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        <description><![CDATA[Flux RSS du site voyageautourdelaterre.com]]></description>
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            <title>11 au 18 Janvier, Rio de Janeiro</title>
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            <description><![CDATA[<div><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	-->
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">De plus en plus difficile pour nous de nous imaginer un retour en France après plus de 300 jours passés en dehors de l’Hexagone. Pourtant, le 18 Janvier nous décollons en direction de l’Europe. Et c’est avec émotion que j’écris donc notre dernière news, la trente-troisième depuis notre départ de Roissy&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #008080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 11 Janvier, Rio de Janeiro</span></span></strong></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous quittons ce matin Christina notre hôte, Bastien et Tess nos amis Tourangeaux et à fortiori l’Ilha Grande qui nous a ouvert ses plages et montagnes verdoyantes ces derniers jours. Nous allons donc clôturer le plus grand voyage de nos existences par un séjour d’une semaine à Rio de Janeiro. Mon père qui connait (pour l’avoir vécue) la précarité des lieux dans lesquels nous logeons nous invite à passer nos dernières nuits dans un joli hôtel de la ville des Cariocas.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et c’est après 1 heure de bateau et 2 heures de bus que nous apercevons la fameux Christ Redentor de Corcovado, le symbole de Rio. Le ciel est bleu, la circulation très dense, nous nous frayons un chemin pour atteindre en milieu d’après midi nos pénates. C’est un sacré changement qui nous attend à la descente du taxi lorsqu’un groom vient chercher nos sacs pour les emmener à l’intérieur de l’hôtel. Nous sommes sales, poussiéreux lorsque nous nous retrouvons dans le hall d’accueil au milieu d’une horde de tops model venues séjourner ici pendant la semaine de la mode.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On ne connait pas encore la ville et partons, sans trop savoir, vers le nord pour nous restaurer. Nous sommes en plein milieu du quartier des affaires et zigzaguons entre cadres tirés à quatre épingles et stands de salgados (bouffe de rue). Autour de cette vie urbaine, des buildings et encore des buildings.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 12 Janvier, «Trek urbain&nbsp;»</span></strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il ne fait pas très beau à notre réveil mais le temps nous permet tout de même de partir à l’assaut de la ville. On ne le sait pas encore mais le pays va vivre aujourd’hui ses heures les plus noires. A une centaine de kilomètres au Nord, des pluies diluviennes s’abattront sur Teresopolis et Petropolis causant des éboulements faramineux où des quartiers entiers, construits dans l’illégalité la plus totale, vont s’effondrer comme des châteaux de cartes.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce coup ci nous partons vers le Sud et marchons, marchons. Nous traversons les quartiers Centro, Gloria, Lapa mais c’est sans aucun doute Santa Teresa qui nous laissera le meilleur souvenir. Certains disent même que c’est le Montmartre de Paris, les bobos et touristes en moins. On s’y perd puis se retrouve pour se rafraichir au coin du zinc d’un bistrot à l’heure de l’apéro. Tous les Brésiliens regardent alors religieusement le petit écran. A la télé on voit une énorme foule célébrer on ne sait quoi au milieu d’une place. Plus tard je crois reconnaitre le joueur de football Ronaldinho. C’est la patronne du bar qui nous éclairera&nbsp;: les 20&nbsp;000 personnes présentes sont là «&nbsp;seulement&nbsp;» pour fêter la fraiche signature du contrat du joueur de foot anciennement ballon d’or avec le club de Rio, le Flamengo.  Le foot, ici, a été élevé au rang de religion populaire!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">A la nuit tombée ces quartiers populaires ne sont plus du tout sûrs, c’est plus généralement le problème de l’Amérique du sud. Alors on en part&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>Jeudi 13 Janvier, trek urbain 2</strong></span></span><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Comme il faut bien commencer à penser à notre retour (même si, je dois bien vous l’avouer, on n’en a pas envie), on pense aussi aux souvenirs pour nous et nos amis. On part donc dans le Centro fouiner dans un marché qu’on avait repéré la veille. Certes les prix pratiqués au Brésil sont loin de ceux que nous avons vus en Asie, en Bolivie ou au Pérou mais on réussit tout de même à faire quelques bonnes affaires. Je n’en parle plus, les principaux intéressés le verront à notre retour…&nbsp;;-)</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Plus tard on décide de pousser plus loin notre découverte de la veille du vieux quartier Santa Teresa et ce coup ci, nous y allons avec le tram que l’on appelle ici le «&nbsp;Bonde&nbsp;». Pour ne pas payer, les gamins du coin s’accrochent comme ils le peuvent au wagon à son passage. Nous ne sommes plus des gamins, nous payons. Santa Teresa est entouré de plusieurs favelas. Dans l’une d’entre elles toutes les maisons sont peintes d’un joli bleu ciel. On apprendra plus tard que ce n’est pas pour des raisons d’esthétisme que tous les habitants se sont entendus sur une couleur unique mais plutôt pour décourager les policiers. Il est en effet plus difficile dans ces conditions là, quand il n’y pas de nom de rues ni de numéros, d’identifier la maison bleue où il y a les méchants…</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et c’est une fois de plus par le plus grand des hasards que nous apercevons Bastien, quitté deux jours auparavant, en train de nous appeler du haut de son balcon. 18 millions d’habitants à Rio, on réussit néanmoins à tomber sur la seule personne que l’on connait dans cette ville&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Alors bien entendu, nous partons tous les quatre boire quelques Skol dans le quartier festif mais néanmoins chaud de Lapa. On en repartira plus tard en taxi, insécurité oblige!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 14 Janvier<br /></span></strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Où que l’on aille, dès qu’un poste de télévision est allumé, on tombe sur des Cariocas scotchés à l’écran regardant l’évolution de la catastrophe naturelle. 400 morts sont déjà recensés et les prévisions météorologiques ne sont pas optimistes… on pense à ceux qui n’ont plus rien&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pourtant, à Rio, il fait beau. On décide donc de profiter du plafond bleu pour grimper dans le ciel sur le Pain de Sucre. D’ici, on n’est censé avoir la plus belle vue de Rio et de sa baie. Et c’est vrai que le panorama est impressionnant d’en haut. Pour la première fois, on aperçoit même la plage de Copacabana que nous n’avons pas encore foulée. En haut du pain, entre les boutiques ridicules pour gogos (notamment une bijouterie, il fallait le faire), une petite jungle mais luxuriante emplit les lieux. On se balade donc à la recherche de petits singes qui y ont élu domicile. Bien entendu, on tombe sur un imbécile qui essaie, pour épater ses enfants, de nourrir une de ces petites bêtes. Il a beaucoup de mal à me comprendre quand je lui exprime gentiment mon désaccord…</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">En milieu d’après midi on décide de casser la croûte dans une des milliers de boulangeries qui vend des salgados. On sait qu’après le football, le culte du corps et la deuxième religion du pays. On n’est pourtant surpris de voir que trône au milieu des cocas, oranginas, 7up, des boites de protéines en poudre pour proposer aux clients bodybuildés des boissons… musclées! Peut-être une idée à proposer à la Mie Caline&nbsp;?</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est 19h, il est l’heure pour nous de nous rendre dans le quartier de Lapa pour faire la fête avec les Cariocas et nos deux potes Bastien et Tess qui reprennent l’avion demain pour la France. Lapa est un quartier assez chaud de Rio mais le week-end venu, le soir, toutes les rues sont interdites à la circulation des véhicules et les fêtards remplissent les lieux jusqu’à tard dans la nuit.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La soirée se passe très bien, tous un peu nostalgiques de se dire que nous allons retrouver la froideur française, loin de ces rassemblements populaires des pays du Sud. Une Brésilienne nous apprend même à danser la Samba au pied des arches de Lapa. Il est 3h du matin, Bastien et moi partons à quelques mètres de l’endroit où nous avons pris place. On va chercher dans la rue d’à coté deux bouteilles d’eau et deux caipirinhias (je vous laisse deviner qui a commandé quoi…). Cinq minutes plus tard, nous avons les boissons en main quand Manue, déboussolée, arrive vers moi&nbsp;: elle vient de se faire agresser à l’arme blanche, on lui a volé son appareil photo!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">A peine nous nous étions levés Bastien et moi qu’un petit jeune s’installe entre les filles pour réclamer une cigarette. Les filles ne donnent rien. Le petit se lève, va discuter quelques instants avec un plus costaud, puis se rassoit au même endroit. Alors que Manue explique au gamin qu’il n’aura rien, elle se fait tapoter l’épaule, se retourne et le costaud, qui s’était entre temps assis à côté d’elle, lui montre le cutter qu’il tient dans sa main et qui est collé sur le ventre de Manue.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La suite vous l’avez deviné, il lui arrache son appareil photo des mains et ils partent en courant…</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On avait réussi à échapper à deux braquages en Amérique du Sud, le troisième a été de trop. Le goût de continuer à faire la fête disparait alors. Nous rentrons dans notre hôtel… en taxi&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: Lorsque l’on quitte Lapa, vers 4h, la soirée bat plus que jamais son plein. Il y a plus de monde qu’à minuit&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 15 Janvier</span></strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Journée un peu morose. Manue s’est fait braquer la veille mais, courageuse comme elle est, s’en remet plutôt bien, notre retour en France est dans 72 heures, le temps est aussi triste que nous, on a la gueule de bois. Bref cette journée du 15 Janvier ne mérite pas plus que ces trois lignes.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 16 Janvier</span></strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On est remonté comme jamais&nbsp;! Il nous reste deux jours pleins à passer, et c’est l’anniversaire de Manue. On va donc en profiter. On se lève tôt, on engloutit un grand petit déjeuner, on profite de la salle de fitness et de la piscine de l’hôtel pour évacuer toutes les toxines accumulées ces dernières semaines (et il y a beaucoup de boulot&nbsp;!).</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le dimanche, Rio est mort excepté sur ses plages. Il fait beau, c’est donc le parfait jour pour découvrir la plage de Copacabana. On prend le bus 152 qui nous dépose, après avoir traversé la ville, dans l’avenida Nossa Senhora.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Copacabana est moche, très moche. Encore plus bétonnée que le front de mer de la Baule. Mais cet endroit reste mythique. Les habitants de Copacabana appartiennent à la classe moyenne mais de plus en plus (comme partout…) à la classe populaire. Ajoutez les marchands ambulants venus des favelas voisines, quelques mendiants et vous obtenez un cocktail singulier. On marche donc le long des quatre kilomètres de plage pour découvrir tout ce petit monde. Une fois de plus, on tombe sur ces «&nbsp;ramasseurs de canettes vides&nbsp;» qui, pour une poignée de Reals, sillonnent les rues de la ville à la recherche de l’alu si précieux à leurs yeux.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Des parties de football et de volley-ball s’improvisent entre les agrès dédiés au renforcement musculaire des Cariocas. Partout, le string  est roi et il est toujours marrant de tomber nez à nez avec une trentenaire pulpeuse au fessier durcit par l’exercice mais portant, comme nos adolescents, un appareil dentaire. Au Brésil, encore plus qu’ailleurs, c’est l’apparence qui mène la danse. Il n’y a donc pas d’âge pour aligner ses ratiches et avoir une aussi belle dentition que nos acteurs d’Hollywood!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 17 Janvier, Le Corcovado</span></strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Demain c’est le grand départ. Je pense qu’on ne réalise pas vraiment le changement de style de vie qui nous attend. Peu importe, on ne veut pas trop y penser&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On part alors passer notre dernière journée pleine à la rencontre du Chris Redempteur du Corcovado. Depuis le début de notre séjour à Rio nous voyons la statue, perchée à plus de 700 mètres et semblant veiller sur tous les Cariocas. On s’était gardé sa visite, qui nous semblait être symbolique, sous le coude. Erreur&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">En fait, on peut dire que la visite du Christ est un attrape-couillon&nbsp;! Après s’être rendu au pied de la montagne en bus local, nous avons la grande surprise de découvrir que, pour accéder au site, il faut sois prendre un funiculaire, soit un minivan détenu par une compagnie ayant le monopole. Je demande à différents chauffeurs de la boite s’il ne m’est pas possible de prendre un bus local ou un taxi. Ils me répondent tous, récitant parfaitement leur leçon, que ni les bus, ni les taxis ne sont habilités à prendre la route qui mène à la statue. Pris en otage, nous n’avons pas d’autres choix que de passer par la solution la plus économique, le minivan. On paiera tout de même 10€ chacun pour un trajet de quinze minutes (quinze minutes de taxi coutent trois fois moins cher à Rio). Dans notre minivan nous sommes seize, le chauffeur empochera pour cette toute petite course l’équivalent d’un mois d’un bas salaire au Brésil…</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Arrivés en haut, nous constatons que les taxis avaient bien le droit d’accéder au site. Nous réglons l’accès au parc d’attraction et prenons un nouveau bus qui nous emmène au sommet de la montagne Corcovado. Et là, la vue est magnifique. Du béton permettant de vendre saucisses, coca-cola et saloperies en tout genre entoure la base de la statue. La plate forme accueillant le Christ est bourrée à craquer de gogo comme moi. On peine à se frayer un chemin pour observer la vue qui se propose à nous. Parfois on est à deux doigts de marcher sur le visage d’un gugusse qui s’est couché par terre pour prendre la photo de son pote écartant les bras à la manière du Christ Rédempteur.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Au bout de dix minutes de ce cirque, blasés, on redescend&nbsp;! Amis lecteurs, si un jour vous avez la chance de vous rendre à Rio, évitez d’aller sur le Corcovado mais ne loupez pas le Pain de Sucre&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Plus tard, nous partons au restaurant pour ce qui sera notre dernier diner autour du monde. Pour l’anniversaire de Manue, nous avons réservé dans un endroit où l’on peut manger des fruits de mer à volonté. On part donc sur Copacabana se gaver de langoustines, crevettes, huitres, poissons marinés et surtout langoustes. On quitte notre table plus que rassasiés, les tenanciers n’ont pas dû voir si souvent des clients se resservir autant. Ce qu’ils ne savent pas c’est que nous avions fait exprès de ne pas déjeuner à midi&nbsp;;-)</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 18 Janvier, Le grand retour</span></strong></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’écris ces dernières lignes allongé sur le lit de ma chambre d’hôtel. Je vois Manue s’activer pour faire son sac. Malheureusement pour nous, la prochaine fois que nous le déferons, nous serons dans notre pays natal.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le rêve prend fin, l’avion décolle ce soir, on ne veut pourtant pas atterrir.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On commence à peine à faire le point sur notre voyage et les premiers souvenirs qui nous reviennent sont les moments passés avec les gens. On ne remerciera jamais assez tous les locaux rencontrés sur la route qui nous ont accueillis, aidés, fait partager un bout de leur vie. On ne remerciera jamais assez tous les routards qu’on a rencontrés et avec lesquels on a partagé tant de bons moments. Et bien sûr, on vous remercie, vous lecteurs, qui nous avez suivis pendant ces 10 mois, et qui nous avaient envoyés tous ces mots d’encouragements.</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Sans tous ces gens, ce blog n’aurait eu aucun sens&nbsp;!</span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p class="western"> </p>
