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Accueil du site > Actualités > Politique > « OGM, armes de destruction politique massive »

« OGM, armes de destruction politique massive »

Marianne, n° 561 - OGM, armes de destruction politique massive. Selon les uns, il n’y a aucun risque avéré, pour les autres, c’est tout le contraire. En reprenant l’article de Marianne, des extraits d’interview ou d’articles, j’ai tenté de faire une synthèse. J’aurais envie de tirer la sonnette d’alarme. Mon premier article sur le nucléaire n’a pas été retenu pour faute de « complémentarité d’informations », de « références », de « chiffres » ou de données... celui-ci en a.

Marianne, n° 561 - OGM, armes de destruction politique massive.

La manoeuvre a été parfaitement exécutée ! Acte I. Les OGM sont placés au cœur du « Grenelle de l’environnement ». Acte II. La création d’une Haute Autorité est mise en scène, pour symboliser la volonté du gouvernement de s’en remettre à des experts indépendants. Première mission : dire si la seule céréale OGM cultivée en France, le maïs Monsanto 810, doit être interdite ou non. Acte III. Le président de la Haute Autorité, Jean-François Le Grand convoque la presse : des doutes sérieux, fondés sur des études scientifiques encore inexploitées, permettent d’invoquer la clause de sauvegarde autorisée par l’Europe. Problème : la moitié des membres de l’Autorité jugent l’interprétation de leur président excessive et démissionnent. Les écolos applaudissent, sauf Voynet, muette sur le sujet. C’est elle qui, ministre de l’Environnement, avait autorisé le Monsanto 810... Les agriculteurs sont furieux. Mais que pèsent-ils alors que l’opinion est majoritairement méfiante vis-à-vis des OGM ? Au bout du compte, le gouvernement a montré que le « Grenelle de l’environnement » n’a pas été inutile, et il prive la gauche d’un argument polémique. Tans pis pour la science, même si, dans le même temps, les crédits destinés à la recherche sur les OGM ont été multipliés par huit. Après un coup comme celui-là, on voit mal les industriels accepter de se lancer dans des recherches coûteuses, au risque d’être brisés dans leur élan par des décisions purement politiciennes.

Positions de Le Grand, président de la Haute Autorité :

il note que les Américains, qui consomment des OGM depuis plus de dix ans, n’ont jamais fait d’études épidémiologiques pour évaluer l’impact sur la santé des OGM. Ni sur l’environnement d’ailleurs.

Une étude menée au Canada entre 2003 et 2007 vient de montrer que, contrairement à ce que les experts assuraient, le pollen de maïs se dissémine sur une centaine de kilomètres et peut contaminer des champs conventionnels ou bio sur de grandes distances.

Pour Le Grand, ces fausses notes devraient inciter à la prudence.

Il refuse de s’aligner sur les Etats-Unis ou l’Amérique latine (soja en Argentine et Brésil) qui ont fait un choix économique sans évaluer les risques. Il est pour le développement d’une agriculture durable européenne. « Nous ne sommes pas des moutons de Panurge », ajoute-t-il.

Parmi les partisans du "pour" les OGM, et notamment en France, le maïs issu du Monsanto 810 :

Philippe Joudrier, spécialiste des OGM à l’Afssa - « Il n’y a rien d’autant et mieux contrôlé qu’un OGM mis sur le marché » - (26/10/07).

Selon Philippe Joudrier, spécialiste des OGM à l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), je cite : « Le maïs MON 810 est cultivé depuis maintenant dix ans et, dans tous les cas, il devait y avoir une réévaluation cette année, selon la procédure habituelle. Et, si l’on en croit les bilans de cultures, qu’a-t-on pu constater ? Rien de négatif. Il est bien évident que si quelque chose d’anormal avait été constaté, on l’aurait su. En revanche, le seul élément nouveau est que le maïs GM contient moins de mycotoxines, et c’est plutôt une bonne chose. »

