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	<title>Vélhorizons</title>
	
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	<description>Aventures en famille</description>
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		<title>Quoi là en Australie ?</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 12:16:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Australie]]></category>

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		<description><![CDATA[Discipline en douceur Ouf ! Pour ne rien vous cacher, on peut maintenant avouer que prendre l’avion était un sacré stress pour nous, avec les enfants et les bagages. Certains l’auront peut-être relevé, nous n’avons pas atterri à Cairns comme il était prévu dans notre parcours initial, ceci pour diverses raisons. A savoir qu’il n’y avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08839.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1910" title="Fridolin, Lorette, Eugène et Léonie à Brisbane" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08839-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Discipline en douceur</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ouf ! Pour ne rien vous cacher, on peut maintenant avouer que prendre l’avion était un sacré stress pour nous, avec les enfants et les bagages. Certains l’auront peut-être relevé, nous n’avons pas atterri à Cairns comme il était prévu dans notre parcours initial, ceci pour diverses raisons. A savoir qu’il n’y avait pas de vol direct entre Bali et Cairns. En effet, transiter par Brisbane ou Sydney pour remonter au nord nous paraissait absurde… Notre calendrier légèrement modifié (puisque nous sommes restés plus longtemps en Thaïlande et en Malaisie) nous a aussi contraint à faire certains choix. C’est pourquoi notre parcours australien s’en est trouvé raccourci. Et heureusement pour notre bourse, car arrivés en Australie, nous devons nous réhabituer à une atmosphère occidentale et … à des prix occidentaux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08807.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1911" title="Brisbane depuis South bank" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08807-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous installons pour quatre nuits au « Somewhere To Stay », l’auberge à backpackers et jeunes cools dans toute sa splendeur. Le personnel est adorable et toujours prêt à rendre service. Pourtant, avec nos vélos et nos deux loustics, nous ne faisions guère davantage couleur locale que dans les relais de camionneurs chinois, les « penginapan » de Sumatra ou les resort javanais.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08885.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1917" title="Polyvalence" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08885-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme la vie est chère, nous nous sommes gentiment remis à popoter et dans notre pied à terre de Brisbane, utiliser la cuisine collective est au moins aussi aventureux que de traverser la Chine à vélo ou voyager une année avec des enfants. Nous avons néanmoins réussi à manger chaud (des pâtes <em>alla Fredo</em>) et même à y faire la vaisselle (pour ça, faut vraiment avoir le cœur bien accroché, et on la fait deux fois : avant et après !). Toutefois, nous n’avons pas pu nous résoudre à snober les bonnes petites adresses du quartier…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08812.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1913" title="Mr. Tools" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08812-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>West End</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au premier abord, West End se différencie peu des autres quartiers résidentiels suburbains australiens, avec ses rues alignées au cordeau de petites maisons en bois peint. Une fois dans le bain, on y ressent une ambiance générale plutôt bohème : boutiques d’artisanat, boulangeries « à la française » et le café des Three Monkeys où on mange les meilleurs gâteaux des fuseaux horaires GMT+6 à GMT+9. Avec une flopée de restaurants italiens, grecs, libanais et bien d’autres, c’est un peu le quartier latin de Brisbane – sauf que c’est « rive droite » !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08802.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1914" title="La bohème attitude" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08802-768x1024.jpg" alt="" width="387" height="516" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons vite trouvé nos marques et nos « stamms » pour les repas lorsque nous voulions échapper à l’ambiance un peu trop « cool » de l’auberge. Mention spéciale pour le Grill’d, exclusivement consacré aux hamburgers maison, sains et aux saveurs étonnantes : on reviendra juste pour le Marocco, avec steak haché d’agneau, houmos et chèvre frais ! Ambiance garantie, avec de la musique live tous les soirs par des artistes locaux dans les styles folk-rock, blues, jazz. Des kits (crayons, carnet de jeux) sont offerts aux enfants dont les oeuvres sont ensuite affichées sur le mur du couloir.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08893.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1916" title="Une pensée au Double R d'Yverdon" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08893-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons aussi adoré le Avid Reader, un café-librairie où on peut déguster d’excellentes salades, pizzas à la citrouille et la quiche du jour, chaque fois différente (nous y sommes allés plusieurs fois pour vérifier). Là aussi, la malle aux trésors &#8211; ou plutôt aux vieilles fripes &#8211; a eu un franc succès. Le lieu par excellence où sympathiser avec les autres clients, qui viennent volontiers en famille, ou pouponner les bébés qui font mine de vouloir grimper sur les genoux de Laure, la maman poule qui s’ignore&#8230; Quelle cote-cote !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08848.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1915" title="Avec Nina" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08848-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Vous l’aurez compris, nous nous sentions bien dans cette partie de Brisbane et avons eu de la peine à décoller pour aller faire notre tour cycliste de la Sunshine Coast. D’ailleurs, à part une escapade à vélo dans la City pour acheter des cartes routières et la visite des parcs au bord de la rivière pour profiter de la verdure et des places de jeux, nous n’avons pas vraiment bougé du quartier.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08852.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1918" title="Goûter pommes et raisin à West End park" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08852-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Idem au retour deux semaines plus tard, puisque nous avons retrouvé notre port d’attache, la vaisselle du Somewhere To Stay dans l’état où nous l’avions laissée (avec quelques couches de graillon en plus), et refait la tournée de tous nos cafés et restaurants préférés. Qu’il est bon d’avoir ses petites habitudes de temps en temps !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08911.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1921" title="A West End, nous reviendrons !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08911-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tour de chauffe</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous avons changé d’hémisphère, nous avons donc commencé par nous mettre en quête de chaleur en allant vers le nord. Départ à travers les quartiers et petites villes résidentielles des environs de Brisbane, puis la campagne où nous passons allégrement de réserves naturelles plantées de pins et d’une multitude de variétés d’eucalyptus aux champs d’ananas, pâturages et greens de golf. Nous optons à l’aller pour les routes de l’Hinterland.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08959.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1922" title="Hinterland" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08959-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme une part importante de ce tracé n’est pas touristique, c’est en recherchant des solutions pour nous loger que nous ferons de très belles rencontres les deux premiers soirs. Ensuite, étape à Landsborough où nous découvrirons la vie de « cabin » en camping (porte à cabine tout confort), sans vraiment réaliser que nous sommes prêts pour la re-sédentarisation. Puis, nous rejoindrons Eumundi, son pub et son célèbre marché.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09070.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1923" title="La trouvaille de Léon au marché de Eumundi : un petit echidna" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09070-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En cinq jours de vélo, nous atteignons Noosa où nous retrouvons le monde des auberges à backpackers. Honnêtement, il nous faudra un moment pour nous sentir à l’aise dans cette agglomération de complexes hôteliers et de boutiques de luxe. Au détour d’une virée à vélo, nous tomberons néanmoins sur un petit bijou de café, le Café Noisette, tenu par François, un fringant jeune papa français avec qui nous sympathisons immédiatement, le temps de savourer un délicieux brownie.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09179.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1926" title="Le &quot;cadavre exquis&quot; comme vecteur de cohésion familiale" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09179-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Noosa, c’est surtout une réserve naturelle offrant de fabuleux coups d’œil sur l’Océan pacifique, des criques aux noms exotiques ou qui donnent des frissons « Hell’s Gates » où viennent s’écraser des rouleaux attirants les surfeurs du monde entier. Au loin, on devine dans les vagues azur le ballet des dauphins.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09207.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1924" title="Parc national de Noosa" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09207-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l’estuaire et aux lagunes qui ont pour l’instant réchappé au bétonnage urbain, ils servent de lieu de réunion aux nuées d’oiseaux qui se rassemblent le soir dans un tintamarre indescriptible, alors que de placides pélicans viennent squatter la plage en attendant que les pêcheurs leur distribuent les rebuts de leurs prises, préparées sur place.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09147.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1925" title="Pélicans au soleil couchant" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09147-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous redescendons au sud par la « Sunshine Coast ». Pendant des dizaines de kilomètres, c’est une suite ininterrompue de plages où viennent s’écraser d’impressionnantes vagues.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09293.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1947" title="La Sunshine Coast" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09293-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est beau, mais il fait un vent sec à édenter les crocodiles, de face bien entendu, et même les descentes fatiguent les mollets.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09354.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1927" title="Paysage d'étangs dans la région de Landsborough" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09354-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Après un retour à l’intérieur des terres qui nous oblige à reprendre un bout la route de l’aller entre Landsborough et Caboolture, nous rejoignons la côte à Redcliffe, sur la Baie de Moreton où nous rechargeons les batteries, après une étape interminable, dans un appartement de vacances tenu par un couple à la bonne humeur et à l’enthousiasme communicatifs lorsqu’ils nous voient débarquer avec notre barda.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09381.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1929" title="Cormorans à Redcliffe" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09381-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour retourner sur Brisbane, nous pourrons suivre des itinéraires cyclables qui traversent parcs, tourbières et mangroves sur de petits pontons en bois, sous un ciel changeant. Drôle de mise au vert qui nous fait faire 53 km au lieu de 32 pour rejoindre la centre du chef-lieu, mais où nous croisons encore un cyclo anonyme qui a comme nous traversé le Vietnam, le Cambodge… En Australie, il faut vraiment quitter la route et faire des détours pour avoir la chance de croiser des deux-roues.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09439.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1930" title="Vent de face, arc-en-ciel à droite et soleil dans nos coeurs !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09439-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nouvelles difficultés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après la claque des prix élevés, celle des températures fraiches… Car le froid s’est invité plus vite que prévu à Brisbane. A la grande surprise des locaux, d&rsquo;ailleurs. Dans cette région subtropicale, on est passé sans transition d’un temps de mousson équatoriale à l’hiver austral, la semaine avant notre arrivée. Nous avons donc vite ressorti nos polaires, coupe-vent, chaussettes et sous-vêtements longs. Après notre première nuit sous tente – merci Karen pour la couverture – nous avons revu à la baisse nos projets très optimistes de faire majoritairement du camping…  et nous nous sommes dépêchés de trouver des doublures pour nos sacs de couchage d’été.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08974.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1920" title="Emmitouflage général sous tente" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08974-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un autre constat s’impose : sur la carte, l’Australie a l’air très plate… eh bien pas du tout ! Même la bande côtière du sud Queensland est passablement bosselée et au niveau des tracés routiers, nous ne rompons pas vraiment avec les habitudes prises ces derniers mois, au point qu’on se demande sérieusement si les Australiens n’ont pas engagé spécialement des ingénieurs indonésiens pour construire les routes. Lorsqu’il y a une belle plaine toute plate avec une seule colline au milieu, la route se doit de passer sur celle-ci, au droit ! Nous qui pensions qu’après l’Indonésie, rouler en Australie, ce serait les vacances, nous devrons revoir un peu notre jugement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09045.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1931" title="C'est jamais bon signe, car y a sûrement la même pente à la montée juste après..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09045-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Autre désagréable surprise : en milieu campagnard, les conducteurs – en particulier les jeunes rednecks conduisant camions ou pick-ups – détestent tout ce qui pourrait s’apparenter à un obstacle sur la route (ils ont d’ailleurs de puissants pare-buffles). On nous fait donc bien comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus : queues de poisson, visages grimaçants ou attitudes insultantes, coups de klaxon rageurs, beuglements dans nos oreilles et dépassements serrés alors que les deux voies sont libres et qu’il y aurait bien la place de prendre au large… Inversement, rouler dans les grandes villes est assez peu stressant, grâce à la présence généralisée des bandes cyclables et à un comportement plus civilisé des usagers de la route.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09418.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1932" title="Redoublement de visibilité et invitation à prendre au large" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09418-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rencontres</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis notre arrivée en Australie, nous avons fait plein de rencontres sympas, que ce soit à Brisbane dans nos « stamms » ou sur la route. A peine débarqués à Brisbane, Stuart nous a accueilli à l’Avid Reader comme si nous faisions partie de la famille ; au même endroit, nous avons rencontré Kelly et Nina mises en contact avec nous par une amie depuis Bali. Un autre jour, toujours à l’Avid Reader, la petite Betty a flashé sur Laure et n’a pas décollé de ses genoux jusqu’à la fin du gâteau aux carottes, sous l’œil amusé de Sarah, sa maman.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09542.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1935" title="Cette fois, avec Betty" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09542-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En route pour Noosa, nous avions un peu l’impression d’être observés, en remarquant toujours la même voiture arrêtés sur le bord de la route, jusqu’à ce que Kerstin, jeune mère de famille, ne nous aborde à une station-service (mais que peuvent bien faire des cyclos à une station-service… ?) : « Why do you do that ? » sur un ton presque de reproche, avant de faire une demi-heure de sympathique causette… Fin de journée à quelques kilomètres de là, nous commençons à désespérer de trouver un endroit pour planter la tente (cela ne vous rappelle-t-il pas plusieurs de nos articles ?). Un grand bonhomme un peu nounours en tenue de course passe avec son chien : Ray habite à 200 m de là &#8211; juste avant la grosse montée – et nous propose de camper dans son jardin. Son épouse Lorraine et lui-même se préparent à voyager un mois à vélo en Europe l’automne prochain.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08944.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1937" title="Ray et Lorraine" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08944-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, nous dormirons au chaud, DVD de Shrek et grosse caisse de legos pour les enfants, apéro et dégustation de vins australiens pour les parents et barbecue d’agneau pour tout le monde devant un bon feu de cheminée. Divin ! Le lendemain matin, Lorraine nous accompagnera encore une vingtaine de km à vélo. Merci les amis !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08950.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1938" title="Un vrai garage de cyclistes !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08950-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Rebelotte le soir suivant : pas l’ombre d’un camping, nous abordons des locaux et nous retrouvons dans un jardin en pleine cambrousse (on ne sait même pas le nom de la localité). Ray (pas le même qu’hier – est-ce que tous les Australiens s’appellent Ray ?) et Karen nous mettent à dispo le jardin et nous squattons allégrement leur grande maison pour la soirée entre la cuisine, les sanitaires, la TV et &#8211; comme les nuits sont fraiches – un peu de literie dans la tente.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08984.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1940" title="Avec Karen et Ray" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08984-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Gentillesse, générosité, nous repartirons le lendemain avec un sac de succulents petits légumes jaunes qui ressemblent à des pâtissons et la possibilité de loger au retour.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08979.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1941" title="Notre cadeau de départ" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC08979-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais où sont les koalas et les kangourous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Petite déception pour les enfants en l’état : nous nous attendions à croiser quotidiennement des marsupiaux en tous genres, en particulier des koalas et des kangourous. Pour l’instant, à part l’opossum qui squatte le jardin du Somewhere To Stay et ses congénères aplatis sur les routes, c’est un peu maigrichon ! Bien sûr, il existe plein de parcs d’attraction et de zoos où on peut les voir, les toucher etc… mais franchement, en Australie, nous ne voyons pas vraiment l’intérêt d’aller voir en captivité des animaux indigènes que nous pourrions par ailleurs admirer dans tous les zoos du monde… Nous nous consolons avec les oiseaux et là c’est l’éclate : ibis, dindons australiens, loriquets aux couleurs vives, cacatoès et pélicans font partie de notre quotidien.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09385.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1942" title="Ibis près de l'hôtel" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09385-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encore 1000 km !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est pas tout d’aller se pavaner au nord à la recherche du soleil : Brisbane-Sydney, c’est 950 kilomètres par le chemin le plus court : une autoroute que nous avons envie de voir le moins possible. Nous mettons donc le cap plein sud le 30 mai pour… euh… c’est déjà quoi l’adresse Dory ? &#8211; « P. Sherman, 42 Wallaby Way, Sydney ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09587.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1934" title="Well..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/06/DSC09587-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sydney ? ouéééé, c’est là qu’on va ! alors on arrête d’écrire des bêtises sur internet, et on fonce. Et sans prendre la baleine !</p>
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		<title>Bali, on revit !</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 10:58:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Australie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bali, rien que le nom fait rêver ! Sans doute l’endroit qui occupe l’une des premières places dans les prospectus touristiques… mais qu’est-ce qui pousse tant de monde à aller passer ses vacances sur cette île perdue au milieu de l’Indonésie ? Ça titille un peu la curiosité, pas vrai ? Pourtant, nous avons failli zapper cette étape, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08372.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1874" title="Avec pareille vue, rien ne peut nous arrêter !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08372-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bali, rien que le nom fait rêver ! Sans doute l’endroit qui occupe l’une des premières places dans les prospectus touristiques… mais qu’est-ce qui pousse tant de monde à aller passer ses vacances sur cette île perdue au milieu de l’Indonésie ? Ça titille un peu la curiosité, pas vrai ?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08153.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1905" title="Est-ce pour le tissage ou la tisserande ?" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08153-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, nous avons failli zapper cette étape, car l’Indonésie est définitivement un pays trop grand pour être visité en 60 jours, surtout à vélo ! Mais nous nous devions d’aller vérifier, raison pour laquelle – entre autres – nous avons donné un grand coup d’accélérateur à notre traversée de Java.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07896.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1866" title="C'est parti !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07896-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Arrivée donc à Bali en ferry le 30 avril pour deux toutes petites semaines. Les changements de décor et d’ambiance se font très rapidement sentir : les mosquées sont remplacées par les temples hindous et les « Hello Mister » criards se font plus rares. En arrivant par l’ouest, on a vraiment le sentiment que ce petit bout de terre est oublié du monde, mais cette impression va très vite disparaître, à l’approche des zones touristiques…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un peu de culture balinaise</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-image-1875 aligncenter" title="Très joli à regarder !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08517-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une forme originale d’Hindouisme – encore fortement teintée de vieilles croyances animistes &#8211; est pratiquée sur l’île depuis un millénaire. C’est la principale spécificité de Bali, par rapport au reste de l’Indonésie, pays majoritairement musulman avec d’importantes minorités chrétiennes. Si la structure sociale en castes propre à l’Hindouisme est encore vivace, elle reste peu perceptible à l’étranger de passage. C’est surtout lors des cérémonies religieuses que l’appartenance sociale prend toute son importance. En toute occasion, les  Balinais portent encore volontiers le costume et pas uniquement les jours de fête. Devant chaque maison se dresse un temple domestique, souvent imposant et très beau. Il est d’ailleurs parfois plus grand que l’habitation elle-même. Devant l’entrée, les « penjor » (de longues hampes en bambou orné et portant un petit casier à offrandes) se courbent par-dessus les routes et semblent saluer les passants. Enfin, à des heures précises de la journée, de multiples et très jolies petites offrandes sont déposées dans les temples, les autels domestiques et &#8211; de manière plus étonnante &#8211; sur les lieux de passage : seuils, entrées de garages, trottoirs pour se protéger des mauvais esprits…</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08629.