</div>]]></description>
            <author> pierremariepasset@gmail.com (Pierrot)</author>
            <pubDate>Tue, 18 Jan 2011 15:47:53 GMT</pubDate>
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        </item>
        <item>
            <title>3 au 10 Janvier, les chutes d Iguaçu et la Costa Verde</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110112119/Carnet-de-bord/3-au-10-janvier-les-chutes-d-iguacu-et-la-costa-verde.html</link>
            <description><![CDATA[<div>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 3 Janvier, direction les chutes d’Iguaçu</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">En voilà une journée qui s’annonce passionnante. On quitte notre petit appart, en 2h on est à la gare routiere de Florianopolis, puis c’est parti pour 15h de bus supplémentaires. Vers 23h on nous arrête dans un resto «&nbsp;ao kilo&nbsp;». Principe tout simple, on se sert au buffet, on pose notre assiette sur une balance et le prix dépend du poids de l’assiette. C’est pas bête et ça vaut le coup, on ne paie que ce que l’on prend.</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 4 Janvier, Foz do Iguaçu</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est 11h30 et nous voilà enfin dans la ville de départ vers le Parc Iguaçu, classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1986. Plus de 200 chutes se pressent sur un front de 2,5km dans un site regorgeant de végétation tropicale. Les cascades étagées se jettent les unes dans les autres, et peuvent atteindre jusqu’à 72 mètres de hauteur&nbsp;! Le parc est situé pile-poile à la frontière Brésil-Argentine-Paraguay et se visite côtés argentin et brésilien.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous avions prévu de visiter le côté brésilien cet après-midi, il faut compter 2-3h (il faut une journée complète côté argentin, le tracé frontalier attribuant la plus grande partie des chutes à l’Argentine), mais nous sommes trop cassés par le voyage. Une fois nos bagages déposés dans notre hostel, nous partons en quête d’un repas roboratif et nous trouvons notre bonheur dans un «&nbsp;restau à volonté&nbsp;». Pour 3€ par personne on peut manger tout ce qu’on veut/peut au buffet. Encore mieux que le resto ao kilo&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 5 Janvier, Iguaçu côté argentin</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous souhaitons consacrer une journée entière au site, ce qui explique notre réveil matinal. Nous aurions pu choisir la solution de facilité en louant les services d’un mini-van qui nous aurait permis de passer la frontière Brésil-Argentine et d’arriver rapidement au parc mais on peut prendre les bus locaux et diminuer considérablement le coût du trajet. Cela dit, si on avait su…</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On décolle tôt de l’hôtel, on grimpe rapidement dans le bus qui nous dépose à la sortie du Brésil, on tamponne les passeports, jusque là tout va bien. Notre bus ne nous a pas attendus, on doit attendre le suivant, qui n’arrivera qu’une heure plus tard. On grimpe dans le second qui nous dépose à l’entrée de l’Argentine, et on nous fait la même blague. On doit attendre de nouveau le prochain voyage. On arrive à la station de bus pour prendre celui qui nous emmènera au Parc. Nous avons perdu deux heures dans cette histoire, heureusement que le décalage horaire au passage de la frontière nous fait gagner une heure.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Enfin nous avons notre billet (payé trois fois plus cher que les Argentins) et on rentre dans le parc qui nous fait rapidement penser au pays de Mickey… On suit le joli sentier pour aller prendre le petit train. Mais l’attente est longue pour grimper dans ce train écologique, et ça nous plait moyen d’être au milieu de ces mecs torse-nu, ces nanas en maillot de bains et ces gens qui braillent… Bon, voyons le plan.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le site se compose en trois parties&nbsp;: le train nous emmène à une station qui permet d’accéder au parcours inférieur ou au parcours supérieur, et un autre train va jusqu’à la Garganta del Diablo, d’une hauteur d’environ 80m, la plus impressionnante chute à ce qu’on dit.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Après notre trajet en train on commence par le parcours supérieur, au dessus des chutes, et on accède aux cascades grâce à un système de passerelles vraiment bien fait. Y’a beaucoup de monde mais on arrive à s’échapper un peu et à apprécier le décor. Le parcours inférieur, au pied des chutes, nous scotche encore plus, et la Garganta del Diablo est incroyable… on est au croisement de trois énormes cascades, trempés dans le bordel (le débit moyen de la rivière est de 1500 mètres cube par seconde&nbsp;!), de la fumée partout, un bruit apocalyptique, très très impressionnant.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Sur le chemin du retour on boude le train et on rentre à pied, accompagnés par des coatis (des fourmiliers au poil long) et quelques bus plus tard nous sommes de retour à l’hostel pour se remémorer notre folle journée.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: Pierrot a tenté de manger un «&nbsp;pastel&nbsp;», une sorte de vomi entouré de friture…</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jeudi 6 Janvier, Iguaçu côté brésilien</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Notre réveil sonne suffisamment tôt pour que nous arrivions au parc avant qu’il ouvre. Au Brésil pas de train mais un bus qui nous conduit au début de la ballade. Depuis le Brésil, on a une vision plus globale avec quelques passerelles au milieu des chutes d’eau (douche garantie) et quelques superbes vues panoramiques (les photos parlent d’elles-mêmes). En fin de matinée on récupère nos bagages et on saute dans le bus pour Saõ Paulo.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: le Brésil est LE pays des hélicoptères, on en voit en permanence&nbsp;! A Saõ Paulo, pour fuir les embouteillages de la mégalopole, les hommes d’affaires ne prennent pas le métro mais l’hélico&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 7 Janvier, buuuuuuuuuuus</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">6h10, on est à la station de bus de Saõ Paulo, après plus de 16h de voyage… et c’est pas fini&nbsp;! Pour aller à Ilha Grande, il faut prendre un bus pour Angra dos Reis, et de là on prendra un bateau. Comme d’hab’, on n’a pas de bol, aucune place de libre pour Angra avant ce soir. Le souci, c’est juste qu’il n’y a aucun moyen de réserver son bus sur internet si on n’est pas Brésilien, donc on doit voir une fois sur place, et souvent on ne voit pas grand-chose…</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, qu’est ce qu’on fait&nbsp;? Passer la journée dans la station de bus&nbsp;? Bof. Y’a quoi de bien sur la route&nbsp;? Ah, tiens, Paraty, on nous en a parlé… il reste des places pour Paraty&nbsp;?</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On embarque à 10h, et puis 5h de bus plus tard, on arrive enfin, après 25h de voyage.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On trouve un hostel, on se ballade dans le village qui est certes mignon mais très touristique. De plus, mais on était prévenus, on ne peut pas marcher le nez en l’air sous peine de se vautrer lamentablement. Pour conserver le côté esthétique et authentique de cette petite ville coloniale, les pavés de pierres inégales et glissantes ont été laissés en état. Seul regret, je n’ai vu aucune fille en talon se prendre un vol.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Après un tour au port on part faire quelques courses&nbsp;au supermarché du coin&nbsp;: hallucinant. A chaque caisse, deux personnes&nbsp;: une dame qui encaisse et un mec qui met les produits dans les sacs plastiques. Ils sont tous deux aussi dynamiques que des limaces. La file d’attente s’allonge, personne ne dit rien. Sur la caisse d’à côté, le mec des sacs quitte son poste et ça bloque tout le monde pendant 20 minutes, le temps que le type revienne (bah non, c’est pas le client ou la caissière qui va mettre les produits dans les sacs, faut pas déconner). Je suis complètement effarée (quand on voit le rythme de nos pauvres caissières en France…) et je trépigne un peu devant la mollesse des employés jusqu’à ce que Pierrot me fasse réaliser que c’est comme ça ici, les clients sont habitués, bien plus patients que nous, personne ne se plaint. On n’est pas en Europe, à nous de nous y faire&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On boit une bière avec deux Français à l’hostel, Tess et Bastien, en se léchant les babines devant le plat que prépare la femme du patron dans la cuisine commune… Elle considère qu’il y a suffisamment à manger pour tout le monde dans son énorme marmite et elle partage son repas avec nous, du riz avec une sauce aux crabes et crevettes qui a mijoté toute la journée, un vrai régal&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On les remercie chaleureusement avant de descendre faire un tour en ville. Un petit stand propose des caipirinhas pas chères, on sirote notre cocktail dans la rue, il fait bon. A côté de nous des musiciens se rassemblent, et là démarre une batucada, un concert de percussions qui fait danser les passants et fait rester la foule. Super moment, on a adoré&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous passons le reste de la soirée avec deux Françaises qui sont elles aussi dans notre hôtel jusqu’à ce que j’aille me coucher, mais mon homme, infatigable, fera la fête jusqu’au bout de la nuit.</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 8 Janvier, Ilha Grande</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pas facile de réveiller Pierrot mais j’y parviens. On prend le bus pour Angra dos Reis avec Bastien et Tess. On longe la Costa Verde, bordée de plus de 300 petites îles montagneuses couvertes de cocoteraies, c’est superbe. Une fois à Angra dos Reis, nous montons dans un bateau pour rallier Ilha Grande, plus particulièrement le village de Vila do Abraão.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous n’avons pas réservé avant pour espérer trouver un logement comme sur Florianopolis, et on se demande si on a vraiment bien joué ce coup là… on se heurte à plusieurs refus ou des prix dépassant tout ce qu’on pouvait imaginer. Je laisse Pierrot et les sacs à l’ombre et je reprends l’enquête sous le cagnard, toquant à toutes les portes pendant une grosse demi-heure, sans plus de résultats… une petite dame vient nous proposer une chambre dans sa pousada, et, enfin, on trouve notre bonheur&nbsp;! Cristina est adorable, parle un peu anglais, très bien espagnol, et nous explique pourquoi elle avait fermé sa pousada pendant 2 ans (nous sommes ses premiers clients depuis ce temps là&nbsp;!). La réouverture officielle est pour demain. Notre négociateur en chef, Chéri, obtient un bon rabais. Sauvés.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 9 Janvier, Ilha Grande</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Enfin une énorme grasse mat’. On passe la journée avec Tess et Bastien à papoter sur la terrasse avant d’aller engouffrer une pizza gigantesque. Demain, on se lève&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 10 Janvier, la plus belle plage du monde</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est tôt, on est debout et en forme. Quelques courses pour les casse-dalle et nous partons tous les quatre en rando. Objectif&nbsp;: 3h de marche dans la jungle pour aller découvrir la plus belle plage du monde (dixit le guide du Tocard), Lopes Mendes. La rando n’est pas spécialement difficile mais ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas fait d’effort dans un climat aussi humide, on est rincés en quelques pas, comme quand on était en Asie&nbsp;! A la moitié du trajet on fait une pause sur une jolie petite plage tranquille et on commande un coca-glaçon-citron pour reprendre des forces avant de continuer notre chemin. Nous voilà sur la dernière plage toute mignonne avant la plus belle plage du monde, allez, on y est presque&nbsp;! Un bateau arrive pour débarquer une cinquantaine de personnes qui vont emprunter le même sentier que nous. Les boules.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On double tout ce joli petit monde et on arrive enfin. D’accord, la plage est très belle, grande, sable blanc, petite île à l’horizon, mais le guide du Tocard a un peu exagéré… Non que nous soyons blasés à cause des plages paradisiaques sur lesquelles nous avons posé nos serviettes en Thaïlande, en Indonésie ou sur les îles Fidji, c’est simplement qu’à notre avis les deux petites plages juste avant étaient bien plus belles, et que contrairement à Lopes Mendes, y’avait personne…</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lunch et baignade, on rebrousse chemin pour retourner chez Cristina, et profiter de notre dernière soirée sur l’île, demain c’est Rio&nbsp;!</span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> emmanuelledevathaire@gmail.com (Manue, depuis Rio)</author>
            <pubDate>Wed, 12 Jan 2011 16:27:09 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110112119/Carnet-de-bord/3-au-10-janvier-les-chutes-d-iguacu-et-la-costa-verde.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>23 Décembre au 2 Janvier, Saõ Paulo et Florianopolis</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110104118/Carnet-de-bord/23-decembre-au-2-janvier-florianopolis.html</link>
            <description><![CDATA[<div>
<p><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jeudi 23 Décembre, un autre monde</span></span></span></strong></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il est 5 heures du matin lorsque nous foulons pour la première fois le sol brésilien. Le trajet en avion s’est déroulé sans accroc même si nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit. La douane passée, nous ne perdons pas une minute car nous devons attraper notre correspondance pour Florianopolis. Enormément de routards nous ont déconseillé de passer du temps à Sao Paulo. Ville, selon eux sans intérêt, qui ne mérite qu’une escale rapide avant de rallier Rio de Janeiro à 7 heures de bus ou la côte Atlantique.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Pour nous Saõ Paulo restera donc une ville de transit avant de nous diriger vers l’île de Florianopolis, à quelques 10 heures de bus. On sort de l’aéroport, on trouve la navette qui nous emmène à la gare, nous sommes dans le timing. Il y a deux bus qui partent ce matin pour l’ile&nbsp;: le premier à 7h30, le second à 9h30. Pour une fois nous avons été prévoyant, nous connaissons les horaires et avons même, pour la première fois du voyage, réservé notre hôtel. Il faut dire que Noël et la nouvelle année approchants, les plages de la côte atlantique sont prises d’assaut&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">7h00, nous arrivons à l’unique terminal de bus de la ville la plus grande de l’hémisphère sud, je vous laisse donc imaginer le bordel qui se tient sous nos yeux&nbsp;! Nous trouvons la compagnie de bus, nous nous apprêtons à prendre nos billets pour ensuite nous endormir sur les sièges confortables de notre moyen de transport qui nous emmènera au bord d’une plage paradisiaque lorsque, à notre plus grand regret, la charmante hôtesse nous annonce que tout est complet! Le rêve s’écroule. Je pars en quête d’une autre compagnie qui pourrait me consoler mais rien n’y fait, tous les bus en partance pour Florianopolis ce 23 Décembre sont complets&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il faut se rendre à l’évidence, on doit passer une journée dans cet enfer qu’est Sao Paulo. On réserve donc nos billets pour le lendemain et, éreintés, sacs et guitare sur le dos, nous partons dans le métro de la ville la plus dangereuse d’Amérique du Sud…</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">On atterrit alors dans le centre de cette bourgade de 18 millions d’âmes. On y trouve un hôtel glauquissime pour se loger ce qui nous permet au moins de profiter d’une sieste bien méritée. Plus tard c’est la faim qui nous réveille. Nous partons donc nous balader dans le quartier où nous avons élu domicile et on découvre une vraie ville d’Amérique Latine, loin des circuits touristiques, bruyante, polluée et sale comme je les aime. Notre quartier grouille de vie, au pied de notre hôtel, un bar avec une large terrasse donnant sur une rue piétonne fait place comble dès 17 heures. Il y a de la vie dans cette rue, on aime&nbsp;! Un groupe de Samba vient participer aux festivités et c’est tout un peuple qui se met à danser à l’unisson. Il n’est que 22 heures, les Brésiliens ne trahissent pas leur réputation…</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Notre première journée interminable au Brésil prend fin. Cela promet pour la suite&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 24 Décembre, Georges Croissant</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Réveil difficile, direction la gare de bus. Si tout se passe bien, ce soir nous fêterons Noël sur une plage&nbsp;! Et tout se passe bien&nbsp;! Vers 7h30, notre car démarre pour 10 heures de trajet. Je ferai le voyage sans Manue qui n’a pu avoir de place à côté de moi. Ma voisine, une Brésilienne d’une vingtaine d’année, me tient compagnie.