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	<title>Le Calamar Déchaîné</title>
	
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	<description>Cinéma, spectacles, restos et autres chroniques abyssalement décalées, le Calamar le plus culturel de la planète tentacule la toile mondiale !</description>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 17:14:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
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		<title>Le hip hop se met au vert</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 00:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charlie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers & Interviews]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour rendre l’écologie séduisante, il faut être inventif. Et ça, la troupe déjantée du Hip Hop Caucus l’a bien compris. Leur idée était simple : partir en tournée dans tous les Etats Unis. Mais ils n’ont pas choisi nimporte quels compagnons de route. Ici la diversité est à l’honneur, et aussi bien étudiants en sciences de l’environnement, africains américains, latinos, DJs ou leaders spirituels comme le Révérend Yearwood, figure de proue du mouvement, tous réclament avec la même ferveur un ‘tournant’ vers l’énergie propre. C’est toute une génération plutôt jeune qui ...]]></description>
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<p>Pour rendre l’écologie séduisante, il faut être inventif. Et ça, la troupe déjantée du Hip Hop Caucus l’a bien compris. Leur idée était simple : partir en tournée dans tous les Etats Unis. Mais ils n’ont pas choisi nimporte quels compagnons de route. Ici la diversité est à l’honneur, et aussi bien étudiants en sciences de l’environnement, africains américains, latinos, DJs ou leaders spirituels comme le Révérend Yearwood, figure de proue du mouvement, tous réclament avec la même ferveur un ‘tournant’ vers l’énergie propre. C’est toute une génération plutôt jeune qui veut hurler autrement l’urgence à changer nos comportements. Le Calamar s’est rendu sur place à Washington pour la dernière étape de la tournée 2010. Devant le majestueux Capitole, s’était en effet bien installé le fameux bus haut en couleurs. Et en ce début d’après-midi presqu’ensoleillée, l’espoir s&#8217;est fait entendre.</p>
<p>‘C’est un problème critique auquel doit faire face l’Amérique’, s’enthousiasme une militante qui a suivi toute la tournée via Twitter, ‘cela concerne à la fois l’emploi, les gens, la pauvreté et la pollution. Il faut bien comprendre que ce problème ne se situe pas qu’ailleurs, il concerne l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les produits chimiques que nous ingérons. C’est une autre révolution industrielle que nous voulons, mais cette fois elle sera propre’. Oui car pour ces militants la plupart étudiants, l’avenir est à l’énergie propre. C’est elle qui créera les emplois de demain, elle qui permettra de rassembler toutes les communautés au sein d’un même combat, elle encore qui redressera l’économie tout en protégeant un peu mieux la planète. La question de l’indépendance énergétique de leur pays est aussi de celles qui tiennent à cœur à tous ces activistes révoltés. Bref, à les entendre, l’énergie propre est la solution à tous les problèmes, une attitude pleine de ferveur même si certains des bénéfices qui lui sont prêtés demanderaient à être un peu plus justifiés.</p>
<p>Le mouvement a des ambitions politiques, et ne s’en cache pas. Ce n’est certainement pas sans aucune volonté de symbole que le bus s’est arrêté le temps d’une révolte devant le Congrès, pour achever une tournée commencée à la Nouvelle-Orléans, grande témoin des catastrophes écologiques menaçantes et injustes. Comme l’atteste également l’intervention du sénateur Andre Carson, il s’agit ici de faire comprendre que le poids de la question écologique ne peut plus être sous-estimé. Barack Obama est vanté par la plupart des intervenants, loué comme le premier président à se montrer vraiment digne du parti d’Al Gore. Et quoi de mieux pour faire entendre sa voix que de la faire vibrer aux rythmes de la modernité? Dans un enthousiasme fiévreux, ces jeunes qui crient au changement ont certainement besoin de quelque chose qui catalyse leurs énergies. La musique hip hop semble ce jour-là très bien faite pour ça.</p>
<p>Le hip-hop, arme pour rallier la jeunesse à la cause écologiste ? Le représentant d&#8217;un des partenaires de la tournée, le National Wildlife Federation, nous a répondu : ‘Oui, le hip hop est la voix de la jeunesse, il est devenu un moyen de mobiliser les jeunes. Mais il faudra le soutien de bien d’autres artistes hip hop ou producteurs si l’on veut que toute la jeunesse se rallie vraiment’. DJ Biz Marki a accepté de venir tourner les platines tout au long de la tournée ; il nous explique que la popularité des DJ elle-même est de nature à attirer les jeunes adeptes de hip hop : ‘Si je suis abattu, ils le seront aussi. Et ils verront que c’est pour une bonne cause, alors ils me suivront’. Mais le hip hop n’en est pas pour autant le cœur de l’événement à ses yeux. Quand un des participants lui demande s’il considère cela comme un ‘gig’, une sorte de  concert, le DJ répond vivement : ‘Non, non, ce n’est pas un concert, on fait ça pour l’environnement, pour la nature !’</p>
<p>Mais la musique n’est pas la seule à se mêler au débat, car la spiritualité aussi entre en jeu. Le révérend Yearwood, dernier à s’exprimer sur la scène, est le plus chaudement acclamé. A son entrée en scène, une nouvelle joie fait s’agiter les pancartes à l’unique slogan, ‘Clean Energy Now !’  (‘De l’énergie propre maintenant !’). Passionné et charismatique, certainement renommé parmi tous les militants, le Révérend nous explique pourquoi en tant que personne de foi, il lui paraît important d’apporter son soutien à cette cause. ‘Il est aussi important pour moi en tant que membre de la communauté hip hop, élevé dans la culture hip hop, d’aider les gens. (…) Car le hip-hop est une façon d’établir un lien avec les gens. Si bien que quand je vais à Oakland, à Chicago ou à la Nouvelle-Orléans avec cette tournée pour l’énergie propre, ils se sentent encouragés et ils se disent: je peux rester qui je suis, je n’ai pas besoin de changer, je fais partie de la solution’.</p>
<p>Sensibiliser les gens grâce à ce qui les touche, l’idée est loin d’être mauvaise. Les organisateurs de la tournée se disent optimistes et contents d’avoir pu peut-être convaincre d’autres publics, qui n’auraient pas été sensibilisés à la cause autrement. Bien sûr, ce genre de mobilisations a des limites, puisqu’elles ne peuvent toucher qu’un public jeune, en prise avec les nouvelles technologies (comme Twitter ou Facebook, permettant de suivre chaque étape de la tournéee) ou fana de hip hop. Mais si ce public-là, même restreint, commence à s’intéresser à la cause, alors le Hip Hop Caucus Tour n’aura rien à se reprocher. En attendant, le Révérend Yearwood prévoit de continuer les tournées ‘jusqu’à ce que l’on voit le changement. Quoi qu’il nous en coûte, on continuera’, conclut-il dans un sourire malicieux.</p>

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		<title>From Paris with Love</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 10:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a forcément un moment où la longue liste des bons films s&#8217;arrête et où on termine par aller voir une daube. Le craquage, l&#8217;erreur bête. Et bien nous y voilà. Après Taken (2008), Pierre Morel récidive avec la réalisation d&#8217;un nouveau film « parisien » sur un scénario de Luc Besson. Il est bien loin le temps de Léon ou du Cinquième Élément. Bien que l&#8217;on sentait déjà le goût prononcé du français pour les scènes d&#8217;action et la baston au ralenti, From Paris With Love frise l&#8217;antiperfection en nous ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a forcément un moment où la longue liste des bons films s&#8217;arrête et où on termine par aller voir une <strong>daube</strong>. Le craquage, l&#8217;erreur bête. Et bien nous y voilà. Après <em><span style="text-decoration: underline;">Taken</span></em> (2008), Pierre Morel récidive avec la réalisation d&#8217;un nouveau film « parisien » sur un scénario de <strong>Luc Besson</strong>. Il est bien loin le temps de <em><span style="text-decoration: underline;">Léon</span></em> ou du <em><span style="text-decoration: underline;">Cinquième Élément</span></em>. Bien que l&#8217;on sentait déjà le goût prononcé du français pour les scènes d&#8217;action et la baston au ralenti, <em><span style="text-decoration: underline;">From Paris With Love</span></em> frise l&#8217;antiperfection en nous offrant un <strong>vrai non-scénario </strong>comme les films d&#8217;action peuvent en proposer par moments.</p>
<p style="text-align: justify;">Devait-on en attendre autant néanmoins ? Probablement pas. L&#8217;intrigue repose finalement sur l&#8217;éternelle recette du <strong>duo mal assorti</strong>. Malheureusement, le pince-sans-rire Charlie Wax (John <strong>Travolta</strong>) écrase le mono-expressif James Reece (Johnathan <strong>Rhys-Meyer</strong>) par son ton cynique et décalé, professionnel de la violence a-moralisée. Pour résumer, Reece rêve d&#8217;être un agent secret surbooké. Dans la vraie vie, il n&#8217;est qu&#8217;assistant de l&#8217;ambassadeur américain à Paris … le type de boulot qui fait de vous le candidat idéal pour aller récupérer l&#8217;électron libre Wax à l&#8217;aéroport. Évidemment, les deux vont faire la paire et alterner dialogues improbables et scènes dignes d&#8217;un Chuck Norris moderne armé jusqu&#8217;aux dents, le tout dans un film aux allures d&#8217;éternelle course-poursuite. Certes, le <strong>rythme </strong>y est, et certaines scènes sont filmées avec beaucoup d&#8217;originalité et de brio, mais suffisent-elles à combler la pauvreté du scénario « <strong>oulala les méchants terroristes qui menacent le sommet international ah oui mais ouf on a un superhéros </strong>en la sainte personne de John  Travolta » ? Assurément pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tous les experts des <strong>gunfights</strong> et de John Travolta. A vivement déconseiller à tous ceux qu&#8217;un film d&#8217;action ennuie, qu&#8217;un vase chinois cassé font hurler, ou qui tout simplement n&#8217;ont pas goût aux clichés du genre.</p>
<p style="text-align: justify;">

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<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/5NiXy5QMv_R2KCzz9mqYEg49GDk/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/5NiXy5QMv_R2KCzz9mqYEg49GDk/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/n_2ffrJFhJ0" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/ntTeHqOVIYM" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Shutter Island, film de fous</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 07:23:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charlie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Sur l’île de Shutter, où l’on surveille et guérit les malades psychiatriques, Marshall, connu sous le nom de cette seule fonction, est venu enquêter sur la disparition d’une patiente qui refuse de reconnaître qu’elle a noyé ses trois enfants. Mais comment peut-on donc être capable d’une chose pareille ?, s’interroge sans cesse l’agent fédéral. Comment de tels actes sont-ils humainement possibles ?
