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	<title>Le Taurillon, magazine eurocitoyen</title>
	<link>http://www.taurillon.org/</link>
	<description>Le Taurillon, magazine eurocitoyen, est une publication des Jeunes Européens - France. Les Jeunes Européens - France, la branche jeune du Mouvement Européen-France, rassemblent les jeunes désireux d'agir en faveur de la construction d'une Europe fédérale. Les Jeunes Européens France 95 rue de Rennes 75006 Paris
France www.jeunes-europeens.org
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<geo:lat>49.5058</geo:lat><geo:long>2.1945</geo:long><creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/</creativeCommons:license><image><link>http://www.jeunes-europeens.org/</link><url>http://www.jeunes-europeens.org/IMG/je_france.gif</url><title>Une publication des Jeunes Européens France</title></image><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/taurillon/fr" type="application/rss+xml" /><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif">Subscribe with Netvibes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://fusion.google.com/add?feedurl=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://buttons.googlesyndication.com/fusion/add.gif">Subscribe with Google</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://www.pageflakes.com/subscribe.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://www.pageflakes.com/ImageFile.ashx?instanceId=Static_4&amp;fileName=ATP_blu_91x17.gif">Subscribe with Pageflakes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://add.my.yahoo.com/content?lg=fr&amp;url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/my/bn/intatm_fr_1.gif">Subscribe with Mon Yahoo!</feedburner:feedFlare><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><item>
		<title>ITER : l'Europe dans la course à la fusion nucléaire</title>
		<link>http://www.taurillon.org/ITER-l-Europe-dans-la-course-a-la-fusion-nucleaire</link>
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		<dc:date>2009-11-08T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Grégoire Henning</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Tribune-">Tribune</category>

		<dc:subject>Energie nucléaire</dc:subject>
		<dc:subject>Energie</dc:subject>
		<dc:subject>Recherche</dc:subject>

		<description>Nul ne peut nier que la question de l'énergie est, si ce n'est primordiale, au moins récurrente dans les débats. Qu'on pense au Grenelle de l'environnement en 2007, à la conférence de Copenhague en décembre, à la compétition TH !NK2 Climate Change, aux films Home et Le Syndrome du Titanic, etc. L'environnement et la question de la production d'énergie qui l'accompagne sont des sujets qui sont constamment rappelés au public. Et pour cause. D'ici 2050, les besoins énergétiques de la planète augmenteront (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Nul ne peut nier que la question de l'énergie est, si ce n'est primordiale, au moins récurrente dans les débats. Qu'on pense au Grenelle de l'environnement en 2007, à la conférence de Copenhague en décembre, à la compétition TH !NK2 Climate Change, aux films Home et Le Syndrome du Titanic, etc. L'environnement et la question de la production d'énergie qui l'accompagne sont des sujets qui sont constamment rappelés au public.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Et pour cause. D'ici 2050, les besoins énergétiques de la planète augmenteront jusqu'à tripler pendant que dans le même temps, l'urgence écologique nécessite de réduire les émissions en dioxyde de carbone et de gaz à effets de serre par deux<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='S. David (IPN Orsay/CNRS) Energy source for the 21th Century, Strasbourg, (...)' id='nh1'>1</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
. Il faut évidement trouver de nouvelles sources d'énergies : plus propres, accessibles, durables, etc.</p> <h3 class="spip">L'énergie : clef de l'indépendance de l'Europe</h3> <p>Entre 1996 et 2006, la consommation énergétique de l'Europe a augmenté de 6.8 trilliard de Btu (British Thermal Unit<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='http://en.wikipedia.org/wiki/Britis…' id='nh2'>2</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
), représentant pour l'essentiel du gaz naturel (4.3 trilliard de Btu) et du pétrole (1.5 trilliard de Btu). Or, les réserves européennes en gaz et en pétrole sont faibles relativement au reste du monde<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A…' id='nh3'>3</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
. La dépendance au gaz russe notamment a conduit en janvier dernier à la guerre du gaz. Des situations telles que la courte guerre en Géorgie d'août 2008 peuvent elles aussi conduire à des réductions dans les ravitaillements<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.iiss.org/publications/st… volume-14-issue-7/europes-energy-dependence/' id='nh4'>4</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
. La dépendance énergétique de l'Europe est donc une question vitale ; tant que l'Europe dépend d'approvisionnement externe, elle reste vulnérable. Trouver de nouvelles sources d'énergies qui ne font pas appel au gaz ou au pétrole n'est donc pas seulement une question d'écologie : l'enjeu stratégique et politique est considérable.</p> <h3 class="spip">Tirer l'énergie du cœur de la matière</h3> <p>Les noyaux atomiques constituent toute la matière qui nous entoure. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, un seul noyau est capable de dégager une énergie considérable<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Un gramme de carburant dans ITER libère un peu plus de 500000 (...)' id='nh5'>5</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
. Ainsi, les énergies de fission et de fusion sont idéales pour fournir de l'énergie en remplacement des moyens brûlants des énergies fossiles (charbon, gaz…). Certes, il existe des risques et les centrales à fission produisent des déchets, mais en terme de pollution atmosphérique, l'effet est inexistant. D'aucun arguent même qu'il vaut mieux
dix kilogrammes de déchets radioactifs emprisonnés dans un container que la même quantité de dioxyde de carbone rejetée dans l'atmosphère. Notons en effet que les résidus radioactifs des centrales de fissions ne sont absolument pas volatiles.</p> <p>La fusion offre encore plus d'avantages que la fission, et répond à l'ensemble des problèmes soulevés par les opposants à cette dernière :</p> <p>• Il n'y a pas de risque d'emballement : si la réaction de fission peut échapper à tout contrôle, cela n'arrivera jamais dans le cas de la fusion. En effet, la réaction de fusion, pour se maintenir nécessite un apport constant en 'carburant' (deutérium, tritium). Si on cesse d'apporter du combustible, la réaction s'éteint.</p> <p>• Le combustible pour les centrales à fusion n'a pas d'usage militaire : contrairement à l'uranium ou au plutonium utilisés dans les centrales à fission, le deutérium et le tritium ne peuvent pas être utilisés comme base à une bombe atomique ; cela présente un avantage énorme du point de vue de la 'non prolifération'.</p> <p>• Le combustible de base est abondant : uranium et plutonium sont des espèces très rares, par contre, les isotopes de l'hydrogène utilisés pour la fusion, sont présents en très grande quantité partout dans l'univers. Sur Terre, ont les trouve surtout dans l'eau.</p> <p>• La fusion ne produit pas de déchets radioactifs. Certes, les résidus de la réaction (essentiellement de l'hélium) n'ont pas d'usage évident, mais ils ne présentent aucun danger radioactif, ni aucun impact sur l'environnement (pas d'effet de serre notamment).</p> <h3 class="spip">Le dernier tore avant la fusion : ITER</h3> <p>Le réacteur expérimental ITER, en construction à Cadarache (France) a pour objectif de répondre a un important nombre de questions techniques relatives à la mise en œuvre de la fusion pour la production d'énergie. Si la production d'énergie par fusion est simple sur le papier, de nombreux points pratiques sont à mettre au point : il faut construire une enceinte capable de contenir un plasma 150 millions de degrés (soit dix fois la température au centre du soleil<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Les conditions de densités et de pression du centre du soleil étant (...)' id='nh6'>6</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
). ITER ne produira pas suffisamment d'énergie pour s'auto-alimenter (comme le fera une centrale à fusion), mais les réponses apportées par ITER serviront de base aux centrales électriques utilisant la fusion. C'est donc un enjeux colossal : sans ITER ou un réacteur expérimental similaire, la fusion ne sera jamais utilisée, ni même utilisable. C'est à cause de cette importance que des acteurs scientifiques du monde entier se sont rassemblés dans la collaboration ITER : Les États-Unis, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Russie, l'Inde et l'Union européenne<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='http://fusionforenergy.europa.eu/' id='nh7'>7</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
.</p> <p>L'Union européenne assure environ 50% du budget du projet ITER<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.itercad.org/question_12.php' id='nh8'>8</a>]<span class='csfoo htmlb'></span> (soit 250 millions d'euros par an), ce qui représente la moitié du budget européen pour les énergies non nucléaires, et seulement 1.3% du budget européen pour la recherche. L'Europe possède déjà une excellente expérience dans le domaine de la fusion avec JET (Joint European Torus<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='http://en.wikipedia.org/wiki/Joint_…' id='nh9'>9</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
) et Tore-Supra<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='http://en.wikipedia.org/wiki/Tore_Supra' id='nh10'>10</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
. Depuis 1957 et EURATOM jusqu'à ITER, en passant par l'EPR<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A…' id='nh11'>11</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>
, l'Europe a toujours été au travail pour fournir à sa population une énergie nouvelle, tout en cherchant a en garantir la sûreté et la propreté.</p> <h3 class="spip">L'avenir de la consommation énergétique</h3> <p>Aussi prometteuse et réalisable qu'elle soit sur le papier, l'énergie de fusion ne sera pas disponible avant peut-être encore plus de trente ans. En attendant, il faudra continuer à répondre aux besoins énergétiques croissants des populations, tout en réduisant l'impact global de l'activité humaine sur l'environnement. Le recours aux énergies renouvelables est un premier pas vers cela ; mais produire plus d'énergie, même propre, ne sera pas suffisant. Une solution simple et efficace pour avoir plus d'énergie à notre disposition est tout simplement… d'en utiliser moins ! La bataille de l'énergie ne se gagnera pas uniquement du côté de la production, mais aussi à la consommation. Les appareils de faible rendement, et les modes 'standby' qui continuent a consommer, sont très gourmands en électricité, et pour rien…</p> <p><strong>La recherche d'une efficacité électrique a commencé en Europe lorsque le Parlement a interdit la vente d'ampoules à incandescence (dont jusqu'à 95% de la consommation est dissipée sous forme de chaleur). La réduction du gaspillage fait désormais partie intégrante de la politique énergétique européenne.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Gregoire-Henning_">Grégoire Henning</a></span></div>
		<p><a>ITER-l-Europe-dans-la-course-a-la-fusion-nucleaire?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<hr />
		<div class='rss_notes'><p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>S. David (IPN Orsay/CNRS) Energy source for the 21th Century, Strasbourg, June 2009</p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'>2</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://en.wikipedia.org/wiki/British_thermal_unit' class='spip_out' rel='nofollow'>http://en.wikipedia.org/wiki/Britis…</a></p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'>3</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_p%C3%A9trolif%C3%A8res_en_Europe' class='spip_out' rel='nofollow'>http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A…</a></p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'>4</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://www.iiss.org/publications/strategic-comments/past-issues/volume-14-2008/' class='spip_out' rel='nofollow'>http://www.iiss.org/publications/st…</a>
volume-14-issue-7/europes-energy-dependence/</p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'>5</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>Un gramme de carburant dans ITER libère un peu plus de 500000 KiloWatt-Heure.</p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'>6</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>Les conditions de densités et de pression du centre du soleil étant impossible à
reproduire sur terre, on 'compense' par une temperature élevée.</p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'>7</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://fusionforenergy.europa.eu/' class='spip_out' rel='nofollow'>http://fusionforenergy.europa.eu/</a></p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'>8</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://www.itercad.org/question_12.php' class='spip_out' rel='nofollow'>http://www.itercad.org/question_12.php</a></p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'>9</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://en.wikipedia.org/wiki/Joint_European_Torus' class='spip_out' rel='nofollow'>http://en.wikipedia.org/wiki/Joint_…</a></p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'>10</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://en.wikipedia.org/wiki/Tore_Supra' class='spip_out' rel='nofollow'>http://en.wikipedia.org/wiki/Tore_Supra</a></p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'>11</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_pressuris%C3%A9_europ%C3%A9en' class='spip_out' rel='nofollow'>http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A…</a></p></div>
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> modèle d'ITER. Source : <a href='http://commons.wikimedia.org/wiki/File:ITER-img_0237_detoure.jpg' class='spip_out'>Wikimedia</a>.</p></div>
		<div class="feedflare">
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</div>]]></content:encoded>