« Pour qu’un moratoire soit justifié, il faut que l’on mette en évidence un risque éventuel, or rien ne montre dans l’histoire des OGM en général et du maïs MON 810 en particulier, qu’il pourrait y avoir un risque quelconque quant à sa consommation. J’irai même plus loin en disant : bien au contraire ! »

Pourtant, après plus de dix ans d’utilisation du soja transgénique, les agriculteurs argentins commencent à en évaluer les dangers et les risques. Après un bienfait économique, ils prennent conscience des méfaits :

Pour le chef du Mocafor, les cultures transgéniques menacent la sécurité alimentaire du pays : « Le soja, à Formosa et dans le reste du pays, entraîne de nombreuses calamités, il détruit la terre, il pollue l’environnement, il provoque des maladies et, dans le même temps, il entraîne le déplacement de populations paysannes, créoles ou indigènes.

Eduardo Buzzi, pdt de la FAA : « Beaucoup de petits paysans ont vendu ou ont loué leurs terres, ils ont été remplacés par des agriculteurs plus gros dans le meilleur des cas ou par des acteurs qui ne viennent pas du tout du monde agricole, des investisseurs, des opportunistes qui disent ‘tiens j’ai des capitaux’, cela peut être des fonds de pension qui forment ce que l’on appelle des pools de semis, ils placent leur argent dans l’agriculture commerciale et industrielle à grande échelle ».

Hector Barchetta, qui exploite 127 hectares, il a planté du soja transgénique sur les ¾ de sa ferme, mais aujourd’hui il est inquiet : « Le soja a tout envahi. Comme il valait plus que le maïs et que ses coûts de production étaient bas, et bien les producteurs sont passés directement au soja. On a tous arrêté de produire le maïs, le tournesol, les légumes et on a arrêté de pratiquer la rotation des cultures. En fait, le producteur est tombé dans un piège car maintenant il se rend compte que ses sols sont complètement détériorés, c’est-à-dire que d’un point de vue humain je ne sais pas si ce que je fais est bien, d’un point de vue économique si, mais je ne sais pas si c’est bien pour le futur de mes enfants. On est en train d’exploiter et de sacrifier l’avenir du pays car si la terre est finie, ç’en est aussi fini du pays ».

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=13177

Autres sources : Avoir : Argentine, le soja de la faim : http://www.vodeo.tv/4-69-1981-argentine-le-soja-de-la-faim.html

Résumé du reportage - documentaire : Arte TV

Roundup ready - Monsanto, 1996

Glyphosate

Raison de son introduction et utilisation : Faire face à la crise économique, d’où des achats massifs des paysans argentins : une « pépite d’or », pensaient-ils.

Aujourd’hui, ils sont inquiets. Le soja a tout envahi. Les sols sont détériorés. D’un point de vue économique, le bilan est positif, d’un point de vue humain, c’est une catastrophe.

Aujourd’hui, 14 millions d’hectares couvrent les cultures en Argentine, soit presque 30 % des sols cultivés.

Cela n’a pas réduit la consommation d’herbicides, c’est même tout le contraire. Les plantes, les mauvaises herbes sont devenues « tolérantes » aux herbicides, donc il faut en utiliser davantage, répandre davantage ou en créer de plus puissants : c’est un vrai « cercle vicieux », disent-ils.

Colonisations des provinces les plus fertiles d’Argentine.

Ils appellent ça : un cauchemar sanitaire.

Si la question reste ouverte... des données sont récoltées au quotidien : problèmes de vomissement, maux de tête, diarrhée, problèmes de thyroïde, de peau, de voies respiratoires et j’en passe.

Malheureusement, tous ceux qui tentent de parler de ça sont « considérés comme des fous », s’opposant au bonheur et à la prospérité de leur pays.

Pour porter plainte, ils ont besoin d’un rapport scientifique !

  • manioc brûlé ;
  • pieds de pomme de terre décimés ;
  • préjudices : cultures et bétail anéantis.

La police et les politiciens essaient de faire taire ces agriculteurs.

Grande extension de soja entourée de petits producteurs, qui n’ont pas le poids de lutter.

10 milliards de dollars : une manne.

