﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss xmlns:a10="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd"><title>RFI - Nouvelles technologies</title><link>http://www.rfi.fr/</link><description>Comment et pourquoi le progrès et l'innovation technologique modifient-ils notre quotidien ? Dominique Desaunay met l’accent sur les initiatives locales, donne la parole à ceux qui imaginent notre avenir, et propose une immersion au cœur même de la civilisation «numérique» mondiale.
Diffusions : Dim (Afrique) à 07h23. Sam (Monde) à 05h22, 07h43, 18h19. Dim à 05h22 et 07h48.
A suivre sur Twitter: @RFI_Tech
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http://savoirs.rfi.fr/</description><language>fr</language><copyright>Rfi</copyright><managingEditor>Dominique Desaunay</managingEditor><lastBuildDate>Sat, 18 Jan 2020 23:18:54 +0100</lastBuildDate><generator>Rfi</generator><image><url>http://scd.rfi.fr/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/dominique_desaunay_prw_img_0004-ok-nvlles_technologies_0.jpg</url><title>RFI - Nouvelles technologies</title><link>http://www.rfi.fr/</link></image><a10:id>Podcast_NEW_TECH</a10:id><itunes:author>Dominique Desaunay</itunes:author><itunes:image href="http://scd.rfi.fr/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/dominique_desaunay_prw_img_0004-ok-nvlles_technologies_0.jpg" /><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1844198</guid><link>http://www.rfi.fr/podcasts/20200119-enfin-une-batterie-vertueuse-lafrique</link><author>Dominique Desaunay</author><title>Enfin une batterie «vertueuse» pour l’Afrique - 19/01/2020 </title><description>Des ingénieurs suisses lancent la production « industrielle » d’une batterie écologique à bas coût qu’ils ont mise au point pour permettre aux habitants d’Afrique subsaharienne de s’éclairer et de charger leur téléphone portable, mais sans être empoisonnés par la combustion du kérosène  ...</description><pubDate>Sun, 19 Jan 2020 03:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/202001/OK_Chr_Nouv_Techno_19-01-20_Enfin_une_batterie_vertueuse_pour_l_Afrique.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">Plus d’un milliard de personnes dans le monde n’ont pas un accès pérenne à l’électricité. Dans les zones rurales de l’Afrique subsaharienne, c’est plus de la moitié de la population qui se retrouve ainsi exclue des grands réseaux électrifiés alimentant en priorité des mégalopoles qui se développent actuellement comme des champignons. En brousse et dans de nombreux villages, les habitants en sont toujours réduits à faire du feu en employant du charbon de bois pour faire la cuisine ou pour se chauffer, par exemple. Ils s’éclairent la nuit tombée, avec des lampes à pétrole, dont nous savons pertinemment que leur utilisation quotidienne est particulièrement nocive pour la santé en inhalant des particules de carbone noir, toxiques pour les poumons. « Respirer la fumée de ce carburant durant cinq heures dans un espace clôt équivaut à la consommation de deux paquets de cigarettes », expliquent trois jeunes diplômés de la faculté des Sciences et Techniques de l’Ingénieur de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse.
Ils ont donc décidé de créer leur propre entreprise pour mettre fin à ce problème de santé public qui sévit depuis trop longtemps sur le continent. La jeune société se nomme hiLyte, elle propose une batterie électrique qui se recharge à l’aide de matériaux recyclables et non polluants comme du fer, de l’eau, des filtres à café et du feutre de carbone. Simple d’emploi, son utilisateur insère par les quatre portes de l’appareil une feuille de fer, un papier de filtre à café et un feutre carbone. Ensuite, il verse un mélange de poudre de sulfate de fer et d’eau dont le liquide s’écoule et imbibe le filtre de carbone. La feuille de fer se dissout lentement, en libérant des électrons, le courant d’une puissance de 1,5 Watt est généré pendant cinq heures. Il est récupéré en se connectant à un port USB pour brancher, par exemple, une ampoule LED basse consommation, ou un téléphone portable. L’appareil coûte 11 euros et chaque recharge 12 centimes, soit un investissement environ deux fois moindre que l’acquisition et l’utilisation d’une lampe au kérosène.
Testée et adoptée par des dizaines de familles en Tanzanie, les inventeurs de cette batterie « verte » envisagent maintenant de lancer sa production « industrielle » localement.  La jeune entreprise hiLyte estime ainsi pouvoir faire économiser aux millions d’exclus de l’électrification dans la région des Grands Lacs, « jusqu’à 70% » de leurs dépenses en énergie.
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle>Plus d’un milliard de personnes dans le monde n’ont pas un accès pérenne à l’électricité. Dans les zones rurales de l’Afrique subsaharienne, c’est plus de la moitié de la population qui se retrouve ainsi exclue des grands réseaux électrifiés alimentant en priorité des mégalopoles qui se développent actuellement comme des champignons. En brousse et dans de nombreux villages, les habitants en sont toujours réduits à faire du feu en employant du charbon de bois pour faire la cuisine ou pour se chauffer, par exemple. Ils s’éclairent la nuit tombée, avec des lampes à pétrole, dont nous savons pertinemment que leur utilisation quotidienne est particulièrement nocive pour la santé en inhalant des particules de carbone noir, toxiques pour les poumons. « Respirer la fumée de ce carburant durant cinq heures dans un espace clôt équivaut à la consommation de deux paquets de cigarettes », expliquent trois jeunes diplômés de la faculté des Sciences et Techniques de l’Ingénieur de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse.
Ils ont donc décidé de créer leur propre entreprise pour mettre fin à ce problème de santé public qui sévit depuis trop longtemps sur le continent. La jeune société se nomme hiLyte, elle propose une batterie électrique qui se recharge à l’aide de matériaux recyclables et non polluants comme du fer, de l’eau, des filtres à café et du feutre de carbone. Simple d’emploi, son utilisateur insère par les quatre portes de l’appareil une feuille de fer, un papier de filtre à café et un feutre carbone. Ensuite, il verse un mélange de poudre de sulfate de fer et d’eau dont le liquide s’écoule et imbibe le filtre de carbone. La feuille de fer se dissout lentement, en libérant des électrons, le courant d’une puissance de 1,5 Watt est généré pendant cinq heures. Il est récupéré en se connectant à un port USB pour brancher, par exemple, une ampoule LED basse consommation, ou un téléphone portable. L’appareil coûte 11 euros et chaque recharge 12 centimes, soit un investissement environ deux fois moindre que l’acquisition et l’utilisation d’une lampe au kérosène.