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Vers 19 heures nous arrivons enfin. Nous reprenons un bus local pour nous emmener jusqu’à notre village, Barra da Lagua, où nous avons fait une réservation dans un backpacker pour les 2 premiers jours.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">21 heures, on jette nos sacs dans notre chambre puis on monte sur la terrasse surplombant l’océan atlantique pour alors commencer notre soirée. Tout le monde est en tongs, ca fait plaisir&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Nous trinquons avec la terre entière. Des Canadiens, des Anglais, des Israéliens, des Brésiliens tapent dans nos verres tout au long de la soirée, la caipirinhia et la bière locale Antartica coulent à flot! Puis tout à coup Manue me demande de me retourner. Et là, stupeur! Je reconnais Roul, notre ami Belge/Flamand que nous avions rencontré il y a deux mois à l’autre bout de l’Amérique du Sud, en Argentine, dans un bled nommé Maipu, non loin de Mendoza. On avait passé, à cette époque, le début de la soirée d’Halloween ensemble et nous nous étions promis de nous revoir plus tard dans la nuit. Malheureusement, la «&nbsp;fatigue&nbsp;» ne m’avait pas permis d’assurer le rendez-vous et nous nous étions perdus de vue&nbsp;! On trinque (encore!) à nos retrouvailles et lorsqu’il doit s’éclipser pour rejoindre des amis à lui, on se donne rendez-vous le lendemain, à midi, devant le backpacker. Vu la suite de la soirée, je ne pourrai une nouvelle fois honorer le rendez-vous.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Très tard (ou assez tôt), nous irons nous coucher. Et c’est avec deux potes Israéliens baptisés par Manue «&nbsp;Georges Croissant&nbsp;» et «&nbsp;Brad Pain au chocolat&nbsp;» que nous finirons notre nuit de Noël&nbsp;! Ce soir j’aurai aussi pris mon premier cours de Portugais avec la lune en arrière plan qui se reflétait sur les vagues de l’atlantique. Plutôt fun comme cadre d’apprentissage!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Ca y est, on est de retour au soleil, sous la chaleur des tropiques, et ce n’est pas pour nous déplaire&nbsp;!!!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Note&nbsp;: Quoi de plus naturel que de fêter Noël, la naissance du Christ, avec deux Israéliens&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong>Samedi 25 Décembre, Joyeux Noël!</strong></span></span><br /></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Réveil 15h&nbsp;! En guise de repas de Noël nous n’avons que la force de réchauffer des pâtes instantanées.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Couchés 20h&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 26 Décembre, le Brésil</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui on reprend nos bonnes habitudes en se réveillant tôt. L’objectif de la journée est simple&nbsp;: changer de logement&nbsp;! Dans le backpacker où nous sommes, le «&nbsp;Banana beach&nbsp;», on paie très cher, trop cher pour notre budget donc on doit aller dormir chez l’habitant pour diminuer de manière significative l’addition. Et on a un plan&nbsp;! On a remarqué qu’à l’arrivée des bus il y a un petit malin de Brésilien qui propose des appartements à louer. En fait, il met seulement en relation des familles qui louent des logements avec des voyageurs. Au passage, il prend sa com&nbsp;bien sûr! On va donc voir Giovanne qui nous présente la famille d’Yvanioul. Juste à côté d’un joli canal qui relie la mer à un lagon, à deux pas du centre, la famille d’Yvanioul loue deux petites baraques. L’une est déjà prise par un Belge et une Urugayenne expatriés, l’autre est dispo. Dedans, il y a une cuisine équipée, une douche avec eau chaude et un lit deux places. Le tout pour 60 Réals (environ 25€) soit deux fois moins qu’au backpacker. Que demander de plus&nbsp;? On décide donc de rester 7 jours et de vivre au rythme Brésilien.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Après l’emménagement on fait connaissance avec nos voisins, Thibaut et Valéria,&nbsp; en partageant quelques Antartica (mais si, la bière locale&nbsp;!). On fait la lessive (enfin Manue surtout, je dois bien l’avouer), ma douce me coupe aussi les cheveux puis on part à l’endroit préférer des locaux, le lieu culte pour tout Brésilien&nbsp;: la plage&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il fait beau, le soleil cogne, les fesses des femmes sont nues&nbsp;! Au brésil pas de topless, par contre, les culottes de maillot de bain des femmes sont de simples bout de tissu muni d’une grande ficelle&nbsp;! Au début c’est un peu choquant mais très vite on s’y fait (parfois même on aime….). Pourquoi choquant&nbsp;? Parce qu’il n’y a pas que de belles femmes bronzées et sveltes qui s’habillent de ce genre d’apparat&nbsp;! Donc souvent, ce n’est pas très harmonieux.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La plage au Brésil c’est le jardin de chacun. Certains apportent même leur tonnelle pour chercher un peu de fraicheur sur le sable brûlant alors que d’autres improvisent des parties de foot, le torse nu, sous le regard aguicheur des Brésiliennes. Heureusement pour nous, la plage de Barra da Lagua est immense, plus de 15 kilomètres de long. On trouve facilement un coin plus tranquille loin de l’agitation.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Souvent Manue et moi pensons aux délices que nous avons mangés en Asie. On décide le soir venu de s’accorder un petit plaisir en se cuisinant un poulet au curry.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 27 Décembre, tranquilo</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">On est avant tout en vacances. Donc aujourd’hui c’est repos&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Réveil tardif, petit déjeuner, plage, déjeuner, plage, apéro, diner rythment notre journée&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 28 Décembre</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Se reporter au Lundi 27 Décembre.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 29 Décembre</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Toujours se reporter au Lundi 27 Décembre (ou au Mardi 28 Décembre).</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp; <br /></span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jeudi 30 Décembre, re-Roul</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Décidément, ce Belge nous suivra jusqu’à la fin de notre voyage. On était parti pour se refaire une journée comme on les aime (cf Lundi 27 Décembre) lorsque notre ami Roul est venu chambouler notre programme bien huilé.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Et oui, en arrivant en milieu d’après midi à la plage, on le croise… à nouveau. Il m’avoue s’être réveillé bien tardivement, lui aussi, le lendemain de Noël, et donc n’a pu honorer, lui non plus, notre rendez-vous. On passe donc l’après midi avec lui et ses potes… Israéliens. Plus tard on boira même l’apéro avec eux, chez eux, ce qui me donne l’occasion d’écrire un paragraphe sur ceux venus de Palestine.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Où que vous alliez en Amérique du Sud vous croiserez des Israéliens en voyage. Et où que vous alliez en Amérique du Sud vous croiserez des voyageurs se plaignant des Israéliens en voyage. Il parait même qu’ils seraient pires que les Français à l’étranger…</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Avant de partir à l’université, les Israéliens ont pour devoir d’effectuer leur service militaire. Cette tâche va leur prendre trois années pour les hommes et deux pour les femmes. Après avoir torché les chiottes de leur caserne et avoir fait mumuse avec un Uzi, ils quittent leur bataillon avec plein de sous en poche. La plupart d’entre eux décident alors de s’octroyer un break d’un an et partent voyager, très souvent, en Amérique du Sud.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Personnellement je n’ai pas croisé d’Israélien grossier, méchant, arrogant (enfin un tout de même, il faut bien l’avouer). Mais ce qui est sûr c’est qu’ils sont, au moins, différents des autres voyageurs par leur communautarisme. Contrairement aux Européens qui aiment, la plupart du temps, rencontrer les locaux ou d’autres étrangers, parler d’autres langues, les Israéliens aiment rester entre eux pour ne se mélanger que très peu. Par exemple, les amis de Roul vivent tous ensemble dans un hostel, tenu par un Israélien. Ils ne se connaissaient pas avant et se sont tous trouvés ici. Tout y est écrit en Hébreu. Sur la devanture de l’hostel, en plein milieu d’une rue passante, on peut même voir la croix de David hissée fièrement.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Perso, si je vois la gueule de Marianne sur la devanture d’un établissement nommé «&nbsp;Hôtel de la gare&nbsp;» en plein milieu du Brésil, je pars en courant&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 31 Décembre, The best NYE ever!</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Si j’avais su que l’invitation de nos voisins à boire l’apéritif en début d’après midi allait se transformer en nouvel an avant l’heure, je pense que nous aurions décliné l’invitation. Heureusement une sieste improvisée sur la plage entre 19h et 20h nous a permis de nous remettre d’aplomb pour affronter la nuit&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Après une dernière bouffe 2010 entre amoureux nous sommes invités Manue, moi, Thibaut et Valéria à partager le «&nbsp;Churasco&nbsp;» d’Yvanioul et de sa famille. On s’installe alors autour du barbecue avec eux. Parfois mes bases d’espagnol me permettent de me faire comprendre, souvent Thibaut qui parle Portugais couramment me donne un coup de main. Toujours est-il que ce moment partagé avec cette famille, aussi généreuse que je suis saoul, restera un de nos beaux moments de Florianopolis.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Quelques minutes avant les douze coups de minuit nous partons tous ensemble pour fêter la nouvelle année sur la plage. Tous les Brésiliens vêtus de blanc s’y sont donné rendez-vous. Nous nous perdons tous mais, comme à l’accoutumé et au milieu d’une foule compacte, je retrouve mon bon Roul.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Nous fêtons donc la nouvelle année avec notre Belge et ses acolytes Israéliens avant de danser pendant une bonne partie de la nuit sur la plage éclairée seulement par le clair de lune.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Note&nbsp;: Vers 3 heures du mat, en face du bar qui distille le son sur la plage noire de monde, mes tongs tombent nez à nez avec un nouveau né. Le gamin, âgé maximum de 6 mois, dort au beau milieu du dance floor entre les pieds des fêtards. Le père me regarde comme si tout était normal….</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 1 Janvier</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Je ne regrette pas mon investissement en paracétamol&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 2 Janvier</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Enfin nous nous motivons à nous balader sur l’ile. A notre arrivée, remplis de bonnes intentions, nous souhaitions louer un scooter comme nous le faisions en Asie, pour visiter Florianopolis. Malheureusement le prix prohibitif de la location nous a décidés à nous rabattre sur la solution bus local. Nous montons donc ce matin dans le bus.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L’île fait 60 kilomètres de long pour 20 kilomètres de large. Elle a été colonisée il y a près de 300 ans par des pécheurs venus des Açores pour chasser la baleine. On croise donc sur notre route de ravissants villages de pécheurs séparés entre eux par de douces montagnes aux forêts tropicales. Et évidemment sur notre route des plages, des plages. On en compte 42 sur l’île.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Malheureusement pour moi le photographe, la lumière n’est pas là aujourd’hui. Il fait, pour la première fois de notre séjour sur l’ile, un temps de cochon. On souhaitait passer la journée dans un de ces villages mais après y avoir parcouru quelques mètres sous une pluie battante, nous décidons de rebrousser chemin et de rentrer dans nos pénates… journée ratée&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Demain nous quittons l’île pour la frontière avec l’Argentine et le Paraguay. Ici on y trouve des chutes d’eau nommées Iguaçu&nbsp;!</span></span></span></p>
<p></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><br /></span></span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> pierremariepasset@gmail.com (Pierrot, au bord de la piscine)</author>
            <pubDate>Tue, 04 Jan 2011 22:42:40 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110104118/Carnet-de-bord/23-decembre-au-2-janvier-florianopolis.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>18 au 22 Décembre, Aréquipa et Lima (en speed)</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110104117/Carnet-de-bord/18-au-22-decembre-arequipa-et-lima-en-speed.html</link>
            <description><![CDATA[<div>
<p><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #008080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 18 Décembre, direction Aréquipa</span></span></strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Adieu François, à bientôt en France&nbsp;! Nous nous retrouvons une fois de plus à quatre, Léa, Adrien, Pierrot et moi. Nous voilà dans le bus de nuit qui nous emmène à Aréquipa. Nous avons notamment choisi cette étape car elle est à moins de 200km du Cañon de Colca, le deuxième plus profond canyon du monde (qui en fait ressemble plus à une vallée car il est habité), d’où on peut observer les condors et des milliers d’hectares de terrasses. Etant donné que nous manquons de temps, on veut essayer d’y passer une seule journée au lieu de deux, si c’est possible. Si ça ne l’est pas, nous passerons un peu de temps à Aréquipa.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Cette deuxième plus grande ville du Pérou est souvent comparée à Sucre en Bolivie, car comme elle, Aréquipa est belle, blanche et dynamique. Normalement, ça devrait nous plaire, et puis, petit bonus, Aréquipa n’est qu’à 2300m d’altitude, ça va nous faire beaucoup de bien.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 19 Décembre, Aréquipa</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les premières lumières du matin nous réveillent, la nuit a été longue et froide. Nous prenons un taxi pour nous conduire à notre hostel. La terrasse nous offre une vue d’ensemble sur la ville, et sur les montagnes environnantes, notamment le gigantesque volcan éteint Misti. Une petite sieste, la mise en ligne du site, une lessive, et nous voilà prêts à découvrir l’autre «&nbsp;cité blanche&nbsp;». Une grande partie d’Aréquipa est construite en pierre de lave blanche, d’où son surnom.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Effectivement, nous n’aurons pas le temps d’aller au Cañon de la Colca, ce n’est pas grave, nous avons un prétexte supplémentaire pour revenir au Pérou.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On se promène et on achète de quoi se faire une bonne bouffe à l’hostel. On rencontre un autre couple de Français avec qui on boira quelques verres. Pierrot et Adrien poursuivent la soirée en duo en écumant les bars de la ville, ils rencontrent deux Péruviennes avec qui ils passent un bout de soirée. Les filles expriment leur soif, et quand Pierrot leur dit que c’est à leur tour de régler l’addition, elles se volatilisent comme par enchantement…</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 20 Décembre, Aréquipa</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On se promène dans la ville (et on réalise que les Péruviens et Péruviennes sont tous «&nbsp;gros&nbsp;»), on profite de la terrasse et du soleil. On quitte nos amis, on se reverra à Paris&nbsp;! Ca fait bien longtemps qu’on ne s’était pas retrouvé que tous les deux, ça nous fait tout drôle.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: On n’aura pas dégusté de plat traditionnel, le cochon d’inde (Cuy) farci, grillé ou confit… mais on aura goûté à l’Inca Kola, la boisson locale qui se vend plus que le Coca Cola (et ils sont fiers). C’est jaune fluo et hypra sucré, nous on n’est pas fan…</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"> <br /></span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 21 Décembre, dernière étape…</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Allez, zou&nbsp;! Direction Lima, c’est parti pour quelques 15h de bus&nbsp;! Lorsqu’on s’installe à nos places respectives, le conducteur s’approche avec une caméra et enregistre nos trombines… ça ne plaisante pas avec la sécurité au Pérou&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les paysages sont désertiques, faut dire qu’à Lima, il ne pleut que deux jours par an, 1 en juillet et 1 en août, d’après le joli graphique du Routard.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 22 Décembre, direction Braaasiiiil</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est bien fatigué que nous arrivons dans le centre ville de Lima. Cette mégalopole de près de 8,5 millions d’habitants est plutôt calme au petit matin (pourtant elle regroupe presque le tiers de la population du pays). Ne pouvant laisser nos gros sacs n’importe où, on les garde sur notre dos pour arpenter la Plaza Mayor (anciennement Plaza de Armas, comme dans toutes les villes) où nous assistons à un meeting politique, la Catedral, les différentes églises, avant de déguster un ceviche (poisson mariné dans une sauce au citron) et de prendre un taxi pour l’aéroport.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Demain, on arrive au Brésil, dernière étape avant le retour en France… Le Pérou sera passé bien vite, on reviendra&nbsp;! En attendant, on ne rêve que de palmiers et cocktails en bord de plage&nbsp;!!!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: Nous ne ferons pas de bilan du Pérou, car au bout de 10 jours nous ne pouvons rien conclure du pays&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note 2&nbsp;: Nous avons pris peu de photos durant ces cinq jours, c’est pour cette raison que nous n’avons pas créé d’album…</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> emmanuelledevathaire@gmail.com (Manue)</author>
