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		<title>Tempu di fiera in Niolu</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 12:47:30 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="472" height="254" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-08-31-a-15.04.09.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-08-31-a-15.00.08.png"><img decoding="async" width="300" height="586" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-08-31-a-15.00.08.png" alt="" class="wp-image-13268" /></a></figure>
</div>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rituel immuable. Rendez-vous sans cesse recommencé. Durant quatre jours en ce début d’automne, Casamaccioli accueille des milliers de personnes. Elles convergent de toute l’île et viennent parfois de l’étranger, cristallisant une foire à nulle autre pareille, mêlant harmonieusement religieux et profanes.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Jean Poletti</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Cette année du 5 au 8 septembre, l’altier village niché au cœur des montagnes, que domine le Monte Cintu, se drape d’effervescence. Nommée A Santa dans le langage courant, cette foire doyenne insulaire est toujours celle qui dans l’inconscient collectif tient une place prépondérante. Sans doute le doit-elle en partie à sa dualité. Elle fond dans un même creuset ceux qui viennent comme en pèlerinage et les visiteurs uniquement friands d’ambiance festive tissée dans l’authenticité agro-pastorale.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ses éditions successives, a fiera niunlicha paraît tisser un lien invisible mais solide qui transcende les générations. Elle fut, dit-on, officiellement reconnue par le roi Charles X aux alentours de 1830. Mais cela ne fit que parapher une existence ancrée depuis le xve siècle avec la célébration de la naissance de la Vierge chaque&nbsp;8 septembre. Cet afflux de fidèles fut l’occasion d’instaurer un marché aux bestiaux par les éleveurs alentours. Initialement pour nourrir les pèlerins, cette activité prit au fil du temps force et vigueur, pour devenir un commerce ou des cheptels, ovins, caprins, mules et chevaux changeaient de propriétaires.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Économie rurale</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Les négociations à l’abri des regards se soldaient par une poignée de main et le verre de l’amitié. Dans le même temps, des fabricants de harnais, selles et bâts, proposaient leurs produits, tandis que des maréchaux-ferrants attiraient la clientèle en effectuant des démonstrations de parage et la pose de fers sur les sabots. Ainsi progressivement des échanges et rencontres initiaient un embryon d’économie rurale, permettant la transmission des savoir-faire et la valorisation des connaissances. Ainsi, par exemple étaient proposés des petits articles ménagers façonnés dans le buis, tels è fattoghje, cuillers et fuseaux à laine.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pour autant l’aspect ludique n’était pas absent. Tant s’en faut. Pour le monde rural, la civilisation des loisirs demeurait inconnue. Aussi profitait-il de ces instants pour oublier l’âpreté de la ruralité. E Barque, sommaires et dressées à la hâte permettaient spuntini et tournées alcoolisées, parfois jusqu’à l’excès. Sans aller jusqu’à suggérer que le vin coulait à flots, disons sans crainte d’erreur que les sodas et autres Coca ne trônaient pas sur les tables et les comptoirs. À la rigueur des chopes de bière pouvaient s’immiscer entre les tournées de rouge qui tache.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>A voce di Minellu</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ces libations déliaient les langues. De manière impromptue s’élevaient e paghjelle interprétées avec justesse et harmonie. Elles relataient ici a vita di u pastore, là l’incantation pour un meilleur avenir. Ou encore les tracas relatifs au service militaire. Mais ces intermèdes aussi prisés soient-ils ne pouvaient rivaliser avec les improvisations lors desquelles s’affrontaient par la rime créative deux adversaires possédant cet art inné. Cette discipline avait ses champions. Ils étaient connus et reconnus. Ils avaient leurs surnoms tels U Maggiurellu, Minicale ou Panpasgiolu. Sans oublier Minellu, un prince du Chjama e rispondi. Lors d’une joute qui durait depuis plus d’une heure, consistant à vanter leurs villages respectifs, son contradicteur planta une nouvelle banderille «&nbsp;Eiu chi so di u Renosu possu scorbu tuttu u mondu.&nbsp;» La réplique fusa «&nbsp;Eiu chi so di les muntagne d’Ascu scorbu stu mondu è po’ chi l’altru alora teniti in bassu e parlemu di i paesi.&nbsp;» Une saillie qui laissa sans voix le concurrent.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vagues néfastes</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce sens di u versu est d’autant plus étonnant chez l’Ascolais réside dans le fait qu’il savait à peine lire et ignorait l’écriture. Pourtant, comme le soulignait le poète Maestrali, lui et d’autres déclamaient à leur manière Virgile et Horace dans une spontanéité qui n’a nul besoin d’apport livresque ou de savoir académique pour tutoyer l’âme des ménestrels. Et d’ajouter en substance l’homme ne fait que des vers, seul le cœur est poète&nbsp;.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pourtant cette foire venue de loin, risqua de perdre son identité. Semblant emportée d’une manière négative par le slogan du passé faisons table rase, elle fut progressivement happée par les effets pernicieux de la modernité. Au second plan, le traditionnel. Refoulés ceux qui reflétaient l’artisanat sans fards ni colifichets. Vint le temps des barbes à papa, des autos tamponneuses. Et même d’un cirque avec fauves et clowns. En déambulant entre les espaces d’exposants s’étalaient au regard le Made in China et autres objets façonnés à vil prix aux antipodes. Cette spirale peu glorieuse fut fort heureusement enrayée notamment grâce à la création d’une association de bénévoles soucieuse de recréer l’atmosphère di a fiera di tandu. Et lui redonner l’éclat de la vérité qu’elle n’aurait jamais dû perdre.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retour aux sources</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Gageure&nbsp;? Sans doute. Pari pleinement réussi à l’évidence et au fil des éditions cette manifestation fut débarrassée de ces oripeaux qui la dénaturaient au point de s’apparenter à quelque fête foraine.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Voilà exemple probant de riaquistu. Les auteurs n’aspirent nullement à en tirer nulle gloriole, mais simplement afficher la satisfaction d’un devoir de mémoire accompli. Ce retour aux sources rejaillit à maints égards sur la dimension religieuse qui bénéficie en retour d’un climat recouvré de vérité ambiante. Tout naturellement, ce chant intemporel «&nbsp;Casamaccioli di paese c’è falattu u signore e a lasciatu una santa per pruva u so amore&nbsp;» caresse nos oreilles. Messes, processions autour de la sainte statue, ponctuées de chants dont bien évidemment le Dio vi Salvi Regina. Lors des cérémonies large place est faite à la granitula, alliant chorégraphie complexe et forte dimension symbolique. Lors de ce rituel, le cortège entourant des confrères progresse lentement en entonnant des complaintes. La spirale humaine, constituée sur le parvis de l’église, s’enroule puis se déroule sans que cesse la marche.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le ciel et la terre</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce rite semble unir une double signification. La ferveur chrétienne et une pratique venue de la nuit des temps signifiant le rythme des saisons et de l’existence humaine. Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver ayant comme correspondance la naissance, la jeunesse, l’âge adulte, la vieillesse. Sans être exégète, chacun comprend aisément le lien ancestral tissé entre l’être et la nature. Il était naguère singulièrement étroit dans la tradition corse, tant la société était quasi-exclusivement agraire. Aussi, tout naturellement, a granitula est en symbiose avec a fiera qui à l’origine était le point de ralliement des bergers en période de transhumance.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Brisons-là cette énumération, qui convoque le passé pour mieux sérier le présent. Désormais ceux qui s’acheminent in campu di fiera, poussés par les voix célestes ou friands de découvertes laïques, sont pleinement conscients que leur quête ne sera pas galvaudée. Elle s’inscrira sans l’esquisse de l’ombre d’une restriction dans un panel riche et varié fondant dans un même creuset pieux et profanes, croyants agnostiques ou athées. Comme si ce lieu polissait les différences, lui qui sait si bien s’accommoder des pics éthérés qui l’encerclent et le débonnaire lac qui le borde.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Casinos champêtres</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Passer sous silence l’attrait pour le jeu de cartes qui motivait exclusivement certains serait taire un aspect important de cette foire. Ignorant le précept de Confucius «&nbsp;La confiance dans le hasard est une attitude de vaincu&nbsp;», des joueurs s’installaient aux tables dites de chemin de fer pour des parties pendant lesquelles de fortes sommes d’argent changeaient de mains. Il arrivait qu’un éleveur perde en une nuit l’essentiel de ses revenus de l’année. D’autres empochaient le pactole. Tous ces flambeurs se retrouvaient aussi devant les tapis verts de la roulette, les uns pour tenter, selon le jargon, de se refaire, les autres se disant dans une bonne passe, voulant accroître leurs gains. Des scènes cocasses ou insolites se produisaient. Tel avait mis un écriteau sur sa voiture «&nbsp;À vendre, bon prix pour cause de pertes au baccarat.&nbsp;» Une personne âgée qui perdait systématiquement ses paris s’endormit, sans doute lasse de sortir méticuleusement ses billets d’un grand portefeuille. Un joueur assis à ses côtés lui dit gentiment&nbsp;: « O ziu avete u sonnu.&nbsp;» Et le malchanceux de répondre malicieusement&nbsp;: «&nbsp;Qui u cascianu u sonnu.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>U pipaghju di tandu</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">D’hier à aujourd’hui, a fiera niulincha parvint à chasser ces vieux démons qui tentaient de s’imposer. Elle a su évoluer, se ressourcer et présenter un visage sans fards. Des fondamentaux qui permettent aux couteliers de proposer leurs créations forgées dans la qualité, aux producteurs de miels, charcuteries, gâteaux, vins et spiritueux, de montrer leur savoir-faire et heureux de le faire savoir. Partout les stands fleurent bon le terroir, renvoyant à Proust et sa madeleine.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Un regret cependant u pipaghju portant curpettu et capellone n’est plus. Il était incontournable, connu de tous et pouvant compter sur une fidèle clientèle. Il proposait fume-cigarettes et pipes de toutes sortes, fabriqués dans le bois réhaussé de sculptures attrayantes. Au gré de son humeur, il lui arrivait d’entonner « A moi pipa era di bussu, dambru finu u bucchinu.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph">Voilà à grands traits campée le tableau de la doyenne des foires de l’île. Elle a su grâce à un groupe de passionnés retrouver une seconde jeunesse. Celle qui lui confère un attrait renouvelé chez tous ceux qui déploraient que durant quelque temps elle perdît une partie de son âme.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eri e dumane</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Sans aller jusqu’à évoquer une révolution copernicienne, rien n’empêche d’affirmer que tout est rentré dans l’ordre des choses, lui ouvrant largement les chemins du succès renouvelés pour encore bien des lustres.</p>
