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	<title>Le Taurillon, magazine eurocitoyen</title>
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<geo:lat>49.5058</geo:lat><geo:long>2.1945</geo:long><creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/</creativeCommons:license><image><link>http://www.jeunes-europeens.org/</link><url>http://www.jeunes-europeens.org/IMG/je_france.gif</url><title>Une publication des Jeunes Européens France</title></image><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" href="http://feeds.feedburner.com/taurillon/fr" type="application/rss+xml" /><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://www.netvibes.com/img/add2netvibes.gif">Subscribe with Netvibes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://fusion.google.com/add?feedurl=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://buttons.googlesyndication.com/fusion/add.gif">Subscribe with Google</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://www.pageflakes.com/subscribe.aspx?url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://www.pageflakes.com/ImageFile.ashx?instanceId=Static_4&amp;fileName=ATP_blu_91x17.gif">Subscribe with Pageflakes</feedburner:feedFlare><feedburner:feedFlare xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" href="http://add.my.yahoo.com/content?lg=fr&amp;url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Ftaurillon%2Ffr" src="http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/my/bn/intatm_fr_1.gif">Subscribe with Mon Yahoo!</feedburner:feedFlare><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com" /><item>
		<title>Rendez-vous en août !</title>
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		<dc:date>2009-07-08T13:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>la Rédaction du Taurillon</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Francais-">Le Taurillon</category>


		<description>Le Taurillon est en vacances jusqu'au lundi 3 août. Le temps de laisser les nouveaux eurodéputés s'installer à Strasbourg ; le temps pour les jeunes européens de parcourir l'Europe des séminaires et de penser l'Europe de demain ; le temps pour la présidence suédoise de l'Union Européenne de prendre ses marques ; le temps pour Pierre Lellouche d'apprendre l'allemand ; le temps pour les Irlandais de lancer une nouvelle campagne référendaire sur le traité de Lisbonne… et le temps pour la rédaction du (...)

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		<div class='rss_texte'><p>Le Taurillon est en vacances jusqu'au lundi 3 août. Le temps de laisser les nouveaux eurodéputés s'installer à Strasbourg ; le temps pour les jeunes européens de parcourir l'Europe des séminaires et de penser l'Europe de demain ; le temps pour la présidence suédoise de l'Union Européenne de prendre ses marques ; le temps pour Pierre Lellouche d'apprendre l'allemand ; le temps pour les Irlandais de lancer une nouvelle campagne référendaire sur le traité de Lisbonne… et le temps pour la rédaction du Taurillon de vous préparer, pour tous ces sujets, et bien d'autres encore, une vision toujours militante et ambitieuse pour l'avenir de la construction européenne, le projet politique de notre génération.</p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_la-Redaction-du-Taurillon_">la Rédaction du Taurillon</a></span></div>
		<p><a>Rendez-vous-en-aout?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> Le totem des capitales européennes de <a href='http://www.taurillon.org/Europe-a-l-Ecole-ou-la-rencontre-d-initiatives-europeennes' class='spip_in'>Gémozac</a></p> <p><strong>Source :</strong> photo de Laurent Nicolas, le 21/04/08 ; sous licence CC-by</p></div>
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<item>
		<title>Unifier l'espace bancaire européen : le projet SEPA</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Unifier-l-espace-bancaire-europeen</link>
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		<dc:date>2009-07-03T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Laurent Nicolas, Maria Elena Karadima</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Economie-et-Social-">Economie</category>


		<description>52 ans après la Convention de Rome, ayant instauré la liberté de circulation des marchandises, des services et des personnes, parachevé par la création de la monnaie unique en 1999, l'industrie bancaire doit aujourd'hui basculer vers un Espace Unique de Paiement en Euro (SEPA) opérationnel en 2012. Jusqu'à maintenant, l'Europe fonctionnait avec 30 systèmes de paiement différents et des paiements transfrontaliers très cher, obligeant les citoyens européens concernés (du chef d'entreprise à l'étudiant (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>52 ans après la Convention de Rome, ayant instauré la liberté de circulation des marchandises, des services et des personnes, parachevé par la création de la monnaie unique en 1999, l'industrie bancaire doit aujourd'hui basculer vers un Espace Unique de Paiement en Euro (SEPA) opérationnel en 2012.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Jusqu'à maintenant, l'Europe fonctionnait avec 30 systèmes de paiement différents et des paiements transfrontaliers très cher, obligeant les citoyens européens concernés (du chef d'entreprise à l'étudiant Erasmus) à détenir un compte bancaire dans chaque pays avec lequel ils souhaitaient opérer des transactions. Avec l'introduction de SEPA, les paiements transfrontaliers seront alignés sur les paiements nationaux, permettant une même rapidité de traitement et un niveau de sécurité identique. Les consommateurs pourront utiliser un seul compte bancaire pour effectuer tous les paiements en euro.</p> <h3 class="spip">Le secteur privé prend la main pour approfondir le marché commun</h3> <p>Le SEPA est composé de 4 instruments de paiement : le virement SEPA (SEPA credit transfer), le prélèvement SEPA (SEPA direct debit), le paiement électronique ou par carte SEPA (SEPA credit card) et l'argent SEPA, notre euro : il s'appliquera pour tous les paiements électroniques.</p> <p>Crée à l'initiative des établissements financiers de l'Union Européenne, le SEPA constitue une véritable innovation qui vise à ériger une infrastructure transnationale unique et harmonisée. Le premier objectif de ce système est de rendre plus intégré et donc plus concurrentiel le marché des paiements européens afin de proposer aux consommateurs des produits plus efficaces et surtout des opérations transfrontalières moins chères. Supprimant la distinction entre transaction domestique et transaction transfrontalière, le SEPA donnera à moyen terme un avantage considérable aux citoyens des pays dans lesquels les prix des opérations sont élevés. En Italie, les banques prélèvent en moyenne 252€ par an pour les opérations que le SEPA prendra en compte, alors qu'aux Pays-Bas le coût est de 34€ par an. Ces différences disparaîtront progressivement sous le poids de la concurrence et l'on estime que le coût moyen des services de paiements devrait converger autour de 100€ par an.</p> <h3 class="spip">Créer des conditions favorables à l'activité économique</h3> <p>Au niveau de la zone euro, on attend du SEPA qu'il favorise un climat économique favorable au commerce. Les entreprises et surtout les multinationales pourront traiter tous leurs paiements et gérer leurs opérations et leurs réserves efficacement via un seul compte SEPA. La gestion de paiement deviendra plus simple puisque tous les paiements – entrants et sortants - auront le même statut. Grâce à la consolidation des paiements les firmes actives dans la zone euro gagneront du temps, et de l'argent. En interne, les entreprises pourront intégrer les changements du SEPA au fonctionnement de leur service comptable, pour la facturation notamment.</p> <p>Il va de soi que les banques tireront également un bénéfice important à l'instauration du SEPA. On estime pour le secteur bancaire un gain d'environ 10 milliards d'euros tiré de la rationalisation et l'unification des services de paiements européens. 5 milliards supplémentaires devraient être économisés grâce à une moindre utilisation des pièces et billets par les clients des banques, plus enclins à utiliser les divers paiements électroniques. De plus, dans le nouvel environnement SEPA, les établissements financiers pourront étendre plus facilement leurs activités dans toute la zone euro. C'est la liberté de circulation des services, ici bancaires, qui se voient renforcés.</p> <h3 class="spip">Une transition en 3 temps</h3> <p>Mais avant de constater les effets du SEPA, les banques européennes devront investir massivement afin de préparer la compatibilité de leurs systèmes. La Banque Centrale Européenne (BCE) a estimé que ces investissements devraient coûter entre 5,2 et 7,7 milliards d'euros. La BCE a montré que répercussion des effets du SEPA sur l'économie sont échelonnés sur les 3 phases de mise en place du système : 1ier phase : fonctionnement parallèle du SEPA et des systèmes préexistants ; 2ème phase : substitution du SEPA aux systèmes antérieurs et premiers bénéfices attendus ; et 3ème phase : réduction de l'usage des pièces et billets. Afin d'atteindre au plus vite la 3ème phase, les banques ont très tôt pris conscience de l'importance d'informer leur clientèle sur la mise en place de système.</p> <p>Selon le calendrier de Conseil des Paiements Européens (EPC), le projet se situe aujourd'hui dans la phase de transition où le SEPA coexiste avec les systèmes antérieurs. Cette phase devrait s'achever en 2012. Chaque pays membre conduit le projet selon ses propres délais de transition sous l'égide de l'EPC qui tient compte des différents niveaux de développement des services bancaires dans les pays concernés par le projet. L'EPC a pour mission de coordonner les efforts de transition afin de respecter le calendrier global du projet.</p> <p>Le système SEPA s'inscrit d'une part dans les objectifs de dynamisme et de compétitivité fixés en 2000 par le Conseil Européen de Lisbonne, et d'autre part dans la conduite du programme de la Commission européenne E-Europe pour la transition vers l'économie numérique et le développement des nouvelles technologies de la communication et de l'information au niveau européen. Finalement le SEPA prolonge l'achèvement du marché commun, dans la lignée des principes fondateurs de la Convention de Rome. Pour autant, cette révolution bancaire est résolument tournée vers l'avenir, posant les bases d'une utilisation massive des nouvelles technologies dans le domaine bancaire.</p> <p><strong>SEPA constitue, ainsi, un programme des repères, d'un point, au passe, puisqu' il donne une impulsion aux quartes principes en éliminant les entraves pour le développement du commerce et des investissements et, d'autre point, à l'avenir, vu qu'il pose les bases pour l'exploitation des avantages offerts par les nouvelles technologies aux domaine bancaire.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Laurent-Nicolas_">Laurent Nicolas</a></span>, <span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Maria-Elena-Karadima_">Maria Elena Karadima</a></span></div>
		<p><a>Unifier-l-espace-bancaire-europeen?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> Organigramme des pays participants au SEPA, disponible sur le <a href='http://www.europeanpaymentscouncil.eu/' class='spip_out'>site du Conseil des Paiements Européens</a></p> <p><strong>Source :</strong> <a href='http://www.arnaudbeelen.be/' class='spip_out'>Design de Arnaud Beelen</a></p></div>
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<item>
		<title>La Cour constitutionnelle allemande rend son avis sur la ratification de Lisbonne</title>
		<link>http://www.taurillon.org/La-Cour-constitutionnelle</link>
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		<dc:date>2009-07-01T14:55:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre-Jean Verrando</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Institutions-et-federalisme-">Institutions et fédéralisme</category>

