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	<description>Musique, théâtre, littérature, cinéma, expos... Retrouvez toute la culture en un clic sur Les Zébrés Magazine !</description>
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		<title>CRITIQUE // « Potiche », au Théâtre Libre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 14:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CRITIQUES]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SCENES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Secouer d&#8217;une main de femme le monde de l&#8217;entreprise ou celui de la politique, royaumes du machisme et des petits arrangements : la pièce Potiche&#8230;</p>
<p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-potiche-au-theatre-libre/">CRITIQUE // « Potiche », au Théâtre Libre</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-group is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained"><div class="wp-block-group__inner-container">
<div dir="auto"><strong><span style="font-family: Arial, sans-serif; color: #008080;">Secouer d&rsquo;une main de femme le monde de l&rsquo;entreprise ou celui de la politique, royaumes du machisme et des petits arrangements : la pièce <em>Potiche </em>n&rsquo;est-elle pas, plus que jamais, d&rsquo;actualité ? Actuellement au Théâtre Libre, l&rsquo;adaptation de Charles Templon en déploie l&rsquo;humour caustique tout en surlignant le propos féministe.</span></strong></div>
<div dir="auto"> </div>
<div dir="auto"><span style="color: #000000;">Depuis les années 80, on se régale de voir et revoir l&rsquo;ascension de Suzanne Pujol. Cette épouse docile et femme au foyer appliquée se révèle une PDG hors pair en remplaçant son mari à la tête d&rsquo;une usine de parapluies, en dépit des préjugés sexistes auxquels elle doit faire face. Il fallait une pointure pour incarner ce rôle-titre après Jaqueline Maillant, Danielle Darrieux et Catherine Deneuve (rien que ça). Clémentine Célarié s&rsquo;impose avec une facilité évidente. Sa force, sa passion et sa sensibilité servent les multiples facettes d&rsquo;une Suzanne déterminée, extravagante et rusée. Captivante et aérienne, elle entraîne dans ses pas chacun de ses partenaires de scène. Philippe Uchan est un M. Pujol aussi dépassé que désopilant : sans esbrouffe ni excès, avec juste ce qu&rsquo;il faut pour signifier le ridicule de sa situation. Virevoltant autour du couple, les seconds rôles ne sont pas en reste. Benjamin Siksou mêle subtilement la désinvolture au panache pour camper le fils rebelle mais protecteur, Alexie Ribes nous réjouit de sa droiture conservatrice, tandis que Jérôme Pouly (ex de la Comédie Française) est un faux-dur parfait, cœur tendre sous le militant au poing levé.</span></div>
<div dir="auto"> </div>
<div dir="auto"><span style="color: #000000;">Mais la cerise sur ce gâteau vintage, c&rsquo;est la savoureuse Paloma (Hugo Bardin à la ville). Dans un renversement malicieux au sein d&rsquo;une mise en scène somme toute assez classique, Charles Templon a confié l&rsquo;incontournable rôle de la secrétaire à la gagnante déjantée de Drag Race France. Ses tailleurs étriqués n&#8217;empêchent pas l&rsquo;amplitude de son jeu, qui réunit brillamment esprit, gouaille et sophistication. Qu&rsquo;elle retourne sa veste (à carreaux) par opportunisme ou par véritable solidarité envers la lutte féministe importe peu. Au-delà d&rsquo;une personnalité truculente, le rire et l&rsquo;adhésion qu&rsquo;elle suscite permettent au metteur en scène d&rsquo;adresser avec autant de provocation que d&rsquo;élégance un pied-de-nez iconique au patriarcat. Et d&rsquo;offrir un vent de liberté supplémentaire (on a tendance à l&rsquo;oublier, mais le patron ne prend-il pas un homme pour maîtresse ?) en des temps qui en ont encore bien besoin.</span></div>
<div dir="auto"> </div>
<div dir="auto">
<div dir="auto"><strong>On connaît tous l&rsquo;histoire de <em>Potiche</em>, auréolée de succès au théâtre comme au cinéma. A l&rsquo;heure du Metoo où les combats féministes sont loin d&rsquo;être achevés, il semblait pourtant nécessaire de remettre sur le devant de la scène sa verve et son engagement<em>. </em>De quoi prendre part à l&rsquo;ère du temps par un biais populaire et irrésistible, celui du vaudeville.</strong></div>
</div>
<div dir="auto" style="text-align: right;">T.L.</div>
<div dir="auto">_______________________________________________________________________</div>
<div dir="auto"><em>Potiche</em>, actuellement au Théâtre Libre, jusqu&rsquo;au 14 juin 2026.</div>
</div></div><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-potiche-au-theatre-libre/">CRITIQUE // « Potiche », au Théâtre Libre</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>CRITIQUE // Lillian Nawrot, un premier album intense et poétique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 23:32:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CHRONIQUES musicales]]></category>
		<category><![CDATA[DISQUES]]></category>
		<category><![CDATA[HOME]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Jamin]]></category>
		<category><![CDATA[Aznavour]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur rétro]]></category>
		<category><![CDATA[Lillian Nawrot]]></category>
		<category><![CDATA[The Voice]]></category>
		<category><![CDATA[Timothée Leroy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un an après s'être fait remarquer sur le plateau d'un célèbre télé-crochet, Lillian Nawrot sort "Cœur rétro", son premier EP de chansons originales. Une franche réussite qui sort des sentiers battus.</p>
