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Accueil du site > Tribune Libre > Quartiers populaires, entre espoir et désespoir...

Quartiers populaires, entre espoir et désespoir...

« Le renforcement des ghettos français s’explique d’abord par le comportement de fuite des classes moyennes et supérieures qui ne veulent pas prendre le risque de la mixité sociale ». Cette petite phrase, lue dans une des contributions de ce site, m’a amenée à quelques réflexions sur la vie en banlieue dite ouvrière... Vite jetées sur la papier, entre désespoir de la réalité terrain, et espoir dans mes convictions sociales et socialistes... Utopie diront certains,... Je ne sais pas, je ne crois pas... Besoin de beaucoup d’efforts et de volonté collective plutôt !

"Le renforcement des ghettos français s’explique d’abord par le comportement de fuite des classes moyennes et supérieures qui ne veulent pas prendre le risque de la mixité sociale".

C’est exactement ce que j’ai ressenti lorsque j’ai fait du terrain lors des deux dernières campagnes électorales.
D’un côté des gens qui, dès qu’ils en ont la possibilité financière, quittent (ou plutot fuient !) les quartiers dits populaires, de l’autre, les habitants de ces quartiers qui se sentent abandonnés, ostracisés, considérés comme des citoyens de seconde zone et dont le comportement varie de la résignation totale à l’envie de se rebeller contre cet état de fait.

Lorsque, comme dans la plupart des villes de banlieue issues des anciennes "banlieues ouvrières", le zonage urbain a constitué deux blocs séparés : les zones populaires à forte taux d’urbanisation sous forme de cités HLM d’un côté, les zones résidentielles récentes en périphérie (pavillons et petites résidences) et anciens centres-villes rénovés (commerces traditionnels du centre-ville, petits immeubles d’habitation et pavillons anciens), on aboutit à une situation où tout lien est coupé entre ces deux mondes, où un mur invisible semble les opposer, où tout dialogue est rompu... Ne reste donc de possible que l’affrontement pour les uns et, en réponse, le tout sécuritaire pour les autres !
La voilà la réalité des grandes villes de banlieue...

Fait aggravant : une politique de la ville totalement irresponsable, qui a consisté, pendant des années, à fermer les yeux sur cette situation, laissant se délabrer et devenir des zones de non-droit certains quartiers, n’y intégrant pas les structures sociales qui auraient permis une meilleure intégration des populations nouvellement immigrées et, donc, fragiles.

Lorsque j’ai parlé avec des habitants de différents quartiers de la ville sur laquelle je milite pour le PS, je n’ai pu que constater que les citoyens issus de vagues de migration anciennes (Portugais, Italiens, Asiatiques issus des vagues d’immigration des années 1970, Algériens issus des vagues d’immigration des années fin 1960/années 1970) se sont bien intégrés ; en conséquence de quoi ils ont acquis un statut et un emploi stables, des revenus médiants, qui leur ont permis de quitter les cités HLM vieillissantes pour s’installer dans les quartiers résidentiels.
Pour eux, pas question de retourner dans ces HLM qu’ils ont fuis, d’autant qu’ils ne se sentent plus aucune communauté d’idée, de culture, avec les nouveaux arrivants.
Retourner dans ces quartiers serait pour eux une relégation, un constat d’échec total.
Ils n’hésitent pas à en parler du reste : ils ont fui l’insécurité, les mauvaises écoles, les quartiers dégradés. Ils ont travaillé dur pour avoir le peu qu’ils ont et qu’ils souhaitent transmettre à leurs enfants. En conséquence de quoi, ils se renferment sur eux, sur leurs valeurs, leur sacro-sainte idée de la sécurité à tout prix (entre autres, ils défendent souvent l’idée de la mise sous télésurveillance des communes) et, pour eux, les immigrés récents ne cherchent pas à s’intégrer, ils sont donc seuls responsables de leur situation de relégation, de rejet, de stagnation dans le bas de l’échelle sociale française !

Bref, dialogue niveau zero de ce côté-là !
... Et pas question de mixité, bien sûr, avec ces "barbares", ces gens sales et sans éducation ... "Le bruit et l’odeur", une idée qui a fait carrière !

Côté cités, les populations qui y vivent sont généralement très fragiles ou fragilisées et ne sont pas là par choix, mais plutôt par non-choix possible !... Trop contents encore d’avoir un toit à mettre au-dessus de la tête de leur famille !
Immigration qui a fui la misère de leurs pays d’origine, ce sont des populations disposant d’un faible niveau d’éducation initiale, d’origine non européenne et non francophone pour la plupart (sauf originaires des ex-colonies d’Afrique noire) qui donc, dans la période actuelle de crise, en paie le prix fort : travail partiel imposé, horaires de nuit ou décalés, métiers pénibles... ou chômage, débrouilles pour s’en sortir...
Quant aux derniers Français de souche qui cohabitent avec cette population, ce sont très souvent des gens hyper fragilisés, ou qui ont vécu de véritables effondrements dans leurs vies personnelles ou professionnelles : divorces ou séparations mal gérés, licenciements sans reclassements, retraités touchant le minimum vieillesse, personnes isolées, tombées parfois dans l’alcolisme, la drogue ou la dépression...
Donc ce sont des gens qui se sentent dès le départ hors-jeu, et qui ne pourront remonter la pente qu’à la condition qu’on commence déjà par les regarder, les considérer comme des citoyens pauvres certes, mais à part entière.
Pour certains l’assistanat sera considéré comme une injure de plus, donc les aider oui, car ils n’ont pas les moyens de s’en sortir seuls, mais il faut créer de l’émulation, du désir. Il est nécessaire et indispensable de créer une dynamique si l’on veut recréer du lien et de l’espoir, mais il faut le faire avec tact, en donnant des buts, des objectifs à atteindre en vue d’intégrer ou réintégrer le "vivre ensemble".
CQFD, il faut un vrai suivi personnalisé dans ces politiques d’intégration, ce qui n’a jamais été réalisé jusqu’au bout.

