<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:creativeCommons="http://backend.userland.com/creativeCommonsRssModule" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0">

<channel>
	<title>Thierry Crouzet</title>
	
	<link>http://blog.tcrouzet.com</link>
	<description>La politique change. Voter n’est plus qu’un engagement parmi d’autres. Dans un monde toujours plus complexe, les partis et les systèmes hiérarchiques pyramidaux n’ont plus leur place. Il faut apprendre à vivre en réseau, à penser global et agir local.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 31 May 2012 12:17:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.2</generator>
		<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/tcrouzetBlog" /><feedburner:info uri="tcrouzetblog" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><creativeCommons:license>http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/</creativeCommons:license><image><link>http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/</link><url>http://creativecommons.org/images/public/somerights20.gif</url><title>Some Rights Reserved</title></image><feedburner:emailServiceId>tcrouzetBlog</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item>
		<title>Steve Jobs a été assassiné</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/aA0obXIV7Og/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/05/19/steve-jobs-assassine/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 19 May 2012 08:24:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=24492</guid>
		<description><![CDATA[Steve est bien mort d’un cancer, mais Walter Isaacson son biographe officiel lui a planté un poignard dans le dos. J’ai lu son best-seller non-stop, avec cette impression exaltante de revivre une part de l’histoire de mon temps comme si je la voyais depuis le futur. Mais plus j’avançais, plus un malaise s’est installé en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Steve est bien mort d’un cancer, mais Walter Isaacson son biographe officiel lui a planté un poignard dans le dos.<span id="more-24492"></span></p>
<p>J’ai lu son best-seller non-stop, avec cette impression exaltante de revivre une part de l’histoire de mon temps comme si je la voyais depuis le futur. Mais plus j’avançais, plus un malaise s’est installé en moi. Je n’arrêtais pas de me dire «&nbsp;Nous avons raté quelque chose.&nbsp;»</p>
<p><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/05/steve-jobs-biographie1-450x306.jpg" alt="" title="Steve Jobs Bio" width="450" height="306" class="alignnone size-large wp-image-24493" /></p>
<h3>Ratage dans la forme</h3>
<p>Steve était capable d’exploser de rage parce qu’un gris n’était pas du bon gris, parce qu’un verre n’avait pas la bonne texture. Ce perfectionniste s’intéressait à tous les détails et en même temps, obsédé par le minimalisme, chassait l’inutile.</p>
<p>Isaacson s’est appliqué à faire le contraire. Il a accumulé, nivelé, empilé, comme pour rendre hommage à ses propres investigations. Pour nous prouver qu’il a travaillé, il a écrit un livre qui ne ressemble pas à Steve et qui ne peut de fait que passer à côté de sa vie. Faute d’être lui-même ascète et sobre dans son écriture, Isaacson n’immortalise pas Steve. Il le dissèque, tel un cadavre sur la table d’un médecin légiste. Il ne s’adresse qu’à notre curiosité la plus primitive. C’est comme si Victor Frankenstein n’avait pas réussi à ressusciter «&nbsp;le monstre&nbsp;». Jobs est mort dès les premières pages.</p>
<p>Cette impression mortifère n’a cessé de me pénétrer au cours de la lecture. Cette biographie est cancérigène. Elle ne porte en elle aucun espoir. Elle nous donne à voir une époque malade au plus profond de ses entrailles.</p>
<p>Steve Jobs n’y apparait qu’en tant qu’homme d’affaires. On ne le sent jamais vivre, sauf peut-être dans sa jeunesse. Par la suite, le business oblitère ses espoirs. Quelques références esthétiques, mais jamais d’émotion. Comme si l’époque elle-même n’avait aucun intérêt. Il n’est question que d’expérience utilisateur. Mais nous sommes surtout des rêveurs, des révolutionnaires, des amoureux, des fous… et assez peu souvent des utilisateurs.</p>
<p>Isaacson n’a établi qu’une chronologie dans laquelle il faudra puiser pour redonner vie à Jobs. Parce que si personne ne s’attaque à cette tâche, c’est toute notre génération qui sera déclarée moribonde. Toute notre époque qui sera raillée par nos successeurs. Ils ne verront en nous que des consommateurs. D’objets, de drogues, de régimes alimentaires tordus. Ils ignoreront notre sagesse, notre philosophie, nos espoirs. Surtout nos combats pour une autre humanité, la leur.</p>
<h3>Ratage dans le fond</h3>
<p>Au fil des pages, je ne cessais de me demander «&nbsp;C’est tout ce que nous laissons&nbsp;?&nbsp;» L&#8217;incapacité de Jobs de s’attaquer aux problèmes de société me rappelait mes propres incapacités et celles de la plupart d’entre nous.</p>
<p>Jobs dans sa jeunesse aspire à une vie spirituelle, à l’extase, tout cela dans une démarche très individualiste. Par la suite, jamais il ne se tend vers le collectif, sinon en nous donnant des produits.</p>
<p>Mais après&nbsp;? Peut-on laisser de côté la question des usages&nbsp;? Richard Stallman nous prouve que non. Le produit seul n’est rien. Il faut lui adjoindre une éthique.</p>
<p>Revivre avec Jobs m’a montré la facette la plus désolante de la Silicon Valley. Business as usual. Le périssable. Ce qui passera, comme a péri le Mac de 1984. Objet révolutionnaire en son temps, il a déjà un côté désuet que jamais n’auront les peintures égyptiennes ou les sculptures grecques.</p>
<p>On n’éprouve aucune émotion devant un pinceau de la Renaissance mais on peut jouir indéfiniment devant les toiles auxquelles il a donné naissance. Nos gadgets ne sont que des pinceaux. Il est certes indispensable de les perfectionner, mais il serait dangereux d’oublier de peindre avec.</p>
<p>Isaacson m’a laissé cette impression que nous oublions l&#8217;essentiel. Il nous donne un Jobs qui insiste souvent sur les possibilités créatives de ses produits, sans que cela soit plus qu’un leitmotiv marketing. On ne voit rien jaillir d’extraordinaire.</p>
<p>Sommes-nous stériles&nbsp;? Voilà ce que je n’ai cessé de penser en lisant. Nos vies sont-elles à ce point insipides&nbsp;? Elles ne feront pas rêver nos enfants. Ou est-ce que nous sommes encore incapables de deviner en elles ce qu’elles recèlent d’extraordinaire&nbsp;?</p>
<p>J’ai un mauvais goût en bouche.</p>
<p>Je ne peux m’empêcher de penser à ma propre mort, à la mort de nos rêves avant qu’ils ne prennent forme.</p>
<p>À travers Jobs, Isaacson a décrit une société qui fait une fausse couche. L’immense succès de son livre est d’autant plus inquiétant, comme s’il confirmait un diagnostic assez terrible.</p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=aA0obXIV7Og:1VM5FJv4IUk:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=aA0obXIV7Og:1VM5FJv4IUk:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=aA0obXIV7Og:1VM5FJv4IUk:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=aA0obXIV7Og:1VM5FJv4IUk:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=aA0obXIV7Og:1VM5FJv4IUk:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=aA0obXIV7Og:1VM5FJv4IUk:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=aA0obXIV7Og:1VM5FJv4IUk:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/aA0obXIV7Og" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/05/19/steve-jobs-assassine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>53</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/05/19/steve-jobs-assassine/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=steve-jobs-assassine</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Prenons de la hauteur sur nos usages d’internet</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/QF73aP7Tjck/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/05/04/prenons-de-la-hauteur-sur-nos-usages-dinternet/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 May 2012 13:58:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[Podcasts]]></category>
		<category><![CDATA[Conf]]></category>
		<category><![CDATA[J'ai débranché]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=24261</guid>
		<description><![CDATA[Le 16 avril, à l&#8217;invitation de Christophe Batier et à l&#8217;occasion du off du www12, je me suis retrouvé en conférence en compagnie de Serge Soudoplatoff et de Dominique Cardon.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 16 avril, à l&#8217;invitation de <a href="http://twitter.com/#!/batier">Christophe Batier</a> et à l&#8217;occasion du <a href="http://off.www2012.org/conference-debat-usages-internet/">off</a> du <a href="http://www2012.org">www12</a>, je me suis retrouvé en conférence en compagnie de <a href="http://blog.almatropie.org/">Serge Soudoplatoff</a> et de <a href="https://www.facebook.com/dominique.cardon">Dominique Cardon</a>.<span id="more-24261"></span></p>
<p><iframe width="500" height="284" src="http://www.youtube.com/embed/aN5gjxycxC0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><iframe width="500" height="284" src="http://www.youtube.com/embed/tYhySQGXDTA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=QF73aP7Tjck:4MS5mcNmHdg:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=QF73aP7Tjck:4MS5mcNmHdg:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=QF73aP7Tjck:4MS5mcNmHdg:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=QF73aP7Tjck:4MS5mcNmHdg:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=QF73aP7Tjck:4MS5mcNmHdg:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=QF73aP7Tjck:4MS5mcNmHdg:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=QF73aP7Tjck:4MS5mcNmHdg:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/QF73aP7Tjck" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/05/04/prenons-de-la-hauteur-sur-nos-usages-dinternet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>11</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/05/04/prenons-de-la-hauteur-sur-nos-usages-dinternet/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=prenons-de-la-hauteur-sur-nos-usages-dinternet</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Comment écrire un best-seller</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/ADU-AIW5dTA/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/30/comment-ecrire-un-best-seller/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 13:32:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[Ératosthène]]></category>