<p>The post <a href="https://www.leszebres.com/lillian-nawrot-un-premier-album-intense-et-poetique/">CRITIQUE // Lillian Nawrot, un premier album intense et poétique</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="color: #008080;"><strong>Un an après s&rsquo;être fait remarquer sur le plateau d&rsquo;un célèbre télé-crochet, Lillian Nawrot sort « Cœur rétro », son premier EP de chansons originales. Une franche réussite qui sort des sentiers battus.</strong></span></p>
<p dir="ltr">Avec ses bagues vintage et sa gouaille d&rsquo;un autre temps, le garçon a une sacrée personnalité. Passionné de chanson à texte, il collectionne les gramophones et entonne des refrains d&rsquo;une époque en noir et blanc. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs cette singularité qui a tapé dans l&rsquo;œil des équipes de TF1 et l&rsquo;a mené loin dans l&rsquo;aventure <em>The Voice</em>.</p>
<p dir="ltr">A sa sortie de l&rsquo;émission, il rencontre Arthur Jamin et Timothée Leroy, deux auteurs-compositeurs parisiens à qui l&rsquo;on doit plusieurs comédies musicales. Inspirés par son personnage, les deux créateurs lui taillent des chansons sur-mesure, cinq petits bijoux qui développent les différentes facettes d&rsquo;un jeune de 19 ans : tour à tour frondeur, émerveillé, intrépide ou sentimental.</p>
<p dir="ltr">Habile mélange de rétro et de modernité, les textes et les mélodies touchent les cœurs au détour de formules poétiques et de ritournelles mémorables. De l&rsquo;autobiographique <em>Un, deux, trois</em>, qui raconte son parcours atypique, à l&rsquo;aznavourienne <em>A 18 ans</em>, qui peint les illusions d&rsquo;une jeunesse éphémère, Lillian clame de sa voix forte et vibrante qu&rsquo;il veut vivre intensément sa vie (<em>Je veux vivre</em>), jusqu&rsquo;à toucher les ailes des oiseaux (<em>Monter</em>). Il prend aussi le temps d&rsquo;un duo aux côtés de Flora Alyana <em>(Parce que c&rsquo;était toi),</em> romance moins fleur bleue qu&rsquo;elle n&rsquo;en a l&rsquo;air avec sa référence subtile à Montaigne. Au delà de la cohérence de l&rsquo;ensemble, on saluera le raffinement des orchestrations, tantôt épurées, tantôt symphoniques, qui font ressortir l&rsquo;interprétation poignante du jeune artiste.</p>
<p dir="ltr"><strong>Avec ce premier album fort et incarné, Lillian Nawrot se rapproche un peu plus de ses idoles. Gageons qu&rsquo;il saura faire battre ce <span style="color: #000000;">cœur rétro </span>sur <a href="https://www.leszebres.com/category/scenes/" data-wplink-edit="true">scène</a> avec la fougue qui le caractérise.</strong></p>
<p dir="ltr" style="text-align: right;">V.L.</p>
<hr />
<p><em>Album disponible sur toutes les plateformes et en CD digisleeve sur le <a href="https://lilliannawrot.wixsite.com/chanson/boutique" target="_blank" rel="noopener">site officiel</a> de Lillian Nawrot.</em></p>
<p><figure id="attachment_10480" aria-describedby="caption-attachment-10480" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-10480" src="https://www.leszebres.com/wp-content/uploads/2026/01/Visuel-EP-zebres.jpg" alt="Lillian Nawrot - Cœur rétro" width="300" height="270" srcset="https://www.leszebres.com/wp-content/uploads/2026/01/Visuel-EP-zebres.jpg 700w, https://www.leszebres.com/wp-content/uploads/2026/01/Visuel-EP-zebres-300x270.jpg 300w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-10480" class="wp-caption-text"><strong><em>Lillian Nawrot &#8211; Cœur rétro</em></strong></figcaption></figure></p>
<p dir="ltr"><em> </em></p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/lillian-nawrot-un-premier-album-intense-et-poetique/">CRITIQUE // Lillian Nawrot, un premier album intense et poétique</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>CRITIQUE// « Val Synth », le petit-grand retour de Flora Fishbach</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 15:20:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CHRONIQUES musicales]]></category>
		<category><![CDATA[DISQUES]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[album]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson française]]></category>
		<category><![CDATA[CRITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Flora Fishbach]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[Val Synth]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par son format, le nouvel opus de la talentueuse Fishbach, passée maîtresse d'une synth-pop made in France aux relents 80's, avait de quoi nous désarçonner. Pour autant, l'album n'a rien de fainéant. Là où certains artistes se plombent dans un renoncement au choix, nous inondant avec 16 ou 18 pistes monolithiques que l'on est pressé d'abréger, l'envoûtante Fishbach nous prouve qu'on peut faire bien avec peu.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080;"><strong>Flora Fisbach nous revient avec<em> Val Synth</em>, un album court mais libre et maîtrisé.</strong></span></p>
<p>8 titres, 25 minutes (et 11 secondes pour être tout à fait exact). C&rsquo;est tout.</p>