Je pense que c’est sur cela que la gauche doit travailler si elle veut renouer avec sa base : susciter l’espoir de s’en sortir non en faisant de l’assistanat qui donne bonne conscience à la classe possédante, mais laisse la classe populaire pauvre dans sa relégation, mais en proposant des aides conditionnées à une part d’effort, de travail personnel ou dédié à la communauté afin de restaurer confiance et estime de soi. Le tout avec un tutorat réel, présent, effectif.
A côté, il faut également revaloriser l’école dans les quartiers. L’école ne doit plus être considérée comme une garderie obligatoire jusqu’à 16 ans, mais comme un outil d’intégration pour les enfants et, par ricochet, pour leurs parents, de promotion sociale, de construction d’un avenir serein ; un lieu d’échange et de rencontre entre savoir académique des enseignants et savoirs ancestraux, culturels venant des différentes origines des enfants... Pour qu’un dialogue s’amorce enfin, que la différence de culture ne soit plus ressentie comme une menace mais comme une richesse assumée par tous, que la mixité devienne un souhait et qu’elle cesse d’être vécue comme un obstacle, un repoussoir.

Ce qui peut mettre à néant tous ces voeux pieux, c’est la présence de la drogue et de l’alcool dans les cités et, parallèlement, la montée de l’islamisme.
L’islamisme a trouvé son terreau dans la misère sociale, affective, les ruptures de repères, de structures familiales fortes dans les cultures d’origine ; il est vécu comme un rempart contre la drogue et la violence des cités, tout particulièrement pour les femmes qui, la plupart sans profession, ne sortent des cités que pour aller faire leurs courses. Ce n’est donc pas contre l’islamisme qu’il faut lutter frontalement et en priorité, mais contre la misère et les motifs du mal-vivre des quartiers populaires. Si l’on restaure la qualité de vie, l’extrémisme religieux n’aura plus de raison d’être.
La lutte contre la drogue sera beaucoup plus longue et difficile du fait des importantes sommes d’argent qu’elle génère et des réseaux mafieux qu’elle crée. Encore une fois il faudra une volonté politique forte, ferme, des moyens nouveaux si l’on considère le peu d’efficacité des mesures passées et actuelles, et la situation de surpopulation des prisons françaises, qui est une honte !

Il y a beaucoup de travail à faire pour inverser la tendance actuelle au repli des catégories sociales sur elles-mêmes ; il faudra beaucoup de volonté pour démolir ce mur invisible qui gangrène notre société... mais qui sait, avec la volonté, on renverse des montagnes !


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35 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 12 juillet 2007 13:41

    Oui,avant on disait camarade,mais avec Ségolène qui à remplacé la compassion par les idées socialistes,les militants s’appellent ; frere et soeur.

    Donc,chere soeur,vous dites :

    « Coté cités, les populations qui y vivent sont généralement très fragiles ou fragilisées, et ne sont pas là par choix, mais plutôt par non choix possible !!! ... trop contents encore d’avoir un toît à mettre au-dessus de la tête de leur famille ! »

    Non,c’est l’insécurité et la non-politique de renovation de logement sociaux livré à l’abandon par les socialistes au pouvoir qui n’a fait QUE SOUTRAITER des problèmes de sociétés à des associations de charité bizness

    Le cas est flagrant avec SOS RACISME que F MITTERAND avait fait créé pour diviser la droite et non lutter contre les discriminations et renover les quartiers HLM

    Il suffisait de mettre un badge sur la poitrine pour ne plus parler des problèmes sociaux,car le débat était pollué.

    C’est F Mitterand qui ainsi instrumentalisé ce problème de société.

    Si les gens partent,c’est que les conditions de sécurité ne sont plus remplis (j’en ai fais l’experience !) et le quartier devient vite une zone de non-droit livré aux voyoux.

    Vous avez laissé tombé les habitants de ces quartiers en accordant trop de compassion pour les délinquants qui ont dégradé les cages d’escaliers,vendaient de la drogue,détruiser les infrastructures,racketté les commerçants,qui petit à petit on fermé,remplacé bien souvent par des boutiques à blanchir de l’argent sale

    Et les gens honnêtes,vous les avez oublié !

    Vos amis bobos,ont préférer cibler une nouvelle clientèle :

    Les bobos et leur chef,Bertrand,c’est son prénom,il fait du marketing pour eux,(Paris-Plage) mais en attendant ma soeur,le PS n’existe plus et perdra toutes les élections.

    Il parait,que si à la populasse des guettos,on met un peu de sable,ils oublient leur misère ! FAN TAS TIS QUE comme idée socialiste ! smiley smiley smiley smiley

    Aujourd’hui,nos cités ou nous avons été élevés sont livré à l’abandon et aux intégristes.

    Tiens,d’ailleurs,ma soeur,pourrais tu me trouver un logement social ou la sécurité existe ?

    Je le prend sans problème ! et je compte sur toi ma soeur pour me le proposer vraiment ,sinon a quoi ça sert les grands discours et ton militantisme ?


    • cza93 cozannier 12 juillet 2007 14:11

      oui des logements sociaux agréables à vivre, à taille humaine, dans des quartiers ou des villes agréables et sans violence, celà existe ... dans le 93 même !! si si je vous assure !!! ... notamment dans une ville du 93 de taille moyenne et dirigée par un apparenté PS ex ministre de F. MITTERRAND ... ... Parce que si effectivement changer la donne dans les anciens HLM très dégradés est un vrai casse tête, lorsqu’on construit de nouveaux logements sociaux, forts de cet échec, il faut essayer d’en tirer les leçons en dispersant le logement social dans la ville pour ne pas créer de ghetto, de l’intégrer dans le paysage de la ville, de faire du qualitatif même si cela prend du temps ...

