« les citoyens seront les grands bénéficiaires d'une euro-région basque »
Lors d'un débat consacré à l'avenir de l'Union européenne, Jose Mari Muñoa ancien délégué aux Affaires Extérieures du Gouvernement basque a fustigé « le nationalisme des Etats » comme principal obstacle à la construction d'une Europe plus intégrée. Jose Mari Muñoa nous livre son analyse sur la construction européenne.
Le non Irlandais, n'est-ce pas un coup porté à la construction fédérale de l'Union européenne ?
Le NON irlandais est en effet un coup très dur pour la construction de l’Europe, au même titre que les NON précédents de la France ou des Pays Bas. Avec quelle légitimité peut-on demander aux Irlandais de retourner aux urnes, en leur faisant voir que la première fois ils n’ont pas su «voter intelligemment » ? Les Français auraient-ils accepté de recevoir d’un pays tiers une telle attitude, après leur refus de voter pour le Traité Constitutionnel Européen ? Ce NON nous montre la difficulté presque insurmontable que présente la nécessité d’avoir l’unanimité pour prendre les décisions. Chaque jour qui passe nous nous rendons compte de la grande nécessité d’une Union Européenne fédérale, qui justement réglerait ce problème.
La présidence française souhaite avancer dans des dossiers majeurs comme le réchauffement climatique, les migrations ou la Défense. Le monde contemporain ne nous contraint-il pas à une Europe forte donc fédérale ?
Il faut en effet s’attaquer à tous ces problèmes cités dans les priorités de la présidence française de l’Union Européenne. Mais il est à craindre en effet que les solutions et décisions à prendre butent sur les structures politiques actuelles, non adaptées à une Union Européenne de 27 membres. La véritable urgence pour l’Europe est donc de se doter d’une organisation politique qui lui permette d’être efficace dans la gestion de problèmes de plus en plus complexes. Le Traité Constitutonnel et celui de Lisbonne allaient dans ce sens, de manière plutôt timide.
Alors le moment est peut-être arrivé pour que les pays membres qui le désirent avancent vers cette Europe politiquement intégrée, fédérale, sans complexe. C’est ce qu’on peut définir comme la coopération renforcée, sans que cela porte atteinte contre ce qui est déjà en place pour l’Union Européenne des 27.
Mais nous ne pouvons continuer à être bloqués par le refus d’un seul pays qui représente peut-être 1% de la population de l’Union Européenne.
Comment définirais-tu l'euro-région basque ?
L’Euro-région est le fait avant tout des institutions de part et d’autre de l’ancienne frontière. L’Union Européenne peut évidemment faciliter cette coopération et l’encourager. Dans un plus ou moins proche avenir elle pourrait aussi créer un cadre juridique qui élimine des entraves. Mais la véritable condition pour avancer dans cette Euro-région réside dans la volonté politique de toutes les institutions de nos régions.
Or le 1º mars 2007, la Convention qui instituait la création de la Conférence Euro-Régionale a été signée. L’outil est là. Il est parfait et permet de mener toutes les coopérations possibles. Il suffit que les Institutions signataires, Gouvernement Basque, Diputación de Gipuzkoa, Conseil Régional, Conseil Général, Conseil des Elus et Préfecture de Pau, montrent leur volonté d’agir et se mettent au travail sans tarder.
Le développement d’une véritable Euro-région ne dépend plus que de l’efficacité de leur travail. Tous les citoyens en seront les grands bénéficiaires.



pas un petit article sur votre blog pour nous parler du remarquable travail de la Ertzaintza encore une fois , ce week end à Zornotza face à des manifestants pacifiques?
dommage j'aurais aimé connaitre votre point de vue sur cette violence là, vous qui êtes toujours si prompts à la condamner.
GATZA ASKATU
Rédigé par: manex | le 17/07/2008 à 14:06
Votre politique se résume-t-elle à la Ertzaintza, aux preso, à l'euskara et à l'indépendance ?
Portez plainte si les Ertzainas sont trop bourrins et s'ils ont commis des violences intolérables qu'ils soient sanctionnés par les instances compétentes.
Rédigé par: beñat | le 17/07/2008 à 14:21
Non, elle comporte également entre autres la lutte pour la liberté des idées et de leur expression, donc contre toute illégalisations de parti tel l'ANV, contre toute motions qui se voudraient "éthiques", contre tout retrait de budgets de fonctionnement, comme à la mairie d'IRUN, et contre leur vote dans la même ville, où il faut le souligner, le PNV à eu l'immense courage de s'abstenir.
