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    <title>Objectif Liberté</title>
    
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    <subtitle>Kill The Decline ! par Vincent Bénard</subtitle>
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        <title>Baisse de l'immobilier : une bonne nouvelle économique ! </title>
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        <published>2013-04-19T07:40:00+02:00</published>
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        <summary>Selon les notaires, le prix des appartements anciens en France a reculé de 7% entre août 2012 et mars 2013. Cette baisse fait peur à ceux qui vivent des prix élevés, qui voudraient que l'on croie que l'immobilier qui baisse...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Selon les notaires, le prix des appartements anciens en France a reculé de 7% entre août 2012 et mars 2013. Cette baisse fait peur à ceux qui vivent des prix élevés, qui voudraient que l'on croie que l'immobilier qui baisse est une mauvaise nouvelle. Mais il faut au contraire s'en féliciter, voire trouver les moyens de pérenniser les prix bas quand la croissance reviendra, un jour. </p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.objectifeco.com/immobilier/business-de-limmobilier/prix-de-limmobilier/la-baisse-des-prix-de-limmobilier-une-bonne-nouvelle-pour-leconomie.html" target="_self"><span style="font-size: 11pt;">&gt;&gt; Lire la suite sur Objectif Eco</span></a></p>
<p>-------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/8ICaIx7exN4" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Desproges est mort, François lui survit...</title>
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        <updated>2013-04-17T21:17:43+02:00</updated>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><img alt="Desproges" border="0" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017c38b2870b970b-800wi" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; border: 1px solid black;" title="Desproges" />
<p>Je me fais vieux. Pierre Desproges a disparu il y a exactement 25 ans, le 
18 avril 1988, bonne année pour les bordeaux rouges, soit dit en 
passant. Et alors que je m’étais fendu de longues pitreries pour 
célébrer la verve enjouée de cet inénarrable phraseur, ceci dit sans 
contrepèterie, pour <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/04/les-vacances-de.html" style="text-decoration: none;">les 20èmes</a> et <a href="http://www.objectifliberte.fr/2011/04/oukile-pierre-desproges-gynecee-pas.html" style="text-decoration: none;">23èmes anniversaires</a>
 de sa disparition, je me trouve pour ainsi dire sec et dénué de toute 
inspiration pour honorer dignement le quart de siècle d'évasion de cet esprit trop tôt disparu, ceci dit
 sans tenter de noyer le cliché dans un verre d’esprit. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1S_WKQNmrhI" target="_self">Je baisse</a>.  </p>
<br />
<p>Pourtant, Desproges, malgré ses 74 ans bien tassés, aurait sans aucun doute 
apprécié notre époque, non qu’il l’eut trouvée plus appétissante que la 
sienne, mais les pitreries plus ou moins volontaires de nos politiciens,
 intellectuels et pisse-copie de feuille de chou subventionnées lui 
auraient sûrement donné matière à arrondir sa retraite d’intermittent du
 spectacle et d'impénitent du sarcasme, en nous donnant, pardon, en nous vendant du rire à leur 
dépens, faute de pouvoir rire de leurs dépenses. </p>
<p>Tous les libéraux sont un peu desprogiens: à
 part la droite, il n’y a rien au monde que  nous méprisons autant que 
la gauche. Citons le maître: </p>
<blockquote><em>Ni
 de gauche ni de droite. Qu’on soit de gauche ou de droite, on est 
hémiplégique, disait Raymond Aron. Qui était de droite. Je suis un 
artiste dégagé. Ce qui ne veut pas dire que je ne ressens pas les 
problèmes de mon époque avec la même acuité de cœur que n’importe quel 
pourri de gauche ou de droite qui se précipite à la télé chaque fois 
qu’un drame social lui permet de montrer son émotion à tous les 
passants. Dégagé oui, indifférent non. Les injustices sociales me 
révoltent ! Ne changera-ce donc jamais ? Oh lala ! Oh lala !
</em></blockquote>
<p>Un homme qui détestait à ce point les politiciens ne devait guère aimer le constructivisme. Desproges, Libéral, conservateur, entre les deux ? Difficile à dire, mais certainement pas très éloigné de nos idées. </p>
<p>Mort
 trop tôt pour voir tomber le mur de la peur et découvrir que la plupart
 de ses citations dépassent le quota de caractères autorisés par 
twitter, Desproges aura tout de même laissé à la postérité quelques 
textes intemporels. Un petit exemple, extrait du "dictionnaire superflu": </p>
<blockquote><em><strong>François:</strong>
 prénom masculin, signifiant littéralement: "mon Dieu, quel imbécile!"; 
du celte fran ("mon Dieu") et cois ("quel imbécile"!). En effet, tous 
les gens qui s'appellent François sont des imbéciles, sauf François 
Cavanna, l'écrivain, François Chetelt, le philosophe et François</em><em> Cusey,
 de chez Citroën, qui a honoré l'auteur de son amitié pendant leur 
incarcération commune au dix-huitième régiment des Transmissions, à 
Epinal. Tous les François sont des imbéciles. La preuve en est que, 
lorsqu'ils croisent un imbécile, certains l'appellent François. </em>
<p><em>Le
 plus souvent, l'ambition, pour ne pas dire l'arrivisme, des François, 
est à la mesure de leur imbécillité, bien que je n'arrive pas à me faire
 à l'idée qu'il y ait deux "l" à l'imbécillité alors qu'imbécile, lui, 
n'en prend qu'un. Dura lex, mais bon. Quand ils sentent le vent tourner,
 grâce à leur instinct d'imbécile, les François n'hésitent pas à 
s'engager dans la résistance en 43, 44, 45, voire, pour les plus sots, 
46. Grâce à la longueur de leurs crocs, qui laissent des traces sur
 les moquettes ministérielles où ils plient l'échine jusqu'à ramper pour
 obtenir la moindre poussière de pouvoir, les François peuvent espérer 
se hisser un jour sur le plus élevé des trônes, celui duquel, dans 
l'ivresse euphorique des cîmes essentielles, l'imbécile oublie enfin 
qu'il a posé son cul. Alors serein, benoît, chafouin, plus cauteleux que
 son hermine et plus faux que Loyola, il entraîne paisiblement le 
royaume à la ruine, en souriant comme un imbécile.</em></p>
</blockquote>
<p> </p>
<p>Intemporel, je vous dis.
</p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">-----</p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><strong>Notes:</strong> </p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Hommage de 2008 : <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/04/les-vacances-de.html" target="_self">Les vacances de Monsieur Cyclopède </a><br />Hommage de 2011 : <a href="http://www.objectifliberte.fr/2011/04/oukile-pierre-desproges-gynecee-pas.html" target="_self">Ou Kilé Pierre Desproges ? Gynécée pas !</a></p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><a href="http://www.desproges.fr/" target="_self">Site des ayants droits de Pierre Desproges </a></p>
<p dir="ltr" style="line-height: 1.15; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">-----</p>
<br /><br /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/ZYYZjwsn8zU" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Réunion Publique du Parti Libéral Démocrate en Loire-Atlantique</title>
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        <summary>Laurent Revranche (profil), président de la fédération de Loire Atlantique du Parti Libéral Démocrate, a le plaisir de vous inviter à une réunion publique le samedi 20 avril de 10h à 12h à Saint Heblain. Aurélien Véron (photo), président du...</summary>
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<table>
<tbody>
<tr>
<td valign="top">
<a class="asset-img-link" href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017d42c98e50970c-pi" style="display: inline;"><img alt="200px-Aurelien_Veron" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00e54ef28dc18834017d42c98e50970c" height="159" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017d42c98e50970c-800wi" title="200px-Aurelien_Veron" width="159" /></a><br /></td>
<td style="padding-left: 1em;" valign="top">Laurent Revranche (<a href="http://www.facebook.com/laurent.revranche" target="_self">profil</a>), président de la fédération de Loire Atlantique du Parti Libéral Démocrate, a le plaisir de vous inviter à une réunion publique le samedi 20 avril de 10h à 12h à Saint Heblain. <br /><br /><strong>Aurélien Véron</strong> (photo), président du <a href="http://partiliberaldemocrate.fr/" target="_self">Parti Libéral Démocrate</a>, et <strong>André Moguérou</strong>, "serial entrepreneur" (<a href="http://www.partiliberaldemocrate.fr/contact/secretaire-national-2" target="_self">profil</a>) et président de la fédération de Paris du PLD, animeront cet événement, sur le thème "Comment provoquer un choc de croissance en France pour sortir de la crise". N'espérez pas de demi-propositions mollassonnes comme nous en font tous les partis traditionnels: à une situation de crise exceptionnelle, nous proposons non de simples "changements", mais une révolution de notre modèle économique et social. <br /><br />Seront également présents les représentatns locaux de l'UDI, auquel le PLD est associé, et de la CGPME. <br /><br /><a href="http://pld44.blogspot.fr/2013/04/rappel-reunion-publique-le-20-avril.html" target="_self">Tous les détails pratiques ici </a><br /><br /><em><strong>Samedi 20 avril 2013 à 10H00</strong> à la Maison des Jeunes et de la Culture de la Bouvardière, Avenue Alain GERBAULT 44800 SAINT HERBLAIN (<a href="http://facebook.us6.list-manage.com/track/click?u=aa44720581326645e6ed07a8d&amp;id=61e43fed83&amp;e=2eea071bb3" style="color: #336699; font-weight: normal; text-decoration: underline;" target="_blank">Plan</a>)</em>
<p style="text-align: left;"><br /><em> </em></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/-CS_4Oq_kg8" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Brèves bancaires: La dernière folie de la BCE, faillites néo-zélandaises, et proposition pour sécuriser les dépôts</title>
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        <summary>Faute de temps pour écrire de longs articles, mais désireux de réagir à certaines informations qui font pas mal parler le monde économique, je ressuscite la pratique autrefois fréquente sur ce blog des brèves. Au programme cette fois ci: La...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Faute de temps pour écrire de longs articles, mais désireux de réagir à certaines informations qui font pas mal parler le monde économique, je ressuscite la pratique autrefois fréquente sur ce blog des brèves. <br /><br />Au programme cette fois ci: La dernière idée ahurissante concernant la BCE, les inepties de presse sur le processus de résolution de faillite bancaire en nouvelle zélande, et une proposition simple pour renforcer considérablement, et sans faire appel aux contribuables, la sécurité des dépôts bancaires. </p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: 11pt;"><a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/europe/breves-de-crise-chypre-nouvelle-zelande-draghi-et-letalon-daube-et-une-proposition-pour-la-securite-de-vos-depots.html" target="_self">&gt;&gt; Lire la suite sur Objectif Eco</a></span> </p>
<p>-----</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/2yA90FMYNJA" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Après le tarif progressif de l’électricité, le tarif progressif de la viande ? </title>
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        <published>2013-04-01T09:49:00+02:00</published>
        <updated>2013-04-01T23:01:47+02:00</updated>
        <summary>[Maj: 2 avril 2013 - Voir notes de bas de page] Vous avez tous entendu parler de la tarification progressive de l’énergie (“loi Brottes”) que vient de voter, après pas mal de vicissitudes, le parlement, ce 11 mars. Pour une...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="questions de société" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>[<em>Maj: 2 avril 2013 - Voir notes de bas de page</em>]</p>
<p>Vous avez tous entendu parler de la tarification progressive de l’énergie 
(“loi Brottes”) que vient de voter, après pas mal de vicissitudes, le 
parlement, ce 11 mars.  Pour une présentation sérieuse de cette loi, 
vous pouvez par exemple <a href="http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/20469518-la-loi-brottes-instaure-une-tarification-progressive-et-libere-l-energie-eolienne">lire “le moniteur”</a>,
 publication certes peu distrayante mais professionnelle. Pour une 
critique O combien sérieuse et argumentée, mais malgré tout joyeuse, de <a href="http://h16free.com/2013/03/14/21811-youpi-les-tarifs-progressifs-de-lenergie-arrivent">la débilité de cette loi, rien ne vaut H16</a>. 
</p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><strong>Quand l’état décide ce que vous avez le droit de consommer. </strong></p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Pour
 faire court: l’état va, grâce à des armées de bureaucrates chargés de 
recueillir des données sur le nombre de personnes de votre foyer et 
votre lieu d’habitation, déterminer ce que devrait être votre niveau de 
consommation d’électricité si vous étiez un bon citoyen éco-responsable 
qui n’épuise pas les ressources de la planète. Et si, espèce de salaud, 
vous consommez plus, parce que, par exemple, vous n’avez pas fait isoler
 votre maison correctement, ou vous aimez chauffer votre chambre à 21° plutôt que 19, alors l’état forcera votre vendeur 
d’électricité à vous appliquer un tarif plus lourd. Accessoirement, la 
loi va accélérer le déploiment d’éoliennes, dont vous savez sans doute 
qu’elles sont financées par la “contribution au service public de 
l’électricité”, une petite ligne en bas de vos factures qui a vocation à
 prendre beaucoup d’ampleur dans les années qui viennent. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Cette
 loi est évidemment votée officeillement pour des motifs environnementaux: 
plus nous produisons d’énergie, plus nous sommes supposés épuiser les 
ressources de la planète, et détraquer notre climat. Le député Brottes et ses confrères (et soeurs) 
n’est sans doute pas au courant, si j’ose dire, des avancées décisives 
en train de se produire dans tous les secteurs de l’énergie, qui nous 
garantiront, si les socialistes n’y mettent pas leurs sales pattes, une 
électricité produite de façon peu polluante très abondante et bon 
marché, qu’il ne sera absolument pas nécessaire de rationner. Il n’a 
sans doute jamais entendu parler des doutes exprimés par un nombre 
croissant de scientifiques de très haut niveau sur la validité de la 
thèse liant nos rejets de CO2 (<a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/12/le-co2-nest-pas-un-polluant.html">gaz non polluant, faut il le rappeler</a>) à un très surestimé réchauffement climatique, dont le caractère dramatique est lui aussi de plus en plus sujet à caution. Il réédite l’errreur de tous les catastrophistes de toutes les époques, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/05/hymne-au-progrs.html">rappelée par le défunt Michael Crichton</a>:
 imaginer les solutions à d’hypothétiques problèmes de demain uniquement
  au travers des seules solutions existantes aujourd’hui.  </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Bref,
 au nom d’une certaine conception de l’écologie qui oublie soigneusement
 d’évaluer la qualité de ses fondements scientifiques, les députés 
socialistes et leurs amis verts vont progressivement transformer le 
quotidien de nombreuses familles françaises en cauchemar, notamment 
financier. Et ce n’est pas une vue de l’esprit: en Grande Bretagne, où 
la folie des “renouvelables” est paroxystique, <a href="http://www.thegwpf.org/britain-tops-fuel-poverty-league-table/">20% des familles</a>
 n’arrivent plus à régler leurs factures énergétiques. En Allemagne, 
elle fait l’objet de débats... enflammés, et plus de 600 000 ménages se sont vus privés de courant faute de pouvoir payer leurs arriérés. Et le renchérissement induit 
du coût de l’énergie menace la <a href="http://notrickszone.com/2013/02/19/european-institute-for-climate-and-energy-warns-germanys-feed-in-act-will-lead-country-to-economic-ruin/">sacro-sainte compétitivité des entreprises du pays</a>. </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><strong>Si ça marche pour l’énergie, pourquoi pas la viande ?</strong> </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Deux
 sénateurs, M. Kiembach (PS, Moselle) et Mme Rougié (EELV, Bouches du 
Rhône), s’avisant que la consommation excessive de viande pouvait 
également, selon les dires d’organisations parfaitement officielles, 
provoquer de graves désordres écologiques, ont décidé de transposer le 
principe de la loi Brottes à nos consommations carnées, et proposent, 
tenez vous bien, d’imposer un tarif progressif sur la viande de Boeuf et
 de mouton, pour commencer. </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; text-align: center;">
<a class="asset-img-link" href="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017ee9db0a1b970d-pi" style="display: inline;"><img alt="Viande" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00e54ef28dc18834017ee9db0a1b970d" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017ee9db0a1b970d-800wi" style="border: 1px solid #000000;" title="Viande" /></a><br /><br /></p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Avant
 de détailler les modalités ahurissantes que nos deux grosses légumes 
ont imaginées pour nous forcer à végétaliser nos repas, voyons à quels 
terribles problèmes nos deux don quichotte des boucheries s’attaquent
 courageusement. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><strong>La viande, une menace pour la planète. Si, si...</strong><br /><br />Un
 rapport de la très officielle FAO, “Food and Agriculture Organization” 
des nations unies, intitulé “l’élevage dans un paysage changeant”, tente
 une analyse prospective des contraintes liées à l’élevage avec une 
consommation de viande par habitant qui augmente dans un monde où la 
population augmente aussi. Si vous ne voulez pas passer votre week end à
 lire <a href="http://www.fao.org/agriculture/lead/lead-resources/en/?no_cache=1">les deux volumes PDF de cette publication</a>, quelques ONG bien vertes se chargent de vous <a href="http://www.consoglobe.com/rapport-effrayant-viande-4017-cg">établir un résumé “orienté peur”</a>, pour bien “éveiller votre conscience”. Et que vous dit on ? Extrait, faute d’orthographe incluse: </p>
<br /><br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 36pt;"><span style="color: #ff0000;">“En 2050, il y aura +34% de
 bouches à nourrir par rapport à 2009. L’évolution des comportements 
alimentaires est inéluctable, poussée par des hausses de revenus et 
l’urbanisation croissante, impliquant des changements dans la 
production.</span></p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 36pt;"><span style="color: #ff0000;">Entre 1970 et 2009 la consommation de viande est passée de 25 kg par personne et par an à 38 kg. Or il faut  :</span></p>
<br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="color: #ff0000;">4 calories végétales pour produire 1 calorie animale de porc ou de poulet,</span></p>
</li>
<li>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="color: #ff0000;">11 calories végétales pour le boeuf ou le mouton.<br /><br /></span></p>
</li>
</ul>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 36pt;"><span style="color: #ff0000;">Dans
 les pays qui s’enrichissent rapidement (Inde, Chine), les nouveaux 
riches s’empressent de se mettre à manger de la viande régulièrement, y 
compris quand ce n’est pas conforme à leur cuisine traditionnel. 
L’élevage d’animaux destinés à la consommation représente 1,7 milliard 
de têtes.<br /></span></p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt; margin-left: 36pt;"><span style="color: #ff0000;">Ces animaux d’élevage sont la cause de :</span></p>
<br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="color: #ff0000;">18% des émissions de gaz à effet de serre,</span></p>
</li>
</ul>
<br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="color: #ff0000;">9 fois plus de pollution à l’azote (par les excréments) que celle causée par toute la population humaine sur Terre,</span></p>
</li>
</ul>
<br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="color: #ff0000;">l’utilisation d’un tiers des terres arables de la planète,</span></p>
</li>
</ul>
<br /><br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Bref,
 vous l’avez compris: (1) les riches mangent plus de viande que les pauvres (2) 
toute calorie “viande” mangée par les riches détourne à leur profit une 
part disproportionnée des ressources arables (3) le surcroit de 
pollution chimique et climatique (!) engendré par les besoins 
supplémentaires en élevage 
menace la planète. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Il
 faut donc freiner d’urgence la consommation de viande des méchants 
riches (nous) pour mieux répartir les ressources agricoles de notre 
planète ! </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Les
 sénateurs Kiembach et Rougié proposent donc, sur le modèle de la loi 
Brottes, de définir un volume de viande  annuel 
admissible en fonction du nombre d’adultes et d’enfants de votre foyer (50 kg/adulte <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Viande#Consommation" target="_self">contre 74 actuellement</a>, un peu moins par enfant), 
et d’appliquer une surtaxe à lorsque votre consommation dépassera cette 
limite. <br /><br /><strong>Mais comment faire pour tracer nos achats de viande ?</strong> <br /><br />La question vient immédiatement à l’esprit: “comment mesurer la quantité de viande achetée par chaque ménage ?” </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">C’est là que nos deux édiles font dans le génie diabolique: ils envisagent tout simplement de doter tout adulte d’une “carte viande” à puce, version moderne des tickets de rationnement,
 forçant tous les commerçants vendant du boeuf ou du mouton, y compris 
les grandes surfaces, à s’équiper de terminaux de lecture d’ici 2016. Au
 moment où vous passeriez en caisse, vous devriez d’abord faire scanner 
votre carte viande, puis tout produit comprenant du boeuf (y compris une
 lasagne au cheval ?) étant lui même scanné, un “compte de consommation”
 serait... alimenté, c’est le cas de le dire, dans les ordinateurs du 
ministère des finances. </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Pourquoi des finances ? Parce que lorsque vous 
dépasseriez votre quota, vous recevriez en fin d’année une notification 
du fisc vous forçant à payer une “taxe pour surconsommation annuelle de 
viande à forte empreinte écologique”, étalée sur les 10 premiers mois de
 l’année suivante et additionnée à votre prélèvement automatique (ou 
votre tiers provisionnel) d’impôt sur le revenu. La surtaxe serait de 5€/kilo pour la consommation comprise entre 50 et 75 kilos, soit la moyenne actuelle, et de... 15€/kilo au dessus de cette limite ! </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"> </p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">La taxe elle même 
serait appelée Taxe pour la Réduction de l’Empreinte Ecologique de 
l’Elevage, ou TREEE... Voilà qui sonne bien vert, pour qui connaît 
l’anglais. Je suggère pour ma part que l’abréviation conserve le “A” de 
“TAxe”. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Mais
 évidemment, toujours sur le modèle de la loi Brottes, le projet 
Kiembach-Rougié propose d’instaurer un... “Tarif social de la viande” 
pour les familles modestes. Autrement dit, tant qu’elle restera dans son
 quota, une famille modeste recevra un avis de taxation négative, 
évidemment financé par la surtaxe TREEE... De cette façon, toutes les 
oppositions politiques au projet seront critiquées sous l’angle du 
“défaut de solidarité”, accusation gravissime qui suffit généralement à 
amadouer tout politicien de droite qui aurait quelque velléité de 
contester la marche inexorable vers un monde socialement 
ultra-égalitaire. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Les
 mots manquent pour qualifier ce projet, que George Orwell n’aurait pas 
pu imaginer dans ses anticipations les plus extravagantes. Aurélien Véron, président du Parti Libéral Démocrate, prévient que “<em>si
 toutes nos consommations deviennent ainsi pistables au nom du sauvetage
 de la planète, il ne s’écoulera pas longtemps avant que quelque khmer 
rouge-rose-vert n’en vienne à utiliser les données collectées pour 
définir des comportements non seulement surtaxables, mais aussi 
criminalisables</em>”.