      Et si vous voulez un logement social, il faut vous inscrire en mairie sur les listes d’attente, car étant donné le manque cruel de logements dans le parc locatif tant privé que social, il y a de l’attente ! ... Aucun passe droit, c’est ma vision de la justice et de l’équité ! dommage pour vous /// smiley


    • enavantoute 12 juillet 2007 14:26

      Laissez tomber,

      lerma est là pour indiquer à tout les lecteurs ce qu’il ne faut pas penser.

      Au faite c’est quoi le nom de la cité ou vous avez grandis, lerma ? « nos cités ou nous avons été élevés » neuilly, courbevoie, puteaux ??


      • cza93 cozannier 12 juillet 2007 15:27

        oui oui je sais que lerma est là pour « attiser » le feu !!! smiley ... mais bon, je préfère répondre ...

        et quant à moi j’ai grandi à Bagneux dans le 92, Bagneux vieille ville communiste qui fait partie de ce qu’on appelait la « banlieue rouge » ! ... donc la banlieue, je connais ... et pas dans la version Neuilly-Puteau ou Saint-Germain en Laye !!! smiley

        ... et c’est clair que cela fait nombre d’année que le feu couve dans ces banlieues faute de projet de transformation profond de l’existant... Mais on avait le temps en haut lieu .... c’était pas pressé, il y avait toujours plus urgent, comme le traitement du chomage par exemple ... sans penser que ce sont des sujets transversaux et que remettre à plus tard un plan sur les banlieues c’était jouer avec le feu ...


      • Bulgroz 12 juillet 2007 15:58

        Oui, le constat lucide que fait cza93 montre qu’il y a vraiment du boulot au PS.

        A relire l’article, je suis même étonné que l’auteur soit membre de ce parti.

        Mais, franchement, je ne vois pas trop ce que nous pouvons faire pour liquider ces poches de non droit où pas un blanc n’ose s’aventurer. La preuve, vous ne prononcez que des voeux pieux comme d’habitude en guise de solution.

        Tant que ces gens vivront entre eux sans aucun contact avec des blancs, ils ne seront jamais intégrables. Ce seraient même eux qui nous désintégreraient s’ils continuaient leur politique expansionniste.

        Il faut savoir que la rupture est telle que les Français dans leur grande majorité refusent la solution de l’éparpillement de ces populations allogènes et refusent en particulier la loi SRU.

        Mais à la fin, l’auteur se découvre :

        « Pour qu’un dialogue s’amorce enfin, que la différence de culture ne soit plus ressentie comme une menace mais comme une richesse assumée par tous, que la mixité devienne un souhait et qu’elle cesse d’être vécue comme un obstacle, un repoussoir. » Voeux pieux illusoires, fuite en avant.

        Vous êtes bien socialiste et vous ne changerez pas, comme Royal la madone des banlieues, vous voulez nous faire bouffer de la richesse culturelle, de la mixité et du dialogue inter ethniquetamère..

        On a déjà beaucoup donné, basta. Pas envie de dialoguer, démerdez vous avec eux car c’est vous et vos amis communistes qui les avez concentrés dans ces bouts de france vendus à l’immigration à des fins électoralistes et faussement humanistes et vous demandez maintenant et encore aux Français de faire des efforts d’intégration.

        Le constat est amer, une large partie de la population ne vous suit plus.

        Cherchez à gagner les élections avec vos thèmes d’intégration, on en reparlera.

        La France, il faut l’aimer, et jouer selon ses règles.

        Marre que la France doive toujours faire des efforts alors que ces populations se renouvellent à des vitesses exponentielles et qu’il en vient encore plus tous les jours et que vous soyez toujours les premiers à défendre la reconduction aux frontières des indésirables et des logements pour les clandestins.

        Immigration zéro, reconduite aux frontières de tous les clandestins, changement radical de vos discours angéliques et humanistes et on en reparlera.


        • Ibn Taymiyya 12 juillet 2007 21:34

          @ Auteur,

          N’êtes-vous pas un peu trop optimiste quand vous dites que l’immigration asiatique et algérienne s’est intégrées aussi bien que la portugaise à la société française ?

          Certains sociologues de la ville n’hésitent plus à constater que dans quelques décennies,si ce n’est déjà fait,ne resteront plus dans ces sités que des maghrébins et des personnes de couleur ,ne sachant donc plus ce que fuient exactement les gens désireux de se distinguer de ces populations : ou la misère,le communautarisme, la stigmatisation ou simplement la reléguation ?

          Dans les circonstances actuelles, les mêmes dans toutes les sociétés libérales , est-il encore judicieux de parler de quartiers populaires ?


          • masuyer masuyer 13 juillet 2007 09:01

            Je n’avais pas vu cet article, l’erreur est réparée.

            Les quartiers populaires ont été abandonné par l’Etat. Des villes sans commerces ou presque, quasiment plus aucun services publiques. Je ne suis pas fan du PS, mais il faut écouter Claude Dillain (un de ceux qui font honneur à ce parti) parler de Clichy-sous-Bois. 2heures pour se rendre à Paris avec les transports en commun, pour 15 km.

            Bulgroz se dévoile un peu plus, on t’a reconnu Patrick D. smiley

            http://www.liberation.fr/actualite/monde/266854.FR.php?rss=true

            Tu devrais lire ça Pat, je ne le commente pas par avance, je te laisse tirer des conclusions tout seul.