		<category><![CDATA[Croisade]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=24135</guid>
		<description><![CDATA[Si vous croyez qu’il n’existe aucune recette pour connaître le succès, alors vous vous trompez ! Dans Hit Lit, l’auteur de thrillers et professeur de littérature James W. Hall déniche quelques conditions nécessaires. Il aboutit à cette conclusion après une analyse de type structuraliste des douze plus grands hits américains des cent dernières années. Il relève [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Si vous croyez qu’il n’existe aucune recette pour connaître le succès, alors vous vous trompez ! Dans <a href="http://www.amazon.fr/Hit-Lit-Twentieth-Bestsellers-ebook/dp/B005DXOQJU"><em>Hit Lit</em></a>, l’auteur de thrillers et professeur de littérature <a href="http://www.jameswhall.com/">James W. Hall</a> déniche quelques conditions nécessaires.<span id="more-24135"></span></p>
<p>Il aboutit à cette conclusion après une analyse de type structuraliste des douze plus grands hits américains des cent dernières années. Il relève dans chacun d’eux les mêmes procédés, certains assez évidents, d’autres plus surprenants.</p>
<p>Tout d’abord les douze livres étudiés :</p>
<ol>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Autant_en_emporte_le_vent"><em>Gone with the Wind</em></a>, Margaret Mitchell, 1936.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Peyton_Place_(novel)"><em>Peyton Place</em></a>, Grace Metalious, 1956.</li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/To_Kill_a_Mockingbird"><em>To Kill a Mockingbird</em></a>, Harper Lee, 1960.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Valley_of_the_Dolls"><em>Valley of the Dolls</em></a>, Jacqueline Susann, 1966.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Godfather_(novel)"><em>The Godfather</em></a>, Mario Puzo, 1969.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Exorcist"><em>The Exorcist</em></a>, William Peter Blatty, 1971.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jaws_(novel)"><em>Jaws</em></a>, Peter Benchley, 1974.</li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dead_Zone_(roman)"><em>The Dead Zone</em></a>, Stephen King, 1979.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Hunt_for_Red_October"><em>The Hunt for Red October</em></a>, Tom Clancy, 1984.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Firm_(novel)"><em>The Firm</em></a>, John Grisham, 1991.</li>
<li><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Bridges_of_Madison_County"><em>The Bridges of Madison County</em></a>, Robert James Waller, 1992.</li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Da_Vinci_Code"><em>The Da Vinci Code</em></a>, Dan Brown, 2003.</li>
</ol>
<p>James va passer son temps à montrer que chacun des procédés qu’il a identifié se retrouvent dans les douze romans, parfois au prix de quelques contorsions. Plutôt que de résumer systématiquement son propos, je vais m’amuser à voir si ces procédés s’appliquent à deux de mes textes, <a href="http://blog.tcrouzet.com/croisade/"><em>Croisade</em></a>, mon thriller écrit grâce à Twitter et que je retravaille en ce moment pour Fayard, et <a href="http://blog.tcrouzet.com/eratosthene-new/"><em>Ératosthène</em></a>, dont j’ai repris à zéro la rédaction (au moins pour la dixième fois en douze ans).</p>
<h3>High-concept</h3>
<p>Résumé marketing en une phrase du sujet du roman, d’environ 25 mots. Cette phrase doit en elle-même immédiatement attirer l’attention du lecteur et aussi faciliter le bouche-à-oreille. L’existence de cette phrase est la condition nécessaire à la viralité. On sait que les lecteurs font le succès des livres !</p>
<p>J’avoue que j’ai rarement écrit avec une <em>base line</em> en tête, mais plutôt avec l’envie d’aller quelque part d’assez indéfini, de partir en voyage vers l’inconnu. Mais j’imagine que tenir un résumé dès le début peut aider à donner de la cohérence et de l’efficacité à un texte (si elle est une préoccupation).</p>
<blockquote><p>[Croisade] De nos jours, une famille se heurte à des organisations gouvernementales, religieuses et capitalistes qui, avec leurs technologies de pointe, cherchent à réduire l’humanité en esclavage.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Au IIIe siècle avant Jésus-Christ, sur les bords de la Méditerranée, en un temps de crise politique, économique et spirituelle, un jeune homme décide de changer le monde.</p></blockquote>
<h3>Préambule</h3>
<p>Les héros doivent immédiatement être arrachés à leur ancienne vie et lancés dans l’histoire, et cela d’une façon simple. La situation doit être suffisamment stressante pour que les lecteurs éprouvent une sympathie immédiate.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Fuir pour sauver sa peau.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Il quitte sa province pour Athènes où il croit que l’histoire se joue.</p></blockquote>
<h3>De question en question</h3>
<p>Dès les premières pages, disons le plus vite possible, le high-concept doit être reformulé en question.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Dans quelle abominable chasse à l’homme Id et Mitch se trouvent-ils mêlés ?</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Réussira-t-il à changer le monde ?</p></blockquote>
<p>Cette question doit alors se transformer de chapitre en chapitre, en même temps que des difficultés se présentent. Les questions provoquent l’attente, c’est-elles qui sous-tendent le suspens.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Id retrouvera-t-il Jos ? Mitch sauvera-t-elle ses enfants ? Qui sont les Freemen ? Qui sont les Croisés ?</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Changera-t-il le monde en prenant les armes ? Accompagnera-t-il Sosibe à Sparte ? Résistera-t-il à l’endoctrinement des Stoïciens ?</p></blockquote>
<p>Au fil du récit, un danger se fait de plus en plus pressant. Les héros subissent un stress croissant.</p>
<h3>Motivation universelle</h3>
<p>Le lecteur doit se retrouver dans la quête des héros. Elle doit être proche de ses préoccupations pour qu’il se l’approprie. Elle doit donc le concerner d’une manière ou d’une autre, le ramener à ce qu’il vit lui-même, à une forme d’actualité (qui peut être une constante humaine).</p>
<blockquote><p>[Croisade] Des puissances coercitives – étatiques, religieuses et capitalistes – menacent nos libertés fondamentales ! En même temps qu’Id et Mitch découvrent leurs exactions, ils ne peuvent les laisser faire en toute impunité.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Le monde est décadent, injuste, dangereux, insupportable, c’est pour cette raison qu’Ératosthène rêve de le changer (et nous aussi).</p></blockquote>
<h3>Hot-button</h3>
<p>Aspect social sur lequel le roman s’appuie. Quel interdit combat-il ? Quelles conventions ? Quels préjugés ?</p>
<blockquote><p>[Croisade] Des libertés durement gagnées au cours des siècles se retrouvent de plus en plus souvent mises en question.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Le monde se meurt et les puissants refusent de le réformer préférant jouir de privilèges dont ils sont les derniers bénéficiaires.</p></blockquote>
<h3>Tempo</h3>
<p>Les héros n’ont pas le temps de s’alanguir. Les évènements viennent sans cesse les bousculer.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Les Croisés surgissent toujours.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Les guerres, les prises de pouvoirs, les passions contrent sans cesse la volonté d’Ératosthène.</p></blockquote>
<h3>Les héros</h3>
<p>On se fiche de leur passé, on les prend directement tels quels au moment où ils plongent dans l’histoire. On sait comment ils sont habillés, comment ils bougent, comment ils s’expriment, on les entend parler, mais ils pratiquent peu le débat intérieur et surtout ils ne sont pas en conflit avec eux-mêmes.</p>
<p>Ils sont dans l’action, en réaction aux évènements. Leurs émotions, plutôt primitives et faciles à capter, leur dictent leur décision, plus que de savants calculs (je vais avoir du mal avec Ératosthène). C’est leur côté exceptionnel qui captive, pas leur psychologie (ça tombe bien pour moi). On les découvre comme si on les voyait dans un film.</p>
<h3>Filmographique</h3>
<p>Justement. Le visuel domine sur l’intériorité. Je suis mal parti avec Ératosthène : philosophe, mathématicien, géographe… Les douze best-sellers sont par nature portables au cinéma. Ils sont en eux-mêmes un film (et ils ont connu un immense succès sous leurs deux incarnations).</p>
<h3>Fresque</h3>
<p>L’histoire se déroule avec en arrière-plan un vaste panorama historique.</p>
<blockquote><p>[Croisade] La volonté du capitalisme de perdurer quitte à saccager la planète. La déraison des puissants qui nous précipitent dans des crises de plus en plus dures. Leur volonté de réduire nos libertés, notamment numériques. Les hactivistes qui se retrouvent plus recherchés que les terroristes les plus meurtriers.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Le IIIe siècle avant Jésus-Christ alors que le monde des Grecs entre en décadence et que Rome monte en puissance. La bibliothèque d’Alexandrie. L’âge d’or de la science grecque. La Renaissance qui manque survenir avec un millénaire et demi d’avance.</p></blockquote>
<h3>Golden country</h3>
<p>Tous les romans évoquent à un moment ou à un autre, souvent assez tôt, souvent de manière brève, un monde idéal, naturel, sauvage, sexuellement chargé. Il donne son assise aux héros. Au cours de l’histoire, quand ils pensent à cet Éden, ils recouvrent leur force et leur motivation… et se battent dans l’idée d’y retourner (d’autant qu’il a souvent été détruit violemment ou tenu à distance par des puissances supérieures).</p>
<blockquote><p>[Croisade] Le temps où Id et Mitch vivaient heureux en famille.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] La Cyrène de son enfance quand il courrait dans les montagnes Vertes ou les champs de fenouil de la plaine littorale.</p></blockquote>
<h3>Factuel</h3>
