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	<title>Université Ouverte</title>
	
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	<description>Cycle de conférences-débats de l'Université de Cergy Pontoise</description>
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		<title>Médias et économie : 2007-2012 de la crise des subprimes à la crise de la dette publique</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 15:36:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Rouault</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="fourcol-three"><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div><strong>Cinq ans après le début de la crise financière et économique, comment les gouvernements l’ont-ils gérée, comment les médias en ont rendu compte ? Sophie Gherardi, auteur notamment de <a href="http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&#038;requestCode=afficherArticle&#038;codeArticle=9782246765912&#038;ligneArticle=0">Péchés capitaux, le roman de la crise financière</a>, a couvert cette crise en tant que rédactrice en chef au journal <em>Le Monde</em> puis directrice adjointe de la rédaction au journal <em>La Tribune</em>. Elle apporte son éclairage sur cette douloureuse période historique. </strong></div>
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<a href="http://universiteouverte.u-cergy.fr/wp-content/uploads/audio/SophieGherardi_23.02.12.mp3"class="woo-sc-button  red" ><span class="woo-download">Téléchargez le podcast audio (mp3) (Durée:65min)</span></a></p>
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<h2>1. La crise sous le regard d&#8217;une journaliste</h2>
<p>Sophie Gherardi souligne en introduction à quel point la crise financière et économique que traverse le monde depuis cinq ans est un épisode inédit dans l&#8217;histoire moderne et combien il est complexe à appréhender dans sa globalité. En tant que journaliste, elle explique aussi que couvrir ces événements a été un moment très intense de sa carrière professionnelle, même si, après avoir d&#8217;une certaine façon bénéficié de la crise par les sujets dont il traitait, son journal, <em>La Tribune</em>, a fini, comme d&#8217;autres médias, par en faire les frais, victime de la chute du marché publicitaire.</p>
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<h2>2. Aux origines de la crise</h2>
<p>Les origines de la crise sont multiples et difficiles à identifier. Certes, ses débuts visibles remontent au printemps 2007, lorsque des sociétés financières américaines spécialisées dans le crédit immobilier ont commencé à faire faillite. Mais il faut remonter à l&#8217;explosion de la bulle internet du début des années 2000 et à l&#8217;injection de sommes d&#8217;argent considérables dans le système financier pour relancer l&#8217;économie, et même au mois d&#8217;août 1971, quand le président Nixon décide de laisser flotter le dollar, mettant fin au système de l&#8217;étalon-or, pour comprendre les raisons de la crise actuelle.</p>
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<h2>3. La contagion de la crise</h2>
<p>Pendant le premier semestre 2007, la crise est américaine. Mais, le 8 août, la BNP, qui apprend que trois de ses fonds, investis sur les subprimes, ne parviennent plus à se refinancer, décide de les suspendre ces trois fonds, alors que, dans le même temps, les marchés asiatiques plongent. D&#8217;où un blocage instantané du système et une panique généralisée, qui conduira le très conservateur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Paulson">Henri Polson</a> à se résoudre à sauver deux importants établissements de crédits américains et à nationaliser <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/American_International_Group">AIG</a>, leader mondial de l’assurance et des services financiers.</p>
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<h2>4 &#8211; La réaction européenne et américaine</h2>
<p>Face à l&#8217;arrivée de la crise en Europe, le Président Sarkozy, quelques jours après la faillite de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lehman_Brothers">banque Lehman Brothers</a>, décide très rapidement d&#8217;annoncer que les dépôts seront garantis par l&#8217;Etat, afin d&#8217;éviter un vent de panique et une faillite en domino des banques françaises. Reste que l&#8217;économie est frappée et que les investissements sont immédiatement arrêtés. Fortis, la Royal Bank of Scotland Dexia et d&#8217;autres grandes banques sont en danger. Une aide de 700 miliards de dollars est votée par le Congrès américain pour sauver les banques tandis que l&#8217;Europe comprend qu&#8217;elle doit rassembler ses forces.</p>
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<h2>5 &#8211; La crise de la dette publique</h2>
<p>Malgré ces efforts, le péril demeure : les Etats ont dû s&#8217;endetter à hauteur d&#8217;environ 20 % de leur richesse pour financer l&#8217;aide aux banques et à l&#8217;économie. A la crise des subprimes et au grand spasme de 2008 succède la crise des dettes publiques, aggravée lorsque l&#8217;Europe découvre que les comptes de la Grèce ne sont pas sincères, ce qui fait planer un doute sur d&#8217;autres pays européens et met à mal l&#8217;équilibre sur lequel repose l&#8217;Euro. En conclusion, Sophie Gherardi souligne que nombre des événements qui se sont produits étaient prévisibles et que, malgré toutes ses difficultés, aucun grand pays n&#8217;a encore pris des décisions pour encadrer &laquo;&nbsp;le monde de la finance&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>L’analyse du discours politique : au-delà de la langue de bois</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 09:42:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Rouault</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="fourcol-three"><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div><strong>Julien Longhi, maître de conférences en sciences du langage, présente différentes approches de l’analyse du discours politique, qui permettent de saisir les enjeux de l’argumentation politicienne. Il aborde, dans un esprit descriptif et non-polémique, l’analyse du discours présidentiel sous la Ve République, le débat sur l’identité nationale, les récits dans le discours politique (storytelling), la circulation des discours et la stéréotypie, ou encore la médiatisation du discours politique. </strong></div>
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<a href="http://universiteouverte.u-cergy.fr/wp-content/uploads/audio/JulienLonghi_09.02.12.mp3"class="woo-sc-button  red" ><span class="woo-download">Téléchargez le podcast audio (mp3) (Durée:120min)</span></a></p>
