<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" standalone="no"?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>PolitiquePlus</title><description>PolitiquePlus est le lieu par excellence de réflexion originale et constructive. L'impartialité est notre boussole; l'objectivité est notre référence.</description><managingEditor>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</managingEditor><pubDate>Tue, 20 Jan 2026 17:40:48 -0500</pubDate><generator>Blogger http://www.blogger.com</generator><openSearch:totalResults xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">116</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage xmlns:openSearch="http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/">25</openSearch:itemsPerPage><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/</link><language>en-us</language><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Le blogue par excellence de l'analyse politique haïtienne. L'impartialité est notre boussole; l'objectivité est notre référence.</itunes:subtitle><itunes:owner><itunes:email>noreply@blogger.com</itunes:email></itunes:owner><item><title>Rupture épistémique : l'impensé des invariants de l'historiographie haïtienne </title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2020/04/rupture-epistemique-limpense-des.html</link><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Mon, 18 Aug 2025 09:58:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-9123584326005516341</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
  &lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiS8yN0_ZZuW43GIjTdXjD16-y9uMvHCxsR4IJO61ySLYZcAvFjV9iw5HGP1LDmWs6XmxgbFtgssV2fGHoqGXCL-P-26s09M3y_DjRQIMiLrJ0_xJ7MRopEuaybJGklqQqzn_2bCoOHZ4sY2vl5udw4RTdnQly_tY_r-gHd-WO1Ru8nTCZx-CU27vcxJ-LR/s469/1000005129.jpg" margin-left:="" margin-right:="" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="Discours du maître" border="0" data-original-height="190" data-original-width="250" div="" height="125" img="" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiS8yN0_ZZuW43GIjTdXjD16-y9uMvHCxsR4IJO61ySLYZcAvFjV9iw5HGP1LDmWs6XmxgbFtgssV2fGHoqGXCL-P-26s09M3y_DjRQIMiLrJ0_xJ7MRopEuaybJGklqQqzn_2bCoOHZ4sY2vl5udw4RTdnQly_tY_r-gHd-WO1Ru8nTCZx-CU27vcxJ-LR/w200-h125/1000005129.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
  
&lt;span style="font-family: inherit;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt; Pourquoi écrire si ça n'éclaire ni ne dévoile le secret d'une réalité?!
  Pourquoi dire si ce n'est que pour répéter ce que tout un
  
  chacun sait déjà, si ces propos ne nous avancent pas dans la compréhension
  d'un monde ou du monde ? Pourquoi faire semblant d'analyser quand on occulte
  la problématique par des concepts élusifs ? Pourquoi se prononcer sans un
  travail critique des données qu'on s'en sert ? Il me semble que la maladie de
  la radoterie est un mal q&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;ui ronge le monde d'aujourd'hui&amp;nbsp; et surtout mon pays. La pensée
  victimaire est notre conception de la réalité. C'en est un &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=fil+d%27Ariane+pens%C3%A9e+victimaire&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;fil d'Ariane&lt;/a&gt; qui
  tisse et jalonne tous nos propos et actions.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&amp;nbsp;&lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=Le+mal+d%E2%80%99Ha%C3%AFti&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;Le mal d’Haïti&lt;/a&gt; ne vient pas
  surtout des Étrangers mais de nous-mêmes. Le fatalisme est notre credo. Nous
  ne jurons qu'à ça : l'étranger-ci, l'étranger-ça. Sinon c'est la faute des
  &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=mul%C3%A2tres+ou+bourgeois+Ha%C3%AFti&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;mulâtres ou bourgeois&lt;/a&gt;. Et ces derniers répondent que c'est la faute des
  &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=Levantins+Ha%C3%AFti&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;Levantins&lt;/a&gt;. Et ceux-ci répliquent qu'ils ont été ostracisés à leur arrivée au
  pays. Et patati! Et patata! Où est donc passée notre créativité s'il y en
  avait eu un brin? Quand on établit son lit dans l'orthodoxie et s'y morfond
  joyeusement, ne vient donc pas larguer le blâme de nos malheurs sur le dos
  d'autrui!&lt;/span&gt;
  &lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;
  &amp;nbsp;&amp;nbsp;Notre mal vient de loin, bien sûr, mais notre paresse
  intellectuelle avec aussi. Les invariants de la pensée philosophique haïtienne
  me tuent. Notre historiographie se résume ainsi: la faute des Blancs; la faute
  des Mulâtres; la faute des Levantins, la faute des élites. Ou bien si nous
  avions eu notre indépendance beaucoup plus tard, on aurait évité bien de
  déconvenues. Ou bien encore nous avions failli réussir : par exemple aussi si
  Firmin avait pris le pouvoir, le destin du pays aurait été&amp;nbsp; tout autre.
  Tout bien considéré, aurait-il pu faire mieux? Le sens commun a-t-il déjà
  existé chez nous, à part la parenthèse de la lutte pour l'indépendance? Sans
  l'entêtement de Napoléon à réduire en esclavage et à détruire les chefs de
  file à leurs plus simples expressions y aurait-il soulèvement et la révolution
  haïtienne? Partageons-nous un monde commun des choses? La suite des
  événements&amp;nbsp; nous indique le contraire. L'histoire de notre pays serait
  donc une éternelle répétition, faire du surplace est notre marque de
  commerce.&amp;nbsp; comme si on n'y pouvait rien. Absolument rien. Bien sûr qu'on
  n'y peut rien parce qu'on ne pense pas, on ne fait que se parader
  intellectuellement. Et après la parade les tambours sont très pesants. S'en
  occuper, c'est le cadet de nos soucis. Ainsi s'est toujours traduit notre
  responsabilité face au pays.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
  &lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;
  Tous les peuples indistinctement à un moment donné se retrouvent dans une
  impasse. Mais ce n'est qu'un moment. Ils arrivent à se frayer un chemin de
  passage et les voilà dans un bond en avant. La Chine de la fin du 19e siècle
  jusqu'à la révolution de 1949. La République dominicaine a cessé de tournoyer
  dès la seconde moitié du 19e siècle.&amp;nbsp; À telle enseigne qu'&lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=Alcius+Charmant+Ha%C3%AFti&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;Alcius Charmant&lt;/a&gt;
  au début du 20e siècle eût à dire que ce pays était en train de nous dépasser
  à tous les points de vue: la politique de zonage ou de réaménagement
  territorial entreprise sur &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=Trujillo+R%C3%A9publique+dominicaine&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;Trujillo&lt;/a&gt; en est un exemple; le développement de
  l'industrie sucrière en est un autre parmi tant d'autres. L'esprit
  entrepreneurial impulsé par ce dernier&amp;nbsp; aussi. En revanche, on entend
  dans la bouche de beaucoup de nos lettrés le tout contraire. On n'a qu'à
  revisiter l'histoire de cette période pour constater l'écart de progrès entre
  ce pays et nous. Chez plusieurs de nos philistins cultivés, ils distinguent
  mal les politiques d'apparat aux politiques structurelles,&amp;nbsp; qui, bien
  souvent, n'ont rien de clinquantes, mais des forts solidement implantés dans
  l'anonymat d'une œuvre pour la postérité, loin du tapage médiatique. Ce n'est
  donc pas un hasard que la politique démagogique de &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=Laurent+Lamothe+Ha%C3%AFti&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;Laurent Lamothe&lt;/a&gt;
  &lt;i&gt;Haïti si open for business &lt;/i&gt;avait séduit bon nombre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
  &lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
  &lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;
  Vouloir rompre avec les constructions fantaisistes de l'historiographie
  haïtienne et la pensée philosophique qui la sous-tendent, je remets donc en
  question plusieurs de ses conclusions, dont celle concernant la bourgeoisie
  haïtienne. Pour cela, j'ai trouvé quelques éclaircissements chez &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=Leslie+P%C3%A9an+%C3%89conomie+politique+de+la+corruption&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;Leslie Péan&lt;/a&gt;
  dans son Économie politique de la corruption et &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=Beno%C3%AEt+Joachim+Ha%C3%AFti+bourgeoisie&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;Benoît Joachim&lt;/a&gt; dans des
  articles de revue dont un sur cette bourgeoise en herbe après 1804. Les
  contraintes épidermiques - les négociants consignataires étaient dans leur
  écrasante majorité des étrangers, forcément Blancs -- imposées dans les
  relations internationales auraient joué un rôle prépondérant dans le choix de
  nos politiques économiques et diplomatiques. Cependant, elles n'expliquent pas
  tout. Le dépeçage du pays a fait aussi bien les frais des Nationaux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
  &lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;
  &amp;nbsp;Les manifestations d'une certaine conscience d'une proto-bourgeoisie
  haïtienne se sont fait sentir dès le début de l'indépendance, mais la
  coalition de nos gouvernants et des étrangers ont mis un frein à son
  épanouissement. Nos gouvernants n'ont jamais eu de soucis de développement du
  pays. Cette proto-bourgeoisie, devant cette connivence, s'est rallié à ce jeu.
  Elle a cherché et obtenu, au fil du temps, la citoyenneté des pays qui
  faisaient la pluie et le beau temps pour pouvoir se faire indemniser lors des
  troubles régulières provoquées par eux de connivence avec des natifs qui
  frappaient le pays comme leurs vis-à-vis étrangers. Nulle part une bourgeoisie
  ne s'est développée sans l'apport de L'État. Pourquoi serait-il différent chez
  nous ? Cet esprit préférentiel pour l'étranger, de bien paraître, de courbette
  face à l'étranger ne date pas d'aujourd'hui. Vouloir en donner plus que ne
  demande l'autre qui vient d'ailleurs, on peut le constater tout le long du
  processus qui a amené à l'indemnité payée à la France pour la reconnaissance
  de notre indépendance acquise de haute lutte jusqu'à la négociation d'Aristide
  pour son retour après le coup d'État de 1991 en éliminant complètement les
  droits de douane sur le riz par exemple. Des tonnes d'exemples qu'il faut
  méditer et auxquels il faut virer de bord ou tourner le dos. Maintenant il
  faut sortir des invariants de notre tradition. Quand est-ce que
  chercherions-nous un chemin de passage pour obvier ces trop-pleins
  d'invariants? La tâche ne doit pas être à ressasser ou égrener un chapelet
  sans fin, il faut casser ce cycle ambiant, cette répétition du passé. Et
  comment ? Par la critique de l'historiographie, la formulation d'hypothèse
  audacieuse; par la connaissance des forces rétrogrades et progressistes dans
  leurs capacités et leurs &lt;a data-preview="" href="https://www.google.com/search?ved=1t:260882&amp;amp;q=talons+d%27Achille+forces+r%C3%A9trogrades+progressistes&amp;amp;bbid=8556484867124488233&amp;amp;bpid=9123584326005516341" target="_blank"&gt;talons d'Achille&lt;/a&gt;.
&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiS8yN0_ZZuW43GIjTdXjD16-y9uMvHCxsR4IJO61ySLYZcAvFjV9iw5HGP1LDmWs6XmxgbFtgssV2fGHoqGXCL-P-26s09M3y_DjRQIMiLrJ0_xJ7MRopEuaybJGklqQqzn_2bCoOHZ4sY2vl5udw4RTdnQly_tY_r-gHd-WO1Ru8nTCZx-CU27vcxJ-LR/s72-w200-h125-c/1000005129.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Les bandits à cravate sont le système : la crise financière de 2008, une vraie arnaque </title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2016/07/les-bandits-cravate-sont-le-systeme.html</link><category>arnaqueurs</category><category>Bandits légaux</category><category>Crise globale</category><category>démocratie</category><category>goldman sachs</category><category>institutions financières</category><category>mafia financière</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Tue, 29 Jul 2025 19:15:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-8354035613136435562</guid><description>Les dessous de la crise financière de 2008 sont expliqués clairement ici. Cette crise a été l'oeuvre de capitalistes véreux. Ils s'en sont sortis indenme de cette vilaine affaire.

