03/03/2008

Les Psys du monde entier sur Sarkozy ...sequence frisson

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http://www.cyberpresse.ca/article/20080301/CPMONDE/80229299/1014/CPMONDE
Le samedi 01 mars 2008
Des psys auscultent Nicolas Sarkozy
Alexandre Sirois
La Presse
«Casse-toi alors, pauvre con !» L’insulte, lancée par Nicolas Sarkozy samedi dernier à un agriculteur qui refusait de lui serrer la main, a plongé le président français au cœur d’une nouvelle controverse. Rares sont ceux qui, cette fois, ont osé défendre le chef d’État. Il «intimide jusqu’à son entourage», ont même affirmé les médias français. La Presse a interrogé des spécialistes de psychologie politique pour mieux comprendre le phénomène.

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Nicolas Sarkozy serait-il malade ?

Le diagnostic a été posé cette semaine de façon implacable par le directeur adjoint du quotidien espagnol El País, Lluis Bassets. Une sortie qui a fait grand bruit en France.

«La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de François Mitterrand (ancien président), mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable», a écrit le journaliste.

Alors, malade Sarkozy ?








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Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l’Université
catholique de Louvain en Belgique, le président français ne souffre pas d’une maladie mentale, puisqu’il se montre «capable d’assumer ses tâches». Ce qui pourrait plutôt expliquer une partie de ses frasques, c’est qu’il a «une personnalité de type narcissique compensatoire».

«C’est quelqu’un qui est fondamentalement complexé et qui essaie continuellement de prouver au monde entier qu’il est meilleur que les autres», explique le psychologue lors d’une entrevue téléphonique.

«C’est comme s’il devait toujours prouver à la planète entière qu’il est quelqu’un d’exceptionnel, d’intelligent, de courageux, d’intéressant. Le plus grand et le plus fort. Si on doit parler d’une maladie, c’est peut-être ça», indique-t-il.
Soupe au lait

Cet expert belge, auteur du livre Ces fous qui nous gouvernent, a dressé le profil psychologique de Sarkozy un an avant l’élection présidentielle de mai 2007 en France.

Aujourd’hui, il n’est pas stupéfait de voir le chef d’État français s’emporter et débiter des insultes. Au contraire. Il est plutôt surpris de voir que les Français s’en étonnent, neuf mois après son arrivée à l’Élysée.

« En réalité, il est tel qu’il a toujours été. Les personnes qui l’ont fréquenté avant son élection, rencontrées pour notre recherche, disaient que c’était quelqu’un d’excessif, qui insultait facilement les gens », raconte-t-il.

«On a appris qu’il insultait facilement les gens, qu’il était soupe au lait, qu’il avait un côté un peu bagarreur, précise M. de Sutter. C’est probablement un aspect de sa personnalité assez stable. Ce qu’on appelle le tempérament. Qui ne change pas, quelles que soient les circonstances.»

Le narcissisme de Sarkozy n’est pas sans lien avec une enfance trouble, estime le psychologue. «Physiquement, ce n’était pas facile. En classe, il était plus petit que les autres et un peu gros. Il n’a pas eu une enfance heureuse», dit-il. Sans compter que la famille du président était «la pauvre» d’un quartier riche de Paris.

Montée de rage

Aubrey Immelman, qui enseigne à la St. John’s University au Minnesota, a analysé les données de M. de Sutter. Il pense lui aussi que Sarkozy est un leader narcissique. «Plutôt agressif», renchérit-il.

Les leaders de ce type «apparaissent calmes et confiants ou optimistes et gais. Sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée ou que leurs plans sont contrariés. À ces occasions, il y a une brève montée de rage», explique ce
spécialiste de la psychologie politique.

Sur l’échelle qu’il utilise pour dresser le profil psychologique des politiciens, le narcissisme et la dominance se retrouvent tout en haut chez Sarkozy. Le profil du président français est donc «presque exactement le même que celui d’Hillary Clinton».

«Avec une exception majeure : Sarkozy est aussi très extroverti. Comme l’est George W. Bush», déclare M. Immelman, qui termine l’entrevue par une mise en garde.

«Souvenons-nous que seule une partie du comportement peut-être expliquée par la personnalité.»

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