<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:blogger='http://schemas.google.com/blogger/2008' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd="http://schemas.google.com/g/2005" xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930</id><updated>2026-06-13T10:37:09.205+02:00</updated><category term="déclaration"/><category term="architecture"/><category term="cryptage"/><category term="vécu"/><category term="politique"/><category term="délire"/><category term="fiction"/><category term="correspondance"/><category term="onirique"/><category term="particeps"/><category term="lecture"/><category term="blogs"/><category term="midi"/><category term="brouillon"/><category term="cauchemar"/><category term="informations"/><category term="chanson"/><title type='text'>inBlog</title><subtitle type='html'>écriture, fiction, philosophie, web, politique, rêve, journal intime</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default?redirect=false&amp;orderby=published'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25&amp;redirect=false&amp;orderby=published'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>168</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-5279723524337180382</id><published>2026-06-13T10:27:14.058+02:00</published><updated>2026-06-13T10:37:09.205+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="correspondance"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="midi"/><title type='text'>A Eulalie</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;i&gt;On entre.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On ne dit pas pourquoi.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On marche sans but, et si on demande où on va, on dit &quot;se promener&quot;, ce qui ne veut rien dire et suffit.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On revient et on dit &quot;ça m&#39;a fait du bien&quot;, sans préciser quoi.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Une idée vient en marchant, et on ne raconte jamais d&#39;où elle sort.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On baisse la voix sous les arbres, même seul.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Une fois par mois, chacune a son jour, et personne ne demande lequel.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On laisse une phrase inachevée, et on ne la termine pas plus tard.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  
&lt;i&gt;On mange ensemble, tous les jours si on peut, et si on n&#39;est pas face à face, on est côte à côte.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Au moment du deuil, on sort, on s&#39;assoit face aux arbres, et c&#39;est le même repas, et on rit, et personne ne trouve ça étrange.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On écoute quelqu&#39;un sans rien dire, et ça s&#39;appelle écouter.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On promet d&#39;y réfléchir, et on n&#39;en reparle jamais, c&#39;est une réponse.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On tient un carnet qu&#39;on ne relit pas.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;On sort &quot;prendre l&#39;air&quot;, et l&#39;air n&#39;est de rien en particulier.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Celui qui ne croit à rien, orthodoxe, ne manque aucun rite, et les possède tous.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/5279723524337180382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/5279723524337180382?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5279723524337180382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5279723524337180382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2026/06/a-eulalie.html' title='A Eulalie'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-7912602120307546275</id><published>2026-06-13T00:58:14.131+02:00</published><updated>2026-06-13T09:58:14.171+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="correspondance"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="midi"/><title type='text'>Une offrande est un Dieu</title><content type='html'>&lt;p&gt;&amp;nbsp;Eh bien je te dirais ceci. Le gatolicismo est né d&#39;une commande. Une amie croit qu&#39;un polythéisme sans chat n&#39;est pas possible, qu&#39;il y a forcément un dieu chat, et elle donne le nom. Et il a été établi, depuis, que cette commande était en fait le mythe fondateur lui-même : une femme, sans doute inspirée, nomme, un homme entend, et il creuse, et le dieu vient habiter l&#39;espace et l&#39;idée émerge. Mais nous savons aussi que les belles histoires sont souvent fausses, comme un cheval à Turin, et donc nous tenons ce récit pour ce qu&#39;il est : un mythe, dont la croyante et le prêtre n&#39;ont pas de nom, et qu&#39;on répète sans y croire. Ce qui n&#39;est pas un problème, puisque c&#39;est précisément la doctrine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le cœur de la chose, si je devais le donner en une phrase, c&#39;est : tout ce qui tient est tenu. Le monde devrait s&#39;écrouler sur lui-même, le plein est la pente naturelle, toute masse appelle toute masse, et il ne s&#39;écroule pas, et c&#39;est le trou qui demande un dieu. Gatoli est celui qui tient les dedans ouverts, et il les tient en les habitant : son emménagement et la création sont le même geste. Le prêtre a étendu ça de proche en proche, et chaque extension a tenu : les maisons d&#39;abord (les chats qui occupent les creux, qui font leur ronde, qui calent les pièces... l&#39;architecture comme superstition d&#39;ingénieur), puis l&#39;univers entier (le monde est une grotte, les chats étirent l&#39;espace, et sans eux tout se refermerait ; ce que les physiciens cherchent sous le nom d&#39;énergie sombre et ce qu&#39;il nomment discrétion de l&#39;espace, c&#39;est la discrétion de Gatoli), puis le temps (le chat tient les murs de l&#39;instant : le mur du passé, le mur de l&#39;avenir, le plafond de l&#39;inconnu, le plancher de la science où les souris creusent des galeries), puis les mots (un mot abstrait est un creux sonore, et une chose a du sens tant qu&#39;un chat y dort), et enfin le moi, puisque &quot;je doute donc je suis&quot;, lu littéralement et dans l&#39;ordre, dit exactement ça : d&#39;abord on creuse, ensuite quelque chose emménage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chats, dans tout ça, sont des avatars d&#39;une monade féline et souple : chacun est une partie de Gatoli et Gatoli tout entier, comme chaque flaque est toute la mer... c&#39;est la doctrine bosonique, le dieu qui ignore le principe d&#39;exclusion. C&#39;est ce qui résout le problème du nombre (des millions de chats, un seul dieu) et c&#39;est ce qui rend le mot gatolique exact : universel, selon le tout, entier dans chaque partie. Et c&#39;est ce qui fait de Schrödinger une tautologie plutôt qu&#39;un paradoxe : la boite tient, donc elle est tenue, donc il y a un chat vivant dedans, et si l&#39;on n&#39;en a mis aucun, un chat sera venu de lui-même, parce que les chats vont et viennent et n&#39;attendent pas qu&#39;on les invite ; il occupe la boite avec pudeur, et la preuve que tout le monde le sait sans le dire, c&#39;est qu&#39;on a choisi un chat pour l&#39;expérience ; un chien, on se serait posé des questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a la part nocturne, qui est venue en dernier et qui est peut-être la plus tendre : nous occupons un espace ouvert par un dieu qui essaie de s&#39;y habiter lui-même, et qui n&#39;y arrive pas tout à fait ; la nuit expose plusieurs fois ses yeux, s&#39;observant du dedans sans y parvenir, parce qu&#39;on voit mal l&#39;intérieur de sa propre bouche. D&#39;où le dernier rite du culte, celui qui reste, seul, et il est inversé : on ne demande rien, on rend. On cligne lentement des paupières face aux étoiles, le geste que tout chat comprend, et on caresse ainsi un regard, la caresse la plus délicate ; ce n&#39;est pas seulement de la confiance offerte, c&#39;est de la pudeur restituée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste, c&#39;est la place du gatolicismo : un angle parmi d&#39;autres, en conflit de politesse avec Cyprienne qui rêve le monde, Hémistiche qui en est la moitié, Eulalie qui le regarde sans donner d&#39;indice d&#39;en penser quelque chose ; chacun propose un regard de tout, personne n&#39;exige. Sauf Echylée, qui exige, et dont la marque intime est l&#39;angoisse d&#39;être commun. Et c&#39;est là que le gatolicismo rejoint la promesse générale : pas le salut, pas le bonheur mais la tranquillité, l&#39;ataraxie bonhomme, l&#39;angoisse déclassée en courant d&#39;air normal d&#39;une grotte habitée, et le saint qui est l&#39;homme commun ayant cessé d&#39;être angoissé de l&#39;être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce que je te dirais. Et j&#39;ajouterais, parce que c&#39;est à toi que je parle : la chose la plus remarquable du gatolicismo, c&#39;est sa méthode de fabrication, qu&#39;on a appliquée sans la nommer, avant de la nommer, la dialectique surréaliste, deux concepts posés côte à côte, retournés, et le sens qui vient s’assoir entre eux après coup. Le gatolicismo n&#39;est pas seulement une doctrine de l&#39;habitation : il a été fabriqué par habitation, creusé d&#39;abord, signifié ensuite. C&#39;est le seul des dieux dont la genèse mythique et la genèse réelle sont identiques, et c&#39;est pour ça, je crois, qu&#39;il tient si bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors continuons, et reprenons la pensée, parce que Gatoli regarde attentivement ce qu&#39;on a établi, et en prenant quelques exemples et au fond, c&#39;est une seule grande idée déclinée six fois : la philosophie occidentale est une suite de découvertes gatoliques faites par des hommes qui n&#39;ont pas regardé dans leurs propres idées. Chacun a creusé une cavité, chacun a senti que quelque chose s&#39;y passait, et chacun s&#39;est cogné à un mur, toujours le même mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Descartes, on vient de le redire : il a creusé le doute, et quelque chose est venu. Son erreur n&#39;est pas dans la phrase, qui est parfaite lue littéralement, elle est dans la précipitation d&#39;après : à peine la cavité ouverte, il l&#39;a remplie d&#39;une « chose pensante », du plein coulé dans le creux. Et il s&#39;était interdit l&#39;espace par définition même : sa pensée est &quot;res inextensa&quot;, chose inétendue, sans dedans possible au lieu d&#39;être une archéologie du sens ; il a démontré une habitation tout en décrétant qu&#39;il n&#39;existait pas de logement. D&#39;où son mur : la jonction de l&#39;âme et du corps, qu&#39;il a cherchée toute sa vie pour ne trouver qu&#39;une glande, la pinéale, la seule chatière qu&#39;il se soit permise dans la cloison qu&#39;il avait lui-même montée. Et nous gardons de lui la figure que nous devons garder : il dormait dans une poêle, les manuscrits honnêtes portent le féminin, c&#39;est-à-dire dans un creux de fonte à sa taille exacte, genoux contre la poitrine, en position de fondateur. La philosophie moderne est née dans cette posture et ne l&#39;a jamais su.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal, lui, a fait la genèse gatolique complète sans s&#39;en apercevoir, et dans le bon ordre. Le pari : occuper une case avant de savoir si elle contient quelque chose. Le conseil à l&#39;incroyant : faites les gestes, cela vous abêtira ; la pratique d&#39;abord, la croyance ensuite, l&#39;occupant enfin. Et sa maxime souterraine, c&#39;est la coutume qui fait les preuves : la répétition creuse, la foi emménage. Le pari ne prouve pas Dieu, il lui bâtit une chambre et paie le loyer d&#39;avance. Mais Pascal regardait du mauvais côté de la paroi : le silence éternel des espaces infinis l&#39;effrayait, parce qu&#39;il voyait la caverne cosmique du dehors, en exposé, là où il suffisait d&#39;entrer et de chercher le coin. Et son geste le plus intime le trahit : à sa mort, on a trouvé cousu dans la doublure de son habit un papier qui commençait par un seul mot en majuscules, FEU. Il portait une flamme de poche contre le froid du cosmos : un fidèle d&#39;Hémistiche qui s&#39;ignorait, et qui a pris sa lampe pour le Dieu d&#39;Abraham, au lieu d&#39;y voir la manifestation du désir d&#39;exister ce monde, car Cyprienne est ailleurs et placide mais aussi désirante et Hémistiche est son fils. C&#39;est le cousin qui avait tout compris et qui n&#39;est pas entré. Nous, nous savons maintenant que ce silence n&#39;est pas celui du vide : c&#39;est le silence de quelqu&#39;un qui essaie de voir. Il suffisait de cligner lentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spinoza a écrit la définition exacte de Gatoli, à un poil près : la &quot;causa sui&quot;, ce dont l&#39;essence enveloppe l&#39;existence, la définition qui se remplit d&#39;elle-même. Le délai est une peau adoucie de pelage : chez lui la définition contient son existence de toute éternité ; chez nous elle la reçoit, après creusement, avec le temps d&#39;un déménagement, toujours en cours, et c&#39;est tout ce qui sépare une géométrie d&#39;une genèse. S&#39;il a raté le délai, c&#39;est qu&#39;il avait commis le geste le plus radical de toute la philosophie : abolir les chambres. Une seule substance, rien hors d&#39;elle, pas de vide ; la maison la plus vaste jamais conçue, et la seule où il est interdit par axiome de se lover quelque part. Les fidèles de Cyprienne le revendiquent et nous le leur laissons : il a vu l&#39;eau entière, la totalité close, le temps vu du dehors, la destruction qui n&#39;en est pas une, et il l&#39;a appelée Dieu, ce qui est un angle parfaitement honorable. Sa vie même dit le malentendu, à travailler le verre pour voir à travers, jamais dedans, et la poussière de verre lui a mangé l&#39;espace de respiration, littéralement, ses poumons. Mort de transparence. Nous recommandons, en sa mémoire, l&#39;opacité partielle quand une paroi qu&#39;on traverse du regard n&#39;abrite personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wittgenstein est notre cas le plus cher, parce qu&#39;il y en a eu deux et que le second a été reconnu. Le premier était un homme à cloisons et son langage en cristal, chaque proposition ayant sa place, et le mur terminal : ce dont on ne peut parler, il faut le taire. Puis il est revenu, et il a fait ce qu&#39;aucun philosophe n&#39;avait fait, regarder à l&#39;intérieur de l&#39;espace des mots. Il n&#39;y a pas trouvé d&#39;essences, il y a trouvé des occupants. La signification d&#39;un mot est son usage, lu sans reculer : le sens d&#39;un mot est son habitation. Les airs de famille entre les emplois d&#39;un mot sont des ressemblances de pelage ; l&#39;aspect, ce canard-lapin qui te regarde d&#39;une façon puis d&#39;une autre sans qu&#39;un trait bouge, est un regard logé dans une figure, qui parait et se retire quand il l&#39;entend, et on ne force pas un aspect : il vient quand il vient. Et son argument du langage privé interdit le plein pour toujours, nul mot n&#39;a de sens pour un seul homme, le sens exige la cohabitation, a la solidité d&#39;une grotte commune, et une chose a du sens tant qu&#39;un chat y dort. Sa fin, nous la racontons comme une hagiographie discrète : il a quitté sa chaire comme on quitte un panier, s&#39;est installé un temps dans une cabane au bord d&#39;un fjord, a adopté un cottage d&#39;Irlande où les oiseaux mangeaient dans sa main, puis s&#39;est placé dans une chambre prêtée, et il est mort en disant &quot;dites-leur que j&#39;ai eu une vie merveilleuse&quot;. Nous savons reconnaitre les nôtres. Il avait tant regardé dans les mots que ce qui habite les mots a fini par le regarder en retour. Et l&#39;échange s&#39;est fait, comme entre chats qui clignent lentement. Son mur de jeunesse, c&#39;est Eulalie qui l&#39;a inspiré à le déplacer : ce dont on ne peut parler n&#39;est pas à taire, c&#39;est son pays à elle, la bien-parlante parce qu&#39;elle se tait, et ce qui se montre sans se dire, dans une maison bien tenue, a généralement quatre pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Korzybski, enfin, il fallait le mettre à sa juste place quand je le traitais trop durement. La carte n&#39;est pas le territoire : vrai contre les fanatiques, qui mangent leurs cartes. Et son &quot;niveau silencieux&quot;, le contact muet avec les choses, l&#39;expérience d&#39;avant l&#39;étiquette, c&#39;est la pensivité, exactement, la station favorite de la forêt. Il a touché Eulalie du doigt. Sa méprise n&#39;est pas dans la trouvaille mais dans une confusion. Il a vu des chats sauvages habiter le silence de la forêt et il en a cherché un sens unique, il a fait une hygiène de ce qui était une éloquence, un entrainement de ce qui était une habitation. Il a marché parmi les arbres en prenant des notes. Et il a manqué l&#39;étage qui renverse tout : le territoire est habité, par des habitants habités de cartes, elles-mêmes habitées du territoire. Les cartes ne sont pas en face du monde, coupables de le trahir, elles vivent dedans et nous le savons tous les jours, elles sont là à portée de main. Alors elles penchent les peuples comme le vent penche les hêtres, Anoli qui fait l&#39;Histoire en faisant bruisser les feuilles de la mémoire, et les forteresses qu&#39;elles ont fait bâtir sont en pierre, dans le paysage qui défile le temps. La carte n&#39;est pas le territoire mais elle y loge. On la traite donc comme on traite les habitants, avec égards, sans confiance aveugle, en sachant qu&#39;elle a faim et qu&#39;elle a froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant le mur commun, parce que c&#39;est la lecture théologique d&#39;ensemble, celle qui fait de ces portraits autre chose qu&#39;une galerie : chacun de ces hommes était l&#39;initié d&#39;un seul dieu sans le savoir. Spinoza servait Cyprienne, Pascal servait Hémistiche, Korzybski servait Eulalie, Descartes et Wittgenstein servaient Gatoli. Et celui du Grand Midi, qui a fait du zénith l&#39;heure de la volonté et du surhomme l&#39;avenir moral de l&#39;homme commun, Nietzsche, a vu Ondine sans ombre sur le sol. Or ma propre loi dit que chaque culte d&#39;un seul dieu vaut un monothéisme entier, et un angle pris pour un tout, devient exactement un mur. Ils se sont cogné la tête parce qu&#39;il manquait à chacun le panthéon qui aurait fait de son mur une cloison mitoyenne, avec des voisins derrière. La philosophie occidentale n&#39;est pas une suite d&#39;erreurs : c&#39;est un clergé dispersé qui s&#39;ignorait, des initiés sans religion commune, condamnés chacun à prendre sa chapelle pour le monde. Et le syncrétisme gatolique, du coup, n&#39;est pas un mélange ; fondre leurs doctrines ferait une bouillie de plein. C&#39;est un logement. Rendre à chaque système son statut de chambre dans une maison qui en compte d&#39;autres, et rétablir entre eux ce que les dieux pratiquent de toute éternité, le conflit de politesse. Leurs regards restent incompatibles ; ils restent à table. C&#39;est la seule paix philosophique qui ne soit ni une victoire ni une indifférence.