18/01/2008

Les deux journalistes français sont sortis de prison

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Thomas Dandois et Pierre Creisson, détenus depuis le 17 décembre pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", ont été libérés après le versement d'une caution de 15.000 euros pour chacun.


Thomas Dandois et Pierre Creisson, détenus depuis le 17 décembre pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", ont été libérés après le versement d'une caution de 15.000 euros pour chacun.

Les deux journalistes français Pierre Creisson et Thomas Dandois, inculpés et incarcérés au Niger pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" depuis près d'un mois, sont sortis vendredi 18 janvier de prison, a indiqué à l'AFP un de leurs avocats."Ca y est, ils sont libres. Ils vont prendre l'avion à 2h00 du matin (1h00 GMT) pour Paris", a indiqué Me Moussa Coulibaly.Une caution, de 10 millions FCFA (15.257 EUR) pour chacun, selon Reporters sans Frontières (RSF), a été versée pour la libération conditionnelle des deux reporters à qui leurs passeports ont été rendus.
En marge de cette mesure d'élargissement, l'instruction se poursuivra contre les journalistes.
Un autre de leurs avocats, le Français William Bourdon, avait déclaré plus tôt dans la journée à l'AFP à Paris qu'il comptait demander un non-lieu.Un peu plus tôt le porte-parole de l'Elysée David Martinon avait salué la libération sous caution des deux reporters d'Arte. L'Elysée satisfaite"Le président se réjouit de cette excellente nouvelle, il salue la décision de la justice nigérienne de libérer sous caution nos deux compatriotes", a déclaré David Martinon lors de son point de presse hebdomadaire.
"Le président a suivi cette affaire de très près, il s'en est entretenu hier par téléphone avec le président (nigérien Mamadou) Tandja pour essayer de faire avancer les choses. Le président Tandja lui avait fait part de son souci que les institutions nigériennes soient respectées, et notamment la justice, cela a été le cas", a-t-il poursuivi.Ordre du juge d'instruction"Nous espérons maintenant que ce retour en France pourra se faire dans les meilleurs délais", a conclu David Martinon.Incarcérés depuis le 21 décembre, Creisson et Dandois, qui travaillaient pour la chaîne de télévision franco-allemande Arte, avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire au Niger.
Mais ils s'étaient aussi rendus dans le nord pour en réaliser un autre sur la rébellion touareg du MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice), dans cette région interdite à la presse depuis août.Un juge d'instruction de Niamey a ordonné la remise en liberté sous caution. Les deux journalistes étaient passibles de la peine de mort. (avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/

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