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    <title>Objectif Liberté</title>
    
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    <updated>2009-11-13T00:05:00+01:00</updated>
    <subtitle>Cyber voix libérale depuis 2003 - par Vincent Bénard</subtitle>
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        <title>Trois scénarios pour l'économie américaine: Noir, Rose, ou Gris ? </title>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">Dans cette crise dont les développements ne cessent de surprendre les observateurs, rien ne semble se passer comme les uns et les autres l'avaient prévu. Ainsi par exemple, l'équipe Obama estimait que sans "stimulus", le chômage atteindrait 9.2%, mais qu'il ne dépasserait pas 8% avec: nous en sommes à 10.2%, et encore cela ne compte t'il pas l'énorme réservoir de travailleurs en temps partiel subi, et l'accroissement du nombre de personnes considérées comme "sorties" de la force de travail. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a67b5b2c970b-pi" style="display: inline;"><img alt="Stimulus-vs-unemployment" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a67b5b2c970b " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a67b5b2c970b-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="Stimulus-vs-unemployment" /></a> <br /><strong><em><a href="http://michaelscomments.wordpress.com/">source</a></em></strong><br /> <br />
</div>
<br /><p>
Et ce n'est qu'un indicateur parmi d'autres. Bien peu avaient prévu que les "injections" de monnaie de la FED n'iraient pas provoquer un rebond des prix dans l'économie réelle mais une bulle totalement décorrélée de l'économie réelle sur les marchés d'actions. Quant à ce qui va se passer demain...</p><p>Impossible de trouver un consensus sur ce que sera l'avenir. Entre ceux qui "voient la reprise", et ceux qui pensent que nous n'avons vécu que le premier acte de la fin du monde, une gamme complète de scénarii se fait jour, inflationnistes, déflationnistes, à la japonaise, à la façon de 1929, avec ou sans effondrement du dollar, ou de l'Euro, et que sais-je encore.</p>
Le propos de ce qui suit n'est pas d'expliquer ce qui va se passer (si je le savais, je serais riche), mais d'examiner les scénarios les plus négatifs et positifs possibles, et surtout, d'imaginer quelles sont les décisions politiques qui pourraient les favoriser ou les empêcher. Gardez en outre à l'esprit que nous autres, libéraux, avons une fâcheuse tendance à sous estimer le temps que <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/moraliser-l-etatisme.html">notre système politico-financier vermoulu</a></strong> peut tenir, de rafistolage en "Quantitative Easing". Nous nous doutons bien que la trajectoire actuelle nous mène dans un mur, mais avons tendance à le voir plus proche qu'il ne l'est réellement. A moins que cette fois ci, nos lunettes ne soient correctement calibrées ? <br />
<br />
<strong>Point de départ des trois scénarios: poursuite de la crise bancaire</strong><br />
<br />
Le fait est que <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/armageddon-bancaire.html" id="ccx0" title="les banques américaines">les banques américaines</a></strong> ne sont pas sorties de la crise et n'en sortiront pas de sitôt. On attend une nouvelle vague de lourdes pertes liées aux "resets" contractuels des prêts prime à taux variable, Alt-A, ARM... Sans oublier des difficultés croissantes du côté des opérations de firmes de Private Equity financées par la dette (<strong><a href="http://www.researchrecap.com/index.php/2009/11/06/recent-lbo-mega-deals-have-much-higher-default-rates/" id="g380" title="LBO">LBO</a></strong>), et des craintes lourdes du côté de l'immobilier commercial. Et, cerise sur le gâteau, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/crise-financiere-vers-un-tremblement-de-terre-judiciaire.html" id="c0:g" title="le scandale MERS">le scandale MERS</a></strong>, qui pourrait gravement compliquer l'exécution des faillites bancaires. <br />
<br />
Pour s'en tenir à l'immobilier résidentiel, environ 60% des maisons américaines étaient assorties d'une hypothèque, le crédit ayant soit servi à payer la maison, soit servi à consommer divers biens et services en apportant la maison comme garantie. Sachant que 8 de ces hypothèques sur 10 ont été originées ou rechargées pendant la bulle, on peut considérer que si les prix immobiliers reviennent à leur niveau d'avant bulle, voire, comme cela est probable, font un passage en dessous, alors une bonne moitié des maisons américaines seront assorties d'une hypothèque restant due supérieure à la valeur de la maison... Pas rassurant, quand on sait que les ménages "underwater" sont fortement incités, dans un tel contexte, à se mettre en défaut. Naturellement, tous les prêts "underwater" ne finiront pas en forclusion. Mais il n'y a aucune raison de penser que le pourcentage de ménages en retard ou en cessation de paiement de crédit se retourne prochainement. <br />
<br />
Face aux premières difficultés, la réaction des pouvoirs publics a été assez consternante: alors que la crise a été provoquée par un excès de crédit, la maison blanche a <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/primes-a-la-casse-subventions-au-logement.html" id="n_p4" title="relancé fiscalement l'achat de maisons et de voitures">relancé fiscalement l'achat de maisons et de voitures</a></strong>... par le crédit, évidemment, et la FED a baissé ses taux directeurs à zéro. Accessoirement, l'état a fait voter des dispositions encourageant les emprunteurs qui peuvent "difficilement payer" à se mettre en défaut. Et surtout, l'état a "sauvé" nombre de grosses institutions privées en transmettant leurs dettes aux contribuables: de cette façon, il empêche durablement le dégonflement rapide de la bulle de crédit à l'origine de la crise. <br />
<br />
Résultat: tout cet argent artificiellement injecté dans les banques n'aura pas servi à financer le crédit non subventionné, toujours atone. Par contre, à ce prix là, les banques ont pu se lancer dans des opérations de "carry trade" en empruntant à zéro et en spéculant sur des titres ou en achetant des bons du trésor à 3% et plus. Alors que l'économie réelle souffre, les grands établissements qui achètent de la dette publique US réalisent des marges miraculeuses sans effort, traduites par des rallyes boursiers spectaculaires... Mais ces valorisations ne correspondent à aucune création de valeur réelle: attention à la chute. <br />
<br />
Résultat, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/08/reprise-quelle-reprise.html" id="swda" title="deux bulles">deux bulles</a></strong>, l'une obligataire, l'autre sur les actions, se sont formées. Tout le monde se demande pourquoi la multiplication par trois de la base monétaire des USA par la FED n'a pas provoqué d'inflation: c'est parce l'inflation monétaire a eu pour symptôme, cette fois ci, un rallye totalement artificiel et déconnecté de l'économie réelle sur les marchés d'actions, et a permis aux banques de prêter de quoi financer les plans TARP et assimilés, dont le produit n'irrigue encore que très partiellement l'économie réelle. <br />
<br />
En revanche, l'assèchement du crédit privé provoque une déflation immobilière en chaine: chute des prix des maisons -&gt; panique des emprunteurs -&gt; moins d'achats -&gt; moins de ventes -&gt; plus d'entreprises en difficulté -&gt; plans de réduction des coûts... Tout ceci se traduit par une explosion du chômage. <br />
<br />
<strong>Scénario noir: écroulement déflationiste généralisé puis sortie par l'hyper-inflation </strong><br />
<br />
Le premier scénario pourrait s'intituler "la loi de Murphy au carré", ou le "stellar black swan". <br />
<br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px;">Pour sortir d'une vaste crise de déflation de l'économie non subventionnée, les entreprises existantes doivent d'urgence réduire leurs coûts ou périr. Leurs ressources sont donc consacrées à la réduction des coûts en priorité. <br />
<br />
Pour que les chômeurs ainsi licenciés aient un espoir de retrouver du travail, il faudrait que d'autres entreprises se créent avec des offres tellement meilleures que ce qui existe actuellement que même en période de crise, le public ne puisse y résister, ou que les entreprises existantes, non contentes de réduire les coûts sur leurs lignes existantes, continuent d'innover. <br />
<br />
Tout ceci demande de l'argent. Or, le crédit est coupé, puisque les banques anticipent de nouvelles pertes: elles conservent désespérément le cash que leur injecte la FED et coupent le robinet du crédit pour réduire à la hache leur total de bilan. Le récent passage des taux de crédit à la consommation à 29.99% par CitiGroup en est un révélateur. <br />
<br />
Donc les entreprises qui voudraient investir dans le futur ne pourront pas le faire à crédit. Pourront elles le faire par augmentation de captital ? Rien n'est moins sûr, car les besoins d'aspiration de l'épargne privée par un trésor US qui augmente son endettement à un rythme jamais connu jusqu'ici provoquent ce que l'on appelle un "effet d'éviction". Autrement dit, Tout ce que l'état fédéral aspire pour ses plans de "sauvetage" et de "relance" est perdu pour le financement de l'investissement privé. <br />
<br />
Par conséquent, tant que le "deleveraging" de l'économie ne sera pas achevé, le chômage va s'accroitre, des personnes perdront leurs revenus, leur crédit deviendra trop lourd... <br />
<br />
Ajoutons à cela que la période "d'accomodation comptable" des banques par la suppression des normes "Mark To Market" <strong><a href="http://www.accountancyage.com/accountancyage/news/2251580/fair-value-standard-released" id="flf4" title="prend fin bientôt">prend fin bientôt</a></strong>. Il est trop tôt pour dire ce que sera la norme "réformée", mais il est probable que les banques devront recommencer à reporter de façon plus consistante qu'actuellement leurs pertes, réelles ou latentes. <br />
<br />
Un scénario noir commencerait par une nouvelle grande faillite bancaire liée à ces conditions économiques désastreuses. Citi Group ou Bank of America sont deux bons candidats au massacre. Quand ? courant 2010 ? Début 2011 ? <br />
<br />
Cela provoquerait une nouvelle vague de panique qui ferait tomber les marchés d'actions à des niveaux peut être encore plus bas qu'en Mars 2009, massacrant les bilans bancaires et ceux des hedge funds et des fonds de Private equity. Paradoxalement, cela prolongerait encore un peu la capacité de l'état américain à creuser son déficit, le trésor étant alors perçu comme une valeur "refuge". Mais très vite, les taux auxquels le trésor américain pourrait emprunter augmenteraient. Car l'état tenterait désespérément de sauver ce qui peut l'être par une fuite en avant dans les déficits, alors même que les recettes fiscales subiraient un nouveau recul massif. <br />
<br />
L'arrivée en fin de droits de nombreux chômeurs, une nouvelle chute des rentrées fiscales obligeant états et cités à licencier massivement leurs services publics, et l'augmentation corrolaire du nombre de SDF, pourraient laisser, à terme, 25% de la population sans revenus. <br />
<br />
Naturellement, ces gens créeront leur propre emploi, et accepteront des boulots en dessous du minimum fédéral simplement pour pouvoir manger, ou se chauffer l'hiver. Les salariés encore employés n'auront, quant à eux, aucun pouvoir de négociation sur leurs salaires qui stagneront ou diminueront. <br />
<br />
Cela ne serait pas sans conséquences sur le maintien de l'ordre public. <br />
<br />
L'on pourrait même voir un phénomène étrange: une fois la déflation du crédit achevée, et l'économie en miettes, le nombre de dollars remis en circulation par la FED se révélerait incroyablement supérieur à l'offre productive sur le marché: nous pourrions donc assister non pas à une "stagflation", comme dans les années 70, mais à une récé-flation, comme au Zimbabwe... Les détenteurs de dette américaine seront bien sûr spoliés par cette inflation. <br />
<br />
On peut même s'interroger si, dans une telle éventualité, certains états plus vertueux que d'autres ne verraient pas des revendications sécessionnistes se faire jour. Après tout, pourquoi le Texas, bien moins mal géré que la Californie ou la Floride, devrait-il supporté les conséquences d'un désastre créé par d'autres ?<br />
<br />
Les USA renonçant, faute d'argent, à jouer les gendarmes du monde, celui ci devient plus instable. Un conflit nucléaire majeur éclate au moyen orient, seul notre complexe de supériorité occidental et notre prudente tenue à l'écart feront que ce conflit ne sera pas baptisé "troisième guerre mondiale". Le terrorisme connaît une nouvelle vague plus meurtrière que les précédentes. <br />
<br />
</div>
De là à dire que le capitalisme cogéré par les élites financières et la
haute fonction publique pourrait connaître une fin aussi dure que le
communisme, je n'y crois pas, même dans mes moments de déprime les plus
intenses. Le peuple américain est resté remarquablement discipliné lors
des années 30. Mais des épisodes "durs" ne sont pas impensables, avec des conséquences internationales assez imprévisibles. <br />
<br />
Mais rassurons nous, ce scénario de fin du monde n'est pas, malgré les
difficultés observables, absolument certain, ni même sans doute le plus probable, car la capacité de réaction des américains a toujours été exceptionnelle par le passé face à l'adversité. Simplement, ces scénarios ne sont pas aujourd'hui totalement impensables, ce qui devrait nous inciter à sérieusement réfléchir sur la façon de les éviter. Le pompier est d'autant plus efficace qu'il s'est entraîné contre les incendies avant qu'ils ne se déclenchent... <br />
<br />
<strong>Scénario Rose: des inflexions politiques salvatrices </strong><br />
<br />
Ce second scénario repose sur l'espoir d'un éclair de lucidité de l'administration Obama, lucidité fondée sur l'écart entre les prévisions économiques et les résultats observés, et le désir impérieux de tout politicien de se faire réélire. Il fait suite à une séance de réflexion basée sur une question simple: qu'est-ce qui pourrait faire rebondir l'économie américaine ? <br />
<br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px;"><p>La courbe ininterrompue de la hausse du chômage et l'amoncèlement de nuages sur les dettes bancaires, et sur la dette publique, fait prendre conscience à M.Obama que les conseils qu'il a écoutés jusqu'alors étaient mauvais. De plus, les négociations avec le congrès pour relever les limites du plafond d'endettement admissible de l'état prennent un tour inattendu: une majorité bipartisane exige de l'administration un vrai plan d'austérité budgétaire pour accepter un tel relèvement, que l'administration doit accepter pour éviter le défaut de paiement sur sa dette. </p><p>De surcroît, des barrières juridiques tombent, et des membres du congrès sont soumis à des enquêtes pour de supposées malversations durant la bulle des subprimes. Notamment, ceux qui ont bénéficié de trop de largesses du PDG de CountryWide, Angelo Mozilo, sont dans l'oeil du cyclone, ainsi que Tim Geithner, l'ex patron de la FED de New York, englué dans <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/11/aig-ou-le-symbole-du-collusionisme-financier.html">le scandale AIG</a></strong>, qui est viré peu après les élections de Mid Term. </p><p>Les tea-parties reprennent de plus belle et lors de ces élections de Mi-mandat, une dizaine de candidats libertariens, indépendants ou avec l'investiture du GOP, sont envoyés au sénat, et un nombre plus important encore à la chambre. D'ailleurs, ces candidats sont le plus souvent des ex-républicains qui comprennent qu'ils doivent sortir de l'ornière néo-conservatrice. </p>Dans ce contexte, une coalition d'économistes, et d'officiels tels que la patronne du FDIC, Sheila Bair, réussissent à provoquer un changement doctrinal pour faire promulguer des textes très forts <strong><a href="http://www.huffingtonpost.com/2009/10/05/sheila-bair-fdic-chief-to_n_309411.html">interdisant le sauvetage gouvernemental des "too big to fail"</a></strong>. Une réforme importante du chapitre 11 appliquée aux établissement financiers, qu'ils soient assurés ou non par la FDIC, est adoptée à la quasi-unanimité des deux chambres. Promue par des économistes en vue tels que Luigi Zingales, Nassim taleb ou Janet Tavakoli, elle systématise les apurements de passifs de bilans bancaires par échanges de dette contre capital, ce qui pousse les établissements financiers à <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/11/bonnes-nouvelles-damerique.html">rechercher des négociations préalables</a></strong> d'urgence avec actionnaires et créanciers avant la survenance de problèmes graves. Entre 2011 et 2015, cette stratégie divise par plus de deux la montagne des dettes privées américaines. Les faillites bancaires qui surviennent avant ces réformes sont gérées suivant ces principes, car le trésor n'a plus les moyens ni la possibilité législative de lancer des bailouts massifs, et le système financier tient, cahin caha, mais tient quand même l'année  charnière 2010, après être passé à un cheveu de la catastrophe. <br /><br />Résultat: l'amélioration des bilans des entreprises permet dès 2011 un très fort redémarrage de l'investissement. <br />
<br />
La Chine, dont les excédents commerciaux avec les USA se réduisent, mais restent conséquents, multiplie les messages d'avertissement aux américains, forçant encore ceux ci à se montrer budgétairement plus raisonnables, ce qui redonne confiance aux détenteurs internationaux de capitaux dans le futur de l'Amérique. Barrak Obama lui même comprend que sa réélection dépend de sa capacité à mettre en sourdine ses pulsions socialisantes, et passe un accord budgétaire bipartisan avec les libertariens du GOP et hors GOP, prévoyant une réduction rapide et drastique des dépenses et du déficit, grâce notamment à l'arrêt des aventures militaires étrangères tous azimuths, et la mise en place de chèques éducations partiellement financés par des fondations privées au plan national, qu'il fait avaler à son popre parti. Une réforme majeure de la "social security" (premier étage de retraite par répartition) est également adoptée, mettant à l'abri de la banqueroute pure et simple le trésor public. <br />
<br />
Ce mouvement de maître achèvera de semer un peu plus la division au sein du GOP et assure à Obama une facile et assez brillante réélection en 2012, alors que tout le monde le donnait à la rue après les élections de Mid term 2010. Quelques années plus tard, dans ses mémoires d'ex président, premier livre vendu sous différentes formes à plus d'un milliard d'exemplaires dans le monde, Obama écrira que ce changement stratégique lui a été inspiré par l'étude des changements de cap stratégiques de François Mitterrand en France lors de ses mandats, et par cette célèbre citation de Keynes: "When the facts change, I change my mind". <br />
<br />
Les investisseurs internationaux parient à nouveau sur les USA, non pas par charité pro-américaine, mais parce que les entreprises des pays émergents, comme la Chine, le Brésil, et l'Inde, décident d'investir massivement leurs excédents commerciaux dans le principal secteur susceptible de faire de leurs entreprises des "major players" dans le monde de demain, et non de simple copistes doués des recettes occidentales du passé. Ce secteur providentiel, c'est la fantastique R&amp;D américaine, qui a tenu bon, grâce à des universités toujours à la pointe du progrès technologique, des fondations privées toujours actives malgré la crise, et des grandes entreprises qui ont soutenu à bout de bras cet actif vital dans les moments difficiles. <br />
<br />
D'ailleurs, des progrès technologiques sidérants sont accomplis dans la deuxième moitié de la décennie 2010-2020, ce qui popularise les théories de "l'accélération perpétuelle du progrès". Notamment, le stockage bon marché de l'électricité devient une réalité, occasionnant une véritable révolution énergétique. Les nano-technologies permettent de remplacer des métaux rares dans des dizaines d'applications. Des piles à combustibles à faible coût, des algues fabricant des pétroles de substitution, et bien d'autres nouveautés, révolutionnent les secteurs de l'énergie, des transports... Malgré l'abandon des politiques anti-CO2 sous la pression de révélations continuelles de fraudes scientifiques et financières ayant entouré la polémique du changement climatique, qui rejoint le trou dans la couche d'ozone au panthéon des grandes peurs millénaristes oubliées, le paysage énergétique mondial est paré pour un changement radical à l'aube des années 20. <br />
<br />
Mais la santé et le génie agricole ne sont pas en reste, pour le plus grand profit, là encore, du décollage économique des pays émergents. Le spectre des grandes pénuries de ressources constamment agité par les ennemis du progrès sont à chaque fois repoussés. Une fois de plus, le progrès technologique aura sauvé l'Amérique et le monde. Seulement, les USA ne sont plus l'unique puissance dominante mais doivent composer avec l'émergence des pays "new big and rich", pour le plus grand bien de l'humanité. <br />
<br />
Le Chômage se résorbe, lentement certes à partir de mi 2011, puis à un rythme saisissant à partir de 2014, grâce à ces progrès. Une réforme discrète mais essentielle va y contribuer: sous l'impulsion d'économistes de renom, l'impôt sur les sociétés américaines voit son taux baissé mais sa base élargie des intérêts versés aux prêteurs (<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/11/capital-vs-cred.html">voir l'intérêt d'une telle réforme ici</a></strong>) ce qui fondera la croissance future sur la formation brute de capital et non sur les montages à base de fortes dettes tellement vulnérables aux aléas conjoncturels. On s'aperçoit par ailleurs que ce mode de croissance, plus sain, réduit la volatilité de la plupart des marchés financiers. <br />
<br />
Les leçons de la crise sont en partie tirées, et les nouvelles régulations monétaires et financières, sans parvenir à l 'idéal Hayekien ou Rothbardien, rendent plus difficile la reconstitution de bulles de crédit. Seuls point noirs: D'une part, les Smart Growth Policies, dont le rôle a été totalement sous estimé par la plupart des économistes après la crise, ne sont pas ou peu abrogées, et l'amélioration des conditions de vie des américains moyens provoquent de nouvelles bulles immobilières, moins fortes que celle que nous avons vécu, mais suffisantes pour maintenir dans la difficulté une frange résiduelle importante de la population américaine. <br />
<br />
D'autre part, la monnaie reste une affaire planifiée, malgré les efforts des libertariens nouvellement élus au congrès pour abolir la FED. L'accord passé avec Obama ne va pas jusqu'à achever la FED.  Des lois obligeant cette dernière à mieux appliquer certaines formules prudentielles évitent cependant de retomber dans les excès de l'économie à taux zéro. Mais à partir de 2020, de nouvelles bulles se reforment quand même, donnant au monde la désagréable impression que "décidément, le capitalisme ne se sortira jamais de ses crises". <br />
<br />
En 2016, après deux mandats, Barrak Obama quitte la maison Blanche avec un statut de héros de l'Amérique, surpassant Roosevelt et Reagan en popularité, et se résout à accepter la dure condition d'ex président qui n'a pu mener à bien son programme, mais qui a su en changer au bon moment. Ses tarifs de conférence d'après mandat atteignent des sommets. Obama est le prénom le plus donné aux USA en 2019. <br />
</div>
<br />
Ce scénario me parait aussi peu probable que la fin du monde, mais il a le mérite de rester possible, au point ou nous en sommes: oui, les USA, et par la même le monde, peuvent encore se sortir du marasme, avec douleur, certes, mais sans passer par des épisodes aussi noirs que dans les années 30... Ou la guerre de sécession ! <em>Si un conseiller francophone de M. Obama passe par ici, mes tarifs de conseiller politique sont disponibles sur simple demande</em>. <br />
<br />
Ma crainte, toutefois, est que même si l'administration Obama changeait de cap, elle le fasse trop peu et trop tard. Ce qui nous amènera aux scénarios gris... <br />
<br />
<strong>Scénario Gris : une sorte de stagflation japonaise</strong><br />
<br />
Ce troisième scénario, c'est vous qui le bâtirez, en mélangeant les ingrédients des deux premiers. Dire que c'est le plus probable, dans ces conditions, relèverait de l'escroquerie intellectuelle: la plage de scénarios "gris" rendus possibles par cet artifice fait que la réalité se situera avec un intervalle de confiance de plus de 9 chances sur 10 dans ce ventre mou. Dans les grandes lignes: <br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px;"><p>Les USA verront la bulle de crédit se dégonfler lentement, faute de politique de désendettement claire de l'état et de la sphère financière, qui louvoiera entre keynesiannisme idéologique et rémissions pragmatiques partielles dictées par l'état des finances et les menaces d'emballement des taux obligataires. Le change Euro-Dollar sera plus volatile que jamais, sans qu'on y fasse plus guère attention. Faute de s'attaquer à la bulle de crédit à la hache, la crise trainera en longueur, des phases de rémission de l'économie financière alternant avec des rechutes dépressionnaires.</p> Cette politique du louvoiement de Barrak Obama lui vaudra un désaveu des électeurs en 2012, mais son successeur, un illustre inconnu républicain conservateur mou sans saveur ni convictios, surgi de nulle part, ne vaudra guère mieux, le mouvement libertarien n'ayant pas encore pu établir des bases politiques suffisantes pour s'imposer. Ce n'est qu'à partir de 2020, dans un monde rendu instable et en proie à plusieurs conflits de moyenne intensité, que le travail d'éducation patient et inlassable des économistes et philosophes libéraux autrichiens commencera à payer, et que le monde marchera à nouveau vers l'avant.<p>Les avancées technologiques permettront de réaliser des gains de productivité tout juste suffisants pour permettre à l'économie de tenir cahin-caha, comme cela a été le cas pour le Japon pendant ces 20 dernières années. </p>
<br />
</div>
Pour les détails, qui vivra verra. <br />
<div><br />
<strong>Et la vieille Europe, dans tout cela ?<br />
</strong><br />
Je l'avoue: bien qu'y vivant encore et n'ayant guère de perspectives de la quitter, je n'arrive pas du tout à m'intéresser à l'Europe, et aux économies européennes dans leur ensemble. En fait, une divergence profonde entre pays correctement gérés pendant la crise et pays budgétairement déficients parait plus que probable, mais les barrières linguistiques et réglementaires à la libre circulation des citoyens rendront l'adaptation géographique plus difficile qu'en Amérique, où quitter la Californie pour le Texas est une opération assez simple. Considérer l'Europe comme un ensemble économique unifié me parait encore être une simplification abusive.  Par conséquent, les conditions du scénario rose des différents pays sont plus difficiles à analyser. <br />
<br />
Notre bonne vieille France, quant à elle, est menacée par Fitch <strong><a href="http://ladettedelafrance.blogspot.com/2009/11/inquietudes-sur-le-triple-de-la-dette.html">de perdre sa note AAA sur sa dette</a></strong>, mais nos gouvernants ne parlent que de "grand emprunt". Quel symbole de désordre intellectuel de nos élites  ! Ce pays magnifique mais pitoyablement géré par des cliques politiques trop lâches pour mener les vraies réformes qu'elles savent pourtant nécessaires vivra forcément, dans les années à venir, des chocs économiques de grande ampleur, qu'ils soient subis, ou provoqués par un sursaut d'austérité gouvernementale contraint et forcé par <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2006/10/mlenchon-et-la-.html">le spectre de la banqueroute</a></strong>. <br />
<br />
Malgré le génie créatif qui semble encore animer quelques entrepreneurs de nouvelle génération - Mais pour combien de temps encore ? - le scénario rose de l'économie Française parait, dans l'état de délabrement politique qui est le notre, difficile à imaginer. <br />
<br />
Il va falloir se préparer à des temps très, très difficiles. <br />
<br />
-----<br /></div><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/4Ju6rkFwZdo" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Economie américaine réelle : créanciers et débiteurs s'organisent</title>
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        <published>2009-11-12T00:04:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-11T23:59:56+01:00</updated>
        <summary>Un lecteur attentif me signale un article de Bloomberg qui pour une fois incite à l'optimisme. Il y est écrit que, face au risque de déferlante de faillites qui menacent l'économie réelle des USA, des entreprises de taille significative et...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Un lecteur attentif me signale un article de Bloomberg qui pour une fois incite à l'optimisme. Il y est écrit  que, face au risque de déferlante de faillites qui menacent l'économie réelle des USA, des entreprises de taille significative et des pools de prêteurs <strong><a href="http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&amp;sid=aIJj37.W6QLU&amp;pos=11">commencent à négocier</a></strong> à grande échelle des accords volontaires de restructuration de passif et d'échange de dette contre capital, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html">tels que ceux dont je me suis fait l'avocat</a></strong> en diverses occasions, et ce avant qu'une mise sous chapitre 11 ne vienne augmenter leurs pertes. </p><p>C'est une excellente nouvelle, qui prouve que les entreprises savent mieux que les bureaucrates prendre les mesures qui s'imposent dans la tempête. Hélas, comme le souligne mon correspondant, ces accords ne concernent que l'économie non financière. Les banques assurées par la FDIC et les géants de Wall Street ne s'y mettent pas encore, puisque la doctrine du gouvernement est de payer tous les détenteurs de dette avec l'argent du contribuable: pourquoi ces détenteurs iraient ils aider leur débiteur à restructurer son passif dans ces conditions ? Seul le groupe bancaire CIT, non assuré par la FDIC (ce n'est pas un établissement de dépôts) et trop peu important pour "être sauvé" par le gouvernement, est en train d'y avoir recours. </p><p>Si, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/09/non-le-lachage-de-lehman-nest-ni-la-cause-ni-le-declencheur-de-la-crise.html">dès les premières difficultés de Bear Stearns connues</a></strong>, mi 2007, l'état américain avait clairement fait savoir qu'il ne lèverait pas le petit doigt, les grandes banques auraient commencé à entrer dans de telles recherches d'accord de restructuration de passif "pré-banqueroute" dès 2007. La crise n'aurait pas été évitée (la bulle de crédit était là et bien là) mais elle aurait été bien mieux absorbée, et la confiance dans l'économie réelle serait bien plus vite revenue. </p><p>L'intervention de l'administration Bush puis Obama dans la résolution de la crise crée des incitations perverses qui vont au final catapulter la dette publique américaine vers des sommets tout en prolongeant la mauvaise période économique. </p><p>------------</p><p>-----------</p><p /><p /><p /><p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/wWHEjPQ_l94" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Brèves : Réchauffement Climatique, à propos de la conférence de Copenhague </title>
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        <published>2009-11-11T00:45:22+01:00</published>
        <updated>2009-11-11T00:49:24+01:00</updated>
        <summary>Que serait Ob'lib sans quelques télex réguliers sur le réchauffement climatique ? Ce soir, évoquons la géopolitique du réchauffement et les inquiétantes petites phrases du traité de Copenhague. ------------- Bélouve - Jean Michel Bélouve, dont vous avez pu découvrir sur...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img alt="sun" border="0" src="http://www.veblog.com/oblibimages/sun.jpg" style="margin: 0px 10px 5px 0px; float: left; width: 107px; height: 107px;" title="sun" />
<em>Que serait Ob'lib sans quelques télex réguliers sur le réchauffement climatique ? Ce soir, évoquons la géopolitique du réchauffement et les inquiétantes petites phrases du traité de Copenhague. </em></p>

<p>-------------</p>

<p><strong>Bélouve</strong> - Jean Michel Bélouve, dont vous avez pu découvrir sur le site de <strong><a href="http://blog.turgot.org/index.php?author/jmbelouve">l'institut Turgot</a></strong> l'exceptionnelle connaissance du "background" politico économique du réchauffement climatique, et qui a publié ici même <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/rechauffement-climatique-co2-non-responsable.html">un "guest post"</a></strong>, donnera le Jeudi 19 novembre en soirée dans les salons de l'assemblée nationale une conférence sur le sujet, organisée par l'institut Turgot, donc.</p><p>Seront notamment abordés, outre la controverse scientifique, les arrières cuisines de la conférence de Copenhague, et l'action très peu désintéressée des grands lobbies qui agissent pour faire passer des législations qui les arrangent. </p><p> Il y a des jours où je regrette de ne pas être parisien, tiens. </p>