<p>Le roman doit déborder de faits. Le lecteur doit apprendre quelque chose tout en dévorant l’aventure. Il doit se familiariser avec un univers qui lui est étranger, a priori inaccessible. L’auteur ne doit pas avoir peur des dérives explicatives, du moment que l’action les sous-tient.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Description des forces qui s’organisent grâce au Net, de sa puissance politique et des réactions qui en résultent. Origine dans les textes religieux de l’idéologie prédatrice des capitalistes et de leur refus de l’écologie. Perspectives sur la nouvelle société que façonnent dans l’anonymat les hommes et les femmes libres. Initiation à la théorie de la complexité.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Histoire du IIIe siècle avant Jésus-Christ avec une mise en perspective sur les siècles ultérieurs jusqu’à nous. Initiations aux grandes philosophies de l’antiquité. Origine de la pensée scientifique contemporaine. Invention du livre, de la géographie, de l’histoire… Découverte de personnages historiques extraordinaires, parfois par leur perversité.</p></blockquote>
<h3>Société secrète</h3>
<p>C’est l’aspect qui m’a le plus surpris. Les douze romans mettent en œuvre des sociétés secrètes, une façon de justifier pourquoi le lecteur n’est pas lui-même le héros. Il existe des communautés auxquelles il n’a pas accès et qui seules mènent au pouvoir.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Freemen. Croisés.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Les stoïciens.</p></blockquote>
<h3>Dieu</h3>
<p>Les douze best-sellers questionnent le rôle de la religion.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Les religions du livre n’aspirent qu’à la destruction du monde pour précipiter le jugement dernier.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Les stoïciens posent les bases des religions du livre et nous installent dans le fatalisme.</p></blockquote>
<h3>Périple initiatique</h3>
<p>Les héros vont de la campagne à la ville ou inversement. De l’anonymat au succès ou du succès à la déchéance. C’est le rêve américain ou son contraire.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Mitch et Id quittent la société bourgeoise pour venir vivre à la campagne, loin du monde des institutions et des entreprises.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Fils d’un propriétaire terrien d’une ville de province, Ératosthène devient le directeur de la bibliothèque d’Alexandrie.</p></blockquote>
<h3>Famille éclatée</h3>
<p>Les héros n’appartiennent jamais à des familles parfaites (comme si elles existaient). Ils ont connu divorces et tromperies, secrets… Ils sont souvent orphelins. Ils vont seuls affronter le monde.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Mitch a été élevée par ses grands-parents après le décès de ses parents. Id semble venu de nulle part.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] On ne connaît que son père comme si sa mère n’avait jamais existé (les sources antiques parlent peu souvent des mères).</p></blockquote>
<h3>Sexualité</h3>
<p>La passion amoureuse joue un rôle charnière dans le récit.</p>
<blockquote><p>[Croisade] La relation entre Mitch et Jos.</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] La rencontre avec Sosibe et Bérénice.</p></blockquote>
<h3>Écriture directe</h3>
<p>Le texte dit ce qui doit être compris et rien d’autre. Pas de second degré, pas d’ironie, pas de métaphore. Une écriture journalistique, directe, transparente, sans fioritures esthétisantes.</p>
<h3>À la frontière des genres</h3>
<p>Tout en n’ayant aucune visée littéraire révolutionnaire, les douze romans ouvrent un genre par le mix de genres antérieurs. Ils ne sont pas classables dans des catégories existantes. C’est peut-être le critère le plus difficile à déployer.</p>
<blockquote><p>[Croisade] Techno-thriller-politique écrit en mode twittérature</p></blockquote>
<blockquote><p>[Ératosthène] Récit initiatique biographique et romancé tout en étant connecté avec le présent</p></blockquote>
<h3>So what ?</h3>
<p>J’ai lu <em>Hit Lit</em> avec plaisir, mais faut-il le lire ? Je pense que vous en savez maintenant autant que moi. James W. Hall ne s’intéresse qu’aux textes américains, toujours avec un point de vue américain qui frise l’ethnocentrisme. Ses règles ne me semblent guère coller avec de nombreux succès franchouillards, je pense par exemple à la <em>Délicatesse</em> qui excelle dans le vide intersidéral et qui ne répond à aucun des critères listés, à part la transparence du style.</p>
<p>D’un autre côté, j’ai réussi à appliquer la grille de <em>Hit Lit</em> à <em>Croisade</em> dont j’ai bouclé la première version il y a deux ans. Avec un peu d’imagination, on doit pouvoir s’amuser à y glisser de nombreux romans. Peut-être tous ceux des auteurs qui ont la même préoccupation que W. Hall, lui-même auteur de best-sellers :</p>
<blockquote><p>I began to place a greater value on the nonfiction aspects of fiction writing.</p></blockquote>
<p>L’exercice m’a amusé. Je pense qu’il peut aussi amuser les éditeurs. Même les étudiants. C’est une façon de parler des romans sans trahir leur contenu. Un bon entraînement pour un auteur avant d’affronter les médias et les lecteurs.</p>
<p>Mais un véritable projet d’écriture ne serait-il pas de prendre à contre-pied les critères de James W. Hall ?</p>
<p>Au travail…</p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=ADU-AIW5dTA:rUX5ZHVc9GA:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=ADU-AIW5dTA:rUX5ZHVc9GA:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=ADU-AIW5dTA:rUX5ZHVc9GA:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=ADU-AIW5dTA:rUX5ZHVc9GA:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=ADU-AIW5dTA:rUX5ZHVc9GA:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=ADU-AIW5dTA:rUX5ZHVc9GA:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=ADU-AIW5dTA:rUX5ZHVc9GA:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/ADU-AIW5dTA" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/30/comment-ecrire-un-best-seller/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>20</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/30/comment-ecrire-un-best-seller/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=comment-ecrire-un-best-seller</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>La stratégie du cyborg – version gratuite</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/jabx3CdREVE/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/26/la-strategie-du-cyborg-free/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 10:46:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[Conf]]></category>
		<category><![CDATA[cyborg]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=24029</guid>
		<description><![CDATA[Je continue la libération des mes textes, sans pour autant les retirer des librairies. C’est au tour de La stratégie du Cyborg, écrit en 2010 à la demande de 40K. Cet essai a surtout circulé en Italie ! Je profite de la conférence que je donne ce soir à Toulouse sur le sujet pour replonger [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Je continue la libération des mes textes, sans pour autant les retirer des librairies. C’est au tour de <a href="http://blog.tcrouzet.com/la-strategie-du-cyborg/"><em>La stratégie du Cyborg</em></a>, écrit en 2010 à la demande de <a href="http://www.40kbooks.com/">40K</a>. Cet essai a surtout circulé en Italie !<span id="more-24029"></span></p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/la-strategie-du-cyborg/"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/cover1024_40k-450x647.png" alt="" title="La stratégie du cyborg" width="450" height="647" class="alignnone size-large wp-image-24030" /></a></p>
<p>Je profite de la conférence que je donne <a href="http://empreintes.toulouse.fr/2012/la-strategie-du-cyborg/">ce soir à Toulouse</a> sur le sujet pour replonger dans ces aphorismes et leur ajouter une préface et quelques extensions. Amusant de relire tout ça <a href="http://blog.tcrouzet.com/jai-debranche/">après mon burn-out numérique</a>.</p>
<p>En fait, je diffuse gratuitement mes textes quand je les modifie. Quand on passe par un éditeur, lui demander de propager les corrections et addendum n&#8217;est pas simple (d&#8217;autant plus quand il  existe des traductions). À cogiter pour la chaîne du livre numérique.</p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=jabx3CdREVE:goxkv1tHf8U:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=jabx3CdREVE:goxkv1tHf8U:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=jabx3CdREVE:goxkv1tHf8U:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=jabx3CdREVE:goxkv1tHf8U:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=jabx3CdREVE:goxkv1tHf8U:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=jabx3CdREVE:goxkv1tHf8U:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=jabx3CdREVE:goxkv1tHf8U:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/jabx3CdREVE" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/26/la-strategie-du-cyborg-free/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/26/la-strategie-du-cyborg-free/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=la-strategie-du-cyborg-free</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Qu’arrive-t-il à nos cerveaux d’internautes ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/bQqmK7xmmek/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/23/quarrive-t-il-a-nos-cerveaux-dinternautes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 16:36:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dialogue]]></category>
		<category><![CDATA[J'ai débranché]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=23953</guid>
		<description><![CDATA[Si j’avais vu plus tôt le graphique de Peter Kim et de son équipe, j’aurais peut-être expérimenté la déconnexion plus tôt. Comme je le raconte dans J’ai débranché, je ne suis pas sûr que nos critères psychologiques actuels soient adaptés aux êtres réseaux que nous sommes en train de devenir, toutefois j’ai compris à mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Si j’avais vu plus tôt le graphique de <a href="http://www.forensicpsychology.net/internet-ruining-your-brain/">Peter Kim et de son équipe</a>, j’aurais peut-être expérimenté la déconnexion plus tôt.<span id="more-23953"></span></p>
<p>Comme je le raconte dans <a href="http://blog.tcrouzet.com/jai-debranche/"><em>J’ai débranché</em></a>, je ne suis pas sûr que nos critères psychologiques actuels soient adaptés aux êtres réseaux que nous sommes en train de devenir, toutefois j’ai compris à mes dépens que le Net peut stresser et stériliser l’être pré-réseau qui subsiste en moi comme l’illustre le graphique.</p>
