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	<title>Ultima Ratio</title>
	
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		<title>Kampuchéa mon horreur</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 05:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Hecker</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lu, vu, attendu]]></category>
		<category><![CDATA[Asie du Sud Est]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[torture]]></category>

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		<description><![CDATA[La condamnation de Duch à la prison à perpétuité a fait resurgir dans l’actualité le génocide perpétré par les Khmers rouges de 1975 à 1979. Au cours de cette période, 1,7 millions de Cambodgiens sont morts, soit près du quart de la population du pays. Rithy Panh a réchappé à ce crime de masse. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/Elimination.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-4171" title="Elimination" src="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/Elimination.gif" alt="" width="110" height="174" /></a>La condamnation de Duch à la prison à perpétuité a fait resurgir dans l’actualité le génocide perpétré par les Khmers rouges de 1975 à 1979. Au cours de cette période, <a href="http://www.yale.edu/cgp/francais/index.html" target="_blank">1,7 millions</a> de Cambodgiens sont morts, soit près du quart de la population du pays.</p>
<p>Rithy Panh a réchappé à ce crime de masse. Il est devenu réalisateur et écrivain. Dans son documentaire S21 – nom du principal centre de torture de Phnom Penh – il croisait les points de vue de bourreaux et de victimes. Un témoignage essentiel manquait toutefois, celui de Duch qui dirigeait S21 et était l’un des principaux chefs de la police du Kampuchéa démocratique. Depuis la sortie de ce documentaire en 2003, Rithy Panh a eu l’occasion d’échanger longuement avec Duch, sous l’œil des caméras. De ces échanges, il a tiré un film &laquo;&nbsp;Duch, le maître des forges de l’enfer&nbsp;&raquo; et un livre, co-signé avec Christophe Bataille, <em>L’élimination</em>.</p>
<p>Autant le dire d’emblée, la lecture de <em>L’élimination</em> est pénible, douloureuse. Le style – une alternance de souvenirs des années 1970 et d’extraits d’entretiens avec Duch – n’y est pour rien. Ce sont les descriptions des atrocités commises par les Khmers rouges et vécues par l’auteur qui sont terribles, parfois insoutenables. Fils du chef de cabinet du ministre de l’Education, Rithy Panh a 13 ans lorsque les Khmers rouges font leur entrée dans Phnom Penh. Comme la quasi-totalité des habitants de la capitale, il est déporté vers les campagnes. Les bourgeois – appelés « nouveau peuple » par le régime de Pol Pot – doivent être rééduqués au contact des paysans. C’est le début du cauchemar. Les uns après les autres, les membres de la famille de Rithy Panh succombent à la famine, à la maladie et à la folie des Khmers rouges. Son beau frère est exécuté : il a le malheur de pratiquer la médecine moderne, une discipline bourgeoise…</p>
<p>Les Khmers rouges ont voulu faire table rase du passé, supprimant la monnaie, inventant de nouveaux mots, interdisant les voitures, les vêtements de couleurs et tant d’autres choses. Quelques produits de première nécessité continuaient à circuler sous le manteau. C’est ainsi que la mère de Rithy Panh a pu obtenir un comprimé de pénicilline contre quelques grammes d’or. Oui, le dénuement était tel qu’un comprimé de pénicilline valait de l’or. Il y avait bien des hôpitaux mais seule la médecine traditionnelle y était pratiquée. Les conditions d’hygiène y étaient tellement déplorables que le terme  « mouroir » serait plus approprié. Rithy Panh travailla un temps dans un de ces dispensaires. Il était chargé d’empiler les cadavres.</p>
<p>A l’époque des Khmers rouges, l’individu était nié, l’intimité n’existait plus. Tout était dicté par l’Angkar, l’organisation mise en place par le nouveau régime. Celle-ci s’est efforcée de contrôler les moindres gestes et pensées de la population, et de traquer les « ennemis de l’intérieur ». La paranoïa du pouvoir était telle que le moindre signe était interprété comme une preuve de collusion avec l’ennemi. Les ennemis étaient partout et il fallait les éliminer, sans pitié, comme des bêtes. Cueillir un fruit ou pêcher un poisson pouvait être considéré comme un acte individualiste, hostile à la collectivité et puni de mort. Et Rithy Panh de citer Sun Tzu : « Gouverner c’est détruire ».</p>
<p>En lisant cette tragédie cambodgienne, on pense aux récits de Primo Levi ou d’Hélène Berr mais aussi aux travaux récents de Jacques Sémelin. Dans <em>Purifier et détruire. Usages politique des massacres et génocides</em>, ce dernier écrit : </p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Celui qui vit aujourd’hui dans un pays tranquille a bien de la peine à imaginer la réalité, la matérialité d’une telle tragédie. C’est toujours la sempiternelle question : comment est-ce donc possible ? Comment des êtres humains peuvent-ils se transformer ainsi en bourreaux de leurs semblables ? Pourtant, si notre pays s’enfonçait dans une crise économique de plus en plus grave, avec son cortège sinistre de millions de chômeurs, s’il était harcelé par des attentats terroristes en nombre, de plus en plus meurtriers, serions-nous longtemps indemnes de cette manière de penser ? Il nous faudrait bien trouver des ennemis, pas seulement à l’extérieur de nos frontières mais aussi à l’intérieur et – qui sait ? – là même où nous vivons : dans notre ville ou village, notre rue, notre immeuble. Car c’est ma conviction profonde, ou plutôt la conclusion à laquelle j’aboutis après des années de recherche : aucune société n’est à l’abri de tels processus dès lors qu’elle commence à se déliter&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
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		<title>La France perd son triple A stratégique</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 06:52:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Dienekes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