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<h2>1. Introduction</h2>
<p>Julien Longhi explique que, à la différence d&#8217;autres disciplines telles que le journalisme, par exemple, qui abordent le discours politique par leur contenu, les sciences du langage ont une approche des discours par les formes linguistiques utilisées, leur sens et leur fonctionnement. Elles proposent en ce sens une expertise de la &laquo;&nbsp;mise en mot&nbsp;&raquo;, en étudiant comment des mots peuvent euphémiser ou amplifier la réalité sur lesquels ils prétendent porter. S&#8217;agissant de la &laquo;&nbsp;langue de bois&nbsp;&raquo;, Julien Longhi explique que ce ne sont pas tant les mots qui cachent mais le fonctionnement même du langage qui est en jeu.</p>
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<h2>2 &#8211; Noam Chomsky et l&#8217;analyse de la propagande</h2>
<p>Pour commencer, Julien Longhi prend l&#8217;exemple tiré de l&#8217;oeuvre Noam Chomsky, et de son étude de la propagande. Il a montré, en étudiant les discours de l&#8217;administration Bush, son décalage avec le témoignage des sens et des enquêtes et a pu critiquer des expressions comme &laquo;&nbsp;interventionnisme humanitaire&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;droit d&#8217;ingérence&nbsp;&raquo;ou &laquo;&nbsp;dommages collatéraux&nbsp;&raquo;, expressions forgées pour masquer ou détourner une réalité. Julien Longhi présente également la technique de l’analyse de données textuelles.</p>
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<h2>3- Le discours présidentiel sous la Ve République</h2>
<p>Julien Longhi illustre la manière dont les sciences du langage décryptent les discours politiques en relatant une étude menée par Damon Mayaffre. Cette étude tend à montrer que la parole politique a moins pour vocation de véhiculer un message que de construire un espace identitaire. L’enjeu suprême du discours politique est d&#8217;affirmer l’identité d’un orateur pour favoriser l’identification d’un auditoire. On peut donc décrire l’identité politique d’un homme/femme politique par le lexique de son discours.</p>
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<h2>4 &#8211; Le <em>je</em> de Sarkozy</h2>
<p>Julien Longhi poursuit son tour d&#8217;horizon en présentant l&#8217;étude de Jean Véronis sur l&#8217;impression d’égotisme du discours de N. Sarkozy en 2007. Sur l’ensemble de ses discours de campagne, Nicolas Sarkozy utilise le pronom <em>je</em> environ 17 fois pour 1000 mots, contre 18 fois pour 1000 mots pour Ségolène Royal et 17 fois mais sa monopolisation du <em>je</em> dans l’interlocution et la modalisation basée sur l’expression de la volonté : la formule <em>je veux</em> condense son attitude discursive. Julien Longhi revient aussi sur le débat Sarkozy/Royal et la conquête lexicale qui a eu lieu.</p>
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<h2>5 &#8211; Le débat sur l’identité nationale</h2>
<p>Julien Longhi revient sur l&#8217;étude de P. Marchand et P. Ratinaud, qui ont procédé à l&#8217;importation manuelle des contributions consultables sur le site du Ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire. Il présente également une analyse du discours de Marine Le Pen, qui révèle l&#8217;identité discursive du FN qui perdure malgré des styles différents, avec en particulier le recours au procédé « d’acceptation du préalable » avec un usage très habile de procédés grammaticaux (adjectifs, relatives, structures concessives).</p>
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<h2>6 &#8211; Le recours au storytelling</h2>
<p>Julien Longhi explique que le storytelling est une hypothèse concernant notre manière narrative d’organiser nos expériences et de faire émerger ainsi des significations dans nos interactions. Cette technique renvoie à ce qu&#8217;à pu en dire notamment Evan Cornog, professeur de journalisme à l’université de Columbia, selon lequel <em>&laquo;&nbsp;l’avenir de la nation et du monde dépend de la capacité des citoyens américains à choisir les bonnes histoires.&nbsp;&raquo;</em> Pour illustrer son propos, Julien Longhi décrypte un passage du discours du Bourget de François Hollande, dans lequel il évoque ses origines familiales et son rapport à la gauche.</p>
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		<title>L’art contemporain, faut-il s’en méfier ?</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 18:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Rouault</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div class="fourcol-three"><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div><strong>En s’appuyant sur les expositions de l’<a href="http://www.valdoise.fr/6444-l-abbaye-de-maubuisson-site-d-art-contemporao-.htm">abbaye de Maubuisson</a>, centre d’art contemporain à Saint-Ouen-l’Aumône, Delphine Deshayes, historienne de l’art, médiatrice culturelle montre qu’il n’y a pas « un » art contemporain mais des œuvres et des artistes et que l’art d’aujourd’hui s’adresse à tous les publics et que chacun peut y accéder, voire l’apprécier.</strong></div>
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<h2>1. Introduction</h2>
<p>Faut-il se méfier de l&#8217;art contemporain ? Sans doute, estime Delphine Deshayes, qui plaide cependant d&#8217;emblée pour une prise de risque de la part du spectateur, invité à partir à la rencontre d&#8217;oeuvres qui, pour être surprenantes et parfois dérangeantes, lui permettent d&#8217;explorer de nouveaux aspects du monde et de lui-même qu&#8217;il ne connaissait pas. L&#8217;art contemporain n&#8217;est <em>&laquo;&nbsp;ni un style, ni un courant&nbsp;&raquo;</em>, mais un univers que Delphine Deshayes propose d&#8217;explorer à partir d&#8217;une série d&#8217;oeuvres très récentes présentées à l&#8217;abbaye de Maubuisson.</p>
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<h2>2. Un art ésotérique ?</h2>
<p>La première cause de méfiance relevée par Delphine Deshayes est que, pour de nombreux spectateurs, comprendre l&#8217;art contemporain supposerait de leur part des connaissances préalables. Or, il n&#8217;est pas toujours besoin d&#8217;avoir des connaissances pour apprécier une oeuvre. Delphine Deshayes fait observer que cela a toujours été le cas. Elle prend l&#8217;exemple des oeuvres de Giuseppe Arcimboldo qui, au-delà de leurs aspects figuratifs compréhensibles de tous, cachaient des références et des allusions politiques. Dans le même esprit, Delphine Deshayes présente des oeuvres exposées à l&#8217;abbaye de Maubuisson.</p>