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		<title>MIRA, l’excellence comme ambition</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/mira-lexcellence-comme-ambition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 12:22:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Après deux années de cycle préparatoire, MIRA accueille depuis la rentrée sa première promotion en cycle ingénieur. Une étape majeure rendue possible notamment grâce au&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="396" height="268" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.28.03.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-14.22.48.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="656" height="1010" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-14.22.48.png" alt="" class="wp-image-13259" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après deux années de cycle préparatoire, MIRA accueille depuis la rentrée sa première promotion en cycle ingénieur. Une étape majeure rendue possible notamment grâce au co-investissement de FemuQuì et de la Banque des Territoires, Groupe Caisse des Dépôts, à hauteur de 2,4 millions d’euros. À travers cet engagement, c’est un pari sur l’avenir qui se dessine : faire émerger en Corse, un pôle d’excellence euro-méditerranéen en robotique et intelligence artificielle au service des talents, des entreprises et du territoire.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Caroline Ettori</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">La rentrée 2026 marque un tournant pour MIRA. Deux ans après avoir accueilli ses premiers étudiants, l’école complète désormais son cursus avec un cycle ingénieur soit trois années supplémentaires pour former de nouvelles recrues particulièrement attendues par les entreprises. Les étudiants entrés en 2024 vont ainsi poursuivre leur formation tandis que l’établissement accueillera directement en troisième année de nouveaux élèves admis sur concours, issus de classes préparatoires, licences et bachelors. En tout 20 places sont disponibles et le co-fondateur et directeur de MIRA, Benjamin Pereney, a bon espoir d’en attribuer plus de la moitié malgré la problématique démographique des filières scientifiques.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Petit retour en arrière. Au début des années 2010, les fondateurs du CampusPlex font face à une pénurie de profils informatiques de niveau Bac+5 en Corse. Partant du principe qu&rsquo;un développement économique ne peut se concevoir sans capacité d’innovation, ni l’innovation sans une concentration de savoir-faire, Sébastien Simoni conceptualise l’idée d&rsquo;une école d’ingénieurs en robotique. C’est une vision qu&rsquo;il portera dès sa nomination à la présidence de FemuQuì en 2015. En 2021, le centre de formations Aflokkat s&#8217;empare de cette vision et structure le projet autour d’alliances stratégiques avec des acteurs du monde de la tech, du secteur économique et de la formation. MIRA, acronyme de Mediterranean Institute of Robotics and Automation, est lancé en 2023 et réalise l’exploit d’être la seule nouvelle école accréditée par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) en France et reconnue par l’État début 2026.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une formation pensée pour les besoins de 2030</strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Le choix des spécialités proposées par MIRA ne doit rien au hasard. « Quand vous créez une école d’ingénieur, vous ne réfléchissez pas à 3 ans mais plutôt à 10 ans. L’enjeu est donc de former aujourd’hui des ingénieurs capables de répondre aux besoins du marché à l’horizon 2030 », souligne Benjamin Pereney. L’exemple le plus parlant est peut-être la révolution de l’intelligence artificielle. Encore confidentielle en 2020, cette technologie est désormais incontournable et omniprésente. «&nbsp;Nous sommes convaincus que l’avenir de l’IA ne se limitera pas aux usages numériques mais passera par son interaction avec le monde physique. Et c’est là que la robotique entre en jeu.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le cycle ingénieur s’articule ainsi autour de deux grands axes : l’intelligence artificielle appliquée à la robotique mobile et la robotique centrée sur l’humain, avec des applications dans les domaines médical, social ou encore dans les services.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Si les deux premières années sont consacrées à l’acquisition des fondamentaux scientifiques, les trois années suivantes changent de logique. « Les A3, A4 et A5, se concentrent sur l’application et la mise en place des connaissances théoriques dans un environnement réel. » Au cours de leur formation, les étudiants réaliseront une vingtaine de projets répondant aux besoins des entreprises partenaires. Robotique, intelligence artificielle, systèmes embarqués ou développement d’outils numériques deviennent alors des terrains d’expérimentation. La relation avec les entreprises constitue d’ailleurs l’un des piliers du modèle MIRA. Plusieurs entreprises collaborent aujourd’hui avec l’établissement parmi lesquelles la Sitec, GoodBarber, Corse Composites, la Biscuiterie d’Afa ou encore le Domaine Sant Armettu et la start-up Missia consacrée au maintien à domicile des seniors.&nbsp;</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une montée en puissance accompagnée par une nouvelle organisation</strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">En outre, l’ouverture du cycle ingénieur s’inscrit dans une transformation plus large de MIRA. Depuis le début de l&rsquo;année 2026, l&rsquo;école MIRA a pris ses quartiers au sein du tout nouveau bâtiment du CampusPlex 2.0 à Ajaccio. Ce lieu unique regroupe désormais sur un même site l&rsquo;école, des entreprises de la tech et des financeurs. Un rapprochement scellé par une levée de fonds inédite annoncée en juin dernier. Deux investisseurs institutionnels, FemuQuì et la Banque des Territoires se sont unis au sein du capital de la société Aflokkat-MIRA. Ce tour de table inédit de 2,4 millions d&rsquo;euros vise à accompagner l’émergence de l’école d’ingénieurs MIRA comme pôle d&rsquo;excellence euro-méditerranéen en robotique et en intelligence artificielle. Au-delà de l&rsquo;apport en capital, l&rsquo;investissement s&rsquo;accompagne d&rsquo;une refonte de la gouvernance avec une entrée de ces institutions au Conseil stratégique de l’école. Avec un objectif : ancrer l&rsquo;exigence académique et la promesse pédagogique au cœur du pilotage de l’entreprise.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pour FemuQuì, cet engagement s&rsquo;inscrit dans une relation construite sur le temps long. Entré une première fois au capital en 2017, l&rsquo;investisseur a accompagné les différentes étapes du développement de l&rsquo;établissement, depuis les premières formations jusqu&rsquo;à la création de l&rsquo;école d&rsquo;ingénieurs. «&nbsp;Les porteurs de projets, le facteur humain, comptent énormément. Benjamin Pereney avait une vision, mais aussi un écosystème autour de lui. Aujourd&rsquo;hui, on retrouve tous les ingrédients qui donnent du sens à notre investissement sans parler des effets induits dans le secteur de l’entrepreneuriat et de l’innovation en Corse », précise Ghjuvan’Carlu Simeoni, gérant et dirigeant de FemuQuì Ventures.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pour la Banque des Territoires, l&rsquo;investissement fait sens à plus d’un titre. «&nbsp;Nous intervenons autour de trois grands piliers : la cohésion sociale et territoriale, la transformation écologique et les enjeux de souveraineté, notamment industrielle et numérique. MIRA répond à plusieurs de ces priorités. La formation est essentielle parce qu&rsquo;elle prépare le capital humain de demain, et elle doit pouvoir se développer aussi dans des villes moyennes, pas uniquement dans les grandes métropoles. En parallèle, les enjeux liés à l&rsquo;intelligence artificielle et à la robotique sont au cœur des questions de souveraineté numérique sur lesquelles nous sommes mobilisés&nbsp;», souligne Sophie Hardouin, Directrice régionale Corse de la Banque des Territoires.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pour Benjamin Pereney, cette nouvelle gouvernance constitue un changement important dans la vie de l’entreprise. Une évolution qu’il considère comme une étape nécessaire pour accompagner les ambitions de l’école : « Si on aspire à devenir une école de référence au niveau international, cela passe par une structuration, une mise à l’échelle qui nécessite des moyens supplémentaires, mais aussi une organisation plus solide. »</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Erasmus+, partenariats universitaires et mobilité internationale</strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">MIRA a obtenu sa charte Erasmus+ et ses premières bourses Erasmus+, permettant aux étudiants de financer leur mobilité. L’école travaille également à la construction de partenariats avec plusieurs établissements étrangers en Italie, en Espagne, en Belgique, en Angleterre mais également au Maroc et au Sénégal.</p>
<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est double : permettre aux étudiants corses d’effectuer une partie de leur cursus à l’étranger, mais aussi accueillir des étudiants internationaux. En outre, la mobilité concerne également les enseignants ; des échanges réguliers sont organisés notamment avec l’ESTIA au Pays basque, partenaire historique et véritable référence pour MIRA.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pour l’école, la volonté de former sur l’île de nouveaux profils scientifiques ouvre également une autre perspective : celle d’une Corse davantage connectée aux trajectoires internationales. MIRA participe ainsi à faire évoluer la place du territoire dans l’enseignement supérieur. L’enjeu n’est plus seulement de permettre aux étudiants corses d’accéder à des formations d’excellence, mais aussi de faire de l’île un point de rencontre entre des parcours venus d’horizons différents, au sein d’un espace euro-méditerranéen où circulent les savoirs, les compétences et les projets.</p>
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<h2 class="wp-block-heading wp-container-content-69bc4bdf">Filières scientifiques : le défi de l’attractivité</h2>