Testée et adoptée par des dizaines de familles en Tanzanie, les inventeurs de cette batterie « verte » envisagent maintenant de lancer sa production « industrielle » localement.  La jeune entreprise hiLyte estime ainsi pouvoir faire économiser aux millions d’exclus de l’électrification dans la région des Grands Lacs, « jusqu’à 70% » de leurs dépenses en énergie.
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</itunes:subtitle><itunes:author>Dominique Desaunay</itunes:author></item><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1843857</guid><link>http://www.rfi.fr/podcasts/20200118-x%C3%A9norobot-micro-robot-ogm</link><author>Dominique Desaunay</author><title>Xénorobot, le micro robot OGM - 18/01/2020 </title><description>Des scientifiques américains ont créé de minuscules « robots vivants » à partir de cellules de grenouilles, capables d’effectuer des tâches programmables.</description><pubDate>Sat, 18 Jan 2020 05:20:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/202001/OK_Chr_Nouv_Techno_18-01-20_Xenorobot.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">N’en déplaise aux princesses du monde entier, embrasser un crapaud ne le métamorphosera jamais en prince charmant ! Du moins, pas exactement comme le suggèrent les contes de fées ! Nous démontrent aujourd’hui les chercheurs américains des universités du Vermont et de Tufts, aux États-Unis.
En manipulant les génomes de cellules souches de la grenouille Xenopus laevis, originaire d’Afrique subsaharienne, les scientifiques sont parvenus à créer des microorganismes robotisés 100 % biologiques. Les xénorobots, comme leur nom l’indique, « ne sont ni des robots traditionnels, ni une nouvelle espèce animale, juste un assemblage de cellules, dont l’ADN a été transformé » précisent les chercheurs.
Programmation du vivant
Pour créer ces « machines vivantes », des informaticiens ont d’abord programmé le superordinateur Deep Green de l’université du Vermont en utilisant un logiciel qualifié « d’évolutionniste », afin de modéliser les milliers de combinaisons génomiques viables d’une cellule souche. Ils n’ont retenu que celles qui étaient capables d’effectuer certaines tâches bien déterminées. Des schémas qui ont permis aux micro-chirurgiens de Tufts de « sculpter » et « réassembler » à l’aide de minuscules pinces et d’électrodes, les structures et les ADN des cellules de peau et de muscle cardiaque, prélevées sur les embryons de la grenouille africaine.
Les premières observations ont été conformes aux prévisions des modèles numériques, les organismes robotisés se mouvaient de façon autonome dans un environnement aquatique et pouvaient même « cicatriser » en cas de choc. Mais à la surprise des chercheurs, qui n’avaient pas du tout programmé ce type d’instruction, les xénorobots s’agrégeaient aussi spontanément ensemble pour entourer des corpuscules qui gênaient leurs déambulations.
Les inquiétudes des scientifiques
Les scientifiques prévoient de nombreuses applications pour leurs « machines vivantes » : détecter des matériaux dangereux, nettoyer les océans de ces micro-plastiques, ou encore, s’ils sont munis d’une poche, de transporter des médicaments dans le corps humain.
Toutefois, ces expériences de programmation du vivant qui ont été financées par la Darpa, l’agence de recherche du département américain de la Défense, doivent-elles nous inquiéter ? C’est sans danger ! Certifient les scientifiques, affirmant que pour éviter toute « conséquence importune », leurs robots biologiques sont incapables de se reproduire naturellement. Ouf ! Nous voilà presque rassurés...
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologie@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">N’en déplaise aux princesses du monde entier, embrasser un crapaud ne le métamorphosera jamais en prince charmant ! Du moins, pas exactement comme le suggèrent les contes de fées ! Nous démontrent aujourd’hui les chercheurs américains des universités du Vermont et de Tufts, aux États-Unis.
En manipulant les génomes de cellules souches de la grenouille Xenopus laevis, originaire d’Afrique subsaharienne, les scientifiques sont parvenus à créer des microorganismes robotisés 100 % biologiques. Les xénorobots, comme leur nom l’indique, « ne sont ni des robots traditionnels, ni une nouvelle espèce animale, juste un assemblage de cellules, dont l’ADN a été transformé » précisent les chercheurs.
Programmation du vivant
Pour créer ces « machines vivantes », des informaticiens ont d’abord programmé le superordinateur Deep Green de l’université du Vermont en utilisant un logiciel qualifié « d’évolutionniste », afin de modéliser les milliers de combinaisons génomiques viables d’une cellule souche. Ils n’ont retenu que celles qui étaient capables d’effectuer certaines tâches bien déterminées. Des schémas qui ont permis aux micro-chirurgiens de Tufts de « sculpter » et « réassembler » à l’aide de minuscules pinces et d’électrodes, les structures et les ADN des cellules de peau et de muscle cardiaque, prélevées sur les embryons de la grenouille africaine.
Les premières observations ont été conformes aux prévisions des modèles numériques, les organismes robotisés se mouvaient de façon autonome dans un environnement aquatique et pouvaient même « cicatriser » en cas de choc. Mais à la surprise des chercheurs, qui n’avaient pas du tout programmé ce type d’instruction, les xénorobots s’agrégeaient aussi spontanément ensemble pour entourer des corpuscules qui gênaient leurs déambulations.
Les inquiétudes des scientifiques
Les scientifiques prévoient de nombreuses applications pour leurs « machines vivantes » : détecter des matériaux dangereux, nettoyer les océans de ces micro-plastiques, ou encore, s’ils sont munis d’une poche, de transporter des médicaments dans le corps humain.
Toutefois, ces expériences de programmation du vivant qui ont été financées par la Darpa, l’agence de recherche du département américain de la Défense, doivent-elles nous inquiéter ? C’est sans danger ! Certifient les scientifiques, affirmant que pour éviter toute « conséquence importune », leurs robots biologiques sont incapables de se reproduire naturellement. Ouf ! Nous voilà presque rassurés...
