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		<title>SeBaroudeur - Baroudes et Photos</title>
		<link>https://www.sebaroudeur.com/</link>
		<description>Première grande étape de ce voyage à vélo, Athènes ! J'hésite encore entre deux itinéraires. J'emprunterai majoritairement les "Eurovelo routes", un très chouette projet de routes cyclables au niveau européen. </description>
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		<dc:creator>sebaroudeur@gmail.com</dc:creator>
		<dc:rights>Copyright 2026</dc:rights>
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				<title>Journal de bivouac #3, en France</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/09/journal-de-bivouac-3-en-france</link>
				<description><![CDATA[<h1><span style="font-size:14px;">La photo :</span></h1>

<p>&nbsp;</p>
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<h1><span style="font-size:14px;">L&#39;histoire :</span></h1>
&nbsp;

<h6>Le 3&nbsp;septembre 2017, aux alentours de Hazebourck, France</h6>

<div><br />
En ce bel apr&egrave;s-midi de la fin de l&rsquo;&eacute;t&eacute;, je traverse f&eacute;brilement la fronti&egrave;re entre la Belgique et la France, au milieu de nulle part. Rien ne m&rsquo;indique vraiment que je suis de retour en terre promise, except&eacute; quelques panneaux de signalisation bien familiers. Me voil&agrave; enfin revenu dans mon beau pays, apr&egrave;s avoir baroud&eacute; deux ans sur les routes d&rsquo;Europe et d&rsquo;Asie. Je suis enthousiaste &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de pouvoir enfin m&rsquo;adresser aux passants dans ma langue natale, de pouvoir acheter des camemberts au lait cru &hellip; Et d&rsquo;enfin pouvoir faire la razzia dans les &ldquo;vraies&rdquo; boulangeries !<br />
<br />
Il fait beau, il fait doux, je roule en short et me perds volontairement dans le d&eacute;dale des routes communales de la campagne fran&ccedil;aise, bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; emprunter le chemin le moins court. C&rsquo;est une mani&egrave;re comme une autre de faire durer le plaisir du voyage. Mais d&eacute;j&agrave;, la p&eacute;nombre gagne et je dois trouver mon bivouac du jour. Gr&acirc;ce &agrave; mon exp&eacute;rience de voyageur aguerri, il m&rsquo;est maintenant assez ais&eacute; de d&eacute;busquer une jolie petite place pour y planter ma tente : j&rsquo;ai comme un radar interne qui me permet d&rsquo;imaginer les chemins cach&eacute;s derri&egrave;re les bosquets et de visualiser les bonnes situations derri&egrave;re les buissons. Je suis il est vrai fort aid&eacute; par les nombreux champs de ma&iuml;s &agrave; disposition. A cette &eacute;poque de l&rsquo;ann&eacute;e, ils attendent encore bien sagement que leur ma&icirc;tre vienne les moissonner. J&rsquo;en choisi un, un peu au hasard, et d&eacute;bouche sur petit un bout carr&eacute; de pelouse fra&icirc;chement tondu. J&rsquo;appr&eacute;cie particuli&egrave;rement ce moment, o&ugrave; je me mets &agrave; la recherche du spot de camping providentiel : c&rsquo;est le petit bonheur du soir quotidien dont je ne me lasse pas.<br />
<br />
La nuit est bien fra&icirc;che, largement humide, mais cela ne m&rsquo;emp&ecirc;che pas de dormir comme un loir. Au petit matin, la bonne surprise : j&rsquo;ai &eacute;lu domicile en mitoyennet&eacute; d&rsquo;une abondante r&eacute;serve de m&ucirc;res ! Les buissons hexagonaux regorgent de satisfactions. Bizarrement, ni en Belgique, ni en Hollande, je n&rsquo;ai pu t&acirc;ter du d&eacute;licieux fruit de ronce. Et pourtant, c&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; la saison l&agrave;-bas, et le climat y est favorable. N&rsquo;y aurait-il pas chez eux assez de place pour la plante &agrave; barbel&eacute;s ? Je ne boude pas mon plaisir et apr&egrave;s avoir bien garni mon estomac dans le cadre d&rsquo;un copieux petit d&eacute;jeuner, je remplis &agrave; ras bord mes tupperwares dans l&rsquo;optique d&rsquo;agr&eacute;menter mon futur d&eacute;jeuner. Ce fut alors l&rsquo;occasion de tenter une merveilleuse exp&eacute;rience culinaire : un sandwich baguette-jambon-camembert-m&ucirc;res. Un v&eacute;ritable d&eacute;lice gustatif, r&eacute;p&eacute;t&eacute; tout autant que je puisse cueillir la d&eacute;licate baie sauvage &hellip; Ce casse-dalle improbable deviendra finalement le symbole de mes premiers coups de p&eacute;dales du retour en France.</div>
<br style="color: rgb(5, 5, 5); font-family: &quot;Segoe UI Historic&quot;, &quot;Segoe UI&quot;, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);" />
<span style="color: rgb(5, 5, 5); font-family: &quot;Segoe UI Historic&quot;, &quot;Segoe UI&quot;, Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Lire plus :&nbsp;</span><span style="font-family: &quot;Segoe UI Historic&quot;, &quot;Segoe UI&quot;, Helvetica, Arial, sans-serif; color: rgb(5, 5, 5); font-size: 15px; background-color: rgb(255, 255, 255);"><a class="oajrlxb2 g5ia77u1 qu0x051f esr5mh6w e9989ue4 r7d6kgcz rq0escxv nhd2j8a9 nc684nl6 p7hjln8o kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x jb3vyjys rz4wbd8a qt6c0cv9 a8nywdso i1ao9s8h esuyzwwr f1sip0of lzcic4wl gpro0wi8 py34i1dx" href="http://www.sebaroudeur.com/voyage-velo/france/lhomme-qui-murmurait-a-loreille-des-vaches?fbclid=IwAR0Dw5vVqHQnPL7Qg3qYGtMxPTYbObViXoa4RvBvp98ZbE2uAARzqNy4k7M" rel="nofollow noopener" role="link" style="cursor: pointer; text-decoration-line: none; outline: none; list-style: none; border-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; padding: 0px; margin: 0px; touch-action: manipulation; background-color: transparent; text-align: inherit; display: inline; -webkit-tap-highlight-color: transparent; box-sizing: border-box; font-family: inherit;" tabindex="0" target="_blank">http://www.sebaroudeur.com/.../lhomme-qui-murmurait-a...</a></span>]]></description>
								<pubDate>Fri, 16 Sep 2022 06:28:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/09/journal-de-bivouac-3-en-france</guid>
				<category>France</category>
			</item>
					<item>
				<title>Journal de bivouac #2, au Japon</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/08/journal-de-bivouac-2-au-japon</link>
				<description><![CDATA[<h1><span style="font-size:14px;">La photo :</span></h1>
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<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/073187a25d5d782/600" width="600" />
<h1><span style="font-size:14px;">L&#39;histoire :</span></h1>
&nbsp;

<h6>Le 16 mai 2016, &agrave; Matsumoto Ikedacho Matsuo, Japon.</h6>
<br />
J&#39;entame ma progression dans la vall&eacute;e secr&egrave;te d&rsquo;Iya, &agrave; Shikoku, la plus petite des 4 &icirc;les principales japonaises. Me voil&agrave; &agrave; grimper une route juste assez large pour une voiture, &agrave; flanc de montagne, serpentant dans une for&ecirc;t de conif&egrave;res luxuriante. Il ne faut pas avoir le vertige ! Jadis, ce fut l&rsquo;endroit qu&rsquo;a choisi le clan Heike pour se cacher apr&egrave;s sa d&eacute;b&acirc;cle face au clan Minamoto. Un lieu recul&eacute;, emprunt de myst&egrave;re. Le d&eacute;cor m&#39;envo&ucirc;te. C&rsquo;est comme si on m&rsquo;observait, au loin, derri&egrave;re cet arbre, ce fourr&eacute;. Je soup&ccedil;onne un regard curieux mais bienveillant. On essaye de p&eacute;n&eacute;trer mon esprit, de d&eacute;masquer mes intentions.&nbsp;<strong>C&rsquo;est peut-&ecirc;tre le Kodama.</strong>&nbsp;On m&rsquo;en avait parl&eacute;. Il est notamment &eacute;voqu&eacute; dans les films de Miyasaki, dont l&rsquo;excellent Princesse Mononoke. Le Kodama, c&rsquo;est l&rsquo;esprit de la for&ecirc;t. Peut-&ecirc;tre s&#39;int&eacute;resse-t-il maintenant &agrave; ce modeste voyageur qui s&rsquo;aventure sur ses terres. J&rsquo;ai l&rsquo;intuition qu&rsquo;il m&rsquo;offre sa protection.<br />
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En un coup de vent, cette sensation de s&eacute;curit&eacute; se volatilise.&nbsp;<strong>Changement soudain d&rsquo;ambiance.</strong>&nbsp;L&rsquo;air se charge d&rsquo;humidit&eacute;. L&rsquo;obscurit&eacute; gagne anormalement du terrain. Les nuages se font mena&ccedil;ants. Le Kodama essaye-t-il de me pr&eacute;venir d&rsquo;un danger ? Je redouble d&rsquo;attention. Je me souviens alors que mon appli m&eacute;t&eacute;o m&rsquo;annon&ccedil;ait depuis quelques jours un terrible orage. Ces pr&eacute;visions sont le plus souvent &agrave; prendre avec des pincettes. Je passe parfois entre les gouttes, comme je peux me retrouver au c&oelig;ur de la temp&ecirc;te. Pour affiner le pronostic, mon meilleur alli&eacute;, c&rsquo;est le ciel. C&rsquo;est lui qui m&rsquo;indique le moment fatidique.<br />
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<strong>J&rsquo;estime alors mon sursis &agrave; 1 heure avant l&rsquo;arriv&eacute;e du d&eacute;luge.</strong>&nbsp;Le hic, c&rsquo;est que je suis coinc&eacute; sur cette route qui ne m&rsquo;offre ni abri, ni repli. Je consulte mon GPS : en amont, il y a la possibilit&eacute; d&rsquo;un village, &agrave; dix kilom&egrave;tres de grimpette &hellip; Pas s&ucirc;r de pouvoir y arriver &agrave; temps, ou m&ecirc;me d&rsquo;y trouver un refuge. Je r&eacute;fl&eacute;chis. 10 km en aval, &agrave; rebrousse chemin, je me souviens avoir rep&eacute;r&eacute; une construction b&eacute;tonn&eacute;e sur le bord de la route, une sorte d&rsquo;observatoire couvert. Pour le rejoindre, &ccedil;a descend : je suis assur&eacute; d&rsquo;y arriver avant le d&eacute;but des hostilit&eacute;s. Cet orage, je le pressens, c&rsquo;est du costaud, je ne peux pas me permettre de me faire cueillir comme &ccedil;a.<br />
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Quelques coups de p&eacute;dales plus tard, j&rsquo;y arrive enfin. Mais le temps presse. Je dois tout d&rsquo;abord gravir les nombreuses marches qui me s&eacute;parent de la plateforme. Je d&eacute;barrasse &agrave; la h&acirc;te mon v&eacute;lo de tout son mat&eacute;riel afin de pouvoir le porter &agrave; l&rsquo;&eacute;paule. Les premi&egrave;res gouttelettes tombent d&eacute;j&agrave;. Je prends rapidement la d&eacute;cision de monter ma tente. Je pousse des tables de picnic, d&eacute;balle mes affaires, &eacute;tale mon gourbi. Le sol en dur ne me permet pas de planter de sardines, alors je leste avec mes sacoches et quelques bouts de parpaings trouv&eacute;s ici et l&agrave;. Un montage pas tr&egrave;s orthodoxe mais efficace. Cela suffira. De toutes mani&egrave;res, ce n&rsquo;est plus le moment de tergiverser :&nbsp;<strong>le d&eacute;ferlement a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute;, employant toutes ses forces dans la bataille.</strong>&nbsp;L&rsquo;horizon est bouch&eacute;, c&rsquo;est comme si une cascade d&rsquo;eau passait au-dessus de ma t&ecirc;te. A ce moment, je suis bien heureux et soulag&eacute; d&rsquo;avoir trouv&eacute; ce toit. L&rsquo;intensit&eacute; pluviom&eacute;trique ne faiblit pas, bien au contraire. L&rsquo;eau n&rsquo;est plus suffisamment &eacute;vacu&eacute;e et se rapproche inexorablement de l&rsquo;emplacement de ma tente. Le contact est imminent. Je cherche alors &agrave; s&eacute;curiser la protection de mes affaires les plus hydrophobes : mes papiers et mon &eacute;quipement &eacute;lectronique. Mais bon, quelque part, je mesure d&eacute;j&agrave; la chance incroyable d&rsquo;avoir cette planque, et je n&rsquo;ose m&ecirc;me pas imaginer la gal&egrave;re si j&rsquo;avais d&ucirc; affronter seul avec ma Gore-tex ce d&eacute;chainement de la nature &hellip; Je pense au Kodama, mon protecteur, le remercie de m&rsquo;avoir pr&eacute;venu. Sans son intervention, je n&rsquo;aurais peut-&ecirc;tre pas &eacute;t&eacute; aussi attentif aux signes avant-coureur de ce d&eacute;luge.<br />
<br />
J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;il m&rsquo;appelle &hellip; Je tends l&rsquo;oreille, mais n&rsquo;entends que le bruit de l&rsquo;eau claquant contre le b&eacute;ton. En me concentrant, je distingue un murmure, &eacute;loign&eacute;. C&rsquo;est comme si on diminuait le son de la pluie pour me le laisser entendre &hellip; Ah, mais &ccedil;a y est, la pluie perd en intensit&eacute;. Le d&eacute;luge se transforme en averse, et le niveau de l&rsquo;eau se stabilise. Je suis sauv&eacute; ! Ma tente restera au sec cette nuit,&nbsp;<strong>je peux dormir en paix.</strong><br />
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Le lendemain matin, je savoure le calme environnant et prends le petit d&eacute;jeuner tout en d&eacute;couvrant les beaut&eacute;s naturelles qui s&rsquo;offrent &agrave; moi.&nbsp;<strong>La brume peu &agrave; peu se l&egrave;ve</strong>&nbsp;et me r&eacute;v&egrave;le la splendeur de la vall&eacute;e, qui m&rsquo;aura livr&eacute; une partie de son secret. En revanche, je garderai pour moi ce que m&rsquo;a chuchot&eacute; &agrave; l&rsquo;oreille l&rsquo;esprit de la for&ecirc;t. Je dirai juste qu&rsquo;il est bon de savoir qu&rsquo;il y a toujours quelqu&rsquo;un de bienveillant qui nous prot&egrave;ge, o&ugrave; que l&rsquo;on aille.<br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d3b7b64ff4e383d/433" width="433" /><br />
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Lire plus :&nbsp;<a href="https://www.sebaroudeur.com/voyage-velo/japon/le-voyageur-perseverant">https://www.sebaroudeur.com/voyage-velo/japon/le-voyageur-perseverant</a>]]></description>
								<pubDate>Tue, 16 Aug 2022 19:41:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/08/journal-de-bivouac-2-au-japon</guid>
				<category>Japon</category>
			</item>
					<item>
				<title>Journal de bivouac #1, en Mongolie</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/07/journal-de-bivouac-1-en-mongolie</link>
				<description><![CDATA[<h1><span style="font-size: 13px;">La photo&nbsp;:</span></h1>
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<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6f0e5476a2204e1/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px;" width="650" /><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4f7b05263688bff/650" width="650" />
<h1><span style="font-size: 13px;">L&#39;histoire&nbsp;:</span></h1>
&nbsp;

<h6><span class="d2edcug0 hpfvmrgz qv66sw1b c1et5uql oi732d6d ik7dh3pa ht8s03o8 a8c37x1j fe6kdd0r mau55g9w c8b282yb keod5gw0 nxhoafnm aigsh9s9 d3f4x2em iv3no6db jq4qci2q a3bd9o3v b1v8xokw oo9gr5id" dir="auto">Le 21 ao&ucirc;t 2016, en Mongolie.</span></h6>
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<span class="d2edcug0 hpfvmrgz qv66sw1b c1et5uql oi732d6d ik7dh3pa ht8s03o8 a8c37x1j fe6kdd0r mau55g9w c8b282yb keod5gw0 nxhoafnm aigsh9s9 d3f4x2em iv3no6db jq4qci2q a3bd9o3v b1v8xokw oo9gr5id" dir="auto">Cela fait d&eacute;j&agrave; un bon mois que je sillonne les pistes. A ce moment-l&agrave; de l&rsquo;aventure, mes chaotiques et timides premiers coups de p&eacute;dales mongoles me semblent d&eacute;j&agrave; bien loin, tant le p&eacute;riple a &eacute;t&eacute; riche d&rsquo;enseignements. Je ne me sens plus perdu dans l&#39;immensit&eacute; des steppes, et me suis impr&eacute;gn&eacute; peu &agrave; peu de l&rsquo;esprit des nomades. La Mongolie, c&rsquo;est la premi&egrave;re contr&eacute;e o&ugrave; je n&rsquo;ai pas &agrave; expliquer pourquoi diable je dors dans une tente. Ici, personne ne me prend pour un fou. Et m&ecirc;me bien plus que &ccedil;a : je suis potentiellement un des leurs.<br />
<br />
Je suis maintenant sur le retour et me dirige lentement vers Oulan-Bator. Plus on se rapproche de la capitale, plus on trouve des routes bitum&eacute;es, plus rapides, plus pratiques, plus confortables. C&rsquo;est tentant, mais beaucoup moins aventureux qu&rsquo;un inattendu chemin de terre ! Quand on roule sur l&rsquo;asphalte, on se convertit en spectateur &eacute;merveill&eacute; par la beaut&eacute; des paysages qui d&eacute;filent, comme un visiteur au mus&eacute;e qui admire une jolie peinture. Mais d&egrave;s lors lorsqu&rsquo;on s&rsquo;engage sur une piste, c&rsquo;est comme si on rentrait &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du tableau. Apr&egrave;s tout, je suis venu visiter la Mongolie, pas le Louvre ! Alors, lorsque ma curiosit&eacute; est piqu&eacute;e par ce point &ldquo;remarquable&rdquo; indiqu&eacute; sur ma carte, l&agrave;-bas au loin, au pied de cette myst&eacute;rieuse montagne, je ne me fais pas prier pour m&#39;&eacute;loigner du chemin le plus court.</span><br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/13e2f2e92f558ca/650" width="650" /><br />
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<span class="d2edcug0 hpfvmrgz qv66sw1b c1et5uql oi732d6d ik7dh3pa ht8s03o8 a8c37x1j fe6kdd0r mau55g9w c8b282yb keod5gw0 nxhoafnm aigsh9s9 d3f4x2em iv3no6db jq4qci2q a3bd9o3v b1v8xokw oo9gr5id" dir="auto">Je progresse d&egrave;s lors dans le parc national du Kh&ouml;gn&ouml; Khan (ou Khugnu Tarna). Un lieu se caract&eacute;risant par la richesse et la diversit&eacute; de ses paysages. Ce sont tout d&rsquo;abord de majestueuses dunes de sable qui m&#39;accueillent, pour ensuite laisser la place &agrave; une sorte de v&eacute;g&eacute;tation semi-aride dense et touffue, tr&egrave;s diff&eacute;rente de ce que j&rsquo;ai pu foul&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent dans les steppes. Mais dieu, je n&rsquo;imaginais pas cette montagne aussi lointaine ! Ma progression est lente et difficile. En Mongolie, chaque exploration se paye en litres de sueur et de larmes.</span><br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/133c2282c99057a" style="height: 433px; width: 650px;" /><br />
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<span class="d2edcug0 hpfvmrgz qv66sw1b c1et5uql oi732d6d ik7dh3pa ht8s03o8 a8c37x1j fe6kdd0r mau55g9w c8b282yb keod5gw0 nxhoafnm aigsh9s9 d3f4x2em iv3no6db jq4qci2q a3bd9o3v b1v8xokw oo9gr5id" dir="auto">J&rsquo;arrive finalement &agrave; destination. Je d&eacute;couvre alors un endroit magique, atypique, un oasis verdoyant flanqu&eacute; au bord de la montagne. La v&eacute;g&eacute;tation y est luxuriante, il y a de nombreux arbres, me fournissant une ombre bien trop pr&eacute;cieuse et rare dans cette contr&eacute;e. C&rsquo;est le d&eacute;but de l&rsquo;apr&egrave;s-midi, il fait chaud et j&rsquo;ai &eacute;puis&eacute; la plus grande partie de mes r&eacute;serves d&rsquo;eau. Au loin, une silhouette, que j&rsquo;alpague gentiment. J&rsquo;esp&egrave;re pouvoir lui demander des indications sur un endroit o&ugrave; remplir mes gourdes. Il s&rsquo;approche : je constate tout d&rsquo;abord que mon homme n&rsquo;est pas un mongole. Il se rapproche encore, je devine un occidental. Je balbutie quelques phrases en anglais contenant le mot &ldquo;water&rdquo;, et j&rsquo;entends en retour dans un fran&ccedil;ais impeccable qu&rsquo;il serait heureux de pourvoir &agrave; mes besoins.</span><br />
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<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/11b7d8f6bb0900c/650" width="650" /><br />
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<span class="d2edcug0 hpfvmrgz qv66sw1b c1et5uql oi732d6d ik7dh3pa ht8s03o8 a8c37x1j fe6kdd0r mau55g9w c8b282yb keod5gw0 nxhoafnm aigsh9s9 d3f4x2em iv3no6db jq4qci2q a3bd9o3v b1v8xokw oo9gr5id" dir="auto">Voici Ren&eacute;. Un personnage. Fran&ccedil;ais, mari&eacute; &agrave; un mongole d&rsquo;Oulan Bator. Il estive chaque ann&eacute;e ici, seul, &agrave; exp&eacute;rimenter la permaculture dans cet endroit recul&eacute; de la Terre. Il l&rsquo;a choisi pour son microclimat favorable et la proximit&eacute; d&rsquo;une source d&rsquo;eau pure. Son but avou&eacute; : promouvoir la culture de l&eacute;gumes biologiques en Mongolie pour permettre aux locaux de varier leur alimentation et diversifier leurs sources de revenu. Un combat pas vraiment gagn&eacute; d&rsquo;avance, mais il n&rsquo;est pas du genre &agrave; baisser les bras devant l&rsquo;adversit&eacute;. Un vrai caract&egrave;re de nomade ! Avec lui, j&rsquo;apprends que ce lieu est hautement sacr&eacute;, et que le point indiqu&eacute; sur ma carte est en fait l&rsquo;ancien monast&egrave;re Ovgon Khiid, qui fut le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;une sanglante ex&eacute;cution de moines. Aujourd&rsquo;hui encore, c&rsquo;est un lieu de p&egrave;lerinage. Je passe quelques heures avec Ren&eacute;, bien heureux de pouvoir m&rsquo;entretenir avec un compatriote apr&egrave;s ces quelques jours de solitude. Nous parlons de tout et de rien, mais toujours des sujets les plus s&eacute;rieux au monde. Entre l&eacute;gendes locales et passions personnelles, il me livre sa vision du monde et les secrets de son lieu de vie. J&rsquo;apprends au passage que cette montagne abrite une meute de loups, qu&rsquo;il n&rsquo;a entrevu que tr&egrave;s rarement mais entend r&eacute;guli&egrave;rement : l&rsquo;animal fuit g&eacute;n&eacute;ralement la pr&eacute;sence humaine et la plupart du temps, lui nous voit bien avant que nous puissions le voir &hellip;</span><br />
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<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/1cf6b0b433964a1/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px;" width="650" /><br />
<br />
<span class="d2edcug0 hpfvmrgz qv66sw1b c1et5uql oi732d6d ik7dh3pa ht8s03o8 a8c37x1j fe6kdd0r mau55g9w c8b282yb keod5gw0 nxhoafnm aigsh9s9 d3f4x2em iv3no6db jq4qci2q a3bd9o3v b1v8xokw oo9gr5id" dir="auto">Le moment est venu pour moi de reprendre la route, apr&egrave;s cette pause enchanteresse qui m&rsquo;aura fait prendre conscience de la valeur hautement symbolique du site. Je quitte Ren&eacute; charg&eacute; d&rsquo;un tr&eacute;sor compos&eacute; de quelques tomates bio bien juteuses et de nombreuses histoires &agrave; me rem&eacute;morer. Il me tarde de retrouver la piste sauvage, puis de trouver mon bivouac du jour. Je contourne la montagne par sa face sud-est dans le but de me mettre &agrave; l&rsquo;abri du vent fort qui vient de se lever. Je profite finalement de cette providentielle formation rocheuse (voir photo), qui fera office de paroi id&eacute;ale contre les aliz&eacute;es du soir. Me voil&agrave; bien install&eacute;, avec vue imprenable sur la montagne sacr&eacute;e. Je repense &agrave; cette &eacute;tape, &agrave; cette rencontre improbable, &agrave; ces chemins de bravoure. Je laisse les l&eacute;gendes se distiller dans mon imaginaire et m&rsquo;abandonne peu &agrave; peu &agrave; la charge all&eacute;gorique de ce lieu magique. Finalement, je d&eacute;cide de conclure cette journ&eacute;e fantastique par le soleil du juste. Je suis maintenant bien blotti au fond de mon duvet et ne lutte plus contre la fatigue &hellip; Mes songes se perdent progressivement dans les mythes enfouis du mont Khugnu Tarna. Au c&oelig;ur de la nuit, j&rsquo;entends au loin, dans un demi-sommeil embrum&eacute;, le hurlement du loup. Je n&rsquo;ai pas peur, je me sens m&ecirc;me en s&eacute;curit&eacute;. Au fond de moi, je sens que la montagne dont il est l&rsquo;animal protecteur lui a donn&eacute; la charge de veiller sur moi. Je peux me rendormir paisiblement &hellip; Au petit matin, je suis toujours l&agrave;, plus vivant que jamais, et je me dis que peut-&ecirc;tre, tout ceci n&rsquo;&eacute;tait finalement qu&rsquo;un doux r&ecirc;ve.</span><br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/37c496291e36054/650" width="650" />]]></description>
								<pubDate>Sun, 24 Jul 2022 16:24:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/07/journal-de-bivouac-1-en-mongolie</guid>
				<category>Mongolie</category>
			</item>
					<item>
				<title>Série &amp;quot;Happy Expats&amp;quot;, portrait n°4</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/04/serie-happy-expats-portrait-n4</link>
				<description><![CDATA[Nagoya, Japon, mai 2016 : je fais la rencontre de Patrice par l&#39;interm&eacute;diaire de Warmshowers.org, le site qui met en relation des voyageurs &agrave; v&eacute;lo et des personnes d&eacute;sireuses de les h&eacute;berger pour une nuit (ou plus). Ce fut un excellent souvenir. Le soir, elle m&#39;invita avec un de ses amis expat dans un &quot;isakaya&quot;, un restaurant typiquement japonais o&ugrave; se retrouve le plus souvent les coll&egrave;gues de boulot pour des afterworks. La particularit&eacute; de ce lieu (je ne sais pas si c&#39;est propre &agrave; tous les izakayas ou seulement &agrave; celui-ci), c&#39;est que tout y est &agrave; volont&eacute; (y compris les boissons alcoolis&eacute;es), mais seulement pendant un laps de temps d&eacute;fini (1h, 2h ...). Inutile de pr&eacute;ciser que je me suis fait p&eacute;ter le bide, en bon cyclocampeur affam&eacute; en qu&ecirc;te de calorie pour la suite de l&#39;aventure.&nbsp;<br />
<br />
J&#39;ai trouv&eacute; Patrice particuli&egrave;rement &agrave; l&#39;aise dans sa nouvelle ville d&#39;adoption, et j&#39;ai donc d&eacute;cid&eacute; de lui soumettre les 3 petites questions de ma s&eacute;rie &quot;Happy Expat&quot; :<br />
&nbsp;
<div>1. Patrice, comment es-tu arriv&eacute;e &agrave; Nagoya ?</div>

<div>&nbsp;</div>

<div>Apr&egrave;s avoir enseign&eacute; sur le Japon&nbsp;pendant 16 ans aux &Eacute;tats-Unis, j&#39;ai d&eacute;cid&eacute; de vivre ici 2 ans environ. Gr&acirc;ce &agrave; mes contacts, j&#39;ai &eacute;t&eacute; nomm&eacute; &agrave; un poste d&#39;enseignante &agrave; Nagoya. Mon visa et mes conditions de vie faisaient partie du placement. Cependant, une fois sur place, j&#39;ai trouv&eacute; que j&#39;adorais cet endroit.</div>

<div>&nbsp;</div>

<div>2. Qu&#39;est-ce qui t&#39;a d&eacute;cid&eacute; &agrave; rester ?</div>

<div>&nbsp;</div>

<div>&nbsp; J&#39;aime mon travail et j&#39;aime les gens. Le niveau de vie y est &eacute;lev&eacute;, les soins de sant&eacute; sont incroyables, propres / s&ucirc;rs et je profite des 4 saisons.</div>

<div>&nbsp;</div>

<div>3. Qu&#39;est-ce qui fait selon toi de Nagoya l&#39;endroit id&eacute;al ?</div>

