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      <item>
    <title>The Tree of Life de Terrence Malick. Quelques notes...</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/posts/the-tree-of-life-de-terrence-malick-quelques-notes</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Le temps passe et écrire sur le film de Terrence Malick devient difficile. Et tellement a déjà été dit. Voici quelques notes qui peinent à rendre compte d&#039;un enchantement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terrence Malick a produit avec Robert Redford un film de Laura Dunn intitulé &lt;strong&gt;The Unforeseen&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
L&#039;idée de départ était semble-t-il une proposition que Malick avait fait à la réalisatrice.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;The Unforeseen&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le propos de Malick était le suivant : &lt;em&gt;“Take Barton Springs as that which God gave us, and look at what we’re doing to it.”&lt;/em&gt; Autrement dit : &quot;Prends Barton Springs comme un cadeau de Dieu, et observe ce que nous en faisons.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;centered-wrapper&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img align-center&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Barton Springs Pool&quot; data-file-id=&quot;58&quot; height=&quot;445&quot; src=&quot;/files/inline-images/the-unforeseen.jpg&quot; width=&quot;793&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Barton Springs Pool dans The Unforeseen&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dit comme ça, il est fort improbable que les spectateurs qui ne voient que bondieuseries dans &lt;strong&gt;The Tree of Life&lt;/strong&gt; se précipitent sur The Unforeseen, documentaire de 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barton Springs Pool est la magnifique piscine que filme Terrence Malick dans son dernier film et dans laquelle les enfants font l&#039;expérience de la mort. Un lieu aménagé juste ce qu&#039;il faut pour que les habitants d&#039;Austin puissent s&#039;y rafraîchir et y apprécier la nature environnante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film de Laura Dunn raconte le combat que se sont livrés citoyens, promoteurs immobiliers, lobbyistes et politiciens pour ou contre les nombreux projets immobiliers qui se sont développés autour de la piscine et des réserves d&#039;eau souterraines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gary Bradley est un promoteur immobilier qui intervient tout au long du film et dès le début, il exprime un sentiment présent dans &lt;strong&gt;The Tree of Life&lt;/strong&gt;. Né au Texas au milieu des champs, Bradley raconte comment il se cachait une nuit où une tornade s&#039;abattait sur la région, et comment il avait découvert au petit matin, une terre dévastée.&lt;br /&gt;
Il explique que très vite pour un enfant comme lui, la nature devient Dieu, et qu&#039;il a quitté la ferme dès qu&#039;il a put pour vivre une vie sur laquelle il aurait plus de contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Austin il va découvrir une ville où il fait bon vivre et dont il va pouvoir aménager l&#039;environnement naturel selon ses désirs.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Planifications&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Affiche du film The Tree Of Life&quot; data-file-id=&quot;57&quot; src=&quot;/files/inline-images/thetreeoflife.jpg&quot; width=&quot;350&quot; class=&quot;align-right&quot; /&gt;Dans &lt;strong&gt;The Tree Of Life&lt;/strong&gt;, un architecte qui planifie, qui a domestiqué la nature se souvient (rejoue ? idéalise ?) d&#039;un moment de sa vie. Un enfant du Texas s&#039;éveillant au monde, à la nature de ce monde et à sa propre nature humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Texas des années 50-60 de Terrence Malick n&#039;est pas le New-York de &lt;a html=&quot;&quot; href=&quot;/etiquettes/mad-men&quot;&gt;Mad Men&lt;/a&gt;. Ici, pas d&#039;alcool, pas de clopes, mais des prières, du labeur, du mystère. Et des jeux, une vie débordante, une sensibilité à fleur de peau, l&#039;amour. Toutes choses jaillissant en dehors de toute planification. Émerveillement toujours renouvelé chez Terrence Malick, en témoigne la séquence improvisée du papillon (&lt;a href=&quot;http://www.icgmagazine.com/wordpress/2011/05/11/sights-unseen/&quot; sights-unseen=&quot;&quot; target=&quot;_blank&quot; wordpress=&quot;&quot; com=&quot;&quot;&gt;lire ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le zombie que l&#039;adulte Jack est devenu, ce moment d&#039;une enfance au Texas s&#039;inscrit dans un plan plus vaste qui trouve ses origines dans la naissance de la vie sur terre. A cette longue séquence, ce long rêve des origines, font échos des moments de fantaisie pure comme celui où Jessica Chastain vole (danse dans les airs) après qu&#039;elle a raconté son baptême de l&#039;air. Ou encore celui où la mort de maman, lorsqu&#039;elle est évoquée, amène un plan faisant d&#039;elle une belle au bois dormant. Ces images mentales s&#039;immiscent dans un ensemble qui n&#039;est fait que de ruptures de ton, de voix, de musiques, de coupes à l&#039;intérieur des plans, comme &lt;a films=&quot;&quot; href=&quot;http://www.vodkaster.com/Films/The-Tree-of-Life/26385&quot; target=&quot;_blank&quot; the-tree-of-life=&quot;&quot; com=&quot;&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, et d&#039;absences.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Béances - errances&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, de ce qui suit le cataclysme de l&#039;annonce du décès d&#039;un enfant, nous ne saurons rien. Nous ne voyons que l&#039;avant puisque ce traumatisme est suivit de la naissance de la vie sur terre, d&#039;une météorite s&#039;écrasant sur la planète, semblant sceller le sort des dinosaures, puis de nombreuses expériences de l&#039;enfance qui constituent l&#039;individu que devient Jack, jusqu&#039;au départ de la famille O&#039;brian après que l&#039;entreprise du père a fermé l&#039;usine. Ce départ, vécu comme un déchirement par les enfants, sonne comme un adieu au paradis. En cela, l&#039;aveu d&#039;échec du père rejoint le questionnement de Jack sur ce qu&#039;il a enclenché (en s&#039;efforçant de faire le mal, selon lui. En grandissant, tout simplement, selon nous). Père et fils s&#039;attribuant ainsi la responsabilité dans l&#039;expulsion de leur famille du paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous sommes loin, à ce moment précis, de l&#039;annonce faite à la mère du décès de son enfant de 19 ans. Ce qui suit cette annonce ce ne sont que des personnages qui errent : Brad Pitt et Jessica Chastain dans la rue, Sean Penn dans les pièces nues de sa maison d&#039;architecte, dans les couloirs de son entreprise, Brad Pitt sur sa pelouse, la main serrée sur un tuyau d&#039;arrosage pour en retenir l&#039;eau, poussant les femmes venues consoler sa femme à les laisser tranquille (We&#039;re all right) jusqu&#039;aux personnages réunis pour la séquence finale qui constitue le dernier trauma du film pour le spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, les errances de Sean Penn dans son entreprise, dans sa maison ou encore dans la ville sont nécessaires en ce qu&#039;elles mettent en avant absences et béances dans la narration. Que devient la famille à la mort de l&#039;enfant ? Que devient l&#039;autre frère ? Qu&#039;en est-il de la réaction de Jack ? Les conséquences qui