<p>Par son format, le nouvel opus de la talentueuse Fishbach, passée maîtresse d&rsquo;une synth-pop made in France aux relents 80&rsquo;s, avait de quoi nous désarçonner. Pour autant, l&rsquo;album n&rsquo;a rien de fainéant. Là où certains artistes se plombent dans un renoncement au choix, nous inondant avec 16 ou 18 pistes monolithiques que l&rsquo;on est pressé d&rsquo;abréger, l&rsquo;envoûtante Fishbach nous prouve qu&rsquo;on peut faire bien avec peu. Car s&rsquo;il est relativement bref, <i>Val Synth</i> n&rsquo;en est pas moins dense pour autant. L&rsquo;album tire son nom de la vallée des Ardennes où il a été réalisé : bienvenue dans un entre-deux-mondes, où la lumière côtoie la noirceur sur fond de synthés exaltés et hors du temps. On y croise des voyous de l&rsquo;amour, des transes magnétiques, des souvenirs vintage, et même la voix caverneuse de Jean Réno qui répond aux fêlures de Flora, façon gourou intérieur. Ecouter le disque d&rsquo;une traite, c&rsquo;est pénétrer dans un univers décalé et fantomatique, plonger dans une bulle nocturne, délirante et mystérieuse avant de retrouver la réalité crue du jour.</p>
<p>Certains diront qu&rsquo;on saute à pieds joints dans le kitsch. Alors, oui, on vous le concède : c&rsquo;est parfois net et franc dans les arrangements. Mais c&rsquo;est entier. Loin de faire des compromis, l&rsquo;autrice-compositrice assume d&rsquo;un bloc son héritage électro-pop et new-wave d&rsquo;une autre époque, d&rsquo;une autre galaxie. Elle s&rsquo;en amuse, même, lorsqu&rsquo;elle adresse un clin d&rsquo;œil aux Musclés et aux Tortues Ninja, ou encore quand elle pastiche avec fun et brio les vocalises opératiques de Klaus Nomi. Dans ce barnum fantasque, l&rsquo;interprète peut déployer tout à loisir les nuances de sa palette vocale, aussi à l&rsquo;aise dans les vibrations excentriques à la Catherine Ringer que dans les écorchures d&rsquo;une femme blessée.</p>
<p>On pourrait de prime abord regretter que ce tourbillon survolté de synthétiseurs et de boîtes à rythmes laisse peu de place à des respirations. Prolongeant un brin la durée du disque pour combler ceux qui resteront sur leur faim, un titre plus aéré n&rsquo;aurait pas nécessairement détonné, pourvu qu&rsquo;il eût conservé cette part d&rsquo;étrangeté propre à l&rsquo;album. Malgré ce refus, l&rsquo;émotion n&rsquo;est pas mise de côté. Flora décoche des flèches et envoie dans nos têtes ses joies d&rsquo;amie fidèle autant que ses douleurs existentielles. « Qu&rsquo;est-ce qui te fait si mal que tu aies besoin d&rsquo;aller me blesser pour en guérir ? Allez, rends-moi ma vie, ce petit rire qui fait soleil&#8230; » lance l&rsquo;artiste dès la première chanson. Tel un ultime cri au bord du gouffre, ce titre poignant est l&rsquo;un des plus percutants de tout son répertoire. Ca mérite bien de s&rsquo;oublier, le reste de temps, sur des beats enivrants et des nappes vampirisantes.</p>
<p><span style="color: #008080;"><strong>8 titres, 25 minutes. C&rsquo;est tout. Et c&rsquo;est réussi.</strong></span></p>
<p style="text-align: right;">T. Leroy</p>
<p><span style="color: #808080;"><em>Val Synth</em>, un album de Flora Fishbach, éd. Vinyle Coloré, sept. 2025.</span></p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-val-synth-le-petit-grand-retour-de-flora-fishbach/">CRITIQUE// « Val Synth », le petit-grand retour de Flora Fishbach</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CRITIQUE // Nicolas Peyrac, « Acoustiques improvisées » à l&#8217;Européen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 10:02:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE MUSICALE]]></category>
		<category><![CDATA[CHRONIQUES musicales]]></category>
		<category><![CDATA[CONCERTS]]></category>
		<category><![CDATA[HOME]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[CONCERT]]></category>
		<category><![CDATA[L'EUROPÉEN]]></category>
		<category><![CDATA[NICOLAS PEYRAC]]></category>
		<category><![CDATA[SCENES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait plusieurs années que Nicolas Peyrac sillonne la France avec ses « Acoustiques improvisées », des concerts intimistes où la setlist est fluctuante, au&#8230;</p>
<p>The post <a href="https://www.leszebres.com/nicolas-peyrac-a-leuropeen/">CRITIQUE // Nicolas Peyrac, « Acoustiques improvisées » à l’Européen</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080;"><strong>Cela fait plusieurs années que <a href="https://nicolaspeyrac.com/" target="_blank" rel="noopener">Nicolas Peyrac</a> sillonne la France avec ses « Acoustiques improvisées », des concerts intimistes où la setlist est fluctuante, au grès de ses envies et de son humeur du moment. Chaque rendez-vous est encore plus unique et permet de redécouvrir, avec émotion mais sans nostalgie, le répertoire si riche qu’il façonne depuis 50 ans maintenant.</strong></span></p>
<p>Epurées, déshabillées, les anciennes comme les nouvelles chansons s’entremêlent pour former une œuvre dense, complexe, intemporelle et tellement sincère. Ce patchwork confirme à quel point il y a une cohérence dans ses textes à la fois personnels et humanistes, une exigence d’écriture qui ne l’a jamais quitté.</p>
<p>Seul au centre de la scène, accompagné d’une simple guitare, Peyrac égrène des thèmes familiers travaillés à l’os, avec le cœur et la ténacité d’un chercheur de bonheur et de simplicité. L’écriture (<em>J’écrirai</em>), la tolérance, l’amour, le racisme (<em>Ne me parlez pas de couleur</em>), la famille, le cinéma (Casablanca), la résilience… et toujours, en filigrane, ce lien si fort qu’il entretient avec ceux qui le suivent depuis tant d’années. Un lien qui n’a peut-être jamais été aussi évident qu’aujourd’hui.  La voix, impeccable et plus touchante encore qu’à ses débuts, laisse entrevoir les fêlures de l’artiste qui revisite ses tubes (<em>So far away</em>, <em>Et mon père</em>, <em>Je pars</em>) ou livre des reprises inattendues de Ferrat et Dassin .</p>