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<h2>3. Des oeuvres trop &laquo;&nbsp;faciles à faire&nbsp;&raquo; ?</h2>
<p>L&#8217;autre raison de la méfiance manifestée par les spectateurs à l&#8217;égard de l&#8217;art contemporain vient de ce qu&#8217;ils ont parfois l&#8217;impression que les oeuvres sont si simples qu&#8217;il n&#8217;est pas besoin d&#8217;être artiste pour les réaliser. Mais Delphine Deshayes souligne qu&#8217;être un artiste n&#8217;est pas, à titre principal, une personne qui maîtrise une technique, picturale ou autre, c&#8217;est avant tout une personne douée d&#8217;une créativité exceptionnelle. Elle prend l&#8217;exemple d&#8217;une oeuvre d&#8217;Emmanuelle Villard, orcherstrant le travail de céramistes sans elle-même les réaliser. </p>
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<h2>4. Des oeuvres partout ?</h2>
<p>Delphine Deshayes revient ensuite sur une autre raison qui semble expliquer la méfiance à l&#8217;égard de l&#8217;art contemporain : sa présence hors des lieux classiques d&#8217;exposition, comme les musées. Mais Delphine Deshayes explique, à la lumière notamment du <em>Cosmoball</em> de Malik Ohanian et du <em>Banc Rouge</em> de Christophe Nourrisson, que la présence d&#8217;oeuvres dans des espaces non conventionnels peut favoriser la rencontre entre une oeuvre et le spectateur. </p>
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<h2>5. &laquo;&nbsp;Ce n&#8217;est pas beau&nbsp;&raquo;</h2>
<p>Delphine Deshayes explique que les spectateurs qu&#8217;elle rencontre considèrent souvent qu&#8217;une oeuvre d&#8217;art doit être belle. Elle rappelle cependant que le Beau, notion très difficile à définir, relève avant tout du goût propre à chaque personne.<br />
Mieux, certaines oeuvres d&#8217;art contemporain utilisent le Beau et le détournent, piégeant le spectateur à ses propres attentes. Delphine Deshayes cite notamment l&#8217;exemple d&#8217;une oeuvre d&#8217;Orlan, <em>Différences et Répétitions</em>, en première approche séduisante mais stigmatisant en réalité l&#8217;artificialité des défilés de mode.</p>
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<h2>6. Des oeuvres provocatrices et onéreuses ?</h2>
<p>La méfiance témoignée à l&#8217;égard de l&#8217;art contemporain vient aussi du fait que les artistes font souvent preuve de &laquo;&nbsp;provocation gratuite&nbsp;&raquo;, selon certains spectateurs. Au contraire, Delphine Deshayes explique que, s&#8217;il y a provocation, elle vise toujours un objectif, à l&#8217;instar de <em>La courbe de la ritournelle</em>, oeuvre de Jan Kopp réalisée à partir de centaines de baguettes de pain, représentation dérangeante de notre société du gâchis. Autre critique souvent entendue : le prix des oeuvres. Mais Delphine Deshayes explique que ce coût est raisonnable et surtout est justifié par le travail des différents acteurs impliqués dans la réalisation d&#8217;une oeuvre.</p>
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		<title>Haïti : deux ans après</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 18:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Rouault</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[humanitaire]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<div class="fourcol-three"><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div><strong>En présence de l’Ambassade d’Haïti, des spécialistes dressent un bilan de la situation sanitaire d’Haïti suite au séisme qui a bouleversé le pays en janvier 2010. Au travers de témoignages du terrain, Philippe Joseph, spécialiste en stratégie des pathologies infectieuses, praticien hospitalier à l’hôpital Simone Veil d’Eaubonne, Laurent Carius, chirurgien cervico-faciale, membre de médecins sans frontières et Huguette Marcellin vice-secrétaire du collectif « Aubervilliers pour Haïti » indiquent des solutions possibles.</strong></div>
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<h2>1. Un &laquo;&nbsp;fatum&nbsp;&raquo; haïtien ?</h2>
<p>Huguette Marcellin présente de façon globale les raisons pour lesquelles Haïti a été plongé dans un &laquo;&nbsp;chaos quasi total&nbsp;&raquo;. Elle présente une brève rétrospective de l&#8217;histoire de ce pays dont le destin est hors du commun, marqué à ses débuts par l&#8217;esclavage, elle qui fut la première île où l&#8217;on a débarqué les esclaves venant d&#8217;Afrique. Haïti a été un modèle pour la révolution des pays d&#8217;Amérique. Huguette Marcellin considère qu&#8217;Haïti a eu un &laquo;&nbsp;destin incompréhensible&nbsp;&raquo;, malgré le courage de ses habitants.</p>
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<h2>2. Le choléra : un drame dans la tragédie</h2>
<p>Philippe Joseph explique que le choléra est apparu en octobre 2010, à la suite du séisme, du fait de graves problèmes rencontrés dans la gestion de l&#8217;eau potable. En l&#8217;espace d&#8217;environ un an, on a dénombré environ 520 000 cas de choléra déclarés et 7000 morts. Philippe Joseph explique les causes et la nature de cette infection et décrit les dispositifs mis en place qui ont permis de limiter l&#8217;ampleur de ce drame sanitaire, qui aurait pu être bien plus important. </p>
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<h2>3. Retour à la vie</h2>
<p>Laurent Carius souligne à quel point l&#8217;épidémie de choléra, probablement importé en Haïti par un contingent de l&#8217;ONU venu du Népal, a particulièrement traumatisé la population d&#8217;Haïti, qui l&#8217;a vécue comme un coup du sort inexplicable, ajoutant du malheur à ses malheurs. Deux ans après, la population haïtienne reste encore très imprégnée par l&#8217;épisode du séisme et du choléra mais elle va de nouveau de l&#8217;avant. Cependant, Laurent Carius craint que les haïtiens se soient habitués à cette maladie, et qu&#8217;ils abaissent leur niveau de vigileance.</p>
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<h2>4. Un pays à reconstruire</h2>
<p>Malgré le désastre humain causé par le séisme, la vie reprend petit à petit son droit. Les écoles fonctionnent, on fête le carnaval, la pratique religieuse reprend son cours et certains habitants de Port-au-Prince engagent bon an mal an des travaux de reconstruction. Toutefois, Laurent Carius souligne que les ingrédients nécessaires à la survenue d&#8217;une nouvelle épidémie de choléra sont encore présents. Les autorités sanitaires et publiques demeurent dont très vigileantes, d&#8217;autant que les conditions d&#8217;hygiène restent très précaires.</p>
