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 par logan
  vendredi 4 juillet 2008  Envoyer l'article
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La dette publique

Vu les enjeux que représente la dette publique dans le débat politique, il est étonnant de voir que ce débat repose principalement sur des idées reçues. S’interesser de plus près à ses mécanismes, permet d’en comprendre en réalité les vrais enjeux.


I) La dette de l’état : sujet central dans les débats politiques

Pour les uns la dette justifie la remise en cause de notre modèle économique et social jugé trop couteux et responsable de la faible croissance de notre économie.

Pour les autres la dette démontre l’irresponsabilité politique des différents gouvernements et l’innefficacité de leurs mesures économiques.

François Bayrou va plus loin en dénonçant les promesses couteuses de ses adversaires et justifie l’idée d’un programme peu couteux et équilibré.

Il est étonnant de voir un sujet aussi central que celui de la dette être en réalité un sujet aussi délaissé et méconnu. Car en effet, chacun étant convaincu de la source de cette dette, aucun ne se pose réellement de questions, tout le monde s’appuie donc sur des certitudes qui en réalité ne sont que des idées reçues. La preuve en est que peu de monde serait bien capable de nous prouver leurs certitudes, de nous expliquer la nature, le montant ou l’évolution de cette dette.

Et malheureusement, comme souvent en politique, les mensonges ou les erreurs sont entretenues par l’ignorance des gens et leur non désir de savoir.

II) Bilan de la situation

Quelle est la nature de la dette ?

La dette était en 2007 de l’ordre de 1209 milliards d’euros. principalement constituée de titres tels que des bons du trésor ( estimation à hauteur de 1000 milliards d’euros) le reste étant constitué de crédits divers.

Ce sont les chiffres de l’Insee consultables ici ( 3.342 ).

Remarquons que cette dette était en 1978 de l’ordre de 72 milliards d’euros ... En 30 ans, nous avons vu la dette augmenter de 1137 milliards d’euros ...

Chaque année, nous payons ce qu’on appelle le service / la charge de la dette, c’est à dire les intérêts de cette dette.

De quelle nature sont ces intérêts ?

Dans le cas de crédits, ce sont les intérêts que chacun connait. Pas besoin d’explications. Dans le cas de titres, comme un bon du trésor, il s’agit d’un moyen assuré de faire fructifier son argent, vous achetez ce titre sachant qu’après un certain délai à court ou long terme celui-ci vous rapportera de l’argent. C’est de la rente.

Qui détient ces titres ? Il y a très peu de données là-dessus, néanmoins il semblerait que la majeure partie de ces titres appartient à des acteurs économiques étrangers ( à hauteur de 60% ), le reste étant détenu par des assurances, des organismes de crédit ou des organismes financiers.

Informations tirées de ce graphique et ne traite seulement que de ce qu’ils appellent la dette négotiable :
http://www.aft.gouv.fr/article_960.html ?id_article=960

On sait par exemple qu’aux états-unis la majeure partie de leur dette est financée par des acteurs économiques provenant de pays comme le japon ou la chine.

En 2007, la charge de la dette (les intérêts ) était de 39,2 milliards d’euros.

La charge de la dette cumulée depuis 1990 est de 591 milliards d’euros.

Les chiffres peuvent être consultés ici, je n’ai que ceux à partir de 1990.

Cette charge de la dette plombe complètement le budget de l’état, vu qu’aujourd’hui il s’agit du deuxième budget derrière l’éducation et devant le budget militaire.

C’est la quasi totalité de l’impôt sur le revenu qui est utilisé pour payer ces intérêts de la dette. Et nous sommes dans une situation terrible d’effet de boule de neige où cette charge grève le budget de l’état qui finalement est en déficit, déficit qui alourdit alors encore plus la dette, cette dette augmente alors mécaniquement chaque année.

III) Comment résoudre la situation ?

Je vais vous choquer et bousculer toutes les idées reçues en affirmant que la principale raison à l’augmentation de cette dette n’est ni l’irresponsabilité ou l’incompétence des gouvernements, ni notre modèle économique et sociale, même si relativement et dans une certaine mesure elles y participent.

En effet il est difficile de croire que subitement les gouvernements sont devenus plus irresponsables et plus incompétents que leurs prédecesseurs même si c’est toujours possible. La cause de l’explosion de la dette est à trouver ailleurs.

Quand à la critique de notre modèle économique et sociale, elle s’inscrit dans l’idée que celui-ci serait inadapté face au grand bouleversement que constitue la mondialisation, cela expliquerait l’échec et l’impuissance des gouvernements successifs à résoudre la situation et l’explosion subite de la dette. Ca se tient, sauf qu’évidemment si la récente mondialisation et l’explosion de la dette semblent effectivement correspondre temporellement, il convient de justifier en détail par quel mécanisme ils sont liés, et il est totalement dogmatique d’accuser l’inadaptation de notre modèle économique et social sans le justifier.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps :) En réalité la cause de cette explosion de la dette est monétaire, et effectivement cette cause est liée à la mondialisation.

La solution à cette situation existe, elle est donc monétaire et elle relève de choix politiques. Par contre je ne le cache pas cette solution est difficile à mettre en oeuvre, tout simplement parceque tout a été vérouillé aujourd’hui au niveau européen, et donc que c’est au niveau européen qu’il est seulement possible d’agir.

