit encore saint Pierre : «Ce salut a été l’objet des recherches et des méditations des prophètes, qui ont parlé de la grâce qui vous était destinée ; ils cherchaient à découvrir quel temps et quelles circonstances indiquait l’esprit du Christ qui était en eux et qui annonçait d’avance les souffrances réservées au Christ et la gloire qui devait les suivre ». Le salut c’est le Christ souffrant les affres de la Passion. « Il leur fut révélé que c’était, non pour eux-mêmes mais pour vous qu’ils dispensaient ces choses, que vous ont aujourd’hui annoncées ceux qui, par le Saint Esprit envoyé du ciel, vous ont prêché l’Evangile : mystère profond où les anges désirent plonger leurs regards ». (1 Pet 1 10-12)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ecoutez bien. Redoublez d’attention !<br />
Ecoutez cette phrase de saint Pierre que je viens de vous lire : « Ce salut …que vous ont aujourd’hui annoncé ceux qui, par le Saint Esprit envoyé du ciel, ont prêché l’Evangile : mystère profond où les anges désirent plonger leurs regards ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce salut, c’est donc l’objet de l’Evangile.<br />
C’est même le mystère profond de l’Evangile.<br />
Ce fut surtout la prédication de l’Apôtre Paul.<br />
C’est l’objet principal de sa prédication. C’est l’objet principal du chapitre 3 de son Epître aux Ephésiens. Il a été choisi par Dieu, sur le chemin de Damas essentiellement pour prêcher ce « mystère ». Car la grâce lui a été donné « de pénétrer ce Mystère », le « mystère du Christ qui, dans les autres générations, n’avait pas été notifié aux enfants des hommes comme il a été maintenant révélé dans l’Esprit à ses saints apôtres et prophètes : à savoir que les Gentils sont cohéritiers, membres du même corps, copartageants de la promesse dans le Christ Jésus, par l’Evangile dont je suis devenu le ministre, selon le don de la grâce divine qui m’a été donnée par l’efficacité de sa puissance. A moi, le plus infime de tous les saints, a été accordée cette grâce d’annoncer aux nations l’incompréhensible richesse du Christ et d’expliquer l’économie du Mystère caché depuis des siècles en Dieu créateur de toutes choses. Ainsi la sagesse infiniment variée de Dieu a été notifiée maintenant aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes selon le décret éternel qu’il a fait en Jésus-Christ Notre Seigneur (Eph 3 8-11)</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Tirons la substantifique mœlle de ce texte de saint Paul :</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce salut, ce mystère, cette volonté salvifique de Dieu, est un secret dessein de Dieu, formé de toute éternité, que les prophètes d’autrefois n’avaient fait qu’entrevoir, que les anges eux-mêmes n’avaient pas pénétré dans ses profondeurs et que le Saint Esprit dévoile enfin aux Apôtres et aux prophètes du Nouveau Testament.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce Mystère que saint Paul a reçu mission de promulguer au monde. C’est là justement l’Evangile dont il est le héraut, son évangile pour lequel il souffre et pour lequel il est enchaîné.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Et ce mystère consiste en ceci : les Gentils sont cohéritiers du royaume de Dieu ; ils y entrent, comme les Juifs, avec pleine égalité de droits et de privilèges ; ils sont membres du corps mystique du Christ au même titre que les autres ; ils ont part aux promesses des prophètes ; les bénédictions décernées à la postérité des patriarches les regardent aussi ; les engagements contractés par Dieu envers son peuple les concernent aussi bien que les Juifs auxquels ils paraissaient exclusivement adressés.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est l’annonce de l’Evangile : le Christ est le salut pour tous. Pour tous, il est « l’espérance de la gloire ». Pour tous. Pour les Juifs, depuis Abraham, par suite de la divine promesse. Pour les Gentils, par la miséricorde de Dieu. Voilà le Mystère révélé par Paul. Voilà son Evangile.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le Mystère, c’est le Christ, espérance, propriétés et richesses des Gentils. Jadis, étrangers qu’ils étaient au peuple élu, détenteur des bénédictions et des promesses messianiques, ils étaient sans espoir, sans Dieu, sans Christ. Aujourd’hui le Christ leur appartient ; il est parmi eux, il est pour eux, comme pour les fils d’Abraham. Voilà le grand Mystère, le grand secret dont la pleine révélation, la pleine intelligence était réservée au temps évangéliques. C’est pourquoi ce mystère aujourd’hui pleinement révélé dans le Christ n’est plus un mystère. Il a cessé de l’être, Dieu ayant confié son secret aux Apôtres, à Paul surtout avec mandat de le divulguer. Voilà ce qu’est l’apostolat du prêtre. Il doit Confesser le Christ, espérance de tous, de toutes générations.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Concluons : le salut &#8211; le mystère &#8211; désigne le plan conçu par Dieu de toute éternité mais révélé seulement dans sa plénitude dans l’Evangile, objet de la prédication des Apôtres. Ce salut est de sauver tous les hommes, sans distinction de races, en les identifiant avec son Fils bien-aimé dans l’unité du corps mystique, l’Eglise.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Que faire pour obtenir ce salut ? Pour marcher sur la voie du salut ? Nous le verrons dimanche prochain.</p>
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		<title>Benoît XVI et le Sacerdoce.</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 15:48:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Benoît XVI et le Sacerdoce.