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		<description><![CDATA[En annonçant vendredi 27 janvier le retour anticipé des soldats français d’Afghanistan, Nicolas Sarkozy sème le trouble dans l’Alliance Atlantique et chez nos alliés américains. Ces derniers auront tôt fait de nous dégrader au rang des moins fiables de leurs partenaires déclarés, nous retirant en quelque sorte notre triple A stratégique, pourtant difficilement gagné par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/1630034_3_061e_a-deux-reprises-au-cours-des-annees-1980-le_37d3365221f67c4e0d2199996e3fce34.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4155" title="1630034_3_061e_a-deux-reprises-au-cours-des-annees-1980-le_37d3365221f67c4e0d2199996e3fce34" src="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/1630034_3_061e_a-deux-reprises-au-cours-des-annees-1980-le_37d3365221f67c4e0d2199996e3fce34.jpg" alt="" width="180" height="90" /></a>En annonçant vendredi 27 janvier le retour anticipé des soldats français d’Afghanistan, Nicolas Sarkozy <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/31/01003-20120131ARTFIG00609-afghanistan-colere-americaine-contre-paris.php">sème le trouble dans l’Alliance Atlantique</a> et chez nos alliés américains. Ces derniers auront tôt fait de nous dégrader au rang des moins fiables de leurs partenaires déclarés, nous retirant en quelque sorte notre triple A stratégique, pourtant difficilement gagné par le sang versé en Kapissa. Cette annonce semble rayer d’un trait de plume toute la stratégie du quinquennat, en cédant aux nécessités de la politique intérieure et aux enjeux électoraux.</p>
<p>Avec les nombreuses pertes enregistrées l’été dernier, l’image d’une victoire sur l’insurrection dans la zone française n’était plus défendable. Dès lors l’Elysée a mis la pédale douce aux opérations, consignant la force dans ses bases, et a recentré la communication sur le mentoring de l’ANA et sur le transfert des zones de responsabilité, cherchant ainsi une porte de sortie honorable. Il fallait bien limiter l’impact des pertes sur l’opinion publique alors que les élections se profilaient à l’horizon. Las, l’adversaire l’a parfaitement compris et mise sur des hommes infiltrés au sein de l’ANA pour contrer cette stratégie. La mort de 4 soldats français le 20 janvier, tués par un soldat de l’ANA (même si, dans ce cas précis, les motivations du meurtrier restent floues) a eu l’effet escompté. Le candidat Hollande annonçait un retrait immédiat des troupes s’il était élu, ajoutant à une démagogie douteuse une méconnaissance totale des difficultés de rapatrier aussi vite une telle force, sans parler des conséquences stratégiques de cette décision unilatérale. Le président Sarkozy de son côté, après quelques atermoiements, annonçait donc vendredi un retrait anticipé pour 2013.</p>
<p>Avec cette décision, Nicolas Sarkozy enterre toute la stratégie de ses cinq années passées à la tête des Armées. Elle semblait d’abord fondée sur un rapprochement avec les Etats-Unis avec à la clé une participation pleine et entière dans l’OTAN. Aujourd’hui, malgré les déclarations de Leon Panetta le 1er février, présentées &#8211; à mon sens à tort &#8211; <a href="http://www.opex360.com/2012/02/02/afghanistan-le-secretaire-americain-a-la-defense-se-rapproche-de-la-position-francaise/">comme un terrain d’entente entre Français et Américains</a>, la divergence est bien réelle. Si le Président est réélu, il restera tout au plus « un effectif résiduel », incapable de jouer un rôle déterminant dans la mise à niveau de l’ANA, indispensable pour assurer le processus de transfert des responsabilités selon le calendrier défini. Si l’opposition est élue, on ne parlera peut-être même plus de présence française.</p>
<p>Cette stratégie nécessitait de payer « le prix du sang », en s’engageant plus volontairement auprès de nos alliés en Afghanistan, alors que le président Chirac s’était contenté du minimum syndical. Quoi qu’on en pense, elle était défendable et pouvait justifier la perte de nos soldats. Après tout, s’engager dans une guerre pour s’attirer les bonnes grâces d’un puissant est un acte éminemment stratégique. Un retrait anticipé, laissant nos alliés seuls gérer la difficile situation d’une sortie de conflit perdu, montrerait notre manque total de résilience et révèlerait  surtout à quel point il n’y a pas de constance dans la stratégie française. Nous avons peut-être démontré une certaine crédibilité militaire en Afghanistan et en Libye. A quoi rime-t-elle sans crédibilité politique ? Dès lors, on est en droit de se demander pourquoi 82 soldats sont morts sur la terre afghane.</p>
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		<title>L’Europe de la défense en crise ? Les vidéos</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 06:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aline Lebœuf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
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		<description><![CDATA[Le séminaire sandwich Ifri/FRS/Secret Défense du 19 janvier fait partie des séminaires du cycle « 2012 La défense en question » qui ont eu le plus de succès, avec un taux de participation record. Alors que l&#8217;Union européenne semble être un acteur de moins en moins évident dans le domaine de la défense, le sujet continue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le séminaire sandwich Ifri/FRS/Secret Défense du 19 janvier fait partie des séminaires du cycle « 2012 La défense en question » qui ont eu le plus de succès, avec un taux de participation record. Alors que l&#8217;Union européenne semble être un acteur de moins en moins évident dans le domaine de la défense, le sujet continue de passionner, au delà des clivages politiques et nationaux. Afin d&#8217;assurer un débat enrichissant, le séminaire réunissait et confrontait un professeur (britannique) de Yale, <strong>Jolyon Howorth</strong>, plutôt optimiste, et notre panel de discutants (français), plutôt sceptique.</p>
