<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Corsica Radio</title>
	<atom:link href="https://corsicaradio.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://corsicaradio.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 25 May 2026 14:18:58 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://corsicaradio.fr/wp-content/uploads/2025/04/cropped-pochette-32x32.jpg</url>
	<title>Corsica Radio</title>
	<link>https://corsicaradio.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>IA et compétences : le cas des métiers de la finance</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/ia-et-competences-le-cas-des-metiers-de-la-finance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 14:18:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://corsicaradio.fr/ia-et-competences-le-cas-des-metiers-de-la-finance/</guid>

					<description><![CDATA[Par Sébastien Ristori, consultant en finance, directeur du groupe BARNES Corse, maître de conférences associé des universités. Il est auteur aux Éditions Ellipses et chercheur&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="652" height="380" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.18.48.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Sébastien Ristori</strong>, <strong>consultant en finance, directeur du groupe BARNES Corse, maître de conférences associé des universités. Il est auteur aux Éditions Ellipses et chercheur auprès de la Banque de Luxembourg.</strong></p>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.18.48.png"><img decoding="async" width="652" height="380" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.18.48.png" alt="" class="wp-image-12954" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph">L’intégration de l’intelligence artificielle dans tous les métiers, entre autre celui de la finance, constitue une rupture épistémologique dans la manière de produire, d’interpréter et de valider l’information financière. Historiquement, la valeur du professionnel reposait sur sa capacité à construire des modèles, à structurer des hypothèses et à produire des prévisions cohérentes. Désormais, ces fonctions sont en grande partie automatisables. Les modèles prédictifs, les tableaux de prévision et les analyses de sensibilité peuvent être générés en quelques secondes, avec une profondeur technique souvent équivalente à celle d’un analyste expérimenté. Cette transformation déplace le centre de gravité de la compétence.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, l’automatisation massive de la production modélisée entraîne une baisse relative de la valeur de la construction technique des modèles. Là où la maîtrise d’Excel, des méthodes de valorisation ou des techniques de projection constituait un avantage concurrentiel, ces compétences deviennent progressivement des prérequis implicites, voire invisibles. L’IA permet de produire des montages financiers ou un budget prévisionnel sans compréhension fine des mécanismes sous-jacents. Le risque est alors double : une standardisation des analyses, mais surtout une dissociation entre production et compréhension.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, cette dissociation favorise l’émergence d’un phénomène d’imposture professionnelle. Des individus peuvent désormais présenter des travaux d’une grande sophistication apparente sans en maîtriser les fondements. Le signal traditionnel de compétence – la qualité formelle du modèle – devient brouillé. Cela pose un problème fondamental d’asymétrie d’information sur le marché du travail : comment distinguer un professionnel compétent d’un simple utilisateur d’outils ? La question n’est pas anodine, car elle touche directement à la crédibilité des analyses financières, notamment dans des contextes à fort enjeu comme le M&amp;A, le financement structuré ou l’investissement.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, les modèles prédictifs issus de l’IA, bien que puissants, reposent sur des logiques probabilistes et sur des données historiques. Ils tendent à reproduire des régularités passées sans nécessairement intégrer les ruptures structurelles, les biais de marché ou les spécificités contextuelles. L’illusion de précision peut masquer une fragilité conceptuelle. L’utilisateur non averti peut confondre corrélation et causalité, robustesse statistique et pertinence économique. Ainsi, la compétence ne réside plus dans la capacité à produire un modèle, mais dans celle de le critiquer.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Face à cette mutation, la réponse doit être méthodologique et cognitive. L’intégration de l’IA dans chaque métier de la finance impose un repositionnement des compétences autour de trois axes.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le premier axe est celui de la compréhension des mécanismes économiques et financiers. La théorie redevient centrale. Comprendre ce qu’est un flux de trésorerie, un coût du capital, une structure de financement ou un risque de défaut devient le seul moyen de juger de la pertinence d’un output généré par une machine. L’IA ne remplace pas la théorie, elle en révèle l’absence.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le second axe est celui de la capacité critique. Il ne s’agit plus de produire, mais d’auditer la production. Le professionnel doit être capable d’identifier les incohérences, de tester la sensibilité des résultats, de remettre en cause les hypothèses implicites. Cette compétence est fondamentalement analytique et ne peut être automatisée. Elle repose sur l’expérience, la culture financière et la capacité à raisonner en incertitude.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Le troisième axe est celui de la traçabilité et de la justification. Dans un environnement où les modèles sont générés instantanément, la valeur se déplace vers la capacité à expliquer les résultats. Pourquoi cette valorisation ? Pourquoi ce scénario ? Pourquoi cette structure de financement ? L’exigence de transparence devient un critère central d’évaluation.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, la question de l’évaluation des compétences se transforme profondément. Les méthodes traditionnelles – exercices techniques, production de modèles, études de cas standardisées – perdent en pertinence. Il devient nécessaire d’évaluer la compréhension, la capacité de critique et la robustesse du raisonnement. Cela suppose des formats nouveaux : confrontation à des modèles générés par IA, identification d’erreurs, justification d’hypothèses, construction de scénarios alternatifs. L’évaluation doit porter sur la pensée, non sur l’outil.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Si l’IA ne supprime pas les métiers de la finance, elle en redéfinit les fondements. Elle élimine progressivement les tâches de production pour valoriser les fonctions d’interprétation, de jugement et de décision. Le professionnel change de nature et sa véritable compétence n’est plus de savoir-faire, mais de savoir pourquoi et jusqu’où faire confiance à ce qui est produit.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chez eux, un peu chez vous : immersion au cœur des Gîtes de France Corse</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/chez-eux-un-peu-chez-vous-immersion-au-coeur-des-gites-de-france-corse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 14:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/chez-eux-un-peu-chez-vous-immersion-au-coeur-des-gites-de-france-corse/</guid>

					<description><![CDATA[Et si le vrai luxe, en vacances, était de se sentir attendu ? En Corse, les hébergeurs du réseau Gîtes de France cultivent un art&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="1002" height="594" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.15.29.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.15.29.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1002" height="594" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.15.29.png" alt="" class="wp-image-12951" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et si le vrai luxe, en vacances, était de se sentir attendu ? En Corse, les hébergeurs du réseau Gîtes de France cultivent un art de l’accueil sincère, entre partage, authenticité et immersion. Bien plus qu’un simple séjour, ils offrent une expérience humaine, ancrée dans les territoires et les rencontres.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Le premier geste est simple. Un verre de sirop de menthe maison, servi à l’ombre, à peine arrivé. <em>«&nbsp;C’est pour que les gens se posent, qu’ils soufflent un peu… et qu’ils se sentent bien&nbsp;»,</em> glisse Marie-Laure avec un sourire. Ici, dans son village, accueillir n’est pas un métier. C’est une manière d’être. Comme elle, Olivier fait partie du réseau Gîtes de France Corse. Mais lui reçoit autrement. Ses gîtes sont indépendants, à quelques pas de sa maison. Alors il prend le temps : faire visiter, montrer les chemins, indiquer la plage la plus tranquille ou le restaurant où il aime aller. <em>«&nbsp;On sent tout de suite si les gens ont envie de parler… ou juste de se reposer.&nbsp;»</em></p>