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1906" title="Offrandes" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08629-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les enfants retrouvent de vieux amis : dragons et tigres, Ganesh et tous ces personnages avec plein de bras, ainsi qu’une multitude de divinités anonymes vues du Vietnam à la Malaisie qu’Hindous et Bouddhistes se prêtent volontiers. Autant Eugénie et Léon aiment piquer des fleurs sur les arbres, autant ils ne saccageraient pas une offrande. A l’inverse, ils prennent bien soin de passer à côté et de sermonner leur papa qui, maladroitement, les piétine !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08186.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1868" title="Temple hindou" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08186-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La côte nord</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour changer de Sumatra et Java, nous commençons par une jolie petite route presque plate et bordée d’arbres. Il fait bon, pas de moustiques à l’horizon et la circulation est fort raisonnable. Une première étape dans un homestay flambant neuf, charmant où nous testons notre première chambre avec WC et douche en plein air : un concept très à la mode !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07889.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1869" title="Pas touche à ma remorque !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07889-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La seconde étape dans un environnement campagnard nous mène à Lovina, station balnéaire où la chasse au touriste est un véritable sport pour les locaux. Il faut dire qu’hors saison, l’offre en magasins de souvenirs, restaurants à spécialités de poisson, bars et excursions pour voir des dauphins dépasse largement la demande. Nous passons trois nuits dans un petit hôtel à bungalows au milieu d’un grand jardin avec piscine.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08030.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1870" title="Retour du pêcheur" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08030-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On rencontre des Québécois, palisse !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous faisons la connaissance d’une famille de Québécois en route pour 6 mois et avec qui nous sympathisons immédiatement. A peine arrivés, Manon et Sylvain nous convient aux cinq ans de leur fils, pour le plus grand plaisir des enfants. Excellente entente entre Léon, Eugénie et Zachary, même si Léon trouve que son nouveau pote au nom difficile à prononcer (nous avons entendu « Safari », « Zafari », « Jacques-a-dit ») a une drôle de façon de parler. Pendant deux jours, le trio s’en donne à cœur joie entre piscine et plage de sable noir (volcans obligent !). Nous passons d’excellents moments et dégustons ensemble des spécialités balinaises dans notre cantine de Lovina, le petit bistrot tout simple qui fait la nique aux restos branchés du bord de mer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08057.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1871" title="C'est la fête avec Zachary !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08057-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au moment de repartir, la séparation est difficile. Petit moment d’émotion et nous nous promettons de nous revoir au Québec ou en Suisse !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08069.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1872" title="Avec Manon, Sylvain et Zachary" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08069-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous relançons néanmoins sur les petites routes vallonnées menant à Singaraja, traversons les quartiers de pêcheurs longeant la mer avant de poursuivre par une grosse étape côtière jusqu’à Tulamben. Arrivés de nuit dans un hôtel (et plus largement, une station touristique) consacrée à 100% à la plongée sur les récifs coraliens et l’épave du Liberty (un navire américain coulé par les Japonais), nous ne nous sentons pas vraiment à notre place ici (un peu comme un courtier en assurances libéral parachuté dans une fête d’archéologues). Nous poursuivons donc dès le lendemain vers l’est, quittons la route principale de Denpasar pour aller explorer la région d’Amed à l’atmosphère beaucoup plus bohème que Lovina. Malgré la difficulté du parcours, le charme opère rapidement. Tellement rapidement que nous nous arrêtons à Bunutan, l’un des nombreux villages d&rsquo;Amed après une étape de… 17 km qui nous a déjà bien usé les mollets.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08197.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1877" title="Amed" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08197-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un nouveau coin de paradis</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Car c’est là que nous avons trouvé notre bonheur : le Double One, petit hôtel composé d’une dizaine de bungalows agrippés dans une pente escarpée. Depuis notre très belle chambre (la catégorie « économique » se trouve tout en haut), nous avons une plaisante vue sur la mer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC082591.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1879" title="Bateau de pêche" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC082591-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour savourer d’excellents petits-déjeuners et profiter de la piscine, il faut par contre se rapprocher de la plage et descendre des marches de géants. Mieux vaut ne rien oublier avant de se lancer dans la descente, car la remontée est costaude même pour les plus sportifs (d’ailleurs, il n’y a aucun rondelet dans le personnel…) !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08224.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1878" title="Et si on ne repartait plus..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08224-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour un peu, on s’installerait ici jusqu’à la prochaine mousson, ou celle d’après, à l’image de Sophie, arrivée il y a six mois et qui &#8211; pas pressée de quitter l’endroit &#8211; aide à la bonne marche de l’établissement…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08212.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1880" title="Piscine à l'infini" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08212-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que les enfants barbotent dans la piscine, nous observons amusés quelques « pêcheurs » aux biscotos musclés qui se pavanent sur la plage, espérant emmener les touristes faire du snorkeling dans les coraux ou vendre à prix d’or leurs cerfs-volants.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08302.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1881" title="Tralalilalère!" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08302-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La côte est</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons toujours en ligne de mire l’échéance de notre visa et surtout, notre vol pour Brisbane la nuit du 12 au 13 mai… avec tout ce que cela comporte d’organisation logistique ! Nous quittons donc ce petit paradis après un &#8211; trop court &#8211; jour de pause.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08383.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1886" title="Moment de contemplation entre 2 poussées" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08383-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sans que ce soit une véritable surprise, nous allons vivre ce jour-là l’un des plus gros défis sportifs de notre voyage (et il y en a eu !). Sur le papier ou sur google maps, rien d’effrayant, le point culminant étant environ 300 m au-dessus du niveau de la mer. Avec les montées et descentes successives, on peut estimer la dénivellation cumulée des montées du jour à 700-800 mètres. Là encore, nous avons vu pire à plusieurs reprises tant en Chine qu’au Vietnam, au Laos, ou encore à Sumatra. Sauf que cette fois, nous serons en pleine fournaise, avec un taux d’humidité de forêt tropicale et surtout, des pentes impressionnantes, au point que nous nous sommes parfois demandés quelles machines ils utilisaient pour goudronner les routes…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08358.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1887" title="Bon pour les biceps, abdos, cuisses, mollets. Mauvais pour les pattes d'oie..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08358-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois dépassé le dernier hôtel, les aléas de la route nous mènent à des belvédères avec coups d’œil plongeants sur les criques azur et les villages de pêcheurs. Mais à chaque virage sur une bosse, le suspense: est-ce que ça redescend ? Parfois oui, d’autres fois, c’est un kilomètre de montée droit dans la pente qui donnerait froid dans le dos au montagnard le plus chevronné…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08445.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1883" title="Ce n'est que le début..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08445-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">On met pied à terre et ho-hisse (cenovis)! Léon a bien pris le pli de faire l’ascension à pied, mais c’est plus difficile pour sa sœur. On la comprend : c’est plus confortable à l’ombre dans la remorque.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08398.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1885" title="Exemple de pente pentue..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08398-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les chaussures de Frédo, mises à mal par plusieurs mois de poussage rendent l’âme définitivement. Si les coutures laotiennes de la droite ont bien résisté, en revanche toute la partie centrale de la semelle a entièrement disparu : les clips ne tiennent donc plus en place que par la présence du pied, ce qui n’est pas top pour remplir leur fonction…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08362.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1884" title="A quelques kilomètres de la poubelle" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08362-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’avantage d’avancer lentement est que nous avons le temps de sympathiser avec les locaux et de nous faire inviter pour le café sur un chantier de construction.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08425.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1882" title="Pause café" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08425-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour le repas de midi, pas l’ombre d’un « warung » (petit resto local indonésien) ; en apprenant qu’il n’y a rien les 10 prochains kilomètres, Laure se résigne à demander de la nourriture à une modeste famille contre quelques dizaines de milliers de roupies. Heureusement, celle-ci accepte. Au menu : riz, sardine, thon (garanti local) et un petit choix de pâtisseries maison. Miam ! Ambiance sympa, les enfants du voisinage viennent s’asseoir calmement autour de nous et observent ces drôles de blancs qui ne font pas cette route pleins tubes en 4&#215;4, pour une fois.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08451.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1888" title="Mmmm... ça fait du bien par où ça passe !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08451-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Partis vers 9h00, nous avons fait 18 km à 15h00 sur les 53 que compte l’étape. Mais nous avons repris des forces, ce qui nous permet de gravir la dernière grosse montée avant de redescendre vers la mer du côté d’Amlapura. Les jambes et les bras en compote, nous arrivons enfin sur des routes normales (pas plates, mais avec des pentes normales…). Nous traversons des rizières, un petit col, la station balnéaire de Candidasa pour finalement finir de nuit à Padangbai, ville côtière d’où partent les ferries pour Lombok.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08477.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1889" title="Coup d'oeil rapide sur un palais les pieds dans l'eau" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08477-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous dénichons un hôtel avec d’étonnants cottages à toit de bambou en duplex et un bon restaurant servant du steak de barracuda : allez, après une étape pareille, on peut bien se faire plaisir ! Tous les quatre à moitié endormis sur la table, c’est le ballet des serveurs en train de boucler le resto qui nous poussera à bouger nos fesses jusqu’à notre lit…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-image-1890 aligncenter" title="Une nouvelle variante du turlututu chapeau bossu" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08483-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, départ pour une dernière étape. Ce n’est qu’en sortant de l’hôtel que nous prenons réellement conscience de la dimension touristique de l’endroit : des milliers d’Occidentaux blancs comme des linges ou rouge écrevisse débarquent en masse de cars pour s’amasser au départ des ferries. Du coup, aucun regret de ne pas nous attarder plus longtemps ici. L’étape du jour nous mène à plat, à travers les rizières, avec quelques beaux coups d’œil sur la côte.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-image-1892 aligncenter" title="The last coconut" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08494-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après un arrêt près d’une plage, nous terminons sur des grands axes peu sexys, directement à Sanur, ville balnéaire située juste à côté du chef-lieu Denpasar.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter  wp-image-1891" title="Accroché au flotteur" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08524-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></p>
<p style="text-align: justify;">Si rester plusieurs jours dans un secteur aussi urbain et touristique n’est pas l’idée qui nous réjouit le plus, en revanche, nous savons que c’est indispensable pour préparer au mieux notre départ avec les vélos.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sanur car thons, pi Scott ?!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quatre jours, c’est le temps que nous estimons suffisant pour nous assurer à l’aéroport de Denpasar que tout est OK pour que nous puissions transporter les vélos. Devant l’incompétence des employés d’agences de voyage indonésiens, nous avons en effet dû nous résoudre à réserver les vols en ligne, ce qui n’est évidemment pas idéal lorsque l’on ne voyage pas avec le paquetage standard. Surtout, il faut trouver des cartons, démonter et nettoyer vélo, tandem et remorque, tout emballer selon des mesures bien précises et conditionner l’ensemble de notre caravane. Le jeudi 9 mai, en cherchant un magasin de vélo, c’est devant les enseignes fermées que nous prenons conscience que l’on a beau être à Bali, en Indonésie, l’Ascension, c’est férié ! … et un jour de perdu, un!</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08531.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1897" title="Au toko Bina Jaya, c'est la rigole" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08531-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Tout est donc remis au vendredi, avec plus de succès, puisque nous trouvons un magasin suffisamment complet, au personnel sympathique et compétent ; nous y allons à vélo, nos engins sont démontés et nettoyés, mis dans les cartons laissés ouverts et rapatriés en camionnette à notre hôtel. Ouf ! y’a plus qu’à … tout ressortir, renforcer le carton du tandem (bricolé à partir de deux cartons à vélo standards), jouer à tetris avec les différentes pièces détachées pour arriver pile poil au poids juste, avec l’aide de la vieille balance mécanique de l’hôtel… et ensuite faire la même chose avec toutes nos sacoches. A devenir maboule !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08751.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1895" title="Après une journée de paquetage, tout va bien..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08751-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le reste du temps sera consacré à la natation et à enseigner à Léon et Eugénie l’art de fermer la bouche quand on leur met la tête sous l’eau, faire des châteaux de sable, enrichir nos connaissances en matière de gastronomie indonésienne et balinaise, acheter des souvenirs, organiser le transport jusqu’à l’aéroport et notre arrivée à Brisbane, trier et jeter nos vieilleries, remplacer chaussures de vélo, tongs et maillots de bain défaillants…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08566.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1896" title="Nager pour déstresser !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08566-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, nous avons réussi à traverser Bali sans faire une seule des visites, ou attractions habituellement proposées aux touristes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08640.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1900" title="Sanur avec les enfants de pêcheurs" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08640-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Trop fort ! Mais nous avons au moins vu la vraie vie des petits villages traversés à vélo, entretenu les biscotos, bu le café assis par terre, acheté des cerfs-volants et mangé toutes sortes de poissons… Pis surtout, c&rsquo;est beau!</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08618.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1898" title="Mise en scène et impro signées Eugénie !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08618-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aussie avec nos vélos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche 12 mai au soir, embarquement pour l’aéroport. Nous y sommes largement en avance &#8211; vers 20h00, alors que le vol est à passé minuit &#8211; par crainte de devoir réorganiser l’emballage de nos véhicules ou passer le tandem en fret (ça marche comment ? Euh… aucune idée) à la dernière minute. Afin d’éviter le même genre de gag que nous avions rencontré à Cointrin (cartons complètement ramollis par la pluie et défoncés par le personnel du tarmac) et de peaufiner l’apparence esthétique de nos vieux cartons, nous décidons d’investir 30 dollars d’emballage cellophane…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08763.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1894" title="Arrêtez de faire les saucissons 2 minutes !!!" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08763-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Victoire, tout passe la rampe et le tandem de 32 kilos est pesé à 21, suite à une erreur de balance, ce qui nous évite de payer la taxe de surpoids de 60 dollars. Finalement, tout s’est bien passé, la seule véritable galère ayant été d’occuper les enfants pendant les quatre heures passées à l’aéroport de Denpasar…</p>
<p style="text-align: justify;">Arrivée à Brisbane le 13 mai au matin, aussi frais et dispos que des opossums du Queensland. Soulagement, tous nos bagages ont suivi !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08776.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1893" title="Freezy Sharky" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC08776-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dis Freezy sharky, quels seront les nouveaux défis dans cet immense pays ? Let’s see…</p>
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		<title>Java bien, et vous ?</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 11:26:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n y a pas que les crapauds et les pélicans qui voyagent. La caravane des cyclos en goguette a fait son petit bonhomme de chemin, avouons-le, avec pas mal de bus. Java est une île de 128’000 km2, trois fois la Suisse mise bout à bout, pour 136 millions d’habitants (17 fois la Suisse). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07488.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1841" title="Java bien" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07488-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il n y a pas que les crapauds et les pélicans qui voyagent. La caravane des cyclos en goguette a fait son petit bonhomme de chemin, avouons-le, avec pas mal de bus.</p>
<p style="text-align: justify;">Java est une île de 128’000 km2, trois fois la Suisse mise bout à bout, pour 136 millions d’habitants (17 fois la Suisse). Autant dire que la densité de population et la circulation sont à l’avenant et que les abords des villes ne sont pas vraiment un paradis du cyclisme. D’ailleurs, le trafic sur les grands axes et dans les secteurs urbanisés et industrialisés offre un spectacle dantesque aux heures de pointe. Nous avons donc été bien inspirés de tout faire pour éviter Jakarta. Le gag, c’est que comme pour tout Indonésien, il est impensable de se trouver dans le pays sans être passé, arrivé ou sans devoir repartir par la capitale, on nous demande toujours, où nous allons après Jakarta, ou si on vient directement de Jakarta, si nous pensons arriver ce soir à Jakarta ou plutôt demain… Bref ! Pour nous, la réponse c’est « Jakarta tidak ! ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Retour au 18 avril</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En arrivant de Merak, nous avons donc directement effectué un crochet par la côte ouest. Les premiers kilomètres, nous nous demandions vraiment ce que nous étions venus faire dans cette galère, la route étant particulièrement chargée en fin d’après-midi entre Cianjur et Anyer, où camions, minibus, voitures et motos semblaient se disputer la pole position. On a intérêt à tenir sa gauche et à être prêt à freiner. Entre autres galères, perte de notre second compteur (arraché le matin même des griffes d’un vilain bonhomme). Cette fois-ci, il faudra vraiment compter les bornes &#8211; c’est le cas de le dire -  à l’approche des 10&rsquo;000 km.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07596.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1844" title="Nouvelle recrue du Mutiara resort" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07596-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le jour suivant (après Anyer), la route côtière sera miraculeusement quasi déserte ; petite étape tranquille au bord de la mer jusqu’à Carita où nous tentons le resort un peu plus luxe que d’habitude et où nous croiserons la route de Bruno le crapaud. A partir de Lubuhan, estimant que Jakarta a été suffisamment contournée, nous poursuivons en direction de l’est, remontant sur les plateaux entre les volcans jusqu’à Pandegelang avant de viser Bogor.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07607.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1845" title="Nouvelle variante de turlututu chapeau pointu" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07607-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le 21 avril, nous nous levons tôt pour une ultime étape de vélo. La barre des 10’000 km est franchie sans chichi (dans tous les sens du terme…) après un rapide petit déj’ et une demi-heure de route. Nous enchaînons les kilomètres, profitant de la fraîcheur matinale.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07615.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1846" title="Toujours motivés à quitter tôt une chambre de ce type..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07615-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme tout ça donne faim, on fait un brunch de mi-matinée à grands renforts de poulet, riz et croquettes de patates, histoire d’avoir du jus pour la suite. Car Java, c’est « malplat » ! Pendant une cinquantaine de kilomètres, nous nous trouvons de nouveau en pleine cambrousse, sur une route qui d’abord suit la ligne de crête avant d’enchaîner avec une nouvelle série de vallées en enfilade en effectuant d’incroyables détours. C’est joli, mais peu ombragé, à part lorsque nous longeons des palmeraies sur des versants sud… tout ça donne soif aussi et nous faisons le plein à chaque fois que l’occasion se présente.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07631.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1849" title="A boire, vite !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07631-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En fin d’après-midi, nous sommes encore à une bonne cinquantaine de kilomètres de Bogor, il y a de nouveau des petites villes, mais complètement hors des circuits touristiques sans un seul logement. Nous nous résolvons donc au plan B : l’auto-stop camionnette. Le premier essai est le bon et nous nous faisons livrer avec armes et bagages directement au centre de Bogor, sur le pas de porte d’un guesthouse. Comme toujours, à l’approche de la ville en fin de journée et déjà dans les quelques cités de banlieue couvrant la fin du parcours, une circulation épouvantable et complètement anarchique prévaut. Pas de regrets donc d’avoir ménagé un peu nos jambes et nos jantes, d’autant que la moitié du trajet aurait été passablement accidentée, poussiéreuse et sur une route défoncée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bogor</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bogor, une drôle de ville, près d’un million d’habitants à une soixantaine de kilomètres au sud de Jakarta. D’un point de vue urbanistique, les quartiers récents tirés au cordeau se développent à l’est du centre, alors que la partie ouest entre bidonvilles, gare et golf luxueux est sans queue ni tête. A l’abord de l’une des rivières traversant la ville, les maisons des quartiers populaires ont d’ailleurs tendance à tomber dans le ravin sapé par les fluctuations du cours d’eau.