<p>Mais le public est d’abord là pour entendre ses chansons moins diffusées. A chacun sa préférée, sa madeleine de Proust. Car celui qui vient de sortir son 21ème album (<em>D&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs</em>), a su tisser au fil des ans un lien unique avec son public et sait mieux que personne (r)allumer les lueurs au creux de l’âme. En mettant bout à bout tous ces petits moments de vie, il réussit l’exploit de livrer un grand spectacle sans aucun artifice. De ceux qui restent longtemps après que les lumières s’éteignent. <strong><span style="color: #000000;">Deux heures de partage intense, dont on sort avec une seule certitude : ce magicien des sentiments n’en a pas fini de nous ensorceler.</span></strong></p>
<p style="text-align: right;">Arthur Jamin</p>
<hr />
<p><em>« Ici et maintenant », Sortie le 12 avril 2024 (Label Note a bene).<br />En tournée dans toute la France.</em></p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/nicolas-peyrac-a-leuropeen/">CRITIQUE // Nicolas Peyrac, « Acoustiques improvisées » à l’Européen</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CRITIQUE// « A Field In England », un film de Ben Wheatley</title>
		<link>https://www.leszebres.com/a-field-in-england-un-film-de-ben-wheatley/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=a-field-in-england-un-film-de-ben-wheatley</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jan 2025 09:39:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[CRITIQUES films]]></category>
		<category><![CDATA[A Field In England]]></category>
		<category><![CDATA[Amy Jump]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Wheatley]]></category>
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		<category><![CDATA[Coup de Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[CRITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Deux sœurs pour un roi]]></category>
		<category><![CDATA[Inside No.9]]></category>
		<category><![CDATA[Laurie Rose]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Smiley]]></category>
		<category><![CDATA[Reece Shearsmith]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le champ des possibles : portée par des acteurs impeccables et un sens artistique évident, l'horreur folk et psychédélique de Ben Wheatley fascine et intrigue toujours. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080;"><b>Le champ des possibles : portée par des acteurs impeccables et un sens artistique évident, l&rsquo;horreur folk et psychédélique de Ben Wheatley fascine et intrigue toujours.</b> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Sorti en 2013 au Royaume-Uni, </span><i><span data-contrast="none">A Field In England </span></i><span data-contrast="none">ne cesse depuis de diviser les avis : qu&rsquo;on l’adore ou qu’on le déteste, une chose semble sûre, il ne laisse personne indifférent. Intégralement réalisé en noir et blanc, le film se déroule durant la Guerre civile anglaise, dans la campagne jouxtant le Pays de Galles. Ayant fui une escarmouche, un groupe disparate de déserteurs tombe dans les griffes malfaisantes d&rsquo;un puissant alchimiste. Champignons hallucinogènes et chasse au trésor marquent le début de leurs ennuis&#8230;</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;335559738&quot;:240,&quot;335559739&quot;:0}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Au casting, un ensemble d&rsquo;acteurs tous excellents, Michael Smiley (</span><i><span data-contrast="none">Black Mirror</span></i><span data-contrast="none">, </span><i><span data-contrast="none">Deux sœurs pour un roi</span></i><span data-contrast="none">) et Reece Shearsmith (</span><i><span data-contrast="none">Inside No.9, Coup de Théâtre</span></i><span data-contrast="none">) se démarquant particulièrement. Smiley est diaboliquement intimidant, et son impitoyable O&rsquo;Neil n&rsquo;est pas sans rappeler l&rsquo;autorité glaçante de Vincent Price dans </span><i><span data-contrast="none">Le Grand Inquisiteur</span></i><span data-contrast="none">, jusque dans la silhouette. Toujours habile à nous mener du rire à la terreur en un éclair, Shearsmith incarne pour sa part Whitehead, image en négatif d&rsquo;O&rsquo;Neil. Au premier abord faible et timoré, il se révèle plus complexe qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;335559738&quot;:240,&quot;335559739&quot;:0}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Loin du chaos de la bataille, dans l’espace à la fois ouvert et clos d’un champ, l&rsquo;horreur naît aussi bien des forces (sur)naturelles qui habitent le lieu que des protagonistes eux-mêmes. Face à O&rsquo;Neil et à son serviteur Cutler &#8211; lequel joue fièrement de son pistolet comme symbole de son autorité et de sa virilité &#8211; les trois autres échouent initialement à s&rsquo;allier et ne comprennent la force de leur amitié que dans la douleur physique et la mort. O&rsquo;Neil et Whitehead forment quant à eux une union réticente, leur rapport de force constituant la puissance motrice du film. </span><span data-contrast="none">La scène dans laquelle Whitehead</span><span data-contrast="none"> pousse des hurlements à glacer le sang,</span><span data-contrast="none"> avant de tituber le visage hanté et grimaçant d&rsquo;extase sur un titre cosmique de Blanck Mass, est un des moments les plus effrayants et marquants qu&rsquo;il soit permis de voir (et d&rsquo;entendre) au cinéma.