<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/atom10full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0">
    <title>Simone Harari</title>
    
    
    <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/" />
    <id>tag:typepad.com,2003:weblog-1677028</id>
    <updated>2010-01-15T11:51:00+01:00</updated>
    <subtitle>Merci de continuer à regarder la télé !</subtitle>
    <generator uri="http://www.typepad.com/">TypePad</generator>
    <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/atom+xml" href="http://feeds.feedburner.com/typepad/simone_harari" /><feedburner:info uri="typepad/simone_harari" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><entry>
        <title>L'amour Vache, CQFD.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/3tLMuTtFgtU/lamour-vache-cqfd.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2010/01/lamour-vache-cqfd.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f0222c08834012876e99f30970c</id>
        <published>2010-01-15T11:51:00+01:00</published>
        <updated>2010-01-15T11:51:00+01:00</updated>
        <summary>Notre première fiction, l’Amour Vache, vient de remporter un score tout à fait incroyable et remarquable : Hier soir, jeudi, le film a réuni 4,7 Millions de spectateurs sur M6 ! plus de 18% des téléspectateurs et en particulier plus...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">Notre première fiction, l’Amour Vache, vient de remporter un score tout à fait incroyable et remarquable : Hier soir, jeudi, le film a réuni 4,7 Millions de spectateurs sur M6 ! plus de 18% des téléspectateurs et en particulier plus de 28% des ménagères !<br /><br />Une comédie sentimentale charmante, bien interprétée par Thierry Neuvic et Delphine Chaniac, bien écrite, une histoire d’amour qui se termine bien… et dont la diffusion s’achève par le lancement de l’Amour est dans le Pré…. La fiction française peut réussir à attirer une large audience, un public jeune ! Mon cocorico de décembre l’annonçait, CQFD.<br /><br />C’est la première fiction de prime time du groupe Effervescence et tout particulièrement la première production de Rose Brandford-Griffith à laquelle nous nous sommes associés pour créer BANKIZZ ! <br /><br />Je suis ravie du slogan : Bankizz, des Histoires à vous faire fondre !<br />De retour de Patagonie, je sais même qu’un glacier, comme le Perito Moreno peut fondre sans pour autant reculer : il neige assez chaque année pour compenser les blocs bleutés qui se détachent poétiquement pour flotter quelques jours avant de fondre… <br />Vive Bankizz !</div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2010/01/lamour-vache-cqfd.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Changer SA date !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/dI5LkY4aSog/changer-sa-date-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2010/01/changer-sa-date-.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f0222c088340120a7e6aadf970b</id>
        <published>2010-01-14T11:49:00+01:00</published>
        <updated>2010-01-14T11:49:00+01:00</updated>
        <summary>On a annoncé aujourd’hui que la date du message sur l’Etat de l’Union, le grand discours annuel du Président des Etats-Unis, allait être reportée de quelques jours : Barak Obama apprenant que le soir où il devait prononcer son discours...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">On a annoncé aujourd’hui que la date du message sur l’Etat de l’Union, le grand discours annuel du Président des Etats-Unis, allait être reportée de quelques jours : Barak Obama apprenant que le soir où il devait prononcer son discours était celui du lancement de la 5è et ultime saison de Lost, a proposé de changer SA date ! <br /><br />Il ne voulait pas de cette concurrence d’audience ? Ni priver ses auditeurs de la nouvelle saison ? Ses spectateurs auraient-ils zappé toutes les quelques minutes ? Se seraient ils à tout moment posé la question de savoir si le discours valait de se priver de leur programme favori ?<br /><br />Les chaînes généralistes ne sont pas mortes, les programmes forts et fédérateurs sont la valeur suprême pour un pays tout entier qui retrouve ainsi de la cohésion et du rêve en commun ! et Barack Obama a, selon moi, l’intuition juste et sait ne pas mettre son amour propre mal à propos.<br /><br /></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2010/01/changer-sa-date-.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Il faut sauver le soldat Master !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/zN2m5pYyQss/il-faut-sauver-le-soldat-master-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2010/01/il-faut-sauver-le-soldat-master-.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f0222c08834012876e99dd6970c</id>
        <published>2010-01-11T11:48:00+01:00</published>
        <updated>2010-01-11T11:48:00+01:00</updated>
        <summary>Invitée à donner la leçon inaugurale du Master audiovisuel, (celui que l’on continue d’appeler le DESS de Sabatier -du nom de son fondateur- et dont les anciens élèves forment le dynamique Media Club), j’ai appris que ma leçon serait celle...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Invitée à donner la leçon inaugurale du Master audiovisuel, (celui que l’on continue d’appeler le DESS de Sabatier -du nom de son fondateur- et dont les anciens élèves forment le dynamique Media Club), j’ai appris que ma leçon serait celle de l’ultime promotion de ce Master qui venait d’être administrativement supprimé par décision de sa propre université, Paris I !</p>Il faut sauver le soldat Master ! <br />Il faut préserver une formation qui réunit des enseignements pratiqués par des universitaires et par des professionnels, qui développe chez ses élèves un esprit entrepreneurial et créatif, qui complète des compétences juridiques par des notions d’économie, de marketing, de commercial et d’analyse audiovisuelle.<br /><br />Ces métiers sont nouveaux, ils représentent une interface entre les créateurs et le grand public, ils sont à la source de création de richesses et d’emploi. Pourquoi casser ce qui marche ? Sans doute ces métiers ne sont-ils pas assez connus ni reconnus.<br />    Le travail avec les artistes est méconnu. Pour la plupart, ils n’ont pas seulement besoin d’être financés mais aussi accompagnés, et rassurés, personnellement  tout comme pour une sécurité juridique, et une optimisation de l’exploitation de leurs œuvres. Ils ont aussi souvent besoin d’être créativement aidés pour trouver leur place face aux demandes des télévisions, face aux modes du moment, aux caprices du public. Quelle part écouter ? Dans quelle mesure n’obéir qu’à son inspiration ? Cet équilibre est précisément celui auquel ceux qui contribuent à l’audiovisuel doivent, chacun dans son domaine, travailler. <br /><br />Quand j’ai commencé comme productrice, les Auteurs seuls comptaient, le public était peu ou pas pris en considération. Après un excès, l’autre : aujourd’hui aucun autre critère que le chiffre d’audience n’est pris en considération….  Dans la logique des chaînes de télé commerciales, ce prisme étroit est celui de leur modèle économique. Dans la logique d’un service public moins dépendant des financements publicitaires, on devra de plus en plus se demander qui regarde (et pas seulement combien ils sont) et si ça leur a apporté quelque chose (une détente, un plaisir, un enrichissement…) ?<br /><br />J’ai essayé aussi au cours de cette leçon d’imaginer avec eux combien ce secteur allait changer. L’Internet offre la possibilité de choisir ce qui m’intéresse, quand je veux, où je veux, c’est une mutation profonde. La programmation par une chaîne était rigide mais donnait à chacun accès à ce qu’il n’avait pas idée de vouloir ou d’aimer. En revanche une recherche sur Internet suppose des goûts et des centres d’intérêts. Il y a sans doute une autre « fracture numérique » qui n’est pas liée à l’équipement et à la connexion mais à la capacité d’avoir des repères pour savoir choisir « son » programme.<br /><p>Les télés commerciales du monde de demain vont connaître de plus en plus de difficultés pour demeurer généralistes, elles risquent d’avoir comme principal public ceux qui privilégient le bonheur d’une forme de passivité dans leurs loisirs. Elles auront moins de besoins de programmes mais voudront plus de hits… sans prendre de risques.</p>Le service public devra, dans un univers transformé par l’hyper-choix de la TNT, être re-légitimé, re-défini, re-expliqué. Il a sa place, selon moi dans son périmètre actuel, avec une chaîne généraliste et des chaînes plus spécialisées, encore faut-il qu’il puisse assumer sa différence en étant soutenu, défendu (et aimé ?) par l’Etat, son actionnaire …. et sa quasi-seule source de recettes.<br /><br />Ces élèves ont une chance folle d’aborder ce métier à un moment aussi passionnant de mutation, où plein de choses nouvelles sont à imaginer et à mettre en place ! Et le métier a besoin d’eux, formés de façon ouverte et pluri-disciplinaire. Je vais donc signer la pétition pour défendre le Master et écrire à mon amie Valérie Pécresse pour attirer son attention sur une mauvaise décision qu’il est urgent de rapporter. </div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2010/01/il-faut-sauver-le-soldat-master-.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>La création n’est pas condamnée aux profondeurs du classement</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/mTb3Ec0e0EY/la-cr%C3%A9ation-nest-pas-condamn%C3%A9e-aux-profondeurs-du-classement.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2010/01/la-cr%C3%A9ation-nest-pas-condamn%C3%A9e-aux-profondeurs-du-classement.html" thr:count="4" thr:updated="2010-01-12T10:59:19+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f0222c088340120a797103e970b</id>
        <published>2010-01-01T23:54:06+01:00</published>
        <updated>2010-01-01T23:54:06+01:00</updated>
        <summary>Le débat autour de mon livre a (période oblige ?) davantage porté sur la Présidence de France Télé que sur la stratégie du Service Public. Subsidiaire par rapport aux télés commerciales privées ? En concurrence frontale par rapport à elles...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="html" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;