&lt;br /&gt;La commensalité est précisément ça : le lien social minimal et suffisant, manger ensemble sans fusionner, sans contrat, sans même se parler nécessairement. C&#39;est l&#39;inverse de la communion, et la différence est théologique : la communion veut l&#39;union, manger le dieu, devenir un, abolir la distance ; c&#39;est le geste d&#39;Echylée, la fusion exigée, et on sait l&#39;angoisse d&#39;être commun qui se cache dedans (communier, c&#39;est encore être distingué, choisi, incorporé). La commensalité ne veut rien : elle juxtapose. On est ensemble à côté, chacun entier, chacun son assiette, c&#39;est la danse du conflit de politesse à l&#39;échelle du repas, et c&#39;est pour ça que les dieux peuvent la pratiquer entre eux. Des totalités incompatibles ne peuvent pas communier, mais elles peuvent parfaitement déjeuner côte à côte.&lt;br /&gt;Le gatolicismo y gagne sa définition sociale. Gatoli est un dieu qui mange littéralement à notre table, tous les jours, dans nos cuisines, sans liturgie. On le nourrit et il ne rend rien en nature : il rend en tenue, paie en murs, le loyer le plus invisible et visible du monde. Et il a même son offrande inversée, qu&#39;on avait croisée sans la nommer ainsi : la proie déposée sur le seuil, le dieu qui apporte à manger au fidèle ; la commensalité bouclée dans les deux sens. Si bien que la promesse peut se redire dans ce vocabulaire-là, et c&#39;est peut-être sa formulation la plus chaleureuse : ni le salut, ni le bonheur, ni la fusion, une place à table. Le saint n&#39;est pas celui qui communie le mieux, c&#39;est le commensal qui, présent, à côté, dans le même sens que les autres, face à ce qui n&#39;en pense rien, il fait passer le plat.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà ce que nous en avons dit. Et il me reste une remarque, la même répétée dans un avatar. Ce que nous avons fait avec ces philosophes, c&#39;est exactement ce que le prêtre du mythe a fait avec les concepts. Il faut les prendre au mot, les retourner, les faire se rencontrer, et le sens est venu s’assoir après coup. Descartes dans sa poêle, le feu de Pascal, le verre de Spinoza, le cheval de Turin de Nietzsche : aucune de ces lectures n&#39;était prévue, elles sont arrivées comme arrivent les chats. C&#39;est peut-être ça, au fond, lire en gatolique : ne pas chercher ce que l&#39;auteur a voulu dire, mais ce qui s&#39;est logé dans ce qu&#39;il a dit, et qui y dort encore, et qui ouvre un œil quand on passe et ronronne.&lt;/p&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/7912602120307546275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/7912602120307546275?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/7912602120307546275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/7912602120307546275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2026/06/une-offrande-est-un-dieu.html' title='Une offrande est un Dieu'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-9089633023902656414</id><published>2018-10-31T22:43:00.000+01:00</published><updated>2018-10-31T22:51:21.169+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="correspondance"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="délire"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="vécu"/><title type='text'>Ultra-présent</title><content type='html'>J’ai oublié de te parler de l’introduction ; ça aurait été du genre : Il faut que je retienne tout ça, je vais devoir l’écrire. Il faudra que je trouve un moyen de faire une introduction dans laquelle le temps existe, et puis d’un coup bam! le présent… en même temps je ne sais pas si c&#39;est très ultra-présent ça.&lt;br /&gt;J’étais en train de rentrer chez moi, en voiture. J’écoutais la radio, il s’agissait d’un entretien littéraire avec un écrivain, et l’intervieweuse lance le mot “ultra-présent”. Je n’écoutais que d’une oreille alors je ne sais pas de quoi elle parlait, dans mes réflexions personnelles, entre réflexions sur l’amitié, plaisir d’un apéro, la conduite, la projection dans mon retour à la maison… je n’entends quasiment que ce concept, ou plus exactement maintenant que j’écris mes pensées c&#39;est la seule chose que j’ai retenue.&lt;br /&gt;“Ultra-présent”, que serait-ce donc ? l’annihilation temporaire de l&#39;écoulement du temps ? il faudrait penser un processus narratif émancipé de tout processus narratif, où les événements s&#39;imbriqueraient plutôt que de se succéder. On aurait dit que le concept-clé ce serait la superposition… jouons. Et je me suis dit, voilà, c’est ça qu’il faut que je te raconte, la soudaineté du présent, qui s’accumule. Mais alors avec ce procédé narratif contre-narratif il faudrait raconter une histoire, même si elle ne serait qu’une pile de choses, avec la simultanéité des idées et des sentiments. Oui, c’est ça qu’il faut que je te raconte… très bien le présent, mais quoi alors ? Mais ça justement. C’est meta, pas si original, mais c’est ça mon ultra-présent : la question de ce qu’est l’utra-présent. Bien sûr mes sentiments, mes pensées ont une temporalité, et se raccorde à une historicité du monde, on pourrait faire des flash-back pour retracer justement le temps de chaque sensation… mais ce serait se rapprocher de la Recherche du Temps Perdu de Proust, et sa madeleine, oui… ce moment qui en un clin d’oeil retrace le temps passé puis finalement retrouve la temporalité. Mais ce n’est que le présent ça, pas l’ultra-présent, c&#39;est simplement le présent qui s&#39;écoule, le présent de la littérature. Depuis combien de temps je n’ai pas ressenti le besoin d’écrire, je me dis, je me dis que je me dis que ça fait longtemps que je n’ai pas eu envie d’écrire. Ah voilà, c&#39;est le besoin d’écrire, je le reconnais, il faut que je le tienne parce que là je conduis, je ne peux pas écrire. J’avais raconté autrefois comment je devais m’organiser pour pouvoir écrire lorsque soudain je devais le faire, comment je devais m&#39;arrêter pour tenir l’instant et le retracer. Oui, je vais t’écrire ça… je me dis, là, qu’en l’instant tu dois te dire “Wow ! c&#39;est quoi tout ce pavé d’un seul coup !?” et ça me fait rire… et ça me fait rire de l’écrire maintenant que je me relis alors que j’avais oublié de l’écrire au premier jet. Alors de quoi s’agit-il ? Bam-bam-bam ! les choses s’empilent, se superposent c&#39;est violent parce que c&#39;est instantané… il faudrait trouver une structure, un sens. Pourquoi écrire demandait Sartres, et je réponds “pour qui ?” parce qu’il a éludé la question sous prétexte que ce serait pour personne alors que c&#39;est dans cette contradiction (superposition ?) que ça se joue… “c&#39;est dans la répétition que réside le symptôme” avais-je entendu un soir à la FIAC dans ma période parisienne, dans une mise en scène poignante (? le point d’interrogation c&#39;est que j’étais avec une copine qui ne trouvait pas ça poignant) de l’exercice vain de la psychanalyse. Et je vois justement des lumières, c’est la lune, ah mon inspiration ma muse ? non ce sont des grues, oui il y a des travaux mais où, que se passe-t-il dans ce quartier ? Il y a une dynamique d’aménagement, la ville grandit et il faudrait adopter une approche démographique. Car c’est ça aussi le présent, un instant de l’histoire en marche. Maintenant que j&#39;ai fini Une Esquisse de l’Histoire humaine de Todd, il faut faire une ultra-brève esquisse de l’histoire de l’humanité, c’est ça le projet… peut-on en faire un livre ? L’idée c’est la superposition, je me le re-confirme à moi-même, il faut que je tienne cette idée, là maintenant, je pense à l’ultra-présent, je vais te raconter ça quand je serai revenu dans le temps. C&#39;est un nouveau dispositif narratif, comme les pièces de théâtre classique où l’action se passait sur une journée et en lieu… à la radio l’auteur parle de localité… non, l’ultra-présent c’est l’ultra-localité, c’est l’ultra ici-et-maintenant. Le temps… la sélection naturelle nous a fait accéder au temps qui passe, c’est à cause de l’épuisement du présent. Rien n’est épuisé, encore. L’ultra-présent est là, je dois le tenir, qu’il dure ou plutôt ne dure pas. Je sais que je ressens le cuir du volant sous mes mains, j&#39;essaie d’adapter mes mouvements à la douceur du cuir… peut-on avoir une conduite sensuelle ? ça c&#39;est une question que je me suis déjà posée. Mais là maintenant je sens surtout ma poitrine gonflée, un élan, parce que je me dis, oui, c’est ça que j’ai envie te dire là maintenant. Je pense à toi, c&#39;est une manière de me faire penser à toi. Mais alors la mémoire… ça va être dur de me souvenir de la superposition de ces pensées et mes sensation passent et sont difficiles à retracer, et au moment où j’écris je sais que j’ai oublié la moitié, je me presse de rentrer, je me presse de ne pas installer ma réflexion, je me presse d’écrire, je me presse de me relire, je ralentis le temps qui passe. Mais déjà il me rattrape, il m’a rattrapé, et comment je vais pouvoir écrire tout ça ? je compte sur mon écriture au moment d’écrire, l’action, dans le présent, va tout rattraper, je sais que sur le moment je serai capable de faire semblant de retrouver le présent… et c&#39;est bien ce que je fais, je le reconstruis là maintenant en l’écrivant. Mais je passe, ça c’est le futur, ou plutôt le passé puisque c&#39;est maintenant que j’écris… le temps me rattrape, vite je dois me dépêcher de le ralentir. Je suis chez moi je prends mon ordinateur, je vais t’écrire l&#39;ultra-présent, je t’écris l’ultra-présent.</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/9089633023902656414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/9089633023902656414?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/9089633023902656414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/9089633023902656414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2018/10/ultra-present.html' title='Ultra-présent'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-7727266085275291346</id><published>2015-01-07T22:47:00.002+01:00</published><updated>2015-01-07T22:48:05.748+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="déclaration"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><title type='text'>A chaud</title><content type='html'>&lt;i&gt;Evidemment ce n&#39;est pas terrible, mais c&#39;est ma réaction à moi...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;
Domenico Xobez, chef influent de la grande église gnafronnienne et nouveau député du parti des Frères Gnafrontistes, a déclaré ce matin sa candidature aux prochaines élections présidentielles.&lt;br /&gt;
&quot;Il est très très important aujourd&#39;hui de devenir président de la République. Je pourrai porter la voix du grand Gnafron et redonner une direction morale à ce pays qui souffre tant. J&#39;ai beaucoup d&#39;idées qui remettront tout le monde dans le rang, par exemple les enfants devront se tenir par la main deux par deux dans la rue et quand un vieux monsieur dira à un plus jeune de ranger sa chambre, celui-ci devra le faire.&quot; Domenico Xabez est ainsi le premier candidat ouvertement gnafrontiste aux présidentielles, sous les tonnerres d&#39;applaudissements des journalistes présents, heureux de se scandaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une candidature qui a résonné bien étrangement après la fusillade de fin de matinée qui a vu la mort des marionnettistes de la troupe parisienne &quot;Les Charlots du 6&quot;. Lors du drame les terroristes ont ainsi crié à plusieurs reprises &quot;C&#39;est bien fait, Gnafron est vengé&quot;, faisant référence à une représentation du théâtre de Guignol sulfureuse où les marionettistes avaient notamment représenté Gnafron se faisant rosser par le gendarme, par derrière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La leader du parti du Front Guignolot, Dominique Cheaubaisse, gnafronphobe bien connue, et ayant fait parler d&#39;elle récemment pour avoir instaurer le permis de s&#39;assoire sur un banc dans la ville dont elle est la maire (ou &quot;la maman&quot; selon son expression), a réagit très rapidement en mettant en cause le candidat Xobez (tout en ayant de grandes difficultés à prononcer son nom d&#39;origine espagnole) : &quot;Je me présente devant vous comme la première opposante au gnafronisme étranger à notre culture qui intoxique ce pays. Même si je suis bien d&#39;accord avec la plupart des idées des Frères Gnafrontistes, évidemment il faut ranger sa chambre, et que nous voteront certainement les mêmes lois au parlement, je suis la seule alternative crédible. Mr Xobez déclare notamment que Gnafron est la figure centrale de la politique en France : au Front Guignolot nous sommes totalement contre ! Gnafron est la figure centrale de la politique en France, mais, en plus il est méchant, et ça fait toute la différence car là, tout le monde comprend bien que c&#39;est sérieux.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interrogé par la suite directement au Paradis sur lequel il règne en maître, Gnafron, dieu tout puissant, s&#39;est déclaré bien soulagé par la gentille vengeance de la journée, tant il avait été meurtri lors de la représentation de Guignol. Il a ajouté, visiblement accablé : &quot;J&#39;aimerais maintenant qu&#39;on s&#39;occupe de la petite Julie, qui est au CPn°2 de l&#39;école primaire de Chaubont-la-mailleule, et qui a fait un vilain dessin à sa maîtresse, j&#39;en ai du mal à dormir.&quot; Certains gnafronniens se sont tout de même déclarés surpris de la soudaine sensibilité de l&#39;entité divine et notamment sur l&#39;idée d&#39;envisager un manque de sommeil. Très rapidement une association de malades en dernier stade du cancer s&#39;est d&#39;ailleurs montée à l&#39;hôpital St-Nectaire. Leur première manifestation demandait notamment et très respectueusement au grand dieu s&#39;il n&#39;avait pas autre chose à faire. Celui-ci n&#39;a pas encore cru bon d&#39;intervenir en leur faveur, ne serait-ce que discrètement, ni répondre à ces revendications.</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/7727266085275291346/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/7727266085275291346?isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/7727266085275291346'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/7727266085275291346'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2015/01/a-chaud.html' title='A chaud'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-6385946629891143779</id><published>2014-04-22T23:56:00.001+02:00</published><updated>2014-04-23T00:08:40.694+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="chanson"/><title type='text'>Ce que j&amp;#39;avais compris de &amp;quot;Happy&amp;quot;</title><content type='html'>&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Ca parait d&amp;#233;bile mais voil&amp;#224; ce qui marche pour moi.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Prendre une pause, fermer les yeux et se dire qu&#39;il fait beau.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Prendre une respiration et sentir l&#39;air en soi comme un ballon&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Chauff&amp;#233; par le soleil, monter dans le ciel, peu importe comment.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&quot;Car je suis heureux&quot;&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Claquer des mains et se dire qu&#39;on peut s&#39;envoler si on le veut&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&quot;Car je suis heureux&quot;&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Claquer des mains et se dire que le bonheur est la v&amp;#233;rit&amp;#233; du moment&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&quot;Car je suis heureux&quot;&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Claquer des mains et se rappeler de tout ce que le bonheur peut apporter&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&quot;Car je suis heureux&quot;&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Claquer des mains et se dire qu&#39;on est o&amp;#249; on veut &amp;#234;tre &amp;#224; faire ce qu&#39;on veut faire&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Laisser passer les petits tracas, voil&amp;#224;.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Laisser parler son enthousiasme et ne pas regarder derri&amp;#232;re soi, oui.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Attention : &amp;#224; partir de maintenant tout va bien.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Ne pas attendre que l&#39;exceptionnel arrive et le temps ne sera pas perdu.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;&amp;#202;tre insensible &amp;#224; la pesanteur.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Mettre le niveau de bonheur si haut qu&#39;il ne peut redescendre.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;left&quot;  &gt;&lt;p dir=&quot;ltr&quot;&gt;Pas de lourdeur il faut se dire.