<p class="wp-block-paragraph">MIRA compte aujourd’hui 220 étudiants répartis entre ses différents parcours : ingénieur, informatique, marketing et médico-social, dont 25 élèves ingénieurs sur les deux premières promotions. L’établissement ambitionne d’atteindre 400 étudiants à l’horizon 2030, dans un contexte national marqué par une difficulté croissante à attirer des profils vers les formations scientifiques et technologiques.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Cette problématique concerne également la place des femmes dans ces filières. Sur le cycle ingénieur, elles représentent actuellement environ 20% des effectifs. Pourtant, une fois intégrées à l’école, leurs résultats sont particulièrement solides : plusieurs étudiantes figurent parmi les meilleures des promotions. Afin d’encourager davantage de candidatures féminines, MIRA a notamment adapté ses critères d’attribution des bourses d’excellence.</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Les 24 Heures de l’innovation</h2>
<p class="wp-block-paragraph">Les 8 et 9 octobre à Ajaccio, MIRA organisera une nouvelle édition de ce challenge qui réunit plus de 200 étudiants issus d’écoles et de formations différentes. L’ESTIA, Sud Design, des élèves de BTS ou encore de l’ISEN Toulon ont déjà participé à l’événement. Réunis au sein d’équipes mêlant les profils et les établissements, les étudiants travailleront pendant 24 heures sur des problématiques concrètes proposées par une vingtaine d’entreprises. Cette année, des participants italiens et belges sont également attendus.</p>
</div>
<p class="wp-block-paragraph">
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		<title>Alexis Moulin : l’audace de transformer FM Baies sans renier son savoir-faire</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/alexis-moulin-laudace-de-transformer-fm-baies-sans-renier-son-savoir-faire/</link>
		
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 09:23:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[À seulement 37 ans, Alexis Moulin a fait le pari de reprendre FMB, entreprise spécialisée dans la menuiserie aluminium installée à Ajaccio. Un défi relevé&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="1152" height="694" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-08-31-a-14.21.43.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.25.29.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="798" height="1024" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.25.29-798x1024.png" alt="" class="wp-image-13251" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À seulement 37 ans, Alexis Moulin a fait le pari de reprendre FMB, entreprise spécialisée dans la menuiserie aluminium installée à Ajaccio. Un défi relevé en 2020, au cœur d’une période particulièrement incertaine, qu’il a transformé en véritable projet de développement. Cinq ans plus tard, l’entreprise a changé de dimension tout en conservant ce qui fait sa force : la qualité de ses réalisations et le service apporté à ses clients.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Anne-Catherine Mendez</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Originaire de Lyon, Alexis Moulin est un pur produit du bâtiment. Titulaire d’un BTS Construction métallique, il débute comme conducteur de travaux avant d’évoluer vers des fonctions de chargé d’affaires puis de direction d’exploitation. Arrivé en Corse en 2017 pour des raisons personnelles, il prend rapidement les commandes opérationnelles de FM Baies avant d’en devenir propriétaire trois ans plus tard. « Lorsque je suis arrivé, nous étions une dizaine de salariés. Aujourd’hui, nous sommes entre quinze et vingt selon les périodes. L’objectif a toujours été de structurer l’entreprise tout en conservant les équipes et notre identité. »</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Repenser le modèle pour mieux grandir</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">L’une des premières décisions du dirigeant a été d’abandonner la fabrication en atelier pour se concentrer sur le cœur de métier : le conseil, la fourniture et la pose de menuiseries sur mesure. Un choix stratégique motivé autant par les difficultés de recrutement que par la volonté de gagner en réactivité. En s’appuyant sur des partenaires industriels reconnus, FM Baies peut désormais proposer une large gamme de solutions en aluminium, PVC, bois ou mixtes, adaptées aussi bien aux particuliers qu’aux grands projets. « Nous avons fait évoluer notre modèle pour gagner en efficacité sans faire de compromis sur la qualité. Aujourd’hui, nous pouvons répondre à davantage de demandes tout en restant très exigeants sur nos prestations. »</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rénovation, moteur du marché</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Face au ralentissement de la construction neuve, conséquence notamment de la baisse des permis de construire, FM Baies a très tôt anticipé l’évolution du secteur en développant une solide expertise dans la rénovation énergétique. L’entreprise intervient aujourd’hui sur d’importants programmes de réhabilitation de logements collectifs tout en poursuivant son activité auprès des particuliers, des architectes et des villas haut de gamme. Fenêtres, portes, volets roulants, baies vitrées ou protections solaires : chaque projet est réalisé sur mesure avec une attention particulière portée aux performances thermiques. « Aujourd’hui, les économies d’énergie passent en grande partie par les menuiseries. Les vitrages ont énormément évolué et permettent d’améliorer à la fois le confort d’été et les performances hivernales. »</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le choix de la qualité</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à de nombreuses entreprises du secteur, FM Baies réalise l’ensemble de ses chantiers avec ses propres équipes de pose. Un choix assumé qui garantit un niveau de finition élevé, un meilleur suivi des travaux et une relation de confiance avec les clients. « Nous ne vendons pas seulement une fenêtre. Nous vendons un service. Nos équipes interviennent proprement, respectent les lieux et assurent une pose de qualité. C’est cette différence qui fait notre réputation. »</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Former les talents de demain</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup d’entreprises du bâtiment, FM Baies fait face à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Malgré plusieurs tentatives de recrutement et de formation interne, Alexis Moulin constate que les métiers du bâtiment peinent à séduire les jeunes générations. Pour autant, il refuse de céder au pessimisme. « Le travail reste une valeur essentielle. Les métiers manuels offrent encore de très belles perspectives d’avenir. Il faut simplement réussir à redonner envie aux jeunes de découvrir ces professions. »</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entreprendre en Corse</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Depuis deux ans, Alexis Moulin est également engagé au sein de la Fédération du Bâtiment de Corse, convaincu que les entreprises ont tout intérêt à travailler collectivement pour défendre leur profession. Pour lui, entreprendre ne consiste pas seulement à développer son activité, mais aussi à partager les bonnes pratiques, créer du réseau et participer à l’évolution de toute une filière. Son autre conviction est tout aussi forte : un chef d’entreprise ne peut réussir seul. «&nbsp;Savoir s’entourer et savoir déléguer est sans doute l’une des qualités les plus importantes d’un dirigeant. »</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une entreprise proche des particuliers</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Si FM Baies est régulièrement associée à de grands projets de rénovation ou à des réalisations prestigieuses, l’entreprise rappelle que son activité reste largement tournée vers les particuliers. Remplacement d’une fenêtre, installation d’une baie vitrée, rénovation complète d’une maison ou d’un appartement : chaque chantier bénéficie de la même exigence. Une philosophie qui résume parfaitement l’état d’esprit insufflé par Alexis Moulin depuis son arrivée à la tête de l’entreprise&nbsp;: conjuguer expertise technique, proximité et qualité de service pour inscrire durablement FM Baies parmi les acteurs de référence de la menuiserie en Corse.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A Primavera en concert Vendredi 25 septembre 2026 à Cargèse</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/a-primavera-en-concert-vendredi-25-septembre-2026-a-cargese/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 09:11:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[Quand la musique corse rencontre les Andes Depuis plus de vingt ans, A Primavera trace un chemin singulier dans le paysage musical corse. Fondé en&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="2048" height="1579" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/370d11f9-950d-4d59-8b13-dd9111784325-2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" loading="lazy" /></div>
<h1 class="wp-block-heading has-text-align-center">Quand la musique corse rencontre les Andes</h1>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/a7ff51e6-9125-491e-9533-dc5c57cbdd0c.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="749" height="1024" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/a7ff51e6-9125-491e-9533-dc5c57cbdd0c-749x1024.jpg" alt="" class="wp-image-13247" /></a></figure>
</div>
<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de vingt ans, A Primavera trace un chemin singulier dans le paysage musical corse. Fondé en 2005 à Ajaccio par Mathieu Casanova et Michel Tomei, précédemment membres du groupe Vaghjime, rejoints bientôt par François-Marie Battesti et Pascal Ottavi, le groupe a construit un univers singulier où les polyphonies corses dialoguent avec les sonorités de l’Amérique latine.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Karine Casalta</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Inspiré à la fois par l’héritage du Riacquistu et par le mouvement chilien de la Nueva Canción, A Primavera fait le pari audacieux de réunir deux univers que tout semble éloigner géographiquement mais que la musique rapproche avec évidence. Dans ses compositions, le groupe mêle ainsi aux voix corses les sonorités du charango, de la quena, des flûtes de pan ou encore du bombo andin. De cette rencontre naît une musique généreuse, chaleureuse et profondément enracinée dans les cultures populaires du sud.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Après un premier album «&nbsp;Incù Viaghjime&nbsp;» paru en 2007, le groupe a progressivement élargi sa formation*. Aujourd’hui composé de douze chanteurs et musiciens, A Primavera offre sur scène une richesse vocale et instrumentale remarquable. Cette évolution a trouvé son aboutissement avec la sortie en 2025 de «&nbsp;Ci faremu un passu », leur deuxième album, qui affirme pleinement l’identité musicale du collectif.</p>
<p class="wp-block-paragraph">À travers des compositions originales et l’adaptation en langue corse d’une œuvre du chanteur chilien Victor Jara, figure emblématique de la chanson latino-américaine engagée, le groupe aborde des thèmes universels de l’amour, la dignité, l’espérance, la mémoire et la liberté. Une démarche qui résonne naturellement avec les valeurs portées par la culture insulaire. Les polyphonies corses gagnent en profondeur au contact des rythmes andins, tandis que les instruments sud-américains trouvent un écrin inattendu dans la langue corse.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Entre héritage et ouverture, enracinement et voyage, A Primavera propose une expérience musicale originale qui dépasse les frontières et rappelle que les cultures vivantes se nourrissent autant de leurs racines que des rencontres qu&rsquo;elles provoquent.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>*Les membres :</strong> Anthony Battesti (guitare et tiple/chant), François-Marie Battesti (bombo, cajón et percussions), Jean-Jacques Battesti (chant)<strong>,</strong> Maurice Ballo (guitare basse), Florent Carta (guitare), Mathieu Casanova (quena, flûtes de pan, charango, cuatro/Chant), Louis Castelli (chant), Vanessa Cahuzac (violon), Christophe Colonna (chant), Fabrice Massiani (guitare/chant), Tony Micaelli (chant), Franck Silana (chant).</p>