Beaucoup de petits paysans ont vendu ou abandonné leur terre : à des gros producteurs, mais également à des investisseurs qui ne connaissent rien au métier : comme des fonds de pension par exemple !

Ils utilisent les médias, l’argent, puis font « des pressions ». Tout est planifié, affirment-ils.

Le brevet de la société Monsanto est tombé dans le domaine public depuis 2000. Ils n’ont plus le monopole, alors ils ont décidé de demander aujourd’hui des « royalties » sur le soja (la date du procès de Monsanto coïncide avec les faits). Le conflit avec Monsanto est fort. Ils menacent d’attaquer toutes les exploitations d’Argentine. Les cultures transgéniques menacent le pays (Monsanto, Cargill sont en cause) : « c’est un « modèle de production criminel », clament ces agriculteurs, ces scientifiques indépendants.

« Nous voulons des campagnes peuplées de paysans ».

En attendant, le soja continue sont extension : déforestation. 800 000 hectares partis en fumée. Malgré les règles mises en place décidées par le ministère et face aux enjeux qu’est « l’argent », la loi est violée en permanence, comme ces arrachages non autorisés.

Combien faut-il encore de preuves, de fait pour s’opposer aux OGM et à ses conséquences : perte de la biodiversité, des espèces. Sols altérés (ruissellements, inondations, manque de fertilité, etc.) ?

Quelle est la position de nos pouvoirs publics sur cette question ? Nous sommes en mesure de leur demander, au même titre que nous devons, individuellement, nous la poser ?


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28 réactions à cet article    


  • alberto alberto 13 février 2008 11:26

    Chère Delsha : tout d’abord bravo pour votre article qui dépeint la situation d’un pays ayant, sinon par choix réfléchi, opté pour cette culture bien lucrative pour quelques investisseurs.

    Vous posez la question de savoir quelle sera la position de nos pouvoirs publics sur cette forme de culture : je pense que ce choix finira par aller dans le sens des orientations de la commision de Bruxelles.

    Comme par ailleurs les instances bruxelloises sont l’objet d’un lobbying tenace intensif et ...généreux de la part de la nébuleuse à qui profite l’affaire (industriels, financiers, marketeurs...) je vois mal la majorité de nos politiciens resister à l’attrait de retombées sonnantes et trébuchantes, sinon, ça serait une première : mais faut pas rèver !

    Quant aux risque sanitaires encourus par la consommation de tels OGM : qui s’en soucie ? Certainement pas les gouvernements de ceux qui les consomment car, ainsi que vous le faites remarquer, aucune étude épidémiologique n’ayant été entreprise on ne risque pas d’en savoir beaucoup sur le sujet !

    Enfin pour ce qui est de la dissémination et de la contamination des sols, on commence à en évaluer les dégats, mais : chutt, ça rapporte des sous... 

    Bien à vous.


    • delsha 13 février 2008 11:49

      Merci Alberto pour l’intervention

      Lorsque vous mentionné : "Il ne faut pas rêver", je répondrai juste "Au contraire", je rêve tous les jours...et je continuerai de le faire. Comme l’indique ma fiche, je travaille dans la finance, je suis gestionnaire de fortune et à mon niveau, je peux démontrer qu’il est non seulement possible de faire des profits même en période de crise, et qu’il est possible de conjuguer "profits avec humanitaire", le bon sens est ce qu’il manque à nos élites (politiques, économiques et financières). On nous bassine trop avec "l’immédiateté", il ne suffit pas d’attendre les preuves que la voix choisie est mauvaise, mais juste de faire preuve de "BON SENS" et de respect, respect de son environnement, respect des gens, respect des valeurs, et ma foi, se lever ou l’ouvrir quand on a le sentiment profond que l’on pousse bien trop loin les limites de l’acceptable et du raisonnable.

      A quoi servira tous ces "profits" réalisés sur du vent, si pour cet unique but on fout tout en l’air ?