 <a href="http://www.institutmolinari.org/" target="_self">L’institut Molinari</a> promet de sortir rapidement une analyse complète 
des effets économiques pervers d’un tel rationnement, notamment sur la 
filière française de l’élevage. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Mais
 à gauche, l’accueil semble enthousiaste, notamment au cabinet du 
ministre de la consommation, Benoît Hamon. Toutefois, on laisse entendre
 que les produits issus d’une filière d’élevage biologique pourraient 
être partiellement exemptés de la surtaxe TREEE. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><br /><strong>Quelques effets pervers... et un peu plus d’Orwell en perspective</strong><br /><br />Naturellement,
 le projet de loi n’ignore pas que ce qu’il appelle, doux euphémisme, un
 “changement d’habitudes citoyen et maîtrisé” risque de susciter 
quelques résistances. Tout d’abord, comment éviter que commerçants et 
clients ne s’entendent pour ne pas enregistrer toutes les consommations 
des clients ? Et bien, c’est simple: L’administration fiscale, utilisant
 les données sur la traçabilité des viandes rendues obligatoires pour 
des raisons de sécurité alimentaire, connaîtra précisément le volume de 
viande entrant chez chaque détaillant, et, si le volume de viande 
comptabilisé sur les cartes viande des clients en sortie n’est pas égal à
 ce qui est entré, et bien, le détaillant paiera la surtaxe sur la 
différence ! Une fois de plus, notre obsession sécuritaire passée fait 
le lit des pulsions liberticides d’aujourd’hui.</p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Les
 sénateurs envisagent également de créer un délit de “trafic de viande” 
pour, selon eux, éviter que ne se mettent en place des filières 
parallèles de contrebande visant à contourner la taxe. Faudra-t-il 
adjoindre à la brigade des stups, des unités de lutte contre le trafic 
de viande ? De la came à la carne, voilà une belle perspective de 
diversification pour toutes les mafias qui vivent de nos surtaxations et
 prohibitions. <br /><br />En 
outre, s’il venait à certaines familles modestes l’idée saugrenue de 
revendre en douce leur viande subventionnée à des familles plus riches 
désireuses d’éviter la surtaxe, un délit spécifique de “spéculation 
alimentaire” serait inscrit dans le code pénal. <br /><br />Le
 Boeuf et le Mouton seront seront les premières viandes ciblées car ce 
sont celles dont le rapport “calorie végétale nécessaire par calorie 
viande commercialisable” est le plus défavorable. Mais le porc ou les 
volailles pourraient suivre rapidement. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><strong>Serons nous des moutons ?</strong> </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">L’absence
 de réaction populaire après le vote de la loi Brottes sur le tarif 
progressif de l’électricité semble donner des ailes à la faction la plus
 idéologue et liberticide de la gauche au pouvoir. De Gaulle disait que 
les français sont “des veaux”, citation fort à propos aujourd’hui. Et 
apparamment, Kiembach, Rougié et leurs amis pensent que nous ne 
réagirons pas plus pour la viande, la droite la plus dure ayant gaspillé
 ses cartouches mobilisatrices avec le mariage gay, et le centre étant 
prisonnier de ses dissensions internes. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">Serons
 nous des moutons ? Ou bien la folie socialo-écologiste réveillera-t-elle le 
mangeur de viande rouge qui sommeille en chacun de nous ? Si ce projet 
venait à être discuté en séance, espérons que nous saurons nous 
mobiliser pour le démolir. </p>
<br />
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">----------</p>
<p dir="ltr" style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><strong>Lien :</strong> <a href="http://j.mp/HafSVh">la proposition de loi Kiembach-Rougié, “Loi pour l’instauration d’une consommation carnée responsable”</a>, sur le site du sénat <br /><br />----------<br />[<strong>Mise à Jour, 2 avril 2013</strong> : <em>Mes lecteurs les plus sagaces ont évidemment remarqué que l'article était daté du 1er avril, et les plus méticuleux auront vérifié qu'il n'y avait pas de sénateurs "Khmer" et "Rouge", pardon, Kiembach et Rougié. Mais ce canular pourrait hélas, sous cette forme ou une autre, devenir réalité. Non pas parce que ce post aura donné des idées aux abrutis qui nous gouvernent, mais parce que, avec à peine moins de raffinement, <a href="http://www.journaldelenvironnement.net/article/suede-vers-une-taxe-carbone-sur-la-viande,32870" target="_self">le gouvernement suédois a commencé à discuter une taxe carbone sur la viande</a>, et quand les cons du nord ont une mauvaise idée, il se trouve souvent des cons du sud pour la trouver bonne. Et cette fois, non, ce n'est pas un poisson d'avril</em>]</p>
<br /><br /><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/2KhAAoRBvhg" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Plan Chypre 2 : enfin acceptable ! Vers une gestion intelligente des crises bancaires en UE ? </title>
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        <published>2013-03-26T07:42:00+01:00</published>
        <updated>2013-03-26T07:42:00+01:00</updated>
        <summary>J’ai vertement critiqué vendredi dernier le plan initialement prévu par l’Eurogroupe, la BCE et le FMI pour “venir en aide à Chypre”. Ce plan, scandaleux et imposé par diktat, a été fort justement refusé par le parlement chypriote, forçant les...</summary>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p style="text-align: left;">J’ai vertement critiqué <a href="http://www.objectifeco.com/economie/dettes/dettes-europe/crise-a-chypre-les-faux-scandales-et-les-vrais.html">vendredi dernier le plan initialement prévu par l’Eurogroupe</a>,
 la BCE et le FMI pour “venir en aide à Chypre”. Ce plan, scandaleux et 
imposé par diktat, a été fort justement refusé par le parlement 
chypriote, forçant les protagonistes à une renégociation. <br /><br />Et
 très franchement, celle ci a été très bénéfique. Vous m’avez rarement 
vu positif sur les agissements de l’UE ces dernières années, alors pour 
une fois que les choses évoluent vraiment dans le bon sens, disons le 
tout net: le plan numéro 2 est bien meilleur que le plan 1. Cependant, 
il n’est pas parfait, et surtout, l’improvisation de son accouchement 
rend ses résultats incertains. </p>
<p style="text-align: right;"><br /><span style="font-size: 11pt;"><a href="http://www.objectifeco.com/economie/dettes/dettes-europe/enfin-un-plan-acceptable-pour-chypre-vers-une-gestion-intelligente-des-crises-bancaires-en-ue.html" target="_self">&gt;&gt; Lire la suite sur Objectif Eco </a></span></p>
<p>-----</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/DQLpb_Vn03E" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Crise à Chypre: les faux et les vrais scandales</title>
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        <published>2013-03-22T08:01:00+01:00</published>
        <updated>2013-03-22T00:25:48+01:00</updated>
        <summary>La crise chypriote a suscité énormément de commentaires, d'analyses, et d'indignations sélectives. Comme d'habitude, la presse dite "mainstream" s'est montrée parfois assez superficielle, et nombreux sont les analystes invités à s'exprimer sur le sujet qui ont mal présenté, voire caricaturé...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>La crise chypriote a suscité énormément de commentaires, d'analyses, et d'indignations sélectives. Comme d'habitude, la presse dite "mainstream" s'est montrée parfois assez superficielle, et nombreux sont les analystes invités à s'exprimer sur le sujet qui ont mal présenté, voire caricaturé certains aspects de la situation de l'île méditerranéenne. <br /><br />Les raisons de s'indigner ne sont pas toutes là où vous le croyez. </p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: 11pt;"><a href="http://www.objectifeco.com/economie/dettes/dettes-europe/crise-a-chypre-les-faux-scandales-et-les-vrais.html" target="_self">&gt;&gt; Lire la suite sur Objectif Eco</a></span> </p>
<p>--------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/ais6WJt9-Eo" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Logement: les prochaines mesurettes du gouvernement, hors sujet</title>
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        <published>2013-03-18T08:40:00+01:00</published>
        <updated>2013-03-16T09:26:27+01:00</updated>
        <summary>"Suite à la publication de chiffres désastreux par le secteur de la construction, le gouvernement a réagi, comme semble l'exiger la mauvaise tradition Française, par des annonces de "réformes urgentes" qui se voudraient spectaculaires mais qui tiennent lieu, pour la...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>"Suite à la publication de chiffres désastreux par le secteur de la construction, le gouvernement a 
réagi, comme semble l'exiger la mauvaise tradition Française, par des
 annonces de "réformes urgentes" qui se voudraient spectaculaires mais 
qui tiennent lieu, pour la plupart, du gadget de circonstance"
</p>
<p>&gt;&gt; Lire la suite de ma dernière tribune sur atlantico : "<a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-baisser-tva-construction-logements-sociaux-est-hors-sujet-vincent-benard-669096.html" target="_self">Baisse de la TVA sur le logement social, le gouvernement hors sujet</a>"</p>
<p>-------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/2Lu8IuiwXZc" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Livre: "De la violence de genre à la négation du droit" </title>
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        <published>2013-03-11T07:49:00+01:00</published>
        <updated>2013-03-11T00:44:31+01:00</updated>
        <summary>Drieu Godefridi, Juriste et philosophe, dont j’ai déjà présenté un ouvrage dans ces colonnes, récidive dans le registre politiquement incorrect en s’attaquant à la dernière vache sacrée des mouvements “progressistes” et féministes du monde entier: la théorie “du genre”. Le...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Drieu Godefridi, Juriste et philosophe, <a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/08/le-giec-est-mort.html">dont j’ai déjà présenté un ouvrage dans ces colonnes</a>,
 récidive dans le registre politiquement incorrect en s’attaquant à la 
dernière vache sacrée des mouvements “progressistes” et féministes du 
monde entier: la théorie “du genre”. Le titre de son tout dernier 
ouvrage, paru ce 1er mars aux éditions Texquis, “<a href="http://www.amazon.fr/dp/2930650044/">De la violence de genre à la négation du droit</a>”.<br /><br /><em><strong>avertissement:</strong> l’auteur est un ami. Ma lecture peut donc être biaisée. Vous voilà prévenus.</em> </p>
<p><strong>D'une théorie hallucinante...</strong><br /><br />
<img alt="Livre-drieu" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017ee92801d9970d-120wi" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; border: 1px solid black;" title="Livre-drieu" />Cette
 théorie, initiée par une philosophe  du nom de Judith Butler, postule 
sur des bases scientifiquement très contestables qu’il n’existe aucune 
différence physique entre hommes et femmes, que toutes les différences 
observables sont un  produit culturel d’une oppression d’un modèle 
dominant phallocratique. Ainsi, le fait que la majorité des couples 
soient hétérosexuels ne serait pas le fait d’un déterminant 
physiologique mais de la domination du stéréotype hétérosexuel imposé 
aux enfants dès leur plus jeune âge. Bref, la “normalité” n’existe pas, 
elle n’est que le produit d’une “violence”, laquelle va se nicher jusque
 dans la langage: Butler voit dans la domination du “il” l’une des 
preuves de cette oppression. <br /><br />Pourquoi
 un auteur aussi sérieux que Drieu Godefridi prend-il du temps à 
déconstruire, avec moult références scientifiques et culturelles solides, et avec le brio intellectuel qu’on lui connaît, un 
tel tissu de sornettes ? </p>
<p><strong>... A la perversion du droit pénal</strong><br /><br />Parce
 que, malheureusement, et c’est le coeur son ouvrage, 
lesdites sornettes, croisées avec quelques concepts tout aussi 
contestables issus de la psychanalyse, ont été traduites dans le droit 
(Espagnol et Français d’abord, puis sans doute européen via une 
convention d’Istanbul de mai 2011) de la façon la plus détestable qui 
soit, par la création du délit de “violence psychologique”. <br /><br />Alors
 qu’en droit pénal usuel, la tradition et le bon sens suggèrent que ne 
peuvent être considérés comme des délits que des actions concrètement 
définies, objectivement constatables, pour laquelle des preuves 
tangibles peuvent être présentées, et le préjudice explicitement décrit.
 Le délit de “violence psychologique” n’obéit pas à cette exigence 
absolue de précision législative. Il réinstaure dans le droit pénal ce 
qui devrait en être la négation absolue: l’arbitraire. <br /><br />Pire
 encore, en noyant le concept de violence, bien réel lorsqu’il s’agit de
 violences physiques, dans un sabir psycho-pipeautique, il tend à diluer
 la véritable violence dans la fausse. Ainsi, depuis que l’Espagne a 
instauré le délit de violence psychologique envers les femmes, mettant 
en place des juridictions spécifiques qui ont traité plus de 150 000 
dossiers en près de 10 ans, est il devenu bien plus difficile d’évaluer 
la part des véritables violences physiques faites aux femmes, contre 
lesquelles point n’était besoin d’ajouter de nouvelles lois, parmi tout 
ce que les théories de l’oppression assimilent à de la “violence 
psychologique”. Ce concept peut certes parfois recouvrir des “menaces” 
ou des “chantages” répréhensibles, contre lesquels des lois existaient 
déjà, et qu'il faut à  l'évidence punir. Mais il peut aussi sanctionner la seule dégradation des rapports 
dans un couple, des mots malheureux, voire même, si on en croit les 
psychiatres qui ont pondu ces âneries, “des silences inappropriés”. 
L’appréciation du préjudice est ainsi intégralement laissé à celles qui 
trouvent un intérêt à s’en déclarer victimes, avec l’aide de 
psychanalystes, profession scientifiquement sinistrée, qui a pondu tellement de concepts délirants <a href="http://www.amazon.fr/Le-livre-noir-psychanalyse-penser/dp/2912485886">qu’un “livre noir” lui a été consacré</a>. <br /><br />La
 destruction des fondements du droit pénal par des absurdités sans nom 
telles que la théorie du genre ouvre la porte à bien des abus, tant de 
la part de femmes souhaitant nuire à un homme pour quelque raison que ce
 soit, que de la part d’un état désireux de trouver un prétexte pour 
éliminer un importun. Voilà pourquoi il est salutaire que des auteurs 
tels que Drieu Godefridi osent s’y attaquer. <br /><br />L’ouvrage
 est très riche de références, bien écrit. Certains passages sont un peu
 ardus (la philosophie n’est pas toujours un champ très facile à 
vulgariser) mais reste globalement accessible. Drieu Godefridi est à la 
fois philosophe et juriste: son approche de la question de l’intrusion 
du “genre” dans le droit est donc complète, sensée et cohérente, là où 
tant d’essais philosophiques se perdent en abstrations 
intellectuellement masturbatoires, et où trop d’ouvrages de commentaire 
juridiques oublient la nécessaire quête de sens qui doit inspirer le 
droit. L’auteur n’oublie pas de donner un peu de chair statistique à son
 propos en délivrant quelques chiffres utiles pour mettre à mal 
l’argument des défenseurs de l’utilisation coercitive des théories du 
genre. Bref, un ouvrage solide, cultivant et hautement recommandable. <br /><br /><strong>Réflexion personnelle après lecture</strong><br /><br />Le
 seul petit manque, à sa lecture, concerne un élargissement qui ne s’y 
trouve pas, ou du moins si peu, juste effleuré en toute fin de 
conclusion, et qui m'inspire la réflexion qui suit. <br /><br />Le 
schéma chronologique évoqué par Drieu ne me semble pas être unique en 
son... genre, ni même le premier. Je le retrouve dans maintes constructions
 juridiques qui ont, au fil du temps, perverti ce que le “common sense” 
avait par le passé traduit dans la “common law”. <br /><br />Résumons
 ce schéma: des facteurs naturels ou historiques engendrent des 
inégalités de résultat, et l’inégalité de résultat, pour certaines 
bonnes âmes bien pensantes, c’est le mal absolu. Alors dans un premier temps, l’on va nier les 
facteurs “de bon sens” qui conduisent à ces inégalités et bâtir un 
corpus explicatif totalement bancal mais suffisamment bien enrobé pour 
faire illusion. Cette théorie sera forcément fondée sur l’oppression, et
 servira par la suite de justification à une intervention législative de l’état 
redresseur de torts. <br /><br />Si
 vous êtes blanc, homme, chrétien, hétérosexuel, de préférence de
 droite et doté d’une bonne situation, voire, pire encore, propriétaire 
ou patron, alors il y a de bonnes chances pour que cette construction 
vous place quoi qu’il arrive en position d’oppresseur. <br /><br />Vos
 "victimes" ? Femmes, mais aussi salariés, syndicalistes, groupes 
ethnico-religieux, délinquants, locataires, allocataires sociaux, etc... 
toute catégorie pouvant tirer parti d’une victimisation bien orchestrée 
deviendra, par la grâce d’une construction théorique ad hoc, votre 
victime, et la loi sera appliquée ou adaptée en conséquence. A vos 
dépens, et au bonheur des hommes et femmes de l’état, qui trouveront là 
le moyen d’être l’intermédiaire indispensable de la réparation des torts
 que la théorie oppressive vous forcera à endosser. <br /><br />La théorie du genre ? Un prétexte comme un autre pour accroître la sphère de contrôle de l’état sur vos vies. <br /><br />-------<br /><em><strong>Le livre:</strong></em> <br /><a href="http://www.amazon.fr/dp/2930650044/">http://www.amazon.fr/dp/2930650044/</a>  <br /><br /><em><strong>Articles sur le sujet par Drieu Godefridi:</strong></em> <br /><br />“<a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/Drieu-Theorie-du-genre" target="_self">Le sexe, produit culturel ou donnée naturelle ?</a>”<br /><br />“<a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/Drieu-Genre" target="_self">Théorie du genre: l’insoutenable légèreté de la droite française</a>” <br /><br />--------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/puyW-bu9QJo" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Le gouvernement crache sur la voiture puis se plaint que les gens n'en achètent plus...</title>
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        <published>2013-03-04T07:45:00+01:00</published>
        <updated>2013-03-05T07:22:37+01:00</updated>
        <summary>Mon dernier coup de gueule dans Atlantico: Le gouvernement schizophrène déplore que les français n'achètent plus de voitures, alors que tout est fait pour les dégoûter de l'automobile ! Extrait: "Entre discours culpabilisants, taxes expansionnistes, aménagements de voirie punitifs, et...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Mon dernier coup de gueule dans Atlantico: Le gouvernement schizophrène déplore que les français n'achètent plus de voitures, alors que tout est fait pour les dégoûter de l'automobile !
</p>
<blockquote>
<p><strong><em>Extrait:</em></strong> "Entre discours culpabilisants, taxes expansionnistes, aménagements de 
voirie punitifs, et attentions particulières de la justice, 
l’automobiliste moyen est traité comme un ennemi de classe par le 
politicien et le haut technocrate. Lesquels voudraient pourtant que nous
 nous pressions dans les concessions pour sauver Peugeot et Renault. 
Vous avez dit schizophrènes ?"