            <pubDate>Tue, 04 Jan 2011 22:29:56 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110104117/Carnet-de-bord/18-au-22-decembre-arequipa-et-lima-en-speed.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>Bilan Bolivie</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110104116/Carnet-de-bord/bilan-bolivie.html</link>
            <description><![CDATA[<div><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://www.voyageautourdelaterre.com/file:///D:/Photos/Tour%20du%20Monde/13%20Br%C3%A9sil/1-%20Sao%20Paulo%20et%20Florianopolos/P1090701.JPG" alt="" /><img src="http://www.voyageautourdelaterre.com/file:///D:/Photos/Tour%20du%20Monde/13%20Br%C3%A9sil/1-%20Sao%20Paulo%20et%20Florianopolos/P1090701.JPG" alt="" /></span></span></span>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="color: #008080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nos coups de cœur :</span></span></strong></span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="color: #008080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></strong></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Le Sud Lipez et ses couleurs surréalistes, ses flamants roses majestueux, les déserts et lagunes</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Le Salar d’Uyuni au lever du soleil</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Notre séance photo avec nos amis sur le Salar</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Sucre, la cité blanche</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Une coupe chez le coiffeur pour 2€</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Découvrir le fameux fromage roulé sous les aisselles de la vieille dame, l’accompagner de bon pain et vin rouge et revendiquer nos origines françaises</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Boire un jus d’orange frais pressé devant nous dans la rue pour 0,20€ à La Paz</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Profiter d’un petit déjeuner gargantuesque sur les hauteurs de Sucre</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Bénéficier de cours privés d’espagnol à 2€ l’heure</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Ecouter Pierrot jouer de la guitare au coucher de soleil sur la Isla del Sol, au beau milieu du lac mythique Titicaca</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Découvrir l’ambiance d’une boîte de nuit pour locaux</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Manger dans une gargote locale pour rien, déguster un fruit délicieux à un coin de rue, acheter un paquet de gâteaux à une dame qui porte un chapeau melon sur un trottoir</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Descendre la route de la mort à vélo, sans trop regarder le vide</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Remonter la route de la mort en voiture, en regardant le vide</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Admirer les zigouigouis en perles accrochés aux grandes nattes des vieilles dames</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Rencontrer des routards partout, et tisser des réels liens (merci nos amis internationaux du Salar, merci nos amis Français!)<br /></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Retrouver Tim le Hollandais un peu partout sur notre parcours</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #008080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce qu’on ne regrettera pas trop&nbsp;:</span></span></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #008080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br /></span></span></span></strong></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Le traditionnel morceau de viande trop cuit accompagné de riz froid et de frites pas cuites</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- L’altitude qui nous essouffle en permanence</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- La misère omniprésente&nbsp;(les mines de Potosi, le travail des enfants, les mendiants)</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Se coltiner 4h de bus à côté de Dame-qui-pue</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">{jcomments on}<br /></span></span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> emmanuelledevathaire@gmail.com (Manue)</author>
            <pubDate>Tue, 04 Jan 2011 22:19:04 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20110104116/Carnet-de-bord/bilan-bolivie.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>12 au 18 Décembre, Le Machu Pichu</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101219115/Carnet-de-bord/12-au-18-decembre-le-machu-pichu.html</link>
            <description><![CDATA[<div>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Douzième et avant-dernier pays à traverser, nous voici au Pérou. Le timing est très serré, on ne pourra profiter de ce pays qu’une dizaine de jours! On a pris un peu trop notre temps en Argentine et en Bolivie et n’avons pas réussi à décaler notre billet d’avion Lima/Sao Paulo prévu le Mercredi 22 Décembre. Comme on ne pourra pas tout faire, on va essayer d’en faire peu mais de le faire &nbsp;bien.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 12 Décembre, Entrée au Pérou</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le passage de la frontière est une fois de plus une formalité et nous voila sur une route qui longe le lac Titicaca et nous éloigne de la Bolivie que nous avons tant aimée. La première ville à nous accueillir est Cusco. On est encore perché à plus de 3&nbsp;000 mètres d’altitude et les rues pavées et pentues de «&nbsp;la Rome des Incas&nbsp;» nous coupent le souffle! Entourée de montagnes brunes la ville s’étend dans une vallée chargée d’histoire. Elle fut la capitale de l’empire Inca, le nombril du monde andin et en garde encore toutes les traces.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">C’est sous la pluie, tard le soir, que nous arrivons dans la belle. On trouve, toujours accompagnés de Léa et d’Adrien, nos piaules dans les hauteurs de la ville, pas très loin de «&nbsp;la plaza de armas&nbsp;», le cœur de la cité.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 13 Décembre, Cuzco capitale des Incas</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">François, notre pote du Nord qui est resté une soirée de plus sur l’isla del Sol nous rejoint en fin de matinée. On se retrouve à nouveau tous les cinq et ce n’est pas pour nous déplaire&nbsp;! On rentre dans un boui-boui pour casser la croute. On nous sert une soupe locale, une bonne viande en sauce accompagné, pour ne pas changer, de riz et de pommes de terre. La nourriture est toujours aussi médiocre mais peu chère, les «&nbsp;Bolivianos&nbsp;» ont laissé place aux «&nbsp;Soles&nbsp;».</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Léa, François et moi favorisons notre digestion en démarrant notre après midi en arpentant les rues montantes du vieux quartier. Pendant ce temps, Manue et Adrien mettent à jour leur site internet respectif. Cuzco est aujourd’hui une superbe ville coloniale quoique trop envahie par les hôtels, restaurants et agences de voyage en tout genre. Il faut dire qu’en plus d’être belle, elle est la ville étape permettant de rallier le fameux Machu Pichu. Le touriste y est donc roi&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le centre de la cité se compose essentiellement de belles maisons coloniales avec balcons de bois sculptés, alignées le long de ruelles étroites, et de places soignées aux gros pavés luisants. Y a pas à dire, on s’y sent bien. Plus tard on tente même d’atteindre les cimes du vieux quartier San Blas. Sur ses hauteurs, une vue surprenante sur les toits de tuile qui dévalent en cascade s’offre à nous. En redescendant, on tombe sur un resto français proposant rillettes, couscous et pastis… la France nous manque parfois&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Plus tard, on décide de se faire une petite bouffe à notre hôtel. On passe la soirée au son de nos guitares à discuter avec une famille de français partie faire un tour en Amérique du sud pendant un an. Demain, ils partent pour le Machu Pichu.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 14 Décembre, J-1</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Notre mission principale du jour est de préparer notre périple pour nous rendre au Machu Pichu le lendemain. On peut effectivement parler de «&nbsp;périple&nbsp;» car se rendre sur la cité perdue n’est pas des plus simples. C’est sûr qu’on aurait pu choisir la solution de facilité en prenant le train de la compagnie PERURAIL, débourser alors 140$ pour 4 heures de trajet aller. Mais l’idée de filler notre pognon à une boite qui a le monopole sur cette liaison et qui en profite pour ponctionner le touriste alors que le Péruvien, pour le même trajet, ne paie que 3$, nous révulse. Et oui, le trajet Cuzco/Agua Calientes (ville au pied de la montagne sacrée) et l’un des plus chers au monde&nbsp;! On a donc décidé de ne pas rentrer dans cette énième mascarade qui consiste à prendre le blanc pour une pompe à fric.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais cela ne sera pas de tout repos. On devra demain, à l’aube, partir en bus local pour une première ville nommée Santa Maria (5 heures de route). De là trouver un second bus pour nous emmener à Santa Theresa. A Santa Theresa, trouver un gentil Péruvien qui voudra bien nous conduire à Hydroelectrica pour que nous démariions une marche de 3h00 qui nous mènera jusqu’à Agua Calientes. On pourra alors, le lendemain matin, sortir de la vallée et grimper jusqu’à notre Machu Pichu.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On prend donc dans l’après midi nos tickets pour la cité perdue (que nous avons hâte d’y être!) et partons sur les hauteurs de Cuzco à la découverte d’un site Inca, Sacsahuman, amuse gueule avant notre plat de résistance du lendemain. Il fait bon, le soleil est au rendez-vous. On s’affale alors à deux pas du site qui n’est pas si terrible que cela puis nous entamons une partie de tarot. Quelques «&nbsp;gardes&nbsp;» et «&nbsp;petites&nbsp;» plus tard, la fraicheur nous oblige à redescendre dans la vallée et à nous réchauffer d’un bon repas économique dans le quartier populaire de la ville.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est temps de faire nos sacs et de se coucher, demain on a du pain sur la planche&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 15 Décembre, L’expédition</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On ne pensait pas que cette journée allez être si longue, compliquée et éprouvante. Pourtant elle restera une de nos meilleures depuis notre départ de France. Résumé&nbsp;:</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">A 3h45 nos alarmes nous réveillent en fanfare. Il est temps de nous habiller, de sauter dans un taxi pour nous rendre à la station de bus. Seul hic, le chauffeur se plante de terminal alors que nous lui avions répété à plusieurs reprises le nom de notre première destination, Santa Maria. Il nous fait alors tout un foin et nous réclame le double de la course. Bien entendu on ne se laisse pas faire et nous le quittons en entendant dans nos dos des «&nbsp;Van a morir&nbsp;!&nbsp;». La journée démarre fort&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est 4h30, le bus pour Santa Maria est prévu à 5h. Nous rentrons confiant dans le terminal en espérant même avoir le temps de s’acheter quelques friandises pour éloigner la faim. Pourtant, après s’être rapprochés du comptoir de vente de billets on se rend compte que le premier bus au départ de Santa Maria est à 7h30. La veille, l’office du tourisme nous avait annoncé 5h&nbsp;! Nous devons donc poiroter prêt de 3 heures dans ce terminal de bus glauque au possible sans être plus du tout sûr d’arriver à Agua Calientes le soir même. La montée sur le site du Machu Pichu pour le lendemain matin s’annonce compromise. Abattus, nous faisons les cent pas lorsqu’une hôtesse nous annonce qu’un autre bus part d’ici 5 minutes pour Santa Maria mais à 500 mètres de là.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il est 5 heures du matin, l’altitude est de 3&nbsp;400&nbsp; mètres, nous entamons alors, sac au dos, un sprint infernal pour essayer d’attraper notre moyen de transport. Essoufflés, le cœur explosant notre poitrine, nous arrivons à temps pour prendre nos billets. Le départ était prévu à 5h nous partirons à…..6h30, «&nbsp;Peruvian time&nbsp;»! On est encastré dans un mini van, accompagnés de locaux et d’une française expatriée au Pérou. Pas grave, si tout se passe bien, on devrait arriver comme prévu en fin d’après midi à Agua Calientes.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous roulons alors depuis plus de 3 heures lorsque notre chauffeur nous octroie une pause et en profite pour se….laver les cheveux dans le cours d’eau de la rivière (?). Une demi heure plus tard nous repartons, il est alors 10 heures pourtant nous voila à nouveau stoppés. Et cette fois ci, c’est pour de bon&nbsp;! Il y des travaux sur cette portion de route et la circulation ne sera rétablie que dans plus de 2 heures&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On prend alors notre mal en patience en improvisant une partie de tarot dans la cour de l’école du village. Les élèves, intrigués, se joignent à nous. Le ragout mijoté par une mémé du patelin est plutôt bon au soleil de cette vallée. Dans notre malheur nous sommes heureux!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">A l’heure prévue nous repartons et, plus tard, nous trouvons facilement notre première correspondance. Nous sommes en début d’après midi lorsque nous arrivons sur une route de montagne accrochée à la falaise. La piste est terreuse et étroite, le précipice à quelques centimètres de nos roues est profond, très profond. Tout au long de cette portion qui relie Santa Maria à Santa Teresa des croix attestent des sauts de la mort qu’on fait, avant notre passage, des automobilistes mal chanceux. Pourtant, la beauté et le côté spectaculaire de la route prennent le pas sur la peur.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Notre seconde correspondance se déroule avec succès même si deux d’entre nous devront faire les quelques kilomètres, qui nous séparent du début de la randonnée, dans le coffre du véhicule.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Enfin nous arrivons, sortons des véhicules pour entamer la longue marche. Bien entendu c’est à ce moment précis que le ciel devient capricieux et nous pousse à enfiler nos ponchos. Pour nous rendre à Agua Calientes et enfin terminer notre parcours du combattant, nous longeons une rivière torrentueuse dominée par de hautes montagnes couvertes de forêt. Nous retrouvons alors les rails du chemin de fer que nous ne quitterons plus jusqu’à notre arrivée après la nuit tombée. Nous passons sur des ponts de bois, sous des tunnels enfouis dans la végétation. Les montagnes aux alentours semblent toucher le ciel, les nuages apportent un côté mystique aux lieux. Parfois nous levons la tête nous imaginant la cité perdue toute proche de nous, ne voulant pas encore se dévoiler à nos yeux.