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Rencontre&nbsp;avec Fabrice Massiani, chanteur et compositeur</strong></h1>
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/370d11f9-950d-4d59-8b13-dd9111784325-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="790" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/370d11f9-950d-4d59-8b13-dd9111784325-2-1024x790.jpg" alt="" class="wp-image-13248" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment le groupe A Primavera est-il né ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Primavera commence en 2005, à l’initiative de Mathieu Casanova, qui fait toujours partie du groupe aujourd’hui, et de Michel Thomei, multi-instrumentiste et chanteur. Le groupe est rapidement rejoint par Pascal Ottavi, qui ne fait plus partie de l’aventure aujourd’hui, et par François-Marie Battesti.</p>
<p class="wp-block-paragraph">En 2007, cette première formation enregistre un premier album«&nbsp;<em>Incù Vaghjime&nbsp;»</em>, un album mêlant déjà compositions et reprises autour d’un même fil conducteur : la rencontre entre les voix corses et les musiques andines.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dès le départ, l’idée était donc de faire dialoguer les polyphonies corses et les musiques d’Amérique latine ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Oui, c’était l&rsquo;essence même du projet. À l’époque, la scène corse était très riche, mais les formations utilisaient souvent les mêmes instruments. Les fondateurs étaient passionnés par des groupes comme Quilapayún ou Illapu et avaient envie d’explorer d&rsquo;autres sonorités. Primavera est né de cette envie de faire se rencontrer deux univers qui, finalement, partagent une même façon de penser le chant.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce qui vous touche dans cette musique ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Avant tout, ce sont les sonorités. Mais il existe aussi de vraies similitudes dans la construction vocale : on retrouve une voix principale, des basses, des contre-chants, des tierces. En revanche, les musiques sud-américaines disposent d&rsquo;une palette d&rsquo;instruments beaucoup plus large que la tradition corse: charango, cuatro, tiple colombien, bombo et bien d’autres encore. Ces couleurs sonores nous ont immédiatement séduits.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Elles nous servent à apporter une autre dimension à la chanson corse, sans jamais renier notre identité.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment vous êtes-vous familiarisés et appropriés ces instruments ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">J’ai commencé la guitare à l’âge de six ou sept ans. Après une quinzaine d&rsquo;années de pratique, j’ai ressenti le besoin de découvrir d’autres univers sonores. J’avais entendu le charango dans les enregistrements des Chjami Aghjalesi, de Voce Ventu ou encore de Canta U Populu Corsu. Je suis immédiatement tombé amoureux de son timbre. À l’époque, il était très difficile de s’en procurer. J’en ai finalement trouvé un à Paris et j’ai appris seul. Mathieu Casanova a suivi le même chemin avec les flûtes, le cuatro ou encore le tiple. À l’époque, se procurer ces instruments relevait presque de l’aventure. Aujourd’hui, il suffit de quelques clics, mais il y a vingt ans, il fallait les rechercher parfois même jusqu’en Bolivie&nbsp;!</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au fond, tout est donc parti d’un son ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Exactement. C&rsquo;est le son qui nous a séduits. Ensuite, nous avons eu envie de le mettre au service de notre propre musique et de nos chansons.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre deuxième album, «&nbsp;Ci faremu un passu&nbsp;», est sorti en 2025, dix-huit ans après le premier. Pourquoi un délai aussi long ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Après Incù Vaghjime, le groupe s’est peu à peu mis en sommeil. En 2016, Mathieu Casanova a souhaité reformer une équipe avec l’objectif de retrouver la scène. Au départ, il n’était pas question d’un nouvel album.</p>
<p class="wp-block-paragraph">La formation est alors passée de quatre à une dizaine de musiciens, tous capables de chanter plusieurs voix et de jouer plusieurs instruments. Les concerts nous ont donné envie d’aller plus loin. À partir de 2021, nous avons commencé à travailler sur de nouvelles compositions. «&nbsp;Ci faremu un passu&nbsp;» est le résultat de cinq années de travail.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Notre ambition était claire : rester profondément corses tout en assumant l’influence des musiques sud-américaines. Les instruments andins apportent une couleur particulière, mais les textes, les polyphonies et l’identité restent résolument corses.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui, le groupe compte une dizaine de membres. Comment compose-t-on à autant&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes trois à écrire et composer : Mathieu Casanova, Franck Silana et moi-même. Nous nous appuyons aussi sur des textes de poètes proches du groupe. Chacun prépare des maquettes dans son propre studio, puis nous les écoutons ensemble.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, tout devient un travail collectif. Chacun peut proposer des modifications sur les voix, les harmonies ou les arrangements. Une idée individuelle devient une création commune. Et si une chanson ne convainc pas, nous préférons la laisser de côté.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La langue corse occupe une place centrale dans votre répertoire. Était-ce une évidence ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Oui, totalement.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes tous des militants culturels. Chanter en corse n’est pas le choix de la facilité, mais celui qui nous semble le plus juste. Notre objectif n’est pas de toucher le plus grand nombre, mais de contribuer à faire vivre notre langue. La musique est pour nous un formidable outil de transmission.<strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vos chansons évoquent souvent l’identité, la liberté ou encore la transmission. Ce sont des thèmes essentiels pour vous ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Oui. Nous avons toujours envie de raconter quelque chose. La liberté est une valeur universelle qui parle à tout le monde. Nous évoquons aussi notre langue, notre terre ou notre drapeau, parce que ce sont des sujets qui nous tiennent profondément à cœur.<strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez également adapté en langue corse une œuvre de Victor Jara. Pourquoi ce choix&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Victor Jara est une figure majeure de la chanson chilienne. Au-delà de son œuvre, c’est son parcours qui nous touche. Il a été persécuté, torturé puis assassiné parce que ses chansons portaient un message et rassemblaient le peuple. En reprenant cette œuvre, nous voulions avant tout lui rendre hommage.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vingt ans après la création du groupe, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">L’évolution est indéniable. Au départ, A Primavera était avant tout une aventure entre amis. Aujourd’hui le groupe est bien installé dans le paysage culturel corse. Nous ne sommes peut-être pas les plus connus, mais nous sentons un véritable attachement du public. Lors des concerts, les gens chantent avec nous, réagissent à nos textes, échangent avec nous. C’est très gratifiant. Nous sommes aussi fiers d’avoir fait évoluer un projet qui n’était pas le nôtre à l’origine. Au départ, c’était celui de Mathieu Casanova. Aujourd’hui, c’est celui de tout le groupe.<strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rencontre avec Quilapayún, en 2018, a-t-elle marqué un tournant ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Oui, incontestablement. Pour beaucoup d’entre nous, c’était un rêve. Cela faisait des années que nous écoutions leur musique. Les rencontrer, partager des moments avec eux et monter sur scène à leurs côtés a été une expérience extraordinaire. Mais cette expérience nous a aussi beaucoup apporté artistiquement. Pendant deux jours, nous avons pu observer leur manière de travailler, de construire leurs chansons, de penser les arrangements. Nous ne les avons pas copiés, mais cela nous a nourris et nous a aidés dans la création de <em>«&nbsp;</em><em>Ci faremu un passu&nbsp;»</em>.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous eu le sentiment que cette rencontre constituait une forme de reconnaissance&nbsp;?</strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Oui. Les membres de Quilapayún ont été surpris de voir qu’un groupe corse s’était autant approprié leurs instruments et leur univers tout en conservant sa propre identité. Ils ont aussi été impressionnés par l’accueil qui leur a été réservé. Ils se sont retrouvés dans un petit village du centre de la Corse, devant plusieurs centaines de personnes qui reprenaient leurs chansons. Ils nous ont confié n’avoir jamais vécu une telle expérience. Je tiens d&rsquo;ailleurs à saluer l’Associu per u Ricordu di Circinellu, qui est à l&rsquo;origine de leur venue en Corse et nous a proposé de participer à ce projet. À la fin du concert, nous avons interprété deux de leurs chansons avec eux sur scène. Ça reste un moment inoubliable.<strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rêvez-vous aujourd’hui d’autres collaborations ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Nous n&rsquo;avons pas vraiment de liste d&rsquo;artistes avec lesquels nous voudrions absolument travailler. Notre priorité est de continuer à chanter pour les nôtres et à porter nos valeurs. Bien sûr, si l’occasion de retrouver Quilapayún ou d’autres groupes de musique andine se présente, nous l’accepterons avec plaisir. Mais notre véritable ambition est ailleurs : continuer à créer, faire vivre Primavera et transmettre aux jeunes générations le goût de notre culture, de notre langue et de notre musique.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui, quels sont vos projets ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs concerts en formation acoustique dans des églises cet été, nous retrouverons la scène le 25 septembre à Cargèse, à l’issue d’une résidence de création organisée du 23 au 25 septembre. Nous y présenterons plusieurs nouveaux titres.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Qu’il y ait dix personnes dans la salle ou plusieurs milliers, cela ne change rien pour nous. Ce qui compte avant tout, c’est le moment partagé avec le public. C’est ce qui donne tout son sens à notre démarche.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>César Filippi « Le tourisme danse sur un volcan »</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/cesar-filippi-le-tourisme-danse-sur-un-volcan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 09:07:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[La complainte du groupement des hôteliers et restaurateurs Le principal secteur économique de l’île a la fragilité du cristal. Causes factuelles et structurelles pourraient le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="1054" height="742" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.03.06.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" loading="lazy" /></div>