<p>« L’Union européenne [est-elle] encore un acteur en matière de défense ? ». C&#8217;est le sujet de l&#8217;intervention originale de Jolyon Howorth qui rappelle en introduction que l&#8217;Europe de la Défense n&#8217;est pas la défense collective, que des avancées ont eu lieu (ce n&#8217;est pas une illusion) mais qu&#8217;on peut néanmoins parler, depuis la Libye, de crise existentielle, aggravée par une crise de l&#8217;euro dont l&#8217;évolution conditionnera le retour des projets européens dans les domaines stratégiques.  Il note 5 obstacles ou &laquo;&nbsp;mauvaises nouvelles&nbsp;&raquo; pour le développement de l&#8217;Europe de la Défense : l&#8217;absence de vision stratégique de l&#8217;UE ; le repli américain qui, bien que pouvant être une opportunité pour l&#8217;UE, doit être pris au sérieux par ses membres ; les dépenses européennes dans le domaine de la défense, importantes mais mal coordonnées ; une politique étrangère de l&#8217;UE qui peine à être visible sur la scène internationale, en étant par exemple  inexistante à l&#8217;occasion du Printemps arabe. Enfin, l&#8217;Europe, dépendante de régions instables sur lesquelles elle a de moins en moins de prise, démographiquement bien peu dynamique et disposant de peu de ressources naturelles propres, semble être de moins en moins au centre du monde.</p>
<p>Pour compenser ces difficultés, Jolyon Howorth propose deux bonnes nouvelles, que vous découvrirez dans la vidéo&#8230;<br />
<iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnz4y7"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xnz4y7_l-union-europeenne-un-acteur-en-matiere-de-defense-j-howorth_news" target="_blank">L&#039;Union europ&eacute;enne : un acteur en mati&egrave;re de&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Ifri-podcast" target="_blank">Ifri-podcast</a></i></p>
<p>Le séminaire était suivi d’une discussion animée avec <strong>Etienne de Durand</strong>, directeur du CES de l&#8217;Ifri, <strong>Yves Boyer</strong>, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique et <strong>Jean-Dominique Merchet</strong>, auteur du blog Secret-Défense. Voici la vidéo intégrale de ce débat :<br />
<iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xo69ez"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xo69ez_debat-l-union-europeenne-un-acteur-en-matiere-de-defense_news" target="_blank">D&Eacute;BAT &#8211; L&#039;Union europ&eacute;enne : un acteur en&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Ifri-podcast" target="_blank">Ifri-podcast</a></i></p>
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		<title>Afghanistan, les conséquences d’un retrait anticipé</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 11:51:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elie Tenenbaum</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[COIN]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[La vie politique française fonctionne à propos de l’Afghanistan comme un mécanisme à éclipses &#8211; disparaissant pendant des mois des écrans radars avant de réapparaître à chaque nouvelle perte en vies humaines. L’attentat d’un taliban infiltré (ou auto-improvisé) dans l’Armée nationale afghane (ANA) contre les forces françaises qui a fait 4 morts et 18 blessés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/le-drapeau-francais-en-berne_imagelarge.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4113" title="le-drapeau-francais-en-berne_imagelarge" src="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/le-drapeau-francais-en-berne_imagelarge-300x225.jpg" alt="" width="255" height="189" /></a>La vie politique française fonctionne à propos de  l’Afghanistan comme un mécanisme à éclipses &#8211; disparaissant pendant des  mois des écrans radars avant de réapparaître à chaque nouvelle perte en vies  humaines. L’attentat d’<a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/france/afp_00418037-un-taliban-infiltre-responsable-de-la-mort-des-soldats-francais-278025.php" target="_blank">un taliban infiltré</a> (ou auto-improvisé) dans l’Armée nationale afghane (ANA) contre les forces  françaises qui a fait 4 morts et 18 blessés vendredi 20 janvier a ainsi  provoqué <a href="http://www.francesoir.fr/actualite/international/en-direct-soldats-francais-tues-en-afghanistan-sarkozy-reagit-176094.html" target="_blank">une série de réactions politiques inattendues</a>, étrangement  convergentes dans le désir d’un retrait des forces au plus tôt &#8211; dès la fin de l&#8217;année selon l&#8217;engagement du candidat socialiste François Hollande.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Embuscade_d%27Uzbin" target="_blank">L’embuscade  d’Uzbin en août 2008</a> avait révélé bien tard aux Français la dure  réalité de la guerre de guérilla : difficulté extrême du terrain,  faiblesse du renseignement humain, nivellement de la supériorité de la  puissance de feu au moyen de procédés tactiques adéquats. Voici que l’attentat  du 20 janvier lève le voile sur un autre quotidien d’une insurrection : le processus d’infiltration des  forces de sécurité afghanes, procédé pourtant connu de longue date. On ne peut qu&#8217;être surpris par l’étonnement de l&#8217;Élysée à l’égard de cet état de fait, triste témoin de  la gravité de la situation et révélateur de l’ampleur de la tragédie  afghane.</p>
<p>La nature de l’attentat — perpétré non dans le  cadre d’une embuscade mais à l’intérieur de la base [FOB] — doit être  compris comme le résultat d’une décision du commandement français, à  l’automne dernier de cesser les opérations de combat et de minimiser les  risques. En effet, après <a href="http://www.boston.com/bostonglobe/editorial_opinion/oped/articles/2009/04/28/general_petraeuss_anaconda_plan/" target="_blank">un effort de la dernière chance</a> mené au cours de l’hiver 2010-2011, la publication du calendrier de  retrait en juin 2011, avec 2014 comme horizon final, ainsi que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pertes_militaires_fran%C3%A7aises_en_Afghanistan_%282001-2011%29" target="_blank">l’intensité  de la contre-offensive talibane à l’été 2011</a> sonnent le tocsin des  grandes opérations. Les 21 morts qui frappent les Français entre janvier  et août 2011 les conduisent à <a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Afghanistan-Nous-n-irons-plus-dans-les-fonds-de-vallee_a403.html" target="_blank">se retrancher dans les  bases</a>. La « FOBite » n’est pourtant pas une protection efficace dans une  province laissée entièrement au contrôle des insurgés et avec un partenaire  partiellement infiltrée par l’ennemi : l’attentat du 20 janvier vient  clairement le démontrer. A ce titre, la &laquo;&nbsp;sanction&nbsp;&raquo; émise à l&#8217;encontre de l&#8217;ANA via la suspension du <em>mentoring</em> laisse songeur: l&#8217;ANA est la première victime de cette infiltration qui ne témoigne pas d&#8217;un double-jeu, mais de l&#8217;incapacité du gouvernement Karzaï comme de la Coalition à gagner &laquo;&nbsp;les coeurs et les esprits&nbsp;&raquo; et de la puissante base populaire de l&#8217;insurrection&#8230;</p>