Rédigé par: manex | le 17/07/2008 à 16:09
Très courageux en effet de s'opposer à la démagogie des partis espagnols et de la gauche abertzale. Et le batzoki d'Irun, il brûle quand ?
Je dois vous reconnaître beaucoup de persévérance pour une lutte sans fin ou plutôt avec beaucoup de faim sans résultat.
Rédigé par: beñat | le 17/07/2008 à 16:36
je trouve le debat un peu abscons... on pourrait parler plus clairement de l ambiguite d un parti qui envoie ses policiers reprimer ceux qui contestent des decisions que lui meme condamne.. pour la galerie ?
je trouve le message de " benat" particulierement incomprehensible... il ne s·agit quand meme pas de B.Oteiza ?
Rédigé par: fred | le 21/07/2008 à 00:47
Tu trouves peut-etre que le jeu des "frères ennemis" prend le pas sur le débat. Tu as raison, c'est pas terrible et un peu disque rayé.
Pour l'ambiguité, s'il était possible de n'appliquer que les lois qui vous plaisent, cela se saurait. Il ne s'agirait plus de démocratie mais d'anarchie.
Eh oui, le gouvernement basque et non le parti dirige entre autres, une police chargée d'appliquer les lois, qu'elles lui conviennent ou non.
Respecter la légalité pour mieux la transformer est un choix politique assumé depuis son origine par EAJ-PNB.
Sinon, qu'y a t-il d'incompréhensible ?
Rédigé par: beñat | le 21/07/2008 à 17:02
Il l'a bien transformé...
Ces lois, qui "conviennent ou non" au gouvernement basque, c'est lesquelles ? Celles entre autres du jovial matraquage de manifestants pacifiques, et l'envoi à l'hopital de plusieurs personnes à la machoire fracturée?
Excusez moi mais s'il vous plait veuillez bien éclairer ma lanterne , parce qu'avec le PNV j'ai souvent l'impression qu'elle est dans le noir.
Rédigé par: manex | le 21/07/2008 à 22:13
manex, j'espère que ces blessés guériront au plus vite.
Avec un peu de recul, on a toujours droit au même message : manifestants pacifiques/police répressive avec le méchant PNV au commande. Là, le disque est carrément hors d'usage.
Il suffit de voir les dégradations régulières, à la suite de nombreuses de ces manifs, containers incendiés, guichets automatiques détruits pour constater le caractère pacifiste d'une minorité de la gauche abertzale. Il suffit d'une poignée de provocateurs pour envenimer une situation. Que malheureusement, des innocents en pâtissent, c'est bien possible et regrettable.
Lundi, à Bilbao, j'ai discuté de la Ertzaintza avec des gens qui souriaient sur son caractère répressif.
Ils me disaient "c'est bizarre d'entendre cela, ici, la Ertzaintza a la réputation d'être civilisée ". Ils la comparaient à la police espagnole et me disait "excuse-moi y a pas photo".
Combien de procès ou de suspension d'Ertzainas pour violence ?
Rédigé par: beñat | le 23/07/2008 à 16:38
justement aucun ! parce qu'ils jouissent d'une impunité totale ! il n'y a qu'à voir les plaintes pour tortures qui ne sont quasiment jamais traités (comme pour les autre corps des forces de l'"ordre" espagnoles d'ailleurs.
justement, vous parlez des dégradations sur distributeurs bancaires, poubelles..etc, le fait est que le PNV y accorde plus d'importance qu'a de simples citoyens frappées par sa police. La kale borroka a toujours son lot de déonciation, mais là, quand c'est la Ertzaintza , rien... Et c'est triste à dire..
Allez encore un exemple, car malheuresement on en a presque toute les semaines: un rassemblement à Algorta mardi pour dénoncer l'opération de la garde civile qui a menée à l'arrestation de neuf personnes. A la fin de la manif, un homme repart, selon la ertzaintza , il est alors arrété pour "attentat à l'autorité" accusé d'avoir lancé une pierre. Mais la personne remise en liberté hier, dement cette version. Un ertzaina lui auriat ciré "tu a la carrerilla", et l'aurait immediatement frappé dans le dos, puis de nouveau pour le mettre par terre, et encore quand il était a terre.UN TABASSAGE EN REGLE ! Ils l'ont ensuite relevé et un ertzaina aurait dit "arretez celui ci". L'homme a du etre amené à l'hôpital pendant la nuit puis liberé hier. Il aura un procès pour donc "attentat à l'autorité" et devra signer une fois par mois au tribunal..
