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	<title>Don't believe the Hype</title>
	
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	<description>stratégie musicale, marketing musical, guide pour artistes, développement d'artistes, musique, techno, internet, web, 2.0, astuces, stratégie, artistes, Virginie Berger, industrie musicale, réseaux sociaux, page fan Facebook, DBTH</description>
	<lastBuildDate>Fri, 24 Feb 2012 10:56:17 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Ce que vous devez savoir sur la SDRM et les sociétés d’auteurs</title>
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		<comments>http://virginieberger.com/2012/02/ce-que-vous-devez-savoir-sur-la-sdrm-et-les-societes-dauteurs/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 10:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Berger</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Business Model]]></category>
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		<description><![CDATA[Lorsque  vous reproduisez des oeuvres sur un support (CD, DVD cassette, vidéo, &#8230; ), le droit de reproduction n&#8217;est pas acquis. En effet, tout auteur dispose d&#8217;un droit de reproduction sur son oeuvre &#8220;Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lorsque  vous reproduisez des oeuvres sur un support (CD, DVD cassette, vidéo, &#8230; )</strong>, le droit de reproduction n&#8217;est pas acquis. En effet, tout auteur dispose d&#8217;un droit de reproduction sur son oeuvre &#8220;Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l&#8217;auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite&#8230;&#8221;(article L. 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle).</p>
<p><strong>Conformément à cet article,</strong> vous devez donc obtenir, pour les oeuvres protégées reproduites, l&#8217;autorisation préalable de l&#8217;auteur ou de ses ayants droit.</p>
<p><strong>Les droits d&#8217;auteur sont régis en France par les dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle (CPI)</strong>.  Suivant le CPI, les sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD) ont pour vocation d&#8217;assurer la gestion des droits d&#8217;auteurs et des droits voisins du droit d&#8217;auteur : perception (auprès des utilisateurs) et répartition (auprès des associés : auteurs, artistes, producteurs)  (<a title="loi n° 85-660 du 3 juillet 1985" href="http://mediatheque.cite-musique.fr/MediaComposite/cim/_Pdf/50_10_20_Loidroitauteur85.pdf" target="_blank">loi n° 85-660 du 3 juillet 1985</a> relative aux droits d&#8217;auteur et aux droits des artistes-interprètes, des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes, et des entreprises de communication audiovisuelle).</p>
<p><strong>Les SPRD assurent un rôle de prestataire de service</strong> entre les associés d&#8217;une part, et les utilisateurs d&#8217;autre part. Près d&#8217;une trentaine de SPRD interviennent dans des cadres précisés par le CPI, et génèrent différents types de droits collectés :</p>
<ul>
<li>représentation publique, diffusion sonore dans les lieux publics ;</li>
<li>reproduction phonographique ou multimédia ;</li>
<li>rémunération équitable.</li>
<li>copie privée.</li>
</ul>
<p><strong>Les sociétés d&#8217;auteurs, d&#8217;interprètes et de producteurs</strong> interviennent directement auprès de leurs adhérents à qui elles reversent l&#8217;ensemble des droits patrimoniaux auxquels ils peuvent prétendre : représentation, reproduction, rémunération équitable et copie privée. Mais ces sociétés d&#8217;auteurs ont confié la collecte des droits de reproduction, rémunération équitable et copie privée à des sociétés intermédiaires qui ne traitent donc pas directement avec les ayants droits.</p>
<p><em>Concernant la reproduction</em></p>
<ul>
<li>la <a href="http://www.sdrm.fr/" target="_blank">SDRM</a> &#8211; reproduction mécanique &#8211; comprend l&#8217;ensemble des sociétés d&#8217;auteurs : ADAGP,SACD, Sacem, Saje et Scam.</li>
<li>le Sesam - reproduction et représentation dans le cadre de la réalisation de l&#8217;exploitation de programmes multimédia -: ADAGP, SACD, Sacem, Saje , Scam ainsi que la SDRM.</li>
</ul>
<p><span style="font-weight: normal;"><em>Concernant la rémunération équitable</em></span></p>
<ul>
<li>la Spré comprend deux sociétés de producteurs (SCPP et SPPF) et deux sociétés d&#8217;artistes interprètes (Adami et Spedidam).</li>
</ul>
<p><span style="font-weight: normal;"><em>Concernant la copie privée</em></span></p>
<ul>
<li>la <a href="http://www.sdrm.fr/" target="_blank">SDRM</a> joue un rôle d&#8217;intermédiaire de la Sorecop, de COPIE France et de la Procirep pour la répartition de la copie privée aux sociétés de producteurs de phonogrammes.</li>
</ul>
<p>En plus de leur fonction de gestion, les SPRD utilisent une partie des redevances à des actions d&#8217;aide à la création, à la production phonographique, à la diffusion du spectacle vivant et à des actions de formation des artistes. Vous pouvez retrouver mes différents articles sur le sujet : <a href="http://virginieberger.com/2011/02/dossier-aides-et-subventions-quelles-sont-les-aides-au-clip-dont-vous-pouvez-beneficier/" target="_blank">les aides au clip</a>, <a href="http://virginieberger.com/2011/03/ep2-subventions-artistes-les-aides-a-la-production-ou-la-co-production-de-disques/" target="_blank">les aides au disque</a> et les <a href="http://virginieberger.com/2011/03/ep3-%E2%80%9Csubventions-artistes%E2%80%9D-les-aides-au-spectacle-vivant/" target="_blank">aides au spectacle vivant</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/gratis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7842" title="gratis" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/gratis.jpg" alt="" width="394" height="480" /></a></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h2><strong>Ce que vous devez savoir sur la SDRM</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong>La Société pour l&#8217;administration du Droit de Reproduction Mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs, créée en 1935, regroupe :</p>
<ul>
<li>la <a href="http://www.sacem.fr" target="_blank">SACEM</a> (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique),</li>
<li>la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques),</li>
<li>la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia),</li>
<li>la SGDL (Société des Gens de Lettres),</li>
<li>l&#8217;AEEDRM (Association des Éditeurs pour l&#8217;Exploitation des Droits de Reproduction Mécanique).</li>
</ul>
<p>La<a href="http://www.sdrm.fr" target="_blank"> SDRM</a> permet d&#8217;exercer au nom de ses associés les prérogatives inhérentes au droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs qui sont leurs membres et à cet effet :</p>
<ul>
<li>autoriser la reproduction mécanique de leurs œuvres sur supports phonographiques, vidéographiques ainsi que par les radios, et les télévisions&#8230;</li>
<li>fixer les conditions de cette autorisation,</li>
<li>percevoir et répartir les redevances correspondantes,</li>
</ul>
<p><strong>La SDRM défend les intérêts matériels et moraux des auteurs, compositeurs et éditeurs dans le domaine du droit de reproduction mécanique.</strong> En vous adressant à la <a title="http://www.sdrm.fr" href="http://www.sdrm.fr/" target="_blank">SDRM</a>, vous vous acquittez de vos obligations à l&#8217;égard des auteurs, compositeurs et éditeurs dont vous souhaitez reproduire les oeuvres qu&#8217;elle représente. Le DRM, ou Droit de Reproduction Mécanique, est un droit prélevé ou prépayé pour chaque vente d’une oeuvre, et ce, peu importe le support utilisé. Peu importe même si le support est gratuit ou payant. Par exemple, vous souhaitez éditer un DVD ou CD qui sera inséré gratuitement dans un magazine, vous devez vous acquitter de la DRM.</p>
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		<title>Random Video #35 The Cardigans – My Favourite Game</title>
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		<comments>http://virginieberger.com/2012/02/random-video-35-the-cardigans-my-favourite-game/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 14:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Paufichet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artistes]]></category>
		<category><![CDATA[clip musical]]></category>
		<category><![CDATA[jonas akerlund]]></category>
		<category><![CDATA[My favorite game]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans les années 90, il ne fallait pas grand chose pour faire un clip: un peu d&#8217;argent (220 000 dollars), un petit groupe (The Cardigans), un jeune réalisateur (Jonas Akerlund), une route déserte (Désert des Mojaves)&#8230; Oui mais pour faire ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans les années 90, il ne fallait pas grand chose pour faire un clip</strong>: un peu d&#8217;argent (220 000 dollars), un petit groupe (<a href="http://www.cardigans.com/?sid=default&amp;bfs=1" target="_blank">The Cardigans</a>), un jeune réalisateur (<a href="http://www.jonasakerlund.com/" target="_blank">Jonas Akerlund</a>), une route déserte (Désert des Mojaves)&#8230; Oui mais pour faire de la polémique sur de la pop, il en fallait un petit peu plus, comme une fin trash où la chanteuse meurt dans un accident de voiture. Et le clip que vous voyez en dessous de cette présentation est la version &#8220;dead&#8221; de la video.</p>
<p><strong>A vrai dire, il en existe 5 en tout</strong>, dont 2 sont tout de même censurées. Sachant que son clip pouvait déranger certains, Jonas Akerlund avait prévu le coup en préparant 5 fins différentes, proposant des degrés plus ou moins importants de sang et de violence.</p>
<p><strong>Seule MTV UK a refusé de diffuser la video,</strong> pensant qu&#8217;elle pouvait inciter les jeunes au &#8220;joyriding&#8221; (pratique de conduire n&#8217;importe comment dans une voiture volée) et créer ainsi une vague d&#8217;accidents chez les adolescents.</p>
<p><strong>Cela n&#8217;aura pas empêché &#8220;My Favourite Game&#8221; d&#8217;atteindre la 68ème place du classement &#8216;Greatest Music Video&#8217; du magazine Slant</strong>. Comme quoi, un petit coup de polémique (bien menée, et pas stupide) ne fait pas de mal.</p>
<p><iframe width="640" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/52jHrdxwfsg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Petites leçons de clip à l’usage des artistes</title>
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		<comments>http://virginieberger.com/2012/02/petites-lecons-de-clip-a-lusage-des-artistes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 09:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Paufichet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est Xavier Paufichet, grand amoureux du clip,qui vous livre ses reflexions sur le clip, &#8220;pas cher et futé.&#8221; Vous le savez, je parle beaucoup de clips (sur mon blog Re/Ec) mais aussi ici, sur Don’t Believe the Hype, avec ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est Xavier Paufichet, grand amoureux du clip,qui vous livre ses reflexions sur le clip, &#8220;pas cher et futé.&#8221; </em></p>