&lt;!--Player YouTube - Blogger Config.
     Ref.: http://goo.gl/FP1ybU--&gt; 
&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;
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</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Notre héritage : les dédales d'un mode de pensée sénile et insidieux pour le pays</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2020/04/notre-heritage-les-dedales-dun-mode-de.html</link><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Mon, 31 Jan 2022 23:32:00 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-6199625325646337751</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span style="color: #2b00fe;"&gt;&amp;nbsp;Les apories discursives&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Les invariants du mode de pensée haïtienne font partie des forces de 
freinage de tout progrès . L'un de ces invariants, c'est le mode 
d'explication des faits br&lt;span class="text_exposed_show"&gt;uts sans 
tamisage par la critique philosophique. Par exemple, il est devenu un 
dogme puissant que l'assassinat de Dessalines a été le point de rupture à
 toute évolution du pays. Pour étayer cette vérité, ses tenants, lesquels
 dominent l'historiographie, parlent de la décision par ce dernier de 
réviser les titres de propriété qui lui a coûté la vie. Soit!  À cet 
argument discutable, c'est la conclusion tirée qui est boiteuse : le 
freinage de tout progrès à cause de la mort du Père de la patrie.  Lisons au 
deuxième degré cette assertion : donc il était l'unique homme haïtien 
conséquent ? Plions vite bagage, nous sommes tous morts! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span class="text_exposed_show"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
Comment peut-on faire l'histoire par l'entremise d'une seule personne ?
 Il est donc évident que toute la suite de l'histoire est de s'asseoir 
et d'attendre le prochain Messie ou la mort. Et s'il fallait laisser une
 fenêtre ouverte à l'acceptation de cette argutie, la question qui suit :
 pourquoi après plus de deux cents ans ce Sauveur tarde-t-il à émerger ? De 
plus, l'homme étant le produit de sa société, notre société serait-elle 
un amoncellement d'ordures? L'Empereur est mort, vive l'Empereur!  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette même veine, toujours dans ce galimatias de logique, on 
accepte que le Fondateur de la patrie a été assassiné par une coalition,
 davantage de Mulâtres que de Noirs. Soit! Et tous les Noirs qui ont pris 
le pouvoir, qu'ont-ils fait de différents de leurs congénères Mulâtres? 
Les trente ans de Duvalier, par exemple, l'économie haïtienne a été et 
est encore monopolisée par les Siro-Libanais. Non me répondraient, nos 
super-penseurs : gouvernements de doublure! Ah oui messieurs, 
saviez-vous que toutes les doublures ont été dépecées par ces prétendus 
hommes de paille et ont acquis leur  pleine autonomie pour faire et 
défaire à leur guise?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vouloir situer le point de rupture à partir
 de Dessalines, n'est-ce pas l'expression de la paresse intellectuelle ?
 L'explication de cette culture anarchique remontrait, selon Jacques 
Baros dans Haïti, de 1804 à nos jours, dans la genèse de la formation 
sociale par les boucaniers et les flibustiers. Cette culture de 
distanciation à la chose publique ou ce chacun-pour-soi ne date pas de 
1806 à la mort de Dessalines, elle viendrait de là. Cette explication 
non plus ne prend pas en compte toutes les dimensions du problème : elle est
 trop historisante. Il y aurait une roue de l'histoire qui nous 
manierait à sa guise. Absurde! Trop facile pour être une explication 
complète. La mienne est en gestation. Elle est non contractualiste dans 
le sens du contrat social.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
Nous piétinons, nous battons la 
mesure sur place depuis plus de deux cents ans, sans jamais obvier 
toutes les forces de freinage, tous les goulots d'étranglement qui nous 
assaillent de tout bord de tout côté, même dans notre for intérieur. 
Nous sommes un peuple de victoire d'eunuques, de victoire à la Pyrrhus: 
la révolution de 1843 a failli réussir, la chute de Baby Doc laissait entrouverte des lendemains qui chantent, et 
pourquoi pas l'avènement de Estimé et de Aristide!? Si tant était le cas
 pourquoi ces ruptures n'ont-elles pas eu lieu? En sachant les causes, 
pourquoi les solutions tardent-elles à venir? Mystère et boule de gomme!&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span style="color: #2b00fe;"&gt;Légèreté abyssale : l'essence de l'ambivalence culturelle &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;
La
 question de couleur en Haïti est on ne peut plus un faux problème. Un 
faux problème est un alibi pour éviter de regarder la réalité en face. 
C'est donc une manigance utile à d'autres fins. Dans le cas d'Haïti, 
c'est l'alliance entre les élites de Port-au-Prince et des villes de 
province. Chacune tire son épingle du jeu sur le dos du pays en faisant 
accroire à la masse des gens qu'elles sont des ennemis jurés .&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;br /&gt;
Si
 on voit la question de couleur comme un vrai problème cela influe 
nécessairement sur notre compréhension de la réalité haïtienne. Ainsi, 
on fera remonter cette problématique à l'assassinat de Dessalines. Et 
tous les différends coloristes seront jalonnés par cette trame. Le contraire d'un faux problème ou diversion n'est que le vrai problème
 ou le réel. Quel est-il donc ? La révolution haïtienne a emporté avec 
elle des dégâts autant matériels que spirituels : la perte énorme en vie
 humaine et infrastructures aussi bien que la fuite des compétences à 
Cuba, à la Jamaïque et en Louisiane. La reconstruction de l'appareil de production et 
la formation des compétences n'ont jamais été entreprises. La seule 
révolution, ce que Sauveur Pierre Étienne a bien démontré dans son livre
 Cuba, la République dominicaine et Haïti et Mats Lundahl dans son 
papier au Colloque international de Port-au-Prince de 1996 intitulé «Les
 forces économiques et politiques dans le sous-développement haïtien », à
 être dépourvue de ses élites primitives. Cette carence est le point 
nodal de tous les maux qui en découlent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aveuglément d'une 
frange importante des élites qui ont succédé aux élites primitives a 
donné lieu à la précarité des ressources en général, qu'elles soient 
matérielles (l'agriculture primitive) et intellectuelles (des 
compétences scientifiques). D'où la primauté de la politique 
politicienne sur la planification économique. La preuve en est bien 
grande : à la fin du 19e et au début du 20e siècle, et même au delà, des
 initiatives industrielles ont eu lieu avec Pantaléon Guilbaud et bien 
d'autres. Aussi après l'indépendance, des entrepreneurs se sont démêlés 
comme des diables dans un bénitier pour constituer une flotte marchande 
mais nos dirigeants ont boudé cette initiative. Il y a eu des exemples 
d'Haïtiens qui ont voulu prendre le cap de la modernisation mais point 
de gouvernement qui les soutenaient. D'hier à aujourd'hui, rien n'a 
changé pourtant.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il s'agissait de couper court à cette 
question de couleur, il existe des leviers pour y arriver. Il est 
essentiellement arithmétique mais à forte teneur politique avec 
l'éducation cognitive obsolète comme catalyseur : il ne suffirait qu'à 
donner à tous les enfants indistinctement de la couleur de leur peau ou de leur origine sociale ou encore géographique une
 éducation moderne axée sur la science et la technique.  Le 
développement de l'entreprenariat dans des facultés de gestion et des 
écoles techniques. Le problème de couleur cache la mauvaise foi des 
élites ou bien leur ignorance crasse. Et au bout du compte qui en 
profiterait si ce n'était que la vaste majorité. Ainsi le problème de 
couleur serait un boulet imaginaire qui à force de faire partie de notre
 trame historique devient un réel. Mais il n'est que la création des 
élites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Point n'est besoin de dire que ce pays est né sans tête ou tête en bas et continue sa dégringolade 
avec ce défaut congénital. Les forces qui s'entrechoquaient, celles qui 
ne voulaient pas l'émancipation et celles qui s'obstinaient à l'égalité 
en droit, ont libéré une énergie incommensurable qui a donné naissance à
 l'indépendance d'Haiti. Et pourtant leur réunion donnerait lieu à une 
réussite spectaculaire : première puissance d'Amérique en lieu et place 
des treize colonies ci-devant les États-Unis . Cependant, les 
contradictions déterminées par la logique du moment les poussaient en 
directions opposées. Les autonomistes, toutes ethnies confondues, ne 
pouvaient se résoudre à se laisser mener par un leader noir, en 
l'occurence Toussaint Louverture. Le déterminisme de la réalité du 
moment emprisonnait les différentes couches dans une logique 
d'exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dépit de son génie, militaire et politique, les 
contradictions apparentes basées sur l'épiderme vouaient toutes ces 
actions à l'échec. Comment pouvait-il aplanir les différends entre 
blancs, noirs et gens de couleur? Chaque pas vers un d'entr'eux 
rendaient suspicieux les autres groupes. La machine à rumeur faisait 
soupçonner qu'il voulait rétablir l'esclavage avec l'invitation faite 
aux blancs qui avaient fui lors du soulèvement de 1791 de revenir. Sa 
politique latifundiste avec le cortège de répression qui venait avec, 
car il fallait forcer les nouveaux libres à travailler la terre contre 
rémunération dans le but de revenir à la prospérité d'antan, laissait 
perplexe certains leaders, comme Moise et autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un autre 
côté, les blancs qui revenaient ne récupéraient pas tous leurs anciennes
 propriétés. Les anciens libres se sont accaparés des terres vacantes, 
principalement dans l'Ouest et le Sud du pays. Parfois les intérêts des 
groupes sociaux du moment se fusionnent un tantinet, mais sur 
l'essentiel, dans leur perception, ils se divergent. Tandis que, 
fondamentalement, les intérêts des groupes sociaux, au-delà de la ligne 
de partage épidermique, se convergeaient organiquement, dans une 
proportion moindre en apparence pour les purs descendants d'Afrique, que
 sont les Noirs. Et pourtant un corps social est un tout logique en 
dépit de sa diversification. Par contre, les choses ne sont pas aussi 
faciles à décanter dans le vif du moment: Jean Kina, Noir, était une 
figure de proue et vaillant soldat, l'émule de Toussaint dans le Sud, 
mais allié indéfectible des blancs. La ligne de partage n'a pas toujours
 été épidermique. Des mélanges teintés d'épidermes différents se sont 
formés dans la lutte pour le pouvoir, tant économique, sociale et 
politique: Noirs contre Noirs; Blancs contre Blancs; Mulâtres contre 
Mulâtres; Et des chassé-croisés entre ces différents groupes . Le complexus saint-domingois dans toutes ses 
dimensions était un vrai casse-tête à résoudre.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;span style="color: #2b00fe;"&gt;La génèse en balade : invariant des goulots&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;br /&gt;
La guerre du sud
 a été traduite par l'esprit peu scientifique de mes compatriotes comme 
une question épidermique. Alors, pourquoi le représentant étatsuniens, 
le consul d'alors, était-il un fervent partisan de Toussaint contre 
Rigaud? Tout concourrait à ce qu'il soit plus proche de ce dernier vu la
 proximité épidermique. Sur ce point, il faut comprendre les questions 
ethniques et classes dans une perspective historique entre la courte, 
moyenne et longue durée. Suivant les événements, la conjoncture et les 
changements fondamentaux, les moments peuvent prendre des teintes 
diverses: les questions épidermiques se mêlent aux questions de classe. 
Et vice versa. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Realpolitik a joué un rôle prépondérant dans 
cette guerre. C'en était purement et simplement une guerre de pouvoir. 
Le Sud a toujours été en quelque sorte assez différent du Nord à tous 
les points de vue. Le niveau économique entre Mulâtres et Blancs était 
somme toute homogène, contrairement au Nord où les Blancs étaient de 
loin ceux qui menaient le bal. Il n'est pas étonnant que les Mulâtres du
 sud se voyaient les égaux des blancs parce que rien ne les 
différenciaient à peu près. On peut dès lors comprendre que la 
survivance des préjugés face aux Noirs ont survécu au-delà de 
l'indépendance mais la collaboration entre Élites noirs et mulâtres 
n'ont jamais failli face aux revendications des masses: la révolte des 
paysans au cours du 19e siècle en témoigne, dont celle de Jean Jacques 
Accau.&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;br /&gt;
Bref, un ensemble de contradictions apparentes et réelles,
 mais tout aussi bien des points de convergence qui auraient dû réunir 
Blancs, Mulâtres et Noirs dans un monde de raison transcendantale, ce 
recul ou distance face aux apparences. Il faut donc conclure que la 
perception en matières économique, sociale et politique est la 
contraction fondamentale dans la conjoncture à chaud des événements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;Tout compte fait, la notion du temps historique, le temps long, le temps
 des balbutiements est hors de portée des hommes. Le déterminisme de la 
durée influe sur le comportement des hommes, et davantage quand les 
élites ne sont pas à la hauteur de la tâche du moment.&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&amp;nbsp;Remonter le temps
 n'est pas rebrousser chemin, mais comprendre le prolongement du passé 
dans le présent tout comme la disparition d'un certain passé dans ce 
même présent: les hommes du monde atlantique comme Dessalines, Pétion, 
Christophe vivaient en symbiose avec tout le monde qui se côtoyait dans 
ce mercantilisme ambiant, ce monde du commerce triangulaire. Ils 
pouvaient jauger et juger sans les fumisteries des penseurs dits élites 
d'après l'indépendance. Mais avaient-ils, eux et leur entourage, assez 
de connaissances pour y faire face? Du moins, leur entourage était-il 
assez formé pour maitriser le conjoncturel et le structurel, ce 
changement fondamental qu'ils avaient provoqué dans ce monde atlantique?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;span style="color: #2b00fe;"&gt;La trame des goulots&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="mtm _5pco" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="_5pbx userContent _3ds9 _3576" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message" id="js_7i3"&gt;
Un autre angle d'approche : l'indépendance
 d'Haiti en 1804: acte volontaire ou involontaire? Autrement dit, sans 
le refus des Français d'accepter que les nègres soient libres, y 
aurait-il l'indépendance haïtienne? Question connexe : l'acte de 
proclamation de l'indépendance, qui dénote une aversion, la haine des 
Français, n'était-il pas en lui-même un refoulement de l'amour pour la 
France des chefs de l'armée indigène et leurs subalternes? Dans cette 
même veine, pourquoi l'acte de l'indépendance n'était-il pas publié en 
créole? Pourquoi au temps de la colonie, comme l'a fait remarqué un 
intervenant lors de la conférence du linguiste haïtien Hugues Saint-Fort
 à Duke University, des actes juridiques, des proclamations, etc. se faisaient en créole et pas après l'indépendance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces questions m'ont
 trotté dans la tête par ce que nous avons pour habitude de prendre pour
 conscient la lutte pour l'indépendance. Je me souviens d'avoir lu dans 
la préface de Radiographie  d'une dictature de Gérard Pierre-Charles 
écrite par Juan Bosch, qui disait en substance qu'un pays qui a produit 
des géants comme Toussaint Louverture, Dessalines, etc. ne peut pas 
rester engoncé dans ses miasmes. Cela m'avait rendu fier de lire une 
telle considération de Bosch. J'étais encore à l'âge de l'innocence où 
les belles paroles venaient flatter mes émotions. Dans ce même ordre 
d'idées, la chanson de Farah Juste, Lè la libere Ayiti va bel, 
participait à me donner de la frisson. Je voyais ce pays clinquant qui 
adviendrait quand le cancer duvalérien serait extirpé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps a
 passé et les multiples déconvenues depuis 1986 qui ont jalonné 
l'histoire récente du pays m'ont fait virer de bord, recherchant 
ailleurs les causes de nos malheurs. Au lieu de continuer à répéter à 
satiété, je dirais toutes les psaumes théologiques de nos intellectuels,
 j'ai exploré d'autres avenues tracées par plusieurs historiens de 
renon, malheureusement&amp;nbsp; majoritairement des étrangers avec quelques Haitiens 
d'horizons divers. Il me semble avant de pouvoir sortir de ce bourbier 
dans lequel le pays patauge,  il faudrait commencer par régler notre 
compte à cette compréhension de l'histoire nationale...&lt;/div&gt;&lt;div class="_5pbx userContent _3ds9 _3576" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message" id="js_7i3"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="_5pbx userContent _3ds9 _3576" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}" data-testid="post_message" id="js_7i3"&gt;Ernst Jean Poitevien&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Grammaire de la pensée philosophique haïtienne : un mode de pensée mortifère pour tout un peuple (4 de 5)</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2020/04/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html</link><category>aliénation</category><category>amateurisme</category><category>ambivalence</category><category>blocage</category><category>changement de paradigme</category><category>Confusion intellectuelle</category><category>connaissances</category><category>conscience sociale</category><category>Crise</category><category>duplicité</category><category>Haïti</category><category>ignorance</category><category>insoucuance</category><category>investissement</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Wed, 1 Apr 2020 20:16:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-6164590932733446660</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg5CFSf9EarhxVKvvwgP_-og258LEf0pCLgV3jl10zB2AAji5X2Ie0qlGmJT75zYj91n6vay6L3t0MqCPyv88T-eKc5zrnbhPHqK1X_zTWfHh6KRBDvXdsbWT2R3lJUhXAmWK0k6wPMACs/" style="clear: leftt; float: left; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="200" data-original-width="250" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg5CFSf9EarhxVKvvwgP_-og258LEf0pCLgV3jl10zB2AAji5X2Ie0qlGmJT75zYj91n6vay6L3t0MqCPyv88T-eKc5zrnbhPHqK1X_zTWfHh6KRBDvXdsbWT2R3lJUhXAmWK0k6wPMACs/s320/unnamed.jpg" width="250" /&gt;&lt;br /&gt;Jouer à l'autruche; angoisse de la vérité&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
 Le groupe musical, Les frères Parent, dans les années 80, disait que les problèmes Est-Ouest, l'opposition entre le&amp;nbsp; bloc capitaliste menés par les États-Unis et le bloc communiste menée par l'Union soviétique, était du Show business. Il n'y avait donc pas de conflit réel, chacun tirait son&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;épingle du jeu en faisant accroire qu'ils étaient des ennemis jurés. Prenons tout ça de façon caricaturale. Je ferais la même analogie avec la question haïtienne. Il m'a semblé que plus les problèmes persistent, plus ça fait l'affaire de beaucoup de gens : un marché florissant pour les potins; une floraison de "journaleux", donc de pseudo-journalistes; des heures d'antenne consacrées à des paroles merdiques, etc. Dans ce tourbillon de psittacisme, de papotage, de logomachie, à force que ça s'amplifie, le marché des auditeurs augmentent autant l'intelligibilité de la problématique se complique. Cela a fini par créer un système où la norme est : en dehors de la chiotte, point de salut! La banalité du mal, pour reprendre Arendt, devient tout naturelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;
D'où viendrait spontanément un tel virage, si l'on sait que les sociétés évoluent sans réelle cassure, en tout cas à court ou moyen terme ? Comme il n'y a pas de générations spontanées, il ne devrait non plus avoir de sociétés spontanées. Si on remonte le fil de l'histoire, on ne sera pas en reste tout le long de notre histoire. Les articles de Leslie Péan durant le mandat de Sweet Micky, le livre de Jacques Barros, Haiti, de 1804 à nos jours, et j'en passe, fourmillent d'exemples: de la gestion à la petite semaine à des initiatives bordéliques; des journaux qui écrivent rien d'intérêts publics, aux débats qui tournent vite au vinaigre avec des insultes ou attaques personnelles, tel a toujours été le cas dans l'espace public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais à la différence d'aujourd'hui les choses se passaient dans la langue de Molière. De mémoire d'enfant, je me souviens encore haut comme trois pommes quelqu'un lisait un article dans les colonnes du journal Le Matin où l'auteur faisait l'énumération des sortes de «&lt;i&gt;wa&lt;/i&gt;» : &lt;i&gt;wa kk&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;wa kite sòt&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;wa gentan konnen&lt;/i&gt;. Personne ne se sentait offusqué parce que l'auteur en parlait dans un français impeccable mais aux couleurs locales. Ça passait comme une lettre à la poste. Encore le «débat» entre Firmin et Delorme où les couteaux volaient très bas, d'après Price Mars dans Antenor Firmin. Aussi, ce même Delorme qui faisait courir le bruit que ce dernier était un blanc, lors des élections de 1879.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;Dans un autre registre, le débat entre Firmin et Solo Menos et les Membres de la Société de Législation de Port-au-Prince au début du 20e siècle autour de l'article 12 de la constitution de 1805 contre l'interdiction des étrangers de posséder des biens en Haïti. Au lieu d'attaquer le problème d'un point de vue scientifique, ils ont fait la sourde oreille à sa proposition d'accorder des baux emphytéotiques (de 99 ans) à des étrangers parce qu'ils ont horreur de la logique. Les arguments de ce dernier faisant appel à la jurisprudence, à l'histoire, à la promotion d'investissements directs - car un tel bail donne la possibilité à l'investisseur de tirer profit de son investissement primitif et ses suites en plus d'apporter son savoir-faire -, etc., pour convaincre ces messieurs du bien fait d'une telle législation ont frappé un mur, celui de la déraison.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
Il y a une logique tout haïtienne qui a pour racine l'acte de l'indépendance où l'émotion prime sur la logique. Dans ce cas, on peut comprendre que les émotions soient à chaud. Mais dans les autres cas, ce n'est que pur infantilisme, et même misérabilisme. Pourquoi refuser d'octroyer un bail emphytéotique - qui n'est pas un droit de propriété mais une location à long terme avec certaines restrictions associées à un tel contrat, dont l'abusus, lequel attribut le droit de propriété absolu, mais ni l'usus ou le fructus -, aux étrangers qui apporteront leur savoir-faire, se demandait Firmin? Comme il le disait si bien, au début tout cela tenait, les pères de la nation avaient de sérieuses raisons, mais quelque cent ans plus tard, il n'y avait aucune raison de maintenir cet article dans les constitutions. J'ajouterais que la réalité avait bien fait montre qu'il était inopérant et privait le pays de compétences et du développement de ses ressources naturelles qu'humaines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
Le piège dans lequel il ne faut pas tomber, c'est d'aller croire que Solo Menos et les Membres de la Société de Législation de Port-au-Prince soient des connards, car le premier est Docteur en droit et les autres ne sont pas des ignorants de la chose juridique. Pour rester en conformité avec la logique haïtienne, il faut accepter les apories de la doxa instituée, pour paraphraser Cornelius Castoriadis dans L'institution imaginaire de la société, car les forces symbolique et réelle de ce lieu commun, de cette subjectivité commune peuvent te dévorer comme un condamné lâché dans la fosse aux lions : un mouton de Panurge jouit en toute quiétude du respect de l'imaginaire institué. Voilà ce que Firmin refusait et qui causait sa perte. Et son homicide a été programmé pour son refus de la doxa : l'exil doré et empoisonné à Londres pendant qu'on ne lui versait aucun émolument et de surcroit malade, si ce n'était pas un habile homicide, que pourrait-il bien être? On peut affirmer sans se contredire que Firmin fait partie de cette lignée de révolutionnaires haïtiens trop minoritaires contre les obscurantistes trop nombreux qui tapissent les allées des pouvoirs, qu'ils soient réels ou symboliques.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;
Donc tous ceux qui s'opposent à la logique haïtienne ou sa déraison seraient carrément des apatrides ou des agents de l'Occident. Et pourtant, je ne connais aucun Haïtien, surtout quand il a passé dans notre système d'éducation, qui n'est pas de culture occidentale, même biaisée par notre ambivalence socialisée : occidental de façade, haïtien par la force des choses, donc de la culture du terroir. Et même ceux qui n'ont pas fréquenté les bancs de l'école aimeraient bien parler la langue de Molière pour se sentir valorisés. Notre éducation met l'accent sur des connaissances déclaratives, le faire-valoir, le paraître, impressionner la galerie. On se sert de ces connaissances pour les louanges qu'on en tire. Quand quelqu'un ose mettre de l'avant une approche scientifique pour faire avancer les choses, c'est parce qu'il ne comprend pas la problématique car Haïti est un singulier petit pays pour reprendre Louis Joseph Janvier. Il faut rester dans le folklorique, dans la pensée magique, sinon on est honni. Donc, les connaissances existantes ne peuvent pas cerner le cas haïtien. Quelle baliverne! Quel bobard ! Et pourtant après avoir dit cela, je ne connais aucun haïtien qui ait développé une théorie haïtienne, voire typiquement haïtienne. Il va sans dire que nous sommes tout simplement allergiques aux connaissances procédurales et conditionnelles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
Il n'est donc pas étonnant qu'aujourd'hui le pays continue sa chute aux enfers et qu'on pointe du doigt des boucles émissaires de nos malheurs, en particulier les États-Unis ou l'Occident en général. Cette supercherie pouvait être opérationnelle un certain temps, les cinq premières décennies de l'indépendance, mais ne peut pas l'être pour tout le temps, pour la simple et bonne raison que nos efforts étaient tous dans le mal, pour paraphraser Firmin. Qu'avons-nous fait au niveau de l'agriculture, de l'éducation, scientifiquement parlant ? Rien. Tous les gouvernements qui se sont succédé n'ont fait que dilapider les deniers publiques. La liste de ces méfaits sont à tel point énormes qu'elle devienne banale, une seconde nature. À telle enseigne que si quelqu'un est intègre, on le traite d'imbécile, s'il est magouilleur, il est donc intelligent. Voilà bien la banalisation du mal, qui, dans notre psychique perverti, constitue la norme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
Nous avons un tel mépris de la collectivité que nous ignorons que le rapport dialectique entre le particulier et le général, donc entre l'individu et la collectivité, est un incontournable de l'existence même. Ce rapport constitue le tango par excellence : l'un ne peut exister sans l'autre, ce n'est notre pré-carré. Mais cette éducation de «pète-répète», de réciter sans comprendre est l'essence même de notre éducabilité cognitive. Tout bien considéré, une fleur sans odeur, une surdétermination du paraitre sur l'être. Devant un malheur qui nous frappe, par exemple le séisme du 12 janvier 2010, le lettré haïtien écrira une envolée lyrique qui ne peut que satisfaire les affects de son auditoire, laissera le problème intact et, bien souvent, embrouillera la problématique. Malheureux ceux qui gavent ces paroles mielleuses et meurent du verdict du réel. Cette insouciance du commun, du collectif, nous empêche de saisir le réel transcendantalement : pour comprendre le monde, il faut commencer par pratiquer le «deux-en-un», selon Arendt dans La vie de l'esprit, qui l'explicite ainsi : «&amp;nbsp;je suis non seulement pour les autres mais aussi pour moi, et ainsi, 
dans ce cas, je ne suis manifestement pas qu’un. Une hétérogénéité 
s’insère dans mon unicité.» Ce deux-en-un implique qu'on soit dans un rapport de dialogue avec soi-même afin de saisir l'interpénétration de l'autre et soi-même. Il faut être imbu que sans l'autre l'un ne peut exister : il peut être un mal ou un bien, mais il est nécessaire, irréductible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
&lt;/span&gt;&lt;!--more--&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;Tout compte fait, ce dédain de l'autre chez nous n'explique pas à lui seul l'immobilisme de notre société, l'improductivité dans toutes ses facettes au cours de notre histoire bicentenaire. Ailleurs, aux États-Unis, en Afrique du Sud au temps de l'apartheid, pour ne prendre que ces deux exemples, en dépit de la ségrégation raciale, les élites ont créé des sociétés modernes pour leur ethnie et, par ricochet, les autres en ont profité des miettes assez consistantes en comparaison à la léthargie de l'élite haïtienne. Elles ne se sont pas refusé le luxe de mener une vie matérielle agréable de peur que les autres n'en jouissent un minimum humainement acceptable. Qu'est-ce qui pourrait bien expliquer une telle approche différente? Chez nous, dès les trois premières décennies de l'indépendance des initiatives de nationaux se sont vu le jour. Ils ont voulu prendre le destin commercial et industriel du pays en mains, mais nos dirigeants l'entendaient différemment. Ils ont préféré céder à leurs intérêts mesquins. Et les Étrangers ont bien compris cette division et en ont profité : le roi Christophe ne s'est-il pas suicidé par dégoût de voir que ses compatriotes préfèrent le libertinage de Pétion que de travailler à construire une nation forte et unie? Et d'ailleurs son régime reste la seule vraie initiative digne de mention dans sa mission de bâtisseur jusqu'à nos jours.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span style="font-family: courier;"&gt;Au bout du compte, une première esquisse de réponse est possible. Primo, l'indépendance nous est arrivée par défaut. Ce n'est que par la force des choses que la révolution de 1804 a eu lieu. Sans l’aveuglement de Bonaparte dans son refus d'accepter une sorte de souveraineté associée avec Saint-Domingue, il n'y aurait pas eu cette rupture avec la France, du moins à court terme. Deuzio, Toussaint Louverture serait l'interlocuteur de Bonaparte et s'occuperait d'une part importante de la diplomatie française en Amérique. Tertio, ce qui serait une incongruité dans ce monde foncièrement raciste, que la France, donc des Blancs, ait un représentant nègre qui mène la destinée de sa diplomatie en Amérique. Quarto, l'aporie se retrouve même dans les trois premiers termes de l'équation, car il faut dénoter, selon Sauveur Pierre Étienne, que Haïti a vu fuir l'élite primitive avec l'indépendance. Cas unique : ailleurs elle n'a déguerpi. Ce qui nous permettrait de conclure que l'indépendance ne pourrait être qu'un cauchemar. Cauchemar au propre et au figuré. Au figuré, parce qu'elle dépariait avec toute la subjectivité européenne du moment. Au propre: comment une telle bigarrure pourrait-elle se constituer en nation, à force de fossés ethnique, culturel et intellectuel. Tel était le dilemme D’Haïti. Et le dilemme persiste aujourd'hui du péché originel, si je puisse m'exprimer ainsi, qui se complique et complexifie au point qu'on pourrait le présenter comme l'énigme par excellence dans l'histoire de l'humanité.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;Je soupçonne déjà des objections hâtives par ce que je m'attaque à un dogme puissant, un truisme de l'historiographie haïtienne, mais qui ne résiste pas à l'analyse. Bien sûr que les puissances se sont coalisées contre l'indépendance haïtienne. Le problème que je soulève est simple : avant de mettre sur le dos de ces dernières tout le mal qui nous afflige, ne faut-il pas se demander aussi qu'avons-nous&amp;nbsp; fait pour obvier cet embargo, qui n'était en vérité que partiel, car nous avions maintenu le commerce, d'une façon ou d'une autre, en particulier avec les États-Unis entre autre. Et sachant que l'esprit de toute société marchande est l'appât du gain, il y avait certainement plusieurs façons de contourner cette situation, de tirer notre épingle du jeu. Et d'ailleurs nos dirigeants, de Dessalines à nos jours, n'ont fait que de dilapider les deniers publics. Les deux seules intermèdes où les deniers publics ont été relativement bien gérés, n'étaient-ce pas avec les libéraux entre 1872 et 1883(?)et durant l'occupation américaine, sans compter le règne de Christophe? Donc, notre misère ne vient pas unilatéralement des autres. Par exemple, sous le règne de Pétion à un moment donné, il n'y avait que 11 piastres dans les coffres de l'État pendant que dans le Nord le royaume de Christophe roulait sur l'or parce que sa gestion était saine. Assumons enfin notre faute!&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
En guise de conclusion, cette quatrième partie a pris du temps à paraitre. Deux raisons peuvent expliquer cela : premièrement, javais par finir de comprendre la problématique et, surtout, secondement, j'avais l'impression que je m'adressais à trop d'aveugles pour me consacrer à cet exercice. Aucune chose n'arrive seule : le confinement avec la pandémie du COVID-19 m'a donné l'occasion d'avoir du temps en masse pour faire tout ce qu'il me serait loisible de faire dans ma quarantaine obligée par la force des choses. Finalement, ces années écoulées m'ont permis de sortir des sciences humaines traditionnelles, qui ne sont que des statologies, -des organes para-étatiques de propagande à vocation scientifique, pour reprendre Badiou en général et, en particulier, La Bine de Villeneuve, en ce qui concerne la science politique-, grâce à Hannah Arendt, Alain Badiou, Cornelius Castoriadis, Sylvain Lazarus et Jacques Rancière, et d'avoir une idée plus dynamique et plus fine des choses. Et le COVID-19 m'a fortifié dans la compréhension de la problématique haïtienne. Le comportement de la petite bourgeoisie dans son ensemble est tellement lamentable qu'il donne le goût de vomir : la singerie purement et simplement des mesures prises ailleurs sans jugement critique, sans pouvoir décanter entre ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas ou s'il fallait qu'il soit faisable de les appliquer chez nous, il faudrait prendre des mesures supplémentaires. Ce manque cruel de ce deux-en-un est notre mal-être et se conjugue bien avec la primauté des connaissances déclaratives de notre psychique...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;span style="font-family: courier;"&gt;
#Ernst Jean Poitevien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href="https://haiti-tribune.blogspot.com/2016/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html"&gt;https://haiti-tribune.blogspot.com/2016/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html"&gt;https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: courier;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html"&gt;https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg5CFSf9EarhxVKvvwgP_-og258LEf0pCLgV3jl10zB2AAji5X2Ie0qlGmJT75zYj91n6vay6L3t0MqCPyv88T-eKc5zrnbhPHqK1X_zTWfHh6KRBDvXdsbWT2R3lJUhXAmWK0k6wPMACs/s72-c/unnamed.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Les apories contagieuses de la pensée haïtienne : le carcan mental de la régression nationale</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2018/12/les-apories-contagieuses-de-la-pensee.html</link><category>atavique</category><category>attaques</category><category>bourgeoisie</category><category>complaintes</category><category>Confusion intellectuelle</category><category>critique</category><category>Dany Lafferière</category><category>dénonciation</category><category>Haïti</category><category>invectives</category><category>mondiale</category><category>oligarchie</category><category>Élite</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Thu, 27 Dec 2018 15:49:00 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-1479209376622552606</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjcGEKYUGdi_68J9yAEwoalaV2cU3bLFLPnCnYAVFCfo-NkeMuR-HA8vrZldcfJdmM4dBYndu1Iyoa3wAG8YvG1IVPDWFMqTrOer1iemxSO3UjUEFlUN4Qw4wFo4BlvR02ekI8rdSJjryk/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="170" data-original-width="220" height="170" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjcGEKYUGdi_68J9yAEwoalaV2cU3bLFLPnCnYAVFCfo-NkeMuR-HA8vrZldcfJdmM4dBYndu1Iyoa3wAG8YvG1IVPDWFMqTrOer1iemxSO3UjUEFlUN4Qw4wFo4BlvR02ekI8rdSJjryk/s320/liberte.jpg" width="220" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
«L’élite haïtienne est comme un voyageur en première classe qui ne se soucie pas de la présence d’une bombe en classe économique». Cette hyperbole de Dany Laferrière m'a interpellé depuis que j'en ai pris connaissance. Elle n'est pas l'unique formule creuse dont on se fait les champions. Il y a bien sûr celle de Louis-Joseph Janvier telle que &lt;span style="background-color: transparent; color: black; display: inline; float: none; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; word-spacing: 0px;"&gt;«&lt;/span&gt;&amp;nbsp;Haïti est un singulier petit pays.&lt;span style="background-color: transparent; color: black; display: inline; float: none; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; word-spacing: 0px;"&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; Et bien d'autres. Les complaintes, les reproches, les invectives, les attaques de toutes sortes face à cette élite, toutes catégories d'élites confondues, soit par des membres de cette élite ou non ou des étrangers, ne tarissent pas depuis au moins un siècle. En dépit, ou malgré, toutes ces déceptions ou haines, les choses ne s'améliorent pas pour autant. On s'évertue à trouver des procédés rhétoriques les uns plus puissants que les autres pour gagner la palme d'or de la plus belle figure de rhétorique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personne ne pourrait contester la beauté de cette citation de Dany. La première chose qu'elle vient chercher, c'est l'affect. Tout compte fait elle exprime une réalité trop évidente aux sens, à l'entendement, donc on tenterait de la prendre au pied de la lettre, un axiome pour faire un coup d’œil à quelqu'un de très dogmatique qui aimait clore tout débat ainsi. On pourrait bien remplacer haïtienne par occidentale ou mondiale. On pourrait tout aussi remplacer haïtienne ou mondiale par non occidentale en chassant ou non la négation de la proposition subordonnée dans sa conception primitive entre les êtres et les choses. Toutes choses étant égales par ailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
&amp;nbsp;Il ne faut surtout pas se leurrer : on est quelque part subrepticement des occidentaux intellectuellement parlant, nos concepts sont ex nihilo, des produits avariés dans le contexte local. À ne pas se méprendre, je ne suis pas de ceux qui croient qu'il faut réinventer la roue. Il est absurde de rejeter l'Occident, à moins d'être un imbécile, car celui-ci est l'aboutissement de toutes les civilisations antérieures : Mésopotamie, Égypte, Grèce, etc. La Grèce, l'Égypte d'aujourd'hui, pour ne citer que ces deux cas, ne sont que les ombres de ce qu'elles étaient autrefois. Et la France n'est plus ce qu'elle était aussi.&amp;nbsp; Il faut aussi se rappeler que la Grèce antique n'a jamais été occidentale :&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&amp;nbsp;«Les peuples qui habitent les climats froids, même dans l'Europe, sont en général pleins de courage. Mais ils sont certainement inférieurs en intelligence et en industrie ; aussi conservent-ils leur liberté ; mais ils sont politiquement indisciplinables, et n'ont jamais pu conquérir leurs voisins. En Asie, au contraire, les peuples ont plus d'intelligence, d'aptitude pour les arts ; mais ils manquent de cœur, et ils restent sous le joug d'un esclavage perpétuel.&lt;span style="color: #8e7cc3;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: red;"&gt;La race grecque, qui topographiquement est intermédiaire, réunit toutes les qualités des deux autres&lt;/span&gt;.» Aristote, &lt;u&gt;Politique&lt;/u&gt;, Livre IV, chap. 4&lt;/blockquote&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
Cette mise au point ayant été faite, je peux ajouter que le mode de production capitaliste est un fléau qui dérobe le sol sous ses pieds. L'obsession du profit à tout prix sans aucune considération des ressources et de leurs renouvellements finira à la catastrophe de l'humanité. Quand bien même qu'on parle d'écologie, ce n'est mieux que pour nous endormir.&amp;nbsp; Les parades internationales autour de la réduction des effets néfastes de la pollution ne sont que de la poudre aux yeux : aucun des signataires des traités internationaux sur le climat n'atteindra la cible fixée; aucun ne possède une&lt;a href="https://voir.ca/yvan-dutil/2018/12/02/le-pacte-de-transition-ecologique-etes-vous-certain-de-ce-que-vous-souhaitez/" target="_blank"&gt; politique cohérente&lt;/a&gt; en la matière. Tout est marchandise, il faut donc un marché avant tout virage productif mais toujours dans le cadre du salariat. Les gens inconsciemment sont aussi imprégnés de cette idée comme de l'évangile. Ainsi, il n'y aurait aucune autre forme de relations économiques en dehors du cadre marchand. On aurait atteint le summum. Quelle vanité!&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
Là commence à s'éclaircir, à se poindre la lueur de vérité. Ce n'est pas l'élite haïtienne en termes ataviques qui soit dans cet aveuglément mais dans son bagage cognitif, dans son incapacité de discriminer de façon globale : parce que l'existence est un tango, l'autre devient forcément nécessité : la jouissance est jouissive s'il y a moins de souffrance aux alentours car moins de regards accusateurs, point de pensées revanchardes. Si l'élite mondiale reconnaît cette nécessité, elle n'est que conditionnelle, c'est-à-dire tant qu'il n'y aurait de solutions de rechange face à cette ressource humaine, donc utilitaire tout autant que les ressources matérielles. L'ingéniosité à produire des aliments qui tuent à petit feu : l'obésité est une production de l'agro-industrie; cette jonglerie a son revers aussi dans le règne proprement animal: &lt;a href="https://draft.blogger.com/"&gt;&lt;span id="goog_1512190236"&gt;&lt;/span&gt;en 40 ans, plus de 60% d'espèces ont disparu&lt;span id="goog_1512190237"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Le phénomène migratoire qu'on observe du côté humain l'est aussi du côté animal (des unicellulaires aux vertébrés). Il faut donc parler, à la suite de Frédéric Lordon, de &lt;a href="https://blog.mondediplo.net/appels-sans-suite-1" target="_blank"&gt;capitalocène&lt;/a&gt; en lieu et place d'&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropoc%C3%A8ne" target="_blank"&gt;anthropocène&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrement dit, la gourmandise de l'élite mondiale s'invente des moyens sophistiqués; celle des élites haïtiennes est carrément dans la rapine, le guet-apens. Pour continuer à faire fructifier ses capitaux, celle-là utilise des modes de pouvoir ou d'autorité par un système symbolique très complexe : par exemple, les 30 dernières années, un travail de démolition intellectuelle qui a débuté après la seconde guerre mondiale sous l'instigation de Friedrich August Von Hayek a connu ses heures de gloire avec l'arrivée au pouvoir de Reagan et Thatcher, respectivement aux États-Unis et au Royaume-Uni, connu sous le label du néolibéralisme. Et ce néolibéralisme ne concerne pas uniquement l'économique, elle est totale et englobante, de l'économie à la philosophie en passant par les sciences dites dures. On perd progressivement des référents communs à tel point qu'il faut bien faire attention car les signifiés ne renvoient plus pour tout le monde au même signifiant, à la même réalité. Le sens commun a perdu son nord. Les gens pensent qu'ils reviennent de leur responsabilité s'ils sont au chômage ou à l'aide sociale. Et pourtant, les riches qui sont à l'aide sociale de nos États ne se gênent pas un moment de se mettre plein les poches de l'argent public. Il devient une évidence pour beaucoup qu'il faut nourrir les plus riches pour que les plus petits reçoivent des miettes, la théorie zombificatrice de ruissellement, qu'on appelait aussi ironiquement Voodoo Economics ou Reaganomics en référence à Ronald Reagan, président américain de 1980 à 1988, pour qualifier&amp;nbsp; son gros non sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les cursus universitaires, dans cette même veine, n'ont jamais été autant mis au service du capital que durant ces dernières années, comme l'a fait remarquer Rutger Bregman dans son livre Utopies réalistes. Toutes connaissances doivent être utilitaires. Immédiatement. La pensée magique de l'économie avec sa fameuse main invisible et ses lois de l'offre et de la demande qui ne se vérifient que dans la tête de nos prêtres de l'économie; la mise de côté de toutes analyses en termes de classes sociales, mais suivant le point de vue des revenus; &lt;a href="https://www.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20140408.OBS3079/micro-etats-villes-flottantes-le-projet-fou-des-nouveaux-maitres-du-monde.html" target="_blank"&gt;l'extravagance de la géoscience&lt;/a&gt; qui compte pallier la destruction de notre écosystème : la Silicon valley avec ses développements numériques les plus démentiels et la prétention de Google de créer des îlots clés en main, etc. Le &lt;a href="https://www.monde-diplomatique.fr/publications/l_atlas_un_monde_a_l_envers/a53821" target="_blank"&gt;consensus de Washington&lt;/a&gt; est l'agrégation de toutes ces idées zombies en politique économique qui influent sur tous les domaines de la vie en général, la &lt;a href="https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/1999-10-08-omc99" target="_blank"&gt;privatisation de toutes parcelles de vie&lt;/a&gt;: les engrais, les produits pharmaceutiques, la nature en somme a été privatisée au profit de grands groupes capitalistes. L'&lt;a href="https://draft.blogger.com/"&gt;&lt;span id="goog_1512190249"&gt;&lt;/span&gt;Organisation mondiale du Commerce&lt;span id="goog_1512190250"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;(OMC) est le socle et le parapluie de ce guet-apens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
Voyez-vous un peu ou totalement l'inanité du paradoxe de Dany. Ces invraisemblances sont légions et nous empêchent de voir la forêt. Il n'y a pas une fatalité haïtienne, qu'elle soit bourgeoise ou non. D'ailleurs le concept de bourgeois est impropre à la réalité haïtienne qu'il doit saisir.&amp;nbsp; En plus aujourd'hui ces antinomies sont véhiculées par des gens qui ont un niveau d'intelligence supérieur à la moyenne mais d'un crétinisme exorbitant, incapable de comprendre que le gros bon sens n'est jamais science, qu'il est de l'ordre du sens commun. Et pourtant même ce sens commun nous fait défaut. Cherchons plutôt les raisons de cette improductivité généralisée. Laissons de côté les explications trop faciles. Notre problème n'est pas qu'épidermique, il y a certainement plusieurs aspects imbriqués, confondus, entortillés. Ce n'est que cet indigeste touillage qu'il faut décanter. Et comment? Entendons-nous sur le sens commun d'où découlera tous les projets : éducation, économie, politique, culture, etc. La méfiance, ce goulot d'étranglement qui nous asphyxie, fait partie de notre consensus malgré nous. On n'a aucune idée de l'énormité des pertes encourues à cause de cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but poursuivi ici était de faire ressortir les différences et les similitudes de nos élites avec l'élite mondiale, bien sûr à des degrés différents, mais sur le fond, elles sont suicidaires. Certains me diraient qu'il y a une différence de degrés. Oui je répondrai mais que cela ne change rien : disparaitre trop-bien-en-chair d'un côté et trop-mal-en-os de l'autre, où donc est la différence significative? Encore plus: cessons d'angéliser, donc de glorifier l'élite mondiale et d'un autre côté de diaboliser l'élite haïtienne. Somme toute, cette dernière n'est que le larbin de celle-là. Par association, elles sont de même nature.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr"&gt;
Et Dany dans tout ça où se situe-t-il dans l'ordre social? S'il est futé, il répondra qu'il fait partie de la métaspora de Joël Desrosiers, ces Haïtiens nés en diaspora, ou qui ont laissé longtemps Haïti, ou l'exemple de Naomi Osaka. Cette diaspora de l'élite mondiale, qui n'a conservé qu'un lien sentimental avec Haïti mais élimine tout retour au bercail - pas parce qu'elle ne veule pas mais parce qu'elle est complètement déconnectée aussi bien au propre qu'au figuré - ne ferait-elle pas partie de l'élite haïtienne ? Y répondre impliquerait-il le dévoilement de notre désolation? Que sais-je?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjcGEKYUGdi_68J9yAEwoalaV2cU3bLFLPnCnYAVFCfo-NkeMuR-HA8vrZldcfJdmM4dBYndu1Iyoa3wAG8YvG1IVPDWFMqTrOer1iemxSO3UjUEFlUN4Qw4wFo4BlvR02ekI8rdSJjryk/s72-c/liberte.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Historique d'un mode de pensée sénile que le pays en fait les frais outrageusement</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2017/07/historique-dun-mode-de-pensee-senile.html</link><category>ambivalence</category><category>Haïti</category><category>magie</category><category>Pensée</category><category>sous-développement</category><category>éducation</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Mon, 24 Jul 2017 01:46:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-1813843848520582158</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEht8vWVdN_z9V6OYclWvH-B_ZTVLJWL3NGANEcKDRjxE7F13vUabg_xiCwMcMUCDgm_BngTNvG1DYRcbWyld5J28s8Af00kLt-DwxNKv1do3ja3T4s5VrgxY9eWh2rpfGVoMKiyJL_04ZI/s1600/synchre%25CC%2581tisme.jpg" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="160" data-original-width="210" height="160" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEht8vWVdN_z9V6OYclWvH-B_ZTVLJWL3NGANEcKDRjxE7F13vUabg_xiCwMcMUCDgm_BngTNvG1DYRcbWyld5J28s8Af00kLt-DwxNKv1do3ja3T4s5VrgxY9eWh2rpfGVoMKiyJL_04ZI/s1600/synchre%25CC%2581tisme.jpg" width="210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Ambivalence représentant le Cardinal&lt;br /&gt;
Chibly et le vèvè dans le vodou&amp;nbsp;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px;"&gt;
L'être humain aime bien se conforter des idées reçues, des lieux communs, bref des recettes toutes faites. Par expérience, je constate souvent si tu décides de changer la façon de faire ou de comprendre, tu as en général plus de 80% des gens qui s'y opposent grosso modo. Le reste, on y trouve des indifférents ou insouciants, qu'on peut estimer à 16%. Et le reste du reste, soit le 4% restant, plus de 3% qui est dans l'expectative. Et enfin, ce qui reste de tous les restes, les esprits dynamiques. Il ne faut surtout pas oublier que toutes ces catégories soient stratifiées, donc elles ne sont pas d'une homogénéité parfaite. Ainsi s'y retrouvent des sous-catégories. C'est donc un constat attesté partout, à la différence, dans les pays où les gens ont reçu une formation dépouillée de religiosité, l'ouverture d'esprit de cette frange les rend plus perméable aux idées nouvelles. L'exemple d'Einstein qui a trouvé un petit noyau de physiciens qui avalisait sa théorie et de Peter Higgs sur les bosons de Higgs qui paraissaient au début superflus mais qu'en 2012 la CERN (L'Organisation européenne pour la recherche nucléaire) a confirmé cette théorie émise en 1964 par Higgs et deux autres chercheurs parce qu'il y avait d'esprits ouverts qui regardaient cette proposition sans oeillères. Ce jour-là, comme l'expliquait Higgs, il passait d'un pur inconnu à la stature de vedette, donc invité à toutes sortes de réunion, même mondaines.&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
Une clarification s'impose ici. En Haiti ou dans la diaspora, il y en a de ces gens mais ils ne constituent pas une masse critique. C'est pour cela, je parle de façon globale, car le système d'éducation nous a plié à un mode de pensée qui est la typologie de l'haitianité. Je dirais même haitianure ou haitiure. Chaque peuple a ses démons et ses anges;&amp;nbsp;&lt;span style="letter-spacing: -0.24px;"&gt;ces défauts&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et&amp;nbsp;&lt;span style="letter-spacing: -0.24px;"&gt;ces qualités&lt;/span&gt;&lt;span style="letter-spacing: -0.24px;"&gt;. Il charrie ses vieux réflexes ancestraux dans ces gènes que seule une éducation taillée sur mesure, à l'ère du temps, peut obvier pour l'essentiel ce fardeau mental. Les Français ont un sens inné mais cultivé pour l'histoire et les idées utopiques; les Britanniques pour l'économie; les Allemands pour la philosophie; les Chinois la patience; Les Noirs, les Arabes pour le partage, et un côté même ingénu, surtout chez les premiers; les Hindous le vertige des nombres. Pourquoi ne faut-il pas tirer avantage l'un de l'autre. Vice versa. Sachant qu'aucune civilisation ne peut se targuer d'être de la génération spontanée, chaque civilisation étant un passage obligé aux suivantes. Sans l'Égypte pas de Grèce; Sans les civilisations mésopotamiennes pas d'Égypte, etc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
Pour faire avancer la compréhension des choses, il faut que l'esprit des gens soit façonné à réfléchir en termes scientifiques. C'est donc la cohérence d'une proposition qui prévaut, fusse-t-elle en biais avec les idées généralement acceptées. Ainsi, avec beaucoup de patience et de rigueur, on peut atteindre un petit noyau de personnes qui feront boules de neige. Mais si la pensée est formée à coup de vérités absolues, à des préceptes, l'avancement des connaissances sera nul. Ce qui rend les pays sous-développés, ce ne n'est pas plus l'ingérence des grandes puissances que l'infertilité de la pensée. Le sous-développement va bien avec les bondieuseries et toutes les formes de pensée connexe, dont la pensée magique, qui regroupe toutes les propositions fantaisistes, par son côté chimérique, qui ne vise qu'à émettre des idées saugrenues, farfelues en dehors de tous schèmes scientifiques.&amp;nbsp;Le jeu démagogique entre l'acceptation ou le rejet de la pensée occidentale a atteint son summum dans le courant de la négritude qui, par son ignorance de l'histoire, dénote cette ambivalence socialisée, pour reprendre Éric Bourguignon dans Haiti et l'ambivalence socialisée: une reconsidération.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
J'ai toujours été frustré d'être incapable de trouver une réflexion profonde chez les auteurs haïtiens. Ils sont très rares ceux qui amènent du neuf dans la problématique haïtienne. J'ai toujours eu la sensation d'égrener un chapelet de bons sentiments en boucle ou d'invectives contre tel ou tel autre groupe de la société, les Bourgeois, les Mulâtres, les Arabes, etc. Plus l'auteur est réputé, plus il ne dit rien de sérieux parce que dans ce pays, pour ne pas froiser les gens, il vaut mieux leur dire ceux qu'ils veulent entendre. Il ne faut pas troubler leurs certitudes, sinon tu monteras sur du récif. Leur opposition sera farouche parce que tu as osé déranger cette harmonie jalousement aménagée. En aparté, en aparté seulement, quelques-uns exprimeront leurs bémols sur les idées reçues, mais jamais en public. Si d'aventure ils le font, cela restera au niveau du verbe. Cela ne devrait pas être une conviction. Voilà un élément important de ce qui caractérise la mentalité de commérage, de ragot et de boniment. Bref la falsification de la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
Le libre arbitre, la pensée autonome, n'ayant pas été développé dans son parcours académique, le lettré est incapable de s'en sortir du carcan de la pensée orthodoxe. Cette pensée se manifeste par prendre des citations pour des arguments, par se référer à des sommités pour arguments, etc. Du même souffle, il ne pourrait y avoir d'échange puisque les gens évaluent la force d'une idée par des citations et non par la démonstration qui met en exergue le rapport logique entre les choses. Après une citation, le locuteur met fin au débat. La messe est dite. Et pourtant, ce n'est que le début de la discussion ou débat. A moins que l'interlocuteur ne sorte une citation qui infirme la précédente. Mais cela n'ira pas au-delà de la sémantique, et souvent les injures pleuvent entre les protagonistes. Car à cette étape les choses deviennent corsées, donc il fallait étudier à priori le noeud du problème pour avancer logiquement dans sa démonstration avec une patience toute marathonienne. J'ai constaté aussi que l'assistance penchera sans discernement du côté de celui ou celle qui touche ses cordes sensibles, par son éloquence, sa maitrise de plusieurs citations, etc. Donc la forme de dialogue qui colle bien chez nous est le débat car plus permissif aux idées spécieuses.&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
Il me semble qu'il est plus facile de trouver chez un auteur de moindre réputation quelques idées neuves. En lisant la présociologie haïtienne de René A. Saint-Louis, j'ai découvert des auteurs qui ont amené des idées qui sont en complète rupture avec la conception générale de la majorité des auteurs de ce pays. Notre rapport aux livres et aux savoirs ne sont que pour la galerie, pour étaler son savoir, quand bien même il ne participe à la compréhension de la problématique. Une dame, qui se passe de présentation sur la scène intellectuelle, a proposé le Konbitisme pour sortir Haiti de son pétrin. Proposition qui ne mérite même pas une attention, même furtive. Il y a absence totale de compréhension d'un système économique, voire des questions de mode de production dominante, de rapport holistique entre l'histoire, la politique, le politique, la sociologie. Bref sociétal.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
Après la chute de Duvalier, le livre qui était sur toutes les lèvres, c'était Comprendre Haiti de Laennec Hurbon. J'avoue que j'étais du nombre. Avec le recul, je me demande en quoi ce livre nous faisait comprendre Haiti. A vrai dire c'était un exercice littéraire. Sans plus ni moins. Adressé à des étrangers, peut-être qu'il serait utile. A relire ce machin, je me demande qu'y avait-il de si ingénieux dedans pour qu'il y eût autant de tapage. Aujourd'hui, j'ai bien compris que le côté littéraire de la chose m'avait plus séduit que la rigueur scientifique de la démonstration.&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; letter-spacing: -0.24px; margin-bottom: 6px; margin-top: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; display: inline; letter-spacing: -0.24px; margin-top: 6px;"&gt;
L'autre exemple qui fait montre notre rapport dilettante aux choses du savoir, c'est le cas de Leslie Delatour. Formé à l'école des Chicago Boys charriant les idées de l'économiste américain Milton Friedman, Delatour a administré un remède de cheval à l'économie haïtienne, du copie-collé de son mentor au pays. Sans aucun égard à la particularité de l'économie, de la société haitienne en général. La théorie universelle des Chicago Boys serait bonne pour toutes les maladies. Et pourtant toute théorie économique doit être enclavée dans une réflexion globale de la société. L'économie sert avant tout à la subsistance de l'Homme. Même quand elle a pris son sens second lié au marché, à l'échange, elle ne peut faire abstraction du substrat social, politique et historique. Voilà peut-être pourquoi tous les prix Nobel d'économie depuis les années 80 tiennent compte de ses paramètres dans leurs analyses...&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; display: inline; letter-spacing: -0.24px; margin-top: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; display: inline; letter-spacing: -0.24px; margin-top: 6px;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div style="color: #1d2129; display: inline; letter-spacing: -0.24px; margin-top: 6px;"&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEht8vWVdN_z9V6OYclWvH-B_ZTVLJWL3NGANEcKDRjxE7F13vUabg_xiCwMcMUCDgm_BngTNvG1DYRcbWyld5J28s8Af00kLt-DwxNKv1do3ja3T4s5VrgxY9eWh2rpfGVoMKiyJL_04ZI/s72-c/synchre%25CC%2581tisme.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Haiti : un théâtre de boulevard où les cabotins ont le haut du pavé</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2017/04/haiti-un-theatre-de-boulevard.html</link><category>blocage</category><category>bêtise</category><category>Gracia Delva</category><category>Haïti</category><category>Ironie</category><category>moquerie</category><category>Société défaillante</category><category>sénateurs</category><category>Willot</category><category>État défaillant</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Sat, 8 Apr 2017 00:22:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-777980972214434143</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
Rires, sarcasmes, moqueries, les sénateurs Willot et Gracia Delva en ont soupé. Personne ne pourrait résister devant tant de médiocrité. Gracia Delva lui-même dans une de ses chansons disait qu'il y avait plein de gens qui tronquaient leur place et concluait que c'était le mal du pays. Le pays marchait sur sa tête. Gracia et Willot sont-ils donc à leur place? La réponse est évidemment non. Mais combien de gens durant les deux cents dernières années étaient à leur place, à la place qui leur convenait? Une minorité insignifiante. Il est vrai qu'on estime les gens chez nous à l'aune du parler-français. Mais est-ce la bonne unité de mesure de la compétence et du savoir? &amp;nbsp;En dehors de la grandiloquence de nos sénateurs d'autrefois, dont on fait trop souvent l'apologie, que produisaient-ils de valables toutes proportions gardées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le noeud du problème, c'est qu'on n'a jamais hissé le pays à un niveau respectable pour que les habitudes de la vie moderne soient une réalité tangible qu'on ait plus besoin d'appréhender que par le fruit de son imagination ou comme une réalité à distance. Toute réalité virtuelle est par la force des choses féérique. Abstraite. Dans les pays conséquents, l’éducation est en lien direct avec la quotidienneté des gens : on développe leurs habiletés de fonctionnement dans un cadre normatif. &amp;nbsp;Le transfert sur le marché du travail est à quelques exceptions près en symbiose avec leur formation scolaire. On forme les gens dans un moule en conformité avec la société. N’est-ce pas vrai que l’école sert à nous plier aux règles sociales, qui ne sont que des règles du mode de production dominant? L’éducation n’est jamais neutre. Point n’est besoin d’avoir de solides connaissances théoriques, il suffit d’être compétent, c’est-à-dire exécuter son rôle dans des limites strictes, celles assignées à son rôle. Le rôle de chacun est circonscrit : ceux qui pensent n’exécutent pas, ceux qui exécutent ne pensent pas. Tous les pions n’ont pas les mêmes valeurs mais ils sont tous importants dans le mécanisme. Tel n'est pas le cas chez nous. L'enseignement en plus d'être abstrait est aussi en complète déconnexion avec la réalité du pays. On reste donc pantois devant les problèmes qui nous assaillent sinon on cherche dans les livres des solutions toutes faites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la compétence est très élastique, mais il faut qu'elle tienne ses promesses, qu'elle soit utile pour les besoins de la cause, de la bonne marche du système donné. Le plus brillant d'entre nous d'il y a une trentaine d'années pourrait être le plus incompétent aujourd'hui. Il y a bien sûr l'évolution technologique mais il y a fondamentalement l'opérationnalisation des procédés administratifs, de gestion, qui ne laissent aucune place même pas à un minimum d’improvisation, etc. Tout est quasiment objectivé. La pensée algorithmique qui est à la base de la programmation des ordinateurs est la forme de pensée dominante : on se robotise. Donc aucune place à l'esprit critique. Les langues subissent lentement mais sûrement la dictature syntaxique de Google, de Bing, etc. &amp;nbsp;Le médium étant le messager, un messager puissant, il impose implicitement ses normes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette digression n'est qu'apparente. Je voulais juste situer la question dans sa globalité. Haïti n'est pas d'une autre planète. Les mêmes tendances ne font que s'amplifier chez nous. Elles décuplent, centuplent…Jacques Demers, un entraîneur de hockey, analphabète et illettré, a gravi les plus hauts échelons dans ce sport en ayant été à la tête des plus grands clubs autant au Canada qu'aux Etats-Unis, et pour couronner le tout a été nommé sénateur au parlement canadien. Et il n'est pas l'exception à la règle. Où est donc l'erreur dans le cas de Gracia Delva et Willot, sénateurs «élus» aux dernières élections ? Ce Demers possèdait le langage de son milieu; il maîtrisait les codes culturels; il parle un anglais pour se faire bien comprendre, et s’il donnait des résultats, tout le reste n’est que broutille. Et, de surcroît, il est blanc. Donc, aucun doute sur son alphabétisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sénateur canadien aurait pu dire des âneries sans que cela ne soulève toute une tollé. Il aurait pu passer en dérision tout ça et les choses suivraient leurs cours naturels. Mais chez nous ce qui importe c'est s'exprimer dans un français-cliché même quand le raisonnement serait bancal qui attribue le respect d'autrui. Qui plus est ce n'est qu'une minorité des minorités d'Haitiens qui a la fluidité de la langue française. Après plus que centenaire de sa présence dans le pays, cette langue reste rien de plus qu'une langue étrangère. Nous ne parlons pas cette langue au plaisir de notre imaginaire mais sous la contrainte des phrases toutes faites. Où est donc le plaisir de laisser libre cours à sa pensée, à l'enrichissement de la langue, à la mettre sous son diktat que de subir ses prérogatives? Le sénateur Willot a bien été à l'école mais il ne parle pas le français bien qu’il eût fait tout son parcours scolaire en français. Cette lacune est à chercher dans ce système d'éducation obsolète. Nulle part d'autre!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant de s’amuser au profit de ces deux représentants du pouvoir législatif, se souvenons-nous une des bêtises parmi tant d’autres prononcée dans ce pays par des doctorants lors du conflit, l’année dernière, à l’intérieur de cette dite Université d’État d’Haiti (UEH), par le refus d’accepter la nomination du nouveau recteur, Monsieur Fritz Deshommes, lorsque ces derniers déclaraient comme argument massue que ce dernier n’ayant pas un doctorat, donc il ne pouvait signer leur diplôme. La question aussi bête que leur logique enfantine serait : accepteraient-ils qu’un Socrates ou Anténor Firmin signe ce diplôme sachant que ni l’un ni l’autre ne possèdait un doctorat ? Lol! À l’infantilisme de l’esprit, la réponse doit être tout aussi puérile. Sous l’apparence de la haute intellectualité se cache l’idiotie au ras du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce dont souffrent ces deux sénateurs, c'est la médiocrité généralisée que nos «élites», dans sa grande majorité, charrient dans leur incapacité d'objectiver leurs savoirs. Yo pa ateri. Pourquoi ne pas encadrer ces sénateurs puisqu'ils sont là pour y rester? Rien ne nous prouve que ceux qui se moquent d’eux en savent davantage ou ne cafouilleraient autant ou encore plus qu’eux. Après avoir bien ri d’eux, il faut &amp;nbsp;commencer par se regarder soi-même en toute objectivité et voir s’ils ne nous ressemblent pas quelque part. Personne dans ce pays ne peut se targuer de poser les jalons d’une sortie à terme du pays de sa descente abyssale dans les limbes. La pensée est sclérosée; nos propositions ne sont que chimériques; les voies de sortie n’existent pas par manque de conceptualisation de la réalité, et enfin par absence de sens pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;À entendre nos plus brillants intellectuels, ils sont carrément dépassés par les événements, mais ils ne veulent pas l’avouer par orgueil personnel. Par exemple, le problème de la dépréciation de la gourde face aux dollars au lieu d’être une opportunité est considérée comme une catastrophe. Le Japon, et bien d’autres pays, ne se lamente pas du fait que la parité du dollar face au Yen est de 1$ pour à peu près une centaine de Yens. Au Canada idem toute dépréciation devient une opportunité pour le secteur des exportations. Avant la monnaie commune européenne, la lire italienne valait des milliers de cette monnaie contre un dollar. La plus cocasse de toutes les cocasseries, c'est l'utilisation du concept de dollar haïtien à la place de la gourde qui exprime le syndrome de l’autruche, embellir toute situation hideuse en fuite en avant. Nous nous bluffons au lieu de faire face à la dure réalité. Ce faisant la réalité disparaîtra au profit de l’imaginaire par un fétichisme dont on ne sait les avenants et les aboutissants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai fini par conclure que les bêtises des deux sénateurs concordent bien aux bêtises généralisées, qu'on les détonne en français ou en créole, elles ne sont que les mêmes miasmes. Alors, je ne trouve rien d’amusant dans les faux pas des deux sénateurs. Ils ne sont que deux cabotins dans un vaste théâtre de boulevard dont la scène est Haiti…le pays est un vaste champs de bétisiers. Comme l’autre qui disait, suite au séisme de 2010, que son université donnera un prix Nobel de médecine. J’attendrais…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