&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le débat autour de mon livre a (période
oblige&amp;#0160;?) davantage porté sur la Présidence de France Télé que sur la
stratégie du Service Public. Subsidiaire par rapport aux télés commerciales
privées&amp;#0160;? En concurrence frontale par rapport à elles&amp;#0160;? Quelle est la
part de marché optimale à assigner à la télé publique&amp;#0160;? Comment son
rapport avec ses téléspectateurs est-il influencé ou même déterminé par son
mode de financement&amp;#0160;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le débat n’est pas clos, il est même à peine
ouvert&amp;#0160;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;#0160;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les bonnes nouvelles de cette fin d’année sont
d’abord les succès de la fiction française. Il est de bon ton de souligner que
ses parts de marché baissent, que le genre n’a pas su se renouveler, que sur
toutes les chaînes les prime-time de fiction française sont des points bas
d’audience etc….&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Les exceptions confirment certes les règles
mais quand elles ne sont pas dues au hasard, elles enseignent aussi un chemin.
En ce mois de décembre elles s’appellent &lt;em&gt;Pigalle&lt;/em&gt;
et &lt;em&gt;Cartouche.&lt;/em&gt; L’une et l’autre ont
connu à la fois un succès d’estime et un succès d’audience. L’une et l’autre
sont originales dans la mesure où elles créent un univers singulier et peu
souvent mis en scène, l’une et l’autre ont fait l’objet d’une écriture d’un
haut degré d’exigence, une production attentive et soignée, une réalisation
brillante et au service du film. La première sur Canal+ a eu un buzz
remarquable, une grande satisfaction de ses abonnés – et sans doute la promesse
de nouveaux abonnés -. L’autre a, sur France2, battu la série américaine de TF1…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Donc la fiction française n’est pas condamnée
aux profondeurs du classement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;#0160;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Pour que ces exceptions tracent un nouvel
espoir, l’urgence est celle d’un vivier de jeunes auteurs, capables de traiter
chaque sujet&amp;#0160;: savoir raconter et construire une histoire, savoir rendre
des personnages attachants cela s’apprend, un peu dans des salles de classe (à
l’anglo-saxonne) et beaucoup en s’exerçant, en faisant de la figure imposée.
Seules les séries longues où de jeunes auteurs font leurs gammes en faisant
vivre des personnages qui pré-existent, en adoptant des codes narratifs établis,
enseignent aux jeunes auteurs cette pratique. Les séries longues ne sont pas
seulement destinées aux spectateurs&amp;#0160;: elles sont d’abord indispensables au
métier&amp;#0160;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;#0160;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Enfin pour moi l’autre très bonne nouvelle de
cette fin d’année est le démarrage de mon jeu quotidien &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt;Slam.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-variant: small-caps;"&gt; &lt;/span&gt;Un jeu français inédit et original, qui
mêle des définitions de mots (façon mots croisés) et des énigmes dont la
réponse est toujours une lettre. Le degré de difficulté est variable (de
«&amp;#0160;100 en chiffre romains&amp;#0160;?&amp;#0160;» à «&amp;#0160;au milieu de la
Forêt&amp;#0160;?&amp;#0160;»), astuce et humour sont toujours présents. Son jeune
animateur &lt;em&gt;Cyril Féraud&lt;/em&gt;, choisi après
un casting large, sait rendre les règles du jeu claires, mettre les candidats à
l’aise et charmer les spectateurs. En six semaines, il a réussi à augmenter de
plus de moitié la performance de la case&amp;#0160;: tous les jours à 16h40 sur
France3, et à 17h le samedi, plus de 10% du public vient jouer avec nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Là encore, créateur et producteur français
font la preuve de leur talent et de leur professionnalisme. Avec le succès de &lt;em&gt;Tout le monde veut prendre sa place&lt;/em&gt;
chaque jour à midi sur France2, je crois que Effervescence, ma société de production,
apporte un démenti aux chaines qui disaient être obligées d’adapter des formats
de jeu étranger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;#0160;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Cocorico, et vive 2010&amp;#0160;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;/div&gt;
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2010/01/la-cr%C3%A9ation-nest-pas-condamn%C3%A9e-aux-profondeurs-du-classement.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Ce matin, j'étais l'invitée du Buzz Média Orange-Le Figaro...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/yVUmYStqxlw/ce-matin-j%C3%A9tais-linvit%C3%A9e-du-buzz-m%C3%A9dia-orangele-figaro.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2009/09/ce-matin-j%C3%A9tais-linvit%C3%A9e-du-buzz-m%C3%A9dia-orangele-figaro.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f0222c088340120a5e87273970c</id>
        <published>2009-09-23T17:53:06+02:00</published>
        <updated>2009-09-23T17:54:54+02:00</updated>
        <summary>Invitée mercredi du Buzz Média Orange-Le Figaro, Simone Halberstadt Harari est productrice audiovisuelle, à la tête de la société Effervescence qui produit entre autres le jeu Tout le monde veut prendre sa place sur France 2. Au sein de la...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Invitée mercredi du Buzz Média Orange-Le Figaro, Simone Halberstadt Harari est productrice audiovisuelle, à la tête de la société Effervescence qui produit entre autres le jeu Tout le monde veut prendre sa place sur France 2. Au sein de la commission Copé sur la réforme de l'audiovisuel public en 2008, elle a plaidé pour une augmentation de la redevance par le biais d'une mensualisation à dix euros.</p><p>