		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>
		<dc:subject>Traité de Lisbonne</dc:subject>

		<description>Mardi 30 juin 2009, le tribunal constitutionnel fédéral allemand constitutionnelle a suspendu la ratification du traité de Lisbonne. La Cour a cependant bien estimé que le traité était compatible avec la Loi fondamentale (Constitution allemande) mais réclame une loi pour garantir les droits du Parlement allemand. Le traité de Lisbonne avait été approuvé en Allemagne par une large majorité parlementaire regroupant de nombreuses tendances le 23 mai 2008. Le président de la République Fédérale (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Mardi 30 juin 2009, le tribunal constitutionnel fédéral allemand constitutionnelle a suspendu la ratification du traité de Lisbonne. La Cour a cependant bien estimé que le traité était compatible avec la Loi fondamentale (Constitution allemande) mais réclame une loi pour garantir les droits du Parlement allemand.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Le traité de Lisbonne avait été approuvé en Allemagne par une large majorité parlementaire regroupant de nombreuses tendances le 23 mai 2008. Le <a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sident_f%C3%A9d%C3%A9ral_(Allemagne)' class='spip_out'>président de la République Fédérale d'Allemagne Horst Koehler</a> a signé la loi suivant la ratification parlementaire, cependant la saisine de la Cours constitutionnelle n'a pu rendre cette ratification effective.</p> <p>Pour la Cour il s'agit de juger de la compatibilité du traité avec la Loi fondamentale, la crainte portée par cette saisine était de voir l'Union Européenne transformée en « super Etat » par l'intermédiaire du traité de Lisbonne.</p> <h3 class="spip">La Cour constitutionnelle : « oui au traité de Lisbonne mais renforcement de la responsabilité du Parlement allemand en matière législative »</h3> <p>La Cour n'a au final pas retenu l'argument estimant que le traité de Lisbonne transformerait l'Union européenne en « super Etat », elle demeure ainsi « une association d'Etats souverains ». Malgré tout, l'aval de la Cour n'est pas direct : selon elle les chambres parlementaires n'ont pas assez de poids dans la procédure législative initiée par Lisbonne. Le traité ne « leur accordent pas assez de droits dans la procédure législative européenne ainsi que dans les procédures d'amendement des traités ».</p> <p>Les juges constitutionnels demandent donc qu'une loi formalise les droits de codécision du Parlement allemand. Cela en raison, selon eux, d'un « déficit démocratique structurel » de la machinerie européenne. L'objectif de la Cour est bien de contenir toute velléité d'accroissement des domaines de compétence des institutions européennes, là où le Parlement européen excelle lorsqu'il s'agit d'accroître son champ d'action et approfondir une construction européenne plus proche de l'intérêt général européen. Andreas Vosskuhle, vice-président de la Cours constitutionnelle souhaite « garantir l'efficacité du vote » des citoyens allemands tout en veillant à ce que l'Union « n'outrepasse pas les compétences qui lui sont octroyées ».</p> <p>Suivant les exigences de la Cour pour le vote d'une loi, le Bundestag a été convoqué pour une session extraordinaire le 28 août 2009. Un vote sans surprises est prévu pour le 8 septembre, une large majorité des députés conservateurs CDU/CSU et des sociaux démocrates du SPD s'étaient prononcés en faveurs du traité lors de la première procédure de ratification.</p> <h3 class="spip">Une décision qui pèsera sur les ratifications Irlandaises, Polonaises et Tchèque</h3> <p>Cette décision devrait avoir une influence indirecte mais réelle sur la suite du processus de ratification. L'Irlande doit en effet organiser un second référendum le 2 octobre 2009, après les garanties apportées à l'Irlande lors du Conseil européen du mois de mai, le gouvernement irlandais reste très attentif quant à la décision de la Cour allemande. En effet celle-ci a relevée que « le traité de permettait pas à l'Union européenne d'utiliser les forces armées des Etats membres sans l'approbation de chacun des Etats concernés ». L'Irlande restant très sensible à sa neutralité, cet argument avait joué un rôle significatif dans le « non » au premier référendum.</p> <p><strong>Du côté de la Commission, le président José Manuel Barroso a estimé que le « processus de ratification dans tous les pays [sera mené à bien] d'ici à l'automne ». Cependant les présidents polonais Lech Kaczyński et tchèque Václav Klaus, champions de l'euroscepticisme, refuseront de ratifier tant que le peuple irlandais ne se sera pas exprimé.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Pierre-Jean-Verrando_">Pierre-Jean Verrando</a></span></div>
		<p><a>La-Cour-constitutionnelle?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Prochaines étapes :</strong></p> <ul class="spip"><li> 27 août 2009 : session extraordinaire du Bundestag pour débattre des recommandations de la Cour constitutionnelle.</li><li> 8 septembre 2009 : nouvelle session extraordinaire pour voter les recommandations.</li><li> 18 septembre 2009 le Bundesrat votera à son tour les recommandations.</li><li> 2 octobre 2009 : date prévue du second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne</li></ul> <p><strong>Illustration :</strong> 8 des 16 juges du Tribunal Constitutionnel allemand</p> <p><strong>Source :</strong><a href='http://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Datei:Bundesarchiv_B_145_Bild-F083314-0010,_Karlsruhe,_Bundesverfassungsgericht,_II._Senat.jpg&filetimestamp=20081212195847' class='spip_out'>Wikipedia</a></p></div>
		<div class="feedflare">
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<item>
		<title>Relancer les États-Unis d'Europe</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Relancer-les-Etats-Unis-d-Europe</link>
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		<dc:date>2009-06-29T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maël Donoso</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Institutions-et-federalisme-">Institutions et fédéralisme</category>