</p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><span style="font-size: 11pt;"><a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/schizophrenie-francaise-quand-gouvernement-deplore-que-francais-achetent-pas-voitures-mais-fait-tout-pour-en-dissuader-vincent-b-656389.html" target="_self">&gt;&gt; Lire la suite chez Atlantico.fr </a></span></p>
<p>-----</p>
<p><em>Billet également publié sur <a href="www.contrepoints.org/2013/03/05/117123-letat-crache-sur-la-voiture-puis-se-plaint-que-les-gens-nen-achetent-plus" target="_self">Contrepoints</a> et <a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/liberalisme/apres-avoir-tout-fait-pour-tuer-lautomobile-letat-setonne-quon-en-achete-moins.html" target="_self">Objectif Eco</a></em></p>
<p><em>Pour ceux qui veulent aller au delà de l'article Atlantico, qui demande un format court, je suggère quelques lectures complémentaires étayant les affirmations qui s'y trouvent : </em></p>
<p><a href="http://www.rprudhomme.com/resources/Art+2010+Recul+mob+urbaine+$28Transports$29.pdf" target="_self">Le recul de la mobilité urbaine en France</a>: Etude (PDF) de Rémy Prudhomme sur l'évolution de la mobilité dans plusieurs agglomérations françaises - Constat: plus une commune investit dans les Transports en commun lourds, plus la mobilité globale Auto+TC diminue </p>
<p><a href="http://blog.turgot.org/index.php?post/Vicent-Metro-Paris-%282%29" target="_self">Métro Grand Paris: des coûts disproportionnés, des résultats potentiellement décevants</a> (V.B.)</p>
<p><a href="http://www.rprudhomme.com/resources/2007+Infra+transport+$28CAE$29.pdf" target="_self">Infrastructures de transport, mobilité et croissance</a> (PDF), par Rémy Prudhomme </p>
<p>Littérature américaine: <a href="http://americandreamcoalition.org/automobility/autoinfo.html" target="_self">nombreux documents sur le rôle de l'automobilité dans la prospérité nord-américaine au XXème Siècle </a></p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/11/bagnole.html" target="_self">Vive la bagnole</a><strong>, </strong>un cri du coeur déjà ancien, où j'évoquais déjà la relation mobilité-prospérité.</p>
<p>&gt;&gt; <a href="http://www.objectifliberte.fr/transports/" target="_self">La rubrique "transports" d'ob'lib'</a><strong> <br /></strong></p>
<p>-----</p>
<p> </p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/Y_ZVvtVh8UQ" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Vidéo: "Sauvetages bancaires en UE, qui paye, où va l'argent ?"</title>
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        <published>2013-02-27T14:04:00+01:00</published>
        <updated>2013-02-27T14:10:05+01:00</updated>
        <summary>Hier soir sur Arte, un bon documentaire sur le "sauvetage" des banques Irlandaises et Espagnoles, qui déroule la thématique suivante, que j'ai fait mienne depuis le début de la crise: "Il faut laisser les banques faire faillite, leurs créanciers manger...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Hier soir sur Arte, un bon documentaire sur le "sauvetage" des banques Irlandaises et Espagnoles, qui déroule la thématique suivante, que j'ai fait mienne depuis le début de la crise: </p>
<p>"Il faut laisser les banques faire faillite, leurs créanciers manger les pertes, et ne pas transférer les pertes aux contribuables. Dans une société libre et responsable, on doit bénéficier de son succès mais supporter le poids de ses échecs." <br /><br />L'occasion de saluer Arte qui, sur nombre de sujets, ose donner un temps d'émission à des voix discordantes du politiquement correct majoritaire. <br /><br />Voici la vidéo, 52 minutes. </p>
<p><iframe allowfullscreen="true" frameborder="0" height="340" src="http://www.arte.tv/guide/fr/embed/048116-000/medium" style="width: 600px; height: 340px;" width="600" /> </p>
<p> </p>
<p><em>Si la vidéo ne s'affiche pas bien, voici le lien:</em><br /><em><a href="http://www.arte.tv/guide/fr/048116-000/quand-l-europe-sauve-ses-banques-qui-paye" target="_self">http://www.arte.tv/guide/fr/048116-000/quand-l-europe-sauve-ses-banques-qui-paye</a> </em></p>
<p><br /><strong>Si vous n'avez pas le temps de regarder toute la vidéo, en  voici les grandes lignes :</strong> <br /><br />- Les banques irlandaises ou espagnoles sont "sauvées" dans la plus grande opacité. Les listes de créanciers sont tenues secrètes, alors que des milliards d'argent public sont en jeu.</p>
<p>- Les créanciers sauvés sont en grande partie de grandes banques ou de grands assureurs Allemands, Français, ou d'autres pays considérés comme en meilleure santé que les autres au sein de l'UE. Lorsqu'un Wolfgang Schaüble (interviewé dans le documentaire) affirme qu'il est normal que les Irlandais paient pour leurs mauvaises dettes, il oublie juste de préciser qui était le dealer. </p>
<p>- Les pertes dans les bilans des banques espagnoles en cours de renflouage sont très sous estimées. Les investissements immobiliers fantômes sont encore comptés à un pourcentage ridiculement élevé de leur valeur initiale au sein de leurs bilans: anticiper de nouvelles pertes serait sage. </p>
<p>- Les officiels interrogés (Schaüble, Almunia, Guindos...) manient la langue de bois comme personne, mais n'utilisent in fine que la rhétorique de la peur pour justifier l'absence totale de transparente de leurs opérations. </p>
<p>- Le transfert des pertes des banques irlandaises sur les contribuables irlandais a été imposé au gouvernement irlandais à la suite d'un véritable chantage. </p>
<p>- Au final, quand les états irlandais et espagnols seront rendus insolvables par ces transferts massifs de mauvaise dette, alors ce seront les contribuables d'Europe du Nord qui seront appelés en renfort... Et la pression sur la BCE pour annuler les créances qu'elle détient deviendra très forte. </p>
<p>- L'Europe reste une grande idée, mais l'Europe des "bailouts" pourrait aboutir à la fin de l'UE, ce qui serait dramatique. </p>
<p>Le documentaire n'est pas parfait (J'aurais aimé qu'un banquier central hors union européenne, <a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/banques-centrales/gerer-des-grandes-faillites-bancaires-en-bon-ordre-la-methode-dinkic.html" target="_self">comme Mladjan Dinkic</a>, nous explique que l'on peut parfaitement liquider des banques prétendûment systémiques...), mais il dit l'essentiel de façon assez compréhensible même pour un non initié. Ceux qui avaient suivi mes papiers sur la crise souveraine apprendront peu de choses nouvelles, mais c'est une bonne entrée en matière sur un sujet que peu comprennent. </p>
<p>------<br /><br /><strong>Initialement publié sur:</strong> <a href="http://www.objectifeco.com/economie/dettes/dettes-europe/sauvetage-des-banques-irlandaises-et-espagnoles-ou-va-largent.html" target="_self">Objectif Eco</a></p>
<p><strong><em>Lire également:</em></strong></p>
<p>- Sauver les banques sans spolier les contribuables, c'est possible : <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html" id="z_bj" title="article 1">article 1</a> (agefi) | <a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/01/la-faillite-seule-regulation-efficace-de-la-finance.html" id="g3cv" title="art 2">art 2</a><br />- <a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/banques-centrales/gerer-des-grandes-faillites-bancaires-en-bon-ordre-la-methode-dinkic.html" target="_self">Liquider une banque systémique, la méthode Dinkic</a><em> </em></p>
<p>Le documentaire donne la parole à Juan Ramon Rallo, de l'institut Juan de Mariana, qui propose (sans succès pour l'instant) au gouvernement espagnol <a href="http://www.objectifeco.com/bourse/actions/banque-finance/gerer-la-faillite-de-bankia-sans-argent-public-une-proposition-concrete.html" target="_self">une gestion ordonnée de la faillite de Bankia</a><em><br /></em></p>
<p>------</p>
<p> </p>
<p> </p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/3YuYPMXcXDU" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Le Mercantilisme, ce "socialisme pour les riches" trop souvent confondu avec le libéralisme</title>
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        <published>2013-01-28T07:27:00+01:00</published>
        <updated>2013-01-27T18:31:00+01:00</updated>
        <summary>Pas une journée sans qu’un politicien ou un article de presse ne constate, en termes souvent dénonciateurs, une évolution “libérale” de la société, souvent qualifiée de “dérive”. Certains en arrivent même à qualifier quelques annonces de François Hollande de "Virage...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Pas une journée sans qu’un politicien ou un article de presse ne 
constate, en termes souvent dénonciateurs, une évolution “libérale” de 
la société, souvent qualifiée de “dérive”. Certains en arrivent même à qualifier quelques annonces de François Hollande de "Virage Social Libéral" !! Grand dieux... <br /><br /> Il
 est navrant de constater 
que tous les maux de l’économie planétaire sont mis sur le dos bien 
large d’un libéralisme fantasmé qui n’existe que dans l’esprit de ceux 
qui ne le connaissent pas. Dans le monde bipolaire de ces personnes 
n’existent que deux organisations de l’économie, la “socialiste”, ou 
plus exactement “sociale-démocrate”,  et la “libérale”. Le monde 
d’aujourd’hui a oublié le nom de la troisième doctrine qui domine l'économie mondiale, à savoir
 le mercantilisme. </p>
<p><strong>&gt;&gt; Lire la suite, au choix, <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/virage-social-liberal-francois-hollande-encore-faudrait-que-liberalisme-ait-deja-reussi-exister-en-france-vincent-benard-618251.html" target="_self">sur Atlantico</a> ou sur <a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/liberalisme/le-liberalisme-nexiste-pas-je-ne-lai-pas-rencontre.html" target="_self">Objectif Eco</a></strong><a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/liberalisme/le-liberalisme-nexiste-pas-je-ne-lai-pas-rencontre.html" target="_self"> </a></p>
<p>---</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/9aQC7IeZf8s" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Trop d'impôt tue l'impôt ? Si seulement !</title>
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        <published>2012-12-17T08:10:53+01:00</published>
        <updated>2012-12-17T08:10:53+01:00</updated>
        <summary>Le paradoxe popularisé par l’économiste américain Arthur Laffer, “trop d’impôt tue l’impôt” tient aujourd’hui du lieu commun. Il signifie que l’augmentation immodérée de certains taux d’imposition favorise les comportements d’évitement par les contribuables, ce qui diminue la base fiscale associée...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Le paradoxe popularisé par 
l’économiste américain Arthur Laffer, “trop d’impôt tue l’impôt” tient 
aujourd’hui du lieu commun. Il signifie que l’augmentation immodérée de 
certains taux d’imposition favorise les comportements d’évitement par 
les contribuables, ce qui diminue la base fiscale associée tellement 
vite que le produit fiscal généré, loin d’augmenter comme l’espère la 
puissance publique, finit par diminuer. Ce principe est exact, 
empiriquement vérifié, et pourtant, l’impôt n’est pas mort, loin s’en 
faut ! Alors, vraie ou fausse, la maxime de Laffer ?</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.economiematin.fr/les-experts/item/2869-exil-fiscal-gerard-depardieu-courbe-laffer" target="_self"><span style="font-size: 11pt;">&gt;&gt; Lire la suite sur Economie Matin</span></a> </p>
<p>-----</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/fEhCGTPllyw" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Leçons du passé non retenues: villes nouvelles et autres chimères publiques</title>
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        <published>2012-11-26T07:07:00+01:00</published>
        <updated>2013-02-02T13:44:46+01:00</updated>
        <summary>Je ne résiste pas à l'envie un tantinet sadique de vous infliger 26 minutes de propagande produite par le ministère de la construction, en 1962, vantant le "renouveau urbain" que constituaient les quartiers HLM et les villes nouvelles. Attention, les...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="html" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/">
&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p&gt;Je ne résiste pas à l'envie un tantinet sadique de vous infliger 26 minutes de propagande produite par le ministère de la construction, en 1962, vantant le "renouveau urbain" que constituaient les quartiers HLM et les villes nouvelles. Attention, les images qui suivent peuvent provoquer un état d'hébétude incrédule. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/HK8L7UFnQSA" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&amp;nbsp;
&lt;p&gt;---&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Pour ceux qui n'ont pas le courage de visionner tout le document&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Dans un "Soviet Style" du plus bel effet, le narrateur nous vante les mérites de l'urbanisme étatisé de masse promu depuis le milieu des années 50, suite aux actions revendicatives de l'Abbé Pierre. Sans résumer toute la vidéo, en voici l'introduction: sur des images en vue aérienne d'une ville nouvelle où les barres disputent l'horizon aux tours, la voix désincarnée nous annonce que : &lt;/p&gt;
&lt;p style="padding-left: 30px;"&gt;&lt;span style="color: #c00000;"&gt;"La où voici 10 ans, s'étendait cette banlieue confuse, anarchique, étriquée dont nous rougissions, se déploient aujourd'hui les images d'un pays neuf"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ton est donné. Pourtant, vers 2'40", éclair de lucidité: le ministère de la construction évoque les ravages du blocage des loyers de l'entre deux guerres, qui a détourné l'investissement privé de la construction, puis les conséquences du conflit lui même. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hélas, l'éclaircie n'est que passagère. En tire-t-on la conclusion que, l'état ayant bien semé la misère de toutes les façons possibles et imaginables, il devrait se retirer du marché du logement, et laisser les forces du marché satisfaire la demande énorme née de la situation extraordinaire de l'après guerre ? Non. Bien au contraire. L'état, nous dit on, "a pris ses responsabilités". A la façon d'un Staline ou d'un Krouchthchev, il va ériger sur deniers publics des millions de logements "tours et barres" pour "résourdre le problème de l'habitat". Dont nous constatons tous, 60 ans plus tard, à quel point il est résolu.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le narrateur nous emmène ensuite dans à peu près toutes les cités à problèmes d'aujourd'hui: Epinay, Sarcelles, Massy, Bobigny, Bron-Parilly, Marseille Nord... A chaque fois, le narrateur -&lt;em&gt;qui, je le rappelle, s'exprime au nom du gouvernement de l'époque&lt;/em&gt;- vante l'inventivité des architectes pour concillier entassement de masse et "une certaine vision de la beauté formelle", dans un sabir fleurant bon le concours public d'architecture où l'important n'est pas de produire un beau bâtiment, mais de flatter l'égo -&lt;em&gt;et, parfois, &lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/01/urbanisme-permis-de-construire-corruption-magouilles-et-penurie-de-logements.html" target="_self"&gt;par dessous la table, le portefeuille&lt;/a&gt;...&lt;/em&gt;-&amp;nbsp; de l'élu local qui devra prendre la décision de lancer le chantier...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles leçons tirer de ce document ?&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Tout d'abord, il montre à quel point la pensée de l'état prétendûment&amp;nbsp; "visionnaire" n'est qu'utilitarisme: il fallait loger du monde ? On a construit des cubes habitables, on les a enrobés de "subtiles variations de volume et de couleur pour créer des surprises dans les perspectives", afin de pouvoir dire qu'on ne faisait pas "que" de la cage à poules. Comment ces quartiers allaient ils vivre ? Quel tissu économique, scolaire, culturel, pourrait s'y développer ? Qu'importe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il est fréquent d'entendre dire par les adversaires du libéralisme que celui-ci ne serait qu'un utilitarisme économique au profit des puissants. Qu'ils regardent cette vidéo. Puis qu'ils viennent nous expliquer comment des promoteurs privés chargés de VENDRE leur production à des acheteurs non contraints et non subventionnés auraient pu produire de telles abominations en série... Le promoteur privé, qui risque sa chemise s'il propose aux gens un produit mal conçu, n'aurait-il pas dû, mieux que l'état, se préoccuper d'esthétique ? Du bon équilibre entre logements et services ? De la desserte des quartiers par des infrastructures adaptées ? Aurait-il pu sombrer dans le gigantisme bétonnant ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Si on considère ce que sont devenus ces quartiers, on se rend compte à quel point les grands plans d'état sont porteurs de risque systémique pour les sociétés. Certes, aucun promoteur privé n'aurait pu prévoir, lui non plus, les changements de la politique migratoire,&amp;nbsp; l'émergence des politiques monétaires laxistes post-étalon or, ou les effets secondaires du renforcement de la prohibition des drogues, et l'effet de ces politiques sur la vie des quartiers. Mais un marché du logement non segmenté, où l'adaptation des individus aux changements sociologiques et économiques serait la règle, aurait aidé les personnes à s'adapter à ces évolutions. Alors qu'aujourd'hui, au contraire, nous trainons comme une cicatrice jamais refermée plus de deux millions et demi de logements de "cités" pas vraiment radieuses dans lesquels nous concentrons tant de problèmes que ceux-ci échappent totalement à notre contrôle, mais nous nous entêtons dans la folie du logement "social". Le même "modèle", reproduit partout, a permis la métastase de ses vices de conception. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Or, les "grandes politiques publiques" sont plus que jamais omniprésentes dans notre quotidien: politique de la ville, du logement, développement à marche forcée des transports en commun, lutte contre le CO2 et "transition énergétique", lutte contre l'étalement urbain... Sur chacun de ces sujets, l'Etat reproduit les mêmes schémas de pensée: Décisions centralisées, étendues par force à toute la population. Et s'il est impossible de prévoir tous les effets pervers de ces "grands desseins" à très long terme, force est de constater qu'ils ont déjà commencé à nous coûter fort cher, en emplois détruits, en impôts augmentés, en dettes irremboursables, en bulles immobilières, et que sais-je encore. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce documentaire de 1962 est un témoignage involontaire et posthume de la fatuité et de la vanité des zélotes du dirigisme public. Hélas, aucune leçon des erreurs passées ne semble avoir été sérieusement apprise. Et l'on préfère mettre tous les problèmes de notre société sur le grand méchant marché... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-----&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Post scriptum:&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a pas de rapport direct au premier abord, mais dans cet article, &lt;a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424127887324735104578120953311383448.html" target="_self"&gt;Nassim Taleb (the black swan) décrit les 5 règles qui régissent les économies non-fragiles&lt;/a&gt;, auxquelles je ne puis qu'adhérer sans réserve : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Considérer l'économie comme un animal souple, adaptable et imprévisible, et non comme une machine aux rouages bien huilés.&lt;br /&gt;(2) Favoriser les business models qui apprennent de leurs erreurs et non ceux qui les transmettent à toute la société. &lt;br /&gt;(3) Ce qui est petit est beau ET efficient.&lt;br /&gt;(4) On progresse mieux par essais et erreurs que par applications de grandes théories académiques. &lt;br /&gt;(5) Ceux qui décident doivent jouer leur propre argent, leur propre peau, pas l'argent des autres. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous constaterez aisément que les grands plans urbains publics n'en respectaient aucune, pas plus que les grands desseins bureaucratiques qui sont apparus depuis.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-----&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lire également :&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/09/logement-social-pas-la-solution-mais-le-probleme.html" target="_self"&gt;Le logement social n'est pas la solution, mais un des problèmes de la crise du logement&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
"&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/12/le-logement-social-.html" target="_self"&gt;le logement social remplit-il sa mission sociale ?&lt;/a&gt;"
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/logement/" target="_self"&gt;Autres articles "logement" de ce blog&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.scribd.com/doc/80163334/" target="_self"&gt;Mon livre, pdf gratuit, "logement, crise publique, remèdes privés"&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/03/crise-du-logeme.html" target="_self"&gt;Résumé du livre&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/03/crise-du-logeme.html" target="_self"&gt; et principales propositions pour sortir de la crise&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;-----&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Spirale de la dette: peut-on croire les prévisions du gouvernement ? </title>
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        <published>2012-11-16T07:04:00+01:00</published>
        <updated>2012-11-15T21:43:54+01:00</updated>
        <summary>Que valent les prévisions budgétaires du gouvernement ? Est-il réaliste d'envisager un retournement de la courbe de la dette en 2014, comme l'affirme le ministre des finances ? Une tribune initialement publiée par Atlantico Le ministre des Finances Pierre Moscovici...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><em>Que valent les prévisions budgétaires du gouvernement ? Est-il réaliste d'envisager un retournement de la courbe de la dette en 2014, comme l'affirme le ministre des finances ? Une tribune initialement <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/croissance-08-inversement-courbe-dette-en-2014-quelles-consequences-pour-france-lorsqu-faudra-faire-aveu-echec-vincent-benard-545806.html" target="_self">publiée par Atlantico</a></em><br /><br />Le ministre des Finances Pierre Moscovici vient
 d’annoncer qu’il espérait “inverser la courbe de la dette”, 
c’est-à-dire réduire le ratio dette/PIB, dès 2014, et que l’économie 
française dégage 0,8% de croissance dès 2013. <strong>On est en droit de se demander si ces espoirs reposent sur autre chose que la méthode Coué. </strong></p>
<p>Le
 FMI*, dont les dernières prévisions d’octobre, à défaut d’être toujours
 exactes, sont généralement moins fantaisistes, anticipe quant à lui que
 la croissance française n’atteindra que 0.4% en 2013 et 1.1% en 2014. 
Dans ces conditions, la dette brute (<em>le seul chiffre qui compte vraiment, celui de la dette dont il faut servir l’intérêt</em>)
 de l’État français progresserait encore de 92 à 92.9% la même année. 
Stabiliser la dette à 92%, sans même parler de la réduire, nécessiterait
 19 milliards d’euros d’effort budgétaire supplémentaires. <strong>Or, rien dans les annonces du gouvernement, ne permet d’entrevoir les réformes d’une telle importance.</strong></p>
<p><strong><br /></strong></p>

<p style="text-align: center;">
<img alt="Dette-brute" border="0" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017d3db78037970c-800wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto; border: 1px solid black;" title="Dette-brute" /><br /><strong><em>évolution de la dette publique française brute, %PIB<br /></em></strong></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;"> Pire encore, <strong>il est probable que les prévisions du FMI, malgré leur pâleur, soient encore optimistes. </strong>Car
 le gouvernement a choisi d’augmenter le coût du capital investi en 
France, au nom d’une prétendue justice fiscale, qui aura surtout pour 
effet de poursuivre la hausse du chômage hors de contrôle que nous 
connaissons. De fait, <strong>nos entreprises sont à la peine pour maintenir un appareil productif capable de rémunérer notre coût du travail</strong>,
 comme en témoigne la Marge Brute d’Autofinancement des entreprises 
produisant en France <a href="http://www.contrepoints.org/2012/08/07/92969-vers-une-depression-en-france-2" target="_self">passée de 31% du PIB en 1990 à 24% en 2011</a>. 
</p>
<p>Et,
 question coût du travail, ce n’est pas le “crédit d’impôt” annoncé, 
représentant 1% du PIB, étalé sur plusieurs années et perceptible 
seulement à partir de 2014, qui changera vraiment l’équation financière 
désastreuse qui frappe nos entreprises, d’autant plus que d’ici là, 
parions que Bercy s’ingéniera à reprendre d’une main ce que le 
gouvernement aura donné de l’autre. Dans ces conditions, et alors que 
nos voisins du Sud voient les difficultés s’accumuler, les raisons de 
craindre un recul du PIB ne manquent pas, comme en témoignent les 
indices PMI européens qui sont tous en zone rouge, y compris en 
Allemagne. Non, <strong>on ne voit pas d’où pourrait venir “le 
retournement de cycle” que notre président semble attendre comme on 
espère la pluie après une sécheresse. </strong></p>
<p>En revanche, les mauvaises surprises budgétaires ne sont pas à exclure. De nouveaux <em>haircuts</em>
 sur la dette de la Grèce pourraient se solder par 20 Mds de pertes sur 
la part française de l’aide consentie à Athènes. Que Mariano Rajoy se 
décide enfin à faire appel à l’aide du MES - <em>Et comment pourrait-il l’éviter ?</em>-
 et un appel de fonds aux États contributeurs alourdira nos dépenses de 
quelques dizaines de milliards de plus. Que les 90 milliards d’actifs 
douteux de Dexia accusent de nouvelles dépréciations, et la 
“recapitalisation” excèdera les 5 Mds que le gouvernement vient de 
concéder. Les déficits sociaux ? On voit mal quelle réforme pourrait en 
enrayer la hausse, alors que le gouvernement s’est empressé de revenir 
sur la pourtant bien timide réforme des retraites du quinquennat 
précédent.</p>
<div>
<div>
<ul title="Aller à la page précédente">
</ul>
</div>
</div>
<p><strong>Osons ce pronostic 
noir: non seulement la courbe de la dette ne s’inversera pas, mais sa 
pente ne s’infléchira pas, en tout cas pas dans le bon sens. </strong>Ajoutons
 à cela que le décollage des pays émergents, et des opportunités de bons
 placements qui s’y développent,  rend de moins en moins désirables des 
titres de dette française aux taux historiquement bas, alors que le 
risque souverain perçu sur notre pays ne pourra qu’augmenter. Que M. 