C’est toute cette question que Scorsese choisit d’explorer dans ce film. Aucune réponse bien sûr ne nous sera donnée, simplement quelques analyses de l’homme, et de toute l’agilité que peut déployer ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/02/Shutter-Island.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1637" title="Shutter-Island" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/02/Shutter-Island.jpg" alt="" width="345" height="239" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sur l’île de Shutter, où l’on surveille et guérit les malades psychiatriques, Marshall, connu sous le nom de cette seule fonction, est venu enquêter sur la disparition d’une patiente qui refuse de reconnaître qu’elle a noyé ses trois enfants. Mais comment peut-on donc être capable d’une chose pareille ?, s’interroge sans cesse l’agent fédéral. Comment de tels actes sont-ils humainement possibles ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est toute cette question que Scorsese choisit d’explorer dans ce film. Aucune réponse bien sûr ne nous sera donnée, simplement quelques analyses de l’homme, et de toute l’agilité que peut déployer son esprit quand il s’agit de refuser la vérité. Obstiné, fermé à tout ce qu’il ne peut pas concevoir comme possible, l’esprit humain se révèle ici brillant d’imagination ; car pour nous épargner l’horreur des réalités il conçoit pour nous un tout autre monde, nous déroule une toute autre bobine. Il est là pour nous protéger, nous empêcher de défaillir et ne plus croire en l’homme. Il nous évite de voir nos repères ébranlés. Car l’on aura beau connaître l’histoire de toutes les horreurs que peuvent commettre les hommes, on aura beau en découvrir chaque jour une autre forme, certaines choses resteront toujours inconcevables. Comme l’horreur des exterminations nazies que viennent nous rappeler sans cesse les souvenirs de Marshall, lorsqu’il a participé à la libération des camps de la mort, première découverte de ce ‘ver’ qui ronge les hommes. Là, il aura vu l’horreur, et ne pourra plus jamais en accepter plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Les images de ce film fou nous dévoilent un homme fragile – et cet homme ne se limite pas forcément à ce pauvre Marshall. N&#8217;importe qui peut être Marshall, car c’est l’humanité toute entière qui peut facilement être ébranlée d’un jour à l’autre. Shutter Island est une histoire de chance, ou de malchance si l’on veut être plus juste. L’histoire de quelques hommes brisés par ce qui ne devait pas arriver. Si son histoire est loin de l’ordinaire, Marshall est pourtant lui un homme comme les autres. Un homme prêt à déraper, dès que la vie le confronte à des chemins impensables…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais surtout, c’est la culpabilité qui, sur cette île de l’impossible, hante l’esprit de tous ceux qu’à un moment ou à un autre la vie a poussé à échouer là, délaissés par la chance ou la raison ou bien même les deux. Ce sont des gens déconnectés de la réalité, par choix ou poussés par leur subconscient. Comme cette femme qui s’étonne qu’on lui demande si elle espère sortir bientôt, revenir dans le monde dit normal : ‘Qu’est ce que j’y ferais ? Je ne connais plus le monde’.</p>
<p style="text-align: justify;">Et intérieurement on s’agace que certains des patients qui sont là pour guérir ne montrent aucun signe de remords, puisqu’ils ne veulent pas reconnaître le poids de ce qu’ils ont fait. On veut crier, leur hurler que se souvenir est leur seule chance peut-être de revenir dans un monde plus ‘normal’. Oublier bâtit tout autour d’eux une jolie bulle. Et parfois la bulle éclate sous le coup de la vérité, elle s’avoue vaincue. Mais très vite, elle revient, avec toute une histoire, tout une ‘autre’ vérité que les autres ne pourront jamais comprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">‘Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas sauvé ?’, vient dans ses rêves répéter à Marshall cette petite fille aux cheveux mouillés, cette voix frêle qui le hante et le fait flancher. Comment concevoir que l’on a échoué, que l’on a pas pu ou voulu voir le ver pourtant dissimulé depuis longtemps ? Il est difficile de reconnaître que l’on n’a pas réagi alors qu’une part de l’humanité était en train de flancher. Il est même impossible parfois, quand c’est trop grave, de reconnaître que l’on a eu tort, que l’on s’est trompé. Que l’on a manqué l’occasion de changer les choses, alors qu’on savait. Alors vite vient le remords de la lâcheté, celle qui fait se bander les yeux et verrouiller son esprit. Alors on reste là, mi-effondré, mi-inconscient, dans le gouffre du mensonge. Un mensonge créé pour mieux trouver la paix.</p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Lb1DzqLOA52p8ZRlGtrEvCl-ZsI/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Lb1DzqLOA52p8ZRlGtrEvCl-ZsI/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Lb1DzqLOA52p8ZRlGtrEvCl-ZsI/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/Lb1DzqLOA52p8ZRlGtrEvCl-ZsI/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/ukYCgobEdxE" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/ppxFTr-Sno8" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Ni la burqa, ni la loi</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 18:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charlie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les images d’Iran, d’Arabie Saoudite ou d’ailleurs, celles qui emplissent nos yeux de masses noires sans forme ni visage, nous effraient. Elles ébranlent nos convictions profondes en niant toute identité à ces femmes. Elles nous touchent parce qu’elles semblent nous ramener en arrière, à des temps où la femme n’était pas grand chose. Plus que l’insécurité que dégagent ces expressions voilées, c’est le néant imposé à ces êtres qui nous dérange et réveille nos consciences libertaires. La vue de ces images nous tiraille, au point de vouloir sur le champ ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les images d’Iran, d’Arabie Saoudite ou d’ailleurs, celles qui emplissent nos yeux de masses noires sans forme ni visage, nous effraient. Elles ébranlent nos convictions profondes en niant toute identité à ces femmes. Elles nous touchent parce qu’elles semblent nous ramener en arrière, à des temps où la femme n’était pas grand chose. Plus que l’insécurité que dégagent ces expressions voilées, c’est le néant imposé à ces êtres qui nous dérange et réveille nos consciences libertaires. La vue de ces images nous tiraille, au point de vouloir sur le champ crier notre passion pour ce beau mot de liberté.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/02/burqa.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1659" title="burqa" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/02/burqa.jpg" alt="" width="500" height="372" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, est-ce de la liberté que d’interdire un comportement, une allure en public, un geste vestimentaire ? Si l’on s’attelait à traiter d’abord les vrais problèmes posés par l’islam dans notre pays, allant de l’islamophobie au financement des mosquées et à la formation des imams dans des pays aussi peu modérés que l’Arabie Saoudite, si l’on tentait de trouver des solutions à toutes ces défaillances, alors peut-être une loi d’interdiction du niqab prendrait tout son sens.</p>
<p style="text-align: justify;">On a bien tôt fait de s’indigner face au peuple suisse qui s’est exprimé en faveur de l’interdiction des minarets, décision qui dans son intention irait a l’encontre même de la liberté de croyance religieuse, pourtant part intégrante de la laïcité. On croit être bien au-dessus de ça, bien loin. Qu’est-ce qui nous assure pourtant que le soutien majoritaire de l’opinion au projet de loi sur le niqab est extérieur à tout sentiment islamophobe ? Imaginer de hauts minarets qui dépasseraient nos si vieilles et fières cathédrales, voir les niqabs et les hijabs envahir nos rues, tout cela réveille en nous ce réflexe identitaire souvent évoqué. Bien sûr, vouloir la disparition du niqab est bien plus noble, on vous l’accorde. Seulement, tout le débat de grande ampleur sur cet aspect précis de l’islam fait oublier tout ce qui devrait pourtant prévaloir. Aujourd’hui deuxième religion de France, l’islam est bien méconnu. Cette religion fait peur depuis qu’elle est devenue visible. Mais la laïcité ne consiste pas, comme le suggère Eric Zemmour, à éradiquer le voile de nos rues même, elle tient au contraire dans le respect de tous – y compris de ceux qui croient et voudraient pratiquer leur religion en toute quiétude. On est effrayé, dans ce monde tout désenchanté, d’assister à l’essor d’une religion aussi exigeante dans sa pratique. Et comme cette question est entremêlée avec celle de l’immigration, on voit d’un mauvais œil ceux qui au nom de leur foi font le choix de renoncer au cochon, aux bulles de champagne, leur préférant le Ramadan ; ce sont là les preuves qu’ils ne sacrifient rien à leur intégration. Il n’y a dans chaque discours de Nicolas Sarkozy à ce sujet, qu’éloge de la diversité culturelle qu’ont permis des siècles d’immigration et qui ferait aujourd’hui la fierté de la France. Alors pourquoi vouloir faire renoncer ces gens, pourtant la plupart déjà français au même rang que les autres, à leurs particularités, à leur façon de voir la vie ? Alors l’islam est regardé de façon suspecte, comme obstacle volontaire à l’unité de la nation. Ce repli sur des préjugés pourtant faciles et dénoncés n’a pas de quoi rendre fier.