<p>Juste avant de le découvrir, j’avais lu un <a href="http://www.vanityfair.com/style/2012/01/prisoners-of-style-201201">long article de Vanity Fair</a> qui montre que par beaucoup d’aspects, les vingt dernières années n’ont pas été d’une créativité extraordinaire. Selon l’auteur, <a href="http://kurtandersen.com/">Kurt Andersen</a>, les romans d’il y a 20 ans paraissent toujours d’actualité. Ce n’était soi-disant pas le cas tout au long du vingtième siècle. Les choses se démodaient plus vite.</p>
<p>J’avoue que j’ai une autre explication. Ces romans ne paraissent pas datés tout simplement parce que la créativité littéraire s’exerce dans d’autres champs, en ligne par exemple. Je ne pense donc pas que nous soyons moins créatifs à cause du Net, toutefois j’entrevois <a href="http://blog.tcrouzet.com/2009/08/19/socialiser-peut-tuer-la-creativite/">un danger que j’ai déjà relevé il y a quelques années</a>.</p>
<p>Si nous exposons nos idées, nos théories, nos textes… au fur et à mesure que nous les produisons, nous ne leur laissons pas le temps de mûrir et de se consolider. Trop vite lâchés dans l’écosystème numérique, nos contenus s’y désintègrent souvent. Dans le domaine biologique, les mutations doivent s’ancrer dans les zones géographiques restreintes avant de rejoindre l’écosystème global. Les innovations radicales ont sans doute besoin d’un peu de secret avant d’être diffusées, alors seulement la communauté peut leur donner un coup de boost salutaire.</p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/internet-ruin-brain.gif"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/internet-ruin-brain.gif" alt="" title="internet-ruin-brain" width="750" height="8475" class="alignnone size-full wp-image-23954" /></a></p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=bQqmK7xmmek:2lxoVxSKDUU:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=bQqmK7xmmek:2lxoVxSKDUU:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=bQqmK7xmmek:2lxoVxSKDUU:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=bQqmK7xmmek:2lxoVxSKDUU:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=bQqmK7xmmek:2lxoVxSKDUU:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=bQqmK7xmmek:2lxoVxSKDUU:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=bQqmK7xmmek:2lxoVxSKDUU:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/bQqmK7xmmek" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/23/quarrive-t-il-a-nos-cerveaux-dinternautes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>13</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/23/quarrive-t-il-a-nos-cerveaux-dinternautes/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=quarrive-t-il-a-nos-cerveaux-dinternautes</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Analyse de la présidentielle 2012</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/NriFu5dRnQ4/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/22/analyse-presidentielle-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 18:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Long tail]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques 1.0]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=23836</guid>
		<description><![CDATA[Je désapprouve le combat de coqs auquel nous entraîne le système représentatif, donc pas de nom, mais il me semble instructif d’analyser les tendances. Cette courbe montre l’évolution de la légitimité des deux sortants (leurs parts de marché cumulées). Nous sommes loin du consensus des années initiales de la cinquième république, mais loin aussi du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/2012/04/11/je-brule-ma-carte-electeur-100-raisons-pour-ne-pas-voter/">Je désapprouve le combat de coqs</a> auquel nous entraîne le système représentatif, donc pas de nom, mais il me semble instructif d’analyser les tendances.<span id="more-23836"></span></p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012-cumul.png"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012-cumul-450x323.png" alt="" title="Représentativité des sortants" width="450" height="323" class="alignnone size-large wp-image-23837" /></a></p>
<p>Cette courbe montre l’évolution de la légitimité des deux sortants (leurs parts de marché cumulées). Nous sommes loin du consensus des années initiales de la cinquième république, mais loin aussi du foisonnement connu au tournant du millénaire. La politique s’était alors ouverte aux alternatives, au moins au premier tour.</p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012-19813.png"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012-19813-450x353.png" alt="" title="2012 vs 1981" width="450" height="353" class="alignnone size-large wp-image-23929" /></a></p>
<p>La répartition des scores est pratiquement identique à 1981. Résultats final identique ? C&#8217;est à dire victoire du PS ou victoire finale du second au premier tour ?</p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012-non4.png"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012-non4-450x349.png" alt="" title="2012, abstention" width="450" height="349" class="alignnone size-large wp-image-23926" /></a></p>
<p>Si on ramène les scores à l’ensemble du corps électoral en introduisant le candidat fantôme des abstentionnistes dont je fais partie (en jaune sur le graphique), on aboutit à un tir groupé qui montre qu’une réelle majorité ne se dégage pas. Les abstentionnistes troisième force politique du pays, quasiment à égalité avec la seconde !</p>
<p><em>PS : Pour les nuls en math. Quand ont dit que Hollande fait 28,56%, c&#8217;est par rapport aux suffrages exprimés. Quand on dit 80,3% de participation, c&#8217;est par rapport aux inscrits. Il faut donc ramener tous les chiffres au nombre d&#8217;inscrits et ajouter 1,6% de blancs et de nuls aux abstentions. Ainsi Hollande tombe, à 22,54%, Sarkozy à 21,36% et on obtient pour l&#8217;inconnu 21,10%.</em></p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=NriFu5dRnQ4:mQxBU_qGU1Y:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=NriFu5dRnQ4:mQxBU_qGU1Y:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=NriFu5dRnQ4:mQxBU_qGU1Y:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=NriFu5dRnQ4:mQxBU_qGU1Y:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=NriFu5dRnQ4:mQxBU_qGU1Y:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=NriFu5dRnQ4:mQxBU_qGU1Y:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=NriFu5dRnQ4:mQxBU_qGU1Y:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/NriFu5dRnQ4" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/22/analyse-presidentielle-2012/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>20</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/22/analyse-presidentielle-2012/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=analyse-presidentielle-2012</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Présidentielle résultats 18h30</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/8An5zue9ERs/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/20/presidentielle-resultats-18h30/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 16:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Long tail]]></category>
		<category><![CDATA[Politique 1.0]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=23677</guid>
		<description><![CDATA[Je ne voterai pas dimanche, mais le grand bal électoral m’amuse. Je m’intéresse avant tout à la forme de la courbe des résultats et il me semble opportun de l&#8217;analyser le plus tôt possible avant les logorrhées partisanes. Voici celle obtenue lors du dernier sondage BVA publié le 19 avril. Cette courbe est proche de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/2012/04/11/je-brule-ma-carte-electeur-100-raisons-pour-ne-pas-voter/">Je ne voterai pas dimanche</a>, mais le grand bal électoral m’amuse. Je m’intéresse avant tout à la forme de la courbe des résultats et il me semble opportun de l&#8217;analyser le plus tôt possible avant les logorrhées partisanes.<span id="more-23677"></span></p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012_4_19.png"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/04/2012_4_19-350x289.png" alt="" title="2012, sondage BVA du 19/4" width="350" height="289" class="alignnone size-medium wp-image-23678" /></a></p>
<p>Voici celle obtenue lors du <a href="http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_fiche/1130/fichier_intention_de_vote_-_le_parisien21a91.pdf">dernier sondage BVA publié le 19 avril</a>. <a href="http://blog.tcrouzet.com/2012/03/19/la-democratie-de-la-rarete/">Cette courbe est  proche de celle de 1969&nbsp;!</a> Ça en dit long sur l’état de notre oligarchie, toujours en mode après-guerre.</p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/03/1969.png"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/03/1969-350x284.png" alt="" title="1969" width="350" height="284" class="alignnone size-medium wp-image-23350" /></a></p>
<p>Avec un petit effort, on peut remonter jusqu&#8217;en 1981. Amusant, cette courbe surviendrait lorsque le PS s&#8217;apprête à gagner au second tour&nbsp;! Et si on avait une superposition parfaite, avec une effondrement de Bayrou&nbsp;? Pas impossible.</p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/03/1981.png"><img src="http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2012/03/1981-350x283.png" alt="" title="1981" width="350" height="283" class="alignnone size-medium wp-image-23353" /></a></p>
<p>Je me fiche des vainqueurs et de leur score respectif. Il me semble que, en publiant la courbe dès 18h30 dimanche, sans indiquer les noms sous les points, je n’enfreindrai pas la censure.</p>
<p>Quand je dis censure, c’est bien de ce qu’il s’agit. Ces Messieurs des partis et tous les journalistes auront les chiffres, mais pas vous. Expliquez-moi bien pourquoi ils ont ce privilège. Le jour d’une élection, ne devrions-nous pas tous être à égalité&nbsp;? Au moins ce jour-là&nbsp;!</p>