Moscovici annonce sous quelques mois que les objectifs de stabilisation 
de la dette ne pourront être tenus, et les taux d’émissions de la dette 
française rejoindront, au mieux, leur moyenne historique, sans parler de
 la réaction probablement négative des agences de notation. L’Agence 
France Trésor devra lever 170 Mds en 2013, dont 108 de Roll Over de 
prêts existants et 62 de dette nouvelle... Hors coups durs. <strong>Que 
la perte de confiance dans l’économie française soit plus importante, et
 que nos taux d’adjudication atteignent ceux de l’Italie ou de l’Espagne
 (plus de 6% à 10 ans), et ce sera une dizaine de milliards annuels 
supplémentaires qu’il faudra consacrer au service annuel de nos 
obligations. </strong>Qui s’accumuleraient chaque année. Qu’il faudrait 
déduire des autres dépenses de l’état pour espérer rétablir l’équilibre 
de nos dépenses publiques, conformément aux engagements pris en votant 
le TCE. </p>
<p>Que faire ? <strong>Un tel rétablissement
 des comptes publics est inenvisageable hors <a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/06/deux-mots-pour-sortir-la-france-de-la-crise.html" target="_self">de réformes d’un tout autre
 calibre</a> que celles menées jusqu’ici, tous gouvernements confondus. </strong>Fiscalité,
 Code du travail, arrêt des cautions apportées aux canards boiteux de 
l’Europe ou du soutien aux entreprises non rentables, véritable réforme 
des faillites bancaires sans intervention des contribuables, 
privatisations massives, y compris en matière de protection sociale, fin
 des professions protégées, réduction drastique de l’économie 
subventionnée... <strong>Mais un gouvernement de gauche encore très 
idéologique peut il porter de telles révolutions auprès de sa majorité 
ou de son électorat ? </strong></p>
<p><em>------<br /><strong>Note :</strong> * <a href="http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2012/02/weodata/index.aspx" target="_self">Source:  World economic outlook database, octobre 2012</a>  <br />------<br /><strong>Lire également : <br /></strong></em></p>
<p>- <a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/05/dette-publique-piege-mortel.html" target="_self">Le piège mortel de la dette publique</a><br />- <a href="http://www.objectifliberte.fr/2004/10/le-drapage-de-n.html" target="_self">L'explosion de nos dépenses publiques nous emmène droit dans le mur</a> (écrit en 2004)<br />- <a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/06/deux-mots-pour-sortir-la-france-de-la-crise.html" target="_self">Deux mots pour nous sortir de la crise: "Objectif Liberté"</a><em><strong> </strong></em></p>
<p><em>------<br /></em></p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/UndhZXcVWgc" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Et si on libéralisait enfin l'offre privée de transports collectifs ?</title>
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        <published>2012-11-12T07:04:00+01:00</published>
        <updated>2012-11-12T00:05:02+01:00</updated>
        <summary>L’histoire suivante est rapportée par rue 89. Des personnes utilisent les sites de co-voiturage pour recruter des clients “longue distance” pour effectuer des trajets tels que Paris Lille (18 Euros) ou Paris Bruxelles (25 Euros), soit à peu près le...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>L’histoire suivante est rapportée par rue 89. <a href="http://www.rue89.com/2012/11/01/covoiturage-les-magouilleurs-prennent-le-volant-236620">Des personnes utilisent les sites de co-voiturage </a>pour
 recruter des clients “longue distance” pour effectuer des trajets tels 
que Paris Lille (18 Euros) ou Paris Bruxelles (25 Euros), soit à peu 
près le même prix que ce que le client aurait payé en partageant en 2 la
 facture d’un co-voitureur “non commercial”. L’article évoque 120 Euros 
de marge brute par trajet, mon calcul m’en donne plutôt 100. “Momo”, le 
chauffeur interviewé par le magazine est vigile de nuit en semaine et 
arrondit ses fins de mois en convoyant des passagers occasionnels le 
week end. <br /><br /><strong>La mentalité française contre les entrepreneurs</strong><br /><br />L’article
 de rue 89, en bonne publication française, insiste bien sur le 
caractère illégal de l’aventure, sur ce que risquent (je cite) les 
“magouilleurs” qui font le “taxi clandestin”, et que “le fait de faire 
payer des gens pour les transporter<a href="http://https//www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/getNotice.do?cerfaNotice=50666&amp;cerfaFormulaire=11416"> nécessite</a>
 une licence de transport ou une carte professionnelle de tourisme”. Il 
nous informe que le site leader de mise en relation de covoitureurs 
(covoiturage.fr) lutte plutôt mollement contre “cette fraude”. Bref, 
pour Rue 89, ce que fait Momo, c’est mal. Pas question de s’interroger 
sur les implications économiques de l’existence de telles activités, ni 
sur la caractère totalement volontaire des échanges ainsi conclus. <br /><br />Pourtant,
 le petit business de Momo et de tous ceux qui améliorent leur revenu de la 
même façon, devrait d’abord être une belle histoire d’entrepreneurs dont
 on célèbrerait la débrouillardise, et non le prétexte à dénoncer 
d’infâmes travailleurs au noir.</p>
<p> </p>

<br /><strong>Une demande réelle en attente d’une offre légale</strong><br /><br />Ce
 système de covoiturage par camionnette ou voiture de grande contenance 
existe dans de nombreux pays, et est connu dans les DOM-TOM sous le nom 
de Taxi-Brousse. Le business de tous les Momo de France prouve qu’il 
existe une demande pour des lignes de transport plus ou moins régulières 
et low-cost entre agglomérations, moins confortables ou rapides qu’un TGV 
mais bien moins coûteuses. <br /><br />Or, malgré un récent léger assouplissement des <a href="http://www.minefi.gouv.fr/notes_bleues/nbb/nbb154/transpor.htm">lois de 1934</a>
 qui interdisent à des transports routiers de concurrencer la SNCF... 
Sans l’accord de cette dernière, la création de telles entreprises de 
transports n’est pas libre en France. Tout au plus le grand groupe 
Cariste <a href="http://www.lefigaro.fr/societes/2011/11/23/04015-20111123ARTFIG00695-la-sncf-se-prepare-a-contrer-les-cars-eurolines.php">Eurolines vient d’être autorisé</a>
 à exploiter des lignes “transfrontalières” mais pouvant embarquer ou 
débarquer des passagers entre deux points en France. Mais là encore, 
cette ouverture de ligne a du faire l’objet d’une licence concédée à 
contrecoeur par l’état, et contre un lobbying intense de la SNCF, qui, 
finalement, va utiliser sa filiale de droit privé Keolis pour préparer 
un projet concurrent (on suppose qu’ils n’auront pas de problème pour obtenir l’autorisation !).
 D’ailleurs, la SNCF fait aujourd’hui rouler plus de bus régionaux que 
de trains, les bus étant nettement plus flexibles et rentables. <br /><br />Vous
 me direz que si, “au black”, Momo ne descend pas au dessous du prix de 
covoiturage, son activité ne serait plus rentable s’il devait payer 
toutes les charges afférentes. C’est oublier que si l’activité était 
libre, le service rendu par Momo ne le serait pas quasi clandestinement 
sous pseudonyme sur des sites de covoiturages, mais “en clair”, avec une
 bonne information des usagers pouvant faire jouer la concurrence et 
réduire le bénéfice de notre “Momo” à 60 ou 80 Euros par trajet. Mais 
surtout, si la demande le justifiait, d’autres Momos pourraient affréter
 des cars de taille variable, et de confort divers, permettant 
d’embarquer plus de 8 passagers, abaissant le coût unitaire du voyage. <br /><br />En
 Grande Bretagne, ou le transport inter-urbain par bus est libre, 
traverser l’Angleterre pour un coût raisonnable, par des lignes de bus 
confortables, est tout à fait possible, et un Londres Paris par Megabus 
coûte 15£ (#19€) en période normale. Aux USA, Megabus, BoltBus et 
d’autres transporteurs privés effectuent plus de 50% de Km x passagers 
de plus que l’équivalent local de la SNCF (public et aussi mal géré), 
Amtrack, dans le “corridor nord est” des USA, Washington-NewYork-Boston.
 <br /><br /><strong>Pas que l’interurbain !</strong> <br /><br />Mais
  pourquoi se limiter au transport Inter-urbain ? L’intra-urbain aurait 
également tout à gagner d’une telle libéralisation du droit d’offrir ses
 services de transports. <br /><br />Regardons
 outre atlantique ce pays que d’aucuns croient “ultra libéral”, les USA.
 Là bas aussi, les services de “dollar van” ou de “jitneys” 
(l’équivalent du taxi brousse) sont sévèrement réglementés, voire 
illégaux. Cela date des années 50-60, où les grandes villes ont préféré 
étatiser leurs compagnies de transport en faillite plutôt que de les 
restructurer. Pour ne pas creuser un peu plus le déficit public, nombre 
de villes ont décidé de limiter ou d’interdire la concurrence du transport privé.
 Le résultat: mis à part New York, Chicgo et Boston, la part de marché 
des transports en commun publics des villes US reste faible (nettement 
inférieure à 10%) et affiche un déclin régulier. 
<p style="text-align: center;">
<img alt="Jitney" border="0" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017ee4fcbd3e970d-800wi" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto; border: 1px solid black;" title="Jitney" /><em><strong>Un Jitney à Atlantic City</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><br />Pourtant, à New York, <a href="http://www.theatlantic.com/national/archive/2011/10/the-illegal-private-bus-system-that-works/246166/">suite à une “semi légalisation” des Dollar Vans</a>
 sous l’action d’associations libertariennes, dans les années 90, les 
minibus privés emploient 850 chauffeurs et  transportent jusqu’à 120 000
 passagers par jour, sont rentables, comblent les insuffisances du 
transport public... Mais sont persécutés par la mairie car ils font du 
“hélage”, alors qu’ils devraient se cantonner au transport sur appel, 
selon les termes de leur licence... quand ils font l’effort de 
l’obtenir. Mais qu’importe: les 120 000 personnes qui bénéficient du 
services, apparemment, ne s’en portent pas plus mal. <br /><br />Houston,
 au Texas, a légalisé les Jitneys en 1994.  Aujourd’hui, ces véhicules 
de 4 à 15 places se spécialisent surtout dans les trajets de périphérie à
 périphérie, ou dans la desserte des “points chauds” nocturnes, là où 
les lignes régulières ne peuvent pas être concurrentielles. <br /><br />D’autres formes de transport privé apparaissent: ainsi, <a href="http://ti.org/antiplanner/?p=7050">6 géants de l’informatique</a>, dont Apple et Google à San Francisco et Microsoft à Seattle, ont développé leur propre service de busing
 à destination de leurs employés, totalement insatisfaits des services 
de transport centraux incapables de desservir convenablement des 
“banlieues” comme Redmond, Cupertino ou San Jose. <br /><br />Bref,
 il y a beaucoup de place dans les villes d’aujourd’hui pour du 
transport collectif privé par bus de toutes tailles, pour peu que les 
autorités laissent les initiative éclore. <br /><br /><strong>Libérons l’offre de transports collectifs !</strong><br /><br />En
 France, trois lobbies très puissants s’opposeraient à une telle 
ouverture à la concurrence du transport. D’une part les régies publiques
 de transport, qui, aujourd’hui, ne tirent que 20% de leurs revenus de 
la billetterie (en province, 40% à Paris), et le reste de taxes (le 1% 
transport des “cotisations patronales”) et de subventions.  Ensuite, les
 gros opérateurs privés de transports qui obtiennent des contrats de 
sous-traitance auprès des municipalités, mais qui prennent bien soin 
d’en conserver le caractère monopolistique. Enfin, les Taxis*, qui 
vivent fort bien du rationnement du nombre de licences mises en 
circulation, au point qu’à Paris, la situation de pénurie est devenue 
caricaturale, verraient d’un très mauvais oeil une concurrence moins 
chère émerger. <br /><br />Mais
 malgré toutes les subventions dont ils disposent, malgré toutes les 
avanies que nos élus font subir aux automobilistes, et hormis le cas 
très particulier de Paris, les transports collectifs peinent à atteindre
 15% de parts de marché dans les aires urbaines de Province (2009**: 
Bordeaux, Lille, Toulouse, 9%, Lyon, 15%), Loin derrière la Voiture 
(49-64%) et la marche (20-32%). La raison en est simple: les grandes 
infrastructures et les gros véhicules de transport public ne peuvent 
être gérés avec la même souplesse qu’une flotte de Jitneys. Or, du fait 
de l’accroissement de la population urbaine, les villes s’accroissent 
par la périphérie, et donc les points d'origines et de destinations des voyageurs se
 multiplient: les transports urbains classiques, conçus pour la desserte
 des centres denses, ne peuvent s’adapter à cette nouvelle donne. C’est 
là que des transports collectifs privés souples peuvent faire la différence. <br /><br />Tant
 que le transport collectif de passagers exigera une licence publique, 
laquelle ne sera accordée que de façon arbitraire et sélective par 
l’état, ces transports resteront chers (tous coûts confondus), et très 
moyennement adaptés à une grande majorité des publics. La libéralisation et l'ouverture à la concurrence de l’offre de taxis, Jitneys, minibus privés pourrait grandement 
contribuer à améliorer l’offre de transports disponibles, réduire la 
congestion globale des infrastructures de transports, y compris des 
transports en commun publics aux heures de pointe, tout en créant des
 opportunités d’emplois nouvelles. <br /><br />------<br /><em><strong>Notes</strong></em><br /><br /><em>*
 Hors du champ de cet article, il existe des moyens de “racheter les 
plaques” des chauffeurs de taxis sans que l’état ne décaisse un centime.
  J’y reviendrai un autre jour. </em><br /><br /><em>** Source “Enquête déplacements ménages 2009 de la communauté urbaine de Bordeaux”, <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=2&amp;cad=rja&amp;ved=0CCoQFjAB&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.lacub.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2FPDF%2Fdeplacements%2Fenquete_menages_deplacements%2Fenquete_deplacements_menages_synthese.pdf&amp;ei=-eufUIKcManN0QX4_YCwAw&amp;usg=AFQjCNGWTNeGkNudKJMd7K5M1O2sCtZ4zQ">PDF</a></em><br /><br />-------<br /><em><strong>Lire également:</strong></em> <br /><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/03/dans-quelle-ville-voulons-nous-vivre-demain.html">Le “développement urbain autour des transports en commun lourds”, un échec patent</a> <br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/03/transports-en-finir-avec-le-grand-fantasme-ferroviaire.html">En finir avec le fantasme ferroviaire</a> <br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2011/05/le-rail-175-metro-grand-paris.html">Métro Grand Paris: les coûts effarants d’un projet à l’intérêt très contestable</a> <br /><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/transports/">Rubrique “transports” d’Objectif Liberté</a><br />-------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/0chtsKAEWHk" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Oui, il faut permettre à Bricorama, et à tous les autres, d'ouvrir le dimanche</title>
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        <published>2012-11-05T07:03:00+01:00</published>
        <updated>2012-11-01T17:49:06+01:00</updated>
        <summary>La question du travail dominical rebondit avec la récente décision de la cour d’appel de Versailles d’interdire à la chaîne Bricorama d’ouvrir le dimanche autour de Paris. Passons sur le caractère injustement discriminatoire de la loi ici invoquée par le...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img alt="Bricorama-small" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00e54ef28dc18834017c32fefcaf970b" height="186" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017c32fefcaf970b-800wi" style="float: left; margin: 0px 15px 10px 0px; border: 1px solid black;" title="Bricorama-small" width="199" />La question du travail dominical rebondit avec <a href="http://www.leparisien.fr/economie/pas-de-dimanche-pour-bricorama-01-11-2012-2283801.php">la récente décision de la cour d’appel de Versailles</a>
 d’interdire à la chaîne Bricorama d’ouvrir le 
dimanche autour de Paris. Passons sur le caractère injustement discriminatoire de la loi
 ici invoquée par le tribunal: les concurrents de Bricorama, la plupart 
détenus par de grands groupes de distribution, peuvent rester ouverts 
parce qu’ils sont implantés dans des “<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9rim%C3%A8tres_d%27usage_de_consommation_exceptionnel">PUCE</a>”, “Périmètres d’Usages de Consommation Exceptionnelle” (<em>Seule la bureaucratie française pouvait créer un tel chef d’oeuvre d’ “art administratif”</em>),
 alors que l’indépendant Bricorama a choisi de répartir des magasins 
plus petits selon un maillage plus fin, mais hors zones privilégiées 
par l’administration. <br /><br />Pour
 sortir de cette situation injuste, certains commentateurs estiment que 
la loi “devrait rajouter le bricolage” parmi les exceptions à 
l’obligation de fermeture dominicale des commerces, au même titre que le
 jardinage. Mais cette façon de procéder ne fait que... bricoler des 
lois mal faites en leur ajoutant des exceptions bancales. Allons au delà
 du cas Bricorama: ce sont tous les magasins qui devraient être 
autorisés à ouvrir le dimanche, selon les souhaits de leurs 
propriétaires. Ce n'est pas à  l'état de décider qui a le droit ou pas le droit d'ouvrir selon des critères abscons et pour le moins peu transparents. Analysons plus en détail les implications de l'ouverture dominicale des commerces. </p>
<p> </p>

<br /><strong>Les bénéfices de l'ouverture dominicale<br /></strong>
<p>Les
 bénéfices économiques de l’ouverture généralisée des commerces le 
dimanche seraient indiscutables, quand bien même cela n'est pas intuitif
 de prime abord. Les sceptiques affirment que l’extension des plages 
d’ouverture ne créera pas de demande supplémentaire, et que le chiffre 
d’affaire des magasins, réparti sur plus de jours, fragilisera les 
petits commerces, incapables de rémunérer plus de force de vente pour un
 volume d’affaires identique.<br /><br />C’est
 oublier que la valeur ajoutée des commerces réside autant dans les 
produits qu’ils vendent que dans leur capacité à les mettre à la 
disposition des acheteurs. Autrement dit, la mise à disposition 
elle-même crée une valeur à la quelle les consommateurs sont sensibles. 
Sans quoi, pourquoi ne pas ouvrir les magasins seulement sur trois ou 
quatre jours, puisque le chiffre d’affaires serait soi disant insensible
 à la durée d’ouverture des magasins ?<br /><br />Le
 surcroît de valeur créée par l’ouverture dominicale présente l’intérêt 
de ne pas requérir d’investissement complémentaire en surfaces de ventes
 : de même qu’une usine tournant en trois-huit rentabilise mieux ses 
équipements qu’une autre qui ne fonctionne que huit heures par jour, 
rentabiliser une installation commerciale sur 7 jours au lieu de 6 
permet de réduire certains coûts fixes liés à l’acte de vente. Il en 
résulte que les commerçants concernés, sous réserve que leur offre 
trouve preneur, peuvent distribuer plus de revenus soit à leurs salariés
 existants sous forme d’heures supplémentaires, soit à de nouveaux 
salariés intéressés par le travail en week-end, tels que les étudiants, 
par exemple, qui voient là autant d’opportunités d’améliorer leur 
pouvoir d’achat, lequel ira à son tour irriguer l’économie.<br /><br /><strong>Des acheteurs en meilleure position vis à vis des vendeurs</strong><br /><br />Si
 gagner 16% de temps d’ouverture passera pour un gain “faible” du point 
de vue des vendeurs, l’ouverture dominicale constitue en revanche un 
gain bien plus important pour les acheteurs. Du point de vue d'une 
personne travaillant du lundi au vendredi, et disposant donc d'un temps 
théorique de 2h par jour de semaine, et de 12 heures le samedi, pour 
effectuer ses achats, soit 22 au total, le fait d'ajouter une plage 
d'ouverture de 12 heures le dimanche augmente son temps "de chalandise" 
de plus de 50 % (34 heures au lieu de 22). Pour nombre de ménages, voilà
 qui crée une sérieuse opportunité pour pouvoir optimiser les achats en 
fonction des goûts et du budget. Si le terme n'avait été réduit à sa 
connotation financière, on pourrait parler "d'augmentation du pouvoir 
d'achat", au sens de “pouvoir mieux acheter”. <br /><br />Comme
 dans tout processus de réallocation de ressources, les ménages 
profitant de l'aubaine achèteront mieux, détournant une part de leur 
budget de consommation vers des producteurs plus efficaces, et les 
ressources qu'ils économiseront de ce fait pourront leur permettre 
d'envisager des achats ou de l'épargne qu'ils n'auraient pu espérer 
sinon. L’ouverture dominicale, du point des vue des consommateurs que 
nous sommes tous, est indiscutablement un choix gagnant. <br /><br />Ceci dit, il convient de mettre en face de ces gains les objections courantes qui sont opposées à l’ouverture dominicale. <br /><br /><strong>“Cela va tuer le petit commerce”</strong><br /><br />Affirmer
 que le petit commerce souffrira de sa moindre capacité à s’adapter 
contre les grandes surfaces est abusif : les petits commerces qui ont 
survécu aux grandes surfaces sont ceux qui ont su démarquer leur offre 
de celles des hypers. Beaucoup de ces petits commerces ont d’ailleurs 
migré dans les allées des galeries commerciales de ces grandes surfaces,
 offrant à nombre de salariés des opportunités d’emploi qui n’auraient 
pas été possibles sans cela : ces commerces là ont tout intérêt à 
l’ouverture dominicale. <br /><br />Certains
 affirment que les commerces de centre ville pâtiront de cette 
concurrence des grandes galeries périphériques : c’est déjà le cas dans 
de nombreuse villes, et il faut sans doute en chercher les causes dans 
l’affligeante stagnation des revenus disponibles après taxes que connaît
 notre pays, ou dans les politiques autophobes menées par nombre de 
municipalités – No parking, no business… Ainsi,
 à Paris, l'économiste Rémy Prud'homme a publié des travaux montrant les
 conséquences des politiques autophobes de l'équipe Delanoë sur la 
vitalité de l'économie locale (<a href="http://www.rprudhomme.com/resources/Art+2007+Mergitur.pdf">PDF</a>).