IV) Quelques notions concernant la monnaie

Tout ce qui touche le domaine monétaire est très peu connu par les citoyens, car peu de monde s’y interesse, ils jugent ce domaine trop technique et le laissent en toute confiance à des spécialistes.
C’est une grave erreur. Si effectivement c’est un domaine qui peut s’avérer très technique, une large partie de ce domaine reste assez facilement compréhensible et mériterait d’être connu et donc enseigné à tous, comme on va le voir.

D’abord petit tour d’horizon pour dissiper quelques idées reçues.

Aujourd’hui la monnaie est principalement immatèrielle, ce sont des chiffres sur un chèque, ou des opérations sur un compte en banque ou par une carte de crédit, la monnaie sous forme de billets ou de pièces est dérisoire face à la monnaie immatèrielle. Donc quand on parle de création monétaire, on ne fait pas référence à l’impression de billets de banques ou à la frappe de la monnaie métallique, on fait référence à une augmentation de la masse monétaire, c’est à dire de la quantité de monnaie ( tout type de monnaie confondu ) en circulation.

Aujourd’hui le pouvoir de création monétaire est détenue principalement par les banques commerciales privées, par le mécanisme des crédits, ou par les banques centrales ( pouvoir qu’elles n’utilisent que très rarement en cas de crise financière ), l’état n’a plus le droit de créer de la monnaie en France depuis 1973 ( et c’est pour cette raison nous le verrons que l’état s’endette ). Par contre c’est toujours l’état qui s’occupe d’imprimer les billets de banque et de frapper les pièces de monnaie par l’intermédiaire de la banque de France.

Aujourd’hui la valeur de la monnaie ne dépend plus des stocks d’or que nous possédons, mais elle dépend de la confiance que les marchés lui accordent par rapport aux autres monnaies ( spéculation ) et de la quantité de cette monnaie en circulation par rapport aux richesses réelles qu’elle est censée représenter. C’est à dire pour l’euro, à la quantité d’euro en circulation par rapport aux richesses additionnées des différents pays européens de la zone euro. L’étalon or n’est plus en vigueur depuis l’après-guerre, depuis les accords de Bretton Woods, vu que la majeure partie de l’or est aujourd’hui détenu par les Etats-Unis.

Il faut savoir que à richesses constantes, si la quantité de monnaie en circulation est augmentée, c’est à dire si la masse monétaire augmente, alors la valeur de la monnaie diminue.
Inversement, si la masse monétaire diminue, la valeur de la monnaie augmente.

Et pour contrôler la création monétaire, le système utilisé aujourd’hui en Europe est celui d’une banque centrale possédant ce qu’on appelle des taux directeurs sur lesquels elle peut jouer pour rendre le coût du crédit que peuvent accorder les banques commerciales privées plus cher ou moins cher.
En augmentant ses taux directeurs, la banque centrale rend les crédits plus chers, ainsi les banques commerciales contracteront moins de crédits et donc la quantité de monnaie créée diminuera.
Inversement en abaissant ses taux directeurs, la banque centrale rend les crédits moins chers, les banques commerciales contracteront plus de crédits et donc la quantité de monnaie créée augmentera.

Car contrairement aux idées reçues les banques n’ont plus besoin de posséder l’argent qu’elles prêtent. Elles ne font que le créer ex-nihilo ( à partir de rien ) par un simple jeu d’écriture. Admettons qu’elles prêtent 1000 euros, elles ne font qu’inscrire dans le compte du bénéficiaire du crédit ces 1000 euros, et dans le compte de la banque elles notent que cette personne doit leur rembourser ces 1000 euros + des intérêts.
Donc quand l’argent est remboursé, c’est comme si la monnaie correspondante avait été détruite.

Il faut savoir néanmoins que les banques ne peuvent pas prêter à l’infinie, elles doivent posséder une certaine quantité de monnaie réelle ( billets de banque / pièces ) pour faire face aux retraits d’argent, et c’est cette quantité de monnaie qui définie en proportion la quantité de monnaie qu’elles peuvent prêter. Cette monnaie est appelée aussi monnaie "banque centrale", car elles doivent demander cette monnaie à la banque centrale qui peut le leur refuser ( ce qui n’arrive jamais en fait ).

V) 1973 : Réforme de la banque de France

En 1973 a eu lieu une réforme très importante de la banque de France, et évidemment, le domaine monétaire étant technique et réservé à des spécialistes cette réforme est passée innaperçue, et n’a pratiquement pas fait débat au niveau politique (c’est grave d’ailleurs c’est une preuve soit de leur incompétence soit de leur malhonneteté).

Cette réforme se justifiait par ses défenseurs afin de lutter contre l’inflation, tous ces spécialistes étant épris subitement d’une nouvelle passion, celle des théories monétaristes et néo-libérales de Milton Friedman qui préconisaient entre autre pour lutter contre l’inflation la liberté bancaire, l’indépendance de la banque centrale et de retirer le pouvoir de création monétaire à l’état.

Et c’est une version transformée à la sauce européenne de ces théories par certains théoriciens du FMI, dans le cadre de la construction européenne et du marché commun, qu’ils l’ont peu à peu mis en place.