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07639.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1848" title="Côté cour" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07639-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La particularité du centre « historique » est qu’il ne s’agit pas d’une vieille ville avec des bâtiments coloniaux. Le véritable cœur de Bogor est le Kebun Raya : il s’agit d’un gigantesque jardin botanique de plus d’un kilomètre carré (4 fois le Jardin du Luxembourg à Paris !), avec zones de parc et palais. Originellement destiné à l’étude des plantes tropicales, il a gardé en partie cette vocation : la majeure partie est aujourd’hui ouverte au public et comme zone de détente, fait le bonheur des écoliers, des visiteurs étrangers et de tous les amateurs de verdure et d’environnement romantique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07642.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1847" title="Côté jardin" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07642-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré son importance, la ville est délaissée par le réseau de transports. Pourtant en bonne place sur la voie ferrée qui relie l’ouest à l’est de Java, c’est devenu une gare cul-de-sac. Le prolongement sud de la voie est désormais condamné par une grille et squatté par des marchés et un nouveau parc qui semble peiner à s’imposer comme tel, à en croire le nombre de bistrots fermés. La gare n’est plus desservie par les directs et on doit donc aller sur Jakarta pour reprendre un train traversant la ville (mais pas la gare) si on veut se rendre dans l’est de l’île : tant pis, nous avons juré nos grands dieux depuis bientôt 10 mois que nous n’irions pas à Jakarta et nous n’irons pas ! Pour aller à Yogyakarta, nous devrons donc une fois de plus nous résoudre à prendre un bus.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07641.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1850" title="Alignement de becaks" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07641-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Minibus privé, un luxe ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La croix et la bannière pour relier Bogor à Yogya en transports publics : c’est ce qui nous attendait, à en croire le Lonely Planet (ou plutôt l’étonnante absence d’informations) et la tenancière de notre guesthouse. C’est donc sur son conseil que nous avons pris un bus privé « door to door », le double du prix des bus publics avec les vélos. La dame nous a tout organisé et s’est sucrée au passage d’une confortable commission. Bref, nous embarquons avec nos vélos démontés dans un minibus sept places (la moitié des sièges enlevés) et en payons six. Le trajet lui-même est intéressant : de Bogor à Bandung, c’est une imposante montée qui mène au sommet du col de Puncak (1400 m.) sans discontinuer dans un trafic impressionnant : nous sommes sur l’un des deux principaux axes est-ouest de Java. Si l’on fait abstraction des camions qui serpentent pare-choc contre pare-choc entre les innombrables épingles à cheveux du col, les paysages rappellent un peu ceux des Cameron Highlands en Malaisie avec des kilomètres carrés de plantations de thé dessinant d’étonnants labyrinthes à perte de vue dans des pentes impressionnantes. Resdescente sur Bandung pendant le rush de la nuit tombante avant de retrouver voies rapides et routes de plaine avec des traversées de villages et de villes à des vitesses qui font froid dans le dos…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07678.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1852" title="C'est ça le luxe : attendre 3h dans une station service au milieu de la nuit !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07678-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Encore un trajet annoncé comme devant durer 15 heures, mais c’est nous qui le ferons prolonger en intimant l’ordre à notre chauffeur de dormir un moment : voyant dans la soirée qu’il faisait des trucs bizarres sur la route et qu’il n’avait plus l’air très frais, nous lui avons imposé trois heures de sommeil dans une station service, quitte à arriver plus tard. Résultat des courses : de quinze heures, nous sommes passés à 20 heures de trajet. En discutant avec lui, les chauffeurs n’osent d’habitude pas s’arrêter à part pour les pauses repas car ils ont de gros soucis avec les clients pour le moindre retard : promis, nous ne nous plaindrons pas du retard, trop heureux d’être arrivés en vie à destination… C’est le paradoxe : on prend le service plus cher que les bus de ligne, dont les deux chauffeurs roulent en alternance. Du point de vue de la sécurité c’est discutable !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07695.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1851" title="A gauche, notre chauffeur..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07695-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dès le petit matin, la voiturée émerge peu à peu en même temps que la vaste plaine qui s’étire entre Purwokerto et Yogya. Tranquillisés après les inquiétudes de la nuit – le chauffeur s’offrira encore une petite sieste après le petit-déj’ – nous pouvons apprécier à sa juste valeur le magnifique spectacle des rizières qui s’éveillent dans les brumes matinales. Tandis que les « chapeaux pointus » s’appliquent à repiquer le riz au pied des volcans, les pères et grands-pères de famille amènent les enfants à l’école par demi-douzaines dans leurs « becak », les rickshaws javanais. Nous sommes tout de même soulagés de débarquer au Bladok Hotel sur le coup de midi. C’est là que nous allons nous remettre de nos émotions quelques jours avant notre dernière grande virée en bus indonésienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Yogyakarta</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Jogja » pour les intimes ! Cette ancienne capitale entourée de sites culturels et naturels prestigieux (Borobudur, le volcan Merapi) présente tous les attraits d’une ville touristique. Monuments à visiter, artisanat, vie culturelle. Calèches et becaks font partie intégrante du paysage urbain et sont à l’usage tant des touristes que des locaux. A chaque fois que nous franchissons le seuil de notre hôtel, nous voilà hélés par les conducteurs de becaks à coups de sonores « transport ! » ; ils nous emmèneraient au bout du monde ou de la rue, c’est selon. C’est d’ailleurs dans un éclat de rire général &#8211; les Javanais ne manquent heureusement pas d’humour et ont le sens de l’auto-dérision -  que nous leurs renvoyons l’invitation en passant avec nos tandems et vélos à remorque.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07792.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1856" title="Un becak fait 100 kg à vide. Dur, dur même après 10'000 km !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07792-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous retrouvons donc quelques jours en immersion au milieu des touristes, guesthouses, hôtels, services de « laundry » (orthographes multiples), « tourist information » (agence organisant des tours organisés ou des minibus vers d’autres destinations touristiques) et restaurants indo-western. Nous nous accorderons d’ailleurs de nombreux écarts culinaires, ce d’autant plus que les équipes de cuisine, tant du Bladok que du Bedhot proche, sont rodées au mélange des styles. Yogyakarta sera donc probablement l’endroit où nous nous serons un peu remplumés après Sumatra et le début de Java.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les courageux (ou les enragés), nous sommes dans la ville du shopping-souvenirs. La rue Malioboro est vendue entièrement au batik (technique d’ornementation des textiles à la cire perdue) et surtout à tous ses dérivés. Si on veut faire de bonnes affaires, il faut s’y connaître un peu et se lever de bonne heure. Nous nous contenterons d’une unique escapade dans un grand magasin de batik et de souvenirs pour voir ce que c’est, avant de déserter les Champs-Elysées de Yogya.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07782.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1861" title="Léon et le canon du Kraton" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07782-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En matière de culture, nous aurons visité le Kraton (palais du sultan) dans la cohue, le Taman Sari (château d’eau, très joli !) et ses échoppes d’artisanat pour les touristes. Honnêtement, c’est surtout les trajets en becak ou à pied dans les ruelles adjacentes ou les balades à chercher notre chemin dans les kampungs et les arrière-cours qui nous auront le plus marqués.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07714.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1855" title="Petit souper avec les locaux" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07714-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En soirée, nous avons tenté le spectacle de marionnettes en ombres chinoises ; pas top avec les enfants : après une demi-heure de présentation des personnages, deux heures de descriptif détaillé du combat titanesque des figures légendaires héritées du vieux fond culturel hindou. C’est de l’épopée dans le style homérique, mais en javanais! Apparemment, il y a très peu d’Occidentaux qui tiennent jusqu’à la fin du spectacle… au moins, nous aurons vu comment sont fabriquées les marionnettes dans de la peau de buffle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07723.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1857" title="Fabricant de marionnettes" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07723-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En guise de sortie des quartiers touristiques, nous nous sommes offerts des allers-retours à la gare des bus. L’occasion de faire une quinzaine de km à vélo en périphérie et de voir les quartiers au sud du Kraton s’animer à la nuit tombante.</p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, ce qui aura le plus marqué les enfants lors de notre unique stop javanais, outre les merveilles cuisinées au restaurant de notre hôtel, c’est surtout le fait de pouvoir sauter quasiment directement de notre chambre dans la piscine… et on peut dire que celle-ci a été largement rentabilisée !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07696.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1854" title="On aimerait que toutes les arrière-cours ressemblent à celle du Bladok !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07696-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Recette pour « alléger » sa chevelure en voyage…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais la pause à Yogyakarta a aussi été un arrêt utilitaire. Il s’agissait pour nous de régler la question de nos billets d’avion de Denpasar (Bali) à Brisbane (Australie), ce qui n’était pas une mince affaire. Incompétence des agences de voyage à réserver des vols dès que l’on sort du cadre du touriste moyen standard avec sa valise standard ; mauvais fonctionnement des systèmes de réservation en ligne (et d’internet en général). A l’heure où nous postons cet article, nous n’avons d’ailleurs toujours aucune certitude que le 13 mai, nous pourrons bien embarquer dans l’avion avec nos vélos, remorque et tandem. Prises de tête également (comme à Bogor) pour trouver le moyen le plus simple et le moins coûteux de relier Yogya au ferry pour Bali, avec éventuellement une escale au fameux volcan Bromo. Autant dire que nous avons fait une croix sur le volcan pendant qu’il nous restait encore quelques cheveux (y compris et surtout à Laure ; pour Frédo ce n’est plus d’actualité…).</p>
<p style="text-align: justify;">Donc un bus de nuit pour 14 heures de trajet entre Yogyakarta et Banyuwangi, ville la plus à l’est de Java et départ du ferry pour Bali. Trajet sans histoire, de nuit, avec un chauffeur ni plus, ni moins taré que les autres conducteurs de bus indonésiens. Et comme à chaque fois, repas éparpillés sur la nuit, réveil un peu courbaturé au petit matin en extase devant volcans et rizières au lever du soleil. Franchement on se lasse des trajets en bus, mais pas des paysages javanais. Arrivés le 30 avril à 7h00 pétante au terminal de Banyuwangi, nous nous dépêchons de revisser tous les boulons de nos véhicules et engloutissons un dernier petit-déjeuner javanais avant de parcourir les dix derniers kilomètres qui nous séparent du ferry. Bali, nous attend !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07863.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1858" title="T'es bali ou quoi ?!" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/05/DSC07863-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ça balance pas mal à Bali, ça balance pas mal !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà que nous la quittons déjà sans même vous avoir raconté notre très beau séjour balinais tout en vélo et en merveilles… Car d’ici quelques jours, nous vous saluerons depuis l’Australie (avec ou sans nos bagages !). Promis, la séance rattrapage est prévue avant l’été !</p>
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		<title>Plus fort que la fiction !</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 09:34:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le début du voyage, les histoires du soir &#8211; réalistes, cela va de soit &#8211; sont improvisées à mesure sous la forme de feuilletons. Elles mettent en scène des animaux, doués de raison, dont le chemin croise parfois celui d’autres aventuriers, une certaine famille de fous à vélo voyageant avec deux enfants à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis le début du voyage, les histoires du soir &#8211; réalistes, cela va de soit &#8211; sont improvisées à mesure sous la forme de feuilletons. Elles mettent en scène des animaux, doués de raison, dont le chemin croise parfois celui d’autres aventuriers, une certaine famille de fous à vélo voyageant avec deux enfants à travers l’Asie… et c’est là que la réalité rejoint la fiction !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous dédions ce petit texte aux jeunes lecteurs qui ont peut-être envie de percevoir notre périple par l’autre bout de la lorgnette…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les (més)aventures de Bruno le crapaud</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si vous avez raté le début…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Bruno le crapaud aime l’inconnu et veut découvrir le vaste monde. Parti le mois dernier de l’arboretum d’Aubonne en Suisse avec son amie Aude (la Crapaude), il voyage à bord d’Ivan le Pélican, un autre aventurier passé là par hasard qui veut rejoindre Sydney. En ce moment, les trois compères traversent l’Indonésie et posent patte à terre au gré de leurs envies et des inévitables péripéties qui rythment leur périple.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire se passe un week-end d’avril à Carita, sur la côte ouest de l’île de Java. Les villages de pêcheurs y côtoient hôtels et pensions, surtout à l’usage des habitants de Jakarta, avides de calme après une semaine dans l’enfer de la capitale. Quelques «bule» (êtres humains à la peau blanche) itinérants fréquentent aussi parfois ces lieux lorsqu’ils sortent de la jungle…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07590.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1825" title="Carita-Playa et le Krakatau au soleil couchant; Ivan, Bruno et Aude sont malheureusement hors-champ..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07590-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Episode 23</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’équipage a quitté Sumatra et traverse le bras de mer qui la sépare de Java ; en chemin, ils survolent un archipel où fument des volcans actifs, notamment le célèbre Krakatau. A la nuit tombante, ils rejoignent la côte javanaise près de Carita. Ivan, qui a avalé un peu trop de poussières volcaniques, éternue. Le pauvre Bruno se trouve projeté dans les airs. Il tombe dans la piscine d’un hôtel. Tandis que son ami désolé se lance à sa recherche, Bruno doit se tirer seul de ce mauvais pas et se dépêche de quitter la piscine qui lui pique les yeux. Il se cache, craignant pour sa vie, car la nuit arrivant, de grandes chauves-souris tournoient déjà dans le ciel. Il erre de buisson en arbuste, prenant bien garde de ne pas être repéré par les diverses bestioles &#8211; varans, rats &#8211; qui hantent inévitablement les moindres ilots de verdure. Il trouve finalement refuge dans une sorte de réceptacle douillet mais malodorant laissé aérer sur la terrasse de la chambre 103.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07704.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1826" title="L'histoire en BD par Léon" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07704-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au petit matin, il est réveillé par un coup de gros orteil dans le popotin et la voix surexcitée d’un petit garçon : « Maman, y a un crapaud dans ma godasse ! ». S’ensuit un drôle de mic-mac : la chaussure passe de mains en mains, les flashs crépitent et Bruno croit sa dernière heure arrivée. Etourdi, il se retrouve finalement au bord d’un petit étang. Les routes se séparent ici : les fous repartent sur leurs vélos et Bruno grimpe dans le minaret de la mosquée voisine, d’où il arrivera à attirer l’attention d’Aude et Ivan, lancés toute la nuit à sa recherche et soulagés de retrouver leur comparse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07707.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1827" title="L'aventure continue..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07707-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ouf, le voyage peut continuer ! Remonté à bord, il rejoint sa douce Aude et les trois amis mettent le cap sur Bogor, Yogyakarta, Bali, d’où ils traverseront la mer pour rejoindre l’Australie (…).</p>
<p style="text-align: justify;">Fiction que tout ça ? Pas du tout ! Et nous en avons la preuve !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07605.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1828" title="Bruno" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07605-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
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		<title>Côte ouest</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 06:11:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Jimi le muezzin Avant de prendre congé du pays Minangkabau, mentionnons une spécificité locale – comment ne pas la remarquer ? – nous avons nommé le muezzin et l’imam zélés et insupportables. Le phénomène a pu être observé systématiquement de Bukittinggi à Pariaman, très peu ailleurs à Sumatra et assurément pas dans les autres régions musulmanes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07193.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1785" title="Pêcheur" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07193-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jimi le muezzin</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant de prendre congé du pays Minangkabau, mentionnons une spécificité locale – comment ne pas la remarquer ? – nous avons nommé le muezzin et l’imam zélés et insupportables. Le phénomène a pu être observé systématiquement de Bukittinggi à Pariaman, très peu ailleurs à Sumatra et assurément pas dans les autres régions musulmanes traversées au cours de ce voyage ou d’autres…</p>
<p style="text-align: justify;">Ça a commencé à Bukittinggi : au petit matin, les muezzins des deux principales mosquées du centre-ville redoublaient de volume sonore et d’amplis saturés, au détriment de la qualité du chant, habituellement harmonieux et très beau à écouter. Ensuite, l’imam jouait des mêmes hauts parleurs pour faire profiter toute la ville de ses prières, mais surtout de ses « sermons » peu rassurants, sur un ton particulièrement criard et agressif. Entre 5h00 et 6h30 du matin, tous les jours ; souvent également plusieurs fois au cours de la journée (sauf que là on s’en fiche). Pauvres fidèles… Nous sommes en pays musulman et devons accepter les coutumes locales, soit, mais là c’était le pompon !</p>
<p style="text-align: justify;">La variante campagnarde maintenant. Dans des bleds en plein Sumatra, on trouve des muezzins surdoués qui, rien qu’à la voix (mais à grand renfort d’ampli pourri et de larsen), réussissent à reproduire le son de Jimi Hendrix massacrant &#8211; sur sa Fender Stratocaster à Woodstock &#8211; l’hymne américain « The Star Spangled Banner » en imitant les B-52 sur le Vietnam : un vrai coup de maître !</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis Padang, retour à la normale, l’appel à la prière du matin, tout comme les quatre autres qui rythment la journée sont harmonieux, bien chantés et durent quelques minutes. Un petit côté exotique sympa et un appel au réveil plus en douceur pour démarrer tôt la journée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Moussons-nous jusqu’à Bengkulu !</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06955.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1790" title="Jolie vallée entre Bukittinggi et Maninjau" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06955-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les 44 épingles à cheveux</em></p>
<p style="text-align: justify;">Comme déjà dit, chassés par l’imam, départ de Bukittinggi le 5 avril. Selon nos plans légèrement idéalisés, 36 km, comprenant la montée jusqu’au bord du cratère, puis la redescente sur le lac de Maninjau. Le beau temps menace ce matin, ça s’annonce donc plutôt comme une petite journée tranquille… Plans un peu trop optimistes, puisque les 250 m de dénivelé à la montée (BKT 950 m, sommet du cratère env. 1200 m) devront être faits plusieurs fois, la faute à quelques vallées prises en enfilade. Ne nous plaignons pas, maintenant que c’est derrière, nous en garderons un bon souvenir : rizières, buffles, jolies vallées et villages accrochés à leurs flancs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06947.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1788" title="Pause syndicale pour la photo" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06947-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin les fameuses 44 courbes, pour 800 mètres de descente sur une dizaine de kilomètres, aussi régulières que dangereuses. La vue plongeante sur le lac Maninjau est splendide. La noirceur du ciel d’orage fait ressortir le vert éclatant des rizières.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06989.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1791" title="Lac Maninjau" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06989-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un dernier contrôle des freins et nous nous lançons. A chaque virage à gauche, l’équipe tandem au braquage limité a un coup de stress. Impossible de tenir sa gauche dans ces courbes si serrées et si raides. Il faut donc prendre au large en espérant ne pas avoir de mauvaise surprise en plein tournant. Pendant ce temps, Frédo vit un drôle de face à face avec un macaque fâché (contre qui ?) lorsqu’il bâche la remorque aux premières gouttes…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06995.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1792" title="Juste avant la pluie..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06995-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Car l’averse tropicale nous a forcément cueillis avant la fin de la descente. Laure, alors en croûte de sel, rencontre une nouvelle difficulté : la pluie en pleine figure va provoquer une irritation subite de ses yeux. Impossible de les garder ouverts. La caravane est forcée de s’arrêter, le téléguidage par Frédo n’étant pas au programme. Pourtant à l’avant, Léon ne bronche pas de se faire pareillement rincer. Quant à Eugénie à l’abri dans la remorque, elle en profite pour piquer un petit roupillon !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06997.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1793" title="Quand Laure voit encore où elle va" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06997-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Contents d’arriver en bas, nous nous abritons dans un café et reprenons nos esprits à grand renfort de pancakes au chocolat. Au bout du 20<sup>ème</sup> « Is this love » en boucle sur l’iphone du fiston, nous demandons à la patronne si elle possède de la musique minangkabau. Toute heureuse de l’aubaine et pour notre plus grand bonheur, elle saisit sa guitare et nous gratifie d’un admirable concert privé. Génial !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07025.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1794" title="Concert privé" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07025-1024x576.jpg" alt="" width="491" height="277" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le cœur réchauffé, mais la culotte toujours autant mouillée, nous quittons le café à la recherche d’un toit à dodo, à nouveau sous la pluie. Deux cents mètres plus loin, le Beach Guesthouse, les pieds dans l’eau tiède, fera l’affaire.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07040.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1795" title="Séchage difficile" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07040-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Leçon de pédalo</em></p>