      Combien faudra t’il encore de bulles, de crash, de crises et de tout ce qui est négatif pour que les gens finissent par comprendre et par se réveiller. On nous parle de pénuries (eau, énergie, pétrole, matières premières, etc..). La seule pénurie "réelle" qui me saute aux yeux tous les jours, c’est celle d’"idées", celle d’"avenir", celles grâce auxquelles nous sommes là aujourd’hui et qui, afin de faire "plaisir" à une minorité, de satisfaire une ambition personnelle ou de répondre à quelques profits toujours plus énormes, menace de disparaître.

      En tant que citoyenne, j’ai de plus en plus de mal à l’accepter, en tant que maman, ce n’est même pas envisageable.

      Comme je le dis souvent à mes clients, à mon entourage, le monde n’est pas BINAIRE (même si certains hommes/femmes le voient ainsi) mais il nécessite une dose d’analyse, un esprit ouvert afin d’anticiper ce qui ne devrait pas se produire. Nous avons toutes les données en main (encore faut il vouloir les regarder) pour ne pas avoir à dire un jour : Et pourtant, nous le savions.

       

       

       

       

       

      Juste


    • alberto alberto 13 février 2008 13:05

      Delcha, je suis entièrement d’accord avec votre façon humaniste de voir le monde. Mais je me souviens aussi qu’un écrivain-philosophe (Barjavel, oublié aujourd’hui) écrivait : "(qu’à la fin) , le Diable l’emporte" ! Puisse le ciel , nous entendre afin qu’Il ne l’emporte pas cette fois...

      Bien à vous.


    • manu 13 février 2008 11:30

      Un très bon article bien documenté. Selon moi il y a beaucoup d’information qui se mélange et l’on a tendance à imputer aux OGM des erreurs humaines qui ne sont pas de ce fait : c’est à dire cultiver des plantes à des endroits qui ne sont pas adaptés naturellement. C’est vrai que sans l’OGM ça ne serait pas possible, mais cette mauvaise utilisation ne veut pas dire que c’est mauvais.

       

       

       


      • delsha 13 février 2008 12:08

        Bonjour Manu et merci pour le commentaire

        Trop de personnes disent qu’il y a de "l’information qui se mélange" , que l’on ne "peut pas faire sans" or tout est bien souvent très lié et la seule chose dont on ne pas pas faire sans c’est notre planète avec tout se qu’elle nous offre (et que l’on ne respecte plus ou ou deviennent visibles pour tous que ces dernières (personnes) font ce "lien".

        C’est le sujet sur lequel je travaille depuis 3ans déjà. Ma position professionelle et personnelle me permette d’avoir une vue d’ensemble relativement objective et sensée. Il me reste encore quelques points à "lier" justement avant de pouvoir en faire part. Les choses parfois ne sont pas aussi "compliquées" que le veut bien nous le faire croire !


      • geko 13 février 2008 12:44

        Merci pour cet article qui nous montre que ce n’est pas les OGM qu’il faut diaboliser mais les personnes qui les exploitent sans scrupules !

        la position de nos pouvoirs publics sur cette question ? C’est en fonction du vent des avantages politiques à en tirer et le niveau sonore du bling bling de la monnaie !


        • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 13 février 2008 13:15

          Merci pour cet article ! Mais ça me fout les boules : c’est l’éternelle histoire du mépris de l’opinon publique qui recommence.

          Dans les années 70 j’étais de ceux qui sont allé mouiller leur pantalon en manifestant contre les centrales nucléaire à Fessenheim et ailleurs. Résultat ? Aujourd’hui, 80% de notre électricité est nucléaire alors qu’il aurait pu être solaire ou géothermique si on avait investit un dixième du fric dépensé pour le nucléaire. On s’est bien fait baiser. Sans compter la destruction délibérée de l’archipel de Mururoa et les conséquences irréversibles.

          Aujourd’hui on nous refait le même coup avec les OGM. Le peuple n’en veut pas (75% d’opinions défavorables) et on nous l’impose.

          L’homme est un malade : il veut imposer sa loi à la nature et la nature le lui rend bien : cancers, obésités, et autres maladies inconnues qui viendront tôt ou tard de l’ingestion d’aliments OGM.