Recevant, le 16 mars 2009, les participants de l&#8217;Assemblée plénière de la Congrégation pour le clergé, présidé par M le cardinal Claudio Hummes, prélat brésilien, cardinal émérite de Sao Paulo, Benoît XVI leur a annoncé, d&#8217;une manière inattendue, son intention de lancer une &#171;&#160;Année sacerdotale&#160;&#187; faisant suite à l’année paulinienne. Son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Benoît XVI et le Sacerdoce.</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Recevant, le 16 mars 2009, les participants de l&#8217;Assemblée plénière de la Congrégation pour le clergé, présidé par M le cardinal Claudio Hummes, prélat brésilien, cardinal émérite de Sao Paulo, Benoît XVI leur a annoncé, d&#8217;une manière inattendue, son intention de lancer une &laquo;&nbsp;Année sacerdotale&nbsp;&raquo; faisant suite à l’année paulinienne. Son intention était claire : approfondir pour toujours mieux en vivre le sacerdotale. Il leur disait : « <strong>la grande tradition ecclésiale a, à juste titre, séparé l&#8217;efficacité sacramentelle de la situation existentielle concrète du prêtre…Mais cette juste précision doctrinale n&#8217;ôte rien à la tension nécessaire, et même indispensable, vers la perfection morale, qui doit habiter tout cœur authentiquement sacerdotal</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Benoît-XVI-33.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-1798" title="Benoît XVI 3" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Benoît-XVI-33.bmp" alt="" /></a>Aussi «<strong> pour favoriser cette tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend avant tout l&#8217;efficacité de leur ministère, j&#8217;ai décidé de proclamer une « année sacerdotale » spéciale, qui ira du 19 juin prochain (2009) au 19 juin 2010 ».</strong> Nous étions à quelques mois du début de cette année sacerdotale, le 16 mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’occasion en est la célébration «<strong>du 150e anniversaire de la mort du saint curé d&#8217;Ars, Jean Marie Vianney, véritable exemple de pasteur au service du troupeau du Christ ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aussi le Pape Benoît XVI comptait-il sur les responsables de la Congrégation, sur leurs initiatives, en relation avec les évêques pour «<strong> faire comprendre toujours plus l&#8217;importance du rôle et de la mission du prêtre dans l&#8217;Eglise et dans la société contemporaine</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour le pape Benoît XVI, les choses étaient claires : le prêtre doit chercher sans cesse sa sainteté pour accomplir au mieux sa mission si nécessaire à l’Eglise et au monde.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et c’est ainsi que le pape concrétisa cette annonce, le 16 juin 2009, par la publication d’une lettre « <strong>pour l’indiction d’une année sacerdotale à l’occasion du 150 anniversaire du Dies natalis du Saint Curé d’Ars</strong> », la faisant débuter le jour de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, c’est-à-dire, le 19 juin 2009 jusqu’à la même solennité de l’année 2010 :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Voici ses propos : <strong>« Chers Frères dans le sacerdoce,<br />
En la prochaine solennité du Sacré-Cœur de Jésus, vendredi 19 juin 2009 – journée traditionnellement consacrée à la prière pour la sanctification des prêtres –, j’ai pensé ouvrir officiellement une « Année sacerdotale » à l’occasion du 150e anniversaire du « dies natalis » de Jean-Marie Vianney, le saint patron de tous les curés du monde. Une telle année, qui veut contribuer à promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d’aujourd’hui, se conclura en la même solennité de l’année 2010</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et c’est pourquoi Benoît XVI, en de nombreuses circonstances, développe tout un enseignement sur le sacerdoce. Son enseignement, tout à fait traditionnel, est exprimé, dans une formulation nouvelle et riche. C’est ce que nous allons voir.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour Benoît XVI, ainsi que pour tous les pontifes romains, le prêtre est essentiellement «<strong> l’ami du Christ ».</strong> Il se fonde sur l’affirmation du Christ s’adressant à ses disciples : &laquo;&nbsp;<em>Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous lai fait connaître&nbsp;&raquo;</em> (Jn 15, 15).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Cette idée du sacerdoce, comme ami du Christ Seigneur, a déjà été enseignée par Saint Pie X dans son Encyclique <em>Haerent animo</em> . Il affirmait que le prêtre est «<strong> la lumière du monde</strong> » mais surtout que le prêtre, par la volonté même du Christ, est constitué son « <strong>ami ».</strong> Il part de la même phrase du Christ « <em>Je ne vous appellerai plus serviteurs…Mais je vous appelle amis parce que tout ce que j’ai appris de mon Père, Je vous l’ai fait connaître…Je vous ai choisis et constitués pour que vous alliez et que vous portiez du fruit »</em> (Jn 15 15-16). Et comme <strong>« n’avoir qu’un même vouloir et une même aversion, dit Pie X, est le propre d’une solide amitié</strong> », il en déduit que « <strong>nous sommes tenus, en qualité d’amis, de conformer nos sentiments à ceux de Jésus-Christ ».</strong> Or ce dernier est « <em>saint, innocent et sans tache</em> » (Hebreux 7 26). Tel doit être le prêtre, au titre de l’amitié qui lui est donnée, au titre de son ministère qui est de le prêcher. : «<strong> Envoyés par Lui, nous devons gagner l’esprit des hommes à ses doctrines et à sa loi, en commençant d’abord par les observer nous-mêmes ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>« Amis du Christ »</strong> : Benoît XVI en reprend l’idée mais la développe davantage et avec originalité. Il le fit dans une homélie à Saint Pierre, lors de la messe chrismale, qui a lieu le Jeudi Saint 2006.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis » :</strong> &#8211; « <strong>par ces paroles,</strong> dit-il,<strong> où l’on pourrait même voir l’institution du sacerdoce</strong> », <strong>« le Seigneur fait de nous ses amis : il nous confie tout ; il nous confie sa personne, afin que nous puissions parler en son nom in persona Christi capitis. Quelle confiance ! Il s’est véritablement remis entre nos mains </strong>».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>A- « Il s’est véritablement remis entre nos mains »<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Saint-Sacrifice-de-la-messe.