		<dc:subject>fédéralisme</dc:subject>

		<description>Ségolène Royal s'est montrée moins timorée que nous, en évoquant ouvertement la nécessité de fonder les États-Unis d'Europe. Allons-nous laisser les partis politiques devenir plus fédéralistes que les mouvements fédéralistes ? Ou allons-nous enfin nous décider à appeler les choses par leur nom ? Aujourd'hui, Barack Obama écrit l'histoire, et nous n'avons pas pris suffisamment la mesure de ce que cela représentait. C'est une victoire de l'Amérique en tant que nation, mais c'est surtout une victoire des (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Ségolène Royal s'est montrée moins timorée que nous, en évoquant ouvertement la nécessité de fonder les États-Unis d'Europe. Allons-nous laisser les partis politiques devenir plus fédéralistes que les mouvements fédéralistes ? Ou allons-nous enfin nous décider à appeler les choses par leur nom ?</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Aujourd'hui, Barack Obama écrit l'histoire, et nous n'avons pas pris suffisamment la mesure de ce que cela représentait. C'est une victoire de l'Amérique en tant que nation, mais c'est surtout une victoire des États-Unis en tant que système fédéral. Après huit ans de présidence Bush, nous pouvons enfin dire aujourd'hui aux Européens : prenons exemple sur ce qui existe de l'autre côté de l'Atlantique. Prenons exemple sur un système qui n'est pas parfait au point d'éviter les dérives, mais qui permet à une nation de renaître même après les pires épisodes. Prenons exemple sur un modèle politique équilibré, flexible et démocratique, le seul qui puisse convenir à une grande puissance contemporaine.</p> <p>L'Union européenne ne peut être qu'une étape, et la nécessité de donner une forme plus élaborée à l'intégration politique s'impose chaque jour davantage. Nul besoin, bien sûr, de nous limiter à ce que les États-Unis d'Amérique nous ont appris : nous pouvons nous permettre de perfectionner le modèle, et à bien des égards, celui-ci est effectivement perfectible. Mais il serait tellement plus simple et direct de donner un nom à l'Europe fédérale que nous voulons, et quel nom serait plus efficace que celui des États-Unis d'Europe ?</p> <h3 class="spip">Des politiciens plus fédéralistes que les fédéralistes ?</h3> <p>Pour mémoire, c'est le 27 mai dernier, lors d'un meeting pour les élections européennes à Rezé, que Ségolène Royal a appelé à la fondation des États-Unis d'Europe, en s'adressant aux députés européens socialistes et de gauche : « À vous de décider que nos prochaines listes seront transnationales. À vous de décider que nous élirons un Président de l'Europe. Et surtout, à vous de décider que le moment est venu de créer les États-Unis d'Europe. »</p> <object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0IeED2_kHjs&hl=fr&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/0IeED2_kHjs&hl=fr&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object> <p>La fin de son discours, comme le relève Jean Quatremer sur son blog<!-- htmlA --> [<a href='http://www.taurillon.org/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir l'article Ségolène Royal plaide pour les États-Unis d'Europe dans (...)' id='nh1'>1</a>]<!-- htmlB -->, sonne comme un appel pour le Parlement à s'ériger en Constituante : « Saisissez cette occasion, ne la laissez pas passer. Elle sera historique. N'écoutez pas, le moment venu, ceux qui vous diraient que ce n'est pas votre mandat. Les délégués des États généraux n'avaient pas non plus reçu le mandat de décréter les droits de l'homme, et pourtant ils l'ont fait. » Ségolène Royal aurait-elle décidé de promouvoir les résolutions des Jeunes Européens France ?</p> <p>Plus sérieusement, le discours de Rezé était courageux et devrait sonner comme un appel. Il pose également des questions quant à nos propres engagements : en effet, après avoir eu une longueur d'avance sur le monde politique, les fédéralistes ne sont-ils pas aujourd'hui en train de prendre du retard ? Les raisons pour lesquelles la notion des États-Unis d'Europe, pourtant présente dès 1849 dans un discours de Victor Hugo, a pratiquement disparu de l'argumentaire fédéraliste, sont assez claires : nous ne voulions pas passer pour des utopistes, nous avons préféré rester dans le flou et parler simplement d'Europe fédérale, car le nom des États-Unis d'Europe, très concret, aurait suscité des attaques tout aussi concrètes.</p> <p>Ce sont, naturellement, de mauvaises raisons. Il est assez étonnant, alors même que nous n'avons jamais refusé la confrontation avec les forces eurosceptiques et souverainistes, que nous ayons tant de mal à nous rassembler sous un étendard qui dirait clairement son nom. Bien sûr, la chute du cours des États-Unis d'Europe pouvait, jusqu'à peu de temps encore, s'expliquer par un autre motif : le refus de s'assimiler aux États-Unis d'Amérique qui sont, sous la présidence Bush, devenus synonymes de force brute et de dérive impérialiste. Mais précisément, la présidence Obama a changé l'ordre des choses aux yeux d'une grande partie des Européens.</p> <h3 class="spip">Renouer avec un discours plus combatif</h3> <p>Il ne s'agit pas ici de discuter des qualités et défauts comparés de Ségolène Royal ou de Barack Obama, sur lesquels chacun aura son opinion, mais de relever que le discours des fédéralistes pèche aujourd'hui par manque de combativité. Le groupe des conservateurs et réformistes européens, qui s'est formé en ralliant les conservateurs britanniques, polonais et tchèques sur un programme ouvertement antifédéraliste, est aujourd'hui le quatrième groupe du Parlement européen<!