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	<title>Vetitude</title>
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	<description>Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</description>
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	<title>Vetitude</title>
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		<title>Chevaux et ânes utilisés comme sentinelles pour la fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 09:29:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Équidés]]></category>
		<category><![CDATA[fièvre hémorragique de Crimée-Congo]]></category>
		<category><![CDATA[tique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/chevaux-et-anes-utilises-comme-sentinelles-pour-la-fievre-hemorragique-de-crimee-congo-en-europe/">Chevaux et ânes utilisés comme sentinelles pour la fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Europe</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Dans une démarche “One Health”, afin de suivre la circulation du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Europe du Sud-Est et en Europe centrale, une étude a analysé des échantillons de sang issus de chevaux et d’ânes en Bulgarie (579 équidés), en Roumanie (1 534) et en République tchèque (576) par la méthode Elisa [&#8230;]</p>
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<p>Dans une démarche “<em>One Health</em>”, afin de suivre la circulation du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Europe du Sud-Est et en Europe centrale, <a href="https://www.frontiersin.org/journals/veterinary-science/articles/10.3389/fvets.2026.1810641/full" target="_blank" rel="noopener">une étude</a> a analysé des échantillons de sang issus de chevaux et d’ânes en Bulgarie (579 équidés), en Roumanie (1 534) et en République tchèque (576) par la méthode Elisa pour détecter d’éventuels anticorps spécifiques.<span id="more-11198"></span></p>
<p>Ce virus, qui se transmet principalement par la piqûre de tiques du genre <em>Hyalomma</em>, peut provoquer chez l’humain une grave fièvre hémorragique, avec un taux de létalité variant de 10 à 40 %.</p>
<p>La probabilité de détecter les tiques<em> Hyalomma</em> est plus élevée chez les chevaux, car ils font l’objet de soins quotidiens et sont proches de l’humain, et ces tiques sont facilement identifiables grâce à leur morphologie, même sur des photographies. Ainsi, de nombreux signalements de ces tiques sont recensés chez les chevaux en Europe centrale, occidentale et septentrionale, notamment en République tchèque, en Autriche, en Hongrie, en Pologne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Suède et en Norvège.</p>
<p>Malgré les inquiétudes croissantes concernant la propagation de cette fièvre en Europe, les données séro-épidémiologiques sur l’exposition des équidés au virus restent limitées. Aucune enquête sérologique n’a été menée, ce qui constitue une lacune en matière de surveillance et empêche toute alerte précoce. L’objectif de cette étude était de déterminer la séroprévalence des anticorps contre ce virus dans les 2 689 échantillons de sérum analysés, afin d’évaluer son expansion potentielle de l’Europe du Sud-Est vers l’Europe centrale en utilisant les équidés comme animaux sentinelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Une nette variation de la séroprévalence</h2>
<p>L’étude rapporte une nette variation de la séroprévalence du sud-est au nord-ouest : des anticorps spécifiques ont été détectés chez les ânes et les chevaux en Bulgarie, avec une séroprévalence globale de 14,5 %. En Roumanie, 23 des 1 534 échantillons de sérum équin testés se sont révélés séropositifs, soit une séroprévalence globale de 1,5 %. En République tchèque, le dépistage sérologique de 576 chevaux a montré l’absence d’anticorps, donc une séroprévalence de 0 %. Ces résultats sont corrélés aux conditions environnementales régionales et à la distribution des vecteurs, et indiquent une progression des tiques <em>Hyalomma</em> vers le nord. Cela suggère aussi que le changement climatique et l’utilisation des terres créent les conditions favorables à la circulation du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo dans des régions auparavant considérées comme à faible risque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Ce qui se passe en Europe est déjà visible ailleurs</h2>
<p>Cette étude représente la plus vaste enquête sérologique sur le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo menée chez les équidés dans la région, et fournit des données de référence essentielles pour anticiper la propagation future de ce virus dans les zones non endémiques. L’évolution de la situation en Europe reflète des changements écologiques similaires observés ailleurs, notamment dans certaines régions d’Amérique du Nord, soulignant l’importance d’une surveillance et d’une préparation mondiales face à la maladie. À mesure que l’aire de répartition des vecteurs s’étend, les États-Unis et les autres pays non endémiques vont devoir évaluer leurs propres risques d’exposition animale et humaine et investir dans des stratégies proactives, fondées sur l’approche “Une seule santé”.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un environnement favorable aux tiques</h2>
<p>Le changement climatique, la dégradation de l’environnement et la mondialisation ont entraîné la prolifération de nombreux vecteurs et la diminution des barrières à la transmission, accentuant les risques de maladie vectorielle dans des zones auparavant indemnes. L’introduction et l’établissement de tiques <em>Hyalomma</em> dans des régions non endémiques d’Europe, probablement facilités par les oiseaux migrateurs et les modifications environnementales induites par le climat, démontrent la nécessité de systèmes de surveillance robustes et de stratégies de veille intégrée. Cette étude peut servir de modèle aux régions non endémiques pour lutter de manière proactive contre les nouvelles menaces vectorielles en utilisant des sentinelles équines comme indicateurs précoces de la circulation virale, dans le cadre d’une approche “<em>One Health</em>” transfrontalière… avant l’apparition de cas humains.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Première détection du virus H1N1 signalée chez le bison d’Europe</title>
		<link>https://vetitude.fr/premiere-detection-du-virus-h1n1-signalee-chez-le-bison-deurope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 11:48:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[bison]]></category>
		<category><![CDATA[grippe A]]></category>
		<category><![CDATA[H1N1]]></category>
		<category><![CDATA[One Health]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/premiere-detection-du-virus-h1n1-signalee-chez-le-bison-deurope/">Première détection du virus H1N1 signalée chez le bison d’Europe</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Une étude rapporte la première détection sérologique et moléculaire du virus de la grippe A(H1N1) chez le bison d’Europe. Elle a analysé rétrospectivement 335 échantillons de sérum prélevés sur des bisons entre 2017 et 2023 et n’a identifié qu’un seul animal positif, soit une séroprévalence globale de 0,3 %. Le virus de la grippe A est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/premiere-detection-du-virus-h1n1-signalee-chez-le-bison-deurope/">Première détection du virus H1N1 signalée chez le bison d’Europe</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Une <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s11259-026-11159-7" target="_blank" rel="noopener">étude rapporte</a> la première détection sérologique et moléculaire du virus de la grippe A(H1N1) chez le bison d’Europe. Elle a analysé rétrospectivement 335 échantillons de sérum prélevés sur des bisons entre 2017 et 2023 et n’a identifié qu’un seul animal positif, soit une séroprévalence globale de 0,3 %.<span id="more-11194"></span></p>