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologie@rfi.fr</itunes:subtitle><itunes:author xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Dominique Desaunay</itunes:author></item><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1841736</guid><link>http://www.rfi.fr/emission/20200112-soufre-nos-batteries</link><author>Dominique Desaunay</author><title>Du soufre dans nos batteries - 12/01/2020 </title><description>Fini les smartphones qui se déchargent en moins de 24 heures chrono ! Une chercheuse australienne a mis au point une batterie lithium-soufre puissante et simple à produire qui offrirait une autonomie de cinq jours à nos mobiles énergivores ou permettrait de rouler pendant 1000  kilomètres en voiture électrique sans devoir la recharger.</description><pubDate>Sun, 12 Jan 2020 03:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/202001/OK_Chr_Nouv_Techno_12-01-20_Du_soufre_dans_nos_batteries.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">Nos batteries intègrent actuellement du lithium, ce métal alcalin d’une grande densité énergétique est rare et cher et ses ressources naturelles disponibles sur la planète restent très limitées. La recherche sur des accumulateurs durables et respectueux de l’environnement de grande capacité, occupe depuis longtemps de nombreux scientifiques à travers le monde. 
Mais aucune des technologies qui ont été expérimentées jusqu’à présent ne permet à l’humanité de s’engager pleinement sur la voie salutaire de la transition énergétique. Pas de panique ! Une chercheuse de l’Université Monash à Melbourne en Australie, est parvenue à développer un prototype de batterie lithium-soufre, qu’elle présente comme étant la plus efficace du monde. 
Son dispositif serait ainsi capable d’alimenter un smartphone durant cinq jours et promettrait une autonomie de 1000km pour les voitures électriques, sans avoir besoin de passer par une borne de recharge. La technologie des batteries lithium-soufre est connue depuis longtemps, en revanche, un défaut majeur empêchait jusqu’à présent de l’utiliser. En quelques cycles de charges et de décharges, patatras ! L’électrode à base de soufre est victime de sa très grande capacité énergétique. 
Elle se dilate et se contracte sous l’effet du courant pour finalement se désagréger. La scientifique australienne semble avoir résolu le problème en adoptant une méthode couramment employée par l’industrie des détergents en poudre. Cette technique dénommée « pontage à base de polymères » permet de créer des structures plus espacées entre les particules de soufre, afin d’éviter qu’elles n’éclatent sous l’action des charges successives. 
La chercheuse estime qu’elle a enfin découvert le « Saint Graal » de la transition énergétique. Elle a déposé un brevet sur le processus de fabrication de cette nouvelle batterie de très haute capacité et de longue durée. L’université australienne a communiqué qu’en plus d’offrir de meilleures performances, sa mise en industrie serait simple et aurait un faible impact environnemental en comparaison des batteries Lithium-Ion actuelles. 
Les premiers tests grandeur nature sont prévus dès cette année, avec une commercialisation envisagée fin 2020. Ces accumulateurs à base de soufre qui offriront bientôt à nos véhicules ou nos smartphones des batteries dignes de ce nom, stockeront-ils alors des énergies renouvelables que produiraient en masse, des éoliennes, des panneaux solaires ou des centrales hydroélectriques ? Ça, c’est une tout autre histoire. 
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Nos batteries intègrent actuellement du lithium, ce métal alcalin d’une grande densité énergétique est rare et cher et ses ressources naturelles disponibles sur la planète restent très limitées. La recherche sur des accumulateurs durables et respectueux de l’environnement de grande capacité, occupe depuis longtemps de nombreux scientifiques à travers le monde. 
Mais aucune des technologies qui ont été expérimentées jusqu’à présent ne permet à l’humanité de s’engager pleinement sur la voie salutaire de la transition énergétique. Pas de panique ! Une chercheuse de l’Université Monash à Melbourne en Australie, est parvenue à développer un prototype de batterie lithium-soufre, qu’elle présente comme étant la plus efficace du monde. 
Son dispositif serait ainsi capable d’alimenter un smartphone durant cinq jours et promettrait une autonomie de 1000km pour les voitures électriques, sans avoir besoin de passer par une borne de recharge. La technologie des batteries lithium-soufre est connue depuis longtemps, en revanche, un défaut majeur empêchait jusqu’à présent de l’utiliser. En quelques cycles de charges et de décharges, patatras ! L’électrode à base de soufre est victime de sa très grande capacité énergétique. 
Elle se dilate et se contracte sous l’effet du courant pour finalement se désagréger. La scientifique australienne semble avoir résolu le problème en adoptant une méthode couramment employée par l’industrie des détergents en poudre. Cette technique dénommée « pontage à base de polymères » permet de créer des structures plus espacées entre les particules de soufre, afin d’éviter qu’elles n’éclatent sous l’action des charges successives. 
La chercheuse estime qu’elle a enfin découvert le « Saint Graal » de la transition énergétique. Elle a déposé un brevet sur le processus de fabrication de cette nouvelle batterie de très haute capacité et de longue durée. L’université australienne a communiqué qu’en plus d’offrir de meilleures performances, sa mise en industrie serait simple et aurait un faible impact environnemental en comparaison des batteries Lithium-Ion actuelles. 
Les premiers tests grandeur nature sont prévus dès cette année, avec une commercialisation envisagée fin 2020. Ces accumulateurs à base de soufre qui offriront bientôt à nos véhicules ou nos smartphones des batteries dignes de ce nom, stockeront-ils alors des énergies renouvelables que produiraient en masse, des éoliennes, des panneaux solaires ou des centrales hydroélectriques ? Ça, c’est une tout autre histoire. 
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</itunes:subtitle><itunes:author xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Dominique Desaunay</itunes:author></item><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1841408</guid><link>http://www.rfi.fr/emission/20200111-neons-avatars-video-hyperrealistes</link><author>Dominique Desaunay</author><title>«Neons», avatars vidéo hyperréalistes - 11/01/2020 </title><description>Samsung le géant sud-coréen de la High-tech a présenté son projet d’avatars virtuels particulièrement réaliste lors du salon Consumer Electronics Show 2020 de Las Vegas aux États-Unis.</description><pubDate>Sat, 11 Jan 2020 03:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/202001/OK_Chr_Nouv_Techno_11-01-20_Neons.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">En passant par le Web, les programmes d’intelligence artificielle permettent déjà aux internautes, de truquer facilement un discours filmé… celui d’une personnalité politique, par exemple. Cette technique, dénommée Deepfake par les Anglophones, se répand de mobile en smartphone comme nous le prouve la multitude des applications capables de nous faire prendre n’importe quelle vessie pour une superbe lanterne. 