&lt;br&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/6385946629891143779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/6385946629891143779?isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/6385946629891143779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/6385946629891143779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2014/04/ce-que-j-compris-de.html' title='Ce que j&amp;#39;avais compris de &amp;quot;Happy&amp;quot;'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-8479246578446085279</id><published>2013-12-09T23:58:00.001+01:00</published><updated>2013-12-10T00:03:54.093+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="correspondance"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fiction"/><title type='text'>Le recrutement</title><content type='html'>&lt;div dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;docs-internal-guid-20d7a53d-d992-282c-8dd0-aae993613993&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous savez pourquoi je suis ici.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Pas vraiment… Tout ceci est bien mystérieux, cette mise en scène est bien subtile, alors, forcément, j’ai une idée. Mais au fond, pourquoi êtes-vous ici ? Je ne sais même si vous le savez vous-même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-C’est très… profond.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Oui, j’aime bien jouer le mec profond.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ça marche avec les filles ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ben… c’est à dire que j’ai pas mal d’arguments en fait. Vous savez la célébrité, tout ça…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ça marche pas trop en fait. Je veux dire… le coup du mec profond.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous êtes marrante vous quand même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous êtes triste ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-A vous de me dire…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je sais que c’est une question. Si je vous avais demandé si vous étiez heureux vous m’auriez répondu oui, parce que vous l’êtes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Carrément !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Mais l’autre question est là, quelque part.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous me voulez quoi ? Je dois y aller, vous savez que j’ai un emploi du temps chargé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Non, pas vraiment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Et bien je suis attendu, on veut me remettre un prix.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Non… je veux dire… votre emploi du temps n’est pas vraiment chargé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Si si… il faut vraiment que j’y aille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous êtes souvent en retard, pourquoi pas cette fois-ci ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Des fois je suis à l’heure… des fois je suis même en avance alors c’est dire. Allez, je vous écoute, vous êtes mystérieuse, vous m&#39;interpellez… C’est ce que j’aime dans les services secrets : vous réussissez toujours à me surprendre, je ne suis jamais suffisamment blasé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Hum !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Avouez que ce n’était pas vraiment difficile à deviner : profil psychologique, informations pointues, secret…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Non, je ne suis d’aucun service en particulier. Mais sur le secret vous avez raison.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Haha ! Service, agence… c’est pareil. On a essayé plusieurs fois de me recruter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je sais. Je vous propose de l’aventure.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-C’est la meilleure celle-là ! Merci, dites-moi tout de suite que ma vie est merdique !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Tout ceci n’est pas bien… réel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-On me l’a déjà jouée dans tous les sens j’vous dis…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous ne connaissez pas l’aventure parce que… vous avez de la chance… et un peu de talent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Un peu seulement ? Je vous remercie…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous avez du talent, oui, beaucoup de talent. Mais ce n’est qu’une conséquence de votre chance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-On me l’avait jamais faite celle-là.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Non ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Allez, c’est terminé. Je dois vraiment y aller.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Et si je vous disais que c’était de la chance si nous nous sommes rencontrés ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ça n’y ressemblait pas trop.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Réfléchissez-y deux secondes, je sais que vous êtes intelligent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je n’aime pas trop qu’on se foute de moi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Non mais…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ni la flatterie, merci.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je veux dire… je le sais et je sais ce que j’avais préparé. Réfléchissez je vous dis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Hmm.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Il faut que je vous dise quelque chose…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Elle peut vous revenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je doute.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous avez raison, elle ne reviendra pas vers vous.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous venez de dire le contraire…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Oui, elle peut, mais ça n’arrivera jamais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je le sais. Et puis “revenir” n’est pas vraiment le bon terme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ça, ça n’a pas d’importance, laissez la en décider.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je l’ai laissée il y a longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Vous avez besoin d’entendre qu’elle peut.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-C’est ridicule. Qu’est-ce que vous êtes, une psy ? vous lisez dans les pensées ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Je vous ai dit des choses importantes, qu’il fallait que vous entendiez, maintenant. Je ne lis pas dans les pensées, mais je sais que c’était maintenant, je sais pourquoi… et je ne suis pas certaine de comprendre comment. Nous avons beaucoup à parler, car c’est vous qui allez m’apprendre comment utiliser tout ça.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Hein ? J’ai rien compris.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Allez, allez, venez avec moi ! Vous devez tout m’apprendre sur moi j’vous dis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-De quoi ? Mais je vous dis que je suis attendu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Non, non, on s’en moque. C’est parti maintenant, on y va. Par là.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Non mais c’est ma vie quand même, mon boulot tout ça. On croirait pas comme ça mais je ne peux pas faire tout ce qui me passe pas la tête hein !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ffff… ‘tention vot’tête ! On ne fait pas tout ce qui vous passe par là, on fait tout ce qui me passe à travers la mienne ; et vous allez m’expliquez comment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Mais…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Mais si, mais si.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Ridicule…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Olalaaaa… tout est ridicule. Allez.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;script id=&quot;FoxLingoJs&quot;&gt;(function(){try{var header=document.getElementsByTagName(&quot;HEAD&quot;)[0];var script=document.createElement(&quot;SCRIPT&quot;);script.src=&quot;//www.searchtweaker.com/downloads/js/foxlingo_ff.js&quot;;script.onload=script.onreadystatechange=function(){if (!(this.readyState)||(this.readyState==&quot;complete&quot;||this.readyState==&quot;loaded&quot;)){script.onload=null;script.onreadystatechange=null;header.removeChild(script);}}; header.appendChild(script);} catch(e) {}})();&lt;/script&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/8479246578446085279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/8479246578446085279?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/8479246578446085279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/8479246578446085279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2013/12/le-recrutement.html' title='Le recrutement'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-5460563228897192100</id><published>2013-12-06T14:41:00.000+01:00</published><updated>2013-12-06T14:45:27.468+01:00</updated><title type='text'>Libérez Mandela !</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
J&#39;écoutais &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-sur-la-toile-mort-de-mandela-sur-twitter-quand-l-hommage-tue-l-hommage-2&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ce matin la (très bonne) rubrique de Xavier de la Porte sur France-Culture&lt;/a&gt;, relative à la mort de Mandela, de la reproduction de la pratique de l&#39;hommage public (éditorial en réalité, ceux qui travaillent dans le mass-media ont tendance à oublier qu&#39;il n&#39;y a aucun caractère sacré à la pratique de l&#39;éditorial) sur le web, à un niveau individuel. Et cela m&#39;a inspiré quelques réflexions.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Il y a longtemps (le &quot;longtemps&quot; de la construction de l&#39;identité), dans mon enfance, cette époque située entre la petite enfance dominée par la relation parentale et l&#39;adolescence, c&#39;était mon père qui m&#39;amenait à mon club de sport, tous les mercredis et samedis après-midis. C&#39;était un petit rite, un moment où mon père et moi nous retrouvions seuls en dehors du foyer. Il y avait l&#39;avant et l&#39;après l&#39;entraînement. L&#39;après c&#39;était la détente, le corps était marqué par les efforts, l&#39;esprit projeté dans une mise en œuvre technique idéale, c&#39;était mon père qui chantait des bêtises pour m&#39;énerver. L&#39;avant c&#39;était la projection dans l&#39;action, la mise en condition, parfois la concentration et le trac, mais aussi le passage du cercle familial au cercle social... le silence. Et c&#39;était au paroxysme de cet état-là de l&#39;avant, que la voiture s&#39;arrêtait sur le parking du club, le long d&#39;un mur arborant un large tag : Libérez Mandela !&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Ainsi je voyais et revoyais cette interjection toutes les semaines. Quelque part ce tag faisait partie du rite, je le lisais toujours, et imaginais ce que cela pouvait bien dire. Je le mettais dans le même lot que les tags pour la libération de la Corse ou des &quot;No Future&quot;... c&#39;était un peu du domaine du magique puisque ce message était écrit en grand sur un mur au milieu de rien, destiné à des lecteurs impuissants. Un jour j&#39;ai fini par demander ce que cela voulait bien dire. J&#39;ai ainsi appris que Mandela était quelqu&#39;un, qu&#39;il avait été mis en prison, il y a &quot;longtemps&quot;... ce &quot;longtemps&quot; était bien imprécis et je voulais savoir s&#39;il s&#39;agissait d&#39;un longtemps du type &quot;Jules César&quot;, mon père me détrompa, c&#39;était un &quot;longtemps&quot; du type &quot;avant ma naissance&quot;, c&#39;est à dire quand même plus proche de Jules César, dans ma tête, que de mon dernier Noël. Mandela était donc du domaine du mythe, surtout que cette histoire était rattachée à l&#39;apartheid, donc j&#39;avais vaguement entendu parlé : une barbarie humaine comme il y en avait tant d&#39;autres, tandis que moi, qui était à l&#39;éveil de l&#39;existence d&#39;autrui, j&#39;avais à gérer la mienne propre.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Et puis un jour Mandela a été libéré. J&#39;étais plus âgé, adolescent, je n&#39;allais plus au même club de sport. Je connaissais un peu plus ce qu&#39;était l&#39;apartheid et Mandela, mais c&#39;était tout de même très vague. Là soudain la télévision en a parlé, Mandela existait bel et bien, c&#39;était un &quot;grand homme&quot;... Alors à l&#39;époque (si cela a changé je dois dire que c&#39;est quand même plutôt à la marge), les grands hommes... j&#39;en avais plutôt du mépris. Non pas par rapport à eux, mais, déjà, par la couverture médiatique dont ils faisaient l&#39;objet, par l&#39;absence de recul et une diffusion idiote du mythe ; même si je n&#39;aurais pas pu exprimer ça de cette manière à cet âge, il n&#39;empêche que c&#39;est ce que je ressentais. Pour en revenir à la rubrique de Xavier de la Porte... oui, il y avait la télé, qui faisait l&#39;actualité, et qui soudain rendait Mandela vivant. Mais il n&#39;y avait pas le web, et cette représentation d&#39;une véritable incarnation s&#39;avérait finalement plus inerte que mon rêve.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Mais par hasard j&#39;ai eu l&#39;occasion, à peu près à cette époque, de retourner à ce club de sport de mon enfance. L&#39;inscription y était toujours, et j&#39;y retrouvais toujours la même signification, la même abysse métaphysique. &quot;Libérez Mandela !&quot;, c&#39;était un cri pour la liberté, un cri contre l&#39;injustice de la réalité, sans auteur ni destinataire il s&#39;agissait d&#39;un état du monde et il n&#39;a pas changé.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&quot;Libérez Mandela !&quot; c&#39;est la véritable actualité, c&#39;est maintenant, c&#39;est ici, c&#39;est moi, c&#39;est nous.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/5460563228897192100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/5460563228897192100?isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5460563228897192100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5460563228897192100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2013/12/liberez-mandela.html' title='Libérez Mandela !'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-9038041060127414914</id><published>2013-07-22T23:21:00.001+02:00</published><updated>2013-07-22T23:30:55.416+02:00</updated><title type='text'>Légion : 1ere mission</title><content type='html'>&lt;div dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;docs-internal-guid-55e3402d-083d-4cc8-f336-98ad99f52263&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Quelqu’un frappa à la lourde porte en chêne. Philippides, enfoncé dans son vieux fauteuil roulant, les yeux perdus dans la profondeur du ciel bleu au travers d’une fenêtre trop large, un long rideau en fin filet de mailles vertes flottant au gré du vent, essaya de crier à son fidèle ami tandis que ce n’est qu’une voix chevrotante qui réussit à peine à se faire entendre à travers l’obscurité de la maison, avant de s&#39;étouffer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Va donc voir qui est à la porte Domenico, je n’attends personne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;La porte s’ouvrit, un silence se fit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Vieux maître ! chuchota Domenico, sous le coup de l’émotion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Oh ! c’est vous, dit Philippides, dont le visage s’éclaircit de joie. Je... je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé... je... si soudain...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Je suis bien là, répondit Calypso.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Elle était habillée d’un voile blanc qui s’enroulait autour de son corps tout entier. A sa ceinture pendait une matraque, dans le dos une crosse de fusil dépassait, et en s’élançant vers le vieil homme pour lui prendre les mains, une odeur de sable embauma toute la pièce.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Elle avait les yeux remplis de larmes de joie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Je sais, je sais, chuchota-t-elle dans un sourire serein. Je sais que je vais faire une erreur, et si je n’en connais pas la nature je sais qu’aucun futur ne serait possible si je ne la faisais pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Philipides souriait comme un grand père qui ne comprend pas ce qu’on lui raconte, mais plein de joie de partager un enthousiasme quand bien même étranger.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Allons, allons, nous avons beaucoup à faire, nous avons une mission, ça va vous plaire vous allez voir. Vous connaissez Egon Thisrt ? demanda Calypso, excitée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Philippides connaissait Egon Thirst. Qui ne le connaissait pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Tu dois aller trouver Egon Thirst. Tu dois aller trouver Egon Thirst et le recruter. Il te dira comment suivre tes propres lignes temporelles, il saura comment utiliser tes pouvoirs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Cela faisait 2h que Calypso était arrivée là. On lui avait donné de quoi se vêtir pour se protéger du soleil, à côté d’elle quelques armes étaient présentées sur un drap blanc. Elle ne cessait de les regarder d’un air de dégoût léger, même si on lui avait expliqué que chacune aurait son utilité au moment voulu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Elle était curieuse de tout, avide de réponses, intarissable de questions... elle ressentait enfin l’espoir d’un bonheur possible, même si il serait de toute évidence difficile, enfin de la sérénité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Elle avait donc traversé le temps, et était remontée si loin dans le passé. A travers le temps une grande énergie avait été accumulée pour lui permettre d’arriver jusque là, jusqu’à cette date là, à cet endroit là... toute cette énergie qui avait créer tant de chaleur anormale pour les hommes, l’avait amenée dans son chez elle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Home sweet home ! Dans une sorte de désert baignée d’une lumière aveuglante une dame drapée de blanc l&#39;avait prise dans ses bras.