<p>Le virus de la grippe A est capable d’infecter un large éventail d’hôtes, mais les données sur les infections chez les ruminants sauvages restent limitées. Le bison d’Europe (<em>Bison bonasus</em>), le plus grand mammifère terrestre d’Europe, n’avait jusqu’alors jamais été identifié comme hôte du virus de la grippe A.</p>
<p>L’ARN du virus de la grippe A(H1N1) a été détecté dans les tissus cardiaques et hépatiques d’un bison mâle captif de 4 ans provenant de la forêt de Borecka en Pologne, abattu et prélevé en 2018. À l’autopsie, l’animal présentait une congestion pulmonaire, un emphysème et une posthite. Ces résultats mettent en évidence la susceptibilité potentielle de cette espèce au virus de la grippe A et soulèvent des questions quant aux sources et voies de transmission possibles, notamment à partir des animaux domestiques ou de l’humain.</p>
<p>La confirmation d’une infection naturelle par le virus A/H1N1 chez un grand ruminant, avant l’épizootie de grippe à H5N1 chez les bovins laitiers aux États-Unis en 2024, constitue une donnée préliminaire sur le risque de transmission interspécifique chez les bovidés, selon l’approche “<em>One Health</em>”. Cette pertinence est renforcée par des preuves rétrospectives croissantes selon lesquelles les bovins peuvent être exposés à de multiples sous-types de virus de la grippe A, y compris des virus d’origine humaine et porcine, documentés par des études sérologiques récentes.</p>
<p>Cette étude ajoute le bison d’Europe à la liste des espèces sensibles à la grippe A et souligne la nécessité d’une surveillance accrue dans les environnements où la faune sauvage et les animaux domestiques interagissent étroitement.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Santé animale : le nouveau plan sanitaire précise les réponses à apporter en cas de crise</title>
		<link>https://vetitude.fr/sante-animale-le-nouveau-plan-sanitaire-precise-les-reponses-a-apporter-en-cas-de-crise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 10:35:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Orsec]]></category>
		<category><![CDATA[plan sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Pnisu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/sante-animale-le-nouveau-plan-sanitaire-precise-les-reponses-a-apporter-en-cas-de-crise/">Santé animale : le nouveau plan sanitaire précise les réponses à apporter en cas de crise</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Au regard des enjeux de santé publique ou économiques, il est essentiel de maîtriser efficacement et durablement l’introduction et la propagation des maladies animales contagieuses en France. Pour atteindre cet objectif, le ministère de l’Agriculture a publié le 9 mars le Plan national d’intervention sanitaire d’urgence (Pnisu) en santé animale, un outil destiné à harmoniser la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/sante-animale-le-nouveau-plan-sanitaire-precise-les-reponses-a-apporter-en-cas-de-crise/">Santé animale : le nouveau plan sanitaire précise les réponses à apporter en cas de crise</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Au regard des enjeux de santé publique ou économiques, il est essentiel de maîtriser efficacement et durablement l’introduction et la propagation des maladies animales contagieuses en France. Pour atteindre cet objectif, <a href="https://agriculture.gouv.fr/plan-national-dintervention-sanitaire-pnisu-en-sante-animale" target="_blank" rel="noopener">le ministère de l’Agriculture</a> a publié le 9 mars le Plan national d’intervention sanitaire d’urgence (Pnisu) en santé animale, un outil destiné à harmoniser la préparation et la gestion des crises sanitaires touchant les élevages. Ce cadre concerne les services de l’État à l’échelle des zones de défense, des régions et des départements, ainsi que leurs partenaires, et s’intègre au dispositif d’Organisation de la réponse de sécurité civile (Orsec).<span id="more-11191"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le ministère motive la mise à jour de ces mesures par une exposition accrue des filières d’élevage aux risques sanitaires, sous l’effet de la mondialisation et du changement climatique. Le plan couvre les maladies animales de catégorie A ainsi que d’autres maladies d’intérêt, notamment les zoonoses (transmissibles à l’humain) ou les épizooties (transmissibles entre animaux) à fort impact économique. Il est complété par des outils documentaires destinés aux services de l’État.</p>
<p>Le plan détaille surtout la chaîne d’intervention en cas d’alerte. Lorsqu’une maladie est suspectée, l’élevage est placé sous surveillance, les mouvements d’animaux et de produits sont restreints, et des prélèvements sont réalisés. Si l’infection est confirmée, le foyer est dépeuplé de ses espèces sensibles, les aliments, les litières et les matières potentiellement contaminées sont éliminés, puis le site est décontaminé. Après un nettoyage et une désinfection, le repeuplement n’est possible qu’après le délai prévu par la réglementation européenne.</p>
<p>Autour du foyer, une zone réglementée est instaurée. Elle s’accompagne d’une surveillance renforcée et d’une interdiction des mouvements d’animaux et de produits. Dans certaines situations, la vaccination peut être mise en œuvre. Le ministère précise aussi que, pour des maladies comme la peste porcine africaine ou l’influenza aviaire hautement pathogène, des mesures sont également prises lorsque l’infection est détectée dans la faune sauvage.</p>
<p>Le texte rappelle enfin que ce dispositif repose sur la réglementation européenne, notamment le <a href="https://eur-lex.europa.eu/eli/reg_del/2020/687/oj" target="_blank" rel="noopener">règlement 2020/687,</a> et sur le Code rural et de la pêche maritime. Il prévoit également des mesures d’accompagnement pour les élevages touchés, telles qu’une indemnisation de la valeur des animaux, la prise en charge d’une partie du nettoyage-désinfection et l’accompagnement psychologique des éleveurs, avec l’appui de la Mutuelle sociale agricole et des chambres d’agriculture.</p>
<p>Ce plan d’action vise à rendre la réponse publique plus rapide, homogène et lisible face à des risques sanitaires connus ou émergents plus fréquents et plus complexes, nécessitant la mobilisation de tous les acteurs publics et privés concernés.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Influenza en Chine : émergence préoccupante d’un nouveau virus aviaire H6N2 réassorti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 14:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[H6N1]]></category>
		<category><![CDATA[H6N2]]></category>
		<category><![CDATA[H6N6]]></category>