<p class="wp-block-paragraph">Dans ces maisons, il n’y a pas de protocole figé. Mais il y a une attention constante. Dans les chambres de Marie-Laure, quelques canistrelli attendent les visiteurs. Le matin, le petit-déjeuner devient un moment suspendu. Tout est fait maison. Elle cuisine, elle prépare, elle raconte. «<em>&nbsp;C’est souvent là que les échanges se font vraiment.&nbsp;»</em>Chez Olivier, le partage passe aussi par la terre. Agriculteur, il parle des saisons, des produits, des gens d’ici. Il oriente vers un fromager, un apiculteur, un charcutier. Des adresses sûres, choisies avec soin. <em>« On connaît nos territoires. On sait où envoyer les gens.&nbsp;»</em></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le luxe discret du vrai</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce que recherchent les voyageurs aujourd’hui ? Pas seulement un beau paysage. Ils veulent comprendre. Ressentir. Toucher du doigt une Corse qui ne se montre pas toujours au premier regard. Depuis quelques années, Marie-Laure observe un changement. <em>«&nbsp;Avant, les gens réservaient et venaient. Aujourd’hui, ils appellent. Ils veulent savoir qui on est.&nbsp;»</em> Une envie de lien, renforcée après le Covid. <em>«&nbsp;Plus de fait maison, plus d’échanges, plus de sincérité. Et ici, ça tombe bien : c’est déjà comme ça que l’on vit.&nbsp;»</em></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ceux qui viennent… et ceux qui reviennent</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Au fil des saisons, les visages changent. Randonneurs au printemps, familles en été, voyageurs en quête de calme à l’automne.<strong> </strong>Certains découvrent. D’autres reviennent.<strong> </strong>Marie-Laure se souvient d’une famille venue fêter les 60 ans de mariage des grands-parents. Trois générations réunies autour d’un repas. <em>«&nbsp;C’était très fort. On avait l’impression de faire partie de leur histoire.&nbsp;»</em><strong> </strong>Olivier, lui, évoque plutôt les départs. Ce moment où les valises sont prêtes, mais où personne n’a vraiment envie de partir.<strong> </strong><em>«&nbsp;On voit qu’ils ont passé une bonne semaine… et qu’ils auraient bien aimé rester un peu plus.&nbsp;»</em><strong> </strong>Parfois, les nouvelles arrivent plus tard. Une carte. Un message. Une attention. <em>«&nbsp;La preuve que quelque chose s’est créé.&nbsp;»</em><strong><em></em></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus qu’un séjour, une relation</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce que proposent les hébergements du réseau Gîtes de France Corse n’a rien de standardisé. Ici, on ne vend pas seulement des nuits. On ouvre une porte. On partage un territoire. On transmet un peu de soi. <em>«&nbsp;On fait voyager les gens comme s’ils connaissaient déjà l’endroit&nbsp;»,</em> résume Olivier. Et peut-être que c’est ça, le vrai luxe aujourd’hui : ne pas être simplement de passage, mais se sentir, le temps d’un séjour, un peu chez soi.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Contact&nbsp;:</p>
<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://www.gites-corsica.com">www.gites-corsica.com</a></p>
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.google.com/search?q=gites+de+france+corse&amp;oq=gite&amp;gs_lcrp=EgZjaHJvbWUqDAgCECMYJxiABBiKBTIGCAAQRRg5MhAIARAuGMcBGLEDGNEDGIAEMgwIAhAjGCcYgAQYigUyBggDECMYJzIQCAQQABiSAxiABBi4BBiKBTINCAUQABiSAxiABBiKBTIQCAYQABiDARixAxjJAxiABDIHCAcQABiABDIQCAgQLhivARjHARiABBiYBTIKCAkQABixAxiABNIBCTQ4NjJqMGoxNagCCLACAfEF3ZCmdWDFB-k&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8">04 95 10 54 30</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jean-Toussaint Moretti</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/jean-toussaint-moretti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 13:59:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/jean-toussaint-moretti/</guid>

					<description><![CDATA[Un homme engagé Dans la cité impériale, son visage est bien connu. On le croise, on le salue, on échange volontiers quelques mots. Une poignée&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="874" height="504" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.02.47.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Un homme engagé </strong><strong></strong></h1>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.02.47.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="874" height="504" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.02.47.png" alt="" class="wp-image-12944" /></a></figure>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans la cité impériale, son visage est bien connu. On le croise, on le salue, on échange volontiers quelques mots. Une poignée de main, un sourire, une présence. Jean-Toussaint Moretti fait partie de ces personnalités solidement ancrées dans leur territoire qui privilégient l’action à la lumière. Du football à la fonction publique en passant par les sentiers de la Gravona, il fonde son engagement sur des valeurs de respect et de partage, au service du collectif. </strong><br />Par <strong>Caroline Ettori</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Originaire d’Ajaccio, Jean-Toussaint Moretti passe son enfance entre le quartier Saint-Jean, petit «&nbsp;village&nbsp;» dans la ville et le domaine de Suartello plus proche de la campagne. Très tôt, le football s’impose comme une évidence chez le jeune garçon qui grandit dans une famille de passionnés. Rapidement repéré, il rejoint le centre de formation du Sporting Club de Bastia à l’adolescence. Sous condition. Ses parents acceptent qu’il poursuive sa passion mais sans négliger ses études. Une exigence structurante, qu’il respecte en obtenant son baccalauréat au lycée Jeanne-d’Arc.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un joueur authentique </strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Sa trajectoire le mène ensuite au Gazélec d’Ajaccio puis dans le nord de l’Italie, à Varèse, avant un retour sur l’île. Le défenseur découvre alors la Ligue 1 avec l’ACA. <em>«&nbsp;L’un de mes souvenirs les plus marquants reste cette expérience au sein de l’élite avec Ajaccio. Ma première apparition d’abord, à Nancy, et la plus belle, la plus émouvante pour moi, face à Lyon, cette fois à Timizzolu.&nbsp;»</em> Jean-Toussaint Moretti retrouvera par la suite le GFCA pour deux saisons avant de mettre un terme à sa carrière, une décision finalement scellée après un accident de moto.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes en 2009, il a 29 ans. <em>«&nbsp;Pour moi, le football a toujours été un plaisir. Je ne l’ai jamais vécu comme un métier. Je voulais jouer avec mes amis, et pour un collectif.&nbsp;»</em> Une manière de voir qui tranche avec les logiques du sport professionnel. Dans un univers dominé par la compétition et les ambitions démesurées, il assume d’avoir fait un autre choix : placer l’humain, l’esprit d’équipe et le jeu tout simplement, au premier plan, quitte à renoncer à certaines opportunités. Des valeurs que beaucoup d’entraîneurs tentent aujourd’hui de faire renaître dans leurs vestiaires. Ce rapport singulier au football, il continue d’ailleurs à le partager régulièrement dans l’émission «&nbsp;Foot è Basta&nbsp;» sur ViaStella, où son expérience nourrit une lecture fine de l’actualité du football insulaire.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des valeurs comme fil conducteur</strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce cap fixé, il aborde l’après-carrière avec lucidité. Anticipant la reconversion, il obtient ses brevets d’État et intègre la fonction publique. D’abord aux ressources humaines, il ne tarde pas à rejoindre la direction des sports de la Ville d’Ajaccio. Une transition réussie, sans rupture brutale, à l’image d’un parcours toujours maîtrisé.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Que ce soit sur ou en dehors du terrain, le fil conducteur reste le même. Plus que les performances, ce sont des valeurs qui structurent son parcours : le respect, la droiture, la solidarité. Un héritage familial qu’il tient à transmettre à ses enfants, Baptiste et Laura, à travers des gestes simples, au quotidien.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Des principes qui trouvent logiquement un prolongement dans ses engagements. En effet, Jean-Toussaint Moretti est investi depuis 2019 au sein du club de football d’Afa, d’abord comme coach, désormais comme dirigeant et directeur sportif. Il est également bénévole auprès du Corsica Sport Mezzavia, un club de trail qui sillonne les reliefs de la Gravona et pour lequel il n’hésite pas à jouer les aiguilleurs ou les ravitailleurs les week-ends de compétition. Un engagement discret, solide et constant à l’image du créateur du City Trail Imperial. Jean-Toussaint Moretti est à l’origine, avec son ami Jean-Marc Miniconi, de ce rendez-vous incontournable pour les sportifs urbains. Chaque année au mois de décembre, près de 1&nbsp;500 coureurs partent à l’assaut des rues ajacciennes dans une ambiance festive et sous les encouragements de plus de 10&nbsp;000 spectateurs. Un effort pour la bonne cause car depuis sa création en 2015 tous les bénéfices des inscriptions des participants sont reversés à des associations caritatives.</p>