<p>Vous le savez, je parle beaucoup de clips (sur mon blog <a href="http://www.re-ec.com">Re</a><a href="http://www.re-ec.com">/</a><a href="http://www.re-ec.com">Ec</a>) mais aussi ici, sur Don’t Believe the Hype, avec les <a href="http://virginieberger.com/?s=random+video">random</a><a href="http://virginieberger.com/?s=random+video"> </a><a href="http://virginieberger.com/?s=random+video">videos</a>.</p>
<p>Début 2011, je m’étais intéressé (en partenariat avec feu le site DirectWithArtist) aux clips pas chers et futés. Le format proposait donc des leçons de clip, que je vous relaie ici même.</p>
<h2><strong>Leçon de clip #1 : VOIR GRAND</strong></h2>
<p>Tout le monde peut faire un clip. Mais tout le monde ne peut pas faire un clip bien.</p>
<p>Leçon number one, donc : voir grand, avoir de l’ambition ! Ne nous leurrons pas, le but est de toucher les gens, de les impressionner, qu’ils vous facebookent, vous twittent et vous retwittent, vous tumblrent…</p>
<p>N’AYEZ PAS PEUR comme disait l’autre. Amusez vous. Amenez tous vos potes et délirez. Voyez grand donc.</p>
<p>Le petit groupe <a href="http://www.youtube.com/watch?v=erbd9cZpxps">Hold</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=erbd9cZpxps"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=erbd9cZpxps">Your</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=erbd9cZpxps"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=erbd9cZpxps">Horses</a> aurait pu se dire « on va retranscrire un tableau, genre le Radeau de la Méduse dans notre clip ». Bien. Mais pas assez. Puis en fait ils se sont dit « non, on va faire 25 tableaux ».</p>
<p>1 430 000 vues à ce jour. Qui dit mieux pour le premier clip d’un groupe jusqu’alors inconnu ?</p>
<p>L’équipe de Chroniclip leur consacrait d’ailleurs leur <a href="http://www.dailymotion.com/video/xh1bv6_chroniclip-4-70-million-hold-your-horses-david-freymond_music">4</a><a href="http://www.dailymotion.com/video/xh1bv6_chroniclip-4-70-million-hold-your-horses-david-freymond_music">ème</a><a href="http://www.dailymotion.com/video/xh1bv6_chroniclip-4-70-million-hold-your-horses-david-freymond_music"> </a><a href="http://www.dailymotion.com/video/xh1bv6_chroniclip-4-70-million-hold-your-horses-david-freymond_music">numéro</a>, en présence de David Freymond, chef d’orchestre de cette fresque musicale.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/4300537018_9a40329709_z.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7823" title="fuck loud and make noise" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/4300537018_9a40329709_z.jpg" alt="" width="320" height="448" /></a></p>
<h2><strong>Leçon de clip #2 : CHOISIR UN BON REAL</strong></h2>
<p>Cette 2ème leçon porte sur une idée relativement évidente, mais pas toujours appliquée : pour faire un joli clip, il faut choisir un bon réalisateur.</p>
<p>Qu’est ce alors qu’un bon réalisateur ? Tout simplement celui qui saura capturer l’essence de la chanson, et la rendre visuelle, sans forcément en faire des tonnes.</p>
<p>Certes, tout le monde ne peut pas se payer les services de Michel Gondry ou autres Jonas et François, mais heureusement, dans le paysage des réalisateurs de clips (et français), il y en a des bons et des plus abordables.</p>
<p>Un bon réalisateur, c’est aussi quelqu’un qui a un bon C.V. derrière lui.</p>
<p>C’est un peu ce qu’a fait <a href="http://www.youtube.com/watch?v=M9SnmIJwAWY&amp;feature=results_video&amp;playnext=1&amp;list=PLF74DCB062EC64B23">Anything</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M9SnmIJwAWY&amp;feature=results_video&amp;playnext=1&amp;list=PLF74DCB062EC64B23"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M9SnmIJwAWY&amp;feature=results_video&amp;playnext=1&amp;list=PLF74DCB062EC64B23">Maria</a> : elle a contacté <a href="http://www.hawaiifantome.com/">Hawaii</a><a href="http://www.hawaiifantome.com/"> </a><a href="http://www.hawaiifantome.com/">Fantôme</a>, qui avait avant réalisé des clips pour Alizée (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=7PR3MvLVwdI&amp;ob=av2e">Les</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7PR3MvLVwdI&amp;ob=av2e"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7PR3MvLVwdI&amp;ob=av2e">Collines</a>), Nasser (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=wj-03l2hgi4">Come</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wj-03l2hgi4"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wj-03l2hgi4">On</a>) et plus récemment Kid Francescoli (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=EBwY41Tt500">One</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=EBwY41Tt500"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=EBwY41Tt500">Moment</a>). Son créneau ? Les lumières, les couleurs, la mise en avant des chanteurs.</p>
<p>On peut donc être une jeune artiste et obtenir les faveurs d’un chouette réal. Au fait, Anything Maria était la gagnante du concours SFR Jeunes Talents 2010 et a (du coup) été remixée par Yuksek. Ca donne pas envie tout ça ?</p>
<h2><strong>Leçon de clip #3 : AVOIR DE L’HUMOUR</strong></h2>
<p>L’humour est un art relativement compliqué à manipuler, et ce pour plusieurs raisons :</p>
<p>-       tout d’abord, il faut être sûr d’être drôle</p>
<p>-       le contexte doit être approprié</p>
<p>-       il faut s’assurer que l’auditoire sera réceptif</p>
<p>Tout cela n’est en rien incompatible avec les clips, surtout lorsque l’on fait de l’électro un peu branchée et que notre public est jeune, cool et dynamique. Cependant, il ne faut pas oublier l’une des règles d’or de l’humour énoncée par Hermann Hesse (un peu de littérature ne fait jamais de mal) : «  Tout humour un peu élevé commence par cesser de prendre au sérieux sa propre personne. » En d’autres termes : faites de l’humour sans vous en vanter et juste pour faire de l’humour.</p>
<p>Herr Styler l’a bien compris et nous offre ce superbe clip « <a href="http://www.youtube.com/watch?v=kqdPC_hjr3w">Snow</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=kqdPC_hjr3w"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=kqdPC_hjr3w">In</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=kqdPC_hjr3w"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=kqdPC_hjr3w">Paris</a> » qui respecte à la perfection ce que nous avons dit. En plus d’être assez décalé et drôle (donc), son clip est une jolie performance de réalisation de la part de Alexandra Taupiac.</p>
<p>Ce qu’on peut en tirer ? Soyez créatifs dans l’humour et le but sera aisément atteint.</p>
<p><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/mtv2.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7825" title="mtv" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/mtv2.jpeg" alt="" width="400" height="278" /></a></p>
<h2><strong>Leçon de clip #4 : ETRE DANS L’AIR DU TEMPS</strong></h2>
<p>C’est bête, mais un clip, c’est aussi un instrument à manipuler avec précaution et qui doit être en phase avec les tendances. Tout le monde ne peut pas s’appeler Kanye West et créer de vraies modes de clips (comme avec le datamoshing sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=wMH0e8kIZtE&amp;ob=av2n">Welcome</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wMH0e8kIZtE&amp;ob=av2n"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wMH0e8kIZtE&amp;ob=av2n">To</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wMH0e8kIZtE&amp;ob=av2n"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wMH0e8kIZtE&amp;ob=av2n">Heartbreak</a> ou l’animé sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Co0tTeuUVhU&amp;ob=av2e">Heartless</a>). Mais on peut essayer d’avoir des bonnes idées.</p>
<p>Etre dans l’air du temps permet également de prendre conscience de tous les outils qui sont à notre disposition. Et parfois il n’en faut pas beaucoup : Photoshop, PremierePro, VLC, Facebook, Twitter, YouTube, Vimeo … Autant de logiciels simples d’utilisation et de méthodes de diffusion efficaces et pratiques.</p>
<p>Le clip présenté dans cette leçon est à la fois un tutoriel de réalisation et une vidéo parfaitement maîtrisée. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=AZ2qAwXCgwk">The</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=AZ2qAwXCgwk"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=AZ2qAwXCgwk">Limousines</a>, petit groupe ayant émergé en 2010, s’est donc doté d’un clip très 2.0 (donc très actuel) qui vous explique (presque) tout simplement la production de leur clip.</p>
<p>Enfin, la palme du clip pas cher et génial revient très aisément aux Black Keys avec leur fabuleux “<a href="http://www.youtube.com/watch?v=a_426RiwST8">Lonely</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=a_426RiwST8"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=a_426RiwST8">Boy</a>” : une seule prise de vue, un seul acteur, une danse, aucun effet. Un clip qui rappellerait presque les nombreuses <a href="http://www.youtube.com/watch?v=5CW968YLHM4">vidéos</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5CW968YLHM4"> </a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5CW968YLHM4">d</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5CW968YLHM4">’</a><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5CW968YLHM4">amateurs</a> de tecktonik qui se filmaient seuls en train de danser dans leur garage ou parfois dans le salon, une fois les parents sortis et la petite soeur couchée.</p>
<p>Pour la petite histoire, le clip de “Lonely Boy” était un accident … La première version du clip avait en fait été rejetée par le groupe. Acteur et agent de sureté, Derrick T. Tuggle s’est retrouvé à être filmer tout seul, alors que la version devait contenir 6 ou 7 personnes de plus. Comme quoi, il en faut parfois peu pour faire d’un clip une oeuvre originale et géniale !</p>
<p><em>(NDLR: Et si vous souhaitez plus d&#8217;infos sur le clip, vous pouvez aussi aller voir le dossier consacré aux subventions au clip : <a href="http://virginieberger.com/2011/02/dossier-aides-et-subventions-quelles-sont-les-aides-au-clip-dont-vous-pouvez-beneficier/" target="_blank">http://virginieberger.com/2011/02/dossier-aides-et-subventions-quelles-sont-les-aides-au-clip-dont-vous-pouvez-beneficier/</a>)</em></p>
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		<title>A quoi sert vraiment un avocat, même pour un artiste en dev? (Itw)</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 09:57:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Berger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Me Didier Félix, avocat spécialisé en Propriété Intellectuelle-Droits d’Auteur-Droits Voisins-Medias-Communication répond à quelques questions sur &#8220;Pourquoi c&#8217;est bien de parler à un avocat de temps en temps&#8221;. Avant de rejoindre la profession d’avocat, il a passé près de 10 ans ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Me Didier Félix, avocat spécialisé en Propriété Intellectuelle-Droits d’Auteur-Droits Voisins-Medias-Communication répond à quelques questions sur &#8220;Pourquoi c&#8217;est bien de parler à un avocat de temps en temps&#8221;. </em></p>