          Quand donc le peuple va-t-il reprendre le pouvoir usurpé par les lobbies ?

          Pour moi, Delsha, ton article apporte une pierre supplémentaire à la preuve que la démocratie n’existe plus. Nous ne faisons que subir et les puissances financières qui dirigent le monde s’en foutent, sans se rendre compte, faut-il être inconscient, que nous sommes tous sur la même planète.


          • delsha 13 février 2008 13:58

            C’est un constant tellement sensé et réel Méric. Toutefois je me refuse, justement au nom de la démocratie, de ne pas tenter d’apporter ma petite contribution à tous niveaux. En tant que banquière, je sensibilise mes clients pour qu’ils investissent à long terme, et deviennent responsables de leurs investissements. On ne peut pas se lever au nom des droits de l’homme et acheter des actions dans une société qui les bafoue. On ne peut pas parler de valeurs si on ne fait que spéculer.

            La situation actuelle montre à quel point il en faudrait peu pour que les choses évoluent dans le bon sens mais pour cela, l’opinion publique doit se mobiliser d’avantage encore et ne pas se perdre avec des banalités et des futilités, des prises de parties qui ne servent à rien. Quand aux pouvoirs publics, aux grands patrons et aux grands de la finance, ils devraient tout simplement se dire que : bien que vivant dans un monde souvent "déconnecté de la réalité" (car basé sur des chiffres, sur le pouvoir, sur le profit personnel et immédiat), ils ont tout autant besoin que nous autres de vivre (manger, boire et respirer).

            Il y a parfois des solutions qui "pendent au nez "mais que l’on ne voit pas car à force de tout compliquer, on oublie les actions les plus simples.


          • pallas 13 février 2008 14:36

            Pour les ogms c’est trop tard, deja une espece d’insecte a muté pour lutter contre une plante ogm sencé le tuer, dans 10 ans, tous les insectes seront immunisé, les scientifiques viennent de l’avouer avec effroi, la boite de pandore est ouverte

             


            • alberto alberto 13 février 2008 15:58

              @ PALLAS : interessant ton commentaire, mais aurais-tu quelques sources à indiquer qui corroboreraient cela ?

              Bien à toi.


            • delsha 13 février 2008 16:33

              @ Alberto : Juste un lien parmi tant d’autres, il ne mentionne pas la mutation d’un insecte mais confirme l’inquiètude avérée des scientifiques quant à la résistance de certaines molécules (herbicides) (qui deviennent tolérantes) et aux risques encourus.

              http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42766.htm

              @ Pallas : Si vous pouvez nous fournir un article ou commentaire de ces sources, comme Alberto, je serai très intéressée de les lire



            • pallas 13 février 2008 16:48

              une sorce, le journal le monde vous pouvez leurs ecrire et demander les sources moi j’ai la flegme et demander qu’il vous fasse part de l’article sur ce sujet. Il est un peut tard pour s’en inquieter.


              • delsha 13 février 2008 16:53

                Merci Pallas pour ta réponse et ton "optimisme" . Ceci dit je préfère de loin la devise de ma grand mère : Tant qu’il y a de la vie, il n’est jamais trop tard !


              • adeline 13 février 2008 18:13

                Madame je profite lachement de votre article pour dire que le probléme de la nuisance des OGM sur le corps humains est un débat encore ouvert (comme il l’étais pour l’amiante il y a peu et le prion) mais pour moi le probléme number one des OGm est cette histoire de la brevetabilité du vivant

                ceci dit merci de ce remarquable article


                • Flash 13 février 2008 19:51

                  Je rêve d’un Nuremberg de l’écologie où seraient jugés pour crime économique contre l’humanité les multinationales de l’agrochimie, leurs scientifiques et experts "embeded" qui falsifient les évaluations de toxicité pour protéger leurs carrieres, les politiques qui cédant aux pressions des lobbies accordent toute liberté de privatiser le vivant en tuant la diversité.

                   

                  Tous sont d’ors et déjà responsables pour avoir délibérément choisi leur intérêt financier contre l’espèce humaine et contre tout ce qui vit.