<div>&nbsp;</div>

<div>Id&eacute;al est un mot fort, mais je pense que Nagoya me convient. C&#39;est une grande ville mais ressemble en fait &agrave; une petite ville. Il y a peu d&#39;&eacute;trangers, donc je re&ccedil;ois beaucoup de gentillesse. Nagoya est une ville tr&egrave;s facile &agrave; vivre et &agrave; travailler. C&#39;est chez moi.<br />
<br />
<em>En anglais :&nbsp;</em><br />
<br />
1. Patrice, how did you arrive in Nagoya ?<br />
<br />
After teaching about Japan for 16 years in the USA, I decided to live here maybe 2 years.&nbsp; Through my contacts, I was appointed to a teaching job in Nagoya.&nbsp; My visa, and living arrangements were part of the placement. However, once I was adjusted, I found that I loved this place.&nbsp;<br />
<br />
2. What made you decide to stay?<br />
<br />
&nbsp;I enjoy my work and I love the people.&nbsp; The standard of living is high, health care amazing, clean/ safe and I enjoy 4 seasons.&nbsp;&nbsp;<br />
<br />
3. What do you think Nagoya is the ideal place?<br />
<br />
Ideal is a strong word, but I do think Nagoya suits me.&nbsp; It is a big city but actually feels much like a small town.&nbsp; There are few foreigners, so I receive a great deal of kindness.&nbsp; Nagoya is a very easy city to live and work in.&nbsp; It&rsquo;s home.<br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/eb1c2af5965ca67" style="height: 433px; width: 650px;" /><br />
<br />
Sur la photo, c&#39;est Patrice qui est &agrave; droite. Et en arri&egrave;re plan de cette photo, on peut apercevoir la devanture du restaurant izakaya ;)<br />
<br />
Pr&eacute;c&eacute;dent volet : <a href="https://www.sebaroudeur.com/voyage-velo/reportages/serie-happy-expats-portrait-n3">Jo, Hano&iuml;</a></div>]]></description>
								<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 17:49:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2022/04/serie-happy-expats-portrait-n4</guid>
				<category>Reportages</category>
			</item>
					<item>
				<title>Série &amp;quot;Happy Expats&amp;quot;, portrait n°3</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2020/04/serie-happy-expats-portrait-n3</link>
				<description><![CDATA[<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-family: Arial; font-size: 11pt; white-space: pre-wrap;">En Mars 2016, je rencontrais Yohan &agrave; Istanbul. Nous &eacute;changeons alors nos exp&eacute;riences de cyclocampeurs &hellip; Il me parle avec entrain de son exp&eacute;rience &agrave; Hano&iuml;, au Vietnam, qui me semble &ecirc;tre le lieu tout indiqu&eacute; pour effectuer un s&eacute;jour prolong&eacute;. Ses atouts : une ville cosmopolite, des loyers peu chers,une cuisine locale excellente et quelques v&eacute;locistes s&eacute;rieux sur place pour s&rsquo;occuper de l&rsquo;entretien de mon v&eacute;lo.&nbsp;</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Me voyant int&eacute;ress&eacute;, il me donne le contact d&#39;un ami rest&eacute; sur place : c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;au mois de septembre 2016 je rencontrais Jo (Jonathan), un gar&ccedil;on au grand coeur qui est tr&egrave;s vite devenu mon ami. Il m&rsquo;a tout de suite donner les cl&eacute;s pour commencer &agrave; appr&eacute;cier une ville qui au premier abord me paraissait plut&ocirc;t hostile. Son exp&eacute;rience et sa gouaille ont guid&eacute; mes premiers pas dans la capitale vietnamienne. C&rsquo;est gr&acirc;ce &agrave; lui que j&rsquo;ai pu m&rsquo;approprier ce lieu, convertir cette jungle urbaine fr&eacute;n&eacute;tique en une abondance de petits coins bucoliques.</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Ce qui lie Jo &agrave; Hano&iuml; est digne d&rsquo;un roman sentimental. Une histoire d&rsquo;amour qui m&ecirc;le s&eacute;parations difficiles et retrouvailles exaltantes. Du r&eacute;cit de ses aventures, je retiens surtout sa d&eacute;termination &agrave; s&rsquo;am&eacute;liorer en tant que personne et sa d&eacute;bauche d&rsquo;&eacute;nergie pour aller de l&rsquo;avant quoi qu&rsquo;il arrive.</span></span><span style="font-size: 13px;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"> </span></span><span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">C&rsquo;est avec un tr&egrave;s grand plaisir que je vous pr&eacute;sente le 3e volet de ma mini-s&eacute;rie &ldquo;Happy Expat&rdquo; :</span></span><br />
<br />
<span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438" style="font-size: 13px;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Jo est n&eacute; </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 14.6667px; white-space: pre-wrap;">&agrave; Bruxelles </span><span style="font-size: 13px;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">il y a une trentaine d&#39;ann&eacute;es et a pass&eacute; la majeure partie de son adolescence &agrave; Mons en Belgique ...</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><strong><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Seb : Comment as-tu atterri &agrave; Hano&iuml; ?</span></span></strong></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Jo : C&rsquo;est une longue histoire :)</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">A la base, je suis venu en Asie pour apprendre &hellip; l&rsquo;anglais ! Mon souhait initial &eacute;tait de me rendre en Australie mais mon niveau linguistique n&rsquo;&eacute;tait pas suffisant. Avant de partir, j&rsquo;ai du batailler contre mon p&egrave;re qui voulait que je garde mon boulot &agrave; Belgacom (principal op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;phonique en Belgique). Pour lui, cela repr&eacute;sentait la s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;emploi.&nbsp;</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Je voulais aussi tenter l&rsquo;exp&eacute;rience dans l&rsquo;humanitaire : je trouve finalement une mission du c&ocirc;t&eacute; de Halong Bay, dans le nord du Vietnam (septembre 2014). Une fois sur place, j&rsquo;ai tout d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; surpris par le c&ocirc;t&eacute; indisciplin&eacute; des locaux. Je m&rsquo;imaginais alors qu&rsquo;on vivait partout en Asie comme on vit au Japon !</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Cette exp&eacute;rience dans l&rsquo;humanitaire fut un v&eacute;ritable fiasco. On m&rsquo;avait propos&eacute; un poste de prof de sport, mais en arrivant l&agrave;-bas je me retrouve coinc&eacute; &agrave; faire le prof d&rsquo;anglais (avec mon niveau &eacute;l&eacute;mentaire en la mati&egrave;re t&rsquo;imagines un peu la situation) &hellip; D&eacute;j&agrave;, &ccedil;a commen&ccedil;ait mal.&nbsp; Par la suite, j&rsquo;apprends que les enfants que j&rsquo;&eacute;tais cens&eacute; &ldquo;aider&rdquo; doivent d&eacute;bourser un paquet d&rsquo;argent pour assister &agrave; mes cours : l&rsquo;organisme m&rsquo;avait pr&eacute;sent&eacute; comme un professeur exp&eacute;riment&eacute;, venant des Etats-unis ... En bref, la grosse grosse arnaque. J&rsquo;ai donc arr&ecirc;t&eacute; les frais au bout de 3 mois.&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Ceci dit, je ne voulais pas repartir aussit&ocirc;t en Belgique. Et comme j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; de l&rsquo;exp&eacute;rience dans la restauration, je commence &agrave; chercher un boulot &agrave; Hano&iuml;, la capitale du pays. Sans m&rsquo;en rendre compte, je commence d&eacute;j&agrave; &agrave; m&rsquo;attacher &agrave; cette ville, &agrave; ce pays. Je pars ensuite un peu plus&nbsp; de 6 mois en Tha&iuml;lande pour une exp&eacute;rience mitig&eacute;e (avril 2015). Apr&egrave;s un bref retour &agrave; Hano&iuml; d&eacute;but 2016, je d&eacute;cide de r&eacute;aliser mon r&ecirc;ve en allant tenter ma chance au Japon (avril 2016). Une fois sur place, je me rends compte que tout n&rsquo;est pas si facile. Je me retrouve notamment confront&eacute; &agrave; des probl&egrave;mes de visa et de permis de travail. Alors qu&rsquo;au Vietnam, on ne me compliquait pas tant la vie ! De surcro&icirc;t, j&rsquo;avais commenc&eacute; &agrave; y tisser des liens, &agrave; cr&eacute;er de belles relations ... Je me d&eacute;cide finalement &agrave; revenir &agrave; Hano&iuml;, une nouvelle fois (septembre 2016) ! C&rsquo;est &agrave; ce moment que je t&rsquo;ai rencontr&eacute; :)</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Le Vietnam m&rsquo;offrait alors la possibilit&eacute; d&rsquo;envisager une vie plus stable avec un salaire convenable, tout en m&rsquo;&eacute;panouissant dans mon travail. Malgr&eacute; cette perspective r&eacute;jouissante, c&rsquo;est le moment que je choisis pour faire une connerie qui me met dans un sale p&eacute;trin. J&rsquo;&eacute;tais compl&egrave;tement perdu, la grosse remise en question personnelle ... Et puis l&agrave;, faut pas chercher, le miracle a eu lieu : le destin joue finalement en faveur. On me propose de devenir g&eacute;rant d&rsquo;un petit resort &agrave; Ninh Binh, un spot hautement touristique &agrave; une centaines de kilom&egrave;tre au sud d&rsquo;Hano&iuml; (d&eacute;cembre 2016). Je ne rate pas le coche. Pendant 2 ans, je fais mes preuves et ensuite tout s&rsquo;encha&icirc;ne : je suis promu sur un grand projet d&#39;h&ocirc;tel de 200 chambres, puis dans un autre h&ocirc;tel de 120 chambres, dans le sud du Vietnam, tout pr&egrave;s de Sa&iuml;gon (juin 2018).&nbsp;</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Avec le recul, c&rsquo;est bien le Vietnam qui m&rsquo;a le plus r&eacute;ussi. Je commence &agrave; mesurer l&rsquo;&eacute;tendu du chemin parcouru mais ne compte pas m&rsquo;arr&ecirc;ter pour autant. Le lien avec ce pays devient de plus en plus fort &hellip; Ce serait un peu comme dans une histoire avec une fille. Une fille avec qui tu passes du temps. Et plus le temps passe, plus tu te rends compte que la fille est chouette, qu&rsquo;elle te veut du bien et que si tu t&rsquo;investis dans la relation cela peut devenir super productif. Et voil&agrave;, c&rsquo;est comme &ccedil;a que je suis tomb&eacute; amoureux du Vietnam et de Hano&iuml; en particulier.</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><strong><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Seb : Qu&#39;est-ce qui te pousse, te motive &agrave; rester &agrave; Hano&iuml; ?</span></span></strong></p>

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><br />
<span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Jo : Si je regarde bien, &agrave; mon arriv&eacute;e au Vietnam, mon CV n&rsquo;&eacute;tait pas le meilleur, loin de l&agrave;. Mais on m&rsquo;a donn&eacute; ma chance, et j&rsquo;ai pris du galon en ayant la possibilit&eacute; de d&eacute;montrer mes qualit&eacute;s et de monter en comp&eacute;tence. Avec le recul, je me dis que cela n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; aussi &eacute;vident dans un autre pays (et en particulier en Belgique). J&rsquo;aime aussi le dynamisme du Vietnam, le fait d&rsquo;avoir l&rsquo;occasion de pouvoir rencontrer plein de gens. Si la communaut&eacute; d&rsquo;expats du sud (Sa&iuml;gon) est plut&ocirc;t ax&eacute;e business, celle du nord (Hano&iuml;) est plus simple et relax. Elle est aussi plus francophone. Je me sens bien au nord comme au sud, mais je me sens comme chez moi &agrave; Hano&iuml; :)</span></span></p>
&nbsp;

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><span id="docs-internal-guid-ae396faa-7fff-881e-c35d-38911fdaa438"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"><strong>Seb : Qu&#39;est-ce qui fait selon toi de Hano&iuml; l&#39;endroit id&eacute;al ?</strong></span></span></p>

<p dir="ltr" style="line-height:1.38;margin-top:0pt;margin-bottom:0pt;"><br />
<span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Jo : </span></span><span style="font-family: Arial; font-size: 11pt; white-space: pre-wrap;">Les points forts du Vietnam et de Hano&iuml; en particulier : d&eacute;j&agrave;, y&rsquo;a &eacute;norm&eacute;ment d&rsquo;opportunit&eacute;s de carri&egrave;re. Ensuite, je n&rsquo;y ai pas ressenti beaucoup de racisme (je ne dis pas qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas). En fait, les vietnamiens n&rsquo;arrivent pas trop &agrave; faire la diff&eacute;rence entre un arabe, un espagnol, un belge, un fran&ccedil;ais &hellip; Ils valorisent surtout les efforts d&rsquo;int&eacute;gration, te consid&egrave;rent si tu montres ton intention de faire quelque chose de bien pour le pays. On peut les percevoir comme un peuple de guerriers, fiers, avec un peu trop d&rsquo;&eacute;go ; mais au final ils ne sont pas rancuniers. Enfin, ils ne se prennent pas trop la t&ecirc;te et sont faciles &agrave; vivre. J&rsquo;appr&eacute;cie particuli&egrave;rement leur franchise. Dernier d&eacute;tail, que je trouve merveilleux : si tu arrives &agrave; te faire un ami vietnamien, c&rsquo;est pour la vie !&nbsp;</span><br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/c37eee99d3541f0" style="height: 433px; width: 650px;" /><br />
<br />
Pr&eacute;c&eacute;dent volet : <a href="http://www.sebaroudeur.com/blog/2016/12/serie-happy-expats-portrait-n2" target="_self">St&eacute;phane, Tokyo</a><br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/5a87b9dfce6c61c" style="height: 335px; width: 500px;" /></p>]]></description>
								<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 20:19:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2020/04/serie-happy-expats-portrait-n3</guid>
				<category>Reportages</category>
			</item>
					<item>
				<title>L'homme qui murmurait à l'oreille des vaches</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2018/04/lhomme-qui-murmurait-a-loreille-des-vaches</link>
				<description><![CDATA[<p><em>Apr&egrave;s un long p&eacute;riple initi&eacute; le 1er juillet 2015, je rentre enfin &agrave; la maison le vendredi 29 septembre 2017, apr&egrave;s avoir totalis&eacute; 23800 kilom&egrave;tres et 730 jours sur les routes d&rsquo;Europe et d&rsquo;Asie.&nbsp;</em><br />
<br />
Cette fois-ci, c&rsquo;est la fin.<br />
<br />
Depuis la premi&egrave;re fois de mon voyage, j&rsquo;ai senti que cette pause n&rsquo;en &eacute;tait pas une, que je tournais cette fois-ci la derni&egrave;re page de mon roman.&nbsp;<br />
<br />
Le roman d&rsquo;un r&ecirc;ve, d&rsquo;une vie, d&rsquo;exp&eacute;riences. Il y a 2 ans, je partais de chez moi bern&eacute; de craintes et d&rsquo;espoirs, sans vraiment savoir ce qu&rsquo;allait donner le produit de ce choc de sensations.&nbsp;<br />
<br />
Je partais avec l&rsquo;espoir de connaitre la vraie libert&eacute; et de surmonter l&rsquo;insurmontable. J&rsquo;imaginais mondes et montagnes, mers et chim&egrave;res, mais j&rsquo;&eacute;tais loin d&rsquo;imaginer le reste &hellip; Un apprentissage inattendu de la vie, des rencontres extraordinaires, une palette de sentiments allant de l&rsquo;extase &agrave; l&rsquo;an&eacute;antissement. Au fil de ce blog, j&rsquo;ai bien essay&eacute; de coucher tout cela par &eacute;crit, mais l&rsquo;essentiel est rest&eacute; ancr&eacute; en moi, comme un tr&eacute;sor enfoui qui enrichira ma vie int&eacute;rieure.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

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<p>Depuis la fin de mon p&eacute;riple d&eacute;but octobre 2017, je suis en train de dig&eacute;rer tout &ccedil;a paisiblement, tout en affrontant les nouveaux d&eacute;fis de la vie s&eacute;dentaire : me trouver un travail, une raison de continuer sans me mouvoir, un &eacute;quilibre. Finalement, je trouve que la vie &eacute;tait bien plus simple &agrave; bicyclette, &agrave; satisfaire mes besoins basiques, comme &eacute;tancher ma soif de contact ou apaiser ma faim de p&eacute;daler. Mais je prends tout cela avec la philosophie d&rsquo;une personne qui recommence tout &agrave; z&eacute;ro. Avec tout &agrave; reconstruire, tout &agrave; me prouver de nouveau, en somme, r&eacute;inventer ma vie. Je me retrouve dans la situation d&rsquo;avant mon d&eacute;part, &agrave; la fin d&rsquo;une &eacute;tape et au d&eacute;but d&rsquo;une autre, qui j&rsquo;esp&egrave;re sera tout aussi enrichissante et excitante que celle que je viens de traverser.</p>

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<p>Mais avant &ccedil;a, il me faudra traverser de nombreuses fois la gare St Lazare. Cette gare parisienne qui me fait revivre l&rsquo;ultime partie de mon p&eacute;riple &agrave; chaque fois que je pose mes yeux sur ses panneaux d&rsquo;affichage : Dieppe, Caen, Trouville &hellip; Autant de noms de villes qui r&eacute;sonnent dans ma t&ecirc;te comme de pr&eacute;cieux souvenirs de voyage. Apr&egrave;s la Belgique, je me r&eacute;servais encore un bon gros mois d&rsquo;aventure p&eacute;dalif&egrave;re &agrave; travers mon beau pays, la France. J&rsquo;avais &agrave; coeur de prendre mon temps pour la der, et de v&eacute;rifier si l&rsquo;enthousiaste exp&eacute;rience des premi&egrave;res semaines de voyage en 2015 &eacute;tait uniquement due &agrave; mon &eacute;tat d&rsquo;excitation plut&ocirc;t qu&rsquo;aux talents intrins&egrave;ques de nos r&eacute;gions.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/536cb2b7f41fbe2" style="height: 433px; width: 650px;" /></div>

<p>Et bien, je dois dire que je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u, bien au contraire. La France, j&rsquo;ai donc la confirmation, c&rsquo;est le kiff, et une des meilleures destinations pour le voyage &agrave; v&eacute;lo. D&eacute;j&agrave;, cela a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s &eacute;mouvant de retrouver d&egrave;s le passage de la fronti&egrave;re moultes petits signes qui me signifiaient le retour &agrave; la maison. Les petites routes communales crott&eacute;es par les paysans, le son caract&eacute;ristique des clochers, les boulangeries bien achaland&eacute;es, les petites chapelles, les calvaires, les affiches des concours de belote, les ch&acirc;teaux d&rsquo;eau si particuliers &hellip; Et pour couronner le tout, le &ldquo;bonjour&rdquo; repris en choeur par les badauds &hellip;&nbsp; Toutes ces habitudes perdues depuis de longs mois qui reviennent &agrave; moi comme un enchantement doux et irr&eacute;el.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/a208b52a0758a4e" style="height: 433px; width: 650px;" /></div>

<p>Je vois mon propre pays comme un &eacute;tranger, et autant je d&eacute;couvre ses beaut&eacute;s avec un oeil na&iuml;f et neuf, je me prends aussi de plein fouet les petits d&eacute;fauts de mes concitoyens. Irascibles , r&acirc;leurs, nerveux au volant, chauvins (je m&rsquo;inclus&nbsp;dedans) &hellip; C&rsquo;est bien le seul endroit au monde o&ugrave; l&rsquo;on peut me pourrir la vie avant de me remplir une bouteille d&rsquo;eau ! Tous ces petits travers sont toutefois largement compens&eacute;s par des valeurs humaines hors-norme que je (re)d&eacute;couvre au fur et &agrave; mesure de mon entr&eacute;e dans le territoire bien-aim&eacute;. Gentillesse, bienveillance, curiosit&eacute;, spontan&eacute;it&eacute; &hellip; je retrouve toutes ces qualit&eacute;s qui m&rsquo;avaient gonfl&eacute; de confiance lors de mon d&eacute;part en juillet 2015. Le Fran&ccedil;ais a bon coeur, est critique et passionn&eacute;. Ici, chaque rencontre repr&eacute;sente une d&eacute;couverte riche en rebondissements. Je prends tellement de plaisir &agrave; &eacute;voluer dans mon bocal !</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/3f09fdc2e67d9b2/433" width="433" /></div>
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Et puis, je retrouve La Bouffe. L&rsquo;id&eacute;al du cyclocampeur : du bon pain et du bon fromage. De quoi me concocter des sandwichs au poil, savoureux, gourmand, copieux, et qui puent &agrave; 200 m&egrave;tres &agrave; la ronde. Le c&ocirc;t&eacute; pratique, c&rsquo;est que cela cache aussi l&rsquo;odeur de mes chaussettes sales. Je cultive olfactivement mon c&ocirc;t&eacute; Kim Jong-un, et ne me trimballe jamais plus sans mes bombes nucl&eacute;aires au lait cru. Je d&eacute;couvre aussi des m&eacute;langes in&eacute;dits. D&eacute;but septembre, c&rsquo;&eacute;tait encore la pleine saison des m&ucirc;res, alors j&rsquo;ai tent&eacute; un casse-dalle exp&eacute;rimental baguette-jambon-camembert-m&ucirc;res ... Qui s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; &ecirc;tre un v&eacute;ritable d&eacute;lice !
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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/6aafcfb7ddff864" style="height: 649px; width: 433px;" /></div>

<p>C&rsquo;est qu&rsquo;il faisait beau quand j&rsquo;ai pass&eacute; la fronti&egrave;re, et je n&rsquo;avais qu&rsquo;&agrave; me baisser pour ramasser quotidiennement une bonne cargaison de ces d&eacute;licats fruits de ronce. Mon entr&eacute;e en mati&egrave;re a &eacute;t&eacute; douce comme les bl&eacute;s d&rsquo;un beau mois de juillet. J&rsquo;empruntais alors l&rsquo;arri&egrave;re-pays, en traversant gaiement les terres vertes et paisibles du parc naturel r&eacute;gional des caps et marais d&rsquo;Opale. Je profitais tendrement du calme de ces petites routes de campagne, me faufilant l&eacute;g&egrave;rement dans un trafic routier aussi dense que la chevelure de Zinedine Zidane.<br />
<br />
Cette accalmie fut de courte dur&eacute;e : &agrave; peine le littoral retrouv&eacute; &agrave; Boulogne sur Mer que je me prends de plein fouet le d&eacute;cha&icirc;nement des forces de la nature&nbsp;: vent de face, pluies diluviennes, c&ocirc;tes en routes d&eacute;partementales - &agrave; partager avec des chauffeurs rapides et furieux &hellip; Je traverse aussi sous les &eacute;l&eacute;ments d&eacute;brid&eacute;s la baie de Somme, terre de chasseurs. En bivouac, j&rsquo;entends au loin les coups de fusil des braconniers qui retentissent comme un appel &agrave; la mort. J&rsquo;observe aussi sur ma route d&rsquo;&eacute;tranges &eacute;tangs artificiels peupl&eacute;s de r&eacute;pliques de canard en plastique. Non loin de l&agrave;, bien cach&eacute;s dans leur bunker, les affreux viandards attendent courageusement l&rsquo;arriv&eacute;e des volatiles et &hellip; Baaam ! Je comprends dor&eacute;navant l&rsquo;origine du mot &ldquo;canarder&rdquo;. Y&rsquo;a pas &agrave; dire, quel noble sport. Cela a &eacute;t&eacute; l&#39;enfer jusqu&rsquo;&agrave; Caen, tr&egrave;s loin de la sin&eacute;cure annonc&eacute;e &hellip; J&rsquo;encaisse pour une derni&egrave;re fois l&rsquo;&eacute;preuve des rafales de vent &ldquo;coup de boutoir&rdquo;. Telles les falaises de craie en Pays de Caux, je subis l&rsquo;&eacute;rosion de mon moral qui se disperse en petits galets sur mon passage.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/9c924c46d359e3f/650" width="650" /></div>

<p>Ce temps de chien, finalement, je pourrais dire que cela a &eacute;t&eacute; une exp&eacute;rience normande en immersion totale. Surtout, cela ne m&rsquo;a pas emp&ecirc;ch&eacute; de vivre de belles aventures. Une fois pass&eacute; le d&eacute;chainement divin, j&rsquo;&eacute;tais tellement fier et rass&eacute;r&eacute;n&eacute;. Et puis, la c&ocirc;te d&#39;Alb&acirc;tre, c&rsquo;est tellement joliii ! Les superlatifs me manquent pour qualifier cet&nbsp;&eacute;clat, cette &eacute;l&eacute;gance, cette gr&acirc;ce qui caract&eacute;risent ces d&eacute;coupes de calcaires monumentales saupoudr&eacute;es de verdure. Ce sont finalement les impressionnistes qui avec leur art d&eacute;crivent le plus habilement tout le nuancier des couleurs merveilleuses de ce littoral indomptable. Monet, Manet, Saint-Delis, Raoul Dufy ou encore Gustave Courbet ont &eacute;rig&eacute; un style pictural &agrave; la hauteur de la beaut&eacute; des lieux, r&eacute;v&eacute;lant par le biais de leur palette et d&rsquo;un peu de peinture &agrave; l&rsquo;huile les aiguilles majestueuses d&rsquo;Etretat, les reflets dor&eacute;s du soleil levant sur les maisons du port d&rsquo;Honfleur ou encore les fabuleux couchers de soleil sur l&rsquo;horizon d&eacute;gag&eacute; de la plage du Havre.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/eeeae09a210937d" style="height: 433px; width: 650px;" /></p>

<p>Le Havre, ma ville coup de coeur de cette fin de p&eacute;riple. Il faut dire que mon parcours dans cette cit&eacute; portuaire a &eacute;t&eacute; jonch&eacute;&nbsp;de nombreuses et formidables rencontres. Tout a commenc&eacute; par l&rsquo;une des anecdotes les plus folles de mon voyage : quelques kilom&egrave;tres avant la ville, je croisais sur ma route un groupe de japonais &agrave; v&eacute;lo, men&eacute; par un fran&ccedil;ais &hellip; Qui &eacute;tait en fait mon h&ocirc;te warmshower de Gifu (Japon), Gilles ! Quelle heureuse surprise ! Nous n&rsquo;aurions pas pu mieux faire si nous nous &eacute;tions donn&eacute; rendez-vous. 2 jours apr&egrave;s cette rencontre inattendue, Gilles me faisait rentrer dans sa joyeuse bande d&rsquo;ados nippons et me pr&eacute;sentait &agrave; une association d&rsquo;all&egrave;gres cyclistes, &ldquo;La Roue libre&rdquo;. S&rsquo;en suivirent 4 jours de pures joies et de bonne humeur. Au del&agrave; de cette euphorie, j&rsquo;ai aussi d&eacute;couvert une ville singuli&egrave;re. Un m&eacute;lange subtil de modernit&eacute; et de monde ouvrier. Auguste Perret y laissa un chef d&rsquo;oeuvre d&rsquo;urbanisme b&eacute;tonn&eacute; class&eacute; au patrimoine mondial de l&rsquo;Unesco. Sur ces grisonnantes surfaces de ciment comme sur les galets de son immense plage se refl&egrave;tent le bleu profond de la mer et de l&rsquo;horizon maritime, formant un ensemble homog&egrave;ne et harmonieux.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/3f7476b20865fbd/650" width="650" /></p>

<p>C&rsquo;est aussi dans son mus&eacute;e d&rsquo;art moderne Andr&eacute; Malraux (le Muma) que je d&eacute;couvris les &eacute;tonnantes &eacute;tudes de vaches du peintre Eug&egrave;ne Boudin. A travers ses esquisses, il r&eacute;ussit &agrave; capter l&rsquo;essence m&ecirc;me de la Normandie : ce bovid&eacute; timide, placide mais curieux qui peuple immuablement les champs et bocages de la r&eacute;gion. Elles sont devenues au fil du temps mes amies ins&eacute;parables, des intimes confidentes et mon plus fid&egrave;le public. Tel un Robert Redford des cambrousses, je devenais au gr&eacute; de ces rencontres bovines l&rsquo;homme qui murmurait &agrave; l&rsquo;oreille des vaches.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d0298186d347d93/650" width="650" /></p>

<p>C&rsquo;est peu avant Ouistreham que je fais mes adieux &agrave; la mer qui ne m&rsquo;avait presque plus quitter depuis la Tha&iuml;lande. Elle m&rsquo;aura bercer du son de ses vagues de nombreuses et douces nuits. A Caen, j&rsquo;arpente les rues d&rsquo;une cit&eacute; un peu tristounette, o&ugrave; le noir et le blanc r&egrave;gnent en ma&icirc;tres absolus. M&ecirc;me un soleil radieux et un beau ciel bleu n&rsquo;arrivent pas &agrave; r&eacute;chauffer son aust&egrave;re atmosph&egrave;re &hellip; Cependant, la ville regorge de tr&eacute;sors patrimoniaux et architecturaux, ce qui en fait une &eacute;tape agr&eacute;able et captivante.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/ea6a1a645459b3a/650" width="650" /></p>

<p>Un peu plus au sud, j&rsquo;explore la fameuse Suisse normande. Mais alors, pourquoi le terme helv&egrave;te ? Bon, &agrave; priori, pas besoin de vendre un rein pour aller faire ses courses ... J&rsquo;en d&eacute;duis que la r&eacute;f&eacute;rence prend son origine dans ses petits vallons fort pittoresques. L&rsquo;alliance inattendu du bocage et de l&rsquo;alpage.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/543ef719fad4429/650" width="650" /></p>

<p>A Domfront, je reprends le cap vers l&rsquo;est en me fait cueillir par le d&eacute;but de l&rsquo;automne en plein parc naturel r&eacute;gional du Perche. Quel plaisir pour cette fin de p&eacute;riple d&rsquo;observer les arbres se parer progressivement de leur dorure saisonni&egrave;re. Les feuilles se font pr&eacute;cieuses et m&rsquo;ouvrent la voie royale : je roule sur un tapis rouge et or. J&#39;exp&eacute;rimente aussi un petit plaisir de saison : rouler sur les centaines de glands parsemant mon chemin. Cela fait des clics et des clacs comme lorsqu&rsquo;on &eacute;clate du papier bulle. C&rsquo;est aussi le moment de la r&eacute;colte des pommes. Des fruits produits dans les fermes de ceux qui se l&egrave;vent &agrave; l&rsquo;aube. Un soir, j&rsquo;ai la chance d&rsquo;&ecirc;tre invit&eacute; &agrave; planter ma tente &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;une d&rsquo;entre elles. C&rsquo;est le domaine du jeune agriculteur passionn&eacute; Gr&eacute;goire Ferr&eacute;. Le lendemain matin, j&rsquo;assiste religieusement au pressage des pommes, pr&eacute;alable &agrave; la production du cidre. A l&rsquo;aide d&rsquo;une vieille machine datant des ann&eacute;es 50 et dans le pur respect du terroir et des traditions. L&rsquo;&eacute;tape id&eacute;ale pour clore logiquement l&rsquo;ultime chapitre de mon voyage en terre normande.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/0460b708e3d4dfb/650" width="650" /></p>

<p>Je n&rsquo;avais alors&nbsp;plus qu&rsquo;&agrave; me laisser d&eacute;river tranquillement jusqu&rsquo;&agrave; chez mon chez moi et &agrave; profiter sereinement des derniers kilom&egrave;tres, des derniers vent dans le dos, des derniers rayons de soleils matinaux, de tous ces petits plaisirs qui ont berc&eacute; mon aventure et construit mes moelleuses habitudes de nomade. Apr&egrave;s Chartres, je me retrouvais &agrave; suivre lentement le long des bords de l&rsquo;Eure, revivant &agrave; l&rsquo;inverse mes premiers coups de p&eacute;dales d&rsquo;il y a plus de 2 ans.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/c58d3d24f0b573a" style="height: 433px; width: 650px;" /></p>

<p>D&egrave;s lors, c&rsquo;est une foule de souvenirs qui me submerge. Je me souviens de la chaleur insoutenable des tous premiers jours, de mes inoubliables premi&egrave;res rencontres, de mes premi&egrave;res difficult&eacute;s, mais aussi de mes premi&egrave;res joies, et commence &agrave; mesurer l&rsquo;&eacute;tendue du chemin parcouru.<br />
<br />
Je fais l&rsquo;inventaire de tous ces petits moments de bonheur fugaces et intenses, ces courts moments de gr&acirc;ce qui justifient &agrave; eux seul le voyage. Je me revois braver les pistes caboss&eacute;es des steppes mongoles, me r&eacute;veiller &eacute;bahi au milieu des cerisiers en fleurs japonais, m&rsquo;endormir paisiblement dans mon bivouac 3 &eacute;toiles en me laissant bercer par le ronronnement de la Loire &hellip; J&rsquo;affronte de nouveau les coriaces moustiques de la Baltique, me replonge dans la boue de mon premier col chinois. Je me rappelle enfin de cet exceptionnel coucher de soleil sur une&nbsp;de ces paradisiaques plages&nbsp;tha&iuml;landaises, ou encore &ecirc;tre tendrement touch&eacute; par la d&eacute;licate timidit&eacute; des petits laotiens.<br />
<br />
Finalement, de r&ecirc;ve en r&ecirc;ve, mes roues se retrouvent soudainement &agrave; fouler les chemins de terre de mon enfance. Je longe maintenant le petit bois o&ugrave; je construisais jadis ma premi&egrave;re cabane. J&rsquo;aper&ccedil;ois au loin mon village ... puis la maison familiale. On y est. C&rsquo;&eacute;tait ma volont&eacute; de revenir en solo, pour vivre &agrave; fond ces derni&egrave;res sensations. Aussi, je souhaitais rentrer comme je suis parti il y a plus de 2 ans, symboliquement seul, pour boucler la boucle sereinement. Je dois aussi avouer que j&rsquo;ai pris un malin plaisir &agrave; &eacute;laborer secr&egrave;tement la petite surprise de la date de retour &agrave; mes parents. Ils m&rsquo;attendaient toutefois de pied ferme, et cela a &eacute;t&eacute; de tr&egrave;s belles retrouvailles. Avec au final une sensation &eacute;trange d&rsquo;&ecirc;tre parti la semaine pr&eacute;c&eacute;dente, l&rsquo;impression que rien n&rsquo;a chang&eacute;, que tout est rest&eacute; en place &hellip;<br />
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Si la majeure partie de cette navigation s&rsquo;est effectu&eacute;e en solitaire, je n&rsquo;aurai cependant jamais pu arriver &agrave; bon port sans votre soutien, votre apport. Tous vos messages d&rsquo;encouragement et vos t&eacute;moignages de sympathie m&rsquo;ont donn&eacute; des ailes. S&rsquo;il n&rsquo;y avait qu&rsquo;une seule chose &agrave; retenir de tout &ccedil;a, en d&eacute;finitive, cela serait sans aucun doute ce qui a suivi le vol de mon premier v&eacute;lo, &agrave; Brastislava. Tant d&rsquo;&eacute;nergie positive et d&#39;&eacute;v&eacute;nements favorables &hellip; Ce fut &agrave; peine croyable ! Les uns apr&egrave;s les autres, vous vous &ecirc;tes tous relay&eacute;s pour me remettre en selle ! C&rsquo;est &agrave; partir de ce moment que j&rsquo;ai r&eacute;ellement pris conscience que je n&rsquo;&eacute;tais pas seul &agrave; pousser sur mes p&eacute;dales. J&rsquo;ai pris &eacute;norm&eacute;ment de plaisir &agrave; partager avec vous toutes mes histoires. Aussi, j&rsquo;ai r&eacute;guli&egrave;rement pens&eacute; &agrave; ma ch&egrave;re et tendre famille. Eux aussi m&rsquo;ont r&eacute;guli&egrave;rement accompagn&eacute; en pens&eacute;e dans mes p&eacute;r&eacute;grinations. Pour finir, je voudrais d&eacute;dier cette aventure &agrave; ma toute premi&egrave;re et inconditionnelle fan, celle qui ne manquait jamais un de mes articles, ma Mamie. Elle a entrepris son ultime voyage et restera &agrave; jamais dans mon coeur.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/2a1eabdf1c37f47/433" width="433" /></p>