		

	</item>
<item>
		<title>Qui est Jan Peter Balkenende ? Un alter-européen !</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Qui-est-Jan-Peter-Balkenende-Un-alter-europeen</link>
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		<dc:date>2009-11-07T08:10:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samuel Faure</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Actualite-">Actualité</category>

		<dc:subject>Conseil européen</dc:subject>
		<dc:subject>Pays-Bas</dc:subject>

		<description>Un Tony Blair qui est parti trop vite, un Jean-Claude Juncker qui a agacé Londres par son anti-blairisme prononcé, et voilà qu'un(e) outsider—euse) pourrait créer la surprise en se retrouvant sur le trône du Conseil européen. Le nom de Jan Peter Balkenende, premier ministre des Pays-Bas a largement circulé ces derniers temps. Mais qui est-il ? Balkenende, une candidature alternative Parti tambour battant, Tony Blair n'a finalement pas fait long feu une fois les choses sérieuses commencées. La (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Un Tony Blair qui est parti trop vite, un Jean-Claude Juncker qui a agacé Londres par son anti-blairisme prononcé, et voilà qu'un(e) outsider—euse) pourrait créer la surprise en se retrouvant sur le trône du Conseil européen. Le nom de Jan Peter Balkenende, premier ministre des Pays-Bas a largement circulé ces derniers temps. Mais qui est-il ?</p></div>
		<div class='rss_texte'><h3 class="spip">Balkenende, une candidature alternative </h3> <p> Parti tambour battant, Tony Blair n'a finalement pas fait long feu une fois les choses sérieuses commencées. La faute à un passif politique pesant (Guerre en Irak, soutien à l'administration Bush, « blairisme » vieillissant) et a une candidature pas assez européenne qui a même fini par gêner ses plus fervents défenseurs : « Le fait que la Grande-Bretagne ne soit pas dans l'euro, reste un problème » <a href='http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/2009/10/23/blair-lache-par-sarkozy/' class='spip_out'>dixit Nicolas Sarkozy</a>. Au chancelier autrichien <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Werner_Faymann' class='spip_out'>Werner Faymann</a> de surenchérir : « Nous avons besoin d'un candidat qui ne soit pas pour Bush mais pour Obama ». Blair exit, <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Juncker' class='spip_out'>Jean-Claude Juncker</a> semblait le <a href='http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/2009/10/27/presidence-du-conseil-europeen-jcj-part-a-la-chasse-au-blair/' class='spip_out'>parfait postulant</a> : légitimité nationale (Premier Ministre du Luxembourg depuis 1995), légitimité européenne (Président de l'Eurogroupe depuis 2004), sens aiguisé du consensus. Pourtant, il ne l'est pas resté longtemps. Si Juncker a réussi à endiguer la candidature Blair, il s'y ait brûlé les ailes en perdant le soutien de Londres. Dans ce contexte, l'officieuse candidature de <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Peter_Balkenende' class='spip_out'>Jan Peter Balkenende</a> apparaît comme une alternative aux frictions anglo-luxembourgeoises. Alternative, aux atouts certains : Balkenende vient d'un « petit » État-fondateur (les Pays-Bas), il est dirigeant politique depuis plusieurs années et connu pour ne pas faire de vagues. </p> <h3 class="spip">Balkenende, un candidat alter-européen </h3> <p> Plus précisément, Jan Peter Balkenende est l'actuel Premier Ministre, démocrate-chrétien, des Pays-Bas et ce depuis le 22 juillet 2002. Qui dit démocrate-chrétien, dit consensuel, ce qui n'est pas un défaut, au contraire, pour un poste qui demande d'être le représentant des vingt-sept chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne. Au printemps dernier, Balkenende avait estimé lors d'un entretien accordé à <a href='http://www.rnw.nl/fr/afrique/article/balkenende-l%E2%80%99europe-devrait-adopter-le-poldermodel' class='spip_out'>Radio Nederland Wereldomroep</a> qu'il souhaitait que l'Europe, pour répondre à la crise et à ses corollaires à commencer par le chômage, s'empare du fameux « modèle polder » hollandais « où le patronat, les syndicats et le gouvernement négocient afin de parvenir à un consensus dans laquelle chaque partie se retrouve ». Plus gênant - c'est un euphémisme - est son passif alter-européen. En 2005, il avait refusé de se mouiller pour défendre le <a href='http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/droit-communautaire/les-traites/presentation/le-traite-etablissant-une-constitution-pour-l-europe-2004.html' class='spip_out'>traité instituant une Constitution pour l'Europe</a> (TCE). Son impopularité d'alors avait été interprétée comme l'une des causes du rejet du TCE par les Néerlandais lors du référendum du 1er juin 2005. Lors des négociations qui ont mené au traité de Lisbonne, Balkenende fait partie des dirigeants européens qui demandent que les symboles européens (<a href='http://www.taurillon.org/Le-Drapeau-europeen' class='spip_out'>drapeau à douze étoiles</a>, <a href='http://www.taurillon.org/L-Hymne-europeen' class='spip_out'>Ode à la joie</a> de Beethoven, devise « <a href='http://www.taurillon.org/La-devise-de-l-Union-europeenne-Unie-dans-la-diversite' class='spip_out'>unis dans la diversité</a> ») soient enlevés du traité. L'Europe politique n'a plus alors le vent en poupe après les deux « non » français et néerlandais. De quoi sans nul doute agacer <a href='http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/11/03/la-candidature-blair-a-la-tete-de-l-europe-est-revelatrice-des-derives-de-l-union-par-sylvie-goulard_1262119_0.html' class='spip_out'>celles</a> et ceux qui revendiquent, pas plus tard que la semaine dernière, que les valeurs européennes ne soient pas oubliées de cette course à la Présidence. Ceux-là seront rassurer d'apprendre que la contre attaque s'organise. <a href='http://www.facebook.com/home.php#/group.php?gid=193274045991&ref=search&sid=611615464.2142636445..1' class='spip_out'>Un groupe facebook</a> a été créé contre lui : « Non à Jan Peter Balkenende comme Président du Conseil européen ». </p> <h3 class="spip">Balkenende, symptôme d'une Europe à bout de souffle ?</h3> <p> Évoquer une « Europe grippée » voire « malade » est un classique qui a de quoi agacer. Et pourtant, comment qualifier l'Union européenne autrement qu' « à bout de souffle » quand, après Tony Blair les couloirs bruxellois et les bruits qui s'y échappent nous glissent à l'oreille le nom de Balkenende, un leader à la vision molle de la construction européenne ? Il faut, tout de même, prendre la mesure de cette « candidature » qui est portée par un homme d'État donnant autant envie d'Europe qu'un <a href='http://www.taurillon.org/Jacques-Chirac-un-bilan-mediocre' class='spip_out'>Jacques Chirac</a> qui serait encore au pouvoir, qui aurait expressément demandé que les symboles européens soient enlevés du traité de Lisbonne, qui aurait eu l'accord de ses vingt-six partenaires et qui, pour toutes ces preuves d'europhilie, deviendrait l'un des outsiders les plus crédibles pour présider, le premier, le <a href='http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/institutions/conseil-europeen.html' class='spip_out'>Conseil européen</a>. Cette histoire est digne de <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Beckett' class='spip_out'>Samuel Beckett</a> – j'en appelle aux splendides Vladmir et Estragon ! Mais il ne faut pas vendre le trône du Conseil européen avant de s'être assis dessus. Le Premier Ministre hollandais n'a pas gagné. <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Herman_Van_Rompuy' class='spip_out'>Herman Van Rompuy</a>, un autre Premier Ministre également démocrate-chrétien, consensuel, peu charismatique, et appartenant à un « petit » État-fondateur (la Belgique) mais pour qui l'Europe et ses valeurs ont un sens pourrait <a href='http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/2009/11/03/herman-van-rompuy-premier-president-du-conseil-europeen/' class='spip_out'>lui piquer la vedette</a>.</p> <p><strong>Balkenende ou Van Rompuy ? De toute façon, ce n'est pas nous qui choisissons.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Samuel-Faure_">Samuel Faure</a></span></div>
		<p><a>Qui-est-Jan-Peter-Balkenende-Un-alter-europeen?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> photographie de Jan-Peter Balkenende issue de <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Balkenende_Dutch_politician_kabinet_Balkenende_IV.jpg' class='spip_out'>Wikipedia</a> sous licence Creative Commons.</p></div>
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		<title>Immigration à travers la Méditerranée : Mare Nostrum, Mare Mortis ?</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Immigration-a-travers-la-Mediterranee-Mare-Nostrum-Mare-Mortis</link>
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		<dc:date>2009-11-06T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Frank Stadelmaier</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Tribune-">Tribune</category>