<p class="wp-block-paragraph">La complainte du groupement des hôteliers et restaurateurs</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.03.06.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="721" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.03.06-1024x721.png" alt="" class="wp-image-13242" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le principal secteur économique de l’île a la fragilité du cristal. Causes factuelles et structurelles pourraient le briser faute de stratégie volontariste. Celle qu’appelle César Filippi et les nombreux adhérents du groupement qu’il préside.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Jean Poletti</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles raisons objectives vous conduisirent à réclamer voilà deux ans la création d’une cellule de crise économique&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">À la veille d’une réforme institutionnelle majeure pour la Corse, il nous semblait indispensable de mettre enfin sur la table la réalité d&rsquo;une économie touristique qui, au lieu d’être le moteur de notre développement, est devenue le symbole d’un immense potentiel gâché. Je n’ai d&rsquo;ailleurs jamais oublié les mots que m’a assénés, à Bercy, le ministre de l&rsquo;Économie et des Finances, le 15 novembre 2023 : « Il m’a été confié pour mission de faire en quelques mois un transfert de fiscalité important pour un pays qui n’existe pas et qui n’a aucun projet économique.&nbsp;» Ces paroles résument à elles seules le regard porté sur notre territoire.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette structure a-t-elle porté ses fruits&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Pas du tout. Le seul mérite de cette cellule de crise fut d’être installée. Pourtant, pendant près de trente heures de réunions, nous avons travaillé avec sérieux. Nous avons exposé, documenté, argumenté. Chaque difficulté rencontrée par les acteurs économiques corses a été analysée avec précision. Les spécificités de notre insularité, de notre saisonnalité, de notre économie et de notre géographie ont été expliquées dans les moindres détails. Aujourd’hui, trois ans plus tard, que reste-t-il de ce travail&nbsp;? Quelles réponses concrètes avons-nous obtenues&nbsp;? Quelles décisions spécifiques ont été prises pour la Corse&nbsp;? Quelles mesures ont été mises en œuvre pour répondre aux handicaps structurels que nous vous avions démontrés ? La réponse est simple. Rien.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>N’exagérez-vous pas&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Pas le moins du monde. Aucune mesure nouvelle. Aucune réponse adaptée. Aucune reconnaissance de nos spécificités Nous n’avons reçu que des dispositifs nationaux, conçus pour des territoires qui ne connaissent ni l’insularité, ni la saisonnalité, ni les contraintes économiques que nous subissons quotidiennement. D’ailleurs même les spécialistes, experts-comptables et commissaires aux comptes, nous ont confié leur profonde incompréhension. Beaucoup y ont vu une forme de mépris à l’égard du travail d’analyse qu’ils avaient pourtant fourni avec rigueur.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.03.16.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="514" height="280" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-11.03.16.png" alt="" class="wp-image-13241" style="width:327px;height:auto" /></a></figure>
</div>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon-vous quels furent les effets néfastes&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Pendant que les solutions tardaient, les contraintes, elles, se sont renforcées. L’Urssaf, au motif que l’encours global de la dette corse dépassait le plafond fixé nationalement, a exigé de nombreux chefs d’entreprise qu’ils engagent leur patrimoine personnel pour garantir leurs dettes sociales. Autrement dit, après avoir subi les conséquences d’une crise sans réponse, on leur a demandé de mettre en jeu leurs biens privés.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Décidément rien ne trouve grâce à vos yeux&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Comment pourrait-il en être autrement. Aujourd’hui, le constat est accablant. Depuis la création de cette Cellule de crise, 1&nbsp;280 entreprises ont disparu en Corse. Ce chiffre n’est pas une statistique. Ce sont des familles. Des salariés. Des savoir-faire. Des vies. Et pendant ce temps, les cessations de paiement continuent de se multiplier, tout comme les assignations. Comme si cela ne suffisait pas, l’actuelle saison touristique ne sera nullement à marquer d’une pierre blanche. Faute d’un système bancaire suffisamment réactif et engagé, de nombreuses entreprises ont dû faire un choix impossible. Payer leurs salariés. Ou payer leurs cotisations sociales. Beaucoup n’avaient plus les moyens de faire les deux. Voilà la vérité.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réalité que vous décrivez appelle-elle une opération de la dernière chance&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">J’en suis pleinement convaincu. La situation des TPE et des PME familiales est désormais critique. Les débats sur les futures évolutions institutionnelles sont importants. Mais ils appartiennent au moyen terme. Nos entreprises vivent dans l’urgence. Elles ne survivront pas jusqu’à l’hypothétique mise en œuvre de réformes dont personne ne peut aujourd’hui mesurer les délais ni les effets. Il faut agir maintenant. Il faut une décision forte. Une décision exceptionnelle pour une situation exceptionnelle.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laquelle&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons la mise en place immédiate d’un moratoire de cinq ans sur les dettes fiscales et sociales. Non pas pour effacer les dettes, mais pour permettre aux entreprises de reconstituer leur trésorerie, de préserver l’emploi, de retrouver de l’activité et, ensuite, de rembourser ce qu’elles doivent</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment envisagez-vous la suite si vous n’étiez pas entendu&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Sans cette mesure, ce ne sont plus des centaines… mais des milliers d’entreprises corses qui disparaîtront. Et avec elles, une part essentielle de notre économie, de notre emploi et de l’avenir de notre île.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce à dire que la spirale pourrait ne pas être enrayée&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement le probable est de rigueur. En toute hypothèse l’espoir implique une stratégie volontariste. Christian Mantei, président d’Atout France affirme : «&nbsp;Que&nbsp;le Tourisme est par nature une activité girondine. Ellea pour principal objectif de tirer profit de la quintessence des potentialités d’un territoire. La planification est donc essentielle.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>A-t-elle droit de cité en Corse&nbsp;?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Nullement. Le premier problème se situe dans le fait que ce développement n’a jamais été programmé. Il n’a donc pas été choisi, Il a été bien au contraire, subi.S’il fallait en apporter la preuve, elle tient dans le fait qu’aujourd’hui les instances politiques et administratives, organisent conférences et débats sur le thème&nbsp;: Quel Tourisme pour la Corse&nbsp;? L’offre réceptive a donc suivi à l’époque, l’anarchie d’une demande sans garde-fou ! (&#8230;)</p>
<p class="wp-block-paragraph">&gt;&gt;&gt; la suite de cet article est à retrouver dans PDC#156 de septembre 2026 en vente<a href="https://www.parolesdecorse.fr/boutique/" data-type="page" data-id="5591"> ici </a></p>
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			</item>
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		<title>MAGNIFICA HUMANITAS</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/magnifica-humanitas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 08:53:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[Au début de leur pontificat, les papes ont coutume d’adresser une encyclique c’est-à-dire une lettre à toute l’Église. Léon XIV n’a pas dérogé à la&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="588" height="808" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-10.55.29.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-10.55.29.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="588" height="808" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-10.55.29.png" alt="" class="wp-image-13233" /></a></figure>
</div>
<p class="wp-block-paragraph">Au début de leur pontificat, les papes ont coutume d’adresser une encyclique c’est-à-dire une lettre à toute l’Église. Léon XIV n’a pas dérogé à la tradition.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Michel Barat, ancien recteur de l’Académie de Corse</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Le souverain pontife vient de rendre publique sa première encyclique. Rien d’étonnant à cela. Les premiers mots de chaque encyclique constituent leur titre&nbsp;: par exemple «&nbsp;Humanae vitae&nbsp;», «&nbsp;De la vie humaine&nbsp;» pour Paul VI, «&nbsp;Veritatis splendor&nbsp;», «&nbsp;La Splendeur de la vérité&nbsp;», «&nbsp;Fides et Ratio&nbsp;», «&nbsp;La foi et la raison&nbsp;» entre autres pour Jean-Paul II, «&nbsp;Dilexit nos&nbsp;», «&nbsp;Il nous a aimés&nbsp;», pour le pape François…</p>
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Magnifica Humanitas&nbsp;» , «&nbsp;Magnifique Humanité&nbsp;» sont les premiers mots, donc le titre de la première encyclique de Léon XIV. Commencer ainsi pour un texte majeur, qui dépasse les limites de l’Église et qui a une portée d’universalité déclarée, peut surprendre. C’est Dieu qui est d’ordinaire magnifié et non l’humanité&nbsp;: Le «&nbsp;Magnificat&nbsp;» est un chant des plus importants de la liturgie catholique&nbsp;: il est chanté chaque jour aux vêpres&nbsp;: c’est l’action de grâce de Marie qui remercie et exalte Dieu de l’avoir élue. Par l’élection de Marie «&nbsp;il renverse les puissants de leurs trônes&nbsp;» et «&nbsp;élève les humbles&nbsp;».</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Doctrine sociale</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce renversement de la puissance et des puissants a non seulement une portée politique et philosophique mais est fondateur de civilisation. En qualifiant de magnifique l’humanité, le pape surprend donc. Mais en quoi l’humanité peut-elle être magnifique&nbsp;: l’humanisme des Lumières fonde la magnificence de l’humanité dans son génie créateur de science et de technique. Léon XIV va plus loin que son lointain prédécesseur, Léon XIII, même s’il s’inspire de son encyclique, «&nbsp;Rerum Novarum&nbsp;», «&nbsp;Des choses nouvelles&nbsp;» de 1891. Cette encyclique fonde la doctrine sociale de l’Église&nbsp;: sa nouveauté est de défendre entre autres le droit des ouvriers à s’associer librement en syndicats, et de reconnaître à l’État un rôle dans la protection des plus faibles, ce qui le conduira à une réconciliation avec la République française.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement se poursuivra jusqu’au Concile de Vatican II inauguré par Jean XXIII, le 11&nbsp;octobre 1962 et clôt par Paul VI le 8&nbsp;décembre 1965. Ce concile affirmera la liberté religieuse par le texte «&nbsp;Dignitatis humanae&nbsp;», «&nbsp;De la Dignité humaine&nbsp;». La Constitution pastorale «&nbsp;Gaudium et Spes», «&nbsp;Joie et Espérance&nbsp;», insistera sur cette dignité et sur la présence de l’Église dans le monde&nbsp;: elle y reconnaît l’autonomie des sciences et de la culture. Ce mouvement provoquera par voie de conséquence la réaction des intégristes et des traditionalistes de Monseigneur Lefebvre et de ses héritiers au point de provoquer un schisme comme vient de le rappeler l’actuel pape.</p>