  Accuser systématiquement la concurrence des grandes surfaces d’être le
 seul problème que vite le petit commerce est un moyen pour les politiciens de détourner 
l’attention de leurs choix politiques les plus discutables (<em><a href="h16free.com/2012/11/01/18394-quand-letat-sabote-le-commerce" target="_self">un autre exemple plus anecdotique chez H16</a></em>). <br /><br />Bien au contraire, de nombreux économistes (<a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/06/grande-distribution-favorise-le-petit-commerce.html">comme Cahuc et Zylberberg, cités ici</a>)
  ont montré que le petit commerce tire mieux son épingle du jeu dans 
les zones où la concurrence entre grandes surfaces fait baisser les 
prix, puisque les ménages ont plus d’argent à consacrer au “commerce de 
niche”. Malheureusement, les lois Raffarin et Galland de la fin des 
années 90, s’ajoutant aux lois Royer des années 70, ont cassé cette 
dynamique, augmentant les marges des distributeurs établis, empêchant 
les nouveaux entrants de s’installer, et par conséquent, réduisant la 
part du budget des familles pour les achats moins “standardisés”. Une 
réouverture de la concurrence entre grandes surfaces redonnerait donc 
largement au petit commerce le bol d’air qui lui permettrait de négocier
 le virage de l’ouverture dominicale avec sérénité. <br /><br /><strong>“Cela va faire monter les prix”</strong> <br /><br />Il
 existe un risque que certains commerces soient enclins à augmenter 
leurs prix, tout simplement parce que leurs coûts variables 
augmenteraient plus vite que leurs coûts fixes ne diminueraient du fait 
de l'allongement des durées d'utilisation des locaux : il faut bien 
payer le personnel qui travaille le dimanche ! De fait, le travail 
dominical, dans certains pays (Canada, Suède, Pays Bas), s'est révélé 
légèrement inflationniste au début, avant que la nouvelle concurrence 
générée par la redistribution des cartes ne force les choses à revenir 
dans l'ordre.<br /><br />Dans
 ce cas, il conviendra pour les magasins de savoir si leurs clients sont
 prêts à payer plus cher pour pouvoir faire leurs achats à un moment qui
 leur convient plutôt mieux, et de moduler leurs horaires en fonction de
 leurs analyses.  Puis la concurrence, si elle existe, les forcera à 
trouver les moyens de ne pas faire supporter la facture à leurs clients,
 en augmentant leur productivité. Toutefois, les limitations actuelles 
de cette concurrence (cf. Plus haut) pourraient réduire cet avantage à 
néant. L’ouverture dominicale sera d’autant plus efficace qu’elle 
s’inscrira dans un cadre concurrentiel amélioré. <br /><br /><br /><strong>“Cela va transformer les employés des commerces en esclaves”</strong><br /><br />Ceci
 dit, les arguments de nature sociale de certains opposants au texte ne 
sont pas à négliger. Il est évident que même en intégrant des garde-fous
 à un éventuel texte de loi, une partie des salariés travaillant le 
dimanche le fera contrainte et forcée par la peur d’être mal vue de sa 
hiérarchie et d’en souffrir professionnellement, quand elle ne subira 
pas “d’amicales pressions” pour accepter des horaires très flexibles.<br /><br />Mais ces comportements d’employeurs peu respectueux des contraintes de leurs salariés existent déjà en semaine. Le
 risque de voir ces comportements étendus au dimanche doit-il servir de 
prétexte à empêcher le travail dominical sur une base volontaire ? Les 
peurs des uns doivent elles brider les opportunités des milliers 
d’autres qui seraient heureux de trouver un job de fin de semaine ? 
Certainement pas.<br /><br />Le
 meilleur moyen de lutte contre les quelques employeurs aux tendances 
esclavagistes est de créer les conditions d’un marché du travail 
dynamique, dans lequel les salariés s’estimant mal traités ont 
l’opportunité de voter avec leurs pieds en changeant facilement 
d’emploi. <br /><br />Malgré
 leurs difficultés actuelles, les économies anglo-saxonnes ont su plus 
que la nôtre développer une culture du respect mutuel entre employeurs 
et salariés, parce qu’il est plus difficile pour un mauvais patron de 
conserver ses employés. L’ouverture dominicale, à elle seule, ne saurait
 suffire à créer une telle dynamique. Mais en augmentant le besoin de 
main d’œuvre dans les commerces, elle participera au développement de 
nouvelles opportunités d’emplois qui permettront d’améliorer la position
 des salariés par rapport à leurs employeurs.<br /><br /><strong>“Et mon jour de foot ? Et mon jour du seigneur ?”</strong><br /><br />Enfin,
 certains arguent que l'ouverture dominicale sonnerait le glas de 
nombreuses activités familiales actuellement fortement concentrées sur 
le dimanche. Outre que cela ne devrait pas être perçu comme un problème 
si cela résulte de libres choix des familles –
 Mais nos élus sont tellement habitués à vouloir faire notre bonheur 
malgré nous que l'on ne s'étonne plus d'une telle rhétorique
 -- l'argument est d'une insigne faiblesse: en étendant la plage 
accessible aux ménages pour le shopping, l'ouverture dominicale permet 
aux ménages qui le souhaitent de redistribuer sur d'autres jours de la 
semaine des activités actuellement plus concentrées sur le dimanche. La 
liberté crée des opportunités, elle n'en supprime pas.<br /><br />La
 question du culte relève clairement de cette logique. Rien 
n'empêcherait une église de s'adapter aux évolutions des populations et 
de répartir ses activités sur d'autres plages. Si le poids de la 
tradition religieuse l'empêche d'accomplir une telle réforme, tant pis 
pour elle. L'immense majorité de non pratiquants que compte le pays n'a 
pas à supporter des contraintes législatives imposées par quelque groupe
 religieux que ce soit, et ce débat dépasse très largement le cadre du 
seul travail dominical ! <br /><br /><strong>“Et ailleurs ?”</strong><br /><br />D'une
 façon générale, le gain économique du travail dominical est réel mais 
pas spectaculaire. C'est plutôt un petit pas dans une bonne direction. 
Mais un petit pas statistique n'en reste pas moins une grande bouffée 
d'oxygène pour ceux qui peuvent améliorer leurs revenus ou leur 
condition salariale de cette façon. <br /><br />Les études exhaustives du phénomène en Europe sont relativement difficiles à trouver. Citons deux exemples.<br /><br />En
 1996, les Pays-Bas ont laissé les municipalités décider d'autoriser ou 
non l'ouverture du dimanche.  La mesure, analysée 10 ans après par le 
ministère néerlandais de l'économie (<a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=875322">Dijgraf Gradus, 2005</a>),
 a été jugée favorable à la croissance, et aucune cannibalisation 
réellement significative des commerces des zones fermées par les zones 
ouvertes n'a été observée. <br /><br />Une étude Allemande portant sur les disparités réglementaires géographiques et dans le temps (<a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=242243">Kirchner – Painter, 1999</a>),
 montre qu'économiquement parlant, les meilleurs résultats sont atteints
 lorsque commerçants et salariés sont libres de négocier l'ouverture 
dominicale sur des bases contractuelles individualisées. Toutefois, 
lorsque politiquement, une telle liberté est difficile à faire voter, la
 décentralisation au niveau des aires communales de la réglementation de
 l'ouverture dominicale donne  tout de même de bons résultats, car la 
souplesse permise alors permet aux communes de s'adapter aux évolutions 
de leur électorat, et d’évaluer la pertinence de leurs décisions à 
l'aune des performances des collectivités voisines ou plus lointaines.<br /><br /><strong>Et si l'on décentralisait ce type de décisions ?</strong><br /><br />Ces
 deux exemples du nord de l'Europe nous montrent qu'à défaut d'unicité 
territoriale de la loi, de bons résultats peuvent être obtenus en 
laissant chaque collectivité locale décider démocratiquement ce qui lui 
conviendra le mieux.<br /><br />Même
 si une libéralisation générale du droit de l'ouverture dominicale 
serait la meilleure solution, car  plus respectueuse des libertés de 
travailler et d'entreprendre, un pis-aller, en cas d'opposition 
politique  incontournable de notre parlement, consisterait à  mettre en 
concurrence les collectivités et de leur laisser décider localement de 
la réglementation applicable, pour que les bonnes expériences puissent a
 la longue s'imposer.<br /><br />Une
 telle méthode dans la réforme est évidemment contraire à notre 
tradition jacobine ultra-centralisatrice. Pourtant, cela serait une 
bonne occasion de jeter les bases <a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/06/localisme-social.html">d'une décentralisation bien plus importante des décisions de politique économique et sociale</a>,
 ce qui constituerait sans doute un moyen de faire sauter bien des 
blocages qui minent encore la société française, faute de pouvoir faire 
accepter nationalement une évolution très libérale de notre cadre 
législatif.<br /><br />La
 question du travail dominicale aurait été un excellent thème pour 
expérimenter une véritable concrétisation du mouvement de 
décentralisation commencé en 1982 avec de bons principes mais  hélas <a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/10/30-ans-de-decentralisation.html">bien mal réalisé dans les faits</a>.<br /><br />--------------<br /><em><strong>Lire également :</strong></em> <br /><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/06/grande-distribution-favorise-le-petit-commerce.html">La grande distribution, un atout pour le petit commerce</a><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/06/localisme-social.html">Décentraliser les politiques sociales, une nécessité</a><br /><br /><em>Mes lecteurs les plus anciens auront noté que j’ai largement recyclé <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/06/travail-dominical.html">un ancien article traitant du même sujet</a>
 en l’adaptant au contexte actuel. C’est tout le problème d’avoir écrit 
sur à peu près tout: se renouveler est difficile ! Alors je ressuscite 
de vieux écrits au gré de l’actualité, en les retouchant à peine.</em> <br />--------------<br /><br /></p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/DHiWjsQL__0" height="1" width="1" /></div></content>



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    <entry>
        <title>Cécile Duflot évoque la réquisition des logements vacants - Une idée inepte et dangereuse</title>
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        <published>2012-10-29T08:13:24+01:00</published>
        <updated>2012-10-29T08:12:48+01:00</updated>
        <summary>À cinq jours du début de la "trêve" hivernale des expulsions locatives, la ministre du Logement Cécile Duflot n'a pas exclu, ce samedi 27 octobre, de mettre en oeuvre la réquisition de logements vacants, "pour accueillir sans-abris et mal-logés". Contester...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><img alt="Attention, cette femme est dangereuse" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017615170ceb970c-800wi" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; border: 1px solid black;" title="Attention, cette femme est dangereuse" />À cinq jours du début de la "trêve" hivernale des expulsions locatives, 
la ministre du Logement Cécile Duflot n'a pas exclu, ce samedi 27 
octobre, <a href="http://www.huffingtonpost.fr/2012/10/27/mal-loges-cecile-duflot-requisition_n_2031121.html">de mettre en oeuvre la réquisition de logements vacants</a>,
 "pour accueillir sans-abris et mal-logés". </p>
<p>Contester cette mesure peut 
aisément vous faire passer pour un sans coeur. "<em>Comment ? Vous préférez 
favoriser le droit des propriétaires à laisser un logement vide alors 
que des sans logis vont mourir dans les rues ?</em>"</p>
<p>De bons sentiments ne font pas une bonne politique. Il convient d'insister sur les effets néfastes d'une réquisition, 
si elle venait à être mise en oeuvre de façon intensive. Cette 
réquisition, loin de résoudre les problèmes des mal logés, signerait 
sans aucun doute la fin définitive de leurs espoirs de trouver un 
logement décent. </p>
<p>J'ai déjà dénoncé cette ineptie en 2010, et l'article n'a pas pris une ride:  "<a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/02/la-requisition-des-logements-vacants-arret-de-mort-du-marche.html" target="_self">La réquisition des logements vacants: une idée inepte, liberticide et socialement calamiteuse</a>"- </p>
<p><em>Egalement <a href="http://www.objectifeco.com/immobilier/business-de-limmobilier/politique-de-logement/duflot-evoque-la-requisition-des-logements-vacants-cette-femme-est-dangereuse.html" target="_self">Reposté sur Objectif Eco</a></em></p>
<p>Bonne Lecture.</p>
<p>--</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/lp17IVn5nuE" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>L’économie du bon sens (6) - L’état est il la source du succès des entrepreneurs ? </title>
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        <published>2012-10-29T07:15:00+01:00</published>
        <updated>2012-10-28T14:41:15+01:00</updated>
        <summary>Barack Obama a lancé une polémique aux USA en déclarant à des chefs d’entreprises que sans l’investissement de l’état, ce qu’ils ont créé n’aurait pu exister, sous entendant que le mérite des réussites entrepreneuriales était d’abord celui de l’état. Cette...</summary>
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            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>
<img alt="You-didnt-build-that" border="0" height="131" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017d3d0eb04b970c-800wi" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; border: 1px solid black;" title="You-didnt-build-that" width="254" />Barack Obama a lancé une polémique aux USA en déclarant à des chefs 
d’entreprises que sans l’investissement de l’état, ce qu’ils ont créé 
n’aurait pu exister, sous entendant que le mérite des réussites 
entrepreneuriales était d’abord celui de l’état. <a href="http://www.contrepoints.org/2012/10/23/101764-you-didnt-build-that-decryptage-de-la-phrase-dobama">Cette phrase, “you did’nt build that”</a>,
 a provoqué l’ire de ses adversaires, puis des contre-réactions tout 
autant enflammées de la gauche américaine. En France aussi, il n’est pas
 rare de voir socialistes  et libéraux s’écharper sur l’utilité 
respective de l’action publique et privée, en de stériles débats de la 
poule et de l’oeuf dont nous sommes friands. <br /><br /><strong>Public contre privé, quel est le vrai débat ?</strong> <br /><br />La
 réflexion du président US est dans la droite ligne du courant de pensée
 néo-socialiste qui, sans nier l’importance de l’entreprise privée, contrairement aux socialismes "durs" d'avant guerre, 
estime que l’état lui est d’essence supérieure. Ce même courant de 
pensée refuse que l’état soit “géré comme une entreprise”, puisque, 
alors que le déficit privé conduit à la mort certaine, le déficit public
 aurait des vertus économiques qui permettraient de “relancer” 
l’économie en crise. <br /><br />Y-aurait-il
 une préséance  de l’économie étatique sur l’économie privée ? Cela 
place-t-il l’état en dehors des “lois de la gravité” qui régissent 
l’économie privée ? </p>
<p> </p>

<br /><br />Pour
 répondre à cette question, évacuons temporairement la nature privée et 
publique des entreprises et de l’état, et considérons les comme des 
boites noires comptables, avec un revenu brut (Chiffre d’affaires ou 
recettes fiscales), des achats extérieurs, et un résultat net de fin 
d’exercice. <br /><br /><strong>De la création de valeur: valeur pour les clients</strong><br /><br />Une
 entreprise crée de la valeur ajoutée pour ses clients, sans quoi elle 
n’aurait aucune raison d’exister. La valeur ajoutée brute de 
l’entreprise est égale à ses revenus moins ses achats. <br /><br />De
 même, n’en déplaise aux plus anti-étatistes de mes lecteurs, l’état 
crée de la valeur ajoutée brute, quand bien même on peut trouver qu’il 
n’en crée pas assez: un voleur arrêté, ou un enfant qui sait lire, sont 
des preuves de l’existence de valeurs ajoutées brutes par l’état. Et le 
fait est que pour l’instant, les contribuables ne se révoltent guère, ce
 qui veut dire qu’ils acceptent de plus ou moins bonne grâce de payer le
 prix demandé par l’état (au sens large, avec les collectivités) pour 
cette valeur ajoutée “brute”. <br /><br />Lorsque
 M. Obama affirme que sans l’éducation produite par les écoles publiques
 ou les routes construites par l’agent des villes et états, l’entreprise
 X n’aurait pu accomplir sa propre création de valeur, on peut lui 
rétorquer que l’entreprise X doit tout autant aux voitures produites par
 Ford, aux ordinateurs Dell, aux logiciels IBM, aux batiments 
d’entreprise “machin”, à l’électricité “bidule”, et ainsi de suite. 
L’entreprise X est cliente d’autres entreprises et “cliente” des 
services vendus par le secteur public, elle n’est pas plus cliente de 
l’état que des autres. Le service public est quant à lui tout ce qu’il y
 a de plus client d’entreprises telles que Dell, IBM, etc... <br /><br />Bref,
 l’état bénéficie de la valeur ajoutée brute crée par les entreprises 
exactement au même titre que les entreprises bénéficient de la valeur 
ajoutée brute créée par l’état, ou de celle créée par d’autres 
entreprises. De ce point de vue, l’état est un apporteur de service 
comme un autre, qui s’insère au sein d’un système de coopération où 
chaque rouage contribue à la production de valeur générale. Et il est 
impossible de prouver que la production de l’état ait plus d’importance 
pour la population que celle du secteur privé, que l’école soit plus 
importante que l’alimentation ou l’automobile. <br /><br />Alors, l’état, une entreprise comme une autre ? Si seulement...<br /><br /><strong>De la création de valeur: fixation de capital pour soi-même</strong><br /><br />La
 grande différence entre l’état US (ou Français) d’un côté, et Dell, 
IBM, et n’importe quelle autre entreprise, est que ces dernières non 
seulement créent de la valeur pour leurs clients, ce qui est leur raison
 d’être, mais créent aussi, sur la durée, de la valeur pour elles mêmes,
 ce qui est la raison pour laquelle elles survivent. Leurs passages à 
vides (années déficitaires) sont l’exception, les bénéfices sont la 
règle. Celles qui détruisent trop de valeur meurent et sont remplacées 
par d’autres, plus performantes, car offrant plus de valeur “brute” pour
 moins de consommation de ressources. <br /><br />Ce
 que Marx appelait le “profit”, en donnant à ce terme une connotation 
péjorative, est simplement la preuve que l’ensemble des ressources que 
l’entreprise a consommées pour satisfaire ses clients (achats, salaires,
 érosion du capital, rémunération des créanciers, et “taxes”, 
correspondant à ses “achats” à l’état, fournisseur un peu particulier) 
vaut moins que la valeur estimée de ses services par ces mêmes clients. 
Ce profit est la valeur ajoutée “ultime” de l’entreprise. Une partie va 
rémunérer les actionnaires (dividendes), l’autre sera conservée dans 
l’entreprise, constituant ses réserves. <br /><br />Comptablement, cela se traduit par une accumulation de fonds propres
 par les entreprises qui survivent et grandissent, qui compense 
largement la destruction de capital qui se produit chez les entreprises 
peu performantes... Prenez n’importe quelle entreprise vivante, ses 
fonds propres, parfois accumulés sur des dizaines d’années, sont 
positifs, signe qu’elle a pu créer de la valeur pour ses clients ET pour
 elle même. Un exemple: si vous additionnez les fonds propres des 
entreprises du Cac40, vous obtenez un total d’environ 800 Milliards 
d’Euros. <br /><br /><strong>L’état, destructeur net de valeur</strong> <br /><br />Or,
 l’état français, lui, selon les documents officiels publiés par le 
ministère des finances, vient d’accumuler 39 exercices déficitaires 
(depuis 1974), et encore, la comptabilité de l’état n’est pas aussi 
sévère que celle d’une entreprise privée, puisque le “déficit” annoncé 
chaque année ne comprend pas les amortissements de son capital, ce qui 
explique d’ailleurs la décrépitude des conditions de travail de 
nombreuses administrations. <br /><br />Pour
 comprendre à quel point l’état détruit plus de valeur qu’il n’en crée 
pour ses “clients”, il suffit de regarder son bilan, que le ministère 
des finances s’est décidé à publier depuis le milieu des années 2000: en
 2010, le bilan de l’état fait apparaître des fonds propres NEGATIFS de 
756 milliards d’Euros. Autrement dit, l’état Français a détruit a lui 
seul a peu près autant de richesses que les entreprises du Cac 40 n’en 
ont crées. <br /><br />L’étude
 des déficits de l’état fédéral américain, et l’état de décrépitude des 
équipements publics de nombres d’état fédérés, laisse penser que les 
institutions publiques américaines n’échappent pas à la même critique. 