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1793" title="Saint Sacrifice de la messe" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Saint-Sacrifice-de-la-messe-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Il faut voir ici une allusion claire à l’Eucharistie. Le prêtre est l’homme de l’Eucharistie. L’homme du sacrifice eucharistique. C’est l’idée de l’école française des Berulle, des saint Vincent de Paul, des Saint Jean Eudes qui influença tellement la pensée de Mgr Lefebvre. La finalité sacerdotale est, essentiellement, une finalité « cultuelle ». Le prêtre est l’homme du sacrifice, parce que l’Eucharistie est sacrifice, le sacrifice du Christ. Il est celui qui est choisi pour offrir, <em><strong>in personna Christi capitis,</strong></em> le sacrifice du Christ. <strong>« Il s’est véritablement remis entre nos mains »</strong> dit le Pape. Et comme le sacrifice du Christ assure à Dieu le Père «<strong> tout honneur et toute gloire »,</strong> le prêtre, à travers cette noble action, poursuit cette mission rédemptrice, salvifique. Il est celui qui, dans le Christ, assure, pour le peuple, le chant de la gloire divine qu’accomplissait le Christ en sa Passion, dans une obéissance parfaite à la volonté de son Père. Le prêtre est donc, dans cette amitié «ontologique», l’homme de la liturgie. Il imite, pour le peuple, au nom du peuple, la liturgie céleste que Saint Jean nous fait connaître dans son Apocalypse. Et sous ce rapport, le prêtre est essentiellement l’homme de la prière parce que le Sacrifice du Christ fut la plus belle des prières. Et l’on comprend pourquoi le pape insiste tant, dans ses livres, sur la liturgie et sa nécessaire restauration. Il faut restaurer la finalité cultuelle du rite de la sainte Messe, par le retour de la piété et de l’adoration. Adoration: telle est la prière céleste.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>B-Il invoque le témoignage du Saint Curé d’Ars :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/curedars2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1795" title="curedars2" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/curedars2-182x300.jpg" alt="" width="182" height="300" /></a>C’est le témoignage que nous donna le Saint Curé d’Ars, nous dit le pape.<br />
«<strong> Cette éducation des fidèles à la présence eucharistique … revêtait une efficacité toute particulière, quand les fidèles le voyaient célébrer le saint sacrifice de la Messe. Ceux qui y assistaient disaient « qu’il n’était pas possible de voir un visage qui exprime à ce point l’adoration… Il contemplait l’Hostie avec tant d’amour ». « Toutes les bonnes œuvres réunies – disait-il – n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l’œuvre de Dieu ». Il était convaincu que toute la ferveur de la vie d’un prêtre dépendait de la Messe : « La cause du relâchement du prêtre, c’est qu’on ne fait pas attention à la messe ! Hélas ! Mon Dieu ! Qu’un prêtre est à plaindre quand il fait cela comme une chose ordinaire ! Et il avait pris l’habitude, quand il célébrait, d’offrir toujours le sacrifice de sa propre vie : « Oh ! Qu’un prêtre fait bien de s’offrir à Dieu en sacrifice tous les matins ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>C- C&#8217;est l&#8217;enseignement du pape à la place des Invalides à Paris en 2008</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme le pape Benoît XVI s’exprimait avec foi, tendresse et émotion, lorsque sur la place des Invalides à Paris devant une multitude de jeunes, il parla du sacerdoce le mettant promptement en relation avec le sacrifice eucharistique : <strong>« Comment parvenir à Dieu, disait-il ? Comment parvenir à trouver ou retrouver Celui que l&#8217;homme cherche au plus profond de lui-même, tout en l&#8217;oubliant si souvent ? Saint Paul nous demande de faire usage non seulement de notre raison, mais surtout de notre foi pour le découvrir. Or, que nous dit la foi? Le pain que nous rompons est communion au Corps du Christ ; la coupe d&#8217;action de grâce que nous bénissons est communion au Sang du Christ. Révélation extraordinaire, qui nous vient du Christ et qui nous est transmise par les Apôtres et par toute l&#8217;Église depuis deux millénaires : le Christ a institué le sacrement de l&#8217;Eucharistie au soir du Jeudi Saint. Il a voulu que son sacrifice soit de nouveau présenté, de manière non sanglante, chaque fois qu&#8217;un prêtre redit les paroles de la consécration sur le pain et le vin. Des millions de fois, depuis deux mille ans, dans la plus humble des chapelles comme dans la plus grandiose des basiliques ou des cathédrales, le Seigneur ressuscité s&#8217;est donné à son peuple, devenant ainsi, selon la formule de saint Augustin, « plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes » (cf. Confessions III, 6. 11).<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/messe_pape_invalides_432.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1802" title="messe_pape_invalides_432" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/messe_pape_invalides_432-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" /></a>Frères et sœurs, entourons de la plus grande vénération le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, le Très Saint-Sacrement de la présence réelle du Seigneur à son Église et à toute l&#8217;humanité. Ne négligeons rien pour lui manifester notre respect et notre amour ! Donnons-lui les plus grandes marques d&#8217;honneur ! Par nos paroles, nos silences et nos gestes, n&#8217;acceptons jamais de laisser s&#8217;affadir en nous et autour de nous la foi dans le Christ ressuscité présent dans l&#8217;Eucharistie ! Comme le dit magnifiquement saint Jean Chrysostome lui-même : « Passons en revue les ineffables bienfaits de Dieu et tous les biens dont il nous fait jouir, lorsque nous lui offrons cette coupe, lorsque nous communions, lui rendant grâce d&#8217;avoir délivré le genre humain de l&#8217;erreur, d&#8217;avoir rapproché de lui ceux qui en étaient éloignés, d&#8217;avoir fait, des désespérés, et des athées de ce monde, un peuple de frères, de cohéritiers du Fils de Dieu » (Homélie 24 sur la Première Lettre aux Corinthiens, 1). En effet, poursuit-il, « ce qui est dans la coupe, c&#8217;est précisément ce qui a coulé de son côté, et c&#8217;est à cela que nous participons » (ibid.). Il n&#8217;y a pas seulement participation et partage, il y a «union», dit-il.<br />
La Messe est le sacrifice d&#8217;action de grâce par excellence, celui qui nous permet d&#8217;unir notre propre action de grâce à celle du Sauveur, le Fils éternel du Père. En elle-même, la Messe nous invite aussi à fuir les idoles, car, saint Paul insiste, « vous ne pouvez pas en même temps prendre part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais » (1 Co 10, 21). La Messe nous invite à discerner ce qui, en nous, obéit à l&#8217;Esprit de Dieu et ce qui, en nous, reste à l&#8217;écoute de l&#8217;esprit du mal. Dans la Messe, nous ne voulons appartenir qu&#8217;au Christ et nous reprenons avec gratitude le cri du psalmiste : « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu&#8217;Il m&#8217;a fait ? » (Ps 115, 12). Oui, comment rendre grâce au Seigneur pour la vie qu&#8217;Il nous a donnée ? Là encore, la réponse à la question du psalmiste se trouve dans le psaume lui-même, car la Parole de Dieu répond miséricordieusement elle-même aux questions qu&#8217;elle pose. Comment rendre grâce au Seigneur pour tout le bien qu&#8217;il nous fait sinon en se conformant à ses propres paroles : « J&#8217;élèverai la coupe du salut, j&#8217;invoquerai le nom du Seigneur » (Ps 115,13) ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>… Chaque fois qu&#8217;une Messe est célébrée, chaque fois que le Christ se rend sacramentellement présent dans son Église, c&#8217;est l’œuvre de notre salut qui s&#8217;accomplit. Célébrer l’Eucharistie signifie reconnaître que Dieu seul est en mesure de nous offrir le bonheur en plénitude, de nous enseigner les vraies valeurs, les valeurs éternelles qui ne connaîtront jamais de couchant. Dieu est présent sur l&#8217;autel, mais il est aussi présent sur l&#8217;autel de notre cœur lorsque, en communiant, nous le recevons dans le Sacrement eucharistique….