<p class="wp-block-paragraph">L’humanisme est proclamé encore plus fort par l’affirmation de la magnificence de l’humanité. Cette proclamation se fait à l’occasion de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle. Pour la première fois les progrès de la technologie ne remettent pas seulement en cause les conditions de vie pour les améliorer, pour libérer l’intelligence et la création des hommes, mais risquent de transformer l’homme, d’atrophier sa raison et son génie créateur. Pire, ils menacent de confusion entre la vérité et la fausseté, faisant de cette dernière une «&nbsp;vérité alternative&nbsp;». La technique ne réalisera pas uniquement le souhait de René Descartes de voir l’homme devenir «&nbsp;maître et possesseur de la nature&nbsp;» mais elle deviendra elle-même «&nbsp;maître et possesseur&nbsp;» de l’homme.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fraternité</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Cet appel et cette mise en garde constituent l’insigne importance de cette encyclique tant pour les croyants que les incroyants. Elle pointe les dangers de la technologie contemporaine mais ne la condamne pas et encourage le progrès des hommes pour le bien commun. Léon XIV met l’humanité devant un choix crucial face à cette révolution numérique&nbsp;; ou bien l’humanité s’abandonnera à la puissance quasi sans bornes de la technologie ou bien elle en fera un outil pour le bien commun. Dans le premier cas elle se livrera à la violence des puissants de ce monde, dans l’autre elle s’en émancipera pour construire la cité commune. Son ingéniosité la contraindra comme à son aube à choisir entre l’orgueil des architectes de Babel et la fraternité des reconstructeurs du temple de l’homme comme Néhémie reconstruisit les murs de Jérusalem après l’exil à Babylone. Pour être en capacité de faire le bon choix, l’humanité doit de nouveau croire en elle-même, en sa magnificence, au lieu d’adorer la puissance du «&nbsp;Veau d’or&nbsp;» qu’est le profit.</p>
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		<title>Paul Combette, l’urgence en héritage</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/paul-combette-lurgence-en-heritage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 08:49:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[Il a marqué une carrière et un territoire. En plaçant la vie au centre de tout. 50 ans après, le SAMU rend hommage à son&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="742" height="598" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-03-a-15.07.29.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-03-a-15.07.29.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="742" height="598" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-03-a-15.07.29.png" alt="" class="wp-image-13312" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il a marqué une carrière et un territoire. En plaçant la vie au centre de tout. 50 ans après, le SAMU rend hommage à son fondateur.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Jean Poletti</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">À l’hôpital de la Miséricorde, les murs ont une mémoire discrète. Ce n’est pas seulement un lieu où l’on soigne. C’est un endroit qui se souvient. Derrière, il y a des destins, des combats, des innovations. Et des visages, parfois disparus, mais dont l’empreinte demeure jusque dans les couloirs. Parmi eux, celui de Paul Combette, pionnier de la médecine d’urgence en Corse, dont le nom vient désormais s’inscrire dans la pierre. Des plaques commémoratives sont inaugurées à son effigie. Tel un fil tendu entre les générations. Parce qu’elles racontent une histoire. Celle d’un jeune anesthésiste réanimateur, qui en 1976, a su renverser un paradigme&nbsp;: attendre que le malade arrive ne suffit pas. Il faut aller le chercher. À cette époque, dans une Corse encore isolée par la mer et confrontée à ses propres distances imposées par le relief montagneux, le «&nbsp;chaque minute compte&nbsp;» a dû composer avec ces adversaires invisibles. Car chaque retard pesait. Parfois de façon irréversible. La création du SAMU 20 permit bien souvent de remporter la course contre la montre. Sur terre, puis bien après&nbsp;, dans les airs et par les rivages, l’hôpital se rendait au chevet du patient. Une révolution.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Héraclès</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">À force de batailler contre le temps et l’éloignement, Paul Combette hérita d’un pseudonyme : «&nbsp;Héraclès&nbsp;». C’est dire s’il affrontait les épreuves avec courage mais aussi détermination. Car la liste n’était pas exhaustive. Rappelons qu’en point d’orgue de ses interventions, figure le drame de Furiani. Chacun se souvient que le 5 mai 1992, la catastrophe endeuillant la Corse avec 18 morts et 2&nbsp;300 blessés a constitué un épisode douloureux dans l’histoire de notre île. Comme dans celle du secours insulaire. Ce jour-là, la prise en charge des situations critiques changeait d’échelle. «&nbsp;C’était un spectacle de guerre. Une médecine de l’extrême&nbsp;», confiait-il plus tard. Au cœur de cette crise sans précédent, il a su conjuguer le médecin qu’il était tout en endossant le rôle délicat de coordinateur des urgences. Afflux massif de victimes. Centaines de blessés triés, secourus, pris en charge dans les hôpitaux de l’île ou évacués sur le continent. Le drame rappela avec une brutalité tragique combien l’organisation des secours est essentielle sur une île. Son efficacité fut saluée en haut lieu. Et Bernard Kouchner, ministre de la Santé de l’époque lui décerna les insignes de la Légion d’honneur. Profondément impliqué dans la vie de la cité, du SAMU à la politique, il n’a jamais quitté le terrain. Élu à la mairie d’Ajaccio sous la mandature de Charles Ornano. Puis conseiller territorial dès 1982, il y a là une continuité. Ses mandats sont mis à profit pour évoquer inlassablement la santé sur l’île. En point d’orgue, la question centrale de l’accès aux soins.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, par exemple, s’opposa-t-il frontalement à la privatisation des EVASAN, ces évacuations sanitaires vers le continent. Chez nous, quand des centaines de kilomètres séparent un patient d’un plateau technique spécialisé, il a réussi à penser l’après. En mettant sur pied une chaîne de secours capable de se prolonger au-delà du rivage. L’ADN du service public conservé.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Paul Combette, c’était tout cela mais aussi autre chose. Fidèle en amitié, disponible, il ne se retranchait pas dans quelque tour d’ivoire.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Héritage</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Nombreux étaient ceux qui l’appelaient directement sur son portable pour un conseil de posologie. Ou pour être rassuré tout simplement. Le praticien orientait, calmait. Et dire qu’il était reconnu et apprécié ne relève pas de la litote. Chacun reconnaissait en ville son 4X4 rouge qui sillonnait la cité impériale. Car son esprit d’entraide ne s’arrêtait pas au port de la blouse blanche. Il lui fit revêtir également l’uniforme des sapeurs-pompiers où il avait rang de lieutenant-colonel.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Cet homme, originaire de Bastia, s’était établi à Ajaccio, où il avait épousé Martine et fondé sa famille avec ses enfants Christelle et René-Charles. Mais il n’avait jamais perdu de vue «&nbsp;u spiritu Bastiacciu&nbsp;» qu’il portait en bandoulière, lui, l’enfant du quartier du marché.</p>
<p class="wp-block-paragraph">50 ans après, la montagne, les routes sinueuses, les villages isolés n’ont pas disparu. Mais la médecine a appris à les maîtriser. Son parcours transcende sa seule histoire personnelle. Il relate comment la Corse a apprivoisé et réduit la distance entre le malade et le médecin. Et derrière chaque appel, chaque équipe médicalisée qui prend la route, chaque médecin qui se rend au-devant d’un patient demeure un peu de cette intuition fondatrice. Les techniques ont changé. Mais l’esprit demeure et se transmet. Paul Combette est décédé en 2020. Sa mémoire reste vive.</p>
<p class="wp-block-paragraph">N’est-ce pas fruit du hasard si cette évocation laisse percer un parfum d’émotion. Charriant le vent de l’impérissable souvenir.</p>
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		<item>
		<title>POLITIQUE : Les Corses face au grand marathon électoral – Sondage Exclusif Paroles de Corse – Opinion of Corsica – C2C Corse</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/politique-les-corses-face-au-grand-marathon-electoral-sondage-exclusif-paroles-de-corse-opinion-of-corsica-c2c-corse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 10:01:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[À quelques mois d’une séquence politique particulièrement dense, les Corses semblent avoir une vision assez claire des rendez-vous qui se profilent, sans pour autant manifester&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="666" height="310" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.02.57.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" loading="lazy" /></div>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.02.57.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="666" height="310" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.02.57.png" alt="" class="wp-image-13306" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph">À quelques mois d’une séquence politique particulièrement dense, les Corses semblent avoir une vision assez claire des rendez-vous qui se profilent, sans pour autant manifester un enthousiasme débordant. Notre sondage fait apparaître un paradoxe&nbsp;: une population qui se dit majoritairement informée, mais dont les deux tiers abordent cette année politique entre indifférence et défiance.</p>