Interrogée sur l'utilisation de l'excédent de 100 millions d'euros enregistré par France Télévisions, Simone Halberstadt Harari estime qu'il «faut déjà s'interroger sur le fait de savoir si cette cagnotte est légitime. Ensuite, il s'agit de savoir ce qu'on en fait, et en tant que professionnelle et spectatrice, je considère qu'il faut en faire des programmes, ça me paraît être l'essentiel. C'est de l'argent qui, en période de crise, se transforme en emplois pour les gens qui font de la télévision, et en plaisir en différence pour les gens qui la regardent».</p><p><object data="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf" height="300" id="iLyROoafIY1N" name="iLyROoafIY1N" type="application/x-shockwave-flash" width="400"> <param name="flashVars" value="language_code=fr&amp;playerKey=f5c5b9689b58&amp;skinKey=0e1ec0f6f089&amp;sig=iLyROoafIY1N&amp;autostart=false" /> <param name="movie" value="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf" /> <param name="allowFullScreen" value="true" /> <param name="allowscriptaccess" value="always" /></object><a class="ihxelrkbqpzssaqmkpoe" href="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf" /></p><div style="width: 400px;"><a href="http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafIY1N.html">Le Buzz - Simone Halberstadt Harari - Le Figaro</a> <br /><br /></div></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2009/09/ce-matin-j%C3%A9tais-linvit%C3%A9e-du-buzz-m%C3%A9dia-orangele-figaro.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Une cagnotte indûe ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/fdFwPGKyOTY/une-cagnotte-ind%C3%BBe-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2009/09/une-cagnotte-ind%C3%BBe-.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f0222c088340120a5492bd6970b</id>
        <published>2009-09-04T20:40:57+02:00</published>
        <updated>2009-09-05T12:36:53+02:00</updated>
        <summary>La cagnotte de FranceTélévisions, les 70 Millions€ de recettes publicitaires qui, selon les informations qui circulent, dépassent les prévisions du budget, est-elle légitime ? Méritent-ils de conserver ces sommes ou bien l'Etat doit-il les récupérer, en diminuant d'autant le versement...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>La cagnotte de FranceTélévisions, les 70 Millions€ de recettes publicitaires qui, selon les informations qui circulent, dépassent les prévisions du budget, est-elle légitime ? Méritent-ils de conserver ces sommes ou bien l'Etat doit-il les récupérer, en diminuant d'autant le versement de 450M€ prévu pour compenser la suppression de la publicité après 20 heures ?</p>
<p>Ceux qui militent pour que l'Etat récupère ces sommes ont pour argument que FranceTélé avait sous-estimé ses recettes exprès, pour obtenir une plus grande subvention de l'Etat. Au moment où l'Etat compte ses sous, l'économie est tentante ! Les chaînes commerciales trouvent quant à elles que trop c'est trop : alors que leurs propres recettes publicitaires rentrent mal et sont inférieures aux prévisions, voilà que FranceTélé aurait le beurre de la subvention et l'argent de la pub ?</p>
<p>Pour avoir participé au calcul de la dotation, dans le cadre de la Commission Copé, je me sens impliquée dans ce dilemme. Cette cagnotte est elle née d'une sous-évaluation de la recette ou bien résulte-t-elle d'efforts commerciaux de la régie ? Est-elle indûe ou bien la juste récompense d'un succès, une sorte de vendre plus (de pub) pour gagner plus ?</p>
<p>Je me souviens parfaitement que, lorsque les prévisions avaient été faites, les responsables de la régie publicitaire nous avaient expliqué qu'ils ne pouvaient pas simplement soustraire le chiffre d'affaires réalisé après 20h du total 2007 pour calculer ce qui allait manquer. Ils affirmaient que les annonceurs présents à la fois dans les écrans de la journée et dans ceux du prime-time négociaient des "packages" et que privés du temps de prime time, le plus rare, ils paieraient moins cher le daytime. D'autre part, les chaînes commerciales jouant sur une rareté de l'espace consentaient des réductions de prix aux sociétés qui acceptaient de concentrer la totalité de leurs investissements publicitaires sur leur seule chaîne, ce qui allait faire fuir certains annonceurs des chaines publiques. Principe de prudence ? Surement pour partie.</p>
<p>Depuis nos réunions, deux changements sont intervenus qui l'un comme l'autre n'étaient pas prévisibles. D'une part, l'application de la directive SMA a levé la rareté de l'espace publicitaire à la télé (2éme coupure et heure d'horloge), et d'autre part la crise économique a provoqué un repli des annonceurs d'autant plus net sur les chaînes commerciales. Donc on peut faire le pari que ce sont pour partie des conditions exogènes qui ont invalidé la prévision.</p>
<p>Des efforts commerciaux nouveaux ? Appuyés sur des programmes plus performants ( je pense à mon jeu, cocorico !) et dont la différence par rapport à ceux des chaînes privés s'accroît, donc qui attirent des publics que l'on ne trouve pas ailleurs ? Ce critère justifierait que le service public conserve des recettes qu'il mérite !</p>
<p>Quelle est la part de prudence, la part de chance et la part de mérite ? Et si l'Etat décidait de couper la poire en deux, de laisser FranceTélé bénéficier de la moitié de la cagnotte ?</p><p>Et si on continuait à penser à la télé...</p><p /><p /></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2009/09/une-cagnotte-ind%C3%BBe-.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Si on continuait à penser la télé…. déchaînée…</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/PX7QkWnXcoA/si-on-continuait-%C3%A0-penser-la-t%C3%A9l%C3%A9-d%C3%A9cha%C3%AEn%C3%A9e.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2009/09/si-on-continuait-%C3%A0-penser-la-t%C3%A9l%C3%A9-d%C3%A9cha%C3%AEn%C3%A9e.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-6a00e54f0222c088340120a59c1326970c</id>
        <published>2009-09-03T21:11:53+02:00</published>
        <updated>2009-09-03T21:11:53+02:00</updated>
        <summary>Je n’ai rien écrit sur ce blog depuis plusieurs mois : en effet je consacrais tout mon temps libre à préparer et écrire La télé déchaînée, livre qui vient de paraître chez Flammarion. Il s’agissait au départ d’un livre d’humeur...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Je n’ai rien écrit sur ce blog depuis plusieurs mois : en effet je consacrais tout mon temps libre à préparer et écrire La télé déchaînée, livre qui vient de paraître chez Flammarion.<br />Il s’agissait au départ d’un livre d’humeur sur la mise en place de la réforme de l’audiovisuel, sur le dialogue entre professionnels et parlementaires au sein de la Commission Copé, et sur la préparation du grand saut vers le tout numérique. Et des souvenirs sont venus se mêler, des références étrangères se sont imposées…. Et la réflexion sur des programmes de télé ne peut pas se dissocier de la relation que chaque chaîne, publique ou privée entretient avec ses téléspectateurs…</p><p>Ce mois-ci mon livre sort et autre première, on fête la diffusion du 1000ème épisode du jeu quotidien Tout le monde veut prendre sa place qui a démarré en juillet 2006. J’ai produit beaucoup de séries de fiction, les noms de Maguy, de Marc et Sophie ou de Cap des Pins évoquent chacun plusieurs centaines d’épisodes. Mais jamais je n’avais atteint le seuil de mille ! Si vous lisez ce blog et que vous ne le connaissez pas c’est à midi sur France2, 7 jours sur 7. C’est une immense satisfaction d’attirer chaque jour un public qui grandit, avec des scores qui dépassent largement les moyennes d’audience de la chaîne, sur un programme original, que nous avons, avec l’équipe d’Effervescence, conçu couvé et produit. De surcroît, sa version en ligne <a href="http://tlmvpsp.france2.fr/go/landing">http://tlmvpsp.france2.fr/go/landing</a> est un succès considérable : plus de 250 000 joueurs chaque jour !