<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Or, chers frères et sœurs, qui peut élever la coupe du salut et invoquer le nom du Seigneur au nom du peuple de Dieu tout entier, sinon le prêtre ordonné dans ce but par l&#8217;Évêque ? Ici, chers fidèles de Paris et de la région parisienne, mais aussi vous tous qui êtes venus de la France entière et d&#8217;autres pays limitrophes, permettez-moi de lancer un appel confiant en la foi et en la générosité des jeunes qui se posent la question de la vocation religieuse ou sacerdotale : n&#8217;ayez pas peur ! N&#8217;ayez pas peur de donner votre vie au Christ ! Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au cœur de l&#8217;Église ! Rien ne remplacera jamais une Messe pour le Salut du monde ! Chers jeunes ou moins jeunes qui m&#8217;écoutez, ne laissez pas l&#8217;appel du Christ sans réponse. Saint Jean Chrysostome, dans son Traité sur le sacerdoce, a montré combien la réponse de l&#8217;homme pouvait être lente à venir, cependant il est l&#8217;exemple vivant de l&#8217;action de Dieu au cœur d&#8217;une liberté humaine qui se laisse façonner par sa grâce. »<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>D-« Oh ! Qu’un prêtre fait bien de s’offrir à Dieu en sacrifice tous les matins », avons-nous dit plus haut citant le Curé d’Ars</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait ici évoquer la merveilleuse encyclique de Pie XII «Mediator Dei» où le pape développe longuement et merveilleusement cette idée du don de soi-même en union à l’offrande du Christ. Nul doute que la pratique des conseils évangéliques – pauvreté, obéissance, chasteté &#8211; adaptée au monde clérical ne peut qu’y contribuer grandement. Benoît XVI en parle longuement dans sa lettre d’induction de l’année sacerdotale au sujet du saint Curé d’Ars. Il parle aussi de saint Paul. Il écrit : « L’Année paulinienne qui arrive à sa fin nous invite à considérer encore la figure de l’Apôtre des Gentils dans laquelle brille à nos yeux un modèle splendide de prêtre complètement « donné » à son ministère. « L’amour du Christ nous presse – écrivait-il –  et il ajoutait : «<strong> Il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Co 5, 15). Quel meilleur programme pourrait être proposé à un prêtre qui s’efforce de progresser sur le chemin de la perfection chrétienne ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>E-Et le pape fonde aussi cette idée du prêtre, l’homme du sacrifice, sur la cérémonie même de l’ordination sacerdotale.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il y a «<strong> la remise du calice ».</strong> Là, le Christ « <strong>nous transmet son mystère le plus profond et personnel »</strong> dit-il. O que cette phrase est belle et profonde. Le Christ nous transmet «<strong> son mystère le plus profond et personnel ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais quel est le mystère qu’il nous transmet?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Cérémonie-sacerdotale.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1805" title="Cérémonie sacerdotale" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Cérémonie-sacerdotale.jpg" alt="" width="190" height="248" /></a>C’est celui de l’amour de Dieu exprimé dans le don du Fils, dans le mystère de l’Incarnation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ecoutez cette phrase vibrante de Benoît XVI essayant, dans la Basilique saint Pierre de Rome, le 19 juin 2009, le jour même de l’ouverture de l’année sacerdotal, en la fête du Sacré Cœur de Jésus, dans son homélie, de nous faire comprendre un peu de ce mystère de Dieu :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le cœur de Dieu frémit de compassion! Aujourd&#8217;hui, en la solennité du Très Saint Cœur de Jésus, l&#8217;Eglise offre à notre contemplation ce mystère, le mystère du cœur d&#8217;un Dieu qui s&#8217;émeut et reverse tout son amour sur l&#8217;humanité. Un amour mystérieux, qui dans les textes du Nouveau Testament, nous est révélé comme une passion incommensurable de Dieu pour l&#8217;homme. Il ne se rend pas face à l&#8217;ingratitude et pas même devant le refus du peuple qu&#8217;il a choisi; au contraire, avec une infinie miséricorde, il envoie dans le monde son Fils unique afin qu&#8217;il prenne sur lui le destin de l&#8217;amour détruit; afin que, vainquant le pouvoir du mal et de la mort, il puisse rendre la dignité de fils aux êtres humains devenus esclaves par le péché. Tout cela a un prix élevé: le Fils unique du Père s&#8217;immole sur la croix: &laquo;&nbsp;Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu&#8217;à la fin&nbsp;&raquo; (cf. Jn 13, 1). Le symbole de cet amour qui va au-delà de la mort est son côté transpercé par une lance. A cet égard, le témoin oculaire, l&#8217;apôtre Jean, affirme: &laquo;&nbsp;L&#8217;un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l&#8217;eau&nbsp;&raquo; (cf. Jn 19, 34).</strong> (Homélie du 19 juin 2009)</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le prêtre est l’homme du mystère de l’amour de Dieu qui s’exprime dans le sacrifice du Fils de Dieu. Il est l’homme du mystère sacrificiel. Et c’est ainsi que le prêtre poursuit l’œuvre de son Maître. Il n’est pas d’abord le gardien d’une civilisation terrestre ni l’agent d’une révolution sociale. Il n’a même pas pour premier but de transformer les mœurs et encore moins d’assurer le bonheur en ce monde de ses contemporains. Toute sa vocation, toute sa mission est le sacrifice du Christ, et donc toute sa mission est de sauver les hommes, non point de quelque manière que ce soit et, si l’on peut dire, à sa fantaisie, mais en les acheminant vers la connaissance de la vérité religieuse essentielle qui est Dieu et sa volonté salvifique dans le sacrifice de son Fils. Saint Paul résume aussi clairement que possible la vraie conception du sacerdoce en écrivant à Timothée, son « fils », son « ami de cœur » : « Notre Sauveur Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité. Car il n’y a qu’un seul Dieu, un seul médiateur aussi de Dieu et des hommes : le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous ; ce témoignage ‘fut rendu’ en son temps, pour lequel j’ai été établi héraut et apôtre…, docteur des Nations dans la foi et la vérité » (1 Tim 2 3-7). Ainsi le prêtre ne doit avoir qu’une science, celle de Jésus-Christ et du Christ rédempteur. Voilà la pureté et la valeur de son sacerdoce. Le prêtre du Dieu Sauveur n’apporte pas aux hommes une panacée de leurs maux physiques et sociaux, ce qui serait une contradiction radicale avec la charte des Béatitudes évangéliques, mais le salut de leur âme, l’accès du Royaume de Dieu. Le prêtre est prêtre d’un Dieu Sauveur. C’est le grand « Mystère », le Mystère de la foi. Aussi en doit-il scruter les raisons, expliquer les effets, définir l’étendue. Le prêtre est donc l’homme de cette sotériologie universelle dans et par le Christ et son sacrifice. Tel est « sa vie ». Tel est l’objet unique de sa prédication. Et là, de cette manière, le prêtre est fidèle à son Seigneur et Maître, qui veut être « son ami ». Il doit « prêcher le mystère du Christ, mystère sotériologique, tenu caché aux siècles et aux générations, mais qui vient d’être révélé à ses Saints », dit saint Paul. « <em>Le prêtre doit prêcher la richesse et la gloire de ce mystère qui n’est autre que le Christ en nous l’espérance de la gloire ».