-- htmlA --> [<a href='http://www.taurillon.org/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir l'article Parlement européen : les Conservateurs britanniques forment un (...)' id='nh2'>2</a>]<!-- htmlB -->. Comment voulons-nous, désormais, éviter la confrontation ? Les souverainistes ont frappé les premiers : à nous d'organiser la riposte.</p> <p>Dans une chronique de Libération parue début juin, Bernard Guetta pose très justement les termes du débat : « Les États-Unis d'Europe restent un tel chiffon rouge pour tant de gens dans tant de pays qu'à l'agiter, on ferait tanguer le navire européen mais que vaut-il mieux ? Que le débat s'ouvre et que ses termes se clarifient, ou qu'on en reste à cet entre-deux si pernicieux où l'Union européenne hésite entre être et ne pas être ? Vaut-il mieux le souffle d'une bataille politique ou le désintérêt que suscite aujourd'hui une union qui a, déjà, tant des attributs d'un Etat fédéral mais n'en a ni les politiques ni le gouvernement communs ? »<!-- htmlA --> [<a href='http://www.taurillon.org/#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir l'article Les États-Unis d'Europe.' id='nh3'>3</a>]<!-- htmlB --></p> <p>Et c'est bien d'une bataille politique qu'il s'agit, une bataille que des politiciens comme Ségolène Royal ont déjà lancée, alors que les groupes fédéralistes devraient en être les fers de lance. Plutôt que de nous réfugier dans les demi-mots, nous ferions mieux de rassembler nos compétences européennes pour proposer notre vision des États-Unis d'Europe. Transformer le Conseil européen en un Sénat, élire un Président au suffrage universel… Les idées ne manquent pas pour lancer le débat.</p> <h3 class="spip">Quelques pistes pour relancer les États-Unis d'Europe</h3> <p>Devant la nécessité pour les fédéralistes de remonter à l'assaut et de brandir leur bannière, nous pouvons oser quelques propositions :</p> <p>1) Réhabilitons, dans notre discours, la notion des États-Unis d'Europe. Toutes les volontés allant dans le sens d'un fédéralisme européen doivent être encouragées, et si celles-ci s'expriment désormais à travers le nom des États-Unis d'Europe, nous devons soutenir ce mouvement.</p> <p>2) Lançons la contre-attaque face au groupe des conservateurs et réformistes européens. Nous sommes transpartisans, certes, mais en se proclamant antifédéraliste et hostile à l'Europe politique, ce groupe s'est clairement érigé comme notre adversaire idéologique. Chargeons donc nos canons, et préparons-nous à tirer.</p> <p>3) Entamons une réflexion sur le fonctionnement que nous pourrions donner aux États-Unis d'Europe : Constituante, Sénat, Président, Ministre des Affaires étrangères, etc. C'est avec des propositions concrètes que nous donnerons de la consistance au projet fédéraliste européen, et que nous éviterons la flambée de l'abstention se poursuivre aux prochaines élections.</p> <p><strong>Les États-Unis d'Europe ne sont rien de plus qu'un nom concret et riche de référence pour désigner notre projet d'Europe fédérale. Que nous l'adoptions pleinement ou pas, nous ne devons plus, désormais, hésiter à l'utiliser.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Mael-Donoso_">Maël Donoso</a></span></div>
		<p><a>Relancer-les-Etats-Unis-d-Europe?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<hr />
		<div class='rss_notes'><p><!-- htmlA -->[<a href='http://www.taurillon.org/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'>1</a>] <!-- htmlB -->Voir l'article <a href='http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/05/s%C3%A9gol%C3%A8ne-royal-plaide-pour-les-%C3%A9tatsunis-deurope-dans-lindiff%C3%A9rence-m%C3%A9diatique.html' class='spip_out'>Ségolène Royal plaide pour les États-Unis d'Europe dans l'indifférence médiatique</a>.</p> <p><!-- htmlA -->[<a href='http://www.taurillon.org/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'>2</a>] <!-- htmlB -->Voir l'article <a href='http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/06/les-conservateurs-britanniques-forment-un-groupe-eurosceptique.html' class='spip_out'>Parlement européen : les Conservateurs britanniques forment un groupe eurosceptique</a>.</p> <p><!-- htmlA -->[<a href='http://www.taurillon.org/#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'>3</a>] <!-- htmlB -->Voir l'article <a href='http://www.liberation.fr/monde/0101571029-les-etats-unis-d-europe' class='spip_out'>Les États-Unis d'Europe</a>.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> photographie du drapeau européen. Source : <a href='http://www.flickr.com/photos/robdeman/2390666040/' class='spip_out'>Flickr</a>.
<strong>Vidéo :</strong> extrait du discours de Ségolène Royal à Rezé le 27 mai. Source : <a href='http://www.youtube.com/v/0IeED2_kHjs&hl=fr&fs=1&' class='spip_out'>YouTube</a>.</p></div>
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<item>
		<title>La Cour de Justice des Communautés Européennes : juge et partie ?</title>
		<link>http://www.taurillon.org/La-Cour-de-Justice-des-Communautes</link>
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		<dc:date>2009-06-27T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre-Jean Laborie</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Institutions-et-federalisme-">Institutions et fédéralisme</category>