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		<title>Comprendre les soulèvements arabes</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 15:32:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Rouault</dc:creator>
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		<category><![CDATA[dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[révolutions arabes]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<div class="fourcol-three"><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div><strong>Jean-Paul Chagnollaud, professeur des universités, directeur de la revue internationale Confluences-Méditerranée, directeur de l’<a href="http://iremmo.webou.net/spip/spip.php?page=accueil">Institut de recherche et d’études Méditerranée/Moyen-Orient</a>, présente une lecture globale du contexte dans lequel se sont produits les soulèvements arabes de 2011. Il présente une analyse éclairante sur ce qui fait à la fois l’unité et la diversité de ces révoltes, du Maroc à la Syrie.</strong></div>
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<h2>1. Repères historiques</h2>
<p>Jean-Paul Chagnollaud replace dans l&#8217;histoire le contexte dans lequel interviennent aujourd&#8217;hui les révolutions et soulèvements arabes. Il rappelle que, à l&#8217;issue de la Première Guerre mondiale, les Nations victorieuses se sont partagées les territoires des pays vaincus. Ce fut l&#8217;acte de naissance de nombreux États arabes, créés artificiellement et imposés à des sociétés qui subissaient déjà le joug du défunt empire Ottoman et qui subiront longtemps les affres de la domination extérieure sous différentes formes. Les révolutions qui se produisent aujourd&#8217;hui constituent la première forme de soulèvement de ces sociétés contre leurs États. </p>
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<h2>2. Les raisons des révoltes</h2>
<p>Les décennies qui suivirent la création de ces États furent marquées à peu près partout par des logiques autoritaires imposées par la colonisation. Reprenant la terminologie de Max Weber, Jean-Paul Chagnollaud distingue selon que ces logiques furent fondées sur une légitimité charismatique (Egypte, Lybie, etc.), adossée à l&#8217;armée, ou sur une légitimité traditionnelle (Maroc, Jordanie, etc.). Si la première légitimité a globalement su s&#8217;adapter et résister à l&#8217;érosion du temps, la seconde est partout emportée par une soif de dignité des populations et un refus du sentiment omniprésent de peur.</p>
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<h2>3. Les acteurs en présence</h2>
<p>Quels sont les acteurs aujourd&#8217;hui en situation ? Jean-Paul Chagnollaud explique que l&#8217;Islam politique, longtemps délibérément occulté par les États occidentaux, qui ont préféré soutenir pendant des décennies les régimes autoritaires, ne peut plus être ignoré. Le respect de la démocratie implique que les États occidentaux reconnaissent les résultats des élections, même quand les &laquo;&nbsp;islamistes&nbsp;&raquo; &#8211; notion floue &#8211; obtiennent des bons scores. A côté des islamistes, les libéraux constituent une force politique moins bien implantée et souvent divisée mais qui demeure une alternative solide. </p>
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<h2>4. Et après ?</h2>
<p>Jean-Paul Chagnollaud rappelle que les sociétés du Machrek, davantage que celles du Maghreb, sont souvent hétérogènes, et que l&#8217;avenir des minorités dans ces sociétés à l&#8217;issue des soulèvements est une question qui demeure entière. Autre enjeu : les États occidentaux soutiennent classiquement les régimes en place, surtout depuis le 11 septembre 2011. Cette position semble actuellement évoluer depuis peu mais cette tendance se confirmera-t-elle ? En conclusion, Jean-Paul Chagnollaud estime que les soulèvements arabes constituent moins l&#8217;achèvement d&#8217;une histoire que le début d&#8217;une autre.</p>
</div>
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<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmktmg?hideInfos=1"></iframe></p>
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		<title>Eau potable pour tous !</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 15:38:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Rouault</dc:creator>
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		<category><![CDATA[dernières conférences]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<div class="fourcol-three"><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div><strong>Près d’1,5 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Une solution permet pourtant aux petites communautés isolées de produire leur eau de boisson en potabilisant elles-mêmes l’eau de surface. Patrick Di Martino, professeur des universités et François Jacquenoud, co-fondateur de l’association “<a href="http://www.1001fontaines.com/">1001 fontaines pour demain</a>” présentent ce procédé technologique et son potentiel de développement dans le monde.</strong></div>
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<a href="http://universiteouverte.u-cergy.fr/wp-content/uploads/audio/PatrickDiMartino_17.11.11.mp3"class="woo-sc-button  red" ><span class="woo-download">Téléchargez le podcast audio (mp3) (Durée:1h17)</span></a><br />
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<h2>1. Quelle action internationale ? </h2>
<p>Des millions d&#8217;être humains n&#8217;ont aujourd&#8217;hui pas d&#8217;accès à un point d&#8217;eau amélioré, c&#8217;est-à-dire non protégé contre la contamination extérieure. La Déclaration des droits de l&#8217;Homme de 1948 reconnaît pourtant un droit d&#8217;accès à l&#8217;alimentation ; elle constitue le premier fondement historique de l&#8217;action internationale en la matière. Les objectifs du Millénaire pour le développement adoptés en septembre 2000 ont fixé notamment comme objectif la réduction de moitié, d&#8217;ici à 2015, la proportion de la population mondiale qui n&#8217;a pas accès de façon durable à de l&#8217;eau potable, c&#8217;est-à-dire à une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. </p>
</div>
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<h2>2. Les maladies liées à la consommation d&#8217;eau</h2>
<p>Certaines régions du monde concentre des problèmes importants, qui exposent les populations concernées à des maladies liées à la consommation d&#8217;eau. Dans la nature en effet, l&#8217;eau est loin d&#8217;être synonyme de source de vie. Patrick Di Martino présente des pathologies liées à l&#8217;ingestion d&#8217;eau de boisson non potables, au premier rang desquelles on trouve les hépatites virales (A et E) et les diarrhées, véritable fléau et cause d&#8217;une grande part de la mortalité infantile. D&#8217;où l&#8217;utilité du procédé mis en place par l&#8217;&nbsp;&raquo;Association 1001 Fontaines&nbsp;&raquo; pour potabiliser l&#8217;eau de surface, que Patrick Di Martino présente.</p>