<p><em>Avant de rejoindre la profession d’avocat, il a passé près de 10 ans au sein d’entreprises et de sociétés collectives de l’Industrie Musicale (SACEM, SCPP, FNAC MUSIC PRODUCTIONS, CITE DE LA MUSIQUE, BMG FRANCE). Il a aussi pris en charge la branche musicale et audiovisuelle au sein du département Propriété Intellectuelle du Cabinet BAKER &amp; MC KENZIE à Paris avant de créer son propre Cabinet en septembre 2001. </em></p>
<p><em>Une vraie expérience quoi. Et comme il travaille au quotidien avec tous les intervenants de la musique, sa vision des choses n&#8217;est jamais figée. </em></p>
<p><strong>Tu as travaillé en interne en labels, pour des société de gestion collective, tu es l&#8217;avocat de labels et artistes, à ton avis, quand est ce qu&#8217;un artiste doit venir te voir?</strong></p>
<p>Ne serait-ce que pour bien comprendre dans quel cadre intervient la collaboration entre l’artiste et son label, il est impératif que l’artiste sollicite un avocat spécialisé dés le début de ses discussions avec le label, en tout cas dés qu’il reçoit une proposition de contrat.</p>
<p><strong>On crée son groupe, on se lance et on ne pense pas souvent, voire jamais à aller voir un avocat. Si tu ne devais leur donner qu&#8217;un conseil, quelle est pour toi la priorité essentielle juridique? </strong></p>
<p>Lorsqu’on crée un groupe, la priorité est de bien définir les règles du jeu entre les membres du groupe : répartition des redevances entre les membres du groupe, même chose pour les droits d’auteur.</p>
<p>Il faut également établir clairement à qui appartient le nom du groupe et effectuer un dépôt du nom à titre de marque et de nom de domaine.</p>
<p>Il n’est pas forcément nécessaire de rédiger un contrat entre les membres du groupe car la répartition des redevances sera fixée par le contrat d’enregistrement, celle des droits d’auteurs dans le bulletin de déclaration déposé à la SACEM et la propriété sur le nom du groupe sera réglée par les dépôts effectués pour l’enregistrement du nom du groupe comme marque et comme nom de domaine.</p>
<p>Enfin, s’il y a un manager, il faut impérativement négocier et signer un contrat fixant clairement les règles de fonctionnement.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2852" href="http://virginieberger.com/2012/02/dis-ca-sert-vraiment-un-avocat-pour-un-artiste-en-dev/3806307_1340ec831a_z/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2852" title="3806307_1340ec831a_z" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2011/01/3806307_1340ec831a_z.jpg" alt="" width="576" height="432" /></a></p>
<p><strong>Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que tu vois?</strong></p>
<p>En règle générale, l’artiste en lancement de carrière est réticent à négocier les clauses financières de son contrat par peur que la signature finalement ne se fasse pas.</p>
<blockquote><p>Pourtant, le rapport de force n’est pas toujours aussi défavorable à l’artiste.</p></blockquote>
<p>Si une maison de disques est intéressée par un artiste elle accepte toujours, dans une certaine mesure, de négocier un certain nombre de points du contrat.</p>
<p>Lorsque je suis en rendez-vous avec un artiste, je me livre fréquemment à l’exercice qui consiste à lui expliquer le calcul de sa rémunération et lui indiquer quelle sera le <span style="text-decoration: underline;">montant net</span> qu’il touchera, ce qui, très souvent, le motive à négocier sa rémunération… !</p>
<p><strong>On parle beaucoup des éditions, tu es également spécialisé en gestion et développement de droits. Un artiste doit il chercher un éditeur dès le début de sa carrière?</strong></p>
<p>Très souvent aujourd’hui la question ne se pose pas en ces termes car lorsqu’une maison de disques propose un contrat d’enregistrement à un artiste, elle lui propose (impose?) également un contrat de préférence éditoriale. C’est très souvent un package qui est négocié en même temps.</p>
<p>Si tel n’est pas le cas, je ne conseille pas de rechercher immédiatement un éditeur mais plutôt d’attendre de voir comment se déroulent les choses afin d’être en mesure de choisir l’éditeur qui sera le plus à même de donner un coup d’accélérateur à l’exploitation des œuvres.</p>
<p><em>Illustration photo &#8220;We Want More&#8221;</em></p>
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		<title>La fin des producteurs (bis repetita)…</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 09:09:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Lazareff</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etat]]></category>
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		<category><![CDATA[droit d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[featured]]></category>
		<category><![CDATA[hadopi]]></category>
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		<description><![CDATA[Patrice Lazareff, que vous lisez régulièrement ici de la définition de l&#8217;ingénieur du son, en passant par Bitcoin, la neutralité du Net ou Megaupload ou sur son site lazareff.com revient ici sur une tribune publiée dans Liberation en Décembre 2011 sur la fin des producteurs&#8230;Interloqué par ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Patrice Lazareff, que vous lisez régulièrement ici de<a href="http://virginieberger.com/2011/05/a-quoi-sert-un-ingenieur-du-son/" target="_blank"> la définition de l&#8217;ingénieur du son</a>, en passant par <a href="http://virginieberger.com/2011/06/musique-et-monnaie-libre-et-open-source-bitcoin-avenir-radieux-ou-debut-des-vrais-ennuis/" target="_blank">Bitcoin</a>, la <a href="http://virginieberger.com/2011/05/neutralite-du-net-quels-enjeux-pour-les-artistes-et-la-musique-dans-tout-ca/" target="_blank">neutralité du Net</a> ou <a href="http://virginieberger.com/2012/02/napster-megaupload-memes-causes-memes-effets-ou-dmca-davdsi-hadopi-acta-sopa-pipa-stallman-et-doctorow/" target="_blank">Megaupload</a> ou <em>sur son site <a href="http://www.lazareff.com" target="_blank">lazareff.com</a> </em>revient ici sur une tribune publiée dans Liberation en Décembre 2011 sur la fin des producteurs&#8230;Interloqué par cette tribune,  Patrice Lazareff a décidé d&#8217;y répondre. Et il me semblait interessant de reprendre sa réponse que maintenant, alors que les passions autour de cette tribune sont un peu retombées et que l&#8217;on peut la regarder avec un peu plus de recul&#8230;(PS: pour certains, reprendre un article ne veut pas forcément dire que l&#8217;on en valide la totalité, mais que la discussion est interessante à pousser&#8230;je dis ça comme ça, en passant..)</em></p>
<p><img src="http://www.lazareff.com/data/logo-next.png" alt="logo-next.png" width="100" height="37" />Une bien curieuse tribune a été <a href="http://next.liberation.fr/musique/01012378581-maison-de-disques-et-producteurs-bientot-la-fin" target="_blank">publiée par Libération</a> le 20 décembre 2011. Intitulée <em>« Maison de disques et producteurs : bientôt la fin »</em>, son contenu semble tout droit sorti d&#8217;un tract de la RIAA datant de la fin des années 1990, lorsque les producteurs de disques pensaient qu&#8217;il suffisait d&#8217;abattre Napster pour faire disparaître l&#8217;inévitable mutation qui s&#8217;annonçait alors. Autre siècle, autre crise, et pourtant de nombreux acteurs de la filière musicale semblent encore incapables de détacher leur regard d&#8217;un modèle qui n&#8217;existe plus. Ce qui est le plus étonnant est qu&#8217;il s&#8217;agit bien souvent de ceux qui ont pourtant le moins à y perdre&#8230;<br />
<strong><br />
</strong></p>
<h2><strong>Cent fois sur le métier&#8230;</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><br />
Avant de reprendre les arguments mis en avant par l&#8217;auteur, Olivier &#8220;Yaco&#8221; Mouchard, je dois avouer que mon premier réflexe a été de tenter d&#8217;en savoir plus sur lui. Google est mon ami, et la recherche avec le terme &#8220;olivier yaco mouchard&#8221; (avec les guillemets) me renvoie 9 (neuf) résultats<a id="footnoteref1_cuh5ic6" title="En nette augmentation depuis la publication de la tribune, environ 50 au moment de publier ce billet." href="http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html#footnote1_cuh5ic6">1</a>. À l&#8217;heure où il faut se battre bec et ongle pour demeurer un tant soit peu anonyme, il s&#8217;agit là d&#8217;un exploit qui force l&#8217;admiration.</p>
<p><img src="http://www.lazareff.com/data/OYM-Google.png" alt="OYM-Google.png" width="398" height="117" align="center" /></p>
<p>Un commentaire sur Facebook m&#8217;en apprend un peu plus : <em>« Olivier &#8220;Yaco&#8221; Mouchard, dit “Ollie Joe” sort son premier EP numérique le 25 Avril. Multi-instrumentiste et song-writter, il propose un style “Classic Rock / Power Pop” à la fois totalement référencé et complètement original. À découvrir. »</em></p>
<p><img src="http://www.lazareff.com/data/OYM-FB.png" alt="OYM-FB.png" width="398" height="99" align="center" /></p>
<p>Bref, à priori on voit mal comment un artiste que Google ne connait ni d&#8217;Ève ni d&#8217;Adam et qui sort à peine son premier disque peut avoir quelque chose à craindre du partage de fichiers. Mais peu importe, point n&#8217;est besoin d&#8217;être une superstar pour défendre sa vision des choses, mais au seul risque de la voir critiquée, c&#8217;est le jeu.<br />
<strong><br />
</strong></p>
<h2><strong>Télécharger c&#8217;est voler</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><br />
Le ton est posé dès le premier paragraphe, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une réflexion, ni même d&#8217;une invitation à réfléchir, mais d&#8217;erreur grossière : <em>« à l’heure où chaque personne munie d’une connexion internet haut débit vole sans impunité le travail de centaines d’artistes (&#8230;) »</em></p>
<p>Je ne relève qu&#8217;en passant le <em>« sans impunité »</em> pour lequel le relecteur de libé mérite de se faire souffler dans les bronches, ne serait-ce que pour avoir laissé le rédacteur de la tribune passer pour un con.</p>
<p>L&#8217;échange de fichiers par internet n&#8217;est pas du vol. La définition légale du vol est <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418127&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070719&amp;dateTexte=20110514&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=673462097&amp;oldAction=rechCodeArticle">la soustraction frauduleuse de la chose d&#8217;autrui</a>. Or, bien loin de soustraction, l&#8217;échange est au minimum une addition et bien souvent une multiplication qui ne prive pas le propriétaire initial de sa copie du fichier échangé.</p>