		<category><![CDATA[H9N2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/influenza-en-chine-emergence-preoccupante-dun-nouveau-virus-aviaire-h6n2-reassorti/">Influenza en Chine : émergence préoccupante d’un nouveau virus aviaire H6N2 réassorti</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Une étude rapporte l’identification et la caractérisation d’un nouveau virus réassorti H6N2 isolé chez des volailles dans l’est de la Chine. &#160; En décembre 2025, 362 échantillons ont été prélevés sur des volailles vivantes vendues sur des marchés dans l’est de la Chine. Huit isolats du virus de l’influenza aviaire de sous-type H6N2 ont été [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://vetitude.fr/influenza-en-chine-emergence-preoccupante-dun-nouveau-virus-aviaire-h6n2-reassorti/">Influenza en Chine : émergence préoccupante d’un nouveau virus aviaire H6N2 réassorti</a> est apparu en premier sur <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/influenza-en-chine-emergence-preoccupante-dun-nouveau-virus-aviaire-h6n2-reassorti/">Influenza en Chine : émergence préoccupante d’un nouveau virus aviaire H6N2 réassorti</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Une <a href="https://www.journalofinfection.com/article/S0163-4453(26)00030-7/fulltext" target="_blank" rel="noopener">étude</a> rapporte l’identification et la caractérisation d’un nouveau virus réassorti H6N2 isolé chez des volailles dans l’est de la Chine.<span id="more-11188"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En décembre 2025, 362 échantillons ont été prélevés sur des volailles vivantes vendues sur des marchés dans l’est de la Chine. Huit isolats du virus de l’influenza aviaire de sous-type H6N2 ont été isolés et identifiés chez les poulets prélevés. Des analyses phylogénétiques complètes ont été réalisées pour mieux comprendre la structure génétique et les schémas de réassortiment de ce nouveau variant H6N2.</p>
<p>Les analyses génétiques ont révélé que ce virus possède un gène d’hémagglutinine (HA) provenant de virus H6N6 circulants chez les oiseaux aquatiques, un gène de neuraminidase (NA) provenant du virus H9N2 endémique chez les volailles, et surtout six gènes internes dérivés exclusivement de la lignée H9N2, une configuration génétique connue pour favoriser les infections interespèces et la pathogénicité chez les mammifères.</p>
<p>Il s’agit de la première détection naturelle d’un virus H6N2 possédant une constellation de segments de gènes internes composée d’une cassette génique exclusivement dérivée du H9N2. Ce virus circule déjà largement au sein des populations de volailles de l’est de la Chine (provinces du Jiangsu, du Shandong et du Zhejiang), ce qui indique une implantation réussie.</p>
<p>L’émergence de ce nouveau virus H6N2 souligne la menace persistante et évolutive que représente la cocirculation de plusieurs sous-types de virus de la grippe aviaire en Chine. Étant donné que son profil génétique moléculaire indique un potentiel élevé de transmission interspécifique, les auteurs recommandent la mise en œuvre immédiate d’une surveillance renforcée et ciblée, ainsi que des mesures de contrôle chez les volailles et les oiseaux sauvages, afin de contenir la propagation virale avant que des infections humaines ne surviennent.</p>
<p>Répandus à l’échelle mondiale chez les oiseaux sauvages, les virus de l’influenza aviaire de sous-type H6Ny ont un impact direct limité en santé animale, mais jouent un rôle important dans la transmission génétique au sein des réservoirs naturels, favorisant le réassortiment et l’accroissement de la diversité des virus grippaux. Les virus H6Ny peuvent franchir la barrière des espèces et infecter les mammifères, y compris l’humain, comme l’ont confirmé un cas humain de grippe H6N1 à Taïwan en 2013 et une souche H6N6 d’origine humaine au Vietnam en 2023. Ainsi, la circulation et le réassortiment des virus H6Ny sont susceptibles de générer des souches adaptées aux mammifères. La question n’est pas de savoir si cela se produira, mais quand et dans quelles conditions…</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entreprise : quand les animaux de compagnie deviennent aussi des témoins de travail</title>
		<link>https://vetitude.fr/entreprise-quand-les-animaux-de-compagnie-deviennent-aussi-des-temoins-de-travail/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vetitude]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 09:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux de compagnie]]></category>
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<p>La place croissante prise par les animaux de compagnie dans la vie des personnes est telle qu’il était possible que certaines entreprises autorisent leur présence. Toutefois, il est nécessaire de suivre certaines règles pour espérer que la présence canine aura une influence positive sur les salariés. &#160; Par animal de compagnie, nous entendons un animal [&#8230;]</p>
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<div class="theconversation-article-body">
<p><strong>La place croissante prise par les animaux de compagnie dans la vie des personnes est telle qu’il était possible que certaines entreprises autorisent leur présence. Toutefois, il est nécessaire de suivre certaines règles pour espérer que la présence canine aura une influence positive sur les salariés.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par animal de compagnie, nous entendons un animal familier qui ne produit pas, élevé principalement pour sa compagnie. Que ce soit un chien, un chat, un oiseau, un poisson, un lapin, etc. la liste est longue. En France, depuis 1976, le <a href="https://www.facco.fr/chiffres-cles/les-chiffres-de-la-population-animale-2/" target="_blank" rel="noopener">nombre d’animaux de compagnie a été multiplié par 2,5 pour atteindre aujourd’hui 79 millions</a>. Selon cette même source, 61 % des Français en posséderaient au moins un. Un tel engouement a donné naissance à un business qui ne cesse progressivement de s’étendre. Désormais, il s’étend au-delà des sphères traditionnelles, en abordant l’entreprise. Parfois considéré comme un membre de la famille, l’animal de compagnie est-il en passe de devenir un collègue ?</p>
<p>Aujourd’hui, l’étude de la place de l’animal de compagnie dans l’entreprise pourrait être une problématique plus présente. Tout d’abord parce que le recours à un animal de compagnie peut, dans certaines situations, être indispensable voire obligatoire. Au sens de la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033220273" target="_blank" rel="noopener">loi n° 87-588 du 30 juillet 1987</a>, le droit d’accès des personnes en situation de handicap accompagnées de leur chien guide ou d’assistance dans tous les lieux, y compris les locaux professionnels, est garanti.</p>
<p>Par ailleurs, plusieurs évolutions invitent de nos jours certains particuliers à sauter le pas de l’adoption d’un animal voire à interpeller leur employeur :</p>
<ul>
<li>l’humanisation de l’animal au point où celui-ci est considéré comme un véritable membre de la famille,</li>
<li>les changements démographiques, notamment la baisse de la fécondité, mais aussi une population plus isolée,</li>
<li>des modes de vie permettant de nouvelles organisations du travail.</li>
</ul>
<h2></h2>
<h2>Un vrai bénéfice pour les salariés</h2>
<p>Si l’on en croit une <a href="https://www.purina.fr/nos-dernieres-actualites/articles/communautes/venir-au-bureau-avec-son-chie" target="_blank" rel="noopener">enquête récente</a>, 82 % des salariés voient un véritable bénéfice dans la présence de l’animal de compagnie en entreprise. Sur le terrain, les situations rencontrées ne s’avèrent pas simples.</p>