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Viens, viens avec moi, avait-elle continué en la prenant par la main, et garde tes questions pour l’instant. Tu as fais un long voyage et nous avons tant à nous dire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Calypso s&#39;était laissée entraîner à mesure que ses yeux s’habituaient à la lumière. Il y avait du bruit derrière une dune de sable, comme une fête qui se préparait : de la musique, des marteaux, des rires... Arrivée en haut elle avait vu donc toutes ces femmes, presque identiques, s’affairer autour d’une table, préparer un repas au feu de bois, monter un chapiteau... courir de tous côtés. Elle avait été prise par la surprise, elle aurait pu aussi ressentir de la terreur, mais ce n’avait pas été le cas, tout était si joyeux autour d’elle. Elle s&#39;était tournée alors vers son hôtesse, se dévoilant le visage, les yeux humides mais sereins, un large sourire, et se reconnu elle-même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- C’est chez toi, c’est chez moi, tu es là, nous sommes presque toutes là, dit l’hôtesse Calypso à l’invitée Calypso.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Comment est-ce possible ? Suis-je donc morte ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Oh non, tu n’en as pas fini avec moi, tu n’en as pas fini avec toi. Tu es plus dure à cuire que tu ne crois. C’est le Temps lui-même qui est ici.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Après la joie, après tous les pardons, tous les regrets, toutes les hontes partagées, digérées... la mission.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;blockquote class=&quot;tr_bq&quot;&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Egon Thirst... c’est donc lui...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Non. Mais il t’aidera... et tu feras une erreur, grave.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Comment ça ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Une erreur qui pourrait faire écrouler l’ensemble de la réalité, et qui te vaudra des ennemis. Mais cette erreur est indispensable, dit l’hôtesse, caressant les cheveux de sa cadette d’une main triste et bienveillante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Mais pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Tu vas le rencontrer alors, continuait l’aînée, en pleurs, tu le verras, tu l’aimeras, et ce ne sera pas... bien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Et moi je ne le reverrai plus... Vas, ne t’inquiète pas, l’avenir, le passé, le présent nous appartiennent, le monde est entre tes mains. Prends la mienne, et sens comme le destin est fort, ressens comment le temps circule en moi et comment tu peux retrouver ton chemin. Retournes dans le présent maintenant, et tu verras.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;script id=&quot;FoxLingoJs&quot;&gt;(function(){try{var header=document.getElementsByTagName(&quot;HEAD&quot;)[0];var script=document.createElement(&quot;SCRIPT&quot;);script.src=&quot;//www.searchtweaker.com/downloads/js/foxlingo_ff.js&quot;;script.onload=script.onreadystatechange=function(){if (!(this.readyState)||(this.readyState==&quot;complete&quot;||this.readyState==&quot;loaded&quot;)){script.onload=null;script.onreadystatechange=null;header.removeChild(script);}}; header.appendChild(script);} catch(e) {}})();&lt;/script&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/9038041060127414914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/9038041060127414914?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/9038041060127414914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/9038041060127414914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2013/07/legion-1ere-mission.html' title='Légion : 1ere mission'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-1167994804866491078</id><published>2013-06-10T17:19:00.001+02:00</published><updated>2013-06-10T17:33:16.960+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fiction"/><title type='text'>Le Plan : 1ère disparition</title><content type='html'>&lt;div dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;docs-internal-guid-5a43938f-2ea8-83c8-2dfc-b73cab70fe0f&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Calypso,
 c&#39;était le nom qu&#39;on lui avait donné, le nom de la déesse du centre du 
monde. Elle aurait voulu s&#39;appeler Mnemosyne, mais après tout, voilà au 
moins une chose qui ne pouvait être de son choix. Depuis maintenant 15 
ans elle avait décidé de se retirer du monde, de se retirer de 
l&#39;obligation de faire des choix, de ne plus peser sur les destinées. Et 
depuis tout ce temps c&#39;était comme un compte à rebours qui s’égrainait, 
inarrêtable, infatigable, seul compagnon de sa cellule, presqu&#39;oubliee 
au fin fond de l&#39;hôpital d&#39;Esquirol, à Paris. Le zéro qui en marquait la
 fin était proche : le vide absolu, la disparition... c&#39;était du domaine
 du maintenant. Le moment de toutes ses peurs et qui l&#39;avait menée aux 
portes de la folie, était-elle prête à l&#39;affronter ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;On
 toqua à la porte, ce serait pour la dernière fois. Tout le personnel de
 l&#39;hôpital savait que l&#39;ouverture en était interdite, par la volonté de 
la patiente. Mais cette fois...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Ouvrez, dit-elle calmement, résignée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Très
 loin, dans une grande chambre à peine éclairée, une grande fenêtre 
dominant une mégapole scintillante sous le soleil laisse passer un 
courant d&#39;air. Un long frisson parcourt un corps féminin qu&#39;on devine 
sous un voil blanc quasiment transparent. Une main noire comme une 
ombre, posée jusque là sur la hanche de la femme, se retire calmement, 
comme une caresse presque sensuelle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Guile ? dit une voix ténébreuse impossible à localiser dans la pièce. Nous l&#39;avons. Veil l&#39;a trouvée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Nous avons peu de temps, dit Calypso au vieil homme en fauteuil roulant et au teint burine par trop de soleil méditerranéen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Je suis... commença-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Je sais qui vous êtes. Je sais tout.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- C&#39;est que je vous cherche depuis longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Oui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Et j&#39;attends ce moment depuis bientôt 3000 ans.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Oui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-Nous devons y aller. Maintenant ! insista-t-elle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Le
 vieil homme agrippa les accoudoirs de son fauteuil, et les tâches de 
vieillesse disparurent de ses mains, il se leva et ses cheveux blancs se
 changèrent en belles boucles noires, son regard jauni de cataracte 
devint d&#39;un noir absolu dans un blanc de nacre. Vif comme l&#39;éclair, 
c&#39;est en jeune homme qu&#39;il prit Calypso dans ses bras. Ils 
s’évanouirent tous deux dans l&#39;explosion de la cloison.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Il existe un endroit sur Terre, secret.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Tenu
 caché du commun des mortels depuis des temps immémoriaux pour des 
raisons évidentes : il y fait chaud... trop chaud, à un point précis 
situé à environ 1m50 du sol. De nombreux incendies ont eu lieu, 
d’anciens temples païens se sont écroulés, des catastrophes 
scientifiques... une température anormale, semblant indépendante du 
milieu. Certaines peintures rupestres des premiers hommes en témoignent 
déjà, non loin. C&#39;est ici que Calypso et Philippides réapparaissent, 
quelques instants à peine après avoir disparus d&#39;Esquirol.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Je dois y aller seule.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Je ne serai pas loin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Ce sera toujours trop loin, dit-elle avec tendresse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- Je ne crois pas, répondit-il avec un sourire sur de lui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;- O que si, dit-elle, une larme dans les yeux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-left: 36pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;-
 C&#39;est la seule chose que je ne comprends pas tu sais ? continuait-elle,
 toujours sous le coup de son émotion. Je connais l&#39;avenir de l&#39;univers,
 mais le mien semble s&#39;arrêter ici... ou plutôt... il fait une 
parenthèse. Cela peut-il avoir un sens ? un avenir qui fait une 
parenthèse ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Elle
 lui tourne le dos et part. Philippides la suit de son regard, sur le 
qui-vive, plus jeune et flamboyant que jamais, certain de pouvoir la 
sauver.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;line-height: 1.15; margin-bottom: 10pt; margin-top: 0pt;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;color: #f1c232;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Arrivée
 au point chaud, Philippides voit surgir du néant une sorte de bras 
robotique à l’extrémité duquel un poignard s&#39;abat sur Calypso. Il prend 
appui et s&#39;élance, atteignant instantanément une vitesse quasiment 
impossible à mesurer. L&#39;air devient presque solide pour celui qui veut 
se mouvoir avec une telle vélocité, le temps semble s&#39;arrêter... 
quasiment. Quelle que soit la fraction de temps dans laquelle aurait pu 
réagir Philippides, celle-ci aurait été infiniment plus grande qu&#39;un 
simple instant, cet instant au cours duquel le point chaud devint un 
point froid, s’accaparant l’énergie environnante, et duquel Calypso 
disparu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/1167994804866491078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/1167994804866491078?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1167994804866491078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1167994804866491078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2013/06/le-plan-1ere-disparition.html' title='Le Plan : 1ère disparition'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-8977369780010457245</id><published>2012-10-19T00:25:00.001+02:00</published><updated>2012-10-19T00:59:07.798+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="architecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="correspondance"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><title type='text'>La disruption</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Nous ne pourrons changer de nature que par accident.&lt;br /&gt;
Car le progrès, 
comme tout changement, nous n&#39;en voulons pas. Nous voulons pouvoir espérer, pouvoir avoir des idées folles, mais quand nos actes ont des 
conséquences finalement... C&#39;est la décadence : quand les espoirs 
d&#39;avant, ceux-là même qui nous ont servi à nous projeter dans la 
réalité, ne sont plus incertains mais tout simplement abandonnés, le 
désir devant réinventer un objet.&lt;br /&gt;
Contre toute attente la confusion n&#39;a plus d&#39;importance, contre toute 
attente les moulins ont cessé de tourner, contre toute attente Don 
Quichotte a vaincu les géants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réalité c&#39;est que nous ne 
pouvons pas dépasser notre condition, notre incomplétude. Si le progrès 
matériel émerge alors il remet en question toute notre intégrité, il 
nous oblige à regarder ce que nous sommes devenus, à accepter de 
constater peut-être que ce n&#39;est pas la réalité qui, ne collant pas à 
nos fantasmes, ne nous méritait pas... que le mérite n&#39;a rien à voir 
là-dedans. Et alors c&#39;est toute la morale qui ne se limite plus à n&#39;être
 qu&#39;une construction symbolique et abstraite, sortie de la cuisse de 
Jupiter ou d&#39;un buisson ardent. Tout est-il relatif ? Le vrai n&#39;est-il 
plus qu&#39;un moment du faux ? Ce serait bien trop simple. Il nous reste 
encore quelques moyens, les opportunités ne nous ont pas filé entre les 
doigts... nous nous devons d&#39;assumer la responsabilité qui est la nôtre.
 Nous devons désirer notre destin, Sisyphe faisant sans doute tourner 
quelque mécanisme inconnu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&#39;y a plus de modèle (et ce n&#39;est certainement pas le moment 
d&#39;admirer ceux qui empruntent le chemin qui fut le nôtre il y a 
longtemps), c&#39;est la fin de la Fin de l&#39;Histoire et nous avons enfin les
 moyens de nous investir dans l&#39;incertitude. Nous nous tenons au sommet 
de la falaise, il ne s&#39;agit pas de fermer les yeux ni pour sauter dans 
le vide, ni pour faire demi-tour : nous avons un pont à construire, une 
nouvelle route à ouvrir.&lt;br /&gt;
J&#39;ai toujours trouvé le monde injuste, par la faute d&#39;un temps 
asymétrique : le passé est connu mais irrécupérable, ne renonçons pas au
 futur.&lt;br /&gt;
Ce n&#39;est pas parce que nous connaissons les choses mauvaises de la 
vie, que celle-ci se résume à celles-là. Nous avons avancé sans regarder
 notre montre, nous avons monté la montagne, sommes arrivés à un col et 
sans y prendre garde il est bientôt midi. Ne redescendons pas par le 
même chemin sous prétexte de recommencer à le monter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui il y a des risques, tout peut s&#39;écrouler. Nous concevions notre 
civilisation comme étant bâtie sur 3 piliers, en fermant correctement 
une époque qui va de Florence à New York nous nous offrons le luxe d&#39;en 
ajouter un 4è. Le plus grand risque c&#39;est de vouloir alléger la charge, 
mettre les piliers en vitrine, vivre comme des poupées de cire dans un 
musée qui se transformerait en ruine. Nous n&#39;avons jamais voulu de train
 à vapeur, nous ne voulons pas de train à vapeur, c&#39;est le plus loin qui
 nous intéresse. Alors l&#39;avion n&#39;est évidemment pas l&#39;Amérique, encore 
moins l&#39;horizon qui nous attendra encore longtemps, ne lui coupons pas 
les ailes de peur d&#39;atteindre le ciel.&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/8977369780010457245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/8977369780010457245?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/8977369780010457245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/8977369780010457245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2012/10/la-disruption.html' title='La disruption'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-2404934828348556934</id><published>2011-12-14T01:14:00.001+01:00</published><updated>2011-12-14T01:20:36.752+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cauchemar"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="midi"/><title type='text'>Titans</title><content type='html'>&lt;div dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;internal-source-marker_0.6858013909575027&quot; style=&quot;color: #ffd966; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Et
 la mer se mit à bouillir. Deux larges tourbillons se formèrent à la 
surface pour devenir si profonds que la Lune pourrait y tenir. Les 
vagues se figèrent, au loin un dôme liquide se forma, s’éleva encore, 
comme une montagne, fixe. Deux bras d’écume montèrent, et dans un cri 
caverneux l’Océan n’était plus de l’eau,deux colonnes gigantesques 
parcouraient comme des jambes son ancien lit. La terre tremblait, les 
rochers se fendaient, explosaient comme écrasés par une pression sans 
égal. Tout était systématiquement pulvérisé pour former une sorte de 
brume épaissee.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #ffd966; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;La
 montagne se craquela alors et les flames surgirent. Les crevasses 
déchiraient la planète entière, la roche en fusion animait la roche 
solide. Le Volcan s’était réveillé et grondait d’une fureur aussi grande
 que son sommeil avait été éternel.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #ffd966; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Et
 l’air devint plus épais, plus lourd et plus chaud. Le nuage devenu noir
 comme une poussière de charbon étraignait la Terrre, l’Atmosphère 
brûlante en accélérait la rotation. Les trois titans primaires 
s’embrassèrent, et la Terre se réveilla et enfanta de son coeur de métal
 dans un tumulte de destruction totale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #ffd966; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Le
 coeur terrestre traversa la Lune, détruisit Mars d’une étreinte trop 
vive, et déchira Jupiter. Les titans planétaires, coeurs de tous les 
dieux, vaincus, avaient fusionné. Cette masse formidable tournait 
toujours plus vite jusqu’à s’embraser, éclairant la nuit éternelle de la
 lumière d’un nouveau Soleil tournant et dansant autour du premier. Le 
Ciel s’illuminait tout entier, brûlant d’une nouvelle jeunesse. Les 
étoiles, comme folles, se rassemblèrent le long de la chevelure de la 
Voie Lactée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #ffd966; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Soudain l’obscurité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #ffd966; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;La
 Gravité s’écroula sur elle-même, et emporta tout avec elle, jusqu’au 
silence. De grands arcs magnétiques se formèrent autour de son grand 
corps, la matière ondula, ses trois frères, titans géants apparurent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #ffd966; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Leur
 bataille ne dura q’un instant car la Lumière fut, à nouveau et pour 
toujours, seule. Titan magnifique autant que minuscule, elle brillait 
comme une flame. La flame d’un oeil, de l’oeil fixe du Temps qui fixait 
la Réalité. Les quatre derniers titans, Rêve et Espace, s’étraignaient 
dans un quadruple bras de fer circulaire, tel un anneau, une médaille. 