<p style="text-align: justify;">Si l’environnement du lac Maninjau est magnifique, en revanche, après une nuit de sommeil profond – il y a paraît-il eu un tremblement de terre de 5.2 sur l’échelle de Richter vers minuit, mais rien remarqué – nous nous rendons compte au matin qu’il est illusoire d’attendre l’arrivée du soleil. Départ donc sous des trombes d’eau en direction de la mer et de Padang. Qui sait, le littoral sur l’Océan Indien sera peut-être plus épargné par le mauvais temps que les régions montagneuses à l’intérieur des terres ? Dans nos rêves ! Les deux grosses étapes menant à Padang se feront sous la flotte, entre accalmies, petites bruines et grosses tempêtes tropicales. Ici la mousson dure jusqu’en avril compris, qu’on se le dise !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07052.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1797" title="Première pause &quot;école&quot; après seulement 30 min de vélo" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07052-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, les paysages traversés par la route menant de Maninjau à l’océan valent le coup d’œil. Le long de la mer, la petite route tranquille est en partie inondée et on ne sait jamais ce que cache la grande mare à franchir. Humainement, les conducteurs sont toujours aussi mauvais et les gens aussi gentils et souriants que lassants : on doit être à 4500 « Hello Misterrrr, what you nèm’ » par jour (c’est sympa, mais ça fatigue un peu les oreilles et les nerfs).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07054.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1798" title="Pas envie..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07054-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La végétation et la vie ont repris leurs droits depuis le cataclysme qui a ravagé la région le 26 décembre 2004, mais on voit fleurir le long de la route des panneaux indiquant les voies d’évacuation en cas de tsunami. Une nouvelle étape de vélo, cette fois-ci dans un trafic « à l’indonésienne », nous mène à Padang, la plus grande ville de la côte occidentale de Sumatra.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07065.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1799" title="L'image est suffisamment parlante" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07065-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Padang</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pas grand chose de passionnant à faire dans cette ville qui porte encore les séquelles d’un important séisme en 2009. Beaucoup de constructions nouvelles côtoient de vieilles bâtisses ruinées et nous-mêmes logeons dans la partie encore debout d’une maison ancienne qui a été un peu « raccourcie » lors du séisme précité. A la première adresse visitée – « our pick » du Lonely Planet, version 2009 – nous n’avons d’ailleurs trouvé qu’un terrain vague dont le bâtiment ruiné a été arasé au niveau des fondations et les déblais évacués ; cas école pour l’interprétation archéologique…</p>
<p style="text-align: justify;">Le rivage est occupé par une plage-décharge interminable. Là par contre, le tsunami pourrait être passé la semaine dernière. Près du centre-ville, ce sont des alignées d’échoppes à poisson grillé assez cradingues et vides qui à la nuit tombante, mal éclairées et avec la sortie des mendiants et zoneurs en tous genres, ont tout du coupe-gorge. A mesure que l’on remonte la plage vers le nord, terrains de sport, place de jeu sans ombre et quelques barques de pêcheurs tentent de faire illusion au milieu des immondices. De l’autre côté de la route côtière, des grands hôtels tout neufs tournent le dos à la mer et aux bidonvilles qui leur font du pied.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07076.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1802" title="Assez tristounet" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07076-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour contrebalancer cette image assez peu reluisante, de la plage, on admire les magnifiques couchers de soleil sur l’Océan Indien, en particulier en cette période de fin de mousson lorsque les gros cumulonimbus guignant à l’horizon semblent littéralement s’embraser. Mais en définitive, Padang n’est pas le lieu où nous viendrons passer nos prochaines vacances balnéaires.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07079.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1800" title="Là-bas, c'est l'Afrique" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07079-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Bengkulu</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous effectuerons en bus de nuit la route pour Bengkulu, théoriquement 570 km de route côtière. En fait, nous allons prendre l’itinéraire montagneux pour 840 km et 16 heures de trajet ; option pittoresque slalomant entre hauts plateaux et vallées. En fin d’après-midi, la première partie du trajet dans la vallée de Solok offre des coups d’œil grandioses sur les rizières et les volcans éteints environnants, recouverts par la forêt tropicale. Dans les villages, une part importante des maisons est en bois sculpté et peint dans la tradition minangkabau. Nous quittons ensuite les volcans pour les pics karstiques. Le reste se fera de nuit, entassés, avec Léon et Eugénie qui commencent à se faire à l’inconfort des trajets en bus.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07098.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1803" title="Jamais très frais à l'arrivée" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07098-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Arrivés à Bengkulu aux aurores le 9 avril, deux journées seront nécessaires à reprendre nos esprits, nous remettre des courbatures, constater que le centre-ville est beaucoup moins joli que les kampungs-bidonvilles périphériques et surtout poster un paquet de souvenirs transbahutés depuis Toba.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07123.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1804" title="En attendant jus d'ananas et bananes frites choco-fromage !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07123-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encore un effort !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous tentons ensuite la route côtière en direction de Bandar Lampung. Une bonne dizaine de jours de vélo à faire, alors que déjà la moitié de notre temps de visa indonésien est écoulée ; et l’extrémité sud-est de Sumatra semble être le bout du monde. Tant pis, on y va !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07157.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1805" title="Passager clandestin" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07157-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Chauffe Marcel</em></p>
<p style="text-align: justify;">Près de la mer, les régions les plus plates entre Tais et Kota Manna sont envahies par les palmeraies, mais après Bintuhan, les reliefs sont particulièrement escarpés : la jungle y est encore quasi inviolée et a encore de beaux jours devant elle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07165.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1808" title="Marcel en sandales" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07165-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Autant les villes-étapes sont bétonnées et moches, autant les villages de paysans de l’intérieur des terres et de pêcheurs sur la côte sont typiques et souvent pittoresques, avec leurs maisons aux parois de bambou ou de torchis peint de couleurs pastel. Dans les rizières, les petites dames pataugent dans la boue à repiquer du riz ; c’est un festival de chapeaux pointus colorés, vissés des bouilles au sourire inamovible.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07147.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1807" title="Petit bu-le concentré" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07147-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous tiendrons trois jours à vélo sur la partie du trajet théoriquement la plus plate des 600 km qui nous séparent de notre objectif, avant que la chaleur et les montagnes russes qui rythment ces paysages ne nous ramènent à la raison.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07194.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1806" style="border-style: initial; border-color: initial; cursor: default; display: block; border-width: 0px; margin: auto;" title="Mer derrière, mère devant" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07194-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette très belle région côtière, où les rizières et la jungle proche se font de l’œil, vaut vraiment le détour… mais pas à vélo avec des enfants.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07275.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1809" title="Océan Indien, comme il est beau de loin !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07275-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La goutte qui fait déborder le vase : des ados prêts à l’attaque en hurlant et visant le tandem au ballon de foot ! Pour une fois, le pétage de plomb de Laure gentiment épuisée  sera salutaire. De Bintuhan, après une petite parenthèse plage, nous décidons donc de reprendre le bus.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07288.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1810" title="Pédale tout confort" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07288-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Crouille bahut</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous croyions avoir tout vu en matière de transports pourris, c’était avant de connaître la compagnie Krui Putra. Notre bus est arrivé avec 1h20 de retard pour cause de pneu crevé.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07344.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1812" title="En attendant le bus, Eugénie se fait des copines" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07344-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A ce stade, en voyant l’état des pneus en question, on se demande vraiment si ça vaut encore la peine d’en mettre sur les roues. 1h30 de plus seront consacrées à la réparation de la roue de secours : en fait, comme la chambre à air était complètement déchirée, il a fallu attendre qu’un bus de la même compagnie fournisse une autre chambre à air percée de secours, elle réparable… Mais ce n’était que le début ! Au cours du trajet, le moteur a serré au moins cinq fois, avec calages en pleine montée dans des pentes démentes à 20%, bloquant toute la circulation. Nous avons également dû changer de batterie, faute de pouvoir allumer le moteur après un des nombreux calages… Lorsqu’il fallait embarquer des passagers en route, Frédo a dû se muer en aide-chauffeur et s’occuper du bloquage/débloquage de la porte arrière par un loquet improvisé, puisque les deux préposés à cette tâche se roupillaient parmi sur la banquette…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07351.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1813" title="Krui sous toutes ses coutures" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07351-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, nous arriverons à Bandar Lampung, avec seulement trois heures de retard, grâce aux talents de notre chauffeur : il faut savoir qu’en Indonésie, chaque conducteur de bus est un Ayrton Senna en puissance (vie et mort ?). Le sommet, c’est la gare de la compagnie Krui Putra : un bourbier indescriptible, d’où émergent les immondices les plus diverses et dans le désordre le plus total les carcasses de toute une série de véhicules semblables au nôtre, accidentés ou en phase de démontage-récupération. Nous déchargeons notre attirail avec la désagréable surprise de récupérer une sacoche à habits imbibée de mazout et attendons que notre carrosse poursuive sa route jusqu’à Jakarta (inch’Allah !) pour sortir nos kits petit déj’ de céréales au chocolat et commander thés et cafés, avant de remonter sur nos vélos, eux aussi encore entiers&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Kalianda </em></p>
<p style="text-align: justify;">Comme tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts (déjà dit précédemment, mais ça se confirme), nous ne nous arrêtons pas à Bandar Lampung. Au taquet après notre nuit de bus, nous reprenons des forces à coups de cafés et de donuts dans la succursale locale d’une grande chaîne capitaliste de cochonneries occidentales. Puis nous embrayons pour Kalianda, petite ville autoproclamée station balnéaire imaginaire au bord de la mer. Rien à y faire, pas de village pittoresque, la plage, c’est pas ça non plus.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07403.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1817" title="On a échoué ici un peu comme ces bateaux de pêche" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07403-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous goûtons peu le fait d’être dévisagés à chaque coin de rue et pris pour des bêtes de foire. Pour clore en beauté, pour la première fois depuis Jishou, en Chine, nous avons le sentiment de ne pas être à notre place ici ; outre les éternels « bule » (= blanc) appuyés et sur un ton peu amène, nous reconnaissons pour la première fois un témoignage haineux de la part d’enfants : un gosse qui complètement gratuitement vous fixe du haut de sa moto et de ses 7-8 ans dans le blanc des yeux vous gratifie d’un doigt d’honneur et d’un « f*** you ! », forcément, ça fait mal. Le fait reste isolé et nous avons en règle générale un contact très sympa avec les locaux, même si nous les trouvons souvent trop insistants et intrusifs…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07428.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1818" title="Ouf, petit stand au vendeur discret et souriant" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07428-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Par contre, chouette et sympathique hôtel dans une maison « bourgeoise musulmane post-coloniale » tenu par une famille accueillante. Allez, on fait une petite pause avant de franchir le détroit à 30 km. Cure de martabak-kacang-susu (sortes de crêpes épaisses avec une sauce sucre-lait condensé-cacahuètes concassées, excellent mais pas léger-léger…), burgers-frites et rattrapage vitamines après l’achat de kilos de fruits au marché. A part les sorties pour les repas, la moiteur nous dissuade de quitter notre pied-à-terre. Léon et Eugénie, qui ont trouvé leurs marques plus rapidement que les parents, jouent avec les enfants de la maison, s’installent à peu près partout (surtout au chemin !) pour créer de nouvelles oeuvres sur papier ou en lego et visitent la crèche attenante. Eugénie participera même à un cours de dessins au milieu de petits écoliers en uniforme bleu.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07373.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1814" title="Un avant-goût de l'école" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07373-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Profitant de la fraîcheur du soir, nous nous offrons une petite excursion pour voir la mer et le port. Au retour, nous nous arrêtons dans l’entrepôt où le cacao de la région est amené et reconditionné. Petits et très petits producteurs se côtoient et nous croisons un monsieur qui apporte sa récolte sur sa moto : l’équivalent d’un demi cornet migros de fèves séchées, prêtes à être envoyées à la chocolaterie de Jakarta pour être torréfiées et moulues.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07417.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1816" title="Combien faut-il de fèves pour une plaque de chocmel (on est en manque !) ?" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07417-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sumatra saturam(us)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous voulons quitter Sumatra et changer d’atmosphère. Derniers épisodes désagréables : le type qui tente de nous racketter pour récupérer notre compteur tombé par terre à une pause et, 3 km plus loin, le camion qui fait un dépassement insensé et nous oblige à sortir de la route pour éviter l’accident. Nous avalons rapidement les 30 derniers km qui nous mènent au bout de l’île avec Java en ligne de mire.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07451.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1819" title="Au terminal des ferries" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07451-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est à la fois avec une foule de belles images en tête et un certain ras-le-bol que nous embarquons sur le ferry pour Merak le 18 avril, en chantant « La Javanaise ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07474.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1820" title="Un tatouage sur la plate-forme des petits véhicules. Vibrations et hygiène assurées..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC07474-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A bientôt dans « La traversée express de Java » par Bruno le crapaud !</p>
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		<title>En nage et rage, restons sage…</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2013 16:47:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous étions prévenus. Après la parenthèse des petites vacances à Toba, nous serions lâchés dans la Sumatra sauvage et ce serait une autre paire de manches. Départ donc le 20 mars avec des images plein la tête et un petit peu d’appréhension tout de même. Afin de vous faire partager notre intense quotidien, en voici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06169.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1771" title="Cacao-yeeeh !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06169-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous étions prévenus. Après la parenthèse des petites vacances à Toba, nous serions lâchés dans la Sumatra sauvage et ce serait une autre paire de manches. Départ donc le 20 mars avec des images plein la tête et un petit peu d’appréhension tout de même.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de vous faire partager notre intense quotidien, en voici le résumé jour après jour :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 1</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05919.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1748" style="border-style: initial; border-color: initial; cursor: default; display: block; border-width: 0px; margin: auto;" title="Derniers sourires de Toba" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05919-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Départ en douceur du Lac Toba, en longeant la côte nord et ouest de la presqu’île de Samosir, entre jolis villages  et rizières. Nous aurions pu en rester là et loger à l’hôtel des sources d’eau chaude près de l’isthme de Pangururan, avant la grosse montée de Tele, mille mètres plus haut sur le rebord du cratère. Sous l’impulsion de Laure qui préfère liquider la montée tout de suite pour que ce soit derrière, nous attaquons l’ascension.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06008.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1746" title="Déjà un bout de fait" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06008-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A mi-montée, nous arrêtons une camionnette pour nous hisser jusqu’au plateau supérieur. Incompréhension sur le prix, Tele-chargement à la hâte en deux fois, la caravane s’étant un peu « distendue » en route : résultat des courses, un compteur perdu lors de l’embarquement, coût de la course dix fois plus cher que prévu et pour couronner le tout, notre destination est un petit bled glauque, sans logement. Nous essayons la police, mais serions condamnés à passer la nuit dans un bureau guère plus grand que notre tente avec le flic de garde (antipathique au possible) réveillé et la lumière allumée. En terre chrétienne, nous voulons tenter l’église, mais personne n’est capable de nous indiquer où habite le pasteur du coin. Nous finissons donc dans un local désaffecté et aveugle à l’arrière d’un restaurant pour camionneurs glauquissime tenu par une patronne aussi sympathique qu’un bouledogue. Au moins, ce n’est pas cher…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06023.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1747" title="Sur du carton, on se sent un poil clodo" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06023-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 2</em></p>
<p style="text-align: justify;">Lever tôt, on veut déserter au plus vite le resto de la bouledogue. Quelle joie d’attaquer la journée au frais sur les hauts plateaux (1800-1900 m). Décor inattendu sous ces latitudes : petites maisons aux toits de tôle peu pentus, clochers pointus, petits jardins où on fait pousser des patates, friches, pâturages et forêts de conifères (en l’occurrence des pins sylvestres, de près) sur des reliefs assez doux. Un peu plus bas, une large vallée plate est entièrement occupée par une tourbière exploitée par des personnes âgées et des enfants.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06073.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1749" title="Courage petit bonhomme" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06073-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la suite, nous redescendons et traversons des vallées aux flancs escarpés couverts de jungle, puis, à mesure que nous redescendons, rizières, plantations de café et humidité sont de la partie. Et comme c’est la mousson, nous héritons de quelques très belles averses en début de soirée. Arrivée soulagés à Tarutung, où nous fêtons symboliquement (c’est approximatif, comme nous n’avons plus de compteur) les 9000 kilomètres devant une borne, sous la pluie avec des cacahuètes…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06091.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1750" title="9000 km tout mouillé !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06091-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 3</em></p>