<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un investissement syndical, au sein du STC. Là encore, pas de posture, mais une volonté de défendre des convictions. <em>«&nbsp;On ne s’engage pas pour être dans la bonne équipe, mais pour défendre ses idées&nbsp;»,</em> explique-t-il. Parmi elles, la défense de l’identité corse occupe une place centrale.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Corse au cœur de son action</strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Car Jean-Toussaint Moretti demeure profondément attaché à son île. Il la décrit comme <em>«&nbsp;un joyau en danger&nbsp;».</em> En cause : la bétonnisation, mais aussi ce qu’il perçoit comme une dilution progressive de l’identité, de la langue et de la culture corses. Un diagnostic sans concession qui pour autant, ne cède rien au repli. À l’inverse, il défend l’ouverture et les échanges. <em>«&nbsp;La difficulté est de savoir où placer le curseur entre le développement de la Corse et la sauvegarde de notre identité. C’est une question fondamentale.&nbsp;»</em> Une ligne de crête qu’il juge essentielle.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Cet équilibre passe selon lui par des mesures concrètes pour limiter la spéculation immobilière et la bétonnisation à outrance autant que par une attention particulière portée à la jeunesse. <em>«&nbsp;Je suis un peu inquiet pour les jeunes de ce pays, pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir de repères ou de cadre.&nbsp;»</em> Son regard s’étend plus globalement au lien social qu’il estime fragilisé, notamment dans les villes où les relations entre générations tendent à s’effacer : <em>«&nbsp;Nous devons absolument préserver ce qu’il en reste.&nbsp;»</em> Face à ce phénomène, le village subsiste en tant que point d’ancrage. Un espace de transmission précieux, où les générations se croisent et se reconnaissent. <em>«&nbsp;Mon fils est très attaché à nos villages, Rospigliani du côté de ma mère, Sarrola et Afa, du côté de mon père. Et aujourd’hui, c’est lui qui me présente des gens en me disant : “Papa, j’ai rencontré un cousin…” Je trouve ça beau. </em>»</p>
<p class="wp-block-paragraph">Homme d’action, profondément impliqué dans la dynamique collective de son territoire, Jean-Toussaint Moretti éprouve également le besoin de se retrouver dans la nature. En montagne, dans le maquis, souvent à l’aube, accompagné de son chien, il s’éloigne du bruit pour se ressourcer. Un contraste qu’il observe avec amusement.</p>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>«&nbsp;S’engager, c’est agir&nbsp;» </strong><strong></strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ces moments de retrait nourrissent une réflexion plus large sur l’action publique. L’idée d’un engagement politique est bien présente. Mais ici aussi, c’est moins la carrière personnelle que le sens de la démarche qui semble guider ses choix. <em>«&nbsp;La politique, au sens noble du terme, m’a toujours animé. J’ai un attachement profond au débat d’idées, à cette capacité collective à faire émerger des solutions utiles et concrètes. S’engager, c’est vouloir comprendre, mais surtout agir. C’est accompagner le changement, l’impulser quand c’est nécessaire en gardant toujours une seule et même exigence : être au service des autres et de l’intérêt général.&nbsp;» </em>Une vision cohérente avec son parcours. PourJean-Toussaint Moretti <em>: «&nbsp;L’action publique n’est</em> <em>pas une option, c’est une nécessité démocratique.&nbsp;»</em></p>
<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs indiscrétions, il aurait ainsi contribué, en coulisse, par conviction et par amitié, à accompagner certaines dynamiques gagnantes notamment la campagne de Jean-Baptiste Arena à la Chambre régionale d’agriculture de Corse, ou encore l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante, représentant l’ensemble du territoire à la Ligue corse de football. Des participations sans exposition particulière mais qui témoignent de son ambition.</p>
<p class="wp-block-paragraph">À travers sa constance et ses convictions, Jean-Toussaint Moretti dessine en filigrane une haute idée de l’engagement. Une ligne de conduite fidèle à lui-même, à ses valeurs et à son territoire, qui ne doit rien au hasard.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Couvent de Marcassu : Les sœurs du Rosier de l’Annonciation</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/couvent-de-marcassu-les-soeurs-du-rosier-de-lannonciation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 13:50:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/couvent-de-marcassu-les-soeurs-du-rosier-de-lannonciation/</guid>

					<description><![CDATA[La charité est inventive à l’infini Saint Vincent de Paul Le couvent de Marcassu situé à Cateri a été érigé au début du XVIIe siècle&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="1496" height="866" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-15.50.46.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
</p>
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><strong><em>La charité est inventive à l’infini</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p class="has-text-align-center"><strong>Saint Vincent de Paul</strong></p>
</blockquote>
<p><strong>Le couvent de Marcassu situé à Cateri a été érigé au début du XVIIe siècle par les frères franciscains, sur les ruines du Castello de Marcasso datant, lui, du Xe siècle. Il abrite depuis 2019 la communauté des sœurs du Rosier de l’Annonciation. Une communauté de femmes consacrées, fondée il y a plus de 10 ans, par sœur Laetitia Tremolet de Villers. Elle s’inscrit dans le sillage de la grande lignée des religieux qui ont fait vivre ce lieu sacré et patrimonial. Auparavant implantées à Lourdes, les sœurs du Rosier de l’Annonciation œuvraient déjà auprès des familles et des enfants. À Marcassu, elles poursuivent ce même service, celui d’aider les femmes en difficulté, les mamans en devenir ou celles déjà mères, autour de leur maternité, à travers un accueil, un accompagnement et une protection.</strong><br />Par <strong>Laura Benedetti</strong></p>
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-15.50.46.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="593" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-15.50.46-1024x593.png" alt="" class="wp-image-12937" /></a></figure>
<p><strong>Monument remarquable</strong></p>
<p>Fondé en 1621, il aura fallu deux siècles et des travaux permanents pour achever cet édifice remarquable de plus de 1&nbsp;500 m2. Il est composé d’environ 40 salles, d’un cloître et d’une église qui fut longtemps l’église paroissiale de Cateri. Ici, reposent deux franciscains importants : le Vénérable Bernardin de Calenzana et le Serviteur de Dieu, le Père Lopez, moins connu. Les deux tombes sont dans l’église. La sacristie, elle, est classée. On n’y vient pas encore en pèlerinage mais ce pourrait devenir un sanctuaire. En 2021, la Mission Patrimoine a permis la restauration des vastes toitures et, ainsi, la sauvegarde de l’édifice. La dernière pièce de la charpente a été posée par la mère supérieure, sœur Laetitia. Après le départ des derniers frères franciscains ayant occupé le couvent, l’arrivée de la nouvelle communauté des Sœurs à Marcassu était très attendue. Le désir de la population des villages alentours était fort et pluriel : maintenir la vie religieuse au sein du couvent, déployer une présence religieuse sur le territoire, répondre à une prière des familles et des habitants des villages de ce micro-territoire de Balagne, avoir une communauté religieuse participer aux fêtes patronales et au catéchisme auprès des plus jeunes. À tout cela, elles y ont répondu très vite et continuent à y répondre dans la joie de leur dévouement, en collaboration avec les prêtres.</p>
<p>Parmi les saints patrons de la Communauté des sœurs du Rosier de l’Annonciation, figure le père des religieuses apostoliques, Saint Vincent de Paul. À l’image de ce dernier, la vocation apostolique des sœurs est pleinement animée par le désir de servir les plus vulnérables. Parmi eux, <em>«&nbsp;Les enfants, qui sont nos premiers maîtres après Dieu&nbsp;»,</em> confie sœur Laetitia, fondatrice de la communauté. Les sœurs du Rosier exercent leur vie de charité dans la mission ; auprès de la jeunesse par la transmission de la foi à travers la catéchèse du Bon Pasteur, inspiré de la méthode Montessori ; et aussi, forte singularité de la communauté, via une médiation artistique et universelle qui leur tient à cœur, celle du théâtre, par le biais de laquelle elles prônent la mise en scène des jeunes de la Parole de Dieu. Auprès des femmes, elles s’engagent à les accompagner à approfondir leur recherche de Dieu et de répondre à leur propre appel. En ce sens, le couvent de Marcassu prend la forme d’une Maison de Formation avec l’accueil des sentinelles et des Novices. Parallèlement, la communauté s’attèle à l’ouverture prochaine d’un foyer pour enfants, qu’elle accueille d’ores et déjà le temps des patronages organisé plusieurs fois au cours d’une année ou encore autour des camps. Enfin, les jeunes filles, femmes enceintes et femmes isolées, peuvent bénéficier d’un soutien à leur prise en charge.</p>
<p><strong>«&nbsp;L’</strong><strong>É</strong><strong>glise est une femme, une mère&nbsp;»</strong></p>
<p><strong><em>Merci à toi, femme, pour le seul fait d’être une femme&nbsp;! Par la perception propre de ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong>Lettre du pape Jean-Paul II aux femmes, 29 juin 1995</strong></p>
<p>À la suite de laVierge Marie et des saintes femmes qui suivaient le Christ et les apôtres, sœur Laetitia avait à cœur de mettre ses ressources de femme consacrée au service des besoins de l’Église, particulièrement des femmes en difficulté et des enfants blessés ou délaissés. Proche de la communauté Saint-Martin dans son histoire, la communauté du Rosier de l’Annonciation est aujourd’hui bien ancrée dans le diocèse d’Ajaccio. Elle compte une dizaine de sœurs, auxquelles s’ajoutent dans leur quotidien, les sentinelles ; jeunes femmes désireuses de donner un an de leur vie au Seigneur pour se former et se mettre à l’écoute de la volonté de Dieu, s’accordant au rythme de la vie de prière des sœurs et partageant leurs missions. Avec le désir d’être des femmes de Dieu, enracinées dans la Tradition et à l’écoute de leur époque, les sœurs du Rosier sont appelées à exercer dans leur apostolat une maternité spirituelle, dans une complémentarité avec le prêtre.</p>