<p>Pour vous inscrire (obligatoire, les règles de sécurité de l'assemblée sont strictes), si vous ne recevez pas la lettre de l'institut Turgot, vous devez leur envoyer un message en passant <strong><a href="http://blog.turgot.org/index.php?contact">par ce formulaire de contact</a></strong> ou en envoyant <a href="mailto:mfsuivre@hotmail.fr"><strong>un mel à cette adresse</strong></a>.</p><p>-------------</p>

<p><strong>Même Al Gore est obligé de nuancer le rôle du CO2</strong> - Sent il le vent du boulet ? Al Gore en personne vient de reconnaître que <strong><a href="http://www.lepost.fr/article/2009/11/05/1775735_al-gore-le-co2-d-origine-humaine-n-est-responsable-que-de-40-du-rechauffement.html">de nouvelles études nuançaient le rôle du CO2</a></strong>, qui peut être n'était plus responsable, je cite, que de "40%" du réchauffement.Bon, c'est encore un peu trop, mais après nous avoir seriné des années que "<em>le débat était clos</em>", que "<em>les sceptiques étaient les derniers membres de la confrérie de la terre plate</em>", et autres gentillesses, cela fait désordre. <br /><br />Et Gore de reconnaître que ça va compliquer l'obtention d'un accord de limitation des émissions de CO2 à Copenhague. Effectivement, on peut dire çà comme çà. <br /><br />------------</p>

<p><strong>Monckton -</strong> Lord Monckton, un sceptique britannique célèbre, a lancé une bombe le 14 octobre à Minneapolis, en déclarant <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=PMe5dOgbu40">dans une vidéo qui a fait un buzz</a></strong> encore plus forte que "notre" <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/09/rechauffement-climatiquecourtillot-expose-erreurs-du-giec.html">Vincent Courtillot</a></strong>, que les dirigeants mondiaux étaient prêts à signer à Copenhague un traité de renoncement à leur souveraineté en matière de gestion de la lutte contre le réchauffement climatique, avec création d'un gouvernement mondial. </p>

<p class="asset asset-video" style="margin: 0pt auto; display: block; text-align: center;"><object height="344" width="425"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/PMe5dOgbu40&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="344" src="http://www.youtube.com/v/PMe5dOgbu40&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" width="425" /></object></p>

<br />

<p>D'habitude, je rejette ce genre d'information d'un revers de manche (les délires conspirationnistes m'ennuient) mais la source, Lord Monckton, n'est pas un fou furieux du genre Alex Jones ou David Icke, même s'il n'est pas aussi "policé" qu'un Richard Lindzen. </p>

<p>Je me suis donc procuré le projet de traité (<strong><a href="http://wattsupwiththat.files.wordpress.com/2009/10/un-fccc-copenhagen-2009.pdf">PDF</a></strong>). Constats: </p>

<blockquote><p>Après avoir parlé de "nouvel arrangement institutionnel" pendant plusieurs paragraphes précédents de l'annexe 1, le terme de "governement" apparait au paragraphe 38 dudit annexe 1 (le dernier de cet annexe), comme "un des trois piliers (de ce) nouvel arrangement institutionnel", les deux autres étant des "mécanismes facilitateurs" et des "mécanismes financiers". </p><p>Si on lit entre les lignes, le mot "governance" apparaît 26 fois, et il est donc question de la création d'un organisme international sous égide de l'ONU, financé par un impôt mondial payé par les pays riches au bénéfice des républiques bananières du tiers monde, capable de négocier avec des grands états des accords très stricts sur la manière de gérer les émissions de CO2, et qui pourraient donc par la suite s'imposer aux états pour s'insérer dans d'autres processus internationaux, tels que le commerce, lequel devra (§36 annexe I) être "subordonné" aux nouvelles règles édictées par le "nouvel arrangement institutionnel. Autrement dit, les mesures de rétorsion envers les pays qui n'appliqueraient pas les règles "anti-carboniques" du "nouvel arrangement institutionnel" seraient sanctionnables, je suppose par le biais de l'OMC. Brrr.... </p><p>Naturellement, les représentants des états à ce "machin" seront co-optés, pas élus. Si le terme de "gouvernement mondial" est peut être un peu fort, la signature d'un tel traité nous engagerait dans une aventure institutionnelle qui constituerait un nouvel abandon de souveraineté à des corps institutionnels illégitimes, alors même que nous avons déjà Bruxelles et sa commission (et désormais le traité de Lisbonne) pour nous dépecer de nos prérogatives. </p></blockquote>





<p>Bref, Lord Monckton, si son expression est plus fleurie que ne le suggère l'austère brouillon absolument illisible de l'ONU (avec des renvois et des options dans tous les paragraphes), n'exagère peut être pas tant que ça... </p>

<p>------------</p>

<p><strong>Monckton strikes back -</strong> pour vous faire une idée, écoutez <strong><a href="http://wattsupwiththat.com/2009/10/30/monckton-on-glenn-beck-video-now-available/">cette interview de Monckton</a></strong> avec John Bolton, l'ancien ambassadeur des USA à l'ONU, interviewé par Glenn Beck. A vous de décider ce que vous décidez de croire ou pas. Mais Monckton a parfaitement étudié son sujet et ne s'exprime pas à la légère.</p>

<p>Le danger est réel. </p>

<p>------------</p>

<p><strong>Une question d'importance -</strong> Cela pose une question d'importance: qui sont les négociateurs français et européens au sein de ces travaux préparatoires ? Comment peuvent ils laisser passer un tel projet sans qu'aucun gouvernement ne fasse bruyamment savoir qu'il n'acceptera jamais de signer une abomination pareille ? Le gouvernement Français serait il prêt à signer un tel traité ? Avec quel mandat ? Avec quelle concertation populaire ? </p>

<p> Vaclav Klaus avait décidément raison: ce n'est pas le climat qui est en danger, ni la planète, ce sont nos libertés. </p>

<p>------------</p>

<p><strong>De Boer et Pachauri - </strong>Un certain Yvo De Boer, superviseur de l'ONU des négociations préalables à la conférence de Copenhague, a estimé, après de nombreux autres, que les points d'achoppement entre pays développés d'une part, et la Chine et l'Inde d'autre part, étaient trop nombreux pour qu'un traité voit le jour à Copenhague, et <strong><a href="http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601085&amp;sid=aTFXPFqcsfbc">que le traité serait retardé d'au moins un an</a></strong>. </p>

<p>Rajandra Pachauri, l'ingénieur en chemins de fer reconverti en leader de la lutte contre le réchauffement climatique (il est président du GIEC, et tout à fait par hasard conseiller de la bourse au carbone de Chicago), <strong><a href="http://www.theage.com.au/world/leaders-myopic-on-climate-20091102-htdg.html">reconnait</a></strong> quant à lui que nombre de chefs de gouvernement ne semblent pas autant que lui convaincus de la gravité du danger décrite par le GIEC. Naturellement, il appelle cela de "l'aveuglement". En attendant, cela éloigne le spectre d'un accord avant la fin de l'année. C'est toujours cela de gagné.<br /><br />Il ne faudra donc pas relâcher nos efforts après l'échec (non certain, restons prudents) de la conférence danoise, et continuer à convaincre les opinions que les actions entreprises au nom de la science biaisée du GIEC sont tout simplement dramatiques pour le monde occidental. </p>

<p>------------</p>

<p><strong>De la science, encore de la science, toujours de la science, rien que de la science -</strong> Le blog "popular technology" liste sur cette page <strong><a href="http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting.html">plus de 450 papiers scientifiques</a></strong> (<em>la plupart en sciences dures, mais avec une "petite" section socio-économique vers la fin</em>) publiés dans des revues scientifiques sérieuses avec comité de lecture, qui remettent en cause la science de l'alarmisme climatique. </p>

<p>De quoi moucher en un seul lien hypertexte les arguments comme quoi les sceptiques ne seraient qu'une poignées d'hurluberlus contre le fameux "consensus". </p>

<p>-------------</p>

<p />

<p />

<p />

<p />

<p><em>Bon, minuit et demie, alors ce sera tout pour ce soir ! </em></p>

<p />

<p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/2lyfw7tHxz8" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Et une chaîne entre bloggers, une !</title>
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        <published>2009-11-10T07:00:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-10T22:12:07+01:00</updated>
        <summary>Tagged ! Entre quelques posts sérieux, une petite respiration. Je réponds à un "tag" de H16, le blog anti-dépresseur - parce que pendant cette foutue crise, qu'est-ce qu'on peut bien se marrer ! - qui me demande d'exhumer mes trois...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><strong>Tagged ! </strong><br />
<br />
Entre quelques posts sérieux, une petite respiration. Je réponds à <strong><a href="http://h16.free.fr/wordpress/index.php/2009/11/07/964-mes-trois-premiers-billets-politiques" id="es_w" title="un &quot;tag&quot; de H16">un "tag" de H16</a></strong>, le blog anti-dépresseur - <em>parce que pendant cette foutue crise, qu'est-ce qu'on peut bien se marrer !</em> - qui me demande d'exhumer mes trois premiers billets politiques. Tout dépend de ce que l'on appelle politique, d'ailleurs, mais ne pinaillons pas. <br />
<br />
Ce blog est né fin mars 2003. Ne vous laissez pas abuser par la présence d'une page d'archives pour Janvier de cette même année, j'y ai seulement mis un post anti-daté pour y stocker le <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2003/01/objectif-libert.html" id="c3kc" title="&quot;best of&quot; du blog">"best of" du blog</a></strong>. <br />
<br />
Le tout premier post dont mes archives gardent trace est <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2003/04/le-mystre-du-ca.html" id="t8-8" title="une synthèse du livre d'Hernando de Soto, &quot;Le mystère du capital&quot;">une synthèse du livre d'Hernando de Soto, "Le mystère du capital"</a></strong>, ouvrage essentiel mais qui n'entre pas dans la définition du livre politique. Je pense toutefois que ce n'est pas le premier post que j'ai écrit, mais que que les tous premiers posts, qui datent de cette époque, ont du sauter lors du transfert de ce blog de sa première plate-forme, u-blog, vers typepad. <br />
<br />
Le second billet dont il reste trace, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2003/04/irak-un-grand-p.html" id="prju" title="le 9 avril 2003">le 9 avril 2003</a></strong>, est indubitablement politique, puisqu'il célèbre la fin du régime de Saddam Hussein, alors qu'à l'époque, la France médiatique et politique résonnait de cris anti américains, anti israéliens, traitait Tony Blair de bon chien de garde de l'Amérique Bushiste en Europe, et que les rares "dissidents" de cette pensée unique pouvant accéder aux médias, comme Alain Madelin, Arno Klarsfeld, Bernard Kouchner, Pierre Lellouche, se faisaient littéralement insulter par la bien-pensance dans notre presse gramsciste. <br />
<br />
Ce blog fut d'ailleurs lancé non pas à la suite d'une démarche réfléchie, mais bien comme une réaction quasi impulsive à la pensée dominante anti libérale et anti atlantiste de l'époque. <br />
<br />
Je ne dis pas que sachant tout ce que j'ai appris par la suite, je commenterais les évènements de l'époque avec le même enthousiasme, mais je ne regrette pas une seconde mon soutien à la destitution de Saddam Hussein, quand bien même la conduite de l'après chute ait été pour le moins difficile. <br />
<br />
Plusieurs billets suivants ont traité du même sujet, n'y revenons pas. <br />
<br />
<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2003/04/plan-de-sauveta.html" id="hrkk" title="Le 14 avril">Le 14 avril 2003</a></strong>, je vitupérais le soutien annoncé de Jean-Pierre Raffarin concernant un plan de sauvetage du jeu Vidéo avec l'argent du contribuable. Force est de constater que ces pratiques d'arrosage de lobbys amis avec l'argent des autres n'ont jamais été aussi répandues 6 ans plus tard. <br />
<br />
Enfin, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2003/04/la-france-tat-d.html" id="d1fn" title="le 18 avril">le 18 avril</a></strong>, je m'interrogeais sur la déliquescence de l'application du droit en France et tentais une première analyse des causes de cette déliquescence, dont je copie colle un extrait :<br />
<br />
<p class="blockquote" style="color: #b45f06; margin-left: 40px;"><strong>Pourquoi cette déliquescence ?</strong> Les causes sont sans
doute multiples, mais la responsabilité de l'état me paraît
primordiale. En France, l'état a préféré multiplier ses interventions
sociales et économiques, au détriment de l'exercice de ses fonctions
régaliennes.</p>

<p class="blockquote" style="color: #b45f06; margin-left: 40px;">Lorsque l'état oublie son rôle dans l'application du droit pour se
concentrer sur l'interventionnisme économique et social, il engendre un
certain nombre d'effet pervers:<br />
</p>

<ul style="color: #b45f06; margin-left: 40px;"><br />
<li>La crainte pour individu de voir ses droits de propriété bafoués
sans possibilité de recours efficace va stériliser sa volonté
d'investir, ou de faire fructifier son capital. Dans le domaine du
logement évoqué précédemment, cela se traduit par un désengagement
croissant des propriétaires du marché de la location, plusieurs
millions de logements seraient vides à ce jour en France... Quel gâchis
de capital.<br />
<br />
</li>
<li>L'inefficacité judiciaire créée des vocations à la
délinquance. L'individu évalue son espérance de gain en fonction des
risques encourus, et si cela ne contrarie pas sa morale personnelle, il
choisira les voies de la spoliation si elles lui semblent plus
prometteuses que celles du travail.<br />
<br />
</li>
<li>Plus l'état se donne le pouvoir de redistribuer le fruit
d'importantes ponctions fiscales à telle ou telle catégorie, plus il
créée d'incitation au lobbying pour appartenir aux catégories
bénéficiaires de ces largesses. Il en résulte une prise d'importance
excessive du rapport de force entre groupes de pression et donateurs
publics.<br />
<br />
</li>
<li>L'expression de ce rapport de force peut dégénérer si la
justice se montre incapable de réprimer les violations des droits de
propriétés qui en résultent, ce qui conduit des groupes à privilégier
l'action violente pour s'approprier des avantages que leur mérite
propre n'aurait pu leur procurer. Mouvements pseudo-syndicaux violents,
revendications communautaristes extrémistes, terrorisme, prospèrent sur
ce terrain fertile.<br />
<br />
</li>
<li>Plus ces comportements d'appropriation imméritée par pression
collective sur l'état deviennent "légitimes" aux yeux d'une population
anesthésiée par leur répétition, voire leur "normalisation", plus
l'atteinte violente aux droits de propriété est légitimée dans l'esprit
d'un nombre croissant d'individus. "Pourquoi pas moi si cela marche
pour d'autres". <br />
<br />
</li>
<li>Et par conséquent, l'appareil policier-judiciaire se voit
submergé par la constatation de nouveaux cas de violation de la loi,
qu'il se donnera de moins en moins la peine de réprimer.</li>
</ul>
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px;"><br />
</div>
<p class="blockquote" style="color: #b45f06; margin-left: 40px;">Par la faute d'un état qui ne sait plus les faire respecter, violer
les droits de propriété d'autrui devient un mode d'accroissement de
plus en plus ordinaire de son patrimoine. </p>

<p class="blockquote" style="color: #b45f06; margin-left: 40px;">En contrepartie, c'est la nation toute entière qui s'appauvrit,
celle des "travailleurs", comme dirait l'autre, celle des artisans, des
commerçants, des petits entrepreneurs, des retraités, des salariés, et
de la masse silencieuse des gens honnêtes contrainte de subir en
silence cet inexorable déclin des valeurs qui ont fait notre prospérité.</p>

<p class="blockquote" style="color: #b45f06; margin-left: 40px;">Réduire, voire supprimer, des pans entiers de notre "welfare state",
et réaffecter une petite partie de ces moyens dans l'efficacité et
l'équité de notre police et de notre justice, ne serait non pas une
régression, mais une immense source de progrès social.</p>
<br />
Mon analyse est sans doute aujourd'hui plus mûre, plus aboutie, mais sur le fond, je n'ai absolument pas changé de point de vue. <br />
<br />
Enfin, ce retour en arrière ne serait pas complet sans la note du 14 mai 2003 intitulée "<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2003/05/libralisme-dfin.html" id="sn:n" title="Libéralisme, définition et courants">Libéralisme, définition et courants</a></strong>", qui reste une des notes les plus consultées de l'histoire de ce blog, même si aujourd'hui, je la re-rédigerai bien dans un sens plus percutant. <br />
<br />
En 6 ans et demi, environ 800 notes ont été publiées, certaines dont je suis assez fier, d'autres que j'aurais préféré ne pas avoir écrites, mais il ne faut pas se cacher ses erreurs, juste plutôt en tirer des leçons. <br />
<br />
Me reste à Tagguer d'autres blogueurs pour perpétuer la chaine. Pas facile. <br />
<br />
Au hasard: <strong><a href="http://aurel.hautetfort.com/" id="m5ek" title="Aurélien Véron">Aurélien Véron</a></strong>, président du PLD, <strong><a href="http://www.maliberte.fr/" id="sht3" title="Jean-Paul Oury">Jean-Paul Oury</a></strong>, qui vient de rebaptiser son blog, et le délicieusement réac' <strong><a href="http://fboizard.blogspot.com/" id="y9os" title="Franck Boizard">Franck Boizard</a></strong>, tous trois membres du remarquable <strong><a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/">réseau de blogs LHC</a></strong>, pour "Libres, Humanistes et Critiques". <br />
<br />
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        <title>Il y a vingt ans, l'histoire pouvait recommencer</title>
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        <published>2009-11-09T08:00:00+01:00</published>
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        <summary>Il y 20 ans, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989... Voici ce que j'écrivais il y a 5 ans pour le quinzième anniversaire de la chute du mur. Rien à changer, sur mes souvenirs de l'époque. Seule...</summary>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Il y 20 ans, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989...</p><p style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a664b7ac970b-pi" style="display: inline;"><img alt="MurBerlin" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a664b7ac970b " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a664b7ac970b-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="MurBerlin" /></a> <br /> </p><p>Voici <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2004/11/lautre-911et-le.html">ce que j'écrivais il y a 5 ans</a></strong> pour le quinzième anniversaire de la chute du mur. Rien à changer,  sur mes souvenirs de l'époque. Seule différence aujourd'hui: fort heureusement, <strong><a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i-csoqz2Vw0VsP4Pg5adrUGNTTJA">il y aura plus de célébrations</a></strong> cette année, c'est l'effet Merkel, sans doute. </p><p>En France, il y semble-t-il des gens qui pensent qu'il n'y a pas de quoi se réjouir de la chute du mur. Je suis tombé par hasard <strong><a href="http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-ce-que-veut-cacher-le-mur-de-la-propagande-38836312.html">sur cette perle</a></strong>, qu'il est inutile de commenter. Sans doute des amis du <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/06/apologie-des-ca.html">Lénine Café</a></strong> dont j'ai également parlé ici... </p><p>Comme le racontaient les soviétiques au "bon vieux temps", </p><blockquote><p>- Quelle différence y a-t-il entre la France et l'URSS ? <br />- En France, il y a encore des gens qui croient au communisme. </p></blockquote><p>Que cela ne nous empêche pas de célébrer la chute de l'idéologie la plus meurtrière du XXème siècle. </p><p>-----------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/ZCSv977a2G8" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>L'affaire du sauvetage d'AIG, un cas d'école du capitalisme corrompu par l'état</title>
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        <published>2009-11-09T00:14:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-09T21:22:36+01:00</updated>
        <summary>Ma recherche sur la régulation financière avance à petits pas, et je n'espère pas publier quelque chose de conséquent avant décembre. Mais d'ores et déjà, je parviens à une certitude: la façon dont la loi se crée aujourd'hui favorise l'émergence...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img alt="AIG Building" border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/99/AIG_New_York_building_at_dusk.jpg/180px-AIG_New_York_building_at_dusk.jpg" style="border: 1px solid black; margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" title="AIG Building" />Ma recherche sur la régulation financière avance à petits pas, et je n'espère pas publier quelque chose de conséquent avant décembre. Mais d'ores et déjà, je parviens à une certitude: la façon dont la loi se crée aujourd'hui favorise l'émergence d'un monstre sociétal, que le terme de néo-corporatisme peine à rendre dans toute sa nuance. Je parlerais bien de "collusionnisme", une co-gestion de l'économie par les élites politiques et financières au détriment de ceux qui veulent gagner leur vie dans honnêtement dans l'économie que l'on dira "réelle", quoique le terme soit également impropre. En tant que libéral, ce phénomène me touche particulièrement, car les politiques ainsi promulguées sont souvent étiquetées "néo-libérales" par leurs contempteurs, alors qu'elles en sont l'exact opposé.</p><strong>La faillite d'AIG</strong><br /><p>J'ai déjà évoqué <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/01/faillite-cogestion.html">cette faillite de la cogestion de l'économie par des élites co-optées</a></strong>. Bien que j'aie déjà souligné l'existence du phénomène au niveau Franco-français dès 2005, dans <strong><a href="http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=1096&amp;Itemid=1">mon discours pour le congrès de l'ISIL à Cologne</a></strong>, j'étais loin de me douter que le pays le plus proche de la France en terme de conduite des affaires se révèlerait être les USA. Et si vous croyez que j'exagère, plongeons nous dans les délices de la très possible "affaire AIG", car la faillite du premier assureur américain (voire mondial) semble avoir été l'occasion de manoeuvres que la justice pourrait qualifier de frauduleuses... si elle peut suivre son cours. </p>

<p>Rappelons les origines de la faillite d'AIG à la mi 2008. </p>

<p>Après que son ancien patron durant plus de 40 ans, le très emblématique <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Maurice_R._Greenberg">Maurice Greenberg</a></strong>, ait été poursuivi pour divers soupçons de fraude par <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/03/la-libert-nest.html">le sulfureux procureur Eliott Spitzer</a></strong> (<em>affaires civiles toujours en cours - Toutes les poursuites au pénal ont été abandonnées</em>), la nouvelle équipe dirigeante décida de mettre les bouchées doubles sur un marché porteur sur lequel le "vieux" Greenberg, en bon risk manager, avait souhaité limiter l'exposition de son entreprise, les "Credit Default Swaps". </p>

<p><strong>Quand une assurance devient un produit dérivé hautement spéculatif...</strong><br /><br />Que sont ces produits dérivés ? Un Credit Default Swap est en quelque sorte une assurance sur une obligation. L'assureur vend une option sur la valeur future d'une obligation, que le détenteur de l'obligation va acheter pour se prémunir contre le défaut éventuel de paiement de l'émetteur de l'obligation. En contrepartie, il paie une prime d'assurance. Si l'émetteur de l'obligation fait défaut, non seulement le détenteur d'une CDS doit recevoir le capital restant dû, mais aussi, selon le contrat, une partie des intérêts qu'il aurait reçus si l'obligation était allée jusqu'à son terme ! </p>

<p><em><strong>Nb.</strong> La société de l'analyste très en vue Janet Tavakoli <strong><a href="http://www.tavakolistructuredfinance.com/credit_default_swaps.html">publie de nombreux papiers explicatifs</a></strong> sur les CDS. Pour les mordus !</em></p>

<p>L'ensemble des primes collectées par l'assureur doit être supérieur aux sinistres enregistrés, sinon, l'assurance perd de l'argent, et si les pertes sont trop importantes, la faillite est... assurée !</p>

<p>Le très gros problème des CDS est que le principal "Market Maker" de ces instruments, AIG, a transformé ce produit d'assurance en gigantesque marché spéculatif. </p>

<p><strong>Accepteriez vous que votre assureur vende des assurances sur votre vie à votre chirurgien ? </strong></p>

<p>Imaginez que votre assureur vende des assurances contre l'incendie de votre maison non seulement à vous même, ce qui est normal, mais aussi à des tiers qui n'ont aucun lien juridique avec votre maison: vous ne seriez pas étonné d'observer une recrudescence d'individus louches se promenant avec des jerricanes d'essence autour de votre domicile, espérant toucher la valeur de votre maison en cas de sinistre. Bref, l'assureur créerait une forte incitation à ce que vous soyez sinistré. Fort heureusement, votre assureur n'est pas fou, et de toute façon, la loi le lui interdit: vendre de telles assurances à des tiers non juridiquement liés à la maison serait évidemment considéré comme la justice comme un préjudice porté au propriétaire de la maison. </p>

<p>Pourtant, c'est exactement ce que AIG a fait en vendant des CDS "à découvert" à des personnes n'ayant aucun lien de propriété ni avec les maisons servant de collatéral au prêt, ni les obligations CDO packagées à partir de prêts immobiliers. </p>

<p><strong>Un assureur devenu spéculateur fortement leveragé... <br /></strong><br />Pourquoi un assureur agirait il aussi curieusement ? Officiellement, le raisonnement était le suivant: en vendant plusieurs contrats d'assurance sur chaque émission d'obligations, AIG encaissait beaucoup de primes, et si elle avait bien calculé son risque, multipliait les bénéfices. Et donc les bonus pour ses cadres. </p>

<p>Mais que AIG ait mal estimé le potentiel de faillites immobilières, même de quelques pour-cent, et alors l'effet de levier permis par la multiplication des contrats se retourne contre lui. Et la clause contractuelle permettant au détenteur du CDS de recevoir non seulement le montant du nominal restant dû de l'obligation, mais aussi une partie des intérêts escomptés, avec une simple décote, fait de la faillite de l'émetteur une très bonne affaire pour le spéculateur qui a acheté un CDS, en pariant sur la faillite du marché immobilier, et une très mauvaise pour l'assureur. </p>

<p>Bref, AIG a cessé d'être un simple assureur pour spéculer sur la solidité financière des produits qu'il assurait, et voilà pourquoi, lorsque la faillite de Fannie Mae et Freddie Mac est devenue patente, en Août 2008, AIG s'est retrouvé en situation de faillite. </p>

<p><strong>Malversations en tout genre autour d'AIG</strong></p>

<p>La justice américaine se pose quelques questions. D'abord, il semblerait que des personnes impliquées dans des transactions immobilières, ou dérivées, tels que des gros courtiers, ou des gros employés au sein de banques d'affaires qui vendaient des obligations "CDO" sur les marchés, voire de grandes banques en tant que telles, aient plus ou moins secrètement spéculé contre la faillite de ces CDO en achetant eux mêmes des CDS, et aient donc au sein de leur entreprise encouragé le repackaging de prêts douteux sur le marché sans se montrer trop regardants sur la qualité des prêts collatéralisés, jouant leur intérêts personnel contre celui de leur boite: un cas évident de "predatory capitalism". </p>

<p />

<p>Mais plus grave encore, il est possible que le sauvetage d'AIG par la FED, sur lequel je reviendrai, ait été l'objet de fraudes massives impliquant des membres du conseil d'administration de la FED de New York, dont nous rappellerons que le directeur de l'époque s'appelait Tim Geithner, actuel ministre des finances de Barrak Obama. </p>

<p>Mike Shedlock livre ici <strong><a href="http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2009/11/janet-tavakoli-is-kicking-ass-its-good.html">le contenu de la lettre envoyée par un sénateur</a></strong> républicain de Californie, Darell Issa, qui mène une investigation du congrès sur ces question, à l'actuel directeur de la Fed de New York. J'en livre quelques extraits : </p><blockquote><span style="color: #bf5f00;">Mr. William C. Dudley</span><br /><span style="color: #bf5f00;">President - Federal Reserve Bank of New York</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">Dear Mr. Dudley:</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">As Ranking Member of the Committee on Oversight and Government Reform, I</span><br /><span style="color: #bf5f00;">am
deeply concerned by news reports that the Federal Reserve Bank of New
York (“FRBNY”) may have unnecessarily cost the American taxpayers
billions of dollars.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">As you know, in late 2008 American
International Group (“AIG”) was attempting to negotiate a haircut for
banks that held $62 billion in credit default swaps (“CDS”) from AIG.
AIG was reportedly seeking to persuade the banks to accept haircuts of
as much as 40 cents on the dollar in order to retire these CDS
contracts.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">On September 16, 2008, the FRBNY extended AIG an $85 billion line of credit,</span><br /><span style="color: #bf5f00;">effectively
nationalizing it. According to news reports, late in the week of
November 3, then-FRBNY President Timothy Geithner, along with the U.S.
Department of the Treasury and the Federal Reserve Board in Washington,
took over negotiations with AIG’s counterparties.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">News reports
indicate that Mr. Geithner’s team circulated a draft term sheet to set
the terms under which AIG would settle its CDS obligations, including a
blank space in which the haircut for creditors was to have been
inserted. However, the haircut provision was reportedly crossed out
and, after less than a week of secret negotiations between the FRBNY
and the banks, FRBNY ordered AIG to pay its creditors at par – 100
cents on the dollar – not 60 cents as AIG had been attempting to
negotiate.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">Thus, <strong>behind closed doors and with no approval from
Congress</strong>, the FRBNY may have added an additional $13 billion of debt on
the backs of taxpayers.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;"><strong>These allegations, if true, amount to
nothing less than a backdoor bailout of AIG’s creditors, including
Goldman Sachs, Merrill Lynch, Société Générale and Deutsche Bank.</strong></span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">The
lack of transparency and accountability in this transaction is
disturbing enough. However, there is evidence that this $13 billion
expenditure was entirely unnecessary. According to Janet Tavakoli of
Tavakoli Structured Finance, “There’s no way they should have paid at
par. AIG was basically bankrupt.”</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">Another expert has said that
the typical outcome in cases like this involves counterparties being
forced to accept haircuts of anywhere from 30 to 50 cents on the dollar.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;"><strong>This
suggests that the FRBNY may have paid AIG’s counterparties at par to
surreptitiously provide another bailout for large financial
institutions. </strong>According to Donn Vickrey of Gradient Analytics, “Some of
those banks needed 100 cents on the dollar or they risked failure.”</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">However,
another source close to the transaction suggested the FRBNY may have
paid AIG’s counterparties at par out of pure expediency: “[S]ome
counterparties insisted on being paid in full and the [FRBNY] did not
want to negotiate separate deals.”</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">Furthermore, many of AIG’s
counterparties reportedly hedged their exposure to the troubled
insurance giant, obviating any need for a taxpayer bailout of these
large financial institutions. According to Goldman Sachs’ Chief
Financial Officer, “There would have been no credit losses [at Goldman
Sachs] if AIG had failed.”</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;"><strong>All of this begs the question why the
FRBNY would not drive a better bargain for the American taxpayer. </strong>If
the FRBNY thought it was necessary to provide another taxpayer bailout
of AIG’s counterparties, it should have come to Congress and made its
case that this action was necessary. However, if the FRBNY simply paid
AIG’s counterparties at par out of expediency, it raises serious
questions about its judgment and motives.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;"><strong>It is also disturbing
that, at the time this secret deal was made, FRBNY Chairman Stephen
Friedman, a member of the board of Goldman Sachs, purchased more than
50,000 shares of Goldman Sachs before knowledge of the FRBNY’s bailout
of Goldman Sachs and other AIG counterparties became public knowledge.</strong></span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">According to news reports, this transaction has earned Mr. Friedman over $5 million in profit.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;"><strong>Finally,
according to one AIG executive quoted in news reports, the FRBNY may
have attempted to manage public disclosure of its decision to pay AIG’s
counterparties at par by pressuring the company not to file pertinent
documents with the U.S. Securities and Exchange Commission (“SEC”)</strong>:</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><span style="color: #bf5f00;">They’d
tell us that they don’t think that this or that should be disclosed.
They’d say, “Don’t you think your counterparties will be concerned?” It
was much more about protecting the Fed.</span><br /><span style="color: #bf5f00;" /><br /><p><span style="color: #bf5f00;"><strong>These allegations raise
serious questions about the transparency, accountability and wisdom of
the FRBNY’s actions.</strong> </span><span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p>