</em> En nous « <strong>donnant son sacrifice</strong> », en nous remettant <strong>« le livre de sa parole qu’il nous confie</strong> », ce qui se fait lors de la cérémonie d’ordination, en nous donnant le pouvoir d’absolution « <strong>qui nous fait participer à sa conscience de la misère du péché et de toute l’obscurité du <a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Les-clés-de-saint-Pierre.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1807" title="Les clés de saint Pierre" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/Les-clés-de-saint-Pierre-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a>monde</strong> », <strong>« il nous donne,</strong> dit merveilleusement le pape,<strong> dans les mains la clé pour rouvrir la porte vers la maison du Père</strong> ». Le prêtre est donc celui qui donne le bonheur du Ciel. Mais attention ! Le bonheur du Ciel ! Oui Mais il est un moyen essentiel, hors pair, qui est au centre de ce don, et vers lequel tout converge, c’est le Christ Jésus. Il s’agit de la personne même du Seigneur, de son avènement sur terre et de son rôle salutaire. Le prêtre est bien celui qui donne le bonheur du Ciel, mais en prêchant le Christ et son Evangile. Si le prêtre est tel, c’est d’abord parce que « le Christ est en nous l’espérance de la gloire ». Et cette « gloire » nous la possédons dans le sacrifice du Christ-Sauveur. C&#8217;est son être. C&#8217;est sa mission. Son service. Son service ecclésial.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi ne mettons pas d’opposition, dit le pape, entre la « <strong>conception socio-fonctionnelle définissant l&#8217;essence du sacerdoce avec le concept de &laquo;&nbsp;service&nbsp;&raquo;: le service à la communauté, dans l&#8217;exercice d&#8217;une fonction&#8230; dans le primat de la parole et du service de l&#8217;annonce</strong> » et la « <strong>la conception sacramentelle-ontologique, du sacerdoce, lié au primat de l&#8217;Eucharistie, lié au « binôme &laquo;&nbsp;sacerdoce-sacrifice&nbsp;&raquo; »</strong><br />
Puisque, comme le dit le Concile Vatican II, cité, ici, par le pape, dans le décret Presbyterorum ordinis du Concile Vatican II, il affirme, à juste titre: <strong>&laquo;&nbsp;En effet, l&#8217;annonce apostolique de l&#8217;Evangile convoque et rassemble le peuple de Dieu, (au pied de l’autel) afin que tous les membres de ce peuple&#8230; s&#8217;offrent eux-mêmes en &laquo;&nbsp;victime vivante, sainte, agréable à Dieu&nbsp;&raquo; (Rm 12, 1) et c&#8217;est précisément à travers le ministère des prêtres que le sacrifice spirituel des fidèles atteint à sa perfection dans l&#8217;union au sacrifice du Christ, unique Médiateur. En effet ce sacrifice est offert par les mains des prêtres au nom de toute l&#8217;Eglise dans l&#8217;Eucharistie &laquo;&nbsp;de manière non sanglante et sacramentelle, jusqu&#8217;à ce que vienne le Seigneur lui-même</strong>&nbsp;&raquo; (n. 2).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais n’oublions pas non plus, dit le pape, que : le prêtre n’est pas le <strong>« maître</strong> » de la parole, mais il en est <strong>le serviteur</strong>. Il n&#8217;est pas la parole mais, comme le proclamait Jean le Baptiste…, il est <strong>la &laquo;&nbsp;voix&nbsp;&raquo;</strong> de la Parole: &laquo;&nbsp;Voix de celui qui crie dans le désert: préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers&nbsp;&raquo; (Mc 1, 3). (Audience générale du 24 juin 2009)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais attention, nous prévient le pape, dans son discours du 24 juin 2009, lors de l’audience général du mercredi : « <strong>être &laquo;&nbsp;voix&nbsp;&raquo; de la Parole, ne constitue pas pour le prêtre un simple aspect fonctionnel. Au contraire, cela présuppose une substantielle &laquo;&nbsp;perte de soi&nbsp;&raquo; dans le Christ, en participant à son mystère de mort et de résurrection avec tout son moi: intelligence, liberté, volonté et offrande de son propre corps, comme sacrifice vivant (cf. Rm 12, 1-2). Seule la participation au sacrifice du Christ, à sa khènosi, rend l&#8217;annonce authentique! Tel est le chemin qu&#8217;il doit parcourir avec le Christ pour parvenir à dire au Père avec Lui: que s&#8217;accomplisse &laquo;&nbsp;non ce que je veux, mais ce que tu veux&nbsp;&raquo; (Mc 14, 36). L&#8217;annonce, alors, comporte toujours également le sacrifice de soi, condition pour que l&#8217;annonce soit authentique et efficace ».</strong> (Discours du 24 juin 2009)</p>
<p style="text-align: justify;">C’est alors que nos trouvons sous la plume du pape, la définition très classique du prêtre comme « <strong>Alter Christus ».</strong> (un autre Christ).Il nous en donne une définition merveilleuse :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Alter Christus, le prêtre est profondément uni au Verbe du Père, qui en s&#8217;incarnant a pris la forme d&#8217;un serviteur, est devenu serviteur (Cf. Ph 2, 5-11). Le prêtre est le serviteur du Christ, au sens que son existence, configurée à Lui de manière ontologique, assume un caractère essentiellement relationnel: il est en le Christ, pour le Christ et avec le Christ au service des hommes. Précisément parce qu&#8217;il appartient au Christ, le prêtre est radicalement au service des hommes: il est ministre de leur salut, de leur bonheur, de leur libération authentique »</strong> « Discours du 24 juin 2009)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>F-«Le prêtre est ministre de leur salut, de leur bonheur, de leur libération authentique » parce que, comme ami, « Le Christ nous met dans les mains la clé pour rouvrir la porte vers la maison du Père »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">C’est dire équivalemment que «<strong> le prêtre est l’homme de l’avenir ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le pape exprime cette vérité dans un message enregistré pour une retraite sacerdotale internationale, le 28 septembre 2009. Il dit : <strong>« Le prêtre est l’homme de l’avenir : …Ce qu’il fait sur terre est de l’ordre des moyens ordonnés à la Fin ultime. La messe est ce point unique de <a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/La-messe-catholqiue.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1809" title="La messe catholqiue" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/La-messe-catholqiue-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>jonction entre les moyens et la Fin, puisqu’elle nous donne déjà de contempler, sous l’humble apparence du pain et du vin, le Corps et le Sang de Celui que nous adorerons dans l’éternité. Les phrases simples et denses du saint Curé sur l’Eucharistie nous aident à mieux percevoir la richesse de ce moment unique de la journée où nous vivons un face à face vivifiant pour nous-mêmes et pour chacun des fidèles ». « On ne comprendra, écrivait-il, le bonheur qu’il y a de dire la messe que dans le ciel ! ». « C’est pourquoi je vous encourage à fortifier votre foi et celles des fidèles dans le Sacrement que vous célébrez et qui est la source de la vraie joie. Le saint d’Ars s’écriait : « Le prêtre doit avoir la même joie (que les apôtres) en voyant Notre Seigneur qu’il tient entre ses mains ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>G- Sur ce point encore, le témoignage et l’exemple du Curé d’Ars sont fort intéressants</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et ainsi de cette magnifique vocation sacerdotale, celle d’être « amis du Christ », celle d’être un « don immense » pour le peuple, celle d’être « pourvoyeur d’espérance », dans la célébration du sacrifice, et dans sa prédication, le saint Curé d’Ars nous en donna et l’enseignement et l’exemple.<br />