</description><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Grammaire de la pensée philosophique haïtienne : un mode de pensée mortifère pour tout un peuple  (3 de 5) </title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2016/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html</link><category>aliénation</category><category>blocage</category><category>conception</category><category>Haïti</category><category>mentalité</category><category>misère</category><category>pauvreté</category><category>économie</category><category>éducation</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Sat, 17 Sep 2016 14:46:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-1909316037585199491</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEizVtFfxwWkJ2ZELfvjjxtMFs9d6c3Wx2dkRn1tfAYyMZAfclik2gjhTYAuxdgBKkjyb1W9JRXto4zWl5t1XbxYHBRxJZH-sgSej8zORchBX9HSrpS0mPXdAKmQSa59O2LWiLSmoQMDyek/s1600/deboisement.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="la situation du déboisement en  Haïti par rapport à la République dominicaine" border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEizVtFfxwWkJ2ZELfvjjxtMFs9d6c3Wx2dkRn1tfAYyMZAfclik2gjhTYAuxdgBKkjyb1W9JRXto4zWl5t1XbxYHBRxJZH-sgSej8zORchBX9HSrpS0mPXdAKmQSa59O2LWiLSmoQMDyek/s1600/deboisement.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;Dans cette série de cinq articles de la grammaire de la pensée philosophique haïtienne, je reste dans le même registre que les deux précédents articles. Depuis cinq ans, j'ai posé les bases de ma recherche sur les causes de la déchéance d’Haïti dans mon article intitulé &lt;a href="https://haiti-tribune.blogspot.com/2013/02/problematique-haitienne-entraves-la.html" target="_blank"&gt;Problématique haïtienne&lt;/a&gt;. En général, les Haïtiens préfèrent les slogans qui caricaturent la réalité du pays sans faire une analyse anatomique de cette décente abyssale dans les limbes depuis 1804, date du triomphe de l'une des plus grandes révolutions de l'humanité. Je les comprends, car il est difficile de se regarder dans un miroir sans œillères. L'Homme étant ce qu'il est tout changement épistémique le déséquilibre. Et Dieu seul sait combien qu'il adore les certitudes même les plus abêtissantes. Dans le cas de l'Haïtien, il se morfond; il meurt à petit feu que de virer de bord parce que son éducation cognitive le conforte dans des certitudes perpétuelles. Et cependant, l'effort doit être tenté. Quand on y arrive, on a une réelle image que ce miroir nous renvoie. Et c'est là que la guérison ou le début de la résolution du problème. Si on refuse cet exercice, on continuera à se détruire lentement mais sûrement. Le problème du pays n'est pas l'analphabétisme du peuple, mais plutôt l'illettrisme des pseudo élites, qu'on devrait appeler plutôt des mercenaires attitrés. D'ailleurs, plusieurs ténors, dont Price Mars, Pauleus Sannon, Anténor Firmin, et j'en passe, de ces élites ont en maintes fois signalé cette médiocrité ambiante qui reproduit incessamment notre carcan mental. Ce constat est sans appel : En Haïti, il y a peu de lettrés qui pensent, mais beaucoup qui s'affublent ce titre honorifique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;On comprendra aisément pourquoi l'absence de débats d'idées est la règle chez les Haïtiens car chacun porte avec lui sa vérité et l'érige en absolue. Les gens du même sérail ne discutent pas, ils se congratulent : Je t'encense, tu m'encenses; nous nous encensons; ils s'encensent. Gare à cet intrus qui oserait gâcher cette belle union. La proscription, l'anathème, l'attend au détour; il sera relégué parmi les crétins sans autre forme de procès. Point n’est besoin de dire combien la connaissance est élastique : elle est en même temps solide, liquide et innommable; on tourne toujours autour d'une certaine vision transcendantale de la vérité. Mais la perception pose problème car elle est multiple. Je dirais que les outils(les sens) auxquels l'entendement rentre en contact avec le monde extérieur sont loin d'être parfaits. Indubitablement, les conclusions seront toujours incomplètes. En conséquence voilà pourquoi, pour reprendre l'autre, qu'il ne faut pas prendre mes crachats pour de l'eau bénite. Ni les vôtres d'ailleurs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;Un autre constat ahurissant, dont on n'a pas besoin trop de se creuser les méninges pour comprendre l'infertilité de la production intellectuelle haïtienne, c'est l'absence de rapport avec le livre de l'élève haïtien. De la maternelle à la terminale, il ne lit aucun livre dans le cadre de son parcours scolaire. Il n'y a pas dans l'enseignement aucune activité de lecture liée à la didactique de l'apprentissage. L'absence de bibliothèque dans les écoles en est une raison, mais, quand bien même il y en aurait, les enseignants ne sont pas outillés pour exploiter cette ressource, car, dans la très grande majorité des cas, ils ne lisent pas et ne savent pas comment organiser la transmission des connaissances à travers une telle activité. La bonne vieille méthode plus que centenaire de la prestation du maître devant la classe reste encore la norme. Le maître, c'est la connaissance personnifiée. Point! Alors, cette habitude de clouer le bec à un adversaire en faisant appel à une autorité, un grand maître, ne participe-t-elle pas de cette pédagogie autoritaire et inerte?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: left;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: blue; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;u&gt;La pensée immuable et ses conséquences&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;div&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;Pour résumer la complexité de l’activité de connaissance, je reprends ici cette synthèse de Claude Julien dans le cahier Manière de voir à la fin des années 80 :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;Il ne faut pas croire son œil, mais son cerveau, a écrit un scientifique. L’œil croit voir que la Terre est plate, seul le cerveau lui dit qu’il se trompe. Et alors que la caméra portée par satellite confirme qu’il en est bien ainsi, l’œil humain reste trop souvent au ras du sol. Regard pragmatique, incapable de détecter ce qui ne bondit pas aux yeux. Prendre de la hauteur, pour être plus proche du réel, plus humain.&lt;/span&gt;&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt; » Claude Julien dans Manière de voir, novembre 1987&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;Les cent dernières années et plus ont été si révolutionnaires en termes de bouleversements de notre compréhension du monde que je m’amuse face au dogmatisme de certaines gens, qui prennent encore pour immuables toutes connaissances, pendant que plus les découvertes sont abondantes plus la complexité de la réalité nous apparaît dans toute sa nudité. Ce qu’on savait vrai autrefois ne l’est plus ou pas tout à fait. La révolution numérique, les découvertes en neurosciences, le progrès de la génétique, etc. viennent bousculer toutes nos certitudes. La physique quantique rend caduque beaucoup de nos évidences: l’absurde devient évident et l’évident absurde; l’imaginaire et le réel deviennent quasiment en parfaite symbiose traduit par la percée numérique et toutes les possibilités d’innovation à venir. Dans un futur proche, la réalité virtuelle se superposera à la réalité proprement dite dans toutes les sphères de la vie. La conception du passé, du présent et du futur ne serait plus une trajectoire mais une réalité unique et simultanée. Ce qui rend caduque encore davantage le cartésianisme dans son sens le plus strict. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;On comprendra bien ici combien nos vérités absolues, notre système d'enseignement dogmatique ne tiennent pas la route. On est à des années-lumière du nouveau paradigme de la pensée humaine. Notre déphasage face à la réalité peut être la raison pour laquelle on ne prend pas conscience de la gravité de la situation du pays et y apporter des remèdes salutaires à ce mal. Les sciences dites humaines ou sociales (histoire, sociologie, etc.) sont pour l'essentiel basées sur l'intuition, donc l'entendement y joue un rôle prépondérant, et l'entendement se nourrit des sens, alors les biais sont on ne peut plus plausibles. Et quand bien même on ferait appel aux statistiques, la formulation des questions, la méthodologie de recherche y est pour beaucoup dans la rigueur ou non des conclusions. Ce qui n'est pas toujours le cas. La méthodologie en ces sciences souffrent, trop souvent, de biais idéologiques (culturels, sociaux, politiques, etc.). En science dure, quand l'intuition et la démonstration mathématique ne tirent pas les mêmes conclusions la mathématique l'emporte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;Aux problèmes criants du pays, on fait appel à l'idéal dessalinien, à la glorification du gouvernement d'Éstimé. On veut reprendre là où ils ont laissé. Sans se demander s'ils avaient bien posé le problème ou si leurs approches valent la peine qu'on s'y attarde. Aucune étude sérieuse, à ma connaissance, n'a été tenue dans aucune de ces deux situations. Des perceptions, purement des perceptions, que ces deux cas étaient dignes de mention. Voilà la légèreté dans toute sa nudité de la pensée philosophique haïtienne qui ne peut que produire le résultat qu'on connait aujourd'hui dans le futur. Le monde a tellement changé, d'autres paradigmes ont vu le jour, faut-il s'attarder à refaire la roue? La périphérie, des pays dits autrefois sous-développés, est en train de se rapprocher du centre, ceux autrefois dits développés. Le sous-développement n'est plus une fatalité. S'y attarder dans les anciens schèmes de pensée n'est autre chose que du misérabilisme, pour reprendre Thierry Hentsch.   &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: left;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: blue; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;u&gt;L’autodestruction programmée&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;N'est-il pas étonnant que la politique économique suivie par tous nos chefs d'état de Toussaint Louverture jusqu'à l'occupation américaine a été pensée et mise en exécution par Hédouville après l'abolition de fait de l'esclavage en 1793 par le fait qu'il fallait presser le paysan jusqu'à l'évider de toute sa substance? Le socle de cette pensée a été l'oeuvre de ce dernier devant l'état de fait que l'esclavage n'était plus viable dans la colonie de Saint-Domingue. La cassure était immanente. L'introduction d'une certaine forme de salariat devenait un passage obligé. Le problème majeur auquel devait s'attaquer les dirigeants post révolutionnaire n'était-ce pas la reconstruction du système de production? L'approche christophienne est donc la seule qui tentait une solution cohérente, en dépit de ses faiblesses. Elle ne s'est pas occupé de la remise sur pieds des infrastructures d'avant la révolution. Tout compte fait, elle a donné certains résultats patents : Le patrimoine matériel de la nation se trouve pour l'essentiel dans le Nord du pays. Comment a-t-on pu rester engluer dans cette schème de pensée sans jamais vraiment s'en sortir?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;La traduction dans la pratique de cet état d'esprit, c'est cette surdétermination du paraître sur l'être. On a toujours été au diapason des grands courants mondiaux d'un point de vue purement rhétorique. L'application de ces idées, et pourtant, ne s'est jamais concrétisée. La constitution de 1843 reconnaissait au créole le droit de citer dans l'éducation des enfants mais ne s'est jamais traduit dans les faits. La gratuité scolaire était aussi reconnue mais le budget ne suivait pas. Somme toute la rhétorique modernisatrice a toujours été bel et bien présente en tout temps dans le pays. Tous les élèves haïtiens ont appris que le pays était essentiellement agricole mais rien n'a été fait pour l'agriculture, tutti quanti. Le bluff devient une conception de la vie qui nous catapulte dans le néant : se mentir ne peut que se détruire avec tout ce qu’il y a autour. Le rachitisme du pays ne provient pas du grand méchant Oncle Sam, des Yankees, mais de nos mercenaires attitrés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;Ce bovarysme culturel submerge notre subconscient dans tous ses coins et recoins. La déconnexion entre la théorie et la pratique est symptomatique de l’histoire d'Haïti. Elle est notre marque de commerce. Sur papier, dans sa trajectoire historique, le pays n’est pas aussi pauvre qu’on le constate: les idées libérales, par exemple, se sont manifestées depuis la présidence d’Alexandre Pétion, si ce n’est pas même au moment de la fondation de la colonie, car les flibustiers n’ont pas abandonné leur esprit de liberté de sitôt. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt; text-align: left;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: blue; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-weight: 400; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;&lt;u&gt;La médiocrité à l’état pur&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;J'ai constaté depuis quelques années cette imposture de bon nombre de lettrés à feuilleter les livres dont ils se targuent d'avoir lu. Voilà pourquoi l'inconsistance de la pensée haïtienne saute aux yeux de tous lecteurs avertis. Dans son Silencing The Past, Michel-Rolph Trouillot a fait ce constat que l'absence de référence à des auteurs haïtiens, particulièrement en histoire, par les écrivains étrangers est le fait que l'historiographie haïtienne est essentiellement idéologique. Ces écrivains-là, puisqu'il faut les appeler ainsi, font passer leurs sentiments avant toutes recherches sérieuses. On comprendra aisément devant le mal haïtien, cette descente aux enfers, l'idéal dessalinien soit au devant des idées phares pour la sortie de cette crise. Rien d'étonnant! En revanche quand on met les actions posées par Dessalines et son idéal, le fossé est d'une énormité incommensurable : La politique économique est un fiasco; la gestion du pouvoir une sinécure. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;b style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div dir="ltr" style="line-height: 1.2; margin-bottom: 0pt; margin-top: 0pt;"&gt;
&lt;span style="background-color: transparent; color: black; font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot;; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; text-decoration: none; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"&gt;En remontant le fil de la pensée philosophique haïtienne, nous avons mis la main sur la raison de la déliquescence d’Haïti : le laxisme intellectuel qui se traduirait par l'approbation générale de la médiocrité. Bref, entre les gens du même sérail, on se congratule, on s'encense : le droit d'émettre des idées saugrenues est garanti par la constitution du clan. Le livre de Jean-Pierre Le Glaunec, L'Armée indigène, fait des révélations qui font montre la légèreté de nos lettrés. L'affirmation, par exemple, de Tertulien Guilbaud suivant laquelle à la bataille de Vertières l'Armée indigène chantait la Marseillaise n'est pure production de l'imagination de Guilbaud. Aussi le récit de Thomas Madiou de cette bataille n'est que purement littéraire. Et tout le monde reprend Madiou en chœur. Tout compte fait, l'historiographie traditionnelle haïtienne n'est pour l'essentiel que de la fabulation. Ne devrait-on pas conclure, si on confirme ces faits, que l'éducation cognitive de l'Haïtien concourt à cette dégénérescence? D'où viendrait ce mal si ce n'était que notre éducabilité cognitive, donc notre cher système d'éducation? Pour reprendre Jean Anil Louis Juste, l'inexistence de lien axiologique entre la culture française de l'école et la culture du terroir n'est-elle pas le symptôme de notre misère généralisée, tant spirituelle que matérielle? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="https://haiti-tribune.blogspot.com/2020/04/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html"&gt;https://haiti-tribune.blogspot.com/2020/04/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html"&gt;https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html"&gt;https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEizVtFfxwWkJ2ZELfvjjxtMFs9d6c3Wx2dkRn1tfAYyMZAfclik2gjhTYAuxdgBKkjyb1W9JRXto4zWl5t1XbxYHBRxJZH-sgSej8zORchBX9HSrpS0mPXdAKmQSa59O2LWiLSmoQMDyek/s72-c/deboisement.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Le nationalisme démagogique : appel au peuple pour financer les élections.</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2016/07/le-nationalisme-demagogique-appel-au.html</link><category>contribution</category><category>démagogie</category><category>financement</category><category>Nationalisme</category><category>salaire</category><category>élections</category><category>émolument</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Fri, 22 Jul 2016 10:55:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-8245865799753031732</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiStycMELm7PZfmggCk9pYzeEPFLbJjo3SI5tGsC5ygPE3PoNol8eEYclHsvabD_XCf2bb7sNqt3Lkjk8AEcXTToch2zmsEXDqDiPzrXRhpIRs4HfWibBgC8ph21pY-APnQG7FOxovhQPY/s1600/jb.jpg" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img alt="Le Sénat" border="0" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiStycMELm7PZfmggCk9pYzeEPFLbJjo3SI5tGsC5ygPE3PoNol8eEYclHsvabD_XCf2bb7sNqt3Lkjk8AEcXTToch2zmsEXDqDiPzrXRhpIRs4HfWibBgC8ph21pY-APnQG7FOxovhQPY/s200/jb.jpg" srcset="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiStycMELm7PZfmggCk9pYzeEPFLbJjo3SI5tGsC5ygPE3PoNol8eEYclHsvabD_XCf2bb7sNqt3Lkjk8AEcXTToch2zmsEXDqDiPzrXRhpIRs4HfWibBgC8ph21pY-APnQG7FOxovhQPY/s200/jb@2x.jpg 2x" title="jgggg" width="200" /&gt; &lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://draft.blogger.com/blogger.g?blogID=8556484867124488233" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;h2&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt; font-weight: normal;"&gt;Tous les
peuples ont un fardeau mental qu’ils portent en eux : l’inconscient collectif.
Nous agissons suivant une sorte d’algorithme historique, que je pourrais
appeler récursivité historique. C’est une boucle récurrente (laviwondede)
invisible qui nous fait battre la mesure sur place. Le jour où on arrive à en&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;"&gt; &lt;/span&gt;prendre conscience, on peut y regarder de plus près et voir en quoi que cela
nous est salutaire ou fatal. Là, et seulement là, que l’on commencera
véritablement à se diriger à bon port, à mettre la main sur le drame, s’il y a
lieu, ou sur le génie, s’il s’avère. Malheureusement, il y a des peuples qui
restent trop souvent engoncés dans trop de schèmes mentaux vieillots&amp;nbsp;: les
Britanniques ont perdu en partie leur hégémonie par manque de formation d’ingénieurs, les Chinois se croyaient le nombril du monde, d'où l'appellation de l'Empire du Milieu autrefois, et les français par trop d’élitisme de leur système d’éducation selon Daniel
Cohen. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et les Haïtiens, j’ajouterai, se sont enfargé
dans le développement du sous-développement faute d’un système d’éducation qui
stimulerait leur créativité. Somme toute, il faut enfin arriver à ce jour où on
s’autocritique et se dit que nous avons erré en matière de bon sens, de la
rationalité.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;Ces
jours-ci, il y a une ferveur nationaliste autour du financement des élections
parce que la communication internationale refuse de donner sa participation
habituelle, depuis quelque vingt ans. La raison apparente, c’est qu’elle est
contre la reprise de l’élection présidentielle qui était entachée de fraudes
massives. Jusque-là la réaction de porter le fardeau du financement par l'État &lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;"&gt;haïtien&lt;/span&gt; est
salutaire. Et il était temps. Ce à quoi je m’oppose, c’est l’appel à la
population de contribuer monétairement. Certains nous rappellent la libération
financière sur le gouvernement d’Éstimé où une levée de fonds a lieu au niveau
national pour payer la dette du pays. Pour eux, c’était un moment de fierté. Douze
sénateurs allant dans cette logique ont décidé de donner trois mois de leur
salaire en vue de contribuer&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;au financement des élections. Devant cet argument
émotif et ce geste de ces douze sénateurs qui viennent toucher les cordes
sensibles, on devrait s’y rallier sans autre forme de procès. C’est là la
fatalité de notre destinée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;Vivons-nous
encore au temps de la préhistoire ou au 21ème siècle ? Déjà en 1947, c’était
bizarre que toute une nation aille dans le sens de cette logique. Jetez juste
un coup d’œil du côté de notre voisin de l’Est pour voir comment il s’en est
sorti quelques années auparavant. Si la fierté était du carburant pour nous
propulser vers l’avant, Haïti ne serait pas le seul Pays le moins avancé (PMA)
de l’Amérique. Les questions d’économie et de finance ne se règlent pas suivant
notre taux d’adrénaline&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;mais par le calcul froid des intérêts médiats et
immédiats d’un pays. Sans entrer dans de trop longues&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;considérations, nous
dirons que le retardement du paiement de la dette aurait pu permettre
d’investir dans des infrastructures productives, &lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;"&gt;c&lt;/span&gt;’est ce que la République voisine avait choisi comme option. D’autant plus que l’État possède des moyens
incommensurables d’intervention. Pour ne citer qu’un seul : la politique
fiscale. Qu’avons-nous fait de cette libération financière de 1947 ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;Le résultat
au niveau financier : plus que 70% du budget national dépend de la charité
internationale. Au niveau économique : La presque totalité de la consommation
nationale vient de l’extérieur. Nous sommes devenus des importateurs nets de
marchandises. Et la fierté ? Chaque Haïtien, s’il lui était possible,
s’échapperait de cette terre d’enfer. Et pourtant un paradis y est. Comme l’a
fait remarquer, magistralement, Leslie Péan dans son livre L’économie politique
de la corruption, le problème du pays est avant tout psychique : l’esprit est avant
tout corrompu. Donc, nécessairement tout le reste est pourri aussi jusqu’aux
os.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;Aujourd'hui
encore devant l’urgence de réorganiser par nos propres moyens ces élections, la
propension à faire appel à cette vieille méthode d’autrefois, dont j’en ai fait
mention, n’est que de la démagogie dans certains cas et de l’ignorance dans
d’autres. Demander à plus de 7 millions de personnes qui ne vivent en moyenne
qu’avec deux (2) par jour de financer les élections, c’est démoniaque, c’est du sadisme. Si tant était que la participation du peuple tenait à cœur à cette élite, elle pourrait lui faire prendre des bonds du trésor, mais, à condition, qu'on le lui dise que c'est un prêt fait à l'État à un certain taux d'intérêt. Il ne faudrait pas qu'on le dupe comme&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 16px;"&gt;l'avait fait François Duvalier avec ses fameux bonds du trésor en ponctionnant les employés de la fonction publique sans leur expliquer que c'était un emprunt de l'État et qu'il fallait qu'il conserve leur certificat.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 16px;"&gt;&amp;nbsp;Le peuple est plutôt taillable et corvéable dans la tête des élites.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;&amp;nbsp;Quand les choses vont mal, les élites font appel à ce bon vieux
peuple, la canaille ; quand tout baigne dans l’huile, elles le laissent périr.
Ce nihilisme a trop duré.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;Et vous vous
en moquez. Soyez pour une fois empathique si votre vœu est bel et bien de
construire cette République libérale qui n’a jamais encore pris naissance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;Vouloir la
contribution du peuple par une levée de fonds n’est que de la filouterie. En
guise de déplumer les gens par leur ignorance, il faudrait mieux mettre des
mécanismes en place pour récupérer les plus que 70 % des recettes douanières et
autres qui vont dans les poches de toute sorte d’escrocs professionnels qui ont
toujours fai&lt;span style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif;"&gt;t&lt;/span&gt; leur beurre sur le dos de la Nation. Là la fierté se
concrétiserait dans la glaise du réel ; les recettes de l’État serviraient à
donner au pays un visage humain, car Haïti n’a jamais été que la Perle des
Antilles pour une minorité, mais pour la vaste majorité elle a toujours été
l’Enfer des Antilles. Avant l’indépendance, c’étaient les colons qui se la
coulaient sur le dos des esclaves, après ce sont les anciens libres, toutes
couleurs confondues, pour l’essentiel, qui s’en donnaient à cœur joie sur le
dos des paysans et, encore les colons, les Consignataires.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;D’après les
dernières nouvelles, de la bouche du colonel Himmler Rebu sur les ondes radio
Kiskeya, Privert utilisera les ressorts de l’État pour financer les élections.
Et s’il avait agi dans le sens de ces démagogues professionnels avec le cœur si
loin de leurs poches mais si près de leurs intérêts médiats, je l’aurais
qualifié de charlatan vue sa formation académique. En mettant sa science au
profit de la Nation et, du coup, nous épargnant du sarcasme de la communauté
internationale, il fait œuvre qui vaille et la Nation lui est hautement
reconnaissante.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;Ernst Jean Poitevien&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;http://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;br /&gt;
&lt;span lang="FR-CA" style="font-family: &amp;quot;times new roman&amp;quot; , serif; font-size: 12pt;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;http://haiti-tribune.blogspot.com/2015/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiStycMELm7PZfmggCk9pYzeEPFLbJjo3SI5tGsC5ygPE3PoNol8eEYclHsvabD_XCf2bb7sNqt3Lkjk8AEcXTToch2zmsEXDqDiPzrXRhpIRs4HfWibBgC8ph21pY-APnQG7FOxovhQPY/s72-c/jb.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Le bon vieux peuple! Le peuple marionnette, le peuple de chair à canon des oligarques</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/11/le-bon-vieux-peuple.html</link><category>escroquerie</category><category>mascarade politique</category><category>Élite</category><category>élections</category><category>élites médiocres</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Mon, 2 Nov 2015 22:33:00 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-7427230931746089741</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;
&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier&amp;quot;;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEirfSxmgWZID2LoR1W6FgzMoHzQskwFI7vYaRVogitokBl_b_SbPUxjhdFX_Q_f2vg3JxawFN1kgHeSZeKdAnf3EWbjt08iSjTUy2PnuhqIyH05dtnDJvWcaJdj9lXx001hT8ZaSN9U-Ck/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEirfSxmgWZID2LoR1W6FgzMoHzQskwFI7vYaRVogitokBl_b_SbPUxjhdFX_Q_f2vg3JxawFN1kgHeSZeKdAnf3EWbjt08iSjTUy2PnuhqIyH05dtnDJvWcaJdj9lXx001hT8ZaSN9U-Ck/s320/opont+et+kplim.jfif" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le 25 octobre 2015, j'ai entendu et lu que le peuple haïtien a étonné le monde. De quel peuple parlait-on? Les masses excluant l'élite ou le peuple pris dans sa globalité? Réaction émotionnelle comme on a le secret de ses extravagances factices. Le niveau intellectuel des masses est proportionnellement équivalent à la hauteur de ses élites. Toutes choses étant égales d'ailleurs, une élite éclairée, des masses éclairées; une élite rétrograde, des masses rétrogrades. Les dérives de la nation reflètent le niveau de élites: économiques, intellectuelles et politiques. Alors, pour que les masses nous étonnent, il faudrait que les élites soient éclairées. Tel n'est pas le cas chez nous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiaDgwjH-_CM4ENbZ9QA59KCMgb3CEZIgPJXLSIXjgz2llHhRPlc3rpOyMcu5r7yuPdBSTsung3Ye3Ugux6Lq4AqsCUA9tz2xocojroYvZqLpNbUfk7tckZtWpKFqC7QnpgDRujBfZXBNo/s1600/opont.jpg" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="315" data-original-width="600" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiaDgwjH-_CM4ENbZ9QA59KCMgb3CEZIgPJXLSIXjgz2llHhRPlc3rpOyMcu5r7yuPdBSTsung3Ye3Ugux6Lq4AqsCUA9tz2xocojroYvZqLpNbUfk7tckZtWpKFqC7QnpgDRujBfZXBNo/s1600/opont.jpg" width="600" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Opont, Président CEP&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier&amp;quot;;"&gt;Au lendemain de cette prouesse fantasmée, le désenchantement arriva comme un coup de tonnerre dans un ciel serein: bourrage d'urnes; bulletin fait sur mesure pour le PHTK; irrégularités de toutes sortes. Où est donc passé ce peuple qui étonnait la veille? L'envers du décor, le drame qui se jouait dans les coulisses, le bon vieux peuple figurant de cette satire électorale, rétif, a eu la sagesse d'être sobre: ni trop enthousiasme, ni trop optimisme; 30% ou moins de l'électorat. Et là encore. Si on enlève des morts du séisme que l'ONI(Office national d'Identification) n'a jamais purgés de la liste électorale. Le tsunami politique aura-t-il lieu? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des voix se proclament unilatéralement vainqueurs de cette joute électorale: Jovenel Moise, Maryse Narcisse, Moise Jean Charles et Jude Célestin. Le bluff devient l'arme par excellence pour faire accroire et manipuler l'opinion publique comme cela a été salutaire durant les deux dernières élections présidentielles, soit Préval en 2006 et Martelly en 2010.&amp;nbsp; Cette élite de robe, sans créativité ni imagination, a l'esprit complètement obstrué. Elle ne vit que pour une bouchée de pain. La recette de gagner les élections par le béton, cette fois-ci, risque de créer une onde de choc frontale, car le festin a plusieurs convives et ses cohortes de coterie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer cette infertilité intellectuelle, Marx faisait allusion à l'apprentissage d'une langue : le moment où l'on traduit de sa langue à l'autre et l'autre quand on ne se sert plus de sa langue pour communiquer dans la nouvelle langue. Nous ne sommes qu'au premier niveau:&amp;nbsp; le retour au bon vieux temps du contrat Mac-Donald du début du 20ème siècle, l'idéal dessalinien, l'idéal aristidien et l'idéal prévalien. Des notions creuses qui nous abêtissent, nous zombifient. Le pire des conneries, c'est quand on fait appel au mythe fondateur, aux héros, dans le seul but d'assouvir des intérêts mesquins sous le drapeau de la patrie commune. Laissons Dessalines et tout le reste dans leurs tombes, occupons-nous des problèmes criants qui nous accablent!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEirfSxmgWZID2LoR1W6FgzMoHzQskwFI7vYaRVogitokBl_b_SbPUxjhdFX_Q_f2vg3JxawFN1kgHeSZeKdAnf3EWbjt08iSjTUy2PnuhqIyH05dtnDJvWcaJdj9lXx001hT8ZaSN9U-Ck/s72-c/opont+et+kplim.jfif" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>La prostitution de l'intellect : le mal d'Haïti dans tous ses coins et recoins</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/09/la-prostitution-de-lintellect-le-mal.html</link><category>CEP</category><category>dérives</category><category>désinformation</category><category>Haïti</category><category>magouille</category><category>prostitution intellectuelle</category><category>Préval</category><category>élections</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Thu, 17 Sep 2015 15:47:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-8753507590437013771</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhVJxBcwi3tdenjmDijJ86vs4mvBl5WNkRBRRJMG4s434wzTl8nVQRQIV3yMVeaqBla358C65HV3YIhzWu3vS1f-fuJusjPG_xUVbDY_OnDXzLzWG_GZ65D9h6uCl0wn8eH8T9ztBJ_LKI/s1600/gayot.jpg" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img alt="Caricature de Gayot &amp;amp; Opont CEP 2010: Magouilleurs" border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhVJxBcwi3tdenjmDijJ86vs4mvBl5WNkRBRRJMG4s434wzTl8nVQRQIV3yMVeaqBla358C65HV3YIhzWu3vS1f-fuJusjPG_xUVbDY_OnDXzLzWG_GZ65D9h6uCl0wn8eH8T9ztBJ_LKI/s1600/gayot.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Gayot &amp;amp; Opont CEP 2010&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
J&lt;span lang="fr-CA"&gt;'adore entendre
quand l'Haitien critique autrui. Je connais tellement bien
aujourd’hui mes compatriotes que je m'esclaffe. Ce qui était
cocasse la semaine dernière, c'est le retrait de la Plate-forme
Vérité de la course électorale parce que le CEP a retiré Jacky
Lumarque de la joute électorale présidentielle. Songez que Préval,
un magouilleur patenté, fait partie de ce front électoral. Ne vous
vous rappelez pas que l'Alternative posait pour condition à la
participation aux élections de 2010 un replâtrage de la composante du
CEP qui était constitué, entre autres, de Gayot et Opont. A
l'époque Préval faisait la sourde oreille. Ces Messieurs avaient
organisé ces élections en faveur de Jude Célestin et lui avaient
donné la victoire dès le premier tour. Étant donné que Préval
est l'homme de paille de l'Internationale, on lui avait imposé
plutôt un second tour entre Sweet Micky et Mirlande Manigat.
Chose bizarre alors&amp;nbsp;: comment Jude Célestin ait pu passer de la
première position à la troisième place.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr-CA"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhhUEyq5rz9ZoHdabvrC8DntTD3f0r2HTGjhkuZdGd3NnD2dIBHQMOEDo_9iYIA_MONUq0cYEm4yGzkZgec9hTiQqpUmyQC0-eMVrK-fWnt9cs1kEQ1-kRZbHR3TLkvH5USII6mQyD1yXs/s1600/reynoldgeorges.jpg" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img alt="Reynold Georges, un électron trop libre, un Caméléon" border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhhUEyq5rz9ZoHdabvrC8DntTD3f0r2HTGjhkuZdGd3NnD2dIBHQMOEDo_9iYIA_MONUq0cYEm4yGzkZgec9hTiQqpUmyQC0-eMVrK-fWnt9cs1kEQ1-kRZbHR3TLkvH5USII6mQyD1yXs/s1600/reynoldgeorges.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Un Caméléon, un électron tropn libre&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
Que doit-on comprendre? La
majorité des haïtiens est immorale. Comme on dit dans la langue
française ce sont des chiens couchants. Ils se soumettent à aucune
règle, aucune norme. Si d'aventure tu leur parles de principe, ils
te disent cette affaire de principe t'empêcherait de vivre
pleinement ta vie (lol, hihihihihi, hahahaha). Au diable les
contraintes! Est-ce vrai que l'application d'un certain nombre de
principes fondamentaux, empêcheraient-ils de vivre pleinement sa
vie? (lol, hihihi, hahahah)La vie privée est le reflet de la vie
publique de la majorité des Haïtiens, surtout au pouvoir. La
prostitution (matérielle et intellectuelle) et le commerce de la
drogue sont les deux fléaux qui les assujettissent à faire
n'importe quoi pour de l'argent. Les rares personnes morales dans ce
pays sont malheureuses puisqu'on les considère comme des ingénues,
des hébétées. Sauf en Haïti, les magouilleurs sont considérés
intelligents (lol).&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
Ce même phénomène se
retrouve aussi bien dans la diaspora. A la différence, les besoins
primaires sont satisfaits. Les mêmes saloperies qui se passent en Haïti se reproduisent dans la diaspora. Le plus gros problème,
c'est que même quand certains Haïtiens se hissent à des postes
importants en diaspora, mais ils n'ont pas tout le loisir de faire à sa
guise, d'agir comme bon leur semble. Alors, occuper un poste
important au pays devient le summum de leur rêve. Pour confirmer
cette assertion, il faut revenir à la suite du coup d'état contre
Aristide en septembre 1991. Dans les manifestations pour le retour à
l'ordre constitutionnel, donc d'Aristide, les manifestants&amp;nbsp;
scandaient&amp;nbsp;: «Aristide peyi an se pou ou l ye vire dada w jan w
vle.» (Aristide, le pays t'appartient, tu fais ce que bon te semble)
Dans le même esprit, les partisans de Duvalier ou les sbires de ce
dernier marquaient la même approbation. Nemours, le père du Compas,
avait composé une musique dans ce sens&amp;nbsp;: «gade oun peyi m fè sam
pito, gade Peyi hoy olololoy.»(Ce pays est ma demeure, je fais et
défais à ma guise ) En général, la personne tire quelques coups de feu en
l'air pour clôturer ce moment d'extase.&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
La délinquance qui prend
des proportions démesurées en diaspora est le reflet de ce désordre
dans l'ordre des choses et de la pensée. Tous moyens de faire de
l'argent deviennent le leitmotiv par excellence dans le mental de
l'Haïtien en général. Par exemple la mère se prostitue au vu et
au su de tout le monde et le mari profite consciemment de cette mode
de vie. Vice versa. Les femmes changent d'hommes comme elles changent
de culottes. Les hommes autant que les femmes ne font plus l'amour,
ils font du sexe parce que la durée d'une relation est assujettie
aux intérêts matériels immédiats. Le temps c'est de l'argent,
donc l'amour prend trop de temps à bâtir, en conséquence le
plaisir de l'amour perd au change. Comme tout est marchandise,
l'amour devient lui aussi une marchandise&amp;nbsp;: A-M- A+, le gain en
retour contre débours initial. Ce débours est différent selon que tu sois un
homme ou une femme. Une connaissance à qui j'exposais cette
observation me disait que la conséquence de tout ça les générations
futures  seront moins belles ou jolies que celles qui les précèdent
parce qu'on ne tient plus compte de la postérité génétique, la
reproduction de soi-même avec l'autre qui est idéalisé, mais,
plutôt dans l'intérêt ponctuel, les avantages immédiats. Et j'ai
renchéri que c'était une tendance mondiale. Sauf chez nous on est
capable d'entortiller tout concept, toute tendance à sa guise&amp;nbsp;:
le jour peut devenir nuit. Vice versa.&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;span lang="fr-CA"&gt;Comprendre, en dépit
que la société capitaliste transforme tout en marchandise, dans
bien de pays, qu'on essaie d'encadrer tout ça de règles
éthiques(l'éthique n'est pas essentiellement de la morale) est une
manifestation de l'éthique de responsabilité qui est le corollaire
de l'éthique de conviction. Par exemple, dans plusieurs pays
d'Occident, un de leurs ressortissants qui aurait pratiqué de la
pédophilie à l'extérieur de son pays peut être condamné pour
crime contre mineure. Les relations sentimentales mineures et adultes
sont réprouvées. La violence conjugale de même. Il existe un
ensemble de points sur lesquels ces sociétés ne badinent pas. Une
conscience environnementale prend tranquillement sa place dans les
normes de vie. L'opposition à l'utilisation des métadonnées&amp;nbsp; par
les entreprises et les gouvernements (Google, Facebook,etc.) se met en place de
plus en plus. Le seul frein à la montée de cette opposition, c'est
la prolifération d'une élite mondiale inculte. Ce décorticage de
la réalité comme l'anatomie dans les sciences dites dures est
appelé l'analyse du politique, le fonctionnement de toute société
à travers les règles écrites et surtout non écrites. Bref son
inconscient collectif.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
En effet, Sweet Micky et
Opont, respectivement président de la République et président du
CEP, ne devraient nous émouvoir outre mesure. A moins qu'on soit
incapable d'analyser les faits ou tourner le dos à la réalité ou
bien encore être dans l'incapacité de jauger les faits. Dans les
deux derniers cas, ils ont peur de se regarder droit dans ce miroir
qu'est Sweet Micky et Opont, car c'est leur propre image hideuse et
dégoûtante. C'est du pareil au même. Des frères siamois.&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
Pour qu'il n'y ait pas de
confusion dans mes propos.  Je ne suis nullement contre la liberté
des gens de mener leur vie comme bon leur semble. C'est plutôt   la
pagaille qui règne dans les comportements et les conceptions qui
m'horripilent. L'absence de conviction ou du libre-arbitre chez nous ( quoi qu'on
dise dans certaines sociétés, les citoyens usent d'un minimum
d'outils d'analyse pour se convaincre ou dissuader; ils ne mettront
pas trop souvent la charrue avant les bœufs) est à couper au
couteau. En occident, le choix du mode de vie de quelqu'un ne se
discute pas. L'homosexualité, le nudisme; les tenues vestimentaires,
les coupes de cheveux, et j'en passe, participent à cette liberté
individuelle. Et les gens assument leur marginalité. Chez nous,
entre le paraître et l'être, il y a un épais brouillard&amp;nbsp;:
tout est bluff! Un sourire, des yeux doux, des mots tendres, des
injures, la romance(toute la gamme des sentiments) peuvent avoir
autant de signification qu'il n'y ait de sens. Bref la communication
est morte, seule la méfiance et la ruse ont le haut du pavé. On ne
communique pas, on s'évite. Le dialogue chez nous est le monologue
par euphémisme.&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
Comment pourrais-je
m'attendre à ce qu'un de mes compatriotes me fasse la leçon de
morale. Au diable la morale dans nos simples faits et gestes et on
tient un discours de haute moralité! Encore la manifestation de
cette inconsistance dans le langage et la pratique qui s'entortille,
se fusionne. Bref la confusion est hallucinante.  Le pays est devenu-
le pays dedans(territoirial) et le pays dehors(extraterritorial ) -, un
repère de prostitution(matérielle et spirituelle) et de drogue ce
qui a pour conséquence la formation d'un État voyou et anarchique.
Maintenant, que peut faire cette infime minorité saine du pays?&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
En dépit du tableau
sombre que présente le pays, le cas d'Haïti n'est pas perdu. Il faudrait
que cette minorité saine du pays, pour reprendre Gramsci, allie le pessimisme de
l'intelligence à l'optimisme de la volonté. La tâche sera ardue
mais il faut en même user de tout le pouvoir des connaissances avec ses
doutes sans laisser de côté la foi en un avenir meilleur.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhVJxBcwi3tdenjmDijJ86vs4mvBl5WNkRBRRJMG4s434wzTl8nVQRQIV3yMVeaqBla358C65HV3YIhzWu3vS1f-fuJusjPG_xUVbDY_OnDXzLzWG_GZ65D9h6uCl0wn8eH8T9ztBJ_LKI/s72-c/gayot.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Grammaire de la pensée philosophique haïtienne : un mode de pensée mortifère pour tout un peuple (2 de 5)</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/09/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html</link><category>aliénation</category><category>amateurisme</category><category>Confusion intellectuelle</category><category>connaissances</category><category>démagogie</category><category>légèreté</category><category>pensée procédurale</category><category>éducation traditionnelle</category><category>élites médiocres</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Tue, 8 Sep 2015 23:58:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-4366958901879657683</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtiL5rrO1SIuF5vIJiZBI1uRkSM-laCGSrMyadRhJZdlep_Yti5xE1BkfUfMHSXtzkBWql02juKOJsgoq8-IdwAN-g-PHPfiL6QVBo1URsLh1KN71DhmV46wviGbN7j_Cb9J5GgHLETl0/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtiL5rrO1SIuF5vIJiZBI1uRkSM-laCGSrMyadRhJZdlep_Yti5xE1BkfUfMHSXtzkBWql02juKOJsgoq8-IdwAN-g-PHPfiL6QVBo1URsLh1KN71DhmV46wviGbN7j_Cb9J5GgHLETl0/s320/opont+et+gayot.jfif" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Dans
la recherche des causes de notre retard et pour mettre au point cette
grammaire de la pensée haïtienne, nous sommes tombés sur un article
de Matts Lundahl où Jean Jacques Honorat, agronome et économiste,
affirme que le développement du pays doit passer par le mysticisme. La pensée magico-religieuse à son summum de la bêtise cognitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt; He(Honorat)
argues that Third World man must strip the Western world of
experimental  analysis to 'retablish the fertile unity of knowledge
and the indispensable union of man with the  universal being. He
claims furthermore that recent developments in Western science appear
to  be leading to a total revision of thinking.The exemeples he
quotes are frightening : the alleged  psycho-kinetic faculties to
move objects by mental exercices only, or to provoque chemical
 reaction by means of cerebral waves, psycho-galvanic measurements of
the spiritual life of  vegetal à la scientologis Ron Hubbard and
parapsychology in general. Honorat goes on to allege  that this type
of thinking,which is supposedly related to the Third World mysticis,
would be of  relevance when it comes to solving the problems that
beset Haiti. Poor Hait! The argument  cannot be saved by reference to
any egalitarian plurialism or the alleged ethnocentrism of  Western
technology. It's simply rubbish, unless its a bad joke. (Journal of
Latin American  Studies, vol. 14, no.2, Nov., 1982, pp. 474-475)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt; (Il
soutient que l'homme du Tiers Monde doit balayer la conception
occidentale de l'analyse  expérimentale et de  réconcilier l'homme
avec la nature. En outre, il prétend que les récents
 développements scientifiques semblent amener à une révision de la
pensée. Ses exemples sont  effrayants : l'affirmation des facultés psycho-cinétiques de soulever des objets par le mental seulement, ou
de provoquer des réactions par les ondes cérébrales, mesurer la
vie spirituelle des  végétaux à la Ron Hubbard de l'église de
scientologie et par la psychologie en général. Honorat  ajoute que
ce type de pensée apparemment spécifique au tiers monde serait
d'importance quand  il viendra le temps de résoudre les problèmes
qui assaillent Haïti. Pauvre Haïti!  L'argument ne  peut être
considéré comme une pensée alternative valable face à
l'ethnocentrisme de la  technologie occidentale. C'est tout
simplement absurde, à moins que ce ne soit une blague.) (NDR,
traduction libre)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div&gt;
Imaginons-nous
que la fine pointe de la pensée scientifique haïtienne de l'époque
énonçait de telles fadaises, alors qu'en dirions-nous de l'homme de la
rue? Honorat est la traduction de cette pensée haïtienne totalement
ascientifique, donc mystique ou prélogique. On peut comprendre que
tout scientifique dans un tel milieu serait carrément malheureux et
improductif. Il n'est donc pas surprenant que la déroute de
l'intelligence soit une constante dans l'histoire d’Haïti. On a
&lt;span lang="fr-CA"&gt;préféré :&lt;/span&gt;&amp;nbsp;
Nord Alexis à Anténor Firmin, Sudre Dartiguenave à Rosalvo Bobo,
Duvalier à Louis Dejoie, Michel Martelly à Mirlande Manigat, etc.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjxlMWExMCNm1oKJmBgd2zMbO2r5JTwKZRzC6Wd2s-uvvsoHlPmrW0dq1_x7vUtrFCFK-qA7Va_Adbh32bAk6DX5WRLBqLGp1Uq-VaYyZgbm8OTDsfULU5d8riosnFs0tKzdsYw2GlKgQM/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="315" data-original-width="600" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjxlMWExMCNm1oKJmBgd2zMbO2r5JTwKZRzC6Wd2s-uvvsoHlPmrW0dq1_x7vUtrFCFK-qA7Va_Adbh32bAk6DX5WRLBqLGp1Uq-VaYyZgbm8OTDsfULU5d8riosnFs0tKzdsYw2GlKgQM/s320/opont+pr%25C3%25A9sident+CEP.jfif" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
N'allez
pas croire que la déroute de l'intelligence vient du fait de
l'analphabétisme de la majorité du peuple. Ce sont des lettrés qui
se sont toujours coalisés contre l'intelligence. Autour de Sweet
Micky, aux dernières élections, il y avait un nombre important de
lettrés. Daniel Supplice en est l'expression par excellence de cette
pesanteur dans l'histoire nationale. &lt;span lang="fr-CA"&gt;En dépit de
l'échec de cette démarche, nos élites continuent à user le même
pattern. Elles se sont fait prendre dans leur propre jeu&amp;nbsp;: Nord
Alexis, Duvalier et Sweet Micky ne se sont pas laissés mener par ces
faiseurs de roi. Il faut croire que l'intellect de nos élites soit
bloqué, signe d'une imagination limitée.  En plus, elles sont
mythomanes et orgueilleuses . Elles se croient imbues de tout et
bâclent la trajectoire du pays.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;Demesvar
Delorme, intellectuel haitien du 19e siècle, est un cas d'espèce.
Suffisant on ne peut plus; narcissique à souhait s'est laissé
embobiner par le Cardinal Rampolla, Secrétaire du Saint Siège, donc
le Vatican, lors des différends sur l'interprétation de l'article 4
du traité de 1856 concernant la délimitation des frontières entre
la République d'Haiti et la République Dominicaine en 1896. Au lieu
de limiter la négociation sur l'expression les «possessions
actuelles» que le gouvernement lui avait imposé comme terme de la
négociation auprès du médiateur qu'était le Vatican, il a accepté
de rouvrir le débat sur le traité qui a été déjà signé par les
deux parties. Chose importante à noter : il n'était pas pas le négociateur principal, ce rôle échet à Dalbémar Jean Joseph, qui n'a pas pu être là à temps à la rencontre. Vu l'absence de ce dernier, Delorme s'est érigé en négociateur principal.&amp;nbsp; Comme l'a fait remarquer Price Mars dans sa biographie
d'&lt;b&gt;Anténor Firmin&lt;/b&gt; (pp 96-107):&lt;/span&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm; text-align: left;"&gt;
&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt; Son
initiative inconsidérée nous fit perdre la solide position que nous
occupions dans la controverse sur la question des frontières
haitiano-dominicaines, question qui ne fut définitiveme&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;nt réglée
que longtemps plus tard et à notre détriment.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;div align="LEFT" lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;Que de
reconnaître ses erreurs, il a préféré se dédouaner en disant «
que nous étions trompés d'adresses en sollicitant l'Arbitrage du
S.S. Léon XIII sur l'interprétation des termes &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;possessions
actuelles. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;
En l'espèce, un tel rôle échet mieux à l'Académie française...»
Sacré Delorme!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div align="LEFT" lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Nous
avons voulu démontrer comment ce système d'éducation a façonné
l'être haïtien jusqu'à l'absurdité. La grandiloquence, la
suffisance, le narcissisme dans toutes ses laideurs. Aussi, lancer
une pointe à tous ceux qui mettent sur le dos d'autrui les causes de nos
malheurs. Dans ce même ordre d'idées, il faut commencer par comprendre qu'il
existe une différence notable entre connaissance et compétence.
Celle-ci constitue l'ensemble des habiletés, dont le savoir, le
savoir-faire et le savoir-être, qu'un individu peut se munir et
prémunir. En d'autres termes, c'est la faculté d'agir en usant de
ses moyens pour aboutir à un résultat tangible. Par exemple, l'art
de la négociation fait appel à ses trois facultés, tandis que
la connaissance littéraire, par exemple, ne fait appel qu'au savoir. Dans le premier, c'est de la compétence, dans le second, c'est de la connaissance pure. Évidemment, si les deux se marient, c'est tant mieux. Combien de fois, par exemple sur le terrain politique, des intellectuels se sont fait lessiver par un adversaire d'un savoir assez pauvre. Max Weber a noté, dans &lt;b&gt;Le savant et le politique&lt;/b&gt; (pp. 52-56), qu'à l'université les professeurs, jusqu'au tournant du 19e et 20e siècle, seuls aux Etats-Unis, n'avaient un émolument. Ailleurs, c'était au nombre d'étudiants qu'ils pouvaient attirer dans leurs cours. Donc, plus ils étaient un grand orateur, plus ils avaient la chance de garder son poste dans l'institution. Dans l'autre sens, ils n'étaient pas compétents, sans pour autant être nuls. Somme toute, la compétence tend à changer suivant les priorités de la société. Comme le note avec justesse Weber : «L'on peut être un savant tout à fait éminent et en même temps un professeur terriblement médiocre.»&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align="LEFT" lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Par le fait de notre angle d'appréciation de la réalité, nous n'avions pas cessé de passer à côté des vrais problèmes. Nous posons généralement mal les problèmes qui nous accablent. Nous nous laissons trop souvent muer par l'émotion, les sentiments que de faire preuve d'esprit scientifique. Et cela autant chez les lettrés que les illettrés. Nous sommes carrément allergiques à la pensée scientifique. Au cours de mes explorations dans le champs de l'histoire haïtienne, je comprends ce verdict sur la perception de Dessalines ne sachant pas lire. Du même coup, on le cataloguait. Je vous servirais la compréhension de Deborah Jenson, pour faire court, parce que c'est une réponse on ne peut plus sensée. D'après l'auteure de &lt;b&gt;Beyond The Slave Narrative: Politics, Sex, And Manuscripts in The Haitaian Revolution((pp. 81-98)&lt;/b&gt;, Boisrond Tonnerre n'est pas l'auteur de l'Acte de l'indépendance. Dessalines en est l'authentique auteur. Nous avons avalé la perception de Thomas Madiou sans broncher. Elle argumente que les secrétaires de Dessalines, dont Juste chanlatte, B. Aimé et Boisrond Tonnerre, ont été dictés en créole la teneur de la proclamation de l'indépendance. Elle ajoute que la différence entre les écrits propres de ces secrétaires détonnaient grandement avec les proclamations en général de Dessalines. D'ailleurs, à part Madiou qui a attribué le texte à Boisrond Tonnerre aucun autre auteur ne l'a fait. Pas même l'intéressé lui-même. Et l'auteur rajoute qu'en Europe aussi, ce sont les secrétaires qui mettaient sur papier les réflexions des hommes d'État et il n'y avait aucun problème à attribuer à ces derniers la paternité. C'est la conception de l'intelligentsia haïtienne donc qui est biaisée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div align="LEFT" lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Ernst Jean Poitevien &lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjtiL5rrO1SIuF5vIJiZBI1uRkSM-laCGSrMyadRhJZdlep_Yti5xE1BkfUfMHSXtzkBWql02juKOJsgoq8-IdwAN-g-PHPfiL6QVBo1URsLh1KN71DhmV46wviGbN7j_Cb9J5GgHLETl0/s72-c/opont+et+gayot.jfif" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Grammaire de la pensée philosophique haïtienne : un mode de pensée mortifère pour tout un peuple  (1 de 5)</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/grammaire-de-la-pensee-philosophique.html</link><category>aliénation</category><category>clergé catholique</category><category>concordat</category><category>courbette</category><category>démagogie</category><category>historiographie traditionnelle</category><category>personnalité</category><category>réussite</category><category>soumission</category><category>échec</category><category>écoles congréganistes</category><category>éducation traditionnelle</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Mon, 31 Aug 2015 17:50:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-1542143229493038817</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhXekAqTOoHvIVdBhlGF2j4lZ04OLuma2lMW64L6kx1Eqq_cm7oIUlBMKB8KSd4lVWVF3QyL4d8IK-IrJviM5gWIlE4xDcZdIfYa-eaSrIMxsGNuo6SPgzJrx9kW4S8TyAzhKR2sHR42iE/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhXekAqTOoHvIVdBhlGF2j4lZ04OLuma2lMW64L6kx1Eqq_cm7oIUlBMKB8KSd4lVWVF3QyL4d8IK-IrJviM5gWIlE4xDcZdIfYa-eaSrIMxsGNuo6SPgzJrx9kW4S8TyAzhKR2sHR42iE/s320/noel.jfif" width="200" /&gt;&lt;br /&gt;Prosternation du député Noel&lt;br/&gt; aux pieds de Martelly&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Dans ce qui arrive dans la vie d'un individu ou d'une nation, il n'y a
point de fatalité. On récolte en grande partie ce qu'on a semé.
Des impondérables peuvent bien aggraver ou améliorer les résultats,
mais notre contribution à l'échec ou au succès dans tous les cas
nous est imputable. Dans le cas d'une nation, les résultats ne nous
sont que plus imputables parce que cela concerne un corps social dans
sa diversité, dans la pluralité d'état d'esprit ou d'état d'âme
qui peut obvier certaines dérives, certaines omissions, certains
manquements, etc. La direction que prend une nation exprime la
quintessence de la nation prise dans son intellect commun,
c'est-à-dire le niveau intellectuel de ses membres ou plus
précisément l'éducation cognitive de son cerveau. Le hasard
n'existe pas dans l'itinéraire d'un individu, et encore moins dans
la vie d'une nation; la contingence, certes, dans la mesure où les
actions initiées, peuvent ne pas donner à la lettre les résultats
escomptés dans sa totalité, mais ne seront sans influencer le
devenir de cet individu ou entité politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm; text-align: left;"&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;L'improductivité historique de l'intellect&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Donc,
une grammaire de la pensée philosophique haïtienne vise à faire
ressortir l'inconscient collectif dans l'approche des problèmes du
pays. Depuis presque cinq ans, nous nous questionnons sur cette
dérive abyssale et amère de l'entité politique haïtienne et avons
mis la main sur plusieurs problèmes clés liés organiquement, dont
un système d'éducation qui renforce notre carcan mental, la
victimisation face à l'Occident, la rhétorique nationaliste et une historiographie complètement saugrenue. Nous
pouvons les appeler le syndrome de l'autruche: cette faculté de
mettre sur le dos d'autrui les causes de nos malheurs, pour faire un
coup d’œil à Louis Joseph Janvier, l'intellectuel par excellence
de la fuite en avant lorsqu'il déclarait dans l'un de ses ouvrages
que le vaudou n'existe plus en Haïti et d'autres conneries de ce
genre. Et pourtant c'est l'intellectuel haïtien qui amassait le plus
de diplômes au 19è siècle en France, et toujours avec mention! &lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span lang="en" style="font-size: medium;"&gt;Nous
croyons qu&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;'il
n'est pas futile de remonter à la création de ce pays pour
comprendre la provenance de nos blocages d'aujourd'hui.
L'historiographie traditionnelle haïtienne, à part notre système
d'éducation, constitue l'une des freins à la sortie de notre
improductivité proverbiale. Entre autres, l'idée que la révolution
de 1804 a été le produit de la religion vaudou ou bien que la
rupture avec la France était un acte conscient, c'est-à-dire qu'à
part le refus de rester dans les chaînes de l'esclavage, nous avions
rejeté la France dans son entièreté. Aussi bien la déclaration de
l'indépendance démontre clairement qu'on singeait l'ancienne
métropole à rebours&amp;nbsp;: Elle est notre point focal, le confins
de notre intellect. Pour faire court afin d'illustrer l'attachement
de notre élite à la France: n'avait-elle pas opposé aux
États-Unis lors de l'occupation de 1915 la culture française comme
arme d'opposition à la culture étatsunienne? L'école indigéniste
ne se situe-t-elle pas dans cette même mouvance? N'est-elle pas un
mouvement littéraire en réaction à la vassalisation intellectuelle
des mouvements littéraires précédents?  L'ambivalence culturelle
est donc profonde et perverse. Elle est mortifère.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;Du
système d'éducation&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;A
chaque fois que nous parlons de l'inadaptation du système
d'éducation, beaucoup de gens voient le problème comme la
prolifération des Écoles-Borlettes qui ont connu une croissance
vertigineuse depuis les cinquante dernières années. Mais des écoles
inadaptées à la réalité haïtienne, une école qui produit une
élite parasitaire n'est-elle pas aussi une École-Borlette?  Dans ce
dernier sens, pour nous, cela remonte aux alentours de 1860, si on se
fie à un article écrit dans la Revue d'Histoire et de Géographie
par Catts Pressoir en 1932. Sans reprendre toutes les précieuses
informations de cette étude, il nous paraît important de noter une
cassure nette avec la période pré-concordataire par ce qu'elle a
de pernicieuse à l’éducabilité cognitive à forte teneur
religieuse dans le psychique de l'Haïtien, donc l’annihilation de
toute pensée scientifique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm; text-align: center;"&gt;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;  Avec le Concordat(1860, NDR), affirme Catts Pression, un trouble profond se produit dans la vie nationale par la création d'un enseignement étranger, congréganiste et
ultramontain. (sic)(p.48)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Dire
ultramontain, c'est parler d'un ordre religieux complètement
rétrograde à l'époque qui conditionnait la pensée au dogme de la
religion catholique et le refus de toute modernité. Au Québec, cet
ordre religieux a maintenu longtemps cette société dans la
noirceur. On comprend aussi la position de l'auteur en faveur des
écoles lancastériennes ou monitoriales. A la différence, le
pragmatisme anglo-saxon ne bannissait pas l'approche scientifique
même quand les écoles étaient muées par l'idéal religieux.
L'auteur note à juste titre le déclin des écoles laïques. Aussi,
la primauté accordée à l'enseignement des lettres qu'à l'étude
des sciences, dont le collège Bird fut un pionnier à son début
avec le professeur Toase par ses prestations grand public
d'expériences de physique et de chimie. Mais cela a existé l'espace
d'un cillement. Pas très long feu. Bien sûr l'école haïtienne
donnait autrefois une solide formation classique mais sans jamais
développer le sens critique des gens éduqués ou l'épanouissement
sans des préconçus érigés en dogmes ; les connaissances sont
taillées sur mesures et immuables. &lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span lang="en" style="font-size: medium;"&gt;Dans
un autre ordre d'idées, on a vu des dépenses extraordinaires dans
l'enseignement technique que pendant l'occupation américaine. Cet
apport technique de l'enseignement avait soulevé l'ire de toutes nos
élites et le Clergé bien-pensants. La formidable grève de Damiens,
en droite ligne contre cette approche américaine. Ils ont opposé
les Belles Lettres qu'au lait à boire, à la nourriture à faire
pousser, aux connaissances techniques à apprivoiser... Il y a &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;quatre&lt;/span&gt;&lt;span lang="en" style="font-size: medium;"&gt;
observations qu'on peut tirer de la réflexion de Catts Pressoir: &lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;1)
des mesures juridiques ont été prises pour rendre l'éducation
accessible à tous mais le plus souvent mortes au feuilleton;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;2)
la préférence de l'État haïtien aux écoles congréganistes au
détriment des écoles laïques est sans appel;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;3)
l'école a pour but premier d'évangéliser les enfants haïtiens.
Point boule. &lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;4)
Lors de l'occupation américaine le clergé catholique était sur la
ligne de front des contestataires de la vision éducative américaine
par la création d'écoles techniques liées à la production
nationale. L'école d'agronomie en est un exemple probant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
L'école traditionnelle et ses conséquences&lt;/h3&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span lang="en" style="font-size: medium;"&gt;Peu
importe l'époque prise en compte, l'école haïtienne a toujours
produit des cerveaux avec la tête dans les nuages, loin des
questions de connaissances fondamentales, telles des connaissances
techniques et scientifique de base : même après avoir terminé des
études secondaires, voire universitaire, le lettré acceptait des
sornettes de la croyance populaire qu'on pouvait faire descendre une
étoile pour en tirer des numéros de loterie; que la prière
aiderait à réussir aux examens, etc.. Lors de l'éclipse solaire
de la fin des années 80, le monde se terrait chez eux pour ne pas perdre la
vue selon leur compréhension mystique de ce phénomène. Somme
toute, il ne faut pas être dupe, le système éducatif est en
symbiose avec la société en générale : au niveau de la production
des biens matériels, l'économie n'en est que de grappillage; le
paysan parcellaire &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;portait
le&lt;/span&gt;&lt;span lang="en" style="font-size: medium;"&gt;
fardeau de la nation par l'extorsion &lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA" style="font-size: medium;"&gt;de
la plus-value &lt;/span&gt;&lt;span lang="en" style="font-size: medium;"&gt;allant
du spéculateur ou du «grandon» jusqu'à l'exportateur. Qui dit une
économie basée sur la parcellarisation de la terre, sous entend une
production où l'absence de technique agricole est patente. Alors,
que faire d'une éducation scientifique! &lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Bien
sûr, depuis la prise du pouvoir par François Duvalier en 1957 à
nos jours, les choses se sont détériorées à un rythme
exponentiel. Jusque dans les années 80, un maçon était capable de
monter un mur rectiligne. Aujourd'hui, il est monnaie courante de
voir des murs de maisons tout crochus. Les notions de mesures sont
absentes aujourd'hui de beaucoup de nos gens de métier. Néanmoins,
le problème du développement de l'éducabilité cognitive reste
entier. Les cinq sens ne sont pas développés. Le sens le plus
développé est l’ouïe parce que la pédagogie haïtienne est axée
sur la prestation du maître qui fait son show en avant de la classe.
Donc les cerveau limbique(affectif, mémoire à long terme, la
confiance, la peur, l'assurance ou non), néocortical(faire des
liens, la transversalité des connaissances, donc le réinvestissement
des acquis dans d'autres circonstances, etc.) sont peu développé dans la transmission
des savoirs, mais &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt; le
reptilien(conformisme : réflexe, instinct, stéréotype, préjugé,
mémoire à court terme) est renforcé à souhait&lt;/span&gt;. Quand au savoir-faire, il est totalement absent dans le
cursus de l'école. On forme des perroquets qui répètent sans
comprendre, appelé élégamment psittacisme. A l'age adulte, peu de
gens se libèrent de cet abrutissement : il n'est pas étonnant que
quelqu'un après avoir cité un auteur de renom s'attend à ce que la
discussion soit close. Donc, la réalité doit se conformer à la
théorie, si elle s'entête, c'est elle qui est fautive
mais pas la théorie ou la citation. Dernièrement, un porte-parole
de l'ex premier ministre Lamothe, de surcroît professeur universitaire, se
promenait avec ses livres de droit pour clouer le bec à ses
détracteurs. Comme quoi la dynamique sociale est assujettie à ce
qu'on trouve dans les livres. Quelle misère intellectuelle!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;Manifestations
sociétales du système d'éducation &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Je
me suis surpris à reproduire les mêmes schèmes de pensée que je
critique depuis bientôt cinq ans. Il est monnaie courante que les
analyses de la société restent au niveau de l'émotion : on
fustige, on sermonne, on pourfend, etc. Cette attitude se manifeste
par : il faut que les élites se mettent à la hauteur, la
bourgeoisie haïtienne doit jouer son rôle, il faut sortir les gens
de la misère, etc. Depuis les Edmond Paul, Antenor Firmin et la
vocation de l'élite de Price Mars qu'avons-nous fait pour que nos
vœux deviennent réalité? Force est de constater que ces
phraséologies servent bien souvent à la posture patriotique mais au
comportement de chiens couchants. Il n'est pas rare de retrouver ces
critiques acerbes de nos pratiques délétères occupent les allées
du pouvoir et consolident ces pratiques. Par ailleurs, on retrouve
des gens bien intentionnés mais qui s'attendent que leur verbe
galvanise le peuple qui fera le changement par je ne sais comment,
une sorte de deus ex machina. Un miracle quoi! Cette conception est
l'expression même d'une éducation purement littéraire, donc de
l'absence de la pensée procédurale qui consiste à planifier les
étapes de réalisation d'un projet ou de la résolution d'un
problème.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Dans
le domaine de la production intellectuelle, particulièrement en
histoire, les absurdités pleuvent et la paresse intellectuelle
s'étalent nûment. Première observation : on ne va pas au-delà
des pionniers de notre histoire, tels Thomas Madiou et Beaubrun
Ardouin. Les recherches archivistiques sont quasiment nuls; les
sources documentaires sont inexploitées et explorées. Quand on
regarde les écrits des écrivains haïtiens, à part les historiens
pionniers haïtiens, on cite les monographies de l'Abbé Raynald,
Victor schoelcher et, très peu, Moreau de Saint-Méry mais presque
nullement ses fonds archivistiques. Michel-Rolph trouillot a noté,
avec justesse, cette faiblesse qui tourne autour de phraséologies
sentimentales que de recherches sérieuses dans son Silencing the
Past : Power and production of History. Dans cette même veine, nous
sommes tombé sur un texte de François Blancpain qui prouve avec
document historique à l'appui l'inexistence de &lt;span lang="fr-CA"&gt;cette&lt;/span&gt;
assertion de la division de l'Île d’Haïti par le traité de
Ryswick.  &lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="en" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Ernst Jean Poitevien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhXekAqTOoHvIVdBhlGF2j4lZ04OLuma2lMW64L6kx1Eqq_cm7oIUlBMKB8KSd4lVWVF3QyL4d8IK-IrJviM5gWIlE4xDcZdIfYa-eaSrIMxsGNuo6SPgzJrx9kW4S8TyAzhKR2sHR42iE/s72-c/noel.jfif" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Jacky Lumarque pris dans les filets de Préval délibérement dans un projet mort-né</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/jacky-lumarque-pris-dans-les-filets-de.html</link><category>Candidat</category><category>CEP</category><category>cocasserie</category><category>Jacky Lumarque</category><category>Mirlande Manigat</category><category>société civile</category><category>élites</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Wed, 26 Aug 2015 20:35:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-7516773530731507495</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEidUx4mRJCC7d0qXvVIJl9bQFdyodjEmviVYNXDLmXyYSPjSnW1z7hv09Wha6Tr_gdVKLb5374ekDNtGjD9C7bHVN0cDt8GMbqk3fUMtz8645pNpHQndaXCVjj8-gXU2G2G81OYEuuzD-JjGHJRi6FHIMFRdPOmdgEH7pOjXNg0h3Qqkw6jhU2d0yhIL6GN/s685/1000005461.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; padding: 1em 0px; text-align: left;"&gt;&lt;img alt="" border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEidUx4mRJCC7d0qXvVIJl9bQFdyodjEmviVYNXDLmXyYSPjSnW1z7hv09Wha6Tr_gdVKLb5374ekDNtGjD9C7bHVN0cDt8GMbqk3fUMtz8645pNpHQndaXCVjj8-gXU2G2G81OYEuuzD-JjGHJRi6FHIMFRdPOmdgEH7pOjXNg0h3Qqkw6jhU2d0yhIL6GN/w154-h200/1000005461.jpg" width="154" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;b&gt;En réserve de la République&lt;/b&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="en"&gt;Ce
qui m&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-CA"&gt;'a bien fait rire hier, c'est
la pétition de 150 personnes bien connues et prestigieuses de la
société haïtienne, parmi lesquelles Mirlande Manigat, Jean Marc
Bellerive,  Rév. Père William Smarth, Yanick Lahens. Vous allez
sans doute vous dire tout de go qu&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace; line-height: 115%;"&gt;'il n'y a rien de cocasse là. Et
pourtant si vous grattez, vous allez voir le galimatias. La première
des cocasseries, c'est Mirlande Manigat. Elle qui ne croit pas dans
ce processus, qui s'est mis en réserve de la République, voilà
qu'elle signe une pétition pour la réintégration de Jacky Lumarque
dans la course électorale. Se moque-t-elle de Lumarque ou elle était
en panne de rire? S'il est vrai que ce dernier a été sorti de la
course illégalement par le CEP, que cette mesure est injuste, mais
il faut croire qu'il n'est pas le seul à la subir, car Gérard
Mathurin a été écarté de la course au sénat dans des
circonstances assez similaires, et bien d'autres encore.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a class="separator" div="" href="https://draft.blogger.com/null" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;img alt="Jacky lumarque candidature rejetée, élections 2015" border="0" class="rg_ic rg_i" data-sz="f" jsaction="load:str.tbn" name="TvMwUA70N-RGsM:" src="https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQFe_ak9NuPMFN6pbw_NCFpslzi9z46E_t6-svIWMXvi1YAlP_9" style="height: 136px; line-height: 115%; margin-left: auto; margin-right: auto; margin-top: 0px; width: 369px;" /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Candidature rejetée, élections 2015&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace;"&gt;Quand
on jett&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace; line-height: 115%;"&gt;e un coup d’œil dans la liste des signataires, on peut
distinguer ceux ou celles qui le font pour le respect des droits
démocratiques et d'autres pour des intérêts de clan. S'il y avait
un peu d'impart&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace; line-height: 115%;"&gt;ialité dans cette action, elle devrait concerner tous
les candidats qui ont été victimes de l'arbitraire du CEP. Mais on
est bien en Haïti où l'équité ou l'impartialité sont de jolis
mots qui se retrouvent à des milliers de distance de la réalité
haïtienne. Alors que parmi ces signataires se retrouvent des
universitaires de renom, on croirait que cela aurait un certain
impact. Ne vous attendez à rien. Je n'allais pas comprendre
cette antinomie autrefois. Aujourd'hui, tout cela me parait normal
dans le cadre du pays.  Car, quand on campe les concepts en symbiose
avec la réalité haïtienne, les surprises s'effacent tout
naturellement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;a href="https://draft.blogger.com/blogger.g?blogID=8556484867124488233" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a 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style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace;"&gt;Deuxièmement
cocasserie. Tous ceux qui se sont prêté à cette action croient-ils
sincèrement que cela infléchira la position du CEP- même une toute
pet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace; line-height: 115%;"&gt;ite chance?  Parmi les 150 personnalités qui ont signé cette
protestation, il y a quand même une minorité qui l'a fait d'une
solidarité passive, par esprit de corps. Tous ces gens-là ne
représentent qu'eux-mêmes, leur petite personne avec quelque
sympathie d'autres personnes par-ci par-là. Point. Il n'est pas
sorcier ni être le Pic de la Mirandole pour comprendre que toute
cette gesticulation n'aboutira à aucun résultat. Les raisons sont
bien simples à comprendre: pas de société civile et le principal
intéressé reste en arrière-plan, il semble peu concerné. De plus,
il ne semble pas être le chouchou de la Communauté internationale,
les États-uniens en particulier. Comment peut-on avoir de la
sympathie quand on projette l'image d'abandon, qu'il n'y ait aucune
envie de se battre? Que ferait notre Lumarque national quand il aura
à prendre des décisions qui ne feront pas l'unanimité? Ferait-il
comme Marie Michel Reys , ministre des finances sous le gouvernement
d'Aristide en 1993 qui pleurait qu'on l'accusait de vendeuse de pays?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace;"&gt;Troisième
cocasserie que j’appellerai Mirlandienne. Une nouvelle carte pour
Mirlande Manigat si le CEP accepte Jacky Lumarque. Elle pourrait de
sa réserve de la République devenir titulaire d'un porte-feuille
ministériel. Et pourquoi pas Première Ministre! Dans le cas
contraire, quelles autres cartes reste-t-il à Mirlande? La carte de
la retraite. Elle pourra écrire ses mémoires et conclura ce
chapitre par ce titre : J'ai sauvé la République à mon corps
défendant. Il faut bien rire sinon on risque de faire un coup de
sang et aller au pays sans chapeau. &lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;br /&gt;
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style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace;"&gt;Il
est malheureux que dans ce pays qu'on n'arrive pas à décanter entre
connaissances et compétences. Un homme bourré de connaissances
n'est pas nécessairement compétent dans tous les domaines. Il y a
la compétence politique que l'on apprend pas sur les bancs d'école.
Comme dit l'autre, il y a des hommes de tête qui rentrent en
politique qui sont de piètres politiques. D'ailleurs, les plus
grands hommes politiques possédaient-ils toujours de gros diplômes?
Pour sûr, cela ne nuit pas mais ce n'est pas une condition suffisante.
Al Gore était de loin plus cultivé que Bush fils, cela ne lui pas a
ouvert les portes de la maison blanche. Dans notre pays, combien de
nos présidents étaient des intellectuels avérés? Un ou deux. Pas
plus. &lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div lang="fr-CA" style="line-height: 115%; margin-bottom: 0.35cm;"&gt;
&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace;"&gt;Pour
finir sur une note paradoxale et dans la suite de l'idée précédente,
connaissez-vous cette boutade que le diplôme de Lycée de Pétion de
Namphy a eu raison de celui de la Sorbonne de Manigat? L'intelligence
politique va au-delà des diplômes. Et tous ceux qui croient le
contraire seront toujours frustrés. Ne pas comprendre le politique,
c'est ignorer le substrat culturel, c'est ne pas baigner dans la
sauce des plus bas instincts. Quel esprit cartésien penserait à
faire guet-apens sur le matériel électoral et remplir les bulletins
du nom de son favori et les retourner ou encore de paniquer la
population durant toute une nuit par des rafales de tirs nourris pour
les effrayer de sortir voter durant le scrutin? Et n'allez pas croire
que ailleurs les choses se passent dans la droiture le plus absolu...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: &amp;quot;courier new&amp;quot; , monospace;"&gt;Ernst Jean Poitevien &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;