            • enavantoute 13 juillet 2007 09:14

              Je trouve le constat plutôt juste, lieu de fuite, de ségrégation mais « la transmission des savoirs ancestraux » c’est dans les livres... Sur la lutte contre l’islam radicale par la lutte contr la misère c’est encore plus contestable vu le profil des islamiste de Londres. Je rappelle le constat de Jospin sur la lutte contre la délinquance « j’ai eté naïf ». La lutte contre la misère n’est pas suffisante même si c’est nécesssaire.

              En revanche il y plein de chose à faire et la passivité « c’est la faute de la gauche » est étrange. On défend l’unité de la France mais que chez soi, même pas...en France.

              @ bulgroz renvoyer les gens chez eux c’est les laisser ou ils habitent ! La banlieue est française en majorité et vous ne pouvez l’ignorer. De plus les reconduites à la frontière sont extrèmement couteuse essayer d’expliquer au contribuables français ou va son argent sachant que pous 1 clandestin renvoyé, 2 arrivé. De toute façon avec l’espace shengen vous etes voués à vivre jusqu’à la fin de votre vie avec des étrangers...

              Simplement j’insisterai sur la ségrégation spatial et le sentiment de se sentir étranger une fois le quartier dépassé , il est essentiel de facilité la mobilité (exemple, transport en commun, bus scolaire pour envoyer les enfants dans une école à l’autre bout de la ville, stage en apprentissage...).

              Enfin je rappelle que celui qui a le plus insistait pour remmettre les services publiques au milieu des quartiers les plus difficile n’est pas vraiment un utopiste socialiste (Bayrou)


              • Bulgroz 13 juillet 2007 13:14

                Ben, justement, envanttoute, Bayrou n’a pas été élu.

                et Sarkozy, dans son discours d’Epinal, a rappelé : « La France, tu la respectes ou tu la quittes. »

                Et les services publics dans les banlieues, pourquoi faire ?

                On les ferme bien en Creuse, Cantal, Alpes de Haute Provence, Calvados et ailleurs.

                En quoi, avoir une trésorerie générale près de chez soi peut il changer quoique ce soit au problème qui est essentiellement une sur concentration d’éléments allogènes complètement fermés à nos principes républicains et 24/7 connectés par satelitte aux chaînes arabes ?

                Moi, je ne partage aucune valeur avec le Rap, le thé à la menthe, le voile, la nourriture hallal, l’Islma et la criminalité organisée et avec ceux qui au bout de 10 ans ne savent pas aligner 3 mots de Français.

                et rien ne m’oblige à faire des efforts pour les aider à s’installer.

                Je crois savoir que mon opinion est très largement répandue et même majoritaire. Il va falloir faire avec aussi.

                Dans un entretien privé, Pierre Joxe nous disait que « plus rien n’était sous contrôle, quand on compte le nombre de classes primaires où il n’y a plus un français de souche. il n’y a plus d’espoir d’intégration. » Je souhaite que toute l’intellocratie de gauche nous livre ainsi leur pensée. qu’on arrête les discours bobos et l’immigration incontrôlée et on reparlera de ce qu’il a lieu de faire pour résoudre le problème.


              • masuyer masuyer 13 juillet 2007 15:32

                « Je crois savoir que mon opinion est très largement répandue et même majoritaire. Il va falloir faire avec aussi. »

                Oui Cabu en dessine toutes les semaines dans le Canard Enchainé smiley

                « Je souhaite que toute l’intellocratie de gauche »

                vous proposez quoi à la place la bêtisecrassocratie de droite. smiley

                Au fait, à propos de Joxe, faudra qu’il m’explique ce que c’est un français de souche, mais vous avez l’air de comprendre vous pourrez peut-être m’expliquer.


              • C.C. C.C. 13 juillet 2007 12:28

                Aucun passe droit ? A Livry Gargan ? Non mais vous rigolez ... Il se trouve que j’y ai vécu plus de 20 ans ... C’était l’époque d’Alfred Marcel surtout ... A cette époque, il était IMPOSSIBLE d’accéder à un logement social sans passer dans le bureau de la première adjointe ... Belle époque !


                • C.C. C.C. 13 juillet 2007 12:33

                  En meme temps, après n cambriolages par an, tu comprends que les commerces ferment. L’abandon de ces quartiers n’est pas une cause, c’est une conséquence. J’ai vecu longtemps a Livry. J’ai beaucoup aimé cette ville et j’adore y retourner de temps en temps. Mais hors de question de retourner y vivre ... J’ai fuit cette ville dès que j’ai pu. Et pourtant, dans le 93, c’est loin d’être ce qui se fait de pire.


                  • NPM 13 juillet 2007 12:41

                    Ces parasites nous coute un fric fou. Si on les aidé moins, il seraient obliger de se sortir les doigts du cul et de travailler. L’assistana n’est pas une solution, sans compter qu’on ne doit rien à ces gens et que notre charité ne va pas être éternel.


                    • moebius 13 juillet 2007 12:52

                      Fuite ? politique urbaine ? mais aussi désir réelle de la population de vivre en individuelle plutot qu’en collectif Succes de l’habitat individuelle et ceci dés la période faste des années 70 qui s’est accompagné d’une tentatives (vaine ?) d’un collectif individualisé ou à « échelle humaine » qui n’a fait qu’accroitre les différences en proposant un habitat intermédiaire entre la barre et le lotissement


                      • moebius 13 juillet 2007 12:54

                        le voisin du dessus fait encore sa java


                      • rafi2600 rafi2600 13 juillet 2007 13:41

                        « leur sacro-sainte idée de la sécurité à tout prix »

                        ..on en reparlera lorsque vos enfants se feront agresser ? devront se battre dans la rue ? (c’est du vecu (personnel) hein : -) )