                   

                  L’unique mobile de ce crime est le fric. Cette drogue, la plus dure qui soit, est capable de transformer ceux qui s’y adonnent en monstres cyniques totalement insensibles à l’avenir de leur propre descendance.

                   

                  Quant aux agriculteurs d’OGM qui manifestement présentent la même addiction ils ne méritent plus d’être reconnus comme nourrisseurs de la population, appelation que leurs ancêtres étaient fiers de porter.

                  Ils ne sont plus que des empoisonneurs avides.

                   

                  Je souhaite que ce "crime économique" soit imprescriptible et qu’il soit puni de la seule peine qui vaille aux yeux de ses auteurs : la confiscation totale des gains réalisés. Pour les drogués le sevrage est une thérapie, non ?

                   

                  Merci Delsha pour cet article qui m’a permis d’exprimer ma colère. Vous êtes à un poste d’observation très utile.


                  • delsha 14 février 2008 11:50

                    Merci à toi Flash.

                    Sans vouloir donner de connotation "politique" (puisque cette phrase est d’’une certaine Ségolène R. ) mais "il y a des colères qui sont saines", et la tienne, partagée par beaucoup, l’est !


                  • christian 13 février 2008 20:14

                    Voici l’article du journal Le Monde. Finalement, pour que les OGM « fonctionnent », il faut qu’il y ait plus de 80% de terres non OGM. Je crois que la phrase « ... ils sont devenus fous... » est de plus en plus d’actualité. Les risques sont à tous les niveaux : sanitaire, la biodiversité, main mise sur le vivant, aggravation de la faim dans le monde (95% des paysans sont des pauvres, ils ne peuvent pas acheter 200$ la dose de semis pour un hectare,...), voir les sites qui parlent des OGM.

                    ARTICLE

                    Un insecte parvient à résister au coton OGM censé l’éradiquer LE MONDE | 08.02.08 | 15h21 • Mis à jour le 08.02.08 | 15h21

                    Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l’éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d’administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l’évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation. Un tel phénomène de résistance aux toxines sécrétées par des OGM avait déjà été induit en laboratoire. Mais il n’avait encore jamais été détecté dans les conditions d’agriculture réelle, rapporte un article mis en ligne le 7 février par la revue Nature Biotechnology.

                    Bruce Tabashnik et ses collègues de l’université de l’Arizona y présentent leur compilation d’une décennie d’études conduites sur six espèces d’insectes visés par des toxines produites par des cotons et des maïs transgéniques cultivés en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis. A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue à résister à une toxine, Cry1Ac, produite à partir d’un gène tiré de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt).

                    Les premières chenilles de papillon résistantes ont été détectées à partir de 2003, dans des champs de l’Arkansas et du Mississippi. Certaines étaient capables de survivre à des doses de toxine 500 fois plus élevées que celles tuant ces insectes, dans les mêmes parcelles, avant l’introduction de ce coton dit Bt.

                    MAINTIEN DE ZONES « REFUGES »

                    Pour faire face à ce phénomène de résistance, les promoteurs des OGM préconisent le maintien de zones « refuges », semées en plantes conventionnelles, où sont conservées des populations d’insectes sensibles à la toxine ayant pour avantage de « diluer » par croisement le caractère résistant des individus mutants.

                    Cette stratégie semble fonctionnelle, mais à condition que les refuges soient « abondants », prévient M. Tabashnik : en Arkansas, où 39 % de la population d’Helicoverpa pouvaient trouver pitance dans des champs non OGM, la résistance a pu apparaître et pourrait, au rythme actuel, être totale d’ici neuf ans.

                    Au contraire, en Caroline du Nord, où ce pourcentage de refuge était de 82 %, la fréquence de la résistance sera encore presque nulle dans dix ans, prédit-il.

                    Hervé Morin Article paru dans l’édition du 09.02.08


                    • alberto alberto 14 février 2008 11:30

                      @ Christian : merci pour cette contribution !

                      Bien à Toi.