<p style="text-align: justify;">Jour de repos à Tarutung, où notre principale préoccupation sera de changer d’hôtel, puisque en arrivant de nuit et sous la pluie hier soir, nous avons pris en hâte le plus mauvais rapport qualité-prix de la ville. Journée lessive et trombes d’eau cinq minutes chrono après avoir fini d’étendre : pour le séchage, on a trouvé mieux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06117.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1751" title="On se venge sur les cacahuètes" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06117-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 4</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’étape de la mort dans toute sa splendeur : entre minibus et camions, les soixante premiers kilomètres s’effectuent à la dure sur un relief en dents de scie qui nous coupe littéralement les jambes et sur des routes où les parties goudronnées s’apparentent davantage à des rustines qu’à un revêtement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06137.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1752" title="Slalom entre gouilles (au fond le chauffeur malpropre de Utang Bintara)" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06137-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour égayer l’étape, le cadre campagnard est en revanche très joli : quelques beaux villages aux maisons de bois où églises et mosquées se font de l’œil. D’innombrables petites rizières en terrasse s’accrochent aux flancs des vallées. Une nouveauté : le long des routes s’égrènent caféiers et cacaoyers dans les jardins et en bordure de champs, témoignage de micro-productions. Certaines familles ont moins de 10 arbres à exploiter. Quant à nous, notre avance est freinée à plusieurs reprises par de violentes averses tropicales qui nous obligent à nous abriter sous un porche de mosquée, dans un café ou devant un magasin de cartes sim.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06190.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1753" title="1ère grosse averse" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06190-768x1024.jpg" alt="" width="369" height="491" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Faute d’hôtel à l’horizon et les locaux étant apparemment peu enclins à loger des étrangers sous leur toit (nous qui avions foi en l’hospitalité musulmane…), nous attaquons un ultime mur en espérant rejoindre Sipirok, 700 mètres plus haut alors que l’après-midi est déjà bien avancé. Quelques coups d’accélérateur seront nécessaires dans certains villages, malgré la pente, pour échapper à des gamins surexcités qui se jettent littéralement sous nos roues ou s’accrochent à la remorque : nous n’avions plus connu ça depuis le Vietnam. A la nuit tombante, exténués et peu rassurés par les trajets de nuit, nous nous arrêtons pour respirer devant un restaurant. Les occupants s’approchent, contact sympa, deux jeunes très gentils parlant anglais nous assurent que nous pourrons dormir ici et profiter des sanitaires. Grâce à la présence d’une source thermale, il y a la douche chaude au baquet ! Nous déstressons directement, commandons à manger, les enfants jouent et font des dessins, nous prenons nos aises en attendant de pouvoir aller nous coucher une fois que les clients seront partis.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06200.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1754" title="Sourire de courte durée" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06200-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A 20h30, retournement de situation : le jeune vient l’air emprunté. Son père (le propriétaire des lieux, que nous n’avons vu que de loin) refuse de nous héberger, nous devons donc partir ! La haine ! Aucune explication ne nous a été donnée, probablement que les jeunes s’étaient trop avancés pour nous faire plaisir et que le paternel, vexé de ne pas avoir été directement associé à l’invitation, a décidé de ne pas nous ouvrir sa porte. Colère, pleurs, incompréhension devant une telle inhumanité, nous repartons les batteries et le moral à zéro sur cette montée en pleine cambrousse, de nuit. Encore 7 km de montée en n’ayant aucune idée de ce qui se trouve après le virage suivant. Le sommet enfin atteint, nous traversons Sipirok où invariablement, la réponse  à notre requête d’hôtel est : plus loin (avec de fortes variations dans l’indication des kilomètres) ; nous continuons encore 5 ou 6 km en terrain vallonné à la seule lueur de nos phares de vélo, sans vraiment savoir où nous allons atterrir et ne sachant même plus si ça monte ou descend. Envie d’étrangler quelques ados qui veulent taper la causette sur leurs motos ou, pire, qui se plantent au milieu de la route en plein virage pour nous regarder passer en rigolant, obligeant les chauffeurs de bus à des dépassements insensés juste à notre hauteur. Plus de peur que de mal, mais là on sature. Ce n’est que deux heures après avoir quitté le restaurant que nous trouverons un resort avec de spacieux bungalows et surtout une baignoire. Bain pour tout le monde à partir de 23h00, dodo à passé minuit. Nous ferons l’économie de la petite histoire avant de s’endormir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 5</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après l’épreuve d’hier, pas vraiment envie de se stresser, afin de profiter un maximum de la chambre et, surtout, d’un petit-déj’ occidental avec œufs au plat, toasts et vrai beurre !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06204.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1755" title="Euh... ada wifi ?" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06204-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’étape du jour sera beaucoup plus tranquille que la précédente : une trentaine de kilomètres, surtout en descente au milieu des palmeraies, cacaoyers et rizières nous séparent de notre objectif du jour. Pour le repas de midi, c’est toujours le buffet indonésien, mais nous décidons de nous essayer à quelques spécialités, comme différents apprêts de poisson un peu plus appétissants que d’habitude.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06161.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1779" title="Forcément, on rigole plus à la descente!" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06161-768x1024.jpg" alt="" width="368" height="491" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est à Padang Sidempuan, pourtant une ville grise, sale et bruyante, que nous découvrons l’un de nos meilleurs hôtels du voyage : un véritable havre de paix au personnel adorable au milieu de la gabegie ambiante. Nous décidons d’y prendre un jour de repos bien mérité. La seule sortie pour souper le soir de notre arrivée sera d’ailleurs jugée largement suffisante pour prendre la température du centre-ville ; demain, nous mangerons des cordons bleus et frites à l’hôtel.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 6</em></p>
<p style="text-align: justify;">Jour de repos, mis à profit pour faire un peu de mise à jour internet, photos, etc… et surtout la lessive. Notre chambre est calme et donne directement sur le jardin à l’arrière de l’hôtel, où nous pouvons étendre notre linge. Les occupations de la journée : regarder des cartoons sur l’ordi entre deux coupures de courant, manger des salades d’avocat et boire des jus de fruits, pas mal comme programme, non ? Et pour Laure, skyper en solo plus de 30 minutes avec sa grande copine Kathrin !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 7</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous reprenons la route, cette fois sur un terrain pas trop accidenté. A part le départ et l’arrivée en ville, nous suivons une belle route de campagne en fond de vallée plate et traversons quelques jolis villages au milieu des rizières. Il fait très chaud et nous suons à grosses gouttes ; pour les lieux ombragés, on repassera ! Comme d’habitude, nous avons le sentiment que l’on nous prend pour des extra-terrestres.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06253.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1756" title="On veut des patates !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06253-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les locaux ne pouvant s’empêcher d’essayer d’attirer notre attention, nous commençons un petit florilège des meilleures citations: « I love you » de la part d’une sexagénaire en voile musulman à Frédo ; « I miss you » ou « Hello Miss, I dreamed a dream » de la part de jeunes mecs à Frédo ; sinon les « Hello Mister ! » ou « Hello Miss ! » s’adressent indifféremment  à tout occidental, quel que soit son sexe : ça fait partie de la formule !</p>
<p style="text-align: center;"><a title="Sortie d'école: c'est reparti pour une volée de &quot;Hello Mister!&quot;..." href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06247.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1773" title="Sortie d'école: c'est reparti pour une volée de &quot;Hello Mister!&quot;" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06247-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous finissons l’étape en forme, nous nous offrons le luxe de traverser toute la ville de Panyabungan aller-retour dans la longueur pour trouver le meilleur hôtel (euh… il y en avait seulement trois, à l’entrée de la ville…) – et du coup, profiter du petit rafraîchissement de l’averse du soir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 8</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pas de raison de se poser à Panyabungan. Nous reprenons de bon matin par une grosse montée, avec des beignets indigestes dans le ventre. La première pause aura lieu après 7 km. Nous traînons un peu, Léon et Eugénie jouent aux legos, Laure tente de digérer et Frédo papote avec un local très causant et gentil (un peu trop ?) qui veut nous emmener dormir chez lui. Il est 10h30 du matin et nous déclinons poliment l’invitation. C’est absurde que cela arrive en début d’étape et jamais en fin de journée dans un bled perdu loin de tout hôtel… Nous souffrons pas mal dans cette longue montée sous une chaleur étouffante et les arrêts sont nombreux. La traversée d’une série de villages dont la population est quasi entièrement constituée de garçons portant fez et sarong étonne. Il s’agit d’internats religieux et tous ces jeunes logent dans de petites cabanes vertes alignées le long de la route.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06270.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1757" title="Logements d'étudiants" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06270-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous sommes l’attraction et que chacun y va de sa petite phrase (sympa ou moqueuse, c’est selon), nous pouvons un peu étoffer notre répertoire de citations. Passage du col après un dîner bien mérité, suivi d’une très belle redescente sur la vallée de Kotanopan où nous voyons parmi les plus belles rizières de notre voyage.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06284.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1758" title="Ignorer peut parfois aider" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06284-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Arrivée à Kotanopan, une fois de plus sous la pluie de fin de journée : c’est devenu une sorte de tradition à Sumatra. Il faudra s’y faire, car à ce moment-là, nous ne savons pas encore ce qui nous attend pour la suite… Avant la douche, Frédo se colle au rebletzage de deux chambres à air dans la pénombre : les pannes de courant sont en effet aussi fréquentes que les averses !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06324.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1760" title="Entre génératrice et bonbonnes d'eau" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06324-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 9</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pause à Kotanopan, balade dans cette petite ville pas très jolie, mais entourée de paysages idylliques. Nous découvrons un bistrot tout en bois, rose, où nous aurions aussi pu loger (si Laure avait mieux travaillé son vocabulaire, elle aurait su reconnaître le « penginapan » !). La journée étant pluvieuse, nous attaquons le début d’une longue série des lessives impossibles à faire sécher, ce qui deviendra la règle pour la suite de notre séjour à Sumatra.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06360.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1759" title="On ne se laisse pas distraire" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06360-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 10</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nouvelle étape pimentée par une très belle et régulière montée. Cette fois nous sommes partis aux aurores, avons plus la pêche que lors de l’étape précédente et avons la chance que ce soit ombragé et frais.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06540.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1777" title="ça grimpe un peu, mais on a bien fait de venir..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06540-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous voilà donc « déçus en bien » en arrivant au sommet avant midi. Ben quoi ! c’était ça la montée? Dès passage du col, nous sentons que nous passons à un microclimat plus sec sur le versant opposé, où les pins remplacent pour quelques kilomètres la jungle humide. En traversant les villages, nous voyons régulièrement des bâtons de cannelle mis à sécher et de plus en plus souvent des fèves de cacao, picorées par les poulets en stabulation libre. Eh oui, en cette période pascale, nous avons percé le secret de fabrication des œufs en chocolat…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06466.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1761" title="Jardinage de montagne : quelle forme !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06466-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Si on se fait un peu arnaquer au repas de midi, c’est en revanche aussi un moment de partage avec un groupe de garçons rappliqués avec leurs voitures bricolées dans des bouteilles de lessive. Ils font un peu de dessin en notre compagnie avec un plaisir non dissimulé. Dommage qu’ils n’aient pas pris les stylos que leur offrait Eugénie et qu’ils aient conclu par un « money » à notre départ.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06489.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1762" title="Flash et ses potes" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06489-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A l’arrivée à Panti, nous nous rappelons que c’est Vendredi-Saint en croisant le pasteur de la petite communauté GKBP (Gereja Kristen Batak Protestan) à la sortie du culte. Le reste de la ville est musulman, mais ce jour est férié pour tout le monde. Nous trouvons notre bonheur pour la nuit et c’est seulement là que nous apprenons enfin LE nouveau mot utile pour définir les petits hôtels : « Penginapan ». Nous sommes chez l’habitant dans un drôle de relais pistache à moulures faisant un peu maison de poupées. Ça aurait été parfait, si le gardien n’avait pas roupillé toute la nuit à côté de notre chambre avec la télé à fond…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jour 11</em></p>
<p style="text-align: justify;">Départ à 7h30 avec encore 106 km à faire jusqu’à Bukittinggi. A priori, deux grosses journées difficiles, vu les reliefs qui s’annoncent pour le dernier bout et une météo de plus en plus capricieuse. Nous partons tôt, à fond, malgré les averses intermittentes et la moiteur.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06555.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1763" title="On va y arriver, on va y arriver, on va y arriver..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06555-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Rythme effréné jusqu’à notre pause de midi, commencée à 10h45 à notre arrivée à Lubuksikaping. Avec de jolis chars attelés pour seule attraction pittoresque, cette ville est bâtie tout en longueur autour d’un grand axe de circulation central. On n’y trouve que des bâtiments publics autour d’une rue pourrie bordée de trottoirs surdimensionnés. C’est l’Indonésie à l’envers… Mais où habitent les gens ?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06546.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1775" title="Taxi!" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06546-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le repas est costaud : il s’agit du buffet indonésien connu sous le nom de « Padang food », où l’on nous apporte tout l’assortiment sur table dans des petits bols. Paniqués de devoir tout payer, nous stoppons les ardeurs de la serveuse, mais apprendrons par la suite que seuls les bols touchés sont facturés. Ah… ça fonctionne comme ça ? Quelques essais poisson, viande séchée (faut avoir les dents solides !), poulet frit dans une pâte à beignet croustillante et la découverte qui sauve nos repas lorsqu’on en a ras-le-bol du riz : les « pergedel », sortes de croquettes de patates et oignons, excellents !</p>
<p style="text-align: justify;">Un dernier coup de cul à la sortie de la ville précède la belle redescente sur la vallée suivante. Nous passons l’équateur à Bonjol et, à notre grande surprise, nous ne ressentons pour l’instant pas de séquelles particulières de nous retrouver la tête en bas.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06566.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1764" title="Un vrai temps d'automne" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06566-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à nos attentes, pas de logement à Bonjol et la suite de la journée s’annonce coton : nous sommes à 57 km de Bukittinggi et avons près de 1000 m de dénivelé à faire. Nous avançons donc jusqu’au dernier gros village de plaine avant d’attaquer la montagne. Pluie, crevaison à réparer, pas de « losmen » ou de « penginapan ». Pendant que Frédo rustine, Laure et les enfants tentent leur chance devant une mosquée. Malheureusement, nous ne sommes pas assez musulmans pour pouvoir y dormir  – d’ailleurs on se demande comment les autres cyclos dont nous suivons les blogs peuvent régulièrement se faire héberger dans les mosquées, car nous n’avons à ce jour rencontré aucun Imam prêt à déroger à la règle.</p>
<p style="text-align: justify;">La solution nous viendra de Daryl, un sympathique monsieur, souriant et à l’anglais parfait qui nous poussera pour les 50 derniers kilomètres de montagne jusqu’à Bukittinggi dans sa camionnette flambant neuve pour un prix très raisonnable.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06579.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1765" title="C'est plus facile avec Daryl" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06579-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Première nuit dans un hôtel pourri, mais nous aurons mieux dès le lendemain : le Happy Gusthouse. Dès notre arrivée, nous découvrons immédiatement notre stamm du lieu, le Canyon Café. Spécialités minangkabau et bonne cuisine occidentale, pancakes et bircher pour le matin, prix doux, service efficace et souriant, enfants, wifi rapide : tous les ingrédients sont réunis pour que nous y passions  du temps, la météo n’étant décidément pas au beau fixe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5 jours à Bukittinggi</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous déclipons quelques jours, pour nous remettre un peu de nos émotions. Au menu : repos bien sûr, mais aussi une journée sympa avec Camil et Emilie déjà rencontré au lac Toba. Arrivés quelques jours avant nous, ils nous font le tour du propriétaire en nous indiquant où déguster de bons petits cafés, yoghurts, gâteaux au chocolat.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06587.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1766" title="Emilie et Camil" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06587-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En ville même, nous nous perdons dans les méandres de l’immense marché des produits frais, dans le top ten des plus pittoresques vus du voyage… sur la colline, les marchands de pierres semi-précieuses polissent avec soin leurs trésors sur d’étranges machines bricolées à partir de vieux vélos.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06715.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1767" title="Vendeuse de dadiah (fromage frais au lait de bufflonne)" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06715-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous aurons réussi à crapahuter un peu en ville, voir le zoo local – assez déprimant – nous balader dans quelques quartiers plus populaires entre deux averses. Le temps maussade nous a néanmoins imposé des occupations d’intérieur, comme faire « l’école », alors que Ling, la propriétaire de notre guesthouse s’est découvert des talents cachés comme baby-sitter ultra zen et prof de pâte à modeler…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06925.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1768" title="Avec Ling, c'est l'éclate" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06925-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pas trop chauds pour de grands tours organisés, nous avons préféré prendre les minibus locaux, les « angkot » pour faire des excursions dans deux villages connus pour leur artisanat : bijoux en argent à Koto Gadang, localité par ailleurs remplie de jolies maisons en bois ; sculpture sur bois et tissage à Pandai Sikat. Si nous n’avons pas flashé sur les productions elles-mêmes, la vie campagnarde et l’environnement des volcans perdus dans la brume étaient du plus bel effet. On a même vu des taureaux « suisses » de race Simmental…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06632.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1770" title="Important, l'ajustage !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06632-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, le muezzin de la mosquée aura eu raison de nous à force de beugler des discours agressifs à 5h du matin, en plus de l’appel à la prière traditionnel. C’est donc avec les oreilles qui sifflent et un certain soulagement que nous quittons la ville le 5 avril en direction du lac Maninjau.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06978.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1769" title="Léon : &quot;Faut se veiller !&quot;. Frédo : &quot;ça dérupe sec !&quot;" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC06978-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Qu’allons-nous décider pour la suite ? Nous vous laissons quelques jours de répit afin de stimuler votre imagination !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>A Sumatra, des hauts et des bas</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 07:53:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ferry, vélo, bus, minibus, vélo, ferry, vélo : ouf… on y est ! Nous nous attendions à un changement de rythme, de régime et de difficultés en arrivant sur l’île de Sumatra, région beaucoup moins touristique et « occidentalisée » que celles traversées les mois précédents, en particulier la Thaïlande et la Malaisie occidentale. En matière de dépaysement, nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05672.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1715" title="Lac Toba" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05672-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ferry, vélo, bus, minibus, vélo, ferry, vélo : ouf… on y est !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous attendions à un changement de rythme, de régime et de difficultés en arrivant sur l’île de Sumatra, région beaucoup moins touristique et « occidentalisée » que celles traversées les mois précédents, en particulier la Thaïlande et la Malaisie occidentale. En matière de dépaysement, nous n’avons donc pas été déçus en nous retrouvant dans le bain dès le débarquement sur sol indonésien à Dumai le 15 mars.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05553.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1717" title="Ail-au-lit" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05553-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Après notre traversée en ferry rapide depuis Melaka, le débarquement se fait dans l’anarchie la plus totale sur un quai trop petit pour contenir les passagers, leurs bagages et les proches venus embarquer tout ce petit monde. Nous avons donc patiemment attendu que ça se décante pour attaquer les formalités d’arrivée à Dumai, ville portuaire sans grand intérêt, polluée et poussiéreuse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05537.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1719" title="Bureau provisoire à la gare des bus" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05537-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A 13h30, c’est derrière et nous apprenons que vers 18h00, un bus de nuit part pour Prapat, principale ville au bord du lac Toba. Nous allons donc devoir nous occuper une demi-journée dans la ville de Dumai - tout un programme &#8211; sous un soleil de plomb, car il n’y a rien à y faire, pas un seul arbre où se mettre à l’ombre et les seuls établissements publics où nous sommes susceptibles de boire un jus sont des restaurants qui offrent tous exactement le même assortiment de poissons grillés (d’avance, pas super appétissants) ou en diverses sauces fortes, idem pour le poulet, le grillé étant le seul pas fort. Le menu type : riz blanc avec poulet grillé sec, généralement accompagnés de trois tranches de tomate et de concombre ; ce premier repas d’une longue série va devenir notre standard de l’Indonésie non touristique. Après avoir parcouru sans nous presser les 5 km qui séparent le centre-ville de la gare des bus, nous y passons l’après-midi à glandouiller et observer la faune qui y zone. Embarquement à la nuit tombante avec notre barda sur le toit du bus et c’est parti pour 18 heures de trajet…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05564.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1718" title="Bintang Utara, la compagnie à oublier..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05564-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous traversons des centaines de kilomètres de plantations de palmiers, de jungle, de villages colorés et quelques villes bétonnées. Circulation dense de camions croisant en force sur une route principale aussi large qu’une desserte villageoise, minée de nids de poules. L’arrêt pour souper dans un relais du crû se fait attendre jusqu’à 23h00 et nous devons réveiller les enfants qui avaient déjà bien commencé leur nuit. Bon courage pour les rendormir après le nasi goreng…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05592.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1720" title="Bouh, c'est long..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05592-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’arrivée en pays batak au petit matin apporte son lot de surprises : le climat est plus frais, car nous sommes autour de 1000 m d’altitude ; les brumes matinales qui se dissipent sur les rizières laissent apparaître d’innombrables clochers en lieu et place des minarets et des dômes de mosquées. La route qui descend de Siborong Borong sur le lac Toba, étincelant au soleil, traverse encore quelques petites villes où s’intercalent entre fers à béton et maisons de catelles des bâtiments typiques en bois aux façades richement décorées.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05578.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1721" title="On est bien à Sumatra ?" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05578-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ultime péripétie, trente kilomètres avant notre but, le bus dont nous sommes les derniers clients s’arrête en rase campagne : « transit » nous annonce-t-on. Nous avions pourtant pris un véhicule à destination de Prapat ! Ici, lorsqu’il n y a plus assez de clients, le bus ne va pas au bout de sa course. Nous allons devoir terminer dans un minibus à desserte  locale complètement pourri. Lorsque le chauffeur baragouine à Frédo de faire le transfert des bagages, nous lui faisons bien comprendre qu’il rêve. Il se débrouille donc avec ses acolytes (il y a toujours 2 chauffeurs et deux aides par bus…) pour transporter tout le paquetage d’un toit à l’autre, sous haute surveillance. Ensuite ils nous monnayent comme de vulgaires marchandises avec le chauffeur du minibus pourri, à qui nous n’aurons &#8211; heureusement &#8211; rien de plus à payer. La fin du voyage est beaucoup plus folklorique, mais nous sommes vers midi à Prapat avec un Léon qui reprend enfin des couleurs. Aucune raison de rester dans cette ville et, après un petit dîner ravigotant, c’est reparti pour une tournée de ferry.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05636.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1723" title="Le but est proche" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05636-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Débarqués à Tomok, nous reprenons nos vélos pour une ultime cavalcade et terminons au village de Tuk Tuk, presqu’île au bout d’une presqu’île au milieu du lac… fin de l’étape. Nous sommes heureux de dénicher une immense chambre avec vue sur le lac dans un guesthouse vide (les derniers clients occidentaux sont passés un mois avant et les Indonésiens ne viennent au compte gouttes que le week-end) où nous allons passer quelques jours.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05657.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1725" title="Vue de notre chambre" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05657-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On se plaît en terre batak</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Danau Toba</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le lac Toba, « Danau Toba » en batak, occupe un gigantesque cratère de plus de 100 km de long sur ne cinquantaine de large formé par l’éruption d’un supervolcan il y a plus de 70’000 ans. Le plan d’eau lui-même se situe à 900 m d’altitude, a une surface un peu plus grande que celle du lac Léman et la majeure partie de son centre est occupée par la presqu’île de Samosir, résurgence du fond du cratère provoquée par la poussée du magma. Sur le flanc nord-ouest, le cône régulier d’un plus petit volcan, éteint lui aussi, est planté directement au bord du lac avec à son pied des sources d’eau chaude. L’une de ses coulées de lave a formé l’isthme de Pangururan qui relie la grande presqu’île de Samosir à la terre ferme. Tout autour, le bord du cratère constitue une barrière escarpée qui culmine environ 1000 mètres au-dessus du lac. Le mur est particulièrement impressionnant sur le côté occidental, avec une seule route praticable que nous avons choisi comme itinéraire pittoresque en fin de séjour pour quitter les lieux sur nos vélos.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05677.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1729" title="Depuis la presque-île de Tuk Tuk" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05677-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Bataks</em></p>