devraient normalement suivre un tel évènement ne sont pas représentées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bougie, dans sa cuisine vide de sa maison vide, symbolise peut-être pour Jack l&#039;esprit sain, le frère défunt. Elle fait surtout surgir l&#039;absence de vie (de naissance) dans ce temps du film. Sean Penn et sa compagne sont on ne peut plus distants. Ce n&#039;est pas un couple, &quot;c&#039;est une poussière&quot; comme le dit Françoise Lebrun dans &lt;strong&gt;La Maman et la Putain&lt;/strong&gt; d&#039;Eustache. Et Jessica Chastain disant que &quot;sans amour, la vie passe comme un éclair&quot; ne dit pas autre chose. Jack adulte peut vivre, aimer et donner la vie. Rester poussière, certes, mais poussière d&#039;or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après la précipitation des voix et l&#039;éclatement du récit, les repères disparaissent. Sur la plage, dans la séquence finale, la famille de Jack porte les vêtements que l&#039;on portait aux États-Unis dans les années 50. Cette vision est un double de la famille de Jack qui ne connaîtrait pas la souffrance de la perte de l&#039;un de ses membres. Sur la plage, plus de cloisons, plus de vitres. Plus de portes que l&#039;on doit refermer en silence, sinon celle que Jack devenu adulte doit refermer discrètement sur sa vision béate de famille &quot;recomposée&quot;, afin de retrouver une réalité &quot;augmentée&quot; de cette vision.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Une phrase en guise de conclusion :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;2011, où comment deux trop rares cinéastes américains filment des hommes perdus et de beaux visages féminins.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/etiquettes/cinema&quot;&gt;Cinéma&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-liens field-type-link-field field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Liens:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.objectivecinema.net/showcase/2011/05/02/the-unforeseen/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sur le film de Laura Dunn&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Fri, 01 Jul 2011 09:23:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>Blaise Pascal, Odilon Redon et Stanley Kubrick</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/la-phrase-qui-tue/blaise-pascal-odilon-redon-et-stanley-kubrick</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;&quot;Le silence éternel de ces espaces infinis m&#039;effraie&quot;, Blaise Pascal, Pensées&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment la visite d&#039;une exposition consacrée à Odilon Redon tourne à l&#039;évocation d&#039;images de Stanley Kubrick par l&#039;intermédiaire d&#039;une pensée de Pascal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;centered-wrapper&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img align-center&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Dessin de Odilon Redon vers 1870 légendé d&#039;une pensée de Pascal&quot; data-file-id=&quot;66&quot; height=&quot;431&quot; src=&quot;/files/inline-images/odilon-redon.jpg&quot; width=&quot;500&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Crayon graphite par Odilon Redon, vers 1870&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Difficile de ne pas immédiatement avoir à l&#039;esprit le premier quart d&#039;heure du film de Kubrick devant un dessin d&#039;Odilon Redon simplement légendé de cette pensée de Pascal et présenté au Grand Palais dans le cadre de l&#039;exposition Odilon Redon Prince du rêve.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;2001 l&#039;Odyssée de l&#039;espace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce dessin au crayon graphite représente un homme à quatre pattes et levant la tête vers le ciel au milieu d&#039;une étendue désertique et rocheuse. Pas de monolithe ici, mais un très gros nuage blanc qui surplombe cet homme voûté, tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#039;exposition elle-même est pleine d&#039;êtres à la douce étrangeté, de mollusques, de cellules et d&#039;origines du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut également y contempler &lt;strong&gt;Les yeux clos&lt;/strong&gt; et revenir à &lt;strong&gt;Un masque sonne le glas funèbre&lt;/strong&gt; ainsi que &lt;strong&gt;Dans le rêve&lt;/strong&gt;. Il n&#039;est pas impossible alors, que par association d&#039;idée, Kubrick revienne à l&#039;esprit du visiteur avec un titre : &lt;strong&gt;Eyes wide shut&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Fri, 13 May 2011 17:14:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>Mildred Pierce par Todd Haynes, Kate Winslet et HBO</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/posts/mildred-pierce-par-todd-haynes-kate-winslet-et-hbo</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Ce qui est très bon dans Mildred Pierce vu par Todd Haynes n&#039;est pas dans le roman, mais ne représente pas 10% des 5 heures que dure la série. Grosse déception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Kate Winslet, Mildred Pierce 2011&quot; data-file-id=&quot;56&quot; src=&quot;/files/inline-images/mildred-pierce-kate-winslet.jpg&quot; width=&quot;350&quot; class=&quot;align-right&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;3 petits tours et puis s&#039;en vont&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;5 épisodes diffusés en 3 semaines, c&#039;est Mildred Pierce, la dernière mini série &quot;de prestige&quot; produite par HBO. Dernière, pas exactement puisqu&#039;on parle encore d&#039;autres réalisateurs de &quot;cinéma&quot; désirant travailler pour HBO et déjà en tournage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a déjà été question &lt;a html=&quot;&quot; href=&quot;/posts/mildred-pierce-revisitee-par-todd-haynes&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; du film qu&#039;avait tiré Michael Curtiz avec Joan Crawford du roman de James M. Cain. L&#039;annonce que Todd Haynes s&#039;était lancé dans une nouvelle version était excitante. Suffisamment excitante pour susciter l&#039;envie de re-voir le film de Michael Curtiz, et de lire le roman de James Cain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est temps ici d&#039;inviter le lecteur qui souhaiterait voir la série ou lire le livre que certains passages vont lui être révélé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lecture du roman de Cain est passionnante. Le film de Michael Curtiz s&#039;éloigne tellement du roman qu&#039;il en fait une chronique aux allures de film noir, mais surtout un grand film. Dans le roman, le lecteur découvre un style vif et brutal. Brutal dans la perception des rapports de classe et les rapports sexuels. Pour les hommes qui sont après elle, Mildred est une paire de jambes, tout comme Mme Biederhof (maîtresse de son mari) est vue par sa fille Veda et Monte Beragon, comme une paire de seins qui ballottent. Dès lors, on n&#039;est plus étonné de voir Veda rejeter sa mère comme elle rejette la Biederhof et avec elles, toute la classe laborieuse.