<p>Les sœurs du Rosier de l’Annonciation accordent une importance phare à la place spirituelle de Marie dans leurs missions, notamment celles autour de la maternité et de l’accueil de la vie. <em>«&nbsp;Quand on reçoit cet appel, </em>nous dit sœur Laetitia<em>, </em>on a la grâce qui va avec.&nbsp;» Leur vie de femmes consacrées, dont le nom «&nbsp;l’Annonciation&nbsp;», appelé le mystère mère, est le mystère de la vie nouvelle accueillie et donnée par la Femme, la Vierge Marie, à l’humanité. C&rsquo;est ce mystère de l’Espérance que les sœurs veulent porter. Quant aux roses du Rosier, elles sont aussi un attribut de la Vierge. Les sœurs du Rosier de l’Annonciation porte un habit marron, cette couleur terre qui rappelle notre condition originelle et, en Corse, fait écho à la présence franciscaine sur l&rsquo;île pendant des siècles. La ceinture est le signe du vœu de chasteté auquel elles s’engagent à la suite du Christ. Le voile blanc représente le baptême qu’elles sont appelées à vivre en plénitude dans leur consécration. La bande dorée sur leur voile est le signe de la Résurrection dont elles veulent témoigner dans l’Espérance partout où le Seigneur les conduit. À l’occasion du mois de mai, le mois associé à Marie, au nom de la mère, à travers les sœurs de Marcassu, s’inaugure la vie.</p>
<p>Laura Benedetti</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Accident mortel de Verghia : la famille Bianucci replongée dans le drame après la procédure d’appel</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/accident-mortel-de-verghia-la-famille-bianucci-replongee-dans-le-drame-apres-la-procedure-dappel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[karine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:36:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/?p=670988</guid>

					<description><![CDATA[Le drame survenu dans la nuit du 11 août 2024 au large de la plage de Verghia, sur la commune de Coti-Chiavari, continue de hanter&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le drame survenu dans la nuit du 11 août 2024 au large de la plage de Verghia, sur la commune de Coti-Chiavari, continue de hanter une famille entière. Plus d’un an après la disparition tragique de François-Noël Bianucci, 29 ans, une nouvelle étape judiciaire vient raviver une douleur jamais refermée. Selon une convocation adressée par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, une audience devant la chambre des appels correctionnels est fixée au 26 mai 2026 dans le cadre de l’affaire liée à l’accident maritime qui avait coûté la vie au jeune homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un drame qui avait bouleversé la Corse</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11 août 2024, vers 21h45, un semi-rigide piloté par Éric Gaffory percutait un bateau au mouillage dans l’anse de Verghia. Le choc, d’une extrême violence, avait éjecté plusieurs passagers. François-Noël Bianucci avait été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire avant de succomber à ses blessures. Mathias Nomellini et Cyril Tremari avaient été gravement blessés. À l’époque, l’émotion avait été immense en Corse. Les secours avaient mobilisé d’importants moyens terrestres, maritimes et aériens afin de tenter de sauver les victimes. Le procès s’était tenu devant le tribunal maritime de Marseille en mai 2025. Le ministère public avait notamment retenu des faits d’homicide involontaire, de blessures involontaires et de manquements aux règles de sécurité maritime. Le 27 juin 2025, le tribunal avait reconnu Éric Gaffory coupable des infractions reprochées. Il avait été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont une partie aménagée sous surveillance électronique, avec retrait du permis bateau et obligation d’indemniser les victimes. Dans sa décision, la juridiction avait notamment évoqué une navigation à vitesse excessive et sous l’emprise de l’alcool au moment des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une famille toujours brisée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le drame, les proches de François-Noël Bianucci n’ont cessé de réclamer vérité et reconnaissance de leur douleur. La disparition brutale du jeune homme avait profondément marqué sa famille, ses amis et une grande partie de la population insulaire. Sur les réseaux sociaux comme lors du procès, de nombreux témoignages avaient salué la personnalité solaire et appréciée du jeune Corse. Mais aujourd’hui, cette nouvelle procédure d’appel replonge les proches dans une souffrance immense. Pour la famille Bianucci, chaque audience, chaque expertise et chaque étape judiciaire ravivent les souvenirs de cette nuit dramatique. L’appel interjeté par Éric Gaffory ravive aujourd’hui toutes les blessures. Pour les proches de François-Noël Bianucci, cette nouvelle étape judiciaire est vécue comme une épreuve supplémentaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un dossier toujours sensible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire continue de susciter une forte émotion en Corse, tant par les circonstances du drame que par le profil de la victime. Au-delà des questions judiciaires, ce dossier rappelle aussi les dangers liés à la navigation de plaisance, particulièrement durant la période estivale où le trafic maritime est très dense sur le littoral corse. Pour la famille de François-Noël Bianucci, toutefois, le temps judiciaire reste suspendu à une douleur qui ne disparaît pas. Et avec cette nouvelle audience prévue le 26 mai 2026 , c’est tout un passé traumatique qui ressurgit une nouvelle fois.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une Corse ouverte et fraternelle, de 1853 à aujourd’hui</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/une-corse-ouverte-et-fraternelle-de-1853-a-aujourdhui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 14:04:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/une-corse-ouverte-et-fraternelle-de-1853-a-aujourdhui/</guid>

					<description><![CDATA[De la Bretagne à la Corse Incarnée par Nelly Traversari et Sperienzha, une espérance gustative qui relie Paimpol à Ajaccio. L&#8217;espérance, un fil qui traverse&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="352" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.12.50.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<p>De la Bretagne à la Corse</p>
<h3 class="wp-block-heading">Incarnée par Nelly Traversari et Sperienzha, une espérance gustative qui relie Paimpol à Ajaccio.</h3>
<p><strong>L&rsquo;espérance, un fil qui traverse les siècles.</strong> <strong>La Bretagne et la Corse partagent bien plus qu&rsquo;une géographie de bout du monde. Elles portent la même espérance de liberté, le même attachement farouche à une culture vivante, à une langue, à une terre. Des esprits libres des deux rives qui ont toujours su, quand il le fallait, tendre la main.</strong></p>
<p><strong>Par Maud Sevellec</strong></p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.07.02.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="530" height="804" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.07.02.png" alt="" class="wp-image-12947" /></a></figure>
</div>
<p>En 2026, ce bateau s’appelle encore Espérance, mais il transporte autre chose : des arômes, des saveurs, des savoir-faire. L&rsquo;espérance est devenue gustative. Et elle a rejoint Paimpol, où pousse désormais la première vanille bretonne – une vanille singulière, iodée et biscuitée, différente de la Bourbon ou de Tahiti – distribuée par Sperienzha, jusqu’aux cuisines d&rsquo;Ajaccio.</p>
<p>« Le prisuttu corse est une poésie charcutière, un hymne au vent du maquis. » Edmond Rostand</p>
<p><strong>Nelly Traversari, la cheffe qui cuisine en poète</strong></p>
<p>Nelly Traversari est originaire de Balagne. C’est là, dans les cuisines de ses grands-mères, qu’elle a appris que la cuisine corse n’est pas une technique, mais une transmission – généreuse, goûteuse, enracinée. Une cuisine qui nourrit autant qu’elle raconte.</p>
<p>Aujourd’hui, cheffe de cuisine de son restaurant Le Grain de Sel à Ajaccio, Nelly incarne ce que l’on pourrait appeler la bistronomie corse : une alliance entre la rigueur du chef et l’engagement envers les producteurs des microrégions de l’île. Sur sa carte, chaque plat porte un nom – et le nom de celui ou celle qui l’a produit. Une unité rare entre la terre et la table, entre le geste du producteur et le geste du chef.</p>
<p>Elle n’aime pas le mot « concept » : trop réducteur, trop figé pour désigner quelque chose d’aussi vivant. Ce qu’elle fait n’est pas un concept, c’est un art vivant. Un art qui évolue au rythme des saisons, des rencontres, des microrégions qui composent cette île plurielle. Chaque produit inscrit à la carte est une décision d’engagement&nbsp;: soutenir un agriculteur du Cap Corse, un éleveur du Niolu, une jeune productrice comme Jade, qui cultive le premier ail noir de Corse.</p>
<p>« Elle ne cherche pas à représenter la Corse – elle la cuisine, chaque jour, comme on honore quelqu&rsquo;un qu&rsquo;on aime. » Jérémy Guerni, cofondateur de Sperienzha</p>
<p><strong>La vanille de Paimpol et le pain perdu de Balagne</strong></p>
<p>Quand Nelly a découvert la vanille bretonne de Paimpol, quelque chose s’est reconnecté. Un arôme d’enfance : sa grand-mère, en Balagne, lui préparait un pain perdu à la vanille. Ce goût d’autrefois, retrouvé dans un produit d’aujourd’hui cultivé à l’autre bout de la France, dit quelque chose d&rsquo;essentiel sur ce que Sperienzha</p>