                    • pissefroid pissefroid 14 février 2008 09:28

                      Les OGM en plein champs sont une catastrophe écologique. Quand on parle d’un recul de 10 ans c’est une plaisanterie car les effets seront sensibles au niveau humain dans quelques millénaires. D’abord les insectes muterons puis les microbes, puis les virus et ensuite l’être humain. J’ai pris conscience de ses problèmes en écoutant la conférence de christian Velot récupéré sur la toile. lien http://video.google.com/videoplay?docid=-875413616197118497.

                      A écouter absolument.

                       


                      • pissefroid pissefroid 14 février 2008 09:34

                        Enlever le point à la fin du lien. !!!!!


                      • delsha 14 février 2008 10:01

                        Bonjour Pissefroid,

                        Il ne faut pas donner des informations erronées ou fausses. Les effets sont visibles dès une période de 10ans. Je peux confirmer, pour l’avoir vu sur place (en Argentine), que les effets négatifs sur la santé et sur le reste des agricultures en Argentine sont déjà visibles après une utilisation de 10ans.

                        J’ai pour habitude de ne jamais me contenter d’une seule source, surtout lorsqu’autant de personnes "tirent la sonnette d’alarme" et lorsque l’on connait les résultats avec le temps. Du moment où il y a modification de molécule, il faudrait être "devin" pour garantir qu’il n’y aura rien d’irreversible.

                        Pour ce qui est de la firme Monsanto, tout les jours des personnes meurent et des enfants naissent avec de graves anomalies (les articles sont nombreux à ce sujet, un ami est Viet namien) suite à l’agent orange répandu par cette firme pendant la guerre du Viet Nam et ce n’est pas fini. Sachant que ses dirigeants ne pensent qu’au profit et se moquent des individus, je ne vois pas pourquoi nous pourrions leur faire "gratuitement" confiance. C’est serait stupide et dangereux

                        Que certains pouvoirs publics ou entreprises pour une question de profits et d’intérêts particuliers nous racontent des histoires, c’est connu et de nos jours, c’est peu étonnant. Mais quel est l’intérêt des particuliers de manger de ce pain, je ne le comprends pas, voir même cette attitude me dépasse

                        Lorsque les agriculteurs en Amérique Latine ont opté pour l’utilisation du soja transgénique c’était une question de survie (crise en Argentine) et de naiveté (ils croyaent ce que les responsables leur affirmaient, un peu comme nos agriculteurs en France dans les années 70) et c’est tout à fait normal. Mais de grâce, cessons de banaliser ce qui ne dois pas l’être. Quand aux scientifiques, il suffit de prendre un exemple très révélateur comme quoi ils ne détiennent pas la "science infuse" non plus. Lorsque le Dr I. Velikovsky annonçait qu’il y avait eu de l’eau sur Mars, tout les scientifiques "reconnus" l’on critiqué, torpillé, traité de tout, or 50ans plus tard, il s’est avéré qu’il avait raison et sur toutes ses autres affirmation. La NASA elle-même l’a porté au rang de génie. POur lui, il suffisait d’ouvrir les yeux, les preuves ses dressaient tout autour de nous. Le problème de certains c’est de vouloir avoi raison sous prétexte de leur rang et que tout doit s’explique en terme de résultat même et surtout s’ils ont tord.

                        Le temps apporte toujours son lot de "vérité" incontestable, cependant du moment ou il y a risque avéré, autant s’abstenir que de faire l’autruche ou la sourde oreille.


                      • delsha 14 février 2008 10:06

                        Merci Pissefroid pour le lien


                      • pallas 14 février 2008 12:40

                        Monsieur allez expliqué au scientiste de Mr dugué qui fait article sur article proclamant fort que les ogms sont bon pour la santé, il serait temp que le menage soit fait dans les rangs de redacteurs d’agoravox.