<p>PS : je voudrais aussi remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribu&eacute; &agrave; rendre ce dernier &eacute;pisode inoubliable. Julie et Lucas de Dieppe - Anne et Vincent du Havre - Annie, Nathalie et Jeanne du Havre - Laurence de Honfleur - Olivier et Marie de Dives - Fran&ccedil;ois, Charlotte et Marie de Caen - Gr&eacute;goire de Comblot -&nbsp; Delphine et sa petite famille de Chartres. Merci infiniment pour votre hospitalit&eacute; et votre gentillesse d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;e !</p>]]></description>
								<pubDate>Thu, 12 Apr 2018 20:25:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2018/04/lhomme-qui-murmurait-a-loreille-des-vaches</guid>
				<category>France</category>
			</item>
					<item>
				<title>L'autre pays du vélo</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/09/lautre-pays-du-velo</link>
				<description><![CDATA[<p><em>Je suis d&eacute;j&agrave; de retour en France !&nbsp;Mais avant &ccedil;a - et apr&egrave;s l&#39;Allemagne - j&#39;avais travers&eacute; la Hollande et la Belgique. Flashback &agrave; Flessingue le 27 aout 2017 - km 16600 (22600 au total)&nbsp;</em></p>

<p><br />
La Hollande, l&#39;autre pays du v&eacute;lo. Il se dit que l&agrave;-bas, les bicyclettes sont plus nombreuses que les humains. Que c&#39;est ici que la petite reine a r&eacute;colt&eacute; ses premiers galons europ&eacute;ens. Dans les faits, on ne peut nier que tout ici est fait pour faciliter la vie du cycliste : des l&eacute;gions de pistes cyclables, une signalisation routi&egrave;re enti&egrave;rement d&eacute;di&eacute;e (diff&eacute;rente de celle des pi&eacute;tons et voitures), des hectares de parking (dont certains surveill&eacute;s), sans compter les milliers de magasins et ateliers enti&egrave;rement d&eacute;vou&eacute;s &agrave; la cause de nos deux roues f&eacute;tiches. Je m&#39;y sens enfin compris, encadr&eacute;, entour&eacute; par cette flamboyante communaut&eacute; qui semble s&#39;&ecirc;tre affranchie de l&#39;automobile, devenue pour le coup secondaire, moribonde, voire m&ecirc;me inutile. <a href="http://yandex.ru">яндекс</a>&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/fc4afe44eed6347/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></p>

<p>Le summum et symbole de cette politique ultra favorable au v&eacute;lo, c&#39;est ce formidable r&eacute;seau de carte routi&egrave;re publique. A chaque carrefour strat&eacute;gique se trouve une plan de la r&eacute;gion permettant de se rep&eacute;rer et de s&#39;orienter facilement en fonction d&#39;un ing&eacute;nieux syst&egrave;me de num&eacute;rotation. C&#39;est le confort ultime, m&ecirc;me plus besoin de checker le GPS, tout est indiqu&eacute;, m&acirc;ch&eacute; tout cuit dans le bec.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/8c2037b4ce95d5c" style="height: 433px; width: 650px;" /></p>

<p>Oui mais voil&agrave;, malgr&eacute; ce c&ocirc;t&eacute; pratique ind&eacute;niable, on est bien loin de la po&eacute;sie des pistes cyclables allemandes, qui avec leur petit nom fantaisiste, donnait une th&eacute;matique, une id&eacute;e, une couleur, voire m&ecirc;me du sens &agrave; la route. Plus g&eacute;n&eacute;ralement, j&#39;ai &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u par cette sur-organisation du pays, me laissant un arri&egrave;re go&ucirc;t amer de platitude&nbsp;et d&#39;interdiction.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/949a899b9fa0707/650" width="650" /></p>

<p>Un exemple concret : cette nature magnifique mais compl&egrave;tement barricad&eacute;e, am&eacute;nag&eacute;e. C&#39;est comme si elle ne servait &agrave; rien au cyclocampeur : y d&eacute;nicher un bivouac est dans les faits assez compliqu&eacute;. Cependant, vu le tarif prohibitif pratiqu&eacute; sans vergogne par certains campings (on m&#39;a parfois annonc&eacute; des prix d&eacute;passant les 25 euros la nuit !), je n&#39;ai pas eu vraiment le choix, j&#39;ai du redoubler d&#39;effort&nbsp;et de recherche&nbsp;pour me trouver un spot convenable pour passer la nuit. Le hollandais ayant la r&eacute;putation d&#39;avoir la d&eacute;lation facile, cela a rajout&eacute; un petit c&ocirc;t&eacute; &quot;&eacute;vad&eacute; du goulag&quot; &agrave; mon voyage, ainsi qu&#39;une satisfaction suppl&eacute;mentaire de planter ma tente, habilement planqu&eacute;e derri&egrave;re les fagots. Depuis qu&#39;elle ne peut plus interpeller les dangereux criminels fumeurs de haschich, la police locale s&#39;occupe comme elle peut. Faut bien qu&#39;elle se trouve un autre souffre-douleur.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/53bc30aeda3a221/650" width="650" /></p>

<p>Je suis arriv&eacute; dans le royaume de la brique rouge. Elle est ici omnipr&eacute;sente, tous les b&acirc;timents en sont garnis : maisons, &eacute;glises, mairies, immeubles, et m&ecirc;me les routes en agglom&eacute;ration ! J&#39;ai l&#39;impression que rien ne d&eacute;passe, que rien n&#39;est laiss&eacute; au hasard. Tout ici est propret&eacute; et organisation.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/dd43b0f2f879a7c/650" width="650" /></p>

<p>Dans ce contexte de monotonie et planification &agrave; l&#39;extr&ecirc;me, je me focalise et me r&eacute;jouis des petits d&eacute;tails dont sont friands les n&eacute;erlandais. Cette exquise d&eacute;licatesse se traduit entre autre dans le soin royal&nbsp;qu&#39;ils apportent &agrave; la d&eacute;coration de la baie vitr&eacute;e de leur maisonnette. C&#39;est comme si il y avait un concours de celui qui aura la plus belle, la plus originale (voire m&ecirc;me la plus kitsch).&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d722066784be4a1/650" width="650" /></p>

<p>Je me fais aussi plein d&#39;amis parmi les animaux de la ferme. Vaches, moutons, chevaux, mes nouveaux potos de route ne manquent jamais de me saluer gaiement via un enthousiaste mugissement, un chaleureux b&ecirc;lement ou bien un crottin bien plac&eacute;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/43036082a10871f/650" width="650" /></p>

<p>Je salue aussi de loin mes autres amis ail&eacute;s qui volent en formation pour gagner des contr&eacute;es plus ensoleill&eacute;es. L&#39;&eacute;t&eacute; passe&nbsp;si vite, et je n&#39;ai pas m&ecirc;me l&#39;impression d&#39;&ecirc;tre encore sorti du printemps ! J&#39;aurai finalement eu ma semaine de beau temps, bien vite balay&eacute;e par une nouvelle vague de pluie et de vent (de face, &eacute;videmment) qui a accompagn&eacute; mon entr&eacute;e en Belgique. Winter is coming.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/05b8c24c2f801ea/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></p>

<p>Depuis l&#39;Allemagne, j&#39;ai rejoint&nbsp;la partie nord-est de la Hollande, par Groningen puis Leuwarden, capitale du Friedsland. C&#39;est une r&eacute;gion poss&eacute;dant une identit&eacute; forte et sa propre langue, &agrave; l&#39;instar de la Bretagne. J&#39;ai eu la chance d&#39;avoir &eacute;t&eacute; re&ccedil;u par des h&ocirc;tes warmshower comme Jan (de Sint&nbsp;Jacobiparochie) qui m&#39;ont bien expliqu&eacute; les particularit&eacute;s historiques de la r&eacute;gion. Sans &ccedil;a, j&#39;aurai eu l&#39;impression de traverser une immensit&eacute; plate et venteuse, de&nbsp;couleur&nbsp;verte, grise et bleue. Rembrandt s&#39;est notamment mari&eacute; &agrave; une fille du coin. Je me demande m&ecirc;me s&#39;il n&#39;est pas rest&eacute; l&agrave;-bas un peu trop longtemps, vu le faible nombre de peintures de paysage&nbsp;&agrave; son actif ... Il aurait eu en effet bien du mal &agrave; y trouver l&#39;inspiration.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4db316cbd6590f1/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></p>

<p>J&#39;ai ensuite travers&eacute; une longue digue de plus de 30 kilom&egrave;tres (l&#39;Afsluitdijk). Elle s&eacute;pare litt&eacute;ralement l&#39;oc&eacute;an&nbsp;de l&#39;artificielle mer int&eacute;rieure IJsselmer, prot&eacute;geant ainsi les polders recul&eacute;s des al&eacute;as des mar&eacute;es. Elle repr&eacute;sente &agrave; elle seule tout le savoir faire des hollandais pour la gestion et ma&icirc;trise des terres inondables, faisant de leurs ing&eacute;nieurs des sp&eacute;cialistes pris&eacute;s &agrave; l&#39;international. Pour s&ucirc;r, ils auront un r&ocirc;le &agrave; jouer pour &eacute;viter le pire dans la catastrophe annonc&eacute;e de l&#39;&eacute;l&eacute;vation du niveau de la mer.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/3c3b5b25a84531e/650" width="650" /></p>

<p>Apr&egrave;s &ccedil;a, j&#39;ai rejoint&nbsp;la c&ocirc;te ouest de la mer du Nord. Ce fut une belle d&eacute;couverte, une magnifique et singuli&egrave;re piste cyclable (trac&eacute; de l&#39;Eurovelo 12) traversant les dunes de l&#39;int&eacute;rieur, m&#39;offrant le spectacle d&#39;une nature pr&eacute;serv&eacute;e et d&#39;apparence sauvage. J&#39;y ai vu vaches musqu&eacute;s, cerfs et plein d&#39;oiseaux. J&#39;aurai&nbsp;aussi travers&eacute; Zandvort, que j&#39;avais d&eacute;j&agrave; atteint lors de mon premier voyage &agrave; v&eacute;lo en ao&ucirc;t 2014, celui-l&agrave; m&ecirc;me qui a &eacute;t&eacute; la base de ce grand voyage en Europe et Asie. Ce fut un beau clin d&rsquo;&oelig;il de revenir ici, presque un p&egrave;lerinage.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/24e2ec94ed01c98/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></p>

<p>Pour finir en beaut&eacute; les Pays-bas, j&#39;ai trouv&eacute; &agrave; Flessingue, tout au sud de la belle r&eacute;gion du Zeeland, un warmshower de l&eacute;gende chez&nbsp;Froukje et Paul. J&#39;ai pass&eacute; 3 nuits dans une fantastique auberge espagnole, une maison du bonheur ouverte &agrave; tous les cyclistes de passage. J&#39;y ai connu entre autre Cadu, cyclocampeur br&eacute;silien que j&#39;avais rat&eacute; de peu en Thailande (et qui connait Nico et Gokben, mes h&ocirc;tes de Chengdu : quel petit monde est celui des cyclocampeurs !). Nous avons voyag&eacute; ensemble jusqu&#39;&agrave; Bruges, en Belgique, au cours d&#39;une journ&eacute;e extr&ecirc;mement pluvieuse. C&#39;est&nbsp;un plaisir renouvel&eacute; de visiter pour la troisi&egrave;me fois la flamboyante Venise du Nord.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/2243ae18408e762/650" width="650" /></p>

<p>La Belgique a &eacute;t&eacute; une excellente transition de 3 nuits entre la France et la Hollande. Plus je m&#39;y enfon&ccedil;ais, plus je retrouvais quelques caract&eacute;ristiques de mon beau pays : le retour des calvaires et des petites boulangeries, mais aussi le retour d&#39;un certain laisser-aller, voire m&ecirc;me d&#39;un joyeux bordel. A Roeselae, je retrouvais Ma&euml;lys, une amie fran&ccedil;aise de Barcelone qui&nbsp;elle aussi a commenc&eacute; un p&eacute;riple &agrave; v&eacute;lo il y a quelques mois. De chouettes retrouvailles f&ecirc;t&eacute;es dignement &agrave; la friterie du coin. Le lendemain je rejoignais la fronti&egrave;re fran&ccedil;aise, en passant par Ypres : ce fut une petite surprise de trouver sur mon chemin de tels joyaux de vieille ville et de cath&eacute;drale.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/f3bef20c07e1aab/433" width="433" /></p>

<p>Je tiens aussi &agrave; remercier Marielle et Martjin de Groningue, Geart et Ydrina de Leuwarden ainsi qu&#39;Aaron et Annemieke de La Haye qui ont &eacute;t&eacute; de parfaits h&ocirc;tes, avec qui j&#39;ai pass&eacute; d&#39;agr&eacute;ables moments de partage, tous aussi diff&eacute;rents qu&#39;int&eacute;ressants. Je dois avouer que je commence &agrave; peaufiner s&eacute;rieusement mon art de la cr&ecirc;pe, que je pr&eacute;pare assez souvent &agrave; mes h&ocirc;tes s&#39;ils m&#39;invitent &agrave; rester plus d&#39;une nuit.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/aca9eaa08fda7d4/433" width="433" /></p>

<p>Grande nouvelle : j&#39;en r&ecirc;vais depuis le Japon et depuis que j&#39;en avais go&ucirc;t&eacute; le confort aupr&egrave;s de mes comp&egrave;res suisses de hop-hop-hop. Et j&#39;ai finalement c&eacute;d&eacute; &agrave; la tentation des soldes dans l&#39;un des innombrables temples de l&#39;&eacute;quipement outdoor qui jonchent le pays, &agrave; la Haye. L&#39;achat de cette chaise ultra-l&eacute;g&egrave;re me fait franchir un cap dans la hi&eacute;rarchie des campeurs : de mis&eacute;rable baroudeur qui parfois mangeait &agrave; m&ecirc;me le trottoir je me vois dor&eacute;navant propulser au rang d&#39;honn&ecirc;te voyageur civilis&eacute;, voire m&ecirc;me (allez, soyons fou) de baron du bivouac. S&rsquo;asseoir, un plaisir simple qui change la vie et &eacute;conomise les lombaires. Plaisir&nbsp;qui rentre aussi pile poil dans l&#39;une de mes sacoches arri&egrave;res.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/c3647857b198551/650" width="650" /></p>]]></description>
								<pubDate>Sat, 30 Sep 2017 17:13:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/09/lautre-pays-du-velo</guid>
				<category/>
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					<item>
				<title>Rendez-vous en terre connue</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/09/rendezvous-en-terre-connue</link>
				<description><![CDATA[<p><em>En r&eacute;alit&eacute; je suis d&eacute;j&agrave; en train de finir la Hollande, mais je voulais revenir sur l&#39;Allemagne dans un article &agrave; part enti&egrave;re. Article commenc&eacute; &agrave; Br&ecirc;me, km 15900 (21900 depuis le d&eacute;part de France).&nbsp;</em><br />
<br />
Sur la c&ocirc;te de la mer baltique, se dressait au loin cet obstacle administratif russe : cette petite enclave du nom de Kaliningrad n&eacute;cessitait pour la traverser un visa compliqu&eacute; et co&ucirc;teux &agrave; obtenir. Plut&ocirc;t que de m&#39;orienter vers la Pologne et ses terres caniculaires, j&#39;ai d&eacute;cid&eacute; de poursuivre sur la fra&icirc;che partie nord de l&#39;Europe. C&#39;est donc par la voie maritime que je suis sorti de Lituanie. 15 heures de travers&eacute;e en ferry.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/68a2948e83bbf42" style="height: 433px; width: 650px;" /></p>

<p>Ces longs trajets me d&eacute;boussolent toujours un peu, me donnent parfois l&#39;impression de faire un bond dans le temps. Bien que je reste un ap&ocirc;tre du voyage lent et de la transition en douceur, une petite &laquo; t&eacute;l&eacute;portation &raquo; de temps en temps ajoute un peu de sel au voyage. Si les diff&eacute;rences entre les pays d&#39;Europe sont moins marqu&eacute;es que celles des pays d&#39;Asie, il y a tout de m&ecirc;me cette diversit&eacute;, ces caract&egrave;res propres qui font de notre continent une belle mosa&iuml;que de cultures, toujours stimulantes &agrave; appr&eacute;hender. &Ccedil;a y est, cette fois-ci, j&#39;ai vraiment l&#39;impression de faire mon retour en terre connue ! D&#39;autant plus qu&#39;on me prend vraiment pour un local : il n&#39;est pas rare ici qu&#39;un passant me demande sa route (dans la langue de Goethe dont je ne pige pas un mot).</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/f1c1852fcfffd0c/650" width="650" /></p>

<p>Du port de Klaipeda, je rejoins celui de Kiel. Il ne manquait plus qu&#39;un seul K pour que je me retrouve &agrave; Charlottesville aux Etats-Unis ! Je l&#39;ai &eacute;chapp&eacute; belle. J&#39;appr&eacute;hendais un peu le retour en Allemagne, c&#39;est vrai. Je partais avec un petit &agrave; priori du &agrave; mon passage en Bavi&egrave;re : m&ecirc;me si j&#39;y avais fait de belles rencontres, vu de belles choses, j&#39;avais le souvenir d&#39;une r&eacute;gion un peu repli&eacute;e sur elle-m&ecirc;me, m&eacute;fiante vis &agrave; vis de l&#39;&eacute;tranger. Alors que l&agrave; je retrouve les vertus du bonjour spontan&eacute;, du sourire gratuit et de la curiosit&eacute; bien plac&eacute;e.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4113e4c255e1b95/650" width="650" /></p>

<p>Parmi les diff&eacute;rences les plus notables avec les pays baltes : tout d&#39;abord les routes, impeccables. Ils se payent m&ecirc;me le luxe d&#39;asphalter ou de b&eacute;tonner leurs chemins de traverse. C&#39;est vraiment le top, je peux me d&eacute;placer o&ugrave; bon me semble sans m&#39;inqui&eacute;ter de l&#39;&eacute;tat de la chauss&eacute;e. Il y a aussi un r&eacute;seau de voies vertes assez complet, organis&eacute; par th&egrave;me, chacun proposant sa signalisation propre. Il y a de la po&eacute;sie &agrave; composer son itin&eacute;raire, &agrave; passer &agrave; travers champs, plaines et longer ces paisibles rivi&egrave;res. Je dois aussi m&#39;adapter &agrave; l&#39;horaire d&#39;ouverture limit&eacute; des magasins. Je suis en m&ecirc;me temps tr&egrave;s heureux pour les autochtones qui peuvent profiter de leur temps libre et s&#39;organiser une vie de famille sans se voir infliger de la trime obligatoire les dimanches et les jours f&eacute;ri&eacute;s. A noter aussi, la richesse des possibilit&eacute;s de bivouac. Je n&#39;ai qu&#39;&agrave; chercher 10-15 min pour d&eacute;nicher un spot de r&ecirc;ve !</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/153399799b43e91/650" width="650" /></p>

<p>Depuis 2 ans, j&#39;ai appris &agrave; lire dans les cumulus pour conna&icirc;tre le sort m&eacute;t&eacute;orologique que me r&eacute;servait le ciel. Apr&egrave;s avoir aiguis&eacute; finement mon sens de l&#39;orientation, j&#39;ai l&#39;occasion en Allemagne de peaufiner un 7&egrave;me sens d&eacute;couvert en Mongolie : l&#39;art de la divination&nbsp;climatique. Ici, il peut y avoir les 4 saisons dans une m&ecirc;me semaine. La canicule est un lointain souvenir que je ne m&#39;aime pas convoquer. Je me complais dans cet &eacute;t&eacute; gris&acirc;tre et venteux, qui me fait appr&eacute;cier d&#39;autant plus les fr&eacute;quentes sorties du soleil.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/73e0f46950ad1ca/650" width="650" /></p>

<p>Rester la t&ecirc;te dans les nuages ne comporte pas que des avantages. Je paye comptant ce d&eacute;ficit d&#39;attention avec les pertes en cha&icirc;ne de nombreux petits items de voyage, tous plus utiles les uns que les autres. Adieu serviette micro-fibre, fid&egrave;le compteur (snif), c&acirc;ble anti-vol f&eacute;tiche (resnif) et consorts &hellip; Que je remplace toutefois ais&eacute;ment tant ce beau pays regorge de cavernes d&#39;Ali Baba du cycliste. Rentrer ne serait-ce que dans la plus modeste d&#39;entre elles fait briller mes yeux de mille feux.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/ea243454741bc77/650" width="650" /></p>

<p>Je d&eacute;veloppe aussi de nouvelles comp&eacute;tences. Je pense peut-&ecirc;tre d&eacute;j&agrave; inconsciemment &agrave; ma reconversion post-voyage. Je m&#39;initie ainsi aux plaisirs de la couture sur mon short qui agonise lentement et m&#39;offre &agrave; rafistoler chaque semaine des trous in&eacute;dits et des d&eacute;chirures d&#39;origine myst&eacute;rieuse. Il y aura bien un jour o&ugrave; il finira dans le cambouis, comme chiffon de nettoyage pour ma cha&icirc;ne. Je lui dois bien &ccedil;a apr&egrave;s ces 2 ann&eacute;es de fid&egrave;le compagnonnage. Et puis, je crois que c&#39;est ce qu&#39;il aurait voulu, au fond.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/9add7385ac96bea/650" width="650" /></p>

<p>J&#39;assiste plus g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; une d&eacute;t&eacute;rioration globale de tout mon mat&eacute;riel. Comme s&#39;il sentait approcher la fin. Mon smartphone a lutt&eacute; courageusement de longues semaines contre la panne finale, pour finalement me claquer entre les doigts, &agrave; bout de souffle. J&#39;ai du le remplacer au pied lev&eacute;, puisque je voyage avec une appli GPS, sans carte papier. Je me rends ainsi compte &agrave; quel point je suis d&eacute;pendant de&nbsp;l&#39;&eacute;lectronique, pas toujours tr&egrave;s fiable en voyage. Je dois avouer, si j&#39;avais &eacute;t&eacute; un peu plus superstitieux, j&#39;aurais pu largement me demander quel genre d&#39;esprit malicieux a pu se glisser dans mes sacoches en Asie, me jouant quotidiennement de vilains tours de passe-passe.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a97a81ebedc3941/650" width="650" /></p>

<p>Apr&egrave;s Kiel, je quitte d&eacute;finitivement les plages sableuses de la Mer Baltique pour rejoindre l&#39;autre c&ocirc;te &agrave; une centaine de kilom&egrave;tres de l&agrave;, celle de la Mer du Nord. C&#39;est un grand changement de paysage. J&#39;y d&eacute;couvre des hectares de champs d&#39;&eacute;oliennes et de longues digues issus du travail de l&#39;homme. Ces derni&egrave;res ont plusieurs fonctions : prot&eacute;ger l&#39;arri&egrave;re-pays du vent, des inondations et des fortes mar&eacute;es, puis gagner de nouvelles terres sur le monde marin, qui seront utiles pour l&#39;exploitation agricole (le pendant des fameux polders hollandais). C&#39;est ici le royaume du mouton. Il est en fait n&eacute;cessaire &agrave; l&#39;entretien des pelouses de ces barricades maritimes, l&#39;&eacute;l&eacute;ment-clef de cet &eacute;cosyst&egrave;me artificiel. C&#39;est mon warmshower Bianca qui s&#39;est charg&eacute;e de me faire d&eacute;couvrir les secrets de sa r&eacute;gion et des foss&eacute;s de drainage. Elle me pr&eacute;senta aussi sa fi&egrave;re jument, l&#39;occasion de passer un chouette moment dans les &eacute;curies de son village.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/c0c0eeb05610e49/650" width="650" /></p>

<p>Longer le littoral puis les berges de l&#39;Elbe m&#39;a ensuite amen&eacute; jusqu&#39;&agrave; la ville de Hambourg, un gros coup de c&oelig;ur. Elle a tout d&#39;une capitale sans l&#39;&ecirc;tre : quartiers branch&eacute;, populaire, bourgeois, et puis aussi tous les parcs, mus&eacute;es, monuments, gares &hellip; Cette m&eacute;tropole se divise en deux parties distinctes : sur la rive nord se trouve la ville organique et sur la rive sud la partie industrielle. Malgr&eacute; cette s&eacute;paration physique, Hambourg assume parfaitement son pass&eacute; manufacturier en montrant la volont&eacute; d&#39;incorporer ces industries dans le paysage urbain. Ainsi, depuis le balcon panoramique de la Philharmonie de l&#39;Elbe, b&acirc;timent embl&eacute;matique de la ville avec son architecture moderne, on peut observer au loin cette singuli&egrave;re ligne d&#39;horizon, nous r&eacute;v&eacute;lant &agrave; travers brume chemin&eacute;es et grues g&eacute;antes. Patrick et Marleen y ont &eacute;t&eacute; de parfaits h&ocirc;tes.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/7b878359e819fde/650" width="650" /></p>

<p>C&#39;est dans une autre grande ville que j&#39;ai effectu&eacute; une derni&egrave;re halte. Br&ecirc;me s&#39;articule autour de son stade de foot et d&#39;un centre historique de toute beaut&eacute;. Jochen, local de l&#39;&eacute;tape et francophile, s&#39;est appliqu&eacute; &agrave; me montrer quelques sympathiques recoins de sa belle cit&eacute;. Merci encore ! C&#39;est vrai qu&#39;il fait bon vivre en Allemagne. L&#39;atmosph&egrave;re est relax, apais&eacute;e. Vous l&#39;aurez devin&eacute;, j&#39;ai beaucoup aim&eacute; rouler dans cette partie du pays, c&#39;est une belle surprise. Je remercie aussi du fond du c&oelig;ur Sinje (Kiel) et Desiree (Rendsburg), mes deux premiers h&ocirc;tes warmshower, qui ont aussi contribu&eacute; &agrave; faire de cette exp&eacute;rience allemande une r&eacute;ussite.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6ef978000b1a99c/650" width="650" /></p>]]></description>
								<pubDate>Sun, 03 Sep 2017 19:56:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/09/rendezvous-en-terre-connue</guid>
				<category>Allemagne</category>
			</item>
					<item>
				<title>L'ours de la baltique</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/08/lours-de-la-baltique</link>
				<description><![CDATA[<p>Ecrit &agrave; Klaipeda, le dimanche 30 juillet 2017 &ndash; Km 15400 (21400 depuis le d&eacute;part de France)<br />
<br />
Au risque de d&eacute;cevoir certains, je ne vais pas m&eacute;nager le suspens plus longtemps. Je n&#39;ai vu aucun ours en Lettonie. Ni m&ecirc;me dans aucun autre pays (m&ecirc;me si j&#39;ai bivouaqu&eacute; par inadvertance dans une r&eacute;serve d&#39;ours en Croatie). En fait, l&#39;ours, c&#39;est moi. S&#39;il se prolonge, le voyage en solo peut donner &agrave; son protagoniste des habitudes de grizzli et le temp&eacute;rament peu sociable de l&#39;ours mal l&eacute;ch&eacute;. Avec parfois l&#39;envie de ne pas se m&eacute;langer, de rester spectateur.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/b757e9998fd5121" style="height: 433px; width: 650px;" /></div>

<p>Ce n&#39;est pas une sensation d&eacute;plaisante, bien au contraire, j&#39;apprends &agrave; ch&eacute;rir ces moments, &agrave; les appr&eacute;cier &agrave; leur juste valeur. Ce sentiment de d&eacute;tachement peut favoriser des p&eacute;riodes propices &agrave; la r&eacute;flexion et l&#39;observation. Ainsi, en contemplant des sc&egrave;nes de la vie courante, j&#39;ai parfois l&#39;impression de m&#39;immiscer furtivement dans la r&eacute;alit&eacute; des gens. Tel le passager d&#39;un train qui scrute le paysage &agrave; travers la baie vitr&eacute;e, il y a cette distance. Ce qui restera pour moi un souvenir lointain&nbsp;sera peut-&ecirc;tre un &eacute;v&eacute;nement majeur de la vie d&#39;un homme.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/1dacf063e37cc29/433" width="433" /></div>

<p>Je reste toutefois ouvert aux rencontres, et occasionnellement me laisse sortir de cet &eacute;tat extatique pour appr&eacute;cier la compagnie et la discussion. Frederik (Belgique) a &eacute;t&eacute; un bref mais excellent &nbsp;compagnon de route, bien plus flexible et rod&eacute; au voyage en duo que moi. J&#39;ai aussi fait de merveilleuses rencontres gr&acirc;ce aux r&eacute;seaux d&#39;hospitalit&eacute; : Laura a &eacute;t&eacute; un guide zel&eacute; &agrave; Sigulda et Victorija m&#39;a h&eacute;berg&eacute; dans sa maison verdoyante en plein Riga. Cela a &eacute;t&eacute; aussi une super et enrichissante rencontre couchsurfing avec Ema et Augustas &agrave; Klaipeda, qui m&#39;ont promen&eacute; gaiement au c&eacute;l&egrave;bre et annuel festival de la mer.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/b451a6e219a1e16/433" width="433" /></div>

<p>La plus belle des soir&eacute;es a &eacute;t&eacute; avec David et Zane, un chaleureux couple franco-letton vivant &agrave; Kuldiga. David a rencontr&eacute; Zane au tout d&eacute;but de son voyage (5 ans en v&eacute;lo dans tous les recoins de l&#39;Europe). Zane l&#39;a attendu tout ce temps, telle une P&eacute;n&eacute;lope esp&eacute;rant son Ulysse - le rejoignant tout de m&ecirc;me d&egrave;s que l&#39;opportunit&eacute; se pr&eacute;sentait. Ils se sont mari&eacute;s en juillet dernier, peu apr&egrave;s la fin de son p&eacute;riple. Ce fut un copieux d&icirc;ner &agrave; &eacute;changer nos points de vue sur le voyage, &agrave; nous raconter quelques &eacute;tonnantes histoires. David m&#39;a notamment indiqu&eacute; des pistes int&eacute;ressantes pour franchir quelques paliers de libert&eacute;. Je les m&eacute;dite toujours. Le lendemain, Zane m&#39;a gratifi&eacute; de ses pr&eacute;cieux conseils de kin&eacute; pour m&#39;aider &agrave; g&eacute;rer ce&nbsp;mal de dos.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/e610e15644b6ec5/433" width="433" /></div>

<p>Par ailleurs, &agrave; cette p&eacute;riode de l&#39;ann&eacute;e, cette route longeant la c&ocirc;te baltique est tr&egrave;s emprunt&eacute;e par les cyclo-touristes, alors je taille all&egrave;grement la bavette avec ceux qui veulent bien s&#39;arr&ecirc;ter un moment. Certains autres semblent &ecirc;tre un peu press&eacute;s &hellip; Je ne veux pas bousculer leur planning.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/c8cfdd879a8464a/433" width="433" /></div>

<p>C&#39;est vrai qu&#39;il y a tant &agrave; voir sur cette belle c&ocirc;te sauvage lettonne. Tous les oiseaux du monde semblent s&#39;y &ecirc;tre donn&eacute;s rendez-vous, et notamment les majestueuses cigognes. Il y en a partout ici, c&#39;est la premi&egrave;re fois de mon voyage o&ugrave; je regrette de ne pas avoir emport&eacute; mon t&eacute;l&eacute;objectif. Je les observe de pr&egrave;s, perch&eacute;s sur leur imposant nid, d&#39;o&ugrave; elles me surveillent d&#39;un &oelig;il inquiet mais tout aussi curieux que le mien. J&#39;ai tout le loisir de les admirer &eacute;lever leur prog&eacute;niture, de constater la croissance rapide de leurs petits, qui apprennent &agrave; voler sous le regard bienveillant de leurs parents. Je pourrais <span style="font-size: 13px;">m&ecirc;me&nbsp;</span>peut-&ecirc;tre bient&ocirc;t assister &agrave; leur premier envol !</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/805aef2a0640851/650" width="650" /></div>