<p>Nous avons tous en tête certaines grandes entreprises de la tech, des start-up, des agences créatives ou des patrons de PME arborant fièrement leur animal de compagnie. L’image se veut idyllique, faisant parfois oublier les limites de cette politique inclusive.</p>
<p>Google est un exemple d’entreprise emblématique montrant des employés heureux d’être accompagnés de leur chien au travail. En France des entreprises, comme Purina ou <a href="https://www.cbnews.fr/conseil/dentsu-groupe-dog-friendly" target="_blank" rel="noopener">Dentsu</a>, ont aussi largement communiqué à propos de leur politique d’accueil d’animaux de compagnie en entreprise. L’administration n’est pas en reste. Par exemple, la <a href="https://www.suresnes.fr/ville-amie-des-animaux/" target="_blank" rel="noopener">Mairie de Suresnes</a> a obtenu le label régional « ville amie des animaux ». Et chaque année en France, et ce, depuis 2017, un <a href="https://www.tropheespetfriendly.com/candidater" target="_blank" rel="noopener">trophée « <em>Pet Friendly</em> »</a> peut être décerné dans la catégorie « entreprise et monde du travail » !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un impact d’image</h2>
<p>D’un côté, les entreprises peuvent y trouver de <a href="https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0018726718780210" target="_blank" rel="noopener">nombreux avantages</a>. Et les enjeux RH et managériaux sont nombreux. La présence de l’animal peut ainsi présenter un avantage concurrentiel pour attirer des talents. Sa marque employeur révélera une culture d’entreprise plus ouverte, moins décomplexée, plus proche des nouvelles attentes en termes de qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) et d’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle, qui prend en compte la vie personnelle des salariés. Elle donne le sentiment d’une entreprise plus humaine et bienveillante qui accepte l’émotionnel, l’affectif, le vivant au travail. L’entreprise pourra arborer des marqueurs culturels de type « <em>Dog Friendly</em> », « <em>pet at work</em> » lui permettant de fidéliser des talents, surtout dans des entreprises où les marges de manœuvre salariales sont plus faibles.</p>
<p>D’autres enjeux peuvent concerner des problématiques de santé et d’implication au travail. Dans le cadre d’une <a href="https://shs.cairn.info/revue-internationale-de-psychosociologie-de-gestion-des-comportements-organisationnels-2017-56-page-283" target="_blank" rel="noopener">recherche qualitative et quantitative</a> avec mon collègue François Grima de l’Université Paris-Est Créteil, nous avons questionné 133 salariés dont le lieu de travail accueillait un chien.</p>
<p>Concernant le premier volet de l’enquête, il a été question d’analyser la notion d’implication. La recherche témoigne que les jeunes salariés (moins de 25 ans) sont plus impliqués que le reste des individus lorsqu’ils sont accompagnés d’un animal. Cet attachement est également plus marqué chez les femmes que chez les hommes.</p>
<h2></h2>
<h2>Une entreprise plus vivante, plus familière</h2>
<p>Par ailleurs, la recherche relève que moins le salaire est élevé et plus l’attachement à l’entreprise est important pour le salarié exerçant au côté de l’animal. Concernant la variable « stress », il est avéré que l’animal a une forte influence concernant les <a href="https://shs.cairn.info/revue-internationale-de-psychosociologie-de-gestion-des-comportements-organisationnels-2017-56-page-283" target="_blank" rel="noopener">troubles de l’humeur (anxiété, irritabilité, découragement) et les troubles de la tension (maux de tête, nervosité, etc.)</a>. Les femmes y sont là encore plus sensibles que les hommes. L’animal contribue à améliorer un cadre de vie et <em>a fortiori</em> de travail. L’entreprise s’avère plus vivante, plus familière.</p>
<p>Les salariés les moins rémunérés semblent les plus attirés par cet environnement. Au sein de l’entreprise, l’animal ne laisse à aucun moment indifférent. Ni le salarié ni l’entourage proche ou éloigné de ce dernier (fournisseur, client, patient…). Il peut se révéler un instrument précieux pour réinventer de nouveaux rapports sociaux. Paradoxalement, il contribue à humaniser les relations humaines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des enjeux juridiques et réglementaires</h2>
<p>Enfin, la présence de l’animal de compagnie en entreprise ne s’improvise pas et peut présenter de nombreuses limites. Il existe ainsi des enjeux juridiques, réglementaires et opérationnels à intégrer. Un chien peut se montrer agressif, aboyer, mordre, dégrader du matériel ou transmettre à l’humain certaines maladies. Des inégalités entre salariés (avec ou sans animaux) – comme celles connues dans le cadre du télétravail – peuvent apparaître. Des salariés peuvent témoigner d’une véritable phobie ou se montrer allergiques à l’égard d’un animal.</p>
<figure><iframe src="https://www.youtube.com/embed/ipWtSO2afCs?wmode=transparent&amp;start=0" width="440" height="260" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><figcaption><span class="caption">TF1 2025.</span></figcaption></figure>
<p>Dans tous les cas, l’animal se doit d’être éduqué et répondre à des règles d’hygiène et de sécurité. Au regard de son pouvoir de direction, l’employeur peut accepter ou refuser la présence d’un animal dans ses locaux. À ce sujet, le Code du travail oblige l’employeur à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité physique et mentale de ses salariés au sens de l’article <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035640828/" target="_blank" rel="noopener">L 4121-1 du Code du travail</a>.</p>
<p>L’employeur peut mentionner l’interdiction des animaux dans le règlement intérieur. Celui-ci fixe les règles de conduite en matière de santé et de sécurité auxquelles les salariés doivent se conformer (article <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006901432" target="_blank" rel="noopener">L 1321-1 du Code du travail</a>).<br />
L’autorisation de la présence d’un animal nécessite sans aucun doute une discussion et l’adhésion d’un collectif dans le cadre de règles claires, connues et partagées.</p>
<p>Dans cette même veine, l’application d’une charte semble incontournable. Elle permettra de détailler les types d’animaux autorisés, les conditions d’accès (certificat de vaccins, certificat d’assurance), les conditions comportementales de l’animal en termes d’éducation et de propreté, les zones de présence autorisées ou interdites à l’animal, la responsabilité du propriétaire, et les règles en cas d’incident.<!-- Ci-dessous se trouve le compteur de pages de The Conversation. Veuillez ne pas l'enlever. --><img decoding="async" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important;" src="https://counter.theconversation.com/content/276691/count.gif?distributor=republish-lightbox-basic" alt="The Conversation" width="1" height="1" /><!-- Fin du code. Si vous ne voyez aucun code ci-dessus, veuillez obtenir un nouveau code dans l'onglet « Avancé » après avoir cliqué sur le bouton « Republier ». Le compteur de pages ne collecte aucune donnée personnelle. Plus d'informations : http://theconversation.com/republishing-guidelines --></p>
<p><a href="https://theconversation.com/profiles/pierre-chaudat-713121" target="_blank" rel="noopener">Pierre Chaudat</a>, Maitre de Conférences HDR, IAE Clermont Auvergne &#8211; School of Management, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-clermont-auvergne-uca-2287" target="_blank" rel="noopener">Université Clermont Auvergne (UCA)</a></em></p>