Dans cette réforme, en 1973, ce qui nous interesse particulièrement mais qui peut paraître aux premiers abords anodin, est l’interdiction pour la banque de France de prêter de l’argent à l’état ou tout organisme publique.

Milton Friedman expliquait que laisser le pouvoir de création monétaire à l’état, c’était s’exposer à ce que les gouvernements usent de la création monétaire à des fins électorales et génèrent ainsi de l’inflation.

Malheureusement cette interdiction est la cause de l’explosion de notre dette publique.

En effet, c’est très simple à comprendre, avant 1973, lorsque l’état avait recours à des emprunts pour financer ses politiques publiques, celui-ci empruntait à la banque de France, et il ne payait pas d’intérêts. ( En réalité il procédait de 2 manières différentes, soit effectivement il contractait auprès de la banque de France des emprunts à taux zero soit il payait des intérêts à la banque de France, mais comme l’état était seul actionnaire de la banque de France depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il récupérait ces intérêts sous forme d’impots sur les bénéfices ou via des dividendes. )

Pourquoi l’état ne payait pas d’intérêts ? Tout simplement parceque parcequ’emprunter à la banque de France c’est pour l’état comme s’emprunter à lui-même, il utilisait son pouvoir de création monétaire.

Par exemple :
Si l’état voulait emprunter 100 millions d’euros pour financer un vaste programme de construction de logements, ou débloquer cet argent pour financer la reconstruction d’une région dévastée par une catastrophe naturelle, la banque de France inscrivait dans ses comptes que l’état devait rembourser ces 100 millions d’euros en x années, et créditait les comptes du trésor public de ces 100 millions d’euros, exactement comme font les banques privées aujourd’hui quand elles font un crédit.
L’état ensuite petit à petit remboursait avec les recettes de ses impots. Grâce à l’outil de la création monétaire, pas d’intérêts à payer pour l’état !

Après 1973, l’état ne pouvait plus emprunter à sa banque centrale. Pour financer ses politiques publiques, l’état dois désormais emprunter comme on l’a vu plus haut à des acteurs économiques privés ( banques / assurances / organismes financiers / rentiers ) et a du depuis payer des intérêts.

Les conséquences de ce bouleversement sont évidentes, depuis cette date les intérêts à payer se sont accumulés, jusqu’au moment où le budget de l’état est entré en déficit, ce déficit comme on l’a vu alimentant la dette et perpétuant ainsi un mécanisme vicieux qui a fait exploser la dette jusqu’à 1200 milliards d’euros en 30 ans.

Sans cette interdiction, l’état n’aurait eu absolument aucun intérêt à payer, l’argent qui a été dépensé depuis pour payer les intérêts aurait pu servir à rembourser la dette elle-même, aujourd’hui nous n’aurions que très peu voir aucune dette, et plus important encore nous n’aurions pas 40 milliards d’euros en moins chaque année dans le budget de l’état, 40 milliards qui au lieu d’enrichir banques / assurance / organismes financiers et rentiers, pourraient servir à autre chose de plus util pour l’intérêt général ...
Et étrangement les pbs de financement des retraites ou de la sécurité sociale seraient forts relatifs ...

VI) Une politique vérouillée au niveau européen

Cette interdiction a donné lieu à une loi en 1993, afin de mettre la législation francaise en conformité avec le traité de Maastricht. Et là encore c’est passé innaperçu et n’a donné lieu à aucun débat.

L’article de loi est le suivant :
"Art. 3. - Il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite. Des conventions établies entre l’Etat et la Banque de France précisent, le cas échéant, les conditions de remboursement des avances consenties jusqu’à la date d’entrée en vigueur de la présente loi au Trésor public par la Banque de France."

Et cette interdiction a été portée au niveau Européen grâce au Traité de Maastricht, article 104 :
"21.1. Conformément à l’article 104 du traité, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite."

Et cette interdiction a été reprise dans tous les autres traités et est actuellement l’article 101 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ( 2ème partie du Traité de Lisbonne ).

Je pense que ce vérouillage est suffisant pour prouver l’importance de cette interdiction pour ceux qui l’ont établie.

VII) Une politique contestable

Si effectivement l’inflation ( dumoins l’inflation provenant de la monnaie ) aujourd’hui est relativement maitrisée, avec du recul, et à la lumière de ces explications, on peut se demander à quel prix ...

On l’a vu plus haut, avec ses taux directeurs la banque centrale peut freiner ou diminuer les crédits accordés par les banques privées, et ainsi maitriser la stabilité de la valeur de la monnaie. Hors à quoi servent les crédits ? Ils servent à investir si ces crédits sont contractés par des entreprises, ou à consommer si ces crédits sont contractés par des particuliers ... Freiner les crédits c’est tout simplement freiner l’activité économique, c’est à dire la croissance ... Et si évidemment ce n’est pas la seule cause de la faible croissance économique que nous connaissons dans la zone Euro, il est évident que les choix de la banque centrale de maintenir un euro fort et donc pour cela de freiner les crédits y participe grandement ...
Pour comparer, la banque centrale des Etats Unis, la FED, à l’inverse de la BCE, pour relancer son économie a abaissé ses taux directeurs ...