		<description>C'est l'institution souvent un peu oublié, du moins toujours en retrait par rapport aux mastodontes médiatiques que sont la Commission, le Conseil de l'Union Européenne et le Parlement. Pourtant… Pourtant cette institution judiciaire établie dès 1952 à Luxembourg dans la foulée du Traité de Paris n'a dès lors cessé de prendre de l'importance : pas seulement comme simple juge suprême européen (ce qui n'était pas acquis à sa création) mais aussi comme véritable moteur de l'intégration européenne, domaine (...)

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&lt;a href="http://www.taurillon.org/-Institutions-et-federalisme-" rel="directory"&gt;Institutions et fédéralisme&lt;/a&gt;</description>


 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>C'est l'institution souvent un peu oublié, du moins toujours en retrait par rapport aux mastodontes médiatiques que sont la Commission, le Conseil de l'Union Européenne et le Parlement. Pourtant…</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Pourtant cette institution judiciaire établie dès 1952 à Luxembourg dans la foulée du <a href='http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/droit-communautaire/les-traites.html' class='spip_out'>Traité de Paris</a> n'a dès lors cessé de prendre de l'importance : pas seulement comme simple juge suprême européen (ce qui n'était pas acquis à sa création) mais aussi comme véritable moteur de l'intégration européenne, domaine jusqu'à lors réservé aux politiciens. Certains s'en félicitent, d'autres renâclent : la Cour de Justice des Communautés Européennes a-t-elle outrepassé les pouvoirs que lui confèrent les traités ?</p> <h3 class="spip">Une institution incontournable</h3> <p>Une chose est sûre, aujourd'hui la CJCE est incontournable. Il en est de même pour ses cours satellites (<a href='http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/institutions/cour-de-justice-et-tribunal-de-premiere-instance.html' class='spip_out'>le Tribunal de Première Instance</a> et <a href='http://www.touteleurope.fr/fr/organisation/institutions/cour-de-justice-et-tribunal-de-premiere-instance/presentation/la-justice-europeenne.html#c53440' class='spip_out'>Tribunal de la Fonction Publique européenne</a>) toutes deux destinées à soulager l'institution historique qui croule sous les demandes issues de tous les Etats membres, des citoyens et des autres institutions européennes. Cette masse de travail pour la CJCE est bien la preuve de son succès et du rôle indispensable qui est le sien aujourd'hui dans le fonctionnement de l'Union européenne.</p> <p>Mais à l'instar du Parlement Européen, c'est par sa volonté propre que la CJCE a acquis cette position cruciale. L'idée de départ des fondateurs de la CECA concernant cette institution judiciaire n'était pas très ambitieuse : une simple cour d'arbitrage devait être mise sur pied afin de régler les éventuelles disputent que la nouvelle coopération sur le charbon et l'acier risquait d'entraîner. Finalement, très vite, ce rôle évolue et ouvre la porte à des développements considérables du droit européen. Une véritable cour de justice est créée, limité à la sphère de compétence restreinte basée sur le texte instaurant la CECA. Ce petit embryon était cependant le géniteur d'une révolution en Europe et de la naissance d'un droit autonome.</p> <h3 class="spip">Des juges et des arrêts fondateurs</h3> <p>Après une période de montée en puissance de la CJCE, le déclic intervient en février <a href='http://www.ena.lu?lang=1&doc=21106/' class='spip_out'>1963 avec l'arrêt historique dans l'affaire « Van Gend en Loos »</a>. Cet arrêt est doublement révolutionnaire par son audace et ses conséquences. La cour affirme que le droit communautaire naissant constitue à lui seul un nouvel ordre juridique, autonome vis à vis du droit international et du droit des Etats membres. Par ces quelques mots, la Cour réalise un bond en avant gigantesque, en contraste avec les lents progrès en matière diplomatique, économique et politique, marqués par des échecs cuisants comme en 1954 avec le refus par l'Assemblée Nationale française de la Communauté Européenne de Défense (CED).</p> <p>La période qui s'ouvre avec l'arrêt Van Gend en Loos contient les principes fondateurs d'une volonté de renforcer d'un pouvoir supranational juste et fort face aux Etats membres, déjà réticents à l'idée d'abandonner certains pans de leur souveraineté. Van Gend en Loos et les arrêts qui viendront le confirmer, ancrent le principe de primauté du droit européen sur les droits nationaux et témoigne de l'affirmation éclatante d'un nouvel échelon du droit, le droit communautaire, censé accompagner et porter la création de l'espace européen.</p> <p>Face à ce tremblement de terre juridique, les Etats sont restés un temps sans réaction, avant de montrer des signes d'agacement face à l'importance croissante du droit communautaire. La France essaya de contrer cette attaque de sa souveraineté nationale… mais il est difficile de faire la « chaise vide » contre la loi. D'autres Etats, critiquant notamment les règles commerciales et le droit de la concurrence qui se développait pour établir le marché commun, se cassèrent les dents face à des juges extraordinairement patients, déterminés et souvent charismatiques, comme Pierre Pescatore, juge communautaire emblématique pendant 18 ans. Défendant une vision où que les principes fondamentaux du droit européen doivent s'appliquer directement aux citoyens, la défense des juges a eu raison, dans les années 60 et 70, des protestations des Etats membres réticents.</p> <h3 class="spip">La justice comme facteur d'intégration</h3> <p>À partir de cet instant la voie était toute tracée pour l'institution de Luxembourg. D'autres arrêts vinrent compléter Van Gend Loos et donnèrent à la Cour sont importance actuelle en lui permettant d'encourager sans cesse, d'une manière indirecte mais terriblement efficace, de nombreuses politiques d'intégration de l'Union, à commencer par l'intégration dans le domaine économique.</p> <p>La Cour, par sa jurisprudence, cassa peu à peu les niches industrielles ou subsistaient des monopoles, fit voler très efficacement les divers tarifs douaniers mis en place par certains Etats pour contourner les décisions du Conseil, de la Commission et du Parlement. Dans le domaine de l'intégration politique, la Cour trancha plusieurs problèmes dans la répartition des compétences entre les institutions supranationales (conflit Parlement – Conseil Européen ou Commission - Conseil). La Cour joua également un rôle fondamental au niveau de l'intégration par la défense des droits fondamentaux dans l'espace de l'Union Européenne en établissant une collaboration progressive de plus en plus intense avec la Cour Européenne des Droits de l'Homme (<i>qui n'est pas une institution de l'Union Européenne mais du <a href='http://www.taurillon.org/Sans-titre' class='spip_in'>Conseil de l'Europe</a>, ndlr</i>) basée à Strasbourg.
Justice supérieure et moteur de l'intégration, la CJCE tient les deux rôles. Certains applaudissent, vantant les mérites de ce soldat d'une intégration par le droit, finalement souvent plus efficace que les grandes déclarations politiques du Conseil Européen. Ils mettent en avant cette capacité extraordinaire qu'à la CJCE de pouvoir d'exploiter et mettre en pratique au maximum le principe de la subsidiarité : choisir le bon échelon pour prendre des décisions. Les décisions émises par la Cour sont très suivies et appliquées bien plus rapidement que la plupart des directives de la Commission.</p> <h3 class="spip">Du droit européen au droit des Européens</h3> <p>Cependant, il faut bien dire que d'autres voient d'un mauvais œil une proximité, parfois à la limite de la collusion, entre justice et politique. Certes la CJCE ne fait qu'appliquer et expliciter les traités, décidés par les peuples souverains. En pratique ce n'est pas le cas. D'une part en attendant l'extension des pouvoirs du Parlement, au delà de la simple généralisation de la codécision, les institutions européennes souffrent de cet éternel « déficit démocratique », expression consacrée et consensuelle, encore sanctionnée aux dernières élections européennes. Ainsi, la loi européenne n'est pas encore pleinement voulue et approuvée par les citoyens qui ont le sentiment de la subir plutôt que de la choisir. Or, si cette loi n'est pas pleinement choisie, l'institution qui la défend et qui la promeut plus efficacement que toutes les autres, la CJCE, va forcément un jour se trouver en porte à faux face au peuple européen. Au lieu d'être l'institution qui rassure et assure l'égalité face à la loi et l'égal accès à la justice pour tous les Européens, la Cour risque d'apparaître comme une institution forçant les peuples à suivre des lois qu'ils ne connaissent pas.</p> <p><strong>La réforme des institutions de l'Union qui viendra après Lisbonne devra se œuvrer à rapprocher les citoyens de la loi européenne, en repensant les relations entre la Cour et le peuple et en donnant plus de poids encore au Parlement européen dans l'élaboration de la loi, afin que le droit européen devienne le droit des Européens.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Pierre-Jean-Laborie_">Pierre-Jean Laborie</a></span></div>
		<p><a>La-Cour-de-Justice-des-Communautes?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong></p> <p><strong>Source :</strong></p></div>
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<item>
		<title>Yes We Can, aussi dans le monde musulman !</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Yes-We-Can-aussi-dans-le-monde</link>
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		<dc:date>2009-06-26T04:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Kirsty Chetcuti, Luca Caruana</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-L-Europe-et-le-monde-">L'Europe et le monde</category>

		<dc:subject>Proche &amp; Moyen Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Etats-Unis d'Amérique</dc:subject>

		<description>« Nous avons le pouvoir de faire le monde que nous cherchons, mais seulement si nous avons le courage de faire un nouveau début, »Barack Obama a déclaré à la foule Musulmane dans l'Université de Caire. Cela est certainement un cri loin de la politique agressive de George Bush contre le monde musulman qui représente 1.4 milliard de la population mondiale. Dans le discours du Caire, Barack Obama a bien fait comprendre qu'il a compris l'importance d'utiliser la diplomatie et non pas le conflit pour (...)