<p><em>PS&nbsp;: Pour ceux qui doutent de l&#8217;intérêt d&#8217;une telle courbe, qu&#8217;on appelle une <a href="http://blog.tcrouzet.com/tag/long-tail/">longue traîne</a>, sachez quelle permet d&#8217;établir la signature des systèmes complexes et de les comparer entre eux.</em></p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=8An5zue9ERs:cHBdlF-th5A:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=8An5zue9ERs:cHBdlF-th5A:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=8An5zue9ERs:cHBdlF-th5A:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=8An5zue9ERs:cHBdlF-th5A:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=8An5zue9ERs:cHBdlF-th5A:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=8An5zue9ERs:cHBdlF-th5A:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=8An5zue9ERs:cHBdlF-th5A:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/8An5zue9ERs" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/20/presidentielle-resultats-18h30/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>31</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/20/presidentielle-resultats-18h30/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=presidentielle-resultats-18h30</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>L’État de non-droit numérique</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/D5EOBw7I5W0/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/16/etat-de-non-droit-numerique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 11:26:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[État]]></category>
		<category><![CDATA[bonweb]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[google]]></category>
		<category><![CDATA[technosphère]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=23541</guid>
		<description><![CDATA[Je dois être un de ces grincheux qui regrettent le bon vieux temps, mais de plus en plus de choses ont pour moi un goût amer sur le Net. J’ai créé en 1998, bonweb.fr, c’était déjà un livre électronique. Loin de me limiter à une projection homothétique du Guide des meilleurs sites Web que je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Je dois être un de ces grincheux qui regrettent le bon vieux temps, mais de plus en plus de choses ont pour moi un goût amer sur le Net.<span id="more-23541"></span></p>
<p>J’ai créé en 1998, <a href="http://bonweb.fr">bonweb.fr</a>, c’était déjà un livre électronique. Loin de me limiter à une <a href="http://blog.tcrouzet.com/2011/01/26/definir-livre-electronique/">projection homothétique</a> du <a href="http://blog.tcrouzet.com/bibliographie/vulgarisation-1997-2003/"><em>Guide des meilleurs sites Web</em></a> que je publiais alors, j’avais développer un annuaire interactif qui a survécu jusqu’à aujourd’hui.</p>
<p>En 2007, <a href="http://blog.tcrouzet.com/tag/bonweb/">Google avait manqué nous faire fermer une première fois</a>, cinq ans plus tard il y réussit. À ce stade, c’est sans grandes conséquences et voilà pourquoi l’affaire me paraît intéressante.</p>
<p>Nous avons reçu il y a quelques jours un message nous expliquant que nous étions exclus du programme AdSense, sous prétexte qu’un commentateur avait publié la photo d’une femme dénudée en regard d’une publicité. Plus d’AdSense implique la fin des revenus et donc d’un hébergement payant (et du serveur sur lequel se trouve ce blog et où je bidouille depuis des années).</p>
<p>Ce n’est pas trop la dérive puritaine et le politiquement correct qui m’inquiète, quoique, mais plutôt la nonchalance avec laquelle Google est capable de nous couper le robinet, et de nous licencier en quelque sorte.</p>
<p>Dans un État de droit, une même loi s’applique à tous les acteurs et un ensemble de pratiques plus ou moins légiférées s’installent pour faciliter le vivre ensemble. Une entreprise ne peut pas licencier sauvagement. Elle ne peut pas bouleverser du jour au lendemain les salaires. Nous sommes en train d’oublier ces interdits sur le Net.</p>
<p><a href="http://blog.tcrouzet.com/tag/territoire/">Il s’agit d’un territoire</a> divisé en pays presque tous soumis à la dictature, surtout les deux immenses blocs que constituent Google et Facebook. Ils ne reconnaissent aucun droit de l’homme, ils imposent en potentat leurs règles à leurs citoyens.</p>
<p>Cette fois un compte AdSense fermé, demain un mail, un compte Facebook, un espace d’hébergement, l’indexation de votre site… Si vous n’obéissez pas à la règle fixée par la dictature, elle vous chasse de ses terres. Bien sûr, vous pouvez déménager, réinventer votre vie ailleurs. Vous êtes libres. Est-ce bien certain&nbsp;?</p>
<p>C’est un peu comme si vous étiez un émigrant qui doit abandonner ses biens derrière lui et repartir pratiquement à zéro. C’est d’autant plus difficile quand les superpuissances occupent pratiquement la totalité de l’espace, ne vous laissant pour vous débattre que les marges encore en friche. «&nbsp;Si vous ne respectez pas NOS règles, dégagez. Vous n’êtes plus le bien venu dans NOTRE monde.&nbsp;» Voici comment le Net fonctionne désormais.</p>
<p>Il y a quelques années, avant l’apparition des superpuissances numériques, le Net était décentralisé. Nous étions des <a href="http://blog.tcrouzet.com/alternative-nomade/">nomades sur ce territoire</a>. Nous nous promenions avec notre havresac sur le dos. Quand nous n’étions pas bien à un endroit, nous en changions. C’est beaucoup plus difficile aujourd’hui où une grande partie de notre vie se joue autour de lieux numériques en nombre restreint et où nous accumulons de plus en plus de biens, avec une tendance certaine, et sans doute néfaste, à la sédentarisation.</p>
<p>Cette prégnance du numérique donne de plus en plus de pouvoir aux opérateurs. Plus ils ont de pouvoir, plus ils empêchent leurs concurrents d’émerger. Et quand l’un y parvient, il est racheté. Ils aspirent les développeurs autant que les utilisateurs, laissant une marge vivante mais qui est condamnée de rester en marge, une marge à la traîne technologique.</p>
<p>Voilà pourquoi je pense qu’il faut <a href="http://blog.tcrouzet.com/2012/03/05/nationalisons-google-et-facebook/">«&nbsp;nationaliser&nbsp;» les superpuissances numériques</a>. Elles sont en train d’imposer un espace de non-droit sur notre nouveau territoire. Elles y font régner la loi du plus fort. Elle ne s’occupe que de leur intérêt, ignorant que derrière les bits il existe des hommes et des femmes.</p>
<p>Nous devons nous réapproprier notre territoire plutôt que fuir sans cesse vers un ailleurs qui serait meilleur. N’abandonnons plus derrière nous nos œuvres pour que les vautours s’en emparent. Retournons-nous contre eux, non pas pour nous battre frontalement, mais en utilisant comme le judoka la force de notre ennemi. Je vais finir par placer des publicités AdSense dans ces pages… et sans doute que comme bien des blogueurs avant moi, je serai à mon tour exclus du programme AdSense.</p>
<p>Les dictateurs ne supportent jamais la critique. Il la laisse vivre en marge pour qu’elle attire au loin les esprits les plus contestataires.</p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=D5EOBw7I5W0:yMdTAnKg1JE:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=D5EOBw7I5W0:yMdTAnKg1JE:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=D5EOBw7I5W0:yMdTAnKg1JE:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=D5EOBw7I5W0:yMdTAnKg1JE:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=D5EOBw7I5W0:yMdTAnKg1JE:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=D5EOBw7I5W0:yMdTAnKg1JE:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=D5EOBw7I5W0:yMdTAnKg1JE:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/D5EOBw7I5W0" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/16/etat-de-non-droit-numerique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>37</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/16/etat-de-non-droit-numerique/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=etat-de-non-droit-numerique</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Je brûle ma carte d’électeur – 100 raisons pour ne pas voter</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/RzlQZa87VOg/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/11/je-brule-ma-carte-electeur-100-raisons-pour-ne-pas-voter/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 07:06:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de gueule]]></category>
		<category><![CDATA[Abstention]]></category>
		<category><![CDATA[Politique 1.0]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>
		<category><![CDATA[Ya Basta]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=23476</guid>
		<description><![CDATA[Brûler sa carte d’électeur, c’est mesquin, mais pour prévenir les critiques, voici 100 raisons indépendantes du contexte politique pour justifier pourquoi je ne voterai pas. J&#8217;ai perdu le son en chemin. Isa concluait par&#160;: «&#160;Qui va nettoyer maintenant&#160;?&#160;» Oui, qui nettoiera la démocratie&#160;? Comment voter pour des candidats qui refusent de débattre entre eux, sinon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Brûler sa carte d’électeur, c’est mesquin, mais pour prévenir les critiques, voici 100 raisons indépendantes du contexte politique pour justifier pourquoi je ne voterai pas.<span id="more-23476"></span></p>
<p><object width="480" height="360"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/JtgcNLUjZmA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/JtgcNLUjZmA?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JtgcNLUjZmA&#038;context=C45d8f16ADvjVQa1PpcFNAnoEdtQbcd-dD1aeN-eDKF4wdO9QWriM=">J&#8217;ai perdu le son en chemin.</a> Isa concluait par&nbsp;: «&nbsp;Qui va nettoyer maintenant&nbsp;?&nbsp;» Oui, qui nettoiera la démocratie&nbsp;?</p>
<ol>
<li>Comment voter pour des candidats qui refusent de débattre entre eux, sinon au second tour, entre seigneurs&nbsp;? Un électeur est un patron qui doit embaucher ses employés sans leur faire passer d’entretien. Il doit se décider sur CV alors qu&#8217;il est désormais possible d&#8217;organiser <a href="http://blog.tcrouzet.com/tag/debat-2007/">un débat entre tous les candidats</a>.</li>
<li>L’argument moral&nbsp;: «&nbsp;Ils sont tombés pour nous donner le droit de vote, tu leur dois le respect en allant voter.&nbsp;» est fallacieux. Des hommes se sont sacrifiés en septembre 2001 pour faire sauter le World Trade Center à New York. Mourir pour une cause ne suffit pas à la rendre respectable (ou irespectable d&#8217;ailleurs). Que des gens soient morts pour instaurer en un temps la démocratie, ne nous sert en rien à décider si nous devons ou non voter aujourd&#8217;hui.</li>
<li>L&#8217;histoire de la démocratie ne s&#8217;est pas arrêtée en 1789. Au nom de l’idéal de plus de liberté et d’équité, nous pouvons combattre un modèle démocratique devenu exsangue dans le but de le revigorer. L’argument civique selon lequel les abstentionnistes se désintéresseraient de la politique, donc de la vie de la cité, est également fallacieux.</li>
<li>Voter n’est pas un devoir, mais une incitation au ralliement. Un homme ou une femme libre ne se rallie à personne. Il coopère. </li>