Avant 1973, certes l’inflation n’était pas maitrisée comme elle l’est aujourd’hui, mais cette inflation était combattue avec des augmentations de salaires pour conserver le pouvoir d’achat des Francais ...

Aujourd’hui l’inflation est maitrisée, mais augmente quand même, les salaires sont gelés, résultat le pouvoir d’achat des Francais diminue. Jean Claude Trichet, directeur de la Banque Centrale Européenne, a demandé récemment à tous les gouvernements à ne pas céder aux volontés d’augmentation des salaires.
La croissance est faible, et la politique monétaire n’aide en rien à changer cet état de fait alors qu’elle en a le pouvoir en favorisant le crédit et donc la consommation et l’investissement.
La dette explose, réduisant les marges de manoeuvre des gouvernements, les obligeant à recourir à des réductions des dépenses publiques, et réduisant les interventions de l’état.

VIII) La solution

Si nous voulons résoudre définitivement le problème de la dette de l’état, il faut lui redonner le pouvoir de création monétaire et le retirer aux banques privées.

Bien entendu ce pouvoir comme n’importe quel pouvoir, car il serait possible d’en abuser, il faut le limiter. Par exemple, on pourrait limiter ce type de recours à l’emprunt pour des politiques qui amènent des créations de richesses ou pour se permettre d’agir avec les moyens adaptés lors de catastrophes.

Et c’est là où cela se complique vu que tout est vérouillé au niveau européen.
Il faut renégocier le retrait de cette interdiction des différents traités, ce qui me semble difficile à obtenir.
L’idéal serait d’obtenir une réforme complète du statut de la BCE et une inflexion de la politique monétaire européenne, ce qui est tout aussi difficile à obtenir, mais qui est une idée qui commence à faire son petit bonhomme de chemin.

Car il faut bien le comprendre, ici on s’attaque à un des piliers de la mondialisation financière néo-libérale.

On ne voit ici qu’un aspect de cette politique monétaire et de ce domaine financier, mais en réalité c’est une réforme plus globale et plus profonde qu’il faudrait mettre en place, c’est tout le système financier qui est à réformer, et on le voit les multiples crises financières de ces dernières années rendent urgentes une telle réforme ...

 par logan
  vendredi 4 juillet 2008  Envoyer l'article
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> La dette publique
par ronchonaire (IP:xxx.x47.128.225) le 4 juillet 2008 à  16H40
Explication alternative: 1973 a aussi marqué la fin des fameuses "30 glorieuses" et le début des "30 piteuses", mettant au grand jour l’insoutenabilité du "modèle social français" qui consiste à raser gratis sans se préoccuper du lendemain. Au lieu de l’admettre et d’essayer d’adapter progressivement le modèle social de manière à pouvoir le sauver, nos politiciens ont préféré continuer à entretenir le modèle tel quel, à faire vivre les français au-dessus de leurs moyens et ont donc endetté le pays sans compter. Bilan des courses: aujourd’hui, nous nous retrouvons sans le beurre (le modèle social est en déliquescence), ni l’argent du beurre (plus la moindre marge de manoeuvre budgétaire), le cul de la crémière (la croissance économique) n’étant plus qu’un lointain souvenir.

Imaginons maintenant que la politique monétaire ait toujours été entre les mains des politiciens au cours de ces 30 piteuses, comme vous le préconisez. Les politiciens n’auraient probablement pas pour autant mené les réformes nécessaires à temps (car trop impopulaires) ; notre système social serait donc sans doute dans le même état lamentable qu’il ne l’est aujourd’hui. En revanche, au lieu de ne plus avoir de marge de manoeuvre budgétaire, nous aurions une monnaie qui vaudrait à peu près autant que le papier sur lequel on l’imprime (autrement dit, rien). Et encore, rien ne dit que nos politiciens n’auraient quand même pas réussi à marier harmonieusement creusement des déficits et fuite en avant monétaire ; ils nous ont montré depuis 30 ans qu’ils sont largement capables de se surpasser dès qu’il s’agit de trouver la plus grosse connerie à faire en matière de politique économique.

Tout ça pour dire que cette loi de 1973 n’est pas à l’origine de l’endettement de l’Etat français, pas plus que la mondialisation ou la mort de Dalida. L’endettement de l’Etat est dû avant tout au fait que nos dirigeants n’ont pas réalisé que le monde avait changé depuis 1973 et qu’ils ont beaucoup trop tardé à mener les réformes nécessaires pour adapter notre pays à la nouvelle donne, réformes qui auraient d’ailleurs pu se faire en douceur si elles avaient été menées à temps.

Aujourd’hui, il est trop tard ; Sarkozy et ses copains peuvent bien brasser tout le vent qu’ils veulent, détricoter les 35h pour s’en faire des chandails ou payer les heures supp 100 fois plus, cela ne sert à rien. Le pays est bloqué par son conservatisme généralisé: quand on en arrive à descendre dans la rue pour protester contre les changements de plaques minéralogiques (au nom du respect de la "tradition", tradition qui date des années 60 faut-il le rappeler), il ne faut pas s’étonner de voir son pays stagner et glisser tout doucement dans le "ventre mou" des classements mondiaux. Le fait de rendre la politique monétaire aux politiciens et d’avoir une monnaie de singe (et encore, c’est faire injure aux singes) n’y changera rien.