<p><span style="color: #bf5f00;">(...)</span></p><span style="color: #bf5f00;" /></blockquote><blockquote><span style="color: #bf5f00;" /><span style="color: #bf5f00;">Sincerely, Darrell E. Issa</span></blockquote>

<p>En résumé: avant la faillite, AIG négociait avec les détenteurs de CDS un rabais sur les sommes dues au titre de la couverture du sinistre obligataire, de 40%. Mais la FED de New York a agi sans la moindre publicité pour que ce rabais soit ramené à zéro après la nationalisation de fait d'AIG, <strong>ce qui n'est rien moins qu'un énorme cadeau (estimé au minimum à 19 Milliards de $) fait par le contribuable américain aux détenteurs de CDS, et notamment Goldman, Merill, notre bonne vieille société générale et Deutsche Bank</strong>. Et au passage, un dirigeant de la FED de New York a fort opportunément réalisé 5 millions de dollars de profit personnel en achetant au très bon moment des actions d'une des banques ayant ainsi reçu, que les employés de la Générale m'excusent cette plaisanterie facile, un "coup de pouce" de quelques milliards de dollars. </p>

<p><strong>Une faillite aurait été nettement préférable au sauvetage par l'état</strong></p>

<p>Il apparait évident qu'en vendant des CDS à des acheteurs à découvert, AIG a quitté son rôle d'assureur et est devenu spéculateur, et a encouragé la mise sur le marché de produits de très mauvaise qualité, dont les acheteurs sincères sont les dindons de la farce. Ajoutons qu'AIG, en se trompant de métier, s'est révélé très mauvais, puisqu'elle a gravement sous estimé la prime  de risque qu'elle aurait dû exiger des acheteurs de CDS. </p><p>Ajoutons que tout assureur doit, lorsqu'un sinistre se fait jour,
effectuer un minimum de recherches pour vérifier si le bénéficiaire du
contrat n'a pas commis une fraude. Il semble qu'AIG ait été bien peu
diligent en la matière. </p>

<p>Si l'on met à part les questions d'ordre purement frauduleux, il est évident que les détenteurs de CDS auraient dû être pénalisés, au même titre que l'émetteur, par une faillite en ordonnée d'AIG. Et si les mauvaises créances d'AIG avaient provoqué en cascade d'autres faillites, pourvu que le processus de ces dernières ait été correctement géré et vite, avec des accords express d'échange "capital contre dette" (cf <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html">cet article</a></strong> et <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/paulson-plan.html">celui ci</a></strong>), alors l'affaire AIG n'aurait en rien représenté le "risque systémique" dont on nous a rebattu les oreilles fin 2008, qui a justifié tant de plans de sauvetage de gros intérêts financiers par l'argent du contribuable. </p>

<p>Mais il y a tellement de politiciens et de hauts fonctionnaires à Washington qui semblent manger au ratelier de Merrill Lynch ou Goldman Sachs, que certains ont estimé qu'il valait mieux mettre le contribuable en coupe réglée pour éviter à ces deux géants financiers d'avoir à supporter des pertes liées à leur inconséquence. Une fois de plus, la collusion entre grandes banques d'affaires et l'état conduit à des fraudes massives. </p>

<p><strong>Leçons : quel type de régulation pour les assurances obligataires ? <br /></strong></p>

<p>Face à <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/AIG">l'ampleur du désastre AIG</a></strong> (plus de 90 milliards de fonds publics mobilisés à ce jour), et parce que le marché des CDS était peu réglementé, certains estiment que nous avons affaire à un cas typique de manque de régulation d'une activité privée par la puissance publique. Mais AIG et les autres compagnies qui ont opéré sur ce marché  n'ont fait qu'exploiter des manques dans un droit normatif devenu de plus en plus touffu. Un droit plus étoffé sur les CDS  n'aurait fait que déplacer le problème vers d'autres failles que le législateur n'aurait pas anticipées. Plus de réglementation ne réglera pas le problème de fond d'un droit normatif devenu foisonnant, inapplicable et plein de failles. <br /><br />Certains affirment qu'il faut interdire les CDS. Cela parait excessif. Si la vente d'options sur défaut à des non détenteurs d'obligations assurées est une pratique hautement contestable du point de vue assuranciel, et génère sûrement des incitations perverses, l'on ne peut sérieusement interdire à des détenteurs de bons de vouloir s'assurer contre le défaut de paiement de l'émetteur. <br /><br />La meilleure protection contre les prises de risques excessives des acteurs de la finance n'est pas de tenter de définir de façon exhaustive ce qui est permis et ce qui ne l'est pas. Le meilleur rempart contre trop de défaillances est la quasi certitude que la faillite entrainera le démantèlement de la société ou une restructuration à la hache de son passif et de ses actifs, et que ceux qui arbitreraient sciemment leurs intérêts à court terme contre ceux de l'entreprise et de ses actionnaires à long terme auraient toutes les chances d'être condamnés, quand bien même les manoeuvres incriminées ne feraient l'objet d'aucune codification formelle. </p>

<p>De même, AIG aurait été bien plus prudent si la législation n'avait pas tenté d'écire tout ce qui est permis et tout ce qui est interdit, mais avait simplement tenu en quelques principes de base de respect de la propriété d'autrui, à charge pour la justice de déterminer si la vente d'assurances faillite à de non détenteurs de créances ne constituait pas une incitation à "l'incendie volontaire" portant préjudice aux détenteurs "réels" d'obligations assurables. </p>

<p>Enfin, rappelons que les justices du monde entier semblent se montrer bienveillantes envers les puissants sur l'application du principe de "responsabilité limitée" des dirigeants d'entreprise. La responsabilité limitée ne doit exister que tant que des fautes patentes, par incompétence ou par malhonnêteté, n'ont pas été commises. Toute erreur flagrante de gestion, se traduisant par une mise en danger des créanciers et actionnaires, doit engendrer un risque personnel réel pour les dirigeants impliqués, ce qui les forcerait à se montrer plus regardants sur la gestion des risques internes à leur entreprise.</p>

<p><strong>Conclusion : retrouver les bases libérales du droit</strong><br /> </p>

<p><strong>Faillite, principe de responsabilité personnelle pour faute, et jugement sans concession de l'honnêteté des actes passés</strong>: ce sont les bases de la régulation libérale des marchés. Or, l'affaire AIG-FED montre qu'à l'évidence, l'administration US actuelle prend le chemin inverse: sauvetage des institutions financières à l'évidence incompétentes, avec blanc seing d'organismes sous contrôle public pour couvrir d'évidentes irrégularités, et aucune sanction contre les dirigeants qui ont conduit AIG vers le désastre. </p>

<p>Répétons le: de tels agissements n'ont rien à voir avec le libéralisme. Ce capitalisme là, qu'un autre auteur a appelé "<strong><a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/Miller">le capitalisme de Davos</a></strong>", n'est rien moins qu'une mise en coupe réglée de l'économie par une clique qui sait s'assurer les bonnes grâces de l'état complice. Que l'on l'appelle corporatisme, féodalisme, "crony capitalism" ou "collusionnisme", cette cogestion de l'économie par de grands barons des affaires et des hauts fonctionnaires souvent issus des même cercles n'est qu'une perpétuation d'un système de fraude et de spoliation collective. </p>

<p>C'est <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/moraliser-l-etatisme.html">la collusion entre état et capitalisme financier</a></strong> qu'il faut combattre, et non le renforcement des prérogatives de l'état dans la bonne marche des affaires qu'il faut favoriser. Tout accroissement du pouvoir régulateur de l'état ou de ses satellites (tels que la FED), et toute perpétuation des liens incestueux entre grands financiers et gouvernement de Washington, ne peut qu'aboutir à la répétition de tels épisodes dommageables. La solution pour sécuriser le monde des affaires passe par une véritable séparation du capitalisme et de l'état, celui ci n'intervenant que pour sanctionner fraudes et veiller au bon déroulement du réglement des procédures de gestion ordonnée des défaillances. </p>

<p>------------</p><br /><p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/_zn0PnZHu3g" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Le bilan environnemental des énergies renouvelables est il si favorable ? </title>
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        <published>2009-11-08T00:05:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-07T23:25:33+01:00</updated>
        <summary>Plusieurs études récentes viennent semer le doute sur le caractère "écologiquement indolore" des énergies dites renouvelables. Leur qualificatif de "renouvelable" provient de ce que la source d'énergie capturée pour être transformée en électricité ou en chaleur est elle même naturellement...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">Plusieurs études récentes viennent semer le doute sur le caractère "écologiquement indolore" des énergies dites renouvelables. Leur qualificatif de "renouvelable" provient de ce que la source d'énergie capturée pour être transformée en électricité ou en chaleur est elle même naturellement renouvelable, ou quasi inépuisable. <br /><p>Mais c'est sans compter les "consommations intermédiaires" nécessaires au processus de transformation des énergies primaires en énergie sous forme exploitable. Deux de ces consommations intermédiaires méritent que l'on s'y attarde: le sol et l'eau.</p><p><strong>Consommation de sol</strong></p><p>Une recherche de l'organisation environnementaliste "<strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Nature_Conservancy">Nature Conservancy</a></strong>", troisième ONG américaine, au budget annuel de... 1,2 milliards de dollars, en relation avec le département de génie biochimique de l'université de Northwestern Illinois, montre que les énergies renouvelables, à l'exception du solaire thermique et photovoltaïque lorsqu'il est installé sur des terrains déjà artificialisés comme le toit des maisons, se révèlent <strong><a href="http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0006802">particulièrement gourmandes en sol</a></strong>, et que la mise en oeuvre des préconisations de la loi américaine "sécurité énergétique" de 2007 et du Waxman Markey bill, s'il était voté, requerrait de neutraliser un territoire d'au moins 200 000 Km carrés, soit plus d'un tiers de la France, surfaces qui seraient prises aux espèces qui actuellement y vivent. Notamment, les écosystèmes désertiques pourraient en souffrir. </p><p>Le tableau ci dessous représente la consommation d'espace calculée en 2030 par million de MWh produits alors, selon un scénario médian de montée en puissance des différentes productions, en fonction des lois en vigueur aujourd'hui si elles ne changent pas, et en faisant des hypothèses conservatrices sur l'évolution technologique. Il montre que la consommation d'espace nécessaire pour produire 1 million de mégawatts heures (la consommation d'une petite ville américaine) est  à peu près 370 fois plus importante pour le bio-diesel que pour le nucléaire, par exemple. </p><p style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834012875613272970c-pi" style="display: inline;"><img alt="Land-use-by-energy" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc18834012875613272970c image-full " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834012875613272970c-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="Land-use-by-energy" /></a> <br /> </p><p><br />L'on savait déjà qu'utiliser la terre agricole pour produire des biocarburants pouvait entrainer de graves <strong><a href="http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,479940,00.html">pénuries alimentaires</a></strong> qui touchaient les pays pauvres. Mais si le sort des pauvres intéresse finalement fort peu une certaine frange des environnementalistes - <em>Ce ne sont que des humains, voyez vous ?</em>- il est tout à fait étonnant que des gens qui prétendent agir au nom de l'environnement, de la bio-diversité, de la nature, ignorent ces faits pourtant facilement imaginables. Car s'il est une ressource non renouvelable, c'est bien le sol. </p><p><strong>"Renewable energy is not a free lunch"</strong></p><p>Loin de moi l'idée d'affirmer sans étude plus approfondie - que je n'ai pas le temps d'entreprendre - que la consommation de cette espace pour produire des énergies non épuisables serait moins désirable (ou moins valorisée) que la préservation des écosystèmes et paysages incriminés, mais ceux qui ne jurent que par les énergies renouvelables sans entrer dans ces considérations, et y déversent des milliards d'argent public sans réfléchir le moins du monde au bilan réel de ces décisions, rendent peut être un bien mauvais service à cette nature qu'ils affirment chérir. </p><p>Le sénateur Lamar Alexander (<em>mais c'est un républicain, ce qui fera dire à toute bonne conscience écologique passant par ici que c'est forcément un vendu dégénéré vendu aux forces du lobby pétrolier</em>), dans le Wall Street Journal (<em>j'aggrave mon cas</em>),<a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424052970203440104574404762971139026.html"> <strong>évoque cette étude</strong> </a>en affirmant que l'on va détruire des paysages et des biotopes de grande valeur au nom du sauvetage de l'environnement. Il met notamment l'emphase sur un projet d'immense centrale solaire dans le désert: </p><blockquote><p><span style="color: #bf5f00;">The 1,000 square-mile (<em><strong>nd Ob'lib':</strong> environ 4000 km2, un carré de 64km de côté !!</em>) solar project proposed (in the desert) by Mr. Salazar would
generate, on a continuous basis, 35,000 megawatts of electricity. You
could get the same output from 30 new nuclear reactors that would fit
comfortably onto existing nuclear sites. And this doesn't count the
thousands of miles of transmission lines that will be needed to carry
the newly generated solar power to population centers. </span><span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p><p><span style="color: #bf5f00;">There's one more consideration. Solar collectors must be washed down
once a month or they collect too much dirt to be effective. They also
need to be cooled by water. Where amid the desert and scrub land will
we find all that water? No wonder the Wildlife Conservancy and other
environmentalists are already opposing solar projects on Western lands. Renewable energy is not a free lunch.</span></p></blockquote>
<p>Cette dernière remarque me permet une transition vers un autre problème lié à certaines énergies renouvelables: leur consommation en eau. </p><p><strong>Sauvez l'eau, brulez du pétrole !</strong></p><p>Le tableau ci dessous, paru dans Science Magazine (lien payant - <strong><a href="http://europe.theoildrum.com/node/5923">cité par "The Oil Drum"</a></strong>), montre les quantités d'eau (en litres) aujourd'hui nécessaires pour produire 1 MW/heure. </p><p style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a660c106970b-pi" style="display: inline;"><img alt="Water-requirements" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a660c106970b " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a660c106970b-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="Water-requirements" /></a> <br /> </p><p>Cette fois ci, le nucléaire n'est pas à la fête (<em>j'ignore si la filière du nucléaire avec refroidissement en circuit fermé, citée par le tableau, existe autrement que sur plans</em>), mais une fois encore les bio-carburants se révèlent absolument désastreux, alors que les énergies fossiles, même lorsqu'il faut réinjecter de l'eau dans les vieux puits de pétrole, restent compétitives. Certains me rétorqueront que l'eau ainsi consommée n'est pas détruite. Toutefois, les modifications du cycle de l'eau induites tendront à retirer aux rivières et aux nappes d'importantes quantités d'eau douce, qui ne seront pas forcément remises à la nature sous une forme immédiatement consommable. </p><p><em><strong>A noter: </strong>Les chiffres ci dessus, bien que publiés
dans une revue scientifique à comité de relecture, font débat, et que
le refroidissement des méga-centrales solaires rêvées, pardon,
projetées par certains environnementalistes, n'y est pas inclus. </em><em>Les chiffres cités proviennent des pages 39 et 44 d'un document (<strong><a href="http://www.sandia.gov/energy-water/docs/121-RptToCongress-EWwEIAcomments-FINAL.pdf">PDF</a></strong>) intitulé "Energy Demands on Water Ressources", d'une agence gouvernementale américaine opérée par un consortium privé sous la houlette de Lockheed Martin Marietta - </em><em>encore une bizarrerie juridique à la Fannie Mae comme les USA en produisent parfois... - qui travaillent, entre autres, sur des projets de fusion nucléaire contrôlée. </em></p><p>Le nucléaire peut résoudre cette contradiction en utilisant, en bord de mer, de l'eau salée pour son refroidissement et rejeter de l'eau douce, récupérable. Cette technique intéresse d'ailleurs fortement les pays désertiques pour assurer l'approvisionnement en eau potable. Mais sauf révolution génétique (à la quelle les environnementalistes s'opposent, de toute façon), les plantes à biocarburants pousseront toujours à l'eau douce. </p><p>Là encore, les coûts environnementaux induits par cette consommation d'eau élevée ne sont pas pris en compte par ceux qui voudraient promouvoir des filières vertes non rentables à coups de subventions. A ce titre comme à bien d'autres, le maintien des subventions européennes aux biocarburants actuels jusqu'en 2014 (au moins) est un véritable non-sens environnemental. Certes, les progrès technologiques futurs permettront sûrement de réduire le stress hydrique induit par les biocarburants, et peut être même le nucléaire. Mais en attendant, aujourd'hui, il est impossible de faire comme si cette question n'existait pas. </p><p>Tous ces chiffres tendent à ajouter aux arguments de ceux <em>(Ex: <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/videos-de-vincent-courtillot-sur-youtube-et-daily-motion.html">Vincent Courtillot</a></strong>)</em> qui pensent que la priorité n'est pas d'améliorer "l'empreinte carbonique" de nos énergies mais d'en améliorer drastiquement le bilan hydrique, pour s'assurer de la disponibilité d'eau potable pour l'ensemble de la population, pour satisfaire l'ensemble de ses besoins. </p><p><strong>Conclusion</strong></p><p>Les modèles économiques et écologiques utilisés par certains environnementalistes pour promouvoir certaines formes d'énergie au détriment d'autres ignorent des réalités qui les obligeraient à reconsidérer leurs préceptes et imprécations. Accordons leur le bénéfice du doute jusqu'ici, en admettant qu'ils n'en aient pas eu conscience. Mais verra-t-on demain, maintenant que ces problématiques commencent à être rendues publiques, d'autres écologistes célèbres et plus médiatiques chez nous que la "Nature Conservancy" soulever ces questions et ne pas les balayer d'un simple revers de la main ? Les mois qui viennent seront intéressants à suivre pour ceux qui s'interrogent sur l'honnêteté de la démarche des grandes figures médiatiques de l'écologie... </p><p>-------- </p><p><em>L'étude de conservancy sur les "sols" a été trouvée grâce à Papy Jako, en fournit </em><em><strong><a href="http://www.lepost.fr/article/2009/09/21/1706420_politique-energetique-et-occupation-des-sols.html">un résumé en Français sur lepost.fr</a></strong>. </em></p><p>--------</p><p /><p /><p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/dkLp7VZTBZM" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Breves spécial "dettes" : Nassim Taleb, détournement de ratios prudentiels, grand emprunt, etc...</title>
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        <published>2009-11-05T00:46:48+01:00</published>
        <updated>2009-11-05T07:30:16+01:00</updated>
        <summary>Aujourd'hui, quelques brèves relatives à la dette, comment s'en sortir et pourquoi c'est mal parti. --------------------- Améliorez votre anglais et votre compréhension de la crise avec Nassim Nicholas Taleb - Non seulement Nassim Taleb est un excellent écrivain, mais en...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><em>Aujourd'hui, quelques brèves relatives à la dette, comment s'en sortir et pourquoi c'est mal parti. <br /></em></p>

<p>---------------------<br /><em><strong /></em></p>

<p><strong>Améliorez votre anglais et votre compréhension de la crise avec Nassim Nicholas Taleb</strong> - Non seulement <strong><a href="http://www.fooledbyrandomness.com/">Nassim Taleb</a></strong> est un <strong><a href="http://www.amazon.fr/dp/0141034599">excellent écrivain</a></strong>, mais en plus, il ne se défend pas mal à l'oral, et il est relativement compréhensible malgré un débit rapide. Dans ce débat, <a href="http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/"><strong>Nouriel Roubini</strong></a> est un ton en dessous. </p>

<p>Dans cette vidéo de 11 minutes (en anglais, donc), Taleb explique pourquoi les politiques de l'administration Obama et de Bernanke vont lamentablement échouer, et pourquoi les signaux de marché à court terme sont sans intérêt pour anticiper une reprise. Résumé en Français sous la vidéo:</p>

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<p><strong>Petit résumé:</strong> </p>

<ul>
<li>Le seul moyen de se sortir de la crise est un mouvement massif de conversion des dettes en capital (<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html">déjà évoqué ici</a></strong>)</li>
</ul>
<ul>
<li>Les mouvements de marché à court terme ne veulent rien dire. Les cours sont le fait des acheteurs et vendeurs "à la marge", les prétendus signaux de marché sont sans valeur. </li>
</ul>
<ul>
<li>Ce n'est pas être pessimiste que d'avertir à propos des risques. </li>
</ul>
<ul>
<li>Toutes les politiques de l'administration Obama sont orientées vers la récompense de ceux qui ont failli, des banquiers, de la Fed, aux possesseurs d'épaves, ou aux crédits d'impôts renforcés aux entreprises qui perdent de l'argent. </li>
</ul>
<ul>
<li>Les erreurs de Bernanke sont bien pires que <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/02/greenspan.html">celles de Greenspan</a></strong></li>
</ul>
<ul>
<li>Un comble: au lieu d'avoir été pénalisés par la crise, Wall street a renforcé son pouvoir.</li>
</ul>
<p>Mais il y en aurait bien plus à dire, tant chaque phrase porte son lot de bon sens. Bon visionnage !</p>

<p>-----------</p>

<p><strong>Du "bon" usage des ratios prudentiels -</strong> La chronique Agora, de Bill Bonner (qui avec son compère Wiggins expliquait la crise à venir dès 2006) nous informe d'une nouvelle tentative d'un état, le Britannique en l'occurrence, de <strong>se servir des lois pour <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091103-2247.html">forcer des banques captives à financer ses déficits</a></strong>: </p><blockquote><span style="color: #bf5f00;"><p>"Une nouvelle régulation a été passée par la Financial Services
Authority britannique [équivalent de l'AMF française, ndlr.] afin de
mettre en place de nouvelles règles de trésorerie pour les actifs des
banques. Pour résumer, la FSA peut exiger des banques qu'elles
détiennent un certain pourcentage d'actifs pouvant être rapidement
liquidés pour lever des fonds si besoin est. Des actifs dont la qualité
de crédit est basse (des <em>junk bonds</em> ou des obligations d'entreprises moins bien notées) pourraient ne pas faire l'affaire.
</p>

<p>Ce que cela signifie -- si on lit entre les lignes -- c'est que les
seuls actifs qui peuvent correspondre aux nouveaux critères de la FSA
sont les obligations souveraines. Cela rend peut-être les actifs
bancaires plus faciles à liquider. Mais nous ne dirions pas que détenir
plus d'obligations gouvernementales rend les actifs des banques plus
sûrs, ou que cela améliore la position du capital dans le secteur
financier.</p>

<p>En réalité, ces nouvelles exigences fournissent surtout au
gouvernement un moyen de forcer les banques à avaler les nouvelles
émissions obligataires".</p></span></blockquote>
<p>Je dirais même plus: tant qu'elles étaient cotées AAA, les obligations "CDO" (collatéralisées par des crédits immobiliers) étaient liquides. Du jour au lendemain, plus personne n'en a voulu (après la faillite de Lehman, et le monde entier prenait conscience que ces CDO valaient sans doute entre 15 et 60% de leur nominal: plus personne n'en a voulu. De la même façon, affirmer que la détention de dette d'un état est une garantie de liquidité de l'actif bancaire est un mensonge éhonté: il suffit qu'un état important soit menacé de défaut pour que les titres de sa dette deviennent très durs à vendre, et se négocient à une fraction de leur valeur faciale. </p>

<p>Le prétexte retenu par l'autorité britannique n'est donc qu'un trompe l'oeil... </p>

<p>Il est à noter qu'en France déjà, les règles prudentielles régissant les compagnies d'assurance et l'assurance vie forcent pratiquement les compagnies à  s'investir en obligations d'état. Ce qui fait, à long terme, de l'assurance vie à la française, un des placements les moins sûrs qui soient, tant le risque politique sur la dette française devient dramatiquement élevé. </p><p>Bref, un nouvel épisode de confiscation de notre argent par les états, via des lois sur mesure, est en marche. D'autres suivent. <br /><br />--------------</p>

<p><strong>Pédagogie -</strong> Un lecteur m'a fait remarquer par mel que malgré mes efforts (merci !) pour rester compréhensible, quelqu'un qui n'avait aucune notion de comptabilité avait du mal à suivre ce que je raconte dans plusieurs articles. Je reconnais que la comptabilité est une matière ardue, dont je ne connais moi même que les principes de base (grands agrégats du plan comptable général et éléments de compta analytique). Mais cette crise (aucune crise, en fait) ne peut pas être expliquée sans un minimum de détour par le "Bilan" des entreprises et des banques. Tout, absolument tout, part du bilan. </p>

<p>Je reposte donc deux liens de "vulgarisation avancée" qui exposent les notions de base: </p>

<ul>
<li>"<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/11/crise-le-plus-d.html">Crise, le plus dur est devant nous</a></strong>", paragraphe "conséquences pour les entreprises". </li>
<li>"<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/11/capital-vs-cred.html">passer de la société du crédit à celle du capital</a></strong>". En entier.</li>
</ul>
<p>------------</p>

<p><strong>Réflexions personnelles -</strong> Je reviens sur l'importance de la nécessité d'assainir le bilan des institutions financières par <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html">des échanges rapides de dette contre capital</a></strong>, solution également pronée par Taleb. <br /><br />Certes, ce n'est pas le chemin pris par le gouvernement Obama ni aucun de ses collègues au G20, à ma connaissance. Ceux ci préfèrent racheter massivement des créances mal assurées aux banques pour redonner à leurs actifs un peu de liquidité. </p>

<p>Seul problème: en cas de défaut de l'état, celui ci n'étant pas une entreprise, aucun accord d'échange "dette contre capital" n'est possible, et les créanciers en sont pour leurs frais. Certes, l'état peut tenter de vendre ses actifs pour renflouer ses caisses et honorer ses dettes, mais au niveau atteint par la dette publique, aucune vente d'actifs, surtout en "vente forcée", ne peut en éponger autre chose que des fractions minimes. </p><p>Bref, convertir les dettes privées en capital aurait été possible et l'est toujours si la raison finit par prévaloir. Mais convertir les dettes de l'état de la même façon ne l'est pas. En cas de défaut, seule une liquidation en bonne et due forme des actifs publics est possible. </p>

<p>Nationaliser les pertes bancaires était de loin la solution la plus génératrice d'insécurité financière à long terme. C'est donc celle que les états ont choisie ! </p>

<p>------------</p>

<p><strong>Dilbert -</strong> Ce n'est pas parce que nous sommes mal embarqués qu'il ne faut pas en rire ! </p>

<p style="text-align: center;"><img alt="Dilbert's doom scenario" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a6a9ae87970c-800wi" style="border: 1px solid black;" title="Dilbert's crescendo of doom" /><br /><em><strong>source: <a href="http://www.dilbert;com/">Dilbert</a></strong></em></p>


<p>-----------</p><p><strong>Débat surréaliste -</strong> Une soixantaine de députés UMP et NC se sont distingués en demandant (avec, parait-il, l'imprimatur du décidément consternant Guaino) que le "grand emprunt" ne soit pas un minable emprunt de 20 à 40 milliards mais  atteigne au moins... 100 milliards. <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/06/emprunt-detat-quels-farceurs.html">La Farce continue</a></strong>.<br /><br />Pourquoi 100 Mds, et pas 200 ou 1 000 ? On se perd en conjectures sur le caractère timoré de cette proposition des députés "frondeurs". </p><p>Redevenons sérieux ! La France va déjà devoir trouver en 2010, hors "grand emprunt", plus de 200 milliards d'Euros sur les marchés financiers pour payer ses tranches à maturité et financer ses déficits. Avant crise, la moyenne pour une année normale était de moins de 100 milliards ! Et ce alors que TOUS les états européens sont dans la même situation. </p><p>En admettant que l'emprunt supplémentaire soit souscrit sans encombre, un tel assèchement de l'épargne privée au profit de l'état ne peut qu'accélérer le tarissement du capital et du crédit accessible aux entreprises, lesquelles, lorsqu'elles trouveront à se financer, paieront cette faculté à des taux exorbitants. Naturellement, on nous dit que l'état va réinvestir cet argent dans des "secteurs d'avenir": quand bien même il ne détournera pas cet argent pour faire face à ses voies d'eau, pardon, ses dépenses courantes, on voit mal par quel miracle nos Guainos et autres professionnels du (mauvais) choix public pourraient mieux choisir quelles sont ces secteurs d'avenir que des investisseurs jouant avec leur argent. Combien de plans calcul, d'Iter, de concorde et de quaero en perspective ? <br /><br />Si vous croyez ce que disent les tenants de l'emprunt, vous me répondrez que "<strong><em>les individus ayant peur d'investir, c'est à l'état de se substituer à eux</em></strong>". Mais qui a créé un contexte tellement défavorable à l'investissement privé, par un fiscalité délirante, une avalanche de réglementations ubuesques et bientôt à venir un <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/09/taxe-carbone-mon-amour.html">délire taxatif</a></strong> lié à la surréaliste chasse au CO2 ? </p><p>L'état doit d'urgence recréer un climat favorable à l'investissement privé: retour à la primauté de la litigation sur l'hyper-réglementation préventive, fiscalités marginales acceptables (dans le contexte actuel, parler de révolution fiscale est un doux rêve), réformes de fond de la retraite pour en finir avec l'hypothèque de la faillite des régimes sociaux, et retour à la raison carbonifère. Sans quoi notre déclin sera irréversible. </p><p>Comment peut on nous faire croire que ces 100 milliards auront le moindre effet positif, alors qu'en 35 ans, la dette publique française est passée de moins de 200 milliards de FRANCS à 1400 milliards d'EUROS et que dans la même période de temps, le chômage, l'insécurité, la précarité et les soupes populaires ont connu une expansion continue ? Corrélation n'est pas nécessairement causalité, certes, mais au minimum, elle montre que la fuite dans la dette pratiquée depuis 35 ans, N'A RESOLU AUCUN DES PROBLEMES QUI SE SONT POSES AUX FRANCAIS DEPUIS LORS. Et "ils" nous disent que cette fois ci, la France va financer des dépenses d'avenir ? </p><p>J'ai signé <strong><a href="http://www.relancedurable.fr/">la pétition pour une relance durable</a></strong> et vous convie, si ce n'est déjà fait, <strong><a href="http://www.relancedurable.fr/dynasign/">à en faire de même</a></strong>. Le blog Aequalis propose un courrier type pour <strong><a href="http://aequalis.unblog.fr/2009/11/04/ecrire-a-son-depute-meme-petit-lemprunt-sera-trop-grand/">envoyer cette pétition à votre député</a></strong>. Voilà une initiative que je ne puis qu'encourager ! </p><p><em><strong>Mise à jour matinale (jeudi) : <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20091105.OBS6852/sarkozy_met_fin_a_la_controverse_sur_le_grand_emprunt.html">le grand patron a tranché</a></strong>, ce sera entre 24 et 50 milliards, finalement. Le raisonnement global n'en reste pas moins valide. Zéro eut été le meilleur choix. </em></p><p>---------------</p><p><em>C'est fini pour ce soir ! </em></p><p>---------------</p>