<p>Le printemps a dur&eacute; jusqu&#39;&agrave; la mi-juillet. J&#39;ai beaucoup appr&eacute;ci&eacute; rouler avec des temp&eacute;ratures fra&icirc;ches, maintenant, je profite des temp&eacute;ratures id&eacute;ales. Pour mon anniversaire, cela a &eacute;t&eacute; une journ&eacute;e parfaite, &agrave; rouler sous un soleil cl&eacute;ment, avec un beau spot de camping sauvage &agrave; la clef. J&#39;ai d&eacute;nich&eacute; aussi quelques bivouacs m&eacute;morables en bord de plage, lorsque le vent le permettait. L&#39;un d&#39;entre eux, ce fut dans un endroit assez particulier surnomm&eacute; le Ziemelu Forti, au milieu des bunkers issus de l&#39;occupation sovi&eacute;tique (merci David pour le tuyau).</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/3b6f11fc7668800/650" width="650" /></div>

<p>Ce qui me donne l&#39;occasion d&#39;ouvrir une petite parenth&egrave;se historique. Si l&#39;ind&eacute;pendance officielle de la Lettonie a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e en 1920, dans la pratique, ce territoire a &eacute;t&eacute; longtemps sous occupation allemande et sovi&eacute;tique. C&#39;est r&eacute;ellement en 1991, 2 ans apr&egrave;s la chute du mur de Berlin, que les lettons ont pu reprendre compl&egrave;tement leur souverainet&eacute;. En attestent les nombreux drapeaux bordeaux et blanc flottant fi&egrave;rement dans les jardins locaux.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5209d8a19893353/650" width="650" /></div>

<p>Si ces bunkers datent probablement d&#39;apr&egrave;s la seconde guerre mondiale, c&#39;est en revanche la guerre 14-18 sur mes jambes : s&#39;y accumulent les nombreux crat&egrave;res issus du pilonnement adverse, sans que je puisse vraiment y opposer quelconque r&eacute;sistance. Les moustiques aiment le sang chaud, et c&#39;est vrai qu&#39;en leur pr&eacute;sence, je perds totalement mon sang froid.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5b730fbb220e3f7/650" width="650" /></div>

<p>Au rayon des incommodit&eacute;s, dans un autre genre, il y a les fameuses &laquo; gravel roads &raquo; lettones. Ce sont des routes qui ne le sont pas encore vraiment, sorte de b&acirc;tardes entre voie asphalt&eacute;e et chemin de terre, qui offrent les inconv&eacute;nients cumul&eacute;s des deux : progression difficile et trac&eacute; ennuyeux. Avec en bonus : les nuages de poussi&egrave;re que les voitures y produisent en roulant &agrave; tombeau ouvert et ces mini-vaguelettes sableuses, les petites s&oelig;urs de celles qui m&#39;ont rendu fou en Mongolie. En r&eacute;sum&eacute;, j&#39;essaie de les &eacute;viter au maximum.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/9e315bd4be77504/650" width="650" /></div>

<p>Par rapport &agrave; l&#39;Estonie, il y a aussi quelques changements notables. Tout d&#39;abord au niveau du langage, celui-ci &eacute;tant plus proche du russe, alors que l&#39;estonien &eacute;tait plus proche du finnois. Cela a d&#39;ailleurs &eacute;t&eacute; une entr&eacute;e en mati&egrave;re assez rocambolesque. A peine pass&eacute;e la fronti&egrave;re qu&#39;un gamin sur son v&eacute;lo - ce tra&icirc;tre - m&#39;a gratifi&eacute; d&#39;un &eacute;nerg&eacute;tique mais peu assur&eacute; &laquo; fuck you motherfucker bitch &raquo; avant de s&#39;enfuir, en pouffant. J&#39;ai tout de suite compris qu&#39;ici communiquer en anglais allait &ecirc;tre assez simple, et me suis ensuite r&eacute;jouis de constater que les gens du cru devaient &ecirc;tre moins timides que finlandais et estoniens. Chou blanc, car en plus d&#39;&ecirc;tre plus sociables et curieux, ils sont aussi tr&egrave;s sympas.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d2cbff808278f09/650" width="650" /></div>

<p>Je suis aussi ravi des sp&eacute;cialit&eacute;s que me proposent les boulangeries. En attendant la France, je peux me consoler en me d&eacute;lectant de moultes delicatessen : g&acirc;teau au miel, p&acirc;te fourr&eacute;e au lait concentr&eacute; caram&eacute;lis&eacute;, mini-pizza, g&eacute;noise &agrave; la cr&egrave;me et aux fraises, g&acirc;teau &agrave; la rhubarbe, mon pr&eacute;f&eacute;r&eacute; restant le &laquo; Napol&eacute;on &raquo;, le mille-feuille du terroir. L&#39;offre de pain est pl&eacute;thorique et de qualit&eacute;.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/cb0ae8992e72feb/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></div>

<p>Juste apr&egrave;s la fronti&egrave;re avec l&#39;Estonie, j&#39;ai bifurqu&eacute; dans les terres pour &eacute;viter de me coltiner la grosse et engorg&eacute;e nationale qui longe la c&ocirc;te. J&#39;ai travers&eacute; des petites villes pittoresques &agrave; l&#39;instar de Limbazi, avec leur cort&egrave;ge de maisons traditionnelles en bois. J&#39;ai ensuite pass&eacute; quelques jours autour de Sigulda et sa magnifique vall&eacute;e, pour moi le plus bel endroit en Lettonie. Les paysages y sont fort diff&eacute;rents du reste du pays, c&#39;est tr&egrave;s vallonn&eacute;, il y a aussi de nombreuses grottes et chutes d&#39;eau, un panorama &agrave; couper le souffle et un beau ch&acirc;teau fraichement restaur&eacute;. J&#39;ai aussi pass&eacute; quelques jours &agrave; Riga, qui <span style="font-size: 13px;">&agrave; mon humble avis&nbsp;</span>souffre un peu de la comparaison avec Tallinn. Puis j&#39;ai ensuite emprunt&eacute; une magnifique route de vall&eacute;e entre Tukums, Talsi et Valdemarpils. Ce fut ensuite beaucoup plus ennuyeux de longer la c&ocirc;te jusqu&#39;&agrave; la fronti&egrave;re lituanienne. J&#39;ai eu cependant l&#39;heureuse id&eacute;e de repiquer une nouvelle fois dans l&#39;arri&egrave;re pays pour d&eacute;couvrir la charmante Kuldiga et sa chute d&#39;eau la plus longue d&#39;Europe.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/fd6723ab48cc531/650" style="font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></div>

<p>Apr&egrave;s m&rsquo;&ecirc;tre habitu&eacute; au c&ocirc;t&eacute; sauvage et paisible de la Lettonie, cela a &eacute;t&eacute; un petit choc de me retrouver dans le pays voisin, la Lituanie. Le monde entier semble s&#39;y &ecirc;tre donn&eacute; rendez-vous pour les cong&eacute;s d&#39;&eacute;t&eacute;. On s&#39;y bouscule, s&#39;y entasse, chaque station baln&eacute;aire semble &ecirc;tre arriv&eacute;e&nbsp;au maximum de sa capacit&eacute; d&rsquo;accueil.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/14131dc3eb0bcc8/650" width="650" /></div>

<p>La centaine de kilom&egrave;tres de la c&ocirc;te lituanienne se divise en deux parties &agrave; peu pr&egrave;s &eacute;gales. La face nord, c&#39;est celle qui est bond&eacute;e (Palanga, Klaipeda). En revanche, la face sud est un parc naturel, une longiligne bande de terre parsem&eacute;e de dunes impressionnantes (Nida). Sur les deux faces, le bivouac y est compliqu&eacute;: sur l&#39;une &agrave; cause de l&#39;affluence humaine, sur l&#39;autre &agrave; cause de son affluence en fourmis (et accessoirement parce que le camping sauvage y est interdit). J&#39;y ai tout de m&ecirc;me trouver un refuge id&eacute;al et un bivouac dont je me souviendrai tout ma vie : dans une providentielle tour d&#39;observation d&#39;oiseaux, qui ne peut pas mieux porter son nom. Pendant les 2 nuits o&ugrave; j&#39;y ai &eacute;lu domicile, j&#39;ai vu passer h&eacute;rons, cygnes, canards plongeurs et quelques cousins lointains de la mouette. J&#39;ai pu aussi m&rsquo;&eacute;mouvoir un tantinet en admirant le royal vol d&#39;un couple d&#39;aigles &agrave; queue blanche. Il y a avait m&ecirc;me une loutre de mer pour me tenir compagnie, en plus de la visite amicale de quelques promeneurs du dimanche : Ina et Vidis&nbsp;m&#39;ont au passage invit&eacute; &agrave; savourer le traditionnel poisson fum&eacute;, accompagn&eacute; de th&eacute; &agrave; la confiture de mirabelles.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6347fac0e19aa4e/650" width="650" /></div>

<p>Je quitte les pays baltes avec le sentiment d&#39;y avoir trouv&eacute; une s&eacute;duisante nature, et la satisfaction d&#39;avoir d&eacute;couvert de nouvelles cultures, de nouveaux horizons, sur ces terres aussi riches de leur diff&eacute;rences que de leur histoire commune. J&#39;y ai aussi beaucoup ressenti l&#39;influence russe, alors qu&#39;en fait, chacun des 3 pays essaye tant bien que mal de s&#39;affranchir de la pr&eacute;sence de leur envahissant voisin. Pour ma prochaine &eacute;tape, cela sera un saut dans un univers beaucoup plus familier. Mais avec toujours la m&ecirc;me envie, la m&ecirc;me volont&eacute; de profiter de la route et des surprises qu&#39;elle me r&eacute;serve encore pour les semaines &agrave; venir &hellip;&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5f3cdf25789ae7e/650" width="650" /></div>]]></description>
								<pubDate>Tue, 01 Aug 2017 07:49:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/08/lours-de-la-baltique</guid>
				<category>Lituanie et Lettonie</category>
			</item>
					<item>
				<title>La nature estonienne</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/07/la-nature-estonienne</link>
				<description><![CDATA[<p><em><strong>Ecrit &agrave; Parnu le 2 juillet 2017 &ndash; km 14200 (20200 au total)</strong></em><br />
<br />
Apr&egrave;s cette boucle finlandaise, je change donc de cap : &agrave; partir de Tallinn, j&#39;entame vraiment le retour en terre natale. Et des caps, j&#39;en ai franchi quelques uns pendant le voyage. Les deux derniers &eacute;tant les plus symboliques : je f&ecirc;tais ce 1er juillet le second anniversaire de mon d&eacute;part, et quelques jours plus t&ocirc;t, le d&eacute;passement de la barre symbolique des 20.000 kilom&egrave;tres. J&#39;en aurai vu des paysages, fait, de belles rencontres. Et tout un tas de choses qui ne peuvent pas se quantifier r&eacute;ellement &hellip; Ma pension retraite sera bien maigre mais ma boite &agrave; souvenirs bien remplie.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/8956c7ad23c9526/650" width="650" /></div>

<p>En d&eacute;couvrant l&#39;Estonie, je m&#39;enfonce encore un peu plus dans la nature et le sauvage, dont la Finlande m&#39;avait d&eacute;j&agrave; donn&eacute; un bel aper&ccedil;u. Je suis all&eacute; de surprise en surprise. Je m&#39;attendais &agrave; trouver de nombreuses reliques du pass&eacute; sovi&eacute;tique, je d&eacute;couvre &agrave; la place des villes qui ont remarquablement bien conserv&eacute; leur caract&egrave;re de l&#39;&eacute;poque du Moyen-Age, &agrave; l&#39;instar de Tallinn. Ce fut seulement &agrave; partir du moment o&ugrave; j&#39;ai arpent&eacute; ses rues pav&eacute;es que j&#39;ai v&eacute;ritablement eu l&#39;impression d&#39;&ecirc;tre de retour en Europe. L&#39;architecture ressemble beaucoup &agrave; ce que l&#39;on peut trouver dans les villes m&eacute;di&eacute;vales de Bavi&egrave;re : des couleurs chatoyantes, des devantures de maisons historiques, des petites ruelles donnant sur des impasses, pas de doute, on est &agrave; 100.000 lieues&nbsp;de la froideur et de la rationalit&eacute; du style scandinave.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/12bdea86d064205/650" width="650" /></div>

<p>J&#39;appr&eacute;cie aussi les nombreuses &eacute;glises parsem&eacute;es sur mon chemin. Je dois avouer que de tous les &eacute;difices religieux, sur l&#39;aspect ext&eacute;rieur, ce sont elles qui me procurent le plus de fascination. De part leur histoire, leur cachet, leur vari&eacute;t&eacute; dans l&#39;architecture, leur pr&eacute;sence en hauteur. La vue d&#39;un clocher est toujours pour moi l&#39;occasion de prendre une petite pause, &agrave; essayer de rep&eacute;rer ici ou l&agrave; quelques particularit&eacute;s. Quel dommage qu&#39;elles se retrouvent le plus souvent portes closes. C&#39;est une tendance g&eacute;n&eacute;rale en Europe, &agrave; mon plus grand regret.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/78b920d2034b403/433" width="433" /></div>

<p>J&#39;ai aussi r&eacute;gl&eacute; mes pendules pour enfin profiter des couchers de soleil, qui repr&eacute;sentent la r&eacute;compense de fin de parcours. Il ne fait pas encore bien chaud, alors je peux me permettre le luxe de me r&eacute;veiller tard le matin sans pour autant que cela ne soit le sauna dans la tente. Leur particularit&eacute;, c&#39;est qu&#39;ils se d&eacute;gustent paisiblement, le soleil prenant tout son temps pour s&#39;&eacute;clipser totalement. On a tout le loisir de s&#39;impr&eacute;gner des couleurs et d&#39;appr&eacute;cier les diff&eacute;rentes transitions de lumi&egrave;re, c&#39;est un r&eacute;gal pour les yeux.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5e43cda7019323d/650" width="650" /></div>

<p>En journ&eacute;e, je savoure les cadeaux de la nature estonienne. C&#39;est la p&eacute;riode de nidation des oiseaux, alors je peux les observer &eacute;lever tendrement leur prog&eacute;niture. Les temp&eacute;ratures fra&icirc;ches et cet air revigorant de bord de mer fait l&#39;id&eacute;al de ces nombreux migrateurs, qui ne se trompent s&ucirc;rement pas en choisissant la c&ocirc;te baltique comme refuge estival. J&#39;y ai crois&eacute; cigognes, cygnes, mouettes, canards sauvages, aigles de mer et tout un tas d&#39;autres volatiles dont je ne saurais vous conter le nom. Le plus &eacute;trange d&#39;entre eux : une sorte de petite autruche &agrave; corps de paon. Elle se prom&egrave;ne tranquillement dans les champs, &agrave; d&eacute;couvert, le plus souvent en couple, et vocif&egrave;re comme un pachyderme d&egrave;s qu&#39;elle se sent en danger (on me souffle dans l&#39;oreillette que cet animal chim&eacute;rique a en fait un nom : grue).&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/52a72ad42cc09df/650" width="650" /></div>

<p>Ce qui doit aussi attirer ce joyeux groupe de becs et de plumes, ce sont ces nu&eacute;es de (maudits) moustiques. A la diff&eacute;rence de leurs confr&egrave;res asiatiques, ils attaquent tout au long de la journ&eacute;e (avec une pr&eacute;f&eacute;rence pour le cr&eacute;puscule qui dure des heures &agrave; cette latitude). Ils sont &eacute;normes et piquent &agrave; l&#39;aise &agrave; travers une simple couche de v&ecirc;tement. Cette taille XL fait aussi leur point faible. On a largement le temps de les voir venir et de leur infliger le seul traitement qui leur convient : une bonne baffe l&eacute;tale qui les enverra dans les ab&icirc;mes de l&#39;enfer des insectes.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/11de88f04029e42/650" width="650" /></div>

<p>Ces chers amis pompeurs de sang compl&egrave;tent un trio infernal de nuisance du cyclo-campeur avec le vent et la pluie. Ils se relaient l&#39;un apr&egrave;s l&#39;autre, consciencieusement, pour m&#39;&eacute;viter la vie trop facile. Je me r&eacute;jouis donc de l&#39;arriv&eacute;e du vent qui chasse les mini-vampires, de l&#39;intrusion de la pluie qui stoppe net le flux du vent, et appr&eacute;cie tout autant la fin du souffle divin, qui signifie cependant le retour des bourdonnements dans les oreilles. Un &eacute;quilibre parfait que ne me laisse aucun r&eacute;pit. Merci m&egrave;re Nature.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/e9abcbc3320edab/650" width="650" /></div>

<p>Et le vent en Estonie, ce plat pays (qui n&#39;est pas le mien), quand il souffle frontalement, cela rend la progression aussi difficile qu&#39;en montagne. Le sifflement dans les oreilles et le fouettement des pommettes en sus. Lorsqu&#39;il s&#39;invite sur de monotones routes d&eacute;coup&eacute;es &agrave; travers la for&ecirc;t, cela donne des &eacute;tapes carr&eacute;ment usantes, autant pour le physique que pour le moral. J&#39;ai beau me plaindre, ces minimes inconv&eacute;nients ne font pas le poids par rapport &agrave; tous les bienfaits et toutes les joies qu&#39;apportent le voyage &agrave; v&eacute;lo, alors j&#39;encaisse avec plaisir et bonne humeur, et profite de chaque instant de repos pour me pr&eacute;parer &agrave; affronter le prochain obstacle qui se profile d&eacute;j&agrave; &agrave; l&#39;horizon. J&#39;ai aussi mes armes secr&egrave;tes de motivation personnelle : ma musique et mes podcasts me permettent de faire abstraction et de voyager int&eacute;rieurement. A signaler tout de m&ecirc;me : les temp&eacute;ratures sont en ce moment id&eacute;ales pour p&eacute;daler. On ne peut pas tout avoir.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/10a1d5b02bad9bb/650" width="650" /></div>

<p>Concernant l&#39;Eurov&eacute;lo 10 en Estonie. C&#39;est une surprise mais ils jouent particuli&egrave;rement bien le jeu. Le sentier est enti&egrave;rement balis&eacute;, m&ecirc;me si sans une attention accrue on peut perdre assez rapidement le fil. Par contre, le trac&eacute; est b&acirc;cl&eacute;, la plupart du temps passant par des routes sans int&eacute;r&ecirc;t particulier. J&#39;imagine qu&#39;il a du &ecirc;tre con&ccedil;u par un cycliste sportif et press&eacute; qui se souciait plus du rendement &eacute;nerg&eacute;tique de la chauss&eacute;e que du panorama. Ce n&#39;est pas bien grave, je recompose moi-m&ecirc;me mon itin&eacute;raire en choisissant d&#39;autres routes moins directes ou en moins bon &eacute;tat, sortant assez rapidement de la l&eacute;thargie propos&eacute;e.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4ce4aeb27aa4432/650" width="650" /></div>

<p>Je rencontre aussi de nouveau beaucoup de cyclo-campeurs. Cela ne m&#39;&eacute;tait pas arriv&eacute; depuis le Laos. Beaucoup de Finlandais en qu&ecirc;te d&#39;aventure hors de leur pays, mais aussi quelques fran&ccedil;ais (petits clins d&rsquo;&oelig;il &agrave; Lionel et Aur&eacute;lie avec qui j&#39;aurai partag&eacute; de sympathiques discussions, et un autre couple, Susanne et Jean-Claude, qui commencent leur retraite sur les meilleurs des chapeaux de roues). J&#39;ai aussi rencontr&eacute; d&#39;autres nomades en camping-car : un ptit bonjour &agrave; la famille Lyytinen, avec qui j&#39;ai aussi pass&eacute; de chouettes moments, quelques parties de Uno et de Trivial Poursuit, &agrave; Kuressaare puis Parnu.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/655b38ecd95c2bb/433" width="433" /></div>
Apr&egrave;s 2 nuits &agrave; Tallinn, j&#39;ai donc pris le cap sud-ouest et long&eacute; la c&ocirc;te. J&#39;ai fait un d&eacute;tour sur les &icirc;les de Hiuuma et Sareema, et c&eacute;l&eacute;br&eacute; la f&ecirc;te de la Saint-Jean locale &agrave; Kuressaare. Avec un grand feu comme on le faisait &agrave; l&#39;&eacute;poque en France, avant l&#39;arriv&eacute;e puis le succ&egrave;s de la f&ecirc;te de la musique Jacklanguaise. La &laquo; midsummer party &raquo;, c&#39;est l&#39;une des dates les plus importantes et festoy&eacute;es dans le nord de l&rsquo;Europe, alors c&#39;&eacute;tait sympa de pouvoir en profiter avec des locaux. J&#39;ai pris ma seconde pause estonienne &agrave; Parnu, pendant un festival m&eacute;di&eacute;val. En r&eacute;alit&eacute;, j&#39;ai plus profit&eacute; de mon lit et de la paix de l&#39;auberge Vintsi pour me reposer et reprendre quelques forces avant d&#39;entrer en Lettonie, ma prochaine destination &hellip;&nbsp;]]></description>
								<pubDate>Sun, 09 Jul 2017 20:56:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/07/la-nature-estonienne</guid>
				<category>Estonie</category>
			</item>
					<item>
				<title>La thérapie des chocs</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/06/la-therapie-des-chocs</link>
				<description><![CDATA[<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm"><em>Ecrit &agrave; Helsinki le 15 juin 2017 - km 13500 (19500 depuis le d&eacute;part de France)</em><br />
<br />
Inutile de m&eacute;nager le suspens plus longtemps, j&#39;ai choisi le retour en Europe&nbsp;! Mais pourquoi donc ? D&eacute;j&agrave; , je n&#39;en pouvais plus du climat post-apocalyptique de l&#39;Asie du sud-est. Cette chaleur combin&eacute;e &agrave; cette haute humidit&eacute;, cela va un temps, mais on se lasse assez vite de transpirer continuellement &agrave; grosses gouttes. Ensuite, j&#39;aurais pu tenter une nouvelle aventure en Am&eacute;rique du Sud, et d&#39;ailleurs j&#39;en avais grand envie. C&#39;est un peu mon r&ecirc;ve de retourner l&agrave;-bas, de visiter les pays que je n&#39;ai pas pu faire en 2010.</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/fa12410d5c418e7/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Mais voil&agrave;, depuis le d&eacute;part, mais surtout depuis l&#39;Asie, je souffre de mal de dos chronique. Cela pourrit le voyage parfois. Je pensais qu&#39;avec la pratique cette douleur allait s&#39;effacer un jour, mais bien au contraire, cela empire. J&#39;ai mis du temps &agrave; m&#39;en rendre compte, mais je soup&ccedil;onne mon v&eacute;lo d&#39;&ecirc;tre trop petit. Je partais sans aucune exp&eacute;rience de cycliste, et maintenant, j&#39;ai quelques id&eacute;es en t&ecirc;te pour arranger &ccedil;a. Cependant, cela aurait &eacute;t&eacute; difficile d&#39;effectuer ces r&eacute;glages &agrave; la vol&eacute;e. Un retour en France s&#39;imposait. D&#39;autant plus que cela faisait un bail que je n&#39;avais pas vu ma famille.</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/cef83c3f9e1aa31/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Mais pourquoi avoir atterrit &agrave; Helsinki alors me direz-vous. Et bien, peut-&ecirc;tre parce que je suis un peu maboul. Mais pas que. L&#39;id&eacute;e de profiter encore d&#39;un bel &eacute;t&eacute; &agrave; parcourir les routes d&#39;Europe me plaisait tellement que je ne pouvais pas me r&eacute;soudre &agrave; revenir directement en France. Apr&egrave;s tout, j&#39;ai d&eacute;j&agrave; roul&eacute; presque 20.000 bornes avec ce v&eacute;lo, je pouvais bien en rajouter quelques milliers de plus&nbsp;! La Finlande, c&#39;est un pays que je ne connaissais pas, avec en prime la perspective de rouler dans les pays baltes, par lesquels je voulais commencer mon tour du monde avort&eacute; en 2014, l&#39;occasion &eacute;tait trop belle&nbsp;!</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/eecd69d99d5fc35/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Helsinki, c&#39;&eacute;tait aussi l&#39;assurance de voler direct depuis Bangkok avec une compagnie d&#39;avion s&eacute;rieuse et transparente sur le transport de bicyclette&nbsp;: Finnair. Pour m&#39;&eacute;viter une grosse et inutile mont&eacute;e d&#39;adr&eacute;naline. Finalement, ce qui a achev&eacute; de me persuader du bien fond&eacute; de ma d&eacute;cision, ce furent les pr&eacute;visions m&eacute;t&eacute;o&nbsp;: du froid&nbsp;! Enfiiin, du froid&nbsp;! Apr&egrave;s un d&eacute;tour au Decathlon de Bangkok pour m&rsquo;approvisionner en diverses petites laines, j&#39;&eacute;tais fin pr&ecirc;t et ultra-motiv&eacute; pour le grand d&eacute;part vers la Scandinavie.</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/0411c0da2311e35/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Et effectivement, ce fut un choc. Enfin, plusieurs chocs. Le premier, mais celui qui m&#39;a fait le plus plaisir, le choc de temp&eacute;rature. Sur la fin en Tha&iuml;lande, je tournais &agrave; du 35-40&deg;C en journ&eacute;e avec des taux d&#39;humidit&eacute; d&eacute;passant all&egrave;grement les 90%, sans m&ecirc;me de r&eacute;pit la nuit o&ugrave; le mercure ne descendait que tr&egrave;s rarement en dessous des 30&deg;C. Et bien ici, dans ma belle Finlande, quand je suis chanceux, c&#39;est un beau soleil sous 15&deg;C. Mais parfois je me tape des journ&eacute;es pluvieuses et bien venteuses &agrave; 8-10&deg;C, et des nuits frisquettes autour de 2-3&deg;C minimum. J&#39;ai sorti la couverture de survie (du D&eacute;cathlon de Bangkok) mais je suis heureux comme un esquimau sur sa banquise. L&#39;hiver en &eacute;t&eacute;, c&#39;est un peu No&euml;l avant l&#39;heure.</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a9636838f5b1a8d/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Le changement d&#39;heure ensuite. Je suis parti de Bangkok au petit matin le 26 mai, et 24 heures plus tard le m&ecirc;me jour, quand enfin je me pieutais, le soleil ne s&#39;&eacute;tait pas encore couch&eacute;, lui. J&#39;avoue que mes pendules ont &eacute;t&eacute; largement d&eacute;r&eacute;gl&eacute;es la premi&egrave;re semaine. Ici le cr&eacute;puscule, ce n&#39;est pas avant 23h, et l&#39;aube pointe le bout de son nez peu apr&egrave;s 4h. Autant dire que je n&#39;ai pas vu beaucoup de lever/coucher de soleil, &agrave; mon plus grand regret. Mais cela donne de belles lumi&egrave;res et un autre gros avantage&nbsp;: pas de stress pour trouver un bivouac avant la tomb&eacute;e de la nuit&nbsp;!</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/c6fd87f49503d4b/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Troisi&egrave;me choc&nbsp;: le changement d&#39;alimentation. J&#39;ai toujours voulu manger local dans chacun des pays asiatique que j&#39;ai travers&eacute;, cela faisait donc un bail que je n&#39;avais pas encore go&ucirc;t&eacute; aux d&eacute;lices d&#39;un bon fromage et d&#39;un bon pain (&agrave; part &agrave; Hanoi o&ugrave; j&#39;avais trouv&eacute; du camembert Pr&eacute;sident). Si si, en Finlande&nbsp;! Je ne pensais pas l&#39;&eacute;crire un jour mais ici, on trouve &ccedil;a. En attendant d&#39;avoir mieux ... Mon estomac a aussi un peu de mal &agrave; s&#39;adapter &agrave; la profusion de charcuterie, produits laitiers et c&eacute;r&eacute;aliers. Et j&#39;avoue aussi, soit dit en passant, que la street food asiatique me manque d&eacute;j&agrave;. C&#39;est nettement moins funky de faire ses emplettes au supermarch&eacute; que de s&rsquo;asseoir tranquillement &agrave; la table d&#39;une &eacute;choppe, &agrave; attendre son riz saut&eacute; en sirotant une bi&egrave;re et regardant les passants.</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/8e5549aac0fe2df/650" width="650" /></p>