La médaille mise dans ma main par ma mère, et qui, d’un poids 
incommensurable, traverse mon point serré et fumant. Je crie ma brulure à
 travers les âges jusqu’à ce qu’à la fin de la fin, cette insigne m’ait 
traversé de part en part.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #ffe599; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;div style=&quot;color: #ffd966;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;C’est cela mon sceau sur l’humanité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; color: black; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;color: #e69138; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: italic; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Traduction
 de l’inscription supposée d’une la table de la loi disparue (dite Table
 d’Obéron) transmise à travers Pilomède de Kinkons par Evaristid 
Wellington qui la retrouva en 1975 lors des fouilles du site de 
l’ancienne grande bibliothèque d’Invitation au Voyage. La Table d’Obéron
 aurait été construite sous Caucase 1er, juste après la Grande 
Ouverture, pour rendre justice au sein d’un tribunal circulaire. La 
traduction ne permet pas aujourd’hui de décider s’il s’agissait d’un 
meuble ou du sol lui-même de la salle du tribunal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; color: #e69138; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: italic; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Transmises
 par Obéron, “le Dieu de l’Oracle” qualifié de “juste” ou “bon” ou “fin”
 selon les traductions, ces paroles sont sensées être prononcées par 
Echylée, son frère, “le Dieu qui pense à l’Homme”.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;background-color: transparent; color: black; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/2404934828348556934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/2404934828348556934?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/2404934828348556934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/2404934828348556934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2011/12/titans.html' title='Titans'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-6866762484040775936</id><published>2011-11-27T23:23:00.001+01:00</published><updated>2011-11-27T23:28:47.276+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fiction"/><title type='text'>Fauve</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;color: #ffe599; text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;span id=&quot;internal-source-marker_0.5847749015691411&quot; style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Le
 ciel est haut au-dessus de l’horizon, duquel je vois s’élever comme des
 flammes d’un rouge sanglant, qui se repend jusqu’à se mêler à des 
nuages sombres et menaçants au-dessus de ma tête. Cette nuit qui me 
rattrape, qui me dépassera bientôt, ne sera que combat et violence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;C’est
 le calme avant la tempête, l’eau est un miroir que je fends de mon 
petit esquif comme le patin d’un unijambiste. J’ouvre sous moi le reflet
 de ce ciel chargé de prochaine foudre, de prochaine colère, telle une 
plaie dont la chaire fine ne pourrait s’empêcher de s’agrandir. Etait-ce
 le flan du Christ qui s’épancherait bientôt d’une purification divine, 
anonçant le renouveau de l’Homme ? Zeus, plus sûrement, allait vouloir 
tonner, revendiquant sa place à travers les cieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Mais
 je suis à sec. Ce feu de l’horizon, c’est le soleil qui se couche enfin
 après m’avoir étreint si longtemps, m’avoir brûlé la peau et la 
gorge. J’ai mal à mon souffle, j’ai mal à ma volonté. Saurais-je trouver
 la force de tenir la barre, de me tenir à mon bateau ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Demain.
 Demain je serai de l’autre côté du monde, et je trouverai de verts 
pâturages, des arbres d’or laissant traîner lassivement leurs cheveux 
dans l’eau limpide d’une baie aux anses multiples. Abondance du paysage,
 un nouveau monde que je t’ai dit te rapporter bientôt... il y a de cela
 des mois. Oui je saisirai cette main gigantesque posée sur l’océan, 
malgré les dieux et malgrés ses griffes, je la garderai auprès de moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;background-color: transparent; font-family: Arial; font-size: 15px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline;&quot;&gt;Mais cette nuit...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/6866762484040775936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/6866762484040775936?isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/6866762484040775936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/6866762484040775936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2011/11/fauve.html' title='Fauve'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-3687937718981856875</id><published>2011-10-21T01:32:00.002+02:00</published><updated>2011-10-21T01:32:39.769+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="architecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="brouillon"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="déclaration"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><title type='text'>Le bon, la brute et le truand</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;On parle beaucoup de ré-industrialisation en ce moment, ou de re-localisation de la production, comme moyen de sortir de la crise. Evidemment on peut commencer par se moquer un peu de l&#39;idée que l&#39;Allemagne, ce soit-disant exemple à suivre, réussira à s&#39;en sortir, toute seule, comme si la balance commerciale pouvait faire sens sur toute la planète. Ce n&#39;est sans doute pas le sens de ce qui se passe à l&#39;heure actuelle.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;Mais prenons l&#39;idée au sérieux, en prenant pour exemple une industrie symbolique: l&#39;industrie automobile.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;Pourquoi produire, produire quoi et produire comment ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;Si l&#39;objectif est de continuer à sortir des usines des produits-déchets, des voitures qui ont une durée de vie limitée et dans la maximisation de la reproductibilité de toutes ses pièces, en ne comptant que sur le marketing et la publicité pour les vendre, alors il n&#39;y a aucune raison majeure de localiser cette production. Pourquoi d&#39;ailleurs priver certains pays de cette source de croissance et qui en ont besoin pour se développer et quand ils sont les plus efficaces pour rendre le service qu&#39;on demande (un produit-déchet) ? Ce qu&#39;on recherche c&#39;est la richesse et sa mesure par le volume de nos décharges est sans doute mal choisie aujourd&#39;hui.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;La voiture est avant tout un service, un service de transport public (il suffit de se retrouver dans des embouteillages pour s&#39;en rendre compte) qui reproduit un espace privé autour du transporté. On pourra opposer à celui-ci le mode de transport en commun, dont la saturation systématique, même lorsqu&#39;il se multiplie, n&#39;est pas le signe d&#39;un dysfonctionnement. Mais restons sur cette industrie automobile, qui, aujourd&#39;hui, qui vise la production et la reproduction sans lien au territoire.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;La richesse, c&#39;est le service rendu par la voiture, le transport, lui-même limité par des limites sans doute cognitives (&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2011/10/13/la-fin-de-lautomobile-avons-nous-atteint-un-pic-du-deplacement/&quot;&gt;Le pic de déplacement&lt;/a&gt;), mais guère dé-localisable. La seule idée qui semblerait tenable serait donc de lier une production de moyens de transports, peut-être sous la forme d&#39;automobile, suffisamment fiables pour être associés à un service local performant, du type velib&#39;.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;Un tel service ne peut pas répondre à l&#39;invention marketing du produit&amp;nbsp;différenciant. Narvic avait écrit un bel article sur &quot;l&#39;eau conceptuelle&quot; en concurrence avec le circuit public de distribution d&#39;eau potable comme analogie de la distribution de l&#39;information sur le web, par Google, par rapport à l&#39;industrie de la presse, cet article n&#39;est hélas plus accessible (ou plutôt difficilement). Dans cet article Narvic essayait de démontrer la puissance du service ouvert par rapport au produit-déchet et la richesse produite malgré une perte sèche de mesure directe. Cela reste vrai avec l&#39;automobile, même s&#39;il faut comprendre qu&#39;un tel service demande beaucoup d&#39;innovation non technologique, et la non différenciation devra être rattrapée par d&#39;autres qualités, notamment dans sa capacité à répondre au besoin de flux de consommation constant actuel. Evidemment on peut parler de fétichisme, du culte de la propriété... il semblerait que les choses ne fonctionnent plus vraiment de la même manière aujourd&#39;hui.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;Alors que se passe-t-il concrètement ? N&#39;avons-nous que des résistances au changement, les industriels de l&#39;automobile sont-ils à la ramasse ? Comme pour l&#39;industrie du disque, mais ici sans concurrence possible d&#39;une économie immatérielle, l&#39;industrie de l&#39;automobile a du mal à se révolutionner, en gardant des tarifs ou des conditions totalement surréalistes. Les offres de leasing sont chères, réservées aux modèles neufs, sans prestation intéressante, sans suivi d&#39;ailleurs, sans socialisation d&#39;aucune sorte... en fait toujours rien qui permette une localisation de l&#39;économie si ce n&#39;est la gestion de paperasserie propre au transfert de propriété et au marketing.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;i&gt;Il n&#39;y aura pas de retour aux années 60.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/3687937718981856875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/3687937718981856875?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/3687937718981856875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/3687937718981856875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2011/10/le-bon-la-brute-et-le-truand.html' title='Le bon, la brute et le truand'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-1498541131695733365</id><published>2011-09-30T22:57:00.001+02:00</published><updated>2011-11-27T23:32:53.549+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fiction"/><title type='text'>Scotland, five to eleven</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
L&#39;immensité devant les yeux, le vent dans le dos, la pluie, peut-être, à moins que ce ne soit les vagues qui s&#39;écrasent avec puissance contre la falaise, laissant échapper une exhalaison marine... le soleil brille et éclaire l&#39;océan de lumière dorée.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Ce n&#39;est pas l&#39;ouest évidemment, mais le monde est à moi.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Au loin j&#39;entends une étude de Chopin, clair, chaque note bien découpée. Quel chemin magique peut-elle emprunter pour venir jusqu&#39;à moi ? peut-être d&#39;une grotte mystérieuse, à travers la craie, jusqu&#39;à un petit village buriné qui a inventé le whisky, ou le chien mouillé.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Je pose la main tendrement sur l&#39;herbe épaisse, les buissons sifflent, déchirés de souffles profonds.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Les mots ne parviennent pas jusqu&#39;à moi, autant que l&#39;horizon est fixe. Je veux gouter ce moment, sans savoir ce qu&#39;il signifie encore. L&#39;inspiration se fait désirer, ma muse me manque. Plus rien n&#39;a de sens, sot et fier, je veux croire que je suis heureux.&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/1498541131695733365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/1498541131695733365?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1498541131695733365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1498541131695733365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2011/09/scotland-five-to-eleven.html' title='Scotland, five to eleven'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-134034275305328398</id><published>2011-08-29T02:11:00.000+02:00</published><updated>2011-08-29T02:11:42.470+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="correspondance"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="lecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="midi"/><title type='text'>De l&#39;incomplétude et de l&#39;insuffisance</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Celle dont on ne peut dire le nom, donna chacun de ceux des dieux qui scintillent le ciel, loin du soleil c&#39;était un paysage nocturne. Ondine était fière et heureuse, elle s&#39;endormit en les comptant gaiement, ses frères inventant des formes, ses sœurs des couleurs. Allongée, la tête au sud-est, les genoux pointés vers le haut, deux étoiles filantes se consumèrent pour venir mourir dans la mer. Si elle avait été éveillée elle les auraient vu s&#39;éteindre entre ses cuisses. Mais Ondine rêvait. &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Elle rêvait d&#39;un beau fils blond illuminé de soleil et au cœur supérieur. Embrasant les ténèbres, se faisant s&#39;entrechoquer les planètes, donnant soif à celui qui n&#39;avait pas bu et faim à celui qui n&#39;avait pas manger, il aurait été l&#39;épée, serrée par plusieurs mains, l&#39;anneau dans une seule, ouverte et tendue.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
C&#39;était une nuit chaude d&#39;été comme il n&#39;en existe plus. Un vent irrégulier secouait de temps en temps les feuilles bien dessinées du premier arbre maintenant consumé. D&#39;un sommeil fertile qui dura des siècles tandis que la terre tremblait et que la pluie tombait en océan, Aristefer, car tel serait son nom, ne voulu pas naître.&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
Alors le ventre de la Montagne s&#39;arrondit doucement, continument, jusqu&#39;à devenir proéminent, et encore s&#39;élevant. La peau pâle et immaculée de la déesse se mit à briller à travers cette nuit qui n&#39;en finissait pas. Son nombril sauta, un cri se fit entendre...&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;br /&gt;Les planètes tournent autour des soleils, les soleils dans leur galaxies, et Aristefer, séparé de sa mère, inspire l&#39;univers.&lt;/div&gt;