		<dc:subject>Droits de l'Homme</dc:subject>

		<description>Chaque année des centaines, sinon des milliers d'hommes meurent en Méditerranée, noyés. L'Europe ferme l'œil, ou pire. Qu'en est-il de notre solidarité ? Ils sont nés en Afrique, ou au Moyen-Orient, peut-être en Afghanistan, peut-être en Somalie, ou au Mali. Ils sont peut-être membres de familles nombreuses, certains d'entre eux ont peut-être perdu leurs proches, de toute façon ils sont parmi les démunis de ce monde. Les guerres, les famines sont à la source de leur misère, ou sinon tout simplement la (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Chaque année des centaines, sinon des milliers d'hommes meurent en Méditerranée, noyés. L'Europe ferme l'œil, ou pire. Qu'en est-il de notre solidarité ?</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Ils sont nés en Afrique, ou au Moyen-Orient, peut-être en Afghanistan, peut-être en Somalie, ou au Mali. Ils sont peut-être membres de familles nombreuses, certains d'entre eux ont peut-être perdu leurs proches, de toute façon ils sont parmi les démunis de ce monde. Les guerres, les famines sont à la source de leur misère, ou sinon tout simplement la malchance d'être nés pauvres, dans des sociétés qui n'offrent pas de moyens pour se sortir de cette pauvreté. Nous savons d'habitude très peu d'eux, mais un fait est indéniable : ce sont nos semblables.</p> <h3 class="spip">Une vague migratoire</h3> <p>Ils ont décidé de courir un énorme risque, dépenser l'argent qu'ils ont, que peut-être une famille entière a réuni pour cette traversée du désert et de la mer, car l'Europe est l'espoir, l'espoir de ces familles qui envoient leurs fils pour qu'ils renvoient de l'argent si tout va bien. Mais tout ne va pas toujours bien. Les migrants ont parfois déjà survécu au Sahara, traversé à pied, et ils ont survécu aux passeurs qui se moquent de leur vie et qui demandent encore une autre petite somme et encore une autre, et une autre, et une autre. La dernière, on la leur verse avant de partir dans de minuscules bateaux pour l'autre rive de la Méditerranée. Puis ils sont seuls entre migrants : les passeurs ont disparu, car, eux, ils n'ont pas envie de se faire arrêter.</p> <h3 class="spip">Ils meurent - nous les aidons… à mourir</h3> <p>Un bateau européen, italien peut-être, mais peu importe, approche, les migrants sont soulagés, car les réserves d'eau fraîche commençaient à s'épuiser, et puis la mer est parfois dangereusement agitée. Les Européens les renvoient. Comme ça. En bloc. Sans même les interroger. Tous pareils, tous voués à la mer. Asile ? Connaît pas. Humanisme ? Oui, c'est un concept philosophique. Amour du prochain ? Laissez-moi rire. Tant pis pour la Convention de Genève, tant pis pour les Droits de l'Homme. Ces hommes des minuscules bateaux ne peuvent pas compter sur nous, car nous aimons les mots généreux, certes, mais on les laisse mourir, ces porteurs des Droits de l'Homme, noyés devant nos yeux.</p> <h3 class="spip">Quelques faits récents servent d'illustration</h3> <p>Si cette accusation paraît quelque peu démesurée, elle ne l'est guère. L'agence européenne Frontex se voit accusée par plusieurs ONG de renom d'avoir renvoyé en pleine mer des bateaux de migrants, cadavres à bord, sans aucun traitement individuel en vue du statut de demandeur d'asile, un droit fondamental garanti par la Convention de Genève et la Convention européenne des droits de l'homme. Les responsables du Cap Anamur II, bateau de sauvetage, héritier du premier Cap Anamur, bateau qui secourait les boat people au large du Vietnam, ont été acquittés de la charge de « trafic d'hommes » par la justice italienne en début d'octobre 2009, encore est-il qu'ils avaient droit au statut d'accusé pendant cinq ans. On connaît par ailleurs des cas où des pêcheurs arabes ont perdu leurs licences après avoir sauvé des migrants du naufrage. Ce dernier exemple fait preuve d'une perfidie particulière. Non seulement les autorités des deux rives sont tacitement d'accord pour laisser les boat people de la Méditerranée se noyer, mais en plus on punit ceux qui sauvent, en leur prenant leurs moyens de subsistance, pour faire un exemple.</p> <h3 class="spip">Aller aux racines du problème, oui, mais sauver des vies aussi</h3> <p>On ne saurait parler du problème des flux migratoires sans évoquer les problèmes de l'intégration et ceux qui se posent dans les régions d'origine des migrants. C'est effectivement dans les régions d'origine où se trouveraient des solutions, mais nos échecs en aide au développement et en maintien de la paix nous apprennent que le travail est très loin d'être achevé : la fin des migrations n'est donc pas affichée pour demain. Quant aux problèmes de l'intégration des migrants dans nos sociétés, la politique européenne sait souvent en tirer un profit populiste, mais elle sait beaucoup moins les résoudre, au détriment à la fois des migrants et des sociétés. L'intégration, si elle mérite ce nom, est souvent telle que survivre à la Méditerranée n'est que le début d'une longue lutte individuelle contre la xénophobie, l'exclusion et la pauvreté. Ici se cache effectivement un autre problème, à savoir une intégration souvent ratée, dont les symptômes nous hantent, mais dont les victimes premières sont très souvent inculpées elles-mêmes – le jeu est connu. De véritables solutions sociales et politiques sont loin. Transformer la Méditerranée en cercueil humide ne peut pas en être une.</p> <h3 class="spip">L'Europe politique consciente, mais très lente à réagir</h3> <p>La récente lettre ouverte (23 octobre) des présidents italien et français pour un renforcement de Frontex a malgré elle déclenché une dynamique possiblement intéressante. Certes, Messieurs Berlusconi et Sarkozy continuent à criminaliser les migrants, sans évoquer les problèmes humanitaires. Mais le Conseil européen du 29 et 30 octobre a énoncé, dans les conclusions de la présidence, de propos plus équilibrés, se montrant notamment conscient de « tragédies en mer », et proposant à la Commission d'ici début 2010 « l'élaboration de procédures opérationnelles communes […] tenant dûment compte de la nécessité d'assurer la protection des personnes démunies qui se déplacent en flux mixtes, conformément au droit international ». Si ce document répond également largement aux exigences de MM. Berlusconi et Sarkozy, ces passages laissent espérer une meilleure gestion de la situation humanitaire en été 2010. Ceci dit, les dangers pour les concernés en attendant restent les mêmes, et ces mots du Conseil sont loin de pouvoir rassurer de façon crédible, vu l'histoire déjà longue de la tragédie, et le manque de mesures directes. Il est à craindre que les mots du Conseil ne restent vains.</p> <p>S'il n'y a pas de solution simple pour les problèmes posés par les flux migratoires, la solution « morts en Méditerranée » est certainement la plus ignoble, la plus odieuse et la plus honteuse. Il nous revient de demander et de redemander aux divers responsables européens de changer immédiatement cette situation inhumaine et dangereuse. L'UE et Frontex doivent respecter le sauvetage comme premier impératif en Méditerranée (et au large des Iles Canaries), y compris dans les principes de coopération avec nos voisins du sud, au lieu de poursuivre une politique cynique de « contrôle des frontières » qui méprise la dignité humaine à un point mortel.</p> <p><strong>L'Europe devrait, par ailleurs, renforcer sa présence navale, non pour renvoyer des migrants mais pour sauver des vies, et elle devrait pénaliser les responsables des bateaux de commerce qui ignorent des migrants en situation de détresse, non ceux qui les sauvent du naufrage. Ce qui est en jeu, c'est effectivement l'humain de l'Europe.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Frank-Stadelmaier_">Frank Stadelmaier</a></span></div>
		<p><a>Immigration-a-travers-la-Mediterranee-Mare-Nostrum-Mare-Mortis?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> photographie de la mer Méditerranée vue depuis Barcelone, Espagne. Source : <a href='http://commons.wikimedia.org/wiki/File:M%C3%A9diterran%C3%A9e.JPG' class='spip_out'>Wikimédia</a>.</p></div>
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		<title>Plus jamais de tels conseils européens !</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Plus-jamais-de-tels-conseils-europeens</link>
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		<dc:date>2009-11-05T11:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Stéphane du Boispéan</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Actualite-">Actualité</category>