<p align="LEFT" lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Dernier choc et non pas des moindres&nbsp;: le choc culturel. Comment dire, apr&egrave;s l&#39;Asie, les relations humaines se sont rar&eacute;fi&eacute;es. Les finlandais se d&eacute;finissent eux-m&ecirc;me comme &laquo;&nbsp;timides&nbsp;&raquo;. Et effectivement, difficile d&#39;aborder les gens, le premier contact n&#39;est pas facile. Alors qu&#39;avant, croiser un cyclocampeur &eacute;tait synonyme d&#39;arr&ecirc;t imm&eacute;diat et de discussion anim&eacute;e, ici je n&#39;ai le droit qu&#39;&agrave; un vulgaire mais tr&egrave;s cordial &laquo;&nbsp;Hey&nbsp;&raquo;. Les maisons sont &eacute;loign&eacute;es de la route, difficile dans ces conditions de croiser quelqu&#39;un. Tout au plus, lorsque je dois aller recharger mes gourdes en eau, j&#39;ai le droit &agrave; un petit mais sympathique &eacute;change verbal. Ou parfois quelques questions sur ma monture qui provoque toujours autant la curiosit&eacute; des badauds. Je crois tout simplement que les uns ne sont plus habitu&eacute;s &agrave; rencontrer les autres. C&#39;est pour cela que je me suis remis au Warmshower, ce r&eacute;seau d&#39;hospitalit&eacute; r&eacute;serv&eacute; aux cyclistes. Cela me permet d&#39;aller voir les locaux directement chez eux. Et de pouvoir constater que l&#39;hospitalit&eacute; et la gentillesse sont des constantes mondiales :) Timides mais super sympas les Finlandais&nbsp;! (merci infiniment &agrave; Anna et Greg de Helsinki, Ville et Paivi de Salo et Panu de Turku)</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/bc8ef6376282c3f/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Comme si tout cela ne semblait pas encore assez, j&#39;ai carr&eacute;ment l&#39;impression de sortir du r&eacute;el quand je traverse un de ces petits bosquets perch&eacute;s sur une improbable colline rocailleuse. Ils m&#39;am&egrave;nent tant&ocirc;t dans des villages perdus compos&eacute;s de petites maisons en bois, avec &eacute;glise ou ch&acirc;teau finement restaur&eacute;. Bucolique. La nature est ultra pr&eacute;sente en Finlande, c&#39;est vert et vallonn&eacute; comme en Slov&eacute;nie. Les Finlandais aime l&#39;Environnement, qui le leur rend bien. Il y a d&#39;ailleurs autant de beaux coins que de propri&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es. Les bords d&#39;eau et beaucoup de pans de forets sont le plus souvent colonis&eacute;s par un de ses cottages, maisonnettes en bois typique de la r&eacute;gion. Aussi, je suis absolument fascin&eacute; par ces nombreux bras de mer, rythmant le paysage et ressemblant &agrave; autant de petits lacs parsem&eacute;s le long du chemin. Le bestiaire est plus classique&nbsp;: moineaux, li&egrave;vres et cerfs prennent la place des singes, geckos et autres perruches.</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/33c171e6aff341e/433" width="433" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Helsinki est une petite capitale maritime tr&egrave;s tranquille. A peine 600.000 habitants (et un peu plus d&#39;un million pour sa grande banlieue). Il faut dire qu&#39;apr&egrave;s Bangkok la diff&eacute;rence est &eacute;norme. La plus grande ville finlandaise a&nbsp;beaucoup de charme. Elle m&eacute;lange sobrement l&#39;architecture moderne,&nbsp;le style art nouveau&nbsp;et&nbsp;la bonne vieille brique rouge. Elle offre &eacute;galement beaucoup d&#39;espaces publics, entre les&nbsp;nombreux parcs, la petite plage et les promenades le long de la riviera, les locaux sont clairement incit&eacute;s &agrave; profiter du bon air frais. Il a aussi pl&eacute;thore de pistes cyclables&nbsp;! C&#39;est tr&egrave;s agr&eacute;able, malgr&eacute; les quelques reliefs, de s&#39;y d&eacute;placer &agrave; v&eacute;lo.</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/bb2d6f0c58407eb/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Pour sortir de cette modeste m&eacute;tropole, j&#39;ai fait de nouveau confiance au plus ambitieux des r&eacute;seaux v&eacute;lo-routiers, l&#39;Eurov&eacute;lo. Celle que j&#39;emprunte actuellement est la num&eacute;ro 10, mais bizarrement il n&#39;y a aucun panneau indicateur ou infrastructure permettant de retrouver son chemin physiquement. Alors que ce projet devrait arriver &agrave; son terme en 2020, je mesure l&agrave; l&#39;ampleur de la t&acirc;che &agrave; accomplir. Tout porte &agrave; croire que le cyclotourisme n&#39;est pas encore tr&egrave;s d&eacute;velopp&eacute; en Finlande. Les causes&nbsp;: isolement g&eacute;ographique, rude climat d&#39;hiver&nbsp;?</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6094263dafdeaa5/433" width="433" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Je suis donc le trac&eacute; GPS de son itin&eacute;raire th&eacute;orique. Et comme d&#39;habitude avec l&#39;Eurovelo, on passe par des petits sentiers, des coins pittoresques qui &eacute;vitent de subir les grands axes. J&#39;ai ador&eacute; sortir d&#39;Helsinki par son littoral, j&#39;y ai d&eacute;nich&eacute; de secr&egrave;tes plages et de somptueuses marinas. Pour rejoindre Turku, je suis pass&eacute; par Ekenas et Salo, sur parfois des routes non bitum&eacute;es&nbsp;! Je ne m&#39;attendais pas &agrave; en trouver ici, mais cela donne un petit c&ocirc;t&eacute; aventureux fort plaisant.</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/aa4758d6dc698dc/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Avant de partir visiter les pays baltes, je voulais parcourir un peu la Finlande, j&#39;avais donc demand&eacute; quelques conseils d&#39;endroits &agrave; visiter dans un rayon d&#39;une &agrave; deux semaines d&#39;Helsinki. Unanimement on m&#39;a pr&eacute;conis&eacute; de pousser jusqu&#39;&agrave; la route de l&#39;archipel de Turku, tout au Sud Ouest du pays. Je ne suis pour ainsi dire pas d&eacute;&ccedil;u du d&eacute;tour, j&#39;y ai m&ecirc;me trouv&eacute; deux petites perles perdues au milieu de la mer baltique, les &icirc;les d&#39;Ut&ouml; et de Jurmo. L&#39;un &eacute;tant tr&egrave;s diff&eacute;rentes de l&#39;autre. J&#39;ai particuli&egrave;rement appr&eacute;ci&eacute; Jurmo, pour son c&ocirc;t&eacute; myst&eacute;rieux et sa faune et flore originalement fournies. Pas le choix, une fois arriv&eacute; sur place, il faut y rester passer la nuit, la liaison ferry &eacute;tant quotidienne. Ce furent deux grandes et belles nuits de bivouac, &agrave; observer les oiseaux et le soleil couchant (enfin), isol&eacute; du monde. Ce printemps est l&#39;un des plus froid de m&eacute;moire de finlandais, alors le touriste ne se presse pas encore et j&#39;ai encore l&#39;impression de tout avoir pour moi tout seul. J&#39;en profite&nbsp;!</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/57224f7c0dc3d5c/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Pour compl&eacute;ter la boucle jusqu&#39;&agrave; Helsinki, j&#39;ai pass&eacute; quelques nuits de bivouac dans le parc naturel de Nuuksio, exp&eacute;rimentant le camping en for&ecirc;t dense et atmosph&egrave;re humide. Les installations du parc sont impeccables, et bon nombre d&#39;habitants d&#39;Helsinki y viennent passer la journ&eacute;e pour se promener puis se griller une petite saucisse au feu de bois.</p>

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<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4dd096c3f8898fd/650" width="650" /></p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">Bref, j&#39;ai ador&eacute; la Finlande, pour sa nature, sa tranquillit&eacute;, sa fra&icirc;cheur, et pour ce qu&#39;elle repr&eacute;sente : le d&eacute;but d&#39;une nouvelle &eacute;tape de mon voyage, celle qui me m&egrave;nera jusqu&#39;&agrave; mon chez-moi.</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p>

<p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/497cb2c4c9b4466/650" width="650" /></p>]]></description>
								<pubDate>Thu, 15 Jun 2017 07:25:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/06/la-therapie-des-chocs</guid>
				<category>Finlande</category>
			</item>
					<item>
				<title>La péninsule thaïlandaise</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/06/la-peninsule-thailandaise</link>
				<description><![CDATA[<p><em>Ecrit le 25 mai 2017 &agrave; Bangkok &ndash; km 12900 (18900 depuis le d&eacute;part)</em><br />
<br />
Difficile de r&eacute;ellement savoir d&#39;o&ugrave; me vient cette passion pour le voyage, mais il y a quelques influences qui doivent probablement ressurgir de mon enfance. Je me souviens avoir &eacute;t&eacute; &eacute;poustoufl&eacute; par les vieux James Bond, qui commen&ccedil;aient le plus souvent par un plan travelling d&#39;un endroit extraordinaire, comme la baie de Rio. Ces premi&egrave;res &eacute;motions de baroudeur m&#39;ont peut-&ecirc;tre encourag&eacute; inconsciemment &agrave; aller v&eacute;rifier moi-m&ecirc;me la beaut&eacute; du monde. Je me devais donc d&#39;aller tra&icirc;ner mes roues dans le sud de la Tha&iuml;lande et sa pr&eacute;cieuse mer d&#39;Andaman, lieu de tournage du l&eacute;gendaire volet &laquo; L&#39;homme au pistolet d&#39;or &raquo;.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/fd12c6df20cf5a9/650" width="650" /></div>

<p>Bien que je ne me suis&nbsp;pas exactement rendu sur l&#39;&icirc;le mal&eacute;fique du film, je n&#39;ai pour dire pas &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;u du d&eacute;tour, et peux&nbsp;vous assurer maintenant que c&#39;est encore plus beau en vrai que sur le grand &eacute;cran. Des plages de r&ecirc;ve, des bouts de rocher suspendus entre ciel et mer, du sable aussi blanc et fin que du coton, les ennemis du c&eacute;l&egrave;bre agent 007 ne plantaient pas leur forteresse diabolique sur n&#39;importe quel lopin de terre. Les &icirc;les paradisiaques ne sont pas en reste. Ce qui m&#39;am&egrave;ne &agrave; passer du cin&eacute;ma &agrave; la petite lucarne et l&#39;&eacute;mission cultissime des aventuriers en herbe: Koh Lanta. Marcher sur les traces de feu Roger Moore et de Moundir, ce n&#39;est tout de m&ecirc;me pas rien (pour moi en tous cas).&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/0e5268aec81aa0c/650" width="650" /></div>

<p>Je quitte la rude s&eacute;cheresse du nord pour retrouver la verdure, de plus en plus fournie au fur et &agrave; mesure que je m&#39;avance vers le sud. Bonjour exploitations d&#39;h&eacute;v&eacute;as, plantations de palmiers, champs de cocotiers, for&ecirc;ts primaires (ou plut&ocirc;t ce qu&#39;il en reste), dunes et mangroves. Ce vert n&#39;est pas isol&eacute; car le bleu des &eacute;l&eacute;ments eau et air l&#39;accompagne. Quel panache de couleurs ! Les couchers de soleil &eacute;toffent la palette de toutes les nuances du spectre, offrant le soir &agrave; mes yeux &eacute;bahis un tableau chaque jour in&eacute;dit. Dans une explosion de formes et de tonalit&eacute;s. La nuit tomb&eacute;e, les orages et &eacute;clairs qui passent au loin se savourent comme des feux d&#39;artifice. L&#39;horizon offre un spectacle permanent. Et parfois, on peut m&ecirc;me savourer dans l&#39;obscurit&eacute; de la for&ecirc;t un gracieux ballet de lucioles, celles-ci s&#39;improvisant alors &eacute;gayeuses de bivouac. Des moments magiques.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/081ef8993ec6b58" style="height: 433px; width: 650px;" /></div>

<p>Un spectacle que je partage avec ma nouvelle compagnonne de route. Eh, mon h&ocirc;te de Chiang Mai, s&#39;est d&eacute;cid&eacute;e &agrave; tenter l&#39;exp&eacute;rience du cyclotourisme. Nous avons pass&eacute; plus d&#39;un mois ensemble &agrave; traverser la p&eacute;ninsule tha&iuml;landaise du nord vers le sud, affrontant en duo l&#39;&eacute;preuve physique que repr&eacute;sentait l&#39;extr&ecirc;me chaleur du mois d&#39;avril. Les conditions m&eacute;t&eacute;orologiques sont extr&ecirc;mes, &agrave; la chaleur &eacute;touffante s&#39;est rajout&eacute;e une moiteur persistante et accablante, et il n&#39;est pas rare de se taper un fort vent de face plusieurs jours de suite (qui paradoxalement devient b&eacute;ni pour faire s&eacute;cher nos fringues tremp&eacute;es de sueur en fin de journ&eacute;e).&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a0b004d432ac44a/433" width="433" /></div>

<p>Fort heureusement, son beau pays regorge de ressources pour combattre la canicule. Notre plus grand ami, celui qui nous a souvent sauv&eacute; la vie et rafra&icirc;chi le cerveau, j&#39;ai d&eacute;nomm&eacute; le dieu Smoothie. A la noix de coco, &agrave; la mangue, au th&eacute; vert ou encore &agrave; la fraise, ce cocktail de fruit et de glace pass&eacute;s au mixeur nous permet de faire baisser la temp&eacute;rature corporelle de quelques degr&eacute;s dans les moments les plus br&ucirc;lants de la journ&eacute;e. Cet arr&ecirc;t au stand divin nous permet le plus souvent de recharger nos gourdes en gla&ccedil;ons, afin d&#39;affronter le bouillant tarmac avec un peu plus de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/1939a48d2d1faf2/650" width="650" /></div>

<p>L&#39;autre difficult&eacute; de rouler dans de telles conditions, c&#39;est la fatigue mentale. Voyager &agrave; deux permet justement le soutien mutuel et le partage des souffrances. C&#39;est s&ucirc;r, il faut faire plus de concessions, essayer de minimiser l&#39;impact de sa mauvaise humeur, mais dans la plupart des situations, rouler group&eacute;, c&#39;est un sacr&eacute; atout dans le combat quotidien.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/8a91bba3b809c5e/650" width="650" /></div>

<p>Eh m&#39;a aussi entrouvert les portes de la culture tha&iuml;landaise, un univers empreint de spiritualit&eacute; et de croyances, peupl&eacute; des esprits bienfaisants d&#39;illustres anc&ecirc;tres. C&#39;est s&ucirc;r que je n&#39;aurais pas eu le m&ecirc;me regard sur ce petit monde si j&#39;avais travers&eacute; seul cette partie du pays. Nous avons aussi consciencieusement tent&eacute; de d&eacute;couvrir chacune des sp&eacute;cialit&eacute;s culinaires r&eacute;gionales (et seul le Dieu Smoothie sait r&eacute;ellement combien il y en a). Un sacrifice de l&#39;estomac toutefois assez agr&eacute;able &agrave; (di)g&eacute;rer. Avec pour mon plus grand plaisir (ou pour ma plus grande perte), l&#39;omnipr&eacute;sence dans l&#39;assiette de la noix de coco, ma saveur pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e !</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/037de1bb4a79682/650" width="650" /></div>

<p>Bien que maintenant accompagn&eacute;, les autochtones se montrent toujours aussi curieux &agrave; mon &eacute;gard. Et bien souvent revient cette question : &laquo; where are you go ? &raquo;. Je l&#39;interpr&eacute;tais au d&eacute;but comme un&laquo; Where are you from &raquo;, mais j&#39;&eacute;tais dans l&#39;erreur. Ce qui int&eacute;resse les tha&iuml;s, ce n&#39;est pas d&#39;o&ugrave; je viens, mais o&ugrave; je vais ! &hellip; Where are you going ?! &hellip; C&#39;est assez atypique comme phrase d&#39;accroche, et d&eacute;note le c&ocirc;t&eacute; indubitablement positif des tha&iuml;landais. Se tourner vers l&#39;avenir plut&ocirc;t que de s&#39;int&eacute;resser au pass&eacute;.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/c78d90a7552afa2/433" width="433" /></div>

<p>Au d&eacute;but du mois d&#39;avril, j&#39;ai pris le train depuis Chiang Mai jusqu&#39;&agrave; Bangkok, o&ugrave; je suis rest&eacute; 4 jours &agrave; d&eacute;couvrir les quartiers les plus touristiques : Kao San Road, le Palais Royal, China Town ou encore le march&eacute; de Chatuchak &hellip; Bangkok vibre en permanence dans une moiteur omnipr&eacute;sente. C&#39;&eacute;tait un moment un peu sp&eacute;cial de me retrouver l&agrave;-bas, la capitale tha&iuml; ayant &eacute;t&eacute; longtemps l&#39;objectif final de mon p&eacute;riple. J&#39;y ai fait une rencontre sympa : Beno&icirc;t et Alice, que je connaissais indirectement par le biais d&#39;autres cyclocampeurs.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/427ed5b23260898/650" width="650" /></div>

<p>Eh m&#39;a ensuite rejoint sur place, puis nous avons pris de nouveau le train pour nous &eacute;pargner la sortie de Bangkok et commencer le trip en terre non hostile. La station baln&eacute;aire de Hua Hin a &eacute;t&eacute; notre point de d&eacute;part sur la c&ocirc;te Est de la p&eacute;ninsule, que nous avons suivie jusqu&#39;&agrave; Surathani. Cette portion de p&eacute;riple a &eacute;t&eacute; paisible et agr&eacute;able, avec de magnifiques bivouacs sur la plage et une petite route qui longe le littoral la plupart du temps. Le tout saupoudr&eacute; de quelques parcs nationaux, ce fut une belle d&eacute;couverte.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/71924ef5478e8c4/650" width="650" /></div>

<p>Ce fut aussi &agrave; ce moment que se c&eacute;l&eacute;brait le nouvel an tha&iuml; (le Song Khram) : la tradition, c&#39;est de s&#39;asperger all&eacute;grement d&#39;eau par tous les moyens possibles : seaux, robinets, jets, pistolets, depuis la route ou depuis les pick-up, tout ce joli monde se retrouve rapidement tremp&eacute; de la t&ecirc;te aux pieds pendant les jours les plus chauds de l&#39;ann&eacute;e. Je pensais que nous allions &ecirc;tre des victimes de choix, mais en fait, j&#39;ai &eacute;t&eacute; surpris par la politesse et bienveillance des enfants, qui ne nous arrosaient qu&#39;apr&egrave;s avoir obtenu notre accord. Nous avons juste eu le malheur de traverser la ville de Bankrut en pleine effervescence, et nous nous sommes pris logiquement une belle mis&egrave;re dans une atmosph&egrave;re &eacute;thylique un peu stressante &agrave; exp&eacute;rimenter &agrave; v&eacute;lo.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/9e5fde9836ee888/650" width="650" /></div>

<p>Apr&egrave;s Surathani, nous avons quitt&eacute; le bord de mer avec l&#39;objectif de rejoindre la c&ocirc;te Ouest de la p&eacute;ninsule. Ces 3 jours furent tr&egrave;s durs physiquement, nous avons du entre autre emprunter de longs tron&ccedil;ons de grosse route. La transpiration persistante commen&ccedil;ait &agrave; attaquer notre peau et notre moral. Nous avons toutefois travers&eacute; des paysages f&eacute;eriques avant de rejoindre la baie de Krabi. Entre montagnes karstiques et jungle luxuriante.</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a62caa810d553bd/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></div>

<p>Notre premier contact avec la c&ocirc;te Ouest a &eacute;t&eacute; des plus mitig&eacute;. Bien s&ucirc;r, difficile de rester de marbre devant ce panorama de r&ecirc;ve, mais tout aussi compliqu&eacute; de l&#39;appr&eacute;cier dans cet environnement enti&egrave;rement d&eacute;di&eacute; au tourisme de masse. Ban Ao Nan, c&#39;&eacute;tait Disneyland sans le Space Mountain. Nous fumes&nbsp;ravis de d&eacute;guerpir vers la ville de Krabi (o&ugrave; j&#39;ai effectu&eacute; mon extension de visa en 5 minutes chrono) puis encore plus au large, vers Koh Lanta, o&ugrave; l&#39;on commen&ccedil;a de nouveau &agrave; humer le parfum de l&#39;aventure.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5305629a6cd94da/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></div>

<p>Koh Lanta, comme je le mentionnais plus haut dans l&#39;article, c&#39;est une terre de l&eacute;gende pour pas mal de fran&ccedil;ais. En r&eacute;alit&eacute;, on n&#39;a pas vraiment l&#39;impression de se retrouver sur une &icirc;le. L&#39;acc&egrave;s &agrave; la plage est notamment assez compliqu&eacute;, si on ne veut pas casser sa tirelire pour se loger. A mon humble avis, l&#39;endroit a du devenir trop commercial. Cela reste tout de m&ecirc;me une place privil&eacute;gi&eacute;e pour zieuter de superbes couchers de soleil et un bon point de d&eacute;part pour les tours vers les &icirc;les avoisinantes. Nous avons craqu&eacute; pour l&#39;un d&#39;entre eux et pass&eacute; la journ&eacute;e &agrave; faire du snorkeling et bavouiller sur des plages &agrave; l&#39;eau cristalline (que peut-&ecirc;tre m&ecirc;me Moundir a foul&eacute; &hellip; Quelle &eacute;motion !).</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4b610a32389c74d/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></div>

<p>Notre &icirc;le, celle qui nous a donn&eacute; l&#39;impression de fuir la civilisation, ce fut Koh Muk. Nous avons d&eacute;barqu&eacute; sur cette &icirc;le pour nous laisser happer quelques jours par la douceur de vivre et l&rsquo;absence de choix d&#39;activit&eacute;. Et effectivement, pas vraiment grand chose d&#39;autre &agrave; faire que de profiter de la mer et de parler aux p&ecirc;cheurs du coin. Nous avons ensuite beaucoup appr&eacute;ci&eacute; Trang et ses alentours. Entre bivouacs baln&eacute;aires et r&eacute;v&eacute;lations culinaires, nous avons ador&eacute; l&#39;authenticit&eacute; de la r&eacute;gion.&nbsp;</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d71b01da5e66b07/650" width="650" /></div>

<p>Pour finir en beaut&eacute; avant de revenir sur Bangkok (en train), retour sur la c&ocirc;te Est et la capitale culturelle du sud : Songkhla et sa ville jumelle Hat Yai. Le moment fort aura &eacute;t&eacute; sans conteste ces quelques jours autour du petit bourg de Patthalung et son lac colonis&eacute; par des milliers (millions?) de fleurs de lotus rose, des oiseaux migrateurs et des buffles d&#39;eau. &nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/65e64b59a606f45/650" width="650" /></div>

<p>Tout au long de cette aventure, lorsque le bivouac n&#39;&eacute;tait pas possible et que la prochaine guesthouse &eacute;tait trop &eacute;loign&eacute;e, nous avons r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;t&eacute; amen&eacute;s &agrave; demander l&#39;hospitalit&eacute; dans les temples bouddhistes. Nous avons toujours &eacute;t&eacute; accueillis les bras ouverts, et je voudrais remercier du fond du c&oelig;ur chacun des moines qui n&#39;ont pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; ouvrir leur porte &agrave; ces 2 cyclocampeurs d&eacute;goulinant de sueur et marqu&eacute;s de fatigue. Nous avons m&ecirc;me eu parfois l&#39;impression que nous &eacute;tions d&eacute;j&agrave; attendus !</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/36c047a1c8efcf2/650" width="650" /></div>

<p>Mais voil&agrave;, il &eacute;tait pour moi venu le temps de changer d&#39;air. Avec cette humidit&eacute; constante, toutes mes affaires commen&ccedil;aient &agrave; pourrir, moi inclus. Et cela n&#39;allait pas s&#39;arranger avec la mousson. J&#39;avais plusieurs possibilit&eacute;s de poursuite d&#39;itin&eacute;raire dans les cordes, parmi lesquelles continuer &agrave; rouler encore plus au sud en Asie, un possible retour en Europe et une nouvelle aventure en Am&eacute;rique Sud. La d&eacute;cision n&#39;a pas &eacute;t&eacute; facile &agrave; prendre bien que j&#39;y pense depuis la Chine. Cependant, il a bien fallu que je tranche. C&#39;est donc &hellip; la suite au prochain article !</p>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/8b0c73d2343d403/650" width="650" /></div>
PS : vous remarquerez peut-&ecirc;tre lors du visionnage des images, les habituelles photos de canid&eacute;s ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;es volontairement par des clich&eacute;s de gentils chats mignons qui ne chassent pas les cyclistes. J&#39;ai d&eacute;cid&eacute; de boycotter les chiens jusqu&#39;&agrave; nouvel ordre. Ils devront cravacher dur pour se racheter de leur intol&eacute;rable comportement sur les 2-3 derniers mois. La goutte d&#39;eau, c&#39;est d&#39;avoir retrouv&eacute; un beau matin ma belle chemise bleue Columbia par terre, roul&eacute;e dans la poussi&egrave;re et en partie d&eacute;vor&eacute;e par un de ses maudits clebs. Peut-&ecirc;tre m&ecirc;me que si un jour je retourne au Vietnam, j&#39;irai faire un d&eacute;tour au resto ...]]></description>
								<pubDate>Thu, 01 Jun 2017 11:55:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/06/la-peninsule-thailandaise</guid>
				<category>Thaïlande</category>
			</item>
					<item>
				<title>Le paradis du cyclocampeur ?</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/04/le-paradis-du-cyclocampeur-</link>
				<description><![CDATA[<p><strong>Ecrit &agrave; Chiang Mai, le 4 avril 2017 &ndash; km 11340 (au total 17340 km depuis la France)</strong><br />
<br />
C&#39;est avec curiosit&eacute; et envie que je m&#39;engageais sur les routes du pays qui &agrave; la base devait &ecirc;tre l&#39;&eacute;tape finale de ce voyage. Jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent, chaque contr&eacute;e sur ce continent m&#39;a propos&eacute; des plaisirs diff&eacute;rents et des challenges renouvel&eacute;s, et je dois avouer que je ne m&#39;imaginais pas en mettant les roues au Japon il y a un an de &ccedil;a d&eacute;couvrir autant de richesses et de diff&eacute;rences entre chacun des pays asiatiques. La Tha&iuml;lande va m&ecirc;me un cran plus loin dans les sensations de libert&eacute; et de bien-&ecirc;tre.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/fad18fa16c5d10d/650" width="650" /></div>

<p>Le r&eacute;seau routier y est pour beaucoup. Du bel asphalte pour de nombreuses petites routes de campagne, &agrave; l&#39;instar des voies communales fran&ccedil;aises. Il me donne la capacit&eacute; d&#39;improviser, de fl&acirc;ner au jour le jour sans pour autant me retrouver dans des bourbiers sans nom. Avec souvent au d&eacute;tour d&#39;une de ces chauss&eacute;es bucoliques, l&#39;apparition soudaine et lointaine, voire mystique d&#39;un pharamineux bouddha en or ou d&#39;un stupa non moins colossal. Cela pose le d&eacute;cor.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d991622477e8477/650" width="650" /></div>

<p>A cela, j&#39;ajoute la sympathie sans fin des locaux. Mais quand ce d&eacute;goulinement de bienveillance et d&#39;amabilit&eacute; va-t-il s&#39;arr&ecirc;ter ? M&ecirc;me si je retrouve ici un relatif anonymat, ils ne sont jamais avares d&#39;un sourire bien plac&eacute; ou d&#39;une petite conversation au coin d&#39;une rue. Ils s&#39;assurent aussi r&eacute;guli&egrave;rement que je p&eacute;dale dans la bonne direction ou que je ne manque de rien. D&#39;ailleurs, le voyage pourrait aussi bien se r&eacute;sumer &agrave; &ccedil;a : la r&eacute;colte aux sourires. Au plaisir simple de saluer et se faire saluer en retour. C&#39;est hautement addictif et toujours amusant de constater dans les yeux des badauds l&#39;incr&eacute;dulit&eacute; ou l&#39;enthousiasme. Les Tha&iuml;landais, les gens les plus sympas du monde !</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/0158fb1f0893c3d/650" width="650" /></div>

<p>Il y a aussi le retour &agrave; une cuisine vari&eacute;e et d&eacute;licieuse. Brochettes, pad thai, kaosai, riz saut&eacute;, fruits exotiques au go&ucirc;t extraordinaire ... les nombreuses sp&eacute;cialit&eacute;s locales me comblent papilles et estomac. En fait, je passe mon temps &agrave; bouffer. R&eacute;chaud et popote se retrouvent progressivement bien cach&eacute;es tout au fond de mes sacoches, l&#39;acc&egrave;s &agrave; cette manne nourrici&egrave;re &eacute;tant facile et peu ch&egrave;re via les multiples et achaland&eacute;s march&eacute;s de jour et&nbsp;de nuit. Il est tout aussi ais&eacute; de se ravitailler en liquide : avec ces petites bornes distributrices d&#39;eau potable, je remplis mes gourdes pour seulement quelques baths&nbsp;!</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/69e4fae1278505b/650" width="650" /></div>

<p>Cela fait de moi de nouveau un cyclo-campeur totalement dispos&eacute; &agrave; recevoir ces petits moments de bonheur intense qui arrivent furtivement, sans pr&eacute;venir, et qui d&eacute;cuplent l&#39;&eacute;nergie de continuer. J&#39;irai m&ecirc;me jusqu&#39;&agrave; affirmer : le voyage pourrait aussi bien se justifier uniquement par la recherche de ces moments fugaces, o&ugrave; les astres semblent converger vers la procuration de cette f&eacute;licit&eacute; tant convoit&eacute;e. J&#39;appr&eacute;cie aussi beaucoup ce temps en solitaire. Cette solitude que je recherche et qui me permet la m&eacute;ditation en mouvement et une reprise en main de mon destin nomade.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4a9d489e132e78e/433" width="433" /></div>

<p>Serais-je arriv&eacute; au paradis des cyclo-campeurs ? Peut-&ecirc;tre, oui, par intermittence. Car je redescends bien vite sur terre, lorsque je me retrouve &agrave; pousser mon v&eacute;lo sur une pente &agrave; 15-20 % dans un petit fumet de champ br&ucirc;l&eacute; le tout sous un cagnard d&eacute;passant all&eacute;grement les 40&deg;C. Ces instants-l&agrave; me donnent plut&ocirc;t un avant-go&ucirc;t de ce que pourrait &ecirc;tre l&#39;enfer.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/3133fad4e16f487/650" style="width: 433px;" /></div>

<p>J&#39;arrive en Tha&iuml;lande pile poil pour le d&eacute;but de l&#39;&eacute;t&eacute; et ses temp&eacute;ratures caniculaires. Le nord du pays qui aurait du &ecirc;tre si vert et luxuriant me propose maintenant des paysages arides et un sol dur comme de la pierre. L&#39;horizon est en permanence feutr&eacute; par les &eacute;manations de fum&eacute;e issues de la culture sur br&ucirc;lis et les incendies volontaires de for&ecirc;ts (sans pour autant g&ecirc;ner la respiration et l&#39;exp&eacute;rience cycliste). Je retrouve toutefois ce vert chatoyant subsistant sur les rizi&egrave;res encore irrigu&eacute;es, et la nuit le mercure tombe juste assez pour me permettre de respirer et de me r&eacute;g&eacute;n&eacute;rer pour le jour suivant. Le r&eacute;pit dure jusqu&#39;&agrave; environ 10h du mat, apr&egrave;s &ccedil;a cogne s&eacute;v&egrave;re.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/dc005dc0b7bcef6/433" width="433" /></div>

<p>J&#39;imagine aussi qu&#39;il doit y avoir un probl&egrave;me dans la formation des ing&eacute;nieurs de la DDE locale. Ou qu&#39;ils ont suivi leur cursus en Cor&eacute;e du Sud. Depuis ce pays justement je n&#39;ai jamais vu de gradients de c&ocirc;te aussi d&eacute;mesur&eacute;s ! Il n&#39;y a aucune notion de progression dans les mont&eacute;es, quand on pense avoir fait le plus dur, et bien souvent ils en rajoutent une nouvelle couche. Il vaut mieux regarder ses cartes &agrave; deux fois avant de s&#39;engager sur une petite route de montagne. Pour le salut de l&#39;&acirc;me et des mollets.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5420406de497d23/433" width="433" /></div>

<p>Pour une raison inconnue cette fois-ci, c&#39;est le retour des chiens agressifs. Sans toutefois atteindre le niveau de parano&iuml;a provoqu&eacute; par les attaques canines grecques, je dois de nouveau faire gaffe &agrave; ces poursuites inopportunes de cl&eacute;bards &eacute;nerv&eacute;s. Une combinaison de chiens stupides et de portails ouverts. Bizarrement, ils se la ramenaient moins dans les pays o&ugrave; ils passaient &agrave; la casserole.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/f69ac505abf35c5/433" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="433" /></div>

<p>Apr&egrave;s la fronti&egrave;re avec le Laos, j&#39;ai tout d&#39;abord rejoint Chiang Rai et son magnifique temple blanc. Pour ensuite continuer sur les petites routes pour relier le lac de Phayaho. J&#39;ai ensuite essuy&eacute; mes premiers reliefs en me rendant &agrave; Nan puis Nanoi, o&ugrave; je fus accueilli les bras ouvert par Nan, sa famille et ses amis. J&#39;ai ensuite d&eacute;couvert Phrae et l&#39;architecture de ses maisons traditionnelles en bois de teck. Pour enfin prendre la direction de Chiang Mai en passant par la paisible et pittoresque Lampang. J&#39;ai choisi cette route pour son &eacute;loignement de l&#39;itin&eacute;raire touristique habituel et privil&eacute;gier les rencontres. Un choix que j&#39;estime plus que payant et qui m&#39;aura apport&eacute; beaucoup de plaisir et de tranquillit&eacute;. Il y a eu notamment de beaux et nombreux bivouacs. J&#39;ai m&ecirc;me eu le privil&egrave;ge de me faire h&eacute;berger dans un petit temple o&ugrave; j&#39;ai dormi sous l&rsquo;&oelig;il bienveillant du bouddha.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/9c643294a402bbd/433" width="433" /></div>

<p>Je suis actuellement &agrave; Chiang Mai, seconde ville du pays et capitale du nord, qui regorge de petits tr&eacute;sors de march&eacute;s et de temples tout aussi charmants les uns que les autres. Une escapade culinaire et reposante guid&eacute;e par Eh, locale de l&#39;&eacute;tape, qui a eu la gentillesse de m&#39;h&eacute;berger quelques jours et la bont&eacute; de me faire d&eacute;couvrir ses restaurants pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s. Prochaine destination : Bangkok !</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/bd2ada3810ba177/433" width="433" /></p>]]></description>
								<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 10:47:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/04/le-paradis-du-cyclocampeur-</guid>
				<category>Thaïlande</category>
			</item>
					<item>
				<title>Laos, sur la montagne</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/03/laos-sur-la-montagne</link>
				<description><![CDATA[<p><strong>Ecrit &agrave; Houaxay le 4 mars 2017 - Km 10500 (total 16500 depuis la France)</strong><br />
<br />
Ce silence &hellip;&nbsp;<br />
<br />
L&#39;enfer des klaxons s&#39;est donc arr&ecirc;t&eacute; &agrave; la fronti&egrave;re ! All&eacute;luia !</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/764416afb085f11/650" width="650" /></div>