<p>Les  conséquences de la fin prématurée (au regard du calendrier affiché) de  la présence française au sein de l’ISAF doivent donc être étudiées  attentivement, pour peu que l’on estime la valeur d’une action publique  éclairée, guidée par autre chose que la course électorale et la politique  de l’émotion.</p>
<p>• <strong>Conséquences militaires. </strong><a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Partir-d-Afghanistan-pas-si-simple_a498.html" target="_blank">Comme  l’a déjà évoqué Jean-Dominique Merchet</a>, les dangers d’un retrait  sous le feu des Talibans sont considérables — d’autant plus que le  « chemin aller » du matériel, à travers la passe de Khyber au Pakistan,  s’apparente désormais à un couloir de la mort. Les Britanniques, à  l’époque où ils s’étaient désengagés de Bassorah, avaient dû <a href="http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/deal-with-shia-prisoner-left-basra-at-mercy-of-gangs-colonel-admits-883756.html" target="_blank">signer un  accord secret (dont les éléments sont encore mal connus) avec l’Armée du  Mahdi</a> pour que cette dernière leur permette de se retirer en bon  ordre. Un tel &laquo;&nbsp;accord de la honte&nbsp;&raquo; avec les Talibans sera-t-il possible,  et si oui à quelles conditions? Pour ce qui est de « l’après » : les  conséquences sur le théâtre restent cependant modérées. Avec 3 600  soldats, le contingent français était certes un contributeur important,  d’autant qu’il représentait une force combattante unanimement saluée  pour ses prises de risques et sa combativité. Il ne représente cependant  que 3% de la Coalition, et les 90 000 Américains encore présents  pourront combler la brèche — la Kapisa, fait partie de la <a href="http://www.rc-east.com/" target="_blank">RC-East</a> sous  commandement américain et a déjà été précédemment occupée par les hommes de la  82nd Airborne.</p>
<p>• <strong>Conséquences stratégiques</strong>.  L’annonce du calendrier de retrait en juin 2011 a irrémédiablement  enclenché <a href="http://afpak.foreignpolicy.com/posts/2011/12/03/looking_around_the_next_corner" target="_blank">la dynamique de défaite</a> : les Talibans savent qu’ils n’ont plus  qu’à presser le départ de l’ennemi, mais surtout les Afghans « loyaux »  n’ont désormais plus de raison de soutenir les Occidentaux dont les  jours sur place sont comptés. Soutenir le gouvernement Karzaï paraît  également être un pari risqué quand on connaît sa fragilité, sa  corruption et le peu de soutien dont il jouit parmi la population. Pour autant,  faut-il presser le pas ? Si les Talibans étaient si certains de leur  victoire après 2014, ils ne prendraient peut-être pas les risques qu’on  les voit prendre aujourd’hui. La guerre est un processus dynamique qui  peut se retourner à chaque instant et les Talibans ne sont pas à l’abri  d’un engouement nouveau pour un leader politique populaire (rappelons  nous d’<a href="http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1914482,00.html" target="_blank">Abdullah Abdullah</a>…) ou de la consolidation d’un front du refus en grande partie <a href="http://washingtonexaminer.com/politics/2011/10/afghanistans-northern-alliance-girds-war-if-us-pulls-out" target="_blank">sur les lignes de l’ancienne Alliance du Nord</a>. Partir  aujourd’hui, c’est réduire encore la maigre chance de voir un sursaut dans le camp des anti-Talibans. D&#8217;une manière plus générale enfin, si la guerre, telle qu&#8217;elle est menée aujourd&#8217;hui, ne peut plus être gagnée, le départ des forces occidentales ne fera pas disparaître, bien au contraire, la menace que l&#8217;Afghanistan continue de faire peser sur la stabilité régionale et mondiale. Dès lors, tout retrait devrait être planifié attentivement, dans une perspective de long terme, en laissant si possible derrière nous de &laquo;&nbsp;petits cailloux&nbsp;&raquo;, afin de capitaliser au mieux les dix ans de présence française dans le pays.</p>
<p>• <strong>Conséquences diplomatiques.</strong> Faut-il le rappeler, la principale raison pour laquelle nous sommes  présents en Afghanistan était de montrer notre soutien à l’Amérique  après le choc des attentats du 11 septembre ­(<a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/otan/relations-france-otan.shtml">la France avait d’ailleurs  fait valoir à l’époque l’article V du Traité de Washington</a> impliquant le soutien automatique à tout  membre de l&#8217;OTAN ayant subi une agression). Le renforcement du dispositif en 2004 avait, là encore, des  origines diplomatiques, puisqu’il s’agissait, entre autres, de panser les plaies de la crise irakienne en montrant notre engagement sur le front afghan. Le bénéfice  accumulé pendant toutes ces années de présence en Afghanistan au cours  de laquelle le France est apparue comme l’un des alliés les plus dignes  de confiance de l’Amérique pourrait bien être terni par un retrait  précipité, laissant derrière elle ses partenaires européens et  internationaux. La France, membre permanent du Conseil de Sécurité des  Nations Unies, a engagé sa parole et sa responsabilité dans l’affaire  afghane. Sa décision est certes souveraine, et nul ne pourra s’y  opposer, mais elle devra en tirer les conséquences en termes d’image.</p>