<p />

<p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/327KOx4A8F4" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Extension du domaine du principe de précaution</title>
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        <published>2009-11-04T00:05:00+01:00</published>
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        <summary>Le principe de précaution a très mauvaise presse auprès des libéraux. Mais ne pourrait on pas le retourner à notre profit ? Le docteur De Casanove, sur le site de l'institut Hayek, entrevoit non sans facétie un domaine où l'extension...</summary>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">Le principe de précaution a très mauvaise presse auprès des libéraux. Mais ne pourrait on pas le retourner à notre profit ? Le docteur De Casanove, sur le site de l'institut Hayek, entrevoit non sans facétie un domaine où l'extension de l'application du principe de précaution serait salutaire. Lequel ? <strong><a href="http://fahayek.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1815">Je vous laisse le découvrir sur le site de l'Institut Hayek</a></strong> !<xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/P0WsvlFKf1w" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>PIB américain : une "reprise" en trompe l'oeil</title>
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        <published>2009-11-03T00:05:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-02T20:22:54+01:00</updated>
        <summary>Le chiffre du PIB américain du troisième trimestre est paru, et ressort à +3.5% en rythme annuel. Si ce chiffre ne prêtait pas à controverse, ce serait indiscutablement une bonne nouvelle. Mais hélas, rien ne permet d'affirmer qu'il ne résulte...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img alt="Helicopter Ben" border="0" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834011169096c68970c-800wi" style="margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" title="Helicopter Ben" />Le chiffre du PIB américain du troisième trimestre est paru, et ressort à +3.5% en rythme annuel. Si ce chiffre ne prêtait pas à controverse, ce serait indiscutablement une bonne nouvelle. Mais hélas, rien ne permet d'affirmer qu'il ne résulte pas de distorsions comparables à celles qui ont totalement faussé les chiffres du PIB américain (et sans doute aussi le notre) entre 2000 et 2007, au point que la croissance réelle de l'économie américaine pendant les années de bulle peut être estimée à zéro. <br />
<br />
<em>(Sur ces distorsions du PIB, les lecteurs pourront se reporter à ces trois anciens articles : <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/03/heurts-et-malheurs-de-leconomie-bullaire.html">Economie bullaire et fausse création de richesse</a>, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/05/inflation-vernon-smith.html">Inflation et bulle immobilière : quelle valeur des chiffres du PIB</a>, et surtout <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/l-expansion-incontrolee-du-credit-saccage-le-pouvoir-d-achat-reel.html">USA, l'expansion incontrôlée du crédit a saccagé le pouvoir d'achat réel</a></em><em> )<br />
</em><br />
<strong>Le PIB augmente en trompe l'oeil</strong><br />
<br />
Une fois de plus, j'aimerais me fourvoyer, et n'allez pas croire que je me complais à prévoir le pire, mais il faut se rendre à l'évidence: le chiffre annoncé est trompeur. <br />
<br />
Le rapport du Bureau of Economic Analysis (<strong><a href="http://www.bea.gov/newsreleases/national/gdp/2009/pdf/gdp3q09_adv.pdf" id="v3p7" title="PDF">PDF</a></strong>) mentionne quelques faits troublants. <br />
<br />
</p><div class="blockquote" style="margin-left: 40px; color: #b45f06;">Current-dollar personal income decreased $15.5 billion (0.5 percent) in
the third quarter, in contrast to an increase of $19.1 billion (0.6
percent) in the second. Personal current taxes increased $4.8
billion in the third quarter, in contrast to a decrease of $119.1
billion in the second. (...)<br />
<br />
Disposable personal
income decreased $20.4 billion (0.7 percent) in the third quarter, in
contrast to an increase of $138.2 billion (5.2 percent) in the second.
Real disposable personal income decreased 3.4 percent, in contrast to
an increase of 3.8 percent.<br />
</div>
<br />
Autrement dit, curieusement, alors que la croissance est supposée repartir, les revenus disponibles des ménages continuent de baisser, ce qui est en phase avec la dégradation continue de l'emploi. <br />
<br />
D'autre part, le rapport du BEA mentionne que la consommation automobile a été la principale contributrice du bon chiffre, avec +1.6%. Or, dès le mois de septembre, cette contribution s'est écroulée. Les programmes de subvention à l'immobilier ont également alimenté la machine, quoique le BEA ne précise pas de combien. Et enfin, les taux d'intérêts très bas obtenus grâce au quantitative easing (QE, création monétaire à partir de rien) par la banque centrale ont artificiellement "gonflé" (ou plutôt en ont ralenti le dégonflement) les activités liées au crédit ... Comme la vente d'automobiles et les ventes de maisons ! Les programmes de subvention à l'immobilier vont sans doute se poursuivre, mais pour combien de temps ? Le trésor est exsangue, la FED annonce une fin progressive du QE, et <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/primes-a-la-casse-subventions-au-logement.html" id="zqea" title="l'inefficacité de ces programmes">l'inefficacité de ces programmes</a></strong> commence à être reconnue. <br />
<br />
<strong>Une croissance et une consommation financées par la dette</strong><br />
<br />
Moins de revenu, plus de dépenses : les américains auraient ils déstocké leur épargne ? Non, ils poursuivent leur reconstitution de réserves, même si le rythme se ralentit. <br />
<br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px;"><span style="color: #b45f06;">The personal saving rate -- saving as a percentage of disposable
personal income -- was 3.3 percent in the third quarter, compared with
4.9 percent in the second. </span><br />
<br />
</div>
Par contre, les dépenses de l'Etat fédéral continuent d'exploser : <br />
<br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px;"><span style="color: #b45f06;">Real federal government consumption expenditures and gross investment
increased 7.9 percent in the third quarter, compared with an increase
of 11.4 percent in the second. </span><br />
</div>
<br />
Bref, les ménages ont moins de revenus et ne destockent pas leur épargne: les hausses de consommation observées (après des contractions très fortes, faut il le rappeler) ne proviennent que de nouvelles dettes contractées par la minorité de ménages profitant des subventions au crédit, et de dépenses fédérales qui sont elles mêmes financées avec de l'argent que non seulement le gouvernement n'a pas, mais que, en partie, personne n'a. <br />
<br />
Ajoutons que la seule inflation que nous ayons observé du fait de cette création monétaire est celle des marchés des actions et des T-bonds. Mais le SP500 se paie environ 25 fois les anticipations de bénéfices pour les années à venir, ce qui, dans le contexte d'incertitude actuelle, n'est que pure folie spéculatrice. En clair, nous sommes au coeur d'une nouvelle bulle dans la bulle. Or, cette bulle d'actifs n'apparait pas dans les déflateurs d'inflation, donc accroît indûment les chiffres de croissance. Lorsque l'on voit que les valeurs financières ont réalisé des "performances" boursières environ 10 fois supérieures aux valeurs de l'économie réelle depuis le 25 mars (date du point bas des bourses mondiales), alors il est clair que la plus grande partie des 3.5% annuels observés n'est que pur artifice. <br />
<br />
Bref, la "croissance" est financée par l'accroissement des dettes privées et publiques, alors que la crise a été causée par l'insoutenabilité des niveaux d'endettement globaux de l'économie américaine, à 350% du PIB. <br />
<br />
<strong>Le PIB est un indicateur structurellement vicié dans les économies bullaires<br />
</strong><br />
La crise est née de ce que environ <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-cause.html" id="k-e4" title="4 000 milliards">4 000 milliards</a></strong> de crédits non gagés sur une  capacité de  création de valeur réelle par les agents économiques ont inondé l'économie américaine entre 2000 et 2007, ramenant <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/l-expansion-incontrolee-du-credit-saccage-le-pouvoir-d-achat-reel.html" id="i.qh" title="la croissance effective du PIB américain autour de zéro">la croissance effective du PIB américain autour de zéro</a></strong> dans cette période. Il apparaît quasiment certain que le léger rebond de croissance observé au troisième trimestre 2009 relève de la même erreur d'interprétation. <br />
<br />
La science économique doit d'urgence se pencher sur le thermomètre du PIB non pas pour y intégrer des critères hautement subjectifs sur le "bien être" ou la "justice sociale", comme le voudrait notre président et les économistes qui le conseillent, mais simplement pour mieux prendre en compte <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/03/heurts-et-malheurs-de-leconomie-bullaire.html">les formations de bulles d'actifs</a></strong> qui tendent systématiquement à sous-estimer les déflateurs de PIB courant, donc à surestimer la croissance réelle, ce qui fausse tous les calculs économiques, tant pour les entreprises que pour les institutions financières.<xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/5nujSO0_c80" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Brèves diverses : Institut Hayek, trafic d'Ob'lib en hausse, Farewell, et Goldman Sachs</title>
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        <published>2009-11-02T00:05:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-02T07:31:49+01:00</updated>
        <summary>Institut Hayek - Le site de l'institut Hayek a reçu de subtiles retouches qui en modernisent l'apparence et améliorent sensiblement sa lisibilité, tout en facilitant très légèrement la navigation. Mais il reste encore beaucoup de travail. Y compris, au delà...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><strong>Institut Hayek - <a href="http://www.fahayek.org/">Le site de l'institut Hayek</a></strong> a reçu de subtiles retouches qui en modernisent l'apparence et améliorent sensiblement sa lisibilité, tout en facilitant très légèrement la navigation. Mais il reste encore beaucoup de travail. Y compris, au delà du site, pour redonner un peu de corps à l'Institut. </p>


<p>Pour avancer, il faut parfois reculer un peu: l'adresse du flux RSS a changé. Pour vous abonner, l'adresse est désormais:</p>

<blockquote><p><strong><a href="http://www.fahayek.org/index.php?format=feed&amp;type=rss">http://www.fahayek.org/index.php?format=feed&amp;type=rss </a></strong></p></blockquote>

<p>J'ai enfin pu pénétrer un peu les arcanes de Joomla, le CMS derrière le site, pour installer un google analytics. Nous pourrons enfin évaluer l'impact de nos efforts.</p>

<p>Toutes les remarques et suggestions sont bienvenues - </p><p>Pour fêter cela, deux nouveaux articles de grande profondeur de recherche, l'un du spécialiste du Réchauffement Climatique de l'Institut Turgot, JM Bélouve, sur <strong><a href="http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1812">les groupes de pression liés au développement durable</a></strong>, l'autre de G. Dryancour pour mettre un point (final ?) à la controverse entre Drieu Godefridi et Henri Lepage sur <strong><a href="http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1813">la doctrine libérale face à la crise</a></strong>. Bonne lecture ! </p>

<p>------</p><p><strong>Objectif Liberté, le trafic</strong> - Le mois d'octobre a vu la fréquentation d'Oblib franchir un nouveau palier, comme le mois d'octobre 2008 l'avait en son temps permis également. </p><p style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a69ccd5b970c-pi" style="display: inline;"><img alt="Stats-oblib-oct-2009" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a69ccd5b970c " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a69ccd5b970c-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="Stats-oblib-oct-2009" /></a> <br /><em><strong>Source <a href="http://www.xiti.com/">Xiti</a></strong></em><br /> </p><p><em><strong>Résumé : </strong></em></p><blockquote><p><strong>Pages vues :</strong> Oct 2009:  36 910 - sept. 2009: 24 638 - Oct. 2008: 26 708<br /><strong>Visites :</strong> Oct 2009:  22 948 - sept. 2009: 15 353 - Oct. 2008: 15 586</p><p><strong>Total 10 mois 2009 (1/01/09 - 31/10/2009 - Xiti ):</strong> PV : 225 000 - Vs : 144 000 (<em>Google analytics: PV 215 000 - Vs 137 000</em>)</p></blockquote><p>Il y a un an, c'est ma relative exclusivité et exhaustivité sur les explications de la crise financière qui m'avaient valu cette progression. Aujourd'hui, c'est la montée en puissance du scepticisme climatique qui me fournit matière à élargir mon lectorat. <br /><br />Notemment, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/videos-de-vincent-courtillot-sur-youtube-et-daily-motion.html">Vincent Courtillot et ses vidéos</a></strong> ont fait un véritable carton, grâce, entre autres, au buzz effectué par les amis du <strong><a href="http://reseau-lhc.blogspot.com/">réseau LHC</a></strong>. Merci à vous ! <br /><br />-------------</p><p><strong>Farewell </strong>- Je parle assez peu de mes lectures et de mes sorties Cinéma, mais j'ai vu ce matin un film hautement recommandable, <strong><a href="http://www.kustu.com/w2/fr:farewell">L'affaire Farewell</a></strong>, avec Guillaume Canet et un fantastique Emir Kusturica dans le rôle d'un colonel du KGB qui transmet des informations à l'Ouest, dans le cadre d'une affaire bien réelle qui porta le nom de code "Farewell". </p><p>Plusieurs livres ont évoqué ce dossier. Je l'avais pour ma part découvert il y a fort longtemps, dans un ouvrage de Thierry Wolton intitulé sobrement "le KGB en France". Le film est sûrement un peu romancé, mais la peinture de l'URSS en voie de décomposition est tout à fait remarquable. <br /><br />Le détail qui tue: Selon des proches qui ont connu de très près la réalité soviétique, l'atmosphère du Moscou des années 80 est très bien reproduite, ses Ladas déglinguées, se bus antédiluviens, ses immeubles glauques et ses arrières cours défoncées, la peur permanente de la police, la révolte silencieuse de la jeunesse abreuvée de musique occidentale vendue plus ou moins clandestinement... Un seul détail cloche : "<em><strong>Jamais les moscovites (ni aucun automobiliste dans les pays de l'Est) ne laissaient leurs essuie-glace sur les voitures en stationnement !</strong></em>" - eh oui... </p><p>Le film, au delà de l'intrigue d'espionnage, nous rappelle pourquoi les sociétés communistes étaient incapables d'assurer leur survie: d'une part, parce qu'elle était incapable d'innover, et que plus de 40% du budget de R&amp;D de l'URSS était en fait consacré au pillage des technologies occidentales, mais surtout parce que les cadres moyens du parti, et de l'appareil répressif, ne croyaient plus dans un système qu, malgré les privilèges énormes dont ils jouissaient comparé au commun des mortels, ne leur permettait pas de vivre aussi bien qu'un simple employé dans une société occidentale. </p><p>Une dictature a besoin de cadres pour se maintenir en place. Que les cadres n'y croient plus et le début de la fin approche.(<em>cf. cette <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2004/03/autopsie-dun-ca.html">ancienne note sur les caractéristiques réelles des économies soviétiques</a></strong></em>)</p><p>Et puis, une réplique qui en dit long sur le délabrement intérieur de ce régime: </p><blockquote><p>- <em>L'officier du renseignement  :</em> "avez vous fait suivre (le suspect) ?"<br />- <em>Le subalterne:</em> On a pas pu chef, on nous a retiré la Lada à cause du manque d'effectifs". </p></blockquote><p>Dans le monde entier, une administration est une administration !</p><p>---------------</p><p><strong>Banques -</strong> Que seraient des brèves sans quelques nouvelles de la criiiise ? </p><p>Ma banque préférée, Goldman Sachs, a placé en 2006 et 2007 plusieurs milliards d'obligations toxiques auprès de clients, dont le collatéral était constitué de prêts risqués.  Mais dans le même temps, dans son propre portefeuille de placements, Goldman prenait des couvertures opposées contre le risque de crash de ces obligations. Il n'en faut pas plus pour que quelques scribouillards aillent imaginer une manoeuvre frauduleuse de la banque. Ah mais tout de même, si on ne peut même plus escroquer ses clients en paix, où va-t-on ? </p><blockquote><span style="color: #bf5f00;">In 2006 and 2007, Goldman Sachs Group peddled more than $40 billion in
securities backed by at least 200,000 risky home mortgages, but never
told the buyers it was secretly betting that a sharp drop in U.S.
housing prices would send the value of those securities plummeting.</span></blockquote><p>Le dernier paragraphe "I've got a secret", de <strong><a href="http://www.mcclatchydc.com/economy/story/77791.html">cet article d'un organe de presse indépendant</a></strong> que je ne connaissais pas jusqu'alors, discute de la régularité, ou non, des deux mouvements opposés de Goldman, la question étant de savoir si Goldman a violé les règles d'information des investisseurs en matière d'émissions obligataires publiques. En clair, il n'y a pas de certitude juridique, mais Goldman devrait faire face à des procès en tromperie dans les mois à venir, dont l'issue est incertaine :</p><blockquote><p><span style="color: #bf5f00;">"The Securities and Exchange Commission should be very interested in any
financial company that secretly decides a financial product is a loser
and then goes out and actively markets that product or very similar
products to unsuspecting customers without disclosing its true
opinion," said Laurence Kotlikoff, a Boston University economics
professor who's proposed a massive overhaul of the nation's banks.
"This is fraud and should be prosecuted."</span><span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p><p><span style="color: #bf5f00;">(...)</span><span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p><p><span style="color: #bf5f00;">Several pension funds, including Mississippi's Public Employees'
Retirement System, have filed suits, seeking class-action status,
alleging that Goldman and other Wall Street firms negligently made
"false and misleading" representations of the bonds' true risks.</span><span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p><p><span style="color: #bf5f00;">(...)</span></p><span style="color: #bf5f00;">Coffee, the Columbia University law professor, said that any
potential violations of securities laws would depend on what Goldman
executives knew about the risks ahead. "The critical moment when
Goldman would have the highest liability and disclosure obligations is
when they are serving as an underwriter on a registered public
offering," he said. "If they are at the same time desperately seeking
to get out of the field, that kind of bailout does look far more
dubious than just trading activities."</span><span style="color: #bf5f00;" /></blockquote><p>(trouvé via <em><a href="http://www.calculatedriskblog.com/">calculated risk</a></em>)</p><p>---------------</p><p><em><strong>Ecrire est une dure lutte -</strong> Je planche actuellement sur un grrros article (ou une grosse suite d'articles) sur les bases d'une bonne régulation des systèmes financiers. Autant dire que le sujet est vaste et ardu. Et qu'il mobilise toute mon énergie. J'aurais donc du mal à publier beaucoup de choses consistantes d'ici là. Un peu de patience...</em> <br />---------------</p><p /><p />

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        <title>Sauvez un réchauffiste ! Offrez lui le DVD qu'Al Gore ne veut pas que vous puissiez voir</title>
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        <published>2009-10-31T00:05:00+01:00</published>
        <updated>2009-11-03T00:02:23+01:00</updated>
        <summary>La video du film “Not Evil Just Wrong” est maintenant disponible. Diffusé en première mondiale dans le monde entier, les 18 et 19 octobre, ce film indépendant a été présenté aux parisiens le 19 octobre à l’initiative de l’association Liberté...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<img alt="Not_Evil_Just_Wrong.jpg" src="http://blog.turgot.org/public/photos/Not_Evil_Just_Wrong.jpg" style="border: 1px solid black; margin: 0pt 1em 1em 0pt; float: left;" title="Not_Evil_Just_Wrong.jpg, oct. 2009" />La video du film “<strong><a href="http://www.noteviljustwrong.com/">Not Evil Just Wrong</a></strong>”
est maintenant disponible. Diffusé en première mondiale dans le monde
entier, les 18 et 19 octobre, ce film indépendant a été présenté aux parisiens le 19
octobre à l’initiative de l’association <strong><a href="http://www.liberte-cherie.com/">Liberté Chérie</a></strong>. 


<p>J'ai reçu moi même mon exemplaire. C'est une bonne synthèse des malheurs économiques et sociaux occasionnés par les
politiques fondées sur de grandes fraudes scientifiques, telles que
nous les subissons aujourd’hui, et une bonne introduction aux erreurs scientifiques du GIEC. En outre, il examine également les conséquences d'autres outrances écologistes, comme le bannissement du DDT. Ce film, très sévère à l’égard d’Al
Gore, interdit de salle par la profession cinématographique est <strong><a href="http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&amp;item=190343584087">disponible à l’achat en video</a></strong> (stock limité) Via E-bay (le vendeur est M. Sérigny, de Liberté Chérie). Le film est sous-titré en français. </p><span>C'est un excellent cadeau de Noel pour un réchauffiste, si vous en connaissez un.  Vous le sauverez du réchauffement des fanatismes, de la fonte des esprits critiques, de la hausse des niveaux de mensonge climatique, de l'acidification de la science, et de l'effet de serre-la-vis fiscale.  </span>

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        <title>Crise financière 2.0, la suite: lente glissade ou nouvel épisode de panique ?  </title>
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        <published>2009-10-29T00:05:00+01:00</published>
        <updated>2009-10-27T23:02:22+01:00</updated>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<p><em><img alt="Citi" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a681de1d970c-800wi" style="border: 1px solid black; margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" title="Citi" /> Les chants de sortie de crise continuent à être lus et entendus dans la presse et ailleurs. Mais plus l'on gratte la surface des chiffres immédiatement accessibles, et plus les raisons de craindre une rechute grave des banques américaines, et peut être des plus grosses d'entre elles, se font précises. Observerons nous une lente Glissade de dégradations lentes et "gérables" du total de bilan des banques, ponctuées de faillites d'établissements mineurs plus ou moins facilement digérés, ou vivrons nous un nouveau tremblement de terre façon faillite de Lehman ? </em></p>

<p /><p><strong>La faillite, nous voilà !</strong></p><p>Selon la FDIC, <strong><a href="http://www.fdic.gov/bank/individual/failed/banklist.html">120 banques ont fait faillite depuis le 26 septembre 2008</a></strong>, date de la chute de Lehman Brothers, dont 106 depuis le premier janvier 2009. Et alors que les radios chantaient l'air du retour de la reprise en mai - Il faut dire que la bourse avait touché un point bas le 25 mars avant d'entamer un "rallye" à +40% en 5 mois, avec des bancaires à +166%, j'osais affirmer le 18 mai que <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/05/banques-americaines-pas-sorties-daffaire.html">le pire était à venir pour les banques américaines</a></strong>. </p>

<p>Et depuis, malheureusement, 73 faillites ont été épongées par la FDIC. Il y a des jours où l'on aimerait se tromper. </p><p style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a6793694970c-pi" style="display: inline;"><img alt="2009-failingbanks" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a6793694970c " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a6793694970c-800wi" title="2009-failingbanks" /></a> <br /><em><strong>100, c'était le total il y a une semaine. <br />Depuis, 6 nouvelles banques ont plongé !</strong></em><br /> </p>

<p>Récapitulons: </p><blockquote><ul>
<li>T4 2008: 14 faillites, </li>
<li>T1 + 1//2 T2, 2009 : 33 faillites</li>
<li>1/2 T2 +T3 + 3 semaines en octobre: 73 faillites. </li>
</ul>
</blockquote>

<p>Certes, mes intervalles ne sont pas égaux, mais malgré tout, difficile de voir là un signe d'amélioration de la situation des banques. Certes, une fois la situation assainie, les mauvaises tendances se retournent. Si les faillites enregistrées représentaient seulement la purge des établissements les plus fragiles, il n'y aurait rien de trop alarmant. Et d'ailleurs, <strong><a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/24/AR2009102400301_2.html">certains remarquent justement</a> </strong>que le pic s'est produit en juillet. "<em>Hourrah ! La tendance s'inverse</em>". </p>

<p><br />Sauf que...</p>

<p><strong>Des actifs surévalués ? </strong></p>

<p>Selon la FDIC toujours, reprise en coeur par les deux pessimistes en chef <strong><a href="http://market-ticker.denninger.net/">Denninger</a></strong> et <strong><a href="http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/">Shedlock</a></strong>, la dépréciation des actifs enregistrée lors des faillites et prise en charge par la FDIC concerne 11 à 25% du total du bilan, avec un record à plus de 30% pour Colonial, la plus grosse faillite de 2009, avec un total de bilan de 25 milliards. On est encore loin des géants bancaires, mais ce n'est pas négligeable.</p>

<p>Ah pardon, la banque "Partners" de FLoride vient de voir ses actifs réévalués à -43% ! Oups. <br /><br /> Ces dépréciations proviennent de ce que dans la panique de la crise, la norme "Mark to Market" a été suspendue en novembre 2008 pour un an par les autorités et que les banques semblent suivre de façon assez laxiste les prescriptions temporaires de la FASB, association comptable américaine. <br /><br />Elles peuvent donc toujours affirmer avec une morgue que <strong><a href="http://www.jpchevallier.com/">leurs ratios de fonds propres / total du bilan s'améliorent</a></strong>, et des résultats stratosphériques pour certaines, il est évident que les 120 banques en faillites constatées depuis fin 2008 n'étaient pas les seules avec des actifs largement sur-évalués en portefeuille. </p>

<p>Philippe Béchade, <strong><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091027-2230.html">pour la Chronique Agora</a></strong>, constate quant à lui que :</p><blockquote><p><span style="color: #bf5f00;">Intéressons-nous
plutôt à cet étonnant paradoxe : alors que le prix médian des logements
américains a chuté de 9% en moyenne ces 12 derniers mois (selon les
régions), la baisse constatée par Fannie Mae et Freddie Mac n'est que
de 3,6%.</span> </p>

<p><span style="color: #bf5f00;">L'explication est toute simple. Les banques américaines qui ont eu
recours à la garantie des deux institutions parapubliques s'abstiennent
d'ajuster la valeur hypothécaire des biens qu'ils ont financés à la
valeur marché.</span>
<span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p>

<p><span style="color: #bf5f00;">Voilà qui sème le doute sur la solidité des bilans (et les ratios de
solvabilité) présentés par les établissements de crédit ces derniers
jours. Il y aurait ainsi des dizaines de milliards de dollars de
"survaleur" en attente d'être imputés... mais tant que ces sommes ne
sont pas divulguées, le marché prend très volontiers les derniers
trimestriels pour argent comptant.</span> </p>

<p><span style="color: #bf5f00;">Les profits tirés des activités de trading ou de <em>prime brokerage</em>
(émissions d'actions ou d'obligations dans le cadre d'un nombre record
d'augmentations de capital) sont là pour distraire l'attention des
investisseurs. Cela leur ôte le goût de chercher ce que dissimule la
dernière couche de peinture fraîche -- de couleur verte -- passée sur
les comptes trimestriels.</span></p>

</blockquote>

<p />

<p><strong>Les ratios µ des banques US : enjolivé</strong>s</p>

<p>Autrement dit, le niveau de fonds propres réels de nombreuses banques américaines, une fois enregistrées réellement toutes les pertes latentes, est encore insuffisant. </p>

<p>Or, la liste de la FDIC ne liste que les banques qu'elle assure. Dans la panique de 2008, deux géants ont été partiellement nationalisés de fait: citigroup et bank of america. Par conséquent, le trésor devient leur assureur et la FDIC ne s'en occupe plus. <br /><br />Comment se portent ces deux banques ? Je n'ai pas grand chose d'exploitable sur BOA, mais les dernières décisions de Citi donnent à réfléchir. </p>

<p><strong>Citi Group, plus que jamais zombie bank ? </strong><br /><br />Citi vient d'annoncer d'une part l'arrêt pur et simple de programmes de cartes de crédit liées à des stations services, et surtout vient d'annoncer à plusieurs millions de ses clients détenteurs de cartes de crédit que leur taux d'intérêt passerait à... 30% (<strong><a href="http://market-ticker.denninger.net/archives/1537-Hisssss-Citibank-Overpressure-Warning.html">Denninger</a></strong>). Oui, trente. Enfin, 29 virgule 99. Pas une faute de frappe. Ce taux s'appliquera à tous les prêts sur carte de crédit à partir de novembre, et aussi bien aux payeurs qui ont eu des retards qu'aux bons payeurs avec des notations "prime" n'ayant jamais connu le moindre retard de paiement. Ceux ci auront juste droit à une ristourne au bout d'un certain délai, de 10%, s'ils ne connaissent aucun nouveau retard de paiement. L'information est confirmée par <a href="http://www.huffingtonpost.com/georges-ugeux/credit-cards-or-credit-cr_b_332070.html"><strong>Georges Ugeux</strong></a> pour le magazine de centre gauche Huffington Post. </p>

<p><strong>Hypothèse 1</strong></p>

<p>On peut imaginer que Citi cherche simplement à se désengager du marché de la carte de crédit, ce qui signifierait qu'elle envisagerait de se redéployer sur d'autres créneaux. Sauf que l'on voit mal lesquels. </p>

<p><strong>Hypothèse 2 (qui serait de loin la plus dévastatrice)<br /></strong></p>

<p>On peut aussi imaginer que
les banques se lancent dans une surenchère d'augmentation des taux
juste avant que de nouvelles lois, semble-t-il dans les tuyaux du process législatif, introduisant des plafonds d'usure
assez sévères ne soient votés par le congrès, pour inciter les
parlementaires à ne pas imposer de taux d'usure légaux trop bas, et
faire de gros profits avant le vote. Mais si c'était le cas, les autres
banques auraient suivi. </p>

<p><strong>Hypothèse 3 (Les banques anticipent une débandade généralisée. Improbable)</strong></p>

<p>K. Denninger évoque effectivement quelques cas de banques qui suivent le mouvement de citi, mais pas de
mouvement général de hausse des taux. enfin, pas pour l'instant. Si cela était le cas, cela voudrait dire que l'ensemble du secteur bancaire s'apprêterait à forcer un gel quasi généralisé du crédit à la consommation, car à 30%, l'usage des cartes de crédit chuterait dans des proportions drastiques. Peu réaliste, mais si c'était avéré, cela en dirait très long sur la confiance des banques dans l'état réel de l'économie US. Mais on imagine pas un gel complet du crédit à la consommation aux USA, quand bien même sa contraction est inévitable et en cours. Peu probable tout de même. </p>