<p>Vraiment, je ne me suis rendu compte r&eacute;ellement de l&#39;intensit&eacute; de la Chine et du Vietnam une fois pass&eacute;e la fronti&egrave;re. Ce qui m&#39;a frapp&eacute; en premier, c&#39;est ce calme, cette absence d&#39;avertisseur sonore, cette impression qu&#39;en fermant les yeux je pouvais enfin entendre les bruits de la nature (et ceci inclus les coqs &agrave; mon plus grand regret). J&#39;en rajoute un peu, car ce n&#39;est pas comme &ccedil;a dans tout le pays, mais apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; harcel&eacute; en continu par 5 mois de stimuli auditifs divers et vari&eacute;s, j&#39;ai savour&eacute; la paix de mes premiers coups de p&eacute;dales en terre non hostile.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5d4cb022ad3c9fa/650" width="650" /></p>

<p><br />
M&ecirc;me la musique semble se mettre au diapason : l&#39;abrutissante techno sino-viet (l&#39;&eacute;quivalent de notre inf&acirc;me eurodance) est miraculeusement remplac&eacute;e par des rythmes presque carib&eacute;ens, &agrave; tendance reggae, cumbia ou zouk. Cela pose une ambiance. Les locaux savent aussi prendre le temps. Ils sont plus r&eacute;serv&eacute;s, respectueux, avec le sourire moins facile mais tout aussi radieux. Et puis soudain, surgi de nulle part ...<br />
<br />
&hellip; &laquo; Sabaidiiiiiii !! &raquo;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4f75420ed0a1adf/433" width="433" /></p>

<p>Encore plus mignon qu&#39;une vid&eacute;o de chatons sur Facebook, les enfants prennent un malin plaisir &agrave; me saluer et agiter leur main au passage de mon v&eacute;lo, alors qu&#39;ados et adultes me gratifient le plus souvent d&#39;un petit sourire complice, comme s&#39;ils laissaient aux plus jeunes la primeur de se livrer &agrave; ce jeu de salutations fort sympathique. Si au Vietnam j&#39;ai parfois eu l&#39;impression d&#39;&ecirc;tre aussi populaire que Mickael Jackson, je me vois propuls&eacute;&nbsp;ici dans le r&ocirc;le de la reine d&#39;Angleterre. Je salue g&eacute;n&eacute;reusement les badauds qui me rendent chaudement la pareille.&nbsp;</p>

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<p>Autre d&eacute;marcation, c&#39;est le nombre croissant d&#39;autochtones pratiquant l&#39;anglais. Cela simplifie les &eacute;changes et att&eacute;nue cette sensation de &laquo; lost in translation &raquo;. Je pensais aussi avoir tout vu tant au niveau du gradient des c&ocirc;tes au Vietnam : les pentes laotiennes m&#39;imposent des raidillons qui explosent les cuisses (et ce qui m&#39;attend en Tha&iuml;lande devrait &ecirc;tre bien plus cors&eacute;) !</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/424192fbeadbaaa/650" width="650" /></p>

<p>Le point ultime qui change la vie du cyclocampeur, c&#39;est la facilit&eacute; d&eacute;concertante avec laquelle on d&eacute;niche un beau bivouac. La faible densit&eacute; de population du pays est telle que la nature offre de nouveau de nombreux et magnifiques spots de camping sauvage. Et lorsque ce n&#39;est pas le cas, les terrains publics (par exemple une cour d&#39;&eacute;cole) procurent un espace confortable et id&eacute;al pour passer la nuit. Avec souvent en prime la b&eacute;n&eacute;diction bienveillante des locaux.&nbsp;</p>

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<p>Tout cela offre une exp&eacute;rience cycliste paisible et agr&eacute;able. Je voyage de nouveau l&#39;esprit tranquille, faisant vagabonder mes pens&eacute;es sereinement, dig&eacute;rant lentement mais s&ucirc;rement les &eacute;v&eacute;nements hauts en couleurs de ces derniers mois. C&#39;est aussi le premier r&eacute;el d&eacute;paysement depuis mon d&eacute;barquement en Chine. Pour un environnement pittoresque et un univers tout droit sorti d&#39;une carte postale.</p>

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<p>F&eacute;vrier au Laos, c&#39;est la haute saison touristique. J&#39;ai d&#39;ailleurs crois&eacute; le chemin de nombreux&nbsp;p&eacute;daleurs. C&#39;est comme si tous les v&eacute;locistes du monde entier s&#39;&eacute;taient donn&eacute; rendez-vous sur ces routes, &agrave; un carrefour strat&eacute;gique du sud-est asiatique. Avec certains, j&#39;ai pass&eacute; des moments formidables, avec d&#39;autres j&#39;ai partag&eacute; ma route, ou seulement tailler une bavette en guise de pause. C&#39;est amusant de voir qu&#39;il y a autant de personnalit&eacute;s que de fa&ccedil;on de voyager &agrave; v&eacute;lo. Du vacancier l&eacute;ger parti pour quelques semaines &agrave; l&#39;aventurier chevronn&eacute; qui a l&acirc;ch&eacute; notre monde cruel, je d&eacute;couvre un &eacute;tonnant panel de baroudeurs &agrave; p&eacute;dales. Mention sp&eacute;ciale &agrave; Lorenzo, basque espagnol, 91 pays &agrave; son actif pour 200.000 km et 19 ans de vadrouille en continu. Cela force le respect et l&#39;admiration, forc&eacute;ment. Presque 20 ans de nomadisme et toujours avide de d&eacute;couvertes. Et aussi et surtout un grand bonjour &agrave; tous les autres, par ordre de rencontre : Nico et Alex (France), Jaimi (Angleterre), Henry et Wally (Belgique), Christa (Suisse), Hom&egrave;re (France), Antoine (France), Connie (Allemagne), Daniel (France), mes frogs ador&eacute;s (Nico et Gokben), Bastien et Alexine (France, blog Tand&#39;un r&ecirc;ve), Verena (Allemagne), Justin et Philippe (France), Meytte et JB (France), Marco (Italie)&nbsp;... Liste non exhaustive, je n&#39;ai malheureusement pas retenu tous les pr&eacute;noms !&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a2101980eea71b1/650" width="650" /></p>

<p>Depuis la fronti&egrave;re j&#39;ai rejoint Ponshavan par la sereine route 7. Un plateau pour une transition parfaite entre le temps pourri du nord vietnam et les temp&eacute;ratures estivales de l&#39;int&eacute;rieur du Laos. Quelques montagnes plus tard, j&#39;ai d&eacute;couvert Phoukoum puis Luang Prabang o&ugrave; j&#39;ai fait une pause d&#39;une semaine. Le temps de m&#39;organiser pour faire un allez-retour en bus &agrave; Vientiane, j&#39;avais mon visa tha&iuml;landais &agrave; grapiller. Gratuit pour 2 mois, cadeau du nouveau roi thai. J&#39;ai repris la route 13 puis la 1C pour atteindre ensuite Nong Khiaw. A partir de l&agrave;, j&#39;ai pratiqu&eacute; un peu de piste jusqu&#39;&agrave; Mung Ngio, petite bourgade touristique ma foi fort agr&eacute;able. J&#39;ai ensuite pris le bateau jusqu&#39;&agrave; Mung Khua, tout pr&egrave;s de la fronti&egrave;re vietnamienne (et de Dien Bien Phu o&ugrave; j&#39;&eacute;tais pass&eacute; quelques mois auparavant). J&#39;ai ressenti l&#39;influence du pays limitrophe en fl&acirc;nant et trouvant dans les march&eacute;s des petits pains baguettes et autres delicatessen made in Vietnam. Je me suis enfin rapproch&eacute; de la fronti&egrave;re chinoise en passant par Oudanxay (route 2E) puis Luang Nantha (route 13N puis 3) pour enfin me diriger vers la fronti&egrave;re thailandaise et Houaxay. L&agrave; encore, j&#39;ai de nouveau per&ccedil;u l&#39;influence chinoise dans la r&eacute;gion. J&#39;ai retrouv&eacute; mes chauffeurs klaxonneurs, mes routiers lourds du pied et mes joyeux comp&egrave;res sans g&ecirc;ne. Cela me manquait tellement ! Pr&eacute;sence aussi signal&eacute;e par les nombreux travaux entrepris dans le coin pour exploiter les ressources naturelles, comme en t&eacute;moignent ces nombreux barrages en construction. La Chine, pays de b&acirc;tisseurs, au pouvoir de destruction tranquille. L&agrave; o&ugrave;&nbsp;ils passent, la nature tr&eacute;passe. The <a href="https://audium.com/img/pages/1xbet_promo_code_ghana.html">1xbet promo code</a> is the definitive term for the code that unlocks the sign-up offer. This code is your direct access to the 100% first deposit match. It is the most important code for any new user to find and apply correctly to ensure they do not forfeit this substantial and valuable introductory offer.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/8aaf41f847117b3/650" width="650" /></p>

<p>Je savoure donc ces splendides paysages laotiens en pensant que si j&#39;y reviens un jour je ne suis pas s&ucirc;r de les revoir. Car si la montagne r&eacute;clame le sacrifice des mollets et le don de sueur abondante, la r&eacute;compense est pour les yeux : de somptueuses lignes d&#39;horizons, de f&eacute;eriques levers et couchers de soleil, &agrave; savourer dans le calme, la tranquillit&eacute; et la simplicit&eacute; de ce pays qui j&#39;esp&egrave;re conservera ses charmes aussi longtemps que ses bambins garderont leur innocence et spontan&eacute;it&eacute;.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/2b6d99e8aa5e737/650" width="650" /></p>]]></description>
								<pubDate>Fri, 03 Mar 2017 22:01:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/03/laos-sur-la-montagne</guid>
				<category>Laos</category>
			</item>
					<item>
				<title>Franchir des caps</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/02/franchir-des-caps</link>
				<description><![CDATA[<p><em><strong>Ecrit &agrave; Nam Can (Vietnam) le lundi 23 janvier 2017 &ndash; km 9370 (au total 15370 depuis le d&eacute;part de France). &Eacute;dit&eacute; et mis &agrave; jour &agrave; Luan Prabang (Laos) le 07 f&eacute;vrier 2017.</strong><br />
<br />
Me voil&agrave; arriv&eacute; &agrave; Luan Prabang. Quelle aventure mes amis ! Avant de tout vous raconter sur mes premiers coups de p&eacute;dales au Laos, je voudrais revenir sur la derni&egrave;re partie de mon p&eacute;riple vietnamien ...</em><br />
<br />
Il y a des fois o&ugrave; rien ne se passe comme pr&eacute;vu. Ce qui est somme toute assez pr&eacute;visible en voyage. Tout comme mon d&eacute;part d&#39;Hanoi, qui n&#39;a pas &eacute;t&eacute; celui que j&#39;esp&eacute;rais. La motivation est retomb&eacute;e comme un souffl&eacute; apr&egrave;s quelques d&eacute;courageantes p&eacute;rip&eacute;ties et un retour impromptu dans cette ville qui d&eacute;cid&eacute;ment me colle &agrave; la peau.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/f548b5914ee9c3b/650" width="650" /></p>

<p>Tout d&#39;abord pour r&eacute;gler un probl&egrave;me m&eacute;canique (comme si je n&#39;avais pas eu assez de temps pour m&#39;en occuper auparavant). <span class="breadcrumbs-current">&Agrave;</span> ce probl&egrave;me technique s&#39;est ajout&eacute; un probl&egrave;me m&eacute;t&eacute;orologique, avec un temps ex&eacute;crable sur tout le nord du Vietnam, ainsi qu&#39;un probl&egrave;me grippal qui m&#39;a clou&eacute; au lit pendant 2 jours. Les cerises sur le g&acirc;teau, ce furent ces deux petites chutes sans cons&eacute;quence physique mais qui ont quelque peu &eacute;gratin&eacute; mon moral ... Ce qui n&#39;&eacute;tait pas pr&eacute;vu non plus, mais qui a &eacute;t&eacute; en revanche tr&egrave;s positif, ce fut d&#39;effectuer les premi&egrave;res journ&eacute;es de ce faux-d&eacute;part en compagnie de Nico et Gokben.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/f0d9d17400b8542/650" width="650" /></p>

<p>Cela fait maintenant un bail que je suis parti de France. Il y a bien eu des moments pendant ma longue baroude o&ugrave; je me suis pos&eacute; des questions sur les motivations et le sens de mon voyage. G&eacute;n&eacute;ralement &agrave; des p&eacute;riodes charni&egrave;res : au bout de 3 mois, 6 mois, 1 an &hellip; Je passe maintenant le cap des 1 an et demi, et celui-ci a &eacute;t&eacute; de loin le plus d&eacute;licat &agrave; franchir. D&rsquo;abord, reprendre l&#39;aventure apr&egrave;s avoir go&ucirc;t&eacute; (trop peu) aux joies oubli&eacute;es de la vie s&eacute;dentaire n&#39;est jamais chose ais&eacute;e. J&#39;avais aussi emmen&eacute; sur la route tous les doutes r&eacute;veill&eacute;s pendant mon s&eacute;jour &agrave; Hano&iuml;. En cela, ce faux-d&eacute;part a &eacute;t&eacute; la m&eacute;taphore parfaite de cette mini-crise passag&egrave;re, comme si je devais remettre de nouveau tout &agrave; plat, pour repenser ma mani&egrave;re de voyager devenue peut-&ecirc;tre trop rigoureuse et accepter de nouveau le &laquo; l&acirc;cher-prise &raquo;.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d48127e43af6bb7/650" width="650" /></p>

<p>Cette suite d&#39;&eacute;v&eacute;nements malvenus a donc finalement &eacute;t&eacute; une b&eacute;n&eacute;diction. Tout mon itin&eacute;raire, toutes mes certitudes, tout cela s&#39;est envol&eacute; au fur et &agrave; mesure de toutes ces petites m&eacute;saventures, et j&#39;ai du tout recomposer dans une excitante improvisation. C&#39;est celle-ci, en amie bien intentionn&eacute;e, qui m&#39;a donn&eacute; ces nouvelles joies de cyclo-campeur et des sensations de baroudeur heureux retrouv&eacute;es. Je suis de nouveau sur ma lanc&eacute;e, bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; croquer le Laos et la Tha&iuml;lande dans la joie et la bonne humeur.&nbsp;</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/3030ea0a96ffcac/650" width="650" /></p>

<p>C&#39;est la route qui s&#39;est charg&eacute;e de me remettre la patate. Avec son lot de beaux paysages, de rencontres fortuites et de moments humains. Apr&egrave;s mon second retour d&#39;Hanoi, depuis Ninh Binh, j&#39;ai repris le Ho Chi Minh trail, pour ensuite bifurquer vers la fronti&egrave;re vietnamienne en empruntant une voie loin du trafic tumultueux habituellement rencontr&eacute; au Vietnam (la QL48c). J&#39;y ai travers&eacute; des petits villages pittoresques, me faisant saluer plusieurs centaines de fois par jour et me faisant inviter g&eacute;n&eacute;reusement par les locaux &hellip; Et m&ecirc;me par des policiers (par deux fois) ! Ceux-ci se donnant pour mission du jour de me charger consciencieusement la bourriche &agrave; coup de schnaps vietnamien. Le nouvel an chinois (ou&laquo; t&ecirc;t &raquo;) n&#39;est pas encore c&eacute;l&eacute;br&eacute; officiellement que les pr&eacute;parations battent d&eacute;j&agrave; leur plein ... Cela promet pour les festivit&eacute;s. Fort heureusement pour mon foie, je serai d&eacute;j&agrave; loin quand tout ceci aura commenc&eacute;.</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/2659a2d9cfbf804/650" width="650" /></p>

<p>Le Vietnam, c&#39;est aussi &laquo; the Big Sound &raquo;. La musique &agrave; fond claque dans les espaces publics et les d&eacute;cibels retentissent dans les innombrables karaok&eacute;s (parfois m&ecirc;me au petit matin). Les radios de rue crach&eacute;es sur haut-parleur et la folie klaxonni&egrave;re viennent compl&eacute;ter ce beau capharna&uuml;m dans la joie et la saturation des oreilles. La nuit venue, quand le chaos sonore touche enfin &agrave; sa fin, c&#39;est le moment qu&#39;a choisi le coq pour entrer en sc&egrave;ne ...</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/77c5d86c95eee63/650" width="650" /></p>

<p>Je croyais bien na&iuml;vement que son chant accompagnait le lever du soleil &hellip; En pratique, il commence bien plus t&ocirc;t son sournois petit jeu musical, vers les 3 heures p&eacute;tantes. Pour souvent ne plus s&#39;arr&ecirc;ter de la matin&eacute;e. A vrai dire, je ne comprends vraiment pas comment mon beau pays la France a pu prendre ce gallinac&eacute; idiot comme embl&egrave;me. A moins que la perfide volaille ne soit d&#39;humeur vengeresse : sachant pertinemment qu&#39;il va finir t&ocirc;t ou tard &agrave; la casserole, l&#39;infernal poulet se serait d&eacute;cid&eacute; &agrave; irriter ses bourreaux en guise d&#39;&eacute;pilogue. Au final, peut-&ecirc;tre pas si inad&eacute;quat que &ccedil;a, ce choix de blason national ;)</p>

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<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5f9ab93d4fe472e/650" width="650" /></p>]]></description>
								<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 09:27:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/02/franchir-des-caps</guid>
				<category>Viet-Nam</category>
			</item>
					<item>
				<title>Hanoi l'Européenne</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/01/hanoi-leuropeenne</link>
				<description><![CDATA[<p><em>Ecrit le 4 janvier 2017 &agrave; Hanoi</em>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div>Pour soigner ce moral en berne, j&#39;avais donc d&eacute;cid&eacute; de poser mes sacoches &agrave; Hanoi pour une dur&eacute;e d&#39;un peu plus d&#39;un mois. J&#39;avais besoin de me sentir appartenir &agrave; un lieu, de prendre des rep&egrave;res, me trouver une routine, fr&eacute;quenter des gens plus d&#39;un jour ou deux &hellip; C&#39;est Yohann, cyclo-campeur rencontr&eacute; &agrave; Istanbul qui m&#39;a vant&eacute; les m&eacute;rites de la ville et m&#39;a donn&eacute; l&#39;id&eacute;e d&#39;y faire une pause. J&#39;avais aussi un contact sur place, Jonathan, qui m&#39;a mis bien &agrave; l&#39;aise et s&#39;est appliqu&eacute; &agrave; me r&eacute;v&eacute;ler quelques secrets bien gard&eacute;s de la capitale vietnamienne.&nbsp;</div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6233a5eda7526fb/650" width="650" /></div>

<div>Concr&egrave;tement, ma premi&egrave;re impression d&#39;Hanoi a &eacute;t&eacute; celle d&#39;une ville congestionn&eacute;e et pollu&eacute;e. Il m&#39;a fallu quelques jours pour commencer &agrave; l&#39;appr&eacute;cier et m&#39;y sentir comme chez moi. Ce qui m&#39;a frapp&eacute; en premier, c&#39;est ce lourd trafic urbain, intense et &eacute;touffant. On pourrait le comparer au flux d&#39;une rivi&egrave;re, toujours en mouvement, rien ne pouvant entraver le flot des scooters et des voitures. Pendant les heures de pointe, il n&#39;est pas rare de voir d&eacute;border les deux roues sur le trottoir. Et tant pis pour les pi&eacute;tons ! En fait, la seule r&egrave;gle valable dans tout ce marasme, c&#39;est qu&#39;il n&#39;y en a pas. Tout est permis, et le seul facteur qui permet d&#39;&eacute;viter de nombreux accidents c&#39;est la vitesse moyenne g&eacute;n&eacute;rale assez basse. Tout le monde reste sur ses gardes et sait que le danger peut arriver de tous les c&ocirc;t&eacute;s. A Hanoi, chaque chauffeur est un chauffard potentiel &hellip; Apr&egrave;s, pendant les heures creuses, la cit&eacute;&nbsp;devient presque agr&eacute;able &agrave; parcourir. Et apr&egrave;s minuit, il n&#39;y a presque plus personne pour chauffer le tarmac.&nbsp;</div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4172c0439e09405/650" width="650" /></div>

<div>Car Hanoi est une ville de contraste. Si l&#39;on s&#39;attarde un peu &agrave; d&eacute;ambuler dans toutes ces ruelles labyrinthes, on y d&eacute;couvre de nombreux coins tranquilles voire m&ecirc;me romantiques. C&#39;est ce qui fait tout le charme de la ville. Plus on la conna&icirc;t, plus on rep&egrave;re de ces petits endroits privil&eacute;gi&eacute;s et plus on s&#39;identifie &agrave; la cit&eacute;. Hanoi d&eacute;voile ses myst&egrave;res au compte-goutte, juste assez pour avoir envie d&#39;y rester chaque jour encore un peu plus. J&#39;ai m&ecirc;me parfois eu l&#39;impression de retrouver l&#39;ambiance de ma bien-aim&eacute;e Barcelone ! Avec toutes ses petites places secr&egrave;tes, son architecture d&eacute;sordonn&eacute;e et ses nombreux caf&eacute;s-terrasses.&nbsp;</div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4d947b2e460b7cf/650" width="650" /></div>

<div>Ce qui tranche par contre avec la capitale catalane, c&#39;est le manque flagrant de libert&eacute;. On ressent fortement la pr&eacute;sence polici&egrave;re, et si le couvre-feu n&#39;est plus de mise, les r&eacute;flexes sont rest&eacute;s et la grande majorit&eacute; des habitants sont loin d&#39;&ecirc;tre des noctambules. La plupart des terrasses du centre sont &eacute;vacu&eacute;es &agrave; minuit pile par des escouades de contr&ocirc;le officielles, &agrave; coup de haut-parleur. C&#39;est alors l&#39;heure du repli strat&eacute;gique. Il existe quelques endroits pour les couche-tard, fr&eacute;quent&eacute;s p&ecirc;le-m&ecirc;le par les backpackers, expats et une partie de la jeunesse locale. Lieux tol&eacute;r&eacute;s par les inquisiteurs locaux moyennant graissage de patte r&eacute;gulier. Au sein de la capitale viet, la petite corruption bat son plein.&nbsp;</div>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/ddc5a29e4d237cd/650" width="650" /></div>

<div>Ce qui fait aussi la particularit&eacute; d&#39;Hanoi, se sont ses nombreux lacs et &eacute;tendues d&#39;eau. Ils a&egrave;rent la ville et sont propices &agrave; la relaxation. Ce sont les poumons de la cit&eacute;, des indispensables r&eacute;gulateurs de stress urbain et des fournisseurs prolifiques de ces petits coins romantiques pr&eacute;c&eacute;demment &eacute;voqu&eacute;s. J&#39;ai moi-m&ecirc;me choisi d&#39;habiter pr&egrave;s de l&#39;un de ses r&eacute;servoirs, celui de Gian V&ocirc;. Le plus grand d&#39;entre eux, Tay ho (ou West Lake), est un monde &agrave; part, riche, paisible, o&ugrave; j&#39;ai aim&eacute; me ressourcer quotidiennement pour m&#39;extirper du chaos ambiant. C&#39;&eacute;tait aussi l&#39;endroit id&eacute;al pour continuer &agrave; pratiquer la bicyclette. 16 km pour un tour complet.</div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/0c759437a62cafb/650" width="650" /></div>

<div>Au final, j&#39;ai vraiment aim&eacute; Hanoi, j&#39;ai ador&eacute; m&#39;y perdre, m&#39;y retrouver, et cela a &eacute;t&eacute; surtout l&#39;occasion de me donner de nouveau l&#39;envie de voyager, de repartir. De faire une pause salvatrice. J&#39;ai aussi d&eacute;couvert un endroit o&ugrave; je pourrais parfaitement couler quelques mois si jamais un jour une opportunit&eacute; professionnelle s&#39;y pr&eacute;sente.&nbsp;</div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/51482501008c6ed/650" width="650" /></div>

<div>Ce serait pour moi l&#39;occasion de revenir y manger mon &laquo; Bun Cha &raquo; quotidien. C&#39;est mon repas pr&eacute;f&eacute;r&eacute; au Vietnam. Je ne rate jamais l&#39;occasion de m&#39;en enfiler un. Concr&egrave;tement, c&#39;est une sorte de marinade &agrave; la sauce poisson contenant du porc brais&eacute; et des l&eacute;gumes (carottes, papaye &hellip;). On y rajoute ensuite &agrave; sa guise vermicelles et herbes fra&icirc;ches (coriandre, menthe, salade, etc &hellip;). Le tout est frais et d&eacute;licieux. Chic et pas cher. Et surtout tr&egrave;s addictif. Sans compter que chaque &eacute;tablissement a&nbsp;sa propre fa&ccedil;on de l&#39;accommoder, c&#39;est un plaisir renouvelable et sans fin.</div>

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<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/03cfd00d19f9ee1/650" width="650" /></div>

<div>Cette fin de mois de d&eacute;cembre a &eacute;t&eacute; aussi celle de retrouvailles cyclocampestes, avec le retour annonc&eacute; d&#39;Alessio&nbsp;et Binh qui eux ont d&eacute;cid&eacute; de s&#39;installer et de se rapprocher de leur&nbsp;famille apr&egrave;s une grosse boucle dans le Laos. Ce fut aussi une &eacute;tape suppl&eacute;mentaire dans le voyage de Nico et Gokben, mes h&ocirc;tes warmshower de Chengdu. Tous les 5, nous avons fini l&#39;ann&eacute;e en apoth&eacute;ose, avec un s&eacute;jour court mais m&eacute;morable sur l&#39;&icirc;le de Catba, tout pr&egrave;s de la baie d&#39;Halong. Nous y avons f&ecirc;t&eacute;&nbsp;comme il se doit le passage &agrave; l&#39;ann&eacute;e 2017.&nbsp;</div>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/cc17e7167fe5398/650" width="650" /></div>

<div>Alors voil&agrave;, pour cette nouvelle ann&eacute;e, je vous souhaite de beaux voyages, de nombreuses d&eacute;couvertes, quelques (bonnes) surprises, mais aussi de l&#39;amour et une sant&eacute; de fer ! Que 2017 soit l&#39;ann&eacute;e des r&ecirc;ves qui se r&eacute;alisent !</div>]]></description>
								<pubDate>Thu, 12 Jan 2017 04:21:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2017/01/hanoi-leuropeenne</guid>
				<category>Viet-Nam</category>
			</item>
					<item>
				<title>La constante asiatique</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/12/la-constante-asiatique</link>
				<description><![CDATA[<p><strong><em>Ecrit &agrave; Hanoi, le jeudi 15 septembre 2016 &ndash; km 8500 (soit environ 14500 km depuis le d&eacute;part de France!)</em></strong><br />
<br />
<br />
Je suis arriv&eacute; &agrave; Hanoi il y a 3 semaines environ, et j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de m&rsquo;&eacute;tablir ici pour un bon gros mois et de profiter des attraits d&rsquo;une vie &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est &agrave; dire&nbsp;: avec une douche chaude quotidienne, une machine &agrave; laver &agrave; disposition, un vrai lit pour moi tout seul et une routine &agrave; &eacute;tablir.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/3799801c6d706c2/650" width="650" /></div>

<p>Avant cela, j&rsquo;avais pass&eacute; 3 semaines &agrave; voyager dans le nord ouest du pays, p&eacute;riode sur laquelle je voudrais revenir dans cet article et ainsi combler ainsi le petit retard que j&rsquo;ai accumul&eacute; dans le contage de mes aventurettes. Retour au d&eacute;but du mois de novembre, Lao Cai, ville-fronti&egrave;re au bord de la Chine, long travelling cin&eacute;ma sur le fleuve rouge et un horizon alpin plein de promesses &hellip;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/a9a3aea30f71300" style="height: 433px; width: 650px;" /></div>

<p>Nous sommes toujours en &eacute;quipe, moi, Alessio, Binh et Tim. J&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de changer mes plans et de les accompagner jusqu&rsquo;&agrave; la fronti&egrave;re laotienne. Pour atteindre Dien Bien Phu, nous devons traverser des massifs montagneux aux pentes bien raides et dans une m&eacute;t&eacute;o ex&eacute;crable. Non seulement nous ne pouvons pas profiter des paysages grandioses qui devaient s&rsquo;offrir &agrave; nous (Sapa), mais nous essuyons de larges averses et taillons notre route dans un brouillard &eacute;pais. Le moral est atteint, mais nous tenons le cap. Avec toujours l&rsquo;esp&eacute;rance de voir cette pur&eacute;e de pois s&rsquo;envoler et nos yeux enfin s&rsquo;&eacute;carquiller. Ce temps pourri nous offre tout de m&ecirc;me de belles aventures humaines au sein des minorit&eacute;s montagnardes (autour de Lai Chau).</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/ef3e3cfab43e8c1/650" width="650" /></div>

<p>Les efforts et la patience finiront par payer, car enfin, au d&eacute;tour d&rsquo;un col, nous faisons de nouveau connaissance avec le soleil, qui par la m&ecirc;me occasion se d&eacute;cide &agrave;&nbsp;nous rendre notre sourire et bonne humeur. A partir de Sin Hau, c&rsquo;est de nouveau la lune de miel, la communion avec des paysages de r&ecirc;ve et du p&eacute;dalage easy-going. Nous d&eacute;roulons jusqu&rsquo;&agrave; Dien Bien Phu, y passons quelques jours, &eacute;puisons les r&eacute;serves nourriture&nbsp;de quelques restaurateurs du coin, et c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; le moment de se dire au revoir. Je n&rsquo;ai plus qu&rsquo;&agrave; reprendre la route seul jusqu&rsquo;&agrave; Son La, regouter au plaisir du bivouac en solitaire, et enfin prendre un bus qui me m&egrave;nera jusqu&rsquo;&agrave; Hanoi (mon premier bus depuis la France!).</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d3e1a703ddac65a/650" width="650" /></div>

<p>Voyager en groupe, apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;pisode europ&eacute;en avec mes amis &eacute;quip&eacute;s en v&eacute;los Brompton (Mona, Max et Calvin), cela a &eacute;t&eacute; encore une exp&eacute;rience exceptionnelle et intense, et m&rsquo;a donn&eacute; une nouvelle fois l&rsquo;occasion de me faire des amis pour la vie. Nous avons pass&eacute; moments grandioses et plans gal&egrave;res dans une solidarit&eacute; &agrave; toute &eacute;preuve, dans une volont&eacute; permanente de partage. Voyager ensemble, c&rsquo;est aussi profiter des comp&eacute;tences &eacute;largies d&rsquo;un groupe : Binh, locale de l&rsquo;&eacute;tape, nous a initi&eacute;s quotidiennement aux d&eacute;lices culinaires de son pays et nous a gratifi&eacute;s de quelques belles explications culturelles. Alessio, chef de cuisine de m&eacute;tier et de talent, a toujours &eacute;t&eacute; &agrave; la recherche de nouveaux produits &agrave; go&ucirc;ter et nous faire d&eacute;couvrir &hellip; J&rsquo;esp&egrave;re avoir pu porter ma petite pierre &agrave; cet &eacute;difice de cyclocampeurs, d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre&nbsp;!</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/b6f7bd21a8f1b57/433" width="433" /></div>

<p>Oui, car la cuisine vietnamienne, c&rsquo;est un r&eacute;gal permanent. Beaucoup de points communs avec la cuisine chinoise, il y a des nouilles, du riz, des soupes, du tofu &hellip; Mais les saveurs sont tr&egrave;s diff&eacute;rentes. C&rsquo;est beaucoup moins &eacute;pic&eacute;, d&eacute;j&agrave;. La coriandre et la menthe sont omnipr&eacute;sentes, pour mon plus grand plaisir. La viande, de meilleur qualit&eacute;, est aussi servie plus g&eacute;n&eacute;reusement. Et cerise sur le g&acirc;teau, l&rsquo;apparition de petits pains baguettes comparables &agrave; ce que l&rsquo;on peut trouver en France&nbsp;! Bref, la cuisine viet, c&rsquo;est frais, c&rsquo;est bon, c&rsquo;est chic et pas cher.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/bd2c4cbdf6cc02e/650" width="650" /></div>