<li>Le vote est apparu comme une amélioration du monarchisme. Pourquoi devrions-nous refuser de passer au-delà&nbsp;? D’envisager une démocratie dépourvue de petits monarques&nbsp;? </li>
<li>Quand les règles d’un jeu de société ne nous intéressent pas, nous changeons de jeu ou nous transformons les règles. Voter, c’est plébisciter le jeu en vigueur.</li>
<li>Les règles de ce jeu ont été promulguées non démocratiquement par des hommes qui n’avaient que mépris pour le peuple. Ainsi <a href="http://blog.tcrouzet.com/2012/03/19/la-democratie-de-la-rarete/">Michel Debré écrit en 1957</a>&nbsp;: «&nbsp;La cité, la Nation où chaque jour un grand nombre de citoyens discuteraient de politique seraient proches de la ruine.&nbsp;» Résumé de son propos&nbsp;: votons de temps en temps puis fermons notre gueule. </li>
<li>Les votes blancs sont comptabilisés dans la participation. Plus la participation est grande, plus l&#8217;élection est légitime. Donc, quand on vote blanc, on légitime l&#8217;élection qu&#8217;on désapprouve. La seule forme de protestation possible reste l&#8217;abstention.</li>
<li>Voter blanc n’est pas une solution parce que le jeu dans sa forme actuelle ne prends pas en compte cette expression contestataire. On pourrait imaginer une élection où le vainqueur devrait atteindre la majorité absolue, votes blancs compris. Aucun des derniers présidents ou députés ou maire n’aurait été élu à ce compte, ce qui en soit devrait nous alerter sur quelques aberrations, comme la non-légitimité de nos représentants.</li>
<li>Personne ne gagne une élection importante sans parti. Voter, c’est admettre la nécessité des partis, c’est-à-dire celles des armées structurées. </li>
<li>Seuls les candidats accrédités par les élus en place peuvent se présenter à une présidentielle (et il existe une forme d&#8217;accréditation partisane pour les autres élections, cf supra). Le système se cultive lui-même, interdisant le foisonnement des alternatives qui pourraient le contester. Cette consanguinité ne contente que les militants des partis dominants, ceux qui s’expriment encore dans le jeu aux règles désuètes. Les premiers tours ne sont que des simulacres de pluralité. </li>
<li>La volonté de toujours aboutir à une majorité absolue conduit presque mécaniquement au bipartisme. Rapide démonstration. Si on avait dix candidats de poids électoral équivalent, si on choisissait simplement celui avec le meilleur score, 15&nbsp;% des suffrages par exemple, on aurait en gros 85&nbsp;% d’électeurs déçus. Avec deux partis dominants, le nombre de déçus tombe à 49&nbsp;% environ. Le bipartisme est une réponse mécanique pour réduire la déception (d’où le faible écart entre le sortant et son adversaire). Il entraîne une professionnalisation de la politique, c’est-à-dire l’apparition d’une classe d’apparatchiks. </li>
<li>Cette classe des apparatchiks est d’autant plus puissante que le cumul des mandats est autorisé et qu’il est possible de se représenter quasi indéfiniment à la plupart des élections. Dans ce contexte, voter revient à donner sa voix à un apparatchik. On ne peut pas attendre de lui qu’il scie la branche sur laquelle il est assis. Notons que le non-cumul des mandats n’empêchera pas leur cumul par les partis qui, eux-mêmes, ne seront pas forcés de renouveler leur structure à chaque élection. </li>
<li>Voter, c’est donner la victoire au plus monarchiste des candidats (celui qui a le parti le plus puissant, le plus d’argent, le plus de couverture média…).</li>
<li>Voter, c’est donner la victoire à un camp et créer le camp adverse des déçus. Une élection a pour effet de briser l’espoir d’une grande partie de la population. </li>
<li>Dans votre famille, votez-vous ou recherchez-vous le consensus&nbsp;? Voter, c’est refuser la synchronicité et l’harmonie. C’est admettre la nécessité des gagnants et des perdants. <a href="http://www.facebook.com/tcrouzet/posts/10150941828648593">C&#8217;est imposer ses idées à ceux qui ne les partagent pas, c&#8217;est les imposer par la force du plus grand nombre.</a></li>
<li>Devrait être élu celui qui récolte le moins de suffrages. Il se sentirait moins puissant et ferait preuve de plus d’humilité. Voter, c’est encourager l’arrogance. </li>
<li>L’écrivain qui a le plus de lecteurs n’est pas nécessairement le plus spirituel, le plus littéraire, le plus novateur, le plus sage… Les données quantitatives ne présument pas des qualités. Avoir plus de voix, c’est comme avoir plus de lecteurs. Ça ne prouve pas grand-chose.</li>
<li>En quoi gagner une élection prédispose à gérer la vie de la cité&nbsp;? À quoi donc peut nous être utile cette compétence dans le domaine de l’économie, de la culture, de l’éducation…&nbsp;? En rien. Voter, c’est toujours choisir le mauvais candidat, celui apte à se faire élire sans démontrer la moindre compétence dans la plupart des domaines qui nous sont vitaux.</li>
<li>On dit des abstentionnistes qu&#8217;ils ne font pas de politique parce que dans l&#8217;imaginaire collectif faire de la politique est synonyme de se faire élire. Ne pas voter, c&#8217;est dénoncer cette confusion.</li>
<li>La proportionnelle intégrale permettrait de s’affranchir de l’absence de pluralité, mais les partis dominants la rejettent sous prétexte que pour gouverner il leur faut la majorité absolue. Ce postulat les arrange d’autant plus que leur façon de gouverner s’apparente souvent à l’autoritarisme. Exemple&nbsp;: plutôt que d’adapter notre monde à la libre copie, on punit les pirates maladroits. </li>
<li>Les deux partis dominants, et leurs avatars, se partagent équitablement les postes et les salaires qui les dotent. Quelles que soient leurs oppositions, ils ne peuvent qu’être en connivence pour maintenir en l’état la règle du jeu. </li>
<li>Voter, c’est entretenir le clientélisme. Les élus ont une dette vis-à-vis de leurs électeurs et des entreprises qu’ils dirigent. Notez que les hommes d’affaires se présentent assez rarement, non parce qu’ils n’aiment pas le pouvoir politique mais plutôt parce qu’ils préfèrent le déléguer.</li>
<li>Pourquoi une société démocratique devrait-elle se structurer comme la société monarchiste, avec ses multiples niveaux de pouvoir&nbsp;? Voter, c’est reconnaître leur nécessité. On peut désormais imaginer une société avec un pouvoir distribué, horizontal, détenu par personne en particulier, un non-pouvoir en fait, un <a href="http://blog.tcrouzet.com/le-cinquieme-pouvoir/">cinquième pouvoir</a>.</li>
<li>Thomas Hobbes a théorisé la hiérarchisation de la société. Livré à lui-même l’homme ne serait bon à rien. Il doit être encadré. Les chefs sont nécessaires, comme si les chefs n’étaient pas eux-mêmes des hommes livrés à eux-mêmes. En quoi un élu est-il plus responsable qu’un simple électeur&nbsp;? En rien, comme les affaires de corruptions et les abus de pouvoir le démontrent sans cesse. Être élu, passer avec succès l’épreuve de l’élection, ne confère aucune sagesse. Ce n’est pas un rite initiatique. </li>
<li>Il existe si peu de place dans la hiérarchie que les candidats sont prêts à s’entretuer pour acquérir des positions. Voter, c’est participer à leur lutte, sans y gagner quoi que ce soit. </li>
<li>Voter pour des gens qui écriront les lois qui définiront les règles selon lesquelles ils exerceront le pouvoir est une aberration. Ne dit-on pas qu’on ne peut être juge et partie&nbsp;? C’est ainsi qu’apparaissent des lois telle l’immunité parlementaire. </li>
<li>Voter pour un représentant en chef, c’est accepter la société de la rareté (rareté de la représentation, du travail, de l’argent, de l’énergie, de la culture…), c’est-à-dire le modèle capitaliste où certains privilégiés nous concèdent contre paiement des ressources par ailleurs abondantes (l’eau, l’énergie solaire, les idées, la culture, l’argent…).</li>
<li>Voter, c’est donner le droit à quelques individus d’être plus visibles que d’autres, donc de s’accaparer notre temps de cerveau. Ainsi sous leur influence, nous votons encore pour eux ou pour leurs successeurs désignés. Le système s’entretient lui-même. Il nous empêche d’envisager d’autres possibilités. </li>
<li>Le jeu électif est une forme onéreuse de tirage au sort qui se prête à la corruption. Parfois nous pouvons avoir de la chance, le plus souvent c’est la déception. </li>
<li>On ne vote pas dans les entreprises pour désigner les managers. Dans ces structures relativement simples, d’autant plus qu’elles sont en général hiérarchisées, on assiste à des prises de pouvoir perpétuelles, exactement comme cela se passait dans les sociétés pré-démocratiques. Le vote s’est imposé à l’échelle des villes, des régions et des pays pour éviter que ce jeu ne devienne sanglant en prenant de l’ampleur. N’est-ce pas plutôt la volonté de puissance de certains individus qui doit être questionnée&nbsp;? Le vote ne fait que leur donner raison de manière apparemment pacifique. Voter, c’est offrir le pouvoir à des sanguinaires potentiels. </li>
<li>Pourquoi la plupart des partis ressemblent à des entreprises plutôt qu’à des démocraties&nbsp;? Les militants ne croient-ils pas aux vertus de la démocratie&nbsp;? Faut-il vraiment voter pour l’un des leurs puisqu’ils ne fonctionnent pas eux-mêmes de manière démocratique&nbsp;? </li>
<li>Voter, c’est accorder notre voix à qui on nous suggère de le faire. On devrait pouvoir voter pour des gens qui ne se présentent pas. Eux seuls ont une chance de ne pas nous décevoir, parce qu’ils n’ont pas la prétention de croire qu’ils peuvent nous aider.</li>
<li>Pourquoi voter pour eux alors que le pouvoir c’est nous&nbsp;? Voter, c’est aliéner la souveraineté du peuple au profit de professionnels de l’élection. </li>
<li>Celui qui arrive au pouvoir se retrouve altéré par lui et il voit ses faiblesses amplifiées autant que ses qualités. Or la principale qualité des élus est de savoir se faire élire. La seule manière de s’en sortir est de gouverner tous ensemble pour que les forces des uns compensent les faiblesses des autres. C’est ce qu’on appelle l’intelligence collective. </li>
<li>Le système, c&#8217;est-à-dire l’ensemble des habitudes et des lois qui nous régissent, a beaucoup d’inertie et une terrible prégnance. Celui qui se retrouve à sa tête finit par ressembler à ceux qui l’y ont précédé. Le changement ne peut pas venir de nos élus. </li>
<li>Voter revient en général à plébisciter des hommes et des femmes plutôt âgés, non pas ceux qui sont les plus sages, mais ceux qui ont fini par maîtriser les rouages électifs.</li>