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Réponse de l'auteur de cet article
> La dette publique
par logan (IP:xxx.x1.118.238) le 5 juillet 2008 à 17H54
Dire que "c’est AINSI et pas AUTREMENT" n’est pas un argument ...

Vous pouvez y mettre toute la détermination et la force de conviction que vous voulez, cela reste une affirmation péremptoire et pas un argument ...

Si vous pensez que ce que je dis est faux, vous devriez peut être en apporter la preuve.

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> La dette publique
par ronchonaire (IP:xxx.x96.149.114) le 5 juillet 2008 à 19H46
J’ai parlé d’explication "alternative" et j’ai bien pris soin d’employer le conditionnel dans mon paragraphe sur ce qui aurait pu se passer. M’accuser d’affirmer que "c’est comme ça et pas autrement" est quand même fort de café ! Je peux d’ailleurs vous renvoyer la politesse: si c’est tout ce que vous avez à m’opposer comme argument, nous n’allons pas aller bien loin dans la discussion.

Ceci dit, si vous trouvez des exemples de pays où la politique monétaire est restée entre les mains des politiciens et où ceux-ci n’ont pas, à un moment ou à un autre, fait n’importe quoi avec la planche à billets, je suis preneur.

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Réponse de l'auteur de cet article
> La dette publique
par logan (IP:xxx.x1.118.238) le 5 juillet 2008 à 21H07
Je crois que mon article est remplit de nombreux arguments

Comme j’ai dis à vous de démontrer qu’ils sont faux

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Réponse de l'auteur de cet article
> La dette publique
par logan (IP:xxx.x1.118.238) le 5 juillet 2008 à 21H38
La critique des néos libéraux vis à vis des gouvernements qui utilisent le pouvoir de création monétaire de manière parfois irresponsable est justifiée. Mais elle ne justifie en rien le système qui a été mis en place ...

Elle ne justifie pas que ce pouvoir ait été donné à des banquiers, les nombreuses crises financières prouvant qu’ils peuvent être eux aussi irresponsables ...
Elle ne justifie pas qu’on interdise totalement à l’état d’y avoir recours, alors que la conséquence est assez critiques ... Un endettement massif ...

Les abus d’un pouvoir proviennent systématiquement du fait que ce pouvoir n’est pas assez limité, si on fixe comme limites le recours à ce pouvoir uniquement pour financer des dépenses d’investissement, les risques d’inflation et d’abus seront par conséquent éliminés ...

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> La dette publique
par JPC45 (IP:xxx.x35.8.126) le 6 juillet 2008 à 10H54
Logan: l’état c’est 10 milliards d’investissements donc on il ne va pas allez loin avec ça. Vous refusez de voir que l’état investit très peu (il a délégué aux collectivités locales qui sont peu endetté comme quoi on peut investir sans être trop endetté et sans trop accabler les banquiers)

Vous êtes le sul à parler d’idéologie ici et vous ne voyez pas la réalité

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Réponse de l'auteur de cet article
> La dette publique
par logan (IP:xxx.x8.198.138) le 7 juillet 2008 à 01H34
Vous ètes ridicule JPC45 avec ça ...

On vous a déjà dit que nous parlions de l’état et de l’ensemble des administrations publiques et le montant total des investissements est de 62 milliards d’euros ...

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> La dette publique
par JPC45 (IP:xxx.x3.185.107) le 7 juillet 2008 à 11H37
Je suis ridicule ? mais l’état c’est l’état et les collectivités locales sont les collectivités locales: chacun fait en fonction de son budget.
Donc pour l’état ce n’est que 10 milliards d’investissment point à la ligne. Les collectivités locales s’endettent que pour investir (elles n’ont pas le choix) donc votre solution de s’endetter que pour investir s’applique déja aux collectivités locales donc votre solution ne changera rien au collectivité locales à part ne plus payer d’interet mais pour l’état il restera avec 10 milliards d’investissement et 40 milliards de déficit.

ça ma parait simple à comprendre que pour l’état cela ne changera pas grand chose mais c’est sur qu’accpeter ce fait met à mal votre théorie, donc autant l’ignorer ou faire passer ceux qui vous le font remarquer pour ridicule.

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Réponse de l'auteur de cet article
> La dette publique
par logan (IP:xxx.x8.198.138) le 8 juillet 2008 à 04H23
"Je suis ridicule ? mais l’état c’est l’état et les collectivités locales sont les collectivités locales: chacun fait en fonction de son budget. "

Mais qu’est ce que c’est que ce charabia ?

Je ne crois pas qu’il soit spécifié quoi que ce soit dans notre constitution qui nous interdise de modifier ce que nous voulons dans l’organisation qui lie les collectivités territoriales, l’état, les administrations publiques en général et leurs différents budgets ...

Alors qu’est ce qui nous empècherait de faire les réformes budgétaires et structurelles nécessaire pour permettre aux différentes administrations publiques d’utiliser le nouveau système d’emprunt pour leurs investissements ? ? ?

Voilà pourquoi ce que vous racontez est stupide ...

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> La dette publique
par JPC45 (IP:xxx.x3.185.107) le 8 juillet 2008 à 08H57
stupide, ridicule et ensuite ?