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste malgré tout le problème de la burqa. Interrogé a ce sujet, Bakari Sambé, professeur de science politique à l’Institut pour l’étude des civilisations musulmanes disait à propos du port de ce vêtement: ‘On ne sait pas dans quelle mesure il est le fait d’un choix libre ou d’une pratique imposée, et tant que les femmes concernées ne portent pas plainte contre les personnes à l’origine de la contrainte supposée ou réelle, il est difficile dans un Etat de droit de donner une réponse tranchée sur la question.’  D’ailleurs, le niqab renferme même parfois une revendication identitaire ou politique, comme n’ont de cesse de le montrer toutes ces femmes qui se disent fières de le porter, et qu’ont érigé en modèles de nombreux médias français pour alimenter ce débat qui gronde. Bien sûr, qu’on les regarde avec quelque condescendance, en espérant qu’elles se remettront d’elles-mêmes dans le droit chemin, ou qu’on respecte leur choix, ce n’est pas une loi qui va leur redonner la dignité de se dévoiler. De façon tout à fait prévisible – et je ne reprends là qu’un constat presque unanime-, ces femmes pour éviter l’amende ou l’humiliation publique resteront chez elles. Et on pourra se mordre les doigts, à raison, d’avoir par cette loi restreint un peu plus leur liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on considère que la plupart de ces femmes sont contraintes de se cacher sous leur niqab par les hommes de leur vie, père, frères ou mari, pourquoi alors ne pas tenter de résoudre le problème en visant ces derniers directement ? Ce projet de loi a ceci d’absurde que pour lutter contre l’extrémisme, il s’attaque à ses victimes. Pourquoi interdire l’émanation de ce radicalisme, le niqab visible, plutôt que ses racines, certes plus difficiles à atteindre ? Il faudrait expliquer à ces hommes qu’aucune sourate du Coran ne fait allusion au niqab et que pour la plupart des savants musulmans, le Livre n’ordonne en aucun cas à la femme de se voiler entièrement. Il faudrait faire comprendre à ces hommes qu’ils se fient à une mauvaise interprétation des textes islamiques. En Mauritanie, il y a une semaine, un comité d’Oulémas, c’est-à-dire les hautes autorités religieuses, reconnues pour leur savoir et mandatées par le gouvernement, ont amené à se repentir la majorité des 67 détenus islamistes de la prison centrale de Nouakchott. Comment ? Par le dialogue tout simplement, chose qu’on semble avoir oublié en France aujourd’hui. En leur montrant que renoncer à la violence et l’extrémisme, c’est mieux respecter l’islam. Certes, quelques irascibles n’ont pas accepté de débattre mais les autres se sont pris au jeu. Ce sont les hommes de savoir, reconnus pour leur connaissance de l’islam, qui pourront avoir quelque influence, pas la loi. Encore moins la loi d’une nation ressentie au jour le jour comme islamophobe.</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons raisonnables, et reprenons ce débat de ses racines. Ce n’est pas comme s’il avait vraiment apporté quoi que ce soit.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>CC Flickr <a href="http://www.flickr.com/photos/fotorita/" target="_blank">Fotorita</a>.</em></p>

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		<title>The Holiday</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 05:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[cameron diaz]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[eau de rose]]></category>
		<category><![CDATA[jude law]]></category>
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		<description><![CDATA[Jeunes filles en manque de présence masculine en ce jour de la Saint-Valentin, le Calamar pense à vous avec The Holiday, une comédie romantique qui fera les joies de toute girls night, aux côtés des pots de glaces et des flots de remarques aigries sur le côté commercial de la fête des amoureux.

&#8220;You&#8217;re supposed to be the lead lady of your own life, for God&#8217;s sake !&#8221; &#8211; Iris

En effet, The Holiday, film de Nancy Meyers sorti en 2006, pourrait parfaitement faire l&#8217;objet d&#8217;une checklist du genre.

Deux couples que 	tu ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Jeunes filles en manque de présence masculine en ce jour de la Saint-Valentin, le Calamar pense à vous avec <em><span style="text-decoration: underline;">The Holiday</span></em>, une comédie romantique qui fera les joies de toute girls night, aux côtés des pots de glaces et des flots de remarques aigries sur le côté commercial de la fête des amoureux.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&#8220;You&#8217;re supposed to be the lead lady of your own life, for God&#8217;s sake !&#8221; &#8211; Iris</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">En effet, <em><span style="text-decoration: underline;">The Holiday</span></em>, film de Nancy Meyers sorti en 2006, pourrait parfaitement faire l&#8217;objet d&#8217;une checklist du genre.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Deux couples que 	tu sais trop qu&#8217;ils vont finir ensemble.</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pas besoin d&#8217;être divin pour savoir qu&#8217;à priori, les têtes d&#8217;affiches vont se mettre en couple (hétérosexuel). A peine appris que Jude Law/Graham était le frère de Kate Winslet/Iris et Jack Black/Miles l&#8217;assistant de Cameron Diaz/Amanda, les cartes étaient jouées. (Non, je ne ruine pas le suspense, il y en assez … peu.)</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Deux héroïnes 	que tu sais trop que leur vie elle va changer.</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="text-decoration: underline;">The Holiday</span></em> est un film pro-nouvelles technologies (sponsorisé par Dell, d&#8217;ailleurs, dans mes souvenirs) : ordinateurs, domotique et gags au téléphone sont de sortie. Cameron Diaz/Amanda, riche productrice de trailers à Los Angeles, vient de rompre avec son infidèle petit ami. Kate Winslet/Iris, journaliste britannique spécialisée dans les mariages, vient d&#8217;apprendre le futur mariage justement de l&#8217;homme qu&#8217;elle aime depuis 3 ans, Jasper. Ni une ni deux, elles se connectent sur leur ordi grâce à leur connexion internet qui va jusque dans les coins reculés de la cambrousse britannique, et utilisent leur interface des années 1960 pour trouver une annonce d&#8217;échange de maisons. Coup de tête, besoin vital de changement d&#8217;air voire de vie, elles attrapent un avion  et échangent leur quotidien en moins de 24h  (on a pas toute  la pellicule hein).</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Deux mecs que tu 	sais qu&#8217;au fond, ils seront célibataires et amoureux.</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Forcément, Amanda étant partie pour fuir les hommes, et Kate pour en trouver, la majeure intrigue du film consistera à savoir si les différents protagonistes masculins sont sincères, célibataires, voire …  amoureux. L&#8217;éternel quête de l&#8217;homme parfait, en qui la femme fragile et romantique pourra avoir toute confiance, en quelques sortes. Jasper est-il l&#8217;homme de la vie d&#8217;Iris ? Quittera-t-il sa future femme pour retourner auprès de celle qui ne peut l&#8217;oublier ? Graham est-il réellement un homme à femmes détaché de toute préoccupation sentimentale ? Miles vit-il réellement le parfait amour avec son actrice de fiancée ? Vous le saurez en regardant<em><span style="text-decoration: underline;"> The Holiday </span></em>!</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Deux actrices que 	l&#8217;une est quand même meilleure que l&#8217;autre.</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Mention spéciale à Kate Winslet, qui se révèle de plus en plus douée à chacune de ses performances. Son personnage, victime d&#8217;une de ces « one-sided affairs », réussit à alterner les émotions avec légèreté et sincérité, notamment dans sa relation avec un vieux scénariste de talent, Arthur Abbott. Cameron Diaz reçoit un personnage drôle qui l&#8217;empêche d&#8217;être elle-même énervante, VOIRE qui lui permet d&#8217;être agréable à regarder. Cependant, si elle bénéfice de l&#8217;idée fort sympathique de lui faire entendre des voix imitations movie trailer, elle perd en bonhomie avec le pathétique « je ne peux plus pleurer depuis mes 15 ans » (devinez ce qui se passe à la fin). Quant aux acteurs, si Jude Law campe un personnage crédible, Jack Black s&#8217;efface dans son petit rôle au dénouement un peu rapide.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer, <em><span style="text-decoration: underline;">The Holiday</span></em> reste une comédie romantique assez agréable à regarder, malgré des ficelles et des clichés exploités au possible. On saluera néanmoins le joli hommage aux débuts du cinéma en arrière-trame, et l&#8217;absence d&#8217;effusion d&#8217;émotions. Ne serait-ce cependant que pour la prestation de Kate Winslet, à voir lors de la prochaine girls night &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">