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;D&#039;où vient donc la déception ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En pleine crise économique, Mildred Pierce (Kate Winslet), livrée à elle même et aux goûts de luxe de sa fille Veda, se jette, malgré elle et à corps perdu dans le travail. Serveuse dans un restaurant, c&#039;est à peu près ce que Veda (mais aussi Mildred, il faut le reconnaître) pouvait imaginer de pire. Sa passion aveugle pour sa fille lui donne l&#039;idée folle d&#039;ouvrir un restaurant. Son intelligence en fera un succès que sa passion redoublée mettra à sac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le téléfilm de Haynes s&#039;attache à &quot;rétablir&quot; la version de Cain en collant au plus près du texte. Mais jamais Todd Haynes ne parvient à transcender le roman. On pouvait pourtant imaginer que le personnage de Mildred Pierce, dans son obsession, son obstination à tout offrir à sa fille, inspire autant Todd Haynes que la descente aux enfers de Juliane Moore dans &lt;strong&gt;Safe&lt;/strong&gt;. Le problème de la série vient du scénario. Todd Haynes fait comme si, HBO lui offrant 5 épisodes pour réaliser son film, il pouvait se dispenser de faire la moindre adaptation. Un épisode de plus et on aurait eu sur l&#039;écran l&#039;intégralité du roman à la virgule près.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là où Michael Curtiz transformait le roman, Todd Haynes copie colle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon avis, plutôt que Mildred, c&#039;est Veda, grand personnage malade, qui aurait dû être l&#039;objet de toute l&#039;attention du réalisateur. Veda, en 2011, reste un personnage comme on en voit peu au cinéma ou à la télé. Ma plus grande curiosité était de découvrir comment Haynes allait traiter la musique, les déboires et succès artistiques de Veda. Hélas, il y a énormément de déjà vu et déjà entendu dans Mildred Pierce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a pourtant de bonnes idées :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Comme, par exemple, celle de raconter le passé glorieux des Pierce avec le panoramique sur les photographies pendant la dispute de la première partie.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comme le départ de Mildred de chez Mme Forrester, lorsqu&#039;elle comprend qu&#039;elle ne peut pas prendre ce job, sortant hagarde et oppressée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comme lorsqu&#039;elle entre dans la cuisine du restaurant de Mr Chris, comme portée. Dans le livre, c&#039;est &quot;comme si elle avait marché vers la chaise électrique&quot;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2&gt;Quelques séquences s&#039;élèvent au dessus des autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La première fois que Mildred entend sa fille chanter à la radio. Radio installée au restaurant de Laguna. Mildred est filmée avec le père de Veda et un client bavard du restaurant. Puis peu à peu, la radio, puis simplement la voix de Veda chantant &lt;strong&gt;l&#039;Air des Clochettes&lt;/strong&gt; du &lt;strong&gt;Lakmé&lt;/strong&gt; de Delibes tandis que Mildred s&#039;isole sur la plage afin d&#039;avoir la voix de Veda pour elle seule. Dans cet air célébrissime, Veda se dit &lt;em&gt;&quot;fille des parias&quot;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&quot;Rêvant de douces choses&quot;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&quot;riant à la nuit à la nuit!&quot;,&lt;/em&gt; lorsque l&#039;écran devient noir. On ne saurait mieux résumer l&#039;état d&#039;esprit de Veda et ce qu&#039;elle fait vivre à sa mère. A la fin de cette séquence, Mildred se tient sur la jetée, bouleversée face aux vagues cognant les rochers, comme Joan Crawford, au début du film de Curtiz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le roman, Veda chante la Polonaise de l&#039;opéra &lt;strong&gt;Mignon&lt;/strong&gt;, et Mildred est décidée à regagner le cœur de sa fille quoi qu&#039;il lui en coûte. Le décalage opéré par la version Haynes est judicieux en ce sens qu&#039;il laisse Mildred à son émotion tout en laissant très peu d&#039;espoir quant à une possible réunion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il d&#039;ailleurs possible d&#039;envisager la moindre réunion avec une voix ? Lorsque Treviso, le chef d&#039;orchestre italien, a refermé brutalement le piano sur les doigts de Veda, le son a été amplifié à juste raison, plongeant Veda dans le doute, dans une série d&#039;évènements qui vont provoquer la séparation d&#039;avec Mildred, et finalement, lui permettre de découvrir son talent de soprano. Et c&#039;est le même Treviso qui explique à Mildred que sa fille est un serpent qu&#039;elle ne pourra jamais apprivoiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, lorsque Veda revient vers Mildred, c&#039;est parce que cette dernière a racheté la demeure des Beragon, et c&#039;est encore la voix de Veda, maîtrisant l&#039;art de la conversation, qui accapare l&#039;attention de l&#039;assistance, Monty y répondant de manière tout à fait désinvolte tandis que Mildred est incapable de dire quoi que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment le pourrait-elle, n&#039;étant pas à sa place dans ce palais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, après cette soirée de retrouvaille, on entend &lt;strong&gt;Casta Diva&lt;/strong&gt;, l&#039;ouverture de l&#039;opéra de Bellini, &lt;strong&gt;Norma&lt;/strong&gt; (Norma ou l&#039;infanticide). Mildred peut enfin embrasser sa fille sans se voir repoussée puisque Veda est endormie (morte ?). Cette scène dialogue avec la séquence de l&#039;affrontement suivant la découverte du lit vide de Veda. Cette dernière s&#039;étant réfugiée dans la chambre de bonne occupée par Monte. séquence au style outrageusement et sublimement pompier. Rouge ton sur ton jusqu&#039;au cheveux et aux lèvres de Veda, la couverture et les murs de velours rouges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monty maugrée des paroles confuses tandis que le visage de Mildred Pierce se décompose dans cette chambre, ultime vestige à la gloire des Beragon dont le portrait d&#039;un ancêtre apparaît comme pour rejeter Mildred (paria) et accueillir Veda, qui va pouvoir partir à New York avec un juteux contrat en poche et un Beragon dans sa valise. Comme le riche collectionneur américain rêvait d&#039;un prince italien pour sa fille dans &lt;strong&gt;La Coupe d&#039;or&lt;/strong&gt; d&#039;Henry James. Mildred se jette alors comme un fauve sur sa fille nue comme pour répondre à l&#039;invitation à l&#039;infanticide de l&#039;air d&#039;opéra chanté plus tôt par Veda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A part ça il y a également une belle lumière, tout est beau, ensoleillé, baigne dans la musique, très décontracté. Il y a du beau monde : Kate Winslet en tête, mais aussi Melissa Leo Carter Burwel a composé la musique (avec des chutes de &lt;strong&gt;Barton Fink&lt;/strong&gt; semble-t-il). C&#039;est du bon boulot, mais...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-liens field-type-link-field field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Liens:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.hbo.com/mildred-pierce&quot;&gt;Le mini site de la mini série&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Tue, 12 Apr 2011 09:19:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>Two-Lane Blacktop, Will Oldham. Connexions</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/posts/two-lane-blacktop-will-oldham-connexions</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Une soudaine envie d&#039;être futile sur des sujets aussi sérieux que &lt;strong&gt;Two-Lane Blacktop&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Monte Hellman&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Will Oldham&lt;/em&gt; et quelques connexions. Tout un programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img align-right&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Laurie Bird, Dennis Wilson et James Taylor&quot; data-file-id=&quot;49&quot; src=&quot;/files/inline-images/two-lane-blacktop.jpg&quot; width=&quot;340&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;&quot;It isn&#039;t cold at all&quot;&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le passé j&#039;ai eu deux crises de collectionnite aiguë. Mais aujourd&#039;hui je vais mieux. J&#039;ai même arrêté d&#039;acheter des disques pour faire comme tout le monde. Quant aux DVDs, j&#039;ai lâché l&#039;affaire depuis un moment.