<p class="wp-block-paragraph">La première leçon de cette enquête est plutôt rassurante pour ceux qui s’interrogent sur la compréhension de la séquence politique à venir. 61% des personnes interrogées déclarent se sentir suffisamment informées sur les échéances politiques et électorales qui attendent la Corse et la France entre la fin de 2026 et 2027. Dans le détail, 9% se disent « tout à fait » informées et 52% « plutôt » informées.</p>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.04.36.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="784" height="518" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.04.36.png" alt="" class="wp-image-13309" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, 37% estiment ne pas disposer d’un niveau d’information suffisant&nbsp;: 29% répondent « plutôt pas » et 8% « pas du tout ». Les indécis restent très minoritaires, avec seulement 2% de « sans opinion ».</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’indifférence et la défiance devant l’intérêt</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">C’est sur la question de l’état d’esprit que le résultat apparaît plus marqué.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Interrogés sur la manière dont ils abordent cette année politique, 29% seulement répondent « avec de l’intérêt ». Face à eux, 34% déclarent ressentir de l’indifférence et 32% de la défiance. Soit, au total, 66% des personnes interrogées qui n’abordent pas cette séquence avec intérêt. Les 5% de sans-opinion complètent le tableau.</p>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.04.56.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="754" height="466" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.04.56.png" alt="" class="wp-image-13307" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est d’autant plus intéressant dans une île où la politique occupe traditionnellement une place importante dans la vie publique. La Corse est un territoire où les débats institutionnels, les rapports avec Paris, la question de l’autonomie et les enjeux locaux ont régulièrement une résonance électorale forte. Mais cette importance de la politique dans le débat public ne se traduit pas nécessairement, aujourd’hui, par un enthousiasme majoritaire à l’approche de la prochaine séquence électorale.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Il serait surtout prématuré d’y voir un signe de démobilisation électorale. L’intérêt déclaré dans un sondage et la participation effective à un scrutin sont deux choses différentes.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La présidentielle devant l’autonomie</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Autre enseignement fort de l’enquête : lorsqu’il faut désigner le rendez-vous politique le plus important pour l’avenir de la Corse, c’est la présidentielle qui arrive nettement en tête.</p>
<p class="wp-block-paragraph">41% des personnes interrogées choisissent l’élection présidentielle, loin devant la consultation sur l’autonomie de la Corse, citée par 28%. Le débat institutionnel n’est cependant pas absent : 13% placent en tête l’examen par le Sénat du projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse.</p>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.05.38.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="766" height="476" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/09/Capture-decran-2026-09-01-a-12.05.38.png" alt="" class="wp-image-13308" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph">Ce rapprochement est intéressant sans qu’il faille lui faire dire davantage. Les deux questions ne recouvrent pas exactement la même chose : l’une porte sur une consultation potentielle auprès des électeurs, l’autre sur une étape parlementaire. Mais elles montrent ensemble que la question institutionnelle conserve une place importante dans la hiérarchie des préoccupations exprimées.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une année politique à haut risque de dispersion ?</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats dessinent donc moins une population désintéressée de la politique qu’une population qui semble attendre de voir quelle sera la portée concrète de chacun des rendez-vous.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Il y a là une forme de hiérarchie des enjeux. Mais il serait hasardeux d’en déduire une hiérarchie définitive des motivations électorales. Le sondage mesure un état d’esprit à un instant donné, pas le comportement qui sera adopté devant les urnes.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Sondage Exclusif Paroles de Corse – Opinion of Corsica – C2C Corse </strong>Toute reprise totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète. </em>Étude réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 505 habitants de Corse âgés de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de département de résidence. Pour cette taille d’échantillon, la marge d’incertitude est de 3 à 5 points.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Les sentinelles de l’oubli</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/les-sentinelles-de-loubli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 08:59:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 8 septembre 1943, l’île se soulevait. Elle devenait le premier département français libéré, huit mois avant le débarquement victorieux des alliés. L’histoire officielle rechigne&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="1054" height="780" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-10.57.50.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" loading="lazy" /></div>
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-10.57.50.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="758" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-31-a-10.57.50-1024x758.png" alt="" class="wp-image-13238" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 8 septembre 1943, l’île se soulevait. Elle devenait le premier département français libéré, huit mois avant le débarquement victorieux des alliés. L’histoire officielle rechigne encore trop à donner sa juste place à ce chapitre corse, teinté d’héroïsme.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Jean Poletti</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Londres préconisait d’attendre. Sans doute outre-Manche, l’état-major jugeait-il l’initiative insulaire prématurée et partant vouée à l’échec. Mais la Résistance organisée autour du Front national ne voulait plus se limiter à des actions factuelles, aussi intrépides fussent-elles. Après concertation avec des responsables de l’armée des ombres, le jeune Léo Michelli imprima l’ordre d’insurrection qui fut transmis aux diverses cellules. À Ajaccio, Maurice Choury juché sur le toit d’un véhicule haranguait la population l’incitant à se dresser contre l’occupant fasciste et nazi. En Alta Rocca, Castagniccia, Nebbiu et ailleurs, la Résistance affronta les forces de la Wehrmacht, des sinistres SS et autres suppôts de Mussolini. Batailles âpres en maints lieux à l’image de Carbini. Partout l’objectif consistait à désorganiser et affaiblir les forces ennemies. Les mettre sur la défensive et en barrant leur progression.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le maquis de l’espoir</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">La confrontation se voulait inégale. Les résistants n’ayant que des fusils de chasse, de la dynamite et des mitraillettes pour affronter des régiments puissamment équipés et possédant même des engins blindés. Qu’importe cette différence au regard de la bravoure de ceux qui avaient comme indéfectible alliée la liberté. Celle qui leur permit de pallier partiellement le handicap logistique en multipliant les embuscades et la stratégie du mouvement, dans ce maquis qu’ils connaissaient si bien. Certains perdirent la vie, tombant sur cette terre qu’ils avaient tant aimée. Mais comme l’affirmait le Chant des Partisans « Ami si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ces bandits d’honneur, comme les qualifia dans un livre Maurice Choury, reçurent les renforts diligentés par le général Giraud.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>A libertà o a morte</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce fut l’opération Vésuve. Des hommes du second bataillon, acheminés par le sous-marin Casabianca de l’intrépide commandant l’Herminier, constituaient la première vague. Puis arrivèrent des Tabors et Goumiers qui s’illustrèrent notamment lors de l’assaut de Teghime, enlevé au corps à corps. Il s’agissait du verrou qui empêchait toute avancée vers Bastia où affluaient les colonnes allemandes.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ces hauts faits d’armes, fruits d’initiatives collectives et d’actions individuelles, furent magnifiés par de Gaulle lors de son discours Place du Diamant, un mois après la libération de l’île. « Jamais la Corse n’a cru à la défaite. Les patriotes corses auraient pu attendre que la victoire des armées alliées réglât heureusement leur destin. Mais ils voulaient eux-mêmes être des vainqueurs. Ils jugeaient que la libération ne serait point digne de son propre nom si le sang de l’ennemi ne coulait pas de leurs propres mains, et s’ils n’avaient pas leur part dans la fuite de l’envahisseur.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Poignante lettre</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Oui, sans équivoque ni atermoiement, ce petit morceau de terre ceinturé d’eau signifia d’emblée un refus à Vichy, à Pétain, et son abjecte poignée de main à Hitler lors de la recontre de Montoire paraphant l’acte de collaboration.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Mais ce courage qui tutoie la vaillance et le dévouement aura été payé au prix suprême par des citoyens devenus symboles à jamais ancrés dans la mémoire collective. Leur liste est longue et nous ne pouvons ici la dresser de manière exhaustive.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces noms figure celui de Jean Nicoli. Arrêté, torturé dans les geôles bastiaises, il demeura muet lors de son long supplice. Ne livrant aucun nom, lui qui les connaissait tous. Défiguré, meurtri ses bourreaux ajoutant l’ignominie à la cruauté le décapitèrent à la hache. Détail d’autant plus poignant, son exécution eut lieu quelques jours avant l’insurrection et la débâcle de ses assassins. Peu avant sa mort, Jean Nicoli griffonna quelques mots à ses enfants, Francette et Don Jacques sur un paquet de cigarettes. «&nbsp;Tout à l’heure je partirai. Si vous saviez comme je suis calme, presque heureux de mourir pour la Corse et mon parti. Ne pleurez pas, souriez-moi. Soyez fiers de votre papa. Il sait que vous pouvez l’être. La tête de Maure et la fleur rouge, c’est le seul deuil que je vous demande. Au seuil de la tombe, je vous dis que la seule idée qui, sur notre pauvre terre me semble belle, c’est l’idée communiste.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Écouter Aragon</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Chez nous aussi, Aragon et son poème La Rose et le Réséda chuchote à nos oreilles «&nbsp;Celui qui croyait au ciel/Celui qui n’y croyait pas/Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats.&nbsp;» Un appel à la résistance par-delà les différences et les croyances qu’épousèrent jusqu’à leur ultime souffle des êtres habités de probité et de vertu. Ces tombeaux de la gloire accueillirent parmi d’autres Danielle Casanova, André Giusti et Jules Mondoloni, Dominique Vincetti, Fred Scamaroni, Henri Angelini. Ils reposent comme tous leurs frères de combat, drapés du suaire de l’éternelle reconnaissance qui défie la fuite du temps. Ils furent rejoints par le téméraire Dominique Lucchini. Lui ne tomba pas sous les fourches caudines de l’oppresseur et vécut avec le souvenir de ses camardes prématurément sacrifiés sur l’autel de la bravoure et de la grandeur d’âme.