Le budget d’une mairie, ce n’est pas le budget de l’état, c’est comme ça ! et si vous souhaitez crée un super état qui gére les villes, les départements, les régions, etc me semble pas la meilleure idée et je pense que personne en veut

Donc chaque entité aura son propre budget et sa propre autonomie. L’état devra se débrouiller avec ses ressources et ses dettes.

Votre idée de pouvoir emprunter à taux zéro aidera les collectivités locales qui sont les structures qui investissent le plus en France (la majorité des 62 milliards) mais leur endettement est faible.

L’essentiel de la dette est pour l’état (1000 milliards) et qui investit le moins (10 milliards) donc pour cette acteur votre solution ne changera rien ou pas grand chose car son problème est l’efficacité de gestion

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> La dette publique
par Vincent Perrier-Trudov (IP:xxx.x06.120.8) le 4 juillet 2008 à  17H00
Bonjour,

Ce qui est étonnant - ou alors est-ce voulu - c’est que vous passez complètement à côté d’un élément majeur dans votre analyse.

La dette est la somme des montants empruntés chaque année pour couvrir les déficits publics successifs, qui sont ininterrompus depuis 30 ans.

L’Etat, contrairement aux particuliers ou aux entreprises n’a pas pu ou n’a pas voulu "réduire la voilure" lorsque les recettes sont devenues plus faibles que les dépenses.

L’Etat, depuis 30 ans, s’est refusé à adapter les dépenses au niveau des recettes qu’il encaissait. D’où les déficits sucessifs, et la dette qui s’est accumulée.

Cela est d’autant plus grave que ces dépenses maintenues l’ont été sur des dépenses de fonctionnement (frais de personnels pour contenir artificellement la progression du chômage), et de soutien à la consommation - au lieu de le faire dans l’investissement matériel et immatériel (recherche).

Le fait que l’Etat se doive de payer des intérêts sur la dette qu’il contracte n’est en rien la source de la dette elle-même. C’est un facteur du rechérissement de celle-ci.

La création de la monnaie sans intérêt par les Etats eux-mêmes ne peut pas empêcher l’inflation. L’exemple de l’Allemagne des années 1930 en est un formidable exemple. En créant lui-même sa monnaie sans restriction, le Gouvernement sera de toutes façons tenté d’émettre du papier plutôt que de prendre des mesures structurelles courageuses.

Même avec une dette énorme, avec une charge des intérêts colossale, on a du mal à prendre les décisions de modernisation du fonctionnement de l’Etat. Les rapports s’entassent depuis des années, on les enterre aussi sec. Et lorsqu’on se décide enfin à les mettre en oeuvre dans le cadre de la RGPP, on entend "ammoncellement de mesurettes", "casser le service public", etc. La plupart du temps provenant de personnes n’ayant pas cherché à comprendre ce qu’il y avait dedans.

Le fait de dire que le problème de la dette est de la faute des banques privées, des taux d’intérêt et de l’Union Européenne n’est qu’une manifestation supplémentaire du besoin irrépressible de certains de garder la tête dans le sable.

http://vincentperriertrudov.wo...

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> La dette publique
par Greffière (IP:xxx.x24.228.171) le 5 juillet 2008 à 00H55
D’une part l’état est par définition endetté puisqu’il dépense de l’argent pour des dépenses sociales, des investissements importants, des financements d’activités sur le long terme (recherche fondamentale par exemple). Le rôle de l’état n’est pas de faire des bénéfices mais de redistribuer l’argent entre les différents individus qui le composent et d’investir dans des infrastructures à long terme servant à la société dans son ensemble. C’est par ces dépenses et ces investissements qu’il crée les conditions permettant aux individus ou aux entreprises qui le composent de créer des richesses. D’autre part, l’état depuis des années se prive de ses revenus (baisse des impôts, niches fiscales en tout genre, non-impositions de différents revenus type stock-options, etc.). Par conséquent l’état est de plus en plus "endetté", redistribue de moins en moins, crée de moins en moins d’infrastructures, finance de moins en moins d’activités susceptibles de créer des richesses.
On peut effectivement se poser la question de savoir si c’est voulu. La réponse n’est pas forcément négative.

(Pour de plus amples explications et une manière différente de voir les choses, je vous conseille le site "Des sous et des hommes" dsedh.free.fr excellente émission de Pascale Fourier sur Radio Aligre)

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> La dette publique
par JPC45 (IP:xxx.x35.8.126) le 5 juillet 2008 à 07H10
D’une part les dépenses d’investissement de l’état sont faibles donc l’essntiel des dépenses de l’état sont des dépenses de fonctionnement.
D’autres part, je suis loin d’etre persuadé que la part des prelevements en proportion du PIB est en diminution.
De plus personne n’ a parlé de faire des bénéfices mais d’avoir un budget équilibré

Enfin, pour votre information les stocks options sont fiscalisés.

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> La dette publique
par JPC45 (IP:xxx.x35.8.126) le 5 juillet 2008 à 07H22
en cherchant, voici l’évolution de la part des prelevements obligatoires en France http://www.educnet.education.f...

Il me semble que l’Allemagne a 8 points de moins que la France et est autant endetté que la France (en pourcentage du PIB). Cela fait 150 milliards d’Euros !