<p>cherche à construire – des ponts sensoriels entre les cultures, des fraternités gustatives qui font écho aux fraternités historiques.</p>
<p>C’est Sperienzha qui a imaginé et conçu ce lien : entre la coopérative Prince de Bretagne à Paimpol, Nelly Traversari à Ajaccio, et les producteurs corses et bretons que ces deux îles-continents ont su faire pousser. Un pont entre la Bretagne, le Pays basque et la Corse – trois territoires de bout du monde, trois cultures de résistance et de convivialité, réunies autour d’une table.</p>
<p><strong>La bistronomie corse, un rempart poétique</strong></p>
<p>Des Romains aux grandes plumes françaises – Mérimée, Balzac, Daudet, Lamartine</p>
<p>– tous ceux qui ont posé les yeux sur la Corse en sont revenus avec des mots de fête. La Corse a toujours inspiré la poésie. En 2026, cette poésie ne s&rsquo;écrit plus seulement dans les livres : elle se lit sur les cartes des restaurants, dans les recettes des chefs engagés, dans les étiquettes des producteurs invisibles que l’on remet enfin en lumière.</p>
<p>Dans un monde standardisé, où les saveurs se ressemblent et où les cartes se copient, la bistronomie corse fait rempart. Elle porte en elle une autre voix – la conviction que les produits de cette île, de sa terre, de sa montagne et de sa mer, sont d’une qualité exceptionnelle, et qu’ils méritent un chef à leur hauteur.</p>
<p>Nelly est le chef et Sperienzha est le bateau.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des statistiques en trompe-l’œil</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/des-statistiques-en-trompe-loeil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 13:45:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/des-statistiques-en-trompe-loeil/</guid>

					<description><![CDATA[Les chiffres sont incontournables. Rien n’est plus vrai. Pourtant isolés d’un contexte général, ils peuvent prêter à confusion chez ceux qui ne baignent pas dans&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img loading="lazy" decoding="async" width="880" height="496" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-15.47.33.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" /></div>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-15.47.33.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="880" height="496" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-15.47.33.png" alt="" class="wp-image-12934" /></a></figure>
<p><strong>Les chiffres sont incontournables. Rien n’est plus vrai. Pourtant isolés d’un contexte général, ils peuvent prêter à confusion chez ceux qui ne baignent pas dans la vigilance. Ainsi, la Corse moins sujette aux cambriolages et plus riche des îles qui l’entourent est une réalité, mais console-t-elle pour autant.&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Par Jean Poletti</strong></p>
<p>À quelques jours d’intervalle deux études furent divulguées. En d’autres circonstances, elles auraient pu mettre du baume au cœur et engendrer un sentiment de satisfaction. L’une émane d’un cabinet privé, l’autre d’une institution officielle. Bannissons l’éventuel quiproquo. Toutes deux firent un travail sérieux, exhaustif et documenté. Par ailleurs l’objectif n’était pas de contextualiser les résultats mais de s’en tenir aux aspects factuels. Ainsi, il ressort que chez nous les cambriolages sont au prorata des habitants moins nombreux que dans l’Hexagone. En corollaire, l’île est financièrement mieux lotie que ses «&nbsp;sœurs&nbsp;» qui l’entourent. Voilà ce que démontrent Luko by Allianz Direct et l’Insee.</p>
<p>Pourtant en notre for intérieur de tels éléments ne peuvent donner lieu à aucune réjouissance, fut-elle discrète et empreinte de sérénité. Des chapardeurs de domiciles ne se bousculant pas au portillon&nbsp;? Sans doute. Même si une telle enquête relaie dans un passé encore récent aurait abouti à l’absence quasi-totale de tels méfaits.</p>
<p><strong>Ricchi mà poveri</strong></p>
<p>Car actuellement, sans être pléthoriques, ils tendent à s’amplifier dans les villes mais aussi les petites communes de l’intérieur. Des lieux où fermer sa porte à clé en quittant le domicile relevait de l’exception confirmant la règle. Aujourd’hui, tel n’est malheureusement plus le cas. Si la tendance se poursuit, nul doute que dans un proche avenir, nous aurons rejoint les calamiteux résultats continentaux. Était-il seulement imaginable que des maisons familiales soient dévalisées au cœur de la ruralité alors que les propriétaires étaient décédés&nbsp;? Doit-on relever que de telles exactions sont fréquemment perpétrées par des malfaisants qui ont pris l’habitude d’écumer les microrégions, après s’être assurés que les lieux étaient déserts et qu’ils pouvaient s’emparer de maigres butins en tout quiétude&nbsp;?</p>
<p>Dans le droit fil des nouvelles supposées rasséréner, campe l’annonce que la Corse serait la plus riche du chapelet des îles qui l’entourent. Exact dans l’absolu. Fallacieux en comparaison. En effet, nul besoin d’être un exégète pour savoir que toutes souffrent d’un retard de développement. Aussi serait-il plus idoine de dire que notre île est la moins pauvre dans un concert insulaire de pauvreté. Ici, en effet près du quart de la population se débat sous le seuil de la précarité. Tandis que le coût de la vie est plus élevé que dans&nbsp;le reste du pays. Tout cela est connu et ressassé depuis de longues années.</p>
<p><strong>L’arbre et la forêt</strong></p>
<p>À telle enseigne que Matignon vient d’initier une mission ministérielle pour autopsier ce différentiel aggravant une situation aux lisières du désastre. Nouvelle déconvenue ou cette fois solutions pérennes&nbsp;? Réponse à l’automne quand Michel Castellani aura rendu sa copie.</p>
<p>Et nos équipes de cambrioleurs&nbsp;? On les oublierait presque tant les problématiques insulaires semblent s’alimenter mutuellement. Bon redisons qu’ils ne tiennent pas le haut du pavé de la délinquance. Cela n’est que l’arbre qui cache une forêt bien plus inquiétante. Ici, le grand banditisme infuse dans la société. De manière directe ou incidence, il conditionne maintes activités professionnelles et suscite une crainte conjuguée de rejet au sein de la société. «&nbsp;Vivre et braquer au pays&nbsp;», tel pourrait être la doctrine de ce milieu qui rackette, fait pression et tente de contrôler les pans d’activité jugés les plus rentables. Le bâtiment et travaux publics, le domaine du tourisme, bars et restaurants, sont des cibles désignées. Ces mainmises ne sont pas toutes dévolues à détourner des bénéfices, mais un moyen de blanchir le pactole engendré par des trafics, dont celui de la drogue.</p>
<p><strong>Illusions perdues&nbsp;?</strong></p>
<p>Dès lors pour le citoyen instruit par tous ces dysfonctionnements, apprendre que les larcins ont peu droit de cité équivaut à un piètre lot de consolation. Et une vaine surprise qui n’incite nullement aux réjouissances. À cet égard, le fameux rapport de la commission parlementaire, présidée en son temps par Jean Glavany, est plus que jamais d’actualité&nbsp;: «&nbsp;La Corse a droit à l’État de droit&nbsp;». Tel était le titre du document. Il résumait une nécessité autant qu’un devoir moral de la puissance publique. L’eau coula sous les ponts sans que la mission régalienne de la sphère étatique soit couronnée de spectaculaires résultats. Même si l’honnêteté intellectuelle commande à dire que magistrats et policiers ne sont pas inactifs et enregistrent des succès. Mais une authentique volonté politique fut souvent aux abonnés absents pour que s’instaure véritablement, non pas l’impossible disparition de la voyoucratie, mais à tout le moins sa marginalisation.</p>
<p>Corsica non avrai mai bene. L’adage attribué à Giovanni della Grossa ne se tarira pas avec les études, dont les accents qui se veulent bénéfiques ne sont qu’illusions. En espérant qu’elles ne soient pas à jamais perdues.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Santé en Corse : l’urgence d’agir, au-delà des tensions</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/sante-en-corse-lurgence-dagir-au-dela-des-tensions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 14:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/sante-en-corse-lurgence-dagir-au-dela-des-tensions/</guid>

					<description><![CDATA[À Ajaccio, un centre de soins non programmés Aiutu Medicale Corsu, porté par l’infirmière Vannina Peretti et le médecin Magali Pujol, s’impose comme une réponse&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="766" height="552" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.30.54.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" loading="lazy" /></div>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.27.29.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="584" height="734" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.27.29.png" alt="" class="wp-image-12961" /></a></figure>
</div>
<p>À Ajaccio, un centre de soins non programmés Aiutu Medicale Corsu, porté par l’infirmière Vannina Peretti et le médecin Magali Pujol, s’impose comme une réponse concrète aux failles du système de santé. Derrière cette initiative, un engagement fort… et un combat quotidien pour exister.<br />Par <strong>Anne-Catherine Mendez</strong></p>
<p><strong>Une urgence qui se vit au jour le jour</strong></p>
<p>En Corse, la question de l’accès aux soins n’est plus un sujet abstrait. Elle se vit en permanence, dans les salles d’attente saturées, dans les appels au 15, dans ces moments où l’on cherche une réponse rapide… sans toujours la trouver. C’est dans cet entre-deux, entre médecine de ville et urgences hospitalières, qu’a émergé une initiative aussi concrète que fragile, portée par une femme au parcours singulier : Vannina Peretti.</p>