Voulez vous me dire si cette personne à une chance detre acquittée?? Victime comme tant d'autre d'un montage policier qui n'a pour but que de justifier l'injustifiable, un tabassage genereseument offert par la ertzaintza, la police du PNV "civilisée"
Rédigé par: manex | le 24/07/2008 à 15:18
Il faut te croire bien sûr.
Rédigé par: beñat | le 24/07/2008 à 16:11
Tu fais comme tu veux, mais s'il a été emmené à l'hôpital, c'est facile de svoir si cet homme a tout inventé ou pas... Et il n'est pas question de me croire ou pas, mais bien de savoir assumer de tels actes, et c'est sûr, c'est pas facile.
Mais je pense que le PNV remonterait dans l'estime de beaucoup de gens s'il condamnait ces agissements et critiquait sa police.
A moins que ça rentre parfaitement dans sa stratégie...
Rédigé par: manex | le 25/07/2008 à 19:20
Elorrioko batzokiaren ateari su eman diote ezezagun batzuek
2008/07/26
Gertakaria Urarka kalean izan zen 23:15ak aldera. Erasoak atea belztu egin zuen bakarrik. Bestalde, atzo gauean beste eraso bat izan zen Getxon (Bizkaia) eta edukiontzi bat erre zuten.
Ezezagun batzuek likido sukoia bota zioten egoitzaren ateari eta, ondoren, su eman zioten.
Elorrioko (Bizkaia) batzokiaren ateari su eman zioten atzo gauean, EAJko egoitza soziala itxita zenean, Ertzaintzak jakitera eman duenez.
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Erasoak ateari kalte egin zion bakarrik eta belztu egin zuen. Batzokiak ez zuen kalte gehiagorik izan.
Rédigé par: Tentative d'incendie contre le batzoki du PNB d'Elorrio en Biscaye | le 26/07/2008 à 13:48
Que quelqu'un ait fini à l'hôpital, certainement. Si j'ai bien compris, il en est sorti. Cela est plutôt rassurant sur les blessures. Si tel est le cas, cette personne est solide ou alors l’action des Ertzaina n’était pas aussi terrible que tu le dis. La Ertzaintza évolue dans un territoire de tension avec des situations de tension générés par des professionnels de la tension. Elle a davantage besoin de soutien que de critique. C'est elle et non la Guardia Civil ou la Policia nacional qui est en première ligne. Je vais te dire ce que peut représenter pour un Ertzaina un pro-Etarra. Quelqu'un qui défend une organisation qui a assassiné plusieurs de ces collègues, en a blessé d'autres. Tu vas m'expliquer l'apport à la lutte de libération nationale basque d'un Ertzaina assassiné alors qu'il accompagnait son gosse à l'ikastola. Quelqu'un qui a comme copain ou copine les "héros" de la kale borroka, les super caids capables de détruire des bus, de détruire des guichets automatiques, de détruire des abribus et de mettre le feu à des sièges sociaux du PSOE ou du PNV. Quelqu’un qui au mieux se tait lorsque ces collègues ont réussi à déjouer un attentat. Quelqu'un qui passe son temps à cracher sur la Ertzaintza et se taira bien sûr à l'annonce ces jours-ci d'attentats prévus contre cette police. Malgré cela, les Ertzaina qui détestent les pro-ETArras réalisent leur boulot du mieux possible. Que dans leur rang, il y ait des personnes qui craquent, c'est possible, mais ne compte pas sur le PNV pour faire des comportements de certains, une critique de la Ertzaintza.
Non, là où je ne te crois pas, c'est quand tu nous assènes ton discours de la tension. Impunité totale, montage policier. L'ordre en place est votre ennemi et il n'est qu'un. Le PNV, la Ertzaintza. Quelles sont les organisations qui en France associent l'UMP à la police nationale ? La pensée révolutionnaire doit discréditer le pouvoir quitte à caricaturer et à simplifier à l'extrême. Votre discours ne fonctionne que pour les convaincus, les proches de ceux qui ont eu à subir les douleurs humaines d'un prisonnier ou d'un torturé. Tu connais le résultat de cette guéguerre d'un autre âge. L'éloignement progressif de la population de toute idée soutenue par ETA. Certains croient encore qu'ETA obtiendra l'autodétermination. Ils planent à 10 000. ETA n'obtiendra rien sur le plan politique. Nous n'attendons rien de cette organisation qui est le principal ennemi de l’abertzalisme. En attendant Rajoy et Zapatero se frottent les mains et peuvent continuer à discréditer Ibarretxe.
Rédigé par: beñat | le 26/07/2008 à 18:21