</div>
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<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmm7fg?hideInfos=1"></iframe></p>
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<div class="twocol-one">
<h2>3. La philosophie du projet &laquo;&nbsp;1001 fontaines&nbsp;&raquo;</h2>
<p>François Jacquenoud présente les origines et objectifs de l&#8217;Association 1001 fontaines, créée en 2004 pour répondre aux besoins des populations situées en zone rurale d&#8217;un accès à une eau saine. Un des vecteurs primordial de l&#8217;amélioration de leur santé de ces populations, surtout des enfants, est en effet la qualité de l&#8217;eau de boisson. L&#8217;action a d&#8217;abord été initiée au Cambodge avec trois objectifs majeurs : permettre aux populations de s&#8217;acheter à faible coût une eau d&#8217;excellente qualité, garantir la pérennité du système et assurer son équilibre en l&#8217;inscrivant dans un modèle économique solide.</p>
</div>
<div class="twocol-one last">
<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmm86v?hideInfos=1"></iframe></p>
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<h2>4. Un ancrage local et entrepreunarial</h2>
<p>François Jacquenoud explique que, pour donner au concept une chance de perdurer, il fallait qu&#8217;il soit conduit dans un projet entrepreneurial. D&#8217;où l&#8217;idée de choisir des villageois locaux ayant le meilleur niveau d&#8217;éducation possible, de les former aux techniques nécessaires, notamment commerciales, et d&#8217;en faire des entrepreneurs sérieux, intéressés à la réussite du projet. Sur le modèle de la franchise, une plate-forme locale fournit des services à ces exploitants, assure la chaîne d&#8217;approvisionnement et effectue le contrôle qualité de l&#8217;eau. Ce modèle franchiseur/franchisé permet d&#8217;absorber les coûts liés à la plate-forme.<br />
</div>
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<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmmb5q?hideInfos=1"></iframe></p>
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		<title>Oser vouloir construire une société pour l’homme</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 18:35:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Rouault</dc:creator>
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		<category><![CDATA[dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<div class="fourcol-three"><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div><strong>Avec une trajectoire de vie engagée au nom de l’humain, Axel Kahn, généticien, ancien directeur de l’institut Cochin, ancien membre du Conseil consultatif national d’éthique, président de l’université Paris Descartes, de la Fondation Internationale du Handicap et du Comité d’Ethique de la Ligue contre le Cancer, nous fait partager ses réflexions autour des questions morales et philosophiques liées à notre présent et notre avenir.</strong></div>
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<a href="http://universiteouverte.u-cergy.fr/wp-content/uploads/audio/AxelKahn_20.10.11.mp3"class="woo-sc-button  red" ><span class="woo-download">Téléchargez le podcast audio (mp3) (Durée:59:50)</span></a><br />
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<h2>1. Introduction</h2>
<p>Axel Kahn débute sa conférence par une série de questions sur la situation du monde actuel et, en un vaste tour d&#8217;horizon, récapitule les désillusions et les espérances trahies ou déçues de nos contemporains. C&#8217;est que la notion de progrès, qui a porté depuis au moins trois siècles les sociétés occidentales, semble aujourd&#8217;hui se dérober sous nos pieds : les lendemains qui chantent, promis par tant d&#8217;idéologies, de religions et de croyances diverses, paraissent ne jamais devoir advenir.<br />
Est-il possible, dès lors, de façon plus réaliste et pragmatique, de &laquo;&nbsp;refonder l&#8217;optimisme du progrès&nbsp;&raquo; ?</p>
</div>
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<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xluazm?hideInfos=1"></iframe></p>
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<h2>2. Qu&#8217;est-ce que le progrès ?</h2>
<p><em>&laquo;&nbsp;Pas collectif du genre humain&nbsp;&raquo;</em>, selon Victor Hugo, <em>&laquo;&nbsp;ascension continue vers un terme idéal&nbsp;&raquo;</em> pour Sartre ou encore <em>&laquo;&nbsp;pas ferme et sûr de l&#8217;humanité sur la route de la vérité, du bonheur et de la vertu&nbsp;&raquo;</em> pour Condorcet : quelle que soit la définition retenue, le progrès renvoie à l&#8217;idée que l&#8217;intelligence humaine s&#8217;exprime par la recherche rationnelle de la vérité aboutissant au progrès des connaissances et des techniques, source de la croissance économique. C&#8217;est cette définition qu&#8217;Axel Kahn analyse, en remontant pour ce faire au <em>logos</em> des grecs, qui, les premiers, ont su articuler les concepts de bien et de vrai.</p>
</div>
<div class="twocol-one last">
<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xlud0x?hideInfos=1"></iframe></p>
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<div class="twocol-one">
<h2>3. Aux origines d&#8217;un clivage structurant</h2>
<p>Axel Kahn raconte le <em>Protagoras</em> de Platon, dialogue philosophique dans lequel s&#8217;opposent deux points de vue sur le progrès : celui de Socrate, pour qui le bien et le vrai sont indissociablement liés, et celui du sophiste Protagoras, qui estime au contraire que les deux ne vont pas nécessairement ensemble. Pour lui, la science est certes indispensable à l&#8217;Homme mais n&#8217;est pas suffisante : il lui faut aussi le <em>dike eidos</em>, cette conscience morale sans laquelle la science n&#8217;est rien ou comme le dira 19 siècle plus tard Rabelais, sans laquelle l&#8217;âme humaine est &laquo;&nbsp;ruinée&nbsp;&raquo;.</p>
</div>
<div class="twocol-one last">
<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xludyr?hideInfos=1"></iframe></p>
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<div class="twocol-one">
<h2>4. Deux conceptions de la science</h2>