Le Curé d’Ars disait, c’est cité par le Pape, dans sa lettre pour l’indiction de l’année sacerdotale : <strong>« Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine ». Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie… ». Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre… Après Dieu, le prêtre c’est tout… Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel ».<br />
Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du saint curé, dit le Pape, peuvent nous sembler excessives. Elles manifestent toutefois en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour … Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre Seigneur ne serviraient de rien… C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre… A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens…. Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes… Le prêtre n’est pas prêtre pour lui… il est pour vous ».<br />
« Chers frères dans le Sacerdoce, demandons au Seigneur Jésus la grâce d’aimer notre sacerdoce »<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">N’oublions pas le sens profonde du prêtre : « devenir ami de Jésus Christ » : <strong>« Le Seigneur fait de nous ses amis : il nous confie tout ; il nous confie sa personne, afin que nous puissions parler en son nom in persona Christi capitis. Quelle confiance !<br />
</strong>Et cette amitié est tellement importante, &#8211; elle est même de l’essence du prêtre -, que<strong> « nous devons nous engager chaque jour à nouveau pour cette amitié ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>H- « S’engager chaque jour à nouveau pour cette amitié » ! Qu’est-ce à dire ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">« Amitié signifie communion, nous explique le Pape, dans la pensée et la volonté. C’est ce que nous dit saint Paul : aux Philippines <strong>« Nous devons nous exercer à cette communion de pensée avec Jésus » : « Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animés le Christ Jésus</strong> ».<br />
«<strong> Et cette communion de pensée n’est pas une chose purement intellectuelle, mais c’est une communion des sentiments et de la volonté, et donc également de l’action</strong> ».<strong> Cela signifie –</strong> et ici le Pape reprend tout l’enseignement de ses prédécesseurs sur les moyens de sanctification du prêtre <strong>- cela signifie que le prêtre doit « connaître Jésus de façon toujours plus personnelle en l’écoutant, en vivant <a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/lectio_divina.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1813" title="lectio_divina" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/lectio_divina-203x300.jpg" alt="" width="203" height="300" /></a>avec Lui, en s’arrêtant auprès de Lui. L’écouter, dans la lectio divina, c’est-à-dire en lisant l’Ecriture Sainte non pas de façon académique, mais spirituelle »; ainsi, il apprend « à rencontrer Jésus présent qui nous parle ». Le prêtre ainsi doit « raisonner et réfléchir sur ses paroles et sur son action devant Lui et avec Lui. La lecture de l’Ecriture Sainte est prière, elle doit être prière, elle doit naître de la prière et conduire à la prière. Les évangélistes nous disent que le Seigneur, à plusieurs reprises, des nuits entières se retirait &laquo;&nbsp;sur la montagne&nbsp;&raquo; pour prier seul ». Le prêtre a besoin de cette &laquo;&nbsp;montagne&nbsp;&raquo; : c’est le sommet intérieur qu’il doit gravir, la montagne de la prière »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le pape se fait ici très absolu : « <strong>Ce n’est qu’ainsi que se développe l’amitié. Ce n’est qu’ainsi que le prêtre peut « accomplir son service sacerdotal ».</strong> Ce n’est qu’ainsi que le prêtre peut « <strong>apporter le Christ et son Evangile aux hommes</strong> ». <strong>« L’action extérieure, en fin de compte, reste sans fruits et perd de son efficacité si elle ne naît pas de la communion intime avec le Christ. Le temps que le prêtre passe pour cela est véritablement un temps d’activité pastorale, d’une activité authentiquement pastorale. Le prêtre doit être surtout un homme de prière. Le monde dans son activité frénétique perd souvent le sens de l’orientation vers Dieu. La prière la lui redonnera ».</strong> Voyez l’impact des monastères bénédictins !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Etre ami de Jésus, être prêtre signifie être un homme de prière ».</strong> «<strong> C’est ainsi que nous reconnaissons le Christ et que nous sortons de l’ignorance des simples serviteurs. C’est ainsi que nous apprenons à vivre, à souffrir et agir avec Lui et pour Lui ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>I- « Une amitié avec les siens »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/sacerdoce-blog-emsj.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-1815" title="sacerdoce blog emsj" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/sacerdoce-blog-emsj-300x300.png" alt="" width="300" height="300" /></a>Mais plus encore, l’amitié avec Jésus est par antonomase toujours «<strong> une amitié avec les siens</strong> ». <strong>« Ainsi le prêtre ne peut être amis de Jésus que dans la communion avec le Christ tout entier, avec la tête et le corps; dans la vigne abondante de l’Eglise animée par son Seigneur ».</strong> Et c’est pourquoi Benoît XVI insiste beaucoup sur le sacerdoce accomplissant sa mission en « Eglise ». Il insiste sur la dimension « ecclésiale » du sacerdoce. Il le disait particulièrement alors qu’il annonçait aux membres de la Congrégation du Clergé réunis en assemblée plénière, cette année sacerdotale : <strong>« La mission du prêtre se déroule « dans l&#8217;Eglise ». « Une telle dimension ecclésiale, de communion, hiérarchique et doctrinale est absolument indispensable pour toute mission authentique, et en garantit seule l&#8217;efficacité spirituelle ». Il insistait : « la mission est « ecclésiale » car personne n&#8217;annonce ni n&#8217;apporte soi-même, mais dans et à travers son humanité, chaque prêtre doit être bien conscient d&#8217;apporter un Autre, le Christ,Dieu lui-même, au monde ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et cela a des implications extraordinaires touchant l’objet de la prédication sacerdotale. L’enseignement du prêtre c’est l’enseignement de l’Eglise. Car c’est l’Eglise qui a la garde de la vérité révélée, du « mystère de la foi ». Sa mission est de la conserver sans défaillance, intégralement, à l’instar d’une colonne robuste et d’un mur de soutènement, image qui évoque la droiture et la stabilité de cette conservation, défiant toute atteinte des pressions adverses. Comme Pierre était destiné à être le rocher inébranlable sur lequel repose l’Eglise de Jésus-Christ, les évêques et les prêtres sont comme les murs de cet édifice. De même que l’ancien Temple, maison de Dieu, contenait l’Arche d’Alliance et le propitiatoire, l’Eglise continue l’incarnation du Verbe médiateur. Comme le dit Saint Paul, la sagesse divine « <em>s’est révélée dans le Christ par l’Evangile et par l’Eglise</em> » (Eph 3 6, 10). C’est donc l’Eglise qui a la garde de l’Evangile, de l’annonce de la Bonne Nouvelle, de Dieu voulant sauver tous les hommes. L’Eglise continue cette révélation ; elle est le lieu permanent de cette activité salutaire. Elle contient le « mystère du salut ». Elle a la charge de sa divulgation. Le prêtre y doit rester fidèle. C’est là son bien et sa gloire. Le pape y insiste. Il dit : « <strong>En tant qu&#8217;Eglise et en tant que prêtres, nous annonçons Jésus de Nazareth notre Seigneur et Christ, crucifié et ressuscité, Souverain du temps et de l&#8217;histoire dans l&#8217;heureuse certitude que cette vérité coïncide avec les attentes les plus profondes du cœur humain. Dans le mystère de l&#8217;incarnation du Verbe, c&#8217;est-à-dire dans le fait que Dieu s&#8217;est fait homme comme nous, réside aussi bien le contenu que la méthode de l&#8217;annonce chrétienne ».