<p>Les points communs entre la Chine et le Vietnam ne sont pas uniquement culinaires. Depuis le d&eacute;but de mon voyage en Asie, c&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; j&rsquo;ai ressenti le moins de diff&eacute;rence entre niveaux de vie de deux pays limitrophes. Au petit jeu des comparaisons, ce serait un peu comme passer de la France vers l&rsquo;Italie ou l&rsquo;Espagne. L&rsquo;autre point commun, partag&eacute; avec tout le reste des pays du continent asiatique dans lesquels j&rsquo;ai eu la chance de voyager, c&rsquo;est ce sourire. Ici encore, omnipr&eacute;sent. J&rsquo;ai parfois eu &agrave; r&eacute;pondre &agrave; presque une centaine de salutations spontan&eacute;es, sur une journ&eacute;e. Moi qui me demandais&nbsp;&agrave; quoi ressemblait une vie de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, j&rsquo;ai eu ici un d&eacute;but de r&eacute;ponse &hellip; Et c&rsquo;est un truc qui va vraiment me manquer lors mon retour en Europe. Pas la vie de rock star, hein, vous m&rsquo;aurez compris, mais ce joli sourire ind&eacute;l&eacute;bile et d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;. Car c&rsquo;est bien lui, la v&eacute;ritable constante asiatique.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/7814f45949f88a0/433" width="433" /></div>

<p>La nouveaut&eacute; au Vietnam, c&rsquo;est ce taux d&rsquo;inflation &laquo;&nbsp;gringo&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est un syst&egrave;me d&rsquo;indexation tr&egrave;s complexe et extr&ecirc;mement r&eacute;actif. D&egrave;s lors qu&rsquo;un occidental s&rsquo;approche d&rsquo;un produit de consommation courante, celui-ci voit son prix s&rsquo;envoler du simple au double (voire triple). Bigrement efficace, mais un peu d&eacute;convenant. Surtout quand il se trouve que je suis l&rsquo;occidental en question. Apparemment, ce taux d&rsquo;inflation varie en fonction de l&rsquo;ardeur &agrave; la n&eacute;gociation. Pas s&ucirc;r que je sois encore pr&ecirc;t pour &ccedil;a &hellip;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/c84700b0f9bd67a/433" width="433" /></div>

<p>Surtout qu&rsquo;apr&egrave;s toutes ces p&eacute;rip&eacute;ties chinoises du mois pr&eacute;c&eacute;dent, cette mauvaise m&eacute;t&eacute;o, j&rsquo;ai constat&eacute; une tendance propre &agrave; la ronchonnerie, &agrave; me laisser facilement affecter n&eacute;gativement par les petits obstacles de la vie quotidienne. Il fallait que je me reprenne en main, rapidement &hellip;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/9954a4a13d3b0d9/650" width="650" /></div>]]></description>
								<pubDate>Sun, 18 Dec 2016 13:09:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/12/la-constante-asiatique</guid>
				<category>Viet-Nam</category>
			</item>
					<item>
				<title>Série &amp;quot;Happy Expats&amp;quot;, portrait n°2</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/12/serie-happy-expats-portrait-n2</link>
				<description><![CDATA[<p dir="ltr">Voici le second volet de cette s&eacute;rie que j&#39;ai ambitionn&eacute; d&#39;effectuer depuis le d&eacute;but de mon voyage. J&#39;ai rencontr&eacute; St&eacute;phane et Makiko &agrave; Tokyo, ce furent d&#39;excellents h&ocirc;tes warmshower et je garde un chouette souvenir de mon passage chez eux. Cet heureux couple mixte franco-japonais m&#39;a permis de me familiariser avec de nombreuses particularit&eacute;s de la culture japonaise, aussi &eacute;trange et particuli&egrave;re qu&#39;elle puisse paraitre au premier abord pour un Gaijin (&eacute;tranger au Japon). Alors, forc&eacute;ment, je n&#39;ai pas pu r&eacute;sister &agrave; l&#39;id&eacute;e de poser &agrave; St&eacute;phane les 3 petites questions de mon interview sp&eacute;ciale &quot;Happy Expat&quot; ...<br />
<br />
<strong>St&eacute;phane, comment es-tu arriv&eacute; &agrave; Tokyo ?</strong><br />
<br />
En 2005 j&#39;ai postul&eacute; dans de nombreuses &eacute;coles fran&ccedil;aises &agrave; l&#39;&eacute;tranger et seule celle de Tokyo m&#39;a r&eacute;pondu positivement.<br />
J&#39;ai donc demand&eacute; une mise en disponibilit&eacute; de l&#39;&eacute;ducation nationale pour pouvoir partir et ai &eacute;t&eacute; recrut&eacute; en contrat local par le lyc&eacute;e fran&ccedil;ais de Tokyo.<br />
<br />
<strong>Qu&#39;est-ce qui t&#39;a d&eacute;cid&eacute; &agrave; rester ?</strong><br />
<br />
Je suis rest&eacute; parce que les conditions de vie de travail et le salaire sont extr&ecirc;mement privil&eacute;gi&eacute;s par rapport &agrave; la France ... De plus, je suis tomb&eacute; amoureux et me suis mari&eacute; trois ans seulement apr&egrave;s mon arriv&eacute;e.<br />
<br />
<strong>Qu&#39;est-ce qui fait selon toi de Tokyo l&#39;endroit id&eacute;al ?</strong><br />
<br />
Endroit id&eacute;al le mot est fort mais c&#39;est une ville s&ucirc;re. On y trouve tout du point de vue culinaire, ainsi que de nombreux produits de consommation courante et de sant&eacute;. La qualit&eacute; de service est exceptionnelle, tout est ouvert tout le temps, le r&eacute;seau de transport public est fabuleux, on peut tr&egrave;s facilement se d&eacute;placer &agrave; v&eacute;lo car le trafic au niveau de la ville est assez faible gr&acirc;ce aux autoroutes a&eacute;riennes. Il y a des bains publics tr&egrave;s agr&eacute;ables. Les gens sont discrets et polis m&ecirc;me si on peut regretter parfois un exc&egrave;s de r&eacute;serve et un manque de chaleur.<br />
<br />
Merci St&eacute;phane d&#39;avoir pris le temps de r&eacute;pondre, et &agrave; bient&ocirc;t j&#39;esp&egrave;re !<br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/e1e0326ee22ff56/650" width="650" /><br />
<br />
Pr&eacute;c&eacute;dent volet : <a href="http://www.sebaroudeur.com/voyage-velo/reportages/vivien-conquis-par-delhi" target="_self">Vivien, NewDelhi</a></p>]]></description>
								<pubDate>Wed, 14 Dec 2016 15:26:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/12/serie-happy-expats-portrait-n2</guid>
				<category>Reportages</category>
			</item>
					<item>
				<title>Happy end à la chinoise</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/11/happy-end-a-la-chinoise</link>
				<description><![CDATA[<p>Ecrit &agrave; Sapa au Vietnam, un jour de pluie battante, au chaud dans mon lit, le 9 novembre 2016 &ndash; Km 7800<br />
<br />
<strong>La Chine en quelques chiffres :</strong><br />
<br />
1800 kilom&egrave;tres effectu&eacute;s &agrave; v&eacute;lo<br />
3 trains : Oulan-Bator/ P&eacute;kin (28 heures), P&eacute;kin/Chengdu (&agrave; peu pr&egrave;s pareil) et Dali/Kunming (6 heures)<br />
<br />
<strong>Mes nuits : 57 au total</strong><br />
<br />
10 <strong>bivouacs </strong>dans 10 endroits diff&eacute;rents.<br />
7 nuits pass&eacute;es en <strong>warmshower </strong>chez 2 h&ocirc;tes diff&eacute;rents<br />
26 nuits en <strong>hostel</strong><br />
6 nuits en <strong>hotel</strong><br />
8 <strong>invitations </strong>chez l&#39;habitant ou chez des travailleurs<br />
<br />
<strong>C&#39;est aussi ...</strong><br />
<br />
4 ou 5 cols &agrave; plus de 3000 m&egrave;tres d&#39;altitude.<br />
Un estomac combl&eacute; de petits&nbsp;bonheurs quotidiens<br />
De nombreuses t&acirc;ches sur mes v&ecirc;tements issues de ces m&ecirc;mes petits bonheurs :)<br />
Un disque dur de grill&eacute;, un ipod boiteux ...<br />
2 d&eacute;cibels de moins &agrave; l&#39;oreille gauche (celle qui r&eacute;ceptionne les coups de klaxon)<br />
Un grand moment de stress<br />
Des amis sur qui compter<br />
Des paysages &agrave; couper le souffle<br />
Et des dizaines de sourires quotidiens<br />
<br />
--<br />
<br />
Si je devais r&eacute;sumer la Chine en une phrase, une id&eacute;e, un geste, ce serait un grand &quot;Hello&quot; lanc&eacute; de nulle part suivi d&#39;un malicieux &eacute;clat de rire. Je n&#39;ai jamais cess&eacute; d&#39;&ecirc;tre &eacute;tonn&eacute; et surpris par l&#39;enthousiasme et la jovialit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale des gens que je croisais sur mon passage.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/1e4941809031c5d/650" width="650" /></p>

<p>L&#39;histoire se termine donc beaucoup mieux qu&#39;elle n&#39;avait commenc&eacute;. Comme si petit &agrave; petit je m&#39;&eacute;tais enfin acclimat&eacute; &agrave; ce pays, que j&#39;avais r&eacute;ussi &agrave; en dompter les contrastes. Les voyants sont pass&eacute;s progressivement au vert.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/cad763edbef3316/650" width="650" /></p>

<p>Tout d&#39;abord, ma banque m&#39;a rembours&eacute; tr&egrave;s rapidement la grosse somme qui avait &eacute;t&eacute; frauduleusement ponctionn&eacute;e sur mon compte (tr&egrave;s pro, un ptit coup de pub pour Boursorama pour le coup). Ensuite, la m&eacute;t&eacute;o a &eacute;t&eacute; (presque) cl&eacute;mente. Enfin, j&#39;ai trouv&eacute; un chouette groupe de cyclistes pour compl&eacute;ter cette derni&egrave;re portion de Chine. A plusieurs, les joies sont partag&eacute;es, les difficult&eacute;s dilu&eacute;es.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/e2437a838596c4b/650" width="650" /></p>

<p>C&#39;est ainsi que j&#39;ai embarqu&eacute; en train avec Tim (Nouvelle-Z&eacute;lande) depuis Dali vers Kunming, nous y avons effectu&eacute; nos visas vietnamiens puis nous avons rejoint de nouveau &agrave; v&eacute;lo le couple des &quot;patates roulantes&quot;, mes chers Alessio (Italie) et Binh (Vietnam), juste avant d&#39;entreprendre l&#39;exploration de la zone des rizi&egrave;res en terrasse de la r&eacute;gion de Yuanyang. Sans conteste l&#39;un des moments forts de ce voyage en Chine. Ce site est class&eacute; patrimoine mondial &agrave; l&#39;Unesco, avec toute la folie touristique qui tourne autour. Nous avons tout de m&ecirc;me trouv&eacute; le moyen de tracer notre chemin en gardant cet esprit d&#39;aventure qui caract&eacute;rise notre mode de d&eacute;placement, en faisant le choix d&#39;emprunter une petite route de montagne partiellement en construction, nous faisant passer par de petits villages cotoyants d&#39;abruptes falaises. Un peu de frustation tout de m&ecirc;me, un &eacute;pais brouillard nous ayant emp&ecirc;ch&eacute; d&#39;admirer durant la totalit&eacute; du parcours les magnifiques paysages qui aurait du s&#39;offrir &agrave; nous, tout en nous donnant en &eacute;change une atmosph&egrave;re surr&eacute;aliste et indescriptible ... Digne d&#39;un film de zombie !</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6f104ba05cc9df2/650" width="650" /></p>

<p>Ce qui m&#39;a particuli&egrave;rement plu en Chine, ce fut l&#39;impression de naviguer la plupart du temps en dehors des sentiers battus, et ce m&ecirc;me dans les endroits les plus pris&eacute;s par les visiteurs. Les rabatteurs n&#39;y s&eacute;vissent que tr&egrave;s peu, et on peut effectuer ses achats tranquillement m&ecirc;me dans les plus gros hotspots touristiques comme Dali ou Lijiang. J&#39;ai eu aussi l&#39;agr&eacute;able sensation que les relations entre &eacute;trangers et locaux n&#39;&eacute;taient pas forc&eacute;ment motiv&eacute;es par des consid&eacute;rations &eacute;conomiques, laissant la porte ouverte &agrave; un contact sain et sans arri&egrave;re pens&eacute;e.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/dacbab28cdd6346/650" width="650" /></p>

<p>J&#39;ai aussi &eacute;t&eacute; ravi de pouvoir bivouaquer sans aucun probl&egrave;me. J&#39;ai mis du temps &agrave; me sentir &agrave; l&#39;aise pour planter ma tente sur ces terres un peu plus fr&eacute;quent&eacute;s qu&#39;&agrave; l&#39;accoutum&eacute;e, mais finalement les locaux se montrent clairement plus amus&eacute;s et curieux que m&eacute;fiants. Il est vrai qu&#39;en groupe, on se sent plus fort et plus relax au moment d&#39;&eacute;tablir le camp !&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/587d88904265fa9/650" width="650" /></p>

<p>Au final, je sors ravi mais fatigu&eacute; de cette exp&eacute;rience au sein de l&#39;empire du milieu. J&#39;aurai eu des d&eacute;buts difficiles, de nombreuses petites gal&egrave;res, de nombreuses situations d&#39;incompr&eacute;hension ... Cela a &eacute;t&eacute; rude par moment, tous ces d&eacute;nivel&eacute;s, ces routes compliqu&eacute;es, ce bruit incessant, ces diff&eacute;rences culturelles fortes, cette impression de voir mon destin parfois m&#39;&eacute;chapper. Mais ce sont paradoxalement ces moments d&eacute;licats qui rendent les saveurs du voyage si particuli&egrave;res. Je pars de ce pays sans savoir pour le moment s&#39;il va me manquer r&eacute;ellement un jour, mais ce qui est s&ucirc;r, c&#39;est que cela va me donner de nombreux souvenirs et quelques histoires rocambolesques &agrave; raconter.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/cebdcd303eda118/433" width="433" /></p>]]></description>
								<pubDate>Sun, 13 Nov 2016 14:27:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/11/happy-end-a-la-chinoise</guid>
				<category>Chine</category>
			</item>
					<item>
				<title>Les tribulations d'un galérien en Chine</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/10/les-tribulations-dun-galerien-en-chine</link>
				<description><![CDATA[<p><strong><em>Ecrit &agrave; Kunming, le dimanche 23 octobre 2016. Km 7250</em></strong><br />
<br />
J&rsquo;avais vraiment commenc&eacute; &agrave; appr&eacute;cier de plus en plus l&rsquo;aventure chinoise. L&rsquo;&eacute;tat des routes s&rsquo;&eacute;tait am&eacute;lior&eacute; et la beaut&eacute; des paysages se faisait plus notable. Depuis le lac Lugu, j&rsquo;&eacute;tais rentr&eacute; dans la province du Yunnan et je commen&ccedil;ais &agrave; d&eacute;couvrir une Chine de plus en plus rurale et authentique. Certains empruntent la route de la soie, la route du rhum ou encore la route des &eacute;pices, moi j&rsquo;emprunte les routes en construction. Cela me donne au moins l&rsquo;avantage de me faire h&eacute;berger par les travailleurs de le DDE locale, et c&rsquo;est toujours l&rsquo;occasion d&rsquo;un bon gueuleton et de belles rencontres en perspective.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/9da5454d5e73a29/650" width="650" /></p>

<p>Apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e du Mont Gadoue (Meigu), j&rsquo;ai tent&eacute; ma chance sur une chauss&eacute;e en chantier depuis 9 ans, entre Ninglang et Lijiang. Avec quelques appr&eacute;hensions &hellip; Cette-fois-ci, le pari aura &eacute;t&eacute; gagnant, car j&rsquo;ai profit&eacute; d&rsquo;un asphalte tout neuf et bien confortable, le tout sans le tumulte des assourdissants pachydermes de la route, l&rsquo;acc&egrave;s leur &eacute;tant coup&eacute; &agrave; mi-chemin : il faut emprunter une barque pour pouvoir pr&eacute;tendre rejoindre les deux villes. A la fois pittoresque et r&eacute;gulateur de trafic routier. &nbsp;A la place des dangereux camions et horribles bus, je croise des deux roues p&eacute;taradants, des ch&egrave;vres, des vaches et quelques chiens enrag&eacute;s. Je gagne quand m&ecirc;me au change !</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6440c3471b61aee/650" width="650" /></p>

<p><br />
Les chinois sont toujours aussi sympas et hospitaliers, jamais avares d&rsquo;une salutation enthousiaste ou d&rsquo;un sourire rendu. C&rsquo;est la grande satisfaction de ce voyage. M&ecirc;me si la communication ne passe pas forc&eacute;ment toujours bien, je peux toujours m&rsquo;attendre &agrave; obtenir de l&rsquo;aide, m&ecirc;me non demand&eacute;e. J&rsquo;ai m&ecirc;me parfois l&#39;impression d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute; comme une rock star avec mon statut d&rsquo;aventurier &agrave; v&eacute;lo. Ou encore d&rsquo;&ecirc;tre de temps en temps observ&eacute; comme une b&ecirc;te curieuse. Ce n&rsquo;est pas vraiment d&eacute;rangeant et je pr&eacute;f&egrave;re largement &ccedil;a &agrave; l&rsquo;indiff&eacute;rence.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/cc9fb85e7a552a0/650" width="650" /></p>

<p><br />
Je voudrais par contre revenir sur un point de mon article pr&eacute;c&eacute;dent. La bicyclette, une fois sortie des zones urbanis&eacute;es et de leurs espaces d&eacute;di&eacute;s aux deux roues, n&rsquo;a plus du tout sa place sur le macadam. Sur les petites et escarp&eacute;es routes de montagne, le v&eacute;lo est un probl&egrave;me qui se r&egrave;gle &agrave; coup de klaxon. Je pourrais m&ecirc;me &eacute;crire un roman sur les d&eacute;viances routi&egrave;res des chinois &hellip; Dont voici les 3 sp&eacute;ciales, celles que j&rsquo;affectionne particuli&egrave;rement :<br />
<br />
1. me faire klaxonner &agrave; 2 m&egrave;tres de distance par un camion ou un bus, &agrave; coup de 150 d&eacute;cibels<br />
2. voir arriver en face deux v&eacute;hicules &hellip; occupant l&rsquo;espace des deux voies<br />
3. et ma pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e : doubler une voiture &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t (bien souvent bouchant la voie cyclable), et voir celle-ci red&eacute;marrer juste au moment o&ugrave; j&rsquo;arrive &agrave; son niveau. Ba oui quoi, je pourrais klaxonner quand m&ecirc;me !<br />
<br />
Pas de quoi me d&eacute;courager compl&egrave;tement pour le moment.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/8e248cdd0defff1/650" width="650" /></p>

<p><br />
Je me demande aussi si les klaxons peuvent affecter le mat&eacute;riel &eacute;lectronique, car apr&egrave;s la d&eacute;ch&eacute;ance du disque dur de mon ordinateur, c&rsquo;est un peu l&rsquo;h&eacute;catombe de ce c&ocirc;t&eacute; l&agrave;. La majorit&eacute; de mes c&acirc;bles USB ont d&eacute;j&agrave; rendu l&rsquo;&acirc;me, mon pr&eacute;cieux ipod nano ne s&rsquo;allume plus que si je le branche au secteur, le c&acirc;ble de mes &eacute;couteurs s&rsquo;est vu l&eacute;g&egrave;rement sectionn&eacute;, ma batterie tampon ne se charge plus correctement, et j&rsquo;ai aussi rep&eacute;r&eacute; un d&eacute;but de faiblesse de mon matos photo, boiter et objectif. Sans compter les frayeurs que m&rsquo;ont provoqu&eacute; les freeze de mon fid&egrave;le mais vieillissant smartphone. J&rsquo;ai&nbsp;une autre th&eacute;orie sur le sujet. Tous ces items made in China se sentent de retour sur leur terre, et pensent peut-&ecirc;tre que c&rsquo;est le bon moment pour reposer en paix pr&egrave;s des leurs &hellip;&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/44ef61b51c9f25e/650" width="650" /></p>

<p>Toutes ces petites gal&egrave;res ont &eacute;t&eacute; annonciatrices d&rsquo;une plus grande, de celles qu&rsquo;on pense qu&rsquo;elles n&rsquo;arrivent qu&rsquo;aux autres (un peu comme le vol d&rsquo;un v&eacute;lo par exemple). Ma carte bancaire a &eacute;t&eacute; pirat&eacute;e (je suppose) et des paiements frauduleux ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;s sur internet &agrave; hauteur de 2700 euros (pour le moment, j&rsquo;esp&egrave;re que la note ne va pas &ecirc;tre plus sal&eacute;e dans les jours qui viennent). J&rsquo;ai bien s&ucirc;r fait opposition imm&eacute;diatement une fois le pot aux roses&nbsp;d&eacute;couvert et contact&eacute; ma banque pour que ce probl&egrave;me majeur se r&eacute;solve au plus vite, et que je puisse de nouveau voyager l&rsquo;esprit en paix. Pour le moment, je ne peux que constater l&rsquo;ampleur de la catastrophe et attendre la r&eacute;ponse des enqu&ecirc;teurs quant &agrave; la suite de cette affaire &nbsp;(30 jours max).</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/806e8275639613b/650" width="650" /></p>

<p><br />
J&rsquo;ai donc pass&eacute; ma semaine &agrave; Dali &agrave; effectuer appels et papiers, &agrave; m&rsquo;inqui&eacute;ter, et je suis de nouveau malgr&eacute; moi rentr&eacute; dans le cercle infernal de l&rsquo;administration chinoise. Celle du dicton &laquo; possible n&rsquo;est pas chinois &raquo;. Moi qui ne voulait pas &eacute;tendre mon visa ici pour ne pas encore avoir &agrave; faire &agrave; l&rsquo;inertie de la bureaucratie locale, j&rsquo;ai eu en fait bien plus de rab que je ne pouvais imaginer. En fait, il &laquo; suffit &raquo; de s&rsquo;adresser &agrave; la bonne personne au bon moment pour que la situation se d&eacute;bloque rapidement (avec un sourire et m&ecirc;me parfois un th&eacute;). Mais le probl&egrave;me, c&rsquo;est de trouver cette personne ! Cela peut s&rsquo;av&eacute;rer &agrave; la limite de l&rsquo;impossible, et toujours &agrave; la fronti&egrave;re du d&eacute;couragement.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/55035f73d9886e8/433" width="433" /></p>

<p><br />
J&rsquo;ai pu heureusement compter sur le soutien inconditionnel de mes proches, et aussi sur mes bien-aim&eacute;s rollingpotatoes (Alessio et Binh) qui ont acc&eacute;l&eacute;r&eacute; leurs coups de p&eacute;dales pour me rejoindre &agrave; Dali et venir m&rsquo;aider &agrave; relativiser cette f&acirc;cheuse situation. Il y a aussi eu la bienveillance pr&eacute;cieuse de mon h&ocirc;te warmshower, Heimat, manager de l&rsquo;auberge Dali Mufu, qui m&rsquo;a accompagn&eacute; &agrave; la police locale (malgr&eacute; son emploi du temps tr&egrave;s serr&eacute;) et qui m&rsquo;a permis d&rsquo;&eacute;voluer sans soucis suppl&eacute;mentaire dans l&rsquo;environnement cosy et serein de son &eacute;tablissement. Je suis dor&eacute;navant de nouveau en mouvement, en train vers Kunming, bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; terminer mon aventure chinoise sur une bonne note, et avec l&rsquo;esp&eacute;rance que la poisse qui me suit depuis ces quelques semaines me l&acirc;che enfin&nbsp;&agrave; la fronti&egrave;re sino-vietnamienne.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/c2f9e7a98c5a2b3" style="height: 433px; width: 650px;" /></p>

<p><br />
Depuis mon d&eacute;part de Chendgu, j&rsquo;ai eu 4 ou 5 cols &agrave; 3000 m&egrave;tres &agrave; franchir. L&rsquo;avantage d&rsquo;avoir effectu&eacute; le premier col dans de la grosse gadoue, c&rsquo;est que les suivants m&rsquo;ont sembl&eacute; bien plus simple &agrave; gravir. Je suis pass&eacute; par Xichang, j&rsquo;ai ensuite trouv&eacute; une petite auberge sympa sur la lac Lugu, l&rsquo;un des plus beaux endroits que j&rsquo;ai pu voir en Chine. La route a &eacute;t&eacute; tout aussi magnifique entre Ninglang et Lijiang, o&ugrave; je suis rest&eacute; aussi quelques jours pour profiter de la vieille ville. Avec toujours autant de belles rencontres ! C&rsquo;est sur la route entre Lijiang et Dali que je me suis rendu compte de l&rsquo;utilisation frauduleuse de ma carte, et c&rsquo;est donc logiquement que je suis rest&eacute; presque une semaine dans cette bourgade touristique, dont finalement je n&rsquo;aurai pas vu grand-chose ...</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d405d1db09005eb/650" style="text-align: center;" width="650" /></p>]]></description>
								<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 00:20:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/10/les-tribulations-dun-galerien-en-chine</guid>
				<category>Chine</category>
			</item>
					<item>
				<title>La Chine en proverbes (chinois)</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/10/la-chine-en-proverbes-chinois</link>
				<description><![CDATA[<strong>&Eacute;crit &agrave; Meigu le 1 octobre 2016. Km 6320</strong><br />
<br />
Pour cette premi&egrave;re partie de voyage en Chine, j&#39;ai pass&eacute; plus de temps &agrave; port qu&#39;en croisi&egrave;re. Il me tardait donc de reprendre ma barque &agrave; deux roues pour ne plus la quitter et me laisser d&eacute;river &laquo; gentiment &raquo; vers Bangkok. On dit de la Chine qu&#39;elle est le pays du proverbe (chinois). D&eacute;clinons donc cet article en quelques dictons.&nbsp;<br />
&nbsp;
<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/2f68fa37acbff78/650" width="650" /></div>

<p><strong>&laquo; La Chine, ce sont les routes du paradis avec des chauffeurs venus de l&#39;enfer &raquo;</strong><br />
<br />
Quelles belles routes, quelles belles voies cyclables ! Vraiment, en Chine, on roule sur un billard (enfin pas tout le temps, j&#39;y reviendrai). Le hic, c&#39;est que c&#39;est un peu l&#39;anarchie sur le macadam. Les voies cyclables sont utilis&eacute;es &agrave; contre-sens ou comme place de parking. Au quotidien, ce sont des refus de priorit&eacute;, du non-respect de la signalisation, de belles queues de poisson, des d&eacute;passements sans aucune visibilt&eacute;, des inopin&eacute;s coups de klaxons &hellip; &nbsp;Faut s&#39;accrocher !</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4624c40504ec6d2/433" width="433" /></div>

<p><strong>&laquo; Le pays du v&eacute;lo alerte &raquo;</strong><br />
<br />
Mais la bonne surprise vient de la situation de la petite reine dans la circulation. C&#39;est un moyen de transport tr&egrave;s utilis&eacute;, et donc le cycliste a tout &agrave; fait sa place m&ecirc;me dans un trafic dense. La conduite est tout de m&ecirc;me bien sportive. La particularit&eacute;, ce sont les innombrables v&eacute;hicules &eacute;lectriques : bicyclettes, trottinettes, scooter, tuk-tuk, tout le bestiaire du deux roues y est ici repr&eacute;sent&eacute;. Pour un confort auditif accru et une pollution bien moindre (bien des villes europ&eacute;ennes devraient s&#39;en inspirer).</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/6b9c042833c0ace/650" width="650" /></p>

<p><br />
<strong>&laquo; La Chine, le pays du matin bruyant &raquo;</strong><br />
<br />
Il y a ici un sport national dans lequel les chinois peuvent rivaliser &agrave; l&#39;aise avec les indiens, c&#39;est le d&eacute;velopp&eacute; de klaxon. Pour la beaut&eacute; du jeu, pour la beaut&eacute; du geste, la&nbsp;main est lourde, artistique et syst&eacute;matique sur le buzzer avertisseur. Les cinglants coups de trompe des camions me glacent particuli&egrave;rement le sang. A chacun d&#39;entre eux c&#39;est une petite plume de mon moral qui s&#39;envole tristement vers l&#39;horizon.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5c4aabe5c6b2c70/650" width="650" /></p>

<p><strong>&laquo; Le pays du soleil qui ne se l&egrave;ve pas &raquo;</strong><br />
<br />
Arriv&eacute; en Chine, je me suis bien cru revenu en Normandie pour un aspect. L&#39;absence de soleil. Et m&ecirc;me de ciel. Entre la pollution et le temps pourri, j&#39;ai pass&eacute; parfois une dizaine de jours sans voir l&#39;ombre d&#39;un rayon de lumi&egrave;re. Par contre, quand il est de sortie, il fait pas semblant : c&#39;est l&#39;effet grille-pain assur&eacute;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/8051569690b7c44/650" width="650" /></p>

<p><strong>&laquo; &nbsp;Possible n&#39;est pas chinois &raquo;</strong><br />
<br />
S&#39;il n&#39;est pas possible de voir le soleil, il n&#39;est pas non plus possible de r&eacute;cup&eacute;rer mon v&eacute;lo le jour d&#39;arriv&eacute;e, pas possible de mettre le compteur dans un taxi, pas possible de trouver un bivouac tranquille, pas possible d&#39;aller sur facebook et google, pas possible d&#39;emprunter une portion de route (interdite aux &eacute;trangers, ce qui me vaudra de rajouter 2 cols &agrave; 3000 m&egrave;tres &agrave; franchir...), pas possible de faire toute une petite foule de choses qui bout &agrave; bout donne envie de baisser les bras. Bon, je dramatise un peu, et suis pleinement conscient que la plupart de ces impasses naissent de la barri&egrave;re de la langue (ah ba oui car c&#39;est pas possible de parler anglais non plus). La solution est bien souvent &agrave; porter de main et un peu de patience et quelques sourires suffisent parfois &agrave; se sortir de bien des quiprocos. Lost in translation, version chinoise.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/d8b63d5f069911d/650" width="650" /></p>

<p><strong>&laquo; Le pays des libert&eacute;s qui commencent l&agrave; o&ugrave; finissent celles des autres &raquo;</strong><br />
<br />
Dans un pays r&eacute;put&eacute; pour ses privations de libert&eacute;s, chacun semble vouloir s&#39;octroyer la sienne sans vraiment se soucier de celles des autres. Les endroits non fumeurs sont donc enfum&eacute;s, les espaces d&#39;eau interdit &agrave; la nage avec de nombreux baigneurs, sans m&#39;&eacute;taler sur l&#39;effet que cette mentalit&eacute; individualiste peut avoir sur le partage d&#39;une chambre en auberge ou le trafic routier. Une petite diff&eacute;rence &eacute;ducationnelle &agrave; laquelle il faut savoir s&#39;adapter :)</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/295aa45c34ab74d/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></p>

<p><br />
<strong>&laquo; &nbsp;Le pays des papilles en &eacute;moi &raquo;</strong><br />
<br />
D&#39;ailleurs, je leur pardonne tout, ce sont tellement d&#39;excellents cuisiniers ! Chacun de leurs mets me procure le r&eacute;confort n&eacute;cessaire pour me remettre de l&#39;un de ces petits chocs culturels. C&#39;est parfois un peu &eacute;pic&eacute;, mais vraiment savoureux (l&#39;un des premiers mots que j&#39;ai d&#39;ailleurs appris &agrave; dire c&#39;est &laquo; pula &raquo;, que l&#39;on peut traduire &quot;sans piment&quot;). J&#39;ai &eacute;galement l&#39;impression qu&#39;une vie enti&egrave;re ne suffirait pas &agrave; d&eacute;couvrir toute la diversit&eacute; de la cuisine chinoise.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/87f2947aa78fd43/650" style="opacity: 0.9; font-size: 13px; text-align: center;" width="650" /></p>