&lt;/div&gt;</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEidUx4mRJCC7d0qXvVIJl9bQFdyodjEmviVYNXDLmXyYSPjSnW1z7hv09Wha6Tr_gdVKLb5374ekDNtGjD9C7bHVN0cDt8GMbqk3fUMtz8645pNpHQndaXCVjj8-gXU2G2G81OYEuuzD-JjGHJRi6FHIMFRdPOmdgEH7pOjXNg0h3Qqkw6jhU2d0yhIL6GN/s72-w154-h200-c/1000005461.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Et pourquoi tout ce bruit? Valéry Numa versus Clarens Renois</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/08/et-pourquoi-tout-ce-bruit-valery-numa.html</link><category>Candidat</category><category>entrevue</category><category>poids plume</category><category>tapage</category><category>Vaérie Numa</category><category>élections</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Mon, 17 Aug 2015 10:58:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-8429003976872345651</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;

&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a 1em="" href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjt_aG6jCU8jG0t4_GWrbR9AFpR1TaUXVThN539WmU-kh-YSXMSVPUk2IvgvWiNizoqqBCNc2gBTuXcMmIyrAik2zmIIZJPeVL6vwniXyGoFOQlP9fNjNLhVVc7HkftWODZqU-HNUsvG1g/" margin-left:="" margin-right:="" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: leftstyle=;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="60" data-original-width="60" height="60" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjt_aG6jCU8jG0t4_GWrbR9AFpR1TaUXVThN539WmU-kh-YSXMSVPUk2IvgvWiNizoqqBCNc2gBTuXcMmIyrAik2zmIIZJPeVL6vwniXyGoFOQlP9fNjNLhVVc7HkftWODZqU-HNUsvG1g/s320/clarens.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Du tapage! Du tapage! Rien que du tapage! Je ne suis vraiment pas branché à la même enseigne que mes compatriotes. Et tant mieux. Autour du soi-disant impair commis par Valéry face à Clarens. Cocasserie haïtienne. Bien sûr je n'ai pas entendu l'entrevue ni dans son intégralité ni en partie. Mais si je me fie au résumé fidèle du Nouvelliste, je ne crois pas qu'il ait lieu à tout ce tapage médiatique. Les partisans du journaliste en fonction et du journaliste candidat à la présidence se déchaînent sur la toile. On aurait dit qu'il n'y eût rien de plus sérieux à y voir. Ce style convivial est le propre de Valéry Numa; c'est sa carte de visite. Dans ce sens, il est à la fois typiquement française et haïtienne. On a vu à la télévision française, cette année, je crois, comment Martelly a été cuisiné par des journalistes. D'un autre côté, le journaliste a toujours mené des entrevues sans décorum, ses rapports avec les gens en dehors du micro se prolongent derrière le même dit micro. Aussi pourquoi tout ce bruit autour de deux poids Plume?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;



&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgBD0hXrHJnApcUWg_SYNa0lGTLrpa_I07OrMAgcezz4yg7_9Y96-ebbhFdt5eEaPvIDZNIYkCak87HiZK-KwnAm5NTiHZKhaJvjkHmGRLSg-iXZ6kcKGcQ3WPxXw6Taw5eFE14Ihgcbi4/" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="60" data-original-width="60" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgBD0hXrHJnApcUWg_SYNa0lGTLrpa_I07OrMAgcezz4yg7_9Y96-ebbhFdt5eEaPvIDZNIYkCak87HiZK-KwnAm5NTiHZKhaJvjkHmGRLSg-iXZ6kcKGcQ3WPxXw6Taw5eFE14Ihgcbi4/" width="60" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Qu'en est-il vraiment? Des questions légitimes à un candidat arrivé de nulle part, qui ne s'est jamais mêlé de politique, qui ne s'est jamais prononcé, en tout cas, publiquement aux brûlantes questions des cinq dernières années ou aux dérives de Martelly durant son quinquennat. Et pire encore sur la question de la dénationalisation des descendants haïtiens de la République dominicaine. Un autre point en litige, c'est l'appel aux autres candidats de former une sorte de coalition. C'est une initiative premièrement infantile: la naïveté est à découvert; le momentum n'y est pas. L'argument du candidat en faisant appel à Obama ne tient pas la route. Point. L'enjeu est trop grand pour qu'un Clarens sorti d'ailleurs vienne donner le ton à la campagne électorale. Les enfants de Chœur n'existent nulle part dans ce bas-monde, encore moins en politique. Est-ce maintenant que les choses deviennent urgentes parce que ce candidat en a pris soi-disant conscience? Voyons! Ce sont des questions que l'animateur devraient servir à d'autres candidats dans la course présidentielle, comme les Jude Célestin de ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà en gros la teneur de tout ce tollé médiatique. Deux visions distinctes du journalisme, donc de la conduite d'une entrevue; deux poids plume en terme de tonus dans leur position respective. Mais tout ce bruit cache d'autres choses. N'allez pas croire que cet interview valait tant de remous. Non. A force de suivre les élections un peu partout dans le tiers monde, on peut voir facilement la main du diable en filigrane. Il est rusé. très. Ce ballon d'essai ne passera pas cette année. Le diable doit se creuser le méninge davantage pour trouver une autre façon de faire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;La gravité de la question haïtienne, si on est un tantinet sérieux, ne peut être larguée dans les mains d'un néophyte, de surcroît, dont on ne s'est rien en terme de vision. Le prochain président doit être à la fois un homme de parti, d'expérience politique, qui est à l'écoute, collégial et d'une solide connaissance scientifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien
&lt;/div&gt;</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjt_aG6jCU8jG0t4_GWrbR9AFpR1TaUXVThN539WmU-kh-YSXMSVPUk2IvgvWiNizoqqBCNc2gBTuXcMmIyrAik2zmIIZJPeVL6vwniXyGoFOQlP9fNjNLhVVc7HkftWODZqU-HNUsvG1g/s72-c/clarens.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>La Chine a proposé la création d’une banque. Le Déclin de Bretton Woods</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/04/la-chine-propose-la-creation-dune.html</link><category>BAII</category><category>banque</category><category>Bretton Woods</category><category>Chine</category><category>hégémonie</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Sat, 4 Apr 2015 14:03:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-8772933129297911435</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
Par Chems Eddine Chitour
Mondialisation.ca, 02 avril 2015


&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjYRDAxUYT2MXonXWqcJYpk6t_Sa9CDzXBrZaTdD-eSxpfXI0M6bV4AfkGX7BzFkFMbxXGtDqSOweh70GW-9LwZoWSJ1ar0_77v5rFbtu5SIxKyJd_rGRh6TImKySJ005Bqt3SyM5YOzKo/s1600/aiib-logo-400x266.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="«L’Angleterre n’a pas d’amis ou d’ennemis, elle n’a que des intérêts permanents.»

 Winston Churchill" border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjYRDAxUYT2MXonXWqcJYpk6t_Sa9CDzXBrZaTdD-eSxpfXI0M6bV4AfkGX7BzFkFMbxXGtDqSOweh70GW-9LwZoWSJ1ar0_77v5rFbtu5SIxKyJd_rGRh6TImKySJ005Bqt3SyM5YOzKo/s320/aiib-logo-400x266.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
«L’Angleterre n’a pas d’amis ou d’ennemis, elle n’a que des intérêts permanents.»

 Winston Churchill

Une information passée inaperçue. La Chine a proposé la création d’une Banque (l’AIIB), l’Asian Infrastructure Investment Bank, Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) dotée d’un capital initial de 100 milliards de dollars, elle a pour objectif celui de répondre aux besoins croissants d’infrastructures (transports, barrages, ports, etc) de la région asiatique. Créée en 2014 sur l’initiative de la Chine, elle est destinée à financer les projets d’infrastructures dans la région Asie-Pacifique.

La Russie participera à la fondation de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), a annoncé samedi 29 mars à Bo’ao, en Chine, le premier vice-Premier ministre russe Igor Chouvalov. L’AIIB sera dotée d’un capital de 100 milliards de dollars Elle vient surtout concurrencer la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement (BAD), deux organisations contrôlées par les Occidentaux, qui en détiennent les principales parts de vote et les postes clés. Traditionnellement, la Banque mondiale est dirigée par un Américain, le FMI par un Européen, la BAD par un Japonais.