<p>Tout professionnel de la musique sait ou devrait savoir que <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006279172&amp;cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;dateTexte=20111221&amp;fastPos=1&amp;fastReqId=1969916718&amp;oldAction=rechCodeArticle" target="_blank">la violation du droit d&#8217;auteur constitue un délit de contrefaçon</a>. Mais comme la procédure et les sanctions de ce délit sont longue et lourdes, le législateur a prévu un mécanisme spécial pour l&#8217;échange de fichiers sur internet et dont la sanction finale ne repose pas sur la méconnaissance du droit d&#8217;auteur mais sur la <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=B58F39F6CAFDC73ACF4D8D3B465F2D89.tpdjo08v_1?cidTexte=LEGITEXT000006069414&amp;idArticle=LEGIARTI000020738731&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid" target="_blank">non sécurisation de sa connexion à internet</a>. Je n&#8217;entre pas ici dans les détails, reportez-vous aux nombreuses explications aisément accessibles à propos des lois dites hadopi.</p>
<p>La suite du propos est surprenante. L&#8217;auteur postule que les artistes sont <em>« les vraies victimes de ce pillage »</em> alors que tout le reste de son texte explique que ce sont en définitive les producteurs les plus touchés et que les artistes ne sont en réalité que des victimes par ricochet. Faut savoir&#8230;<br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/cash.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7796" title="cash" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/cash.jpg" alt="" width="353" height="328" /></a></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h2><strong>Phil, l&#8217;ami des artistes</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><br />
Vient ensuite une proposition intéressante. Le métier de producteur est mal connu. C&#8217;est vrai et il est important de le dire et de faire connaître cette profession qui est en effet bien loin des clichés véhiculés par la communication du show-business. C&#8217;est personnellement ce que je tente de faire avec plus ou moins de succès depuis des années, et je sais que ce n&#8217;est pas facile. À ce titre, la tentative d&#8217;Olivier semble plus qu&#8217;honorable, mais il ne faut que quelques lignes avant qu&#8217;il se tire lui même une balle dans le pied en présentant son ami Phil comme un producteur sorti d&#8217;une série hollywoodienne, du genre de celles avec des rires enregistrés entre les phrases. Olivier lui-même admet le caractère <em>« cinématographique »</em> de sa présentation.</p>
<p>Bien vite, l&#8217;œil exercé perçoit la méprise. L&#8217;ami Phil n&#8217;est pas producteur au sens économique du terme, la preuve : <em>« Phil peut découvrir son nouvel artiste de plusieurs façons. Soit il le trouve lui-même, en écoutant par exemple une démo prometteuse, soit <strong>la maison de disques fait appel à lui</strong> pour produire la nouvelle signature. »</em></p>
<p>C&#8217;est une erreur courante, et lui tordre le cou justifie en soi ce billet. Olivier, comme beaucoup de personnes, confond le <em>&#8220;producer&#8221;</em> que connaissent les anglo-saxons avec le producteur au sens strict du terme. D&#8217;ailleurs, les seuls exemples qu&#8217;il donne sont des artistes anglais ou américains.</p>
<p>Parce qu&#8217;il a lu sur la pochette <em>&#8220;produced by X&#8221;</em>, il en déduit que X est le producteur alors qu&#8217;en fait X est celui qu&#8217;on appelle en France le réalisateur artistique, amicalement surnommé &#8220;réal&#8221; dans le showbiz.</p>
<p>En effet, le réal est souvent musicien et à ce titre intervient dans les compositions, l&#8217;arrangement et les décisions artistiques. C&#8217;est lui aussi qui choisit l&#8217;équipe pour le projet, musiciens, ingénieur du son, studio.</p>
<p><strong>Mais ce n&#8217;est pas lui qui les paie.</strong></p>
<p>Le réal est payé, comme les autres intervenants, par le producteur. Car le producteur n&#8217;est autre que le commanditaire, celui qui investit l&#8217;argent et qui, en retour, devient propriétaire de l&#8217;enregistrement et négocie avec l&#8217;artiste l&#8217;exclusivité temporaire de la commercialisation des copies. Et dans ce domaine, le sens des affaires est infiniment plus utile et profitable que l&#8217;oreille absolue.</p>
<p>Certes, historiquement et bien avant que la musique ne devienne une industrie, certains musiciens, fort peu en réalité, ont créé leur propre label et cumulé les fonctions de producteur et de réalisateur. Mais nous parlons ici d&#8217;une époque dont il ne reste que peu de survivants comme le montrent d&#8217;ailleurs bien les exemples choisis par Olivier : Ahmet Ertegun (1923 &#8211; 2006), Georges Martin (né en 1926) et Quincy Jones (né en 1933).</p>
<p>On pourra sans doute rétorquer que ce type de producteur/réalisateur existe toujours en dehors du circuit des majors. C&#8217;est vrai et j&#8217;en connais pas mal, heureusement. Mais leur but est différent de celui qu&#8217;Olivier leur assigne.</p>
<p>En effet, pour Olivier : <em>« Un projet musical est une association de personnes, c’est une équipe qui travaille dans le même but : cartonner. »</em></p>
<p>Mais chez ces producteurs là, monsieur, on ne cartonne pas, non, on produit. C&#8217;est à dire faire en sorte que la musique existe afin de la rendre disponible à ceux qui sauront l&#8217;apprécier. Bien sûr, on ne vit pas pour autant d&#8217;amour et d&#8217;eau fraiche et il faut atteindre un seuil de rentabilité. Mais celui-ci n&#8217;est pas du tout placé au même endroit que pour ceux dont l&#8217;unique but est de cartonner. De plus, les artistes qui relèvent de ce type de production sont quasiment introuvables sur les réseaux d&#8217;échange de fichiers tout simplement parce que trop peu connus. Nous sommes là bien loin des nécessités des majors qui ne peuvent survivre que si une bonne part de leur production fait l&#8217;objet d&#8217;une consommation de masse.</p>
<p>Car lorsque quatre entreprises, et potentiellement bientôt trois si l&#8217;Union Européenne admet qu&#8217;<a href="http://www.franceinfo.fr/economie-musique/universal-rachete-emi-music-444043-2011-11-11" target="_blank">Universal rachète EMI</a>, tiennent plus de 75% du marché, <strong>on ne cartonne pas sans elles</strong>.</p>
<p>Aller en studio et enregistrer quelques chansons n&#8217;est rien. D&#8217;après un autre producteur — appelons-le Pascal — l&#8217;enregistrement représente entre 2% et 8% du budget d&#8217;un disque<a id="footnoteref2_45bedcx" title="P. Nègre and B. Dicale. Sans contrefaçon. Fayard, 2010." href="http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html#footnote2_45bedcx">2</a>. Le reste se décompose en droits d&#8217;auteur et surtout en promotion, extrêmement coûteuse, précisément de manière à la mettre hors de portée des indépendants.</p>
<p>Mais ces producteurs de majors, même s&#8217;ils prétendent le contraire dans des livres, n&#8217;ont que très rarement droit de cité dans les studios. Moins les artistes les voient et mieux ils se portent car dans une optique industrielle, celle qui <em>cartonne</em>, un artiste est un citron qu&#8217;on presse et qu&#8217;on jette quand il n&#8217;a plus de jus. Dans ce contexte, les rapports artiste / producteur se font par voie d&#8217;avocats et c&#8217;est mieux pour tout le monde.<br />
<strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/nounourssang.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7797" title="nounourssang" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/nounourssang.jpg" alt="" width="328" height="420" /></a></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<h2><strong>Quand la musique est bonne</strong></h2>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><br />
Un dernier poncif pour la route : <em>« Mais les faits sont là : si plus personne ne paye pour écouter de la musique, il n’y aura plus de bonne musique à écouter. »</em></p>
<p>Ben voyons.</p>
<p>Cher Olivier, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;une musique <em>cartonne</em> qu&#8217;elle est <em>bonne</em>. Je sais que depuis l&#8217;avènement du Top 50, le classement des ventes est devenu la norme ultime de la qualité. Mais au temps jadis que vous semblez aimer, celui des Jones et des Ertegun, les hit-parade des médias étaient faits selon la bonne ou mauvaise humeur des programmeurs des radios, avec parfois une place laissée à l&#8217;avis du public. Bien sûr, les producteurs les plus riches ont toujours essayé de corrompre le système pour acheter des passages, sans trop y parvenir jusqu&#8217;à cette idée géniale, le Top 50, le reflet véritable des ventes. Imbattable. Facile à truquer et imbattable.</p>
<p>Nous voici presque trente ans plus tard et votre tribune illustre l&#8217;effet dévastateur de cette mesure. Vous pleurez une époque, celle de l&#8217;artisanat, qui s&#8217;est en réalité terminée en 1985 tout en défendant le modèle économique industriel des années 1995-2000 dont on sait pourtant bien qu&#8217;il ne fut qu&#8217;une bulle conjoncturelle.<a id="footnoteref3_1e5srjq" title="Voir notamment « Crise des ventes de disques et téléchargements sur les réseaux peer-to-peer. Le cas du marché français » par Marc BOURREAU et Benjamin LABARTHE-PIOL, dans la revue Réseau 2006/5 - n° 139, ISSN 0751-797, ISBN 978-2-7462-1685-3, pp. 105 à 144" href="http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html#footnote3_1e5srjq">3</a></p>
<p>Nouveau modèle économique ne signifie pas absence de modèle économique, mais ce n&#8217;est certainement pas avec une attitude incohérente et défaitiste comme la vôtre que nous pourrons le construire.</p>
<ul>
<li id="footnote1_cuh5ic6"><a href="http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html#footnoteref1_cuh5ic6">1.</a> En nette augmentation depuis la publication de la tribune, environ 50 au moment de publier ce billet.</li>
<li id="footnote2_45bedcx"><a href="http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html#footnoteref2_45bedcx">2.</a> P. Nègre and B. Dicale. Sans contrefaçon. Fayard, 2010.</li>
<li id="footnote3_1e5srjq"><a href="http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html#footnoteref3_1e5srjq">3.</a> Voir notamment « Crise des ventes de disques et téléchargements sur les réseaux peer-to-peer. Le cas du marché français » par Marc BOURREAU et Benjamin LABARTHE-PIOL, dans la revue Réseau 2006/5 &#8211; n° 139, ISSN 0751-797, ISBN 978-2-7462-1685-3, pp. 105 à 144</li>
</ul>
<p style="text-align: left;">Vous pouvez retrouver cet article sur le site de <strong>Patrice Lazareff,</strong> ici:<a href="http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html" target="_blank"> http://www.lazareff.com/blog/2011/12/21/producteurs-repetita.html</a></p>
<p><em>Illustration photo: &#8220;We want more&#8221;</em></p>
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		<item>
		<title>Pourquoi SOPA et PIPA n’aideront pas la musique et les artistes…</title>