<p><strong>Hypothèse 4 (la plus réaliste selon Denninger)<br /></strong></p>

<p>On ne peut donc certainement pas exclure qu'un tel programme combiné de fermetures de comptes et de serrage de vis massif de ses clients cache de graves difficultés spécifiques à Citi. <br /><br />Autrement dit, il est possible que Citigroup doive encaisser de telles pertes sur tous ses actifs qu'elle est obligée de faire payer très cher à ses clients encore debout leurs dettes dans l'espoir que les bons paient pour les mauvais. <br /><br />Seul problème: les clients avec une signature encore correcte vont s'empresser de se faire refinancer leur crédit chez Citi par un concurrent, même si ce sera à des conditions moins favorables qu'il y a deux ou trois ans. Et ne resteront à Citi Group que les naufragés du crédit. Un tel mouvement ne s'explique pas, sauf mouvement de panique chez les dirigeants de la banque. Selon Denninger: </p><blockquote><p><span style="color: #bf5f00;">Perhaps what we're really seeing is a business reacting to <strong>hidden
deterioration of asset bases that are not known by investors and the
public due to the legitimation of bogus accounting that happened this
last March</strong>, but which <strong>is</strong> known by company executives!</span></p>

<p><span style="color: #bf5f00;" /><span style="color: #bf5f00;">Why do I believe this is a plausible, even likely explanation for
this behavior by Citibank?  That's simple: This sort of "terms change",
which is an effective declaration of default <strong>even against those who haven't defaulted</strong> (see above; the same 30% rate is being applied to defaulted and non-defaulted accounts!), <strong>will</strong> drive two consumer behaviors that could ultimately destroy Citibank's credit card business <strong>and perhaps the bank as a whole</strong>:</span>
<span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p>

<p><span style="color: #bf5f00;">(1) Those who <strong>can</strong> transfer balances out somewhere else and/or pay them off will immediately do so.  <strong>Nobody</strong>
is going to pay a 30% interest rate and an imposition of default
rates on non-defaulted balances willingly and on purpose unless they
have no other choice.</span></p>

</blockquote>

<p>Et maintenant, les mauvaises nouvelles</p><blockquote><p><span style="color: #bf5f00;">(2) A significant number of people, on receipt of this notice and understanding what it means (a declaration that <strong>non-defaulted</strong> accounts are being charged the same penalty rate as a defaulted account!) <strong>will immediately go out and charge up the entire unused balance on their card and then <span style="text-decoration: underline;">intentionally</span> default.</strong></span>
<span style="color: #bf5f00;"><br /></span></p>

<p><span style="color: #bf5f00;">While the latter is technically illegal there's not much that can be
done about it, especially if you're unemployed (and 20% of America's
workforce is!)</span></p>

</blockquote>

<p>On ne peut que rester perplexe devant un tel comportement de Citi. Perdre intentionnellement ses meilleurs clients en espérant que les autres se laisseront tondre à 30% par an dépasse l'entendement.  Sauf s'il s'agit d'une manoeuvre de désespoir. </p>

<p>Toujours selon Denninger, c'est une  "Hail Mary pass", par référence à un terme de football US, une longue passe "Ave Maria" du quarterback vers l'en-but adverse en espérant qu'un miracle amène l'ovale dans les mains du receveur. Ça marche rarement. </p>

<p>D'où peuvent venir les pertes ? Peut être de 800 milliards de $ de cautions et garanties qui resteraient encore dans le "hors bilan" de la banque ? (<strong><a href="http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2009/10/citigroups-hail-mary-pass-how-to-know.html">Source: Shedlock</a></strong>)  </p>

<p>Mish Shedlock est en contact avec des officiels de Citi inquiets par le buzz généré par la blogosphère autour de cette affaire. Attendons de voir ce qui en sortira. </p>

<p><strong>Retour en grâce d'un "mark to market" light ? Vite, prendre l'oseille et se tirer !<br /></strong></p>Oh, et le flou règne concernant les <strong><a href="http://www.accountancyage.com/accountancyage/news/2251580/fair-value-standard-released">nouvelles normes comptables</a></strong> qui vont être dévoilées en novembre, et qui pourraient marquer un retour en grâce d'une version à peine adoucie du "Mark to Market", encore que les normalisateurs européens et américains ne soient pas encore totalement parvenus à s'accorder. Vous comprenez pourquoi les dirigeants de grandes banques se dépêchent de se voter de super bonus ? Parce que toutes les pertes latentes devront à nouveau être portées dans les comptes d'une façon où d'une autre à partir de 2010. <p><em>Hypothèse purement gratuite de ma part: <strong>les dirigeants de certaines banques ont compris qu'il n'y avait rien à sauver et prennent l'argent des actionnaires avant que ceux ci ne s'aperçoivent que les "bons résultats" des 9 premiers mois de 2009 étaient en grande partie gonflés par des artifices comptables</strong>. Le "predatory capitalism" se porte encore bien. </em></p>

<p>Ah, et  au fait, un petit rappel (graphe déjà publié dans ob'lib') :</p><p style="text-align: center;"><a href="http://static.seekingalpha.com/uploads/2009/5/14/saupload_q12.jpg" rel="nofollow" target="_blank"><img hspace="6" src="http://static.seekingalpha.com/uploads/2009/5/14/saupload_q12_thumb1.jpg" style="border: 1px solid black;" vspace="6" /></a></p>

<p>Les barres indiquent les montants mensuels de prêts dont le taux va subir une hausse contractuelle... </p><p>La flèche rouge n'est plus au bon endroit,mais le reste est toujours vrai. A partir de 2010, les réajustements contractuels de prêts à taux variables vont reprendre de plus belle. Les pertes bancaires vont donc s'accumuler, vu l'état dramatique tant du marché immobilier que de celui de l'emploi, car nombre de ménages emprunteurs ne pourront pas faire face aux mensualités réévaluées. </p>

<p>La seule petite différence entre la vague de "resets" des prêts subprime qui a engendré la première phase de la crise et celle à venir, est qu'entre temps, le chômage a doublé, le PIB a reculé, et que le taux de prêts en retard de paiement aboutissant à une forclusion est passé de 55% à 94% ! </p>

<p><em>C'est la reprise</em>, qu'ils disent. Mais on ne vous dit pas la reprise de quoi ! </p>

<p><strong>La titrisation totalement nationalisée</strong></p>

<p>Oh, mais attendez: le graphique précédent ne tient pas compte de tous les prêts récemment accordés dans des conditions parfois scabreuses avec la garantie de deux agences d'état, Ginnie Mae (GNMA, une lointaine cousine de Fannie Mae sous contrôle public total depuis toujours) et la Federal Housing Administration. </p>

<p>Le graphique ci dessous (<strong><a href="http://www.frbsf.org/publications/economics/letter/2009/el2009-33c.png">source Federal Reserve of San Francisco</a></strong>) montre comment ont évolué les parts de marché des différents refinanceurs de prêts depuis 2000. </p><p style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a67d0d9a970c-pi" style="display: inline;"><img alt="Loan-refin-market-share" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a67d0d9a970c " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a67d0d9a970c-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="Loan-refin-market-share" /></a> <br /> </p>

<p><strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/figaro.html">Fannie Mae et Freddie Mac</a></strong>, qui ont alimenté la machine à prêts douteux, au point que leur faillite coutera au moins 300 milliards de dollars au contribuable US (<strong><a href="http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&amp;sid=a1KLGpih4Xk8">pardon, 400 milliards</a></strong>...), continuent, depuis leur quasi nationalisation de 2008, d'être les acteurs majeurs de la titrisation. Mais la nouveauté est que Ginnie Mae, jusque là un acteur plutôt discret sur le marché (<em>d'où mon manque d'intérêt d'alors pour cette structure au rôle secondaire dans le déclenchement de la crise</em>), s'est vu attribuer le rôle de prêteur de second niveau pour les prêts financés par le crédit d'impôt FHA dont je parlais vendredi dernier. Résultat, aujourd'hui, le refinancement par titrisation de tous les nouveaux prêts est nationalisé à plus de 90 % ! </p>

<p>(<em>nb. Le graphique est tout de même un peu trompeur en ce sens qu'en volume, le total des prêts originés à été divisé par plus de deux depuis fin 2008</em>)</p>

<p>Et malheureusement, Fannie, Freddie et Ginnie n'ont pas resserré leurs critères d'attribution de crédits. Les apports personnels de 3% restent monnaie courante, et avec le crédit d'impôt, nombre de prêts sont en fait conclus avec apport personnel négatif. </p>

<p>Bref, que l'immobilier continue de baisser, et il le fera dans les états les plus bullaires (Ca, Fl, Nv, Az) qui concentrent à eux 4 près de 60% des prêts en difficulté, et la plupart de ces prêts seront "en solde négatif", incitant nombre d'emprunteurs à faire défaut... Stratégiquement ou à cause du chômage. Bref, les risques de refinancement des nouveaux prêts sont intégralement supportés par le contribuable. Cela donne, semble-t-il, confiance aux investisseurs. Mais que vaudra la garantie de l'état US si la FED est obligée de créer ex Nihilo les dollars qui serviront à l'exercer ? </p><p><strong>La fausse remontée de l'immobilier US</strong></p><p>Ah, me direz vous, "mais vous oubliez que l'immobilier américain semble avoir atteint un point bas, et donc les nouveaux prêts octroyés ne seront pas aussi facilement en negative equity que les autres !" Cet argument est souvent entendu de la part d'analystes qui estiment que la fin du calvaire des banques est proche. </p><p>Mais comme je l'ai écrit <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/primes-a-la-casse-subventions-au-logement.html">vendredi dernier</a></strong>, les achats sont subventionnés par l'état à hauteur de 8500$ de crédit d'impôt. 8500$, c'est apparemment peu. Mais cela peut être considérable quand on sait que ce crédit peut abonder "l'apport personnel" des emprunteurs, ce qui leur permet des effets de levier augmentés. La subvention de 8500$ est donc en réalité plus importante. </p><p>Mais la quasi nationalisation de la titrisation à laquelle nous assistons, couplée avec des taux courts de la FED proche de zéro, permet aux banques d'octroyer des crédits à des taux maintenus artificiellement bas, ce qui constitue une seconde subvention, bien réelle bien que dissimulée, et qui permet donc aux vendeurs d'accroître leurs marges. Si les programmes de subventions viennent à se tarir, ou si le trésor se trouve à court d'argent pour faire face aux obligations de Fannie, Freddie et Ginnie, alors les prix connaîtront une nouvelle période de baisse, surtout si la nouvelle vague de "resets" contractuels amène un gros paquet de nouvelles maisons sur le marché des ventes consécutives à saisie. <br /><br />Les parlementaires voteront ils la poursuite des programmes de subventions fédérales aux primo-accédants et aux autres acheteurs ? Rien n'est moins sûr, et en tout cas pas sur une longue durée: le trésor US doit trouver 114 milliards de dollars sur cette seule semaine (<em>en gros, environ la moitié de ce que la France devait trouver sur toute une année avant la crise!</em>), et la FED a annoncé qu'elle mettrait un frein sur le quantitative easing, pour ne pas risquer de provoquer une panique sur le dollar. Autrement dit, l'Amérique peut s'attendre à devoir voir les taux d'intérêts de sa dette augmenter de façon importante, étranglant le trésor. </p><p>Une politique de rigueur budgétaire devient donc de plus en plus probable à courte ou moyenne échéance tout au plus, et cela ne plaide pas pour le maintien de subventions au logement dont <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/primes-a-la-casse-subventions-au-logement.html">l'inefficacité commence à être prouvée</a></strong>. </p><p>Ajoutons que l'on peut dans ce cas s'attendre à ce que les taux des prêts hypothécaires remontent aussi, et ce dans un contexte d'exigence de désendettement massif des ménages. Le potentiel de baisse des marchés les plus bullaires restent importants, et avec eux de nouveaux risques de dépréciations d'actifs. </p>

<p><strong>Autres bombes à retardement</strong></p>

<p>Aucune des bombes à retardement que j'évoquais en mai et juin n'a encore explosé, mais aucune n'a été désamorcée non plus. Notamment, l'immobilier commercial s'enfonce un peu plus dans la tourmente.<br /><br />Par exemple, on a appris hier qu'une grande banque (non assurée par le FDIC), Capmark, spécialisée dans le crédit aux entreprises, avait déposé son bilan (<strong><a href="http://www.agefi.fr/articles/Grosse-faillite-immobilier-commercial-Etats-Unis-1112747.html">source AGEFI</a></strong>): </p><blockquote><p><span style="color: #bf5f00;">Capmark, une société américaine
spécialisée dans l'immobilier commercial, s'est mise ce week-end sous
la protection du Chapitre 11 en citant la situation du marché et le
manque de capitaux disponibles. Sa dette s'élève à 11 milliards de
dollars, JPMorgan, <strong>Citigroup</strong> et Deutsche Bank figurant parmi les créanciers. GMAC, KKR, Goldman Sachs Private Equity et le fonds Five Mile Capital font, eux, partie des actionnaires de la société.</span></p>

</blockquote>

<p>Tiens, encore une perte pour Citi... Le risque global sur l'immobilier commercial est estimé à environ 700 milliards de dollars. A part ça, les dirigeants des banques vont s'attribuer des bonus record...Pendant qu'il en est encore temps ? </p>

<p />

<p><strong>Des nouvelles du scandale MERS et des prêts sans ayant droit correctement enregistré </strong></p>

<p>Je vous parlais la semaine dernière des <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/crise-financiere-vers-un-tremblement-de-terre-judiciaire.html">révélations incroyables de Gretchen Morgenson</a></strong> en septembre dans le NYTimes, à propos de l'incroyable négligence de nombreuses banques à tenir des registres de propriété corrects. Et bien la même journaliste revient fin octobre avec <strong><a href="http://www.nytimes.com/2009/10/25/business/economy/25gret.html?_r=1">de nouveaux cas tranchés par la justice américaine</a></strong> dans plusieurs états en faveur des emprunteurs. L'argument est ainsi résumé par un juge: </p><blockquote><span style="color: #bf5f00;">“I think that I have a more than 50 percent doubt that if the debtor paid this claim, it would be paying the wrong person,”</span></blockquote>

<p>Il est impossible de trouver une estimation fiable du montant des emprunts dont un juge pourrait bloquer la procédure de forclusion pour des motifs similaires. Le premier article de Mme Morgenson évoquait jusqu'à un tiers de tous les prêts repackagés en MBS, soit environ 25% des crédits en cours, et sans doute plus si on s'attarde sur ceux en procédure de faillite. Bref, et même si le sinistre réel est moins important, de nombreuses banques doivent commencer à sentir qu'elles sont dans une impasse grave. </p><p>Lesquelles ? Allez savoir.</p>

<p><strong>Conclusion <br /></strong></p>

<p>Tout porte à croire que, n'en déplaise aux admirateurs inconditionnels du trio Obama Geithner Bernanke, la situation des banques américaines est bien plus grave que ce que suggèrent leurs résultats apparemment très bons du troisième trimestre 2009. </p><p>Alors, dégonflement lent des bilans bancaires, ou nouvel épisode de panique après une grosse faillite prenant le monde financier par surprise ? Les paris sont ouverts. </p>

<p>Ceci dit, faute de temps et d'appétit pour ce qui se passe dans notre vieille Europe, rien ne me dit que nous n'ayons pas nous non plus des cadavres au placard. Notamment l'exposition des banques Allemandes ou suédoises aux économies de l'est, exsangues, alors que Moodys vient de déclarer que <strong><a href="http://www.agefi.fr/search/default2.aspx?search=moodys%20banques%20espagnoles&amp;id_article=1111347&amp;page=&amp;themes=&amp;societes=&amp;personnes=&amp;publications=&amp;tri=">la comptabilité des banques espagnoles</a></strong> n'offrait aucune garantie de fiabilité, laisse craindre que la situation sur notre vieux continent ne soit guère meilleure. Le coup de grâce, paradoxalement, pourrait aussi venir d'une mauvaise étincelle sur le vieux continent. <br /><br /><em>C'est la reprise</em>... des ennuis !</p>

<p>-------------</p>

<p><em><strong>Plus sur le sujet:</strong> La Chronique Agora évoque </em><em><strong><a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20091027-2230.html">des difficultés proches possibles pour Wells Fargo</a></strong>. <br /></em></p><p><em>Articles précédents sur la crise bancaire 2.0 : <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/preparez-vous-pour-pour-la-crise-financiere-20.html">la crise 2.0 en images</a></strong>, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/05/banques-americaines-pas-sorties-daffaire.html">difficultés à venir pour les banques US</a></strong>.<br />-------------<br /></em></p>

<p />

<p><strong><br /></strong></p>

<p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/7izMlS5KcWc" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Réchauffement climatique: le faux prétexte énergétique</title>
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        <published>2009-10-27T00:05:00+01:00</published>
        <updated>2009-10-26T19:06:20+01:00</updated>
        <summary>Parmi les arguments de ceux qui soutiennent les décisions prises au nom de la lutte contre le "réchauffement climatique", il est souvent affirmé que la réduction de notre consommation d'énergies fossiles est indispensable pour accroître notre sécurité énergétique, et que...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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les arguments de ceux qui soutiennent les décisions prises au nom de la
lutte contre le "réchauffement climatique", il est souvent affirmé que la réduction
de notre consommation d'énergies fossiles est indispensable pour
accroître notre sécurité énergétique, et que la peur du réchauffement
est un bon prétexte pour y parvenir. Que penser de ces arguments, que
des citoyens de bon sens avalent parfois en toute bonne foi ? </em><br /><br /><strong>Sécurité énergétique</strong><br /><br /> Certains
politiciens reconnaissent (en privé) qu'ils ne croient guère aux
catastrophes annoncées par le GIEC si la terre se réchauffe d'un degré
ou deux en cent ans. Par contre, ils rétorquent en affirmant, toujours
hors caméra, que (je résume): <em>"<span style="color: #bf5f00;">Il faut acheter moins de pétrole aux pays
producteurs dont la plupart ne nous veulent pas du bien, mais annoncer
une politique de restrictions au nom de la sécurité énergétique n'est
pas assez politiquement vendeur, alors que faire croire à un
catastrophe climatique est plus efficace</span>"</em>...<br /><br /> Entendons
nous bien: je n'affirme pas que LA cause cachée derrière les politiques
anti-CO2 est une recherche de la sécurité énergétique. Il y a <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/les-lobbys-du-rechauffement-climatique.html">bien d'autres raisons</a></strong> pour les politiciens, <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/11/bulle-verte.html">groupes de pression financiers</a></strong> et <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/08/les-theses-eugenistes-a-nouveau-politiquement-correctes.html"><strong>autres</strong></a>,
de vouloir utiliser la polémique autour du RC. Mais cet argument
circule couramment dans la plupart des cercles politiques, et bien des
politiciens ou activistes promouvant les thèses réchauffistes pour
d'autres raisons n'hésitent pas à se servir de celui là
lorsque cela les arrange. Il convient donc de l'examiner en détail. <br /><br /> Le
fait est que bien des réserves pétrolières mondiales sont localisées
dans des zones non seulement étrangères à la démocratie, mais dont
certains régimes sont imprégnés d'idéologies pour le moins opposées au
développement de la liberté individuelle, et parfois prêt à répandre
leur propre conception de la société chez nous grâce à l'argent du
pétrole. Nombre d'auteurs ont d'ailleurs montré que le pétrole était
souvent non pas une "ressource" pour leur peuple, mais une source de
puissance pour les dictateurs qui les maintiennent sous leur main de
fer, et que la corrélation entre localisation des puits de pétrole et
régimes autoritaires n'était de ce fait pas un hasard. <br /><br /> En
outre, certains s'alarment de la capacité que les fonds souverains de
ces pays à racheter nos économies par le biais des revenus pétroliers.
Là encore, la crainte est parfaitement exagérée, mais je n'aborderai
pas cette question en détail maintenant. <br /><br /> <strong>Le risque de rupture brutale des approvisionnements énergétiques<br /></strong><br /> D'autres
enfin, s'inquiètent des conséquences d'un possible conflit au moyen
orient susceptible, par fermeture du détroit d'Ormuz, d'amener une
soudaine baisse brutale de nos capacités d'approvisionnements en or
noir, faisant flamber brutalement le coût de notre énergie et mettant
nos économies à genoux. Cette menace ne peut être écartée d'un revers
de manche, et peut se traiter comme un classique problème d'assurance:
dans quelle mesure est il souhaitable de remplacer une partie de notre
consommation d'une énergie encore relativement bon marché (en termes
constants) par des énergies ou des politiques volontaristes de
réduction des consommations plus chères dans l'immédiat que la
consommation de pétrole, mais susceptibles de nous éviter une "crise de
la guerre de Yom Kippour 2.0" ? <br /><br /> Le question n'est pas
illégitime, même si certains de mes amis libéraux la rejettent par
principe, ce qui est à mon sens une erreur. <br /><br /> En effet, l'argument que je lis dans divers débats, y compris <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/vers-le-petrole-infini.html#comments">sur les commentaires de ce blog</a></strong>,
est que si une énergie est moins chère, il est idiot de mettre de
l'argent public dans le développement d'énergies alternatives plus
coûteuses. Le fondement de l'argument est recevable mais la réponse
simpliste. <br /><br />Lorsque une activité privée réalise un profit, ses
promoteurs doivent s'assurer de la pérennité de ce profit: d'abord par
un ré-investissement d'une part de ces profits, et aussi par une
politique de gestion des risques appropriée, laquelle, notamment, peut
se traduire soit par le paiement de primes d'assurance, qui réduisent
le profit immédiat, soit par la diversifications des fournisseurs même
si cela conduit à augmenter légèrement le prix moyen d'achat de la
fourniture incriminée, et donc réduit le profit. <br /><br />Bref,
la gestion de la pérennité de l'activité économique dans le temps peut
conduire des décideurs privés à renoncer à une part de profit immédiat
pour s'assurer contre les risques futurs liés à leur activité, mais
améliorer de ce fait la probabilité de réaliser des profits futurs. <br /><br />Or,
le risque de disruption brutale de l'approvisionnement énergétique
n'est pas facilement assurable par des moyens purement privés. Je ne
dis pas que c'est impossible, mais cela requerrait des changements
paradigmatiques importants dans la gestion de la ressource mondiale en
pétrole. <br /><br />En effet, que nous le voulions ou non, la
plus grande partie du marché mondial du pétrole est sous forte
contrainte étatique. C'est sans doute regrettable, mais cela ne
changera pas demain par simple imprécation. Aussi l'intrusion des états
des pays consommateurs paraît inévitable dans la mise en place de
politiques de sécurité des approvisionnements énergétiques, par le
biais d'accords d'état à état, ou par des politiques intérieures visant
à substituer l'emploi d'énergies "instables" par des énergies plus
sûres géopolitiquement parlant. Cela ne doit pas éviter que la société
civile ne puisse chercher de son côté à s'assurer contre ces risques,
et l'état ne doit pas empêcher les solutions privées de se substituer à
son intervention lorsque cela est possible. <br /><br />Mais il
paraît dans le contexte actuel irréaliste de nier aux états un rôle
dans la mise en place de politiques visant à assurer la continuité de
la disposition d'une énergie en quantité suffisante pour produire notre
électricité ou fournir les moyens de notre mobilité. A condition,
toutefois, que ce débat se fasse sur des bases rationnelles et guidées
par la science plutôt que par les exigences de la politique spectacle.
Et de ce point de vue, la situation actuelle est catastrophique. <br /><br /> <strong>Cacher les bonnes questions derrière de faux problèmes: une bien triste façon de concevoir la politique </strong><br /><br /> Les
questions ci dessus, qui pourraient faire (et feront sans doute)
l'objet d'articles fleuves à elles seules, mériteraient à l'évidence
d'être abordées dans un débat public raisonné et argumenté sur les
politiques énergétiques. Notamment, un problème d'assurance pourrait se
traiter par des raisonnements d'assureur: quel est le risque exact
encouru, quel est le coût de l'occurrence du risque, comment évaluer sa
probabilité sur une durée donnée, et comment déduire de ces éléments le
coût maximal des politiques d'assurance mises en place pour se prémunir
du risque. Ce sont des raisonnements rationnels mais visiblement jugés
trop peu porteurs par nos dirigeants. <br /><br />Ceux-ci
préfèrent alimenter l'hystérie du réchauffement climatique car ils
pensent que les citoyens n'accepteront pas de changer de comportements
et de choix de vie sur de simples considérations de sécurité
énergétique. Ils pensent pouvoir nous imposer des réductions et des
changements de mode de consommations d'énergie par la peur de
catastrophes climatiques. <br /><br /> Cette approche est déplorable, antidémocratique, et injustifiable, pour de multiples raisons. <br /><br /> Tout
d'abord, c'est une bien triste façon de concevoir la politique que de
vouloir cacher de vraies bonnes questions aux réponses complexes
derrière de faux prétextes aptes à alimenter les fantasmes les plus
délirants. Autant le dire crûment: <strong>nos politiciens croient que nous
sommes trop stupides</strong> pour comprendre les enjeux derrière les questions
purement énergétiques. Aussi une bonne propagande visant à effrayer les
populations permettra plus sûrement de faire passer <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/09/taxe-carbone-mon-amour.html">de mauvaises pilules</a></strong>.
Les régimes hitlériens et staliniens n'agissaient pas autrement pour
faire marcher leurs embryons d'opinions publiques dans "la bonne
direction". <br /><br /> Ce biais propagandiste en dit long sur la
dérive anti-démocratique qui semble affliger l'ensemble des élites
dirigeantes des principales démocraties ces dernières décennies. Mais
peut être faudra-t-il parler de pseudo-démocraties dans un avenir
proche ? Car enfin, que penser de gens qui aiment la démocratie tant
qu'ils ne sont pas élus, mais qui, une fois les électeurs charmés,
agissent comme si ils voulaient leur retirer toute faculté d'analyse
critique, de débat et d'opposition respectueuse aux choix politiques
proposés ? <br /><br />Nos politiques, même <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/09/breves-rechauffement-diverses.html">lorsqu'ils confondent couche d'ozone et CO2</a></strong>
– <em>ce qui en dit long sur leur volonté de conduire ce dossier de façon
rationnelle...</em>- ne peuvent pas ignorer l'existence d'une lourde
controverse autour des théories du GIEC qui leur servent de canevas
d'aide à la décision. Pourtant, ils continuent de vouloir nous guider
vers les chemins d'un accord de Kyoto bis à Copenhague, accord dont les
termes pourraient se révéler particulièrement désastreux pour les
nations développées, comme si de rien n'était, et en considérant comme
normales <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/loi-grenelle-2-danger.html">des propositions qui portent en germe de très lourdes réductions à venir de nos libertés individuelles</a></strong>.
Voilà qui laisse de lourdes interrogations en suspens sur le ou les
objectifs cachés derrière ces choix politiques pour le moins
contestables, et qui laissent croire que l'argument de la sécurité
énergétique n'est qu'un paravent parmi d'autres pour aider à justifier
l'injustifiable auprès de certains publics. <br /><br /> <strong>Le changement climatique est un mauvais "proxy" de la sécurité énergétique</strong><br /><br /> Mais
foin de polémique politique, quand bien même celle ci est majeure.
Rationnellement, est-il intelligent de brandir l'épouvantail du
réchauffement climatique si l'objectif réel est de développer une
certaine sécurité énergétique ? <br /><br />Le raisonnement de
ceux qui répondent par l'affirmative est limpide: nos rejets de CO2
proviennent du pétrole en grande majorité, limitons nos rejets de CO2
et nous limiterons l'usage du pétrole. <br /><br /> Hélas,
l'intrusion de l'argumentaire anti CO2 dans la question énergétique
rend caduque bien des solutions correctes du point de vue de cette
sécurité des approvisionnement énergétiques. <br /><br />Deux sources d'énergie pourraient assurer une notable sécurisation de nos approvisionnements en carburants divers :<br /><br /><blockquote>&gt;
Les schistes bitumineux, dont les réserves sont estimées à largement
plus d'un siècle, mais dont l'extraction n'est actuellement rentable
que si le prix des énergies concurrentes reste durablement au dessus de
70 à 80$ par barril.Une part importante de ces ressources est localisée
dans des pays tels que le Canada, qui ne pose pas de problème
géopolitique particulier. <br /><br />&gt; Le charbon, dont
les réserves sont également importantes, qui peut être transformé en
carburant par divers procédés chimiques, dont le plus ancien, Fischer
Tropsch, fut utilisé par les nazis pour leurs engins de guerre, et
l'Afrique du Sud pour contourner les embargos anti-apartheid. Ces deux
précédents ne constituent certainement pas une bonne publicité pour la
transformation du charbon en pétrole, mais prouvent que l'opération est
possible et connue depuis longtemps. Le Charbon reste abondant aux USA,
au Canada, et en Europe de l'est. Il semble d'ailleurs que depuis, le
procédé ait été grandement amélioré du point de vue de son efficacité
énergétique. <br /></blockquote> <br />Seul problème: tant l'extraction, la
purification et la consommation de carburant issus de schistes
bitumineux que la transformation, puis la consommation de charbon
liquéfié, augmentent les rejets de CO2 fossiles dans l'atmosphère. Ces
sources d'énergie, qui font partie des solutions aux éventuels
problèmes de gestion des risques pétroliers géopolitiques, sont donc bannies de la
panoplie des politiques possibles au titre de la réduction des
émissions de dioxyde de carbone. Il n'y a donc pas correspondance entre changement climatique et sécurité énergétique. <br /><br /><strong>Conclusion </strong><br /><br /> Quel
que soit la façon d'envisager le problème, utiliser la lutte contre les
rejets de CO2 comme "proxy", comme "outil de mystification de masse"
pour promouvoir la sécurité énergétique ne fonctionne pas. Ceux qui
utilisent ce prétexte pour justifier les politiques réchauffistes sont
donc soit incompétents, soient malhonnêtes, et dans ce dernier cas
utilisent la sécurité énergétique comme un énième prétexte frelaté pour
faire passer bien d'autres pilules plus amères à des esprits rationnels
qui ne se laisseraient pas impressionner par l'argument de la hausse
des températures. <br /><br /> Les citoyens ne doivent pas se
laisser abuser par ce genre d'argument lorsqu'il leur est servi, ne
serait-ce que parce que l'usage de tels procédés propagandistes en dit
long sur la conception particulièrement perverse de la démocratie des
politiciens qui les mettent en oeuvre. Si la sécurité énergétique est
une vraie question, si nos dirigeants identifient de réelles menaces
sur nos approvisionnements, alors les réponses politiques qui doivent y
être apportées doivent l'être par un débat sincère et sans masques,
débat qui permettra de réfuter,sans aucun doute, certaines thèses
alarmistes quant aux risques de rupture brutale des capacités
d'approvisionnement, et d'y apporter des réponses à la fois publiques
et privées proportionnées à la réalité de la menace et à sa
probabilité. <br /><br /> Au contraire, la dramatisation autour du
réchauffement climatique confinant à l'hystérie, voire au ridicule
lorsque des autorités politiques y mêlent des poêles à frire et la
couche d'ozone, conduit à adopter des réponses totalement
disproportionnées, déraisonnables, et liberticides, visant à réduire
nos libertés essentielles qui sont celles d'habiter dans les maisons
que nous souhaitons, de nous déplacer aussi librement que nous le
pouvons, et de consommer une énergie aussi bon marché que possible pour
satisfaire nos besoins domestiques et professionnels. <br /><br />Utiliser
des techniques de propagande pour égarer les masses ne peut en aucun
cas aider à trouver de bonnes solutions aux problèmes posés à
l'humanité, et ne peut que favoriser l'émergence de politiques
liberticides soutenues par des groupes fanatisés agissant pour "notre
bien". Toute ressemblance avec les deux grandes idéologies meurtrières
du XXème siècle est hélas bien réelle. <br />----------<p><em><strong>Ps.</strong>
Le problème est très vaste et ce "court" article élude bien des
questions connexes. Je tenterai de revenir sur certaines d'entre elles
dans les semaines à venir, si l'actualité m'en laisse le temps. Je ne veux pas qu'Ob'Lib' ne parle que de réchauffement climatique !<br /></em></p>