Les conséquences d’un système financier en bout de course

On est en droit de s’interroger sur le pourquoi de cette initiative mal vue, on le comprend, par les Etats-Unis. Pour rappel, les accords de Bretton Woods sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international en 1944. Ils furent signés le 22 juillet 1944 à Bretton Woods. Le système monétaire mondial est organisé autour du dollar américain, mais avec un rattachement nominal à l’or. Les Etats-Unis étant les seuls habilités à faire marcher la planche à billets…Et il y a bien longtemps que la quantité d’or n’a plus d’équivalent avec la masse de dollar papier. On sait que tous les pays du monde détiennent des réserves de changes majoritairement libellées en dollars. Une «ruine de l’Amérique, et du dollar, signifierait une ruine du monde.

Le système bancaire en bref

Pour avoir une idée du fonctionnement du système actuel qui génère une financiarisation lisons cette contribution qui en explique le mécanisme et ses perversions: «Le système bancaire actuel fonctionne selon un principe très simple. Celui qui veut emprunter de l’argent promet au banquier qu’il remboursera et sur cette promesse le banquier lui crée un avoir. Sur cela l’emprunteur doit des intérêts. La Banque centrale européenne (BCE) oblige les banques d’avoir 2 centimes en réserve pour chaque euro qu’elles doivent à leurs clients. Nos avoirs bancaires sont maintenant couverts pour quelques pourcentages d’argent réel, le reste de l’argent n’existe pas. Nous n’avons donc pas d’argent à la banque, mais un avoir de la banque, une promesse du banquier, qu’il nous donnera du vrai argent en échange si nous lui demandons. Les banques empruntent le vrai argent de la BCE. C’est l’argent dans notre porte-monnaie. Le vrai argent est également utilisé sous forme électronique dans les paiements entre banques. Dans le trafic de paiements interbancaires quotidien, les banques annulent les montants qu’elles se doivent mutuellement et le soir elles ne se paient que les différences. Ainsi, avec un tout petit peu d’argent les banques, entre elles, peuvent payer des millions.» (1)

«Dans l’argent” en circulation, les prêts s’entassent toujours plus… Les intérêts pour les épargnants sont payés par les emprunteurs. Ces intérêts aussi portent des intérêts. A 3% d’intérêts l’épargne double en 24 ans, à 4% en 18 ans. Donc les riches deviennent de plus en plus rapidement plus riches. Aujourd’hui 10% des Européens les plus riches détiennent 90% des richesses. La masse de pseudo-argent ne cesse de croître. Aux alentours de 1970 elle avait atteint le stade où les avoirs dépassent le Produit intérieur brut. Cela menait au développement d’un secteur financier, où l’on gagne l’argent avec l’argent, c’est-à-dire avec des intérêts et en soufflant des bulles à la Bourse. (…) Les banquiers ont réussi à convaincre les gouvernements, que ce serait mieux s’ils n’empruntaient plus à leur banque centrale (ce qui dans la pratique revenait à emprunter sans intérêts) et, à la place, d’emprunter à des banques commerciales, donc à intérêts». (1)

«Dans tous les pays qui l’ont accepté la dette publique croissait exponentiellement. (…) Les gouvernements devaient réduire leurs dépenses pour faire face à la charge croissante des intérêts. Mais contre l’effet de la croissance exponentielle des intérêts on ne pourra pas gagner avec des réductions de dépenses. Les gouvernements devaient vendre des services publics pour rembourser les dettes..(…) Les pays faibles se retrouvent endettés, sans possibilité de s’en sortir. Les banques profitent de ces montagnes de dettes croissantes et font porter les risques par les payeurs d’impôts.(1)

Quelle serait la solution?: «La solution de tous ces problèmes est aussi simple que sa cause. Nous devons ériger une banque à nous tous, une banque d’Etat, qui a le droit exclusif de créer de l’argent. Il faut interdire les prêts d’argent inexistant. Une banque d’Etat n’a pas besoin de capital, ni de bénéfices. Aussi, les intérêts peuvent rester très bas ou être compensés fiscalement. (…) Le gouvernement ne sera plus dépendant des banques.» (1)

Il est tragique de voir comment des pays sont ruinés, qu’ils laminent les dépenses sociales au profit des remboursements d’intérêts et ceci ad viternam puisque le principal est encore hors de portée du remboursement  Par contre, et sans faire dans un prosélytisme déplacé  le mécanisme de la finance islamique, l’usure (intérêt n’existe pas) et les risques son partagés entre l’emprunteur et sa banque.

La naissance d’une banque en dehors de l’hégémonie américaine

Les Chinois sont devenus les plus grands créanciers de la Terre: une réserve de plus de 3000 milliards de dollars en devises. Elle achète des obligations d’État mais aussi des entreprises privées, des hôtels, des cliniques, des monuments historiques, des tableaux, des châteaux, des infrastructures (aéroports, ports) etc. La Chine représente maintenant 15% de l’économie mondiale et a conquis la deuxième place devant le Japon.

La Chine a annoncé, être désormais la première puissance commerciale mondiale. La Chine n’a jamais vraiment considéré l’UE comme un partenaire politique de premier plan. Et malgré sa rivalité avec les Etats-Unis, elle estime que Washington est le seul véritable interlocuteur sur la scène internationale. Pour rappel, les pays du Brics dont fait partie la Chine forment un bloc important à l’échelle mondiale. Leur poids démographique atteint 3 milliards de personnes, soit 42% de la population mondiale et leur PIB représentait en 2010, quelque 14.000 milliards d’USD, ou 18,5% du PIB mondial. Leur réserve de devises est estimée à 5000 milliards d’USD, dont 3200 milliards pour la seule Chine.

La Chine a décidé de sortir en douceur, de l’orbite du dollar et du système de Bretton Woods, On sait que les Etats-Unis s’opposent, en vain, à la nouvelle puissance montante du monde, la Chine. Par les investissements qu’elle opère dans le monde, la Chine devient presque un pays prédateur, à l’affût des bonnes affaires dans le monde. Et surtout avec sa politique «gagnant-gagnant» et grâce à sa main-d’oeuvre très peu coûteuse. Elle opère dans tous les continents y compris en Europe et aux États-Unis. Deuxième puissance du monde depuis 2010, détentrice de plus de 4000 milliards de réserves de change, la Chine, qui a commencé à internationaliser sa monnaie, le yuan, sait que «le temps travaille pour elle». Et les États-Unis en sont conscients. Partant d’une «vérité» que le dollar américain ne peut rester indéfiniment la monnaie-centre du monde, la Chine vise à surpasser l’Amérique et devenir la première puissance économique, financière et monétaire du monde.

Le 17 mars, à Pékin. Martin Schulz Le président du Parlement européen a qualifié de «bonne chose» les adhésions européennes à la banque d’infrastructure asiatique. A ce jour, une trentaine de pays figurent dans cette liste, parmi lesquels l’Inde, Singapour, l’Indonésie et l’Arabie saoudite. Lorsqu’il a été lancé par la Chine en octobre 2013, le projet de Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures avait fait des vagues dans le monde des organisations multilatérales. Il était difficile de ne pas voir dans ce projet «anti-Bretton Woods» la volonté du président XI Jinping d’affirmer et de voir reconnue la puissance chinoise dans le monde des institutions multilatérales, aujourd’hui encore largement dominé par les Américains et les Européens.(2)

Alors que le délai pour souscrire s’achève mardi 31 mars 2015 au soir, l’Égypte a annoncé, la veille, lundi 30 mars 2015, sa décision de rejoindre la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII – AIIB). Elle en deviendra officiellement le 14 avril 2015 un membre fondateur. La Turquie a posé sa candidature vendredi 27 mars 2015. La BAII devrait commencer ses activités fin 2015.

Les Etats-Unis jettent l’éponge. Ils vont coopérer avec la BAII

Le lundi 31 mars, la date butoir pour le dépôt des candidatures pour devenir membre fondateur de la BAII, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a déclaré que son pays prévoyait de coopérer avec la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII). Cette annonce s’est faite après un entretien d’une heure que M.Lew a eu avec le Premier ministre chinois Li Keqiang ce lundi à Beijing, selon le vice-ministre chinois des Finances Zhu Guangyao. M.Zhu a confirmé, à l’Agence de presse Xinhua que le secrétaire américain au Trésor souhaitait la bienvenue à la Chine pour jouer un plus grand rôle dans les affaires économiques internationales. C’est une passation de pouvoir, pour ne pas dire une capitulation. Après avoir vu ses alliés les plus solides partir, l’un après l’autre, rejoindre le projet chinois, les Etats-Unis ont fini par faire un constat amer; ils ont été tout simplement ignorés et traités comme quantité négligeable dans cette affaire. Avec ou sans eux la BAII se fera et le monde entier, hormis le fidèle Japon et quelques petits satellites, sera là pour y participer. Que faire d’autre maintenant sinon tenter de jouer avec les instruments qui sont encore en sa possession, le FMI et la Banque mondiale, avec lesquels la BAII aura à coopérer d’une manière ou d’une autre? (3)

Le Japon, justement, s’interroge sur sa participation à la BAII. L’administration Obama a été prise de court par le ralliement de plusieurs poids lourds européens (Royaume-Uni, France, Allemagne…) à cette banque qui compte déjà une trentaine d’Etats membres, comme l’Australie ou la Corée du Sud et l’Egypte. D’ailleurs, Séoul prendrait 4 à 5% de la Banque asiatique d’investissement. La France, l’Allemagne et l’Italie ont décidé, après le Royaume-Uni, de rejoindre la nouvelle Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. Cette décision des trois capitales européennes, est à l’évidence un revers diplomatique pour les Etats-Unis. Constatant leur isolement, les Etats-Unis ont commencé à infléchir leur position en ouvrant la porte à une coopération avec la banque chinoise. (4)

Mon Dieu protégez moi de mes amis, mes ennemis ; je m’en charge !

Cette citation attribuée à Talleyrand illustre d’une façon parfaite, la perfidie des vassaux visà vis de l’empire. «Il fallait bien que ça explose un jour lit-on sur le journal Le Monde, mais la déflagration est partie de là où on ne l’attendait pas. La rivalité entre les Etats-Unis et la Chine pour la domination économique du globe a fait, le 12 mars, un détour surprenant par la Grande-Bretagne qui, bravant la fatwa de Washington, a annoncé son intention de rejoindre la nouvelle banque régionale de développement chinoise AIIB comme membre fondateur. Epidermique et un peu ridicule, la réaction des Etats-Unis ne s’est pas fait attendre. Un responsable américain, s’abritant derrière l’anonymat, a accusé Londres d’être «dans des arrangements constants avec Pékin», (…). Une fois que les Britanniques, censés entretenir une relation privilégiée avec les Etats-Unis, avaient ouvert la brèche en rejoignant l’AIIB, trois autres pays européens s’y sont engouffrés.» (5)

On est toujours par définition écrit Philippe Bernard, trahi par ses alliés, mais le coup a néanmoins été rude pour Washington. Jeudi 12 mars, le chancelier de l’Echiquier, George Osborne, a créé la surprise en annonçant la décision de faire du Royaume-Uni un membre fondateur de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) que la Chine a lancée en octobre 2014. Rejoindre la BAII représente «une chance sans équivalent pour le Royaume-Uni et l’Asie d’investir et de dégager ensemble de la croissance», s’est félicité M.Osborne. (6)

Après Londres, ce sont donc Paris, Berlin et Rome qui ont décidé de rejoindre le 17 mars la Banque asiatique lancée par la Chine, en octobre 2014. Paris, Berlin et Rome soulignent qu’elle aura «vocation à travailler en partenariat avec les banques multilatérales d’investissement et de développement existantes».

Les relations de l’Algérie avec la Chine: du commerce mais pas de transfert de savoir

La Chine est le premier fournisseur de l’Algérie en tout. La liste est longue, tant la Chine produit tout et l’Algérie, en revanche, importe presque tout. Sur le volet économique, 8 milliards de dollars en 2012. 20% de nos importations en 2014. «Au lieu de donner un poisson à quelqu’un apprend lui à pêcher» Mao Tsé Toung. Fort de cette citation, l’Algérie a tout à apprendre de la Chine. Pékin veut consolider sa place en Algérie. Mais il n’y a pas transfert de technologie. Il est curieux que l’Algérie n’ait pas demandé à adhérer à cette banque comme membre fondatrice à l’instar de l’Arabie saoudite, l’Egypte et du Qatar. Nous avons bien aidé le FMI à «fonds perdus». Ne peut-on pas contribuer à 2% du capital de cette banque (100 milliards de dollars). Il n’est peut être pas trop tard si on fait vite et si on ouvre véritablement le dossier d’une vraie coopération sud-Sud; qui tourne le dos au tout commerce.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1 .http://reseauinternational.net/le-systeme-bancaire-en-bref/ 15 mai 2013

2. http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/18/les-chinois-rallient-les-europeens-a-leur-banque_4595899_ 3234.html#Vq7mh5XYZd8UIAfk.99

3. http://reseauinternational.net/les-etats-unis-jettent-leponge-ils-vont-cooperer-avec-la-baii/

4. http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/31/le-japon-s-interroge-sur-sa-participation-a-la-banque-asiatique-d investissement_4606153_3234.html#l2kul4MWdQ0B pey0.99

5. http://www.lemonde.fr/idees/article/ 2015/03/21/embuscade-sur-la-route-de-la-soie_4598508_3232.html#mK2lDWD5cdYuSc66.99

6. http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/14/la-banque-asiatique-divise-washington-et-londres_4593630_3234. html#hTgroIh2kMLkOmeq.99

 

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/213623-le-declin-de-bretton-woods.html

 
&lt;/div&gt;
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&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgrbnEC2YCDYZmaCtZ5ndWy93mw7jHhjgCMLnvt9ZjJd4FRSUuOVHjRzA5r_nq2x3wShZ8vEEUnTyaewXbo4rYAQv7g11pm2NF1j8sGnBgO4AvYohGVY5CstbrkxlvQ37hHhuDnSQCDXfY/s1600/censure-gros-plan-400x243.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgrbnEC2YCDYZmaCtZ5ndWy93mw7jHhjgCMLnvt9ZjJd4FRSUuOVHjRzA5r_nq2x3wShZ8vEEUnTyaewXbo4rYAQv7g11pm2NF1j8sGnBgO4AvYohGVY5CstbrkxlvQ37hHhuDnSQCDXfY/s320/censure-gros-plan-400x243.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
« Si j’avais accès aux médias mainstream, je commencerais peut-être à me demander si je fais quelque chose de mal. Est-ce que j’appuie le pouvoir en place au point où ses représentants sont prêts à me laisser avoir accès aux médias? Je commencerais à douter de ce que je fais. » Noam Chomsky, 1995

Récemment, le magazine français L’Express a publié un « article » intitulé Conspirations, rumeurs, parodies: l’annuaire des sites “d’infaux”. Il s’agit d’une sorte de liste noire sur laquelle on a pris soin de mélanger des médias indépendants faisant un travail sérieux sur l’actualité mondiale avec des sites strictement parodiques et d’autres portant, entre autres, sur les ovnis et les extra-terrestres. Tactique usée, l’amalgame entre l’ufologie et le journalisme indépendant constitue le dernier refuge d’une élite médiatique désespérée et sans arguments pour contrer ses critiques.

Le site Mondialisation.ca, se trouve sur cette liste dans la catégorie des « sites présentés comme sérieux » en compagnie d’autres sites axés sur la géopolitique, comme celui du journaliste belge Michel Collon Investig’action, Ilfattoquotidiano et… extraterrestre-ovni.blogspot.ca. Constatez par vous même l’absence totale de liens entre ce site d’ufologie et les trois autres traitant de l’actualité mondiale et très critiques des guerres de l’OTAN. Il est évident que le but de cet exercice de L’Express est de discréditer les sites qui critiquent la politique étrangère occidentale, les interventions militaires menées par les États-Unis et l’OTAN, ainsi que la désinformation et la propagande de guerre des médias dominants occidentaux qui les appuient, incluant celle de L’Express.

L’obsession médiatique pour les sites soi-disant conspirationnistes est en voie de devenir légendaire. Depuis qu’internet a démocratisé l’information, les médias mainstream n’ont plus le contrôle absolu du message et leur désinformation, particulièrement leur propagande de guerre, est régulièrement exposée au grand jour par ce qui est devenu une véritable communauté de médias indépendants. En conséquence, les citoyens du monde délaissent les grands médias qui, d’une guerre à l’autre, inspirent de moins en moins confiance.

Afin de lutter contre son déclin, l’establishment médiatique a recours à cette tactique de bas étage : le dénigrement des sites indépendants qui ont fait leurs preuves et contré la propagande des élites en effectuant un véritable travail journalistique.

Si la liste de L’Express peut paraître inoffensive, elle relève d’une vaste attaque de l’élite contre la liberté de presse et la liberté d’expression. La soi-disant dangereuse radicalisation des jeunes occidentaux par internet n’est qu’un prétexte servant la dérive des dirigeants vers une véritable police de la pensée. Celle-ci est déjà en place et l’on a constaté ses effets pervers sur la liberté d’expression avec les risibles accusations d’apologie du terrorisme contre Dieudonné et la censure de certains sites web par le ministère français de l’Intérieur.

Il y a une forme d’inquisition insidieuse s’attaquant à quiconque ose s’opposer au discours dominant. Il n’y plus de place pour les débats. Si votre opinion va à l’encontre de la pensée unique et même si vous vous appuyez sur des faits établis, vous êtes un conspirationniste. Point.

L’Express, maître dans l’art de la conspiration?

Ironiquement, les apôtres de la pensée unique accusent leurs critiques de propager des théories de conspiration, alors qu’en réalité les grands médias comme L’Express sont des champions de la conspiration, particulièrement celles qui servent à justifier des guerres.

Examinons quelques exemples récents de mythes et théories de conspiration propagés par les grands médias, dont L’Express. Nous prendrons uniquement comme exemple l’offensive médiatico-politique contre la Libye ayant servi à « fabriquer le consentement »  du public en faveur de l’intervention militaire de l’OTAN. Rappelons que cette opération « humanitaire » a transformé le pays le plus riche de l’Afrique en un champ de ruines où règne le chaos.

Les mythes propagés par L’Express

Les dix plus grands mythes sur la guerre contre la Libye, un article publié en anglais sur le site Counterpunch, sera le point de référence pour démontrer la tendance conspirationniste de L’Express. L’auteur, Maximilian C. Forte, est professeur d’anthropologie à l’Université Concordia et l’auteur de plusieurs livres dont Slouching Towards Sirte: NATO’s War on Libya and Africa (Baraka Books, 2012).

Nous explorerons cinq des mythes évoqués par le professeur Forte. Pour chacun d’eux, vous trouverez une liste d’articles publiés sur le site web de L’Express. Nous nous limitons à quelques articles par mythe.

Mythe 1 : Le génocide

Le professeur Forte explique que ce mythe est issu entre autres de déclarations de l’adjoint du représentant libyen à l’ONU Ibrahim Dabbashi et du président de la Ligue libyenne des droits humains Soliman Bouchuiguir. Tous deux ont délcaré qu’il fallait s’attendre  « à un véritable génocide à Tripoli » et que si les forces de Kadhafi atteignaient Benghazi, « il y [aurait] un réel bain de sang, un massacre comme nous l’avons vu au Rwanda ». M. Forte souligne que « le génocide implique la persécution d’un « groupe national, ethnique, racial ou religieux », ce qui n’était pas le cas en Libye. « Au contraire, l’intervention militaire a rendu possible une réelle violence génocidaire » contre les migrants africains et les Libyens noirs, ajoute-t-il.

Articles de L’Express propageant ce mythe :

    Libye: avancée des pro-Kadhafi, le Conseil de sécurité vote sur la zone d’exclusion

    17 mars 2011 -Le colonel Kadhafi prépare un “vrai génocide” en Libye, avait averti auparavant l’ambassadeur adjoint libyen à l’ONU, Ibrahim Dabbachi, qui a fait défection au régime, appelant à une intervention rapide de la communauté internationale, qui tergiversait depuis plusieurs jours.

    Libye: 5 indices d’un affaiblissement du régime – L’Express

    Feb 21, 2011 – L’ambassadeur libyen auprès des Nations unies, Ibrahim Omar Al Dabashi “pense que c’est la fin du colonel Kadhafi”. C’est ce qu’il a déclaré à la BBC, avant d’ajouter: “C’est une question de jours. Soit il part, soit les Libyens le chasseront”. Il a également affirmé que Kadhafi devrait être jugé “pour génocide”, pour “le massacre de la prison d’Abou Salim”, les “disparitions de personnalités publiques” et “pour tous les crimes commis depuis 42 ans”.

    Le jour où la Libye a commencé à échapper à Kadhafi

    Feb 23, 2011 -L’ancien chef du protocole du colonel, Nouri El-Mismari, après sa démission, a qualifié de “génocide” la violente répression exercée contre les opposants.

Mythe 2 : Manifestants pacifiques pro-démocratie ou terroristes?

Benghazi, foyer de la rébellion Libyenne en 2011, était citée dans un rapport de l’Académie militaire de West Point aux États-Unis en 2007 comme un important repaire de djihadistes au Moyen-Orient. Pourtant ni L’Express, ni aucun autre média occidental n’a mentionné ce fait crucial en 2011, car cela aurait complètement ruiné l’image fabriquée de « manifestants pacifiques » donnée aux violents djihadistes et donné raison à Kadhafi qui disait, avec raison, qu’il était aux prises avec des islamistes, incluant Al-Qaïda.

Le Belfer Center for Science and International Affairs, du Harvard Kennedy School le dit clairement et d’entrée de jeu dans un texte intitulé Les leçons de la Libye : Comment ne pas intervenir : « Le soulèvement de 2011 en Libye n’a jamais été pacifique. Il s’agissait plutôt d’un soulèvement armé et violent dès le départ. Mouammar Kadhafi n’a pas ciblé de civils ou eu recours à une force excessive […] Le but de l’intervention de l’OTAN ne visait pas incipalement à protéger les civils mais à renverser le régime de Kadhafi [...] » (Alan Kuperman, Lessons from Libya: How Not to Intervene, Belfer Center for Science and International Affairs, septembre 2013)

Les médias occidentaux ont présenté les rebelles comme des manifestants pacifiques et ridiculisé Kadhafi lorsqu’il affirmait, avec raison, qu’il s’agissait de djihadistes.

Articles de L’Express propageant ce mythe :

    La France réclame le départ de Mouammar Kadhafi

    Feb 25, 2011 - Interrogé sur l’éventualité d’une intervention militaire visant à arrêter la répression contre les manifestants pro-démocratie dans le pays…
    Libye: 84 personnes tuées en trois jours

    Feb 19, 2011 -Un décompte de l’AFP fait à partir de différentes sources locales évaluait vendredi soir le nombre de morts à 41 depuis le début des protestations. “Les autorités libyennes doivent arrêter immédiatement les attaques contre les manifestants pacifiques et les protéger des groupes armés pro-gouvernementaux”

    Mouammar Kadhafi dénonce Al Qaïda et met en garde l’Occident

    Mar 2, 2011 Évoquant les possibilités d’interventions extérieures, le dirigeant libyen s’est exclamé: “Nous ne l’accepterons jamais. Nous entrerons dans une guerre sanglante et des milliers et des milliers de Libyens périront si les Etats-Unis ou l’Alliance atlantique intervenaient. Selon Kadhafi, l’insurrection en cours depuis une quinzaine de jours est imputable à des “terroristes” et elle n’aurait fait tout au plus que 150 morts, alors que diverses estimations internationales font état de milliers de tués.

Mythe 3 : Les mercenaires africains

Les médias ont propagé la rumeur voulant que les Noirs qui se battaient contre la rébellion comme des « mercenaires africains » alors que bon nombre d’entre eux étaient des travailleurs migrants ou des Libyens noirs, explique Max Forte.

Articles de L’Express propageant ce mythe :

    En Libye, les immigrés africains pris pour des mercenaires

    Apr 13, 2011 - Les insurgés accusent en effet Mouammar Kadhafi de recourir aux services de mercenaires venus d’Afrique sub-saharienne pour tenter de mater la rébellion […] Lors d’une conférence de presse diffusée cette semaine en direct, le chef du Conseil national de transition, de la rébellion, a fait part de ses inquiétudes auprès d’une délégation de l’Union africaine au sujet du recours par le régime Kadhafi à des mercenaires sub-sahariens.

    Mouammar Kadhafi contre-attaque, appel à l’aide des insurgés

    Mar 2, 2011 - Les forces loyales à Mouammar Kadhafi ont contre-attaqué mercredi dans l’est de la Libye, où les insurgés ont réclamé un appui aérien de l’Onu contre les “mercenaires africains” présentés comme le fer de lance des partisans du dirigeant libyen […] A Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et fief du mouvement insurrectionnel, le Conseil national libyen (CNL) de trente membres mis en place dimanche a placé à sa tête l’ancien ministre de la Justice Moustafa Abdeldjeïl et a demandé aux Nations unies d’envoyer des avions “attaquer les bastions des mercenaires africains” que Kadhafi utiliserait contre son propre peuple.
    Libye: les pro-Kadhafi résistent dans leurs bastions assiégés

    Sep 28, 2011 - Mais “plus de dix de nos combattants ont été tués mardi dans des combats rapprochés” dans l’est de la ville, a déclaré un commandant [...] “Les pro-Kadhafi se battent en civil et il y a des mercenaires africains partout à Syrte” […] Les images satellitaires du site “nous ont aidés à localiser des fermes où nous savions que des mercenaires de Kadhafi se cachaient et à positionner nos combattants hors de portée de leurs missiles” [...]

    Libye: la CPI en contact avec Seif al-Islam Kadhafi

    Oct 28, 2011 - Seif al-Islam serait actuellement toujours en fuite. Et sous bonne garde: le quotidien sud-africain Beelda assuré jeudi qu’un groupe de mercenaires sud-africains se trouvait toujours en Libye et tentait de l’exfiltrer […] Mais le nouveau communiqué de la CPI, ce jeudi, signale cependant une autre piste. “Nous avons en outre appris par des voies informelles qu’un groupe de mercenaires a offert de transférer Seif” […] Parmi ces pays, le Zimbabwe (dont le président était proche de Kadhafi) ou l’Afrique du Sud (d’où viendraient les mercenaires qui protègent le fils Kadhafi)

    Libye : Les vérités de l’ancien chef du protocole de Kadhafi

    Mar 2, 2011 -”Si Kadhafi a recruté tant de mercenaires africains, c’est qu’il n’a aucune confiance en son armée. “

Mythe 4 : Les viols et le viagra

Kadhafi aurait ordonné des viols et distribué du viagra à ses soldats. La rumeur a été lancée par Al Jazeera et et reprise entre autres par Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, l’ambassadrice des États-Unis à l’OTAN, Susan Rice et la secrétaire d’État étasunienne Hillary Clinton.  Cherif Bassiouni, chef de l’enquête de l’ONU sur les droits humains en Libye affirmait le 10 juin 2011 que ces histoires de Viagra et de viols de masse n’étaient que « de l’hystérie ». À la question « Du côté Kadhafi, on parle beaucoup de viols de masse commis par son armée ? », posée par Libération le 22 juin, Donatella Rovera d’Amnesty International répondait: « Nous n’avons pas trouvé de cas de viol, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas eu mais cela pose néanmoins des problèmes. Non seulement nous n’avons pas rencontré de victimes, mais pas davantage de personnes qui ont rencontré des victimes. »

Articles de L’Express propageant ce mythe :

    Kadhafi accusé d’ordonner des viols en Libye

    Jun 9, 2011 – Kadhafi, qui accusait les insurgés d’être des “jeunes drogués auxquels les hommes de Ben Laden auraient distribué des médicaments” au début de la crise libyenne, aurait fait distribuer des stimulants sexuels de type Viagra à ses soldats, a aussi indiqué mercredi le procureur de la CPI.

    Kadhafi aurait encouragé les viols d’opposants

    Jun 9, 2011 – Les accusations de viols d’opposants en Libye ne sont pas nouvelles. En avril, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice, a affirmé que les hommes de Kadhafi étaient alimentés en Viagra, traitement indiqué contre l’impuissance sexuelle…Il y a, a-t-il dit, des preuves que la Libye achetait des “containers entiers” de ces drogues “pour augmenter la possibilité de violer des femmes“.

    Libye: Tripoli menace d’attaquer tout navire entrant dans le port de Misrata

    Apr 29, 2011 - MISRATA (Libye) -Washington a souligné jeudi soir que la coalition internationale, accusée par certains pays de dépasser le mandat de l’ONU, était confrontée à un adversaire atypique, affirmant par exemple que le régime libyen distribuait du viagra à ses soldats pour qu’ils violent des femmes.

Mythe 5 : Une victoire pour la Libye

L’intervention militaire de l’OTAN et la chute de Kadhafi ont été présentés comme une victoire pour les Libyens. Pour Alan Kuperman, il n’y a rien de plus faux.

    Le plus grand malentendu à propos de l’intervention de l’OTAN, c’est qu’elle a sauvé des vies et a bénéficié à la Libye et ses voisins. En réalité, lorsque l’OTAN est intervenue à la mi-mars 2011, Kadhafi avait déjà repris le contrôle de presque toute la Libye, alors que les rebelles se retiraient rapidement vers l’Égypte. Ainsi, le conflit était sur le point de se terminer à peine six semaines après avoir éclaté, avec un bilan d’environ 1 000 morts, incluant les soldats, les rebelles et les civils pris entre deux feux. En intervenant, l’OTAN a permis aux rebelles de résumer leur attaque, prolongeant ainsi la guerre pendant encore sept mois et causant la mort d’au moins 7000 personnes de plus. (Alan Kuperman, Lessons from Libya: How Not to Intervene, Belfer Center for Science and International Affairs, septembre 2013)

Il convient de mentionner que le « consulat » des États-Unis établi à Benghazi après le renversement de Kadhafi servait de couverture à une opération de trafic d’armes livrées aux mercenaires se battant en Libye.

En réalité, l’intervention en Libye était une victoire pour le terrorisme. Pour L’Express, à vingt mille lieues du réel, c’était une victoire pour la démocratie. On parle de l’intervention de l’OTAN comme d’un « prodige » en citant des bilans de « zéro morts » dans les rangs de l’ « Alliance », en prenant soin de ne pas indiquer les milliers de morts en dehors de ces rangs.

Articles de L’Express propageant ce mythe :

    Otan, les ailes de la victoire en Libye

    Aug 31, 2011 - Pour les Occidentaux engagés auprès des insurgés libyens, la réussite de l’opération militaire sans troupes au sol est totale…

    [L]e conflit libyen aura été l’un des plus “propres” de l’Histoire. Le bilan affiché par les forces de l’Otan est éloquent: zéro mort dans les rangs de l’Alliance et seulement deux erreurs de tirs “probables”, selon un officier de haut rang, sur plus de 7500 missions de frappes aériennes. A l’origine de ce prodige, trois raisons principales: la technologie des aéronefs, la précision des armements, l’absence de troupes au sol.

    “En Libye, Sarkozy prend un petit bain de popularité”

    Sep 16, 2011 - Nicolas Sarkozy était en voyage en Libye , accompagné d’Alain Juppé et de Bernard-Henri Lévy.

    “C’est la victoire de la démocratie, félicitations aux acteurs connus, mais aussi à ceux qui sont dans l’ombre: l’OTAN, les forces spéciales françaiseset anglaises, sans oublier le peuple Libyen qui a payé un lourd tribut pour se séparer d’un dictateur [...]

    Libye: une victoire occidentale

    Aug 22, 2011 – C’est parce les occidentaux ont empêché Benghazi d’être rayée de la carte qu’aujourd’hui Kadhafi tombe. Sinon, il serait plus puissant que jamais dans un pays saigné à blanc.

Conclusion

Si l’on arrive à trouver sur le site de L’Express autant de mythes et de mensonges uniquement au sujet du soulèvement armé en Libye et de l’intervention militaire de l’OTAN qui a laissé ce pays en ruine, imaginez la quantité d’« infaux » qui y circulent.

Avant de procéder à une chasse aux sorcières aux quatre coins du web, L’Express devrait commencer par nettoyer sa propre cour.

                                                                                                       Julie Lévesque

&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj6Z8fPfKMavXMWQpx_o2Ah395d2mvMpm4M8fc1d0omL2c7L4paTwYLWsZbItZXSs6_8Ex0Opfmu1MntJf70pIqceu0V_SZdFh8Pzpir84RlnjL2n-upvxI_oJJhyphenhyphen_XXcWSkUMXiO_WIJc/s1600/Julie.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj6Z8fPfKMavXMWQpx_o2Ah395d2mvMpm4M8fc1d0omL2c7L4paTwYLWsZbItZXSs6_8Ex0Opfmu1MntJf70pIqceu0V_SZdFh8Pzpir84RlnjL2n-upvxI_oJJhyphenhyphen_XXcWSkUMXiO_WIJc/s320/Julie.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Julie Lévesque est journaliste et chercheure au Centre de recherche sur la mondialisation