                        Peut être cet article est un chouilla « obtu », dans le sens que la description des gens vivant dans ces quartiers est un peu « radicale ». C’est un peu : TOUS ceux qui vivent dans les quartiers sont soit des immigrés fraichement arrivés (naturalisés ou non ) soit des gens en situation d’echec très grave. Je ne remet pas en cause votre travail de terrain et votre contact, vos rencontre avec les gens. Je met simplement en garde contre la caricature ou une vision quelque peu biaisée. En effet vous affirmez « La voilà la réalité des grandes villes de banlieue... ». N’oubliez pas qu’il s’agit pas de LA realité, mais d’une certaine réalité vécue par vous et les personnes avec qui vous avez discutez. Votre subjectivité intervient dans votre description et votre analyse ne l’oublions pas smiley

                        Votre point de vue manque certainement d’un petit peu de nuances. S’il est évident qu’il y a un certain rejet de ces quartiers de la part des autres villes, ainsi qu’une dégradation de certains services publics, il est aussi vrai que le communautarisme monte. Ce rejet devient « à double sens », et parfois des fossés se creusent. Ainsi on voit apparaître une fierté « du quartier », qui pousse également à rejeter ce qui n’est pas « du quartier ». Cela s’illustre violement lors des affrontements entre cités mais montre sans doute également une pensée identitaire sous jacente (de la part de certains au moins). Ecoutez la chanson « Ma France à moi » de Diam’s, cela illustre d’un certain point de vue cette pensée. -> http://www.paroles.net/chansons/38484.htm

                        A propos de la mixité sociale : Il faut bien savori qu’à peu près partout dans le monde, pauvreté, drogues et délinquance (voire crime organisé) font souvent « bon » ménage. Ne pas construire des logements sociaux à Neuilly ou ailleurs leur permet (pensent-ils ?) de s’épargner de la violence et de la délinquance. Certes on peut faire preuve d’angélisme, et dire « pourquoi ne pas essayer ? ». De toute facons, la mixité n’est que partielle. Allez à Colombes. Dans cette ville assez grande (la mienne), se cotoient des quartiers populaires et des zones résidentielles. Mais les barres et les pavillons ne sont quand même pas au même endroit.

                        A propos du communautarisme. Ce problème est complexe. Allez dans n’importe quelle ville cosmopolite du monde et il y a des chances qu’il y ait un « quartier francais », avec un lycée francais, des restaurants etc etc.. Cela semble naturel à l’arrivée dans un autre pays, de choisir de vivre avec les gens avec lesquels on partage une culture d’origine, une langue etc.. La difficulté est lorsque l’on accepte pas la langue et la culture du pays dans lequel on vit, ou, à contrario lorsque ce pays vous rejette. Il y a sans doute la sommme de ces deux difficultés en France (?)

                        Je ne peut que vous rejoindre pour l’exigence d’une meilleur école. Plus exigente et plus motivante. Il faut aussi combattre le fléau de la drogue, qui mine vraiment l’enthousiasme. Comment esperer « s’en sortir » avec des moyens légaux, lorsque le commerce du canabis est si facile et rémunérateur ? De plus, en dehors des dégats pour l’economie et la motivation à l’école, il y a bien sur un grave problème de santé, de bien être etc.. Pour la montée de l’islamisme, je ne saurais pas vous repondre car ne connaissant pas enormement le sujet : -)


                        • cza93 cza93 13 juillet 2007 14:31

                          bonjour, super intéressant votre commentaire qui m’amène à ces petites réflexions :
                          - c’est difficile de rester neutre sur un sujet aussi passionnel et face à ce qu’on peut voir parfois, alors on tombe forcément à un moment dans l’excès (mais à la lecture de certains commentaires, je ne suis pas la seule à avoir des oeillères !!) ; j’en ai vu des cités, mais je vous avoue que quand je suis montée dans les étages dans certaines, j’ai eu comme un malaise : à la fois contrairement à ce qu’on raconte dans les medias, c’est propre mais vieillot, usé, totalement obsolète, noir, oppressant, étroit, tristounnet, les ascenceurs qui puent et qui font un bruit inquiétant, les portes d’entrée qui claquent au moindre coup de vent parce qu’elles sont mal ajustée, épaises comme des feuilles de papier, on entend les gens vivre et parler faute d’isolation phonique correcte, ... ; vraiment on se dit qu’on a de la chance de ne pas vivre dans un tel environnement ou bien c’est la dépression assurée ! Alors on essaie de se mettre à la place de gens qui sont là, tranquilles et qui n’ont rien demandé à personne ... dur ! Parce que contrairement à ce que racontent certains internautes, il n’y a pas que des voyous et des vendeurs de drogue ! ça aussi c’est de la caricature. A ceux que ça intéresse vraiment, lisez le bouquin de Claude Dilain, le maire de Clichy ss Bois, c’est un type épatant, il est en permanence sur le terrain à rencontrer la population de sa ville, il nous en faudrait 1000 des types de cette veine au PS !!!
                          - Et puis il faut arrêter sur le chapitre agressions, vols, bagarres, etc. ; il manque plus que le couplet sur les voitures qui brulent !!! ça ne se résume pas à ça la banlieue : ce sont aussi des animateurs de quartier dévoués, engagés, tout le temps à l’écoute (Leïla si tu m’entends ...), c’est le thé à la menthe qu’on t’invite à boire sur un stand un jour de fête des assoc dans un quartier ... ce sont ces femmes africaines qui t’accueillent d’autant plus chaleureusement que tu t’intéresses à leurs coutumes, leurs danses, que tu les regardes tout simplement ... Alors bien sur tout cela n’efface pas les dures réalités de violence quotidienne, dégradations diverses, mais il faut savoir saisir tout signe d’espoir d’un vivre autrement ... Ce n’est pas totalement déprimant !!!
                          - question fierté des quartiers : oui elle existe ; c’est normal de se créer des racines, et on se les crée où on peut, non ? encore un signe que tout n’est pas désespéré, puisque ces jeunes se sentent chez eux dans ces quartiers et les défendent même maladroitement ; ensuite, le commentaire sur les regroupements par origine ; mais vous avez raison : que fait un Français dans un pays étranger ? ... il cherche en premier lieu un compatriote ou des choses qui lui rappellent la France ... alors on ne peut pas reprocher à des personnes qui souvent ont quitté pays, amis, famille dans des conditions difficiles de chercher à se rassurer en s’entourant de gens de leur origine pour se mettre un peu de baume au coeur. La question intelligente serait : mais que faisons nous pour leur montrer que nous sommes accueillants, bienveillants ? ... mais rien, nous sommes sur nos gardes et restons défiants ... donc chacun fait de même ... et les gosses nés dans cette ambiance, imbibés par ce climat, on va s’étonner que certains tournent mal ??? D’accord pas question de tout excuser, quand ils dérapent il faut sanctionner ... mais prévenir plutot que guérir ne serait il pas plus efficace ?
                          - au sujet de l’intégrisme : je reconnais que c’est vraiment un sujet super sensible et difficile à appréhender, certainement intimement lié à la misère sociale, culturelle et économique, mais pas seulement. Ce qui me frappe, c’est que quand j’étais en école primaire, aucune mère, aucune grande soeur n’était voilée et pourtant il arrivait que des mamans algériennes ne parlent pas un mot de français et c’était aux enfants de faire certaines démarches après l’école à cause de celà. Aujourd’hui ce sont leurs filles ou leurs petites filles qui sont nées ici, dans une république laïque, qui se voilent ... pas seulement des immigrées récentes ... c’est un souci, même si certaines disent le faire de leur plein gré ... est ce un phénomène passager qui reculera quand la situation économique et sociale s’améliorera ? En tout cas, moi qui était hyper remontée contre ces voilées, j’avoue que leur contact m’a rendue plus nuancée ; je suis toujours contre toute discrimination sexiste bien sur, mais je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur ce sujet délicat et intime ...