<p><strong>Un parcours hors norme, forgé sur le terrain</strong></p>
<p>Rien ne prédestinait cette Ajaccienne à prendre une telle place dans le paysage sanitaire local. Et pourtant. Lorsqu’elle entre à l’hôpital comme ASH (agent de service hospitalier, en charge notamment de l’entretien des chambres et de l’hygiène des services), elle découvre bien plus qu’un métier : une vocation. « J’ai su tout de suite », confie-t-elle. Sans bac, avec un enfant, elle reprend ses études, travaille sans relâche et décroche le concours d’infirmière parmi 250 candidats, terminant deuxième. Une trajectoire à contre-courant, marquée par la détermination.</p>
<p><strong>Le déclic du Covid et le constat d’un manque</strong></p>
<p>Des années plus tard, après une carrière aux urgences puis en libéral, c’est la crise du Covid qui agit comme révélateur. Sur le terrain, au contact direct des patients, elle prend la mesure d’un manque structurel&nbsp;: celui des soins non programmés. Ces situations qui ne relèvent pas forcément des urgences vitales, mais qui nécessitent une prise en charge rapide. Trop souvent, les patients n’ont alors qu’une seule option : l’hôpital, déjà saturé.</p>
<p><strong>Une réponse concrète à un vide du système</strong></p>
<p>De ce constat naît un projet ambitieux : créer un centre capable d’accueillir ces patients sans rendez-vous, de désengorger les urgences et de proposer une réponse intermédiaire, souple et réactive. Un modèle encore peu développé en Corse, pourtant essentiel dans de nombreux territoires confrontés à la pénurie médicale. Très vite, l’utilité du centre se confirme. Les patients affluent. L’hôpital lui-même reconnaît l’intérêt de cette structure et y oriente certains cas, contribuant à fluidifier les parcours de soins. Une convention est alors signée avec l’établissement hospitalier pour pouvoir réorienter les urgences. Sur le terrain, la réponse est là&nbsp;: concrète, efficace, humaine. Cette avancée a également été rendue possible grâce au soutien de son ancien directeur, Jean-Luc Pesce, ainsi que de la mairie d’Ajaccio, qui n’ont jamais cessé de croire au projet.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.30.42.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="738" height="548" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.30.42.png" alt="" class="wp-image-12962" style="width:408px;height:auto" /></a></figure>
</div>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.30.54.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="766" height="552" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.30.54.png" alt="" class="wp-image-12963" style="width:407px;height:auto" /></a></figure>
</div>
<p><strong>Une réussite fragile</strong></p>
<p>Mais derrière cette réussite apparente, la réalité est bien plus fragile. Car monter un tel projet relève du parcours d’obstacles. Il faut concevoir un cadre juridique adapté, financer la structure sans aides significatives, convaincre des médecins de s’engager. « J’ai injecté mon argent personnel. Je me suis mise en danger », explique Vannina Peretti, sans détour. À ses côtés, les médecins Magali Pujol et Jean-François Kulik jouent un rôle clé. Présents, engagés, ils contribuent à faire vivre le centre malgré les difficultés. Pendant des mois, les consultations servent avant tout à couvrir les frais. L’équilibre économique reste précaire et la pression constante.</p>
<p><strong>Innover dans un système sous tension</strong></p>
<p>À cela s’ajoutent des tensions plus diffuses. Difficultés à recruter, lenteurs administratives, incompréhensions… Sans entrer dans les polémiques, une réalité s’impose : innover dans le système de santé, en particulier dans un territoire comme la Corse, demande une énergie considérable. Les initiatives nouvelles bousculent des équilibres, interrogent des pratiques installées et ne trouvent pas toujours un terrain favorable. Mais au-delà des contraintes structurelles, un autre phénomène pèse sur le fonctionnement du centre : la difficulté à mobiliser durablement des médecins. Dans un contexte déjà tendu, certains hésitent à s’engager, freinés par un climat de pression latent, fait de tensions professionnelles, de craintes pour leur installation ou leur exercice, et d’un environnement parfois perçu comme peu propice à la prise d’initiative. Résultat : les équipes se fragilisent, les plannings deviennent instables et le modèle lui-même vacille. Pendant ce temps, les patients continuent de pousser la porte. Parce que le besoin est là. Parce que ce type de structure répond à une attente réelle, immédiate, parfois urgente.</p>
<p><strong>Un enjeu de santé publique majeur</strong></p>
<p>Au fond, ce centre incarne une question plus large : comment adapter notre système de santé à des territoires en tension ? Vieillissement de la population, manque de médecins, éloignement géographique… autant de défis qui rendent indispensable l’émergence de solutions intermédiaires. Des soutiens existent. Institutions locales, comme la mairie d’Ajaccio, acteurs du territoire, partenaires divers ont accompagné le projet à ses débuts, conscients de son utilité. Mais aujourd’hui, cela ne suffit plus à garantir sa pérennité.</p>
<p><strong>Tenir… ou disparaître</strong></p>
<p>Car après plusieurs années de combat, la fatigue se fait sentir. « On verra cet été », glisse Vannina Peretti. Une phrase simple, mais lourde de conséquences. Derrière elle, une réalité : sans consolidation, sans reconnaissance plus large, ces initiatives pourraient disparaître. Et avec elles, une réponse essentielle pour des milliers de patients.</p>
<p><strong>Une question qui reste posée</strong></p>
<p>Les retours laissés par les patients sur Google témoignent d’ailleurs de l’utilité concrète du centre Aiutu Medicale Corsu. De nombreux avis saluent la rapidité de prise en charge, la qualité de l’accueil, l’écoute des soignants et le professionnalisme de l’équipe médicale. Dans un contexte où obtenir un rendez-vous rapide relève parfois du parcours du combattant, ces témoignages illustrent l’importance de structures capables d’apporter une réponse immédiate et humaine aux besoins du quotidien. Une reconnaissance du terrain qui confirme, au-delà des chiffres, la place désormais occupée par ce centre dans le paysage sanitaire ajaccien. Reste alors une question, simple mais fondamentale : dans un contexte de désertification médicale, peut-on vraiment se permettre de laisser s’éteindre ce qui fonctionne ?</p>
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.31.09.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="786" height="552" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-04-a-16.31.09.png" alt="" class="wp-image-12964" /></a></figure>
<div class="wp-block-group">
<div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left"><strong>Centres de soins non programmés : de quoi parle-t-on ?</strong></h2>
<p>Les centres de soins non programmés répondent à un besoin de plus en plus identifié dans le système de santé : celui de prendre en charge rapidement des patients dont l’état ne relève pas d’une urgence vitale, mais nécessite néanmoins une consultation dans la journée. Concrètement, ces structures accueillent sans rendez-vous ou avec des délais très courts des patients pour des soins courants : infections, plaies, douleurs aiguës, petites urgences du quotidien. Elles permettent ainsi d’éviter un passage systématique par les services d’urgences hospitalières, souvent saturés. À mi-chemin entre la médecine de ville et l’hôpital, ces centres jouent un rôle d’interface. Ils participent à désengorger les urgences tout en offrant une réponse rapide et accessible aux patients. Encore peu développés en Corse, ils s’inscrivent pourtant dans une évolution plus large du système de santé, confronté à la baisse du nombre de médecins, au vieillissement de la population et à une demande de soins en constante augmentation. Leur efficacité repose toutefois sur un équilibre fragile : la présence de médecins disponibles, une organisation souple… et un environnement favorable à leur développement.</p>
<p><a href="https://www.google.com/search?sca_esv=66df0cea068f4c14&amp;sxsrf=ANbL-n6vlRzX9typV9niB3UI3693TAz2nA:1776324844454&amp;q=AIUTU+MEDICALE+CORSU&amp;si=AL3DRZGNtcdgKOqVhotcr-UG2kkYpwR2WO4qu3O00NmpwBmLnWqxiI8gaozqARXzsRoqov1YPI2zAfx4i3IhZRFvONqiXgndKr1jsVbZrM6o8DzU6MK1uy-ZBCMLVktWzf5QEItuI3wJ&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjA4-_a7fGTAxUPKvsDHQj6M_cQ_coHegQILhAB">AIUTU MEDICALE CORSU</a></p>
<p>04 95 70 55 55</p>
<p>Avenue du Docteur Noël Franchini – 20000 Ajaccio</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Anne Benoit-Biancarelli, l’âme libre d’Imiza</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/anne-benoit-biancarelli-lame-libre-dimiza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/anne-benoit-biancarelli-lame-libre-dimiza/</guid>

					<description><![CDATA[Entre exigence scientifique et attachement profond à la Corse, Anne Benoit-Biancarelli a tracé un chemin singulier dans l’univers de la cosmétique. Fondatrice d’Imiza, pionnière dans&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="528" height="452" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.30.24.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" loading="lazy" /></div>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.27.27.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="534" height="796" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.27.27.png" alt="" class="wp-image-12916" style="width:572px;height:auto" /></a></figure>