		<dc:subject>Conseil européen</dc:subject>
		<dc:subject>République Tchèque</dc:subject>
		<dc:subject>Traité de Lisbonne</dc:subject>

		<description>Après des semaines de négociations, les chefs d'Etat et de gouvernement ont fini par capituler devant les exigences du président tchèque Vaklav Klaus. Cet opt-out (la charte des droits fondamentaux ne s'appliquera pas à la République Tchèque) changera assez peu dans le futur, mais il est le symbole de l'échec de l'Europe diplomatique et intergouvernementale. La fin du processus constituant ? Lorsque comme prévu, le Traité de Lisbonne entrera en vigueur au premier décembre, cela pourrait être vu comme la (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Après des semaines de négociations, les chefs d'Etat et de gouvernement ont fini par capituler devant les exigences du président tchèque Vaklav Klaus. Cet opt-out (la charte des droits fondamentaux ne s'appliquera pas à la République Tchèque) changera assez peu dans le futur, mais il est le symbole de l'échec de l'Europe diplomatique et intergouvernementale.</p></div>
		<div class='rss_texte'><h3 class="spip">La fin du processus constituant ?</h3> <p>Lorsque comme prévu, le Traité de Lisbonne entrera en vigueur au premier décembre, cela pourrait être vu comme la fin du processus constituant initié en 2001. Il s'agissait à l'époque de rendre l'UE plus proche de ses citoyens, plus démocratique et plus efficace. Nous connaissons tous la suite. Dans une perspective fédéraliste, le bilan est plus que maigre : d'une constitution nous en sommes arrivé à un traité comme les autres, les symboles (drapeau, hymne etc…) ont été retirés, et nous avons un traité modificatif comme les précédents. Les compromis et changements en cours de route peuvent apparaître comme nécessaires pour poursuivre l'intégration, et il faut reconnaître que l'UE ne se construira pas en un jour. Même si le <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Lisbonne' class='spip_glossaire'>Traité de Lisbonne</a> est meilleur que le <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Nice' class='spip_glossaire'>Traité de Nice</a> (et c'est pour cela que les fédéralistes l'ont finalement soutenu), il ne doit pas être considéré en soi comme un bon traité, duquel on puisse être satisfait. Non, le processus constituant n'est pas terminé, il n'a pas encore débuté !</p> <h3 class="spip">Opt-out, protocoles et garanties en tout genre…</h3> <p>La charte des droits fondamentaux devaient donner à l'UE une base juridique, comme toutes les entités démocratiques. On se retrouve à la fin avec des exceptions pour trois Etats. Ceci était certainement nécessaire, pour arracher des compromis. „On ne pouvait pas faire autrement“ est un argument souvent répété, et dans les faits, malheureusement vrai. Dans la situation actuelle, les traités ne peuvent pas être faits autrement. On négocie des textes additionnels à tout va pour que chacun soit satisfait. L'apothéose aura été atteinte le 29 et 30 octobre avec celui pour la <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_Tch%C3%A8que' class='spip_glossaire'>République Tchèque</a>. Après des négociations menées comme d'habitude par les diplomates des pays membres, le veto tchèque a fini par être levé. Ceci montre avant tout que les choses doivent changer. Il faut en terminer avec la diplomatie comme moyen de faire l'Europe. Les Traités ne doivent plus à l'avenir être faits par les gouvernements nationaux. C'est le seul moyen d'empêcher que les égoïsmes nationalistes comme celui incarné par <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Klaus' class='spip_glossaire'>Klaus</a> ou Blair en 2007 s'expriment et continuent à bloquer l'intégration. Ainsi nous aurons résolu de lui-même le problème des opt-out.</p> <blockquote class="spip"> <p>Il faut en terminer avec la diplomatie comme moyen de faire l'Europe.</p> </blockquote>
<h3 class="spip">A quoi doit ressembler la prochaine réforme de l'UE ?</h3> <p>Avec le Traité de Lisbonne, l'UE était censé être plus efficace. Dans les faits, elle est vraiment plus directement démocratique et la vie politique va être mieux organisée. Avec la création du service diplomatique européen l'UE a pour la première fois la possibilité de s'affirmer sur la scène internationale de façon autonome. Ceci n'enlève rien au fait que des réformes importantes sont à mener rapidement. Mais par dessus tout, le processus devra cette fois ci être directement légitimé, et non pas via les gouvernements nationaux. Ces derniers ont définitivement montré le 29 octobre dernier qu'ils sont incapables d'avoir une vision européenne et de défendre la poursuite de l'intégration.</p> <p>L'UE ne doit pas être une mini-<a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/ONU' class='spip_glossaire'>ONU</a>. Elle ne doit pas être un simple espace de coopération internationale. Le Parlement Européen doit être au-dessus des autres institutions, et obtenir à lui seul le pouvoir constituant, même si une telle évolution prendra bien évidemment du temps. Le prochain traité doit être exclusivement négocié au sein du Parlement Européen, et ratifié par un seul référendum, à l'échelle de l'Europe. Tout autre façon de faire ratifier un traité peut apparaître comme légitime -il ne s'agit pas ici de remettre en cause la légitimité démocratique des parlements nationaux- mais elle crée frustration et scepticisme vis-à-vis de la construction européenne.</p> <h3 class="spip">Que reste-t-il encore à faire ? </h3> <p>La parlementarisation de l'UE doit continuer. Des progrès sont visibles dans le Traité de Lisbonne, mais ils sont nettement insuffisants. Cela va dans la bonne direction, mais en aucun cas assez loin. Dans les prochaines années, le Parlement Européen doit obtenir l'initiative législative, comme tout autre parlement. Les seuils nécessaires pour former une majorité ou renverser la Commission doivent être abaissés, de façon à ce que des coalitions plus homogènes puissent se constituer, avec de politiser la vie quotidienne de l'UE. La PESC et le haut représentant doivent également être soumis au Parlement Européen, pour que les citoyens puissent directement -et non comme aujourd'hui via leurs gouvernements nationaux- avoir le dernier mot. Ces objectifs concrets sont nécessaires pour réformer l'Union Européenne et la faire évoluer vers plus de fédéralisme.</p> <p>Comme le journaliste français Jean Quatremer le rappelait<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://bruxelles.blogs.liberation.f…' id='nh2-1'>1</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>, on peut tout à fait se demander si l'opt-out accordé à la République Tchèque est légitime. Ce dernier ne pourra être mis en œuvre que lors de l'adhésion de la Croatie, l'an prochain, lorsque les Traités devront être remodifiés. On peut tout à fait imaginer que lors de la ratification du Traité d'adhésion de la Croatie, un parlement national ait le courage de punir Klaus pour son nationalisme et de refuser cet opt-out. <strong>Mais la leçon la plus importante de ce Conseil Européen du 29 octobre est que le Conseil en tant qu'organe politique doit être désarmé, afin que l'UE puisse devenir plus politique, plus directement démocratique, et surtout, moins diplomatique.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Stephane-du-Boispean_">Stéphane du Boispéan</a></span></div>
		<p><a>Plus-jamais-de-tels-conseils-europeens?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<hr />
		<div class='rss_notes'><p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'>1</a>] <span class='csfoo htmlb'></span><a href='http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/10/lobstacle-klaus-lev%C3%A9-le-trait%C3%A9-de-lisbonne-va-entrer-en-vigueur.html' class='spip_out'>http://bruxelles.blogs.liberation.f…</a></p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Illustration : Vaklav Klaus, président tchèque (source : Wikipedia)</p></div>
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<item>
		<title>Le Mur de Berlin côté russe : une « déconstruction constructive »</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Le-Mur-de-Berlin-cote-russe-une-deconstruction-constructive</link>
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		<dc:date>2009-11-05T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aurélien Neu, Tatiana Dmitrieva</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-L-Europe-et-le-monde-">L'Europe et le monde</category>