<p>• <strong>Conséquences politiques.</strong> C’est évidemment le fond de l’affaire. En pleine campagne  présidentielle, l’engagement français était forcément fragilisé, et les  Talibans, qui ont déjà montré à plusieurs reprises leur complète maîtrise des agendas politiques occidentaux, en étaient parfaitement  conscient. <a href="http://www.laviedesidees.fr/L-opinion-publique-francaise-et-la.html" target="_blank">Que l’opinion soit, depuis 2008 au moins, majoritairement  hostile à l’engagement militaire français</a> est également un  fait qu’il faut accepter en démocratie et en tirer les conséquences — à  la condition tout du moins d’avoir procédé à un véritable débat  contradictoire sur la question et en donnant aux partisans du maintien le droit à faire valoir leur point de vue. Il y a cependant peu de  chance que la décision d’un départ rapide entraîne un réel gain  politique : qu’ils le veuillent ou non, socialistes et ump-istes ont été  parties prenantes, pendant dix ans, du maintien de la présence française —  au contraire d’autres partis de l’opposition, dont les plus radicaux. Les électeurs intéressés  par le sujet ne seront pas dupes, et il y a peu de chance qu’un  retournement de dernière minute, commandé par l’émotion et la course au  désengagement y change quoi que ce soit.</p>
<p>Même s&#8217;il apparaît aujourd&#8217;hui comme évident que la présence de l&#8217;OTAN ne peut plus apporter de solution stratégique à la problématique afghane, un retrait anticipé de la France d&#8217;Afghanistan ne doit pas pour autant être pris à la légère. La crise qui gangrène aujourd&#8217;hui la zone Af-Pak aura tôt ou tard des répercussions globales dont le prochain mandat présidentiel ne sera pas épargné &#8211; il serait bien aventureux de l&#8217;ignorer.</p>
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		<title>Prochain séminaire-sandwich « Outre-Manche ou Outre-Rhin? »</title>
		<link>http://ultimaratio-blog.org/fr/archives/4095</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 10:09:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ultima Ratio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Défense]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le cadre du cycle de séminaires sur « 2012 La défense en question », le Centre des études de sécurité (CES) de l’Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) vous invitent au prochain séminaire-sandwich, qui aura lieu le 26 janvier de 12h à 14h et portera sur le thème &#171;&#160;Outre-Manche ou Outre-Rhin?&#160;&#187;. Le séminaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le cadre du cycle de séminaires sur « 2012 La défense en question », le Centre des études de sécurité (CES) de l’<a href="http://www.ifri.org/index.php" target="_blank">Ifri</a> et la <a href="http://www.frstrategie.org/" target="_blank">Fondation pour la recherche stratégique</a> (FRS) vous invitent au prochain séminaire-sandwich, qui aura lieu le 26 janvier de 12h à 14h et portera sur le thème &laquo;&nbsp;Outre-Manche ou Outre-Rhin?&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le séminaire se tiendra  autour de Alastair Cameron, chercheur associé au Royal  Institute Services Studies et à la FRS, et Claudia Mayor, chercheur à la  Stiftung Wissenchaft und Politik (SWP) à Berlin. Il sera suivi d’une discussion avec Etienne de Durand,   directeur du CES, Camille Grand, directeur de la Fondation pour la   recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog <a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/" target="_blank">Secret-Défense</a>.</p>
<p><em><strong>Les inscriptions pour cette conférence sont désormais closes.</strong></em></p>
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		<title>Un début d’épilogue pour les FARC?</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 15:51:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laura Tanase</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[La mort du leader des Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC), Alfonso Cano, le 4 novembre 2011, a porté un coup dur à la guérilla, au point le plus bas depuis sa création il y a 47 ans. Il s’agit, peut-être, de la meilleure occasion de mettre fin au conflit armé le plus long et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/Flag_of_the_farc-ep.png"><img class="alignnone size-medium wp-image-4085" title="Flag_of_the_farc-ep" src="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/Flag_of_the_farc-ep-300x200.png" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La <a href="http://www.iiss.org/publications/strategic-comments/past-issues/volume-17-2011/november/the-downfall-of-farc-leader-alfonso-cano/">mort</a> du leader des Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC), Alfonso Cano, le 4 novembre 2011, a porté un coup dur à la guérilla, au point le plus bas depuis sa création il y a 47 ans. Il s’agit, peut-être, de la meilleure occasion de mettre fin au conflit armé le plus long et complexe d’Amérique Latine. Il est pourtant trop tôt pour envisager une fin de la violence alors que la stratégie assumée du groupe reste dans la tradition communiste révolutionnaire de la « <a href="http://echogeo.revues.org/10163">guerre prolongée </a>».</p>
<p style="text-align: justify;">Le décès de Cano lors de l’opération « Odiseo » a été un véritable succès pour les forces armées colombiennes qui avaient déjà réussi à éliminer le chef militaire de l’organisation, « el Mono Jojoy », en 2010. La mort du dirigeant politique, probablement liée à la fuite de renseignements issus de son entourage, a suscité une crise de paranoïa au sein-même du groupe et un sentiment de danger omniprésent. Actuellement, les FARC se verraient <a href="http://www.elnuevosiglo.com.co/articulos/12-2011-farc-est%C3%A1n-reducidas-en-m%C3%A1s-de-50-navas.html">réduites de 50% par rapport au début des années 2000,</a> ne disposant plus que de 8000 à 9000 hommes. Alors que sa doctrine est fondée sur le soutien des masses populaires, l’organisation semble avoir perdu l’appui du peuple en raison des exactions et kidnappings qu’elle a commis.