</div>
<p><strong>Entre exigence scientifique et attachement profond à la Corse, Anne Benoit-Biancarelli a tracé un chemin singulier dans l’univers de la cosmétique. Fondatrice d’Imiza, pionnière dans l’industrie cosmétique insulaire à base de fleur d’immortelle, elle continue de formuler ses créations comme elle raconte sa vie — avec instinct, liberté et une fidélité absolue à son île.</strong></p>
<p>Par <strong>Karine Casalta</strong></p>
<p>Passionnée très tôt de cosmétiques, le parcours d’Anne-Benoit Biancarelli ne relève pas de l’improvisation. <em>«&nbsp;J’ai eu mon bac à Bastia et à 16 ans, j’étais passionnée de cosmétique et j’ai fait mes études pour pouvoir m’orienter dans ce domaine. »</em> Une attirance qu’elle a du mal à expliquer mais qui remonte à l’enfance, quand déjà, elle rêvait dans sa salle de bains&nbsp;devant les parfums de sa maman. Elle grandit alors à Bastia, entre un père kinésithérapeute et une maman à la créativité foisonnante <em>«&nbsp;</em><em>il y avait un univers artistique chez ma maman que j’ai tout le temps vu créer beaucoup de choses&nbsp;… »</em></p>
<p><strong>De l’expérience des sens au laboratoire</strong></p>
<p>Adolescente, cet attrait se poursuit et elle prend l’habitude de descendre chaque soir à la pharmacie en bas de chez elle pour sentir les crèmes, toucher les textures, humer les flacons. C’est tout naturellement guidée par sa passion, qu’après son baccalauréat elle s’oriente vers un deug de biochimie, pour pouvoir par la suite intégrer l’ISIPCA (Institut supérieur international du parfum de la cosmétique et de l’aromatique alimentaire) créé par Guerlain à Versailles. <em>«&nbsp;C’était la seule école à l’époque qui formait la cosmétologie et au Nez. À la sortie, j’ai eu la chance d’être recrutée par Guerlain où j’ai passé cinq ans au sein du laboratoire de recherche et développement, et où j’ai formulé sur du maquillage, sur la terracotta notamment, pendant un long moment.&nbsp;»</em><em></em></p>
<p>Si l’expérience est structurante, elle s’y sent bientôt à l’étroit <em>« J’avais envie d’ouvrir mon horizon. Le laboratoire est « un petit milieu »,</em> dit-elle. Elle aspire alors à autre chose, sans forcément savoir quoi. Et puis, il y avait cette évidence qui montait, silencieusement : <em>« Je trouvais qu’en Corse, il y avait des choses à faire. »</em> Une traversée personnelle difficile après un plan social chez Guerlain lui donnera alors le courage de se lancer<em>.</em><em> « J’avais 30 ans, je pense que c’était le bon âge&nbsp;; et j’étais partie six mois à New York avant, et ça m’a aidée à le faire&#8230; Et puis j’étais dans une situation où je n’avais plus rien à perdre, mes peurs sont tombées&nbsp;! »</em></p>
<p><strong>L’essence d’une île</strong></p>
<p>Elle décide ainsi de rentrer en Corse pour monter son entreprise&nbsp;: <em>«&nbsp;La Corse est une terre de senteurs. Pour moi, c’était évident qu’il y avait des matières premières à mettre en avant, une filière à développer</em><em>. </em><em>Il y a 20 ans, c’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup de monde…»</em><em></em></p>
<p>Elle y voit alors un potentiel immense. IMIZA naît ainsi, dans un mélange de rigueur et d’élan. Son premier produit l’«Oliu di Sole&nbsp;», une huile sèche aux trois matières premières insulaires qu’elle a choisies pour leur qualité intrinsèque — l’immortelle, l’huile d&rsquo;olive, l’huile de noisette — connaît immédiatement un succès fulgurant <em>«&nbsp;En quinze jours, la première palette s’est écoulée&nbsp;!</em><em> Je ne m’y attendais pas du tout, j’ai été débordée.</em><em> Les stocks partaient, il a fallu </em><em>“</em><em>pédaler</em><em>”</em><em> pour suivre… Mais </em><em>ça a été magique, je ne l’explique toujours pas.</em><em> C’était sans doute le bon moment… »</em><em> </em>Une chance peut-être, mais déjà, derrière cette réussite apparait une constante : l’exigence de formulation, héritée du laboratoire. <em>« Ce n’est pas une simple huile parfumée.</em><em> Les formules sont très travaillées. </em><em>»</em><em></em></p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.27.52.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="490" height="670" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.27.52.png" alt="" class="wp-image-12917" style="width:306px;height:auto" /></a></figure>
</div>
<p>Dès le départ, la marque s’inscrit en effet dans cet équilibre singulier «&nbsp;d’un hybride entre la pharmacie et la parfumerie ». Une exigence entre naturalité et science, entre sensorialité et efficacité. Une ligne de crête qu’elle n’a cessé depuis d’habiter<em>. «&nbsp;Les formulations peuvent prendre jusqu’à un an selon le produit »</em>, précise-t-elle. Aux matières premières attentivement sélectionnées région par région, auprès de producteurs locaux, viennent ainsi s’ajouter des actifs ciblés plus élaborés. À l’aube de ses 20 ans, la marque vient d’ailleurs de sortir «&nbsp;Chiara di Sole&nbsp;»<em>,</em> la première crème anti-âge de son catalogue et franchit une étape attendue<em>. «&nbsp;On attendait ce produit depuis longtemps, à commencer par nos clientes fidèles. C’était une évidence que la crème manquait dans la gamme. »</em> On y retrouve les fondamentaux : l’immortelle corse, l’huile d’olive, l’huile de noisette. Mais aussi une formulation plus large, intégrant des actifs hydratants, lissants, raffermissants. <em>« Là, on est vraiment sur de l’efficacité anti-âge »,</em> explique-t-elle, mais sans jamais céder à la surenchère. Car sa ligne reste la même : <em>« Revenir à l’essentiel&nbsp;», dit-elle. « J’essaye toujours d’enlever ce qui n’est pas bon, de trouver le bon équilibre entre la texture et la santé. »</em> Une cosmétique exigeante, mais ancrée dans le bon sens face à une industrie qu’elle juge parfois excessive et un marché saturé d’injonctions contradictoires — toujours plus naturel, toujours plus jeune, toujours plus vite — <em>« c’est un monde de fous&nbsp;! »</em>, dit-elle inquiète de voir des adolescentes s’approprier des soins anti-âge. Elle revendique une autre temporalité, une autre manière de faire.</p>
<p><strong>La recherche du juste équilibre</strong></p>
<p><strong>Guidée par l’instinct et le temps long</strong><strong></strong></p>
<p>La créatrice revendique ainsi une liberté totale. Ses créations sortent quand elles sont prêtes, pas quand le calendrier le commande. <em>« Je n’ai pas du tout de plan de business. Je me laisse un peu porter. Je crois beaucoup aux signes. »</em>&nbsp;</p>
<p>Les parfums aussi occupent une place à part. <em>« Ce sont des histoires que je raconte. Je ne sais pas faire si je n’ai pas quelque chose de fort à raconter… »</em></p>
<p>Une philosophie qui pourrait sembler fragile, mais qui s&rsquo;avère en réalité redoutablement solide : Imiza compte aujourd’hui près de 100 points de vente en Corse, une soixantaine sur le continent et des premières implantations à Vérone, en Suisse et aux États-Unis.</p>
<p><em>« Une marque, ce n’est pas facile à nourrir, ça prend du temps. Je me demande</em> souvent : qui sommes-nous ? C&rsquo;est important de rester cohérente dans ses valeurs. »</p>
<p>Aujourd’hui, c’est toujours le même élan qui anime la créatrice. Elle dit qu&rsquo;elle « sent beaucoup », que ses perceptions sont aiguisées, que les couleurs et les odeurs de son île n’en finissent pas de la nourrir.&nbsp;<em>« La Corse, je la regarde encore. Je ne suis pas blasée. Elle est source de création. »</em>&nbsp;Elle rêve de pouvoir proposer un jour des événements mêlant parfums, art et musique — dans l’esprit de la boutique qu’elle avait ouvert sur l’île Saint-Louis au moment du Covid, organisée autour d’un piano à queue, et que la pandémie a emportée trop tôt. Ce rêve-là, elle le porte encore, intact. Des boutiques sur des îles, un piano au centre, des parfums qui racontent des histoires. La prochaine aventure d’Imiza ressemble, une fois encore, à sa fondatrice : libre, insulaire et tournée vers l&rsquo;essentiel.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Prix de l’essence, vie chère</title>
		<link>https://corsicaradio.fr/prix-de-lessence-vie-chere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[lepressing]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 09:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://corsicaradio.fr/prix-de-lessence-vie-chere/</guid>

					<description><![CDATA[Deux députés corses en mission vérité Le conflit iranien est chez nous un paravent aisé pour expliquer les tarifs des carburants. Théorie douteuse et fallacieuse&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px"><img decoding="async" width="516" height="472" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.12.11.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" loading="lazy" /></div>
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Deux députés corses en mission vérité</strong></h1>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.12.11.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="516" height="472" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.12.11.png" alt="" class="wp-image-12909" /></a></figure>
</div>
<p><strong>Le conflit iranien est chez nous un paravent aisé pour expliquer les tarifs des carburants. Théorie douteuse et fallacieuse car ici le surcoût relève en grande partie de taxes indues. De même la tempête du détroit d’Ormuz n’a pas créé la cherté de la vie. Deux nouvelles missions gouvernementales vont tenter d’expliciter et remédier à ces hiatus qui grèvent l’économie et amputent le pouvoir d’achat. En espérant que ce ne soit pas un coup d’épée dans l’eau.</strong></p>