                          Voilà ... juste quelques petits éclairages ... on pourrait parler des heures sur le sujet ....


                        • rafi2600 rafi2600 13 juillet 2007 23:11

                          Je vais essayer de vous répondre du mieux que je peux smiley C’est clair que ce sujet est véritablement intéressant et mérite d’être discuté.

                          Bien sur la vie dans certains endroits est réellement difficile. Après tout dépend des éléments de comparaison que l’on a. En france, le niveau de vie est plutôt élevé et donc en effet, ici bas, être pauvre signifie souvent vivre dans un endroit plus ou moins délabré, « galérer », toucher les minimas sociaux... N’oublions pas qu’il existe des pays où être pauvre signifie mourir de faim et vivre sous trois planches de bois surmontée d’un tôle : -/ Bien sur je ne minimise rien. Sachons juste aprécier et respecter ce que nous avons, même lorsque nous avons peu : -) Je pourrais évoquer également l’école et l’hôpital qui (en théorie) sont gratuits, ouverts à tous en france etc etc..

                          Quand au fait qu’il n’y a pas que des voyous et dealers dans les quartiers j’en suis intimement convaincu et je pense que c’est difficilement contestable. Il faudrait des chiffres exacts, mais bon, la plupart des personnes cherchent simplement à gagner leur croûte et être heureux avec leurs familles et amis sans nécessairement avoir une ambition digne de Tony Montana : -)

                          Effectivement, la banlieue, cela ne se resume pas a ca : agressions racket vols etc etc... Cependant, il faut veiller à ne pas non plus être dans le déni de réalité. A titre personnel je me suis fait agresser et je sais bien que ce n’est pas non plus une légende inventée de toute pièce par TF1. Là aussi, discuter avec les gens permet de se rendre compte de ce qui se passe. Il est vrai que souvent, les reportages télévisés ont tendance à biaiser la réalité et à faire voire une situation d’une manière un peu unilatérale.

                          Pour en finir sur l’importance d’admettre et de comprendre la violence dans les quartiers, je dirait qu’il est d’autant plus important de comprendre et combattre cette violence qu’elle donne véritablement une mauvaise image de la jeunesse et en particulier de la jeunesse « black-blanc-beur » ou « survet-basquettes » ou ce que vous voulez : -)

                          En effet, qui n’a jamais entendu : « ohlala vous savez je ne suis pas raciste, mais quand même, on se fait envahir, la denière fois mon petit fils s’est fais agresser par trois jeunes typés méditerranéens. » ou encore « je ne suis pas raciste, mais la dernière fois dans le metro j’ai vu deux dames qui parlaient en arabe, cela m’a choqué » etc etc..

                          Je ne dit pas que l’assimilation de quelques individus à tout un groupe est une chose positive, mais vraisemblablement, cela existe et explique aussi un certain racisme. Si vous voyez un type habillé en noir avec le crane rasé et l’air décidé, vous vous méfirez certainement et vous direz que c’est peu être un skinhead, alors qu’il n’en sera peut être rien. Le cerveau humain marche par assimilation. De même, lorsque l’on voit (à la télé ou de ses propres yeux), des jeunes en survet-basquettes brûler des voitures et des écoles, on peut ensuite avoir un assimilation. Empêcher la violence permet donc de « redorer le blason » de toute une part de la population, qui est effectivement injustement discriminée. Pour sortir de l’incantation « le racisme, c’est mal », il faut aussi chercher à comprendre les causes du racisme. En france est-on plus raciste qu’ailleurs ? je ne le croît pas.