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">A 20h nous arrivons enfin, fatigués et affamés. Cette journée restera gravée à jamais dans nos mémoires, on attend celle de demain avec impatience&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: Dans notre hôtel, à Agua Calientes, il n’y a pas d’eau chaude…</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jeudi 16 décembre, Une journée sur le &nbsp;Machu Pichu</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous sommes actuellement en basse saison, les touristes se rendent principalement au Machu en Juillet/Aout, période pendant laquelle le site peut atteindre l’affluence de 2000 personnes alors qu’il n’en faudrait pas plus de 800, selon l’UNESCO, pour préserver les équilibres naturels. Tout le monde aura le droit de fouler le sol de la cité perdue pourtant, seuls les 400 premiers pourront gravir le Wayna Pichu, montagne qui surplombe le site. Aucun d’entre nous ne veut louper cela, on décide donc de partir pour l’ouverture du site à 6h.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les plus courageux peuvent, dès 5 heures du matin, commencer à pied l’ascension qui mène au Machu Pichu. Les autres paieront rubis sur l’ongle un bus qui les mènera à l’entrée du site.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Après un petit déjeuner frugal, nous démarrons légèrement en retard la montée infernale. Et c’est vrai qu’elle est dure cette grimpette&nbsp;! Une grosse demi-heure plus tard je suis fier d’arriver le 15ème sur le site et d’avoir assuré ma place pour monter en haut du Wayna Pichu. J’attends mes amis et Manue qui arrivent par la suite et décrochent tous le sésame tant espéré.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Malheureusement, il fait très nuageux ce matin et c’est dans le brouillard le plus épais que nous rentrons sur le site. Nous nous postons face à la cité en attendant patiemment les premiers rayons de soleil. Et lorsque le site se dégage par intermittence c’est un spectacle d’une rare beauté qui s’offre à nous. Les ruines sont parfaitement accrochées sur la crête de la montagne. De part et d’autre, des terrasses cultivées semblent tomber dans le vide. Mais comment et dans quel but des hommes ont pu construire cela&nbsp;? Le mystère est toujours présent. Etait ce une capitale religieuse résidence d’un empereur, simplement un lieu de culte consacré au Soleil ou encore la dernière capitale Inca&nbsp;? La question n’est toujours pas résolue. Les archéologues sont en revanche sûrs qu’il ne s’agissait pas d’une forteresse établie pour prévenir une invasion des tribus amazoniennes. Il semblerait aussi qu’au moment de leur conquête les Espagnols connaissaient l’existence de la cité, sans pour autant présumer de son importance… ce qui valut au site un total désintérêt et il resta à l’abandon jusqu’à sa découverte au début du XXème siècle par un archéologue Américain.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Plus la matinée passe, plus le site se dégage. On commence à apercevoir pratiquement l’intégralité des anciennes maisons, temples, tours et terrasses. Pour nous il est temps de monter en haut du Wayna. Fatigués pas l’ascension du matin, nos copains Frenchies préfèrent flâner au milieu des ruines alors que Manue et moi profitons, après 40 minutes de marche, d’une vue vertigineuse surplombant toute la vallée et la citée perdue. Nous nous trouvons à 2700 mètres d’altitude, autant vous dire une broutille pour nous maintenant&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Les experts s’accordent à dire que le Machu Pichu a été abandonné par les Incas par crainte de le voir tomber aux mains des envahisseurs espagnols. Les habitants, qui pouvaient être 1800, ayant appris la chute de Cuzco en 1534 (soit seulement 100 ans après la construction de la cité perdue) et les méfaits commis par les conquistadors, se seraient décidés à quitter la ville par peur d’une attaque.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous, nous y sommes toujours et avons du mal à le quitter. Cela fait plus de 8 heures que nous errons entre les pierres multi centenaires et n’arrivons pas à nous lasser&nbsp;! En milieu d’après midi, on a même la chance de voir le site ensoleillé par quelques rayons qui ont pu se frayer un chemin au milieu du plafond nuageux. Le jeu de couleur est splendide, il va pourtant bien falloir penser à redescendre.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">En fin d’après midi nous retrouvons après une dernière marche Agua Calientes, puis, en tout début de soirée, notre lit. Demain nous repartons pour Cuzco, la parenthèse enchantée «&nbsp;Machu Pichu&nbsp;» est terminée.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 17 Décembre, retour à la civilisation</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Chemin inverse à parcourir aujourd’hui. On ne se lève pas trop tôt, on enfile les chaussures de rando et partons pour retrouver Hydroelectrica où nous espérons pouvoir partager un bus avec d’autres touristes. Le chemin qui longe la voie ferrée puis le cours d’eau est encore plus beau sous le soleil. Après 3 heures de marche, par chance, un van nous attend. Après avoir monnayé le trajet pour Cuzco, on peut s’endormir, tranquille, sur la banquette du véhicule.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">A Santa Teresa nous faisons une pause-déjeuner et une famille (encore) de français monte dans le van. Incroyable&nbsp;! Je reconnais un camarade de ma promotion que je n’avais pas vu depuis 7 ans&nbsp;! La Terre est décidément petite, il fait le tour du monde avec sa femme et son fils dans le même sens que nous. Ils le terminent d’ailleurs dans un mois…tout comme nous&nbsp;!</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vers 23h nous sommes accueillis par la pluie à Cuzco. Ereintés nous dinons, buvons quelques verres et partons nous coucher. On a beaucoup de rêves à faire cette nuit…</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 18 Décembre, Nouvel an&nbsp;!</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Adrien, Léa, François, Manue et moi allons bientôt nous quitter après plus de 2 semaines passées ensemble. On se retrouve dans notre bistrot préféré de Cuzco, nos ordinateurs sur nos genoux, pour donner des nouvelles à nos proches. D’ici peu Manue et moi partons pour le Brésil, Adrien et Léa pour le Mexique et François redescend vers l’Argentine. Pourtant, cela tente tout le monde de passer le nouvel an ensemble. François a vécu deux ans au Mexique et nous parle d’un coin idyllique, coincé entre la mer, la montagne et le soleil au Sud Ouest du pays des Mayas. On commence tous à se prendre à rêver partir fêter cette fin d’année, qui aura été riche, là-bas et ensemble.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On retourne le problème dans tous les sens, on regarde les billets d’avion mais pour nous, impossible de changer nos plans. François lui, achète son billet 400€ Lima/Ciudad de Mexico.</span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce soir on quitte le ch’ti pour partir tous les 4 plus au Sud, moins en altitude, à Aréquipa. Nous avons un bus de nuit qui nous attend. On se donne rendez-vous à la braderie de Lille en Septembre, quoi que sympa, la ville du nord de la France reste moins exotique que celle de notre au revoir….</span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> pierremariepasset@gmail.com (Pierrot)</author>
            <pubDate>Sun, 19 Dec 2010 16:49:36 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101219115/Carnet-de-bord/12-au-18-decembre-le-machu-pichu.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>24 Novembre au 12 Décembre, Sucre, La Paz, la route de la Mort et le lac Titicaca</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101213114/Carnet-de-bord/24-novembre-au-12-decembre-sucre-la-paz-la-route-de-la-mort-et-le-lac-titicaca.html</link>
            <description><![CDATA[<div>﻿﻿
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 24 Novembre, en route vers Sucre</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ca fait maintenant trois jours que nous essayons de visiter la Casa de la Moneda de Potosi, et ça y est, elle est enfin ouverte. Dans cette belle bâtisse édifiée au XVIIIème siècle, nous découvrons les anciennes machines pour frapper la monnaie, des collections de peintures, des meubles coloniaux (dont un coffre fort digne d’Harry Potter avec plusieurs clefs et une méthode bien spécifique pour l’ouvrir) et des pièces en argent mais surtout une chronologie étonnante de l’histoire du monde, de l’époque d’Adam et Eve jusqu’au milieu des années 1950. Nous restons scotchés devant ce parchemin jusqu’à être délogés par les vigiles.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On quitte Patrick, l’Australien, qui part vers Cochabamba (retrouver Rachel la Canadienne) et les deux Frenchies qui partent vers Uyuni. C’est donc avec Tim le Hollandais que nous passerons encore quelques jours. Nous arrivons à la station de bus/soucoupe volante de Potosi où règne une certaine cacophonie : les vendeuses de ticket de bus crient euh… chantent les destinations de leurs compagnies, toutes en même temps, ça ne ressemble à rien mais c’est plutôt cocasse. Nous sommes heureux de quitter Potosi, l’altitude est vraiment pesante, ça nous agace de devoir contrôler notre rythme cardiaque à chaque fois qu’on se brosse les dents.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Trois heures de bus passées et nous voilà à Sucre, la cité blanche. On comprend rapidement la raison de cette appellation&nbsp;: tous les bâtiments sont blancs. Pierrot aperçoit un court de tennis en terre battue qui lui fait de l’œil, il se renseignera demain pour aller tâter la raquette. On pose nos sacs dans l’hôtel Pachamama (= Terre Mère) et on s’y sent déjà bien. Une jolie cour intérieure, une belle chambre avec salle de bain privée, wifi, et c’est pas cher. On y restera quelques jours, ça nous fera du bien&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: les petites vieilles portent toutes un chapeau melon qui ne sert à rien, ça ne les protège pas du froid ni du soleil, mais elles ont la classe&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jeudi 25 Novembre, Sucre 1</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Première grasse mat’ depuis bien longtemps, et le soleil est au rendez-vous. On en profite donc pour aller se promener dans la ville. Elle nous plait beaucoup. Maria-Teresa nous vend une coupe de fraises pour 0,50€, et son visage confirme ce qu’on nous a dit sur les locales de Sucre&nbsp;: elles sont bien plus belles qu’à Potosi, et bien plus féminines. Tim le séducteur est aux anges.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pierrot réserve une heure de tennis avec un coach pour la soirée, se renseigne pour prendre des cours d’espagnol et répare ses Raybans pour 1€. Quant à moi, je file chez le coiffeur m’offrir un moment de féminité pour 2€. J’accompagne Chéri pour le supporter sur le court. Le responsable de la maintenance des terrains ne veut pas le laisser jouer avec ses chaussures de montagne, mais en insistant un peu, Pierrot peut prendre une raquette et commencer le match.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bilan&nbsp;: pas évident de jouer à 2790m car le souffle ne suit pas, heureux de taper la balle, mais son côté de terrain défoncé (il n’avait peut-être pas tort, le mec de la maintenance, quand il lui disait que ses chaussures n’étaient pas adaptées).</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On fête ce moment sportif avec des lasagnes à 0,70€ et on va acheter ce qui va changer notre vie et ce dont on rêve depuis plusieurs mois&nbsp;: UN JEAN&nbsp;! Pour 8€ chacun on se sent renaître, on a maintenant deux pantalons dans notre garde-robe youpiii&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 26 novembre, Sucre 2</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mon homme part à son premier cours d’espagnol dont il revient ravi. Sa prof, Maria, est très sympa, et elle est d’accord pour lui donner des cours dans un bar, en dehors du système de l’agence. Pierrot dépensera moins d’argent, elle en gagnera davantage et elle peut arranger ses horaires pour s’occuper de son bébé. Tout le monde y trouve son compte (oui, je sais, sauf l’agence).</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On déjeune dans le boui-boui d’à côté&nbsp;: entrée-plat pour 1€, pas mal. On retrouve Tim qui vient de rencontrer deux Boliviennes au marché, dont une qui gère l’accueil du musée d’art aborigène. On va donc visiter le musée qui est chouette mais pas extraordinaire. Dans la soirée on va rejoindre la deuxième Bolivienne qui chante dans un bar où on laisse Tim après quelques verres.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 27 Novembre, Sucre 3</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On profite du beau temps dans la cour de l’hôtel, Tim nous raconte sa fin de soirée, on mange une parillada pas chère avant d’aller passer la soirée en ville. Les boîtes sont pleines à craquer dès 23h, Tim rencontre une charmante Bolivienne, et on passe une très bonne soirée.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 28 Novembre, Sucre 4</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Merci à toi, Martin, petit gamin de l’hôtel, d’avoir pris la peine de tondre la pelouse à 9h du matin.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 29 Novembre, Sucre 5</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pierrot a fait beaucoup de progrès en espagnol. Lorsqu’il a demandé à la vendeuse d’hamburgers à quelle heure elle fermait boutique, elle lui a répondu qu’elle ne vendait que des hamburgers.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 30 Novembre, Sucre 6</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On commence très bien la journée avec un jus d’orange frais, pressé sous nos yeux dans la rue, pour 0,30€. Nos amis british James et Maria nous ont donné un super plan, un petit dej monstrueux au Café Mirador qui surplombe la ville. En France, pour 2,50€ on a droit à un chocolat chaud. C’est la même ici, avec en plus&nbsp;: jus de fruits, énorme salade composée avec bacon et œufs, toasts avec beurre et confiture, salade de fruits et yaourt… sans oublier bien sûr le panorama. Tim et Pierrot se renseignent pour une sortie en parapente, qui n’aboutira pas à cause du manque de personnes. On termine la journée par une pizza à 1,40€, j’adore la Bolivie&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 1<sup>er</sup> Décembre, Sucre 7</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pierrot retourne à son cours particulier, je bouquine au soleil, tout va bien. Tim doit changer d’hôtel car la réception refuse que sa belle Bolivienne dorme avec lui dans sa chambre. S’il avait été Bolivien, il n’y aurait pas eu de problème.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jeudi 2 Décembre, Sucre 8</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et qui c’est qui est arrivé dans notre hôtel&nbsp;? Patrick l’Australien, le retour&nbsp;! Tim nous rejoint lui aussi et on papote dans la cour jusqu’à ce qu’on soit interpellé par une Française qui s’est enfermée dans sa chambre en cassant la clef dans la serrure. Pierrot prévient la réception qui lui porte secours. Sauvée, Léa vient s’assoir avec nous, bientôt rejointe par son ami Adrien, puis par leur ami François. C’est bientôt une Canadienne qui arrive, puis deux Toulousains… y’en a du monde ici.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Léa et Adrien sont au début de leur tour du monde qui ressemble au nôtre dans le sens inverse, François se promène en Amérique du Sud tout comme les Toulousains. Pierrot part à son dernier cours d’espagnol, et à son retour nous partageons une fondue bourguignonne en ville. Patrick, Adrien, François, Pierrot et moi suivons trois Boliviennes qui nous emmènent vers un bar-boîte, le Mitos. La soirée bat son plein, on se croirait en France car la musique est la même, mais il y a très peu d’occidentaux sur la piste de danse&nbsp;: tant mieux&nbsp;;)</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 3 Décembre, Sucre 9</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">J’ai tellement fait rêver nos nouveaux amis Français en leur parlant du petit dej au Café Mirador que nous y retournons ce matin, sans Pierrot, Coupe Davis oblige. Le petit dej est à la hauteur de ce qu’on en attend, tout le monde est reput.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Tim et Patrick nous disent «good bye» et partent en direction de Santa Cruz pour aller passer le week-end avec Rachel la Canadienne et ses amis.