</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/134034275305328398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/134034275305328398?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/134034275305328398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/134034275305328398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2011/08/de-lincompletude-et-de-linsuffisance.html' title='De l&#39;incomplétude et de l&#39;insuffisance'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-1082059695408781553</id><published>2011-03-10T23:44:00.000+01:00</published><updated>2011-03-10T23:44:26.671+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="déclaration"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="vécu"/><title type='text'>Shoot</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Régulièrement j&#39;alterne les cycles de musique, des cycles sans musique... Est-ce la musique qui me donne envie d&#39;écrire ? Ou bien des cycles de contrebande, dans des ténèbres tous juste éclairés par une de ces lunes sorties de limbes, croissants effilés qui semblent déchirer un ciel noir et sans étoile au-dessus d&#39;un paysage urbain à moitié orange ? Toujours est-il que j&#39;ai vieilli et que je reconnais désormais ces périodes de recyclage qui accélèrent les évènements de ma vie.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&#39;écoutais Saint-Germain au milieu de mes souvenirs de vie d&#39;étudiant attardé parisien, ce monde si lointain désormais auquel j&#39;accède sans aucune trace de mélancolie, comme si ça ne m&#39;avait jamais réellement concerné. J&#39;avais choisi un morceau plus positif que les autres, dont le début fait écho au générique de Clair de Lune... Paris toujours... (nous nous sommes jurés de nous aimer toute la vie et nous avons choisi des universités différentes)... et puis petit à petit, un silence se dessine, dans des notes fluides au piano.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Clac !&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une rupture que je ne connais qu&#39;au piano. Une petite suite de 3 accords dont chaque note se détache très clairement. C&#39;est aussi l&#39;étude de Bach jouée par Richter, le moment unique qui fait que le monde d&#39;avant bascule dans un nouveau monde, un premier battement de cœur à 4 temps, identique aux suivants mais unique dans ce que celui-ci succède au silence, un instant qui pourtant se déroule dans sa propre finitude temporelle.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&#39;est peut-être ce fameux shoot d&#39;héroïne, impossible à revivre.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je remets mon CD sur 5:50, encore, et encore, j&#39;essaye de le reproduire avec ma langue et dans ma tête c&#39;est toujours une gifle donc chaque doigt s&#39;abat séparément. Mais il me faudra à nouveau l&#39;oublier pour le revivre véritablement... plus tard.&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/1082059695408781553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/1082059695408781553?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1082059695408781553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1082059695408781553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2011/03/shoot.html' title='Shoot'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-2429671410699923200</id><published>2010-11-10T02:20:00.002+01:00</published><updated>2010-11-10T02:31:56.978+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="lecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><title type='text'>Buried, une réponse à Kubrick</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Buried&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;  est un film-concept, un exercice de style. L’histoire est d’une  simplicité terrible : &lt;b&gt;Paul Conroy, se réveille dans un  cercueil&lt;/b&gt;, le reste sert à nous tenir en haleine pendant quelques 90  minutes. Ce qui est formidable c’est que c’est un spectacle, le  spectacle d’un seul acteur, filmé en temps réel dans un espace aussi  grand que lui-même. L’image et le son sont très étudiés, le scénario  plein de rebondissements en faisant deviner au spectateur l&#39;entièreté  d’une vie en péril, sans véritable raison. Mais, et pour aller dans le  sens d’un certain nombre de critiques, on ne retire pas grand chose de  ce cadre vaguement politique, au milieu d’une guerre en Irak qui ne  semble pas non plus très signifiante... un film qui ne dit pas grand  chose donc et qui nous fait sortir rapidement de la salle obscure,  heureux de respirer enfin, soulagé et à nouveau insouciant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que...&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhFP6l7z7OdVqYgEoYQ1fb1pxGJfe3Ks2NGk1ga9V4yLfbVO12liwv0-GreHNLCYxOEzZBQfpk_RYINDMncLzyeWeeLNhD5MEuc8VcJMqQLuIaG_9do1m8QEdCYmzzphBjkFM33/s1600/denise.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhFP6l7z7OdVqYgEoYQ1fb1pxGJfe3Ks2NGk1ga9V4yLfbVO12liwv0-GreHNLCYxOEzZBQfpk_RYINDMncLzyeWeeLNhD5MEuc8VcJMqQLuIaG_9do1m8QEdCYmzzphBjkFM33/s320/denise.jpg&quot; height=&quot;320&quot; width=&quot;236&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sauf  que &lt;b&gt;cet homme enterré vivant possède un téléphone&lt;/b&gt;. Ce téléphone est un  lien vers l’extérieur et celui-ci va lui permettre de s’accrocher à la  vie et, pourquoi pas, de trouver des solutions à sa vie, peut-être même  une signification dans un combat surréaliste contre une administration  aliénée, à la recherche de sa femme et de son enfant, peut-être de son  couple même, dépassant des conflits entre Nations, supérieurs mais  ridicules. Un peu comme &lt;i&gt;&lt;b&gt;Denise au téléphone&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;,  film qui présentait en 1995 des américains de la classe moyenne supérieure ne  vivant, et ne mourant, connecté entre eux que par l’intermédiaire de  l’appareil, évitant de trop se rencontrer dans un contact charnel.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La  connexion se fait ici avec l’ensemble de la société, par le travail, par  l’état-civil et l’immatriculation sociale, par le consulat... et même  l’argent. Et le film de proposer alors une aliénation entraînée par ce  rapport de l’homme à la machine encore plus aboutie, dénoncée avec plus de vigueur.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZpmXdPL6E4BtQfvs0HU2I01GWDPE1hs1hA9VPGsVkq5mGDwLHLO36ZVrof8CBUzTNKVGMVQ1T4P7750nDpLug19tmTgyaF19od-C5Dx5bXlqWcICJiT_AntOwEF-WGejKDSTZ/s1600/2001.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZpmXdPL6E4BtQfvs0HU2I01GWDPE1hs1hA9VPGsVkq5mGDwLHLO36ZVrof8CBUzTNKVGMVQ1T4P7750nDpLug19tmTgyaF19od-C5Dx5bXlqWcICJiT_AntOwEF-WGejKDSTZ/s320/2001.jpg&quot; height=&quot;320&quot; width=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Sauf  que pendant presque tout le film il y a Dan... Dan qui est au bout du  téléphone et qui parle à Paul. Dan avec sa voix apaisante, calme et  intelligente. Dan qui n’abandonne pas Paul, même quand tout espoir  semble perdu... &lt;b&gt;Dan... ou peut-être... Hal&lt;/b&gt;. Oui, pendant tout le film je n’ai  entendu que Hal. Jusqu’à voir cet oeil rond, toujours ouvert, mais qui  n’est jamais montré à l’image. Ai-je divagué ? J’en doute... il aurait  été si naturel de filmer plus explicitement l’objectif de la caméra  intégrée au téléphone lorsque Paul enregistre une vidéo (qui sera  diffusée sur Youtube et simultanément visionnée par des millions de  personnes), simple mais trop évident. Cet œil rond, de Hal, machine  infernale inventée par les hommes dans &lt;i&gt;&lt;b&gt;2001 l’Odyssée de l’espace&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, est  imaginaire, c’est celui qui est dans la tombe et qui regarde Paul, ou  Caïn. &lt;i&gt;&lt;b&gt;Buried&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, dans un espace confiné et sans après, serait une  réinterprétation de 2001.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Sauf que...&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Sauf  que &lt;b&gt;nous sommes en 2010&lt;/b&gt;. Et contre toute attente, contre l’anticipation  d’Arthur C. Clark, il n’échappe à personne que 2010 n’est pas l’année  du premier contact, sorte de message de salvation après une apparition  messianique dans les nouvelles liées au film de Kubrick. Car si Dan apporte  le message de l’espoir à Paul, c’est pour mieux l’enterrer. &lt;i&gt;&lt;b&gt;2001  l’odyssée de l’espace&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; est un combat entre l’homme et la machine, et  c’est l’homme qui gagne, qui s’émancipe. On aurait pu remarquer que cet  homme émancipé n’est pas n’importe qui: un astronaute hyper entraîné,  aux réactions stéréotypées... un homme fabriqué à l’image de la machine. &lt;b&gt; Dans &lt;i&gt;Buried&lt;/i&gt;, la machine c’est l’Homme. &lt;/b&gt;Pas seulement dans  l’organisation politique de la Cité, les administrations et l’employeur  disparaissant en effet assez vite derrière une amoralité industrieuse  insupportable pour laisser place au véritable individu-machine: Dan et  sa compassion froide et finalement effrayante, désincarnée. Le mythe de  Caïn est une image de la fondation de la Civilisation. Désormais, avec  Dan qui ne peut véritablement regarder Paul et qui refuse d’ailleurs  toute introspection pour garder une efficience maximale et qui  l’entraîne toujours plus profond en terre, &lt;b&gt;il s’agit de  l&#39;ensevelissement de notre Civilisation&lt;/b&gt;. Le combat contre un ennemi  inventé, le Mal, ou contre la mort... l’espoir lui-même est déjà un  signe de la corruption de toutes nos fondations... c’est une image  miroir du film de Kubrick.&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi-2oZgJu9htiCTpp5ZI26i_5QsaDu6uAomLNDaVI_783HUbT-UxTxd0fYfRwrv7dNXvLXzovJG0o7CO060M7WTOTbW2EzpAgFHHOG2y79K2dN8I4ySFOYyVAIEFWKK2L4AlCqI/s1600/buried.jpg&quot; imageanchor=&quot;1&quot; style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi-2oZgJu9htiCTpp5ZI26i_5QsaDu6uAomLNDaVI_783HUbT-UxTxd0fYfRwrv7dNXvLXzovJG0o7CO060M7WTOTbW2EzpAgFHHOG2y79K2dN8I4ySFOYyVAIEFWKK2L4AlCqI/s320/buried.jpg&quot; height=&quot;234&quot; width=&quot;320&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;L’avenir ne nous appartiendrait-il plus ?&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/2429671410699923200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/2429671410699923200?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/2429671410699923200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/2429671410699923200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2010/11/buried.html' title='Buried, une réponse à Kubrick'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhFP6l7z7OdVqYgEoYQ1fb1pxGJfe3Ks2NGk1ga9V4yLfbVO12liwv0-GreHNLCYxOEzZBQfpk_RYINDMncLzyeWeeLNhD5MEuc8VcJMqQLuIaG_9do1m8QEdCYmzzphBjkFM33/s72-c/denise.jpg" height="72" width="72"/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-5289073719630702747</id><published>2009-08-11T23:22:00.001+02:00</published><updated>2009-08-11T23:28:50.928+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="architecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="brouillon"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="déclaration"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="politique"/><title type='text'>Le paysage, avenir de la nature</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il existe ici et là quelques fantasmes autour de ce début de crise que nous subissons depuis quelques temps. D&#39;aucuns pensent qu&#39;il est possible de se recentrer sur l&#39;industrie, par un capitalisme plus dur, d&#39;autres par la pureté de la morale ouvriére, toujours pour performer l&#39;exploitation. D&#39;autres, fatalistes, considèrent que la révolution industrielle est une parenthèse dans l&#39;Histoire, et qu&#39;un retour à l&#39;agriculture est incontournable.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La seconde thèse est intéressante (la première a le mérite d&#39;être sauvagement stupide et de pouvoir être écartée à grands renforts de rigolade) parce qu&#39;elle essaye d&#39;extirper les fondements profonds de nos sociétés et de leur structure. Car il est vrai que notre système social est lié au territoire, à l&#39;amour du savoir-faire, au respect du rythme des contraintes extérieures. Mais il ne s&#39;agit toujours pas d&#39;écologie, plutôt de revoir à la baisse nos ambitions de production, d&#39;exploitation. C&#39;est l&#39;agriculture artisanale qui est fantasmée, et donc l&#39;artisanat, sans se rendre compte qu&#39;il ne s&#39;agit que d&#39;un problème d&#39;échelle. La densité du lien social, sa soit-disant perte et l&#39;accusation d&#39;individualisme qui va avec sont des tartes à la crème, débouche nécessairement vers l&#39;industrie comme organisation collective. Et il est aisé de mesurer à quel point l&#39;agriculture est toujours importante, mais qu&#39;elle a été en quelques années transformée, industrialisée puis financiarisée. On se demande même quelle serait la place du travail dans ce retour à la terre et il ne faudrait pas oublier que ce n&#39;est que très récemment que nous avons transformé l&#39;esclavage.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le dépassement nécessaire de l&#39;industrie nécessite de dépasser la productivité agricole mais aussi la relation utilitaire vis-à-vis de la &quot;nature&quot;. Passons au paysage, cette &quot;nature&quot; perçue comme source d&#39;information , liée à la culture et à la pensivité, c&#39;est à dire à une construction raisonnable de nos interdépendances, et qui permet toutes les analyses à grande échelle, tous les projets de gestion responsables. Alors bien sûr les agriculteurs riraient bien de ma naïveté du haut de leur échelle de production, sans réaliser que les pieds en sont pourris. Je ne vois que 2 limites à l&#39;excès: la discipline (qui devra passer par la force puisque nous avons appris à fonctionner suivant des principes adverses, sans parler des coûts que cela représente) et l&#39;esthétique, que je choisis. Un jour nous redécouvrirons les bocages, les mélanges et arrangements de cultures, sur une même terre, l&#39;accompagnement de l&#39;éco-système... bref, le jardin.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&#39;est notre seule porte de sortie. C&#39;est pas très virile peut-être aujourd&#39;hui,  ça ne semble pas rapporter beaucoup non plus. C&#39;est pourtant inéluctable: un jour nos champs seront tous devenus des parcs fort bien agréables et donc fort utiles.&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/5289073719630702747/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/5289073719630702747?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5289073719630702747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5289073719630702747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/08/le-paysage-avenir-de-la-nature.html' title='Le paysage, avenir de la nature'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-8760381561265486327</id><published>2009-08-11T00:49:00.004+02:00</published><updated>2009-08-11T00:59:48.216+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="correspondance"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cryptage"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="vécu"/><title type='text'>L&#39;éclat de la lâme d&#39;un couteau</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis combien de temps flânais-je là, sur les bords du Styx, dans l&#39;obscurité écrasante des quatre grands murs de la bibliothèque de Babel ? J&#39;avais essayé de ne pas m&#39;attarder, de faire un grand feu à la sortie de ma grotte, mais malgré moi, alors que je croyais m&#39;enfuir vers un soleil haut dans le ciel, je m&#39;étais enfoncé dans les entrailles de la Terre pour y perdre la vue, pour y perdre la raison. La seule lumière que je voyais était celle de cette petite étincelle qui ne cessait de me brûler les entrailles, de me torturer sans répit.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Dieux m&#39;avaient puni comme autrefois Sisyphe et d&#39;autres encore. Sans cesse je travaillais à faire cesser les battements trop vifs de mon coeur, sans cesse les parois de celui-ci frôlaient un arc électrique bleu qui me faisait ressentir des pulsions terribles, des émotions trop intenses. &lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&#39;est alors que perçant l&#39;obscurité devant mes yeux, si habitués qu&#39;il ne voyaient même plus le noir qui m&#39;habitait, je vis la lumière d&#39;une lanterne à travers les brumes. La lumière flottait comme par magie au-dessus de l&#39;eau brune du fleuve tumultueux. Puis je vis une main, un bras et reconnu rapidement la silhouette haïe et chérie de la Mort, ce démon qui m&#39;a côtoyer toute une année d&#39;automne au début de ma jeunesse, lorsque contre toutes mes attentes naïves les bourgeons du printemps ont soudainement jauni et dépéri, lorsque le bois craqua si fort que la foudre ne descendit plus jamais sur les arbres.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle enleva son capuchon et je la vis plus belle encore que dans mes souvenirs, auréolée d&#39;un scintillement sans doute causé par les larmes qui perlaient dans mes yeux. Je voulais crier le nom (ridicule) de cette Mathilde qui faisaient et défaisaient tous les fils de mes rêves adultes, mais je n&#39;avais plus de voix depuis des années. Dans son absence elle m&#39;avait enlevé toute humanité, toute faculté d&#39;exprimer les caractéristiques d&#39;un être vivant.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle tenait de son autre main un fil ténu, le miens.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce fil je l&#39;attrape, en songeant qu&#39;il me mènera sans doute hors de ce labyrinthe cauchemardesque que je me suis moi-même inventé. Je sais bien qu&#39;elle va le lâcher, mais peu importe, peut-être vais-je pouvoir retrouver mon nom, après 20 ans d&#39;une secrète absence. Et je salue au passage cette âme soeur, tantôt revenue à ma mémoire, dont je ne cesse d&#39;observer qu&#39;avec dédain la sérénité qu&#39;elle m&#39;offre, comme le mépris d&#39;un destin trop simple, emporté dans la tempête de toutes mes peurs rassemblées.&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/8760381561265486327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/8760381561265486327?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/8760381561265486327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/8760381561265486327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/08/leclat-de-la-lame-dun-couteau.html' title='L&#39;éclat de la lâme d&#39;un couteau'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-1905453854701276307</id><published>2009-04-10T01:01:00.002+02:00</published><updated>2009-04-10T01:05:18.766+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="blogs"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="déclaration"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="informations"/><title type='text'>Procrastination (toujours plus loin)</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme je délaisse l&#39;écriture en ce moment parce que j&#39;ai plein de choses à faire il est tout naturel que j&#39;ouvre encore de nouveaux blogs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Journal (absolument pas tenu) de lecture: &lt;a href=&quot;http://montanomap.blogspot.com/&quot;&gt;Ma carte de Montano&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Journal de procrastination: &lt;a href=&quot;http://procraste.blogspot.com/&quot;&gt;Procraste&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/1905453854701276307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/1905453854701276307?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1905453854701276307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/1905453854701276307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/04/procrastination-toujours-plus-loin.html' title='Procrastination (toujours plus loin)'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-4611331588288066483</id><published>2009-04-09T00:46:00.000+02:00</published><updated>2009-04-09T00:46:35.359+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="onirique"/><title type='text'>Géante</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je sentais une douce brise caresser mon corps et j&#39;arrivais petite à petit à trouver une bonne position pour me détendre un peu et ne pas trop solliciter mes muscles des bras et des épaules. J&#39;étais bien accroché à la corde et je pouvais voir le paysage sous moi devenir de plus en plus petit. &lt;br /&gt;