En peaufinant le concept, le projet « d’humain artificiel » en image de synthèse et animée du géant sud-coréen de la High-tech Samsung s’inspire aussi du Deepfake, mais dans ce cas à la puissance dix. Le dispositif de la firme qui se nomme Néon est issu de ses laboratoires de recherche avancée Star Labs. 
L’objectif est de créer des avatars humains numérisés et intelligents. Ultras réalistes, ils sont capables d’afficher à l’écran, des émotions typiquement humaines, par la posture de leur corps, leurs gestes et le timbre de leurs voix, quand ils conversent avec leurs interlocuteurs. 
Bref, des chatbots, c’est-à-dire des robots humanoïdes virtuels et conversationnels, surpuissants. L’entreprise a présenté son projet Néon au salon Consumer Electronics Show 2020 de Las Vegas aux États-Unis en abusant de formules hyperboliques. 
Il s’agit d’une « nouvelle forme de vie », annonce la firme. « Les Neons ne sont pas des assistants IA ni des interfaces connectées pour consulter la météo ou diffuser votre musique préférée », ajoute-t-elle. « Ils sont comme nous, des êtres vivants sensibles et indépendants, mais virtuels ». 
Ces « humains artificiels » sont générés et pilotés par deux systèmes d’intelligence artificielle distincts. Une première IA, appelée Core R3, ce qui signifie « réalité, temps réel et réactif », permet aux Neons de réagir instantanément. La seconde, dénommée Spectra, gère l’intelligence, l’apprentissage, les émotions et la mémoire de ces androïdes virtualisés. Si visuellement, l’illusion est parfaite ! Cette avancée technologie relance le débat sur les dangers d’une manipulation massive des informations photos et vidéos. 
Dont useront sans vergogne, les pourvoyeurs d’infox, nous empêchant bientôt de démêler définitivement sur la Toile et les réseaux sociaux, le vrai du faux. 
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr.</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">En passant par le Web, les programmes d’intelligence artificielle permettent déjà aux internautes, de truquer facilement un discours filmé… celui d’une personnalité politique, par exemple. Cette technique, dénommée Deepfake par les Anglophones, se répand de mobile en smartphone comme nous le prouve la multitude des applications capables de nous faire prendre n’importe quelle vessie pour une superbe lanterne. 
En peaufinant le concept, le projet « d’humain artificiel » en image de synthèse et animée du géant sud-coréen de la High-tech Samsung s’inspire aussi du Deepfake, mais dans ce cas à la puissance dix. Le dispositif de la firme qui se nomme Néon est issu de ses laboratoires de recherche avancée Star Labs. 
L’objectif est de créer des avatars humains numérisés et intelligents. Ultras réalistes, ils sont capables d’afficher à l’écran, des émotions typiquement humaines, par la posture de leur corps, leurs gestes et le timbre de leurs voix, quand ils conversent avec leurs interlocuteurs. 
Bref, des chatbots, c’est-à-dire des robots humanoïdes virtuels et conversationnels, surpuissants. L’entreprise a présenté son projet Néon au salon Consumer Electronics Show 2020 de Las Vegas aux États-Unis en abusant de formules hyperboliques. 
Il s’agit d’une « nouvelle forme de vie », annonce la firme. « Les Neons ne sont pas des assistants IA ni des interfaces connectées pour consulter la météo ou diffuser votre musique préférée », ajoute-t-elle. « Ils sont comme nous, des êtres vivants sensibles et indépendants, mais virtuels ». 
Ces « humains artificiels » sont générés et pilotés par deux systèmes d’intelligence artificielle distincts. Une première IA, appelée Core R3, ce qui signifie « réalité, temps réel et réactif », permet aux Neons de réagir instantanément. La seconde, dénommée Spectra, gère l’intelligence, l’apprentissage, les émotions et la mémoire de ces androïdes virtualisés. Si visuellement, l’illusion est parfaite ! Cette avancée technologie relance le débat sur les dangers d’une manipulation massive des informations photos et vidéos. 
Dont useront sans vergogne, les pourvoyeurs d’infox, nous empêchant bientôt de démêler définitivement sur la Toile et les réseaux sociaux, le vrai du faux. 
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En Europe, les transports sont responsables de près de 30 % des émissions totales de dioxyde de carbone et 72 % de ces émanations proviennent exclusivement du transport routier. Mais bonne nouvelle ! Des chercheurs suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont mis au point un nouveau procédé qui permet de capturer 90 % des émissions de gaz carbonique rejetées par les camions.
Technologies combinées
Le dispositif des chercheurs emploie plusieurs technologies. Les gaz sont d’abord récupérés directement du pot d’échappement du véhicule. Puis ils sont refroidis, l’eau qui est alors condensée est ainsi séparée des autres vapeurs. Pour isoler le CO2 de l’azote et de l’oxygène résiduels, le mélange volatile traverse des tubes d’adsorption à température modulée. Ces circuits de refroidissement sont tapissés de matériaux constitués d’un métal organique conçu spécialement pour ne capter que le dioxyde de carbone.
Une fois saturée en CO2, cette matière absorbante est chauffée afin d’extraire uniquement le gaz carbonique. Des turbocompresseurs à haute vitesse utilisant la chaleur du moteur compriment le CO2 pour le liquéfier. Il sera finalement stocké dans un réservoir placé au-dessus du toit de l’habitacle du conducteur.
Un recyclage en carburant conventionnel
Les scientifiques ont prévu de recycler ce déchet en le transformant plus tard en carburant conventionnel dans une station spécifique qui n’emploie que des sources d’énergie renouvelable. Selon leurs calculs, un camion consommant 1 kilo de carburant conventionnel produirait 3 kg de CO2 liquide et dont la transformation s’effectuerait sans pénalité énergétique.
Ce dispositif en forme de gros container qui a fait l’objet d’un brevet, fonctionnerait pour l’instant sur des véhicules de type poids lourds, des cars et même des bateaux, quel que soit le carburant utilisé. Les chercheurs espèrent améliorer leur procédé et miniaturiser leur système pour l’adapter aux voitures thermiques qui rouleront alors en quasi circuit fermé et grâce aux gaz à effet de serre.
