
Tout le monde en parle, en a parlé ou en parlera :
Pour sauver Fannie Mae et Freddie Mac, qui détiennent ou garantissent 5.300 milliards de dollars (3.318 milliards d’euros) de crédits hypothécaires immobiliers, soit environ la moitié du total aux Etats-Unis, le président George W. Bush a, lui, appelé mardi le Congrès à adopter rapidement un autre plan qui prévoit la modernisation de l’administration fédérale de l’immobilier, ainsi que la création d’un nouveau régulateur et le renforcement des contrôles sur Fannie Mae et Freddie Mac. Il a toutefois tenté de rassurer l’opinion. “Je pense que le système est fondamentalement solide, je le pense vraiment”, a-t-il déclaré.
Voici la réaction de Jim Benning, un sénateur républicain conservateur, dont on parlera moins, quoi qu’elle ne soit pas dénuée ni d’humour ni de pertinence dans ce renvoie de balle :
Quand j’ai pris mon journal, hier, j’ai pensais que je m’étais réveillé en France. Mais non, il s’avère qu’il y a le socialisme, ici, aux Etats-Unis d’Amérique. Très bien, très bien ! Et le secrétaire du trésor demande un chèque en blanc pour acheter autant de titres d’emprunt de Fannie et Freddie qu’il en a envie. L’achat des actifs de la Bear Stearns par la Fed était du socialisme d’amateur comparé à ça.
Bush junior ne restera sans doute pas dans le coeur des républicains… Les isolationnistes ne sont pas aux anges, avec lui ; les défenseurs de la Constitution ont encore plus de raison de lui en vouloir ; les plus moralement conservateurs n’ont guère de raisons de le louer ; et les adeptes du laissez-faire doivent maudire son nom deux fois par jour…
Source : La Presse Canadienne et Money Politics.


Clinton avait chassé sur les terres centristes. Bush a suivi le mouvement. McCain est depuis longtemps perdu dans les Terres du Milieu, et Obama vient de l’y rejoindre, au grand désespoir de ses supporters.
En fait, les présidents centristes frustrent tout le monde et ne satisfont personne. Çà n’est pas grave quand on est un Bill Clinton ou un Obama adulés par la presse, c’est plus douloureux quand la même presse vous hait et vous compare à Hitler ou à un singe dès que vous bougez. Bush le découvre.
Heureusement, il n’en a rien à f……