		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Mur de Berlin</dc:subject>

		<description>Guerre froide, rideau de fer, mur de Berlin… Dans ce rang des expressions consacrées lorsque l'on évoque la période 1947-1989, on peut constater que le mur de Berlin a l'originalité d'avoir été l'une des seules manifestations visibles du conflit ouvert entre l'Est et l'Ouest. Ainsi, les Allemands de l'Ouest pouvaient voir au travers de cet énorme mur de béton campé au milieu de la ville, l'ultime expression du clivage opposant le monde capitaliste au monde soviétique. La Guerre Froide était en quelque (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Guerre froide, rideau de fer, mur de Berlin… Dans ce rang des expressions consacrées lorsque l'on évoque la période 1947-1989, on peut constater que le mur de Berlin a l'originalité d'avoir été l'une des seules manifestations visibles du conflit ouvert entre l'Est et l'Ouest.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Ainsi, les Allemands de l'Ouest pouvaient voir au travers de cet énorme mur de béton campé au milieu de la ville, l'ultime expression du clivage opposant le monde capitaliste au monde soviétique. La Guerre Froide était en quelque sorte sous leurs fenêtres. Construit durant l'été 1961 pour endiguer le flot d'émigration des Allemands de l'Est vers l'Ouest, on sait que la chute de ce « Mur de la honte » sera le prélude à l'effondrement de l'URSS. Mais qu'en est-il aujourd'hui de la perception de cet événement en Russie ? Durant le temps des célébrations et autres commémorations à venir, un nouveau mur pourrait-il se dresser entre la satisfaction des Européens et la délicate gestion de cette parenthèse de l'histoire par les mentalités collectives russes ?</p> <h3 class="spip">Entre construction et déconstruction</h3> <p>On doit d'abord souligner le délicat traitement de cette question au regard de ce qu'il cherche à appréhender : un sentiment, une perception. Vingt années après la chute du mur de Berlin, les deux concepts avancés par Gorbatchev en avril 1985, « glasnost » et « perestroïka », restent considérés comme les éléments moteurs ayant conduit à la fin de l'URSS. Généralement traduit en français par « liberté » pour le premier et « restructuration » pour le second, on oublie souvent de dire qu'ils font d'abord références en russe à un procédé de construction/déconstruction. En un mot, une déconstruction pour la liberté et la construction d'un nouvel espace économique et social au sein des frontières de l'ex-URSS. Cette remarque sémantique nous permet de voir combien l'arrivée de Vladimir Poutine à la présidence de la Fédération de Russie en décembre 1999 a coïncidé avec la reconstruction de la « maison Russie ». Mais entre la déconstruction du mur un certain soir de novembre 1989 et le nouveau visage de la Russie « poutinienne », qu'en est-il ?</p> <p>Bien loin de proposer une généalogie de l'histoire russe au cours des vingt dernières années, on cherchera uniquement à rappeler que la Russie est entrée à partir de l'année 1992 dans une phase de tâtonnement ou d'errement qui a vu son apogée en août 1998 avec une crise financière qui s'est muée en une crise économique. Or si l'on est capable de mesurer quantitativement l'étendue d'une crise, on oublie souvent de calculer ses conséquences qualitatives. Dans le cas de la Russie, une telle crise a été synonyme d'un appauvrissement généralisé de la classe moyenne. Le ressentiment d'une grande partie de la population à l'égard de ses élites s'en est trouvé durablement affecté. Mais doit-on voir dans la seule chute du mur de Berlin le point de départ de ces perturbations politiques, sociales, économiques ? Bien entendu que non. Toutefois, il est indéniable qu'une fois le mur tombé, c'est dans un long tunnel que s'est engouffrée la Russie. Pour s'en extraire, il lui a fallu, il lui faut encore, ou il lui faudra toujours selon les points de vue, repenser des notions aussi élémentaires que l'Etat, le politique ou encore l'économie. Comme l'a brièvement souligné le président Medvedev dans une interview donnée à CNN le 20 septembre 2009, « la Russie est une jeune démocratie ».</p> <h3 class="spip">Le retour de la Russie</h3> <p>Dans le même temps, on ne compte plus les articles parus il y a un ou deux ans consacrés au retour de la Russie sur la scène internationale. A ce titre, elle reprend aujourd'hui à son compte, par la voix de son ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov, une vision « désidéologisée » des relations internationales comme l'avait déjà formulé Gorbatchev en février 1986. La coopération entre les Etats doit être encouragée et leur sécurité garantie. Ce sont là des principes bien éloignés de la politique esltienne à l'oeuvre durant la décennie 1990 qui a été, dans le domaine diplomatique, plutôt isolationniste. Sur le plan intérieur, il convient d'évoquer l'article « Russie en avant » écrit par le président Medvedev en octobre 2009 et qui a trouvé un certain écho dans la presse nationale et internationale. Dans cet article long de deux pages et d'un ton assez vif, le président dresse une sorte d'inventaire des qualités et défaillances de son pays à l'aune du XXIe siècle. Il insiste en particulier sur les limites structurelles de l'économie russe et fait aussi mention de l'héritage soviétique qui a fait de l'Etat dans les mentalités collectives l'unique remède à tous les maux de la société. Le président n'hésite pas non plus à évoquer la persistance d'une sphère sociale encore emprunte de « soviétisme ». La formulation de tels constats il y a encore quelques années aurait certainement nourri bien des oppositions et des critiques dans le pays, signe qu'il existe aujourd'hui en Russie une volonté partagée de construire un lendemain sur les ruines d'un hier, c'est à dire la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'Union soviétique.</p> <p><strong>Ainsi, on peut retenir que la Russie qui s'apprête à assister indirectement aux célébrations commémorant la chute du Mur présente un tout autre visage que celui qu'elle affichait en novembre 1999. On ne doit pas non plus oublier que l'Union européenne, par son élargissement à l'Est, a aussi changé. Si la frontière entre ce qu'était à cette époque la Communauté Economique Européenne et l'URSS était un mur de plusieurs mètres de haut, elle est aujourd'hui une frontière au tracé reconnu, notamment entre la Pologne et la Fédération de Russie. Gageons qu'il soit de même dans les mentalités collectives de part et d'autre de cette frontière.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Aurelien-Neu_">Aurélien Neu</a></span>, <span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Tatiana-Dimitrieva_">Tatiana Dmitrieva</a></span></div>
		<p><a>Le-Mur-de-Berlin-cote-russe-une-deconstruction-constructive?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> photographie de Gorbatchev et Reagan, signant le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire à la Maison Blanche de Washington, États-Unis. Source : <a href='http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Reagan_and_Gorbachev_signing.jpg' class='spip_out'>Wikimedia</a>.</p></div>
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		<title>Service Civique : lobbying réussi pour les JE France</title>
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		<dc:creator>Les Jeunes Européens France</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Jeunesse-Education-">Jeunesse et éducation</category>


		<description>Le Sénat fait un pas vers le renforcement de la citoyenneté européenne, grâce au lobbying des Jeunes Européens - France, dans la proposition de loi sur le service civique. Suite aux diverses réunions sur la proposition de loi sur le service civique, l'association « Les Jeunes Européens-France » a rédigé un amendement pour que la loi prenne en compte la dimension européenne dans les missions d'intérêt général susceptibles d'être accomplies dans le cadre d'un tel service. Des sénateurs – dont Sophie (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Le Sénat fait un pas vers le renforcement de la citoyenneté européenne, grâce au lobbying des Jeunes Européens - France, dans la proposition de loi sur le service civique.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Suite aux diverses réunions sur <a href='http://www.senat.fr/leg/tas09-012.html' class='spip_out'>la proposition de loi sur le service civique, l'association</a> « Les Jeunes Européens-France » a rédigé un amendement pour que la loi prenne en compte la dimension européenne dans les missions d'intérêt général susceptibles d'être accomplies dans le cadre d'un tel service.</p> <p>Des sénateurs – dont <a href='http://www.senat.fr/senfic/joissains_sophie08044w.html' class='spip_out'>Sophie JOISSAINS</a> (Sénateur UMP des Bouches-du-Rhône) et <a href='http://www.michel-thiolliere.com/' class='spip_out'>Michel THIOLLIERE</a> (Sénateur UMP de la Loire) – ont accepté de présenter, défendre et faire voter notre amendement.</p> <p><strong>Celui-ci a été adopté le 27 octobre dernier par la Haute assemblée malgré l'avis défavorable du gouvernement et du rapporteur.</strong></p> <h3 class="spip">« Art. L. 120-7. - Les missions d'intérêt général susceptibles d'être accomplies dans le cadre d'un service civique doivent revêtir un caractère philanthropique, éducatif, environnemental, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial ou culturel ou participer à la prise de conscience de la citoyenneté européenne. » </h3> <p>Pour Nicolas JEAN, président des <a href='http://www.jeunes-europeens.org/' class='spip_out'>Jeunes Européens-France</a>, l'association « se félicite d'avoir été entendue sur ce point. Nous serons attentifs dans les prochaines semaines à ce que l'Assemblée nationale maintienne cette orientation importante pour notre avenir et pour la construction de notre citoyenneté européenne ».</p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Les-Jeunes-Europeens-France,102_">Les Jeunes Européens France</a></span></div>
		<p><a>Service-Civique-lobbying-reussi-pour-les-JE-France?lang=fr</a></p>
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		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> Logo des Jeunes Européens - France</p></div>
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		<title>Chute du Mur de Berlin : « la victoire d'un modèle sur un autre » selon Baudouin Bollaert</title>
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		<dc:creator>Fabien Cazenave</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Actualite-">Actualité</category>