                          Il est amusant (étrange ?) que cet argument de l’assimilation n’ait que peu d’echo dans la bouche des dirigants politiques (sans doute le politiquement correct, car on semblerait alors encourager cette attitude d’assimilation). Je n’ais entendu que le FN donner cet argument (!) Peut être ait-je loupé certains passages ?

                          « La question intelligente serait : mais que faisons nous pour leur montrer que nous sommes accueillants, bienveillants ? »

                          Alors. Disons qu’il y a certainement des efforts à faire des deux cotés. Il est quelque part légitime aux francais « issus de l’immigration » de vouloir garder leur culture et leurs racines. Il est également légitime que les francais « de souche » aient envie de se sentir « chez eux », et ils ne veulent pas voir leur culture disparaître. Le problème est l’acceptation de la différence, mais aussi l’ouverture à la culture de l’aute, et ce, des deux cotés : -). La peur de l’inconnu intervient certainement. On peut tout de même voir les choses bouger avec le temps. Il ne faut pas s’attendre non plus à ce que la situation, relativement nouvelle soit acceptée en deux semaines. On peut se rassurer en voyant que ce problème n’est pas franco-francais. La plupart des pays sont confrontés a ces questions.

                          « on va s’étonner que certains tournent mal ? ? ? »

                          Attention ! Il ne faut pas légitimer les attitudes violentes des jeunes. Je ne dit pas que vous le faites, mais j’ne profite pour réagir à ce sujet. J’en ai vraiment voulu à la gauche de dire : « mais les pauvres petits chéris, c’est parce que la situation sociale est difficile, ce qu’ils font est normal ». Je vous assure que lorsque vous vous êtes deja fait agressé et battu dans la rue (c’est mon cas), vous voyez qui sont les vrais victimes. La gauche « caviar », non consciente des réalités, et bien pensante dans ses beaux quartiers, ne m’a pas convaincu avec ses théories à ce sujet : -). Il n’est pas normal d’agesser les gens. Il n’est pas normal de ne pas respecter les profs, les flics, les institutions, les adultes. Il n’est pas normal de ne jamais faire d’efforts pour les autres lorsque l’on vit en société. Bien sur, la solution n’est pas le tout répressif. Il faut parfois mettre des barrières, et puis, chacun sait que l’age adolescent est l’occasion de s’essayer à pas mal de « conneries ». L’important est de ne pas être dans l’excès comme souvent ; -)

                          Certes, les conditions peuvent favoriser ou non la délinquance, mais il y a aussi une part énorme de volonté individuelle. Est on près a faire un effort, ou va t’on s’enfermer dans l’egoïsme. Cela demande un certain effort de respecter les autres, et le bien public. Cet effort peut et doit être fait par tous. N’escusons pas ce qui rend notre vie moins sereine. Ne laissons pas passer la violence. Ne changons pas le place des victimes en légitimant la violence gratuite. Ne surinterprétons pas toute revolte comme le fruit d’un situation sociale. C’est aussi amusant de péter les plombs, de faire parfois n’importe quoi. Ne mettons pas systématiquement une révolte légitime derrière chaque acte de délinquance. Il y a aussi de l’inconscience et de l’egoïsme parfois.

                          Pour le port du voile. Je pense que chacun a sa liberté. L’essentiel étant de respecter les autres et les institutions. Ne faisons pas de procès d’intention et surtout, soyons pragmatiques : -)


                        • judel.66 13 juillet 2007 15:09

                          merci ,Ierma ,Merci Bulgroz ,je pense exactement comme vous...Masuyer ,je fais comme Le Chat je vous trouve formidable quand vous parlez de votre metier ;arretez de faire du gauchisme vous valez mieuxque ça ;soyez lucide ;...... dans son analyse , premiere partie de son article ,CZA93 voit correctement la situation mais ensuite il fait de l’angelisme , ne fait pas de dialectique et ne pousse pas son raisonnement jusqu’a ses conséquences logiques ...voudrait il vivre dans le milieu qu’il decrit ??? est on en France dans ce milieu ; cher Masuyer nous voila repartis sur le regroupement familial cette catastrophe de la France que nous devons a la catastrophe la pire de notre nistoire c’est a dire giscard ...en 1975 il voulait casser le marché du travail en faisant venir davantage d’immigrés ;il a détruit la France............


                          • masuyer masuyer 13 juillet 2007 15:51

                            Judel66,

                            disons que mon métier m’a amené à travailler avec des immigrés et à être moi même un travailleur frontalier. Je conseille à tous ceux qui ont un problème avec l’immigration de tenter l’expérience, non pas comme cadre dans un grand groupe mondialisé, mais dans un boulot manuel. Ils recrutent en Espagne pour la cueillette des fruits, c’est une très bonne expérience, allez y et on en reparle après.


                          • cza93 cza93 13 juillet 2007 16:26

                            ben justement, votre ressenti après l’avoir un peu vécu c’est quoi ? ... reste que petite différence : vous saviez dès le départ que la situation était temporaire alors que les gens qui arrivent ici pour fuir la misère, ils n’ont pas de plan pré-établi ... ça change un peu la donne ...


                          • masuyer masuyer 13 juillet 2007 18:05

                            Mais je ne dis pas le contraire.

                            Surtout que le français était de l’immigré de luxe, nettement mieux vu que le youyou (Yougoslave).

                            Ce qui est souvent oublié chez les contempteurs de l’immigration, c’est le tableau que dressent les immigrés de leur pays d’accueil et de leur nouveau statut à leurs familles restées au pays. Revenir, ce serait reconnaitre l’échec, surtout pour ceux dont la famille s’est cotisée pour leur payer le voyage. C’était la même chose du temps de l’immigration intérieure.