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		<comments>http://virginieberger.com/2012/02/pourquoi-sopa-et-pipa-naidera-pas-la-musique-et-les-artistes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 12:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Berger</dc:creator>
				<category><![CDATA[(R)évolutions]]></category>
		<category><![CDATA[Acteurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce post est librement inspiré d&#8217;un article du blog Tight Mix Blog écrit par Shane Jones. Vous avez certainement dû entendre parler de SOPA et PIPA. Et si vous n&#8217;en avez pas entendu parler, vous devriez aller vous renseigner très ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ce post est librement inspiré d&#8217;un article du blog <a href="http://tightmixblog.com/" target="_blank">Tight Mix Blog </a> écrit par <a href="@shanejones15">Shane Jones</a>. </em></p>
<p><strong>Vous avez certainement dû entendre parler de SOPA et PIPA.</strong> Et si vous n&#8217;en avez pas entendu parler, vous devriez aller vous renseigner très vite. Parce que c&#8217;est véritablement important que vous soyez conscient du risque que porte ces deux lois sur les droits, la neutralité et la liberté d&#8217;expression sur le net. J&#8217;avais d&#8217;ailleurs suspendu toutes activités sur mon site <a href="http://virginieberger.com/2012/01/protect-ip-sopa-act-breaks-the-internet/" target="_blank">le jour du SOPA black out</a>. Vous trouverez deux articles sur mon site plus explicitant sur SOPA et PIPA, <a href="http://virginieberger.com/2012/01/suite-du-sopa-day-et-son-impact-sur-lartiste-diy-le-web-est-il-lennemi-dinternet/" target="_blank">ici </a>et <a href="http://virginieberger.com/2012/02/napster-megaupload-memes-causes-memes-effets-ou-dmca-davdsi-hadopi-acta-sopa-pipa-stallman-et-doctorow/" target="_blank">ici.</a></p>
<p><strong>Donc</strong><strong> <a href="http://www.opencongress.org/bill/112-h3261/show">SOPA, the Stop Online Piracy Act</a> </strong>est couplé à <strong>PIPA <a href="http://www.opencongress.org/bill/112-s968/show">Protect IP Act (PIPA)</a>.</strong> Ces deux projets de loi constituent une menace majeure pour les droits sur le net, la liberté d&#8217;expression en censurant tout site qui a commis une violation du droit d&#8217;auteur.</p>
<p><strong>En effet, ces deux textes prévoient de faciliter largement le blocage de tous les sites considérés comme portant atteinte aux droits d&#8217;auteur</strong>. Toute personne jugeant que ses droits ne sont pas respectés pourrait aussi faire bloquer le site en question, par une procédure simplifiée, sans passer par un juge. Alors même que beaucoup de sites font le maximum pour que les droits d&#8217;auteur soient respectés.</p>
<p><strong>L&#8217;objectif de ces projets de loi est d&#8217;empêcher le piratage numérique</strong> ainsi que contrôler strictement la diffusion des contenus sur Internet. Alors sur l&#8217;intention de limiter le piratage, on n&#8217;est d&#8217;accord. Pirater c&#8217;est pirater, c&#8217;est pas partager, et c&#8217;est d&#8217;abord s&#8217;approprier le bien culturel d&#8217;autrui. Je pense notamment aux conséquences sur les artistes, et je crois que c&#8217;est quand même à eux, avant tout, de choisir ce qu&#8217;ils veulent mettre sur Internet, comment et sous quelles formes, et non pas à d&#8217;autres à le faire pour eux (et non les artistes ne vivent pas du live toussa blabla).  A ce sujet, deux artistes, le groupe <strong><a href="http://virginieberger.com/2011/04/exsonvaldes-un-talent-et-quatre-cerveaux-exceptionnels-2/" target="_blank">Exsonvaldes</a> </strong>et <strong><a href="http://virginieberger.com/2011/02/entretien-avec-james-murphy-de-lcd-soundsystem/" target="_blank">James Murphy </a></strong>s&#8217;étaient exprimés sur le site.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/mixtape.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7775" title="mixtape" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/mixtape.jpg" alt="" width="439" height="439" /></a></p>
<p><strong>Après, est-ce que vouloir stopper le piratage à travers un contrôle radical des contenus est la bonne idée?</strong><strong> J</strong>e ne pense pas. On le dit sans arrêt, mais il est vraiment nécessaire de faire évoluer rapidement droit d&#8217;auteur et business models. Je pense encore ici aux artistes, et nous arrivons véritablement à l&#8217;ère de <strong>l&#8217;<a href="http://gigaom.com/2011/12/29/why-2012-will-be-year-of-the-artist-entrepreneur/" target="_blank">artiste entrepreneur</a></strong> (comme l&#8217;appelle <a href="http://www.gigaom.om">Giga OM</a>), à savoir l&#8217;artiste qui va s&#8217;entourer d&#8217;une équipe, céder de moins en moins ses droits et gérer, par lui même, son propre business. C&#8217;est d&#8217;ailleurs le parti pris de <strong><a href="http://dbth.fr" target="_blank">l&#8217;Agence DBTH</a></strong> qui accompagne et soutient les artistes dans ces choix en leur mettant à disposition tous les outils necessaires (du marketing à la distribution). Ce modèle n&#8217;est pas le modèle ultime. C&#8217;est une réponse à une évolution actuelle. Et cela ne va pas contre l&#8217;industrie. ça l&#8217;accompagne&#8230;</p>
<p><strong>Pour revenir sur SOPA et PIPA</strong>, vu<a href="http://sopastrike.com/numbers" target="_blank"> l&#8217;opposition généralisée du monde entier </a>des Internets, ces deux projets de loi ont été déclarés «toxiques» et reporté jusqu&#8217;à&#8230;.On a vu d&#8217;ailleurs deux mondes emerger dans cette &#8220;guerre&#8221;. L&#8217;industrie culturelle vs l&#8217;industrie de l&#8217;internet. Des géants comme Google, Facebook ou Wikipédia ont pris officiellement position contre SOPA et PIPA quand Sony s&#8217;engageait pour&#8230;ce qui lui a valu les <a href="http://www.franceinfo.fr/societe/anonymous-solde-sony-506101-2012-01-22" target="_blank">foudres des anonymous</a> et la mise en ligne de leur catalogue musical sous forme de d&#8217;annuaire (de directory)&#8230;</p>
<p>Dans quel monde je suis? No fuckin&#8217; idea. Les fesses entre plein de chaises avec pour objectif de rester debout.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/shit2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7777" title="shit2" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/shit2.jpg" alt="" width="356" height="504" /></a></p>
<p><strong>Donc bien que l&#8217;intention derrière SOPA / PIPA</strong> semble être, à première vue, une bonne intention pour les musiciens,  voici trois exemples (<em>fournis par <a href="@shanejones15">Shane Jones</a> dans son article sur <a href="http://tightmixblog.com/" target="_blank">Tight Mix Blog</a></em>) qui prouvent juste le contraire:<br />
<strong><br />
<h2>1. Karmin et YouTube</h2>
<p></strong><br />
<strong>Le duo <a href="http://www.karminmusic.com/">Karmin</a> s&#8217;est fait connaître en postant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=AM8RCMLA9ss&amp;feature=related" target="_blank">un paquet de covers </a>sur Youtube, d&#8217;Adèle à </strong><a href="-http://www.youtube.com/watch?v=AM8RCMLA9ss&amp;feature=related" target="_blank"><strong>LMFAO</strong> </a>. Qui dit covers dit aussi pas forcément autorisations et droits. Que se serait il passé pour Karmin et Youtube sous SOPA/PIPA? Et bien Youtube aurait pu fermer (tomber) car il tolérait sur son réseau, une contrefaçon, à savoir une cover non autorisée d&#8217;un titre. Et Idem pour Facebook. Vous postez cette cover de facebook sur votre profil? Et bien on peut faire tomber Facebook pour contrefaçon.</p>
<p>Donc clap de fin pour toux ceux qui utilisent des titres, ces morceaux de vidéos, de films, des photos pour se faire connaître et jouer sur la viralité.<br />
<strong><br />
<h2>2. Les Indie</h2>
<p></strong><br />
<strong>Bon, quoi qu&#8217;on pense d&#8217;Internet et de son boulot sur l&#8217;emergence d&#8217;artistes, la musique indé beneficie quand même vraiment d&#8217;une exposition essentielle avec Internet</strong>. Et beaucoup d&#8217;artistes ou de labels indé utilisent des sites comme <a href="http://www.bandcamp.com" target="_blank">Bandcamp,</a> des outils comme <a href="http://www.soundcloud.com" target="_blank">Soundcloud </a>pour faire vivre et monétiser leur musique. Les indés ont aussi de moins en moins de distributeurs, de moins en moins de linéaires dans les magasins. Le but de SOPA est quand même de protéger les intérêts des plus gros. Il se passe quoi quand les sites permettant la découverte d&#8217;artistes seront tombés? Quand les sites permettant la distribution d&#8217;autres artistes seront tombés? Un Bandcamp qui laisse un artiste utiliser sa technologie pour permettre le telechargement gratuit d&#8217;une cover par exemple peut tomber. On laisse tout le monde dans l&#8217;anonymat?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/artist-copy.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7776" title="artist copy" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/artist-copy.jpg" alt="" width="349" height="460" /></a></p>
<p><strong><br />
<h2>3. Partager</h2>
<p></strong><br />
<strong>La musique est une activité intrinsèquement sociale</strong>. Nous voulons tous que nos amis puissent écouter le dernier artiste ou la dernière chanson que nous venons de découvrir. Donc naturellement, on prête les CD, on envoie des liens Spotify, on balance des tweets, on poste des vidéos Youtube sur les murs Facebook ou sur nos blogs. Par exemple, toutes les semaines, sur mon site, <a href="http://www.re-ec.com" target="_blank">Re/Ec</a> poste une vidéo Youtube d&#8217;un artiste qu&#8217;il a découvert et dont il aime la vidéo.</p>
<p><strong>Et à partir des recommandations de nos amis,</strong> on peut tomber amoureux d&#8217;un artiste, d&#8217;un groupe, le suivre, l&#8217;acheter, aller en concert. Je bénirai toute ma vie le monsieur qui m&#8217;a fait découvrir les Blacks Keys et LCD SoundSystem il y a 10 ans.</p>
<p><strong>Mais sans la possibilité de partager facilement de la musique sur le web,</strong> et même par des moyens légaux, l&#8217;industrie de la musique ne continuerait elle pas à se tirer des balles dans le pied (voire le genou?).</p>
<p><strong>Comme le disait</strong> <strong><a href="http://virginieberger.com/2011/04/exsonvaldes-un-talent-et-quatre-cerveaux-exceptionnels-2/" target="_blank">Simon des Exsonvaldes</a></strong> <em>&#8220;Il faut définir ce qu’on entend par piratage. Quelqu’un qui télécharge notre disque sur un blog, pour découvrir notre groupe, n’est pas un pirate. C’est un curieux. On fait la même chose. S’il aime, on espère qu’il aura envie d’acheter le disque, ou nos disques précédents, ou de nous soutenir en venant à un concert, en parlant de nous autour de lui. Mais il doit avoir à l’esprit que ce qu’il a téléchargé a nécessité des coûts de production importants, et que c’est grâce à son soutien qu’on pourra faire le disque suivant. C’est cette relation de confiance, précieuse, que nous essayons d’instaurer avec notre public.&#8221;</em></p>