</p><p>La rentrée télé est très intéressante : M6 et TF1 sont bien décidés à se battre pour que les télés généralistes ne soient pas banalisées par les chaînes « robinets à série américaines », le service public annonce de nouveaux magazines de débats et même les petites chaînes, « les autres télés » se mettent à la production originale ! Et si on continuait à regarder la télé ?</p><p>Enfin on vient d’apprendre que les 450 Millions€ que l’Etat a promis à France Télévisions en remplacement de la publicité, ont été, dans leur principe, acceptés par la Commission européenne : enfin ! L’entreprise unique se met en place, la réforme voulue par le Président entre définitivement dans les faits.</p><p>A nos écrans !<br />Si on continuait à penser la télé…. déchaînée…<br />Simone Harari</p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2009/09/si-on-continuait-%C3%A0-penser-la-t%C3%A9l%C3%A9-d%C3%A9cha%C3%AEn%C3%A9e.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>L’année 2008</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/NDS9pVH-dEM/lann%C3%A9e-2008.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2009/01/lann%C3%A9e-2008.html" thr:count="3" thr:updated="2009-08-25T17:25:48+02:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-61403956</id>
        <published>2009-01-15T15:02:14+01:00</published>
        <updated>2009-01-15T15:02:14+01:00</updated>
        <summary>Cette année 2008 fera date dans l’audiovisuel français : Car elle accomplit la promesse de la révolution numérique ; et d’autre part car elle transforme la télévision publique par l’annonce de la suppression de la publicité sur ses antennes. C’est...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Cette année 2008 fera date dans l’audiovisuel français : Car elle accomplit la promesse de la révolution numérique ; et d’autre part car elle transforme la télévision publique par l’annonce de la suppression de la publicité sur ses antennes. C’est à la fois l’univers concurrentiel de la télévision et son rapport avec ses spectateurs qui se trouvent modifiés. C’est toute la télévision publique qui est refondée par une réforme législative qui la transforme. </p><p>La révolution de la technologie est celle du numérique. Ce changement de standard qui dans le domaine de la musique a démodé toutes les discothèques en généralisant le CD puis le MP3, représente dans le domaine de l’image à la fois une transformation des modes de tournage et d’enregistrement, de montage et de diffusion, la multiplication des écrans plats. Mais surtout, le numérique fait exploser le nombre de chaînes de télévision disponibles. La TNT, Télévision Numérique Terrestre, lancée en 2005 permet déjà à 56% des foyers français, de disposer de plus de 20 chaînes de télévision gratuitement. La TNT c’est l’hyper-choix pour tous, le triomphe de la télécommande et du zapping.  </p><p>Alors que les taux d’abonnement au câble avaient, dans notre pays, toujours déçu, ceux du satellite plafonnaient, ceux de l’équipement TNT ont vite dépassé les hypothèses les plus optimistes ce qui marque bien un appétit des Français pour la télévision et pour un choix plus vaste. De surcroît ils peuvent désormais s’affranchir du carcan imposé des horaires fixes de la grille pour retrouver un programme gratuitement sur leur ordinateur pendant une semaine qui grâce à la « télé de rattrapage » la « catch-up tv ». Grâce au numérique, le téléspectateur prend le pouvoir, assez joyeusement semble-t-il ! </p><p>Comment s’étonner que ce vent nouveau disperse quelques unes des places fortes et des positions acquises ! Désormais, selon les moments de la journée, ce sont près de 30% des spectateurs qui désertent les chaînes « classiques », qui ne se partagent plus que 70% de l’audience contre 90% deux ans auparavant.</p><p>Cette concurrence nouvelle surgit alors qu’un statu quo avait crée des habitudes et des fidélités sur chacune des chaînes de télévision classiques : « L’instit » diffuse sa 15ème année, « Julie Lescaut » sa 16ème, « Louis la Brocante » sa 10ème. Aucune chaîne n’a réellement investi en R&amp;D pour des programmes d’avenir.</p><p>Au cours de la même période, les télévisions américaines renouvelaient totalement le mode narratif de leurs fictions, mises à mal par l’irruption de la téléréalité. Ils retrouvaient le souffle des feuilletons avec « 24 heures » ou « Lost », la transgression dans le quotidien avec le fameux « Desperate Housewives », l’acuité d’un regard sur le présent avec « La Maison Blanche ». Pour la première fois depuis « Dallas », nos télévisions diffusaient ces remarquables séries en « prime time », souvent sans même en changer le titre. Comment s’étonner que la nouveauté devienne synonyme de série américaine ? </p><p>Tandis que d’autres chaînes réunissaient des publics plus segmentés et sur des centres d’intérêt plus restreints : des chaînes de sport, une chaîne Femmes, plus de 20 chaînes pour les enfants, des chaînes de cinéma par genre de films, des chaînes de documentaires … chacune se thématise, cible un type de public. Au total est apparue une crise des télévisions généralistes, des télévisions qui fédéraient des publics différents, au profit d’une segmentation des publics, d’un éclatement des audiences, qui se retrouve sur des goûts plus pointus, en plus petits groupes.  </p><p>     Le modèle économique de ces télévisions va devoir évoluer. La particularité française était d’avoir délibérément organisé le sous-financement de l’audiovisuel. Chaînes privées et publiques confondues, la publicité avait été très contingentée pour protéger la presse écrite : le secteur de la distribution a été fermé à la publicité télévisée jusqu’en 2007, les espaces publicitaires étaient l’objet de règles très restrictives. Les grandes chaînes vendaient des audiences en millions de spectateurs tandis que les chaînes thématiques ne parvenaient pas à monétiser les centaines de milliers de personnes qui les regardaient.</p><p>C’est alors que surgit internet qui réussit à monétiser les audiences quasiment une par une, clic par clic : à présent les annonceurs ont la capacité de ne toucher directement que les seuls spectateurs intéressés par leur secteur d’activité : grâce aux nouveaux modes de vente d’espace inventés par Google, la publicité est prête à payer beaucoup plus cher de petites audiences ciblées. </p><p>L’autre source de financement de la télévision, la redevance, a, elle aussi été freinée si on compare son évolution sur les 15 dernières années par rapport à nos voisins européens. Les gouvernements et les majorités parlementaires se sont toujours accordés afin de ne pas augmenter la redevance, … Elle est en France de moins de 10€ par mois …. plus de 15€ en grande Bretagne et en Allemagne, tandis que les abonnements au câble satellite ou aux télévisions à péage sont supérieurs à 25€, et la moyenne de la téléphonie mobile représente 95€ par foyer.