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 <content:encoded><![CDATA[<div class='rss_chapo'><p>« Nous avons le pouvoir de faire le monde que nous cherchons, mais seulement si nous avons le courage de faire un nouveau début, »<a href='http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/06/04/001-obama_islam.shtml' class='spip_out'>Barack Obama a déclaré à la foule Musulmane dans l'Université de Caire</a>.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Cela est certainement un cri loin de la politique agressive de George Bush contre le monde musulman qui représente 1.4 milliard de la population mondiale. Dans le discours du Caire, Barack Obama a bien fait comprendre qu'il a compris l'importance d'utiliser la diplomatie et non pas le conflit pour résoudre les problèmes. Raison de plus pour le reste du monde d'espérer voir le Président américain offrir son aide même aux ennemis des Etats-Unis.</p> <h3 class="spip">Religion, tolérance et extrémisme</h3> <p>Citant constamment le « Saint Coran », Obama a aussi bien soulevé des questions qui sont des sources de tension aujourd'hui, que celles qui le furent dans les années passées. Il a bien fait comprendre que le lien entre les Etats-Unis et Israël est « incassable », mais il a aussi voulu faire remarquer que les Palestiniens doivent avoir leur propre Etat. Ces déclarations laissent penser que le Président Obama s'occupera de la question israélo-palestinienne dès le début de son mandat afin d'aboutir à une solution, vraisemblablement sur le modèle d'une cohabitation de deux Etats souverains. Obama a rappelé que la construction de villages Israéliens dans les territoires occupés en Palestine doit s'arrêter immédiatement. Beaucoup se demandent si la détermination d'Obama pourra rivaliser avec la politique agressive de Netanyahu vis-à-vis les Palestiniens. Seul le temps permettra de connaître la réponse à cette interrogation. Cependant, les choses semblent beaucoup plus claires que dans les années passés.</p> <p>Le fait qu'Obama ait déclaré : « l'Islam est une partie de l'Amérique », même si cette réalité est patente depuis des décennies, constitue un pas en avant vers l'amélioration des relations entre les Etats-Unis et le monde musulman. L'homme le plus puissant du monde a finalement reconnu l'importance de l'Islam dans son propre pays. Obama a pleinement partagé son expérience lorsqu'il a rappelé avoir vécu en Indonésie où les musulmans sont très tolérants vis à vis des autres religions. La tolérance a été véritablement au coeur du discours du Caire. Obama a loué l'inclinaison historique des musulmans à tolérer les autres pratiques religieuses. Il a néanmoins tenu à clarifier sa position vis à vis de l'extrémisme, « qui ne se justifie jamais », légitimant la poursuite de la lutte contre les groupes terroristes comme Al Qaeda.</p> <h3 class="spip">Iran, Irak, Afghanitan : la priorité diplomatique</h3> <p>Le Président américain a aussi abordé la question des armes nucléaires, faisant explicitement référence à l'Iran, en rappelant que la voie diplomatique devait rester la priorité pour résoudre les différends entre la République Islamique d'Iran et le monde occidental : « Les Etats-Unis ont fait le premier pas, c'est maintenant à l'Iran de choisir sa direction. Les leaders Iraniens ne peuvent plus blâmer l'arrogance et l'orgueil américain et ils ne dépend que d'eux à décider des moyens de construire l'avenir de l'Iran. »</p> <p>Après avoir justifié l'invasion de l'Afghanistan, Obama a reconnu que son pays avait fait des erreurs dans le conflit irakien, notamment en pensant pouvoir imposer une démocratie occidentale de manière idéologique. Il a également tenu à préciser que les Etats-Unis ne cherchaient pas de bases militaires ni en Afghanistan ni en Irak. « Le but du Président des Etats-Unis, a-t-il souligné, est la sécurité et la stabilité de l'humanité ; preuve de cela est l'aide que l'Amérique donne au Pakistan ». Obama est trop conscient des paradoxes et des risques qui résident dans la stratégie d'imposition de la stabilité par l'intervention armée, et c'est en cela que la politique menée jusqu'à présent vise à restaurer la confiance des pays musulmans.</p> <p><strong>« Le cycle de soupçons et de dissensions doit prendre fin » et c'est pour cela que Barack Obama souhaite un nouveau départ dans ses relations avec le monde musulman, situation que le reste du monde ne peut que souhaiter. Rien est impossible même après années de conflit. L'administration Obama est plus disposée à développer des relations apaisées avec les pays musulmans, reste maintenant à faire retentir chez eux la doctrine du « Yes We Can » .</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Kirsty-Chetcuti_">Kirsty Chetcuti</a></span>, <span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Luca-Caruana_">Luca Caruana</a></span></div>
		<p><a>Yes-We-Can-aussi-dans-le-monde?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> Barack Obama</p> <p><strong>Source :</strong><a href='http://www.flickr.com/photos/mass/3598698966/' class='spip_out'>Flickr</a></p></div>
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		<title>José Manuel Barroso, leader maoïste</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Jose-Manuel-Barroso-leader-maoiste</link>
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		<dc:date>2009-06-24T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Nicolas</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Actualite-">Actualité</category>

		<dc:subject>Barroso</dc:subject>

		<description>Le site internet Eux.tv a remis en ligne sur Youtube une vidéo qui en avait été retiré en 2007 et dans laquelle on voit José Manuel Barroso, en 1976, alors membre du parti maoïste « le Mouvement de réorganisation du parti du prolétariat (MRPP) ». Traduction des sous-titres en français Université de Lisbonne, Commission des étudiants révolutionnaires 1976, deux ans après la Révolution des Œillets « Je crois que la proposition de la commission des étudiants révolutionnaires, adoptée aujourd'hui en session (...)

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&lt;a href="http://www.taurillon.org/-Actualite-" rel="directory"&gt;Actualité&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.taurillon.org/+-Barroso-+" rel="tag"&gt;Barroso&lt;/a&gt;</description>


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		<div class='rss_chapo'><p>Le site internet <a href='http://www.eux.tv/' class='spip_out'>Eux.tv</a> a remis en ligne sur Youtube une vidéo qui en avait été retiré en 2007 et dans laquelle on voit José Manuel Barroso, en 1976, alors membre du parti maoïste « le Mouvement de réorganisation du parti du prolétariat (MRPP) ».</p></div>
		<div class='rss_texte'><object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/wAHv3UnXvmM&hl=en&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/wAHv3UnXvmM&hl=en&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object>
<h3 class="spip">Traduction des sous-titres en français</h3> <p><strong>Université de Lisbonne, Commission des étudiants révolutionnaires
1976, deux ans après la Révolution des Œillets</strong></p> <p>« Je crois que la proposition de la commission des étudiants révolutionnaires, adoptée aujourd'hui en session plénière pour les étudiants de première année, est une proposition véritablement équitable. »</p> <p>« Cette proposition s'inscrit dans le combat que nous menons dans le cadre d'une organisation révolutionnaire. Elle demande au gouvernement l'admission immédiate des étudiants et insiste sur la légalité de cette admission. »</p> <p>« Il faut tenir compte du fait que le dossier du service civique étudiant était déjà en discussion l'an dernier. Le Ministère de l'Éducation et de la Recherche, appelons-le comme ça, soutient la loi sur le service civique étudiant. »</p> <p>« Cette loi est symptomatique de la crise d'un système d'éducation bourgeois. Cette loi est une erreur, elle est anti-prolétaire et anti-populaire. Elle dresse les étudiants contre les travailleurs, et les travailleurs contre les étudiants »</p> <h3 class="spip">De quoi parle cette interview ?</h3> <p>Les propos du jeune José Manuel s'expliquent par le contexte de grand bouleversement que connaît le Portugal entre 1974 et 1976. Pendant les décennies de la dictature, l'éducation était un moyen classique de propagande utilisé par le régime. La chute du <a href='http://www.dictateurs.com/antonio_de_oliveira_salazar.php' class='spip_out'>régime de Salazar</a> en 1974 entraîne rapidement des modifications substantielles dans les programmes scolaires et de nombreuses réformes sont menées pour approfondir la Révolution et asseoir la démocratie. C'est le cas du service civique que dénonce le futur président de la Commission dans la vidéo.</p> <p>Comme toutes les réformes touchant à l'éducation, la loi sur le service civique est accueillie avec une grande méfiance par les syndicats étudiants qui y voient une nouvelle forme d'embrigadement idéologique.</p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Laurent-Nicolas_">Laurent Nicolas</a></span></div>
		<p><a>Jose-Manuel-Barroso-leader-maoiste?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><ul class="spip"><li> Voir la biographie de José Manuel Barroso par <a href='http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/07/barroso-le-port.html' class='spip_out'>Jean Quatremer sur son blog</a></li></ul>
<ul class="spip"><li> Pour plus d'information sur l'éducation civique au Portugal depuis la Révolution, lire en ligne Isabel Menezes, <a href='http://www.jsse.org/2003-2/portugal_menezes.htm' class='spip_out'>Civic education in Portugal : curricular evolutions in basic education</a>, Journal of Social Science Education, Bielefeld.</li></ul> <p><strong>Illustration :</strong> José Manuel Barroso interviewé en 1976</p> <p><strong>Source :</strong> Capture d'écran de la vidéo</p></div>
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		<title>Le transfert de Ronaldo à Madrid pour 94 millions d'Euros : l'exemple du dumping football</title>
		<link>http://www.taurillon.org/Le-transfert-de-Ronaldo-a-Madrid</link>
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		<dc:date>2009-06-23T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabien Cazenave</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Actualite-">Actualité</category>