<p>Axel Kahn souligne que, aujourd&#8217;hui encore, la principale ligne de fracture qui existe dans les comités d&#8217;éthique <em>&laquo;&nbsp;n&#8217;est généralement pas située entre ceux qui croient au Ciel et ceux qui n&#8217;y croient pas, mais entre les tenants de Socrate et les partisans de Protagoras&nbsp;&raquo;</em>, les premiers estimant qu&#8217;une innovation belle doit bénéficier d&#8217;un jugement moral positif tandis que les seconds considèrent que le caractère remarquable d&#8217;une innovation ne dit rien sur sa légitimité morale. L&#8217;histoire du monde, à partir du XVIIe siècle, suit aussi cette ligne de fracture.</p>
</div>
<div class="twocol-one last">
<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xluft9?hideInfos=1"></iframe></p>
</div>
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<div class="twocol-one">
<h2>5. Deux visages de la science </h2>
<p>Le XXe siècle, <em>&laquo;&nbsp;magnifique et terrible&nbsp;&raquo;</em>, incarne cette dualité. Pour l&#8217;illustrer, Axel Kahn évoque le destin cruel d&#8217;un scientifique du début du XXe siècle, dont l&#8217;absence de prise de recul sur ses propres travaux l&#8217;a conduit à permettre les pires atrocités. Il s&#8217;agit de Fritz Haber, éminent chimiste, Prix Nobel en 1918, dont les travaux sur les engrais permettront d&#8217;accroitre les rendements de la terre mais qui sera aussi l&#8217;inventeur du Zyklon B, utilisé dans les camps nazis. A l&#8217;opposé, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Clara_Immerwahr">Clara Immerwahr Haber</a>, sa propre femme, chimiste elle aussi, se suicidera, n&#8217;acceptant pas que son mari utilise la science à des fins destructrices.</p>
</div>
<div class="twocol-one last">
<p><iframe frameborder="0" width="450" height="253" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xlx987?hideInfos=1"></iframe></p>
</div>
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<div class="twocol-one">
<h2>6. Redonner au progrès une finalité</h2>
<p>Axel Kahn rappelle que la rançon de la liberté humaine est la responsabilité, laquelle s&#8217;impose aussi bien aux citoyens qu&#8217;aux scientifiques. L&#8217;Homme, de plus en plus savant et puissant du fait du développement exponentiel des techniques et des connaissances sans cesse renouvelées, n&#8217;est pas de plus en plus sage. C&#8217;est pourquoi laisser le progrès aller à son seul élan interne est un optimisme d&#8217;une naïveté fatale. D&#8217;où la situation actuelle que connaissent nos sociétés, décrite en début de conférence. Axel Kahn plaide donc pour que nos contemporains et les générations à venir se réapproprient leur futur, en redonnant au progrès une finalité. Encore faut-il oser le vouloir.</p>
</div>
<div class="twocol-one last">
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</div>
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		<title>La qualité énergétique dans les bâtiments et l’éco-construction</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Apr 2011 13:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Noumowé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Protocoles de Kyoto, Plan Climat, Directive européenne sur l’efficacité énergétique des bâtiments, Grenelle de l’environnement… À travers ces textes, la France s’est engagée à réduire sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre, l’objectif étant de diviser par quatre à cinq les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div>Protocoles de Kyoto, Plan Climat, Directive européenne sur l’efficacité énergétique des bâtiments, Grenelle de l’environnement… À travers ces textes, la France s’est engagée à réduire sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre, l’objectif étant de diviser par quatre à cinq les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Objectif réalisable ou pure utopie ? Albert Noumowé, Bernard Morin et Gérard Sandret présentent les enjeux de la qualité énergétique ainsi que différentes actions entreprises par les collectivités territoriales du département.</strong></p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="560" height="314"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi2s1k?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi2s1k?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1" width="560" height="314" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Les enjeux de l&#8217;éco-construction</h2>
<p>Albert Noumowé explique que, à l&#8217;issue de la période de grands travaux qui suit la Seconde guerre mondiale, les pouvoirs publics prennent progressivement des conséquences sur l&#8217;environnement de cette vaste politique de reconstruction. La nécessité de prendre en compte l&#8217;impact environnemental d&#8217;un bâtiment dès sa phase de conception est ce que l&#8217;on appelle l&#8217;éco-construction. Cette prise de conscience a notamment débouché sur le Grenelle de l&#8217;Environnement I et II. Albert Noumowé détaille les actions de formation mises en place à l&#8217;Université de Cergy Pontoise. </p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;"  width="560" height="314"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi2tm6?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi2tm6?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1" width="560" height="314" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Le logement existant, enjeu énergétique majeur</h2>
<p>Gérard Sandret, cofondateur de l’association « Quelle terre demain ? », rappelle les équilibres du logement en France. Il rappelle que l&#8217;on ne construit en France que l&#8217;équivalent de 1% du logement total. Les efforts en matière de politique énergétique doivent donc porter en priorité sur le bâti existant. Le choc de 1973 a introduit la notion d&#8217;économie d&#8217;énergie. A partir de là se sont mises en place des réglementation de plus en plus stricte en ce domaine. Or, plus des trois quarts du logement résidentiel en France a été bâtis avant 1975. L&#8217;amélioration des performances énergétiques du logement existant est un enjeu essentiel.</p>
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<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;"  width="560" height="314"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi2waq?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi2waq?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1" width="560" height="314" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Vers la ville &laquo;&nbsp;compacte&nbsp;&raquo; : l&#8217;exemple de Cergy Pontoise </h2>