</p><p>Moins de redevance, moins de publicité c’est un secteur entier de l’économie, la filière de l’image, qui est bridé, tant en termes d’emplois, de valeur ajoutée, de créativité, d’exportation, de création de richesse.  </p><p>C’est alors que survint le Big-bang de la réforme annoncée par le Président de la République le 8 janvier dernier, qui conduisit à la mise en place de la Commission Copé pour une nouvelle télévision publique. </p><p>Il ne s’agissait pas seulement d’inventer un nouveau modèle économique pour remplacer la publicité. Il s’agissait de refonder la vocation d’une nouvelle télévision publique au moment où il y a tant d’offres de télévisions en accentuant la différence par rapport aux télévisions commerciales, en offrant davantage de contenus culturels.  </p><p>Comment une télévision affranchie de la nécessité de suivre son audience pour gagner son financement publicitaire peut-elle et doit-elle encore se soucier de son public ? Elle est invitée à s’affranchir des « diktats de l’Audimat », mais le vote quotidien des spectateurs est-il à ignorer ? La télévision publique doit-elle devenir une télévision de niche, se situer vis-à-vis des télévisions commerciales dans un principe de « subsidiarité » ? Comment lui éviter pour autant de se couper du marché, comment placer l’audience « non plus comme une obsession mais comme une ambition » ?</p><p>Sans doute s’agit-il aussi d’inventer de nouveaux modes de mesure : évaluer la satisfaction de l’audience, pas juste sa présence, apprécier la diversité des publics, mesurer la « trace » qu’a laissée tel programme. Mais il s’agira aussi de lutter contre la tentation de ne faire que la télévision de ceux qui la font et non celle de ceux qui la regardent.</p><p>Etre à la fois la télévision d’une offre plus ambitieuse tout en restant généreuse, accessible et attirante pour des larges publics, c’est un défi complexe ! quand on transpose à l’offre de journaux ou de radios, on voit que c’est un pari difficile à réussir. </p><p>Autre préconisation de la Commission Copé : concevoir la télévision publique comme une entreprise unique pour un media global, pour prendre acte du nouveau rapport à la télévision. Dès lors qu’un programme ne se réduit plus à une écoute hebdomadaire passive mais s’inscrit dans une sorte de « continuum participatif », il s’agit d’inventer avant la diffusion de nouveaux modes de puis autour de la diffusion, des sites d’interactivité entre le spectateur et les journalistes, les artistes, comédiens, scénaristes, réalisateurs. L’antenne n’est plus qu’un moment de l’exploitation, il y a de nouvelles opportunités pour précéder ou prolonger le succès d’un programme. </p><p>Enfin, la gouvernance de la télévision publique est le sujet qui polarise toute l’attention des media ainsi que de la classe politique. La nomination directe du Président de France Télévisions par l’exécutif soulève les plus vives polémiques. Tandis que l’indépendance politique de la télévision publique est au centre de toutes les préoccupations, l’indépendance économique passe hélas au second plan. L’exemple allemand d’une autorité indépendante, composée d’auditeurs, d’experts et d’économistes, la KEF, qui estime le besoin de la télévision publique, propose des réductions de coût et impose le montant de ses ressources, éclaire un débat plus fondamental mais plus techno…. </p><p>Les medias sont dans une économie de l’Offre car seule une offre peut mobiliser une audience, la Demande est toujours en réponse. La rencontre entre un programme et son public lui donne non pas sa valeur mais son impact, son aura, sa puissance. Un public qui ne se résume pas à son Audimat, mais qui s’analyse par sa diversité, par ce qu’il aura mémorisé, par le plaisir et l’émotion qu’il aura ressentis. </p><p>Simone Harari<br />Article initialement paru dans la revue des anciens élèves de l’ENA</p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2009/01/lann%C3%A9e-2008.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>A télé publique, argent public !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/-dZdKzfu7hU/a-t%C3%A9l%C3%A9-publique-argent-public-.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2008/11/a-t%C3%A9l%C3%A9-publique-argent-public-.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-58830406</id>
        <published>2008-11-21T16:10:23+01:00</published>
        <updated>2008-11-21T16:10:23+01:00</updated>
        <summary>Comme je comprends les chaînes de la TNT qui ne sont pas encore rentables, pas encore en mesure de remplir leurs obligations en production originale, et qui ne veulent pas contribuer au financement du service public ! Comme je comprends...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; font-weight: normal;">Comme
je comprends les chaînes de la TNT qui ne sont pas encore rentables,
pas encore en mesure de remplir leurs obligations en production
originale, et qui ne veulent pas contribuer au financement du service
public !<br /><br />Comme je comprends les chaînes hertziennes commerciales
qui comprennent que le transfert des investissements publicitaires
depuis la télé publique n'est pas garanti (partie sera économisée par
les annonceurs) et qui protestent de payer une taxe sans avoir l'effet
d'aubaine ! <br /><br />Mais je ne comprends pas les parlementaires qui
veulent une télé publique ambitieuse et refusent de la financer
naturellement par sa ressource désignée : la redevance ! <br /><br />A
télé publique argent public ! cette décision du chef de l'Etat ouvre et
fonde la nouvelle ère de la télé publique à l'heure du numérique, la
Commission Copé l'a montré; <br /><br />L'argent public pourrait être
celui de l'impôt si la redevance a trop de défauts. Mais il sera
difficilement celui de des télés concurrentes quand elle-mêmes
connaissent, notamment du fait de la crise économique, de telles
difficultés !<br /><br />Soyons pragmatiques : en six mois le paysage de la
consommation s'est transformé et le carburant que représente la
publicité n'irrigue plus les mêmes machines économiques. Dessinons le
nouveau paysage audiovisuel public avec une ressource dédiée, pas avec
l'aumone de ses concurrents ! </span></p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2008/11/a-t%C3%A9l%C3%A9-publique-argent-public-.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>La tempête et l’horizon</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/lJFHSA3hdos/la-tempte-et-lh.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2008/10/la-tempte-et-lh.html" thr:count="2" thr:updated="2008-11-10T16:31:49+01:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-57781975</id>
        <published>2008-10-30T17:47:54+01:00</published>
        <updated>2008-10-30T17:47:54+01:00</updated>
        <summary>Avis de tempête sur les audiences à la télévision : les innovations de la rentrée n’ont pas séduit le public autant qu’espéré, tant sur TF1 que sur France2, et les valeurs sûres ne le sont plus ! Certaines déceptions sont...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>Avis de tempête sur les audiences à la télévision : les innovations de la rentrée n’ont pas séduit le public autant qu’espéré, tant sur TF1 que sur France2, et les valeurs sûres ne le sont plus ! Certaines déceptions sont explicables, surtout a posteriori…. </p>