		<dc:subject>Football</dc:subject>

		<description>Le Real Madrid va verser 94 millions d'euros à Manchester United pour s'offrir les services de Cristiano Ronaldo. Ce transfert est le plus élevé de l'histoire depuis la vente de Zinedine Zidane au club madrilène par la Juventus Turin pour 75 millions d'euros en 2001. Ce transfert soulève deux questions : est-on dans un football à deux vitesses ? Ne faut-il pas établir des règles européennes pour réguler ce marché où sévit le “dumping football” ? Un football à deux vitesses Avant l'arrêt “Bosman”, nous (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Le Real Madrid va verser 94 millions d'euros à Manchester United pour s'offrir les services de Cristiano Ronaldo. Ce transfert est le plus élevé de l'histoire depuis la vente de Zinedine Zidane au club madrilène par la Juventus Turin pour 75 millions d'euros en 2001.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Ce transfert soulève deux questions : est-on dans un football à deux vitesses ? Ne faut-il pas établir des règles européennes pour réguler ce marché où sévit le “dumping football” ?</p> <h3 class="spip">Un football à deux vitesses</h3> <p>Avant l'arrêt “<a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Arr%C3%AAt_Bosman' class='spip_out'>Bosman</a>”, nous avions déjà un football à deux vitesses où les grands clubs trustaient les titres, mais où les “petits” pouvaient toujours faire un coup en Coupe d'Europe. Depuis l'arrêt Bosman, les choses ont changé. Les pleins-pouvoirs ont été donnés aux joueurs et à leurs agents. Les clubs les plus riches ont les meilleurs arguments pour attirer les meilleurs joueurs. Il est illusoire pour le supporteur français de voir longtemps un joueur sous les couleurs de son club préféré. Par exemple : Ronaldhino. Tous les supporteurs du PSG savaient qu'il allait partir au bout de 2 ou 3 ans, pour un club plus côté.</p> <p>Au-delà des supporteurs, ce transfert de 94 millions d'Euros fait trembler l'Europe du football. Des voix se sont faites entendre en Italie pour se plaindre du fait que le <a href='http://www.realmadrid.com/cs/Satellite/en/Home.htm' class='spip_out'>Real Madrid</a> ne jouait pas avec les mêmes règles du jeu. Ces mêmes voix oublient de rappeler que l'Italie joue elle-même avec les règles fiscales pour attirer les meilleurs joueurs dans le “Calcio” (avec une imposition à 0% pour les salaires des sportifs). En Angleterre, <a href='http://www.manutd.com/' class='spip_out'>Manchester United</a> se doit de faire un beau recrutement avec 94 millions d'Euros en banque, or les prix vont tous être revus à la hausse quand le nom de Manchester United apparaîtra dans la rubrique transfert des journaux.</p> <h3 class="spip">Besoin d'une DNCG européenne pour contrer le dumping football</h3> <p>Après le dumping social et le dumping fiscal, voilà le dumping football. Les règles différentes de fiscalité entre pays pour le traitement des sportifs et des clubs étaient jusque-là acceptées par les plus gros. Le public se laissait faire, bercé par le bonheur de voir du beau football les mardis et mercredis soir en Ligues des Champions. Le téléspectateur consomme moins de football national puisque toutes les grandes chaînes en pay-per-view<!-- htmlA --> [<a href='http://www.taurillon.org/#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Littérallement : « Paye par programme », chaînes de matchs à la carte comme le (...)' id='nh2-1'>1</a>]<!-- htmlB --> proposent des résumés ou des matchs entiers des “grands championnats”.</p> <p>Or, le système se mord la queue parfois de manière visible : les supporteurs anglais pleuraient leur non participation au championnat d'Europe de 2008 et constataient que leurs meilleurs joueurs n'étaient même pas titulaires dans leur clubs, barrés qu'ils sont par la légion des joueurs étrangers.</p> <p>La France a fait le choix depuis longtemps de se doter d'une <a href='http://www.lfp.fr/dncg/index.asp' class='spip_out'>Direction Nationale de Contrôle et de Gestion</a> (DNCG pour les intimes). Le bon côté est que nous avons des clubs qui ne sont pas prêts de sombrer et de disparaître pour une mauvaise gestion. Au pire, la rétrogradation en division inférieure est une menace suffisante pour pousser les actionnaires à réagir le plus souvent à temps. De plus, un club ne peut pas piller les autres de leur meilleur joueur sans respecter un certain équilibre.</p> <p>Le mauvais côté, c'est que seule la France applique cette règle. Le transfert de Ronaldo risque d'entraîner par culbuto celui de Karim Benzema à Manchester United qui aura les arguments financiers pour faire fléchir l'Olympique Lyonnais où celui-ci joue actuellement.</p> <p>On peut s'interroger sur la capacité financière du Real Madrid qui peut enchaîner le même été le transfert de <a href='http://www.lequipe.fr/Football/FootballFicheJoueur16283.html' class='spip_out'>Kaka</a> en provenance du <a href='http://www.acmilan.com/splash.aspx' class='spip_out'>Milan AC</a> + celui de Ronaldo + celui probable de <a href='http://www.sports.fr/cmc/football/200925/ribery-convaincu-par-zidane-_231262.html' class='spip_out'>Ribery</a> du <a href='http://www.fcbayern.t-home.de/de/aktuell/start/index.php' class='spip_out'>Bayern de Munich</a> + celui de <a href='http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39645376@7-91,0.html' class='spip_out'>David Villa</a> de <a href='http://www.valenciacf.com/es/Home/index_popup.html' class='spip_out'>Valence</a>… pour un total de plusieurs centaines de millions d'Euros. Même si le Roi d'Espagne est derrière le Real, pas sûr que cela soit du goût du public espagnol qui subit lui la crise… dans la vraie vie. A croire que le Real de Madrid vit dans un autre monde ?</p> <p><strong>Une DNCG européenne, au moins, contrôlerait la gestion de ce club. Nous saurions ainsi que nous vivons dans le même espace temporel.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Fabien-Cazenave_">Fabien Cazenave</a></span></div>
		<p><a>Le-transfert-de-Ronaldo-a-Madrid?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<hr />
		<div class='rss_notes'><p><!-- htmlA -->[<a href='http://www.taurillon.org/#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'>1</a>] <!-- htmlB -->Littérallement : « Paye par programme », chaînes de matchs à la carte comme le Foot + de Canalsatellite</p></div>
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> Christiano Ronaldo recevant le prix du meilleur joueur FIFA 2008</p> <p><strong>Source :</strong> <a href='http://www.flickr.com/photos/nima0021/3194334837/' class='spip_out'>Flickr</a></p></div>
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		<title>2 millions de visiteurs sur le Taurillon</title>
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		<dc:date>2009-06-22T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>la Rédaction du Taurillon</dc:creator>