&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgrbnEC2YCDYZmaCtZ5ndWy93mw7jHhjgCMLnvt9ZjJd4FRSUuOVHjRzA5r_nq2x3wShZ8vEEUnTyaewXbo4rYAQv7g11pm2NF1j8sGnBgO4AvYohGVY5CstbrkxlvQ37hHhuDnSQCDXfY/s72-c/censure-gros-plan-400x243.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Pour une Nouvelle Haïti : une lutte contre nous-mêmes</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/04/pour-une-nouvelle-haiti-une-lutte.html</link><category>aliénation</category><category>culture</category><category>intellectuels traditionnels</category><category>Jean Dominique</category><category>oligarchie</category><category>économie de traite</category><category>éducation traditionnelle</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Fri, 3 Apr 2015 17:40:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-140467665311231482</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;div class="_5pbx userContent" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}"&gt;
&lt;h3 style="clear: both; text-align: left;"&gt;
Comprendre l'intolérance viscérale aux opinions contraires&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiYl2sSQer7VPXS-_ARoRVRVCWx0CanprVx9GetWmO6KYvqk-e4XhcoUbKmuhn9w1YEhzeISLTYDck5xshHYaRE5W1if28m4tASSYgoo5M5rbX2N_fpeP99CmdsGqXdGc9yJ3Am7yXMRy0/s1600/Jean+dominique1.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="Jean Dominique sous le regard d'Aristide: un montage suggestif" border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiYl2sSQer7VPXS-_ARoRVRVCWx0CanprVx9GetWmO6KYvqk-e4XhcoUbKmuhn9w1YEhzeISLTYDck5xshHYaRE5W1if28m4tASSYgoo5M5rbX2N_fpeP99CmdsGqXdGc9yJ3Am7yXMRy0/s1600/Jean+dominique1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Pour remémorer le quinzième anniversaire de la mort de Jean Dominique, je tiens à partager avec vous un texte que j'ai publié sur ma page Facebook le 20 février 2015. Ce texte rappelle la clairvoyance intellectuelle de l'un des plus grands journalistes haïtiens de la fin du 20e siècle. Jean Do est l'un des intellectuels organiques par excellence de la société haïtienne qui rejoignait sa pensée politique à la praxis. Allié de la cause des opprimés sous le régime de Duvalier, il a su conscientiser tous les laisser-pour-comptes qu'une Nouvelle Haïti était possible et il en a fait son sacerdoce. Il n'était pas seulement l'ennemi d'un régime mais de toute une mentalité incrustée, ancrée dans la société haïtienne,donc un système archaïque..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgIyONSE-S5dNP0UhnS63R3ofKFsvIMEBdMKcmlym-HDmYGklcPr6asYM-lzlTQiWEYS6OPcdYzOxZAQ0SxKEDhCd_-F3UO6Q9aaXKPjNrDvdybJEPxgE7K7chtRl1w38e23J8PRZ0yDIQ/s1600/Jn+Anil+Louis-Juste.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="Jean-Anil Louis-Juste, assassiné quelques heures avant le séisme de 2010" border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgIyONSE-S5dNP0UhnS63R3ofKFsvIMEBdMKcmlym-HDmYGklcPr6asYM-lzlTQiWEYS6OPcdYzOxZAQ0SxKEDhCd_-F3UO6Q9aaXKPjNrDvdybJEPxgE7K7chtRl1w38e23J8PRZ0yDIQ/s1600/Jn+Anil+Louis-Juste.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Si son assassinat a été perpétré par des gens clairement identifiés, mais, inconsciemment ou consciemment, ces gens sont les suppôts d'une culture d'intolérance, d'une conception primaire de l'oligarchie haïtienne et de l'élite en générale, d'un individualiste sectaire et étroit. Jean Anil Louis-Juste, tué le jour même du séisme du 12 janvier 2010, aussi peut être considéré comme victime de l'intolérance, du refus de la divergence d'opinions, du refus de la pensée monolithique, nous a rappelé la profondeur du mal que nous a inoculé notre système d'éducation. Il est dans la droite ligne de la mission d'évangélisation des sauvages des églises chrétiennes. 1804, la plus grande révolution des temps modernes, a été trahie par nos élites en la personne de Fabre Nicolas Geffrard par le Concordat de 1860. Ces élites nous ont remis en esclavage, cette fois-ci de gré. Comme le dit si bien le Professeur Jn Anil Louis_juste :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
A propos,&lt;b&gt; il semble qu’aucun éducateur haïtien n’ait encore posé la 
question de l’inexistence de lien axiologique entre l’école et la 
famille en Haïti&lt;/b&gt;.  Pourquoi &lt;b&gt;la très forte culture de solidarité qui 
caractérise la famille haïtienne, n’a pas influé sur le mode 
d’évaluation pratiqué à&amp;nbsp;l’école&lt;/b&gt;, par exemple&amp;nbsp;?  Comment des &lt;b&gt;élites 
intellectuelles continuent-elles à&amp;nbsp;êtres solidaires dans la vie 
familiale et égoïstes dans le vie publique&lt;/b&gt;&amp;nbsp;?   Quelles sont les&lt;b&gt; 
possibilités de communication horizontale entre l’école et la famille en
 Haïti&lt;/b&gt;&amp;nbsp;?  Seulement, nous savons que la pratique sociale assimilant le 
voisinage à&amp;nbsp;la famille, reste l’expression la plus significative de la 
solidarité dans le monde haïtien.  L’être de l’Haïtien et son 
devenir-être devaient être formés dans la valeur de la solidarité.  
Selon Leal, il n’est pas possible de penser les êtres humains même loin 
de l’éthique, encore moins, hors de celle-ci. http://www.alterpresse.org/spip.php?article1323#.VR7_LZOo_IX&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
La crise intellectuelle&lt;/h3&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
On comprend mieux par cette citation, toute la cassure, toute la division, tout cet apartheid social, politique, économique et culturel. Alors la modernité, sans résoudre l'essentiel des problèmes qui traversent la société haïtienne, ne serait que de la rhétorique, donc chimérique. Permets-moi une dernière citation de Jn Anil Louis-Juste :&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;
&lt;div style="text-align: left;"&gt;
&lt;b&gt;L’économie ne se développe pas hors de la culture qui produit les 
instruments de travail, mais la culture est impensable sans la 
satisfaction des besoins matériels de l’homme-projet&lt;/b&gt;.&lt;b&gt;  La politique&lt;/b&gt;, 
c’est cette&lt;b&gt; forme de communication entre l’économique et le culturel&lt;/b&gt;, 
qui &lt;b&gt;harmonise les échanges nécessaires dans le monde des hommes&lt;/b&gt;.  Les &lt;b&gt;
chefs de la Révolution de 1791&lt;/b&gt; avaient, par contre, &lt;b&gt;fondé l’équilibre 
interne des nouveaux et anciens libres sur la domination des grandons et
 commerçants compradores d’Haïti. http://www.alterpresse.org/spip.php?article1323#.VR7_LZOo_IX&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Haïti est une société fondée sur la base d'une idéologie anti-moderniste par le refus de créer des liens émotives sur la base de la culture de la vaste majorité des habitants. L'école haïtienne a pour mission de faire de l'être sa propre force de destruction. Quand on a fréquenté l'école haïtienne, on devient fossoyeur du pays parce que l'école nous enseigne à détruire ce que nous sommes en termes intangibles, en termes de culture en général et, par voie de conséquence, notre espace vital, la nation en devenir hypothéqué.C'est le fait d'oublier trop souvent ou d'ignorer ce fait capital que l'école ne transmet pas uniquement des connaissances mais aussi des valeurs, des émotions, donc une conception du monde, qui empêche de comprendre et résoudre la crise haïtienne dans sa longue durée relative, soit depuis l'indépendance. C'est l'articulation entre la raison et une certaine vision du monde qui donne à l'école son rôle émancipateur. Sinon elle ne vaut rien. Si elle continue à exister en dépit de son inutilité dans ce cadre unique, c'est qu'elle est aussi pauvre que la pauvreté qu'elle produit. Car un système d'éducation n'existe que pour répondre aux problématiques de l'heure et de devenir de l'entité nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Un échantillon d'exception : conviction idéologique &amp;nbsp;&lt;/h3&gt;
&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjCvMc4Jzz8VUKI5VOPHe26CJwm9cPTZ2QZr2lhyphenhyphenpxIpwcf0or43LlUI8DniKehCwhVBBoPlCiBxLa2WdXxDLCJT_a-VPTePlZkRANk-1-w0e61PfcNGo9_tDkYu4MNDW7Md01TnaGEaT4/s1600/Jean+dominique.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="Jean Dominique, assasiné en 2000" border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjCvMc4Jzz8VUKI5VOPHe26CJwm9cPTZ2QZr2lhyphenhyphenpxIpwcf0or43LlUI8DniKehCwhVBBoPlCiBxLa2WdXxDLCJT_a-VPTePlZkRANk-1-w0e61PfcNGo9_tDkYu4MNDW7Md01TnaGEaT4/s1600/Jean+dominique.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Ces quelques
 opinions de Jean Léopold Dominique(Jan Do), l'un des intellectuels des plus 
brillants après Anténor Firmin, Edmond Paul, Jacques Roumain, Jacques S.
 Alexis et Georges Anglade, sur la petite intellectualité 
haïtienne dans le livre Haiti Elections 1990 : quelle démocratie? s'arriment bien avec la source du mal haïtien évoqué ci-haut, la source du mal même. Elles concordent bien avec la réflexion de Jn Anil Louis_juste.&lt;br /&gt;
&lt;div class="_5pbx userContent" data-ft="{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}"&gt;
&lt;br /&gt;
«Dans les années 60-70, des intellectuels petits-bourgeois ont fantasmé 
sur l'Artibonite, «Sierra Maestra de notre révolution». Mais 
l'intellectuel petit-bourgeois n'a-t-il pas pour fonction principale de 
fantasmer en Haiti ?»  J'ajouterais qu'il n'est qu'un sophiste sans 
esprit critique, voir incapable d'être créatif. Il pratique le 
psittacisme, c'est un perroquet qui récite sans comprendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Une analyse sans compromis :Profonde&lt;/h3&gt;
Une 
autre flèche subtile de Jan Do : « Qu'il s'agisse de réforme agraire 
dont nos universitaires se gargarisent, de développement agricole, tarte
 à la crème(point de vue banal, divagation NDR) d'académiciens, 
d'érosion, sur laquelle tant de bonnes âmes se lamentent, de Péligre, 
des coupures de courants, quand on gratte les problèmes, quand on 
fouille cette question agraire, on trouve le pilier central du système 
d'extorsion et de répression à la campagne. Le chef de section...» Au 
fait, l'intellectuel haïtien parle en général pour ne rien dire, sauf à 
faire de la poésie à rabais, l'utilisation de clichés à profusion. Il ne
 s'intéresse pas à une sortie théorique de l'impasse mais à épater son 
entourage de ses connaissances livresques. Nul en pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore Jan Do : « Cette structure absurde ( le chef de section NDR) nous
conduit à un abîme, mais nous ne trouvons pas le point d'appui pour la 
casser, le point sensible pour la désarticuler. Est-ce que nous manquons
de l'imagination?» Évident Jan Do. Si tu étais encore vivant, tu 
verrais que le pays est tombé dans les mains d'un strip-teaser au nom de
Sweet Micky. Aussi Kplim est devenu son homme de paille en compagnie de
Victor Benoit. T'as encore rien vu Jan Do: Moise Jean Charles serait 
candidat au poste de président pour les prochaines élections. Le pays 
n'est-il pas dans kawka pour l'éternité?!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre fulgurante force de réflexion de Jan Do :« [...] je citerais volontiers un 
spécialiste qui me mettait en garde contre ceux qui prônent le 
reboisement aujourd'hui. Ils préparent, dit-il, de nouvelles jachères. 
La solution à l'érosion n'est donc pas le reboisement. Planter des 
arbres aujourd'hui n'est pas la question essentielle. Il faut déchouker 
la structure répressive et spoliatrice, qui elle, est responsable de 
l'érosion des sols, de l'érosion de la production. Mais ce grand projet,
 car il est immense, grandiose, ne pourra se réaliser que par toutes 
petites étapes... Une prise de pouvoir progressive et partielle...»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La compréhension de la problématique haïtienne dans ses tripes peut 
expliquer le fait que Jan Do ait été éradiqué de la carte d'Haiti. En 
tout cas, pour l'essentiel.Ces quelques idées forces développées sont les préludes à la rédaction prochainement de l'article :
 grammaire de la pensée philosophique de l'intellectuel haïtien...&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les citations de Jean Dominique sont prises dans : Haïti, quelle démocratie? Les élections générales de 1990, ouvrages collectifs de Haiti Solidarité Internationale(HSI)&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://haiti-tribune.blogspot.com/2014/11/blocage-inextricable-et-malsain.html" target="_blank"&gt;http://haiti-tribune.blogspot.com/2014/11/blocage-inextricable-et-malsain.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://haiti-tribune.blogspot.com/2014/05/haiti-des-elites-malades-de-leur-culture.html" target="_blank"&gt;http://haiti-tribune.blogspot.com/2014/05/haiti-des-elites-malades-de-leur-culture.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://haiti-tribune.blogspot.com/2014/12/la-maladie-sociale-commence-par-la-tete.html" target="_blank"&gt;http://haiti-tribune.blogspot.com/2014/12/la-maladie-sociale-commence-par-la-tete.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiYl2sSQer7VPXS-_ARoRVRVCWx0CanprVx9GetWmO6KYvqk-e4XhcoUbKmuhn9w1YEhzeISLTYDck5xshHYaRE5W1if28m4tASSYgoo5M5rbX2N_fpeP99CmdsGqXdGc9yJ3Am7yXMRy0/s72-c/Jean+dominique1.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>La Cour des comptes appelle à investiguer sur les chantiers publics</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2015/03/la-cour-des-comptes-appelle-investiguer.html</link><category>corruption</category><category>gabegie</category><category>gaspillage</category><category>inconséquence</category><category>infrastructures</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Tue, 31 Mar 2015 21:41:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-2852914372662037602</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;b&gt;Source Le nouvelliste&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Auteur :&amp;nbsp; &lt;/b&gt;Louis Joseph Olivier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjS8OCKf2AMOmesFuGttPtedCjsTTq-SyH-dH7Urs7SqUxf5YTtCvlvNRTtNZjJrAqEcOlxi4ghnQkHUyWse1GIjwqey_37-FoNVRhglkRak0S0DPckY1haKKxw-mYi2lRiDsB1oJ4JXZasAqNgam6rastZuBni8dlm6JHEq-ShAH2CwDo-FKKGD9SZ0EFS/s350/1000005656.jpg" style="display: block; padding: 1em 0; text-align: left; "&gt;&lt;img alt="" border="0" width="320" data-original-height="233" data-original-width="350" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjS8OCKf2AMOmesFuGttPtedCjsTTq-SyH-dH7Urs7SqUxf5YTtCvlvNRTtNZjJrAqEcOlxi4ghnQkHUyWse1GIjwqey_37-FoNVRhglkRak0S0DPckY1haKKxw-mYi2lRiDsB1oJ4JXZasAqNgam6rastZuBni8dlm6JHEq-ShAH2CwDo-FKKGD9SZ0EFS/s320/1000005656.jpg"/&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Certaines autorités publiques sont dans le collimateur de la 
Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA). La 
Cour des comptes affirme qu’il y a eu un laisser-aller qui mérite des 
investigations concernant les projets de construction d’infrastructures 
publiques. C’est l’une des conclusions du rapport sur la situation 
financière du pays présenté la semaine écoulée par le conseil de la 
Cour.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
Dans ce rapport, la CSCCA s’est beaucoup attardée sur les travaux de 
reconstruction d’infrastructures publiques d’après le tremblement de 
terre. Actuellement, ces chantiers publics sont pour la plupart 
suspendus. Comme c’est le cas au niveau des bâtiments devant accueillir 
les ministères de l’Intérieur et du Commerce au Champ de Mars.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les
 experts de la Cour des comptes se sont proposés de faire la lumière sur
 ce qui empêche la construction des infrastructures d’avancer. « Un 
laisser-aller qui a abouti à des cas qui méritent des investigations 
sérieuses pour comprendre comment les fonds de l’Etat ont été 
effectivement dépensés », retient le rapport de la Cour supérieure des 
comptes qui note de nombreuses irrégularités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les récentes 
visites des enquêteurs de la Cour supérieure des comptes et du 
contentieux administratif sur les lieux de travail révèlent que dans 
certains cas, des retards de deux ans ont été enregistrés dans 
l’exécution des travaux alors que les exécutants ont déjà reçu la plus 
grande portion des montants de leurs contrats. « Des contrats 
d’exécution n’ont pas été respectés. Des projets sont restés inachevés 
et n’ont pas pu être livrés dans les délais impératifs. Les faiblesses 
de gestion diverses ont été généralisées et on le constate tant du côté 
des ordonnateurs que du côté des exécutants des contrats », rapportent 
les spécialistes de la Cour supérieure des comptes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour 
supérieure des comptes et du contentieux administratif insiste en 
dénonçant l’octroi du pactole aux firmes étrangères. « Environ 23.5 
milliards de gourdes sur 28.5 milliards sont exportés vers l’extérieur à
 travers les firmes qui mobilisent les ressources d’exécution qui 
serviront à payer les professionnels étrangers et les intrants importés 
et les profits d’entreprise, poursuit le rapport qui tient compte de 
l’exercice fiscal 2013-2014. Il s’ensuit que les 24.5 milliards sur les 
28.5 milliards reçus par les firmes internationales&amp;nbsp; sont loin de 
pouvoir produire des impacts significatifs sur l’économie ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 
experts de la CSCCA rappellent que ces firmes ont été toutes engagées 
sur la base de gré à gré dans la majorité des cas depuis 2012, sous la 
couverture de la loi d’urgence. « La Cour estime cette coïncidence 
malheureuse car elle n’a pas permis à l’Etat haïtien de profiter des 
meilleurs coûts pour l’exécution des travaux encore moins aux firmes&amp;nbsp; 
haïtiennes de profiter de cette injection massive de capitaux pour se 
développer technologiquement et enclencher le processus de 
capitalisation nécessaire pour construire ce tissu entrepreneurial 
vital. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport, qui épingle les autorités haïtiennes, a été 
rendu public par les membres du conseil de la Cour. C’est le premier de 
ce genre rendu public par l’équipe dirigée par Fritz Robert St Paul, 
président du conseil. Ce rapport aborde plusieurs dossiers ayant rapport
 avec les finances publiques, y compris les projets de construction 
d’infrastructures publiques. Là où l’équipe Martelly-Lamothe avait 
surtout péché, au regard des révélations faites dans ce rapport.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«
 Partant de ces constatations, on arrive à la compréhension selon 
laquelle ni les ordonnateurs, ni les exécutants ne se sont sentis 
vraiment liés par l’obligation du respect strict des procédures et des 
clauses contractuelles, affirment plus loin les experts de la CSCCA.&amp;nbsp; 
Les ressources dépensées pour le financement des contrats qui ne sont 
pas exécutés et constituent des fonds sur lesquels des intérêts sont 
accumulés ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dépenses publiques engagées et exécutées au 
cours des deux dernières années et dont les résultats auraient dû se 
faire sentir au cours de l’exercice 2013-2014 ont été globalement 
inefficaces sur le plan interne. Les abus divers qui ont été révélés ne 
sont susceptibles de garantir ni la performance interne, ni la 
performance économique, encore moins de mettre le pays sur la route de 
2030, selon le rapport. Comme presque toujours, les maigres ressources 
dont dispose l’Etat haïtien ne servent pas toujours au développement 
socio-économique du pays.&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjS8OCKf2AMOmesFuGttPtedCjsTTq-SyH-dH7Urs7SqUxf5YTtCvlvNRTtNZjJrAqEcOlxi4ghnQkHUyWse1GIjwqey_37-FoNVRhglkRak0S0DPckY1haKKxw-mYi2lRiDsB1oJ4JXZasAqNgam6rastZuBni8dlm6JHEq-ShAH2CwDo-FKKGD9SZ0EFS/s72-c/1000005656.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>La maladie sociale commence par la tête : le blocage de l'intellect dans toute son étendue</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2014/12/la-maladie-sociale-commence-par-la-tete.html</link><category>ambivalence</category><category>connaissances</category><category>Crise globale</category><category>Crise nationale</category><category>dialogue national</category><category>Haïti</category><category>pensée procéduriale</category><category>éducation traditionnelle</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Tue, 23 Dec 2014 18:20:00 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-7791549491932869473</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;h3 style="clear: both; text-align: left;"&gt;
Pensée sclérosée : blocage inextricable&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhzIVr_mEtkp5Tu3SYftVggrp2JDthlQAqMKh2uGYtXXdxOfLc_sRfcu6aIHdkpV0bSLBqcEkE0fviDndwS3SBr9S5grOmmOotwJOlXHqsJPDxnesIxytoAubG8ATH5KiyPo-_hHPB5dxg/s1600/culture+feodale.png" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhzIVr_mEtkp5Tu3SYftVggrp2JDthlQAqMKh2uGYtXXdxOfLc_sRfcu6aIHdkpV0bSLBqcEkE0fviDndwS3SBr9S5grOmmOotwJOlXHqsJPDxnesIxytoAubG8ATH5KiyPo-_hHPB5dxg/s320/culture+feodale.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Je ne saurais faire abstraction de ce parallèle pour jeter un coup d’œil sur les conditions qui ont amené à la disparition des habitants de l’Île de Pâques ou de l’effondrement de la civilisation Maya et Aztèque pour porter un certain éclairage sur la crise haïtienne. Dans les trois cas, c’est l’orthodoxie de la pensée, le dogmatisme invétéré qui a déterminé leur sort. Quand un peuple ne peut pas créer de rupture épistémique avec le mode de pensée qui l'entraine dans sa dégringolade éperdue, il subit du même coup la loi fatale de la sélection naturelle&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;. A voir la dégringolade d’Haïti parée de ces élites dogmatiques, l’espoir d’un revirement laisse perplexe tout bon observateur de la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgP7QINY1II5iMuom2iEXgKEYnn0Ttd8PLXt14d6h0hIyqEWqO8oaykYj5Dr1ZBdVvkjccD7RAAFKoKiFR-8r4_wSajXQ90K2zKCcgLCXoNUvkTukzG8ASTTYzT42ptNFosjlQJYaR3Nws/s1600/enseignement+traditionnel1.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgP7QINY1II5iMuom2iEXgKEYnn0Ttd8PLXt14d6h0hIyqEWqO8oaykYj5Dr1ZBdVvkjccD7RAAFKoKiFR-8r4_wSajXQ90K2zKCcgLCXoNUvkTukzG8ASTTYzT42ptNFosjlQJYaR3Nws/s320/enseignement+traditionnel1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Un exemple pourra suffire pour illustrer cette inquiétude, c’est la légèreté avec laquelle le lettré haïtien s’exprime sur n’importe quel sujet. Le cas le plus saisissant est cet été quand Hérold Jean-François&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; affirmait que le relèvement du pays passerait par la formation d’une équipe nationale de football de haut niveau. Même quand il aurait été ivre, il aurait dû s’abstenir et attendre qu’il ait repris tous ses sens avant de prononcer une telle absurdité. Mais malheureusement, dans ce pays, la critique est parcimonieuse à l’intérieur de l’élite intellectuelle parce que tout le monde se congratule et personne ne veut être en dehors du sérail. Donc, cette mafia oblige l'Omerta&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;. Et pourtant, la critique au sens kantien est une démarche qui consiste à sonder les limites et la validité d’une approche, d’un postulat, d’un concept, etc. Elle est donc stimulante et créatrice parce qu’elle est dynamique: seul le changement perpétuel est immuable et salutaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
L'expression vivante du retard de l'intellect&lt;/h3&gt;
Au cours de mes recherches sur les affirmations de l’historien Philippe Girard&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt; sur le fait que Dessalines était pendant dix ans esclave de Toussaint Louverture, je suis tombé sur une réponse d’un intellectuel haïtien qui s’est offusqué d’une telle déclaration en faisant appel à Roger Gaillard, René Piquion et Gérard mentor. Une telle attitude confirme l’orthodoxie du système éducatif haïtien. Premièrement, les connaissances évoluent : les nouvelles découvertes bousculent nos certitudes, surtout quand on sait que les archives concernant l’histoire d’Haïti sont peu exploitées et explorées. Dans un deuxième temps, la méthodologie est bancale puisque les seules façons d’attaquer une recherche historique, c’est soit de trouver une faille dans l’analyse des documents, soit d’autres archives qui permettent de valider ou d’infirmer la proposition de l’auteur. Ce n’est nullement en faisant appel à des éminents intellectuels qu’on serait en mesure d’éclairer le débat. Ce Louis-Carl Saint Jean&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt; fera bien rire de nous. Pour joindre l’incohérence à l’absurdité, il affirme : &lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgzhMyuAOWpMsIQCKBq93CnKWHNBipbY3koORRUTqgFQiS5VzOL5RQT4_rENcm3DCUzki1u2rHt49LgI93eSBWcjQnoB_XN3yISRi-wBUYr5Rv2YOIyeUvWsZMM9IYp85aYsLZlaoWCl-U/s1600/enseignement+traditionnel.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgzhMyuAOWpMsIQCKBq93CnKWHNBipbY3koORRUTqgFQiS5VzOL5RQT4_rENcm3DCUzki1u2rHt49LgI93eSBWcjQnoB_XN3yISRi-wBUYr5Rv2YOIyeUvWsZMM9IYp85aYsLZlaoWCl-U/s320/enseignement+traditionnel.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;blockquote&gt;
D’abord, nous faisons une confiance aveugle en leur savoir, en leur compétence et au sérieux de leurs travaux intellectuels, bien que nous sachions que les sentiments et les idéologies sont à mépriser pour laisser parler plutôt les faits et les nouvelles trouvailles sérieuses. Ensuite, sérieusement, « pye bèf pou pye bèf, ma-p pran-l kay pratik », car,&amp;nbsp; il est temps que nous autres Haïtiens apprenions à respecter nos hommes de valeur et à croire finalement que « quelqu’un puisse être prophète en son pays &lt;a href="http://www.radiotelevisioncaraibes.com/opinion/toussaint_louverture_devant_l_histoire.html" target="_blank"&gt;http://www.radiotelevisioncaraibes.com/opinion/toussaint_louverture_devant_l_histoire.html&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me rappelle la même réaction incendiaire de Jean Metellus quand Léon François Hoffmann avait déclaré que la cérémonie du Bois Caïman&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt; n’a jamais existé. L’expression de l’émotivité ne peut pas remplacer le travail de la raison. Quand un intellectuel fait une démonstration par des confidences ou par des sentiments, il est à mettre dans la galerie de ceux qui ont une posture nationaliste mais une attitude dépendante. Si les étrangers peuvent nous contredire sous des bases très solides, la seule réaction intelligente serait de monter le niveau de rigueur dans nos recherches. Il ne faut pas combattre Philippe Girard sur le terrain des sentiments mais de l’analyse historique&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;. Par conséquent, il faut faire la preuve archivistique de la validité ou non de ces conclusions ou affirmations. D'ailleurs, sur plusieurs points, il apporte des éléments nouveaux et certains autres débordent le cadre de l’histoire et tombent dans des considérations purement philosophiques. Ce qui n’est pas pour autant de moindre importance. Au contraire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Un regard neuf sur l'invasion américaine de 1915&lt;/h3&gt;
Par exemple, dans son livre Haïti : The Tumuluous History, Girard avance que l’élite haïtienne s’accommoderait bien à l’occupation américaine si ce n’était les innombrables bévues des militaires américains. La prise d’armes de Charlemagne Péralte a été effective après avoir été forcé de participer à la corvée, comme ce fut le cas pour Price Mars qui a été embarqué de force à la corvée. Quand on sait le mépris du travail manuel et d’avoir été mis sur un même piédestal avec des paysans, cela a fâché les éléments de l’élite, si près de la culture occidentale si loin de la culture du terroir. Price Mars&lt;sup&gt;7 bis&lt;/sup&gt; ne s’est-il pas offusqué qu’un auteur du nom Verschueren l'eût associé à la pratique du Vodou. De même la réaction dédaigneuse et condescendante de Jacques Stephen Alexis face à ce culte dans les pages du Nouvelliste du 7 janvier 1958.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, à part l’initiative de prise d'armes folkloriques d’Antoine Pierre Paul&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt; au tout début de l’occupation et la guérilla de Charlemagne et Benoit Batraville de 1918 à 1922, il a fallu attendre jusqu’à 1929 avec le massacre de Marchaterre et le soulèvement des étudiants pour que les élites autour de l’Union patriotique se manifestent&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;. Leur stratégie étant d’agiter la question haïtienne au niveau international mais sans réel souci de s’allier les masses pour un véritable sursaut national&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;. Et l’arme la plus puissante que ces élites ont opposé dans un premier temps à l’occupant, c’est la culture française. Cette symbiose qui a toujours fait défaut dans toutes les luttes politiques ou de libération nationale, sauf en 1804, est en grande partie la conséquence de toutes les occupations qu’on a connues jusqu'à ce jour et de la crise pérenne&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;. En déléguant le rôle de sauveur aux étrangers dans nos luttes intestines, il ne fallait pas s’y attendre que ces derniers viennent sauvegarder nos propres intérêts. Vu dans la moyenne durée de l’histoire haïtienne, cette conclusion de Philippe Girard est loin d’être bête. Elle est même lumineuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais que la tradition de toutes les générations mortes, pour reprendre Marx, pèse d’un poids très lourde sur le cerveau des vivants&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;. Donc, renouveler l’historiographie, instruire le cerveau de l’haïtien par les connaissances procédurales, voire inductives, est un chemin long et sinueux. Par une citation, par la récitation, par un syllogisme, par le psittacisme, par la logomachie, et j’en passe, on se croit gradué au sommet de la connaissance. Plus on en connait, plus on prétend à une supériorité sur les autres, en défiant le minimum de bon sens. Ces connaissances déclaratives(formelles) sont les préliminaires à toutes connaissances supérieures, donc procédurales et inductives. Cependant, nous confondons la base au sommet. N’est-il pas donc compréhensible que nous voguions en pleine absurdité, que nous soyons incapable de maîtriser ni le conjoncturel ni le structurel? Roger Establet, dans Le niveau monte, nous rappelle que seules les sociétés traditionnelles priorisent l’apprentissage par la mémoire. La connaissance est tellement dynamique qu’elle ne peut être immuable. Il va sans dire que l’éducation du cerveau doit être construite à répondre aux problèmes nouveaux, sans à priori. Et il ajoute que les générations d'aujourd'hui comprennent mieux la théorie de la relativité de Einstein que ses contemporains, à titre d’exemple. Vérité de la Palice. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Une voie de sortie de notre léthargie&lt;/h3&gt;
Le concordat de 1860 a été l’acte de colonisation par excellence d’Haïti. La formation de l’élite a été mise entre les mains de religieux, dont les ultramontains en sont la preuve évidente. Au Québec, presque à la même époque, ces réactionnaires ont gardé l’élite québécoise dans la noirceur la plus totale. A la différence d’Haïti, le Québec se situait quand même dans un environnement qui suivait le cours de la modernité avec une grande université anglophone, McGill. Le milieu étant fertile intellectuellement, cela a insufflé une certaine bouffée d’air frais sur le reste de cette Province canadienne. La révolution tranquille de 1960 est arrivée à point nommé pour que les Québécois ne soient plus selon le livre de Pierre Vallières Les Nègres blancs d’Amérique. L’un des principes centraux de cette réforme éducative, c’est de rendre les enfants égaux en matière d’éducation en mettant sur pied une approche pédagogique axée sur la démocratisation de l’enseignement, donc chasser les approches élitistes, et une approche didactique à la mesure de la différenciation sociale et naturelle. La fin des cours classiques mettant uniquement l’accent sur des matières traditionnelles avec la création des CEGEP (Collège d'Enseignement Générale et Professionnelle) a eu pour conséquence de former des citoyens capables de répondre aux problèmes de l'heure, donc permettre au Québec de prendre le train de la modernité. C’est ainsi que le Québec est devenue moderne par la rupture avec son système d'éducation traditionnelle et exclusiviste. C'est là le rôle d'une élite consciente de son rôle historique et qui comprenne que son prestige passe par l’amélioration du sort de tous les citoyens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Haïti, ces écoles congréganistes confortent et renforcent cet apartheid entre les Bossales et les Créoles. Elles ouvrent la plaie à son paroxysme par le mépris ou l’ignorance de la culture du terroir. Pire encore, elles n’outillent pas les enfants à sortir du labyrinthe gnoséologique, elles les confondent dans leur être même entre ce qu’ils sont et ce qu’ils devraient être; entre les connaissances formelles et les connaissances informelles&lt;sup&gt;12 bis&lt;/sup&gt;. Elles rejettent les connaissances scientifiques, donc insidieuse au maintien des privilèges de l’élite traditionnelle, elles mettent l’accent sur le paraitre : la langue française ne constitue pas un outil de communication mais le symbole de statut social, car le français n’est pas là pour transmettre de l’information mais un décorum de statut social.&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt; Combien d’Haïtiens, même hautement cultivés, soient capables d’entretenir une conversation par exemple sur le sexe ou la nourriture avec une registre populaire ou familière? Très peu. La langue française utilisée en Haïti n’a pas de registres, elle est un patchwork de citations prises ça et là, des clichés&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;. Maurice Sixto avait illustré cette situation par le discours creux et long d’un ministre à l’occasion de l’inauguration d’un bateau. Si l’on veut un exemple vivant aujourd'hui, Rudy Heriveaux en est un cas parfait, avec une litanie de synonymes, un langage ronflant pour ne rien dire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consciemment ou inconsciemment, tout système vise à se perpétuer soit par la force mais surtout par la colonisation du psychique. La transmission d’un certain nombre de réflexes qui se caractérisent dans la société haïtienne à ce que Herskovits appelle l’ambivalence socialisée, c’est-à-dire le refus de se voir tel quel mais préférant jouer à l’autruche ou pratiquer le bovarysme culturel&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt;. Cette ambiguïté se manifeste par la rhétorique de la fierté raciale et par la valorisation de la culture européenne ou française dans le quotidien. L’être et le paraître jouent au cache-cache dans notre existence ce qui finit par nous rendre allusif, flous, immatures, des êtres incomplètement réalisés. On vacille, on titube et on se suicide collectivement parce que nous sommes complètement désorientés mais on continue à croire qu’on s’arc-boutent sur du solide: l’illusion optique conditionne nos pratiques délétères. Tant qu’on ne sera pas conscient que cette élite est la cause de nos malheurs, nous ne sortirons pas de l'abîme. Il faut revoir toute la pensée léguée par cette dernière, car elle ne vise qu’à perpétuer sa domination jusqu'à la disparition finale de la société haïtienne. Le chaos haïtien est la conséquence d'une élite arriérée jusqu'à l'os, donc son remplacement est impératif!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. &lt;a href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/27/l-homme-animal-suicidaire_1766966_3246.html" target="_blank"&gt;http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/09/27/l-homme-animal-suicidaire_1766966_3246.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
2. &lt;a href="http://www.alterpresse.org/spip.php?article16585#.VJnU6V4AB" target="_blank"&gt;http://www.alterpresse.org/spip.php?article16585#.VJnU6V4AB&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
3. Mats Lundahl, Haitian Underdevelopment in a Historical Perspective, Journal of Latine American Studies, Vol. 14, no.2, Nov. 1982, pp. 1-14&lt;br /&gt;
Léon-François Hoffmann, Le roman haïtien. Idéologie et Structure, Les Éditions Naaman, 1982, pp. 50-55&lt;br /&gt;
4. &lt;a href="http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/123230/Decouvertes-recentes-sur-la-vie-de-Toussaint-Louverture.html" target="_blank"&gt;http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/123230/Decouvertes-recentes-sur-la-vie-de-Toussaint-Louverture.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
5. &lt;a href="http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/123230/Decouvertes-recentes-sur-la-vie-de-Toussaint-Louverture.html" target="_blank"&gt;http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/123230/Decouvertes-recentes-sur-la-vie-de-Toussaint-Louverture.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
6. Hoffmann, Léon-François, 1990, « Histoire, mythe et idéologie. La cérémonie du Bois-Caïman ». Études Créoles 13(1) : 9-34.&lt;br /&gt;
7. &lt;a href="http://jdecauna.over-blog.com/article-toussaint-louverture-121420068.html" target="_blank"&gt;http://jdecauna.over-blog.com/article-toussaint-louverture-121420068.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
7 bis. Léon-François Hoffmann, Haïti, couleurs, croyances, créole, édition du Cidihca, Montréal, 1990, pp. 192 et 195&lt;br /&gt;
8. Michel Soukar, La prison des jour, Mémoire d’Encrier, Montréal, 2011, 276 pages&lt;br /&gt;
9. Philippe Girard, Haïti : The Tumultous History. From Pearl of&amp;nbsp; The Caribbean to Broken Nation, Palgrave Macmillan Trade, 2010, chap. 4&lt;br /&gt;
10. Ibib. &lt;br /&gt;
11. &lt;a href="http://www.alterpresse.org/spip.php?article2018#.VJn2u14AA" target="_blank"&gt;http://www.alterpresse.org/spip.php?article2018#.VJn2u14AA&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
12. Karl Marx, Le 18 brumaire de L. Bonaparte, Les éditions sociales, Paris, 1969&lt;br /&gt;
12 bis.&amp;nbsp; &lt;a href="http://emoglen.law.columbia.edu/twiki/pub/AmLegalHist/ThaliaJulmeproject/Haiti_et_ses_elites,_Jean_Casimir.pdf" target="_blank"&gt;http://emoglen.law.columbia.edu/twiki/pub/AmLegalHist/ThaliaJulmeproject/Haiti_et_ses_elites,_Jean_Casimir.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
*. &lt;a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfp_0556-7807_1998_num_122_1_1141" target="_blank"&gt;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfp_0556-7807_1998_num_122_1_1141&lt;/a&gt;  &lt;br /&gt;
13. &lt;a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lgge_0458-726X_1981_num_15_61_1871" target="_blank"&gt;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lgge_0458-726X_1981_num_15_61_1871&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
14. Idem&lt;br /&gt;
15.&lt;a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1969_num_58_1_2102" target="_blank"&gt;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1969_num_58_1_2102&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhzIVr_mEtkp5Tu3SYftVggrp2JDthlQAqMKh2uGYtXXdxOfLc_sRfcu6aIHdkpV0bSLBqcEkE0fviDndwS3SBr9S5grOmmOotwJOlXHqsJPDxnesIxytoAubG8ATH5KiyPo-_hHPB5dxg/s72-c/culture+feodale.png" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Blocage inextricable et malsain : le labyrinthe de l'intellect au grand jour</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2014/11/blocage-inextricable-et-malsain.html</link><category>Accord politique</category><category>changement de paradigme</category><category>Crise nationale</category><category>Martelly</category><category>opposition</category><category>programme minimum</category><category>sortie de la dictature</category><category>transition démocratique</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Thu, 27 Nov 2014 01:45:00 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-8606198574950077584</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Les lieux communs de l'analyse politique&lt;/h3&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg3RxwgjVOulOkh9zyJiGmEzHJaQR6GLI7weVXMJtqtJNuKRbZQMxmWkUKMybCQrlOIgVTwNrc5ESQIfUvvxqXRf52fLZvi38zdOPyn_VGM5MbF7iVUdaaOoIEz4Lt_VZsl4HIYZU0201M/" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="315" data-original-width="375" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg3RxwgjVOulOkh9zyJiGmEzHJaQR6GLI7weVXMJtqtJNuKRbZQMxmWkUKMybCQrlOIgVTwNrc5ESQIfUvvxqXRf52fLZvi38zdOPyn_VGM5MbF7iVUdaaOoIEz4Lt_VZsl4HIYZU0201M/" width="315" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Si on est contre Sweet Micky, cela implique-t-il automatiquement que l'on soit pro Lavalas? Ne pas vouloir le renvoi de Sweet Micky pour éviter que Lavalas prenne le pouvoir, est-ce une bonne décision? Entre le pire et le mauvais c'est encore le mal. On n'a pas à choisir entre deux maux. Rester immobile pour ne pas faire le jeu de Lavalas est une approche qui dénote une peur obsidionale et l'incapacité de pensée du neuf. C'est même de l'enfantillage. C’est ainsi que je posais l’équation d’après mes observations d’alors. L’apocalypse appréhendée ne s’est pas concrétisée et on dirait même qu’il n’y a jamais eu de crise en perspective. Aujourd’hui, j’aurais formulé autrement ce carcan psychique. Cette constante de l’histoire haïtienne depuis l’indépendance est trop récurrente pour ne pas en tenir compte. Ce plaisir morbide à s’autodétruire est cette pathologie qu’on pourrait désigner de syndrome de la chaise vide : le fauteuil présidentiel étant le lieu par excellence de concussion, de népotisme, de rapine des deniers publics, puisque notre intellect a été éduqué pour tout s’offrir sans couler une goutte de sueur, par la formation d’une kleptocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ajoutais que pour dépasser ce dilemme, il fallait exiger des partis d'opposition un agenda avec un calendrier clairs de la transition après le départ du pouvoir tèt kale. C’était déjà croire qu’il y aurait inexorablement du grabuge en ce début de l’année 2014. Je renchérissais que des leaders d'associations diverses pouvaient poser cette condition sine qua non à l'opposition en étant actifs dans le débat politique. J’avais donc omis de prendre en compte l’agrégat social, économique et politique de la société haïtienne. Autrement dit, j’ai induit qu’il y aurait une société civile réelle en Haïti.&amp;nbsp; Je persistais inconsciemment à me fourvoyer dans mon analyse de la crise annoncée en déduisant une contradiction conceptuelle qui faisait de la population le catalyseur à travers des mouvements associatifs. En conséquence, suivant cette conception biaisée, les masses ne devraient pas suivre les leaders comme des moutons de Panurge.Cela étant dit, Il faudrait qu'elles formulent ces revendications de façon articulée(d’où proviendrait cette articulation des revendications sans mouvements associatifs?). Persistant dans la contradiction conceptuelle, je concluais que les leaders communautaires, régionaux ou associatifs avaient un rôle de premier plan à jouer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Repenser l'approche de l'analyse de la crise haïtienne&amp;nbsp;&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjvjhisnChCP8Ckz5gr81o6FsD-EQcePMpMZyrdTo53QoBmOViFazAdNtK219GNXFVfICmFZ49ONNep2YzirTekcOTvI5Bd1ocG3EfTmSAtP8jskY43B-K7_ouQu3jAopfwW5sCWuM3sX8/s1600/blokis.jpg" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img alt="L'expression du blocage intellectuel" border="0" data-original-height="215" data-original-width="400" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjvjhisnChCP8Ckz5gr81o6FsD-EQcePMpMZyrdTo53QoBmOViFazAdNtK219GNXFVfICmFZ49ONNep2YzirTekcOTvI5Bd1ocG3EfTmSAtP8jskY43B-K7_ouQu3jAopfwW5sCWuM3sX8/s1600/blokis.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Blocage intellectuel&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
L’erreur commise, et ces erreurs sont monnaies courantes dans l’analyse politique des intellectuels haïtiens, c’est d’avoir usé d’une notion, dans le cas d’Haïti, floue, qu’est la société civile.&amp;nbsp; Autrement dit, toute notion constitue un brouillard qui diminue notre visibilité de la réalité. Les conséquences, on arrive inconsciemment à des quiproquos, le plus souvent, néfastes. Les paralogismes, tels le syllogisme, l’historicisme, etc. nous font le plus souvent frapper un mur. Comme les considérations des analyses autour de l’élection du 29 novembre 1987 ou la référence trop souvent au pacte de Santiago qui a mis fin à la crise électorale en République dominicaine sans tenir compte des facteurs sociaux, économiques, politiques et historique de l’entité politique en question. En ce sens, l’expression comparaison n’est pas raison décrit bien mon propos. Ces leaders, dont je parlais ci-haut, ne sont qu’une pure vue de l’esprit. Ils n’existent pas car les conditions(économiques, sociales et politiques) inhérentes à leur émergence étant absentes, ils deviennent pure production de l’intellect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://lh6.ggpht.com/-yS49GBFOZAU/VHbNWDBnr3I/AAAAAAAAA8g/vUmTO_ArI54/s1600-h/ensemble%25255B3%25255D.jpg"&gt;&lt;img align="left" alt="ensemble, l'union fait la force" border="0" height="315" src="https://lh6.ggpht.com/-8Q96X8isfdE/VHbNWtOp4xI/AAAAAAAAA8o/aPoAxQLrHFk/ensemble_thumb%25255B1%25255D.jpg?" style="background-image: none; border: 0px; display: inline; float: left; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="ensemble" width="600" /&gt;&lt;/a&gt;De toute façon, disais-je, la force centrifuge( l’opposition qui&amp;nbsp; ramait à contre-courant du pouvoir et vice versa) qui catapulterait le pays au désarroi serait incontournable. Le deuxième lundi de janvier(2014), la perspective, suivant la constitution soi-disant amendée, que toute vacance présidentielle devrait être comblée par le Premier ministre, en l'occurrence Laurent Lamothe, et le processus électoral vicié à la base, ne laisserait aucun doute sur le choc brutal des forces antagoniques(sont-elles vraiment irréconciliables?) durant le mois de janvier 2014. Lamothe aurait été vu comme une subterfuge aux yeux de l’opposition pour que Martelly survive à son présumé renversement. Bien sûr, si, d'ici là, les choses n’eussent dégénérées d'avance. L’éventualité d’une telle possibilité constituait l’une des contingences parties des prédicats biaisés de mon appareillage conceptuel. On connait la suite avec l’église catholique se proposant comme médiatrice par la mise sur pied des négociations de El Rancho a permis de repousser cette échéance à une date ultérieure. Il serait sans équivoque, dans tout pays normal, que la crise politique, provoquée par Martelly, par ses prises de position et ses actes répréhensibles, qui dure depuis trois ans, auraient déjà soulevé l'ire des secteurs organisés de cette société. Il faut croire que l'aggravation des problèmes économiques, sociaux ne concernent pas grand monde. Cela dénote de façon flagrante qu’il n’y a aucun investisseur sérieux dans le pays, car il aurait été ruiné. Pour cela, il ne serait pas exagéré de dire que l’économie est essentiellement une économie de débrouillardise, de mercenariat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Éviter de prendre ses émotions pour de l'analyse&lt;/h3&gt;
Il ne faudrait pas être dupe(étant donné que les conditions objectives n’y sont pas). Dans cette optique donc, une chose ne peut pas exister sans son contraire. Martelly et l’opposition radicale, dirions-nous aujourd’hui, sont l’avers et le revers d’une même médaille. Quelques figures de cette opposition ont longtemps collaboré avec Martelly, dont des membres influents de Lavalas en la personne de John Joël Joseph et celle du ministre de la culture Mario Dupuy, pour ne citer que ceux-ci. Quant à Moise Jean Charles, son opposition à Martelly a un caractère purement personnel mais non idéologique, car aussi bien lors de la présentation de la politique générale de Gary Conille que celle de Laurent Lamothe, il négociait son vote contre leur appui. Il y a aussi l’inélégance de Martelly à son égard au début du mandat de ce dernier lors d’une rencontre informelle au palais national. La politique de la terre brulée portait déjà en elle les germes de cette cacophonie des genres par le processus vicié des dernières élections : un galimatias inextricable préparé à la sauce de Préval dans lequel l’Internationale a pataugé jusqu’à donné un mélange indigeste dans un corps social en pleine décomposition avancée. L’OEA(Organisation des États Américains), par des calculs statistiques savants, a fait passé Jude Célestin, le dauphin de Préval, de la première, suite au premier tout, à la troisième place, et Martelly, loin derrière, est catapulté en deuxième position après Mirlande Manigat. La mascarade avait atteint l’apogée de l’absurdité. Préval a dû s’avouer vaincu en échange du monopole des élus au Parlement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sursis de l’échéancier n’a pas résout la crise pour autant. L’entente de El Rancho est en veilleuse. On revient au point de départ. La logique de la crise doit être mise dans la compréhension globale de la crise haïtienne depuis plus de deux cents. Plus les années passent, plus le pourrissement des conditions matérielles et spirituelles se décomposent. Ainsi, le socle, l’assise de la nation dépérisse. C’est une loi de l’entropie sociale : rendu au point où tous les indicateurs(sociaux, économiques, politiques) sont réduits à une peau de chagrin, le corps social devient inerte. Le sursaut qu’on aurait pu espérer se perd dans les calendes grecs. Notre amour viscéral de ce pays, pour reprendre Georges Anglade, peut nous faire espérer au-delà de tout espérance. Pour reprendre encore Anglade, à la suite de Gramsci, dans le cas d’Haïti, pour oser espérer un sursaut, il faut cultiver le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté. J’ajouterai qu’il faut construire un nouveau paradigme(modèle), créer une rupture épistémologique(mode de pensée et praxis). Notre système d’éducation est longtemps dépassé; notre curriculum scolaire qui serait à contempler au musée des Antiquités est encore opérationnel. Comment résoudre des problèmes tout neufs avec des outils archaïques? Y persister, ce n’est que de la folie furieuse. Notre psychique doit être malade au point de perdre tout contact avec le réel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Nouvel angle d'approche de la réalité&lt;/h3&gt;
La primauté de la politique sur toutes les activités du pays n’est qu’une partie de ce mal. L'économique, le social et le politique ne sont en aucun cas organiquement lié comme dans des pays organisés. Ils fonctionnent en tout autonomie. Peu de gens sont conscients des impacts économiques et sociaux sur le pays. Et quand bien même ils eussent été conscients, ils sont absorbés par le milieu ambiant sachant que le qui-vive dans ce pays est une seconde nature. Il aurait fallu qu’il y eût une production économique de type capitaliste, avec des entreprises produisant pour l’économie mondiale, pour qu’il y eût de personnes dépendant pour leur gagne-pain de ces activités, cela aurait pu créer un sentiment d’urgence en la demeure. Pire, le pays est vidé de toute substance : pas de production, pas de morale, pas de sentiment de révolte; la honte a fait place à la résignation; l’impuissance et l’infertilité intellectuelle devient pathogène. Quand on sait que le pays vit sous l’assistance internationale, la passivité exemplaire généralisé témoigne de l’insouciance généralisée. L'exécutif qui proclame à cor et à cri que &lt;b&gt;Haïti Is open for business &lt;/b&gt;ne se soucie pas davantage de la perturbation des institutions et le climat politique. Au contraire, il provoque les crises à souhait. Martelly prend un vilain plaisir à créer un évènement à chaque semaine. Comme il l'avait dit, lors de l'investiture de Gary Conille, qu'il allait fournir des occasions à La Presse pour en parler de lui tout le long de son mandat. Sur ce point, il a respecté à la lettre ses promesses. La contradiction de ces propos avec la diplomatie des affaires de Lamothe m’avait bien fait comprendre qu’il parlait le langage du marronnage : dire une chose et faire complètement le contraire.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Arriver à surmonter la vision idyllique de la crise&lt;/h3&gt;
Devant cette énième crise qui n’est qu’une infime partie de la crise générale, il faut avoir le mal courage de dire les choses sans tourner la langue plusieurs fois. Faire plaisir à l’opposition ou à Martelly est le cadet de mes soucis. Ne dépendant en rien matériellement et spirituellement ni de l’une ni de l’autre, seule ma compréhension de la problématique haïtienne me guide dans mes prises de position. Elles s’assoient sous des bases théoriques et de réflexions qui ont muri depuis un très long temps. Sans les prendre pour la vérité, elles ne sont cependant pas de la frivolité d’un esprit vagabond qui émettent des idées sans un travail de recherche acceptable. Pour évoluer, il faut accepter d’être dépassé par les générations futures, il faut construire une nouvelle conception, enfin il faut faire table rase de notre système d’éducation qui nous empêche d’être des hommes et des femmes qui doivent faire face à la problématique contemporaine avec des outils modernes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://lh4.ggpht.com/-EV7ni9X7lCo/VHbNXHm1x2I/AAAAAAAAA80/SFx0frkO8v4/s1600-h/vertieres%25255B3%25255D.jpg"&gt;&lt;img align="left" alt="Monument historique de Vertières, lieux de la victoire décisive sur les troupes napoléonniene" border="0" height="114" src="https://lh6.ggpht.com/-YiOHWl-CFq4/VHbNXr9dp2I/AAAAAAAAA84/eSZkGVW92R0/vertieres_thumb%25255B1%25255D.jpg?imgmax=800" style="background-image: none; border: 0px; display: inline; float: left; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="vertieres" width="169" /&gt;&lt;/a&gt;C'est dans ce contexte que la conjoncture nous impose un choix apparemment difficile mais, au fond, relativement pas si difficile que ça si on sait trouver d'autres voies de sortie de la crise. Pour ne plus se laisser l'Internationale nous imposer son diktat, nous devrons agir en personnes responsables. Ce qui n'est pas le cas depuis très longtemps. La seule voie de sortie, c'est de s'impliquer en obviant le cours naturel de l'histoire nationale depuis deux cents ans. C'est un sacrifice qu'il faut s'imposer à son corps défendant. En conséquence, les citoyens doivent s'organiser et proposer un cahier de charge articulé autour d'un certain nombre de priorités, quitte à faire appel aux ressources des ONG ou de la diaspora, car il faut refuser la folie meurtrière des révoltes mafiosiques où les opposants d’aujourd’hui disputent la caisse de l’aide internationale aux tenants du pouvoir d’aujourd’hui, les voleurs en selle : la transition donc doit avoir pour unique objectif un programme minimum pour les vingt-cinq prochaines années, dont l'environnement, l'agriculture et l'éducation, seront les trois piliers de la maison nationale...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg3RxwgjVOulOkh9zyJiGmEzHJaQR6GLI7weVXMJtqtJNuKRbZQMxmWkUKMybCQrlOIgVTwNrc5ESQIfUvvxqXRf52fLZvi38zdOPyn_VGM5MbF7iVUdaaOoIEz4Lt_VZsl4HIYZU0201M/s72-c" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Société civile : vache à lait des élites-croupion pour leur prospérité au dépens du pays</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2014/11/societe-civile-vache-lait-des-elites.html</link><category>américain</category><category>appauvrissement</category><category>armée</category><category>citoyen</category><category>citoyenneté</category><category>escroquerie</category><category>Haïti</category><category>industrie d'assemblage</category><category>industrie de sous-traitance</category><category>intellectuels traditionnels</category><category>société civile</category><category>élites</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Wed, 5 Nov 2014 18:47:00 -0500</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-2464416551816559610</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;