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le temps se couvre, alors Léa joue de ses origines bretonnes et nous fait des crêpes. On passe la soirée à l’hôtel à se régaler.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 4 Décembre, Sucre 10</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La Coupe Davis continue, et aujourd’hui c’est le double&nbsp;! J’essaie de calmer mon homme qui saute partout en regardant le match, que d’émotions&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Léa fait des pizzas en l’honneur de l’anniversaire d’Adrien avant qu’on aille fêter ça en ville. Après quelques verres, Léa, Adrien et François filent au Mitos mais nous, nous rentrons nous coucher. Faut pas déconner, y’a Monfils-Djoko demain matin&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 5 Décembre, Sucre 11</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La France a perdu, mais au moins on a soutenu. Demain on quitte Sucre avec les trois Français pour rejoindre la capitale.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Lundi 6 Décembre, en route vers La Paz</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On rend la clef de l’hôtel et on profite encore un peu de la cour en jouant au tarot sous le soleil.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On monte dans le bus en fin de soirée qui nous déposera à La Paz 13h plus tard. A peine parti de Sucre que toutes les lumières du bus s’éteignent. Il est 19h, on doit vraiment dormir&nbsp;? On repasse par Potosi que je reconnais à sa superbe station de bus venue d’ailleurs.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mardi 07 Décembre, La Paz</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La nuit a été courte. On est de nouveau entre 3200 et 4000m et ça se sent. On se fait un énorme petit dej avant d’aller piquer un somme dans notre nouvel hôtel. On réserve notre excursion à vélo sur la «&nbsp;Route de la Mort&nbsp;» pour demain et on obtient un prix défiant toute concurrence grâce à notre super-négociateur, j’ai nommé Chéri. Et qui c’est qui va faire «&nbsp;la Ruta de la Muerte&nbsp;» avec nous&nbsp;? Tim&nbsp;! Il est arrivé à La Paz ce matin lui aussi. Il ne peut plus se passer de nous.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On se promène dans La Paz et cette ville est hallucinante&nbsp;: on dirait un immense amphithéâtre garni de maisons. Les riches vivent en bas de la ville et les pauvres en haut (800m de dénivelé, ça y joue sur les conditions climatiques&nbsp;!).</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">François et Pierrot sont jaloux de la mini-guitare peu encombrante d’Adrien et décident donc d’aller faire une étude comparative des offres de la capitale. Pendant ce temps je m’adonne à un peu de shopping entre fille avec Léa. Une heure plus tard, je vois mon homme, le sourire jusqu’aux oreilles, qui brandit une guitare au dessus de sa tête. Elle est très belle, a un joli son, et puis, pour 19€ (housse comprise), il a des raisons d’être heureux non&nbsp;? François aussi a trouvé son bonheur et&nbsp;les trois compères retournent à l’hôtel s’amuser avec leurs nouveaux jouets.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce soir on mange le plus mauvais hamburger de toute notre vie, qui me rend malade dans un temps record.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: sur un marché, des formes bizarres attirent notre attention&nbsp;: il s’agit de fœtus de lamas séchés, pour faire offrande à la Pachamama&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mercredi 08 Décembre, la Route de la Mort</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On engouffre le petit dej avant de grimper dans le bus. Une Bolivienne se joint à nous, elle passe tout le trajet à se maquiller et se faire les ongles (pour faire du vélo, c’est indispensable) et elle nous montrera plus tard que c’est un danger public sur un deux-roues.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Deux heures plus tard on enfile nos magnifiques équipements qui nous rendent super sexy (pantalon-blouson-gants-casques-protections genoux et coudes) et on écoute sagement les recommandations des 4 guides qui encadrent la trentaine de fêlés que nous sommes. La Ruta de la Muerte n’est plus empruntée aujourd’hui ou presque, grâce à la création d’une nouvelle route (ouverte il y a 4 ans) et notre descente se déroulera en trois parties.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- La première, sur une belle route goudronnée, avant l’embranchement vers la nouvelle route</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- La deuxième, caillouteuse, étroite et sacrément dangereuse</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- La troisième, plus vallonnée, moins difficile</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On commence à 4700m et on terminera à un peu plus de 1000m, quatre heures de descente environ, pauses photos et lunch comprises, le soleil est avec nous, la journée s’annonce géniale (sauf pour l’Australienne qui s’est vautrée au bout de deux minutes et qui s’est tordue la cheville – pour elle, la journée est finie). Pour ceux qui ne le savent pas, la Ruta de la Muerte est la route la plus dangereuse du monde, avec des précipices qui atteignent jusqu’à 600m de profondeur, la route est tellement étroite qu’on ne peut absolument pas imaginer comment des véhicules pouvaient se croiser au moment où c’était la route principale… Et puis comme si ça ne suffisait pas, quelques cascades bordent la falaise, causant des éboulements et des glissements de terrain. Ah oui, et puis même si la route est très peu fréquentée aujourd’hui, il y a quand même près de 150 personnes qui y laissent la vie chaque année…</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Que dire&nbsp;? une journée extraordinaire, un panorama hallucinant qui donne des frissons (surtout lorsqu’on voit en bord de route les croix qui témoignent d’une chute de véhicule dans le décor). On en a plein les poignets (freiner sur les cailloux ça use), plein les yeux et plein les pattes mais on est heureux.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une fois les vélos remontés sur les véhicules, on nous emmène dans une maison où on peut se doucher à l’eau glaciale et faire trempette dans une piscine douteuse. Des moucherons microscopiques se régalent de nos peaux fatiguées, nous faisant ressembler à des framboises géantes.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour rentrer à la Paz, on nous donne le choix&nbsp;: le plus rapide ou le plus long. Bien évidemment, on choisit de prendre la route la plus courte, et on se retrouve de nouveau sur la Route de la Mort, en voiture cette fois, et on peut vraiment se focaliser sur le décor (c’était un peu dangereux à vélo). Y’a pas à dire, elle porte bien son nom cette route, j’en frissonne encore. Parfois en regardant par la vitre côté vide, on ne voit ni les pneus ni la route, seulement le précipice… aaaargh&nbsp;!!! La pluie s’en mêle, mettant nos nerfs à rude épreuve, mais ça vaut vraiment le coup. Notre conducteur est un vrai pilote&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une bonne douche chaude dans notre hôtel et on va célébrer notre survie dans un resto japonais, qui certes n’était pas terrible, mais qui avait l’avantage de changer des traditionnelles frites pas cuites boliviennes. On file rejoindre Tim dans son hôtel, bien plus beau et bien plus cher que le nôtre, et après deux verres au bar on rentre se coucher, laissant François, Tim et Adrien continuer la soirée.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Note&nbsp;: Phrase de François après une Tequila-Paf&nbsp;à La Paz à 3800 mètres d’altitude: «&nbsp;Oulala, je suis essoufflé&nbsp;!&nbsp;»</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Jeudi 09 Décembre, direction le lac Titicaca</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je croise Léa en milieu de matinée qui semble un peu inquiète&nbsp;: François et Adrien ne sont pas encore rentrés. «&nbsp;T’inquiète, ils ont dû se trouver une poulette en soirée et ils rentreront avant le check-out&nbsp;». Effectivement, ils reviennent vers 11h, ils n’ont pas dormi de la nuit, mais c’est parce qu’ils ont trouvé un bar ouvert 24h/24h. Ils n’ont pas l’air très en forme. On doit quitter nos chambres et rejoindre Copacabana, François n’en a pas la force (il nous rejoindra demain) et Adrien exige une sieste. On les laisse à l’hôtel avec nos sacs et on prend un taxi pour le Mirador Kilikili de La Paz. Sur le chemin, on croise Amy et Maya, les deux Ecossaises du Salar, qui se rendent elles aussi à Copacabana ce soir&nbsp;! On essaiera de les y retrouver.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">En plus d’avoir un nom qui me fait beaucoup rire, le Mirador Kilikili nous offre une vue impressionnante sur cette ville qui ne ressemble en rien à ce qu’on a pu voir avant. Il nous reste encore un peu de temps avant de prendre le bus donc on part visiter le Musée de la Coca où on en apprend plus sur le machouillage de feuilles et ses dérivés, de la cocaïne au Coca-Cola.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On récupère Adrien et nos sacs et on file au bus, 3h de route dans des plaines superbes, avec, juste à côté de nous, Dame-qui-pue. Nous voilà au bord du mythique Lac Titicaca, le plus haut du monde. On passe la nuit à Copacabana et demain on prendra un bateau pour aller sur l’&nbsp;«&nbsp;île du Soleil&nbsp;», au beau milieu de l’eau.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Vendredi 10 Décembre, en route vers la Isla del Sol</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On prend notre petit dej en terrasse, sous un soleil de plomb, avant de retrouver François qui arrive tout juste et d’embarquer sur les petites barques qui nous emmènent à destination. Il fait froid sur le pont mais Pierrot nous réchauffe le cœur en jouant du jazz manouche. Sur l’île, des mémères boliviennes veulent nous faire payer une taxe d’entrée, et grâce à un malentendu avec Chéri, je ne paie pas la mienne. On retrouve les Ecossaises qui elles quittent l’île, du coup on essaiera de se retrouver au Pérou.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On grimpe des milliards de marche (je ne suis plus sûre du nombre exact) à 4000m d’altitude pour arriver en haut de l’île, on perd un poumon chacun et on pose nos sacs dans un hôtel qui donne sur les deux côtés de l’île, autrement dit la vue est très belle. On récupère une Belge esseulée, Elise, avec qui on passera la soirée.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">En faisant nos comptes, tout le monde réalise qu’on est vraiment à court d’argent et que bien sûr il n’y a aucun distributeur sur l’île. Heureusement, les pros de la débrouille trouvent une solution&nbsp;: on marchande un plat de pâtes, on marchande nos deux nuits à l’hôtel et on arrive à écouler quelques euros qui trainent (merci Adrien).</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On passe la soirée sur la terrasse en regardant le soleil qui se casse la figure dans le lac avant d’être surpris par un orage de grêle qui blanchit le paysage, on se croirait presque en France&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Samedi 11 Décembre, retour sur Copa</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, en fait, on n’a vraiment plus assez d’argent pour rester davantage sur l’île, il faut qu’on rentre sur le continent. On prendra le bateau de cet aprem, ça nous laisse quand même le temps de se promener un peu. On laisse François et Elise sur l’île avant de rentrer au port.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Sur le lac on nous emmène sur un endroit comme on les aime, authentique avec des gens authentiques et des prix authentiques&nbsp;: des îles flottantes. Autant vous dire qu’on n’est pas sorti du bateau.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On se retrouve donc tous les quatre, Adrien, Léa, Pierrot et moi, à Copacabana, sans un sou. Les banques sont fermées jusqu’à demain matin, 8h30. On paiera l’hôtel demain matin et on mange un morceau dans un resto touristique où la carte bleue est acceptée.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #008080;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dimanche 12 Décembre, vers le Pérou</span></strong></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous avons une stratégie d’enfer. On laisse Chéri en otage à l’hôtel pendant qu’Adrien, Léa et moi filons à la banque. On fait du charme aux dix petites vieilles qui font déjà la queue à 8h15 pour qu’elles nous laissent passer, et une fois quelques billets en main, Adrien court payer l’hôtel et sauver Chéri pendant que je garde les sacs et que Léa achète les billets de bus.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Au final on est dans le bus à 8h45, notre professionnalisme une fois encore démontré.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La suite, c’est le passage de la frontière et notre arrivée au Pérou, mais ça, c’est dans le prochain épisode&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> emmanuelledevathaire@gmail.com (Manue, au Pérou)</author>
            <pubDate>Mon, 13 Dec 2010 21:43:47 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101213114/Carnet-de-bord/24-novembre-au-12-decembre-sucre-la-paz-la-route-de-la-mort-et-le-lac-titicaca.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>15 au 23 Novembre, sur l'Altiplano</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101124113/Carnet-de-bord/15-au-23-novembre-sur-laltiplano.html</link>
            <description><![CDATA[<div>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Lundi 15 Novembre, Passage de frontière</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Sur la route, il arrive parfois des choses surprenantes. Il y a près d’un mois de cela, à 4&nbsp;000 kilomètres dans le Sud Argentin, nous avions rencontré Patrick, un Australien démarrant son tour du monde. Hier, nous l’avons retrouvé, par le plus grand des hasards, attablé avec une chinoise nommée Ling. Ils quittent eux aussi l’Argentine en direction de la Bolivie. Ce matin on se retrouve donc tous les quatre au terminal de bus pour voyager ensemble… et on est parti pour faire un petit bout de chemin avec eux.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Au Sud Bolivien se trouve le Salar de Uyuni, le lac de sel le plus grand du monde, à près de 4&nbsp;000 mètres, planté au milieu du désert. Il est possible de s’y balader ainsi que dans sa région voisine, le Sud Lipez. L’idée c’est de se rendre non loin de la frontière passée, dans le village de Tupiza, et de trouver une agence pour louer les services d’un véhicule et d’un conducteur.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Nos passeports tamponnés, on retrouve une amie de longue date de Ling, elle aussi chinoise, et on fait la connaissance d’une Canadienne et d’un Hollandais. On décide donc de partir tous les sept, ce qui permettra de négocier en plus les prix du tour.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Cette excursion dure 4 jours et 3 nuits à dormir en plein milieu du désert dans des petites maisons rustiques sans eau chaude ni électricité, parfois sous des températures négatives. Nous sommes Lundi et nous «&nbsp;bookons » pour partir à 2 véhicules après-demain. Un jour de repos nous permettra notamment de nous acclimater à l’altitude. Le Sud Lipez et le Salar de Uyuni se trouvent entre 3&nbsp;300 mètres et 5&nbsp;000 mètres sur l’&nbsp;«&nbsp;altiplano&nbsp;» Bolivien, grand et haut plateau où montagnes et volcans se sont égarés. Et à cette hauteur, il manque cruellement d’oxygène. Tupiza, se trouvant à 3&nbsp;000 mètres, permet à nos corps de fabriquer les globules rouges nécessaires au transport du gaz si précieux.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">&nbsp;</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Mardi&nbsp; 16 Novembre, tranquilo</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Nada, ah si&nbsp;! On retrouve les joies des pays pauvres et leurs boui-bouis pour casser la croute. Non loin de notre hostel on mange pour 1€50 une assiette de viande accompagnée du légume du coin&nbsp;: la pomme de terre&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Mercredi 17 Novembre, Sud Lipez acte1</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Pour compléter les voitures, deux écossaises (enfin des îles Shetland, elles y tiennent&nbsp;!) nous rejoignent. On part donc à 9 accompagnés de deux chauffeurs et d’une cuisinière&nbsp;; et oui, dans le désert il n’y a ni restau, ni supermarché&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Dans notre voiture, on fait plus ample connaissance avec Patrick l’Australien et Tim des Pays-Bas. On traverse des paysages magnifiques, indescriptibles (les photos se suffisent à elles mêmes) et rapidement on atteint une altitude de 4&nbsp;800 mètres. Sensation étrange que d’être essoufflé seulement en faisant quelques pas. Ling a rapidement mal à la tête et c’est la Coca de notre conducteur qui n’arrête pas d’en chiquer qui l’aide à passer les cols.