<p style="text-align: justify;">Isolés dans leurs montagnes et redoutables guerriers, les Bataks sont l’un des peuples des Indes Néerlandaises restés longtemps hors des sphères d’influence de l’Islam et des colonisateurs. En dépit d’une réputation de coupeurs de têtes et de cannibales, ils  étaient détenteurs d’une civilisation originale au système judicaire sophistiqué et avaient créé leur propre alphabet. Convertis au protestantisme luthérien depuis 1864 par des missionnaires allemands emmenés par Ludwig Nommensen, ils ont depuis lors arrêté de manger leurs repris de justice et de démembrer leurs ennemis. Actuellement, on peut donc se balader chez les Bataks sans grands risques, les plus dangereux étant les chauffeurs de bus (comme partout en Asie… ).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05738.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1728" title="Petits guerriers" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05738-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>On connaît la chanson</em></p>
<p style="text-align: justify;">La musique occupe encore aujourd’hui une place à part chez les Bataks. Nous l’avons découvert sur le ferry qui nous a emmené de Prapat à Tomok : pour gagner quelques roupies, un groupe de garçons a chanté tout le trajet a capella avec une conviction et une ferveur  que l’on retrouve par exemple dans les negro spirituals ou le blues des Afro-américains. Le soir les hommes se retrouvent sur les terrasses des bistrots et, tout en buvant leur alcool de palme, chantent en cœur ou à tour de rôle accompagnés d’une guitare. On retrouve un peu l’ambiance des veillées scoutes ou des soirées JP. Plus étonnant, au détour d’une balade dans le village de Tuk Tuk, un papy bonhomme et rondouillard sur sa moto s’adresse en chantant à une voisine qui lui répond de même… la version indonésienne des films aux dialogues chantés, transposée dans la vie réelle !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05855.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1736" title="Au Nord, c'était les Bataaaaaaks !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05855-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Art, culture et architecture</em></p>
<p style="text-align: justify;">De leur culture plurimillénaire subsistent de nombreux domaines artistiques où les Bataks excellent, comme le tissage, l’artisanat du bois et des techniques de construction tout à fait étonnantes : leurs maisons en bois sur pilotis aux toits cambrés et aux façades obliques richement ornées sont immédiatement reconnaissables. Si les toits de tôle ondulée forment désormais l’essentiel des couvertures, on en trouve encore quelques-uns en chaume, roseaux ou en planchettes de bambous.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05722.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1727" title="Maisons traditionnelles" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05722-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le syncrétisme entre tradition batak et christianisme se traduit par des adaptations originales dans le domaine du sacré. Leurs églises à clocher pointu et haut perché, sont influencées directement par la forme de celles que l’on trouve chez nous, plus globalement au nord des Alpes et dans la région rhénane, à l’exception près que le fronton de leur porche reprend l’ornementation traditionnelle de la maison, avec des représentations en entrelacs encadrant un masque grimaçant à l’aspect démoniaque (ou du moins pas très catholique… vous suivez ?).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05747.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1730" title="Porche d'une église protestante" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05747-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Autre exemple d’adaptation des rituels locaux : dans le domaine funéraire, très peu de cimetières fonctionnent à l’échelle communautaire ou villageoise. Généralement, on a affaire à un unique tombeau familial isolé, en bord de route, au milieu de la rizière ou le plus souvent directement à côté de la maison. Ces sortes de mausolées en catelles et béton portent une simple croix sur la face frontale et les caissons individuels s’ouvrent sur la face arrière. L’édifice est le plus souvent surmonté d’une représentation miniaturisée et joliment peinte de la maison traditionnelle, parfois d’une église et, pour les plus gros mausolées (ceux des familles les plus importantes ou les plus influentes, sans doute), des représentations d’ancêtres grandeur nature en costume d’apparat, en couple, parfois en armes. Et lorsque le mausolée familial est plein, on en construit un plus gros à côté…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05929.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1732" title="Tombeau familial, idéal pour étendre la lessive !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05929-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et nous pendant c’temps-là</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tombés sous le charme du lieu et contents de ne pas suinter pendant quelques jours, une de nos activités favorites est de dénicher de jolies pièces d’artisanat. Un peu déçus de ne pas avoir trouvé de souvenirs non périssables en Malaisie, nous nous lâchons et remplissons nos sacoches malgré les montées qui nous attendent… et il y a de quoi faire, moyennant que nous dépoussiérions un peu la couche supérieure des textiles ! La période faste du tourisme à Sumatra appartenant en effet au passé, les points d’intérêt touristiques et les échoppes environnantes semblent le plus souvent plongés dans une profonde léthargie. Dans le village de Tomok, connu pour les tombes d’un des derniers rois bataks, les échoppes s’étendent à perte de vue et attendent la visite du premier touriste de la journée (ou de la semaine). Passer là au milieu provoque une sorte de holà au sein de petites dames désœuvrées qui s’animent et font le marchandage toutes seules pour être sûres d’arriver à vendre l’une ou l’autre babiole. Si l’on fait abstraction des éternels T-shirts et porte-clés, l’artisanat local recèle de véritables trésors en matière de tissage, gravure et sculpture.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05716.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1733" title="Bon moyen d'attirer la clientèle masculine" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05716-768x1024.jpg" alt="" width="369" height="491" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A Tuk Tuk même, nous rendons visite à un sculpteur sur bois, os et corne dont le magasin et l’atelier font également office de musée d’ethnographie, avec autant de vieilles reliques familiales que de productions de l’artisan. Nous lui commandons une plaquette en bois et il invite les enfants à venir dans son atelier le lendemain pour une initiation à la gravure. Après quelques coups de ciseau et maillet, les xylophones et les tamtams auront plus de succès auprès des artistes en herbe. Outre notre commande, nous repartirons avec un masque traditionnel, des pendentifs et le sentiment que si les œuvres avaient été moins volumineuses et plus légères, nous aurions sérieusement entamé ses réserves.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05811.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1734" title="Même pas eu de bobo..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05811-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième activité favorite : manger des rösti ! Pour une fois dans la rubrique des spécialités « western » pour backpackers, les frites passent au second plan. Nous trouvons aussi du pain maison aux céréales et du bircher. Merveilleux ! Et surtout, nous savons qu’il faut vraiment en profiter, car notre prochaine traversée de dix jours sur Bukittinggi se fera dans la cambrousse indonésienne : riz et poulet à tous les repas !</p>
<p style="text-align: justify;">Quand enfin nous nous décidons à bouger un peu de notre quartier, nous tombons sur le Maruba, petit restaurant aux spécialités bataks : poisson du lac grillé et légumes verts apprêtés avec des cacahuètes. Difficile de vous décrire exactement les goûts, mais nous, nous salivons encore rien que d’y penser !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05899.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1735" title="Coup de coeur gastronomique" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05899-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La vie paisible à Toba nous a énormément plu, peu de touristes, des locaux adorables, un cadre magnifique, un lac propre et frais pour se baigner. Mais ce fichu temps qui passe nous a rappelé qu’il y avait encore de la route si nous voulions arriver à Bali début mai. Et quelle route…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05887.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1739" title="Mami tranquille aux ananas" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05887-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Courage, en selle !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 20 mars, c’est le grand départ en direction de Bukittinggi où nous projetons d’être autour du 2 avril. Un peu anxieux de reprendre la route (comme au départ de Luang Prabang au Laos), nous nous répétons qu’en cas de difficultés, nous avons toujours trouvé une solution.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05880.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1737" title="Un buffle compatissant" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/04/DSC05880-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cette devise s’est révélée exacte car nous sommes arrivés à destination le 30 mars, exténués, mais soulagés et fiers de nous. Le récit jour après jour dans le prochain article.</p>
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		<title>Malaisie, quand tu nous tiens…</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 09:10:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Malaisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Info : c&#8217;est bon, l&#8217;article a été complété avec les photos ! Pour clore notre magnifique séjour en Malaisie, rien de tel que de passer quelques jours à Melaka, ancienne colonie portugaise bâtie pour contrôler le détroit, actuellement classée à l’UNESCO. L’occasion également – une fois n’est pas coutume – d’apporter quelques éclairages sur la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Info : c&rsquo;est bon, l&rsquo;article a été complété avec les photos !</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/montage-carte.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1677" title="Notre parcours en couleurs" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/montage-carte-1024x771.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour clore notre magnifique séjour en Malaisie, rien de tel que de passer quelques jours à Melaka, ancienne colonie portugaise bâtie pour contrôler le détroit, actuellement classée à l’UNESCO. L’occasion également – une fois n’est pas coutume – d’apporter quelques éclairages sur la diversité culturelle de ce pays et de livrer nos impressions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Melaka</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05449.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1678" title="La mosquée &quot;flottante&quot;" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05449-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tourisme urbain</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avouons-le, nous avons eu un peu de peine à trouver nos marques au départ, dans cette ville qui, contrairement à Georgetown, l’autre grand site patrimonial de Malaisie, paraît sans queue ni tête du point de vue urbanistique. De l’établissement fortifié portugais, situé environ 3 km au sud-est du centre actuel, seul subsiste un canon pointé vers le large. Les nouveaux quartiers résidentiels actuels occupant les lieux sont plutôt jolis, alors que les résidus de vieux bouibouis populaires qui tiennent davantage du bidonville disparaissent au profit de gros complexes hôteliers. Le « Portuguese Square » n’est rien d’autre qu’un marché couvert en béton de plus et nous ne sommes pas allés vérifier si en lieu et place des nasi goreng, on servait de la bacalhau dans les petits bistrots du quartier.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05468.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1700" title="Trishaws folklo-musicaux (moins austères que nos vélos)" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05468-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le centre-ville actuel, où s’est à l’origine développée l’occupation hollandaise, est séparé en deux parties par la rivière : sur la rive orientale, la colline Saint-Paul porte encore les vestiges de fortifications à son sommet et sur son flanc oriental, mais on a ici davantage affaire à un site archéologique qu’à un centre-ville bâti ; à son pied, directement au bord de la rivière, le quartier rouge s’étend de manière linéaire de part et d’autre de la Christ Church of Melaka, un temple baroque protestant construit par les Hollandais en 1757 (qui n’est pas sans rappeler celui d’Yverdon, de la même époque, à part la couleur) puistransformé par les Britanniques en église anglicane. Le très joli, mais petit centre historique se limite à une belle rue à arcades et à quelques imposants bâtiments coloniaux, tous rouges, couleur d’ailleurs imitée par une série de verrues sans style qui tentent de s’intégrer au milieu.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05512.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1679" title="Christ Church of Melaka" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05512-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sur la rive opposée, le quartier chinois autour de Jonker’s street offre les plus belles vues d’architecture urbaine coloniale, avec quelques superbes temples chinois et la plus ancienne mosquée de la ville. Hélas, l’offre en hôtellerie et restauration étant entièrement tournée vers le tourisme, on y trouve davantage de bars à Guinness et de boutiques de souvenirs que d’échoppes à soupe de nouilles. La population locale y est submergée par les touristes de tous azimuts.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05332.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1687" title="Un peu kitsch, mais au moins c'est pas de la catelle..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05332-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, d’innombrables rues à maisons anciennes sont éparpillées sur des kilomètres hors du centre, mais non intégrées au périmètre classé, elles disparaissent lentement au profit d’un développement urbanistique complètement anarchique qui fait également fi des piétons et des cyclistes. Finalement, nous avons apprécié le romantisme un peu plus brut des quais graffités &#8211; envers du décor des façades toutes jolies du quartier chinois &#8211; et du Little India local.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05357.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1688" title="Quais" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05357-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mention particulière pour le restaurant Indien qui nous a servi de cantine du soir : nous y avons dévoré avec bonheur d’excellents roti canai, nans et diverses spécialités servies sur des feuilles de bananiers. Mais ce qui rendait le lieu attractif, c’est principalement l’ambiance détendue et le personnel au sourire inamovible et aux petits soins pour les enfants.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05380.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1702" title="Le pote aux nan" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05380-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En définitive, nous avions le sentiment que le centre historique de Georgetown avait un côté beaucoup plus authentiquement populaire que le centre de Melaka, qui semble avoir perdu un peu de son âme à cause du tourisme. Si le centre UNESCO de Melaka est très photogénique, c’est dans les quartiers périphériques que nous nous sommes le plus sentis à l’aise avec le petit peuple local.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans la jungle bleue</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour nous rafraîchir, nous nous rendions en soirée à la piscine municipale – ou plutôt la piscine des Chinois – pour faire fructifier les talents de Léon et Eugénie et … observer les gens : les cours de natation privés avec des professeurs improvisés étaient dignes des Bronzés. Un escadron de gendarmes en slip de bain n’aurait pas été un luxe pour régler la circulation des différents groupes faisant des traversées sans regarder, qui dans la longueur, qui dans la largeur : une version aquatique de la circulation en ville avec feux de signalisation en panne… L’un des grands paradoxes des nageurs (en tout cas les Chinois de Malaisie), c’est que plus ils ont des lunettes de natation, moins ils regardent où ils vont !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Home sweet home</em></p>
<p style="text-align: justify;">A notre arrivée, nous avons fait un tour de ville pour nous rendre compte que les logements urbains repérés dans nos guides &#8211; lorsqu’ils existaient encore &#8211; étaient peu avantageux et peu pratiques avec des vélos. Nous avons trouvé un premier pied à terre dans une belle maison coloniale chinoise rénovée, mais un peu excentrée et peu attractive pour une famille avec deux bougillons comme les nôtres. Lors de notre quête de restaurant du 3<sup>ème</sup> soir, notre découverte inattendue de l’Apa Kaba Guesthouse est donc une véritable révélation : située dans un « kampung » (quartier qui correspondait à l’origine à un village hors du noyau urbain), cette très belle demeure traditionnelle verte et bleue toute en bois est tenue par une famille adorable. Surtout, on y profite d’un immense jardin et des vélos et trottinettes des enfants de la maison.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05401.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1690" title="On prendrait bien cette jolie maison dans nos sacoches" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05401-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au petit-déjeuner, toasts, confiture et vrai beurre sont complétés par diverses spécialités locales, du riz en feuille de bananier à tout un assortiment de beignets salés ou sucrés. Le tout pour une bouchée de pain ! Nous nous y plaisons tellement (coup de cœur pour la cuisinette) que nous repoussons notre départ. Car quand on voyage longtemps, on a parfois besoin de se sentir comme à la maison. Juste à côté, la petite terrasse musulmane du quartier est devenue notre cantine du midi. Idéal pour une assiette de mee goreng servie par une jeune femme au rire communicatif.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05462.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1699" title="Partie de vidage de bac à sable avec le fils du réceptionniste" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05462-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Excursion à Ayer Keroh</em></p>
<p style="text-align: justify;">Afin de nous remettre en jambes le dernier jour, nous avons fait une escapade d’une trentaine de kilomètres à Ayer Keroh. La grande route en plein cagnard nous a mené dans un joli site ombragé, sorte de Signal de Bougy local dont les installations tombent gentiment en désuétude en raison du développement exponentiel de centres d’attractions autrement plus lucratifs dans les environs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05479.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1698" title="Révision des noms des dinosaures" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05479-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le zoo voisin venant de doubler ses tarifs (voire tripler pour les enfants), nous avons fait une croix dessus et nous sommes finalement rabattus sur une très chouette place de jeux au bord d’un lac avant de nous faire rafraîchir par un impressionnant orage tropical au retour.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05493.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1691" title="A l'abri de bus" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05493-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Malaisie « pour les Nuls »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Diversité culturelle et religieuse</em></p>
<p style="text-align: justify;">La diversité ethnique et religieuse va de pair avec les groupes humains qui se sont greffés sur le substrat malais à l’époque coloniale. Avec des comptoirs commerciaux dans toute l’Asie du Sud-est, les Chinois ont été présents dans la péninsule bien avant l’arrivée des Occidentaux. Ils s’y sont implantés massivement et durablement à la fin du XIXe et au début du XXe siècles. Quant aux Indiens, ce sont les Britanniques qui les ont fait venir à la même époque, en premier lieu pour travailler dans les plantations d’hévéas, puis de palmiers.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05334.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1692" title="Temple bouddhiste chinois à Melaka" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05334-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les Malais sont généralement musulmans sunnites, mais on trouve des communautés chrétiennes : catholiques convertis par les premiers missionnaires portugais ; protestants évangélisés par les Hollandais, puis les Britanniques. Du fait de la forte présence coloniale à Melaka, les communautés chrétiennes sont bien représentées dans cette région. Plus généralement, les Chinois pratiquent toutes sortes de religions populaires en plus du bouddhisme et du taoïsme, mais également le christianisme. Ainsi, chaque ville possède son église méthodiste chinoise. Les Indiens sont majoritairement hindous, une part importante provenant aussi des communautés islamiques présentes dans tout le sous-continent.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble de ces groupes cohabite pacifiquement. Par contre, le sens communautaire étant très fort, les incompatibilités culturelles se ressentent dans la vie sociale : un mariage entre une Musulmane et un Chinois est quasi impossibles, par exemple.  De plus, les enfants fréquentent des écoles propres à leur communauté ethnique, linguistique et religieuse, ce qui ne facilite pas le mélange : les matières et les valeurs enseignées sont ainsi propres à chaque groupe.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Tour de Babel à côté, c’est du pipeau…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une multitude de langues sont parlées en Malaisie. L’affichage publicitaire en ville et les enseignes des commerces nous indiquent l’origine des tenanciers ou des constructeurs du bâtiment. On passe allégrement d’inscriptions en langue malaise, en alphabet latin ou arabe (comme dans la plupart des pays islamiques, utilisé par les Malais avant l’époque coloniale), idéogrammes chinois ou alphabet sanskrit.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04070.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1693" title="Inscription en arabe et en anglais" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04070-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le malais est la langue maternelle des … Malais, soit un peu plus de la moitié de la population. Le reste se répartit entre de multiples dialectes du sud-est de la Chine, principalement le hokkien et le cantonais. Mais dans les écoles, on enseigne le mandarin comme langue officielle pour tous les Chinois. Pour les Indiens, c’est encore plus compliqué, vu les innombrables idiomes parlés par les multiples ethnies originaires du sous-continent. Les Tamouls y sont néanmoins majoritaires.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05287.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1701" title="Chantier réservé pour le tir aux pigeons..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05287-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les régions reculées, quelques minorités (les Orang Asli) parlent d’autres langues indigènes. Si le malais est la seule langue officielle pour tout le monde, il n’est cependant pas étonnant que l’anglais occupe une place importante dans les échanges, passé colonial oblige et aussi parce que c’est la langue internationale commune enseignée dans les écoles spécifiques à chaque groupe ethnique ; aucune surprise donc d’entendre des citoyens malaisiens chinois et indiens se parler en anglais (c’est un peu comme lorsqu’un Romand et un Alémanique parlent ensemble en anglais car aucun ne veut parler Hochdeutsch) ! C’est pourquoi au restaurant, une carte traduite en anglais n’est pas uniquement destinée aux touristes. Well…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nos impressions</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le Malais, c’est facile (et parfois rigolo) !</em></p>