<p><strong>Personnellement, je n&#8217;achète plus de musique sans l&#8217;avoir écoutée</strong> (bon sauf les <strong>Black Keys</strong> et <strong>LCD Sound System</strong>. Mais ça c&#8217;est une autre histoire). Alors on pourra m&#8217;opposer les<strong> Black Keys</strong> justement ou<strong> Coldplay</strong> qui ont décidé de ne rien mettre sur les plates formes de streaming avant la sortie de leurs albums respectifs. Ou que <strong>Paul Mac Cartney</strong> quitte <strong>Spotify</strong>. Oui mais eux c&#8217;est eux. Et il y des contres exemples dans les deux cas. Prenons <strong>Lana Del Rey</strong> qui a des scores enormes de ventes d&#8217;albums alors que ses clips tournent dur Youtube depuis juin 2011.</p>
<p><strong>Les plates formes de musique en ligne comme <a href="http://bandcamp.com/">Bandcamp</a> et <a href="http://soundcloud.com/">SoundCloud</a> </strong>sont essentielles pour découvrir de la musique, la partager, échanger, et éventuellement vendre&#8230;Les faire tomber n&#8217;aiderait pas la musique&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/copyrightisforlooser.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7778" title="copyrightisforlooser" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/copyrightisforlooser.jpg" alt="" width="490" height="368" /></a></p>
<p><strong>Vouloir exercer un contrôle aussi radical peut être nuisible pour les sites, pour la connaissance et l’information en générale</strong>. Demain, des blogs, des sites de musique, mon site,  pourraient devoir répondre à toute sorte d’attaques. D’une façon générale, beaucoup de sites pourraient être amenés à disparaitre. D’autres ne verraient jamais le jour, découragés par ces lois. Comme le dit très bien Lucien de Baixo, c&#8217;est le web qui s&#8217;attaque au net.</p>
<p><strong>L&#8217;innovation est la solution au piratage. Pas la législation.</strong></p>
<p><em>Ce post est librement inspiré d&#8217;un article du blog <a href="http://tightmixblog.com/" target="_blank">Tight Mix Blog </a> écrit par <a href="@shanejones15">Shane Jones</a>.</em></p>
<p><strong><em>Illustration photo: &#8220;We want more&#8221;</em></strong></p>
<p><em><br />
</em></p>
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		<title>Comment les artistes utilisent Facebook en 2011?</title>
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		<comments>http://virginieberger.com/2012/02/comment-les-artistes-utilisent-facebook-en-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 10:31:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Berger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[RootMusic, le créateur de la superbe application Bandpage, a étudié précisément le comportement des Top 250 artistes sur Internet. Pourquoi? Car RootMusic cherche à répondre aux besoins des artistes, et leur apporter de nouveaux outils. Ils voulaient donc comprendre les ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.rootmusic.com/" target="_blank">RootMusic</a>, le créateur de la superbe application <a href="http://www.rootmusic.com/" target="_blank">Bandpage</a>, a étudié précisément le comportement des Top 250 artistes sur Internet.</strong> Pourquoi? Car RootMusic cherche à répondre aux besoins des artistes, et leur apporter de nouveaux outils. Ils voulaient donc comprendre les outils utilisés, les stratégies employées, et comment ils utilisent Facebook.</p>
<p><strong>Les points importants à retenir</strong>, points un peu porte ouverte, j&#8217;en conviens, mais qu&#8217;il est toujours bien de rappeler:</p>
<ul>
<li>Il y a un très large public d&#8217;amateurs de musique actifs sur Facebook</li>
<li>Les résultats de votre stratégie reposent beaucoup sur comment vous engagez avec vos fans (Et ouaih, <a href="http://virginieberger.com/2011/11/moins-de-20-des-contenus-partages-sont-%E2%80%9Clikes%E2%80%9D-sur-facebook/" target="_blank">le fameux Connect with Fans, </a>pas toujours si facile en fait). On est plus sur de l&#8217;internaute passif qui clique sur tout, mais vraiment sur de l&#8217;internaute actif, professionnel, qui sait comment fonctionne Facebook. L&#8217;internaute n&#8217;est pas un amateur, il a un minimum d&#8217;experience&#8230;</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/rootmusic-ig-v14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7761" title="rootmusic-ig-v14" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/rootmusic-ig-v14.jpg" alt="" width="560" height="1916" /></a></p>
<h2>Un peu plus d&#8217;infos:</h2>
<ul>
<li><strong>La catégorie Musique est extrêmement populaire sur Facebook.</strong> Parmi les 1000 premières pages sur la plate-forme, les plus utilisées sont des pages artistes. Plus de 2 milliards de likes sont répartis entre les 250 artistes les plus populaires.</li>
<li><strong>De plus en plus d&#8217;artistes utilisent Facebook pour s&#8217;engager avec les fans,surtout en tournée.</strong> RootMusic a constaté, sur les artistes qu&#8217;ils ont analysé, que 78% d&#8217;entre eux utilisent Facebook comme leur principale plate-forme de partage avec leurs fans pendant leur tournée.</li>
<li><strong>La plupart des tops artistes sur Facebook publient des messages, des nouveaux contenus sur la page FB au moins une fois par semaine. </strong>En fait, 88% des 250 artistes les plus importants sur FB postent au moins une fois par semaine. La fréquence est un élément hyper important pour apparaître sur le mur de vos amis et passer <a href="http://virginieberger.com/2011/12/comment-contourner-le-systeme-de-filtrage-facebook-pour-rendre-visible-vos-contenus/" target="_blank">le fameux filtre &#8220;Edge Rank&#8221;.</a></li>
<li><strong>La plupart des artistes utilisent Facebook pour partager de la musique et leurs dates des tournées avec leurs fans</strong>. 89% des artistes utilisent une App musique comme BandPage de partager leurs titres et dates de tournées.</li>
</ul>
<p><em>Illustration photo &#8220;We want more&#8221;</em></p>
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		<item>
		<title>Le quotidien d’un patron de majors avec Michel de Souza (ex Warner/EMI)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/virginieberger/~3/Wf_suRTWy0o/</link>
		<comments>http://virginieberger.com/2012/02/lavenir-du-disque-assez-sombre-mais-je-suis-tres-optimiste-pour-lavenir-de-la-musique-interview-de-michel-de-souza/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 13:01:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Berger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai rencontré Michel de Souza il y a de nombreuses années, alors que j&#8217;étais encore chez NRJ. Il était alors Directeur Général de Warner Music. Je l&#8217;ai ensuite retrouvé chez EMI, toujours comme Directeur Général. Nous nous sommes rapprochés  il ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-style: italic;">J&#8217;ai rencontré Michel de Souza il y a de nombreuses années, alors que j&#8217;étais encore chez NRJ. Il était alors Directeur Général de Warner Music. Je l&#8217;ai ensuite retrouvé chez EMI, toujours comme Directeur Général.</span></p>
<p><em>Nous nous sommes rapprochés  il y a deux, lorsqu&#8217;il m&#8217;a proposé de travailler sur un de ses projets. Il avait alors quitté les majors pour fonder <a href="http://www.mdsconseils.com/mds-conseils.html">MDS Conseils</a>, spécialisé dans le marketing opérationnel, la recherche de nouveaux marchés et partenaires pour les labels et artistes. Et j&#8217;avoue avoir été véritablement épatée par son discours sans langue de bois, objectif et pragmatique d&#8217;un homme qui avait quand même passé 35 ans dans l&#8217;industrie, quasi à des postes de directions tout le temps. Un discours carrément plus frais que celui tenu par des bien plus jeunes&#8230;.Il intervient également de temps en temps à mes côtés sur <a href="http://www.radioneo.org" target="_blank">Radio Neo </a> dans mon émission &#8220;<a href="http://www.radioneo.org/programmes/refait-la-musique" target="_blank">On refait la musique&#8221;. </a></em></p>
<p><em><br />
</em></p>
<p><em><img class="alignleft" title="Michel de souza" src="http://www.mdsconseils.com/images/michel-de-souza.jpg" alt="" width="258" height="273" /></em></p>
<h2><strong>- On nous parle de crise du disque depuis plus de 10 ans, toi qui a passé plus de 35 ans dans l&#8217;industrie, la crise a t&#8217;elle vraiment commencé il y a 10 ans? </strong></h2>
<p>Pour être sincère, je n&#8217;ai pris réellement conscience de ce qu&#8217;on appelle injustement la crise du disque (Il faudrait la nommer la crise de la musique) en 2003.</p>
<p>Plusieurs facteurs à posteriori expliquent cet état de fait:</p>
<p>1- un manque de créativité manifeste des artistes, aggravé paradoxalement, par l&#8217;arrivée du CD. Je m&#8217;explique. Nous (les responsables des labels, au sens large du terme) avons demandé, dans un soucis consumériste idiot, aux artistes de &#8220;remplir&#8221; la totalité de l&#8217;espace disponible sur un CD (de l&#8217;ordre de70 minutes), alors que les contraintes du vinyle permettaient de s&#8217;exprimer grosso modo pendant 30 à 40 minutes. Du jour au lendemain les artistes, parce qu&#8217;un nouveau support arrivait sur le marché, ne sont pas devenus doublement plus créatifs. D&#8217;ou ce sentiment, souvent légitime de la part des consommateurs, que le contenu des CD est moins attractif, car 20 ou 30 minutes riches, et 30 à 40 de &#8220;remplissage&#8221; musical.</p>
<p>2- un manque de lisibilité et de compréhension du prix de vente des CD de la part des consommateurs, avec des prix variant 3 à 4 fois (du simple au double) dans l&#8217;année pour un objet CD identique, sans aucune légitimité. Demain étant toujours moins cher, les consommateurs non-fans ont intégré cette notion de prix fortement à la baisse dans les mois suivant la première sortie commerciale, et retardent leurs actes d&#8217;achat.</p>
<p>3- une banalisation du support (distribution massive en hyper marché dès le milieu des années 80) et des interprètes (n&#8217;importe qui peut faire un disque, voir les &#8220;carrières&#8221; plus d&#8217;éphémères des téléréalistes).</p>
<p>4- une incompréhension totale de la révolution Internet, ou nous avons tenté de transférer nos recettes du monde physique au monde digital, en culpabilisant (voire en juridiciant) le consommateur qui n&#8217;acceptait plus nos diktats créatifs et notre modèle économique.</p>
<p>5- la financiarisation de l&#8217;industrie musicale. La totalité des acteurs principaux appartiennent à des groupes capitalistiques, cotés en bourse, et doivent répondre, en terme de résultats financiers, aux &#8220;attentes&#8221; du marché. Cette exigence financière très courtermiste (annonce de résultats tous les trimestres, les fameux &#8220;Quarter&#8221; que tout responsable de la musique a subit) est en contradiction totale avec le processus créatif d&#8217;un artiste. Preuve en est, le mois de mars est aujourd&#8217;hui en terme de Chiffre d&#8217;Affaire le 3 ème mois de l&#8217;année, car 2 majors (sur les 4) clôturent leurs exercices fiscal ce mois là, avec une pression délirante du management central (Londres ou New York) pour atteindre les objectifs de résultat pré annoncés à la communauté financière.</p>