                         


                        • pallas 14 février 2008 12:45

                          Pardon je voulai dire Madame et non monsieur. Vous voyez pas besoin que je donne mes sources, il serait temps que le lecteur moyen est son propre avi et cherche par lui meme les Sources pour rentré dans un debat, au moin, ici vos lecteurs ont compris ma demarche, c’est tres rare. Il serai bien que le citoyen prenne connaissance de lui meme la realité avec pragmatisme et recherche par lui meme la realité d’une situation au lieu de prendre pour argent comptant tout ce qui lui est dicté. C’est une demarche qui devrai etre instinctif. Si chaque personne cherchai a s’informer a confronté une affirmation dans un spetiscisme rationnel et pragmatique,jamais les ogms n’auraient vu le jour, jamais la telephonie mobile n’aurai vu le jour et surtout personne ne regarderai la television.

                           


                          • delsha 14 février 2008 12:54

                            Bonjour Pallas,

                            Ce qui est instinctif : c’est respirer, manger et boire...pour le reste ça s’apprend ou ça se réapprend, pour ceux qui prennent pour "argent comptant" toutes les inepties que l’on nous raconte. Si par le biais du net, d’Agora, de son entourage et de ses rencontres nous pouvons amener des personnes à avoir cette envie, alors tout n’est pas encore perdu, et le lobby pourrait tomber.


                          • Têtuniçois 18 février 2008 07:24

                            Le maire homophobe de Moscou a lui aussi trouvé des armes de destruction massive :

                            Russie (Répression)
                            La gay pride, « arme de destruction massive » pour le maire de Moscou
                             

                            Le maire de Moscou Iouri Loujkov a qualifié les parades gays, au même titre que le bouclier antimissile américain, d’« armes de destruction massive » de l’Occident contre la Russie. Des propos tenus hier, mardi 12 février, dans une tribune au quotidien populaire Moskovski Komsomolets, et dénoncés comme homophobes par la communauté gay de Russie, alors que le prochain défilé est prévu le 31 mai (lire Quotidien du 28 janvier).

                            « Les démocraties occidentales tant vantées se comportent comme un dragon dans les contes : on lui coupe une tête et trois autres repoussent à la place. Nous nous sommes mis d’accord avec eux sur le non-élargissement de l’Otan, sur le refus de développer le bouclier antimissile et quelques années plus tard nous avons l’Otan à nos portes, le bouclier devant nos fenêtres et des parades gays dans nos entrées d’immeubles », a déclaré M. Loujkov. « Il y a un lien direct entre les missiles et l’orientation sexuelle non-traditionnelle. Ce sont des armes de destruction massive, un instrument de lutte contre notre souveraineté », a ajouté celui qui avait déjà qualifié dans le passé la gay pride d’« œuvre de Satan » (lire Quotidien du 12 octobre 2007). Poursuivant sa diatribe hier, le maire de Moscou a dénoncé « un McDonald’s spirituel » et « la décomposition morale » que l’Occident tente d’imposer à la Russie pour « freiner les processus d’innovation » et « priver le pays d’avenir ».

                            Les homosexuels russes ont dénoncé mardi la « poursuite de la campagne de diffamation du maire contre les minorités sexuelles ». « L’homophobie du parti au pouvoir [M. Loujkov est membre du parti pro-Kremlin Russie unie] devient de plus en plus anti-occidentale, traditionaliste et cléricale. » Malgré l’interdiction de M. Loujkov, les homosexuels russes ont organisé des gay prides en 2006 et 2007, qui ont donné lieu à des actes de violence commis par des jeunes nationalistes.

                            Photo : DR.

                            Copyright tetu.com

                            par Quotidien/AFP

                             


                            • delsha 18 février 2008 14:35

                              Bonjour Têtuniçois,

                               

                              Il y a beaucoup à dire sur la Russie et sur l’action de Poutine, mais c’est un autre sujet.

                              Quant à l’homophobie, c’est ne pas vouloir reconnaître ce qui existe (de manière naturel pour certains) depuis la nuit des temps. Je suis guère surprise ou étonnée que les esprits les plus étroits en font leur cheval de bataille....bataille perdue d’avance mais qui cause de nombreux tords à ceux qui vivent différemment. Il y a pourtant bien des sujets plus inquiétants ou sérieux. Laissons libres chacun de choisir sa vie et/ou sa sexualité.

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