<p>Le verre est à moitié vide, surtout quand on oublie que la taille du verre a changé : les autres télés se partagent près de 30% du public, ce qui veut dire que le total des chaînes historiques se fait sur 70% et non plus sur 100%.</p>

<p>Le verre est-il cependant assez plein pour représenter la chance d’essayer des choses nouvelles puisque le public est un peu lassé de ce qu’il revoit en boucle ? Faut-il être optimiste et penser que d’une crise sortiront des innovations, de nouvelles façons pour nos spectateurs, de rire et d’être émus ? </p>

<p>Si j’en crois une réponse négative que vient de m’adresser le Service Public, pendant la tempête on se réfugie à la cave plutôt que de rêver de nouveaux horizons ! Il s’agissait de leur proposer une série canadienne à succès, bourrée de charme et d’humour ; leur refus est argumenté de la façon suivante :</p><blockquote><p><em>« Nous n’avons pas d’antériorité en diffusion sur les séries québécoises, et la situation actuelle, incertaine comme vous le savez parfaitement, ne plaide pas pour se lancer dans l’inconnu. »</em></p></blockquote><p>Pas de risque d’innover, de charmer, ni de surprendre avec un tel raisonnement !</p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2008/10/la-tempte-et-lh.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Le manchot et l’éléphant</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/Ld802eB9QYQ/le-manchot-et-l.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2008/09/le-manchot-et-l.html" thr:count="1" thr:updated="2008-10-08T12:34:48+02:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-56275071</id>
        <published>2008-09-29T15:56:11+02:00</published>
        <updated>2008-09-29T15:56:11+02:00</updated>
        <summary>Le Rapport sur les Medias et le Numérique, rapport de la mission Giazzi, embrasse la totalité des effets du Numérique sur les Contenus (presse, télévision, radio) mais étreint fort mal le sujet de la Création Audiovisuelle. A sa décharge, les...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span face="Times New Roman">Le Rapport sur les Medias et 
le Numérique, rapport de la mission Giazzi, embrasse la totalité des 
effets du Numérique sur les Contenus (presse, télévision, radio) 
mais étreint fort mal le sujet de la Création Audiovisuelle.</span></p>
<p><span face="Times New Roman">A sa décharge, les mutations 
engendrées par le numérique produisent des effets très différents 
selon qu’il s’agisse des modèles économiques ou des relations 
entre les media et leur public, selon qu’il s’agisse de la presse, 
dont le nombre de titres s’est beaucoup réduit, ou de la télévision, 
où le nombre des acteurs explose. Dans un cas, l’audiovisuel, l’Etat 
est à la fois opérateur et régulateur, dans l’autre, ses schémas 
d’intervention sont extrêmement différents.</span></p>
<p><span face="Times New Roman">Mais qu’allaient-ils faire 
dans cette galère-gageure ? Essayer de créer des Champions Nationaux 
ou plutôt Internationaux. <br />
La lettre de mission du Président de la République appelait à « encourager 
 la performance économique », hélas le Rapport confond la performance 
et la taille.</span></p>
<p><span face="Times New Roman">De grands groupes pourraient, 
comme le Rapport l’appelle de ses vœux, devenir les « pôles structurants » 
du secteur, à condition d’être ceux qui « investissent » dans la 
création. </span> </p>
<p><span face="Times New Roman">Or pour les chaînes de télévision 
issues de l’analogique, le défi du numérique les conduit à baisser 
la voilure et à annoncer la diminution de leur coût de grille, à 
renégocier à la baisse leurs investissements en programmes pour faire 
face à une dispersion des téléspectateurs et à la baisse actuelle 
des recettes publicitaires. L’augmentation de leurs droits patrimoniaux 
et leur montée au capital de sociétés de production sont certes leur 
revendication, mais elles visent à accroître leurs droits sur leurs 
programmes, pas à en susciter davantage. </span> </p>
<p><span face="Times New Roman">Seule la rentabilité directe 
des industries de programmes permettra à ses entreprises de faire des 
succès mondiaux. Il nous manque davantage de succès mondiaux : plus 
de dessins animés diffusés sur des chaînes de télévision américaines, 
plus de films comme La Môme, qui s’adressent aux spectateurs du monde 
entier, plus de documentaires comme le héros Manchot qui séduisent 
toute la planète ! Il faut des créations championnes du monde, des 
séries, des films et rien ne prouve que ce soient des entreprises de 
taille mondiale qui les génèrent !</span></p>
<p><span face="Times New Roman">Les aventures successives de 
Canal + puis de Vivendi aux USA ont bien montré qu’il ne fallait 
pas commencer par les structures et les éléphants mais par les conditions 
de productions mondiales, tout plein de petits manchots. <br />
</span></p>
<p><span face="Times New Roman">Pourquoi préconiser des « achats 
européens » pour remplacer nos productions originales, pourquoi ne 
pas s’interroger sur les rigidités qui nous empêchent d’exporter 
nos programmes ? quitte pour cela à parfois lever des tabous : pourquoi 
le Rapport n’évoque-t-il pas le blocage qu’a crée la limitation 
des obligations des chaînes aux seules productions en langue française ? 
il ne retient des décrets Tasca que ce qui agace les diffuseurs, soit ; 
mais avant ces décrets, des productions françaises, avec des réalisateurs 
français, des comédiens français étaient diffusées sur les chaînes 
américaines, de véritables coproductions se tournaient au Canada ou 
en Europe. Et si c’est la performance économique et la mise en valeur 
de nos talents qui sont visées, ces séries y contribuaient largement. 
Si les programmes ne sont pas rentables, la taille des groupes n’y 
changera rien : mieux un groupe est géré moins il accepte les « danseuses », 
les activités déficitaires et les centres de pertes. </span> <br />
 </p>
<p><span face="Times New Roman">Le plafond de verre qui, toujours 
selon le Rapport, limite la croissance des PME du secteur, tient à 
la fois à l’étroitesse du marché français résultant des politiques 
de blocage du niveau de la redevance depuis une dizaine d’années, 
de freinage de la croissance des investissements publicitaires à la 
télévision dans l’espoir malthusien de protéger la presse écrite 
ainsi qu’aux décalages de trésorerie que les diffuseurs imposent 
à leurs fournisseurs : les producteurs. </span> </p>
<p><span face="Times New Roman">Oui il faut aider les diffuseurs 
de l’analogique à passer le cap de la remise en cause de leur modèle 
de fonctionnement, mais ce qui crée de la valeur ce sont nos programmes 
qui, coup de chance, créent aussi du plaisir !</span></p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2008/09/le-manchot-et-l.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Chiche !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/wBSgGyiWza4/chiche.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2008/09/chiche.html" thr:count="0" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-55842492</id>
        <published>2008-09-19T15:12:20+02:00</published>
        <updated>2008-09-19T15:12:20+02:00</updated>
        <summary>La télévision Publique était à l’honneur ce lundi au Chatelet. Atmosphère bon enfant, humour et dérision, mais une préoccupation sincère : le service public est-il en danger ? Cette future réforme est elle une nouvelle chance ou bien le début...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La
 télévision Publique</span></span><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> était à l’honneur ce lundi au
Chatelet.<br />
Atmosphère bon enfant, humour et dérision, mais une préoccupation sincère :
le service public est-il en danger ?</span></span></p>