Et les hyper-états de l’époque communiste ont largement confirmé 
empiriquement cette propension des états à détruire leur capital, et par 
voie de conséquence leur qualité de service. <br /><br />Tel est la grande différence entre un état et une entreprise: <br /><br />
<p dir="ltr" style="margin-left: 36pt; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">- <strong>L’entreprise</strong> crée de la valeur (brute) pour ses clients et consomme moins de ressources, elle <strong>est donc CREATRICE NETTE de valeur</strong>.</p>
<p dir="ltr" style="margin-left: 36pt; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">- <strong>L’état déficitaire</strong> crée aussi de la valeur (brute) pour ses clients, mais consomme plus de ressources, il <strong>est donc DESTRUCTEUR NET de valeur</strong>. </p>
<p>
<br />La
 plupart des états contemporains détruisent de la valeur, seule leur 
force coercitive leur permet de prélever l’impôt et de ne pas déposer le
 bilan, comme le ferait n’importe quelle entreprise dans la même 
situation comptable. <br /> <br /><strong>Conséquences économiques d’un état fortement destructeur de valeur</strong> <br /><br />L’état
 est donc comparable à une entreprise mal gérée qui subirait un sauvetage 
permanent, par l'impôt et l'endettement. Cela ne vous rappelle rien ? Ah oui, les grandes banques... 
De même que le sauvetage de ces dernières est fort  justement critiqué 
parce qu’il récompense les mauvaises entreprises destructrices de valeur
 au détriment des bonnes, ralentissant de ce fait la création de valeur 
nette par les agents économiques vertueux, le <em>bailout</em>
 permanent de l’état par le contribuable récompense un agent économique 
qui détruit de la valeur nette au détriment de ceux qui en créent. 
L’état ? C'est la destruction de valeur du Crédit Lyonnais plus Dexia... 
Multipliés par 100 ! <br /><br />Et voilà pourquoi de nombreuses études récentes ou anciennes (<a href="http://www.objectifliberte.fr/2004/12/libralisme-et-p.html">comme celle ci, portant sur la période 1961-1998, citée sur mon blog en 2004</a>)
 montrent une assez forte corrélation négative entre le poids de l’état 
dans une économie de l’OCDE et la croissance du PIB: prendre l’argent 
aux meilleurs pour le donner aux nuls rend plus difficile la création de
 valeur nette... <br /><br /><strong>Conséquences sociales</strong> <br /><br />Pire
 encore, la notion de “valeur ajoutée” brute, dans le cas de l’état, est
 de plus en plus évanescente. Car avouez le, sans la peur du percepteur,
 vous ne payeriez pas de votre plein gré pour des services aussi 
médiocres. L’état, qui tient ses clients captifs et qui n’est pas 
 sanctionné économiquement pour sa destruction de valeur, n’est pas 
“naturellement” incité à améliorer ses prestations. Et comme en France, 
il n’y a pas d’aiguillon politique fort capable de remplacer la pression
 du résultat économique, l’état ne compte que sur la conscience 
professionnelle de ses meilleurs agents et dirigeants pour progresser: 
cela est hélas très insuffisant. <br /><br />Pire,
 la qualité de service se dégrade alors que son prix augmente. Ainsi, 
entre 1973 et 2010, l’état a fait passer sa dépense de 36% à 56% du PIB .
 Entre temps, l'illettrisme a progressé, le classement des écoles et des
 universités françaises dans les comparaisons internationales tombe 
année après années, l’équipement de nos hopitaux ne soutient plus la 
comparaison avec la moyenne de l’OCDE (<a href="http://www.oecd.org/fr/els/politiquesetdonneessurlasante/basededonneesdelocdesurlasante2012-donneesfrequemmentdemandees.htm">souce: OCDE</a>), le nombre de victimes officiellement recensées d’actes de violence a été multiplié par 4 (<a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/hcfpsd3.pdf">source Insee</a>),
 sans parler de ceux qui n’osent plus porter plainte, et le chômage, 
dont l’état était censé s’occuper pour notre bien, a été multiplié par 
15. Liste hélas très loin d’être exhaustive. <br /><br /><strong>Conclusion : la privatisation des services de l’état, une nécessité</strong> <br /><br />Barack
 Obama se trompe: les services de l’état n’ont rien de magique par 
rapport à ceux des entreprises, ils ne créent pas plus de valeur a 
priori, mais leur expansion tend à rendre plus difficile l’activité des 
entreprises privées concurrentielles, du moins celles qui agissent sans 
bénéficier du copinage public. Voilà pourquoi il convient de privatiser 
la plupart (*1) des structures supposées apporter un “service”, c’est à 
dire une valeur brute, aux contribuables. <br /><br />En
 France, ces privatisations pourraient concerner les écoles, l’assurance
 maladie, les prestataires de santé, les transports urbain et 
ferroviaires, l’agence France-Trésor, les banques publiques 
d’investissement, les ports, aéroports, réseaux routiers longue et 
moyenne distance, les musées, etc... Rien ne s’oppose techniquement à 
leur privatisation, seuls des préjugés idéologiques et l’intérêt 
matériel bien compris de ceux qui vivent très bien de leur inefficacité 
oeuvrent en faveur du statu quo. <br /><br />Cette privatisation, sous réserve qu’elle crée une véritable mise en concurrence des offreurs de service (<em>et
 non une “fausse privatisation” comme celle de l’eau, par exemple, qui 
n’a fait que distribuer des prébendes à des monopoles privés complices 
de l’état et des villes</em>)  forcera nombre de stuctures ex-publiques à redevenir créatrices nettes de valeur ou à être remplacées par d’autres. Ainsi, nous bénéficierons de beaucoup plus de valeur offerte pour beaucoup moins cher payé ! <br /><br /><strong> --------</strong></p>
<div style="border: 1px solid #C30; background: #D0D0D0; padding: 1em;">
<p><strong>En Résumé  </strong><br /><br />- L’état n’est qu’un offreur de services parmi d’autres, juste un peu plus gros que les autres pour des raisons historiques</p>
<p>- Les services de l’état n’ont rien de magique. Ils ont une valeur et un prix de revient, comme ceux des entreprises privées. </p>
<p>- Les entreprises privées arrivent à vendre leurs services en fixant du capital: ce mode de création de valeur est soutenable</p>
<p>-
 L’entreprise “état” détruit plus de valeur qu’elle n’en crée de façon 
continue: ce mode de création de valeur n’est pas soutenable</p>
<p>-
 Le comblement du gouffre financier de l’état par l’emprunt ou l’impôt 
n’est économiquement pas supérieur au sauvetage d’une banque mal gérée 
par le contribuable. Ce sont deux actions économiquement tout à fait 
similaires et nuisibles</p>
<p>-
 Ceux qui affirment que le déficit public est économiquement producteur 
de richesses sont soit des incompétents, soit des escrocs intellectuels</p>
<p>-
 La privatisation des services actuellement rendus par l’état ne peut 
qu’augmenter leur valeur perçue, tout en en diminuant leur prix de 
revient</p>
</div>
<p>
<br /><br />-------<br /><strong>(*1) Note</strong>:
 <em>Hors du champ de cet article, la bataille fait rage entre libéraux 
classiques et anarcho-libéraux pour savoir si les services comme l’armée
 et la police peuvent être intégralement privatisés. Ma réponse (<a href="http://www.objectifliberte.fr/2010/05/regulation-financiere-et-role-etat-regalien.html">détaillée ici</a>)
 est non, même si des pans de ces activités peuvent être sous-traités au
 privé. En deux mots: les outils du marché ont été conçus pour remplacer
 avantageusement la prédation par l’échange, mais de ce fait ne sont pas
 à mon sens de bons régulateurs de ceux qui continuent de préférer la 
prédation.</em> <br /><br />-------<br /><br /><em><strong>Lire également  :</strong></em> <br /><br /><a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/liberalisme/gerer-letat-comme-une-entreprise-une-revolution-urgente.html">Gérer l'état comme une entreprise, une révolution urgente</a> <br /><br /><a href="http://www.objectifeco.com/economie/politiques-economiques/liberalisme/letat-ne-cree-pas-de-richesses-il-les-detruit.html">L’état ne crée pas de richesses, il les détruit</a><br /><br /><a href="http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/Comptes/2010/Compte_General.pdf">(PDF) Bilan de l'état français fin 2010, source: ministère des finances. </a> <br /><br />-------<br /><em><strong>Les articles de la série « L’économie du bon sens » :</strong></em></p>
<p> </p>
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li><a href="http://www.contrepoints.org/2012/04/24/80581-leconomie-du-bon-sens-1-leconomie-ou-la-mort">L’économie du bon sens (1) : L’économie ou la mort</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/2012/05/03/81400-leconomie-du-bon-sens-2-la-valeur-ajoutee-concept-cle-de-leconomie">L’économie du bon sens (2) : La Valeur Ajoutée, concept clé de l’économie</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/2012/05/12/82867-economie-du-bon-sens-3-pourquoi-letat-intervient-il-dans-leconomie">L’économie du bon sens (3) : Pourquoi l’État intervient-il dans l’économie ?</a></li>
<li><a href="http://www.contrepoints.org/2012/05/26/84572-leconomie-du-bon-sens-la-croissance-economique-pour-quoi-faire">L’économie du bon sens (4) : La croissance économique, pour quoi faire ?</a></li>
<li><a href="https://www.contrepoints.org/2012/05/30/85109-leconomie-du-bon-sens-5-croissance-plus-contre-croissance-mieux-ou-lerreur-keynesienne">L’économie du bon sens (5) : Croissance plus contre croissance mieux, ou l’erreur Keynesienne</a> </li>
<li><a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/10/ecodubonsens-6-letat-est-il-la-source-du-succes-des-entrepreneurs.html" target="_self">L’économie du bon sens (6) : L’état est il la source du succès des entrepreneurs ?</a></li>
</ul>
<p> </p>
<p>-------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/Rjvrw7Xe2Ug" height="1" width="1" /></div></content>



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        <title>Le renforcement de l'encadrement des loyers pénalisera d'abord les ménages les plus modestes</title>
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        <published>2012-10-15T06:59:00+02:00</published>
        <updated>2012-10-13T21:50:02+02:00</updated>
        <summary>Article initialement paru dans "La Revue Parlementaire" (septembre 2012) et sur Objectif Eco. A noter qu'au moment du "bouclage" (mi Août), l'annonce de la sortie du dispositif "Duflot" pour remplacer le Scellier n'était pas encore connue, expliquant l'erreur de l'antépénultième...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><em>Article initialement paru dans "<a href="http://www.larevueparlementaire.fr/pages/RP944/rp944-enjeux-renforcement-encadrement.htm">La Revue Parlementaire</a>" (septembre 2012) et sur <a href="http://www.objectifeco.com/immobilier/business-de-limmobilier/politique-de-logement/le-renforcement-de-lencadrement-des-loyers-penalisera-aussi-les-menages-les-plus-modestes.html" target="_self">Objectif Eco</a>.
 A noter qu'au moment du "bouclage" (mi Août), l'annonce de la sortie du 
dispositif "Duflot" pour remplacer le Scellier n'était pas encore 
connue, expliquant l'erreur de l'antépénultième paragraphe.</em><br /><br />-------<br /><br />
<a class="asset-img-link" href="http://www.larevueparlementaire.fr/pages/RP944/rp944-enjeux-renforcement-encadrement.htm" style="float: left;"><img alt="La-revue-parlementaire-oct2012" border="0" class="asset  asset-image at-xid-6a00e54ef28dc18834017d3cb09ce8970c" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017d3cb09ce8970c-800wi" style="margin: 0px 10px 10px 0px; border: 1px solid black;" title="La-revue-parlementaire-oct2012" /></a>Comme
 annoncé par Mme Cécile Duflot, Ministre du Logement, au 1er Août est 
entré en vigueur un décret interdisant à un propriétaire d'augmenter un 
loyer plus vite que l'indice officiel du prix du logement lors d'un 
changement de locataire dans les agglomérations les plus chères.<br /><br /> <strong>L'encadrement des loyers renforcé</strong><br /><br />
 Auparavant, le loyer était libre à la signature du bail, mais ne 
pouvait augmenter annuellement plus vite que l'indice officiel du 
logement (IRL) qui suit peu ou prou l'indice officiel des prix à la 
consommation. Rappelons que jusqu'en 2005, c'est l'indice des coûts de 
la construction (ICC) qui servait de référence à la réévaluation des 
loyers, non sans conséquences: l'ICC, de 1965 à 2000, a évolué bien en 
deçà de l'indice des prix, aussi l'habitude a-t-elle été prise de 
profiter du changement de locataire pour réévaluer les loyers à la 
signature d'un nouveau bail.<br /><br /> Le changement d'indice n'a pas fait
 disparaître cette singularité, car dans les agglomérations les plus 
dynamiques, le prix du logement à l'achat tend à augmenter beaucoup plus
 vite que l'inflation depuis 1997. Même si la hausse des loyers n'est 
pas aussi importante, elle a tout de même atteint 50% à Paris au cours 
de la dernière décennie, soit deux fois l'inflation. La hausse moyenne à
 la relocation est de 8% à Paris et 5% dans le reste de la région Ile de
 France (1). Le décret se propose de la limiter au niveau de l'IRL, soit
 1.1% en 2011. Dans le cas où le précédent locataire était resté très 
longtemps dans les lieux, induisant un loyer en retard par rapport au 
prix moyen du marché, le rattrapage ne pourra excéder 50% de la 
différence.<br /><br /> Comment les propriétaires réagiront-ils à cette nouvelle limitation de leur liberté contractuelle ?<br /><br /> <strong>Des rendements de plus en plus faibles</strong><br /><br />
 Aujourd'hui, le rendement locatif brut moyen d'un bien immobilier est 
passé de 5% en 1997 à 2.5% en 2010 en région parisienne, et de 6% à 
moins de 4% en province. Car si les loyers ont augmenté de 50% à Paris, 
les prix à l'achat, eux, ont fait un bond de 149% dans la même période 
(2). La moindre augmentation des loyers s'explique d'une part par leur 
encadrement, d'autre part et surtout par la baisse des taux d'intérêts 
rendant extrêmement compétitif l'achat par rapport à la location.<br /><br />
 A ces rendements bruts déclinants, le bailleur doit retrancher une 
fiscalité galopante : CSG (passée à 15.5% début 2012), impôts sur le 
revenu, voire ISF... Il ne peut déduire que 14% de sa base imposable 
pour travaux contre 30% avant 2004*. Il est donc compréhensible qu'il 
essaie de profiter de toute "fenêtre de tir" en marché haussier pour 
réévaluer le loyer de son bien, simplement pour que son capital 
immobilisé continue de lui rapporter un peu. D'ailleurs, en cas de 
marché baissier, les locataires ne se privent pas, tout à fait 
normalement, de négocier des baisses, et personne ne songerait à les en 
empêcher, fort heureusement.<br /><br /> Au départ d'un locataire, le 
bailleur, s'il estime le plafond imposé par l'état trop bas, ne sera 
aucunement obligé de relouer. Il aura comme alternative la revente, à 
des niveaux de prix qui excluent totalement les ménages simplement 
"moyens" aujourd'hui, ou la conservation d'un logement vacant, comme 
réserve de valeur, car en ces temps d'incertitude sur le futur de la 
monnaie, nombreux sont ceux qui préféreront conserver un actif tangible.<br /><br /> <br /> <strong>Des logements attractifs mais vacants</strong><br /><br />
 Revenons sur l'apparent paradoxe que constitue la présence simultanée 
d'appartements vacants et d'une pénurie de bons logements, forçant les 
loyers à la hausse et condamnant de nombreux ménages modestes à occuper 
des logements insalubres, voire pas de logement du tout (3).<br /><br /> Sur
 le 1.9 million de logements vacants que compte le pays (4), selon 
l'INSEE, environ 22% ne sont ni en grande vétusté, ni dans une ville à 
faible demande, ni mis en vente, ni bloqués par succession difficile, ou
 en vacance temporaire entre deux locations. Ce sont donc environ 400 
000 logements en zones "tendues" qui pourraient trouver facilement un 
locataire mais que leurs possesseurs laissent volontairement vides.<br /><br />
 Que les rendements locatifs faibles combinés à une fiscalité lourde ne 
séduisent guère, soit. Malgré tout, le sens commun suggère qu'un 
propriétaire devrait préférer un rendement faible à pas de rendement du 
tout, ne serait-ce que pour payer sa taxe foncière. C'est sans compter 
sur le risque que constitue, aujourd'hui, un locataire mauvais payeur, 
qui peut rester 18 à 24 mois dans son logement s'il est "bien" 
conseillé, en usant et abusant des recours législatifs possibles. Aussi 
les conflits pour non paiement de loyers sont-ils en progression 
constante, et si 100 000 jugements d'éviction ont été prononcés en 2010,
 nombreux sont ceux qui ne sont pas exécutés dans des délais 
raisonnables. En outre, les mauvais locataires sont rarement les plus 
soigneux: les propriétaires récupèrent souvent leur logement détérioré. 