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Palace Brothers, Bonnie Prince Billy, Will Oldham et les autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J&#039;ai découvert Will Oldham en entendant &lt;strong&gt;Come In&lt;/strong&gt; chez Lenoir. A l&#039;époque, le &quot;&quot;groupe&quot;&quot; de Will s&#039;appelait &lt;em&gt;Palace Brothers&lt;/em&gt;. J&#039;ai ensuite acheté d&#039;autres disques, vu quelques concert (j&#039;ai même été le voir à Dublin pour un très beau concert avec &lt;em&gt;David Pajo&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#039;ai fini par acheter tout ce que je trouvais : 45 tours, compiles de Louisville, participations à d&#039;autres groupes, vidéos etc. Le coffret &lt;em&gt;Havanarama&lt;/em&gt; édité à 50 exemplaires, je lai. Bref, jusqu&#039;à &lt;strong&gt;Wilding In The West&lt;/strong&gt;, j&#039;ai tout ce qui peut se trouver sur la discographie du personnage aujourd&#039;hui appelé &lt;em&gt;Bonnie Prince Billy&lt;/em&gt;. Mon exemplaire de Get on Jolly m&#039;a été dédicacé par Will Oldham, ainsi que par &lt;em&gt;Mick Turner&lt;/em&gt;. Mais pourquoi est-ce que je raconte tout ça ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce paquet de disques, on trouve bien sûr la compilation &lt;strong&gt;You Can Never Go Fast Enough&lt;/strong&gt;, hommage au film de &lt;em&gt;Monte Hellman&lt;/em&gt;, Two-Lane Blacktop. Disque auquel participaient également &lt;em&gt;Sonic Youth&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Calexico&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Giant Sand&lt;/em&gt;, et d&#039;autres. Two-Lane Blacktop a fait l&#039;objet de ma deuxième collection, beaucoup moins dense toutefois. J&#039;ai découvert le film il y a plus de 15 ans sur le câble. Je crois que j&#039;avais vu &lt;strong&gt;The Shooting&lt;/strong&gt; peu de temps avant à la cinémathèque de la fac dans une copie rouge, rouge, rouge.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Two-Lane Blacktop de Monte Hellman&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelques années plus tard, ma VHS bien usée, je me suis procuré le DVD qu&#039;&lt;em&gt;Anchor Bay&lt;/em&gt; avait édité dans une boite métallique. Puis Monte Hellman a passé plusieurs jours dans le coin puisqu&#039;un un hommage lui était rendu à Montreuil où j&#039;ai pu revoir les films et rencontrer le réalisateur. Mais il était question de collection...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de rencontrer le réalisateur de Two-Lane Blacktop, j&#039;avais commencé à me procurer des photos du film ainsi que quelques magazines et objets rares de l&#039;époque (comme le 45 tours pressé par Universal pour la promo radio du film). Dans un de ces magazines, &lt;strong&gt;SHOW, the magazine of films and the arts&lt;/strong&gt; (mars 1971), la journaliste &lt;em&gt;Shelley Benoit&lt;/em&gt; fait un compte rendu sur 8 pages, agrémentées de nombreuses photos, du tournage qu&#039;elle a suivi pendant quelques jours. L&#039;article est intitulé &quot;&quot;On the road with the New Hollywood&quot;&quot;. Je ne connaissais pas ce magazine lorsque j&#039;ai discuté avec Monte Hellman, si je l&#039;avais eu ma possession à ce moment, je lui aurait certainement demandé pourquoi il avait supprimé une séquence mentionnée dans l&#039;article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur plusieurs photos, on peut voir &lt;em&gt;Laurie Bird&lt;/em&gt; s&#039;amusant dans une rivière, en petite culotte. Sur une autre photo, on la voie plongeant dans l&#039;eau. Au premier plan, on voit les deux mecs de dos, assis torses nus et regardant la fille. La légende de cette photo présente la scène comme étant l&#039;une des rares séquences calmes et sereines du film. J&#039;ai d&#039;abord cru qu&#039;il s&#039;agissait en fait d&#039;un moment de détente sur le tournage et que la séquence n&#039;était pas prévue dans le film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis un jour, j&#039;ai parcouru le scénario du film que le magazine &lt;strong&gt;Esquire&lt;/strong&gt; avait publié, avec encore la jolie &lt;em&gt;Laurie Bird&lt;/em&gt; (habillées) en couverture. J&#039;y ait découvert la séquence en question, et il me semble bien (je n&#039;en suis pas certain) que c&#039;est la seule séquence écrite qui n&#039;existe pas dans le montage final. Tout le reste semble y être, y compris une séquence improvisée (celle où la fille fait la manche, mais elle est beaucoup mieux dans le film que dans le scénario) et jusqu&#039;à la pellicule qui crame à la fin. La séquence de la baignade a donc été supprimée et à la lecture du scénario, on constate qu&#039;elle n&#039;était pas si sereine et paisible que ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A moins que la séquence ne soit pas réussie ou la pellicule endommagée (des séquences ont été retournées suite à la détérioration d&#039;une partie du matériel filmé), je suppose que ça faisait un peu too much, la conversation des deux types obsédés de bagnoles alors que la fille les invitait à la rejoindre dans l&#039;eau. Et la scène suivante (&lt;em&gt;Laurie Bird&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;James Taylor&lt;/em&gt; faisant l&#039;amour dans le sac de couchage du driver) venait sans doute trop tôt et était peut-être trop explicite. Mais j&#039;aimerai bien avoir la version de Monte Hellman car ceux qui ont vu ses autres films ont peut-être constaté un penchant pour des séquences à l&#039;eau de rose et même de nudité dans ses films ultérieurs comme &lt;strong&gt;China 9, Liberty 37&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Iguana&lt;/strong&gt;. Penchant que ne laissait pas présager la sécheresse des deux fameux westerns.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Mais quel est le rapport avec Will Oldham ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le scénariste de Two-Lane Blacktop, du moins celui qui a signé la version finale, est &lt;em&gt;Rudolph Wurlitzer&lt;/em&gt;. Monte Helman, dans les conférences, interviews ou dans les bonus DVD, raconte toujours de la même façon pourquoi il a voulu travailler avec cet homme qui était alors écrivain (et qui l&#039;est toujours) et qui allait par la suite signer le scénario de &lt;strong&gt;Pat Garrett et Billy le Kid&lt;/strong&gt;. Pour autant, je n&#039;ai jamais eu la curiosité de lire un livre de cet auteur qui a écrit un livre qui se déroule dans le milieu du cinéma : &lt;strong&gt;Lent fondu au noir&lt;/strong&gt;, publié par Christian Bourgois dans une traduction de Brice Matthieussent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre original de ce livre est &lt;strong&gt;Slow Fade&lt;/strong&gt;. On en arrive à présent à la raison qui m&#039;a poussé à écrire tout ceci. &lt;em&gt;Drag City&lt;/em&gt; va rééditer ce livre aux Etats Unis l&#039;été prochain. &lt;em&gt;Drag City&lt;/em&gt; va également éditer un coffret de 5 CDs de la lecture de ce livre par &lt;em&gt;Will Oldham&lt;/em&gt; qu&#039;il est possible de pré-commander sur le site pour $20. J&#039;avoue que je vais peut-être me laisser tenter. Une rechute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu de commerce&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-liens field-type-link-field field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Liens:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.dragcity.com/products/slow-fade-book&quot;&gt;La voix de Will Oldham sur les mots de Rudy Wurlitzer&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Mon, 28 Mar 2011 09:16:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>F.J. Ossang - Dharma Guns - &quot;Muter m&#039;intéresse, évoluer non.