<p>Lire l’<a href="https://theconversation.com/quand-les-animaux-de-compagnie-deviennent-aussi-des-temoins-de-travail-276691" target="_blank" rel="noopener">article original</a>.</p>
</div>
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		<item>
		<title>Posséder un animal de compagnie contribue à vieillir en bonne santé, mais le coût reste un frein</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:12:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux de compagnie]]></category>
		<category><![CDATA[animal de compagnie]]></category>
		<category><![CDATA[budet]]></category>
		<category><![CDATA[frais]]></category>
		<category><![CDATA[sondage]]></category>
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<p>Plus de la moitié des adultes de 50 ans et plus aux États-Unis possèdent un animal de compagnie, et la plupart affirment que ces animaux sont la source de nombreux bienfaits au quotidien, contribuant à leur bien-être physique, mental et social. Toutefois, les frais associés deviennent un obstacle croissant. C’est ce que révèle un sondage [&#8230;]</p>
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<p>Plus de la moitié des adultes de 50 ans et plus aux États-Unis possèdent un animal de compagnie, et la plupart affirment que ces animaux sont la source de nombreux bienfaits au quotidien, contribuant à leur bien-être physique, mental et social. Toutefois, les frais associés deviennent un obstacle croissant. C’est ce que révèle un <a href="https://ihpi.umich.edu/national-poll-healthy-aging/national-findings/how-pets-contribute-healthy-aging-benefits-challenges" target="_blank" rel="noopener">sondage national</a> mené par l’université du Michigan et publié le 23 février.<span id="more-11176"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La proportion de personnes de 50 ans et plus possédant au moins un animal est globalement stable : 57 % en 2025, <em>versus</em> 55 % en 2018. Parmi elles, la plupart ont un chien (70 %), suivi d’un chat (50 %). Parmi ces propriétaires d’animaux de compagnie, 31 % affirment en posséder plusieurs (par exemple, un chien et un chat).</p>
<p>Pour les propriétaires, les bénéfices perçus restent élevés : 83 % déclarent que leur animal donne un sens ou un but à leur vie (au lieu de 73 % en 2018), 70 % qu’il les aide à se sentir connectés aux autres et 64 % à se sentir aimés, 63 % qu’il réduit leur stress, et 44 % qu’il les aide à rester physiquement actifs.</p>
<p>Mais la part des propriétaires qui estiment que leur animal pèse sur leur budget est passée de 18 % en 2018 à 31 % en 2025. Chez les personnes sans animal, celles qui citent le coût financier comme raison de ne pas en avoir a aussi fortement augmenté, passant de 21 % à 33 %.</p>
<p>Le sondage montre également que certains bénéfices sont aujourd’hui moins souvent cités qu’en 2018. La part des propriétaires déclarant que leur animal les aide à faire face à des symptômes physiques ou émotionnels chute de 60 à 35 %, celle liée à l’activité physique recule de 64 à 44 %, et celle sur la réduction du stress de 79 à 63 %.</p>
<p>Par ailleurs, pour de nombreuses personnes âgées, les animaux de compagnie sont des membres à part entière de la famille. S’occuper d’un animal peut parfois constituer un obstacle à l’accès aux soins médicaux ou au respect des parcours de soins préconisés. Par exemple, un patient peut hésiter à se faire opérer s’il n’y a personne pour s’occuper de son animal pendant sa convalescence, ou s’inquiéter pour le bien-être de ce dernier lors de son hospitalisation. Il est donc important que les professionnels de santé demandent aux personnes âgées si elles ont des animaux de compagnie à domicile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si les animaux de compagnie demeurent un soutien important pour les plus de 50 ans, notamment en favorisant les liens sociaux et en leur donnant un sentiment d’utilité, les dépenses associées (frais liés à l’alimentation, aux soins, aux visites chez le vétérinaire, etc.) risquent de priver de nombreuses personnes âgées des bienfaits de la présence d’un animal de compagnie. Lever ces obstacles peut constituer un moyen efficace de favoriser un vieillissement en bonne santé.</p>
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		<item>
		<title>Virus H5N1 chez le chat : une infection d’ampleur inédite en Pologne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 13:52:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Animaux de compagnie]]></category>
		<category><![CDATA[Chat]]></category>
		<category><![CDATA[grippe A]]></category>
		<category><![CDATA[H5N1]]></category>
		<category><![CDATA[influenza aviaire]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/virus-h5n1-chez-le-chat-une-infection-dampleur-inedite-en-pologne/">Virus H5N1 chez le chat : une infection d’ampleur inédite en Pologne</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>L’épisode polonais de juin-juillet 2023 a changé la place du chat dans l’épidémiologie du virus H5N1. Il ne s’agit plus de cas sporadiques d’infection féline par le virus A (H5N1). C’est en effet la première fois qu’un pays fait état d’un nombre élevé de chats infectés par le virus de la grippe aviaire sur une [&#8230;]</p>
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<p>L’épisode polonais de juin-juillet 2023 a changé la place du chat dans l’épidémiologie du virus H5N1. Il ne s’agit plus de cas sporadiques d’infection féline par le virus A (H5N1). C’est en effet la première fois qu’un pays fait état d’un nombre élevé de chats infectés par le virus de la grippe aviaire sur une zone géographique étendue.<span id="more-11172"></span></p>
<p>L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a documenté, dès juillet 2023, l’ampleur inhabituelle de cette flambée épidémique en Pologne : 47 échantillons, provenant de 46 chats et d’un caracal captif, ont été analysés. Sur ces 47 échantillons, 29 (62 %) étaient positifs pour la grippe A(H5N1). Les échantillons positifs provenaient de 13 zones géographiques différentes du pays. Au total, 20 chats ont présenté des signes neurologiques, 19 des signes respiratoires et 17 des signes à la fois neurologiques et respiratoires. L’analyse génomique a montré que les 19 virus H5N1 séquencés appartenaient tous au clade 2.3.4.4b et étaient étroitement apparentés les uns aux autres, suggérant une source d’infection commune. Ces virus sont en outre semblables aux virus grippaux A (H5N1) du clade 2.3.4.4b qui circulent chez les oiseaux sauvages et qui ont récemment provoqué des flambées épidémiques chez les volailles en Pologne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Risque d’exposition pour les propriétaires et les vétérinaires</strong></h3>
<p>La présence de virus similaires, présentant des caractéristiques adaptées aux mammifères, chez un si grand nombre de chats apparaît préoccupante. La source d’exposition des chats au virus reste encore inconnue et des enquêtes épizootiques sont en cours. Bien qu’aucun cas d’infection humaine par ce virus n’ait été documenté à ce jour, ce risque existe. Toutefois, la détection du virus de la grippe aviaire A(H5N1) chez l’humain reste inhabituelle et aucune transmission interhumaine durable n’est rapportée. Par conséquent, <a href="https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2023-DON476" target="_blank" rel="noopener">l’OMS estime</a> que le risque d’infection humaine à la suite d’une exposition à des chats infectés est faible pour la population générale, et faible à modéré pour les propriétaires de chats ainsi que pour les professionnels exposés, comme les vétérinaires, en l’absence d’équipement de protection individuelle approprié.</p>