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le téméraire de Zérubia</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Pourtant celui que l’on appelait Ribellu multiplia les coups d’éclat. Dans un entretien qu’il m’accorda voilà bien des années, le natif de Zérubia me confia&nbsp;: «&nbsp;J’aurais dû mourir dix fois. J’ai eu de la chance.&nbsp;» Parmi ces anecdotes, celle-ci&nbsp;: «&nbsp;J’étais dans une micheline pour livrer des armes. Un officier des chemises noires accompagné de plusieurs soldats me scrutait. M’avait-il reconnu&nbsp;? Je me suis approché de lui et lui mettant discrètement mon pistolet contre le ventre, je lui murmurai si tu donnes l’alerte tu meurs, si tu te tais tu vis.&nbsp;» Et alors&nbsp;? la réponse fut teintée d’humour «&nbsp;Il a vécu.&nbsp;» Ou encore&nbsp;: «&nbsp;Trois types de l’OVRA m’interpellent. J’assomme le premier d’un coup de tête, je m’empare de son arme et tue les deux autres.&nbsp;» Et l’homme du 18 juin d’en faire l’éloge&nbsp;: « Patriote magnifique de vigueur physique, de courage, de calme, d’énergie, dont les exploits surprenants ne se comptent plus.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vérité amputée</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ces chapitres écrits avec le sang et l’abnégation eut son point d’orgue avec le rejet du joug tyrannique. Huit mois avant l’opération Overlord prémices du succès. Pourtant la doxa ambiante s’accorde encore à affirmer que Sainte-Mère-Église et Bayeux furent les premiers endroits libérés. Si l’histoire est la science du passé, nul doute qu’en l’occurrence elle s’avère falsifiée. Aurons-nous la cruauté de rappeler qu’alors la Corse se soulevait, Pétain était encore adulé sur le continent. Comme ce fut le cas lors de son discours au balcon de l’hôtel de ville de Paris le 26 avril 1944. Et de déclarer notamment&nbsp;: «&nbsp;Je ne voulais pas passer dans la capitale sans venir vous saluer, sans venir me rappeler à votre souvenir.&nbsp;» Propos sordides où le paternalisme avait en écho complice les acclamations de milliers de personnes, alors qu’en contre-point, l’île savourait sa liberté depuis cent-quatre-vingt jours&nbsp;!</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pas de « nuit et brouillard »</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Passé aussi sous silence&nbsp;, ou presque, dans les ouvrages scolaires le fait que chez nous aucun juif ne fut livré pour partir dans des wagons plombés, lors de voyages au bout de l’enfer. Voilà qui tranche singulièrement avec la sinistre rafle du Vel’ d’Hiv assurée par la police française aux ordres de Bousquet. Ces déportations vers les camps d’extermination s’inscrivaient dans le plan «&nbsp;Nuit et Brouillard&nbsp;» initié par le régime d’un fou sanguinaire et qui fit tant de disciples dans notre pays.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Que l’on nous comprenne bien. Nulle velléité ici de quémander louanges et lauriers. Mais simplement qu’un passé à nul autre pareil, aux accents d’épopée, ne soit plus enseveli sous les cendres de l’oubli. Par une réécriture partiale et fallacieuse qui gommerait une vérité au profit de l’imposture.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Île des Justes</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Des associations s’escriment, depuis longtemps déjà, pour tenter de faire rectifier ce qu’en euphémisme on nommera d’inexactitudes. Le gouvernement israélien l’a fort bien compris, voulant conférer à la Corse le statut d’Île des Justes. Mais du côté des ministres des armées successifs, voire dans les allées élyséennes, la mobilisation ne paraît pas encore inscrite au fronton de l’urgence.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Alors comme de coutume en ce début septembre, notre communauté commémorera un épisode qui fait resurgir le devoir de mémoire dans ce qu’il a de plus étincelant. Des élèves liront des textes, aux pieds des stèles seront déposées de belles gerbes. Tandis qu’en sourdine, dans les cœurs et les esprits, s’égrènera Le Chant des partisans et son fameux&nbsp;: «&nbsp;Ami, entends-tu le cri sourd du pays qu’on enchaîne.&nbsp;»</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les échos de Malraux</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Puisse-t-il ne jamais être supplanté par La complainte du partisan qui lucide s’inquiétait. «&nbsp;Le vent passe sur nos tombes/ La liberté reviendra/On nous oubliera/Nous rentrerons dans l’ombre.&nbsp;» Voilà hypothèse qui ne doit jamais se produire, ici davantage qu’ailleurs. Car notre région fut aux heures les plus opaques un exemple isolé. Il éclaire et signifie que le mal incarné trouve sur son chemin des personnes qui se dressent et offrent leur existence pour que triomphe en épilogue la liberté. Et en paraphrasant le fameux texte d’André Malraux « Entre ici Jean Moulin avec ton terrible cortège&nbsp;», il n’est pas usurpé de dire que l’ensemble des résistants corses, célèbres ou anonymes, ont droit à trôner dans notre panthéon de l’éternité.</p>
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		<title>Peurs d’automne</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 08:42:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par Jean Poletti Fermez le ban. L’été qui polit les aspérités de la vie tira sa révérence, laissant éclore septembre annonçant les frimas du réel.&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="1707" height="2560" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2019/08/jean-Poletti-NB-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par Jean Poletti</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fermez le ban. L’été qui polit les aspérités de la vie tira sa révérence, laissant éclore septembre annonçant les frimas du réel. Revoilà une île face à une angoisse existentielle, semblant bannir tout présage salutaire. Cette fois, les difficultés telles les feuilles mortes se ramasseront à la pelle. Naguère ce traditionnel mois de rentrée n’était pas gage de bienfaits. Mais cette fois le tableau économique et social paraît encore plus terne, parsemé de grisailles que ne dissimulent pas le bleu de l’espérance. Au cœur de ce fatras se greffe une saison touristique qui a descendu le pavillon du succès. Les causes exogènes sont certes prégnantes, mais ne doivent pas occulter les carences factuelles d’un secteur censé produire, de manière directe ou induite, près de la moitié de la richesse insulaire. Les professionnels se lamentent, dénonçant sans hiérarchisation frais d’approche et concurrence déloyale. Et n’oublient pas d’omettre la relative passivité d’édiles et responsables étatiques qui feignent avoir d’autres priorités et se complaisent dans des joutes stériles. D’un sujet, l’autre, les entreprises du bâtiment ne se sont pas, tant s’en faut, refait une santé durant cet intermède ensoleillé. Pour eux aussi le mur des réalités devient obstacle que bon nombre ne pourra franchir. En aparté ou de manière officielle, il est question de redressements judiciaires ou dépôts de bilans. Inlassable leitmotiv, là aussi les facteurs sont divers, conjuguant hausse des matières premières aux permis de construire qui se raréfient, tandis que les ouvrages publics faute de financements stagnent dans le marais des projets. Quel que soit le domaine scruté l’optimisme est en jachère. D’ailleurs en conséquence implacable le chômage est reparti à la hausse, avec près de vingt-deux mille personnes inscrites à France Travail, en l’occurrence la mal nommée. Au-delà de ces fluctuations, il convient de se remémorer les conclusions des présidents des tribunaux de commerce. Sans euphémisme ni circonvolutions sémantiques dont sont friands les spécialistes officiels de statistiques, le verdict est alarmant. La ligne rouge est proche et le point de non-retour affleure. Des déclarations ne devant rien à l’improvisation ou au ressenti, mais puisées dans le nombre sans cesse en hausse de dossiers déposés dans les juridictions d’Ajaccio et Bastia. Ils concernent aussi bien l’entreprise que le petit commerçant, ou le prestataire de services. Certains bénéficieront d’un sursis avec la mise en redressement. Mais bon nombre se verront contraints de mettre la clé sous la porte provoquant ici et là des licenciements, assombrissant davantage encore le ciel social déjà ourlé de lourds nuages. Mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. D’aucuns se complaisent dans des discours lénifiants où l’absence de vérité le dispute au fatalisme. Pourtant la Corse qui avance sur un chemin de crête mérite à tout le moins que soient analysés les divers aléas. Ils ne devront comme cela est souvent le cas se limiter au diagnostic aussi élaboré soit-il, mais esquisser des remèdes. Ils ne devront pas être sectoriels mais faire éclore et cultiver une stratégie globale dévolue à tenter de s’extirper de l’ornière. C’est cela faire œuvre utile, transcendant les corporatismes, afin d’initier un essor global fondant dans un même creuset économie et social. Car sauf à être un doux rêveur voire un individualiste patenté, chacun devrait adhérer à l’adage stipulant que la survie sera collective ou ne sera pas. En incidence revient dans la mémoire que notre île, dit-on bénie des dieux, formidablement riche en atouts soit la région la plus pauvre de l’Hexagone. Celle où une personne sur quatre vit sous le seuil de la précarité. Tandis que la vie est plus chère qu’ailleurs. Se loger devient mirage en regard des loyers élevés, et l’accession à la propriété un rêve brisé pour beaucoup. Continuer sur cette pente équivaut à glisser vers un avenir de malheurs. Tandis que tous ceux qui ont voix au chapitre, chez nous et dans les instances gouvernementales, pourraient être passibles de non-assistance à la région en danger. Que nul ne s’y trompe, ce propos n’est pas puisé dans l’exagération. Il commence à avoir une salutaire résonance au sein de la société civile. Avec pragmatisme et nantis du bon sens populaire, des citoyens répètent à l’envi que l’alchimie néfaste n’a que trop duré, frappant durement une communauté. Alors qu’elle vit en un lieu privilégié de formidables atouts étrangement inexploités. Et en incidence privés d’éclosion par le carcan des règlementations. Bien sûr, il conviendra de sérier le possible et le souhaitable. Sans conteste, l’idéal ne sera pas atteint. Pour autant faut-il demeurer engoncé dans le stoïcisme en attendant que se produise la chronique des déboires annoncés&nbsp;? Le penser serait accréditer le slogan «&nbsp;Corsica un avérai mai bè&nbsp;». Si son auteur, Pascal Paoli, était désavoué gageons qu’il n’en prendrait nul ombrage. Scruter à la longue vue l’hypothétique venue de vacanciers sans nulle offre séduisante. Faire attendre truelle en main que se profile l’Arlésienne des chantiers. Faire du non-emploi une variable d’ajustement. Voilà trilogie qui équivaut à se livrer pieds et poings liés à l’imprévisible providence. En oubliant le message de Voltaire «&nbsp;La destinée nous mène et se moque de nous.&nbsp;» &nbsp;</strong></p>
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