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 15 novembre, Rodrigo Londoño Echeverry, alias Timochenko, membre des FARC depuis 30 ans, médecin cardiologue de formation devenu chef du renseignement, a été désigné nouveau leader de l’organisation. Il y a un an, les rumeurs selon lesquelles Timochenko résiderait au Venezuela et passerait librement la frontière, avait jeté un froid entre les deux pays. Aujourd’hui, sous l’impulsion de la présidence colombienne de Juan Manuel Santos, la <a href="http://www.lapatilla.com/site/2011/08/01/colombia-destaca-cooperacion-de-venezuela-contra-guerrilla/">coopération</a> entre les deux Etats s’est considérablement améliorée. Il s’agit d’un progrès important, car la <a href="http://razonpublica.com/index.php/politica-y-gobierno-temas-27/2599-hugo-ramirez.html">frontière colombo-vénézuélienne</a> est susceptible de devenir le point central du conflit et il semble difficile d’envisager une possible capture de Timochenko sans la collaboration du Venezuela.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, si les FARC ont certainement perdu en mobilité et coordination, il ne faut pas sous-estimer leur capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances. La nomination du nouveau chef suscite des interrogations quant à sa capacité à s’imposer en leader et enrayer la dérive criminelle du groupe, déjà bien avancée. Le général Alvaro Valencia Tovar, ex-commandant de l’armée colombienne, qualifie les FARC d’« <a href="http://www.eltiempo.com/opinion/columnistas/lvarovalenciatovar/ARTICULO-WEB-NEW_NOTA_INTERIOR-10869848.html">organe révolutionnaire caduque qui a préféré se criminaliser avec le narcotrafic que poursuivre sa route politique d’inspiration soviétique</a> ». Timochenko aura donc besoin d’une autorité totale sur l’ensemble du groupe afin de maintenir sa cohésion.</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, le danger est de se retrouver face à une transition d’un terrorisme politique vers la criminalité (en particulier le narcotrafic) ou d’autres méthodes de guerre plus conventionnelles, suivant des intérêts purement économiques. La guérilla est implantée dans des zones de passage stratégique, telles que la frontière avec le Venezuela, le long de la cordillère des Andes ou dans les régions en crise économique et sociale. Celles-ci lui offrent des avantages importants en ce qui concerne l’accès au Pacifique et des routes d’importation d’armes et de trafic de drogue, facilitant ainsi le fleurissement d’économies parallèles et le développement du crime organisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, plusieurs scénarios sont possibles : d’une part, l’entrée dans un processus de « balkanisation », qui mènerait à une fragmentation du groupe en plusieurs factions indépendantes et opposées et qui poserait un obstacle majeur à la réalisation d’un accord unique et général de démobilisation.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part plane le spectre du terrorisme urbain, à l’image de la stratégie des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tupamaros">Tupamaros uruguayens</a> dans les années 1960 et 1970. Alors que les FARC souhaitent lutter contre l’image défaitiste qu’on leur attribue dernièrement, elles pourraient vouloir démontrer leur capacité d’attaque au moyen d’attentats contre la force publique, l’assassinat d’otages et des attaques à explosif. Le défi du gouvernement colombien est justement de maintenir une vigilance permanente face à ceux-ci, d’autant plus qu’il faut aussi réagir au développement d’autres forces telles que les BACRIM, nouveaux groupes de narcotrafiquants, qui ne manquent pas parfois de s’allier aux FARC.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, un dernier scénario plus optimiste suivrait d’éventuelles négociations de paix. Tous s’interrogent sur les velléités du nouveau leader à se placer dans la lignée de son prédécesseur en la matière. Ce dernier, malgré ses accents de marxiste dogmatique avait en effet ouvert à plusieurs reprises la voie du dialogue. Certes, les dernières actions de la guérilla et notamment l’assassinat des policiers pris en otage, laissaient présager d’un refus d’abandonner la violence. Toutefois, dans un communiqué du 10 janvier, Timochenko remet les négociations à l’ordre du jour après dix ans d’interruption et propose de reprendre l’agenda du « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_arm%C3%A9es_r%C3%A9volutionnaires_de_Colombie">Caguan</a> » (processus de paix de 1998 à 2002).  Il est notamment question de discussions sur « <a href="http://www.farc-ep.co/?p=971">les privatisations, la dérégulation, la liberté absolue du commerce et de l’investissement, les atteintes à l’environnement […] et la doctrine militaire</a> ». Cette proposition a été <a href="http://m.eltiempo.com/justicia/hechos-claros-de-paz-y-no-mas-retorica-le-pidio-santos-a-timochenko/10941079/1/home">rejetée</a> par le président colombien qui réclame de réels actes de paix et refuse de suivre à nouveau « el Caguan », considérant que ses bases ne sont pas réalistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces éléments placent l’organisation dans une période d’incertitudes, en remettant au premier plan les interrogations sur son avenir politique, ses modes d’action ainsi que sur la validité de sa stratégie de long terme. Un <a href="http://www.semana.com/nacion/fin-vista/169272-3.aspx">article</a> du journal colombien <em>Semana</em> résume la situation de la manière suivante: « l’équation de la guerre en Colombie tend vers ce qu’en mathématiques on appelle une asymptote, une ligne qui s’approche de plus en plus de la limite, mais sans jamais l’atteindre ». Autrement dit,  même si les FARC sont de plus en plus affaiblies, leur défaite ou une négociation menant à leur démobilisation demeurent aussi lointaines qu’auparavant.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Prochain séminaire-sandwich : « L’Union européenne : un acteur en matière de défense? »</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 15:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ultima Ratio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre du cycle de séminaires sur &#171;&#160;2012 La défense en question&#160;&#187;, le Centre des études de sécurité (CES) de l&#8217;Ifri et la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) vous invitent au prochain séminaire-sandwich, qui se tiendra autour de Jolyon Howorth, professeur de science politique européenne à l&#8217;université de Yale et de Bath, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le cadre du cycle de séminaires sur &laquo;&nbsp;2012 La défense en question&nbsp;&raquo;, le Centre des études de sécurité (CES) de l&#8217;<a href="http://www.ifri.org/index.php" target="_blank">Ifri</a> et la <a href="http://www.frstrategie.org/" target="_blank">Fondation pour la recherche stratégique</a> (FRS) vous invitent au prochain séminaire-sandwich, qui se tiendra  autour de Jolyon Howorth, professeur de science politique européenne à  l&#8217;université de Yale et de Bath, le 19 janvier de 12h à 14h et  qui portera sur le thème &laquo;&nbsp;L&#8217;Union européenne : un acteur en matière de  défense ?