&quot;</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/la-phrase-qui-tue/fj-ossang-dharma-guns-muter-minteresse-evoluer-non</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;&quot;Muter m&#039;intéresse, évoluer non.&quot;, F.J. Ossang, Dharma Guns&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du cinéma sur des écrans de cinéma, ce n&#039;est pas si fréquent. F.J. Ossang revient avec Dharma Guns (La succession Starkov). Devant nos yeux, un monde lointain et proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ma dernière visite sur le site du groupe afin d&#039;y découvrir la programmation, j&#039;ai eu la bonne surprise de tomber sur un nom dont je n&#039;avais pas de nouvelles depuis des années. La surprise était d&#039;autant plus agréable qu&#039;il ne s&#039;agissait pas d&#039;un avis de décès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F.J. OSSANG avait réalisé un nouveau film et celui-ci arrivait sur nos écrans. Sans plus réfléchir je me suis rendu au MK2 Beaubourg pour y découvrir le nouveau film du réalisateur du &lt;strong&gt;Trésor des Iles Chiennes&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir un film lors de sa première semaine d&#039;exploitation en salle ne m&#039;était plus arrivé depuis des années. Dharma Guns a réussit cet exploit.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Dharma Guns. Quoi d&#039;autre ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Affiche de Dharma Guns (La succession Starkov)&quot; data-file-id=&quot;65&quot; src=&quot;/files/inline-images/dharma-guns.jpg&quot; width=&quot;350&quot; class=&quot;align-right&quot; /&gt;Le film attaque avec un court moment de couleur, puis vire délicatement au noir et blanc. Lorsque survient l&#039;accident, le spectateur que je suis se retrouve en territoire connu, celui que j&#039;avais découvert en 1990 avec &lt;strong&gt;Le Trésor des îles chiennes&lt;/strong&gt;. Des ambulanciers retrouvent le corps du skieur, Stan (visage de poète), et le transportent jusqu&#039;à leur véhicule, une ambulance qui doit avoir une cinquantaine d&#039;années. La pluie a remplacé l&#039;éclatant soleil de l&#039;ouverture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouvera Stan plus tard dans un décors étonnant pour la signature de la succession Starkov. Puis la caméra suivra les routes sinueuses des Açores où le film a été tourné. Des ouvertures d&#039;iris, de fantastiques rivages escarpés, des villas inquiétantes,  un docteur qui ne l&#039;est pas moins (mais qui ne s&#039;appelle pas Mabuse), des docks, des hangars, autant d’éléments qui s&#039;impriment sur la pellicule qui se charge parfois d&#039;or, de rouge ou de bleu dans des plans d&#039;une beauté incroyable, littéralement extatique. Ai-je rêvé la séquence du bain ? Chaque plan incarne un désir de cinéma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Territoire connu donc, pour qui a déjà fréquenté le cinéma d’Ossang. Mais connu pour être un territoire dans lequel on se perd. Chaque plan y incarne un désir de cinéma. L’abrupte légèreté de cet enchainement d&#039;images et de sons délivre des signes, des sensations dont le sens peine à se former à l&#039;esprit. &lt;em&gt;Lumière - Pellicule - Écran : IMPRESSION de &quot;déjà-vu&quot;&lt;/em&gt;. Cette beauté, cette menace, cet amour, ces Dharma Guns, nous croyons les reconnaitre, ils ne nous sont pas complètement étrangers. Mais d&#039;où vient cette idée?&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Négatif - Positif&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je ne connaissais rien de F.J. Ossang lorsque j&#039;ai vu Le Trésor des Iles Chiennes, et je n&#039;en sais pas beaucoup plus aujourd&#039;hui, encore que je me suis un peu documenté de puis une semaine. Mais lorsque je suis allé voir Dharma Guns, j&#039;avais oublié jusqu&#039;à l&#039;existence d&#039;Ossang. Pourquoi donc m&#039;être précipité dans la salle de cinéma qui le projetait ? Ossang, le nom est déjà une invitation, et c&#039;est une invitation au voyage. L&#039;expression est un cliché absolu mais peut-on faire autrement que d&#039;en user si l&#039;on veut comprendre ce qui se joue sur l&#039;écran une fois entré dans l&#039;ambulance avec Stan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Songez qu&#039;en entrant dans l&#039;univers de Dharma Guns, vous abandonnez un monde aujourd&#039;hui en guerre et en prise à une menace nucléaire (et j&#039;oublie les hackers). Si cette guerre est &lt;em&gt;humanitaire&lt;/em&gt; et si l&#039;énergie nucléaire est &lt;em&gt;sans danger&lt;/em&gt; (puisque les fumées radioactives de Fukushima le sont) c&#039;est parce que cette lecture du monde est un négatif. Le positif se trouve sur la pellicule de Dharma Guns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.S.&lt;/strong&gt; La phrase qui tue n&#039;est pas dans le film, elle est tirée d&#039;une interview de F.J. Ossang. C&#039;est drôle, et totalement en phase avec le film. En exergue, j&#039;ai hésité à mettre une autre phrase tirée du film :&quot;L’homme qui songe est un dieu, celui qui pense un mendiant&quot;. Cette phrase est tirée d&#039;&lt;strong&gt;Hypérion ou l’Ermite de Grèce&lt;/strong&gt;, ouvrage du poète allemand Friedrich Hölderlin qu&#039;il me faudra bien lire un jour puisqu&#039;il apparaît également dans &lt;a href=&quot;/posts/trois-films-iberiques-a-revoir-en-2010&quot;&gt;Le Dernier Plongeon&lt;/a&gt; de Monteiro.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-liens field-type-link-field field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Liens:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.homme-moderne.org/images/films/fjossang/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Recueil d&amp;#039;infos sur F.J. Ossang&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Tue, 22 Mar 2011 18:31:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>Black Swan : La bande annonce tenait ses promesses</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/posts/black-swan-la-bande-annonce-tenait-ses-promesses</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;J&#039;avais vu la bande annonce au cinéma, et pourtant, je suis pourtant allé voir &lt;strong&gt;Black Swan&lt;/strong&gt;, le dernier film de Darren Aronovsky avec Natalie Portman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Affiche de Black Swan&quot; data-file-id=&quot;55&quot; src=&quot;/files/inline-images/black-swan-portman.jpg&quot; width=&quot;350&quot; class=&quot;align-right&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu&#039;à l&#039;occasion d&#039;une de mes rares présences dans une salle de cinéma j&#039;ai vu la bande annonce de &lt;strong&gt;Black Swann&lt;/strong&gt;, je me suis tout de suite dit que je n&#039;irai pas voir ce film. Pour commencer, il y avait la danse classique, monde qui ne m&#039;intéresse vraiment pas, du moins au cinéma. Je ne sais pas pourquoi j&#039;ai toujours fui les pages &quot;Cinemathèque de la danse&quot; des programmes de la Cinémathèque Française. Mais ce n&#039;est pas tout.