<p style="text-align: justify;">Du colonisateur, la langue malaise a assimilé l’alphabet latin et nombre de mots d’origine anglaise retranscrits de manière phonétique. C’est en les lisant à haute voix que l’on comprend leur sens : « teh limao ais » pour les thés-citron glacés ; « botol » pour une bouteille ; « stesen » pour la gare ; « bas sekolah » pour les bus scolaires ; « motosikal » pour une moto  etc… quant à nous, nous voyageons sur nos « basikal ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04091.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1694" title="Bus scolaire" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04091-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">D’usage quotidien, on trouve des mots issus d’autres langues européennes, comme le français (l’indéboulonnable et international « restoran ») ou le portugais (« bomba » pour les pompiers). D’autres mots ont des étymologies plus obscures, mais prêtent à sourire, comme « isteri » pour l’épouse…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La palme du sympa pour les Malais et Malaisiens</em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis notre arrivée en Asie il y a bientôt neuf mois, la Malaisie est de loin le pays où il est le plus facile de voyager en famille, du fait du bon niveau d’anglais et aussi du contact assez facile avec les locaux. Les gestes et mots de sympathie à notre égard ainsi que la bienveillance générale vis-à-vis de ces Occidentaux pédalant sur leurs drôles de machines nous ont généralement fait chaud au cœur. Combien de fois avons-nous entendu « take care ! » ou « God bless you ! » ? Sans parler des marchands qui offraient spontanément des fruits, etc…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05424.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1695" title="Réservation du billet du ferry !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05424-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Malaisie rime avec famille</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avec les enfants, comme partout en Asie, nous avons été bien accueillis presque sans exception. La principale différence avec les pays visités précédemment, c’est qu’en Malaisie, on trouve en plus un peu partout des espaces de détente avec places de jeux en très bon état. Nul besoin de s’inquiéter comme en Chine dans les châteaux gonflables défaillants plantés parfois dans des endroits sinistres, comme au Vietnam dans une cage remplie de 1.50 m de boules plastique où l’on voyait disparaître les enfants piétinés ensuite par d’autres, comme au Laos dans l’unique place de jeux du pays praticable uniquement de nuit (pas d’ombre) sans éclairage ou encore comme au Cambodge dans les prés où le gambadage était impensable à cause des mines… Bien sûr, une place de jeux, un zoo ou un parc d’attractions ne sont dans l’absolu pas nécessaires pour faire découvrir un pays à des enfants. Néanmoins, même à dose homéopathique, ils prennent un immense plaisir à se défouler dans un espace qui est spécialement conçu pour eux. Et pour les parents, quel plaisir de se détendre !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05491.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1696" title="Chut ! Il y a des singes vers la balançoire" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05491-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Encore un autre signe qui ne trompe pas : dans les restaurants, il y a systématiquement des chaises hautes pour bébés. On croit rêver ! Bref, un pays où il fait bon voyager avec des petits !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>A table !</em></p>
<p style="text-align: justify;">Autant nos mirettes sont restées sur leur faim à cause de paysages souvent dénaturés, autant nos papilles ont été largement mises à contribution ! Sans vous citer toutes les spécialités chinoises, malaises et indiennes que nous avons goûtées (pour cela, il suffit de lire nos articles sur la Malaisie, il y en a un peu partout), faites-nous confiance, nous avons réservé une part importante de notre budget pour… manger !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05370.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1697" title="Cheese ! Avant d'en avoir partout..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05370-768x1024.jpg" alt="" width="348" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sûrement parce que nous avions besoin de changement après des mois de nouilles et riz sautés, notre cuisine favorite était indienne. Peut-être aussi la plus accessible pour les enfants avec une pensée particulière aux roti canai que nous avons appréciés à toute heure du jour et de la nuit. La révélation était à tel point réussie qu’une prochaine aventure en Inde n’est pas exclue !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous découvrons que l’outillage principal pour se sustenter est la main droite. Dire que nous nous battons depuis toujours pour que Léon et Eugénie se servent de leurs couverts… Car voir une petite Malaise manger avec ses doigts est bien plus classieux qu’une Eugénie qui s’en donne à cœur joie en offrant un spectacle apocalyptique…</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, si vous êtes aussi gourmets et gourmands que nous, la Malaisie est une étape incontournable pour votre prochain voyage à thème !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et vogue le ferry pour Sumatra</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant notre semaine à Melaka, nos montures ont subi un lifting en règle et les dérailleurs ont fait leur séjour de remise en forme chez l’ortho-mécano. Nous avons également pu profiter du « service de poste » offert par deux adorables Bernoises sur le retour.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05310.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1703" title="Grande révision du tandem" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05310-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au matin du 15 mars, tout notre barda empaqueté, nous sommes donc fins prêts à quitter Melaka et la Malaisie, non sans une petite larme à l’œil. Objectif : l’Indonésie ! La traversée sur Dumai (Sumatra) se fera en ferry, puis nous enchaînerons avec un bus de nuit jusqu’à Parapat (lac Toba), où un nouveau ferry nous mènera jusqu’au village de Tuk Tuk. Arrivés le samedi 16 en fin d’après-midi dans un état second, nous y prendrons quelques jours bien mérités de repos total les pieds dans l’eau fraîche.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05517.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1704" title="Poste de douane avant l'embarquement... en ferry !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05517-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette équipée haute en couleurs vous sera contée une fois que nous aurons déjà quelques cols derrière nous… Nos mollets en tremblent d’avance !</p>
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		<title>Un roc, un pic, un cap, une péninsule !</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 17:18:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Malaisie]]></category>

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		<description><![CDATA[On roule plus vite que la mousson… La semaine à Penang nous a permis de recharger les batteries, de nous imprégner un peu plus de la culture des minorités chinoises et indiennes et de nous rendre compte que la saison des pluies n’était pas tout à fait terminée en Malaisie péninsulaire. Nous y avons d’ailleurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05009.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1656" title="Welcome to the jungle !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05009-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On roule plus vite que la mousson…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La semaine à Penang nous a permis de recharger les batteries, de nous imprégner un peu plus de la culture des minorités chinoises et indiennes et de nous rendre compte que la saison des pluies n’était pas tout à fait terminée en Malaisie péninsulaire. Nous y avons d’ailleurs essuyé quelques impressionnants orages certains soirs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04769.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1626" title="Bouh, plus tant l'habitude de la pluie..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04769-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pas étonnant donc de rejoindre la côte sous un ciel gris que nous n’avions quasi pas connu depuis la Chine. A notre arrivée en Asie du sud-est sous des latitudes tropicales, nous avons toujours suivi la mousson mais en six mois, on pouvait compter le nombre d’averses sur les doigts d’une seule main. L’aspect positif, c’est que du coup nos trajets à vélo ont été rendus plus supportables en raison de températures agréables, sinon fraîches, comme en juillet en Suisse !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur les traces des Chinois, de Taiping à Ipoh</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les plaines de la façade occidentale n’offrent à vrai dire pas grand intérêt : après Butterworth, nous nous familiarisons avec notre nouvelle carte routière dans un réseau passablement bétonné, industrialisé et pollué (souffle court). En avançant vers Taiping, nous pouvons prendre des routes secondaires traversant rizières, palmeraies et – dès que les collines imposent leurs pentes escarpées – de vraies forêts tropicales encore épargnées par les défrichages. C’est aussi dans les campagnes que l’on trouve une population plus authentiquement malaise et musulmane.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04704.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1627" title="Marché à Taiping" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04704-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A Taiping, notre première pause dans la province du Perak, nous nous installons dans un vieil hôtel de style colonial ayant, pour la petite histoire, servi de QG à l’état-major japonais en garnison dans la région pendant la Seconde Guerre Mondiale. Quelques anciens hôtels, maisons marchandes, une tour-horloge et les marchés s’ajoutent au tableau des quelques pittoresques vestiges de la grandeur passée de la ville, lorsque c’était le centre névralgique du commerce chinois dans la région. La ville se targue par ailleurs d’avoir toute une série de « premiers » en Malaisie : première gare, premier zoo, etc…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04768.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1628" title="Illustration de la Malaisie multiculturelle" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04768-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La visite du zoo n’a pas déçu nos attentes : moderne, animaux en bonne santé, place de jeux, environnement très vert au milieu de jolis parcs… Léon et Eugénie ont été ravis d’en faire la visite avec leur papa, pendant que maman se reposait. Nous n’avons pas oublié la photo souvenir avec le python albinos local. Ironie du sort, la plus grosse colonie de macaques des environs squatte les abords extérieurs de l’entrée et tient le premier rôle dans le « recyclage » des déchets produits par la clientèle du zoo…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04747.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1623" title="Joli python albinos" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04747-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons ensuite retrouvé les collines pour rejoindre Kuala Kangsar, autre charmante petite ville dont les monuments royaux essaiment hors du centre. Nous atterrissons dans un sympathique hôtel chinois bon marché (palme du meilleur rapport qualité-prix en Malaisie), avec « tea room » ombragé attenant pour prendre les 4-heures avec les locaux du quartier de toutes origines : il est plaisant qu’en ce lieu, Malais, Chinois et Hindous se mélangent, ce qui n’est de loin pas toujours le cas !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04796.jpg"><img class="aligncenter" title="Vite, ça sonne !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04796-768x1024.jpg" alt="" width="348" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Après une petite sieste, balade sous les portiques des maisons chinoises pour rejoindre la plus belle place de jeux vue en 8 mois d’Asie. Nous y observons une scène assez cocasse ; les Malaises musulmanes de tous âges se sont mises à une pratique dont nous croyions seuls les Chinois friands : la danse collective en plein-air sur des airs disco-gnan-gnan! Il faut bien admettre que cet exercice n’est pas un luxe à la plupart pour gommer un peu leurs rondeurs superflues, d’habitude habilement camouflées sous des habits amples et longs!</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04803.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1629" title="Eh les filles ! Un peu plus hauts les bras !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04803-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au retour, un arrêt dans la grande salle du centre culturel chinois en pleine effervescence nous a plongé une dernière fois ( ?) dans l’ambiance du Nouvel-An Chinois (que nous ne présentons plus, c’est la dernière fois qu’on en parle, promis !).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04817.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1667" title="Temple chinois sur la route d'Ipoh" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04817-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04796.jpg"><br />
</a></p>
<p style="text-align: justify;">De Kuala Kangsar, nous avons slalomé entre les palmeraies et contourné la montagne pour rejoindre Ipoh, sous des averses tropicales ravigotantes (courtes mais efficaces) ! Cet arrêt s’imposait avant de filer dans les Cameron Highlands. Nous avons fait un décevant tour de ville sur la rive occidentale de la rivière, où se trouvent théoriquement les quartiers coloniaux les mieux conservés : en fait, une ville fantôme aux devantures fermées ; nous sommes vite retournés nous réfugier sur la rive orientale, plus moderne.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04822.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1632" title="Avec la pluie, impossible de faire sécher nos habits...(et de jouer dehors !)" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04822-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Outre notre stamm dans la boulangerie locale, nous y avons apprécié un marché coloré dans un bâtiment hideux, une petite échoppe indienne où on pouvait siroter d’excellents thés « tarik » et toutes les déclinaisons des crêpes « roti ». Ces délices nous étaient servis par un grand nounours moustachu au sourire bienveillant, sur fond du heavy metal du stand voisin. Dans ce quartier subsistaient tout de même quelques très belles rues anciennes de maisons à portiques abritant les commerces les plus divers.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04820.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1633" title="Portiques arc-en-ciel" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04820-768x1024.jpg" alt="" width="348" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"> Il n’y a guère qu’en repartant pour la gare des bus que nous avons aperçu de loin les quartiers plus monumentaux hérités des colons Britanniques, comme la grande gare d’un blanc immaculé, pas assez cependant pour nous faire dévier de notre trajectoire. Nous étions déjà branchés sur notre prochain défi : faire entrer nos vélos dans le premier bus du matin pour effectuer sans (trop) se fatiguer les 1600 mètres de dénivellation pour atteindre Tanah Rata, dans les Cameron Highlands.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans les Highlands, on fait son marché</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aucun regret d’avoir avalé rapidement la très belle route en lacets traversant la forêt tropicale, car c’est une ascension sans répit qui nous aurait attendu : sur près d’une centaine de kilomètres, pas un bistrot. Arrivés en haut, c’est la baffe ! La jungle a disparu et tous les flancs des montagnes sont occupés par des serres qui semblent surtout tenir là par la force de l’esprit. Pas trop envie d’aller y sarcler des salades en pleine mousson, en tout cas ! On y produit, choux, tomates et &#8211; surtout &#8211; des fraises hors-sol célèbres et célébrées loin à la ronde. Maraîchers et pépiniéristes rivalisent d’ingéniosité pour exploiter le moindre mètre carré de ces terrains pentus et ravinés sur leurs vieilles jeeps rouillées. Sortis des serres, nous traversons Brinchang, puis atteignons notre but Tanah Rata.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04893.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1635" title="Le plastique, c'est fantastique..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04893-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">De Brinchang, nous sommes surpris de découvrir des hôtels belle époque désuets, décrépits, et probablement beaucoup trop grands pour la demande en saison… en faisant abstraction de l’environnement végétal tropical, on pourrait se croire dans des stations alpines à sanatoriums au début de l’automne. Quelques maisons d’hôtes plus haut de gamme reflètent bien l’influence britannique et rappellent d’autres « Highlands ». Nous nous souvenons avoir vu peu ou prou les mêmes maisons de maîtres près de Pitlochry en Ecosse.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-image-1638 aligncenter" title="Sommes-nous réellement en Malaisie ?" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04884-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autre signe de l’héritage britannique que nous n’avions pas encore connu en Malaisie (et plus intéressant pour nous autres gourmands) : au nombre des spécialités locales, on compte de « divins » scones que nous avons dégusté à plusieurs reprises dans un café de Tanah Rata, le bien nommé « The Lord’s Scones ». Mais ici, point de grands rouquins en kilt ! Ce sont les Chinois qui sont propriétaires des plantations et des hôtels, alors que les Indiens tiennent les restaurants et font les petites mains dans les serres.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04839.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1665" title="Scone du Seigneur" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04839-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En parlant de serres, pour ne pas oublier qu’en Suisse, février rime avec l’arrivée des fraises espagnoles hors-sol de saison, nous n’avons pas manqué l’orgie de ces succulents fruits rouges sous serre, garantis locaux. C’est le seul endroit en Asie du Sud-Est où elles soient produites… Nature, en confiture, shake, brochette trempée dans du chocolat fondu, avec miel et crème fouettée, nous avons eu du mal à nous arrêter !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04850.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1636" title="Deux fraisivores en action" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04850-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, accueillis par les frimas et des averses dont nous avions presque oublié l’existence, nous avons été également refroidis par les tarifs surfaits de l’offre hôtelière et avons donc décidé de ne pas nous éterniser dans les Cameron Highlands. Nous avons donc repris la route – à la descente, ouf ! – et terminé notre traversée des serres. Nous avons heureusement profité du spectacle autrement plus esthétique des plantations de thé dans la vallée qui descend sur Ringlet, avant de filer vers la plaine sur le versant oriental des Cameron Highlands avec la remorque remplie de confiture, miel, thé et fraises. Quel plaisir de faire son marché à la « ferme version chinoise » !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04860.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1637" title="Plantations de thé sur fond de grisaille" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04860-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La traversée de la jungle</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La récente route 156 rejoint la vallée de la rivière Pahang et traverse des contrées encore sauvages, mais jusqu’à quand ? Le contraste est assez saisissant lorsque l’on passe les dernières serres pour entrer presque sans transition dans la jungle. Quelques villages-dortoirs pour les Tamouls exploités dans les plantations sont visibles le long de la route pendant quelques kilomètres. Puis des chantiers routiers annoncent la fin prochaine de la vie sauvage dans l’une ou l’autre des vallées qui serviront bientôt au transit nord-sud.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04919.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1639" title="Entrée dans la jungle" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04919-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite de quoi, ce sont 60 km de vraie jungle qui nous accompagnent de part et d’autre de la formidable saignée que constitue le tracé bétonné. Absence totale d’activité humaine hors du tracé lui-même. Sans localité, ni lieu d’approvisionnement, nous avons été bien inspirés de prévoir notre réserve de fruits, en plus de nos éternels crackers de secours et de notre stock d’eau potable. Une fois redescendus de la montagne, la plaine s’apparente en réalité à un vaste tapis de cartons d’œufs : succession ininterrompue de petites bosses et de petits trous où la route ne cesse de monter et descendre. Si l’on y ajoute l’alternance entre moiteur et averses tropicales, cette étape n’avait rien d’une promenade de santé. Au bout de 100 km, le premier village, Sungai Koyan est donc l’étape obligée pour fêter notre retour dans la civilisation (entendez : les palmeraies), accueillis par notre cinq ou sixième douche tropicale du jour, la plus grosse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04931.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1642" title="En voilà une qui reste au moins au sec !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04931-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Faute d’hôtel, nous serons baladés par un sympathique Pakistanais à moto à la recherche de son ami. Une fois celui-ci trouvé à la sortie de la mosquée, il nous logera généreusement chez lui, dans la remise, moyennant que nous l’écoutions nous raconter sa vie, le CV complet de ses neuf enfants et ses projets (à 78 ans !) de transformer sa maison en chambre d’hôtes… le tout pendant que nos loustics faisaient les 400 coups avec les enfants du voisinage&#8230; autant dire que nous n’avons pas eu trop de peine à trouver le sommeil une fois couchés !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04937.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1641" title="Difficile d'être aussi bronzé que les locaux" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04937-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Deux étapes supplémentaires à travers les palmiers sous une chaleur étouffante – nous savons désormais ce qu’est véritablement le climat tropical – nous mènent à Jerantut. Les routes décrivent d’incroyables détours à travers palmiers, collines et vallées, en se gardant bien de suivre ce que l’on aurait pu imaginer être la voie la plus naturelle pour un axe de communication comme le long de la rivière par exemple. Si les palmiers ont remplacé la jungle, les montagnes russes s’intensifient. Visions d’horreur à chaque sommet atteint : nous avons à nos pieds une descente abrupte et en face, la remontée du mur suivant dans la foulée ! Mais ne nous plaignons pas car en poussant nos vélos, nous effectuons souvent les ascensions plus vite que les camions surchargés de teck ou encore les vieux Indiens poussant leur bécane dont le moteur grillé vient de rendre l’âme… sourires empreints d’empathie en se croisant. Entre forçats, on se comprend !