<p>Dans ce cadre, les <a href="https://www.cdc.gov/bird-flu/hcp/animals/index.html" target="_blank" rel="noopener">recommandations</a> des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) destinées aux vétérinaires vont dans le même sens : elles visent à réduire l’exposition du personnel en contact avec des chats ou d’autres animaux présentant une infection suspectée ou confirmée par le virus A(H5N1). Les mesures de contrôle des infections préconisées incluent notamment une sensibilisation des propriétaires au risque d’exposition, un confinement des chats lorsque le risque environnemental est élevé, et surtout l’arrêt des régimes crus (viande ou lait cru, aliments crus industriels) dans les contextes où le virus H5N1 circule.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Une évolution clinique aiguë</strong></h3>
<p><em>Pathogens</em> a publié les <a href="https://www.mdpi.com/2076-0817/15/2/200" target="_blank" rel="noopener">résultats d’une étude</a> rétrospective de cas issus de l’épidémie polonaise de 2023, incluant 22 chats dont l’infection a été confirmée en laboratoire. Cette série de cas enrichit les données existantes, initialement limitées aux rapports cliniques de cas isolés publiés jusqu’à présent, et offre une vue d’ensemble de l’évolution clinique, incluant les paramètres hématologiques et biochimiques, au sein d’un effectif plus important.</p>
<p>Le tableau clinique était dominé par l’apparition brutale d’une fièvre, d’un abattement et d’une anorexie, rapidement suivie d’une détresse respiratoire sévère et de troubles neurologiques. L’imagerie a confirmé la présence d’une pneumonie. L’évolution de la maladie a été fulgurante : tous les chats sont morts ou ont été euthanasiés quelques jours après l’apparition des signes cliniques. Ces observations réaffirment le fort tropisme respiratoire et la virulence élevée des virus de l’influenza aviaire hautement pathogène chez les félins, complétant ainsi les données antérieures provenant d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord.</p>
<p>Lorsque des souches hautement pathogènes sont impliquées, les virus de la grippe A représentent donc une cause rarement diagnostiquée, mais cliniquement significative, de pneumonie sévère. L’association d’une apparition aiguë, d’une fièvre très élevée, d’une dyspnée marquée et de signes neurologiques concomitants doit rapidement faire suspecter une infection par le virus de la grippe aviaire hautement pathogène, en particulier chez les chats en contact avec des oiseaux sauvages, des volailles, exposés à leurs excréments ou nourris avec de la viande crue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’épisode polonais justifie d’adopter de nouveaux réflexes : lorsqu’un chat présente un syndrome fébrile aigu qui évolue rapidement vers une dyspnée et/ou des signes neurologiques, surtout en cas d’exposition avérée ou potentielle au virus, l’influenza aviaire doit faire partie du diagnostic différentiel. Sur le plan pratique, l’enjeu est de réduire le délai entre suspicion et prélèvement. La confirmation repose sur des tests PCR envoyés aux laboratoires nationaux agréés. La caractérisation rapide des souches issues de mammifères doit rester une priorité, même quand aucun cas humain n’est détecté.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mercure dans l’alimentation : actualisation des risques pour la santé de la consommation de poisson en Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[EFSA]]></category>
		<category><![CDATA[fœtus]]></category>
		<category><![CDATA[fruits de mer]]></category>
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		<category><![CDATA[mercure]]></category>
		<category><![CDATA[méthylmercure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/mercure-dans-lalimentation-actualisation-des-risques-pour-la-sante-de-la-consommation-de-poisson-en-europe/">Mercure dans l’alimentation : actualisation des risques pour la santé de la consommation de poisson en Europe</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a mené une enquête sur la consommation de poissons et de fruits de mer contenant potentiellement du mercure et mis à jour ses conseils encadrant cette consommation ainsi que l’évaluation des risques pour la santé publique. Si le poisson apporte des nutriments utiles tels que des acides gras [&#8230;]</p>
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<p>L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a mené un<a href="https://www.efsa.europa.eu/en/news/fish-and-seafood-consumption-eu-awareness-dietary-advice-mercury" target="_blank" rel="noopener">e enquête sur la consommation de poissons et de fruits de mer</a> contenant potentiellement du mercure et mis à jour ses conseils encadrant cette consommation ainsi que l’évaluation des risques pour la santé publique. Si le poisson apporte des nutriments utiles tels que des acides gras oméga 3, l’exposition au méthylmercure, la forme la plus dangereuse de mercure dans les produits de la mer, est associée à des effets nocifs sur le développement cérébral et neuronal du fœtus et de l’enfant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Une enquête à l’échelle de l’UE</strong></h3>
<p>L’étude a été commandée par la Commission européenne, dans un contexte de mise à jour par certains États membres des recommandations concernant la fréquence de consommation de poissons et de fruits de mer susceptibles de contenir des résidus de mercure, mais aussi de révision des concentrations maximales admissibles de mercure dans différentes espèces de poissons et de fruits de mer. Parmi elles figurent les grands poissons prédateurs tels que le requin, l’espadon et le thon qui se nourrissent de poissons plus petits, ce qui entraîne une accumulation de mercure dans leur organisme tout au long de leur vie.</p>
<p>Une première enquête a été menée dans les 27 États membres de l’UE, ainsi qu’en Islande et en Norvège, au printemps 2023. La seconde a été réalisée dans dix pays ayant mis à jour leurs recommandations nutritionnelles, ainsi que dans cinq autres ne les ayant pas actualisées, afin de permettre une comparaison. Les enquêtes ont inclus une proportion plus élevée de femmes enceintes, puisque les fœtus sont les plus exposés au mercure <em>via</em> leur mère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Fréquence de consommation et quantité consommée</strong></h3>
<p>Premier résultat : 60 % des personnes interrogées ont déclaré consommer du poisson et des produits de la mer. Environ un tiers d’entre elles (34 % des adolescents et des adultes, et 33 % des femmes enceintes) consomment, trois fois par semaine ou plus, les espèces de poisson présentant les niveaux de contamination au mercure les plus élevés.</p>
<p>Quelle quantité de poisson et de fruits de mer les consommateurs devraient-ils consommer ? La plupart des autorités sanitaires des pays de l’UE recommandent une à deux portions par semaine d’espèces de poissons et de fruits de mer présentant les taux de mercure les plus élevés (soit 1 mg de mercure par kilo de poisson frais), ou trois à quatre portions d’espèces présentant les seuils les plus bas (soit 0,5 mg/kg ou 0,3 mg/kg de poisson). Il est conseillé aux femmes enceintes de limiter au maximum leur exposition au mercure en privilégiant les petits poissons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Un rapport bénéfices/risques à prendre en compte</strong></h3>