<p><strong>Par Jean Poletti</strong></p>
<p>Il serait grand temps d’en finir avec les faux-semblants et arguties sur les prix à la pompe. Un baril contient deux-cent-trente litres de pétrole et est actuellement vendu autour de cent-dix dollars. Sans verser dans les comptes d’apothicaires des fluctuations du marché, disons simplement qu’un litre est payé aux alentours de soixante cents. Pourtant il s’affiche à quelque deux euros, voire davantage par l’automobiliste. Raffinage, transport, distribution en sont des facteurs objectifs, même si fréquemment ces intermédiaires ne lésinent pas au passage d’engranger des plus-values injustifiées. Mais le point d’orgue est atteint en apprenant que les taxes représentent soixante pour cent du prix final. Si cela n’est pas une manne financière pour l’État, elle en a une parenté étroite. Aussi dans les allées du pouvoir on passe sous un silence complice cette ponction excessive, préférant ergoter sur l’instabilité internationale. Et mettre à l’index les conflits comme seuls et uniques coupables. Sans aller jusqu’à parler de racket, rien n’interdit d’affirmer que cette manne, à l’importance injustifiée, est un trésor que le pouvoir ne veut pas laisser tarir fut-ce partiellement.</p>
<p><strong>Le coup de Jarnac</strong></p>
<p>Cet impôt caché suscite ressentiment et courroux. Naguère le bon peuple, las d’être taillable et corvéable à merci, se révolta. Comparaison n’est pas raison, mais dans un passé récent la colère des Gilets jaunes exprimait un ras le bol de trop bourse délier à chaque passage dans les stations-service.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.29.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="612" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.29-1024x612.png" alt="" class="wp-image-12910" style="aspect-ratio:1.6731956980608886;width:569px;height:auto" /></a></figure>
</div>
<p>Mais chez nous se greffe et se superpose le fait que nul économiste n’est en mesure d’expliquer. Depuis 1986, le taux de TVA est de treize pour cent contre vingt pour cent sur le continent. Malgré cette dérogation fiscale, accordée pour juguler le surcoût lié à l’insularité, les prix sont plus élevés de quelque sept pour cent pour le gazole et plus de cinq pour cent pour l’essence. Ce différentiel à la criante injustice dure et perdure depuis plus de deux décennies, sans que Bercy ne daigna jamais s’en préoccuper et a fortiori le faire cesser. Pourtant les doléances furent nombreuses au fil du temps. Tels ministres de l’Économie jouaient les étonnés, affirmant main sur le cœur qu’ils allaient réparer. D’autres prêtaient une oreille distraite, presque impolie. Il en est même qui affichaient une fin de non-recevoir.</p>
<p><strong>Le pot de confiture</strong></p>
<p>Entre hypocrisie et immobilisme, le hiatus s’enracinait entrecoupé de sporadiques mouvements revendicatifs. Peine perdue, ils laissaient de marbre les autorités étatiques. Cette politique de l’édredon fut sans doute comme un signal implicite pour des opérateurs de poursuive leurs stratagèmes dévolus à engranger davantage de profits. Mais à force de gourmandise, certains furent pris les doigts dans le pot de confiture. Les services de la concurrence n’eurent pas à investiguer longtemps pour les confondre du délit d’entente concurrentielle et les condamner à de lourdes amendes. Plus de soixante-dix millions d’euros, telle fut la sanction. Allaient-ils être redistribués aux automobilistes détroussés comme au coin du bois par ces pratiques illicites&nbsp;? Nullement. Le pactole ira abonder la cassette de l’État. Ainsi le cochon payant ne verra pas un kopeck de l’argent qui lui a été subtilisé avec une régularité de métronome au fil du temps.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.55.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="514" height="428" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.55.png" alt="" class="wp-image-12911" /></a></figure>
</div>
<p><strong>Roulez carrosses</strong></p>
<p>Pourtant chez nous se déplacer en voiture n’est pas un luxe. L’alternative ne court pas les routes. À l’exception des deux grandes villes, les transports en commun brillent par leur absence. La ruralité en est l’exemple probant. Aller faire ses courses dans le bourg du coin, se rendre chez un praticien, visiter des proches dans les cités ou tout simplement participer à une manifestation culturelle et assister à une séance de cinéma nécessite&nbsp;l’utilisation du véhicule. Tout comme ce moyen de locomotion fait partie intégrante des artisans du rural, des infirmières. Sans oublier les marchands ambulants, qui persistaient malgré la désertification, et devant renoncer à leurs tournées tant faire le plein annulait tout bénéfice déjà ténu. Ajoutons en incidence qu’exception faite de la brève saison estivale, ces commerçants remplissent un service public qui ne dit pas son nom. Inutile de compléter davantage un tableau aux multiples ombres portées. Mais en contrepoint, il convient de ne pas occulter la gravité de dysfonctionnements qui viennent de loin et relèvent de l’inconséquence de la puissance étatique. Et s’agissant de la Corse l’exonérer sans autre forme de procès en écoutant un discours tendant à rendre un affrontement armé seul et unique responsable.</p>
<p><strong>Bonus en jachère</strong></p>
<p>Le filon est éculé. Il relève de la dissimulation circonstancielle d’une incurie qui borde les allées du pouvoir. Car toutes les explications du monde ne pourront dissimuler éternellement l’incontournable évidence qu’une bonification fiscale se perde dans des méandres pécuniaires. Et pis encore, aboutissent à un surcoût que doivent acquitter, contraints et forcés, ceux qui prennent le volant. Ubu roi. Courteline dépassé. Voilà en guise de boutade un particularisme que refuse à bon droit la communauté insulaire, mais qui remplit d’aise les argentiers du pays. Laissons à cet égard la responsabilité d’une formule d’Édouard Herriot sans toutefois la rejeter&nbsp;<em>: «&nbsp;La politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir un peu la merde mais pas trop.&nbsp;» </em>Pour les barils, c’est le trop-plein. Un traitement d’urgence de cette fosse septique aux relents d’argent sale serait chez nous bienvenu, au seul titre de l’élémentaire justice sociale.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.38.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="420" height="424" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.38.png" alt="" class="wp-image-12913" /></a></figure>
</div>
<p><strong>La valse des étiquettes</strong></p>
<p>Nul besoin d’expliciter davantage. L’or noir conditionne l’existence quotidienne. Mais il permet aussi aux divers intermédiaires d’étoffer leurs bas de laine en situation géopolitique normale et davantage encore lors de fortes turbulences. Ainsi, il n’est pas superflu de noter que les étiquettes s’affolèrent sitôt le premier jour de la guerre au Moyen-Orient. Pourtant les réserves étaient conséquentes et cette hausse fut exclusivement spéculative, un effet d’aubaine pour les distributeurs. Comble de la situation on apprenait que ces réserves, stratégiques ou pas, n’étaient nullement gérées par l’État mais par une société privée&nbsp;! Sèchement interpellé au Palais Bourbon par plusieurs députés, le ministre de l’Économie fut incapable de répondre clairement, bafouillant des explications qui n’avaient aucun lien avec les questions posées. De même qu’il ne sut justifier la légalité des quelque douze millions d’euros de surprofits que se mirent quotidiennement dans les poches des distributeurs. Total, qui nous bassine avec des prix à la pompe momentanément bloqués à deux euros, ne claironne pas qu’il a misé en bourse sur la fermeture du détroit d’Ormuz, raflant ainsi au passage la coquette somme d’un milliard. Dans le même temps, les raffineurs multiplièrent par trois leurs prestations. Et, secret de polichinelle, ces énormes plus-values prirent le chemin de paradis fiscaux permettant aux bénéficiaires de ne déclarer qu’une infime partie des sommes gagnées.</p>
<p><strong>Conseil d’</strong><strong>É</strong><strong>tat, réponds&nbsp;!</strong></p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><a href="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.47.png"><img decoding="async" loading="lazy" width="514" height="328" src="https://www.parolesdecorse.fr/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-30-a-11.11.47.png" alt="" class="wp-image-12912" /></a></figure>
</div>
<p>Qui fà ? Se lamenter sans cesse et toujours ? Frapper aux portes des princes de la République, qui demeurent comme certaines maisons obstinément closes ? Bloquer par intermittence les ports comme le font les pêcheurs insulaires ? Manifester à l’image des détaillants aux pieds des centres de stockage ? Il convient de dire et souligner les efforts et la ténacité de l’association de défense des usagers. Elle plaide sans relâche par la voix de Frédéric Poletti pour une baisse efficiente et légitime des prix. Inscrivant une nouvelle page dans le cahier des doléances, il a saisi le Conseil d’État. L’objectif ne souffre nulle tergiversation. Il demande instamment que soient enfin examinées les possibilités de réguler les tarifs des carburants comme le permet clairement la législation. Que décidera la haute juridiction administrative ?</p>
<p>&gt;&gt;&gt; la suite de cet article est à retrouver dans PDC #153 de mai 2026<a href="https://www.parolesdecorse.fr/boutique/" data-type="page" data-id="5591"> en vente ici</a></p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