<p>Comment les collectivités territoriales s&#8217;emparent-elles de ce problème ? Bernard Morin, vice-président de la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise en charge du développement durable, montre comment celle-ci a su se doter d&#8217;outils pour atteindre les objectifs fixés au niveau national. Son Agenda 21, qui oriente les actions de la collectivité en ce domaine, a été conçu sur la base d&#8217;un bilan carbone et de diagnostic de développement durable qui ont montré que la collectivité devait réduire d&#8217;environ 22000 tonnes équivalents CO2 sa dépense énergétique par an pour atteindre le facteur 4 en 2050. Les deux premiers postes sont le secteur résidentiel et les transports.</p>
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<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="560" height="314"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi30ac?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xi30ac?width=560&#038;theme=none&#038;hideInfos=1" width="560" height="314" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Les freins aux logiques de la &laquo;&nbsp;ville compacte&nbsp;&raquo;</h2>
<p>Quelles difficultés les élus rencontrent des résistances ? La principale est souvent le peu d&#8217;enthousiasme des habitants. Construire de nouvelles habitations au sein de la ville n&#8217;est pas la meilleure façon de se rendre populaire. Cela détourne notamment beaucoup d&#8217;élus de réaliser des logements sociaux.<br />
Or, souligne Bernard Morin, lorsque l&#8217;on évite de créer des ghettos et que l&#8217;on joue la carte de la mixité sociale générationnelle, l&#8217;expérience montre qu&#8217;il y a peu de problème. Densité ne signifie d&#8217;ailleurs signifie pas &laquo;&nbsp;immeuble très hauts&nbsp;&raquo;, tout au contraire. La ville compacte peut aussi être une ville conviviale, verte et mixte.</p>
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		<title>La littérature de jeunesse, au coeur du dialogue entre les générations</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 18:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Max Butlen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Et si les individus que nous devenons n’étaient que le fruit de nos lectures d’autrefois ? Et si la littérature de jeunesse façonnait activement l’identité des nouvelles générations, imprégnées de contes moralistes ? Et si finalement, cette littérature d’antan n’était qu’un pont intergénérationnel permettant de mieux comprendre le futur ? Max Butlen, maître de conférence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div>Et si les individus que nous devenons n’étaient que le fruit de nos lectures d’autrefois ? Et si la littérature de jeunesse façonnait activement l’identité des nouvelles générations, imprégnées de contes moralistes ? Et si finalement, cette littérature d’antan n’était qu’un pont intergénérationnel permettant de mieux comprendre le futur ? Max Butlen, maître de conférence et directeur adjoint de l’IUFM de Versailles, revient sur les lectures de notre enfance, s’interrogeant sur les bases possibles pour construire une culture littéraire commune et sur les critères de choix d’analyse et d’appréciation des ouvrages littéraires pour la jeunesse.</strong></p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlemx?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlemx?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" wmode="direct" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Partage des émotions</h2>
<p>La littérature de jeunesse peut être une occasion de faire se rencontrer et de dialoguer les générations &#8211; même les plus éloignées les unes des autres &#8211; autour de textes lus en commun. Max Butlen cite notamment l&#8217;exemple de la <em>Chasse à l&#8217;Ours</em>, ouvrage qui s&#8217;adresse aux plus petits mais qui peut être lu avec plaisir par les adultes. Ce type d&#8217;ouvrage s&#8217;inscrit dans le plaisir des sons et des mots dits ensemble et partagés. </p>
<p>Max Butlen présente également la richesse des émotions qui peuvent être ressenties et partagées par des livres comme <em>A deux c&#8217;est mieux</em>, qui donne à voir l&#8217;enfance&#8230; y compris aux enfants eux-mêmes. </p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlj27?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlj27?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" wmode="direct" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Richesse des thématiques</h2>
<p>Max Butlen souligne que les meilleurs ouvrages pour la jeunesse sont très souvent des textes qui interrogent les jeunes sur le sens de la vie et le rapport qui s&#8217;établissent entre les hommes. Des livres comme l&#8217;<em>Agneau qui ne voulait pas être un mouton</em>, édité par Amnesty International, donnent aux enfants de précieuses clés de compréhension du monde dans lequel ils seront amenés à vivre. Les thématiques traitées par les livres de jeunesse sont d&#8217;une extraordinaire variété et n&#8217;évitent aucun tabou, tel que la mort, évoquée dans <em>l&#8217;Enterrement</em> ou l&#8217;exclusion, traitée par les <em>Petits bonshommes sur le carreau</em>.</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlrtc?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlrtc?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" wmode="direct" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Variété des interprétations</h2>
<p>Max Butlen évoque certains livres, comme le <em>Voyage d&#8217;Oregon</em>, dont la richesse les rend susceptibles de plusieurs lectures ; leur force évocatrice est telle qu&#8217;ils posent à leurs jeunes lecteurs des problèmes de compréhension et d&#8217;interprétation et permettent de donner naissance à des débats entre les générations. Mais si la littérature de jeunesse est source d&#8217;échanges intergénérationnels, encore faut-il savoir sélectionner les textes les plus intéressants ; or, en France, la production éditoriale est pléthorique. Max Butlen revient sur quelques critères de sélection, comme la dimension pédagogique de l&#8217;œuvre.</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlv6o?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xhlv6o?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" wmode="direct" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Critères de choix</h2>
<p>Au titre des critères qui permettent de sélectionner une œuvre pour la jeunesse, Max Butlen cite entre autres l&#8217;univers culturel de référence de l&#8217;œuvre, qui ne doit pas être trop éloigné des connaissances du lecteur, des autres œuvres qu&#8217;il connait et de ses valeurs, tout en lui permettant d&#8217;aller plus loin dans sa formation. Naturellement, le niveau de langue, la manière dont les choses sont racontées, les jeux de langage, la construction littéraire narrative, etc. sont d&#8217;autres critères importants. Max Butlen évoque aussi la capacité d&#8217;identification des jeunes lecteurs aux personnages. Il souligne que les œuvres de littérature pour la jeunesse les plus qualitatives sont celles qui permettent de créer une culture commune.</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>