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05014.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1643" title="Heureusement qu'il n'y a pas le son : essoufflement, hurlements de découragement... Mais tant qu'on peut, on reste sur les vélos !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05014-768x1024.jpg" alt="" width="348" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tchou Tchou</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jerantut, nous voilà… Un peu pressés par le temps et pour dire vrai, ayant eu notre dose de jungle pour un moment, nous tirons une croix sur la visite du parc national de Taman Negara sans regret.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05052.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1645" title="Demoiselles de Jerantut de confessions différentes" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05052-768x1024.jpg" alt="" width="348" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le « jungle train » sera notre prochaine aventure. Une loco vapeur et deux wagons aux portes toujours ouvertes (tenez vos enfants !), rien de tel pour s’économiser trois jours de vélo à travers les palmeraies. Pas le temps de pétouiller, il est à l’heure et reste deux minutes chrono en gare.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05078.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1644" title="Les cordelettes auront bien tenu, nous n'avons pas perdu de vélo en route..." src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05078-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous passons donc une demi-journée dans un tape-cul qui roule bien assez vite par rapport à l’état de la voie. Pas grand monde, on prend nos aises ou plutôt, on case tout notre barda comme on peut dans l’arrière du train. Le paysage défile et – à part les rails eux-mêmes – c’est beaucoup plus horizontal que les régions traversées ces derniers jours. A l’arrêt dans une petite gare de campagne, nous restons en rade pendant que les deux mécaniciens et le contrôleur vont, sans se presser, faire leurs emplettes au marché du village et reviennent s’asseoir sous un cocotier au bord de la voie pour faire leur pique-nique. Nous attendons de croiser un train en sens inverse et c’est le seul endroit où la voie soit dédoublée. Une heure plus tard, arrive une même loco à vapeur que la notre, traînant de vieux wagons japonais bleus qui portent encore la pancarte de leur dernière destination avant leur seconde vie en Malaisie : Nagasaki !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05088.jpg"><img class="wp-image-1668 aligncenter" title="En route pour Nagasaki...  euh Khota Bharu!" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05088-768x1024.jpg" alt="" width="348" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons repartir et arrivons une heure plus tard à Gemas, une drôle de ville entre palmeraies et friches, qui ne semble avoir de raison d’être que pour sa gare. La toute nouvelle est d’ailleurs en phase d’achèvement pour remplacer la vieille « stesen » en bois, assurément indigne de ce nœud ferroviaire où se rejoignent la ligne occidentale en plein lifting et la « jungle railway ». Les hôtels étant trop pourris ou trop chers, nous décidons à 15h00 (après dîner) de rouler un peu, le temps de trouver un logement digne de ce nom. Ce sera Tampin, 56 kilomètres plus loin, où nous arriverons à la nuit tombée. Pas mal pour une étape de vélo entamée en milieu d’après-midi ! Nous ne ferons qu’une nuit dans cette sympathique petite ville, car la mer nous attend.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05115.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1647" title="Assiette de petit-déjeuner offerte pour dégustation" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05115-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre migrateurs&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Repas au resto indien où, coïncidence, nous nous trouvons dans le quartier où les hirondelles ont choisi de se réunir avant d’entamer leur migration de printemps au nord. Ces sympathiques volatiles n’ont qu’un défaut : une fois alignés par centaines sur les câbles électriques, ils ont tendance à laisser se relâcher la musculature de la partie postérieure de leur corps. Ultime effort du jour, nous devons donc déménager de la terrasse du restaurant, afin de sauvegarder l’intégrité et la saveur de notre double portion d’excellents « roti canai ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05102.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1648" title="Echantillon d'hirondelles" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05102-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir-là, la présence des hirondelles nous ouvre les yeux sur un détail piquant : depuis notre départ de Chine, nous voyageons ensemble, avec elles. Nous les avons suivies dans tous les pays que nous avons traversés et, l’idée &#8211; aussi triviale soit-elle &#8211; que notre périple s’apparentait aux migrations d’un oiseau commun à nos contrées ne nous avait jamais effleurée… C’est maintenant chose faite et nous avons décidé que la prochaine fois que nous ferions Pékin-Sydney, ce ne serait pas en pédalant, mais en volant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Retour sur la côte ouest</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Trêve de plaisanteries, nous disions que la mer nous attend et dès le lendemain, nous attaquons une nouvelle tranche de palmeraies et de plantations d’hévéas &#8211; on les avait oubliés ceux-là &#8211; pour rejoindre Port Dickson, sans doute la ville touristique la plus moche de Malaisie. Comme nous sommes motivés et que nous trouvons un peu de fraîcheur sur la route du bord de mer en début de soirée, nous laissons de côté motels et resorts de luxe et prolongeons l’étape d’une vingtaine de km jusqu’au Cap Rachado, où nous nous offrons enfin une vraie pause dans un resort du même nom et à portée de notre bourse. Cette péninsule était l’un des points névralgiques pour contrôler le détroit de Malacca et les Portugais y ont, dès leur conquête de ces territoires, installé tour de surveillance et phare. Actuellement, aussi loin que porte le regard, c’est une procession ininterrompue de cargos qui traverse ce bras de mer reliant la mer de Chine à l’océan Indien.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05168.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1649" title="Le phare de Cap Rachado" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05168-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Après la piscine, l’excursion terrestre. Une fois passé le parking du dernier hôtel de luxe, la petite route traverse la forêt tropicale où une très belle montée nous mène au phare. C’est le lieu privilégié pour l’observation de toutes sortes d’oiseaux migrateurs, en particulier de grands rapaces. Nous avons d’ailleurs de nouveau pu observer quelques magnifiques spécimens d’aigles de mer dans les parages. Le reste de notre temps, pendant les deux jours passés sur place, s’est partagé entre farniente, piscine et petites incursions sur la plage.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05229.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1650" title="Tant que la tête sort de l'eau, on ne s'inquiète pas" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05229-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour rallier Melaka, deux nouvelles étapes campagnardes traversant villages de pêcheurs, jolies maisons traditionnelles en bois et diverses plantations seront nécessaires. La halte intermédiaire  à Tanjung Bidara nous offre une avant-dernière fois l’occasion de faire faire un peu de natation à Léon et Eugénie avant l’Indonésie.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05218.jpg"><img title="Jolie maison en bois" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05218-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">N’appréciant guère l’atmosphère un peu snob et froide de l’établissement, nous avons préféré nous éloigner un peu de la mer (non sans avoir admiré le très beau coucher de soleil) pour aller manger local dans le petit bouiboui du coin, tenu par une brochette de mamies rigolotes. Nous serions bien restés plus longtemps à Tanjung Bidara pour la piscine et la vue sur la mer, mais les tarifs un peu abusés de notre ultime pied à terre balnéaire nous donneront finalement l’impulsion nécessaire pour tirer jusqu’à Melaka.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05263.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1651" title="Préparation d'un roti canai" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05263-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant-goût de Melaka</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Melaka, comptoir portugais, puis hollandais et britannique, où la fusion des modes culinaires locaux avec ceux des immigrants chinois et Indiens a donné naissance à la cuisine nyonya (réflexions générales et culinaires sur la Malaisie suivront).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05301.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1653" title="Arrivée à Melaka : pendant que Laure cherche un guesthouse, Frédo lit des histoires" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC05301-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà un endroit qui paraît idéal pour terminer en beauté notre séjour en Malaisie, avant de traverser le détroit pour l’île de Sumatra, pas (c’est ainsi que la grand-maman paternelle de Laure aurait conclu) ? Embarquement le 15 mars, souhaitez-nous bonne croisière !</p>
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		<title>Une semaine à Penang</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 15:42:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Famille Carrard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Malaisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Georgetown L’île de Pulau Penang est un des hauts lieux du patrimoine architectural colonial en Malaisie. La partie côtière du chef-lieu Georgetown, longeant les quais à l’est et au nord de la ville, constituait le quartier colonial lui-même où se dresse encore aujourd&#8217;hui tout l’appareil monumental britannique avec les tours-horloge, divers palais et gros bâtiments [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04545.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1577" title="Trishaws à triple devant la Cheong Fatt Tze Mansion" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04545-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Georgetown</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’île de Pulau Penang est un des hauts lieux du patrimoine architectural colonial en Malaisie. La partie côtière du chef-lieu Georgetown, longeant les quais à l’est et au nord de la ville, constituait le quartier colonial lui-même où se dresse encore aujourd&rsquo;hui tout l’appareil monumental britannique avec les tours-horloge, divers palais et gros bâtiments administratifs. On y trouve également le fort Cornwallis, premier comptoir fortifié au XVIIIe siècle, ainsi qu’églises et musées.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04351.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1576" title="Bâtiment colonial" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04351-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le long de la côte est, entre les terminaux des ferries et autres installations portuaires, un étonnant villages de pêcheur sur pilotis s’avance sur la mer. Nous sommes chez les Jetty, une communauté chinoise qui a la chance d&rsquo;avoir son village classé à l&rsquo;Unesco (les critères ne doivent pas être les mêmes que pour Lavaux&#8230;).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04188.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1579" title="Ce qui ne figure pas sur les cartes postales" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04188-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04189.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1580" title="Petit temple chinois sur pilotis (pour la carte postale !) avec Satoshi" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04189-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Au gré des marées, ils sont tantôt entourés d’eau, tantôt au milieu d’une vase nauséabonde où prolifèrent crabes, périophtalmes (les fameux poissons amphibies que les enfants appelaient « tritons traités » à Ko Phayam) et d’où émergent une multitude d’épaves de navires : assurément un chouette terrain de jeu pour les futurs archéologues.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04173.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1578" title="&quot;Triton traité&quot;" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04173-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Tout le vieux centre populaire se partage entre les quartiers indien et chinois, truffés de maisons à portiques et façades à moulures ; on y découvre également une ribambelle de temples surtout dans les styles chinois souvent très colorés, où l’on peut déambuler librement, ce qui n’était de loin pas le cas en Chine !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04492.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1582" title="Temple chinois en pleine activité" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04492-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les temples hindous ou les petites mosquées des communautés indiennes musulmanes ajoutent encore leurs couleurs à cette ville étonnante. Le reste de Georgetown appartient davantage aux Malais musulmans, avec encore des petits quartiers de style colonial disséminés entre parcs et centres d’affaires.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04382.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1583" title="Nouveaux compagnons de route (devant un temple hindou)" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04382-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre cyclos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ricky et Kimi, le couple de Malaisiens chinois rencontrés sur le ferry nous ont présentés à d’autres cyclos sympathiques et nous avons fait tous ensemble notre tour de la ville (enfin surtout des quartiers chinois). Alain, de Valence, fait un peu le chemin inverse du nôtre et remonte vers la Thaïlande. Toujours de bonne, d’une patience incroyable et adorable avec les enfants, il a eu particulièrement de succès avec Eugénie ! Satoshi, un cyclo japonais très sympa à la barbe fleurie pourrait quant à lui bien nous rendre visite en Suisse dans quelques mois…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04236.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1584" title="Miss arc-en-ciel sur les épaules d'Alain" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04236-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Quant à Ricky, son crédo est qu’on peut aller à vélo absolument partout, en respectant les signalisations et règles de circulation, s’il vous plaît ! Nous nous sommes donc retrouvés à faire un tour de ville épique que nous aurions pu raccourcir de moitié à pied, à cause des interdictions de circuler, de tourner à droite, des bermes centrales sur les grands axes etc… de notre point de vue, Georgetown n’est pas vraiment une ville pour les cyclistes et nous avons donc ensuite décidé de laisser souffler nos montures quelques jours, sauf pour des excursions hors de la ville.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04560.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1606" title="Charmante façade" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04560-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nouvel-An chinois</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux qui s’étonnent que nous revenions sur le sujet du Nouvel-An Chinois (NAC), alors que nous en avons déjà parlé dans deux articles précédents, il faut bien avouer que nous avons eu l’impression de baigner dedans depuis plusieurs semaines et qu’au moment d’écrire ces lignes, nous ne sommes pas certains que ce soit terminé. <span style="color: #000000;">Si le </span>Nouvel-An occidental dure du 31 décembre au 1<sup>er</sup> janvier, pour le NAC, au contraire, ça doit plutôt être du 1<sup>er</sup> janvier au 31 décembre…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04249.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1585" title="Le fameux dragon serpent fait son show" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04249-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Rendez-vous était pris avec nos amis Ricky, Kimi et Alain pour voir ensemble les festivités du NAC. Nous avions tout de suite annoncé la couleur à Ricky : pour nous ce serait à pied, hors de question de prendre les vélos dans la foule, ça tombe sous le sens. Nous avons donc passé toute la soirée à pied, affublés de Kimi et Ricky fendant la foule avec leurs vélos, ce qui finalement était bien utile, puisqu’on pouvait poser les enfants fatigués sur le porte-bagages…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04241.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1612" title="Avec Ricky et Kimi" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04241-768x1024.jpg" alt="" width="430" height="574" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La fête elle-même commence par les danses des dragons, avec des rythmes de tambours endiablés qui se marient de manière étonnante avec les chants du muezzin appelant à la prière du soir. Ensuite scènes de fête dans les rues, où stands de nourriture, spectacles de quartier ou grande scène rivalisent d’imagination avec les charlatans en tous genres pour attirer le badaud. Difficile de trouver où s’asseoir pour croquer une morce et c’est finalement dans les petits bouibouis près du port que nous parvenons à poser nos fesses sur des caisses de bières, faute de tabourets. Pour la fin de soirée, nous faussons compagnie à nos amis cyclistes sino-malaisiens pour pouvoir errer plus librement à la recherche d’un dessert avec Alain. C’est tout de même un peu moins speed…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04276.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1610" title="Tableau vivant" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04276-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Espaces verts et leurs occupants (jaloux)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour nous mettre un peu au vert dans cette fourmilière multicolore, nous nous sommes lancés en quête de verdure. Une très belle place de jeux au bord de la mer semblait être parfaite pour laisser nos deux terreurs se défouler, mais les corbeaux (un nombre presque affolant en ville) en ont décidé autrement. Très nerveux, l’un d’eux est même venu donner un coup de bec sur la tête d’Eugénie. Plus de peur que de mal, mais ça nous a quand même un peu refroidis. Nous n&rsquo;aurions pas été surpris de voir Hitchcock traverser le parc !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04349.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1587" title="Au jardin botanique" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04349-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Plus sympa en revanche, l’excursion au jardin botanique constituait un joli but de balade à vélo et l’occasion de voir encore quelques beaux temples hindous sur la route. Si en soit il n y a rien de passionnant à visiter, sortir du brouhaha urbain et se promener dans la verdure nous a offert un bon bol d’air pur, dès lors qu’on arrivait à trouver un peu d’ombre. Parmi les occupants, papillons, varans et singes : des langurs, très jolis singes à lunettes qui ressemblent à des peluches et vivent tranquillement leur petit bonhomme de vie sans se soucier le moins du monde des humains.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="wp-image-1588 aligncenter" title="Nos singes préférés : ils restent toujours à distance !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04347-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, on trouve comme partout depuis la Chine les éternels macaques, plus démonstratifs. Léon n’a d’ailleurs pas manqué de décrire avec la candeur propre aux enfants une situation saugrenue en désignant un mâle en pleine excitation tentant de s’accoupler  avec sa femelle,  apparemment plus intéressée par une vieille pomme trouvé dans une poubelle publique : « Regardez, il essaie de lui piquer son bout de pomme ! ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04435.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1590" style="border-style: initial; border-color: initial; cursor: default; display: block; border-width: 0px; margin: auto;" title="Vue de Georgetown" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04435-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons encore fait une autre balade sur la colline de Penang, la montée en funiculaire constituant déjà une part importante de l‘attrait de la visite. Du sommet, où trônent temple hindou, mosquée et une petite volière, on embrasse toute l’île, la ville de Georgetown avec ses buildings et hôtels de luxe qui essaiment le long de la côte nord et le pont autoroutier qui relie l’île à la terre ferme.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04394.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1615" title="La copine de la colline" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04394-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la petite journée bord de mer n’avait pas la saveur des plages thaïlandaises, à cause de la pollution et de la multiplication des sports fun pratiquement sur les rivages. Plutôt que d’admirer quelques décérébrés frimant sur leurs jet-skis, nous avons préféré rester le nez en l’air à admirer la valse lente de trois aigles de mer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pas seulement des vacances&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’arrêt d’une semaine à Georgetown n’a pas été consacré qu’au tourisme, loin de là. Parmi les multiples choses à régler, nous avons profité de cette escale pour faire nos visas indonésiens. Malgré de nombreuses questions au consulat, notre demande a été acceptée et nous avons obtenu le précieux visa de 2 mois que d&rsquo;autres voyageurs rencontrés se sont vus refuser à la capitale. Dans ce genre de situation, on se dit simplement : Yeeee !!! Il y eut aussi un peu de bricolage sur les vélos. Nous avons ainsi changé les chaînes que nous traînions depuis le Laos et les pneus de la remorque, avant de devoir rouler directement sur la chambre à air.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04355.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1592" title="Mécanique dans la cour du Noble" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04355-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Laure a dû faire soigner une infection à une cheville pour pouvoir continuer le voyage avec nous : on pédale mieux avec deux jambes qu’avec une seule… Côté esthétique, la crinière de Léon le lion avait sérieusement besoin d&rsquo;être raccourcie en prévision de la chaleur tropicale !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04622.jpg"><img class="wp-image-1591 aligncenter" title="Chez le barbier, par chance, on ne coupe pas la langue (quoique... ça nous ferait parfois du bien aux oreilles !)" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04622-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce n&rsquo;est pas tout, il fallait repenser notre itinéraire. La ligne de ferry entre Penang et Sumatra n&rsquo;existant plus, la nouvelle option consistait à descendre jusqu&rsquo;à Melacca au sud de Kuala Lumpur. Notre boucle initiale en Malaisie n&rsquo;avait donc plus de raison d&rsquo;être (cf. itinéraire prévisionnel). Nous avons gardé la première partie du tracé en direction des Cameron Highlands. Le but de la manoeuvre : trouver un peu de fraîcheur en montagne, éviter la côte ouest très industrialisée et surtout ne pas mettre une pédale à KL !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04665.jpg"><img class="wp-image-1596 aligncenter" title="Au départ de Georgetown" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04665-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Prêts et retapés, nous nous levons tôt au matin du 7ème jour bien décidés à atteindre Melacca autour du 10 mars et prenons congé une seconde fois de Carole et Alain, nos compatriotes rencontrés à Ko Phayam, qui sont arrivés à Georgetown peu après nous.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04679.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1597" title="i &amp; o : pédales à gauche, moteur à droite !" src="http://www.velhorizons.ch/wp-content/uploads/2013/03/DSC04679-1024x768.jpg" alt="" width="491" height="368" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et O&rsquo;Malais dans toute cette histoire ? Nous l&rsquo;avons perdu avant même de savoir ce qui était arrivé à sa queue. Vous suivez ?</p>
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