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », expliquait en paraphrasant un philosophe de la Grèce antique, le père de la chimie moderne Antoine Laurent Lavoisier en mars 1789. Ses recherches sur le phénomène de la combustion dénommée aussi oxydation rapide ont permis un siècle plus tard à l’ingénieur allemand Rudolf Diesel, d’inventer un moteur dans lequel effectivement « rien ne se perd et tout se transforme », mais principalement en vapeurs toxiques. Le CO2, gaz à effet de serre, contribue largement au réchauffement de notre planète.
En Europe, les transports sont responsables de près de 30 % des émissions totales de dioxyde de carbone et 72 % de ces émanations proviennent exclusivement du transport routier. Mais bonne nouvelle ! Des chercheurs suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ont mis au point un nouveau procédé qui permet de capturer 90 % des émissions de gaz carbonique rejetées par les camions.
Technologies combinées
Le dispositif des chercheurs emploie plusieurs technologies. Les gaz sont d’abord récupérés directement du pot d’échappement du véhicule. Puis ils sont refroidis, l’eau qui est alors condensée est ainsi séparée des autres vapeurs. Pour isoler le CO2 de l’azote et de l’oxygène résiduels, le mélange volatile traverse des tubes d’adsorption à température modulée. Ces circuits de refroidissement sont tapissés de matériaux constitués d’un métal organique conçu spécialement pour ne capter que le dioxyde de carbone.
Une fois saturée en CO2, cette matière absorbante est chauffée afin d’extraire uniquement le gaz carbonique. Des turbocompresseurs à haute vitesse utilisant la chaleur du moteur compriment le CO2 pour le liquéfier. Il sera finalement stocké dans un réservoir placé au-dessus du toit de l’habitacle du conducteur.
Un recyclage en carburant conventionnel
Les scientifiques ont prévu de recycler ce déchet en le transformant plus tard en carburant conventionnel dans une station spécifique qui n’emploie que des sources d’énergie renouvelable. Selon leurs calculs, un camion consommant 1 kilo de carburant conventionnel produirait 3 kg de CO2 liquide et dont la transformation s’effectuerait sans pénalité énergétique.
Ce dispositif en forme de gros container qui a fait l’objet d’un brevet, fonctionnerait pour l’instant sur des véhicules de type poids lourds, des cars et même des bateaux, quel que soit le carburant utilisé. Les chercheurs espèrent améliorer leur procédé et miniaturiser leur système pour l’adapter aux voitures thermiques qui rouleront alors en quasi circuit fermé et grâce aux gaz à effet de serre.
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</itunes:subtitle><itunes:author xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Dominique Desaunay</itunes:author></item><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1839001</guid><link>http://www.rfi.fr/emission/20200104-deux-mille-vingt-toujours-plus-tech</link><author>Dominique Desaunay</author><title>Deux-mille-vingt et toujours plus de Tech - 04/01/2020 </title><description>Entre les grandes promesses de la 5G et celles de la « suprématie de l’informatique quantique », les enjeux de la Tech en 2020 et pour les 10 ans à venir engendreront fatalement de grandes batailles entre les géants mondiaux du numérique, les acteurs de la société civile et les États.</description><pubDate>Sat, 04 Jan 2020 03:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/202001/OK_Chr_Nouv_Techno_04-01-20_Deux-mille-vingt_et_toujours_plus_de_Tech.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">Bonne et heureuse année high-tech 2020 ! Qu’elle vous apporte votre lot de technologies merveilleuses, de numérique flamboyant.
Cependant, si l’avenir immédiat des innovations est facilement prévisible, celles qui nous accompagneront dans dix ans sont, en revanche, plus difficiles à présager.
Côté gadgets ? Hormis les enceintes connectées, pas de quoi fouetter un Smartphone cette année ! Toujours plus beaux, plus puissants, et sans doute bientôt tous pliables, la véritable révolution dans le domaine des télécoms se nomme la 5G qui va passer en 2020 du stade expérimental à celui de sa mise en service commerciale partout dans le monde.
Une 5G accessible à tous, qui promet de consulter en très haute définition et en temps réel des vidéos 4K ou 8K sur tous nos écrans, de se connecter facilement aux milliards d’objets intelligents que compte aujourd’hui la planète, d’accéder en direct aux dispositifs de la réalité virtuelle et augmentée. Une nouvelle génération de réseau télécom, capable de piloter sans erreur nos voitures autonomes, nos robots, nos usines automatiques… et qui générera au passage une infinitude d’informations dans un nuage informatique dématérialisé et dans des centres de données gigantesques.
L’analyse en profondeur de ces « données massives » est confiée aux programmes qualifiés par les chercheurs, « d’intelligents » au grand bénéfice de la science, de la santé, des loisirs, de l’économie, de l’éducation, du contrôle de l’environnement et du développement durable.
Mais une autre tendance de fond semble se profiler cette année, celle de l’étude comportementale des internautes. Les poids lourds du numérique scrutent déjà les données personnelles de leurs clients et les États surveillent leurs citoyens à l’aide des dispositifs de reconnaissance faciale.
Il serait peut-être grand temps alors de chiffrer nos correspondances. Et ça tombe bien ! D’ici à dix ans, nous verrons aussi apparaitre les premières clefs inviolables de cryptage grand public, qui fonctionneront sur les principes étranges de la physique quantique de l’infiniment petit.
Et peut-être assisterons-nous à la création prochaine d’un ordinateur fonctionnel plus performant que le plus puissant des supercalculateurs actuels, annoncent déjà certains ténors des grandes firmes de la high-tech, en devançant ainsi les prévisions des futurologues prudents en ce début 2020,qui n’ont pas osé prophétiser que cette technologie quantique puisse un jour devenir grand public.
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à  nouvelles.technologies@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Bonne et heureuse année high-tech 2020 ! Qu’elle vous apporte votre lot de technologies merveilleuses, de numérique flamboyant.
Cependant, si l’avenir immédiat des innovations est facilement prévisible, celles qui nous accompagneront dans dix ans sont, en revanche, plus difficiles à présager.
Côté gadgets ? Hormis les enceintes connectées, pas de quoi fouetter un Smartphone cette année ! Toujours plus beaux, plus puissants, et sans doute bientôt tous pliables, la véritable révolution dans le domaine des télécoms se nomme la 5G qui va passer en 2020 du stade expérimental à celui de sa mise en service commerciale partout dans le monde.
