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Accueil du site > Actualités > Médias > L’information entre vérité et réalité

L’information entre vérité et réalité

Alors que le peuple se préoccupe d’une crise boursière qu’il ne comprend pas, alors que les rubriques « médias » ne font que s’épancher sur les pertes d’audience de certains programme, alors que la faim continue d’affaiblir les pauvres du monde, il se produit des évènements que nul ne relaye et qui ont pourtant leur importance.

Cependant quelques sites font état qu’à ce jour une coalition guerrière se rassemble peu à peu dans l’océan indien, et cela sans qu’il soit possible de statuer sur la véracité de cette information.

Car la vérité d’une information consiste en sa réalité. Mais comment, dans ce monde à demi virtuel, distinguer la réalité d’une chose autrement que par un média, c’est à dire un canal de diffusion d’images ou de son ?

Pour qu’une information soit considérée comme vraie, il ne suffit pas qu’elle existe réellement, mais plutôt que les médias s’accordent à la considérer comme telle.

Tout d’abord la théorie exprime fortement la nécessité de la vérification de l’information, soit par la collecte de témoignages suffisamment précis et nombreux, soit par l’officialisation d’un événement par l’acteur de l’information lui-même.

Ensuite, il faut à cette information être validée par l’agence officielle de presse triant et sélectionnant les dépêches pour les transformer en réalité.

Et dans un dernier temps, c’est aux médias eux-mêmes de retenir les informations qu’ils considèrent dignes d’intérêt (ou rentables). A ce moment peut être considéré vraie une information, bien que son importance soit plus fonction du nombre de médias le relayant que la valeur réelle de l’événement.

Le problème de la vérité d’une information réside en réalité dans la somme de toutes les étapes la concernant, car de nombreux facteurs peuvent remettre en cause cette vérité.

Une information réelle mais secrète peut ne jamais être divulguée, ce qui en définitive annihilera son existence. Elle peut aussi être connue sans être validée par l’organe censurant la presse (comme l’AFP), ce qui revient à décrédibiliser l’information. Et quand bien même elle aurait passé les étapes précédentes, une information peut, pour les diverses raisons qu’on imagine (collusions médias/pouvoir, désintérêt de la population cliente, secret d’Etat, méconnaissance de la valeur de l’info…) ne jamais être connue du peuple.

Les sources d’informations indépendantes et libres comme les blogs et les sites internet peuvent se révéler être fiables, mais face à la profusion de ces médias et l’imagination parfois débordante de leurs auteurs, on est en droit de prendre les informations ainsi relayées avec des pincettes. D’autant que ces relais s’entretiennent souvent les uns les autres, grossissant les traits d’une affaire jusqu’à la rendre parfois méconnaissable.

Pourtant il semble évident que certains sites peuvent également recueillir des informations fiables, ne serait-ce que par leur proximité géographique avec tel ou tel événement. Et tout aussi évident que pour certaines informations, les intérêts combinés de plusieurs acteurs de la chaine médiatique ne soient en mesure ni de confirmer un fait, ni de le rendre public. Et de le rendre suspect aux yeux du public.

Car ces informations non relayées autrement qu’ « officieusement » sont des infos que l’on ne reçoit pas passivement mais qu’il faut chercher activement. Ce qui pourrait corroborer la thèse de certains sociologues dénonçant le conditionnement préalable à la recherche active : on finit toujours par trouver ce que l’on cherche. D’autant que les images (encore plus à l’ère du numérique) sont tellement sujettes à manipulation que le film d’une armée en campagne peut très bien avoir été tourné deux ans auparavant et ailleurs que l’endroit prétendu sans que personne n’y voit de différence.

Après cela comment différencier le vrai du faux ? les peuples ne doivent-ils être au courant des évènements qu’après validation hiérarchique, et subir ces derniers sans en connaître les raisons ?

Et ferait-on des guerres si elles leur préparation était officiellement connue des peuples ?

Je ne sais si je suis le fruit d’une manipulation de la part des « théoriciens du complot », ou bien celui des médias. Toujours est-il que la guerre survient toujours concomitamment à un climat social dégradé, à un retour des extrêmes au pouvoir, à une montée des tensions diplomatiques internationales, tous ces maux découlant du même problème : l’effondrement du capitalisme par soubresauts, toujours rééquilibré par une guerre « purificatrice » économiquement.


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6 réactions à cet article    


  • Radix Radix 4 octobre 2008 16:13

    Bonjour

    L’information étant la clé de la compréhension du monde elle a toujours été manipulée en fonction des intérêts des puissants et celà ne date pas d’hier.

    Dans l’Egypte ancienne Ramsès II partit affronter les Hittites et ses armées rencontrairent un succès tellement mitigé qu’il fut à deux doigts d’y laisser sa peau.
    Celà ne l’empêcha pas une fois rentrer en Egypte d’y faire défiler triomphalement ses troupes "victorieuses" et de graver sur les monuments la relation de cette "victoire".

    Inscriptions déchiffrées par les archéologues quelques millénaires plus tard et entérinant ce "haut fait d’arme", jusqu’à ce d’autres archéologues se penchant sur les écrits Hittites de cette période s’aperçoivent de la supercherie !