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		<title>Délivrance à Washington</title>
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		<comments>http://calamardechaine.com/2010/02/delivrance-a-washington/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 05:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charlie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers & Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[délivrance]]></category>
		<category><![CDATA[possession]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux Etats-Unis, certains pasteurs, souvent d’origine africaine, proposent la délivrance. Se déposséder de ses démons qui viennent vous maudire est à les croire, une bonne façon de résoudre les problèmes de sa vie. Souvent apparentés à des églises pente costales, ces pasteurs proposent de prier pour tous ceux que Satan hanterait. Nous sommes allés à la rencontre du Révérend Alliance Tshiovo, d’origine congolaise, qui mène de telles cérémonies dans l’église pente costale Bible Life Church à Washington DC.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Aux Etats-Unis, certains pasteurs, souvent d’origine africaine, proposent la délivrance. Se déposséder de ses démons qui viennent vous maudire est à les croire, une bonne façon de résoudre les problèmes de sa vie. Souvent apparentés à des églises pente costales, ces pasteurs proposent de prier pour tous ceux que Satan hanterait. Nous sommes allés à la rencontre du Révérend Alliance Tshiovo, d’origine congolaise, qui mène de telles cérémonies dans l’église pente costale Bible Life Church à Washington DC.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/02/delivrancewashington.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1661" title="delivrancewashington" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/02/delivrancewashington.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Quels services proposez-vous dans votre église pour vaincre les démons ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">On a des services de louange et d’adoration. Nous croyons aux dons du Saint Esprit. Les services de délivrance se font selon les cas car nous devons d’abord discerner si les gens ont réellement ce problème de mauvais esprit. Si on a affaire à de tels cas, après avoir causé, entendu les gens et discerné les problèmes, on organise un programme spécial pour ceux qui ont des cas de possession. Nous faisons cela selon les besoins.  Et on fait des prières pour sa délivrance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les prières sont-elles collectives ou alors faites-vous des séances individuelles selon la personne qui est possédée ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est individuel le plus souvent. Par exemple samedi nous allons prier pour un cas particulier dans une famille, un couple qui a des problèmes de délivrance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Quel genre de problèmes combattez-vous par ces cérémonies, en général ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parfois, il y a des gens qui ne dorment pas, ont des cauchemars, voient des mauvais esprits, se rêvent poursuivis la nuit, sursautent. Ils se sentent poursuivis par le mauvais esprit dans leur sommeil. Nous parvenons à discerner cela : même si quelqu’un va à l’hôpital et qu’après des examens on voit qu’il n’est pas malade, il peut malgré tout avoir des problèmes, se sentir poursuivi par des esprits. C’est un problème spirituel. Et nous l’amenons à accepter Jésus Christ car c’est lui qui délivre. Et il peut être délivré s’il fait le choix de donner sa vie au Christ, s’il se confesse et renonce, parce que certains sont responsables de ce qui leur arrive. Par exemple, je connais quelqu’un qui est allé consulter les fétiches en cherchant de la protection et de la chance, et depuis que cela s’est retourné contre lui, il n’est plus en paix. On demande en fait à chacun de renoncer à ce qu’il peut avoir passé comme pacte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Qui vient assister</em></strong> <strong><em>à</em><em> ces cérémonies ? Sont-ils d’Afrique francophone majoritairement ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous faisons des cultes bilingues, interprétés en anglais et en français. On n’interdit personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Vaincre ces démons est vu comme une façon d’agir sur sa vie directement, notamment pour faire face à des problèmes comme le chômage. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, certains sentent qu’ils ont une malédiction, ou qu’un mauvais sort a été jeté sur leur vie. Alors on prie pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>D’où est ce que ces démons viennent ? Certains disent que l’Afrique est maudite et c’est pour cette raison que viennent les démons, pour punir. Pourquoi est-ce que les démons viendraient perturber une certaine personne et pas une autre ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela ne touche pas seulement l’Afrique. J’ai prié un jour pour un italien, blanc, qui avait des problèmes de mauvais esprit et ne parvenait pas à avoir d’enfant. Au moment où nous parlons, il a déjà un enfant, nous avons prié. Ce n’est pas forcement un problème lié à l’Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Est-ce que ces célébrations se déroulent la nuit ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pas toujours. A la fin de l’année, nous faisons une veillée de prière pour remercier Dieu de sa protection, toute la nuit. Parfois, quand on a le temps, une fois tous les deux mois, nous faisons une nuit de prière avec toute l’Eglise.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Propos recueillis par Charlie Dupiot / CC Flickr <a href="http://www.flickr.com/photos/yamchild/" target="_blank">yamchild</a><br />
</em></p>

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		<title>Cosas que dejé en la Habana</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jan 2010 01:10:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
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Petite pause dans les sirènes du box-office, le Calamar sait aussi plonger dans des films datant du siècle dernier. Les énigmatiques « Choses que j&#8217;ai laissées à la Havane » de l&#8217;espagnol Manuel Guttiérrez Aragon avaient intrigué et conquis le monde hispanophone en 1997. Encore considéré par la majorité des spectateurs comme un film de qualité ayant su s&#8217;imprégner de la mélancolie et de la nostalgie des cubains exilés en Espagne, c&#8217;est pourtant un arrière-goût d&#8217;inachevé qui nous est laissé …
La recherche d&#8217;un meilleur avenir, le tiraillement existentiel entre la résignation ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/01/cosasq.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-1640" title="cosasq" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/01/cosasq.gif" alt="" width="437" height="271" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Petite pause dans les sirènes du box-office, le Calamar sait aussi plonger dans des films datant du siècle dernier. Les énigmatiques « <em>Choses que j&#8217;ai laissées à la Havane </em>» de l&#8217;espagnol Manuel Guttiérrez Aragon avaient intrigué et conquis le monde hispanophone en 1997. Encore considéré par la majorité des spectateurs comme un film de qualité ayant su s&#8217;imprégner de la mélancolie et de la nostalgie des cubains exilés en Espagne, c&#8217;est pourtant un arrière-goût d&#8217;inachevé qui nous est laissé …</p>
<p style="text-align: justify;">La recherche d&#8217;un meilleur avenir, le tiraillement existentiel entre la résignation à perdre ses repères et l&#8217;espérance d&#8217;un futur en lequel avoir -finalement- confiance, est le thème sous-jacent d&#8217;une multitude de films à la trame similaire. Cette amère découverte des difficultés d&#8217;adaptation dans un pays dont on peut pourtant parler la langue sans pour autant se faire comprendre complètement, n&#8217;en est pas moins difficile à traiter cinématographiquement. Guttierrez Aragon, en  tentant un tableau exhaustif de l&#8217;immigration cubaine, n&#8217;a finalement réalisé qu&#8217;une étrange juxtaposition d&#8217;amour, d&#8217;identité, de famille et de culture, saupoudrant l&#8217;œuvre finale d&#8217;une dose de clichés tout particulièrement croustillants.</p>