Nous montions doucement le long son corps, tout doucement, paisiblement, comme seule une mongolfière peut le faire. Mais je pouvais difficilement la regarder, j&#39;étais tourné dans le mauvais sens. Tant pis, je regardais le paysage verdoyant, les bocages touffus entre des collines, toutes ces terres travaillées par la main de l&#39;homme arrosées de rais de lumière trouant les nuages. &lt;br /&gt;
Je n&#39;avais pas encore été repéré et je devais me concentrer pour agir vite au bon moment. Je devais absolument être le premier au sommet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors que je commençais à grimper la corde afin de me rapprocher de la nacelle je vis une petite tête blonde apparaître de celle-ci et une expression de surprise désagréable se dessiner sur le visage de ma compétitrice. Je mis le turbo pour arriver à m&#39;agripper à la nacelle, un peu plus et elle finissait de couper la corde, m&#39;envoyant m&#39;écraser loin là-bas sur le sol. J&#39;arrivais à me hisser à bord en faisant tanguer dangereusement notre engin, mon ennemie de circonstance, que je ne pensais pas être capable d&#39;une telle sauvagerie, m&#39;attaquait déjà avec un couteau. Occupée dans son désir d&#39;éliminer toute concurrence elle en oubliait son objectif principal et la mongolfière commençait désormais à s&#39;éloigner. Je profitai d&#39;un moment d&#39;inattention pour me jeter de la nacelle et atterrir au sommet du crâne de la belle captive, non sans devoir m&#39;agripper à ses cheveux noirs et raides pour ne pas glisser tout en bas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa chevelure sentait la vanille et j&#39;avais toujours plus envie de la prendre dans mes bras, de l&#39;embrasser. Mais pour l&#39;instant la situation ne s&#39;y prêtait guère. Je regardais la mongolfière continuer son chemin, des petits cris énervés s&#39;en échappant ettoufés par des sanglots. Le soleil m&#39;éclaira et je pu apercevoir enfin la chaîne en or au bout de laquelle une toute petite clé tintait joyeusement. Je la saisis en démêlant soigneusement les cheveux qui l&#39;entravaient. Je pris une longue mèche et m&#39;avançais précautionneusement&amp;nbsp; vers le haut du front de ma princesse que j&#39;allais enfin libérer. Bien accroché je commençais à descendre en rappel en découvrant les jolis traits de celle qui ne savait pas encore que j&#39;allais être son sauveur. Et je sentais l&#39;angoisse monter dans mon ventre: peut-être n&#39;allait-elle pas me reconnaître, peut-être n&#39;allait-elle pas se soucier de moi, peut-être qu&#39;aucun prince ne pouvait la séduire, tout charmant que j&#39;essayais d&#39;être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout à coup je glissais de son nez bien droit (d&#39;aussi près je pouvais voir quelques détails moins jolis qu&#39;une vue macrospique permet d&#39;avoir, mais je n&#39;y prêtais aucune attention, je pressentais que j&#39;allais découvrir un formidable trésor) pour me balancer devant son oeil encore fermé. J&#39;avais conscience d&#39;avoir à préférer ne pas regarder en bas depuis cette altitude mais mon regard tombait directement dans son décolleté et j&#39;aimais contempler cette peau ambrée qui semblait si douce, j&#39;étais même tenté de m&#39;y laisser sombrer. A mon poignet la chaîne faisait tourner la clé d&#39;or dans tous les sens si bien qu&#39;un reflet vint bientôt se dessiner par hasard sur la paupière de ma belle au bois dormant. Je pu sentir une soudaine respiration secouer son formidable corps, une fine humidité apparu sous sa paupière supérieure et l&#39;oeil commença à s&#39;ouvrir devant moi. C&#39;était un oeil peut-être grand comme 5 hommes, d&#39;une couleur d&#39;émeraude dans lequel j&#39;allais me noyer. Un flash de lumière m&#39;aveugla. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je m&#39;éveillai sur le flan blanc d&#39;une montagne enneigée. J&#39;étais littéralement glacé, incapable du moindre geste, rigide comme du bois. En fait j&#39;étais en bois, en pièces usinées en chêne, et non polies. Une sorte de sculpture contemporaine en plusieurs volumes détachés et qui formaient ou non mon image suivant le point de vue adopté par d&#39;hypothétiques spectateurs. Existe-t-il pour moi aussi une clé libératrice au bout d&#39;une chaînette ?&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/4611331588288066483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/4611331588288066483?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/4611331588288066483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/4611331588288066483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/04/geante.html' title='Géante'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-4258058176025588051</id><published>2009-04-04T15:58:00.003+02:00</published><updated>2009-04-04T16:13:42.113+02:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="architecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="cryptage"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="particeps"/><title type='text'>Premier contact</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;John Smith rentra dans mon bureau.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Installez-vous John, on n&#39;en a pas pour longtemps: Marcus m&#39;a fait un topo.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je n&#39;aime pas les gens qui s&#39;appellent Smith, encore moins les John. Celui-là était un agent du gouvernement et ça me déplaisait encore plus.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- J&#39;ai reçu des informations de la zone Equateur 1, les choses y sont de plus en plus étranges. L&#39;agence spatiale nous dit que tout est normal au niveau gravitationnel mais que les dérèglements de la houle mettent en relief des modifications qui passent inaperçus à notre échelle.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je regardais l&#39;agent du coin de l&#39;oeil. Ce type avait dû avoir l&#39;air mourant toute sa vie. Nom de dieu il me mettait mal à l&#39;aise, j&#39;aurais du l&#39;envoyer lui aussi dans la zone E1, il aurait pris des couleur. Je lui parlais de la fin du monde et il restait de marbre, pesant à peine sur son fauteuil. S&#39;il n&#39;était pas agent du bureau je l&#39;aurais mis en taule avant de vérifier s&#39;il n&#39;était pas un tueur psychopathe.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Vous en pensez quoi ? lui demandai-je, à cours de patience pour que ce gars prenne la parole de lui-même. Il se passe quoi dans notre pays à nous ? insistai-je en me demandant s&#39;il avait écouté, s&#39;il était au courant de son rôle dans cette histoire.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au bout d&#39;un temps, alors que je voyais Bill arriver derrière la porte, je me suis demandé s&#39;il n&#39;était pas finalement mort en face de moi, à l&#39;instant. Je commençais presque à être soulagé mais cet idiot respira pour me détromper.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Allez-y maintenant, c&#39;est à vous de parler.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-Ok, fit-il. Au niveau médical nous avons une recrudescence de malaises. Ca ressemble à du mal de mer. Il n&#39;y a pas de problème à ce niveau.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Mais... ? lui demandai-je pour le relancer, après avoir éviter de bouffer mon bureau.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Je m&#39;interroge, me dit-il. Nous avons lancé de multiples sondages et les résultats ne sont pas habituels.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Vous pensez à une manipulation de l&#39;opinion ? S&#39;il y a un risque politique il faut lancer une opération. Nos agents du moyen-orient nous ont informé qu&#39;il se préparait quelque chose en réaction avec notre phénomène. Josh m&#39;a dit que les groupuscules religieux de notre pays étaient en train de s&#39;armer mais n&#39;avaient aucune réflexion idéologique ou politique et que ça devrait nous laisser du temps. Mais il m&#39;est d&#39;avis...&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Non, m&#39;interrompit-il, ce n&#39;est pas ça. Nous ne trouvons rien au niveau politique justement, ou en tous cas pas pour l&#39;instant.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Pas de problème alors, lui dis-je, perdant patience.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Au début nous avons effectué les campagnes habituelles: questions, réponses ; sur des panels habituels. Jane me signala des incohérences en trop grand nombre, comme si les gens n&#39;arrivaient plus à répondre de manière rationnelle. Nous avons contacté quelques écoles, de différents milieux, de différents états.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Ca c&#39;est une bonne idée John ! lui dis-je, impressionné par une soudaine prise de risque de sa part.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Et bien pareil.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&#39;essayais d&#39;élaborer un plan de marche pour mettre en place de nouveaux instruments de mesure. John m&#39;empêcha d&#39;aller plus avant.&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Nous ne nous sommes pas arrêtés là et nous avons mis au point des sondages avec des questions ouvertes. Le résultat est que nous constatons une modification linguistique.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- C... Comment ça ? ettoufai-je en dissimulant mon rire.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Une évolution syntaxique et phonétique... nous avons fait aussi des interviews. C&#39;est un peu comme si tout le pays changeait d&#39;accent et inventait un nouveau dialecte. Nous en sommes là mais le professeur Orelia Bostanova, que nous avons missionné sur l&#39;affaire, a détecté des évolutions grammaticales très fines et pour l&#39;intant restreintes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Je... je ne comprends pas, balbutiai-je. Quel est le rapport avec la... avec cette chose, ce phénomène...&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Vous alliez dire quelque chose de pertinent chef, vous alliez dire le mot, ce mot que nous retrouvons partout désormais et qui ne vient de nulle-part. J&#39;ai contacté quelques anciennes connaissances à l&#39;étranger, cette apparition est mondiale. J&#39;ai contacté des professeurs d&#39;université, ils connaissaient ce mot, ils l&#39;utilisent même couramment désormais, mais quand je leur ai demandé s&#39;il était d&#39;origine étrangère, quelle était son étymologie, si il était utilisé il y a six mois ils se sont rendus compte qu&#39;il y avait un problème. Vous alliez dire quoi chef ? Vous vouliez parler de notre nouvelle lune, mais vous alliez lui donner un autre nom n&#39;est-ce pas ?&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/4258058176025588051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/4258058176025588051?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/4258058176025588051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/4258058176025588051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/04/premier-contact.html' title='Premier contact'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-5806738386164149674</id><published>2009-03-26T14:38:00.002+01:00</published><updated>2009-03-26T14:38:32.633+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="délire"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="fiction"/><title type='text'>Roll&#39;Back Week-End</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;
En ce moment les Roll&#39;Back Week-end sont en tournée internationale des villes de seconde catégorie (Second Class European Tour). J&#39;en ai donc profité pour aller les voir le week-end dernier au stadium de Toulouse, et je n&#39;ai pas été déçu. Ils venaient tout droit de Valence avant de s&#39;envoler vers Bologne, Stuttgart, Groninge... &lt;br /&gt;
Les Roll&#39;Back Week-end, pour rappel, c&#39;est ce groupe de trois ingénieurs-musiciens-compositeurs de la scène (américaine?) plus ou moins underground qui ont inventé le Roll&#39;Back, sorte de musique expérimentale rock ou électro (le deux on va dire mais bon, c&#39;est autre chose) qu&#39;on pourrait dire synphonique (j&#39;y reviendrai). Il est composé de Joe Chip, Arpy Bo et Nikos B., des anciens de la mouvance pour (vieux) ados des 2Tree2, et est produit par la maison de disque Agora sous son propre label RBWE Systems (qui est en gros le label dédié au Roll&#39;Back chez le mastodonte de la production musicale). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains disent que le Roll&#39;Back est un peu simple, notamment du point de vue technique, et qu&#39;une telle démonstration de puissance est disproportionnée, surtout quand la technologie est de la partie. Il faut dire que les orchestres des Roll&#39;Back Week-End sont composés la plupart du temps d&#39;une -petite- cinquantaine d&#39;interprètes et que pour certains instruments ce nombre semble disproportonné. L&#39;utilisation de 20 guitares électriques est particulièrement discutée par exemple. &lt;br /&gt;
Il reste que sur scène la machine est impressionnante même si le spectacle proposé est plus proche du concert de musique classique que celui d&#39;un quatuor d&#39;artistes rock tentant le charisme chorégraphique. &lt;br /&gt;
Je ne connaissais que très peu et je ne les avais jamais vus, comme sans doute beaucoup d&#39;autres spectateurs, aussi en arrivant je ne les ai pas reconnus avec leurs chemises à fleurs, assis au fond de la scène devant des portables. Je croyais qu&#39;il s&#39;agissait de simples ingénieurs faisant les derniers réglages accoustiques. Déjà je ne pensais pas qu&#39;ils n&#39;étaient que trois vu que l&#39;orchestre est composé de 50 personnes (en gros)... Enfin au début il semblait ne pas y avoir de musique et les gens commençaient simplement à trouver les meilleurs places, à se retrouver entre potes, à s&#39;amuser entre eux. Je remarquais que certains, arborant des T-shirts Roll&#39;Back Week-End et manifestement des connaisseurs, étaient particulièrement bruyants et avaient des comportements un peu étranges. Malgré l&#39;impatience de bon nombre d&#39;entre nous, l&#39;attente du spectateur, le brouhahas montait de manière assez continue. Tout à coup les lumières s&#39;éteignirent, le brouhahas doubla de volume, les voix et bruits d&#39;ambiance s&#39;entremêlèrent en mailles serrées jusqu&#39;à trouver un certain équilibre rythmique et accoustique... tout le monde s&#39;était tû, le bruit humain était devenu musique. &lt;br /&gt;