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        <title>Automobile et Logement aux USA: les aides publiques anti-crise vont en fait l'aggraver</title>
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        <published>2009-10-23T01:25:59+02:00</published>
        <updated>2009-10-23T01:28:04+02:00</updated>
        <summary>Coup sur coup, deux études viennent discréditer le bien fondé de deux mesures d'aides sectorielles décidées par le gouvernement Obama pour tenter de contenir la crise. Les programmes de prime à la casse (Cash for Clunkers) et de subvention au...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><em>Coup sur coup, deux études viennent discréditer le bien fondé de deux
mesures d'aides sectorielles décidées par le gouvernement Obama pour
tenter de contenir la crise. Les programmes de prime à la
casse (Cash for Clunkers) et de subvention au premier achat de maison
neuve (Homeowner Handout) couteront respectivement <strong><a href="http://seekingalpha.com/article/152909-cash-for-clunkers-may-cost-up-to-45-354-per-vehicle">entre 11 000 et 45
000$ par automobile</a></strong>, et <strong><a href="http://online.barrons.com/article/SB125609957458798391.html">43 000$  par maison vendue</a></strong>. Ou 133 000. Ou 292 000, selon les modalités de calcul retenues. <br /></em></p><p style="text-align: center;"><img alt="Famous-clunker" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a61589e8970b-800wi" style="border: 1px solid #000000; display: inline;" title="Famous clunker" /><br /><strong><em>Oui le chien, grâce au programme Cash for Clunkers,<br />on va enfin pouvoir changer de voiture.<br />C'est ma femme qui va être contente !<br /></em></strong> </p>
<p><strong>Effets d'aubaine</strong></p>

<p>Comment, me direz vous, peut-on affirmer qu'une subvention de 4
500$ par épave recyclée, et 8 000$ par maison vendue, peut aboutir
à un coût unitaire si élevé ? </p>Cela vient d'un effet des
subventions vieux comme le monde appelé "effet d'aubaine": la
subvention est versée à tous les acheteurs du bien subventionné, y
compris ceux qui l'auraient acheté, de toute façon, subvention ou pas. <br />
<br />Deux études, l'une du site de trading auto <strong><a href="http://www.edmunds.com/">Edmunds Garage</a></strong>, l'autre de l'énorme Think Tank non partisan
(centre gauche, aux standards américains) <strong><a href="http://www.brookings.edu/opinions/2009/1009_homebuyer_gayer.aspx">Brookings Institution</a></strong>,
montrent que si on rapporte le montant des subventions versées par
l'état  - <em>que ce soit sous forme de chèque ou de déduction fiscale</em>
-  non pas au nombre de véhicules ou de logements vendus, mais au nombre de ventes
supérieures à la tendance normale du marché, alors le coût de chaque
vente supplémentaire, pour les automobiles, se situe entre 11 000 et 45
000$ (selon les hypothèses retenues pour les véhicules détruits et
vendus), avec une moyenne évaluée à 20 000, et 43 000$ par maison
vendue aux primo accédants. Mais un second programme de crédit d'impôt,
cette fois ci ouvert à presque tous les contribuables acheteurs de
maison, de 15 000$ cumulé sur plusieurs années, coutera au contribuable
entre 133 000 (<em>selon les hypothèses de ventes additionnelles très
optimistes de l'association des agents immobiliers, qui soutiennent la
mesure, pardi !</em>) et 292 000$ par vente additionnelle d'après les hypothèses plus "conservatrices" de Brookings.<br />
<br /><p><strong>Coûts vertigineux, résultats piteux</strong></p>

<p>Si l'on ajoute que le marché auto américain, qui avait été
artificiellement boosté par le programme "Cash for Clunkers", <a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/10/01/AR2009100103098.html"><strong>est
retombé encore plus bas</strong></a> que ses niveaux d'avant prime à la casse,
que les subventions ont certainement permis aux vendeurs d'augmenter
leurs marges sur les ventes "normales", et qu'il en est surement de
même pour les maisons, on peut considérer que la subvention a été non
seulement économiquement plus nuisible que ce que les simples calculs
marginaux d'effet d'aubaine laissent supposer. Mais elle a été très
profitable à certains lobbys. Une forme de redistribution comme une
autre, après tout...</p>

<p>De nombreux et mauvais économistes ont conseillé au gouvernement Obama de tout faire pour "soutenir" les cours de l'immobilier, afin d'éviter qu'une baisse trop importante des marchés ne place les ménages endettés en "negative equity", et donc ne les incite à se déclarer en faillite personnelle, ce qui implique des sinistres accrus pour les banques américaines. </p>

<p>Je ne reviendrai pas sur le caractère stupide qu'il y a à considérer qu'un prix élevé du logement soit une bonne nouvelle. Mais quand bien même l'on accepterait cette prémisse, le programme a-t-il permis d'atteindre ses objectifs ? Il est permis d'en douter. Les prix dans les marchés les plus bullaires (Californie, Floride, Nevada, Arizona - 70% des sinistres à eux 4), malgré des baisses vertigineuses, n'ont pas encore atteint leurs niveaux historiques hors période de bulle (entre 3 et 4,5 fois les revenus médians des ménages pour les prix du logement) et plusieurs cabinets (<strong><a href="http://finance.yahoo.com/news/Homes-About-to-get-much-cnnm-699910894.html?x=0">un exemple</a></strong>) prévoient une poursuite des baisses en 2010 et 2011... Quand je vous dis que <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/preparez-vous-pour-pour-la-crise-financiere-20.html">les ennuis des banques américaines</a></strong> sont loin d'être terminés ! </p>

<p>Bref, les milliards de dollars versés tant pour "soutenir" l'automobile que l'immobilier, et à travers l'immobilier, les banques, n'auront servi qu'à retarder les inévitables ajustement structurels des secteurs de l'économie les plus dépendants du crédit. </p><p>Nous nous apercevons donc empiriquement que les mesures de soutien
sectorielles par subvention à un secteur d'activité donné sont
en fait d'insupportables gaspillages, ce qui est bien connu des économistes
depuis des années. Mais le bon sens économique, c'est tellement peu
vendeur, politiquement parlant. </p>

<p><strong>Les contribuables du futur paieront</strong></p>
<p>Naturellement,
avec un déficit supérieur à 10% du PIB, partiellement financé par de la
création monétaire ex-nihilo, pardon, du "quantitative easing",  les
contribuables futurs paieront la note, soit en impôts, soit en
dépréciation monétaire. Mais qu'importe la facture pour les générations futures. C'est maintenant qu'Obama veut faire croire qu'il "fait quelque chose" pour l'économie. Les élections de Mid Term sont dans un an !</p><div class="ii gt" id=":zb"><wbr />Il n'y a aucune raison de croire que les programmes similaires mis en place en Europe aboutissent à des résultats différents. Ah, la légendaire vision à long terme des états... <br />-----------------------</div><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/NbtyQhdA1vU" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Crise financière: vers un incroyable tremblement de terre judiciaire ?</title>
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        <published>2009-10-21T00:12:12+02:00</published>
        <updated>2009-10-21T07:35:35+02:00</updated>
        <summary>Le grand économiste Péruvien Hernando de Soto a montré que bien des pays pauvres ne pouvaient réellement prospérer faute d'un système d'enregistrement et de transfert de la propriété performant. Mais aurait-il pu imaginer que l'histoire incroyable qui suit se soit...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="font-style: italic;">Le grand économiste
Péruvien Hernando de Soto a montré que bien des pays pauvres ne
pouvaient réellement prospérer faute d'un système d'enregistrement et
de transfert de la propriété performant. Mais aurait-il pu imaginer que
l'histoire incroyable qui suit se soit produite au sein de la
première puissance économique mondiale ? <br /></span></p><p style="text-align: center;"><span style="font-style: italic;">---------<br /></span></p>
<p>
<img alt="Empty-pocket" border="0" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a608ef54970b-800wi" style="border: 1px solid #000000; margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" title="Empty-pocket" />L'étude approfondie de la crise financière que nous vivons nous réserve
parfois quelques surprises de taille. Dernière en date, une bombe
juridique qui pourrait encore creuser les pertes des banques
américaines, provoquée par une suite d'erreurs de jugement, de
négligences, voire de fraudes, absolument ahurissantes. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Les bases du modèle
"éclaté" du crédit</span><br />
<br />
Rappelons quelques bases du modèle américain du crédit. Je vous ai parlé des techniques de titrisation
avancées mises en place aux USA pour répartir les risques représentés
par des portefeuilles de prêts, et comment ces techniques avaient été
rendues indispensables par <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/01/credit-immobilier-us-1.html" style="font-weight: bold;">une
succession de décisions historiques malheureuses</a>,
et  désirables par <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/02/bale-2-basta.html" style="font-weight: bold;">une
réglementation des fonds propres bancaires</a> trop rigide,
induisant des effets de seuil terribles pour leur rentabilité. <br />
<br />
L’emploi de ces techniques, qui nécessitaient de rémunérer copieusement
des intermédiaires financiers (tels que les grandes banques d’affaires
de Wall Street), a été rendu possible par le différentiel élevé entre
les taux, très bas, demandés aux banques <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/02/greenspan.html" style="font-weight: bold;">par
la réserve fédérale</a> pour se financer, et le taux plutôt
élevé, quoiqu’en baisse par rapport aux plus hauts des années
antérieures, demandés aux emprunteurs hypothécaires. Ce sont ces écarts
de taux ("spreads") élevés qui ont permis d’inonder le marché de
produits financiers dérivés du crédit immobilier, et d’enrichir les
intermédiaires qui écoulaient ces produits. <br />
<br />
Concrètement, lorsque M. Joe contractait un prêt auprès de la banque
Machin, ce prêt était ensuite racheté par la banque Bidule, souvent
para-publique, comme Fannie Mae ou Freddie Mac, mais pas toujours,
laquelle s’alliait avec un Lehman ou un Bear Stearns quelconque pour
packager ces créances dans des fonds de placement appelés Mortgage
Backed Securities (MBS), lesquelles émettaient à leur tour des
obligations ("CDO" ou "CMO") auprès du public. Ces obligations étaient
rémunérées en dessous de ce que le marché demandait aux emprunteurs qui
achetaient leurs maisons, et la différence (le spread) permettait de
payer tous les intermédiaires de la transaction. <br />
<br />
Ce que j’ai appelé ce "modèle éclaté" du crédit, ou chaque acteur se
fiche éperdument du risque qu’il fait courir aux autres pourvu qu’il
vive dans l’illusion de limiter le sien, et touche son pourcentage,
supposait donc des transferts de propriété entre établissements
bancaires sur des créances fondées par des prêts immobiliers. Et qui
dit transfert de propriété dit nécessité de tenir des registres
irréprochables. Sans système de propriété formelle, pas de
développement économique, comme l'a montré empiriquement Hernando De
Soto dans son ouvrage majeur, "<a href="http://www.objectifliberte.fr/2003/04/le-mystre-du-ca.html" style="font-weight: bold;">le
mystère du capital</a>". <br />
<br />
Autrement dit, lorsque la "banque machin", prêteur direct, revendait
tout ou partie d’une créance gagée par un bien immobilier à la banque
bidule, le "prêteur de second niveau", il fallait que l’équivalent
américain des registres du cadastre et des hypothèques, aux USA, les
"county Clerks", puissent avoir une trace valide de cette transaction,
pour pouvoir certifier que "Bidule" devenait le créancier de M. Joe, et
que la maison de M. Joe servait de garantie à la banque Bidule. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">On ne badine pas avec la
propriété ! </span><br />
<br />
Et là commence le gag, relaté par Gretchen Morgenson, <a href="http://www.nytimes.com/2009/09/27/business/27gret.html?" style="font-weight: bold;">dans
le New York Times du 26 septembre dernier</a>.<br />
<br />
Aux Etats Unis, jusqu'à la fin du siècle dernier, lorsqu'une propriété
changeait de mains, le county clerk enregistrait les changements
affectés à la propriété: possesseur, mais aussi hypothèques associées
et autres servitudes. <br />
<br />
Seulement voilà, dans leur quête effrénée d'argent facile, Fannie Mae,
Freddie Mac et de nombreuses banques privées ont estimé qu'en période
de boom immobilier, de tels enregistrements coûteraient trop cher. Il
est vrai qu'ils ont fait ce constat en 1997, quand la titrisation
"avancée" commençait tout juste et quand les écarts entre taux fédéraux
et prêts individuels laissaient moins de marge de maneouvre. <br />
<br />
Ils ont donc créés une sorte de groupement interbancaire, le MERS,
Mortgage Electronic Registration System, qui a enregistré les
transactions sur les propriétés hypothéquées en lieu et place des
banques qui rachetaient les créances pour les revendre comme
obligations sur les marchés financiers. La procédure a permis aux
banques d'économiser 1 Milliard de $ en 2007 sur les frais de gestion.
Les banques estimaient que l'enregistrement au MERS des transactions
rendaient inutile l'enregistrement notarié traditionnel. Grave erreur !
Dans un état de droit, badiner avec la propriété peut être dangereux. <br />
<br />
Lorsque les procédures de faillite ont commencé à affluer, le MERS
s'est chargé du suivi des faillites. Problème: le MERS n'est pas
propriétaire des créances mais seulement intermédiaire
d'enregistrement, et la cour suprême du Kansas vient de statuer qu'il
n'avait aucun droit à faire valoir sur les propriétés qui servaient de
collatéral aux MBS. Si ce jugement venait à être confirmé en appel au
niveau national, ce seraient donc les banques propriétaires réelles des
créances douteuses qui devraient faire valoir leurs droits, alors
qu'elles n'y sont pas préparées. Certes, le jugement ne s'applique qu'à
l'état du Kansas, mais il est évident que tous les avocats de familles
en forclusion vont s'engouffrer dans la brèche dans tout le pays si le
jugement est confirmé nationalement. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">La dérive du MERS...</span><br />
<br />
A ce stade, la situation des banques émettrices de MBS serait déjà
grave. Mais le jugement va plus loin, en estimant que le défaut
d'enregistrement de l'hypothèque auprès d'un notaire par la banque
plaignante ne lui permettait pas de se substituer au MERS pour réclamer
sa part de la vente de la maison forclose. <br />
<br />
Autrement dit, les banques fautives, prêteuses "de second
niveau",  vont devoir demander aux contractants de premier
niveau, de fournir à nouveau les documents nécessaires pour enregistrer, des
années après, les transferts de créance auprès de ces bons vieux
"county clerks". Sauf que...<br />
<br />
Sauf qu'il semblerait que du côté des banques prêteuses de premier niveau, dont
les prêts ont été souvent octroyés via des "courtiers", la conservation
de la paperasse n'ait pas été le point fort, une fois les prêts revendus, pour ne pas dire "fourgués" aux pigeons de Fannie Mae et Freddie Mac, ou d'autres. Si on
ajoute qu'un certain nombre de ces établissements ont été tout
simplement liquidés, on imagine l'émoi que le jugement du Kansas a
provoqué dans le milieu bancaire : il y a 60 millions de prêts de
second niveau dont le MERS a été l'intermédiaire. Ouch !<br />
<br />
Selon des juristes cités par Mme Morgenson, l'affaire est très
sérieuse, et pourrait mettre à terre toute la logistique bancaire
autour du système MERS. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Des négligences
ahurissantes</span><br />
<br />
Mais ce n'est pas tout. Au delà de cette incroyable suite de
négligences collectives, il semblerait qu'il faille ajouter de nombreux
cas de fraude ou, à tout le moins, d'autres négligences tout aussi
coupables. <br />
<br />
<br />
<br />
Selon Matt Taïbi, <a href="http://www.newgeography.com/content/001071-one-homeowner-two-mortgage-holders-no-lien" style="font-weight: bold;">repris
par Susan Trimbath</a>, professeur d'économie et directrice de
fonds d'investissement, la "paperasse" de 58% des MBS émises par
Goldman Sachs serait tellement lacunaire que la documentation des MBS
ne permettrait pas la localisation exacte des propriétés citées comme
collatéral. Pire encore, on a vu, devant certains tribunaux, deux
banques se déclarer ayant droits pour le même prêt. Et certains auteurs
affirment que des cas de fraude similaires ne touchent pas que GS.
Toutes ces informations méritent d'être vérifiées, mais les affaires
judiciaires existent bel et bien. Le Juge Sam Bufford et l'avocat Glen
Ayers recensent dans une étude pour <a href="http://www.langleybanack.com/index.php" style="font-weight: bold;">une firme du
Texas</a> (au format google doc, <a href="http://livinglies.wordpress.com/2009/02/19/this-is-it-where%E2%80%99s-the-note-who%E2%80%99s-the-holder-enforcement-of-promissory-note-secured-by-real-estate/" style="font-weight: bold;">reprise
in extenso par plusieurs blogs dont celui ci</a>) quelques uns de
ses cas, et voici sa conclusion: <br />
<br />
</p><div class="blockquote" style="margin-left: 40px; color: #993300;">The
cases cited illustrate enormous problems in the loan servicing
industry. These problems arise in the context of securitization and
illustrate the difficulty of determining the name of the holder, the
assignee of the mortgage, and the parties with both the legal right
under Article 3 and the standing under the Constitution to enforce
notes, whether in state court or federal court. <br />
</div>
<br />
<br />
Bref, pas étonnant que le marché soit prêt à payer moins de 20 cents
par dollar nominal un tel papier. Certains juristes estiment
aujourd'hui que tous ces défauts de tenue de registres rendrait
caduques 1/3 des liens contractuels entre prêts et MBS ! Autrement dit,
dans "MBS", il faut supprimer le "M". <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Quelles sont les leçons
de cette histoire ?</span><br />
<br />
Et qui, aujourd'hui, est le principal dindon de la farce ? Le
contribuable américain, du moins celui qui ne s'est pas sur-endetté,
qui à travers le plan TARP, et les rachats de MBS par la FED avec de la
monnaie créée ex nihilo, supporte l'intégralité du risque de ne voir
les dettes des emprunteurs jamais remboursées. La FED, a elle seule, à
racheté 1,28 Milliers de milliards de dollars d'actifs dits toxique,
dont une part importante de MBS... <br />
<br />
Parce que gagner de l'argent était devenu trop facile d'une part, du
fait des écarts de taux permis par la politique de monnaie bon marché
de la FED, mais aussi et surtout parce que la certitude de pouvoir
compter sur l'appui de l'état en cas de problème grave, à travers les
garanties données à Fannie Mae et Freddie Mac d'une part, et à travers
les preuves de soutien maintes fois fournies aux banques par l'état
(crise des Saving and Loans de 89, ou du fonds LTCM en 1998), rendait
les banquiers extrêmement avides de prendre des risques avec l'argent
de leurs actionnaires et des épargnants, l'affaire des hypothèques mal
enregistrées pourrait donner le coup de grâce à de très nombreuses
banques qui n'avaient pas besoin de cela. Il faudra suivre les
résultats des actions judiciaires en cours pour savoir si le bâton de
dynamite va exploser dans les mains des banques. <br />
<br />
A part son caractère involontairement comique, cette histoire, qui
implique en apparence uniquement des partenaires privés (malgré le lien
unissant Fannie et Freddie à l'état, elles ont dans cette affaire agi
en tant qu'entités privées), pourrait donner du grain à moudre à tous
ceux qui estiment qu'il n'y a pas assez de régulation bancaire. Ce
serait une erreur d'analyse flagrante. <br />
<br />
Les réglementations bancaires étaient au contraire omniprésentes. Ce
sont ces réglementations qui ont abouti à orienter le choix des banques
américaines vers ce terrible modèle "éclaté du crédit" (voir ces deux
articles, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/01/credit-immobilier-us-1.html" style="font-weight: bold;">1</a>
– <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/01/credit-immobilier-us-2.html" style="font-weight: bold;">2</a>
) dont on découvre aujourd'hui un nouvel aspect pervers, au contraire
des banques françaises, par exemple.  Ce sont ces
réglementations et interventions sur le marché du crédit qui 
ont induit une culture de l'argent facile, bon marché pour les banques,
et ce sont ces réglementations qui ont favorisé l'explosion de
techniques de titrisation permettant de noter les produits financiers
en complet décalage avec la réalité du risque sous-jacent.<br />
<br />
Comme <a href="http://www.quebecoislibre.org/09/090815-13.htm" style="font-weight: bold;">je
l'ai écrit ici</a> (<span style="font-style: italic;">mais
en anglais, il faut que je songe à le traduire...</span>), dans
un marché libre où l'état se contenterait de faire respecter le droit
de propriété et de punir les fraudeurs enfreignant des principes
simples d'honnêteté et de transparence, les mécanismes de sécurité
inhérents au marché auraient permis de réguler, par la contrainte des
taux d'intérêt et de la faillite, les comportements, en sanctionnant
les mauvais joueurs par des pertes précoces. <br />
<br />
Mais à partir du moment où le cadre institutionnel mis en place par
l'état incite certains acteurs à croire que leur limite de risque est
artificiellement lointaine, voire que la garantie du contribuable
couvre leurs éventuelles méconduites, alors la tendance naturelle de
l'homme à vouloir se faciliter la tâche pour un résultat donné,
génératrice de négligences graves et de fraudes, reprend le dessus. Et
là... Cela nous donne la crise actuelle, Fannie Mae et Freddie Mac,
AIG, Lehman, et maintenant l'affaire MERS et sa cousine des hypothèques
mal enregistrées. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Bailout ? </span><br />
<br />
Ces révélations rendent encore plus immoral le sauvetage des banques
coupables de tels errements par l'état et les contribuables américains.
Comme <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/paulson-plan.html" style="font-weight: bold;">Luigi
Zingales</a>, Kevin Dowd, ou <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html" style="font-weight: bold;">moi
même (dans l'AGEFI)</a> et sans doute bien d'autres l'avons
écrit, la seule façon morale de sauver les banques est d'enregistrer
toutes les pertes, et de convertir au passif les dettes des banques
fautives en actions. Ces échanges dette contre capital feraient
souffrir toutes les parties prenantes du financement des banques
fautives, ce qui serait tout à fait normal, et obligeraient les
nouveaux actionnaires à sérieusement resserrer les boulons d'une
gestion plus que défaillante pour essayer de récupérer leurs billes en
bourse au bout de quelques années. <br />
<br />
Au lieu de cela, donner l'argent du contribuable à des établissements ayant fait preuve d'une telle incompétence, est plus qu'une erreur économique, c'est une
faute morale grave. Tout porte à croire que de ce fait, les vraies
leçons de ces épisodes financièrement dramatiques ne seront pas
retenues. Les portes de la crise 2.0 restent grandes ouvertes ! <br />
-------------<br />
<br />
<span style="font-style: italic;">Tous mes articles
précédents sur la crise <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-recap.html" style="font-weight: bold;">peuvent
être retrouvés dans ce dossier spécial</a><br />
--------------<br />
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        <title>Not Evil Just Wrong: première critique francophone. Et positive.</title>
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        <published>2009-10-20T08:07:46+02:00</published>
        <updated>2009-10-20T08:07:46+02:00</updated>
        <summary>Je n'ai pas pu assister à la première de Not Evil Just Wrong, organisée hier soir par Liberté Chérie (bande annonce). En voici toutefois la première critique francophone par le bloggueur canadien Yves Pelletier. Extrait: Dénonçant la religion verte, c’est-à-dire...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Je n'ai pas pu assister à la première de Not Evil Just Wrong, organisée hier soir par Liberté Chérie (<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/not-evil-just-wrong.html">bande annonce</a></strong>).</p><p>En voici toutefois la première critique francophone <strong><a href="http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/?p=840">par le bloggueur canadien Yves Pelletier</a></strong>. Extrait: </p><blockquote><span style="color: #bf5f00;">Dénonçant la religion verte, c’est-à-dire celle extrémistes
environnementaux (dont Greenpeace et Al Gore), le film tente de montrer
que les mesures extrêmes proposées, comme l’exclusion du charbon en
tant que source d’énergie, auront des effets dévastateurs sur les moins
nantis. Bref, un nouveau front dans le discours sur le réchauffement.</span><span style="color: #bf5f00;">(...)</span><span style="color: #bf5f00;">Bon début, un peu de perte de vitesse par la suite, puis rattrappage à la fin. Somme toute un bon film. Mon appréciation: 7/10.</span></blockquote><p>C'est d'autant plus méritoire qu'il s'agit d'une production à petit budget, que les distributeurs ont refusé de passer en salle. Et malheureusement, le site officiel semble "down" ce matin, mais le DVD y sera en vente. </p><p>---------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/ZWrNCvE5gmU" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Les grands barons du réchauffement climatique : Suivez l'argent !</title>
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        <published>2009-10-19T00:05:00+02:00</published>
        <updated>2009-10-19T08:02:24+02:00</updated>
        <summary>Vous n'ignorez pas que je suis absolument convaincu que les théories du réchauffement climatique lié au CO2 anthropogénique et évidemment catastrophique sont non seulement fausses, mais fabriquées de toutes pièces par des lobbys qui y ont intérêt. Je vous invite...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img alt="Al Gore, pour de vrai" src="http://www.veblog.com/oblibimages/algore-gore.jpg" style="border: 0px solid ; margin: 0px 10px 5px 0px; width: 186px; height: 268px; float: left;" /><em>Vous n'ignorez pas que je suis absolument convaincu que les théories
du réchauffement climatique lié au CO2 anthropogénique et évidemment catastrophique sont non
seulement fausses, mais fabriquées de toutes pièces par des lobbys qui
y ont intérêt. Je vous invite à parcourir la rubrique « <a href="http://www.objectifliberte.fr/environnement/" style="font-weight: bold;">environnement</a> »
de ce blog pour y retrouver de quoi étayer largement cette conviction,
notamment <a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/08/rchauffement-cl.html" style="font-weight: bold;">ici</a>, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/02/rchauffement-cl.html" style="font-weight: bold;">ici</a>, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/06/revue-de-web--.html" style="font-weight: bold;">ici</a>, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/10/rchauffement.html" style="font-weight: bold;">ici</a>, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/03/breves-rechauffement-climatique.html" style="font-weight: bold;">et
là</a>. Sans oublier <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/videos-de-vincent-courtillot-sur-youtube-et-daily-motion.html">ces récentes vidéos</a></strong>. </em><em>Intéressons nous maintenant aux conflits d'intérêts de certains des acteurs clé de l'économie politique du changement climatique. </em></p>

<p><strong>L'économie verte carbure à l'argent public !</strong></p>

<p>Les décisions prises au nom de la "lutte contre le
réchauffement climatique" ne prêtent pas seulement <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/09/taxe-carbone-mon-amour.html">à rire</a></strong>, et plutôt <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/cabotinage-estival.html">deux fois qu'une</a></strong>. Notre
président a beau déclarer que "l'économie verte"
offre des opportunités de croissance unique, cette économie verte ne
verrait pas le jour sans les énormes moyens que l'état voudrait y
mettre si la crise financière n'était pas passée par là. </p>

<p>Autrement dit, l'état va prélever dans nos poches et choisir lui même en fonction de ses critères, et non des nôtres, où l'argent doit être dépensé, tout en perdant au passage les frais que sa gestion calamiteuse impose à toute transaction. Bref, nous allons contre notre gré devoir payer pour des choses qui n'auraient pas fait partie de nos libres choix si nous avions été libre d'user de cet argent par nous mêmes.</p>
Si les menaces invoquées par les décideurs de ces politiques étaient
réelles, peut être devrions nous nous résigner à accepter cette moindre
satisfaction immédiate pour l'avenir de nos descendants. Après tout,
nous n'agissons pas autrement lorsque nous épargnons. Mais si la menace
est exagérée, ou pire,  <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/rechauffement-climatique-quand-le-giec-recourt-a-la-fraude.html">fabriquée</a></strong>, alors nous sommes victimes
d'une escroquerie de grande ampleur, d'une énorme ponction sur notre
capacité de satisfaire nos besoins et désirs. Bref, <strong>une taxe prélevée
sur notre liberté et notre bonheur</strong>. <br />
<p>Mais qui en sont les profiteurs ? Jean Michel Bélouve, pour l'institut Turgot, a fait un travail de recherche considérable traduit par l'institut dans <strong><a href="http://blog.turgot.org/index.php?author/jmbelouve">trois articles fleuves</a></strong> (et d'autres sont annoncés) remarquablement documentés. Je vais tenter de résumer ce travail ici, en y ajoutant quelques trouvailles personnelles. </p>
<span style="font-weight: bold;">Suivez l'argent : l'INCR</span><br />
<br />
Il y a deux façons de devenir riche par l'entreprise. La première est
de développer une entreprise honnêtement, en jouant le jeu du marché,
en s'efforçant de satisfaire des clients... Difficile et aléatoire.
Certains voudraient gagner à coup sûr. Pour ceux là, la seconde façon
de devenir riche est plus indiquée: ils vont tenter de s'acoquiner avec
l'état pour se faire voter des lois sur mesure, leur assurant des
rentes de situation confortables, aux frais du contribuable. <br /><p>
L'INCR (<em>Investor Network on Climate Risk</em>), dont <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/11/bulle-verte.html">j'ai déjà parlé ici</a></strong>, regroupe de nombreuses sociétés
« vertes ». Cette association d'investisseurs, un lobby vert officiel, <a href="http://www.incr.com/Page.aspx?pid=268" style="font-weight: bold;">au conseil
d'administration duquel on retrouve de grands noms de la Finance</a>,
a été particulièrement active dans la promotion du tout dernier <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/06/du-rechauffement-au-protectionnisme-climatique.html">Waxman
Markey</a></strong> Bill, voté par la chambre des représentants et en discussion, fort heureusement mal engagée, au
sénat US. Son <strong><a href="http://www.incr.com/">site web</a></strong> ne fait aucun mystère de son lobbying incessant pour faire voter des lois et subventions qui lui sont favorables. </p>
Il n'est pas inutile de citer quelques unes de ces puissances
financières qui appuient l'INCR: les énormes fonds de pension des fonctionnaires et enseignants de
Californie et de l'Etat de New York, à qui la crise a fait perdre énormément, l'assureur en quasi faillite et
nationalisé, AIG, différentes branches d'investissement de la famille
Rockfeller...<br />
<br />
<p><strong>Deux noms retiennent l'attention : </strong></p>