<p style="text-align: justify;">Que dire des personnages, stéréotypés à l&#8217;extrême ? La tante Maria, qui accueille à Madrid ses trois nièces Nena, Ludmila et Rosa, pour mieux les exploiter dans sa boutique ou les marier au fils homosexuel d&#8217;une de ses amis; Azucena qui tombe dans le piège de Igor, latin lover aux dents longues&#8230; Au sein du trio féminin, les rôles sont aussi répartis à la manière d&#8217;un casting de télé réalité : Nena est la jeune et belle actrice qui suit ses passions et ses folies, Ludmila est la cubaine au tempérament de feu qui sait ce qu&#8217;elle veut, Rosa est la sœur-mère au sens du sacrifice surdéveloppé. En jouant sur la série amour/famille/identité/culture, Manuel Guttierez a tenté de réaliser un film poignant et réaliste. Au final, le scénario tombe dans les limbes du triangle amoureux et de l&#8217;absence total de suspense, ce qui une fois couplé au manque d&#8217;originalité, commence à faire beaucoup de mauvais points&#8230;. Malgré des pistes intéressantes, Cosas que dejé en la Habana s&#8217;échoue dans une mélancolie peu crédible ramenée à la possibilité d&#8217;un amour véritable entre deux personnes de même origine seulement. Film d&#8217;amour et d&#8217;immigration, cet hybride</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé, sur un sujet qui donne du fil à retordre aux écrivains et scénaristes depuis des décénnies, <em><span style="text-decoration: underline;">Cosas que dejé en la Habana</span></em> s&#8217;est cassé les dents malgré des pistes intéressantes. Ni film d&#8217;amour ni un film sur l&#8217;immigration, l&#8217;hybride de Manuel Guttiérez Aragon s&#8217;est perdu sur la route de ses souvenirs, dans une Havane qui n&#8217;existerait pas … ou plus.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; text-align: justify;"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Cosas que dejé en la Habana</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Petite pause dans les sirènes du box-office, le Calamar sait aussi plonger dans des films datant du siècle dernier. Les énigmatiques « <em>Choses que j&#8217;ai laissées à la Havane </em>» de l&#8217;espagnol Manuel Guttiérrez Aragon avaient intrigué et conquis le monde hispanophone en 1997. Encore considéré par la majorité des spectateurs comme un film de qualité ayant su s&#8217;imprégner de la mélancolie et de la nostalgie des cubains exilés en Espagne, c&#8217;est pourtant un arrière-goût d&#8217;inachevé qui nous est laissé …</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La recherche d&#8217;un meilleur avenir, le tiraillement existentiel entre la résignation à perdre ses repères et l&#8217;espérance d&#8217;un futur en lequel avoir -finalement- confiance, est le thème sous-jacent d&#8217;une multitude de films à la trame similaire. Cette amère découverte des difficultés d&#8217;adaptation dans un pays dont on peut pourtant parler la langue sans pour autant se faire comprendre complètement, n&#8217;en est pas moins difficile à traiter cinématographiquement. Guttierrez Aragon, en  tentant un tableau exhaustif de l&#8217;immigration cubaine, n&#8217;a finalement réalisé qu&#8217;une étrange juxtaposition d&#8217;amour, d&#8217;identité, de famille et de culture, saupoudrant l&#8217;œuvre finale d&#8217;une dose de clichés tout particulièrement croustillants.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Que dire des personnages, stéréotypés à l&#8217;extrême ? La tante Maria, qui accueille à Madrid ses trois nièces Nena, Ludmila et Rosa, pour mieux les exploiter dans sa boutique ou les marier au fils homosexuel d&#8217;une de ses amis; Azucena qui tombe dans le piège de Igor, latin lover aux dents longues&#8230; Au sein du trio féminin, les rôles sont aussi répartis à la manière d&#8217;un casting de télé réalité : Nena est la jeune et belle actrice qui suit ses passions et ses folies, Ludmila est la cubaine au tempérament de feu qui sait ce qu&#8217;elle veut, Rosa est la sœur-mère au sens du sacrifice surdéveloppé. En jouant sur la série amour/famille/identité/culture, Manuel Guttierez a tenté de réaliser un film poignant et réaliste. Au final, le scénario tombe dans les limbes du triangle amoureux et de l&#8217;absence total de suspense, ce qui une fois couplé au manque d&#8217;originalité, commence à faire beaucoup de mauvais points&#8230;. Malgré des pistes intéressantes, Cosas que dejé en la Habana s&#8217;échoue dans une mélancolie peu crédible ramenée à la possibilité d&#8217;un amour véritable entre deux personnes de même origine seulement. Film d&#8217;amour et d&#8217;immigration, cet hybride</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">En résumé, sur un sujet qui donne du fil à retordre aux écrivains et scénaristes depuis des décénnies, <em><span style="text-decoration: underline;">Cosas que dejé en la Habana</span></em> s&#8217;est cassé les dents malgré des pistes intéressantes. Ni film d&#8217;amour ni un film sur l&#8217;immigration, l&#8217;hybride de Manuel Guttiérez Aragon s&#8217;est perdu sur la route de ses souvenirs, dans une Havane qui n&#8217;existerait pas … ou plus.</p>
</div>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/BW7h-8jODcQao3am8meezklqJ14/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/BW7h-8jODcQao3am8meezklqJ14/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
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		<title>Facebook au secours de Haïti</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 04:56:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charlie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers & Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[Haïti]]></category>

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		<description><![CDATA[Les médias sociaux jouent un rôle croissant dans les affaires du monde. Alors qu’un séisme vient de dévaster Haïti, les messages de soutien pleuvent sur Facebook.

Dès les premières heures de la tragédie haïtienne, Facebook s’est vu utilisé comme relai d’information pour les proches sans nouvelles de personnes haïtiennes. Des groupes, tels que ‘Haïti needs us and we need Haïti&#8217; qui compte déjà 6, 555 membres ont été créés pour ‘aider nos frères et sœurs au pays’ comme l’annonce le créateur du groupe. Le groupe veut mobiliser le plus grand nombre ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les médias sociaux jouent un rôle croissant dans les affaires du monde. Alors qu’un séisme vient de dévaster Haïti, les messages de soutien pleuvent sur Facebook.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/01/haiti.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1664" title="Peacekeeping - MINUSTAH" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2010/01/haiti.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières heures de la tragédie haïtienne, Facebook s’est vu utilisé comme relai d’information pour les proches sans nouvelles de personnes haïtiennes. Des groupes, tels que ‘Haïti needs us and we need Haïti&#8217; qui compte déjà 6, 555 membres ont été créés pour ‘aider nos frères et sœurs au pays’ comme l’annonce le créateur du groupe. Le groupe veut mobiliser le plus grand nombre possible : ‘Prier sans agir est inutile. Si vous voulez agir, rassemblons-nous et faisons ce que nous pouvons !’. Le groupe s’adresse à ‘tous ceux qui ont perdu des proches et aussi à ceux qui ont de bonnes nouvelles’. Mais ce sont surtout les inquiétudes qui s’expriment ici, avec les nombreux appels à témoin de proches sans nouvelles s’en remettant à tous ceux qui pourraient se trouver sur le terrain. Tentative désespérée, souvent sans réponse. Frantz B. Philippen a publié la photo d’une femme dont il ne précise pas l’identité, et demande : ‘Pouvez-vous chercher cette femme, s’il-vous-plaît contactez-moi si vous la trouvez’. Certains se disent même prêts à payer pour toute information ; c’est le cas de Ryan Williams qui veut des nouvelles de ses oncles à Turgeau. Laurent Zulfikarpasic affirme savoir que quatre personnes sont ensevelies sous des décombres dans la zone de Rouzier ; il implore les gens des environs de venir les secourir. Mais le mur du groupe n’est pas seulement le lieu de quêtes désespérées. On peut aussi y trouver de nombreuses prières et des messages d’espoir qui viennent des quatre coins de la planète (Mexique, Etats Unis, Belgique) pour apporter leur soutien à la population haïtienne. D’autres aussi veulent savoir comment se rendre utile; pour leur répondre des liens vers les sites de donations affluent. Et les cinquante-quatre photos postées sur le groupe sont des images du désespoir, de bâtiments effondrés, d’une jeune femme à l’air hagard en train d&#8217;être secourue sous les décombres. Tout vise peut-être à sensibiliser les gens extérieurs, afin qu’eux aussi décident d’agir. Surtout, ce sont des images de famille heureuses, de personnes souriantes, dont on ne peut soutenir l’absence.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>CC Flickr <a href="http://www.flickr.com/photos/unitednationsdevelopmentprogramme/" target="_blank">United Nations Development Programme</a></em></p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/m8LjT3zmPtDntg2UnWVaGyN78Vc/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/m8LjT3zmPtDntg2UnWVaGyN78Vc/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/m8LjT3zmPtDntg2UnWVaGyN78Vc/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/m8LjT3zmPtDntg2UnWVaGyN78Vc/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/6vFAZ46eJNQ" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/yzKIGX5DBSc" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Qui a peur de Virginia Woolf ?</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 03:20:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[edward albee]]></category>
		<category><![CDATA[san francisco]]></category>
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		<description><![CDATA[« Who&#8217;s afraid of Virginia Woolf, Virginia Woolf, Virginia Woolf ! ».