<h2><strong>Tu as été le patron de plusieurs majors. Quel est au quotidien le rôle d&#8217;un patron de maison de disques? </strong></h2>
<p>Je pense que cela dépend fortement de ses centres d&#8217;intérêts professionnels des uns et des autres. Lorsque vous êtes Directeur Général, par définition votre fonction vous amène à être présent sur tout les fronts : signatures ou renouvellement de contrats, calendrier et planification des sorties, ventes et marketing, logistique, nouvelles technologies, ressources humaines, gestion financière, etc. Personnellement, j&#8217;étais très investit dans les départements commercial et vente, marketing, organisation globale de la société, reporting au centre, et &#8230;résultats financiers (qui vous donne une réelle liberté de travail vis à vis de vos patrons lorsque ceux ci sont atteints voire dépassés). Ma journée de 10/12 heures était rythmé au travers de rendez vous et réunions avec les différents départements pour expliquer, caler nos stratégies et contrôler la pertinence de celles ci. -</p>
<h2><strong>On différencie souvent majors et labels indés en disant que les labels indés ont &#8220;eux une direction artistique&#8221;, qu&#8217;en penses-tu? </strong></h2>
<p>Honnêtement, je ne vois pas de grandes différences entre les gros indépendants et les majors. Par contre sur les petites structure (moins de 500 K € de CA annuel), je constate une vrai différence, non pas liée uniquement au volume du CA, mais à tout point de vue (curiosité artistique, démarche commerciale, modèle économique, organisation interne)</p>
<h2><strong>Les majors ont elle toujours produit des titres dit &#8220;star&#8217;ac&#8221;, à savoir uniquement marketing? </strong></h2>
<p>Oui ce phénomène a toujours existé. C&#8217;est la forme de la médiatisation qui a changé, évolué avec les changements d&#8217;habitude de consommation des médias. Que cela existe ne me pose pas de problème. Le problème aurait été que ce modèle devienne hégémonique. Ce n&#8217;est pas le cas.</p>
<h2><strong>Quand as tu compris que le digital changerait fondamentalement l&#8217;industrie? </strong></h2>
<p>Je n&#8217;est pas été très visionnaire, car ma prise de conscience date de 2004. Je pense que nous en sommes à l&#8217;âge de pierre : Internet pour le grand public n&#8217;a que 15 ans, et quelle révolution au quotidien pour nous tous. 2015/2020 va voir arriver sur le marché du travail, la première génération née avec Internet. La révolution ne fait que commencer.</p>
<h2><strong>Comment envisages-tu l&#8217;avenir pour l&#8217;industrie du disque?</strong></h2>
<p>L&#8217;avenir du disque, assez sombre. Par contre je suis très optimiste pour l&#8217;avenir de la musique. De belles opportunités se dessinent. Le marché est extrêmement poreux, et je ne suis pas sur que les acteurs majoritaires d&#8217;aujourd&#8217;hui soient ceux de demain, surtout quand nous voyons que l&#8217;industrie du disque a perdu toutes les batailles majeures (radio FM, Grande distribution, Internet).</p>
<h2><strong>Que conseillerais tu à un artiste qui veut se lancer ? </strong></h2>
<p>D&#8217;être lui même, sincère, ouvert, différent. Après le reste c&#8217;est de la technique : maîtrise des réseaux sociaux, du marketing, de la distribution, des médias, etc..</p>
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		<title>SEO et bonnes pratiques: un guide visuel</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 09:54:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Virginie Berger</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a quasiment un an, j&#8217;avais publié un article sur le SEO &#8220;Search Engine Optimisation&#8221;, explicitant très (très) basiquement ce que c&#8217;était, et comment un artiste pouvait l&#8217;utiliser. Je le re-répète, je suis loin d&#8217;être une spécialiste du SEO, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a quasiment un an, j&#8217;avais publié <a href="http://virginieberger.com/2011/02/le-seo-ou-search-engine-optimization-pour-les-artistes/" target="_blank">un article sur le SEO</a> &#8220;Search Engine Optimisation&#8221;,</strong> explicitant très (très) basiquement ce que c&#8217;était, et comment un artiste pouvait l&#8217;utiliser. Je le re-répète, je suis loin d&#8217;être une spécialiste du SEO, il s&#8217;agissait surtout de poser les bases.</p>
<p><strong>Pour résumer cet article, </strong>fondamentalement, l’optimisation de votre site pour les moteurs de recherche est un ensemble de techniques qui simplifie la tâche d’un moteur de recherche de recherche, dans le classement et la détermination de la position de l’information affichée sur votre site web” Lee Odden, <a href="http://www.toprankblog.com/2007/01/seo-for-newbies/">Online Marketing Blog</a></p>
<p><strong>Le SEO (Search Engine Optimization) peut donc se concevoir comme des techniques de référencement et de positionnement d’un site web sur les moteurs de recherche comme Google, Yahoo et Bing. </strong>L’optimisation de votre contenu et de votre site pour les moteurs de recherche (SEO) représente un véritable enjeu car il permet d’augmenter de façon significative le nombre de visiteurs de votre site.</p>
<p><strong>Apparaitre sur Google en première page des résultats de recherche </strong>assure un gros trafic en volume. En effet, environ <strong>deux tiers des utilisateurs</strong> cliquent sur un des résultats de la première page et la quasi totalité ne regardent pas au delà de la troisième.</p>
<p><strong><a href="http://www.google.com/insights/search/#geo=US&amp;cmpt=q">2 recherches sur 10 sur Google</a> concernent la musique</strong>. Et le taux de transformation sur ces résultats est le plus important des résultats Google: 40%. C’est à dire que 40% des personnes ayant fait une recherche sur un mot clé spécifique vont jusqu’au bout de la recherche, c’est à dire sur le site recherché.</p>
<p><strong>L’objectif du moteur de recherche est donc de trouver et de fournir à ses utilisateurs le meilleur contenu par rapport à une recherche donnée.<br />
</strong><br />
<strong>Encore une fois, comprenez bien qu’un moteur de recherche est une machine</strong>, incapable de comprendre intelligemment un langage. Ils compensent donc cela de trois manières: en analysant les mots que vous utilisez, en analysant l’endroit où vous avez placé ces mots et en analysant le nombre de sites web qui ont des liens vers votre site.</p>
<p><strong>Il est donc primordial de construire votre site en respectant dès le départ les bonnes pratiques du référencement pour que celui-ci ressorte rapidement dans les moteurs de recherche</strong>. Comme ceux ci ne lisent que le texte. Il est donc nécessaire de présenter du texte, et d’accompagner les photos et vidéos par du texte. Il est préférable également d’éviter le flash, qui n’est pas super reconnu par les moteurs de recherche.</p>
<p><strong>Il y a plusieurs objectifs SEO que vous devez vous fixer pour votre site : </strong><br />
-	Si quelqu’un recherche <strong>le nom de votre groupe</strong> sur Google, votre site web doit ressortir dans les premiers résultats<br />
-	Si vous êtes sur une <strong>niche musicale</strong>, comme le “<strong>vegetal noise</strong> pour <a href="http://www.thotweb.net/blog">Thot</a> par exemple”, vous site web doit ressortir dans les premiers résultats<br />
-	Si vous avez un <strong>titre plus connu</strong>, votre site web doit ressortir en premier dans les résultats de recherche lorsque quelqu’un recherche le nom du titre.<br />
-	Si quelqu’un recherche <strong>le nom des membres de votre groupe</strong>, votre site web doit ressortir dans les dix premiers résultats de recherche.</p>
<p><strong>Après un an, j&#8217;ai pensé qu&#8217;il était pas mal aussi de passer à la vitesse supérieure.</strong> Pour cela, appuyons sur une infographie (Youpi, encore une infographie). Elle vient de chez <a href="http://www.bloggingpro.com/" target="_blank">Blogging Pro </a>, un excellent site dédié à la gestion et à l&#8217;optimisation des contenus.</p>
<p><strong>Alors pourquoi une infographie</strong>. Parce que cela vous explique beaucoup plus simplement en visuel ce que je devrais vous expliquer en mots, beaucoup moins simplement&#8230;Cette infographie répond à la question: &#8220;C&#8217;est quoi le SEO&#8221;? Elle va couvrir tous les basics du SEO et expliquer tous ses différents composants: Les infrastructures de liens, les keywords, les campagnes de social media, le PPC&#8230;.</p>
<p><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/complete-guide-to-seo-infographic-w585.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7743" title="complete-guide-to-seo-infographic-w585" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/complete-guide-to-seo-infographic-w585.jpg" alt="" width="585" height="2818" /></a></p>
<p><strong>La semaine prochaine, nous nous pencherons sur l&#8217;optimisation des contenus et les stratégies de contenus pour un site.</strong> En  effet, la mise à jour des critères de recherche de Google  avec notamment <strong><a href="http://www.journaldunet.com/solutions/moteur-referencement/mises-a-jour-google-en-janvier-2012.shtml?f_id_newsletter=6406" target="_blank">PANDA </a> </strong>nous a plus que montré l&#8217;importance des contenus de haute qualité afin de conserver ses bonnes positions dans les résultats des moteurs de recherche. Mais qu&#8217;est qu&#8217;exactement un contenu de haute qualité? Evidemment cette question prête encore relativement à débat. Mais il y a certaines pratiques de bon sens que vous pouvez mettre en place.</p>
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		<item>
		<title>Napster &amp; Megaupload, mêmes causes, mêmes effets (ou DAVDSI, ACTA, SOPA, PIPA, STALLMAN…)</title>
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		<comments>http://virginieberger.com/2012/02/napster-megaupload-memes-causes-memes-effets-ou-dmca-davdsi-hadopi-acta-sopa-pipa-stallman-et-doctorow/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 09:12:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Lazareff</dc:creator>
				<category><![CDATA[(R)évolutions]]></category>
		<category><![CDATA[Alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[Conseils d'experts]]></category>
		<category><![CDATA[Etat]]></category>
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		<category><![CDATA[Industrie(s)]]></category>
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		<category><![CDATA[DAVDSI]]></category>
		<category><![CDATA[droit d'auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Megaupload]]></category>