Une 5G accessible à tous, qui promet de consulter en très haute définition et en temps réel des vidéos 4K ou 8K sur tous nos écrans, de se connecter facilement aux milliards d’objets intelligents que compte aujourd’hui la planète, d’accéder en direct aux dispositifs de la réalité virtuelle et augmentée. Une nouvelle génération de réseau télécom, capable de piloter sans erreur nos voitures autonomes, nos robots, nos usines automatiques… et qui générera au passage une infinitude d’informations dans un nuage informatique dématérialisé et dans des centres de données gigantesques.
L’analyse en profondeur de ces « données massives » est confiée aux programmes qualifiés par les chercheurs, « d’intelligents » au grand bénéfice de la science, de la santé, des loisirs, de l’économie, de l’éducation, du contrôle de l’environnement et du développement durable.
Mais une autre tendance de fond semble se profiler cette année, celle de l’étude comportementale des internautes. Les poids lourds du numérique scrutent déjà les données personnelles de leurs clients et les États surveillent leurs citoyens à l’aide des dispositifs de reconnaissance faciale.
Il serait peut-être grand temps alors de chiffrer nos correspondances. Et ça tombe bien ! D’ici à dix ans, nous verrons aussi apparaitre les premières clefs inviolables de cryptage grand public, qui fonctionneront sur les principes étranges de la physique quantique de l’infiniment petit.
Et peut-être assisterons-nous à la création prochaine d’un ordinateur fonctionnel plus performant que le plus puissant des supercalculateurs actuels, annoncent déjà certains ténors des grandes firmes de la high-tech, en devançant ainsi les prévisions des futurologues prudents en ce début 2020,qui n’ont pas osé prophétiser que cette technologie quantique puisse un jour devenir grand public.
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à  nouvelles.technologies@rfi.fr</itunes:subtitle><itunes:author xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Dominique Desaunay</itunes:author></item><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1837062</guid><link>http://www.rfi.fr/emission/20191229-vers-synthetiseur-pensees</link><author>Dominique Desaunay</author><title>Vers un synthétiseur de pensées - 29/12/2019 </title><description>La plupart des recherches dans les laboratoires de neurosciences se concentrent sur le développement de systèmes informatiques permettant d’interfacer des cerveaux humains avec des ordinateurs.</description><pubDate>Sun, 29 Dec 2019 03:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201912/OK_Chr_Nouv_Techno_29-12-19_Synthetiseur_de_pensees.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">Récemment, des chercheurs américains avaient mis au point un programme d’intelligence artificielle permettant de « lire » et de vocaliser nos pensées en temps réel. Avec un taux de réussite de 75 %, les informations traitées par les cortex auditifs des cobayes humains et analysées par un algorithme étaient en direct vocalisées à l’aide d’un synthétiseur. L’équipe américaine de l'université de Californie, à San Francisco qui est à l’origine cette expérience, a présenté l’état d’avancement de ses recherches dans la prestigieuse revue Nature. 
Rappelons que la plupart des dispositifs capables d’interpréter nos pensées se compose d’un programme informatique sophistiqué analysant les données délivrées par une interface « cerveau-machine ». Certains de ces systèmes qui sont non-invasifs, c’est-à-dire sans implants chirurgicaux, utilisent, par exemple, des casques électroencéphalographes, également dénommés EEG. D’autres dispositifs, plus intrusifs, nécessitent une intervention au bloc opératoire pour implanter au cœur de notre matière grise, des électrodes afin de recueillir les signaux électrochimiques que génèrent nos caboches.
Les neuroscientifiques américains avaient plutôt choisi la voie du bistouri pour mener à bien leur expérience. Profitant des interventions pratiquées sur cinq patients atteints d’épilepsie, ils avaient implantés dans leur cerveau des électrodes, afin d’identifier les influx nerveux responsables de l'articulation des mots. Les fichiers audios délivrés par la machine, des phrases que prononçaient mentalement les opérés, ont donc été rendus publics. Ces voix de synthèse sont parfois assez fidèles aux textes prononcés silencieusement par les cobayes, consentants, convient-il de préciser. 
« Les signaux cérébraux liés aux mouvements de la parole sont en partie communs à tous les individus » s’enthousiasment aujourd’hui les scientifiques. Ils espèrent maintenant développer de nouvelles interfaces neuronales moins intrusives pour généraliser le procédé auprès de personnes, qui, suite à un accident vasculaire cérébral, sont incapables de communiquer avec leur entourage. Cette avancée majeure dans l’interprétation des signaux neurologiques permet, par ailleurs, d’envisager la conception à plus ou moins long terme de machines dotées du sens de la « télépathie ». Des technologiques qui existent pour l’instant à l’état embryonnaire, mais dont nous devrions peut-être déjà nous méfier ou alors, renoncer plus tard à ce qui nous restera de vie privée, quand nos pensées les plus intimes n’auront plus de secret. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Récemment, des chercheurs américains avaient mis au point un programme d’intelligence artificielle permettant de « lire » et de vocaliser nos pensées en temps réel. Avec un taux de réussite de 75 %, les informations traitées par les cortex auditifs des cobayes humains et analysées par un algorithme étaient en direct vocalisées à l’aide d’un synthétiseur. L’équipe américaine de l'université de Californie, à San Francisco qui est à l’origine cette expérience, a présenté l’état d’avancement de ses recherches dans la prestigieuse revue Nature. 
Rappelons que la plupart des dispositifs capables d’interpréter nos pensées se compose d’un programme informatique sophistiqué analysant les données délivrées par une interface « cerveau-machine ». Certains de ces systèmes qui sont non-invasifs, c’est-à-dire sans implants chirurgicaux, utilisent, par exemple, des casques électroencéphalographes, également dénommés EEG. D’autres dispositifs, plus intrusifs, nécessitent une intervention au bloc opératoire pour implanter au cœur de notre matière grise, des électrodes afin de recueillir les signaux électrochimiques que génèrent nos caboches.
Les neuroscientifiques américains avaient plutôt choisi la voie du bistouri pour mener à bien leur expérience. Profitant des interventions pratiquées sur cinq patients atteints d’épilepsie, ils avaient implantés dans leur cerveau des électrodes, afin d’identifier les influx nerveux responsables de l'articulation des mots. Les fichiers audios délivrés par la machine, des phrases que prononçaient mentalement les opérés, ont donc été rendus publics. Ces voix de synthèse sont parfois assez fidèles aux textes prononcés silencieusement par les cobayes, consentants, convient-il de préciser. 