&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Comprendre le concept de société civile&lt;/h3&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiMJqa9LDsb3lJzGQ79KoSvud7hs1A74Xzeg5YGn9RkDTvp27dXL6pU8bByqCbyvRpVD9WIYcGO6JAvK13xKAn0J5QRMcq6070h9RRFMebgr2Yyk5cMZTTUGrHtqGdYFVNyZ9rlzVV17C8/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiMJqa9LDsb3lJzGQ79KoSvud7hs1A74Xzeg5YGn9RkDTvp27dXL6pU8bByqCbyvRpVD9WIYcGO6JAvK13xKAn0J5QRMcq6070h9RRFMebgr2Yyk5cMZTTUGrHtqGdYFVNyZ9rlzVV17C8/" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Suite à mon premier article sur la&amp;nbsp;&lt;a href="http://haiti-tribune.blogspot.com/2014/06/de-la-societe-civile-en-haiti.html" target="_blank"&gt;société civile&lt;/a&gt;, je me croyais faire le tour de la question de façon simple et concise. Je&amp;nbsp;croyais avoir mis l’accent sur les aspects constitutifs de ce concept, dont &lt;a href="http://politique.uqam.ca/upload/files/PDF/PDF-82-Societe_civile_misere.pdf" target="_blank"&gt;André Corten&lt;/a&gt; trouve polysémique mais que je trouve moins flou dans la mesure où il est bien circonscrit dans le temps, il est apparu avec le capitalisme, et l’espace, au contour&amp;nbsp; assez bien défini, dans les pays développés. Si on se réfère à Karl Polanyi dans son livre La grande transformation où il montre clairement que la société marchande, qui deviendra plus tard capitaliste, a provoqué la cassure de toutes les solidarités des sociétés traditionnelles :&amp;nbsp; économiques, sociales, etc. Marx traduisait cette idée de façon lapidaire en disant que le travailleur était devenu libre parce qu’il n’avait d’autres choix que de vendre sa force de travail. Cette liberté, qui n’est qu’un euphémisme- parce que c’est du fait même qu’il a abandonné son lopin de terre ou qu’il en a été dépouillé, et par voie d’entrainement ôter de son milieu ambiant, pour venir chercher un soi-disant mieux-être à la ville, donc privé de tout recours à un autre moyen de subsistance-, fait montre que le travailleur est à la merci du capitaliste et sujet à ses caprices. La nécessité de s’organiser devient par ce fait même inéluctable : une question de vie ou de mort.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;


&lt;div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhyf-BzpyDncdCc3Oztggtko60mspIdcBAo6G-01dJIb1fP9SB54qgMzw0ux74ictjzzBvDQbZz5_MME7SLRhpWjDB6YHcKn1iHTEfrpMHvDoYBZrexO3Rd-0idbAx0IVCGm1ku3d9ek04/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="356" data-original-width="200" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhyf-BzpyDncdCc3Oztggtko60mspIdcBAo6G-01dJIb1fP9SB54qgMzw0ux74ictjzzBvDQbZz5_MME7SLRhpWjDB6YHcKn1iHTEfrpMHvDoYBZrexO3Rd-0idbAx0IVCGm1ku3d9ek04/s320/duvalier.jfif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Pour faire bonne impression et avoir l’air de quelqu'un,&amp;nbsp;la société civile devient un langage fétiche, mêlé à toutes les sauces,&amp;nbsp; qu’aiment bien utiliser les élites.&amp;nbsp; Elles mystifient et se mystifient du même coup. Comme&amp;nbsp; une table n’est pas une chaise, la rue le salon, la femme l’homme, la misère la richesse, le père la mère, l’enfant les parents, et vice versa, pourquoi la société civile devrait-elle être une réalité tangible en Haïti quand seuls la force des armes et le pouvoir de l’argent, appuyés par l’Internationale, dont les États-Unis en sont le chef d’orchestre, déterminent les rapports de pouvoir? Quand est-ce que l’opinion publique a-t-elle fait entendre raison à un de nos&amp;nbsp; chefs d’état? En général, seul le soulèvement populaire a toujours eu raison de la tyrannie de nos dirigeants. Par contre, là où il y a un minimum de société civile, les dirigeants n'ont pas toute la latitude d’agir à leur guise : les dictatures d’Amérique latine en général avaient certaines limites, celles d’avoir un pôle idéologique, un contenu de classe sociale, mais non les caprices d’un homme, comme ce fut le cas avec les Duvalier et durant toute l’histoire d’Haïti. Le très faible développement des moyens de production et l’ambivalence socialisée(français/créole,&amp;nbsp; catholique/vaudou, Europe/Afrique, Mulâtre/Noir) sont des boulets que charrient l’univers haïtien. Sans un consensus sur la citoyenneté haïtienne, la perte du pays est inéluctable. Nul n’est besoin d’être prophète pour constater que la descente dans les limbes du pays est continuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;La société civile, un concept moderne&lt;/h3&gt;
Ce n’est donc pas un caprice des travailleurs ou un rêve fait la veille : les conditions matérielles d’existence dictent le comportement de tous les membres de pareilles sociétés, qui ont atteint le seuil suprême de la production, suivant leur rôle dans ce processus de production. Il va sans dire que ces rapports de production touchera à des degrés divers toutes les couches de la société. La logique du capitalisme a créé l’espace public, le lieu par excellence d’interactions idéologiques, de confrontation des intérêts divers, et par voie de conséquence la formation de l’opinion publique guidée par la rationalité.&amp;nbsp; Les rapports sociaux devenant des rapports marchands, chacune des couches sociales cherche donc à tirer leur épingle du jeu. Bref, la nécessité de l’établissement d’un état de droit démocratique s’avère nécessaire pour gérer ses multiples conflits d’intérêts. Étant donné que les détenteurs du capital, donc les capitalistes, sont hégémoniques, la logique du droit est donc marchande. Alors, un consensus minimal est établi et virtuellement accepté par les différentes fractions sociales, dont la propriété privée en est l’un des socles. On dira qu’elle est sacrée, donc indiscutable, le dogme par excellence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’espace public n’est pas nécessaire un lieu physique, mais un réceptacle virtuel des luttes idéologiques, dont l’État, fondé de pouvoir des détenteurs du capital pour reprendre Marx, joue le rôle de médiateur dans le but de sauvegarder la cohésion sociale. Il va sans dire que l’opinion publique sera tributaire des faiseurs d’opinion(écoles, médias, etc.), donc le groupe qui gagne le débat idéologique gagne l’orientation sociale. Par exemple, les trente (30) dernières années, les libéraux ou néo classiques, à travers les Chicago Boys avec Milton Friedman, ont infesté les esprits de la logique économique néo libérale. On a vu arriver durant ces années au pouvoir des personnalités comme Reagan et Thatcher qui ont pratiquement démantelé l’État-providence, respectivement aux États-Unis et En Grande Bretagne. L’autre exemple pour illustrer cette lutte idéologique, c’est le mouvement des indignés. Ce mouvement n’a pu imposer une orientation sociale parce qu’il n’avait pas un contenu idéologiquement articulé. Donc, il n’a pas pu créer une nouvelle donne sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Haiti est complètement dépendante de l'aide internationale&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhOf86kE9XZSMCbwLtsDcrxK60I9sm7ncF-MqjGQhzaS2ilHvTeSn24iW-utW1Xl1bcKm8SeyAQFy4UP4F04oqsvXBn8BNODBS2wQ2AElXhRQNsnc765P_yEEf-gn0T3FhpLgpxYUT1ac8/" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhOf86kE9XZSMCbwLtsDcrxK60I9sm7ncF-MqjGQhzaS2ilHvTeSn24iW-utW1Xl1bcKm8SeyAQFy4UP4F04oqsvXBn8BNODBS2wQ2AElXhRQNsnc765P_yEEf-gn0T3FhpLgpxYUT1ac8/" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Il ne faut pas être un Pic de la Mirandole pour comprendre que cette réalité est loin d’exister en Haïti. Mais ce qui m’étonnait c’est la ferveur d’une frange importante de l’intelligentsia qui en fait son&amp;nbsp;credo, son fétiche au&amp;nbsp;point de faire de ce concept un véritable démiurge qu’on invoque à tout bout de champ mais qui ne se manifeste jamais. Est-ce de la naïveté ou de la ruse? Même si une fraction de l’intelligentsia est incapable de comprendre toute sa portée, mais une autre fraction le comprend trop bien au point d’en faire son moyen de subsistance par excellence. Les nombreux ONG haïtiens, il faut bien les appeler ainsi, sont tous financés de l’extérieur. Par exemple l’IDEA (Institut International pour la Démocratie et l’Assistance électorale) dont Marie Laurence Jocelyn Lassègue, ancienne ministre de la culture sous Préval, est la représentante en Haïti fait des séminaires avec les partis politiques, écrit un livre sur l’historique des partis politiques et tralala. Cet organisme international vient nous apprendre le B.a.-ba de la politique. N’est-ce pas trop cocasse! Le problème ne se trouve pas à ce nouveau, il est à chercher dans les carences globales de la société haïtienne. D'ailleurs, quand est-ce que la démocratie, comme le développement économique, était-elle importable? Si tel était le cas, tous les pays seraient développés, car cela fait plus de cinquante (50) ans que l’aide internationale est active et agissante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre absurdité qui, parfois, me fait rire à tue-tête, c’est le fameux organisme de Rony Desroche Initiative pour la Sociale civile (ISC). Ce monsieur constitue-t-il à lui tout seul toute la société civile ou s’il en est l’émanation de cette dite société civile, comment et de qui a-t-il eu son mandat? Y a-t-il eu des élections au niveau de la population pour son élection? Un autre jumeau de ce dernier organisme est le CONHANE (Conseil haïtien des Acteurs Non Étatiques) de Edouard Paultre. Les acteurs non étatiques, qui sont-ils? d’où viennent-ils? Ces deux organismes sont financés par l’Union européenne, tandis que l’IDEA, cité plus haut, est un organisme interétatique, donc financé par différents pays. Le pays est assisté dans sa globalité. Il n’y a pas une activité, qu’elle soit privé ou publique, qui ne dépend pas de l’aide externe. Si la démocratie, le développement économique ne sont que l’émanation de la nation prise dans toutes ses divergences, que peut-on s’attendre de sérieux de ces initiatives si ce n’est que de venir en aide à ces élites parasitaires ou improductives? Les plus que cinquante années d’aide internationale en Haïti témoignent vivement du démembrement à tous les points de vue du pays : perte d’initiative locale, développement de la mentalité d’assistés, renforcement de la pauvreté, perte de la souveraineté, et j’en passe.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Une économie en lambeaux; un pays déchiré&lt;/h3&gt;
Les exemples pleuvent quant à la contribution de l’aide internationale à la destruction du pays. Les deux exemples les plus significatifs sont le développement des industries de sous-traitance dans les années 70 et l’élimination des cochons créoles. Dans le premier cas, c’est l’aggravation de la bidonvilisation de Port-au-Prince et, dans le second, c’est la destruction de l’économie paysanne et sa paupérisation. Les conséquences, au début des années 80, ont donné les boat people, la cassure du tissu social, sans compter, pour parler laconique, les autres dommages collatéraux qui sont innombrables et compliquent la problématique haïtienne : il suffit simplement de noter&amp;nbsp; la confusion langagière due aux horizons divers de la formation intellectuelle des élites et de la population en général. Cette cacophonie se traduit par la mise au rancart de la diaspora dans sa fonction organique avec l’intérieur comme l’entendait &lt;a href="http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/media/5questions_anglade.html" target="_blank"&gt;Georges Anglade&lt;/a&gt; dans ses diverses prises de position. Pour ce dernier, Haïti, ce sont aussi ces excroissances, donc ces diverses communautés éparpillées à travers le globe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos élites-croupions ont longtemps baissé les bras. Leurs intérêts immédiats priment sur l’intérêt général. En dépit, de gros diplômes, dont certains possèdent, on ne peut que les qualifier d’ignorants parce qu’ils préfèrent des miettes de l’aide internationale que de partager le gâteau de la croissance mondiale. D'ailleurs, bon nombre habitent le pays mais n’y vivent pas. Ils gagnent leur salaire en Haïti mais le dépensent à l’étranger dans l’entretien de leur famille : l’aide internationale est en ce sens doublement ou même plus pernicieuse pour le pays et beaucoup plus profitable pour ces bailleurs de fonds, car leurs économies en profitent de multiples façons. Je comprends, dans cette même veine, pourquoi il y a tant d’étrangers qui aiment Haïti comme il y a tant qui la déteste. Et c’est compréhensible. Dans le premier cas, elle constitue une mesure de création d’emploi dans les pays des bailleurs de fonds, dans le second, ce sont en général ceux qui se sont fait avoir par des partenaires haïtiens finauds. En tout cas, le nombre de projets temporaires qui ont vu le jour et qui n’ont pas laissé de traces positives tangibles est légion. Le cas du projet de &lt;a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1962_num_71_386_16236" target="_blank"&gt;Marbial&lt;/a&gt; de l’UNESCO est le premier exemple du début des années 60 de cette insouciance de nos élites. L’intérêt général n’y était pas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
La compréhension de la problématique est en générale nulle&lt;/h3&gt;
Au niveau théorique, l’analyse de la crise haïtienne est creuse. Un sociologue a même tiré la conclusion que la démocratie était introuvable. Bien sûr, quand on pose le problème en termes de transition démocratique au lieu de sortie de la dictature, la démocratie ne sera jamais au rendez-vous. S’il faut comprendre cette problématique, je crois, l’un des chercheurs haïtiens, qui a travaillé sur la question depuis une bonne vingtaine d’années, est bien &lt;a href="http://www.cidihca.com/RevuesONline/collectif%20No32_1985.pdf" target="_blank"&gt;Alain Gilles&lt;/a&gt;. Ses analyses &lt;a href="http://biblioteca.clacso.edu.ar/Haiti/cresfed/20130513032409/rencontre28-29.pdf" target="_blank"&gt;cisèlent&lt;/a&gt; le problème dans ses aspects multiples.&amp;nbsp; Néanmoins, il nous manque de théoriciens qui échafauderaient une explication endogène de la problématique. L’impression que j’ai, c’est que les chercheurs haïtiens ne font que calquer des théories venant d’ailleurs. Autrement dit, ils en consomment beaucoup de connaissances mais n’en produisent à peu près rien, car les absurdités sur la compréhension de la question haïtienne pleuvent de la bouche de bon nombre de nos lettrés, principalement dans les domaines historiques et sociologiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai essayé de faire la démonstration de l’inexistence d’une société civile en Haïti, du point de vue historique, économique, sociologique, etc. Ce qu’il faut retenir c’est que les multiples organismes qui pullulent dans le pays ne sont que des expédients. N’ayant pas l’apport financier de l’intérieur, ils ne pourront perdurer au-delà de la bienveillance externe. Sans l’aménagement industriel et financier du territoire, ces initiatives ne resteront que des coups d’épée dans l’eau, donc inerte. L’incapacité de penser la modernité nous vient du système d’éducation qui emprisonne notre imagination dans des schèmes de pensée immuables : notre historiographie tourne encore autour des hommes que des faits sociaux. De prétendus éminents historiens se réclament de Dessalines ou de Toussaint que de poser l’équation en termes de relations de classe ou de rapports sociaux. Sans aucune recherche solide, ils affirment péremptoirement que Toussaint ne voulait pas l’indépendance d’Haïti. Ce que Deborah Jenson nie dans son livre Beyond The Slave Narrative avec des preuves archivistiques à l’appui. Le refus et la peur de débats sont des signes palpables de l’absence de pensée critique dans ce pays. Le lettré se croit libre d’émettre ses idées sans aucun risque d’être contredit. Voilà la raison de la légèreté de la pensée philosophique haïtienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1969_num_58_1_2102" target="_blank"&gt;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1969_num_58_1_2102&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24" title="http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24"&gt;http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/media/5questions_anglade.html" title="http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/media/5questions_anglade.html"&gt;http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/media/5questions_anglade.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24" target="_blank"&gt;http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://file.prio.no/publication_files/PRIO/Gilles-Lien-social-PRIO-Paper-2012.pdf" target="_blank"&gt;http://file.prio.no/publication_files/PRIO/Gilles-Lien-social-PRIO-Paper-2012.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://biblioteca.clacso.edu.ar/Haiti/cresfed/20130513032409/rencontre28-29.pdf" target="_blank"&gt;http://biblioteca.clacso.edu.ar/Haiti/cresfed/20130513032409/rencontre28-29.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Guillermo O’Donnell Philippe C. Shmitter, &lt;u&gt;Transition from Authoritarian Rule&lt;/u&gt;, John Hopkins University Press, 1986&lt;/div&gt;

</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiMJqa9LDsb3lJzGQ79KoSvud7hs1A74Xzeg5YGn9RkDTvp27dXL6pU8bByqCbyvRpVD9WIYcGO6JAvK13xKAn0J5QRMcq6070h9RRFMebgr2Yyk5cMZTTUGrHtqGdYFVNyZ9rlzVV17C8/s72-c" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total><enclosure length="9594248" type="application/pdf" url="http://biblioteca.clacso.edu.ar/Haiti/cresfed/20130513032409/rencontre28-29.pdf"/><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle>Comprendre le concept de société civile Suite à mon premier article sur la&amp;nbsp;société civile, je me croyais faire le tour de la question de façon simple et concise. Je&amp;nbsp;croyais avoir mis l’accent sur les aspects constitutifs de ce concept, dont André Corten trouve polysémique mais que je trouve moins flou dans la mesure où il est bien circonscrit dans le temps, il est apparu avec le capitalisme, et l’espace, au contour&amp;nbsp; assez bien défini, dans les pays développés. Si on se réfère à Karl Polanyi dans son livre La grande transformation où il montre clairement que la société marchande, qui deviendra plus tard capitaliste, a provoqué la cassure de toutes les solidarités des sociétés traditionnelles :&amp;nbsp; économiques, sociales, etc. Marx traduisait cette idée de façon lapidaire en disant que le travailleur était devenu libre parce qu’il n’avait d’autres choix que de vendre sa force de travail. Cette liberté, qui n’est qu’un euphémisme- parce que c’est du fait même qu’il a abandonné son lopin de terre ou qu’il en a été dépouillé, et par voie d’entrainement ôter de son milieu ambiant, pour venir chercher un soi-disant mieux-être à la ville, donc privé de tout recours à un autre moyen de subsistance-, fait montre que le travailleur est à la merci du capitaliste et sujet à ses caprices. La nécessité de s’organiser devient par ce fait même inéluctable : une question de vie ou de mort.&amp;nbsp; Pour faire bonne impression et avoir l’air de quelqu'un,&amp;nbsp;la société civile devient un langage fétiche, mêlé à toutes les sauces,&amp;nbsp; qu’aiment bien utiliser les élites.&amp;nbsp; Elles mystifient et se mystifient du même coup. Comme&amp;nbsp; une table n’est pas une chaise, la rue le salon, la femme l’homme, la misère la richesse, le père la mère, l’enfant les parents, et vice versa, pourquoi la société civile devrait-elle être une réalité tangible en Haïti quand seuls la force des armes et le pouvoir de l’argent, appuyés par l’Internationale, dont les États-Unis en sont le chef d’orchestre, déterminent les rapports de pouvoir? Quand est-ce que l’opinion publique a-t-elle fait entendre raison à un de nos&amp;nbsp; chefs d’état? En général, seul le soulèvement populaire a toujours eu raison de la tyrannie de nos dirigeants. Par contre, là où il y a un minimum de société civile, les dirigeants n'ont pas toute la latitude d’agir à leur guise : les dictatures d’Amérique latine en général avaient certaines limites, celles d’avoir un pôle idéologique, un contenu de classe sociale, mais non les caprices d’un homme, comme ce fut le cas avec les Duvalier et durant toute l’histoire d’Haïti. Le très faible développement des moyens de production et l’ambivalence socialisée(français/créole,&amp;nbsp; catholique/vaudou, Europe/Afrique, Mulâtre/Noir) sont des boulets que charrient l’univers haïtien. Sans un consensus sur la citoyenneté haïtienne, la perte du pays est inéluctable. Nul n’est besoin d’être prophète pour constater que la descente dans les limbes du pays est continuelle. La société civile, un concept moderne Ce n’est donc pas un caprice des travailleurs ou un rêve fait la veille : les conditions matérielles d’existence dictent le comportement de tous les membres de pareilles sociétés, qui ont atteint le seuil suprême de la production, suivant leur rôle dans ce processus de production. Il va sans dire que ces rapports de production touchera à des degrés divers toutes les couches de la société. La logique du capitalisme a créé l’espace public, le lieu par excellence d’interactions idéologiques, de confrontation des intérêts divers, et par voie de conséquence la formation de l’opinion publique guidée par la rationalité.&amp;nbsp; Les rapports sociaux devenant des rapports marchands, chacune des couches sociales cherche donc à tirer leur épingle du jeu. Bref, la nécessité de l’établissement d’un état de droit démocratique s’avère nécessaire pour gérer ses multiples conflits d’intérêts. Étant donné que les détenteurs du capital, donc les capitalistes, sont hégémoniques, la logique du droit est donc marchande. Alors, un consensus minimal est établi et virtuellement accepté par les différentes fractions sociales, dont la propriété privée en est l’un des socles. On dira qu’elle est sacrée, donc indiscutable, le dogme par excellence. L’espace public n’est pas nécessaire un lieu physique, mais un réceptacle virtuel des luttes idéologiques, dont l’État, fondé de pouvoir des détenteurs du capital pour reprendre Marx, joue le rôle de médiateur dans le but de sauvegarder la cohésion sociale. Il va sans dire que l’opinion publique sera tributaire des faiseurs d’opinion(écoles, médias, etc.), donc le groupe qui gagne le débat idéologique gagne l’orientation sociale. Par exemple, les trente (30) dernières années, les libéraux ou néo classiques, à travers les Chicago Boys avec Milton Friedman, ont infesté les esprits de la logique économique néo libérale. On a vu arriver durant ces années au pouvoir des personnalités comme Reagan et Thatcher qui ont pratiquement démantelé l’État-providence, respectivement aux États-Unis et En Grande Bretagne. L’autre exemple pour illustrer cette lutte idéologique, c’est le mouvement des indignés. Ce mouvement n’a pu imposer une orientation sociale parce qu’il n’avait pas un contenu idéologiquement articulé. Donc, il n’a pas pu créer une nouvelle donne sociale. Haiti est complètement dépendante de l'aide internationale Il ne faut pas être un Pic de la Mirandole pour comprendre que cette réalité est loin d’exister en Haïti. Mais ce qui m’étonnait c’est la ferveur d’une frange importante de l’intelligentsia qui en fait son&amp;nbsp;credo, son fétiche au&amp;nbsp;point de faire de ce concept un véritable démiurge qu’on invoque à tout bout de champ mais qui ne se manifeste jamais. Est-ce de la naïveté ou de la ruse? Même si une fraction de l’intelligentsia est incapable de comprendre toute sa portée, mais une autre fraction le comprend trop bien au point d’en faire son moyen de subsistance par excellence. Les nombreux ONG haïtiens, il faut bien les appeler ainsi, sont tous financés de l’extérieur. Par exemple l’IDEA (Institut International pour la Démocratie et l’Assistance électorale) dont Marie Laurence Jocelyn Lassègue, ancienne ministre de la culture sous Préval, est la représentante en Haïti fait des séminaires avec les partis politiques, écrit un livre sur l’historique des partis politiques et tralala. Cet organisme international vient nous apprendre le B.a.-ba de la politique. N’est-ce pas trop cocasse! Le problème ne se trouve pas à ce nouveau, il est à chercher dans les carences globales de la société haïtienne. D'ailleurs, quand est-ce que la démocratie, comme le développement économique, était-elle importable? Si tel était le cas, tous les pays seraient développés, car cela fait plus de cinquante (50) ans que l’aide internationale est active et agissante. Une autre absurdité qui, parfois, me fait rire à tue-tête, c’est le fameux organisme de Rony Desroche Initiative pour la Sociale civile (ISC). Ce monsieur constitue-t-il à lui tout seul toute la société civile ou s’il en est l’émanation de cette dite société civile, comment et de qui a-t-il eu son mandat? Y a-t-il eu des élections au niveau de la population pour son élection? Un autre jumeau de ce dernier organisme est le CONHANE (Conseil haïtien des Acteurs Non Étatiques) de Edouard Paultre. Les acteurs non étatiques, qui sont-ils? d’où viennent-ils? Ces deux organismes sont financés par l’Union européenne, tandis que l’IDEA, cité plus haut, est un organisme interétatique, donc financé par différents pays. Le pays est assisté dans sa globalité. Il n’y a pas une activité, qu’elle soit privé ou publique, qui ne dépend pas de l’aide externe. Si la démocratie, le développement économique ne sont que l’émanation de la nation prise dans toutes ses divergences, que peut-on s’attendre de sérieux de ces initiatives si ce n’est que de venir en aide à ces élites parasitaires ou improductives? Les plus que cinquante années d’aide internationale en Haïti témoignent vivement du démembrement à tous les points de vue du pays : perte d’initiative locale, développement de la mentalité d’assistés, renforcement de la pauvreté, perte de la souveraineté, et j’en passe.&amp;nbsp; Une économie en lambeaux; un pays déchiré Les exemples pleuvent quant à la contribution de l’aide internationale à la destruction du pays. Les deux exemples les plus significatifs sont le développement des industries de sous-traitance dans les années 70 et l’élimination des cochons créoles. Dans le premier cas, c’est l’aggravation de la bidonvilisation de Port-au-Prince et, dans le second, c’est la destruction de l’économie paysanne et sa paupérisation. Les conséquences, au début des années 80, ont donné les boat people, la cassure du tissu social, sans compter, pour parler laconique, les autres dommages collatéraux qui sont innombrables et compliquent la problématique haïtienne : il suffit simplement de noter&amp;nbsp; la confusion langagière due aux horizons divers de la formation intellectuelle des élites et de la population en général. Cette cacophonie se traduit par la mise au rancart de la diaspora dans sa fonction organique avec l’intérieur comme l’entendait Georges Anglade dans ses diverses prises de position. Pour ce dernier, Haïti, ce sont aussi ces excroissances, donc ces diverses communautés éparpillées à travers le globe. Nos élites-croupions ont longtemps baissé les bras. Leurs intérêts immédiats priment sur l’intérêt général. En dépit, de gros diplômes, dont certains possèdent, on ne peut que les qualifier d’ignorants parce qu’ils préfèrent des miettes de l’aide internationale que de partager le gâteau de la croissance mondiale. D'ailleurs, bon nombre habitent le pays mais n’y vivent pas. Ils gagnent leur salaire en Haïti mais le dépensent à l’étranger dans l’entretien de leur famille : l’aide internationale est en ce sens doublement ou même plus pernicieuse pour le pays et beaucoup plus profitable pour ces bailleurs de fonds, car leurs économies en profitent de multiples façons. Je comprends, dans cette même veine, pourquoi il y a tant d’étrangers qui aiment Haïti comme il y a tant qui la déteste. Et c’est compréhensible. Dans le premier cas, elle constitue une mesure de création d’emploi dans les pays des bailleurs de fonds, dans le second, ce sont en général ceux qui se sont fait avoir par des partenaires haïtiens finauds. En tout cas, le nombre de projets temporaires qui ont vu le jour et qui n’ont pas laissé de traces positives tangibles est légion. Le cas du projet de Marbial de l’UNESCO est le premier exemple du début des années 60 de cette insouciance de nos élites. L’intérêt général n’y était pas. La compréhension de la problématique est en générale nulle Au niveau théorique, l’analyse de la crise haïtienne est creuse. Un sociologue a même tiré la conclusion que la démocratie était introuvable. Bien sûr, quand on pose le problème en termes de transition démocratique au lieu de sortie de la dictature, la démocratie ne sera jamais au rendez-vous. S’il faut comprendre cette problématique, je crois, l’un des chercheurs haïtiens, qui a travaillé sur la question depuis une bonne vingtaine d’années, est bien Alain Gilles. Ses analyses cisèlent le problème dans ses aspects multiples.&amp;nbsp; Néanmoins, il nous manque de théoriciens qui échafauderaient une explication endogène de la problématique. L’impression que j’ai, c’est que les chercheurs haïtiens ne font que calquer des théories venant d’ailleurs. Autrement dit, ils en consomment beaucoup de connaissances mais n’en produisent à peu près rien, car les absurdités sur la compréhension de la question haïtienne pleuvent de la bouche de bon nombre de nos lettrés, principalement dans les domaines historiques et sociologiques. J’ai essayé de faire la démonstration de l’inexistence d’une société civile en Haïti, du point de vue historique, économique, sociologique, etc. Ce qu’il faut retenir c’est que les multiples organismes qui pullulent dans le pays ne sont que des expédients. N’ayant pas l’apport financier de l’intérieur, ils ne pourront perdurer au-delà de la bienveillance externe. Sans l’aménagement industriel et financier du territoire, ces initiatives ne resteront que des coups d’épée dans l’eau, donc inerte. L’incapacité de penser la modernité nous vient du système d’éducation qui emprisonne notre imagination dans des schèmes de pensée immuables : notre historiographie tourne encore autour des hommes que des faits sociaux. De prétendus éminents historiens se réclament de Dessalines ou de Toussaint que de poser l’équation en termes de relations de classe ou de rapports sociaux. Sans aucune recherche solide, ils affirment péremptoirement que Toussaint ne voulait pas l’indépendance d’Haïti. Ce que Deborah Jenson nie dans son livre Beyond The Slave Narrative avec des preuves archivistiques à l’appui. Le refus et la peur de débats sont des signes palpables de l’absence de pensée critique dans ce pays. Le lettré se croit libre d’émettre ses idées sans aucun risque d’être contredit. Voilà la raison de la légèreté de la pensée philosophique haïtienne. Ernst Jean Poitevien http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1969_num_58_1_2102 http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24 http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/media/5questions_anglade.html http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24 http://file.prio.no/publication_files/PRIO/Gilles-Lien-social-PRIO-Paper-2012.pdf http://biblioteca.clacso.edu.ar/Haiti/cresfed/20130513032409/rencontre28-29.pdf Guillermo O’Donnell Philippe C. Shmitter, Transition from Authoritarian Rule, John Hopkins University Press, 1986</itunes:subtitle><itunes:author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</itunes:author><itunes:summary>Comprendre le concept de société civile Suite à mon premier article sur la&amp;nbsp;société civile, je me croyais faire le tour de la question de façon simple et concise. Je&amp;nbsp;croyais avoir mis l’accent sur les aspects constitutifs de ce concept, dont André Corten trouve polysémique mais que je trouve moins flou dans la mesure où il est bien circonscrit dans le temps, il est apparu avec le capitalisme, et l’espace, au contour&amp;nbsp; assez bien défini, dans les pays développés. Si on se réfère à Karl Polanyi dans son livre La grande transformation où il montre clairement que la société marchande, qui deviendra plus tard capitaliste, a provoqué la cassure de toutes les solidarités des sociétés traditionnelles :&amp;nbsp; économiques, sociales, etc. Marx traduisait cette idée de façon lapidaire en disant que le travailleur était devenu libre parce qu’il n’avait d’autres choix que de vendre sa force de travail. Cette liberté, qui n’est qu’un euphémisme- parce que c’est du fait même qu’il a abandonné son lopin de terre ou qu’il en a été dépouillé, et par voie d’entrainement ôter de son milieu ambiant, pour venir chercher un soi-disant mieux-être à la ville, donc privé de tout recours à un autre moyen de subsistance-, fait montre que le travailleur est à la merci du capitaliste et sujet à ses caprices. La nécessité de s’organiser devient par ce fait même inéluctable : une question de vie ou de mort.&amp;nbsp; Pour faire bonne impression et avoir l’air de quelqu'un,&amp;nbsp;la société civile devient un langage fétiche, mêlé à toutes les sauces,&amp;nbsp; qu’aiment bien utiliser les élites.&amp;nbsp; Elles mystifient et se mystifient du même coup. Comme&amp;nbsp; une table n’est pas une chaise, la rue le salon, la femme l’homme, la misère la richesse, le père la mère, l’enfant les parents, et vice versa, pourquoi la société civile devrait-elle être une réalité tangible en Haïti quand seuls la force des armes et le pouvoir de l’argent, appuyés par l’Internationale, dont les États-Unis en sont le chef d’orchestre, déterminent les rapports de pouvoir? Quand est-ce que l’opinion publique a-t-elle fait entendre raison à un de nos&amp;nbsp; chefs d’état? En général, seul le soulèvement populaire a toujours eu raison de la tyrannie de nos dirigeants. Par contre, là où il y a un minimum de société civile, les dirigeants n'ont pas toute la latitude d’agir à leur guise : les dictatures d’Amérique latine en général avaient certaines limites, celles d’avoir un pôle idéologique, un contenu de classe sociale, mais non les caprices d’un homme, comme ce fut le cas avec les Duvalier et durant toute l’histoire d’Haïti. Le très faible développement des moyens de production et l’ambivalence socialisée(français/créole,&amp;nbsp; catholique/vaudou, Europe/Afrique, Mulâtre/Noir) sont des boulets que charrient l’univers haïtien. Sans un consensus sur la citoyenneté haïtienne, la perte du pays est inéluctable. Nul n’est besoin d’être prophète pour constater que la descente dans les limbes du pays est continuelle. La société civile, un concept moderne Ce n’est donc pas un caprice des travailleurs ou un rêve fait la veille : les conditions matérielles d’existence dictent le comportement de tous les membres de pareilles sociétés, qui ont atteint le seuil suprême de la production, suivant leur rôle dans ce processus de production. Il va sans dire que ces rapports de production touchera à des degrés divers toutes les couches de la société. La logique du capitalisme a créé l’espace public, le lieu par excellence d’interactions idéologiques, de confrontation des intérêts divers, et par voie de conséquence la formation de l’opinion publique guidée par la rationalité.&amp;nbsp; Les rapports sociaux devenant des rapports marchands, chacune des couches sociales cherche donc à tirer leur épingle du jeu. Bref, la nécessité de l’établissement d’un état de droit démocratique s’avère nécessaire pour gérer ses multiples conflits d’intérêts. Étant donné que les détenteurs du capital, donc les capitalistes, sont hégémoniques, la logique du droit est donc marchande. Alors, un consensus minimal est établi et virtuellement accepté par les différentes fractions sociales, dont la propriété privée en est l’un des socles. On dira qu’elle est sacrée, donc indiscutable, le dogme par excellence. L’espace public n’est pas nécessaire un lieu physique, mais un réceptacle virtuel des luttes idéologiques, dont l’État, fondé de pouvoir des détenteurs du capital pour reprendre Marx, joue le rôle de médiateur dans le but de sauvegarder la cohésion sociale. Il va sans dire que l’opinion publique sera tributaire des faiseurs d’opinion(écoles, médias, etc.), donc le groupe qui gagne le débat idéologique gagne l’orientation sociale. Par exemple, les trente (30) dernières années, les libéraux ou néo classiques, à travers les Chicago Boys avec Milton Friedman, ont infesté les esprits de la logique économique néo libérale. On a vu arriver durant ces années au pouvoir des personnalités comme Reagan et Thatcher qui ont pratiquement démantelé l’État-providence, respectivement aux États-Unis et En Grande Bretagne. L’autre exemple pour illustrer cette lutte idéologique, c’est le mouvement des indignés. Ce mouvement n’a pu imposer une orientation sociale parce qu’il n’avait pas un contenu idéologiquement articulé. Donc, il n’a pas pu créer une nouvelle donne sociale. Haiti est complètement dépendante de l'aide internationale Il ne faut pas être un Pic de la Mirandole pour comprendre que cette réalité est loin d’exister en Haïti. Mais ce qui m’étonnait c’est la ferveur d’une frange importante de l’intelligentsia qui en fait son&amp;nbsp;credo, son fétiche au&amp;nbsp;point de faire de ce concept un véritable démiurge qu’on invoque à tout bout de champ mais qui ne se manifeste jamais. Est-ce de la naïveté ou de la ruse? Même si une fraction de l’intelligentsia est incapable de comprendre toute sa portée, mais une autre fraction le comprend trop bien au point d’en faire son moyen de subsistance par excellence. Les nombreux ONG haïtiens, il faut bien les appeler ainsi, sont tous financés de l’extérieur. Par exemple l’IDEA (Institut International pour la Démocratie et l’Assistance électorale) dont Marie Laurence Jocelyn Lassègue, ancienne ministre de la culture sous Préval, est la représentante en Haïti fait des séminaires avec les partis politiques, écrit un livre sur l’historique des partis politiques et tralala. Cet organisme international vient nous apprendre le B.a.-ba de la politique. N’est-ce pas trop cocasse! Le problème ne se trouve pas à ce nouveau, il est à chercher dans les carences globales de la société haïtienne. D'ailleurs, quand est-ce que la démocratie, comme le développement économique, était-elle importable? Si tel était le cas, tous les pays seraient développés, car cela fait plus de cinquante (50) ans que l’aide internationale est active et agissante. Une autre absurdité qui, parfois, me fait rire à tue-tête, c’est le fameux organisme de Rony Desroche Initiative pour la Sociale civile (ISC). Ce monsieur constitue-t-il à lui tout seul toute la société civile ou s’il en est l’émanation de cette dite société civile, comment et de qui a-t-il eu son mandat? Y a-t-il eu des élections au niveau de la population pour son élection? Un autre jumeau de ce dernier organisme est le CONHANE (Conseil haïtien des Acteurs Non Étatiques) de Edouard Paultre. Les acteurs non étatiques, qui sont-ils? d’où viennent-ils? Ces deux organismes sont financés par l’Union européenne, tandis que l’IDEA, cité plus haut, est un organisme interétatique, donc financé par différents pays. Le pays est assisté dans sa globalité. Il n’y a pas une activité, qu’elle soit privé ou publique, qui ne dépend pas de l’aide externe. Si la démocratie, le développement économique ne sont que l’émanation de la nation prise dans toutes ses divergences, que peut-on s’attendre de sérieux de ces initiatives si ce n’est que de venir en aide à ces élites parasitaires ou improductives? Les plus que cinquante années d’aide internationale en Haïti témoignent vivement du démembrement à tous les points de vue du pays : perte d’initiative locale, développement de la mentalité d’assistés, renforcement de la pauvreté, perte de la souveraineté, et j’en passe.&amp;nbsp; Une économie en lambeaux; un pays déchiré Les exemples pleuvent quant à la contribution de l’aide internationale à la destruction du pays. Les deux exemples les plus significatifs sont le développement des industries de sous-traitance dans les années 70 et l’élimination des cochons créoles. Dans le premier cas, c’est l’aggravation de la bidonvilisation de Port-au-Prince et, dans le second, c’est la destruction de l’économie paysanne et sa paupérisation. Les conséquences, au début des années 80, ont donné les boat people, la cassure du tissu social, sans compter, pour parler laconique, les autres dommages collatéraux qui sont innombrables et compliquent la problématique haïtienne : il suffit simplement de noter&amp;nbsp; la confusion langagière due aux horizons divers de la formation intellectuelle des élites et de la population en général. Cette cacophonie se traduit par la mise au rancart de la diaspora dans sa fonction organique avec l’intérieur comme l’entendait Georges Anglade dans ses diverses prises de position. Pour ce dernier, Haïti, ce sont aussi ces excroissances, donc ces diverses communautés éparpillées à travers le globe. Nos élites-croupions ont longtemps baissé les bras. Leurs intérêts immédiats priment sur l’intérêt général. En dépit, de gros diplômes, dont certains possèdent, on ne peut que les qualifier d’ignorants parce qu’ils préfèrent des miettes de l’aide internationale que de partager le gâteau de la croissance mondiale. D'ailleurs, bon nombre habitent le pays mais n’y vivent pas. Ils gagnent leur salaire en Haïti mais le dépensent à l’étranger dans l’entretien de leur famille : l’aide internationale est en ce sens doublement ou même plus pernicieuse pour le pays et beaucoup plus profitable pour ces bailleurs de fonds, car leurs économies en profitent de multiples façons. Je comprends, dans cette même veine, pourquoi il y a tant d’étrangers qui aiment Haïti comme il y a tant qui la déteste. Et c’est compréhensible. Dans le premier cas, elle constitue une mesure de création d’emploi dans les pays des bailleurs de fonds, dans le second, ce sont en général ceux qui se sont fait avoir par des partenaires haïtiens finauds. En tout cas, le nombre de projets temporaires qui ont vu le jour et qui n’ont pas laissé de traces positives tangibles est légion. Le cas du projet de Marbial de l’UNESCO est le premier exemple du début des années 60 de cette insouciance de nos élites. L’intérêt général n’y était pas. La compréhension de la problématique est en générale nulle Au niveau théorique, l’analyse de la crise haïtienne est creuse. Un sociologue a même tiré la conclusion que la démocratie était introuvable. Bien sûr, quand on pose le problème en termes de transition démocratique au lieu de sortie de la dictature, la démocratie ne sera jamais au rendez-vous. S’il faut comprendre cette problématique, je crois, l’un des chercheurs haïtiens, qui a travaillé sur la question depuis une bonne vingtaine d’années, est bien Alain Gilles. Ses analyses cisèlent le problème dans ses aspects multiples.&amp;nbsp; Néanmoins, il nous manque de théoriciens qui échafauderaient une explication endogène de la problématique. L’impression que j’ai, c’est que les chercheurs haïtiens ne font que calquer des théories venant d’ailleurs. Autrement dit, ils en consomment beaucoup de connaissances mais n’en produisent à peu près rien, car les absurdités sur la compréhension de la question haïtienne pleuvent de la bouche de bon nombre de nos lettrés, principalement dans les domaines historiques et sociologiques. J’ai essayé de faire la démonstration de l’inexistence d’une société civile en Haïti, du point de vue historique, économique, sociologique, etc. Ce qu’il faut retenir c’est que les multiples organismes qui pullulent dans le pays ne sont que des expédients. N’ayant pas l’apport financier de l’intérieur, ils ne pourront perdurer au-delà de la bienveillance externe. Sans l’aménagement industriel et financier du territoire, ces initiatives ne resteront que des coups d’épée dans l’eau, donc inerte. L’incapacité de penser la modernité nous vient du système d’éducation qui emprisonne notre imagination dans des schèmes de pensée immuables : notre historiographie tourne encore autour des hommes que des faits sociaux. De prétendus éminents historiens se réclament de Dessalines ou de Toussaint que de poser l’équation en termes de relations de classe ou de rapports sociaux. Sans aucune recherche solide, ils affirment péremptoirement que Toussaint ne voulait pas l’indépendance d’Haïti. Ce que Deborah Jenson nie dans son livre Beyond The Slave Narrative avec des preuves archivistiques à l’appui. Le refus et la peur de débats sont des signes palpables de l’absence de pensée critique dans ce pays. Le lettré se croit libre d’émettre ses idées sans aucun risque d’être contredit. Voilà la raison de la légèreté de la pensée philosophique haïtienne. Ernst Jean Poitevien http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/jsa_0037-9174_1969_num_58_1_2102 http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24 http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/media/5questions_anglade.html http://www.alterpresse.org/spip.php?article8495#.VFUrJPnF-24 http://file.prio.no/publication_files/PRIO/Gilles-Lien-social-PRIO-Paper-2012.pdf http://biblioteca.clacso.edu.ar/Haiti/cresfed/20130513032409/rencontre28-29.pdf Guillermo O’Donnell Philippe C. Shmitter, Transition from Authoritarian Rule, John Hopkins University Press, 1986</itunes:summary><itunes:keywords>américain, appauvrissement, armée, citoyen, citoyenneté, escroquerie, Haïti, industrie d'assemblage, industrie de sous-traitance, intellectuels traditionnels, société civile, élites</itunes:keywords></item><item><title>L’élection brésilienne, un enjeu mondial dans la lutte pour un nouvel ordre international</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2014/10/lelection-bresilienne-un-enjeu-mondial.html</link><category>Amérique latine</category><category>BRICS</category><category>Brésil</category><category>Chine</category><category>enjeux mondiaux</category><category>Russie</category><category>États-Unis</category><category>élection</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Sun, 26 Oct 2014 00:37:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-2491296300728221427</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
    &lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: right;"&gt;
    &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;
  &lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Le sens de cette réélection : national et international&lt;/h3&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xlAVvXsEjQqD6qvrLtGeEqYF4NTJia3m3Fac0xzngYNDYNzvWSfjIe_AENVzi_Kcvv1kqJaTy2tz7sn9Nlnkih8Aue_soZMHtbaQWK9YJF6RUDV3eJyD3NA8DMZzvTrUok2qemj8xkBauhmv5N6kKl5FnMbO1_iz9FlFiZE0_gPAaYWaUoBfFqnR1RH47LKX-HjQpL/s711/1000005443.jpg" style="clear: left; display: block; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; padding: 1em 0px; text-align: left;"&gt;&lt;img alt="" border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" height="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjQqD6qvrLtGeEqYF4NTJia3m3Fac0xzngYNDYNzvWSfjIe_AENVzi_Kcvv1kqJaTy2tz7sn9Nlnkih8Aue_soZMHtbaQWK9YJF6RUDV3eJyD3NA8DMZzvTrUok2qemj8xkBauhmv5N6kKl5FnMbO1_iz9FlFiZE0_gPAaYWaUoBfFqnR1RH47LKX-HjQpL/w133-h200/1000005443.jpg" width="133" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;