<p>Au sein de l'INCR, deux noms frappent le lecteur initié: <strong>Generation Investment Management LLP</strong> est un Hedge Fund fondé et présidé
par <strong><a href="http://www.generationim.com/about/team.html">Al Gore</a></strong>, basé à Londres, parce que les lois sur la transparence y
sont plus laxistes qu'aux USA. Ce fonds n'accepte que de très gros
investisseurs qu' Al Gore prospecte grâce à son carnet d'adresse d'ex Vice Président des USA. Si vous, petit porteur, convaincu de la justesse de la cause défendue par Al Gore, vous vouliez investir dans son fonds, pour participer à la grande aventure verte, passez votre chemin: GIM est réservé aux gros pour enrichir les gros. </p>
<p>
Second nom intéressant, Kleiner Perkins est une très grosse entreprise de capital risque, qui a réussi les
coups du siècle dernier en investissant dans deux jeunes pousses alors
inconnues, au début de leur existence, Google et Amazon (bien vu !), et
qui aimerait sans doute rééditer de tels exploits avec les entreprises
"vertes". Au board de kleiner Perkins, on retrouve
un certain... Al Gore. </p>

<p>Bref, Monsieur Gore, dont les finances personnelles étaient exsangues après 2000, s'est refait une santé dans l'industrie verte subventionnée depuis, sa fortune est estimée à 100 millions de dollars. Pas mal, même si ce n'est pas Bill Gates. <br /><br />Je n'ai rien contre l'enrichissement à condition qu'il soit honnête. Mais est-ce bien le cas ici ? Une personne qui fait du lobbying pour faire voter des lois favorables à ses entreprises peut elle se draper de la toge de la vertu ? </p>Questionné sur de potentiels conflits d'intérêts par le congrès, Al
Gore s'est montré fort évasif. Voici <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/06/du-rechauffement-au-protectionnisme-climatique.html" style="font-weight: bold;">ce
que j'écrivais il y a quelques mois</a> :<br />
<br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px; color: #993300;"><p>Al
Gore a été interrogé par le congrès, dans le cadre des discussions
préliminaires sur le Waxman Markey bill, le 24 avril 2009.  La
représentante républicaine Marsha Blackburn lui a posé des 
questions portant sur ses intérêts dans des entreprises qui allaient
manifestement profiter de la nouvelle législation cap and trade. </p>

<p>Il a
répondu très succinctement et évasivement sur ses affaires, concédant
juste qu’il était associé de Kleiner Perkins. <a href="http://www.canadafreepress.com/index.php/article/10567" style="font-weight: bold;">La
transcription de son audition</a> comporte la réponse suivante:
“chaque penny que j’ai gagné, je l’ai mis directement dans une
association sans but lucratif, Alliance for Climate Protection". Pure
Tartufferie, comme l'attestent ses lourds investissements dans
Capricorne, Kleiner Perkins (un fond qui a investi 1 Milliard dans
diverses industries vertes qui seront directement bénéficiaires du
Waxman-Markey bill) et GIM, qui n'ont rien de philanthropique. 
</p></div>
<br />
Al Gore n'a pas hésité à faire produire <a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/10/le-prix-nobel-e.html" style="font-weight: bold;">un
film de pure propagande truffé de contre-vérités</a> pour
"évangéliser les foules" et provoquer un mouvement
politique majeur afin de promouvoir les industries vertes avec l'argent
du contribuable. Il n'a pas hésité à déclarer à la presse qu'il était normal d'exagérer certains aspects "scientifiques" pour créer "des conditions favorables au débat public": <span style="color: #993300;">"<em>I
believe </em><span style="font-weight: bold;"><em>it is
appropriate to have an
over-representation of factual
presentations on how dangerous it is</em>"</span></span>. Réussite financière totale, le succès du film a largement
contribué à influer sur les choix politiques de nombreux gouvernements. Mais la morale, dans tout ça... <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Wall street et le
réchauffement : une opération pleine de promesses </span><br />
<br />

<p>
Lehman Brothers avait beaucoup investi dans le financement de
l'économie verte. D'autres choix dans d'autres secteurs (l'immobilier)
ont précipité la perte de ce grand allié de l'économie verte. Mais fort
heureusement, <strong>l'autre grande banque du lobby vert, Goldman Sachs</strong>, se
porte très bien, merci pour elle. Une enquête d'un journaliste
indépendant, Matt Taibi, pour le magazine Rolling Stone, <a href="http://skyfal.free.fr/?p=378" style="font-weight: bold;">traduite
partiellement en Français par Skyfal</a>, montre que Goldman 
est à la fois gros actionnaire de la <a href="http://www.chicagoclimatex.com/" style="font-weight: bold;">bourse au carbone de
Chicago (CCX)</a>, et partie prenante de fonds spéculatifs qui se servent de Chicago comme plate forme. </p>

<p><strong>A propos de la bourse du carbone de Chicago...</strong><br /> </p>

<p>Cette bourse est vouée au commerce des permis d'émettre du CO2. Seul problème: en refusant de ratifier Kyoto, le congrès américain puis GW Bsuh, ont empêché que la tonne de carbone négociée sur le marché US soit rentable pour les propriétaires du CCX... Pensez que la tonne de CO2 se négocie aujourd'hui à moins de 10 cents aux USA, contre 12 Euros en Europe sur Bluenext, filiale du groupe Euronext. Pour tout savoir sur le CCX, <strong><a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/belouve-marches-de-droits">je vous renvoie chez Turgot et M. Bélouve</a></strong>.</p>

<p>Oui, mais voilà:  le prix de la tonne pourrait connaître un décollage majeur grâce à la loi <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/06/du-rechauffement-au-protectionnisme-climatique.html">Waxman Markey</a></strong>, si elle était votée au sénat (<em>elle a pour le moment été votée à la chambre</em>)... Dont Goldman a
été l'un des principaux soutiens du monde financier. </p>

<p>Au fait, qui trouve-t-on parmi les opérateurs majeurs sur le CCX ? Je vous le donne en mille: le fonds "Generation Investments Management" de <strong>Al
Gore</strong>, bien sûr, le VRP de luxe du lobbying réchauffiste. Selon un rapport du porte parole de GIM du 7 mars 2007, M. Richard Campbell, <span style="color: #bf5f00;">“Generation Investment Management, purchases -- but isn’t a provider of -- carbon dioxide offsets"<span style="color: #000000;">. <br /></span></span></p>

<p><span style="color: #bf5f00;"><span style="color: #000000;">Au détour d'un autre article, on découvre que <strong><a href="http://money.cnn.com/2008/10/31/magazines/fortune/gunter_carboncredits.fortune/index.htm?postversion=2008110307">GIM a pris 9,5% des parts</a></strong> dans une firme spécialisée dans le trading des dérivés du carbone, CAMCO. Or, une firme comme CAMCO ne peut gagner de l'argent que si le marché des permis d'émission quitte durablement les valeurs "plancher". </span></span><span style="color: #bf5f00;"><span style="color: #000000;">On comprend qu'une remontée des cours des permis d'émission puisse intéresser M. Gore et bien d'autres parties prenantes dans ces paris hautement spéculatifs sur l'avenir ! </span></span><span style="color: #bf5f00;"><span style="color: #000000;" /> <br /></span></p>

<p>Et, O surprise, <strong>l'actuel patron du GIEC, Rajandra Pachauri</strong>, est également membre de "<strong><a href="http://www.chicagoclimatex.com/content.jsf?id=68">l'advisory board</a></strong>" de cette bourse ! Que le monde est petit... Sauf à ce que ce conseil soit purement honorifique, ce dont je doute fort, n'y a-t-il pas là encore un conflit d'intérêts ? Cela commence à faire beaucoup...</p>

<p><strong>Al Gore et Goldman Sachs, intérêts très convergents !</strong></p>
<p>Pourquoi suis-je revenu sur Al Gore, me direz vous, alors que j'avais entrepris d'évoquer le rôle de Goldman Sachs ? Parce que les liens entre de nombreux anciens de la Banque d'affaires et l'ex vice président sont troublants. </p>

<p>Qui est cofondateur de GIM, le fonds d'Al Gore ? <a href="http://www.capitalresearch.org/pubs/pubs.html?id=562" style="font-weight: bold;">Hank
Paulson, l'ancien boss de Goldman</a>, ex secrétaire au trésor de
GW Bush, et maître des 800 milliards du plan de sauvetage du système
financier mis en place sous la fin du mandat Bush et maintenu par Obama
! </p>

<p>Oh, et puis, au sein de GIM, la concentration d'ancien de GS ne laisse d'étonner. Selon Mme Corey Barnes, dans <strong><a href="http://www.capitalresearch.org/pubs/pubs.html?id=562">une enquête publiée par le Capital Research Center</a></strong>, une association dédiée... à l'observation des associations (une sorte de "watchdog"), </p>

<blockquote><p><span style="color: #bf5f00;">GIM’s “founding partners” are studded with officials from
Goldman Sachs. They include David Blood, former CEO of Goldman Sachs
Asset Management (GSAM); Mark Ferguson, former co-head of GSAM
pan-European research; and Peter Harris, who headed GSAM international
operations. <br /></span></p>

</blockquote>

<p>Tant de coïncidences... </p>

Bref, Goldman Sachs place ses pions partout où cela peut lui être
profitable, et a partie liée avec Al Gore pour promouvoir l'économie dérivée du réchauffement climatique. <br />
<br />
Parce qu'il faut être à tous les étages de la chaîne des profits,
Goldman Sachs est également actionnaire d'au moins un gros Hedge Fund
spécialisé dans le trading du carbone et des produits dérivés autour de
ces permis d'émission, Blue Source LCC. Là encore, il y a conflit
d'intérêts, Goldman se plaçant à la fois comme organisateur et acteur du marché. Un peu comme si le président  d'un club de footbal arbitrait les matches de son équipe ! On comprend mieux le soutien très appuyé de Goldman Sachs à la loi Waxman-Markey. <br />
<br />
Ce pseudo-marché du Carbone, totalement artificiel, ne peut exister que
si l'état fixe des quotas d'émission toujours plus sévères: le rationnement peut faire monter les prix. Sans la loi
Waxman Markey, les cours de la tonne continueront à se trainer en dessous du dollar symbolique, et adieu l'argent facile de l'économie verte. <br />
<br />
Si la menace du CO2 était réelle, l'on pourrait admettre que des
entrepreneurs tirent parti d'un bon moyen de faire baisser ses
émissions (<span style="font-style: italic;">j'invite ceux
que cela intéresse à lire les travaux de
l'économiste Ronald Coase sur les possibilités offertes par ce type de
marché de
« droits à polluer » en terme de réduction des
pollutions</span>), mais cela n'empêcherait pas de se poser des
questions sur
les monopoles garantis par l'état qui sont en train de se
constituer, leurs conditions d'attribution, et les
possibilités de fraude offertes par le système.  <p><strong>Mais si la menace est montée de toute pièces, alors il ne s'agit ni
plus ni moins que de la plus gigantesque escroquerie financière de tous
les temps, au détriment des contribuables et producteurs honnêtes de
richesses du monde entier. </strong></p>

<p>Mais assez parlé d'Al Gore ou de Goldman Sachs. Un autre personnage, nettement moins connu du grand public français, mérite qu'on s'intéresse à lui. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">Ascension et chute de
l'architecte de l'environnementalisme politique mondial</span></p>


<p><img alt="Maurice Strong" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a5f3d8d9970b-120wi" style="border: 1px solid black; margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" title="Maurice Strong" />Le grand architecte du développement des institutions environnementales internationales sous l'égide de l'ONU semble avoir été une
personnalité très peu connue du grand public Français, un certain <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Maurice_Strong" style="font-weight: bold;">Maurice
Strong</a> (photo), homme d'affaire canadien (notamment dans l'électricité) à la
fortune tout à fait conséquente,  senior advisor de Koffi
Annan, et auparavant chargé de nombreuses missions par l'ONU, et à qui
l'on doit le premier grand sommet environnemental ONUsien de 1972,
point de départ de l'envol du mouvement écologiste politique. 

</p>

<p>C'est à
ce moment là qu'il réussit à fédérer de riches entrepreneurs pour leur
faire comprendre que l'écologie n'était pas une menace pour leur
business mais au contraire une formidable opportunité de développement
et de business. Jusqu'ici, rien à redire. Inviter les entreprises à faire de l'amélioration de l'environnement une source de profit est une bonne chose en soi. Oui, mais Maurice Strong a compris que pour que la mayonnaise prenne, il fallait que l'écologie devienne  une priorité des politiques
publiques. Il a donc oeuvré pour que les nations unies deviennent incontournables dans la lutte pour la préservation de l'environnement, ce qui a permis à l'organisation de redorer son blason, vu que son bilan en matière de paix dans le monde, sa mission première, est assez médiocre. Maurice Strong a, globalement, plutôt bien réussi dans les affaires (il est parti de rien), mais sa propension à utiliser ses accointances publiques pour se positionner sur les meilleurs créneaux n'en fait pas un modèle de réussite libérale...</p>

<p>
Il fut également un des grands artisans de la création du GIEC en 1988, sous l'égide de deux satellites de l'ONU, l'organisation météorlogique mondiale et le PNUE, et fut
secrétaire général de la conférence du « sommet de la
terre » de Rio de 1992 qui allait aboutir quelques années plus
tard à la signature du protocole de Kyoto. La création du GIEC marque un tournant important dans la gestion de la connaissance scientifique: c'est la première fois qu'une réunion de scientifiques opérant sur un sujet se trouve placée sous l'égide d'un organisme politique. La sur-exposition médiatique du GIEC, grâce à l'ONU, permettra à ses membres de multiplier par un facteur considérable les financements publics accessibles pour leurs recherches. Pour les seuls Etats Unis, le financement des recherches sur le climat est passé de moins de 180 millions de dollars annuels, à 6 milliards en 2008 !</p>

<p>Bien que riche grâce à la
civilisation industrielle, Strong a professé à maintes reprises son
aversion pour ladite civilisation, estimant que pour sauver la planète,
il faudrait sans doute en finir avec le capitalisme traditionnel, et
promouvoir une économie verte dirigée au niveau mondial. Et de préférence par des gens raisonnables, comme, au hasard, Maurice Strong ! Une citation célèbre de M. Strong: </p><blockquote><span style="color: #bf5f00;">"<span class="body">We may get to the point where the only way of saving the world will be for industrial civilization to collapse.</span>"</span><br /></blockquote>
<p><strong>La chute du pape mondial de l'environnement </strong><br />
</p>

<p>Mais Strong allait tomber en disgrâce. Strong fut viré de l'ONU en 2005
après la révélation par le journal irakien Al Mada de <strong><a href="http://www.canadafreepress.com/2005/cover092305.htm">son implication
dans le scandale « pétrole contre nourriture »</a></strong>,
programme géré par l'ONU de gestion de l'allègement humanitaire de
l'embargo alors en
vigueur contre l'Irak de Saddam entre 1991 et 2003. Un
détournement de ce programme a permis le versement de pots de vins
considérables à Saddam Hussein, lequel en redistribuait une partie a
des personnalités chargées de défendre l'intégrité du régime Irakien
contre les vélléités de le faire tomber manifestées par le gouvernement
Clinton, puis Bush fils. </p>
<br />
La commission Volcker, chargée d'enquêter sur le scandale
« pétrole contre nourriture », et le FBI ont pu
établir que Strong, du fait de sa position privilégiée auprès de K.
Annan,  avait touché au moins 1 million de dollars d'un
intermédiaire stipendié par Saddam, dans le but de contribuer à dresser
l'ONU contre
les initiatives du gouvernement Bush.  En clair, Maurice
Strong s'est laissé acheter par Saddam Hussein. Charmant personnage. En
outre, il a été établi par cette même commission d'enquête qu'il a usé
de son influence pour couvrir auprès de M. Annan les magouilles du
programme « pétrole contre nourriture », dont
l'organisateur était l'adjoint direct de M. Annan, Benon Sevan, réfugié à Chypre, et dont
un des bénéficiaires fut le propre fils de Koffi Annan, Kojo. <p>Maurice Strong serait désormais conseiller du gouvernement Chinois notamment en matière de négociations climatiques, mais n'opère plus, officiellement, pour le compte de l'ONU. Cependant, les résultats
de son action lui survivent. 

C'est ce monsieur là, dont on peut voir à quel point son honnêteté est proverbiale, qui a convaincu de nombreux dirigeants mondiaux de
placer la recherche environnementale sous le contrôle politique de
l'ONU via le GIEC, ce qui ne s'était jamais produit auparavant dans
aucun autre domaine. De quoi avoir de sérieux doutes sur la sincérité
de sa démarche !</p>

<p><strong>Mais ce n'est pas tout !</strong><br />
</p>

<p>On trouve également trace de ce M. Strong au... Board du CCX, la bourse du carbone de Chicago ! Comme le
monde est petit. Strong en fut semble-t-il l'un des co-fondateurs. </p>

<p>Il est également cité comme actionnaire et administrateur dans un
autre scandale de délit d'initié lié aux entreprises vertes, <a href="http://canadafreepress.com/index.php/article/9629" style="font-weight: bold;">le
scandale « Molten »</a>, dans les années 90,
dans lequel on retrouve encore le nom... D'Al Gore. Décidément ! </p>

<p>Molten était une
entreprise qui touchait de grosses subventions fédérales pour
développer un procédé soit disant révolutionnaire de recyclage des
déchets nucléaires. Mais le procédé s'avéra être une impasse. Sentant
que les financements fédéraux allaient se tarir, ce qui signerait
l'arrêt de mort de la société, les dirigeants et les gros actionnaires
de Molten, dont Strong, firent appel à...  Al Gore, alors vice président des
USA, pour vanter les mérites de cette société verte dans un discours
prononcé le 17 avril 1995, journée de la terre, ce qui fit
temporairement monter le cours des actions, permettant aux initiés de
vendre... Avant la chute inéluctable. Bref, une affaire plus que
glauque.  </p>

<p>Tous ces braves gens qui jurent la main sur le coeur
qu'ils veulent le bien de la planète ne dédaignent pas se livrer à
quelques coups tordus de temps à autres. </p>
<p><strong>Question de confiance</strong></p>Alors, pensez vous toujours que les motivations de M. Gore, de la banque Goldman, ou du sulfureux monsieur Strong, soient pures et altruistes, uniquement guidées par le désir de sauver la planète ? Pensez vous que la création du GIEC, qui fut un des coups majeurs du même monsieur Strong, ait été uniquement motivée par des considérations d'ordre environnemental ? <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Conclusion</span><br />
<p>Je me suis penché exclusivement sur les USA, parce que l'épicentre des
politiques anti-carboniques s'y trouve, mais il y aurait aussi beaucoup
à dire sur les groupes d'intérêts qui vivent des théories réchauffistes
en France (<a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/12/ne-pas-confondr.html" style="font-weight: bold;">exemple</a>).  </p>

<p>Un ancien n°2 de l'ONU, un ancien VP de la première puissance mondiale, une très grande banque d'affaires, un pool d'investisseurs pesant plusieurs milliers de milliards, et sans doute d'autres que je n'ai pas identifiés, ne sont pas un lobby négligeable, et valent bien ce soi disant "lobby pétrolier" accusé de vouloir tuer les politiques "anti-réchauffement", que les réchauffistes nous servent en maintes occasions. </p>Tous ces gens n'ont qu'une crainte: que la théorie du réchauffement
perde toute crédibilité. Après tout, la terre ne se réchauffe plus
depuis 10 ans, alors que les concentrations de CO2 ont continué à
augmenter pendant cette période. De nombreux chercheurs ont livré <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/rechauffement-climatique-les-modeles-du-giec-une-fois-de-plus-faux.html">des
théories alternatives qui taillent en pièce les modèles du GIEC</a></strong>. Les
catastrophes annoncées il y a dix, vingt ou trente ans ne se sont pas
produites. La crise économique risque de modifier les priorités
politiques des dirigeants... <br />
<br /><p>
Pour les leaders de l'économie réchauffiste subventionnée, cela signifie perdre des
milliards d'investissements. Alors il faut diaboliser, mobiliser toutes les ressources médiatiques
possibles pour isoler les sceptiques et les faire passer pour
d'aimables hurluberlus, des « flat-earthers », ou, à
l'égal des néo-nazis, des
« négationnistes ». </p>

<p>Répétons le: ce qui est en cause ici, ce n'est pas la volonté de s'enrichir, normale et positive pour l'humanité, mais celle de le faire non pas honnêtement, en s'engageant sur un marché libre pour y convaincre des clients libres, mais en s'alliant avec les états et en se faisant voter des lois sur mesure pour siphonner l'argent public pris à des contribuables forcés, le tout en déformant, voire en fabriquant la science servant de support à ces politiques, par des moyens dignes des meilleurs propagandistes des régimes dévoyés du passé.  </p>

<p>Mais, ironie de l'histoire, l'internet, dont Al Gore, a défaut d'être
l'inventeur, a été un grand propagateur, est de par sa nature
incontrôlable, et c'est par là que la vérité, implacable, finira par
émerger. La propagande peut tromper mille personnes une fois, mais pas des milliers de personnes mille fois. </p>

<p>
----------</p>

<p><em><strong>Rappel : <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/not-evil-just-wrong.html">le première du film "Not evil, just wrong",</a></strong> est prévue demain pour les chanceux parisiens ou namuriens. <br />----------<br /></em></p>

<p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/4Y9-1rzq-A0" height="1" width="1" /></div></content>


    <feedburner:origLink>http://www.objectifliberte.fr/2009/10/les-lobbys-du-rechauffement-climatique.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Traité de Lisbonne: une reddition de Vaclav Klaus serait une bien triste nouvelle</title>
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        <published>2009-10-18T00:05:00+02:00</published>
        <updated>2009-10-17T23:36:34+02:00</updated>
        <summary>Signera, signera pas ? Vaclav Klaus, dans ses toutes dernières déclarations, semble admettre que si sa cour constitutionnelle juge le traité de Lisbonne compatible avec la constitution Tchèque, qu'il est chargé de protéger, alors il ne pourra pas s'opposer à...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="international" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img align="left" alt="don't crack under pressure" src="http://www.bbc.co.uk/blogs/thereporters/gavinhewitt/klausafp226b.jpg" style="margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" width="177" /><strong>Signera, signera pas ?</strong> Vaclav Klaus, <strong><a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jKvbzIe0zi2Zxkf64PccOVHv0hqw">dans ses toutes dernières déclarations</a></strong>, semble admettre que si sa cour constitutionnelle juge le traité de Lisbonne compatible avec la constitution Tchèque, qu'il est chargé de protéger, alors il ne pourra pas s'opposer à la signature de l'infâme traité (<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/05/election-europeenne.html">voir les raisons de mon opposition au traité ici</a></strong>) jusqu'à une possible élection des conservateurs britanniques.Nous serons fixés au plus tard début novembre. </p>

<p><strong>Vers l'adoption de l'infâme traité</strong></p>

<p>Bref, les eurolâtres peuvent se réjouir, ils risquent bien de l'avoir, leur traité, le conseil des ministres européens et la commission tous puissants auront les coudées franches pour faire avaler n'importe quoi à un parlement européen godillot, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et les états n'exerceront leurs prérogatives que "<em>dans la mesure ou l'union n'aura pas exercé les siennes</em>", selon cette nouvelle définition de la "subsidiarité" inaugurée par ce grand homme du peuple qu'était Giscard d'Estaing . </p>

<p>Je sais, je sais, cette histoire m'énerve au plus haut point, et j'en oublie les arguments de fond. De tréfonds, même, tant on touche parfois au plus profond de la vacuité.</p>

<p>"Il faut renforcer l'Europe", me dit on, souvent au nom de raisons très superficielles, et très étatistes : "relancer la dynamique européenne" (<em>Un super état pour relancer l'économie ?</em>), "mener de grandes politiques  européennes" (<em>Au secours, une attaque de clônes de la PAC !!</em>), "renforcer la place de l'Europe dans le monde" (c'est à dire<em> ???</em>), et ainsi de suite, les poncifs succèdent aux poncifs. Les eurolâtres, y compris chez certains libéraux-conservateurs, voudraient qu'on vote "pour  l'Europe", et nous disent que s'opposer à Lisbonne, c'est être "contre l'Europe". Un vrai argument, profond, construit. </p>

<p> D'ailleurs, Klaus est présenté par nos bien pensants comme un "Euro-sceptique", limite "nationaliste", ce qui évite d'avoir à s'interroger sur ses motivations réelles, alors qu'il est un partisan d'une Europe des libertés, vous vous reporterez de ce point de vue à <strong><a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/2009/02/21/Interview-%3A-Vaclav-Klaus-s-explique-sur-sa-conception-de-vis-de-l-Union-europ%C3%A9enne">l'interview du président Tchèque par Henri Lepage</a></strong>. Mais il n'est pas fan de l'Union des élites européennes. Serait-ce si stupide ? Etre "Européen" ne signifie certainement pas être favorable à n'importe quelle Europe, mais cela semble trop difficile à comprendre pour un bien pensant européiste conditionné. <br /><br />Comme si soutenir une constitution très médiocrement respectueuse des valeurs libérales pouvait être un acte d'amour pro-européen ! l'hyper-état européen, très peu pour moi, merci. </p>

<p><strong>Das Volk mit Klaus</strong></p>

<p>Rien ne dit que les élites politiques européennes sortiront grandies de cet épisode peu reluisant de la vie démocratique (?) continentale. Tous les gouvernements se sont abstenus de faire voter leur population sur ce traité qui aurait sans doute reçu quelques camouflets dans les urnes, à l'instar du projet de constitution Giscard dont il n'est qu'un avatar. L'idée Européenne va sortir affaiblie devant les populations, qui en tireront la conclusion que l'Europe qui se construit est celle des élites et de la bureaucratie mais que leur avis ne compte pas. </p>



<p>Ainsi, <strong><a href="http://www.ceskenoviny.cz/news/zpravy/two-thirds-of-czechs-back-klaus-s-crusade-against-lisbon-poll/403009">Klaus est soutenu à 65%</a></strong> par sa population, à en juger par les derniers sondages. Vous me direz: "bof, les sondages"... Mais croyez vous que son encore hypothétique capitulation, qui suppose que les promesses de rétorsion de Barroso, Sarkocescu et consorts, vis à vis de la république tchèque, aient été considérables, renforceront l'amour de la construction européenne dans l'opinion tchèque ? </p>

<p>Et en Allemagne ? Selon <strong><a href="http://www.welt.de/politik/ausland/article4830553/Klaus-will-EU-Vertrag-auf-keinen-Fall-unterschreiben.html">le sondage en ligne contenu dans cet article de Die Welt</a></strong>, qui est plutôt conservateur, le traité n'a pas bonne presse :</p><p style="text-align: center;"><a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a5f06389970b-pi" style="display: inline;"><img alt="Sondage-welt-lisbonne" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a5f06389970b " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a5f06389970b-800wi" title="Sondage-welt-lisbonne" /></a> </p>

<p>Deux allemands sur 3, avec plus de 7200 votants, considèrent que le traité est mauvais. Bon, ce n'est qu'un sondage en ligne, mais l'échantillon commence à être intéressant. Croyez vous que les allemands se réjouiront de voir que leur chancelière et leur parlement les ont délibérément court-circuités pour permettre à un traité qu'ils jugent mauvais de leur être imposé ? </p>

<p>D'ailleurs, les commentaires de l'article de Die Welt sont éloquents. Environ 1/3 des commentateurs voudraient que les tchèques soient virés de l'Union, mais un autre tiers soutient Vakalv Klaus dans des termes sans ambiguité (le dernier tiers est celui que je ne comprends pas, mon allemand est un peu rouillé): </p><blockquote><span style="color: #bf5f00;"><p>Danke Vaclav Klaus! </p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Bleiben Sie stark, Sie werden durch Cameron Unterstützung bekommen!</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Klaus, unser Retter vor der Diktatur!</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Klaus halte durch und kämpfe für die Freiheit.</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Bravo Klaus !!!!!</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Danke Klaus.</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Du hast noch Rückrat.</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Klaus ist der einzig wahre Europäer. Ich werde ihm demnächst via tschechische Botschaft meine Sympathie übermitteln.</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Präsident Václav Klaus ist der letzte Kämpfer für Freiheit</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Dank an Herrn Klaus für´s Nichtunterschreiben !</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Klaus ist die letzte Hoffnung all derer, die nicht gefragt wurden. Und das sind die meisten unserer 400 Mio EU-Bürger.</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Ich kann vor Klaus nur meinen Hut ziehen. Hoffentlich bliebt er gesund.... </p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Klaus, bleiben Sie standhaft.</p></span><span style="color: #bf5f00;"><p>Vaclav Klaus ist die Stimme der zum Schweigen verurteilten Europäer, die den Lissabon-Vertrag nicht wollen.</p></span></blockquote>

<p>La liste n'est pas exhaustive. "Sauveur de la dictature, dernier combattant de la liberté": voilà qui en dit long sur la façon dont nombre d'allemands voient l'Europe de Lisbonne. </p>

<p>La Pologne et la Lettonie viennent d'obtenir un assouplissement du plan climat Européen devant la cour de justice européenne, au motif de ce que la commission, dans sa proposition, avait outrepassé ses prérogratives contre celles des états souverains qui la composent. Mais dans une Europe ou "dès que l'Union a excercé ses prérogatives", les droits des états d'exercer les leurs sont considérablement amoindries, les polonais et les lettons auraient ils pu s'opposer à cette horreur bureaucratique qu'est le plan climat européen ? </p>

<p>Et si demain des mines de charbon polonais ferment parce qu'un obscur eurocrate (nommément Stavros Dimas, à ce jour)  a décidé que le Charbon, ça rejetait trop de CO2, sans que le gouvernement polonais n'ait pu s'y opposer, croyez vous que l'idée Européenne en sortira grandie chez le mineur polonais ? </p>