En cas de mauvaise location, non seulement le bailleur ne pourra pas 
revendre le logement mal occupé, mais en plus, il perdra de l'argent. La
 combinaison de l'encadrement des loyers et d'une grande protection des 
mauvais payeurs a transformé l'immobilier en placement à la fois peu 
rentable et de plus en plus risqué... Un signe qui ne trompe pas: les 
investisseurs institutionnels, qui ont représenté jusqu'à 25% du marché 
locatif privé dans les années 70, n'en représentent plus que 3% 
aujourd'hui.<br /><br /> <strong>Les familles modestes pénalisées</strong><br /><br />
 Le renforcement de l'encadrement des loyers ne peut que renforcer la 
désincitation à la location des logements existants et à 
l'investissement locatif. Ajoutons que compte tenu de l'orientation 
idéologique du gouvernement, les propriétaires n'anticiperont 
certainement pas un rééquilibrage des lois gérant la relation entre 
propriétaires et locataires en leur faveur, accentuant la perception du 
risque de perte sur investissement précédemment décrit.<br /><br /> Ces 
premières mesures gouvernementales vont tarir un peu plus 
l'investissement locatif et donc l'offre de logements décents et 
abordables. En outre, elles renforceront les exigences des bailleurs 
quant aux garanties exigées des aspirants locataires: cela nuira aux 
familles les plus modestes, dont les prochains rapports de la fondation 
Abbé Pierre souligneront, année après année, l'infortune croissante.<br /><br /> <br /><br /> <strong>Les solutions que nous ne verrons pas</strong><br /><br />
 Nous avons vu que le privé ne serait guère incité à produire les 350 
000 logements annuels rêvés par Mme Duflot. L'état n'aura sans doute pas
 l'argent nécessaire pour financer les 150 000 logements sociaux 
annoncés, et il est peu probable**
 qu'il puisse renouveler des dispositifs de subvention de type "Robien" 
ou "Scellier", ce qu'il ne faut pas regretter, tant ces béquilles 
fiscales conduisent le plus souvent à une très mauvaise allocation des 
ressources.<br /><br /> Les pistes explorées par le gouvernement se bornent à
 rafistoler le triptyque "logement social - niches fiscales - 
encadrement des baux" appliqué sans faiblir par la gauche comme la 
droite depuis l'après guerre et qui a amplement prouvé son incapacité à 
améliorer les conditions de logement des plus modestes. Un changement de
 paradigme fondé sur une plus grande liberté des acteurs privés du 
logement serait à même de renverser cette spirale de l'échec: une 
libéralisation foncière non limitée au secteur public abaisserait 
fortement les coûts du logement neuf (5), forçant l'ancien à revenir à 
des niveaux raisonnables. Les loyers baissant moins vite, les rendements
 locatifs redeviendraient plus attractifs, incitant les propriétaires à 
ne pas laisser vide leurs logements, et les investisseurs, notamment les
 institutionnels, à revenir sur un marché qu'ils ont depuis longtemps 
déserté, et ce sans recours à de coûteux cataplasmes fiscaux.<br /><br /> 
Enfin, un moindre laxisme vis à vis des mauvais payeurs, loin d'être 
inhumain, créerait au contraire une véritable incitation à la remise sur
 le marché de logements attractifs mais aujourd'hui vacants, soulageant 
la peine de ménages aujourd'hui maintenus à la porte du logement. Le 
Québec, où l'on expulse rapidement les mauvais locataires, même en 
hiver, ne connaît pas de pénurie de logement locatif, les ménages 
modestes y trouvent à se loger sans avoir à présenter un paquet de 
garanties, et les expulsions... y sont rares, les familles dont le 
logement devient trop cher à la suite d'un coup dur financier trouvant 
facilement à se reloger à moindre prix avant que l'huissier n'ait à 
intervenir (6).<br /><br /> Dans un tel contexte, la demande d'intervention 
sociale en faveur du logement se limiterait à des familles réellement 
très modestes, à un coût raisonnable pour la collectivité, et ne 
nécessiterait pas que l'état torde le bras aux élus locaux en menaçant 
de multiplier par 5 (!) les représailles financières envers ceux qui 
estiment que le salut en la matière ne passe pas par la discutable loi 
SRU. Car non contentes de ne pas atteindre leurs objectifs, nos lois 
jacobines, niant aux élus locaux le droit à rechercher des solutions 
plus intelligentes que celles concoctées par les grands ministères, sont
 une offense à la démocratie locale. Et si on osait la liberté pour 
sortir enfin de la crise du logement ?<br /><br />--------</p>
<p><em>* Un lecteur me signale que les pourcentages de déduction sont plus complexes en fonction du type de travaux et que la modification date de 2006 et non de 2004. Dont acte.</em></p>
<p><br /><em>** Perdu ! Voir avertissement avant-texte</em></p>
<p>--------<br /><em><strong>Lire également:</strong></em> <br /><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/logement/">La rubrique "Logement" du blog Objectif Liberté</a> <br /><a href="http://www.objectifeco.com/immobilier/business-de-limmobilier/politique-de-logement.html">La rubrique "Politique du Logement" d'Objectif Eco</a>  </p>
<p>"<a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/09/contrle-des-loy.html" target="_self">Contrôle des loyers, histoire d'une arme de destruction massive</a>" <br />"<a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/07/defiscalisation-piege-a-cons.html" target="_self">Défiscalisation, un piège à cons nommé Scellier</a>"</p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/09/logement-social-pierre-charon-senat-loi-sru.html" target="_self">Le sénateur Charon dénonce les mesures Duflot sur le logement social</a><br /><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/02/logement-crise-publique-en-pdf-gratuit.html" target="_self">Mon livre "Logement, crise publique",  en PDF gratuit</a><br />--------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/xF9OCRd3cpY" height="1" width="1" /></div></content>



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    <entry>
        <title>En défense des Auto-Entrepreneurs: faux privilégiés, vraies victimes du PLF 2013</title>
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        <published>2012-10-10T07:02:00+02:00</published>
        <updated>2012-10-09T21:36:33+02:00</updated>
        <summary>Au delà de la fronde tout à fait salutaire des “Pigeons”, un mouvement de ras-le-bol des créateurs de jeunes entreprises, le premier élan de colère contre les annonces des dispositions du Projet de Loi de Finances (PLF) 2013 a également...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
        </author>
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="entreprises, entrepreneurs" />
        <category scheme="http://www.sixapart.com/ns/types#category" term="fiscalité" />
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>
<img alt="Pigeon-bis" border="0" height="131" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017ee40faac4970d-800wi" style="float: left; margin: 0px 10px 5px 0px;" title="Pigeon-bis" width="131" />Au
 delà de <a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/10/pigeons-avenir-entreprise-en-france.html" target="_self">la fronde tout à fait salutaire des “Pigeons”</a>, un mouvement de ras-le-bol des 
créateurs de jeunes entreprises,  le premier élan de 
colère contre les annonces des dispositions du Projet de Loi de Finances (PLF) 2013 a également 
touché les auto-entrepreneurs, suite à divers articles de presse 
annonçant la “remise en cause” du statut. </p>
<p>Puis certains ont cru bon de faire remarquer que les 
mesures annoncées ne portaient essentiellement “que” une augmentation de “3%” (en fait, nettement plus, nous le verrons)
 des taux d’imposition du régime, et de nombreux commentateurs de 
presse, y compris les plus estimables,  ont alors jugé que les 
protestations des auto-entrepreneurs étaient injustifiées. En outre, 
nous avons eu le droit à la litanie des protestations “classiques” 
contre les auto-entrepreneurs qui bénéficieraient “d’avantages 
considérables” créant une “concurrence déloyale” contre les artisans. <br /><br />Ces assauts contre les auto-entrepreneurs sont ils justifiés ? Pour le savoir, il convient de répondre à deux questions:</p>
<p style="padding-left: 30px;"><br />1) Le régime d’auto-entrepreneur est il si avantageux que ne le prétendent ses détracteurs ? <br />2) Les modifications du régime fiscal des auto-entrepreneurs prévues par le PLF 2013 sont elles bénignes ? </p>
<p><br />Pour
 ce faire, nous allons d’abord revenir (longuement) sur le statut actuel
 (“Novelli”) des AE, puis, en fin d’article, sur l’incidence réelle des 
augmentations prévues par le PLF 2013. </p>
<p> </p>

<p><strong>Qu’est-ce que l’Auto-entrepreneur ?</strong> <br /><br />Ce
 régime a été créé à l’initiative de Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat 
aux Entreprises et au Commerce Extérieur dans le gouvernement Fillon, 
dans le cadre de la Loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008.  <br /><br />Le
 but de ce statut est de simplifier considérablement la création, la vie
 et la cessation d’une activité lucrative pour encourager la création 
d’entreprises, offrir des nouvelles solutions aux demandeurs d’emploi, 
offrir aux salariés, fonctionnaires, étudiants ou retraités la 
possibilité de créer, dans des conditions favorables, une activité 
complémentaire, soit dans le but d’augmenter leur revenu, soit pour 
démarrer une activité indépendante sans prendre le risque d’abandonner 
leur situation antérieure.<br /><br />Naturellement,
 dans un monde “idéal” au sens libéral du terme, c’est à dire sans 
Urssaf, avec une fiscalité marginale faible et une administration quasi 
furtive, une “niche” fiscale et administrative telle que 
l’Auto-entrepreneur ne se justifierait pas. Mais dans la France hélas 
réelle d’aujourd’hui, faite d’impôts élevés et de tracasseries 
bureaucratiques de tous les instants, la création de M. Novelli 
constituait une avancée remarquable, qu’il convient de détailler. <br /><br /><strong>Un régime fiscal et social simple mais assorti de limitations</strong><br /><br />Question
 simplification, l’objectif a été largement atteint: Il suffit de 
s’inscrire par Internet, ou en se rendant à la Chambre de Commerce, ou 
des Métiers, ou à l’URSSAF. On est immédiatement admis à exercer, et on 
reçoit un numéro SIRET dans les jours qui suivent. Il n’y a pas 
d’inscription au registre du commerce ou des métiers, ni publicité.<br /><br /><br />L’AE
 dispose d’un seul interlocuteur pour payer l’impôt et les cotisations 
sociales : le Régime Social des Indépendant (RSI) pour une activité 
commerciale ou artisanale, l’URSSAF pour une activité libérale. L’AE 
doit choisir, à la création, entre deux régimes :<br /><br />
</p>
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>(1) Le versement libératoire de l’impôt et des charges sociales.</li>
</ul>
<br />Ou <br /><br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>(2) Le régime de droit commun adapté à la micro-entreprise.</li>
</ul>
<br />Dans
 le second cas, vous ajoutez à votre déclaration annuelle de revenus vos
 bénéfices nés de votre activité d’auto-entrepreneur, ce qui vous impose
 la tenue d’une comptabilité. La grande majorité des entrepreneurs 
choisissent donc le versement libératoire.<br /><br />L’auto-entrepreneur
 bénéficie de la franchise de TVA dévolue à la micro-entreprise (art 
293B du CGI). En contrepartie, il ne peut pas récupérer la TVA payée sur
 ses achats.<br /><br />Ce régime fiscal et social n’est accordé que sous condition d’une double limitation :<br /><br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>Le
 chiffre d’affaires ne doit pas dépasser 81 500 € annuels pour une 
activité de vente de marchandises, ni 32 600 € annuels pour des 
prestations de service. Si ce chiffre d’affaires est dépassé au cours de
 la première année, l’auto-entrepreneur perd ses avantages et réintègre 
le cadre de droit commun. Il sera alors soumis à toutes les     
contraintes ordinaires s’appliquant à un commerçant, un artisan, ou une 
profession libérale. Un dépassement de 10% maximum de ces plafonds est 
toléré à partir du deuxième exercice, et pour un exercice seulement.</li>
</ul>
<br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>Le
 revenu global imposable du foyer fiscal de l’auto-entrepreneur ne doit 
pas dépasser le montant imposable à la troisième tranche de revenus 
(imposable à 14%), soit 26 420 € par part. Cette condition est appréciée
 pour l’antépénultième exercice fiscal de l’année d’imposition (donc 
pour l’impôt 2011, payé en 2012, le revenu fiscal de 2009).</li>
</ul>
<br /><br /><strong>Le versement libératoire simplifié</strong><br /><br />Le
 revenu de l’auto-entrepreneur est forfaitairement estimé à 29% du 
montant des ventes de marchandises, 50% du montant des ventes de 
services artisanaux, 66% des recettes non commerciales. Il s’acquitte 
trimestriellement (ou mensuellement) de ses impôts et charges sociales 
en faisant une simple déclaration de chiffre d’affaires de la période 
(par voie postale ou en ligne), accompagnée d’un paiement ou d’un 
télé-règlement de :<br /><br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>13%
 de ses ventes de marchandises (12% représentent les charges sociales, 
1% l’impôt sur le revenu), plus 0,15% de contribution à la formation 
professionnelle continue (qui ouvre droit à des formations agréées 
gratuites).</li>
</ul>
    <br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>23% (21,3% de cotisations sociales et 1,7% d’impôt sur le revenu) pour ses prestations de service artisanales, plus 0,15% FPC</li>
</ul>
<br />
<ul style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;">
<li>23,5% (21,3% de cotisations sociales et 2,2% d’impôt sur le revenu) pour ses recettes non commerciales, plus 0,15% FPC.</li>
</ul>
<p>
<br /><br />Le
 choix du versement libératoire simplifié exonère l’entrepreneur du 
paiement de la Cotisation Foncière de Entreprises pendant l’année de 
création et les deux années suivantes.<br /><br /><strong>Avantages par rapport à l’exercice d’une activité commerciale ou artisanale dans le cadre du droit commun</strong><br /><br />L’avantage
 le plus apprécié est celui de la simplicité de fonctionnement, du moins
 sous régime libératoire simplifié. L’auto-entrepreneur n’est tenu qu’à 
remplir un registre chronologique de ses ventes et de ses achats. De 
plus, il n’enregistre ses ventes qu’à réception du règlement. Il est 
tenu toutefois de faire figurer certaines mentions sur ses factures et 
devis (« auto-entrepreneur », numéro SIRET, dispense d’inscription au RC
 ou RM, franchise de TVA - art. 293B CGI). Il doit émettre des factures 
dans les cas où le CGI l’exige. Il doit enfin conserver ses relevés de 
banque.<br /><br />Le
 régime social des auto-entrepreneurs sous l’option libératoire 
simplifiée est à priori plus favorable que le régime de droit commun. 
Ainsi, pour un vendeur de marchandises dont le bénéfice est 
effectivement 29% du chiffre d’affaires, le prélèvement social global, 
CSG incluse, est égal à 49,5% du bénéfice. Pour l’auto-entrepreneur, ce 
prélèvement est de 12/29 = 41,4% du bénéfice forfaitaire et donne les 
mêmes droits à assurance maladie, retraite, etc. Pour un prestataire de 
services artisanaux auto-entrepreneur, c’est 21,3/50 = 42,6%. <br /><br />Le
 principal avantage réside surtout dans le fait que l’auto-entrepreneur 
sous régime simplifié n’est pas soumis aux minimas imposés aux autres 
catégories, qui est de 1680 € pour un commerçant ou artisan, ramené à 
350 € pour ceux qui bénéficient du régime de la micro-entreprise. Cette 
particularité est hautement appréciable en cas d’insuffisance de chiffre
 d’affaires, et élimine le risque de payer plus de cotisations qu’on 
n’encaisse de recettes.<br /><br /><strong>Les contreparties: des avantages pas si avantageux !</strong><br /><br />Cela
 dit, le forfait a pour contrepartie que, en cas d’insuffisance de 
bénéfice, et encore plus en cas de perte, Les cotisations restent 
immuablement calculées sur le chiffre d’affaires. Or tout professionnel 
est soumis à des aléas pas toujours maîtrisables (difficulté pour 
amortir les investissements, invendus, obligation de brader, défaillance
 de créanciers...).<br /><br />L’impôt
 sur le revenu, quand à lui, correspond à un taux réel d’imposition de 
3,45% du forfait de revenu (vente de marchandises et fourniture de 
logement) ou 3,4% (prestations artisanales). Ces taux peuvent paraître 
peu élevés, mais ils doivent être considérés en fonction du revenu 
total. Un commerçant célibataire sans enfant qui réalise 80000 € de 
ventes à 29% de bénéfices, soit 23000 € de revenu, aura un taux 
d’imposition de 7,53%. Mais il peut diminuer considérablement ce taux, 
voir l’annuler, grâce à des charges déductibles et crédits d’impôt, ou 
versements de pensions alimentaire, etc… L’auto-entrepreneur ne dispose 
pas de ces possibilités. <br /><br />Mais
 surtout, <strong>90% des auto-entrepreneurs gagnent moins que le SMIC</strong>. Un 
commerçant dont le revenu est de 12000 € par an ne paye pas d’impôt sur 
le revenu, alors que l’auto-entrepreneur revendeur de 41379 € de 
marchandises pour un bénéfice de 12000 € paye 414 € d’impôt, ce qui est 
lourd pour une personne en dessous du SMIC.<br /><br />Un
 autre avantage prêté aux auto-entrepreneurs, l’absence de versement de 
la TVA, mérite examen. Cet avantage n’est évident que dans le cas 
d’auto-entrepreneurs vendant exclusivement à des particuliers des 
produits ou des services taxés à 19,6%. <strong>Lorsqu’on vend des produits taxés à 5,5%</strong>
 (alimentaire, restauration, rénovation et entretien bâtiments, taxi, 
etc.), alors qu’on achète le matériel, les fournitures, le gazole, avec 
un taux de TVA de 19,6% entièrement récupérables, avec éventuel 
reversement du Trésor, pour le professionnel non auto-entrepreneur, la 
franchise de TVA n’est plus recommandée, et <strong>le régime auto-entrepreneur devient financièrement défavorable</strong>. <br /><br />Enfin,
<strong> dans tous les cas où l’auto-entrepreneur offre ses services à des 
entreprises, la franchise de TVA se retourne contre lui</strong>,
 puisque ses clients ne le trouvent compétitif que si ses prix sont d’au
 moins 19,6% (ou 5,5%) inférieurs à celui de ses concurrents, et qu’il 
ne bénéficie pas de la récupération sur ses achats. Il en est de même 
pour l’auto-entrepreneur vendant largement à l’étranger (vente par 
Internet, notamment), ses clients étant le plus souvent astreints à 
payer une TVA à leurs douaniers, alors que lui ne peut déduire la TVA de
 ses fournisseurs.<br /><br /><strong>Surprise ! Une grosse “peau de banane” de Bercy</strong><br /><br />Le
 cas de ceux qui cumulent un revenu salarial ou une pension et une 
activité d’auto-entrepreneur mérite une analyse particulière, d’autant 
que c’est le cas d’une majorité d’entrepreneurs. C’est en effet celui de
 l’auto-entrepreneur à temps complet dont le conjoint a une activité 
salariée, et également celui du salarié ou du retraité qui se fait un 
complément de revenu avec une activité d’auto-entrepreneur. <br /><br />D’abord,
 il faut considérer que l’auto-entreprise n’est accessible qu’aux foyers
 fiscaux dont le revenu fiscal de référence n’excède pas 26 420 € par 
part, y compris le bénéfice forfaitaire d’auto-entrepreneur. Ainsi, un 
célibataire ayant eu un revenu salarial imposable de 24 000 € en 2010 
peut s’établir auto-entrepreneur. Mais si son bénéfice 
d’auto-entrepreneur dépasse 2 420€, il sera obligé de renoncer au statut
 en fin 2013.<br /><br />En second lieu, <strong>le régime auto-entrepreneur s’avère fiscalement défavorable dans un certain nombre de cas</strong>.
 Prenons le cas d’un ménage où l’homme a un salaire annuel de 18000€. 
Son épouse, sans emploi ni indemnités de chômage décide de se lancer 
dans l’auto-entreprise, et se fait coiffeuse à domicile. Elle compte 
faire un chiffre d’affaire annuel de 30000 €. Le couple ne paye pas 
l’impôt sur le revenu, du fait de la faiblesse de celui-ci. Ils tiennent
 le raisonnement suivant : sur les 30 00 €, ils ne paieront qu’un impôt 
forfaitaire de 1,7%, soit 510 €. Comme le salaire de l’homme est 
inchangé, ils pensent que ces 510 € seront leur seule imposition. Les 
naïfs ! <br /><br />La
 femme atteint effectivement le chiffre d’affaires de 30 000 €, et paye 
ses 510 € d’impôt forfaitaire. Ils ont alors la mauvaise surprise 
d’apprendre toutefois que leur revenu fiscal de référence a bondi à 
29700 €, que leur taux moyen d’imposition est passé de 0% à 5%, et qu’il
 y a lieu de taxer à ce nouveau taux le revenu du mari, <strong>soit 900€ supplémentaires</strong>
 ! Ceci provient du fait que le taux qui s’applique au revenu du mari 
n’est plus le taux zéro qui s’appliquait auparavant, mais le taux qui se
 serait appliqué si les revenus de l’épouse avaient été taxés dans les 
conditions classiques. Cette règle, à l’origine, s’appliquait au cas des
 contribuables qui avaient une partie de leur revenu dans un pays lié à 
la France par une convention de non double-imposition, et appliquait un 
taux majoré aux revenus national de ces contribuables. Le législateur a 
introduit subrepticement une petite ligne au CGI pour assimiler les 
revenus d’auto-entrepreneur aux revenus de ces contribuables 
transfrontaliers, <strong>et ce sans publicité, et sans
 qu’on attire l’attention des candidats auto-entrepreneurs sur cette 
disposition qui détruit l’avantage fiscal de l’auto-entreprise</strong> pour des contribuables ayant une autre source de revenus. <br /><br />Pas
 sûr que même les promoteurs du statut (MM. Novelli et Hurel) aient été 
tenus au fait de cette entourloupe de Bercy. Pourtant, c’est une 
constante : Bercy récupère toujours d’une main les “cadeaux” que les 
politiques lui forcent à faire de l’autre. Sale mentalité...<br /><br /><br /><strong>Démontage des critiques et attaques contre les auto-entrepreneurs</strong><br /><br />L’auto-entreprise
 a été violemment attaquée par certaines  corporations d’artisans et de 
commerçants. Les auto-entrepreneurs leur feraient une concurrence 
déloyale parce qu’ils ne payent que peu d’impôts et pas de TVA, et qu’il
 en résulte une inégalité de droits importante, en faveur de ce nouveau 
type d’entreprise. En fait, le statut d’auto-entrepreneur n’est 
financièrement favorable que lorsque certaines conditions sont réunies. 
Comme nous l’avons vu plus haut, pour la vente de marchandises, ce n’est
 vrai que dans le cas de vente à des particuliers, de produits sur 
lesquels il y a des possibilités de marge importante et où les 
investissements sont limités. Encore faut-il qu’il ne s’agisse pas de 
ventes au taux réduit de TVA de 5,5%, alors que les investissements et 
les achats sont taxés à 19,6%.<br /><br />Reste
 le léger différentiel de charges sociales de 7% en faveur des 
auto-entrepreneurs. Mais où se situe le scandale, dans un pays qui 
prélève pratiquement la moitié du revenu des commerçants et artisans 
pour assurer une protection sociale qui est loin d’égaler celle des 
salariés, et encore moins celle des fonctionnaires, et ne leur assure 
même pas un revenu de remplacement en cas de maladie ou de chômage ? D’ailleurs,
 les auto-entrepreneurs financent souvent des prestations sociales dont 
ils ne bénéficient pas. C’est le cas notamment des nombreux retraités 
auto-entrepreneurs qui payent des cotisations qui n’améliorent ni leur retraite, ni le remboursement de leurs soins.<br /><br />La conclusion de tout ceci est claire: <strong>ce ne sont pas des allègements de prélèvements sociaux et fiscaux qui justifient le succès de l’auto-entreprise</strong>.