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Le ciel est d’un bleu limpide, le désert jaune parfois ocre mais toujours calme nous laisse à des années lumières des grandes villes agitées d’Amérique Latine. Seules les embardées de quelques lamas à l’approche de nos véhicules apportent la vie.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Si austères soient les lieux, quelques baraques attestent de la présence humaine. Et c’est d’ailleurs dans l’une d’entre elles que nous nous arrêtons pour passer la nuit. Frigorifiés, nous dînons et nous nous camisolons dans nos sacs de couchage, tout habillés, espérant dormir quelques heures avant le réveil plus que matinal du lendemain.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Jeudi 18 Novembre, Sud Lipez acte2</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">A cette altitude, le cœur bat perpétuellement la chamade et n’aide pas à s’endormir. C’est donc après une nuit quasi blanche que nous sommes réveillés par nos conducteurs à… 4 heures du matin.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">On assiste au lever du soleil dans ce désert, toutes nos têtes collées aux vitres des Jeeps, moment surréaliste&nbsp;! On s’enfonce plus encore dans la région lorsqu’on découvre un lagon où un troupeau de flamants roses a élu domicile. Le lac, à la couleur orange d’un coucher de soleil, est posé au pied d’un volcan semblant toucher ce ciel toujours aussi bleu. Nous sommes maintenant à près de 5&nbsp;000 mètres d’altitude, on limite les mouvements à quelques pas pour se rapprocher au plus près des geysers soufflant le souffre.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Au milieu de nulle part, nous passons par des villages fantômes où vivaient quelques conquistadors partis à la recherche du métal le plus précieux à l’époque&nbsp;: l’argent&nbsp;! Quelques trous dans les montagnes nous renvoient à des siècles où les Amérindiens étaient exploités par les Espagnols pour creuser et rapporter le si précieux or gris.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Plus tard nous nous baignons, alors que le mercure n’indique pas plus de 10 degrés, dans une source d’eau chaude. Les Français sachant toujours se distinguer, une mémère de la cinquantaine m’envoie un «&nbsp;casse toi&nbsp;» alors que je passe par inadvertance à côté d’elle pendant qu’elle se change. Je lui réponds qu’un peu de politesse ne fait pas de mal, elle s’excuse alors platement me répondant qu’elle ne savait pas que j’étais Français. Bah ouais, on peut envoyer chier gratuitement les gens dans sa langue natale… du moment qu’ils ne comprennent pas. Un peu plus tard au moment de se rhabiller, elle montrera autant de finesse à l’égard de Manue&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">A la fin de cette journée éreintante nous arrivons dans notre bivouaque d’une nuit, à 4&nbsp;400 mètres d’altitude. La nuit s’annonce frisquette sous des températures inférieures à zéro. Toujours pas de chauffage ni de douche pour enlever la poussière du désert collée à nos corps grelottants. Heureusement, notre cuisinière, un vrai cordon bleu, nous réchauffe par sa soupe maison et quelques cuisses de poulet.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">&nbsp;</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Vendredi 19 Novembre, Sud Lipez acte3</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Aujourd’hui c’est au tour de Patrick de se sentir mal. Une envie de vomir et un extrême mal à la tête le pousse à user des feuilles salvatrices de notre conducteur. Le «&nbsp;sarcoche&nbsp;» ou mal aigu des montagnes peut apparaitre à partir de 3&nbsp;500 mètres d’altitude et peut être grave dans certain cas, provoquant des œdèmes pulmonaires mortels. On en est pas là mais notre pote Australien, si joyeux à l’accoutumé, fait grise mine au réveil.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">On traverse des steppes désertiques, on s’arrête au bord de lagons chargés de minéraux en tout genre (cobalt, souffre,…) apportant ces couleurs surréalistes. Pas étonnant qu’un des coins traversé s’appelle tout bonnement «&nbsp;Dali&nbsp;». A chaque escale auprès d’un lagon, on peut apercevoir ces flamants majestueux mais peinant tant à s’envoler, le bec dans l’eau, cherchant à se rassasier.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Parfois des blocs de pierres volcaniques gigantesques nous barrent la route. Nos deux Ecossaises en profitent pour immortaliser le moment en brandissant le drapeau des îles Shetland, si cher à leur cœur. Bien qu’elles soient adorables, je ne comprends pas la moitié de ce qu’elles me disent. A rouler tout leur «&nbsp;r&nbsp;», j’en perds très vite mon latin&nbsp;! Heureusement j’ai mon traducteur «&nbsp;Ecossais-&gt;Anglais&nbsp;» Patrick qui, au passage, se porte mieux.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">On commence gentiment à descendre pour atteindre notre dernière escale nocturne à 3&nbsp;300 mètres d’altitude. Ce soir, nous dormons dans une maison dont les murs sont faits entièrement de sel, la seule matière produite dans le coin.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">On est aux portes du Salar de Uyuni, notre cerise sur le gâteau est pour demain&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Samedi 20 Novembre, le Salar d’Uyuni</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Une fois n’est pas coutume, nos conducteurs nous sortent de notre torpeur à 4 heures du matin. Pas de petit déjeuner, direction le désert de sel pour ne rien rater du lever du soleil. Après quelques minutes à rouler dans le noir, on nous arrête. Nous sortons de nos véhicules et marchons sur une couche de sel de 40 mètres d’épaisseur. Le soleil commence alors à pointer le bout de son nez, l’horizon est à l’infini d’une planéité parfaite. On immortalise le moment, nous sommes seuls au milieu de rien.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">La faim se faisant ressentir, nous partons petit-déjeuner sur l’une des uniques îles du lac où quelques cactus multi-centenaires sont les seuls habitants du coin. On discute avec un Frenchie qui revient de 4 mois de bourlingage en Afrique où, le pauvre, a réussi à se faire kidnapper pendant 2 heures en plein centre de Dar el Salam pour se faire extorquer quelques milliers de dollars. Il continue quand même son voyage, on lit pourtant sur son visage que le cœur n’y est plus…</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">En fin de journée, on finit l’expédition en ralliant la terre et ses habitants. La bourgade qui nous accueilli, Uyuni, n’est pas folichonne mais nous permet de prendre une douche chaude bien méritée et de se reposer enfin. On dit au revoir à nos potes Ecossaises, qu’on devrait revoir dans 2 semaines à La Paz et à Rachel la Canadienne puis fêtons avec les autres nos dernières heures presque tous ensemble.<br /></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Dimanche 21 Novembre, direction les mines d'argent<br /></span></span></strong></span></span></span><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Patrick l’Australien, Tim le Hollandais, Manue et moi avons décidé de continuer la route ensemble. On part direction Potosi, cité coloniale établie à 4&nbsp;000 m d’altitude, ce qui en fait la ville de plus de 100&nbsp;000 habitants la plus haute du monde (même Lhassa au Tibet est battue). Dans le bus on est content de s’arrêter pour retrouver les p’tit restaurants où on mange bien pour trois sous. Malheureusement pour Manue qui n’est pas fan des tripes de lama le plaisir est moins intense que pour moi…</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Après 5 heures de bus nous arrivons dans cette ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Et c’est vrai qu’après quelques pas on peut dire que la ville a du cachet&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Si Potosi est si belle c’est qu’au 16ème siècle elle était la ville la plus importante d’Amérique du Sud, surtout aux yeux des Espagnols qui découvrirent un gisement infini d’argent dans la montagne voisine. Ils l’exploitèrent jusqu’à presque plus soif en envoyant dans ses boyaux prêt de 6 millions d’Indiens à la mort&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Manue et moi sommes sujets à la claustrophobie. Je décide pourtant de me rendre le surlendemain accompagné de mes deux acolytes dans l’antre de la montagne à la rencontre de ces pauvres gens qui continuent, pour quelques bolivianos, à creuser jusqu’à la mort&nbsp;: Germinal au XXIème siècle&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Lundi 22 Novembre, à la découverte de la ville</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Après une grasse matinée bien méritée (enfin on est reposé), on part se balader dans la ville, manger local du cœur de lama au barbecue (fameux&nbsp;!) puis on tombe sur un mini carnaval. On est lundi matin, les Boliviens loin de leur travail font la fête. On finit la journée accompagnés de deux Français qui, comme à l’accoutumé ne parlent pas un mot d’anglais mais se débrouillent très bien en espagnol&nbsp;! On booke la descente en enfer à la rencontre des mineurs pour le lendemain… 8€, muy barato&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">&nbsp;</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Mardi 23 Novembre, dans la mine</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Un petit bisou à ma belle au réveil, j’enfile les mêmes affaires que je porte quotidiennement depuis maintenant 8 mois et hop, Patrick, Tim et moi partons à la découverte des mineurs de l’enfer. Après être passés à l’agence qui organise le tour, nous nous protégeons de la bouillasse et de la poussière en mettant une combinaison. Tels de vrais mineurs, nous emmenons avec nous casques et lampes frontales.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Je ne pense pas faire long feu dans la mine, ma légère claustrophobie ne devrait pas me permettre de tenir les 2 heures au fond de la montagne de Potosi. Avant d’entrer, nous achetons au marché du coin dynamite, feuilles de coca et soda en guise de présents pour les travailleurs. Nous passons par «&nbsp;l’usine&nbsp;» qui permet de séparer l’argent de la caillasse. Notre guide est désolé de nous apprendre que le produit fini est manufacturé en dehors de leurs frontières ce qui ne permet pas aux Boliviens de profiter de la manne d’argent.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Le plus dur commence, nous arrivons devant la mine, à plus de 4&nbsp;500 mètres d’altitude. Déjà que l’air est à peine respirable à cette hauteur, alors enfermé dans un boyau long d’un kilomètre je ne présage pas du mieux pour mes poumons. Nous entamons la descente aux enfers. Nous croisons les mineurs qui extraient de la montagne des tas de gravas. A leur passage nous déposons sur leur charriot coca et soda qui les aideront à tenir la journée. Ils travaillent du matin au soir et ne font pas de pause-déjeuner le midi. La coca, en plus de combattre le mal des montagnes, leur sert alors de coupe faim. Parfois nous avançons tant bien que mal pliés en deux. Souvent, nous sommes à bout de souffle tellement la poussière et le manque d’oxygène emplissent les lieux.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Au bout de trois quart d’heure et avant de passer au second niveau de la mine, j’annonce à mes compagnons d’infortune que je ne souhaite pas continuer. J’estime en avoir vu assez et les difficultés à avancer sont telles que le plaisir s’est dissipé. Roberto, un de nos deux guides, me raccompagne vers la sortie. Au croisement de deux boyaux je le sens hésiter sur le chemin à prendre ce qui n’est pas pour me rassurer. Pourtant nous atteignons l’air frais et entamons une discussion sur nos histoires.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Il m’apprend notamment que son père, mineur, est décédé à l’âge de 50 ans, ce qui est plutôt pas mal en comparaison de ses collègues. Il me confesse aussi qu’il y a quelques semaines des touristes sont restés bloqués dans une des mines suite à un éboulement. Ils ont dû, à coup de dynamite, se frayer un chemin pour sortir… je suis ravi de ne pas l’avoir appris quelques heures plus tôt!<br /></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">Après cette expérience forte en émotion, nous retrouvons Manue, puis on passe la journée tous ensemble à limasser accompagnés des deux Français qui font le tour d’Amérique du Sud. Et c’est une pizza bien méritée en soirée qui vient récompenser tous les efforts de la matinée. Demain nous quittons les Frenchies et Patrick alors que Tim continue avec nous en direction de Sucre.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="color: #000080;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> pierremariepasset@gmail.com (Pierrot, de Sucre)</author>
            <pubDate>Wed, 24 Nov 2010 22:39:40 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101124113/Carnet-de-bord/15-au-23-novembre-sur-laltiplano.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>Bilan de l'Argentine</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101116112/Carnet-de-bord/bilan-de-largentine.html</link>
            <description><![CDATA[<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On peut dire, après cinq semaines à avoir sillonné l’Argentine du Sud au Nord que ce pays est celui des contrastes, partagé entre Buenos Aires la capitale si latine aux saveurs méditerranéennes, la Patagonie, sa pampa désertique et ses animaux de mers où les européens y ont élus domiciles il y a quelques siècles, puis le Nord où l’on découvre les Amérindiennes aux tresses si longues, coiffées de leur chapeau melon.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Trois fois la taille de la France, il nous aurait fallu bien plus de temps pour pouvoir jouir pleinement de la diversité des paysages d’Argentine et nous rendre notamment aux fameuses chutes d’Iguazu que nous découvrirons, du coup, du côté Brésilien dans deux mois.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Un peu plus de temps nous aurait aussi permis de mieux maitriser l’Espagnol, une langue nouvelle pour nous, et ainsi comprendre un peu mieux le quotidien des Argentins. Tant pis, on bénéficiera de notre apprentissage en Bolivie et au Pérou&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On ne pouvait pas tout faire, certes, alors au lieu de courir on a essayé de prendre notre temps, en s’enfonçant dans le pays lorsque c’était possible, loin des circuits touristiques. On a pu apprécier, à notre vitesse, la beauté de la cordillère des Andes étalée de tout son long à l’ouest du pays. Les différentes couches de sédiments composant chacun des massifs ont apporté mille couleurs à la chaîne de montagnes. Pas difficile de comprendre alors pourquoi les locaux ont appelé certaines gorges «&nbsp;la vallée des peintres&nbsp;». Que cela soit aux abords de Cafayate, d’Humahuaca ou d’Uspallata, on se croyait parfois dans un western spaghetti avec ses canyons et ses blocs de pierres d’un rouge vif jaillissants de terre.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Bref, vous l’avez deviné, toute la partie Nord-Ouest du pays accrochée aux Andes est notre véritable coup de cœur.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Dix jours passés en Patagonie étaient, à fortiori, trop court&nbsp;! Cette partie de l’Argentine, si vaste, aurait demandé un petit mois de vadrouille. On a aimé découvrir les animaux marins, le glacier Perito Moreno, la flore aux alentours d’El Chaten et le Fitz Roy, pourtant, ce n’est pas la partie du globe qui nous laissera le meilleur souvenir. En fait, il y a cinq spots principaux à voir en Patagonie et ces endroits sont distants les uns des autres par des heures interminables de bus. Entre eux rien ou presque&nbsp;! Ici, c’est l’Europe froide, pas de choc culturel mais des Européens exilés de longues dates qui ont repris le style de vie occidental. Les villes sont récentes, donc dépourvues de charme et, le touriste venant, le coût de la vie est prohibitif&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Nous on aime l’authenticité, celle qu’on a trouvée au coin des ruelles désertes de Molinos ou d’Humahuaca, celle des Amérindiens à la peau tannée par le vent et le soleil, celle des villages reclus comme celui d’Uruya où le temps semble être en suspend depuis des siècles.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Mais il faut avouer qu’on aime aussi la bonne bouffe et le bon vin et c’est bien grâce à ces descendants d’Espagnols et d’Italiens qu’on doit les succulentes parilladas arrosées de Malbec. Parce que la bonne viande rouge appartient à l’Argentine, mes futures entrecôtes françaises me paraîtront bien fades (pour le vin, je ne dis pas, même si mes origines me donnent envie de me prononcer…).</span></span></span></p>]]></description>