Musique obsédante et entraînante, ébauche de comptine rappelant que le « big bad wolf » originel se cache peut-être là où ne l&#8217;attend pas&#8230; Pas besoin de suivre le Calamar à San Francisco pour voir cette pièce d&#8217;Edward Albee, célèbre tant par sa qualité que par l&#8217;acclamation des critiques. Détentrice du Tony Award de la meilleure pièce (1963) et sélectionnée pour recevoir le prix Pulitzer la même année, Who&#8217;s afraid of Virginia Woolf ? se vit refuser ce dernier en raison ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« <em>Who&#8217;s afraid of Virginia Woolf, Virginia Woolf, Virginia Woolf !</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Musique obsédante et entraînante, ébauche de comptine rappelant que le « <em>big bad wolf </em>» originel se cache peut-être là où ne l&#8217;attend pas&#8230; Pas besoin de suivre le Calamar à San Francisco pour voir cette pièce d&#8217;<strong>Edward Albee</strong>, célèbre tant par sa qualité que par l&#8217;acclamation des critiques. Détentrice du Tony Award de la meilleure pièce (1963) et sélectionnée pour recevoir le prix Pulitzer la même année, <em><span style="text-decoration: underline;">Who&#8217;s afraid of Virginia Woolf ?</span></em> se vit refuser ce dernier en raison de l&#8217;utilisation de thèmes contraires à la moralité de l&#8217;époque.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire peut sembler d&#8217;une banalité presque inoffensive, elle se révèlera dangereusement inquiétante pourtant. Il est professeur d&#8217;université. Elle est la fille du doyen de ce même établissement. Ils sont mariés depuis plus de vingt ans, eux, les quadragénaires. Et ils vont se déchirer.. Improbable affrontement qui remet sur le tapis deux décennies de vie commune, faite d&#8217;alcool, de soirées, de rires, de jeux, de déchirements et de non-dits; le couple passe du discours cru aux remontrances cruelles, et joue avec la violence pour tirer vers la démence.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour servir le texte et cette intenable plongée dans les troubles relations humaines, l&#8217;Actors Theater  de San Francisco proposait les prestations de <strong>Christian Phillip</strong>, magistral dans le rôle d&#8217;un George hésitant entre passivité et réactivité face à sa femme Martha, interprétée par une <strong>Rachel Klyce</strong> aux prises avec l&#8217;exubérance de son personnage. Tour à tour insupportable et attachante, vulgaire et philosophique, sûre d&#8217;elle et désespérée, la pièce vit aussi au rythme des émotions de Martha, sans pour autant tomber dans une folie simplificatrice. Le spectateur cherche entre les lignes et les répliques la clé des mystères évoqués, la solution aux tourments de ces êtres. Pourquoi est-ce que ce couple, alternant complicité et affrontement, inviterait-il un jeune couple d&#8217;inconnu à prendre un dernier verre après une soirée pourtant terminée tardivement ? Pourquoi les impliquer si intensément dans une dynamique auto-destructrice ? Nick, professeur de biologie, et sa femme Honey, se retrouvent pris dans une spirale dans laquelle ils s&#8217;évertuent à surnager.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette cynique comédie du chaos où chacun tente de prendre l&#8217;avantage sur l&#8217;autre par son intellect et sa ruse, les maîtres du jeu George et Martha éclipsent les deux autres personnages pour les projeter dans l&#8217;éternel souvenir de l&#8217;inconfortable affrontement dont ils ont été témoins et parties. Tout a changé, rien n&#8217;est plus pareil, et pourtant tout redevient si calme que l&#8217;on en oublierait presque d&#8217;avoir peur de qui que ce soit.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Attention</span> : Ne pas se laisser décourager par la longueur de la pièce (près de 3h)&#8230;</p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/qI1sPl-bmM7VuRUYd0I_2eRYRdc/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/qI1sPl-bmM7VuRUYd0I_2eRYRdc/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/qI1sPl-bmM7VuRUYd0I_2eRYRdc/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/qI1sPl-bmM7VuRUYd0I_2eRYRdc/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/WVIKTJDU2Ak" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/77AcVQU3x-E" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Up in the air</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 03:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Décidément, George Clooney fait de très bons choix cinématographiques. Après l'hilarant The Man Who Stared at Goats, Mr. Nespresso nous offre une prestation de qualité dans le dernier film de Jason Reitman au scénario tout autant génial qu'inclassifiable. Drame, comédie, essai philosophique sur les relations humaines ? Un tableau social aux saveurs très actuelles de crise économique, le tout nappé du questionnement personnel d'un homme aux prises avec un monde de plus en plus individualiste. Délicieusement cynique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Décidément, <strong>George Clooney</strong> fait de très bons choix cinématographiques. Après l&#8217;hilarant <em><span style="text-decoration: underline;">The Man Who Stared at Goats</span></em>, Mr. Nespresso nous offre une prestation de qualité dans le dernier film de <strong>Jason Reitman</strong> au scénario tout autant génial qu&#8217;inclassifiable. Drame, comédie, essai philosophique sur les relations humaines ? Encensé par la critique professionnelle, cette adaptation du livre du même nom (2001) propose un tableau social aux saveurs très actuelles de crise économique. Le tout nappé du questionnement personnel d&#8217;un homme aux prises avec un monde de plus en plus individualiste. <strong>Délicieusement cynique</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/12/clooney-up-in-the-air.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1644" title="clooney-up-in-the-air" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/12/clooney-up-in-the-air.jpg" alt="" width="550" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le sujet pourrait être présenté de manière peu affriolante. <strong>Ryan Bingham</strong> (George Clooney) est e<strong>mployé d&#8217;une entreprise spécialisée dans le licenciement</strong>. A la manière d&#8217;une allégorie moderne de la mort (professionnelle et sociale), Bingham se déplace partout aux Etats-Unis, véritable expert des business trips, munis de ses létales notifications de licenciement. Son métier, son mode de vie, est devenu une philosophie au point de prôner un total détachement relationnel jusque dans des conférences à succès. La vie, selon Bingham, <strong>c&#8217;est un sac à dos</strong>, <strong>qu&#8217;il faut maintenir au plus léger</strong>. Pas de pression, juste un objectif finalement : atteindre les <strong>10 millions de miles sur sa carte de fidélité American Airlines</strong>. Sa vie se passe dans les hôtels et les aéroports, dans un perpétuel mouvement qui lui permet de croiser ici et là <strong>Alex</strong> (Vera Farmiga), qui semble être son alter ego du déplacement sans fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, Ryan voit bientôt un changement radical se profiler dans sa vie. En effet, une petite surdouée du nom de <strong>Natalie Keener</strong> (Anna Kendrick), tout droit sortie de son Ivy, vient d&#8217;arriver dans l&#8217;entreprise pour proposer un tout nouveau protocole via Internet. Ryan ne peut faire autrement que de tenter de prouver à cette dernière que cette technique est tout aussi inhumaine que dangereuse, et ce en la confrontant directement avec les personnes qu&#8217;elle licencie&#8230; L&#8217;occasion pour elle comme pour le cynique Bingham de <strong>remettre en cause leurs propres principes et valeurs</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Philosophique et drôle, amusant et touchant, <em><span style="text-decoration: underline;">Up in the air</span></em> ravit par ses différents niveaux de lecture et de genres, entre ses allures de comédie romantique, et ses accents de drame social. Un <strong>film rare</strong>, à voir de toute urgence !</p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/k27mqQ5TZvRrCAXjyxwaSJpI_z0/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/k27mqQ5TZvRrCAXjyxwaSJpI_z0/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/k27mqQ5TZvRrCAXjyxwaSJpI_z0/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/k27mqQ5TZvRrCAXjyxwaSJpI_z0/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/2I76tIfc-1w" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/pQZcpwN5_6c" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Brothers</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 01:34:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Âmes sensibles, s&#8217;abstenir. Pardon, je reformule. Filles ultra-sensibles, s&#8217;abstenir. Le Calamar a testé pour vous « aller au cinéma avec une horde de fille fans de Tobey Maguire », et il ne s&#8217;est pas encore remis de la quantité de larmes qu&#8217;un corps humain peut déverser sur un aussi petit laps de temps. Pourtant, Brothers avait réussi ce que peu de films sur le sujet pouvaient se targuer d&#8217;avoir accompli. Jim Sheridan signe ici un drame sur un sujet aussi dramatique que les conséquences de la guerre sur la vie d&#8217;un homme, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Âmes sensibles, s&#8217;abstenir. Pardon, je reformule. Filles ultra-sensibles, s&#8217;abstenir. Le Calamar a testé pour vous « aller au cinéma avec une horde de fille fans de Tobey Maguire », et il ne s&#8217;est pas encore remis de la quantité de larmes qu&#8217;un corps humain peut déverser sur un aussi petit laps de temps. Pourtant, <em><span style="text-decoration: underline;">Brothers</span></em> avait réussi ce que peu de films sur le sujet pouvaient se targuer d&#8217;avoir accompli. Jim Sheridan signe ici un drame sur un sujet aussi dramatique que les conséquences de la guerre sur la vie d&#8217;un homme, d&#8217;une famille, d&#8217;un pays; et ce sans pour autant tomber dans le scénario larmoyant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/12/02302788-photo-tobey-maguire-et-jake-gyllenhaal-dans-brothers.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1648" title="Brothers" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/12/02302788-photo-tobey-maguire-et-jake-gyllenhaal-dans-brothers.jpg" alt="" width="497" height="283" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Réaliste, cru, naturel, <em><span style="text-decoration: underline;">Brothers</span></em> exploite la cellule familiale pour mieux décortiquer la psychologie de ceux qui sont concernés de trop près par la guerre. Remake d&#8217;un film danois de 2004 (Brødre), le film suit l&#8217;évolution de Sam Cahill (Tobey Maguire) et de sa famille. Fils prodigue d&#8217;un major de l&#8217;armée américaine, mari aimant et père responsable comme le veut l&#8217;image d&#8217;Épinal, Sam est envoyé en Afghanistan. Il laisse derrière lui ses deux enfants et sa femme Grace (Nathalie Portman), ses parents et son frère Tommy (Jake Gyllenhaal) tout juste sorti de prison. Le drame est prévisible :  Sam est donné pour mort et la famille doit réapprendre à vivre avec le deuil.</p>