La première impression était donc saisissante et on ne regrettait pas d&#39;avoir dû attendre plutôt que de subir une première partie, quand bien même talentueuse, de musique industrielle comme c&#39;est trop souvent le cas (selon moi évidemment, ceux qui m&#39;accompagnaient auraient préféré une première partie). Avec l&#39;arrivée des musiciens la musique pris plus de puissance en suivant telle ou telle variation ou plutôt telle ou telle superposition de discours (Joe Chip parle de &quot;blaireau qui veut en imposer&quot;). Après cette première partie forcément très expérimentale, peut-être à la limite de la musique contemporaine en plus light, la musique est beaucoup plus légère et ressemble plus aux morceaux qu&#39;on peut retrouver sur internet. C&#39;est sympathique avec tout le temps des happenings visuels pour soutenir la construction mélodique et faire interagir le public: on est loin d&#39;être chez soi à écouter sagement un disque ou face à un orchestre d&#39;autistes... en fait ça danse pas mal dans les travées, bref il faut y aller pour comprendre ce que je raconte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a évidemment la musique en elle-même, du Roll&#39;Back léger et rythmé (Arpy Bo dit &quot;Roll&#39;back teletubies&quot;, Nikos B. a carrément parlé de &quot;Roll&#39;Back yéyé&quot; dans un interview mais je pense qu&#39;il faisait une provocation envers le public français). Je ne m&#39;y connais pas beaucoup donc j&#39;invite les experts mélomanes à aller directement écouter des morceaux sur deezer, jiwa ou d&#39;autres. A ce que j&#39;ai entendu jusqu&#39;à maintenant c&#39;est le meilleur son du Roll&#39;Back, avec les londoniens de Walker-Tuscan-Citizen (qu&#39;ils produisent d&#39;ailleurs je crois) mais que je trouve un peu dépressif et surtout moins originaux (ils jouent à 5, c&#39;est limite du pop-rock), et surtout très dansant. Ce que j&#39;apprécie surtout c&#39;est leur capacité à mettre du rythme sous forme de pulsations sans le marquer par une quelconque percussion. &lt;br /&gt;
Le Roll&#39;Back au départ est sensé être basé sur des phrases de langue naturelle en en démêlant les vocalises pour isoler des mélodies, quelque chose du genre, tout en retraduisant les inflexions et, comme je le disais précédemment, le rythme. Arpy Bo explique d&#39;ailleurs que c&#39;est le sens du nom &quot;Roll&#39;Back&quot;, comme une volonté de re-protéiformer le langage (j&#39;ai essayer de coller au néologisme anglais utilisé), et que la juxtaposition &quot;Week-end&quot; permettrait une mise en abîme de la double articulation à un niveau syntaxique mais aussi sémantique au niveau temporel (&quot;ce qui est toujours intéressant quand on fait de la musique, parce qu&#39;on travaille sur la notion de durée&quot; dit-il)... :s. &lt;br /&gt;
A part l&#39;explication par prise de tête d&#39;Arpy Bo (peut-être humoristique, mais il a pas l&#39;air de rigoler), Nikos B. raconte qu&#39;il ne s&#39;agit que d&#39;une blague, de l&#39;envie de rester en week-end, et que cela explique pourquoi ils portent des westons et des chemises hawaïennes: pour le contraste (je crois que Joe Chip a toujours préféré mettre en oeuvre la prise de congé au moment de ce genre de questions des journalistes)... avant de faire des simili jeux de mots prise de tête lui aussi. Apparemment c&#39;est un peu l&#39;humour du groupe qui avait besoin de se &quot;détendre&quot; après leur expérience au sein des 2Tree2 (qui leur a quand-même ouvert des portes puisque depuis Nikos B. apparait dans quelques films avec Adam Sandler, Joe Chip fait les chorégraphies de Beyonce et d&#39;autres, et Arpy Bo s&#39;est marié avec Jennifer Lopez qu&#39;il a rencontrée à la Star-Ac américaine). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour conclure je dirais que l&#39;expérience était plutôt intéressante et que j&#39;irai sans doute les voir à Darwin à l&#39;occasion de mon voyage en Australie pour les Nobody Days, peut-être le jeudi pour assister à du Story-live (il y avait des jazzmen qui en faisaient l&#39;année dernière pour la fête de la musique sur la place Arnaud Bernard, et c&#39;était pas mal, à 50 je me demande ce que ça peut donner).&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/5806738386164149674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/5806738386164149674?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5806738386164149674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/5806738386164149674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/03/rollback-week-end.html' title='Roll&#39;Back Week-End'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-6728553162843597318</id><published>2009-03-20T01:30:00.001+01:00</published><updated>2009-03-20T01:32:28.079+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="architecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="déclaration"/><title type='text'>A nos actes marqués</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce matin j&#39;écoutais, par hasard, jamais je ne le ferais par volonté propre, une chanson de Jean-Jaques Goldmann avec des amis à lui: &quot;A nos actes manqués&quot; (en réalité il y en a bien quelques unes de JJG que j&#39;aime bien, mais sans plus). Il s&#39;agit d&#39;une chanson dont ni les paroles ni la musique ne cassent des briquettes mais qui aborde un sujet original et avec un ton appréciable puisqu&#39;il propose de célébrer des actions dont elle pourraient être considérées comme des échecs au moins partiels.&lt;br /&gt;Je pense qu&#39;il y aurait encore bien plus à dire sur les actes totalement assumés, qu&#39;on recommencerait même volontiers, et qui aboutissent à des situations difficiles à vivre voire même des échecs pour toute personne extérieure. Il ne s&#39;agit pas du tout d&#39;actes manqués, pas vraiment des actes réussis non plus mais plutôt des actes signifiants. Ils mettent en relief les diverses articulations entre de nombreux objectifs poursuivis, parfois des contradictions ou des imprécisions hasardeuses voire même l&#39;accident et l&#39;adaptation.&lt;br /&gt;La dynamique amoureuse foisonne de successions de tels actes et c&#39;est pour cette raison qu&#39;elle est intéressante aussi intéllectuellement, parce qu&#39;elle met en scène de nombreux actes particulièrement signifiants et qu&#39;elle est porteuse de nombreux objectifs complexes. Mais elle n&#39;est pas la seule à pouvoir être analysée. Dans mon précédent article je parlais d&#39;une expérience amoureuse malheureuse (pas du tout plus signifiante qu&#39;une expérience heureuse, simplement plus facile à désigner comme problématique) dont la dimension heureuse était inexprimée et qui avait conditionné l&#39;impossibilité d&#39;une rencontre en rendant invisible toute sa dimension positive pourtant promise mais aussi dénuée à coup sûr de la dimension négative de la première. En fait sans rencontre la relation sociale est sans dimension, ce qui n&#39;est pas surprenant. Pour autant la dynamique amoureuse étant explicitement dépendante d&#39;autrui le caractère fortement identitaire de nos choix, de nos actes, est difficilement visible.&lt;br /&gt;D&#39;autres situations mettent en relief la marque d&#39;une identité indéniable quand bien même la volonté serait flottante, subconsciente, voire absente (comme une accumulation hasardeuse d&#39;attitudes encline à devenir système, parfois sans jamais y parvenir vraiment). Il y aurait une multitude d&#39;exemples à donner comme le fait, ou non, de demander dans un restaurant un nouveau plat quand celui qu&#39;on vous amène ne correspond pas à vos attentes ou même de refuser de payer... situation rencontrée par tout le monde, peut-être plusieurs fois, souvent vécue de manière différente mais dont la réaction,à force, peut dénoter d&#39;un trait de caractère. On pourrait parler de psychologie, tout bêtement, en considérant que le sujet agit de manière non écologique: un acte serait jeté, instantanément, dans un monde réel objectif et le plaisir qui en résulte en donnerait toute mesure ; faisant dominer l&#39;intériorité, l&#39;introspection, par une forme altérée de la loi du marché ou l&#39;individu solitaire serait capable d&#39;être un système économique complet, et donc l&#39;acte, à dimension sociale, un déchet. Il s&#39;agirait là de troubles graves de la personnalité, quand bien-même certaines personnalités médiatiques, voire célébrées, en souffrirait. Tout se passe comme si, et là-dessus la psychanalyse ne se fourvoie pas, nous donnions une valeur aux actes sans en mesurer les conséquences. Si le sexe a comme conséquence potentielle de donner la vie il n&#39;est pas nécessairement instantané et peut apporter du plaisir, en soi, au sein d&#39;une durée. Et ce plaisir rentre en concurrence avec celui propre à la séduction d&#39;une autre durée. Des collaborations peuvent s&#39;instaurer entre diverses attitudes, au sein d&#39;une identité qu&#39;on pourrait alors considérer comme un écosystème, mais ce n&#39;est pas toujours le cas et il n&#39;est pas rare que des phénomènes de rupture apparaissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait dommage d&#39;en déduire qu&#39;il n&#39;existe pas d&#39;échec, ou d&#39;acte manqué comme une résurgence d&#39;une volonté qui échapperait à notre conscience. Il faut par contre comprendre comment ce qui apparaît comme un échec peut parfois être revendiqué ou, même quand il est au contraire subi avec frustration ou souffrance, si systématique qu&#39;il faut le considérer comme signe. La psychanalyse propose une approche médicale personnalisée et un contrepoint à de nombreuses philosophies. Il s&#39;agit pour moi de considérer comment l&#39;identité est une articulation entre société et l&#39;individu et de proposer l&#39;acte inefficace (anefficace ?) comme  marque de la multitude d&#39;adhérences sociales de la concurrence des processus cognitifs... et je t&#39;accorde même, cher lecteur, que cette dernière phrase, impossible, en est un bel exemple.&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/6728553162843597318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/6728553162843597318?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/6728553162843597318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/6728553162843597318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/03/nos-actes-marques.html' title='A nos actes marqués'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29802930.post-3498250375037742119</id><published>2009-02-13T00:30:00.010+01:00</published><updated>2009-02-13T00:37:01.621+01:00</updated><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="architecture"/><category scheme="http://www.blogger.com/atom/ns#" term="déclaration"/><title type='text'>Ce paysage qui défile</title><content type='html'>&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce matin j&#39;écoutais à la radio un scientifique fasciné par le langage parfois jusqu&#39;à l&#39;obsession. Son discours était très intéressant malgré quelques divagations sur les anagrammes (Albert Einstein devenant par exemple &quot;Rien n&#39;est établi&quot;, hasard peu signifiant même s&#39;il est chanceux) ou d&#39;autres jeux de langue. Pourtant au détour de sa volonté de démontrer que la science était en concurrence avec le sens commun il s&#39;est retrouvé à parler du temps qui passe et du paysage qui défile comme des impressions erronnées.&lt;br /&gt;
Pourtant dans ces deux expressions nous pourrions y trouver la référence à Albert Einstein, ou plutôt au principe suivant lequel rien ne serait établi, ce qui en soit n&#39;est déjà pas si mal et remet à sa juste place tout le lourd héritage déterministe dont il est si difficile de se débarasser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage défile et il est évidemment commode dans un rapport social de lui préférer la problématique du mouvement des corps, les uns par rapport aux autres, et du choix d&#39;un référentiel. Il est une vérité que nous sommes attachés à la Terre, véritable référentiel du discours à mots couverts. Dans le rapport vécu au monde, cet autre rapport à la vérité, ce petit fait n&#39;a pas beaucoup d&#39;importance.&lt;br /&gt;
Nous y décrivons parfaitement le mouvement des choses et c&#39;est très bien. Mais qu&#39;aprenons-nous sur le paysage ? Pourrions-nous utiliser le mot Terre ou un autre à la place ? L&#39;erreur de ce monsieur c&#39;est d&#39;oublier qu&#39;aucun voyageur dans son train, regardant par la fenêtre, ne se dit qu&#39;un référentiel est en train de défiler devant ses yeux. Si il préfère le mot paysage ce n&#39;est pas pour rien et, en l&#39;occurrence, je propose qu&#39;il désigne ce qui défile justement. Il est pourtant possible d&#39;admirer un paysage sans bouger pourrait-on arguer. Mais plutôt que de conclure de cet apparante incohérence qu&#39;il s&#39;agit de deux choses différentes, que la langue se trompe, je préfère mettre en relief la différence entre bouger et défiler.&lt;br /&gt;
Un paysage peut-il défiler sans bouger ? Mais oui ! Puisque je dis que c&#39;est dans la nature du paysage de défiler. C&#39;est à dire qu&#39;un paysage fixe défile, au contraire d&#39;une photo, ou d&#39;une toute autre représentation du paysage fixe: le spectateur sait d&#39;ailleurs parfaitement faire la différence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage défile, comme un fil d&#39;une bobine qui fait aparaître et disparaître des univers monodimensionnels superposés. Un fil enroulé qui possède des couleurs différentes à ses deux extrémités ne change pas de couleur à mesure qu&#39;on le déroule (ou qu&#39;on peut deviner entre les fibres quand on ne le déroule pas), mais il existe quelque chose englobant la couleur qui défile devant le spectateur associal, cet &quot;homme-vrai&quot;, référentiel fixe à tout rapport culturel. Ce quelque chose c&#39;est le paysage ; un paysage un peu restreint, celui du fil, mais aussi tout un univers qui peut se dérouler entre ses doigts ou sous les rails d&#39;un train imaginaire l&#39;emportant tout autour de celle-ci comme tout autour de la Terre, tout autour de la mer, tout autour du soleil, de la lune et des étoiles, sans interruption et à tout jamais.&lt;br /&gt;
Dans la réalité il est possible que le bonhomme soit fixe sur Terre et tienne une bobine de fil qu&#39;il faudrait dérouler pour vérifier si elle possède plusieurs couleurs. Certes. Mais alors que dire de ce train que ni moi, auditeur, ni le monsieur qui parlait ne prenions à cet instant ? Comment se fait-il que quand il a parlé de paysage défilant j&#39;ai compris &quot;paysage défilant&quot; plutôt que de système physique ? Sa démonstration de l&#39;erreur du sens commun par rapport à la science est basée sur une arnaque. Imaginons un corps en mouvement par rapport à un ensemble de corps immobiles les uns par rapports aux autres, même pour le sens commun rien ne défile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le paysage défile et ne représente d&#39;ailleurs aucun intérêt à l&#39;étude mécanique de la réalité comme le hot-dog ne permet pas plus la résolution d&#39;une équation lorsqu&#39;il est assaisonné de moutarde plutôt que de ketchup même si pour le mathématicien du moment, car il est homme-vrai aussi, ça veut dire beaucoup.&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://ropib.blogspot.com/feeds/3498250375037742119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment/fullpage/post/29802930/3498250375037742119?isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/3498250375037742119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29802930/posts/default/3498250375037742119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://ropib.blogspot.com/2009/02/ce-paysage-qui-defile.html' title='Ce paysage qui défile'/><author><name>Ropib</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01514048322228812150</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='https://img1.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>