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		<title>Dyspraxie : vers une adaptation à l’école ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 11:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Huron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[dernières conférences]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>

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		<description><![CDATA[Les troubles de la coordination motrice d’origine développementale, tels que la dyspraxie, touchent 5 à 7 % des enfants de 5 à 11 ans. Caroline Huron, chercheuse en sciences cognitives à l’INSERM, montre comment une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau normal permet de mieux appréhender ce handicap et de mettre en place les adaptations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><div class="woo-sc-twitter left"><a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="vertical">Tweet</a><script type="text/javascript" src="http://platform.twitter.com/widgets.js"></script></div>Les troubles de la coordination motrice d’origine développementale, tels que la dyspraxie, touchent 5 à 7 % des enfants de 5 à 11 ans. Caroline Huron, chercheuse en sciences cognitives à l’INSERM, montre comment une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau normal permet de mieux appréhender ce handicap et de mettre en place les adaptations qui permettent à ces enfants d’acquérir les compétences scolaires au même rythme que les enfants de leur âge.</strong></p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh5urz?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh5urz?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Qu&#8217;est-ce que la dyspraxie ?</h2>
<p>Les enfants dyspraxiques sont des enfants qui, dans les activités de tous les jours qui requièrent une coordinatrice motrice, ont des performances inférieures à celles attendues pour un enfant du même âge et de la même intelligence. Ces troubles de la coordination motrices sont loin d&#8217;être des troubles rares : bien que souvent moins connus, ils sont aussi fréquents que la dyslexie. Caroline Huron ajoute que ces troubles ne disparaissent pas complètement avec l&#8217;âge ; les gestes appris, qui s&#8217;automatisent chez les sujets normaux, ne s&#8217;automatisent pas chez eux. En outre, ces troubles peuvent être liés à d&#8217;autres troubles de l&#8217;apprentissage.</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh5xzg?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh5xzg?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Comment fonctionne le cerveau humain ?</h2>
<p>Caroline Huron met son auditoire à la place d&#8217;une personne dyspraxique. Elle montre ce que signifie, d&#8217;un point de vue cognitif, le fait de devoir allouer une attention importante à des gestes de la vie quotidienne. Elle revient sur les idées reçues, souvent fausses, qui concernent le fonctionnement du cerveau humain. Contrairement à ce que l&#8217;on croit souvent, le cerveau n&#8217;est pas un tout : chacune de ses régions dispose de fonctions propres. C&#8217;est notamment ce qui explique qu&#8217;un enfant dyspraxique puisse faire preuve d&#8217;une imagination féconde et de grandes qualités orales sans être capable d&#8217;écrire correctement une lettre de l&#8217;alphabet.</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh63an?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh63an?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Aider l&#8217;enfant dyspraxique</h2>
<p>A partir d&#8217;une description du fonctionnement normal du cerveau humain, Caroline Huron montre en quoi se distingue le cerveau de l&#8217;enfant dyspraxique et en tire quelques conclusions en matière scolaire. L&#8217;enfant dyspraxique, ne peut en particulier pas comprendre ce qu&#8217;il écrit, du fait de l&#8217;effort qu&#8217;il doit fournir pour écrire et ne peut donc acquérir aucune compétence de cette manière. Dès lors, que faire pour aider un enfant dyspraxique scolarisé ? La question est rendue notamment complexe par les obstacles liés à la représentation du handicap qui existent dans la société française. Il est parfois difficile de faire comprendre à l&#8217;entourage de l&#8217;enfant que celui-ci est réellement en situation de handicap.</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh6i9e?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh6i9e?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Adaptation : accessibilité et compensation</h2>
<p>Le premier objectif est de rendre accessible les manuels scolaires aux enfants dyspraxiques. Caroline Huron constate que, pour l&#8217;heure, cette accessibilité n&#8217;est pas suffisamment assurée en France. La tendance des enseignants est souvent de lire l&#8217;exercice à l&#8217;enfant ou de le décortiquer oralement à sa place, ce qui est pédagogiquement une solution contre-productive. De même, pour compenser le handicap de l&#8217;enfant dyspraxique en matière d&#8217;écriture, Caroline Huron présente quelques solutions développées par son association et recommande l&#8217;utilisation de l&#8217;ordinateur ou, tout simplement, l&#8217;exercice oral.</p>
<div class="woo-sc-hr"></div>
<p><object style="margin-right: 15px; float: left; border: 1px solid #ededed;" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh6kit?theme=none&#038;hideInfos=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh6kit?theme=none&#038;hideInfos=1" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
<h2>Quelques principes essentiels</h2>
<p>En conclusion, Caroline Huron présente quelques principes simples que l&#8217;association <a href="http://www.cartablefantastique.fr/">le cartable fantastique</a> préconise, comme essayer de faire faire à l&#8217;élève dyspraxique la même chose que les autres au même moment, même si les modalités ne sont pas exactement les mêmes, ou bien encore accepter des sauter des étapes irréalisables, telles que, en mathématiques, les opérations posées. Caroline Huron attire enfin l&#8217;attention de son auditoire sur les questions relatives à l&#8217;équité, souvent abordée à l&#8217;envers : paradoxalement, les enseignants craignent souvent de trop favoriser l&#8217;enfant en situation de handicap.<br />
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