<li>Voter en croyant qu’un candidat une fois élu réussira à transformer le système de l’intérieur, c’est rêver. La probabilité qu’un tel rêve se réalise reste bien sûr non nulle, mais est-ce une raison pour voter et perpétuer un système aussi peu malléable&nbsp;? </li>
<li>Voter ne nous aide en rien à changer la structure profonde des gouvernements, c’est-à-dire les équipes de fonctionnaires qui ont réellement le pouvoir. Un élu ne sait pas gouverner. </li>
<li>Après chaque élection, ce qui nous attend c’est la déception. On se dit alors que ceux qui auraient apporté un réel changement n’ont pas été élus. Oui, sans doute, mais pourquoi ne l’ont-ils pas été&nbsp;? Parce que le vote est toujours conservateur. Voter, c’est être réac, c’est entériner un système devenu délétère.</li>
<li>Voter, c’est donner à des gens l’occasion de nous mettre en danger.</li>
<li>Pour gagner une élection, il faut faire des promesses intenables ou démagogiques ou dangereuses. Voter, c’est encourager cette attitude, c’est se prendre à rêver le temps d’une campagne électorale. Ceux qui disent la vérité ne sont jamais élus. Et ceux qui sont élus n’arrivent jamais à mettre en application leurs promesses. </li>
<li>Les candidats usent des technologies les plus modernes pour se faire élire, puis une fois au pouvoir ils les utilisent pour nous surveiller et nous contrôler. Pourquoi n’utilisons-nous pas ces technologies pour gouverner tous ensemble&nbsp;? </li>
<li>Si on ne vote pas, comment désigne-t-on les représentants&nbsp;? Leur nécessité est un autre postulat, que les représentants eux-mêmes et ceux qui aspirent à l’être, ou à bénéficier de leurs faveurs, ne contestent pas. </li>
<li>Nous disposons aujourd’hui des outils technologiques et théoriques pour créer des assemblées législatives et exécutives ouvertes à tous. Voter, c’est nier cette possibilité de légiférer de manière démocratique sans pour autant passer par des élections. </li>
<li>Voter revient à désigner ceux parmi nous qui doivent prendre des décisions. La nécessité des décisionnaires est un autre postulat. Les décisions peuvent émerger d’elles-mêmes au fur et à mesure que des expérimentations prouvent leur pertinence et entérinent des pratiques. Toute l’histoire d’internet est une démonstration de cette technique décisionnaire collective. Elle est efficace, résiliente, rapide. </li>
<li>Voter serait la seule manière d’avancer vers cette démocratie 2.0. Oui, à une seule condition&nbsp;: qu’une force nouvelle, non formatée par le système et ses vieilles idéologies, gagne le pouvoir en un rien de temps, c’est-à-dire le prenne par surprise en une seule élection. Sinon la force de l’habitude ne peut que la corrompre. </li>
<li>Voter n’est concevable que pour plébisciter une nouveauté radicale. Voter est donc impossible car le système électif favorise le conservatisme. </li>
<li>Tout est fait pour empêcher l’émergence d’une force novatrice car, à notre époque d’interdépendance massive, elle ne ressemble pas à un parti mais plutôt à un réseau. Elle possède une structure qui ne la prédispose pas à emporter une élection. Elle répugne à désigner des représentants. Elle ne peut donc qu’être tenue à l’écart du jeu démocratique jusqu’à ce que ce jeu explose. Ne pas voter, c’est tendre vers ce moment, le souhaiter, se préparer à l’accueillir. </li>
<li>L’avenir d’un système complexe est imprévisible, or tous les candidats expliquent les mesures qu’ils prendront pour réformer ce système et l’amener à changer d’état. Ils nous mentent car ils ne peuvent savoir à quels résultats aboutiront leurs mesures. Soit ils sont naïfs, soit ils se fichent de nous et ne souhaitent pas un changement d’état, mais juste prendre le pouvoir. Et il faudrait voter pour eux&nbsp;? </li>
<li>Ne pas voter, c’est refuser les plans qui nous annoncent un avenir meilleur. L’avenir ne se prévoit pas, il se construit au jour le jour. Nous avons besoin de méthodes pour travailler ensemble, pas de promesses ou de projections. Or les candidats ne parlent jamais de méthodes mais des décisions qu’ils prendront. Ils préfèrent l’action autoritaire et moralisatrice à l’éthique, pourtant nous avons avant tout besoin d’un art de vivre ensemble. </li>
<li>Voter pour un représentant n’a de sens que si ce représentant peut exercer une forme de contrôle sur le système. Quand la complexité du système est trop grande, ce qui est le cas pour une nation contemporaine, le représentant n’est plus qu’un guignol qui doit avant tout bien passer dans les médias. </li>
<li>Un système complexe ne peut être contrôlé que par chacun des agents qui le composent. La complexité implique une réforme en profondeur de la démocratie. C’est-à-dire pour commencer de renoncer aux guignols. </li>
<li>Nous n’avons pas besoin de tribuns mais de nous donner la main. Nous n’avons pas besoin de discrimination, ce que produit une élection, mais de fraternité. </li>
<li>Voter, c’est croire en l’homme, plus souvent qu’en la femme, providentiel. C’est lui signer un chèque en blanc. C’est oublier que dans une société complexe il n’y a plus de place pour des héros réformateurs. Nous sommes tous ensemble la seule force capable de réformes. </li>
<li>Voter, c’est choisir entre deux possibilités, voire entre une dizaine, c’est comme si le monde était blanc ou noir. Voter, c’est en nier la complexité et les nuances. </li>
<li>Voter, c’est croire qu’il existe des solutions miracles (et pire&nbsp;: croire que des illuminés les connaissent). </li>
<li>Ne pas voter est un privilège démocratique. Forcer le vote n’est concevable qu’en prenant en compte le vote blanc et en lui donnant le poids d’invalider un scrutin. À ce moment, une constituante devrait se former pour sortir de l’impasse. </li>
<li>Voter pour une constituante serait une aberration car alors elle aurait en elle-même en germe les travers du système électif. Une constituante digne de ce nom ne peut qu’être ouverte à toutes les bonnes volontés. Elle doit être innombrable pour que sa structure soit assez complexe pour en interdire le contrôle. </li>
<li>Voter pour quelqu’un qui promet de mettre en place une constituante paraît aussi incertain que de voter pour ses membres. Pour garantir son indépendance, la constituante doit s’imposer comme une réponse à un état de crise, par exemple à un taux d’abstention exceptionnel. </li>
<li>Peu importe qui est élu, il devient un centre autour duquel tourne la société ce qui nous éloigne de l’expérimentation décentralisée comme réponse à la complexification. Voter, c’est centraliser. </li>
<li>Quand vous êtes malade demandez-vous à vos proches de choisir un traitement en votant ou consultez-vous un médecin&nbsp;? En favorisant la majorité, le système électif élimine toutes les expressions déviantes, donc celles qui ont de réelles chances de nous apporter un changement durable. </li>
<li>Hitler a été mis au pouvoir après une élection. Le vote ne nous protège pas de l’ignominie, d’autant plus que pour se faire élire les candidats se prêtent souvent à toutes les ignominies. </li>
<li>Si quelqu’un se présente, c’est qu’il aspire au pouvoir. Raison de plus pour l’en éloigner. </li>
<li>«&nbsp;Voter pour&nbsp;» n’aurait de sens que si dans le même temps on avait la possibilité de «&nbsp;voter contre&nbsp;» et de déduire sa voix de celles du candidat qui nous paraît le plus ignoble. </li>
<li>Le droit de vote est un susucre pour nous tenir tranquille, voilà pourquoi il a d&#8217;abord été accordé aux hommes, parce que nous étions plus belliqueux que les femmes. </li>
<li>Après chaque élection, les candidats accusent les abstentionnistes parce qu’ils sont leurs véritables adversaires. Ne pas voter, c’est rejoindre la contestation. Ce n’est plus vouloir repenser notre statut d’esclave mais vouloir abolir l’esclavage. </li>
<li>Si le vote était efficace, les capitalistes l’auraient depuis longtemps instauré dans leurs entreprises. </li>
<li>Voter, c’est demander à d’autres d&#8217;agir à notre place. C&#8217;est se déresponsabiliser.</li>
<li>«&nbsp;Mieux vaut toujours être actif que ne rien faire.&nbsp;» Parce que voter c’est être actif&nbsp;?</li>
<li>Voter, c’est donner son assentiment à des programmes pensés par d’autres, comme si nous étions nous-mêmes incapables de penser.</li>
<li>Le vote n’est pas une mauvaise chose, il a simplement fait son temps dans l&#8217;histoire de la démocratie, exactement comme le tirage au sort en Athènes (qui évite certains problèmes inhérent au vote mais pas ceux, les plus nombreux, inhérent à la représentation). Désormais, nous devons voter continument, c’est-à-dire participer.</li>
<li>Ne pas voter, c’est avertir avant la catastrophe, c’est tirer la sonnette d’alarme, c’est crier que quel que soit le candidat élu ce sera la merde. Et si c’est effectivement la merde, ne nous accusez pas après de ne pas avoir voté. C’était sans issue. </li>
<li>Ne pas voter, c’est la seule chose à faire quand plus personne n’est capable de vous donner une bonne raison de le faire. </li>
<li>Voter, c’est valider la gabegie électorale. Cet argent aurait mieux servi à soutenir les plus démunis. Le budget d’une campagne devrait être nul. Le financement devrait se limiter aux bonnes volontés.</li>
<li>Pourquoi les enfants n’ont-ils pas le droit de vote&nbsp;? Ne font-ils pas partie de la société&nbsp;? N’invoquez pas leur irresponsabilité, beaucoup d’irresponsables votent. Le droit de vote devrait être accordé après un QCM réussi sur l’élection. En attendant, un enfant de dix ans ne vote pas, un assassin de trente, oui. </li>
<li>«&nbsp;Mieux vaut donner son avis.&nbsp;» Ne pas voter n’est-ce pas donner son avis&nbsp;? Le message paraît clair, non&nbsp;? Y’en a marre&nbsp;! </li>
<li>Rappelez-vous 1968. On criait dans les rues «&nbsp;Élections piège à cons.&nbsp;» </li>
<li>Voter, c’est remplacer un chef par un autre. Beau projet. Comme si le jeu des chaises tournantes avait une vertu régénératrice. Ce serait peut-être le cas si on changeait aussi le tableau de bord qui se trouve devant les chaises. Mais on ne nous demande pas notre avis à ce sujet  lors d’une élection. </li>
<li>Quand vous votez non lors d’un référendum, on ignore votre choix et on fait comme si vous aviez dit oui. C’est vrai, vous êtes trop bêtes pour avoir un avis sérieux sur des questions difficiles. Choisissez des candidats, mais surtout ne pensez pas. </li>
<li>Pourquoi voter quand, pour l’essentiel, les rouages de nos sociétés ne dépendent d’aucun vote&nbsp;?</li>