<p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Cette future réforme est elle une nouvelle chance ou bien le
début de la fin ?</span></span></p>

<p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">J’ai appris une chose que j’ignorais totalement :
lorsque la redevance a été décidée, comme c’est le Ministère des PTT, on
disait sans doute à l’époque P-et-T, qui avait la télévision dans son administration,
il avait calculé la redevance de telle sorte qu’elle représente un timbre
poste par jour.</span></span></p>

<p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Disons tous chiche !</span></span></p>

<p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Cela représenterait aujourd’hui 200€ par an,
donc à peu près la redevance de nos amis anglais et allemands !</span></span></p>

<p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Moi qui me suis battue dans la Commission Copé
pour que le paiement de la redevance devienne mensuel, j’avoue n’avoir
jamais pensé à un paiement quotidien…..</span></span></p>

<p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Merci de continuer à regarder la télé !</span></span></p>

<p><span face="Arial" style="font-size: 0.8em;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Simone<br /></span></span></p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2008/09/chiche.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Est-ce que c’était mieux avant ? Est-ce que c’est tellement mieux ailleurs ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/cfYTcfLBDys/est-ce-que-ctai.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2008/07/est-ce-que-ctai.html" thr:count="2" thr:updated="2008-09-11T12:36:06+02:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-53497114</id>
        <published>2008-07-30T16:38:30+02:00</published>
        <updated>2008-07-30T16:38:30+02:00</updated>
        <summary>La France a-t-elle décroché du peloton des producteurs de programmes de télévision ? Ces questions reviennent pêle-mêle dans vos commentaires (Marc, Aurélien...) et je me les pose moi aussi. D’abord je suis convaincue qu’on est toujours nostalgique de ses souvenirs...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>La France a-t-elle décroché du peloton des producteurs de programmes de télévision ?</p>

<p>Ces questions reviennent pêle-mêle dans vos commentaires (Marc, Aurélien...) et je me les pose moi aussi.<br />D’abord je suis convaincue qu’on est toujours nostalgique de ses souvenirs d’enfance, et que la télé d’il y a quinze ou vingt ans est bien notre « madeleine », le souvenir de moments chaleureux, souvent familiaux toujours embellis.</p>

<p>D’autre part on ne disposait à l’époque que de trois à six chaînes, donc on avait un regard moins aiguisé, une fraîcheur de découverte, un plaisir de première fois, tant du côté des canapés où on regardait que des studios où on enregistrait. Quand on cesse d’être amateur pour devenir professionnel une mutation se produit ; remplacer l’affectivité et la spontanéité par un métier, cela change le ton tout comme la perception.</p>

<p>Enfin la mémoire est sélective tandis que le flux de l’offre de plus en plus abondant… </p>

<p>Oui je suis tout à fait du point de vue de ceux qui évoquent la Recherche Développement et le financement. Oui il faut essayer, des formats, des gens, des idées. A mon avis il faut faire des études, écouter les réactions des premiers spectateurs pour comprendre si les critiques portent sur l’intention, sur le rendu, sur la promesse, sur le concept. Refaire des brouillons et procéder par ajustements successifs.<br />Encore faut il savoir soit ce que l’on cherche comme programme ou au moins qui on cherche comme type de public. Sinon c’est colin-maillard, autre souvenir nostalgique…..et autre preuve que la télé de demain ne sera pas celle d’hier.</p>

<p>Merci de continuer à penser la télé !</p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2008/07/est-ce-que-ctai.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Le compte y est-il ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/CQ5h9wXm4wo/le-compte-y-est.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2008/07/le-compte-y-est.html" thr:count="1" thr:updated="2008-07-11T11:32:42+02:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-52499294</id>
        <published>2008-07-10T16:32:59+02:00</published>
        <updated>2008-07-10T16:32:59+02:00</updated>
        <summary>« Le compte n’y est pas » a dit Patrick de Carolis. Qu’en est il ? Il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles : le rapport de la Commission vise à compenser la perte de recettes publicitaires. Sur...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="xhtml" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
<div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><p>« <em>Le compte n’y est pas</em> » a dit Patrick de Carolis. Qu’en est il ? </p>