<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>

<p><strong>&laquo; Le pays du sourire, de la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et de l&#39;hospitalit&eacute; &raquo;</strong><br />
<br />
Comme je le mentionnais, il est ici tr&egrave;s difficile de trouver un bivouac. M&ecirc;me &agrave; la campagne, chaque parcelle de terrain est utilis&eacute;e ou occup&eacute;e. Je n&#39;ai donc pas d&#39;autre choix que de demander la permission &agrave; l&#39;habitant pour planter ma tente. Le plus souvent, je n&#39;aurai m&ecirc;me pas &agrave; la d&eacute;plier, je dormirai dans un lit bien chaud avec le ventre bien rempli (un des autres mots que j&#39;ai appris assez rapidement, c&#39;est &laquo; shebba &raquo;, pour dire - je t&#39; ... -&nbsp;&ccedil;a va j&#39;ai assez mang&eacute; ). C&#39;est en plus une formidable occasion de partager le mode de vie local, et repr&eacute;sente un r&eacute;el et appr&eacute;ciable point positif de ce p&eacute;riple en Chine jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent. J&#39;aime aussi leur bonne humeur et leur propension &agrave; rigoler de tout, cela permet de tout relativiser.&nbsp;<br />
<br />
&ndash;<br />
<br />
J&#39;ai tout d&#39;abord pass&eacute; une semaine &agrave; P&eacute;kin, o&ugrave; j&#39;ai d&eacute;couvert une capitale vivante et culturelle. J&#39;aurai eu un peu le temps de faire mon touriste &laquo; lonely planet &raquo; entre les d&eacute;m&ecirc;l&eacute;s administratifs pour r&eacute;cup&eacute;rer mon v&eacute;lo du train de Oulan-Bator et l&#39;infructueuse p&ecirc;che &agrave; l&#39;information pour remettre mon v&eacute;lo dans le train pour Chengdu. J&#39;ai tout de m&ecirc;me pu aller voir les must-see comme la cit&eacute; interdite, la place Tien&#39;Anmen, la muraille de Chine, le site olympique et le Lama Temple. Mais ce que j&#39;ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute;, c&#39;est de d&eacute;ambuler dans les petites ruelles des hutongs dans le vieux P&eacute;kin.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/f4ad4a6e28d3c09/650" width="650" /></p>

<p>A Chendgu, j&#39;ai rejoint les cyclocampeurs &laquo; rolling potatoes &raquo; (que j&#39;avais rencontr&eacute; &agrave; S&eacute;oul) et &eacute;t&eacute; h&eacute;berg&eacute; par des supers warmshowers, les &laquo; frogs on wheels &raquo;. J&#39;y aurai vu les fameux pandas. Ce qui devait &ecirc;tre une courte pause de quelques jours s&#39;est transform&eacute;e en s&eacute;jour d&#39;une semaine, car le disque dur de mon ordinateur a rendu l&#39;&acirc;me et j&#39;ai pass&eacute; 4 jours (et nuits) &agrave; tout remettre en ordre. Finalement, Chengdu, c&#39;&eacute;tait le meilleur endroit pour r&eacute;gler ce genre de tuile mat&eacute;rielle. J&#39;ai pu y retrouver un mod&egrave;le de disque dur difficile &agrave; d&eacute;nicher et Nico l&#39;un de mes h&ocirc;tes m&#39;a patiemment aid&eacute; &agrave; r&eacute;gler mes multiples et irritants probl&egrave;mes d&#39;installation. Mais c&#39;&eacute;tait aussi surtout l&#39;occasion de passer de chouettes moments en excellente compagnie.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/4bd6d9789a3b951/650" width="650" /></p>

<p>Je suis depuis 1 semaine de retour sur la route, en solo, je prends la direction des montagnes du Sichuan et du Yunnan. J&#39;ai visit&eacute; le site d&#39;un bouddha g&eacute;ant &agrave; Leshan, et franchi un 2925 m&egrave;tres (le mont Meigu) dans la boue et la douleur. C&#39;&eacute;tait la dizaine de kilom&egrave;tres la plus d&eacute;licate de mon voyage, une ascension dans un enfer d&#39;humidit&eacute;. La descente n&#39;a pas &eacute;t&eacute; avare en bourbiers non plus. Des cols &agrave; 3000, j&#39;en aurai encore beaucoup d&#39;autres sur ma route, mais j&#39;esp&egrave;re que les prochains ne se feront pas dans la gadoue. J&#39;ai du tomber sur une des rares chauss&eacute;es en cours de construction en Chine, et d&#39;ailleurs, &agrave; l&#39;heure actuelle, je suis en train de faire une petite journ&eacute;e de pause (*), recueilli justement et gentiment par les constructeurs de cette maudite route - qui devrait &ecirc;tre termin&eacute;e dans une petite ann&eacute;e (!). L&#39;absence d&#39;asphalte m&#39;a fait plonger&nbsp;dans la profonde ruralit&eacute; chinoise, celle des minorit&eacute;s. C&#39;est d&#39;un contraste saisissant avec la modernit&eacute; et l&rsquo;opulence que l&#39;on peut trouver dans les villes &hellip; Tout cela me procure cependant de merveilleuses aventures, bien loin de la zone de confort &agrave; laquelle je m&#39;&eacute;tais de nouveau habitu&eacute; ce dernier mois.</p>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/dd19fa78393ee43/650" width="650" /></p>

<p>(*) Je suis en fait &agrave; Xichang, mais il y a toujours un laps de temps entre le moment o&ugrave; j&#39;&eacute;cris l&#39;article et r&eacute;ussis &agrave; trouver du wifi pour mettre &agrave; jour le blog.</p>]]></description>
								<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 12:25:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/10/la-chine-en-proverbes-chinois</guid>
				<category>Chine</category>
			</item>
					<item>
				<title>Le Bilan Mongol</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/09/le-bilan-mongol</link>
				<description><![CDATA[<div><em><strong>&Eacute;crit dans le train de Oulan-Bator &agrave; P&eacute;kin le vendredi 9 septembre 2016 &ndash; km 5850</strong></em></div>

<div>&nbsp;</div>

<div>La Mongolie, c&#39;&eacute;tait &hellip;</div>

<div>&nbsp;</div>

<div>Presque 2 mois de voyage. Un peu plus d&#39;un mois de p&eacute;dalage et 26 nuits &agrave; Oulan-Bator (13+13).</div>

<div>1500 km effectu&eacute;s sur le mois en vadrouille, dont un peu moins de la moiti&eacute; sur piste</div>

<div>0 crevaison (sp&eacute;cial d&eacute;dicace &agrave; mes nouveaux pneus Schwalbe Marathon Plus Tour)</div>

<div>Quelques probl&egrave;mes de transit intestinal, quelques coups de soleil et de nombreuses piq&ucirc;res de moustiques.</div>

<div>Un lumbago, et une petite semaine &laquo; d&#39;arr&ecirc;t maladie &raquo;</div>

<div>Du vent de face, de la pluie, de la gr&ecirc;le, tout ce que le ciel sait faire de mieux</div>

<div>De belles amiti&eacute;s tiss&eacute;es &agrave; la Gana&#39;s guesthouse d&#39;Oulan-Bator et sur la route</div>

<div>Des paysages &agrave; couper le souffle, un horizon toujours inspirant</div>

<div>Des kilos de mouton ingurgit&eacute;</div>

<div>De merveilleux bivouacs quotidiens</div>

<div>Et m&ecirc;me sans cheval, un voyage &eacute;pique (!)<br />
<br />
&quot;La Mongolie, ce sont les paysages de Normandie avec un ciel sah&eacute;lien&quot; Sylvain Tesson, l&#39;Axe du Loup</div>

<div>&nbsp;</div>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/b4d58575b3d1baf/650" width="650" /></div>

<div>De Kharkorin &agrave; Oulan-Bator, cette derni&egrave;re portion de p&eacute;riple mongol m&#39;a apport&eacute; son lot de r&eacute;jouissances, malgr&eacute; une baisse nette des invitations et du nombre de rencontres. J&#39;avais la possibilit&eacute; d&#39;emprunter une belle route asphalt&eacute;e jusqu&#39;&agrave; la capitale mongole, j&#39;ai cependant privil&eacute;gi&eacute; la piste autant que faire se peut, pour rester dans l&#39;esprit d&#39;aventure et de d&eacute;couverte. J&#39;ai ainsi travers&eacute; les splendides parc nationaux de Khogno Khan et de Hustai, plant&eacute; ma tente dans les dunes de Mongol Els, observ&eacute; les chevaux sauvages de Prevalski &hellip; Et suis arriv&eacute; compl&egrave;tement lessiv&eacute; du dos &agrave; Oulan-Bator ! J&#39;aurai aussi appris une notion essentielle : en Mongolie, les raccourcis n&#39;existent pas. J&#39;ai &agrave; plusieurs reprises entrepris de couper court pour finalement me retrouver bloquer devant une rivi&egrave;re, une falaise ou m&ecirc;me une base militaire.</div>

<div>&nbsp;</div>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/13078fe72128b0a/650" width="650" /></p>

<div>J&#39;ai rejoint&nbsp;de nouveau ma bien aim&eacute;e Gana&#39;s guesthouse comme si je revenais &agrave; la maison, et j&#39;ai pu ainsi mesurer la diff&eacute;rence entre l&#39;&eacute;tat d&#39;esprit timor&eacute; du d&eacute;but de mon s&eacute;jour et l&#39;esprit conqu&eacute;rant et confiant qui a caract&eacute;ris&eacute; mon retour, regonfl&eacute; &agrave; bloc de motivation et d&#39;espoir pour la suite de mes baroudes. La Mongolie m&#39;a incontestablement permis de devenir un voyageur plus aguerri et m&#39;a fait engrang&eacute; une estimable exp&eacute;rience qui me permettra d&#39;affronter les futures obstacles de la route d&#39;une mani&egrave;re plus sereine.&nbsp;</div>

<div>&nbsp;</div>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/11128153e0572e1/650" width="650" /></p>

<div>Je quitte un pays dur, singulier, vide parfois, mais qui m&#39;aura donn&eacute; bien des choses. Tous ces sourires, toutes ces larmes - de joie comme de fatigue - , ces nombreuses amiti&eacute;s - durables ou fugaces - sont autant de magnifiques sensations que j&#39;ai bien du mal &agrave; d&eacute;crire en quelques mots. Au final, la Mongolie aura &eacute;t&eacute; une exp&eacute;rience int&eacute;rieure sublim&eacute;e par ses d&eacute;boires ext&eacute;rieurs.</div>

<div>&nbsp;</div>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/68749c3de8f6189/650" width="650" /></p>

<div>Je voulais traverser le d&eacute;sert du Gobi en v&eacute;lo. J&#39;ai finalement opt&eacute; pour la voie ferr&eacute;e. J&#39;ai surtout profit&eacute; de mon temps &agrave; Oulan-Bator pour r&eacute;cup&eacute;rer de ce p&eacute;riple harassant. Il faut parfois savoir m&eacute;nager sa monture. La capitale contraste nettement avec le reste du pays. Ici, c&#39;est douche chaude, toilettes &agrave; l&#39;occidentale, bars, restaurants, consommation facile et un style de vie nettement plus commode. C&#39;est une ville qui compte 1 million d&#39;habitants (le tiers de la population mongole) et un petit centre &laquo; moderne &raquo; qui procure parfois l&#39;occasion de recroiser des visages connus. Je contemple donc paisiblement les courbes arides du sud du pays depuis la baie vitr&eacute;e de ma cabine, ce qui n&#39;est pas non plus la pire des situations. J&#39;aime le train, et emprunter le dernier tron&ccedil;on du mythique transmongolien repr&eacute;sente aussi une belle exp&eacute;rience de voyage. Avec la Chine en ligne de mire ...</div>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/large/09d9e1e76242e24" style="width: 650px;" /><br />
<br />
<strong>et un petit bonus ;)</strong><br />
<br />
<img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/79ae81c17d2f46f/450" width="450" /></p>]]></description>
								<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 13:47:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/09/le-bilan-mongol</guid>
				<category>Mongolie</category>
			</item>
					<item>
				<title>Où sont les arbres ?</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/08/ou-sont-les-arbres-</link>
				<description><![CDATA[<p>(avec leurs branches et plein de charme)<br />
<br />
<strong>Ecrit le 17 aout 2016 &agrave; Kharkorin &ndash; km 5400</strong><br />
<br />
J&#39;exag&egrave;re un peu, il y en a parfois, des arbres, en Mongolie. Mais la plupart du temps, le panorama &nbsp;tend plus &agrave; ressembler &agrave; un d&eacute;sert vert, avec ses oasis, ses reliefs accident&eacute;s, ses rivi&egrave;res, ses magnifiques lacs. Je ne suis pas en manque de jolis paysages. La Mongolie, c&#39;est aussi le royaume des mouches. Elles y prolif&egrave;rent et s&#39;y sentent bien. D&egrave;s qu&#39;il y a un peu de soleil et pas trop de vent, elles s&#39;enchantent de ma pr&eacute;sence et ne manquent pas de me rendre une petite visite.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/355faea566b4737/650" width="650" /></div>

<p>Une fois affranchi des chocs culturel et intestinal, je peux enfin profiter de la route. Ou plut&ocirc;t de la piste. C&#39;est en l&#39;empruntant que j&#39;ai r&eacute;ellement lanc&eacute;&nbsp;mon aventure. A vrai dire, voyager en Mongolie en restant sur la route asphalt&eacute;e, ce serait un peu comme essayer de d&eacute;couvrir la France en empruntant l&#39;autoroute. De spectateur, je redeviens acteur de mon voyage.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/913d97c5129229b/650" width="650" /></div>

<p>Aux contraintes d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute;es dans l&#39;article pr&eacute;c&eacute;dent, on peut rajouter celles li&eacute;es &agrave; la piste en elle-m&ecirc;me. Au menu du jour, gadoue, sable, gravier, cailloux, ondulations (*), bosses, passages &agrave; guets, le tout servi s&eacute;par&eacute;ment ou bien simultan&eacute;ment. Il y en a pour tous les go&ucirc;ts, et en g&eacute;n&eacute;ral c&#39;est le dos qui d&eacute;guste en premier.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/5d82b83b20386eb/650" width="650" /></div>

<p>(*) Ondulations : cela doit &ecirc;tre provoqu&eacute; par le passage &agrave; r&eacute;p&eacute;tition des voitures sur la piste. Il s&#39;y forme parfois des petits agglom&eacute;rats de sable ou terre meuble qui s&#39;apparenteraient &agrave; de multiples dos d&#39;&acirc;ne dispos&eacute;s les uns apr&egrave;s les autres. C&#39;est vraiment compliqu&eacute; d&#39;avancer sur ce genre de difficult&eacute;s, &agrave; la limite de l&#39;infernal.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a4439449913d49b/650" width="650" /></div>

<p>Dans de telles conditions, les plaisirs les plus simples sont les plus savoureux : observer un aigle voler en rase-motte, surprendre une marmotte se cacher dans son terrier, se r&eacute;veiller au beau matin au milieu des chevaux, scruter la formation d&#39;un orage &agrave; l&#39;horizon, profiter du spectacle qu&#39;offrent les cavaliers rassemblant leur troupeau, saluer les passants, se faire inviter &agrave; boire le th&eacute; par les nomades &hellip;&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a6da852a3ce0331/650" width="650" /></div>

<p>&hellip; Car l&#39;aventure est aussi humaine. Sur cette partie du chemin que l&#39;on pourrait qualifier de &laquo; hors des sentiers battus &raquo;, je n&#39;ai pas manqu&eacute; d&#39;invitation, la curiosit&eacute; et l&#39;hospitalit&eacute; des mongols n&#39;&eacute;tant pas en reste. J&#39;ai pu ainsi go&ucirc;ter &agrave; quelques sp&eacute;cialit&eacute;s locales : th&eacute; au beurre de yak, lait de jument ferment&eacute;, riz au lait de vache, boyaux de moutons fra&icirc;chement pr&eacute;par&eacute;s, petit g&acirc;teaux durs au go&ucirc;t de fromage et autres delicatessen made in yourte. Mon estomac commence &agrave; devenir blind&eacute;.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/e41cb2c1c067614/433" width="433" /></div>

<p>Je savoure aussi tous les merveilleux bivouacs que cette nature sauvage peut m&#39;offrir. Je n&#39;ai que l&#39;embarras du choix, et quasiment chaque soir, je plante ma tente dans un d&eacute;cor idyllique. Avec pour pr&eacute;occupation premi&egrave;re de me prot&eacute;ger du vent et d&#39;&eacute;viter d&#39;&eacute;ventuelles zones inondables. Je ne suis pas pr&egrave;s d&#39;oublier cette portion de mon p&eacute;riple. Je me suis parfois approch&eacute; de mes limites physiques et mentales. Mais toujours avec une r&eacute;compense au bout, une petite douceur qui me fait tout relativiser en un instant. Dure et fascinante Mongolie.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/b70dcc91228b66d/650" width="650" /></div>

<div>Depuis Khatgal, je suis redescendu sur Moron o&ugrave; je me suis repos&eacute; quelques jours &agrave; la guesthouse de la sympathique Baigal. J&#39;y ai recrois&eacute; Tom et Olivia, cyclocampeurs eux aussi (www.abeecyclette.com), et de Petri, finlandais voyageant &agrave; moto rencontr&eacute; &agrave; Oulan Bator. Puis j&#39;ai d&eacute;but&eacute; la piste &agrave; partir de l&#39;oasis d&#39;Ikh-Uul, et travers&eacute; la steppe en passant par les villages de Rashaant, Hairhan et Olzit. J&#39;ai ensuite fait une petite halte sur le lac d&#39;Olgi, paradis des oiseaux migrateurs, pour enfin atteindre Kharkorin, ancienne capitale mongole, o&ugrave; je me repose actuellement. J&#39;y ai retrouv&eacute; Max et Youna, deux des amis rencontr&eacute;s &agrave; la Gana&#39;s guesthouse de Oulan Bator. Eux voyagent &agrave; cheval. Et fait la connaissance de 3 autres cyclocampeurs, les &laquo; Voyageurs Vagabonds &raquo;. La moto et le cheval restent les deux meilleurs moyens de d&eacute;placement pour d&eacute;couvrir la Mongolie. Cependant je ne suis pas m&eacute;content d&#39;avoir d&eacute;cid&eacute; d&#39;effectuer ce p&eacute;riple &agrave; v&eacute;lo. C&#39;est une exp&eacute;rience unique.</div>

<p>&nbsp;</p>

<p style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/384bfbd309590ca/433" width="433" /></p>]]></description>
								<pubDate>Thu, 18 Aug 2016 12:26:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/08/ou-sont-les-arbres-</guid>
				<category>Mongolie</category>
			</item>
					<item>
				<title>La reprise du cyclocampeur</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/08/la-reprise-du-cyclocampeur</link>
				<description><![CDATA[<p>Ecrit le 2 aout 2016 &agrave; Khatgal (Mongolie) km 4800<br />
<br />
Apr&egrave;s un long mois sans p&eacute;daler, la reprise s&#39;annon&ccedil;ait poussive &hellip; Apr&egrave;s ces 15 jours &agrave; S&eacute;oul/Chuncheon puis ces 15 jours &agrave; Oulan Bator, o&ugrave; j&#39;ai pass&eacute; le plus clair de mon temps &agrave; organiser, r&eacute;parer, pr&eacute;voir, me renseigner, &eacute;chafauder des plans, j&#39;&eacute;tais un peu sorti de mon voyage.<br />
<br />
A Oulan Bator, j&#39;avais aussi cr&eacute;&eacute; un cercle amical, dans l&#39;intimiste Gana&#39;s GuestHouse, une auberge ayant pour particularit&eacute; de proposer des yourtes en dortoirs plant&eacute;es directement sur le toit d&#39;un b&acirc;timent. Un lieu de passage et de pr&eacute;paration pour de nombreux voyageurs en qu&ecirc;te d&#39;aventure. Je m&#39;y suis laiss&eacute; berc&eacute; par la facilit&eacute; de la vie et la chaleur des relations. Le d&eacute;fi de reprendre la route &eacute;tait donc aussi de m&#39;extirper de ce petit cocon rassurant, pour me frotter de nouveau au piquant de l&#39;aventure.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/ffb3c8fb7b7dd6b/650" width="650" /></div>

<p>Apr&egrave;s 1 semaine de nouveau sur le chemin, je suis toujours &agrave; la recherche de ma condition physique et de mon rythme de croisi&egrave;re. Il faut dire, les conditions de p&eacute;dalage sont assez difficiles et parsem&eacute;es de quelques emb&ucirc;ches. Tout d&#39;abord, j&#39;ai contract&eacute; l&#39;in&eacute;vitable tourista et ses sympathiques convulsions intestinales. Aussi, la m&eacute;t&eacute;o est capricieuse et impr&eacute;visible : pluie soudaine, vent, gr&ecirc;le, orages, soleil de plomb. Je dois lutter en permanence contre les &eacute;l&eacute;ments. Les longues distances sont aussi un facteur &eacute;puisant pour le moral : c&#39;est souvent 50-70 km minimum entre deux petits hameaux, avec une &eacute;trange sensation de vide entre les deux. La terre y est le plus souvent pel&eacute;e de ses arbres, et pour trouver de l&#39;ombre, c&#39;est parfois compliqu&eacute;. Enfin, la pr&eacute;sence inopportune d&#39;insectes divers et vari&eacute;s, dont mes amis les moustiques, et celle tout aussi ind&eacute;sirable d&#39;humains sur-alcoolis&eacute;s et irrespectueux. Bref, en Mongolie, il y a toujours un &eacute;l&eacute;ment contre lequel je dois combattre, les r&eacute;pits sont rares.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/7d3861e5d3a0fe2/650" width="650" /></div>

<p>Mais ce pays apporte aussi bien s&ucirc;r son lot de joyeuset&eacute;. Le sourire des locaux en est la premi&egrave;re. C&#39;est toujours mon carburant pour avancer et &eacute;viter les pannes de moral. Je me fais r&eacute;guli&egrave;rement encourager par nomades et touristes locaux, et lorsque je m&#39;arr&ecirc;te, j&#39;ai souvent le loisir de papoter - dans la limite de mes capacit&eacute;s linguistiques et de celles de mes interlocuteurs. Les Mongols sont assez curieux, pour mon plus grand plaisir. Par ailleurs, la notion d&#39;espace priv&eacute; devient un concept quelque peu abstrait.</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/49de11fa6058fc1/650" width="650" /></div>

<p>L&#39;autre motivation, c&#39;est la beaut&eacute; des paysages. Et notamment de ce ciel hors du commun. J&#39;ai tout le temps de l&#39;observer se mouvoir lentement, de le d&eacute;crypter pour pr&eacute;voir la m&eacute;t&eacute;o, de l&#39;admirer dans sa tenue &eacute;toil&eacute;e la nuit venue, d&#39;admirer ses nombreuses nuances de couleurs, ses infinies formes de nuages. Il devient le moteur de mes humeurs, le mojo de mes photos. Il est &agrave; la fois mon meilleur alli&eacute; et mon pire ennemi &hellip; Il s&#39;impose de lui-m&ecirc;me et c&#39;est tout naturellement qu&#39;il s&#39;approprie une cons&eacute;quente partie de l&#39;espace de mes pens&eacute;es et de mes clich&eacute;s.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/fd1dd51df37345a/650" width="650" /></div>

<p>Finalement, je r&eacute;apprends tout doucement &agrave; me laisser porter par les &eacute;v&eacute;nements. Comme cette fois o&ugrave; j&#39;ai accept&eacute; de me faire transporter en camionnette pour finalement le soir venu planter ma tente &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la yourte de mes convoyeurs. J&#39;ai pu ainsi rentrer dans l&#39;intimit&eacute; d&#39;une famille de ses &eacute;leveurs nomades et comprendre un peu mieux leur (dur) mode de vie.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/a4b2f603197fb73/650" width="650" /></div>

<p>Depuis Oulan Bator, j&#39;ai pris le 26 juillet un train couchette jusqu&#39;&agrave; Erdenet. Et puis j&#39;ai roul&eacute; sur une belle route asphalt&eacute;e (incluant un lift en camion sur plus d&#39;une cent-cinquantaine de kilom&egrave;tres) en passant par Bulgan, Hutag &nbsp;Ondor, Moron et enfin Khatgal, o&ugrave; je prends actuellement une pause au bord du lac, un endroit paisible o&ugrave; j&#39;esp&egrave;re enfin r&eacute;cup&eacute;rer de mes probl&egrave;mes intestinaux. Cette reprise a &eacute;t&eacute; rude, mais stimulante. Je me pr&eacute;pare &agrave; aller plus au sud, en passant par la piste. Je n&#39;exclue pas de me faire de nouveau trimballer en camion si l&#39;occasion se pr&eacute;sente : les distances sont tellement &eacute;normes, je n&#39;aurai de toutes fa&ccedil;ons pas la possibilit&eacute; d&#39;effectuer la totalit&eacute; du trajet pr&eacute;vu par la seule traction de mes cuisses.&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/aa4bc0e9d5bf1a7/650" width="650" /></div>]]></description>
								<pubDate>Thu, 04 Aug 2016 11:26:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/08/la-reprise-du-cyclocampeur</guid>
				<category>Mongolie</category>
			</item>
					<item>
				<title>La (non)dynamique du cyclocampeur</title>
				<link>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/07/la-nondynamique-du-cyclocampeur</link>
				<description><![CDATA[Ecrit &agrave; Oulan-Bator le 19 juillet 2016<br />
<br />
Me voil&agrave; &agrave; Oulan Bator depuis le 14 juillet, o&ugrave; je suis arriv&eacute; en pleine semaine de cong&eacute;s annuels. Ce qui m&#39;a valu la surprise de constater la fermeture des consulats et service d&#39;immigration jusqu&#39;au 18 juillet. C&#39;est donc avec ce petit contre-temps que je peux commencer mon marathon administratif, pour obtenir tout d&#39;abord une prolongation de mon visa mongol jusqu&#39;&agrave; la mi-septembre (c&#39;est aujourd&#39;hui fait), et l&#39;obtention du St Graal : le visa chinois. Si tout se passe bien, je pourrais reprendre la route d&#39;ici mardi prochain, le 25 juillet. J&#39;essaye donc de profiter des joies de la capitale mongole, assez sympathique au demeurant quoiqu&#39;un peu chaotique, et de l&#39;ambiance &laquo; yourte urbaine &raquo; de mon auberge. Je m&#39;y attarderai dans mon prochain article. Pour le moment, je voulais surtout revenir sur la seconde partie de mon exp&eacute;rience cor&eacute;enne.&nbsp;<br />
&nbsp;
<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/c154cdfac687c49/650" width="650" /></div>
C&#39;est que j&#39;y ai pris une vraie le&ccedil;on d&#39;hospitalit&eacute;. Je n&#39;avais jamais rien vu de tel auparavant. Que cela soit de la part de mon amie de 12 ans Joy, chez qui j&#39;ai cr&eacute;ch&eacute; une bonne dizaine de jours &agrave; Chuncheon, ou mon merveilleux h&ocirc;te warmshower Jin, qui m&#39;a guid&eacute; et choy&eacute; pendant une bonne semaine &agrave; Seoul, ou bien encore Jeongmi et les autres rencontres de la route, chacun a voulu me montrer le meilleur de sa culture, de sa ville, le tout avec une d&eacute;votion et un enthousiasme sans borne. Cela s&#39;est principalement traduit par de nombreux et copieux gueuletons, pour achever de me convaincre de l&#39;excellence de la cuisine locale. Je me suis bien remplum&eacute; au passage.<br />
&nbsp;
<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/dab7a5a6a299e3c/650" width="650" /></div>
Apr&egrave;s 3 heureux mois de p&eacute;dalage au Japon et en Cor&eacute;e, j&#39;avais ressenti l&#39;envie de me poser quelques temps. Comme un besoin d&#39;immobilisme mais aussi et surtout une imp&eacute;rieuse n&eacute;cessit&eacute; d&#39;&eacute;tablir un quartier g&eacute;n&eacute;ral pour organiser la suite de mon voyage. Apr&egrave;s avoir pris la d&eacute;cision de voler en Mongolie, il m&#39;a fallu penser et repenser une bonne partie de ma logistique : changer certaines pi&egrave;ces de v&eacute;lo (pour usure ou pour m&#39;adapter aux chemins plus caboss&eacute;s), parer &agrave; toutes les &eacute;ventualit&eacute;s et impr&eacute;vus que peut repr&eacute;senter le transport d&#39;un v&eacute;lo par avion, la pr&eacute;paration en amont de papelards pour les visas, ou encore &laquo; upgrader &raquo; mon &eacute;quipement dans le but de gagner en autonomie &hellip; Cela a &eacute;t&eacute; un stress constant, dans un pays dans lequel je ne parle pas la langue et ne conna&icirc;t pas les codes, les endroits o&ugrave; me ravitailler &hellip; Joy et Jin m&#39;ont &eacute;t&eacute; d&#39;une aide pr&eacute;cieuse, sans eux je serai parti en Mongolie compl&egrave;tement &agrave; l&#39;arrache. Alors &agrave; mes anges-gardiens du mois : merci infiniment ! Et j&#39;esp&egrave;re sinc&egrave;rement ne plus &agrave; avoir &agrave; trimballer mon v&eacute;lo en avion de nouveau avant mon retour.<br />
&nbsp;
<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/845d4da2cbaec3c/433" width="433" /></div>

<p>Cela a donc &eacute;t&eacute; une p&eacute;riode un peu tendue, un peu bizarre, o&ugrave; je n&#39;ai pas &eacute;t&eacute; compl&egrave;tement serein. Cependant, j&#39;ai aussi pass&eacute; de supers moments. Seoul est une ville bouillonnante, dans laquelle je me suis senti tr&egrave;s &agrave; l&#39;aise. M&ecirc;me si rien n&#39;y est pr&eacute;vu pour le v&eacute;lo, il y r&egrave;gne une atmosph&egrave;re de symbiose entre le moderne et le traditionnel. On y trouve des monuments embl&eacute;matiques, des restos extra, des endroits branch&eacute;s pour sortir le soir (Hongdae), des petits quartiers tranquilles loin de la cohue du centre Seoul, des parcs verdoyants et surplombant la ville, des march&eacute;s anim&eacute;s et des mus&eacute;es bien fournis. J&#39;ai aussi beaucoup appr&eacute;ci&eacute; Chuncheon, ville de taille moyenne lotie&nbsp;entre de verdoyantes montagnes. A seulement 1h30 de transport ferroviaire de Seoul, on y trouve la paix et la nature (ce qui lui vaut d&#39;&ecirc;tre assez pris&eacute;e des touristes locaux).&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/f26e69d19b42a2c/650" width="650" /></div>

<p>En fait, je crois que le fait de ne plus avancer chaque jour &agrave; v&eacute;lo m&#39;a retir&eacute; une bonne partie de la dynamique de mon voyage. J&#39;&eacute;coutais l&#39;autre jour le podcast d&#39;une &eacute;mission radiophonique fran&ccedil;aise (Le temps d&#39;un bivouac sur France Inter) sur le th&egrave;me du transsib&eacute;rien, ce mythique train russe qui relie Moscou &agrave; Vladivostok en une semaine. G&eacute;raldine Dunbar, l&#39;invit&eacute; baroudeuse y expliquait qu&#39;apr&egrave;s avoir pris le lancinant rythme du train dans la peau, lorsque celui-ci s&#39;arr&ecirc;te, une forme d&#39;angoisse se manifeste &hellip; Bref, on a qu&#39;une seule envie, c&#39;est qu&#39;il reparte le plus t&ocirc;t possible. Cette analyse est tout &agrave; fait transposable pour le voyage &agrave; v&eacute;lo ! Il me tarde donc de remonter dans le wagon de la vadrouille et de sentir &agrave; nouveau le vent et le soleil me chatouiller les oreilles. De voir les paysages d&eacute;filer lentement devant mes yeux, de m&#39;exposer aux rencontres, de me sentir sortir de ma zone de confort. Chers usagers-lecteurs, prenez garde &agrave; la fermeture automatiques des portes !</p>

<p>&nbsp;</p>

<div style="text-align: center;"><img alt="" class="pyro-image alignment-none" data-pyroimage="true" src="{{ url:site }}files/thumb/092e1e6e48a8f05/650" width="650" /></div>]]></description>
								<pubDate>Thu, 21 Jul 2016 12:35:00 +0000</pubDate>
				<guid>https://www.sebaroudeur.com/blog/2016/07/la-nondynamique-du-cyclocampeur</guid>
				<category>Corée du Sud</category>
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