<p style="text-align: justify;">Tommy va alors se révéler un soutien essentiel dans la vie de Grace, évidemment détruite par la nouvelle (jolie performance de Nathalie Portman, qui garde une fine sobriété dans l&#8217;émotion). Le film réalise alors une rapide (un peu trop ?) ellipse dans le temps en juxtaposant les scènes de la transformation de l&#8217;ex vilain petit canard marginalisé en oncle idéal, adoré des enfants, confident de la mère, qui repeint la cuisine et fait du patin à glace. Et il fait même plus : il embrasse sa belle-sœur. Heureusement, dans cette évocation de la problématique du retour à la vie (notamment amoureuse) pour les veufs, la morale est sauve : certes, ils s&#8217;embrassent après avoir fumé un joint et c&#8217;est pas joli joli, mais ils ne font <em>que</em> s&#8217;embrasser. Ouf.</p>
<p style="text-align: justify;">De toute façon, le tournant dramatique a lieu peu après : Sam n&#8217;était pas mort, il était juste retenu en otage par les Talibans. Ah ben c&#8217;est bon, on est rassuré, tout va bien alors.</p>
<p style="text-align: justify;">Et bien non, et c&#8217;est justement là que le film prend une dimension rare de qualité grâce au jeu de Tobey Maguire, littéralement exceptionnel en soldat torturé, blessé, hanté par ses actes et ses souvenirs. Aucune fausse note finalement au sein de ce trio d&#8217;acteurs, tous très bons dans une périlleuse entreprise de camouflage de sentiments et faiblesses. Sobre, calme, les liens entre les frères gravitent autour de la courageuse Grace, sans oublier les personnages secondaires comme l&#8217;étouffant père joué par Sam Shepard ou l&#8217;aînée des fillettes jouée par Bailee Madison. Un film qui aura su dépasser les lenteurs d&#8217;un triangle amoureux sans suspense pour explorer les évolutions psychologiques de ses protagonistes, allant jusqu&#8217;à offrir un final très abouti.</p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/FoTl9xguZkwiYvonBgO8zGG9zCU/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/FoTl9xguZkwiYvonBgO8zGG9zCU/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/FoTl9xguZkwiYvonBgO8zGG9zCU/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/FoTl9xguZkwiYvonBgO8zGG9zCU/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/MgqVq8XutZI" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/4eepspJoRqw" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>2012</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 03:37:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[catastophe]]></category>
		<category><![CDATA[cusack]]></category>
		<category><![CDATA[effets spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[emmerich]]></category>

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		<description><![CDATA[Blockbuster américain, le dernier né de Roland Emmerich a réussi un exploit de taille : atteindre le niveau de Terminator 3 dans la palmarès des films les plus éprouvant à regarder sans pleurer son désespoir. Son seul intérêt ? Le regarder après une petite visite sur IMDB. Le site de référence vous propose une liste de films que vous pourriez aimer si vous êtes intéressés par 2012 : Independance Day, The day after tomorrow, The War of the Worlds. Merci IMDB. Grâce à toi j'oublie que John Cusack est décidément un TRES mauvais acteur, que le scénario est aussi prévisible qu'ennuyeux, j'en viens même à considérer que je peux survivre à 2h40 de fin du monde qui n'arrive jamais (mais non j'ai pas ruiné la fin). ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Blockbuster américain, le dernier né de Roland Emmerich a réussi un exploit de taille : atteindre le niveau de <em><span style="text-decoration: underline;">Terminator 3</span></em> dans la palmarès des films les plus éprouvant à regarder sans pleurer son désespoir. Son seul intérêt ? Le regarder après une petite visite sur IMDB. Le site de référence vous propose une liste de films que vous pourriez aimer si vous êtes intéressés par 2012.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><em><span style="text-decoration: underline;">Independance 	Day</span></em></li>
<li><em><span style="text-decoration: underline;">The day after 	tomorrow</span></em></li>
<li><em><span style="text-decoration: underline;">The War of the 	Worlds</span></em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Merci IMDB. Grâce à toi j&#8217;oublie que John Cusack est décidément un TRES mauvais acteur, que le scénario est aussi prévisible qu&#8217;ennuyeux, j&#8217;en viens même à considérer que je peux survivre à 2h40 de fin du monde qui n&#8217;arrive jamais (mais non j&#8217;ai pas ruiné la fin). Grâce à toi j&#8217;ai compris la réelle nature de ce film : c&#8217;est une blague. Une parodie de film apocalyptique. Un film qui ne se prend pas au sérieux, qui enchaîne les effets spéciaux ne s&#8217;arrêtant que pour retarder le déluge final par une avalanche de bons sentiments. Car oui il faut le reconnaître, et ce à la lumière des 260 millions de dollars de budget du film (rien que ça), les amateurs des effets spéciaux de pointe seront ravis par la qualité de 2012. Le film fait ce qu&#8217;il y a de mieux. Il reprend aussi ce qui a été fait de mieux, d&#8217;ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">2012, c&#8217;est en effet un best-of des meilleures scènes du genre : la fuite en voiture et la trame familiale du père rejeté type <em><span style="text-decoration: underline;">War of the Worlds</span></em>, l&#8217;avion « that&#8217;s Russian » (la meilleure blague du film. Je sais, on dirait pas.) aux airs d&#8217;<em><span style="text-decoration: underline;">Air Force One</span></em>, l&#8217;arrivée en Chine aux accents de James Bond, le déluge version <em><span style="text-decoration: underline;">Le jour d&#8217;après</span></em>, la grandeur de l&#8217;Amérique et de ses présidents merci <em><span style="text-decoration: underline;">Independance Day</span></em>, les tendances au sacrifice du héros spéciale dédicace Bruce Willis et <em><span style="text-decoration: underline;">Armageddon</span></em>, la vague anti-gentil-scientifique OH MAIS C&#8217;EST <em><span style="text-decoration: underline;">DEEP IMPACT</span></em>, et pour finir la famille qui s&#8217;aime ah ben tiens <em><span style="text-decoration: underline;">les Bisounours</span></em> (grand film d&#8217;action). Le tout couplé à une reprise approximative de tous les films de catastrophe sismique possibles et inimaginables, que l&#8217;on pense au <em><span style="text-decoration: underline;">Pic de Dante</span></em> ou à <em><span style="text-decoration: underline;">Twister</span></em>..</p>
<p style="text-align: justify;">Un film qui fait du bien à la culture ciné, somme toute.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout quand on se souvient que <em><span style="text-decoration: underline;">Independance Day</span></em>, c&#8217;est Roland; et que <em><span style="text-decoration: underline;">le jour d&#8217;après</span></em>, ben c&#8217;est Roland aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça en devient rigolo.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/11/2012-movie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1650" title="2012" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/11/2012-movie.jpg" alt="" width="465" height="290" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pleine d&#8217;espoir, j&#8217;aime entrevoir dans 2012 une critique de la société américaine et de ses aspirations à sauver le monde, un foutage de gueule hommage à (ses propres) films du genre catastrophe, et surtout, une façon de surfer sur la vague des prédictions Maya. Le talent d&#8217;Emmerich, en plus d&#8217;accumuler les stéréotypes et les tentatives d&#8217;humour à un rythme effrénant dans un scénario qui ne tient que par ses incohérences, c&#8217;est d&#8217;avoir compilé toutes les emmerdes qui pouvaient arriver à notre chère planète dans une seule pellicule : il ne manque plus que l&#8217;arrivée de <em><span style="text-decoration: underline;">Godzilla</span></em> (ENCORE ROLAND) au milieu de tout ça, et on  était avait fait le tour du mode « Catastrophes » de Sim City. Sauf que dans Sim City, y a pas un con qui court partout pour sauver le chien, ni une tentative de moralisation chrétienne en plein déluge biblique, la dernière image du film en étant un très bon exemple.</p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XhUvLiIftmD-v2ZOzNV1OJaQDaA/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XhUvLiIftmD-v2ZOzNV1OJaQDaA/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XhUvLiIftmD-v2ZOzNV1OJaQDaA/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/XhUvLiIftmD-v2ZOzNV1OJaQDaA/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/geIgsbBBOCQ" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/WZwiFZp9Opg" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>Les chèvres du Pentagone</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 09:02:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