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		<description>A la veille des élections européennes, le samedi 6 juin, le Taurillon a dépassé le seuil des 2 millions de visiteurs uniques depuis la création du site. Lancé après l'échec du Traité Constitutionnel en 2005, ce seuil symbolique est un succès pour un magazine entièrement bénévole géré par des jeunes de toute l'Europe. Le Taurillon et son équipe de bénévoles proposent aujourd'hui 4 versions linguistiques (français, italien, allemand et anglais) et un regard sur l'actualité européenne qui se veut innovant et (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>A la veille des élections européennes, le samedi 6 juin, le Taurillon a dépassé le seuil des 2 millions de visiteurs uniques depuis la création du site. Lancé après l'échec du Traité Constitutionnel en 2005, ce seuil symbolique est un succès pour un magazine entièrement bénévole géré par des jeunes de toute l'Europe.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>Le Taurillon et son équipe de bénévoles proposent aujourd'hui 4 versions linguistiques (français, italien, allemand et anglais) et un regard sur l'actualité européenne qui se veut innovant et militant. Depuis 2005, le Taurillon a publié plus de 3.000 articles, 1.500 brèves et plus de 67.000 commentaires ont été postés sur le site, faisant du Taurillon un véritable espace de débat citoyen. Les versions italienne, allemande et anglaise publient plusieurs articles par semaine, la version française publie un article par jour. Cette richesse collective permet d'offrir aux internautes une vision engagée et multiculturelle de l'actualité européenne.</p> <h3 class="spip">Un site fédéraliste et engagé, ça fonctionne !</h3> <p>Grâce au chemin parcouru depuis 2005, le Taurillon est aujourd'hui un site d'information et d'opinion crédible et incontournable sur les affaires européennes, qui attire 90 000 visiteurs uniques par mois. Ces 2 millions de visiteurs confirment l'excellent référencement du site, salué par la Carte de la Toile européenne publiée par Touteleurope.fr qui place le Taurillon au premier rang des blogs européens.</p> <p>Le Taurillon est ainsi un outil pour mieux comprendre les enjeux de l'Europe d'aujourd'hui et de demain. Si l'information et la pédagogie sont présentes dans tous nos articles, la capacité à offrir un point de vue répond à une attente complémentaire de nos visiteurs. Le Taurillon revendique son identité pro-européenne et fédéraliste et tente d'apporter une clé de lecture engagée et européenne de l'actualité, surtout lorsque celle-ci est trop nationale.
Avoir dépassé les 2 millions de visiteurs prouve que l'on peut parler d'Europe et de politique, même en adoptant un point de vue engagé, et intéresser un grand nombre d'internautes. Cette réussite renforce notre sentiment qu'un média comme le Taurillon a toute sa place sur internet pour continuer à porter un débat citoyen.</p> <h3 class="spip">Le Taurillon 2.0, pour le prochain million</h3> <p>Ce constat réjouissant, ainsi que la richesse des débats multilingues sur le Taurillon nous confortent dans notre volonté de contribuer à l'édification d'une sphère publique européenne. Cependant, le fait que malgré nos efforts soutenus, le débat européen ait été trop souvent occulté par des préoccupations nationales lors des semaines précédant les élections européennes nous montre le chemin qu'il reste à parcourir.</p> <p>C'est pourquoi, afin de passer à la vitesse supérieure et atteindre au plus vite le 3ème million, le Taurillon se dote des nouveaux outils de l'internet 2.0. Retrouvez le Taurillon sur <a href='http://www.twitter.com/taurillon' class='spip_out'>Twitter</a>, <a href='http://www.netvibes.com/taurillon' class='spip_out'>Netvibes</a>, ou <a href='http://www.flickr.com/taurillon' class='spip_out'>Flickr</a>. Une page <a href='http://www.facebook.com/home.php#/group.php?gid=5282566450' class='spip_out'>Facebook</a> est en cours d'élaboration.</p> <p>La rédaction du Taurillon est très fière du travail accompli depuis 2005 et vous remercie de votre fidélité.</p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_la-Redaction-du-Taurillon_">la Rédaction du Taurillon</a></span></div>
		<p><a>2-millions-de-visiteurs-sur-le?lang=fr</a></p>
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		<title>Lettre ouverte des fédéralistes à Daniel Cohn-Bendit</title>
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		<dc:date>2009-06-21T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Francis Billion, Jean-Luc Prevel</dc:creator>

<category domain="http://www.taurillon.org/-Associations-">Associations</category>

		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>écologie</dc:subject>
		<dc:subject>fédéralisme</dc:subject>

		<description>Cher Monsieur, tout le monde sait que le nouveau Parlement européen devra faire face à des défis importants : la crise économique, l'environnement et les crises énergétiques, les problèmes de la sécurité internationale. Tous ces éléments exigent un gouvernement européen légitime et efficace. La légitimité signifie que l'exécutif -la Commission européenne- doit être politiquement responsable devant le Parlement, ce qui est normal dans une démocratie. L'efficacité signifie que la Commission européenne doit (...)

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		<div class='rss_chapo'><p>Cher Monsieur, tout le monde sait que le nouveau Parlement européen devra faire face à des défis importants : la crise économique, l'environnement et les crises énergétiques, les problèmes de la sécurité internationale. Tous ces éléments exigent un gouvernement européen légitime et efficace.</p></div>
		<div class='rss_texte'><p>La légitimité signifie que l'exécutif -la Commission européenne- doit être politiquement responsable devant le Parlement, ce qui est normal dans une démocratie.</p> <p>L'efficacité signifie que la Commission européenne doit disposer de ressources suffisantes pour faire les politiques dont les Européens ont besoin, ce qui signifie que le budget de l'Union européenne devrait être considérablement augmenté et que les critères pour le paiement des dépenses n'aient plus à subir les contraintes nationales, mais devraient être fondés sur l'intérêt européen.</p> <p>Ces changements de perspective radicaux se produiront difficilement si le nouveau Parlement n'affirme pas son autorité tant sur la question de la nomination de la Commission européenne (et de son Président, en premier lieu) que sur celle du budget de l'Union.</p> <p>En particulier, la première étape est cruciale. Si le Parlement accepte de laisser au Conseil européen le choix du Président de la Commission, alors il n'aura pas la force politique de contrôler l'action de l'exécutif ni même de mener une bataille sur le budget.</p> <p>Nous souhaitons vous informer que les fédéralistes ont lancé un Appel aux nouveaux membres du Parlement européen (ci-joint, pour information l'Appel diffusé par l'UEF France) en demandant qu'ils décident eux mêmes du choix du président du Parlement et de la Commission européenne.</p> <p>En tant que Directeur de la publication et de Rédacteur en chef de la revue <a href='http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique3' class='spip_out'>FEDECHOSES</a> – Pour le fédéralisme, autonome de toute organisation fédéraliste, nous nous félicitons et tenons à vous remercier de ce que vous faites pour faire respecter les pouvoirs du Parlement européen dans le choix du Président de la Commission. Votre combat et celui des mouvements fédéralistes sont complémentaires : la construction de la démocratie européenne et d'un gouvernement démocratique pour une Union fédérale.</p> <p>Si cet appel arrive à tous les parlementaires européens la lutte fédéraliste sera plus forte. C'est pourquoi, nous souhaiterions que vous acceptiez de relayer cette action auprès de vos collègues, et en particulier auprès des membres du nouveau groupe Verts – ALE.</p> <p><strong>Dans l'espoir de prochaines rencontres nous vous adressons nos salutations respectueuses.</strong></p>
			<div class='rss_chapo'><span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Jean-Francis-Billion_">Jean-Francis Billion</a></span>, <span class="vcard author"><a class="url fn spip_in" href="http://www.taurillon.org/_Jean-Luc-Prevel_">Jean-Luc Prevel</a></span></div>
		<p><a>Lettre-ouverte-des-federalistes-a?lang=fr</a></p>
			</div>
		
		<div class='rss_ps'><p><strong>Illustration :</strong> Daniel Cohn-Bendit</p> <p><strong>Source :</strong> Photo de Xavier Cantat</p></div>
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