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Réponse de l'auteur de cet article
> La dette publique
par logan (IP:xxx.x1.118.238) le 5 juillet 2008 à 17H17
Par cet article j’essaie justement de faire porter la reflexion au delà de la simple question de la gestion des gouvernements ...

Mais comme on le voit beaucoup tiennent vraiment à y rester enfermer dans cette question ...

Il est vrai que si les gouvernements avaient politiquement agit en faveur d’une réduction de la dette, nous n’aurions pas de dette aujourd’hui, mais il faut comprendre que réduire les dépenses, ne pas en faire de nouvelles etc ... réduire la taille de l’état ... ce n’est pas neutre politiquement ... C’est justement dans ce but à mon avis qu’à été mis en place ce système ...

J’affirme que malgré la mauvaise gestion des gouvernements, si ce système n’avait pas été mis en place nous n’aurions pas aujourd’hui d’endettement ...

Et je pense qu’essayer de comprendre de manière plus globale les enjeux qui sont derrière cette dette, permet de penser à des solutions alternatives pour la réduire cette dette.


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> La dette publique
par finael (IP:xxx.x4.39.72) le 4 juillet 2008 à  17H48
Il est clair qu’on ne peut évoquer la dette publique française en ces termes sans se faire reprendre par les "grands qui savent" néo-libéraux.

Petit détail:

"Depuis 25 ans, la gauche a gouverné près de 15 ans et la droite 10 ans. La dette a augmenté de 16 points sous la gauche (soit +1,1 point par an) ; et de 28 points sous la droite (soit + 2,8 points par an). Le constat est sans appel: depuis 25 ans, la detteaugmente deux fois et demi plus vite chaque année quand la droite gouverne que lorsque c’est la gauche.

Seul le gouvernement de Lionel Jospin a réussi à faire baisser la dette. Les gouvernements JP. Raffarin et D. de Villepin sont les seuls qui se sont mis en dehors des critères de Maastricht sur la dette. La plus rapidehausse de la dette, notre pays l’a connue avec Nicolas Sarkozy comme ministre délégué au Budget, la dette passant de 41%, en mars 1993 à près de 51% en mai 1995, soit +5 points par an !

Non seulement les 35H n’ont augmenté ni la dette ni même les déficits, mais elles ont contribué à les réduire. Les 35H ont certes donné lieu à 5,5 milliards d’euros par an d’exonérations de cotisations patronales, mais celles-ci ont été plus que compensées par des économies sur l’indemnisation du chômage,des rentrées de cotisations supplémentaires à la sécurité sociale et d’impôts et taxes dans les caisses de l’Etat (impôts sur le revenu notamment et TVA).

SOURCE: comptes de la nation (INSEE, www.insee.fr/fr/home/home_page.asp, Comptes nationaux annuels, fichier dette

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> La dette publique
par Vincent Perrier-Trudov (IP:xxx.x2.70.13) le 5 juillet 2008 à 13H39
Droite et gauche sont unis dans la gabegie des dépenses publiques. Mais ce que vous dites est faux: Jospin n’a pas fait baisser la dette publique en France.

Sous le gouvernement Jospin, la dette publique a augmenté moins vite que le PIB, ce qui fait que le % de la dette par rapport au PIB a baissé. Et ce n’est pas du tout la même chose.

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> La dette publique
par Vincent Perrier-Trudov (IP:xxx.x2.70.13) le 5 juillet 2008 à 13H49
Imputer le montant de la dette aux taux d’intérêt et aux mécanismes de la création monétaire est une diversion. La vérité est que cette dette est entièrement issue de dépenses mal ciblées et sous-financées, en raison d’une tendance particulièrement forte de la classe politique pour la démagogie.

Avant de partir dans vos pseudos-théories, commencez par regarder l’Allemagne des années 1930. Ceux qui ont le plus souffert de l’inflation et d’une création monétaire complètement débridée, ce sont les plus pauvres et les plus fragiles.

En propageant de telles idées, vous donnez de faux espoirs en incitant les gens à tendre vers des solutions dangereuses. C’est irresponsable.

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> La dette publique
par logan (IP:xxx.x1.118.238) le 5 juillet 2008 à 17H25
S’il y a une diversion je pense que c’est forcément la version la plus réductrice, et pas la version qui oblige à réfléchir de manière plus globale ...

Quelle est la version la plus réductrice ? Celle où il ne faut absolument pas s’interesser au pourquoi du comment de cette dette et des mécanismes qui sont derrière son apparition, car il sera tjrs vrai en effet que les gouvernements auraient peut être pu réduire les dépenses de l’état et mieux investir l’argent de l’état ... Où celle qui réfléchit de manière globale sur l’ensemble des enjeux qui sont derrière la dette publique ?

La version réductrice c’est la vôtre, je le crainds, la diversion c’est vous qui la faites, pourquoi vouloir faire un tabou d’un débat sur les origines de la dette ?

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> La dette publique
par Walid Haïdar (IP:xxx.x8.135.51) le 4 juillet 2008 à  18H19
Merci pour cet article qui a avant tout le mérite de poser le débat (même si je ne suis pas d’accord avec la thèse de l’auteur).