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		<category><![CDATA[man who stared at goats]]></category>
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		<description><![CDATA[Improbable titre, improbable casting, mais pourtant irrésistible, « the man who stared at goats » a été le coup de cœur de la fin 2009 pour le Calamar aux USA, un véritable croustillant d&#8217;absurdité dans un feuilleté politique. Basé sur un roman de Jon Ronson révélant les expériences de l&#8217;armée américaine à la recherche de techniques paranormales, ce film délirant de Grant Heslov nous prévient d&#8217;entrée : « more of this is true than you would believe »&#8230;
Tout commence en 2003 quand Bob Wilton (Ewan McGregor), reporter du Michigan au cœur brisé, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Improbable titre, improbable casting, mais pourtant irrésistible, « <em>the man who stared at goats</em> » a été le coup de cœur de la fin 2009 pour le Calamar aux USA, un véritable croustillant d&#8217;absurdité dans un feuilleté politique. Basé sur un roman de Jon Ronson révélant les expériences de l&#8217;armée américaine à la recherche de techniques paranormales, ce film délirant de Grant Heslov nous prévient d&#8217;entrée : « <em>more of this is true than you would believe</em> »&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Tout commence en 2003 quand <strong>Bob Wilton (Ewan McGregor)</strong>, reporter du Michigan au cœur brisé, décide d&#8217;oublier son chagrin d&#8217;amour en faisant du journalisme, du vrai, en trois mots comme en cent : du reportage en <strong>Irak</strong>. Mais c&#8217;est un autre sujet qui va s&#8217;offrir à Bob lorsqu&#8217;il rencontre un certain <strong>Lyn Cassady (George Clooney)</strong>, qui va lui faire découvrir les secrets de son unité très spéciale. Formée par <strong>Bill Django (Jeff Bridges) </strong>après la guerre du Vietnam avec pour mission de changer la guerre telle que nous la connaissons, la <strong>New Earth Army</strong> prépare ses recrues à utiliser leurs pouvoirs psychiques pour faire la guerre sans autre violence que celle issue de leur esprit. Au menu pour ces apprentis « <strong>guerriers Jedi </strong>» (jolie résonance avec le passé d&#8217;Ewan McGregor) à l&#8217;intuition surdéveloppée : cours de danse et passages à travers les murs, invisibilité et façonnage de nuages, rien que ça  ! Autant de capacités surhumaines qui mène la paire  Clooney/McGregor sur les traces d&#8217;un Django apparu en vision à son protégé Cassady, convaincu que malgré une terrible malédiction qui pèse sur lui, il a reçu la mission d&#8217;aller secourir son mentor..</p>
<p style="text-align: justify;">Mais que viennent faire les chèvres là-dedans me direz vous ? Et bien elles représentent le tournant dans la vie de Lyn. Forcé d&#8217;utiliser ses pouvoirs contre l&#8217;une d&#8217;entre elles, il claque la porte de son armée de hippies, convaincu que de telles capacités ne peuvent être utilisées pour faire le mal. Une vision totalement opposée à celle de <strong>Larry Hooper (Kevin Spacey)</strong>, l&#8217;ennemi maléfique, aujourd&#8217;hui devenu responsable d&#8217;une équipe de recherche privée sur les … pouvoirs psychiques et paranormaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/11/mengoats.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1652" title="mengoats" src="http://calamardechaine.com/wp-content/uploads/2009/11/mengoats.jpg" alt="" width="628" height="295" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Excellente comédie satirique aux allures de film des frères Coen, <em><span style="text-decoration: underline;">Les chèvres du Pentagone</span></em> fait mouche à chacun des gags tous plus improbables les uns que les autres, servis par un hilarant George Clooney en grande forme, un convainquant Jeff Bridges dans une de ses meilleures performances, un Ewan McGregor impeccable dans le rôle du faire-valoir incrédule, et un Kevin Spacey délicieusement méchant. Les plus intellectuels verront une critique mordante de la guerre et de ses méthodes (qu&#8217;on pense seulement à Guantanamo ou Abu Ghraib), de l&#8217;idéalisme, du patriotisme américain, ainsi qu&#8217;une jolie mise en images de l&#8217;histoire du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/First_Earth_Battalion">First Earth Battalion</a> de Jim Channon. On regrettera que le film ne dure qu&#8217;une heure trente (bien que mieux vaut un film court bien ficelé qu&#8217;un film fleuve dilué) !</p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/2GQuHntLqfuSCY9iBtPqhzo44Po/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/2GQuHntLqfuSCY9iBtPqhzo44Po/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/2GQuHntLqfuSCY9iBtPqhzo44Po/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/2GQuHntLqfuSCY9iBtPqhzo44Po/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/BVw50rQB1kk" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/rhnvm_JnRtU" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<title>A Serious Man</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 07:39:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[humour juif]]></category>
		<category><![CDATA[humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[judaïsme]]></category>
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		<category><![CDATA[serious man]]></category>

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		<description><![CDATA[
Oyez oyez, le dernier des Frères Coen est arrivé. Les maîtres de l&#8217;absurde se sont appliqués à imprégner le digne successeur de Burn After Reading d&#8217;humour noir et de religieuses philosophies aux accents cyniques, le tout dans un contexte où sagesse et humour juif se renvoient la balle. Un véritable coupable régal que de suivre, impuissants, les aventures de Larry Gopnik, professeur ès vie de merde.
Car il s&#8217;agit bien ici de se plonger, après un prologue frisant le génie, dans les années 60 pour y observer un acharnement si parfait ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align: justify;">Oyez oyez, le dernier des Frères Coen est arrivé. Les maîtres de l&#8217;absurde se sont appliqués à imprégner le digne successeur de <em><span style="text-decoration: underline;">Burn After Reading</span></em> d&#8217;<strong>humour noir </strong>et de <strong>religieuses philosophies aux accents cyniques</strong>, le tout dans un contexte où sagesse et humour <strong>juif</strong> se renvoient la balle. Un véritable coupable régal que de suivre, impuissants, les aventures de Larry Gopnik, professeur ès vie de merde.</p>
<p style="text-align: justify;">Car il s&#8217;agit bien ici de se plonger, après un prologue frisant le génie, dans les années 60 pour y observer un acharnement si parfait qu&#8217;il en devient presque mystique : la transformation en drame du quotidien de <strong>Larry Gopnik (Michael Stuhlbarg)</strong>, tranquille professeur de physique quantique à l&#8217;école Bnai Abraham, marié, père de deux enfants. Du jour au lendemain, l&#8217;<strong>ordre cosmogonique semble l&#8217;avoir pris en grippe</strong>. Sa fille lui vole de l&#8217;argent pour se refaire le nez, son fils préfère écouter la radio que les cours le préparant à sa Bar Mitzvah, et surtout sa femme Judith le quitte pour leur ami Sy qu&#8217;elle veut épouser. La sentence est immédiate : Larry doit quitter le domicile conjugal pour s&#8217;installer dans un motel avec son éternel squatteur de frère, Arthur, qui griffonne sur des pages et des pages des signes kabbalistiques. En parallèle de cette histoire de famille qui s&#8217;écroule se profile une<strong> réflexion sur le judaïsme, la religion, les croyances, la communauté, la vie et son sens</strong>. En effet, Gopnik, désespéré, se résout à consulter trois <strong>rabbins</strong> différents dans l&#8217;espoir de se voir proposer la solution à ses problèmes personnels comme professionnels. Car, pour parfaire le tout, alors qu&#8217;il est sur le point de se voir accorder sa titularisation, Larry fait l&#8217;objet d&#8217;une véritable persécution par un étudiant coréen pour qui acheter une note semble tout à fait légitime&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>délire absurde</strong> dans lequel nous plonge les frères réalisateurs est servi par une brochettes d&#8217;acteurs inconnus, ce qui ne fait que mettre l&#8217;accent sur leurs <strong>personnages dramatiquement croqués à la perfection</strong> par les scénaristes, du couple de futurs divorcés à la voisine nymphomane sous substances, en passant par le golfeur Sy, qui vient réconforter l&#8217;homme à qui il a volé la femme … Un <strong>film comique et métaphysique, épatant</strong>.</p>

<p><a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/PxXVZyY3VTtuR4ig5m-96pep_rk/0/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/PxXVZyY3VTtuR4ig5m-96pep_rk/0/di" border="0" ismap="true"></img></a><br/>
<a href="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/PxXVZyY3VTtuR4ig5m-96pep_rk/1/da"><img src="http://feedads.g.doubleclick.net/~a/PxXVZyY3VTtuR4ig5m-96pep_rk/1/di" border="0" ismap="true"></img></a></p><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/calamardechaine/~4/01fXkvOrRsE" height="1" width="1"/><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/rsscalamardechaine/~4/ku-nok66xfs" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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