		<description>Le Mouvement Européen - France organise avec la ville de Suresnes et le magazine L'Histoire une grande journée consacrée au « 9 novembre 1989, le big-bang européen ? » Baudouin Bollaert, ancien rédacteur en chef et correspondant en Allemagne du Figaro, revient avec nous sur cet évènement. Le Taurillon : Que représente pour vous le symbole de la Chute du Mur de Berlin en 1989 ? Incontestablement, la victoire d'un modèle sur un autre. Ce jour-là, le modèle occidental – démocratie parlementaire, respect (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Le Mouvement Européen - France organise avec la ville de Suresnes et le magazine L'Histoire une grande journée consacrée au « 9 novembre 1989, le big-bang européen ? » Baudouin Bollaert, ancien rédacteur en chef et correspondant en Allemagne du Figaro, revient avec nous sur cet évènement.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p><strong class="caractencadre-spip spip">Le Taurillon :</strong> <strong>Que représente pour vous le symbole de la Chute du Mur de Berlin en 1989 ?</strong></p> <p>Incontestablement, la victoire d'un modèle sur un autre. Ce jour-là, le modèle occidental – démocratie parlementaire, respect des droits de l'Homme, économie de marché – a porté un coup mortel au modèle communiste.</p> <p>Prélude à l'effondrement de l'URSS, à l'éclatement de la Yougoslavie et à la souveraineté retrouvée des pays du défunt Pacte de Varsovie, la chute du Mur de Berlin symbolise aussi pour moi les retrouvailles de la « grande Europe » concrétisées par le double élargissement de l'Union européenne et de l'OTAN.</p> <p><strong class="caractencadre-spip spip">Le Taurillon :</strong> <strong>Est-ce que les dirigeants de l'Europe « de l'Ouest » ont tout de suite perçu l'importance de l'évènement ?</strong></p> <p>Si la plupart ont été surpris par sa soudaineté, ils en ont vite perçu l'importance : l'apparition d'une Allemagne réunifiée de 80 millions d'habitants au cœur du vieux continent ! Mais François Mitterrand et Margaret Thatcher, par exemple, ont manifesté leur crainte plutôt que leur joie. Comme si la chute du Mur rapetissait d'un seul coup la France et le Royaume-Uni et ressuscitait le spectre de 1870, 14-18 et 39-45… Fort heureusement, leur pusillanimité n'a pas arrêté le cours de l'Histoire.</p> <p><strong class="caractencadre-spip spip">Le Taurillon :</strong> <strong>Dans l'Allemagne d'aujourd'hui, comment est perçu cet évènement, dix-neuf ans après la réunification de la RFA et de la RDA ?</strong></p> <p>Avec le résultat des dernières élections fédérales, des films comme Good bye Lénine ou La vie des autres traduisent mieux que tous les sondages de circonstance le sentiment des Allemands…</p> <p>Die Linke, héritier du parti communiste et refuge des amis d'Oskar Lafontaine, a certes obtenu d'excellents résultats dans l'ex-RDA dont les habitants – les Ossies – se sentent toujours moins bien traités que les Allemands de l'ouest. Mais les deux films précités montrent que la nostalgie de l'ancien régime, quand elle existe, est teintée d'humour et que personne, vraiment personne, ne regrette la disparition de la sinistre Stasi…</p> <p><strong class="caractencadre-spip spip">Le Taurillon :</strong> <strong>Vous êtes l'auteur d'un livre sur Angela Merkel. Est-elle le symbole vivant de la chute du Mur et de l'Allemagne réunifiée ?</strong></p> <p>La chancelière, à sa façon, est un pur produit de la méritocratie de l'ex-RDA. Elle n'a jamais été dissidente et n'a jamais prétendu l'avoir été ! Le 9 novembre 1989, elle était au sauna avec une amie… Elle n'est donc pas le symbole de la chute du Mur. En revanche, elle incarne l'Allemagne réunifiée puisque dès la chute de ce Mur, avec une rapidité stupéfiante, elle a renoncé à son métier de physicienne pour s'engager corps et âme en politique à l'âge de 35 ans. Si quelqu'un a senti souffler le vent de l'Histoire, c'est bien elle !</p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Fabien-Cazenave_">Fabien Cazenave</a></span></div>
		<p><a>Chute-du-Mur-de-Berlin-la-victoire-d-un-modele-sur-un-autre-selon?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> photographie de Baudouin Bollaert.</p></div>
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		<title>Le Mur côté hongrois</title>
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		<dc:date>2009-11-03T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dorothée Hever</dc:creator>

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		<dc:subject>Hongrie</dc:subject>

		<description>Avec une émouvante fierté, les Hongrois aiment (se) rappeller qu'ils ont été les premiers à sectionner les barbelés qui divisaient l'Europe en deux. Pourtant, à Budapest, en cette période d'anniversaire de la chute du communisme, il est délicat mais pas insensé de percevoir une certaine amertume dans les propos et les sentiments des Hongrois. Il faut si peu d'imagination pour se représenter leur enthousiasme lors du changement de régime en 1989, que la désillusion, durant les vingt dernières années, (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Avec une émouvante fierté, les Hongrois aiment (se) rappeller qu'ils ont été les premiers à sectionner les barbelés qui divisaient l'Europe en deux. Pourtant, à Budapest, en cette période d'anniversaire de la chute du communisme, il est délicat mais pas insensé de percevoir une certaine amertume dans les propos et les sentiments des Hongrois. Il faut si peu d'imagination pour se représenter leur enthousiasme lors du changement de régime en 1989, que la désillusion, durant les vingt dernières années, aurait pu être encore plus flagrante et répandue.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>C'est l'amertume d'un pays qui a entrevu, il y a vingt ans entre deux briques soviétiques, la promesse d'un futur radicalement différent, voire d'une véritable révolution identitaire, mais qui a trouvé bien difficile de tourner une page si lourde. Peut-être surtout parce qu'elle connaît un socialisme qui ne se cache qu'à peine d'être l'héritier du communisme dont la Hongrie a souffert. Il est toujours étonnant de faire le parallèle entre le désir éminent de changement absolu éprouvé par les Hongrois lors de l'éclatement de l'Empire soviétique, et l'élection, entres autres, de Ferenc Gyurcsány, Premier ministre hongrois du 29 septembre 2004 au 14 avril 2009, qui a entamé sa carrière politique sous le régime totalitaire en tant que secrétaire général de l'organisation des jeunesses communistes.</p> <p>Son gouvernement a certes été conduit au pouvoir par la démocratie, mais il a sans aucun doute bien plus été servi par l'infortune du gouvernement élu directement après le changement de régime ; ce dernier s'étant trouvé confronté à des difficultés quasi insurmontables. Pour autant, pas de retour massif des Trabants, mais l'impression que concrètement, l'apparition d'une certaine nostalgie mal placée, tournée vers le passé communiste, aurait pu être atténuée par une aide financière semblable à celle du Plan Marshall en 1945, qui aurait facilité la transition entre les deux régimes et que la plupart des citoyens hongrois auraient acueillie les bras ouverts.</p> <h3 class="spip">L'Europe contre l'amertume ?</h3> <p>C'est l'amertume, encore et toujours, d'avoir été une grande nation et de ne pas –encore ?- réussir à se hisser à la hauteur de son glorieux passé. Marc Lambron écrivait : „Une ville peut ressembler à un état d'âme. Budapest me paraissait flotter ; les attaches qui la reliaient à la gloire de ses rois médiévaux, aux rutilances de la double monarchie, à l'esprit de ses boulevardiers, avaient été rompues comme on sectionne un nerf. ”</p> <p>Et Budapest flotte encore. Elle a flotté entre sa liberté retrouvée et la confrontation aux grands fléaux du capitalisme : chômage, inflation, crises économiques. Elle flotte encore aujourd'hui entre les eurosceptiques qui ne parviennent pas à voir en l'Union un possible changement de leur sort, et les européens convaincus.</p> <p>Car l'Europe reste, et il est primordial qu'elle reste, un véritable espoir pour la Hongrie. Il demeure en effet une volonté de reconstruction profonde, économique mais surtout politique, digne de celle que l'Ouest a connu après la deuxième guerre mondiale. L'Europe constitue aujourd'hui la grande chance pour la Hongrie de trouver une aisance, si ce n'est une totale prospérité économique, de développer des commerces, des industries et des savoir-faire de qualité, de préserver un imposant patrimoine culturel, et de trouver une véritable paix avec ses voisins, notamment au sujet des questions concernant les minorités, qui créent encore de déchirants conflits.</p> <p><strong>C'est cette Europe à laquelle la Hongrie dit oui, une fois, deux fois, mille neuf cents quatre-vingt-neuf fois oui. Qu'un gouvernement hongrois ambitieux, efficace, honnête et moderne soit constitué au printemps 2010, et le Mur tombera peut-être enfin vraiment. </strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Dorothee-Hever_">Dorothée Hever</a></span></div>
		<p><a>Le-Mur-cote-hongrois?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> photographie d'un drapeau hongrois sur un mur à Budapest. Source : <a href='http://www.flickr.com/photos/rehvonwald/2922462936/' class='spip_out'>Flickr</a></p></div>
		<div class="feedflare">
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<item>
		<title>Présidence du Conseil européen : défendre une certaine idée de l'Europe</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Presidence-du-Conseil-europeen-defendre-une-certaine-idee-de-l-Europe</link>
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		<dc:date>2009-11-02T13:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samuel Faure</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Actualite-">Actualité</category>

		<dc:subject>Conseil européen</dc:subject>
		<dc:subject>Traité de Lisbonne</dc:subject>