<p>Il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles : le rapport de la Commission vise à compenser la perte de recettes publicitaires. Sur quelle base ? <br />Ce qu’aurait été le chiffre d’affaires publicitaires de 2009, avec ses anticipations économiques de baisse d’activité ? Non. Sur la base des chiffres 2007 qui sont une base relativement favorable quand on sait que le chiffre d’affaires publicitaires des chaînes commerciales au 1er trimestre 2008 connaît une baisse sensible. A priori, ce serait plutôt positif.</p>

<p>Mais l’annonce de la future suppression de la publicité, le nouveau mode de tarification entré en vigueur en janvier, et surtout l’application anticipée des assouplissements de la réglementation pour les chaînes commerciales, ont entraîné un retrait anticipé de nombreux annonceurs qui quittent les chaînes publiques pour s’investir sur les télés privées. Très mauvaise nouvelle.</p>

<p>En effet les estimations de la Commission Copé avaient été faites en mars-avril, avant l’annonce des mesures ouvrant plus d’espaces à la publicité sur les chaînes commerciales (comptant la réglementation des plafonds par heure non plus toutes les 60mn, de façon glissante, mais à chaque Heure d’horloge). Elles prévoyaient par conséquent que France2 et France3 conserveraient dans la journée des montants plus élevés que les simulations actuelles. Différence : une sous-estimation de l’ordre de 60 Millions €. </p>

<p>D’autre part, la suppression de la publicité va bientôt nous permettre de retrouver des soirées qui démarrent effectivement à 20h30 et non en réalité à 20h55 ; et des deuxièmes parties de soirée elles aussi avancées non seulement d’autant mais collées à la fin des prime time sans l’écran de pub. Donc au total on pourra démarrer vers 23h, moment où plus de 13 Millions de personnes sont encore devant la télé, une troisième partie de soirée avec un programme original. Ces nouvelles émissions font partie de ce que nous avions appelé le développement, une nouvelle ambition pour la télé publique et qui devait être financé par des réductions de coût internes à France Télévisions. Or l’avancement au 1er janvier au lieu du 1er septembre (date que nous avions préconisée) ne permet pas à l’entreprise d’avoir fait ses réformes ni des économies dans l’intervalle. Ils avaient annoncé des économies en année pleine de 140 Millions €, à ce titre pour les 9 premiers mois de l’année l’écart est sans doute de l’ordre de 100 Millions €. </p>

<p>Depuis la confection du rapport il y a des actualisations à mettre à jour, ce qui sera fait avant le vote de la loi.</p>

<p>Les comptes sont sans doute datés, ils ne sont pas pour autant faux.</p></div>
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2008/07/le-compte-y-est.html</feedburner:origLink></entry>
    <entry>
        <title>Regardez la différence !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://feedproxy.google.com/~r/typepad/simone_harari/~3/LCUCuZhg13I/regardez-la-dif.html" />
        <link rel="replies" type="text/html" href="http://www.simoneharari.fr/2008/07/regardez-la-dif.html" thr:count="7" thr:updated="2008-07-11T10:25:28+02:00" />
        <id>tag:typepad.com,2003:post-52198418</id>
        <published>2008-07-03T11:39:59+02:00</published>
        <updated>2008-07-03T11:39:59+02:00</updated>
        <summary>France Inter a comme slogan : « écoutez la différence » alors qu’elle se trouve en concurrence frontale par rapport à Europe1 et à RTL, autres généralistes historiques, et qu’elle cherche et réussit à maximiser son audience. Invité contre invité,...</summary>
        <author>
            <name>Thomas</name>
        </author>
        
        
<content type="html" xml:lang="fr-FR" xml:base="http://www.simoneharari.fr/">
&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p&gt;France Inter a comme slogan : « &lt;em&gt;écoutez la différence&lt;/em&gt; » alors qu’elle se trouve&amp;nbsp; en concurrence frontale par rapport à Europe1 et à RTL, autres généralistes historiques, et qu’elle cherche et réussit à maximiser son audience. Invité contre invité, revue de presse contre revue de presse, chroniqueur contre chroniqueur, et pourtant on entend la différence : elle ne tient pas au genre, davantage à l’intention, au pourquoi des choix éditoriaux.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourquoi la radio publique n’a-t-elle pas à faire chaque jour la preuve de sa différence ? Elle la souligne dans sa communication, elle l’insuffle ici dans le ton d’une chronique, là dans le choix d’un animateur, mezzo voce mais on l’entend. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourquoi cette différence est elle davantage un enjeu dans la télévision ? Sans doute les enjeux économiques antagonisent-ils à l’extrême l’ardeur de la compétition. A quoi doit ressembler cette différence ?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pendant quelques années elle a consisté à refuser toute téléréalité. Slogan simple et radical : « &lt;em&gt;pas de ça chez nous&lt;/em&gt; ». Ainsi France Télévisions s’est elle coupée d’écritures modernes comme Le Dîner (aujourd’hui sur M6) ou encore Vis ma vie (immersion) en jetant le bébé avec l’eau du bain : confondant le refus de l’élimination et des votes ou encore une éthique discutable, avec la possibilité pour de vrais gens d’émerger dans leur authenticité. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Ensuite la question de la subsidiarité a été posée : ne pas trouver sur le service public ce qui pourrait être sur une chaîne privée ? cela voudrait dire couper le service public de ce que le public aime ? difficilement concevable !&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Vingt ans d’écoute de groupes de spectateurs réunis par dizaine pour un « quali », une appréciation qualitative de tel ou tel programme, m’ont convaincue d’une attente de la part des spectateurs : éprouver le sentiment qu’il leur « en » reste quelque chose. Aussi bien d’avoir appris, d’avoir ressenti quelque chose qui leur donne l’impression de n’avoir pas perdu leur temps. Par exemple pour mon jeu,&amp;nbsp; «&lt;em&gt; Tout le monde veut prendre sa place&lt;/em&gt; », en concurrence directe avec un jeu sur TF1, sans doute est ce la différence : la double satisfaction en participant à un quizz, de savoir répondre à certaines questions et d’apprendre les réponses qu’on ignorait. Aux chaînes, aux producteurs, de se poser la question de ce plus qui sera cette « &lt;em&gt;satisfaction bonus&lt;/em&gt; ». &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Chaque media, qu’il soit un journal, une radio ou une télévision, noue une relation particulière avec son lecteur-auditeur-spectateur : une promesse, une rencontre, une confiance réciproque. Vis-à-vis de la télévision publique la question de la reformulation de ce bonus est aujourd’hui posée. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Merci de continuer à regarder la télé&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;SH&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</content>


    <feedburner:origLink>http://www.simoneharari.fr/2008/07/regardez-la-dif.html</feedburner:origLink></entry>
 
</feed><!-- ph=1 --><!-- nhm:dynamic-ssi -->