    
L’élection brésilienne de ce dimanche constitue un enjeu capital dans la bataille politique au niveau mondial. Le poids de ce pays dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes et son affranchissement de la domination américaine depuis plus d’une bonne dizaine d’années ont contribué à l’autonomie de ce sous-continent face aux géant du Nord, les États-Unis. Mais cette autonomie commence bien à déranger l’Oncle Sam. Les initiatives autonomistes de la politique brésilienne dans les relations internationales qui vont pour l’essentiel à l’encontre de la politique américaine, si l’on considère tout simplement la participation active du Brésil au BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) regroupant des pays comme la Chine et la Russie qui dame sérieusement le pion aux Américains, on peut comprendre aisément la velléité de ces derniers de voir Dilma Rousself échouer dans sa quête d’un deuxième mandat à la présidence du géant sud-américain. Aécio Neves, le concurrent de la présidente sortante, serait beaucoup plus sortable pour les Américains, étant un homme de droite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;Dans cette perspective, la défaite de Roussef réjouiront les Américains au plus haut point, car ce serait la fin du projet de la constitution d’une banque concurrente à la Banque Mondiale et au FMI(Fonds monétaire Internationale), outils par excellence de soumission des &lt;/span&gt;pays récalcitrants&amp;nbsp;&amp;nbsp;face aux États-Unis, qui a été décidé lors de la réunion des pays du BRICS au Brésil, les 14 au 16 juillet de cette année. L’impact d’une telle réalisation saperait davantage l’hégémonie américaine et donnerait un sérieux coup de massue aux institutions d'après la deuxième guerre mondiale, donc de Brettons Woods. C’est aussi dans cette perspective qu’il faut voir les différents conflits qui opposent les Américains à deux pays de ce regroupement, dont la Russie et la Chine. Le rapprochement de ces derniers crée un contrepoids majeur à la puissance états-unienne par la signature d'accords économiques, telles la construction d’un réseau gazier pour l’acheminement de ce produit en Chine et la construction d’une ligne ferroviaire de train à grande vitesse qui rejoindra les deux capitales, et de surcroît l’abandon du dollar, constitue un pied de nez majeur à la puissance américaine.&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Les relations internationales et la réélection de Dilma&lt;/h3&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est donc dans ce prisme qu’il faut voir cette élection. On peut comprendre aisément l’intérêt que porte l’Oncle Sam pour cette élection et leur menée dans la promotion d’une défaite de la candidate du Parti des Travailleurs de Dilma Roussef. Ce n’est pas un hasard si durant cette campagne électorale les couteaux ont volé très bas : les attaques personnelles de part et d’autre ont été assez musclées, dixit Le Figaro. Neves d’ailleurs annonce déjà les couleurs quant à sa volonté de se rapprocher des États-Unis et de l’Union européenne. Contrairement à la présidente sortante qui voudrait continuer sa politique d’intégration régionale avec les pays de l’Amérique latine et les pays du BRICS. Quant à Neves c’est le retour purement et simplement aux politiques néo libérales. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce dimanche, le vote des Brésiliens aura un impact certain sur l’Amérique latine et le reste du monde. Il réjouira les Américains ou les décevra suivant qu’il aille du coté de Neves ou Roussef. Dans le premier cas, les Américains auront marqué un point très important en soustrayant le géant de l’Amérique dans la mouvance du BRICS. C’est donc deux visions du monde diamétralement opposées qui s’affrontent. Dans moins de 24 h, soit 20h aujourd’hui, nous saurons le verdict des urnes…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ernst Jean Poitevien &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/24/01003-20141024ARTFIG00296-presidentielle-aubresil-le-choc-de-deux-projets.php" target="_blank"&gt;http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/24/01003-20141024ARTFIG00296-presidentielle-aubresil-le-choc-de-deux-projets.php&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.mondialisation.ca/les-enjeux-mondiaux-de-lelection-presidentielle-au-bresil/5404525" target="_blank"&gt;http://www.mondialisation.ca/les-enjeux-mondiaux-de-lelection-presidentielle-au-bresil/5404525&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;

</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjQqD6qvrLtGeEqYF4NTJia3m3Fac0xzngYNDYNzvWSfjIe_AENVzi_Kcvv1kqJaTy2tz7sn9Nlnkih8Aue_soZMHtbaQWK9YJF6RUDV3eJyD3NA8DMZzvTrUok2qemj8xkBauhmv5N6kKl5FnMbO1_iz9FlFiZE0_gPAaYWaUoBfFqnR1RH47LKX-HjQpL/s72-w133-h200-c/1000005443.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Le 12 Janvier 2015: saut dans l’inconnu ou statu quo?</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2014/10/le-12-janvier-2014-saut-dans-linconnu.html</link><category>consultation</category><category>dialogue national</category><category>Haïti</category><category>inconnu</category><category>occupation</category><category>palabres</category><category>statu quo</category><category>élection</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Thu, 23 Oct 2014 16:56:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-6148318093544488419</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Une crise sans lendemain&lt;/h3&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi7w-ax5wE1rP0ZNqh1FUHRGtWMxGbA2lABe1XhVw4xjffya_MgcNSmva_WKAI1eVExkI3qxNjsYS-yyI1_jtyvoNuU30P7qm38KEvFfnOzpeP8wC9Ai-SUd7UoTTN0yQS06Udj06-vW6s/s1600/Haitibrise.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="Haiti décollée" border="0" height="137" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi7w-ax5wE1rP0ZNqh1FUHRGtWMxGbA2lABe1XhVw4xjffya_MgcNSmva_WKAI1eVExkI3qxNjsYS-yyI1_jtyvoNuU30P7qm38KEvFfnOzpeP8wC9Ai-SUd7UoTTN0yQS06Udj06-vW6s/s1600/Haitibrise.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Prévoir le dénouement de toutes crises, dans n’importe quel pays, est un exercice hypothétique . Dans le cas d’Haïti, c’est purement jouer à la roulette russe. Le hasard joue un rôle prépondérant parce que ce pays est&amp;nbsp;dépourvu d’institutions, l’humeur du chef de l’état conditionnée par celle des États-Unis est la seule mesure de la marche des affaires de l’État. La crise électorale, qui est la manifestation de la crise sociétale, est dans l’impasse depuis au moins la fin de la présidence de René Préval, que Martelly entretient et maintient nette, prouve une chose : le saut vers la modernité fait peur aux élites parce qu’elles sont incapables de mener la barque nationale, car leur courte vue qui est un symptôme de leur intellect confus et confondu. Il suffit de mesurer la production intellectuelle à l’aune de la science pour s’en rendre compte. Des concepts à l’emporte-pièce, depuis les cinquante dernières années, comme le fascisme créole du sous-développement pour qualifier le régime duvalérien ou société semi-féodale pour comprendre l’organisation économique, sociale et politique de l’entité politique qu’est Haïti, sans compter ces dernières années les concepts de société civile, l’État de droit, et j’en passe, font montre la misère de la pensée philosophique haïtienne.
&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Même le séisme n'a pas changé le comportement des acteurs&lt;/h3&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhjsmQ7oI_UQN4PpTaAIJzCp6KPPnF7SCZ6Hw7lcX4CZBFKW6IqUbl3OTq7SWZ9QaambQeq7jGcM9hm8PZIZCMuTJ8SGXt5nVRRP8ATmEEQX_JCYJaFAvrlzn1SyvCaWHz7G1_ynDgDSSc/s1600/palais.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="palais national d'Haiti effondré" border="0" height="133" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhjsmQ7oI_UQN4PpTaAIJzCp6KPPnF7SCZ6Hw7lcX4CZBFKW6IqUbl3OTq7SWZ9QaambQeq7jGcM9hm8PZIZCMuTJ8SGXt5nVRRP8ATmEEQX_JCYJaFAvrlzn1SyvCaWHz7G1_ynDgDSSc/s1600/palais.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Le 12 janvier 2015 fera cinq ans depuis que l’hécatombe s'est abattu sur Haïti. Le tremblement de terre, puisqu'il faut l’appeler par son nom, nous a prouvé une chose déconcertante, soit l’absence de conscience de nos élites. Cette prise de conscience qu’on s’y attendait naturellement ne s’est pas manifestée. Le saut dans l’inconnu dont le Coordonnateur de l’OPL (Organisation du Peuple en Lutte) Sauveur Pierre Étienne parle jusqu'à en faire un leitmotiv pour ramener les élites à la raison est purement anachronique. Ce saut qui sous-tend le centième anniversaire de l’occupation américaine n’est que simplement tapageur, donc vide de contenu. Il ne faudrait pas être dupe pour comprendre que cette occupation et les dernières présences des forces étrangères sur le sol national, dont la MINUSTAH est la preuve tangible aujourd'hui, fait partie d’une cascade de mises sous tutelle du pays depuis la première moitié du XIX&lt;sup&gt;è&amp;nbsp; &lt;/sup&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;siècle. Le colon français a été catapulté hors de nos frontières mais il n’a jamais quitté notre inconscient collectif, à tel enseignement que l’un de nos brillants intellectuels disait que Haïti était la petite France dans la mer des Caraïbes. Alors, le 12 janvier 2014 sera la continuité quelles qu’elles soient les solutions bâtardes qui seront susceptibles de se concrétiser.&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;h3&gt;
Des élites irresponsables&lt;/h3&gt;
&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhzVEF4_yyl0-ZDPNy-FN7WqJWBuzHhK_fCkTM2BpIj2bQxHs_sLlYNTSo79JxtP0NkZF06vCzwvkH-CHcHKmHkjRn2GTcAggFVsWNY_om41StGWgKuMPgY8r44_1F-RC1yX3TOcdQ65Nc/s1600/lamotheamb.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img alt="Laurent Lamothe et Pamela White" border="0" height="149" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhzVEF4_yyl0-ZDPNy-FN7WqJWBuzHhK_fCkTM2BpIj2bQxHs_sLlYNTSo79JxtP0NkZF06vCzwvkH-CHcHKmHkjRn2GTcAggFVsWNY_om41StGWgKuMPgY8r44_1F-RC1yX3TOcdQ65Nc/s1600/lamotheamb.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;Vue dans cette perspective, la crise générale continuera son cours habituel et l’entité infernale qu’est Haïti continuera du même souffle sa propension à sa paradoxale normalité. Il ne faut pas crier aux loups quand nous nous accommodons d’en être leurs proies : la catastrophe n’aura donc pas lieu car nous sommes la catastrophe même. Les consultations entreprises par la présidence ne visent pas à conjurer quoique ce soit si ce n’est comment s’y confondre, s’y camoufle. Bref s'y patauge! Dans une société où il n’y a d’institutions que de noms, donc chacun n’est qu’un électron libre, le président passera la fin de son mandant à consulter tous les citoyens après Dany Valet qui s’est constitué en homme-parti, qui a été faire ses recommandations à la présidence. Et ne riez pas car après les consultations sur le territoire national, le chef de l’état fera le tour de la diaspora pour des consultations individuelles. Préparez-vous les hommes-parti et femmes-parti pour ces consultations ad vitam aeternam, ces palabres nationaux. Alors, voyez-vous, la tragi-comédie ne fait que commencer. Asseyez-vous bien en chaire pour ne pas tomber du haut de vos chaises. En temps de crise, les Américains, qui ont bien des chats à fouetter, aiment bien garder le cavalier qui fait bien son boulot. A moins que le peuple haïtien ne vienne brouiller les pistes par ses réactions imprévisibles.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De toute façon, peu importe ce qui arrivera le 12 janvier, le peuple haïtien sera le seul perdant comme à l’accoutumée : ni cette opposition ni le pouvoir ne peut sortir le pays de ce cycle infernal, car tous les deux lisent dans le même livre au premier degré, comprennent les mêmes choses au même degré, obéissent aux mêmes maîtres. La folie meurtrière dans l’inconscient collectif des élites dicte son entendement, crée cette illusion optique dans un mouvement de miroir déformant tout en influant sur l’agir collectif suicidaire, pure schizophrénie : elles s’autodétruisent et se réjouissent.Dans cette meute de malades mentaux, il faut plaindre les gens lucides qui doivent subir malgré eux le dialogue de sourds, impuissants à faire entendre raison, faute d’un langage qui, continuellement, devient diffus, confus, disparate, mortifère. Puisque les miracles sont de l’ordre onirique, ne faudrait-il pas se convertir en psychanalyste, pénétrer l’absurdité ambiante et y péter la bulle: que de subir la folie pourquoi ne pas y faire face au risque d’être soi-même atteinte. Qui sait, en étant sain d’esprit, il en sortira peut-être une douce folie pour la patrie commune. Il faut bien rêver quand le désespoir est inéluctable…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien &lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi7w-ax5wE1rP0ZNqh1FUHRGtWMxGbA2lABe1XhVw4xjffya_MgcNSmva_WKAI1eVExkI3qxNjsYS-yyI1_jtyvoNuU30P7qm38KEvFfnOzpeP8wC9Ai-SUd7UoTTN0yQS06Udj06-vW6s/s72-c/Haitibrise.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">0</thr:total></item><item><title>Rumeurs et médisances : l’art de la politique en Haïti</title><link>https://haiti-tribune.blogspot.com/2014/06/rumeurs-et-medisances-lart-de-la.html</link><category>affairisme</category><category>américain</category><category>escroquerie</category><category>Haïti chérie</category><category>Médisances</category><category>Premier ministre Laurent Lamothe</category><category>président Michel Martelly</category><category>Préval</category><category>Rumeurs</category><category>scandales</category><category>soumission</category><category>Sweet Micky</category><author>noreply@blogger.com (PolitiquePlus)</author><pubDate>Thu, 26 Jun 2014 19:36:00 -0400</pubDate><guid isPermaLink="false">tag:blogger.com,1999:blog-8556484867124488233.post-6804619937192186520</guid><description>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;b&gt;&lt;/b&gt;
&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg8AG1fmk-wyaYvQ8k7NaQWJ5Ez-UHpDhRRl3HfOxJBbtFOELE5ir0Z_ByGiw1OU52NV14IQ5aPQyij1puG0Ey_8rBn1BBNkuX1Og_mxGtM7Q-rg6madjHR7lROpyCUVX8LYcoE127IU1nGWurxcbR-fH0KV-0FIiGiWM8W5319p8ojyBH_N86ARAMiE4nF/s504/1000005445.jpg" style="display: block; padding: 1em 0px; text-align: left;"&gt;&lt;img alt="" border="0" data-original-height="200" data-original-width="200" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg8AG1fmk-wyaYvQ8k7NaQWJ5Ez-UHpDhRRl3HfOxJBbtFOELE5ir0Z_ByGiw1OU52NV14IQ5aPQyij1puG0Ey_8rBn1BBNkuX1Og_mxGtM7Q-rg6madjHR7lROpyCUVX8LYcoE127IU1nGWurxcbR-fH0KV-0FIiGiWM8W5319p8ojyBH_N86ARAMiE4nF/s320/1000005445.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Le dynamisme de la politique
Au temps de la coupe du monde de football, y a-t-il des yeux, des oreilles, des esprits prêts à regarder notre façon de faire et de comprendre le jeu politique, donc de peser et jauger ce que c'est que la politique? Oui, la politique est un jeu de tactiques et de stratégie, donc elle est assujettie aux conditions inhérentes à cet exercice. Elle est plus un art qu'une science; le fossé n'est ni trop grand ni trop mince, juste floue. Il n'y a aucun politique qui peut être immobile dans ses tactiques; l'activité (la politique s'entend; la gestion de la cité avec tous les intérêts divergents, la compréhension diverse de la chose commune, etc.) même est incompatible à l'inflexibilité. L'ambivalence même de l'Homme ne saurait nous faire éluder ces hésitations, sa rétivité, son indécision; ses actions, ses réflexions ambigües à un moment de la durée le travaillent, le bouscule, le retient, le fait tergiverser, soit par la complexité de la conjoncture ou sa complication. On peut ajouter d'ailleurs que les sociétés humaines sont tellement récentes, que la somme des expériences empêche la maitrise du devenir. Marx disait, en quelque sorte, que les hommes font leur propre histoire dans des conditions qui ne sont pas déterminées par eux-mêmes. C'est en ce sens que nos désirs ne peuvent pas dicter la marche des choses. Pour parler simple, convaincre un autre homme c'est déjà pas facile en convaincre plus d'un est extrêmement difficile, alors des millions d'humains, c'est tout un défi. Nos décisions ou nos actions ne donnent pas toujours les résultats souhaités, donc notre emprise réel sur les résultats est beaucoup plus hypothétique que certaine.&lt;/div&gt;

Les rapports humains sont très complexes
&lt;div class="separator" style="clear: both;"&gt;&lt;a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi1S9TpH8Q1dnVKWQuNWuFFNvno0xK_5x2rNBKgJWusl8xfAGRIaVkTW2CznE7mJNYzewdPvVcVwdSoVDmehbqjwBjYxcGi1-s1Skdht4Lp68OCFGm_gVrzZR9_nT46siNa266_u4e3DICN_l4HuIQdQa8-DkjJXop8Zmlqru-qvFUZedQd6XD94hwIG-F1/s360/1000005444.jpg" style="display: block; padding: 1em 0px; text-align: center;"&gt;&lt;img alt="" border="0" data-original-height="237" data-original-width="360" src="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi1S9TpH8Q1dnVKWQuNWuFFNvno0xK_5x2rNBKgJWusl8xfAGRIaVkTW2CznE7mJNYzewdPvVcVwdSoVDmehbqjwBjYxcGi1-s1Skdht4Lp68OCFGm_gVrzZR9_nT46siNa266_u4e3DICN_l4HuIQdQa8-DkjJXop8Zmlqru-qvFUZedQd6XD94hwIG-F1/s320/1000005444.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
Cela m'amène au cœur de mon propos. Je ne voudrais pas développer ma thèse ici au complet car je la laisse pour la suite de mon article sur la société civile en Haïti. Nous avons tracé arbitrairement deux camps face à la conjecture d'élections pour le 26 octobre. Ceux qui ont participé à El Rancho sont du camp Martelly et le reste de l'opposition. Ce monde manichéen dans la tête de mes compatriotes pourrait me faire rire jusqu'à pisser dans mon pantalon et tout le reste si la situation n'était pas extrêmement tragique ou si je me foutais royalement de ce pays. Ces gens qui sont si catégoriques en matière de la politique haïtienne ne le sont pas du tout dans leur vie quotidienne: ils font des alliances contre-natures dans tous les aspects de leur vie, et même dans leur lit. Ils demandent aux politiques de faire quelque chose à l'échelle macro ou globale dont ils sont incapables de mettre en pratique à l'échelle micro ou vie privée. La propension à la calomnie, à la diffamation, au dénigrement, aux ragots, au wounouwounou national traduit la façon de faire de la politique dans ce pays. Mais il ne faut pas s'y méprendre : la structure économique, sociale, culturelle, dont l'intellect s'y prête tout bonnement vu l'éducation de notre entendement: N'est-il pas vrai que même en sachant lire on se souvient jamais des numéros civiques, on ne se porte à lire les itinéraires ou les pictogrammes cartographiques, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est tellement facile de faire croire aux gens n'importe quoi que dans le domaine politique on peut faire courir n'importe quel bruit au sujet de n'importe qui et les gens avaleront tout ça avec délectation sans douter une seconde, sans aucune preuve solide, voire apparente. Au temps des Duvalier, les opposants médisaient sur quelqu'un en le qualifiant d'espion, donc macoute; au temps d'Aristide, tèt kòk mbouda pentad et celui de Sweet Micky, bandit légal? Le dénigrement, les ragots, le tripotage, le papotage sont des fonds culturels qui nous conduiront inexorablement vers l'abîme. Le manque de rigueur à peser, à jauger les choses rendent notre compréhension de la réalité haïtienne d'une légèreté déconcertante. Sauveur Pierre Étienne a une formule lapidaire : culture générale faible; culture politique davantage. Ces derniers temps, les Sauveur Pierre Étienne, les Evans Paul sont cloués au pilori et sont convertis malgré eux en tant que partisans attitrés du pouvoir de Martelly-Lamothe. Dans le cas d'Evans Paul, son crime a été condamné de haute trahison, par les puristes de l'opposition, parce qu'il a commis l'infamie de se retrouver, le premier janvier de cette année, sur la même tribune que Jean-Claude Duvalier. Soit. J'ai été aussi estomaqué. Mais je ne suis pas un politique, il l'est. Voilà la grande et importante différence. Et cela fait toute la différence. Ces Messieurs et Dames sont tellement immaculés qu'il faudrait les canoniser sur le champs. Comble de ridicule. J'en ai tellement horreur de ses saintetés au point d'en avoir la nausée. Oui, à El Rancho, il y a eu des chiens couchants aussi.&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
Les alliances contre-natures sont des rapports humains&lt;/h3&gt;
L'histoire aussi bien chez nous qu'ailleurs, d'hier à aujourd'hui, nous a laissé tant de leçons qui auraient dû être des préceptes : Dessalines, Christophe, Pétion ou nos héros ont été des ennemis des cultivateurs; Staline signait avec Hitler le pacte germano-soviétique; l'URSS et l'Occident se sont alliés contre Hitler pour ensuite se détester. Les alliances contre-nature ne font-elles pas partie du jeu politique? Donc, la sortie de KPlim cette semaine contre l'ultimatum du CEP inconstitutionnel et illégitime, ne m'a pas du tout surpris. A l'inverse, l'inébranlable décision de l'OPL d'aller aux élections contre vents et marées ne m'a non plus surpris. Ce sont deux tactiques qui ne visent qu'un même but; il n'y a pas donc d'incongruité entre elles et même avec le MOPOD étant donné que la politique n'est pas un jeu à somme nulle. Les actions combinées de tous les acteurs influent sur les résultats. Finalement, voilà pourquoi les changements prennent du temps à prendre chair et corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De toute façon, peu importe ce qui arrivera, les États-Unis joueront un rôle prépondérant sur le dénouement conjoncturel de la crise. Martelly en tient compte comme d'ailleurs les oppositions à ce pouvoir. On comprend bien les tergiversations de Martelly à faire semblant de vouloir des élections en même temps prendre des décisions arbitraires, tels la mise sur pied d'un CEP de sept membres comme l'année dernière avec son CEP de six &lt;a href="http://lh6.ggpht.com/-62z1ydW6zp0/U6yvkbFc_dI/AAAAAAAAAtc/_rPPAV_-vRQ/s1600-h/jude%25255B9%25255D.jpg"&gt;&lt;img align="left" alt="jude Célestin présenté par Préval comme son dauphin" border="0" height="200" src="https://lh6.ggpht.com/-WPeMZDpBoKc/U6yvkyy-0FI/AAAAAAAAAtk/aW5hO10mMQY/jude_thumb%25255B2%25255D.jpg?imgmax=800" style="background-image: none; border-color: -moz-use-text-color; border-style: none; border-width: 0px; display: inline; float: left; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" title="jude" width="154" /&gt;&lt;/a&gt;membres pour ensuite convertir tout ça en CTCEP et finalement en gardant la loi électorale pendant plus d'un mois sans l'appui de la loi mère avant de la transférer au parlement. Et on connait la suite des évènements. Le cycle recommence, sauf cette fois-ci, il y a plus d'acteurs qui s'engageraient dans un processus crédible. La communauté internationale ne trouve rien de tout cela pernicieux car ce gouvernement est un allié docile et affairiste. La situation aujourd'hui ressemble à quelques différences près à celle de l'année dernière: la loi électorale est bloquée au sénat, le CEP est amputé de deux membres, le CSPJ ne veut pas procéder au changement de ses membres, etc. L'accord de El Rancho était mort avant la lettre car il ne constituait pas un dialogue, mais une comédie pour consommation externe. Les acteurs ont démontré leur mauvaise foi pendant et après cet accord. Le processus est vicié à la base; les fruits sont à l'image de l'arbre.&lt;br /&gt;
&lt;h3 style="text-align: left;"&gt;
L'intelligence de la conjoncture vaut son pesant d'or&lt;/h3&gt;
Faut-il pour cela bouder ce processus électoral dévoyé en partant? A brule-pourpoint, la réponse serait positive. Mais l’histoire récente nous a prouvé qu’aussi bien les dirigeants que la communauté internationale ne se soucient guère des principes élémentaires qu’elle prône chez elle. Leur mépris de notre humanitude est ahurissant. Telle est leur considération à notre égard. Puisqu’on doit prendre des décisions dans ce corset déshumanisant, il faut faire corps pour obvier la voie qui se dessine en faveur du pouvoir en place. Nous connaissons, même sans un leadership conscient, le camouflet que le peuple a servi à René Préval durant les dernières élections dans sa volonté de se faire succéder par Jude Célestin. Imaginons juste un instant s’il y avait un mouvement concerté pour barrer la route aux visées de René Préval. Non, l’Alternative, en ce temps-là, regroupant l’OLP, la Fusion des Sociaux-Démocrates et le Kid, et d’autres formations, ont préféré boycotter ces joutes, ce qui donnait libre cours aux manœuvres crapuleuses orchestrées par Gaillot Dorsainvil, homme lige de ce dernier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’absence de mobilisation autour des élections a permis à un autre coquin, Les États-Unis, de soutirer au détriment des escrocs haïtiens la présidence en faveur de leur homme de paille, en l’occurrence Michel Martelly dit Sweet Micky. C’est avec ce regard profond qu’il faut appréhender la lutte pour la sortie de la crise. Cette crise, elle est longue et tortueuse, sauf l’intelligence de la conjoncture peut nous aider à frayer un chemin vers des possibilités nobles pour la patrie commune…             &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ernst Jean Poitevien&lt;/div&gt;
</description><media:thumbnail xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" height="72" url="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg8AG1fmk-wyaYvQ8k7NaQWJ5Ez-UHpDhRRl3HfOxJBbtFOELE5ir0Z_ByGiw1OU52NV14IQ5aPQyij1puG0Ey_8rBn1BBNkuX1Og_mxGtM7Q-rg6madjHR7lROpyCUVX8LYcoE127IU1nGWurxcbR-fH0KV-0FIiGiWM8W5319p8ojyBH_N86ARAMiE4nF/s72-c/1000005445.jpg" width="72"/><thr:total xmlns:thr="http://purl.org/syndication/thread/1.0">1</thr:total></item></channel></rss>