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;335559738&quot;:240,&quot;335559739&quot;:0}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Exception faite d&rsquo;une longue séquence stroboscopique éprouvante pour les yeux, </span><i><span data-contrast="none">A Field In England </span></i><span data-contrast="none">est un sans-faute, totalement captivant et visuellement superbe. Le travail sur le son est remarquable, la musique envoûtante. La campagne anglaise, microcosme magique qui confine l&rsquo;action et piège les protagonistes du début à la fin, devient un personnage à part entière. Le noir et blanc s&rsquo;avère un choix aussi bien esthétique que judicieux : il sied au contexte historique tout en sublimant la cinématographie à la fois éthérée, bucolique et menaçante de Laurie Rose (fidèle directeur photo de Ben Wheatley). Le scénario d&rsquo;Amy Jump est riche d&rsquo;un langage tantôt évocateur par sa couleur archaïque, tantôt étonnamment moderne par son humour et son réalisme. </span><i><span data-contrast="none">A Field In England </span></i><span data-contrast="none">semble simultanément ancré dans un moment crucial et tumultueux de l&rsquo;histoire anglaise, et étranger aux lois conventionnelles et linéaires de la physique et du temps. </span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;335559738&quot;:240,&quot;335559739&quot;:0}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Les événements extraordinaires du film et sa scène finale mystérieuse laissent en partie le spectateur forger sa propre interprétation, le réalisateur lui-même s&rsquo;étant gardé de prononcer un jugement définitif. </span><span style="color: #008080;"><b>Dans cette œuvre singulière mêlant violence et occultisme, campagne anglaise et trips psychédéliques, l&rsquo;horreur et la mort côtoient l&rsquo;humour et la poésie. </b><b><i>A Field In England </i></b><b>hante comme un songe troublant, à mi-chemin entre rêve et cauchemar.</b> </span></p>
<p style="text-align: right;"><span data-contrast="none">Noémie Leroy</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;335551550&quot;:3,&quot;335551620&quot;:3,&quot;335559738&quot;:240,&quot;335559739&quot;:0}"> </span></p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/a-field-in-england-un-film-de-ben-wheatley/">CRITIQUE// « A Field In England », un film de Ben Wheatley</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>CRITIQUE// « The substance », un film de Coralie Fargeat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 15:19:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[CRITIQUES films]]></category>
		<category><![CDATA[Alien]]></category>
		<category><![CDATA[Coralie Fargeat]]></category>
		<category><![CDATA[Demi Moore]]></category>
		<category><![CDATA[Dorian Gray]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[gore]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[The Substance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S'il en était encore besoin, le film de Coralie Fargeat - un délire gore aussi écœurant que captivant - réveille les consciences. Il interroge la recherche frénétique de la perfection et ses effets dramatiques, les diktats du show bizz sur le corps de la femme et son obsolescence programmée ou encore, inévitablement, la domination masculine.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080;"><strong>S&rsquo;il en était encore besoin, le film de Coralie Fargeat &#8211; un délire gore aussi écœurant que captivant &#8211; réveille les consciences. Il interroge la recherche frénétique de la perfection et ses effets dramatiques, les diktats du showbiz sur le corps de la femme et son obsolescence programmée ou encore, inévitablement, la domination masculine.</strong></span></p>
<p>L&rsquo;atout majeur du film est sans conteste la prestation époustouflante et courageuse de Demi Moore dans le rôle d&rsquo;Elisabeth. Présentatrice vieillissante d&rsquo;une émission de fitness télévisée, cette dernière est mise à la retraite sans ménagement par son producteur Harvey (Dennis Quaid, jubilatoire dans l&rsquo;outrance d&rsquo;un requin avide de chair fraîche), dont le prénom n&rsquo;est sans doute pas anodin. A ses tourments intérieurs, sa détestation d&rsquo;elle-même et sa soif d&rsquo;attention, s&rsquo;ajoute la quête de la jeunesse éternelle et d&rsquo;un corps idéal. Elizabeth accepte ainsi de tester un mystérieux procédé médical qui lui promet de changer sa vie. En s&rsquo;injectant un produit inconnu (« the substance »), elle accouche d&rsquo;une nouvelle version d&rsquo;elle-même. Plus jeune, plus sexy. Quasi parfaite. Quelque part entre Dorian Gray et Frankenstein, l&rsquo;héroïne signe un contrat faustien aux conditions drastiques, dont on pressent les conséquences sanglantes.</p>
<p>Jouant sur les ruptures, les contrastes et les mises en relief par une ingénieuse alternance de mouvements de caméra, de plans saccadés ou fixes et sur des sons éminemment suggestifs (bruits de succion et de mastication peu ragoûtants), la mise en scène est une autre carte maîtresse du film. L&rsquo;image est composée, léchée. Représentation d&rsquo;une Amérique idéale (comme dans le monde flashy de Barbie), les couleurs criardes et sans nuances s&rsquo;opposent à la blancheur immaculée de la salle de bains, lieu de l&rsquo;expérimentation « médicale », ou à la décoration de l&rsquo;appartement, d&rsquo;un gris uniforme et froid (allégorie, semble-t-il, du marasme psychologique d&rsquo;Elisabeth).</p>
<p>Au fil du récit cependant, le flot des séquences sensuelles exhibant Sue (la version jeune d&rsquo;Elisabeth) en Lolita sexuelle dans son show d&rsquo;aérobic prend une allure de clip vidéo et tout cela finirait sans doute par lasser si l&rsquo;irréparable ne venait à se produire. Le conflit larvé entre deux femmes qui n&rsquo;en sont qu&rsquo;une devient guerre ouverte, dans une surenchère de rage, de sang et d&rsquo;horreur. Jusqu&rsquo;au final qui, s&rsquo;il n&rsquo;était pas pris au second degré, friserait le ridicule avec son déluge d&rsquo;hémoglobine inondant le grand divertissement de fin d&rsquo;année et submergeant décors et spectateurs.</p>