 L’avantage déterminant, c’est qu’on a enfin supprimé à une catégorie 
d’entrepreneurs les contraintes administratives qui pénalisent 
lourdement la petite entreprise de ce pays : une gestion lourde et 
complexe, qui impose des frais de recours à des experts, et un temps de 
travail qui s’ajoute à celui de la production et de la vente. On a 
également limité le risque inhérent à la création d’entreprise, en 
supprimant les frais administratifs de création et les planchers de 
taxation qui ne sont amortissables qu’à partir d’un niveau suffisant 
d’activité.<br /><br /><strong>Les “effets de bord”</strong> <br /><br />Les
 griefs des commerçants et artisans sous-entendent également que les 
auto-entrepreneurs, dans certains créneaux d’activité, auraient la 
partie belle pour dissimuler une partie de leurs recettes. Il est vrai 
que la comptabilité très simplifiée à laquelle les auto-entrepreneurs 
sont assujettis peut donner lieu à des perceptions d’argent liquide non 
déclarées, auxquelles des entreprises d’une certaine importance ont 
moins aisément recours. Il est moins choquant d’avoir affaire à un 
“petit gars” à qui vous avez confié l’élagage de vos arbres et qui 
demande si vous ne pourriez pas le payer en liquide, que d’acquiescer à 
la sollicitation d’une entreprise ayant pignon sur rue et employant de 
multiples salariés, et qui ferait le même type de demande. L’argument 
est toutefois faible, car l’administration possède les mêmes droits de 
contrôle et de sanction sur les uns et les autres, et qu’on ne peut 
arguer d’une inégalité intrinsèque en la matière.<br /><br />Le
 dernier grief vient plutôt des syndicats de salariés et des 
fonctionnaires de l’administration du travail. Des entreprises 
recourraient à des auto-entrepreneurs pour remplacer des salariés. Les 
entreprises tendent à se recentrer sur leur cœur de métier, et à 
externaliser les activités pour lesquelles leur savoir-faire propre 
n’est pas déterminant. Certaine entreprises proposeraient à des salariés
 de s’installer à leur compte, en leur garantissant une aide au 
démarrage et un minimum de commandes. D’autres publieraient des offres 
d’emploi, puis révèleraient aux candidats retenus qu’elles ne souhaitent
 recourir à leurs services que s’ils acceptent d’être travailleurs 
indépendants. Aucune enquête sérieuse n’a été faite sur ce phénomène, 
qui, selon toute vraisemblance, reste marginal, et qui peut de toute 
façon conduire à des requalifications en contrat de travail selon le 
droit français en vigueur. Symétriquement, il faudrait d’ailleurs se 
demander si cette souplesse ne cannibalise pas aussi la part de marché 
du travail “au noir”. Mais les détracteurs de l’auto-entreprise se 
gardent bien, en toute mauvaise foi, de poser cette question. <br /><br />Au
 reste, il convient de se demander pourquoi des entreprises ont recours à
 de tels expédients, plutôt que de vilipender à tout bout de champ les 
“patrons vampires”. Les barrières à la rupture d’un contrat de travail 
normal sont aujourd’hui telles que nombre de petits chefs d’entreprise 
n’ont guère le choix, pour ajuster leur force de travail, que d’utiliser
 toutes les ficelles du droit du travail, quitte à détourner certains 
dispositifs de leur philosophie initiale. Nombre d’entrepreneurs se 
passeraient volontiers d’avoir à gérer leur personnel de cette façon, si
 le législateur comprenait enfin que la possibilité de rupture d’un 
contrat, fut il de travail, est une clause indispensable à la conclusion
 de tout contrat, et que parfois, malheureusement, il faut l’utiliser 
sans que cela ne devienne une sorte de “crime contre la société” 
perpétré par une classe de patrons exploiteurs ne pensant qu’au vil 
profit. Ramener un peu de souplesse dans le contrat de travail CDI 
“classique” réduirait fortement  les incitations à recourir à ces 
expédients... Autre débat, pour d’autres articles. <br /><br /><strong>Le PLF 2013 et l’auto-entreprise: simple coup de matraque, ou début de la mise à mort ?</strong> <br /><br />L’auto-entreprenariat
 est une mesure promue sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Est-ce 
pour cela qu’elle ne semble pas avoir bonne presse auprès de l’actuel 
gouvernement ? En tout cas, celui  prête une oreille attentive aux 
lobbies de corporations qui dénigrent ces auto-entrepreneurs, dont la 
fédération semble peu influente auprès du pouvoir. La Ministre déléguée à
 l’Artisanat, au Commerce et au Tourisme, Sylvia Pinel, a  déclaré que “Ce
 régime a conduit à créer dans certains secteurs, notamment le commerce 
et l'artisanat, une concurrence déloyale avec les professionnels qui 
sont soumis à des règles sociales et fiscales et des normes 
différentes”. Nous
 avons vu que ces assertions relevaient de l’exagération pure et simple,
 mais la recherche de la vérité est rarement la motivation essentielle 
des déclarations gouvernementales, quelle que soit la couleur politique 
des dirigeants. <br /><br />L’
 intention de la ministre était donc de soumettre les auto-entrepreneurs
 à des obligations comptables et de contrôle identiques à celles des 
commerçants et artisans classiques - ce qui signifiait la fin de la simplicité de gestion, argument premier du régime -,
 et d’aligner les deux régimes sociaux, avec notamment la création d’une
 imposition forfaitaire minimale. Il s’agissait, ni plus, ni moins, de 
signer l’acte de mort du régime d’auto-entrepreneur. Apparemment, Bercy 
évoque désormais une “réforme concertée”, ce qui écarterait cette menace
 pour le PLF 2013. <a href="http://blog.lefigaro.fr/legales/2012/09/le-gouvernement-supprime-le-regime-de-lauto-entrepreneur.html">Mais les craintes des auto-entrepreneurs pour la survie de ce statut n’en restent pas moins très vives</a>. Le président de l’Union de Auto-Entrepreneurs, François Hurel, appelle à rester vigilant, notamment sur <a href="http://www.economiematin.fr/les-experts/item/1597-loi-finances-2013-augmentation-taxes-auto-entrepreneur-sylvia-pinel">les conclusions de la “mission d’évaluation”</a> commandée par la Ministre. <br /><br />Il
 reste aujourd’hui le projet, qui sera vraisemblablement voté, 
d’augmenter de 2 à 3,3% les cotisations actuelles relatives aux charges 
sociales, <a href="http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/auto-entrepreneurs-bercy-refuse-le-dialogue-500354.html?sitemap">imposé unilatéralement par Bercy sans autre forme de procès</a>.
 “2 à 3%, ce n’est pas si terrible”, entend-on partout. Mais si le taux 
augmente peu, le prélèvement subi, lui, augmentera bien plus. <br /><br />Ainsi, les prélèvements sur chiffre d’affaire passeraient de 13% à 15% sur les ventes de marchandises, ce qui correspond à une augmentation de 15% du prélèvement subi par l’auto-entrepreneur. Sur les prestations de service, les prélèvements passeraient de 23% à 26,3%, soit 14% d’augmentation.
 De telles majorations pesant sur les revenus de travailleurs aux 
conditions des plus modestes sont profondément iniques, de la part d’un 
gouvernement dont le premier ministre ose prétendre que les français 
modestes échapperont aux hausses d’impôt. Elles le sont d’autant plus 
qu’elles ne correspondent à aucune amélioration de leur régime de 
protection sociale. <br /><br /><br />Et
 il semble bien, au vu de la hargne des déclarations initiales de 
certains membres du gouvernement tels que Madame Pinel,  qu’il ne 
s’agisse là que du premier coup porté à cette catégorie d’entrepreneurs,
 et que la prochaine étape consistera à resserrer le  carcan de règles 
et d’obligations insoutenables qui les étouffera, vu la modicité de 
leurs revenus et la fragilité de leurs entreprises.<br /><br />Rappelons
 que 70 000 auto-entrepreneurs ont franchi l’an dernier les barrières 
qui leur étaient fixées et ont transformé leur affaire en PME, ce qui 
est tout bénéfice pour l’emploi... et les rentrées fiscales. Tuer ce 
dispositif par un acharnement à trouver des recettes fiscales “de  fond 
de tiroirs” immédiates  aura des répercussions de long terme bien plus 
néfastes. Certains pragmatiques, au gouvernement, le savent bien. Mais 
seront-ils assez forts et mobilisés pour faire valoir contre l’autre 
aile du gouvernement, au discours volontiers  anti-entreprise, voire 
marxisant, le message de raison des auto-entrepreneurs ? <br /><br />-------<br /><em><strong>Lire également :</strong></em> <br /><br /><a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/09/esprit-dentreprise-hollande-ma-tuer.html" target="_self">Esprit d'entreprise, "Hollande m'a tuer" </a></p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2012/10/pigeons-avenir-entreprise-en-france.html" target="_self">Plus values: au delà de la fronde des #Geonpi, un combat pour l'entreprise <br /></a></p>
<p>-------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/M3Au2cpr6Lg" height="1" width="1" /></div></content>



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    <entry>
        <title>30 ans de décentralisation: un bon principe, une mise en oeuvre totalement ratée</title>
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        <published>2012-10-08T07:15:52+02:00</published>
        <updated>2012-10-08T07:21:39+02:00</updated>
        <summary>A l'occasion des "états généraux de la démocratie locale", le magazine Online Atlantico a posé à trois personnalités des questions sur le bilan de la décentralisation et ses perspectives. Parmi les personnes interrogées, Aurélien Véron, président du PLD, avec qui...</summary>
        <author>
            <name>Vincent Benard</name>
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<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.objectifliberte.fr/"><div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><em>A l'occasion des "états généraux de la démocratie locale", le magazine Online Atlantico a posé à trois personnalités des questions sur le bilan de la décentralisation et ses perspectives. Parmi les personnes interrogées, Aurélien Véron, <a href="http://www.partiliberaldemocrate.fr/" target="_self">président du PLD</a>, avec qui nous avons préparé une réponse commune à partir de l'analyse menée au sein de notre parti, réponse que voici ci dessous. Ceux qui voudront lire les  deux autres intervenants (Jean Luc Boeuf, de l'institut Montaigne, et Philippe Laurent, Maire de Sceaux) <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/etats-generaux-decentralisation-liste-noire-trente-ans-effets-pervers-jean-luc-boeuf-aurelien-veron-philippe-laurent-502371.html" target="_self">peuvent voir l'ensemble directement sur Atlantico</a>. Mais très franchement, des trois répondants, Aurélien est le seul qui soit allé au delà des banalités d'usage !</em><br /><br /></p>

<p style="text-align: center;"><strong>30 ans de décentralisation, quel bilan ? Quelles perspectives ?</strong><br />-------</p>
<p><strong>
<img alt="Averon" border="0" src="http://liberte.typepad.com/.a/6a00e54ef28dc18834017ee3ff21a0970d-800wi" style="float: left; margin: 0px 10px 10px 0px; border: 1px solid black;" title="Averon" />1)
 Pendant deux jours, jeudi et vendredi, les élus vont prendre la parole 
sur le prochain "acte de la décentralisation", à l'occasion des Etats 
généraux de la démocratie locale. Ce prochain acte de décentralisation 
est-il vraiment une bonne nouvelle ? Quel est le bilan des 30 ans de 
 décentralisation ?</strong><br /><br /><strong><em>A. Véron, Président du Parti Libéral Démocrate</em> -</strong> La
 décentralisation Française voulue par la Gauche en 1981 reposait de 
prime abord sur de bons principes. Il faut se rappeler qu’avant 1981, 
toutes les décisions un tant soi peu importantes d’une mairie ou d’un 
département devaient recevoir l’imprimatur d’une administration 
parisienne tatillonne et incapable d’adapter ses attitudes aux contextes
 locaux. Et les problèmes sociaux ne sont pas les mêmes à Paris ou à 
Romorantin ! <br /><br />Mais 
si l’idée était bonne, l’application en fut déplorable. Tout d’abord, 
les lois successives ont créé deux nouvelles strates intermédiaires 
entre la commune et l’état: intercommunalités et régions, en plus des 
anciens départements. La loi n’a pas posé de gardes fous efficaces à la 
tentation des différents niveaux de s’occuper de tout sans coordination.
 En outre, le système fiscal imposé pour financer ces collectivités 
s’est révélé illisible et a permis à chaque strate d’augmenter son 
niveau de pression fiscale sans avoir l’air d’y toucher. Enfin, 
l’essentiel des ressources des collectivités continue de provenir de 
dotations de l’état, ce rompt le lien entre pression fiscale et niveau 
de dépenses locales. Aujourd’hui encore, les maires de bourgades locales
 vont, pour faire financer une place de village où une salle de fêtes, 
courir les dotations dans les capitales départementales, régionales, 
voire même à Bercy ! <br /><br />Le
 résultat est que la population a laissé, sans la moindre réaction 
électorale, les collectivités gonfler leurs niveaux de dépenses et 
d’effectifs au delà du raisonnable. <br /><br />Mais
 l’Etat ne les a pas aidées à inverser cette tendance en transférant aux
 collectivités un nombre croissant de compétences, sans leur donner la 
capacité de modifier localement des dispositifs nationaux souvent 
inadaptés, ni leur permettre de privatiser des services qui pourtant 
gagneraient à l’être. <br /><br /><strong>2)
 La proximité permet-elle une meilleure gestion ou s’agit-il au 
contraire d’une dérégulation libérale et d’un retour aux féodalités ?</strong><br /><br />Que
 la question est curieuse... voir une “dérégulation” dans l’application 
du principe hautement libéral de responsabilité est un contresens très 
complaisamment véhiculé par les interventionnistes de tout poil. La 
“régulation” libérale par la responsabilité permet au contraire une bien
 meilleure gestion des deniers publics et n’a absolument rien à voir 
avec un quelconque féodalisme. Mais passons. <br /><br />La
 proximité devrait évidemment permettre une bien meilleure gestion des 
affaires locales, y compris pour des “missions” que l’état assure 
aujourd’hui au niveau national sans grand succès, comme la lutte contre 
la pauvreté, contre le chômage, ou encore l’éducation ou le logement. <br /><br />Mais pour cela, il faut que quelques principes actuellement absents de la gestion des collectivités soient respectés. <br /><br />Tout
 d’abord, les collectivités doivent se financer totalement par des 
ressources propres, par une fiscalité lisible. Le Parti Libéral 
Démocrate propose que tous les impôts locaux, dont beaucoup sont 
actuellement régressifs, et les subventions publiques, soient remplacés 
par une unique Flat Tax sur les ménages et les bénéfices des 
entreprises, de l’ordre de 15 à 20% de tous les revenus, sans niche 
fiscale, à part une déduction forfaitaire de l’ordre de 10000 Euros par 
enfant à charge. <br /><br />Mais
 ce n’est pas tout. Il faut renforcer la démocratie directe locale en 
plaçant les communes sous un contrôle populaire très strict, en forçant 
l’adoption de tout programme augmentant les impôts par référendum, et en
 plaçant les communes en concurrence fiscale. Ainsi, les habitants de 
communes trop taxées pour un retour médiocre en terme de qualité de 
service pourront facilement faire pression sur leurs élus locaux, alors 
qu’aujourd’hui, ceux ci sont libres de faire ce qu’ils veulent.<br /><br />Enfin,
 une commune doit être libre de privatiser certaines de ses missions, 
vers le secteur privé lucratif ou caritatif. Ce modèle de communes au 
coût facilement comparable et libres d'organiser leurs réponses aux 
problèmes locaux sous le contrôle de la population permettront de 
multiplier les expériences, de limiter la portée des inévitables échecs,
 et de diffuser progressivement les solutions au meilleur rapport 
qualité prix. <br /><br /><br /><strong>3)
 En 2009, le rapport Balladur s'alarmait d'un "manque de lisibilité" et 
une "difficulté à maîtriser la dépense publique locale". Les 
collectivités territoriales sont régulièrement pointées du doigt sur 
l'explosion des effectifs.  La décentralisation est-elle un gouffre 
financier ?</strong><br /><br />Le rapport Balladur a fait de bons constats mais <a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/03/rapport-balladur-collectivites.html" target="_self">est resté trop conservateur dans ses conclusions</a>.<br /><br />La
 décentralisation à la Française a été financièrement coûteuse, mais 
rappelons tout de même que même si de nombreuses collectivités 
connaissent des difficultés, leur dette globale est infiniment moins 
importante que celle de l’état... Mais les jacobins répondront que les 
transferts de l’état ont contribué à son déficit, ce qui est exact... Le
 croisement des financement rend difficile l’identification des 
responsables de la mauvaise gestion locale. <br /><br />Notons
  que la décentralisation est également un échec en Espagne, ou les 
régions “autonomes” sont en faillite et où un sentiment anti-national 
parfois fort s’est développé, en Italie, où nombre de villes et de 
provinces sont en grande difficulté, et est en train de tourner à 
l’aigre aux USA, où l’absence de gardes fous sur les dépenses publiques 
ont jeté nombre de grandes villes ou d’états, au premier rang desquels 
la Californie ou l’Illinois, au bord de la faillite, principalement en 
raison des salaires et retraites mirobolantes accordées aux agents 
publics. Ces deux exemples illustrent le fait que lorsque une 
collectivité tire ses ressources de l’impôt, elle ne doit pas pouvoir 
fixer librement le salaire de ses agents au delà d’un certain plafond, 
sans quoi toutes les dérives sont autorisées.<br /><br />En
 contrepartie, la décentralisation est une réalité qui fonctionne bien 
en Allemagne, en Suisse, ou au Canada. Dans ces trois pays, le principe 
de responsabilité fiscale des collectivités, d’autonomie dans le choix 
des solutions, et de contrôle populaire, sont respectés.<br /><br /><strong>4) Les collectivités territoriales  doivent elles participer davantage à l’effort budgétaire ?  </strong><br /><br />Demain,
 l’état devra couper dans ses transferts aux collectivités locales, et 
celles ci, réforme ou pas, ne pourront pas augmenter indéfiniment leur 
pression fiscale. Les collectivités devront s’adapter à cette nouvelle 
donne et rationaliser leurs effectifs, et peut être privatiser de 
nombreux pans de leur activité, comme nombre de communes américaines ou 
anglaises, mais aussi italiennes, sont en train de le faire. Encore faut
 il que les lois permettent aux maires d’être intelligents et de 
combattre les problèmes locaux par des solutions locales. <br /><br />Hélas,
 nous n’en prenons pas le chemin. Ainsi, la loi SRU impose des seuils de
 logements sociaux (renforcés par Cécile Duflot) aux communes, leur 
déniant le droit d’imaginer d’autres solutions que le logement social, 
qui a pourtant fait la preuve de son inefficacité pour résoudre les 
problèmes de logement des français. De même, les collectivités déversent
 des milliards dans la logistique éducative mais n’ont aucune prise sur 
les méthodes d’enseignement, ou de financement de l’éducation, gérées 
avec l’insuccès que l’on sait par l’Etat central. <br /><br /><br /><strong>5) En 2009, Nicolas Sarkozy avait fait des propositions pour simplifier le mille-feuille
 territorial, notamment la suppression du département. François Hollande
 s’apprête à enterrer ces propositions. Cela va-t-il dans le bon sens ?</strong><br /><br />Non,
 il y a trop de strates locales. Mais la “solution” proposée par 
l’ancien président est insuffisante et n’est sans doute pas la 
meilleure. Nous serions favorables à ce que seuls deux échelons puissent
 prélever l’impôt: les communes (Flat Tax) et l’Etat (TVA), limité à ses
 missions régaliennes et à la promotion de grandes infrastructures 
nationales, éventuellement sous traitées au secteur privé. <br /><br />Le
 niveau intermédiaire, quel qu’il soit,  ne devrait pas être un échelon 
politique supplémentaire, mais un Groupement d’intérêt économique dont 
l’assemblée générale des “actionnaires” serait composée des maires 
concernés, qui décideraient quel pourcentage de leurs ressources 
devraient leur être affectés. Pour cette raison, des GIE départementaux,
  plus proches de la décision, en charge, par exemple, des routes, des 
établissements scolaires ou des interventions sociales, paraissent plus 
opérationnels que de grosses structures régionales. Quant au 
regroupement forcé de communes en intercommunalités, si elles peuvent se
 défendre pour des petits ensembles ruraux, elles ne sont pas la 
panacées pour les grandes métropoles. Contrairement à une idée reçue, la
 création de grandes communes aux USA, au Canada, ou en Grande Bretagne,
 <a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/02/departements.html" target="_self">s’est toujours soldée par une augmentation des coûts de la bureaucratie
 locale</a>, et non une baisse comme espéré. En cause, la suppression de la 
concurrence fiscale entre communes dans ces grands ensembles.<br /><br />Quelle
 que soit la strate privilégiée, il convient que les salariés des 
échelons intermédiaires soient de droit privé, et que leurs dirigeants 
soient astreints à des objectifs de niveau de service et de coût 
stricts, et toutes les missions qui leurs sont confiées doivent pouvoir 
être mises en concurrence ou transférées au secteur privé. <br /><br /><strong>6) L'Histoire de France très jacobine n’est-elle pas finalement incompatible avec la décentralisation ?</strong> <br /><br />L’histoire
 communiste de la Pologne la rend-elle incompatible avec la démocratie 
libérale ? Assurément non. Les grandes crises sont souvent l’occasion de
 grandes ruptures. Et il ne s’en est pas fallu de beaucoup pour qu’en 
1790, la France n’opte un modèle “girondin” bien plus décentralisé que 
l’actuel.<br /><br />N’ayons 
pas d’illusions: il est peu probable que le pouvoir socialiste et la 
bureaucratie des grands corps d’états ne se convertisse prochainement 
aux vertus du modèle de décentralisation helvétique, par exemple. En 
France, toute phase de décentralisation est l’occasion, pour les 
bureaucraties étatiques et les castes politiques locales, de se livrer 
une bataille pour obtenir le plus de pouvoirs possibles. Quant au 
transfert à la société civile des missions aujourd’hui assurées par le 
secteur public, il est peu évoqué. Le contribuable sort rarement gagnant
 d’un tel processus. <br /><br />Il
 faudrait casser cette logique, et penser la décentralisation non 
seulement en terme de changement d’échelle politique, mais en terme de 
retour vers la société civile de nombre de missions aujourd’hui assurées
 par on ne sait plus toujours très bien quelle entité publique !<br /><br />----------</p>
<p><em><strong>Lire également</strong></em> </p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2009/03/rapport-balladur-collectivites.html" target="_self">Rapport Balladur, beaucoup de bruit pour rien</a></p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/02/departements.html" target="_self">Supprimer les départements pour les régions et les communes pour les intercomms', une autre idiotie consensuelle</a></p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2007/11/impots-locaux.html" target="_self">Réforme des impôts locaux, quelles pistes ?</a> </p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2008/01/maire-liberal.html" target="_self">Un maire libéral ne pourrait pas mener une politique libérale en France</a> </p>
<p><a href="http://www.objectifliberte.fr/2011/10/flat-tax-opportunites.html" target="_self">La Flat Tax (locale), puissant vecteur de réformes</a> </p>
<p><a href="http://www.partiliberaldemocrate.fr/nos-ideaux/programme-du-parti-liberal-democrate" target="_self">Le programme du Parti Libéral Démocrate</a> </p>
<p>Sur "Le cri du contribuable" : <a href="http://www.lecri.fr/2009/09/24/et-si-on-supprimait-a-la-fois-le-departement-et-la-region" target="_self">Et si on supprimait à la fois département et région ?</a></p>
<p>----------</p>
<p><em><strong>A noter:</strong></em> le Parti Libéral Démocrate tiendra son université d'automne les 19-20-21 octobre à Courtomer (Normandie) - Programme et inscriptions sur site <a href="http://universiteliberale.fr/" target="_self">http://universiteliberale.fr/</a><br />---------</p><xhtml:img xmlns:xhtml="http://www.w3.org/1999/xhtml" src="http://feeds.feedburner.com/~r/typepad/objectifliberte/~4/sI-j7TM-slc" height="1" width="1" /></div></content>



    <feedburner:origLink>http://www.objectifliberte.fr/2012/10/30-ans-de-decentralisation.html</feedburner:origLink></entry>
 
</feed><!-- ph=1 -->