</strong><br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le contenu de l’annonce chrétienne</strong> »! A savoir l’objet de la prédication.</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong>La méthode »,</strong> à savoir enseigner avec humilité et assurance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« La mission trouve ici son véritable moteur</strong> <strong>: dans Jésus Christ, précisément. Le caractère central du Christ porte en lui la juste valorisation du sacerdoce ministériel, sans lequel il n&#8217;y aurait ni l&#8217;Eucharistie, ni encore moins la mission ou l&#8217;Eglise elle-même</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Là, le pape rappelle une vérité essentielle que Mgr Nourrichard, l’évêque d’Evreux, devrait méditer : <strong>« Dans ce sens, il est nécessaire de veiller afin que les « nouvelles structures » ou organisations pastorales ne soient pas pensées pour une époque où l&#8217;on devrait « se passer » du ministère ordonné, en partant d&#8217;une interprétation erronée de la juste promotion des laïcs, car dans ce cas, on poserait les conditions pour une dilution supplémentaire du sacerdoce ministériel et les éventuelles « solutions » présumées coïncideraient de façon dramatique avec les causes réelles des problématiques contemporaines liées au ministère ». C’est là une belle sagesse. Autrement dit, n’oubliez pas que l’Eglise catholique est fondée sur le sacerdoce ministériel et pas d’abord sur le peuple de Dieu, sur le sacerdoce commun des fidèles.<br />
</strong>La « collaboration que l’on doit ouvrir toujours davantage aux fidèles laïcs »,</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Toutefois il ne faut pas oublier qu’est heureuse la bonne collaboration des prêtres et des laïcs. Le pape le rappelle dans sa lettre d’indiction de l’année sacerdotale :<strong> « N’oublions pas la « collaboration que l’on doit ouvrir toujours davantage aux fidèles laïcs, avec lesquels les prêtres forment l’unique peuple sacerdotal et au milieu desquels, en raison du sacerdoce ministériel, ils se trouvent « pour les conduire tous à l’unité dans l’amour « s’aimant les uns les autres d’un amour fraternel, rivalisant d’égards entre eux » (Rm 12, 10) ». Il convient de se souvenir, dans ce contexte, comment le Concile Vatican II encourageait chaleureusement les prêtres à « reconnaître sincèrement et à promouvoir la dignité des laïcs et la part propre qu’ils prennent dans la mission de l&#8217;Église… Ils doivent écouter de bon cœur les laïcs, en prenant fraternellement en considération leurs désirs, et en reconnaissant leur expérience et leur compétence dans les divers domaines de l’activité humaine, afin de pouvoir discerner avec eux les signes des temps ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>J- Le mystère du Christ, « contenu et méthode de l’annonce chrétienne »<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Voilà ce que cherchent les hommes. <strong>« Dieu est l&#8217;unique richesse,</strong> dit le Pape,<strong> que, en définitive, les hommes désirent trouver dans un prêtre</strong> ».<strong> Cette richesse est la possession de l’Eglise. Le prêtre, par fidélité et amour de son Christ, doit la diffuser, ce qui montre « l&#8217;importance de la discipline (le terme est lié à celui de « disciple ») ecclésiastique et de la formation doctrinale, et non seulement théologique, initiale et permanente »,</strong> mais aussi affective.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>K- La formation des séminaristes.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et c’est pourquoi le pape insiste sur l’importance de la formation des séminaristes. Il faut former le Christ dans les jeunes lévites avec l’amour de la vérité du Christ et de l’Eglise avec l’amour de la liturgie romaine en raison de la finalité cultuelle du sacerdoce. Il faut «<strong> soigner la formation des candidats au ministère </strong>», leur donner «<strong> une formation correcte, développée en communion avec la Tradition ecclésiale ininterrompue, sans </strong>césure<strong> ni tentation de discontinuité. Dans ce sens, il est important de favoriser chez les prêtres, en particulier chez les jeunes générations, un accueil correct des textes du Concile œcuménique Vatican II, interprétés à la lumière de tout le bagage doctrinal de l&#8217;Eglise</strong>. – Faut-il encore pour certains qu’ils le soient !-. «<strong> Il apparaît également urgent de récupérer la conscience qui pousse les prêtres à être présents, identifiables et reconnaissables tant à travers leur jugement de foi, qu&#8217;à travers les vertus personnelles ou encore l&#8217;habit, dans les domaines de la culture et de la charité, depuis toujours au cœur de la mission de l&#8217;Eglise ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>L-Le prêtre et le monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Fort de cette amitié du Christ, de cette identification chaque jour plus grand entre le Christ et son prêtre, le prêtre est en mesure de porter le Christ au monde. Il est la réponse véridique à la quête du vrai qui anime le cœur de tout homme.<br />
Mais ne nous troublons pas, dit le pape, notre temps n’est pas pire que celui du Curé d’Ars.<br />
Ici, le pape en fait la description. Il dit que le temps du Curé d’Ars était dominé par le rationalisme, <strong>« qui était en réalité loin de satisfaire les authentiques besoins de l’homme et qui, en définitive, n’était pas vivable</strong> » (Audience générale du 6 Août 2009). Notre temps est dominé par un total relativisme qui, tout également, ne peut apaiser la soif d’absolu au cœur de tout homme. Le prêtre et son ministère, l’Eglise et son message de la bonne Nouvelle sont la réponse adéquate de l’angoisse humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong>Chers frères et sœurs, à 150 ans de la mort du saint curé d&#8217;Ars, les défis de la société d&#8217;aujourd&#8217;hui ne sont pas moins difficiles, ils sont même devenus peut-être plus complexes. Si à l&#8217;époque régnait la &laquo;&nbsp;dictature du rationalisme&nbsp;&raquo;, à l&#8217;époque actuelle, on note dans de nombreux milieux, une sorte de &laquo;&nbsp;dictature du relativisme&nbsp;&raquo;. Elles apparaissent toutes deux comme des réponses inadaptées au juste besoin de l&#8217;homme d&#8217;utiliser pleinement sa propre raison comme élément distinctif et constitutif de son identité. Le rationalisme fut</strong> <strong>inadapté parce qu&#8217;il ne tint pas compte des limites humaines et prétendit élever la seule raison comme mesure de toute chose, en la transformant en déesse; le relativisme contemporain mortifie la raison, parce que, de fait, il en vient à affirmer que l&#8217;être humain ne peut rien connaître avec certitude au-delà du domaine scientifique positif. Mais aujourd&#8217;hui, comme alors, l&#8217;homme &laquo;&nbsp;assoiffé de signification et d&#8217;accomplissement&nbsp;&raquo; va à la recherche constante de réponses exhaustives aux questions de fond qu&#8217;il ne cesse de se poser ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et bien pour répondre à cette quête de Dieu, « le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu&#8217;il faut cultiver et accroître jour après jour. C&#8217;est seulement s&#8217;il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu&#8217;il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l&#8217;amour miséricordieux du Seigneur. C&#8217;est seulement ainsi, par conséquent, qu&#8217;il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie » et lutter et contre le rationalisme et le relativisme.