<p>Le message du film est clair : être jeune est la règle, vieillir est une punition et entraîne le bannissement. Coralie Fargeat livre un regard sans concession sur un univers factice et sans pitié, un monstre qui réclame son lot de féminité, de jeunesse et de perfection physique au nom de la gloire et du succès.</p>
<p>Fable moralisatrice, œuvre outrancière et trash, réflexion sur la dualité de l&rsquo;être, caricature cynique et caustique, le film est tout cela à la fois. Il est toutefois regrettable que la complaisance dans l&rsquo;horrifique et l&rsquo;escalade dans le gore finissent par prendre le pas et affadissent le propos féministe de son auteur.<span style="color: #008080;"><strong><em> The Substance</em> n&rsquo;en demeure pas moins un film à l&rsquo;esthétique choc, version moderne de Dorian Gray façon <em>Alien</em> et charge saignante contre la dictature de l&rsquo;apparence hollywoodienne.</strong></span></p>
<p style="text-align: right;">Maryse Decool</p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-the-substance-un-film-de-coralie-fargeat/">CRITIQUE// « The substance », un film de Coralie Fargeat</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>CRITIQUE // « L&#8217;heure des assassins », à la Comédie de Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 16:50:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CRITIQUES]]></category>
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		<category><![CDATA[L'heure des assassins]]></category>
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		<category><![CDATA[Murder party]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C'est à une véritable « murder party » que nous convie la Comédie de Paris. Tous les soirs, sonne L'heure des assassins, une comédie policière savoureuse dans le huis-clos d'un théâtre au charme suranné.</p>
<p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-lheure-des-assassins-comedie-de-paris/">CRITIQUE // « L’heure des assassins », à la Comédie de Paris</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif; color: #008080;"><strong>C&rsquo;est à une véritable « murder party » que nous convie la Comédie de Paris. Tous les soirs, et jusqu&rsquo;au 5 janvier, sonne <em>L&rsquo;heure des assassins</em>, une comédie policière savoureuse dans le huis-clos d&rsquo;un théâtre au charme suranné.</strong> </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Londres, début du XXe siècle. Des cris, des pleurs : voilà que Philip Somerset vient de mourir. Son corps inerte est retrouvé sur un balcon glacé, un soir de 31 décembre. Derrière la fenêtre pourtant, la porte est close et la clé demeure introuvable. Et si le riche macchabée avait été assassiné ? Dès le crime commis, six personnages, six archétypes de ce genre vont se débattre sous nos yeux pour tenter de démasquer le coupable. Serait-ce Katherin, la sœur héritant de la fortune du défunt ? Hartford, le bras droit expert en arrangements financiers ? Faut-il soupçonner Miss Lime</span> (amusant clin d&rsquo;oeil à la Miss Lemon d&rsquo;Hercule Poirot),<span style="font-family: Arial, sans-serif;"> l&rsquo;assistante un peu trop proche de son employeur ? Georges Bernard Shaw, le critique un brin provocateur, ou Arthur Conan Doyle, prompt à jouer les détectives comme son héros Sherlock Holmes, cherchent-ils à brouiller les pistes ? Et Bram Stocker, le directeur du théâtre, jouerait-il les faux naïfs ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Julien Lefebvre, déjà auteur du <em>Cercle de Whitechapel</em> et des <em>Voyageurs du crime</em>, revisite avec malice les clichés et multiplie les références dans cet exercice de style so british, façon puzzle d&rsquo;Agatha Christie. L&rsquo;enquête, riche en rebondissements cocasses, est finement menée et régale le spectateur de bout en bout. Le décor élégant, le jeu piquant des comédiens et la scénographie précise, sans esbroufe, permettent une immersion totale au cœur du crime. Un moment de détente et de plaisir (coupable) qui ravira à coup sûr les amateurs du genre. </span></p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-lheure-des-assassins-comedie-de-paris/">CRITIQUE // « L’heure des assassins », à la Comédie de Paris</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>ACTUALITÉ// Les Azimuteurs revisitent les Jeux Olympiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 13:25:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE MUSICALE]]></category>
		<category><![CDATA[CHRONIQUES musicales]]></category>
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		<category><![CDATA[Arthur Jamin]]></category>
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		<category><![CDATA[sport]]></category>
		<category><![CDATA[Timothée Leroy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nouveau groupe fait une entrée remarquée sur la scène pour enfants : Les Azimuteurs. Avec leur toute première chanson Les Jeux Olympiques, ils prennent le contre-pied des chansons habituelles sur le sport. Et ça fait du bien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080;"><strong>Un nouveau groupe fait une entrée remarquée sur la scène pour enfants : <a href="https://www.instagram.com/les_azimuteurs/" target="_blank" rel="noopener">Les Azimuteurs</a>. Avec leur tout premier titre<a href="https://youtu.be/OT6LVK4w37k" target="_blank" rel="noopener"> <em>Les Jeux Olympiques</em></a>, ils prennent le contre-pied des chansons habituelles sur le sport. Et ça fait du bien.</strong><br />