En effet, comme dit plus haut, il y a une question d’efficacité de la dépense publique. Que l’action de l’état soit de l’ordre marchant ou non, comme toute action il s’agit d’être efficace dans son exécution et tâcher de concevoir des actions utiles pour les citoyens de l’état en question. La magie n’existe pas, même pour l’état. Ce n’est pas parceque c’est l’état qu’il a le droit de faire n’importe quoi ou d’être laxiste ou de ne pas s’acharner contre ses défauts.

Sous quelle tension le politique sera incité à s’imposer un dépense juste et proportionnée ?

L’état ne peut tout seul s’imposer la bon tempo qu’en étant dirigé par de bons gestionnaires et contrôlé par de bons contre-pouvoirs ou institutions indépendantes. Et ça n’a manifestement pas été le cas, au moins depuis longtemps.

A qui la faute ? où sont exactement les germes du vice ? qu’y a-t-il à déconstruire et à reconstruire socialement, politiquement, institutionnellement pour essayer de continuer sur de meilleurs rails ? autant de vastes questions à se poser, mais pour lesquelles je suis très peu qualifié.

C’est pourquoi j’espère que la suite du fil sera riche en idées pour nous éclairer.

Je voudrais poser une question qui me taraude à ceux qui s’y connaissent:

Pourquoi les gens qui s’acharnent le plus sur la dette de l’état français (dette publique donc), n’ont aucune considération pour la dette privée qui est colossale en grande bretagne par exemple ? (je ne parle pas de la dette américaine qui doit s’étudier à mon avis de façon très particulière, étant donné le statut particulier du Dollar, néanmoins, peut-on sérieusement croire à la magie ? une dette de plus de 300% qui ne fait qu’augmenter ?)

Sans cet endettement, que serait la croissance de la grande bretagne ?

C’est d’ailleurs une constante. Nos dirigeants nous parlent souvent d’exemples de réussite sans nous expliquer les ressorts de cette réussite, comme si la réussite était une donnée unidimensinelle et strictement quatitative: la croissance du PIB (ou alors dans un élan de générosité intellectuelle, on a le droit à une deuxième dimension: le chômage (avec des chiffres stupides mais bon).

Par exemple, que serait la réussite de l’Irlande sans le dumping fiscal ? Le dumping fiscal a-t-il un sens si tout le monde s’y met, et si non, la réussite de l’Irlande n’est-ce pas en partie de la "triche" tout simplement ? On pêut aussi poser la question plus directement: veut-on la mort de l’état, ou croyons nous encore aux vertues de l’action collective, et à la protection de la dignité humaine ?

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> La dette publique
par JPC45 (IP:xxx.x35.8.126) le 4 juillet 2008 à 18H24
J’ai lu (mais où ?) une étude faisant le lien entre la dette et les taux de croissance: il semblearait que les pays les plus endetté ont des taux de croissance plus faibles.

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> La dette publique
par JPC45 (IP:xxx.x35.8.126) le 4 juillet 2008 à 18H26
Logan: comparer la dette en 1978 à celle de 2008 n’est pas indicateur car un euro (franc !) de 30s n’ a pas la même valeur que l’euro d’aujourd’hui

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> La dette publique
par Walid Haïdar (IP:xxx.x8.135.51) le 4 juillet 2008 à 19H01
En tous cas on nous donne systématiquement la GB en exemple, mais si on fait:

plusvalue du PIB-plusvalue de la dette privée, on a une GB en récession.

Pourquoi la dette privée, personne ne s’en offusque, pendant que la dette publique est conspuée ?

N’est-ce pas une autre manière de dire une chose affreusement stupide: le publique est irresponsable et inutile et le privé c’est des gens parfaitement rationels qui savent exactementce qu’ils font quand ils prêtent ou empruntent, et de toutes façons ils utilisent leurs ressources de façon optimisée pour triter leurs problèmes ?

Moi j’en ai ras le cul de la médiocrité intellectuelle qui conditionne nos shémas économiques, c’est pour ça que j’aimerais qu’on pense un peu, et qu’on m’explique ce qui me semble une aberration intellectuelle.

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> La dette publique
par impots-utiles.com (IP:xxx.x26.83.241) le 4 juillet 2008 à  19H05
les caisses de l’etat ne sont pas vides pour tout le monde...
François Fillon vient en effet de remplacer l’ancien cuistot de Matignon par un des cuistots du restaurant trois étoiles L’ Arpège, d’ Alain Passart....
Cette arrivée coûteuse a fait sursauter le directeur financier de Matignon. En vain...

http://www.impots-utiles.com/f...
http://www.impots-utiles.com/francois-fillon-p (...)

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> La dette publique
par sisyphe (IP:xxx.x34.184.215) le 4 juillet 2008 à  21H16
Merci pour cet excellent article, et une explication claifre de l’origine et des causes de la dette.

Où l’on voit qu’effectivement, dès que l’on confie les clefs d’un secteur aussi essentiel que la monnaie au privé, ce sont les citoyens qui en patissent.
Il est particulièrement ahurissant de savoir que, sous l’influence de Friedman et de sa bande mafieuse de Chicago boys, les états se sont livrés pieds et poings liés au secteur privé: organismes financiers, assurances, banques