</strong> (Audience générale du 6 août 2009)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>M-La dévotion mariale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et je terminerai par une idée qui tient beaucoup au Souverain Pontife, la dévotion du prêtre à Marie. Il en parle plusieurs fois dans son enseignement. Dans sa lettre d’indiction à l’année sacerdotale, il écrit : « <strong>Chers prêtres, la célébration du 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney (1859) vient immédiatement après les célébrations achevées il y a peu du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes (1858). Déjà en 1959, le bienheureux Pape Jean XXIII l’avait remarqué : « Peu avant que le Curé d’Ars n’achevât sa longue carrière pleine de mérites, [la Vierge Immaculée] était apparue dans une autre région de France à une enfant humble et pure pour lui communiquer un message de prière et de pénitence, dont on sait l’immense retentissement spirituel depuis un siècle. En vérité, l’existence du saint prêtre dont nous célébrons la mémoire, était à l’avance une vivante illustration des grandes vérités surnaturelles enseignées à la voyante de Massabielle ! Il avait lui-même pour l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge une très vive dévotion, lui qui, en 1836, avait consacré sa paroisse à Marie conçue sans péché et devait accueillir avec tant de foi et de joie la définition dogmatique de 1854 ». Le Saint Curé rappelait toujours à ses fidèles que « Jésus-Christ, après nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous donner, veut encore nous faire héritiers de ce qu’il y a de plus précieux, c’est-à-dire sa Sainte Mère ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/352px-Notre-Dame_de_Paris_-_Portail_du_Cloitre_-_statue_Vierge.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1821" title="352px-Notre-Dame_de_Paris_-_Portail_du_Cloitre_-_statue_Vierge" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2010/02/352px-Notre-Dame_de_Paris_-_Portail_du_Cloitre_-_statue_Vierge-176x300.jpg" alt="" width="176" height="300" /></a>Dans son discours de l’audience générale du 12 août 2009, il cherche à établir le fondement de cette dévotion. Il veut établir le « lien entre la Vierge et le sacerdoce ».<strong> « Il s&#8217;agit d&#8217;un lien profondément enraciné dans le mystère de l&#8217;Incarnation. Lorsque Dieu décida de se faire homme dans son Fils, il avait besoin du &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; libre de l&#8217;une de ses créatures. Dieu n&#8217;agit pas contre notre liberté. Et une chose véritablement extraordinaire a lieu: Dieu devient dépendant de la liberté, du &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; de l&#8217;une de ses créatures; il attend ce &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo;. Saint Bernard de Clairvaux, dans l&#8217;une de ses homélies, a expliqué de façon dramatique ce moment décisif de l&#8217;histoire universelle, où le ciel, la terre et Dieu lui-même attendent ce que dira cette créature ».<br />
Le &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; de Marie est donc la porte à travers laquelle Dieu a pu entrer dans le monde, se faire homme. Ainsi, Marie participe réellement et profondément au mystère de l&#8217;incarnation, de notre salut. Et l&#8217;incarnation, le fait que le Fils s&#8217;est fait homme, était dès le début finalisée au don de soi; au don de soi avec beaucoup d&#8217;amour dans la Croix, pour se faire pain pour la vie du monde. Ainsi, sacrifice, sacerdoce et Incarnation vont de pair et Marie est au centre de ce mystère ».<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Puis le pape nous conduit à la Croix et va faire une très belle méditation sur la parole du Christ en Croix s’adressant à Saint Jean : « Voici votre Mère ».<br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Allons à présent à la Croix. Avant de mourir, Jésus voit sa Mère au pied de la Croix; et il voit le fils bien-aimé » saint Jean « c&#8217;est un exemple, une préfiguration de tous les disciples bien-aimés, de toutes les personnes appelées par le Seigneur à être &laquo;&nbsp;le disciple qu&#8217;il aimait&nbsp;&raquo; et par conséquent, de façon particulière, également des prêtres. Jésus dit à Marie: « Mère, voici ton fils » (Jn 19, 26). Il s&#8217;agit d&#8217;une sorte de testament: il confie sa Mère au soin du fils, du disciple. Mais il dit également au disciple: « Voici ta mère » (Jn 19, 27). L&#8217;Evangile nous dit qu&#8217;à partir de ce moment, saint Jean, le fils bien-aimé, accueillit la mère, Marie, « chez lui ». C&#8217;est ce que dit la traduction française; mais le texte grec est beaucoup plus profond, beaucoup plus riche. Nous pourrions le traduire de la façon suivante: il prit Marie dans l&#8217;intimité de sa vie, de son être, &laquo;&nbsp;eis tà ìdia&nbsp;&raquo;, dans la profondeur de son être. Prendre avec soi Marie, signifie l&#8217;introduire dans le dynamisme de son existence tout entière &#8211; il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une chose extérieure &#8211; et dans tout ce qui constitue l&#8217;horizon de son apostolat. Il me semble que l&#8217;on comprend donc que le rapport particulier de maternité existant entre Marie et les prêtres constitue la source primaire, le motif fondamental de la prédilection qu&#8217;elle nourrit pour chacun d&#8217;eux. Marie les aime en effet pour deux raisons: car ils sont davantage semblables à Jésus, amour suprême de son coeur et parce qu&#8217;eux aussi, comme Elle, sont engagés dans la mission de proclamer, témoigner et apporter le Christ au monde. – C’est la mission du prêtre &#8211; En vertu de son identification et conformation sacramentelle à Jésus, Fils de Dieu et Fils de Marie, chaque prêtre peut et doit se sentir véritablement le fils bien-aimé de cette très noble et très humble Mère ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Je confie cette Année sacerdotale à la Vierge Sainte, lui demandant de susciter dans l’âme de chaque prêtre un renouveau généreux de ces idéaux de donation totale au Christ et à l&#8217;Église qui ont inspiré la pensée et l’action du Saint Curé d’Ars. La fervente vie de prière et l’amour passionné de Jésus crucifié ont nourri le don quotidien et sans réserve de Jean-Marie Vianney à Dieu et à l&#8217;Église&nbsp;&raquo;.</strong> (le 16 juin 2009)<br />
Avec ma bénédiction.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
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