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		<category><![CDATA[streaming musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Patrice Lazareff, que vous lisez régulièrement ici de la définition de l&#8217;ingénieur du son, en passant parBitcoin ou la neutralité du Net et aussi sur son site lazareff.co, revient ici sur la fermeture de Megaupload et se demande, même s&#8217;il considère que ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Patrice Lazareff</strong>, que vous lisez régulièrement ici<em> de<a href="http://virginieberger.com/2011/05/a-quoi-sert-un-ingenieur-du-son/" target="_blank"> la définition de l&#8217;ingénieur du son</a>, en passant par<a href="http://virginieberger.com/2011/06/musique-et-monnaie-libre-et-open-source-bitcoin-avenir-radieux-ou-debut-des-vrais-ennuis/" target="_blank">Bitcoin</a> ou la <a href="http://virginieberger.com/2011/05/neutralite-du-net-quels-enjeux-pour-les-artistes-et-la-musique-dans-tout-ca/" target="_blank">neutralité du Net</a> </em>et aussi sur son site <a href="http://www.lazareff.com" target="_blank">lazareff.co</a>, revient ici sur la fermeture de<strong> Megaupload</strong> et se demande, même s&#8217;il considère que la cause Megaupload est difficile à défendre, comment évoluer sur ces différents sujets.</em></p>
<p><span style="font-weight: normal;"><em><br />
</em></span></p>
<p>Douze ans après Napster, c&#8217;est au tour de Megaupload de subir les foudres de la justice américaine, toujours au nom du droit d&#8217;auteur. Les deux entreprises présentent en effet les mêmes faiblesses d&#8217;un point de vue tant technique que juridique, et les démarches qui ont conduit à la chute de la première et entraîneront peut-être celle de la seconde révèlent en creux les mêmes échecs des producteurs et des pouvoirs publics. Tant d&#8217;années ont passé, et personne ne semble avoir appris quoi que ce soit.</p>
<h2>Napster &amp; Megaupload, bibliothèques d&#8217;Alexandrie numériques</h2>
<p>Les deux entreprises doivent être mises en parallèle sur le plan technique dans la mesure où l&#8217;une et l&#8217;autre reposaient sur un modèle centralisé. Napster disposait d&#8217;un serveur central qui permettait de retrouver un fichier tandis que Megaupload stockait directement le fichier. Dans un cas comme dans l&#8217;autre, couper la tête du réseau permet son interruption immédiate.</p>
<p><strong>Cette possibilité d&#8217;interrompre tout un réseau de communication en détruisant un seul point névralgique est précisément ce qui a poussé les militaires américains à commander la mise au point de ce qui est aujourd&#8217;hui devenu internet</strong>. À l&#8217;époque, le milieu des années 1960, l&#8217;hypothèse que les soviétiques détruisent ou occupent l&#8217;Europe occidentale aurait permis à ces derniers de porter un coup fatal aux télécommunications mondiales. C&#8217;est pourquoi, vouloir centraliser l&#8217;information constitue une vulnérabilité certaine, l&#8217;affaire Megaupload n&#8217;est qu&#8217;une nouvelle illustration de ce principe, pourtant déjà connu depuis des siècles avec la perte de la totalité du savoir humain rassemblée dans la bibiothèque d&#8217;Alexandrie et dont on perd toute trace en 642 après JC.</p>
<p><strong>L&#8217;échec de Megaupload est donc comme celui de Naspter fondé en premier lieu sur l&#8217;inadéquation de la solution technique retenue</strong>. À l&#8217;inverse, force est de constater par exemple l&#8217;impossibilité de bloquer <strong>The Pirate Bay</strong> qui repose sur l&#8217;échange de fichiers en Bittorrent, un véritable P2P, et est en train de se défaire de la nécessité d&#8217;un serveur central en ne stockant plus (ou de moins en moins) de fichiers torrent pour les remplacer par des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Magnet_URI_scheme">liens magnétiques</a>. Ainsi, en cas d&#8217;interruption du site lui-même, sa réapparition ailleurs sera instantanée car la quantité de données qu&#8217;il contient est très faible et peut être reproduite aisément comme cela s&#8217;est produit lors de l&#8217;immense soutien international à Wikileaks. De plus, sa présence n&#8217;est pas nécessaire aux échanges qui ne peuvent donc être ainsi interrompus.</p>
<p><strong>Il convient également de rappeler au passage les progrès faits par le logiciel libre et open source <a href="http://www.tomahawk-player.org/">Tomahawk</a>, qui permet le streaming en P2P,</strong> uniquement en audio pour l&#8217;instant, mais avec l&#8217;extension de la fibre optique, il y a fort à parier que la vidéo suivra bientôt. Lorsque ce type de mécanisme sera, grâce à l&#8217;action en cours contre Megaupload, devenu la norme adoptée massivement par les internautes, alors l&#8217;industrie culturelle n&#8217;aura d&#8217;autre choix que de vouloir réaliser les prévisions de <a href="http://boingboing.net/2011/12/27/the-coming-war-on-general-purp.html">Cory Doctorow</a> en faisant interdire la détention par les particuliers d&#8217;ordinateurs tels que nous les connaissons aujourd&#8217;hui. Cet avenir est sombre et il faudra tout faire pour qu&#8217;il n&#8217;advienne jamais.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/art-protest.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7728" title="art protest" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/art-protest.jpg" alt="" width="400" height="383" /></a></p>
<h2>Napster &amp; Megaupload, l&#8217;échec en creux des autorités</h2>
<p>Au plan du combat qui a été et est mené contre les deux entreprises, les situations sont, à l&#8217;inverse du plan technique, radicalement opposées. Napster était une nouveauté totale et la réaction qui lui a été opposée se fondait exclusivement sur les principes. Ce qui était reproché à Naspter en définitive était le simple fait d&#8217;exister.</p>
<p><strong>Avec Megaupload, il en va bien différemment.</strong> Ce qui dérange ici, et c&#8217;est une première, c&#8217;est un modèle économique qui fonctionne trop bien. En cinq ans, et selon l&#8217;acte d&#8217;accusation, ce sont près de deux cents millions de dollars qui auraient été récoltés. Mais alors, pourquoi est-ce que l&#8217;industrie culturelle elle-même n&#8217;utilise pas ce modèle ? Pourquoi n&#8217;en est-elle pas à l&#8217;origine ? On sait que des négociations avaient été entamées avec Universal en 2010, faut-il déduire de cette action qu&#8217;elle suit l&#8217;échec des pourparlers ? S&#8217;agit-il de l&#8217;élimination d&#8217;un concurrent gênant ?</p>
<p><strong>Constater le succès de Megaupload au point de vouloir l&#8217;interdire implique également de s&#8217;interroger sur les raisons d&#8217;un tel succès</strong>. Ici, la réponse est simple et se résume en quelques acronymes tels que DMCA, DAVDSI, HADOPI, et plus récemment ACTA, SOPA et PIPA. À force de criminaliser les échanges entre particuliers, ceux-ci se sont détournés des réseaux P2P pour faire la fortune des sites de type Megaupload. Cela montre bien une fois encore que les soi-disant &#8220;pirates&#8221; voués aux gémonies depuis des années par la &#8220;pédagogie&#8221; des lobbies et de certains gouvernants, ne sont au final que des clients potentiels toujours en quête d&#8217;une offre commerciale simple dans sa mise en œuvre et réaliste dans sa tarification.</p>
<p><strong>Si la cause de Megaupload semble difficile à défendre,</strong> l&#8217;action menée aujourd&#8217;hui témoigne une fois encore de l&#8217;incapacité de l&#8217;industrie culturelle et du droit d&#8217;auteur dans sa forme actuelle à répondre aux attentes de deux milliards de consommateurs. L&#8217;histoire des quinze dernières années à bien montré qu&#8217;en l&#8217;absence de propositions intelligentes de la part des acteurs du secteur, les internautes prennent les choses en main et <a href="http://www.lazareff.com/ecrits/fermeture-annoncee-napster.html">comme ce fut le cas pour Naspter</a>, tuer Megaupload ne servira qu&#8217;à faire émerger de nouveaux mécanismes, juridiquement inattaquables, cryptés, décentralisés et assurant l&#8217;anonymat des utilisateurs.</p>
<p><strong>La solution la plus extrême consistera s&#8217;il faut en arriver là, à fabriquer des PirateBox, énergétiquement autonomes et qui se relieront les unes aux autres en direct dans des réseau maillés</strong>. Les outils et les techniques <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/01/07/surfer-sans-entraves_1627059_651865.html#xtor=AL-32280258">existent déjà</a>, et sont parfois même financés copieusement par les autorités de certains pays, au nom de la démocratie dont ils sont un vecteur incontournable. On ne peut pas à la fois se réjouir des &#8220;révolutions-twitter&#8221; ou autres &#8220;printemps-facebook&#8221; et se plaindre des effets secondaires des techniques mises en œuvre.</p>
<blockquote><p>Seule l&#8217;adaptation du droit d&#8217;auteur permettra de sortir de l&#8217;impasse et de monétiser les échanges au lieu de priver les artistes de ressources auxquels tous sont manifestement prêts à contribuer. Combien de temps faudra-t-il encore perdre ?</p></blockquote>
<p><a href="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/fear.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7729" title="fear" src="http://virginieberger.com/wp-content/uploads/2012/02/fear.jpg" alt="" width="500" height="399" /></a></p>
<h2>La loi le prévoit déjà</h2>
<p>Un rappel important pour terminer : en France, l&#8217;article 52 de la <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000266350">loi n° 2006-961 du 1 août 2006 relative au droit d&#8217;auteur et aux droits voisins dans la société de l&#8217;information</a> dite DAVDSI, dispose que :</p>
<blockquote><p>“Le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur la mise en oeuvre de l&#8217;ensemble des dispositions de la présente loi dans les dix-huit mois suivant sa promulgation. Ce rapport comporte un chapitre spécifique sur les conditions de mise en place d&#8217;une plate-forme publique de téléchargement permettant à tout créateur vivant, qui se trouve absent de l&#8217;offre commerciale en ligne, de mettre ses oeuvres ou ses interprétations à la disposition du public et d&#8217;en obtenir une juste rémunération.”</p></blockquote>
<p>À ce jour, ce rapport est encore à écrire. On commence quand ?</p>
<p><a href="http://www.lazareff.com/blog/2012/01/20/napster-megaupload-m%C3%AAmes-causes-m%C3%AAmes-effets.html#footnoteref1_zhnb2p1">1.</a> Il s&#8217;agit de la vidéo originale en anglais, pour un résumé en français, voir <a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2012/01/04/stallman-avait-raison">Stallman avait malheureusement raison depuis le début</a> sur Framablog</p>
<p style="text-align: left;"><em>Vous pouvez retrouver cet article sur le site de Patrice Lazareff ici: <a href="http://www.lazareff.com/blog/2012/01/20/napster-megaupload-m%C3%AAmes-causes-m%C3%AAmes-effets.html" target="_blank">http://www.lazareff.com/blog/2012/01/20/napster-megaupload-m%C3%AAmes-causes-m%C3%AAmes-effets.html</a></em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Illustration photo: &#8220;We want more&#8221; </em></p>
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