    Mais il est vrai qu’Agoravox n’existait pas encore et un mensonge aussi grossier pouvait fonctionner. Maintenant les "vérités officielles" sont enveloppées plus subtilement. Ce qui fait que quelque soit les moyens mis à notre disposition nous n’en savons guère plus que les anciens égyptiens sur la marche du monde !

    Radix


    • OmegaDG OmegaDG 4 octobre 2008 16:59

      Intéressante remarque Radix.

      Vous serait-il possible de nous donner un lien en rapport avec la comparaisons historique et archéologique de la Guerre Ramses II et les Hittites tel qu’énoncé dans votre commentaire ?
      Ceci dans le cadre du travail spécial (documentaire populaire) d’un groupe de recherche sur la vulgarisation de l’économie mondiale ici en amérique.

      Créer c’est résister. Résister c’est créer.


    • Radix Radix 4 octobre 2008 19:10

      Bonjour Oméga

      Sur la guerre de Ramsès II et les Hittites je n’ai trouvé que ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rams%C3%A8s_II#La_lutte_puis_la_paix_avec_les_Hittites

      Wikipédia ne fait pas mention de l’attitude de Ramsès II lorsqu’il est rentré en Egypte.
      J’avais entendu ce commentaire dans une émission de radio il y a une dizaine d’année de la part d’un égyptologue et l’anecdote m’avais fait rire.

      Radix


    • OmegaDG OmegaDG 4 octobre 2008 19:51

      Merci Radix.
      L’annecdote nous a bien fait rire ici aussi, nous ferons la recherche. Elle en vaut la peine.


    • blibgnu blibgnu 4 octobre 2008 20:09

      On le constate mais on ne fait rien de plus, si ce n’est que de poster ici ou là quelques balises d’alertes. Peut-être qu’aujourd’hui ces mots seront un peu mieux entendus que ceux d’hier ? J’en doute mais en tout cas merci d’avoir rajouter votre voix à celles qui dénoncent ce nouveau conflit à venir, même si la prudence est encore très présente quand à ces faits, ce sont tout de même des agences de presses et des médias étrangers, "à proximité" des événements comme vous dites, qui en sont à la source !

      Parfois ces nouvelles d’avant la "Une" provoquent quelques remous, voir des manifestations un peu plus étendues comme ce fut le cas pour les USA envahissant l’Irak sous un faux prétexte mais trop souvent encore c’est seulement lorsque ces manoeuvres souterraines deviennent des sujets d’actualité que l’on réagit et c’est alors trop tard car le travail de la propagande a déjà fait son oeuvre...

      "La première victime d’une guerre, c’est la vérité." 
      Rudyard Kypling


      • Yann 5 octobre 2008 08:02

        La manière dont la plupart des "journalistes citoyens" s’informent donnent même lieue à des grincement de dents de la part de la gente journalistique dont c’est le travail, comme le prouve la position affichée de Clara Dupont-Monod récemment sur RTL ("Le journalisme citoyen ça n’existe pas"), son argument massue étant que recouper des information via Internet n’est pas une base suffisament solide pour batir un article. Si sa diatribe lui a valu les huées virtuelles d’une écrasante majorité d’internautes, son argument ne manque pas de substance. Bien sûr il parait facilement démontable, il suffit de faire observer que la majorité des journalistes "de métiers" eux-même se cantonnent à recouper des informations obtenues sur le Net ou via des journaux locaux, n’y ajoutant (dans le meilleur des cas) que leur touche de connaissance personnelle s’autorisant une analyse plus ou moins fondée sur le sujet... quand ils le connaissant. Par exemple en tant qu’ingénieur en électronique à même d’évaluer la pertinence d’articles ou de reportage du JT sur les nouvelles technologies, je suis souvent atterré par la stupidité des journalistes. Vu à la TV lors du virus "I love you" : l’interview du directeur marketting d’une boite d’anti-virus, à savoir la dernière personne à interroger si le but avait été d’obtenir un témoignage objectif sur la situation. Ce genre de reportage decredibilise le journalisme de métier, et même si France Télévision a mis en place un "médiateur de l’information" (20 minutes d’émission hebdomadaire toujours intéressante, trop brève, et où les téléspectateur abordent de manière relativement récurrente le manque de matière des reportages diffusés) cette initiative débouche assez rarement sur un blame des journalistes en cause et encore plus rarement sur une modification respectée des comportements journalistiques.

        Bref, le journalisme dit "citoyen" n’aurait peut-être pas le succès qu’on lui voit en France si les journalistes de métier appliquaient effectivement l’idée de Clara Dupont-Monod, qui est aussi un peu celle de cet article, à savoir le travail d’authentification de sa source d’information, ou à défaut l’évaluation de sa qualité ou de recherche de meilleure source, avec l’idée (à manier avec précaution) que rien n’est plus percutant que les mots de témoins directs, encore très bien démontré récemment par l’interview retentissante des afghans qui avaient attaqué les soldats français. Mais alors même lorsque ce travail est réalisé et l’information rapporté, la manière dont les organismes d’information fonctionnent en France conduisent parfois à un surprenant résultat, comme de congédier le journaliste en question (et là j’ai l’exemple de Richard Labévière en tête, remercié pour avoir rapporter une interview exclusive de Bachar El-Assad sans l’accord de sa hierarchie). Ce genre d’exemple déplorable n’incite pas non plus à faire du journalisme de qualité pour les gens dans le métier.