</span></p>
<p style="text-align: left;">Droopy des temps modernes, Les Azimuteurs s&rsquo;amusent à détourner nos petites paresses et fatigues quotidiennes <em>(« Pourquoi j&rsquo;me sens parfois tout chamallow / Flagada comme un chat dans l&rsquo;eau ? ») </em>pour nous inviter à bouger nos popotins. Qu&rsquo;ils fassent des « bing ! » sur le ring ou des « cric ! » en gymnastique, ils parviennent à (re)donner la banane et le goût du sport aux petits&#8230; comme aux parents. Il faut dire qu&rsquo;Arthur Jamin et Timothée Leroy, créateurs du groupe, ne sont pas novices dans l&rsquo;univers du jeune public. Auteurs des comédies musicales <a href="https://un-spectacle-enfants.wixsite.com/pirate-et-matelot" target="_blank" rel="noopener"><em>Pirate &amp; Matelot</em></a> et <a href="https://spectacle-espace.wixsite.com/a-nous-l-espace" target="_blank" rel="noopener"><em>A nous l&rsquo;espace !</em></a>, ils ont déjà récolté plusieurs prix et réuni plus de 50 000 spectateurs à travers la France, la Suisse et le Luxembourg.</p>
<p>Avec ce nouveau projet, ils démontrent une fois de plus leur talent pour l&rsquo;écriture de textes ciselés et la composition de mélodies entêtantes. Le vocabulaire est riche, imagé, pétillant, et la musique aux accents ska, folk et rockabilly ferait siffloter le pire des rabat-joie. Malins et inventifs, <a href="https://chansonpourenfants.wixsite.com/jeuxolympiques" target="_blank" rel="noopener">Les Azimuteurs</a> ont aussi parsemé leur chanson de bruitages rigolos qui finiront à coup sûr de mettre les enfants dans leur poche.</p>
<p><strong>Essai transformé pour ces sportifs du micro qu&rsquo;on retrouvera avec plaisir à la seconde mi-temps.</strong></p>
<hr />
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/OT6LVK4w37k" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/les-azimuteurs-revisitent-les-jo/">ACTUALITÉ// Les Azimuteurs revisitent les Jeux Olympiques</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>CRITIQUE// « La Bergère et le Ramoneur », conte réinventé à la Comédie Nation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 14:34:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CRITIQUES]]></category>
		<category><![CDATA[SCENES]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie Nation]]></category>
		<category><![CDATA[La Bergère et le Ramoneur]]></category>
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		<category><![CDATA[THEATRE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On connaît tous l&#8217;histoire de La Bergère et le Ramoneur, célèbre conte d&#8217;Andersen, et peut-être plus encore sa déclinaison cinématographique, Le Roi et l&#8217;Oiseau, chef-d&#8217;œuvre&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080;"><strong>On connaît tous l&rsquo;histoire de <i>La Bergère et le Ramoneur</i>, célèbre conte d&rsquo;Andersen, et peut-être plus encore sa déclinaison cinématographique, <i>Le Roi et l&rsquo;Oiseau</i>, chef-d&rsquo;œuvre de poésie et brillante parabole politique née du tandem Grimault-Prévert. A la croisée des deux versions, Lila Pelissier propose une réécriture créative sur la scène de la Comédie Nation.</strong></span></p>
<p>Deux figurines de porcelaine, une Bergère et un Ramoneur, voient leurs amours contrariées par un roi, despote esseulé qui se met en tête d&rsquo;épouser la Bergère pour tromper son ennui. Avec le secours de l&rsquo;Oiseau, ambassadeur de la contrée des Oubliettes où survivent les sujets apeurés du royaume, mais aussi de Pierrot, serviteur malheureux du monarque, les deux amants s&rsquo;évadent et font grandir la rébellion. Sur la toile de fond du conte, Lila Pelissier brode quelques subtilités qui rendent les personnages moins manichéens. Loin d&rsquo;être une brute totale, le tyran est un être ravagé de solitude qui flirte avec la folie, tandis que les sujets tracent un trajet sinueux sur le chemin de la soumission, entre révolte et résignation. Quant à Pierrot – bulle d&rsquo;humanité brillamment interprétée en quasi-mime par Jeanne Louis-Calixte – il traîne son lourd sac de peines avec grâce et légèreté tout au long de l&rsquo;histoire, mais dissimule également une colère qui éclatera dans une parenthèse rouge de sang. Par ces apports au récit traditionnel, l&rsquo;autrice souligne habilement toute la complexité, la dualité des rapports entre dominés et dominants, corps-objets et désir de liberté. Signée à quatre mains (Lila Pelissier et Malou Decleire-Pambaguian), la mise en scène aussi épurée qu&rsquo;inventive soutient cette relecture. S&rsquo;inspirant de la commedia dell&rsquo;arte et du pantomime, elle fait tournoyer de façon chorégraphiée des personnages immaculés qui, peu à peu, salissent leur blanc originel et déstructurent leur gestuelle ordonnée.</p>
<p>Parvenue au point ultime de sa retenue, la Bergère brise son mutisme imposé pour clamer avec férocité sa liberté de corps, son indépendance de femme, son droit à être, aimer et agir. Dans une pièce relativement courte (1h15), fallait-il opérer un virage si radical, et faire de cette femme un brin enfantine une figure tout à coup frondeuse qui piétine la poésie et ne mâche pas ses mots ? La tirade du « non » abruptement lancée à la face du roi pourrait gagner en nuances, mais cette rupture de régime a le mérite de désarçonner le spectateur pour mieux appuyer la révision féministe du récit à l&rsquo;heure du mouvement MeToo. L&rsquo;âpreté, la clarté soudaines du propos sont un miroir sans fard de la violence nette et tranchante vécue par le corps et le cœur des femmes, et plus généralement de toute personne opprimée. Au pays des Oubliettes, comme partout ailleurs.</p>