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Dario faux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le troisième plan de la bande annonce a imprimé un titre dans mon cerveau : &lt;strong&gt;L&#039;oiseau au plumage de cristal&lt;/strong&gt;. Dès lors, l&#039;ombre de Dario Argento sera pour moi la seule ombre planant sur le beau visage de Natalie Portman alors que la peur l&#039;envahit peu à peu. Peur d&#039;une menace, d&#039;un monstre, réel ou non, la bande annonce insiste bien là-dessus. Un sujet pour Dario Argento, mais filmé crade avec une image sombre et granuleuse. Sans rouge, sans jaune, sans rien d&#039;autre que du noir et du blanc (ben oui c&#039;est &lt;strong&gt;Le lac des cygnes&lt;/strong&gt;), mais avec les miroirs, les jolies filles, le verre brisé, les ciseaux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la foi de sa bande annonce, je me suis donc convaincu que &lt;strong&gt;Black Swan&lt;/strong&gt; n&#039;était pas pour moi. Pourquoi aller voir un mauvais Argento quand le temps manque pour voir les bons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#039;y suis pourtant allé... Et rien ne manquait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compléter le tableau, il ne me restait plus qu&#039;à consulter presse et blogs pour me faire une idée de la réception de ce film. Les analyses les plus fines sont sur internet mais je ne comprends pas la comparaison avec &lt;strong&gt;Carrie&lt;/strong&gt;, et je ne vois surtout aucune virtuosité dans le film d&#039;Aronofsky. On trouve même dans la presse certains critiques allant jusqu&#039;à voir en lui le digne héritier de Brian de Palma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui a encore plus plombé ma vision du film, c&#039;est qu&#039;après avoir vu un film pas terrible non plus dans lequel une chanson de &lt;strong&gt;The Wall&lt;/strong&gt; accompagnait une séquence amusante, j&#039;ai eu envie de réécouter l&#039;album de Pink Floyd (revoir le film serait au-dessus de mes forces.) Lorsque j&#039;ai entendu &quot;of course mama&#039;s gonna help build the wall&quot; (est-il besoin d&#039;évoquer la présence de la mere dans le film ?), le doute n&#039;était plus permis: Darren Aronofsky est le digne héritier d&#039;Alan Parker.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Le côté obscur de Nina Miss Dior&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une dernière chose concernant le lien ci-dessous. Lorsque j&#039;ai voulu voir des images de &lt;strong&gt;L&#039;oiseau au plumage de cristal&lt;/strong&gt; pour me remettre dans l&#039;ambiance, je suis tombé sur une bande annonce sur Dailymotion. A droite, grace à la magie du marketing web, une pub pour le parfum Miss Dior, représenté par Natalie Portman, n&#039;attendait que mon clic pour se lancer. J&#039;ai donc découvert Natalie en petite robe noire, Natalie dans un appartement à la douceur laiteuse, Natalie sous des draps blancs, un plan de Natalie dans un bain de mousse blanche avec des lunettes noires montée cut avec un cygne blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref toute la finesse des &lt;a mad=&quot;&quot; men=&quot;&quot; sur=&quot;&quot; title=&quot;&quot; web-et-cinema=&quot;&quot;&gt;Don Draper&lt;/a&gt; d&#039;aujourd&#039;hui pour coller à la sortie d&#039;un film de la star de la maison. Le pouvoir de &lt;strong&gt;Black Swan&lt;/strong&gt; est peut-être dans cette vampirisation de la marque Dior, depuis ses publicitaires en manque d&#039;idée, jusqu&#039;à l&#039;icône Galliano, passé du côté obscur après avoir longtemps été mi cygne blanc, mi cygne noir.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/etiquettes/cinema&quot;&gt;Cinéma&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-liens field-type-link-field field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Liens:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.dailymotion.com/video/xfap4t_l-oiseau-au-plumage-de-cristal-band_shortfilms&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Trailer L&amp;#039;oiseau au plumage de cristal&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-item odd&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dior.com/beauty/fra/fr/minisite/fragrance/mdc_2011/tf470-2.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Mini site Miss Dior avec la vidéo&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Sun, 13 Mar 2011 10:14:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  <item>
    <title>Public Relations. Mad Men Saison 4 épisode 1</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/mad-men/public-relations-mad-men-saison-4-episode-1</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;h2&gt;Nul autre que Don&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans cet épisode, Don est l&#039;objet de toutes les attentions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention de la presse tout d&#039;abord puisque l&#039;épisode débute, et s&#039;achève, sur des interviews.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention de ses associés : Don, qui est responsable des succès de la nouvelle société, est aussi jugé responsable de ses échecs. Bert Cooper ne cesse de se plaindre, en parfait snob qu&#039;il est, de ne pas être &quot;&quot;downton&quot;&quot; alors que nous découvrons à la toute fin de l&#039;épisode que les nouveaux bureaux se trouvent dans le Time-Life Building, &quot;première extension du Rockefeller Center à l&#039;ouest de l&#039;Avenue des Amériques&quot; cf wikipedia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous découvrons avec plaisir le goût toujours sûr de Don Draper en matière de mobilier lors de sa conversation avec Pete dans laquelle une belle lampe Fase apparaît à plusieurs reprises, au gré des plans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les regards vers Don&lt;/strong&gt; sont excessivement nombreux. Hormis un regard tendre de Joan, on peut admirer le regard successivement intimidé, désolé, confiant puis défiant de Peggy, qui entretient toujours une relation privilégiée avec son patron qui dépasse le cadre professionnel. On sent que ces deux là auraient beaucoup à se dire, des choses bien plus intéressantes que de se demander comment vendre du jambon ou des petites culottes. On peut également sourire devant les regards des représentants de Jantzen lorsqu&#039;ils se retrouvent devant Don, comme devant un dieu grec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier regard tourné vers Don Draper, outre celui du téléspectateur, est celui du journaliste du Wall Street Journal réalisant qu&#039;il tient un bon article, une solide personnalité. Car à la toute fin de l&#039;épisode, Don a décidé de se réveiller et de prendre les choses en main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant d&#039;en arriver là, Don aura dû essuyer l&#039;occasion manquée de l&#039;interview et les reproches qui en découleront, les commentaires de la femme hispanique, Celia, qui est à son service dans son nouvel appartement, un bon coup dans les dents, au figuré, de la part de Peggy, mais également de vraies baffes. Il doit même subir les mamours de Betty et Henry lorsqu&#039;il leur ramène les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;centered-wrapper&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img align-center&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Laissez-moi sortir!