		<description>Par la dérogation accordée à la République tchèque, le Conseil européen des 29 et 30 octobre 2009 a assuré, dans un avenir proche, la signature du traité de Lisbonne. Conséquence, la course à la Présidence du Conseil européen est plus que jamais d'actualité. Quels sont les enjeux que pose cette nouveauté institutionnelle ? Déconstruire : le Conseil européen n'est pas l'Union européenne Quand Marc-Olivier Fogiel, jeudi matin sur Europe 1, s'interroge « Qui sera le premier Président de l'Union Européenne (UE) (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Par la <a href='http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/2009/10/30/leurope-du-xxi%c2%b0-siecle-sera-celle-des-opting-out-ou-ne-sera-pas/' class='spip_out'>dérogation accordée</a> à la République tchèque, le Conseil européen des 29 et 30 octobre 2009 a assuré, dans un avenir proche, la signature du traité de Lisbonne. Conséquence, la course à la Présidence du Conseil européen est plus que jamais d'actualité. Quels sont les enjeux que pose cette nouveauté institutionnelle ?</p></div>
		<div class='rss_texte'><h3 class="spip">Déconstruire : le Conseil européen n'est pas l'Union européenne </h3> <p>Quand Marc-Olivier Fogiel, jeudi matin sur <a href='htpp://www.europe1.fr/' class='spip_out'>Europe 1</a>, s'interroge « Qui sera le premier Président de l'Union Européenne (UE) ? ». Pire, quand les rédactions du Monde et du Figaro – mais également celles du Nouvel Observateur et du Parisien – titrent respectivement « <a href='http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/29/l-union-europeenne-se-cherche-son-futur-president_1260001_3214.html' class='spip_out'>L'UE cherche son futur Président</a> » et « <a href='http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/23/01003-20091023ARTFIG00006-blair-conteste-pour-la-presidence-de-l-europe-.php' class='spip_out'>Blair contesté pour la présidence de l'Europe</a> », il n'est plus trivial mais nécessaire de rappeler que le Conseil européen et l'Union européenne, ce n'est pas la même « chose ».</p> <p>Non, l'Union européenne n'est pas un État unitaire et <a href='http://europeanelection2009.blog.lemonde.fr/2009/10/29/non-lunion-europeenne-ne-cherche-pas-son-futur-president/' class='spip_out'>présidentialiste</a> comme… la France, mais un système politique acéphale <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/sui_generis' class='spip_glossaire'>sui generis</a>. Espérer et défendre un « Président fort » qui aurait pour but de donner un « visage à l'Europe » est au mieux hors de propos, au pire le symptôme d'une incompréhension caractérisée de l'UE.</p> <p>Pour le pire et le meilleur, l'Union européenne a des visages : celui de M. Barroso président de la <a href='http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/institutions/commission-europeenne-et-commissaires.html' class='spip_out'>Commission européenne</a>, celui de M. Buzek président du <a href='http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/institutions/parlement-europeen-et-deputes.html' class='spip_out'>Parlement européen</a>, celui de M. Solana Haut Représentant de la Politique étrangère de sécurité commune (PESC), etc. Le (la) futur(e) Président(e) du Conseil européen ne représentera qu'un visage… de plus.</p> <h3 class="spip">Décrypter : la Présidence du Conseil européen, la quoi ? </h3> <p>L'évolution institutionnelle qu'apporte le traité de Lisbonne est, en la matière comme dans son ensemble, plus proche d'un bricolage Ikea qui aurait plus ou moins mal tourné qu'une révolution copernicienne.</p> <p>Après avoir à son tour pêché en évoquant le « f<a href='http://www.telos-eu.com/fr/article/pourquoi_il_faut_dire_non_a_blair' class='spip_out'>utur Président de l'Europe</a> », Zaki Laïdi a le mérite, dans un récent article, de proposer une description réaliste du poste : « (…) le traité de Lisbonne prévoit que le président animera les travaux du Conseil européen, assurera la continuité des travaux de ce Conseil en coopération avec le président de la Commission, facilitera la cohésion et la recherche de consensus au sein du Conseil ».</p> <p>On est loin de la représentation d'un « Président de l'Europe », véritable homme d'État, avec lequel jouent les médias et certaines personnalités politiques qui souhaiteraient par tous les moyens faire de l'Europe ce qu'elle n'est pas. Non Monsieur le Président Giscard d'Estaing, <a href='http://www.lesechos.fr/management/carre-vip/300245052.htm' class='spip_out'>l'Europe ne doit pas rechercher son George Washington</a>. Pas plus centralisateur, l'UE n'est pas non plus encore un État fédéral (comme l'a rappelé récemment la <a href='http://www.taurillon.org/La-Cour-constitutionnelle' class='spip_out'>Cour constitutionnelle allemande</a>).</p> <p>Mais alors s'il ne s'agit pas de donner un « visage à l'Europe » et que les prérogatives de l'heureux(-se) élu(e) sont juridiquement limitées, ce baroufle médiatique ne serait-il qu'un pétard mouillé ? Non plus.</p> <h3 class="spip">Vive le Conseil européen, Bye bye la Commission ? </h3> <p>Qui dit faux débats, ne dit pas absence de débats. Celui que pose la nomination d'un(e) Président(e) du Conseil européen est la défense d'une certaine idée de l'Europe.</p> <p>À Bruxelles, les rapports de force qui clivent et structurent le plus fortement le « champ » politique européen sont ceux qui ont lieu entre les institutions intergouvernementales (Conseil, Conseil européen) qui défendent les intérêts des États et les organes supranationaux qui se battent pour l'intérêt général européen (Commission européenne, Parlement européen).</p> <p>Au sein de ce système, défendre un « Président fort » ou un « executive president » selon les mots de <a href='http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0184.026861/oui__un_chairman_non__un_executive_prsident.html' class='spip_out'>Jacques Delors</a>, ce n'est pas souhaiter donner un « visage à l'Europe » comme cela a été démontré précédemment mais favoriser une Europe intergouvernementale, une Europe des nations. <strong>Le Conseil européen se verrait alors renforcer, et la Commission institutionnalisée dans un rôle de Secrétariat général. </strong></p> <p>À l'inverse, défendre un « chair-(wo)man » c'est-à-dire quelqu'un(e) qui s'efforcerait « d'améliorer le processus de décision de l'Union en proposant des priorités au Conseil européen et des options claires à trancher, au besoin par vote, puis en s'assurant de leur correcte et loyale mis en œuvre » c'est préférer l'Europe supranationale. La Commission aurait encore un espoir de survivre à un rapport de force qui l'affaiblit chaque jour un peu plus.</p> <p><strong>S'interroger sur la Présidence du Conseil européen, c'est se positionner sur une certaine idée de l'Europe. Faites votre choix ! </strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Samuel-Faure_">Samuel Faure</a></span></div>
		<p><a>Presidence-du-Conseil-europeen-defendre-une-certaine-idee-de-l-Europe?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> photographie officielle issue du site du [Conseil européen-<a href='http://www.consilium.europa.eu/App/NewsRoom/galleryViewer.aspx?command=PIC&pic=20&bid=76&lang=FR&rubrique=2915&dateEvent=29/10/2009&id=843&picid=5193a0fd-eb1b-4043-90cc-cfdb24309719' class='spip_out' rel='nofollow'>http://www.consilium.europa.eu/App/…</a>]</p></div>
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		<title>Président de l'Europe : la chasse au dahu</title>
		<link>http://www.taurillon.org/President-de-l-Europe-la-chasse-au-dahu</link>
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		<dc:date>2009-11-02T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valéry-Xavier Lentz</dc:creator>

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		<dc:subject>Conseil européen</dc:subject>