                            Vous m’avez mal compris je crois.


                          • enavantoute 13 juillet 2007 15:52

                            @judel

                            Vous avez raison giscard a inventé le regroupement familiale mais vous omettez juste un détail... Avant il n’y en avait pas besoin pour travailler, aller à l’école etc..

                            Quelle idiotie vous racontez d’autant plus, pour simple information, qu’il n’y a pas plus d’étranger en France aujourd’hui qu’au XIXème siecle !!! (en proportion de la population s’entend).

                            C’est vrai que les emigrés ont changé d’origine mais subissent toujours la même ignorance..

                            @ auteur le commentaire éclaire ma compréhension de l’article et le rend plus interressant


                            • masuyer masuyer 13 juillet 2007 16:09

                              Mais c’est parce vous mélangez tout Enavanttoute,

                              les immigrés d’avant c’était comme le reste c’était MIEUX !

                               smiley


                            • C.C. C.C. 13 juillet 2007 16:37

                              Ou peut-être tout simplement beaucoup plus simple à intégrer à cause du socle culturel que nous avions en commun ?


                            • masuyer masuyer 13 juillet 2007 16:43

                              Je sais pas je me sens pas très proche socio-culturellement avec un mineur polonais ou un maçon italien


                            • C.C. C.C. 13 juillet 2007 16:59

                              Ah ? Vous ne voyez pas de différence entre le Mali et l’Italie, vous ? Remarquez, vous n’avez pas tord, je me suis moi même toujours senti beaucoup plus proche d’un Londonien ou d’un Berlinois que d’un corse.


                            • NPM 13 juillet 2007 17:06

                              « Ah ? Vous ne voyez pas de différence entre le Mali et l’Italie, »

                              Voleurs et brailleurs tous les deux..


                            • enavantoute 13 juillet 2007 17:01

                              @massuyer

                              tu as tord souviens toi de tes accointances avec les espagnol pendant la guerre d’Espagne avec les italiens conquise par notre cher chef bonaparte, les anglais pendant la guerre de 100 ans ou des allemands pendant les deux guerres mondiales. Cela crée des liens

                              @ C.C j’avais oublié que c’était mieux avant du genre l’italien rentre dans une échoppe et tout le monde la cervoise à la main « tes enfants sont nos enfants !!! »

                              petit conseil, lis « la terre » de zola même le gars du village d’à coté il est considéré comme n’appartenant pas à la même culture...


                              • C.C. C.C. 13 juillet 2007 17:19

                                Je n’ai pas dit qu’il n’y avait pas de problème avant et je n’ai pas dit qu’il n’y avait pas de racisme ... mais j’ai aussi probablement très mal formulé mon propos.

                                Il me semble simplement que l’intégration des populations qui arrivent actuellement d’Afrique n’est pas vraiment comparable, dans sa problématique, à celle des populations européennes ... et même africaines qui sont arrivées jusque dans les années 70.


                              • masuyer masuyer 13 juillet 2007 17:22

                                Ah oui le bon temps des espagouins, ritals, rosbeefs et autres fridolins. C’était quand même bien AVANT

                                 smiley


                              • enavantoute 13 juillet 2007 17:28

                                D’accord C.C

                                Mais il ne faut pas oublier la donnée fondamentale : tant que des gens s’empiffreront, comme nous, et que d’autres crèveront la dalle, comme eux. Il y aura de l’émigration.

                                Donc même si il y a des problèmes de culture, de code sociaux et compagnie, en tant qu’accueillant nous n’avons pas d’autres choix que d’essayer de le faire le plus respectueusement possible.

                                Désolé de dire ces banalités mais certain semble l’oublié


                                • NPM 13 juillet 2007 17:32

                                  « Mais il ne faut pas oublier la donnée fondamentale : tant que des gens s’empiffreront, comme nous, et que d’autres crèveront la dalle, comme eux. Il y aura de l’émigration. »

                                  Bein non, car il n’y a pas eut d’immigration avant, et la différence de richesse était aussi trés importante.

                                  Non, c’est uniquement le résultat d’une politique VOLONTAIRE, visant à substituer un peuple à un autre, car les ouvriers français refusent le socialisme et doivent être puni et remplacer par des débiles inculte sorti de néandertal.

                                  « Donc même si il y a des problèmes de culture, de code sociaux et compagnie, en tant qu’accueillant nous n’avons pas d’autres choix que d’essayer de le faire le plus respectueusement possible. »

                                  Non, suffit des les menacer de mort, et y viendront plus. Faut pas oublier que si nous nous empiffrons, c’est uniquement grâce à notre travail (qu’ils volent) et que, d’autre part, on en a rien, mais alos rien à faire de ces gens là.


                                • enavantoute 13 juillet 2007 17:58

                                  @NPM

                                  je ne peux que prendre avec humour vos (tentatives de) dénégations.

                                  Je rappelle qu’au 21ème siècle la communisation est un peu plus facile et que la richesse des autres devient visible.

                                  les morts de Ceuta ne les arrêteront pas (vos aieux on bien fait la guerre 14-18 aussi pour rien et pourtant ils y sont allées).

                                  Gràce à vous j’apprends que néandertal tape sur son ordinateur...


                                  • elnino-88 elnino-88 27 septembre 2007 23:06

                                    Site interdit par nos medias, a lire, a voir, a comprendre.

                                    Je demontre que je suis le detenteur d une cle quantique

                                    A CE JOUR PERSONNE NE VIENS EN DEBAT,car tous simplement ce que je dis je le prouve.Les maisons d editions et autres medias ne sont verouilles.Ce site est un temoignage,je ne cherche pas de prix goncourt.( soyez indulgent pour les fautes d orthographes) je cherche un editeur

                                    Faites tourner sur agora vox.

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