&quot; data-file-id=&quot;52&quot; height=&quot;352&quot; src=&quot;/files/inline-images/mad-men-4-01-1.jpg&quot; width=&quot;624&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Laissez-moi sortir!&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut donc se demander si Don ne s&#039;est pas mis en scène dans la pub Glow-Coat en gamin prisonnier réclamant sa liberté. Liberté qu&#039;il ne peut gagner qu&#039;en étant pleinement lui même. Mais qui est Don Draper ? C&#039;est la question à 100 balles posée au début de l&#039;épisode. Que je sache, Don ne s&#039;est pas débarrassé de la boite qui contient les souvenirs de sa véritable identité. Boite qu&#039;il aurait pu laisser traîner au milieu du living plutôt que sa boite à cirage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Don qui se tient devant nous prétend se tenir à l&#039;écart des idées malsaines de Pete et Peggy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;centered-wrapper&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img align-center&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Relations publiques&quot; data-file-id=&quot;53&quot; height=&quot;352&quot; src=&quot;/files/inline-images/mad-men-4-01-2.jpg&quot; width=&quot;624&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Relations publiques...&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De la part d&#039;un homme qui ment sur sa véritable identité et qui n&#039;a eu de cesse de tromper sa femme depuis que nous le connaissons, cette affirmation prête à sourire. Et lorsque le premier journaliste le compare à Dorian Gray, on peut mettre au crédit du reporter, malgré l&#039;excès de la comparaison, qu&#039;il a bien senti une faille dans le personnage. Or, c&#039;est cette faille que Don va s&#039;efforcer de combler en accordant à un deuxième journaliste une interview &quot;vérité&quot;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;centered-wrapper&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img align-center&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Sterling Cooper Draper Pryce, c&#039;est moi !&quot; data-file-id=&quot;54&quot; height=&quot;352&quot; src=&quot;/files/inline-images/mad-men-4-01-3.jpg&quot; width=&quot;624&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Sterling Cooper Draper Pryce, c&#039;est moi !&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L&#039;esprit de Don Draper est toujours aussi vif. Les dialogues avec les cadres de Jantzen sont savoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roger Sterling est en forme également. Son langage est de plus en plus cru.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bert est snobinard et Lane Pryce est très en retrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peggy est en grande forme et de Pete, le &quot;&quot;merci pour votre sacrifice&quot;&quot; est génial mais ensuite, il est un peu trop sympa....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sally Draper est excellente. S&#039;il y a une personne qui ne regarde pas Don, c&#039;est elle, qui lui tourne le dos lorsqu&#039;elle regarde la télé avec son frère, pendant que Don travaille au lieu de passer du temps avec ses enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, merci à Éric pour sa grosse participation aux sous-titres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#039;oubliez pas de visiter la page Focus on Mad Men pour consulter l&#039;ensemble des textes de web-et-cinema sur la série et les sous-titres qui viennent avec chaque épisode de la saison 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/etiquettes/mad-men&quot;&gt;Mad Men&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 09:10:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>Vincent Kartheiser en clip et en photo</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/posts/vincent-kartheiser-en-clip-et-en-photo</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;En attendant la diffusion de la saison 4, l&#039;interprète de Pete Campbell joue dans le clip vidéo d&#039;un photographe nommé Tyler Shields.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;centered-wrapper&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Vincent Kartheiser les mains pleines&quot; data-file-id=&quot;51&quot; src=&quot;/files/inline-images/vincent-kartheiser-may-2010.jpg&quot; width=&quot;400&quot; class=&quot;align-center&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2&gt;Pete Campbell et les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En attendant la reprise de &lt;strong&gt;Mad Men&lt;/strong&gt; sur les écrans pour une quatrième saison, l&#039;interprète de &lt;strong&gt;Pete Campbell&lt;/strong&gt; prete son regard pour une séance photo et un clip moyennement inspiré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les curieux, la chanson est de &lt;strong&gt;Billy J Kramer &amp;amp; The Dakotas&lt;/strong&gt; et s&#039;intitule &lt;strong&gt;Bad To Me&lt;/strong&gt;. Comme ce n&#039;est pas mentionné sur la page youtube du clippeur, je me suis permis de l&#039;indiquer en gros sur la photo, par dessus le nom du photographe...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/etiquettes/mad-men&quot;&gt;Mad Men&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-liens field-type-link-field field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Liens:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/v/kRagUWrhSks&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le clip&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Tue, 18 May 2010 09:01:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>Mad Men Saison 4 - California Dreamin</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/posts/mad-men-saison-4-california-dreamin</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;Don Draper à San Pedro&quot; data-file-id=&quot;5&quot; src=&quot;/files/inline-images/jon-hamm-may-2010.jpg&quot; width=&quot;150&quot; class=&quot;align-right&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mad Men revient pour une quatrième saison sur les écrans d&#039;AMC en juillet. Le tournage a démarré et dernièrement Don Draper est apparu en Californie.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Don Draper de retour en Californie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La diffusion de la saison 4 de Mad Men se rapproche. Web-et-cinema.com se réveille et se fait paparazzi le temps d&#039;une courte note sur le tournage d&#039;une séquence avec Don Draper en Californie et une belle décapotable rouge.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;En tournage à San Pedro&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au volant d&#039;une magnifique Chrylser Imperial convertible rouge, &lt;strong&gt;Jon Hamm&lt;/strong&gt; a repris le rôle de &lt;strong&gt;Don Draper&lt;/strong&gt; pour la quatrième saison de Mad Men. Des photos le montrent conduisant le véhicule en chemise blanche et cravate noire, tandis que d&#039;autres présentent un Don Draper vetu d&#039;un t-shirt et d&#039;un pantalon de toile beige dans un quartier résidentiel. Il y a fort à parier que pendant que Betty passe de longues journées à Reno, attendant sa liberté, Don passe du temps auprès de la véritable Madame Draper. Cette visite donnera peut-être lieu à des flashbacks, le héros de Mad Men tirera peut-être un trait définitif sur son passé, ou bien le passé sera-t-il d&#039;autant plus présent dans sa vie. Toujours est-il que ce retour aux origines est inévitable après les évènements survenus à la fin de la saison 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Mad Men, la Chrylser Imperial convertible rouge&quot; data-file-id=&quot;4&quot; height=&quot;413&quot; src=&quot;/files/inline-images/mad-man-4-red-chrylser.jpg&quot; width=&quot;634&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Mad Men, la Chrylser Imperial convertible rouge&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Verrons-nous ces images de la reprise de la saison ? Nous le saurons vite, puisque Mad Men revient 25 juillet sur les écrans américains.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-tags field-type-taxonomy-term-reference field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;/etiquettes/mad-men&quot;&gt;Mad Men&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Mon, 10 May 2010 08:58:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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  </item>