« Les signaux cérébraux liés aux mouvements de la parole sont en partie communs à tous les individus » s’enthousiasment aujourd’hui les scientifiques. Ils espèrent maintenant développer de nouvelles interfaces neuronales moins intrusives pour généraliser le procédé auprès de personnes, qui, suite à un accident vasculaire cérébral, sont incapables de communiquer avec leur entourage. Cette avancée majeure dans l’interprétation des signaux neurologiques permet, par ailleurs, d’envisager la conception à plus ou moins long terme de machines dotées du sens de la « télépathie ». Des technologiques qui existent pour l’instant à l’état embryonnaire, mais dont nous devrions peut-être déjà nous méfier ou alors, renoncer plus tard à ce qui nous restera de vie privée, quand nos pensées les plus intimes n’auront plus de secret. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</itunes:subtitle><itunes:author xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Dominique Desaunay</itunes:author></item><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1836821</guid><link>http://www.rfi.fr/emission/20191228-vaches-5g-royaume-uni</link><author>Dominique Desaunay</author><title>Des vaches 5G au Royaume-Uni - 28/12/2019 </title><description>Télémédecine, internet des objets, voitures autonomes et applications de réalité augmentée, la future norme des réseaux mobiles qui entrera en vigueur en 2020, nous promet moins de latence dans les transmissions de données et un débit cinq à dix fois supérieur sur nos smartphones.</description><pubDate>Sat, 28 Dec 2019 03:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201912/OK_Chr_Nouv_Techno_28-12-19_Vaches_5_G.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">Rappelons que cette cinquième génération de réseau télécom s’appuiera en partie sur des ondes millimétriques appartenant à la bande des « extrêmement hautes fréquences ». Autrement plus élevées que celles employées aujourd’hui par le Wifi, elles permettront de transmettre en consommant moins d’énergie et sans temps de latence, de gros paquets de données sur nos Smartphones et autres objets connectés. Des performances contrebalancées par la portée réduite de ces ondes, qui sont sensibles, par exemple, aux variations de l’humidité dans l’air, contraignant alors les opérateurs à installer un très grand nombre d’antennes relais pour assurer la couverture du futur réseau.
Par ailleurs, de nouvelles puces pour décoder le signal devront équiper nos appareils mobiles. Mais le temps presse, car 2020 c’est demain ! Et les grandes manœuvres entre les opérateurs et équipementiers du monde entier se sont intensifiées, parfois sur fond d’espionnage industriel ou étatique, comme le démontre les affaires récentes impliquant la firme chinoise Huawei.
« Meuh non ! Nous n’avons pour l’instant constaté aucune friture sur la ligne ! » mugissent en cœur une cinquantaine de vaches laitières au Royaume-Uni, qui résident dans une ferme high-tech du côté de Shepton Mallet. Dignes représentantes la race des frisonnes, elles sont devenues sans le savoir, les reines des geeks avant tout le monde. Pour ces bovines privilégiées le futur est déjà dans le pré, les colliers connectés qui les équipent sont reliés en 5G à un réseau local privé qui a été installé par l’équipementier américain Cisco. Ce dispositif leur offre une totale liberté de mouvement. Ouverture automatique des portails de l’étable, robot de brossage personnel pour se refaire une beauté, distribution de fourrage à la demande ou encore la possibilité de choisir l’heure de la traite, les vaches de la 5G vont et viennent là où leurs sabots les mènent et au grès de leurs envies. « Nous testons la capacité du nouveau réseau à transmettre les données de nos capteurs beaucoup plus rapidement, sans passer par le PC de la ferme et une connexion Internet trop lente », argumentent les promoteurs du projet. Leur objectif est d’identifier de nouveaux usages pour ce très haut débit mobile et d’en faire bénéficier tout le milieu rural. 
Espérons toutefois que l’installation de la 5G en ville tiendra également les mêmes promesses, car si les futurs usagers sont déçus par ses performances, ils risquent alors de parodier une citation attribuée au journaliste et écrivain français de la Belle Époque, Alphonse Allais, en estimant peut-être « qu’on aurait dû construire les réseaux télécoms à la campagne car le débit y est plus sûr ». Si vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Rappelons que cette cinquième génération de réseau télécom s’appuiera en partie sur des ondes millimétriques appartenant à la bande des « extrêmement hautes fréquences ». Autrement plus élevées que celles employées aujourd’hui par le Wifi, elles permettront de transmettre en consommant moins d’énergie et sans temps de latence, de gros paquets de données sur nos Smartphones et autres objets connectés. Des performances contrebalancées par la portée réduite de ces ondes, qui sont sensibles, par exemple, aux variations de l’humidité dans l’air, contraignant alors les opérateurs à installer un très grand nombre d’antennes relais pour assurer la couverture du futur réseau.
Par ailleurs, de nouvelles puces pour décoder le signal devront équiper nos appareils mobiles. Mais le temps presse, car 2020 c’est demain ! Et les grandes manœuvres entre les opérateurs et équipementiers du monde entier se sont intensifiées, parfois sur fond d’espionnage industriel ou étatique, comme le démontre les affaires récentes impliquant la firme chinoise Huawei.
« Meuh non ! Nous n’avons pour l’instant constaté aucune friture sur la ligne ! » mugissent en cœur une cinquantaine de vaches laitières au Royaume-Uni, qui résident dans une ferme high-tech du côté de Shepton Mallet. Dignes représentantes la race des frisonnes, elles sont devenues sans le savoir, les reines des geeks avant tout le monde. Pour ces bovines privilégiées le futur est déjà dans le pré, les colliers connectés qui les équipent sont reliés en 5G à un réseau local privé qui a été installé par l’équipementier américain Cisco. Ce dispositif leur offre une totale liberté de mouvement. Ouverture automatique des portails de l’étable, robot de brossage personnel pour se refaire une beauté, distribution de fourrage à la demande ou encore la possibilité de choisir l’heure de la traite, les vaches de la 5G vont et viennent là où leurs sabots les mènent et au grès de leurs envies. « Nous testons la capacité du nouveau réseau à transmettre les données de nos capteurs beaucoup plus rapidement, sans passer par le PC de la ferme et une connexion Internet trop lente », argumentent les promoteurs du projet. Leur objectif est d’identifier de nouveaux usages pour ce très haut débit mobile et d’en faire bénéficier tout le milieu rural. 