&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le séminaire sera suivi d&#8217;une discussion avec Etienne de Durand,  directeur du CES, Camille Grand, directeur de la Fondation pour la  recherche stratégique et Jean-Dominique Merchet, auteur du blog <a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/" target="_blank">Secret-Défense</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p><em><strong>Les inscriptions pour cette conférence sont closes.</strong><br />
</em></p>
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		<title>Au coeur de l’antiterrorisme</title>
		<link>http://ultimaratio-blog.org/fr/archives/4060</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 09:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Hecker</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lu, vu, attendu]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Le nouveau numéro de la revue Politique étrangère vient de paraître. Il contient notamment une recension que j&#8217;ai rédigée du livre de Marc Trévidic intitulé Au coeur de l&#8217;antiterrorisme (JC Lattès, 2011). Vous trouverez cette recension ci-dessous. Plusieurs autres ouvrages portant sur les questions de sécurité et de Défense ont par ailleurs fait l&#8217;objet de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/Trevidic.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4063" title="Trevidic" src="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/Trevidic.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Le nouveau numéro de la revue <a href="http://politique-etrangere.com">Politique étrangère</a> vient de paraître. Il contient notamment une recension que j&#8217;ai rédigée du livre de Marc Trévidic intitulé <em>Au coeur de l&#8217;antiterrorisme</em> (JC Lattès, 2011). Vous trouverez cette recension ci-dessous. Plusieurs autres ouvrages portant sur les questions de sécurité et de Défense ont par ailleurs fait l&#8217;objet de comptes rendus dans ce numéro de <em>Politique étrangère</em>. Vous pourrez les lire sur le <a href="http://www.ifri.org/downloads/ifrifichierlectures.pdf">site de l&#8217;Ifri</a>.</p>
<p>Marc Trévidic a été substitut au parquet antiterroriste de Paris de 2000 à 2003 puis est revenu à la galerie Saint-Eloi en 2006, en qualité de vice-président chargé de l’instruction. Autant dire qu’il connaît bien les rouages de l’antiterrorisme français. Après le départ de Jean-Louis Bruguière, il a « hérité » de certaines des affaires les plus médiatiques de ces trois dernières décennies, comme celle de la rue Copernic, des moines de Tibéhirine ou encore de l’attentat de Karachi en 2002. Certaines de ces affaires, bien que vieilles de 30 ans sont encore en cours : les coupables n’ont pas été confondus et le juge, tenace, refuse d’abandonner. Le temps peut faire son œuvre et la grande Histoire venir à la rescousse de la Justice. Après la chute du Mur de Berlin, l’ouverture des archives de la Stasi a ainsi permis d’élucider nombre d’attentats et de faire tomber Carlos.</p>
<p>Tout en respectant le secret de l’instruction, l’auteur dévoile le fonctionnement de la justice antiterroriste. Il raconte les enquêtes, les auditions, les procès. Il décrit l’originalité du système français, ses figures emblématiques aux surnoms baroques – Jean-Louis Bruguière (« l’Amiral »), Bernard Squarcini (« le squale ») ou encore Roger Marion (« Eagle Four ») – et son efficacité redoutable assurée notamment par le couple DST (puis DCRI) / instruction. Dans certaines affaires, la frustration du juge est évidente car il se heurte à la raison d’Etat. Il n’hésite pas à se montrer incisif à l’égard de l’exécutif quand il évoque la réforme du juge d’instruction voulue par le président de la République – une réforme qui permettrait d’enterrer discrètement les dossiers trop sulfureux.</p>
<p>Le style de Marc Trévidic est plaisant. Il alterne analyses et passages plus personnels – quand il mentionne par exemple sa première erreur judiciaire, dans une affaire de viol, alors qu’il débutait sa carrière dans le Nord de la France. Il manie l’humour et l’ironie, à l’instar de ce passage où il qualifie les documents confidentiels défense de « bibliothèque rose », expliquant que les juges sont souvent contraints de se contenter de la littérature pour enfants, le « très secret défense » étant réservé aux adultes. Rapidement, le ton redevient plus grave comme quand il évoque les mauvais traitements infligés aux prisonniers dans certains pays avec lesquels la France coopère. Au passage, on obtient la confirmation du fait que des enquêteurs français se sont rendus à Guantanamo pour y interroger des détenus.</p>
<p>Les jihadistes occupent une place particulière dans ce livre. A plusieurs reprises, son auteur emploie le possessif pour en parler : « mes mis en examen », « mon terroriste ». Il cherche à comprendre les raisons de leur radicalisation et de leur volonté de passer à l’acte. Certains d’entre eux sont très jeunes – 18 ans à peine – et le magistrat n’est pas loin de les considérer comme des victimes manipulées. Il sait toutefois que les vraies victimes ne sont pas les apprentis terroristes mais leurs cibles, ces personnes frappées au hasard dans des lieux publics et leurs proches, qui leur survivent et veulent à tout prix connaître la vérité. La vérité, c’est aussi ce que recherche Marc Trévidic, contre vents et marées. Pour que justice soit faite.</p>
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		<title>Digital hoplites. Infantry Combat in the Information Age</title>