<li>«&nbsp;Vous pouvez au moins voter contre.&nbsp;» Mais quand on est contre tous les choix proposés&nbsp;? Entre la peste et le choléra, mieux vaut s’abstenir. </li>
<li>Voter contre le pouvoir en place, c’est se préparer au pire. C’est le système qui va de mal en pire, pas les hommes ou les femmes qu’on place à sa tête. </li>
<li>Nous sommes plus de 60 millions de Français et nous n’avons que le choix entre une dizaine de candidats. Nos autres concitoyens sont-ils indignes de se présenter&nbsp;? </li>
<li>Ne pas voter, c’est exiger plus de droits et non pas renoncer au droit de vote. </li>
<li>«&nbsp;Votez pour changer.&nbsp;» Depuis quand une élection a changé quoi que ce soit&nbsp;? On bascule de gauche à droite régulièrement. Est-ce que les choses s’améliorent&nbsp;? Du côté de l’économie, de l’écologie, de l’harmonie, du bonheur… Nous vivons une crise systémique contre laquelle le vote semble malheureusement impuissant. Pourquoi aucun candidat sérieux n&#8217;envisage sérieusement le <a href="http://blog.tcrouzet.com/tag/dividende-universel/">dividende universel</a>&nbsp;?</li>
<li>Être séduit par un candidat, ce qui est tout à fait légitime durant une campagne, devrait nous mettre en alerte. Raison de plus pour ne pas voter pour lui et le précipiter au casse-pipe, nos espoirs avec lui. Nous n’avons pas à confier les commandes de notre pays aux personnes qui nous plaisent le plus. </li>
<li>Voter, c’est vouloir que le spectacle politique continue. C’est inévitable dans un monde médiatisé. Une élection n’est qu’un jeu radiodiffusé, télévisé, internetisé…</li>
<li>Voter, c’est nier que le pouvoir est ailleurs. </li>
<li>Voter pour un candidat en étant en désaccord majeur sur certains points avec lui, c’est se compromettre. </li>
<li>Voter contre un candidat sous prétexte de désaccords majeurs implique de voter pour un autre, ce qui n’est pas obligatoirement envisageable (cf supra). </li>
<li>Dans un système non proportionnel, voter, c’est accepter les compromissions des seconds ou troisièmes tours. </li>
<li>Du fait même de la complexité sociale, nous ne pouvons pas être d’accord sur tout avec quelqu’un d’autre, et c’est une chance. Pourtant, voter, c’est mettre aux commandes quelqu’un avec qui nous avons des divergences. Nous ferions mieux d’expérimenter ensemble et ainsi de dépasser nos contradictions. </li>
<li>Voter, c’est souvent vouloir changer la société avant de se changer soi-même, c’est même souvent une excuse pour ne pas le faire. </li>
<li>Voter ne nous approche pas de l’insurrection citoyenne, même si une campagne électorale peut être mise à profit pour populariser l’insurrection. L’insurrection se joue à chaque seconde de nos vies. </li>
<li>Plus le nombre des abstentionnistes grossira, plus le régime sera instable car il aura face à lui une foule d’autant plus prête à combattre ses mesures qu’elle ne l’aura jamais cautionné. </li>
<li>«&nbsp;Ne pas voter, c’est se taire pendant cinq ans.&nbsp;» Voter est-ce avoir droit à la parole jusqu&#8217;à la prochaine échéance&nbsp;? Les élus ont la parole, pas vous. C&#8217;est plutôt quand on a voté pour le vainqueur qu&#8217;on doit se taire. S&#8217;il est au pouvoir et nous déçoit, c&#8217;est un peu par notre faute. Se mouiller à tout prix n&#8217;est pas acte de sagesse.</li>
<li>Voter, c’est se reconnaître dans une incarnation de la politique. C’est un peu mystique comme attitude, voire déiste. </li>
<li>La démocratie internet n’existe pas. Instaurer le vote électronique ne changerait rien. La société des réseaux est étrangère à l’idée de représentation. Voter, c’est refuser l’avènement de cette société.</li>
<li>Ne pas voter, c’est résister.</li>
</ol>
<p>PS&nbsp;: J’ai déjà discuté des points liés à la complexité et à l’imprévisibilité <a href="http://blog.tcrouzet.com/tag/abstention/">dans de nombreux billets</a> et surtout dans <a href="http://blog.tcrouzet.com/le-peuple-des-connecteurs/"><em>Le peuple des connecteurs</em></a> et dans <a href="http://blog.tcrouzet.com/le-cinquieme-pouvoir/"><em>Le cinquième pouvoir</em></a>. Ce texte peut être lu comme une suite de <a href="http://blog.tcrouzet.com/ya-basta/"><em>Ya Basta</em></a>.</p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=RzlQZa87VOg:lRIDPHaS3NY:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=RzlQZa87VOg:lRIDPHaS3NY:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=RzlQZa87VOg:lRIDPHaS3NY:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=RzlQZa87VOg:lRIDPHaS3NY:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=RzlQZa87VOg:lRIDPHaS3NY:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=RzlQZa87VOg:lRIDPHaS3NY:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=RzlQZa87VOg:lRIDPHaS3NY:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/RzlQZa87VOg" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/11/je-brule-ma-carte-electeur-100-raisons-pour-ne-pas-voter/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>256</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/11/je-brule-ma-carte-electeur-100-raisons-pour-ne-pas-voter/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=je-brule-ma-carte-electeur-100-raisons-pour-ne-pas-voter</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Internet est-il créateur de valeur ?</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/tcrouzetBlog/~3/2E7gPTV9Z7w/</link>
		<comments>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/06/internet-est-il-createur-de-valeur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 17:56:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Connecteur]]></category>
		<category><![CDATA[J'ai débranché]]></category>
		<category><![CDATA[technosphère]]></category>
		<category><![CDATA[territoire]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=23467</guid>
		<description><![CDATA[Dans les sociétés anciennes, l’arc pouvait être créateur de valeur quand il servait à chasser, destructeur quand il servait à tuer d’autres hommes (étant entendu que pour moi toute mort humaine équivaut à la disparition de possibilités, donc de valeur). Cette analogie suffit il me semble à répondre oui et non à la question, mettant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans les sociétés anciennes, l’arc pouvait être créateur de valeur quand il servait à chasser, destructeur quand il servait à tuer d’autres hommes (étant entendu que pour moi toute mort humaine équivaut à la disparition de possibilités, donc de valeur). Cette analogie suffit il me semble à répondre oui et non à la question, mettant évidence le rôle que nous avons à jouer dans cette histoire.<span id="more-23467"></span></p>
<p>Internet a un statut ontologique supérieur à celui de l’arc. Je ne le définis jamais comme un outil mais plutôt <a href="http://blog.tcrouzet.com/tag/territoire/">comme un territoire</a>. Un territoire est-il créateur de valeur&nbsp;? Encore une fois oui et non.</p>
<p>Quand on a découvert l’Amérique, on a créé beaucoup de valeur pour l’Europe et on a détruit beaucoup de valeur pour les civilisations indigènes.</p>
<p>Internet ne peut être créateur de valeur que si nous y développons une éthique et un art de vivre. D’où la nécessité de mettre l’homme dans la boucle, d’interroger son rôle sur ce territoire, de repérer les endroits et les moments où il fait fausse route.</p>
<p>J’ai pour ma part basculé de la création de valeur grâce au Net à la destruction <a href="http://blog.tcrouzet.com/jai-debranche/">quand j’ai mis ma vie en danger</a>, quand j’ai anesthésié en moi toute créativité. Bien sûr ce n’est pas le Net en lui-même qui est responsable, mais le Net en lui-même n’existe pas. On est obligé d’y introduire l’homme… et la prise de distance s’impose, non pas pour honnir internet, mais pour essayer justement d’éviter les pièges qui pourraient être destructeurs de valeur.</p>
<p>On ne peut pas seulement tenir un discours angélique par rapport au Net. Nous devons en mesurer toutes les dimensions, pour continuer à faire de lui un territoire intéressant à explorer et à habiter.</p>
<p>Quand je vois ce qu’en font les gouvernements avec des lois de type Hadopi ou <a href="http://blog.tcrouzet.com/2012/03/05/nationalisons-google-et-facebook/">des entreprises centralisées comme Facebook</a>, je suis tenté de me dire que la création de valeur risque de se réduire à pas grand-chose, et surtout à n’être profitable qu’à une portion congrue de l’humanité.</p>
<p>Nous avons tous ensemble un défi à relever. Soit devenir les outils de nos outils comme l’a dénoncé en son temps Thoreau, soit devenir les démiurges de notre nouveau territoire. Plusieurs portes s’ouvrent à nous. Ne nous précipitons pas dans la dernière venue comme nous y incitent les promoteurs des nouvelles technologies, avant tout intéressés à la création de valeur pour eux et qui, dans le même temps, prétextent systématiquement la création de valeur pour nous.</p>
<p>Ce n’est pas à eux d’effectuer un bilan comptable, mais à chacun de nous, au regard de l’évolution globale de la société et aussi de sa propre existence. Suis-je plus heureux&nbsp;? Sommes-nous collectivement plus heureux&nbsp;? C’est sans doute la seule question qui m’intéresse.</p>

<div class="feedflare">
<a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=2E7gPTV9Z7w:uXY7xPiWX3E:yIl2AUoC8zA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=yIl2AUoC8zA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=2E7gPTV9Z7w:uXY7xPiWX3E:D7DqB2pKExk"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=2E7gPTV9Z7w:uXY7xPiWX3E:D7DqB2pKExk" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=2E7gPTV9Z7w:uXY7xPiWX3E:7Q72WNTAKBA"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=7Q72WNTAKBA" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=2E7gPTV9Z7w:uXY7xPiWX3E:V_sGLiPBpWU"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?i=2E7gPTV9Z7w:uXY7xPiWX3E:V_sGLiPBpWU" border="0"></img></a> <a href="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?a=2E7gPTV9Z7w:uXY7xPiWX3E:qj6IDK7rITs"><img src="http://feeds.feedburner.com/~ff/tcrouzetBlog?d=qj6IDK7rITs" border="0"></img></a>
</div><img src="http://feeds.feedburner.com/~r/tcrouzetBlog/~4/2E7gPTV9Z7w" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/06/internet-est-il-createur-de-valeur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>20</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://blog.tcrouzet.com/2012/04/06/internet-est-il-createur-de-valeur/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=internet-est-il-createur-de-valeur</feedburner:origLink></item>
	</channel>
</rss>