  <item>
    <title>Mildred Pierce revisitée par Todd Haynes</title>
    <link>https://www.web-et-cinema.com/posts/mildred-pierce-revisitee-par-todd-haynes</link>
    <description>&lt;div class=&quot;field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;p&gt;Où l&#039;on découvre par hasard qu&#039;un roman qui a donné un film culte, &lt;strong&gt;Mildred Pierce&lt;/strong&gt;, va devenir une série télévisée réalisée par quelqu&#039;un qui est l&#039;auteur d&#039;au moins un film génial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;centered-wrapper&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;caption caption-img align-center&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Une affiche du film de Michael Curtiz&quot; data-file-id=&quot;50&quot; src=&quot;/files/inline-images/mildred-pierce.jpg&quot; width=&quot;350&quot; /&gt;&lt;figcaption&gt;Joan Crawford est Mildred Pierce&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;&lt;/div&gt;
&lt;h2&gt;Une découverte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En parcourant les statistiques de web-et-cinema.com je découvre qu&#039;un internaute a effectué la requette suivante pour nous rendre visite : &quot;&quot;todd haynes&quot;&quot; + &quot;&quot;mad men&quot;&quot; Cette recherche, en elle même, ne me surprend pas puisque Haynes et son &lt;strong&gt;Loin du Paradis&lt;/strong&gt; ne sont sans doute pas pour rien dans le retour en grâce audiovisuelle des fifties et sixties. En revanche, je ne crois pas m&#039;être moi-même penché sur la question. Todd Haynes n&#039;est présent que dans une page consacrée aux &lt;a href=&quot;/posts/10-films-americains-a-revoir-en-2010&quot;&gt;dix films américains à revoir en 2010&lt;/a&gt; qui présente évidemment un lien vers la page que web-et-cinema a consacré à &lt;a html=&quot;&quot; href=&quot;/etiquettes/mad-men&quot;&gt;Mad Men&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me rendant donc sur google armé de la fameuse requête, je découvre que c&#039;est mon compte twitter qui est mis en avant, plutôt que le site. Mais c&#039;est ulike.net qui arrive en première position avec une page Todd Haynes. Page que j&#039;ai consulté pour découvrir une chose qui n&#039;a rien à voir avec Mad Men mais qui a tout à voir avec moi, avec Fassbinder, avec Douglas Sirk et avec Michael Curtiz. Il faut parfois mettre la modestie de côté et accepter de côtoyer les génies...&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Todd Haynes - Kate Winslet - Mildred Pierce - HBO&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voilà en gros et dans l&#039;ordre l&#039;information qui m&#039;est parvenue. Information dénuée de toute fraicheur puisque d&#039;autres sites l&#039;avaient relayée depuis plusieurs mois. Dans ces textes disponibles sur internet, on peut découvrir, si l&#039;on fait l&#039;effort d&#039;aller plus loin que le titre, que &lt;strong&gt;Mildred Pierce&lt;/strong&gt; est l&#039;adaptation d&#039;un roman de James Cain, on peut parfois découvrir que le roman a déjà été adapté et que cette adaptation a valu à Joan Crawford un oscar pour son interprétation de Mildred Pierce. Pour découvrir le nom du réalisateur de cette adaptation, il faut en revanche passer à d&#039;autres articles, et plutôt anglophones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir lorgné du côté de Douglas Sirk avec Loin du Paradis, Todd Haynes s&#039;attaque donc à Michael Curtiz, réalisateur de l&#039;adaptation de 1945 et, de même que Sirk, réalisateur admiré de Fassbinder. Ce dernier avait écrit un texte sur Curtiz : &lt;strong&gt;Michael Curtiz - un anarchiste à Hollywood ?&lt;/strong&gt; Texte dans lequel il n&#039;est pas question de Mildred Pierce, film d&#039;une heure trente absolument sidérant. 90 minutes pendant lesquelles on se demande jusqu&#039;où l&#039;héroïne va tomber.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Un portrait de femme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On comprend donc que le réalisateur de &lt;strong&gt;Safe&lt;/strong&gt; ait souhaité s&#039;approcher de cette femme décidée à tout pour aller au bout de son idée. Cependant, si l&#039;héroïne de Safe finissait peu à peu par se couper du monde, en se réfugiant dans un espace protégé et, à l&#039;intérieur de cet espace, dans une bulle, Mildred Pierce n&#039;élève aucune barrière entre le monde et elle-même. Au contraire, elle enfonce les portes et les masques tombent, révélant l&#039;horreur qui l&#039;entoure. A commencer par le fait qu&#039;elle est l&#039;esclave de sa fille Veda (Ann Blyth parfaite). Pendant que Mildred se plonge dans le travail pour combler sa fille, celle-ci ne pense en effet qu&#039;à se mêler à la classe oisive dominante, quand bien même celle-ci est désargentée (Monte Beragon). Et en conséquence, Veda déteste tout ce que sa mère représente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les films de la Warner sont réputés pour leur caractère social, brutal. Dans le genre, Mildred Pierce atteint des sommets. Et si &lt;strong&gt;Mildred Pierce&lt;/strong&gt; dialogue avec &lt;strong&gt;Le Mirage de la Vie&lt;/strong&gt; de Douglas Sirk, &lt;strong&gt;Le Droit du Plus Fort&lt;/strong&gt; écoute à la porte. Comme Mildred, Fox se fait bouffer par les vautours&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Un roman de James Cain&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J&#039;ai lu quelques livres et nouvelles de Cain, mais pas Mildred Pierce. &lt;strong&gt;Assurance sur la mort&lt;/strong&gt;, par exemple, est un livre réputé raté que Billy Wilder aurait transcendé dans son adaptation. J&#039;ai préféré le livre. Mildred Pierce, le film, est génial. Que fera Todd Haynes du roman ? Sa version se déroulera-t-elle de nos jours ? La verrai-je ? La douceur de Kate Winslet sera-t-elle soluble dans le caractère de Mildred Pierce ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sonic Youth a composé un morceau dont le titre fait référence au film de Michael Curtiz : tout simplement Mildred Pierce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mildred Pierce&lt;/strong&gt; sera projeté à la Cinémathèque Française le dimanche 7 mars à 20h30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field field-name-field-liens field-type-link-field field-label-above&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-label&quot;&gt;Liens:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.imdb.com/name/nm0002031/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Michael Curtiz sur IMDB&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 09:55:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>OliJim</dc:creator>
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