		<link>http://ultimaratio-blog.org/fr/archives/4050</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 15:24:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ultima Ratio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[forces terrestres]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l&#8217;Ifri vient de publier le numéro 30 bis de la collection Focus stratégique, intitulé: Digital Hoplites. Infantry Combat in the Information Age. Cet article a été écrit par le lieutenant-colonel Pierre Chareyron. Cet officier supérieur de l’armée de Terre a été détaché comme chercheur au sein [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/ScreenHunter_02-Jan.-04-11.471.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4054" title="ScreenHunter_02 Jan. 04 11.47" src="http://ultimaratio-blog.org/wp-content/uploads/ScreenHunter_02-Jan.-04-11.471-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a>Le <a href="http://www.ifri.org/?page=detail-centre-recherche&amp;id=25" target="_blank">Laboratoire de recherche sur la défense</a> (LRD) de l&#8217;<a href="http://www.ifri.org/" target="_blank">Ifri</a> vient de publier le numéro<em> 30 bis</em> de la collection <em>Focus stratégique</em>, intitulé:</p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.ifri.org/downloads/fs30bischareyron.pdf" target="_blank">Digital Hoplites. Infantry Combat in the Information Age.</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">Cet article a été écrit par le lieutenant-colonel Pierre Chareyron. Cet officier supérieur de l’armée de Terre a été détaché comme chercheur au sein du Laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’Ifri. Il est diplômé de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, du Cours Supérieur d&#8217;Etat-Major et de l’Ecole de Guerre.</p>
<p>L&#8217;article, dont la <a href="http://www.ifri.org/downloads/fs30chareyron.pdf">version française</a> a été publiée dans la collection Focus stratégique en avril 2011, est téléchargeable <a href="http://www.ifri.org/downloads/fs30bischareyron.pdf" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici le résumé de l&#8217;article:</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le <em>FELIN</em>, premier « système fantassin » mondial entre en service cette année dans l’armée de Terre française. Au cours de l’histoire, les fantassins ont cherché à tirer profit de la technologie en arbitrant au mieux parmi les trois exigences fondamentales que sont <em>mobilité</em>, <em>puissance de feu</em> et <em>protection</em> du combattant. Les sociétés occidentales étant sensibles aux pertes, l’exigence de protection est devenue un facteur essentiel. Le combat débarqué moderne se caractérise donc par un retour de l’armure tout en mettant l’accent sur la puissance de feu. En outre, l’avènement d’une nouvelle génération d’équipements, permettant de tirer profit des technologies de l’information au niveau du combattant individuel, impose désormais d’aborder la question de l’évolution du combat d’infanterie sous l’angle de la <em>supériorité informationnelle</em>.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ainsi que le sommaire:</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Introduction</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;innovation dans l&#8217;infanterie</p>
<p style="text-align: justify;">La fin de l&#8217;infanterie légère</p>
<p style="text-align: justify;">Le fantassin du futur</p>
<p style="text-align: justify;">Conclusion</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;hésitez pas à nous faire part de vos commentaires !</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>Focus stratégique: le top 5 de 2011</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 16:44:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ultima Ratio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Asie du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[COIN]]></category>
		<category><![CDATA[forces terrestres]]></category>
		<category><![CDATA[Infanterie]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers lecteurs, Avant de fermer temporairement ce blog pour la période des fêtes de fin d&#8217;année, nous vous proposons de découvrir le top 5 des articles de la collection Focus stratégique en 2011. Ce classement est effectué à partir des téléchargements enregistrés sur le site de l&#8217;Ifri. La palme revient à Etienne de Durand pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers lecteurs,</p>
<p>Avant de fermer temporairement ce blog pour la période des fêtes de fin d&#8217;année, nous vous proposons de découvrir le top 5 des articles de la collection <a href="http://www.ifri.org/?page=nos-e-notes&amp;id_pubcategorie=6">Focus stratégique</a> en 2011. Ce classement est effectué à partir des téléchargements enregistrés sur le site de l&#8217;Ifri. La palme revient à Etienne de Durand pour son article sur la contre-insurrection qui a bénéficié d&#8217;un <a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Une-critique-a-la-francaise-de-la-contre-insurrection-a-la-francaise_a334.html">coup de pouce</a> de Jean-Dominique Merchet. Voici le palmarès complet:</p>
<p>1) Etienne de Durand, <a href="http://www.ifri.org/downloads/fs29dedurand.pdf">Francs-tireurs et Centurions. Les ambiguïtés de l&#8217;héritage contre-insurrectionnel français</a></p>
<p>2) Marie-Dominique Charlier, <a href="http://www.ifri.org/downloads/fs18charlier_1.pdf">La protection du territoire national par l&#8217;armée de Terre. Fondements, limites et perspectives</a></p>
<p>3) Mathieu Guidère, <a href="http://www.ifri.org/downloads/Focus_strategique_12_Guidere.pdf">La tentation internationale d&#8217;Al-Qaïda au Maghreb</a></p>
<p>4) Pierre Chareyron, <a href="http://www.ifri.org/downloads/fs30chareyron.pdf">Hoplites numériques. Le combat d&#8217;infanterie à l&#8217;âge de l&#8217;information</a></p>
<p>5) Guillem Monsonis, <a href="http://www.ifri.org/downloads/fs28monsonis.pdf">La posture stratégique indienne face au défi pakistanais</a></p>
<p>Nous vous souhaitons une agréable lecture et, surtout, d&#8217;excellentes fêtes de fin d&#8217;année!</p>
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