        Pour mon paragraphe suivant je vais développer la rumeur évoquée dans l’une de vos première ligne : depuis la mi septembre je m’interesse particulièrement à cette flotte qui se trouveraient effectivement au large des cotes iraniennes. N’ayant pas les moyens (ni le temps) pour aller faire du yachting et compter visuellement les bateaux, les humbles recoupements auxquels je suis limité me font craindre que cette information ne soit bien réelle : pas moins de 5 porte-avions américains renforcés (hypothétiquement) d’un porte-avion anglais, se trouve dans l’océan indien depuis le mois d’Aout. La liste des bateaux incluerait même l’Améthyste, cocorico (tu parles), un de nos sous-marin nucléaire d’attaque (pas un lanceur de missile nucléaire, mais tout de même). Nous aurions donc six porte-avions et leur escorte, une soixantaine de bateaux de guerres, plus de cent si on n’en croit Le Pen (peut-etre un peu exagerateur ? Mais la critique toujours prompt en tout cas, sacré Jean Marie...). A 5000 soldats par porte-avions, sans meme inclure l’escorte ça fait un inquiétant paquet de cow-boys. Leur mission : blockus naval sur l’Iran. J’espère que disposer de la moitié de la flotte militaire américaine leur suffira. En tout cas ça donne lieu à des hypothèses plus ou moins realistes ou farfelues, mais unilatéralement inquiétante sur l’internet "complotiste" (au passage la presse / TV, francaise inclue, semble avoir entériné ce nouveau terme pour désigner les amateurs de complot mondiaux). L’idée générale étant que l’appareil militaire américain nous prépare un remake de l’affaire du Tonkin (qui avait été le faux prétexte à l’origine de la guerre américaine contre le Vietnam) à plus grande échelle. En bon farfouilleur d’information Internet plus ou moins ou même carrément non fondée, vous pourriez même vous trouver aiguiller sur l’idée que le gouvernement US aurait étouffé le vol par l’"ordre mondial" de têtes nucléaires et qu’il faut s’attendre à en voir une péter à bord d’un des bateaux, puis l’Iran accusée, et sus aux sarasins ! Mon humble avis est qu’il en faudra (mal ?)heureusement(?) moins que ça : cette force est une gachette bien tentante à presser pour le prochain président, alors que l’alternative à cette gachette l’est beaucoup beaucoup moins, à savoir s’occuper concrètement de la crise economique US. Du point de vue de la maison blanche la guerre est devenu politiquement plus facile, plus séduisante, plus rapide, mais toujours ainsi se montre le côté obscur. Quoiqu’il en soit je ne vois pas ce qu’un sous-marin français (et apparamment la demi douzaine de Rafales embarqués sur le USS Roosevelt, non confirmé mais non démenti par notre bon gouvernement) se trouveraient (conditionel) faire dans cette poudrière. ...Sauf peut-être (hypothèse personelle sans fondement et donc approprié à l’heure du deuxième apéro) à servir de plateforme de détection des missiles sol-mer iraniens invisibles aux radars Aegis equippant la flotte US ; car pas de bol depuis la fin des années 90 l’Iran disposerait de vrais bons missiles furtifs modernes, made in Russia, capable de couler à peu près n’importe quoi (surtout si c’est américain) de flottant à moins de 250 km de ses côtes ou à portée de ses propres sous-marins lanceurs, au nombres de 3 si Google ne me ment pas. A cela s’ajoute une petite exclusivité mondiale made in Iran : le "Hout", missile sous-marin ou torpille haute vélocité : 360 km/h sous l’eau selon leur propre propagande. Info ou intox ? Ca fait partie des information dont je préfererai ne jamais avoir la réponse. Vous me direz une retombée progressive des tensions reste possible : consensuellement il semble plausible qu’une victoire d’Obama aux élection américaine annulerait à priori cette guerre trop annoncée. Ensuite même si McCain passe, le temps joue contre les US. Depuis "l’incident" Georgien les relation russo-iraniennes reprennent des couleurs, non sans raison. Les iraniens sont à l’affut de quiconque veut les aider et si la Russie reprend les exportations de matériel militaire, on pourrait presque envisager un équilibrage des forces, s’ils s’équipent assez vite en tout cas.

        Ne prenez pas ce dernier paragraphe trop au sérieux, c’est un exemple typique du genre de raisonnement qu’on peut tenir si on se cantonnait uniquement à recouper des infos en lignes et des articles écrits par d’autres en espérant qu’ils disposent eux-mêmes de sources plus fiables qu’Internet. J’avoue humblement que ce n’est pas mon cas, et tant qu’aucun journaliste patenté ne vient me soumettre un démenti, je m’inquiète dans mon coin de ce qui pourrait arriver, smiley

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