            <author> pierremariepasset@gmail.com (Pierrot)</author>
            <pubDate>Tue, 16 Nov 2010 22:32:45 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101116112/Carnet-de-bord/bilan-de-largentine.html</guid>
        </item>
        <item>
            <title>05 au 14 Novembre, le Nord de l'Argentine</title>
            <link>http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101116111/Carnet-de-bord/05-au-14-novembre-le-nord-de-largentine.html</link>
            <description><![CDATA[<div><br />
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Vendredi 05 Novembre, direction Cafayate</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Au bout de 30h de voyage, à bord de trois bus différents, nous voilà enfin à Cafayate, lieu de départ de la célèbre Quebrada (= Gorge) du même nom. On fait rapidement le tour du village pour trouver une Hospedaje pour passer les prochaines nuits. Après quelques échecs, nous posons nos sacs chez Mirta, une petite vieille, tout de bigoudis coiffée, qui nous fait un bon prix. On met le site en ligne et on part à la recherche d’un resto sympa. Ca fait deux jours qu’on ne mange que des sandwiches jambon-fromage et on ne peut plus résister à l’odeur du bœuf grillé&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Avec Pierrot, on choisit de s’essayer enfin à la parillada. Il s’agit de morceaux de viande grillés au feu de bois qu’on nous apporte sur un barbecue portatif. Pour 10€ à deux, nous dégustons plusieurs viandes (mouton, bœuf, poulet, porc…) plus délicieuses les unes que les autres. Nath choisit le faux-filet qui doit bien faire 500g, pour seulement 7€. Ah, il fait bon vivre en Argentine&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">&nbsp;</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Samedi 06 Novembre, Cafayate</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Encore bien fatigués par notre périple en bus, nous décidons de nous la couler douce aujourd’hui. On profite du soleil, on bouquine, on fait notre lessive et on établit notre programme de demain&nbsp;: nous prendrons le bus de 8h30, en direction de Salta, qui nous laissera à «&nbsp;la gargantua del diablo&nbsp;», et pour revenir à Cafayate, nous parcourrons les 48,5km à vélo. Ainsi, d’après nos brillants calculs, on ne sera sous le cagnard qu’en fin de parcours. Nickel.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Tiens, c’est bizarre, pourquoi est ce que le mec de la location de vélos tient tellement à ce qu’on embarque une pompe avec nous&nbsp;? La route est si mauvaise que ça&nbsp;?</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On boit un verre en terrasse, on mange un morceau et on se rapatrie dans nos quartiers… le pneu avant du VTT de mon homme est un peu dégonflé, mais après tout, on a une pompe&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Dimanche 07 Novembre, la Quebrada de Cafayate</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Euuuh, en fait le pneu&nbsp; de Pierrot est complètement à plat, la bonne blague&nbsp;! On s’acharne à essayer de le regonfler, sans succès&nbsp;: peut-être qu’une pompe adaptée aurait été plus efficace&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Rouge de colère, le mâle retourne chez le loueur&nbsp;: fermé, c’est dimanche&nbsp;! Qu’est ce qu’on fait&nbsp;? On pique le vélo de l’un des pèlerins qui assiste à la messe ? On prend deux vélos pour trois&nbsp;? On cherche un autre loueur qui serait ouvert&nbsp;?</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Pierrot accroche un message assez explicite sur son VTT tout pourri et le jette sur la bâche qui couvre les autres vélos du charlatan, histoire de le laisser bien en évidence…&nbsp; On attend l’ouverture possible des autres magasins, on voit passer le bus qu’on aurait dû prendre, on a les boules.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">C’est finalement grâce à un coup de fil de notre charmante Mirta bigoudisée que Pierrot pourra récupérer un autre VTT, celui là de compet’. Il est encore temps&nbsp;: on grimpe dans le bus de 10h30 et on se badigeonne de crème solaire, on va prendre cher&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Je pensais que le retour en vélo ne serait que de la descente&nbsp;: raté&nbsp;! Je pensais qu’il y aurait quelques coins d’ombre&nbsp;: raté&nbsp;! Je pensais que le vélo de Nath et le mien étaient bons&nbsp;: raté&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Heureusement, le jeu en vaut vraiment la chandelle&nbsp;: les paysages sont à couper le souffle (les montées aussi), on voit des montagnes multicolores, des paysages désertiques, des oasis au milieu de nulle part, des cactus partout… simplement sublime&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Nath commence à avoir des cloques sur les bras, le soleil est vraiment terrible, et ça mine un peu son moral. A la fin de la Quebrada, il reste une dizaine de kilomètres pour revenir au village mais elle n’en peut plus. La solidarité féminine prend le dessus, on se remet toutes les deux en mode Pékin Express pendant que Pierrot continue à vélo.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On fait une pause sous le cagnard, aucune voiture à l’horizon… au moment où nous allions perdre espoir, je vois Nath courir sur la route, les bras en l’air, pour arrêter la seule voiture qui passait&nbsp;! Le minibus s’arrête, j’explique au conducteur que mon amie est malade et je lui demande s’il peut nous ramener à Cafayate. Nath arrive à ce moment là et pleure (je l’avais bien briffée, pas moyen qu’on nous refuse&nbsp;!). Nath c’est bon, vu comment on gère le stop, l’an prochain on se fait Pekin Express&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On charge nos VTT dans le minibus de notre sauveur, qui nous offre même un peu d’eau fraiche, la clim fait du bien&nbsp;! On double le sportif, allez, courage, il ne reste que quelques kilomètres&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On commence notre scandale auprès du loueur de vélo qui ne sait plus où se mettre, entre le vélo tout pourri qu’il voulait refourguer à Chéri et le bras de Nath qui atteste du soleil brûlant… Pierrot arrive et en rajoute une couche&nbsp;: nous ne paierons que la moitié de nos VTT de filles, c’est bien la moindre des choses&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On termine la journée par un bon coca glacé pour se remettre de nos émotions et une parillada bien méritée&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">&nbsp;</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Lundi 08 Novembre, vers Molinos</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Certes, le plus simple pour rejoindre Salta depuis Cafayate est de passer par la nationale. Mais on éviterait la magnifique route 40 que l’on avait déjà emprunté en Patagonie, soit 4&nbsp;000 kilomètres plus bas . On prend donc le bus pour Angastaco, village perdu au milieu de la cambrousse, et le panorama nous récompense déjà. On a vraiment l’impression d’être dans le trou des fesses du monde. Ca nous fait bien penser à l’Asie&nbsp;: la peau des locaux est marquée par le vent et le soleil, leurs maisons sont vraiment vétustes, ils n’ont rien&nbsp;! Buenos Aires, c’est vraiment dans le même pays&nbsp;???</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Arrivés à Angastaco, il nous faut maintenant trouver un moyen de locomotion pour rallier Molinos. La route est tellement déglinguée qu’aucun bus ne relie les deux villes. Après une heure de stop sans aucune voiture qui passe, on s’arrange avec une Argentine pour partager un taxi-4x4. Une fois de plus, les paysages sont au rendez-vous, et le dépaysement aussi.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Nous voilà à Molinos, le prochain bus pour Salta, c’est demain 7h. On n’a qu’à se trouver un endroit pour la nuit. On tombe dans une petite maison dont la proprio loue des chambres, c’est mignon tout plein et pas cher, que demander de plus&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Note&nbsp;: dans les coins reculés, ce sont les bus qui font la livraison de journaux&nbsp;: devant les maisons, les gamins attendent patiemment les nouvelles, donnent une petite pièce au chauffeur et repartent tout contents, leur journal sous le bras.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Mardi 09 Novembre, de Molinos à Salta</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">7h de bus, des champs de cactus à perte de vue, des montagnes, et… du brouillard. Normalement, il parait que c’est très très beau. On passe également par un col de 4100m, on ressent l’altitude&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On arrive à Salta et on déniche le super spot pour passer nos deux prochaines nuits. On fait nos courses et on ne fait pas grand-chose d’autre, de toute manière il ne fait pas très beau.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On rencontre une Bruxelloise et une Française qui nous parlent de l’inflation que subissent les Argentins&nbsp;: 100% en 1 an&nbsp;! Les jeunes qui étudient à Buenos Aires et qui rentrent chez eux le week-end sont complètement perdus, les tarifs des bus changent d’une semaine à l’autre&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">En parcourant le Routard du Brésil Pierrot percute quelque chose qui pourrait bien changer la suite de notre voyage&nbsp;: la validité de mon passeport. Elle doit être de 6 mois lorsqu’on quittera le Brésil pour pouvoir rentrer au Brésil.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Je m’explique&nbsp;: depuis le vol de mon passeport biométrique en Malaisie, j’ai maintenant un passeport d’urgence valide 1 an, jusqu’au 08 juillet 2011. On a prévu d’entrer au Brésil le 22 décembre 2010 et de le quitter le 18 janvier 2011. Ca veut dire que mon passeport aura bien 6 mois de validité lorsqu’on entrera au Brésil mais pas lorsqu’on le quittera…</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Panique, je cherche des infos sur internet, je vois de tout&nbsp;: sur le site du Ministère des Affaires Etrangères, ils parlent de validité de 6 mois à l’entrée du pays. Sur le site de l’Ambassade de France au Brésil, ils parlent de 6 mois à la sortie du pays. Sur le site des compagnies aériennes, il faut un passeport simplement valide. Sur les forums, ils disent que la douane ne regarde pas la date de validité du passeport…</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Bref, plein d’infos mais toutes différentes, j’envoie des mails partout pour avoir une réponse, pendant que le père de Pierrot s’occupe d’appeler l’ambassade du Brésil à Paris (encore une fois, merci la base arrière&nbsp;!)… on n’en pas encore fini avec cette histoire, mais ça veut dire que notre retour en France pourrait être avancé à une dizaine de jours&nbsp;! Affaire à suivre&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Mercredi 10 Novembre, Salta</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On fait une petite ballade dans la ville, on se réserve la grimpette sur la colline surplombant Salta pour cet aprem. Finalement je pars faire une sieste et Pierrot et Nath ne sont pas plus motivés, on se repose. On rencontre un Anglais, Matt, qui s’est fait voler deux appareils photo en deux jours au Pérou. Encore des histoires de guerre, faudra redoubler de vigilance&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Note&nbsp;: Les faciès argentins sont bien différents ici… ce ne sont plus les origines européennes qui dominent mais indiennes&nbsp;: la peau est plus foncée, les traits plus marqués&nbsp;!</span></span></span><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Jeudi 11 Novembre, direction Purmamarca</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On prend un bus, un stop à Jujuy, on reprend un autre bus, et nous voilà en fin d’après-midi à Purmamarca, au pied de la fameuse colline aux 7 couleurs. Effectivement, on dirait qu’un arc-en-ciel la traverse, c’est plutôt impressionnant. Le village est très mignon, ce n’est vraiment pas le même niveau de vie qu’à Salta, et ça nous va très bien. On trouve une auberge pas chère avec terrasse qui donne sur la colline, Nath ne peut pas rêver mieux pour sa dernière soirée en Argentine avec nous&nbsp;! Un dernier apéro avec le foie gras qu’on avait gardé spécialement pour l’occasion, et un dernier repas à trois dans un petit resto où nous profitons de la musique d’un groupe local, elle va nous manquer la Nathouille&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Note&nbsp;: depuis qu’on a quitté Salta on est couverts de poussière&nbsp;en permanence! Entre les routes en terre, les rares voitures qui remuent tout et le vent, on en prend plein la tronche.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Vendredi 12 Novembre, Purmamarca</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On fait des échanges de contenu de sacs, Nath repart avec nos guides et souvenirs, elle me laisse sa polaire bien chaude dont je vais avoir bien besoin en Bolivie, on l’accompagne au bus… à très bientôt poulette, et merci pour tout&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On se retrouve en amoureux, ce qui devrait durer jusqu’à la fin du voyage. On part se balader dans les environs du village, les couleurs des montagnes sont surréalistes, je vous laisse regarder les photos&nbsp;! On croise une vieille dame très marquée par le temps&nbsp;: elle n’a plus aucune dent, elle est bossue, elle a un énorme abcès dans le cou… elle me prend la main et me regarde avec des grands yeux ébahis, je ne m’en remets toujours pas.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Samedi 13 Novembre, Humahuaca</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On prend le bus pour Humahuaca, nous ne sommes plus qu’à deux heures de la Bolivie&nbsp;! Nous avons prévu de passer deux nuits dans ce petit village. Le portefeuille est à sec, heureusement il y a une banque qui… refuse notre carte. C’est un peu la panique, on n’a même pas de quoi changer de ville, on essaie de trouver un hôtel où on peut payer par carte, peine perdue… Un dernier essai à la banque nous rassure&nbsp;: y’avait un bug. Pfiiiouuuu&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">On trouve une piaule pour la nuit qui est vraiment, vraiment crade (je ne vous parle pas des sanitaires communs) mais pas chère, c’est déjà ça.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Je reçois la réponse de l’Ambassade de France au Brésil&nbsp;: je dois refaire un nouveau passeport (donc 4 semaines d’attente à La Paz ou Lima – tout bonnement impossible). Mais j’apprends en parallèle que ce n’est pas l’Ambassade qui gère l’immigration mais le consulat, autrement dit, je suis toujours au point mort.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008080;">Dimanche 14 Novembre, Iruya</span></span></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Comme on adoooore le bus et qu’on ne le prend pas suffisamment, on a décidé de s’en cogner 6h aujourd’hui. La raison&nbsp;: un petit village dans les montagnes, Iruya, et surtout une route qui a une excellente réputation en termes de paysages. Faut qu’on aille voir ça&nbsp;! On monte dans le (très) vieux bus qui ne ressemble plus à rien et on roule. Les virages montagneux en tête d’épingle nous donnent quelques sueurs froides, surtout quand le chauffeur doit s’y prendre à deux fois pour ne pas nous jeter dans le décor, mais le spectacle est garanti&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Au bout de 3h&nbsp;: Iruya. C’est un village plein de cachet, blotti dans les montagnes environnantes. On assiste à un match de foot, je pense que je ne prends pas trop de risque à dire que ce terrain possède le plus joli décor&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">1h plus tard, on regrimpe dans le bus pour revenir sur Humahuaca, où on se fera notre dernier resto Argentin, 3€ plat-dessert…</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">Demain c’est la Bolivie&nbsp;: les femmes aux chapeaux melons, le Salar d’Uyuni, les mines d’argent de Potosi, La Paz (capitale la plus haute du monde)… bref, beaucoup de choses nous attendent pour nos deux derniers mois de voyage (déjà&nbsp;?&nbsp;:( ) alors en route&nbsp;!</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;<br />Vous en voulez encore? <a href="http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=112:bilan-de-largentine&catid=38">Le Bilan de l'Argentine, rédigé par Pierrot!</a></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080;">&nbsp;</span></span></span></p>
</div>]]></description>
            <author> emmanuelledevathaire@gmail.com (Manue)</author>
            <pubDate>Tue, 16 Nov 2010 22:21:17 GMT</pubDate>
            <guid isPermaLink="false">http://www.voyageautourdelaterre.com/index.php/20101116111/Carnet-de-bord/05-au-14-novembre-le-nord-de-largentine.html</guid>
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