<p style="text-align: right;">T.L.</p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-la-bergere-et-le-ramoneur-conte-reinvente-a-la-comedie-nation/">CRITIQUE// « La Bergère et le Ramoneur », conte réinventé à la Comédie Nation</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>CRITIQUE // « May December », un film de Todd Haynes</title>
		<link>https://www.leszebres.com/critique-december-may-de-todd-haynes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=critique-december-may-de-todd-haynes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Les Zébrés]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 11:02:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[CRITIQUES films]]></category>
		<category><![CDATA[CRITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[December May]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Julianne Moore]]></category>
		<category><![CDATA[Natalie Portman]]></category>
		<category><![CDATA[Todd Haynes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous le vernis de la société américaine, jeu de miroirs subtil et duo de mantes religieuses. Le nouveau film de Todd Haynes s&#8217;inspire d&#8217;un fait divers&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium; color: #008080;"><b>Sous le vernis de la société américaine, jeu de miroirs subtil et duo de mantes religieuses.</b></span></p>
<p>Le nouveau film de Todd Haynes s&rsquo;inspire d&rsquo;un fait divers qui a enflammé la presse à scandale dans les années 90, la relation d&rsquo;une institutrice avec son jeune élève. Quinze ans après les faits, la grossesse, la condamnation et l&#8217;emprisonnement de cette femme, un film est en projet sur son histoire.</p>
<p>Pour énigmatique qu&rsquo;il soit, le titre annonce immédiatement le fil rouge de l&rsquo;intrigue et les décalages, frustrations et dualités qui en sont la marque. May, c&rsquo;est Joe (Charles Melton), le beau gosse qui a épousé Gracie (Julianne Moore) à sa sortie de prison et fondé une famille avec elle ; c&rsquo;est aussi Elisabeth (Natalie Portman), la jeune actrice choisie pour incarner Gracie à l&rsquo;écran. December, c&rsquo;est Gracie, la femme d&rsquo;âge mûr, enfermée dans de trompeuses convenances et emmurée dans ses certitudes.</p>
<p>Pour s&rsquo;imprégner de la personnalité de la mère de famille et nourrir son rôle, Elisabeth va s&rsquo;immiscer dans la vie du couple, partager son quotidien et observer Gracie qui semble évoluer dans un bonheur conjugal parfait. Au fil des dialogues et surtout des silences, il devient évident que tout n&rsquo;est que faux-semblants. Les repères sur la moralité des personnages sont mouvants. Peu à peu, la simple étude de caractère devient mimétisme, voire vampirisation. L&rsquo;esprit d&rsquo;Ingmar Berman et de <em>Persona</em> n&rsquo;est jamais très loin &#8211; Todd Haynes s&rsquo;inspirant des non-dits et des entrelacs psychologiques autant que des effets de gémellité ou de distinction des deux femmes à l&rsquo;image. Aussi ambigües et manipulatrices l&rsquo;une que l&rsquo;autre, les deux femmes semblent s&rsquo;épier mutuellement dans un jeu de miroirs. Une relation trouble et dérangeante s&rsquo;installe entre Gracie, qui vit dans la représentation permanente et se berce (sans être dupe) de ses fantasmes d&rsquo;une vie bourgeoise et parfaite, et Elisabeth, plus calculatrice et ambitieuse que véritablement empathique. En apparence sans concession pour les deux femmes, le regard du cinéaste se fait plus bienveillant à l&rsquo;égard de Joe, éternel adolescent, en retrait mais bon père et mari aimant, évoluant lui aussi dans l&rsquo;illusion d&rsquo;une vie parfaite. Cet idéal d&rsquo;une réalité sans défaut, sublimé par la mise en scène, la photographie et le décor &#8211; belles maisons de banlieue ensoleillée, pelouses impeccables &#8211; tranche évidemment avec ce que l&rsquo;on perçoit des affres coulant comme un poison dans les cœurs et les âmes.</p>
<p>Film sur un film en préparation, <em>May December</em> est une mise en abîme intelligente et vénéneuse, servie par l&rsquo;interprétation magnifique de trois acteurs brillants. Jamais scabreux, sobre, minimaliste mais plein de tensions, c&rsquo;est le postulat d&rsquo;un passé qui hante le présent comme une malédiction. C&rsquo;est aussi une réflexion plus large sur le travail d&rsquo;un acteur : son investissement &#8211; façon Actor&rsquo;s Studio &#8211; dans la préparation d&rsquo;un rôle, et le risque constant de brouiller les frontières entre la vie fictionnelle et la vie vécue.</p>
<p><span style="color: #008080;"><strong>Todd Haynes projette son propre regard sur les normes sociales et son amour des actrices. Il n&rsquo;impose rien, mais laisse avec élégance le spectateur s&rsquo;interroger sur le sujet, les personnages et les lignes morales. Un grand moment de cinéma, à la fois inconfortable, mordant et infiniment sensible.</strong></span></p>
<p style="text-align: right;">Maryse Decool</p><p>The post <a href="https://www.leszebres.com/critique-december-may-de-todd-haynes/">CRITIQUE // « May December », un film de Todd Haynes</a> first appeared on <a href="https://www.leszebres.com">Les Zébrés Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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