<p>L’Efsa rappelle que les bienfaits pour la santé de la consommation de poisson comprennent le développement des fonctions cognitives et immunitaires chez les nourrissons et la réduction du risque de maladies cardio-vasculaires chez les adultes. En revanche, l’exposition trop élevée au méthylmercure est nocive et notamment associée à un retard de développement cérébral et neuronal chez les fœtus et les jeunes enfants. Cependant, si des mesures visant à réduire l’exposition au méthylmercure sont envisagées par les gestionnaires des risques, les effets bénéfiques potentiels de la consommation de poisson devraient également être pris en compte.</p>
<p>L’enquête a également évalué les connaissances des répondants sur plusieurs bienfaits et risques pour la santé liés à la consommation de produits de la mer, afin d’estimer dans quelle mesure les recommandations nutritionnelles sont comprises et appliquées. Globalement, les consommateurs interrogés connaissaient les bienfaits pour la santé (environ 5 sur 10) beaucoup plus que les risques (environ 1 sur 10), mais le mercure était le contaminant le plus souvent cité dans ces aliments. Si de nombreux consommateurs ont indiqué avoir entendu parler des recommandations dans leur pays et en tenir compte dans leurs choix alimentaires, il apparaît que d’autres facteurs, tels que le goût, le coût et le désir d’une alimentation saine, influencent davantage les changements d’habitudes alimentaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le rapport met en évidence d’importantes disparités entre les pays européens et les catégories de consommateurs (adolescents, adultes, femmes enceintes), tant en matière de consommation que de connaissance des recommandations. Ces informations, ainsi que les stratégies envisagées dans le rapport, pourraient se révéler utiles aux différentes autorités nationales de santé publique pour communiquer avec les consommateurs sur ce sujet.</p>
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		<title>Virus de Marburg : une zoonose mortelle aux réservoirs animaux variés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 10:04:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[chauves-souris]]></category>
		<category><![CDATA[fièvre hémorragique]]></category>
		<category><![CDATA[Virus de Marburg]]></category>
		<category><![CDATA[zoonose]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/virus-de-marburg-zoonose-mortelle-aux-reservoirs-animaux-varies/">Virus de Marburg : une zoonose mortelle aux réservoirs animaux variés</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>Le virus de Marburg, l’agent d’une fièvre hémorragique à forte létalité, est typiquement un enjeu “One Health” : la plupart des épidémies humaines, qui surviennent le plus souvent en Afrique, débutent par une circulation du virus chez l’animal, puis se propagent par transmission interhumaine. Dans ce contexte, une revue systématique dresse un état des lieux sur [&#8230;]</p>
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<p>Le virus de Marburg, l’agent d’une fièvre hémorragique à forte létalité, est typiquement un enjeu “<em>One Health</em>” : la plupart des épidémies humaines, qui surviennent le plus souvent en Afrique, débutent par une circulation du virus chez l’animal, puis se propagent par transmission interhumaine. Dans ce contexte, une <a href="https://www.frontiersin.org/journals/veterinary-science/articles/10.3389/fvets.2026.1756506/full" target="_blank" rel="noopener">revue systématique</a> dresse un état des lieux sur la prévalence et la persistance du virus Marburg chez les animaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Les chauves-souris sous surveillance</strong></h3>
<p>Les auteurs de cette revue ont retenu 30 études publiées sur le virus Marburg chez les chauves-souris, les rongeurs, les primates non humains et les animaux domestiques (chiens, ruminants, porcs), selon trois angles : la prévalence <em>via</em> la mise en évidence de l’ARN viral et/ou d’anticorps, la durée de séropositivité, et les voies potentielles d’excrétion virale.</p>
<p>Les chauves-souris, notamment la roussette d’Égypte, demeurent le principal réservoir naturel du virus et sont reliées à la plupart des épidémies humaines. Dans les études sélectionnées, la séroprévalence chez les chauves-souris varie fortement (de moins de 1 % à environ 54 %), signe d’une exposition très hétérogène selon la région géographique, la période étudiée et la méthode d’analyse. En parallèle, la détection par PCR de gènes viraux est nettement plus faible (autour de 0,8 à 3 % des échantillons), ce qui rappelle que chez les réservoirs, l’infection active est souvent brève et plus difficile à détecter que la trace immunologique.</p>
<p>Sur le plan immunologique, la revue rapporte que les anticorps peuvent persister jusqu’à onze mois chez des chauves-souris naturellement infectées, tandis que des anticorps induits expérimentalement ou d’origine maternelle diminuent plus rapidement, généralement en moins de cinq mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Une transmission zoonotique du virus</strong></h3>
<p>Dans les études retenues, l’ARN du virus n’a généralement pas été détecté chez les animaux domestiques, les primates non humains et les rongeurs. En revanche, des anticorps ont été identifiés chez des chiens et des animaux d’élevage, ainsi que chez des primates non humains dans certains pays africains. La détection d’anticorps spécifiques au virus de Marburg chez des animaux domestiques, en particulier ceux en contact étroit avec l’humain, soulève d’importantes questions de santé publique. Bien que la présence d’anticorps indique une exposition antérieure plutôt qu’une infection active, elle suggère néanmoins que ces animaux peuvent servir de sentinelles lors d’épisodes de transmission virale ou d’hôtes intermédiaires potentiels dans les zones où les chauves-souris frugivores, réservoirs naturels du virus, sont abondantes.</p>
<p>Ainsi, la possibilité que les animaux domestiques servent de vecteurs mécaniques ou biologiques dans la transmission zoonotique ne peut être totalement exclue, notamment dans les communautés rurales où bétail, chiens et humains partagent le même habitat et les mêmes ressources. Cela souligne l’importance d’adopter une approche “Une seule santé” en matière de surveillance, intégrant les données de la santé animale, humaine et environnementale, afin de comprendre la dynamique du virus de Marburg.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette revue synthétise les données disponibles, identifie les lacunes dans les connaissances et propose de nouvelles pistes de recherche. Elle confirme le rôle majeur de la roussette d’Égypte dans la circulation du virus, tout en montrant que d’autres espèces de chauves-souris apparemment saines, notamment la roussette paillée africaine, y contribuent également. L’identification récente d’anticorps chez certains animaux d’élevage et des chiens justifie des recherches approfondies sur le rôle de ces animaux dans la circulation virale. Il est donc nécessaire de mettre en place une surveillance multi-espèces élargie et ciblée du virus de Marburg dans les pays à haut risque, afin de mieux comprendre le rôle des réservoirs, la répartition des hôtes et la dynamique de transmission du virus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_11164" aria-describedby="caption-attachment-11164" style="width: 685px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://vetitude.fr/wp-content/uploads/2026/02/Pathogenese_du_virus_de_Marburg_chez_lhomme.