		<description>Vous entendrez peut être ces jours-ci dans vos médias préférés parler de l'élection prochaine d'un « président de l'Europe ». Encore le 29 octobre 2009, Le Monde publie un article sous le titre trompeur « L'Union européenne cherche son futur président » [1] Ainsi se construit doucement une créature mythologique à trois pattes, un eurodahu issu de trois idées fausses. Ce président n'existe pas La première idée fausse colportée par des journalistes mal informés ou paresseux est le raccourci de langage trompeur (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Vous entendrez peut être ces jours-ci dans vos médias préférés parler de l'élection prochaine d'un « président de l'Europe ». Encore le 29 octobre 2009, Le Monde publie un article sous le titre trompeur « L'Union européenne cherche son futur président »<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Disponible pour quelques temps sur le site du journal.' id='nh1'>1</a>]<span class='csfoo htmlb'></span> Ainsi se construit doucement une créature mythologique à trois pattes, un eurodahu issu de trois idées fausses.</p></div>
		<div class='rss_texte'><h3 class="spip">Ce président n'existe pas</h3> <p>La première idée fausse colportée par des journalistes mal informés ou paresseux est le raccourci de langage trompeur qui transforme le président du Conseil européen en un président de l'Europe. Non, <a href='http://www.taurillon.org/La-presidence-de-l-Union-europeenne-n-existe-pas' class='spip_in'>la présidence de l'Union européenne n'existe pas</a>.</p> <p>Ce dont il s'agit en réalité c'est de la présidence de l'une des institutions communautaires, le Conseil, comme il existe un président de la Commission européenne et un président du Parlement européen.</p> <p>Cette présidence est aujourd'hui exercée selon un système de présidence tournante. Chaque État membre voit son gouvernement assurer six mois durant l'animation des travaux du Conseil, dit « Conseil des ministres »<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Pour en savoir plus sur cette institution mystérieuse mais très puissante (...)' id='nh2'>2</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>, et du Conseil européen qui réunit les chefs de gouvernements des pays membres de l'Union européenne (sauf pour la France qui, du fait du régime exotique de la Ve République, envoie le chef de l'État).</p> <p>Le traité de Lisbonne qui entrera prochainement en vigueur prévoit la création de la fonction de <strong>président du Conseil européen</strong>. Il s'agira d'une personne physique désignée par le Conseil européen pour une durée de deux ans et demi. Le Conseil « des ministres » conservera pour sa part le système de présidence tournante actuel.</p> <h3 class="spip">Ce président n'est pas élu</h3> <p>Le mot « élection » est souvent utilisé au sujet de la nomination de ce personnage nouveau venu dans les institutions européennes post-Lisbonne. De fait c'est celui qui figure dans le traité :</p> <p><i>Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. En cas d'empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut mettre fin à son mandat selon la même procédure.</i><span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='cf. le texte du traité de Lisbonne.' id='nh3'>3</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>.</p> <p>Naturellement, quiconque a la moindre familiarité avec le fonctionnement des institutions européennes sait qu'il ne s'agit en réalité que d'une nomination. Le terme « élection » suppose en effet, dans l'imaginaire populaire que je partage, la pluralité des candidatures, la présentation d'un programme, la confrontation des idées dans un débat et enfin un vote devant déterminer le nom du titulaire du poste. À l'évidence, le texte du traité autoriserait une telle démarche mais comme il ne l'impose pas nous savons qu'il n'en sera rien. Il suffit de voir de quelle manière les chefs de gouvernements ont choisis de renouveler le président de la Commission européenne, où pourtant nos élus ont leur mot à dire, pour se rendre compte que pour ce « président » où seuls 27 personnes ont à se prononcer, les choses ne seront pas différentes.</p> <p>Jean Quatremer le confirmait en écrivantil y a quelques jours sur le sujet : « jusqu'à présent, les nominations (même si l'on parle « d'élection ») aux principaux postes de l'Union ont toujours été décidées dans la plus parfaite opacité, le Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement se contentant, in fine, d'annoncer le nom de l'heureux vainqueur d'arbitrages interétatiques aux foules ébahies… »<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='cf. Présidence du Conseil européen : Jean-Claude Juncker officiellement (...)' id='nh4'>4</a>]<span class='csfoo htmlb'></span> Dans un autre article, le correspondant à Bruxelles de <i>Libération</i> expliquait comment un Sarkozy ferait tout pour éviter un vote (lequel est pourtant la procédure prévue par le traité) en obtenant en amont le choix d'un candidat consensuel.</p> <p>Le Conseil européen et cette nouvelle fonction de président représentent en effet l'un des pires aspects des institutions de l'Union européenne : il s'agit d'un mécanisme entièrement intergouvernemental, ce système où l'Europe est traitée sur le seul mode de la diplomatie et de la politique étrangère sans ma moindre considération pour les mécanismes démocratiques qui ont commencés depuis longtemps à régir le reste des institutions communautaires. Entre le Congrès de Vienne qui partagea l'Europe suite à la défaite de Napoléon et le Conseil européen d'aujourd'hui pas grand chose n'a changé. Les gueux n'ont pas leur mot dire et l'on ne saura comment la décision est prise que par des indiscrétions intéressées.</p> <h3 class="spip">Ce président n'a pas de pouvoir</h3> <p>Le plus déconcertant dans toute cette affaire est que les missions de ce président du Conseil européen sont particulièrement modestes. Là où l'on s'imagine en entendant la belle expression de « Président de l'Europe », une sorte d'euro-Maison blanche (une maison bleue ?) , on a surtout quelqu'un qui occupera la fonction que les anglophones nomment « <i>chairman</i> », c'est à dire un président de séance, un modérateur, un facilitateur, bref un gentil organisateur :</p> <p> <i>Le président du Conseil européen :
<br />a) préside et anime les travaux du Conseil européen ;
<br />b) assure la préparation et la continuité des travaux du Conseil européen en coopération avec le président de la Commission, et sur la base des travaux du Conseil des affaires générales ;
<br />c) œuvre pour faciliter la cohésion et le consensus au sein du Conseil européen ;
<br />d) présente au Parlement européen un rapport à la suite de chacune des réunions du Conseil européen.</i></p> <p>Le brave homme (quoi que il parait que l'une des trois fonctions clés serait à confier à une femme. Qui vivra verra) aura certes un rôle de représentation extérieure de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune mais « sans préjudice des attributions du haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » (sous ce jargon se cache le ministre des affaires étrangères de l'Union européenne).</p> <p>Une chose est certaine : quand les aliens attaqueront la terre, ils ne commenceront pas par pulvériser le bureau de ce monsieur.</p> <p>Pourquoi tout ce tintouin autour de la nomination d'un personnage aux pouvoir si limités ? Tout simplement parce que le premier titulaire du poste profitera sans aucun doute du flou dans les esprits sur ce poste (car sa définition dans le traité n'a rien de floue, elle, comme on vient de le voir) pour le faire mousser dans la mesure du possible.</p> <h3 class="spip">Paradoxe et conséquence de la vraie-fausse élection d'un vrai-faux président</h3> <p>Le pitoyable paradoxe dans cette affaire est que la nomination de ce PCE semble beaucoup plus intéresser les journalistes que celle du vrai président de l'Europe qui est le président de la Commission européenne. Il est vrai que les politiques y contribuent : là où aucun candidat n'acceptait de se déclarer pour la présidence de la Commission, celle qui détiens les vrais pouvoirs, et où nos élus doivent voter une investiture, nous voyons désormais les candidatures officielles commencer à se multiplier (pas encore Jean Sarkozy, mais ça ne saurait tarder). On observe même un début de débat ou de campagne. Richard Laming fait observer à juste titre sur le blog de Federal Union qu'il s'agit là de la mauvaise campagne : <a href='http://www.federalunion.org.uk/blog/2009/10/wrong-campaign-for-president.html' class='spip_out'>The wrong campaign for president</a>.</p> <p>Naturellement, il ne s'agit pas là d'un complot politico-médiatique, mais plus de l'habituelle médiocrité avec laquelle les questions européennes sont traitées dans les grands médias<span class='csfoo htmla'></span> [<a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Notons aussi le travail des spécialistes en référencement et des secrétaires (...)' id='nh5'>5</a>]<span class='csfoo htmlb'></span>.</p> <p>La conséquence de ces carabistouilles est que, à nouveau, le débat européen repose sur du vent.</p> <p>Le public, en écoutant nos éditorialistes discuter de ce président mythologique, s'attend à voir arriver un véritable président de l'Europe, il sera amèrement déçu. Il se demande pourquoi un tel président est nommé derrière des portes closes, au lieu de voir une élection au grand jour, il s'attend à ce que l'Union soit enfin gouvernée efficacement, il ne verra qu'un progrès marginal dans le fonctionnement de l'une de ses institutions, le Conseil européen, institution fondamentalement viciée et non-démocratique : la règle la plus courante du consensus interdit toute initiative significative.</p> <p>Au final, voici le beaux bâtons tendus aux ultra-nationalistes (ceux que la langue de bois officielle appelle des doux euphémismes « eurosceptiques » ou « souverainistes »). Ce ne sont ni les premiers ni les derniers. En refusant de bâtir une Europe politique et démocratique, l'establishment européiste oeuvre à l'érosion du soutien du public à l'idée européenne tout court.</p> <p>La bonne nouvelle est que si il y a une chose qui ne choque personne dans cette affaire, c'est bien qu'il y ait besoin d'un président de l'Europe. L'adhésion des citoyens au projet européen reste fort dans la plupart des pays de l'Union et le besoin de voir l'Europe enfin exister en tant qu'acteur de la vie internationale est profondément ressenti. Mais la recherche d'un président pour le Conseil européen ne répondra en rien à cette attente.</p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Valery-Xavier-Lentz_">Valéry-Xavier Lentz</a></span></div>
		<p><a>President-de-l-Europe-la-chasse-au-dahu?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<hr />
		<div class='rss_notes'><p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>Disponible pour quelques temps <a href='http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/29/l-union-europeenne-se-cherche-son-futur-president_1260001_3214.html' class='spip_out'>sur le site du journal</a>.</p><p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'>2</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>Pour en savoir plus sur cette institution mystérieuse mais très puissante voir l'article Wikipedia : <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l'Union_européenne' class='spip_out'>Conseil de l'Union européenne</a>.</p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'>3</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>cf. <a href='http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/12007L/htm/C2007306FR.01001001.htm' class='spip_out'>le texte du traité de Lisbonne</a>.</p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'>4</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>cf. <a href='http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/10/présidence-du-conseil-européen-jeanclaude-juncker-officiellement-candidat.html' class='spip_out'>Présidence du Conseil européen : Jean-Claude Juncker officiellement candidat !</a>.</p> <p><span class='csfoo htmla'></span>[<a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'>5</a>] <span class='csfoo htmlb'></span>Notons aussi le travail des spécialistes en référencement et des secrétaires de rédaction. C'est bel et beau de réécrire les titres des articles proposés par les auteurs pour faciliter le travail de Google et compagnie, mais si il est regrettable que ceci conduise à diffuser des idées fausses. Ainsi un intéressant article de Eric L'Helgoualc'h sur Rue89 a été renommé en ce sens à l'insu de son plein gré : <a href='http://www.rue89.com/europe/2009/10/29/pourquoi-la-france-na-pas-de-candidat-a-la-presidence-de-leurope' class='spip_out'>Président de l'Europe : pourquoi la France n'a pas de candidat</a>.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p><strong>Le traité de Lisbonne au sujet du PCE :</strong></p> <p>5. Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. En cas d'empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut mettre fin à son mandat selon la même procédure.</p> <p>6. Le président du Conseil européen :</p> <p>a) préside et anime les travaux du Conseil européen ;</p> <p>b) assure la préparation et la continuité des travaux du Conseil européen en coopération avec le président de la Commission, et sur la base des travaux du Conseil des affaires générales ;</p> <p>c) œuvre pour faciliter la cohésion et le consensus au sein du Conseil européen ;</p> <p>d) présente au Parlement européen un rapport à la suite de chacune des réunions du Conseil européen.</p> <p>Le président du Conseil européen assure, à son niveau et en sa qualité, la représentation extérieure de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, sans préjudice des attributions du haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.</p> <p>Le président du Conseil européen ne peut pas exercer de mandat national. »</p> <p>cf. <a href='http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/12007L/htm/C2007306FR.01001001.htm' class='spip_out'>le texte du traité de Lisbonne</a></p> <p><strong>Illustration :</strong> photographie de Nicolas Sarkozy au Conseil européen du 29 et 30 octobre 2009 à Bruxelles. Source : site du <a href='http://www.consilium.europa.eu/App/NewsRoom/galleryViewer.aspx?command=PIC&pic=35&bid=76&lang=EN&rubrique=2912&dateEvent=30/10/2009&id=370&picid=8d7f08ed-fe66-47df-aa59-36b44eb3c1b8' class='spip_out'>Conseil européen</a></p></div>
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