<p><strong>Le peuple ? Quel peuple ? </strong></p>

<p><img alt="Eussr" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a647b0e0970c-120wi" style="border: 1px solid black; margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" />Mais les élites européennes semblent se moquer éperdûment de l'avis de leurs populaces. Les Irlandais, de guerre lasse, ont abdiqué. Le président Klaus risque de faire de même au nom de la république tchèque. </p>

<p>Le traité de Lisbonne donnera aux chefs de gouvernement européens encore plus de moyens de s'affranchir de l'accord de leurs peuples face à leurs choix politiques, en utilisant les institutions européennes pour court-circuiter leurs propres assemblées, via des directives européennes s'imposant aux exécutifs nationaux. </p>

<p>Croyez vous sérieusement, chers eurolâtres, que cela va RENFORCER l'Europe ? Lui INSUFFLER UNE NOUVELLE DYNAMIQUE ?</p>

<p>Je crois au contraire que lorsque l'Europe devra avancer sur des dossiers sensibles, se multiplieront des mouvements  populaires de contestation, portant en germe des menaces d'explosion de l'Union, rien moins. Car tôt ou tard, le gouvernement d'un pays sera obligé, sous la pression de sa population, de défaire une décision de la commission, ce qui ouvrira les portes à une Europe des "directives à la carte", où chaque pays n'appliquera des traités et lois européennes que celles qu'il pourra appliquer. Ce qui rendra les dossiers "transversaux" totalement ingérables. <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/09/breves-rechauffement-diverses.html"><strong>Les délires climatologiques de l'Europe</strong> </a>pourraient nous donner assez tôt l'occasion de nous en apercevoir. </p>

<p>Quant à l'Europe des libertés, elle semble moins que jamais être la priorité d'un Barroso, Sarkozy ou d'un Brown, quand bien même elle l'ait jamais été. Maintenant que le traité de Lisbonne leur donnera les moyens d'étouffer tout vélléité de résistance de dirigeants qui savent encore ce que liberté veut dire, croyez vous sérieusement que l'Europe continuera d'avancer vers une voie plutôt libérale, après un tel précédent ? </p>

<p>Qu'il me soit permis d'en douter. </p>

<p>Si Vaclav Klaus doit rompre sous la pression et signer le traité de Lisbonne, ce sera un jour très sombre pour les libertés futures des européens. </p>

<p>----------------</p>

<p><em><strong>Pour approfondir: </strong></em></p>

<p><strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/05/election-europeenne.html">"Quelle Europe pour un libéral (1)"</a><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/05/europe-liberale.html">"Quelle Europe pour un libéral (2)"</a></strong></p>

<p><strong><a href="http://www.petitiononline.com/sptklaus/petition.html">pétition de soutien à V.Klaus</a></strong></p>

<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/08/vladimir-boukovski-urse.html"><strong>L'UE vue par Vladimir Boukovski</strong></a>:<em><strong> "I have lived in your future, and it didn't work" !</strong></em></p><p> <strong><a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/2009/02/21/Interview-%3A-Vaclav-Klaus-s-explique-sur-sa-conception-de-vis-de-l-Union-europ%C3%A9enne">Interview de V. Klaus</a></strong></p><p>-----------------<em><strong><br /></strong></em></p>

<p /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/TC9vgsuJK1I" height="1" width="1" /></div></content>


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    <entry>
        <title>En images : préparez vous pour pour "la crise financière 2.0"</title>
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        <published>2009-10-16T00:05:00+02:00</published>
        <updated>2009-10-15T23:19:55+02:00</updated>
        <summary>Malgré les bons résultats de JP Morgan, de Goldman, et ceux moins brillants de Citi mais tout de même positifs, pour le Q3 2009, les ennuis bancaires des USA ne sont pas terminés. Le site du livre More Mortgage Meltdown,...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="crises" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Malgré les bons résultats de JP Morgan, de Goldman, et ceux moins
brillants de Citi mais tout de même positifs, pour le Q3 2009, les
ennuis bancaires des USA ne sont pas
terminés. </p><p>Le site du livre <a href="http://moremortgagemeltdown.com/" style="font-weight: bold;">More Mortgage
Meltdown</a>, édité par la compagnie d'investissement
T2 partners, met en ligne <a href="http://moremortgagemeltdown.com/charts.html" style="font-weight: bold;">une
impressionnante collection de
« slides »</a> dont j'ai extrait quelques
graphiques frappants
sur la situation réelle des banques américaines qui viennent confirmer
mes précédents rapports pessimistes sur leur état réel (<a href="http://www.lepost.fr/article/2009/07/05/1607494_banques-americaines-deuxieme-tsunami-financier-en-vue_1_0_1.html" style="font-weight: bold;">ici</a>
ou <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/08/reprise-quelle-reprise.html" style="font-weight: bold;">là</a>).
<strong>Soyez prêts pour "La Crise 2.0" dans les 18 prochains mois</strong>. </p>
<br />
<span style="font-style: italic;">A noter: les graphes
sont pris
directement sur le site de T2, en espérant qu'ils ne cassent pas les
URL sur le long terme. Or, certains seront updatés en continu. Cela
permettra de voir l'évolution, l'article, écrit le 14 et 15/10, précise
à chaque fois la date d'arrêt choisi. </span><br />
<br />
Tout d’abord, voyons l’évolution des prêts en retard ou en
faillite aux USA, au Q4 2008 : <br />
<br />
<img alt="foreclosures, percentage" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_three/mid/Fig302.jpg" style="width: 517px; height: 347px;" /><br />
<br />
Nous voyons que le pourcentages de prêts connaissant un problème à un
moment donné passe de 2 à 3% dans une période normale, à plus de 9% fin
2008, avec une pente en flèche. Récemment, je livrais à votre curiosité
un chiffre de <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/08/reprise-quelle-reprise.html" style="font-weight: bold;">retards
+ faillites de 13%</a>. <br />
<br />
Pire encore, alors qu’en période « normale », 45% des
prêts
en retard voyaient l'emprunteur redresser la situation, aujourd’hui,
cette proportion est tombée à 6%. Même les prêts
« prime »
sont touchés, avec un taux de délinquance de 4.5% (Q4, 2008). Cela peut
sembler peu, mais la pente de la courbe ne laisse pas espérer un
renversement de tendance. Quant à savoir si on va vers une prolongation
ou un adoucissement de la dégradation, bien malin qui peut le prévoir. <br />
<br />
<img alt="prime foreclosures" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_four/mid/Fig04.jpg" style="width: 513px; height: 343px;" /><br />
<br />
<br />
Or, vous pouvez voir que le pourcentage de prêts dont la valeur du
collatéral est inférieure au capital restant dû, touts prêts confondus,
grimpe vertigineusement. Cette estimation de Moodys et T2 partners,
plutôt conservatrice (elle ne compte que les emprunts "unederwater"
effectivement enregistrés par les banques) fait déjà
apparaître une hausse vertigineuse des prêts donnant aux emprunteurs
une forte incitation à se mettre en défaut (Mars 2009). <br />
<br />
<img alt="underwater loans" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_three/mid/Fig313.jpg" style="width: 519px; height: 347px;" /><br />
<br />
Mais cette seconde estimation (Standards and poor, Jan 2009) est encore
plus pessimiste, puisque le pourcentage de prêts en déficit de la
catégorie la plus sûre y apparait plus faible que la moyenne des prêts
calculés par Moodys. Après recherche, il apparait qu'elle prend en
compte une estimation de nombreuses pertes non encore enregistrées par
les banques, dépassées par le rythme des mises en faillite
personnelles, et qui ne sont pas forcément pressées d'inscrire toutes
les mauvaises nouvelles dans leurs comptes, mais d'ores et déjà ces
pertes sont bien réelles du point de vue des
emrpunteurs.  <br />
<br />
<img alt="underwater by type" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_three/mid/Fig314.jpg" style="width: 511px; height: 343px;" /><br />
<br />
<br />
Vous noterez que si la principale vague de prêts subprimes a déjà
enregistré la plupart de ses défauts de paiement, il n’en va pas de
même pour les prêts Alt-A et ARM qui vont voir les réajustements
contractuels (date à laquelle la période de remboursements
« discount » se termine et la mensualité due fait un
bond en
avant) se multiplier entre fin 2009 et 2013. C’est en général après le
« contract reset » que les faillites se multiplient
comme on
l’a vu pour les prêts subprime<br />
<br />
<img alt="Alt A reset" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_four/mid/Fig14.jpg" style="width: 520px; height: 348px;" /><br />
<br />
La situation de l’emploi et la tendance observée ne laisse pas espérer
un meilleur sort pour les prêts Alt A (ni pour les options ARM, qui
sont dans la même situation) que pour les prêts subprimes en 2007-2008
(Q2,2009) : <br />
<br />
<br />
<img alt="unemployement" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_three/mid/Fig317.jpg" style="width: 501px; height: 335px;" /><br />
<br />
Cette récession est de loin la pire de l'après guerre. Même les années
70, pourtant de sinistre mémoire, n'avaient pas été aussi noires en
terme de variation de la population inemployée (Q2,2009) <br />
<br />
<img alt="unemployement" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_three/mid/Fig319.jpg" style="width: 520px; height: 350px;" /><br />
<br />
Et donc, qu'est-ce que cela signifie sur la capacité des prêts à être
remboursés ? Tous types de prêts confondus, voici les expositions des
banques US sur différents segments du crédit (oct 2008)<br />
<br />
<img alt="exposition" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_five/mid/Fig08.jpg" style="width: 517px; height: 347px;" /><br />
<br />
Tous ces secteurs du crédit (consommation, <a href="http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601009&amp;sid=aQtmIku3P_PA" style="font-weight: bold;">immobilier
commercial</a>, etc…)
connaissent également un taux de défaillances inhabituellement élevé.
Aussi, voici une estimation des pertes faites par T2 Partners (date non
communiquée), une firme d’investissement. Pas nécessairement parole
d’évangile, mais cela cadre bien avec l’estimation de 4 000
milliards de valeurs artificielles injectées dans l’économie pendant la
bulle, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-cause.html" style="font-weight: bold;">faite
par Wendell Cox ou moi-même</a>. <br />
<br />
<img alt="losses (estim)" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_five/mid/Fig10.jpg" style="width: 520px; height: 348px;" /><br />
<br />
Enfin, voici plusieurs estimations des pertes totales du système
financier, rapportées aux provisions passées à la fin du premier
trimestre 2009. <br />
<br />
<img alt="losses vs writedowns" src="http://www.moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_five/mid/Fig09.jpg" style="width: 520px; height: 348px;" /><br />
<br />
Il restait donc à cette date, si ces estimations plutôt pessimistes
sont exactes, <span style="font-weight: bold;">un
montant de nouvelles pertes potentielles qui pourraient être au moins
égales à celles déjà inscrites dans les comptes des banques américaines</span>.
<br />
<br />
Avec en prime la perspective d’une <a href="http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=email_en&amp;sid=aEKc7Yh8ogXw" style="font-weight: bold;">insolvabilité
de la FDIC</a>, l’assurance fédérale des comptes en banques des
déposants… alors même que le nombre de banques "en difficultés", mons
médiatiques que Goldman ou JPM, semble exploser (graphe fin 2008). Il
semblerait que le nombre d'institutions en difficulté depuis septembre
2008 dépasse aujourd'hui 400. <br />
<br />
<img alt="FDIC under pressure" src="http://moremortgagemeltdown.com/chapters/chapter_five/mid/Fig12.jpg" style="width: 493px; height: 330px;" /><br />
<br />
Et ce dernier graphe, pour une fois pris ailleurs que chez T2 (<a href="http://finance.yahoo.com/news/FDIC-wants-banks-to-prepay-rb-4037882683.html?x=0&amp;.v=8" style="font-weight: bold;">yahoo
biz</a>), confirme que le rythme des faillites bancaires
soutenues par la FDIC s'accélère: 50 faillites sèches au troisième
trimestre 2009, contre 20 au rpemier ! les officiels de la FDIC
s'attendent à un pic... fin 2009 ou en 2010, et n'ont d'autre solution
que d'augmenter les primes des banques en moins mauvaise santé... Ce
qui n'améliorera pas leurs comptes, vous vous en doutez. <br />
<br />
<a href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a5ea0eb0970b-pi" style="display: inline;"><img alt="FDIC-vs-bankfailures" border="0" class="asset asset-image at-xid-6a00e54ef28dc188340120a5ea0eb0970b image-full " src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a5ea0eb0970b-800wi" style="width: 512px; height: 321px;" title="FDIC-vs-bankfailures" /></a> <br /> <br />
<br />
Non, décidément, les marges du troisième trimestre 2009 des grandes
banques de trading, alimentées par les injections artificielles
d'argent de la FED dans les banques, ne sont que purs artifices qui ne
doivent pas nous masquer la perspective d'une rechute. La crise
financière 2.0 est devant nous. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Conclusion</span><br />
<br />
La question n’est de savoir si il y aura une deuxième vague de
sinistres bancaires, elle a commencé, mais si cette seconde vague sera
aussi brutale que
la première ou si elle sera lissée sur toute la période 2009-2013. Dans
un premier cas, une nouvelle panique bancaire pourrait survenir,
affectant les banques du monde entier, et risquant d’envoyer par le
fond certains états, par ricochet. Dans le second, le système tiendra
cahin caha, dans une morosité économique sans précédent, mais les
mesures structurelles nécessaires à une refondation de notre système
financier risquent d’être retardées, et l’économie traversera une
longue phase de fièvres et de rémissions molles, avec comme perspective
le mur de la faillite des systèmes de santé et de retraite de
nombreuses nations. <br />
<br />
Faute d'avoir traité la crise par un vaste désendettement en cascade du
système financier (<a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html" style="font-weight: bold;">voir
mon article pour l'AGEFI</a>, ou <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/paulson-plan.html" style="font-weight: bold;">encore
celui ci</a>), par échanges de dettes contre capital, les états
ont juste colmaté la brèche du titanic avec de la toile de sac.
 Mais la deuxième vague d'icebergs pourrait être encore plus
meurtrière. <br />
<br />
---------------<br />
<em>Retrouvez <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-recap.html" style="font-weight: bold;">tous
mes articles sur la crise depuis cette page</a></em><br />
<span style="font-style: italic;">
---------------<br />
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        <title>Grenelle 2 : larges extraits repris par "le cri du contribuable"</title>
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        <published>2009-10-15T07:59:24+02:00</published>
        <updated>2009-10-15T08:02:13+02:00</updated>
        <summary>Le désormais mensuel de Contribuables associés, "Le cri du contribuable", via son site web (dont les contenus seront désormais en partie découplés du papier, dans une démarche de complémentarité des médias), rediffuse les extraits les plus percutants de ma note...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p style="text-align: center;"><a href="http://www.lecri.fr/2009/10/14/grenelle-2-un-danger-pour-le-logement-des-francais/5352" style="display: inline;"><img alt="Lecri" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc188340120a5eda580970c-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="Le cri du contribuable" /></a></p>

<p>Le désormais mensuel de Contribuables associés, "<strong><a href="http://www.lecri.fr/2009/10/14/grenelle-2-un-danger-pour-le-logement-des-francais/5352">Le cri du contribuable</a></strong>", via son site web (<em>dont les contenus seront désormais en partie découplés du papier, dans une démarche de complémentarité des médias</em>), rediffuse les extraits les plus percutants de ma note plus longue du mercredi 14 octobre sur le "Grenelle n°2" (<strong><em><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/10/loi-grenelle-2-danger.html">voir cette note</a></em></strong>). Merci à eux ! </p>

<div style="text-align: right;"><em><strong><a href="http://www.lecri.fr/2009/10/14/grenelle-2-un-danger-pour-le-logement-des-francais/5352">==&gt;</a></strong><strong><a href="http://www.lecri.fr/2009/10/14/grenelle-2-un-danger-pour-le-logement-des-francais/5352"> Lire la suite de "Vincent Bénard, président de l’Institut Hayek, </a></strong><br /><strong><a href="http://www.lecri.fr/2009/10/14/grenelle-2-un-danger-pour-le-logement-des-francais/5352">a déclaré la guerre au Grenelle 2 de l’Environnement"</a></strong></em></div>

<p>---------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/3McVbddRDts" height="1" width="1" /></div></content>


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        <title>Loi Grenelle 2 : un danger pour le logement, une loi de guerre contre les français</title>
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        <published>2009-10-14T00:05:00+02:00</published>
        <updated>2009-10-13T22:37:49+02:00</updated>
        <summary>J'ai déjà eu l'occasion de dénoncer, à l'époque du Grenelle de l'environnement, les dangers que ses conclusions faisaient courir au marché du logement à terme (voir: "Grenelle de l'environnement, Waterloo du Logement"). La menace se précise avec le vote par...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img border="0" src="http://liberte.typepad.com/photos/uncategorized/2007/11/03/nulloo.jpg" style="margin: 0px 10px 5px 0px; float: left;" />J'ai déjà eu l'occasion de dénoncer, à l'époque du Grenelle de
l'environnement, les dangers que ses conclusions faisaient courir au
marché du logement à terme (voir: "<a href="http://www.crisepublique.fr/2007/11/grenelle.html" style="font-weight: bold;">Grenelle
de l'environnement, Waterloo du Logement</a>"). </p>
La menace se précise avec le vote par le sénat de la loi dite Grenelle
II, comportant notamment (pas uniquement) un important volet logement
et urbanisme, dont le ministère du "développement
durable de
la bureaucratie" <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=4112"><span style="font-weight: bold;">diffuse quelques détails</span></a> (voir
aussi <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PJL_Resume_OK_cle0afcb1-1.pdf" style="font-weight: bold;">le
résumé PDF</a>). Le vote par l'assemblée devrait être une simple formalité. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Une critique synthétique de la
loi</span><br />
<br />
Le toujours excellent Christian Julienne critique vertement ce projet à
la fois dangereux pour nos capacités futures à nous loger et nos
libertés, dans les colonnes du "<a href="http://www.lecri.fr/" style="font-weight: bold;">cri du contribuable</a>"
n°77 d'octobre 2009. Malheureusement, seule une vidéo tronquée de ses
propos est en ligne, je résume donc les points saillants de l'interview
réalisée par Charles Henri d'Andigné: <br />
<br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px; color: #993300;">(1)
Selon l'idée parfaitement stupide (<a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/10/sprawl.html" style="font-weight: bold;">et
démontée ici</a>)
mais hélas reprise en coeur par bureaucrates et politiques, selon
laquelle le développement urbain actuel, consommant 1 hectare pour 17
habitants dans les villes moyennes, serait beaucoup trop consommateur
d'espace (*) et menacerait à terme notre capacité à nous nourrir, d'une
part, <br />
<br />
(2) Selon la seconde idée totalement démentie par l'observation des
villes
denses ou étalées d'autre part, (cf.<strong> <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/03/wendellcox.html">cette interview de Wendell Cox</a></strong>),
que la ville dense serait moins "auto-congestionnée" et
donc moins libératrice de ce <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/rechauffement-climatique-co2-non-responsable.html">satané CO2</a></strong>, d'autre part, <br />
<br />
=&gt; Le gouvernement veut forcer les plans d'urbanisation de nos
villes à
accroître considérablement la densité des constructions nouvelles, <span style="font-weight: bold;">en
donnant aux préfets des moyens exceptionnels de contraindre les élus
locaux</span> à respecter des normes très strictes en la matière.
<br />
<br />
=&gt; Il veut contraindre les villes à ne permettre le
développement que le
long de lignes de transports en commun de préférence en site
propre,  aux coûts par passager X km totalement non
compétitifs non seulement par rapport aux générations actuelles de
voitures, mais plus encore par rapport aux modèles du futur, dont
l'efficacité énergétique va progresser de façon spectaculaire dans les
années à venir. <br />
</div>
<br />
C'est un retour spectaculaire du jacobinisme le plus détestable, qui
sera dans les faits dirigé par une armée de bureaucrates, pardon,
d'experts en planification spatiale, dont l'expertise tient surtout
dans la maîtrise d'un jargon dont la complexité masque mal la vacuité. <br />
<br />
Je vous en dirai plus, un peu plus loin, sur la façon dont cela se
passe, concrètement, sur le terrain. <br />
<br />
Christian Julienne, sur le site de la fondation qu'il préside, "<a href="http://www.heritage-progres.com/" style="font-weight: bold;">Héritage et Progrès</a>",
nous informe en outre que, je cite: <br />
<br />
<div class="blockquote" style="margin-left: 40px; color: #993300;">Bien
qu’il soit
fortement contraint par la législation de l’urbanisme et du financement
de la construction, le marché du logement existe et ce marché est
marqué par quelques constantes très fortes. Sur une base d’environ
320 000 logements annuels, la demande est de :<br />
<br />
180 000 maisons individuelles<br />
<br />
60 000 appartements<br />
<br />
60 000 logements achetés par des investisseurs pour être loués
(Robien, Borloo, Scellier, etc.)<br />
<br />
20 000 résidences universitaires, personnes âgées et autres.<br />
</div>
<br />
Certains diront que ce qui suit est excessif, mais pourtant, c'est ainsi: le projet de loi "Grenelle 2", en prétendant forcer une part croissante des français à habiter dans un habitat dont ils ne veulent pas, constitue clairement <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/05/planification-egale-guerre.html" style="font-weight: bold;">une
véritable déclaration
de guerre</a> faite aux aspirations des français et à leur
préférence pour la maison individuelle,
préférence exprimée par un instrument de mesure incontestable, les
transactions sur un marché libre. <br />
<br />
<strong><span>Sur le terrain : le SCOT,
arme de destruction massive</span> au service de la bureaucratie</strong><br />
<br />
Dans la pratique, le harcèlement de la bureaucratie des préfectures et
des ex DDE, qui seront demain les... DDT, cela ne s'invente pas
(Direction Départementales des Territoires, regroupant les ex
directions de l'équipement, de l'agriculture, de la mer, de
l'environnement,...), vis à vis des communes qui
voudraient, malgré le matraquage ambiant, libérer la construction sur
leur sol - <em>les maires locaux ont parfois du bon sens</em> -, a déjà
commencé, grâce à une arme dont je vous ai déjà parlé, le SCOT. <br />
<br />
Le SCOT est l'arme fatale des préfets, mais aussi, car il est juridiquement opposable, des associations
d'écologistes anti-ville, surtout quand les présidents de ces associations eux mêmes ont déjà <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/11/colloque-logeme.html">leur villa
en bord de mer</a></strong>, contre les éventuels assauts d'un maire bâtisseur. Le SCOT qui
oblige les communes situées dans un périmètre large autour d'une
agglomération d'importance même secondaire  à définir un "<strong>Schéma de COhérence Territorial</strong>" (<em>dans la pratique, peu de
communes échappent à l'obligation de participer à un SCOT, Grenelle 2
devrait encore diminuer, sinon supprimer, les possibilités d'y
échapper</em>). <br />
<br />
Ce schéma, dont le nom ne laisse planer aucun doute sur sur sa
philosophie planificatrice anti-libérale, façon Gosplan, définit, pour chaque "secteur" du
SCOT, des zones et des objectifs de construction de divers type pour
ces zones. <br />
<br /><p>
Voici quelques exemples tirés, une fois n'est pas coutume, de mon
observation de ce qui se passe dans mon département d'adoption. </p><p><strong>De Nantes à Montaigu, la digue des PLU ! </strong></p>
<p>Des prétendus experts se sont avisés qu'une "directive
territoriale d'aménagement" (<em><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_Territoriale_d%27Am%C3%A9nagement">DTA, création de la loi Pasqua modifiée par la loi Voynet</a></strong>... Ah, les clivages politiques !</em>) prévoyait que LA commune de X
était un "pôle de développement", ou
"d'équilibre", pour les vingt communes alentours dans un
rayon de 20 kilomètres, alors que la simple observation d'une carte,
sans parler d'un minimum de consultation des élus locaux, aurait
montré à ces cuistres que le réseau routier entre la moitié de ces
communes et ce pseudo "pôle d'équilibre" était tellement
mauvais qu'il était peu envisageable que les habitants du bassin
concerné aillent demain chercher à s'employer en masse dans ce pôle
déséquilibré. </p><p>Aussi, lors des révisions de PLU des communes alentours,
lesdits experts s'abritent derrière cette DTA pour empêcher, ou du
moins sérieusement limiter, la création de zones susceptibles de
recevoir des implantations industrielles, bien que des demandes
d'artisans qui peinent à agrandir leurs locaux pour accompagner leur
croissance (oui, même en France, il y en a) existent. Mais si le
bureaucrate doit faire confiance à la demande sur le... "Marché
Libre", pouah, quelle horreur ! Et tant pis pour le développement économique.</p>

Ou encore: le SCOT de la "grande métropole" de Nantes à
Saint-Nazaire  (!!), divisé en deux secteurs (ouf), prévoit
que
sur le secteur de l'agglomération Nantaise, la surface de terres
agricoles ne pourra en aucun cas descendre sous les 17 000 hectares.
Seul problème, cette surface est aujourd'hui de 17 300 hectares ! Donc
le SCOT, dont la durée de validité n'est pas précisée, prévoit qu'une
agglomération d'un peu plus de 800 000 habitants n'aura pas plus de 300
hectares à confier à de nouvelles constructions, et ce pour une durée
que j'estime à 20 ans au moins (<em>les SCOT et les PLU issus des SCOTS
seront très difficiles à faire modifier - Ai-je précisé qu'une fois un
SCOT adopté, toutes les communes du SCOT devaient mettre leur PLU en
conformité ?</em>). <br />
<br /><p>
Bref, les communes n'auront d'autres possibilités que de reconstruire
sur les quartiers existants: il y a de l'expropriation forcée dans
l'air. Les planificateurs fous vont nous construire des quartiers
"compacts", que l'on appellera "écoquartiers",
question de marketing, tous jolis quand ils seront neufs, qui ne
vaudront pas mieux que les cités HLM des années 60 trente ans après, et
dans lesquels les gens se résoudront à habiter parce que dès que
l'économie repartira un tant soi peu (pas demain il est vrai...), la
raréfaction foncière sera telle que les possibilités d'habiter une
maison individuelle seront réservées aux riches, et aux bureaucrates
planificateurs, qui, eux, savent toujours, curieusement, comment se
débrouiller pour avoir leur villa avec jardin. </p><p><strong>Les marchés secondaires cadenassés</strong></p>Vous me direz que les gens referont ce qu'ils ont fait pendant les
années bulle: ils iront acheter leurs maisons individuelles à 30-40 km
des villes centres, pour retrouver un peu de solvabilité. C'est ce qui
s'est produit autour de toutes les grandes villes françaises entre 1997
et 2007, où les communes de seconde couronne rurales ont vu leur
croissance être deux à trois fois plus rapide que celle de la ville
centre.<br />
<br />
Mais le comité de planificateurs en chef qui conseille Jean Louis
Borloo est peut-être totalitaire dans sa démarche, il est tout sauf
stupide, et il a tout prévu pour empêcher cette réaction <em>non souhaitée</em> de
fuite individuelle des ménages devant les contraintes qui leur
sont  imposées, pour empêcher qu'une fois de plus, la lutte contre l'étalement urbain provoque ce que j'ai appelé "<strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/11/les-lois-anti-t.html">l'étoilement urbain</a></strong>". <br />
<br />
C'est ainsi qu'une petite commune à 20 bornes du périphérique de Nantes, qui
a vu le nombre de ses logements passer de 1800 à 2700 (+50% !), soit
900 logements supplémentaires, entre 1998 et 2008, s'est vue signifier,
au début de la nouvelle révision de son PLU, elle même rendue
obligatoire par... la mise en conformité avec le SCOT (vous suivez la
machine infernale ?), que son "droit" à ouverture de
constructions individuelles n'excèderait pas environ 200 logements,
avec une taille moyenne de parcelle ne devant pas excéder... 450m2, ce
qui est parfaitement ridicule en campagne, et ce pendant toute la durée
de vie du PLU, qui ne devrait pas être inférieure à 10 ans, voire
plutôt 15, tant le processus de révision encadré par le SCOT, le
préfet, et toutes les "personnes publiques associées", en
clair, toutes les administrations d'état qui doivent justifier de leur
capacité de nuisance à cette occasion, est devenu harassant. <br />
<br />
<span style="font-weight: bold;">Bienvenue dans le monde
merveilleux du logement planifié</span><br />
<br />
Résultat: une division par 4 du rythme des constructions nouvelles
décrétées par la technocratie, au mépris du droit de propriété, des
préférences individuelles, des variations de marché, ou de
toute forme de démocratie locale. Et cette commune est très loin d'être
un cas isolé. N'est-ce pas merveilleux, un monde planifié par les "experts" ?  <br />
<br />
Bref, nous sommes cernés. Si nous laissons faire les préfectures, et
leurs bras armés bureaucratiques des DDT, nous allons, lorsque la reprise arrivera (et elle finira par arriver) <strong><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/01/rglementation-f.html.html">vers une nouvelle
phase de bulle immobilière</a></strong> et de pénurie de bons logements à côté de
laquelle celle des années 2000-2007 nous semblera être une aimable
péripétie, et, cerise sur le gâteau, nous servirons de cobayes à une
nouvelle race de technocrates supérieurs qui savent mieux que nous ce
qui est bon pour nous et qui nous l'imposeront par les voies les plus
autoritaires qui soient. Grâce à leur pouvoir d'entrainement des ministres qui de toute façon, ne comprennent rien à ces sujets, la haute administration d'état sur le territoire, entre énarques préfectoraux,  ingénieurs du corps des ponts et chaussées, et ceux du Génie Rural,  va réussir à imposer son pouvoir sur les individus et la démocratie locale par la norme. Sociologiquement brillant, à défaut d'être bénéfique. <br />
<br />
La soviétisation du pays est en marche, nos technocrates et dirigeants éclairés nous
emmènent sur les chemins radieux de la construction d'une société
verte, où l'état fabrique un homme nouveau,  écologiquement
correct... et pauvre. <br />
<br />
<span style="font-style: italic;">-----------</span><br />
<span style="font-style: italic;">(*) A propos de la
consommation d'espace, une étude du Nature Conservancy (</span><a href="http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0006802" style="font-weight: bold; font-style: italic;">en
Anglais</a><span style="font-style: italic;">,
résumé en </span><a href="http://www.lepost.fr/article/2009/09/21/1706420_politique-energetique-et-occupation-des-sols.html" style="font-weight: bold; font-style: italic;">Français</a><span style="font-style: italic;">) montre que le bilan des
énergies dites
renouvelables, en ce domaine, est calamiteux. Le concept d'énergie
fondée sur des ressources renouvelables en prend un léger coup... Car
si les "énergies" sont renouvelables, les ressources intermédiaires
nécessaires à leur production (et le sol, notamment) ne le
sont pas nécessairement ! En matière d'écologie comme d'économie, il
faut se méfier des évidences.<br />-----------<br />
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