Espérons toutefois que l’installation de la 5G en ville tiendra également les mêmes promesses, car si les futurs usagers sont déçus par ses performances, ils risquent alors de parodier une citation attribuée au journaliste et écrivain français de la Belle Époque, Alphonse Allais, en estimant peut-être « qu’on aurait dû construire les réseaux télécoms à la campagne car le débit y est plus sûr ». Si vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</itunes:subtitle><itunes:author xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Dominique Desaunay</itunes:author></item><item><guid isPermaLink="false">1_D142_1835014</guid><link>http://www.rfi.fr/emission/20191222-afrique-sud-programme-analyse-suricate</link><author>Dominique Desaunay</author><title>Afrique du Sud: un programme pour étudier les suricates - 22/12/2019 </title><description>Des chercheurs suisses ont mis au point un programme informatique pour analyser en détail les activités des animaux sauvages afin de mieux les protéger. Ce simulateur de comportement a été développé en partenariat avec le Centre de recherche Kalahari en Afrique du Sud et avec l’aide des suricates.</description><pubDate>Sun, 22 Dec 2019 03:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201912/OK_Chr_Nouv_Techno_22-12-19_Suricate.mp3" type="audio/mpeg" /><a10:content type="text">Cette petite bestiole au pelage brun-gris, dont les lointains ancêtres sont asiatiques, s'est peu à peu adaptée au climat sec du désert du Kalahari en Afrique du Sud. Les colonies de suricates vivent en groupes familiaux de cinq à 30 individus dans cette région semi-aride en se nichant dans des terriers. L’animal a la particularité de se dresser sur ses « papattes » de derrière, à la façon des ours, pour alerter ses congénères des attaques de chacals et de rapaces. Il se nourrit principalement d'insectes et autres petits animaux, comme des lézards ou même des scorpions, dont il raffole. Malgré des conditions d’existences difficiles, le suricate n’est pas inscrit au registre des espèces en voie de disparition, ce qui a interpelé les chercheurs suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et les biologistes de l’Université de Zurich.
Afin de mieux comprendre les facultés d’adaptation - ou leur absence - des animaux sauvages dans leur milieu naturel, les scientifiques ont développé un modèle informatique permettant de simuler toutes leurs activités quotidiennes. Pour réaliser ce logiciel d’analyse comportementale, ils avaient besoin d’une quantité phénoménale de données. Elles ont été obtenues sur place en récoltant les informations que délivraient les colliers bardés de capteurs portés par les suricates résidants aux alentours du Centre de recherche Kalahari en Afrique du Sud. Jusqu’à présent, les senseurs des biologistes ne permettaient pas de définir à quelles activités exactes correspondaient les signaux émis par leurs appareils. Une situation statique repérée par GPS, par exemple, ne distinguait pas si l’animal se reposait ou boulottait une proie. Le nouveau type d’accéléromètre qui équipe dorénavant les animaux fait le distinguo entre le repos, la vigilance, la course et la recherche de nourriture. Ces capteurs sont capables d’enregistrer l’inclinaison, l’accélération, les vibrations et les chocs que subissent les suricates lors de leurs déambulations.
Ces montagnes de données ont été analysées par un programme d’intelligence artificielle pour concevoir un nouveau modèle informatique basé sur des principes biomécaniques généraux, tels que la posture, la périodicité du mouvement et son intensité des activités physiques de son porteur. Ce programme de modélisation universel en quelque sorte, serait transposable à d’autres espèces actuellement menacées d’extinction, affirment les scientifiques. Pour mieux protéger, le système permettrait ainsi aux chercheurs et aux ONG de prendre les mesures en urgence qui s’imposent…Celles de sauver la faune sauvage avant qu’elle ne disparaisse de la surface de la Terre.
Vous avez des questions ou des suggestions ? Vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr</a10:content><itunes:subtitle xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd">Cette petite bestiole au pelage brun-gris, dont les lointains ancêtres sont asiatiques, s'est peu à peu adaptée au climat sec du désert du Kalahari en Afrique du Sud. Les colonies de suricates vivent en groupes familiaux de cinq à 30 individus dans cette région semi-aride en se nichant dans des terriers. L’animal a la particularité de se dresser sur ses « papattes » de derrière, à la façon des ours, pour alerter ses congénères des attaques de chacals et de rapaces. Il se nourrit principalement d'insectes et autres petits animaux, comme des lézards ou même des scorpions, dont il raffole. Malgré des conditions d’existences difficiles, le suricate n’est pas inscrit au registre des espèces en voie de disparition, ce qui a interpelé les chercheurs suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et les biologistes de l’Université de Zurich.
Afin de mieux comprendre les facultés d’adaptation - ou leur absence - des animaux sauvages dans leur milieu naturel, les scientifiques ont développé un modèle informatique permettant de simuler toutes leurs activités quotidiennes. Pour réaliser ce logiciel d’analyse comportementale, ils avaient besoin d’une quantité phénoménale de données. Elles ont été obtenues sur place en récoltant les informations que délivraient les colliers bardés de capteurs portés par les suricates résidants aux alentours du Centre de recherche Kalahari en Afrique du Sud. Jusqu’à présent, les senseurs des biologistes ne permettaient pas de définir à quelles activités exactes correspondaient les signaux émis par leurs appareils. Une situation statique repérée par GPS, par exemple, ne distinguait pas si l’animal se reposait ou boulottait une proie. Le nouveau type d’accéléromètre qui équipe dorénavant les animaux fait le distinguo entre le repos, la vigilance, la course et la recherche de nourriture. Ces capteurs sont capables d’enregistrer l’inclinaison, l’accélération, les vibrations et les chocs que subissent les suricates lors de leurs déambulations.
Ces montagnes de données ont été analysées par un programme d’intelligence artificielle pour concevoir un nouveau modèle informatique basé sur des principes biomécaniques généraux, tels que la posture, la périodicité du mouvement et son intensité des activités physiques de son porteur. Ce programme de modélisation universel en quelque sorte, serait transposable à d’autres espèces actuellement menacées d’extinction, affirment les scientifiques. Pour mieux protéger, le système permettrait ainsi aux chercheurs et aux ONG de prendre les mesures en urgence qui s’imposent…Celles de sauver la faune sauvage avant qu’elle ne disparaisse de la surface de la Terre.
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