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-11164" src="https://vetitude.fr/wp-content/uploads/2026/02/Pathogenese_du_virus_de_Marburg_chez_lhomme.jpg" alt="Pathogenèse du virus de Marburg chez l'homme" width="685" height="684" srcset="https://vetitude.fr/wp-content/uploads/2026/02/Pathogenese_du_virus_de_Marburg_chez_lhomme.jpg 685w, https://vetitude.fr/wp-content/uploads/2026/02/Pathogenese_du_virus_de_Marburg_chez_lhomme-300x300.jpg 300w, https://vetitude.fr/wp-content/uploads/2026/02/Pathogenese_du_virus_de_Marburg_chez_lhomme-150x150.jpg 150w, https://vetitude.fr/wp-content/uploads/2026/02/Pathogenese_du_virus_de_Marburg_chez_lhomme-421x420.jpg 421w" sizes="(max-width: 685px) 100vw, 685px" /></a><figcaption id="caption-attachment-11164" class="wp-caption-text">Pathogenèse du virus de Marburg chez l&rsquo;homme</figcaption></figure>
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		<title>Résidus de médicaments vétérinaires dans l’alimentation : l’UE confirme un niveau de non-conformités bas en 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bertrand Neveux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 13:51:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pharmacie]]></category>
		<category><![CDATA[Agence européenne des médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[ANSES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/residus-de-medicaments-veterinaires-dans-lalimentation-bas-en-2024/">Résidus de médicaments vétérinaires dans l’alimentation : l’UE confirme un niveau de non-conformités bas en 2024</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) présente, dans son rapport publié le 10 février, les résultats de la surveillance 2024 des résidus de substances pharmacologiquement actives dans les denrées d’origine animale. Si les non-conformités restent rares, le sujet demeure au cœur des inquiétudes du public. &#160; 0,13 % d’échantillons non conformes Les États membres de l’Union [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://vetitude.fr/author/bertrand-neveux/">Bertrand Neveux</a> <a href="https://vetitude.fr/residus-de-medicaments-veterinaires-dans-lalimentation-bas-en-2024/">Résidus de médicaments vétérinaires dans l’alimentation : l’UE confirme un niveau de non-conformités bas en 2024</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a> <a href="https://vetitude.fr">Vetitude - Vetitude - L&#039;information pour l&#039;entreprise vétérinaire</a></p>
<p>L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) présente, dans son r<a href="https://www.efsa.europa.eu/en/news/veterinary-drug-residues-food-whats-latest-eu" target="_blank" rel="noopener">apport publié le 10 février,</a> les résultats de la surveillance 2024 des résidus de substances pharmacologiquement actives dans les denrées d’origine animale. Si les non-conformités restent rares, le sujet demeure au cœur des inquiétudes du public.<span id="more-11160"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>0,13 % d’échantillons non conformes </strong></h3>
<p>Les États membres de l’Union européenne (UE), ainsi que l’Islande et la Norvège, ont transmis en 2024 un total de 493 664 échantillons prélevés sur des animaux vivants ou issus de produits animaux. Parmi eux, 629 se sont révélés non conformes aux limites officielles, soit 0,13 %. L’Efsa souligne que ce niveau est comparable à celui de 2023 (0,11 %). Le périmètre d’analyse est large : viande (élevage et gibier), produits laitiers, œufs, miel. Les familles de substances recherchées incluent notamment les hormones (dont les stéroïdes), les bêta-agonistes, les antibactériens, les antiparasitaires et les répulsifs, ainsi que les substances interdites.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Une surveillance structurée en trois plans de contrôle</strong></h3>
<p>L’Efsa détaille les trois piliers du contrôle : un plan national à risque pour la production, une surveillance aléatoire, et un plan à risque ciblant les importations. En 2024, les taux de non-conformités associés sont respectivement de 0,16 %, 0,22 % et 0,2 %. En pratique, l’UE encadre les résidus <em>via</em> des limites maximales, fixées substance par substance et matrice par matrice, et assorties d’obligations de contrôle pour les pays de l’Union comme pour les pays tiers exportateurs. Mais c’est aux États de mettre en place des plans de contrôle <a href="https://food.ec.europa.eu/food-safety/chemical-safety/residues-veterinary-medicinal-products_en" target="_blank" rel="noopener">des résidus des substances pharmacologiquement</a> actives et d’investiguer l’origine des dépassements de seuils, tandis que les pays non européens exportant vers l’UE doivent garantir un niveau équivalent de sécurité.</p>
<p>Pour le grand public, le concept souvent retenu est celui de la <a href="https://www.anses.fr/fr/content/limites-maximales-de-residus-lmr-de-medicaments-veterinaires" target="_blank" rel="noopener">limite maximale de résidus</a> (LMR) : un seuil réglementaire censé maintenir l’exposition à un niveau acceptable. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) précise que les LMR s’appuient sur l’évaluation toxicologique et l’exposition possible du consommateur, et que leur fixation relève de décisions de la Commission européenne sur la base d’avis scientifiques, notamment de l’Agence européenne des médicaments (EMA).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Pourquoi l’inquiétude reste élevée malgré des chiffres bas</strong></h3>
<p>Même avec un taux de non-conformités de 0,13 %, la question des résidus continue de peser dans la perception du risque alimentaire. L’Efsa cite l’Eurobaromètre 2025 : les résidus d’antibiotiques, de stéroïdes ou d’hormones dans la viande figurent parmi les préoccupations majeures pour 36 % des citoyens de l’Union, en baisse tout de même de trois points par rapport à 2022. Ces préoccupations ne portent pas uniquement sur les dépassements : elles incluent aussi la crainte d’une exposition chronique, la défiance envers les pratiques d’élevage et les débats sur l’antibiorésistance. D’où l’intérêt, pour les autorités, de publier des données détaillées et comparables d’une année sur l’autre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aller au-delà du chiffre global, l’Efsa renvoie vers un tableau de bord interactif permettant d’explorer les résultats plus finement. Elle annonce aussi la mise à disposition prochaine complète des données <em>via</em> la <em>Knowledge Junction Community</em>, afin d’améliorer la transparence et la réutilisation de l’information collectée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://vetitude.fr/residus-de-medicaments-veterinaires-dans-lalimentation-bas-en-2024/">Résidus de médicaments vétérinaires dans l’alimentation : l’UE confirme un niveau de non-conformités bas en 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://vetitude.fr">Vetitude</a>.</p>
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